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Promenade dans le sud des États-Unis
by Dj93 · 2014-07-07 · 12 replies
Bonjour à tous à peine rentré je post ce compte rendu pour ceux que cela pourrai aider dans leurs préparatifs😉

Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…

Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.

Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.

La trame principale sera :

- laFloride (Miami, Everglades, Key West),

- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)

- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),

- le Tennessee (Memphis, Nashville)

- le parc de Great Smoky mountains,

- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)

Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.

Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).

Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.

Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.

Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)

CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.

Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)

Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……

En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.

Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???

A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.

2ème jour

Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.

Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.

HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴‍☠️

A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.

Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).

Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….

3ème JOUR

Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).

A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.

On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »

On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.

Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.

4ème JOUR

C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!

Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)



Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.

Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).

Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.

Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.

A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….

De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.

5ème JOUR

Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)

A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)

Les belles propri��tés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.

A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.

Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.

Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).

6ème JOUR

Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.



On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.

On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.

Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.

Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents

Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!

A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)



7ème JOUR

C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.

Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.



Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.

8ème JOUR

Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.

Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????

Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!

Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête. Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..

La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…

(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)

Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!

On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.

Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!

Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.

Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!

Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables

On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)

Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….

Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!

J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète

9ème JOUR

Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.

Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !

Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!

On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif

Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.

C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!

Eh ben voilà :

« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….

En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.

Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)

et bien qu’est ce que doit être l’autre !!

En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.

Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine

tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.

Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.

Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….

10èmeJOUR

Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :

Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!

5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!

Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.

Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.

A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.

Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..

Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »

On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.

Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….

11 ème JOUR

Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres

(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!

Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!

Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.

En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.

12 ème JOUR

Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.



A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!

Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)

Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..

13èmeJOUR

A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..

Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)

Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!

De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!! PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.

le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.

14èmeJOUR

Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.

Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste

Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..

Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR

Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.

Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.

Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.

Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.

Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.

Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.

16èmeJOUR

Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.

Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.



On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!

Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !

Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.

Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.

Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????

Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.

17ème JOUR

J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.

Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.

A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.

A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!

Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo

On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)

En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.

18 ème JOUR

Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.

For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)

400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)

Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.

19èmeJOUR

Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..

A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.

Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴‍☠️

A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????

A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.

20èmeJOUR

A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)

Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai également eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.

Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.

Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.

(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.

On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.

A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).

21èmeJOUR (déjà)

C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).

L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.

Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.

Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???

réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…

22èmeJOUR

A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....

Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!

Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel reli�� à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)

Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.

Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..

Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros

Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!

Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!

Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!

Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.

Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.

Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.

23èmeJOUR

On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.

25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.

Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.

La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.

Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale

La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .

Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.



Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo

24èmeJOUR

Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.

On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.

DERNIER JOUR

La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.

Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).

Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.

A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….

Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.

Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.

En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.

Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..

N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
Vacances au Maroc
by Maelalena · 2016-03-25 · 45 replies
Bonjour Nous devons partir faire l'ascension du Toubkal au Maroc en octobre et quelques personnes doutent un peu. Pour ma part, je n'ai aucune appréhension car j'y vais chaque année mais je voudrais les rassurer. car c'est un pays que j'aime Pour ceux qui vivent ou sont partis en vacances comment avez vous vécu ou vivez vous en ce moment connaissant les évènements actuels en France. Merci
Les Causses à vélo en juin 2011
by Lucbertrand · 2011-06-29 · 8 replies
650 km sur les Causses à vélo

Juin 2011

Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.

Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.

Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.

Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km

Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.

Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.

Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.

Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.

Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.

En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.

Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.

Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km

L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.

Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :

« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».

Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.

Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.

Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.

Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures

Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.

Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km

Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.

Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.

Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.

Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.

Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !

Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.

Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km

Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.

La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.

Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.

Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.

Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.

Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km

Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;

L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.

Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.

Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.

Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km

Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.

Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.

Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.

Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.

Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.

Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !

Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.

Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km

Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.

Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !

Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.

Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !

Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.

Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.

Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km

Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.

Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !

Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km

Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.

Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !

Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.

Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.

Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.

Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.

J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Discussion autour du thème du mois de novembre 2018: "Eh bien, dansez maintenant"
by KaniBé · 2018-10-31 · 155 replies
Discussion autour du thème 2018: "EH BIEN, DANSEZ MAINTENANT...."

L'espace de discussion autour de la danse, c'est bien ICI: Pour poster les photos du concours, c'est là: voyageforum.com/...4867;live=1;#9204867
Tour du monde MSC 2019
by Eterlous · 2016-11-20 · 902 replies
Bonjour, C'est décidé! Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit... Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel. J - 777.... J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure... Jean-Marie PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
Un grand tour dans le sud de la France: que voir en un mois?
by Couple · 2015-05-29 · 40 replies
Bonjour et merci d'avance pour vos contributions… Un mois, c'est long et c'est court à la fois. Nous vivons à l'étranger, nous arrivons à Nice et repartons de Toulouse (du 22 juillet au 21 août). Nous aimerions acheter une grande maison et, un jour, ouvrir une maison d'hôtes (donc un endroit assez touristique et pas trop saturé). Mais nous allons commencer par un grand tour pour nous familiariser. Je précise que nous ne sommes pas nordistes, mes racines et ma famille sont entre Bordeaux, Agen, Toulouse et Béziers mais je n'ai aucune a priori pour m'éloigner un peu, tant que je reste en Occitanie !

Nous sommes un couple de 33 et 42 ans et nous voyageons en voiture. Voici le circuit que j'ai prévu (modifiable) :

Less villes citées ne sont que traversées (voire contournées) et nous avons prévu de rouler 3 heures par jour en moyenne. Nous ne pouvons donc pas faire une visite approfondie de chaque ville ou village, sauf s'il y a un truc à voir que vous conseillez… (d'où le sujet) ;-) Les • signifient que l'on compte y passer la nuit… soit parce que l'on sait que l'on veut visiter (Toulouse par exemple), soit parce qu'on aura assez roulé et qu'on veut se poser et dormir puis prendre le temps de visiter autour. Il y a 24 haltes, ce qui nous laisse 6 nuits à répartir selon les coins où l'on a envie de passer plus de temps !

Nice Aéroport Saint-Raphaël Aups Forcalquier Gordes • Avignon Les Baux-de-Provence Arles Aigues-Mortes (visite l'après-midi) • La Grande Motte • Montpellier (visite du centre, place de la Comédie, etc.) Pézenas Béziers • Narbonne • Perpignan Le Vallespire Le Feunouillède (St Paul de Feunouillet, Estagel, Rivesaltes) Espéraza, Quillan, Axat Foix • Pamiers Mirepoix La montagne Noire Audoise • Carcassonne (visite de la ville) Le Minervois Castelnaudary (pour un bon cassoulet ?) • Toulouse (par le Canal du Midi) Colomiers L’Isle-Jourdain • Vic-Fezensac Nogaro Aire-sur-l'Adour Plaisance Marciac Mirande Boulogne-sur-Gesse Villecomtal-sur-Arros Vic-en-Bigorre • Lourdes La vallée de Cauterets et ses cascades Aire-sur-l'Adour • Pau Oloron-Sainte-Marie St Jean pied de port • Saint-Jean-de-Luz (si on a une demi-journée et une nuit, Bilbao + Musée Guggenheim) Sare (prendre Le petit train de la Rhune, tout en bois) Aïnhoa Guéthary • Biarritz / Bayonne Arcachon (la dune du Pilat) • Bordeaux Saint-Émilion Meilhan-sur-Garonne • Langon Le lac de Clarens à Casteljaloux Marmande • Agen Villeneuve/Lot Bergerac • Perigueux Beynac-et-Cazenac (un tour en gabarre) • Limoges Eymoutiers • Brive-la-Gaillarde Collonges-la-Rouge • Sarlat-la-Canéda La Roque-Gageac (une ballade sur la Dordogne) Domme Le gouffre de Padirac Prayssac • Cahors (notamment le Pont Valentré) Saint-Cirq-Lapopie (+ le musée de l'insolite) Figeac • Rodez Cordes sur Ciel • Albi Lacaune Mazamet • Castres Gaillac Les vignobles autour de Fronton Toulouse Aéroport (Blagnac)

edit : on peut déborder d'une dizaine de jours et ne repartir que le 31 août si vous nous conseillez de nombreux coins qu'il faut voir absolument, du genre : si vous passez près de …, vous ne pouvez pas ne pas aller voir… vous perdrez x heures mais ce serait dommage de ne pas le faire ! Par exemple, on n'avait pas prévu de visiter Pau mais après avoir lu le blog d'un couple qui poste sur VF, on ira à Pau :
http://roadtrippers.eklablog.com/visite-de-pau-a49234682

Merci encore
Mon dernier voyage en Tunisie
by Albundy · 2011-12-12 · 180 replies
Bonjour, Je suis membre de VF de longue date et un adepte de la Tunisie, avec au moins 2 voyages par an depuis près de 15 ans. Mes derniers séjours remontaient à 11/2010, 02/2011 et 07/2011. J'avais déjà noté une évolution notable en juillet dernier, mais on pouvait mettre ceci sur l'actualité récentes des évènements. J'ai effectué un nouveau séjour en Tunisie de 2 semaines fin novembre/début décembre 2011. Toujours le même périple: Tunis/Sousse/Douz et retour avec une voiture de location prise à l'aéroport. Je vous livre mes impressions personnelles. A l'aéroport de Tunis/Carthage, rien n'a changé, et pour une fois la voiture Camelcar était récente et presque propre... Par contre, il m'a été trrès difficile de me rendre au centre de Tunis afin de pénétrer dans la médina. Les belles avenues sont occupées par des chars et chevaux de frise, ou à alors par des manifestants et par les forces de l'ordre... Plus on approche de la médina, et plus c'est devenu la cour des miracles... La circulation est de +en+ anarchique et plus personne ne respecte plus personne, ni les plus élémentaires règles de prudence. On s'approche de la circulation libanaise... A Sousse la plupart des hotels et restaurants sont fermés, faute d'activité. Bien plus que l'an dernier à la même époque! Les rares touristes sont des familles entières de Libyens fortunés qui semblent avoir déserté leurs pays depuis sa "libération"! Cela fait les affaires de certains hotels et des grands magasins (Monoprix) mais pas des petites commerçants. Le souk est encore animé, mais pas par les clients!

A Hammamet et Nabeul, c'est le désert total... J'ai compté 10 touristes occidentaux à la médina de Nabeul! Idem, pour Monastir et Madhia. A Kairouan, il n'ya même plus les habituels rabatteurs en mobylette... Sfax vit encore presque normalement, car ce n'est pas une ville touristique!

Douz semble de plus en plus perdu et dans un autre monde, les touristes de l'Est (qui étaient encore nombreux cet été) ont eux aussi abandonné...

Résultat, faute de travail, les hommes sont de +en+ nombreux au café, et les mendiants et fouilleurs de poubelles semblent se multiplier à la vitesse de la lumière...

La révolte gronde toujours à Kasserine et Sidibouzid, de nombreuses manifestations, presque quotidiennes.

Les tags "Bena Ali dégage" ont été remplacés par "laïcité dégage" et la "religion c'est tout". De nombreux lycées et universités sont en grève, soit du fait des élèves qui veulent la démissions des profs femmes non voilées, ou l'intégration du temps de prière pendant les cours, soit du fait des profs qui s'opposent aux demandes et agressions. La définition de la nouvelle constitution semble laborieuse, tout comme la nomination des hauts responsables qui cultivent eux aussi le culte de la personnalité avec des images et affiches un peu partout...

L'information et l'accès à une information objective devient aussi difficile car les articles négatifs se faisaient chaque jour plus discrets au bénéfice de discours à la gloire de la Constituante... (La Presse, le Temps, RTCI) Les Tunisiens du peuple sont toujours aussi accueillants, et désireux de bien faire, mais ils souffrent financièrement.

En résumé, je ne retrouve plus ce que j'aimais tant en Tunisie, et je ne peux que constater la dégradation économique du pays, et la montée vertigineuse de la pauvreté.

La Tunisie devient un pays de plus en plus religieux, et c'est normal. Cela semble être le choix des 50% de Tunisiens qui sont allés voter le 23/10, car les votants ont choisi le parti de frères musulmans pour près de 30% d'entre eux. C'est leur choix, et je le respecte.

Personnellement, je n'ai pas retrouvé pour ce dernier voyage, la "magie" de mes séjours antérieurs. C'est mon avis. Je ne programme donc pas un autre voyage en Tunisie pour les années à venir. Cela me désole.

J'insiste sur le fait que ce ressenti provient de mon vécu au cours d'un voyage en individuel. Je pense que ceux qui restent à la piscine de leur hotel, et ne font que quelques excursions en bus auront une vision différente. Je n'ai fait aucune critique sur les élections, ni sur la démocratie à la mode Tunisienne, ni sur la religion. Je ne veux donc pas rentrer sur une quelconque polémique sur ces sujets.
Réveillon du 31 décembre à Tamanrasset (Algérie)
by Lotfi02 · 2011-10-17 · 80 replies
Bonjour à tous,

j'envisageai de passer mon réveillon du 31 décembre avec des amis dans le désert. Une cousine m'a parlé de tamanrasset en me disant que pas mal de touristes y allaient pour feter la nouvelle année... Est ce que quelqu'un a deja passé un 31 dans le désert en Algerie ?! Vos conseils sont les bienvenues ;) je mobilise mes reseaux un peu partout : FB, forum, etc ;)
Kenya, du Mara au Lac Baringo
by Bwindi · 2011-07-30 · 159 replies
Frustrés d'avoir raté la grande migration des gnous en octobre lors de notre séjour en Tanzanie nous avons décidé de retenter notre chance en juillet côté Kenya dans un camp de brousse près de la rivière Mara, dans la région de Musiara, en découlera un séjour plein de scènes sauvages à observer les animaux dans leur milieu, vie de tous les jours, amour, tendresse, jeux, mais aussi chasse sans oublier les fameux crossings de la Mara, embarquez avec nous et revivez ces moments d'exception, mais comme une émission radio célèbre, vous pourrez voter "stop ou encore" 😛



Après une nuit dans une guest-house de Nairobi nous prenons la route en direction du Mara pour notre camp où nous retrouvons d'autres passionnés de la nature et des animaux. Le camp comprend 10 tentes safari mais seules 5 sont occupées, ce qui contribuera à une ambiance familiale et détendue, le soir nous nous retrouverons dans une salle aménagée où chacun videra ses cartes photos sur son ordinateur et parlera des moments vécus de la journée.







L'après-midi nous partons pour notre première rencontre avec la vie sauvage et nous ne serons pas déçus. Après quelques Élands du Cap l'une des plus grandes antilopes, Buffles et Damalisques nous entrerons bientôt dans le vif du sujet avec les lions de la bande des marais, mais patience...





Itinéraire pour Madagascar du 27 décembre 2010 au 22 janvier 2011?
by Babmal · 2010-11-16 · 31 replies
Bonjour à tous En parcourant les discussions, je vois que beaucoup de bons connaisseurs fréquentent le forum... je viens donc chercher de l'aide pour préparer "un peu" notre voyage prévu du 27 décembre 2010 au 22 janvier 2011... "un peu" car je crois qu'il ne faut pas trop prévoir à mada et sans doute se laisser aller ou le vent nous mène (et aussi les cyclones😛) Nous sommes 2 et nous souhaitons voyager en sac à dos, nous aimons la rando, les rencontres avec les gens, les couleurs, la verdure et les surprises!! Bref, je lance cette discussion en espérant profiter de vos bons conseils! ... Nous imaginions plus le sud ouest (bonne idée ou pas ? possible de faire plus en un mois) déplacements en taxi-brousses, pas de résa de logement(possible à cette saison je crois...), des treks sur place sans résa non plus (quels parcs?...), une descente en pirogue à organiser là bas aussi (quel fleuve? ) un peu de farniente masque et tuba-jolis poissons (où?)... Je commence en parallèle à lire le lonelly, le routard et le futé que l'on m'a prêté (avec ça....) A tout bientôt j'espère! Babmal
Rencontre à Montpellier le 27 octobre 2007
by Dan34 · 2007-09-26 · 153 replies
Bonjour à tous, Que diriez-vous d'une nouvelle rencontre à Montpellier? Nous avions déjà organisé une rencontre à Saint Bauzille en décembre dernier, gros succès : plus de 50 participants, que des gens sympa, une foule d'expériences échangées, des idées de nouveaux voyages, un cercle d'amis élargi. Nous pourrions fixer une date dans la dernière semaine d'octobre, un samedi soir, par exemple le 27/10 ! J'ai une idée sur un resto sympa à Villeneuve Les Maguelone (5km de Montpellier). Pour le samedi après-midi ou le dimanche matin, il y a juste à côté un parc d'aventures" : pont de singe, via ferrata, tyrolienne, etc...pour tous les âges et tous les niveaux ! Mais avec une règle du jeu : ne vous inscrivez que si vous êtes sûr de venir ! L'idée est lancée...à vos claviers Amicalement, Dan
Ouverture du procès des Khmers rouges à Phnom Penh...
by Alan · 2006-07-01 · 124 replies
On y est enfin ...... !

Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....

Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......

Par Dina Nay et James A. Goldston*

Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.

* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Repas du 24 juin 2004 à Paris
by Merlin · 2004-06-02 · 157 replies
Et vouloùùùùù ! 😏

J'ai le plaisir de vous annoncer que c'est avec joie que le personnel du Zango nous Zangcueillera le 24 juin ! Ils sont très flattés que nous les ayons choisis, et sont d'autant plus heureux que le voyage est le nerf de cet endroit chaleureux.

2 Menus sont proposés : sans alcool, plat et dessert c'est 20€ / sinon pour 28€ il y a un apéro (punch/ planteur) puis une bouteille de vin pour 3 personnes et le menu est composé de :

1/ en entrée ils choisissent eux-même un assortiment de "Zatazés" (ça se présente dans des coupelles, c'est bon et c'est convivial, mais je vais vous rediriger vers le site pour une idée plus claire).

2/ Pour les plats, il y a le choix entre : a) brochette de poulet à l'orientale / pommes de terre sautées, salade verte b) Pavé de saumon à la plancha / haricots et fèves au cumin, tagliatelles c) Brochette de veau aux fruits secs / blé à la mexicaine, bananes plantin

3/ En dessert: a) Moelleux au chocolat et boule de glace pistache b) Crème caramel au zest d'orange et coulis de chocolat c) Salade de fruits frais

Et pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, j'aime autant vous dire que vous ratez kekchoz !!! Non seulement les papilles en prennent plein, mais en plus le cadre est super agréable, le personnel je ne vous en parle pas... Et en plus, il y a déjà une bonne brochette de VFistes adorables qui viennent, et ce serait dommage de ne pas les rencontrer !!!

Alors, je vous remercie de m'adresser des messages privés pour me dire si vous venez (pas la peine de choisir en avance le menu qui vous plaît, ça c'est sur place... je l'ai noté juste pour vous mettre en appétit !). Je dois reconfirmer le nombre de personnes et l'heure d'ici là : en fonction de notre nombre, nous ne seront pas au même endroit : soit en bas, soit en haut. Je rappelle que pour l'instant je me suis basée sur 19h... Maintenant cela ne veut pas dire que ceux qui ne peuvent pas venir avant 20 ou 21h c'est raté... Les cocktails sont très bon, on en sirotera en attendant les retardataires !!! A moins que vous ne soyez tous d'avis d'avancer ou de reculer l'horaire... Bref, tenez moi au courant.

Pour ce qui est de comment s'y rendre... Je vous conseille de descendre plutôt métro Etienne Marcel (ligne 4). Vous prenez la sortie Rue Lescot, puis une fois dans la rue Lescot, c'est la première rue à droite : Rue du Cygne. Vous ne pouvez pas le manquer, la terrasse du resto fait très ... comment dire... tropicale !

En attendant, j'ai hâte, j'ai faim, et j'ai soif !!!

A BIENTÔT !!!!!!!!!!!
Discussion autour du concours de juillet 2020: Verticale(s)
by LuluMae · 2020-07-01 · 388 replies
Pour discuter autour du concours de juillet 2020, Verticale(s), ça se passe ici.
Les grandes plaines du Nord argentin à vélo
by Lucbertrand · 2019-06-14 · 57 replies
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés. Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient. Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.



Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent

31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux. On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top

Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.





Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout

Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.



1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.

Les grands espaces argentins

Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.

En mémoire des morts de la route

Est-il mort à vélo?

Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde

Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.

Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.

Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.



La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.

Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!! La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.
Que voir en... Italie du Nord
by VoyageForum · 2013-11-08 · 2 replies
>> Que voir en... Italie du Nord Que voir en... Italie du Centre et du Sud Que voir en... Sardaigne et Sicile

L'Italie compte 20 régions auxquelles on peut ajouter également le Vatican et San Marino, tous deux indépendants, enclavés dans l'Italie. Au niveau touristique on peut diviser le pays en six : - Le Nord-ouest : Aoste, Ligurie, Lombardie, Piémont - Le Nord-est : Emilie-Romagne, Frioul-Vénitie julienne, Trentin-Haut Adige, Vénitie (plus San Marino) - Le Centre : Abruzzes, Latium, Marches, Ombrie, Toscane (plus le Vatican) - Le Sud : Basilicate, Calabre, Campanie, Molise, Pouilles - Sardaigne - Sicile

Que voir en Italie du Nord ? Aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans cette partie du pays (carte).

1- NORD-OUEST

1.1- AosteAoste : nichée entre les montagne, la petite capitale régionale possède un patrimoine romain (théâtre, enceinte...) et médiéval (collégiale, cathédrale...). C'est aussi une porte d'entrée vers la France et la Suisse.Breuil-Cervinia : c'est l'une des principales stations de sport d'hiver des Alpes italiennes.Château de Fénis : situé dans la commune du même nom, ce château médiéval est le plus connu des nombreux que compte le Val d'Aoste.Châteaux de Saint Pierre : avec son aspect perché, cette forteresse du XIIe siècle est une des plus représentatives de la région.Château de Verrès : un des principaux châteaux de la Vallée.Châtillon : gros bourg au pied des montagnes avec notamment plusieurs églises et petits châteaux (dont celui d'Ussel).Courtmayeur : au pied du Mont Blanc, la commune est à la fois une ville thermale, une base pour alpinistes et surtout une des principales stations de ski de la région.La Thuile : cette ancienne commune minière, comme en témoigne encore certaines structures des environs, est désormais une station de ski d'ailleurs associée à ses voisines françaises de "l'Espace St Bernard". On peut également y pratiquer la randonnée en saison.Pila : une station de ski appréciée du Val d'Aoste parmi la vingtaine que compte la région.Monterosa Ski : vaste espace skiable né de l'association de plusieurs stations.Saint Vincent : la commune est connue pour ses thermes et son casino.Vallée d'Aoste : c'est de cette longue vallée que vient le nom de la région. Outre les paysages de montagnes, de lacs et de glaciers qui l'entourent et parmi lesquels on peut randonner, le site offre à la visite nombre de petits villages agréables et surtout une bonne centaine de châteaux médiévaux dont les plus connus sont ceux de Fénis, Verrès ou St Pierre.Patrimoine naturelCervin : ce sommet à 4 478 m à la frontière italo-suisse est un "classique" de l'alpinisme.Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piemont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.1.2- LigurieApricale : avec son cadre et son bâti médiéval, Apricale fait partie des "plus beaux villages italiens".Finale Ligure : sur la côte, juste avant Savone, la petite ville est appréciée pour ses plages, ses possibilités de rando à pied ou à vélo et de grimpes le long des falaises. La ville abrite également quelques beaux édifices anciens.Gênes : forte de son passé historique, la capitale ligure compte un très beaux et vaste centre historique d'ailleurs classé à l'UNESCO. C'est aussi le second port de Méditerranée avec entre autres une forte activité de croisières et ferries.Imperia : ville moyenne de la côte avec des plages et une partie ancienne.La Spezia : entre Gênes et Pise, nichée dans son golfe, la ville est agréable. Elle sert souvent de base pour découvrir le parc national des Cinque Terre tout proche.Moneglia : joli petite station balnéaire de la Riviera méditerranéenne.Portofino : à 40 km au sud de Gênes, ce superbe village de pêcheurs construit sur son promontoire rocheux est un des sites les plus connus (et chic) de la côte.Rapallo : ville moyenne limitrophe de Portofino à vocation, elle aussi, touristique et de villégiature.Riviera méditerranéenne : c'est le nom touristique de la côte qui court de Ventimille à La Spezia, autour du Golfe de Gênes. On y découvre nombre de plages et stations balnéaire plus ou moins pittoresques, ainsi que quelques superbes coins de nature dont en premier lieu le parc national des Cinque Terre.San Remo : son architecture originale, ses villas, sa marina, son casino, ses fleurs et sa vocation au niveau rallye et cyclisme, font de cette ville proche de la France un endroit assez touristique.Santa Margherita Ligure : station balnéaire plutôt chic entre Rapallo et Portofino.Savone : une assez grande ville sur la route de Gênes avec des plages et quelques édifices intéressants.Sestri Levante : un joli village de pêcheurs devenu une station touristique entre Gênes et La Spezia.Ventimiglia : cette ville à la frontière française est d'abord connue au niveau ferroviaire. Elle possède néanmoins un vieux centre médiéval et des plages appréciées.Patrimoine naturelCinque Terre : cette magnifique zone littorale classée à l'UNESCO (avec Porto Venere et les îles du Golfe de La Spezia) est devenue un haut lieu touristique. On y vient pour découvrir ses sublimes paysages, ses (5) petits villages, accessoirement ses plages, et surtout marcher sur un des plus beaux sentiers littoraux au monde.1.3- LombardieBellagio : belle bourgade à l'intersection des trois branches du lac de Côme. On y vient pour le cadre et les célébrités d'autrefois qui s'y sont succédées.Bergame : un vieux centre et une des plus belles places d'Italie pour cette grande ville au nord-est de Milan.Bormio : gros village médiéval du nord avec des sources chaudes et une station de ski reconnue au niveau international.Brescia : une agglomération industrielle avec quelques musées.Côme : c'est la grande ville en bordure du lac du même nom, à 50 kilomètres au nord de Milan. Pas mal de témoignages architecturaux de son passé et un joli "front de lac".Crémone : une assez grande ville de la plaine du Pô avec une cathédrale et plusieurs musées dont celui du stradivarius qui fut créé là.Crespi d'Adda : village ouvrier du XIXe siècle situé sur la commune de Capriate San Gervasio, pas loin de Bergame, et classé à l'UNESCO.Lecco : à la pointe de la branche sud-est du lac de Côme, la ville est surtout appréciée pour ses environs montagneux parmi lesquels on peut randonner et faire de la grimpe.Livigno : à la frontière suisse, cette commune est une zone franche ainsi qu'une station de ski assez importante.Lodi : une ville moyenne avec des rues médiévales en arcades et une cathédrale.Mantoue : un joli centre urbain de style et de tradition Renaissance qui vaut à la ville d'être classée à l'UNESCO avec sa voisine Sabbioneta.Menaggio : gros village sur les bords du lac de Côme avec un joli "bord de lac" apprécié des touristes.Milan : la seconde ville d'Italie, réputée pour la mode et son activité économique, propose un mélange d'ancien et de nouveau dans son bâti aussi bien dans son centre qu'à sa périphérie. Cela dit, la ville est moins reconnue au niveau touristique que bien d'autres agglomérations de la péninsule.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Monza : d'abord connue pour son circuit automobile, Monza possède également un centre agréable et une belle cathédrale.Pavie : une assez grande ville avec nombre d'édifices religieux dont une chartreuse du XIVe siècle..Sabbioneta : à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Mantoue, la bourgade est classée à l'UNESCO au même titre que sa voisine pour sa tradition architecturale, urbanistique et artistique datant de la Renaissance.Sirmione : construite sur une mince péninsule s'enfonçant dans le lac de Garde, la ville est touristique grâce à sa situation, mais aussi sa petite zone archéologique romaine et son château médiéval.Tremezzo : une autre bourgade touristique sur les bords du lac de Côme.Val Camonica : cette vallée du nord est connue pour ses pétroglyphes préhistoriques (300 000 !) qui lui ont permis d'être inscrite à l'UNESCO. Elle accueille plusieurs stations de ski, mais aussi de petits villages médiévaux (Bienno, Lovere), des châteaux moyenâgeux, plusieurs belles églises et des vestiges romains.Varenna : beau village du lac de Côme.Varèse : cette ville du nord-ouest de la Lombardie, proche de la Suisse, possède un certain patrimoine religieux dont le Sacro Monte del Rosario classé à l'UNESCO dans le cadre des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie.Patrimoine naturelLac de Côme : joli lac au pied des Alpes bien apprécié des touristes. Plusieurs petites villes de son pourtour valent la visite (Tremezzo, Mennagio, Bellagio, Varenna...). On peut également y pratiquer diverses activités nautiques, des balades en bateau et la randonnée dans ses environs.Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.Lac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Boromées, Brissago).Lac d'Orta : un des lacs du nord de l'Italie, moins connu que le Majeur ou celui de Côme, avec cependant de beaux paysages.Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Région des lacs : cet ensemble de 8 lacs du nord de l'Italie (donc les lacs Majeur, de Côme et de Garde sont les plus connus) est un endroit très prisé au niveau touristique. On y vient pour la beauté des paysages, la découverte des petites villes à leurs pourtours, et les possibilités d'activités sport-nature offerts (nautisme et randonnée entre autres).1.4- PiémontAcqui Terme : la ville du sud du Piémont a conservé un vieux centre et des vestiges de l'époque romaine. Elle est aussi réputée pour ses sources d'eau chaude.Alagna Valsesia : petit village alpin du nord-ouest connu pour ses possibilités de ski et d'alpinisme.Alba : célèbre pour son vin et sa truffe, Alba possède en plus une vieille ville avec quelques vestiges de sa période romaine.Allessandria : une ville à l'est de Turin avec notamment une cathédrale ornée d'un des plus hauts clochers d'Italie.Arona : station en bordure du lac Majeur, dans sa partie sud.Asti : au coeur du vignoble piémontais, c'est une ville médiévale en partie entourée de remparts. C'est aussi à Asti que se tient un des événements les plus connus d'Italie avec le "Palio di Asti" qui est une course de chevaux montés à cru.Bardonèche : importante station de ski proche de la frontière française. C'est aussi la porte d'accès à la France via le tunnel du Fréjus.Barolo : jolie petite commune viticole du sud-ouest du Piémont.Biella : ville moyenne entre Turin et Milan avec quelques beaux édifices notamment dans son hameau médiéval de Piazzo. Les environs proches valent le détour avec le Mont Sacré d'Oropa (classé UNESCO), des vignobles, et la proximité de zones naturelles parmi lesquelles on peut randonner, grimper ou skier.Bra : une ville à l'architecture baroque. A sa périphérie le château de Pollenzo est classé UNESCO dans le cadre des Résidences de la famille royale de Savoie.Candelo : c'est un village fortifie au nord-est de Turin.Canobio : une station balnéaire des bords du lac Majeur avec un joli "front de lac" et un vieux centre urbain.Colletto Fava : cette haute colline du Piémont sur laquelle on peut se balader est désormais connue pour abriter à son sommet un immense lapin rose (60 x 6 m) qui est une oeuvre d'art faite pour durer en principe jusqu'en 2025.Costigliole Saluzzo : petit bourg médiéval au sud de Turin. Juste à côté Saluzzio et ses divers édifices religieux.Cuneo : une ville du sud-ouest avec un petit centre ancien.Iles Borromées : ces (4) îles sur le lac Majeur sont très visitées pour leur cadre. On peut y découvrir notamment des jardins exotiques (sur Madre), un beau palais baroque du XVIIe siècle (Bella), et un agréable village de pêcheurs (Pescatori).Limone Piemonte : une des plus anciennes stations de sports d'hiver d'Italie.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Novare : ville de la plaine du Pô avec un centre historique.Saint-Michel de la Cluse : cette abbaye du Xe siècle est le symbole du Piémont.Stresa : station touristiques assez chic des bords du lac Majeur appréciée pour ses paysages et les balades qu'ont peut y faire, notamment à destination des îles Borromées.Suse : cette commune limitrophe de la France abrite quelques vestiges romains, un château et une cathédrale.Turin : la ville qui fut plusieurs fois capitale abrite nombre de musées et un joli centre urbain avec en plus les Résidences de la famille royale de Savoie classées à l'UNESCO. Celles-ci comptent 14 édifices dont 9 sur Turin et sa proche banlieue (dont Venaria Reale qui est un des plus vastes palais au monde).Verbania : la principale commune des bords du lac majeur avec une activité touristique certaine.Vercelli : cette ville de la plaine du Pô possède des vestiges romains, une jolie place centrale et divers édifices religieuxVia Lattea : ce domaine skiable franco-italien est un des principaux du massif alpin. Côté italien il regroupe Sestrières et quatre autres stations.Patrimoine naturelLac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, ses stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Borromées, Brissago).Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piémont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.Parc national du Val Grande : c'est un des grands parcs italiens, à côté du lac Majeur. Il offre de beaux paysages de montagnes.2- NORD-EST

2.1- Emilie-Romagne (et San Marino)Bologne : la capitale de région possède un beau centre historique, de même que la plus ancienne université d'Europe.Carpi : ville moyenne au nord de Modène avec un château et un petit centre ancien.Castell'Arquato : une grosse bourgade avec son château et son bâti médiéval classé parmi les "plus beaux villages d'Italie".Cervia : station balnéaire aux longues plages sur l'Adriatique.Château de Torrechiara : très belle forteresse imposante du XVe siècle pas loin de Parme.Ferrare : une ville à l'architecture de style Renaissance, ce qui lui vaut d'ailleurs d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Forli : grande ville au sud-est de Bologne avec un vieux centre urbain auquel s'ajoute également une architecture d'inspiration mussolinienne.Maranello : c'est la ville de Ferrari et une petite activité touristique qui tourne autour de la marque avec notamment le musée Ferrari.Modène : cette grande ville offre un très beau centre avec sa cathédrale, la Torre Civica et la Piazza Grande classés au patrimoine de l'UNESCO.Parme : au delà du jambon et du parmesan, la ville est également à remarquer pour son joli centre.Plaisance : des églises et un vieux centre urbain pour cette ville de l'ouest de la province.Ravenne : ses monuments de style byzantin, agrémentés de mosaïques, ont fait la réputation de la ville. Elle est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Reggio d'Emilie : grande ville entre Parme et Modène avec un centre ancien.Riccione : une des plus fameuses stations balnéaires de l'Adriatique, pas loin de Rimini.Rimini : station balnéaire apprécie des italiens sur la côte Adriatique. Outre les plages, son centre historique, avec plusieurs témoignages de l'époque romaine, présente également un intérêt touristique... égalementSan Marino : ce micro-état à l'est de Florence est la plus ancienne république au monde... et le premier pays a avoir eu un gouvernement communiste élu. Son centre historique est classé à l'UNESCO.Patrimoine naturelParc national des Apennins toscano-émiliens : un parc de montagne avec de petits lacs, des cascades et des sommets à plus de 2 000 m parmi lesquels on peut randonner.Parc national des Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna : un parc de moyenne montagne dans lequel on peut randonner.2.2- Frioul-Vénitie julienneAquilée : cette bourgade proche de l'Adriatique abrite une basilique byzantine et une zone archéologique romaine qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Cividale del Friuli : une ville des environs d'Udine qui a bien conservé son patrimoine historique.Gorizia : petite ville à la frontière avec la Slovénie "rattachée" à sa jumelle slovène Nova Gorizia. L'ensemble offre quelques monuments à la visite.Grado : cette station balnéaire construite sur une île, entre mer et lagune, attire pas mal de monde en saison.Lignano Sabbiadoro : une des principales stations balnéaires de l'Italie du nord et de l'Adriatique.Piancavallo : la plus connue de la douzaine de stations de sports d'hiver de la région.Tarvisio : une des principales stations de ski du Frioul aux frontières avec l'Autriche et la Slovénie.Trieste : cette grande agglomération portuaire possède un beau centre où l'influence de l'architecture austro-hongroise est notamment présente.Udine : grande ville avec quelques monuments, une cathédrale et un château du XVIe siècle.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).2.3- Trentin-Haut AdigeAlta Badia : c'est une des principales stations de ski de la région.Bolzano : cette grande ville du nord tournée vers l'Autriche et capitale du Tyrol du sud possède un joli centre historique. C'est aussi une bonne base pour profiter des stations de ski des environs.Madonna di Campiglio : une station de sports d'hiver reconnue. On peut également y pratiquer la via ferrata.Merano : la seconde ville du "Tyrol italien" est une ville thermale. On peut faire du ski dans la plus grande station de la région (Meran 2000), du canoë et de la randonnée dans ses environs proches.Trente : la capitale régionale a un assez joli centre urbain où se mélangent les styles Renaissance et allemand.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Parc naturel Gruppo di Tessa : grande zone naturelle alpine aux portes de Merano et limitrophe de l'Autriche dans laquelle on peut randonner.Vallée de Val Gardena : cette vallée des Dolomites est internationalement connue pour ses stations de ski, mais aussi ses sculptures en bois.2.4- VenitieAbano Terme : petite ville thermale des environs de Padoue avec également un centre historique dominé par une cathédrale.Bibione : une station balnéaire pas loin de Venise.Caorle : autre station balnéaire populaire du nord de Venise.Chioggia : à quelques dizaines de kilomètres au sud de Venise, la ville construite sur une île, avec ses ponts et canaux, se veut une petite réplique de la Cité des Doges.Cortina d'Ampezzo : située dans les Dolomites, c'est la plus chic de toutes les stations de ski italiennes.Jesolo : importante station balnéaire à la périphérie de Venise. Juste à côté, Eraclea est une autre station touristique.Malcesine : un des plus beaux villages du lac de Garde avec son aspect médiéval et son château fort.Mestre : juste en face Venise, la grosse ville sert d'abord de parking et de lieu d'hébergement alternatif à sa voisine.Montagnana : ville fortifiée avec son château et sa cathédrale dans les environs de Padoue.Padoue : mondialement connue pour Saint Antoine, la ville est un lieu de pèlerinage avec de plus un joli centre urbain et un jardin botanique classé à l'UNESCO.Rovigo : ville moyenne avec quelques édifices religieux, les vestiges de son château et ses (petits) palais.Trévise : cette ville au nord de Venise, entourée de remparts, possède également divers édifices et monuments de l'époque médiévale et de la Renaissance.Venise : avec sa lagune et sa plage du Lido, ses îles (dont Murano), ses célèbres gondoles et son architecture unique, Venise est une des villes les plus visitées au monde. Elle est entièrement classée au patrimoine de l'UNESCO.Villas de l'architecte Palladio en Vénétie : cet ensemble de villas construites par l'architecte de la Renaissance Palladio, aussi bien dans la ville de Vicence que dans ses environs pour 24 d'entre elles, est classé au patrimoine de l'UNESCO.Vérone : la ville de Roméo et Juliette possède un très joli centre ancien avec divers témoignages de son passé romain et médiéval. Elle est classée à l'UNESCO.Vicence : c'est la ville de l'architecte de la Renaissance Palladio qui y construisit plusieurs édifices. C'est à ce titre, de même que pour la qualité de son centre urbain, qu'elle est classée à l'UNESCO.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...

3.1- Au nord-ouest...

Aoste : Château de Fénis; Châteaux de Saint Pierre; Parc national du Grand-Paradis; Vallée d'Aoste. Ligurie : Apricale; Cinque Terre; Gênes; Portofino; Riviera méditerranéenne. Lombardie : Lac de Côme; Lac Majeur; Mantoue; Parc national du Stelvio; Région des lacs; Sabbioneta; Sirmione; Val Camonica. Piémont : Iles Borromées; Lac Majeur; Parc national du Grand-Paradis; Parc national du Val Grande; Turin.

3.2- Au nord-est...

Emilie-Romagne : Ravenne; San Marino. Frioul-Vénitie julienne et Trentin-Haut Adige : Dolomites; Parc national du Stelvio; Vallée de Val Gardena. Venitie : Dolomites; Padoue; Venise; Vérone; Vicence.

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Tour du monde et lassitude
by Missvirginie · 2013-06-27 · 38 replies
bonjour a tous, Voila cela fait actuellement 1,5 ans que je voyage autour du monde. J ai assez d argent pour voyager 3 ans. J aimerai beaucoup voyager autant de temps mais depuis quelques temps je fais face a une lassitude grandissante. Je suis tres tres blazee, je reste presque de marbre face a des paysages pourtants magnifiques mais qui sonnent un peu comme du deja vu. Je suis vraiment dans des endroits formidables mais ca ne me fait presque plus rien. Je m ennuie tres tres vite. Je precise que je voyage seule. Je pourrai rentrer au bout de 2 ans mais j ai peur de le regretter une fois que je serai de retour en france, car il y a beaucoup de pays dans lesquels je n irai pas si je rentre en decembre. bref avez vous des solutions ou des conseils pour faire la peau a cette lassitude? merci d avance!
Plus beaux paysages du Sahara?
by Lunily · 2010-05-03 · 103 replies
Bonjour, j'aimerai faire une randonnée chamelière dans le Sahara organisée sous forme de circuit. Mais quand on regarde sur les sites de tour opérateur, il y a vraiment beaucoup de choix. Mes vœux pour ce voyage : - c'est de voir des dunes des dunes et des dunes. Je ne veux pas voir d'erg ou de montagnes caillouteuses. - écouter le silence ... et le murmure des dunes bien entendu ! Non ce que je veux dire c'est que je ne veux pas de lieu trop touristique où je vais croiser des touristes toutes les 1/2 heures !

C'est pour cela que je fais appel à votre expérience ^^

Quels sites (par site j'entends paysages) me conseilleriez vous ? Et surtout quels sont les plus beaux paysages avec des dunes immenses ^^ Parce que c'est grand le Sahara alors où se trouve le plus joli coin selon mes envies ?

Merci à ceux qui pourront me répondre :-)

Lucie
Idées pour passer deux/trois semaines en Afrique au mois de septembre 2009?
by Pedro2 · 2009-01-25 · 5 replies
Bonjour a tout le monde, Tout d'abord un tres grand merci a la communaute VF car j'ai trouve enormement d'aide pour mes precedents voyages sur ce forum qui est juste genial! Je m'en veux de ne pas avoir encore participe aux reponses de posts mais la c'est decide, le compte est cree donc je vais contribuer en fonction de mes maigres experiences! Cependant, j'aurai besoin de conseils/idees de la part des baroudeurs, des expatries et des autres membres... Je pense m'aventurer pour la premiere fois en Afrique avec ma copine pour une periode de 2/3 semaines en septembre prochain. Ayant beaucoup bourlingue pour ma part en Europe, Oceanie, Asie du sud, Amerique du Sud, vecu aux US, Canada et Chili, les questions de securite, hotels, transport, etc... sont quelque peu secondaires, meme si je suis sur egalement que tous ces details prennent une autre signification en Afrique! Je souhaiterais juste savoir quelles regions sont les plus sympas a visiter a cette periode de l'annee, quels sont les endroits qui vous ont marques et que vous recommandriez, quels evenements ou fetes ont lieu en septembre? De notre cote, nous sommes ouverts a tout (du safari prive au Kenya/Tanzanie, plongee sur les cotes de la mere rouge, a la decouverte de l'Afrique centrale ou Australe ou aux villages Maliens ou mauritiens, sejour en sac a dos avec hebergement chez habitant, etc...) Le continent me parait tellement immense par sa diversite, que je ne sais pas comment ou commencer!! J'ai commence a lire quelques posts mais tout semble interessant. Si vous avez des idees ou experiences qui pourraient m'aider a demarrer et a me focaliser sur une region ou un pays, je suis preneur! Nous sommes un couple de 25/30 ans, prets a decouvrir un nouveau continent de toutes les facons possibles (meme les plus originales), la question de budget n'etant pas forcement un probleme.

Un grand merci d'avance!

Pierre
Inde du Nord-Ouest Ete 2004
by Jaisalmer · 2004-07-27 · 75 replies
Les differentes sections de ce fil...

sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse

Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.

Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.

A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.

Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit

26 juin – 17 juillet

Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)

Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb
http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)

Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)

Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)

Jodhpur *** (3 nuits)

18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.

Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.

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Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !

Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.

Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !

Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).

Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.

A plus

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