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Itinéraires pour six mois en Amérique Centrale et/ou du Sud de mars à septembre 2007
bonjour à tous
je viens vers ceux qui connaissent déjà l'amérique centrale et l'amérique du sud pour leur demander des suggestions d itineraires pour une durée de 6 mois (entre mars et septembre 07)
je voyage seul, assez léger j aime aussi bien les plages que les treks et aussi bien les grandes villes que les petits villages perdus en altitude
je suis ouvert à toutes suggestions
je connais bien l asie et j ai envie de changer cette année
merci pour tous vos précieux conseils
bon voyage et bonnes vacances à tous
bon voyage et bonnes vacances à tous
Trek dans le Torres del Paine au Chili
Bonjour à tous,
nous préparons un voyage vers le Chili pour septembre/octobre. Nos pérégrinations doivent nous conduire pour une semaine en Patagonie où nous souhaitons faire un trek de 3 jours dans le Torres del Paine.
Nous nous y rendrons en bus depuis Puerto Natales puis souhaitons emprunter le catamaran qui permet d'arriver au refugio Pehoe. Or, il semble qu'il n'y ait pas de bâteau avant le 1er octobre. Il nous reste donc comme solution.....la marche...! Ca tombe bien vous me direz, puisque on vient faire un peu de trek...
On nous a dit qu'il fallait cinq heures pour rejoindre le refugio Pehoe a pied depuis l'entrée du parc (en longeant la rive sud du lac apparemment).
Question: certains d'entre vous ont-ils fait cette balade? Si oui, est-elle facile et faisable sans trop de difficultés, notamment avec les gros sacs sur le dos?
Pour la suite de notre trekking, pas de souci, nous laisserons nos sacs au refuge, ce qui nous simplifiera la vie...
Merci d'avance pour vos conseils,
nous préparons un voyage vers le Chili pour septembre/octobre. Nos pérégrinations doivent nous conduire pour une semaine en Patagonie où nous souhaitons faire un trek de 3 jours dans le Torres del Paine.
Nous nous y rendrons en bus depuis Puerto Natales puis souhaitons emprunter le catamaran qui permet d'arriver au refugio Pehoe. Or, il semble qu'il n'y ait pas de bâteau avant le 1er octobre. Il nous reste donc comme solution.....la marche...! Ca tombe bien vous me direz, puisque on vient faire un peu de trek...
On nous a dit qu'il fallait cinq heures pour rejoindre le refugio Pehoe a pied depuis l'entrée du parc (en longeant la rive sud du lac apparemment).
Question: certains d'entre vous ont-ils fait cette balade? Si oui, est-elle facile et faisable sans trop de difficultés, notamment avec les gros sacs sur le dos?
Pour la suite de notre trekking, pas de souci, nous laisserons nos sacs au refuge, ce qui nous simplifiera la vie...
Merci d'avance pour vos conseils,
Northern Chile, Andean impressions.
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!

--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro

3- From San Pedro to Cariquima

4- From Cariquima to Putre

5 - From Putre to Arica

Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!

--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima

4- From Cariquima to Putre

5 - From Putre to Arica

Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Itinéraire en Colombie: combien de temps rester dans chaque endroit
Bonjour à tous,
J'ai une question pour un futur voyage....Au vue de la situation actuelle ce n'est pas pour tout de suite mais ça me laisse du temps pour préparer.
Voici une partie de mon étape mais je n'arrive pas à savoir (mis à part les distances) combien de temps rester dans chaque endroit.
Tous les conseils sont les bienvenus.
merci


J'ai une question pour un futur voyage....Au vue de la situation actuelle ce n'est pas pour tout de suite mais ça me laisse du temps pour préparer.
Voici une partie de mon étape mais je n'arrive pas à savoir (mis à part les distances) combien de temps rester dans chaque endroit.
Tous les conseils sont les bienvenus.
merci


Voyage en Patagonie, février 2020 avec Rivages du monde



20 février, aéroport de Roissy: RV à 18h au stand de Rivages du Monde, Thomas, notre accompagnateur est là. Dès le départ, on nous attribue un numéro de bus, que nous devrons respecter tout le long du voyage, avec une trentaine de passagers . Il y aura 3 bus à notre arrivée, et il y en aura 2 autres le lendemain.
Comme nous le redoutions nos billets sont à des rangs différents, mais nous pourrons nous rapprocher sans problème dans l’avion. Le vol est long, mais nous dormons une bonne partie du voyage, ce qui fait que ça passe assez vite, avec l’escale de Sao Paulo qui coupe un peu la longueur..juste avant l’arrivée, nous franchissons la Cordillère des Andes. C’est impressionnant l’avion survole tout juste les montagnes!
A l’arrivée, nous sommes accueillis par notre guide Rémi, qui nous conduit vers notre bus. Déjeuner au restaurant, premiers contacts avec les membres du groupe... qui paraît assez sympathique dans l’ensemble! L’âge moyen est assez élevé, je dirais environ 75 ans, ce qui nous étonne beaucoup puisqu’il s’agit d’une croisière expédition avec sorties en zodiac...il y a même un homme en fauteuil roulant...il marche un peu, mais restera tout le temps sur le bateau sans sortir..
Après le repas, nous traversons Les Halles puis visite panoramique de la ville, avec arrêt devant le Palais de la Moneda. Mais la fatigue se fait sentir, et l’arrivée au très bel hôtel est la bienvenue. Repas sur place et repos immédiat!Véhicule, itinéraire, budget... pour road trip en Amérique du Sud
Hello tout le monde!
Après avoir beaucoup lu et appris sur ce forum, je me lance à mon tour à poser nos questions car nous sommes un peu perdus.
Nous aimerions faire un road trip avec ma fille (qui aura 3 ans) et mon copain pendant quelques mois (max. 6 mois). Idéalement nous pensions partir en Amérique du Sud en octobre 2020 (avant ce ne serait pas possible, mais plus tard ça l'est).
Nous avons plein de questions (pardon 😛) mais vous nous aideriez énormément en répondant à celles que vous pouvez.
Véhicule:
Nous ne savons pas quoi choisir comme véhicule. Il nous faut un minimum de confort et voulons une certaine liberté, pouvoir nous balader peu importe l'état des routes. Pour l'achat du véhicule nous avons un budget de 6'000 euros. Mon copain s'y connait un peu en mécanique. L'achat de la voiture se fera dans le Sud de l'Argentine (mon copain étant résident argentin)
Quelle voiture serait le plus adaptée? Comment économiser (autant que possible) niveau essence? 6'000 euros est-ce suffisant pour une voiture de qualité qui ne tombera pas en panne au bout d'une semaine? À quoi faut-il faire attention pour le choix du véhicule?
Itinéraire:
Nous n'avons pas d'itinéraire précis, je pensais partir du Sud de l'Argentine jusqu'en Colombie, redescendre à Iquitos (Pérou), aller au Brésil (par le fleuve) et redescendre par les côtes brésiliennes, Paraguay et côtes argentines. Pour faire la boucle. Concernant le transport de voiture sur le fleuve Amazone, j'ai trouvé très peu d'informations. L'itinéraire pourrait aussi être fait dans l'autre sens.
Auriez-vous un meilleur itinéraire à me proposer? Auriez-vous plus d'informations sur le transport de véhicules sur le fleuve depuis Iquitos (selon ce que j'ai pu lire sur internet, mais si vous connaissez un autre endroit depuis lequel on pourrait aller directement au Brésil dites-le moi svp). Faites-moi s'il vous plaît part de votre expérience si vous avez fait cette (ou une autre) traversée.
Budget:
Nous avons un budget de 6'000 euros pour le véhicule. Pour le voyage nous disposons d'environ 2'000 euros par mois. Billet d'avion Au delà de faire de la route et de voyager un peu à la "roots" nous aimerions pouvoir avoir des moments tout-confort; manger dans des restaurants, dormir dans un hôtel, faire des activités chères comme par exemple le survol des Lignes de Nazca, la visite des Chute de l'Iguazu, de la plongée, etc. Cependant nous pensions aussi travailler/aider dans certains endroits en l'échange de l'hospitalité afin d'être complètement immergée dans la culture de chaque pays et d'avoir des échanges avec les locaux car c'est le désavantage de voyager en véhicule il me semble..
Pensez-vous que le budget soit suffisant?
Moyen de paiement:
Le meilleur moyen et le plus sur serait la carte de crédit j'imagine? Y a-t-il certaines restrictions? À quoi faut-il que nous fassions attention? Auriez-vous des conseils notamment sur les montants à retirer, les lieux, garder des dollar et la monnaie du pays ou la monnaie locale suffit?
Climat:
Selon notre itinéraire, pensez-vous que le climat nous soit favorable? Tout en sachant que nous craignons beaucoup plus le froid que le chaud. Nous devons être de retour de ce voyage au maximum en juin 2020. Donc nous pouvons encore changer les dates et en choisir des meilleures.
Sécurité:
Ce qui me fait un peu peur je dois l'avouer c'est que nous allons faire un tour de l'Amérique du Sud avec une espèce de maison ambulante. J'ai l'impression que c'est très tape-à-l'oeil et que sur une route un peu reculée on pourrait avoir des soucis au niveau de notre sécurité, ou surtout de la sécurité de nos affaires.
Comment me rassurer de ce côté-là? Comment savoir si nous pouvons nous arrêter et dormir sans qu'il ne nous arrive quelque chose (mis-à-part le bon sens)? Il ne me semble pas que ceux qui partent en Road Trip s'arrêtent toujours dans des campings... Comment font-ils pour trouver des endroits sûrs? Auriez-vous des conseils là-dessus? Ca parait bête, ou peut-être il faut être sur place pour le savoir mais ça me parait vraiment être quelque chose de compliqué..
Voilà voilà, rien que de poser toutes ces questions ça concrétisent notre voyage et ça fait rêver. Si vous avez d'autres idées, conseils, astuces, recommandations à me faire je vous lirai avec grand plaisir! Tout ce que vous nous direz sera un réel plus pour nous.
Ce voyage est un projet et un rêve, bien sûr nous partirons uniquement si la situation sanitaire nous le permet.
J'ai hâte de vous lire.. Je vous remercie d'avance! 😎
Après avoir beaucoup lu et appris sur ce forum, je me lance à mon tour à poser nos questions car nous sommes un peu perdus.
Nous aimerions faire un road trip avec ma fille (qui aura 3 ans) et mon copain pendant quelques mois (max. 6 mois). Idéalement nous pensions partir en Amérique du Sud en octobre 2020 (avant ce ne serait pas possible, mais plus tard ça l'est).
Nous avons plein de questions (pardon 😛) mais vous nous aideriez énormément en répondant à celles que vous pouvez.
Véhicule:
Nous ne savons pas quoi choisir comme véhicule. Il nous faut un minimum de confort et voulons une certaine liberté, pouvoir nous balader peu importe l'état des routes. Pour l'achat du véhicule nous avons un budget de 6'000 euros. Mon copain s'y connait un peu en mécanique. L'achat de la voiture se fera dans le Sud de l'Argentine (mon copain étant résident argentin)
Quelle voiture serait le plus adaptée? Comment économiser (autant que possible) niveau essence? 6'000 euros est-ce suffisant pour une voiture de qualité qui ne tombera pas en panne au bout d'une semaine? À quoi faut-il faire attention pour le choix du véhicule?
Itinéraire:
Nous n'avons pas d'itinéraire précis, je pensais partir du Sud de l'Argentine jusqu'en Colombie, redescendre à Iquitos (Pérou), aller au Brésil (par le fleuve) et redescendre par les côtes brésiliennes, Paraguay et côtes argentines. Pour faire la boucle. Concernant le transport de voiture sur le fleuve Amazone, j'ai trouvé très peu d'informations. L'itinéraire pourrait aussi être fait dans l'autre sens.
Auriez-vous un meilleur itinéraire à me proposer? Auriez-vous plus d'informations sur le transport de véhicules sur le fleuve depuis Iquitos (selon ce que j'ai pu lire sur internet, mais si vous connaissez un autre endroit depuis lequel on pourrait aller directement au Brésil dites-le moi svp). Faites-moi s'il vous plaît part de votre expérience si vous avez fait cette (ou une autre) traversée.
Budget:
Nous avons un budget de 6'000 euros pour le véhicule. Pour le voyage nous disposons d'environ 2'000 euros par mois. Billet d'avion Au delà de faire de la route et de voyager un peu à la "roots" nous aimerions pouvoir avoir des moments tout-confort; manger dans des restaurants, dormir dans un hôtel, faire des activités chères comme par exemple le survol des Lignes de Nazca, la visite des Chute de l'Iguazu, de la plongée, etc. Cependant nous pensions aussi travailler/aider dans certains endroits en l'échange de l'hospitalité afin d'être complètement immergée dans la culture de chaque pays et d'avoir des échanges avec les locaux car c'est le désavantage de voyager en véhicule il me semble..
Pensez-vous que le budget soit suffisant?
Moyen de paiement:
Le meilleur moyen et le plus sur serait la carte de crédit j'imagine? Y a-t-il certaines restrictions? À quoi faut-il que nous fassions attention? Auriez-vous des conseils notamment sur les montants à retirer, les lieux, garder des dollar et la monnaie du pays ou la monnaie locale suffit?
Climat:
Selon notre itinéraire, pensez-vous que le climat nous soit favorable? Tout en sachant que nous craignons beaucoup plus le froid que le chaud. Nous devons être de retour de ce voyage au maximum en juin 2020. Donc nous pouvons encore changer les dates et en choisir des meilleures.
Sécurité:
Ce qui me fait un peu peur je dois l'avouer c'est que nous allons faire un tour de l'Amérique du Sud avec une espèce de maison ambulante. J'ai l'impression que c'est très tape-à-l'oeil et que sur une route un peu reculée on pourrait avoir des soucis au niveau de notre sécurité, ou surtout de la sécurité de nos affaires.
Comment me rassurer de ce côté-là? Comment savoir si nous pouvons nous arrêter et dormir sans qu'il ne nous arrive quelque chose (mis-à-part le bon sens)? Il ne me semble pas que ceux qui partent en Road Trip s'arrêtent toujours dans des campings... Comment font-ils pour trouver des endroits sûrs? Auriez-vous des conseils là-dessus? Ca parait bête, ou peut-être il faut être sur place pour le savoir mais ça me parait vraiment être quelque chose de compliqué..
Voilà voilà, rien que de poser toutes ces questions ça concrétisent notre voyage et ça fait rêver. Si vous avez d'autres idées, conseils, astuces, recommandations à me faire je vous lirai avec grand plaisir! Tout ce que vous nous direz sera un réel plus pour nous.
Ce voyage est un projet et un rêve, bien sûr nous partirons uniquement si la situation sanitaire nous le permet.
J'ai hâte de vous lire.. Je vous remercie d'avance! 😎
Séjour au Chili et l'île de Pâques du 20 novembre au 14 décembre 2019
Beaucoup de personnes m’ont aidé à établir mon planning et je me suis bien servie de l’expérience de voyageurs, donc voici ma modeste contribution qui est plutôt d’ordre pratique. Je tiens à préciser que l’écriture n’est pas mon fort, que je ne suis pas randonneuse et que je ne suis pas non plus une contemplative dans le sens : je ne reste pas 3h00 durant à admirer un paysage !
Beaucoup de photos, ça va être très difficile de faire le tri pour mon diaporama. J’ai mis 20 photos, c’est tout ce qu’autorise le « Carnet de voyage », j’ai essayé de mettre des photos que l’on ne voit pas souvent. Si vous voulez d’autres endroits, je rajouterai des photos.
Ne sachant pas si nous étions sensibles au mal d’altitude, 3 j avant de partir et tout le temps que nous étions en altitude, nous avons pris en homéopathie Coca 9CH 3 g/3 fois/jour et 5CH à Putre (nous avions en plus du Diamox, au cas où), nous sommes montés à 4500 m et tout s’est bien passé.
Après avoir garé notre voiture grâce à Onepark près de l’aéroport de Roissy, nous avons pris le vol direct Air France pour Santiago. Je déplore les restrictions de personnel au sol : il faut tout faire nous-même : édition carte d’embarquement, édition des étiquettes pour les bagages, les coller, les peser, les scanner et le passage de l’immigration.
21/11/2019 - Paris à Santiago à Calama à San Pedro d’Atacama Nous sommes partis et arrivés avec 20 mn de retard car à Paris il a fallu dégivrer les ailes d’avion. A Santiago, notre avion pour Calama a 1h00 de retard. Aller par Skyairlines. Prise de la voiture de location chez Europcar : nous sommes passés par « le Routard ». On avait loué une 4x2, on a été surclassé avec une 4x4 toute neuve. Très belle route jusqu’à SPA. On a trouvé notre hôtel grâce à Maps me, c’est très difficile de s’y retrouver dans SPA, on a un peu tourné…. Nuit à Hostal Pablito 2
22/11/2019 – SPA Petite précision : moi bretonne, au Chili, on n’a eu que du beurre salé, je n’ai donc pas utilisé la salière au petit-déjeuner ! Il y a une station essence toute neuve ouverte 24/24 7j/7 à la sortie de SPA route de Toconao. Pour notre premier jour, nous resterons à la même altitude pour l’acclimatation. Il n’y a vraiment pas beaucoup d’indication sur les routes. Donc, nous avons fait pour ce premier jour : - Beaucoup de route pour trouver la laguna Baltinache que nous n’avons finalement pas trouvée….gag ! En cours de route on a visité Toconao…où j’ai trébuché en arrière et me suis raccroché à….un cactus…pas glop du tout. A la sortie de SPA, route de Calama, sur la droite : - Vallée de la mort : de l’entrée jusqu’au parking on passe entre de hautes falaises et puis cette immense dune de sable, on se sent tout petit. Reprendre la route de Calama, direction Vallée de la Lune, continuer direction Toconao et bien regarder les panneaux : - Vallée de la lune, très belle, mais les premiers points de vue et les cavernes de sel fermés ainsi qu’au-delà des Très Maria. On a donc fait demi-tour et repris la route de Calama pour accéder au Mirador de Ckari (Pierre de coyotte). On n’est pas resté pour le coucher du soleil, il faisait 35°C et on était crevé. La veille, en arrivant, on en avait eu un aperçu car la route, en venant de Calama, longe la vallée de la lune.
23/11/2019 – SPA Partis tôt comme toujours : - Laguna Cejar et Piedra et oh surprise : - Laguna Baltinache…enfin ! depuis hier qu’on la cherchait !

et dans la foulée : - Ojos del Salar - Laguna Tebenquiche qui est magnifique !

l’après-midi : - Vallée Arc en Ciel (de Arcoiris) : à SPA, prendre la route pour Calama, à 35 km à droite (panneaux), belle route goudronnée, juste avant le petit pont prendre la piste à gauche, c’est très beau visuellement, en photo un peu moins. Il y a des petits canyons que l’on peut remonter à pied en se prenant pour Indiana Jones. Si vous voulez voir les pétroglyphes, qui ne sont pas terrible, il faut s’arrêter à la maison un peu avant le petit pont. Si vous avez du temps, passer le pont et monter jusqu’au village de Rio Grande, très joli et coquet.
24/11/2019 – SPA Nous partons donc très tôt : 7h30 pour les lagunes altiplaniques. Direction Toconao, Socaire, très belle route. - Lagunes Miscanti et Menique - Après Socaire, prendre la piste à gauche, il y a des panneaux et gare à toi si tu te gares à un endroit où un guide à l’habitude de se garer à côté du gîte ! Revenir à la grande route et prendre à gauche : - Les Pierres Rouges ou Salar de Talar ou Agua Calliente (al. 4300 m) –. On en a pris plein les mirettes

Encore un peu plus loin sur la route : - Laguna Tuyajto. L’après-midi, sur la route du retour, bien regarder les panneaux sur la droite, et prendre à droite : - Désert d’Atacama, c’est vraiment un désert de sel où on roule dessus, on dirait de la neige

et en plein milieu de ce desert, nous arrivons à la : - Laguna Chaxa, magnifique avec tous ses flamants et autres oiseaux et les couleurs de la lagune… (il y a des tables pour pique-niquer à l’ombre : 37°C).

25/11/2019 – SPA - Les Geysers del Tatio Nous sommes partis à 4h00 avec notre petit-déjeuner préparé par notre hostal. 1h30 de route en très mauvais état (alt. 4350 m). -5°C ça caille ! Prévoyez gants, écharpe, bonnet et couvrez-vous comme l’oignon (plusieurs couches). Nous sommes les premiers à rentrer sur le site. On va sur le parking tout au fond et on attend que le soleil se lève et que les geysers se mettent en marche. Joli spectacle (même quand on a vu Yellowstone avant !). On quitte le site à 8h00 Très jolis paysages en descendant que l’on n’a pas vu à l’aller vu qu’il faisait nuit. - le Bofedal de Putana - Sur la route, bucolique à souhait avec un cours d’eau, des oiseaux et puis un très beau point de vue aménagé. On a vu aussi beaucoup de vigognes. On reprend la route et puis on a pris une piste sur la gauche où un panneau indiquait « route en mauvais état ». Effectivement, mais des paysages grandioses, seuls au monde, on en a pris plein les yeux, les couleurs, les paysages, magnifiques. Cette route nous amène jusqu’aux : - Thermes de Puritana On ne s’est même pas arrêté car je n’avais pas pris les maillots pensant ne pas avoir le temps. Un peu plus loin, toujours sur la même route : - Canyon de Guatin – Déçue, je pensais qu’il y avait plus de cactus. Au niveau des habitations prendre à droite, pour descendre dans le canyon et la charmante petite rivière. Suivre la route et remonter vers de beaux points de vue. Le tout sous un beau ciel bleu et 37°C. Le soir, nous avons dîné chez CKAPIN, dans la rue principale, très bon, prix raisonnable et accueil chaleureux. Nous avons fait toutes nos excursions par nous-mêmes, sans problèmes, souvent sur de belles routes. Nous comptions prendre une excursion pour le Salar de Tara, mais celui-ci était toujours fermé. Il n’y a pas beaucoup de panneaux, on s’est demandé si ce n’était pas fait exprès, mais c’est dans beaucoup d’endroits au Chili.
26/11/2019 – SPA à Iquique Départ à 7h00. Route vers Iquique via Calama. Route droite désertique. Arrêts à : - Pétroglyphes Pintendos. Impressionnant, sous un soleil d’enfer. Un site regroupant plus de 400 figures couvrant les versants de plusieurs collines. Nous étions seuls et probablement les seuls visiteurs du jour. Pique-nique sur place en compagnie des lézards.

- Humberstone : l’ancienne usine de salpêtre et ville fantôme abandonnée en 1960. Intéressant mais sans plus. Descente impressionnante vers Iquique dominée par une dune de sable

et il y a des panneaux de regroupement en cas de tsunami…pas rassurant. Iquique très sale, taguée, pas accueillante. Nuit à l’hôtel Casa Norte.
27/11/2019 – Iquique à Arica Route vers Arica par de beaux paysages désertiques où rien ne pousse

avec parfois quelques oasis au fond, là où coule une rivière…. Arrêts pour : - Gigante de Atacama, petroglyphe géant : bof ! - Statues de Caleta camarones,

- Petroglyphe Coca-Cola ! Petit tour dans Arica avec arrêt à la Cathédrale, les plages et le port de pêche avec les phoques, les pélicans et….les chats qui se partagent les restes de poissons jetés par les pêcheurs.


Nous avons acheté 2 bidons de 20 L de fuel pour aller à Putre le lendemain. La ville est pas mal. Beau temps avec beaucoup de vent. Nuit à l’hôtel « Le petit clos » tenu par un français.
28/11/2019 – Arica à Putre Nous partons tard à 9h30 car petit-déjeuner servi tard à 8h30 ! Arrêt de 1h00 sur la route à cause des travaux. Arrêt au : - Muséo Arqueologico San Miguel de Azapa pour voir les momies. Beaucoup de camions. Nous sommes arrivés à 15h00 Petit tour du village, mignon, mais il n’y a pas grand chose à voir. Population indienne. Nous avons mangé au resto de l’hôtel. De la vigogne, très bon, très bien présenté. Pour finir et pour goûter un maté de coca. Beau coucher de soleil. J’ai un peu mal à la tête, nous passons au Coca 5CH, 5 g. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
29/11/201/ - Putre à Salar de Surire à Putre Nous partons à 8h30, 6°C et il fait beau. Enormément de camions sur la route du à l’exploitation du sel du Salar. - Traversée du village d’Ancuta, - Arrêt au village de Guallatire, tout mignon, avec des toits de chaume, même l’église. Quand on arrive, droit sur l’exploitation, grosse déception, le salar est complètement défigué. Mais bon, après avoir laissé l’exploitation derrière nous, nous voyons le salar dans toute sa splendeur.

Peu de gens viennent jusqu’ici, nous avons seulement croisé 2 autres couples. Nous avons vu beaucoup d’animaux : flamants roses, nandu avec ses petits, vignognes, oiseaux… On a photographié la route avant d’arriver et le Salar sous toutes ses coutures ainsi que les : - Thermes de Polloqueres

On a voulu prendre une autre piste pour le retour et on s’est retrouvé…..en Bolivie…on n’a jamais vu de frontière, bref, on s’est empressé de faire demi-tour en remerciant les 2 femmes d’une estancia qui nous avaient renseigné et qui étaient aussi étonnées que nous. Heureusement que l’on n’a pas rencontré de Carabineros. Finalement, on a fait tout le tour du salar. Beau temps mais le vent est froid : 18°C. Très contents de notre visite, c’est magnifique. On a vidé nos 2 jerrycans dans le réservoir de la voiture et nous avons échangé à l’hôtel les 2 jerrycans vides contre le remplissage de notre bidon d’eau. Nous avons de nouveau mangé au resto de l’hôtel, aussi bon et bien présenté qu’hier et comme hier, ils ont fait un feu dans la cheminée, très sympa. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
30/11/2019 – Putre à Parc Lauca à Arica Lever à 7h00, il fait froid dans la chambre : 16°C. Départ à 8h30. On a fait : - Bofetal de Parinacota, - Village de Parinacota, - Lagune de Cotacotani, - Lagos (lac) Chungara (alt 4500 m ) et le volcan Parinacota qui le surplombe.


On a été jusqu’à la frontière Bolivienne où attendait une longue file de camions. Nous sommes repartis pour Arica à 12h30 On a vu de beaux paysages, mais moins de choses qu’au Salar de Surire, on était souvent loin des animaux et sur la route très peu de points de vue aménagés et difficile de s’arrêter à cause des camions. Au lit à 21h30. Nuit à l’hôtel Lynch à Arica
01/12/2019 – Arica à Santiago à Punta Arenas à Puerto Natales Journée voyage. On voulait absolument voir les glaciers et à quoi ressemblait la Patagonie. Départ de l’hôtel à 4h30. On a rendu la voiture de location en mettant les clés dans la boîte à lettre de l’agence car celle-ci n’ouvre qu’à 7h00. Par la suite, il n’y a eu aucun problème. Avion pour Santiago à 7h41, arrivée 10h10 puis avion pour Punta Arenas à 14h50, avec arrêt à Puerto Monti, arrivée à 19h20. J’avais pris des billets avec Latam Airlines car les horaires correspondaient et s’il y avait du retard, c’est plus facile de faire une réclamation. Vu le prix du billet (cher) : on n’a eu le droit qu’à un verre d’eau à chaque fois, sinon c’était payant ! Voiture de location avec « Adel Rent a car et Turismo » et route vers Puerto Natales où on arrive de nuit à 23h30 et sous la pluie. Nuit à l’hôtel « El Sendero »
02/12/2019 – Punta Arenas à Puerto Natales Courte nuit car nous avons rendez-vous 7h00 à l’agence « Turismo 21 de Mayo ». Là, nous avons été pris en charge par Mélanie pour une excursion sur la journée : - bus jusqu’au bateau - Remontée du fjord Ultima Esperanza en catamaran avec arrêt sous le glacier Balmaceda et d’une cascade - jusqu’au glacier Serrano où nous descendons pour nous rendre à pied le long du glacier et où nous pouvons admirer au passage les glaçons qui descendent la rivière, - Déjeuner dans une hosteria - Remontée du Rio Serrano en zodiac - Montée à pied jusqu’à un beau point de vue - re-zodiac qui nous a déposé dans le parc de l’hôtel Grey vers 16h00 Nous étions plusieurs personnes, mais au fur et à mesure, en fonction de ce que les gens avaient réservés, le groupe diminuait. A partir de là, nous n’étions plus que nous 2. Nous sommes montés dans un mini-bus avec 3 jeunes qui nous accompagnaient donc toujours Mélanie, un chauffeur et un naturaliste. Nous avons fait le tour des différents points de vue du parc Torres del Paine et vu plein d’animaux. C’était très sympa mais très fatiguant. Nous sommes rentrés à 23h00 avec des images plein la tête et éblouis. Couchés à 23h30. Temps un peu couvert le matin, mais beau soleil l’après-midi.
Les Torres del Paine avec les glaçons qui descendent la rivière Grey
Le glacier Serrano où nous sommes allés à pied jusque sur le côté du glacier.
03/12/2019 – Puerto Natales Visite de Puerto Natales et départ pour le Parc Torres del Paine pour finir les quelques points de vue que l’on n’a pas vu hier. Nous avons vu beaucoup d’animaux : des nandoux, des cygnes à tête noire, canards, vigognes, lapin et renard. Au retour, on a pris un jeune auto-stoppeur argentin très sympathique. Le soir, on a très bien mangé au Cangrejo Rojo (recommandé par le routard) un peu cher mais on s’est régalé ! Encore une belle journée sous un soleil éclatant.
Des nandoux.
Nuit à l’hôtel El Sendero
04/12/2019 – Puerto Natales à Punta Arenas à Santiago Le temps est couvert ce matin. Nous rendons la voiture à Punta Arenas où il pleut. Nous avons eu de la chance d’avoir 2 jours de beau temps. Arrivée à Santiago à 19h00. A la sortie de l’aéroport, il n’y a qu’à traverser la route pour rentrer à l’hôtel. Cher mais bien et surtout pratique. On a mangé au resto de l’hôtel. Nuit à l’Holyday Inn
05/12/2019 – Santiago à Ile de Pâques Lever à 3h00 car nous prenons le vol de 6h30. Panique à l’aéroport, le papier que l’on remplissait à la main avant le départ, doit se faire, depuis le 01/12, obligatoirement par ordinateur ! J’avais essayé avant de partir et ça ne marchait pas. Et si tu n’as pas ce papier, tu ne pars pas ! Au comptoir Latam, ils n’en ont rien à faire et nous ont dit carrément de nous démerder ! On a finalement pu le faire sur l’ordi. du Service Information de l’aéroport avec l’aide d’un jeune Suisse pour la traduction car uniquement en espagnol avec pour chacun : nom du père, de la mère…., tu n’as pas à l’imprimer, ça arrive directement sur l’ordinateur de la police des frontières quand tu passes à l’immigration. Petit-déjeuner dans l’avion et débarquement sur le tarmac de l’aéroport de Rapa Nui sous la pluie ! Nous achetons le pass pour les visites au petit kiosque avant la récupération des bagages sur la gauche. Nous avons loué une voiture chez « Océanic Rapu Nui » qui nous attend avec un collier de fleurs. L’après-midi, nous avons fait le sud de l’île à partir de notre location : - le site d’Orongo, - le cratère de Ranco Kau - l’ïle de l’homme oiseau - le village cérémoniel. Les sites sont tout le long de la route. Puis nous sommes revenus vers Hanga Roa : le petit port avec ses bâteaux de pêche et ses téméraires surfeurs car le récif et les rochers ne sont pas loin. Nous avons mangé un bon céviche à « la Taverne du pêcheur » avec vue sur le port. On est crevés, coucher à 21h30 ! Nuit « Chez Jérôme » un français très sympathique. Nous avons une chambre à l’étage avec un balcon et vue sur la mer
06/12/2019 – Ile de Pâques Nous nous réveillons à 7h00 : grosse averse. Bon petit-déjeuner et nous partons pour nos visites à 9h30, direction le sud et le sud/est et le temps se met au beau : - Carrière + cratère de Rano Raraku, - Moais de Tongariki,

- Plage d’Anakena et ses moais Sur l’île, les chevaux et les vaches sont en liberté mais le soir, ils rentrent chez eux. Nous avons réservé par l’intermédiaire de notre logeur un dîner-spectacle pour ce soir : dîner excellent et spectacle époustouflant et rythmé avec la présence de la meilleure danseuse de l’année de Tahiti. Nous étions enchantés.
07/12/2019 – Ile de Pâques Nous partons pour la côte ouest : - le 2ème port de p��che, - le cimetière de l’île, - le muséo - Tahai (moai) - Ahu Akivi Nous avons acheté au supermarché 500 gr de cerises locales pour 2 € : excellentes. Resto à « Haka Honu » (recommandé par le routard). Très bon mais un peu trop copieux pour moi. Service très aimable avec une belle vue.
08/12/2019 – Ile de Pâques Petit tour sur le port pour voir les tortues et la procession des communiants avec le prêtre qui portait une coiffe polynésienne. Direction la plage d’Anakena, je voulais me baigner dans l’océan pacifique, mais moi j’aime la mer calme et là de très grosses vagues, donc juste pour la photo. Resto le même qu’hier et toujours aussi bon.
09/12/2019 – Ile de Pâques Temps couvert ce matin. Petit tour jusqu’au port et nous poussons jusqu’à Tongariki pour revoir les 15 moais, mais sans soleil, le site est bien triste. Nous avons rendu notre voiture.
10/12/2019 – Ile de Pâques à Santiago Notre logeur nous amène à l’aéroport. Enormément de voyageurs, file d’attente pour passer les valises, chez Latam, pour rentrer dans la salle d’embarquement, l’aéroport est bondé ! Depuis l’avion, l’île semble vraiment un « petit caillou » perdu au milieu de l’océan. L’île est très propre et tous les habitants font en sorte qu’elle le reste. A Santiago nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel. Nuit au Happy House Hostal
11/12/2019 – Santiago à Valparaiso Nous avons réservé une visite en français avec Valp’Otop. Nous sommes partis à 7h30 pour prendre le métro pour rejoindre la station de bus. L’hostal nous a prêté une carte vierge afin de mettre de l’agent dessus pour le métro. Puis 1h30 de bus pour rejoindre notre guide qui nous attend au Bus Terminal de Valpo : - Port de pêche avec les phoques, - Promenade en bateau dans la baie, car je voulais voir la ville de la mer, - Visite des collines avec le funiculaire, très belles fresques dont la vue est gâchée par de nombreux tags politiques mais jamais sur la fresque elle-même. C’est très coloré, de petites ruelles, de beaux points de vue. J’ai beaucoup aimé. Retour à Santiago le soir par le même chemin. On est vannés.

12/12/2019 – Santiago Nouvelle visite de programmée avec Valp’Otop. Notre guide est venu nous chercher à l’hôtel. Nous avons visité Santiago par une chaleur torride : 32°C. Nous avons pris le funiculaire, le téléphérique et le métro. Pas trop de monuments. 10 km à pied. On a vu ce qu’il y avait à voir sans chercher notre chemin avec un guide sympa. Le soir, resto « Ocean Pacific » très bon et la déco « bateau » superbe.
13/12/2019 – Santiago à Paris Taxi puis vol direct Air France
Conclusion : Vu les évènements se passant au Chili avant notre départ. Tout s’est bien passé : juste 2 manifestations pacifiques à SPA et à Puerto Natales le soir et nous avons respiré un peu de gaz lacrymogène resté au sol et soulevé par le vent à Valparaiso. Peu de chars anti-émeutes à Santiago. Nous avons tout fait par nous-mêmes à SPA où les routes sont en bon état et les pistes praticables. Attention quand même aux rues à sens unique dans les villes, parfois non indiquées et cependant connues des locaux. Conseil : Jeter un œil sur le code de la route Chilien et ses quelques particularités (arrêts aux feux, priorités, sens uniques…) qui pourront vous éviter quelques sueurs froides. Nous avons vu des paysages magnifiques et grandioses, beaucoup d’animaux et d’oiseaux avec des impressions de « seuls au monde » en nous disant « que la terre est belle ». Pourquoi en prenons-nous si peu soin ?
Ne sachant pas si nous étions sensibles au mal d’altitude, 3 j avant de partir et tout le temps que nous étions en altitude, nous avons pris en homéopathie Coca 9CH 3 g/3 fois/jour et 5CH à Putre (nous avions en plus du Diamox, au cas où), nous sommes montés à 4500 m et tout s’est bien passé.
Après avoir garé notre voiture grâce à Onepark près de l’aéroport de Roissy, nous avons pris le vol direct Air France pour Santiago. Je déplore les restrictions de personnel au sol : il faut tout faire nous-même : édition carte d’embarquement, édition des étiquettes pour les bagages, les coller, les peser, les scanner et le passage de l’immigration.
21/11/2019 - Paris à Santiago à Calama à San Pedro d’Atacama Nous sommes partis et arrivés avec 20 mn de retard car à Paris il a fallu dégivrer les ailes d’avion. A Santiago, notre avion pour Calama a 1h00 de retard. Aller par Skyairlines. Prise de la voiture de location chez Europcar : nous sommes passés par « le Routard ». On avait loué une 4x2, on a été surclassé avec une 4x4 toute neuve. Très belle route jusqu’à SPA. On a trouvé notre hôtel grâce à Maps me, c’est très difficile de s’y retrouver dans SPA, on a un peu tourné…. Nuit à Hostal Pablito 2
22/11/2019 – SPA Petite précision : moi bretonne, au Chili, on n’a eu que du beurre salé, je n’ai donc pas utilisé la salière au petit-déjeuner ! Il y a une station essence toute neuve ouverte 24/24 7j/7 à la sortie de SPA route de Toconao. Pour notre premier jour, nous resterons à la même altitude pour l’acclimatation. Il n’y a vraiment pas beaucoup d’indication sur les routes. Donc, nous avons fait pour ce premier jour : - Beaucoup de route pour trouver la laguna Baltinache que nous n’avons finalement pas trouvée….gag ! En cours de route on a visité Toconao…où j’ai trébuché en arrière et me suis raccroché à….un cactus…pas glop du tout. A la sortie de SPA, route de Calama, sur la droite : - Vallée de la mort : de l’entrée jusqu’au parking on passe entre de hautes falaises et puis cette immense dune de sable, on se sent tout petit. Reprendre la route de Calama, direction Vallée de la Lune, continuer direction Toconao et bien regarder les panneaux : - Vallée de la lune, très belle, mais les premiers points de vue et les cavernes de sel fermés ainsi qu’au-delà des Très Maria. On a donc fait demi-tour et repris la route de Calama pour accéder au Mirador de Ckari (Pierre de coyotte). On n’est pas resté pour le coucher du soleil, il faisait 35°C et on était crevé. La veille, en arrivant, on en avait eu un aperçu car la route, en venant de Calama, longe la vallée de la lune.
23/11/2019 – SPA Partis tôt comme toujours : - Laguna Cejar et Piedra et oh surprise : - Laguna Baltinache…enfin ! depuis hier qu’on la cherchait !

et dans la foulée : - Ojos del Salar - Laguna Tebenquiche qui est magnifique !

l’après-midi : - Vallée Arc en Ciel (de Arcoiris) : à SPA, prendre la route pour Calama, à 35 km à droite (panneaux), belle route goudronnée, juste avant le petit pont prendre la piste à gauche, c’est très beau visuellement, en photo un peu moins. Il y a des petits canyons que l’on peut remonter à pied en se prenant pour Indiana Jones. Si vous voulez voir les pétroglyphes, qui ne sont pas terrible, il faut s’arrêter à la maison un peu avant le petit pont. Si vous avez du temps, passer le pont et monter jusqu’au village de Rio Grande, très joli et coquet.
24/11/2019 – SPA Nous partons donc très tôt : 7h30 pour les lagunes altiplaniques. Direction Toconao, Socaire, très belle route. - Lagunes Miscanti et Menique - Après Socaire, prendre la piste à gauche, il y a des panneaux et gare à toi si tu te gares à un endroit où un guide à l’habitude de se garer à côté du gîte ! Revenir à la grande route et prendre à gauche : - Les Pierres Rouges ou Salar de Talar ou Agua Calliente (al. 4300 m) –. On en a pris plein les mirettes

Encore un peu plus loin sur la route : - Laguna Tuyajto. L’après-midi, sur la route du retour, bien regarder les panneaux sur la droite, et prendre à droite : - Désert d’Atacama, c’est vraiment un désert de sel où on roule dessus, on dirait de la neige

et en plein milieu de ce desert, nous arrivons à la : - Laguna Chaxa, magnifique avec tous ses flamants et autres oiseaux et les couleurs de la lagune… (il y a des tables pour pique-niquer à l’ombre : 37°C).

25/11/2019 – SPA - Les Geysers del Tatio Nous sommes partis à 4h00 avec notre petit-déjeuner préparé par notre hostal. 1h30 de route en très mauvais état (alt. 4350 m). -5°C ça caille ! Prévoyez gants, écharpe, bonnet et couvrez-vous comme l’oignon (plusieurs couches). Nous sommes les premiers à rentrer sur le site. On va sur le parking tout au fond et on attend que le soleil se lève et que les geysers se mettent en marche. Joli spectacle (même quand on a vu Yellowstone avant !). On quitte le site à 8h00 Très jolis paysages en descendant que l’on n’a pas vu à l’aller vu qu’il faisait nuit. - le Bofedal de Putana - Sur la route, bucolique à souhait avec un cours d’eau, des oiseaux et puis un très beau point de vue aménagé. On a vu aussi beaucoup de vigognes. On reprend la route et puis on a pris une piste sur la gauche où un panneau indiquait « route en mauvais état ». Effectivement, mais des paysages grandioses, seuls au monde, on en a pris plein les yeux, les couleurs, les paysages, magnifiques. Cette route nous amène jusqu’aux : - Thermes de Puritana On ne s’est même pas arrêté car je n’avais pas pris les maillots pensant ne pas avoir le temps. Un peu plus loin, toujours sur la même route : - Canyon de Guatin – Déçue, je pensais qu’il y avait plus de cactus. Au niveau des habitations prendre à droite, pour descendre dans le canyon et la charmante petite rivière. Suivre la route et remonter vers de beaux points de vue. Le tout sous un beau ciel bleu et 37°C. Le soir, nous avons dîné chez CKAPIN, dans la rue principale, très bon, prix raisonnable et accueil chaleureux. Nous avons fait toutes nos excursions par nous-mêmes, sans problèmes, souvent sur de belles routes. Nous comptions prendre une excursion pour le Salar de Tara, mais celui-ci était toujours fermé. Il n’y a pas beaucoup de panneaux, on s’est demandé si ce n’était pas fait exprès, mais c’est dans beaucoup d’endroits au Chili.
26/11/2019 – SPA à Iquique Départ à 7h00. Route vers Iquique via Calama. Route droite désertique. Arrêts à : - Pétroglyphes Pintendos. Impressionnant, sous un soleil d’enfer. Un site regroupant plus de 400 figures couvrant les versants de plusieurs collines. Nous étions seuls et probablement les seuls visiteurs du jour. Pique-nique sur place en compagnie des lézards.

- Humberstone : l’ancienne usine de salpêtre et ville fantôme abandonnée en 1960. Intéressant mais sans plus. Descente impressionnante vers Iquique dominée par une dune de sable

et il y a des panneaux de regroupement en cas de tsunami…pas rassurant. Iquique très sale, taguée, pas accueillante. Nuit à l’hôtel Casa Norte.
27/11/2019 – Iquique à Arica Route vers Arica par de beaux paysages désertiques où rien ne pousse

avec parfois quelques oasis au fond, là où coule une rivière…. Arrêts pour : - Gigante de Atacama, petroglyphe géant : bof ! - Statues de Caleta camarones,

- Petroglyphe Coca-Cola ! Petit tour dans Arica avec arrêt à la Cathédrale, les plages et le port de pêche avec les phoques, les pélicans et….les chats qui se partagent les restes de poissons jetés par les pêcheurs.


Nous avons acheté 2 bidons de 20 L de fuel pour aller à Putre le lendemain. La ville est pas mal. Beau temps avec beaucoup de vent. Nuit à l’hôtel « Le petit clos » tenu par un français.
28/11/2019 – Arica à Putre Nous partons tard à 9h30 car petit-déjeuner servi tard à 8h30 ! Arrêt de 1h00 sur la route à cause des travaux. Arrêt au : - Muséo Arqueologico San Miguel de Azapa pour voir les momies. Beaucoup de camions. Nous sommes arrivés à 15h00 Petit tour du village, mignon, mais il n’y a pas grand chose à voir. Population indienne. Nous avons mangé au resto de l’hôtel. De la vigogne, très bon, très bien présenté. Pour finir et pour goûter un maté de coca. Beau coucher de soleil. J’ai un peu mal à la tête, nous passons au Coca 5CH, 5 g. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
29/11/201/ - Putre à Salar de Surire à Putre Nous partons à 8h30, 6°C et il fait beau. Enormément de camions sur la route du à l’exploitation du sel du Salar. - Traversée du village d’Ancuta, - Arrêt au village de Guallatire, tout mignon, avec des toits de chaume, même l’église. Quand on arrive, droit sur l’exploitation, grosse déception, le salar est complètement défigué. Mais bon, après avoir laissé l’exploitation derrière nous, nous voyons le salar dans toute sa splendeur.

Peu de gens viennent jusqu’ici, nous avons seulement croisé 2 autres couples. Nous avons vu beaucoup d’animaux : flamants roses, nandu avec ses petits, vignognes, oiseaux… On a photographié la route avant d’arriver et le Salar sous toutes ses coutures ainsi que les : - Thermes de Polloqueres

On a voulu prendre une autre piste pour le retour et on s’est retrouvé…..en Bolivie…on n’a jamais vu de frontière, bref, on s’est empressé de faire demi-tour en remerciant les 2 femmes d’une estancia qui nous avaient renseigné et qui étaient aussi étonnées que nous. Heureusement que l’on n’a pas rencontré de Carabineros. Finalement, on a fait tout le tour du salar. Beau temps mais le vent est froid : 18°C. Très contents de notre visite, c’est magnifique. On a vidé nos 2 jerrycans dans le réservoir de la voiture et nous avons échangé à l’hôtel les 2 jerrycans vides contre le remplissage de notre bidon d’eau. Nous avons de nouveau mangé au resto de l’hôtel, aussi bon et bien présenté qu’hier et comme hier, ils ont fait un feu dans la cheminée, très sympa. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
30/11/2019 – Putre à Parc Lauca à Arica Lever à 7h00, il fait froid dans la chambre : 16°C. Départ à 8h30. On a fait : - Bofetal de Parinacota, - Village de Parinacota, - Lagune de Cotacotani, - Lagos (lac) Chungara (alt 4500 m ) et le volcan Parinacota qui le surplombe.


On a été jusqu’à la frontière Bolivienne où attendait une longue file de camions. Nous sommes repartis pour Arica à 12h30 On a vu de beaux paysages, mais moins de choses qu’au Salar de Surire, on était souvent loin des animaux et sur la route très peu de points de vue aménagés et difficile de s’arrêter à cause des camions. Au lit à 21h30. Nuit à l’hôtel Lynch à Arica
01/12/2019 – Arica à Santiago à Punta Arenas à Puerto Natales Journée voyage. On voulait absolument voir les glaciers et à quoi ressemblait la Patagonie. Départ de l’hôtel à 4h30. On a rendu la voiture de location en mettant les clés dans la boîte à lettre de l’agence car celle-ci n’ouvre qu’à 7h00. Par la suite, il n’y a eu aucun problème. Avion pour Santiago à 7h41, arrivée 10h10 puis avion pour Punta Arenas à 14h50, avec arrêt à Puerto Monti, arrivée à 19h20. J’avais pris des billets avec Latam Airlines car les horaires correspondaient et s’il y avait du retard, c’est plus facile de faire une réclamation. Vu le prix du billet (cher) : on n’a eu le droit qu’à un verre d’eau à chaque fois, sinon c’était payant ! Voiture de location avec « Adel Rent a car et Turismo » et route vers Puerto Natales où on arrive de nuit à 23h30 et sous la pluie. Nuit à l’hôtel « El Sendero »
02/12/2019 – Punta Arenas à Puerto Natales Courte nuit car nous avons rendez-vous 7h00 à l’agence « Turismo 21 de Mayo ». Là, nous avons été pris en charge par Mélanie pour une excursion sur la journée : - bus jusqu’au bateau - Remontée du fjord Ultima Esperanza en catamaran avec arrêt sous le glacier Balmaceda et d’une cascade - jusqu’au glacier Serrano où nous descendons pour nous rendre à pied le long du glacier et où nous pouvons admirer au passage les glaçons qui descendent la rivière, - Déjeuner dans une hosteria - Remontée du Rio Serrano en zodiac - Montée à pied jusqu’à un beau point de vue - re-zodiac qui nous a déposé dans le parc de l’hôtel Grey vers 16h00 Nous étions plusieurs personnes, mais au fur et à mesure, en fonction de ce que les gens avaient réservés, le groupe diminuait. A partir de là, nous n’étions plus que nous 2. Nous sommes montés dans un mini-bus avec 3 jeunes qui nous accompagnaient donc toujours Mélanie, un chauffeur et un naturaliste. Nous avons fait le tour des différents points de vue du parc Torres del Paine et vu plein d’animaux. C’était très sympa mais très fatiguant. Nous sommes rentrés à 23h00 avec des images plein la tête et éblouis. Couchés à 23h30. Temps un peu couvert le matin, mais beau soleil l’après-midi.
Les Torres del Paine avec les glaçons qui descendent la rivière Grey
Le glacier Serrano où nous sommes allés à pied jusque sur le côté du glacier.03/12/2019 – Puerto Natales Visite de Puerto Natales et départ pour le Parc Torres del Paine pour finir les quelques points de vue que l’on n’a pas vu hier. Nous avons vu beaucoup d’animaux : des nandoux, des cygnes à tête noire, canards, vigognes, lapin et renard. Au retour, on a pris un jeune auto-stoppeur argentin très sympathique. Le soir, on a très bien mangé au Cangrejo Rojo (recommandé par le routard) un peu cher mais on s’est régalé ! Encore une belle journée sous un soleil éclatant.
Des nandoux.Nuit à l’hôtel El Sendero
04/12/2019 – Puerto Natales à Punta Arenas à Santiago Le temps est couvert ce matin. Nous rendons la voiture à Punta Arenas où il pleut. Nous avons eu de la chance d’avoir 2 jours de beau temps. Arrivée à Santiago à 19h00. A la sortie de l’aéroport, il n’y a qu’à traverser la route pour rentrer à l’hôtel. Cher mais bien et surtout pratique. On a mangé au resto de l’hôtel. Nuit à l’Holyday Inn
05/12/2019 – Santiago à Ile de Pâques Lever à 3h00 car nous prenons le vol de 6h30. Panique à l’aéroport, le papier que l’on remplissait à la main avant le départ, doit se faire, depuis le 01/12, obligatoirement par ordinateur ! J’avais essayé avant de partir et ça ne marchait pas. Et si tu n’as pas ce papier, tu ne pars pas ! Au comptoir Latam, ils n’en ont rien à faire et nous ont dit carrément de nous démerder ! On a finalement pu le faire sur l’ordi. du Service Information de l’aéroport avec l’aide d’un jeune Suisse pour la traduction car uniquement en espagnol avec pour chacun : nom du père, de la mère…., tu n’as pas à l’imprimer, ça arrive directement sur l’ordinateur de la police des frontières quand tu passes à l’immigration. Petit-déjeuner dans l’avion et débarquement sur le tarmac de l’aéroport de Rapa Nui sous la pluie ! Nous achetons le pass pour les visites au petit kiosque avant la récupération des bagages sur la gauche. Nous avons loué une voiture chez « Océanic Rapu Nui » qui nous attend avec un collier de fleurs. L’après-midi, nous avons fait le sud de l’île à partir de notre location : - le site d’Orongo, - le cratère de Ranco Kau - l’ïle de l’homme oiseau - le village cérémoniel. Les sites sont tout le long de la route. Puis nous sommes revenus vers Hanga Roa : le petit port avec ses bâteaux de pêche et ses téméraires surfeurs car le récif et les rochers ne sont pas loin. Nous avons mangé un bon céviche à « la Taverne du pêcheur » avec vue sur le port. On est crevés, coucher à 21h30 ! Nuit « Chez Jérôme » un français très sympathique. Nous avons une chambre à l’étage avec un balcon et vue sur la mer
06/12/2019 – Ile de Pâques Nous nous réveillons à 7h00 : grosse averse. Bon petit-déjeuner et nous partons pour nos visites à 9h30, direction le sud et le sud/est et le temps se met au beau : - Carrière + cratère de Rano Raraku, - Moais de Tongariki,

- Plage d’Anakena et ses moais Sur l’île, les chevaux et les vaches sont en liberté mais le soir, ils rentrent chez eux. Nous avons réservé par l’intermédiaire de notre logeur un dîner-spectacle pour ce soir : dîner excellent et spectacle époustouflant et rythmé avec la présence de la meilleure danseuse de l’année de Tahiti. Nous étions enchantés.
07/12/2019 – Ile de Pâques Nous partons pour la côte ouest : - le 2ème port de p��che, - le cimetière de l’île, - le muséo - Tahai (moai) - Ahu Akivi Nous avons acheté au supermarché 500 gr de cerises locales pour 2 € : excellentes. Resto à « Haka Honu » (recommandé par le routard). Très bon mais un peu trop copieux pour moi. Service très aimable avec une belle vue.
08/12/2019 – Ile de Pâques Petit tour sur le port pour voir les tortues et la procession des communiants avec le prêtre qui portait une coiffe polynésienne. Direction la plage d’Anakena, je voulais me baigner dans l’océan pacifique, mais moi j’aime la mer calme et là de très grosses vagues, donc juste pour la photo. Resto le même qu’hier et toujours aussi bon.
09/12/2019 – Ile de Pâques Temps couvert ce matin. Petit tour jusqu’au port et nous poussons jusqu’à Tongariki pour revoir les 15 moais, mais sans soleil, le site est bien triste. Nous avons rendu notre voiture.
10/12/2019 – Ile de Pâques à Santiago Notre logeur nous amène à l’aéroport. Enormément de voyageurs, file d’attente pour passer les valises, chez Latam, pour rentrer dans la salle d’embarquement, l’aéroport est bondé ! Depuis l’avion, l’île semble vraiment un « petit caillou » perdu au milieu de l’océan. L’île est très propre et tous les habitants font en sorte qu’elle le reste. A Santiago nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel. Nuit au Happy House Hostal
11/12/2019 – Santiago à Valparaiso Nous avons réservé une visite en français avec Valp’Otop. Nous sommes partis à 7h30 pour prendre le métro pour rejoindre la station de bus. L’hostal nous a prêté une carte vierge afin de mettre de l’agent dessus pour le métro. Puis 1h30 de bus pour rejoindre notre guide qui nous attend au Bus Terminal de Valpo : - Port de pêche avec les phoques, - Promenade en bateau dans la baie, car je voulais voir la ville de la mer, - Visite des collines avec le funiculaire, très belles fresques dont la vue est gâchée par de nombreux tags politiques mais jamais sur la fresque elle-même. C’est très coloré, de petites ruelles, de beaux points de vue. J’ai beaucoup aimé. Retour à Santiago le soir par le même chemin. On est vannés.

12/12/2019 – Santiago Nouvelle visite de programmée avec Valp’Otop. Notre guide est venu nous chercher à l’hôtel. Nous avons visité Santiago par une chaleur torride : 32°C. Nous avons pris le funiculaire, le téléphérique et le métro. Pas trop de monuments. 10 km à pied. On a vu ce qu’il y avait à voir sans chercher notre chemin avec un guide sympa. Le soir, resto « Ocean Pacific » très bon et la déco « bateau » superbe.
13/12/2019 – Santiago à Paris Taxi puis vol direct Air France
Conclusion : Vu les évènements se passant au Chili avant notre départ. Tout s’est bien passé : juste 2 manifestations pacifiques à SPA et à Puerto Natales le soir et nous avons respiré un peu de gaz lacrymogène resté au sol et soulevé par le vent à Valparaiso. Peu de chars anti-émeutes à Santiago. Nous avons tout fait par nous-mêmes à SPA où les routes sont en bon état et les pistes praticables. Attention quand même aux rues à sens unique dans les villes, parfois non indiquées et cependant connues des locaux. Conseil : Jeter un œil sur le code de la route Chilien et ses quelques particularités (arrêts aux feux, priorités, sens uniques…) qui pourront vous éviter quelques sueurs froides. Nous avons vu des paysages magnifiques et grandioses, beaucoup d’animaux et d’oiseaux avec des impressions de « seuls au monde » en nous disant « que la terre est belle ». Pourquoi en prenons-nous si peu soin ?
Itinéraire 17 jours pour un huitième voyage aux États-Unis
Bonjour,
Le but de ce 8ème voyage aux US, du 21 avril au 07mai (soit 17jours vols inclus) est le festival de jazz, à la Nouvel Orléans, du 02 au 05 mai. Mais que faire avant ?? A l’ouest, rien de nouveau : le Texas (Dallas, Fort Worth, Houston) déjà vu, A l’est, la Floride (Miami, Tampa) déjà vu, Le nord, Nord Est : (Memphis, Nashville, les Appalaches) déjà fait… Restait une possibilité : la route 66 de Chicago à Oklahoma city, puis Little Rock, Shreveport, Lafayette. Pour le moment, le vol, la voiture et l’hôtel à NOLA sont réservés, tout le reste est open. Le programme pourrait être le suivant : J2 et J3 22 et 23 avril Chicago J4 24 avril Springfield (Illinois) J5 25 avril St Louis (Missouri) J6 26 avril Springfield (Missouri) J7 27 avril Oklahoma City (Oklahoma) J8 28 avril Little Rock (Atkansas) J9 29 avril Shreveport (Louisiane) J10 30 avril Lafayette J11-12-13-14 et 15 NOLA J16 et J17 vol retour
Avez-vous d’autres idées soit pour un autre itinéraire soit sur cet itinéraire. Merci par avance.
Le but de ce 8ème voyage aux US, du 21 avril au 07mai (soit 17jours vols inclus) est le festival de jazz, à la Nouvel Orléans, du 02 au 05 mai. Mais que faire avant ?? A l’ouest, rien de nouveau : le Texas (Dallas, Fort Worth, Houston) déjà vu, A l’est, la Floride (Miami, Tampa) déjà vu, Le nord, Nord Est : (Memphis, Nashville, les Appalaches) déjà fait… Restait une possibilité : la route 66 de Chicago à Oklahoma city, puis Little Rock, Shreveport, Lafayette. Pour le moment, le vol, la voiture et l’hôtel à NOLA sont réservés, tout le reste est open. Le programme pourrait être le suivant : J2 et J3 22 et 23 avril Chicago J4 24 avril Springfield (Illinois) J5 25 avril St Louis (Missouri) J6 26 avril Springfield (Missouri) J7 27 avril Oklahoma City (Oklahoma) J8 28 avril Little Rock (Atkansas) J9 29 avril Shreveport (Louisiane) J10 30 avril Lafayette J11-12-13-14 et 15 NOLA J16 et J17 vol retour
Avez-vous d’autres idées soit pour un autre itinéraire soit sur cet itinéraire. Merci par avance.
Le nord Chili de Calama à Arica
Après un voyage passionnant en Patagonie il y a 1 an,
voyageforum.com/...ost=9269103;#9269103 nous avons rapidement décidé de retourner au Chili, cette fois tout au nord, pour une balade andine entre Calama et Arica. Départ prévu en novembre…mi-octobre, de violentes manifestations éclatent à Santiago puis essaiment aux autres villes. Je surveille l’actualité et nous décidons finalement de maintenir le voyage, puisque les vols semblent se dérouler normalement et que ne ferons pas de tourisme urbain.
Edit : Voilà, le carnet complet en images, vidéos et cartes est là: CLIC
Bonne lecture! Marie En « route » vers les Andes 9 et 10/11/19 Vol Air France Luxembourg-Paris (30 mn de vol)- puis Paris-Santiago du Chili (14h de vol ! Moins cher que de partir de Paris directement et plus près pour nous 794 €/pers. avec 1 bagage en soute et le choix des sièges)
puis 5h d’escale (où nous sommes soulagés de récupérer nos bagages car nous allons en partie camper. Nous retirons aussi du cash),
puis vol (2h30) Sky Airlines de Santiago à Calama (low cost déjà testée et approuvée il y a 1 an, 77 €/pers avec 1 bagage en soute et le choix des sièges),
où nous atterrissons le dimanche 10/11/19 à 17h30 comme prévu.
Très beau temps lors de la traversée des Andes, qui nous semblent cependant bien peu enneigées en ce printemps austral…





Après avoir mangé une bricole à la cafétéria de l’aéroport, nous récupérons chez Europcar un Nissan X trail 4X4 quasiment neuf (800 km au compteur) mais avec des pneus de ville. Location effectuée via booking.com, modifiée à plusieurs reprises car le prix n’a cessé de baisser les derniers jours (sans doute en raison des évènements ?) : gain de 150 € (finalement 750 € pour 12 jours) Frais de drop off à Arica (250 € environ) d’où nous reprendrons l’avion le 22/11 pour Santiago. Nous prévoyons de remonter vers le nord en direction de Putre en restant la plupart du temps sur l’altiplano. Il nous faut donc être autonomes en bouffe, eau et essence. L’idée est de prendre notre temps pour faire quelques détours…nous camperons donc puisqu’il y a peu d’hébergements et que nous aimons profiter des beaux endroits seuls avec les belles lumières du levant et du couchant. L’autonomie en carburant est un problème dans cette partie du Chili puisqu’entre les villes de Calama et Arica on ne trouve de stations-service qu’à Pica et Pozzo Almonte. Sinon il faut compter sur de l’essence vendue au bidon dans certains villages ou sur ses propres réserves. Le parcours prévu est le suivant : Calama (essence en station)-Ollagüe-Huasco Lipez-Pica-Pintados-Pozzo Almonte (essence en station)-Humberstone-Huara-Geysers de Puchuldiza-Cariquima-Bosque de Cactus-Colchane (essence bolivienne au marché noir)-Parque Nacional Volcan Isluga-Laguna Roja-Termas de Polloquere (salar de Surire)-Quebrada de Chuba-Parque Nacional Lauca-Putre (essence au bidon)-Cerro Milagro-Putre -Laguna Cotacotani Lago Chungara-Putre-Suriplaza-Putre-Codpa-Valle Camarones-Caleta Camarones-Caleta Victor-Arica (essence en station) De Calama à Putre, nous ne descendrons qu’une fois jusqu’à la plaine côtière, afin de varier un peu le voyage, et de reprendre de l’essence. L’idée est de conserver l’adaptation à l’altitude qui devrait s’améliorer au fil de jours et nous permettre de faire quelques randos en fin de séjour, même si en réalité il faut plutôt 4 semaines pour être vraiment bien acclimaté. Par précaution nous emmenons le petit compresseur et de quoi réparer d’éventuelles crevaisons et le téléphone satellite. Nous irons dans quelques zones assez isolées sans réseau téléphonique et sans beaucoup de passage…et ça permet de garder le contact avec les proches.
La ville est à quelques km de l’aéroport : nous posons nos affaires au Géotel Calama (bien, 46 € bon petit-déj inclus), prenons une bonne douche, tentons une sortie pour aller faire un gros ravitaillement, rapidement avortée en raison des bruits de manifestations qui retentissent dans les rues avoisinantes. Nous irons demain ! Au lit !
voyageforum.com/...ost=9269103;#9269103 nous avons rapidement décidé de retourner au Chili, cette fois tout au nord, pour une balade andine entre Calama et Arica. Départ prévu en novembre…mi-octobre, de violentes manifestations éclatent à Santiago puis essaiment aux autres villes. Je surveille l’actualité et nous décidons finalement de maintenir le voyage, puisque les vols semblent se dérouler normalement et que ne ferons pas de tourisme urbain.
Edit : Voilà, le carnet complet en images, vidéos et cartes est là: CLIC
Bonne lecture! Marie En « route » vers les Andes 9 et 10/11/19 Vol Air France Luxembourg-Paris (30 mn de vol)- puis Paris-Santiago du Chili (14h de vol ! Moins cher que de partir de Paris directement et plus près pour nous 794 €/pers. avec 1 bagage en soute et le choix des sièges)
puis 5h d’escale (où nous sommes soulagés de récupérer nos bagages car nous allons en partie camper. Nous retirons aussi du cash),
puis vol (2h30) Sky Airlines de Santiago à Calama (low cost déjà testée et approuvée il y a 1 an, 77 €/pers avec 1 bagage en soute et le choix des sièges),
où nous atterrissons le dimanche 10/11/19 à 17h30 comme prévu.
Très beau temps lors de la traversée des Andes, qui nous semblent cependant bien peu enneigées en ce printemps austral…





Après avoir mangé une bricole à la cafétéria de l’aéroport, nous récupérons chez Europcar un Nissan X trail 4X4 quasiment neuf (800 km au compteur) mais avec des pneus de ville. Location effectuée via booking.com, modifiée à plusieurs reprises car le prix n’a cessé de baisser les derniers jours (sans doute en raison des évènements ?) : gain de 150 € (finalement 750 € pour 12 jours) Frais de drop off à Arica (250 € environ) d’où nous reprendrons l’avion le 22/11 pour Santiago. Nous prévoyons de remonter vers le nord en direction de Putre en restant la plupart du temps sur l’altiplano. Il nous faut donc être autonomes en bouffe, eau et essence. L’idée est de prendre notre temps pour faire quelques détours…nous camperons donc puisqu’il y a peu d’hébergements et que nous aimons profiter des beaux endroits seuls avec les belles lumières du levant et du couchant. L’autonomie en carburant est un problème dans cette partie du Chili puisqu’entre les villes de Calama et Arica on ne trouve de stations-service qu’à Pica et Pozzo Almonte. Sinon il faut compter sur de l’essence vendue au bidon dans certains villages ou sur ses propres réserves. Le parcours prévu est le suivant : Calama (essence en station)-Ollagüe-Huasco Lipez-Pica-Pintados-Pozzo Almonte (essence en station)-Humberstone-Huara-Geysers de Puchuldiza-Cariquima-Bosque de Cactus-Colchane (essence bolivienne au marché noir)-Parque Nacional Volcan Isluga-Laguna Roja-Termas de Polloquere (salar de Surire)-Quebrada de Chuba-Parque Nacional Lauca-Putre (essence au bidon)-Cerro Milagro-Putre -Laguna Cotacotani Lago Chungara-Putre-Suriplaza-Putre-Codpa-Valle Camarones-Caleta Camarones-Caleta Victor-Arica (essence en station) De Calama à Putre, nous ne descendrons qu’une fois jusqu’à la plaine côtière, afin de varier un peu le voyage, et de reprendre de l’essence. L’idée est de conserver l’adaptation à l’altitude qui devrait s’améliorer au fil de jours et nous permettre de faire quelques randos en fin de séjour, même si en réalité il faut plutôt 4 semaines pour être vraiment bien acclimaté. Par précaution nous emmenons le petit compresseur et de quoi réparer d’éventuelles crevaisons et le téléphone satellite. Nous irons dans quelques zones assez isolées sans réseau téléphonique et sans beaucoup de passage…et ça permet de garder le contact avec les proches.
La ville est à quelques km de l’aéroport : nous posons nos affaires au Géotel Calama (bien, 46 € bon petit-déj inclus), prenons une bonne douche, tentons une sortie pour aller faire un gros ravitaillement, rapidement avortée en raison des bruits de manifestations qui retentissent dans les rues avoisinantes. Nous irons demain ! Au lit !
État d'urgence à Santiago (Chili)
Bonjour,
Une hausse des tarifs de transport en début du mois a provoqué de nombreuses manifestations plus ou moins spontanées dans le métro de Santiago.
Le phénomène a pris de l'ampleur et des pillages de grandes surfaces ont maintenant eu lieu aussi.
L'État d'Urgence a été déclaré, pour le moment, UNIQUEMENT EN CE QUI CONCERNE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE, càd Santiago et les environs immédiats.
Mais. des manifestations ont actuellement lieu dans d'autres villes du Chili et la situation pourrait empirer encore.
La situation s'est fort dégradée ces dernières heures.
Restez particulièrement attentifs.
Bonne chance.
Thierry
Une hausse des tarifs de transport en début du mois a provoqué de nombreuses manifestations plus ou moins spontanées dans le métro de Santiago.
Le phénomène a pris de l'ampleur et des pillages de grandes surfaces ont maintenant eu lieu aussi.
L'État d'Urgence a été déclaré, pour le moment, UNIQUEMENT EN CE QUI CONCERNE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE, càd Santiago et les environs immédiats.
Mais. des manifestations ont actuellement lieu dans d'autres villes du Chili et la situation pourrait empirer encore.
La situation s'est fort dégradée ces dernières heures.
Restez particulièrement attentifs.
Bonne chance.
Thierry
Laguna et salar de Talar à ne pas rater à San Pedro de Atacama
Salut,
Je remercie Marc Lamarre de m'avoir fait découvrir ce site et de m'avoir donné envie d'y aller grâce à son magnifique carnet.
La laguna et le salar de Talar

Beaucoup de gens n'aiment pas San Pedro de Atacama, et je ne suis pas loin de leur donner raison. D'autant que même quand vous payez très cher la nuit, vous avez parfois un confort rustique.
C'est le cas de l'hôtel poblado Kimal, qui est constitué d'une série de petites cases en bois, qui sont certes mignonnes à voir de loin mais dont l'isolation phonique est inexistante. Pour se chauffer c'est du chauffage au gaz, et lorsque vous leur expliquez que vous ne supportez pas l'odeur du gaz, ils n'ont pas de chauffage électrique disponible. Nous avons passé une nuit sans chauffage, alors qu'il faisait 3°C!!🤪 Ceci dit, on avait déjà dormi par -11°C, sans chauffage mais c'était dans un refuge!!😠 Mais passe encore! Et le pire c'est que lorsque vous décidez de prendre une 2ème nuit chez eux, directement sans passer par expédia qui affiche des tarifs bien plus chers; alors on vous certifie que la chambre est à 180 dollars, et quelques jours après que vous ayez payé, ils vous envoient un courrier via expédia, pour vous dire que finalement la 2ème nuit était aussi à 220 dollars!!! Et ils rajoutent la différence sur votre carte même si vous n'êtes pas d'accord. Bref, comme bande de voleurs, au poblado Kimal, on ne fait pas mieux!
Bref! Mais il y a quand même un site sur la route du Paso de Sico qui vaut vraiment d'être vu, c'est à peu près à 150 km de Spa, ceci dit, rien n'empêche de dormir à Socaire, si vous n'avez pas peur des hébergements basiques. Mais bon, nous y étions en hiver!
Le site c'est:

Avant d'arriver à ce panneau en venant de SPA (San Pedro de Atacama), vous verrez des montagnes au loin, qui vous accompagneront pendant une grande partie de votre parcours,

Vous croiserez dans un environnement teinté de jaune, .

de graciles vigognes,
Puis vous découvrirez la vue suivante, devant laquelle le seul adjectif qui vient à la bouche est waouh!
Puis si vous continuez de rouler vous verrez ce panneau qui vous annonce des sources chaudes.
Je peux vous dire que ça chauffe vraiment la-bas!
Vous vous arrêterez au premier mirador pour admirer la vue, et comme vous constaterez que la route continue et a l'air de passer pas très loin de cette lagune et salar à la fois, vous n'aurez qu'une seule envie, c'est de vous rapprochez.

Il y a un site qui s'appelle piedras rojas, signalé sur Maps.me. Vous voudrez y aller, et puis vous verrez que les talus ont été relevés afin que vous ne puissiez plus vous approcher. De plus une jeune femme, semble passer son temps près du site afin d'empêcher les curieux de vouloir aller près de piedras Rojas. Pourquoi? Parce que des p..... d'imbéciles se sont crus malins et ont écrit sur ces pierres, saccageant le site. Il y en a qui mériteraient vraiment de sacrées paires de baffes!
Nous faisons donc des photos de très loin.
Nous nous rapprochons et mesurons davantage la puissance des vapeurs d'eau qui émanent des sources chaudes.
La profusion de couleurs qui miroitent sous nos yeux est juste extraordinaire.
Je vous laisse admirer ce que nous découvrons au fur et à mesure que nous longeons cette lagune incroyable, que je n'avais fait qu'effleurer en aout 2016, lors de notre dernier passage par le Paso de pico, tellement nous étions stressés par notre pneu qui se dégonflait.


Nous finissons par arriver près d'un groupes de véhicules stationnés près d'un sentier balisé. Nous nous arrêtons et nous garons à notre tour. Sur notre droite, un homme est assis près d'une cahute et semble veiller sur le site. Comme je sais que très souvent il faut payer pour pouvoir accéder à certains sites à SPA et aux environs, je m'en vais vers le jeune homme qui est en train de dessiner, afin de savoir combien c'est.
Non, c'est gratuit, mais il est simplement là pour veiller que les gens ne marchent pas en dehors du sentier balisé afin de ne pas dénaturer le site. Ok!
Nous grimpons donc, après avoir enfilé les coupe vent de rigueur, car le froid est bien plus mordant, quand le vent souffle.
Mais une fois la-haut: la vue!



On voit même la route qui continue au loin vers d'autres paysages tout aussi grandioses.
Voilà, j'espère que vous êtes convaincus!
Je remercie Marc Lamarre de m'avoir fait découvrir ce site et de m'avoir donné envie d'y aller grâce à son magnifique carnet.
La laguna et le salar de Talar


Beaucoup de gens n'aiment pas San Pedro de Atacama, et je ne suis pas loin de leur donner raison. D'autant que même quand vous payez très cher la nuit, vous avez parfois un confort rustique.
C'est le cas de l'hôtel poblado Kimal, qui est constitué d'une série de petites cases en bois, qui sont certes mignonnes à voir de loin mais dont l'isolation phonique est inexistante. Pour se chauffer c'est du chauffage au gaz, et lorsque vous leur expliquez que vous ne supportez pas l'odeur du gaz, ils n'ont pas de chauffage électrique disponible. Nous avons passé une nuit sans chauffage, alors qu'il faisait 3°C!!🤪 Ceci dit, on avait déjà dormi par -11°C, sans chauffage mais c'était dans un refuge!!😠 Mais passe encore! Et le pire c'est que lorsque vous décidez de prendre une 2ème nuit chez eux, directement sans passer par expédia qui affiche des tarifs bien plus chers; alors on vous certifie que la chambre est à 180 dollars, et quelques jours après que vous ayez payé, ils vous envoient un courrier via expédia, pour vous dire que finalement la 2ème nuit était aussi à 220 dollars!!! Et ils rajoutent la différence sur votre carte même si vous n'êtes pas d'accord. Bref, comme bande de voleurs, au poblado Kimal, on ne fait pas mieux!
Bref! Mais il y a quand même un site sur la route du Paso de Sico qui vaut vraiment d'être vu, c'est à peu près à 150 km de Spa, ceci dit, rien n'empêche de dormir à Socaire, si vous n'avez pas peur des hébergements basiques. Mais bon, nous y étions en hiver!
Le site c'est:

Avant d'arriver à ce panneau en venant de SPA (San Pedro de Atacama), vous verrez des montagnes au loin, qui vous accompagneront pendant une grande partie de votre parcours,

Vous croiserez dans un environnement teinté de jaune, .

de graciles vigognes,

Puis vous découvrirez la vue suivante, devant laquelle le seul adjectif qui vient à la bouche est waouh!

Puis si vous continuez de rouler vous verrez ce panneau qui vous annonce des sources chaudes.

Je peux vous dire que ça chauffe vraiment la-bas!

Vous vous arrêterez au premier mirador pour admirer la vue, et comme vous constaterez que la route continue et a l'air de passer pas très loin de cette lagune et salar à la fois, vous n'aurez qu'une seule envie, c'est de vous rapprochez.

Il y a un site qui s'appelle piedras rojas, signalé sur Maps.me. Vous voudrez y aller, et puis vous verrez que les talus ont été relevés afin que vous ne puissiez plus vous approcher. De plus une jeune femme, semble passer son temps près du site afin d'empêcher les curieux de vouloir aller près de piedras Rojas. Pourquoi? Parce que des p..... d'imbéciles se sont crus malins et ont écrit sur ces pierres, saccageant le site. Il y en a qui mériteraient vraiment de sacrées paires de baffes!
Nous faisons donc des photos de très loin.

Nous nous rapprochons et mesurons davantage la puissance des vapeurs d'eau qui émanent des sources chaudes.

La profusion de couleurs qui miroitent sous nos yeux est juste extraordinaire.

Je vous laisse admirer ce que nous découvrons au fur et à mesure que nous longeons cette lagune incroyable, que je n'avais fait qu'effleurer en aout 2016, lors de notre dernier passage par le Paso de pico, tellement nous étions stressés par notre pneu qui se dégonflait.


Nous finissons par arriver près d'un groupes de véhicules stationnés près d'un sentier balisé. Nous nous arrêtons et nous garons à notre tour. Sur notre droite, un homme est assis près d'une cahute et semble veiller sur le site. Comme je sais que très souvent il faut payer pour pouvoir accéder à certains sites à SPA et aux environs, je m'en vais vers le jeune homme qui est en train de dessiner, afin de savoir combien c'est.
Non, c'est gratuit, mais il est simplement là pour veiller que les gens ne marchent pas en dehors du sentier balisé afin de ne pas dénaturer le site. Ok!
Nous grimpons donc, après avoir enfilé les coupe vent de rigueur, car le froid est bien plus mordant, quand le vent souffle.
Mais une fois la-haut: la vue!



On voit même la route qui continue au loin vers d'autres paysages tout aussi grandioses.

Voilà, j'espère que vous êtes convaincus!

Carretera Australe à vélo pendant 3 semaines
Coucou tout le monde,
J envisage de pédaler et bivouaquer sur la carretera australe en janvier 2020 pendant 3 semaines. Je table sur 50 - 60km maxi par jour.
Quel trajet me conseillez vous? Partie Nord ou Sud? Avec quelle entrée/sortie?
Je suis preneuse de tous les bons plan et bonne idées.
C est mon premier voyage à vélo !
Merci+++ cathy
Avis sur agence Alaya et circuit Chili-Bolivie de 12 jours
Bonjour
Je souhaite un (ou plusieurs) avis sur l'agence Alaya (elle ne fait pas beaucoup parler d'elle pour le circuit de 12 jours suivants. Nous avons demandé un bon équilibre treks et découverte. Les contacts avec l'agence sont très bien, le prix me paraît raisonnable mais si un forumeur à des infos sur le sérieux de l'agence et/ou le circuit, je suis preneur :
Jour 1: AEROPORT DE CALAMA -SAN PEDRO D`ATACAMA 2500 ms Réception á l'aéroport de Calama par votre chauffeur selon votre vol Transfert sur ciel azuré pour le charmant village de San Pedro d'Atacama (110 km, 1h30) . Installation á l'hôtel situé au cœur du village de San Pedro d`Atacama. Le reste de la journée sera libre. van– 1h30 Hôtel Dunas 3*(Ch double) Chauffeur hispanophone Jour 2: SALAR D'ATACAMA - OASIS TOCONAO - LAGUNES ALTIPLANIQUES MISCANTI ET MINIQUES - SAN PEDRO · 2500 ms Journée consacrée à la découverte du salar d'Atacama et des lagunes Altiplaniques. Tout au long de ce périple nous observons une faune andine abondante : Nandous (autruche), vigognes, flamants roses et échassiers, viscaches. Au- delà du désert s'étalent des dépressions qui retiennent l'eau descendue des volcans : les couleurs saturés des Lagunes Altiplaniques multicolores sont accentués par la profondeur des eaux et par les masses ocres, oranges et brunes-foncés des sommets environnants. Découverte des lagunes Miscanti et Miñiques, situées à 138 km de San Pedro de Atacama à une altitude de 4.300 mètres. Plusieurs haltes sont prévues durant le trajet notamment la découverte de l'oasis de Toconao et le village précolombien de Socaire. Le spectacle est grandiose avec les couleurs colorées des lagunes au bleu intense et les volcans imposants en plein coeur du parc national Flamencos. Poursuite dans l'après-midi pour le salar d'Atacama et la laguna Chaxa avant de retourner à San Pedro. Van 8h Hôtel Dunas 3* (Ch double) Repas BL Guide anglophone Jour 3 MACHUCA – TREK RIO GRANDE- SAN PEDRO D’ATACAMA. 2500 ms Nous partons pour la vallée de Machuca a 4000 mètres d’altitude. Ce village traditionnel perdu dans la montagne. C’est aussi le point de départ de notre marche a l’intérieur et sur les hauteurs d’impressionnants canyons peuples de cactus géants dans la cordillère Domeyko. En chemin, nous rencontrons quelques lamas, plusieurs espèces d’oiseaux et viscaches. A mi-chemin arrêt dans un village fantôme pour le déjeuner construit en pierre volcanique, torchis, bois de cactus et paille. Poursuite de notre marches a travers plusieurs champs agricoles des habitants du rio grande (3200 mètres d’altitude). Les plantations et animaux occupent les deux rives de la rivière. Nous entrerons ensuite dans le centre du village, pour nous reposer a l’ombre du patio de l’église andine de rio grande. Retour sur san Pedro. Van 6h Repas BL Hôtel Dunas 3*(Ch double) Trek 5/6h; Guide anglophone Jour 4 SAN PEDRO D'ATACAMA - FRONTIÈRE BOLIVIE - LAGUNA VERDE - DÉSERT DALI - EAUX THERMALES - LAGUNA COLORADA - SILOLI · 4280 m Route en van jusqu'à la frontière Hito Cajón proche du village de San Pedro. Montée sur une piste en Zig- zag jusqu la lagune verte (+ de 2000 ms de montée, 35 km), au pied des volcans Juriques et Licancabur (5960 m alt.).Rencontre avec notre équipe Bolivienne et route sur des pistes en 4x4 longeant la laguna blanca. Au détour d'un virage la spectaculaire laguna Verde. Balade autours de la lagune pour apprécier à sa juste valeur ce lieu unique, de couleur émeraude. Nous poursuivons ensuite pour le désert de Dali (qui rappellent l'un des tableaux du maître) et ses paysages féeriques du Lipez. Continuation pour la laguna Chalviri et ses baignoires d'eaux chaudes (Thermes de Polque) dans lesquelles, on peut se baigner . Spectacle inoubliable en contrebas lorsque l'on découvre la Lagune multicolore "Colorée", réserve de flamants roses et oies sauvages. Celle-ci tient son intense coloration rouge-brique de la présence de millions de crustacés microscopiques. Balade autour de la lagune avant de poursuivre en contrebas pour rejoindre l'Ecolodge Tayka du désert. Van frontière 1h30 Raid 4x4 5h Repas BLD Ecolodge Tayka du désert (Ch quadruple) Guide anglophone Jour 5: 4X4 ROUTE DES JOYAUX - PARC NATIONAL- AVAROA LAGUNES DU LIPEZ- OLLAGUE - SALAR d'UYUNI - JIJIJA (Rive Nord) - 3860 ms On se dirige plein Nord sur une piste d'altitude dans un cocktail de paysages surréalistes. L'un des itinéraires le plus beau des Andes sur "la Route des Joyaux" (désert de Siloli, arbre de pierre..) avec ses nombreuses lagunes multicolores. Lagunes RAMADAS, CHARCOTA, HONDA, HEDIONDA, sanctuaires de 3 variétés de flamants roses et toutes d'une couleur différente. Plus tard nous longeons la chaîne volcanique qui sépare la Bolivie du Chili. La route est jalonnée de volcans, certains en activité tel que le volcan Ollague (5900m). Nous traversons le petit salar de Chiguana, au pied du volcan Tomasamil (5900 m alt.). Continuation pour l'immense salar de Uyuni (véritable banquise de sel situé à 3650 ms d'altitude), reste d'une mer intérieure datant du quaternaire. Le plus grand Salar du monde avec prés de 12.106 Km2 et la plus grande réserve de lithium du monde, plein nord, offrant des vues uniques et magnifiques sur le volcan du Tunupa (5400 ms). Magnifique coucher de soleil sur le salar, l'un des plus beaux moment d e votre voyage. Installation en hostal en bordure du salar d'Uyuni dans le hameau de Jijija Raid 4x4 8h Repas BLD Hostal Jijija (Ch double) Guide/Chauf. hispanophone parlant anglais Jour 6: TREKKING VOLCAN TUNUPA 4727 ms - SALAR D`UYUNI ÌLE DE INCA HUASI - COLCHANE - UYUNI · 3650 m Après le petit déjeuner nous visiterons le centre archéologique des Chullpares (édifices funéraires, momies) de Coquesa et ces alentours. Nous partirons avec un guide local pour monter le Tunupa jusqu'au troisième Belvédère (4727 ms) d'où nous aurons une vue panoramique sur le Salar d'Uyuni et la région des volcans . À la descente nous passerons par les bofedales (pâturage Altiplanique humide) et pourrons observer, dans les accumulations d'eaux aux bords du salar. Dans l'après-midi grande traversée du salar plein Ouest. Passage par l'île de Inca Huasi ou Isla pescado (nombreux cactus géant sur cette étrange île volcanique) d'origine volcanique. Continuez par " los ojos del salar " où l'on peut observer la géologie du Salar. Plus loin nous arrivons sur la bordure du salar et le site d'extraction de sel de Colchani, Nous rejoignons ensuite Uyuni et notre hôtel de sel "Casa andina". Raid 4x4 4h Repas BL 5h; +850/-850 ms Hôtel Casa Andina de sel 3* (Ch double) Guide Trek hispanophone Jour 7 : 4X4 UYUNI - TUPIZA DÈCOUVERTE DES CANYONS · 2950 m Après le petit déjeuner route plein sud. Passage par le cimetière des trains abandonnés à Uyuni avant de poursuivre pour la ville minière d Atocha. On est au cœur des montagnes colorées du Sud bolivien. Arrivée dans le village de Tupiza, aux couleurs chaudes , faits d'ocres et de formations spectaculaires, la région évoque l'atmosphère de far- West. Installation á l hôtel. Dans la fin d'après-midi vous partez dans les canyons multicolores, faits d'ocres et de formations spectaculaires, la région évoque l'atmosphère de far- West. Les couleurs de ses paysages sont accentuées par les profondeurs des eaux et par les masses ocres, oranges et brunes foncés des sommets environnants. Nous traversons dans un premier temps le canyon del Duende, la Valle de los Machos (la vallée des mâles), ainsi appelée car les formations rocheuses ont une forme qui pointe vers le ciel. Montée jusqu à la porte du diable et le canyon de l Inca. Retour à Tupiza Raid 4x4 5h Repas BL hôtel Mitru 3* (Ch double) Guide/Chauf. hispanophone parlant anglais Jour 8: 4x4 TUPIZA - PALALA - CIUDAD ITALIA - GUADALUPPE · · 3650 ms Poursuite matinal de notre périple en 4x4 sur des pistes peu empruntées au milieu de paysages spectaculaires. Montée par la Quebrada de Palala et le sillar, canyons colorés aux formes érodées sur les hauteurs de Tupiza, puis nous rejoignons les crêtes qui offre une vue imprenable sur la région du Nord Lipez et les paysages désertiques avec pour toile de fond les hauts volcans andins. Descente dans une vallée avant le passage d'un col puis descendre jusqu'au village de Guadaluppe bordé par un canyon d'eau turquoise. des couleurs accentué par les nuances de d`ocres et de gris. Poursuite pour le site de Ciudad Italia Ce site impressionnant aux formes de forteresse rocheuses est dominé par les hauts sommets volcaniques de la cordillère du Lipez et vous invite à la contemplation. Tout ici rappelle les premiers âges de la Terre.. Retour dans le village de Guadalupe en fin d'après--midi. C'est dans ce village perdu que nous nous installerons pour la nuit. Raid 4x4 8h Auberge Guadaluppe (Ch double/bain commun) - Repas BLD Guide/Chauffeur hispanophone parlant anglais Jour 9: 4X4 NORD LIPEZ - LAGUNA CELESTE - AMARILLA QUETENA 4200 ms Cap plein Est longeant la chaîne volcanique qui sépare la Bolivie et l'Argentine. Suivant une piste d'altitude vous pourrez apprécier le paysage lunaire du sud Lipez et les lagunes multicolores " Celeste et Amarilla ". Piste peu empruntée nous serons les seuls dans ce monde minéral. Dans les alentours il n'est pas rare admirer la présence de vigognes, autruches appelées Suri, viscaches. La route est jalonnée de volcans. Depuis las lagunillas en arrière plan s’élève le volcan Uturuncu (6008 ms). Nous descendons ensuite sur une piste en zig zag jusqu'au village de Quetena Chico. Raid 4x4 7h Hostal Quetena (Ch double) Repas BLD Guide/Chauffeur hispanophone parlant anglais Jour 10: ASCENSION VOLCAN UTURUNCU 6008 ms – QUETENA CHICO · 4150 ms compagnie du guide local nous partons tôt le matin en direction du volcan Uturuncu (1heure 30). La piste est spectaculaire sur une ancienne route de mineur. Le véhicule nous emmène jusqu' en bout de piste à 5400 / 5700 ms selon l état de la piste. Les geysers sont le point de départ de notre ascension sur les pentes du volcan Uturuncú. Nous suivons un chemin escarpé jonché de blocs de pierres et de quelques passage d' éboulis jusqu'au sommet situé à 6008 ms, 4h. L'effort en vaut la peine car depuis le sommet vous pourrez apprécier le paysage lunaire du sud Lipez et les lagunes multicolores " Mama Khumu et Corante ". Nous descendons par le même itinéraire et retrouvons le véhicule pour retourner au village de Quetena. Raid 4x4 Repas BLD Hostal Quetena (ch. double) 4/6h, +600/-600 ms Guide trek hispanophone Jour 11: 4X4 QUETENA - GEYSERS SOL DE MAÑANA - LAGUNA VERDE -FRONTIÈRE - CHILI SAN PEDRO D'ATACAMA 2500 ms Départ matinal suivant une piste d'altitude en direction des geysers. Tout proche nous pourrons observer toute l'activité volcanique de ce désert d'altitude: geysers Sol de manana, qui est le plus important groupe de geysers et de sulfates des Andes. Le sol est perforé d'évents d'où jaillissent des jets de vapeur d'eau pouvant atteindre 8 à 10 mètres de hauteur. Geysers, marmites bouillonnantes, bulles soufrées, par un col élevé 4900 ms puis passant par la laguna salada et le désert de Dali jusqu'à la spectaculaire Laguna Verde, véritable joyau andin. Le volcan Llicancabur (5990 ms) et ses reflets sur la lagune sont d'une grande beauté. Dans l'après-midi l`on passe la frontière puis vous descendes en van au Chili jusqu'au village de San Pedro d'Atacama. Installation à l'hôtel et le reste de l'après-midi sera libre. Raid 4x4 5h, Van 1h30 BL Hôtel Dunas 3*(Ch double) Guide/chauffeur hispanophone parlant anglais Jour 12: AEROPORT DE CALAMA · 2500 ms
Je souhaite un (ou plusieurs) avis sur l'agence Alaya (elle ne fait pas beaucoup parler d'elle pour le circuit de 12 jours suivants. Nous avons demandé un bon équilibre treks et découverte. Les contacts avec l'agence sont très bien, le prix me paraît raisonnable mais si un forumeur à des infos sur le sérieux de l'agence et/ou le circuit, je suis preneur :
Jour 1: AEROPORT DE CALAMA -SAN PEDRO D`ATACAMA 2500 ms Réception á l'aéroport de Calama par votre chauffeur selon votre vol Transfert sur ciel azuré pour le charmant village de San Pedro d'Atacama (110 km, 1h30) . Installation á l'hôtel situé au cœur du village de San Pedro d`Atacama. Le reste de la journée sera libre. van– 1h30 Hôtel Dunas 3*(Ch double) Chauffeur hispanophone Jour 2: SALAR D'ATACAMA - OASIS TOCONAO - LAGUNES ALTIPLANIQUES MISCANTI ET MINIQUES - SAN PEDRO · 2500 ms Journée consacrée à la découverte du salar d'Atacama et des lagunes Altiplaniques. Tout au long de ce périple nous observons une faune andine abondante : Nandous (autruche), vigognes, flamants roses et échassiers, viscaches. Au- delà du désert s'étalent des dépressions qui retiennent l'eau descendue des volcans : les couleurs saturés des Lagunes Altiplaniques multicolores sont accentués par la profondeur des eaux et par les masses ocres, oranges et brunes-foncés des sommets environnants. Découverte des lagunes Miscanti et Miñiques, situées à 138 km de San Pedro de Atacama à une altitude de 4.300 mètres. Plusieurs haltes sont prévues durant le trajet notamment la découverte de l'oasis de Toconao et le village précolombien de Socaire. Le spectacle est grandiose avec les couleurs colorées des lagunes au bleu intense et les volcans imposants en plein coeur du parc national Flamencos. Poursuite dans l'après-midi pour le salar d'Atacama et la laguna Chaxa avant de retourner à San Pedro. Van 8h Hôtel Dunas 3* (Ch double) Repas BL Guide anglophone Jour 3 MACHUCA – TREK RIO GRANDE- SAN PEDRO D’ATACAMA. 2500 ms Nous partons pour la vallée de Machuca a 4000 mètres d’altitude. Ce village traditionnel perdu dans la montagne. C’est aussi le point de départ de notre marche a l’intérieur et sur les hauteurs d’impressionnants canyons peuples de cactus géants dans la cordillère Domeyko. En chemin, nous rencontrons quelques lamas, plusieurs espèces d’oiseaux et viscaches. A mi-chemin arrêt dans un village fantôme pour le déjeuner construit en pierre volcanique, torchis, bois de cactus et paille. Poursuite de notre marches a travers plusieurs champs agricoles des habitants du rio grande (3200 mètres d’altitude). Les plantations et animaux occupent les deux rives de la rivière. Nous entrerons ensuite dans le centre du village, pour nous reposer a l’ombre du patio de l’église andine de rio grande. Retour sur san Pedro. Van 6h Repas BL Hôtel Dunas 3*(Ch double) Trek 5/6h; Guide anglophone Jour 4 SAN PEDRO D'ATACAMA - FRONTIÈRE BOLIVIE - LAGUNA VERDE - DÉSERT DALI - EAUX THERMALES - LAGUNA COLORADA - SILOLI · 4280 m Route en van jusqu'à la frontière Hito Cajón proche du village de San Pedro. Montée sur une piste en Zig- zag jusqu la lagune verte (+ de 2000 ms de montée, 35 km), au pied des volcans Juriques et Licancabur (5960 m alt.).Rencontre avec notre équipe Bolivienne et route sur des pistes en 4x4 longeant la laguna blanca. Au détour d'un virage la spectaculaire laguna Verde. Balade autours de la lagune pour apprécier à sa juste valeur ce lieu unique, de couleur émeraude. Nous poursuivons ensuite pour le désert de Dali (qui rappellent l'un des tableaux du maître) et ses paysages féeriques du Lipez. Continuation pour la laguna Chalviri et ses baignoires d'eaux chaudes (Thermes de Polque) dans lesquelles, on peut se baigner . Spectacle inoubliable en contrebas lorsque l'on découvre la Lagune multicolore "Colorée", réserve de flamants roses et oies sauvages. Celle-ci tient son intense coloration rouge-brique de la présence de millions de crustacés microscopiques. Balade autour de la lagune avant de poursuivre en contrebas pour rejoindre l'Ecolodge Tayka du désert. Van frontière 1h30 Raid 4x4 5h Repas BLD Ecolodge Tayka du désert (Ch quadruple) Guide anglophone Jour 5: 4X4 ROUTE DES JOYAUX - PARC NATIONAL- AVAROA LAGUNES DU LIPEZ- OLLAGUE - SALAR d'UYUNI - JIJIJA (Rive Nord) - 3860 ms On se dirige plein Nord sur une piste d'altitude dans un cocktail de paysages surréalistes. L'un des itinéraires le plus beau des Andes sur "la Route des Joyaux" (désert de Siloli, arbre de pierre..) avec ses nombreuses lagunes multicolores. Lagunes RAMADAS, CHARCOTA, HONDA, HEDIONDA, sanctuaires de 3 variétés de flamants roses et toutes d'une couleur différente. Plus tard nous longeons la chaîne volcanique qui sépare la Bolivie du Chili. La route est jalonnée de volcans, certains en activité tel que le volcan Ollague (5900m). Nous traversons le petit salar de Chiguana, au pied du volcan Tomasamil (5900 m alt.). Continuation pour l'immense salar de Uyuni (véritable banquise de sel situé à 3650 ms d'altitude), reste d'une mer intérieure datant du quaternaire. Le plus grand Salar du monde avec prés de 12.106 Km2 et la plus grande réserve de lithium du monde, plein nord, offrant des vues uniques et magnifiques sur le volcan du Tunupa (5400 ms). Magnifique coucher de soleil sur le salar, l'un des plus beaux moment d e votre voyage. Installation en hostal en bordure du salar d'Uyuni dans le hameau de Jijija Raid 4x4 8h Repas BLD Hostal Jijija (Ch double) Guide/Chauf. hispanophone parlant anglais Jour 6: TREKKING VOLCAN TUNUPA 4727 ms - SALAR D`UYUNI ÌLE DE INCA HUASI - COLCHANE - UYUNI · 3650 m Après le petit déjeuner nous visiterons le centre archéologique des Chullpares (édifices funéraires, momies) de Coquesa et ces alentours. Nous partirons avec un guide local pour monter le Tunupa jusqu'au troisième Belvédère (4727 ms) d'où nous aurons une vue panoramique sur le Salar d'Uyuni et la région des volcans . À la descente nous passerons par les bofedales (pâturage Altiplanique humide) et pourrons observer, dans les accumulations d'eaux aux bords du salar. Dans l'après-midi grande traversée du salar plein Ouest. Passage par l'île de Inca Huasi ou Isla pescado (nombreux cactus géant sur cette étrange île volcanique) d'origine volcanique. Continuez par " los ojos del salar " où l'on peut observer la géologie du Salar. Plus loin nous arrivons sur la bordure du salar et le site d'extraction de sel de Colchani, Nous rejoignons ensuite Uyuni et notre hôtel de sel "Casa andina". Raid 4x4 4h Repas BL 5h; +850/-850 ms Hôtel Casa Andina de sel 3* (Ch double) Guide Trek hispanophone Jour 7 : 4X4 UYUNI - TUPIZA DÈCOUVERTE DES CANYONS · 2950 m Après le petit déjeuner route plein sud. Passage par le cimetière des trains abandonnés à Uyuni avant de poursuivre pour la ville minière d Atocha. On est au cœur des montagnes colorées du Sud bolivien. Arrivée dans le village de Tupiza, aux couleurs chaudes , faits d'ocres et de formations spectaculaires, la région évoque l'atmosphère de far- West. Installation á l hôtel. Dans la fin d'après-midi vous partez dans les canyons multicolores, faits d'ocres et de formations spectaculaires, la région évoque l'atmosphère de far- West. Les couleurs de ses paysages sont accentuées par les profondeurs des eaux et par les masses ocres, oranges et brunes foncés des sommets environnants. Nous traversons dans un premier temps le canyon del Duende, la Valle de los Machos (la vallée des mâles), ainsi appelée car les formations rocheuses ont une forme qui pointe vers le ciel. Montée jusqu à la porte du diable et le canyon de l Inca. Retour à Tupiza Raid 4x4 5h Repas BL hôtel Mitru 3* (Ch double) Guide/Chauf. hispanophone parlant anglais Jour 8: 4x4 TUPIZA - PALALA - CIUDAD ITALIA - GUADALUPPE · · 3650 ms Poursuite matinal de notre périple en 4x4 sur des pistes peu empruntées au milieu de paysages spectaculaires. Montée par la Quebrada de Palala et le sillar, canyons colorés aux formes érodées sur les hauteurs de Tupiza, puis nous rejoignons les crêtes qui offre une vue imprenable sur la région du Nord Lipez et les paysages désertiques avec pour toile de fond les hauts volcans andins. Descente dans une vallée avant le passage d'un col puis descendre jusqu'au village de Guadaluppe bordé par un canyon d'eau turquoise. des couleurs accentué par les nuances de d`ocres et de gris. Poursuite pour le site de Ciudad Italia Ce site impressionnant aux formes de forteresse rocheuses est dominé par les hauts sommets volcaniques de la cordillère du Lipez et vous invite à la contemplation. Tout ici rappelle les premiers âges de la Terre.. Retour dans le village de Guadalupe en fin d'après--midi. C'est dans ce village perdu que nous nous installerons pour la nuit. Raid 4x4 8h Auberge Guadaluppe (Ch double/bain commun) - Repas BLD Guide/Chauffeur hispanophone parlant anglais Jour 9: 4X4 NORD LIPEZ - LAGUNA CELESTE - AMARILLA QUETENA 4200 ms Cap plein Est longeant la chaîne volcanique qui sépare la Bolivie et l'Argentine. Suivant une piste d'altitude vous pourrez apprécier le paysage lunaire du sud Lipez et les lagunes multicolores " Celeste et Amarilla ". Piste peu empruntée nous serons les seuls dans ce monde minéral. Dans les alentours il n'est pas rare admirer la présence de vigognes, autruches appelées Suri, viscaches. La route est jalonnée de volcans. Depuis las lagunillas en arrière plan s’élève le volcan Uturuncu (6008 ms). Nous descendons ensuite sur une piste en zig zag jusqu'au village de Quetena Chico. Raid 4x4 7h Hostal Quetena (Ch double) Repas BLD Guide/Chauffeur hispanophone parlant anglais Jour 10: ASCENSION VOLCAN UTURUNCU 6008 ms – QUETENA CHICO · 4150 ms compagnie du guide local nous partons tôt le matin en direction du volcan Uturuncu (1heure 30). La piste est spectaculaire sur une ancienne route de mineur. Le véhicule nous emmène jusqu' en bout de piste à 5400 / 5700 ms selon l état de la piste. Les geysers sont le point de départ de notre ascension sur les pentes du volcan Uturuncú. Nous suivons un chemin escarpé jonché de blocs de pierres et de quelques passage d' éboulis jusqu'au sommet situé à 6008 ms, 4h. L'effort en vaut la peine car depuis le sommet vous pourrez apprécier le paysage lunaire du sud Lipez et les lagunes multicolores " Mama Khumu et Corante ". Nous descendons par le même itinéraire et retrouvons le véhicule pour retourner au village de Quetena. Raid 4x4 Repas BLD Hostal Quetena (ch. double) 4/6h, +600/-600 ms Guide trek hispanophone Jour 11: 4X4 QUETENA - GEYSERS SOL DE MAÑANA - LAGUNA VERDE -FRONTIÈRE - CHILI SAN PEDRO D'ATACAMA 2500 ms Départ matinal suivant une piste d'altitude en direction des geysers. Tout proche nous pourrons observer toute l'activité volcanique de ce désert d'altitude: geysers Sol de manana, qui est le plus important groupe de geysers et de sulfates des Andes. Le sol est perforé d'évents d'où jaillissent des jets de vapeur d'eau pouvant atteindre 8 à 10 mètres de hauteur. Geysers, marmites bouillonnantes, bulles soufrées, par un col élevé 4900 ms puis passant par la laguna salada et le désert de Dali jusqu'à la spectaculaire Laguna Verde, véritable joyau andin. Le volcan Llicancabur (5990 ms) et ses reflets sur la lagune sont d'une grande beauté. Dans l'après-midi l`on passe la frontière puis vous descendes en van au Chili jusqu'au village de San Pedro d'Atacama. Installation à l'hôtel et le reste de l'après-midi sera libre. Raid 4x4 5h, Van 1h30 BL Hôtel Dunas 3*(Ch double) Guide/chauffeur hispanophone parlant anglais Jour 12: AEROPORT DE CALAMA · 2500 ms
Patagonie et sud du Chili, février - mars 2019
1ère partie : de Santiago et Valparaiso à la Patagonie chilienne et argentine - Février 2019
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :
09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre
10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur
11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque
12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco
13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine
14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate
16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno
17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy
18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol
22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral
24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera
25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho
26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
Nord ou sud de la Patagonie chilienne?
Bonjour,
Nous partons au Chili du 19 avril au 4 mai et souhaitons visiter la Patagonie avec 14 jours plein sur place. On est train de finaliser la location de voiture. Nous hésitons entre :
- la Patagonie du Nord (carretera austral de Puerto Montt à Villa O'Higgins), sachant que le problème se pose alors d'où rendre la voiture (4*4 impératif, le confirmez-vous ?) : pas possible à Villa O'Higgins, on pensait la rendre à une ville avant, par exemple Cochrane ou Coyhaique, mais on n'a pas trouvé d'agence proposant ce type de rendu en ayant pris la voiture à Puerto Montt. Ce que nous avons trouvé est une location de 4*4 de Puerto Varas à Punta Arenas. Est-ce trop ambitieux en 14 jours ? On souhaite voir du pays bien sûr, mais aussi s'arrêter en chemin pour visiter les parcs nationaux, randonner...et ne pas faire que de la route même si celle-ci est en soi un voyage.
- la Patagonie du Sud, en prenant une voiture à Punta Arenas et en la rendant au même endroit. Un van est-il suffisant, ou un 4 * 4 est-il également recommandé ? Nous pensons alors rayonner dans le sud (sans passer en Argentine car on a entendu que les prix étaient vraiment très chers, et il y a sans doute matière à s'occuper du coté chilien) : remonter jusqu'à Torres del paine, descendre jusqu'à Puerto Williams. Y a-t-il bien matière à passer 14 jours du côté chilien du sud de la Patagonie ? Est-ce la peine d'aller à l'île Magdalena, puisque les manchots seront certainement partis à cette période ? Y a-t-il une autre faune à voir ? Que nous conseillez-vous de visiter en 14 jours dans cette région ? Est-ce possible d'aller au cap horn, ou vraiment trop compliqué ?
Voilà, nous hésitons entre les deux régions, sachant que l'on aime la nature, les grands espaces, la randonnée, que l'on n'a pas peur de rouler beaucoup avec un 4 * 4 (sans faire que de la route non plus), de faire du camping sauvage, sans trop de confort. Ne fera-t-il pas trop froid à cette période de l'année pour dormir dans sa voiture ? L'option Puerto Varas--> Punta Arenas aurait le mérite de nous permettre de parcourir la carretera austral qui nous attire beaucoup, sans rater le Torres del paine qui semble incontournable, mais on pense que c'est très ambitieux comme trajet, peut-être trop.
Merci d'avance de vos conseils éclairés !
Béa
Nous partons au Chili du 19 avril au 4 mai et souhaitons visiter la Patagonie avec 14 jours plein sur place. On est train de finaliser la location de voiture. Nous hésitons entre :
- la Patagonie du Nord (carretera austral de Puerto Montt à Villa O'Higgins), sachant que le problème se pose alors d'où rendre la voiture (4*4 impératif, le confirmez-vous ?) : pas possible à Villa O'Higgins, on pensait la rendre à une ville avant, par exemple Cochrane ou Coyhaique, mais on n'a pas trouvé d'agence proposant ce type de rendu en ayant pris la voiture à Puerto Montt. Ce que nous avons trouvé est une location de 4*4 de Puerto Varas à Punta Arenas. Est-ce trop ambitieux en 14 jours ? On souhaite voir du pays bien sûr, mais aussi s'arrêter en chemin pour visiter les parcs nationaux, randonner...et ne pas faire que de la route même si celle-ci est en soi un voyage.
- la Patagonie du Sud, en prenant une voiture à Punta Arenas et en la rendant au même endroit. Un van est-il suffisant, ou un 4 * 4 est-il également recommandé ? Nous pensons alors rayonner dans le sud (sans passer en Argentine car on a entendu que les prix étaient vraiment très chers, et il y a sans doute matière à s'occuper du coté chilien) : remonter jusqu'à Torres del paine, descendre jusqu'à Puerto Williams. Y a-t-il bien matière à passer 14 jours du côté chilien du sud de la Patagonie ? Est-ce la peine d'aller à l'île Magdalena, puisque les manchots seront certainement partis à cette période ? Y a-t-il une autre faune à voir ? Que nous conseillez-vous de visiter en 14 jours dans cette région ? Est-ce possible d'aller au cap horn, ou vraiment trop compliqué ?
Voilà, nous hésitons entre les deux régions, sachant que l'on aime la nature, les grands espaces, la randonnée, que l'on n'a pas peur de rouler beaucoup avec un 4 * 4 (sans faire que de la route non plus), de faire du camping sauvage, sans trop de confort. Ne fera-t-il pas trop froid à cette période de l'année pour dormir dans sa voiture ? L'option Puerto Varas--> Punta Arenas aurait le mérite de nous permettre de parcourir la carretera austral qui nous attire beaucoup, sans rater le Torres del paine qui semble incontournable, mais on pense que c'est très ambitieux comme trajet, peut-être trop.
Merci d'avance de vos conseils éclairés !
Béa
Les aventures de Marco et Denito au pays de Bernardo et Arturo
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001)
Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc…
Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non!
À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles.
Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica.
N = nuitée
Première boucle
Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P.
Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu…
Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non?
Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple.
Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables.
Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le départ, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P.
Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts?
Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger!
Fermeture de la parenthèse.
Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu…
Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation.
Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m).
Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable…
Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa.
L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc…
D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon.
Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité.
Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo.
Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus.
Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre!
En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose…
La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
Patagonie: via Buenos Aires ou Santiago pour l'argent?
Bonjour,
Quelle est la meilleure "stratégie" concernant le change pour un voyage d'un mois en Patagonie argentine et chilienne ? Autrement dit, vaut-il mieux faire : - Paris / Buenos Aires et changer des EUR en ARS à la Banco Nacion à BA ? ou - Paris / Santiago et changer des EUR en CLP à Santiago ?
Sachant que j'aurais besoin des 2 devises à un moment donné et qu'il est absolument nécessaire d'avoir pas mal de cash en monnaie locale (les ATM sont peu nombreux, ils sont souvent vides et les retraits sont très limités en montant).
Merci d'avance pour vos réponses.
Quelle est la meilleure "stratégie" concernant le change pour un voyage d'un mois en Patagonie argentine et chilienne ? Autrement dit, vaut-il mieux faire : - Paris / Buenos Aires et changer des EUR en ARS à la Banco Nacion à BA ? ou - Paris / Santiago et changer des EUR en CLP à Santiago ?
Sachant que j'aurais besoin des 2 devises à un moment donné et qu'il est absolument nécessaire d'avoir pas mal de cash en monnaie locale (les ATM sont peu nombreux, ils sont souvent vides et les retraits sont très limités en montant).
Merci d'avance pour vos réponses.
Patagonie Araucanie

Bonjour à tous,
Le carnet en images est disponible en cliquant ici
Bonne lecture! Marie
texte seul :
Ce coin du vaste monde nous tentait depuis longtemps mais je gardais un si mauvais souvenir du voyage en avion effectué il y a une dizaine d’années à destination de Buenos Aires, ainsi que des interminables passages de douane entre Chili et Argentine, qu’il a fallu que Fred insiste un peu (beaucoup) pour me décider. Il a bien fait ! Nous avons fait un superbe voyage, bien au-delà de mes espérances ! PREPARATIFS Décidée à voyager à notre propre rythme, sans être tributaire de check-in/out, heures de repas, attentes diverses et variées, nuisances sonores, je choisissai comme souvent d’être totalement autonome pour nous déplacer, manger et dormir. Compte-tenu des aléas climatiques (40èmes rugissants, Chili pluvieux, Argentine désertique, pour schématiser) j’écartai l’option voiture + tente au profit de la location d’un camper 4X4. Après recherches, je retenai finalement Holiday Rent RV, qui proposait un 4X4 simple cabine avec cellule aménagée, au départ de Punta Arenas avec retour à Santiago (les distances sont énormes donc en 3 semaines mieux vaut éviter une boucle), à nos dates. Tout ça pour un prix exorbitant, mais on ne vit qu’une fois, la fiabilité du véhicule est essentielle à la sérénité du voyage et l’entreprise avait l’air sérieuse. C’est donc en juin que j’ai réservé : -le camper, inclus 300 km/j et les papiers pour les passages de frontière car pour aller de Punta Arenas à Santiago, il faut passer en Argentine, à moins de prendre des ferries, à réserver à l’avance (option non retenue pour rester libres de notre rythme) -les vols Luxembourg-Paris-Santiago avec Air France, en croisant les doigts pour passer entre 2 grèves, -le vol Santiago-Punta Arenas avec Sky, une low cost qui fait des vols intérieurs au Chili, -un Air b and B pour les 2 premières nuits à Punta Arenas, -une voiture chez Hertz prise à l’aéroport de Punta Arenas à notre arrivée et rendue le lendemain en ville (située à 20 km de l’aéroport). J’ai ensuite préparé les détails du voyage, avec - une carte Michelin Chili Argentine au 1/2000000, -les cartes Compass Mapa Turistico Chiletur Copec au 1/400000 N° 5, 6, 7 et 8, -les guides Lonely Planet Chili et Argentine, -le guide Cicerone Trekking in Torres del Paine -Maps.me, Windymaps, Wikiloc et Google Earth -enfin la lecture de nombreux carnets de voyage, en particulier sur voyage forum (merci aux auteurs !) -j’ai trouvé les sites internet des parcs nationaux chiliens et argentins assez peu informatifs avec surtout des liens commerciaux …Il m’a été impossible de réserver les campings gérés par la CONAF (l’organisme public qui gère les parcs) dans le Parc Torres del Paine, car ma carte Visa ne passait pas. J’ai appris 1 mois avant le départ (donc trop tard car tout était pris) que la Mastercard fonctionnerait… -A El Chalten, côté argentin, pour camper dans le parc National des Glaciers, la réservation n’est pas nécessaire donc j’ai prévu si la météo le permet d’y faire un trek de quelques jours donc on a pris notre matériel de bivouac. -carte Revolut achetée juste avant le départ (pour éviter les frais exorbitants de retrait aux ATM en Argentine) : gros bug pas encore résolu donc inutilisable. J’ai donc pris du cash à échanger contre des pesos argentins. Au Chili, retrait en ATM comme d’habitude. De Luxembourg à Punta Arenas 01 et 02/12/18 Sam 01/12/18 Décollage du Luxembourg à 16h00, puis redécollage de Paris à 23H40 et arrivée à Santiago le lendemain à 10h00. Fred a bien dormi, moi quasiment pas (trop de bons films !) On a aperçu les Andes et leurs belles couleurs chaudes qu’on aime tant ! Dimanche 02/12/18 On récupère les bagages (ouf ! c’est toujours une appréhension), on retire des pesos chiliens, on mange un bout et on redécolle à 15h00 vers Punta Arenas via une escale de 30 mn à Puerto Montt. Superbe vol le long de la chaîne des volcans : je me réjouis d’avoir choisi de visiter l’Araucanie après la Patagonie. A posteriori, je pense pouvoir identifier en bas de l’image la ville de Pucon, sa péninsule et le volcan Villarica (2840 m) et plus loin le volcan Quetrupillan (2382 m) et au fond en Argentine le volcan Lanin (3747m) Ici de droite à gauche les volcans Osorno (2652 m), Tronador (sur la frontière 3491m) et Puntiagudo (2493 m) et le Lago Llanquihue Courte escale de 30 mn à Puerto Montt pour débarquer / embarquer des passagers. Puis nous entrons dans les nuages et je m’endors jusqu’à Punta Arenas où nous atterrissons sous la pluie à 19h40 comme prévu. Récupération des bagages puis de la voiture chez Hertz. Bonne surprise, nous sommes surclassés faute de disponibilité de la petite citadine réservée : après explications détaillées sur la voiture, le cric, etc. (1ère fois que ça nous arrive !) nous embarquons à bord d’un rutilant pick up Toyota Hilux quasi neuf ! Cool ! J’ai repéré pour demain une piste dont je ne connais pas l’état dans un coin qui m’a l’air superbe : nous sommes parés ! Encore quelques km jusqu’à notre Air b and B réservé pour 2 jours. https://www.airbnb.fr/rooms/12978706?euid=e9d9d048-3930-9b28-f275-f7af641a78f8&guests=1&adults=1 La propriétaire semblait ne nous attendre que demain mais pas de problème le studio est prêt et douillet. Nous faisons encore qq achats pour grignoter ce soir et demain matin et hop au lit après 36h de voyage…
Seno de Skyring à l’ouest de Rio Verde. Lundi 03/12/18 Le camper n’est disponible qu’à partir de demain : nous avons donc toute la journée pour récupérer du voyage et faire un gros ravitaillement. Mais si le destin nous a offert ce joli pick up, il faut en profiter, d’autant que la météo devrait s’améliorer en milieu de journée. On commence donc par la corvée courses et achat de gaz pour le trek (trouvé dans un magasin ourdoor en ville), sous la pluie et les bourrasques, et nous filons ensuite vers cette piste repérée sur Google Earth. https://goo.gl/maps/wfmBrVcNCUz Le goudron cesse en quittant la Ruta 9 mais la piste est bonne. Le vent souffle fort et ça se dégage peu à peu. Caracara indifférent aux bourrasques. Notre premier guanaco ! Voilà le petit ferry près de Rio Verde qui mène à la Isla Riesco. Premiers condors, on n’en revient pas ! Il doit y avoir une carcasse dans le coin… Florilège d’oies, cygnes et autres canards… Tiens un probable élevage de saumon (Cermaq) Petit arrêt à une cascade lieu de dévotion à la Virgencita de Montserrat. Le paysage est magnifique et grandiose, ça souffle fort sur le détroit, peu profond et la mer est courte et hachée. Quelques fermes ponctuent la piste, très belle jusqu’au pont sur le Rio Perez. Elle continue un peu au-delà mais s’éloigne de la côte et perd de son intérêt. Demi-tour donc pour refaire avec plaisir cette très belle piste, nous sommes mieux éclairés : ces flamants roses nous avaient échappés. Je n’en reviens pas de la quantité et de la diversité d’oiseaux vus en une après-midi, dès le 1er jour de notre voyage. Et voilà aussi des nandous ! Nous rendons la voiture à l‘agence Hertz de Punta Arenas downtown, bien sale et en ayant un peu dépassé le forfait kilométrique (250 km), sans surcoût. Retour en taxi (il y en a partout en ville et c’est très bon marché) à notre douillet studio et gros dodo ! En route pour Torres del Paine J1 Mardi 04/12/18 Check météo grâce au WIFI avant de partir : moyen et variable…tous les espoirs sont donc permis ! Le taxi dépêché par le loueur est en avance au RDV et à 7h45 pétantes, il nous emmène au dépôt de HolidayRent RV, à 40 km au sud de Punta Arenas. Notre chauffeur roule avec un œil sur la route (déserte en cette heure matinale) et l’autre sur l’océan. Son œil de lynx a aperçu des souffles de baleines, que nous apercevrons en effet à plusieurs reprises, de très loin. Il nous explique que les bateaux au loin sont japonais avec à bord des « esclaves » d’origine asiatique (philippins ou indonésiens si on a bien compris) et visiblement ils ne sont pas très populaires dans le détroit de Magellan ! Timo nous accueille et nous présente le camper : le porteur est un Nissan Navarra NV300 simple cabine avec seulement 5000 km au compteur (correspondant sans doute au voyage aller depuis Santiago), de bons gros pneus tout terrain, 2 roues de secours et une sangle et quelques outils (pas de compresseur) La cellule n’est pas neuve mais fonctionnelle et en très bon état. L’espace intérieur est confortable avec pas mal de rangements, cuisine, douche, toilettes, chauffage, eau chaude, table et lit permanent. Nous sommes ravis ! Nous prenons le temps de ranger la bouffe et nos affaires et c’est parti ! Encore des flamants roses le long de la Ruta 9, et plus loin des ibis près de cette maisonnette entourée de sa forêt « moussue » On mange au bord de la mer à Puerto Natales (trop tôt, les resto sont encore fermés) et on continue vers Puerto Prat, joli coin tranquille ! Piste pénible en travaux (apparemment très prolongés) jusqu’au sud du parc Torres del Paine. Le paysage devient magnifique et en plus il n’y a quasiment que nous sur cette route. Où sont les foules annoncées dans les guides et blogs de voyage ? Très bonne surprise ! A l’extrémité nord du Lago Torro, nous arrivons dans une ample vallée et prenons nos tickets à l’entrée de Rio Serrano (de mémoire 20 ou 30 €/pers pour 3 jours voire plus tant qu’on ne sort pas du parc) La ranger nous indique les endroits autorisés pour dormir en van, camper ou camping car (en dehors des campings donc sans payer en plus. En fait les endroits avec toilettes publiques soit Serrano Entrance, Laguna Amarga entrance, Sarmiento Entrance, Pudeto au départ du catamaran et Grey Ranger station ) mais n’a pas d’info sur la Laguna Azul où j’ai envie d’aller ce soir. Il n’est pas possible de vidanger dans le parc. Nous longeons la rivière Paine puis le fameux Lago Pehoe d’un bleu hypnotique. Belles rafales ! Grain sur les Cuernos (2600 m), montagnes emblématiques du parc faites de roches sédimentaires, noires à leur base et au sommet et granitiques à mi-hauteur. Le temps change à toute vitesse et ça s’améliore. On en profite pour faire une petite rando ! A qq minutes du parking point de départ de la rando vers le Mirador Cuernos, toute une troupe de guanacos peu farouches ! On passe près de la cascade Salto Grande. Belle forêt d’arbres morts dont le bois a été blanchi par les éléments, un peu comme du bois flotté. La balade n’est pas très longue mais très belle et variée. On en prend plein les yeux grâce à une belle éclaircie ! Au retour, les guanacos sont toujours là… On reprend le camper dans une superbe lumière pour filer vers l’est. Arrêt au Mirador Nordenskjöld où se dévoilent les Torres (2850m), autres célébrités du parc. La lumière rasante souligne joliment les reliefs. Le Rio Paine serpente dans la plaine. Encore des guanacos, des dizaines ! Avec cette lumière de fin de journée, cette partie du parc, très peu fréquentée nous enchante. Remarquez cette jolie silhouette de guanaco au 1er plan : ces animaux aiment les crêtes pour mieux surveiller leur environnement et voir arriver le puma (qu’on ne verra pas !) Le ranger de la Laguna Azul nous accueille et après avoir un peu hésité, accepte quand nous lui expliquons que nous avons des toilettes à bord, de nous laisser passer la nuit au bord de la Laguna Azul. Le camping (superbe) est fermé (pour une raison que j’ignore) et nous sommes seuls. Quel luxe !
Mercredi 05/12/18 Torres del Paine J2 Nuit très calme car le vent est tombé quand le soleil s’est couché (observation qu’on renouvellera souvent) Pas encore recalée à l‘heure chilienne, je me réveille avant l’aube : il fait grand beau ! Petite rando matinale le long de la Laguna Azul pour assister à l’arrivée des premiers rayons sur les Torres. C’est superbe mais bref. La lumière blanchit très vite ! On reprend la route vers l’ouest du parc, soleil dans le dos (comme hier soir !), seuls (il est encore tôt) et on en prend encore une fois plein les yeux ! Réflexion… Méandres… Glaciers… Les Cuernos encore… Salto Grande Les lupins sont à leur apogée ! La piste vers Grey Ranger Station est le domaine des lièvres qui détalent dans tous les sens, sans trop se presser d’ailleurs… Vers 9h on démarre la rando vers le Mirador Grey, situé au bout d’une étrange presqu’île. Quelques icebergs échappés du glacier Grey ont dérivé jusqu’ici. Voilà les passagers qui vont embarquer sur le catamaran pour aller voir ce glacier de plus près. L’accès de l’ancien embarcadère est sous un éboulis de roche et il faut désormais marcher un peu jusqu’à trouver un endroit assez profond pour le bateau. Les notros sont en fleurs ! Un glacier est passé par là, à en juger par l’état de ce rocher…. Très jolie balade, d’un excellent rapport effort/intérêt (comme celle d’hier au Mirador Cuernos) Une petite pause puis nous enchaînons avec la rando au Mirador Ferrier dont parle JF dans son blog et dont les photos m’ont fait envie, en dépit de la dénivelée. J’ai agonisé dans la montée (trop chaud et pas assez d’eau, ciel devenant laiteux) et ai fait demi-tour aux 2/3. Fred a poursuivi jusqu’en haut et m’a gentiment assuré qu’il n’avait pas vu grand-chose de plus que moi…. Déjeuner et sieste puis on reprend la route vers l’est du parc alors que le temps se couvre. J’avais prévu 4 jours dans ce parc, histoire d’avoir une chance d’apercevoir les sommets : nous avons eu la chance d’avoir de suite du beau temps, aussi décidons-nous puisque la météo se gâte d’aller chercher le soleil ailleurs. Nous sortons du parc et nous posons pour la nuit à l’extrémité est de la Laguna Amarga, avec la vue sur les Torres désormais ennuagées. Jeudi 06/12 vers El Calafate et le Glacier Perito Moreno Nous longeons le très beau Lago Samiento puis passons la frontière dès son ouverture (à 8h) à Cerro Castillo. Très bonne surprise, les choses se sont bien améliorées en 10 ans : douaniers aimables, informatique, 10 mn à chaque poste de douane et c’est plié ! Nous prenons ensuite la Ruta 40, qui devient piste à partir de Tapi Aike. Contrairement à ce qu’indique notre carte, il n’y a pas d’essence à Cerro Castillo mais nous avons sur le toit un bidon de 20l en réserve donc il n’est pas nécessaire de faire le détour par Esperanza, même si nous avons fait notre dernier plein à Puerto Natales. Il semble y avoir de l’essence à Tapi Aike mais notre loueur nous l’a déconseillée. La piste est assez rugueuse et notre rétroviseur droit qui bougeait de plus en plus, saute en marche ! Heureusement il reste suspendu par les fils électriques ce qui lui évite de se fracasser au sol. Inspection du bazar : talon d’Achille de notre camper, la seule pièce bricolée artisanalement a été bâclée. Des rallonges de rétroviseurs ont été fabriquées, avec 3 points de fixation MAIS un seul boulon, de faible diamètre, et un minable écrou sans frein à filer et pas Nilstop. Il était impossible que ce système résiste à plus de quelques heures de piste….pfff… Heureusement c’est le rétro de droite mais nous considérons maintenant d’un œil suspicieux son collègue, à G, nettement plus indispensable. On parvient à remettre le minable petit boulon et on assure le rétro avec un bout de ficelle, conscient de la précarité de notre « réparation » et qu’il nous faudra revisser régulièrement le bazar… Pas grand-monde sur cette piste, à part quelques nandous en goguette. Nous arrivons à El Calafate quelques minutes avant midi et je m’éjecte de la voiture quand nous apercevons un bureau de change tandis que Fred va se garer. Je change 390 € (toute leur fortune je crois car j’avais proposé 400 ) puis nous allons prendre de l’essence (on est sur la réserve depuis 30 km) Déjeuner au bord du Lago Argentino puis on continue vers le glacier Perito Moreno (entrée de mémoire à environ 30 €/personne) On croise une foule de bus et camionnettes qui ramènent leurs passagers sur El Calafate : le site se vide, tant mieux ! A partir de 17h00 on peut se garer au parking du haut, plus proche du glacier et éviter la navette. Le site est très bien aménagé, avec des km de passerelles qui offrent des vues variées sur le front glaciaire (5km de large, 60 m de haut dans sa partie émergée). Il n’y a plus grand monde et carrément personne quand on s’éloigne un peu. Le glacier (30 km de long) vient buter sur la presqu’île où nous sommes car il progresse d’environ 2 m/jour. C’est un des rares glaciers à ne pas reculer et ça ne m’étonne pas car il bénéficie d’un microclimat étonnant. Nous sommes restés 2 demi-journées sur place et il est resté en permanence sous un nuage de précipitations alors qu’il faisait beau partout ailleurs ! Nous restons sur place 2 ou 3h (pas de gros vêlage, quelques craquements) et décidons de dormir à proximité au cas où la météo serait meilleure demain (la dame à l’entrée nous a expliqué que l’on pouvait ré-entrer gratuitement le lendemain si on apportait une preuve qu’on avait dormi au camping le plus proche à Lago Roca ou sinon à demi-tarif). On se trouve finalement un coin plus près juste après avoir franchi le Rio Malo (en allant vers Lago Roca) avec une vue superbe ! A l’est ciel bleu, à l’ouest côté montagnes et glacier : pluie ! Beau ciel de fin de journée ! Vendredi 07/12/18 vers El Chalten Trek J1 Encore un beau lever de soleil ! Privilège du bivouac en pleine nature… Le glacier est toujours sous les nuages donc on laisse tomber et on va faire un tour vers Punta Bandera, point de départ des croisières à la journée sur le Lago Argentino vers d’autres glaciers (Upsala et Spegazzini) Ça souffle ! Arc en ciel sur les montagnes, où se cantonnent les nuages. Ici le vent est si fréquent que toutes les fermes ont planté des rideaux d’arbres protecteurs. Grands espaces pour ces chevaux… Quelques peupliers aussi pour cette jolie maison sur la rive sud du Lago Argentino, que nous contournons par l’est. Joli grain ! Cet iceberg a dérivé sur plus de 100 km avant de s’échouer sur les hauts-fonds de la partie est du lac. Bel arc en ciel au-dessus de cette dune ébouriffée par les rafales. Soudain jaillit sur l’horizon la silhouette caractéristique du Fitz Roy (3375 m) figure emblématique de El Chalten, situé à plus de 100 km. Longue ligne droite de 90 km le long du Lago Viedma, où peinent les cyclistes, obligés de pousser leurs vélos contre le vent. Je repère le glacier de Piedras Blancas que nous irons voir de plus Soudain, au détour d’un virage, le village de El Chalten apparait, au pied du massif. Nous achetons une carte du coin dans une petite librairie (Chalten Trekking Map Fitz Roy-Torre au 1/50000, ne couvre pas le Cerro Huemul, trek sur 4 grosses journées, que j’avais prévu de faire mais je préfère renoncer à cause du vent, très fort et qui doit durer. Pour ce trek il faut de toute façon s’enregistrer auprès des rangers et obtenir leur autorisation) Comme il fait beau, on décide de démarrer dès aujourd’hui mon plan B : un trek plus facile sur 3 jours vers le Campamento de Agostini puis le C. Poincenot puis retour sur El Chalten. Nous laissons le camper au parking situé à l’extrémité nord du village et grimpons sur un joli sentier fleuri. Il fait trop chaud ( !) sans doute environ 25°C…mais le paysage est superbe et le ciel aussi ! Voilà le sommet du Cero Solo avec son glacier suspendu devant lequel se détachent les silhouettes des arbres posés sur la crête. C’est étonnant de voir une telle proximité entre forêts denses et glaciers ! Nous passons ensuite une jolie zone de marais, avec quelques taons et moustiques peu entreprenants (nous n’aurons quasiment pas eu de moustiques au cours de ce voyage) Après 1h30 de marche tranquille, nous arrivons au Mirador Torre où se dévoile une succession de pics chatouillant les nuages : à droite El Chalten (ou Fitz Roy), puis le Cerro Poincenot, l’aiguille Saint Exupéry, et tout à gauche le massif Cerro Solo. Au-delà du Mirador, il n’y a plus grand-monde… Gros plan sur le Glaciar Grande, Qui domine la très belle vallée du Rio Fitz Roy, que nous allons remonter jusqu’à sa source au niveau de la Laguna Torre. Juste avant celle-ci nous bifurquons à G pour aller poser la tente et les sacs au Campamento Poincenot. L’endroit est très abrité sous de vieux arbres. Pas d’aménagement en dehors d’une cahute avec des toilettes sèches. On trouve facilement un coin bien plat (attention aux potentielles chutes de branches car les arbres sont laissés à l’état naturel et plus tous jeunes) L’eau se prend à la rivière, glaciaire donc chargée de limon. Après une pause goûter, on embarque les bouteilles vides au cas où on trouverait de l’eau plus claire et on se remet en route vers le Mirador Maestri, situé à 1h de marche au-dessus de la Laguna Torre. Voilà la Laguna Torre, lovée dans sa moraine glaciaire, avec un minuscule iceberg…Nous ne sommes qu’à 634 m d’altitude ! C’est formidable d’arpenter ces paysages de haute montagne sans l’essoufflement de la marche en altitude ! Il est plus de 16h00 et les gens qui font cette randonnée à la journée sont tous repartis. On n’est pas gênés par la foule sur cet étroit sentier… Ces 3 aiguilles jouent les timides, dans les nuages… Nous voilà tout près du Glaciar Grande, nappé de chocolat en poudre (oui, je suis gourmande !) Le sentier longe une petite forêt, où coule un ruisseau d’eau claire : on en profite pour faire le plein ! Drôle de parasite ? Jolies baies roses qu’on n’osera pas goûter… Furtive apparition du Glaciar Fitz Roy Norte ( ?) Retour au camp pour une soirée tranquille (une vingtaine de tentes très éparpillées à tout casser) Samedi 08/12/18 Trek El Chalten J2 Très bonne nuit, bien qu’un peu chaude ! Qui l’eût dit ? On se lève tôt pour profiter de la belle lumière matinale sur les aiguilles au-dessus de la laguna Torre. C’est superbe ! Difficile de s’arracher à cette contemplation…mais nous avons hâte de découvrir la suite du parcours, d’autant plus qu’il fait encore beau, quelle chance ! On récupère les sacs puis on redescend la belle vallée du Rio Fitz Roy, non sans quelques regards déjà nostalgiques en arrière… J’adore ces forêts d’arbres morts. J’adore ces nuages lenticulaires (je crois que ce sont les ciels qui m’ont le plus enthousiasmée en Patagonie) Après une heure de marche, on tourne à gauche vers la Laguna Hija encore à l’ombre. Nous poursuivons vers le nord et l’énorme paroi du Fitz Roy se dévoile peu à peu. La grande Laguna Madre est au soleil et les petits moutons courent sous les rafales ! Voilà le Fitz Roy (3405 m) et ses vassaux : grandiose ! Le Campamento Poincenot est lui aussi très abrité dans cette belle forêt. Nous y installons la tente, pique - niquons en compagnie d’un chien discret surgi de nulle part, pas du tout affamé, faisons une petite sieste (on a marché une douzaine de km ce matin) avant d’attaquer la rude grimpette vers la Laguna de Los Tres. Heureusement il y a pas mal de vent pour rafraichir un peu l’atmosphère ! Arrivé en haut, le bleu azur de cette lagune entourée de glaciers et de pics granitiques nous coupe le souffle (nan ce ne sont pas les 400 m de dénivelé en 1 km !) Pause contemplative à l’abri du vent derrière un rocher, puis on descend vers la lagune histoire d’échapper un peu à la foule massée au col (on est quand même à 4h30 de marche aller de El Chalten mais cette rando est le MUST du coin) Puis on avise un sentier qui grimpe sur une petite butte située à G : allons voir…. En arrivant à son sommet, on est ébahis par la découverte d’une 2ème lagune (il suffisait de regarder la carte pour s’en douter mais à cause du vent elle était restée rangée !) Incroyable vue sur la Laguna de Los Tres et la Laguna Sucia où plongent les cascades nées du Glaciar Rio Blanco. On se pose à l’abri du vent qui chasse enfin les nuages bloqués sur le Fitz Roy. Quel spectacle ! On aperçoit même les traces des alpinistes partis à l’assaut des parois granitiques…impressionnant ! Sur ce panoramique, on voit à G la petite butte qui permet de voir les 2 lagunes, c’est à 10 mn du col et pourtant presque personne n’y va : très dommage ! Quelle chance encore avec la météo ! On décide de profiter de cette belle journée pour encore faire l’aller-retour jusqu’au Mirador Piedras Blancas. Après une petite sieste dans la tente, on suit un joli sentier désert en cette fin de journée, qui chemine dans la forêt. Jolie vue sur le glacier, pas époustouflante (tout est relatif après cette journée magnifique !) mais la rando est facile et « à plat ». Retour au Campamento Poincenot avec 24 km au compteur. Ici encore tout au plus une vingtaine de tentes. On s’installe dans la clairière adjacente à la tente pour manger et profiter du coucher du soleil sur les aiguilles. Dimanche 09/12/18 Trek El Chalten J3 Fred jette un œil hors de la tente : le Fitz Roy est déjà au soleil ! C’est…beau, très beau ! Sans doute des alpinistes ont-ils passé la nuit quelque par tout là-haut ? La descente est une formalité, tandis que le ciel se couvre peu à peu…on a bien fait d’en profiter à fond hier ! En approchant du parking on croise pas mal de randonneurs alors qu’il est déjà 10h00. On quitte El Chalten vers 13h00 après avoir r��cupéré notre linge propre (il y a un lavadero efficace dans une rue perpendiculaire à la rue principale côté nord-est entre Calle 8 et Calle Trevisan) C’est parti pour 500 km de quasi no man’s land ! Le mauvais goudron file vers le nord dans une pampa aride et vide, sous un ciel bas et gris. Dire que c’est l’été…On dépasse l’Estancia La Siberia… puis quelques rares estancias dont il est difficile de dire si elles sont encore habitées qui se nichent dans les creux de colline où coule sans doute une petite source. 2 ou 3 moutons par ci par là….Quelques guanacos sauvages….Quelle drôle de vie loin de tout, sans électricité et à des dizaines de km du 1er bourg. La vie réapparait à Gobernardo Gregores où coule le Rio Chico : vertes prairies, grands arbres, vaches, chevaux et moutons et humains ! Et c’est reparti pour la pampa désertique, jusqu’à la bifurcation vers le Parque Nacional Perito Moreno. Je n’avais trouvé que peu d’informations sur ce parc (à ne pas confondre avec le glacier ou la ville éponymes) et n’avais pas prévu d’y aller, faute de temps. Mais grâce à une météo complaisante les premiers jours, nous avons désormais 4 jours d’avance sur mon planning prévisionnel et lassés par la pampa monotone, nous sommes irrésistiblement attirés par les montagnes aperçues au loin, 100 km à l’ouest. On décide de se poser dans le coin et de choisir demain en fonction de la météo d’y aller ou pas… Belle lumière de fin de journée…. Lundi 10/12/18 Parque Nacional Perito Moreno On a dormi à une vingtaine de km de la ruta 40 sur la piste 37. Il reste environ 80 km de piste jusqu’au parc. Les nuages restent accrochés sur les Andes mais la lumière est si belle sur les herbes blondes de la pampa, Où paissent des dizaines de guanacos Que nous décidons de poursuivre vers l’ouest. La piste justifie à elle seule tous ces kilomètres ! Elle longe le Rio Belgrano qui a sculpté un émouvant paysage dont les reliefs sont soulignés par la lumière rasante qui nous accompagne. On adore ! Le charme est rompu quand notre rétroviseur qui s’était fait oublier sur la Ruta 40 (mal) goudronnée, dégringole à nouveau. Cette fois l’unique vis qui le maintenait est cassée…pas d’autre solution que de couper les fils électriques et de le ranger à l’intérieur. Inspection de celui de gauche : il bouge mais il semble encore tenir le coup…on resserre tant bien que mal les mauvaises vis déglinguées et mal soudées qui le maintiennent. Reprenons… Etonnantes touffes écarlates d’une plante que nous ne reverrons nulle part ailleurs…si quelqu’un sait l’identifier ? Au loin une estancia sur le Rio Belgrano. En approchant du parc il y a désormais des centaines de guanacos ! Nous arrivons assez tôt au visitor center, où il faut noter ses cordonnées dans un cahier. Je n’ai guère d’infos sur ce parc et il est trop tôt pour voir un ranger. Heureusement les murs sont tapissés de photos et indications sur les randonnées offertes par le parc. En voici quelques photos. On choisit d’aller faire une balade sur la Péninsula Belgrano. Encore un coup de cœur quand on découvre d’un coup, après un petit col, l’incroyable couleur du Lago Belgrano (qui nous rappelle celle du Lago Pehoe à Torres del Paine) Une fois de plus la météo nous gâte puisque le soleil réussit à s’imposer, au moins sur le lac. Nous faisons la boucle dans le sens horaire, en longeant d’abord les eaux d’un bleu céruléen de la partie sud du lac. La région est très volcanique et les montagnes nous rappellent le Landmannalaugar en Islande. Nous dépassons deux petites lagunes puis arrivons sur les berges éclatantes de la très belle Laguna Pescado. Le vent souffle très fort et nous emmène quelques gouttes de la pluie qui tombe 30 km à l’ouest, créant ce petit arc en ciel. Nous longeons une autre lagune, rougie par des algues en nappe, Puis arrivons à un point de vue sur l’isthme de la péninsule : à G la partie du Lago Belgrano qui reçoit des alluvions grises issues des glaciers, à droite le même lac ! A voir aussi sur Google Earth ! Magnifique petite rando ! Vu personne ! On décide ensuite d’aller voir la falaise où nichent les condors près de l’Estancia La Oriental. Les nids sont vides et on se contente donc d’admirer le coin, profitant de jolies lumières. Personne non plus ici… Le temps se gâte pour de bon sur le parc et les nuages nous envahissent. Un dernier petit tour pour aller observer les oiseaux de la Laguna del Mie, peu nombreux à cette époque, puis nous quittons le parc, enchantés de notre journée. Il y a de quoi s’occuper plusieurs jours dans ce parc ! On n’y a vu personne sauf en repartant 3 voitures qui arrivaient… C’est reparti pour 100 km de piste, puis nous reprenons la Ruta 40 vers le nord. Nous loupons le village et la pompe à essence de Bajo Caracoles, tellement l’agglomération est petite ! On a cru qu’il s’agissait d’une estancia. La pompe est camouflée sous des centaines d’autocollants. Ce carrefour revêt pourtant une grande importance stratégique car nous sommes loin de tout ! On y trouve donc de quoi refaire le plein (de carburant et d’eau), un poste sanitaire avec une vieille ambulance, un juge de paix (on se croirait dans Lucky Luke, on a d’ailleurs vu Rantanplan mais pas Ma Dalton), un vieil hôtel décrépit, deux gomeria (mamaillou réparateur de pneus) et 2 (!) « camping » Vraiment le bled hitchcockien ! Et encore…il faisait beau ! On y rencontre 2 jeunes Français qui font une boucle avec un petit van loué à Pucon, dont ils sont ravis. Ils comptent tracer plein nord jusqu’à Bariloche tandis que nous allons prendre le temps de visiter la Cueva de las Manos près du Rio Pintura, située à une vingtaine de km de piste de Bajo Caracoles. On y arrive juste avant le coucher du soleil et on se gare en surplomb du canyon. Jolie vue encore une fois ! Mardi 11/12/18 Cueva de las Manos, Rio Pintura Comme d’habitude, on se réveille très tôt, il fait (encore !) beau ! Les visites des peintures rupestres ne commencent qu’à 10h00 aussi prenons nous le temps de descendre dans le canyon pour longer un peu le Rio Pintura vers l’amont. C’est une véritable oasis dans le désert et nous dérangeons quelques oiseaux. Nous sommes hélas vites arrêtés par un profond méandre. A 10h nous débutons la visite (privée, nous sommes les seuls touristes) avec une guide parlant anglais (la langue de l’ennemi, celui qui a « volé » les Malvinas aux Argentins, très peu parlée dans le coin) qui nous détaille les peintures au pochoir âgées de 10000 ans, qui s’étalent sur quelques centaines de mètres le long de la paroi sud du canyon. Puis elle nous laisse apprécier tranquillement le site, sous la bonne garde d’un collègue chargé de nous empêcher de faire des bêtises, qui nous suit à quelques mètres. Un peu lourdingue comme procédé d’autant que les peintures sont protégées par des grilles. Disons que ça crée des emplois… Il aurait sûrement été plus amusant, avec beaucoup plus de temps, d’explorer la paroi nord du canyon où il y aurait plus de 80 sites de peintures. Mais le canyon est superbe ! Mardi 11/12/18 piste 41 vers le Paso Rodolfo Roballos En route vers le Paso Rodolpho Roballos, pour retourner au Chili. Depuis le franchissement de la frontière à Cerro Castillo près du Torres del Paine, 5 jours plus tôt et 450 km à vol d’oiseau plus au sud, c’est la 1ère possibilité pour franchir la frontière en voiture. Le but est de visiter le futur Patagonia National Park dans la Vallée Chacabuco. Pour y arriver nous voilà à nouveau sur une piste de 100 km qui file plein ouest, qui va s’avérer superbe ! Au loin sur la frontière se profile la haute silhouette du Monte San Lorenzo (3706 m) située tout près de Cochrane, notre prochaine étape « urbaine ». Encore un bleu incroyable pour le Lago Ghio près duquel nous faisons une pause déjeuner. Nous approchons enfin des contreforts des Andes, très volcaniques dans cette région, très désertiques sauf dans de rares oasis si inattendus dans cet univers si minéral, bien que très coloré ! Les derniers km avant la frontière sont particulièrement magnifiques ! Nous laissons filer vers le nord la piste qui longe la frontière côté argentin vers Los Antiguos, qui semble prometteuse et arrivons à la frontière à l’heure du déjeuner, vers 15h00. En 5 mn les formalités sont réglées côté argentin (la parilla n’a pas eu le temps de refroidir !) On aperçoit un tatou contrebandier entre les 2 postes frontière. Contrôle sanitaire au poste chilien, car il est interdit d’importer au Chili certains produits frais comme les œufs non cuits, la viande, les fruits et légumes, sauf s’ils ont été achetés au Chili (si l’emballage permet de s’en assurer) On fait d’abord les papiers puis un douanier nous accompagne pour vérifier frigo et placards. Trop marrant de voir alors un chien surgir de nulle part, qui attend posément à qq mètres dans l’espoir de récupérer quelque victuaille…On est dans les clous, on nous demande juste de laisser là notre poubelle pleine d’épluchures… volontiers !
Mardi 11/12/18 Valle Chacabuco futur Patagonia NP Sitôt franchie la frontière, nous entrons dans le nouveau Patagonia NP sur lequel j’ai lu des commentaires enthousiastes. J’ai repéré une rando sur Wikiloc (heureusement car peu ou pas d’indications quand on arrive dans le parc par ce côté est) et comme il fait beau, nous décidons malgré l’heure déjà avancée de nous y lancer. Nous passons dans le camping situé le plus à l’est (personne à part un 4X4+tente hollandais), très bien aménagé avec douches chaudes solaires et trouvons le départ de la piste étroite et pentue (4X4 nécessaire) qui permet d’accéder après qq km au départ de la randonnée. Après 5 mn de marche, nouveau choc visuel en découvrant le Lago Cochrane ! La lumière de fin de journée est une fois de plus superbe et un joli sentier nous mène sous un festival de nuages lenticulaires jusqu’à un lac suspendu (Lago Chico) au-dessus du grand Lago Cochrane. On se fait aboyer dessus par un guanaco territorial ! Quelle allure ! Au retour les eaux du Lago Cochrane sont passés du bleu marine ou gris argent. A en juger par le lichen qui pousse partout sur les arbres, nous avons vraiment beaucoup de chance avec la météo ! De retour au camper, nous décidons de rester là pour la nuit, afin de profiter des belles couleurs du couchant sur le Monte San Lorenzo et le Lago Cochrane. Mercredi 12/12/18 Valle Chacabuco (Patagonia NP), Cochrane, lago General Carrera Ciel grisouille au réveil, on hésite à aller se balader dans la Valle Aviles… bof, le coin ne nous inspire pas vraiment alors on reprend la piste qui descend la vallée vers l’ouest. Je suis franchement déçue par les paysages, tellement encensés dans nombre de récits de voyageurs arrivés via la Carreterra Austral, qui présentent cette vallée comme encore plus belle… Bof… Quelques kilomètres avant d’arriver au visitor center, nous prenons le temps d’admirer les premiers pas d’un jeune guanaco qui vient de naître, encore tout mouillé avec son cordon ombilical. Il est d’abord un peu groggy et vacille sur ses longues pattes, puis en quelques dizaines de minutes parvient à garder son équilibrer et après quelques tâtonnements à commencer à téter sa mère : Emouvant… La visite du visitor center est surtout intéressante pour sa belle architecture cossue rappelant un peu celle de certains parcs des Etats-Unis mais le parc cherche encore ses marques (peu de randos proposées, celle que nous avons faite pourtant superbe et facile n’est pas citée quand on se renseigne au visitor center, peut-être à cause des difficultés d’accès en voiture. Pas de cartes à disposition, même contre rétribution). Il a été créé par un couple d’américains philanthropes (et « hommes » d’affaires) qui a racheté les terres des estancias de la vallée, mis en place des mesures de sauvegarde et de restauration de la faune et de la flore, aidés par de nombreux bénévoles. Puis il l’a donné à l‘état chilien qui en assure désormais la gestion. Franchement le côté argentin de l’autre côté du Paso Roballos nous a semblé bien plus spectaculaire et nous aurions aimé pouvoir y randonner. Le problème est que tant en Argentine qu’au Chili, les clôtures sont omniprésentes, même loin de tout, même sans bétail visible et les pancartes propriedad privada fleurissent partout. Vraiment désolant et glauque de voir ces cadavres d’animaux (guanacos et moutons) restés suspendus sur des clôtures qu’ils n’ont pas réussi à franchir…. Nous quittons le parc, puis tournons vers le sud le long du Rio Baker en direction de Cochrane où nus espérons en plus d’un ravitaillement en bouffe pouvoir trouver de quoi réparer nos rétroviseurs. Le village a vraiment des airs de bout du monde, assez dans son jus, mais rigolo avec du soleil ! Grâce à maps.me (géniale application de cartographie collaborative) nous trouvons une ferreteria (= quincaillerie) où nous achetons boulons, écrous, rondelles, clé de 13, burin et marteau ! Nous faisons sauter les restes de soudures cassées et refixons solidement les 2 rétroviseurs, ouf ! Cela devrait tenir jusqu’à Santiago. Nous prenons ensuite la piste X899 qui serpente aux milieux des églantines en fleur pour aller déjeuner au bord du Lago Cochrane. Après avoir ensuite envisagé de pousser jusqu’à Caleta Tortel (200 km de piste A/R…on n’est pas assez motivés), nous quittons Cochrane vers le nord et faisons un petit arrêt jusqu’à la Confluencia (du Rio Baker et du Rio nef), elle aussi encensée dans le Lonely Planet et les blogs lus avant de partir. Rebof… Rerebof aussi pour les quelques dizaines de km sur la Careterra Austral jusqu’à Puerto Bertrand. La piste est très fréquentée, les camions roulent comme des fous (on a eu une grosse frayeur en voyant un camion arrivant en face faire un dérapage certes contrôlé dans un virage sur de la tôle ondulée et gravillonnée), les cyclistes serrent les dents et les fesses en inhalant un air hyper poussiéreux. Vraiment pas cool cette piste ! Bref, arrivés à Puerto Bertrand, on fait le point et on décide de filer plein est vers Chile Chico en longeant le Lago General Carrera. Piste superbe, soleil dans le dos encore une fois, mais longue ! On se pose pour la nuit au bord du lac et les grains nous offrent un joli spectacle ! Jeudi 13/12/18 Reserva Nacional Jeinemeini Ciel couvert ce matin pour la trentaine de km qui nous séparent de la ville de Chile Chico. En route nous remarquons cette mine à ciel ouvert (Mine d’or et d’argent de Cerro Bayo si j’en crois mes recherches sur le net) Ravitaillement à Chile Chico (nous allons franchir la frontière mais dans le sens Chili vers Argentine, pas de contrôle sanitaire), passage à la bibliothèque municipale (bibliothécaire très aimable qui parle un peu Anglais) où, en ouvrant un compte on peut ensuite accéder avec ce même compte à tous les WIFI des bibliothèques du pays, gratuitement (heureusement car le débit est si lent et qu’il ne nous a pas toujours été possible de télécharger nos mails) Sur ce voyage nous n’avons pas acheté de carte SIM car ça ne nous a pas semblé pertinent. On a communiqué par SMS et on s’est passé d’internet (qui nous aurait pourtant été utile car nous avons pas mal improvisé pour la suite du voyage, même si le hasard a finalement bien guidé nos pas !) Mais pas sûr que posséder une carte SIM nous aurait permis de beaucoup surfer….on a eu l’impression que la couverture réseau n’était pas terrible. Nous quittons ensuite Chile Chico vers le sud, en direction du Lago Jeinemeni, mais à mi-chemin environ nous prenons une piste (4X4) vers le départ d’une rando repérée sur wikiloc dans des formations rocheuses tarabiscotées. Je piaffe d’impatience car depuis Chile Chico nous avons longé un massif volcanique très baroque, qui mériterait d’être exploré en long en large et en travers ! Le temps est assez couvert et je traine en espérant qu’il s’améliore… Nous démarrons la boucle dans le sens horaire (vraiment à privilégier) et on commence à grimper dans une vallée étroite avec quelques pierres qui se dressent vers le ciel. Puis la vallée s’élargit et le ciel se dégage et on a l’impression d’émerger en arrivant au col derrière lequel, surprise !, on découvre une incroyable vallée multicolore dont rien ne laissait soupçonner l’existence! Au Nord, à 30 km le Lago General Carrera ou plutôt le Lago Buenos Aires car c’est sans doute sa partie argentine que nous voyons. Au fond de la vallée le Rio Jeinemeni qui fait la frontière avec l’Argentine. On aperçoit aussi la piste qui va du Paso Roballos à Los Antiguos. Impressionnant pic noir que je suppose être le Cerro Rocoso. Petits îlots de mousse verte fluorescente. Joli ciel pour rehausser ces gros rochers blancs. Dernières longueurs jusqu’au camper… Le ciel est bien couvert vers le Lago Jeinemeni aussi décidons nous de passer la frontière ce soir. Passage rapide encore une fois, on se trouve un joli coin pour la nuit un peu après Los Antiguos, à l’abri du vent qui souffle sur le Lago Buenos Aires. Vendredi 14/12/18, journée de route vers San Carlos de Bariloche 3 photos seulement sélectionnées pour cette journée de transition, qui s’annonçait comme la plus ch..te du voyage et va tenir toutes ses promesses ! Jolie lumière matinale quand nous quittons notre bivouac. Le massif volcanique au sud de Chile Chico est bien éclairé ! Plein d’essence à Perito Moreno, puis en toute décontraction, nous loupons la route vers le nord et filons plein est sur la Ruta 43 pendant 75 km avant de réaliser notre erreur. Dommage on avait pour une fois le vent dans le dos ! Enfin relativisons, on n’est pas en vélo ! Grmbl…demi-tour quasiment jusqu’à Perito Moreno où on repart sur la Ruta 40 après avoir hésité à refaire le plein à Perito Moreno. Après calculs, pas la peine, il y a une pompe à Rio Mayo… Paysage monotone comme sur la Ruta 43…arrivés à Rio Mayo, 2 ou 3 voitures font la queue à la pompe. Un camion-citerne la réapprovisionne…ça va prendre plus d’une heure, durant laquelle tout le monde prend sagement la file pour attendre. Heureusement il y a tout près une bonne boulangerie donc on en profite pour casser la croûte… Le plein enfin effectué, nous quittons le village et quelques centaines de mètres plus loin nous faisons arrêter pour un contrôle de police. On poireaute un peu le temps qu’ils s’occupent de la voiture devant nous et après un contrôle écourté par la barrière de la langue, nous repartons…. Il y a PLEIN de postes de contrôles policiers en Argentine mais nous n’avons jamais été embêtés. Pas de harcèlement non plus au Chili. Il faut juste penser à garder ses feux allumés et bien sûr respecter la signalisation… Journée chiante pour journée chiante, on roule jusqu’au crépuscule et on se pose sur la rive ouest du Lago Epuyen entre Esquel et Bariloche. Beaux paysages montagneux pour les dernières dizaines de km. On a hâte d’être à demain pour découvrir la suite. Samedi 15/12/18 Route des 7 lacs. La route panoramique des 7 lacs serpente entre lacs et montagnes entre San Carlos de Bariloche et San Martin de Los Andes. Une fois de plus la météo est avec nous et c’est sous le ciel bleu que nous démarrons la journée, entre lupins et genêts, à leur apogée. Après 3000 km, nous rencontrons notre 1er feu de signalisation à San Carlos de Bariloche ! Le vent souffle en rafales sur le Lago Nahuel Huapi qui baigne la ville. Les lacs aux eaux turquoises se succèdent jusqu’à San Martin de Los Andes (1er village rencontré où je me verrais bien vivre) Au nord de ce village, le paysage devient plus sec, plus austère, plus dépaysant aussi. Le Volcan Lanin (3768m) domine le paysage et le Paso Mamuil Malal par lequel nous allons retourner au Chili. Ce passage est superbe, suffisamment haut (modestement 1200 m !) pour y trouver de beaux araucarias. Quel étrange squelette ! Petite pause au Lago Tromen puis nous franchissons la frontière : douanier chilien zélé mais sympa qui s’essaie à quelques mots de Français et qui du coup en oublie la boîte d’œufs capturée dans le frigo (il aurait fallu les faire cuire) et posée sur la banquette. Heureusement j’y ai pensé quelques km plus loin et nous avons évité l’omelette ! Avec ce 4ème passage terrestre de frontière, nous quittons définitivement l’Argentine. Après quelques km, on se pose dans une forêt d’araucarias : les perruches semblent apprécier les jeunes pousses. Dimanche 16/12/18 Parque Nacional Villarica Temps gris ce matin : nous admirons quelques jolies églises en bois dans le village Mapuche de Currarehue, avant de poursuivre vers la rando prévue aujourd’hui. La piste devient très mauvaise et nous faisons les derniers km à pied dans la forêt jusqu’au départ proprement dit du Sendero Pichillancahue. Nous grimpons dans une forêt d’araucarias noyée dans les nuages. Puis nous passons au-dessus et retrouvons le soleil ! Pas de doute nous sommes sur un volcan (dernière éruption en 2015 !) Nous traversons quelques névés et arrivons au glacier Pichillancahue, situé sur le flanc est du Volcan Villarica. Nous croisons quelques randonneurs à la descente, c’est dimanche et les Chiliens sont de bons marcheurs ! Le soleil nous accompagne dans la forêt où l’on verrait bien folâtrer quelques dinosaures. Le sous-bois sous les araucarias est très clair, ces forêts très aérées sont bien agréables. Nous reprenons la route jusqu’à Pucon pour un gros ravitaillement dans un grand supermarché et roulons encore quelques km jusqu’à la rive nord-est du lac Villarica où après avoir franchi un gué débonnaire nous découvrons un coin magnifique pour la nuit. Coïncidence incroyable, nous rencontrons un certain Vincent, Français accompagné de sa fille et de 2 clientes, qui loue des vans au départ de Pucon. C’est lui qui a loué un van aux 2 Français rencontrés à Bajo Caracoles ! Ils sont là pour le coucher du soleil. Au fil de la discussion, me vient l’idée stupide de me garer au bord de l’eau. Le sable est profond mais nous avons une sangle et Vincent un gros pick up 4X4. Bingo, nous sommes plantés ! En 2 coups de sangle, Vincent extirpe le tronc d’arbre coincé sous notre voiture puis nous ramène sur le sable ferme ! Merci Vincent ! Beau coucher de soleil encore une fois ! Lundi 17/12/18 Vallée du Rio Maichin, campagne Mapuche Comme annoncé par Vincent, grand ciel bleu au réveil ! En effet, le Volcan Villarica fume un peu. Nous avons dormi près de ces arrayanes, dont l’étrange écorce orange desquame un peu comme celle des bouleaux. J’ai repéré sur Google Earth la vallée du Rio Maichin, qui part de Currarehue et longe la frontière vers le nord. Quelques km après Pucon, nous sommes attirés par une pancarte prometteuse indiquant « Los Nevados » avec un idéogramme indiquant une randonnée. Confiants, nous suivons la piste sur une dizaine de km. Elle se détériore et nous continuons à pied avant de nous perdre sur d’anciens chemins de bûcheronnage. La vue sur le Villarica n’est que partielle, aucun intérêt ! Mieux vaut préparer ses randonnées que compter sur les indications trouvées sur place ! Après Currarehue, nous prenons la piste du Rio Maichin. C’est très vert, très champêtre et harmonieux. Plusieurs passerelles relient les villages situés sur la rive est à la piste. Au sud le Villarica Au nord le Sollipulli Partout des ibis, des prairies fleuries Pause déjeuner à Reigolil au bord de la rivière, où on se fait un copain grâce à une carcasse de poulet ! Le Lago Caburga est très bucolique. Puis on longe le Lago Colico avant d’arriver au joli village de Melipeuco, porte d’entrée du PN Conguillio. J’avais envisagé de faire une grosse rando https://www.wikiloc.com/hiking-trails/volcan-sollipulli-trekking-al-nevado-vista-al-glaciar-22606304 sur le flanc nord du volcan Sollipulli mais la piste d’accès est 4X4 et je suis refroidie par les 2 dernières randos où nous avons dû faire les derniers km de piste à pied. D’autre part je me rends compte que finalement les parcs sont très peu fréquentés en décembre et qu’on n’est vraiment pas gênés par la foule ! Donc nous zappons cette rando un peu sauvage pour aller découvrir le PN Conguillio, bien plus facile d’accès ! Lundi 17/12/18 Parque Nacional Conguillio J1 Nous payons notre entrée (de mémoire 6000 pesos/pers soit environ 7 €) et partons faire la petite rando vers la cascade du Rio Truful Truful. Ce petit effondrement volcanique nous fait penser à Gjain en Islande mais ici la couche de cendre est impressionnante, plusieurs mètres d’épaisseur ! Et tout là-haut derrière les araucarias, une dune de cendres noires. Plusieurs sentiers sillonnent le parc mais celui de la Sierra Nevada fait l’unanimité : c’est pour demain ! La piste longe le flanc est du volcan Llaima (3195m) entrée coulée de lave et désert de cendres noires, c’est superbe ! Nous nous posons pour la nuit au bord de la Laguna Verde. Personne d’autre que nous à l’horizon pour profiter de cet incroyable paysage ! Un camping-car et une tente sont cachés un peu plus loin à l’abri du vent. Sinon personne…Les silhouettes exotiques des araucarias se détachent sur les neiges de la Sierra Nevada au Nord, qui flirte avec les 2600 m. Laguna Verde, la bien nommée, dans la lumière du couchant. Mardi 18/12/18 PN Conguillio J2, Sierra Nevada Le soleil rosit les pentes du Llaima et de la Sierra Nevada, encore une belle journée qui s’annonce, quelle chance ! Bel éclairage sur les crevasses du volcan. Petit arrêt à la Laguna Arco Iris puis nous nous garons entre 2 araucarias au départ de la rando Sendero Sierra Nevada. Il est 7h30 et il fait encore bien frais. Le sentier grimpe tranquillement dans une forêt d’arbres majestueux. Un premier mirador nous offre une belle vue sur le Lago Conguillio et un affluent (j’adore les estuaires) Le soleil allume la cime des arbres ! Au sud-ouest, le volcan Llaima. Ici aussi, le lichen envahit les arbres, profitant d’une météo globalement très humide. Pas aujourd’hui ! A une centaine de km, le Villarica fume gentiment. Ces forêts d’araucarias sont vraiment étranges ! Belle bête, presque grosse comme la main ! Nous sommes maintenant sur une crête avec à droite ce cirque sauvage très austère et à gauche le Llaima. Nous franchissons quelques névés peu pentus pour arriver à ce superbe point de vue. On redescend tranquillement, non sans voir une autre mygale. Et plus loin ce joli pic noir. A part quelques condors nous sommes étonnés de ne pas voir plus d’animaux dans ces parcs pourtant vastes et sauvages. Chez nous on est presque sûr quand on se balade en montagne de voir au moins un chamois un bouquetin ou un chevreuil, même en dehors des parcs naturels. Ici en dehors des guanacos plus au sud, de quelques renards, d’un tatou et d’une mouffette, pas grand-chose. Bizarre…. Posés à la terrasse du restaurant (fermé) au bord du Lago Conguillio, nous réfléchissons à la suite de notre voyage. Puisque nous sommes tout près allons voir à quoi ressemble la Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas. Nous quittons le parc par le Nord en jetant un œil au passage à la Laguna Captren. Entre les grands volcans, Llaima au sud, Lonquimay et Tolhuaca au nord, de grasses prairies et de jolies routes bordées de lupins. Mardi 18/12/18 Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas Nous passons le village de Curacautin et nous retrouvons très vite sur les pentes du volcan Lonquimay, où se trouve une station de ski. A l’ouest un univers en noir et blanc et à l’est un paysage tout en nuance de jaune, d’ocre et de terre de Sienne ponctué de petits araucarias vert tendre. La piste, excellente continue au-delà du petit cratère Navidad située sur le flanc nord-est du Lonquimay (2865 m). Derrière lui, le Tolhuaca (2806 m) et tout au nord le Volcan Callaqui (3164 m) Au fond de la vallée, derrière des petits cratères secondaires boisés, le Lago Ralco. Nous nous posons pour la nuit à 1850 m près du Mirador de Los Volcanes. On a vu en tout une unique voiture dans ce parc hyperfacile d’accès et aux paysages étonnamment lunaires.
Mercredi 19/12/18, Malalcahuello Nalcas J2, Parque Nacional Tolhuaca, Océan pacifique Un nouveau jour se lève sur les grands volcans puis sur le petit cratère Navidad. Pas tentés par la rando qui y mène (on a déjà goûté à ce type de terrain : un pas en avant, 2 pas en arrière), la vue d’ici n’est pas si mal…. Demi-tour vers Curacautin puis vers le PN Tolhuaca pour une rando matinale vers la Laguna Verde (encore une !) Balade assez ingrate avec plein (disons plusieurs…3 en fait) de mygales jusqu’à une lagune certes jolie mais qui ne mérite pas cette pénible grimpette. Changeons de décor, on en a assez des forêts humides pleine d’araignées, allons voir l’Océan, le Pacifique ! C’est un caprice facile à satisfaire dans un pays dont la largeur moyenne n’est que de 180 km (pour 4300 km de long. Il est donc 24 fois plus long que large !) Nous sommes tout près de l’autoroute panaméricaine, alias Ruta 5, dénomination plus modeste qui convient mieux à ce long ruban de bitume, voie de communication empruntée par des vélos sur la bande d’arrêt d’urgence à contresens, des cavaliers à cheval, des livreurs poussant un diable pour traverser les 4 voies en escaladant la barrière centrale, sport couramment pratiqué par divers piétons et cyclistes. Plus statiques, des dizaines de petits stands où les gens vendent le fruit de leur labeur dans les champs, de quoi boire et manger. Installés sous un parasol ou un auvent bricolé, solitaires ou en famille. Nous n’avons pas vu d’accident. On a trouvé d’ailleurs que Chiliens et Argentins conduisaient en général assez prudemment, avec pas mal de bon sens. Au pif, nous choisissons d’aller vers Cauquenes, puis Pelluchue. La mer est bordée d’une zone de collines boisées qui nous rappellent les Vosges. L’exploitation forestière y est intense, eucalyptus et sapins sur des milliers d’hectares et sur des dizaines de camions ! Voilà l’Océan Pacifique, nimbé d’une nappe de brouillard due au courant froid de Humboldt venu de l’Antarctique, qui explique que le climat soit si différent, à latitude égale de celui que nous avons en Europe. Nous avons voyagé de Punta Arenas à Santiago, ce qui correspond grosso-modo à aller du nord de l’Allemagne à Casablanca. Nous avons vu des dizaines de glaciers dont le plus actif est aussi le plus bas, puisque le front glaciaire du Perito Moreno est à moins de 200 m d’altitude ! Nos poussons un peu plus au nord jusqu’au village de Chanco et la Reserva Nacional Federico Albert, où nous trouvons un coin pour la nuit à l’abri des dunes. Le coin est dégueulasse, jonché de restes de poubelles, couches et autres restes de pique- nique accumulés sans doute depuis des années. Le bout du bout de la piste, moins fréquenté, est à peu près fréquentable. Nous avions jusqu’ici été agréablement surpris de la propreté du pays mais nous réalisons qu’en fait la propreté est inversement proportionnelle à la densité de population ! Jeudi 20/12/18, côte Pacifique Après un petit tour sur la plage histoire de vérifier que le courant de Humboldt fait bien son boulot : oui c’est froid ! nous repassons par le coquet village de Chanco et longeons la côte vers le nord. Impossible de s’approcher du Faro Cabo Carranza, Propriedad Privada. A la sortie nord du village de Los Pellines, enfin quelque chose qui ressemble à un petit port de pêche. Pas vraiment de protection pour ces bateaux de pêche qui sont tirés sur la plage par un tracteur après chaque sortie. La côte est peu découpée et les abris naturels sont très rares. Plus au nord nous arrivons à la ville de Constitution, où se trouve une usine de cellulose alimentée par les forêts environnantes. Devant l’usine, nous prenons vers le sud pour longer la côte, qui s’avère assez jolie puisqu’on y trouve d’énormes promontoires rocheux colonisés par les oiseaux. On fait un tour sur la plage et on remarque alors toute une colonie de lions de mer derrière l’énorme rocher tout blanc de guano. Quelle bonne surprise ! Une escadrille de pélicans nous survole. Plus loin, encore des falaises pleines d’oiseaux dont certains apprécient un environnement moins rocailleux. Plus au sud, nous sommes intrigués par de longs quais qui s’avancent très loin dans la mer. Il s’agit d’un port de pêche construit sur pilotis. Les bateaux y sont hissés et entreposés après chaque sortie. C’est le Puerto Maguillines. Timidement, comme l’activité semble très réduite, nous nous aventurons sur l’un des quais, dans l’indifférence totale des quelques pêcheurs présents. A en juger par la quantité de bateaux, l’activité doit en saison être bouillonnante. Ça doit être un sacré spectacle ! Quel endroit étrange que cette côte boisée et ce port de pêche incroyable ! Après avoir sorti et rangé ce bateau, les pêcheurs quittent le quai à bord de rutilants pick-up 4X4. Mais d’autres sont en marge des profits de la pêche… Nous retournons voir les otaries de Steller et réalisons qu’il y en a une autre colonie de l’autre côté du rocher, que nous pouvons approcher d’assez près, sans déranger ce pêcheur d’algues. Ravis de notre virée à la mer, il est temps de remonter vers le nord car nous reprenons l’avion après-demain… Nous reprenons la Ruta 5 en direction de Santiago où nous nous retrouvons dans les bouchons de fin de journée. Mais on ne s’ennuie pas car le spectacle est permanent, en particulier aux péages où des camelots passent leur journée entre les files de voiture à vendre fruits, pâtisseries, pain ou boissons. Non, la vie n’est pas si douce pour tout le monde…(photo prise en toute innocence, on a réalisé après coup l’ironie de la situation) On quitte enfin les interminables faubourgs de Santiago vers le sud-est en direction de San Gabriel puis de la vallée de Lo Valdès, choisie au pif sur notre carte au 1/2000000ème... La vallée serait superbe si elle n’était pas empoussiérée par l’exploitation minière et les camions qui sillonnent la vallée. On se pose pour la nuit, demain est un autre jour… Vendredi 21/12/18 Parque valle del yeso, Termas del Plomo A travers un voile de poussière, le soleil brille… Impossible de se balader dans cette atmosphère, changeons de vallée ! Au pif, on se dirige vers la vallée adjacente, juste un peu plus au nord, qui mène aux Termas del Plomo. Très jolie vallée colorée avec une bonne piste qui mène à un barrage, l’Embalse El Yeso. Nous passons au-dessus du barrage et découvrons le lac dont le niveau semble avoir été abaissé pour réaliser des travaux sur l’ouvrage. Encore une couleur irréelle ! Il y a là quelques jolis oiseaux peu craintifs… La piste longe le lac vers le haut de la vallée. Elle est étroite mais semble arrosée. En effet, nous croisons quelques camions chargés de minerai. Plus loin dans la partie asséchée du lac, une voiture en fâcheuse posture…. La large vallée à la fois glaciaire et volcanique nous émerveille. On n’en revient pas de découvrir ce coin par hasard. De pauvres bicoques défiant les éboulis servent d’abris que l’on espère uniquement estivaux à quelques familles de bergers. Nous quittons à présent la piste de la mine, pour entrer dans le Parque Valle del Yeso. L’enchantement continue ! Zone géothermale, pics colorés, glaciers étincelants contrastent avec un fond de vallée verdoyant où paissent vaches et chevaux. Nous longeons en rive droite le Rio Yeso que nous franchissons par un gué facile juste avant d’arriver aux Termas del Plomo. Le coin est à peine aménagé avec juste un bloc sanitaire parfaitement discret. Quelques jolis oiseaux profitent de l’endroit, au pied de cette étrange résurgence d’eau tiède sans doute ferrugineuse. Mais les sources chaudes alimentent en fait les 2 bassins situés juste à côté. Maps.me nous indique une rando en boucle de qq km vers une lagune. On mange un morceau et on se met en route dans un sens anti-horaire (bonne idée) Nous quittons le camp et remontons d‘abord une vallée très minérale, puis grimpons le long d’un ruisselet entouré de verdure, en évitant de déranger ces vaches sacrées tout droit sorties du Zanskar. D’un coup apparait la lagune dont les berges offrent un dégradé irréel du bleu au vert. Nous sommes chaleureusement accueillis par deux Chiliens qui parlent un peu Anglais. Incrédules, ils nous demandent comment on a fait pour trouver cet endroit : une pincée de maps.me et beaucoup de hasard ! Ce sont des moniteurs de plongée et l’un d’eux vient de se baigner dans l’eau vraiment très fraiche (on est à 3000 m) Ils insistent pour nous prendre en photo (j’ai horreur de ça mais ça semble leur faire tellement plaisir) avec la lagune, puis la montagne, puis les deux. Puis ils repartent (ils font la boucle dans l’autre sens) et nous sommes seuls à profiter de la laguna de Los patos (des canards), que nous quittons à regret… On redescend non sans se tromper un peu en suivant cet appétissant sentier, qui nous offre une jolie vue vers le haut de la vallée empruntée tout à l’heure. C’est un cul de sac pas indispensable, meiux vaut suivre la trace de maps.me. Retour au camp où nous retrouvons nos 2 chiliens volubiles. Fred va faire trempette (l’eau est à 31°C) tandis que je fais encore quelques photos puis il nous faut quitter ce très bel endroit. Nous regagnons la piste minière, repassons près de la voiture toujours plantée, longeons à nouveau le lac et nous armons de courage pour la traversée des faubourgs de Santiago du sud-est jusqu’au nord-ouest, un vendredi soir. Pas de périphérique autour de Santiago ! Laborieux mais personne ne s’énerve! Bref, on arrive bien crevé à Colina où nous devons rendre le camper demain à 11h30. Record battu en matière de saleté…. On se gare au fond d’une rue en impasse qui mène à un parc (Parque Natural Farellones de Santa Helena) gardé nuit et jour par un vigile, qui nous autorise gentiment à nous garer là pour la nuit. Nuit très calme contrairement à toute attente pour un vendredi soir en milieu urbain. Samedi 22/11/18 le retour Grand rangement et ménage ce matin. On a donné la veille une partie de os victuailles au garde du soir et le reste ce matin à la gardienne du matin. Passage à la station de lavage, longuet, car on ne lave pas soi-même et les laveurs sont très perfectionnistes. Plein d’essence. On arrive 2 mn avant l’heure prévue du RDV, ouf. Une famille est en train de prendre en main son camper donc on nous demande de patienter. Finalement ils ont confondu heure de départ de leur taxi vers l’aéroport (13h00) et heure de check out (11h30) donc on doit se fâcher à 12h45 quand rien n’est encore fait, d’autant que je veux souligner les problèmes que nous avons eus avec ces maudits rétroviseurs. Ils se confondent en excuses, et promettent de nous rembourser la journée perdue à bricoler. Nous expédions le check out, le taxi arrive et nous arrivons bien à temps à l’aéroport pour le décollage à 16h45. On passe les Andes puis vol sans histoire et retour tranquille à la maison depuis Luxembourg. Demain, c’est Noël !
Retour Celebrity Eclipse Argentine - Chili - Uruguay décembre 2018
Voilà, je me lance dans le CR de notre croisière Argentine – Chili – Uruguay sur le Celebrity Eclipse du 08 au 23 décembre 2018.
Tout d’abord … wahouw ! C’était vraiment magique !
Mon dernier CR date d’un retour sur le Fantasia, duquel j’avais hpate de débarquer, mais là, tout était simplement parfait !
Allez je me lance.
Jour 1 : 08 décembre – France – Argentine
Nous sommes partis depuis l’aéroport de Nice sur vols Air France vers Buenos Aires via Paris. Petite anecdote : il s’agissait d’un samedi, avec risques de perturbations par rapport aux manifestations des « gilets jaunes ». Nous avons donc décidé de prendre beaucoup beaucoup de marge pour être sûrs de ne pas rater le vol. Nous sommes donc arrivés à l’aéroport de Nice à 14h30 pour un vol prévu à 20h30 ! Oui je vous l’ai dit nous avions pris beaucoup de marge ! et bien nous en a pris ! En arrivant nous avons enregistré nos bagages aux bornes, édité nos tags bagages et … attendu… Jusqu’à ce qu’une hôtesse Air France vienne nous voir pour nous indiquer que le vol de 20h30 aurait 1h de retard et que nous avions été basculés sur le vol de 18h00 vers CDG. Comme nous avions imprimé les tags, ils savaient que nous étions à l’aéroport.
Heureusement que nous étions là ! en temps normal nous serions arrivés à l’aéroport vers 18h30, et si notre vol avait 1h de retard, et bien nous aurions très certainement raté notre vol vers Buenos Aires ! Donc merci les gilets jaunes !!
09 décembre – Buenos Aires
Pour notre arrivée, j’avais contacté Petit Hergé, afin de convenir avec lui d’une organisation. Il était donc bien là, à nous attendre. Comme nous avions reçu une information de la part de la compagnie, précisant que nous devions nous présenter au port à 15h, j’avais demandé à Petit Hergé s’il pouvait nous récupérer à l’aéroport et nous emmener directement faire un tour de Buenos Aires. C’est donc ce que nous avons fait. Je ne peux que recommander très fortement Petit Hergé !
Il nous a emmené en voiture faire le tour de Buenos Aires, il est incollable sur la ville, son histoire, ses petites histoires et anecdotes et évidemment son vécu. Mais surtout ce qui est génial c’est son adaptabilité et sa réactivité. A chacune de nos questions ou de nos réactions il adaptait ses explications ou même l’itinéraire. Nous avons d’ailleurs (par l’odeur alléchés) fait un arrête pour déguster un Assado (barbecue) terrible dans un quartier très très populeux. Il nous a expliqué la face cachée de Buenos Aires et tous les petits métiers « inventés » par les personnes les plus « pauvres ». C’était vraiment fascinant. Puis il nous a déposés à la gare maritime.
Nous avons été accueillis, dirigés très rapidement vers l’enregistrement, tout a été très rapide. Ensuite nous avons dû attendre, je dirais une petite demi heure, l’arrivée d’une navette. En effet dans le port de Buenos Aires il n’y a pas de zone pour les bateaux de croisière. Le bateau est donc sur les docks, au milieu des portes containers, des grues et des containers, à une sacrée distance de la gare maritime.
Donc on attend la navette, on embraque (après avoir passé le contrôle des douanes) dans la navette, laquelle sort du port ( !) on prend la route, puis à quelques kilomètres on entre de nouveau dans le port, et la navette nous dépose au pied du bateau.
Les navettes se succèdent, il y a environ 10 minutes d’attente pour grimper la passerelle. A bord une petite coupette nous accueille, et on se dirige vers notre cabine, pont 9. Wahouw 3 valises sont déjà là ! il en manque 2, elle arriveront dans la demi heure ! super service.
Au passage nous croisons notre super cabinier Appaddoo, un mauricien adorable qui parle français. Comme nous sommes français, nous aurons tous les soirs le Today en français ! Je le précise car d’autres fancophones se sont vus répondre que cela n’existait pas !
Nous sommes épuisés, ce soir nous irons à l’Ocean View, la « cafétéria ». Mais avant ça nous avons droit à un superbe arc en ciel !
J’avoue que ce buffet est absolument hallucinant ! à tous points de vue. Diversité et qualité de la nourriture : il y en a pour tous les goûts.
Info pratique : petitherge @ hotmail .com
Jour 1 : 08 décembre – France – Argentine
Nous sommes partis depuis l’aéroport de Nice sur vols Air France vers Buenos Aires via Paris. Petite anecdote : il s’agissait d’un samedi, avec risques de perturbations par rapport aux manifestations des « gilets jaunes ». Nous avons donc décidé de prendre beaucoup beaucoup de marge pour être sûrs de ne pas rater le vol. Nous sommes donc arrivés à l’aéroport de Nice à 14h30 pour un vol prévu à 20h30 ! Oui je vous l’ai dit nous avions pris beaucoup de marge ! et bien nous en a pris ! En arrivant nous avons enregistré nos bagages aux bornes, édité nos tags bagages et … attendu… Jusqu’à ce qu’une hôtesse Air France vienne nous voir pour nous indiquer que le vol de 20h30 aurait 1h de retard et que nous avions été basculés sur le vol de 18h00 vers CDG. Comme nous avions imprimé les tags, ils savaient que nous étions à l’aéroport.
Heureusement que nous étions là ! en temps normal nous serions arrivés à l’aéroport vers 18h30, et si notre vol avait 1h de retard, et bien nous aurions très certainement raté notre vol vers Buenos Aires ! Donc merci les gilets jaunes !!
09 décembre – Buenos Aires
Pour notre arrivée, j’avais contacté Petit Hergé, afin de convenir avec lui d’une organisation. Il était donc bien là, à nous attendre. Comme nous avions reçu une information de la part de la compagnie, précisant que nous devions nous présenter au port à 15h, j’avais demandé à Petit Hergé s’il pouvait nous récupérer à l’aéroport et nous emmener directement faire un tour de Buenos Aires. C’est donc ce que nous avons fait. Je ne peux que recommander très fortement Petit Hergé !
Il nous a emmené en voiture faire le tour de Buenos Aires, il est incollable sur la ville, son histoire, ses petites histoires et anecdotes et évidemment son vécu. Mais surtout ce qui est génial c’est son adaptabilité et sa réactivité. A chacune de nos questions ou de nos réactions il adaptait ses explications ou même l’itinéraire. Nous avons d’ailleurs (par l’odeur alléchés) fait un arrête pour déguster un Assado (barbecue) terrible dans un quartier très très populeux. Il nous a expliqué la face cachée de Buenos Aires et tous les petits métiers « inventés » par les personnes les plus « pauvres ». C’était vraiment fascinant. Puis il nous a déposés à la gare maritime.
Nous avons été accueillis, dirigés très rapidement vers l’enregistrement, tout a été très rapide. Ensuite nous avons dû attendre, je dirais une petite demi heure, l’arrivée d’une navette. En effet dans le port de Buenos Aires il n’y a pas de zone pour les bateaux de croisière. Le bateau est donc sur les docks, au milieu des portes containers, des grues et des containers, à une sacrée distance de la gare maritime.
Donc on attend la navette, on embraque (après avoir passé le contrôle des douanes) dans la navette, laquelle sort du port ( !) on prend la route, puis à quelques kilomètres on entre de nouveau dans le port, et la navette nous dépose au pied du bateau.
Les navettes se succèdent, il y a environ 10 minutes d’attente pour grimper la passerelle. A bord une petite coupette nous accueille, et on se dirige vers notre cabine, pont 9. Wahouw 3 valises sont déjà là ! il en manque 2, elle arriveront dans la demi heure ! super service.
Au passage nous croisons notre super cabinier Appaddoo, un mauricien adorable qui parle français. Comme nous sommes français, nous aurons tous les soirs le Today en français ! Je le précise car d’autres fancophones se sont vus répondre que cela n’existait pas !
Nous sommes épuisés, ce soir nous irons à l’Ocean View, la « cafétéria ». Mais avant ça nous avons droit à un superbe arc en ciel !
J’avoue que ce buffet est absolument hallucinant ! à tous points de vue. Diversité et qualité de la nourriture : il y en a pour tous les goûts.
Info pratique : petitherge @ hotmail .com
Itinéraire de 40 jours en Amérique du Sud
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en échange universitaire au Brésil dans l'Etat de Sao Paulo et mes cours terminent début décembre, vu que je ne reprends en France que fin janvier je vais en profiter pour voyager en Amérique du Sud. J'ai déjà bien réfléchi à mon itinéraire mais j'aimerais avoir l'avis de personnes ayant déjà fait un voyage dans des conditions similaires notamment par rapport à la durée. En effet, je ne suis pas sûr de l'étendue de ce que je pourrais faire dans l'intervale de temps dont je dispose.
Voici mes prévisions dans les grandes lignes :
Arrivée à Salta le 10 décembre matin ~ 5 jours pour faire la boucle Nord + transport jusqu'à Tupiza Tupiza - Atacama - Uyuni en ~ 6 jours : sur ce point savez-vous s'il est possible de trouver un tour qui ferait ce tour avec un arrêt d'environ 2 jours à Atacama de manière à pouvoir faire le désert ? Potosi - Sucre en 3 ou 4 jours (transport inclus) De Sucre à Cochabamba en s'arrêtant 1 jour à Torotoro pour voir le parc Cochabamba --> La Paz et visite de La Paz sur 2 jours ~ 3 jours pour faire le Lac Titicaca pour ensuite se rendre à Arequipa 1 jour ou 2 visite de Arequipa Arequipa --> Cuzco avec ~ 5 ou 6 jours à Cuzco Cuzco --> Lima puis visite sur ~ 2 jours de Lima Lima --> Huaraz pour faire environ 2 jours de rando à Huaraz Il devrait alors me rester environ une semaine selon ces prévisions puisque je prends mon avion pour retourner en France le 21 janvier à Sao Paulo. J'aimerais profiter de cette semaine pour faire le déplacement jusqu'en Equateur pour voir différents volcans etc... (de plus, devant retourner à Sao Paulo pour prendre mon avion pour la France, le billet Quito- SP est moins cher que le billet LIma - SP)
Je précise que je voyagerai seul et la grande majorité des transports devrait être effectuée en bus. Ma condition physique est plutôt bonne (mais pas excellente non plus), je ne suis pas un habitué des randonnées et c'est mon premier voyage de ce type. De manière générale, si un choix doit être fait je préfère visiter les grands espaces naturels plutôt que les villes. Voilà, pensez vous que cet itinéraire est réalisable dans les timings imaginés ? Je me doute que c'est un peu serré et que ça me ferait tout faire en mode "speed" et je suis partagé entre 2 idées : sacrifier certaines étapes pour vraiment prendre le temps de tout faire et ainsi peut-être pouvoir + en profiter ou sacrifier un peu de tranquilité de voyage de manière à voir autant de choses que possibles dans les limites du raisonnable.
Merci !
Je suis actuellement en échange universitaire au Brésil dans l'Etat de Sao Paulo et mes cours terminent début décembre, vu que je ne reprends en France que fin janvier je vais en profiter pour voyager en Amérique du Sud. J'ai déjà bien réfléchi à mon itinéraire mais j'aimerais avoir l'avis de personnes ayant déjà fait un voyage dans des conditions similaires notamment par rapport à la durée. En effet, je ne suis pas sûr de l'étendue de ce que je pourrais faire dans l'intervale de temps dont je dispose.
Voici mes prévisions dans les grandes lignes :
Arrivée à Salta le 10 décembre matin ~ 5 jours pour faire la boucle Nord + transport jusqu'à Tupiza Tupiza - Atacama - Uyuni en ~ 6 jours : sur ce point savez-vous s'il est possible de trouver un tour qui ferait ce tour avec un arrêt d'environ 2 jours à Atacama de manière à pouvoir faire le désert ? Potosi - Sucre en 3 ou 4 jours (transport inclus) De Sucre à Cochabamba en s'arrêtant 1 jour à Torotoro pour voir le parc Cochabamba --> La Paz et visite de La Paz sur 2 jours ~ 3 jours pour faire le Lac Titicaca pour ensuite se rendre à Arequipa 1 jour ou 2 visite de Arequipa Arequipa --> Cuzco avec ~ 5 ou 6 jours à Cuzco Cuzco --> Lima puis visite sur ~ 2 jours de Lima Lima --> Huaraz pour faire environ 2 jours de rando à Huaraz Il devrait alors me rester environ une semaine selon ces prévisions puisque je prends mon avion pour retourner en France le 21 janvier à Sao Paulo. J'aimerais profiter de cette semaine pour faire le déplacement jusqu'en Equateur pour voir différents volcans etc... (de plus, devant retourner à Sao Paulo pour prendre mon avion pour la France, le billet Quito- SP est moins cher que le billet LIma - SP)
Je précise que je voyagerai seul et la grande majorité des transports devrait être effectuée en bus. Ma condition physique est plutôt bonne (mais pas excellente non plus), je ne suis pas un habitué des randonnées et c'est mon premier voyage de ce type. De manière générale, si un choix doit être fait je préfère visiter les grands espaces naturels plutôt que les villes. Voilà, pensez vous que cet itinéraire est réalisable dans les timings imaginés ? Je me doute que c'est un peu serré et que ça me ferait tout faire en mode "speed" et je suis partagé entre 2 idées : sacrifier certaines étapes pour vraiment prendre le temps de tout faire et ainsi peut-être pouvoir + en profiter ou sacrifier un peu de tranquilité de voyage de manière à voir autant de choses que possibles dans les limites du raisonnable.
Merci !











