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12 jours dans le Yunnan
Bonjour,
mon 4ème voyage en Chine... Cette fois, je n'ai que 12 jours à Pâques, contraintes de vacances universitaires oblige.
Je me disai : et pourquoi pas un petit trip au Yunnan : vol direct pour Kunming, visite de Dali et ed Lijiang et la foret de pierre de Shilin. C'est mi avril cette année.
Qu'en pensez-vous ? Des suggestions, toujours les bienvenues ?
PS : je retrouve des têtes connues après tant d'années, salut à tous !
mon 4ème voyage en Chine... Cette fois, je n'ai que 12 jours à Pâques, contraintes de vacances universitaires oblige.
Je me disai : et pourquoi pas un petit trip au Yunnan : vol direct pour Kunming, visite de Dali et ed Lijiang et la foret de pierre de Shilin. C'est mi avril cette année.
Qu'en pensez-vous ? Des suggestions, toujours les bienvenues ?
PS : je retrouve des têtes connues après tant d'années, salut à tous !
Treks et randonnées, nord du Vietnam
Bonjour,
Nous partons à deux en novembre au Vietnam pendant 3 semaines.
Après avoir visiter le sud assez rapidement nous voudrions privilégier le nord et pouvoir faire des randonnées et dormir chez l'habitant pour rencontrer et partager avec les ethnies du nord.
Certains ont ils déjà passé 1 semaine dans le nord? et si oui quel itinéraire conseillez vous, il est difficile de se rendre compte d'ici des temps de trajets et difficultés d'accès.
Nous souhaiterions passer par ha giang et cao bang notamment et après nous ne savons pas quel intienraire est idéal dans ce temps de voyage.
Connaîtriez vous des agences ou guides qui permettraient des trek pas trop "commercial" et un peu plus traditionnel et rustique?
Merci d'avance Clement
Merci d'avance Clement
Carnet de voyage Nicaragua, du 21 septembre au 16 octobre 2016
Au début, quand mon épouse et moi nous sommes décidés à partir en voyage dans ce pays, beaucoup de gens autour de nous nous ont dit : " ah, le Nicaragua?! Bizarre cette destination, pourquoi pas plutôt le Costa Rica ? Non, moi à votre place j'irai au Costa Rica ! En plus ça 'craint' non le Nicaragua ! Ils ne sont pas toujours en guerre ?! Et puis vous n'y allez pas à la bonne saison !"
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
Yunnan hors des sentiers battus
Bonjour,
Nous projetons un séjour dans le Yunnan en février prochain. Les guides et les blogs que nous avons pu lire suggèrent plus ou moins toujours les mêmes itinéraires, tous bons plans ou tuyaux qui nous permettraient de voir autre chose, seraient les bienvenus !
Nous avons cependant quelques questions précises:
- La région de Baoshan et ses environs ( Tengchong, Luxi, Ruili etc ..) vu le détour, vaut-elle le déplacement ?
- Comment est la route entre Jinghong et Baoshan ? Je précise que nous disposons d'un véhicule. Peut-on trouver des endroits où dormir car la distance est importante ?
- Nous aimerions suivre la vallée de la Nu river, mais apparemment c'est un cul de sac si l'on remonte jusqu'à Bingzhonghuo ... alors à quel niveau pourrat-on trouver une route pour rejoindre Lijiang et éviter une aller-retour / perte de temps ?
Voilà, c'est tout pour le moment ;-)
Merci beaucoup pour tous renseignements, itinéraires ( nous avons à peu près un mois pour visiter le Yunnan), endroits inconnus des touristes etc ... Bonne journée à tous.
Nous projetons un séjour dans le Yunnan en février prochain. Les guides et les blogs que nous avons pu lire suggèrent plus ou moins toujours les mêmes itinéraires, tous bons plans ou tuyaux qui nous permettraient de voir autre chose, seraient les bienvenus !
Nous avons cependant quelques questions précises:
- La région de Baoshan et ses environs ( Tengchong, Luxi, Ruili etc ..) vu le détour, vaut-elle le déplacement ?
- Comment est la route entre Jinghong et Baoshan ? Je précise que nous disposons d'un véhicule. Peut-on trouver des endroits où dormir car la distance est importante ?
- Nous aimerions suivre la vallée de la Nu river, mais apparemment c'est un cul de sac si l'on remonte jusqu'à Bingzhonghuo ... alors à quel niveau pourrat-on trouver une route pour rejoindre Lijiang et éviter une aller-retour / perte de temps ?
Voilà, c'est tout pour le moment ;-)
Merci beaucoup pour tous renseignements, itinéraires ( nous avons à peu près un mois pour visiter le Yunnan), endroits inconnus des touristes etc ... Bonne journée à tous.
Yunnan et Sichuan: combinaison possible en 1 mois?
Bonjour
Nous pensons partir un mois en avril au Yunnan. Nous sommes un couple de retraités habitués à voyager seuls, sac à dos et bus locaux, nombreux voyages en Asie et Amérique du sud. Après des recherches infructueuses, j'ai trouvé une combinaison de vols avec Cathay Pacific à un prix correct : 620 euros et j'aimerais ne pas tarder à réserver car nous serons à la limite des vacances chinoises. Idéalement : Paris-Kunming le 27 mars avec retour Kunming-HK le 26 avril ( 30 jours sur place du visa ) et HK-Paris le 30 avril.
C'est la solution la plus simple, tout est réservé et payé, si nous nous limitons au Yunnan. Mais en 30 jours sur place, pouvons-nous envisager un élargissement au Sichuan dans la 2ème partie du séjour avant de rejoindre HK ? Durée ? Allons-nous trop courir ? Nous aimons tout : paysages grandioses, villages, villes anciennes, culture, populations. Comment articuler les 2 régions ? Nous commencerions par le Yunnan à cause des rizières et du climat. Dans ce cas, ce n'est plus de Kunming qu'il faut repartir.
Ce qui me soucie, c'est la réservation des vols internes qui ne peut se faire maintenant et qui peuvent être complets à cette période.
Le plus important est le vol de Chine continentale à HK pour quitter le pays le 30ème jour. Celui-ci, je veux le réserver maintenant. Et la question est donc : repartir de Kunming ? ou d'ailleurs si le temps et la météo nous permettent d'aller au Sichuan ?
Nous ne parlons pas chinois. De temps en temps, quand un tour est trop compliqué, nous pouvons prendre un guide local pour 1 ou 2 jours.
Visa : est- ce vrai que l'on ne peut le prendre que moins de 30 jours avant ? Obligation d'aller à Paris ? et pour le reprendre ? Ce court délai est un peu stressant s'il y a un problème.
Merci beaucoup pour vos conseils à venir.
Bien cordialement.
Vulcanie
Nous pensons partir un mois en avril au Yunnan. Nous sommes un couple de retraités habitués à voyager seuls, sac à dos et bus locaux, nombreux voyages en Asie et Amérique du sud. Après des recherches infructueuses, j'ai trouvé une combinaison de vols avec Cathay Pacific à un prix correct : 620 euros et j'aimerais ne pas tarder à réserver car nous serons à la limite des vacances chinoises. Idéalement : Paris-Kunming le 27 mars avec retour Kunming-HK le 26 avril ( 30 jours sur place du visa ) et HK-Paris le 30 avril.
C'est la solution la plus simple, tout est réservé et payé, si nous nous limitons au Yunnan. Mais en 30 jours sur place, pouvons-nous envisager un élargissement au Sichuan dans la 2ème partie du séjour avant de rejoindre HK ? Durée ? Allons-nous trop courir ? Nous aimons tout : paysages grandioses, villages, villes anciennes, culture, populations. Comment articuler les 2 régions ? Nous commencerions par le Yunnan à cause des rizières et du climat. Dans ce cas, ce n'est plus de Kunming qu'il faut repartir.
Ce qui me soucie, c'est la réservation des vols internes qui ne peut se faire maintenant et qui peuvent être complets à cette période.
Le plus important est le vol de Chine continentale à HK pour quitter le pays le 30ème jour. Celui-ci, je veux le réserver maintenant. Et la question est donc : repartir de Kunming ? ou d'ailleurs si le temps et la météo nous permettent d'aller au Sichuan ?
Nous ne parlons pas chinois. De temps en temps, quand un tour est trop compliqué, nous pouvons prendre un guide local pour 1 ou 2 jours.
Visa : est- ce vrai que l'on ne peut le prendre que moins de 30 jours avant ? Obligation d'aller à Paris ? et pour le reprendre ? Ce court délai est un peu stressant s'il y a un problème.
Merci beaucoup pour vos conseils à venir.
Bien cordialement.
Vulcanie
Le Japon en camping-car de location
Bonjour
Je vais partir en voyage au Japon au printemps prochain, mais ce ne sera pas un voyage classique puisqu'il se déroulera en grande partie avec une location de camping-Car !
Nous serons 3 personnes (71 et 72 ans)
Nous avons retenu un vol sec et arriverons à Narita le mercredi 29 mars,
Nous avons loué un campervan chez Japan Campers à Narita. Et pendant 30 jours allons faire un circuit en visitant les endroits suivants : Kamakura, Mont Fuji et les 5 lacs, Nagoya, Nara, Kyoto, Osaka, Himeji, Okayama Kurashiki, Fukuyama, Hiroshima, peut être Hagi en passant par Yamaguchi, Tsuwano, puis Matsue, Mont Daisen, Totori sand dunes, Langue de sable d'Amanohashidate, Fukui, vallée de Shokawa, Kanazawa, peut-être si on a le temps Niigata, Nikko... Mais pour l'instant ce sont les grandes lignes !
Ensuite nous reviendrons sur Tokyo où nous avons loué un appartement du 29 avril au 5 mai à proximité de Shibuya pour visiter la ville.
Qui d'entre-vous a effectué un voyage similaire ou a des connaissances sur le sujet ? Pour éventuellement me donner quelques tuyaux et conseils ! @micalement Jean-Marie
Nous serons 3 personnes (71 et 72 ans)
Nous avons retenu un vol sec et arriverons à Narita le mercredi 29 mars,
Nous avons loué un campervan chez Japan Campers à Narita. Et pendant 30 jours allons faire un circuit en visitant les endroits suivants : Kamakura, Mont Fuji et les 5 lacs, Nagoya, Nara, Kyoto, Osaka, Himeji, Okayama Kurashiki, Fukuyama, Hiroshima, peut être Hagi en passant par Yamaguchi, Tsuwano, puis Matsue, Mont Daisen, Totori sand dunes, Langue de sable d'Amanohashidate, Fukui, vallée de Shokawa, Kanazawa, peut-être si on a le temps Niigata, Nikko... Mais pour l'instant ce sont les grandes lignes !
Ensuite nous reviendrons sur Tokyo où nous avons loué un appartement du 29 avril au 5 mai à proximité de Shibuya pour visiter la ville.
Qui d'entre-vous a effectué un voyage similaire ou a des connaissances sur le sujet ? Pour éventuellement me donner quelques tuyaux et conseils ! @micalement Jean-Marie
Bilan budget d'un an autour du monde
Bonjour à tous,
Après un an de voyage autour du monde, nous voici de retour dans notre plat pays, des milliers de souvenirs dans la tête. Nous avons tenu un blog, qui concernait plutôt nos ressentis/photos et nous avons publié ici à quelques reprises des « retour de » avec des infos pratico pratiques (budgets, topo des randos, …). Il est temps d’ouvrir le dernier sujet de discussion: le budget total. C’est une question mainte fois posée sur le forum, et on se dit que ces infos pourraient en aider certains.
Tous les prix sont par personne. Nous avons dormi en général dans des chambres doubles (quelques dortoirs et campings, mais très peu), nous mangions le midi dans la rue et dans des (tout) petits restos le soir. Pour les transports, en général des bus locaux, à quelques exceptions près.
Avant le départ : 4 483€ 3083€ de ticket d’avion « tour du monde » Tickets avec Travel Nation, pour l’itinéraire suivant : Bruxelles-Delhi-Kuala Lumpur-Sydney-Auckland-Papeete-Ile de Pâques-Santiago//Lima. 450€ (à la louche) pour des vols low cost en asie Quelques vols nous permettant de rejoindre nos destinations (Lion Air et Air Asia) : Kuala Lumpur-Makassar, Manado-Sorong, Sorong-Kuala Lumpur, Kuala Lumpur-Hanoi, Bangkok-Mandalay, Rangoon-Kuala Lumpur 550€ d’assurance Cap aventure chez Chapka, pour 12 mois. On a eu besoin d’eux à trois reprises et on a été remboursé sans soucis. 300€ de pharmacie On est partis avec pas mal de médicaments, monsieur étant pharmacien ! Cela inclut le générique de la malarone pour quelques mois. 100€ de vaccin Encéphalite japonaise et rage, nous étions à jour pour le reste
Visa : 323euros 60€ pour l’Inde Fait à l’ambassade à Bruxelles 60€ pour l’Indonésie (visa de 60 jours) Fait à l’ambassade à Bruxelles 53€ pour le Vietnam Inclus la lettre d’invitation faite sur internet et les $ payés à l’entrée dans le pays 33€ pour le Laos Fait à la frontière de Dien Bien Phu 32€ d’extension pour le Laos Faire une extension de 12 jours, ça coute presque un visa de 30 jours. Fait à Vientiane 35€ pour le Cambodge Fait à la frontière à côté des 4000 îles 50€ pour la Birmanie Fait par internet
Dépenses sur place : 11 321€ 1025€ en Inde Pour 47 jours, soit 22€/jour. Principalement au Ladakh/Zanzkar, avec détour au Taj Mahal. Ce prix inclut également un trek de 3jours à 300€/pers pour gravir le Stock Kangri. Si on enlève ce trek, on arrive à une moyenne de 16€/jour. 535€ à Sulawesi (Indonésie) Pour 30 jours, soit 18€/jour. Trajet « classique » de Makassar à Manado, incluant 1 plongée sur les îles Togians. 631€ aux Raja Ampat (Indonésie) Pour 14 jours, soit 45€/jour. Séjour à cheval sur 3 îles (Pianemu, Kri et Gam), incluant la taxe d’entrée ainsi que 2 plongées. Détails ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-raja-ampat-pratiques-d7223451/ 480€ au Vietnam Pour 22 jours, soit 22€/jour. Séjour entre Hanoi et Sapa, incluant une journée sur la baie d’Ha Long, une balade dans le parc national de Cat Ba, des locations de vélos, … 806€ au Laos Pour 40 jours, soit 20€/jour. Du nord au Sud, incluant : 4 jours de volontariat à Houai Xai, 4 jours de scooter sur les Bolaven, quelques jours dans les 4000 îles. 92,5€ au Cambodge Pour 20 jours, dont une bonne partie avec la famille… Voyage cadeau de Noel ! Donc pas de moyenne réaliste ! 53€ à Bangkok Pour 2 jours… difficile de faire une moyenne qui tient la route ! 667€ en Birmanie Pour 27 jours, soit 25€/jour. Incluant 2 treks (Hsipaw et Kalaw-Inlé), le bateau de Mandalay à Bangan, l’entrée et la location de scooter à Bagan, … 97,5€ à Kuala Lumpur Pour 4 jours, soit 24,36€/jour. 152€ à Sydney Pour 3 jours, soit 51€/jour, en marchant beaucoup :) 2827€ en Nouvelle Zélande Pour 60 jours, soit 47€/jour. Si on décompose, on arrive à 20€/j/pers pour le van et 26€/jour/pers pour la vie sur place. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les excursions etc : http://voyageforum.com/discussion/retour-road-trip-60-jours-en-nouvelle-zelande-budget-detaille-d7452694/ 1590€ en Polynésie Française Pour 15 jours, soit 106€/jour. Si on décompose, cela donne 404€ de pass Air Tahiti, 302€ pour le vol aller-retour Tahiti-Rangiroa et 59€/jour pour les dépenses journalières. Nuit passées en camping/airbnb/petits bungalows sans repas inclus. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les plongées/activités etc : http://voyageforum.com/discussion/petit-budget-detaille-15-jours-en-polynesie-en-mode-routard-mais-plongee-d7470616/ 238€ à l’ile de Pâques Pour 6 jours, soit 40€/jour. Nuits en camping. Nous étions avec des amis, donc location de voiture à prix intéressant pendant 2 jours. 421€ au Chili Pour 13 jours, soit 32€/jour. Uniquement le nord du nord (Arica, Putre et San Pedro de Atacama), incluant 2 jours de location de voiture à San Pedro de Atacama (un jour de location divisé en 4 personnes, l’autre jour divisé en 2 personnes). 756€ en Bolivie Pour 30 jours, soit 25€/jour. Incluant 4 jours de tour Sud Lipez-Salar de Uyuni, 2 jours de promenade avec guide au parc Torotoro ainsi que quelques repas plus chers (on était en manque de nourriture européenne !) et pas mal de souvenirs (100€ à deux). 950€ au Pérou Pour 34 jours, soit 28€/jour. Séjour dans le sud du Pérou, incluant l’entrée au Machu Picchu, le retour en train (Aguas Calientes-Ollantaytambo), la péninsule de Capachica et la visite du canyon de Cotahuasi (sans agence)… et beaucoup de souvenirs (bouteillesss de pisco, tissus, ++ kilos de quinoa/kiwicha/maca/chia !) vu que c’était notre dernière destination.
Extras : 1 034€ Ce qu’on considère comme un réel plus, « évitable » sans soucis (sauf pour les frais bancaires) 84€ de frais bancaires 168€/an, avec une carte visa à la société générale avec option jazz international niveau 2. A diviser par deux personnes. 275€ de cours de plongée On a craqué et on a passé le « advanced adventurer SSI » sur les îles Togians 16€ de chocolat belge en duty free Etant chocolatière, c’était indispensable après quelques mois ! 314€ de vol en montgolfière au-dessus de Bagan C’était dingue, on ne le regrette pas du tout ! 253€ de changement de date d’avion avec Travel Nation Quand une escale de 2h à Auckland devient un stop de 2 mois en Nouvelle Zélande… 92€ vol Lima-Santiago Acheté un mois avant, pour rejoindre le frérot pendant quelques jours en Amérique du Sud !
On aurait pu mettre le vol vers Rangiroa (Polynésie Française) dans cette catégorie, car si on choisit bien son pass aérien, pas besoin de rajouter un vol supplémentaire au dernier moment (sauf si conditions météo nulles, comme nous)... mais je l'ai finalement intégré dans la moyenne des dépenses sur place.
GRAND TOTAL : 17 161€ Pour 12 mois de voyage, tout inclus (ou 11,5mois de voyage, si on veut être précis, car 2 semaines au Cambodge nous ont été offertes par mes parents venant nous rendre visite !). C’est une belle somme, mais c’est autant de souvenirs et d’expériences du bout du monde qu’on n’est pas prêts d’oublier !
Et maintenant ? Se remettre petit à petit de nos émotions, profiter de nos amis/familles qui nous ont sacrément manqué, essayer de se réhabituer à la « routine » et … retrouver un job, histoire de pouvoir trouver un vrai nid, agrandir la famille des gnomes et faire découvrir le monde à notre progéniture ! :)
N’hésitez pas si vous avez des questions, Eva
Après un an de voyage autour du monde, nous voici de retour dans notre plat pays, des milliers de souvenirs dans la tête. Nous avons tenu un blog, qui concernait plutôt nos ressentis/photos et nous avons publié ici à quelques reprises des « retour de » avec des infos pratico pratiques (budgets, topo des randos, …). Il est temps d’ouvrir le dernier sujet de discussion: le budget total. C’est une question mainte fois posée sur le forum, et on se dit que ces infos pourraient en aider certains.
Tous les prix sont par personne. Nous avons dormi en général dans des chambres doubles (quelques dortoirs et campings, mais très peu), nous mangions le midi dans la rue et dans des (tout) petits restos le soir. Pour les transports, en général des bus locaux, à quelques exceptions près.
Avant le départ : 4 483€ 3083€ de ticket d’avion « tour du monde » Tickets avec Travel Nation, pour l’itinéraire suivant : Bruxelles-Delhi-Kuala Lumpur-Sydney-Auckland-Papeete-Ile de Pâques-Santiago//Lima. 450€ (à la louche) pour des vols low cost en asie Quelques vols nous permettant de rejoindre nos destinations (Lion Air et Air Asia) : Kuala Lumpur-Makassar, Manado-Sorong, Sorong-Kuala Lumpur, Kuala Lumpur-Hanoi, Bangkok-Mandalay, Rangoon-Kuala Lumpur 550€ d’assurance Cap aventure chez Chapka, pour 12 mois. On a eu besoin d’eux à trois reprises et on a été remboursé sans soucis. 300€ de pharmacie On est partis avec pas mal de médicaments, monsieur étant pharmacien ! Cela inclut le générique de la malarone pour quelques mois. 100€ de vaccin Encéphalite japonaise et rage, nous étions à jour pour le reste
Visa : 323euros 60€ pour l’Inde Fait à l’ambassade à Bruxelles 60€ pour l’Indonésie (visa de 60 jours) Fait à l’ambassade à Bruxelles 53€ pour le Vietnam Inclus la lettre d’invitation faite sur internet et les $ payés à l’entrée dans le pays 33€ pour le Laos Fait à la frontière de Dien Bien Phu 32€ d’extension pour le Laos Faire une extension de 12 jours, ça coute presque un visa de 30 jours. Fait à Vientiane 35€ pour le Cambodge Fait à la frontière à côté des 4000 îles 50€ pour la Birmanie Fait par internet
Dépenses sur place : 11 321€ 1025€ en Inde Pour 47 jours, soit 22€/jour. Principalement au Ladakh/Zanzkar, avec détour au Taj Mahal. Ce prix inclut également un trek de 3jours à 300€/pers pour gravir le Stock Kangri. Si on enlève ce trek, on arrive à une moyenne de 16€/jour. 535€ à Sulawesi (Indonésie) Pour 30 jours, soit 18€/jour. Trajet « classique » de Makassar à Manado, incluant 1 plongée sur les îles Togians. 631€ aux Raja Ampat (Indonésie) Pour 14 jours, soit 45€/jour. Séjour à cheval sur 3 îles (Pianemu, Kri et Gam), incluant la taxe d’entrée ainsi que 2 plongées. Détails ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-raja-ampat-pratiques-d7223451/ 480€ au Vietnam Pour 22 jours, soit 22€/jour. Séjour entre Hanoi et Sapa, incluant une journée sur la baie d’Ha Long, une balade dans le parc national de Cat Ba, des locations de vélos, … 806€ au Laos Pour 40 jours, soit 20€/jour. Du nord au Sud, incluant : 4 jours de volontariat à Houai Xai, 4 jours de scooter sur les Bolaven, quelques jours dans les 4000 îles. 92,5€ au Cambodge Pour 20 jours, dont une bonne partie avec la famille… Voyage cadeau de Noel ! Donc pas de moyenne réaliste ! 53€ à Bangkok Pour 2 jours… difficile de faire une moyenne qui tient la route ! 667€ en Birmanie Pour 27 jours, soit 25€/jour. Incluant 2 treks (Hsipaw et Kalaw-Inlé), le bateau de Mandalay à Bangan, l’entrée et la location de scooter à Bagan, … 97,5€ à Kuala Lumpur Pour 4 jours, soit 24,36€/jour. 152€ à Sydney Pour 3 jours, soit 51€/jour, en marchant beaucoup :) 2827€ en Nouvelle Zélande Pour 60 jours, soit 47€/jour. Si on décompose, on arrive à 20€/j/pers pour le van et 26€/jour/pers pour la vie sur place. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les excursions etc : http://voyageforum.com/discussion/retour-road-trip-60-jours-en-nouvelle-zelande-budget-detaille-d7452694/ 1590€ en Polynésie Française Pour 15 jours, soit 106€/jour. Si on décompose, cela donne 404€ de pass Air Tahiti, 302€ pour le vol aller-retour Tahiti-Rangiroa et 59€/jour pour les dépenses journalières. Nuit passées en camping/airbnb/petits bungalows sans repas inclus. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les plongées/activités etc : http://voyageforum.com/discussion/petit-budget-detaille-15-jours-en-polynesie-en-mode-routard-mais-plongee-d7470616/ 238€ à l’ile de Pâques Pour 6 jours, soit 40€/jour. Nuits en camping. Nous étions avec des amis, donc location de voiture à prix intéressant pendant 2 jours. 421€ au Chili Pour 13 jours, soit 32€/jour. Uniquement le nord du nord (Arica, Putre et San Pedro de Atacama), incluant 2 jours de location de voiture à San Pedro de Atacama (un jour de location divisé en 4 personnes, l’autre jour divisé en 2 personnes). 756€ en Bolivie Pour 30 jours, soit 25€/jour. Incluant 4 jours de tour Sud Lipez-Salar de Uyuni, 2 jours de promenade avec guide au parc Torotoro ainsi que quelques repas plus chers (on était en manque de nourriture européenne !) et pas mal de souvenirs (100€ à deux). 950€ au Pérou Pour 34 jours, soit 28€/jour. Séjour dans le sud du Pérou, incluant l’entrée au Machu Picchu, le retour en train (Aguas Calientes-Ollantaytambo), la péninsule de Capachica et la visite du canyon de Cotahuasi (sans agence)… et beaucoup de souvenirs (bouteillesss de pisco, tissus, ++ kilos de quinoa/kiwicha/maca/chia !) vu que c’était notre dernière destination.
Extras : 1 034€ Ce qu’on considère comme un réel plus, « évitable » sans soucis (sauf pour les frais bancaires) 84€ de frais bancaires 168€/an, avec une carte visa à la société générale avec option jazz international niveau 2. A diviser par deux personnes. 275€ de cours de plongée On a craqué et on a passé le « advanced adventurer SSI » sur les îles Togians 16€ de chocolat belge en duty free Etant chocolatière, c’était indispensable après quelques mois ! 314€ de vol en montgolfière au-dessus de Bagan C’était dingue, on ne le regrette pas du tout ! 253€ de changement de date d’avion avec Travel Nation Quand une escale de 2h à Auckland devient un stop de 2 mois en Nouvelle Zélande… 92€ vol Lima-Santiago Acheté un mois avant, pour rejoindre le frérot pendant quelques jours en Amérique du Sud !
On aurait pu mettre le vol vers Rangiroa (Polynésie Française) dans cette catégorie, car si on choisit bien son pass aérien, pas besoin de rajouter un vol supplémentaire au dernier moment (sauf si conditions météo nulles, comme nous)... mais je l'ai finalement intégré dans la moyenne des dépenses sur place.
GRAND TOTAL : 17 161€ Pour 12 mois de voyage, tout inclus (ou 11,5mois de voyage, si on veut être précis, car 2 semaines au Cambodge nous ont été offertes par mes parents venant nous rendre visite !). C’est une belle somme, mais c’est autant de souvenirs et d’expériences du bout du monde qu’on n’est pas prêts d’oublier !
Et maintenant ? Se remettre petit à petit de nos émotions, profiter de nos amis/familles qui nous ont sacrément manqué, essayer de se réhabituer à la « routine » et … retrouver un job, histoire de pouvoir trouver un vrai nid, agrandir la famille des gnomes et faire découvrir le monde à notre progéniture ! :)
N’hésitez pas si vous avez des questions, Eva
Trois mois en Afrique Australe en Ford Figo
Amis baroudeurs, salut!
De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.
Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.
Dates du voyage: 30 mars-28 juin. Compagnie aérienne: South African Airlines. Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour. Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.
Quelques chiffres:
1 crevaison (seulement) 😎 2 chocs 🏴☠️ 5 pays visités 90 jours de voyage (vols compris) Env. 500 locaux pris en auto-stop 6000 photos (le tri continue 😏) 6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir) 19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)
Les étapes (déplacements inclus)
Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)
Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j 1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j 2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j 3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j 4) Lesotho 5,5j 5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j 6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j 7) Wild Coast 1,5j 8) Hogsback 1j 9) Addo Elephant NP 1,5j 10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j 11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j 12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j 13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j 14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j 15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler) 16) West Coast NP + Elands Bay 1j 17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)
Namibie (20 jours)
18) Fish River Canyon + Fish River 2j 19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler) 20) Aus 0,5j 21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j 22) Swakopmund 1j 23) Spitzkoppe 1j 24) Brandberg 1j 25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j 26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j 27) Etosha NP 3,5j 28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos) 29) Caprivi Strip 2j
Botswana (10 jours)
30) Kasane + Chobe NP 3j 31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j
Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)
32) Pilanesberg NP 1j 33) Sun City + Marakele NP 1j 34) Tzaneen + King's Walden 1j 35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j 36) Kruger NP 5j 37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j 38) Swaziland 2j 39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j 40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j 41) Kruger NP 5j (dont trek 4j) 42) Graskop 1j Route vers Jo’burg 1j
Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉
https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.
Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.
Dates du voyage: 30 mars-28 juin. Compagnie aérienne: South African Airlines. Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour. Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.
Quelques chiffres:
1 crevaison (seulement) 😎 2 chocs 🏴☠️ 5 pays visités 90 jours de voyage (vols compris) Env. 500 locaux pris en auto-stop 6000 photos (le tri continue 😏) 6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir) 19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)
Les étapes (déplacements inclus)
Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)
Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j 1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j 2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j 3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j 4) Lesotho 5,5j 5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j 6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j 7) Wild Coast 1,5j 8) Hogsback 1j 9) Addo Elephant NP 1,5j 10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j 11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j 12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j 13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j 14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j 15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler) 16) West Coast NP + Elands Bay 1j 17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)
Namibie (20 jours)
18) Fish River Canyon + Fish River 2j 19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler) 20) Aus 0,5j 21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j 22) Swakopmund 1j 23) Spitzkoppe 1j 24) Brandberg 1j 25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j 26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j 27) Etosha NP 3,5j 28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos) 29) Caprivi Strip 2j
Botswana (10 jours)
30) Kasane + Chobe NP 3j 31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j
Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)
32) Pilanesberg NP 1j 33) Sun City + Marakele NP 1j 34) Tzaneen + King's Walden 1j 35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j 36) Kruger NP 5j 37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j 38) Swaziland 2j 39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j 40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j 41) Kruger NP 5j (dont trek 4j) 42) Graskop 1j Route vers Jo’burg 1j
Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉
https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
Nord Vietnam en 30 jours
Bonjour,
Nous partirons au Vietnam fin octobre, début novembre pour visiter le nord uniquement.
Nous voyageons sac à dos en utilisant les transports en commun. En fonction de cela j'ai prévu un itinéraire sur lequel j'aimerais bien avoir votre avis.
J'ai volontairement évité des sites comme Mai Chau, Sapa ou Cat Ba où nous sommes déjà allés mais j'ai laissé Ninh Binh car on ne s'en lasse pas.
1.2.3. Hanoi 4 Trajet Hanoi - Yen Baien train 5 Journée Yen Bai 6 Trajet Yen Bai - Mu Cang Chai en bus 7 Journée Mu Cang Chai 8 Trajet Mu Cang Chai - Bac Ha 9 Trek Bac Ha 10 Trajet Bac Ha - Ha Giang 11 Journée Ha Giang 12 Trajet Ha Giang - Dong Van 13 Dong Van - Meo - Vac + retour Dong Van 14 Trajet Dong Van - Bao Lac 15 Journée Bao Lac 16 Trajet Bao Lac - Lac Ba Be 17 Journée Ba Be (grotte Puong, lac etc) 18 Trajet Ba Be - Cao Bang 19 Cao Bang - Cascades Ban Gioc + retour Cao Bang 20 Trajet Cao Bang - Hanoi (ou Haiphong) 21 Trajet Hanoi (ou Haiphong) - Ninh Binh 22 Région Ninh Binh - Tam Coc - Hoa lu 23 Région Ninh Binh - Tam Coc - Hoa lu 24 Trajet Ninh Binh - Moc Chau 25 Journée Moc Chau 26 Trajet Moc Chau - Son La 27 Journée Son La 28 Trajet Son la - Dien Bien Phu 29 Journée Dien Bien Phu 30 Départ pour le Laos
Bon, les paysages sur le parcours doivent être merveilleux mais ça fait beaucoup de trajets, non ?
Merci de vos remarques Danièle
1.2.3. Hanoi 4 Trajet Hanoi - Yen Baien train 5 Journée Yen Bai 6 Trajet Yen Bai - Mu Cang Chai en bus 7 Journée Mu Cang Chai 8 Trajet Mu Cang Chai - Bac Ha 9 Trek Bac Ha 10 Trajet Bac Ha - Ha Giang 11 Journée Ha Giang 12 Trajet Ha Giang - Dong Van 13 Dong Van - Meo - Vac + retour Dong Van 14 Trajet Dong Van - Bao Lac 15 Journée Bao Lac 16 Trajet Bao Lac - Lac Ba Be 17 Journée Ba Be (grotte Puong, lac etc) 18 Trajet Ba Be - Cao Bang 19 Cao Bang - Cascades Ban Gioc + retour Cao Bang 20 Trajet Cao Bang - Hanoi (ou Haiphong) 21 Trajet Hanoi (ou Haiphong) - Ninh Binh 22 Région Ninh Binh - Tam Coc - Hoa lu 23 Région Ninh Binh - Tam Coc - Hoa lu 24 Trajet Ninh Binh - Moc Chau 25 Journée Moc Chau 26 Trajet Moc Chau - Son La 27 Journée Son La 28 Trajet Son la - Dien Bien Phu 29 Journée Dien Bien Phu 30 Départ pour le Laos
Bon, les paysages sur le parcours doivent être merveilleux mais ça fait beaucoup de trajets, non ?
Merci de vos remarques Danièle
Après 5 voyages en Thaïlande, j'envisage le Vietnam: mais où?
bonjour,
je suis partie 5 fois en Thailande et j'ai adoré chaque séjour. J'aime tout, l'ambiance, les paysages, les habitants, la nourriture, les plages... j'ai fait les îles : koh phiphi, koh lipe, koh samui, koh phangan, koh lanta ma préférence va à Koh Lanta
j'aimerais néanmoins découvrir un autre pays mais j'ai un peu peur d'être déçue.
quelles sont les différences/ressemblances entre le vietnam et la thailande ? où aller pour trouver un coin dans le style de koh lanta si c'est possible ? plage, tranquilité mais aussi ambiance le soir, resto sur la plage ... nous aimons visiter mais pas trop bouger et surtout pas la folie des grandes villes, nous aimons prendre le temps de vivre, être cool, sortir un peu le soir et plage la journée séjour de 15 jours en février pour les vacances scolaires
merci pour vos conseils
je suis partie 5 fois en Thailande et j'ai adoré chaque séjour. J'aime tout, l'ambiance, les paysages, les habitants, la nourriture, les plages... j'ai fait les îles : koh phiphi, koh lipe, koh samui, koh phangan, koh lanta ma préférence va à Koh Lanta
j'aimerais néanmoins découvrir un autre pays mais j'ai un peu peur d'être déçue.
quelles sont les différences/ressemblances entre le vietnam et la thailande ? où aller pour trouver un coin dans le style de koh lanta si c'est possible ? plage, tranquilité mais aussi ambiance le soir, resto sur la plage ... nous aimons visiter mais pas trop bouger et surtout pas la folie des grandes villes, nous aimons prendre le temps de vivre, être cool, sortir un peu le soir et plage la journée séjour de 15 jours en février pour les vacances scolaires
merci pour vos conseils
Itinéraire en Namibie en camping-car
Bonjour,
nous sommes une famille avec 3 enfants (10,7,5) et partons sur les routes avec un camping car. Nous le prenons le 3 août à Johannesburg et le rendons le 2 septembre au même endroit.
La majeure partie de notre séjour est prévue en Namibie, mais nous aimerions passer par Victoria Falls et redescendre par le Bostwana pour rejoindre Joburg.
Nous sommes dans la construction de notre pré-itinéraire, en nous aidant de tous les post déjà présents sur le forum.
Nous nous permettons de vous le soumettre pour avoir vos avis éclairés, d'une part sur sa faisabilité en temps et en kilomètres, et d'autre part pour savoir si le camping car passe a priori par les routes prévues. (nous avons l'intention de ne pas tenir compte des restrictions du loueur ! mais ne souhaitons pas non plus nous ensabler !!)
Merci d'avance pour vos précieux conseils !
Itinéraire : 3-4 août Johannesburg à Upington/Augrabies
5-6 août Upington à keetmanshoop 7 août Keetmanshoop à Aus 8 août Aus à Ludertiz (avec halte à Garub) 9 août Ludertiz 10 août Ludertiz à Namib sud (D707) (Accès camping car ?) 11 août Nambib sud à Sesriem 12-14 août Sesriem et Naukluft 15 août Naukluft à Swakopmund 16-17 août Swakopmund à Spitzkoppe 17-19 août Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein (Accès camping car ?) 20 août Khorixas à Etosha (Anderson Gate) 21 août Etosha centre (Okaukuejo à Halali) 22 août Etosha est (Halali à Namutoni) 23 août Namutoni à Grootfontein 24 août Grootfontein à Bagani Popa falls 25 -26 août Popa falls 27 -29 août Kasane/chobe /Victoria falls 30 août Kasane à Nata 31 août 2/9 Nata à Johannesburg (faisable en camping car ?)
nous sommes une famille avec 3 enfants (10,7,5) et partons sur les routes avec un camping car. Nous le prenons le 3 août à Johannesburg et le rendons le 2 septembre au même endroit.
La majeure partie de notre séjour est prévue en Namibie, mais nous aimerions passer par Victoria Falls et redescendre par le Bostwana pour rejoindre Joburg.
Nous sommes dans la construction de notre pré-itinéraire, en nous aidant de tous les post déjà présents sur le forum.
Nous nous permettons de vous le soumettre pour avoir vos avis éclairés, d'une part sur sa faisabilité en temps et en kilomètres, et d'autre part pour savoir si le camping car passe a priori par les routes prévues. (nous avons l'intention de ne pas tenir compte des restrictions du loueur ! mais ne souhaitons pas non plus nous ensabler !!)
Merci d'avance pour vos précieux conseils !
Itinéraire : 3-4 août Johannesburg à Upington/Augrabies
5-6 août Upington à keetmanshoop 7 août Keetmanshoop à Aus 8 août Aus à Ludertiz (avec halte à Garub) 9 août Ludertiz 10 août Ludertiz à Namib sud (D707) (Accès camping car ?) 11 août Nambib sud à Sesriem 12-14 août Sesriem et Naukluft 15 août Naukluft à Swakopmund 16-17 août Swakopmund à Spitzkoppe 17-19 août Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein (Accès camping car ?) 20 août Khorixas à Etosha (Anderson Gate) 21 août Etosha centre (Okaukuejo à Halali) 22 août Etosha est (Halali à Namutoni) 23 août Namutoni à Grootfontein 24 août Grootfontein à Bagani Popa falls 25 -26 août Popa falls 27 -29 août Kasane/chobe /Victoria falls 30 août Kasane à Nata 31 août 2/9 Nata à Johannesburg (faisable en camping car ?)
Programme Cambodge
Voilà, je me décide bientôt à réserver notre vol pour le Cambodge , au départ de Paris, via Bangkok. Ca nous permettra de choisir notre arrivée : Siem Reap / Phnom Penh.
A priori ca coute beaucoup moins cher que de faire Paris --> Cambodge.
En regardant ce jour, j'ai vu des Paris / Bangkok pour 620 € A/R par personne.
Départ prévu pour le 9 ou le 10 juillet et retour le 28 ou le 29 juillet.
Mes questions :
- voyageant à deux avec une valise chacun, est ce facile, simple de faire de l'itinérant sans avoir réservé à l'avance et de se pointer à l'improviste un soir ?
- est ce qu'il est facile de trouver des taxis et/ou des guides sur place qui puissent nous mener un peu là où nous aurons défini notre périple ? Sans tomber sur ceux qui attendent les touristes avec la plus grande impatience pour les mener là où "ça les arrange" ?
Sachant que nous avons déjà des offres d'agences locales, avec de prix se situant aux alentour des 1300 $ pour une boucle de 17 jours (avec comme principaux centres d'intérêt la nature, les paysages, les locaux, et ne pas nous retrouver dans des hôtels grand luxe ni manger du steak frite !!!!).
Notre périple ressemble à : Phnom Penh / Koh Dach / Kratie / Siem Reap / Banteay Chhmar / Battanbang / Kampong Chhnang / Chi Phat / Phnom Penh
Le but est de voir si en organisant nous même et avec des variantes nous pourrions avoir moins de dépenses.
Qu'en pensez vous ?
Merci
Départ prévu pour le 9 ou le 10 juillet et retour le 28 ou le 29 juillet.
Mes questions :
- voyageant à deux avec une valise chacun, est ce facile, simple de faire de l'itinérant sans avoir réservé à l'avance et de se pointer à l'improviste un soir ?
- est ce qu'il est facile de trouver des taxis et/ou des guides sur place qui puissent nous mener un peu là où nous aurons défini notre périple ? Sans tomber sur ceux qui attendent les touristes avec la plus grande impatience pour les mener là où "ça les arrange" ?
Sachant que nous avons déjà des offres d'agences locales, avec de prix se situant aux alentour des 1300 $ pour une boucle de 17 jours (avec comme principaux centres d'intérêt la nature, les paysages, les locaux, et ne pas nous retrouver dans des hôtels grand luxe ni manger du steak frite !!!!).
Notre périple ressemble à : Phnom Penh / Koh Dach / Kratie / Siem Reap / Banteay Chhmar / Battanbang / Kampong Chhnang / Chi Phat / Phnom Penh
Le but est de voir si en organisant nous même et avec des variantes nous pourrions avoir moins de dépenses.
Qu'en pensez vous ?
Merci
Sans photos le voyage est plus beau!?
Voila deux semaines que je suis de retour de voyage, comme tout le monde j'ai envie de partager.
Mais, j'ai très peux de photos. J'avais décidé avant mon départ de réduire l'utilisation de mon appareil...
Et j'ai remarqué que sans ce boitier pendu au poignet, près à dégainer, le voyage est différent, beaucoup plus agréable.
Tant pis pour les photos, je préfère donner envie au voyage et décrire mes émotions avec une discussion autour d'un verre. Vous en pensez quoi ?
Tant pis pour les photos, je préfère donner envie au voyage et décrire mes émotions avec une discussion autour d'un verre. Vous en pensez quoi ?
Cambodge-Malaisie
Bonjour à tous,
Pour mes 10 ans de mariage (déjà…😕), nous nous étions promis d'aller voir Angkor et le Cambodge, puis de nous finir sur une plage de rêve.
Le pb c'est que au Cambodge, c'est pas ça les plages…
Ayant déjà été deux fois en Thaïlande, on aimerait changer, et très logiquement, nous nous sommes tournés vers la Malaisie (d'autant plus que je suis plongeur…).
Et en creusant un peu plus, je me rends compte qu'il y a pas mal de choses à voir en Malaisie..
Donc l'idée de faire un combiné Cambodge-Malaisie a fait son chemin.
Mais voilà, nous sommes limités à 2 semaines max de voyage (on ne peut partir que pendant les vacances scolaires, lorsque les enfants sont chez les grands-parents 😊), donc on ne pourra pas tout voir…
Pourriez-vous me dire ce qu'il vous semble faisable en 2 semaines comme "must see" de ces deux pays ? En toute première idée, je pensais faire qqch comme : Angkor-Battambang-Kuala Lumpur-Cameron Highlands-Perenthians.
Merci de vos retours à ce sujet 😉
A+
Pour mes 10 ans de mariage (déjà…😕), nous nous étions promis d'aller voir Angkor et le Cambodge, puis de nous finir sur une plage de rêve.
Le pb c'est que au Cambodge, c'est pas ça les plages…
Ayant déjà été deux fois en Thaïlande, on aimerait changer, et très logiquement, nous nous sommes tournés vers la Malaisie (d'autant plus que je suis plongeur…).
Et en creusant un peu plus, je me rends compte qu'il y a pas mal de choses à voir en Malaisie..
Donc l'idée de faire un combiné Cambodge-Malaisie a fait son chemin.
Mais voilà, nous sommes limités à 2 semaines max de voyage (on ne peut partir que pendant les vacances scolaires, lorsque les enfants sont chez les grands-parents 😊), donc on ne pourra pas tout voir…
Pourriez-vous me dire ce qu'il vous semble faisable en 2 semaines comme "must see" de ces deux pays ? En toute première idée, je pensais faire qqch comme : Angkor-Battambang-Kuala Lumpur-Cameron Highlands-Perenthians.
Merci de vos retours à ce sujet 😉
A+
Mon top 10 des carnets de voyage au long cours
A défaut de pouvoir voyager autant que je le souhaiterais, je lis de nombreux blogs de voyage, la plupart trouvés sur ce forum ou sur Globe Trotters ou encore sur les blogs eux-mêmes.
L’idée m’est venue d’en établir un classement et d’établir une liste qui pourra servir aux futurs voyageurs.
1. Un tour à cinq nous permet de suivre Renaud, Maryline et leurs enfants Eliott, 6 ans, Louise, 4 ans et demi et Martin, 2 ans, en camping-car sur les routes d’Eurasie. Ils sont partis en mars 2015 et prévoient leur retour à l’été 2016. Ils sont actuellement au Cambodge. Overblog 2. Marcel et les camionautes. Guill, Cach, Jules, 12 ans et Noe 7 ans sont partis le 1er mars 2015 pour 5 ans, en camion aménagé. Actuellement en Thaïlande. Wordpress 3. Voyage à deux sacs: Mathilde et Philippe, 29 et 30 ans sont partis en septembre 2015 jusqu’en août 2016 et visiteront l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du Sud. Ils sont actuellement en Thaïlande. 4. bmworldtour Blandine et Maxime sont partis le 14 septembre 2009 et prévoient de visiter l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du Sud. Ils sont actuellement au Laos. Wordpress 5. 4 on the road : Greg, 38 ans, Laetitia, 40 ans, avec Thaïs (12 ans) et Lucie, 8 ans. Partis le 20 septembre 2015 jusqu’au 20 août 2016. Actuellement à Bali. 6. Un tour demain autour du monde: famille avec 3 garçons, partis le 6/7/2015 en sac à dos (louent une voiture quand c’est plus économique que les transports en commun) pour le Canada, les États-Unis, l’Amérique du Sud, le Polynésie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Asie du Sud-Est, la Chine, l’Indonésie. Sont actuellement au Chili. overblog 7. Envie d'ailleurs : Camille, 22 ans et Joris, 24 sont partis en juin 2015 pour un an pour découvrir l��Amérique du Sud, l’Océanie et l’Asie. Actuellement en Nouvelle-Calédonie. Wordpress 8. La parenthèse nomade : Didier, 53 ans, après nous avoir régalé des glaces antarctiques, nous fait visiter actuellement l’Amérique du Sud, en mode sac-à-dos. 9. Some steps away : Partis en septembre 2015 jusqu’en août 2016, Ollie et Max voyagent en transports en commun et ont déjà découvert la Mongolie, la Chine et la Birmanie. Ils sont actuellement au Laos. 10. Around the rock: Anthony, 41 ans et Céline 31 ans ont prévu de parcourir le monde pendant 5 ans en apportant leur aide aux organismes qui se consacrent aux espèces animales menacées. Étaient en Chine aux dernières nouvelles.
Le classement a été difficile, tous les blogs démontrent un travail sérieux avec des soucis d’esthétique et d’information certains, j’ai privilégié :L’aspect : décor, disposition des informations, choix des polices de caractèresL’humour, le travail rédactionnel (pas ou très peu de fautes d’orthographe, des textes mêlant un savant dosage entre description des lieux et anecdotes personnelles), - A ce propos, j’en profite pour rappeler que balade, dans le sens de promenade ne prend qu’un ‘l’ contrairement à son homonyme ballade (chanson ou poème narratif). Je n’en ai moi-même pris conscience que fort tardivement !Une bonne sélection de photos, faciles à consulter (mode diaporama ou grandes photos dans le texte)La facilité d’emploi pour arriver aux informations souhaitées, La présence d’informations pratiques, sur pages distinctes ou dans les textes eux-mêmes, La régularité des mises à jour et la possibilité de s’abonner pour recevoir une notification à chaque nouvelle entrée de blog.Un grand nombre de blogs de voyage en cours suivent de très près, c’est le cas de :
jmkinajova-worldtour Jean-Marc, Vanessa avec Kilian, 16 ans, Nathan, 12 ans et Jonas, 4 ans, sont actuellement en Nouvelle-Calédonie après avoir visité l’Asie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande A la Belle Etoile: Aurélie et Xavier, 33 ans en transports en commun depuis le 20/7/2015 (jusqu’au 6/8/2016) ont visité le Canada, les Etats-Unis et sont actuellement en Amérique du Sud, où ils ont acheté une voiture. Ils termineront par l’Australie et la Nouvelle-Zélande Giromondo : Manue et Julien sont partis en août 2015 pour un an, en transports en commun à travers la Mongolie, la Chine, l’Asie du Sud-Est, l’Océanie et les Amériques. Ils sont actuellement au Vietnam. Bos trotters : Mélanie, 34 ans, Arnaud, 37 ans en camping-car avec Liou, 9 ans, Jade, 8 ans, et Alix, 4 ans. Sont en Afrique. Plus qu'un tour du monde : Laurent, Anne-Cécile avec Gabriel, 11 ans, Raphaël, 7 ans et Jeanne, 4 ans, en transports en commun du 10 août 2015 au 17/ juin 2016 . En Australie actuellement. Parenthèse en famille : Rachel, Dimitri, Timothé, 2 ans, Valentin, 7 ans et Titouan, 10 ans voyagent en sac à dos entre le 1/8/2015 et le 31/7/2016. Ils sont actuellement au Cambodge. La vie devant, les kilomètres derrière : Claire, Michael, Soraya, Jimmy et Amélie sont partis en août 2014 et ont sillonné les Amériques pendant 18 mois en camping-car. Après une pause familiale en Suisse, ils vont repartir en janvier pour l’Océanie et l’Afrique. Martoulenn : Olivier, Fransoiz, Marion, 8, Titouan, 7, Solenn, 4 sont partis en août 2014 jusqu’en 2017. Actuellement en Malaisie. Charles et Denise à vélo : Charles, 56 ans et Denis, 61 ans pédalent en Amérique du Sud. Actuellement au Nicaragua. pâté fromage : Emilie, 23 ans et Robin, 26 ans ont pour projet de visiter 100 pays. En Corée du Sud. Six pieds sur terre. Damien, 35 ans et Fanny, 33 ans promènent Louise, 3 ans depuis octobre 2015 jusqu’en mai 2016 à travers les routes de Thaïlande, les rues de Sydney, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, Sans Francisco, le Mexique, le Costa Rica et New York. En Australie en ce moment . Billet tour du monde et transports locaux. Les Cham à vélo : Géraldine et Antoine avec Inès, 11 ans, Joseph, 9 ans et Albane, 6 ans sont partis à vélo le 17 août 2015 et ont pédalé en Europe (Italie, Balkans) puis en Turquie d’où ils se sont envolés avec leurs vélos vers la Thailande. Ainsi vont les Laffont Sophie et Philippe, 49 ans découvrent les Amériques en camping-car avec Laure et Hadrien, 7 ans, entre le 3 août 2015 au 29 juillet 2016. Au Chili en ce moment. Le monde à deux : Aline, 28 ans et Guillaume, 31 ans, font le tour du monde en transports en commun et sont actuellement au Vietnam JC fait son tour du monde : Jean-Claude a choisi Facebook pour narrer son tour du monde en sac à dos. Actuellement au Chili Hoofprints of Patagonia : trois cavalières nous font découvrir la Patagonie hors des sentiers battus. Take a share : Justine, Thibault, Pauline, 22 ans nous entraînent sur les routes d’Asie et des Amériques. Au Mexique en ce moment. Catherine et Philippe sillonnent le monde. Actuellement en Thailande. jeux-et-enjeux-des-recreations-du-monde : Floriane, 25 et Romain, 26 sont partis en avril 2014 pou 18 à 24 mois, ils sont actuellement au Mexique. Jérôme et Céline sont partis depuis le 13 août 2015. Sont en Argentine. Free as 2 birds : Alexandra et Laurent 30 ans utilisent train et bus et ont visité Berlin, Riga, Russie, Mongolie, Chine. Ils continueront vers le Japon, Philippines (où ils sont en ce moment), Indonésie, NZ, Pâques, AM SUD, pour terminer aux États-Unis Le tour de Gaia : Géraud, Clothilde et Gaia, 9 ans voyagent en sac à dos depuis le 24 juillet 2015 jusqu’au 30 juin 2016, en Amérique du Sud puis en Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Philippines et Malaisie. Actuellement au Chili. Aurélien, Julie et Julien sont partis fin août 2015 pour un an vers l’Est. Le petit tour du piston masqué: Anne, François, Lily (11) et Yves (10) sont partis en août 2015 jusqu’en juin 2016, ils ont visité la Corée, le Japon, l’Asie du Sud-Est (sont en Thaïlande) et iront en Australie, Nouvelle-Zélande, Polynésie et Amérique du Sud – Wordpress Sylvain, Gaela, Azaad et Chanti la chienne sont partis pour 10 mois en camion en avril 2015 pour la Russie, l’Asie Centrale, la Mongolie, la Chine et l’Asie du Sud-Est. Étaient en Thaïlande en décembre. La tournée des rêves : Fabio et Julien, 29 ans, Départ en Novembre 2015 : en cargo vers Buenos Aires puis en vélo pendant un an, en parcourant l’Argentine, la Terre de Feu, le Chili, Bolivie, Pérou, et pourquoi pas les USA… Actuellement à Ushuïa. Indiana & Jones L.A.C.A. Trip : Voyage autour du monde en famille, en camion aménagé. La pierre qui roule: En famille (2 enfants) en camping car autour du monde. Actuellement en Patagonie.
J’avais commencé à suivre J’ai une ouverture jaiuneouverture.com/ mais il y a eu interruption du service de réception automatique et je n’ai pas pu les inclure dans mon classement. Eve, 26 ans et Matthieu, 32 ans. Partis pour 2 ans en janvier 2014, ils sont rentrés depuis 77 jours mais continuent d’alimenter le blog.
Et j’en découvre encore ! www.lesechappesdubocal.com/ cedric-tourdumonde.blogspot.fr/
D’autres vont commencer cette année : Smiling around the world www.smilingaroundtheworld.com Aurélie, 29 ans et Benoït, 31 ans viennent de repartir pour un 2e tour du monde. Ils sont actuellement à Helsinki, première étape de la route vers la Chine autourdumonde.no-ip.org/ Amandine, 27 ans et Jean-Yves, 33 ans partent le 16 janvier sarahetjulienautourdumonde.wordpress.com/ terredessonges.fr/...voyages-nin-nin.html theglobetroopers.fr/ Jeanne et Florian viennent juste de partir pour l’Asie et l’Océanie cedannefamilly.over-blog.com/ Cédric, 36 ans, Anne, 32 ans et leurs deux garçons, Hugo, 7 ans et Noah, 4 ans sont partis le 6/1/206 pour un an et ont commencé par l’Inde.
Et enfin, ceux qui sont terminés mais qui restent des références pour les futurs voyageurs : www.novo-monde.com/ marionetsebautourdumonde.blogspot.fr/ www.par4cheminsavelo.fr/ www.runamsud.blogspot.fr/ par exemple… Bonne lecture à tous !
P.S. Si vous constatez des erreurs ou inexactitudes, n'hésitez pas à me le signaler
1. Un tour à cinq nous permet de suivre Renaud, Maryline et leurs enfants Eliott, 6 ans, Louise, 4 ans et demi et Martin, 2 ans, en camping-car sur les routes d’Eurasie. Ils sont partis en mars 2015 et prévoient leur retour à l’été 2016. Ils sont actuellement au Cambodge. Overblog 2. Marcel et les camionautes. Guill, Cach, Jules, 12 ans et Noe 7 ans sont partis le 1er mars 2015 pour 5 ans, en camion aménagé. Actuellement en Thaïlande. Wordpress 3. Voyage à deux sacs: Mathilde et Philippe, 29 et 30 ans sont partis en septembre 2015 jusqu’en août 2016 et visiteront l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du Sud. Ils sont actuellement en Thaïlande. 4. bmworldtour Blandine et Maxime sont partis le 14 septembre 2009 et prévoient de visiter l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du Sud. Ils sont actuellement au Laos. Wordpress 5. 4 on the road : Greg, 38 ans, Laetitia, 40 ans, avec Thaïs (12 ans) et Lucie, 8 ans. Partis le 20 septembre 2015 jusqu’au 20 août 2016. Actuellement à Bali. 6. Un tour demain autour du monde: famille avec 3 garçons, partis le 6/7/2015 en sac à dos (louent une voiture quand c’est plus économique que les transports en commun) pour le Canada, les États-Unis, l’Amérique du Sud, le Polynésie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Asie du Sud-Est, la Chine, l’Indonésie. Sont actuellement au Chili. overblog 7. Envie d'ailleurs : Camille, 22 ans et Joris, 24 sont partis en juin 2015 pour un an pour découvrir l��Amérique du Sud, l’Océanie et l’Asie. Actuellement en Nouvelle-Calédonie. Wordpress 8. La parenthèse nomade : Didier, 53 ans, après nous avoir régalé des glaces antarctiques, nous fait visiter actuellement l’Amérique du Sud, en mode sac-à-dos. 9. Some steps away : Partis en septembre 2015 jusqu’en août 2016, Ollie et Max voyagent en transports en commun et ont déjà découvert la Mongolie, la Chine et la Birmanie. Ils sont actuellement au Laos. 10. Around the rock: Anthony, 41 ans et Céline 31 ans ont prévu de parcourir le monde pendant 5 ans en apportant leur aide aux organismes qui se consacrent aux espèces animales menacées. Étaient en Chine aux dernières nouvelles.
Le classement a été difficile, tous les blogs démontrent un travail sérieux avec des soucis d’esthétique et d’information certains, j’ai privilégié :L’aspect : décor, disposition des informations, choix des polices de caractèresL’humour, le travail rédactionnel (pas ou très peu de fautes d’orthographe, des textes mêlant un savant dosage entre description des lieux et anecdotes personnelles), - A ce propos, j’en profite pour rappeler que balade, dans le sens de promenade ne prend qu’un ‘l’ contrairement à son homonyme ballade (chanson ou poème narratif). Je n’en ai moi-même pris conscience que fort tardivement !Une bonne sélection de photos, faciles à consulter (mode diaporama ou grandes photos dans le texte)La facilité d’emploi pour arriver aux informations souhaitées, La présence d’informations pratiques, sur pages distinctes ou dans les textes eux-mêmes, La régularité des mises à jour et la possibilité de s’abonner pour recevoir une notification à chaque nouvelle entrée de blog.Un grand nombre de blogs de voyage en cours suivent de très près, c’est le cas de :
jmkinajova-worldtour Jean-Marc, Vanessa avec Kilian, 16 ans, Nathan, 12 ans et Jonas, 4 ans, sont actuellement en Nouvelle-Calédonie après avoir visité l’Asie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande A la Belle Etoile: Aurélie et Xavier, 33 ans en transports en commun depuis le 20/7/2015 (jusqu’au 6/8/2016) ont visité le Canada, les Etats-Unis et sont actuellement en Amérique du Sud, où ils ont acheté une voiture. Ils termineront par l’Australie et la Nouvelle-Zélande Giromondo : Manue et Julien sont partis en août 2015 pour un an, en transports en commun à travers la Mongolie, la Chine, l’Asie du Sud-Est, l’Océanie et les Amériques. Ils sont actuellement au Vietnam. Bos trotters : Mélanie, 34 ans, Arnaud, 37 ans en camping-car avec Liou, 9 ans, Jade, 8 ans, et Alix, 4 ans. Sont en Afrique. Plus qu'un tour du monde : Laurent, Anne-Cécile avec Gabriel, 11 ans, Raphaël, 7 ans et Jeanne, 4 ans, en transports en commun du 10 août 2015 au 17/ juin 2016 . En Australie actuellement. Parenthèse en famille : Rachel, Dimitri, Timothé, 2 ans, Valentin, 7 ans et Titouan, 10 ans voyagent en sac à dos entre le 1/8/2015 et le 31/7/2016. Ils sont actuellement au Cambodge. La vie devant, les kilomètres derrière : Claire, Michael, Soraya, Jimmy et Amélie sont partis en août 2014 et ont sillonné les Amériques pendant 18 mois en camping-car. Après une pause familiale en Suisse, ils vont repartir en janvier pour l’Océanie et l’Afrique. Martoulenn : Olivier, Fransoiz, Marion, 8, Titouan, 7, Solenn, 4 sont partis en août 2014 jusqu’en 2017. Actuellement en Malaisie. Charles et Denise à vélo : Charles, 56 ans et Denis, 61 ans pédalent en Amérique du Sud. Actuellement au Nicaragua. pâté fromage : Emilie, 23 ans et Robin, 26 ans ont pour projet de visiter 100 pays. En Corée du Sud. Six pieds sur terre. Damien, 35 ans et Fanny, 33 ans promènent Louise, 3 ans depuis octobre 2015 jusqu’en mai 2016 à travers les routes de Thaïlande, les rues de Sydney, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, Sans Francisco, le Mexique, le Costa Rica et New York. En Australie en ce moment . Billet tour du monde et transports locaux. Les Cham à vélo : Géraldine et Antoine avec Inès, 11 ans, Joseph, 9 ans et Albane, 6 ans sont partis à vélo le 17 août 2015 et ont pédalé en Europe (Italie, Balkans) puis en Turquie d’où ils se sont envolés avec leurs vélos vers la Thailande. Ainsi vont les Laffont Sophie et Philippe, 49 ans découvrent les Amériques en camping-car avec Laure et Hadrien, 7 ans, entre le 3 août 2015 au 29 juillet 2016. Au Chili en ce moment. Le monde à deux : Aline, 28 ans et Guillaume, 31 ans, font le tour du monde en transports en commun et sont actuellement au Vietnam JC fait son tour du monde : Jean-Claude a choisi Facebook pour narrer son tour du monde en sac à dos. Actuellement au Chili Hoofprints of Patagonia : trois cavalières nous font découvrir la Patagonie hors des sentiers battus. Take a share : Justine, Thibault, Pauline, 22 ans nous entraînent sur les routes d’Asie et des Amériques. Au Mexique en ce moment. Catherine et Philippe sillonnent le monde. Actuellement en Thailande. jeux-et-enjeux-des-recreations-du-monde : Floriane, 25 et Romain, 26 sont partis en avril 2014 pou 18 à 24 mois, ils sont actuellement au Mexique. Jérôme et Céline sont partis depuis le 13 août 2015. Sont en Argentine. Free as 2 birds : Alexandra et Laurent 30 ans utilisent train et bus et ont visité Berlin, Riga, Russie, Mongolie, Chine. Ils continueront vers le Japon, Philippines (où ils sont en ce moment), Indonésie, NZ, Pâques, AM SUD, pour terminer aux États-Unis Le tour de Gaia : Géraud, Clothilde et Gaia, 9 ans voyagent en sac à dos depuis le 24 juillet 2015 jusqu’au 30 juin 2016, en Amérique du Sud puis en Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Philippines et Malaisie. Actuellement au Chili. Aurélien, Julie et Julien sont partis fin août 2015 pour un an vers l’Est. Le petit tour du piston masqué: Anne, François, Lily (11) et Yves (10) sont partis en août 2015 jusqu’en juin 2016, ils ont visité la Corée, le Japon, l’Asie du Sud-Est (sont en Thaïlande) et iront en Australie, Nouvelle-Zélande, Polynésie et Amérique du Sud – Wordpress Sylvain, Gaela, Azaad et Chanti la chienne sont partis pour 10 mois en camion en avril 2015 pour la Russie, l’Asie Centrale, la Mongolie, la Chine et l’Asie du Sud-Est. Étaient en Thaïlande en décembre. La tournée des rêves : Fabio et Julien, 29 ans, Départ en Novembre 2015 : en cargo vers Buenos Aires puis en vélo pendant un an, en parcourant l’Argentine, la Terre de Feu, le Chili, Bolivie, Pérou, et pourquoi pas les USA… Actuellement à Ushuïa. Indiana & Jones L.A.C.A. Trip : Voyage autour du monde en famille, en camion aménagé. La pierre qui roule: En famille (2 enfants) en camping car autour du monde. Actuellement en Patagonie.
J’avais commencé à suivre J’ai une ouverture jaiuneouverture.com/ mais il y a eu interruption du service de réception automatique et je n’ai pas pu les inclure dans mon classement. Eve, 26 ans et Matthieu, 32 ans. Partis pour 2 ans en janvier 2014, ils sont rentrés depuis 77 jours mais continuent d’alimenter le blog.
Et j’en découvre encore ! www.lesechappesdubocal.com/ cedric-tourdumonde.blogspot.fr/
D’autres vont commencer cette année : Smiling around the world www.smilingaroundtheworld.com Aurélie, 29 ans et Benoït, 31 ans viennent de repartir pour un 2e tour du monde. Ils sont actuellement à Helsinki, première étape de la route vers la Chine autourdumonde.no-ip.org/ Amandine, 27 ans et Jean-Yves, 33 ans partent le 16 janvier sarahetjulienautourdumonde.wordpress.com/ terredessonges.fr/...voyages-nin-nin.html theglobetroopers.fr/ Jeanne et Florian viennent juste de partir pour l’Asie et l’Océanie cedannefamilly.over-blog.com/ Cédric, 36 ans, Anne, 32 ans et leurs deux garçons, Hugo, 7 ans et Noah, 4 ans sont partis le 6/1/206 pour un an et ont commencé par l’Inde.
Et enfin, ceux qui sont terminés mais qui restent des références pour les futurs voyageurs : www.novo-monde.com/ marionetsebautourdumonde.blogspot.fr/ www.par4cheminsavelo.fr/ www.runamsud.blogspot.fr/ par exemple… Bonne lecture à tous !
P.S. Si vous constatez des erreurs ou inexactitudes, n'hésitez pas à me le signaler
Itinéraire d'un mois dans le sud de la Thaïlande
Bonjour à tous les forumers que je lis régulièrement et qui sont toujours de bons conseils pour tous les voyages que mon mari et moi faisons autour du monde !
D'habitude je trouve toujours les réponses que je cherche et pleins de conseils qui nous permettent de profiter au mieux des destinations choisies.
Nous sommes actuellement, et pendant 5 mois, en voyage de noces en Asie du Sud Est (vous pouvez lire nos aventures sur notre blog si vous le souhaitez) et notre dernière étape c'est la Thailande du Sud où nous avons prévu de passer un mois de mi janvier à mi février 2016 (je sais ça approche !!) pour nous reposer, profiter de la qualité des prestations que l'on peut y trouver, et bien sûr savourer les eaux tropicales. Devant la profusion d'informations et de messages sur cette destination, je vous avoue que je suis plutôt noyée qu'autre chose et que je m'y perds, d'où mon appel aux conseils !
Nous avons un mois pour atteindre plusieurs objectifs : - Passer notre niveau 2 de plongée/open advanced water dans des eaux claires et regorgeant de poissons colorés et autres bestioles plus ou moins grosses (tortures, requins, baleines, raies, ...) - Se payer un peu de luxe (au meilleur rapport qualité/prix possible) sur une plage magnifique au bord de l'eau, sur île où le tourisme est limité et la nature préservée - Randonner un peu - Découvrir une vie locale authentique - Découvrir des paysages magnifiques uniques au monde
Bien sûr, nous nous imaginons bien qu'il n'est pas possible d'avoir tout ça en un seul endroit (enfin si ça existe on est preneur !), mais nous avons 4 semaines pour satisfaire nos envies !
Je fais donc appel à votre aide pour élaborer l'itinéraire parfait ! Nous sommes preneurs de tous vos bons conseils, témoignages, bonnes adresses, etc...
Nos critères : - 3 ou 4 étapes (on ne veut pas bouger tous les 2 jours) ! - Dans la mesure du possible, nous préférons éviter les lieux trop touristiques - En tant qu'honeymoon backpackers (oui ça se dit ^^) on aspire à du confort (voire du luxe de temps en temps :p ), des lieux romantiques, et du calme
Sur quelles îles (ou pas île d'ailleurs) aller, et de quel côté (golfe de Thailande ou mer d'Andaman) le climat sera le plus favorable ?
Nous arrivons le 16 janvier, mais le billet d'avion n'est pas encore pris (nous arrivons de Birmanie), nous pouvons donc arriver à Phuket mais aussi à Surat Thani par exemple ou autre. Par contre, ce qui est sûr, c'est que nous repartirons le 19 février depuis Phuket pour la France (snif faut rentrer ...).
Merci à tous, et désolée j'avoue que c'est assez large comme demande et qu'il y a beaucoup d'options possibles…
D'habitude je trouve toujours les réponses que je cherche et pleins de conseils qui nous permettent de profiter au mieux des destinations choisies.
Nous sommes actuellement, et pendant 5 mois, en voyage de noces en Asie du Sud Est (vous pouvez lire nos aventures sur notre blog si vous le souhaitez) et notre dernière étape c'est la Thailande du Sud où nous avons prévu de passer un mois de mi janvier à mi février 2016 (je sais ça approche !!) pour nous reposer, profiter de la qualité des prestations que l'on peut y trouver, et bien sûr savourer les eaux tropicales. Devant la profusion d'informations et de messages sur cette destination, je vous avoue que je suis plutôt noyée qu'autre chose et que je m'y perds, d'où mon appel aux conseils !
Nous avons un mois pour atteindre plusieurs objectifs : - Passer notre niveau 2 de plongée/open advanced water dans des eaux claires et regorgeant de poissons colorés et autres bestioles plus ou moins grosses (tortures, requins, baleines, raies, ...) - Se payer un peu de luxe (au meilleur rapport qualité/prix possible) sur une plage magnifique au bord de l'eau, sur île où le tourisme est limité et la nature préservée - Randonner un peu - Découvrir une vie locale authentique - Découvrir des paysages magnifiques uniques au monde
Bien sûr, nous nous imaginons bien qu'il n'est pas possible d'avoir tout ça en un seul endroit (enfin si ça existe on est preneur !), mais nous avons 4 semaines pour satisfaire nos envies !
Je fais donc appel à votre aide pour élaborer l'itinéraire parfait ! Nous sommes preneurs de tous vos bons conseils, témoignages, bonnes adresses, etc...
Nos critères : - 3 ou 4 étapes (on ne veut pas bouger tous les 2 jours) ! - Dans la mesure du possible, nous préférons éviter les lieux trop touristiques - En tant qu'honeymoon backpackers (oui ça se dit ^^) on aspire à du confort (voire du luxe de temps en temps :p ), des lieux romantiques, et du calme
Sur quelles îles (ou pas île d'ailleurs) aller, et de quel côté (golfe de Thailande ou mer d'Andaman) le climat sera le plus favorable ?
Nous arrivons le 16 janvier, mais le billet d'avion n'est pas encore pris (nous arrivons de Birmanie), nous pouvons donc arriver à Phuket mais aussi à Surat Thani par exemple ou autre. Par contre, ce qui est sûr, c'est que nous repartirons le 19 février depuis Phuket pour la France (snif faut rentrer ...).
Merci à tous, et désolée j'avoue que c'est assez large comme demande et qu'il y a beaucoup d'options possibles…
Négociation des prix en Asie du Sud-Est
Bonjours à tous,
En partance pour le Cambodge en Janvier pour le début d'un voyage de 6 mois en Asie du sud est, j'aimerais recueillir des témoignages récents de voyageurs concernant les prix pratiqués sur place et le recours à la négociation, si négociation il doit y avoir.
Cette pratique n'est vraiment pas naturelle pour moi, mais après avoir lu certains retours de voyageurs notamment sur ce forum, je me dis qu'il semble indispensable de s'y mettre. (enfin un minimum)
(Par exemple j'ai lu sur le forum: trajet de transports en car divisé par 2 après négociation et lors du fameux trajet, le voyageur découvre que le prix payé par un autre voyageur est deux fois moins chères que son prix négocié). Ça me dérange pas de payer un peu plus chère qu'un local tant que ça reste correct mais pour en juger il faut connaitre un minimum ce qu'il se fait ou pas.
En fait, je souhaiterais connaitre les postes ou il est indispensable de s'essayer à la négociation.
J'imagine bien que la nourriture dans les magasins n'est pas négociable mais en ce qui concerne les hostels lorsqu'on y reste 2/3 nuits, les transports en car, les locations de scooter et surtout les petits transports en tuk tuk ou moto taxi?
Pour ces derniers, j'imagine mal négocié un trajet de 1,2 ou 3 dollars.
Si vous avez des exemples de prix et négo je suis preneur, notamment pour les transports au Cambodge et Laos qui sont les deux premiers pays traversés. ( Pour les pays suivants, j'ose espérer que j'aurais développé "un peu" mes talents de négociateur)
N'hésitez pas à me faire partager vos astuces, conseils ou toute remarque constructive
Bien cordialement
Stéphane
En partance pour le Cambodge en Janvier pour le début d'un voyage de 6 mois en Asie du sud est, j'aimerais recueillir des témoignages récents de voyageurs concernant les prix pratiqués sur place et le recours à la négociation, si négociation il doit y avoir.
Cette pratique n'est vraiment pas naturelle pour moi, mais après avoir lu certains retours de voyageurs notamment sur ce forum, je me dis qu'il semble indispensable de s'y mettre. (enfin un minimum)
(Par exemple j'ai lu sur le forum: trajet de transports en car divisé par 2 après négociation et lors du fameux trajet, le voyageur découvre que le prix payé par un autre voyageur est deux fois moins chères que son prix négocié). Ça me dérange pas de payer un peu plus chère qu'un local tant que ça reste correct mais pour en juger il faut connaitre un minimum ce qu'il se fait ou pas.
En fait, je souhaiterais connaitre les postes ou il est indispensable de s'essayer à la négociation.
J'imagine bien que la nourriture dans les magasins n'est pas négociable mais en ce qui concerne les hostels lorsqu'on y reste 2/3 nuits, les transports en car, les locations de scooter et surtout les petits transports en tuk tuk ou moto taxi?
Pour ces derniers, j'imagine mal négocié un trajet de 1,2 ou 3 dollars.
Si vous avez des exemples de prix et négo je suis preneur, notamment pour les transports au Cambodge et Laos qui sont les deux premiers pays traversés. ( Pour les pays suivants, j'ose espérer que j'aurais développé "un peu" mes talents de négociateur)
N'hésitez pas à me faire partager vos astuces, conseils ou toute remarque constructive
Bien cordialement
Stéphane
Premier voyage Asie du Sud-Est
Bonjour,
J'ai 18 ans, je m'appelle Joris et mon plus grand rêve est de parcourir le monde et ainsi apprendre a connaitre différentes cultures, de voir de nouveaux horizons et paysages.
Avec mon meilleur amis, (Qui lui a déja fait son premier voyage en Australie ou je n'ai pas pu aller a cause du travail) nous souhaiterions entreprendre mon premier et son deuxième voyage en direction de l'Asie du Sud-Est pour parcourir :
-Cambodge ;
-Laos ;
-Vietnam ;
-Thailande.
Ce voyage est prévu pour l'année 2016. A savoir, nous voulons partir a l'aventure et non dans des clubs, hotels .... Nous voudrions que ce voyage nous coute le moins cher possible (Nous nous doutons quand même d'une belle somme!).
Pourriez vous me donner des conseils en tout genre comme par exemple : -Quelle moyen de transport utiliser pour voyager entre chaque pays ? -Comment entreprendre notre voyage ? -Que faut il prévoir pour partir a l'aventure ? -Comment cela se passe t'il ?
Mes questions reste vague, je sais, je cherche a savoir tout ce qui pourrait être utile, tout ce qui vous passe par la tête qui pourraient nous être utile.
En vous remerciant par avance, Joris, nouveau dans le monde du voyage !
Ce voyage est prévu pour l'année 2016. A savoir, nous voulons partir a l'aventure et non dans des clubs, hotels .... Nous voudrions que ce voyage nous coute le moins cher possible (Nous nous doutons quand même d'une belle somme!).
Pourriez vous me donner des conseils en tout genre comme par exemple : -Quelle moyen de transport utiliser pour voyager entre chaque pays ? -Comment entreprendre notre voyage ? -Que faut il prévoir pour partir a l'aventure ? -Comment cela se passe t'il ?
Mes questions reste vague, je sais, je cherche a savoir tout ce qui pourrait être utile, tout ce qui vous passe par la tête qui pourraient nous être utile.
En vous remerciant par avance, Joris, nouveau dans le monde du voyage !
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivel�� et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivel�� et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Visite Lao Cai
Bonjour,
Nous avons en projet (mon mari et moi-même) une petite escapade dans le nord Vietnam avant de rejoindre le Laos, puis la Thaïlande et enfin le Myanmar.
Arrivant à Hanoï le 4 décembre, nous en repartirons le 7 vers Bac Ha.
Est-il judicieux de faire une pause de 2 jours à Lao Cai et visiter les environs avant de rejoindre Bac Ha pour les marchés du week end (Can Cau et Bac Ha).
Quelqu'un connaît-il l'Hostel of Mr Pa à Lao Cai ? Y a-t-il moyen de correspondre avec lui ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Françosie










