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De Calgary à Vancouver, dans les brumes de l'Ouest canadien
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J7 - Yoho NP :voyageforum.com/...post=8267735#8267735
J6 - de Banff au lac Louise :voyageforum.com/...post=8266467#8266467
J5 - Banff city :voyageforum.com/...post=8264696#8264696
J4 - Rodéo à Okotoks :voyageforum.com/...post=8255350#8255350
J3 - Spray et Kanaski Trail :voyageforum.com/...post=8254026#8254026
J2 - Héritage Historic Village :voyageforum.com/...post=8253719#8253719
J1 - Tyrell Museum :voyageforum.com/...post=8252517#8252517

Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.
L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.
La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.
Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.
Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.
L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.
Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises
Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.
Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.
Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.

En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.
Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.

Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.
L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.
La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.
Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.
Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.
L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.
Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises
Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.
Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.
Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.

En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.
Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.
Ma première croisière avec Oceania (bateau Riviera)
Bon rassurez vous, je ne ferais pas de compte rendu en anglais, ... j'en serais bien incapable😊
mais comme je ne vais sans doute pas entendre parler français pendant 10 jours, je me mets en condition !!😉😉😉😉
Alors l'embarquement approche !!! demain nos remplaçants arrivent, ... passations des pouvoirs, des clés .. petite soirée ensemble pour le passage des transmissions, et nous serons enfin en vacances !! départ mercredi matin de la maison, direction TORREILES chez mes parents, départ vendredi matin pour être aux alentours de 12 h au port de Barcelone ... parking au world trade center réservé ... le bateau devrait normalement être juste à coté ... nous sommes en concierge, donc normalement embarquement en priorité à partir de midi ...
à première vue, nous aurons internet illimité, et qui fonctionne très bien, notre destination principale étant le bateau, et notre objectif principal étant le repos, il n'est pas impossible que je vous fasse un live, (rooh je progresse en englich ) enfin ça ça sera si j'ai le courage hein !!! 😏 vous m'en voudrez pas si je vous fais languir .... 😛
bon histoire de commencer à vous faire rêver, voici des photos de notre "carte" d'embarcation .... quand le luxe commence avant la croisière .... entièrement personnalisé, s'il vous plait !!! (bon pas au point quand même d'être en français ...) à notre nom, avec photo, plan et situation sur le navire de notre cabine, les prestations du bateau, les excursions etc etc et les étiquettes bagages ! (6 par personne quand même ... ) 😮 format A 4 papier glacé et tout et tout ... ça change des cartes d'embarquement et les étiquettes que j'imprime avant de partir chez costa ou msc ... bon ben voilà !!! je me souhaite un très bon voyage, en espérant que la météo sera clémente, et promis je penserais bien à vous tous lorsque je serais dans mon jacuzzi tout à l'avant du bateau, face à la mer ... ou lorsque je me prélasserai sur les transats équipés de matelas épais .... 😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎


notre parcours ...

notre cabine
nos étiquettes

Alors l'embarquement approche !!! demain nos remplaçants arrivent, ... passations des pouvoirs, des clés .. petite soirée ensemble pour le passage des transmissions, et nous serons enfin en vacances !! départ mercredi matin de la maison, direction TORREILES chez mes parents, départ vendredi matin pour être aux alentours de 12 h au port de Barcelone ... parking au world trade center réservé ... le bateau devrait normalement être juste à coté ... nous sommes en concierge, donc normalement embarquement en priorité à partir de midi ...
à première vue, nous aurons internet illimité, et qui fonctionne très bien, notre destination principale étant le bateau, et notre objectif principal étant le repos, il n'est pas impossible que je vous fasse un live, (rooh je progresse en englich ) enfin ça ça sera si j'ai le courage hein !!! 😏 vous m'en voudrez pas si je vous fais languir .... 😛
bon histoire de commencer à vous faire rêver, voici des photos de notre "carte" d'embarcation .... quand le luxe commence avant la croisière .... entièrement personnalisé, s'il vous plait !!! (bon pas au point quand même d'être en français ...) à notre nom, avec photo, plan et situation sur le navire de notre cabine, les prestations du bateau, les excursions etc etc et les étiquettes bagages ! (6 par personne quand même ... ) 😮 format A 4 papier glacé et tout et tout ... ça change des cartes d'embarquement et les étiquettes que j'imprime avant de partir chez costa ou msc ... bon ben voilà !!! je me souhaite un très bon voyage, en espérant que la météo sera clémente, et promis je penserais bien à vous tous lorsque je serais dans mon jacuzzi tout à l'avant du bateau, face à la mer ... ou lorsque je me prélasserai sur les transats équipés de matelas épais .... 😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎


notre parcours ...


notre cabine

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25 jours à Sulawesi (Indonésie) avec Les Gros Sacs
Hello les voyageurs :)
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage, cette fois pour un petit mois à Sulawesi, une des îles d'Indonésie qui commence à faire parler d'elle mais encore très bien préservée.
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc) Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour, l'Indonésie et nous sommes maintenant en Australie🙂
Le contexte : - Du 19 mai au 12 juin 2017 - En couple - 9ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - Rantepao et le pays Toraja - Tentena - Les îles Togians - Gorontalo - Tumbak
Allez c'est parti :)
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage, cette fois pour un petit mois à Sulawesi, une des îles d'Indonésie qui commence à faire parler d'elle mais encore très bien préservée.
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc) Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour, l'Indonésie et nous sommes maintenant en Australie🙂
Le contexte : - Du 19 mai au 12 juin 2017 - En couple - 9ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - Rantepao et le pays Toraja - Tentena - Les îles Togians - Gorontalo - Tumbak
Allez c'est parti :)
Sarajevo deux époques
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles.
La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les diff��rentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les diff��rentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Petit album photos danois
Rapide "feed-back visuel" de dix jours de vacances au Danemark en lien ci-dessous :
www.flickr.com/...ms/72157672555569681
Avec mes principes philosophico-photographiques habituels, à savoir :
- Pas plus de trente photos sur un voyage (pour éviter les interminables soirées diapos voyageuses de Tata Georgette ou de Tonton Marcel des années 80, dans la chaleur moite et la pénombre d'un salon surpeuplé)
- Pas de photo "perso" (donc ni voiture de location en gros plan , ni chambre d'hôtel, ni selfie , ni assiette de restaurant, ...) pour ne conserver que la vision du pays visité et pas le reste, qui n'intéresse que moi !
- Peu de cartes postales (quelques-unes quand même), mais plutôt des impressions visuelles glanées au hasard du voyage, sans véritable cohésion ni prétention artistique, donc juste pour le plaisir visuel instantané... Ceux qui sont accros aux cartes postales iront taper "Danemark" sur Google Images, ils en trouveront des dizaines de milliers 😉
- Pas de recadrage (une seule exception, en semi-panoramique, sur les 27 photos présentées) et quasiment pas de post-traitement, excepté quelques points de contraste ou de saturation lorsque ça le méritait, mais le post-traitement doit se faire oublier
- Des titres à la c... pour chaque photo, car ils me permettent de mieux les mémoriser (et parfois le titre surgit dans mon cerveau dérangé au moment du déclenchement et ça participe à ma concentration dans le viseur 😛)
- Un lien vers une galerie plutôt que des photos saupoudrées en direct sur la discussion... Je sais que certains n'aiment pas cela, mais la lisibilité avez zoom sur flickr est beaucoup plus confortable que sur VF pour juger vraiment de la qualité photo, et on doit aussi avoir pitié des propriétaires de VF qui investissent, année après année, dans la capacité mémoire de leur serveur dans le seul but d'y stocker nos milliers d'horreurs voyageuses ! (et c'est pas écologique de stocker à deux endroits différents ! 🤪)
- J'ai aussi renoncé à la formule diaporama et préféré l'album où l'on n'ouvre que les photos qui plaisent, ce qui n'oblige pas le visiteur de passage à ingurgiter sous la torture la totalité des photos disponibles, bonnes ou mauvaises...
Les critiques positives ou négatives sont non seulement autorisées, mais recommandées... Si possible toujours avec une argumentation à la clé, pour m'aider à progresser (j'ai encore de la marge !)
On peut aussi désigner sa photo préférée (ça peut m'aider, car si les 27 photos sont "montrables" il y en a certainement qu'une minorité de "bonnes" ! Que celui qui fait plus de deux bonnes photos par jour en voyage me jette la première pierre !)
Dernier détail technique : Toutes les photos ont été produites avec un seul matériel : Boitier Nikon D750 (capteur plein format) et petit zoom trans-standard 24-70 2.8
Bonne "lecture" et bon week-end
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- Pas plus de trente photos sur un voyage (pour éviter les interminables soirées diapos voyageuses de Tata Georgette ou de Tonton Marcel des années 80, dans la chaleur moite et la pénombre d'un salon surpeuplé)
- Pas de photo "perso" (donc ni voiture de location en gros plan , ni chambre d'hôtel, ni selfie , ni assiette de restaurant, ...) pour ne conserver que la vision du pays visité et pas le reste, qui n'intéresse que moi !
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- J'ai aussi renoncé à la formule diaporama et préféré l'album où l'on n'ouvre que les photos qui plaisent, ce qui n'oblige pas le visiteur de passage à ingurgiter sous la torture la totalité des photos disponibles, bonnes ou mauvaises...
Les critiques positives ou négatives sont non seulement autorisées, mais recommandées... Si possible toujours avec une argumentation à la clé, pour m'aider à progresser (j'ai encore de la marge !)
On peut aussi désigner sa photo préférée (ça peut m'aider, car si les 27 photos sont "montrables" il y en a certainement qu'une minorité de "bonnes" ! Que celui qui fait plus de deux bonnes photos par jour en voyage me jette la première pierre !)
Dernier détail technique : Toutes les photos ont été produites avec un seul matériel : Boitier Nikon D750 (capteur plein format) et petit zoom trans-standard 24-70 2.8
Bonne "lecture" et bon week-end
Heure d'ouverture du comptoir Air France à l'aéroport de Montréal
Bonjour à tous.
Je passe quelques jours à Montréal mais je prépare déjà mon retour.
Par habitude j'aime bien arriver largement à l'avance à l'aéroport même si la probabilité d'un pépin est faible dans une grande métropole.
Quelqu'un saurait il à partir de quelle heure ouvre le comptoir de dépose bagage AF de l'aéroport PE Trudeau ? Vol à destination de CDG Premier vol de la journée (16h45) au départ, un lundi.
J'ai vu que le salon AF ouvrait à 14h00.
A l'arrivée la rapidité des formalités d'immigration a été on ne peut plus rapide (quel plaisir par rapport aux aéroports américains). Concernant les formalités au départ du Canada, j'imagine que c'est également rapide ?
Merci !
Je passe quelques jours à Montréal mais je prépare déjà mon retour.
Par habitude j'aime bien arriver largement à l'avance à l'aéroport même si la probabilité d'un pépin est faible dans une grande métropole.
Quelqu'un saurait il à partir de quelle heure ouvre le comptoir de dépose bagage AF de l'aéroport PE Trudeau ? Vol à destination de CDG Premier vol de la journée (16h45) au départ, un lundi.
J'ai vu que le salon AF ouvrait à 14h00.
A l'arrivée la rapidité des formalités d'immigration a été on ne peut plus rapide (quel plaisir par rapport aux aéroports américains). Concernant les formalités au départ du Canada, j'imagine que c'est également rapide ?
Merci !
Camping-car dans les Balkans d'avril à juin 2016
e trajet pour y aller
Nous partons de Rennes (40kms avant pour moi) le dimanche 17 Avril Il fait froid et nous avons hâte d’aller vers le soleil Trajet global: Poitiers-Limoges-Clermont ferrand-Lyon -Chambery-Tunnel de Fréjus- Turin-Bologne et Ancône( pour prendre le ferry qui arrive à Durrès) soit environ 1797 kms que nous avons prévu de faire en 6 jours. Le Dimanche nous avons fait une grosse journée en allant jusqu’à Aubusson (538kms) Au fur et à mesure que nous avancions, nous avons pensé que la route par Guéret à partir de Bellac était plus judicieuse car moins encombrée de villages qui freinent la vitesse A Aubusson nous avons passé la nuit sur l’aire réservée aux CC La ville n’est pas attractive même si elle donne à voir ses splendeurs passées Lundi la matinée est en partie consacrée à l’intendance:gas oïl et courses Nous contournons Clermont (à 637 kms de chez moi!)pour nous diriger vers Chambery via Lyon ……..impossible de prendre la nationale sans être systématiquement réorientés vers l’autoroute que nous finissons par prendre jusqu’à l’Isle d’Abeau et nous nous arrêtons sur la place de Echelles à 25 kms de Chambéry Mardi petite halte à Chambery qui a un parking pour les CC (mais pas que pour eux!)proche du centre ville Balade dans la ville Chambery se trouve à 295 kms de Clermont Ayant bloqué mon portable nous nous arrêtons à Modane pour bénéficier de ‘internet avant de passer en Italie et récupérer un code PUK De ce fait nous passons la nuit sur un parking près du complexe sportif de Modane (100kms de Chambery) Mercredi On fait le plein avant de partir car le gas oïl est plus cher en Italie( 20cts de plus par litre) Tunnel de Fréjus:16 kms et 57€60 !(Il faut préciser que les tunnels aux alentours sont fermés jusqu’en Juin!donc pas de choix) plus le péage(20€50). car on décide de garder l’autoroute jusqu’à Turin On sort à Asti puis route nationale jusqu’à Alessandra qui possède une jolie citadelle De là on va jusqu’à une aire de services à Monticelli d’Ongina (N 45°05’26.1; E: 009°56’06.5 ») coin tranquille ou curieusement il y a de l’eau (gratuite) une grille d’évacuation mais rien pour les toilettes et pas de WC à proximité Jeudi direction Bologne que nous contournons en fin de matinée (nous sommes à 1543 kms de chez moi!) La route est vraiment mauvaise;les limitations de vitesse incompréhensibles;…….je ne recommande pas ce trajet par la nationale! Nous avions prévu de nous arrêter à une aire appelée ASN (aire de services et stationnement nuit) près de Cesenatico ……..mais nous ne l’avons pas trouvée (disparue? coordonnées inexactes? )donc nous passons la nuit à Cesana à côté et nous continuerons vers Ancône par l’autoroute Arrivée à Ancône pour prendre le ferry Vendredi fin de matinée à 3h de dernier lieu de bivouac à CESENA Nous retrouvons un des équipages qui venait de Royan Nous avons parcouru 1828Kms en 5jours et demi! Plein le dos………surtout des routes nationales en Italie
Le trajet en Ferry jusqu’à DURRES
Nous avons payé 100€ pour le véhicule;75€ par passager en cabine avec WC et douche plus 35€ de taxes Le voyage a duré 19h mais ça passe assez vite Arrivée à Durres le temps est maussade Notre « guide » nous attend stationné pas loin du centre ville Nous dormons tranquilles ;faisons quelques courses et changeons quelques euros:Pour 100€ nous avons 13750 Lek
KRUJA
En route vers KRUJA Un de nos équipages doit récupérer sa co-équipière à l’aéroport de Tirana et cette ville est proche de l’aéroport Il y a un parking pour stationner vers la citadelle il est gardé et payant 5€ par CC N:41°30’32.4 » E: 019°47’46.3 » ou N 41°30.540’ E 019°47.772’ Le coin est très joli dommage que le temps ne soit pas avec nous Il y a de l’orage et on a droit à de nombreuses averses La ville est agréable avec son bazar qui ne voit pas beaucoup de clients La citadelle a quelques ruines sympa mais nous sommes lundi et les deux musées sont fermés;dommage car c’est un temps à les fréquenter! Pour le repas nous avons testé les byrek:pâte feuilletée foulée de ce que l’on veut, c’est bon! et les desserts genre flan, caramel, biscuit agréables aussi On a eu un peu de mal avec les gars du parking qui voulaient nous faire payer plus que ce qui avait été convenu ………bien clarifier le temps que l’on paie au départ! Entre deux averses, nous avons pu faire une belle balade de 2 heures qui aurait pu se prolonger plus! Nous avons passé la 2eme nuit de Kruja au sommet de la falaise à 1100m Une belle expérience avec des vents forts, des grosses giboulées et au matin un joli ciel bleu
VERS SARANDA
Nous avions envisagé de faire notre circuit vers le Nord , mais compte tenu du temps, nous descendons vers le sud SARANDA La route est absolument magnifique Nous faisons escale à HIMARE pour la nuit face à la mer!Puis BUTRINT site archéologique
BUTRINT
Un très joli coin où l’on peut garer les CC pour la nuit devant le restaurant en leur demandant l’autorisation (et ou en consommant) ou sur le parking même du site mais plus bruyant car le bac, qui transporte passagers et voitures de l’autre côté du lac , fait du bruit BUTRINT est le reflet des différentes évolutions de la méditerranée au travers des siècles sur 2000 ans ;du temple helléniste du 4eme siècle aux fortifications ottomanes du début du 19eme A voir (700Lek l’entrée) le restaurant à côté a un chef francophone
Le BLUE EYE (Syri Kalter)
Une curiosité naturelle Source qui jailli de la terre d’un bleu unique Il n’y a rien d’autre à voir dans le coin ………mais quand le lieu sera aménagé pour les touristes!!!!!!!!!! N39°55’24.1 » » E 020°11’28.6
GJIROKASTER
Ville très authentique Nous visitons la vieille ville perchée autour du château On peut se garer facilement en ville et ensuite on bivouac sur le parking d’un parc a environ 3 kms N°40°06’00.6 E020°07’32.2 Endroit très agréable
Du fait d’une météo très capricieuse (mais elle nous a laissé visiter les sites que nous souhaitions avant de pleuvoir) et de la proximité géographique ;nous décidons de faire une incursion en Grèce Le passage des frontières est un peu long mais sans problèmes Pour arriver aux météores, cela nous fait quand même presque la journée de trajet …………mais comme il ne fait pas beau!
Les GORGES de VIKOS (GRECE)
Pour vraiment les voir, il aurait fallu longer la rivière sur 17 kms ………ce que nous n’avons pas fait Mais l’endroit est magnifique
Les METEORES(GRECE)
Ce lieu déjà visité en 2008 est toujours magique et après quelques brumes le soleil est de la partie Pour la nuit nous avons parqué sur un lieu à proximité :GH ARSENIS fait hôtel;restaurant et parking pour les CC N:39°42’31,6 » E:021°39’16.5 » Pas mal comme parking car de la place et bien situé par rapport aux sites mais le patron est très autoritaire, impose de prendre un repas sur place à 10€ soi-disant préparé par sa mama…..pas génial. Il est vraisemblablement possible de se garer sur le parking du site de Varlam facilement accessible mais non gardé On peut aussi se garer en ville (parking de Lidl)et monter à pieds vers le site On arrive au monastère de Agios Stéphanos (monastère des nonnes) ou par d’autres chemins on arrive à d’autres sites!
POGRADEC (Albanie)
Entre les météores et Pogradec nous avons roulé pendant 4h.Le passage à la frontière à Kristalopigi s’est bien passé après nous avons pris la route par la montagne vraiment très beau Pogradec est très agréable Nous avons mangé dans un restaurant le fresh fish grill qui propose la truite locale ……avec des pommes de terre nouvelles un vrai régal …….pour 1300Lek (pas 10€) contrairement à ce que nous a fait manger le grec aux météores! Ensuite arrêt au camping ARBI N40.90149 E 20.70973 à 3kms du centre Nous pensions trouver un lavomatic performant mais juste une petite machine à laver et pas de sèchage……….ce qui ne doit pas poser de problème en été ……….là cela ne nous a pas permis de laver notre linge à tous (4 équipages)Par ailleurs le camping est installé sur une base de terre et d’herbe…….quand il pleut ça patine! pour les évacuations:la grille des toilettes doit être enlevée si on ne veut pas en mettre partout ……quant aux eaux usées il y a le risque de faire basculer le véhicule si on se met à cul pour être au bon endroit……….bref……de l’idée mais peut mieux faire!cout:10€ par véhicule plus 1€ par personne et 2€ pour la machine à laver
OHRID (Macédoine)
La frontière macédonienne est à Tushemisht et se passe sans difficultés Ohrid est à 25kms Une ville où nous avons eu un peu de mal à nous garer mais nous sommes 4 véhicules et c’était jour de marché Une ville animée où l’on trouve beaucoup de choses Au bord du lac mais ne sent pas l’imprégnation des villes touristiques , reste authentique
STRUGA (Macédoine) ou plus exactement KALISTA
Notre lieu de bivouac au bord du lac, un peu en dehors de la ville N 41°08’50.5 E 020°39’05.8 » C’est un très bel endroit mais il semblerait que l’on doive avoir quitter les lieux à 6h du matin Ce n’est écrit nulle part mais le gardien est formel Il a relevé nos numéros et signalé notre présence à la police qui est venue vérifier un peu plus tard que nous avions bien quitté les lieux! Il est vrai que nous sommes à côté d’un camping (lien?) Hier AM (lundi 2 Mai )et une partie de la nuit il a plu des cordes Mardi matin temps correct nous faisons route vers la frontière à Thanes
LIN (Albanie)
Un petit village pittoresque sur une sorte de presqu’île ou chaque ruelle aboutit au bord du lac et ou chaque villageois pêcheur a sa barque Commence à être connu car immeuble, guest house…..fleurissent On doit se garer à l’entrée du village car les rues sont étroites
A l’aller nous avons « raté » Berat Nous faisons donc route vers ce lieu touristique par ELBASAN (attention pour se garer car peu de places pour les CC et des rues étroites en dehors du centre sinon ville animée agréable) CËRRIK jusqu’à BELSH la route n’est que nids de poules, chaussée défoncée Elle était en début de travaux quand nous sommes passés: début mai 2016!) Ensuite c’est moins pire! Arrivée à Berat 140km depuis LIN temps non comptabilisé du fait de l’environnement!
BERAT(Albanie)
Une bien jolie ville aux milles fenêtres comme on l’appelle Il y a bien un parking vers la citadelle mais nous ne le recommandons pas car la rue est étroite et très en pente On peut se garer (peut être pas en pleine saison) le long des quais et payer le parking (50Lek de l’heure!) c’est u!n peu bruyant mais on est tranquille et s’est gardé (attention les gardiens sont assermentés………pas les autres qui essaient de se faire des sous en arguant un parking payant après les heures « légales » entre 8h et 16h) Nous avons pris un repas au Mangalemi en montant vers la citadelle; excellent et un cadre très agréable
Le temps ne nous est toujours pas favorable:il fait beau le matin et dans l’ après midi ça se dégrade et c’est froid! Nous allons définitivement abandonner le projet d’aller à Vallonné Dans cette optique nous décidons d’aller vers Thessalonique mais il faut quitter l’Albanie Le GPS nous indique une route pour quitter BERAT qui passe par Zhitomi Terpan Glave Surtout à ne pas faire car si elle est jaune sur les cartes, elle est blanche sur la grande carte de l’Albanie au 1:150 000 (celle qu’il faut avoir!) et c’est galère c’est une piste rocailleuse sur laquelle on manque à chaque instant de faire de la casse On met 5h pour faire 28 kms Les gens du coin nous aident et nous trouvent un bivouac sur une butte magnifique Le lendemain c’est reparti pour encore une 30 aine de KMS de la même route jusqu’à BUZ d’où l’on peut prendre une route correcte pour rejoindre le grand axe à MEMALIAJ puis la route vers PERMET ………où il pleut après que la journée ait été très ensoleillée! (heureusement par rapport au type de route que nous avons pris!
PERMET (Albanie)
Nous avons bivouaqué à la station service où nous avons fait le plein et laver les véhicules Pas le grand confort mais un bon WI FI de proximité ça compte quand on ne peut pas se connecter facilement De Permet nous n’avons pas vu grand chose si ce n’est que c’est majoritairement fermé le vendredi et qu’il y a un grand centre d’accueil pour les randonneurs ……..sûrement plus accessible que Valbonne où nous voulions aller initialement !
De Permet nous allons rejoindre la GRECE par Mélissopetra (à 32 kms par une route moins mauvaise que celle que nous avions prise en montagne) puis direction Thessalonique La route est magnifique avec des paysages autour de Permet qui donnent vraiment envie d’y randonner!Nousavons rencontré un groupe de français en minibus avec guide et chauffeur qui faisaient ainsi des étapes de balades On s’arrête pour le bivouac à KASTORIA à 118 kms de la frontière , un joli coin au bord du lac ou malheureusement les magasins (c’est le lavomatic qui nous intéresse le plus!)sont fermés le samedi Coordonnées de notre bivouac N 40°30’20.8 » E:021°17’04.5 » Il fait beau dans la journée et même chaud et après 17h il se met à pleuvoir Le tour du lac serait bien si ce n’était continuellement de la route Nous trouvons un lavomatic le lundi , ouvert le matin, à côté du Lidl Il y a tout autour du lac des oies, des foulques, grèves et autres animaux plus ou moins bruyants qui donnent vie à cet endroit ainsi que beaucoup de grecs mais peu de touristes
Vers Thessalonique:bivouac au bord du lac à AGIOS PANTELEIMON à 113 kms de Kastoria
Très bel endroit pour le stationnement Il y a de l’eau gratuite à deux endroits et le village est juste au dessus N:40°43’19.7" E:021°45’06.2 » C’est un lieu qui doit être fréquenté l’été, mais on ne peut pas se promener le long du lac autrement qu’en empruntant la route……pas agréable du tout!
THESSALONIQUE (Grèce)
Une mégapole dont nous n’étions pas certain d’apprécier le gigantisme Nous avons pu nous garer sans problème sur la grève près d’un des "ports de plaisance « face à un café-restaurant « l’Espérides »(EONEPIDES en grec) ou nous avons pu avoir un bon WIFI et à côté d’une boulangerie , d’un marchand de fruits et légumes et d’un super marché Pour aller en ville on prend le bus 5 derrière cette rue où se trouve le café et en 20mn on est au centre ville (coût du trajet 1€10 tarif réduit après 65ans à prendre un billet en kiosque) coordonnées GPS:N:40.589374 E:22.944373 (Kalamaria) Il y a un autre parking communiqué par P4Night qui se trouve avant celui ci à environ 3kms coordonnées: N:40°35’19.8 E:022°56’34.3 » Il est plus proche ou plutôt moins loin du centre La ville a une très grande esplanade au bord de mer pour piétons, vélos; de nombreux endroits de verdure et d’espaces piétons tout cela très aéré Nous avons découvert un restaurant au bord de l’eau , pas très loin de notre parking, avec un toit bleu repérable de loin mais pas de près car caché par un parking voitures et une cour intérieure qui masque l’entrée du restaurant On y mange très bien, local et pas cher! ;son nom est le « TPIAKTIC" Nous avons bien aimé (nous sommes restés presque deux jours )
Prochaine étape La BULGARIE
A la frontière Bulgare, on doit s’acquitter d’une vignette pour les autoroutes de 15 LEV (BGN) la monnaie locale étant à peu près la moitié de l’euro Il y a une queue énorme de camions mais nous passons rapidement Il y a environ 200kms entre Thessalonique et le monastère de RILA but de notre étape
Nous faisons un petit détour par une charmante ville indiquée par un restaurateur: MELNIK A environ 12kms après la frontière on oblique vers la droite et là on va voir ce petit village réputé pour son vin Les formations rocheuses autour de la ville servaient de cave aux villageois pour faire vieillir leur vin , lui donnant sa réputation C’est une ville bien organisée pour le tourisme, avec des maisons du style de BERAT la ville aux milles fenêtres De là nous montons jusqu’au monastère de ROZHEN (7kms) dont nous redescendons à pied vers MELNIK Une bien jolie balade de 1H30 avec des paysages grandioses Arrivés au village, nous trouvons un véhicule pour nous emmener récupérer le CC, pour 10 lev .Bivouac à MELNIK :N41°31’26.2 » E023°23’29.1"
Le MONASTERE DE RILA(Bulgarie)
Très connu, très touristique, c’est le plus grand centre monastique de la péninsule balkanique Il est ornementé de fresques magnifiques On peut se garer facilement sur un parking à 300m du monastère auquel on accède par un sentier le long du torrent N:42°08’20.8 » E:023°20’54.9 Bivouac frais:nous sommes le samedi 14 Mai au matin, il fait 9° dans le CC et 5° dehors…….heureusement le soleil semble poindre son nez!
A la recherche des 7 lacs de RILA
A défaut de pouvoir y aller à pied du monastère nous essayons de trouver la route qui y mène. Il faut prendre la route de Sofia, bifurquer à DUPNITSA et à SAPAREVA BANYA trouver la route de PANICHISTA (pas bien indiquée dans le village) à partir de là, une très belle route toute neuve nous conduit au téléphérique (c’est le bout de la route) juste avant , on est arrêté par un péage de 5 lev Au téléphérique, on peut prendre un 4X4 (30€ pour 4 …….mais on ne sait pas si c’est à diviser par 4 ou si c’est le prix pour le véhicule) le coût du téléphérique est de 18lev ……..mais n’accepte pas les euros! Le trajet est mémorable……c’est un torrent sans eau (à cette saison!) Arrivés en haut il reste encore à longer la crête enneigée sur environ 1h aller et 1h retour pour apercevoir les lacs!……..Nous les avons trouvés mais pas vu (pas le temps et grésil)…….une belle épopée!
SOFIA
Nous aurons parcouru 188kms entre le monastère et Sofia avec notre détour par la route des lacs A Sofia, nous stationnons sur le parking du centre ville payant (15 lev par 24h) bien situé et gardé N 42°40’37.8 E 023°19’04.0 Nous sommes proches du centre commercial appelé CCS (city center sofia ou city center shop?) Le dimanche le temps est beau et nous permet de visiter les monuments qui nous intéressent: Alexander Noviesky et Nicolaï La plupart des personnes sont accueillantes L’office du tourisme est fermé samedi dimanche ……difficile d’avoir des informations La ville est parsemée de parcs et endroits pour vélo et piétons Il y a un métro, tramway bus Pour 4 lev on peut circuler toute la journée quelque soit le transport choisi Le temps continue de nous persécuter et le lundi 16 Mai il fait froid et il pleut ………nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur car un co-équipier doit prendre l’avion le 17 donc nous ne partirons que ce jour là
Mardi 17 Mai au matin ……….il fait 9° dehors mais une belle journée s’annonce pour faire route au travers de la SERBIE…….passage de la frontière à KALOTINA soit à 58 kms de Sofia Une anecdote amusante à la frontière: Notre co-équipier du fourgon a inscrit sur son véhicule « transport de reptiles … »afin de décourager les voleurs! mais il a attiré l’oeil des douaniers et a du vider son véhicule pour prouver qu’il n’avait pas de serpents! ……..dommage mais les douaniers m’ont fait supprimer la photo que j’avais prise de l’évènement! Nos CC sont passés sans difficultés!
Après la frontière, nous faisons escale à un resto de routiers pour avoir de l’eau (à 14 kms avant NïS) puis nous rejoignons, après GRCAK , la route de montagne qui permet de traverser pour atteindre le MONTENEGRO Le bivouac se passe un peu à l’écart de la route à un lieu dit MARINKOVICI (écrit en cyrillique sur la pancarte!) calme si ce n’est des gamins qui s’amusent à taper sur les véhicules …..mais pas à minuit……car à cette heure là il fait 3° dehors et 9° dans le véhicule …….bienheureux le chauffage! Coordonnées du site: N:43°26’53.2 » E:020°51’36.5 » (voir photo) Un autre intérêt à ce lieu c’est la présence derrière le parking de la maison d’un habitant très heureux de vous emmener au restaurant de son frère au village …..moyennant finance bien sûr mais repas local garanti! Il y a aussi une jeune femme serbe prof de français qui peut servir d’interprète et un habitant français retraité qui habite aussi le village .
Mercredi 18 Mai route vers le MONTENEGRO une belle journée s’annonce et nous allons encore rouler
Direction Novi Pazar où nous passons au bout de 1h30 soit à 63 kms de notre lieu de bivouac La frontière se situe à 2h30 de notre bivouac soit 107 kms Nous nous arrêtons pour le bivouac avant Podgorica à MOJKOVAC sur le parking d’une grande surface à l’entrée de la ville La route pour venir de la frontière serbe à celle du Montenegro est magnifique De la frontière serbe à calle du Monténégro il y a 324 kms Au Monténégro nous avons retrouvé l’heure française et les euros!……..et les détritus partout !
Hier nous avons roulé pendant 6h et 4h 30 aujourd’hui ………un peu marre de faire des Kms …….d’autant plus qu’il fait beau quand nous roulons et qu’il se met à pleuvoir lorsqu’on s’arrête!
Jeudi 19 Mai Ce matin, il faisait 10° dans le CC et 6,5° dehors! De MOJKOVAC à PODGORICA il y a 75 kms environ Nous ne nous arrêtons pas dans la capitale mais continuons vers le sud à PETROVAC ou nous faisons une pause le long de la mer interdit de stationnement en raison de travaux (ils sont en train de bétonner le peu de place qu’il reste le long du littoral!) Nous sommes à 2H30 de MOJKOVAC (147 kms) La route est très belle avec des gorges et de l’eau genre Verdon Nous avons pris un tunnel payant (5€) long de 4kms et nous avons côtoyé le fleuron des résidences hôtelières de SVETI STEPHAN Gas oïl à 0,92€ le L
Arrivée à KOTOR sous un soleil radieux mais avec de l’orage qui menace Coordonnées de bivouac gratuit à 50m du parking payant pour les bus, N42°25’18.7 » E 018°45’50.8 » La WIFI est accessible au bar du coin Je me suis dépêchée de grimper les 1460 marches qui montent vers la muraille avant le déluge orageux de la nuit et du vendredi 20 Mai La vue est magnifique et les marches faciles à la montée, toujours un peu plus délicat à la descente Le vendredi 20, la journée est maussade mais permet quand même de refaire un petit tour dans KOTOR
Samedi 21 Mai:changement radical;il fait 18° dans le CC et 18° dehors On part vers DUBROVNIK Sur la route vers la frontière, on s’arrête prendre en photo le joyau de PERAST :deux iles pittoresques qui se dressent au milieu des flots: Sveti Dorde (St georges) la plus petite sur un rocher naturel et Notre Dame du récif, un îlot artificiel où serait apparue au 15eme siècle une icône de la vierge (serait à visiter!) La douane est à 52 kms Passage sans difficultés et rapidement au bout de 2H30 et 83 kms nous arrivons à 8kms de Dubrovnik (KUPARI) où se trouve le lieu du bivouac, fourni par P4Night N:42°37’12.4 E 018°11428.8 un lieu de désolation entouré de bâtiments ayant été la cible de balles et/ou en construction et abandonnés ……..et pas qu’un!!!!!mais un grand avantage:le bord de mer où l’on peut se baigner Pour se rendre à DUBROVNIK, on prend le bus jusqu’aux remparts coût 18 Kun (monnaie locale) A l’aller on a trouvé un taxi qui nous a emmenés pour 10€ les 4 N’importe quel bus de Kupari nous emmène à la veille ville (premier arrêt :old town et pour le retour il vaut mieux prendre le 10 En ville, les CC peuvent se garer au parking de Port GRUZ ou au parking du terrain de sport les deux sont payants Une jolie ville pleine de monde (il fait beau et chaud!) dont nous faisons un tour rapide et au retour :premier bain de mer de notre séjour et on espère en avoir d’autres Nous sommes restés 2 nuits à cet endroit:de quoi en profiter un peu plus
Lundi 23 Mai 17° dans le CC 16° dehors …….voilà des températures matinales comme on les aime
Direction MOSTAR en BH (Bosnie Herzégovine) La frontière IVARINA est à 7kms de KUPARI, notre lieu de bivouac et MOSTAR se trouve à 132kms ……..attention si votre GPS vous fait passer par une petite route à peine plus large que nos véhicules……il vaut mieux prendre la belle et grande route de Sarajevo qui passe à Mostar! Le parking indiqué par P4N est à côté du pont qui est LA visite de Mostar ……..pas vraiment intéressant si ce n’est son emplacement:10€ la journée et 10€ la nuit ………un parking où l’on manque à chaque instant de cogner quelque chose car c’est étroit et il faut y entrer à reculons ……peu de place (heureusement eau, électricité et WIFI compris )N 43°20’10.8 » E 017°48’51.8 Il y a d’autres possibilités de stationnement :un parking gratuit un peu plus loin …….mais non gardé……N 43°20.501 E 17°48.631 ou carrément un camping « Autocamp BLAGAJ » N 43°15’501 E 17°52’800 de 10 à15€ hors saison Il est situé a 12kms de Mostar avec bus
Mardi 24 Mai 19° dans le CC 16° dehors On part vers Sarajevo……..un peu perturbé ce trajet:les coordonnées GPS fournies amènent à un parking pour voitures;pas de place pour nos véhicules Des indications de personne nous font circuler dans des rues étroites pas du tout adaptées…..Après un certain temps de recherche, on trouve un parking devant le muséum payant la journée (de 7h à 20h 1km de l’heure soit 0,50cts et gratuit la nuit ) Bien situé mais bruyant nous sommes à 20 mn à pied de la vieille ville N:43°51’19.6 » E 018°24’09.5 » ……une bonne trouvaille En route le lac tout autour de JABLANICA est une pure merveille La ville elle même? je ne crois pas y revenir
Mercredi 25 Mai direction SCIT KONOBA à environ 2H30 de route La suite de cette magnifique route aboutit à une ile reliée au continent par un pont et où tout est encore à aménager…….mais ça va vite les constructions Nous sommes restés 3 nuits sur cette ile Il y a quelques chemins à faire …….aller chercher du pain aux markets qui se situent de l’autre côté du pont à environ 2kms5 de l’endroit où nous sommes Le resto-hôtel lui même est très passager On a accès à la douche, les toilettes ……pour 10€ par jour On peut aussi faire laver son linge (5€) et avec repassage c’est le double! Par ailleurs il y a aussi la possibilité de stationnement « sauvage » juste après le pont quand on arrive , sur la droite ou à 100m sur la gauche pour 2 véhicules sans gêner personne Les températures sont encore fraîches le matin (16° dans le CC 13° à l’extérieur ) et le jeudi il a plus une bonne partie de la journée Les coordonnées de ce lieu:N 43.80227 E 17.52563 ou N 43°48’08.2 » E 17°31’32.3 »Un lieu agréable avec surtout un très bel environnement pour y venir et pour en repartir A part cela:on ne peut pas se baigner car l’eau est vaseuse, plus ou moins polluée Les chemins aboutissent vite à des impasses ou non tracés; à des ornières faites par les animaux qui viennent y paitre .
Vendredi et samedi nous allons rayonner dans le coin pour des raisons privées d’un de nos co-équipiers Nous stationnons une nuit aux chutes de KOCUSA Un très joli endroit en cours de réaménagement suite à un changement de propriétaire Pas beaucoup de place pour mettre les véhicules mais un repas savoureux au Konoba Kocusa au bord de l’eau N43°14’40.5 E 017°27’20.5 Avant de passer la frontière Croate, on fait le plein ……1,66 km le L soit 83cts
Dimanche 29 Mai On passe la frontière(HRVATSKA) à 5kms des chutes pour se diriger vers MAKARSKA L’objectif est de prendre le ferry pour aller vers SPLIT en traversant l’ile de BRAC …..le prix de 345KUN soit environ 45€ nous décourage Nous choisissons d’aller à Split par la route Le bivouac que nous avions envisagé se situait au camping de KRVAVICA Personne lorsque nous y arrivons vers 13h30;pas d’informations, pas de mot de passe pour le Wifi ……..on ressort;on reste sur le parking attenant jusque dans la soirée On se fait houspiller par le responsable du camping qui nous menace des flics Du coup on prend la route le soir même pour un parking situé à environ 28 kms au bord de la route côté mer réf sur P4N 43.4131 16.7343 …….du bruit de circulation mais pas de police à l’horizon
SPLIT quelque difficulté de repérage du premier parking ……..assez curieusement nous étions 2 CC à avoir le même chemin (faux!) et le 3eme un chemin différent bon …….est ce que des fois nos bons GPS que l’on paie assez cher seraient supplantés par les applications? heureusement l’erreur dans l’autre sens existe aussi! Donc ce premier lieu est bien mais assez occupé par les voitures……on y revient un peu plus tard (N 43.50197 E 016.47174) le 2eme est plus proche de la vieille ville par accès à partir du bord de mer (30mn de marche quand même) mais surtout à côté d’une suite de très belles plages ……moins de places pour garer plusieurs CC (N 43.50053 E016.45657 ) les deux ont des cafés à proximité pour le WIFI La vieille ville est agréable pleine d’échoppes à touristes et autres commerces groupés autour du palais de Dioclétien et de la cathédrale St Domnius
Direction Zadar avec une étape relaxe à proximité de SIBENIK Nous sommes à 83 kms de SPLIT Cette baie, c’est le canal qui rejoint la ville L’eau y est peu salée, il y a des moules et des plantes « halophytes » qui poussent dans l’eau salée Un fort, St Nicholas, bâtisse du XVI ème siècle se situe à l’entrée du chenal On peut y accéder avec des chaussures pour aller dans l’eau car il y a déjà une passerelle d’aménagée pour se rendre sur l’ilot situé entre la côte et le fort (voir photo) N 43.71899 E 015.85996 ou N43°43’08.4 » E 015°51’35.9 A ZADAR, nous avons testé un premier parking en ville (sur P4N) pas à retenir pour nos véhicules Le second situé plus loin dans un ancien camping désaffecté est plus adapté (44.1302 15.2056) mais il est loin de la ville (6,5 kms) Pour plus de facilité, on peut mettre les véhicules sur le parking de la marina (44.13104 15.21108) le temps d’aller dans la citadelle avec le bus juste à côté (le 5 ou le 8 pour 10 Kuna) On s’arrête juste à côté du pont qui permet d’entrer dans la vieille ville Pas vraiment enthousiasmée par la ville en dehors de la Cathédrale et la rotonde Notre voyage en groupe se termine ici Après chacun amorce son projet ………pour moi c’est le retour tranquille
Départ de ZADAR Le GPS me fait prendre la route du bord de mer par PAG c’est absolument magnifique sauf qu’au bout il y a la mer et qu’il faut prendre le ferry …….ce que le GPS ne m’a pas dit!la traversée coûte 174 Kuna (environ 24€) pour 15’ de traversée Passage de la frontière de Slovenie à « PASJACK » sans problème Par contre pour le gas oïl il vaut mieux faire le plein en Croatie Ici le litre est à 1,099…… P4N (park for night) bugge en permanence aussi c’est le GPS qui m’amène au camping OBELISCO à 4kms de Trieste ……..45.67879 013.78669 A recommander: situé en hauteur les emplacements ne sont pas très larges mais les prestations y sont:douche vide WC machine à laver et sèche linge pour 2€ chacun Par contre le WIFI dépend du restaurant …….donc il vaut mieux consommer pour en bénéficier Le coût est de 10€50 pour une nuit pour une personne sans électricité (+3€) Le personnel est plus ou moins sympa! Cette journée, j’ai effectué 274 kms
En route pour la traversée de l’Italie par autoroutes compte tenu de la mauvaise expérience des nationales à l’aller!
2eme journée de trajet:Trieste Brescia ou plutôt ISEO à 24 Kms de Brescia et où il y a un lac (pas vu beaucoup car il a lu!) et un camping le camping ISEO indiqué par mon GPS Joli endroit confortable au bord du lac où on paie en fonction de sa place par rapport à la vue sur le lac Pour moi place de base à 22 € Services au top J’ai fait 358 kms dans ma journée entre 11h30 et 18h
3eme journée de Iséo à St Michel de Maurienne Il pleut par averses orageuses J’ai pris du gas oïl pour ne pas avoir à faire le plein en route ……..la moitié à 1€45 le litre, j’en ai pour 56€! L’entrée du tunnel se trouve à environ 88 kms de Turin Les péages:un après Milan de 5€ puis 14€ 7à mais il m’en manque un ! le tunnel à 58€50 J’aurai fait 329 kms dans ma journée Arrivée au camping -hôtel de MARINTAN à St Michel de Maurienne Le camping n’est pas ouvert donc je bénéficie des services de l'hôtel coût 12€60 sans l’électricité N 45.21308 E 006.47879 Calme, l’inconvénient est que peu de places sont à plat!
4eme journée De St Michel de Maurienne à Eysins Pinet J’ai programmé le gps pour l’arrivée au Mont Dore Il me fait passer par le col du Glandon ……un coin magnifique qui vaut bien quelques routes de l’Albanie au pont de vue largeur et à pics! puis on contourne Grenoble et on passe par Vienne Je me suis arrêtée au village de EYZIN PINET (à 14 kms de Vienne) où il y a une aire municipale très agréable et toutes les commodités dans le village 45.4748 4.99965 cette aire est sur P4N 185 kms pour la journée entre 13h et 17h30
Nous partons de Rennes (40kms avant pour moi) le dimanche 17 Avril Il fait froid et nous avons hâte d’aller vers le soleil Trajet global: Poitiers-Limoges-Clermont ferrand-Lyon -Chambery-Tunnel de Fréjus- Turin-Bologne et Ancône( pour prendre le ferry qui arrive à Durrès) soit environ 1797 kms que nous avons prévu de faire en 6 jours. Le Dimanche nous avons fait une grosse journée en allant jusqu’à Aubusson (538kms) Au fur et à mesure que nous avancions, nous avons pensé que la route par Guéret à partir de Bellac était plus judicieuse car moins encombrée de villages qui freinent la vitesse A Aubusson nous avons passé la nuit sur l’aire réservée aux CC La ville n’est pas attractive même si elle donne à voir ses splendeurs passées Lundi la matinée est en partie consacrée à l’intendance:gas oïl et courses Nous contournons Clermont (à 637 kms de chez moi!)pour nous diriger vers Chambery via Lyon ……..impossible de prendre la nationale sans être systématiquement réorientés vers l’autoroute que nous finissons par prendre jusqu’à l’Isle d’Abeau et nous nous arrêtons sur la place de Echelles à 25 kms de Chambéry Mardi petite halte à Chambery qui a un parking pour les CC (mais pas que pour eux!)proche du centre ville Balade dans la ville Chambery se trouve à 295 kms de Clermont Ayant bloqué mon portable nous nous arrêtons à Modane pour bénéficier de ‘internet avant de passer en Italie et récupérer un code PUK De ce fait nous passons la nuit sur un parking près du complexe sportif de Modane (100kms de Chambery) Mercredi On fait le plein avant de partir car le gas oïl est plus cher en Italie( 20cts de plus par litre) Tunnel de Fréjus:16 kms et 57€60 !(Il faut préciser que les tunnels aux alentours sont fermés jusqu’en Juin!donc pas de choix) plus le péage(20€50). car on décide de garder l’autoroute jusqu’à Turin On sort à Asti puis route nationale jusqu’à Alessandra qui possède une jolie citadelle De là on va jusqu’à une aire de services à Monticelli d’Ongina (N 45°05’26.1; E: 009°56’06.5 ») coin tranquille ou curieusement il y a de l’eau (gratuite) une grille d’évacuation mais rien pour les toilettes et pas de WC à proximité Jeudi direction Bologne que nous contournons en fin de matinée (nous sommes à 1543 kms de chez moi!) La route est vraiment mauvaise;les limitations de vitesse incompréhensibles;…….je ne recommande pas ce trajet par la nationale! Nous avions prévu de nous arrêter à une aire appelée ASN (aire de services et stationnement nuit) près de Cesenatico ……..mais nous ne l’avons pas trouvée (disparue? coordonnées inexactes? )donc nous passons la nuit à Cesana à côté et nous continuerons vers Ancône par l’autoroute Arrivée à Ancône pour prendre le ferry Vendredi fin de matinée à 3h de dernier lieu de bivouac à CESENA Nous retrouvons un des équipages qui venait de Royan Nous avons parcouru 1828Kms en 5jours et demi! Plein le dos………surtout des routes nationales en Italie
Le trajet en Ferry jusqu’à DURRES
Nous avons payé 100€ pour le véhicule;75€ par passager en cabine avec WC et douche plus 35€ de taxes Le voyage a duré 19h mais ça passe assez vite Arrivée à Durres le temps est maussade Notre « guide » nous attend stationné pas loin du centre ville Nous dormons tranquilles ;faisons quelques courses et changeons quelques euros:Pour 100€ nous avons 13750 Lek
KRUJA
En route vers KRUJA Un de nos équipages doit récupérer sa co-équipière à l’aéroport de Tirana et cette ville est proche de l’aéroport Il y a un parking pour stationner vers la citadelle il est gardé et payant 5€ par CC N:41°30’32.4 » E: 019°47’46.3 » ou N 41°30.540’ E 019°47.772’ Le coin est très joli dommage que le temps ne soit pas avec nous Il y a de l’orage et on a droit à de nombreuses averses La ville est agréable avec son bazar qui ne voit pas beaucoup de clients La citadelle a quelques ruines sympa mais nous sommes lundi et les deux musées sont fermés;dommage car c’est un temps à les fréquenter! Pour le repas nous avons testé les byrek:pâte feuilletée foulée de ce que l’on veut, c’est bon! et les desserts genre flan, caramel, biscuit agréables aussi On a eu un peu de mal avec les gars du parking qui voulaient nous faire payer plus que ce qui avait été convenu ………bien clarifier le temps que l’on paie au départ! Entre deux averses, nous avons pu faire une belle balade de 2 heures qui aurait pu se prolonger plus! Nous avons passé la 2eme nuit de Kruja au sommet de la falaise à 1100m Une belle expérience avec des vents forts, des grosses giboulées et au matin un joli ciel bleu
VERS SARANDA
Nous avions envisagé de faire notre circuit vers le Nord , mais compte tenu du temps, nous descendons vers le sud SARANDA La route est absolument magnifique Nous faisons escale à HIMARE pour la nuit face à la mer!Puis BUTRINT site archéologique
BUTRINT
Un très joli coin où l’on peut garer les CC pour la nuit devant le restaurant en leur demandant l’autorisation (et ou en consommant) ou sur le parking même du site mais plus bruyant car le bac, qui transporte passagers et voitures de l’autre côté du lac , fait du bruit BUTRINT est le reflet des différentes évolutions de la méditerranée au travers des siècles sur 2000 ans ;du temple helléniste du 4eme siècle aux fortifications ottomanes du début du 19eme A voir (700Lek l’entrée) le restaurant à côté a un chef francophone
Le BLUE EYE (Syri Kalter)
Une curiosité naturelle Source qui jailli de la terre d’un bleu unique Il n’y a rien d’autre à voir dans le coin ………mais quand le lieu sera aménagé pour les touristes!!!!!!!!!! N39°55’24.1 » » E 020°11’28.6
GJIROKASTER
Ville très authentique Nous visitons la vieille ville perchée autour du château On peut se garer facilement en ville et ensuite on bivouac sur le parking d’un parc a environ 3 kms N°40°06’00.6 E020°07’32.2 Endroit très agréable
Du fait d’une météo très capricieuse (mais elle nous a laissé visiter les sites que nous souhaitions avant de pleuvoir) et de la proximité géographique ;nous décidons de faire une incursion en Grèce Le passage des frontières est un peu long mais sans problèmes Pour arriver aux météores, cela nous fait quand même presque la journée de trajet …………mais comme il ne fait pas beau!
Les GORGES de VIKOS (GRECE)
Pour vraiment les voir, il aurait fallu longer la rivière sur 17 kms ………ce que nous n’avons pas fait Mais l’endroit est magnifique
Les METEORES(GRECE)
Ce lieu déjà visité en 2008 est toujours magique et après quelques brumes le soleil est de la partie Pour la nuit nous avons parqué sur un lieu à proximité :GH ARSENIS fait hôtel;restaurant et parking pour les CC N:39°42’31,6 » E:021°39’16.5 » Pas mal comme parking car de la place et bien situé par rapport aux sites mais le patron est très autoritaire, impose de prendre un repas sur place à 10€ soi-disant préparé par sa mama…..pas génial. Il est vraisemblablement possible de se garer sur le parking du site de Varlam facilement accessible mais non gardé On peut aussi se garer en ville (parking de Lidl)et monter à pieds vers le site On arrive au monastère de Agios Stéphanos (monastère des nonnes) ou par d’autres chemins on arrive à d’autres sites!
POGRADEC (Albanie)
Entre les météores et Pogradec nous avons roulé pendant 4h.Le passage à la frontière à Kristalopigi s’est bien passé après nous avons pris la route par la montagne vraiment très beau Pogradec est très agréable Nous avons mangé dans un restaurant le fresh fish grill qui propose la truite locale ……avec des pommes de terre nouvelles un vrai régal …….pour 1300Lek (pas 10€) contrairement à ce que nous a fait manger le grec aux météores! Ensuite arrêt au camping ARBI N40.90149 E 20.70973 à 3kms du centre Nous pensions trouver un lavomatic performant mais juste une petite machine à laver et pas de sèchage……….ce qui ne doit pas poser de problème en été ……….là cela ne nous a pas permis de laver notre linge à tous (4 équipages)Par ailleurs le camping est installé sur une base de terre et d’herbe…….quand il pleut ça patine! pour les évacuations:la grille des toilettes doit être enlevée si on ne veut pas en mettre partout ……quant aux eaux usées il y a le risque de faire basculer le véhicule si on se met à cul pour être au bon endroit……….bref……de l’idée mais peut mieux faire!cout:10€ par véhicule plus 1€ par personne et 2€ pour la machine à laver
OHRID (Macédoine)
La frontière macédonienne est à Tushemisht et se passe sans difficultés Ohrid est à 25kms Une ville où nous avons eu un peu de mal à nous garer mais nous sommes 4 véhicules et c’était jour de marché Une ville animée où l’on trouve beaucoup de choses Au bord du lac mais ne sent pas l’imprégnation des villes touristiques , reste authentique
STRUGA (Macédoine) ou plus exactement KALISTA
Notre lieu de bivouac au bord du lac, un peu en dehors de la ville N 41°08’50.5 E 020°39’05.8 » C’est un très bel endroit mais il semblerait que l’on doive avoir quitter les lieux à 6h du matin Ce n’est écrit nulle part mais le gardien est formel Il a relevé nos numéros et signalé notre présence à la police qui est venue vérifier un peu plus tard que nous avions bien quitté les lieux! Il est vrai que nous sommes à côté d’un camping (lien?) Hier AM (lundi 2 Mai )et une partie de la nuit il a plu des cordes Mardi matin temps correct nous faisons route vers la frontière à Thanes
LIN (Albanie)
Un petit village pittoresque sur une sorte de presqu’île ou chaque ruelle aboutit au bord du lac et ou chaque villageois pêcheur a sa barque Commence à être connu car immeuble, guest house…..fleurissent On doit se garer à l’entrée du village car les rues sont étroites
A l’aller nous avons « raté » Berat Nous faisons donc route vers ce lieu touristique par ELBASAN (attention pour se garer car peu de places pour les CC et des rues étroites en dehors du centre sinon ville animée agréable) CËRRIK jusqu’à BELSH la route n’est que nids de poules, chaussée défoncée Elle était en début de travaux quand nous sommes passés: début mai 2016!) Ensuite c’est moins pire! Arrivée à Berat 140km depuis LIN temps non comptabilisé du fait de l’environnement!
BERAT(Albanie)
Une bien jolie ville aux milles fenêtres comme on l’appelle Il y a bien un parking vers la citadelle mais nous ne le recommandons pas car la rue est étroite et très en pente On peut se garer (peut être pas en pleine saison) le long des quais et payer le parking (50Lek de l’heure!) c’est u!n peu bruyant mais on est tranquille et s’est gardé (attention les gardiens sont assermentés………pas les autres qui essaient de se faire des sous en arguant un parking payant après les heures « légales » entre 8h et 16h) Nous avons pris un repas au Mangalemi en montant vers la citadelle; excellent et un cadre très agréable
Le temps ne nous est toujours pas favorable:il fait beau le matin et dans l’ après midi ça se dégrade et c’est froid! Nous allons définitivement abandonner le projet d’aller à Vallonné Dans cette optique nous décidons d’aller vers Thessalonique mais il faut quitter l’Albanie Le GPS nous indique une route pour quitter BERAT qui passe par Zhitomi Terpan Glave Surtout à ne pas faire car si elle est jaune sur les cartes, elle est blanche sur la grande carte de l’Albanie au 1:150 000 (celle qu’il faut avoir!) et c’est galère c’est une piste rocailleuse sur laquelle on manque à chaque instant de faire de la casse On met 5h pour faire 28 kms Les gens du coin nous aident et nous trouvent un bivouac sur une butte magnifique Le lendemain c’est reparti pour encore une 30 aine de KMS de la même route jusqu’à BUZ d’où l’on peut prendre une route correcte pour rejoindre le grand axe à MEMALIAJ puis la route vers PERMET ………où il pleut après que la journée ait été très ensoleillée! (heureusement par rapport au type de route que nous avons pris!
PERMET (Albanie)
Nous avons bivouaqué à la station service où nous avons fait le plein et laver les véhicules Pas le grand confort mais un bon WI FI de proximité ça compte quand on ne peut pas se connecter facilement De Permet nous n’avons pas vu grand chose si ce n’est que c’est majoritairement fermé le vendredi et qu’il y a un grand centre d’accueil pour les randonneurs ……..sûrement plus accessible que Valbonne où nous voulions aller initialement !
De Permet nous allons rejoindre la GRECE par Mélissopetra (à 32 kms par une route moins mauvaise que celle que nous avions prise en montagne) puis direction Thessalonique La route est magnifique avec des paysages autour de Permet qui donnent vraiment envie d’y randonner!Nousavons rencontré un groupe de français en minibus avec guide et chauffeur qui faisaient ainsi des étapes de balades On s’arrête pour le bivouac à KASTORIA à 118 kms de la frontière , un joli coin au bord du lac ou malheureusement les magasins (c’est le lavomatic qui nous intéresse le plus!)sont fermés le samedi Coordonnées de notre bivouac N 40°30’20.8 » E:021°17’04.5 » Il fait beau dans la journée et même chaud et après 17h il se met à pleuvoir Le tour du lac serait bien si ce n’était continuellement de la route Nous trouvons un lavomatic le lundi , ouvert le matin, à côté du Lidl Il y a tout autour du lac des oies, des foulques, grèves et autres animaux plus ou moins bruyants qui donnent vie à cet endroit ainsi que beaucoup de grecs mais peu de touristes
Vers Thessalonique:bivouac au bord du lac à AGIOS PANTELEIMON à 113 kms de Kastoria
Très bel endroit pour le stationnement Il y a de l’eau gratuite à deux endroits et le village est juste au dessus N:40°43’19.7" E:021°45’06.2 » C’est un lieu qui doit être fréquenté l’été, mais on ne peut pas se promener le long du lac autrement qu’en empruntant la route……pas agréable du tout!
THESSALONIQUE (Grèce)
Une mégapole dont nous n’étions pas certain d’apprécier le gigantisme Nous avons pu nous garer sans problème sur la grève près d’un des "ports de plaisance « face à un café-restaurant « l’Espérides »(EONEPIDES en grec) ou nous avons pu avoir un bon WIFI et à côté d’une boulangerie , d’un marchand de fruits et légumes et d’un super marché Pour aller en ville on prend le bus 5 derrière cette rue où se trouve le café et en 20mn on est au centre ville (coût du trajet 1€10 tarif réduit après 65ans à prendre un billet en kiosque) coordonnées GPS:N:40.589374 E:22.944373 (Kalamaria) Il y a un autre parking communiqué par P4Night qui se trouve avant celui ci à environ 3kms coordonnées: N:40°35’19.8 E:022°56’34.3 » Il est plus proche ou plutôt moins loin du centre La ville a une très grande esplanade au bord de mer pour piétons, vélos; de nombreux endroits de verdure et d’espaces piétons tout cela très aéré Nous avons découvert un restaurant au bord de l’eau , pas très loin de notre parking, avec un toit bleu repérable de loin mais pas de près car caché par un parking voitures et une cour intérieure qui masque l’entrée du restaurant On y mange très bien, local et pas cher! ;son nom est le « TPIAKTIC" Nous avons bien aimé (nous sommes restés presque deux jours )
Prochaine étape La BULGARIE
A la frontière Bulgare, on doit s’acquitter d’une vignette pour les autoroutes de 15 LEV (BGN) la monnaie locale étant à peu près la moitié de l’euro Il y a une queue énorme de camions mais nous passons rapidement Il y a environ 200kms entre Thessalonique et le monastère de RILA but de notre étape
Nous faisons un petit détour par une charmante ville indiquée par un restaurateur: MELNIK A environ 12kms après la frontière on oblique vers la droite et là on va voir ce petit village réputé pour son vin Les formations rocheuses autour de la ville servaient de cave aux villageois pour faire vieillir leur vin , lui donnant sa réputation C’est une ville bien organisée pour le tourisme, avec des maisons du style de BERAT la ville aux milles fenêtres De là nous montons jusqu’au monastère de ROZHEN (7kms) dont nous redescendons à pied vers MELNIK Une bien jolie balade de 1H30 avec des paysages grandioses Arrivés au village, nous trouvons un véhicule pour nous emmener récupérer le CC, pour 10 lev .Bivouac à MELNIK :N41°31’26.2 » E023°23’29.1"
Le MONASTERE DE RILA(Bulgarie)
Très connu, très touristique, c’est le plus grand centre monastique de la péninsule balkanique Il est ornementé de fresques magnifiques On peut se garer facilement sur un parking à 300m du monastère auquel on accède par un sentier le long du torrent N:42°08’20.8 » E:023°20’54.9 Bivouac frais:nous sommes le samedi 14 Mai au matin, il fait 9° dans le CC et 5° dehors…….heureusement le soleil semble poindre son nez!
A la recherche des 7 lacs de RILA
A défaut de pouvoir y aller à pied du monastère nous essayons de trouver la route qui y mène. Il faut prendre la route de Sofia, bifurquer à DUPNITSA et à SAPAREVA BANYA trouver la route de PANICHISTA (pas bien indiquée dans le village) à partir de là, une très belle route toute neuve nous conduit au téléphérique (c’est le bout de la route) juste avant , on est arrêté par un péage de 5 lev Au téléphérique, on peut prendre un 4X4 (30€ pour 4 …….mais on ne sait pas si c’est à diviser par 4 ou si c’est le prix pour le véhicule) le coût du téléphérique est de 18lev ……..mais n’accepte pas les euros! Le trajet est mémorable……c’est un torrent sans eau (à cette saison!) Arrivés en haut il reste encore à longer la crête enneigée sur environ 1h aller et 1h retour pour apercevoir les lacs!……..Nous les avons trouvés mais pas vu (pas le temps et grésil)…….une belle épopée!
SOFIA
Nous aurons parcouru 188kms entre le monastère et Sofia avec notre détour par la route des lacs A Sofia, nous stationnons sur le parking du centre ville payant (15 lev par 24h) bien situé et gardé N 42°40’37.8 E 023°19’04.0 Nous sommes proches du centre commercial appelé CCS (city center sofia ou city center shop?) Le dimanche le temps est beau et nous permet de visiter les monuments qui nous intéressent: Alexander Noviesky et Nicolaï La plupart des personnes sont accueillantes L’office du tourisme est fermé samedi dimanche ……difficile d’avoir des informations La ville est parsemée de parcs et endroits pour vélo et piétons Il y a un métro, tramway bus Pour 4 lev on peut circuler toute la journée quelque soit le transport choisi Le temps continue de nous persécuter et le lundi 16 Mai il fait froid et il pleut ………nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur car un co-équipier doit prendre l’avion le 17 donc nous ne partirons que ce jour là
Mardi 17 Mai au matin ……….il fait 9° dehors mais une belle journée s’annonce pour faire route au travers de la SERBIE…….passage de la frontière à KALOTINA soit à 58 kms de Sofia Une anecdote amusante à la frontière: Notre co-équipier du fourgon a inscrit sur son véhicule « transport de reptiles … »afin de décourager les voleurs! mais il a attiré l’oeil des douaniers et a du vider son véhicule pour prouver qu’il n’avait pas de serpents! ……..dommage mais les douaniers m’ont fait supprimer la photo que j’avais prise de l’évènement! Nos CC sont passés sans difficultés!
Après la frontière, nous faisons escale à un resto de routiers pour avoir de l’eau (à 14 kms avant NïS) puis nous rejoignons, après GRCAK , la route de montagne qui permet de traverser pour atteindre le MONTENEGRO Le bivouac se passe un peu à l’écart de la route à un lieu dit MARINKOVICI (écrit en cyrillique sur la pancarte!) calme si ce n’est des gamins qui s’amusent à taper sur les véhicules …..mais pas à minuit……car à cette heure là il fait 3° dehors et 9° dans le véhicule …….bienheureux le chauffage! Coordonnées du site: N:43°26’53.2 » E:020°51’36.5 » (voir photo) Un autre intérêt à ce lieu c’est la présence derrière le parking de la maison d’un habitant très heureux de vous emmener au restaurant de son frère au village …..moyennant finance bien sûr mais repas local garanti! Il y a aussi une jeune femme serbe prof de français qui peut servir d’interprète et un habitant français retraité qui habite aussi le village .
Mercredi 18 Mai route vers le MONTENEGRO une belle journée s’annonce et nous allons encore rouler
Direction Novi Pazar où nous passons au bout de 1h30 soit à 63 kms de notre lieu de bivouac La frontière se situe à 2h30 de notre bivouac soit 107 kms Nous nous arrêtons pour le bivouac avant Podgorica à MOJKOVAC sur le parking d’une grande surface à l’entrée de la ville La route pour venir de la frontière serbe à celle du Montenegro est magnifique De la frontière serbe à calle du Monténégro il y a 324 kms Au Monténégro nous avons retrouvé l’heure française et les euros!……..et les détritus partout !
Hier nous avons roulé pendant 6h et 4h 30 aujourd’hui ………un peu marre de faire des Kms …….d’autant plus qu’il fait beau quand nous roulons et qu’il se met à pleuvoir lorsqu’on s’arrête!
Jeudi 19 Mai Ce matin, il faisait 10° dans le CC et 6,5° dehors! De MOJKOVAC à PODGORICA il y a 75 kms environ Nous ne nous arrêtons pas dans la capitale mais continuons vers le sud à PETROVAC ou nous faisons une pause le long de la mer interdit de stationnement en raison de travaux (ils sont en train de bétonner le peu de place qu’il reste le long du littoral!) Nous sommes à 2H30 de MOJKOVAC (147 kms) La route est très belle avec des gorges et de l’eau genre Verdon Nous avons pris un tunnel payant (5€) long de 4kms et nous avons côtoyé le fleuron des résidences hôtelières de SVETI STEPHAN Gas oïl à 0,92€ le L
Arrivée à KOTOR sous un soleil radieux mais avec de l’orage qui menace Coordonnées de bivouac gratuit à 50m du parking payant pour les bus, N42°25’18.7 » E 018°45’50.8 » La WIFI est accessible au bar du coin Je me suis dépêchée de grimper les 1460 marches qui montent vers la muraille avant le déluge orageux de la nuit et du vendredi 20 Mai La vue est magnifique et les marches faciles à la montée, toujours un peu plus délicat à la descente Le vendredi 20, la journée est maussade mais permet quand même de refaire un petit tour dans KOTOR
Samedi 21 Mai:changement radical;il fait 18° dans le CC et 18° dehors On part vers DUBROVNIK Sur la route vers la frontière, on s’arrête prendre en photo le joyau de PERAST :deux iles pittoresques qui se dressent au milieu des flots: Sveti Dorde (St georges) la plus petite sur un rocher naturel et Notre Dame du récif, un îlot artificiel où serait apparue au 15eme siècle une icône de la vierge (serait à visiter!) La douane est à 52 kms Passage sans difficultés et rapidement au bout de 2H30 et 83 kms nous arrivons à 8kms de Dubrovnik (KUPARI) où se trouve le lieu du bivouac, fourni par P4Night N:42°37’12.4 E 018°11428.8 un lieu de désolation entouré de bâtiments ayant été la cible de balles et/ou en construction et abandonnés ……..et pas qu’un!!!!!mais un grand avantage:le bord de mer où l’on peut se baigner Pour se rendre à DUBROVNIK, on prend le bus jusqu’aux remparts coût 18 Kun (monnaie locale) A l’aller on a trouvé un taxi qui nous a emmenés pour 10€ les 4 N’importe quel bus de Kupari nous emmène à la veille ville (premier arrêt :old town et pour le retour il vaut mieux prendre le 10 En ville, les CC peuvent se garer au parking de Port GRUZ ou au parking du terrain de sport les deux sont payants Une jolie ville pleine de monde (il fait beau et chaud!) dont nous faisons un tour rapide et au retour :premier bain de mer de notre séjour et on espère en avoir d’autres Nous sommes restés 2 nuits à cet endroit:de quoi en profiter un peu plus
Lundi 23 Mai 17° dans le CC 16° dehors …….voilà des températures matinales comme on les aime
Direction MOSTAR en BH (Bosnie Herzégovine) La frontière IVARINA est à 7kms de KUPARI, notre lieu de bivouac et MOSTAR se trouve à 132kms ……..attention si votre GPS vous fait passer par une petite route à peine plus large que nos véhicules……il vaut mieux prendre la belle et grande route de Sarajevo qui passe à Mostar! Le parking indiqué par P4N est à côté du pont qui est LA visite de Mostar ……..pas vraiment intéressant si ce n’est son emplacement:10€ la journée et 10€ la nuit ………un parking où l’on manque à chaque instant de cogner quelque chose car c’est étroit et il faut y entrer à reculons ……peu de place (heureusement eau, électricité et WIFI compris )N 43°20’10.8 » E 017°48’51.8 Il y a d’autres possibilités de stationnement :un parking gratuit un peu plus loin …….mais non gardé……N 43°20.501 E 17°48.631 ou carrément un camping « Autocamp BLAGAJ » N 43°15’501 E 17°52’800 de 10 à15€ hors saison Il est situé a 12kms de Mostar avec bus
Mardi 24 Mai 19° dans le CC 16° dehors On part vers Sarajevo……..un peu perturbé ce trajet:les coordonnées GPS fournies amènent à un parking pour voitures;pas de place pour nos véhicules Des indications de personne nous font circuler dans des rues étroites pas du tout adaptées…..Après un certain temps de recherche, on trouve un parking devant le muséum payant la journée (de 7h à 20h 1km de l’heure soit 0,50cts et gratuit la nuit ) Bien situé mais bruyant nous sommes à 20 mn à pied de la vieille ville N:43°51’19.6 » E 018°24’09.5 » ……une bonne trouvaille En route le lac tout autour de JABLANICA est une pure merveille La ville elle même? je ne crois pas y revenir
Mercredi 25 Mai direction SCIT KONOBA à environ 2H30 de route La suite de cette magnifique route aboutit à une ile reliée au continent par un pont et où tout est encore à aménager…….mais ça va vite les constructions Nous sommes restés 3 nuits sur cette ile Il y a quelques chemins à faire …….aller chercher du pain aux markets qui se situent de l’autre côté du pont à environ 2kms5 de l’endroit où nous sommes Le resto-hôtel lui même est très passager On a accès à la douche, les toilettes ……pour 10€ par jour On peut aussi faire laver son linge (5€) et avec repassage c’est le double! Par ailleurs il y a aussi la possibilité de stationnement « sauvage » juste après le pont quand on arrive , sur la droite ou à 100m sur la gauche pour 2 véhicules sans gêner personne Les températures sont encore fraîches le matin (16° dans le CC 13° à l’extérieur ) et le jeudi il a plus une bonne partie de la journée Les coordonnées de ce lieu:N 43.80227 E 17.52563 ou N 43°48’08.2 » E 17°31’32.3 »Un lieu agréable avec surtout un très bel environnement pour y venir et pour en repartir A part cela:on ne peut pas se baigner car l’eau est vaseuse, plus ou moins polluée Les chemins aboutissent vite à des impasses ou non tracés; à des ornières faites par les animaux qui viennent y paitre .
Vendredi et samedi nous allons rayonner dans le coin pour des raisons privées d’un de nos co-équipiers Nous stationnons une nuit aux chutes de KOCUSA Un très joli endroit en cours de réaménagement suite à un changement de propriétaire Pas beaucoup de place pour mettre les véhicules mais un repas savoureux au Konoba Kocusa au bord de l’eau N43°14’40.5 E 017°27’20.5 Avant de passer la frontière Croate, on fait le plein ……1,66 km le L soit 83cts
Dimanche 29 Mai On passe la frontière(HRVATSKA) à 5kms des chutes pour se diriger vers MAKARSKA L’objectif est de prendre le ferry pour aller vers SPLIT en traversant l’ile de BRAC …..le prix de 345KUN soit environ 45€ nous décourage Nous choisissons d’aller à Split par la route Le bivouac que nous avions envisagé se situait au camping de KRVAVICA Personne lorsque nous y arrivons vers 13h30;pas d’informations, pas de mot de passe pour le Wifi ……..on ressort;on reste sur le parking attenant jusque dans la soirée On se fait houspiller par le responsable du camping qui nous menace des flics Du coup on prend la route le soir même pour un parking situé à environ 28 kms au bord de la route côté mer réf sur P4N 43.4131 16.7343 …….du bruit de circulation mais pas de police à l’horizon
SPLIT quelque difficulté de repérage du premier parking ……..assez curieusement nous étions 2 CC à avoir le même chemin (faux!) et le 3eme un chemin différent bon …….est ce que des fois nos bons GPS que l’on paie assez cher seraient supplantés par les applications? heureusement l’erreur dans l’autre sens existe aussi! Donc ce premier lieu est bien mais assez occupé par les voitures……on y revient un peu plus tard (N 43.50197 E 016.47174) le 2eme est plus proche de la vieille ville par accès à partir du bord de mer (30mn de marche quand même) mais surtout à côté d’une suite de très belles plages ……moins de places pour garer plusieurs CC (N 43.50053 E016.45657 ) les deux ont des cafés à proximité pour le WIFI La vieille ville est agréable pleine d’échoppes à touristes et autres commerces groupés autour du palais de Dioclétien et de la cathédrale St Domnius
Direction Zadar avec une étape relaxe à proximité de SIBENIK Nous sommes à 83 kms de SPLIT Cette baie, c’est le canal qui rejoint la ville L’eau y est peu salée, il y a des moules et des plantes « halophytes » qui poussent dans l’eau salée Un fort, St Nicholas, bâtisse du XVI ème siècle se situe à l’entrée du chenal On peut y accéder avec des chaussures pour aller dans l’eau car il y a déjà une passerelle d’aménagée pour se rendre sur l’ilot situé entre la côte et le fort (voir photo) N 43.71899 E 015.85996 ou N43°43’08.4 » E 015°51’35.9 A ZADAR, nous avons testé un premier parking en ville (sur P4N) pas à retenir pour nos véhicules Le second situé plus loin dans un ancien camping désaffecté est plus adapté (44.1302 15.2056) mais il est loin de la ville (6,5 kms) Pour plus de facilité, on peut mettre les véhicules sur le parking de la marina (44.13104 15.21108) le temps d’aller dans la citadelle avec le bus juste à côté (le 5 ou le 8 pour 10 Kuna) On s’arrête juste à côté du pont qui permet d’entrer dans la vieille ville Pas vraiment enthousiasmée par la ville en dehors de la Cathédrale et la rotonde Notre voyage en groupe se termine ici Après chacun amorce son projet ………pour moi c’est le retour tranquille
Départ de ZADAR Le GPS me fait prendre la route du bord de mer par PAG c’est absolument magnifique sauf qu’au bout il y a la mer et qu’il faut prendre le ferry …….ce que le GPS ne m’a pas dit!la traversée coûte 174 Kuna (environ 24€) pour 15’ de traversée Passage de la frontière de Slovenie à « PASJACK » sans problème Par contre pour le gas oïl il vaut mieux faire le plein en Croatie Ici le litre est à 1,099…… P4N (park for night) bugge en permanence aussi c’est le GPS qui m’amène au camping OBELISCO à 4kms de Trieste ……..45.67879 013.78669 A recommander: situé en hauteur les emplacements ne sont pas très larges mais les prestations y sont:douche vide WC machine à laver et sèche linge pour 2€ chacun Par contre le WIFI dépend du restaurant …….donc il vaut mieux consommer pour en bénéficier Le coût est de 10€50 pour une nuit pour une personne sans électricité (+3€) Le personnel est plus ou moins sympa! Cette journée, j’ai effectué 274 kms
En route pour la traversée de l’Italie par autoroutes compte tenu de la mauvaise expérience des nationales à l’aller!
2eme journée de trajet:Trieste Brescia ou plutôt ISEO à 24 Kms de Brescia et où il y a un lac (pas vu beaucoup car il a lu!) et un camping le camping ISEO indiqué par mon GPS Joli endroit confortable au bord du lac où on paie en fonction de sa place par rapport à la vue sur le lac Pour moi place de base à 22 € Services au top J’ai fait 358 kms dans ma journée entre 11h30 et 18h
3eme journée de Iséo à St Michel de Maurienne Il pleut par averses orageuses J’ai pris du gas oïl pour ne pas avoir à faire le plein en route ……..la moitié à 1€45 le litre, j’en ai pour 56€! L’entrée du tunnel se trouve à environ 88 kms de Turin Les péages:un après Milan de 5€ puis 14€ 7à mais il m’en manque un ! le tunnel à 58€50 J’aurai fait 329 kms dans ma journée Arrivée au camping -hôtel de MARINTAN à St Michel de Maurienne Le camping n’est pas ouvert donc je bénéficie des services de l'hôtel coût 12€60 sans l’électricité N 45.21308 E 006.47879 Calme, l’inconvénient est que peu de places sont à plat!
4eme journée De St Michel de Maurienne à Eysins Pinet J’ai programmé le gps pour l’arrivée au Mont Dore Il me fait passer par le col du Glandon ……un coin magnifique qui vaut bien quelques routes de l’Albanie au pont de vue largeur et à pics! puis on contourne Grenoble et on passe par Vienne Je me suis arrêtée au village de EYZIN PINET (à 14 kms de Vienne) où il y a une aire municipale très agréable et toutes les commodités dans le village 45.4748 4.99965 cette aire est sur P4N 185 kms pour la journée entre 13h et 17h30
Carnet d'une croisière Caraïbes / transatlantique en 31 jours sur Deliziosa
Bonjour à tous,
Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.

Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?
Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.
· Pourquoi cette croisière ?
Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.
Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.
En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.
Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.
La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à
- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)
La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise
Ce programme nous a immédiatement séduits…
Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.
Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.
Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.
Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.
· Notre réservation
En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.
Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).
1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …
Eh ben non, … c’est possible !!!
Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.
Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.
· Nos réservations accessoires
Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.
· La préparation
Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».
Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …
· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)
Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.
Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.
Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.
Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.
Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …




La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.
La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.
A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.
Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.
Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.
Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.
Voila pour la toute première partie de ce récit ….
Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :
La vie à bord et son fonctionnement
- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale
Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité
Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord
Bilan final
- Bilan global - Appréciation finale
Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…
Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.
Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….
Joseph
Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.

Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?
Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.
· Pourquoi cette croisière ?
Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.
Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.
En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.
Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.
La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à
- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)
La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise
Ce programme nous a immédiatement séduits…
Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.
Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.
Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.
Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.
· Notre réservation
En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.
Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).
1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …
Eh ben non, … c’est possible !!!
Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.
Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.
· Nos réservations accessoires
Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.
· La préparation
Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».
Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …
· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)
Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.
Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.
Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.
Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.
Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …




La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.
La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.
A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.
Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.
Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.
Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.
Voila pour la toute première partie de ce récit ….
Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :
La vie à bord et son fonctionnement
- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale
Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité
Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord
Bilan final
- Bilan global - Appréciation finale
Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…
Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.
Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….
Joseph
Retour sur 3 semaines en Islande
Bonjour,
Pas un réel carnet de voyage mais des informations un peu en vrac pour les futurs voyageurs en Islande : comme j’ai piqué plein d’infos sur Voyage Forum depuis un an au gré de mes recherches, à mon tour d’aider –modestement- ceux qui préparent leur escapade islandaise. Nous sommes partis du 22 aout au 12 septembre, soit 22 jours sur place… Avion réservé très tôt, en octobre 2014, le prix du billet proposé par Lufthansa nous ayant décidé rapidement (cela nous trottait dans la tête depuis quelque temps…) Aller-retour Toulouse-Reykjavik (via Francfort) : 234 € par personne ! Au vu des prix pratiqués dans les hôtels, nous avons opté dans un premier temps pour le camping et en lisant les retours de séjours sur les conditions météo (vent et pluie) nous avons finalement décidé d’utiliser notre moyen de locomotion comme logement…Notre but premier étant d’aller sur les pistes intérieures, nous avons donc loué chez Iceland4x4 Carrental un Jeep Grand Cherokee équipé « highland road » pour 2000 € les 3 semaines. Outre ses gros pneus rassurants, l’avantage du Cherokee est d’avoir une surface plane pour dormir, une fois les sièges arrière repliés…On avait amené matelas autogonflants, duvets et oreillers… L’inconvénient…c’est la consommation ! Le 4x4 yankee est performant et rassurant dans les gués et les côtes à 20 % mais pas très économique ! On ne peut pas tout avoir ! Aucune réservation donc une grande liberté dans notre itinéraire, dont les grandes lignes étaient tracées néanmoins mais que nous avons modifiées en cours de route, en fonction de la météo notamment.
Notre itinéraire :
22 août : Toulouse-Francfort-Keflavik .Camping gratuit à Gardur en bord de mer 23 août : Geysyr, Gulfoss puis piste F35 jusqu’à Kerlingarfjoll. Bivouac près du camping (utilisation de la cuisine et sanitaires) 24 août : Hveravallir (geysers et solfatares) et retour à Kerlingarfjoll car mauvais temps la veille pour monter la piste. Bivouac près du lac Hvitarnes 25 août : Redescente par le sud de la F35 pour rejoindre la F26, Veidivotn, passage de gués, appréhension pour les premiers, après ça va mieux…Camping payant de Nyidalur. 26 août : Suite F26 (Sprengisandur), repassage de gués, Godafoss, la météo se gâte, brouillard et pluie jusqu’à Husavik. Bivouac sur le port. 27 août : Lac Myvatn, Namafjall-Hverir (solfatares), caldeira de Krafla. Bivouac non loin. 28 août : Dettifoss sous une pluie torrentielle…on ne traine pas et on rejoint les fjords de l’Est, faisant l’impasse sur la F88 et Askja (aucune visibilité). Camping à Borgarfjordur (payant normalement mais pas vu le « warden »…) 29 août : Fjords de Seydisfjordur et bivouac fjord Mjoifjordur (très beau !) 30 août : Route des fjords jusqu’à Djupivogur, bivouac sur le charmant petit port. 31 août : Hofn, Jokursarlon, Fjarsarlon, sous un soleil magnifique ! Arrivée à Skaftafell le soir sous la pluie, trop de monde, on va bivouaquer à Kirkjubaejarklaustur (dit Klaustur) 1er septembre : Piste F206, passage de gués, « ascension » du Laki, bivouac au canyon de Fjadrargljufur. 2 septembre : Vik, Dirhoaley, plage de sable noir, Skogafoss, bivouac début F249 (on n’ira pas plus loin, interdite par notre loueur !) 3 septembre : Hella puis route vers la F225 pour rejoindre le Landmannalaugar, passage de gués (celui avant d’arriver au « camp de base » est impressionnant). Bivouac sur un bout de piste au milieu de nulle part… 4 septembre : F225, F26, Pingvellir, Borgarnes, bivouac sud Snaefellsnes. 5 septembre : Tour de la péninsule de Snaeffelsnes, route vers glacier Snaefellsjokull, bivouac port d’Olafsvik. 6 septembre : Ferry à Stikkisholmur pour Breidafjordur via l’ile de Flatey. Bivouac camping Flokalundur (pas de warden non plus…) 7 septembre : Patreksfjordur, essai sur la piste des falaises de Latrabjarg mais trop de brouillard et vent violent.Bivouac à Bildudalur. 8 septembre : Chutes de Dinjandi, Pingeyri, Isafjordur, bivouac à Bolungarvik (66 °Nord…) 9 septembre : Isafjordur à Holmavik par la route côtière (quelques phoques se prélassant sur la plage), bivouac presqu’ile Drangsnes. 10 septembre : Drangsnes, Holmavik, bivouac près Husafel (champs et grottes de lave). 11 septembre : Borganes vers Krusavik (solfatares et boues bouillonnantes). Bivouac à Gardur 12 septembre : On rend le 4x4 et on prend l’avion à 14h…Retour Toulouse à 23 h (snif !)
Bilan météo : sur 22 jours, 3 jours de pluie et 2 jours de brouillard, le reste allant du nuageux au grand soleil : plutôt pas mal à la lecture de certains carnets...Températures de -5° une nuit à 15 ° en journée : tout le monde, Islandais compris, est bien couvert (polaires, gants et bonnet) Pas de regrets, dans la liste de nos « incontournables », il ne nous manque pas grand-chose… 4140 km parcourus, de bonnes journées commençant tôt mais rien d’insurmontable, on a l’habitude de la route ! Courses alimentaires dans les Bonus et autres Samkaup, sandwiches le midi, soupe et repas chaud le soir (on avait amené un petit réchaud à gaz Primus mais on trouve des cartouches de gaz de toutes marques dans les stations services) utilisation des piscines (même dans les plus petits villages) pour prendre une douche pour les jours sans camping, c'est-à-dire la plupart du temps aucun problème pour le bivouac sauvage au milieu de la nature… Pour le reste, c'est-à-dire l’essentiel, les paysages fabuleux, les couleurs, les arcs en ciel, les ptites maisons au toit rouge ou bleu, les moutons et les poneys, les sources chaudes et les vapeurs de soufre : on a tout aimé ! J’ai dû oublier plein de choses mais n’hésitez pas si vous souhaitez des précisions et des infos : c’est à ça que ce forum sert et en attendant de préparer le prochain voyage (toujours dans la série : « Grands espaces naturels et déserts », je répondrai volontiers à vos questions. A bientôt !
Pas un réel carnet de voyage mais des informations un peu en vrac pour les futurs voyageurs en Islande : comme j’ai piqué plein d’infos sur Voyage Forum depuis un an au gré de mes recherches, à mon tour d’aider –modestement- ceux qui préparent leur escapade islandaise. Nous sommes partis du 22 aout au 12 septembre, soit 22 jours sur place… Avion réservé très tôt, en octobre 2014, le prix du billet proposé par Lufthansa nous ayant décidé rapidement (cela nous trottait dans la tête depuis quelque temps…) Aller-retour Toulouse-Reykjavik (via Francfort) : 234 € par personne ! Au vu des prix pratiqués dans les hôtels, nous avons opté dans un premier temps pour le camping et en lisant les retours de séjours sur les conditions météo (vent et pluie) nous avons finalement décidé d’utiliser notre moyen de locomotion comme logement…Notre but premier étant d’aller sur les pistes intérieures, nous avons donc loué chez Iceland4x4 Carrental un Jeep Grand Cherokee équipé « highland road » pour 2000 € les 3 semaines. Outre ses gros pneus rassurants, l’avantage du Cherokee est d’avoir une surface plane pour dormir, une fois les sièges arrière repliés…On avait amené matelas autogonflants, duvets et oreillers… L’inconvénient…c’est la consommation ! Le 4x4 yankee est performant et rassurant dans les gués et les côtes à 20 % mais pas très économique ! On ne peut pas tout avoir ! Aucune réservation donc une grande liberté dans notre itinéraire, dont les grandes lignes étaient tracées néanmoins mais que nous avons modifiées en cours de route, en fonction de la météo notamment.
Notre itinéraire :
22 août : Toulouse-Francfort-Keflavik .Camping gratuit à Gardur en bord de mer 23 août : Geysyr, Gulfoss puis piste F35 jusqu’à Kerlingarfjoll. Bivouac près du camping (utilisation de la cuisine et sanitaires) 24 août : Hveravallir (geysers et solfatares) et retour à Kerlingarfjoll car mauvais temps la veille pour monter la piste. Bivouac près du lac Hvitarnes 25 août : Redescente par le sud de la F35 pour rejoindre la F26, Veidivotn, passage de gués, appréhension pour les premiers, après ça va mieux…Camping payant de Nyidalur. 26 août : Suite F26 (Sprengisandur), repassage de gués, Godafoss, la météo se gâte, brouillard et pluie jusqu’à Husavik. Bivouac sur le port. 27 août : Lac Myvatn, Namafjall-Hverir (solfatares), caldeira de Krafla. Bivouac non loin. 28 août : Dettifoss sous une pluie torrentielle…on ne traine pas et on rejoint les fjords de l’Est, faisant l’impasse sur la F88 et Askja (aucune visibilité). Camping à Borgarfjordur (payant normalement mais pas vu le « warden »…) 29 août : Fjords de Seydisfjordur et bivouac fjord Mjoifjordur (très beau !) 30 août : Route des fjords jusqu’à Djupivogur, bivouac sur le charmant petit port. 31 août : Hofn, Jokursarlon, Fjarsarlon, sous un soleil magnifique ! Arrivée à Skaftafell le soir sous la pluie, trop de monde, on va bivouaquer à Kirkjubaejarklaustur (dit Klaustur) 1er septembre : Piste F206, passage de gués, « ascension » du Laki, bivouac au canyon de Fjadrargljufur. 2 septembre : Vik, Dirhoaley, plage de sable noir, Skogafoss, bivouac début F249 (on n’ira pas plus loin, interdite par notre loueur !) 3 septembre : Hella puis route vers la F225 pour rejoindre le Landmannalaugar, passage de gués (celui avant d’arriver au « camp de base » est impressionnant). Bivouac sur un bout de piste au milieu de nulle part… 4 septembre : F225, F26, Pingvellir, Borgarnes, bivouac sud Snaefellsnes. 5 septembre : Tour de la péninsule de Snaeffelsnes, route vers glacier Snaefellsjokull, bivouac port d’Olafsvik. 6 septembre : Ferry à Stikkisholmur pour Breidafjordur via l’ile de Flatey. Bivouac camping Flokalundur (pas de warden non plus…) 7 septembre : Patreksfjordur, essai sur la piste des falaises de Latrabjarg mais trop de brouillard et vent violent.Bivouac à Bildudalur. 8 septembre : Chutes de Dinjandi, Pingeyri, Isafjordur, bivouac à Bolungarvik (66 °Nord…) 9 septembre : Isafjordur à Holmavik par la route côtière (quelques phoques se prélassant sur la plage), bivouac presqu’ile Drangsnes. 10 septembre : Drangsnes, Holmavik, bivouac près Husafel (champs et grottes de lave). 11 septembre : Borganes vers Krusavik (solfatares et boues bouillonnantes). Bivouac à Gardur 12 septembre : On rend le 4x4 et on prend l’avion à 14h…Retour Toulouse à 23 h (snif !)
Bilan météo : sur 22 jours, 3 jours de pluie et 2 jours de brouillard, le reste allant du nuageux au grand soleil : plutôt pas mal à la lecture de certains carnets...Températures de -5° une nuit à 15 ° en journée : tout le monde, Islandais compris, est bien couvert (polaires, gants et bonnet) Pas de regrets, dans la liste de nos « incontournables », il ne nous manque pas grand-chose… 4140 km parcourus, de bonnes journées commençant tôt mais rien d’insurmontable, on a l’habitude de la route ! Courses alimentaires dans les Bonus et autres Samkaup, sandwiches le midi, soupe et repas chaud le soir (on avait amené un petit réchaud à gaz Primus mais on trouve des cartouches de gaz de toutes marques dans les stations services) utilisation des piscines (même dans les plus petits villages) pour prendre une douche pour les jours sans camping, c'est-à-dire la plupart du temps aucun problème pour le bivouac sauvage au milieu de la nature… Pour le reste, c'est-à-dire l’essentiel, les paysages fabuleux, les couleurs, les arcs en ciel, les ptites maisons au toit rouge ou bleu, les moutons et les poneys, les sources chaudes et les vapeurs de soufre : on a tout aimé ! J’ai dû oublier plein de choses mais n’hésitez pas si vous souhaitez des précisions et des infos : c’est à ça que ce forum sert et en attendant de préparer le prochain voyage (toujours dans la série : « Grands espaces naturels et déserts », je répondrai volontiers à vos questions. A bientôt !
Carnet A l'assaut du Grand Sud: Texas, Louisiane, Mississippi & Tennessee
Coucou nous revoilou !!
Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami… il y en a pour tous les goûts.
Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV…), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.
Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).
Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir…), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).
D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :
Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.
Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).
Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :
3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers… Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...
2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place…
1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris-Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo…
Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis… L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).
Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci…).
Allez, place au carnet !
Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami… il y en a pour tous les goûts.
Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV…), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.
Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).
Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir…), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).
D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :
Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.
Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).
Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :
3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers… Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...
2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place…
1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris-Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo…
Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis… L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).
Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci…).
Allez, place au carnet !
Vos plus belles randonnées dans l'Olympic National Park (État de Washington)
Salut à tous,
Mon ami et moi partons deux/trois semaines dans le nord ouest américain et nous souhaiterions visiter Olympic National Park qui semble vraiment magnifique.
Nous prévoyons qu'une journée pour ce parc et souhaitons donc bien choisir nos randonnées. Ruby Beach et Hoh Rain Forest sont bien évidemment au programme. Cela étant, nous aimerions toutefois faire un "trail" au coeur du parc.
Il y a très peu d'avis sur la toile concernant les randonnées de ce parc incroyable, et c'est bien dommage.
J'ouvre donc cette discussion afin d'étendre l'information sur les plus belles randonnées d'Olympic National Park, qui servira je pense, à bon nombre de voyageurs (dont moi, vous l'aurez compris 🙂 )
Je vous partagerai à mon tour, les infos concernant ce parc à mon retour 😉
Merci d'avance pour vos réponses et bonne soirée à tous.
Mon ami et moi partons deux/trois semaines dans le nord ouest américain et nous souhaiterions visiter Olympic National Park qui semble vraiment magnifique.
Nous prévoyons qu'une journée pour ce parc et souhaitons donc bien choisir nos randonnées. Ruby Beach et Hoh Rain Forest sont bien évidemment au programme. Cela étant, nous aimerions toutefois faire un "trail" au coeur du parc.
Il y a très peu d'avis sur la toile concernant les randonnées de ce parc incroyable, et c'est bien dommage.
J'ouvre donc cette discussion afin d'étendre l'information sur les plus belles randonnées d'Olympic National Park, qui servira je pense, à bon nombre de voyageurs (dont moi, vous l'aurez compris 🙂 )
Je vous partagerai à mon tour, les infos concernant ce parc à mon retour 😉
Merci d'avance pour vos réponses et bonne soirée à tous.
Le Maroc est-il encore une destination touristique?
Bonsoir à tous,
J ai lu dans les journaux récemment :
-Deux jeunes femmes arrêtées pour tenue indécente a Agadir.
-Deux jeunes hommes accusés d homosexualite condamnés à 4 mois de prison à Rabat .
-Concert d un rappeur (Mourad belghouat dit "El 7a9ed") annule à Casablanca pour ....
-des surfeurs ne veulent pas de bikini sur les plages le mois de Ramadan a Agadir.
Je ne suis pas homo, je ne me baigne pas en bikini, j aime pas trop le rap ...mais j ai peur pour mes prochains
Vacances au Maroc.
Rassurez moi svp!
Une traversée éclair des États-Unis
Bonjour à tous !
Actuellement en fin de saison sur Saint-Martin, j'ai prévu un voyage aux états-unis avec ma copine à partir du 1er mai.
Nous louerons une voiture, à Miami, pour la rendre à Los Angeles ;)
Les grandes villes traversées seront :
- Miami - Naples - Venice - Le mississippi ( ou aller ??? ) - Nouvelle-orléans - Houston - San Antonio - Austin - Dallas - Santa Fé - Le Grand Canyon - Brice Canyon - Las Vegas - Death Valley - San francisco - Los Angeles
Nous avons exactement 23jours pou faire tout ça, apparement, ca peut suffire ... Oublions simplement les grace mat' !
J'aurais quelques petites questions :
Y a t il des endroits sur ma route, à ne surtout pas manquer ? comme les everglades en Floride ? Je sais qu'il y a aussi la route n°1 entre LA et SF à ne pas manquer :)
J'aimerais aussi voir un petit peu de sport ... Base ball ? NBA ? Football ?
J'aimerais donc savoir, dans les villes que je traverse, quel sport voir ? ( exemple, je sais que miami est bon au basket mais pas au base-ball )
J'aimerais savoir s'il y a sur ma route des circuits de nascar, ou des parcs pour le monster trucks ? du rodéo ?
En gros, j'aimerais savoir quoi voir et ou le voir ..
Toutes les informations sont pour moi bonnes a prendre !!
Et bien evidemment, si des endroits vous on marqués, faites le nous parvenirs ;)
Merci de cette lecture ;)
Actuellement en fin de saison sur Saint-Martin, j'ai prévu un voyage aux états-unis avec ma copine à partir du 1er mai.
Nous louerons une voiture, à Miami, pour la rendre à Los Angeles ;)
Les grandes villes traversées seront :
- Miami - Naples - Venice - Le mississippi ( ou aller ??? ) - Nouvelle-orléans - Houston - San Antonio - Austin - Dallas - Santa Fé - Le Grand Canyon - Brice Canyon - Las Vegas - Death Valley - San francisco - Los Angeles
Nous avons exactement 23jours pou faire tout ça, apparement, ca peut suffire ... Oublions simplement les grace mat' !
J'aurais quelques petites questions :
Y a t il des endroits sur ma route, à ne surtout pas manquer ? comme les everglades en Floride ? Je sais qu'il y a aussi la route n°1 entre LA et SF à ne pas manquer :)
J'aimerais aussi voir un petit peu de sport ... Base ball ? NBA ? Football ?
J'aimerais donc savoir, dans les villes que je traverse, quel sport voir ? ( exemple, je sais que miami est bon au basket mais pas au base-ball )
J'aimerais savoir s'il y a sur ma route des circuits de nascar, ou des parcs pour le monster trucks ? du rodéo ?
En gros, j'aimerais savoir quoi voir et ou le voir ..
Toutes les informations sont pour moi bonnes a prendre !!
Et bien evidemment, si des endroits vous on marqués, faites le nous parvenirs ;)
Merci de cette lecture ;)
Et si on allait aux Phil's?
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Nos plus belles photos 2014
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Explosion à bord du Luminosa mais costa ne communique pas!
Bonsoir,
Explosion à bord du Costa Luminosa mais costa ne communique pas, heureusement tout va bien.
http://www.lenouvelliste.ch/fr/valais/monthey/monthey-le-bateau-de-croisiere-de-daniel-clerc-a-pris-feu-sur-l-atlantique-495-1387197
Pour information, cela s'arrête là.
Alexandre
Explosion à bord du Costa Luminosa mais costa ne communique pas, heureusement tout va bien.
http://www.lenouvelliste.ch/fr/valais/monthey/monthey-le-bateau-de-croisiere-de-daniel-clerc-a-pris-feu-sur-l-atlantique-495-1387197
Pour information, cela s'arrête là.
Alexandre
La Thaïlande reste-elle une destination sans risque
Bonjour,
Beaucoup de questions en ce moment sur La Thailande.
Avec la Junte en place la thailande reste t'elle une destination.
Oui bien sur comme autrefois la Birmanie sous la Junte, juste reste a savoir si les gens veulent cautionner...
La Junte essaye toujours de faire venir les touristes etant donne que c'est une manne financiere....😉
Mais elle se trouve prise a des contraditions. Voir deja le probleme des Visas ou on ne sais pas ou on va ?
Fermer les frontieres , accepter des touristes mais encadre....dans des tours Operateur de groupe.OK
Des voyages individuel ok a voir si il ne faudra pas donner ses points de chute....donner des Hotels...
Rentrer et sortir sera de plus en plus difficile...d'un pays a un autre ( Laos , Cambodge, birmanie )
Sur le plan securite, les touristes non jamais ete inquiete et dans toutes les dernieres annees JAMAIS un site touristique n'a ete vise et jamais un mort.( en dehors des problemes sur Chiang -mai et Kho Phi-Phi des soeur Canadienes DCD et jamais elucide )
Actuellement la Junte controle tout, les medias , internet, les journaux, etc
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Quand vous connaissez bien la Thailande et les Thais, sont toujours imprevisible.Peu de contestation , ils ont le souvenir des annees ...( Ces militants n'ont pas oublié le massacre d'étudiants par les autorités lors d'une manifestation politique en 1976 à l'université Thammasat de Bangkok.)
Le 6 octobre 1976, l'armée a lâché les paramilitaires sur les manifestants, et a utilisé cette orgie de violence, dans laquelle des centaines d'étudiants ont été torturés et tués, pour suspendre la constitution et reprendre le pouvoir.
Aujourd'hui l'histoire se repete...
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Alors que dire des mois a venir.....🏴☠️
Voila les infos aujourd'hui....
En ce moment on est dans la saison des pluies, la periode touristique est de novembre a Mars. Il est prevu des elections en Octobre 2015. Mais aujourd'hui tous les partis politique sont supprime, alors des elections avec qui ?....
Aucun conseil a donner juste se tenir informe.
Bonne journee.
Que voir en... Namibie
Que voir en Namibie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
1- LA CÔTE Henties Bay : station balnéaire au nord de Swakopmund appréciée également pour la pêche.Lüderitz : c'est la plus ancienne ville du Sud-ouest africain. L'architecture coloniale allemande, avec notamment ses belles villas Art nouveau, y est très présente. A 10 km de là on peut visiter la ville fantôme de Kolmanskop.Oranjemund : à la frontière sud-africaine, cette ville qui vit du diamant a un accès (très) réglementé tout comme d'ailleurs la passage de la frontière entre les deux pays à ce niveau.Swakopmund : station balnéaire touristique à la belle architecture coloniale. Plus que pour les plages ou le surf, on y vient surtout pour les activés sport-nature proposées dans le désert tout proche.Walvis Bay : cette ancienne enclave sud-africaine au sud de Swakopmund est le principal port du pays. Son attrait touristique est lié aux possibilités de pêche, d'observation des oiseaux, d'activités nautiques et de balades sur les dunes des environs.Patrimoine naturel Brandberg Mountain : ces montagnes du Damaraland proches de la côte sont les plus hautes du pays (2 606 m). On peut y voir des peintures rupestres et y randonner.Cape Cross : au nord de Swakopmund, Cape Crosse abrite une colonie de plusieurs dizaines de milliers d'otaries.Côte des squelettes : c'est la partie nord du Désert du Namib. Particulièrement inhospitalière, cette côte (classée parc naturel) est semée de squelettes de baleines (d'où le nom) et d'épaves de navires échoués.Désert du Namib : le plus vieux désert du monde court sur toute la longueur des côtes namibiennes pour une largeur maximale de 160 km. On y trouve plusieurs parcs naturels (Namib-Naukluft, Cape Cross, Côte des squelettes...) et d'immenses dunes parmi les plus hautes au monde (Sossusvlei, Deadvlei).Namib-Naukluft Park : c'est le plus grand parc d'Afrique et le quatrième au monde. Il est internationalement reconnu pour les dunes oranges de Sossusvlei et de Deadvlei qui sont le premier site touristique du pays, mais aussi le canyon de Sesriem situé quelques kilomètres avant celles-ci. On peut y randonner localement.Spitzkoppe : massif rocheux du Désert du Namib qu'on peut escalader. Tout autour, on découvre diverses peintures rupestre des Bochiman.2- L'INTÉRIEUR Gobabis : ville étape entre le Botswana (ou l'Afrique du Sud) et Windhoek sur la Trans-Kalahari Higway.Grootfontein : petite ville du nord-est à l'architecture en partie coloniale avec une vieille forteresse. A quelques kilomètres de là, on peut voir une des plus importantes météorites jamais tombées sur terre.Kaokoland : cet ancien banstoustan du nord du pays qui s'étend jusqu'en Angola est le territoire des populations Himbas et Hereros aux traditions encore bien vivaces. C'est surtout une région isolée, semi-montagneuse, et en partie désertique où vivent des troupeaux éléphants.Keetmanshoop : petite localité du sud aux vestiges coloniaux allemands, Keetmanshoop est surtout une base utilisée par les visiteurs pour découvrir les environs (Fish River canyon, forêt de Quiver Tree, rochers de Giant's Playground). Opuwo : cette grosse bourgade de moins de 10 000 habitants est la capitale du Kaokoland. C'est généralement une base pour découvrir les villages Himbas et Hereros des environs.Otjiwarongo : la petite ville du centre-nord sert généralement de point de départ à la découverte du plateau de Waterberg.Outjo : ce gros village du nord est considéré comme la porte d'entrée au parc d'Etosha.Rundu : "grande" ville à la frontière angolaise. Son intérêt touristique se situe au niveau du fleuve Okavango qu'on peut découvrir en canoë, plus l'observation des oiseaux dans les environs.Tsumed : agréable ville minière du nord avec un musée consacrée à cette activité.Windhoek : capitale et principale ville du pays, à 1 700 m d'altitude, elle conserve nombre de témoignages architecturaux de son passé colonial. Juste à côté la Daan Viljoen Game Reserve permet de découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Patrimoine naturelCaprivi : cette "queue de poêle" s'enfonce d'environ 500 km en territoire botswanais pour en moyenne 30 km de large. Cette zone plutôt marécageuse est riche en minerais mais aussi au niveau de la faune (éléphants, hippopotames, oiseaux…) qu'on peut observer dans plusieurs parcs dont le Caprivi Game Park, le Mamili, le Mahango ou le Mudumu National Park.Daan Viljoen Game Reserve : petite réserve à côté de Windhoek dans laquelle on peut découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Damaraland : c'est une zone désertique située au centre-nord du pays dans laquelle on trouve des troupeaux d'éléphants et de rhinocéros. Désert du Kalahari : ce désert mythique est à cheval sur l'Afrique du Sud, la Namibie et en large partie le Botswana. Dans un décor aride on y découvre de superbes paysages, une faune variée (plusieurs parcs nationaux) et les populations Bochiman qui y vivent.Epupa Falls : une série de chutes d'eau à la frontière entre l'Angola et la Namibie. D'autres chutes similaires plus à l'est avec les Ruacana Falls.Etosha National Park : pas loin de la frontière angolaise c'est un des endroits les plus visités du pays. On y trouve une importante faune avec, entre autres, des lions, éléphants, rhinocéros, girafes, zèbres, gazelles, oiseaux, etc.Fish River Canyon National Park : c'est le deuxième plus grand canyon au monde et le second site le plus visité de Namibie grâce à ses possibilités de randonnées. On peut voir au sud du parc les sources d'eau chaudes de Ai-Aïs.Khaudom Game Reserve : situé à la frontière du Botswana, dans le Kalahari, ce parc difficile d'accès est assez riche au niveau de la faune avec notamment des lions, éléphants et girafes. C'est aussi une région habitée par les Bochiman.Okavango River : entre sa source en Angola et son delta au Botswana, l'Okavango traverse le nord de la Namibie formant d'ailleurs en partie la frontière entre cette dernière et l'Angola. Aux alentours de la ville de Rundu le fleuve offre des possibilités de balades en canoë et d'observation ornithologique.Ruacana Falls : comme Epupa, ce sont des chutes situées à la frontière entre la Namibie et l'Angola. Dans ses environs on peut faire du raft sur la Kunene River.Twyfelfontein : constituée de roches disséminées dans un environnement désertique, ce site d'art rupestre est classé à l'UNESCO. Il est à quelques kilomètres de la Forêt pétrifiée du Damaraland.Waterberg Plateau National Park : dans la partie nord de la Namibie. Ce petit parc un peu difficile d'accès est l'habitat de nombre espèces d'oiseaux, mais aussi de rhinocéros et d'antilopes. On peut y randonner. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
La côte : Cape Cross; Côte des squelettes; Désert du Namib; Namib-Naukluft Park; Lüderitz; Swakopmund.
L'intérieur : Caprivi; Kaokoland; Désert du Kalahari; Etosha National Park; Fish River Canyon National Park; Windhoek.
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1- LA CÔTE Henties Bay : station balnéaire au nord de Swakopmund appréciée également pour la pêche.Lüderitz : c'est la plus ancienne ville du Sud-ouest africain. L'architecture coloniale allemande, avec notamment ses belles villas Art nouveau, y est très présente. A 10 km de là on peut visiter la ville fantôme de Kolmanskop.Oranjemund : à la frontière sud-africaine, cette ville qui vit du diamant a un accès (très) réglementé tout comme d'ailleurs la passage de la frontière entre les deux pays à ce niveau.Swakopmund : station balnéaire touristique à la belle architecture coloniale. Plus que pour les plages ou le surf, on y vient surtout pour les activés sport-nature proposées dans le désert tout proche.Walvis Bay : cette ancienne enclave sud-africaine au sud de Swakopmund est le principal port du pays. Son attrait touristique est lié aux possibilités de pêche, d'observation des oiseaux, d'activités nautiques et de balades sur les dunes des environs.Patrimoine naturel Brandberg Mountain : ces montagnes du Damaraland proches de la côte sont les plus hautes du pays (2 606 m). On peut y voir des peintures rupestres et y randonner.Cape Cross : au nord de Swakopmund, Cape Crosse abrite une colonie de plusieurs dizaines de milliers d'otaries.Côte des squelettes : c'est la partie nord du Désert du Namib. Particulièrement inhospitalière, cette côte (classée parc naturel) est semée de squelettes de baleines (d'où le nom) et d'épaves de navires échoués.Désert du Namib : le plus vieux désert du monde court sur toute la longueur des côtes namibiennes pour une largeur maximale de 160 km. On y trouve plusieurs parcs naturels (Namib-Naukluft, Cape Cross, Côte des squelettes...) et d'immenses dunes parmi les plus hautes au monde (Sossusvlei, Deadvlei).Namib-Naukluft Park : c'est le plus grand parc d'Afrique et le quatrième au monde. Il est internationalement reconnu pour les dunes oranges de Sossusvlei et de Deadvlei qui sont le premier site touristique du pays, mais aussi le canyon de Sesriem situé quelques kilomètres avant celles-ci. On peut y randonner localement.Spitzkoppe : massif rocheux du Désert du Namib qu'on peut escalader. Tout autour, on découvre diverses peintures rupestre des Bochiman.2- L'INTÉRIEUR Gobabis : ville étape entre le Botswana (ou l'Afrique du Sud) et Windhoek sur la Trans-Kalahari Higway.Grootfontein : petite ville du nord-est à l'architecture en partie coloniale avec une vieille forteresse. A quelques kilomètres de là, on peut voir une des plus importantes météorites jamais tombées sur terre.Kaokoland : cet ancien banstoustan du nord du pays qui s'étend jusqu'en Angola est le territoire des populations Himbas et Hereros aux traditions encore bien vivaces. C'est surtout une région isolée, semi-montagneuse, et en partie désertique où vivent des troupeaux éléphants.Keetmanshoop : petite localité du sud aux vestiges coloniaux allemands, Keetmanshoop est surtout une base utilisée par les visiteurs pour découvrir les environs (Fish River canyon, forêt de Quiver Tree, rochers de Giant's Playground). Opuwo : cette grosse bourgade de moins de 10 000 habitants est la capitale du Kaokoland. C'est généralement une base pour découvrir les villages Himbas et Hereros des environs.Otjiwarongo : la petite ville du centre-nord sert généralement de point de départ à la découverte du plateau de Waterberg.Outjo : ce gros village du nord est considéré comme la porte d'entrée au parc d'Etosha.Rundu : "grande" ville à la frontière angolaise. Son intérêt touristique se situe au niveau du fleuve Okavango qu'on peut découvrir en canoë, plus l'observation des oiseaux dans les environs.Tsumed : agréable ville minière du nord avec un musée consacrée à cette activité.Windhoek : capitale et principale ville du pays, à 1 700 m d'altitude, elle conserve nombre de témoignages architecturaux de son passé colonial. Juste à côté la Daan Viljoen Game Reserve permet de découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Patrimoine naturelCaprivi : cette "queue de poêle" s'enfonce d'environ 500 km en territoire botswanais pour en moyenne 30 km de large. Cette zone plutôt marécageuse est riche en minerais mais aussi au niveau de la faune (éléphants, hippopotames, oiseaux…) qu'on peut observer dans plusieurs parcs dont le Caprivi Game Park, le Mamili, le Mahango ou le Mudumu National Park.Daan Viljoen Game Reserve : petite réserve à côté de Windhoek dans laquelle on peut découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Damaraland : c'est une zone désertique située au centre-nord du pays dans laquelle on trouve des troupeaux d'éléphants et de rhinocéros. Désert du Kalahari : ce désert mythique est à cheval sur l'Afrique du Sud, la Namibie et en large partie le Botswana. Dans un décor aride on y découvre de superbes paysages, une faune variée (plusieurs parcs nationaux) et les populations Bochiman qui y vivent.Epupa Falls : une série de chutes d'eau à la frontière entre l'Angola et la Namibie. D'autres chutes similaires plus à l'est avec les Ruacana Falls.Etosha National Park : pas loin de la frontière angolaise c'est un des endroits les plus visités du pays. On y trouve une importante faune avec, entre autres, des lions, éléphants, rhinocéros, girafes, zèbres, gazelles, oiseaux, etc.Fish River Canyon National Park : c'est le deuxième plus grand canyon au monde et le second site le plus visité de Namibie grâce à ses possibilités de randonnées. On peut voir au sud du parc les sources d'eau chaudes de Ai-Aïs.Khaudom Game Reserve : situé à la frontière du Botswana, dans le Kalahari, ce parc difficile d'accès est assez riche au niveau de la faune avec notamment des lions, éléphants et girafes. C'est aussi une région habitée par les Bochiman.Okavango River : entre sa source en Angola et son delta au Botswana, l'Okavango traverse le nord de la Namibie formant d'ailleurs en partie la frontière entre cette dernière et l'Angola. Aux alentours de la ville de Rundu le fleuve offre des possibilités de balades en canoë et d'observation ornithologique.Ruacana Falls : comme Epupa, ce sont des chutes situées à la frontière entre la Namibie et l'Angola. Dans ses environs on peut faire du raft sur la Kunene River.Twyfelfontein : constituée de roches disséminées dans un environnement désertique, ce site d'art rupestre est classé à l'UNESCO. Il est à quelques kilomètres de la Forêt pétrifiée du Damaraland.Waterberg Plateau National Park : dans la partie nord de la Namibie. Ce petit parc un peu difficile d'accès est l'habitat de nombre espèces d'oiseaux, mais aussi de rhinocéros et d'antilopes. On peut y randonner. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
La côte : Cape Cross; Côte des squelettes; Désert du Namib; Namib-Naukluft Park; Lüderitz; Swakopmund.
L'intérieur : Caprivi; Kaokoland; Désert du Kalahari; Etosha National Park; Fish River Canyon National Park; Windhoek.
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3 semaines en famille au Texas, août 2013
Bonjour,
J'ai passé 3 semaines entières au Texas du 11 août au 01 septembre 2013 avec mon mari et mon fils de 11 ans.
Nous avons adoré cet immense état où il y a pleins de choses à voir... Nous avions le guide "Petit futé" sur le Texas qui est très bien fait et qui nous a bien aidé !!
Notre parcours : Houston puis Dallas, Forth Worth, Waco, Austin, San Antonio, Bandera, Corpus Christi, Galveston et retour à Houston pour rentrer en France.
Nos points d'intérêts :
- Houston :





Le Space Center que j'ai trouvé un peu décevant car il est petit, il y a à l'entrée un grand parc d'attraction dont on se demande pourquoi. Il y a quand même des choses intéressantes à voir mais je n'y retournerai pas, j'ai préféré nettement celui de Cap Canaveral en Floride que j'ai eu la chance de visiter aussi.








La visite de la ville, le Hard Rock Café, K1 Speed pour mon fils (pour faire du kart), le water wall, à voir (l'adresse : 1980 Post Oak Boulevard, Suite 1580 - Houston, le lien : http://www.uptown-houston.com/...page/water-wall... )

Route entre Houston et Dallas :



- Dallas :

J'ai passé 3 semaines entières au Texas du 11 août au 01 septembre 2013 avec mon mari et mon fils de 11 ans.
Nous avons adoré cet immense état où il y a pleins de choses à voir... Nous avions le guide "Petit futé" sur le Texas qui est très bien fait et qui nous a bien aidé !!
Notre parcours : Houston puis Dallas, Forth Worth, Waco, Austin, San Antonio, Bandera, Corpus Christi, Galveston et retour à Houston pour rentrer en France.
Nos points d'intérêts :
- Houston :





Le Space Center que j'ai trouvé un peu décevant car il est petit, il y a à l'entrée un grand parc d'attraction dont on se demande pourquoi. Il y a quand même des choses intéressantes à voir mais je n'y retournerai pas, j'ai préféré nettement celui de Cap Canaveral en Floride que j'ai eu la chance de visiter aussi.








La visite de la ville, le Hard Rock Café, K1 Speed pour mon fils (pour faire du kart), le water wall, à voir (l'adresse : 1980 Post Oak Boulevard, Suite 1580 - Houston, le lien : http://www.uptown-houston.com/...page/water-wall... )

Route entre Houston et Dallas :



- Dallas :


Manifestations à Bangkok (part. 3)
Bonjour,
Le fil précédent de cette discussion étant arrivé à saturation, nous vous proposons de continuer celle-ci ici.
L'équipe VoyageForum
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