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Transit à Hong Kong pour Taïwan
by Chantde · 2018-08-12 · 5 replies
bonjour a tous , mon fils se rend à kaohsiung pour ses études.Il voyage avec la lufthansa de munick a hong kong puis cathay pacific jusqu'à l'aéroport de kaohsiung à taiwan Je stresse pour lui car à hong kong très peu de temps pour sa correspondance. il arrive à 15h25 et sa correspondance décolle à 16h50.Lufthansa nous dit que son bagage en soute est enregistré jusqu'à kaohsiung donc pas à récupérer. Mais faut-il- repasser le contrôle de sécurité lorsqu'on est en transit? comment se diriger dans le terminal 1 de HKG ? les plans sur internet ne sont pas clairs et s'il rate son avion comment fait il? Merci à vous pour la réponse.
Quel type de vêtements et chaussures pour le Sichuan en juillet? (au féminin)
by Pachoupati · 2018-07-01 · 2 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je pars très prochainement pour le Sichuan en chine pour 1 mois et demi. Je vous indique brièvement l'itinéraire prévu pour vos éventuels avis et suggestions.

Chengdu : 2 j, dont la visite du centre des pandas géants Ensuite, boucle vers Xining en passant par l’ouest de Chengdu : Leshan 2 j, dont Le Grand Bouddha et falaises aux mille Bouddhas Bus vers Kangding, ville tibétaine encaissée dans la montagne, 1 j De Kangding à Tagong : 2 à 4 jours si rando à cheval possible ou trek De Tagong à Danba 2 jours avec visite de Jaiju et transport De Danba à Xinduqiao et Litang / 2 jours Ensuite reprendre la route vers le nord en passant par Luhuo, Garze et Dege, le lac sacré de Yihun Lhatso prévu 4 à 5 jours en visitant Dege et Gansi Vers Xining

De Dege à Yushu 2 jours, afin de remonter jusque Xining Xining vers Zhangié : minimum 2 j idéalement 3 jours Retour sur Chengdu en passant

Xining – Tongren 1 j Tongren – Xiahe (Labrang) 2 j

Les prairies de Ganja 2j Xiahe – Langmusi 1 j Langmusi – Songpan 1 j Songpan - Huanglong -Jiuzhaigou 3 j Marge de sécurité pour retour Jiuzhaigou - Chengdu 2 j Chengdu Si temps disponible, aller à Xi’an (2/3 j)

Mes questions sont plutôt d'ordre pratique Faut-il prendre un duvet sachant que je ne pense pas faire de trek sauf en organisé sur 2 ou 3 jours , de toute façon je ne prendrai pas de toile de tente ? Un peu la même question pour les chaussures, j'ai de bons tennis mais également de bonnes chaussures de marche, plus lourdes évidemment ! Lesquelles prendre ? Dans le même ordre d'idée je prendrai une veste gore-tex, une doudoune légère et une polaire bien chaude, est-ce suffisant ? Je suppose qu'il ne fait pas trop froid en journée, donc sans doute prévoir des habits plus adaptés ?

Voilà, je pense que tout est dit. Merci d'avance pour toutes vos réponses et conseils. Bien amicalement de Pika
Voyage en Chine avec une enfant de 8 ans
by Nizanstephan · 2018-06-03 · 8 replies
Bonjour Je pars en Chine du 11 juillet arrivée à Pékin au 1 août départ de Shanghai.

Le programme n'est pas encore totalement caller, mais 4 jours à Pékin pour un départ en train le 16 juillet vers le ningxia puis train le 21 juillet pour la région de guilin.

Je suis preneur de conseil, astuce et destination. Je souhaite essayer deviteruau maximum la foule. Avec mes remerciements
Correspondance de 2 heures 30 minutes à Hong Kong pour Siem Reap
by WhatIMean · 2018-05-30 · 7 replies
Bonjour à tous, je vais bientôt partir pour le Cambodge à Siem Reap pour un stage. J'ai une question notamment sur le temps d'escale à Hong Kong, pour l'aller j'ai 8h donc pas de soucis je pense pour changer de vol. En revanche pour le retour j'arriverais à 21h35 à Hong Kong (depuis Siem Reap) avec Hong Kong Express et le départ est à 00h05 avec Cathay Pacific, 2h30 est un temps suffisant pour changer de compagnie ? Sachant que je prend les billets séparément. Je n'arrive pas à savoir quel est le terminal de d'arrivée et de départ à Hong Kong ...

Merci d'avance, WhatIMean.
Aéroport de Pékin T3
by Anono · 2018-05-02 · 9 replies
Bonjour à tous Je vais bientôt au Japon en passant par Pékin pour une escale de 3h Je voulais savoir si des personnes ont déjà été dans mon cas et par où passer j'ai un peu peur de le perdre dans cet immense aéroport ... des astuces svp Et apparement les chargeurs batteries et briquets sont confisqués Qui peut m'en dire plus Merci par avance
Escale de 2h45 à Shanghai: suffisant?
by Mike36 · 2017-12-28 · 6 replies
Bonjour,

Je viens chercher un peu d'aide....je dois rejoindre Fukuoka au Japon depuis Montreal en mars prochain,

Parmi les vols disponible, il y a un vol Montreal - Shangai - Fukuoka avec Air Canada puis China Eastern (un seul billet vendu par Air Canada)

1) Est ce que le temps de correspondance est suffisant ? 2) Est ce que je dois recuperer mes bagages a Shangai ou transitent-elles a Fukuoka directement ? 3) Est ce que je dois passer l'immigration ??

Je sais que je n'ai pas besoin de visa car ma destination finale est au Japon et je reste moins de trois heures en Chine.

Est ce que je dois quand meme passer l'immigration ?

Merci a l'avance de votre aide !!!
Xinjiang: Karakoram Highway et le col de Khunjerab début mai
by Mamibi · 2017-12-01 · 3 replies
Bonjour j'envisage un voyage au Xinjiang. J'aimerais connaître l'état de la Karakoram Highway début mai et savoir si le col de Khunjerab est accessible. J'aimerais également connaître la température à Turpan mi-mai, nous devons maintenant nous méfier des grosses chaleurs de l'été. Merci de me faire part de votre expérience. JLouis
Long transit à Pékin avec Air China et bagages
by Vanessanice9 · 2017-11-01 · 2 replies
Bonjour en début d'année on fait un stop à Pékin via Okinawa. Billet acheté par flight hub: - je ne peux pas prendre l'hôtel de transit que propose air china : ils disent voyez flight hub qui me dit appelle air china car eux font le service. Des avis svp ? - on part de Mtl doit on reprendre nos bagages il semble que non que doit préciser à l'enregistrement ? - processus pour sortir aéroport ? - temps pour le matin aller à porte embarquement ? Et étapes à franchir ? -Qu'est-ce qu'il est autorisé en bagage cabine ? -Qu'est-ce qu'il est autorisé en bagage en soute ? Merci pour vos aides c'est très apprécié ! 😏
Hong Kong - Bali seule
by Lucgar · 2017-08-20 · 7 replies
Bonjour, je souhaite partir à la dernière minute (entre le 26 août et le 13 septembre) à Hong Kong, y rester quatre jours, puis partir une semaine à Bali, avant de retourner à HK et rentrer en France. J'ai 22 ans, je suis une fille et je n'ai personne pour m'accompagner. C'est la première fois que je voyagerai totalement seule mais j'ai choisi ces destinations pour leur sécurité réputée. Avez-vous des conseils à me donner ? Et si jamais quelqu'un y sera aussi qu'il me fasse signe 😄 !
Vol Air China Paris - Tokyo avec escale à Pékin: bagages et durée
by Bouji92 · 2017-06-16 · 22 replies
Bonjour, je prends l'avion dans une semaine pour Tokyo via Pékin, je voudrais savoir si Air China s'occupe des bagages automatiquement dans le cas de transit ? (j'ai cru lire qu'avant 2017 elle ne le faisait pas). L'escale dure 1h50, vous pensez que ça peut être suffisant pour prendre le deuxième avion ? même terminal.

Merci pour vos réponses.
Train de Pékin à Shanghai et de Shanghai à Luoyang
by Jacques39300 · 2017-05-30 · 11 replies
Bonjour,

Je pars en Chine en septembre, et j'ai commencé à regarder ici et là les sites qui proposent des billets de train pour aller : - de Pékin à Shangaï - de Shangaï à Luoyang - de Luoyang à l'aéroport de Zhengzhou

Au niveau du site, j'hésite entre "China DIY Travel" et "Ctrip", le premier semblant unanimement apprécié, mais le 2ème étant en français (je ne maîtrise pas l'anglais).

J'ai vu que les trains de nuit étaient moins chers que les TGV de jour, même avec la couchette. Je voulais à ce titre poser 3 questions : - Question confort, quelle différence y-a-t-il entre la couchette molle et la couchette dure ? Je veux dire par là, la couchette dure est-elle extra-dure comme du bois ? Ou un peu rembourrée pour offrir un minimum de confort ? - Peut-on dormir dans le train sans risque de se faire voler sa valise pendant un arrêt en gare ? Peut-on mettre les bagages en sécurité ? Les trains sont-ils de même qualité sur ces 3 axes ?
Où aller en Chine, après plusieurs voyages là-bas?
by Dallith · 2017-04-25 · 4 replies
Bonjour à tous !

Après avoir vécu 1 an en Chine (Shanghai + Dongguan) et y avoir pas mal backpacké, je suis rentrée en Europe depuis qq années. Mais voila.... la Chine me manque :)

Je pourrais y retourner pour 10 jours cet été (dernière semaine Juillet + 1ere d'Aout) .... Auriez vous des conseils pour un circuit ?

Pour info voici ce que j'ai déjà visité: - Shanghai et ses environs (montagnes jaunes...) - Xian - Pékin, Chengde, Datong - Hohhot - Xiamen + Tulou (que je recommande vivement!) - Chengdu, Leshan, parc de JiuZhaiGu & Huanglong - Changsha, Chongqing - FengHuang, Dehang, parc de ZhangJiaJie - Guilin et YangShuo - Rizières de YuanYuang Yunnan (allez y, les plus belles rizières du monde :))

J’hésite donc entre les régions suivantes : - Yunnan nord ==> mais pas trop touristique? j'aime bien les coins un peu plus paumés comme le village de Dehang ou les Tulou - Lanzhou et alentours ==> mais pas trop galère sur 10 jours seulement avec les grandes distances ? - Le Tibet ? je suis pas fan de haute montagnes, plutôt de petits paysages typiques ? - le Guizhou ? joli paysages ?

Le top du top serait un coin avec randos entre petits villages dans un joli cadre, et pourquoi pas pouvoir dormir chez l'habitant. je ne l'ai jamais fait, mais seule en chine je me suis toujours sentie en sécurité donc je pense que ce serait l'occasion de tenter. J'ai écarté le barrage des 3 gorges, la croisière ne me tente absolument pas... par contre pas de contraintes sur la chaleur, le chaud humide à avoir l'impression de nager ne me dérange pas ;)

Bref si vous avez de bons souvenirs de voyages dans un endroit ou je n'ai pas encore eu la chance d'aller, j'ai hâte d'entendre vos recommandations ! Au plaisir de vous lire,
Chine novembre 2016
by Christi2012 · 2016-12-18 · 1 reply
· Samedi 5 novembre : Avion Paris-Hong Kong (Air France)

Arrivée à 18h00 passage à la frontière rapide. On achète le ticket de métro 100$HK pour deux jusqu’à Kowloon. A pied jusqu’à notre hôtel sur Nathan road FUK HUA hôtel. L’hôtel ne correspond pas la photo sur le site. Immeuble de 16 étages envahi de cafard. Chambre de 7 m2 uniquement la place de mettre le lit. Salle d’eau de 1 m2 sale. Pas de fenêtre, bruyant. 300$HK prix imbattable avec quelques concessions…

· Dimanche 6 novembre : Trajet en train Shenzhen-Xi’an

On va à la station de métro à pied ligne bleue direction Lo Wu Passage rapide de la frontière à 7h00-8h00 un dimanche. A Luohu en Chine métro vert puis rouge pour Shenzhen north. Avoir de la monnaie pour guichet automatique Arrivés à Shenzhen north vers 9h30, on change nos billets, se diriger vers le guichet où il y a le moins de queue pour les billets achetés sur internet. On entre directement dans la zone « d’embarquement » après avoir passé portique de sécurité *2 TGV 300 km/h, classe 2, propre, toilettes propres, le train est plein il y a des gens debout et des gens qui parlent fort (c’est parti pour 3 semaines comme ça) 10 heures de trajet. On pensait arriver à la gare du centre ville( mais non), on arrive à celle des trains à grande vitesse (on pense). Du coup Taxi, 37 yuans 20 min de nuit. En général dans les taxis il y a les compteurs. Hôtel 7DAYS INN, mal aimable à l’accueil, pas de pression dans la douche, canalisations bouchées, serviette de toilettes trouées tachées.

· Lundi 7 novembre : Visite Xi’an, trajet en train Xi’an-Lanzhou

Visite de l’armée en terre cuite. Pour y aller c’est très simple, se rendre a la gare du centre ville prendre un bus bleu écrit Terra Cotta dessus. Une heure de trajet, on paye dans le bus.

Entrée 150 Yuans par personne pas trop de monde en novembre. Compter 2-3heures de visite. On rentre en ville on visite le quartier musulman ++ qui est génial très animé, on peut y manger pour rien. Retour à la gare pour le train (gare du centre ville) qui est ultra bondée c’est de la folie. Train couchette soft. Propre confortable on rencontre des français.

· Mardi 8 novembre : Lanzhou- Xiahé

La contrôleuse passe tôt pour nous réveiller. On arrive, les amis qu’on s’est fait avaient un guide chinois. Ils nous ont gentiment proposés d’aller avec eux en voiture jusqu’à Xiahé plutôt que de devoir prendre le bus. 3 heures de route. On arrive dans un hôtel on a été dans le même que nos amis, hôtel indiqué par le guide. Qui et le meilleur séjour dans un hôtel qu’on a fait en chine, je le recommande fortement. Je crois que c’est le BAOMA hôtel mais j’ai l’impression que dans cette vielle il en existe deux. Celui où l’on a séjourné était situé en face du monastère pas loin de l’entrée. Malheureusement rien n’indique en anglais que c’est un hôtel et de l’extérieur difficile c’est de s’en rendre compte. Hygiène +++ il fait super bon dans l’hôtel (le chauffage dans les chambres est une denrée rare dans les hôtels en chine) la décoration est sublime dans le style tibétain dans les chambres comme dans les parties communes. Petit déj à 8heures. Tout cela pour la somme dérisoire de 100 yuans. je vous partage la photo de l'entrée peut être que ça peut aider

le numéro c'est le 249 On mange au restaurent qui fait l’angle en face du site monastique TARA guesthouse +++ très bon et gentils. Visite du site monastique de Labrang ++++

Il y a des moines partout des pèlerins partout. On peut faire la visite avec un moine anglophone. Je vous conseille de faire un bout de pèlerinage avec les tibétains, autour du site et à l’intérieur autour des monastères. C’est un moment fort de mon voyage surement un des plus beaux.



· Mercredi 9 novembre : Trajet en bus Xiahé-Tongren (28 yuans/personne)

2h30 de route. On a du mal a trouver un hôtel au final ca sera dans la rue Longwu-si (celle qui mène au temple). Rien n’est écrit en Anglais mais on pense être dans L’HOTEL REGONG SIHEJI BINGUAN décrit dans le guide… Il y fait très froid, la salle de bain est IMMONDE mais c’est calme est idéalement placé (il faut bien trouver des points positifs…) Visite de Longwu si +++ Visite de Wutun si +++



Visite du musée qui est sur la route entre Wutun si et le centre, il y a également des élèves apprentis peintre de thangka.



· Jeudi10 novembre : Retour à XIAHE+++

On profite à nouveau de Labrang, marche avec les pèlerins … que du bonheur. HOTEL BAOMA

Achat du billet pour Langmusi.

· Vendredi 11 novembre : Trajet bus Xiahé-Langmusi

3 h de route. On ne trouvera pas l’auberge indiquée sur le guide Tibetan youth barley. Du coup on s’est rabattus sur LE YONGZHONG HOTEL difficile à trouver car rien n’est écrit en anglais. Attention dans certaines chambres toilettes à la turque. Eau chaude, propre, il fait un peu frisquet dans les chambres mais il y a les couvertures chauffantes, 100 yuans. Visites des temples qui sont splendides, dans un paysage enchanteur, petite randonnée aux alentours. La ville est petite mais en travaux, tout est fermé peut être parce qu’on est hors saison. Belle mosquée mais on ne peut pas visiter. Dans le guide ils conseillent le black tent café. On y a été pour avoir quelques informations, on a trouvé que c’était des p…. d’en….. Irrespectueux. Ils ont fait mine de pas nous calculer et n’ont pas levé leurs yeux de leur téléphone portable a deux balles.

· Samedi 12 novembre : Trajet en bus Langmusi-Zoige-Songpan

6 h de route. Reçus directement à la gare routière par EMMA GUEST HOUSE (comme ca on n’a pas besoin de chercher). Décrite comme chaleureuse pension par le guide … quand il fait 4 degrés dans les chambres ça l’est moins. Bref on décide de prendre une chambre avec chauffage car il fait vraiment vraiment froid dans cet hôtel. C’est sale est glacial et nous n’aimons pas la gérante. Bien placé à coté de la gare routière. Ville sans intérêts, l’abattoir à ciel ouvert en direction du temple vous passera l’envie de manger de la viande pour tout le reste du séjour.

· Dimanche 13 novembre : Trajet en bus Songpan-Chengdu

6-7 h de route. Taxi pour AUBERGE LAZY BONES +++ bonnes auberge, en dortoir les chambres sont propres. La salle de bain avec les toilettes dans la chambre (vaut mieux ne pas être pudique mur en verre). Visite centre de recherche du panda. On a pris le métro jusqu’à panda avenue. Mais une fois sortis du métro il n’y avait pas « de centre de recherche » donc taxi, ce n’était pas loin (mais bon mal expliqué pour y aller). Pas de queue pour acheter les billets et on a utilisé notre carte vitale pour faire croire qu’on était étudiant et ça a fonctionné. Nous évitons les zoos en général, unique chance d’en voir était d’aller dans ce « centre de recherche ». Les visiteurs ne sont pas respectueux envers ces animaux sauvages, ils font du bruit et tapent dans leurs mains pour essayer de réveiller les pandas. Il y a même des visiteurs qui ont le droit de rentrer dans les enclos pour prendre les bébés panda (sans leurs mamans) en photos. Et je trouve ça honteux. Retour en ville on passe par le centre commercial IFS et on se promène a pied jusqu’à la grande statue de Mao.



· Lundi 14 novembre : Chengdu- LE SHAN-mont EMEI

2h30 de route pour aller voir le Shan+++. Une fois arrivés à la gare routière prendre le bus numéro 13. On a également gratté l’entrée avec nos cartes vitales. De la gare de Xiaoba (le shan) à Baoguo (emei shan) 30 min de route. TEDDY BEAR HOTEL chambre défraichies mais ok.

· Mardi 15 novembre : Visite de mont Emei Trajet Train Emei- Kunming

On a pris un ticket half journey, on pensait avoir accès au sommet d’or (personne ne parle anglais). Mais non on va seulement à la gare routière de Wannian. On visite quelques temples. Tout est en travaux dans cette forêt on entend la scie à métaux, tractopelle et compagnie partout. Les temples sont beaux, la forêt est luxuriante mais il y a des échoppes de souvenir partout, des hôtels partout. C’est pas du tout comme on l’imaginait. On est un peu déçu ce n’est pas aussi authentique qu’on l’avait espéré. Aucun intérêt (pour nous, notre façon de voyager) d’y passer plusieurs jours. Retour à l’hôtel on récupère nos bagages direction la gare.

Train à 16h en hard sleeper et fut vraiment hard et long (départ 16h arrivée 7h30 à kunming). Couchettes dures, les gens ne respectent pas leurs places, les draps ne sont pas changés (des passagers ont utilisé les couchettes en dormant dedans, puis sont arrivés à destination, d’autres personnes sont arrivés après et ont dormi dans les mêmes couchettes) bref. Les toilettes sont immondes avec des hommes qui avaient urinés dans la poubelle. Vers minuit alors qu’on était installés, il y a un vieux qui s’est permis de poser ses pieds sur la couchette de mon conjoint (couchette du bas). Mais Pourquoi ?? on a toujours pas compris (il a failli s’en prendre une quand même).

· Mercredi 16 novembre : Kunming-Lijiang

Arrivés tôt à Kunming 7h on décide de se poser dans un hôtel à la journée UPLAND YOUTH HOTEL. Chambre propre. Kunming la ville du printemps éternel est une ville lumineuse agréable et dynamique. Ça fait du bien d’y trouver un peu de chaleur 26 degrés. Visite du temple et du centre ville. On enchaine le soir avec un train Soft sleeper direction lijiang. Forcement c’est bien plus confortable que le hard sleeper et les personnes avec qui nous partagons notre cabine sont très accueillantes, petit rot de bienvenue, crachats et j’en passe.

· Jeudi 17 novembre : Lijiang- quiaotou GORGES DU SAUT DU TIGRE.

2 h de route. Payer a l’entrée du village pour les gorges du saut du tigre. On laisse nos sacs dans une bagagerie 20 yuans. Randonnée assez dure il faisait chaud et ça monte bien (après avoir passé deux nuits dans les transports on n’est pas très frais). 5heures jusqu’à l’auberge TEA HORSE 150 yuans vue magnifique, eau chaude à 17 heures, couvertures électriques, nourritures ok sauf crêpes. Mal isolé, chiens qui aboient la nuit.

· Vendredi 18 novembre : Quiaotou- Shangri la

2h30 de randonnée pour finir jusqu’à Tina guest house (principalement de la descente). Apres c’était assez compliqué pour partir de cet endroit on a partagé un « taxi » avec des chinois (après avoir cherché, tourné en rond 2heures). Qui se sont arrêtes aux gorges. Nous on voulait juste se barrer. C’est une belle randonnée voilà. On récupère nos sacs, on choppe un bus à la volée sur la route pour Shangri la 2h30 de route plus tard on y est On trouve notre hôtel dans la vieille ville (en travaux) 3AND3 HOTEL il y a dix chiens, un karaoké le soir. C’est propre mais glacial (4 degrés DANS LA CHAMBRE au petit matin).

· Samedi 19 novembre : Trajet Shangri la- Deqin

3h15 de route de Deqin a Feilai si +++ 10 minutes en voiture. On a été dans l’hôtel indiqué par le guide FEELING VILLAGE YOUTH HOSTEL. 100 yuansUNE HORREUR. « Si j’aurais su j’aurais pas venu » pas de chauffage un froid glacial, pas d’eau chaude, les toilettes et la douche dans un état innommable. De la saleté sous les lits le ménage n’avait sans doute jamais été fait. Personnel mou. Je vous conseille de chercher un autre hôtel de toute façon ce n’est pas ce qui manque dans ce petit village. La vue sur le MONT MEILI+++ est splendide, incroyable, remarquable royale, divine … une des plus belles vues de mon voyage.



· Dimanche 20 novembre : GLACIER DE MINGYONG+++++ Trajet bus Deqin-Shangri la

Photos lever du soleil à 7h50 c’est tellement beau <3. Achat du ticket pour le glacier 78 yuans. Chauffeur 280yuans pour aller jusqu’à l’entrée du parc. On arrive à 8h45 l’ouverture c’était 8h30 alors comme on voit personne on entre par nous même. Et on commence à marcher sur une route bétonnée au bout d’un petit moment ya un tibétain qui nous court après en nous disant qu’il faut revenir. Bon bah on revient LOL. Achat billet 75 yuans/personne pour monter en voiturette jusqu’au début du chemin de randonnée. On est les seuls sauf un moine. On marche (45 minutes) jusqu’au premier temple. Derrière le temple il y a deux chemins : à gauche vers le glacier c’est une plateforme d’observation (10 minutes), à droite vers le deuxième temple (45 minutes) avec une vue magnifique sur le glacier. On se sent loin de tout ici et c’est tellement beau <3. On redescend vers 12h30 on attend la voiturette les autres touristes (chinois) commencent à arriver. Le chauffeur nous attend il nous dépose à l’hôtel pour qu’on récupère nos sac, puis Deqin. Bus Deqin-Shangri la 4heures. Hôtel à coté de la gare routière 138 yuans.

· Lundi 21 novembre :Shangri la –Lijiang

5h de route. On trouve un hôtel en dehors de la vieille ville 80 yuans mais envahi de cafards. On en prendra un dans la vieille ville 150 yuans. L’entrée dans la vieille ville 60 yuans quelle arnaque quoi. On s’est fait voler nos tickets en plus… la nuit on peut entrer sortir gratuitement comme on veut. Gâteau à la fleur +++.

· Mardi 22 novembre : Trajet train Lijiang-Kunming-Guiyang

· Mercredi 23 novembre : Guiyang –shenzhen north-Hong Kong

Guiyang ville tristounette Le soir passage à la frontière rapide. On n’avait pas réservé d’hôtel à Hong Kong on a exposé notre budget en prenant une chambre à 96euros CASA HOSTEL sur Nathan road. A ce prix c’était propre.

· Jeudi 24 novembre : HONG KONG

Passage à Causeway bay avec le star ferry++ Visite des quartiers SOHO, VISTORIA PEAK, TOUR HSBC, TEMPLE MAN MO, HONG KONG ZOOLOGICAL AND BOTANICAL GARDENS…

Le soir à KOWLOON, TEMPLE STREET, TSIM SHA TSUI EAST PROMENADE avec le jeu de lumière le soir à 20heures bon ce n’est pas exceptionnel. Dodo à FUK HUA hôtel.

· Vendredi 25 novembre : HONG KONG

MONASTERE DE PO LIN ET BOUDDHA GEANT Balade en ville.

· Samedi 26 novembre : HONG KONG AVION PARIS

TEMPLE SIK SIK CAUSEWAY BAY GAY PRIDE. Avion le soir pour Paris.
Sécurité au Pakistan (randonneur)
by Mellone · 2016-11-23 · 4 replies
Bonjour,

Il y a peu d'information récente concernant le Pakistan et pourtant il y a de magnifiques montagnes. J'aimerais beaucoup aller dans la région du K2 (camp de base) sans prendre d'agence, seulement en matière de sécurité le pays n'avance pas beaucoup. J'aurais voulu avoir des retours si des personnes y sont allés récemment. Est il possible d'y aller par la Chine également (visa compliqué aussi mais possible).

Merci pour vos retours.

Francois
Yunnan seule avec enfant
by Samfan · 2016-09-27 · 3 replies
Bonjour,

À la recherche d'une destination pour notre prochain voyage, en juillet 2017, je penche de plus en plus pour la Chine, en particulier Pékin, que je connais un peu, et que j'aurais combiné avec une autre région, le Yunnan, que je ne connais pas du tout. Je pense en particulier au nord du Yunnan et aux villes dont j'ai l'impression qu'elles sont plutôt touristiques (Dali, Liang, ..).

Quid de la sécurité dans cette région pour une femme voyageant seule avec un enfant (8/9 ans) ? Est-ce une région adaptée pour un enfant de cet âge ? Paludisme et dengue sont-ils fort répandus ? Comment sont les transports, plutôt sûrs ?

Merci pour vos avis et expériences ....
Vol Air China: confortable?
by Luisita · 2016-01-07 · 35 replies
😉

Qui a voyagé par Air China Est ce que le vol est confortable? merci
Récit de voyage - Chine 2014
by Yzaure · 2015-10-26 · 5 replies
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier

Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Escale à Hong Kong de 12 heures: que faire
by Tissm2000 · 2015-08-24 · 6 replies
Hello tout le monde,

Je vais entreprendre un long périple pour me rendre en NZ avec une escale de 12h à Hong Kong!

Je voulais savoir si durant ce stop j'ai le droit de sortir pour voir la ville?

des questions suivront au file de la discussion.

merci à vous
60 jours en Chine: moyens de paiement
by Sitik · 2015-07-30 · 18 replies
😄A la tête de 60 jours en Chine, je suis en train de me demander comment gérer mon budget. Il parait clair que dans les zones un peu hors des grandes villes et hors des circuits touristiques, les retraits par CB sont très limités, voire inexistants. Les chèque de voyage semblent difficile à négocier hors de la Bank of China. Alors, comment faire pour éviter de se promener avec une somme d'argent considérable ?
Chine: des contrôleurs aériens s'endorment, un Boeing obligé de tourner en l'air
by Barbot · 2014-08-19 · 5 replies
Alors là , que dire de plus . 🤪 Chine: des contrôleurs aériens s'endorment, un Boeing obligé de tourner en l'air . L'incident a eu lieu le mois dernier mais n'a été révélé que ces derniers jours en Chine : un Boeing 737 a été obligé de tournoyer pendant de longues minutes avant d'atterrir à l'aéroport de Wuhan, dans le centre du pays, faute de contact avec les contrôleurs aériens... qui s'étaient endormis.

L'avionde China Eastern Airlines, qui venait de l'île tropicale de Hainan, dans le sud de la Chine, s'apprêtait à se poser, mais ses appels pour obtenir la permission d'atterrir sont restés sans réponse pendant près d'un quart d'heure.

Et pour cause: les contrôleurs aériens de permanence s'étaient assoupis dans leur tour --ce qui a obligé le Boeing 737 à tourner dans les airs pendant plus d'une douzaine de minutes, ont rapporté des médias chinois.

Après un long moment d'expectative, le contact a finalement été établi, et l'appareil a pu atterrir en toute sécurité, selon le portail d'information Sina.com Les contrôleurs «s'étaient endormis pendant les heures de service, c'est pourquoi (l'avion) a dû émettre de multiples appels sans réponse», ont reconnu les autorités chinoises de l'aviation civile, citées par le magazine financier Caijing

Une enquête distincte sur l'incident a montré qu'au total deux contrôleurs faisaient un somme à ce moment-là. L'affaire suscitait mardi des réactions indignées parmi les internautes chinois qui saisissaient l'occasion de s'alarmer des conditions de sécurité dans les aéroports du pays.

«C'est une tâche harassante, mais il est inexcusable de s'endormir en plein travail. La vie de centaines de gens dépend de ces types dans leurs tours de contrôle», commentait un usager de Weibo, l'équivalent chinois de Twitter. Un autre lançait, dans un style acéré: «Cela aurait pu avoir de graves conséquences. Si (un contrôleur) aime à ce point roupiller, qu'on le laisse dormir tout son saoul en prison».

Source :
http://www.leparisien.fr/...-08-2014-4072771.php

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