Results for "Québec+(ville+et+région)+souvenir+artisanat"
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Rapporter de la vanille de République Dominicaine?
Bonjour aux cuistots!
Je vais bientôt à Cabarete, pour la première fois en République Dominicaine. Certains membres de ma famille me demande de leur rapporter de la vanille de mon voyage. J'aimerais donc savoir ce qu'on retrouve là-bas: extrait liquide, poudre, gousse? Qu'est-ce qui est apprécié? J'imagine que c'est pas mal moins dispendieux qu'au Québec alors combien dois-je m'attendre à payer environ (question de prévoir cette dépense dans mon budget!!)?
Merci de vos précieux conseils! allosemy
Je vais bientôt à Cabarete, pour la première fois en République Dominicaine. Certains membres de ma famille me demande de leur rapporter de la vanille de mon voyage. J'aimerais donc savoir ce qu'on retrouve là-bas: extrait liquide, poudre, gousse? Qu'est-ce qui est apprécié? J'imagine que c'est pas mal moins dispendieux qu'au Québec alors combien dois-je m'attendre à payer environ (question de prévoir cette dépense dans mon budget!!)?
Merci de vos précieux conseils! allosemy
Voyager sans connaître la destination? Nous voilà inscrits...
Nous sommes à un mois de notre départ et nous ne connaissons pas la destination puisque c'est un voyage mystère que nous avons réservé par l'agence CAP MYSTERE....
Nous avons donc rempli un questionnaire assez détaillé sur notre type de voyage, nos envies , nos budget...
C'est donc un voyage lointain avec une destination au soleil alliant la faune et la flore et hors des sentiers battus.
Nous allons bientôt recevoir le premier indice.
Nous sommes méga surexcités et en ce qui me concerne (moins mon conjoint plus sage) , je ne cesse de chercher les vols possibles avec les éléments que j'ai....
Arghhhh c'est horriblement dure d'attendre.
Nous avons donc rempli un questionnaire assez détaillé sur notre type de voyage, nos envies , nos budget...
C'est donc un voyage lointain avec une destination au soleil alliant la faune et la flore et hors des sentiers battus.
Nous allons bientôt recevoir le premier indice.
Nous sommes méga surexcités et en ce qui me concerne (moins mon conjoint plus sage) , je ne cesse de chercher les vols possibles avec les éléments que j'ai....
Arghhhh c'est horriblement dure d'attendre.
Suisse en 14 jours en solo, réseau de train, est-ce faisable?
Bonjour,
Nous planifions faire un voyage en train en juillet 2016 et nous nous questionnons de le faire en circuit avec un Tour opérateur ou le faire par nous-même en louant soit une auto ou le faire en train.
Naturellement, nous privilégions le train car moins de souci pour garer la voiture et tout ce que comporte la conduite dans les Cols.
Voici le trajet que nous souhaitons faire.
1. 4 jours à Montreux pour visiter pendant ce séjour: Genève, Lausanne, Gruyère, Chateau de Chillon;
2. 2 jours à Zermatt où nous visiterons Mont Gornergrat en train à crémaillère;
3. 2 jours à St-Moritz en prenant train Glacier Express de Zermatt puis le Bernina entre St-Moritz et Tirano pour une visite d'un jour;
4. 2 jours à Lugano. Est-ce possible de faire le trajet en train ou bus entre St-Moritz et Lugano ?
5. 2 jours à Grindelwald
6. 2 jours à Lucerne
7. 2 jours à Zurich
Donc: 1. Est-ce un bon trajet ? 2. quel serait le meilleur moyen, en circuit, en auto, en train ? 3. Doit-on se munir de la Swiss Pass ?
Merci beaucoup !
Loulou
Donc: 1. Est-ce un bon trajet ? 2. quel serait le meilleur moyen, en circuit, en auto, en train ? 3. Doit-on se munir de la Swiss Pass ?
Merci beaucoup !
Loulou
4 semaines avec nos enfants au Pérou, recommandations?
Bonjour,
Nous avons acheté 4 billets pas chers pour le Pérou. Nous partons entre le 16 décembre et le 16 janvier. Mon conjoint et moi avons roulé notre bosse en voyage depuis plus de 20 ans mais la dernière fois que nous avons voyagé avec les enfants (5ans et 7ans) c'était 5 semaines au Guatemala et nous avons bougé un peu trop. Résultat: fatigue, mal du transport et pas assez imprégnés.
Nous ne voulons pas répéter cette erreur et préférons plutôt se poser une semaine à chaque destination. Auriez-vous des suggestions de lieux pas nécessairement touristique, mais où il serait possible de rester 1 semaine et s'imprégner de la place. Par contre le Machu Picchu nous intéresse, est-ce réaliste avec les enfants? Ils ont maintenant 8 et 10 ans et sont très patients en voyage. Mais nous voulons éviter les 2 jours d'autobus de suite.
Merci d'avance pour vos conseils et recommandations, je serai tout ouïe! ;-) PS: On se débrouille en espagnol, nous allons prendre des cours familles pour mieux communiquer.
Nous ne voulons pas répéter cette erreur et préférons plutôt se poser une semaine à chaque destination. Auriez-vous des suggestions de lieux pas nécessairement touristique, mais où il serait possible de rester 1 semaine et s'imprégner de la place. Par contre le Machu Picchu nous intéresse, est-ce réaliste avec les enfants? Ils ont maintenant 8 et 10 ans et sont très patients en voyage. Mais nous voulons éviter les 2 jours d'autobus de suite.
Merci d'avance pour vos conseils et recommandations, je serai tout ouïe! ;-) PS: On se débrouille en espagnol, nous allons prendre des cours familles pour mieux communiquer.
Sud-Ouest République Dominicaine en bus?
Bonjour,
J’ai lu sur le forum qu’il vaut mieux avoir un véhicule dans cette région, mais comme je voyage seule la location va être trop chère. Est-ce qu’il y a quand-même des lieux intéressants accessibles en bus/guagua ? J’aimerais aller à Las Aguilas, Laguna Oviedo, Lac Enriquillo.
Je voudrais aussi profiter de beaux points de vue sur la côte mais en lisant le guide j’ai l’impression qu’il faut s’arrêter sur la route et donc être en voiture. Avez-vous une idée de village où me poser et d'où je pourrais partir découvrir un bout de côte en taxi ou concho ?
Pour info je serai en RD du 20/11 au 12/12. Après une ou 2 journées à St-Domingue je pense aller +/- une semaine dans le SO puis +/- une autre à Samana puis j’improviserai. Ou, si le SO est trop compliqué, je file direct à Samana.
Merci pour vos suggestions !
J’ai lu sur le forum qu’il vaut mieux avoir un véhicule dans cette région, mais comme je voyage seule la location va être trop chère. Est-ce qu’il y a quand-même des lieux intéressants accessibles en bus/guagua ? J’aimerais aller à Las Aguilas, Laguna Oviedo, Lac Enriquillo.
Je voudrais aussi profiter de beaux points de vue sur la côte mais en lisant le guide j’ai l’impression qu’il faut s’arrêter sur la route et donc être en voiture. Avez-vous une idée de village où me poser et d'où je pourrais partir découvrir un bout de côte en taxi ou concho ?
Pour info je serai en RD du 20/11 au 12/12. Après une ou 2 journées à St-Domingue je pense aller +/- une semaine dans le SO puis +/- une autre à Samana puis j’improviserai. Ou, si le SO est trop compliqué, je file direct à Samana.
Merci pour vos suggestions !
Traversée des États-Unis à vélo
Bonjour tout le monde,
Je m'appelle François, j'ai 25 ans et je projette de partir aux états-unis l'été prochain pour un long roadtrip à vélo. Cela fait 2 mois que je parcours le net sur ce sujet (climats, régions les plus remarquables, matériels, campings, ...)
Mon voyage se déroulerait du 20 juin au 20 août et se ferait au départ de portland en Oregon. Depuis cette ville, je longerai la Columbia river en circulant sur la route 14 pour ensuite emprunter la road 12 qui traverse la forêt de Clearwater et de lolo pour rejoindre Missoula puis Helena pour enfin rejoindre Yellowstone national park et grand teton national park. De là , je traverserai le Wyoming pour rejoindre le rocky mountain national park au Colorado. Que pensez-vous de ce début d'itinéraire? (J'aurais aimé partir de San Francisco et rejoindre le parc national du yosemite pour pouvoir faire la boucle des parcs de l'utah , de l'Arizona et du Colorado mais les températures semblent intenables durant cette période de l'année et j'ai peur de me retrouver sans eau au milieu de nulle part!) Une fois le Colorado atteint, je continuerai soit la boucle de l'ouest vers le Sud ou je poursuivrai vers l'Est pour continuer et achever la traversée en effectuant environ 100 km par jour jusque Washington D.C.(ce qui me semble réalisable à mon âge et avec ma forme...) J'ai lu à de nombreuses reprises que les paysages de l'est du pays était plus banales et que les grandes plaines aux paysages monotones pourraient décourager les cyclistes mais les grands espaces de ce genre m'attirent tout autant que les reliefs de l'ouest).
Merci d'avance pour vos remarques et conseils
François 🙂
Je m'appelle François, j'ai 25 ans et je projette de partir aux états-unis l'été prochain pour un long roadtrip à vélo. Cela fait 2 mois que je parcours le net sur ce sujet (climats, régions les plus remarquables, matériels, campings, ...)
Mon voyage se déroulerait du 20 juin au 20 août et se ferait au départ de portland en Oregon. Depuis cette ville, je longerai la Columbia river en circulant sur la route 14 pour ensuite emprunter la road 12 qui traverse la forêt de Clearwater et de lolo pour rejoindre Missoula puis Helena pour enfin rejoindre Yellowstone national park et grand teton national park. De là , je traverserai le Wyoming pour rejoindre le rocky mountain national park au Colorado. Que pensez-vous de ce début d'itinéraire? (J'aurais aimé partir de San Francisco et rejoindre le parc national du yosemite pour pouvoir faire la boucle des parcs de l'utah , de l'Arizona et du Colorado mais les températures semblent intenables durant cette période de l'année et j'ai peur de me retrouver sans eau au milieu de nulle part!) Une fois le Colorado atteint, je continuerai soit la boucle de l'ouest vers le Sud ou je poursuivrai vers l'Est pour continuer et achever la traversée en effectuant environ 100 km par jour jusque Washington D.C.(ce qui me semble réalisable à mon âge et avec ma forme...) J'ai lu à de nombreuses reprises que les paysages de l'est du pays était plus banales et que les grandes plaines aux paysages monotones pourraient décourager les cyclistes mais les grands espaces de ce genre m'attirent tout autant que les reliefs de l'ouest).
Merci d'avance pour vos remarques et conseils
François 🙂
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines)
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador
Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Choix d'hôtel à Punta Cana
Bonjour à vous tous,
J'aimerais bien que vous m'aidiez à faire mon choix d'hôtel à Punta Cana. Nous sommes déjà allés, mon mari et moi, au Mélia Caribe et au Majestic Colonial. Suite à un surclassement au Majestic parce qu'il n'y avait plus de place pour nous, nous avons goûté au grand luxe et nous avons bien apprécié! Alors maintenant, c'est un critère qui est important pour nous, en plus de la nourriture (très important), la plage (évidemment), la tranquillité mais il faut tout de même que ça bouge un peu! Nous partons en avril prochain et nous disposons d'un budget de 1500.00$ à 2000.00$ pour une semaine. La grandeur du site nous importe peu. Ah! oui, j'oubliais, un petit plus: quand il n'est pas nécessaire de faire de réservations pour les restaurants à la carte.
J'attends vos suggestions avec impatience!
J'aimerais bien que vous m'aidiez à faire mon choix d'hôtel à Punta Cana. Nous sommes déjà allés, mon mari et moi, au Mélia Caribe et au Majestic Colonial. Suite à un surclassement au Majestic parce qu'il n'y avait plus de place pour nous, nous avons goûté au grand luxe et nous avons bien apprécié! Alors maintenant, c'est un critère qui est important pour nous, en plus de la nourriture (très important), la plage (évidemment), la tranquillité mais il faut tout de même que ça bouge un peu! Nous partons en avril prochain et nous disposons d'un budget de 1500.00$ à 2000.00$ pour une semaine. La grandeur du site nous importe peu. Ah! oui, j'oubliais, un petit plus: quand il n'est pas nécessaire de faire de réservations pour les restaurants à la carte.
J'attends vos suggestions avec impatience!
Avis sur parcours en voiture d'environ huit jours: Paris - Saumure - St-Malo - Paris
Bonjour cousins Français, ici cousin Québécois de la Gaspésie.
Nous comptons nous rendre dans votre beau pays cet été 2013. Ma conjointe et moi partons avec un garçon de 9 ans et comptons nous rendre 1 semaine à Londres puis 1 semaine à Paris. À partir de là, et c'est mon questionnement... nous louerions une voiture pour un parcours d'environ 8 jours. Que pensez-vous du trajet Paris vers Saumur (dodo 3-4 nuits) et visiter les environs (châteaux de la Loire, Puy du Fou qui semble comique, etc...) Par la suite départ vers St-Malo (dodo 3 nuits) et rayonner autour. En route vers Paris pour le retour, faire halte 1 nuit sur Bayeux car notre garçon souhaite connaître les plages du débarquement de la seconde guerre... Est-ce réaliste en terme de temps? Les distances ça va? Des choses particulières à ne pas manquer? Ou je suis complètement dans le champ?
Merci de vos précieux éclairages, conseils, suggestions.
Simon Houde
Nous comptons nous rendre dans votre beau pays cet été 2013. Ma conjointe et moi partons avec un garçon de 9 ans et comptons nous rendre 1 semaine à Londres puis 1 semaine à Paris. À partir de là, et c'est mon questionnement... nous louerions une voiture pour un parcours d'environ 8 jours. Que pensez-vous du trajet Paris vers Saumur (dodo 3-4 nuits) et visiter les environs (châteaux de la Loire, Puy du Fou qui semble comique, etc...) Par la suite départ vers St-Malo (dodo 3 nuits) et rayonner autour. En route vers Paris pour le retour, faire halte 1 nuit sur Bayeux car notre garçon souhaite connaître les plages du débarquement de la seconde guerre... Est-ce réaliste en terme de temps? Les distances ça va? Des choses particulières à ne pas manquer? Ou je suis complètement dans le champ?
Merci de vos précieux éclairages, conseils, suggestions.
Simon Houde
Circuit de six jours à partir de Zurich
🙂Bonjour,
Au mois d'avril 2013 nous séjournerons 2 ou 3 jours à Zurich. Nous aimerions avoir des propositions d'itinéraires d'environ 6 jours dans cette région d'Europe (pas de préférence sur la direction nord-sud etc.). Nous préférons prendre le temps d'observer la nature, les beaux paysages, petits villages typiques, à la visite des plus grandes villes. Nous apprécions la découverte des cuisines régionales et de l'accueil chaleureux des commerçants.
Quelle est la meilleure formule: train ou voiture? Nous n'avons pas de contraintes à revenir vers Montréal à partir d'un autre aéroport que Zurich. Il y a 35 ans nous avons visité une petite partie de la région de Lausanne, Sion et c'était fabuleux (le souvenir qu'il nous en reste). À quel climat devons-nous nous attendre à la fin avril en Suisse?
Merci chers amis de Voyage Forum,
Au plaisir de vous lire bientôt.
😊
Voyage en Europe de six semaines: visiter quatorze villes différentes
Bonjour,
Je prépare déjà mon voyage en Europe pour mai prochain. Je prévois pouvoir y aller durant 6 semaines. Comme il se peut que je n'y retourne jamais, je veux voir le plus de choses possible. Je veux faire tous les pays d'Europe de l'ouest. Je veux visiter les principales villes de ces pays. En faisant un petit calcul, 6 semaines me donne 42 jours. Si je visites 14 villes différentes, cela me donne 3 jours pour chacunes des villes. J'ai donc pensé à ces 14 villes en ordre de visite. Lisbonne, Madrid, Barcelone, Nice, Paris, Luxembourg, Bruxelles, Amsterdam, Berlin, Munich, Genève, Venise, Florence et Rome.
Je calcule sur mes 3 jours, 6h environ pour voyager d'une ville à l'autre, ce qui fait en sorte qu'il me reste 2 jours et demi, bien que certains voyagements dureront moins de 6 heures. Je suis conscient que je ne pourrai pas visiter de fond en comble, mais je crois que cela peut me faire visiter les musts de chacunes des villes.
Croyez-vous que mon ittinéraire a du sens? Est-ce que je veux en faire trop? Est-ce que vous changeriez des villes pour d'autres? Est-ce que mai et juin sont deux bons mois pour voyager en Europe? De quelle façon il est préférable de voyager entre chacune des villes? J'ai prévu prendre le TGV, j'ai trouvé sur le site de raileurope, une passe pour jeune en bas de 25 ans qui coute 765$ canadien pour pouvoir voyager 15 jours en 2 mois ce qui serait parfais pour moi! Que pensez-vous de ce moyen de transport? Sinon est-ce qu'il y a des moyens de transports plus abordables?
Merci beaucoup de votre aide
Hôtel Brisas Santa Lucia
Bonjour!
Je quitterai pour le soleil chaud de Cuba le 3 mars prochain! 😎 J'ai bien lu les informations sur le site concernant l'hôtel Brisas Santa Lucia. Je sais donc qu'il y a des pour et des contre. J'en serai à mon 1er voyage dans le sud. J'aimerais avoir de l'informations sur:
1 - Les activités possibles dans cette région (même s'il semble y en avoir peu). Qu'est-ce qui en vaut la peine? Le coût? Avec qui faire affaire? S'il y a de bons resto dans le secteur que vous conseillés? Etc...
2 - Est-ce qu'il y a des incontournables à ne pas oublier d'apporter? Exemple: besoin chasse moustique s'il y a risque de piqures de bebittes (ce qui à ce que j'ai lu ne semble pas être le cas), besoin d'un châle le soir? ou tout autres trucs à apporter spécifiquement pour le Brisas
3 - Je souhaite apporter des petits cadeaux, j'ai une bonne idée de ce qui est nécessaire à Cuba en général par la lecture de nombreux avis sur ce forum. Ma question est : y a t-il des besoins particuliers dans ce secteur de Cuba? un utilisateur parlait d'une difficulté d'approvisionnement plus marquée qu'à l'habitude en savon, il y a quelques mois, est-ce toujours le cas? D'autres produits sont ils plus particulièrement difficile a obtenir pour les gens de Santa Lucia?
4 - Toutes autres informations que vous jugez pertinentes et que vous auriez aimer connaître avant votre départ pour cette destination! 😉
En vous remerciant à l'avance! 🙂 Vivement le 3 mars! reste 3 semaines!
Je quitterai pour le soleil chaud de Cuba le 3 mars prochain! 😎 J'ai bien lu les informations sur le site concernant l'hôtel Brisas Santa Lucia. Je sais donc qu'il y a des pour et des contre. J'en serai à mon 1er voyage dans le sud. J'aimerais avoir de l'informations sur:
1 - Les activités possibles dans cette région (même s'il semble y en avoir peu). Qu'est-ce qui en vaut la peine? Le coût? Avec qui faire affaire? S'il y a de bons resto dans le secteur que vous conseillés? Etc...
2 - Est-ce qu'il y a des incontournables à ne pas oublier d'apporter? Exemple: besoin chasse moustique s'il y a risque de piqures de bebittes (ce qui à ce que j'ai lu ne semble pas être le cas), besoin d'un châle le soir? ou tout autres trucs à apporter spécifiquement pour le Brisas
3 - Je souhaite apporter des petits cadeaux, j'ai une bonne idée de ce qui est nécessaire à Cuba en général par la lecture de nombreux avis sur ce forum. Ma question est : y a t-il des besoins particuliers dans ce secteur de Cuba? un utilisateur parlait d'une difficulté d'approvisionnement plus marquée qu'à l'habitude en savon, il y a quelques mois, est-ce toujours le cas? D'autres produits sont ils plus particulièrement difficile a obtenir pour les gens de Santa Lucia?
4 - Toutes autres informations que vous jugez pertinentes et que vous auriez aimer connaître avant votre départ pour cette destination! 😉
En vous remerciant à l'avance! 🙂 Vivement le 3 mars! reste 3 semaines!
Ouest USA: Erosion Fusion Passion
SEGO LILY Calochortus nuttalliiL’Ouest USA… voyage forum.. .carnets de voyage sont des mots à forte résonance dont la tonalité éveille tous mes sens.
Vos carnets ont été une grande source d’inspiration pour la construction de notre voyage… qui sera tout en randonnées et pour la réalisation de ce carnet-souvenir... qui sera tout en simplicité.
De ces lectures sont nés des désirs, des souhaits et même des certitudes suscitées par les vagues d’enthousiasme échappées de vos écrits ou de vos clichés révélateurs de sublimes paysages.
Ce carnet sera celui de nos souvenirs communs , un voyage à deux issu d’une relation amoureuse et d’un intérêt partagé et passionné pour ces contrées sauvages et lointaines.
Nous vous souhaitons bonne lecture, beaucoup de plaisir au moins autant que nous en avons eu pour l’écrire et l’imager.
Nous remercions de tout cœur Fred XIII, Isap29, Kashtin, Krikri, Mlefevre, Mokahlki, Oliv2019, PSI, Sedonax, Veileen, Vnoa, Wavemaster.
Merci aussi à tous les autres forumeurs qui ont eu la patience de répondre à nos questionnements ciblés dans le Post « Itinéraire de 29 jours : Colorado Utah Arizona Nouveau-Mexique Colorado »
Sincèrement et personnellement notre révérence va droit à Philippe ( Sedonax ) sous le signe « Sa passion et une patience d’Ange ».
Puis vers Pascale ( Kashtin ) pour son travail minutieux - correction de mon identification du bouquet garni de petites fleufleurs - et sa grande sympathie.
C’est parti mes amis et bon voyage…
Voici notre programme définitif avec sa carte itinéraire:


Le 1er Juin – Région Moab & Arches NP
ASTER Erigeron utahensis De Denver à Moab… Arrivée par la 128 et là nous baignons dans l’ambiance Colorado, ses flots calmes nous bercent dans nos souvenirs respectifs et notre premier contact est un instant magique.

Nous filons ensuite à Corona Arch, empressés que nous sommes. Patrick, attiré par les arches en tout genre en retrouve de suite la trace; nous admirons ensemble cette structure naturelle, sa ligne épurée et sa couleur rouge/rosée si tendre à nos cœurs.


Puis les Arches du NP nous rappelle à elles.. nous traversons tout le parc, là aussi notre mémoire s’active; direction Marching Men... la piste de tôle ondulée donne une impression désagréable et me fait avancer avec prudence, le 4X4 chasse nous sommes déçus du peu de perf du Grand Cherokee mais ne vous y fiez pas, notre désarroi sera de courte durée !
Patrick, au retour comprendra… le problème se résorbe à minima en accélérant.
Nous sommes résolument seuls lors de cette journée et cela le sera pour la majorité de nos trails et pour notre plus grand plaisir.
La douceur du crépuscule nous envahit et nous rafraîchit après la chaleur excessive de ce jour. La marche devient agréable et sympa.
Mais les Marching Men se font attendre et je partage mon sentiment: les beaux sites de l’Ouest s’offrent à nous après un jeu de cache-cache , on les cherche, on les devine puis à un détour sans qu’on s’y attende, ils se donnent enfin d’une façon majestueuse et toujours avec splendeur.
Impressionnants ces drôles de bonhommes... tous devant et tous derrière...

La nuit est là et Tower Arch nous nargue... la prudence l’emporte sur l’envie de continuer... nous reprenons le chemin en sens inverse, il nous reste tellement à découvrir !
Le 2 Juin
BUCKWHEAT Eriogonum ovalifoliumLevés à l’aube 4h30 pour un RDV avec le sunrise de Mesa Arch. Tout simplement, raté.
Mesa Arch est certes toujours aussi belle et irrésistible mais aujourd’hui elle s’amuse de nous et de 2 autres photographes… pas de soleil... il se camoufle sous un coton épais de nuages.

La False Kiva mérite bien qu’on s’y attarde; nous nous imprégnons de l’ambiance dans cette ruine indienne et méditons dans l’alcôve et là inespérée la lumière du soleil jaillit sur les méandres de la Green River et les vues en sont immédiatement métamorphosées.

Comme la journée a commencé très tôt nous prenons le temps de trailer à Aztec Butte où la vue sur Taylor Canyon est un peu décevante après False Kiva.
Quelques granaries Anasazi le long du parcours… greniers de stockage de provisions... alors nous poussons, l‘adrénaline et le Cherokee jusqu’à la Shafer Trail; je suis impatiente et légèrement crispée, c’est une première pour moi et si attendue; Patrick lui l’a dévalée l’an passé en VTT avec brio et péripétie.
Elle est extra cette piste – très cassante par endroits alors prudence- et notre 4X4 se révèle être enfin un compagnon de route fidèle et à la hauteur... High Clearance... de nos attentes !

Puis nous avançons vers Musselman Arch, elle m’impressionne énormissime ! Elle se présente comme une traverse de pierre d’environ 3 mètres de large avec le vide des 2 côtés. J’avais l’intention de la traverser mais le vertige m’a cloué sur place ! elle a su me résister ! Je l’aurai un jour !!! je l’aurai !!
L’environnement désertique mélange de falaises / mésas / piliers rocheux est fascinant et à perte de vue.


Retour à Moab.
Une petite sieste méritée et bienfaitrice au Kokopelli Lodge de Moab nous conduit tout droit et en forme au Moabrewery en soirée. Eh ! oui nous sommes des nostalgiques des ambiances et rencontres VF 09 Madseb, Floyd et notre Tigre .
Et attention, ce soir un RDV de toute importance nous attend, il s’agit de Sedonax avec qui nous passons une fin de soirée fort agréable – il nous en raconte des choses, toujours pertinent et intéressant ce Philippe !
Le 3 juin
LUPINE Lupinus pusillusHorseshoe Canyon se situe à l’ouest de Canyonlands dont il fait partie intégrante malgré l’éloignement géographique – 2h30 de Moab au parking du trail
La piste s’avère longue et sans problème particulier.
La rando quant à elle est pénible: 5 heures de marche uniquement dans un wash et dans du sable sous une chaleur excessive.
La 1ère et 3ème galerie (dénommée Great Galery) de Petroglyphs sont magnifiques, exceptionnelles; la 2ème l’étant moins à mes yeux.



Au retour, le dernier ¼ de mile se présente en montée raide dans un sable profond; là je perds pied: mes jambes flageolent, le sol se dérobe , mes yeux se voilent sous le regard inquiet et médusé de Patrick… Où sont les sels ? Sapristi !
Finies les ambitions… prouesse à la baisse. Nous redéfinissons les règles surtout celui de notre Tempo, le rythme de marche sera en fonction de Bibi Lolo !! 1ère et dernière manifestation de faiblesse, l’honneur est sauf !
Direction la piste menant au trail de Five Hole Arch , nous prenons le nord de la Lower San Rafael et la 1ère piste sur sa droite et sommes pris de suite dans les tourments d’un chemin dont le sable très profond ne donne aucun signe de passage récent et pas de possibilité de marche arrière. Foncer est ma seule devise pour éviter l’enlisement.
Sans conteste notre Cherokee se défend bien (la conductrice aussi !) et dorénavant nous le couvrons d’éloges et ce jusqu’au dernier mile du trip.
Sauf que notre erreur est démasquée enfin la mienne... retour sur la bonne voie 2ème piste à droite (cette fois c’est la bonne et trop fastoche) après la jonction avec la Lower San Rafael mais la luminosité faiblit, le crépuscule guette, adieu le sunset sur Five Hole Arch.
Nous gardons ce trail pour demain car dans l’immédiat une nouvelle expérience nous attend : première nuit dans le 4X4 et dans le wilderness, j’ai adoré cette solitude à deux, le décor s’y prêtait bien.

Douce soirée et nuit chaude !!!
Hum ! hum ! Petits et petites coquines, pas toujours bien placées vos idées !
Le 4 juin
Sticks & RocksLa journée commence très tôt - la lumière du jour nous réveille aux aurores - par la rando de Five Hole Arch une rando comme je les affectionne particulièrement, tous les ingrédients sont réunis: marche sur du slickrock, de l’orientation au GPS et un fabuleux spot de 5 belles arches donnant sur un panorama splendide de la Green River rive ouest.
Cette rando reste un très bon souvenir pour nous.
Trail de 2h15 en A/R

Crocodile Rock

Five Hole


Green River

Nous partons dans la région de San Rafael Swell avec son canyon de Little Wild Horse très prisé pour 3 raisons essentielles: il est facile d’accès, amusant et beau.
Of course, nous y croiserons beaucoup de touristes mais il vaut le détour.
Sans faire la boucle complète nous y resterons 2h en A/R.

Arrivés à Goblin Valley State Park la chaleur nous suffoque, l’air est irrespirable et notre balade à travers ces étranges créatures y sera écourtée.

Allez, allez on se ressaisit… et on se rattrape vite avec Crack Canyon pour lequel nous avons littéralement craqué tous les deux. Histoire de feeling !
Quelques difficultés à trouver la bonne piste me pousse à vous donner une indication:
Sur la Temple Mt Road laisser sur votre gauche la route pour Goblin Valley & Little Wild Horse Canyon continuer tout droit et compter environ 2 miles de cette jonction à celle de Crack Canyon prendre alors à gauche la piste menant au waypoint du parking indiqué sur ouestusa.
Le trail jusqu’à l’accès au site est sans intérêt juste un peu d’escalade et de repère avant de se jeter dans le Crack Canyon. 2 h en A/R (on marche le temps qu’on veut dans le canyon)
Un extraordinaire travail d’Erosion nous projette des années en arrière, certainement des millions d’années de labeur avant cet incroyable résultat. La roche est creusée de toute part, de nombreuses cavités - des p’tits trous, des p’tits trous encore des… et des passages tunnel façonnés et modelés par les pluies torrentielles et l’écoulement saisonnier de l’eau.
Sensationnel !


Le 5 Juin
CLARET CUP CACTUS Echinocereus Triglochidiatus & ASTER Erigeron ConcinnusFactory Butte nous était totalement inconnu avant sa découverte dans le carnet de Mokalkhi – merci pour le petit détour vers ce colosse nuancé de gris et d’ocre, posé sur son tapis fleuri jaune.

Si, si .. le tapis est bien jaune !

Puis à l’approche de Capitol Reef en venant de Hanksville mon émerveillement est à son comble, j’ai encore droit aux petites moqueries de Patrick m’imitant « Oh ! c’est beau »
Ces dômes rocheux aux teintes douces se déclinant du rose au violine surplombant le blanc cassé/beige me surprennent et me scotchent sur place le temps de m’imprégner et d’imprimer dans la case mémoire.

Pourtant le sentier de Cassidy Arch nous attend et son dénivelé annonce déjà le ton , nous approchons de l’arche en bufflant.
Grimpette de 2h30 en A/R, nous l’avons prolongée en poussant de 2 miles vers le Cohab Trail.
Le Waterpocket étant le lieu privilégié de refuge du hors- la- loi redouté et de sa bande de malfrats. Pas vu, pas pris…

Vers 16h un petit passage au Visitor Center de Capitol Reef où les rangers nous confirment ce que nous pensions déjà : tout est OK ! L‘état de la piste et la météo étant les 2 atouts majeurs pour l’accès à Cathedral Valley.
Nous sommes prêts pour notre petite expédition; la traversée de la Fremont River ne pose aucun souci vu son faible débit et sa profondeur.
Juste après le gué nous apercevons un 4X4 stoppé et un homme filmant notre traversée.
Ni une, ni deux nous faisons connaissance avec Serge et Elina, 2 américains ; nous bavardons slowly very slowly vu notre épouvantable anglais et échangeons nos E-mail pour l’envoi de la vidéo .
Serge, jusqu’à ce jour n’a pas tenu sa parole… Soit, nous sommes très patients, Serge !
Je vous laisse admirer ces fabuleux déserts où ne poussent seulement que quelques éparses mais somptueuses cathédrales dans un décor de rêve.
Lower South Desert Overlook
Vues du primitive campground : Cathedral Valley OverlookUn vrai délice ! A la tombée de la nuit...
Une nuit au primitive campground largement inspirée par vos suggestions. Thanks à Fred, Kashtin et Krikri
Sunset, Sunrise…Satisfaction, Stupefaction...
Waouh! Du campground et à ma grande stupeur naïve nous devinons les contours de Factory Butte ! Encore, Elle !
Le 6 Juin
PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia PhaeacanthaRéveil très tôt… sunrise oblige… puis nous entamons notre retour par la Caineville Wash Road, nous trailons 1 petite heure aux Monoliths puis un arrêt quasi obligatoire s’impose aux Temple of the Moon & of the Sun et son Glass Mountain pour lequel je suis interrogative.
Comment cet amas de mille morceaux de verre imbriqués les uns dans les autres (gypsum) a-t-il pu se former et qui plus est, parader à cet endroit stratégique ? Encore un Grand mystère de l’Ouest… Encore une vue de toute beauté sur Capitol Reef

Un petit bonjour au Visitor Center du parc et nous nous préparons maintenant pour la rando de Sulphur Creek qui est une one way.
Nous laisserons donc le véhicule sur le parking du Visitor Center mais il nous faut trouver un conducteur allant vers Torrey et voulant bien nous déposer en face de Chimney Rock, départ de notre trail.
Après 2 ou 3 tentatives avortées (beaucoup partent dans l’autre sens) je m’adresse à une jolie américaine qui accepte d’emblée la proposition. Ca tombe bien ils y sont allés la veille et nous livrent quelques conseils pour bien appréhender les waterfalls.
Nous descendons dans le lit de la rivière, la Sulphur Creek, elle vient grossir la Fremont River à Fruita.
Le trail consiste à suivre le cours d’eau et à contourner les obstacles, 3 cascades de 2 à 3 mètres de hauteur environ . Difficilement négociables même avec les recommandations de notre américaine, elles nous font hésiter et réfléchir…

Fort sympa, je vous confie la solution aux énigmes : les 2 premières cascades se descendent par la droite et la dernière à son départ par la droite et après un saut de biche au-dessus de la cascade vous serez alors à sa gauche longer la falaise et les efforts sont presque terminés pour rejoindre le Visitor Center.
Une des randonnées préférées de Patrick…
Le trail est fun presque toujours les pieds dans l’eau mais assez acrobatique, des senteurs florales s’échappent du Russian Olive et aiguisent mon odorat très fin et me rappelle l’odeur de notre mimosa.
RUSSIAN OLIVE Elaeagnus angustifoliaLe 7 Juin
GLOBE MALLOW Sphaeralcea Parvifolia & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRIDGES PENSTEMON Penstemon RostriflorusNous quittons Capitol Reef avec le regret et la sensation de ne pas avoir approfondi notre connaissance du parc.
En sortant de la piste de Cathedral Valley...Soit, nous piquons vers Escalante et le GSENM en suivant le WaterpocketFold et sa gigantesque déchirure sur plus de 100 miles. Les lacets des Switchbacks me transportent déjà, je suis subjuguée et le serai encore plus devant Stricke Valley Overlook même après une 3ème fois…
Ici, The Notom Road

Puis les Switchbacks

Toujours saisissante et énigmatique cette pliure tectonique aux mille couleurs , superposition de couches rocheuses colorisées et les Henry Mountains se dressent fièrement en arrière plan de peur d’être oubliés de notre champ de vision.



La Wolverine Loop nous offre ses forêts boisées où cohabitent pins pignons et genévriers ; nos regards sont captivés par les étendues de champs aux teintes orangées.
Les Globemallow se pavanent sans retenue et à notre plus grand plaisir. Pas mon Spartiate, vous dis-je ! Les Globemallow… Il vient de perdre son image de marque, son bouclier et sa sarisse! S'en remettra t-il un jour? Suite au prochain épisode...

Nouvelle explosion de teintes ..Inespérées.. Inattendues…au détour de la Wolverine RoadLe 8 Juin
LUPINE Lupinus Caudatus & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRICKELLBUSH Brickellia longifoliaNous roulons le long de la Hole in the Rock et nous descendons dans le wash Dry Fork & Coyotte Gulch; nous enchaînons les 3 slots canyon en enfilade en commençant par Dry Fork le plus à gauche histoire de ne pas le désavantager, juste une petite incursion de ½ mile.
S’ensuit le Peek-a-boo en A/R et son entrée acrobatique et l’on distingue de suite ses 2 belles arches ocres et rougies par la lumière du jour perçant dans le slot canyon. Trop Top !
Se hisser, se pousser, s’entraider, s’agripper, se glisser… Très sportif et très beau le Peek-a-boo et bien sûr assez fréquenté.
Nous terminerons par Spooky dont les parois sont criblés de picots noirs, il est extrêmement étroit et sinistre, il y fait sombre et là anybody.
Se faufiler, se désarticuler, rentrer le ventre ou le poitrail et s’adapter aux formes de la paroi pendant quelques mètres juste pour satisfaire la curiosité du lieu... des entrailles du Spooky


Et la journée se poursuit, nous continuons sur la piste Hole in the Rock vers le sud, elle est interminable, cassante et accidentée à sa fin.
Pour atteindre le trailhead de Broken Bow Arch prendre à gauche la CO 276 (seule indication) par le Willow Gulch trailhead. Compter 3 h en A/R.

Une fois dans le canyon la randonnée est très sympa, nous zigzaguons parmi les saules et autre végétation au gré du ruisseau; puis nous atteignons la fulgurante et jolie courbe de l’arche Brocken Bow. J’étais loin de m’imaginer une telle beauté et massivité dans ce coin si reculé. Quelle magnifique surprise !
Sur le retour, un ru m���attire, je m’agenouille pour y tremper casquette et visage et là surprise, je suis interloquée : 1.. 2.. 3… écrevisses …barbotent à cet instant sur le cours d’une fontaine naturelle d’eau. J’hallucine ou quoi !
Etonnement, puis splatch à l’eau, la Lolo.. c’est bas l’eau… Fous rires à gogo..
Petits conseils pour une journée comme celle-ci : - le 4X4 sans être 4WD doit être obligatoirement high clearance sans aucun doute - Ne pas négliger et plaisanter avec les réserves d’eau (3 L /personne minimum), la chaleur est extrême
Et voilà, le projet de passer la nuit dans le 4X4 s’amenuise petit à petit : nous manquons misérablement et bêtement d’eau, si nous prenons en compte que le lendemain nous envisageons Neon Canyon & Golden Cathedral.
Bon, d’accord je vous donne des conseils en eau …. mais c’est de bonne augure !
Décision finale: Nous faisons une halte à Dance Hall Rock (là, où nous devions dormir), très bel amphithéatre de grès rouge, lieu de repos et de danse des pionniers, que nous arpentons nu-pieds en soirée en contournant les potholes (énormes trous clairsemés d’arbre isolé) puis nous passons la nuit à Escalante.
Très sage …comme solution finale !

L’accès à l’arrière du Hall

l'arrière du décor

Le 9 juin

La rivière Escalante et son Neon Canyon nous réserve ici une petite perle, la Cathédrale d’Or, elle brille de mille feux sous le soleil …tout en mouvance …mais avant nous devons y laisser quelques gouttes de sueur.
« Suivre le cap du Round Dome » OK, Philippe! Aucun souci !
sauf que nous suivons les traces du trail Fence Canyon sans bien sûr descendre dans le canyon.
L’expérience malheureuse de Krikri et Hervé nous revient en mémoire et nous en dissuade. Non, aux Deer Flies (les taons sont voraces et n’épargneront personne !)
Nous restons sur le Rim de Fence Canyon. Très joli ! Aucun regret même avec la rallonge en miles ! Nous devons absolument trouver le passage dans les dunes de sable. A droite, toute !
Ca y est nous y sommes ; nous nous créons un point de repère et jetons notre dévolu sur 1 pin rabougri mais bien repérable pour le retour.
Maintenant, nous nous frayons notre chemin dans la végétation d’arbustes à l’approche de la rivière presque en face du défilé Neon Canyon mais l‘Escalante est bien trop profonde, trop de débit et les berges ensablées sont infranchissables.
Nous cherchons encore puis bifurquons sur la gauche pendant environ 100 mètres et là nous pouvons la traverser sans aucun risque et se faufiler à travers une végétation identique jusqu’à l’entrée du Canyon.
Invités par le chant harmonieux des oiseaux nous avançons comme happés et nous sentons une arrivée en apothéose . Les falaises de grès rouge sont zébrées comme entachées de vernis noir contrastant avec le vert tendre des arbres à coton.
Merveilleuse et enchanteresse Golden Cathedral … Une grotte géante percée de 2 grands trous permettant aux rais du soleil et de la lumière de se refléter dans une étendue d’eau verte.
La magie du lieu se bonifie avec les effets divers et variés tels un stroboscope sur la voûte lors d’un jet de pierre dans l’eau.
Incroyablement pittoresque , un spectacle naturel en Or à savourer seuls presque religieusement.
Séquence Emotion avec:
Effets prodigieux de stroboscope et de kaléidoscope sur la voûte de Golden Cathedral




Petits conseils: - la piste est très cassante, 4x4 high clearance obligatoire - le trail est exigeant, exténuant à cause des T° élevées et de la marche dans le sable - 7 h en A/R . Le Camelback d’une contenance de 3 litres était juste pour moi ce qui a conforté notre sage décision de la veille. - notre trail le plus difficile du séjour.
Le 10 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalis & PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia PhaeacanthaUn gigantesque cratère de volcan débordant de sable dont la couleur Sahara (de mon invention !) s’harmonise parfaitement aux teintes rose/blanc cassé des roches incurvées lui servant de mur-forteresse et le protégeant des agressions extérieures.
Les paysages sur la 2ème partie du trail sont magnifiques, les vues s’étendent à perte de vue sur la région des canyons formés par l’Escalante River.
Le soleil, aujourd’hui encore (13 ème jour sous ses rayons) nous inonde de sa lumière et de ses rais brûlants.
The Volcano est un site très atypique et nous confère une impression d’irréalisme ou de s’être trompé de planète.
La marche se fait en 5 h en A/R et demande une orientation au GPS pour une 1ère approche.
Conseil: 2 solutions s’offrent à nous en longeant et en se repérant à la falaise sur la droite - On l’effleure et on marche alors sur du slickrock la plupart du temps - On randonne plus sur la gauche et on grimpe et on dévale une multitude de sablons/dunes comme des montagnes russes.
Souvenez-vous, je préfère le pied ferme sous la chaussure aussi nous choisissons la 1ère option, elle me plait bien.
Prendre toujours le cap de cette vue ressemblant étrangement au Volcano mais méfiance…

Ce n’est pas toujours celui qu’on pense... gaffe, ce n’est pas lui …
Alors remonter la barrière de barbelés jusqu’en haut, l’escalader (aucune complication) et là virer de cap... à droite toute…
Environ 1 H plus tard nous distinguons la lèvre supérieure du volcano et arrivons devant le beau précipice. Des rafales de vent nous dissuadent de descendre dans les abysses du volcan par les petites marches creusées dans la roche. C’est tout de même assez vertigineux et impressionnant !

Nous sommes déjà comblés par le lieu et le spot. Merci, Marie.

Don't disturb... my Spartiate prend les mesures du Giant et voici ses conclusions: 25 m de profondeur et 30 de diamètrePas encore finie cette journée !
Arrivés au parking du trailhead de Upper Calf Creek Falls, nous entamons la descente sur un terrain pierreux dont le dénivelé négatif est important.
Pas le pied !!!! et c’est peu de le dire ! Mes orteils sont douloureux comme une sensation d’étau en bout de chaussure. Je dérape.. mon corps parle... et n’en peut plus pour ce jour-là.
D’un commun accord, nous stoppons l’aventure et vivement le surplus de repos à Escalante !… Bien joué la Lolo !!
Le 11 Juin
YELLOW EVENING PRIMROSE Oenothera flava & COLUMBINE Aquilegia micrantha & EVENING PRIMROSE Oenothera pallidaRevigorés, nous débutons la matinée avec la balade très reposante
de Willis Creek, prenant sa source dans le parc de Bryce Canyon
et affluent de la Paria River.
Le slot Canyon se caractérise par son cours d’eau aux eaux transparentes sinuant dans les gorges étroites de grés et de calcaire, agrémenté de beaux spots.
La T° a baissé, il se dégage une note de fraîcheur et une atmosphère calme et apaisante.



La rencontre fortuite avec des cavaliers nous surprend mais accentue la bonne note dédiée à ce trail.
2 h de marche… enfin, comme dans de nombreux canyons, libre à vous de marcher le temps désiré..
Tiens ! et si on allait saluer la Grovenor Arch située au nord de la Cottonwood Road, elle n'est vraiment pas loin d’ici.
L’arche ne parvient pas à se détacher du ciel bien tristounet, ses couleurs manquent de panache alors que le ciel devient très menaçant au sud de la piste vers Page.

Nous quittons la Cottonwood Road tout en sachant que nous la retrouverons mais côté sud lorsque nous serons à Page.
C’était mal vu…. car nous ne pourrons le jour prévu la faire par manque de temps !!! Adieu le Yellow Rock (m’en fiche, déjà arpenté en 08)
Patrick, lui non...
Aussi, il sera sûrement relisté car du coup nous ne connaissons ni l’un ni l’autre la partie colorée de la Cottonwood Road et sans aucun doute je referai le Yellow Rock avec beaucoup de plaisir… partagé !
Patrick s’émerveille , normal nous nous approchons en douceur de Bryce Canyon et nous y voilà ..
Moi, je suis dépitée après 3 années consécutives… plus de magie plus de sensation de la découverte...
Est-ce possible de devenir insensible à la beauté de ce Canyon ? Ce sentiment me gêne.
Un regain d’espoir devant Bryce Point & Sunrise Point, mes 2 points de vue préférés.

Un manque d’enthousiasme et la pluie qui maintenant tombe en averses intermittentes nous incitent à faire l’impasse sur le Peekaboo Loop.
Désolé, Bryce !!!!!!!

Pourtant tu te décarcasses, à en voir ta végétation s’enraciner pour préserver le site !!
Le 12 juin
PENSTEMON Penstemon eatonii & ASPEN Populus tremuloides & ENGELMANN SPRUCE Picea engelmanniiDes millions d'années d'érosion et de soulèvement ont sculpté cet immense amphithéatre de couleur pourpre mordorée
Le Cedar Breaks NM est très fascinant sous sa parure semi hivernale, ses parois de terre rouge sont drainées de coulées neigeuses blanches, quelques épicéas se dégagent de l’épaisseur nuageuse et cotonneuse; les flocons tombent maintenant puis se transforment en pluie fine.
Contraste saisissant des teintes… sur Sunset View



Nous sommes transis de froid, en 2 jours la température est descendue de 26° (de 29° à 2,8°). La contemplation du Sunset View sera intense et de courte durée et nous préférons traîner nos galoches au sec. Adieu, Spectra Point et son Ramparts Trail !
Nous traversons tour à tour la forêt nationale de Dixie plantée de sapins, d’épicéas et de trembles puis des régions de lacs - Panguitch Lake et Navajo Lake – nous apprécions beaucoup la diversité des paysages; la pluie a cessé, les nuages plus tenaces s’accrochent en fond de ciel.
L’entrée East de Zion National Park par l’UT 9 (Mt Carmel) est jalonnée de formations rocheuses arrondies, striées dont les vues sont spectaculaires. La route étroite et sinueuse alterne entre de nombreux lacets et tunnels. Décidément , Zion NP m’a séduit en 08 et là il me le rend encore; nous sommes sidérés par tant de splendeur jusqu’à en oublier de photographier !
Heu… autre excuse, il est difficile de se garer… c’est balot !
Le temps variable oscille entre pluie et rais timides du soleil explosant alors les rouges du grès Navajo et les verts arbustifs.
La Virgin River, petite rivière tranquille en vallée, prend sa source à 2600m d’altitude et se jette dans le Colorado 1500m plus bas avec difficulté et force de caractère au regard du Zion Canyon très profond et creusé depuis des siècles et des siècles.
La mauvaise météo nous barrera la route, aucun shuttle ne circule ce jour jusqu’au Temple de Sinawava d’où nous devions rejoindre le trail The Virgin Narrows.
Nous nous consolons au Visitor Center en obtenant nos permis pour The Subway, gagnés 3 mois plus tôt à la loterie sur le Net.
Les prévisions météorologiques sont favorables pour le lendemain: nous jubilons
Le 13 Juin
HORSETAILS Equisetum hyemale & COLUMBINE Aquilegia micrantha & SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellumEn route par la Kolob Terrace Road et plus précisément pour le trail par la partie basse des abords de la rivière Left Fork North Creek que nous remonterons...
La partie haute est réservée au canyoning , elle est nettement plus technique et hors de nos compétences physiques.
Les 2 options au final débouchent au fond d’un canyon dans « The Subway »
J’ai adoré cette rando et ne peux m’empêcher d’en vanter les mérites rarement signalés ou décrits et laissée pour compte au détriment du point d’orgue final
et pourtant... Ma préférence à moi !
De-ci, de-là nous ondulons au rythme de la rivière, nous esquivons les rochers puis traversons le cours d’eau pour atteindre l’autre rive
Nous alternons escalades, glissades, évitements d’obstacles...
les berges quant à elles s‘enorgueillissent d’une végétation très riche et florissante – des sous-bois de fougères, diverses variétés d’érables – puis de part et d’autre nous serpentons entre un tapis de verdure ou de fleurs ou de roseaux érectiles.
HORSETAILS Equisetum arvense & Equisetum Hyemale

RED MAPLE Acer glabrum &Wood Fern & Grassfern
SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum
CARDINAL MONKEY FLOWERS Mimulus cardinalis Thanks à Pascale, alors!La température de l’air est clémente 20°, un temps idéal pour la marche.
Des senteurs parfumées nous chatouillent le bout du nez, mélange tout en douceur d’odeurs agréables de pin, pain d’épice et anis.
Nous suivons presque à la lettre les traces laissées par les piétinements des randonneurs évitant ainsi l’accumulation de fatigue; la rando s’avère longue et difficile…
Elle a beau me plaire, faudrait pas en rajouter tout de même !
Surviennent alors, à petits pas de velours, les 1ères cascades..
Plus haut, elles s’élargissent, prennent de l’aisance et enfin toute la largeur du Left Fork North Creek.
C’est beau, très joli

Les eaux transparentes se déversent sur les terrasses de grès rouge, les arbres et épicéas arborent leur nuance de vert allant de l’acidulé au malachite et au vert sombre et profond du sapin.
la rigole naturelle annonciatrice de l’arrivée au fabulous SUBWAYLa végétation est luxuriante et rafraîchissante, ici .
En amont, elle y est absente, l’environnement devient froid… un souffle glacial nous surprend juste à l’entrée du tube… du tunnel… de la bouche de métro…
… du SUBWAY, quoi !..

Des teintes métalliques et plombées colorent la roche en contraste avec les eaux bleutées et cristallines des piscines naturelles …
En rêve !!! Oh ! la menteuse..
Les orages et les pluies de la veille en ont modifiés à coup sûr l’aspect et la tendance artistique.
L’eau est brouillée, beigeasse, hésitante.

Nos pieds sont glacés et se crispent, tant pis pour eux…. nous profitons de cet endroit sublime enveloppé d’un halo de mystère.

Trail de 6 heures en A/R.
Surtout ne vous engouffrer pas « sauvagement » dans The Subway sans profiter pleinement des avantages de la Nature de ce trail…. !
Nous prolongeons la journée et suivons plein nord la Kolob Terrace Road (conseil de Philippe) sur environ 10 miles d’où nous contemplons les belles vues jusqu’au Lava Point Overlook et au-delà…
Le 14 juin
Lizzard & CactusAprès une halte ravitaillement à Spingdale en prévision de notre nuit au Atlatl Rock campground, nous filons vers les Kolob Canyons Viewpoint puis vers Red Cliffs d’où nous sommes refoulés pour cause de travaux et impossible même en forçant le passage pourtant nous étions pratiquement arrivés au but…Grrr..
On brûle …on brûle… à l’approche du Valley of Fire , State Park attenant à la rive ouest du Lake Mead où se jette justement la Virgin River et tant d’autres cours d’eau et rivières
et la rencontre avec le Colorado a lieu ici, quand même !
Nous patientons à Overton: trop, trop chaud à l’extérieur…. et trop, trop froid à l’intérieur (genre Mac Do). Encore un des paradoxes de nos amis américains !
Vers 17h, nous osons nous jeter dans la braise de Valley of Fire à la découverte de Elephant Rock juste en bordure de route, superbe mimétisme à l’animal.

Fusion de la Roche ….
EVENING PRIMROSE Oenothera caespitosaUne fois de plus nous nous stimulons pour nous extraire du 4x4 climatisé et trailer à la recherche de Fire Canyon que nous pensions être
cecialors que nous voyons
celà.... après 1 h en A/R de marche à en suffoquer. Petite déception…
Rainbow Vista nous gratifie de ses splendides vallons et rochers aux multiples formes et teintes surtout au sunset mais auparavant nous nous baladons dans Whites Domes ... trail de 1h en Loop avec une diversité de paysages incroyables: falaise blanche, canyon, petites arches, rochers aux formes étranges taraudées par les temps, et vues très colorées. Flamboyant en soirée.


Retour vers Around Rainbow Vista et là nous capitulons – seating d’1h – admiratifs et en contemplation devant le spectacle du sunset. Les roches s’embrasent, s’enflamment tout près de nous tandis qu’au loin des images quasi-hallucinatoires, fictives miroitent dans notre fonds d’œil ou bien est-ce juste notre imagination /imaginaire en recrudescence … Trop beau !
Tout près….

Et au loin …

Valley of Fire est à son paroxysme à la tombée de la nuit ; elle dévoile son secret de façon ostentatoire à ce moment-là.
Oui , nous dégustons avec délice ce gâteau géant aux mille couleurs dégoulinant de nuances somptueuses - des jaune, rose, mauve, violine, vert/gris, chocolat, terre de sienne – Variations

Cette dégustation fine et savoureuse annonce une douce nuit étoilée au campground Atlatl Rock où la douche coulera à flot pour notre bien-être corporel.
Ah ! j’oubliais de vous préciser en guise de dégustation non imagée celle-ci, il s’agira seulement de sandwichs bien américains et de quelques fruits à se mettre sous la dent ! ! Notre paradoxe, à nous, celui-ci !
Le 15 juin
CATCLAW ACACIA Acacia greggii entouré de CACTUS Opuntia polyacanthaLa matinée commence par le déchiffrage du panel d’art indien sur l’Atlatl Rock et nous suivons le Scenic Loop à la recherche de Arch Rock, Piano Rock et plus loin Panorama Rock.

Une triste nouvelle est tombée susurrée par Philippe lors de notre rencontre à Moab: l’ Ephemeral Arch n’existe plus.
Si fragile, si éphémère qu’elle n’est plus et ne sera plus jamais... elle a chuté une certaine nuit de fin mai 2010.
Soit, ma curiosité insatiable me titille, je formule:
- Et si nous allions en voir les vestiges ?
Regard interrogatif de Patrick ..
Serait-elle devenue folle ?
WHY ?
Avant le 31 maiWHY NOT ?
Après le 31 mai Let’s go…
Rando d’ 1 h 15 avec la hantise de revenir bredouille et c’était sans compter le côté organisationnel américain... Un panneau indiquant l’info était bien évidemment planté au sol, il nous restait juste à lever le bout de nez pour faire l’état du lieu et la constatation suivante: ce trail risque fort d’être déserté sans Ephemeral Arch.
Nous quittons le désert de Valley of Fire pour Colorado City et le trail de Watercanyon.
Très appréciable cette randonnée d’1 h en A/R , un peu de fraîcheur et de végétation avant d’apercevoir
ce joli petit canyon que j’aime surnommer « le petit Subway » et ses cascades.
Puis sur le chemin du retour, nous assistons à la baignade façon mormon.

Très surprenant ! Comme une apparition au pays des Elfes..
Nous reprenons la route vers la région du Vermilion Cliffs où l'on s'attardera à Old Paria par la piste signalée par l'indication "Paria Townsite".
Tout le plaisir est pour nous... c’est un régal de plus, les couleurs -violine et crayeux- sur la roche nous ravissent, des rubans aux tons dégradés sont posés les uns sur les autres sur une enfilade de montagnes... avec copie conforme en face et sur des dizaines de miles.

Allons vite chez Susan et Steeve chez qui nous passerons 3 nuits au B&B Outpost of Paria
Point de Susan mais un gentil mot collé à la porte avec les recommandations d’usage
... Rencontre fortuite avec deshawn de VF . Discutaillons... il est seul et a besoin de compagnie...
Tiens, me voici arrivée à la moitié du voyage (J 15)... je passe donc la main à Patrick pour la bonne parité/équité dans le couple !!!!! D’ac les filles ! Bali-Balot !
Et bien sûr à très bientôt....
Cuba à vélo avec des enfants?
Bonjour,
Je projette de partir au mois de décembre prochain à Cuba en vélo avec deux enfants de 7 et 9 ans. Ils ont l'habitude de faire du vélo et de monter (on habite en montagne) mais je ne voudrais pas les dégouter du voyage par un itinéraire trop dur.
Aussi, si certains ont pédalé là-bas, quelle partie de l'île me conseillez-vous ? (sachant que l'on veut profiter de la mer, mais aussi visiter l'intérieur) N'est ce pas trop dangereux d'y aller en vélo avec des enfants par rapport à la circulation ?
J'ai lu sur le forum qu'il n'y avait pas vraiment de camping. Mais le camping sauvage est il autorisé ? Sinon quels sont les prix approximatifs des chambres d'hôtes ? On aimerait faire des étapes de 40 ou 50 km maxi, est il possible de trouver des hébergements ou des possibilités de bivouac à ces distances ?
J'ai vu sur le forum qu'une compagnie de bus prenait les vélos en soute, faut il réservez à l'avance pour prévoir la place dans la soute (on aura 4 vélos)ou bien on voit sur place et on s'arrange avec le chauffeur ?? Ce voyage sera l'occasion pour les enfants (et les parents aussi d'ailleurs) de découvrir une autre culture. On aimerait faire partager cette expérience aux petits camarades de classe par un blog, voyez-vous un thème qu'il convient de suivre plus particulièrement et qui pourrait faire office de fil rouge du voyage ?? Par ailleurs, si vous avait des sites que vous jugez incontournables, je suis preneur.
Enfin, je parle très mal Espagnol, est il possible de se débrouiller en anglais ou me conseillez vous d'investir dans une méthode Assimil (il me reste 4 mois d'apprentissage)??? Je vous remercie par avance pour toutes vos suggestions et à bientôt sur les routes
Je projette de partir au mois de décembre prochain à Cuba en vélo avec deux enfants de 7 et 9 ans. Ils ont l'habitude de faire du vélo et de monter (on habite en montagne) mais je ne voudrais pas les dégouter du voyage par un itinéraire trop dur.
Aussi, si certains ont pédalé là-bas, quelle partie de l'île me conseillez-vous ? (sachant que l'on veut profiter de la mer, mais aussi visiter l'intérieur) N'est ce pas trop dangereux d'y aller en vélo avec des enfants par rapport à la circulation ?
J'ai lu sur le forum qu'il n'y avait pas vraiment de camping. Mais le camping sauvage est il autorisé ? Sinon quels sont les prix approximatifs des chambres d'hôtes ? On aimerait faire des étapes de 40 ou 50 km maxi, est il possible de trouver des hébergements ou des possibilités de bivouac à ces distances ?
J'ai vu sur le forum qu'une compagnie de bus prenait les vélos en soute, faut il réservez à l'avance pour prévoir la place dans la soute (on aura 4 vélos)ou bien on voit sur place et on s'arrange avec le chauffeur ?? Ce voyage sera l'occasion pour les enfants (et les parents aussi d'ailleurs) de découvrir une autre culture. On aimerait faire partager cette expérience aux petits camarades de classe par un blog, voyez-vous un thème qu'il convient de suivre plus particulièrement et qui pourrait faire office de fil rouge du voyage ?? Par ailleurs, si vous avait des sites que vous jugez incontournables, je suis preneur.
Enfin, je parle très mal Espagnol, est il possible de se débrouiller en anglais ou me conseillez vous d'investir dans une méthode Assimil (il me reste 4 mois d'apprentissage)??? Je vous remercie par avance pour toutes vos suggestions et à bientôt sur les routes
Incursion d'environ huit-neuf jours au Chiapas (Mexique)
Bonjour,
J’ai comme plan de faire un voyage de 6 semaines, en novembre et décembre 2010, en bus, seul style routard. Je compte visiter une partie du Guatemala, Honduras et El Salvador, avec une incursion d’environ 8-9 jours au Chiapas. J’ai pris des infos sur ce forum et aussi dans le guide Lonely Planet. Je vais faire une boucle à partir de Guatemala Ciudad, mais je ne sais pas encore dans quel sens je vais débuter mon voyage, vers le Honduras en premier ou vers le Chiapas. À voir !!! Je vous soumets mon plan. J’ai calculé approximativement les temps de déplacement et j’ai mis des suggestions d’hôtels corrects et bon marché où je compte m’héberger, d’après les commentaires lus dans Lonely Planet.
Mon plan a-t-il de l’allure ??
Lors de la visite d’Agua Azul, en provenance de Palenque, est-ce que c’est préférable de faire l’aller-retour Palenque - Agua Azul - Palenque dans la journée ou de coucher à Agua Azul et monter vers Ocosingo le lendemain matin. Je n’ai pas vérifié l’hébergement à Agua Azul. J’ai aussi lu sur ce forum des commentaires voulant qu’Agua Azul ne mérite pas plus de 30 minutes de visite. Permettez-moi d’en douter à voir tout le monde qui veut visiter ce site. Il y aurait aussi le plan suivant : partir tôt le matin de Palenque pour Agua Azul, profiter du site une demi-journée et en P.M. se diriger vers Ocosingo. Je sauverais ainsi du temps de transport, mais où je mettrais mon sac à dos entretemps ??
Est-ce préférable de coucher dans la ville de Palenque ou à El Panchan, village de cabañas, comme certains suggèrent ?
Si vous avez tout autre commentaire à exprimer ou avez des choix d’hébergement intéressant, mieux que ce que j’ai sélectionné (minimum de confort, propre et pas cher), ne vous gênez pas.
1- Sayaxché - Bethel ou Frontera Corozal 3h >> p.301 + 284 (Guate) - visite de Yaxchilan (aller-retour:15$ à 25$, 4-12 p.). Coucher à Bethel >> Posada Maya (7861 1799; (502) 5801-1799 o 1800 : 10$) ou coucher à Frontera Corozal >> ***Escudo Jaguar: 502-5353-5637 (cabaña 210$M). Lanchas >> Yaxchilan : 40 min. Frais partagés selon groupe ???
2- Bethel - Palenque 3h ; à El Panchan, 10 min. env. "village de cabañas" direction ruines, entrée parc ; ***Hotel Margarita & EdCabañas, pour 2 : 170 $M (3410063) : edcabanas@yahoo.com; Mayabell (341-69-77 ; http://www.mayabell.com.mx/ km6 (250$M)); Don Mucho; Chato's Cabañas : 341-82-09 (100$M avec sdb) ; Jungle Palace : idem (341-82-09) ; El Jaguar : idem (341-82-09) ; el Panchan, 100$M
3- Palenque Guides >> visites de 2h30 de 8h à 17h : 45$M (guias y interpretes mayas : 2h) ; P.M. >> Misol Ha >> 20km X 2: 10$M) (CAMIONETAS O TAXIS). Voir aussi http://www.mayaexploration.org/ Combis o taxis ch 15 min (10$M aller). Misol-Ha >> Centro turistico ejida Cascada de Misol-Ha: 214-257-01-48; www.misol-ha.com: cabañas, sdb
4- Palenque - Agua Azul - Palenque Agua Azul >> 60km X 2 >> retour Palenque (ou dormir à Agua Azul ou aller à Ocosingo après visite de Agua Azul)
5- Palenque - Ocosingo 2 ½ h >> bus fréquents, 11 ADO et 5 AEXA et minibus (40 à 78 $M) >> Tonina >> 14 km à l’est d’Ocosingo. Site : 37$M. Combis aux 45 min: 10$M. ***Hospedaje Esmeralda (673-00-14) www.ranchoesmeralda.net, central Norte 14 (140$M, b.c.); hotel la Casona (673-01-40, angle 1A sur et calle Central, 200$M, ch. dernier niv.); hotel Margarita (673-12-15, 220$M)
6- Ocosingo - San Cristobal de las Casas 2 ½ h >> bus fréquents (30-45$M Co OCC ou Aexa ou collectivos); ***Posada Ganesha (678-02-12) www.ganeshaposada.com, 28 de Agosto 23, 100$M, b.c. (ch cabaña indep); Rimon de los Camellos (116-00-97; loscamellos@hotmail.com), Real de Guadalupe 110 (140 b.c.); Posada Mexico (678-00-14) www.hostellingmexico.com, Josefa Ortiz de dominguez 12 (180 $M p.d. incl.); Posada Jovel(678-17-34) www.mundochiapas.com/hotelposadajovel. Paniagua 28 (sans sdb 150$M); **Gite del Sol (631-60-12) www.legitedelsol.com, madero 82 (220$M avec pd) québec-mex.
7- San Cristobal de las Casas Visite de la ville : églises coloniales, Cerro de San Cristobal, Cerro de Guadalupe, mercado municipal.
8- San Cristobal de las Casas Visite de villages environnants : San Juan Chamula et Zinacatan
9- San Cristobal de las Casas - Huehuetenango 3h30 jusqu'à Ciudad Cuhautemoc + 2h >> Huehuetenango : Hotel la Sexta (7764 1488) 6a Av 4-29 (sdb 14$) ; hotel Zaculeu (7764 1086) 5e av 1-14 (s. 28$) ; hotel California ou hotel Cascata, 2a Calle 7-00 (30$).
Merci d'avance.
Claude
J’ai comme plan de faire un voyage de 6 semaines, en novembre et décembre 2010, en bus, seul style routard. Je compte visiter une partie du Guatemala, Honduras et El Salvador, avec une incursion d’environ 8-9 jours au Chiapas. J’ai pris des infos sur ce forum et aussi dans le guide Lonely Planet. Je vais faire une boucle à partir de Guatemala Ciudad, mais je ne sais pas encore dans quel sens je vais débuter mon voyage, vers le Honduras en premier ou vers le Chiapas. À voir !!! Je vous soumets mon plan. J’ai calculé approximativement les temps de déplacement et j’ai mis des suggestions d’hôtels corrects et bon marché où je compte m’héberger, d’après les commentaires lus dans Lonely Planet.
Mon plan a-t-il de l’allure ??
Lors de la visite d’Agua Azul, en provenance de Palenque, est-ce que c’est préférable de faire l’aller-retour Palenque - Agua Azul - Palenque dans la journée ou de coucher à Agua Azul et monter vers Ocosingo le lendemain matin. Je n’ai pas vérifié l’hébergement à Agua Azul. J’ai aussi lu sur ce forum des commentaires voulant qu’Agua Azul ne mérite pas plus de 30 minutes de visite. Permettez-moi d’en douter à voir tout le monde qui veut visiter ce site. Il y aurait aussi le plan suivant : partir tôt le matin de Palenque pour Agua Azul, profiter du site une demi-journée et en P.M. se diriger vers Ocosingo. Je sauverais ainsi du temps de transport, mais où je mettrais mon sac à dos entretemps ??
Est-ce préférable de coucher dans la ville de Palenque ou à El Panchan, village de cabañas, comme certains suggèrent ?
Si vous avez tout autre commentaire à exprimer ou avez des choix d’hébergement intéressant, mieux que ce que j’ai sélectionné (minimum de confort, propre et pas cher), ne vous gênez pas.
1- Sayaxché - Bethel ou Frontera Corozal 3h >> p.301 + 284 (Guate) - visite de Yaxchilan (aller-retour:15$ à 25$, 4-12 p.). Coucher à Bethel >> Posada Maya (7861 1799; (502) 5801-1799 o 1800 : 10$) ou coucher à Frontera Corozal >> ***Escudo Jaguar: 502-5353-5637 (cabaña 210$M). Lanchas >> Yaxchilan : 40 min. Frais partagés selon groupe ???
2- Bethel - Palenque 3h ; à El Panchan, 10 min. env. "village de cabañas" direction ruines, entrée parc ; ***Hotel Margarita & EdCabañas, pour 2 : 170 $M (3410063) : edcabanas@yahoo.com; Mayabell (341-69-77 ; http://www.mayabell.com.mx/ km6 (250$M)); Don Mucho; Chato's Cabañas : 341-82-09 (100$M avec sdb) ; Jungle Palace : idem (341-82-09) ; El Jaguar : idem (341-82-09) ; el Panchan, 100$M
3- Palenque Guides >> visites de 2h30 de 8h à 17h : 45$M (guias y interpretes mayas : 2h) ; P.M. >> Misol Ha >> 20km X 2: 10$M) (CAMIONETAS O TAXIS). Voir aussi http://www.mayaexploration.org/ Combis o taxis ch 15 min (10$M aller). Misol-Ha >> Centro turistico ejida Cascada de Misol-Ha: 214-257-01-48; www.misol-ha.com: cabañas, sdb
4- Palenque - Agua Azul - Palenque Agua Azul >> 60km X 2 >> retour Palenque (ou dormir à Agua Azul ou aller à Ocosingo après visite de Agua Azul)
5- Palenque - Ocosingo 2 ½ h >> bus fréquents, 11 ADO et 5 AEXA et minibus (40 à 78 $M) >> Tonina >> 14 km à l’est d’Ocosingo. Site : 37$M. Combis aux 45 min: 10$M. ***Hospedaje Esmeralda (673-00-14) www.ranchoesmeralda.net, central Norte 14 (140$M, b.c.); hotel la Casona (673-01-40, angle 1A sur et calle Central, 200$M, ch. dernier niv.); hotel Margarita (673-12-15, 220$M)
6- Ocosingo - San Cristobal de las Casas 2 ½ h >> bus fréquents (30-45$M Co OCC ou Aexa ou collectivos); ***Posada Ganesha (678-02-12) www.ganeshaposada.com, 28 de Agosto 23, 100$M, b.c. (ch cabaña indep); Rimon de los Camellos (116-00-97; loscamellos@hotmail.com), Real de Guadalupe 110 (140 b.c.); Posada Mexico (678-00-14) www.hostellingmexico.com, Josefa Ortiz de dominguez 12 (180 $M p.d. incl.); Posada Jovel(678-17-34) www.mundochiapas.com/hotelposadajovel. Paniagua 28 (sans sdb 150$M); **Gite del Sol (631-60-12) www.legitedelsol.com, madero 82 (220$M avec pd) québec-mex.
7- San Cristobal de las Casas Visite de la ville : églises coloniales, Cerro de San Cristobal, Cerro de Guadalupe, mercado municipal.
8- San Cristobal de las Casas Visite de villages environnants : San Juan Chamula et Zinacatan
9- San Cristobal de las Casas - Huehuetenango 3h30 jusqu'à Ciudad Cuhautemoc + 2h >> Huehuetenango : Hotel la Sexta (7764 1488) 6a Av 4-29 (sdb 14$) ; hotel Zaculeu (7764 1086) 5e av 1-14 (s. 28$) ; hotel California ou hotel Cascata, 2a Calle 7-00 (30$).
Merci d'avance.
Claude
Carlsbad au Nouveau-Mexique ça vaut le coup?
Hey oui on a toujours pas booké le retour😠
Tous les jours on se demande si on ferait mieux de............... ah non on garde ça ainsi......... ah et tout à coup que.......... pis tant qu'à y aller..........🤪
Pour faire suite à mon téléroman:Lolllllll
Départ de Québec 26 juin 2010
Arrivée à Tucson Arizona le 27 juin
du 27 au 2 on discute...............😇
Donc du 2 juillet au 7 juillet on est supposé relaxé dans un super hôtel à Tucson avec vue sur le parc saguaro.
The problème........ c'est du 27 au 2.
On voulait aller voir white sands au N-M et tant qu'�� y être continuer jusqu'à Carlsbad caverns........
Du genre départ de Tucson le 28 juin........ et retour à Tucson le 2 juillet entre les 2 on visite white sands + carlsbad on sait pu pour carlsbad.🏴☠️
En principe on devait repartir de Tucson vers la maison le 7 juillet et les billets sont 104$ chummi est prêt à extentionner jusqu'au 9 mais c'est rendu 170$ le vendredi etc....
Voilà On avait même regardé pour le canyon de Shelly en plus🤪 c'est que ça fait plusieurs 4h30 de route ici et là entre chaque endroit en faisan arrêts sans compter les arrêts pipi pour les enfants et les repas.
Bon pour en revenir à notre crampe au cerveau est-ce que Carlsbad vaut le coup? les enfants ont 7 et 8 ans, je ne veux pas faire qu'un tour d'ascenseur et acheter un souvenir à la boutique quand même.....
Sinon je crois que je vais dire Tucson + white sands thats it thats all!
helllllllllllllllllllllllp un médiateur dans la salle😉
23h49 tadammmmmmm suspence........... Un plus pour aller à Carlsbad les enfants ont adoré le film voyage au centre de la terre et il y a plusieurs scènes qui ont été tournées là-bas
Je vous reviens demain espérant que le vent ne changera pas de côté:Lol mouaaaaaaaaaaaaaa
Tous les jours on se demande si on ferait mieux de............... ah non on garde ça ainsi......... ah et tout à coup que.......... pis tant qu'à y aller..........🤪
Pour faire suite à mon téléroman:Lolllllll
Départ de Québec 26 juin 2010
Arrivée à Tucson Arizona le 27 juin
du 27 au 2 on discute...............😇
Donc du 2 juillet au 7 juillet on est supposé relaxé dans un super hôtel à Tucson avec vue sur le parc saguaro.
The problème........ c'est du 27 au 2.
On voulait aller voir white sands au N-M et tant qu'�� y être continuer jusqu'à Carlsbad caverns........
Du genre départ de Tucson le 28 juin........ et retour à Tucson le 2 juillet entre les 2 on visite white sands + carlsbad on sait pu pour carlsbad.🏴☠️
En principe on devait repartir de Tucson vers la maison le 7 juillet et les billets sont 104$ chummi est prêt à extentionner jusqu'au 9 mais c'est rendu 170$ le vendredi etc....
Voilà On avait même regardé pour le canyon de Shelly en plus🤪 c'est que ça fait plusieurs 4h30 de route ici et là entre chaque endroit en faisan arrêts sans compter les arrêts pipi pour les enfants et les repas.
Bon pour en revenir à notre crampe au cerveau est-ce que Carlsbad vaut le coup? les enfants ont 7 et 8 ans, je ne veux pas faire qu'un tour d'ascenseur et acheter un souvenir à la boutique quand même.....
Sinon je crois que je vais dire Tucson + white sands thats it thats all!
helllllllllllllllllllllllp un médiateur dans la salle😉
23h49 tadammmmmmm suspence........... Un plus pour aller à Carlsbad les enfants ont adoré le film voyage au centre de la terre et il y a plusieurs scènes qui ont été tournées là-bas
Je vous reviens demain espérant que le vent ne changera pas de côté:Lol mouaaaaaaaaaaaaaa
Visiter le Vietnam pendant un mois
Bonjour à tous,
Voyager est devenu une nouvelle passion pour moi. J'aimerai beaucoup découvrir les beautés de l'Asie. J'ai penché mon premier choix sur le Viet-Nam qui semble être une destination merveilleuse avec ses beaux paysages et sa culture. J'aimerai séjourner pendant 1 mois. Évidemment...j'ai énormement de questions, car je veux préparer mon voyage le plus adéquatement possible...
Pour commencer, voici mon un court profil sur moi:
1. Je pars seul 2. Je vis actuellement à Montréal, Québec 3. Je veux partir au Viet-Nam pour 1 mois peu importe la période de l'année 4. Je possède un budget disons "moyen"
Voici maintenant mes questions:
1. Existe-t-il des périodes ou les prix des billets coûtent vraiment moins chères? 2. Est-il possible de trouver des billets aller-retour en dessous de $1500 canadiens taxes incluses? ou est-ce vraiment exageré de ma part? 3. Quels hôtels conseillez-vous au Viet-Nam? J'aimerai séjourner à Ho Chi Minh. Donc comme mentionné, j'aimerai rester 1 mois...donc j'aimerai avoir des bon prix. Pourriez-vous me confirmer si le coût des hôtels sont vraiment abordables? Je demande pas un hôtel de "luxe", mais une place propre avec l'air climatisé...car il doit faire très chaud là-bas! 4. Faut-il un visa touriste en tant que Canadien? Je suis également Français, je ne sais si cela peut être un avantage quelconque. Dois-je faire le visa avant de partir pour le Viet-Nam ou puis-je faire le tout sur place? 5. J'aimerai bien essayer de voyager en mobylette dans le centre-ville de Ho Chi Minh...dois-je avoir un permis de conduire quelconque? 6. Parle-t-on bien Anglais ou Français au Vietnam? Ou dois-je me munir d'un gros dictionnaire Vietnamien et de beaucoup de patience? 7. Le coût de la vie est-elle abordable? En autre pour la nourriture, les taxis, location de mobylette, les boîtes de nuit etc..
Désolé pour ces si nombreuses questions. Merci d'avance pour votre aide!
Voyager est devenu une nouvelle passion pour moi. J'aimerai beaucoup découvrir les beautés de l'Asie. J'ai penché mon premier choix sur le Viet-Nam qui semble être une destination merveilleuse avec ses beaux paysages et sa culture. J'aimerai séjourner pendant 1 mois. Évidemment...j'ai énormement de questions, car je veux préparer mon voyage le plus adéquatement possible...
Pour commencer, voici mon un court profil sur moi:
1. Je pars seul 2. Je vis actuellement à Montréal, Québec 3. Je veux partir au Viet-Nam pour 1 mois peu importe la période de l'année 4. Je possède un budget disons "moyen"
Voici maintenant mes questions:
1. Existe-t-il des périodes ou les prix des billets coûtent vraiment moins chères? 2. Est-il possible de trouver des billets aller-retour en dessous de $1500 canadiens taxes incluses? ou est-ce vraiment exageré de ma part? 3. Quels hôtels conseillez-vous au Viet-Nam? J'aimerai séjourner à Ho Chi Minh. Donc comme mentionné, j'aimerai rester 1 mois...donc j'aimerai avoir des bon prix. Pourriez-vous me confirmer si le coût des hôtels sont vraiment abordables? Je demande pas un hôtel de "luxe", mais une place propre avec l'air climatisé...car il doit faire très chaud là-bas! 4. Faut-il un visa touriste en tant que Canadien? Je suis également Français, je ne sais si cela peut être un avantage quelconque. Dois-je faire le visa avant de partir pour le Viet-Nam ou puis-je faire le tout sur place? 5. J'aimerai bien essayer de voyager en mobylette dans le centre-ville de Ho Chi Minh...dois-je avoir un permis de conduire quelconque? 6. Parle-t-on bien Anglais ou Français au Vietnam? Ou dois-je me munir d'un gros dictionnaire Vietnamien et de beaucoup de patience? 7. Le coût de la vie est-elle abordable? En autre pour la nourriture, les taxis, location de mobylette, les boîtes de nuit etc..
Désolé pour ces si nombreuses questions. Merci d'avance pour votre aide!
Eurovélo 6 de Nantes à Mulhouse
Bonjour à tous, je planifie pour 2009, un voyage à vélo de Nantes à Mulhouse, environ 1000 kil sur la voie Euro vélo # 6. J'ai trouvé une carte potable de Nantes à Orléans, mais pour la suite, le site eurovelo6.0rg est peu explicite. Doit on se rabattre sur la bonne vieille Michelin détaillée ? ou existe-t-il d'autres cartes pour cette route ?
Également, est elle balisée pour les vélos? On y va par le pif et le gros bon sens ?
Le site d'Euro vélo est magnifique, mais peu spécifique. Je vous remercie d'avance de vos conseils pour ce projet.
Je compte réaliser ce projet en avril ou septembre, c'est plus frais.
Je viens de découvrir ce site, et c'est fantastique. Je fais du vélo au Québec, et je peux conseiller ceux qui veulent connaître notre réseau "La route verte".
Également, est elle balisée pour les vélos? On y va par le pif et le gros bon sens ?
Le site d'Euro vélo est magnifique, mais peu spécifique. Je vous remercie d'avance de vos conseils pour ce projet.
Je compte réaliser ce projet en avril ou septembre, c'est plus frais.
Je viens de découvrir ce site, et c'est fantastique. Je fais du vélo au Québec, et je peux conseiller ceux qui veulent connaître notre réseau "La route verte".
Endroits à visiter en Suisse?
bonjour, j, aimerais avoir des infos sur la suisse, les endroits a visiter, la langue parlée.
Hôtel Brisas Guardalavaca Holguin
Nous serons au Brisas Guardalavaca a Holgin du 10 au 17 février prochain. Nous serons dans la section villa en mini-suite. Je voudrais savoir s'il y a des gens d'entre vous qui ons séjourné dans cette section dernièrement et comment était les chambres? Est ce qu'il y a des débarbouette? Est ce qu'il y a un sèche-cheveux?
Merci!!!!
Merci!!!!







