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Transcription de mariage à Nantes
by Sarah68 · 2012-06-13 · 4 replies
Bonsoir,

Je viens vers vous afin d'avoir des réponses à ma question si vous êtes en connaissances de causes ou si vous pouvez m'apporter des réponses. Il ya 5 ans je me suis marier civilement uniquement en Tunisie sans CCM mais suite à la découverte du vrai visage de mon ex j'ai divorcée de suite, je n'avait donc pas fait la transcription a Nantes ayant divorcée peu de temps après. Le 6 avril 2012 je me suis marier sans CCM j'ai envoyé tout les documents a Nantes ainsi que l'acte de mon 1er mariage que je ne leurs avaient pas déclarés, ils m'ont dis qu'il vont transcrire les 2 mariages cela va t'il me porté préjudice par rapport au temps ?? quelqu'un a déjà lu une histoire simulaire a la mienne?
Périple Nantes-Royan à vélo mi-juin
by Rllchouchou · 2012-02-29 · 3 replies
Bonjour

Partons le 15 juin faire Brest Nantes à vélo le long du canal. Souhaiterions ensuite poursuivre jusqu'à notre domicile (Montaut près de Lourdes)et plus précisément rejoindre le littoral atlantique depuis Nantes et poursuivre jusqu'à Royan (au delà, avons suffisamment d'informations). Vous qui avez déjà effectué ce périple. merci de vos conseils.

Régine et André
Rando, entre Lozère, Mézenc et Velay
by Chouhibou · 2012-02-15 · 2 replies
Bonjour, Ce n'est pas vraiment de saison, mais voici le topo d'une rando de quelques jours faite l'été dernier. A bien y réfléchir, c'est la bonne saison: cela vous donnera peut être des (bonnes) idées pour l'été prochain. En tout cas si vous êtes un peu marcheur, c'est un parcours que je vous recommande vraiment. (et je vous le recommande énormément si vous n'êtes pas marcheur: c'est l'endroit pour s'y mettre, à la marche)

C'est un peu long mais ça tombe bien, vous en aviez marre de regarder la télé.

Circulade, entre Lozère, Mézenc et Velay

Jeudi : Ce soir je bivouaque au sommet de Pézouillouse, un nom qui fleure bon le sud, le sud de l’Ardèche en l’occurrence. C’est pas très malin parce que j’imagine qu’au petit matin, à 1300 m d’altitude, il ne fera pas chaud. Peut-être bien. Mais de cette crête la vue est splendide, notamment sur le mont Lozère et les vallées qui l’environnent, et puis le soleil commence à baisser, et puis je trouvais sympa de planter la tente tout à côté d’un champs où paissent les brebis dont les clochettes tintent joliment dans la montagne. C’est un peu con-con une brebis, et un mouton c’est pareil, mais j’aime ce petit tintamarre qu’ils font. J’ai apprécié la première étape –courte- de cette rando qui doit m’amener à Langogne (Lozère 48), en 6/7 jours. Rien de formidable toutefois entre Labastide Puylaurent mon point de départ et Notre Dame des neiges. J’avais volontairement zappé cette étape lors de ma descente du Stevenson, en juillet (http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread). Force est de constater que je n’avais rien raté, même si le site, l’abbaye, n’est pas désagréable. On peut loger ici comme le fit Stevenson il y a plus d’un siècle. Il y consacre un long chapitre dans son « Voyage avec un âne… ». A l’intérieur ce ne doit pas être la franche rigolade puisque les moines n’ont pas le droit de parler. Ajouter à l’enfermement physique, un enfermement psychologique et social, voilà qui me dépasse. Certains - des gens comme vous et moi - viennent ici le temps d’une retraite de quelques jours, le temps de se ressourcer, de se retrouver (avec soi-même). S’enfermer pour se retrouver, quel bizarre concept ! Je fais ça très bien affalé dans mon canapé, un verre de Pic St Loup aux lèvres ! Et en quoi l’enfermement, la prière de 5h (du mat’ !!) et la promiscuité avec des moines muets peuvent-ils bien aider à la méditation ? Pour gâcher définitivement le tableau, j’apprends que ces trappistes-là ne font même pas de bière, la misère (j’apprendrai plus tard qu’ils font du vin, notamment un blanc moelleux, j’aime pas le blanc moelleux). Mais Je m’emporte, ok, ok, chacun son chemin. En poursuivant sur le GR7 je m’engage sur les premiers dénivelés positifs, jamais bien longs. Après le croisement du « Coulet de Pécovol » ma moyenne baisse d’un cran, mais pas à cause de la fatigue : par gourmandise ! Le chemin est bordé de framboisiers et devinez-quoi ?: c’est pleine saison ! Miam et gros miam, j’en ai plein les doigts, c’est trop bon et après mes blasphèmes de tout à l’heure, une preuve de plus de la non-existence de Dieu (mais si demain je meurs dans d’atroces souffrances gastriques pour avoir confondu framboises et amanites phalloïdes, je la ramènerai moins). Encore une bonne côte à grimper et me voici donc sur cette crête où je bivouaque, bien loin du tumulte de la ville et des villages. Carottes râpées, sandwich au jambon et pomme : un repas en bivouac c’est bien meilleur qu’à la maison, car on prend conscience que demain on n’aura plus à porter les 500 grammes ingurgités ce soir. Le soleil se couche, le vent se calme. Bêêêêêêêê….. pas les moutons

Vendredi : Je poursuis sur cette crête qui laisse deviner de belles perspectives sur la campagne environnante. Le chemin descend et j’arrive vite au Bez où l’auberge est accueillante. Situé sur la ligne de partage des eaux, j’en profite pour faire le plein (d’eau !). 200 mètres et quelques framboises plus haut, le col du Pendu à 1435 m sera probablement un des points les plus hauts de ma rando. Je croise là quelques spécimens de l’espèce humaine, dont je devine qu’ils sont à la recherche de champignons, mais clairement les spécimens des espèces ovines et bovines sont les plus nombreux depuis mon départ. Au pied d’un champs d’éoliennes je devine tout au fond le Gerbier de Jonc dont j’ai repéré auparavant la silhouette sur le net. Et puis le Mézenc, un peu plus haut. Le café pris au « Pas de l’âne » est juste dégueu mais il fait bon se poser là quelques minutes. Un jeune, marcheur solitaire, m’y interpelle à propos de mon sac qui lui parait très léger. Le sien pèse 15 kg (ouftiiii) et il n’en peut plus de le porter. Tu m’étonnes ! Papotage sympa. Mais nos routes bifurquent vite car lui file vers Le Puy. La montagne ardéchoise a beaucoup à offrir en termes de paysages, alternance de surfaces boisées et de prairies. Je suis donc désormais bien loin des Cévennes où la forêt laisse peu de place aux pâturages. C’est juste avant le hameau de Fontbonne –où un chien genre saucisson à pattes m’agresse- que le point de vue est le plus spectaculaire sur cette petite « chaîne de puys » qui court du Gerbier au Mézenc. En matinée le ciel voilé me préservait de la chaleur du soleil, je souffre plus cet après-midi alors que les nuages ont disparu et j’apprécie d’autant plus les quelques sous-bois de hêtres. Mais le soleil n’est plus très méchant quand j’arrive au lac Ferrand. Croquignolet ce lac mais privé et interdit à tout campement. C’est vraiment dommage à l’heure où mes jambes méritaient un peu de repos. Je pique-nique là quand même et ce n’est qu’en repartant que je m’aperçois que ça aussi –le pique-nique – est interdit. Pas vu pas pris . Quelques centaines de mètres plus loin une belle prairie m’accueille. Vue sur une montagne boisée sur laquelle le soleil va lentement se coucher. C’est ici que je plante ma tente ce soir, même si le lieu me parait un peu trop fréquenté par les promeneurs. Aujourd’hui j’ai vu un renard et 2 chevreuils. J’ai mangé 2 mûres et 3 fraises des bois et si j’avais trouvé et revendu autant de cèpes que j’ai avalé de framboises, j’aurais pu me payer un bon resto demain.

Samedi : C’est peu dire que les nuits sont fraîches, et le sac de couchage Ultralight de chez Décathlon est probablement top sur la plage mais à 1200 mètres d’altitude, j’ai clairement dépassé ses limites. J’ai peu dormi donc. La balade du jour commence en sous-bois par un petit déjeuner sauvage aux framboises (ou bien un petit déjeuner aux framboises sauvages comme il vous convient). Les cueilleurs de champignons s’en donnent à cœur-joie. Enfin, les clairières et les belles vues sur les volcans éteints : Les falaises du Gerbier de Jonc qui domine Ste Eulalie semblent grignotées par quelques arbres intrépides. M’y voici justement à Ste Eulalie. Un petit coucou à Mme la boulangère, à Mme la charcutière, à Mme l’épicière et au M. du bistrot. Le temps de quelques courses et d’un café, je dois déjà connaître la moitié des villageois. Et il est grand temps que je fasse connaissance avec M. ou Mme du camping car une bonne douche ne me ferait pas de mal avant de poursuivre. Le bureau du camping est vide et cette douche est d’autant meilleure qu’elle est, du coup, gratuite. Les 5,5 kms qui séparent Ste Eulalie du Gerbier sont à parcourir sur le bitume, à l’écart du GR. Ce n’est donc pas le terrain que le randonneur préfère, d’autant plus que le cafetier du village l’a bien prévenu de la densité des baraques à frites à proximité de la source. Oui mais voilà. De mes premières leçons de géographie à l’école primaire, je me souviens de 3 choses. - L’utilisation de l’échelle qui apparait sur une carte - La Nouvelle-Zélande est située aux antipodes de la France - La Loire, plus long fleuve français, prend sa source au mont Gerbier de Jonc. Depuis mes 8-10 ans j’ai parfaitement compris l’utilisation (à l’époque bien nébuleuse) d’une échelle et j’ai visité 2 fois (oui oui je suis un sacré veinard) la Nouvelle-Zélande. Alors non, je ne raterai pas la source de la Loire et ses baraques à frites. Il y a de la nostalgie dans ces 5,5 kms de bitume qui parfois longent le fleuve. Il y a –allez n’ayons pas peur des mots- du voyage initiatique dans l’air et les dernières centaines de mètres qui montent dans un paysage serein mènent à un sanctuaire : le Gerbier. Mouais, c’est ridicule ! Quelle connerie ! Sacraliser ce moment-là est aussi con que s’enfermer pendant une semaine avec une bande de curés muets, à la recherche d’un je ne sais quel soi-même enfoui. Mais, très tolérant avec moi-même, je m’autorise ces contradictions-là. Une fois arrivé, on n’est pas déçu, si on aime les frites. Quant à la Loire, son premier filet coule d’un robinet ! Peu importe, voici une ligne à rayer sur ma liste de trucs à faire avant de mourir. Un coup d’œil à la colonne de fourmis humaines qui grimpe au sommet. Je leur laisse cette victoire. Ma gourde est pleine du plus grand fleuve français et j’ai désormais le Mézenc en ligne de mire, plein nord. Du GR3, je rejoints vite le GR7 et j’aurais bien planté ma tente là, juste avant cette jonction, pour passer la nuit dans ce joli pré, en compagnie des vaches indolentes. Mais le soleil est encore haut. A peine plus bas, au croisement du GR7 et de la départementale 378, j’admire le plus beau paysage de mon périple. Une parfaite harmonie entre forêts, bois et prairies ; les modestes sommets désormais bien arrondis d’anciens volcans ; une ferme ; une autre ; une belle ruine là-bas à flanc de colline ; enfin, en toile de fond, le Mézenc. Evidemment quand on use de superlatifs pour décrire un panorama qui nous transporte, on atteint vite la misère sémantique pour décrire le paysage qui, quelques kilomètres plus loin, touche au sublime : sur la carte IGN Top25, pli C9, sur le GR7, un poil au sud du Mézenc, il y a une étoile rouge ; là on domine le cirque des Boutières et quand j’ai vu le paysage le mot qui m’est venu c’est « Wouahoooooooo… » (oui, j’avais prévenu que ça ne volait pas haut coté vocabulaire). Et le Mézenc et le Gerbier et puis le Gouleyou, les roches de Borée, le suc de Touron et celui de Sara, tous autant de clochetons volcaniques sont témoins : devant ce paysage unique, assurément un des plus beaux que j’ai vu en France, le saucisson de Mme la charcutière et le pain de Mme la boulangère de Ste Eulalie se marient drôlement bien. Et définitivement, c’est ici, à 1560 mètres d’altitude, que je plante ma tente. Where else ?

Dimanche : C’est le plic-plic des gouttelettes sur la toile de tente qui me réveille. Zut ! Le ciel est sombre mais heureusement la pluie est hésitante. Je démonte vite fait et file me mettre à l’abri, sous le toit de chaume d’un gîte fermé, et en vente. C’est mort pour le Mézenc dont le sommet est pris dans les nuages. Et même si le ciel semble s’éclaircir, la grimpette me ferait arriver tard à Fay sur Lignon (prononcer Faï) au risque donc de me faire marcher à nouveau sous d’autres averses. Et puis une pancarte « Maison forestière, gîte, snack-bar à 2 km » me promet monts et merveilles et en tout cas café et, rêvons un peu, croissant. On vous accueille ici avec un grand panneau « OUVERT » mais laissez tomber, c’est FERME. J’enrage car voilà un détour dont je me serai bien passé et à défaut de petit déjeuner, j’avale mes rancœurs envers ces gens qui vivent du tourisme et à la fois se contrefoutent de ce qu’il attend, le touriste. Un 14 août, ne pas ouvrir son snack-bar situé au pied du Mézenc, c’est fort. Je le contourne justement le Mézenc, d’abord en forêt, puis à travers la belle campagne non plus ardéchoise, mais désormais de Haute-Loire. A Chaudeyrolles, l’auberge « Jean le dindon » sert un café très moyen mais l’ambiance très familiale et la belle vue depuis la terrasse font qu’on pardonne beaucoup. Les nuages moutonnent bien et le challenge c’est d’arriver sec au Fay. Sur le chemin qui y mène le paysage perd de sa superbe. J’arrive sec et j’aurais de quoi l’être vraiment –comme un coucou- car j’ai compté 6 bars (ou maisons identifiées comme telles) dans ce bled. Au café des amis, la vieille qui me sert un café n’est pas particulièrement amicale. Le gris des nuages n’annonce rien de bon. A l’unanimité de moi-même je décide de descendre au camping prendre une douche et faire le point plus tard. Je quitte sans regret le café des amis où les vieilles braillardes qui hurlent après les chiourmes qui le sont tout autant me saoulent un chouilla. Le festival sur Lignon transmet sa coolitude extrême au camping situé juste en face. Ici pas de braillards mais Higelin en musique de fond et quelques gratteurs de guitare devant leur tente. Cools aussi les patrons du camping, partis pour 3 jours, pendant le week-end du 15 août, je le crois pas !!! On (un campeur) m’invite donc à utiliser les douches gratuitement. Et c’est décidément une grande journée car au moment de quitter le bloc sanitaire je trouve refuge dans la tente principale du festival pour éviter la monstrueuse averse qui s’abat sur la tente principale du festival (j’assume complètement cet humour à 2 balles). Les nuages ne font rien qu’à confirmer les prévisions de Météo-France. Après 1 km de marche je trouve refuge près d’une maison qui semble abandonnée. Et là, sous un abri de fortune, grignotant ce qui me reste du saucisson de Mme la charcutière et du bon pain de Mme la boulangère, les automobilistes qui passent, c’est sûr, me prennent pour un vagabond. Je rebrousse chemin à la faveur d’une accalmie. Après tout ce festival m’avait l’air bien sympathique et c’est une belle soirée pour tester l’étanchéité de la tente. Ce soir, sous ma tente, il y a moi et mon odeur de randonneur, pourtant deux fois lavé aujourd’hui, qui imprègne mes vêtements. Et depuis la tente d’à côté, berceuse agréable, me viennent les répétitions du groupe qui se produit ce soir au festival. Je m’endors au son du jazz manouche.

Lundi : Il a plu au cours de la nuit, ça a peut-être refroidi les fêtards qui ne se sont pas couchés tard. Le ciel est bas. A marcher dans l’herbe détrempée mes chaussures même pas Goretex prennent vite l’eau. J’aime marcher sur cette voie romaine où on devine parfois, au creusement des pierres, le passage répété des carrioles antiques. Cette voie a 2.000 ans. Donc grosso modo 70 générations de commerçants, paysans, randonneurs et pèlerins de tous poils l’ont empruntée. Je trouve ça émouvant de poser mes pas dans les pas de ceux-là. C’est mon côté gonzesse. Le lac de St Front n’est pas enthousiasmant sous ce temps maussade. Un peu plus haut les arbres se font discrets et la campagne s’ouvre en grand. Les paysans ont dessiné une jolie mosaïque. Les maisons et les toits du village de St Front sont à l’image du ciel, gris. M. le curé, de toute évidence très fier de la sonorité de ses cloches, rameute ses ouailles vers sa belle église romane. Avec ce tintamarre tout le département est au courant : nous sommes le 15 août (Tiens, d’un coup, je me demande : le 15 août c’est grosse chouille à ND des neiges ? Les moines sortent les cotillons ? De ce que j’en sais c’est autorisé s’ils sont silencieux. Par exemple les pétards sont interdits). Les premiers rayons de soleil redonnent le sourire à la campagne. Encore de jolis promontoires volcaniques (le rocher d’Aiglet, le mont d’Alambre, la roche du Bachat). Difficile d’imaginer que ces prairies et collines si douces et paisibles faisaient autrefois du paysage un enfer, mis à feu et à lave. Le chemin est essentiellement bitumé mais très peu fréquenté. Petite pause devant un nouveau paysage, pas forcément spectaculaire, mais reposant. Freycenet-la-tour est un petit village mi-mi, qui a su préserver l’authenticité de son architecture. Une vieille dame serviable, assise sur un banc depuis peut-être des lustres, se lève pour aller remplir ma bouteille d’eau chez elle. Après la forêt des Courbes, j’arrive sur un plateau. Des murs de pierre séparent les pâturages les uns des autres. Un peu trop de soleil toutefois pour confondre avec l’Irlande. La descente est abrupte sur Le Monastier mais ce soir je reste en haut, sur le plateau. C’est ici que je plante la tente sur une aire de bivouac sensationnelle au soleil couchant. Aujourd’hui, 15 août, je campe aux pieds de la Vierge qui domine les toits roses de la ville. C’est pas un hommage çà ?

Mardi : Réveil dans un brouillard qui se lève en 10 minutes, le temps d’atteindre le centre-ville. Avec son nom bien franchouillard, son abbatiale qui s’affiche romane mais finalement s’offre gothique, et ses belles maisons, j’avais envie de l’aimer Le Monastier sur Gazeille. Mais non, même un jour de marché, le charme n’opère pas. Arrêt douche et toilettes, 1,60 euro, au camping en contrebas. J’ai par contre beaucoup aimé les 2 premiers hameaux du chemin Stevenson, Courmacès puis Le Cros. J’ai aimé les granges, les belles maisons de granit, de basalte, et de roches volcaniques et j’ai cherché dans le paysage les champs de la célébrissime lentille du Velay. Si je peux en parler c’est que j’ai eu une longue conversation avec un monsieur bavard, fier de son rude pays, de sa belle maison de granit, de basalte (si dur à travailler) et de roches volcaniques, fier de ses jardinières de lentilles (dont la récolte a déjà débuté dans les champs). A l’aplomb de Goudet, Frémajoux est une belle maison isolée qui donnerait, si je n’avais pas autant de sang nomade, des envies d’investissement. Les plus gros pourcentage de mon périple dessinent une vallée dans laquelle s’est blotti le village. Et au milieu coule une rivière, la Loire, qui offre ici une belle plage. L’œil est désormais moins attiré par le paysage – peut-être l’accoutumance – mais quel plaisir de traverser ces hameaux, tous charmants, où les maisons sont le plus souvent remarquablement rénovées. La randonnée est parfois l’occasion d’assister à certains spectacles auxquels on ne s’attend pas, en l’occurrence un gros insecte, genre méga-sauterelle, en train de pondre sur un chardon. J’ai assisté à l’accouchement et aux dernières nouvelles la mère et les enfants se portaient bien. Après Bargette je me retourne. Car aujourd’hui le spectacle est dans mon dos : - à l’horizon le 1er champs d’éolienne que j’ai longé voici 4 jours - J’ai un doute sur le Gerbier mais je suis sûr de reconnaître les 2 sommets (en fait ils sont 3) du Mézenc. - Le 2eme champs d’éoliennes au pied desquelles je suis passé - Et puis là-bas, je le parierai, Le Monastier Grand moment de solitude au Bouchet St Nicolas où l’épicier, un grand malade à éviter celui-là, se croit obligé de me faire un plan du chemin Stevenson pour éviter que je me perde. Je fuis et je renonce au camping municipal. De toute façon je n’ai sué que 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui, je suis donc quasiment propre, pas besoin de douche. Une demi-heure plus tard je plante la tente sur un champs moissonné, entre lentilles et orge.

Mercredi : Le Velay c’est le pays de la lentille. Et définitivement, ça n’est pas le pays du café. Au bar de la bascule, à Landos comme ailleurs dans le coin, on ne me sert qu’un infâme jus de chaussette. C’est aussi le pays des abreuvoirs et des lavoirs. Je rencontre ici mon 2eme randonneur solitaire, en l’occurrence une randonneuse, que je devine anglophone à sa façon de dire bonjour. J’aurais certes pu lui conter fleurette – le basalte qui fait les maisons et délimite les parcelles, les champs de lentilles de bleu et de blanc lorsqu’ils n’ont pas été traités, autant de discours que les femmes aiment à entendre – mais on n’est pas là pour rigoler, je suis là pour avaler des kilomètres ma p’tite dame, allez zou, le bonjour chez les rosbifs et tchao. Au moment de franchir une petite crête après Landos, en doublant sur la gauche les deux derniers cônes volcaniques, le changement est évident : au sud s’étend la Lozère et c’est alors 90% du territoire qui est couvert de forêts. Le mont Lozère fait désormais office de ligne d’horizon. La fourberie de nos voisins d’outre-Manche n’est plus à prouver, et la randonneuse de Landos profite de ma pause syndicale au hameau d’Arouejol pour me dépasser et … filer à l’anglaise. C’est peut-être à cause de ce trop-plein de forêt que le sentier semble hésiter. Il flirte encore avec quelques sommets qui affichent 1159m, 1202m, 1265m, mais ces grimpettes successives sont pour moi les dernières à endurer. Un peu plus loin je profite de la pause-goûter de l’anglaise (ridicule et risible besoin de s’alimenter) pour reprendre la pôle position. Du dernier sommet je décide une pause face au lac de Naussac, comme une mer promise puisque terme de mon périple (Naussac et Langogne sont voisines). Une dernière fois, profitant de ma pause-déjeuner et poussant donc la bassesse à son comble, l’anglaise reprend la tête du classement. Le chemin descend rapidement sur Pradelles, dans les bois. L’anglaise fait le stop de trop à l’entrée de la ville. Une rapide causette me confirme qu’elle a un accent pas catholique et c’est gonflé d’afficher ici un accent so british. Car le grand fait d’arme dont se glorifie la ville catholique est d’avoir repoussé, au XVIIe siècle, les envahissants protestants à grands coups de pierre dans la tronche, si, si. Et si vous aimez les belles histoires de crânes fracassés, vous en saurez plus en visitant la vieille cité, car il faut visiter Pradelles, de loin la plus jolie ville du parcours Stevenson. Je marche très lentement sur les 5 derniers kilomètres, tout en descente, qui me mènent à Langogne. Comme un dernier clin d’œil du séduisant Velay, un paysan moissonne son champs de lentilles. Quel état d’esprit anime le commun des randonneurs qui en finit d’un tel périple ? Y’a-t-il de la fierté tirée de la mission (bien) menée à terme, de la performance accomplie ? En ce qui me concerne, c’est l’amertume qui l’emporte, le regret de quelque chose de pas fini, un gros coup de blues. Longer la nationale 88 pour parcourir les derniers hectomètres n’arrange rien à ce sentiment-là. Langogne n’est pas désagréable, la menthe à l’eau que l’on me sert sous les belles halles est fraîche. Je ne m’étale pas là-dessus, j’ai mieux décrit cette ville (et j’ai parlé de sa fabuleuse charcuterie) sur http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread , récit de ma descente du Stevenson à partir de Langogne. Je plante la tente au camping situé sur les bords du lac de Naussac, 12,80 euros la nuit. A ce prix-là pas de mouches, pas de fourmis, pas de bestioles qui entrent dans la tente. A ce prix-là piscine, terrain de tennis, barbecue collectif et douches à volonté. Et zéro charme. Oui, je m’y sentais bien dans mes champs de lentilles.

Jeudi, 12h20 Gare de Langogne, je traverse les voies. Je m’installe dans le TER pour Nîmes. A bien y réfléchir, il me semble que le GR7 traverse la France des Vosges (vient-il d’Allemagne ?) à Andorre (file-t-il en Espagne ?). A raison de 5 jours de marche consécutifs, 20 kms parcourus par jour de marche, 1 jour de repos au 6eme jour, le GR7 est faisable en 2 mois. Sifflet strident du chef de gare, il lève son drapeau ; les portes claquent. C’est parti !

Chouhibou.
Préparation de voyage France-Mongolie par la route: visa multi-entrées pour la Russie?
by Ossau64 · 2012-01-12 · 32 replies
Bonjour

je prépare 4 mois de voyages A/R, direction la mongolie via l'italie, Slovenie, Hongrie, Ukraine, Russie et siberie, puis retour via la Russie, Kasakhstan, Ousbekistan, Russie, Ukraine puis Roumanie, Bulgarie etc... Les préparatifs avancent normalement, en revanche, je ne suis pas encore clair sur les visas...et en particulier les visas russes. Mon besoin est d'avoir un visa russe valable mini 3 mois avec plusieurs entrées, mais j'entends tout et son contraire... J'entends qu'il faut déjà avoir un visa russe sur son passeport pour bénéficier d'un multi entrees sur plusieurs mois, ce qui n'est pas mon cas... d'autres me disent que c'est possible... J'ai aussi au pire la solution de demander un 1er visa tourisme d'un mois puis à UB demander un visa de transit pour rejoindre la kasakhstan via la Russie, et au Kasakhstan demander de nouveau un visa de transit pour la russie ? Mais je souhaiterai éviter cette dernière solution qui me fera perdre du temps et de la flexibilité sur le parcours... Qui peut me dire ? Qui a déjà obtenu un visa russe multi entrée sur plusieurs mois et à quel prix ? Y'a t'il d'autres possibilités

Merci de votre aide...

Laurent
Ryanair au départ de Beauvais Tillé vers Reus (Tarragone)
by Memeajt · 2012-01-05 · 22 replies
Les vols qui existaient jusqu'au mois d'octobre 2011 ont disparus du site Ryan Air, est-ce que quelqu'un sait si cette suppression est définitive ou saisonnière ? La destination de Reus me tient particulièrement à coeur, je l'utilise depuis quelques années au départ de Beauvais. Au mois de novembre 2011 il m'a fallut prendre un vol vers Valencia ce qui m'éloigne beaucoup de ma destination (de plus il n'y a pas de vol le vendredi soir par exemple). J'ai tenté de téléphoner au service client Ryan Air la réponse était assez floue (très fort accent anglais de l'interlocutrice .. donc je me demande si elle a bien compris ma question). Merci à ceux ou celles qui auraient des informations sur ce sujet.
Sentier de GR 10 (Pyrénées) achevé en cinquante étapes et en autonomie
by Veve75020 · 2011-09-26 · 23 replies
bonjour, je viens d'achever le G.R.10 en 50 étapes et en autonomie, plutôt que de faire un long post, je reste dispo pour les demandes de renseignements
Itinéraire de la Gironde jusqu'à Tarnos à vélo?
by Blackylama · 2011-04-25 · 1 reply
Salut à toutes et à tous....

Voilà, je sollicite un peu vos connaissances sur la partie de la Gironde, des Landes et un peu plus au sud même...

Je vais partir avec ma chérie de Tarnos jusqu'à la Pointe de la Grave (si tout se passe bien naturellement) en suivant les pistes cyclables qui longe notre bel l'Océan durant la seconde quinzaine du mois d'Août. Mais j'aimerais ne pas faire le retour par le même chemin jusqu'à Tarnos alors j'ai vu quelques itinéraires sur ce forum (piste Roger Lapébie je crois par exemple...).

Si quelqu'un a déjà fait ce type d'itinéraire, je suis preneur de toutes les infos concernant les pistes cyclables ou des petites routes sympatiques à emprunter pour rejoindre le Pays Basque. On peut passer plus à l'Est (le pays d'agenais, l'Est de la Gironde, l'Est des Landes) pourquoi pas si c'est joli...

On dormira en gite, maison d'hotes...(ce type d'hebergement quoi mais pas en camping) donc si vous connaissez également des bonnes adresses bien sympa, n'hésitez pas à m'en donner l'adresse..!

Merci par avance pour vos idées d'itinéraires et pour toutes les infos qui pourraient m'être utile pour préparer ce périple.

Au plaisir de lire vos réponses. Bye.Fred
Randonnée de deux jours et une nuit dans le parc des Pyrénées
by Utazas · 2011-03-13 · 16 replies
Bonjour,

Nous prévoyons être sur Lourdes vers la mi-juin et nous avions penser à faire une halte les journées suivantes dans le parc national des Pyrénées. Nous avons observé les divers secteurs du parc et la vallée de Cauterets serait la plus proche. Est-il facile de s'y rendre à partir de Lourdes (train ou bus) et où se situe l'entrée du parc dans ce secteur ?

De plus, nous aimerions connaître le niveau de difficulté et les particularités de ce genre de randonnées. Nous avons une bonne condition physique et connaissons bien les parcs nationaux ici au Québec mais nous désirons avoir un portrait de ce qui se fait là-bas. À noter que nous voulons aussi y camper en bivouac une nuit. Comment cela fonctionne ?

Merci pour toutes sortes de renseignements!
Appeler de le France vers un téléphone mobile en Thaïlande?
by Funcky062 · 2011-03-06 · 19 replies
bonjour a tous j ai des amies sur le nord de la thailande ( isan ) , ect , qui n on pas internet..ect.. j aimerais les appellers de temps en temps depuis la france vers leur mobile... esque quel qu un aurais des infos pour appeller sans que sa me coute un bras.... merci d avance pour votre aide..
Randonnée de Port-la-Nouvelle vers Foix en mai
by Cafou · 2011-01-20 · 10 replies
Bonjour, j'ai l'intention de faire le Sentier Cathare depuis Port la Nouvelle jusque Foix la 1ere quinzaine de mai. Quelqu'un pourrait-il me dire le temps en général dans cette région à ce moment là? fait-il déjà très chaud? je voudrais aussi savoir si le sentier est très fréquenté, faut-il obligatoirement réserver les gites ? si oui, avez-vous de bonnes adresses à communiquer? Je vous remercie pour tous vos réponses ou autres renseignements que vous pourriez me donner

YV.
Visite de Carcassonne avec un bébé: poussette ou porte-bébé? (France)
by Mimiasselin · 2010-08-29 · 6 replies
Nous nous apprêtons à passer une journée à Carcassonne avec ma fille de 19 mois. Je ne connais pas du tout cette ville, si il y a une tonne d'escalier, etc. Normalement, on amène la poussette partout (poussette parapluie ou canne, donc pas une tout terrain). Est-ce que j'emmène la poussette ou je devrais privilégier le porte-bébé?
Où trouver de la Malarone à prix compétitif sur Bordeaux ou Périgueux?
by Royalanis · 2010-07-18 · 10 replies
bonjour.j habite en province, et je cherche une pharmacie qui vend du malarone a prix competitif.est ce que qq un a un tuyau sur bordeaux ou perigueux?merci d avance a tous.
Véloroute de la vallée du Tarn (Montauban-Albi)
by Tophe44 · 2010-07-09 · 23 replies
Bonjour

Voici le projet ( 2 adultes + enfant en remorque), objectif plat et routes tranquilles

Le projet consiste à prendre le canal de la Garonne ( Aiguillon_ Montauban), la vélo route de la vallée du Tarn ( Montauban- Albi), la véloroute du sentier du train (Albi- Castres), la Véloroute (Castre -Revel), Rigole de la plaine ( Revel- st félix de Lauragais) puis rejoindre le canal du midi.

quelqu'un peut me dire comment est la véloroute de la vallée du tarn entre Montaubant et Albi? où toute autre remarque sur ce parcours?

Merci
Location de péniche pour deux semaines sur le canal du Midi ou le Lot?
by Lapuce7745 · 2010-06-15 · 38 replies
Bonjour. Nous commençons à regarder pour louer une péniche pour un trajet de 2 semaines en septembre. Je crois que le Canal du Midi est un choix intéressant pour 2 semaines, préférablement aller simple. Mais, je suis ouverte aux suggestions .Est-ce que quelqu'un qui l'a déjà fait peut me recommander des agences de locations et des idées de trajet. Nous serons 3 copines. Merci de me donner vos impressions et vos conseils Bon vent !
Rejoindre la Grèce (île de Corfu) en train (puis en bateau) depuis la Suisse ou la France?
by Elobibi · 2010-06-14 · 3 replies
Bonjour,

Je serais intéressée à savoir s'il est facile de rejoindre la Grèce (et plus particulièrement l'île de Corfu) en train (puis en bateau) depuis la Suisse ou la France. Est-il plus court de passer par l'Italie que par l'Autriche, Slovénie, Croatie, etc.?

Merci d'avance!!

Elodie
Comment aller du Havre à Blain en train?
by Kynnori · 2010-06-01 · 4 replies
bon voila je suis jeune (19ans) je connais pas trop les trains j'en est pris que rarement et je voudrais si possible que une personne m'aider a trouver un planning pour aller du Havre a Blain a coté de Nantes pour d'ici les 6 prochaine mois je sait que il ni a pas de ligne direct donc a mon avis je dois faire la havre-paris et ensuit Paris-Nantes mais ensuit je sait pas comment me rendre a Blain et surtout ensuit pour faire le retour aider moi svp
Itinéraire Migennes - La Rochelle à vélo?
by Msk2907 · 2010-04-19 · 5 replies
Bonjour à tous,

Nous prévoyons de faire notre premier périple à vélo cet été. Pour se faire, on aimerait partir de Migennes jusque La Rochelle et de La Rochelle jusque Migennes, en gros, faire une boucle.

Etant novice, j'ai assez de mal à établir un itinéraire, avez vous des conseils ou idées? des expériences a partagé?

Nous aimerions que ça monte le moins possible 😛 pour etre sur d'y arriver...

Merci Beaucoup!
Balade à faire dans le nord de la France?
by Krasnaya · 2010-03-19 · 4 replies
Bonjour,

Je recherche une chouette ballade à faire dans le Nord de la France.

A 1h-1h30 en train depuis la Belgique (Mons).

Près de la mer ce serait sympa, et si possible avec un fort, un chateau... à visiter.

Ce serait pour y passer une journée, donc départ tôt le matin et retours en soirée.

Une priorité : tout doit être accessible en transport en commun!

Merci!
Idée de randonnée de deux jours en basse altitude proche de Lourdes? (Pyrénées-Atlantiques)
by Poondoon · 2010-03-07 · 4 replies
Bonjour !

J'ai rejoint un ami qui habite près de lourdes et on aimerait se faire une petite rando sur 2 jours avec nuit en cabane ou refuge dans le coin.

Seulement à partir de 1300m il y a de la neige et on est pas équipés pour !

Est-ce que quelqu'un à une idée de rando sur deux jours a basse altitude ?
Séjour dans la région de Biscarrosse et Arcachon (France)
by Douwy · 2010-02-26 · 10 replies
slt, je prépare un séjour familial en septembre dans la région de Biscarosse, mais je ne connais pas du tout la région. Justement c'est pour découvrir les lieux ... Alors je vous demande vos avis pour prendre une décision. C'est un secteur agréable ? y a de jolies choses à voir ? de belles plages ? J'ai lu que certains camping de Biscarosse étaient pas très sûrs, avec des pbs d'insécurité, c'est le cas pour toute la ville ou c'est à certains endroits ?

Merci à tous de vos conseils,

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