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Ethiopie: Erta Ale et Dallol
by Gyrodus · 2006-01-09 · 5 replies
Bonjour à tous,

J'envisage depuis longtemps un voyage en Ethiopie dans le secteur du fameux volcan "Erta Ale" et au fabuleux site hydrothermal du Dallol (magnifique), je pense que la dernière émission d'Ushuaïa Nature m'a vraiment décidé à partir cette année, sans doute au mois d'avril. D'après ce que j'ai lu sur ce forum, il faut des autorisations pour aller dans le secteur, est-ce facile à obtenir ? Comme je prévois d'y aller avec quelques amis et de manière autonome (d'ailleurs est-ce la bonne solution ?), j'aimerai savoir si quelqu'un connait la région, si les accès sont possibles en 4x4 (notamment au Dallol), et s'il est éventuellement possible d'obtenir les autorisations d'entrée avant l'arrivée sur place...?

Merci d'avance et bonne année à tous !

++
Belle Ethiopie
by Bertrand2 · 2004-11-06 · 23 replies
Croyant avoir déjà tout vu, je suis tombé en extase devant la beauté de l'Ethiopie. Est-ce le fruit de mon imagination ? Est-ce que j'exagère ?

Merci aux routards confirmés connaissant l'Ethiopie de me donner leur avis.
Éthiopie
by Maesjl · 2005-02-15 · 19 replies
Rentrant d’Ethiopie, où je vais à peu près deux fois par an depuis six ans, je ne résiste pas à l’envie de partager mon enthousiasme.

D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une « République Fédérale » et que ce nom n’est pas usurpé. En effet, ce sont des pays bien différents. En ne prenant que les quatre points cardinaux, on a :

LE NORD : le berceau du christianisme en Afrique. C’est le pays des monuments (églises enterrées de Lalibela, églises troglodytes vers Chelekot, monastères dans les îles du lac Tana, Axum la cité antique avec ses tombeaux, stèles, l’enceinte royale, Gondar avec le Campement Impérial) plus le Nil Bleu, les montagnes du Simien. Les amateurs d’histoire et de vieilles pierres se régaleront. Il faut ajouter les somptueuses fêtes de Noël et du Jour de l’An (calendrier julien) et, bien sûr, Timkat.

L’OUEST : Une nature exubérante, une succession de panorama superbes et, au bout du chemin, deux ethnies aux rites séculaires :les Nuer et les Anuak.

Installés vers Gog et le lac Tatta, les Anuak sont des agriculteurs sédentaires. Leurs villages sont disséminés dans la forêt. Passer d'un village à l'autre, sous des arbres immenses, découvrir leurs cases, leur mode de vie, est un réel plaisir. Un système de type féodal, toujours en vigueur, régit leur existence.

On découvre les Nuer dans les environs d’Itang. Ces hommes et femmes aux allures élancées sont immenses. Ils vivent dans des zones inondables et doivent donc déplacer leurs cases à chaque période de crues. Ils sont avant tout éleveurs, le soin qu'ils apportent aux troupeaux rythme leurs activités quotidiennes. Leurs traditions, leurs rites, dont celui de l'initiation des jeunes hommes, restent aussi vivants que ceux des Anuak.

Gambela sert de base pour partir à la découverte de ces peuples. Le retour par Bedele permet d'approcher la région de Kafa, ses plantations de café, ses forêts immenses puis, en passant par Jimma, de traverser le pays Gouragué.

L’EST : deux grandes directions : la dépression du Danakil (le site de Lucy) et Harar.

Aller vers le Danakil, c’est emprunter la très belle route Addis-Kombolcha. C’est ensuite bifurquer pour aller vers la Mer Rouge par une des routes les plus spectaculaires d’Ethiopie. C’est aussi visiter quelques marchés dont (le lundi) celui de Bati (41 km. de Kombolcha) le plus important d’Ethiopie après le « Merkato » d’Addis, lieu de rencontre des Afars, Oromos, Amaras, … C’est enfin le désert du Danakil et les fouilles de Hadar (3-4 millions d’années).

Sur le retour, en empruntant la route qui suit la vallée de l’Awash, on peut rejoindre la deuxième direction.

Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).

Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.

Flâner dans Harar, la quatrième ville sainte de l'Islam, c'est découvrir les maisons harari, leur cour intérieure, leur petit jardin et l'accueil de leurs habitants. Au détour d'une ruelle : la maison de Rimbaud, un peu plus loin : un marché très coloré et très achalandé. Cette ville mérite, à elle seule, quelques jours de visite.

Vous êtes dans le pays des Afars. Ils vivent dans une région désertique où la température peut atteindre 50 °. C’est l'un des déserts les plus inhospitaliers mais aussi des plus étranges : lacs saumâtres, eau sulfureuse, laves incandescentes, fumerolles, …

Dans cet environnement les Afars essaient de survivre avec leurs chameaux et leurs troupeaux, en perpétuelle recherche d'eau, de nourriture, de pâturages.

Tous se parent avec soin, les hommes portent le"gilé", impressionnant grand couteau courbe. Les femmes portent des coiffures complexes, tressées et décorées de perles multicolores ainsi que des vêtements chamarrés.

LE SUD : coupé en deux par la vallée du Rift, la région des grands lacs.

A l’est, touchant la Somalie, au sud d’Harar, l’Ogaden ressemble à l’image que certains ont de l’Ethiopie : un désert, le pays des grandes famines.

Mais entre cette région et le Rift, la route qui va vers le Kenya traverse la partie probablement la plus riche d’Ethiopie. En passant et selon la saison, on peut y acheter à peu près tous les fruits locaux (ananas, mangues, papayes, bananes, pastèques, …), des légumes et, bien entendu le célèbre café de Sidamo (origine du Moka).

A environ 150 km., entre la route principale et l’Ogaden, les montagnes de Bale sont le paradis des ornithologues. On y trouve des centaines d’espèces différentes dont certaines n’existent nulle part ailleurs.

A l’ouest, c’est principalement la vallée de l’Omo, qui alimente le lac Turkana. Christian Bader, dans « Les Guerriers nus », donne une bonne idée de cette région :

« Il est en Afrique une région presque aussi vaste que la France que les grandes villes et vieilles civilisations du continent n'ont fait qu'effleurer, que les expéditions dépêchées par les colonisateurs européens se sont contentées de traverser, et que les différents Etats dont elle relève aujourd'hui ne gouvernent encore que de loin. Cette région, dont les cartes les plus récentes n'offrent pour l'instant qu'une couverture approximative, comprend le sud-est du Soudan, le nord-est de l'Ouganda, le nord-ouest du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie.

Dans ces lointains confins, où le temps semble s'être arrêté, coexistent près d'une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d'autres réduits à quelques familles, certains établis sur d'immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d'autres confinés dans quelque vallée isolée où ils subsistent de chasse et d'agriculture sur brûlis. C'est sans aucun doute dans le sud-ouest de l'Ethiopie que se trouve l'une des plus prodigieuse concentration de ces peuples qui, à l'aube du XXIe siècle, continuent de donner l'impression de surgir tout droit des premiers matins du monde. »

Qu’ajouter à cela sinon que c’est la région dont je suis tombé amoureux, que parmi ces peuples (Karo, Dassanecht, Konso, Mursi, etc.) les Hamer m’ont séduit, que c’est chez eux que j’ai ma « maison » et qu’il ne faut pas me demander trop d’objectivité à leur sujet.

Bien sûr, je suis prêt à partager mes petites connaissances avec tous ceux qui envisagent de partir dans ce pays
Crash d'un Boeing 737 Max Ethiopian Airlines Addis-Abeba - Nairobi
by Blesl · 2019-03-10 · 142 replies
D'après le site de la BBC ce matin :

An Ethiopian Airlines Boeing 737 passenger jet has crashed on a flight from Addis Ababa to Nairobi.

The flight is believed to have had 149 passengers and eight crew members on board, the airline says. A spokesman said the crash happened at 08.44 local time on Sunday, shortly after take-off from the Ethiopian capital. In a statement, the airline said that search and rescue operations were under way. It did not provide details on the number of casualties. "Ethiopian Airlines staff will be sent to the accident scene and will do everything possible to assist the emergency services, " the airline added. First word of the crash came on Prime Minister Abiy Ahmed's Twitter account. He tweeted his "deepest condolences to the families of those that have lost their loved ones".

Toute notre sympathie aux familles des passagers et de l'équipage. Nous prenons un vol Paris-Addis-Windhoek en septembre avec Ethiopian.

Amitiés et bises

Bernard
Voyage et vol interne en Éthiopie
by Laetitia2084 · 2017-12-10 · 6 replies
Merci pour toutes ces infos très précises que nous recherchions et pour votre expérience. Cela nous éclair pour notre voyage futur. Une petite question pratique, vous avez pris un vol international avec Ethiopian Airlines mais comment avez vous fait pour payer les vols intérieurs moins cher? C’est sur place à l’aeroport? 😊
Voyage seule en Éthiopie et sécheresse
by Lecoeurestun · 2017-03-13 · 15 replies
J'avais décidé de me rendre en Ethiopie mais ça m'a vivement été déconseillé par plusieurs voyageurs.

En effet, il semblerait que la sécheresse sévit et que en voyageant seul, on ne soit plus en sécurité.

Pourtant certains d'entre vous continuent à s'y rendre

Merci de vos contributions.
Voyage en Éthiopie (petit topo rapide et incomplet)
by Manila1968 · 2017-02-26 · 17 replies
A titre d'information pour les voyageurs (un petit topo rapide et incomplet ) : Tout juste de retour d’Éthiopie qui était aussi mon premier voyage en Afrique, je rentre enchanté de mon séjour. C'est un pays facile a voyager, un peuple ouvert et sympathique que j'ai rencontré. Je n'ai a aucun moment ressenti de l’insécurité (comme partout, même a Paris, nous devons quand même avoir un minimum de vigilance, ne serait-ce que pour éviter de se faire voler son passeport ou ses devises). Je suis parti en solitaire en bus de Addis a Arba Minch, puis Konso et Jinka par étapes. C'est un vrai beau voyage, un réel dépaysement... Note : Attention a l’hôtel Goh Hotel de Jinka, un canadien que j'ai rencontré s'est fait dérober 300 dollars qu'il avait déposé dans le coffre-fort de la réception (en omettant de faire un inventaire contradictoire de ses devises avec la réceptionniste ). Une plainte a été déposé au poste de police de Jinka début février. Le coffre n'a pas été forcé, seul les 300 dollars avait disparu. Donc dans le doute, ne laissez pas votre argent dans ce coffre ( et en général dans les coffres )... C'est un beau pays, mais il faut si possible éviter tous les prétendus rabatteurs et guides qui sont le plus souvent la pour vous dérouter, vous mentir, et tenter de vous prendre votre argent. Si vous devez prendre un guide pour visiter un village ou autre, ne vous précipitez pas, prenez votre temps (deux ou trois jours), faites baisser les prix. Ils sont beaucoup a être malhonnêtes (et "menteurs" pour le 2e fois), et cela même parmi les guides officiels. Si vous êtes pressés vous vous ferez avoir (beaucoup de voyageur ne s' aperçoivent parfois même pas de leur déroute)... Les prix en mode routard : Un billet d'avion pour l’Éthiopie 500 euro.Le visa 48 euro. Les nuits d hôtels entre 6 et 12 euro. Une bouteille d'eau 40 c . Une bière pression 20 c. Un café 20 c. Un repas moins d'un euro. 500 km en bus= 10 euro. (Les cachets contre le paludisme existent en générique, donc beaucoup moins cher, et le vaccin contre la fièvre jaune est remboursé par certaines mutuelles)... En sortant de l’aéroport d'Addis, traversez le parking des taxis (et des particuliers), prenez a la sortie du parking la petite route par la gauche (sur 300 mètres) jusqu'au rond point. A ce rond point prenez a droite et passez sous le "porche", continuez ainsi jusqu' a l'autre rond point (qui est aussi a 300 mètres). Passez sous le pont aérien en traversant la voie routière et vous apercevrez la station d'essence "NOC''. Les minibus pour Piazza ou le centre ville se trouve de l'autre coté de l'avenue. 20 centimes d'euro pour vous rendre de l'aéroport a Piazza (et vice et versa)... Je me suis rendu ensuite a Harare, la ville d'Arthur Rimbaud, un périple tout aussi dépaysant, une ambiance aux antipodes du sud de l’Éthiopie d' ou j'arrivais. J'ai eu l’impression durant ce voyage d'avoir visiter plusieurs pays. L’Éthiopie est vraiment un pays magnifique.

Ma présentation est un peu brève et archaïque... mais je n'allais pas non plus écrire un roman ou un guide, je ne fais que partager, rapidement et sans prétention, ma petite expérience sur ce beau pays. Vous pouvez aussi trouver une petite vidéo sur le Y.O.U.T.U.B : " Voyage en Éthiopie 2017 ", histoire de mettre des couleurs sur ce récit.

Bon voyage aux prochains.
Éthiopie: visa et tarif
by Rockee · 2015-01-27 · 28 replies
Bonjour,

Juste une petite info : le prix du visa à l'arrivée est de 50 USD.

Si vous voulez des infos sur le Danakil : je viens d'en revenir (ce matin !).

Cordialement.

Rockee
Tour dans le désert Danakil: joindre un groupe? (Éthiopie)
by Soloxv · 2014-09-30 · 20 replies
bonjour, Je me rend en Ethiopie a partir du 02 novembre 2014 pour une durée d'un mois...je souhaiterais savoir si il est possible de participer a une expedition au dernier moment en arrivant sur Mékélé pour un tour dans le Danakil ? est-il courant de pouvoir se joindre a un groupe sur place sans réservation préalable? dans l'attente de vos infos merci...
Sécurité en Éthiopie
by Tiblax75 · 2014-05-12 · 31 replies
Bonjour à tous

Avec mon fiancé nous nous posons la question de partir en voyage de noces à Zanzibar et 2 semaines en Éthiopie. Mais nous hésitons beaucoup au niveau sécurité. Qu'en est il actuellement? Le pays est il stable? Peut on circuler seuls sans guide dans les villes sans craindre à chaque instant d'être agressé?

Merci beaucoup
Retour d'un mois de trek sur les chemins d'Abyssinie
by Gotham · 2014-01-27 · 13 replies
Amis voyageurs bonjour!😉

Je suis parti en Ethiopie au mois de novembre 2013 et j'aimerai partager avec vous ce voyage intense dans une des contrées les plus belles de notre planète, pour vous donner envie de partir à votre tour. Récit d'un mois de trek inoubliable :

Arrivé à Addis Ababa, je flâne dans la ville. Tout autour de moi ce n'est qu'un grand chantier de construction, les immeubles s'érigent par dizaines avec des échafaudages sommaires en bois. Mes errances me conduisent au marché qui, dit-on, est un des plus grands d'Afrique. Je visite l'ancien Palais du négus Haïlé Sélassié, on y voit les appartements de l'empereur et ceux de la Reine tels qu'ils l'ont laissé. Puis le musée national, où je rencontre notre ancêtre à tous l'australopithèque Lucie. Pas de doute, je suis bien dans le berceau de l'humanité.

Mon chemin se poursuit vers Gondar, ancienne capitale, où la visite des châteaux fortifiés du roi Fasiladès I et des ses descendants me plongent dans l'Histoire. Un petit tour à Debark pour remplir quelques papiers d'autorisation pour entrer dans le parc national du Simien, et l'aventure commence.

Sankaber sera le point de départ d'un trek qui me mènera des hauts plateaux d'Abyssinie aux confins du triangle Afar. Dès le premier jour de marche, la rencontre avec les gardiens de ces montagnes, les babouins gélada endémiques à l'Ethiopie, me font réaliser la beauté de ces territoires vierges. A des kilomètres à la ronde, le panorama est vertigineux et verdoyant.

Je m'enfonce dans les forêts enchanteresses où le lichen pend aux branches des arbres en leur donnant un côté mystique. Je ne tarde pas à rencontrer les bergers qui peuplent ces montagnes. L'Ethiopie est un pays où la population est composée à 90% d'agriculteurs et d'éleveurs. Leur hospitalité est désarmante, chacun d'entre eux insiste pour me faire entrer chez lui, pour participer à une cérémonie du café à l'intérieur de leur demeure de pierre et de branchage. C'est une véritable institution ici. Les grains sont d'abord torréfiés, puis on nous souffle la fumée qui s'en dégage au visage, en signe de partage. Puis on ajoute l'eau. Il faut boire trois tasse : la première est corsée, la deuxième est plus douce, et la troisième, bien diluée. Le soir, les bivouacs dans les tentes, autour d'un feu, sont des moments privilégiés sous un ciel jonché d'étoiles.

A raison de sept à neuf heures de marche par jour, j'arrive bientôt au Ras Dashen, le plus haut sommet du pays, à 4543 m. Une rencontre poignante avec les enfants du Ras Dashen me fait relativiser tous mes soucis d'occidental. Ils vivent sur les sommets à l'année pour garder les troupeaux de bétails. Rarement, leur parents leurs rendent visite pour les approvisionner. Le soir ils se réfugient avec les bêtes dans des grottes pour se réchauffer. Certains n'ont pas plus de sept ans.

A partir de là, je commence à perdre de l'altitude et les versants sont de plus en plus cultivés, notamment par le tef, la céréale prédominante, qui sert à fabriquer les galette d'injera, le plat national. Perso je ne suis pas fan des produits fermentés, mais on finit par s'y faire, et les sauces qui accompagnent sont délicieuses.

Petit à petit, ; j'arrive dans le Tigray, où je m'essaye pour la première fois à l'escalade, sur le mont ghéralta. En haut de ces pythons rocheux se cachent des églises troglodytes dont certaines datent du 4ème siècle, et les fresques sont grandioses. Ces bâtiments prodigieux creusés dans la roche sont encore en activité aujourd'hui et des prêtres orthodoxes y officient. Ils sont déjà difficiles d'accès à la montée, mais j'étais tellement pressé de les découvrir que je n'avais même pas pensé à la descente. C'est sportif, mais la récompense en vaut largement la peine. Le soir je plante ma tente dans des écoles de village où les enfants par dizaines m'accueillent en fanfare. Même si on ne parle pas la même langue, on chante.

Je continue à descendre les sentiers, de villages en villages, en traversant des paysages féeriques et variés, jusqu'au moment où je gagne une petite agglomération, où je m'engouffre dans un 4x4 direction le Dallol. Probablement le site le plus incroyable qu'il m'est été donné de voir dans ma courte vie. Dans ce cratère, les affleurements de souffre et d'oxyde de fer laissent apparaître sur le sol des couleurs hallucinantes. Jaune vif, orange profond, vert fluorescent, on se croirait sur une autre planète.

Au pied du Dallol, je découvre les Afars, qui récoltent le sel sur une mer asséchée, sous le soleil de plomb de l'endroit le plus chaud sur Terre. Ils le transportent par caravanes chamelières jusqu'aux endroits où il est absent, et pourtant si utile à la vie. Deux jours durant, je suis les caravanes dans le désert.

Ma route se poursuit sur le volcan Erta Ale, dont je fais l'ascension de nuit. Au petit matin, un rêve de gosse se réalise : je suis au bors de la caldeira, où j'admire le lac de lave en fusion, une fenêtre en direct sur les entrailles de la terre. On ne se rend ici qu'escorté de militaires, à cause de la frontière toute proche avec l'Erythrée.

Mes pas me mènent ensuite au lac Abbé, qui marque la frontière avec la république de Djibouti. Je passe une nuit dans cet endroit lunaire dans une daboïta, l'habitat traditionnel des Afars, avant d'entrer à Djibouti. Je poursuit mon périple jusqu'au lac Assal, où la banquise de sel m'accueille pour un autre paysage à couper le souffle.

Je rejoins tranquillement la bourgade de Bankoualé, où les habitants me prennent sous leur aile. Je me repose un peu de ce voyage qui aura été le plus sportif que j'ai jamais entrepris, mais aussi assurément l'un des plus marquant. Je me remet de mes émotions en pratiquant un peu de snorkelling le long des récifs de la mer Rouge qui grouillent de vie sous marine.

Pour finir, j'emprunte un boutre, une embarcation lourde en bois, pour rejoindre le port de Djibouti ville. Le capitaine me laisse la barre du bateau pendant une bonne heure et s'en va boire quelques bières, mais il revient à temps pour redresser le cap et j'arrive finalement à point nommé, au point final de mon voyage, où je reprends l'avion direction Paris la tête chargée de souvenirs et d'espoirs de revenir un jour.

Voilà 🙂, j'espère que ça vous aura plus et que ça vous aura donné des idées!

J'ai réalisé une vidéo qui retrace mon parcours, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, ça se passe ici :
http://www.youtube.com/watch?v=69oS6Iw32ao

Et si vous voulez prolonger l'aventure avec un article et des photos, voici le lien sur mon blog : http://globexplo.com/trek-ethiopie-djibouti

A bientôt pour un nouveau périple!
Voyager seule: quatre semaines en Ethiopie, décembre 2012
by Kris63 · 2013-01-04 · 4 replies
Lorsqu’on voyage seul (cad pas avec un tour operator), il est difficile de prévoir précisément son voyage quand on ne connait pas les durées des trajets ni la fréquence des minibus entre les villes, ni le temps qui serait nécessaire pour visiter tel parc ou site, et ni s'il faut réserver les hôtels à l'avance.

Voici, à titre indicatif, le ‘calendrier’ de mon voyage en Ethiopie. Il ne s’agit pas d’une description touristique mais clairement logistique de mon voyage, ni du ‘parcours idéal’. Ce parcours été choisi en fonction de mes centres d’intérêts. Il y aurait tant d’autres choses et de régions à voir, mais par manque de temps, j’ai opté pour le parcours le plus ‘classique’, cad la route historique du nord. Pour toute info concernant les sites, vous trouverez toutes les infos utiles dans d’autres discussions, dans des guides ou sur internet.

Je déterminais le temps que je passerais sur chaque site… une fois sur place, en fonction de l’intérêt que j’y trouvais. Il est possible de réduire le temps passé dans les transports en optant pour les transports aériens… Décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birrs.

J1 et 2 : visite contemplative (non touristique) d’Addis, assise à la terrasse de cafés et préparation tranquille des jours à venir. J3 à J6 : trek à pied dans les montagnes de Dodola (à côté des montagnes de Bale) avec 1 guide. Minibus Addis-Dodola (5h30 de trajet, 147 birrs) J7 : retour à Addis en minibus et repos. J8 : visite touristique de Addis (parcs et musées) J9 : Addis-Lalibela en avion (1170 birrs, 1h de trajet au lieu de 2 jours en minibus). Arrivée à 8h30 à Lalibela. Visite des 11 églises du site avec un guide. J10 : Matinée, balade dans la montagne surplombant Lalibela, visite d’une église (150 birrs). Après-midi, re-visite des églises de Lalibela, seule cette fois-ci, pour me perdre dans le dédale d’églises et de tunnels. J11 : Lalibela-woldia-Mekele en minibus (182 birrs, 11h de trajet). 2 bus/j au départ de Lalibela. Réserver sa place la veille est fortement recommandé. Et être à la station de bus à 5h du mat pour un départ à 6h. J12 à 14 : visite d’églises dans le Tigray. Location d’un minibus (1150 birrs par jour avec chauffeur), avec 1 guide (250 birrs par jour). 150 birrs par église, 2 visitées par jour. J15 : Mekele-Yeha (100 birrs, 4h de trajet). Déposée à un croisement, Yeha n’étant pas sur l’axe principal. Puis 5 birrs (15mn) du croisement à Yeha. Attention : un bus tous les 2 heures en moyenne pour Yeha… Visite de Yeha. En fin d’aprem, Yeha-Axum (21 birrs, 1h15). J16 : visite d’Axum J17 : Axum-shire (35 birrs, 1h). Puis impossibilité (ce jour-là) de faire shire-Debark pour cause de travaux sur la route à ce qu’on nous a dit. Donc retour à Axum, revisite, et achat d’un billet d’avion pour le lendemain. J18 : Axum-Gonder en avion (800 birrs, 1h). Après-midi : visite de Gonder et achat de nourriture en prévision du trek dans le Simiens. J19 à J24 : Gonder-Debark en minibus (50 birrs, 2h). Arrivée à Debark à 8h du mat. Enregistrement au bureau de l’entrée du parc du Simiens. Embauche d’un scout, d’un muletier+ une mule, derniers achats de nourritures (2 fois plus cher qu’à Gonder…), location d’ustensiles de cuisine. 9h45, départ pour 6 jours de trek à pied, les sacs sont portés par la mule. Nuitées en lodges (cases). Picnics les midis (pain+thon, pain+vache qui rit ( !!) ou pain+ miel selon les jours. Très frugal…). Repas les soirs : injera + shuro (2 soirs, où il y avait possibilité de se faire préparer localement à manger), pâtes + sauce tomate (préparées par nous les 3 autres soirs). Attention, un grand classique : comme indiqué par le bureau des entrées du parc lors de l’inscription, le scout et muletier sont sensés s’occuper de leur propre nourriture, donc nous n’avions acheté à manger que pour nos propres repas, soit pour 2 personnes. Sauf que, en fait, ils n’emmènent rien à manger et comptent sur nous pour les nourrir. Au final, comme on doit bien partager (difficile de manger quand le scout et le muletier sont assis à quelques mètres de nous et fixent nos assiettes… on comprend vite le message…), il arrive un moment où la nourriture manque ! Et comme les habitants du parc ne peuvent rien vendre aux touristes… On a quand même pu se débrouiller pour trouver des œufs, mais c’était limite… Donc 2 solutions : soit vous achetez + de nourriture dès le départ, soit vous vous assurez avant le départ qu’ils prennent bien à manger. Ne pas penser que s’ils ne prennent rien, c’est qu’ils pourront acheter dans les villages en cours de route (c’est ce que nous croyions…): ils n’en feront rien. J24 : arrivée à Debark à 13h. Puis minibus jusqu’à Gonder. J25 : visite de Gonder le matin, puis Gonder-Bahir dar en minibus (65 birrs, 3h) J26 : visite d’églises sur le lac Tana, en bateau. 100 birrs par église, 3 églises. 150 birrs par personne pour le bateau à moteur (7 personnes). Après-midi, repos, cinéma. J27 : balade aux chutes du Nil Bleu, situés à 30km de Bahir Dar. Minibus : 13 birrs, 45mn. J28 : Bahir Dar-Addis en bus : 165 birrs, 11h de trajet. J29 : Addis, dernières visites et derniers achats. Le soir, retour pour la France.

Si je devais changer quelque chose ? Je resterais plus longtemps vers Lalibela et le Tigray. J’éviterais Axum (mauvais souvenirs : punaises de lit dans 1 des hôtels, guide mauvais, tuktuk hors de prix, route coupée après Shire donc retour à Axum et perte d’une journée, tentative d’arnaque d’un chauffeur de bus. Bref la totale, le tout en 1 seule ville, ca fait beaucoup. Mais quelqu’un d’autre que moi aurait une expérience et un avis différents surement, ca n’engage que moi. Ca reste un site intéressant à visiter). Donc je prendrais l’avion Mekele-Gonder directement. Enfin, j’essaierais de m’organiser pour faire la dépression du Danakil (4 jours, 700$), qui est, semble-t-il quelque chose d’extraordinaire à faire. Sinon, il y a tellement de choses intéressantes à visiter en Ethiopie que 30 jours ne suffisent clairement pas. Il faudrait 1 mois supplémentaire pour visiter le sud-ouest et ses lacs, et l’est désertique.

Pour des infos sur les transports, communication, sécurité, santé… : voir la discussion ‘Ethiopie : infos diverses pour mieux préparer son voyage’. Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’
Au royaume du prêtre Jean - carnet d'Éthiopie (1ère partie)
by Marmotte54 · 2012-11-16 · 22 replies
Bonjour,

En février dernier, l'Homme et moi avons eu l'occasion d'effectuer un voyage de deux semaines en Ethiopie. Ce fut une première, à tout point de vue : en effet, si nous avons déjà voyagé à droite et à gauche, jamais encore nous n'étions allés en Afrique, et jamais dans un pays comme l'Ethiopie. Nous sommes passés par une agence locale, Bella Abyssinia, qui s'est occupée de toute la partie logistique : 4x4, chauffeur, réservation des hôtels... L'Ethiopie étant un pays immense, nous nous sommes concentrés sur la partie Nord, la bien nommée « Route historique » : un circuit au départ d'Addis-Abeba, la capitale, via Gondar, Axoum et Lalibela, soit une boucle de 2500 kms environ. Bilan ? Des paysages somptueux, un patrimoine artistique d'une richesse extraordinaire et, surtout, la découverte , la découverte, donc, d'un mode de vie que j'étais loin d'imaginer. Voici donc, au jour le jour, le récit de notre périple, dans ce pays qui m'a fascinée...

Mercredi 15 février. Addis Abeba

Six heures du matin, l'avion d'Ethiopian Airlines se pose sur l'aéroport d'Addis Abeba, après un vol direct depuis Francfort. Le ciel est limpide, et l'air très frais ! Première étape, l'obtention des visas. Deux employés officient dans un petit bureau, l'un complète les formulaires, l'autre rédige les reçus de paiement. Carnets à souche, stylo et papier carbone, pas de doute, nous sommes bien en Ethiopie !

Miki, de l'agence Bella Abyssinia, nous attend dans le hall. Il sera notre chauffeur pendant les deux semaines à venir mais pour l'instant, il nous conduit simplement à l'hôtel, pour un peu de repos.

On vient nous rechercher à onze heures, pour nous conduire à l'agence. Addis offre un visage hétéroclite : pas de trottoirs, les rues secondaires en terre battue, des immeubles vétustes, d'autres en construction, partout des bicoques faites de bric et de broc. La circulation est infernale, les grandes avenues complètement embouteillées, voitures, minibus, taxis bleus ! La foule grouille autour des innombrables petites échoppes, sur les bas-côtés les cireurs de chaussures et les petits marchands – trois légumes sur un bout de tissu – se comptent par dizaines, quelques animaux divaguent... Jamais je n'avais vu une telle animation !



Echafaudages en bois d'eucalyptus, comme partout ici.

Une fois les formalités réglées et le déjeuner expédié, nous consacrons l'après-midi à la visite des deux principaux musées de la ville, situés dans le quartier des Universités : le Musée National d'abord, dont la collection de fossiles conte l'évolution de l'humanité (petit bonjour, en passant, à Lucy !) ; le Musée d'Ethnologie ensuite, qu'une panne d'électricité plonge en grande partie dans l'obscurité.On parvient tout de même à voir la section consacrée aux croix et aux icônes – superbe ensemble, très bien présenté de surcroît (textes en anglais, comme au Musée National).

Puis notre accompagnateur propose une balade sur les collines d'Entoto, qui dominent la ville.



Ces collines, assez élevées, sont couvertes d'eucalyptus.Chaque jour, des femmes descendent de lourdes charges de bois (une quarantaine de kilos...) pour le vendre en ville, où il servira au chauffage et à la cuisine.

Un peu plus bas, on s'arrête dans le quartier d'Entoto, grouillant de vie : ici un vendeur de poules, là un réparateur de parapluies, plus loin un étal coloré de céréales et de légumes secs, vendus en vrac dans de grands sacs. On « dévalise » le stock de cahiers et de stylos d'une échoppe – on les distribuera aux gamins, tout au long de la route.

En soirée, nous retournons manger au même restaurant qu'à midi, Chez Ricoh, un resto italien (ces derniers ne sont pas restés très longtemps en Ethiopie, mais leur influence sur la cuisine locale, elle, demeure sensible !). Bien qu'il s'agisse d'un endroit « chic », à en juger par la clientèle, les prix ont de quoi laisser songeur : moins de 50 birrs, par exemple [2,50 euros], le copieux (et délicieux) plat de spaghettis !

Jeudi 16 février. Addis – Debre Markos (300 kms)

Nous quittons Addis vers huit heures ; sortir de la ville prend peu de temps, nous voilà bientôt en pleine campagne.

En route vers les marchés de la capitale...



La route traverse un vaste plateau vallonné, consacré à la culture des céréales. Les moissons s'achèvent, la terre déploie toute la gamme des ors, des ocres et des bruns... L'habitat est très dispersé, partout des petits groupes de maisons (murs en bois ou en pisé, toits de chaume... ou de tôle), flanquées de meules de foin et de mottes de bouses séchées.





Le plus saisissant reste cependant l'animation qui règne dans cette campagne. Ici, pas de voitures individuelles, seulement des charettes tirées par des ânes ; on marche le long de la route, les hommes avec leur canne ou leur outil en travers des épaules, les femmes avec un panier ou un ballot, les écoliers en uniforme coloré. Des gamins conduisent les troupeaux aux champs, d'autres bêtes errent dans une (apparente) liberté... Il y a du monde partout !!



En fin de matinée, nous arrivons au monastère de Debré Libanos, l'un des hauts lieux du christianisme éthiopien, fondé au 13ème siècle. Des funérailles se déroulant sur le parvis, nous commençons par visiter le musée qui abrite croix, manuscrits et autres objets liturgiques.

Dans l'église, moderne, des vitraux de l'artiste Afework Teklé.



Quelques dizaines de kilomètres plus loin débute la descente dans les gorges du Nil Bleu. Au fond, le pont construit par les Italiens est désormais doublé par un ouvrage plus moderne ; la chaleur est accablante et le fleuve, fort peu impressionnant. L'autre versant est moins sauvage, à nouveau des fermes, des cultures en terrasse... Des gamins vendent des mangues au bord de la route, on se laisse tenter !

Nous traversons ensuite un long plateau dévolu à la culture du tef, « la » céréale locale, base de l'alimentation. Les moissons sont terminées, les champs tout piquetés de belles meules... De-ci de-là, des buffles piétinent lourdement les gerbes, pour séparer la paille du grain ; aucune mécanisation, tout le travail se fait à la main... mais la « technologie » n'est pour autant pas totalement absente !





L'après-midi touche à sa fin ; les paysans rentrent des champs, les troupeaux vont aux points d'eau, les femmes au puits, un bidon jaune sur le dos. Les villages s'égrènent tout au long de la route, toujours grouillant de monde, d'animation.

Nous logeons ce soir dans la petite ville de Debré Markos, à l'hôtel Tilik. Avant le dîner, on se balade aux alentours : il fait nuit, les rues sont à peine éclairées, mais rien ne vient ralentir le ballet incessant des tuk-tuk !

Vendredi 17 février. Debré Markos – Bahar Dar (250 km)

La journée commence par une énigme : que peut donc bien recouvrir la mystérieuse appellation « French toasts », sur la carte du petit-déjeuner ?!! Pleins d'audace, nous commandons... et découvrons qu'il s'agit tout simplement de pain perdu, fort bon au demeurant.

Nous partons vers huit heures. Comme hier, le spectacle des campagnes s'offre à nous...

Des paysans travaillent dans leur champ de légumes – pommes de terre, oignons, épinards...



Dans les villages que nous traversons flotte parfois une bonne odeur de café grillé. Et toujours ces foules marchant sur la route...



La corvée d'eau, privilège exclusivement féminin. Le plus souvent, toutefois, les femmes utilisent des bidons en plastique.



Un repasseur public...



... et un bien joli sourire !



Nous arrivons à Bahar Dar, grande ville sillonnée par une myriade de tuk-tuk, vers midi et demie. On s'installe au Summer Land Hotel, séparé du lac Tana par une avenue bordée de palmiers ; l'établissement se veut « de standing » mais, comme toujours ici, mieux vaut ne pas être trop regardant sur les finitions du bâtiment !

L'après-midi, Miki nous emmène voir les chutes du Nil Bleu, à une petite heure de route de Bahar Dar. La piste file droit entre les champs de canne à sucre, l'air est beaucoup plus chaud que les jours précédents.

L'arbre à marabouts...



Un guide local (pas vraiment nécessaire...) nous escorte du parking aux chutes. Le sentier traverse d'abord un beau pont de pierre, dit des Portugais, construit au 17ème siècle et dûment gardé par un prêtre en grande tenue.



Depuis la construction d'un barrage, Tis Isat, « les eaux qui fument », ne présentent plus beaucoup d'intérêt. Reste une agréable balade à flanc de colline, offrant de belles vues sur la campagne.



Le soir, nous allons dîner au restaurant de l'hôtel Dib Anbessa, voisin du nôtre. On commande une fasting food, autrement dit une injera végétarienne, uniquement servie les jours où l'Eglise interdit la consommation de viande. Le goût aigre de l'injera, une galette à base de tef, le plat national par excellence, ne me convainc pas vraiment ; en revanche les différents légumes (épinards, chou, maïs, haricots etc...) sont délicieux, quoique parfois bien épicés !!

Samedi 18 février. Le lac Tana

Petit matin... Les gens sortent de leurs maisons, au pied de l'hôtel, la rumeur de la ville, voix et chants des coqs mêlés, monte jusqu'à notre chambre.



Vers huit heures et demie, nous embarquons en compagnie d'un guide local pour une balade sur le lac Tana. Ce dernier, long de plus de quatre-vingts kilomètres, fut entre le 13è et le 17è siècle le centre politique et religieux de l'Ethiopie ; ses îles abritent une quarantaine de monastères, toujours actifs... et pour certains interdits aux femmes.

Après une heure de navigation, nous atteignons la péninsule de Zéghé. Un sentier bordé de caféiers (et d'étals de souvenirs !) conduit à Ura Kidane Mehret, l'un des sept sanctuaires du lieu.

L'église, de forme circulaire, est ceinte d'une galerie largement ouverte sur l'extérieur. A l'intérieur, les parois du maqdas (le « Saint des Saints », réservé aux seuls prêtres), sont entièrement recouvertes de peintures ; au sol, des tapis et des nattes en bambou.



Difficile de savoir quand ces peintures ont été réalisées : 16ème siècle ? 18ème ? Les sources varient.



A quelques mètres de l'église, dans une vitrine, sont exposées plusieurs croix richement ouvragées, ainsi qu'un manuscrit présenté comme datant du 14ème siècle, ouvert en pleine lumière sur une belle enluminure. Je reste songeuse...

De retour à Bahar Dar, nous déjeunons puis partons faire un tour au marché, qui se tient sur une vaste esplanade en terre battue. Les marchands sont regroupés par spécialité, ici les légumes, là les épices, les céréales (même les pâtes sont vendues en vrac, dans de grands sacs !), plus loin les poteries, les tissus, la ferblanterie...



Une effervescence particulière règne dans le secteur de la volaille – le Carême débute après-demain, nous dit Miki !



Puis, pour terminer l'après-midi, nous allons nous promener en bordure du lac Tana, sur la rive. Agréable balade entre papyrus, roseaux et euphorbes, qui nous permet en outre d'entr'apercevoir, l'espace d'un instant, quelques superbes oiseaux aux vives couleurs.

Le soir, nous retournons dîner au même restaurant qu'hier, où nous retrouvons Yonas, le directeur de Bella Abyssinia, qui accompagne un autre petit groupe de Français. Il est parfaitement francophone , on en profite pour lui poser toutes sortes de questions sur son pays !

A suivre... Ici !!
http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
Seule en Éthiopie / Érythrée
by Oilily · 2012-07-29 · 34 replies
Bonjour,

J'envisage de partir seule en Ethiopie, pour 2 à 3 semaines. A vrai dire, j'hésite un peu aussi avec l'Erythrée, qui est certes très différente, mais très attirante aussi. Pour l'Ethiopie, j'envisageais le Sud (les tribus) et l'Est, qui m'ont été recommandés par un ami photographe et habitué du pays. J'ai eu des contacts pour des guides locaux, mais en partant seule, seule génère bien sur des coûts qu'on ne peut diviser et qu'il faut assumer seule. Par contre, je ne me sens pas trop de parcourir le pays en bus, d'abord car je ne suis pas très à l'aise pour cela sans connaitre le pays et en étant seule, et aussi pour des questions de temps, où le transport prendrait une part trop importante sur mes petites 3 semaines.

Avez-vous fait un voyage dans l'un de ces pays récemment ? Vous y êtes-vous sentie en sécurité (en évitant les zones frontalières biensur) ? Des conseils à me donner ?

Merci pour tous vos retours, et si d'aventure quelqu'un souhaite partir aux même dates (entre septembre et octobre 2012), contactez moi !

Géraldine
Retour de trois semaines en Éthiopie
by Dadie · 2012-03-12 · 0 replies
Bonsoir, Me voilà de retour de mon petit séjour éthiopien. Merci beaucoup à tous ceux qui m'ont donné des conseils et en particulier à ceux qui m'ont donné les contacts qui m'ont été précieux sur place. Comme il est d'usage, un petit feedback rapide sur mon périple. Je précise que je n'ai voyagé qu'une semaine, les 2 semaines suivantes, j'ai eu des réunions à Addis puis à Bahar Dar.

J'ai beaucoup aimé l'Ethiopie, ce pays est pour moi une magnifique découverte, je n'ai pas ressenti comme certains sur le forum une pression de sollicitations trop forte, mais je n'ai pas vu grand chose du pays et j'y étais dans un contexte de travail et souvent avec des éthiopiens.

J'ai aimé ce que j'ai pris pour de la réserve et la discrétion de la part des éthiopiens et leurs superbes sourires qu'il faut certes un peu leur arracher mais qui arrivent en général assez vite dès qu'on sort les 3 mots d'Amharic péniblement acquis. En 1 semaine j'ai appris à compter, à dire bonjour, ça va, merci, pas de problème, un peu, ça suffit, il y a, il y a pas et ça produisait déjà son petit effet :). J'ai adoré les nombreux cafés où on peut se régaler d'un macchiato, d'une patisserie et de leurs délicieuses purées de fruits, et en particulier les cafés en étage où on peut se mettre au balcon et qui semblent être très à la mode, il y en a dans tous les nouveaux immeubles, et il y a beaucoup de nouveaux immeuble! J'ai beaucoup aimé le rythme des villes, ni trop lent ni trop rapide, à la fois urbain et détendu, un peu européen quelque part, la foule raisonnablement dense, la mixité, les jeunes branchés mais pas trop, les amoureux se faisant des mamours. J'ai aimé voir la jeunesse aux allures modernes écouter et danser quasiment exclusivement sur de la musique amharique. J'ai aimé la manière de se dire bonjour serrage de main puis toucher d'épaule, la plus cool de la terre. J'ai bien apprécié les soirées dans les clubs culturels et bars tradi de bahar dar où tout le monde danse et où l'on peut travailler ses déhanchés d'épaule dans une ambiance que j'ai trouvé très bon enfant. J'ai aimé entendre à 6h du matin le muezzin puis les cloches.

Pour les petits désagrémenents, les emmerdeurs et autres solliciteurs oui certes il y en a mais je n'ai du m'énerver qu'une fois, la plupart du temps il suffit de dire gentiment mais fermement qu'on a envie de rester seule et ils s'en vont. En 2 après-midi à me promener toute seule dans Addis, j'ai du me faire aborder moins d'une dizaine de fois et une seule fois j'ai du m'énerver pour que la personne s'en aille. Les "faranji faranji" c'est vrai assez constants mais je n'ai pas pris ça pour du racisme, il ne m'a pas semblé que ce soit plus pénible que les "toubabou toubabou" d'Afrique de l'ouest. Les regards très appuyés des hommes souvent sont parfois un peu surprenants mais étant marseillaise je n'ai pas trouvé ça pire que chez moi :) et en tout cas beaucoup moins pénible qu'en Tunisie qui est le dernier endroit où j'ai voyagée seule. Finalement ce qui m'a le plus déplu sera je crois ce que j'ai appris du système politique détestable, et de voir comme dans d'autres pays du même type un paysannat maintenu dans l'ignorance et la pauvreté alors que dans les villes les classes moyennes se développent bien. De voir ces paysans maigres et pieds nus tout droit sortis du moyen age est d'autant plus choquant quand on voit la qualité générale des sols et le taux de culture incroyable du pays... Je n'ai pas trop aimé non plus les marchands du temple, en particulier à Lalibela, qui ont tout l'air de participer à maintenir le peuple dans une soumission moyenageuse...

Concernant les détails pratiques, quelques éléments de feedback : J'ai suivi les conseils du Bradt et j'ai pris un sac à dos 35 litres pour le voyage et laissé mon gros sac à Addis, cela s'est avéré très pratique pour les trajets en bus, on peut le garder avec soi.

ADDIS Hotel Taitu : j'ai dormi dans les chambres à 160 birs avec sdb commune. Chambre ok, grande avec balcon, pas regardé la propreté de trop près. Par contre sdb commune assez limite, mais ça passe encore. Sinon personnel ok, très jolie terrasse et resto mais pas top pour rencontrer du monde j'ai trouvé. Wifi dans les chambres. Casiers pour laisser les trucs précieux pendant qu'on est pas là (prendre un cadenas!). J'ai pu laisser mes sacs en dépot pour 10 birs / sac / jour. Hotel Baro : 200 birs la chambre avec sdb, pas luxe mais acceptable. Petit jardin, super pour rencontrer d'autres voyageurs, personnel très sympa. Dans les 2 cas prévoir des boules quiès, les boites environantes jouent jusqu'au bout de la nuit! Bien aimé remonter Adwa street et prendre après le virage les escaliers qui mènent à une rue tranquille qui remonte jusqu'à Siddist Kilo. Le musée de l'institut des études éthiopienne dans l'université, superbe. Le magasin de musique à coté de De Gaulle Square, au rdc de l'espèce de mall où il y a des cafés en terrasse . Gros marché de fringues traditionnelles au pied d'Entoto. On y passe quand on prend le bus pour aller à Entoto depuis Siddist. Et bien sur les cafés!

BATI Hotel Vasco très propre, 100 birrs la nuit. On peut quitter Addis le matin en minibus pour Kombolcha et attraper derrière un bus pour Bati. C un peu la guerre à Kombolcha, on a payé quelqu'un pour qu'il nous attrape une place dans le bus pour Bati. Marché super mais je n'ai pas trouvé les bare breast women du Bradt :) Pour rejoindre Lalibela il faut faire étape à Dessie ou Woldia la nuit.

DESSIE Plus si glauque, la rue centrale est presque entièrement bordée d'immeubles flambants neufs, plein de cafés modernes. Un peu galéré pour trouver un hotel mais je crois que c'était du à un meeting sportif. Gare bondée le matin, mieux vaut acheter son billet de bus la veille. Bus pour Lalibela à 5h, je ne sais pas si il est quotidien. Un ATM à la banque Dashen, mais il ne marchait pas. Apparement accessible seulement pendant les heures d'ouverture.

LALIBELA 350 birrs l'entrée pour 4 jours dans les églises 35$ la nuit au seven olives (!!). Demander un discount dès l'arrivée. Chambres très jolies et superbe terrasse. 100 birrs l'entrée à Ashete Maryam. La balade est maintenant très organisée, on croise pas mal de mules à touriste et il y a des petits marchands de souvenirs tout le long du trajet. Superbe terrasse au Mountain View pour le coucher du soleil. Roha café très agréable. Les bars de djeuns près de chez Sophie très sympas, mais j'ai été accompagnée de jeunes locaux.

BAHAR DAR Séjourné à l'hotel Papyrus pour le boulot. 700 birrs la nuit, à ce prix là on doit pouvoir trouver mieux! Un petit coté soviétique, une grande piscine où je n'aurais pas mis un doigt de pied vu sa couleur, mais personnel très sympa. Eglise de Zegue magnifique, on en oublie la montée un peu disneyland au milieu des échoppes de souvenirs :). Tour en bateau très sympa, on a payé 800 birrs pour le bateau + 500 birrs le guide. Superbe et immense marché, un des plus interessants qu'il m'aie été donné de voir. Aller au Desit (??) lodge prendre un verre et contempler le lac avec les locaux. C'est sur le coté gauche du lac, après le Ghion hotel, grand café resto avec pelouse et banc face au lac autour d'un magnifique ficus millénaire. Super cultural club pas très loin, toujours un peu après le Ghion de l'autre coté de la route. Enseigne en Amharic only avec jardin devant le club. Je crois que ça s'appelle un truc comme shashaye (??). Dans le quartier des bars, pas très loin du balageru, il y a un autre bar tradi très chouette qui s'appelle Adwa.

Voilà mes quelques informations, bon voyage à tous les chanceux qui y vont bientot !

Géraldine
Hôtel ou guest house à Addis Abeba? (Éthiopie)
by Marcamaou · 2011-12-27 · 13 replies
Bonjour et bonnes fêtes Nous partons le 5 janvier pour l'Ethiopie; nous cherchons un hôtel ou guest house sympa et propre à Addis Abeba pour qques nuits. Avez-vous ça dans vos carnets ? Merci Bon bout d'an
Six semaines en Ethiopie, en direct
by Phil64 · 2011-08-30 · 16 replies
Eid mubarak en direct live d'Harar ! Aujourd'hui c'est la fete, le Ramadan est fini... je quitte l'hotel pour m'installer chez ma nouvelle famille, adorable qui vit dans cette vielle ville incroyable, depuis 3 jours je passe la soiree chez eux. Pas encore vu un seul musee a Harar ! Deja vu tant de choses en 9 jours, le voyage pourrait presque s'arreter la, mais dans 2 jours je pars pour une tout autre ambiance au Nord et pour ce que j'ai pu en appercevoir, j'ai hate... Je me regale vraiment en Ethiopie, a tous les niveaux, le contact avec la population est exceptionnel et a voir l'oppulence de la nouriture, le paysage tout vert.. je vous assure que la secheresse est bien loin !

Bon j'y retourne...

(moins bavard que d'habitude mais vous comprennez pourquoi...😉 0
Ethiopie - rapport de voyage en juin
by Raph1982 · 2011-07-11 · 8 replies
Salaam futurs ou ex voyageurs en Ethiopie !

Je souhaitais vous faire partager mes quelques impressions sur mon récent voyage en Ethiopie durant les 3 premières semaines de juin dernier, ainsi que vous fournir quelques informations utiles et des coordonnées de personnes de contact.

Mon parcours a été le suivant :

Addis – Bahir Dar (et Lac Tana) – Gondar – (depuis Debark) trek de 5 jours dans le Simiens Park – Aksum – Mekele et églises du Tigray – Lalibela - Harar

Avec deux amis, nous avons passé de magnifiques vacances, je n’ai que des avis positifs sur cette partie nord du pays, vraiment, et notamment sur les habitants. J’en profite pour préciser que je n’ai à aucun moment vécu les expériences négatives (agressivité, harcèlement…) avec les locaux rapportées parfois ci et là sur ce forum. Non, et pourtant, on voyageait à sac à dos et nous sommes mêlés régulièrement à la population locale (d’autant plus que, comme c’était le début de la saison des pluies, on a dû voir 20 occidentaux à tout casser !). Les éthiopiens, bien que parlant l’amharik rendant le dialogue difficile, sont chaleureux et ont tout à fait répondu à nos attentes pour notre premier voyage en Afrique sub-saharienne. Et exception dans la région, c’est une démocratie avec un sentiment réel de sécurité, pour autant qu’on ne s’approche pas des zones frontalières.

Niveau destination, mes préférences personnelles auront été dans l’ordre : le Parc Simiens, les églises du Tigray (l’excellente surprise), le Lac Tana et Lalibela.

Le trek dans le Simiens fut superbe, paysages de Grand Canyon vert habités notamment par de très accessibles et nombreux Geladas (babouins endémiques), avec environ 20-25 kms de marche par jour. J’avais pris contact avec un guide (recommandé sur un forum) depuis la Belgique, avec lequel j’avais négocié le prix du package (guide, scout, cuisinier, mules, nourriture, tente et sac de couchage) à l’avance donc, ayant pu obtenir 100 €/personne pour 5 jours (tout compris), un prix de basse saison. L’altitude oscillait entre 2500 et 4000m, j’avais prix à ce propos du Diamox en prévention, ce qui m’a permis, moi qui suis sujet au mal de l’altitude, de ne guère avoir de problème. A titre personnel, mon seul souci fut les dizaines piqûres de puces (que j’ai encore…) qui sont passées à table dans le sac de couchage que l’on m’a fourni. A côté des splendides paysages, je n’oublierai pas la très grande et appréciable attention du guide (parlant l’anglais) et autres accompagnateurs pendant tout le trek, sans oublier leur côté rieur.

Tigray (églises ; 2 jours) : la révélation du voyage, on en parle moins en général dans les guides, mais ça vaut vraiment le coup, les paysages rappellent parfois Monument Valley, c’est tout simplement grandiose, en incluant les ascensions pour aller voir les diverses églises reculées. Parfois, il est bon de ne pas avoir trop le vertige…

Lac Tana (Bahir Dar – 2jours au Tana hotel, le meilleur hotel de la ville, style années 60, top !) : ambiance Afrique noire, peinard au bord du lac, avec oiseaux de toutes les couleurs qui viennent vous saluer en terrasse, et visites de divers monastères sur les îles du lac, avec croisement d’hippopotames proches du Nil bleu. Très bonne première approche des monastères orthodoxes que l’on a vu maintes fois durant tout le voyage. On y a fait aussi notre première cérémonie de café (toujours de très bonne facture, dans le pays d’origine du café de ce coté de l’Atlantique)…L’après-midi, nous sommes ensuite allés voir les maigres chutes du Nil bleu, mais le voyage et la balade dans les collines valaient la peine.

Lalibela (2jours) : la référence éthiopienne au niveau du nombre et de la qualité des églises, bien beau tout ça, en altitude au sein d’une petite ville…beaucoup d’enfants prêts à discuter le long des chemins, avec une connaissance souvent étonnante de l’anglais vu leur jeune âge.

Harar (2jours) : l’ambiance y était totalement différente, le gens étant plus distants, moins enjoués, je ne sais si c’était lié à la religion (Harar étant la 4è ville sainte de l’Islam) mais en tout cas, le contraste était marquant. A faire, une balade dans la ville intramuros incluant la maison et musée de Raimbaud. Et les hyènes (apprivoisées) le soir. Pour l’anecdote quoi. Sur proposition de notre guide, nous avons aussi visité la brasserie d’Harar beer, bien sympa.

Je rajouterai le mercato et le restaurant Castelli d’Addis, ainsi que le « Gazelle Piano bar », avec des chanteurs et surtout danseurs /euses exceptionnel(le)s !

Coût en basse saison (1 euro = 24 birrs): hormis le vol international, le voyage fut très bon marché sur place, avec en moyenne, de 400 à 1000 birrs pour une nuit d’hôtel pour 3, 150-200 birrs pour un repas à 3, et 35-50 euros pour un billet d’avion intérieur. Les frais fréquents concernent les entrées des nombreux monastères et églises. (ex : 100-150 birrs)

Transport : nous avons pris de tout, bus (lent mais comparativement plus sûr), mini-bus (avec modération car ils roulent comme des malades) et avion (excellent Ethiopian airlines, confortable, flotte moderne), sans oublier les très utiles tuk-tuk en ville.

Climat : nous étions au début de la saison des pluies, mais les conditions étaient idéales, soleil et entre 20 et 28° en journée, le soir en sweat shirt (et parfois veste coupe-vent). La pluie étant tombée quasi principalement uniquement la nuit dans le Simiens, mais alors un vrai déluge (rafales de vent compris) !! J

Coordonnées des guides (tous méritent votre confiance et intérêt, vous ne serez pas déçus, une réelle gentillesse, très cool, disponibles):

Simiens :

- Amanuel Yitayew : Yeamanuel@yahoo.com => centralise /organise depuis Gondar, consciencieux

- Amare Shiferaw : Ama08_2008@yahoo.com => notre très aimable guide, une vraie crème !

Tigray (Mekele) : Nega Tadese : gheralta.nega@yahoo.com

Lalibela : Deacon Alebachew Stotie : alebachew_stotie@yahoo.com

Voilà, l’Ethiopie restera un gros coup de cœur, l’Afrique que j’espérais aimer et que j’aime !

Raphaël

PS : si vous avez des questions, n’hésitez pas, c’est un tel plaisir de partager une telle expérience jouissive.
Éthiopie: apporter mon aide aux centres gérés par les Missionnaires de la Charité?
by Gutbub · 2011-04-12 · 22 replies
Bonjour, Je compte partir en Ethiopie pour un mois (juillet 2011) Mon objectif est d'apporter une aide aux centres gérés par les Missionnaires de la Charité (Mère Térésa). Quelqu'un aurait vécu cette experience, ou quelque chose de similaire? Je serais très heureux d'avoir une réponse à ce message. Par ailleurs, il s'agira de mon premier séjour en Ethiopie: je suis donc receveur de toutes informations et renseignements utiles. Cordialement,
Guide Bradt 2009 Ethiopie- Expedition 4x4 Dallol
by Mattmatt53 · 2011-01-19 · 8 replies
Bonjour, Je pars en Ethiopie en février et je souhaiterais organiser une expédition en 4x4 pour le dallol. Je cherche donc une agence à Mékélé. J’ai un guide Bradt 2006 que l’on m’a donné et j’ai vu sur « google book » que la page 307 du Bradt 2009 est en ligne gratuitement avec des nouveaux n° d’agence (par rapport à mon guide….) et je voulais savoir si qqun pouvait me donner les noms et infos en bas de la page 306 sur les guides et agence de mékélé svp (ou un scan de la page 306 si vous préférez) ? Je vous remercie bcp par avance, Cdlt,

ML

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