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Avis pour un itinéraire d'environ trente jours en Bolivie et Pérou
Bonjour
Je prépare un voyage entre juillet – août 2012 et je commence déjà à y réfléchir. C’est un voyage qui se déroulera en trois parties. La première consiste en un voyage de 11 jours d’astronomie – tourisme dans l’Atacama, organisé avec quelques membres du club astro dont je suis membre. Nous sommes douze personnes à partir. Cette partie du voyage se terminera le 21 juillet à Antofagasta. Nous sommes ensuite deux à poursuivre le voyage qui nous mènera en Bolivie et au Pérou pour la deuxième partie du voyage. La troisième partie consistera en une semaine à l’Île de Pâques.
Les dates de la première et de la troisième partie sont « non négociables ». La première parce qu’il s’agit d’un voyage en groupe, organisé depuis un moment déjà. C’est cette dizaine de jours qui est à l’origine du voyage. Au départ il était prévu que je rentre en Europe à la fin de ces quelques jours. J’ai ensuite envisagé d’aller passer une semaine sur l’Île de Pâques avant de rentrer. La raison est que quelqu’un de ma famille vit là-bas depuis quelques années. Du coup je me suis dit que, étant au Chili, autant aller leur rendre une petite visite, raison pour laquelle je souhaite y passer plus que seulement 2-3 jours. A vrai dire, sans cette raison je ne pense pas que j’y serais allé.
La deuxième partie est la raison pour laquelle je publie ce message : le choix de mon itinéraire.
Voici ce que je pense faire. Merci de me dire si c’est réaliste, complètement absurde, s'il y a des endroits où je ne prévois pas assez de temps, ou trop (c'est possible ça ?), etc.
Jours 1 à 11 : 11 au 21 juillet • Première partie du voyage.
Jour 12 et 13 : 22 et 23 juillet • Tôt le matin, départ pour l’Argentine en bus (sous réserve que je puisse trouver une compagnie de bus qui fait le trajet ce jour-là), arrivée à Salta/San Salvador de Jujuy (destination en fonction des possibilités de la compagnie de bus) en fin de journée. • Nuit sur place • Le matin du 23, bus en direction de la frontière bolivienne (La Quiaca), puis jusqu’à Tupiza. • Il aurait été intéressant de pouvoir rester quelques jours dans la région dans le nord de l’Argentine. Malheureusement on ne peut pas tout faire.
Jours 14 à 17 : 24 au 27 juillet • Tour Sud Lipez avec une agence locale. Agence à définir. On m’a dit beaucoup de bien de l’agence « El Grano de Oro Tours ». J’ai aussi trouvé l’agence La Torre Tour qui propose un pack Sud Lipez + Potosi + Sucre (http://www.latorretours-tupiza.com/option20-tupiza-sucre.html ). Mais ce qu’ils proposent pour Potosi et Sucre ça doit pouvoir s’organiser seul sans problèmes, non ? • Fin du tour à Uyuni le 27 • Bus pour Sucre dans la soirée
Jours 18 à 20 : 28 au 30 juillet • Le premier jour, visite de la ville. A voir selon la forme du moment, pas sûr que je dorme beaucoup dans le bus. • 29 et 30 Visite de la ville et environs, je pense consacrer une journée pour aller à Tarabuco. A part ça je n’ai pas de programme précis pour le moment. • Le 30 en fin de journée, bus pour Potosi. Ou éventuellement le lendemain matin seulement.
Jours 21 et 22 : 31 juillet et 1er août • Visite de Potosi et environs. Ici encore, pas de programme précis pour le moment. J’envisage une visite des mines et de la Casa de la Moneda. • En fin de journée du 1er août, bus pour La Paz
Jours 23 et 24 : 2 et 3 août • Activités sur place à déterminer. A vrai dire je ne sais pas si je vais consacrer beaucoup de temps à La Paz. Disons qu’au premier abord cette ville ne m’attire pas beaucoup. Possible que je ne fasse que passer. A voir, j’ai encore largement le temps d’y réfléchir et de m’y intéresser.
Jour 25 : 4 août • Visite de Tiwanaku puis déplacement à Copacabana, nuit sur place. A voir si c’est possible, d’après ce que j’ai pu trouver, il n’est pas possible de faire le trajet La Paz ?Tiwanaku ?Copacabana en bus, obligé de repasser par La Paz. C’est faisable en une journée ? Ou alors passer par une agence, j’ai vu qu’il y en a pas mal qui combinent Tiwanaku + Isla del Sol sur des tours de 2-3 jours.
Jour 26 : 5 août • Le matin, bateau pour l’Isla del Sol • Journée sur l’île
Jour 27 : 6 août • 2e jour sur l’île (est-ce que ça en vaut la peine d’y passer un deuxième jour ?) • Retour à Copacabana et nuit sur place (Nuit supplémentaire sur l’Île si pas de bateau)
Jour 28 : 7 août • Bus pour Puno • Nuit à Puno
Jour 29 : 8 août • Eventuellement visite des Îles Uros puis bateau vers l’Île Amantani (par une agence locale) • Nuit sur l’Île
Jour 30 : 9 août • Retour à Puno • Eventuellement passage par l’île Taquile (selon programme de l’agence sur place)
Jour 31 : 10 août • Bus touristique pour Cuzco • Nuit à Cuzco
Jours 32 à 33 : 11 et 12 août • Visite de la ville et de ses environs (Lieux à déterminer)
Jour 34 : 13 août • Bus, Taxi, Train jusqu’à Aguas Calientes, avec arrêts en cours de route. • Nuit sur place
Jour 35 : 14 août • Machu Picchu. • 2e nuit à Aguas Calientes
Jour 36 : 12 août • Retour à Cuzco • En chemin, visite des sites de Moray et Maras • Nuit à Cuzco
Jour 37 à 42 : 16 au 21 août • Le matin vol pour Puerto Maldonado • Séjour dans une Lodge des environs (mon choix serait de passer par Rainforest Expeditions , http://www.perunature.com . Pas facile de faire un choix avec tout ce qu’il y a dans cette région ) • Le dernier jour, retour à Puerto Maldonado et vol pour Lima, puis vol pour l’Île de Pâques
Jours 43 à 50 : 22 au 28 août • Séjour sur l’Île de Pâques
29 août • Vol de retour
Voilà, merci d'avance pour vos avis.
Julien
Les dates de la première et de la troisième partie sont « non négociables ». La première parce qu’il s’agit d’un voyage en groupe, organisé depuis un moment déjà. C’est cette dizaine de jours qui est à l’origine du voyage. Au départ il était prévu que je rentre en Europe à la fin de ces quelques jours. J’ai ensuite envisagé d’aller passer une semaine sur l’Île de Pâques avant de rentrer. La raison est que quelqu’un de ma famille vit là-bas depuis quelques années. Du coup je me suis dit que, étant au Chili, autant aller leur rendre une petite visite, raison pour laquelle je souhaite y passer plus que seulement 2-3 jours. A vrai dire, sans cette raison je ne pense pas que j’y serais allé.
La deuxième partie est la raison pour laquelle je publie ce message : le choix de mon itinéraire.
Voici ce que je pense faire. Merci de me dire si c’est réaliste, complètement absurde, s'il y a des endroits où je ne prévois pas assez de temps, ou trop (c'est possible ça ?), etc.
Jours 1 à 11 : 11 au 21 juillet • Première partie du voyage.
Jour 12 et 13 : 22 et 23 juillet • Tôt le matin, départ pour l’Argentine en bus (sous réserve que je puisse trouver une compagnie de bus qui fait le trajet ce jour-là), arrivée à Salta/San Salvador de Jujuy (destination en fonction des possibilités de la compagnie de bus) en fin de journée. • Nuit sur place • Le matin du 23, bus en direction de la frontière bolivienne (La Quiaca), puis jusqu’à Tupiza. • Il aurait été intéressant de pouvoir rester quelques jours dans la région dans le nord de l’Argentine. Malheureusement on ne peut pas tout faire.
Jours 14 à 17 : 24 au 27 juillet • Tour Sud Lipez avec une agence locale. Agence à définir. On m’a dit beaucoup de bien de l’agence « El Grano de Oro Tours ». J’ai aussi trouvé l’agence La Torre Tour qui propose un pack Sud Lipez + Potosi + Sucre (http://www.latorretours-tupiza.com/option20-tupiza-sucre.html ). Mais ce qu’ils proposent pour Potosi et Sucre ça doit pouvoir s’organiser seul sans problèmes, non ? • Fin du tour à Uyuni le 27 • Bus pour Sucre dans la soirée
Jours 18 à 20 : 28 au 30 juillet • Le premier jour, visite de la ville. A voir selon la forme du moment, pas sûr que je dorme beaucoup dans le bus. • 29 et 30 Visite de la ville et environs, je pense consacrer une journée pour aller à Tarabuco. A part ça je n’ai pas de programme précis pour le moment. • Le 30 en fin de journée, bus pour Potosi. Ou éventuellement le lendemain matin seulement.
Jours 21 et 22 : 31 juillet et 1er août • Visite de Potosi et environs. Ici encore, pas de programme précis pour le moment. J’envisage une visite des mines et de la Casa de la Moneda. • En fin de journée du 1er août, bus pour La Paz
Jours 23 et 24 : 2 et 3 août • Activités sur place à déterminer. A vrai dire je ne sais pas si je vais consacrer beaucoup de temps à La Paz. Disons qu’au premier abord cette ville ne m’attire pas beaucoup. Possible que je ne fasse que passer. A voir, j’ai encore largement le temps d’y réfléchir et de m’y intéresser.
Jour 25 : 4 août • Visite de Tiwanaku puis déplacement à Copacabana, nuit sur place. A voir si c’est possible, d’après ce que j’ai pu trouver, il n’est pas possible de faire le trajet La Paz ?Tiwanaku ?Copacabana en bus, obligé de repasser par La Paz. C’est faisable en une journée ? Ou alors passer par une agence, j’ai vu qu’il y en a pas mal qui combinent Tiwanaku + Isla del Sol sur des tours de 2-3 jours.
Jour 26 : 5 août • Le matin, bateau pour l’Isla del Sol • Journée sur l’île
Jour 27 : 6 août • 2e jour sur l’île (est-ce que ça en vaut la peine d’y passer un deuxième jour ?) • Retour à Copacabana et nuit sur place (Nuit supplémentaire sur l’Île si pas de bateau)
Jour 28 : 7 août • Bus pour Puno • Nuit à Puno
Jour 29 : 8 août • Eventuellement visite des Îles Uros puis bateau vers l’Île Amantani (par une agence locale) • Nuit sur l’Île
Jour 30 : 9 août • Retour à Puno • Eventuellement passage par l’île Taquile (selon programme de l’agence sur place)
Jour 31 : 10 août • Bus touristique pour Cuzco • Nuit à Cuzco
Jours 32 à 33 : 11 et 12 août • Visite de la ville et de ses environs (Lieux à déterminer)
Jour 34 : 13 août • Bus, Taxi, Train jusqu’à Aguas Calientes, avec arrêts en cours de route. • Nuit sur place
Jour 35 : 14 août • Machu Picchu. • 2e nuit à Aguas Calientes
Jour 36 : 12 août • Retour à Cuzco • En chemin, visite des sites de Moray et Maras • Nuit à Cuzco
Jour 37 à 42 : 16 au 21 août • Le matin vol pour Puerto Maldonado • Séjour dans une Lodge des environs (mon choix serait de passer par Rainforest Expeditions , http://www.perunature.com . Pas facile de faire un choix avec tout ce qu’il y a dans cette région ) • Le dernier jour, retour à Puerto Maldonado et vol pour Lima, puis vol pour l’Île de Pâques
Jours 43 à 50 : 22 au 28 août • Séjour sur l’Île de Pâques
29 août • Vol de retour
Voilà, merci d'avance pour vos avis.
Julien
Voyage au Pérou en novembre-décembre 2011
J'ai 3 questions concernant le Pérou.
La 1ère concerne l'accès au Machu Pichu. A quelle heure y a-t-il un train Santa Thereza-Aguas calientes, où faut-il acheter le billet, doit-on le réserver, idem pour le retour ? Ou qui connaît une agence fiable faisant le trajet en bus AR Cuzco ou Santa Marta ou Santa Thereza-Aguas calientes, car apparemment pas mal d'arnaques à ce que j'ai pu lire, et si oui, à quel prix ?
La 2ème concerne le trekking au départ des villes environnantes de Huaraz. Peut-on faire du trekking à la journée de là-bas en dormant et mangeant la nuit chez l'habitant, car je n'aime pas camper ?
La 3ème concerne les prix d'entrée aux sites. Je possède une carte d'étudiant internationale mais j'ai 54 ans, y a-t-il une limite d'âge pour bénéficier des prix d'étudiant ?
J'ajoute que j'ai beaucoup voyagé, que je ne suis pas une novice et que j'ai travaillé dans l'humanitaire. J'avais fait le trek du chemin de l'inca seule en 1985. Alors SVP des réponses précises et pas bateau.
Au plaisir de vous lire et d'échanger des tuyaux.
Cordialement
Elisabeth
Itinéraire de trois semaines en Bolivie en novembre
Bonjour à tous,
Je compte partir avec mon ami en bolivie au mois de novembre 2011. Je suis actuellement en relation (mail) avec une agence qui me propose un circuit avec différentes étapes (santa-cruz, sucre, salar de uyuni, treck dans l'altiplano, parc madidi, la paz...) de 23 jours. Il est vraiment complet et allie découverte des villes, rando, jungle... pour la somme de 1700 euros par personne (sans l'avion). Ce prix comprend les hotels, les déplacements, les guides et les visites biensur. Pensez-vous que cela est raisonnable ? ou si cela me reviendra moins cher de trouver sur place les guides à chaque étape, de chercher les hotels...? merci d'avance pour vos réponses
Je compte partir avec mon ami en bolivie au mois de novembre 2011. Je suis actuellement en relation (mail) avec une agence qui me propose un circuit avec différentes étapes (santa-cruz, sucre, salar de uyuni, treck dans l'altiplano, parc madidi, la paz...) de 23 jours. Il est vraiment complet et allie découverte des villes, rando, jungle... pour la somme de 1700 euros par personne (sans l'avion). Ce prix comprend les hotels, les déplacements, les guides et les visites biensur. Pensez-vous que cela est raisonnable ? ou si cela me reviendra moins cher de trouver sur place les guides à chaque étape, de chercher les hotels...? merci d'avance pour vos réponses
Voyager en Algérie à cheval?
Bonjour,
je voudrais connaître l'avis des voyageurs pour l'intérêt qu'ils portent pour le cheval dans leurs voyage en Algérie, qu'est ce qui peut être intéressent pour un touriste :
- la race du cheval ?
- l'état du cheval ?
- la balade ou la rondonnée ?
- Le lieu (plage, forêt, desert, montagnes)
- L'envirennement (centre organisé, la compagne, ferme, ...)
- la compagnie dans la balade ou la rondonnée
- La région
- autres
Merci pour vos interventions et vos avis.
Recherche une aventure de 4 à 6 semaines à la "roots"
bonjours à tous et à toutes.
je prévois de partir 4 à 6 semaines à l'aventure avec sac à dos et tente afin de profiter au maximun d'un trek 100% sauvage.
Il y a de forte chance que je partes seul dans mon périple donc j'aimerais éviter au maximun les pays politiquement instable afin de revenir entier chez moi..
je vous remercie d'avance de prendre un peu de votre temps à la lecture de ma requète.
cordialement. Gaël.
Voyage de trois semaines en Argentine
Bonjour,
J'aimerais partir en argentine pour fin février 2012 et il me faudrait organiser mon voyage. Je ne sais pas s'il vaut mieux faire du camping ou loger dans des gites. Les grandes distances permettent elles de prendre le bus ? J'aimerais partir de BA pour aller à ushuaia en avion puis remonter en bus. S'il m'est encore possible (dans le temps), j'aimerais faire les chutes d'Iguazu ! En avion ou en bus de BA ? Quel est le climat fin février début mars ? Une croisière en antarctique serait mon rêve mais, après quelques recherches, je me rends compte que le coût est tout de meme important ! Quelqu'un aurait il peut être un bon plan à me suggérer ? Quels sont les immanquables en argentine ? Merci pour tous vos conseils et suggestions...
Anniversaire de mariage en Nouvelle-Calédonie: période et durée?
Bonjour
Pour anniversaire de mariage nous envisageons un séjour de 3 semaines en octobre ou novembre La Nouvelle Calédonie fait partie des options Habituellement nous utilisons la voiture de location et comme logement les hôtels ou parfois les 'maisons d'hôtes' Centres d'intérêts : nature - un peu de rando - culture - plages - contacts et séjours 'authentiques' qui font vraiment découvrir un pays
Le circuit n'est pas du tout établi sinon se partager entre le 'caillou' et au moins une des îles Loyauté.
Nous savons que le budget est assez élevé
Nous sommes preneurs d'avis et de conseils
Pour indication et situer nos goûts, les séjours précédents similaires dans l' hémisphère Sud étaient : Chili avec Ile de Pâques (avons adoré) - Australie - Afrique du Sud Sinon : Mexique - USA - Canada et fan des Antilles
Pour anniversaire de mariage nous envisageons un séjour de 3 semaines en octobre ou novembre La Nouvelle Calédonie fait partie des options Habituellement nous utilisons la voiture de location et comme logement les hôtels ou parfois les 'maisons d'hôtes' Centres d'intérêts : nature - un peu de rando - culture - plages - contacts et séjours 'authentiques' qui font vraiment découvrir un pays
Le circuit n'est pas du tout établi sinon se partager entre le 'caillou' et au moins une des îles Loyauté.
Nous savons que le budget est assez élevé
Nous sommes preneurs d'avis et de conseils
Pour indication et situer nos goûts, les séjours précédents similaires dans l' hémisphère Sud étaient : Chili avec Ile de Pâques (avons adoré) - Australie - Afrique du Sud Sinon : Mexique - USA - Canada et fan des Antilles
Choix entre deux tours du monde
Salut à tous !
J'ai pas mal voyagé sur le site et je me pose dès lors beaucoup de questions concernant le tour du monde que je souhaite réalisé. Je compte partir en septembre 2011 pour une durée de 10 gros mois (jusque début ou mi juillet 2012).
Voilà ce que je pensais faire comme tour : - Mongolie - Chine - Vietnam - Laos - Thailande - Cambodge - Australie - Nouvelle-Zélande - Argentine - Bolivie - Pérou - Equateur
En voyageant sur le site, je me suis mis à penser à un autre tour... : - Inde - Népal - Chine (pour contourner la Birmanie) - Vietnam - Laos - Thailande - Cambodge - Australie - Nouvelle-Zélande - Chili - Argentine - Bolivie - Pérou - Equateur
Voilà, je voulais avoir l'avis de gens qui ont l'expérience et qui pourraient dès lors me guider dans mon choix.
Je voudrais surtout savoir si les 10 mois sont suffisants.
Je comptais partir 3 mois en Asie, 3 mois en Océanie et 4 mois en AmSud. Possible or not ? Je compte prendre l'avion pour changer de continent et puis voyager à pied, en stop, en bus et en train quand c'est nécessaire. Je compte également faire quelques trecks durant ce périple.
Merci pour les réponses 😉
Pigemouth
J'ai pas mal voyagé sur le site et je me pose dès lors beaucoup de questions concernant le tour du monde que je souhaite réalisé. Je compte partir en septembre 2011 pour une durée de 10 gros mois (jusque début ou mi juillet 2012).
Voilà ce que je pensais faire comme tour : - Mongolie - Chine - Vietnam - Laos - Thailande - Cambodge - Australie - Nouvelle-Zélande - Argentine - Bolivie - Pérou - Equateur
En voyageant sur le site, je me suis mis à penser à un autre tour... : - Inde - Népal - Chine (pour contourner la Birmanie) - Vietnam - Laos - Thailande - Cambodge - Australie - Nouvelle-Zélande - Chili - Argentine - Bolivie - Pérou - Equateur
Voilà, je voulais avoir l'avis de gens qui ont l'expérience et qui pourraient dès lors me guider dans mon choix.
Je voudrais surtout savoir si les 10 mois sont suffisants.
Je comptais partir 3 mois en Asie, 3 mois en Océanie et 4 mois en AmSud. Possible or not ? Je compte prendre l'avion pour changer de continent et puis voyager à pied, en stop, en bus et en train quand c'est nécessaire. Je compte également faire quelques trecks durant ce périple.
Merci pour les réponses 😉
Pigemouth
Projet d'un voyage de trois semaines en Argentine
bonjour a toutes et a tous,
Nous projetons de partir trois semaines sur les 2 dernières semaines d'Aout et la première de septembre. Arrivée prevu sur SALTA. On aimerait faire le desert D'Atacama, Iguazu et la Patagonie. Dans l'esprit sac a dos, trekking, balade a cheval de 2 ou 3 jours. On aimerait connaitre les bon plan sur place, des idées de chose a faire sur place...
Des bon plans par rapport au trajets entre les different sites, train, bus? (eviter les vols interne par rapport au budget)
Merci d'avance
Nous projetons de partir trois semaines sur les 2 dernières semaines d'Aout et la première de septembre. Arrivée prevu sur SALTA. On aimerait faire le desert D'Atacama, Iguazu et la Patagonie. Dans l'esprit sac a dos, trekking, balade a cheval de 2 ou 3 jours. On aimerait connaitre les bon plan sur place, des idées de chose a faire sur place...
Des bon plans par rapport au trajets entre les different sites, train, bus? (eviter les vols interne par rapport au budget)
Merci d'avance
Tomtom GO 750 pour l'Argentine?
Bonjour,
Nous partons en Argentine en fin d année, et nous devons traversez de grande ville comme Cordoba, Mendoza et plusieurs autre de moindre importance, il y a 2 ans nous avons galerer dans ces grandes villes, on a tourner en rond, donc là, nous prévoyons de prendre notre G P S avec le programme Argentine, ma question? est ce valable, sur place on nous prête une voiture, une 206, nous comptons rester 2 mois et à notre programme, un peux plus de 8000 km, la, traversée n est pas vraiment un problème, cela est surtout pour trouver les hotels qui se trouve dans ces villes Merci, j attend vos répnse
Nous partons en Argentine en fin d année, et nous devons traversez de grande ville comme Cordoba, Mendoza et plusieurs autre de moindre importance, il y a 2 ans nous avons galerer dans ces grandes villes, on a tourner en rond, donc là, nous prévoyons de prendre notre G P S avec le programme Argentine, ma question? est ce valable, sur place on nous prête une voiture, une 206, nous comptons rester 2 mois et à notre programme, un peux plus de 8000 km, la, traversée n est pas vraiment un problème, cela est surtout pour trouver les hotels qui se trouve dans ces villes Merci, j attend vos répnse
Comment voyager en Belgique?
Bonjour, nous prévoyons visiter la Belgique au cours du prochain été. Nous sommes un jeune couple du Canada. Nous disposons de 4 semaines et d'un budget "moyen". Nous voulons savoir:
1. Quel itinéraire nous suggérez-vous? (nous voulons absolument voir Bruges) (est-ce que la plage vaut le déplacement? / Quelles villes faut-il voir: Anvers, Gant? / etc.)
2. Quel est la meilleure façon de voir la pays? (Randonnée? Train?)
merci de vos conseils
1. Quel itinéraire nous suggérez-vous? (nous voulons absolument voir Bruges) (est-ce que la plage vaut le déplacement? / Quelles villes faut-il voir: Anvers, Gant? / etc.)
2. Quel est la meilleure façon de voir la pays? (Randonnée? Train?)
merci de vos conseils
Louer une voiture ou bus en Argentine, Patagonie?
Bonjour à tous , je m'apelle Denis et je vais me rendre en Argentine entre le 1 juillet et le 15 août 2011, ma belle-fille et ma petite-fille demeurent dans la province de Tucuman.J'aimerais me rendre avec elles et peut-être d'autres accompagnateurs en Patagonie (Ushuaia).Est-il préférable compte tenu de la température et de l'état des routes de louer une auto de prendre l'autobus ou l'avion P.S. ma petite-fille a 4 ans donc contraite conséquente.
Merci à l'avance.
Merci à l'avance.
Voyage de six mois en Amérique du Sud: trajet, budget?
Bonjour
Nous sommes un jeune couple qui a pour projet de voyager en Amérique du sud et centrale de début novembre 2011 à fin avril 2012.
Notre trajet serait à peu près le suivant (il est encore en cours de construction bien sûr !) :
Arrivée à Rio (visite), avion vers Foz da Iguacu, bus jusqu’à Buenos Aires, Rosario, retour à BA pour prendre un avion jusqu’à Punta Arenas, visite du parc Torres del Paine au Chili.
Retour jusqu’à Santiago en bus en plusieurs étapes (nous avons beaucoup de possibilités d’hébergement au Chili vu que je suis moitié Chilien !) fêtes de noël et nouvel an à Santiago.
Départ pour le nord du Chili en bus, San Pedro de Atacama, Bolivie via le Salar Duyuni, vers le Pérou (Machu Picchu), Equateur, Colombie, Venezuela, puis retour vers Cartagena en Colombie pour une petite croisière jusqu’au Panama.
Nous situons notre arrivée au Panama vers début mars.
Ensuite, nous remonterons vers le nord en évitant les zones trop touristiques (par exemple le Costa Rica ça ira vite ...)
Avion à Cancun vers Los Angeles où j’ai de la famille à visiter, puis San Francisco une petite semaine et retour a Paris !
Quelques éclaircissements : nous sommes très conscients que la durée est relativement courte et qu’on ne pourra pas tout faire ! Nous sommes prêts à sacrifier quelques pays (Venezuela et Equateur par exemple) si cela s’avère vraiment nécessaire, d’autant que nous souhaitons faire qq activités (visites, surf, plongée)
Notre budget est de 12 000 euro à 2 sans compter les vols Paris - Rio et SF – Paris.
Nous souhaitons au maximum dormir (selon le pays) en camping, auberge de jeunesse, voire hôtel si le budget le permet, et comptons manger pas chers (marchés, se faire à manger, etc...) bref, des vrais backpackers à la recherche du moindre centime non dépensé !
Que pensez-vous de notre projet ? Est-il réalisable ? Quels seraient vos conseils pour notre trajet ? Notre budget est il suffisant ? Dans quels pays peut-on se permettre l’hôtel ?
Merci d’avance de l’aide que vous pourrez nous apporter.
Nous sommes un jeune couple qui a pour projet de voyager en Amérique du sud et centrale de début novembre 2011 à fin avril 2012.
Notre trajet serait à peu près le suivant (il est encore en cours de construction bien sûr !) :
Arrivée à Rio (visite), avion vers Foz da Iguacu, bus jusqu’à Buenos Aires, Rosario, retour à BA pour prendre un avion jusqu’à Punta Arenas, visite du parc Torres del Paine au Chili.
Retour jusqu’à Santiago en bus en plusieurs étapes (nous avons beaucoup de possibilités d’hébergement au Chili vu que je suis moitié Chilien !) fêtes de noël et nouvel an à Santiago.
Départ pour le nord du Chili en bus, San Pedro de Atacama, Bolivie via le Salar Duyuni, vers le Pérou (Machu Picchu), Equateur, Colombie, Venezuela, puis retour vers Cartagena en Colombie pour une petite croisière jusqu’au Panama.
Nous situons notre arrivée au Panama vers début mars.
Ensuite, nous remonterons vers le nord en évitant les zones trop touristiques (par exemple le Costa Rica ça ira vite ...)
Avion à Cancun vers Los Angeles où j’ai de la famille à visiter, puis San Francisco une petite semaine et retour a Paris !
Quelques éclaircissements : nous sommes très conscients que la durée est relativement courte et qu’on ne pourra pas tout faire ! Nous sommes prêts à sacrifier quelques pays (Venezuela et Equateur par exemple) si cela s’avère vraiment nécessaire, d’autant que nous souhaitons faire qq activités (visites, surf, plongée)
Notre budget est de 12 000 euro à 2 sans compter les vols Paris - Rio et SF – Paris.
Nous souhaitons au maximum dormir (selon le pays) en camping, auberge de jeunesse, voire hôtel si le budget le permet, et comptons manger pas chers (marchés, se faire à manger, etc...) bref, des vrais backpackers à la recherche du moindre centime non dépensé !
Que pensez-vous de notre projet ? Est-il réalisable ? Quels seraient vos conseils pour notre trajet ? Notre budget est il suffisant ? Dans quels pays peut-on se permettre l’hôtel ?
Merci d’avance de l’aide que vous pourrez nous apporter.
Partir faire du WWOOFing en Argentine?
Salut, je pars pour l'Amérique de Sud en mars 2011 pendant 11 mois et je souhaite faire du woofing en Argentine quelques mois...
Je recherche des adresses et des conseils à propos du woofing😎
merci!
Je recherche des adresses et des conseils à propos du woofing😎
merci!
Malaisie: un choix judicieux?
bonjour et meilleurs voeux à tous
recherche un pays d'Asie pour effectuer 1er voyage en se débrouillant vraiment seuls(=ss prise en charge ds un circuit organisé) goût pr les pays d'Asie circuit voyage organisé en grpe en Thailande...puis 2008 et 2010 voyage au Vietnam avec du sur mesure individuel... pr le moment suis trés tentée par la Malaisie, suite à lecture LP , VF et surf sur internet... Le pays semble bien adapté au tourisme:habitants accueillants locomotion facile vols intérieurs pas chers bon réseau routier(circulation facile pr location par rapport à d'autres pays d'Asie) bus train etc plusieurs sites me donnent envie Georgetown Malacca Singapour( c'est à côté) Kuching etc...lac chini profil et contraintes 18 nuits sur place et obligatoirement en juillet envie d'un circuit mais aimerais obligatoirement y intégrer 3 à 4 nuits plage.quel casse tête!!! je sais déjà parfait çà n'existe pas mais pour ceux qui connaissent j'ai bcp aimé Phu Quoc ou Con Dao au Vietnam...
impératif:une plage où je ne risque pas de me faire dévoree par des sand flies car je développe des allergies qui me rendent dingue.je ne pratique ni plongée ni snorkeling mais apprécie eau limpide balade sur la plage baignade bungalow sur la plage PROPRETE ...pas un immense resort les uns sur les autres...et bonne nourriture(=correcte).je vais devenir incollable sur les iles de Malaisie mais je n'arrive pas à me décider... Perhentian Abdul chalet? Redang coral redang?archipel seribuat?Pangkor?ou la plage pres de Kuching peutelle faire l'affaire?en fait c'est pr décompresser et buller ds un très beau cadre et visiter evt... La malaisie est elle un bon choix pr un 1er essai et quelle destination plage choisir...? merci
recherche un pays d'Asie pour effectuer 1er voyage en se débrouillant vraiment seuls(=ss prise en charge ds un circuit organisé) goût pr les pays d'Asie circuit voyage organisé en grpe en Thailande...puis 2008 et 2010 voyage au Vietnam avec du sur mesure individuel... pr le moment suis trés tentée par la Malaisie, suite à lecture LP , VF et surf sur internet... Le pays semble bien adapté au tourisme:habitants accueillants locomotion facile vols intérieurs pas chers bon réseau routier(circulation facile pr location par rapport à d'autres pays d'Asie) bus train etc plusieurs sites me donnent envie Georgetown Malacca Singapour( c'est à côté) Kuching etc...lac chini profil et contraintes 18 nuits sur place et obligatoirement en juillet envie d'un circuit mais aimerais obligatoirement y intégrer 3 à 4 nuits plage.quel casse tête!!! je sais déjà parfait çà n'existe pas mais pour ceux qui connaissent j'ai bcp aimé Phu Quoc ou Con Dao au Vietnam...
impératif:une plage où je ne risque pas de me faire dévoree par des sand flies car je développe des allergies qui me rendent dingue.je ne pratique ni plongée ni snorkeling mais apprécie eau limpide balade sur la plage baignade bungalow sur la plage PROPRETE ...pas un immense resort les uns sur les autres...et bonne nourriture(=correcte).je vais devenir incollable sur les iles de Malaisie mais je n'arrive pas à me décider... Perhentian Abdul chalet? Redang coral redang?archipel seribuat?Pangkor?ou la plage pres de Kuching peutelle faire l'affaire?en fait c'est pr décompresser et buller ds un très beau cadre et visiter evt... La malaisie est elle un bon choix pr un 1er essai et quelle destination plage choisir...? merci
Tour du monde Skyteam
Dans le cadre des billets Tour du monde, quelles sont les possibilités de vol à partir de PPT ?
A l'exception bien sur d'un retour sur le continent US😛
Arrivée tardive à Buenos Aires
nous sommes deux étudiantes qui débarquent à buenos aires le 20 janvier. Nous devons prendre le bus le lendemain pour aller à Mendoza.
le problème étant qu'on arrive à 22h à l'aéroport de Buenos Aires , sans rien connaitre , deux nanas , avec des gros sacs...niveau sécurité j'avoue qu'on a un peu peur , alors si par hasard vous connaissez quelqu'un qui peut venir nous réceptionner...on paye l'essence et le déplacement , mais les taxis sont assez chers et on a peur de prendre le bus et de se retrouver au centre ville seules à minuit.....
à bon entendeur... ^^
amicalement
morgane
à bon entendeur... ^^
amicalement
morgane
Conseils sur itinéraire de tour du monde à partir de janvier 2012?
Salut à tous!
Je prévois de faire le tour du monde pendant un an l'année prochaine à partir de janvier 2012. Après avoir lu certaines discussions sur le forum, j'ai vu que certains conseillent de rallonger le temps dans certains pays. J'ai justement besoin de l'avis de ceux qui connaissent. Pour les vols j'ai regardé sur Oneworld ça me parait bien. Et pour ceux qui planifient aussi un tour du monde, ça sera cool de comparer nos itinéraires!
Donc voici mon 1er brouillon : Janvier : Rajahstan (1 mois) Février : Népal (1 mois) mon grand rêve 🙂 Mars : Chine (1 mois) Avril : Vietnam (3 semaines) et Cambodge (2 semaines) Mai : Laos (3 semaines) et Thailande (3 semaines) Juin : Malaisie péninsule (2 semaines) Juillet : Indonésie Java et Bali (1 mois) Aout : Japon (2 semaines) et Hawai (1 semaine) Septembre : San Francisco et NYC (1 semaine au total) puis Pérou (3 semaines) Octobre : Bolivie (2 semaines) , Nord du Chili (2 semaines) Novembre : Iles Malouines (1 semaines), Terre de Feu et Glaciers (2 semaines) Décembre : Remontée de l'Argentine jusqu'à Rio (1 mois et quelques)
Voila, merci d'avance pour vos conseils 😉
Je prévois de faire le tour du monde pendant un an l'année prochaine à partir de janvier 2012. Après avoir lu certaines discussions sur le forum, j'ai vu que certains conseillent de rallonger le temps dans certains pays. J'ai justement besoin de l'avis de ceux qui connaissent. Pour les vols j'ai regardé sur Oneworld ça me parait bien. Et pour ceux qui planifient aussi un tour du monde, ça sera cool de comparer nos itinéraires!
Donc voici mon 1er brouillon : Janvier : Rajahstan (1 mois) Février : Népal (1 mois) mon grand rêve 🙂 Mars : Chine (1 mois) Avril : Vietnam (3 semaines) et Cambodge (2 semaines) Mai : Laos (3 semaines) et Thailande (3 semaines) Juin : Malaisie péninsule (2 semaines) Juillet : Indonésie Java et Bali (1 mois) Aout : Japon (2 semaines) et Hawai (1 semaine) Septembre : San Francisco et NYC (1 semaine au total) puis Pérou (3 semaines) Octobre : Bolivie (2 semaines) , Nord du Chili (2 semaines) Novembre : Iles Malouines (1 semaines), Terre de Feu et Glaciers (2 semaines) Décembre : Remontée de l'Argentine jusqu'à Rio (1 mois et quelques)
Voila, merci d'avance pour vos conseils 😉
Chemins oubliés de Bolivie
Chemins oubliés de Bolivie
Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.
Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.
Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.
Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.
Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.
Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.
La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.
Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.
Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.
La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.
Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !
Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.
Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

Visites incontournables pour un mois en Argentine dès début décembre?
Bonjour,
Je vais partir début décembre pour un mois en Argentine. Est-ce-que quelqu'un saurait quelles sont les endroits et paysage à ne pas manquer? Et si ca vaut la peine d'aller au bord de la mer??
Merci d'avance
Je vais partir début décembre pour un mois en Argentine. Est-ce-que quelqu'un saurait quelles sont les endroits et paysage à ne pas manquer? Et si ca vaut la peine d'aller au bord de la mer??
Merci d'avance










