Results for "Inde"
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Gujurat: que choisir?
Bonjour 🙂
J'emmène ma tante/marraine en Inde en février prochain, et je voudrais que son voyage soit nickel. Aussi j'aime prendre mon temps, je ne tiens pas à visiter au pas de course... Je dois donc choisir, et j'ai vraiment du mal... :)
Parmi tous ces sites, lesquels sont vos préférés?
Combien de temps y rester pour être relax? ( 3 semaines mais 4 ou 5 jours à Junagadh pour la Shivaratri) Sachant que je vais d'office à Patan, Ahmedabad, Dwarka et Junagadh. (pas le temps de retourner à Bhuj et Mandvi...)
- Vadodara & Alentours - Gondal - Palitana - Whadwan - Meshana - Vadnagar - Siddhpur - Taranga Hill - Becharaji - Dhrangadhra - safari dans le little rann? - Wankaner - Jamnagar & alentours - Dwarka - Porbandar - Somnath - Sasan gir, mais cher (1000 rps p/pers + jeep!)
Merci 😎
J'emmène ma tante/marraine en Inde en février prochain, et je voudrais que son voyage soit nickel. Aussi j'aime prendre mon temps, je ne tiens pas à visiter au pas de course... Je dois donc choisir, et j'ai vraiment du mal... :)
Parmi tous ces sites, lesquels sont vos préférés?
Combien de temps y rester pour être relax? ( 3 semaines mais 4 ou 5 jours à Junagadh pour la Shivaratri) Sachant que je vais d'office à Patan, Ahmedabad, Dwarka et Junagadh. (pas le temps de retourner à Bhuj et Mandvi...)
- Vadodara & Alentours - Gondal - Palitana - Whadwan - Meshana - Vadnagar - Siddhpur - Taranga Hill - Becharaji - Dhrangadhra - safari dans le little rann? - Wankaner - Jamnagar & alentours - Dwarka - Porbandar - Somnath - Sasan gir, mais cher (1000 rps p/pers + jeep!)
Merci 😎
Qui connaît cette chèvre sauvage de l'Himalaya?
Bonjour,
J'ai rencontré un groupe de chèvres sur les pentes du Yogma La et du Timti La, entre Bodkharbu et Kanji, un endroit peu fréquenté du Ladakh.
En comparant mes photos avec les animaux habituellement rencontrés au Ladakh, je ne retrouve pas ces chèvres.
Ni Thar, ni Serow, Ni Pashmina bien sûr, qui est domestique, Ni Bharal, ni Urial, qui sont des moutons, Ni Ibex qui est un bovidé ?, notre bouquetin de la Vanoise, Ni Gazelle, ni Antilope Tibétaine, Alors ?.... Merci d'avance,



Ni Thar, ni Serow, Ni Pashmina bien sûr, qui est domestique, Ni Bharal, ni Urial, qui sont des moutons, Ni Ibex qui est un bovidé ?, notre bouquetin de la Vanoise, Ni Gazelle, ni Antilope Tibétaine, Alors ?.... Merci d'avance,



Renouveller son passeport à New Delhi ou Kathmandu
Bonsoir,
Je m'apprête à partir en tour du monde lundi prochain, et je m'aperçois que mon passeport est déjà presque plein. Je n'ai malheureusement pas le temps de le renouveler à Paris.
Toutefois, je comprends d'après les sites internet (par exemple : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F21091.xhtml et http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_1296/vos-droits-demarches_1395/passeport_5297/index.html) que le renouvellement à l'étranger du passeport "normal" d'une durée de dix ans est possible dans un délai de 2-3 semaines, avec les pièces justificatives (notamment mon justificatif de domicile à Paris), et sans nécessité d'être résident du pays étranger.
Dans l'idéal, je voudrais renouveler mon passeport à New Delhi ou à Kathmandu, en précisant que j'ai des visas en cours pour agrafer l'ancien avec le nouveau, ou bien par sécurité, dire que je l'ai perdu.
Quelqu'un pourrait-il me dire si je suis ou non dans les clous ?
Merci et bien à vous tous,
P
Je m'apprête à partir en tour du monde lundi prochain, et je m'aperçois que mon passeport est déjà presque plein. Je n'ai malheureusement pas le temps de le renouveler à Paris.
Toutefois, je comprends d'après les sites internet (par exemple : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F21091.xhtml et http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_1296/vos-droits-demarches_1395/passeport_5297/index.html) que le renouvellement à l'étranger du passeport "normal" d'une durée de dix ans est possible dans un délai de 2-3 semaines, avec les pièces justificatives (notamment mon justificatif de domicile à Paris), et sans nécessité d'être résident du pays étranger.
Dans l'idéal, je voudrais renouveler mon passeport à New Delhi ou à Kathmandu, en précisant que j'ai des visas en cours pour agrafer l'ancien avec le nouveau, ou bien par sécurité, dire que je l'ai perdu.
Quelqu'un pourrait-il me dire si je suis ou non dans les clous ?
Merci et bien à vous tous,
P
Envoi colis Pondicherry vers la France
Salut
Le 5 octobre j'ai fait partir un colis de 20kgs de pondicherry vers la France en suivi , Ils m'ont dit qu'il fallait compter 15à20 jours mais au jour d'aujourd'hui , mon colis (sur le suivi )est toujours bloqué à chennai. Si qqu'un a déjà été dans cette situation avez vous reçu votre colis? Pouvez vous me donner des infos pour que je puisse en savoir plus .merci
Rajasthan avec agence
Bonsoir,
J'envisage de faire un voyage au Rajasthan, ce que propose Shivalik Holidays me conviendrait mais avant de m'engager (50% du prix à la réservation) j'aimerais avoir l'avis de personnes qui ont voyagé avec cette agence. Je vous remercie par avance pour vos réponses.
J'envisage de faire un voyage au Rajasthan, ce que propose Shivalik Holidays me conviendrait mais avant de m'engager (50% du prix à la réservation) j'aimerais avoir l'avis de personnes qui ont voyagé avec cette agence. Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Budget Inde du Sud
Salut,
Je pars du 22/03 au 17/04 en Inde du sud , j'arrive et je repars de Chennai , je compte prendre un vol jusque Trivandrum , et remonter ensuite par Varkala , Allepey , munnar , madurai , trichy , tanjore , pondichery , Mamallapuram et retour Chennai ( oui , je sais , pas très original , comme trajet , apparemment nous faisons tous le même ou presque ! ) . Pourriez vous me dire , si avec un budget de 1000€ sur place , je peux m'en sortir ?
Biensur , si vous avez des bons plans , ils sont les bienvenu !!!
Merci
David .
Voyage au Rajasthan en novembre
Nous partons faire un circuit au Rajesthan du 17 au 28 novembre avec Cap Aventure/Arcanciane, et aurions besoin de quelques informations complémentaires :
- les euros sont-ils acceptés dans les hôtels et chez les commerçants ?
ou travellers chèques et dollars indispensables ?
- peut-on porter des pantacourts et bermudas ?
- faut-il de bonnes chaussures de marche pour les visites ?
Merci de votre réponse
- une prévention anti-palu est-elle nécessaire ?
Merci de votre réponse
- une prévention anti-palu est-elle nécessaire ?
Inde du Nord: harcèlement en train
Bonjour à tous,
Je vais partir seul en Inde du Nord (Delhi, Agra, Lucknow ?, Varanasi par le train, Kolkatta par avion) en décembre et je commence à appréhender en lisant tous les retours concernant la mendicité, le harcèlement permanent, les arnaques etc ...
Afin de finaliser mon itinéraire, je me demande si dans une grande ville peu touristique comme Lucknow ça serait pire (peu de touristes en vue donc dès qu'un arrive il est pris pour cible) ou plus tranquille (habitants n'ont pas (encore ?) pris cette sale habitude) ?
Enfin est-il possible ou naïf d'espérer pouvoir se poser tranquillement dans des lieux touristiques (forts, Taj Mahal, ghats de Varanasi) pour savourer l'ambiance tranquillement sans être en permanence sollicité ?
Merci pour vos idées =)
Je vais partir seul en Inde du Nord (Delhi, Agra, Lucknow ?, Varanasi par le train, Kolkatta par avion) en décembre et je commence à appréhender en lisant tous les retours concernant la mendicité, le harcèlement permanent, les arnaques etc ...
Afin de finaliser mon itinéraire, je me demande si dans une grande ville peu touristique comme Lucknow ça serait pire (peu de touristes en vue donc dès qu'un arrive il est pris pour cible) ou plus tranquille (habitants n'ont pas (encore ?) pris cette sale habitude) ?
Enfin est-il possible ou naïf d'espérer pouvoir se poser tranquillement dans des lieux touristiques (forts, Taj Mahal, ghats de Varanasi) pour savourer l'ambiance tranquillement sans être en permanence sollicité ?
Merci pour vos idées =)
Logement sympa et pas cher à Mamallapuram
Bonjour !
Nous vivons depuis 6 ans en Asie avec notre fille de maintenant 13 ans, et avons déjà passé 2 années en Inde, donc nous sommes habitués à la route et à la vie orientale... Toutefois, nous atterrissons à Chennai dans quelques jours et comme c'est une région que nous ne connaissons pas encore et que nous serons crevés après le vol depuis l'Europe, quelqu'un connaîtrait-il une bonne adresse à Mamallapuram (que nous comptons rejoindre directement), clean, assez calme, économique si possible, et surtout sûre et accueillante pour notre petite ado (qui désormais veut sa propre chambre) ?
Nous cherchons des équivalents à Pondy et Chennai...
D'ailleurs, beaucoup de gens nous conseillent de faire l'impasse sur Chennai, cela vaut-il donc le coup de s'y arrêter quand même ?
Merci d'avance !
Jai Bharat mata di !
Nous vivons depuis 6 ans en Asie avec notre fille de maintenant 13 ans, et avons déjà passé 2 années en Inde, donc nous sommes habitués à la route et à la vie orientale... Toutefois, nous atterrissons à Chennai dans quelques jours et comme c'est une région que nous ne connaissons pas encore et que nous serons crevés après le vol depuis l'Europe, quelqu'un connaîtrait-il une bonne adresse à Mamallapuram (que nous comptons rejoindre directement), clean, assez calme, économique si possible, et surtout sûre et accueillante pour notre petite ado (qui désormais veut sa propre chambre) ?
Nous cherchons des équivalents à Pondy et Chennai...
D'ailleurs, beaucoup de gens nous conseillent de faire l'impasse sur Chennai, cela vaut-il donc le coup de s'y arrêter quand même ?
Merci d'avance !
Jai Bharat mata di !
Quelle compagnie pour l'Inde du Sud?
Bonjour,
Afin d'optimiser mon séjour en inde du sud, je souhaiterais arriver à Bangalore de sorte à pouvoir visiter Hampi, puis repartir de Cochin, est-ce possible et avec quelle compagnie ? merci cdlt
Afin d'optimiser mon séjour en inde du sud, je souhaiterais arriver à Bangalore de sorte à pouvoir visiter Hampi, puis repartir de Cochin, est-ce possible et avec quelle compagnie ? merci cdlt
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Cherche à faire du bénévolat 2 mois sud de l'Inde - Kernataka Goa Kerala Tamil Nadu
Bonjour, je viens de réserver un vol de janvier à avril pour ma fille de 6 ans et mois. J'ai déjà voyagé en INde à deux reprises mais en bougeant beaucoup, et cette fois j'aimerais plutôt rester quelque part et vivre la vie au jour le jour dans un même en endroit. L'idée serait faire du bénévolat dans un endroit où il est possible de venir aussi avec ma fille. ça me tente de travailler avec enfants ou ados. J'atterris à Mumbai et pensais plutôt au Kernataka (je me souviens de la région de Madikeri par exemple). Je suis prof de français langue étrangère, si ça peut être utile je serais contente de travailler là-dedans, mais je peux aussi faire autre chose. Je faisais du théâtre avec mes élèves en SLovaquie et j'aimais beaucoup mêler l'artistique au français. Avez-vous des idées d'associations, d'orphelinats, ou que sais-je ou je pourrais faire quelque chose et ma fille aussi? OU où elle pourrait aller dans une école pendant que je travaille? ELle parle aussi anglais.
D'avance merci pour votre aide!
Sites des correspondances de Junagadh à Budj en train
Bonjour
Je fais appel à vous car je m'en sors pas du tout pour trouver la(les) correspondance(s) qui me permettraient d'aller de Junagadh à Budj en train
Je viens d'essayer sur différents sites, je sais qu'il n' y a pas de direct mais je ne vois pas par où transiter.
http://erail.in/ j''ai essayé sur ce site, sur celui d'IRTC
J'ai regardé la carte du réseau ferré du Gujarat http://www.mapsofindia.com/maps/gujarat/gujaratrailways.htm
A voir cette carte ça a l'air simple comme tout mais je trouve pas, franchement là ma vue se brouille à force de chercher.
Existe-t-il un site où je pourrais simplement renseigner la ville de départ et d'arrivée et qui me donnerait le trajet?
Sinon je trouverais sur place...
Un grand merci d'avance
Visa touristique Inde
Bonjour !
Je m’apprête à partir en Inde pour y faire mon stage de M2. Seulement, mon stage étant de 6 mois tout comme le délais de validité du visa je souhaiterai obtenir ce dernier le plus tard possible... Y'en a t'il parmi vous qui ont fait leur demande à Paris ? Si oui, combien de temps cela à t'il prit ? De même je voudrais savoir si la durée d’obtention risque d'être rallongée en période des fêtes de fin d'année (je décolle mi janvier) ?
Merci beaucoup 😊
"Faut pas rêver": Kerala, le joyau de l'Inde 25 octobre sur France 3
Vendredi 25 octobre à 20h45 sur France 3 😎
On l'appelle «le pays des dieux»... C'est dans le Kerala, au sud de l'Inde, que Tania Young propose d'éveiller nos sens et nos esprits ! Un voyage où se mêlent le parfum des épices, la douceur d'une nature généreuse et la force de la spiritualité. En sillonnant les Backwaters, un labyrinthe aquatique de 200 km2, les équipes de tournage propose de découvrir la vie quotidienne des villageois qui vivent à fleur d'eau, à l'ombre d'une végétation luxuriante et au rythme des bateaux qui glissent d'un canal à l'autre... Au sommaire : «Le poivre, roi des épices» - «Les guerriers volants» - «Le business des cheveux noirs» - «Tollywood Boulevard» - «Les kambalas, courses extrêmes»
On l'appelle «le pays des dieux»... C'est dans le Kerala, au sud de l'Inde, que Tania Young propose d'éveiller nos sens et nos esprits ! Un voyage où se mêlent le parfum des épices, la douceur d'une nature généreuse et la force de la spiritualité. En sillonnant les Backwaters, un labyrinthe aquatique de 200 km2, les équipes de tournage propose de découvrir la vie quotidienne des villageois qui vivent à fleur d'eau, à l'ombre d'une végétation luxuriante et au rythme des bateaux qui glissent d'un canal à l'autre... Au sommaire : «Le poivre, roi des épices» - «Les guerriers volants» - «Le business des cheveux noirs» - «Tollywood Boulevard» - «Les kambalas, courses extrêmes»
La plus haute route du monde en moto Royal Enfield
Voici un extrait de notre blog relatant la première partie de notre trajet de Manali à Leh, puis montant sur le plus haut col carrossable du monde, en Septembre 2013, au guidon d'une Royal Enfield 350 prénommée Rajesh...
En espérant en inspirer quelques uns et en faire rêver beaucoup d'entre vous.
Précisons qu'aucune des photos n'ont été retouchées ;)
Et voila, c’est parti pour 500 kilomètres de pistes de montagne, d’isolement quasi-total et de sport mécanique de l’extrême. Objectif : Leh Inconscients du danger qui nous guette, mais pas complètement abrutis, notre première étape est Keylong à 110 bornes de là. Nous partons, donc, pleins d’entrain, sur une jolie route bitumée qui serpente joliment, grimpant la montagne paresseusement au milieu d’une luxuriante végétation qui sent bon l’oxygène et l’air pur, malgré les camions qui progressent en ahanant et en libérant des nuages de diesel mal consumé…


Et nous voilà comme par enchantement à 3000 mètres.
Les arbres velus laissent la place à de petits buissons rabougris, le bitume laisse sa place à des cailloux et de la terre, devenue boue sous l’action maligne d’une bruine vicieuse.

Et nous respirons un peu plus vite pour compenser le manque d’oxygène qui commence lentement à se faire sentir.
Encore quelques kilomètres d’ascension et nous voila au sommet. Aux alentours des 4000 mètres.

Le bitume est revenu momentanément, la bruine se transforme en neige légère, et concrètement on se caille un peu les miches. Alors comme de bons petits oignons pudiques, nous nous couvrons un peu plus avant d’attaquer la descente.

Sous les tendres regards bordés de longs cils noirs des mules des montagnes.

La descente est difficile vu que la route n’est plus qu’un gros bourbier humide, mais ca passe et nous trouvons enfin un restau d’altitude, façon cabane a outils au fond du jardin, qui nous réchauffe le corps à coup de chai, et le cœur avec une barre de chocolat dans un chappatti (chappatti : petit pain plat rustique).

La descente se continue, pour atteindre le fond de la vallée, nous permettre de remettre les gaz sur une route digne de ce nom, et me permettre de contempler enfin la beauté des lieux. Parenthèse Caliméro : Sur les chemins défoncés des montagnes indiennes, il est vital de garder les yeux rivés sur la route. En effet celle-ci est composée le plus souvent de boue (glissante !), de roches et autres cailloux (facétieux et ayant tendance à rouler ou à vouloir nuire à l’intégrité des pneumatiques), de sable (dont il est difficile d’évaluer la profondeur et qui est en soi casse-gueule) et des trous (dont la profondeur en plus de nuire à la mécanique permet de bien se gaufrer). Ajoutez a cela les camions prenant toute la largeur de la route, les éboulis de pierre, les ruisseaux coupant la route, la poussière dans les voies respiratoires et bien sur, le précipice ou il ne ferait pas bon se casser la binette, et vous comprendrez pourquoi il est rare pour un pilote de rallye-montagne émérite comme votre serviteur, de pouvoir jouir pleinement et sereinement de la beauté transcendantale des lieux. Heureusement ma gonzesse qui n’a pas froid aux yeux mitraille et fait le plein de photos qui me permettent de découvrir les lieux par ou nous sommes passés dans la journée. Et ca ressemble à ca.

Puis nous arrivons à Keylong, ville de la dernière station essence avant Leh (prononcez Léh, si vous ne voulez pas passer pour des blaireaux), à 400 km de là par des routes improbables qui vous feront baver lorsque nous vous les montrerons.

Keylong est froid dès que le soleil se cache, mais autrement le soleil permet de rendre ses 3000 m d’altitude vivables, et comme vous le voyez, le coin n’est pas dégueu.

Les plus perspicaces de nos lecteurs, négligés mais le plus souvent propres, s’apercevront que Keylong est à la lisière altimétrique de la fin de la végétation. Cette phrase ne veut pas dire grand-chose mais je pars du principe que vous avez saisi, ou au moins que vous ferez semblant.

Alors nous y passons une journée, allant découvrir l’autre versant et ses temples bouddhistes sacrés, laissant à nos yeux le temps de s’émerveiller de tant de beaux paysages et à nos corps celui de s’adapter à l’air appauvri en oxygène. Et rencontrer la Dame de Keylong, perchée dans son glacier.



Plus de photos incroyables, plus grandes et la suite de ces aventures ?
Notre blog est attaché à notre signature.
A bientôt !
En espérant en inspirer quelques uns et en faire rêver beaucoup d'entre vous.
Précisons qu'aucune des photos n'ont été retouchées ;)
Et voila, c’est parti pour 500 kilomètres de pistes de montagne, d’isolement quasi-total et de sport mécanique de l’extrême. Objectif : Leh Inconscients du danger qui nous guette, mais pas complètement abrutis, notre première étape est Keylong à 110 bornes de là. Nous partons, donc, pleins d’entrain, sur une jolie route bitumée qui serpente joliment, grimpant la montagne paresseusement au milieu d’une luxuriante végétation qui sent bon l’oxygène et l’air pur, malgré les camions qui progressent en ahanant et en libérant des nuages de diesel mal consumé…


Et nous voilà comme par enchantement à 3000 mètres.
Les arbres velus laissent la place à de petits buissons rabougris, le bitume laisse sa place à des cailloux et de la terre, devenue boue sous l’action maligne d’une bruine vicieuse.

Et nous respirons un peu plus vite pour compenser le manque d’oxygène qui commence lentement à se faire sentir.
Encore quelques kilomètres d’ascension et nous voila au sommet. Aux alentours des 4000 mètres.

Le bitume est revenu momentanément, la bruine se transforme en neige légère, et concrètement on se caille un peu les miches. Alors comme de bons petits oignons pudiques, nous nous couvrons un peu plus avant d’attaquer la descente.

Sous les tendres regards bordés de longs cils noirs des mules des montagnes.

La descente est difficile vu que la route n’est plus qu’un gros bourbier humide, mais ca passe et nous trouvons enfin un restau d’altitude, façon cabane a outils au fond du jardin, qui nous réchauffe le corps à coup de chai, et le cœur avec une barre de chocolat dans un chappatti (chappatti : petit pain plat rustique).

La descente se continue, pour atteindre le fond de la vallée, nous permettre de remettre les gaz sur une route digne de ce nom, et me permettre de contempler enfin la beauté des lieux. Parenthèse Caliméro : Sur les chemins défoncés des montagnes indiennes, il est vital de garder les yeux rivés sur la route. En effet celle-ci est composée le plus souvent de boue (glissante !), de roches et autres cailloux (facétieux et ayant tendance à rouler ou à vouloir nuire à l’intégrité des pneumatiques), de sable (dont il est difficile d’évaluer la profondeur et qui est en soi casse-gueule) et des trous (dont la profondeur en plus de nuire à la mécanique permet de bien se gaufrer). Ajoutez a cela les camions prenant toute la largeur de la route, les éboulis de pierre, les ruisseaux coupant la route, la poussière dans les voies respiratoires et bien sur, le précipice ou il ne ferait pas bon se casser la binette, et vous comprendrez pourquoi il est rare pour un pilote de rallye-montagne émérite comme votre serviteur, de pouvoir jouir pleinement et sereinement de la beauté transcendantale des lieux. Heureusement ma gonzesse qui n’a pas froid aux yeux mitraille et fait le plein de photos qui me permettent de découvrir les lieux par ou nous sommes passés dans la journée. Et ca ressemble à ca.

Puis nous arrivons à Keylong, ville de la dernière station essence avant Leh (prononcez Léh, si vous ne voulez pas passer pour des blaireaux), à 400 km de là par des routes improbables qui vous feront baver lorsque nous vous les montrerons.

Keylong est froid dès que le soleil se cache, mais autrement le soleil permet de rendre ses 3000 m d’altitude vivables, et comme vous le voyez, le coin n’est pas dégueu.

Les plus perspicaces de nos lecteurs, négligés mais le plus souvent propres, s’apercevront que Keylong est à la lisière altimétrique de la fin de la végétation. Cette phrase ne veut pas dire grand-chose mais je pars du principe que vous avez saisi, ou au moins que vous ferez semblant.

Alors nous y passons une journée, allant découvrir l’autre versant et ses temples bouddhistes sacrés, laissant à nos yeux le temps de s’émerveiller de tant de beaux paysages et à nos corps celui de s’adapter à l’air appauvri en oxygène. Et rencontrer la Dame de Keylong, perchée dans son glacier.



Plus de photos incroyables, plus grandes et la suite de ces aventures ?
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A bientôt !
Agence pour l'ascension du Stok Kangri (Inde)
Je serai au Ladakh en juin-juillet 2014 avec un ami et nos prévoyons faire un trek avec ascension du Stok Kangri.
Après avoir consulté Voyage Forum pour référence d'agence fiable et responsable nous avons contacté Himalayan Frontiers et Wild East Adventure qui proposent pour l'un un trek-ascension de 11 jours à plus de 100 euros par jour et le second un trek-ascension de 7 jours au même tarif. Ceci nous a semblé plutôt dispendieux mais, suite à une expérience insatisfaisante au niveau de la sécurité en haute montagne au Népal, nous tenons a faire affaire avec une agence reconnue pour sa fiabilité. Et on me dit qu'à Leh, en raison de la popularité croissante du Ladakh, il y a un très grand nombre d'agences dont certaines s'improvisent dans le tourisme d'aventure.
J'aimerais donc savoir si ce prix est celui que nous devons payer pour nous assurer la sécurité ou si il y a d'autres agences qui offrent une prestation fiable à coût moindre.
Inde: énième message sur la liste d'attente
Bonjour
Pour la première fois je suis en waiting list (pour un Ahmedabad/Bhuj)
Depuis 1 semaine ça ne bouge pas, je trouve cette indication
RLWL-3
RLWL-4
Cela veut-il dire que l'on est en 3ème et 4ème place?
Risque qu'il n'y ait qu'une place sur 2 qui se libère?
J'ai lu différents messages à ce propos, sans doute pas tous. Je ne sais trop que faire sachant que je ne veux pas prendre le bus cette fois-ci
J'ai pas su trouver le foreign quota
Si quelqu'un pouvait me renseigner...
grand merci
enrick
Madya Pradesh le 20 janvier pour un mois, traitement anti-palu, moustiques
Bonjour,
Je compte bien séjourner un bon mois dans cette superbe région du Madhya Pradesh, faire beaucoup de ballades à vélo du côté de Mandu, flâner dans les villes d'Orchha et de Khajuraho. Je sais aussi que le Madhya est une région très impaludée (forêts denses, tribus montagnardes isolées et payant un lourd tribu au paludisme). Avez-vous séjourné dans cette région en janvier et février ? Preniez-vous un traitement contre le paludisme ou bien avez-vous opté pour la prophylaxie du type spray à base de Deet, moustiquaire imprégnée...? Avez-vous constaté la présence de moustiques . Je sais que nous sommes loin de la période de mousson mais il y a parfois la présence d'eau stagnante qui sert de réservoir de ponte. Votre témoignage est décisif pour moi et attendu avec la plus grande impatience, étant donné que je dois réserver mon avion le plus tôt possible afin d'obtenir les meilleurs prix. Merci.
Je compte bien séjourner un bon mois dans cette superbe région du Madhya Pradesh, faire beaucoup de ballades à vélo du côté de Mandu, flâner dans les villes d'Orchha et de Khajuraho. Je sais aussi que le Madhya est une région très impaludée (forêts denses, tribus montagnardes isolées et payant un lourd tribu au paludisme). Avez-vous séjourné dans cette région en janvier et février ? Preniez-vous un traitement contre le paludisme ou bien avez-vous opté pour la prophylaxie du type spray à base de Deet, moustiquaire imprégnée...? Avez-vous constaté la présence de moustiques . Je sais que nous sommes loin de la période de mousson mais il y a parfois la présence d'eau stagnante qui sert de réservoir de ponte. Votre témoignage est décisif pour moi et attendu avec la plus grande impatience, étant donné que je dois réserver mon avion le plus tôt possible afin d'obtenir les meilleurs prix. Merci.
Voyage d'une dizaine de jours en Inde du Nord: que voir?
Bonjour à tous,
Je pars avec mon amie une dizaine de jours au moins de janvier; nous atterrissons à New Delhi. Ayant relativement peu de temps devant nous et désirant voir le maximum sans pour autant faire de la visite express, nous tentons de planifier un itinéraire qui nous permettra de trouver les éléments que nous espérons y voir: authenticité et pas d'infrastructures dénaturées par le tourisme, paysages, culture et une alternance entre la frénésie des villes et la nature.
Nous pensons ne nous arrêter que le minimum nécessaire à Delhi et visiter Jaipur, Jodhpur, peut-être le parc de ranthambore, udaipur et idéalement soit Jaisalmer soit Bikaner (laquelle vaut le plus la peine?). D'autre park, Ranakpur et d'autre plus petits endroits semblaient aussi attirants.
Avis aux connaisseurs: ceci vous paraît-il réaliste et lesquels de ces lieux semblent (in)dispensables, ou avez-vous d'autres suggestions?
Nous sommes bien évidemment aussi disposés à ne pas faire que le Rajasthan ou à aller dans une autre direction mais à part certains endroits importants mais touristiques comme Benares, l'Uttar Pradesh semblait avoir moins de caractère. Enfin, peut-être que certains d'entre vous auront des conseils. Tout sera le bienvenu.
Merci d'avance
Raphaël
Je pars avec mon amie une dizaine de jours au moins de janvier; nous atterrissons à New Delhi. Ayant relativement peu de temps devant nous et désirant voir le maximum sans pour autant faire de la visite express, nous tentons de planifier un itinéraire qui nous permettra de trouver les éléments que nous espérons y voir: authenticité et pas d'infrastructures dénaturées par le tourisme, paysages, culture et une alternance entre la frénésie des villes et la nature.
Nous pensons ne nous arrêter que le minimum nécessaire à Delhi et visiter Jaipur, Jodhpur, peut-être le parc de ranthambore, udaipur et idéalement soit Jaisalmer soit Bikaner (laquelle vaut le plus la peine?). D'autre park, Ranakpur et d'autre plus petits endroits semblaient aussi attirants.
Avis aux connaisseurs: ceci vous paraît-il réaliste et lesquels de ces lieux semblent (in)dispensables, ou avez-vous d'autres suggestions?
Nous sommes bien évidemment aussi disposés à ne pas faire que le Rajasthan ou à aller dans une autre direction mais à part certains endroits importants mais touristiques comme Benares, l'Uttar Pradesh semblait avoir moins de caractère. Enfin, peut-être que certains d'entre vous auront des conseils. Tout sera le bienvenu.
Merci d'avance
Raphaël











