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Chine et Plateau Tibétain en tandem
SHANGRI-LA (CHINE)- KORGOS (KAZAKHSTAN): Du 11/04/17 au 10/05/17
Tibet ou Plateau Tibétain ? Si vous vous demandez comment nous avons eu accès à la culture Tibétaine et comment nous avons pu parcourir cet immense plateau, complètement libres sur notre tandem, la réponse se trouve dans une simple leçon d’histoire-géo. Aller, on se lance ! Le vaste territoire du Tibet a été envahi dans les années 1950 par la Chine de Mao Zedong, pour soi-disant libérer les Tibétains de l’emprise du Dalaï-Lama. A coups de propagande, la Chine diffuse une image noire du Tibet depuis plus de 70 ans, dans ses rues, écoles, entreprises… Mais la vraie raison se cache sûrement ailleurs. Des ressources naturelles inestimables se trouvent sur ce vaste plateau à plus de 4 000 mètres d’altitude, habités de nomades. Minerais et surtout l’eau qui s’écoule de l’Himalaya, en contrôlant la quasi-totalité des rivières qui alimentent la Chine, l’Asie du Sud-Est mais aussi l’Inde et le Pakistan. Le gouvernement Chinois protège des projets pharaoniques (barrages hydro-électriques, construction de canaux…) servant à alimenter une Chine complètement ravagée par la démesure de la croissance.
Notre Plateau Tibétain dans tout ça a été séparé en 2 (pour faire simple) en 1950. Une région, le Tibet Autonome (ou « Tibet prisonnier ») et le Tibet culturel qui s’étend bien au-delà des frontières administratives. Yunnan, Sichuan, Qinghai et Xinjiang ont eu aussi le droit à leur part de Plateau! Ce sont donc par ces régions que nous avons parcouru plus de 2 000km et eu accès à une culture Tibétaine réprimée par une police oppressante. Le Tibet Autonome étant toujours, en 2017, quasi-complètement fermé aux étrangers (permis, guide, itinéraire balisé, contrôles de police…).
Si vous n’avez toujours pas saisi la différence, voici une carte qui pourront vous aider. D’ailleurs, nous, on a toujours pas compris pourquoi on l’appelle Plateau Tibétain, car on peut vous assurer que c’est loin d’être plat!

En jaune, la partie de Plateau Tibétain historique à 4 000 mètres. On distingue le Tibet Autonome du reste du Plateau
Les différentes facettes du Tibet Nous repartons de Shangri-la avec 1 mois de visa supplémentaire, 50€ de moins (pour nous 2) et pas moins de 5 aller-retour entre les différents postes de police de la ville (on commence déjà à apprécier la simplicité de l’administration Chinoise et l’amabilité policière…). Les premiers kilomètres s’annoncent plutôt bien, nous rencontrons un couple d’Autrichiens à vélo eux aussi. Nous pédalons dans un décor qui s’apparente à nos Alpes mais avec des cols deux fois plus longs, deux fois plus hauts. On fait une pause à 4 700 mètres. Regula et Johannes sont toujours là, impossible de les semer, on tente une ultime attaque… Bon OK, on reste groupés pendant 1 semaine et on en profite pour se prendre en photo à chaque passage au-dessus de 4 000 mètres. On bivouaque ensemble, nous leur expliquons que faire du feu quand il fait déjà -5°C à 18h ce n’est pas négligeable. Eux en échange nous dépannent sauvent d’un pneu lors d’une journée de piste difficile ou nous y laisserons tout de même 2 pneus dont un neuf, une chambre à air, 6 rustines et beaucoup d’énergie. Bref, une semaine intense et enrichissante.


Pendant ces quelques jours, Bastien a pu travailler son Anglais et découvrir une culture Tibétaine encore intacte. Les villages sont faits de grandes maisons carrées avec toit plat. Les murs de terre sont plus épais à la base qu’au 2ème étage, et le toit, lui, est uniquement fait d’argile très tassé, ce qui le rend étanche. Les fenêtres trapézoïdales sont abusivement sculptées, ce qui ne laisse qu’une maigre place pour y loger une vitre et y faire pénétrer de la lumière. L’étage inférieur est le grenier et le toit sert à faire sécher quelques cultures qui rendent les habitants autonomes. L’étage supérieur est la partie habitation, très simpliste, dénué de tout ameublement. Au fur et à mesure des kilomètres et des cols, nous avons pu voir quelques modifications, qui égayent nos discussions : « T’as vu là, les fenêtres sont rouges, et ici il y a du bois sur la partie supérieure! » « Regarde, les toilettes sont accrochées sur la façade à 5 mètres de haut, type château-fort! »


Répression Chinoise Malheureusement, cette culture Tibétaine s’estompe au fur et à mesure que les jours passent. Après Litang, nous retrouvons les parpaings et le ciment, ainsi que l’oppressante police Chinoise. Nous nous faisons contrôler en moyenne 2 à 3 fois par jour. Certains contrôles durent 5 minutes, quand d’autres durent plus de 2 heures et ameutent toute la police de la ville. Le soir, nous leur indiquons de fausses adresses d’hôtels et filons à la sauvette pour se cacher au mieux et repartir tôt le lendemain.
Un soir, alors qu’une patrouille nous suit depuis déjà 10 km sans nous avoir adressé un mot, on stop net, « No money, no hôtel », on ne leur laisse pas le choix que de dormir dans leurs locaux. Et ça se complique quand on veut acheter de l’essence pour cuisiner. L’essence est réservée aux Chinois, par pour les étrangers et surtout pas pour les Tibétains qui doivent remplir des papiers avec leur identité, et justifier pour chaque litre d’essence son utilité, qui ne doit surtout pas être liée à un loisir, qui d’ailleurs est inexistant ici. La cohabitation entre Tibétains et Chinois semble complexe, nous ne nous sentons pas forcément à notre place ici. Avant d’arriver à Yushu, nous essuierons plusieurs épisodes neigeux, et resterons même bloqués une journée entière sous la tente, à observer les troupeaux de yaks que la neige et le vent ne semblent pas déranger. Cette partie de Plateau est grandiose, nous ne redescendons plus en dessous de 4 200 mètres d’altitude, impossible d’allumer un feu, plus rien de brûle ici, le paysage est lunaire, même l’herbe ne pousse plus.

Mais même dans ces endroits inhospitaliers, nous arrivons à rencontrer des gens. C’est d’ailleurs plus eux qui nous rencontrent! Les Tibétains ici sont plutôt du genre curieux et pas trop bavards. Il n’est pas rare que l’on mange entourés de 4 ou 5 personnes qui épient tous nos faits et gestes sans même un Bonjour, ou encore qu’ils passent la tête par la porte de la tente pour voir ce qui se passe là-dedans !



Avant Litang, on nous avait plutôt habitué au « Tachidélé! » (Bonjour Tibétain) et aux grands signes de la main à tout va, bien plus agréables. Nous aurons quand même la chance de goûter encore une fois à l’hospitalité humaine avec au moins 2 litres de thé chacun, et 1 kg de biscuits qui s’apparentent à des merveilles, offerts par une dame, ou la simple expression de son visage en dit long.
Avant d’entamer la longue descente vers Yushu (situé à 3 200 mètres), nous observons d’innombrables temples, certains semblent neufs et donnent l’impression de se retrouver à Disneyland. Nous apprendrons plus tard qu’ils ont été détruits dans les années 1960 pour être reconstruits aujourd’hui par Xi Jinping (président Chinois actuel) pour en faire uniquement des musées vidés de tous leurs moines et toute leur âme. Nous croiserons quand-même des pèlerins en route pour Lhassa (capitale du Tibet Autonome, située à plus de 2 000km de là) avec pour simple habit un grand tablier de caoutchouc qui les protège de la route sur laquelle ils s’allongent et vénèrent le Dalaï Lama à chaque pas. Ces personnes dénuées de tout bien matériel n’acceptent même pas la nourriture que nous leur offrons. Nous sommes une fois de plus épatés par la force mentale que peut développer l’être humain, s’il s’en donne les moyens.
Le dilemme Yushu-Qinghai. Il nous reste 8 jours sur notre visa et plus de 3 000km nous séparent de la frontière Kazakh. Nous optons pour 15 heures de bus pour Xining et ensuite une trentaine d’heures de train pour Urumqui d’où il nous restera 550km à pédaler en seulement 4 jours. La Chine, toujours aussi imprévisible ne nous aura encore une fois pas épargné… 15 heures de bus-couchette, nous commençons par visiter la soute. Théolou rentre debout, nous sommes rassurés, de plus que dans le coffre… fort, on y trouve cardant, filtre à huile, chambre à air pré-gonflée, clé de 12, clé de 18, avec ça on est sûrs d’arriver à Xining, mais on ne sait pas quand !
Mauvaise langue, nous arrivons en temps et en heure, nous nous faisons jeter sur un parking, waouh, nous avons descendu 2 000 mètres et le retour à la civilisation est brutal ! Pas le temps de s’attarder, il nous reste 7 jours… On file à la gare de train, impossible de nous certifier la date exacte, mais entre 3 et 10 jours, c’est sûr, on récupère le tandem à Urumqui ! Ni une ni deux, on file à l’aéroport, gare routière, transporteur privé, pas de solution, ce sera le train. On laisse Théolou partir seul dans un train de marchandises, en espérant le récupérer dans 3 jours (oui, on est optimistes !) et nous partons récupérer quelques heures de sommeil. Pas moins de 4 hôtels nous ouvrent grand leurs portes mais nous mettent dehors 1 heure après car ils ne savent toujours pas qu’ils n’ont pas le droit d’accueillir des étrangers… Un majordome portera finalement nos sacoches pleines de boue sur son chariot doré dans un hôtel 5 étoiles. Nous dormons dans un lit une place, on enlève TV et petit-déj. On perd 4 étoiles mais on gagne 10€ !
Course contre la montre 2 jours plus tard, nous nous retrouvons à Urumqui après une nuit dans le train, appuyés sur l’épaule d’un Chinois qui mange des Pipas tout le trajet. Surprise, Théolou, notre tandem est déjà là, on ne perd pas de temps pour les derniers 550km à parcourir en 4 jours. On opte pour l’autoroute déserte. C’est plat et rapide, Bastien retrouve une vraie position de triathlète et Alexine apprend à ne pas parler pendant les longues heures de vélo consécutives. En levant la tête, on aperçoit d’immenses champs de coton, mais aussi des troupeaux de… chameaux ! Ben qu’est-ce qu’ils font là ceux-là ? On s’attendait à eux, mais pas déjà quand même !
Nous filons à une allure correcte, les seuls ralentisseurs que nous trouvons sont… la police. Pas de problème pour rouler sur l’autoroute ici, non, ils veulent juste veiller à notre sécurité ! Contrôle passeport SVP ! Et comme le chef n’est jamais là, il faut l’attendre ou aller le chercher… « Bon les gars, on est un peu pressés, et on commence vraiment à perdre patience là! »
Amende ou prison ?
En 4 jours, Jour J pour la fin de notre visa, nous arrivons quand même à Alashankou, frontière avec le Kazakhstan. Mauvaise nouvelle, la frontière est fermée. Police, militaire, douanier, tout le monde est là, mais impossible d’avoir des infos précises. On est en galère et eux débarquent de plus en plus nombreux, et appareils photos de plus en plus gros, alors qu’ils nous interdisent de sortir notre téléphone. « Oh les gars, c’est juste pour utiliser Google Traductions car vous ne parlez pas un mot d’Anglais! ». Il y a un autre poste-frontière à 300km de là, qui soi-disant, peut-être, on sait jamais, serait ouvert. Il est 14h et nous devons être sortis avant Minuit… Bus, stop, taxi, nous voilà à 20 heures ,300km plus loin, en train de chercher cette foutue porte de sortie, la ville étant bien évidemment en travaux. Nous demandons à un agent de sécurité, non, jamais entendu parler d’une frontière ici. On lève les yeux, cet immense bâtiment ressemble bien à la frontière quand-même ! On serait bien revenus lui expliquer ce qu’il surveille, mais là, on n’a pas le temps, désolés !
Il est 21h, la frontière est fermée, depuis 2 jours et pendant encore 3 jours, comme toutes les frontières du Kazakhstan… A 150€ la journée de retard, ça va nous coûter cher cette histoire qui n’est d’ailleurs pas la nôtre. Nous ameutons toutes les personnes que nous croisons pour essayer de trouver une solution, pas le choix, nous devrons attendre, mais personne ne peut nous certifier que, bien que ça ne soit pas notre faute, nous ne paierons pas d’amende… Nous patientons tant bien que mal pendant ces 3 jours, à paniquer en découvrant sur Internet qu’on pourrait risquer quelques jours de détention… Nous occupons nos journées à manger du pain et dormir. Nous n’avons pas mangé de vrai pain depuis L’Argentine et l’impression de ne pas avoir dormi depuis la Bolivie.
J+3, 8 heures, nous sommes devant l’entrée. Après 2 heures d’attente, la porte s’ouvre enfin. Après 4 jours de fermeture, l’administration Chinoise s’accorde encore l’équivalent de notre ¼ d’heure Charentais, mais à la taille de la Chine. On re-scanne une énième et dernière fois nos bagages. On arrive devant la douanière, la boule au ventre. Elle examine longuement nos passeports, tique un peu, va consulter son chef, et revient nous dire que nous n’avons pas à payer l’amende car c’est la première fois que nous faisons une faute. En revanche, nous avions quand même mérité une punition. Ecrire 100 fois en Chinois « Je ne dépasserai plus jamais le délai de mon visa Chinois… ».
Blague à part, quoique si on nous avait vraiment donné cette punition, on n’aurait pas été plus étonnés que ça ! Nous avons seulement dû patienter, 5 heures tout de même, le temps que les douaniers rédigent un avertissement, le traduisent en Cyrillique, ah non, ils ne parlent ni Russe ni Kazakh, alors on le retraduit en Anglais. Fouille, passage dans une pièce cernée de caméras, et on signera finalement notre avertissement chacun de notre côté… On ajoutera juste que pour une fois, les douaniers étaient sympas, heureusement, et fait marquant, ils ont juste retenu de l’élection de Macron que « sa femme avait 26 ans de plus que lui, est-ce que vous acceptez ce genre de choses en France ? ». Et dans la foulée, nous apprendrons aussi que toutes les personnes officielles (police, armée, sécurité…) ont interdiction de passer les frontières. Ces gens n’auront donc jamais le plaisir de découvrir un autre pays que le leur…
Côté Kazakh, passeport tamponné en 5 minutes, les douaniers plaisantent avec nous et nous apprennent nos premiers mots de Russe. Le changement est radical, il y a comme un air d’Europe de ce côté-là…
En tous cas, ces 2 mois en Chine nous ont appris à oublier tous nos aprioris, tout ce que l’on a appris depuis qu’on est tout petit, on repart de zéro. La Chine est très intense, mais il faut quand même s’y préparer, et être prêt à changer ses préjugés. On ne sait toujours pas quelle image mettre sur la Chine, mais en tous cas, une chose est sûre, c’est un pays fantastique qui ne demande qu’à être découvert, redécouvert, mais jamais nous ne pourrions y vivre!
Plus de photos de la Chine ici: https://www.flickr.com/photos/130802653@N07/sets/72157681133321933
Et si avez envie de voir des drapeaux Tibétains voler au vent, du vélo, de la neige et autres paysages de Chine, ne manquez pas notre dernière vidéo tout juste réalisée: https://www.youtube.com/watch?v=GsczEclFiV4
Alexine & Bastien www.tandunreve.com
Tibet ou Plateau Tibétain ? Si vous vous demandez comment nous avons eu accès à la culture Tibétaine et comment nous avons pu parcourir cet immense plateau, complètement libres sur notre tandem, la réponse se trouve dans une simple leçon d’histoire-géo. Aller, on se lance ! Le vaste territoire du Tibet a été envahi dans les années 1950 par la Chine de Mao Zedong, pour soi-disant libérer les Tibétains de l’emprise du Dalaï-Lama. A coups de propagande, la Chine diffuse une image noire du Tibet depuis plus de 70 ans, dans ses rues, écoles, entreprises… Mais la vraie raison se cache sûrement ailleurs. Des ressources naturelles inestimables se trouvent sur ce vaste plateau à plus de 4 000 mètres d’altitude, habités de nomades. Minerais et surtout l’eau qui s’écoule de l’Himalaya, en contrôlant la quasi-totalité des rivières qui alimentent la Chine, l’Asie du Sud-Est mais aussi l’Inde et le Pakistan. Le gouvernement Chinois protège des projets pharaoniques (barrages hydro-électriques, construction de canaux…) servant à alimenter une Chine complètement ravagée par la démesure de la croissance.
Notre Plateau Tibétain dans tout ça a été séparé en 2 (pour faire simple) en 1950. Une région, le Tibet Autonome (ou « Tibet prisonnier ») et le Tibet culturel qui s’étend bien au-delà des frontières administratives. Yunnan, Sichuan, Qinghai et Xinjiang ont eu aussi le droit à leur part de Plateau! Ce sont donc par ces régions que nous avons parcouru plus de 2 000km et eu accès à une culture Tibétaine réprimée par une police oppressante. Le Tibet Autonome étant toujours, en 2017, quasi-complètement fermé aux étrangers (permis, guide, itinéraire balisé, contrôles de police…).
Si vous n’avez toujours pas saisi la différence, voici une carte qui pourront vous aider. D’ailleurs, nous, on a toujours pas compris pourquoi on l’appelle Plateau Tibétain, car on peut vous assurer que c’est loin d’être plat!

En jaune, la partie de Plateau Tibétain historique à 4 000 mètres. On distingue le Tibet Autonome du reste du Plateau
Les différentes facettes du Tibet Nous repartons de Shangri-la avec 1 mois de visa supplémentaire, 50€ de moins (pour nous 2) et pas moins de 5 aller-retour entre les différents postes de police de la ville (on commence déjà à apprécier la simplicité de l’administration Chinoise et l’amabilité policière…). Les premiers kilomètres s’annoncent plutôt bien, nous rencontrons un couple d’Autrichiens à vélo eux aussi. Nous pédalons dans un décor qui s’apparente à nos Alpes mais avec des cols deux fois plus longs, deux fois plus hauts. On fait une pause à 4 700 mètres. Regula et Johannes sont toujours là, impossible de les semer, on tente une ultime attaque… Bon OK, on reste groupés pendant 1 semaine et on en profite pour se prendre en photo à chaque passage au-dessus de 4 000 mètres. On bivouaque ensemble, nous leur expliquons que faire du feu quand il fait déjà -5°C à 18h ce n’est pas négligeable. Eux en échange nous dépannent sauvent d’un pneu lors d’une journée de piste difficile ou nous y laisserons tout de même 2 pneus dont un neuf, une chambre à air, 6 rustines et beaucoup d’énergie. Bref, une semaine intense et enrichissante.


Pendant ces quelques jours, Bastien a pu travailler son Anglais et découvrir une culture Tibétaine encore intacte. Les villages sont faits de grandes maisons carrées avec toit plat. Les murs de terre sont plus épais à la base qu’au 2ème étage, et le toit, lui, est uniquement fait d’argile très tassé, ce qui le rend étanche. Les fenêtres trapézoïdales sont abusivement sculptées, ce qui ne laisse qu’une maigre place pour y loger une vitre et y faire pénétrer de la lumière. L’étage inférieur est le grenier et le toit sert à faire sécher quelques cultures qui rendent les habitants autonomes. L’étage supérieur est la partie habitation, très simpliste, dénué de tout ameublement. Au fur et à mesure des kilomètres et des cols, nous avons pu voir quelques modifications, qui égayent nos discussions : « T’as vu là, les fenêtres sont rouges, et ici il y a du bois sur la partie supérieure! » « Regarde, les toilettes sont accrochées sur la façade à 5 mètres de haut, type château-fort! »


Répression Chinoise Malheureusement, cette culture Tibétaine s’estompe au fur et à mesure que les jours passent. Après Litang, nous retrouvons les parpaings et le ciment, ainsi que l’oppressante police Chinoise. Nous nous faisons contrôler en moyenne 2 à 3 fois par jour. Certains contrôles durent 5 minutes, quand d’autres durent plus de 2 heures et ameutent toute la police de la ville. Le soir, nous leur indiquons de fausses adresses d’hôtels et filons à la sauvette pour se cacher au mieux et repartir tôt le lendemain.
Un soir, alors qu’une patrouille nous suit depuis déjà 10 km sans nous avoir adressé un mot, on stop net, « No money, no hôtel », on ne leur laisse pas le choix que de dormir dans leurs locaux. Et ça se complique quand on veut acheter de l’essence pour cuisiner. L’essence est réservée aux Chinois, par pour les étrangers et surtout pas pour les Tibétains qui doivent remplir des papiers avec leur identité, et justifier pour chaque litre d’essence son utilité, qui ne doit surtout pas être liée à un loisir, qui d’ailleurs est inexistant ici. La cohabitation entre Tibétains et Chinois semble complexe, nous ne nous sentons pas forcément à notre place ici. Avant d’arriver à Yushu, nous essuierons plusieurs épisodes neigeux, et resterons même bloqués une journée entière sous la tente, à observer les troupeaux de yaks que la neige et le vent ne semblent pas déranger. Cette partie de Plateau est grandiose, nous ne redescendons plus en dessous de 4 200 mètres d’altitude, impossible d’allumer un feu, plus rien de brûle ici, le paysage est lunaire, même l’herbe ne pousse plus.

Mais même dans ces endroits inhospitaliers, nous arrivons à rencontrer des gens. C’est d’ailleurs plus eux qui nous rencontrent! Les Tibétains ici sont plutôt du genre curieux et pas trop bavards. Il n’est pas rare que l’on mange entourés de 4 ou 5 personnes qui épient tous nos faits et gestes sans même un Bonjour, ou encore qu’ils passent la tête par la porte de la tente pour voir ce qui se passe là-dedans !



Avant Litang, on nous avait plutôt habitué au « Tachidélé! » (Bonjour Tibétain) et aux grands signes de la main à tout va, bien plus agréables. Nous aurons quand même la chance de goûter encore une fois à l’hospitalité humaine avec au moins 2 litres de thé chacun, et 1 kg de biscuits qui s’apparentent à des merveilles, offerts par une dame, ou la simple expression de son visage en dit long.
Avant d’entamer la longue descente vers Yushu (situé à 3 200 mètres), nous observons d’innombrables temples, certains semblent neufs et donnent l’impression de se retrouver à Disneyland. Nous apprendrons plus tard qu’ils ont été détruits dans les années 1960 pour être reconstruits aujourd’hui par Xi Jinping (président Chinois actuel) pour en faire uniquement des musées vidés de tous leurs moines et toute leur âme. Nous croiserons quand-même des pèlerins en route pour Lhassa (capitale du Tibet Autonome, située à plus de 2 000km de là) avec pour simple habit un grand tablier de caoutchouc qui les protège de la route sur laquelle ils s’allongent et vénèrent le Dalaï Lama à chaque pas. Ces personnes dénuées de tout bien matériel n’acceptent même pas la nourriture que nous leur offrons. Nous sommes une fois de plus épatés par la force mentale que peut développer l’être humain, s’il s’en donne les moyens.
Le dilemme Yushu-Qinghai. Il nous reste 8 jours sur notre visa et plus de 3 000km nous séparent de la frontière Kazakh. Nous optons pour 15 heures de bus pour Xining et ensuite une trentaine d’heures de train pour Urumqui d’où il nous restera 550km à pédaler en seulement 4 jours. La Chine, toujours aussi imprévisible ne nous aura encore une fois pas épargné… 15 heures de bus-couchette, nous commençons par visiter la soute. Théolou rentre debout, nous sommes rassurés, de plus que dans le coffre… fort, on y trouve cardant, filtre à huile, chambre à air pré-gonflée, clé de 12, clé de 18, avec ça on est sûrs d’arriver à Xining, mais on ne sait pas quand !
Mauvaise langue, nous arrivons en temps et en heure, nous nous faisons jeter sur un parking, waouh, nous avons descendu 2 000 mètres et le retour à la civilisation est brutal ! Pas le temps de s’attarder, il nous reste 7 jours… On file à la gare de train, impossible de nous certifier la date exacte, mais entre 3 et 10 jours, c’est sûr, on récupère le tandem à Urumqui ! Ni une ni deux, on file à l’aéroport, gare routière, transporteur privé, pas de solution, ce sera le train. On laisse Théolou partir seul dans un train de marchandises, en espérant le récupérer dans 3 jours (oui, on est optimistes !) et nous partons récupérer quelques heures de sommeil. Pas moins de 4 hôtels nous ouvrent grand leurs portes mais nous mettent dehors 1 heure après car ils ne savent toujours pas qu’ils n’ont pas le droit d’accueillir des étrangers… Un majordome portera finalement nos sacoches pleines de boue sur son chariot doré dans un hôtel 5 étoiles. Nous dormons dans un lit une place, on enlève TV et petit-déj. On perd 4 étoiles mais on gagne 10€ !
Course contre la montre 2 jours plus tard, nous nous retrouvons à Urumqui après une nuit dans le train, appuyés sur l’épaule d’un Chinois qui mange des Pipas tout le trajet. Surprise, Théolou, notre tandem est déjà là, on ne perd pas de temps pour les derniers 550km à parcourir en 4 jours. On opte pour l’autoroute déserte. C’est plat et rapide, Bastien retrouve une vraie position de triathlète et Alexine apprend à ne pas parler pendant les longues heures de vélo consécutives. En levant la tête, on aperçoit d’immenses champs de coton, mais aussi des troupeaux de… chameaux ! Ben qu’est-ce qu’ils font là ceux-là ? On s’attendait à eux, mais pas déjà quand même !
Nous filons à une allure correcte, les seuls ralentisseurs que nous trouvons sont… la police. Pas de problème pour rouler sur l’autoroute ici, non, ils veulent juste veiller à notre sécurité ! Contrôle passeport SVP ! Et comme le chef n’est jamais là, il faut l’attendre ou aller le chercher… « Bon les gars, on est un peu pressés, et on commence vraiment à perdre patience là! »
Amende ou prison ?
En 4 jours, Jour J pour la fin de notre visa, nous arrivons quand même à Alashankou, frontière avec le Kazakhstan. Mauvaise nouvelle, la frontière est fermée. Police, militaire, douanier, tout le monde est là, mais impossible d’avoir des infos précises. On est en galère et eux débarquent de plus en plus nombreux, et appareils photos de plus en plus gros, alors qu’ils nous interdisent de sortir notre téléphone. « Oh les gars, c’est juste pour utiliser Google Traductions car vous ne parlez pas un mot d’Anglais! ». Il y a un autre poste-frontière à 300km de là, qui soi-disant, peut-être, on sait jamais, serait ouvert. Il est 14h et nous devons être sortis avant Minuit… Bus, stop, taxi, nous voilà à 20 heures ,300km plus loin, en train de chercher cette foutue porte de sortie, la ville étant bien évidemment en travaux. Nous demandons à un agent de sécurité, non, jamais entendu parler d’une frontière ici. On lève les yeux, cet immense bâtiment ressemble bien à la frontière quand-même ! On serait bien revenus lui expliquer ce qu’il surveille, mais là, on n’a pas le temps, désolés !
Il est 21h, la frontière est fermée, depuis 2 jours et pendant encore 3 jours, comme toutes les frontières du Kazakhstan… A 150€ la journée de retard, ça va nous coûter cher cette histoire qui n’est d’ailleurs pas la nôtre. Nous ameutons toutes les personnes que nous croisons pour essayer de trouver une solution, pas le choix, nous devrons attendre, mais personne ne peut nous certifier que, bien que ça ne soit pas notre faute, nous ne paierons pas d’amende… Nous patientons tant bien que mal pendant ces 3 jours, à paniquer en découvrant sur Internet qu’on pourrait risquer quelques jours de détention… Nous occupons nos journées à manger du pain et dormir. Nous n’avons pas mangé de vrai pain depuis L’Argentine et l’impression de ne pas avoir dormi depuis la Bolivie.
J+3, 8 heures, nous sommes devant l’entrée. Après 2 heures d’attente, la porte s’ouvre enfin. Après 4 jours de fermeture, l’administration Chinoise s’accorde encore l’équivalent de notre ¼ d’heure Charentais, mais à la taille de la Chine. On re-scanne une énième et dernière fois nos bagages. On arrive devant la douanière, la boule au ventre. Elle examine longuement nos passeports, tique un peu, va consulter son chef, et revient nous dire que nous n’avons pas à payer l’amende car c’est la première fois que nous faisons une faute. En revanche, nous avions quand même mérité une punition. Ecrire 100 fois en Chinois « Je ne dépasserai plus jamais le délai de mon visa Chinois… ».
Blague à part, quoique si on nous avait vraiment donné cette punition, on n’aurait pas été plus étonnés que ça ! Nous avons seulement dû patienter, 5 heures tout de même, le temps que les douaniers rédigent un avertissement, le traduisent en Cyrillique, ah non, ils ne parlent ni Russe ni Kazakh, alors on le retraduit en Anglais. Fouille, passage dans une pièce cernée de caméras, et on signera finalement notre avertissement chacun de notre côté… On ajoutera juste que pour une fois, les douaniers étaient sympas, heureusement, et fait marquant, ils ont juste retenu de l’élection de Macron que « sa femme avait 26 ans de plus que lui, est-ce que vous acceptez ce genre de choses en France ? ». Et dans la foulée, nous apprendrons aussi que toutes les personnes officielles (police, armée, sécurité…) ont interdiction de passer les frontières. Ces gens n’auront donc jamais le plaisir de découvrir un autre pays que le leur…
Côté Kazakh, passeport tamponné en 5 minutes, les douaniers plaisantent avec nous et nous apprennent nos premiers mots de Russe. Le changement est radical, il y a comme un air d’Europe de ce côté-là…
En tous cas, ces 2 mois en Chine nous ont appris à oublier tous nos aprioris, tout ce que l’on a appris depuis qu’on est tout petit, on repart de zéro. La Chine est très intense, mais il faut quand même s’y préparer, et être prêt à changer ses préjugés. On ne sait toujours pas quelle image mettre sur la Chine, mais en tous cas, une chose est sûre, c’est un pays fantastique qui ne demande qu’à être découvert, redécouvert, mais jamais nous ne pourrions y vivre!
Plus de photos de la Chine ici: https://www.flickr.com/photos/130802653@N07/sets/72157681133321933
Et si avez envie de voir des drapeaux Tibétains voler au vent, du vélo, de la neige et autres paysages de Chine, ne manquez pas notre dernière vidéo tout juste réalisée: https://www.youtube.com/watch?v=GsczEclFiV4
Alexine & Bastien www.tandunreve.com
De la France à l'Australie avec nos motos: législations véhicules
Bonjour,
Nous avons pour projet de partir voyager avec nos motos de la France à l'Australie en passant par : France/Suisse/Italie/Grèce/Turquie/Géorgie/Azerbaïdjan/Turkménistan/Ouzbékistan/Tadjikistan/ Inde/Népal/Birmanie/Thaïlande/Cambodge/Laos/Vietnam/Malaise/Indonésie/Australie
Beaucoup de questions au niveau des législations sur les véhicules, devons-nous faire nos visas à l'avance, est-ce que toutes les frontières de ces pays sont ouvertes? ...
Si il y a des connaisseurs nous serions très contents d'avoir des conseils ou infos😉
Merci
Nous avons pour projet de partir voyager avec nos motos de la France à l'Australie en passant par : France/Suisse/Italie/Grèce/Turquie/Géorgie/Azerbaïdjan/Turkménistan/Ouzbékistan/Tadjikistan/ Inde/Népal/Birmanie/Thaïlande/Cambodge/Laos/Vietnam/Malaise/Indonésie/Australie
Beaucoup de questions au niveau des législations sur les véhicules, devons-nous faire nos visas à l'avance, est-ce que toutes les frontières de ces pays sont ouvertes? ...
Si il y a des connaisseurs nous serions très contents d'avoir des conseils ou infos😉
Merci
Du Kirghizistan au Ladakh en solo
Bonjour à tous,
Quelles sont les options pour rejoindre le Ladakh depuis le Kirghizistan? Est-il possible de traverser le "gant" Afghan et le Gilgit-Baltistan? Ou bien passer par la Chine? Quels sont les passages frontières autorisés dans la région?
Merci pour vos infos!
Quelles sont les options pour rejoindre le Ladakh depuis le Kirghizistan? Est-il possible de traverser le "gant" Afghan et le Gilgit-Baltistan? Ou bien passer par la Chine? Quels sont les passages frontières autorisés dans la région?
Merci pour vos infos!
Ferry entre l'Iran et Oman
bonjour, qui a dejà pris le ferry pour aller d'iran au sultanat d'oman avec un camping car? si oui où? le tarif, et tous les renseignements qui me seraient utiles. Mon voyage en 2017 : turquie et Iran avec mon 4X4 et ma caravane. Mais j'aimerais bien passer une quinzaine de jour à Oman qui visiblement est très intéressant. Je n'ai aucune expérience de ce côté, je reviens cette année de russie, kazakstan et ouzbekistan. Je pars début Aout jusque fin Octobre . Merci par avance de vos réponses. Amicalement Tony
Gujarat
Bonjour,
Peu de touristes visitent le Gujarat comparativement au Rajasthan ou à l'Inde du sud. Or, cet Etat mérite à bien des égards un séjour pour son patrimoine culturel et artisanal, mais aussi pour la gentillesse de sa population.
Question circuit, en quittant le rajasthan nous sommes descendus de Mont Abu directement sur Patan et Modhera (temples), à voir absolument. Je conseille ensuite de se rendre à Zainabad pour voir les ânes sauvages et les paysages lunaires le soir du Little Rann of Kutch. Si vous avez le temps, se rendre à Bhuj, il faut compter une bonne journée de route, parfois très chaotique et de là visiter les villages (certains sont très intéressants) et ont été partiellement reconstruit suite au tremblement de terre. Il faut un permis pour accéder aux villages, vu la proximité avec le Pakistan et les multiples contrôles. L'obtention du permis pour visiter les villages tribaux se fait très facilement et gratuitement à l'Office of the Super intendant of Police; amener juste son passeport et une photocopie, et c'est délivré en 2 temps 3 mouvements (après quelques voyages parmi des bureaux différents). Intéressant de voir le fonctionnement de l'administration indienne. Ensuite Mandvi pour les constructions de bateaux en bois et la ville. Ensuite Junagadh, la ville est vraiment fantastique, je recommande d'y séjourner au moins 2-3 jours et où se trouve le Mont Girnar où plusieurs temples ont été construits et son escalier de 10.000 marches. Une ville fascinante, extrêmement bien préservée et en dehors des circuits touristiques qui est une ancienne cité fortifiée construite au pied de la montagne sacrée de Ginar (faut y monter absolument, vue splendide et temples Jaïn de toute beauté). A voir Junagadh aussi pour sa citadelle, ses ruelles étroites, ses grottes bouddhistes et ses mosquées splendides. Pour Girnar Hill, il faut démarrer à l'aube la longue grimpée et compter 2h30/ 3 heures de montée. Possibilité de se faire transporter en dholi.
Puis, se rendre à Susan Gir pour faire connaissance avec les lions d'Asie, vraiment très impressionnants les petites bébêtes. Le temple de Somnath est aussi un must, puis Diu (anciennement portugais) est intéressant pour l'ambiance, le calme et pour se baigner dans la mer.
Ensuite, Palitana où il faut à nouveau grimper, malheureusement nous sommes montés sous un déluge de flotte, donc pour la vue on repassera. Finalement, Ahmadabad, mais là vous trouverez toutes les infos dans les guides.
Pour le safari nous étions à Little Rann of Kutch à Zainabad : http://www.desertcoursers.net/our_resorts.html
et aussi un hôtel très convenable à Palitana : http://www.heritagehotelsofindia.com/gujarat/vijay-vilas-palace.html. C'est assez difficile de trouver des hôtels à Palatana, car ils sont occupés par les pélerins Jain.
Le chauffeur qui nous a piloté durant notre dernier séjour :
shivamchess@rediffmail.com
Cordialement,
Charles
Trek dans de grands espaces
Bonjour,
J`aimerais avoir des retours sur des pays ou vous avez pu randonner et vous trouvez au milieu de la nature dans toute sa splendeur.
Moi je pense a l`Islande, le Groenland, La russie, la Mongolie .....
D`autres idees ?
Francois
J`aimerais avoir des retours sur des pays ou vous avez pu randonner et vous trouvez au milieu de la nature dans toute sa splendeur.
Moi je pense a l`Islande, le Groenland, La russie, la Mongolie .....
D`autres idees ?
Francois
Frontières: 5 ans de voyages, 5 ans d'images et de textes
Bonjour ,
Cela fait maintenant plus 5 ans que parcours le monde en alternance avec mes études de journalisme .
De ces voyages , j’ai ramené pas mal d’images ( photos comme vidéos ) et quelques récits écrits et je me dis qu’il est peut-être temps de les partager ! J’ai un amour démesuré pour le moyen orient et il m’arrive d’aller là ou peu de gens vont , toujours l’appareil photo autour du coup ; )
Jusqu’ici je suis allée en Iran , Egypte , Irak , Liban , Tanzanie , Turquie , Inde , Pakistan , Tadjikistan , Kirghizistan , etc ..
Si le coeur vous en dit je vous invite donc à découvrir ces quelques liens ; )
Mon site web : www.frontieres.net Ma page Etsy : https://www.etsy.com/fr/shop/Frontieresbyalice?ref=hdr_shop_menu Ma page facebook : https://www.facebook.com/frontieresbyalice/
Au plaisir de vous y croiser !
Alice
Si le coeur vous en dit je vous invite donc à découvrir ces quelques liens ; )
Mon site web : www.frontieres.net Ma page Etsy : https://www.etsy.com/fr/shop/Frontieresbyalice?ref=hdr_shop_menu Ma page facebook : https://www.facebook.com/frontieresbyalice/
Au plaisir de vous y croiser !
Alice
Possible d'éviter la Chine pour aller de la Mongolie à Delhi?
Bonjour, mon copain et moi allons faire un voyage en Asie de 6 mois au départ de Moscou. Nous voulons ensuite prendre la route du transmongolien en direction d'Oulan Bator. Comme nous avons du (malheureusement) supprimer quelques pays de notre bucket list (6 mois c'est court) nous voulions ensuite continuer sur l'Inde puis sur l'Asie du Sud-est.
Savez-vous s'il est possible d'éviter la Chine pour aller de la Mongolie à Dehli? Que conseillez-vous?
Savez-vous s'il est possible d'éviter la Chine pour aller de la Mongolie à Dehli? Que conseillez-vous?
Voyage Europe-Asie en camion aménagé
Bonjour à tous,
Premièrement j'espère poster au bon endroit dans le forum, si ce n'est pas le cas n'hésitez pas à me le dire. Merci !
Alors, nous avons un projet de voyage en camion aménagé qui partirais de la France jusqu'en Asie ! On a environ un an et demi pour tout bien préparer avant le départ donc normalement on devrait pouvoir faire les choses bien !
Actuellement nous traçons notre trajet, et une question se pose : On à vu que l'on ne peux pas conduire en Chine sans permis Chinois (et les conditions pour l'avoir sont trop complexes à remplir dans notre cas donc on omettra surement la Chine...). Mais on voudrait vraiment aller en Inde, Thaïlande, Laos etc etc ! Du coup les seuls passages qui ont l'air possibles par voie terrestre semble être : - Kazakhstan puis Kirghizistan/Tadjikistan/Afghanistan etc etc. - Turquie, Iran, Pakistan
Le problème c'est donc qu'on ne connait rien de ces pays (mais on se renseigne activement). On se permet du coup de vous demander vos avis : - Quelqu'un ici as-t'il déjà fait un traversée de ce genre ? - Connaissez-vous sinon un autre moyen de traverser la Chine ? - Sans vouloir tomber dans la caricature, les pays type Afghanistan ne sont-ils pas trop dangereux à traverser ?
Merci d'avance :)
Premièrement j'espère poster au bon endroit dans le forum, si ce n'est pas le cas n'hésitez pas à me le dire. Merci !
Alors, nous avons un projet de voyage en camion aménagé qui partirais de la France jusqu'en Asie ! On a environ un an et demi pour tout bien préparer avant le départ donc normalement on devrait pouvoir faire les choses bien !
Actuellement nous traçons notre trajet, et une question se pose : On à vu que l'on ne peux pas conduire en Chine sans permis Chinois (et les conditions pour l'avoir sont trop complexes à remplir dans notre cas donc on omettra surement la Chine...). Mais on voudrait vraiment aller en Inde, Thaïlande, Laos etc etc ! Du coup les seuls passages qui ont l'air possibles par voie terrestre semble être : - Kazakhstan puis Kirghizistan/Tadjikistan/Afghanistan etc etc. - Turquie, Iran, Pakistan
Le problème c'est donc qu'on ne connait rien de ces pays (mais on se renseigne activement). On se permet du coup de vous demander vos avis : - Quelqu'un ici as-t'il déjà fait un traversée de ce genre ? - Connaissez-vous sinon un autre moyen de traverser la Chine ? - Sans vouloir tomber dans la caricature, les pays type Afghanistan ne sont-ils pas trop dangereux à traverser ?
Merci d'avance :)
Passer au Népal par le Tibet, Inde - Iran: visas
Bonjour à toutes et à tous,
Nouveau sur ce précieux forum, je suis Erwan, j'habite à Pékin. Je voulais savoir si quelqu'un aurai des infos concernant la possibilité de passer au Népal par le Tibet ? ( par le bus , sans s'arreter à Lhassa ( ou transit )). je prévoit de rejoindre par la suite l'inde et faire New Delhi - Téhéran pour accéder au continent européen. Ma deuxième question concerne les visas, à savoir si il était impératif ou non, de demander les visa indien et iranien longtemps à l'avance ou si c'était possible de les demander sur place. merci pour vos éclairaiges bonne route !
Nouveau sur ce précieux forum, je suis Erwan, j'habite à Pékin. Je voulais savoir si quelqu'un aurai des infos concernant la possibilité de passer au Népal par le Tibet ? ( par le bus , sans s'arreter à Lhassa ( ou transit )). je prévoit de rejoindre par la suite l'inde et faire New Delhi - Téhéran pour accéder au continent européen. Ma deuxième question concerne les visas, à savoir si il était impératif ou non, de demander les visa indien et iranien longtemps à l'avance ou si c'était possible de les demander sur place. merci pour vos éclairaiges bonne route !
Combats Haut-Karabagh, dangerosité bus Erevan-Téhéran
Bonjour,
J'apprends ce weekend "des combats d'une intensité inhabituelle ont éclaté le long de la frontière du Haut-Karabagh (ou Nagorny Karabakh) entre forces azerbaïdjanaises et arménienne".
Je suis censé voyager dans environ semaine en car d'Erevan à Téhéran, en passant la frontière irano-arménienne mais en longeant sur des centaines de km la frontière azéro-arménienne.
Du coup je un peu d'inquiétude qui remonte, et je souhaite avoir l'avis des différents voyageurs connaissant la région.
Merci d'avance
J'apprends ce weekend "des combats d'une intensité inhabituelle ont éclaté le long de la frontière du Haut-Karabagh (ou Nagorny Karabakh) entre forces azerbaïdjanaises et arménienne".
Je suis censé voyager dans environ semaine en car d'Erevan à Téhéran, en passant la frontière irano-arménienne mais en longeant sur des centaines de km la frontière azéro-arménienne.
Du coup je un peu d'inquiétude qui remonte, et je souhaite avoir l'avis des différents voyageurs connaissant la région.
Merci d'avance
Route G314 Tibet-Inde
bonjour , je cherche à rejoindre l'Inde depuis la Chine , vue les complication due au passage Tibet je cherche d'autre option et j'ai aperçu une route entre kashgar en Chine et gilgit région du cachemire en Inde , c'est la route g314 si quelqu'un a des info sur cet route , est elle dans la zone restreinte du Tibet passage de frontière possible circulation car je me déplace à pied et auto-stop
Aller à Zahedan? (Iran)
Bonjour nous partons le mois prochain en iran pour un périple qui nous amènera, entre autre, a Kerman. Avant de bifurquer sur Shiraz, nous pensions aller jusqu a Zahedan (zeinodin). Est ce intéressant comme site, sachant que cela va nous faire 600kms a/r??
Route de la soie - Kirghizistan au Népal
Bonjour tous le monde !
Je prévois de faire une partie de la route de la soie à partir de Juin cette année. Je partirais de Turquie pour aller jusqu'en Népal, en passant par l'Iran, le Turkménistan, l''Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizistan et Népal.
Après avoir fouillé le forum pour trouver réponse à mes questions, il m'en reste une !
Mon problème rencontré actuellement est de rejoindre le Népal par le Kirghizistan.
Soit je passe par la Chine en passant par le Tibet, pour rejoindre la frontière Népalaise.
Soit je fait Chine Inde puis Népal
Soit je prend l'avion directement.
Je pars 6 mois et je n'est ni envie de m'arrêter en Chine ou en Inde, donc prendre des visa de transit (compliqué). Le tibet est trop cher pour mon budget, et j'aimerais éviter l'avion si possible...
Est ce que quequ'un à déjà rencontrer cette problèmatique, et comment avez-vous fait ? A votre avis quel serait la solution la plus envisageable/économique :) ?
Merci d'avance pour vos réponse :)
Traversée du Myanmar avec son véhicule en avril 2016
Nous voyageons à travers le monde en camping-car. Nous voulons traverser le Myanmar de l'Inde vers la Thaïlande début avril 2016
Nous recherchons des infos récentes et des personnes intéressées pour faire la traversée avec nous pour partager les frais de l'agence
Tapis à Bergama (Turquie)
Bonjour,
Lors de votre visite du site archéologique, vous serez certainement approché par un personnage sympathique qui vous parlera en français de sa vie en France et même vous montrera sa carte d'identité française et puis vous invitera à aller visiter une "coopérative de production de tapis faits par des femmes" située à la sortie de la ville sur la route d'Izmir. En fait, ces tapis soit disant "turcs" viennent d'Afghanistan ou du Pakistan et sont donc de peu de valeur. On essaiera de vous les vendre pour un prix équivalent à au moins 8 fois leur valeur. Donc, si vous le souhaitez, visitez mais n'achetez pas car même si vous avez l'impression d'avoir fait une bonne affaire après d'âpres négociations, vous vous serez fait avoir !!! Il est regrettable que des personnages de cette espèce salissent l'image du peuple turc qui est dans l'ensemble très agréable. Bon voyage, la Turquie est un pays magnifique.
Lors de votre visite du site archéologique, vous serez certainement approché par un personnage sympathique qui vous parlera en français de sa vie en France et même vous montrera sa carte d'identité française et puis vous invitera à aller visiter une "coopérative de production de tapis faits par des femmes" située à la sortie de la ville sur la route d'Izmir. En fait, ces tapis soit disant "turcs" viennent d'Afghanistan ou du Pakistan et sont donc de peu de valeur. On essaiera de vous les vendre pour un prix équivalent à au moins 8 fois leur valeur. Donc, si vous le souhaitez, visitez mais n'achetez pas car même si vous avez l'impression d'avoir fait une bonne affaire après d'âpres négociations, vous vous serez fait avoir !!! Il est regrettable que des personnages de cette espèce salissent l'image du peuple turc qui est dans l'ensemble très agréable. Bon voyage, la Turquie est un pays magnifique.
2 semaines fin mai début juin au Népal
Bonjour à tous les amoureux des montagnes!
Étant actuellement en nouvelle zelande et n'ayant qu'un petit gsm je viens quérir votre aide.
Étant un passionné des montagnes ça serait un rêve pour moi d'apercevoir l'Ama Damblan , le K2 et l'Everest entre autre (je passe les Khumbu icefall, annapurna et autres merveilles).. Ma question est donc compliquée et je m'en excuse mais serait ce possible en 2 semaines de contempler l'Everest, lama Damblan et de marcher dans les vallées de l'Himalaya? Que me conseilleriez vous de faire/ou aller?
Désolé de cette question je n'y ai jamais été. Merci d'avance,
Damien
Étant un passionné des montagnes ça serait un rêve pour moi d'apercevoir l'Ama Damblan , le K2 et l'Everest entre autre (je passe les Khumbu icefall, annapurna et autres merveilles).. Ma question est donc compliquée et je m'en excuse mais serait ce possible en 2 semaines de contempler l'Everest, lama Damblan et de marcher dans les vallées de l'Himalaya? Que me conseilleriez vous de faire/ou aller?
Désolé de cette question je n'y ai jamais été. Merci d'avance,
Damien
Préparation d'un voyage en famille en Asie 1 an juillet 2016
bonjour,
Nous préparons un voyage en camping car jusqu'en Asie et sommes un peu perdus pour trouver le bon itinéraire... celui qui ne nous fera pas passer notre vie sur la route mais également qui ne nous coutera pas non plus un bras avec les shippings... bref, pas simple... Help !! quelqu'un aurait il déjà fait ce genre de voyage et pourrait m'aider avec le contexte 2016 ? Pakistan, pas possible, myanmar en convoi (bof), Inde ça semble trop galère en camping car..;
Merci pour vos réponses, ça nous aide !
Nous préparons un voyage en camping car jusqu'en Asie et sommes un peu perdus pour trouver le bon itinéraire... celui qui ne nous fera pas passer notre vie sur la route mais également qui ne nous coutera pas non plus un bras avec les shippings... bref, pas simple... Help !! quelqu'un aurait il déjà fait ce genre de voyage et pourrait m'aider avec le contexte 2016 ? Pakistan, pas possible, myanmar en convoi (bof), Inde ça semble trop galère en camping car..;
Merci pour vos réponses, ça nous aide !
Intérêt Bam Kerman et Zagros mountains en mars (Iran)
Bonjour
Je prepare un voyage en velo en Iran, en Fevrier et Mars. Je pars de Bandar Abbas.
J'ai 2 questions :
Est ce que le detour par Bam et Kerman vaut vraiment la peine ? En quel etat est Bam ? Les pistes qui vont a Arg e Rayen et au Kalut sont elles fermes, ou sablonneuses ? Et la piste qui va de Zarand a Bafq pour aller a Yadz ?
Pour les montagnes Zagro je voudrais faire de Esfahan a Tabriz en longeant la frontiere Iraquienne. Bon il fera froid. Mais est ce que les flancs des montagnes seront sans neige, neige juste en hauteur, ou est ce que ce sera tout blanc ? Autre possibilite Tabriz Hamedan Esfahan. Merci Pierre
Pour les montagnes Zagro je voudrais faire de Esfahan a Tabriz en longeant la frontiere Iraquienne. Bon il fera froid. Mais est ce que les flancs des montagnes seront sans neige, neige juste en hauteur, ou est ce que ce sera tout blanc ? Autre possibilite Tabriz Hamedan Esfahan. Merci Pierre
Kashgar - Leh à vélo?
Salut à toutes et à tous
Est ce que quelqu'un est déjà descendu à vélo de Kashgar à Leh ?
Merci
Est ce que quelqu'un est déjà descendu à vélo de Kashgar à Leh ?
Merci










