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Volontariat artistique au Cambodge et/ou Thaïlande
by Marionella77 · 2014-02-24 · 3 replies
Bonjour, je pars au Cambodge début mars 2014. Je vais faire du théâtre d'ombres puis j'aimerais continuer mon voyage dans d'autres associations. Je recherche à faire du volontariats avec d'autres jeunes (20-30 ans) dans différents domaines: *théâtre, danse, cirque, musique, maquillage, sculptures sur ballons, activités manuelles... * cuisine , animation, prof d'anglais, animations, aide orphelinat, volontaire avec les éléphants...

j'ai vu pas mal d'assos sur le net qui propose des packages à 600€ la semaine minimum; je ne sais pas si cela vaut le coup dc je pense qu'il y a possibilité de l'organiser soi même... Avez vous des adresses ? ou des contacts ?

Merci
Quel travail au Cambodge?
by Soizmil · 2014-02-24 · 9 replies
bonjour, j'ai 27 ans et un enfant de 2 ans! Je reviens de 1 mois au cambodge ou j'ai pas mal bougé (kampot, kep, battambang, siem reap, kratie, mondulkiri et pnh) ce pays m'a vraiment plus de part l’accueil des gens et la beauté de tout ce qu'il y a a voir!

J'aimerais aller vivre la bas quelques années ms n'ayant qu'un bac agricole en poche, niveau boulot ça court pas les rues. Je suis prête a faire des formations pour combler certaines lacunes suivant le travail. Je pensait donc a plusieurs petites choses;

reprendre une guesthouse ou un resto ( ni a siem reap, ni a pnh) créer une ong ou quelque chose dans le style (de part mon bac agricole) ou au niveau de l'enseignement!

Je ne suis qu'au début de mon projet mais je sais que je veux partir. pensez vous qu'une de ses idées est faisable. y'a t il des gens intéressés pour l'aventure?
Éviter absolument Balcony Guesthouse à Kratie
by Alejeune85 · 2014-02-23 · 35 replies
Il est 19h quand nous arrivons à la Balcony guesthouse que nous avions préalablement réservée par mail (plusieurs mails avaient été échangés et notre réservation plusieurs fois confirmée). Et bien, je vais être catégorique et me répéter sur tous les forums de voyage: n'ALLEZ PAS à la Balcony guesthouse!!!!!!!!!!

Dans les faits, nous arrivons donc avec un enfant et un bébé, fatigués, pas un bonjour du monsieur qui nous "accueille" (on ne peut même pas ici parler d'accueil). Sa seule phrase à notre égard et d'un air hautain fut "check your emails" (vérifiez vos emails donc). Nous allumons l'ordinateur, nous connectons au wifi de la guesthouse et découvrons que, durant notre long trajet de 10h en bus depuis Siem Reap, ce monsieur nous a envoyé un mail (qu'il savait pertinemment que nous n'aurions pas l'occasion de voir) pour annuler notre réservation!!!!!!! Pas un mot d'excuse, rien, le monsieur tourne les talons et s'en va!!!!! Pas le minimum c'est-à-dire nous conseiller une autre guesthouse ou nous proposer un tuk tuk pour nous amener ailleurs rien et d'un air totalement dédaigneux!!!! A cette guesthouse, vous êtes clairement un portefeuille sur pattes, on n'en a rien à faire de vous!!!!!! Pratiques inacceptables donc mais en plus une telle attitude, comme je l'ai dit à ce monsieur "shame on you" (honte sur vous)! N'hésitez pas à relayer cette avis, EVITEZ absolument la Balcony guesthouse! Et, après quelques recherches sur Internet, nous remarquons qu'il est arrivé la même mésaventure à beaucoup de voyageurs: ils "overbook" (font trop de réservations) et puis laissent les personnes dans la m… (excusez-moi l'expression).

Et nous voici donc à 19h à Kratie et sans logement, sans connaître rien à la ville! Et le pire dans cette histoire est qu'à la descente du bus, un monsieur est venu nous voir et nous a proposé des chambres dans sa guesthouse (Heng Heng II au prix de 7$ tout le confort et eau chaude) et, sans hésiter, nous avons refusé car nous souhaitions tenir notre engagement auprès de la Balcony guesthouse!!!!!!!
Nouveau visa cambodgien
by Lilaflower · 2014-02-22 · 13 replies
Bonjour,

Je suis actuellement à Kampot, dans quelques jours mon visa touristique se termine (il s'agit d'une extension), j'ai donc besoin de ressortir du pays. La frontière la plus proche d'ici étant celle du Vietnam, je comptais m'y rendre en moto, faire l'aller-retour dans la journée. Mais là, différents sons de cloche: certaines personnes me disent que j'ai besoin d'un visa vietnamien, d'autres me disent que non...

Pourriez-vous m'éclairer svp ?! Merci d'avance !
Koh Kood vers Phnom Penh
by Mbeo · 2014-02-22 · 1 reply
Bonjour,

Nous allons passe quelques jours à koh kood et devons nous rendre sur Phnom Penh, pouvez vous m'indiquer un routing:-)

Merci des retours
Visite des temples d'Angkor
by Enscmu · 2014-02-18 · 2 replies
Bonjour,

J'ai en projet de visiter les temples d'Angkor. Existe-t-il des guesthouses au plus près des temples, pour ne pas perdre de temps à venir de Siem Reap et pour en profiter un maximum?

Je compte le faire en vélo. Est-ce pratique en vélo? La chaleur pas trop pesante? Peut-on louer facilement des vélos proche des temples?

J'y suis déjà allée mais j'aurais voulu avoir une autre approche de ces sites, et d'une manière plus écologique pour préserver le site: les tuk tuk et autres... polluent le site et je préfère avoir une démarche plus responsable vis à vis de cela.

Merci de votre aide
Achat et exportation de statue à Siem Reap
by Nostalgy · 2014-02-17 · 1 reply
j'ai vu une trés jolie statue de fabrication récente (c'est une copie d'ancien), et je voudrais l'acheter pour décorer mon sweet home. Ne voulant pas avoir d'ennui ni rater mon avion à Siem Reap, qui peut me conseiller sur les précautions à prendre, en plus d'avoir une facture bien sûr? S'il y a des autorisations à demander, peut on les demander à l'aéroport même au moment du départ ? Ca m'arrangerait car vu le prix du transport pour y aller/revenir...j'aimerais autant faire le nécessaire le jour du départ. La vendeuse m'assure qu'il n'y a rien à faire vu que c'est une copie... Petit détail: je transite par Bangkok avant de rentrer en France...Donc au moins deux passages en douane.

Merci à ceux qui pourront m'aider car je n'ai obtenu aucun résultat en faisant des recherches (forum et google) et c'est assez urgent car je pars en milieu de semaine.
Contact Alibi Guesthouse Phnom Penh
by Arakane · 2014-02-15 · 6 replies
je recherche un autre contact que info@alibiguesthouse.com pour joindre cette guesthouse

peut etre y a t'il un autre mail ? merci
Fête des eaux à Siem Reap en novembre 2014
by Schnacke67 · 2014-02-13 · 13 replies
Bonjour

Je souhaiterai connaitre les dates de la fête des eaux à Siem Reap

Jacques
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
by Audentes · 2014-02-12 · 46 replies
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Autobus Thong Ly Transportation au Cambodge
by Alexiemtl · 2014-02-09 · 2 replies
Bonjour! Quelqu'un a-t-il déjà voyagé par bus avec la compagnie Thong Ly Transportation au Cambodge? J'aimerais savoir si les chauffeurs sont fiables et prudents. Je sais que cela varie grandement d'une compagnie à l'autre ici et je ne trouve pas de reviews de cette compagnie (dont le Lonely Planet ne parle pas non plus).

Merci beaucoup!
Hébergement à Siem Reap
by Jpetienne · 2014-02-08 · 26 replies
bonjour,

je pars le 4 mars au cambodge, je fais mes premières nuits a siem reap. est il nécessaires de réserver avant d'arriver, ou trouverons nous de quoi dormir dans les guesthouse pour 3 personnes assez facilement en cette période?

merci de vos réponses
Partir à Phnom Penh avec un billet aller simple sans visa
by Hervebe · 2014-02-08 · 12 replies
Bonjour Je pars début Avril vers Phnom Penh pour longtemps (enfin j'espère) avec un billet aller simple sans visa. Etant donné que l'on obtient facilement un visa "business" à l'arrivée, ai-je une chance d'embarquer sans problèmes? Je demande seulement que ceux qui ont vécu le même cas de figure me renseignent, et si possible avec quelle compagnie. Ceux qui supposent ou ne savent pas trop, merci de ne pas le faire...
Trajet Siem Reap - Sihanoukville
by Nat15 · 2014-02-07 · 23 replies
je voudrais savoir si des bus de nuit partent de siem reap vers 19h pour pouvoir prendre le bateau dans la foulée merci d'avance
Cambodge: transport entre Mondolkiri et Ratanakiri (et trek)
by Charlie49 · 2014-02-07 · 5 replies
slt à tous

Je pars en mars prochain et je cherche des info …. Quels sont les transports possible entre Sen Monorom et Ban Lung (temps de trajet et prix) y a t'il des marcheurs de retour ces endroits et quels sont leur bons plans (trek, village …) mais aussi entre Stung Treng et siem reap Merci à vous de votre participation Claude
Dormir à Phnom Penh et Siem Reap
by Marta2010 · 2014-02-07 · 4 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche des endroits sympas pour dormir Phnom Penh et Siem Reap.

Je cherche quelque pour petit budget qui ne sera pas une ''machine à touristes''. Dans les guides il y en a tellement que c'est difficile de choisir.

Merci pour vos conseils!!!
Retour d'un périple Cambodge-Vietnam
by Lilou43 · 2014-02-06 · 4 replies
Coucou Je reviens d'un périple Cambodge Vietnam organisé par nos soins, c'était magique, superbe, merveilleux et bien d'autres, je pourrais détailler sur des pages et des pages....ce serait trop long ... Par contre si vous avez des questions, des doutes ou quoi que ce soit pour organiser votre voyage n'hésitez pas à me solliciter, bon voyage
Conseils pour un long voyage en Asie du Sud-Est
by Daniela567 · 2014-02-05 · 2 replies
Bonjour! Mon copain et moi avons décidé de changer quelque peu notre itinéraire et nous voulions avoir votre avis sur les nouvelles destinations. En parcourant le forum, nous avons remarqué que les grands voyageurs conseillent souvent de ne pas visiter trop de destinations pour une certaine période de temps.

Bref, j'ai peur de faire cette erreur avec mon nouvel itinéraire que voici: Nous nous intéressons beaucoup aux temples, musées, plages et nous avons tous les deux 20 ans :).

Nous partons le 20 avril 2014 de Montréal, Québec, puis nous revenons le 17 août 2014 - Vietnam 3 semaines - Cambodge 3 semaines - Thailande 1 mois - Philippines 2 semaines - Indonésie 1 mois

Nous sommes au courant que cette période de l'année est la plus chaude et qu'il est en plein pendant la période des pluies, mais il s'agit du seul moment ou nous sommes disponibles pour voyager.

Je me demandais à savoir dans quel ordre nous devrions visiter ces pays en tenant compte des périodes de typhons et de pluies intenses. Nous voudrions également tenir compte des grandes fêtes qui auront lieu dans les différents pays comme par exemple la Fête du Buddha au Cambodge le 14 mai 2014.

Aucun billet n'a été acheté encore alors n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires par rapport au choix de pays. Nous ne voulons pas vouloir voir trop sans rien voir car nous savons que les transports sont très lents dans cette région du globe.

Notre budget est d'environ 8 000$ par personne.

Nous vous remercions d'avance de vos commentaires et conseils ! Nous sommes ouverts également aux suggestions de guest houses ou d'hôtels.

-Daniela
Quelques jours de plage au Cambodge
by Musvin · 2014-02-03 · 9 replies
Bonjour,

Après Phnom Penh, mon épouse et moi descendrons en bus vers Kep et Kampot pour 6 jours environ . Nous voulons aussi profiter de quelques jours à la plage (Sihanoukville à moins que vous me proposiez une autre destination) avant de repartir vers le Vietnam.

Si notre choix s'arrête sur Sihanoukville, est-il facile de faire des excursions d'une journée vers Kep et Kampot? Ou est-il préférable de passer 3 nuits à Sihanoukville et les 3 autres à Kep ou Kampot? D'ailleurs, que me suggérez-vous: Kep ou Kampot?

Merci! Musvin
2 semaines au Cambodge
by Framb6962 · 2014-02-03 · 19 replies
Nous partons (en couple) au Cambodge pour deux semaines du 28 février au 15 mars 2014. Nous arriverons à Siem Reap et repartirons de Pnom Penh. Ceci mis à part, on a pas encore organisé notre voyage. Nous resterons quelques jours à SR pour visiter Angkor....combien, ça on verra! On pense aller à Battambang puis vers Kampot (ah, le poivre de Kampot!!!!) en logeant le lac et après.... ben on sait pas , ça va dépendre de qui et quoi on aura trouvé en route! On utilisera les transports locaux. Si vous connaissez ces régions, pouvez-vous nous indiquer les p'tits coins à ne pas manquer....on essaiera de loger chez l'habitant et nous prendrons, ça c'est sur, nos repas dans les petites gargotes au bord de la route! Bref même si ça n'est pas une demande originale : on voudrait "de l'authentique" mais pas (trop) de touristes 😛!!!!!!!

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