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Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie
by Ericarole · 2008-09-12 · 37 replies
Ca y est !!!🙂

J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.

J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪

PROLOGUE AU VOYAGE

Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.

Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.

Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.

Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.

Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.

L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.

D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.

Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.

Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.

Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)

LE PERIPLE

Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...

Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.

Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom

On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...

Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.

Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...

Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.

Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.

Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.

Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.

Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.

On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)

Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La tr��s grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.

Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....

La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...

Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.

Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...

Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.

Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.

Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.

Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.

Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.

La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.

Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.

On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.

En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.

On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.

Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....

Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.

Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.

Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.

Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.

De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.

Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.

Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.

Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.

Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!

Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».

Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.

Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.

Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.

Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.

En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.

Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.

Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?

Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.

Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...

Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.

Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.

Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.

La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.

Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »

Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….

De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.

Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.

Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.

A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.

La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.

Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.

L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.

Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.

Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.

Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.

La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.

Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.

Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...

La suite est là :
http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
Indications, propositions de destinations et itinéraires pour un voyage en Afrique?
by Sewa78 · 2008-07-30 · 11 replies
bonjour a tous, voila j'ai ds l'idée de partir voyager en afrique d'ici quelques temps, date non définie, mais ne sais pas encore ou aller (ex:je pense au mali, burkina faso ;gabon...)ayant pour objectifs de rencontrer la population locale, me meler a leurs cultures, si l'occasion se présente de me perfectionner au niveau du djambé(percu), de voir la faune et la flore, ne souhaitant pas partir sur les ''sentiers touristique de base'' si vous avez des indications, propositions de destinations, itinéraires...diverses infos qui pourraient me dirigées, m'éclaircir 1 peu merci, et bonne route 😎
Six mois: est-ce trop long pour l'Afrique du Sud et la Namibie?
by Barbaclan · 2007-08-16 · 18 replies
Bonjour!

Nous sommes des chanceux car nous avons la possibilité de faire une voyage de 6 mois dès début décembre 2007. Notre choix s'est porté principalement sur l'Afrique du Sud et la Namibie. Toutefois, nous nous demandons si un séjour de 6 mois ne sera pas trop long. Nous ne voulons pas visiter des endroits tous les jours car nous avons deux enfants de 4.5 et 6 ans que nous sortons de l'école pendant cette période et nous devrons également leur faire l'école et "vivre" tout simplement. Nous ne voulons donc par forcément voyager tout le temps.

Faudrait-il partager notre voyage et visiter deux endroits totalement différents ou peut-on passer 6 mois dans cette région sans "s'ennuyer?"

Merci de vous réponses

Barbaclan
Afrique du Sud et Namibie: carnet de route
by Norbertmgt · 2005-12-09 · 12 replies
On arrive d’un voyage de 5 semaines en Afrique du Sud et Namibie. Sans faire ombrage au talent de compte-rendu de tous et de Nancy en particulier, voici notre carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains voyageurs dans un avenir. .... je l’espère, proche ! Notre équipe se composait au départ de 6 personnes. Deux d’entre nous n’ont participé qu’à la première partie en Afrique du sud (16 nuits / 19 jours) de Jo’Burg à Jo’Burg pour cause congés restreints ! Le reste a eu la chance de faire le périple en entier (32nuits/35 jours) de Jo’Burg au Cap via la Namibie.

NOTRE PARCOURS

Du Mercredi 12 Octobre au Mardi 15 Novembre soit 35 jours/32 nuits sur place

1er jour : Départ en train Avignon TGV pour Roissy CDG Vol de nuit sur South African 19h05 pour Johannesburg (direct)

2ème jour: Arrivée 6h35 à Johannesburg - prise du véhicule de location Mercedes 8 places super véhicule ! - Réception par le fils de Mama Lolo - Installation à Soweto –Visite du musée Mandela, d’école et des quartiers noirs 🙂- Hébergement chez Lolo’s B&B.

3ème jour : Départ pour le Pilanesberg N Park (175km) – arrivée à Sun City (entrée 60 R heureusement gratos : voir plus loin …) la folie d’un riche mégalo et visite de Lost City (60 R p/p visite guidée obligatoire) : un hôtel, casino, un mini Las Vegas – petite intrusion dans le parc et repas au Kwa Maritane : génial ! 🙂🙂(voir plus loin…) Nuit à Kamagelo B&Bpour 2 nuits.

4ème jour: Safari toute la journée dans le Pilanesberg Park (20 R p/p + 10 R véhicule), paysage de montagne avec lac, collines et pleins d’animaux 🙂(éléphants, girafes, antilopes…) - Nuit à Kamagelo.

5ème jour: Route vers Prétoria (145km) – 80 km à l’est visite d’un village Ndebele (20 R p/p + 10 R véhicule) à Mistubello (pas authentique du tout 🤪, dommage, très coloré par contre) – Continuation pour le Haut Veld et Lydenburg (280km) -Nuit en bungalow à Lapamenti

6ème jour : Le Haut Veld - Visite de Pilgrim’s rest (village des années 1900) et le Blyde Canyon : site et point de vue gratuit sauf aux Potholes (20R p/p) - entrée dans le fabuleux parc Kruger NP (310km) -Installation à Letaba Camp pour 2 nuits en tente.

7ème jour : Safari matinal dans le parc (entrée 120 R p/p et par jour !!) : un peu déçus par la sécheresse catastrophique du parc 🤪, peu d’animaux - Petit Déjeuner pris à Olifants – retour au lodge, safari et Nuit à Letaba Camp.

8ème jour : Départ pour la partie centrale (premiers lions) - Safari toute la journée et pique-nique (on voit plus d’animaux, pas mal de rhinos) - Arrivée à Talamati, un camp de brousse intime et en pleine nature, très chouette 🙂🙂– beaucoup d’animaux au sunset – night drive négocié à 100R p/p - mais peu intéressant, bof !🤪 - Nuit au Talamati Lodge.

9ème jour : Safari fructueux dans la partie sud du parc (on a croisé un troupeau d’éléphants au détour d’un virage : quel enchantement !) - Sortie du parc à Pretoriuskop - installation et nuit à Rockabye Lodge près d’Hazyview (160km)

10ème jour : Route vers le Swaziland (180km) et passage de la frontière olé olé ! Quelle pagaille ! 😏 à Jeepe’s Reef - Visite de M’banane (marché artisanal intéressant) - Hébergement au Mlilwane Camp près d’Ezulwini (hutte traditionnelle) - Danse swazi en soirée

11ème jour : Safari dans Mlilwane Sanctuary (25 R p/p + 10 R véhicule) : très chouette 🙂🙂 pas de prédateurs mais beaucoup d’animaux et des forêts d’eucalyptus ! – Départ vers le sud (120km) - arrivée au Nisela Camp 35 km au sud après Big Bend – Hébergement au Nisela Safari Camp.

12ème jour : Entrée en RSA en début de matinée -Safari dans la réserve Hulhulwe au Maputaland (140km) – installation à M’Pila Camp en tente) - safari en fin d’après midi dans la partie Umfolozi : coucher de soleil avec les girafes, … magique !

13ème jour : Safari matinal (60 R p/p + 10 R véhicule) dans la Réserve d’Umfolozi (beaucoup de rhinos) – Route vers Kwambonambi (50km) - Installation sur la côte au Cuckoo’s nest pour 2 nuits

14ème jour : Il pleut un peu 😐 : Sortie culturelle dans un village zoulou. (95 R p/p) mais si le village ne fait trop authentique, les danses valent le coup ! – Départ pour Sta Lucia (50km) il pleut beaucoup 😕😕! - Hébergement à Cuckoo’s.

15ème jour : étape via Esowhe & Dundee pour le Zoulouland Ouest. (400km) – Hébergement à Spioenkop N. Reserve près de Ladysmith. Petite réserve sans prédateurs mais qui nous a enchantés pour ses couchers de soleil et une foule spectaculaire de girafes et ongulés en pleine course le lendemain à l’aube !!

16ème jour : Safari matinal dans la réserve (20 R p/p + 10 R véhicule): le coup de cœur la rencontre avec les girafes citées plus haut 🙂🙂 – Route vers le Drakensberg Nord et le Royal Natal Park (35 R p/p + 10 R véhicule) – traversée du Golden Highlands Park (des paysages comparables à Zion en Utah !!) à faire absolument 🙂 - un arrêt à la délicieuse petite bourgade de Clarens – Nuit à Fouriesburg (350km) au Camp Site : calme absolu !

17ème jour : Approche des monts Maluti et du Lesotho voisin sous la brume et le froid (12°) - Bloomfontein la capitale administrative du pays. (270km) - prise du véhicule de location Toyota Condor 4 places à l’aéroport- Nuit au Piccolo B&B

18ème jour : Paquetage pour nos 2 jeunes baroudeurs et route vers Johannesburg (380km). Arrivée à l’aéroport international et remise du véhicule Mercedes. Vol de nuit pour Paris à 20h05 … Snif ! 🙁🙁 Pour nous 4, longue étape (N14) vers la province nord du Cap - Arrêt à Kimberley à 9h pour visite intéressante du Big Hole (5 R p/p) et le musée en plein air sur les mines de diamants – Route vers Upington (520km) - hébergement à Marilana B& B

19ème jour : Vers le nord-ouest et entrée en Namibie (aucun trafic à 9h) -100 N$ taxe routière par véhicule – arrêt à Grünau pour un casse-croûte dans une véritable Bagdad Café - piste vers Fish River Canyon (420km) Arrivés vers 15h au lodge, nous décidons l’entrée au parc (80N$ p/p + 10N$ voiture) pour le sunset : erreur fatale, tout est à contre jour, on n’y voit rien !! Une grosse déception !😕😕 - hébergement au Canyon Moutain camp.

20ème jour : ne voulant pas refaire une piste en très mauvais état et repayer l’entrée du parc, on abandonne à regret le jumeau du Colorado - Piste vers les arbres carquois de laforêt de Kookerboom(25 N$ p/p) à Keetmanshop : superbe ciel bleu et paysage enchanteur…. - route vers le Nord et Mariental dans la Kalahari (350km) et nuit à la fabuleuse Lapa Farm (j’explique plus loin ..)

21ème jour : Longue étape vers le nord du pays - marché à Okahondja – Otjiwarongo à 16h : continuation décidée vers Etosha (760km) - nuit à Okaukejo Camp.

22ème jour :Safari dans Etosha N Park (80 N$ p/p/j + 10 N$) véhicule – repas pris à Halali (cher 90R et passage obligé des groupes 😕) – reprise du safari – rencontre avec des lionnes au coucher du soleil – nuit à Okaukejo Camp agrémentée de visiteau trou d’eau juste en face du bungalow : troupeau d’éléphants à la baignade : Ouah ! 🙂🙂

23ème jour : dernier et court safari puis Kamandjab et piste vers le Kaokoland. (510km) arrivée au pays des himbas vers 15h - Installation à Mopane Desert Camp en tente pour 2 nuits à Opuwo – Booma autour du feu et nuit au clair des étoiles du désert.

24ème jour : Visite guidée de villages Himbas 🙂🙂🙂 : le must de la Namibie avec Sossusvlei et Etosha - repos en fin de journée -nuit à Mopane Desert Camp

25ème jour : On abandonne l’idée de revenir par la C35 pour Kamanjab et la route vers Khorixas ! Bien nous en prend 😉: on s’engage au Sud par la piste la plus dépaysante du parcours, rencontre avec des himbas au détour d’un virage – paysages fabuleux 🙂🙂 jusqu’à Sesfontein et que dire après de Palmwag à Khorixas dans le Damaraland - nuit à Khorixas au Gowati Lodge

26ème jour : Paysages montagneux du Brandberg – On décide de tourner à droite face à l’océan pour faire le crochet à Cape Cross et ses otaries (40 N$ p/p + 10 N$) continuation vers Swakopmund - visite de la station balnéaire de l’Atlantique - Nuit à Sophia’s B&B

27ème jour : Piste vers le Namib N Park (370km) - Installation à Welterelde Farm près de Solitaire. Sunset drive (80 N$ p/p) dans les dunes avec le proprio : les couleurs !!! 🙂🙂

28ème jour : Départ de nuit (5h) pour les dunes de Sossulvlei– entrée duparc à 6h (80N$ + 10N$ voiture) – piste et goudron pour 6h de moment magique : la dune 45 (peu de monde), l’arnaque de 90N$ pour la navette puis Dead Vlei à piedpendant 2 h …et puis Sossusvlei : whaouah !! on a récupéré un 4x4 du Sossusvlei Lodge, on a fini avec eux : guide et chauffeur privés !! - Sortie du parc à midi comblés ! 🙂🙂🙂 On file alors vers le sud, on verra bien où on couchera – A 19h30, nous étions à table au Bagdad Café 😛 (notre premier arrêt en Namibie la semaine d’avant ! ) Sesriem-Grünau 555 km !! – nuit au Grünau Country House

29ème jour : Route goudronnée vers le Sud. (640km) - Entrée en RSA à Noordover continuation pour Springbok et Vanrhynsdorp : on retrouve peu à peu la civilisation 🤪– Nuit au De Oude Herberg (voir le commentaire !) à Tulbagh

30ème jour : La région de Franshoek et les vignobles – superbe col menant à la mer et Kleimond et la route touristique vers le Cap (150 km) - Installation dans le quartier d’Oranjziecht à Belmont B&B pour 4 nuits à Cape Town. Montée au Signal Hill pour un coucher de soleil !!😎

31ème jour : Visite du château de Bonne Espérance (20 N$ p/p) : sans plus – visite du City Bowl et de la ville - le Waterfront sous les nuages – Hébergement à Belmont House.

32ème jour : Un ciel d’un bleu !! Direction le téléphérique de la montagne de la Table : cher (115 R p/p) mais fabuleux, quel panorama !🙂🙂 – visite du vignoble de Groot Constancia (25 N$ p/p) puis des jardins de Kirstenbosh (25 N$ p/p), un peu décevant car la floraison était pratiquement passée mais sous les nuages, again !!😕 Un bon chinois 😛 pour oublier et hébergement à Belmont House.

33ème jour : La péninsule du Cap - réserve naturelle de Boulders (25 N$ p/p) avec ses pingouins - le Cap de Bonne Espérance sous la pluie (entrée du parc 45R p/p) - Splendide route « payante » côtière vers Cape Town - Nuit à Belmont House

34ème jour : Le quartier malais de Boo-Kaap sur les hauteurs de Signal Hill : à faire pour ses maisons colorées et un parfum d’orient – Dernière vue du Cap depuis la ville de Bloubergstrand (20km au nord) :la photo qui est dans tous les catalogues 🙂! Restitution du véhicule chez Nacional Alamo à 15h - vol à 17 h pour Jo’B Correspondance pour Paris 20h50 - Vol de nuit sans histoire

35ème jour : Arrivée à CDG à 7h05 – une alerte terroriste 😮pour finir à la gare TGV on reste dehors pendant 40mn dans le froid puis le train vers Avignon !!

BUDGET:

Je confirme les dires de Nancy : aucune nécessité d’emporter des US $, au contraire ! L’euro était bien plus intéressant au change. Aucun souci non plus pour utiliser les cartes bancaires si ce n’est de rares refus de l’Eurocard-Master Card à certains distributeurs, par contre aucun problème avec Visa Premier. En Namibie, en effet, possibilité d’utiliser le Rand, idem au Swaziland, mais attention pas d’utilisation à l’inverse ! Toutes ces monnaies étaient à parité et équivalaient environ à 0.90 FF. (0.13 €)

Détail de nos frais par personne :

546 R (78 €) pour la nourriture (achats en supermarchés) 1044 R (149 €) pour les sorties restaurant 1000 R (144 €) pour les entrées des parcs et permis 6335 R (905 €) pour l’hébergement 3605 R (515 €) pour la location du véhicule 1350R (195 €) pour l’essence (10800 Km et 11 litres aux 100) 507 R (72 €) pour les sorties facultatives :

Au total avec quelques pourboires et péages d’autoroute 2856 euros avec le vol pour 35 jours et 1634 euros pour 19 jours

TRANSPORTS : VolsBillets achetés à Nlles Frontières Avignon, réservés en Janvier 2005 Prix : 790 euros A/R VéhiculeLoué chez Auto Escape (www.autoescape.com) on utilise régulièrement les services de cette société basé à Pertuis (Vaucluse) : professionnalisme, gens très serviables et sympas 😇. (Possibilité d’annuler au dernier moment et tout se fait par internet, aucune surprise à l’arrivée à l’aéroport)

- premier véhicule pris à Jo’B Mercedes Vito pour nous 6, état neuf 150km, confort et grande capacité (9places) et ramené à Jo’B par les 2 pauvres malheureux qui s’arrêtaient là !! 95€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert)

- deuxième pris à Bloomfontein Toyota Condor 2x4, bon état, rendu au Cap (one-way 330 R) 56€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert) Axes routiersRien à dire sur la circulation et l’état des routes : rectilignes, en très bon état en RSA, un long ruban (comme a dit Nancy !) en Namibie et des pistes en bon état (quelques kms un peu chargés en gravier sur la C35 qui va à Opuwo et Ruacana au départ de Kamanjab).

La C41 qui rejoint Opuwo sur les 50 derniers km est en travaux de goudronnage (quelques tronçons déjà utilisables, environ un bon tiers) - idem pour la piste qui mène à Sossusvlei : quelques bons bouts de goudron déjà. Piste C14 de Sesriem à Maltahohe très roulante, idem pour la C12 qui permet de joindre Seeheim en quittant le Fish river Canyon.

Seul point noir 🙁 : la piste intérieure au parc de Fish River pour approcher les différents points de vue : cailloux nombreux et très coupants, 20km/h maxi !

On a crevé 3 fois 🏴‍☠️ (une moyenne convenable aux dires de certains !!) Pneumatiques pourtant en excellent état, mais on a quitté 2 fois les pistes et on crevé qq kms plus loin : rapport de cause à effet ? Bon rien de bien grave, on sait où se trouve le cric sur le Toyota Condor maintenant !! Attention aux réparateurs : aucune facture identique de 29N$ à 70N$ (et le plus cher à Palmwag, notre première crevaison, a mal réparé, cause du 3ème arrêt garage 3 jours plus tard !!)

HEBERGEMENT:

Toutes les nuits sauf deux étaient réservées à l’avance (quasi obligatoire pour les parcs surtout dans des camps de petite capacité comme Talamati par exemple) Réservation effectuée par Internet de Janvier à Septembre 2005 en B&B, lodge ou bungalow (les prix sont indiqués pour une chambre double)

- Lolo’ B&B (Soweto) 88 € en demi-pension et activités comprises Super accueil de Mama Lolo en plein Soweto (son fils nous attendait à l’aéroport), au contact de la population noire et de leurs problèmes, sécurité totale 😛, parking et une gentillesse !! Visite de Soweto avec le fils (écoles, musée et maison Mandela…) Repas tradition « black » en soirée …extra !!

- Kagomelo Guesthouse (Pilanesberg) 60 € en BB Surprise !! Quelques difficultés de communication par mail et quelques inquiétudes avant le départ mais à l’arrivée un accueil simple, très très sympa : le patron, très gentil, nous a arrangé l’entrée à Sun City gratos (60R par personne économisés) Petit déj pris après le safari matinal à l’heure qu’on voulait, et de plus le proprio nous a carrément amenés à l’entrée du parc à 6h du mat pour qu’on ne se perde pas !

- Lapamenti Farm (Lydenburg) 30 € en SC

Un de nos coups de cœur 🙂🙂: quel dépaysement ! Le fermier vous conduit en pleine nature, au bord d’une rivière, un calme absolu, 3 bungalows cosy et très propres, sans électricité, des loupiotes à pétrole le long des chemins. Il nous allumé lui-même le booma traditionnel ...et une soirée inoubliable sous le ciel africain !

- Letaba (Kruger) 56 € en SC On avait réservé les Safari-tent pour 2, mais déception à l’arrivée : Letaba Camp presque l’usine à touriste, accueil froid pour pas dire plus, tentes mal situées et dans un état, bof !🤪 On a demandé à être « upgraded » comme ils disent et on a hérité de rondavels pour 3, mieux et plus cher évidemment mais sans plus, cuisine commune au centre des bungulows avec la compagnie des impalas.

- Talamati (Kruger) 52 € Très bien situé, petit camp (10 unités). Intimiste, dans la brousse : bungalow pour 6 en self catering super, tout équipé, neuf et accueil sympa...

- Rockabye B&B (Hazyview) 72 € en BB 3 rondavels de luxe dans un cadre verdoyant, tenus par des fermiers jeunes et très accueillants. L’hébergement le plus cher mais pour une fois …et rien à redire … Un petit déj royal !! 😛😛

- Mliwane Sanctuary (Swaziland) 44 € en SC Des huttes immenses pour 2 en pleine réserve de Mliwane, dépaysant !! Un spectacle de danses swazi interprété en soirée par tout le personnel (de la serveuse de bar … au gérant !)

- Nisela (Swaziland) 28 € en SC Des huttes minuscules pour 2 dans le sud du pays mais propre et sans surprise vu le prix…

- M’Pila (Hulhulwe) 55 € en SC Safari Tent style « Out of africa », en pleine réserve, intérieur impec, salle de bain attenante et une terrasse entièrement équipée self catering. Les animaux très très proches (nyala, antilopes et hyènes sous le nez). Trop proche parfois : un magnifique serpent lové sur la tente et paressant au soleil mais bof c’est ça l’Afrique ! 😉

- Cuckoo’s (Kwambonambi) 26 € en BB Aie! Aie! Aie! Le meilleur backpacker du Maputaland d’après le Routard et Lonely Planet ! La cata 😠: laissez-aller total (propreté très douteuse des draps, de la cuisine commune et du reste) et c’est dommage : l’endroit est vraiment chouette (une chambre dans l’arbre qui pourrait amener un plus) mais on a l’impression que rien n’a été fait ni entretenu depuis le changement de proprio (Marjan nous a appris qu’elle était là depuis presque 2 ans, qu’a-t-elle fait depuis si ce n’est la clope et le kawa perpétuels ??) Dommage ouais car Marjan est très sympa, serviable et tout, mais …

- Spioenkop Reserve Camp 26 € en SC Un immense bungalow tout équipé pour 6, bien mais sans plus, principal avantage au coeur même de Sioenkop Reserve, calme total sous les étoiles sudaf !

- Camping Site (Fouriesburg) 26 € en SC Au fond d’une gorge, à 3 km du village, des bungalows à même le rocher. Tout équipé, propre : rien à dire si ce n’est la piscine un peu froide (1300 m d’altitude)

- Piccolo B&B (Bloomfontein) 50 € en BB Proprio exubérante, style british, très dévouée (elle accompagna ma fille en ville et fit le marché avec elle une partie de la matinée). Sur les hauts de Bloomfontein calme et un brin résidentiel !

- Marilana B&B (Upington) 44 € en BB Chez les Afrikaners pure souche : quartier huppé d’Upington, piscine et tout le confort, jeunes proprios très pro mais très avenants et sympathiques. Petit déj à la hauteur ! 😛

- Moutain Camp (Fish River) 70 € en SC !! Une hacienda (10 chambres) en plein désert namibien : le backpacker du Canyon Lodge (à 2 pas de Fish River), 5km de piste sablonneuse après le lodge…et le soir autour du booma !! Petit détail : les petites bébêtes (araignées, tarentes et gekkos sont ici chez eux !!)

- Lapa Farm (Mariental) 34 € en SC LE COUP de CŒUR du voyage 🙂🙂🙂 !! Un jardin d’Eden après 35km de piste en quittant Mariental vers l’Est. Une folie de gens plus qu’aisés (le frère de la proprio tient l’immense Spar à la sortie de la ville !!) : une immense habitation semi-circulaire, aérouverte, lieu de fêtes et réception, un booma en plein milieu du gazon arrosé 24h/24h, une débauche de déco… On dort sur des matelas installés à même le sol, presque à la belle étoile, sous l’immense toit de chaume, avec les sensations, bruits et parfums de cette nuit africaine magnifique et sereine ( pas un moustique) et quel coucher de soleil !! Un petit moins : le pauvre guépard, semi apprivoisé, mais prisonnier derrière son grillage …Un autre trônait à côté de la table pour 20 personnes mais empaillé lui !! Presque au prix du Cuckoo’s cité plus haut !

- Okaukejo (Etosha) 48 € et 44 € en SC On devait initialement coucher à Otjiwarongo mais, après un arrêt d’une heure et demie à Okahondja (marché et bouffe) nous y étions à 15h30/16h donc on a poussé jusqu’à Etosha. Erreur car on a payé 2 jours de visite du parc en étant mal logé la première nuit (voir plus bas) On aurait dû s’arrêter à un B&B à qq km de l’entrée (y en avait, étaient-ils pleins ?) Seul avantage : nous étions sur place à 6h 30 pour le morning drive. 2 style d’habitation 1ère nuit : bungalows « standard » pour 2, sommaires et sans charme à un prix légèrement supérieur qu’un bungalow « superior » pour 4, face au trou d’eau (la meilleure place du camp !) la 2ème nuit .Allez y comprendre ?

- Mopane Lodge (Opuwo) 130 € en demi-pension et 220 € en pension comlète avec activité sortie Himba

3ème coup de cœur !! 🙂🙂 Un camp de toile de tente en pleine brousse, douche en plein ciel, sur les hauteurs d’un lit de rivière, malheureusement à sec, sans électricité (on vous porte une lampe batterie vers les 17h qui suffit amplement et vous accompagne pour venir profiter du repas dans une vaste paillotte ouverte sur la rivière :extra !!) . Hans, le gérant, aux petits soins … Organisation super pour la visite des villages Himbas : voiture particulière avec un guide himba connaissant la région qui nous a sortis des sentiers touristiques de la région.

- Gowati Lodge (Khorixas) 66 € en BB Un lodge récent de qualité, immense chambre (une possédait jusqu’ à 6 lits et nous en avions réservé 3 négocié au prix de l’an dernier, prix par personne alors pourquoi se priver ? Petit déj classique, bref ça sentait le lieu de passage des tours-opérateurs mais heureusement pour nous au ¾ vide…

- Sophiadale (Swakopmund) 36 € en BB A la sortie de la ville (12km) dans les premières dunes, construit par un jeune allemand et sa mère qui avaient quitté la RDA en 1989 et qui nous ont régalé de leur petit déj ! Vaste studios et une propreté et un ordre « à l’allemande » !!

- Welterelde Farm (Sesriem) 108 € en BB Quelques milliers d’hectares pour ce « pauvre fermier afrikaner » qui propose un havre de paix au milieu du désert, à une encablure de Sesriem (les clôtures font limites avec le parc) .Un chouette sunset drive dans les dunes en fin d’après-midi dans le pick-up du proprio !! 🙂🙂Petit déj pack sur les tables à 5h du mat pour rejoindre l’entrée du parc (35km) et Sossusvlei (35km + 60km)

- Lodge (Grünau Country House) 40 € en BB Etape non réservée puisque nous pensions être obligés de recoucher dans la région de Mariental au retour mais …une bonne moyenne et après une très longue étape, nous retrouvons le Bagdad Café où nous avions bu un coup à l’aller à notre entrée en Namibie : les chambres sont très correctes dans des bâtiments style motel à l’américaine. De très bons sandwichs chauds avec une bonne « Windhoek Lager » !!

- De Houde Herberg (Tulbagh) 70 € en BB Etape non réservée non plus : l’arnaque habituelle de tout voyage individuel qui se respecte : On se la joue « chicos » dans une rue entièrement classée monument historique dans un village touristique à l’entrée de la Route des Vins… mais pas moyen d’y échapper en arrivant un peu tard (tarifs identiques dans tous les B&B du coin) Bref, très cher, situé dans un immense manoir du XVII°, style Cape Dutch, mais sans douche, baignoire à la place mais sans eau !!😠😠 Par contre un petit déj vraiment class, un peu trop de serveurs autour de nous !!

- Belmont House (Cape Town) 56 € en BB On avait réservé un peu à l’aveugle dans cette ville de 2 millions d’habitants : idéalement placé, à 5mn du centre ville et à deux pas (en voiture !) du téléphérique et de Signal Hill, quartier résidentiel d’Oranjezicht, sur les contreforts de la Mountain Table, un couple aux petits soins et efficace. Super !! 🙂

REPAS ET RESTAURANTS :

La plupart du temps courses faites dans les supermarchés en ville (évitez les épiceries des parcs en particulier à Halali dans Etosha !) De très bonnes viandes pour le « braaï » (agneau bœuf et même différents gibiers : kudu, oryx…)

Sans oublier le billtong et les bonnes bières ( Castle, Windhoek et autres…) au même prix indiqué par Nancy lors de son périple en Mai, pas d’inflation comme sur l’entrée des parcs !!

Un resto super : le Kwa Maritane Lodge au Pilanesberg Parc !! Merci à Simba la lionne 😉😉 qui m’avait donné le tuyau avant de partir ! Je confirme : emplacement super, une terrasse dominant les animaux, un tunnel pour s’approcher à qqs mètres d’un point d’eau…, un buffet royal, 150R p/p mais ça vaut vraiment le coup !!

Une adresse sympa au Maputaland : le Mighty Bytes à Sta Lucia autour de 40 R pour un bon fish’n chips et 65R pour du butterfish succulent et des crevettes grillées !!

En Namibie, près de Swakopmund, un fish’n chips à Henties Bay, (y en a qu’un, on peut pas se tromper !) à l’ambiance nordique : le brouillard, 18° dehors et le feu de cheminée à l’intérieur, du poisson on ne peut plus frais ! 50R (bière incluse)

A Cape Town, en plein centre, allez au Mozart, Church Street (il est sur le Routard !) : grand choix et pas cher du tout, on déjeune à l’extérieur dans la rue piétonne avec toute l’ambiance colorée de Cape Town ! Serveuse adorable !! 50R (bière incluse)

DIVERS :

L’itinéraire

Nous avions privilégié nos déplacements uniquement en véhicule de location, ceci malgré les grandes distances, pour éviter des frais plus importants avec d’éventuels vols intérieurs. De ce fait, nous avions prévu 4 journées de plus de 500 km pour changer radicalement de région et avec 5 chauffeurs dans la première partie et 3 par la suite, cela nous ne faisait pas peur : dès les premiers jours, nous nous sommes aperçu vu l’état excellent des routes en RSA et des pistes en Namibie conjugué au trafic très fluide en Afrique du sud voire inexistant en Namibie que nous avions sous-estimé nos possibilités. Aucun souci pour rouler à 130-140 km/h sur route et autour de 90 de moyenne sur piste en toute sécurité ! De ce fait nous avons en réalité réalisé 3 très longues journées de route (au lieu de 4) et parcouru 750 km dans la journée sans problème et sans fatigue (changement de chauffeur toutes les 2 heures à 130, on fait du chemin !) Il nous a manqué, comme pour tous, un jour ou deux par ci par là : on aurait aimé repasser à Mariental et passer une journée à ne rien faire dans la fabuleuse Lapa Farm, une journée de plus pour nous permettre de visiter plus profondément le Damaraland qu’on a seulement traversé (paysage spectaculaire le long de la route Palmwag-Khorixas !!)

Le périple dans ce sens ? On nous avait conseillé d’aller au Kruger le plus tôt possible pour éviter le début de la saison des pluies, on a fini au Cap un mois après où le printemps était établi depuis quelques semaines.

Le Climat

Sur 35 jours, trois journées sans soleil ! 😎😎 Une journée presque complète de pluie au Cap Bonne Espérance (un crachin digne de la Bretagne), une journée plus ou ou moins arrosée au Zoulouland en particulier à Sta Lucia ( on a pas fait la croisière sur la rivière snif snif ! ) et le lendemain un départ pluvieux vers le centre du Zoulouland jusqu’à Dundee (influence de l’Océan Indien, je suppose !) .De Jo’B au Swaziland environ 28/30° avec des nuits relativement fraîches dues à l’altitude puis plus chaud (33°) à partir de Hulhulwe. Très chaud en Namibie (35° et plus) mais très sec et une luminosité !! Au Cap, autour de 25°

Les guides

On a souvent utilisé le NEOS de Michelin Afrique du Sud 2002, pratique, de bons descriptifs d’itinéraires et le Routard 2005 quelque fois pour les restos. En Namibie, de temps en temps, le Petit Fûté mais une vieille version ! (prix obsolète) Les cartes vendues à l’entrée des parcs (Pila, Kruger, Hulhulwe, Etosha) sont super !

Le reste : films et photos, artisanat…

Je confirme les dires de Nancy qui le détaille de façon parfaite 🙂🙂…rien à ajouter, pas de moustique en Namibie, on en a croisé deux à Hulhulwe et encore ! (on avait pris le Lariam pour la région Kruger-Maputaland : 2 précautions valent mieux qu’une …et puis avec un bon repellent !)

En conclusion, le fait de coupler les 2 pays en seul voyage nous a permis, non seulement de faire l’économie d’un vol, mais d’apprécier une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages africains et cette sensation indicible au contact des animaux sauvages qui fait qu’on a qu’une hâte c’est d’y retourner !
Deux semaines en Afrique du Sud en août (Namibie ou Botswana)
by SEB972 · 2019-11-10 · 18 replies
Bonjour a tous;

Troisième road trip en 4X4 en préparation pour Août, après 2007 et 2012 . Arrivée en milieu de journée a JNB le 29/07, pour plus de confort nuit sur place. Je pense attaquer directement par le KTP pour 4/5 jours que l'on adore, avec si possible deux nuits en satellite camp, souvenir d'une expérience inoubliable à Garaghab. C'est là que ça se complique, on aimerais bien aller faire un tour en Namibie ou au Botswana avant de finir par le Kruger pour encore 5/6 jours. Vol retour le 13/08 au départ de JNB.

Merci pour vos conseils et idées
Partir en Éthiopie ou en Namibie
by Byrance · 2018-07-12 · 12 replies
Bonjour, nous projetons de partir en Ethiopie ou en Namibie Nous hesitons entre ces deux destinations Qui peut nous donner son experience sur la Namibie?(le désert, les campements, les langues parlées , les règles de santé etc Idem pour l'Ethiopie?????? Merci JP
Novembre en Afrique du Sud: quel itinéraire pour 4 semaines?
by Vulcanie · 2018-05-13 · 9 replies
Bonjour

Nous sommes un couple de retraités ( 72 et 70 ans ) habitués à voyager vers l'Amérique latine et l'Asie mais pas vers l'Afrique ( à part le Maghreb, le Sahara et 6 semaines à Madagascar ). Nous partons 2 fois par an pour des voyages de 4 à 6 semaines en général, en mode sac à dos, transports locaux, peu d'avion et jamais de location de voiture. Nos hébergements sont de type guest-house, auberge de jeunesse et en France, nous campons. Nous revenons de 5 semaines en Colombie.

L'Afrique du Sud va se présenter différemment. Nous avons nos billets : arrivée à Jo'burg le mercredi 7 novembre vers 11h et départ de Cape Town le jeudi 6 décembre à 13h30. Nous sommes intéressés par tout : animaux, culture, paysages grandioses, villes anciennes , un peu de plage si mer calme, randonnée, quartiers modernes ... Il va falloir faire des choix , pas facile d'où ce message pour demander des conseils pour répartir le temps disponible et articuler les différentes régions car les axes de communication ne me semblent pas vraiment directs !

Nous allons louer une voiture classique que nous pensons prendre à l'aéroport de Jo'burg et soit la remettre à celui de Cape Town au départ soit à celui de Durban pour prendre un vol intérieur vers le sud et gagner du temps ?

Une Toyota Corolla conviendrait-elle ? Nous avons envie d'être à l'aise car le parcours sera long et mon mari n'aime pas les SUV.

J'ai retenu 2 nuits à Soweto, pas chez Lebo's car complet mais chez Authentic Bike Tours and Backpackers ( bons avis sur Booking ).

Peut-on arriver seuls avec sa voiture dans Soweto ? Nous ferons un tour à vélo avec l'auberge. Musée de l'Apartheid. Se visite-t-il seuls ou est-il compris dans le tour à vélo ? Pouvons-nous faire qqch par nous- mêmes l'après-midi à Soweto ? la visite à vélo le lendemain matin ? et finir seuls à Jo'burg l'après-midi du même jour ?

Dans ce cas, je peux annuler la 2ème nuit à Soweto et la remplacer par une nuit dans le quartier de Maboneng ( toujours avec la voiture, pas un problème avec un parking ? ) pour avoir une idée des transformations de la ville.

Donc, 2 nuits en tout, les 7 et 8, pour Jo'burg-Soweto ?

Ensuite, départ vers le parc Kruger, en passant par Blyde River Canyon.

J'ai réservé 2 nuits ( annulables ) à Graskop pour arriver de JNB et parcourir le canyon.

Est-ce faisable ? Comment parcourir le canyon à partir de Graskop, de façon satisfaisante pour la lumière et les photos ? Ou choisir un autre point de départ pour le canyon mais facilement accessible depuis JNB et pertinent pour partir vers le Kruger ?

Après, nous envisageons 3 nuits dans le parc ( tente safari ou hutte, je voudrais réserver maintenant ), j'ai déjà regardé Olifants ou ? , Satara, Lower Sabie. Comment entre-t-on dans le parc venant de Blyde River et comment en sort-on ? A quel moment faut-il y entrer, au bout de la journée de trajet ( cela ferait 3 nuits mais 2 jours ) ou dormir juste avant l'entrée pour y être tôt le lendemain ( cela ferait 3 jours, 3 nuits ) ? J'ai pensé dormir à Phalaborwa avant l'entrée du parc ? Ensuite, c'est l'inconnu !

Nous sommes intéressés par : Hluhluwe Park, Saint Lucia, Drakensberg. Avion de Durban à East London ou Port-Elizabeth ou Cape Town ?

Combien de temps dans la région du Cap : visite, randonnée, un peu de plage, trop tard pour les baleines ? Y en aura -t -il ailleurs ? Nous laissons Addo car nous aurons vu des éléphants. Comment rejoindre cette région, en passant par la côte ou par le Karoo ?

Pour moi, le plus difficile c'est la gestion du temps car je n'ai pas vu beaucoup de récits de 4 semaines de voyage qui me donnent une idée de ce qui est possible. Il y aura aussi la disponibilité des hébergements.

Donc, je remercie par avance ceux/ celles qui vont pouvoir m'aider à rassembler le puzzle pour faire un voyage varié. Je voudrais réserver pour le Kruger et Le Cap maintenant. Il est temps.

Faut-il réserver aussi pour les autres parcs, en un mot faut-il tout réserver maintenant, y compris le vol interne, donc bloquer tout l'itinéraire ?

Bien cordialement.
De Johannesbourg au Cap en 32 jours. Itinéraire réalisable?
by Ant692 · 2015-07-10 · 26 replies
Bonjour tout le monde! Nous partons en couple en Afrique du Sud du 06 octobre au 06 novembre 2015. Ce n'est pas notre premier grand voyage mais bien la première fois que nous louons une voiture de location durant tout un séjour. Pas trop dur la conduite à gauche? Je redoute un peu (surtout en quittant Jo'bourg après 14h de vol 😕). Voici notre itinéraire durant ces 32 journées. On sait qu'il est conséquent, vous semble-t-il réalisable? Des choses vous paraissent peu intéressantes, d'autres que nous aurions oubliées?

Ma 6 : Jo’bourg -> 4h ->Sabie : nuit à Sabie

Me 7 : Sabie aventure : nuit à Sabie

Je 8 : Sabie aventure et environs (Mac Mac Pool, Pilming’rest, Graskop : nuit à ? (Voir sur place)

Ve 9 : Panorama Road (Canyon) -> Echo Caves (grottes) (?) : courses et nuit à Phalaborwa

Sa 10 : Phalaborwa -> Safari -> Balule Camp (Kruger) : nuit à Balule Camp

Di 11 : Balule Camp -> Safari dans le parc : nuit à Balule Cam

Lu 12 : Balule Camp -> Safari -> Skukuza Camp : nuit à Skukuza Camp

Ma 13 : Skukuza (activité matinale ?) -> Hazyview et orphelinat éléphants ou aventure (?): nuit à Hazyview

Me 14 : Hazyview -> Kruger (Safari) -> Crocodile Camp : nuit à Crocodile Camp

Je 15 : Crocodile Camp -> Hlane NP (Swaziland) : nuit Hlane NP

Ve 16 : Hlane National Park -> 3h45 -> Sainte Lucia et lac : nuit à Sainte Lucia et lac

Sa 17 : Sainte Lucia et lac (baleine, tortues, plongée, plages ?) : nuit à Sainte Lucia et lac

Di 18 : Sainte Lucia et lac (baleine, tortues, plongée, plages ?) : nuit à Sainte Lucia et lac

Lu 19 : Sainte Lucia et lac (baleine, tortues, plongée, plages ?) : nuit à Sainte Lucia et lac

Ma 20 : Sainte Lucia et lac -> 1 h -> Réserve Hluhluwe -> 2h -> Ulundi ou Eshowe : nuit à Ulundi ou Eshowe

Me 21 : Ulundi ou Eshowe (visite du village ?)-> 3h30 ou 4h15 -> Bergville et environs : nuit à Bergville ou environs

Je 22 : Bergville et environs ->1h30 -> Golden Gate Highlands NP et villages alentours : nuit à …

Ve 23 : Golden Gate Highlands NP et villages alentours -> 4h -> … (Lesotho) : nuit à …

Sa 24 : … (Lesotho) (randonnée, accro-branche, grottes, villages traditionnels, …) : nuit à …

Di 25 : … (Lesotho) (randonnée, accro-branche, grottes, villages traditionnel, …) : nuit à …

Lu 26 : … (Lesotho) -> 2h30 -> … (Lesotho) (randonnée, accro-branche, grottes, villages traditionnel, …) : nuit à

Ma 27 : … (Lesotho) -> 5h45 -> Graaf Reinet : nuit à Graaf Reinet

Me 28 : Graaf Reinet -> 3h -> Oudtshoorn et environs : nuit à Oudtshoorn et environs

Je 29 : Oudtshoorn et environs -> 4h -> Hermanus et/ou Gansbaai : nuit à Hermanus et/ou Gansbaai

Ve 30 : Hermanus ou Gansbaai (requin et baleines) : nuit à Hermanus et/ou Gansbaai

Sa 31 : Hermanus ou Gansbaai (requin et baleines) : nuit à Hermanus et/ou Gansbaai

Di 1 : Hermanus ou Gansbaai (requin et baleines) -> 2h -> Cap Town : nuit au Cap

Lu 2 : Cap Town (visite de la ville et alentours) : nuit au Cap

Ma 3 : Cap Town (Cap de bonne éspérance, phoques, manchots) : nuit au Cap

Me 4 : Cap Town (Robben Island et visite de la ville et environs) : nuit au Cap

Je 5 : Cap Town (Table Mountain et visite de la ville et environs) : nuit au Cap

Ve 6 : Cap town -> vol Jo’bourg -> Vol Bxl.

Merci pour vos remarques, conseils, etc 🙂.
Voyage Johannesburg - Botswana - chutes Victoria - Namibie - Cape Town
by Diamina · 2014-11-17 · 1149 replies
Bonjour à tous,

J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!

Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!

Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.

Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.

Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.

Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!

Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.

Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.

Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?

Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!

Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.

Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?

Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.

Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!

A plus.
30 jours dans l'ouest des USA: itinéraire de notre 3ème voyage!
by AlexetMel · 2014-03-19 · 15 replies
Nous voila de retour ici pour la préparation de notre 3eme périple dans l'ouest ! Cette fois ci nous partons fin septembre, donc une période que nous ne connaissons pas du tout dans la région ! 😄 je vous soumet notre itinéraire, qui mixe de l'inconnu, du déjà fait mais a approfondir ou du déjà fait et a refaire pour le plaisir !😛 Bref j'attend vos remarques, suis je trop gourmande ? c'est mon défaut ! lol ! il me reste une journée a caser quelque part... j'hésite ! je rappelle qu'on est pas ville du tout !

Merci pour vos avis

Mel

J1 22/09 Lu Paris - SFO arrivée 19h15 J2 23/09 Ma SFO J3 24/09 Me SFO - Yosémite (Mariposa Grove) J4 25/09 Je Yosémite Valley J5 26/09 Ve Yosémite - bodie - Mono Lake J6 27/09 Sa Mono Lake - Death Valley (eureka dunes) J7 28/09 Di D.V : Scotty's Castle / Ubehebe crater / Racetrack Playa ?

J8 29/09 Lu D.V : Titus Canyon / Sand Dunes / Twenty mules / Dantes view / Devil's golf course J9 30/09 Ma D.V - Las Vegas J10 01/10 Me Las Vegas - Valley of Fire SP J11 02/10 Je Valley of Fire SP - Snow Canyon - Cedar Breaks NM J12 03/10 Ve Cedar Breaks - Bryce J13 04/10 Sa Bryce J14 05/10 Di Bryce - Cottonwood Road : Grosvernor Arch, (30/45mi) Narrows… - Kodachrome Basin J15 06/10 Lun Kodachrome Basin (matin) - Hole in the Rock Road J16 07/10 Ma Hole in the Rock -Bur trail road J17 08/10 Me Bur Trail Road - Capitol Reef J18 09/10 Je Capitol Reef - Crack Canyon - Wild Horse - Little Wide Horse J19 10/10 Ve Goblin Valley - Dead Horse Point SP J20 11/10 Sa Dead Horse - Canyonland Island in the Sky J21 12/10 Di Island in the Sky - Moab J22 13/10 Lu Moab - Colorado NM J23 14/10 Ma Colorado NM - Black Canyon of the Gunnison J24 15/10 Me BCG - San Juan Mountain - Mesa Verde J25 16/10 Je Mesa Verde - Gooseneck SP - Valley of the Gods J26 17/10 Ve Valley of the Gods - Canyon Chelly J27 18/10 Sa Canyon chelly - Sedona J28 19/10 Di Sedona J29 20/10 Lu J30 21/10 Ma Phoenix J31 22/10 Me Départ Paris 7h05
Cinq semaines en Afrique du Sud en juillet/août 2012: avis sur itinéraire?
by Papy75 · 2012-04-11 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes entrés dans la phase finale de préparation d’un voyage en 4x4 (pour des raisons notamment de volumes pour les bagages et le matériel de prise de vues) de 5 semaines en Afrique du Sud (4 adultes). Départ à la mi-juillet 2012.

Arrivée en avion à Capetown depuis Paris.

Le voyage devrait s’articuler de la manière suivante :

· 3 nuits à Capetown · 1 nuit à Simon’s Town (Boulder’s beach) · 1 nuit à Hermanus (les baleines) · 1 nuit vers Paternoster · 2 nuits à Lambert’s Bay (Bird Island) · 3 nuits à Springbok (Namaqua N.P.) · 2 nuits à Augrabies N.P. · 1 nuit à Upington · 7 nuits au KTP o 2 nuits à Twee Rivieren o 2 nuits à Kalahari Tent Camp o 2 nuits à Nossob Tent Camp o 1 nuit à Twee Rivieren · 1 nuit à Upington · 2 nuits entre KTP & Kruger N.P. · 9 nuits au Kruger N.P. o 1 nuit à Crocodile Bridge Rest Camp o 3 nuits à Lower Sabie Rest Camp o 2 nuits à Skukuza Rest Camp o 3 nuits à Satara Rest Camp · 1 nuit à Johannesbourg avant de reprendre l’avion pour Paris

Que pensez-vous de ce périple ? Est-il prudent de réserver les hébergements dans les parcs nationaux ?

Papy75
Voyage Alger - Le Cap (Afrique du Sud) en voiture: itinéraire direct?
by Nomadalg · 2010-03-24 · 24 replies
Bonjour, je me prépare éventuellement a m'y rendre en Afrique du Sud en voiture, au moi de juin pour assister a la Coupe du Monde. en fonction des informations que je pourrais avoir par des voyageurs qui on fait cette destination ou une parti. je recherche un itinéraire direct et sur. les formalités de passage de douanes etc etc. tous vos conseils sont les bienvenus, je remerçi d'avance tous ceux qui m'orienterons pour faire çe voyage dans les meilleures conditions possible.
Un mois en Afrique beaucoup pour la faune: Botswana, Namibie, Zambie ou Tanzanie?
by Caya007 · 2007-02-28 · 18 replies
Coucou! Je désire partir en 2008 avec une amie en Afrique. Nous penchions d'abord pour Madagascar, mais je crois comprendre que nous ne verrons pas tellement d'espèces sauvages, et c'est principalement un aspect de la destination très important. Quelle destination regrouperait culture, paysages, et faune et serait la meilleur choix selon vous? Pour la faune, je sais que le Kenya est trèsprisé, mais j'ai peur que ce soit un endroit trop "touristique" vus le nombre de safaris organisés. Impatiente d'attendre vos réponses et commentaires. Merci!
Récit et photos voyage en Afrique australe (afrique sud,namibie,botswana): 11781km du Cap au Cap...
by Smouchy · 2005-11-28 · 18 replies
circuit effectue du 12 octobre au 17 novembre 2005 a bord d'une Nissan Almera louee chez aroundaboutcars, sous loueur pour le compte de National-Alamo (954, 37 euros, super cover et kilometrage illimite;delivree et rendue a l'aeroport). Sans surprise, seuls les 5 derniers km de Sossusvlei et le parc de Chobe necessitent un 4x4...seul desagrement pour les droitiers que nous sommes:changement de vitesse plancher a gauche du volant!

12 octobre Malaga-London Heathrow-Capetown, arrivee 8h mat. apres-midi, visite du jardin botanique de KIRSTENBOSH.Didactique, certes...mais a la portee de tous...un splendide parc, au pied de la montagne de la Table..un bain d'oxygene parmi les proteas. en fin de journee, Victoria and Albert Waterfront...bel exemple de rehabilitation:un port actif au milieu d'un agreable centre commercial.

13 octobre tour de la peninsule du Cap. Muizenberg:sa plage de sable blanc et ses cabines multicolores Boulders beach et sa sympathique colonie de manchots Cap de Bonne Esperance (Good Hope) paysages a couper le souffle, colonies de cormorans a meme la falaise...pensee emue a tous les naufrages... Chapman's Peak, route a peage, 5km entre Noordhoek et Houtbay:vertigineuse et spectaculaire route en aplomb sur l'ocean... Table Mountain, en telepherique.La vue s'etend jusque Robben Island.prison de Mandela pendant pres de 19 ans.Peuple de damans (dassy), proches cousins des elephants ressemblant de loin a des marmottes!

14 octobre:Cape Town-Calvinia 468km Paarl:visite de la Nature Reserve, 3 domes de granit geants et le fynbos :bruyeres et protees caracteristiques de la region.Domine par un immense monument dedie a la langue afrikaans...assez laid! col de Banskloof:un beau col, certes, classe monument national...mais, qui n'etonnera pas les europeens! par contre, les cols de Pakhuis et de Botterkloof sur la R364 vous etonneront:bien que ignores par la plupart des guides, la route en graviers, tres spectaculaire, traverse des sites sauvages... on passe de temperatures moderees (20) a la chaleur (35) ... Calvinia:petite ville de 8000hab. qui passerait inaperçue...si elle n'etait au milieu de nulle part!on se croirait au Far West! nuit au Hantam Hotel Restaurant:simple et tres propre.

15 octobre:Calvinia-Upington 449km Itineraire de liaison sur des routes asphaltees et d'interminables lignes droites, a travers une region semi-desertique.Ainsi que nous pourrons souvent le verifier ulterieurement, nos previsions etaient surfaites:la vitesse maximum autorisee 120km/h, le trafic inexistant, la frequence et la longueur des lignes rectilignes...et l'absence des sites a visiter sur le parcours..allaient entrainer une moyenne assez elevee et donc, un temps de parcours beaucoup plus court que prevu! a partir d'ici les tisserins et leurs HLM construits sur les poteaux electriques ou sur les arbres allaient ponctuer de nombreuses etapes. Must River Residence, Upington, au bord de l'Orange...luxueux, mais assez cher pour un service quelconque!

16 octobre:Upington-Kgalagadi Transfrontier Park (Kalahari)-Nossob restcamp 418km jusque Andriesvale ligne droite asphaltee de 195km. au-dela pistes de gravier...ou de sable. 2h apres Upington, Twee Rivieren, porte d'entree du Kalahari....restent 162km jusque Nossob...a 30km/h de moyenne, ponctues de tres nombreux arrets tant notre interet et notre enthousiasme pour notre premier parc sont grands! Apres coup, la section 2 Rivieren-Nossob devait se reveler, au moment de notre visite, la plus riche a observer:troupeaux d'antilopes, gnous, oryx...mais aussi des ecureuils, des rapaces, des autruches, des calaos au bec recourbe.... Nossob restcamp (reserve avant le depart) excellent braai sous l'oeil interesse des chacals...et orage de chaleur nocturne .

17 octobre:a travers le Kalahari:Nossob-Mata Mata-Twee Rivieren 278km lever des avant le soleil pour rejoindre le poste d'observation sur le point d'eau de Nossob et la borne frontiere du Botswana...helas, nous ne verrons qu'un chacal! Notre deception, relative, sera de courte duree:quelques km apres le depart, toujours sur l'interessante section Nossob-2 Rivieren, nous partagerons de longs moments avec une lionne et ses petits...et peu apres un point d'eau...un lion, allonge sous un arbre, vraisemblablement repu, assoupi pres de ce qui a du etre un gnou... Sinon, vers Mata Mata (frontiere namibienne fermee), nombreux troupeaux d'antilopes, d'oryx et de gnous... Retour vers 2 Rivieren...un monde de suricates...vraiment amusants autant que attachants:nous restons de longs moments a les observer! Twee Rivieren restcamp (reserve avant le depart)

18 octobre:Twee Rivieren-Keetmanshoop 360km routes non revetues:terre, gravier et leur lot de poussieres.... frontiere Rietfontein (AFS)-Aroab (NAM) a Rietfontein, apres examen du coffre, ordre nous est donne de nous defaire du bois, si utile pour les braais! cote namibien, tampons sur le passeport et ne pas oublier de faire halte a Aroab meme (39km) pour y payer la taxe de circulation....nous devrons l'exhiber a la sortie du pays! Trajet varie, spectaculaire a travers une region qui fut volcanique. Logement dans un igloo du Quivertree Forest Camp, a 10 km de la ville sur la C17. Le Quivertree FC vous confiera la cle de la grille d'entree du Giant Playground (a 5km), une formation geologique surprenante ressemblant a des ruines archeologiques...qui seraient vieilles de 170 millions d'annees. Le terrain de camping du Quivertree FC donne sur la foret de kokerbooms ou "arbres a carquois";en fait, il s'agit non pas d'arbres mais d'aloes pouvant atteindre 8m de haut.Beau coucher de soleil Nous ne vous parlerons pas du guepard en captivite qu'ils nourrissent tous les jours a 17h...

19 octobre: Keetmanshoop-Aus 242km La Namibie, c'est la nature a l'etat brut avec un parfum certain d'Allemagne.Bien que l'Allemagne ait du quitter les lieux en 1915, sa forte empreinte reste omnipresente.D'ailleurs la grande majorite des visiteurs parlent allemand. En outre, 1.800.000 habitants se repartissent un territoire plus grand que la France.C'est dire si l'intensite du trafic est faible....il n'est pas rare de parcourir une centaine de km sans rencontrer de vehicules... Klein Aus Vista (reserve):chaudement recommande, pour son ambiance comme pour son site. Le sunset drive, organise par le lodge, nous a permis de cotoyer les chevaux sauvages du desert.Ils descendraient des chevaux abandonnes en 1915 par les troupes allemandes.Ces chevaux se sont adaptes a leur environnement et peuvent passer jusqu'a 5 jours sans boire...En principe, la visite ne peut se faire qu'accompagne par un ranger car en zone diamantifere interdite!

20 octobre: Aus-Sessriem 369km de poussieres...par la C13-D707-D826 Splendide itineraire sur les bords du desert de Namib, sous un soleil sans partage!Pistes excellentes. Un petit detour (2x20km) pour voir le surprenant chateau de Duwisib:pas indispensable si vous etes presse!De toutes manieres, contentez-vous de l'exterieur du chateau. Camping de Sessriem (reservation indispensable)pour la petite histoire, notre premiere experience en tente!Rendue necessaire si vous voulez visiter les dunes des l'ouverture des grilles (5h30), a l'interieur du camp, et etre ainsi sur les lieux pour assister au lever du soleil!Sinon vous devrez patienter une heure de plus avant l'ouverture des grilles du camp proprement dit et rater ainsi le moment magique du lever du soleil. Des votre arrivee au camp, n'oubliez pas d'acheter votre entree pour le lendemain matin. Notre tente:une "quechua", facile a monter...la demonter exigera un peu d'experience (acquise avant le grand depart). En fin d'apres-midi, visite du canyon (chemin a gauche de la station service)...et coucher de soleil dur la dune Elim (5km par la route de Sossusvlei)...un avant gout pour demain. Diner au tres beau buffet du Sossusvlei Lodge voisin. Firmament constelle de centaines d'etoiles..."habitues" par la pollution, nous en avions presque oublie l'existence!

21 octobre:Sessriem-Sossusvlei-Sessriem-Solitaire 194km Lever 5h10 pour etre prets pour l'ouverture des grilles...chemin long de 60km tout de poussieres et de sable, rares autant que courts tronçons asphaltes..nous atteignons la Dune 45 pour le lever du soleil...il n'y a pas de mots pour decrire ce veritable ocean de sable que sont ces hautes dunes rougeoyant sous les premiers rayons du soleil...(plus spectaculaire encore que Merzouga au Maroc ou que les dunes du Sahara algerien!) 5km avant Sossusvlei, navette 4x4 (90 dollars namibiens AR/pers)...paysage saisissant d'arbres morts dechirant le bleu du ciel...dunes passant du rouge au jaune selon la course du soleil...rencontre choc entre l'eternite du grain de sable et l'ephemere humain... en debut d'apres midi nous levons le camp pour Solitaire. Solitaire Country Lodge....de solitaire il n'aura que le nom!la piscine est prise d'assaut par un groupe d'une quarantaine de touristes germanophones.Pas d'electricite entre 22h et 6h du mat! Nous savourons le celebre apfelstrudel (tarte aux pommes) de solitaire. la visite est vite terminee:une epicerie, une station service et un hotel. Seule activite, le coucher de soleil.Apres un lever si matinal, une detente bienvenue. Message personnel a Nancy:le prix du bois a diminue depuis ton passage!

22 octobre:Solitaire-Swakopmund 273km de gravier! Apres 70km, peu avant le Kuiseb pass dont le trace fait penser a un col alpin, franchissement du tropique du Capricorne. A l'approche de Walvis Bay sur l'ocean Atlantique, changement radical de temperature:en quelques kilometres nous passons de 40 a 16 degres!Le desert plonge jusqu'au rivage meme... La lagune de Walvis abrite la plus importante colonie de flamants d'Afrique et beaucoup d'oiseaux migrateurs. Swakopmund:une ville allemande en terre africaine!Ambiance, architecture, magasins, restaurants, enseignes, journaux:tout contribue au mirage.Profitez en pour boire une excellente biere brassee selon les criteres de purete allemand (Windhoek Lager ou Hansa) et manger de vraies saucisses (bratenwurst et bockwurst) a la Brauhaus. Autre interet de Swakop:Welwitschia Drive Le permis d'entree doit etre retire au bureau du tourisme qui, il faut le savoir, le samedi et le dimanche ouvre de 9 a 11h du mat seulement.Or nous sommes precisement un samedi...et il est 12h!Impossible donc d'obtenir le permis avant demain 9h...nous serons partis deja!Qu'a cela ne tienne!Nous avons brave l'amende de 300 dollars namibiens..par personne?par vehicule?cela, heureusement, nous ne le saurons jamais! Situe a 25km sur la C28, le Welwitschia Drive vaut vraiment le detour...comptez 2 a 3h pour la visite.Paysages lunaires fantastiques...rappelant parfois le Grand Canyon et des Welwitschia mirabilis, ages de plus de 1500 ans dont la racine va chercher l'eau jusqu'a 3m de profondeur et dont les feuilles captent la condensation du brouillard (quand il y en a!) Hotel Garni Adler:a recommander, lumineux et tres propre. La receptionniste, par ailleurs polyglotte, nous a fait part du mecontentement de certains touristes surpris de trouver ici une mer aussi froide, peu propice aux baignades...d'autres se plaignent de l'absence de trafic routier:ils developpent de l'angoisse, parfois de la panique, en se retrouvant seuls sur les routes!!!

23 octobre:Swakopmund-Bambatsi Holiday Ranch 493km jusque Henties Bay:piste salee (par temps sec vaut l'asphalte), ensuite gravier et poussieres.Nous choisissons de faire l'impasse sur Cape Cross non seulement pour son parfum mais aussi parce que nous gardions le souvenir des otaries de Puerto Maldryn en Patagonie argentine. Apres avoir longe l'ocean, 16 degres et brumeux, nous prenons la C35, tournant le dos a la mer et retrouvons rapidement la chaleur qui nous accompagnera durant la traversee des paysages splendides, sauvages et varies du Damaraland .Il fait 44 degres au bar de l'Aba Huab Campsite... Un peu plus loin sur la C39, la Foret Petrifiee merite une halte...courte sinon la chaleur voyus petrifiera aussi! Bambatsi Holiday Ranch, 54km a l'est de Khorixas par la C39, a gauche. Agreable halte surplombant une immense etendue de forets de mopanes d'ou emergent des girafes... Accueil tres sympathique des proprietaires et de leurs chiens...possibilite de partager des impressions de voyage avec les hotes germanophones...

24 octobre:Bambatsi-Namutoni (Etosha) 312km 192km d'asphalte jusqu'a Okaukuejo, entree du parc.A signaler a Outjo, une boulangerie allemande, grand choix de pains, patisseries...servent petits dejeuners..+ acces internet! En avril 2005, nous n'avions pas pu reserver une nuit a Okaukuejo, deja complet (merci les tours operateurs!) mais bien 2 nuits a Namutoni, et encore, en appartement basique (cad pour ceux qui y ont sejourne, dans la forteresse).VF nous avait rassure:generalement, a cette date, on trouverait place a Okaukuejo le jour meme en arrivant!Ce ne fut pas possible... Ouvrons ici une parenthese d'ordre general.Je pense que la plupart des individuels ont le privilege d'observer la vie des animaux sauvages en liberte a leur guise et font tout ce qu'il faut pour ne pasles perturber. D'un autre cote, nous avons ete temoins de comportements egoistes de certains tours operateurs.Ils reservent, en overbooking et longtemps a l'avance, camps et lodges, empechant ainsi les individuels d'obtenir des reservations.... Certains tours operateurs s'approchent tres pres des animaux...ne se genant pas de s'interposer si nous photographions...allant meme, comme a Chobe a s'installer en rond autour des lions et de leur proie, comme a un spectacle de cirque!!! Entre Okaukuejo et Namutoni, nous observerons des elephants, des zebres, des girafes, des koudous, des chacals, des antilopes, des elans, un rhinoceros noir, des lions, des gnous, des oryx, des phacocheres, des oiseaux secretaires, des rapaces, des outardes...pardon, a ceux que j'oublie! Namutoni Rest camp:chambre tres simple, clim, toilettes communes (seule possibilite malgre reservation 6 mois a l'avance!)

25 octobre: Namutoni-Okaukuejo-Namutoni 240km Etosha, deux tiers de la Belgique, permet par son etendue d'avoir l'illusion d'etre seuls a observer la vie sauvage...(a l'exception, bien entendu, des 3 camps) . Il est imperatif d'arriver dans les camps avant le coucher du soleil et de n'en partir qu'apres le lever. 50km/h max...bien que dans la pratique 30-40 soit un maximum pour ne rien perdre du spectacle.Interdiction formelle de quitter le vehicule hors des endroits prevus. La nuit, ne pas laisser les chaussures a l'exterieur, les chacals s'en delectent.

26 octobre:Namutoni-Rundu 416km Etape de liaison, asphaltee.L'ideal est de partager le volant pour rompre la monotonie relative engendree par d'interminables lignes droites, sous la chaleur...ou la clim! Sur la B1, 24km au N de Tsumeb, jeter un coup d'oeil sur le site du lac Otjikoto ou les troupes allemandes en retraite jeterent armes et munitions pour eviter qu'elles ne tombent aux mains des opposants. A Grootfontein, il ne reste plus que 248km de ligne droite pour atteindre Rundu.Seule halte obligee, la barriere veterinaire empechant les animaux du nord de contaminer ceux du sud. A Rundu le centre commercial, tout neuf, est surveille par de nombreux gardes armes, le doigt sur la gachette pour eviter les pillages...des 17h, le centre est vide, car il faut savoir que les commerces ouvrent de 8h30 a 17h... Kavango River Lodge:joliment situe au bord de la riviere Kavango, face a la rive angolaise.Demander la tres confortable chambre 21!

27 octobre:Rundu-Mahango Game Reserve 210km Cette relativement petite reserve, dans la bande de Caprivi, tout pres de la frontiere avec le Botswana fut un de nos coups de coeur! 1km apres l'entree du parc, prendre la piste sur votre gauche.Vous y rencontrerez des troupeaux d'elephants, des singes, des zebres, des phacocheres, des hippopotames, des crocodiles, des antilopes, des girafes, des koudous, des impalas... Vous etes autorises a quitter votre vehicule...tout en restant neanmoins tres prudents! Mahango Safari Lodge:bungalows au bord de l'Okavango dans un beau parc fleuri...

28 octobre: Mahango-Katima Mulilo 309km en matinee, game drive, dans le Caprivi Natural Park, sur l'autre rive...apres avoir traverse l'Okavango, en surveillant quelques hippopotames assez turbulents...nous observerons des lions, des troupeaux de buffles, des antilopes tres rares (sitatonga)...beaucoup d'oiseaux...et en fin de parcours, une surprenante ville fantome, base abandonnee par l'Afrique du Sud fin des annees 80. Ensuite plus de 300km de bande de Caprivi, rectiligne et asphaltee. En Namibie, sur les routes asphaltees, la vitesse maximum autorisee est de 120km/h.Au niveau des ecoles:90km/h seulement!Dans les zones frequentees par les elephants, 80km/h!Je vous laisse en tirer les conclusions.... Katima, au bout de la bande de Caprivi est a plus de 1200km de la capitale.Ville tres agreable et propre, elle ressemble plus a l'Afrique telle qu'on l'imagine...population majoritairement noire, vegetation luxuriante, au bord du Zambeze avec ses crocodiles et ses hippopotames... Interessant marche pour acheter quelques souvenirs avant de quitter le pays. Caprivi Cabin River Lodge:le luxe a des prix accessibles, sur les bords du Zambeze, face a la rive zambienne.Demandez le bungalow nº1:outre qu'il est tres confortable, le seul au cours de tout notre periple a offrir TV5!!!En outre, le seul des bungalows du lodge a le recevoir:un cooperant qui a reside ici un certain temps y avait installe sa parabole...qui, elle, est restee!

29 octobre:Katima Mulilo (NAM)-Kasane (BOT) 129km Au poste frontiere de Ngoma, nouvelle surprise:nous avons du nous defaire de nos provisions carnees...en les jetant au feu, prevu a cet effet.... Quelques centaines de metres plus loin, nous tombons sur un couple de relativement rares "ground hornbills". Chobe Safari Lodge (reserve...et heureusement!)au bord de l'Okavango=Chobe, face a la rive namibienne...et aux singes facetieux! A Kasane, 4 pays se rencontrent:Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe. L'apres-midi allait se reveler un des moments forts du voyage:une randonnee en bateau (bootcruise) sur le Chobe.Enormement d'oiseaux dont l'elegant et curieux "darter", compagnon frequent des hippos, qui peche en plongeant litteralement sous l'eau et en ressort pour avaler tout entier le petit poisson ainsi capture, d'une seule deglutition!des rapaces, des crocos, des babouins, des antilopes...mais surtout des centaines d'elephants qui conferent au paysage son aspect ravage.Des elephants qui n'hesitent pas a traverser en familles entieres...le Chobe...a tel point que les plus jeunes disparaissent momentanement sous la surface!on ne se lasse pas de les admirer!on observe aussi des buffles, des zebres, des girafes, des phacocheres, des outardes, des marabouts, des vautours....pardon a ceux que j'oublie! Le lendemain, morning drive...l'occasion d'observer, atout seigneur tout honneur, un lion, bientot suivi par des lionnes, et enfin des lionceaux se partager la depouille d'un elephant, apparemment decede de mort naturelle.Ce qui nous interpelle, c'est la horde de jeeps de tours operateurs se pressant en rond comme aux jeux du cirque autour du festin-spectacle....voyeurs ou indecents? Comme souvent, les groupes, dits "organises", squattent les tables qui leur sont reservees, cad les mieux situees...et discutent entre eux, comme s'ils etaient seuls, a tres haute voix!

31 octobre: Kasane-Victoria Falls-Kasane 120km Excursion, pour eviter de devoir aussi payer au regime du Zimbabwe, une taxe pour notre vehicule! Munissez vous de dollars, car il faut savoir que chez eux un dollar=un euro, parite oblige! Visa d'entree 30 dollars/personne auquel il faudra ajouter 20 dollars/pers d'entree aux chutes. Nous etions accompagne d'une neo-zelandaise qui a obtenu son visa gratuitement!!!(allez savoir pourquoi!?) Si vous commencez la visite vers 10h, comme nous, un conseil:rendez vous d'abord au pont du chemin de fer (saut a l'elastique si le coeur vous en dit) et terminez la visite par la statue de Livingstone...evitant de passer ainsi les heures les plus torrides sous le soleil!Vous resterez a l'ombre et a l'humidite d'une foret tropicale aux multiples essences, resultant uniquement de l'embrun des chutes! A l'epoque, celle des basses eaux, le spectacle est deja tout simplement fantastique!Que dire alors au moment des hautes eaux! Meme si ce n'est pas votre tasse de the...prenez une collation au Victoria Falls Hotel...toute une epoque:un style, une architecture et une atmosphere particuliere...tres beaux jardins aussi d'ou vous jouissez d'une vue unique, en toile de fond, du fameux pont de chemin de fer unissant Zambie et Zimbabwe. Enfin, s'il vous reste un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur Falls Craft Village, face a l'entree de l'hotel...un tas d'artisans, vendant les memes reproductions :animaux, masques, bracelets...tenteront de vous convaincre, chacun, qu'ils ont les meilleurs prix!

1er novembre:Kasane-Francistown 489km Etape de liaison...exemple meme de l'itineraire ou il faut se partager le volant.... Rafraichissement obligatoire, en cours de route, au bienvenu Nata Lodge (et piscine!). A Francistown, nous arrivons en meme temps que l'impressionnante sortie de toutes les ecoles;probablement la seule chose a voir:jusqu'aux depliants touristiques locaux de l'hotel affirment qu'il n'y a rien a voir!Surrealiste! The Cresta Marang Hotel:un havre de fraicheur indispensable...bungalows (certains sur pilotis) et piscine dans un parc!

2 novembre: Francistown (BOT)-Pietersburg/Polokwane (AFS) 457km Autre etape de liaison.Au poste frontiere de Martins Drift, le Limpopo, totalement sec! Si vous desirez faire des emplettes a Pietersburg, n'oubliez pas que tous les commerces (a l'exception du supermarche spar 19h), ferment a 17h. Holiday Inn:sans surprises...mais tres apprecie!

3 novembre:Pietersburg-Punda Maria (KrugerPark) 271km Peu apres le depart, franchissement, sans douleurs, du Tropique du Capricorne. A partir de Louis Trichard, la route, aux confins du Zimbabwe, est spectaculaire:on traverse la foret tropicale de Soutpansberg et la region de Venda, bien connue pour ses legendes (!), ses lacs et ses collines.La temperature frole les 45º...A Punda Maria, la chaleur est telle que nous attendrons le decevant Sunset Drive pour abandonner la clim de notre bungalow au Punda Maria Restcamp (reserve). Que d'oiseaux!

4 novembre:Kruger Park:Punda Maria-Olifants 200km Partis des le lever du soleil, nous observerons une foule d'oiseaux, de rapaces, des "saddle billed storks":cigognes assez rares, des zebres, buffles, elephants, girafes, antilopes...a l'affut, une journee qui passera tres vite... Olifants Restcamp (reserve):sur une falaise dominant la riviere du meme nom...au crepuscule, nombreux elephants (evidemment!) s'abreuvant en familles...a l'aurore:pas un chat! Nous ne rencontrerons au Kruger aucun lion...probablement de notre faute, les connaisseurs affirmant qu'ils sont nombreux dans la partie sud, que nous n'aurons pas visite, par choix personnel!

5 novembre: Olifants-Nelspruit 283km en direction de la sortie, a Orpen, nous croiserons des hippos.... Three Rondavels et Blyde River:tres spectaculaire...on se croirait au Grand Canyon!pour ceux qui ont deja vu le Grand Canyon, la visite ne nous a pas paru indispensable! Pilgrim Rest:un attrape nigaud...un minuscule village du temps des chercheurs d'or! En fin d'etape, une belle cascade, pres de Sabie, Lisboa Falls, vaut le petit detour...et les immenses forets de sapins...forets artificielles, les plus grandes d'AFS...et les consequences:charroi important de lourds camions charges de troncs... Holiday Inn...tout neuf, dans un parc avec piscine...a proximite, casino, qui a l'air d'etre apprecie des citoyens du Mozambique, tout proche. (bon diner, au Ritz, tout proche...tenu par un autrichien polyglotte)

6 novembre: Nelspruit (AFS)-Mlilwane (SWA) 267km Premiere journee pluvio-orageuse ...heureusement, il n'y en aura que deux en tout! Promenade au jardin botanique tout proche de l'hotel.Un jardin centre sur la vegetation de l'AFS;agreable balade parmi les cascatelles, les allees fleuries, les baobabs et tous les arbres, parfois curieux, rencontres au cours de nos peregrinations.Vaut le deplacement! Sur le conseil unanime de nos guides (routard, rough et lonely planet), la pluie nous contraint a modifier l'itineraire prevu:Barberton et Bulembu.Nous gagnerons le Swaziland via les N4 et R570. Royaume du Swaziland:la vitesse maximum autorisee 80km/h n'est manifestement pas respectee.Beaucoup de voitures anciennes...voire tres anciennes, comme celles des photos a Cuba. Population et habitat sous le niveau du grand voisin...troisieme taux mondial de seroposivite, esperance de vie passee depuis de 58 a 33 ans... Paysage presque alpin...on s'attendrait a trouver des vaches, comme en Suisse...la pluie fine ajoute a l'illusion! Mlilwane Wildlife Sanctuary:croco, zebres, girafes, phacocheres, hippo, antilopes "roan" (hippotrague)... Mlilwane Restcamp:resto tres sympa, installe sur pilotis au-dessus du vaste point d'eau, tres frequente par les hippo et les gourmands "darters" avalant tout cru leur poisson capture en pleine immersion...un grand arbre sert de perchoir a des centaines d'oiseaux bruyants qu'on ne se lasse pas d'observer. enfin un peu de fraicheur tres appreciee apres des semaines de chaleur, tout autant appreciees!

7 novembre: Mlilwane (SWA)-Hluhluwe (AFS) 257km La journee commence par une visite indispensable aux celebres Swanzi Candles (cfr voyageforum), bougies artisanales, artistiques, multicolores, representant le plus souvent la faune locale;ensuite Gone Rural et son artisanat soigne de nattes, paniers, sets de tables, vaisselle, particulierement bien finis. Assez etonnant de trouver dans le pays le moins riche l'artisanat le plus riche, le plus travaille...bref, le plus original et le plus beau. Hluhluwe Hotel:en plein centre et en pleine transformation...a 16km du celebre parc.Excellents buffets, tant diners que petits dejeuners.Bon rapport qualite/prix. Des 14h, visite de la zone Hluhluwe du Hluhluwe-Imfolozi Park.Oiseaux, rapaces, antilopes sont au rendez-vous.Mais surtout une meute de 15 Wild Dogs (lycaon), allonges en train de jouir des rayons du soleil declinant.D'apres ce que nous nous sommes laisse dire, un spectacle exceptionnel, plus encore que celui des leopards (que nous ne rencontrerons jamais, ici ou ailleurs!) La nuit nous surprendra au retour, des la sortie du parc:nous comprendrons rapidement pourquoi il est fortement deconseille de conduire la nuit:phares mal regles ou absents, pietons, animaux traversant sans crier gare...

8 novembre:Hluhluwe-Sta Lucia 293km matinee consacree a Imfolozi:bien sur, toujours des oiseaux, des babouins....mais surtout des rhinoceros blancs, certains veritablement enormes transportant sur le dos des oiseaux...des gnous, des girafes, des zebres...captivant! Sta Lucia, premiere rencontre avec l'Ocean Indien!Immenses plages de sable blanc et hautes vagues...La ville, assez chico, evoque la cote californienne!Beaucoup de villas cossues surprotegees! Kingfisher Lodge:un coup de coeur!A l'extremite de la rue principale, Mc Kenzie street;le luxe mais a prix abordable!Du jardin, vue sur le lagon.Diner de crayfishes au Quarterdeck!

9 novembre:Sta Lucia-Greater Sta Lucia Wetland-Durban 246km Au bout de 15km, rochers ou d'enormes vagues rugissantes deferlent en rouleaux furieux:assez impressionnant! A la fin de la route, Cap Vidal, beaucoup de singes....vastes plages de sable et dunes.Grand lac de Sta Lucia, 80km de long pour 1m de profondeur moyenne. Durban, Hotel Garden Court (ex Holiday Inn), sur Marine Parade:depuis la chambre, vue imprenable sur L'Ocean, ses vagues imposantes, ideales pour le windsurf...et au fond la procession de bateaux attendant de pouvoir entrer au port.

10 novembre:Durban Victoria Embankment et le port;le downtown et l'hotel de ville;le jardin botanique;Pavillon, immense centre commercial a l'americaine (sur la N3)... histoire vecue:l'hotel met en garde, meme en français dans le texte, du danger de se promener dans le quartier la nuit tombee....aussi nous sentons nous obliges de diner sur place, d'autant que la salle n'est pas trop antipathique!....L'entree du restaurant nous fut interdite🤪...sous pretexte que ce soir elle etait reservee aux groupes😕...stupefaction...devant notre insistance courroucee, ils nous ont finalement consenti une petite table ronde montee a la hate...les groupes sont arrives alors que nous etions sur le point de quitter la table, apres un excellent repas, servi par un nombreux personnel😉 attentionne...

11 novembre:Durban-Port St John-Umtata 349km Autoroute traversant une succession ininterrompue de villegiatures cossues jusqu'a Port Edward.On quitte le Kwazulu Natal pour l'ex Transkei (Eastern Cape).Sans transition on passe d'un monde "americanise" au tiers monde!D'autoroute a des routes etroites et mal entretenues, de riches villas a de pauvres huttes pas toujours en dur, de stations balneaires a une multitude de rondavels, de populations majoritairement blanches a populations exclusivement noires...a ce propos, il est evident que l'apartheid n'est plus qu'un tres mauvais souvenir;mais, force est de constater que les postes a responsabilites sont blancs...tandis que le bas de l'echelle sociale est noir;les proprietaires sont blancs...les serviteurs, noirs!Pure constatation! Le paysage change aussi...hautes collines, succession de plateaux et de vallons. Nous comptions passer la nuit a Port St John...impossible, car complet!Sympathique bourgade, lovee dans une baie, entre des montagnes couvertes de vegetation tropicale et l'embouchure de deux rivieres...deux plages. Visite de la petite Silaka Nature Reserve, au sud de la deuxieme plage. En route pout Umtata (a 90km), ancienne capitale du Transkei, a population exclusivement noire . Holiday Inn:assez cher par rapport aux autres hotels de la chaine, car il detient un monopole de fait!Excellents buffets.

12 novembre:Umtata-Cradock 382km Larges paysages vallonnes, amples montagnes russes...rencontre avec d'amusants "crowned cranes", echassiers assez grands avec un toupet rouge.Queenstown et ses locomotives a vapeur abandonnees (derriere le supermarche et ultra city)... On entre dans le Karoo, zone semi desertique parsemee de montagnes tabloides. Tres interessante visite du Mountain Zebra National Park, 26km a l'ouest de Cradock:refuge de rarissimes zebres de montagne:taille plus petite que zebres de Burshell et museau rouge brun...antilopes, gnous, oryx...en fin de journee, la nature se dechaine et comme la vue porte vraiment tres loin, le spectacle offert par les orages eclatant en divers points est fascinant! Die Tuishuise:chaque bungalow restaure, style fin 19e siecle, est en fait, une maison entiere et son jardin;on dort dans un authentique musee .Situe dans Market Street dont il constitue presque l'entierete de la rue.Resto Victoria Manor:beaux et bon buffets dans ambiance victorienne.Prix raisonnables.

13 novembre:Cradock-Graff Reinet 137km Deuxieme et derniere journee pluvieuse de notre voyage! Graff Reinet regorge de maisons d'architecture hollandaise et victorienne.Nous avons la chance de profiter de la seule accalmie pour decouvrir la "valley of Desolation"...A ne pas rater, les vues depuis la route qui y mene sont reellement vertigineuses sur la plaine et la ville...court sentier pour acceder au bord du canyon:on ignore par quel miracle et pour combien de temps encore les colonnes en a-pics de rochers erodes, rouge brun, resteront debouts! Drostdy Hotel:ancienne residence d'un gouverneur...on dort dans des cottages qui servaient a loger les esclaves emancipes.Tres beaux jardins remplis d'oiseaux multicolores.

14 novembre:Graff Reinet-George 394km Sublimes paysages du Karoo...hautes montagnes etetees...points d'eau alimentes par la pluie d'hier.Asphalte jusque Uniondale, ou nous retrouvons les chemins de gravier pour franchir le Prince Alfred Pass:les 20 premiers km, de toute beaute, se revelent assez vertigineux, etroits et sans barrieres de protection, en aplomb sur des falaises a couper le souffle. Ensuite, traversee des seules forets primaires du pays, cad les seules forets subsistantes qui couvraient jadis une bonne partie du pays.Grandes fougeres.Spectacle rare pour l'indigene, beaucoup moins pour nous... A l'entree de Knysna, important township (noir)...avant d'entrer dans une ville (blanche), a la fois Sardaigne et Californie...riches villas cossues, bien protegees sur leur presqu'ile... Le train a vapeur, pour cause de reparations a la voie, ne fonctionne pas ce mois de novembre...ainsi que ne le signalait pas leur site internet! Protea Hotel:cher et surfait!Bonne chambre, mais resto sinistre...bon resto, par contre, sur le rond-point un peu plus haut!(meme cote que hotel).

15 novembre:George-Arniston 425km Visite, decevante, du musee du chemin de fer...seulement pour les mordus. pres de Swellendam, Bontebok National Park, antilopes menacees, zebres, oiseaux, fynbos. par Bredasdorp, Cap des Aiguilles, Cape Agulhas, qui marque la separation, ou le point de rencontre, c'est selon, des oceans Atlantique et Indien.Point extreme sud du continent africain. Arniston Hotel:un coup de coeur, un coup de folie!Cher mais vaut son prix!Tout blanc, au sein d'un village blanc, face a l'Ocean Indien.Site spectaculaire, tirant son nom d'un naufrage...la deco de l'hotel s'inspire aussi des nombreux naufrages survenus ici.Belles et spacieuses chambres ettres bon resto avec grandes baies vitrees sur le large...Un sejour qui ne s'oublie pas!

16 novembre: Arniston-Cape Town 309km Adieu a l'Ocean Indien, cap sur Hermanus!nous n'observerons aucune baleine!Qu'a cela ne tienne, nous n'avons pas oublie les baleines de Puerto Maldryn, en Patagonie argentine! Route panoramique, par deux cols, jusque Franschhoek et ses vignobles ou nous visiterons le musee (explications en français!) des Huguenots ainsi que le monument (pas tres reussi, a notre gout). La boucle est bouclee!

17 novembre: Capetown-Stellenbosh-Airport 117km Ville universitaire, la plus ancienne du pays apres Capetown.Architectures victorienne et hollandaise.Interessante visite du Village Museum regroupant 4 imposantes maisons telles qu'elles etaient a l'epoque!aux environs, nombreux domaines viticoles! Nous profitons de la douceur du deuxieme printemps de l'annee, 29ºC...conscients qu'il faudra patienter jusqu'en avril prochain pour retrouver semblable temperature.... Adieu a l'ocean, a Strand, ville balneaire cossue et plage de sable blanc, la plus proche...en route vers l'aeroport, par l'autoroute N2, nous longerons pendant au moins 15km un interminable township taudiforme...bien qu'ayant l'electricite!L'autoroute meme est traversee, au peril de leur vie, par de nombreux pietons...d'ailleurs dument signales par des panneaux (auto)routiers adequats! retour de la voiture, ni crevaison, ni panne, aucun probleme...nous n'avons jamais souleve le capot!Vol de nuit sans histoires jusque Malaga via London Heathrow...ou nous attendait une hotesse (!) et son vehicule pour gagner rapidement le terminal 1 a partir du terminal 4 via les pistes et les zones de securite (sans etre VIP, nous n'avions que 90 minutes d'escale!)

quelques conclusions, en vrac:

*anglais indispensable, allemand est un +, surtout en namibie;espagnol et français d'aucun secours!

*aucun traitement anti-palu, du moins a l'epoque de notre voyage!

*absolument aucun probleme de ravitaillement:inutile de s'encombrer de jerricane.... a lire les autres voyageurs, nous avons eu la grande chance de ne subir aucune crevaison...malgre les milliers de km de pistes....

points forts:

* chobe: boat cruise

*mahango game reserve

*etosha...surtout dans la partie halali-namutoni

*kalahari...entre 2 Rivieren et Nossob

*sossusvlei et victoria falls (je ne vous apprends rien...sauf qu'il peut arriver que de grands espoirs soient deçus:ce n'est pas le cas!)

*hluhluwe (wilds dogs ou lycaons), imfolozi (rhinoceros)

*nos hotels de la bande de Caprivi, a Santa Lucia, et cerise sur le gateau...a Arniston.

petites deceptions:

* Chobe:morning drive, dizaines de jeeps...trop de monde au meme moment, au meme endroit!

* Kruger...mais nous plaidons coupables:nous nous sommes bornes a la moitie nord...alors...

* Hermanus...sans aucune baleine...ici aussi, nous plaidons coupables, d'y etre restes trop peu de temps...

* pas le moindre leopard, sur notre chemin... 😕

claudine et pierre
Karoo et la Route des Jardins: conseils sur cet itinéraire (Afrique du Sud)
by Atila · 2015-08-31 · 63 replies
Bonsoir à tou(te)s ! 😉

A peine un voyage se termine qu'il faut songer au suivant. (hiver 2016)

Après deux itinéraires plutôt kilométriques (fevrier et août 2015), j'ai imaginé un parcours plus farniente avec une boucle du Cap au Cap qui passerait par les endroits suivants :

Route des vins, Tankwa, Karoo NP, Graaff Reinet, Mountain Zebra, Addo, Tsitsikamma, Wilderness et retour. En Suv ou petit 4x4 et logements self catering en dur.

Je vous remercie pour vos avis et conseils éclairés.

Voyage en 4x4 en Afrique de l'Ouest début 2013, visa, itinéraires...?
by Marcpl · 2012-06-10 · 42 replies
bonjour à tous

j'ai bien essayé de m'insérer dans un post ancien mais je trouve interressant quand même d'en ouvrir un nouveau.

Je commence à préparer un voyage en 4x4 avec pour l'instant deux variantes dans l'itinéraire :

- Mauritanie / Sénégal / Guinée / Côte d'Ivoire / Burkina Faso / Togo / Bénin

ou

- Mauritanie / Mali / Burkina / Togo / Bénin

Il y a encore d'autres variantes possibles. L'idée du 2ème est d'éviter l'ATA du Sénégal. Est-ce que le sud malien est vraiment un problème en ce moment ?

Ce voyage serait si tout va bien en janvier et février 2013. (2 mois) retour par container du 4x4. Il semblerait à ce propos que les formalités depuis le Ghana serait plus simple que du Bénin. On peut bien aller au Ghana plutôt qu'au Bénin si ça se confirme.

Pour l'instant je suis seul et je voudrai partir avec un autre équipage. Objectif rouler tranquille, prendre le temps de s'arrêter dans les villages, ne pas chercher les plantages assurés mais éviter le goudron. voilà pour une première définition. à affiner ...

Je ne sais pas encore avec quoi je pars : land rover avec tente de toit (version light) ou le même land rover avec cellule (version confort !) trève de plaisanteries le confort peu m'importe je suis très heureux dans ma tente de toit et dans tous les cas je vis dehors. A voir en fonction de ce que l'on pense pratiquer comme pistes, de la saison etc...

Donc je suis preneur d'expériences similaires (récentes) : * point de passage de frontière, * info pour les visas, * carto pour ozi, traces, * belle piste ou piste à éviter, * avis sur l'un de ces itinéraires, ET d'un ou deux (mais pas plus) autres 4x4 pour ce beau voyage. un peu d'expérience souhaitée.

à vos claviers merci d'avance marc
Liste des sites classés de l'UNESCO, un outil essentiel pour organiser son itinéraire.
by Aristomakos · 2005-11-21 · 59 replies
salut à tous, J'ai chez moi un poster consolidé et plastifié des sites classés par l'UNESCO sur tous les continents. J'ai également un poster des sites classés par l'UNESCO en Europe, il se trouve sur la porte de mes WC ! quelle invitation à se rendre sur place pour comtempler les merveilles humaines et naturelles du monde et de l'Europe en particulier !! Depuis 3 ans, j'organise mes itinéraires en grande partie en fonction de ces cartes et de ces sites classés. De quoi s'agit-il? tous les ans, l'UNESCO, organe culturel dépendant de de l'ONU, publie une liste des nouveaux sites culturels (en fait surtout historiques), naturels et mixtes parmi les plus significatifs et et les plus remarquables du monde. Les pays proposent les sites, des ''spécialistes'' de l'UNESCO les sélectionnent. L'intérêt pour nous, voyageurs, c'est de savoir quels sont les sites culturels(villes, monuments religieux, militaires, etc.) qui ont un intérêt essentiel dans l'histoire de l'humanité. Pour les sites naturels, sont classés les sites les plus beaux, les plus sauvages et possédant des spécificités rares (espèces en voie de disparition, par exemple). Donc un petit conseil, avant de partir, consulter cette liste pour les endroits que vous désirez visiter et, faites comme moi, écrivez à l'UNESCO (à Paris) afin qu'ils vous envoient gratuitement ce poster des sites mondiaux ! bye
Entrée Ouganda et, en janvier-février, sortie?
by Elcanadiense · 2012-02-12 · 2 replies
Nous ébauchons présentement un itinéraire en Afrique pour notre prochain voyage. Notre principal problème est notre méconnaissance des températures et saisons des pluies. C'est pourquoi nous faisons appel au connaisseurs.

Entrée: Ouganda Sortie: ??? Namibie, Afrique du Sud ou retour sur Ouganda....ne savons pas encore. Quand: 2 janvier au 2 mars 2013

Itinéraire: non défini...pour l'instant Ouganda - Tanzanie - ????????? - Botswana - ???......Si nous pouvons éviter de descendre jusqu'au Kruger, nous éviterons de descendre jusqu'en Afrique du Sud. Rencontre: Bushmans et Zoulous...sont à rencontrer. Observation: Gorille - Léopard - Lion - Rhinocéros - Hyppopotame - Girafe - Éléphant - Hyène - Antilope sont les animaux à voir. Moyen de transport: pas encore trouvé ou décidé. Hébergement: Guesthouse ou campement ???

Tout les conseils seront bienvenue afin de débuter un ébauche qui sera viable et logique pour la saison recherché. Merci.
Visiter Moremi en une journée en self-drive et état des routes (Botswana, en 4x4)
by Lchav · 2020-03-04 · 36 replies
Bonjour à tous ! Je suis en train de finaliser mon itinéraire pour un voyage en Août en Namibie et au Botswana et j'ai quelques questions :

- est-il envisageable de visiter Moremi sur une journée, en selfdrive (nous aurons un 4x4) au départ de Maun ? Quel est l'état des routes en août et est-ce qu'il y a certaines pistes plutôt simples (nous n'avons pas l'habitude de conduire en 4x4 mais nous aurons déjà fait 2 semaines de route entre la Namibie et le Botswana) ? Est-ce qu'il y a un campement facile d'accès à Moremi ? - Où est- il recommandé de loger à Maun (nous avons un 4x4 avec tente sur le toit) ?

Nous aimerions vraiment visiter Moremi mais nous ne savons pas si c'est raisonnable et faisable de le faire par nous-mêmes et les excursions organisées me semblent très chères (si vous avez des recommandations, je suis preneuse).

Merci pour votre aide !
Essence dans les parcs Chobe et Moremi
by Marc47 · 2015-10-27 · 6 replies
Salut à tous de Namibie, nous arrivons au therme de notre voyage Namibien et demain nous allons commencer celui du Botswana. J'ai une question qui me travail depuis quelques jour et je n'arrive pas à trouver la réponse..

Nous allons entrer via Kasane dans le parc Chobe jusqu'à Maun via moremi voici notre itinéraire :

Ihaha Savuti Khwai Xakanaxa Xakanaxa Xakanaxa Third bridge Maun.

Nous avons 2 défender de 110litre et 2 jericane de 25 litre chacun (50 litre en plus) J'ai l'impression que cela n'ai pas suffisant pour faire tout le trajet en sachant que nous allons consommer 2 à 3 fois plus d'essence dans le sable profond..

Que me conseillez vous? Est ce assez? Devons nous acheter des bidons d'essences en plus??

Merci pour votre retour ;-)

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