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Voyager seule en Birmanie?
by Clya · 2009-04-08 · 39 replies
Bonjour,

après avoir voyagé en Indonésie, puis Vietnam (toute seule avec mon sac à dos), je me posais la question de savoir si la Birmanie était faisable aussi facilement que ces 2 précédents pays. Est-ce qu'il est facile de se déplacer, trouver des logements sans réservation, et surtout y a t'il des risques aux vues du contexte politique particulier de ce pays, d'autant plus pour une fille seule ?

Je souhaite retourner en Asie. Après, je suis ouverte à vos conseils sur les autres destinations de la région envisageable facilement !!!

Merci d'avance !
Avoir 20 ans en Birmanie et rêver d'affaires
by Flipflop · 2009-03-27 · 16 replies
L'histoire ne leur a pas encore donné de nom. Juste une lettre : "Z". Ils étrennent leurs 20 ans sur les bancs d'amoureux patinés du lac Inya, au coeur de Rangoun, ou le long des artères sèches et brûlantes de Mandalay, l'ex-capitale royale. Ils ont les visages mats et sobres de leurs pères, leurs carrures étroites. Elles ont le port de tête droit de leurs mères, leurs cambrures élastiques. La Birmanie est leur pays, la dictature, leur régime.

"Z" pour "génération Z". Une étiquette qu'ils ne connaissent pas, n'emploient pas, mais que chercheurs et expatriés leurs ont attribuée. Une appellation en écho à celle qui désigne leurs parents : "génération 88", pour l'année 1988, où la junte au pouvoir avait réprimé avec une violence inédite le mouvement étudiant qui la contestait. Une expression en forme d'énigme, qui résume à sa façon une jeunesse avant tout urbaine, dont les goûts et les ambitions, communs à d'autres régions d'Asie, se développent désormais en Birmanie.

Un étrange pays, la Birmanie. Replié sur lui-même depuis près de cinq décennies. Où, il y a quinze ans encore, un dîner après 20 heures était susceptible d'être interprété comme une tentative de réunion, passible d'arrestation. Où, il y a trois ans encore, les DVD étaient formellement interdits, comme les antennes satellite. Un pays où, aujourd'hui encore, les courriels sont lus et les puces de téléphones portables accessibles seulement au marché noir.

La génération Z a 20 ans et, sans grèves, sans manifestations - impossibles -, elle s'émancipe. A la façon de Min Thu, 22 ans, étudiant en économie, fils de petits commerçants de textile. Le premier de sa lignée à avoir définitivement rejeté le longyi, le vêtement traditionnel, une grande étoffe légère que les Birmans nouent autour de leur taille en guise de pantalon-jupe. Min Thu tient à tout : à son jean sombre comme à ses baskets. Malgré les 35 degrés ambiants. "Au début, mes parents se sont moqués de moi, ils pensaient que ça me passerait."

Et puis non. Désormais, des dizaines de shopping malls permettent à sa classe d'âge de satisfaire ses envies. Des galeries commerciales qu'éclairent des néons blafards. Les vendeurs sont plus nombreux que les clients, les marques plus chères que sur les étals de rue. Mais, comme d'autres jeunesses du monde, la nouvelle génération birmane aime à s'y retrouver, même si elle n'a pas les moyens des prix affichés. Détonante, la mode est influencée par une déferlante de culture rap et hip-hop. Avec des stars, des concerts en plein air et des milliers de jeunes fans qui adulent leurs icônes en tenues de vidéo-clip. L'évolution reste sous contrôle : les chanteurs rap ou punk ont droit aux artifices qui leur siéent, mais la censure édulcore leurs refrains subversifs. La pop internationale est intégralement traduite et réinterprétée par des artistes birmans, Madonna et Céline Dion incluses.

Elle a 20 ans, la génération Z, et ça l'emballe cette nouvelle culture. Nay Mar, 23 ans, masseuse dans un spa soyeux de Rangoun pour 20 dollars par mois, aime Shakira et les Backstreet Boys. Grâce aux pourboires de ses clients - jusqu'à 300 dollars -, cette fille d'un militaire peu gradé a pu adopter le jean et les pantacourts. Elle rit : "Je renfile le longyi quand je me rends avec mes parents, le dimanche, à la Shwedagon la grande pagode de la ville." Elle en connaît qui cachent leur jupe sous le longyi avant la boîte de nuit.

Elle a 20 ans, la génération Z, et elle s'affranchit, donc. Mais pudiquement, façon années 1960. Elle ne dénigre pas le bouddhisme. Habite toujours sans broncher chez ses parents jusqu'au mariage. Ils jasent, mais sans excès. La vie s'écoule alors, dans des appartements étriqués, derrière des façades noircies par le temps et l'humidité. On y grimpe après avoir secoué la clochette accrochée à une cordelette qui pend jusqu'au trottoir. Des grilles remplacent portes et fenêtres, laissées entrouvertes à cause de la chaleur. Et, comme chez Sanda Lwin, seuls le canapé du salon et un paravent séparent son lit de celui de son grand-père.

Elle a 20 ans, Sanda Lwin, tout rond. Elle flotte dans son jean neuf, soigne sa coupe courte de garçonne, ne se plaint pas. Elle rêve seulement d'ailleurs. "Parce qu'ici l'éducation ça ne vaut rien." A l'université, où elle étudie les langues étrangères, comme dans toutes les facs, la bibliothèque est fermée. Les réunions sont déconseillées. Les enseignants doivent laisser la porte de la salle de classe ouverte pendant les cours. Comme tous les étudiants, potentiellement contestataires, Sanda Lwin n'a pas non plus le droit de flâner hors de Rangoun. Pour en sortir, il lui faut une autorisation du recteur.

Si elle veut avoir une chance de réussir ses examens, tous les après-midi, elle doit suivre des cours dans un institut privé. Pour pallier les insuffisances du public, la plupart des parents y ont recours, dès le lycée. La qualité de l'enseignement varie avec les prix. Sanda Lwin s'en désespère, car, malgré tout ses efforts, même pour elle, issue des classes moyennes supérieures, il n'y aura "pas d'emploi intéressant, rémunéré correctement".

Alors oui, elle rêve. D'étranger. Comme l'immense majorité des jeunes Birmans qui ont désormais accès à la télévision et aux séries sud-coréennes. Internet y est pour beaucoup, même si de nombreux sites sont encore interdits. Ces cinq dernières années, les prix des passeports sont passés de plusieurs centaines de dollars à moins de 50. Une multitude d'agences d'"emplois pour l'étranger" aussi se sont développées, offrant enfin, à leur manière, le rêve en kit. Elles ont pignon sur rue et proposent des salaires jusqu'à dix fois supérieurs au revenu moyen en Birmanie - environ 40 dollars par mois. Les garçons partent sur des chantiers de construction, des pipelines, des navires, les filles comme comptables. Les destinations phares sont la Malaisie, Singapour, les Emirats arabes unis.

Malgré des frais de dossier prohibitifs (jusqu'à 1 800 dollars), des arnaques nombreuses, une crise économique qui tarit les offres, même les plus modestes veulent tenter leur chance. Reliques, buffles, acres de terre, certains n'hésitent pas à tout vendre pour s'échapper. Les jeunes issus des minorités ethniques, durement discriminées, s'inscrivent également en masse dans ces agences. Un nouveau marché, en somme, qui participe au désamorçage des frustrations. La junte y trouve son compte, dit-on souvent, le soir, dans les tea shops (maisons de thé). Politiquement comme financièrement : la manne financière rapportée serait, comme dans de nombreux pays d'Afrique, considérable.

Elle a 20 ans, la génération Z, mais, la plupart du temps, elle ne s'engage que pour quelques années, toute attachée qu'elle est malgré tout à son pays difficile. Les plus aisés s'en vont le temps des études, les autres afin d'accumuler un petit capital. Thu Maung, 24 ans, a passé deux ans en Malaisie, entre 2005 et 2007, cuisinier d'abord, au noir sur des chantiers ensuite. Il porte encore le longyi, mais il se raconte, chez lui, sous les posters de Marylin Manson et d'Eminem - qu'il adore : "Ça a été dur, mais, grâce à ça, ma mère, divorcée, peut louer un bus. Avec le prix payé par les passagers, elle récolte 10 dollars par jour." Il avait été privé de passeport, après avoir quitté son premier employeur, qui ne le payait pas le salaire promis. C'est clandestinement, après neuf jours de marche dans la jungle, qu'il a pu regagner la Birmanie. Dès qu'il le pourra, pourtant, il repartira.

La génération Z a 20 ans et elle croit au changement par l'argent, pas par la politique. La plupart des jeunes n'ont pas participé aux manifestations des moines contre la vie chère, en novembre 2007. S'ils y sont allés, c'était plus en curieux qu'en militants. Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, n'a pas non plus à leurs yeux l'aura que lui confère l'Occident. Ils respectent son histoire, mais contestent ses positions - jugées jusqu'au-boutistes -, dénigrent son influence. La principale opposante a passé plus de treize des vingt dernières années assignée à résidence : presque une inconnue, donc, pour eux. "Certains de mes amis pensent qu'elle est morte", raconte Min Thu, l'étudiant en économie.

Pas de politique, "le business", prône aussi Ni Ei, 29 ans, qui mène de front deux emplois. Solide regard noir, elle explique hardiment : "La démocratie, ce n'est pas ce dont on a besoin dans l'immédiat." Un sujet de dispute avec son père. "Je lui dis : "Vos méthodes d'opposition politique radicales, ça ne donne rien. Ce qu'il faut, c'est que nous nous développions, c'est comme ça que le changement arrivera !"" Les exilés l'agacent : "Ceux qui partent à l'étranger et y restent sont des égoïstes. Le combat, c'est ici qu'il faut le mener."

Elle a 20 ans, la génération Z et, en 2010, la junte prévoit un événement qui pourrait presque la métamorphoser en "génération 2010" : l'instauration du "multipartisme". Mais, de même que les observateurs internationaux, elle doute. "Même avec la meilleure volonté, l'armée ne peut pas changer sa façon de fonctionner du jour au lendemain", déplore Maung Moe, 28 ans, employé d'une association. Encore plus désabusée, Sanda Lwin : "On travaille pour les suivants, nous, c'est déjà trop tard."

Elle a 20 ans, la génération Z, et elle a aussi cette triste amertume que la vie réserve d'ordinaire à ceux que les années commencent à faner : l'impression que son tour est déjà passé.

source - Le Monde - Anaïs Favre
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/03/26/birmanie-generation-z_1172902_3216.html
Bravo à ceux qui viennent en Birmanie
by Dadoobigmang · 2007-11-06 · 166 replies
Je viens de rentrer en Birmanie apres un voyage de dix jours et j'ai eu l'agreable surprise d'enfin voir des touristes profiter du temps superbe qu'il fait et de ce pays merveilleux. Je m'incline devant ces gens qui ont compris que leur presence est plus souhaitable ici qu'a se plaindre du systeme devant leur tele. Pour tous ceux qui ont le coeur et la presence d'esprit de venir, je dis bravo et a bientot. Le systeme est une chose (une bande de connards a l'uniforme couleur caca), le peuple une autre.

dadoo
Événement: cinéma avec "L'été Indien" du Musée Guimet à Paris en septembre-octobre
by Jasmine2006 · 2007-08-09 · 0 replies
Si vous aimez le cinéma Indien dans toutes ses formes, alors cet évènement peut vous intéresser.

Le Musée Guimet vous propose la 4ème édition de son Eté Indien, avec le thème suivant : l’Inde vers son Indépendance La quatrième édition de l’Eté indien marque le soixantième anniversaire de l’Indépendance de l’Inde (1947). Pour cet événement exceptionnel, Le Musée Guimet, à Paris, propose un parcours cinématographique en vingt séances, du 5 septembre au 31 octobre. Cette programmation, à la fois historique et romanesque, vous transportera de l’Inde coloniale de La Ballade de Mangal Pandey à l’Inde indépendante du Mahatma Gandhi. De Charulata aux Joueurs d’échecs, de Chokher Bali à Mathilukal (Les murs), vous pourrez voir ou revoir les adaptations d’œuvres de grands écrivains tels que Rabindranath Tagore, Bibhutibhusan Bannerjee, Munshi Premchand, Vaikom Muhammad Basheer ou Khushwant Singh, portées à l’écran par Satyajit Ray, Rituparno Ghosh, Adoor Gopalakrishnan ou Pamela Rooks. Vous retrouverez les figures historiques de l’Inde moderne, avec le grand film Gandhi d’Attenborough, ou encore The Making of Mahatma, Nehru, et Bose le héros oublié, films inédits réalisés par Shyam Benegal, Tamas, une série télévisée de 5 heures de Govind Nihalani, 22 juin 1897, un film historique marathe, Vents chauds, l’émouvant film de M. S. Sathyu, sans compter quelques fleurons du cinéma populaire indien tels que Mother India, 1942 : a Love Story ou Lagaan. Parmi les dix-neuf films programmés, onze inédits sont présentés grâce au soutien de l’Ambassade de l’Inde à Paris.

PROGRAMME Cycle de films : l’Inde vers son indépendance

Mercredi 5 septembre à 12h15 La Ballade de Mangal Pandey (The Rising) Fiction de Ketan Mehta, 2005, 2h54’, VO hindi STF, inédit Mangal Pandey, soldat indien du 5ème régiment de la Compagnie des Indes, est à l’origine de la Révolte des Cipayes de 1855 qui marque un tournant décisif dans l’histoire de l’Inde coloniale. Considérée comme la première guerre d’indépendance, cette mutinerie entraîne l’éveil d’une conscience nationale et conduira l’Inde, moins d’un siècle plus tard, à sa liberté. Ketan Mehta dont le Musée Guimet avait présenté Bhavni Bhavai lors de la première édition de l’Eté indien, a choisi de mêler des critères du cinéma hindi et la tradition orale du folklore indien pour restituer cette légende historique. Film inédit en France produit par Bobby Bedi, musique de A. R. Rahman, avec Aamir Khan dans le rôle principal, Rani Mukherjee, Toby Stephens...

Mercredi 12 septembre à 12h15 Conférence publique et gratuite : L’Inde vers son indépendance en films Martine Armand, qui réalise pour la quatrième année consécutive la programmation cinéma de l’Eté indien, abordera en détail chaque film programmé et rappellera les grandes étapes historiques de la marche de l’Inde vers son indépendance en 1947. Elle illustrera sa conférence de nombreux extraits des 19 films sélectionnés parmi lesquels de nombreux inédits, et présentera des réalisateurs encore inconnus en France tels que Shyam Benegal, M. S. Sathyu, Govind Nihalani ou Ketan Mehta. La conférence se terminera par la projection de Mukand and Riaz, un court métrage d’animation inédit produit par le National Institute of Design d’Ahmedabad, dont les dessins sont de Nina Sabnani et l’animation de Binoj John. 2005, 16 ’, VO anglais avec traduction simultanée.

Vendredi 14 septembre à 12h15 Lagaan (Once upon a time in India) Fiction de Ashutosh Gowariker, 2001, 3h44’, VO hindi/bhojpuri/anglais STF Dans la région de Champaner, dans l’Inde coloniale à la fin du XIXème siècle, le capitaine Andrew Russels oppresse la population de taxes (lagaan). Le Raja soucieux de son peuple lui demande de les alléger, mais le capitaine Russels ne cesse de l’humilier. Une terrible sécheresse rend les impôts encore plus lourds. Bhuvan, un simple paysan, défie alors le capitaine anglais qui promet d’annuler les taxes si le village le bat au cricket. Un incroyable match se prépare. Grand prix du public au Festival de Locarno en 2001, deuxième film indien nommé aux Oscars en 2002, Lagaan permit au public occidental de découvrir le réalisateur Ashutosh Gowariker et la forme Bollywood du cinéma indien. Musique de A. R. Rahman, paroles de Javed Akhtar, avec Aamir Khan dans le rôle principal.

Lundi 17 septembre à 12h15 Charulata Fiction de Satyajit Ray, 1964, 1h56 ’, noir et blanc, VO bengali STF A Calcutta, à la fin du XIXeme siècle, Charulata (Charu) est l’épouse intelligente et sensible de Bhupati, un intellectuel de la classe aisée représentant de la renaissance bengalie. Féru de discussions politiques sur les mouvements nationalistes, il se consacre entièrement à son journal politique, délaissant Charulata. Surgit Amal, le jeune et séduisant cousin de son mari, qui comme Charulata est passionné de littérature. La poésie qu’écrit Amal pousse Charulata à révéler ses propres talents d’écrivain. D’après une nouvelle de Rabindranath Tagore, l’un des films favoris de Satyajit Ray et sans aucun doute l’un de ses chefs-d’œuvre. Avec Madhabi Mukherjee, Soumitra Chatterjee, Sailen Mukherjee...

Mercredi 19 septembre à 12h15 Le 22 juin 1897 (22 June 1897) Fiction de Nachiket et Jayoo Patwardhan, 1979, 2h, VO marathi STF, inédit Le film évoque un chapitre historique de la ville de Pune où la peste s’abat en janvier 1897. Le fonctionnaire local Walter Rand est chargé d’appliquer la loi martiale. Ses méthodes radicales d’évacuation et de fumigation soulèvent la colère et il est assassiné le 22 juin 1897 par les frères Chaphekar, militants hindous contre les Britanniques dans la lignée de Bal Gangadhar Tilak. Condamnés à mort par la Cour, ils sont considérés par beaucoup comme les martyrs d’un mouvement patriotique naissant. Inédit en France, c’est le premier film d’un couple d’architecte et cinéasts vivant à Pune. Le dramaturge marathe Vijay Tendulkar a signé les dialogues. Lundi 24 septembre à 12h15 Les joueurs d’échecs (Shatranj Ke Khilari) Fiction de Satyajit Ray, 1977, 1h53’, VO ourdou STF En 1857, Lucknow est la capitale du royaume musulman d’Avadh. Le roi Wajid Ali Shah est davantage passionné de poésie, de musique et de danse que de politique. Mais la Compagnie des Indes s’occupe de politique et Lord Dalhousie veut instaurer la domination britannique dans le royaume d’Avadh. Bientôt le général anglais Outtram remet à Wajid Ali Shah un ultimatum, poussant le roi à abdiquer. Pendant ce temps, deux amis aristocrates, délaissant leurs épouses, continuent à assouvir leur passion pour les échecs. Subtile reconstitution historique aux somptueux costumes, d’après une nouvelle de Munshi Premchand, avec Amjad Khan, Sanjeev Kumar, Saeed Jaffrey, Shabana Azmi, Richard Attenborough...

Mercredi 26 septembre à 12h15 La Maison et le Monde (Ghare Baire) Fiction de Satyajit Ray, 1984, 2h20’, VO bengali STF En 1905, la politique de Lord Curzon consiste à diviser pour mieux régner et prévoit de partager le Bengale en deux terres : celle des hindous et celle des musulmans. Le peuple lance un mouvement nationaliste (Swadeshi) appelant à boycotter toutes les marchandises britanniques. Bimala est l’épouse de Nikhil, un aristocrate aux idées libérales. Dans ce turbulent contexte politique, elle vit dans ses luxueux appartements et n’a aucune envie de connaître le monde. Poussée par son mari, elle s’y aventure pourtant et fait la rencontre du charismatique Sandip, leader nationaliste. Cette remarquable adaptation du roman de Rabindranath Tagore, lui-même partisan du mouvement Swadeshi, explore l’émergence d’une femme moderne tout en évoquant une complexe situation politique. Avec Soumitra Chatterjee, Victor Banerjee, Swatilekha Chatterjee, Jennifer Kendal...

Vendredi 28 septembre à 12h15 Chokher Bali Fiction de Rituparno Ghosh, 2003, 2h, VO hindi STF Dans le Bengale secoué par les troubles politiques du début du XXème siècle, Binodini, jeune femme belle et éduquée, se retrouve veuve dès sa première année de mariage. Elle est invitée à vivre dans la maison d’une veuve aisée de Calcutta, la mère de Mahendra. Celui-ci a épousé Ashatala, après avoir refusé Binodini en mariage. Des histoires d’amitié et de passion naissent et s’entrecroisent, tandis que Binodini aspire à se libérer de sa condition de veuve, le pays espère se libérer du joug des Britanniques. Rencontre d’une œuvre de Rabindranath Tagore écrite il y a un siècle et d’un cinéaste de la dernière génération, Rituparno Ghosh, dont le cinéma brouille la ligne de démarcation entre cinéma d’auteur et Bollywood. Avec Aishwarya Rai, Raima Sen, Lily Chakrabarti... Lundi 1er octobre à 12h15 Mother India Fiction de Mehboob Khan, 1957, 2h50’, VO hindi STF Radha se souvient de son passé, son mariage avec Shamu, leurs trois enfants. Alors que le pays aspire à son indépendance, l’avenir pourrait leur sourire, mais leur terre a été hypothéquée par le terrible usurier Sukhilada. Malgré leur travail très dur, ils ne parviennent pas à rembourser leur dette. Shamu a un accident et Radha élève seule ses enfants. Adultes, ses deux fils Birju et Ramu ne partagent pas les mêmes valeurs morales et Birju s’oppose à sa mère. Remake d’un précédent film de Mehbood Khan de 1940, Mother India est l’un des grands classiques du cinéma populaire indien. Cet hommage au courage féminin est le premier film indien nommé à l’Oscar du meilleur film étranger en 1957. Avec Nargis et Sunil Dutt dans les rôles principaux.

Mercredi 3 octobre à 12h15 Gandhi Fiction de Richard Attenborough, 1982, 3h08’, VO anglais STF De l’Afrique du Sud à l’Inde profonde qu’il part découvrir, nous suivons le parcours exceptionnel de Gandhi et son action de non-violence. Grande fresque tournée dans des décors reconstitués et sur des lieux historiques, le film retrace les principales étapes de l’histoire personnelle et politique de Gandhi. Nous découvrons l’homme face à ses interrogations, partageons son quotidien, son entourage, rencontrons ses amis et ses opposants. Film couronné par 9 Oscars, avec Ben Kingsley dans le rôle de Gandhi, Roshan Seth, Candice Bergen, Martin Sheen, Rohini Hattengadi… Mercredi 10 octobre à 12h15 Nehru Documentaire de Shyam Benegal et Yuri Aldokhin, 1984, 2h50’, VO anglais STF, inédit Divisé en trois parties, Eveil, Combat et Liberté, le film retrace la riche biographie du Pandit Jawaharlal Nehru, le Premier Ministre de l’Inde nouvellement indépendante. Il restitue l’évolution de sa vie et de son engagement. Disciple de Gandhi, engagé dans le processus de l’indépendance et dans la mise en place des fondations d’une Inde démocratique et moderne, son attachement à la liberté se retrouve jusque dans sa position de non-alignement. S’appuyant sur les textes de Jawaharlal Nehru et sur ses discours, Shyam Benegal, l’un des grands réalisateurs indiens contemporains dont nous présentons ici trois films, fait ressurgir l’étonnante et attachante personnalité de Jawaharlal Nehru.

Vendredi 12 octobre à 12h15 Bose, le héros oublié (Netaji Subhas Chandra Bose, the forgotten hero) Fiction de Shyam Benegal, 2005, 3h44‘, VO anglais STF, inédit Netaji Subhas Chandra Bose, arrêté par les Britanniques à Calcutta, s’évade et s’échappe par l’Afghanistan, se retrouve en Allemagne puis dans un sous-marin en route pour le Japon. En désaccord avec Gandhi sur les méthodes pour combattre les Anglais, Bose fait le choix très controversé de s’allier avec l’Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il se retrouva à la tête d’une Armée Nationale Indienne (INA) de 80 000 hommes. Cette reconstitution historique tournée au Ladakh, en Allemagne, Ouzbékistan, Birmanie et Malaisie, nous révèle les multiples visages du héros de la nation qui disparaît dans un mystérieux accident d’avion. Musique de A. R. Rahman sur des textes de Javed Akhtar, avec l’acteur marathe Sachin Khedekar dans le rôle du bengali Netaji Subhas Chandra Bose.

Lundi 15 octobre à 12h15 Tonnerre lointain (Ashani Sanket) Fiction de Satyajit Ray, 1973, 1h40’, VO bengali STF, L’action se situe au Bengale dans les années 1943-44 lorsque l’Empire britannique prive la population de nourriture pour l’envoyer sur le front de la Seconde Guerre mondiale. Cette famine créée par l’homme fait 5 millions de victimes. Gangacharan est un Brahmane récemment installé dans un petit village avec son épouse Ananga. Il est le seul à savoir que le Japon a pris Singapour et pourquoi les avions sillonnent parfois le ciel. Pour la population locale, la réalité est autre, le prix du riz grimpe et bientôt il n’y a plus de nourriture. Il faut survivre, par tous les moyens. Profondément sensible et émouvant, le film reçoit de nombreux prix dont l’Ours d’or au Festival de Berlin en 1973. D’après le roman de Bibhutibhusan Bannerjee, avec Soumitra Chatterjee et Babita dans les rôles principaux.

Mercredi 17 octobre de 12h15 à 17h30 Obscurité (Tamas) Fiction de Govind Nihalani, 1987, 5h, VO hindi STF, inédit L’action se situe au Punjab, pendant les premières années qui suivent l’indépendance de l’Inde. Nathu et son épouse Kammo ont toujours vécu en bon voisinage entre hindous, sikhs et musulmans. Kammo est enceinte. Ils se retrouvent soudain confrontés à des affrontements communautaires qui les dépassent, à une montée de violence créée par des groupes fanatiques. Les émeutes s’intensifient, ils doivent à leur tour quitter leur maison. Adaptation de l’émouvant roman de Bhishm Sahni, cette série télévisée de 5 heures nous plonge avec compassion dans l’évocation du drame de la partition. La série inédite en France reçut de nombreux prix, dont le National Award indien. Avec dans les rôles principaux Om Puri et Deepa Sahi.

Lundi 22 octobre à 12h 15 Les murs (Mathilukal) Fiction d’Adoor Gopalakrishnan, 1989, 2h, VO malayalam STF, inédit Confiné dans sa prison au Kérala en tant que prisonnier politique, Basheer utilise son charme incontestable pour séduire les gardiens et se faire un vie supportable auprès de ses camarades prisonniers, luttant eux aussi contre les Britanniques. Basheer tombe amoureux d’une voix, celle de Narayani, une femme de la prison mitoyenne. Un grand mur les sépare et les empêche de se voir, mais ils trouvent d’ingénieux moyens de communiquer. Subtile adaptation d’une nouvelle autobiographique du romancier révolutionnaire Vaikom Muhammad Basheer emprisonné pour son appartenance au mouvement nationaliste anti-britannique au début des années 1940, le film remporta le prix FIPRESCI et le prix UNICEF au Festival de Venise en 1990. Mammootty y incarne avec finesse le rôle de Basheer.

Mercredi 24 octobre à 12h15 1942 : a love story Fiction de Vidhu Vinod Chopra, 1994, 2h40’, VO hindi STF, inédit Août 1942. A cette époque, soit les Indiens travaillent pour les Britanniques, soit ils les combattent. Nareendra, alias Naren Singh, refuse d’appartenir à l’une ou l’autre des catégories. Issu d’une famille aisée, il est amoureux de la belle Rajeshwari Pathak, alias Rajjo, de milieu modeste. Leur histoire d’amour n’est pas sans entrave car le père de Nareendra brigue un titre britannique, alors que celui de Rajeshwari est impliqué dans le mouvement pour l’indépendance. Cette histoire romanesque fut un grand succès populaire en Inde. Le scénario est signé Sanjay Leela Bhansali, la musique est de Rahul Dev Burman, et l’on retrouve Anil Kapoor et Manisha Koirala dans les rôles principaux.

Vendredi 26 octobre à 12h15 Train to Pakistan Fiction de Pamela Rooks, 1997, 1h50’, VO hindi STF, inédit Nous sommes au Punjab. En 1947, Mano Majra est une petite ville où la majorité sikhe et la minorité musulmane vivent en paix depuis des générations. Alors que le mouvement nationaliste contre les Britanniques s’intensifie et atteint son paroxysme, la frontière devient le théâtre d’affrontements sanglants. La petite ville de Mano Majra garde son calme jusqu’au jour où un train arrive inopinément du Pakistan chargé de dépouilles de sikhs et d’hindous. La petite ville devient alors un chaudron de violence et de haine. Pour son deuxième film, la réalisatrice indienne Pamela Rooks choisit d’adapter le roman du célèbre écrivain Khushwant Singh qui évoque avec humanité la tragédie de la partition.

Lundi 29 octobre à 12h15 Vents chauds (Garam hawa) Fiction de M. S. Sathyu, 1973, 2h20’, VO ourdou STF, inédit Nous sommes dans le vieil Agra où une famille musulmane fabrique des chaussures depuis des générations. Halim, son frère Salim et leur famille ont toujours vécu paisiblement et en bon voisinage jusqu’à ce que les vents brûlants de la partition soufflent sur l’Inde et le Pakistan. Halim décide de partir au Pakistan nouvellement formé. Son frère Salim Mirza veut rester dans leur maison ancestrale, mais les tensions grandissantes et l’arrivée des réfugiés du Sind et du Punjab le poussent pourtant à quitter le pays. En chemin pour la gare, des manifestants appellent à l’intégration. Adaptation vibrante de sensibilité d’une nouvelle d’Ismat Chugtai, scénario du poète Kafi Azmi et Chaidi Zaidi, musique de Ustad Bahadur Khan, interprété par le grand Balraj Sahini dans le rôle de Salim Mirza, le film fut couronné par de nombreux prix dont celui pour l’intégration nationale en 1974.

Mercredi 31 octobre à 12h15 et séance supplémentaire à 20h30 The making of Mahatma Fiction de Shyam Benegal, 1996, 2h25’, VO anglais STF, inédit Cette reconstitution historique nous fait partager la vie de Mohandas Karamchand Gandhi qui après avoir étudié le droit en Angleterre se retrouve en Afrique du Sud colonisée par les Britanniques. Nous suivons les premiers pas du jeune avocat qui s’oppose à l’injustice et au racisme, se forgeant les armes de la désobéissance et de la non-violence. Nous assistons à la prise de conscience de l’avocat M. K. Gandhi et à sa transformation en Mahatma (Grande âme) plaçant Satyagraha (la Vérité) au centre de son combat pour conduire l’Inde vers son indépendance. Adaptation du roman de Fatima Meer, le film fut presque entièrement tourné en Afrique du Sud. Inédit en France il fut primé dans de nombreux festivals. L’image est signée Ashok Mehta, l’acteur Rajit Kapoor incarne Gandhi et Pallavi Joshi son épouse Kasturba. Pour la séance de clôture de 20h30, l’entrée est libre dans la limite des places disponibles.

Renseignements, réservations et tarifs Auditorium du musée national des arts asiatiques – Guimet, 6, place d’Iéna, 75116 Paris tél : 01 40 73 88 18 fax : 01 40 73 88 11 mél : auditorium@guimet.fr

Bonne toile !

Jasmine
Trek en Birmanie sans guide
by Vivalpaga · 2007-05-11 · 4 replies
Bonjour à tous! je recherche un treck en birmanie pour 3/4jours, je ne sais pas encore où.(d'ailleurs si vous avez des itinéraires à me proposer...) Mais nous aimerions partir à 2 sans guide. Est ce que c'est faisable en birmanie? niveau sécurité, balisage des sentiers, niveau légal aussi... merci pour votre aide!
Aung San Suu Kyi: merci pour elle....
by Sidartha · 2007-03-20 · 162 replies
Pour ceux qui sont dans la region, voici la lettre d'information que je recois de la part de l'organisation http://www.asskforfreedom.org

Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!

Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM
Le palu au Myanmar?
by HaZe5 · 2004-12-14 · 13 replies
Le Myanmar est un pays classé en zone "3" concernant le palu. Ce qui nous impose, selon les recommendations médicales, de prendre des traitements de type "3", au prix d'effets secondaires 😕 ....

Je pars mi Janvier 🙂. Pouvez vous me donner vos avis sur cette question. En effet, étant très "bio" de nature, comme beaucoup de personne, j'ai beaucoup de mal à me dire qu'il faut déjà m'inoculer une ribanbelle de vaccins importants pour le voyage ... Mais si je dois rajouter en plus 1 cacheton / jour (+ 1 mois en revenant) d'un medoc super balaize (et en plus doté d'effet secondaire désagréable) pour le palu... ça me donne vraiment la nauzée 🤪

Qu'en pensez vous qui y etes allés recemment ou les années précédentes à la même période ?
3 semaines en Birmanie (Myanmar) - novembre 2016
by Disederius · 2016-11-20 · 12 replies
Voici des infos pratiques sur mon voyage réalisé au Myanmar, en solo du 28 oct au 18 nov 2016. En espérant que ça puisse vous aider à préparer votre prochain voyage, dans un pays magnifique, authentique, varié où les gens sont non seulement accueillants mais prévenant et bienveillant à votre égard. Tchaizu Dembale amis Birmans !

ITINERAIRE J1 : arrivée le 28/10 vers 22h à Yangon, dodo hotel J2: taxi pour aller de mon hotel à la pagode et retour, 2000/3000 Kyats chaque trajet selon l'envie de négocier J'ai aussi visité le musée national à quelques centaines de mètres, très bien, très varié sur l'histoire et la culture Birmane, sur plusieurs étages. J3 : vol le matin avec KBZ pour Manadalay, puis visite pagodes, palais royal et Mandalay Hill. Taxi : 5000 Kyats J4 : ballade la journée en taxi pour 40 000 Kts pour visiter les 3 villes impériales autour de Mandalay et terminer par le pont en Tek Ubein Bridge Visites très variées et journée bien remplie : magnifiques temples en tek, collines de Sagaing avec multitudes de pagodes, le fleuve Irrawaddy omniprésent, ... Prendre une cariole à cheval pour 10 000 kts à Inwa, sinon galère J5 : descente en bateau pour 40 0000 Kyts en bateau "rapide" (8h environ) pour rejoindre Bagan J6 et J7 : visite bagan en ebike, gratuitement offert par l'hotel car seul dans une chambre double nb : ebike indispensable pour se déplacer tranquillement et agréablement sous cette chaleur J8 : A/R depuis Bagan pour aller à 6 au Mont Popa : trek de 4 h pour monter et descendre, puis montée au monsatère; très sympa Trajet par la route agréable (1h aller, 1h retour) : champs, rizières, ... Prix par personne : environ 10 000 Kts, location du minibus : 60 000 Kts pour la journée J9 : Bagan -> Kalaw par Bus pour 12 000 Kts, 8 h de trajet, d'abord dans la plaine puis montée jusqu'à Kalaw vers 1400m je crois J10 : excursion à Pindaya en groupe de 5 pour moins de 10 000 Kt, 1h aller 1h retour, visite de grotte aux plus de 9000 Budhas (inflation croissante avec les donations) Prix d'accès Pindayas pour touristes : 20 000 Kts et on doit repayer 15 000 Kts pour entrer dans la grotte, arnaque excessive !!! Très belle ballade qui se fait en environ en 5h A/R J11-J12-J13 : trek de 3 jours pour rejoindre le Lac Inle, organisé par Sam Family pour 45 000 Kts Groupe de 9 personnes + Guide; très très chouette On arrive à Inle le 3ème jour vers 15h (Nang Schwe), après avoir traversé le lac en bateau, ce qui donne une belle émotion. L'hotel prete des vélos gratuitement pour se ballader en ville ou en dehors Accès à Inle Lake : 25 000 kts

J14 : Tour du Lac pour 35 000 Kts par bateau qui dure de 8h30 à 16h30 ou plus si on veut profiter du coucher de soleil Visites artisanat, marché, pagodes, complètement téléguidé façon Disney World, mais le cadre est quand même sublime J15 : ballade de 30 kms en vélo : souces chaudes entrée 10 000 Kts mais très classe, traversée en bateau 15 000 Kts (pas envie de négocier mais arnaque, car j'étais tout seul sur le bateau), puis visite page, la Winery et dégustation des vins (4 vins, 5000 Kts), déjeuner sur place, puis retour J16 : excursion au Sanka Lake (50 000 Kts par bateau) qui se situ delà du Lac Inle qu'on traverse à nouveau pour y aller et revenir Beaucoup de bateau (6-7 h), mais en dehors de la masse touristique, villages sur pilotis et très belle pagode influence Inde au bout J17 : envol avec KBZ pour Ngapali J18-J21 : repos, excursions bateaux et snorkelling (30 000 / 50 000 Kts par bateau selon destination : Pearl Island en face ou Chocolate sur la péninsule plus sauvage à gauche) Excusions : départ 8h30_9h et retour vers 14h

Globalement, j'aurais pu écourter Ngapali et ne rester que 2 jours pleins pour me consacrer à d'autres visites dans le pays.

HOTELS on peut réserver la plupart des hotels via Booking ou Agoda, pratique et bonnes affaires en saison pas trop chargée Ptit dej toujours inclus, toujours correct ou très très biens - Yangon : HNINN SI BUDGET, 12€ /nuit, réservé par Booking, transfert organisé depuis l'aéroport (15 000 Kyats, cher) hotel sommaire, sanitaire collectifs, pas cher, mais bon accueil - Mandalay : KAUNG MYINT, super, 26$ par nuit, bon ptit dej, très belle chambre, réservé par Booking - Bagan : MOTEL ZEIN à Nyang oo , très bien, un peu cher 50$ la nuit, mais ebike gratuit (car j'étais seul), très très bon accueil - Kalaw : RAILROAD, très bien, 25$ la nuit, un peu excentré mais 100 m à faire et vu ce qu'il y a faire à Kalaw (rien) ça n'est pas un pb - Inle Nyaungschwe : GOLDEN HOUSE, 45 $ la nuit, très bien, grande chambre, petite sdb mais no pb, très très bon accueil - Ngapali : LIN THAR OO, 70$ la nuit (pas cher dans le coin), très bien, MAIS BRUYANT CAR COTE LES CHAMBRES COTE JARDIN DONNENT SUR LA ROUTE Donc, privilégier les chambres sur mer à 90$ Moustiques !

RESTOS compter entre 5000 à 10000 Kyats (10 000 = très copieux, bière, ...)

MASSAGES très variables de 6000 Kyats à 25 000 Kyats. Prix correct : 10 000 Kyats Le massage traditionnel peut être assez douloureux (aie, ouille !)

MAPS ME L'application Maps Me m'a été très utile, dans les villes et à Bagan pour éviter de me perdre, trouver un resto, un temple. Installer l'appli sur votre smartphone, gratuitement Téléchager la carte de la Birmanie Puis on peut utiliser Maps Me comme Google Maps mais sans accès réseau et uniquement avec le GPS. Très utile
5 semaines au Myanmar mars 2016
by JMC39 · 2016-04-11 · 42 replies
J0 : Arrivée à Yangoon par vol Air China avec transit par Pékin. Nuit Yangoon. J1 01/03 : Ballade à Yangoon vers pagode Sulé, Bus de nuit pour Mandalay, arrivée Mandalay 4h J2 02/03 : Taxi à la journée pour visite pagode Mahamuni, Sagaing, Inwa, sunset au pont U-Bein.. J3 03/03 : Journée vélo vers colline Mandalay (Shwenandaw, Kuthodaw, Sandamuni) et batteurs d'or dans le centre. soit 2N à Mandalay J4 04/03 : Mandalay- Pyin Oo Lwin - Kyaukme par taxi car aucun bus et train complet. Arrivée tres tard car route bloquée pendant 8h avec des milliers de camions arrêtés. J5, 6 et 7 : Treck depuis Kyaukme avec Thura J8 08/03 : retour sur Mandalay : train bondé jusqu'à Pyin Oo Lwin par Gokteik puis taxi pour Mandalay J9 09/03 : Mandalay - Monywa en bus. Shared taxi pour ballade paya Thanboddhay, immense boudha debout et couché, jardin aux mille bouddhas... J10 10/03 : Monywa - Pakokku puis restons à Pakokku car ns ne trouverons pas de bus pour Mindat. J11 11/03 : Pakokku - Mindat en bus, marché de Mindat.. J12 12/03 : Ballade autour de Mindat le long de la route au nord , nombreuses femmes tatouées. J13 13/03 : Mindat - Pakokku - Baggan respectivement en bus puis en moto 3 roues J14, 15, 16 : Baggan : 2 jours avec petites motos electriques, puis 1J en ballade pedestre ( marché ...) 20h bus de nuit pour Kalaw J17 17/03 : arrivée Kalaw à 3h, rejoignons hotel shared taxi pour le marché d'Augban, et Pindaya J18, 19, 20 : Treck Kalaw - Inlé et NyaunShwe J21 21/03 : 1 journée vélo le long du lac vers le petit pont style UBein 1 journée en bateau sur le lac J23 23/03 : Shared taxi pour rejoindre Kakku et la fête des Pao pour la pleine lune. retour à NyaunShwe pour prendre bus de nuit vers Baggo J24 24/03 : Dans la matinée bus Baggo -Hpa An. Apres midi traversée de la riviere pour montée colline Hpan Pu J25 25/03 : Journée triporteur pour visite des caves (Yathay Pyan, Kawgun, , Saddan, Kaw Ka), le monastere Kyauk Kalap et Lumbini garden. J26 26/03 : journée à Hpa-An 21h30 bus de nuit pour Rangoon J27 27/03 : Arrivée 3h30 à Rangoon; Changement de bus station en taxi. redépart à 7h Rangoon - Chaung Tha; arrivée vers 12h à Chaung Tha J27 J28 : Farniente sur les plages, accès bateau à White Island pour snorkelling, soit 2N à Chaung Tha J29 29/03 ; Transfert vers Ngwe Saung en moto taxi par la cote et traversée de rivieres J30, J31, J32 : Farniente sur les plages, soit 4N à Ngwe Saung J33 2/04 : retour vers Rangoon en bus (8h- 13h30) J34, J35 : Marché Boggyoke et pagode Shwedagon J36 5/04 : Taxi pour aéroport, Vol Rangoon - Paris via Chengdu

à suivre : la liste des hotels, les couts des transports, nos avis
Thaïlande - Vietnam - Laos - Cambodge - Birmanie en 5 mois
by MicSco · 2014-03-25 · 4 replies
Bonjour à tous,

Actuellement étudiant et âgé de 21 ans, je prendrai à partir de la rentrée scolaire 2014 un semestre de césure. J'envisage à cette occasion de parcourir l'Asie du Sud-Est pendant ces 5 mois (de début septembre à fin janvier), et plus particulièrement les pays suivants :ThaïlandeVietnamLaosCambodgeBirmanieJe souhaite donc avant toute chose établir une première ébauche d'itinéraire, tout en me laissant en grande partie le champ libre une fois sur place.

Je me permets donc de m'adresser à vous afin de connaître vos recommandations concernant :L'ordre dans lequel effectuer ces pays, en fonction de la météo, de la géographie et des événements spéciaux.Le temps à consacrer à chaque pays, sachant que dans la mesure du possible, je souhaite privilégier les transports terrestresA l'heure actuelle, je pensais atterrir depuis la France en Thaïlande (afin de bénéficier d'un visa de 30 jours, et non d'un visa de 15 jours si je passe par les frontières terrestres), puis Laos, Vietnam, Cambodge, reboucler sur la Thaïlande pour prendre un vol pour la Birmanie, revenir en Thaïlande pour rentrer en France. J'envisage actuellement ces 5 pays en 5 mois (1 mois par pays), mais mes recherches ont l'air d'indiquer qu'un mois au Cambodge et au Laos sont peut-être trop?

Par ailleurs, est-il selon vous envisageable d'envisager d'ajouter le Népal à ces pays-là? Ou bien ce sera trop court?

Je vous remercie par avance pour vos réponses et votre expérience. Je serai par ailleurs ravi d'échanger avec vous sur l'Indonésie, que j'ai parcouru 5 semaines cet été, hors des sentiers battus.

Librement,

MisSco
De Birmanie au Yunnan (Chine) par voie terrestre
by Helena · 2014-01-21 · 23 replies
Bonjour à tous, Je serai brève. Je prévoie un séjour en Birmanie, suivi d'un séjour au Yunnan et voudrais savoir si certains d'entre vous ont déjà passé la frontière du côté birman vers Ruili, (en étant déjà muni du visa chinois). Car les renseignements sur ce sujet sont très flous;

J'aimerais en effet éviter de reprendre un vol de Mandalay vers Bangkok pour en reprendre un autre vers Kunming. Ce n'est pas seulement une question de budget, ni de temps, mais surtout que j'aimerais aussi parcourir le Yunnan dans sa partie sud et sud ouest.

Même si pour obtenir mon visa je suis obligée de présenter un vol AR, je suis prête à perdre le billet retour (par ex Mandalay/Bkk) Merci de me faire part de votre expérience récente .
Visiter le delta de l'Irriwady et/ou Sittwe Mrauk-U
by Fleurtje · 2013-12-12 · 24 replies
Bonjour voyageurs,

Avec une amie, je pars début janvier pour la deuxième fois en Birmanie. Nous allons atterrir (depuis Mae Sot) à Moulmein, où on comptait passer 5 nuits, puis au retour vers Yangon, on va visiter Hpa-An, le Rocher d'Or et Bago. Pour cette première partie du voyage, on réserve environ dix jours + qqs jours chez une amie à Yangon...

Ensuite il nous restera encore une quinzaine de jours... On aimerait bien visiter le delta de l'Irriwady, quelqu'un aura des conseils de visite à nous donner ? Des endroits et guesthouses sympas, le nombre de jours nécessaires pour avoir une bonne impression de cette région ? On pensait passer qqs jours au bord de la mer à Chaungtha, ça vaut bien le coup?

Puis, on avait également envie d'aller jusqu'à Sittwe pour ensuite visiter Mrauk-U. Il me semble qu'il est impossible d'y aller par la route, qqn pourrait confirmer ? Puis on se demande si la situation y est toujours très tendue (à cause des tensions intercommunautaires), sur le site de la diplomatie française, on déconseille d'aller dans cette région, mais à l'ambassade de la Birmanie, on m'a dit la semaine dernière qu'il n'y avait aucun problème d'y aller et qu'on pouvait même s'y rendre par la route, mais que c'était déconseillé à cause du mauvais état du chemin... Je me demande fortement si cette information est fiable, car lorsque je voulais avoir des informations sur le climat actuel à Ngapali, les deux employées birmanes ne savaient pas où se trouvait cette ville :s ....

Merci beaucoup de vos retours !!! Fleur
Nouvelles fraîches sur la sécurité en Birmanie? (avril 2013)
by Aichakhaled · 2013-04-20 · 17 replies
Bonjour, ma femme et moi avons prévus de visiter la Birmanie au mois d'Août prochain et nous sommes un peu préoccupé par la situation conflictuelle qui règne en ce moment. Ma femme et moi avons des noms et prénoms à consonance musulmane et avec tout ce qui se dit sur internet et à la télé, on angoisse forcément un peu. Est-ce que quelqu'un pourrais me donner des nouvelles fraiches de la situation sur place? Nous voulons vraiment visiter ce beau pays mais nous ne voulons pas risquer nos vies non plus. Que décideriez-vous de faire à nos places? Merci d'avance pour tout vos retours.
Sécurité en Birmanie
by Celinebae · 2013-04-01 · 60 replies
Bonjour,

nous nous interrogeons sur les conditions de voyage actuel en Birmanie en lien avec les conflits entre bouddhistes et musulmans.

- est-il conseillé ou pas de partir dans les jours à venir?

Tout en sachant que nous voulions aller à Yangon, Mawlamyine, Bagan, Mandalay, Lac Inle et si nous avons encore du temps sur la côte ouest.

Un grand merci.

Céline
Birmanie: faut-il tout réserver à l'avance?
by Bilalleyla · 2013-02-21 · 20 replies
Bonjour, Nous souhaitons aller en Birmanie dans un mois ou 2 , et nous aimerions savoir si un voyage en sac a dos est possible. Faut il un guide? Faut il réserver les hôtels et les transport a l'avance? Les transport locaux fonctionnent ils bien? Merci d'avance pour votre aide
Trek Kalaw - lac Inlé avec enfants de 10 et 14 ans (Birmanie)
by Robinjeanjac · 2012-11-21 · 17 replies
bonjour, Nous partons en février 2013 pour une grande découverte de la Birmanie sur 3 semaines ... Pendant le séjour je souhaiterais faire relier le lac Inlé a partir de Kalaw en é jour avec une approche pour ne pas avoir trop de kilometres ( 15 dans la journée ce serait bien) Ou est l'arrivée sur le lac Inlé ? y trouve-ton de suite des logements ? Les gros sacs a dos, peuvent-ils être acheminés ou doit-on les transporter avec nous ?

Pour info en trois semaines nous prévoyons : arrivée Rangoon 2 j mandalay 2 j Bagan 3 j Kalaw 1 j Inlé 3 j Rangoon 1 j Mawlamyine 3 j Yangon 1 j Plage 2 j Yangon 2 j depart Est-ce correct ou utopique ?

Merci de vos premières informations pour un nouveau de Voyage Forum.
Itinéraire de trois semaines en Birmanie
by Namaste75014 · 2012-03-23 · 29 replies
Bonjour à tous,

Je voulais vous soumettre mon brouillon d'itinéraire pour mes 3 semaines en Birmanie.

Il faut savoir que je pars Mercredi 28/03 et que j'ai en poche environ 1500 dollars. Pensez-vous que cela puisse passer en terme d'argent et de timing (Je sais, j'en demande beaucoup) mais vos avis me seront utiles!

1. Arrivée à Rangoon (3 jours) 2. Bagan (3 jours) 3. Kalaw avec trek jusqu'au lac Inlé (4 jours) 4. Heho transfert vers Kentung 5. Trek dans la région de Kentung (2 jours) 6. Retour sur Rangoon 7. Pathein (1 jour) 8. Ngwe Saung (2 jours) 9. Retour et départ de Rangoon

Merci de vos idées et suggestions!
Birmanie, juillet-août 2011: carnet de voyage
by Trrristan · 2011-12-03 · 24 replies
Bonjour à tous,

J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.

Préparatifs

J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).

21 juillet

Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.

22 juillet

En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.

Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).

23 juillet

En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)

En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)

Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.

Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.

24 juillet

C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.

Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.

En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.

25 juillet

Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.

Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.

Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.

TRAJET EN BUS RGN-MDLY

Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.

26 juillet

Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.

Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).

Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.

Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.

27 juillet

Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).

Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).

Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.

28 juillet

Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.

29 juillet

Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.

En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.

Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.

30/31 juillet

C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...

PARENTHÈSE : MR BEAN

Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).

Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.

Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.

J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.

Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée :
http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797

1er août

C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...

2 août

Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.

3 août

Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.

PARENTHÈSE : LE MINIBUS

Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.

Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.

4 août

Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.

5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.

7 août

3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?

A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.

Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.

8 août

Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.

Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.

9 août

Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.

10 août

Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.

11 août

Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.

On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)

Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.

12 août

Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)

13 août

Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.

A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.

RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.

14 août

La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.

Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!

Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...

Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :

- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!

- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!

- -

- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.

- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.

- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.

- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.

- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.

- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)

- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.

- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.

- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.

- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.

- Allez en Birmanie!!

Tristan
Avis sur itinéraire en Birmanie en novembre 2011 et questions sur les transports
by Millie · 2011-11-12 · 13 replies
Bonjour,

Après avoir beaucoup parcouru ce forum (au passage, merci beaucoup à tous ceux qui ont pris la peine de faire des comptes rendus détaillés de leur voyage à leur retour !), à mon tour de vous solliciter pour avoir votre avis sur mon itinéraire et sur quelques questions pratiques (départ prévu samedi prochain 19 novembre !).

Voici l'itinéraire approximatif prévu : J1 : arrivée Yangon 17h10, Air Asia depuis Bangkok J2 : Yangon J3 : Yangon, départ en train à 16h pour Bagan J4 : arrivée Bagan 8h J5 et J6 : Bagan J7 : vol Bagan 14h --> Heho 14h45, puis taxi vers Nyaungshwe J8 et J9 : lac Inle J10 : lac Inle, départ le soir en bus de nuit vers Mandalay J11 : arrivée Mandalay le matin tôt ? J12-J13 : Mandalay J14 : train Mandalay 4h35 - Hsipaw 15h30 J15 : Hsipaw J16 : Hsipaw - Kyaukme en bus (2h ???) ou train (9h40 --> 11h25) J17 : Kyaukme --> Pyin U Lwin en bus (4h - départ matin ???) puis pause à Piyn U Lwin et bus pour Mandalay J18 : Mandalay et départ le soir en bus de nuit pour Yangon (durée ? heure ?) J19 : Yangon J20 : vol pour Bkk à 8h30

Voici les questions que je me pose encore : 1°) que pensez-vous de la durée de séjour dans chaque ville : Bagan 3,5 jours, Inle 3 jours, Mandalay 4 jours ? Est-ce bien réparti ou vaut-il mieux privilégier un endroit par rapport aux autres ? 2°) concernant les transports j'ai du mal à trouver des infos récentes sur les horaires approximatifs et les durées de trajet en bus : si quelqu'un a pratiqué récemment ces trajets et peut me confirmer les infos, ce serait super ! 3°) j'ai choisi un vol Bagan - Heho pour éviter ce qui me semblait un des trajets de bus les plus longs / difficiles. Est-ce le bon choix ? Vaut-il mieux privilégier un autre trajet ? Nous ne voulons pas prendre plus d'un vol intérieur car nous ne sommes pas fans de l'avion et que cela grève pas mal le budget 4°) pour le change je pensais emporter l'intégralité de mon budget en dollars mais j'ai lu dans des postes récents que l'on pouvait aussi changer sans problème des euros. Qu'en pensez vous ? Vaut-il mieux prendre des euros pour éviter les frais de change euros / dollars ?

Je suis aussi preneuse de toute idée ou conseil sur ce voyage, notamment les bonnes adresses d'hôtel si vous en avez !🙂

Un grand merci d'avance à tous ceux qui prendront le temps de me lire et de me donner leur avis !
75 morts dans un séisme en Birmanie (24 mars 2011)
by Kristofe · 2011-03-25 · 19 replies
Dépêche AFP de ce 25 mars.

Le séisme de magnitude 6,8 qui a frappé l'Est de la Birmanie jeudi a fait au moins 75 morts et plus de cent blessés, selon un bilan provisoire qui risque d'augmenter lorsque les secours parviendront à accéder à certaines zones pour l'heure inaccessibles. La secousse est survenue en plein triangle d'or, aux confins de la Birmanie, de la Thaïlande et du Laos, une zone montagneuse difficile d'accès mais théâtre d'un très actif commerce transfrontalier. Elle a été particulièrement violente dans des communes situées entre les villes de Tachilek et Kengtung, d'où proviennent pour l'instant toutes les victimes birmanes, et d'où les informations ne parviennent qu'au compte-gouttes. Le bilan en Birmanie est monté à plus de 74 morts et environ 110 blessés dans cinq communes distinctes, dont celle de Tarlay et Mine Lin, particulièrement touchées, a indiqué une source birmane à l'AFP sous couvert de l'anonymat. «Selon nos informations, plus de 130 bâtiments se sont effondrés», a-t-elle ajouté en craignant que le bilan ne s'aggrave encore. «Nous essayons d'atteindre les zones isolées (...). L'armée, la police et les autorités locales veulent chercher des blessés dans les zones affectées mais les routes sont toujours coupées». Côté Thaïlandais, une femme de 52 ans a été tuée dans le district de Mae Sai, à proximité de la frontière, selon la police locale. L'épicentre du séisme, qui s'est produit à une profondeur d'une dizaine de kilomètres, a été localisé par l'Institut de géophysique américain (USGS) à 90 kilomètres au nord Chiang Rai (nord de la Thaïlande), en territoire birman. Chris Herink, directeur en Birmanie de l'organisation humanitaire World Vision, qui dispose d'une trentaine d'employés dans la zone, a indiqué que des répliques s'étaient poursuivies dans la matinée. «Il ne me semble pas y avoir de dégâts d'infrastructures catastrophiques bien que beaucoup de bâtiments soient fissurés (...). Mais les zones rurales sont sources d'inquiétude», a-t-il expliqué à l'AFP par téléphone depuis Rangoun. «Il y aura d'autres mauvaises nouvelles au cours de la journée, je le crains». Le séisme a été ressenti dans une zone très étendue, provoquant des scènes de panique même si seules la Birmanie et la Thaïlande ont fait état de victimes. Des secousses ont été perçues dans des immeubles élevés de Bangkok. Naypyidaw, la capitale birmane, située à plusieurs centaines de kilomètres plus au sud, et Mandalay ont aussi un peu tremblé, de même que Vientiane. A Louang Namtha, dans le nord du Laos, «ça a tremblé un peu, peut-être pendant deux minutes», a indiqué Adrian Schuhbeck, employé de la coopération allemande. Au Vietnam, les secousses ont été ressenties à Hanoï ainsi que dans plusieurs localités du nord, dont la petite ville montagneuse de Dien Bien Phu, à 350 kilomètres de l'épicentre. «Plusieurs grands bâtiments ont tremblé dans le nord du Vietnam et à Hanoï et cela a provoqué une certaine panique chez les gens», a précisé Le Huy Minh, directeur adjoint de l'Institut national de géophysique. La Radio nationale de Chine a confirmé pour sa part que le séisme avait été ressenti dans la province du Yunnan (sud-ouest). Il a provoqué des fissures dans des maisons et des écoles, les craintes de réplique poussant de nombreux habitants à passer la nuit dehors. Le séisme est intervenu 13 jours après celui qui a déclenché au Japon un tsunami destructeur, qui a fait un total de 27.000 morts et disparus, selon le dernier bilan. Mais Birmanie et Japon se trouvent sur des plaques tectoniques différentes et les deux séismes ne sont probablement pas liés. Aucun avis d'alerte au tsunami n'a été émis, la secousse tellurique s'étant produite loin à l'intérieur des terres.

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