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Dix pour cent des expatriés en Thaïlande sont retraités
...et 9 sur 10 sont des Hommes.Ils arrivent seuls. (Ca m'intéresse, oct.2009)
Article "Thaïlande, à méditer..."
Un peu de lecture !
Article tiré du Gavroche du 22/9/09 publié par Pierre-Yves Claiss
A la lecture de la presse anglophone de Bangkok, on est fréquemment surpris d’un manque patent de neutralité quant à l’affaire du temple de Préah Vihear. Le parti de la Thaïlande y est pris sans nuance et l’on va jusqu’à affirmer que les Cambodgiens seraient les véritables fauteurs de troubles, tout comme les premiers à tirer… Le souci de vérité me force ici à tenter de clarifier quelques points d’histoire concernant les rapports entre les deux pays. Provenant de Chine méridionale, c’est vers la fin du IXe siècle que ceux qui allaient devenir les Siamois, puis les Thaïs, commencent à s’établir sur les marches septentrionales de l’empire khmer, au nord de la chaîne des Dangreks. Ils se renforcent progressivement jusqu’à fonder le royaume thaï d’Ayutthaya, qui saccagera Angkor à deux reprises, en 1351 et 1431, déportant à chaque fois une grande partie de la population et imposant sa suzeraineté sur le Cambodge, dont il annexera au fil du temps des provinces entières.
« Atlantide en sursis », avalé au Nord-ouest par le Siam et à l’Est par le Viêt-nam, le Cambodge allait tout bonnement disparaître. Conscient de cela, le roi Ang Duong sollicita en 1853 l'intervention de Napoléon III. Mis au courant, les Siamois firent échouer ce traité d'alliance et c’est le fils d’Ang Duong, le roi Norodom, qui signera finalement en 1863 un traité de Protectorat avec la France.
L’influence des Anglais sur le Siam était forte, mais l’accord franco-britannique du 14 juillet 1884 avait reconnu comme « zone française » le bassin du Mékong, ce qui n’empêcha pas les Siamois de couper ledit bassin et d’avancer à travers le Laos. Ces empiètements répétés conduisirent, en juillet 1893, une flottille française à remonter le Ménam jusqu’à Bangkok. La France fit alors le blocus des côtes, ce qui obligea la cour du Siam à renoncer à toute revendication sur la rive gauche du Mékong tandis que les Français gardèrent sous leur contrôle les provinces de Chantaboun et de Paknam. La Convention de 1904 rendit au Cambodge la province côtière de Koh Kong ainsi que celle de Steung Treng, assorties des régions de Melou Preï et Tonle Repou, territoires cédés par le Siam au Laos et réintégrés au Cambodge par la France.
Cette Convention conduisit au Traité de 1907 où, contre la rétrocession au Siam des provinces de Trat, Chantaboun et du territoire de Dan Sai dans l’actuelle province de Loei, le Roi Chulalongkorn (Rama V) abandonnait à la France, qui les rendait au Cambodge, les provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap.
LA BATAILLE DE KOH CHANG
Lorsque le roi Sisowath pu finalement se rendre à Angkor reprendre possession de ces terres indubitablement khmères, il déclara que c’était là « la plus grande gloire de son règne ». Mais les Siamois ne renoncent pas. Profitant de la défaite française face à l’Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, ils violent immédiatement le pacte de non-agression signé avec la France le 12 juin 1940.
Le Premier ministre thaïlandais, Phibun, organise alors une série de manifestations nationalistes et anti-françaises à Bangkok, puis des escarmouches frontalières se succèdent le long du Mékong. L’aviation thaïlandaise, supérieure en nombre, bombarde de jour Vientiane, Sisophon et Battambang. Les forces aériennes françaises tentent des raids en représailles, mais les dégâts causés sont bien moindres. En décembre 1940, la Thaïlande occupe Pak-Lay et le Bassac.
Début janvier 1941, Bangkok lance une offensive sur le Laos et le Cambodge. La résistance franco-indochinoise est en place, mais la plupart des unités sont surpassées par les forces thaïlandaises, mieux équipées (20 chars côté français, 134 côté siamois). Les Thaïlandais occupent rapidement le Laos, alors qu’au Cambodge la résistance française est meilleure.
Le 16 janvier, la France lance une large contre-offensive menée par le 5e REI (Régiment Etranger d’Infanterie) sur les villages de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent les combats les plus féroces de la guerre. La contre-attaque est bloquée et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs blindés ayant été cloués au sol par les canons anti-char.
Alors que la situation à terre est critique, l’amiral Decoux donne l’ordre aux navires de guerre français disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Au matin du 17 janvier 1941, le « groupe occasionnel » surprend les navires thaïlandais à Koh Chang. Bien que la flotte ennemie la surclasse largement en nombre, l'opération s'achève par une victoire totale de la marine française. A l'issue du combat, une bonne partie de la flotte de guerre thaïlandaise est détruite. Mais, le 24 janvier, la bataille aérienne finale a lieu lorsque l’aéroport de Siem Reap est atteint par un raid des bombardiers thaïlandais.
Le Japon intervient rapidement dans le conflit au profit des Thaïlandais, impose un armistice, puis un traité de paix, le 9 mai, par lequel la France abandonne les provinces cambodgiennes de Battambang et Siem Reap, ainsi que les provinces laotiennes de Champassak et Sayaburi. Les territoires annexés au Cambodge ne seront restitués par la Thaïlande, sous pression internationale (traité de Washington), qu'en novembre 1947. Mais dès 1953, alors que le Cambodge accède à peine à l’indépendance, des troupes thaïes investissent Préah Vihear, chassent les Khmers et hissent leur drapeau national. Neuf ans plus tard, en 1962, l’habileté consommée du prince Sihanouk permit d’obtenir une décision internationale de justice et les Thaïlandais durent faire marche arrière. Mais le répit allait être de courte durée, la guerre arrivait et Préah Vihear y serait engouffré.
RETOUR FORCE VERS L'ENFER
Le pire moment du conflit khméro-thaï fut un effroyable holocauste orchestré il y a trente ans par l’armée thaïlandaise. Peu après la défaite des Khmers rouges en 1979, la Thaïlande fut submergée de réfugiés cambodgiens. Pour démontrer au monde qu’elle ne pouvait seule et sans argent gérer ce phénomène, elle planifia une atroce mise en scène. Au matin du vendredi 8 juin 1979, 110 bus se rangèrent devant le camp de Nong Chan qui abritait des dizaines de milliers de réfugiés cambodgiens. On leur déclara qu’ils allaient être transférés dans un camp plus à même de les recevoir et tous ces survivants du génocide khmer rouge furent renvoyés en enfer…
Fort éloigné de Nong Chan, le passage par le site de Préah Vihear avait été choisi à dessein : une falaise abrupte couverte de jungle, des mines par milliers, l’issue ne faisait pas de doute… Comprenant ce qui allait se passer, les malheureux réfugiés durent être sortis des bus sous la menace des armes. Des scènes horribles eurent lieu : arrivés de nuit, ils furent poussés comme du bétail entre deux rangées de militaires sur un étroit chemin, non sans avoir été dépouillés de tout l’argent qu’ils possédaient. Les soldats maniaient leurs armes comme des bâtons et tiraient sur ceux qui refusaient de descendre le chemin. Terrorisés à l’idée de sauter sur les mines innombrables (posées par les Khmers rouges quatre ans auparavant), les réfugiés tentaient par tous les moyens de rester sur le chemin, mais plus haut, on poussait sans cesse de nouveaux malheureux et les gens étaient finalement forcés de marcher dans les champs de mines. Il fallut trois jours aux survivants pour traverser cette étendue de mort, de soif et de faim au milieu des cadavres en putréfaction et des blessés se tordant de douleur.
On estime à quarante-cinq mille le nombre de Cambodgiens ainsi expulsés pendant les trois jours que dura l’opération, mais on ne connaîtra jamais le nombre de victimes, les Khmers rouges n’ayant pas tenu de registre (1)... On ignore trop cette affreuse page d’histoire. Les torts des Thaïlandais à l’encontre des Khmers doivent être rappelés, non pour dresser à nouveau les peuples les uns contre les autres, mais pour que justice soit enfin rendue.
(1) Deux livres racontent cet episode tragique de l’histoire : The Quality of Mercy: Cambodia, Holocaust and Modern Conscience de William Shawcross (1984) et To Destroy You Is No Loss de Joan Criddle et Teeda Butt Mam (1987).
Article tiré du Gavroche du 22/9/09 publié par Pierre-Yves Claiss
A la lecture de la presse anglophone de Bangkok, on est fréquemment surpris d’un manque patent de neutralité quant à l’affaire du temple de Préah Vihear. Le parti de la Thaïlande y est pris sans nuance et l’on va jusqu’à affirmer que les Cambodgiens seraient les véritables fauteurs de troubles, tout comme les premiers à tirer… Le souci de vérité me force ici à tenter de clarifier quelques points d’histoire concernant les rapports entre les deux pays. Provenant de Chine méridionale, c’est vers la fin du IXe siècle que ceux qui allaient devenir les Siamois, puis les Thaïs, commencent à s’établir sur les marches septentrionales de l’empire khmer, au nord de la chaîne des Dangreks. Ils se renforcent progressivement jusqu’à fonder le royaume thaï d’Ayutthaya, qui saccagera Angkor à deux reprises, en 1351 et 1431, déportant à chaque fois une grande partie de la population et imposant sa suzeraineté sur le Cambodge, dont il annexera au fil du temps des provinces entières.
« Atlantide en sursis », avalé au Nord-ouest par le Siam et à l’Est par le Viêt-nam, le Cambodge allait tout bonnement disparaître. Conscient de cela, le roi Ang Duong sollicita en 1853 l'intervention de Napoléon III. Mis au courant, les Siamois firent échouer ce traité d'alliance et c’est le fils d’Ang Duong, le roi Norodom, qui signera finalement en 1863 un traité de Protectorat avec la France.
L’influence des Anglais sur le Siam était forte, mais l’accord franco-britannique du 14 juillet 1884 avait reconnu comme « zone française » le bassin du Mékong, ce qui n’empêcha pas les Siamois de couper ledit bassin et d’avancer à travers le Laos. Ces empiètements répétés conduisirent, en juillet 1893, une flottille française à remonter le Ménam jusqu’à Bangkok. La France fit alors le blocus des côtes, ce qui obligea la cour du Siam à renoncer à toute revendication sur la rive gauche du Mékong tandis que les Français gardèrent sous leur contrôle les provinces de Chantaboun et de Paknam. La Convention de 1904 rendit au Cambodge la province côtière de Koh Kong ainsi que celle de Steung Treng, assorties des régions de Melou Preï et Tonle Repou, territoires cédés par le Siam au Laos et réintégrés au Cambodge par la France.
Cette Convention conduisit au Traité de 1907 où, contre la rétrocession au Siam des provinces de Trat, Chantaboun et du territoire de Dan Sai dans l’actuelle province de Loei, le Roi Chulalongkorn (Rama V) abandonnait à la France, qui les rendait au Cambodge, les provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap.
LA BATAILLE DE KOH CHANG
Lorsque le roi Sisowath pu finalement se rendre à Angkor reprendre possession de ces terres indubitablement khmères, il déclara que c’était là « la plus grande gloire de son règne ». Mais les Siamois ne renoncent pas. Profitant de la défaite française face à l’Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, ils violent immédiatement le pacte de non-agression signé avec la France le 12 juin 1940.
Le Premier ministre thaïlandais, Phibun, organise alors une série de manifestations nationalistes et anti-françaises à Bangkok, puis des escarmouches frontalières se succèdent le long du Mékong. L’aviation thaïlandaise, supérieure en nombre, bombarde de jour Vientiane, Sisophon et Battambang. Les forces aériennes françaises tentent des raids en représailles, mais les dégâts causés sont bien moindres. En décembre 1940, la Thaïlande occupe Pak-Lay et le Bassac.
Début janvier 1941, Bangkok lance une offensive sur le Laos et le Cambodge. La résistance franco-indochinoise est en place, mais la plupart des unités sont surpassées par les forces thaïlandaises, mieux équipées (20 chars côté français, 134 côté siamois). Les Thaïlandais occupent rapidement le Laos, alors qu’au Cambodge la résistance française est meilleure.
Le 16 janvier, la France lance une large contre-offensive menée par le 5e REI (Régiment Etranger d’Infanterie) sur les villages de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent les combats les plus féroces de la guerre. La contre-attaque est bloquée et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs blindés ayant été cloués au sol par les canons anti-char.
Alors que la situation à terre est critique, l’amiral Decoux donne l’ordre aux navires de guerre français disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Au matin du 17 janvier 1941, le « groupe occasionnel » surprend les navires thaïlandais à Koh Chang. Bien que la flotte ennemie la surclasse largement en nombre, l'opération s'achève par une victoire totale de la marine française. A l'issue du combat, une bonne partie de la flotte de guerre thaïlandaise est détruite. Mais, le 24 janvier, la bataille aérienne finale a lieu lorsque l’aéroport de Siem Reap est atteint par un raid des bombardiers thaïlandais.
Le Japon intervient rapidement dans le conflit au profit des Thaïlandais, impose un armistice, puis un traité de paix, le 9 mai, par lequel la France abandonne les provinces cambodgiennes de Battambang et Siem Reap, ainsi que les provinces laotiennes de Champassak et Sayaburi. Les territoires annexés au Cambodge ne seront restitués par la Thaïlande, sous pression internationale (traité de Washington), qu'en novembre 1947. Mais dès 1953, alors que le Cambodge accède à peine à l’indépendance, des troupes thaïes investissent Préah Vihear, chassent les Khmers et hissent leur drapeau national. Neuf ans plus tard, en 1962, l’habileté consommée du prince Sihanouk permit d’obtenir une décision internationale de justice et les Thaïlandais durent faire marche arrière. Mais le répit allait être de courte durée, la guerre arrivait et Préah Vihear y serait engouffré.
RETOUR FORCE VERS L'ENFER
Le pire moment du conflit khméro-thaï fut un effroyable holocauste orchestré il y a trente ans par l’armée thaïlandaise. Peu après la défaite des Khmers rouges en 1979, la Thaïlande fut submergée de réfugiés cambodgiens. Pour démontrer au monde qu’elle ne pouvait seule et sans argent gérer ce phénomène, elle planifia une atroce mise en scène. Au matin du vendredi 8 juin 1979, 110 bus se rangèrent devant le camp de Nong Chan qui abritait des dizaines de milliers de réfugiés cambodgiens. On leur déclara qu’ils allaient être transférés dans un camp plus à même de les recevoir et tous ces survivants du génocide khmer rouge furent renvoyés en enfer…
Fort éloigné de Nong Chan, le passage par le site de Préah Vihear avait été choisi à dessein : une falaise abrupte couverte de jungle, des mines par milliers, l’issue ne faisait pas de doute… Comprenant ce qui allait se passer, les malheureux réfugiés durent être sortis des bus sous la menace des armes. Des scènes horribles eurent lieu : arrivés de nuit, ils furent poussés comme du bétail entre deux rangées de militaires sur un étroit chemin, non sans avoir été dépouillés de tout l’argent qu’ils possédaient. Les soldats maniaient leurs armes comme des bâtons et tiraient sur ceux qui refusaient de descendre le chemin. Terrorisés à l’idée de sauter sur les mines innombrables (posées par les Khmers rouges quatre ans auparavant), les réfugiés tentaient par tous les moyens de rester sur le chemin, mais plus haut, on poussait sans cesse de nouveaux malheureux et les gens étaient finalement forcés de marcher dans les champs de mines. Il fallut trois jours aux survivants pour traverser cette étendue de mort, de soif et de faim au milieu des cadavres en putréfaction et des blessés se tordant de douleur.
On estime à quarante-cinq mille le nombre de Cambodgiens ainsi expulsés pendant les trois jours que dura l’opération, mais on ne connaîtra jamais le nombre de victimes, les Khmers rouges n’ayant pas tenu de registre (1)... On ignore trop cette affreuse page d’histoire. Les torts des Thaïlandais à l’encontre des Khmers doivent être rappelés, non pour dresser à nouveau les peuples les uns contre les autres, mais pour que justice soit enfin rendue.
(1) Deux livres racontent cet episode tragique de l’histoire : The Quality of Mercy: Cambodia, Holocaust and Modern Conscience de William Shawcross (1984) et To Destroy You Is No Loss de Joan Criddle et Teeda Butt Mam (1987).
Traversée de la République Démocratique du Congo en 4L à deux
Bonjour à tous,
Dans le cadre de notre traversée de l'Afrique en 4L, nous passons par la RDC. Nous voulons ensuite rejoindre la côte Est de l'Afrique. Apparemment, en regardant les discussions et autres articles de presses, il est impossible de se rendre en Ouganda via la frontière RDC-Ouganda ou du moins assez risqué, la région du Kivu n'étant pas vraiemnt conseillée !
Nous avons donc dans l'idée de traverser toute la RDC. Nous venons du Niger et nous passerions par les villes suivantes; Gemena, Lisala, Kisangani, Lubutu et Bukavu où nous passerions par le Burundi, pays où nous avons pour le coup un point de chute.
cela est-il envisageable? La route est-elle réputée dangereuse? Quelles sont les principales régions à risques de la RDC? Comment les francais sont-ils perçus?
Merci pour toutes vos informations !
A bientôt !
Dans le cadre de notre traversée de l'Afrique en 4L, nous passons par la RDC. Nous voulons ensuite rejoindre la côte Est de l'Afrique. Apparemment, en regardant les discussions et autres articles de presses, il est impossible de se rendre en Ouganda via la frontière RDC-Ouganda ou du moins assez risqué, la région du Kivu n'étant pas vraiemnt conseillée !
Nous avons donc dans l'idée de traverser toute la RDC. Nous venons du Niger et nous passerions par les villes suivantes; Gemena, Lisala, Kisangani, Lubutu et Bukavu où nous passerions par le Burundi, pays où nous avons pour le coup un point de chute.
cela est-il envisageable? La route est-elle réputée dangereuse? Quelles sont les principales régions à risques de la RDC? Comment les francais sont-ils perçus?
Merci pour toutes vos informations !
A bientôt !
Les dangereuses pratiques des aiguilleurs du ciel de l'aéroport de Paris (22 septembre 2009)
je viens tout juste de lire cette article ! a faire froid dans le dos...
le meilleur : ... nous restons en retrait de peurs de represailles telle qu'une greve...
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/23/01016-20090923ARTFIG00056-les-dangereuses-pratiques-des-aiguilleurs-du-ciel-.php?yahoo=1
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le meilleur : ... nous restons en retrait de peurs de represailles telle qu'une greve...
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/23/01016-20090923ARTFIG00056-les-dangereuses-pratiques-des-aiguilleurs-du-ciel-.php?yahoo=1
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Voyageurs solitaires, avez-vous déjà pleuré?
... en voyage ?
Communiqué de presse Air France limite:
Hum... moi qui peste systématiquement auprès d'FB pour leur demander d'arrêter de laisser en libre accès le solde et le statut des membres Flying Blue, j'ai un peu de mal à digérer le dernier communiqué de presse d'AF 😐
http://corporate.airfrance.com/fr/presse/communiques/communiques-detail/article/communique-suite-a-larticle-du-point-sur-les-miles/index.html
Les systèmes d’information utilisés par BlueLink sont totalement sécurisés : l’accès aux comptes des clients s’effectue à partir de procédures d’authentification régulièrement renouvelées et renforcées.
On aimerait que ce soit vrai. Pourtant FB donne les soldes de miles de n'importe qui sans aucun contrôle ! Il suffit d'appeler Flying Blue avec le numéro FB de n'importe quel membre, numéro visible sur les tags bagage, les billets, les cartes d'embarquement, dont les agences de voyages disposent, les charges de voyages d'entreprise, que la famille, les amis, les collègues, etc. peuvent voir très facilement, de taper ce numéro sur le serveur vocal, et sans même demander de mot de passe, avant même parler à un conseillé, le serveur vous balance le solde du membre et son statut !!! 😠 On croit rêver !
BlueLink, en charge des opérations du programme de fidélisation Flying Blue, rappelle que la consultation de compte sans motif professionnel, par curiosité ou malveillance, est passible de licenciement.
Licenciement pour les salariés peut être, mais encouragement pour les autres c'est sûr !
Donc messieurs dames d'AF/KLM/FB, s'il vous plait, rajoutez l'obligation de taper son code confidentiel après le numéro de compte des membres sur le serveur vocal d'FB, ou retirez cette annonce proprement inadmissible ! Merci.
Et si d'autres sont d'accord avec moi, faites le savoir ici. Car ça fait des mois, voir 1 an ou 2 que je le demande directement à FB (depuis qu'ils ont introduit cette annonce), mais j'ai jamais de réponse.
http://corporate.airfrance.com/fr/presse/communiques/communiques-detail/article/communique-suite-a-larticle-du-point-sur-les-miles/index.html
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On aimerait que ce soit vrai. Pourtant FB donne les soldes de miles de n'importe qui sans aucun contrôle ! Il suffit d'appeler Flying Blue avec le numéro FB de n'importe quel membre, numéro visible sur les tags bagage, les billets, les cartes d'embarquement, dont les agences de voyages disposent, les charges de voyages d'entreprise, que la famille, les amis, les collègues, etc. peuvent voir très facilement, de taper ce numéro sur le serveur vocal, et sans même demander de mot de passe, avant même parler à un conseillé, le serveur vous balance le solde du membre et son statut !!! 😠 On croit rêver !
BlueLink, en charge des opérations du programme de fidélisation Flying Blue, rappelle que la consultation de compte sans motif professionnel, par curiosité ou malveillance, est passible de licenciement.
Licenciement pour les salariés peut être, mais encouragement pour les autres c'est sûr !
Donc messieurs dames d'AF/KLM/FB, s'il vous plait, rajoutez l'obligation de taper son code confidentiel après le numéro de compte des membres sur le serveur vocal d'FB, ou retirez cette annonce proprement inadmissible ! Merci.
Et si d'autres sont d'accord avec moi, faites le savoir ici. Car ça fait des mois, voir 1 an ou 2 que je le demande directement à FB (depuis qu'ils ont introduit cette annonce), mais j'ai jamais de réponse.
Temps difficiles, réflexion après un mois de voyage
On ne peux pas être toujours d'accord avec les analyses d'Anselm jappe mais là, on contresigne des deux mains.
Pour que les amis du continent africain et d’ailleurs savent à quoi ressemble notre pays qui est la France.
Pour qu' on ne se trompe pas de combat.
Cet article, assez court et criant de vérité, est extrêmement bien écrit.
http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/Laviolencemaispourquoifaire_parAnselmJappe.pdf
Je reviens d’un périple d’un mois sur les routes d’Italie, de Sicile et de Grèce , à la nomade, avec trois fois rien....Oubliant la ceinture de sécurité (en France, l’automobiliste est constamment menacé du moindre écart).
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Tuyaux et adresses pour trois semaines au Vietnam et au Cambodge?
Bonjour,
un sujet plusieurs fois traité mais je reviens vers vous pour savoir si selon vous c'est possible et si vous avez des tuyaux, adresses à me donner.
J'aimerai pour les vacances d'avril partir avec ma conjointe sans agence. A "l'aventure" car je pense organiser l'ensemble d'ici.
Arrivée à Hanoi, j'aimerai faire la partie Nord du Vietnam, pour rencontrer des ethnies (je ne sais pas encore vers où me diriger) Ensuite direction halong pour une croisière 2J/1N Puis prendre le train de la réunification et m'arreter à Huê, Da Nang, Hoi An et Hô Chi Minh-Ville (d'autre endroit me tente mais je pense manquer de temps et je ne sais pas si ce train s'arrete à ces stations (Nha trang, Phong Nha, My Son) Remonter le delta du Mékong pour aller au Siem Reap (trajet rapide recherché) et voir Angkor quelques jours 3 probablement enfin redessendre surtranquilement jusqu'à une station balnéaire pour 3 jour de far niente avant de reprendre l'avion pour la France (je ne sais pas vraiment où me diriger pour une belle plage même si j'ai lu Hui Né, Nha trang, Con Dao, Phu Quoc, Cu Lao Cham où au cambodge Koh Rong et Koh Rong Samloen, Bamboo Island, Koh Russei et autour du parc de Réam)
Si vous pouvez me dire si ce trajet semble cohérent et réalisable dans le temps et enfin si vous avez des petites adresses, conseilles de transport ou n'importe quoi je suis preneur.
Je vous en remercie par avance
Arrivée à Hanoi, j'aimerai faire la partie Nord du Vietnam, pour rencontrer des ethnies (je ne sais pas encore vers où me diriger) Ensuite direction halong pour une croisière 2J/1N Puis prendre le train de la réunification et m'arreter à Huê, Da Nang, Hoi An et Hô Chi Minh-Ville (d'autre endroit me tente mais je pense manquer de temps et je ne sais pas si ce train s'arrete à ces stations (Nha trang, Phong Nha, My Son) Remonter le delta du Mékong pour aller au Siem Reap (trajet rapide recherché) et voir Angkor quelques jours 3 probablement enfin redessendre surtranquilement jusqu'à une station balnéaire pour 3 jour de far niente avant de reprendre l'avion pour la France (je ne sais pas vraiment où me diriger pour une belle plage même si j'ai lu Hui Né, Nha trang, Con Dao, Phu Quoc, Cu Lao Cham où au cambodge Koh Rong et Koh Rong Samloen, Bamboo Island, Koh Russei et autour du parc de Réam)
Si vous pouvez me dire si ce trajet semble cohérent et réalisable dans le temps et enfin si vous avez des petites adresses, conseilles de transport ou n'importe quoi je suis preneur.
Je vous en remercie par avance
Obtention d'un visa canadien étant Cubain(e): très difficile mais pas impossible
Bonjour à tous,
J'ai rencontré une cubaine elle est originaire de Santiago elle a 26 ans pas d'enfant ni époux. Elle a un copain ontarien de 37 qui travaille ici en tant qu'ingenieur. Elle m'a dit qu'elle a eu le visa suite à une demande de son copain motif connaitre la famille du gars et aussi connaitre le canada. elle l'a eu pour un mois cette femme travaille à la poste de Santiago donc rien à voir avec le secteur touristique. Je ne sais s'il s'agit d'une chance mais elle l'a bien eu et son copain canadien me l'a dit aussi. Autre chose c'est elle avait une assurance voyage la belle femme passera 12 jours mais elle se plaint du froid (jeee)
Il parait que l'ambassade donne au compte-gouttes des visas maintenant alors c'est très difficile pas forcement impossible.
A+
Immigration québécoise et diplômes non reconnus
salut tout le monde
mon nom est amani, j suis francaise , je suis nouvelle a ce site que je trouve d'ailleurs trés interessant, j'ai entamé une procédure d'immigration québec depuis début 2009 et normalement je vais bientot y aller (j'attends le visa), j'ai collecté beaucoup d'information sur la vie a montreal, le logement, le travail, la météo, les impots, les études, les loisirs...et ceci depuis que j'ai mis en tete l'idée d'immigration.tout m'a semblé en régle sauf un détail trés important que j"ai pas accepté ou peut etre que j'ai pas compris (faite le moi comprendre s.vp):il s'agit des diplomes non reconnus!
en effet le québec exige a ses immigrants des diplomes d'études et une expérience professionnelle mais une fois arrivée on vous dit que vos dipomes ne sont pas reconnu et votre expérience professinnel?le ne vaut rien ici.
pourqoi donc exiger ce genre de critére dés le début? si on va se retrouver dans un resto ou pizzeria ou meme dans une banque ou n'importe quelle autre administration mais en bas de l'echelle, donc toutes vos années d'études, toute votre expérience professionnelle tombent a l'eau..
ca j'ai pas arrivé a le comprendre et je souhaiterai sincerement si quelqu'un dans ce forum a une explication valable qu'il me la fait parvenir..
merci d'avance et ala prochaine.
Inde: vaccins et autres pour mes enfants?
Bonjour, question habituelle. Quel vaccins sont les plus conseillé pour Goa et hampi avec une petite possibilité de descendre dans le kerala dans les back waters. Ma fille a 5ans et n'a que le DTpolio, mon fils 2 ans pas vacciné. Je n'ai pas besoin de vos opinion sur la vaccinatiion en europe, juste besoin de conseils sur les vaccins les plus importants pour l'inde.
Les sites que j'ai trouvé comporte une dixaine de vaccins conseillé. De l'encéphalite japonaise à la thyphoide en passant par toutes les hépathites ...??? Et vous? Quels vaccins avez vous donné à vos enfants? Et quel medoc anti malarial...si vous leurs avez donné?
merci
Compte rendu de voyage Santa Ana - San Fransisco avec Virgin America en classe économique
Petit TR sur cette compagnie trop peu connue qu'est Virgin America 🙂
(edit : la modération ne semble pas apprécier les mots anglais en titre, donc TR correspond à "Trip Report")
Blabla d'introduction : Virgin America, compagnie low-cost du groupe Virgin, fondée il y a deux ans. C'est une compagnie américaine comme le veut la loi américaine. Flotte composée d'A319 et d'A320 neufs, hub principal à SFO (San Francisco), hub secondaire à LAX (Los Angeles), elle dessert également SNA (John Wayne / Orange County / Santa Ana), SEA (Seattle), JFK (New York - Kennedy), LAS (Las Vegas), IAD (Washington Dulles), BOS (Boston Logan), SAN (San Diego), et bientôt FLL (Fort Lauderdale).
Résa : VX801 le 5/9, VX814 le 6/9. Prix par personne : 115$ TTC en "main cabin" (classe éco). Réservation en ligne sur le site compagnie, rapide, facile, choix de siège dès la réservation possible sur l'ensemble de la cabine à l'exception de la rangée 4 et d'une partie des rangées 25/26.
VX801 : Embarquement prévu à 6h15, départ de la porte à 6h45, décollage à 7h05.
SNA est un petit aéroport (deux terminaux, une quinzaine de portes d'embarquement). Arrivée à 5h30, enregistrement au comptoir où il n'y a pas de file d'attente (possibilité également de le faire en ligne mais pas d'imprimante sous la main, ou sur des écrans tactiles devant les comptoirs). Nous sommes 2 sur une résa + 1 sur une autre, l'agent au sol nous propose les places 4ABC pour que nous soyons ensemble. Pas de bagages en soute (15$ le premier), formalité expédiée en une minute. Passage des contrôles de sécurité sans encombre, et attente porte 14. L'appareil (N529VA "Moodlights, camera, action", un A319) est là depuis la veille au soir.
À 5h45, l'agent d'escale se présente, indique que l'embarquement commencera à 6h, et rappelle que des casques audio sont en vente au prix de 2$ (choix des couleurs). Il propose aussi des places en "main cabin select" (1ère rangée + sorties de secours, avec nourriture gratuite) pour 25$, et en "first class" pour 50$. L'embarquement se fait en 7 groupes : first class d'abord, puis groupes A à F qui correspondent à la rangée du siège (dernières rangées = A, premières = F). Embarquement sans cohue, accueil dans l'appareil par une douce lumière violette, deux PNC et... le CdB, café à la main. Petit coup d'oeil dans le cockpit, et le CdB de dire "tu peux rentrer si tu veux !". Petit tour rapide donc, et découverte du siège, un récaro en cuir (ou simili cuir ?), avec appuie-tête. Place pour les jambes fort confortable. Bon point : l'IFE est activé au sol, nous y reviendrons après. Porte fermée à 6h37, 15 avions sont prévus au décollage à 6h45 (eh oui, fin du couvre feu nocturne), vidéo de sécurité bien sympathique, et décollage à 7h01.
L'IFE donc : baptisé RED et fonctionnant sous Linux, il propose gratuitement de regarder une vingtaine de chaines TV en direct gratuitement (et d'autres payantes), une sélection d'une cinquantaine de films (pour la plupart payants), des vidéoclips gratuits, une sélection (gratuite) de 3000 MP3 d'environ 250 artistes, de tchatter avec ses voisins, de jouer à une quinzaine de jeux gratuitement, parfois en réseau avec les autres sièges (dont Doom, l'original), de commander boissons (gratuites) et nourriture (payante mais à un tarif raisonnable), de gérer le contrôle parental de l'IFE de ses enfants, de suivre la position de l'avion sur fond déplaçable/zoomable Google Maps (seul la carto USA est dispo de manière précise)... Ouf, je crois avoir rien oublié 😎 Test également du WiFi en vol (également accessible via la prise RJ45 du siège) : 10$ (certes), connexion rapide (200ko/s en download), pas de coupure intempestive, bref rien à redire sur ce point.
Les PNC font un service de boissons + nourriture (toujours payante pour cette dernière) au milieu du vol.
Atterrissage à 8h14 (prévu 8h12à, arrivée en porte A3 (terminal international) à 8h19 (prévu 8h30, ça fait une belle marge), et sortie rapide de l'aéroport.
VX814 : Embarquement prévu à 19h45, départ de la porte à 20h15, décollage à 20h22.
Arrivée au terminal international de SFO à 18h45, enregistrement au comptoir où encore personne n'attend, là encore, une minute au total. Passage de la sécurité un peu plus long, avec passage aléatoire par le nouveau scanner aux rayons X à la place du traditionnel portique : on se tient debout, les mains en l'air, les coudes écartés, une partie de la machine pivote autour de soi, on sort, et on attend les résultats du scan communiqués par un opérateur que l'on ne voit pas et qui ne nous voit pas (communication par talkie-walkie avec l'agent TSA sur place). RAS, on peut donc récupérer le sac et les chaussures qui avaient pendant ce temps passé leurs rayons X classiques. Attente en porte A1, où l'appareil (N530VA "Gogo Dancer", un A319) vient d'arriver de Seattle.
La porte A1 comporte en fait deux passerelles : un vol ira vers LAX, l'autre vers SNA. À 19h15, l'agent au sol se présente, et présente également ses deux collègues, chacun en charge d'un des deux vols. Là encore, des places en main cabin select et en first class sont dispo, de même que les écouteurs. Afin que personne ne se plante de porte, excellente "animation" de l'agent d'escale principal : intervention "votre attention svp, quelqu'un peut-il me dire à qui est ce sac ?". Forcément tout le monde regarde, cherche le fameux sac, et l'agent enchaîne "bon maintenant que j'ai votre attention, j'en profite pour vous réexpliquer qu'il y a deux vols ce soir à cette porte" etc. Petit jeu rapide "ceux qui vont à LAX levez la main ! Vous prenez la porte ?" -> gauche ! "et ceux qui vont à SNA levez la main, vous prenez la porte ?" -> droite! Tout le monde à compris, génial ^^
Embarquement à 19h45, toujours par groupe, pas de CdB à l'accueil cette fois mais toujours les PNC et la douce lumière violette. Il manque un passager qui a finalement été retrouvé (ou pas), départ de la porte à 20h10, pas mal de vent donc utilisation d'une autre piste qu'à l'habitude d'où un roulage un peu plus long. Pendant le roulage, le chef de cabine présente son équipe, et un des PNC explique que c'est le premier vol du chef de cabine sous cette fonction, et donc petite surprise musicale à l'attention du chef de cabine, les passagers tapent dans les mains, le chef de cabine vient danser dans l'allée centrale, bref bonne ambiance 😎. Toujours la vidéo de sécurité bien sympa, et décollage à 20h25.
Même IFE qu'au retour, toujours aussi sympa, même service, même siège, rien de nouveau sur ce point.
Atterrissage à 21h27 (prévu 29), en porte à 21h35 (prévu 45). débarquement rapide, fin du voyage.
En résumé + tarifs (80€ A/R pour un SNA/SFO, 80€ de + pour pousser jusqu'à JFK par exemple) + équipement de l'avion : siège, wifi, IFE, "wow" pour une low-cost + équipage, souriant, aimable, serviable, même en fin de journée, RAS + un programme de fidélité basé sur le prix du billet et non la distance/classe de résa. 1$ HT = 5 points, c'est clair à comprendre. - tarif wifi basé sur la durée théorique du vol et non sur la durée réelle. - films en VOD payants - IFE parfois instable, et manquant un peu d'ergonomie sur certains menus
Bref, si c'était à refaire, ce serait sans problème ! 😎
Blabla d'introduction : Virgin America, compagnie low-cost du groupe Virgin, fondée il y a deux ans. C'est une compagnie américaine comme le veut la loi américaine. Flotte composée d'A319 et d'A320 neufs, hub principal à SFO (San Francisco), hub secondaire à LAX (Los Angeles), elle dessert également SNA (John Wayne / Orange County / Santa Ana), SEA (Seattle), JFK (New York - Kennedy), LAS (Las Vegas), IAD (Washington Dulles), BOS (Boston Logan), SAN (San Diego), et bientôt FLL (Fort Lauderdale).
Résa : VX801 le 5/9, VX814 le 6/9. Prix par personne : 115$ TTC en "main cabin" (classe éco). Réservation en ligne sur le site compagnie, rapide, facile, choix de siège dès la réservation possible sur l'ensemble de la cabine à l'exception de la rangée 4 et d'une partie des rangées 25/26.
VX801 : Embarquement prévu à 6h15, départ de la porte à 6h45, décollage à 7h05.
SNA est un petit aéroport (deux terminaux, une quinzaine de portes d'embarquement). Arrivée à 5h30, enregistrement au comptoir où il n'y a pas de file d'attente (possibilité également de le faire en ligne mais pas d'imprimante sous la main, ou sur des écrans tactiles devant les comptoirs). Nous sommes 2 sur une résa + 1 sur une autre, l'agent au sol nous propose les places 4ABC pour que nous soyons ensemble. Pas de bagages en soute (15$ le premier), formalité expédiée en une minute. Passage des contrôles de sécurité sans encombre, et attente porte 14. L'appareil (N529VA "Moodlights, camera, action", un A319) est là depuis la veille au soir.
À 5h45, l'agent d'escale se présente, indique que l'embarquement commencera à 6h, et rappelle que des casques audio sont en vente au prix de 2$ (choix des couleurs). Il propose aussi des places en "main cabin select" (1ère rangée + sorties de secours, avec nourriture gratuite) pour 25$, et en "first class" pour 50$. L'embarquement se fait en 7 groupes : first class d'abord, puis groupes A à F qui correspondent à la rangée du siège (dernières rangées = A, premières = F). Embarquement sans cohue, accueil dans l'appareil par une douce lumière violette, deux PNC et... le CdB, café à la main. Petit coup d'oeil dans le cockpit, et le CdB de dire "tu peux rentrer si tu veux !". Petit tour rapide donc, et découverte du siège, un récaro en cuir (ou simili cuir ?), avec appuie-tête. Place pour les jambes fort confortable. Bon point : l'IFE est activé au sol, nous y reviendrons après. Porte fermée à 6h37, 15 avions sont prévus au décollage à 6h45 (eh oui, fin du couvre feu nocturne), vidéo de sécurité bien sympathique, et décollage à 7h01.
L'IFE donc : baptisé RED et fonctionnant sous Linux, il propose gratuitement de regarder une vingtaine de chaines TV en direct gratuitement (et d'autres payantes), une sélection d'une cinquantaine de films (pour la plupart payants), des vidéoclips gratuits, une sélection (gratuite) de 3000 MP3 d'environ 250 artistes, de tchatter avec ses voisins, de jouer à une quinzaine de jeux gratuitement, parfois en réseau avec les autres sièges (dont Doom, l'original), de commander boissons (gratuites) et nourriture (payante mais à un tarif raisonnable), de gérer le contrôle parental de l'IFE de ses enfants, de suivre la position de l'avion sur fond déplaçable/zoomable Google Maps (seul la carto USA est dispo de manière précise)... Ouf, je crois avoir rien oublié 😎 Test également du WiFi en vol (également accessible via la prise RJ45 du siège) : 10$ (certes), connexion rapide (200ko/s en download), pas de coupure intempestive, bref rien à redire sur ce point.
Les PNC font un service de boissons + nourriture (toujours payante pour cette dernière) au milieu du vol.
Atterrissage à 8h14 (prévu 8h12à, arrivée en porte A3 (terminal international) à 8h19 (prévu 8h30, ça fait une belle marge), et sortie rapide de l'aéroport.
VX814 : Embarquement prévu à 19h45, départ de la porte à 20h15, décollage à 20h22.
Arrivée au terminal international de SFO à 18h45, enregistrement au comptoir où encore personne n'attend, là encore, une minute au total. Passage de la sécurité un peu plus long, avec passage aléatoire par le nouveau scanner aux rayons X à la place du traditionnel portique : on se tient debout, les mains en l'air, les coudes écartés, une partie de la machine pivote autour de soi, on sort, et on attend les résultats du scan communiqués par un opérateur que l'on ne voit pas et qui ne nous voit pas (communication par talkie-walkie avec l'agent TSA sur place). RAS, on peut donc récupérer le sac et les chaussures qui avaient pendant ce temps passé leurs rayons X classiques. Attente en porte A1, où l'appareil (N530VA "Gogo Dancer", un A319) vient d'arriver de Seattle.
La porte A1 comporte en fait deux passerelles : un vol ira vers LAX, l'autre vers SNA. À 19h15, l'agent au sol se présente, et présente également ses deux collègues, chacun en charge d'un des deux vols. Là encore, des places en main cabin select et en first class sont dispo, de même que les écouteurs. Afin que personne ne se plante de porte, excellente "animation" de l'agent d'escale principal : intervention "votre attention svp, quelqu'un peut-il me dire à qui est ce sac ?". Forcément tout le monde regarde, cherche le fameux sac, et l'agent enchaîne "bon maintenant que j'ai votre attention, j'en profite pour vous réexpliquer qu'il y a deux vols ce soir à cette porte" etc. Petit jeu rapide "ceux qui vont à LAX levez la main ! Vous prenez la porte ?" -> gauche ! "et ceux qui vont à SNA levez la main, vous prenez la porte ?" -> droite! Tout le monde à compris, génial ^^
Embarquement à 19h45, toujours par groupe, pas de CdB à l'accueil cette fois mais toujours les PNC et la douce lumière violette. Il manque un passager qui a finalement été retrouvé (ou pas), départ de la porte à 20h10, pas mal de vent donc utilisation d'une autre piste qu'à l'habitude d'où un roulage un peu plus long. Pendant le roulage, le chef de cabine présente son équipe, et un des PNC explique que c'est le premier vol du chef de cabine sous cette fonction, et donc petite surprise musicale à l'attention du chef de cabine, les passagers tapent dans les mains, le chef de cabine vient danser dans l'allée centrale, bref bonne ambiance 😎. Toujours la vidéo de sécurité bien sympa, et décollage à 20h25.
Même IFE qu'au retour, toujours aussi sympa, même service, même siège, rien de nouveau sur ce point.
Atterrissage à 21h27 (prévu 29), en porte à 21h35 (prévu 45). débarquement rapide, fin du voyage.
En résumé + tarifs (80€ A/R pour un SNA/SFO, 80€ de + pour pousser jusqu'à JFK par exemple) + équipement de l'avion : siège, wifi, IFE, "wow" pour une low-cost + équipage, souriant, aimable, serviable, même en fin de journée, RAS + un programme de fidélité basé sur le prix du billet et non la distance/classe de résa. 1$ HT = 5 points, c'est clair à comprendre. - tarif wifi basé sur la durée théorique du vol et non sur la durée réelle. - films en VOD payants - IFE parfois instable, et manquant un peu d'ergonomie sur certains menus
Bref, si c'était à refaire, ce serait sans problème ! 😎
Blog sur la vie quotidienne à Cuba
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas ce blogue et qui s'intéresse à la vie quotidienne à Cuba.
desdecuba.com generaciony_fr
Bonne lecture 🙂
Bonne lecture 🙂
Etat de guerre dans l'Etat Shan en Birmanie (5 septembre 2009)
Il se passe des choses sérieuses en Birmanie, dans le nord-est de l'Etat Shan, notamment le Kokang, où les troupes du régime ont chassés les forces de la minorité ethnique locale -de souche chinoise Han- et où des dizaines de milliers de gens ont fuit vers la Chine voisine.
Des témoignages de mouvements de troupes du régime sont signalés dans la région de Lashio et Kengtong. Selon la presse en exil -The Irrawaddy- une action pourrait avoir lieu contre les forces du Wa, aussi une minorité chinoise.
Les forumistes le savent-ils? S'en préoccupent-ils?
Des témoignages de mouvements de troupes du régime sont signalés dans la région de Lashio et Kengtong. Selon la presse en exil -The Irrawaddy- une action pourrait avoir lieu contre les forces du Wa, aussi une minorité chinoise.
Les forumistes le savent-ils? S'en préoccupent-ils?
Voyager à Cuba sans réservation d'hôtel et habiter chez un Cubain?
Bonjour! Je suis fiancée à un Cubain depuis un an, sans être marié. Je veux passer un mois chez lui au mois de novembre. J'aimerais savoir s'il est obligatoire de prendre 2 nuits dans un hôtel comme le site du consulat le décrit et si j'ai besoin d'une carte touristique ou un permis quelquonque. J'ai déjà réservé mon vol pour un mois avec itraval2000, mais je ne sais pas si je suis en infraction. Car, sur le site du consulat Cubain, il est inscrit ... 2 nuits obligatoires (je dois les réserver du Canada? ou je peux une fois là-bas?) Est-ce que je peux les réserver durant mon séjour ou à l'arriévée. J'ai besoin de renseignement SVP le consulat ne répond pas au téléphone entre 9h et midi comme indiqué. MERCI BEAUCOUP de votre aide🙂
"Le monde selon K", livre de Pierre Péan
On peut dire ce qu'on veut des livres de Pierre Péan...
"Mais ceux qui m'ont fait l'honneur de lire mes livres le savent : je ne postule à aucune chaire, je n'ai pas de thèse générale à défendre. Le seul talent que je me reconnaisse consiste à chercher et parfois à trouver des documents et/ou des témoignages susceptibles d'infléchir, voir d'infirmer des vérités officielles" (Le monde selon k.)
En somme, il fait sérieusement son travail de journaliste - une exigence pas très partagée dans les médias français. On se souvient de son livre Noires Fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994 avait provoqué un tollé, et un procès qui se termina par une relaxe - Hubert Védrine et Stephen Smith avaient temoigné en sa faveur- ; on peut donc raisonnablement penser que son travail reposait sur un matériel consistant. Dans Le Monde selon K, Péan nous raconte les "aventures" du "french doctor", du Biafra au Darfour, et en passant par les Balkans et le Rwanda où il s'attarde sur le rôle de Kouchner dans cette tragédie, pourquoi il est passé d'une perception équilibrée à un engagement radicale pro Tutsis. On découvre avec ahurissement que Kouchner, comme toujours, consciemment ou non, se révèle être le parfait petit télégraphiste d'une politique étrangère qui n'est pas la notre...
"Est-il surprenant de constater une nouvelle fois la convergeance totale des agissements de Kouchner dans les Balkans avec ceux des Américains qui, après avoir oeuvré à l'éclatement de la Fédération yougoslave, ont soutenu les Etats Balkaniques nouvellement créés contre la super puissance régionale existante" (chap."sus aux serbes!")
Monsieur Kouchner n'a pas raté le Darfour dans son incessante agitation médiatique. Vous lirez, page 167, ce qu'en pense Rony Brauman :...Une façon ignoble de triturer et de manipuler les faits.... car monsieur Kouchner n'a peur de rien ! Et il l'a bien prouvé au Rwanda ! Ainsi, notre "bon" docteur s'était répandu dans les médias à propos d'un massacre dans le village de Kibagabaga. D'après lui, les Hutus, des nazis vous dis-je, étaient les responsables du carnage. Seulement Pierre Péan, avec une précision remarquable, et redoutable pour Kouchner, démontre que les auteurs du massacre sont les tutsis de Paul Kagame ( pages 179 à 194) Mais Paul Kagame ne peut être qu'un ange puisqu'il a lutté contre les "méchants nazis" hutus, et qu'il est un ami de Kouchner...
"...Paul Kagame a croisé à Muhura une cohorte de civils hutus en fuite...Il a supervisé les massacres. Finalement, il est monté lui même dans sa Jeep et a mitraillé la population rassemblée au canon 12.7, machine gun antiaérien..." Péan rapporte là le témoignage d'un compagnon de route de Kagame, le lieutenant Abdul Ruzibiza (page 132) Un brave homme, ce Kagame ! Pierre Péan ne manque pas d'évoquer les petits arrangements de monsieur Kouchner pour arrondir ses fins de mois - dame ! on a ses frais, quoi ! Mais, comme "Les ruines de l'intelligence" de Shiffer, à propos des Balkans, "monde selon K" a le mérite de nous désiller les yeux sur un drame qu'on nous a présenté, une nouvelle fois, comme la lutte du "bien" contre le "mal", les "bons" tutsis contre les "méchants" hutus. De tout temps, la manipulation a été un instrument fort efficace dans la politique. Les Etats Unis nous ont montré à quel point ils sont efficaces dans ce domaine - ah les fameuses armes de Saddam Hussein ! Ultime précision : dénoncer une manipulation de l'opinion publique n'excuse en rien les exactions d'une partie ou d'une autre !
Pierre Péan- " Le monde selon K"- Fayard (février 2009)
"Mais ceux qui m'ont fait l'honneur de lire mes livres le savent : je ne postule à aucune chaire, je n'ai pas de thèse générale à défendre. Le seul talent que je me reconnaisse consiste à chercher et parfois à trouver des documents et/ou des témoignages susceptibles d'infléchir, voir d'infirmer des vérités officielles" (Le monde selon k.)
En somme, il fait sérieusement son travail de journaliste - une exigence pas très partagée dans les médias français. On se souvient de son livre Noires Fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994 avait provoqué un tollé, et un procès qui se termina par une relaxe - Hubert Védrine et Stephen Smith avaient temoigné en sa faveur- ; on peut donc raisonnablement penser que son travail reposait sur un matériel consistant. Dans Le Monde selon K, Péan nous raconte les "aventures" du "french doctor", du Biafra au Darfour, et en passant par les Balkans et le Rwanda où il s'attarde sur le rôle de Kouchner dans cette tragédie, pourquoi il est passé d'une perception équilibrée à un engagement radicale pro Tutsis. On découvre avec ahurissement que Kouchner, comme toujours, consciemment ou non, se révèle être le parfait petit télégraphiste d'une politique étrangère qui n'est pas la notre...
"Est-il surprenant de constater une nouvelle fois la convergeance totale des agissements de Kouchner dans les Balkans avec ceux des Américains qui, après avoir oeuvré à l'éclatement de la Fédération yougoslave, ont soutenu les Etats Balkaniques nouvellement créés contre la super puissance régionale existante" (chap."sus aux serbes!")
Monsieur Kouchner n'a pas raté le Darfour dans son incessante agitation médiatique. Vous lirez, page 167, ce qu'en pense Rony Brauman :...Une façon ignoble de triturer et de manipuler les faits.... car monsieur Kouchner n'a peur de rien ! Et il l'a bien prouvé au Rwanda ! Ainsi, notre "bon" docteur s'était répandu dans les médias à propos d'un massacre dans le village de Kibagabaga. D'après lui, les Hutus, des nazis vous dis-je, étaient les responsables du carnage. Seulement Pierre Péan, avec une précision remarquable, et redoutable pour Kouchner, démontre que les auteurs du massacre sont les tutsis de Paul Kagame ( pages 179 à 194) Mais Paul Kagame ne peut être qu'un ange puisqu'il a lutté contre les "méchants nazis" hutus, et qu'il est un ami de Kouchner...
"...Paul Kagame a croisé à Muhura une cohorte de civils hutus en fuite...Il a supervisé les massacres. Finalement, il est monté lui même dans sa Jeep et a mitraillé la population rassemblée au canon 12.7, machine gun antiaérien..." Péan rapporte là le témoignage d'un compagnon de route de Kagame, le lieutenant Abdul Ruzibiza (page 132) Un brave homme, ce Kagame ! Pierre Péan ne manque pas d'évoquer les petits arrangements de monsieur Kouchner pour arrondir ses fins de mois - dame ! on a ses frais, quoi ! Mais, comme "Les ruines de l'intelligence" de Shiffer, à propos des Balkans, "monde selon K" a le mérite de nous désiller les yeux sur un drame qu'on nous a présenté, une nouvelle fois, comme la lutte du "bien" contre le "mal", les "bons" tutsis contre les "méchants" hutus. De tout temps, la manipulation a été un instrument fort efficace dans la politique. Les Etats Unis nous ont montré à quel point ils sont efficaces dans ce domaine - ah les fameuses armes de Saddam Hussein ! Ultime précision : dénoncer une manipulation de l'opinion publique n'excuse en rien les exactions d'une partie ou d'une autre !
Pierre Péan- " Le monde selon K"- Fayard (février 2009)
Voyager en Inde et impression de se sentir "lavé"
Bonjour à tous,
Je serai curieux de savoir si vous etes un peu comme moi a ce niveau 😛
Est ce que certains d'entre vous, ressente comme un besoin de se rendre en Inde pour se "purifier" ou se "remettre en question"?
Autrement, avez vous l'impression d'etre comme "lavé" à un retour d'Inde ou de "mieux profiter de votre vie la bas"?
Merci d'avance pour vos réactions,
Amitié,
David.
Je serai curieux de savoir si vous etes un peu comme moi a ce niveau 😛
Est ce que certains d'entre vous, ressente comme un besoin de se rendre en Inde pour se "purifier" ou se "remettre en question"?
Autrement, avez vous l'impression d'etre comme "lavé" à un retour d'Inde ou de "mieux profiter de votre vie la bas"?
Merci d'avance pour vos réactions,
Amitié,
David.
Assistance avec une agence locale au Vietnam?
bonjour!
Je fais appel à ceux qui font appel à une agence locale pour organiser leur séjour au Vietnam:
J'ai de bonne propositions de certaines agences ( on ne sait pas si c'est vraiment fiable et ça fait un peu peur qd meme!). Dans le cas où on concrétiserait ce circuit avec une agence, comment cela se passe t-il si il y a des problémes? ( rapatriement sanitaire , hopital ou tout simplement annulation de séjour?
Ces agences disent inclure les assurances mais comment cela se passe t-il vraiment?
Une agence française inclue aussi les assurances diverses ( si on paye pour ça ) et en principe en cas d eproblèmes , on fait appel à elle mais là-bas, ce n'est pas la meme chose!
alors pouvez vous m'éclairer chers forumistes expérimentés?
Connaissez vous l'hotel yen Nhi à Tam Coc, ? une agence me le propose et c'est un deux étoiles, merci de me donner des infos!
Je fais appel à ceux qui font appel à une agence locale pour organiser leur séjour au Vietnam:
J'ai de bonne propositions de certaines agences ( on ne sait pas si c'est vraiment fiable et ça fait un peu peur qd meme!). Dans le cas où on concrétiserait ce circuit avec une agence, comment cela se passe t-il si il y a des problémes? ( rapatriement sanitaire , hopital ou tout simplement annulation de séjour?
Ces agences disent inclure les assurances mais comment cela se passe t-il vraiment?
Une agence française inclue aussi les assurances diverses ( si on paye pour ça ) et en principe en cas d eproblèmes , on fait appel à elle mais là-bas, ce n'est pas la meme chose!
alors pouvez vous m'éclairer chers forumistes expérimentés?
Connaissez vous l'hotel yen Nhi à Tam Coc, ? une agence me le propose et c'est un deux étoiles, merci de me donner des infos!
A tous les amoureux du Sud-Est Asiatique: Cambodge ou Myanmar pour dix jours?
Voilà , vivant sur l'île de la Réunion , il m'est impossible de faire mon visa , soit pour le cambodge, soit pour le Myamar étant donné qu'il me faudrait envoyer mon passeport par la poste et que je refuse de m'en séparer. Etant obligé de le faire à BBK , et qu'il me faudra , 3, 4 jours , j'aurai aimé avoir vos avis éclairés ! Je compte passer 10 jours en dehors de la thaïlande, histoire de découvrir un autre pays, du moins me donner une idée . Entre le Myamar et le Cambodge, que me conseillez-vous , pour 10 jours? . J'aime la simplicité d'une rencontre, la tranquillité, j'appréçie voir le temps s'écouler, découvrir les US et coutumes dans les marchés etc.. et la photo ! Si vous pouviez avoir la gentillesse de répondre à mon post , je serais l'homme le plus heureux. Départ prévu vers le 24 Décembre! Merci à tous franck
Le Cambodge version piste (Le Banteay Chhmar)
Ladies and gentlemen,
approchez, approchez;
soyez les témoins éberlués des aventures rocambolesques de l'homme voyageur.
Rasé toutes les trois semaines, lavé presque tous les jours et jamais fatigué,
On pourrait vous dire que vous n'en reviendrez pas,
mais on préfère dire que vous y reviendrez un peu, beaucoup, à la folie.
La séparation d'avec Madro est encore toute fraiche. Une dernière douche chaude sans savoir quand sera la prochaine, un rapide coup d'oeil à la piscine dont je n'ai pas assez profité plus par paresse qu'autre chose, le temps de couper la climatisation qui maintenait la température de la chambre à des hauteurs tempérées et me voilà errant dans Siem Reap à la recherche d'une guesthouse (GH) à plus dans mes cordes. D'après le LP, la Naga GH est une de celles là. Dans ma nouvelle chambrée, un lit avec matelas, un ventilateur, une table basse et une prise de courant; en un mot, l'essentiel. Mais pour l'instant, l'essentiel est encore de s'y rendre. Le moyen le plus simple est le Tuk-tuk et en cinq minutes, me voilà rendu... ailleurs. Enfin c'est ce que je pensais car le tuk-tuk me dépose dans une rue qui est coupée sur toute la largeur par d'importants travaux. La chaussée, il n'y en a plus. A la place, un trou béant occupant une trentaine d'ouvriers qui travaillent en une journée plus que moi en un mois de Bank de Tokyo. Je vous entends déjà dire que je ne suis qu'un feignant mais ce n'est pas ça. C'est juste qu'entre travailler dans un bureau parisien huit heures par jour et excaver le sous-sol cambodgien, ce n'est pas vraiment la même affaire surtout quand il fait 35° à l'ombre et qu'il n'y a pas d'ombre, et que la poussière tuerait sur place un asthmatique moyen. La route est donc hors service pour les voitures, c'est logique. Et comme il n'y a même plus de trottoir, ça devrait aussi être interdit aux piétons, vélos et autres mobilettes. Seulement on est pas en France et la sécurité ici est plus un concept qu'une notion établie. Donc pour rejoindre mon hotel, il faut donc que je passe de planches en planches, chacune posée au dessus du vide dans un équilibre forcément précaire, avec mes kilos sur le dos. C'est pas un accès facile mais je suis sûr qu'avec un peu de pratique, je vais bientôt pouvoir sauter le trou en saut à la perche!
J'arrive donc à la GH en un seul morceau malgré l'adversité et commence à vider mon sac en vue d'écrire, forcément. Et bien ce faisant, tout d'un coup, je me rends compte d'un truc : qu'est ce que j'ai foutu de ma montre? Ca fait un an que je l'ai, que je la protège de l'eau car pas étanche car thaïlandaise bon marché, que je l'adore ma Philippe Patok. Et là, elle (me) manque. Un petit exercice de mémoire plus tard, ça y est, je sais!!! Je l'ai laissé à l'hotel fréquenté avec Madro et comme j'ai pris une douche avant de partir, j'ai dû m'en séparer temporairement et l'oublier comme un gland... Me revoilà donc au Day Inn hotel. J'explique donc mon cas simplement et avec assez de cohérence pour que le réceptionniste mette l'hotel à sac pour retrouver ma (pas si) précieuse. Seulement rien y fait, la chambre a été faite et plus rien de moi ne demeure hormi peut-être quelques poils ou cheveux tombés là avec honneur. Et comme je suis sûr de moi, j'insiste; mais non, ma montre est perdue, bordel!!!
Durant les 5 premiers mois de voyage, c'est d'ailleurs étonnant, mais j'ai toujours réussi à conserver l'ensemble de mes biens grace à un peu d'organisation, et là, c'est plus ou moins le début de la fin, si on excepte un gant de toilette perdu un peu plus tôt. Et c'est pas fini (à suivre...).
La journée prend donc une tournure négative et comme c'est par ma faute, ou celle de la personne qui nettoye les chambres, je n'ai de cesse de me traîter de tous les noms sur le chemin retour qui passera par le marché centrale pour m'acheter une toute nouvelle Rolox ainsi qu'un réveil car mon MP3 n'est finalement pas fiable...
De retour donc à l'hotel, je ne fais rien d'autre que de noircir des pages d'écriture pour mon plaisir (surtout quand c'est fini) et j'espère aussi pour le tient. Dans tout ça, je ne sais toujours pas ce que je fais le lendemain... J'ai le choix entre deux nouveaux temples perdus dans le nord du pays. En fait, le choix sera vite fait car j'avais rencontré plus tôt un type qui m'avait dit que la meilleure chose qu'il avait faite était la visite du Banteay Chhmar avec deux "h", un temple à moins de 100km à vol d'oiseau de Siem Reap, un jeu d'enfant. Je prends donc un billet de bus pour Sissophon, la ville la plus proche, puis continue à écrire, puis vais finalement dormir pour anticiper le réveil de 6h.
Le lendemain matin, je suis donc sur le pont à l'heure grace à mon nouveau super réveil en plastique à 5h50, heure à laquelle tous ceux qui travaillent à la GH se réveille aussi pour une longue journée oisive dans l'attente du client. Et quoi de mieux pour les journées oisives qu'une bouteille de whisky? Pffft, j'sais pas trop... Car j'ai en fait dans mon sac, depuis la veille, la bouteille à peine entamée qui avait été apportée par Madro depuis la France. Et comme ils n'ont pas voulu la récupérer malgré mon insistance, je la laisse lachement à un type d'une vingtaine d'années qui sort tout juste des bras de morphée. Tu parles d'une surprise pour le bonhomme!!! Un litre de whisky qui arrive tout cuit en bouche à l'heure où même le petit déjeuner hésite encore à sortir du lit. Je le préviens que c'est assez fort et que ce serait mieux pour lui d'attendre quelques heures avant de boire le précieux breuvage, je ne suis pas complètement irresponsable!! Un bus vient me prendre directement à l'hotel, il est presque plein, de touristes... C'est le bus qui relie Siem Reap à Bangkok, pas pour les cambodgiens... L'avantage, au moins, c'est qu'il ne s'arrêtera pas tous les kilomètres pour faire monter ou descendre quelqu'un.
Comme il est 6h, j'y finis ma nuit et ne suis réveillé qu'à 11h, heure à laquelle on s'arrête déjeuner dans un restoroute au milieu de nulle part. Comme je suis naturellement dans le cirage le plus complet, à cause de mon réveil éclair, je sors du bus la fleur au fusil avec simplement quelques baths et une cigarette, c'est tout. Tout le reste est dans le bus. Et alors que je fais connaissance avec un groupe de jeunes venus de Singapoure et qu'il me faut aller chercher quelque chose dans mes affaires, je monte dans un premier bus, pas le mien. Un deuxième, pas le mien non plus. Qu'est ce que c'est que ce bronx, il n'y a que deux cars sur le parking et aucuns d'eux ne correspond à mon bus qui a littéralement disparu!!!! Avec l'ensemble de mes affaires!!!! Ca dure 5 minute, 10 minutes, un quart d'heure, 20 minutes. Plus ca va et plus mon palpitant joue du Jembe. Est-ce qu'il va encore falloir que je m'insulte en silence, mais cette fois pour quelque chose de plus important qu'une fausse montre sans valeur? Je sens la panique monter. Mon passeport, mon cash, ma carte bleue, ma brosse à dents, tout le bordel manque à l'appel!!! Heureusement, après 25 minutes, le bus revient, apparemment d'une session de station service mais vu le temps que ça lui a pris, il a dû en faire des kilomètres pour trouver du fuel!! En retrouvant mon siège, bénit sois je, rien ne manque. Ouf!!!! Seulement, la prochaine fois c'est promis, quelques soient les circonstances, je garde mon trésor de guerre à portée de main. Une bonne frayeur donc, mais c'est apparemment comme ça qu'on progresse!!
Le reste du trajet sera vite avalé. A l'arrivée à Sissophon, je vous le donne en mille, je suis ENCORE le seul à descendre. Je dis au revoir à mes nouveaux potes singapouriens et leur promets de leur donner des nouvelles lorsque je serais à l'approche de chez eux, dans quelques mois. Excellent!!!
Je trouve facilement un hotel, c'est le métier qui rentre, et passe encore une fois l'après-midi devant l'ordi.
Le soir venu, il est temps d'aller chercher de quoi se restaurer. Je tourne dans Sissophon comme une âme en peine, impossible de trouver autre chose que des gargottes à la propreté douteuse. Est-ce que j'ai envie d'appeler les services sanitaires ou est-ce que j'ai juste envie de manger? Finalement, alors que je marche dans les rues en saluant tout le monde de 7 à 77 ans, une petite bonne femme m'interpelle : "food? food?". En gros, ça veut dire qu'elle et sa famille tiennent un resto mais faute de clients, ils ont fermé bien tôt. Je suis donc le seul à table alors que la famille vaque à ses activités, notamment le garage de leur 4X4 dans la pièce principale du restaurant où je suis exactement en train d'entamer mon curry au poulet. Ca a beau masquer les odeurs d'essence, pour la vue c'est bizarre, quand je lève les yeux, la bagnole parait occuper tout l'endroit. Je mange donc, salue mes hotes à l'issue pour ce repas frugal et atypique, et caresse quelques minutes le chat de la maison en m'étonnant que celui-ci ait une queue à l'inverse de 99% des chats qu'on croise en Asie du sud-est!. C'est le retour à l'hotel, le retour du sommeil.
Je suis debout bien plus tôt que prévu. Ma chambre dont la fenêtre est ouverte donne directement sur le centre de Sissophon et je ne sais pas si c'est parce que c'est aussi le weekend pour les cambodgiens mais dès 6h, la ville déverse un flot ininterrompu de musique traditionnelle à base de AYYYYY AYYYYYYYYYY. Pour moi c'est plutôt aïe aïe aïe, et me voilà debout. Le temps de me rendre compte que même la fenêtre fermée je ne pourrait gagner la guerre du bruit, c'est l'heure de l'expédition pour Banteay Chhmar et comme la route est dite "particulièrement mauvaise" dans le LP, je fais le choix de dégotter un chauffeur de moto qui pourra m'y conduire sur les 50 kilomètres de piste nous en séparant encore. Dégotter un chauffeur de moto? Facile au Cambodge!! A peine sorti de l'hotel, ils sont 3 à se disputer mes faveurs! Je choisis donc le moins cher même s'il ne parle pas un traitre mot d'anglais et c'est parti mon kiki!! Après 1km de route goudronnée pour sortir de la ville, on arrive au royaume de la poussière. Baignée par le soleil depuis de nombreux mois sans pluie, la piste est mi-sablonneuse mi-pierreuse, couleur ocre voire terre battue. Elle est également fréquentée par tout ce que le Cambodge compte de véhicules divers et variés. Du motoculteur surchargé au camion fou, tout y passe. Je dis camion fou car sur la piste, le camion est celui qui va le plus vite. Pour rester sur le même thème camionneur, chaque fois qu'on se fait doubler ou qu'on croise un camion, ou même une voiture, celui-ci lève un nuage de poussière qui pourrait recouvrir le continent européen!! Et comme mon chauffeur n'a de casque ni pour lui ni pour moi, à chaque fois, c'est une nouvelle épaisseur de poussière qui s'ajoute à la précédente des pieds à la tête. Si on compte en plus que pour parcourir les 50km, il nous a fallu deux heures quinze, de 8h à 10H15, vous comprenez sans mal que des camions, on a eu le temps d'en croiser quelques uns!!!
En arrivant au temple, comme on est plus sur la moto et qu'il fait pas loin de 40°, la transpiration vient se mèler à la poussière pour former une sorte de pâte. On a déjà vu plus plaisant!! Sur place, pas d'autre conducteur de moto, je suis le seul touriste. Je suis même obligé de réveiller la personne qui s'occupe de vendre les billets d'entrée quand elle n'est pas dans son hamac à l'ombre de sa guérite. Ca y est enfin donc, j'ai mon ticket, il est l'heure de se rendre compte. Le Banteay Chhmar a ceci de particulier que c'est un vrai champ de ruines. Par endroit, il y a encore des semblants de murs qui ressemblent à quelque chose mais entre eux, c'est un vrai bazar. Les pierres de plusieurs tonnes qui s'étalent au sol se comptent par milliers. Je suis parfois obligé d'avancer à quatre pattes pour ne pas me casser la figure mais au final, ça rend l'expérience unique. Alors que je visite, je suis persuadé d'être le découvreur du sîte, c'est en tout cas ce à quoi ça ressemble. C'est vraiment de l'Indiana Jones dans le texte!! Et puis seul au monde! Et puis sans eau!! Comme la tête de linotte que je suis, j'ai oublié de prendre de l'eau ce qui abrègera la visite après plus d'une heure, la chaleur rendant le tout bien trop épuisant et bien trop transpirant. C'est un coup à fondre littéralement au soleil, non merci!! On repassera. Plus tard, bien plus tard. C'est donc le moment de retrouver mon chauffeur pour une nouvelle séance de ventilateur géant matinée de poussière couleur Roland Garros.
2h15 à l'aller, 2h30 au retour. Pour 50 kilomètres!! Au moins si on a un accident, on aura le temps de le voir venir à cette vitesse!!
Au final, quand on retrouve la route bitumée, c'est une vraie libération, je remplis les oreilles du conducteur de cris de joie, on dirait qu'on a gagné la coupe du monde ou que le PSG est champion de France... (sic) Laissé devant l'hotel, je marche comme un cowboy. Près de 5 heures de bécane auront eu raison de ma démarche chaloupée! De plus, arrivé dans la chambre, c'est l'hallucination quand je me regarde dans le miroir après avoir enlevé ma sacrosainte casquette. Je suis un tas de poussière ambulant. Même de près sur les zones laissées découvertes pendant la "route", je n'aperçois même plus un pore de ma peau!! De la poussière, de la poussière et encore de la poussière!! Et quand j'enlève mes vêtements pour me jeter sous la douche froide, ce sont de vrais cumulo-nimbus qui s'échappent!!! Est-ce qu'il faut que je brule toutes mes fringues du jour? Peut-être mais peut-être pas, faut pas exagérer... En tout cas, même en omettant la douche, je suis rincé et ne ferais pas long feu. Après un retour dinatoire chez la famille de la veille, je suis couché en même temps que les khmers et c'est pour moi une vraie perf'!!
On est dimanche et comme la veille, la même musique sonne le tocsin dès 6h du matin alors que le soleil est une boule de feu naissante qu'on peut encore regarder à l'oeil nu. Le spectacle est chouette mais comme la veille je m'en serais bien passé!! De là, c'est le retour à Siem Reap par le même chemin que l'avant veille sauf que cette fois, le car qui était prévu à 9h arrive à 10h45, certains diraient que ça ressemble à la SNCF, je leur dirais juste que ça ressemble plus au Cambodge, pays où le cours du temps est tout relatif. Je suis en ville à 13h30, heure à laquelle je retourne à la Naga GH pour la deuxième fois en trois jours. Personne là n'a oublié ma tronche et surtout pas celui à qui j'ai refilé la bouteille de Whisky!!!! C'est donc à son invitation qu'on finira la bouteille qu'il avait déjà fort bien entamé avec ses potes et les autres employés de la GH. Parfaite façon de finir mon séjour ici, tout le monde il est beau, tout le monde il est content! Le lendemain, il sera temps de se rapprocher du Laos en même temps que de célébrer mes 33 printemps, c'est la fête. Comme tous les jours...
La séparation d'avec Madro est encore toute fraiche. Une dernière douche chaude sans savoir quand sera la prochaine, un rapide coup d'oeil à la piscine dont je n'ai pas assez profité plus par paresse qu'autre chose, le temps de couper la climatisation qui maintenait la température de la chambre à des hauteurs tempérées et me voilà errant dans Siem Reap à la recherche d'une guesthouse (GH) à plus dans mes cordes. D'après le LP, la Naga GH est une de celles là. Dans ma nouvelle chambrée, un lit avec matelas, un ventilateur, une table basse et une prise de courant; en un mot, l'essentiel. Mais pour l'instant, l'essentiel est encore de s'y rendre. Le moyen le plus simple est le Tuk-tuk et en cinq minutes, me voilà rendu... ailleurs. Enfin c'est ce que je pensais car le tuk-tuk me dépose dans une rue qui est coupée sur toute la largeur par d'importants travaux. La chaussée, il n'y en a plus. A la place, un trou béant occupant une trentaine d'ouvriers qui travaillent en une journée plus que moi en un mois de Bank de Tokyo. Je vous entends déjà dire que je ne suis qu'un feignant mais ce n'est pas ça. C'est juste qu'entre travailler dans un bureau parisien huit heures par jour et excaver le sous-sol cambodgien, ce n'est pas vraiment la même affaire surtout quand il fait 35° à l'ombre et qu'il n'y a pas d'ombre, et que la poussière tuerait sur place un asthmatique moyen. La route est donc hors service pour les voitures, c'est logique. Et comme il n'y a même plus de trottoir, ça devrait aussi être interdit aux piétons, vélos et autres mobilettes. Seulement on est pas en France et la sécurité ici est plus un concept qu'une notion établie. Donc pour rejoindre mon hotel, il faut donc que je passe de planches en planches, chacune posée au dessus du vide dans un équilibre forcément précaire, avec mes kilos sur le dos. C'est pas un accès facile mais je suis sûr qu'avec un peu de pratique, je vais bientôt pouvoir sauter le trou en saut à la perche!
J'arrive donc à la GH en un seul morceau malgré l'adversité et commence à vider mon sac en vue d'écrire, forcément. Et bien ce faisant, tout d'un coup, je me rends compte d'un truc : qu'est ce que j'ai foutu de ma montre? Ca fait un an que je l'ai, que je la protège de l'eau car pas étanche car thaïlandaise bon marché, que je l'adore ma Philippe Patok. Et là, elle (me) manque. Un petit exercice de mémoire plus tard, ça y est, je sais!!! Je l'ai laissé à l'hotel fréquenté avec Madro et comme j'ai pris une douche avant de partir, j'ai dû m'en séparer temporairement et l'oublier comme un gland... Me revoilà donc au Day Inn hotel. J'explique donc mon cas simplement et avec assez de cohérence pour que le réceptionniste mette l'hotel à sac pour retrouver ma (pas si) précieuse. Seulement rien y fait, la chambre a été faite et plus rien de moi ne demeure hormi peut-être quelques poils ou cheveux tombés là avec honneur. Et comme je suis sûr de moi, j'insiste; mais non, ma montre est perdue, bordel!!!
Durant les 5 premiers mois de voyage, c'est d'ailleurs étonnant, mais j'ai toujours réussi à conserver l'ensemble de mes biens grace à un peu d'organisation, et là, c'est plus ou moins le début de la fin, si on excepte un gant de toilette perdu un peu plus tôt. Et c'est pas fini (à suivre...).
La journée prend donc une tournure négative et comme c'est par ma faute, ou celle de la personne qui nettoye les chambres, je n'ai de cesse de me traîter de tous les noms sur le chemin retour qui passera par le marché centrale pour m'acheter une toute nouvelle Rolox ainsi qu'un réveil car mon MP3 n'est finalement pas fiable...
De retour donc à l'hotel, je ne fais rien d'autre que de noircir des pages d'écriture pour mon plaisir (surtout quand c'est fini) et j'espère aussi pour le tient. Dans tout ça, je ne sais toujours pas ce que je fais le lendemain... J'ai le choix entre deux nouveaux temples perdus dans le nord du pays. En fait, le choix sera vite fait car j'avais rencontré plus tôt un type qui m'avait dit que la meilleure chose qu'il avait faite était la visite du Banteay Chhmar avec deux "h", un temple à moins de 100km à vol d'oiseau de Siem Reap, un jeu d'enfant. Je prends donc un billet de bus pour Sissophon, la ville la plus proche, puis continue à écrire, puis vais finalement dormir pour anticiper le réveil de 6h.
Le lendemain matin, je suis donc sur le pont à l'heure grace à mon nouveau super réveil en plastique à 5h50, heure à laquelle tous ceux qui travaillent à la GH se réveille aussi pour une longue journée oisive dans l'attente du client. Et quoi de mieux pour les journées oisives qu'une bouteille de whisky? Pffft, j'sais pas trop... Car j'ai en fait dans mon sac, depuis la veille, la bouteille à peine entamée qui avait été apportée par Madro depuis la France. Et comme ils n'ont pas voulu la récupérer malgré mon insistance, je la laisse lachement à un type d'une vingtaine d'années qui sort tout juste des bras de morphée. Tu parles d'une surprise pour le bonhomme!!! Un litre de whisky qui arrive tout cuit en bouche à l'heure où même le petit déjeuner hésite encore à sortir du lit. Je le préviens que c'est assez fort et que ce serait mieux pour lui d'attendre quelques heures avant de boire le précieux breuvage, je ne suis pas complètement irresponsable!! Un bus vient me prendre directement à l'hotel, il est presque plein, de touristes... C'est le bus qui relie Siem Reap à Bangkok, pas pour les cambodgiens... L'avantage, au moins, c'est qu'il ne s'arrêtera pas tous les kilomètres pour faire monter ou descendre quelqu'un.
Comme il est 6h, j'y finis ma nuit et ne suis réveillé qu'à 11h, heure à laquelle on s'arrête déjeuner dans un restoroute au milieu de nulle part. Comme je suis naturellement dans le cirage le plus complet, à cause de mon réveil éclair, je sors du bus la fleur au fusil avec simplement quelques baths et une cigarette, c'est tout. Tout le reste est dans le bus. Et alors que je fais connaissance avec un groupe de jeunes venus de Singapoure et qu'il me faut aller chercher quelque chose dans mes affaires, je monte dans un premier bus, pas le mien. Un deuxième, pas le mien non plus. Qu'est ce que c'est que ce bronx, il n'y a que deux cars sur le parking et aucuns d'eux ne correspond à mon bus qui a littéralement disparu!!!! Avec l'ensemble de mes affaires!!!! Ca dure 5 minute, 10 minutes, un quart d'heure, 20 minutes. Plus ca va et plus mon palpitant joue du Jembe. Est-ce qu'il va encore falloir que je m'insulte en silence, mais cette fois pour quelque chose de plus important qu'une fausse montre sans valeur? Je sens la panique monter. Mon passeport, mon cash, ma carte bleue, ma brosse à dents, tout le bordel manque à l'appel!!! Heureusement, après 25 minutes, le bus revient, apparemment d'une session de station service mais vu le temps que ça lui a pris, il a dû en faire des kilomètres pour trouver du fuel!! En retrouvant mon siège, bénit sois je, rien ne manque. Ouf!!!! Seulement, la prochaine fois c'est promis, quelques soient les circonstances, je garde mon trésor de guerre à portée de main. Une bonne frayeur donc, mais c'est apparemment comme ça qu'on progresse!!
Le reste du trajet sera vite avalé. A l'arrivée à Sissophon, je vous le donne en mille, je suis ENCORE le seul à descendre. Je dis au revoir à mes nouveaux potes singapouriens et leur promets de leur donner des nouvelles lorsque je serais à l'approche de chez eux, dans quelques mois. Excellent!!!
Je trouve facilement un hotel, c'est le métier qui rentre, et passe encore une fois l'après-midi devant l'ordi.
Le soir venu, il est temps d'aller chercher de quoi se restaurer. Je tourne dans Sissophon comme une âme en peine, impossible de trouver autre chose que des gargottes à la propreté douteuse. Est-ce que j'ai envie d'appeler les services sanitaires ou est-ce que j'ai juste envie de manger? Finalement, alors que je marche dans les rues en saluant tout le monde de 7 à 77 ans, une petite bonne femme m'interpelle : "food? food?". En gros, ça veut dire qu'elle et sa famille tiennent un resto mais faute de clients, ils ont fermé bien tôt. Je suis donc le seul à table alors que la famille vaque à ses activités, notamment le garage de leur 4X4 dans la pièce principale du restaurant où je suis exactement en train d'entamer mon curry au poulet. Ca a beau masquer les odeurs d'essence, pour la vue c'est bizarre, quand je lève les yeux, la bagnole parait occuper tout l'endroit. Je mange donc, salue mes hotes à l'issue pour ce repas frugal et atypique, et caresse quelques minutes le chat de la maison en m'étonnant que celui-ci ait une queue à l'inverse de 99% des chats qu'on croise en Asie du sud-est!. C'est le retour à l'hotel, le retour du sommeil.
Je suis debout bien plus tôt que prévu. Ma chambre dont la fenêtre est ouverte donne directement sur le centre de Sissophon et je ne sais pas si c'est parce que c'est aussi le weekend pour les cambodgiens mais dès 6h, la ville déverse un flot ininterrompu de musique traditionnelle à base de AYYYYY AYYYYYYYYYY. Pour moi c'est plutôt aïe aïe aïe, et me voilà debout. Le temps de me rendre compte que même la fenêtre fermée je ne pourrait gagner la guerre du bruit, c'est l'heure de l'expédition pour Banteay Chhmar et comme la route est dite "particulièrement mauvaise" dans le LP, je fais le choix de dégotter un chauffeur de moto qui pourra m'y conduire sur les 50 kilomètres de piste nous en séparant encore. Dégotter un chauffeur de moto? Facile au Cambodge!! A peine sorti de l'hotel, ils sont 3 à se disputer mes faveurs! Je choisis donc le moins cher même s'il ne parle pas un traitre mot d'anglais et c'est parti mon kiki!! Après 1km de route goudronnée pour sortir de la ville, on arrive au royaume de la poussière. Baignée par le soleil depuis de nombreux mois sans pluie, la piste est mi-sablonneuse mi-pierreuse, couleur ocre voire terre battue. Elle est également fréquentée par tout ce que le Cambodge compte de véhicules divers et variés. Du motoculteur surchargé au camion fou, tout y passe. Je dis camion fou car sur la piste, le camion est celui qui va le plus vite. Pour rester sur le même thème camionneur, chaque fois qu'on se fait doubler ou qu'on croise un camion, ou même une voiture, celui-ci lève un nuage de poussière qui pourrait recouvrir le continent européen!! Et comme mon chauffeur n'a de casque ni pour lui ni pour moi, à chaque fois, c'est une nouvelle épaisseur de poussière qui s'ajoute à la précédente des pieds à la tête. Si on compte en plus que pour parcourir les 50km, il nous a fallu deux heures quinze, de 8h à 10H15, vous comprenez sans mal que des camions, on a eu le temps d'en croiser quelques uns!!!
En arrivant au temple, comme on est plus sur la moto et qu'il fait pas loin de 40°, la transpiration vient se mèler à la poussière pour former une sorte de pâte. On a déjà vu plus plaisant!! Sur place, pas d'autre conducteur de moto, je suis le seul touriste. Je suis même obligé de réveiller la personne qui s'occupe de vendre les billets d'entrée quand elle n'est pas dans son hamac à l'ombre de sa guérite. Ca y est enfin donc, j'ai mon ticket, il est l'heure de se rendre compte. Le Banteay Chhmar a ceci de particulier que c'est un vrai champ de ruines. Par endroit, il y a encore des semblants de murs qui ressemblent à quelque chose mais entre eux, c'est un vrai bazar. Les pierres de plusieurs tonnes qui s'étalent au sol se comptent par milliers. Je suis parfois obligé d'avancer à quatre pattes pour ne pas me casser la figure mais au final, ça rend l'expérience unique. Alors que je visite, je suis persuadé d'être le découvreur du sîte, c'est en tout cas ce à quoi ça ressemble. C'est vraiment de l'Indiana Jones dans le texte!! Et puis seul au monde! Et puis sans eau!! Comme la tête de linotte que je suis, j'ai oublié de prendre de l'eau ce qui abrègera la visite après plus d'une heure, la chaleur rendant le tout bien trop épuisant et bien trop transpirant. C'est un coup à fondre littéralement au soleil, non merci!! On repassera. Plus tard, bien plus tard. C'est donc le moment de retrouver mon chauffeur pour une nouvelle séance de ventilateur géant matinée de poussière couleur Roland Garros.
2h15 à l'aller, 2h30 au retour. Pour 50 kilomètres!! Au moins si on a un accident, on aura le temps de le voir venir à cette vitesse!!
Au final, quand on retrouve la route bitumée, c'est une vraie libération, je remplis les oreilles du conducteur de cris de joie, on dirait qu'on a gagné la coupe du monde ou que le PSG est champion de France... (sic) Laissé devant l'hotel, je marche comme un cowboy. Près de 5 heures de bécane auront eu raison de ma démarche chaloupée! De plus, arrivé dans la chambre, c'est l'hallucination quand je me regarde dans le miroir après avoir enlevé ma sacrosainte casquette. Je suis un tas de poussière ambulant. Même de près sur les zones laissées découvertes pendant la "route", je n'aperçois même plus un pore de ma peau!! De la poussière, de la poussière et encore de la poussière!! Et quand j'enlève mes vêtements pour me jeter sous la douche froide, ce sont de vrais cumulo-nimbus qui s'échappent!!! Est-ce qu'il faut que je brule toutes mes fringues du jour? Peut-être mais peut-être pas, faut pas exagérer... En tout cas, même en omettant la douche, je suis rincé et ne ferais pas long feu. Après un retour dinatoire chez la famille de la veille, je suis couché en même temps que les khmers et c'est pour moi une vraie perf'!!
On est dimanche et comme la veille, la même musique sonne le tocsin dès 6h du matin alors que le soleil est une boule de feu naissante qu'on peut encore regarder à l'oeil nu. Le spectacle est chouette mais comme la veille je m'en serais bien passé!! De là, c'est le retour à Siem Reap par le même chemin que l'avant veille sauf que cette fois, le car qui était prévu à 9h arrive à 10h45, certains diraient que ça ressemble à la SNCF, je leur dirais juste que ça ressemble plus au Cambodge, pays où le cours du temps est tout relatif. Je suis en ville à 13h30, heure à laquelle je retourne à la Naga GH pour la deuxième fois en trois jours. Personne là n'a oublié ma tronche et surtout pas celui à qui j'ai refilé la bouteille de Whisky!!!! C'est donc à son invitation qu'on finira la bouteille qu'il avait déjà fort bien entamé avec ses potes et les autres employés de la GH. Parfaite façon de finir mon séjour ici, tout le monde il est beau, tout le monde il est content! Le lendemain, il sera temps de se rapprocher du Laos en même temps que de célébrer mes 33 printemps, c'est la fête. Comme tous les jours...











