Results for "Cantons-de-l'Est"
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Procédures pour un Algérien pour s'installer en Suisse?
salut je suis un algerien qui voudrait sinstaler en suisse jai les moyen finanacier mais je voudrait connaitre quelle est la procedure a suivre mercy d'avance
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 3: Bolivie)
Suite de la partie 1 : http://voyageforum.com/...ost=1190568;#1190568
et de la partie 2 : http://voyageforum.com/v.f?post=1191542;#1191542

J12 Mardi 10/07 : C’est le jour du départ en Bolivie. La veille en fin de journée, l'appareil photo est tombé d'un équipet du camping-car. Le boîtier et l'objectif sont intacts mais le filtre polarisant est étoilé! M...!!! Juste avant la Bolivie!!
Le minibus doit passer nous prendre à 8h00 devant l’hôtel. Il nous conduira avec d'autres touristes de la même agence jusqu'au poste de frontière bolivien puis nous continuerons en 4X4.
Un adorable petit chien fait patienter les enfants.

Il arrive avec 15 mn de retard, ce qui finalement n’est rien comparé aux 2 heures d’attente à la douane car le col Hito Cajon qui mène en Bolivie est fermé. Le vent a soufflé toute la nuit et a formé des congères. Finalement vers 10h le col ouvre, il n’y a plus qu’à faire la queue (longuement) au poste de douane chilien à SPDA. Nous partons pour 40 km de minibus jusqu’à la douane bolivienne (d’abord par la route du Paso de Jama, puis on tourne à G sur une piste pendant qq km, c’est indiqué). On remplit un Nème papier avec les 5 numéros de passeport… 2 km plus loin (frais de douane 1500 pesos chiliens (15FF)/pers), rebelote pour l’entrée dans le parc national bolivien (30 bolivianos (30FF)/adulte, gratuit pour les enfants)
Finalement nous sommes enfin à pied d’œuvre vers 13h après ½ journée d’attente et de formalités ! Je pense que sur 3 semaines de vacances, nous aurons en tout passé au moins une bonne journée en formalités douanières !! Nous partons pour 2 jours seulement en Bolivie (ben wouih, 3 semaines c’est court, surtout en partant de BSAS, et puis j’appréhende un peu le froid et l’inconfort et les longues journées de piste du tour classique jusqu’au salar d’Uyuni)
Pour ce tour sur mesure, après avoir contacté 3 agences de SPDA qui organisent des tours en Bolivie (Colque Tour, Cordillera Travellers et Estrella del Sur Expeditiones), c’est finalement cette dernière agence que j’ai retenue. Tout coûte cher à SPDA, beaucoup plus cher que les tours au départ d’Uyuni. Pour nous 5 nous payons 600 USD pour 2 jours/1 nuit, tout compris.
Avant de quitter le poste de douane bolivien et de commencer vraiment notre petite virée en Bolivie, nous prenons un bon petit déjeuner dans un vent assez glacial à 4000 m : Simeon a tout disposé sur une belle nappe dans le coffre du 4X4 : chocolat chaud, pain, dulche de leche (confiture de lait), confiture et beurre. Il refait le plein et ensuite nous prenons la piste, en même temps que 3 ou 4 autres 4X4 qui nous distancent rapidement car nous faisons quelques arrêts photos.

Simeon notre chauffeur, n’a dormi que 2 h cette nuit pour venir d’Uyuni, il se réconforte avec des feuilles de coca. Comme sa vue est fatiguée, il en a collé une au-dessus de chaque œil ! Il vit à Uyuni et a 3 enfants de 5, 8 et 10 ans qu’il ne voit pas beaucoup. Il travaille toute l’année, même pendant la saison des pluies. « Les Boliviens sont forts ! », nous explique-il.
Nous goûtons la feuille de coca est c’est au premier abord vraiment dég…Il faut en prendre 5 ou 6 et les mastiquer pendant une vingtaine de minutes. Arnaud les avale aussitôt pour s’en débarrasser au plus vite. Je persévère mais elles finissent par se dissoudre et je les avale aussi (ce qu’il faut éviter parait-il ?) Fred et Victor persévèrent…Victor, jeune étudiant en 3ème année de philo, vit depuis 2 mois à SPDA où il gagne sa vie en faisant de petits boulots, en attendant que sa copine le rejoigne pour un grand tour de 2 mois au Pérou et en Bolivie. Vivant à 2500 m depuis plusieurs semaines, il ne souffre pas trop de l’altitude. Nous avons passé plusieurs nuits à 4000 m avant d’arriver à SPDA mais ça fait 3 nuits que nous dormons à 2500 m mais ça va. Aucun mal de tête, simplement un essoufflement inhabituel.
Nous découvrons d’abord la Laguna Blanca, gelée en partie

puis la Laguna Verde (cette lagune ne prend sa couleur verte qu’avec la combinaison soleil+ vent et aujourd’hui on est gâté), tout près de la frontière.

Ensuite : désert de Dali, que nous admirons de (trop) loin. Il est un peu trop tôt dans la journée pour avoir des ombres "à la Dali".

L’altiplano est vraiment magnifique, les volcans sont enneigés car l’hiver est inhabituel cette année. Il y a eu plusieurs journées consécutives de temps gris et maussade, chose exceptionnelle dans cette région désertique en saison sèche. Un peu plus loin nous arrivons au salar de Chalviri où coulent des Aguas termales où l’on peut se baigner.

Mais le petit vent frais qui souffle à 4000 m nous dissuade de tenter l’expérience.
Puis solfatares (Sol de Manana) situés à près de 5000 m d’altitude.



C’est là à 5000 m d'altitude, que Victor a couru le 200 m en atmosphère appauvrie en oxygène le plus rapide du monde, en rattrapant une feuille que le vent lui avait arrachée des mains. Il a mis une heure à s’en remettre.
Enfin la magnifique Laguna Colorada et ses qq flamants roses (les autres ont migré dans des contrées plus clémentes et reviendront en été) et lamas.





Nous déjeunons à l’auberge d’un (bon) repas rapidement préparé par Siméon et non moins rapidement avalé. Puis nous allons marcher un peu au bord de la Laguna Colorada. Jusque là la piste n’offre aucune difficulté, ni technique ni d’orientation. Nous quittons ensuite les sentiers battus du sud Lipez pour aller vers le petit village de Quetena Chico, plus à l’est où nous allons passer la nuit. La piste, mauvaise, aucune indication, est superbe. Le soleil se couche peu avant notre arrivée et nous offre de superbes lumières.
De loin nous admirons le volcan Uturuncu, 6022 m, notre objectif du lendemain. Quelques vigognes se détachent sur l'horizon.

L'Uturuncu de plus près. Les trainées plus claires ne sont pas de la neige mais du soufre.

Quetena Chico comme la plupart des villages du coin vit de l’élevage des lamas. Il y en a plein partout, aussi sauvages que nos braves vaches et ça doit bien faire rigoler les Boliviens quand on s’extasie devant eux. Bonne surprise, l’auberge de Quetena nous offre une grande chambre, propre, spacieuse, pour nous 5, avec plein de couvertures.


Les toilettes sont propres et on peut même pour 5 bolivianos (5FF) prendre une douche chaude mais vu la température ambiante, ça ne nous tente pas vraiment… Simeon nous prépare avec l’aide des 2 femmes de l’auberge un bon repas (poulet + légumes, soupe). Nous sommes vraiment gâtés vu les conditions d’éloignement de tout. Il faut dire que Simeon est très organisé. Il promène sur le toit de son 4X4 en plus de nos bagages, de sa roue de secours et de ses 2 gros bidons d’essence, une bouteille de gaz, un réchaud et une grosse glacière. Avant de partir, l’agence nous avait d’ailleurs demandé ce que nous avions envie de manger, s’était enquis de savoir si nous étions végétariens, délicate attention…
Nous nous enfouissons sous une bonne couche de couvertures (en plus de nos sacs de couchage) car demain nous nous lèverons à 4h30.Le ciel est clair, il va encore faire beau demain !
J13 Mercredi 11/07 Lever à 4h30 comme prévu, ça caille. 5°C dans la chambre. On n’a pas très bien dormi, trop chaud !
A cette heure indue, il n’y a pas encore d’électricité, les lampes frontales sont bien utiles car la nuit est encore très noire. La lune est réduite à un mince croissant. Nous avalons un bon petit déjeuner.
Simeon a déjà démarré le 4X4 mais bien qu’il soit équipé d’un système antigel pour les grands froids, il est obligé de promener une torche enflammée sur le radiateur pour réveiller totalement son moteur. Selon lui il doit faire en dessous de -15°C.
Il y a une heure de piste jusqu’au volcan Uturuncu. C’est de la conduite 4X4 de haut vol : nous devons faire le brise glace en avançant et reculant à plusieurs reprises pour franchir une rivière gelée. Simeon connaît le coin comme sa poche et heureusement car il n’y a absolument aucune indication. Les gués se succèdent et enfin nous arrivons au pied du volcan et l’ascension commence. Il y avait autrefois une mine de soufre desservie par une piste qui monte jusqu’à 5700 m mais à cause de la neige et malgré les prouesses de Simeon, nous devons nous arrêter à 5260m. Après c’est à pied.

Nous arrivons juste au moment du lever du soleil, c’est très beau. Nous avons revêtu tous nos vêtements. Pantalon en fourrure polaire+ pantalon de marche en toile+ pantalon coupe-vent. En haut T-shirt+2sweat+2fourrures polaires+anorak+Bonnet+foulard+moufles.
Le vent se lève et augmente encore la sensation de froid.

Le sommet parait tout proche : le volcan est très beau avec ses coulées de soufre jaune. Il domine toute la région. On a vraiment envie d’aller en haut. Mais très vite, Caroline et Marion préfèrent faire demi-tour, frigorifiées et à bout de souffle.
Arnaud continue vaillamment avec Fred, Simeon et Victor mais lui aussi finit par renoncer à 5450 m, ayant trop froid aux pieds (il souffrira en fait d’une belle engelure, de même que Caroline). Simeon a laissé la voiture ouverte, heureusement car le vent est de + en + fort.
Je me sens parfaitement bien jusqu’à 5500 m où soudain j’ai la sensation brutale d’avoir la tête et la gorge prises dans un étau. C’est vraiment très désagréable. Je descends rejoindre les enfants. Les 3 hommes continuent. En une demi-heure, frigorifiée avec le vent dans le nez, je rejoins les enfants au 4X4. On se pelotonne dans un duvet et une couverture et la longue attente commence. Il est 8h45. Simeon nous a expliqué la veille que dans tous les cas, il faudrait reprendre la piste à 12h car une longue route nous attend ensuite jusqu’au poste frontière qui ferme vers 18h00. Marion est vraiment mal, elle se plaint de nausées et de céphalées et je ne vaux pas mieux. Le soleil monte peu à peu dans le ciel et l’atmosphère dans le 4X4 -au soleil mais aussi en plein vent- se réchauffe un peu. Pour s’occuper, on joue au baccalauréat : Marion et moi sommes complètement dans le potage alors que les grands qui ne souffrent pas du mal des montagnes voient leurs capacités intellectuelles conservées.
Midi arrive enfin et toujours personne.
Je commence à stresser en réalisant que s’il leur est arrivé qq chose, je suis incapable d’aller les aider et qu’en plus je n’ai pas la clé pour conduire le 4X4, nous mettre à l’abri avant la nuit et chercher du secours.
De toute façon, on ne peut rien faire d’autre qu’attendre.
Enfin, ½ plus tard, je distingue au loin 3 petites silhouettes dans un immense pierrier volcanique. C’est eux ! (Pas de doute, il n’y a personne d’autre à des dizaines de km alentours…) Ils semblent marcher normalement, tout va bien.
Finalement avec 1h30 de retard, ils nous rejoignent, épuisés comme jamais selon leurs dires. Simeon a déjà gravi le volcan une quinzaine de fois mais jamais dans de telles conditions de froid et de vent. Il a épuisé son stock de feuilles de coca dans la grimpette, avec l’aide de Fred et Victor qui avaient-comme nous- pris le matin un comprimé de Diamox. Victor, qui a réalisé l’ascension en baskets ( !!) est crevé, a l’impression que sa tête va exploser, mais comme Fred, qui lui n’a pas mal au crâne mais est complètement épuisé, en hypoglycémie, est fier d’être arrivé au sommet. Ils ont gravi les 800 m jusqu’à 6020 m sans rien boire ni manger, trop de vent, trop froid. Simeon et Fred se requinquent en engloutissant plein de gâteaux bien sucrés. Victor, nauséeux, préfère dormir…
Voici les images qu'ils ont rapportées :
Le sommet approche :

C'est un sol volcanique instable, bien crevant.

De là-haut, il parait que la vue est magnifique sur des lagunes, mais le fond de l'air est très frais!

Plus de 6000m! Pas mal!

Simeon et Victor au sommet.


Victor a fait l'ascension en jean (+ pantalon de pyjama) et baskets! Pas frileux le garçon!
Fred en haut :

Vue d'en haut :

Nous regagnons l’auberge de Quetena Chico, découvrant sous le soleil le magnifique paysage de canyons traversé cette nuit. Le coin est vraiment beau et perdu.
Fred nous explique que le sommet est en fait plus haut que ce qu’on découvre du bas. Pas bon pour le moral quand arrivé à 5995 m, on découvre qu’il reste 30 m à gravir ! De là-haut, ils avaient une vue superbe sur 3 lagunes. Un petit muret de pierres circulaire leur a permis de faire une petite pause relativement abrités pour profiter de la vue.
Arrivés à l’auberge, Simeon, le « bolivien fort », nous prépare encore une fois un bon repas. A 4000 m, nous nous sentons en pleine forme et l’appétit est là !
Nous rassemblons nos affaires de la nuit, rechargeons le 4X4 et reprenons la piste vers le Hito Cajon, poste frontière boliviano-chilien. Nous passons à Quetena Grande (plus petit que Q chico) et découvrons une région magnifique avec une rivière serpentant dans un canyon où paissent plein de lamas.


Les maisons sont très mignonnes, toutes en adobe et au toit de paille (pas de tôle ondulée par ici), il y a de nombreux enclos en pierre pour les lamas.

La seule autre source de revenu dans le coin semble être l’extraction de sels minéraux des lagunes : borax entre autres. Il y aurait des dizaines de photos à prendre dans le coin, plein de belles balades aussi mais je sens bien que Simeon craint d’arriver trop tard à la douane et je limite les pauses-photo.

Il faut dire que les journées sont très courtes en hiver (la nuit tombe à 18H30)
Nous fermons la boucle de notre circuit en retrouvant le salar de Chalviri et arrivons juste à temps au poste frontière. Comme nous sommes les derniers, ça va beaucoup plus vite. La navette minibus nous a attendus et à 19h00 nous sommes au poste de douane chilien à SPDA où les bagages sont fouillés afin de vérifier que nous n’allons pas importer de fièvre aphteuse et autres maladies au Chili.
La navette nous dépose à l’hôtel Chiloé où nous payons nos 3000 pesos, récupérons le camping-car. Puis nous allons chez Victor pour transférer sur son portable les photos de ces 2 jours époustouflants. Nous terminons la soirée dans un petit resto où Victor a ses habitudes, le seul de SPDA qui ne soit pas trop cher (nous mangeons à 6 pour 13400 pesos) puis raccompagnons Victor chez lui, lui faisons nos adieux et partons faire de beaux rêves dans la Cordillera De Sal, comme d’habitude.
La suite dans une 4ème et dernière (!) partie : retour en Argentine: http://voyageforum.com/v.f?post=1193013;#1193013

J12 Mardi 10/07 : C’est le jour du départ en Bolivie. La veille en fin de journée, l'appareil photo est tombé d'un équipet du camping-car. Le boîtier et l'objectif sont intacts mais le filtre polarisant est étoilé! M...!!! Juste avant la Bolivie!!
Le minibus doit passer nous prendre à 8h00 devant l’hôtel. Il nous conduira avec d'autres touristes de la même agence jusqu'au poste de frontière bolivien puis nous continuerons en 4X4.
Un adorable petit chien fait patienter les enfants.

Il arrive avec 15 mn de retard, ce qui finalement n’est rien comparé aux 2 heures d’attente à la douane car le col Hito Cajon qui mène en Bolivie est fermé. Le vent a soufflé toute la nuit et a formé des congères. Finalement vers 10h le col ouvre, il n’y a plus qu’à faire la queue (longuement) au poste de douane chilien à SPDA. Nous partons pour 40 km de minibus jusqu’à la douane bolivienne (d’abord par la route du Paso de Jama, puis on tourne à G sur une piste pendant qq km, c’est indiqué). On remplit un Nème papier avec les 5 numéros de passeport… 2 km plus loin (frais de douane 1500 pesos chiliens (15FF)/pers), rebelote pour l’entrée dans le parc national bolivien (30 bolivianos (30FF)/adulte, gratuit pour les enfants)
Finalement nous sommes enfin à pied d’œuvre vers 13h après ½ journée d’attente et de formalités ! Je pense que sur 3 semaines de vacances, nous aurons en tout passé au moins une bonne journée en formalités douanières !! Nous partons pour 2 jours seulement en Bolivie (ben wouih, 3 semaines c’est court, surtout en partant de BSAS, et puis j’appréhende un peu le froid et l’inconfort et les longues journées de piste du tour classique jusqu’au salar d’Uyuni)
Pour ce tour sur mesure, après avoir contacté 3 agences de SPDA qui organisent des tours en Bolivie (Colque Tour, Cordillera Travellers et Estrella del Sur Expeditiones), c’est finalement cette dernière agence que j’ai retenue. Tout coûte cher à SPDA, beaucoup plus cher que les tours au départ d’Uyuni. Pour nous 5 nous payons 600 USD pour 2 jours/1 nuit, tout compris.
Avant de quitter le poste de douane bolivien et de commencer vraiment notre petite virée en Bolivie, nous prenons un bon petit déjeuner dans un vent assez glacial à 4000 m : Simeon a tout disposé sur une belle nappe dans le coffre du 4X4 : chocolat chaud, pain, dulche de leche (confiture de lait), confiture et beurre. Il refait le plein et ensuite nous prenons la piste, en même temps que 3 ou 4 autres 4X4 qui nous distancent rapidement car nous faisons quelques arrêts photos.

Simeon notre chauffeur, n’a dormi que 2 h cette nuit pour venir d’Uyuni, il se réconforte avec des feuilles de coca. Comme sa vue est fatiguée, il en a collé une au-dessus de chaque œil ! Il vit à Uyuni et a 3 enfants de 5, 8 et 10 ans qu’il ne voit pas beaucoup. Il travaille toute l’année, même pendant la saison des pluies. « Les Boliviens sont forts ! », nous explique-il.
Nous goûtons la feuille de coca est c’est au premier abord vraiment dég…Il faut en prendre 5 ou 6 et les mastiquer pendant une vingtaine de minutes. Arnaud les avale aussitôt pour s’en débarrasser au plus vite. Je persévère mais elles finissent par se dissoudre et je les avale aussi (ce qu’il faut éviter parait-il ?) Fred et Victor persévèrent…Victor, jeune étudiant en 3ème année de philo, vit depuis 2 mois à SPDA où il gagne sa vie en faisant de petits boulots, en attendant que sa copine le rejoigne pour un grand tour de 2 mois au Pérou et en Bolivie. Vivant à 2500 m depuis plusieurs semaines, il ne souffre pas trop de l’altitude. Nous avons passé plusieurs nuits à 4000 m avant d’arriver à SPDA mais ça fait 3 nuits que nous dormons à 2500 m mais ça va. Aucun mal de tête, simplement un essoufflement inhabituel.
Nous découvrons d’abord la Laguna Blanca, gelée en partie

puis la Laguna Verde (cette lagune ne prend sa couleur verte qu’avec la combinaison soleil+ vent et aujourd’hui on est gâté), tout près de la frontière.

Ensuite : désert de Dali, que nous admirons de (trop) loin. Il est un peu trop tôt dans la journée pour avoir des ombres "à la Dali".

L’altiplano est vraiment magnifique, les volcans sont enneigés car l’hiver est inhabituel cette année. Il y a eu plusieurs journées consécutives de temps gris et maussade, chose exceptionnelle dans cette région désertique en saison sèche. Un peu plus loin nous arrivons au salar de Chalviri où coulent des Aguas termales où l’on peut se baigner.

Mais le petit vent frais qui souffle à 4000 m nous dissuade de tenter l’expérience.
Puis solfatares (Sol de Manana) situés à près de 5000 m d’altitude.



C’est là à 5000 m d'altitude, que Victor a couru le 200 m en atmosphère appauvrie en oxygène le plus rapide du monde, en rattrapant une feuille que le vent lui avait arrachée des mains. Il a mis une heure à s’en remettre.
Enfin la magnifique Laguna Colorada et ses qq flamants roses (les autres ont migré dans des contrées plus clémentes et reviendront en été) et lamas.





Nous déjeunons à l’auberge d’un (bon) repas rapidement préparé par Siméon et non moins rapidement avalé. Puis nous allons marcher un peu au bord de la Laguna Colorada. Jusque là la piste n’offre aucune difficulté, ni technique ni d’orientation. Nous quittons ensuite les sentiers battus du sud Lipez pour aller vers le petit village de Quetena Chico, plus à l’est où nous allons passer la nuit. La piste, mauvaise, aucune indication, est superbe. Le soleil se couche peu avant notre arrivée et nous offre de superbes lumières.
De loin nous admirons le volcan Uturuncu, 6022 m, notre objectif du lendemain. Quelques vigognes se détachent sur l'horizon.

L'Uturuncu de plus près. Les trainées plus claires ne sont pas de la neige mais du soufre.

Quetena Chico comme la plupart des villages du coin vit de l’élevage des lamas. Il y en a plein partout, aussi sauvages que nos braves vaches et ça doit bien faire rigoler les Boliviens quand on s’extasie devant eux. Bonne surprise, l’auberge de Quetena nous offre une grande chambre, propre, spacieuse, pour nous 5, avec plein de couvertures.


Les toilettes sont propres et on peut même pour 5 bolivianos (5FF) prendre une douche chaude mais vu la température ambiante, ça ne nous tente pas vraiment… Simeon nous prépare avec l’aide des 2 femmes de l’auberge un bon repas (poulet + légumes, soupe). Nous sommes vraiment gâtés vu les conditions d’éloignement de tout. Il faut dire que Simeon est très organisé. Il promène sur le toit de son 4X4 en plus de nos bagages, de sa roue de secours et de ses 2 gros bidons d’essence, une bouteille de gaz, un réchaud et une grosse glacière. Avant de partir, l’agence nous avait d’ailleurs demandé ce que nous avions envie de manger, s’était enquis de savoir si nous étions végétariens, délicate attention…
Nous nous enfouissons sous une bonne couche de couvertures (en plus de nos sacs de couchage) car demain nous nous lèverons à 4h30.Le ciel est clair, il va encore faire beau demain !
J13 Mercredi 11/07 Lever à 4h30 comme prévu, ça caille. 5°C dans la chambre. On n’a pas très bien dormi, trop chaud !
A cette heure indue, il n’y a pas encore d’électricité, les lampes frontales sont bien utiles car la nuit est encore très noire. La lune est réduite à un mince croissant. Nous avalons un bon petit déjeuner.
Simeon a déjà démarré le 4X4 mais bien qu’il soit équipé d’un système antigel pour les grands froids, il est obligé de promener une torche enflammée sur le radiateur pour réveiller totalement son moteur. Selon lui il doit faire en dessous de -15°C.
Il y a une heure de piste jusqu’au volcan Uturuncu. C’est de la conduite 4X4 de haut vol : nous devons faire le brise glace en avançant et reculant à plusieurs reprises pour franchir une rivière gelée. Simeon connaît le coin comme sa poche et heureusement car il n’y a absolument aucune indication. Les gués se succèdent et enfin nous arrivons au pied du volcan et l’ascension commence. Il y avait autrefois une mine de soufre desservie par une piste qui monte jusqu’à 5700 m mais à cause de la neige et malgré les prouesses de Simeon, nous devons nous arrêter à 5260m. Après c’est à pied.

Nous arrivons juste au moment du lever du soleil, c’est très beau. Nous avons revêtu tous nos vêtements. Pantalon en fourrure polaire+ pantalon de marche en toile+ pantalon coupe-vent. En haut T-shirt+2sweat+2fourrures polaires+anorak+Bonnet+foulard+moufles.
Le vent se lève et augmente encore la sensation de froid.

Le sommet parait tout proche : le volcan est très beau avec ses coulées de soufre jaune. Il domine toute la région. On a vraiment envie d’aller en haut. Mais très vite, Caroline et Marion préfèrent faire demi-tour, frigorifiées et à bout de souffle.
Arnaud continue vaillamment avec Fred, Simeon et Victor mais lui aussi finit par renoncer à 5450 m, ayant trop froid aux pieds (il souffrira en fait d’une belle engelure, de même que Caroline). Simeon a laissé la voiture ouverte, heureusement car le vent est de + en + fort.
Je me sens parfaitement bien jusqu’à 5500 m où soudain j’ai la sensation brutale d’avoir la tête et la gorge prises dans un étau. C’est vraiment très désagréable. Je descends rejoindre les enfants. Les 3 hommes continuent. En une demi-heure, frigorifiée avec le vent dans le nez, je rejoins les enfants au 4X4. On se pelotonne dans un duvet et une couverture et la longue attente commence. Il est 8h45. Simeon nous a expliqué la veille que dans tous les cas, il faudrait reprendre la piste à 12h car une longue route nous attend ensuite jusqu’au poste frontière qui ferme vers 18h00. Marion est vraiment mal, elle se plaint de nausées et de céphalées et je ne vaux pas mieux. Le soleil monte peu à peu dans le ciel et l’atmosphère dans le 4X4 -au soleil mais aussi en plein vent- se réchauffe un peu. Pour s’occuper, on joue au baccalauréat : Marion et moi sommes complètement dans le potage alors que les grands qui ne souffrent pas du mal des montagnes voient leurs capacités intellectuelles conservées.
Midi arrive enfin et toujours personne.
Je commence à stresser en réalisant que s’il leur est arrivé qq chose, je suis incapable d’aller les aider et qu’en plus je n’ai pas la clé pour conduire le 4X4, nous mettre à l’abri avant la nuit et chercher du secours.
De toute façon, on ne peut rien faire d’autre qu’attendre.
Enfin, ½ plus tard, je distingue au loin 3 petites silhouettes dans un immense pierrier volcanique. C’est eux ! (Pas de doute, il n’y a personne d’autre à des dizaines de km alentours…) Ils semblent marcher normalement, tout va bien.
Finalement avec 1h30 de retard, ils nous rejoignent, épuisés comme jamais selon leurs dires. Simeon a déjà gravi le volcan une quinzaine de fois mais jamais dans de telles conditions de froid et de vent. Il a épuisé son stock de feuilles de coca dans la grimpette, avec l’aide de Fred et Victor qui avaient-comme nous- pris le matin un comprimé de Diamox. Victor, qui a réalisé l’ascension en baskets ( !!) est crevé, a l’impression que sa tête va exploser, mais comme Fred, qui lui n’a pas mal au crâne mais est complètement épuisé, en hypoglycémie, est fier d’être arrivé au sommet. Ils ont gravi les 800 m jusqu’à 6020 m sans rien boire ni manger, trop de vent, trop froid. Simeon et Fred se requinquent en engloutissant plein de gâteaux bien sucrés. Victor, nauséeux, préfère dormir…
Voici les images qu'ils ont rapportées :
Le sommet approche :

C'est un sol volcanique instable, bien crevant.

De là-haut, il parait que la vue est magnifique sur des lagunes, mais le fond de l'air est très frais!

Plus de 6000m! Pas mal!

Simeon et Victor au sommet.


Victor a fait l'ascension en jean (+ pantalon de pyjama) et baskets! Pas frileux le garçon!
Fred en haut :

Vue d'en haut :

Nous regagnons l’auberge de Quetena Chico, découvrant sous le soleil le magnifique paysage de canyons traversé cette nuit. Le coin est vraiment beau et perdu.
Fred nous explique que le sommet est en fait plus haut que ce qu’on découvre du bas. Pas bon pour le moral quand arrivé à 5995 m, on découvre qu’il reste 30 m à gravir ! De là-haut, ils avaient une vue superbe sur 3 lagunes. Un petit muret de pierres circulaire leur a permis de faire une petite pause relativement abrités pour profiter de la vue.
Arrivés à l’auberge, Simeon, le « bolivien fort », nous prépare encore une fois un bon repas. A 4000 m, nous nous sentons en pleine forme et l’appétit est là !
Nous rassemblons nos affaires de la nuit, rechargeons le 4X4 et reprenons la piste vers le Hito Cajon, poste frontière boliviano-chilien. Nous passons à Quetena Grande (plus petit que Q chico) et découvrons une région magnifique avec une rivière serpentant dans un canyon où paissent plein de lamas.


Les maisons sont très mignonnes, toutes en adobe et au toit de paille (pas de tôle ondulée par ici), il y a de nombreux enclos en pierre pour les lamas.

La seule autre source de revenu dans le coin semble être l’extraction de sels minéraux des lagunes : borax entre autres. Il y aurait des dizaines de photos à prendre dans le coin, plein de belles balades aussi mais je sens bien que Simeon craint d’arriver trop tard à la douane et je limite les pauses-photo.

Il faut dire que les journées sont très courtes en hiver (la nuit tombe à 18H30)
Nous fermons la boucle de notre circuit en retrouvant le salar de Chalviri et arrivons juste à temps au poste frontière. Comme nous sommes les derniers, ça va beaucoup plus vite. La navette minibus nous a attendus et à 19h00 nous sommes au poste de douane chilien à SPDA où les bagages sont fouillés afin de vérifier que nous n’allons pas importer de fièvre aphteuse et autres maladies au Chili.
La navette nous dépose à l’hôtel Chiloé où nous payons nos 3000 pesos, récupérons le camping-car. Puis nous allons chez Victor pour transférer sur son portable les photos de ces 2 jours époustouflants. Nous terminons la soirée dans un petit resto où Victor a ses habitudes, le seul de SPDA qui ne soit pas trop cher (nous mangeons à 6 pour 13400 pesos) puis raccompagnons Victor chez lui, lui faisons nos adieux et partons faire de beaux rêves dans la Cordillera De Sal, comme d’habitude.
La suite dans une 4ème et dernière (!) partie : retour en Argentine: http://voyageforum.com/v.f?post=1193013;#1193013
Retour du sahara algérien: Tassili-Essendilène à partir de Djanet
bjr je reviens du sahara algerien circuit tassilli essendilene
quelqu un a til ete dans cette region et pourrais me donner ces impressions j ai ete surprise de ne pas voir bcp de sable mais bcp de roches de gres les paysages lunaire sont impressionant on se croirait sur mars ou sur la lune surtout le matin quand la lumière jaune eclaire a peine les roches
a tililline les dunes de sable sont tres belle ainsi que sur l erg admer
c est pltot la que j aurai aime bivouaquer mais il y a peu de circuit qui vont sur les dunes
merci de me donner aussi vos impressions
merci
merci
En route pour Agadez! (Aïr, Niger)
Salut à tous ! Voici une tranche de vie, une tranche d'attente entre Timia et Agadez. Trois semaines pour faire 220 km... C'est une bonne moyenne 😉
Sam
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Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.
Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.
Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.
Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.
En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.
Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.
Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.
La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.
A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.
La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.
Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.
Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
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Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.
Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.
Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.
Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.
En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.
Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.
Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.
La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.
A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.
La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.
Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.
Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
Commentaires sur la vie quotidienne en Suisse
Bonjour à tous!
On me propose un emploi comme infirmière en suisse pendant un an, la rémunération est allèchante, mais quant est-il du pays!? S'il vous plait, commentaires sur ce beau pays!! Votre aide guidera ma vie pour l'année prochaine!!! J'aime les nouvelles expériences, mais je ne veux pas partir sur un coup de tête, car je dois déplacer ma petite famille dans cette aventure!
merci pour vos réponse.
On me propose un emploi comme infirmière en suisse pendant un an, la rémunération est allèchante, mais quant est-il du pays!? S'il vous plait, commentaires sur ce beau pays!! Votre aide guidera ma vie pour l'année prochaine!!! J'aime les nouvelles expériences, mais je ne veux pas partir sur un coup de tête, car je dois déplacer ma petite famille dans cette aventure!
merci pour vos réponse.
Cherche dispensaire au Maroc
Je part dans qques jours pour le Maroc en camion et j ai une cargaison de medicaments.
Je crois que j ai pas trop fait les choses dans l ordre...
En fait, ces médicaments je souhaite les donner dans des dispensaires, mais j ai aucune adresse...
Ce sont des medicaments recuperes chez des medecins traitants, c est impressionnant tout ce qu ils peuvent avoir comme echantillons medical !
Mais j ai apprit aussi que si je me fait controler a la douane avec ce chargement je risque qques pb!
Alors si qqu un ou qqu une a des infos a me fournir, je voudrais bien etre utile mais pas avoir des pb, ni rester avec tout ces medocs sur le dos !!!
Merci d avance.
Nani
Road Trip USA 2023 - Part 2
HIGHWAY 1
Highway 1 runs along the Pacific coast of California from Leggett in the north to Dana Point in the south. It's the longest state route in California, stretching 1,050 km.
It's famous for its breathtaking ocean views. That’s actually why it’s become such a popular route for road trips, with tons of attractions and points of interest all along the way.
After crossing the U.S. interior on our way out (see Road Trip USA 2023 - Part 1), we’re starting our return trip along this route from Leggett.
Videos are embedded throughout the summary. Please click on the image to start the video. To jump to a specific post, here are the appropriate links:
CALIFORNIA:
Scenic Overlooks on Route 1 Between Leggett and Fort Bragg The Pudding Creek Trestle Bridge in Fort Bragg Glass Beach - Fort Bragg Jenner Lookout Point - Highway 1 Goat Rock Beach - Sonoma Coast State Park - Jenner Point Reyes National Seashore - White House Pool Trail Point Reyes National Seashore - Limantour Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Shipwreck Point Reyes National Seashore - Kehoe Beach Trail Point Reyes National Seashore - McClures Beach Trail Point Reyes National Seashore - Cypress Tree Tunnel Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach North Point Reyes National Seashore - Elephant Seals on Drakes Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach South Point Reyes National Seashore – Elephant Seals Overlooks Point Reyes National Seashore - Chimney Rock Trail Point Reyes National Seashore - Point Reyes Lighthouse Trail Point Reyes National Seashore – Tule Elk Observation Point Bonita Lighthouse Trail - Sausalito Hawk Hill - Sausalito Battery Spencer Trail - Sausalito Rodeo Beach - Sausalito Point Cavallo - Golden Gate View - Sausalito Exploring Downtown Sausalito Visiting Sausalito’s Houseboats Crossing the Golden Gate Bridge - San Francisco Golden Gate Bridge Viewpoints - San Francisco Cruise to Alcatraz Island - San Francisco Visiting Alcatraz Island - San Francisco Civic Center - Downtown San Francisco Market Street & Yerba Buena Gardens - Downtown San Francisco Union Square & Financial District - Downtown San Francisco Fisherman's Wharf, Pier 39 & Embarcadero - San Francisco Sea Lion Observation - Pier 39 - San Francisco Lombard Street & Cable Car - Russian Hill - San Francisco Macondray Lane Historic District - Russian Hill - San Francisco Grace Cathedral & Huntington Park - Nob Hill - San Francisco Telegraph Hill - San Francisco Chinatown - San Francisco Alamo Square & Painted Ladies - Western Addition - San Francisco Palace of Fine Arts - Marina District - San Francisco Presidio of San Francisco California Coastal Trail - Lincoln Park - San Francisco California Palace of the Legion of Honor - Lincoln Park - San Francisco Sutro Baths - Lincoln Park - San Francisco Queen Wilhelmina Garden - Golden Gate Park - San Francisco Bison Paddock - Golden Gate Park - San Francisco Portals of the Past - Golden Gate Park - San Francisco Strawberry Hill - Golden Gate Park – San Francisco Prayerbook Cross & Robin Williams Meadow - Golden Gate Park - San Francisco Hidden Garden Steps & 16th Avenue Tiled Steps - San Francisco Grandview Park - San Francisco Hike - Twin Peaks Three Summits - San Francisco Longboarding Down Twin Peaks Blvd in San Francisco Haight-Ashbury - San Francisco Corona Heights Park - San Francisco Mission Dolores - San Francisco Mural Frescoes (Part 1) - Mission District - San Francisco Mural Frescoes (Part 2) - Mission District - San Francisco Devil's Slide Bunker - Pacifica Mavericks Beach - Half Moon Bay Martins Beach - Half Moon Bay Pigeon Point Lighthouse State Historic Park - Pescadero What to See in Santa Cruz Visiting Capitola What to See in Monterey Carmel-by-the-Sea Lovers Point Park - Pacific Grove Castle Rock, Hurricane Point & Little Sur River Viewpoints Pfeiffer Falls Trail Julia Pfeiffer Burns State Park Vista Point & McWay Falls Highway 1 - Big Sur Viewpoints Salmon Creek Falls San Carpoforo Creek Trail Elephant Seal Vista Point - San Simeon San Simeon Pier Moonstone Beach Boardwalk Shipwreck - Estero Bluffs State Park Surfing Competition in Morro Bay Port San Luis Pier - San Luis Obispo Pismo Beach Monarch Butterfly Grove - Pismo State Beach Nojoqui Falls Park - Solvang Arroyo Hondo Vista Point Solvang, a Charming Danish Town in California Chumash Painted Cave - Santa Barbara Goleta San Marcos Rd & Cachuma Lake Vista Points - Santa Barbara Old Santa Barbara Mission Walking Tour of Santa Barbara’s Historic Downtown West Beach - Santa Barbara What to See in Ventura Paradise Falls - Wildwood Regional Park - Thousand Oaks Sandy Dune & El Matador State Beach - Malibu Point Dume Nature Reserve - Malibu Malibu Pier Road Trip in the Malibu Mountains Los Liones Trail - Santa Monica Santa Monica Pier Rodeo Drive - Beverly Hills Greystone Mansion - Beverly Hills Hollywood Walk of Fame - Los Angeles Griffith Observatory - Los Angeles Hollywood Forever Cemetery - Los Angeles What to See in Venice Beach Venice Beach Skatepark ShoreLine Aquatic Park - Long Beach Alamitos Beach - Long Beach Naples Island - Long Beach Crescent Bay Point Park & Helser Park Kiosk - Laguna Beach Shell Beach at Twin Points - Laguna Beach Prairie Dogs at Agra Vista Point Top Gun House & Oceanside Pier Annie's Canyon Trail - Solana Beach (Via North Rios Trailhead Loop) Old Town San Diego La Jolla Coastal Trail - San Diego Balboa Park - San Diego Pacific Beach - San Diego Mission Beach - San Diego Ocean Beach Tide Pools - San Diego Sunset Cliffs Natural Park - San Diego Tuna Harbor Park - San Diego Seaport Village & Embarcadero Marina Park - San Diego Gaslamp Quarter - Downtown San Diego Coronado Island - San Diego Dead Dolly Lane - Alpine Galleta Meadows Metal Sculptures - Borrego Springs What to See in Palm Springs Robolights - Palm Springs Andreas Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs Palm Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs West Fork Falls Trail - Indian Canyons - Palm Springs Tahquitz Canyon Loop Trail - Indian Canyons - Palm Springs Desert Christ Park - Yucca Valley Pioneertown Salvation Mountain - Niland Slab City - Niland
Highway 1 runs along the Pacific coast of California from Leggett in the north to Dana Point in the south. It's the longest state route in California, stretching 1,050 km.
It's famous for its breathtaking ocean views. That’s actually why it’s become such a popular route for road trips, with tons of attractions and points of interest all along the way.
After crossing the U.S. interior on our way out (see Road Trip USA 2023 - Part 1), we’re starting our return trip along this route from Leggett.
Videos are embedded throughout the summary. Please click on the image to start the video. To jump to a specific post, here are the appropriate links:
CALIFORNIA:
Scenic Overlooks on Route 1 Between Leggett and Fort Bragg The Pudding Creek Trestle Bridge in Fort Bragg Glass Beach - Fort Bragg Jenner Lookout Point - Highway 1 Goat Rock Beach - Sonoma Coast State Park - Jenner Point Reyes National Seashore - White House Pool Trail Point Reyes National Seashore - Limantour Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Shipwreck Point Reyes National Seashore - Kehoe Beach Trail Point Reyes National Seashore - McClures Beach Trail Point Reyes National Seashore - Cypress Tree Tunnel Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach North Point Reyes National Seashore - Elephant Seals on Drakes Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach South Point Reyes National Seashore – Elephant Seals Overlooks Point Reyes National Seashore - Chimney Rock Trail Point Reyes National Seashore - Point Reyes Lighthouse Trail Point Reyes National Seashore – Tule Elk Observation Point Bonita Lighthouse Trail - Sausalito Hawk Hill - Sausalito Battery Spencer Trail - Sausalito Rodeo Beach - Sausalito Point Cavallo - Golden Gate View - Sausalito Exploring Downtown Sausalito Visiting Sausalito’s Houseboats Crossing the Golden Gate Bridge - San Francisco Golden Gate Bridge Viewpoints - San Francisco Cruise to Alcatraz Island - San Francisco Visiting Alcatraz Island - San Francisco Civic Center - Downtown San Francisco Market Street & Yerba Buena Gardens - Downtown San Francisco Union Square & Financial District - Downtown San Francisco Fisherman's Wharf, Pier 39 & Embarcadero - San Francisco Sea Lion Observation - Pier 39 - San Francisco Lombard Street & Cable Car - Russian Hill - San Francisco Macondray Lane Historic District - Russian Hill - San Francisco Grace Cathedral & Huntington Park - Nob Hill - San Francisco Telegraph Hill - San Francisco Chinatown - San Francisco Alamo Square & Painted Ladies - Western Addition - San Francisco Palace of Fine Arts - Marina District - San Francisco Presidio of San Francisco California Coastal Trail - Lincoln Park - San Francisco California Palace of the Legion of Honor - Lincoln Park - San Francisco Sutro Baths - Lincoln Park - San Francisco Queen Wilhelmina Garden - Golden Gate Park - San Francisco Bison Paddock - Golden Gate Park - San Francisco Portals of the Past - Golden Gate Park - San Francisco Strawberry Hill - Golden Gate Park – San Francisco Prayerbook Cross & Robin Williams Meadow - Golden Gate Park - San Francisco Hidden Garden Steps & 16th Avenue Tiled Steps - San Francisco Grandview Park - San Francisco Hike - Twin Peaks Three Summits - San Francisco Longboarding Down Twin Peaks Blvd in San Francisco Haight-Ashbury - San Francisco Corona Heights Park - San Francisco Mission Dolores - San Francisco Mural Frescoes (Part 1) - Mission District - San Francisco Mural Frescoes (Part 2) - Mission District - San Francisco Devil's Slide Bunker - Pacifica Mavericks Beach - Half Moon Bay Martins Beach - Half Moon Bay Pigeon Point Lighthouse State Historic Park - Pescadero What to See in Santa Cruz Visiting Capitola What to See in Monterey Carmel-by-the-Sea Lovers Point Park - Pacific Grove Castle Rock, Hurricane Point & Little Sur River Viewpoints Pfeiffer Falls Trail Julia Pfeiffer Burns State Park Vista Point & McWay Falls Highway 1 - Big Sur Viewpoints Salmon Creek Falls San Carpoforo Creek Trail Elephant Seal Vista Point - San Simeon San Simeon Pier Moonstone Beach Boardwalk Shipwreck - Estero Bluffs State Park Surfing Competition in Morro Bay Port San Luis Pier - San Luis Obispo Pismo Beach Monarch Butterfly Grove - Pismo State Beach Nojoqui Falls Park - Solvang Arroyo Hondo Vista Point Solvang, a Charming Danish Town in California Chumash Painted Cave - Santa Barbara Goleta San Marcos Rd & Cachuma Lake Vista Points - Santa Barbara Old Santa Barbara Mission Walking Tour of Santa Barbara’s Historic Downtown West Beach - Santa Barbara What to See in Ventura Paradise Falls - Wildwood Regional Park - Thousand Oaks Sandy Dune & El Matador State Beach - Malibu Point Dume Nature Reserve - Malibu Malibu Pier Road Trip in the Malibu Mountains Los Liones Trail - Santa Monica Santa Monica Pier Rodeo Drive - Beverly Hills Greystone Mansion - Beverly Hills Hollywood Walk of Fame - Los Angeles Griffith Observatory - Los Angeles Hollywood Forever Cemetery - Los Angeles What to See in Venice Beach Venice Beach Skatepark ShoreLine Aquatic Park - Long Beach Alamitos Beach - Long Beach Naples Island - Long Beach Crescent Bay Point Park & Helser Park Kiosk - Laguna Beach Shell Beach at Twin Points - Laguna Beach Prairie Dogs at Agra Vista Point Top Gun House & Oceanside Pier Annie's Canyon Trail - Solana Beach (Via North Rios Trailhead Loop) Old Town San Diego La Jolla Coastal Trail - San Diego Balboa Park - San Diego Pacific Beach - San Diego Mission Beach - San Diego Ocean Beach Tide Pools - San Diego Sunset Cliffs Natural Park - San Diego Tuna Harbor Park - San Diego Seaport Village & Embarcadero Marina Park - San Diego Gaslamp Quarter - Downtown San Diego Coronado Island - San Diego Dead Dolly Lane - Alpine Galleta Meadows Metal Sculptures - Borrego Springs What to See in Palm Springs Robolights - Palm Springs Andreas Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs Palm Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs West Fork Falls Trail - Indian Canyons - Palm Springs Tahquitz Canyon Loop Trail - Indian Canyons - Palm Springs Desert Christ Park - Yucca Valley Pioneertown Salvation Mountain - Niland Slab City - Niland
Road trip en famille dans l'Ouest américain: itinéraire et hôtel pour cinq
Bonjour,
Nous sommes 5 , 2 adultes et 3 enfants (10,11,14). Je vous présente notre itinéraire, si vous avez des suggestions.
Et j'aurais aussi une questions sur comment on fait pour faire des réservations pour 5 personnes dans les hôtels ? on voudrait avoir parfois 2 chambres communicantes ou 1 seul pour 5 et le peu que j'ai regardé j'ai pas trouvé les sites de booking très pratique , et comme on sera en haute saison , on préfère faire les résa avant de partir...
Pour l'instant on a juste l'ESTA. Les billets d'avion ne sont pas encore pris, donc on a un itinéraire temporaire qu'on retravaillera une fois les billets pris. C'est une boucle LA / grand canyon / page / MV / moab / bryce /zion/las vegas / death valley / yosemite / SF / LA. La fin SF vers LA c'est au cas où on ne trouve pas de billets pas trop chère pour faire Paris/LA SF/paris, mais on préférerait rester plus de temps à SF.
Voilà , merci d'avance
Sophie
J0 Paris / LA J1 Los Angeles Signe hollywood depuis Griffith Park Observatory Signe hollywood depuis Hollywood Boulevard and North Highland Avenue Walk of fame / chinese theater J2 Los Angeles Universal studio J3 Los Angeles venice beach / santa monica pier 3km / bus pour revenir au point de départ si besoin optionel The grove / centre commercial J4 LA-Kingman 5H30 de route oatman / visite ville / ane en liberté, ambiance western Barstow / outlet ?? route 66 oatman / sitgreaves pass /kingman / scenic road J5 Kingman-Grand Canyon 3h de route visite à pieds et en bus (hermit road)/ Avoir arrêt a Tusuyan + navette ou parking à grand canyon Sunset 19:30 On Hermit Road, Hopi Point or Mohave, and Pima Points J6 Grand Canyon - Page 2H30 de route + arrêt scenic desert view road horseshoe bend / chemin a pieds 20/25 min Glen Canyon Dam Overlook J7 Page Secret Canyon pause, hotel piscine optionel Visite du barrage Glen Canyon / waheap overlook / J8 Page - MV 2h de route /départ tardif possible visite de Monument valley / sunset depuis visitor center 0,25 viste à cheval route vers mexican hat 30 min J9 Mexican Hat - Moab 5H de route pour les 3 avec A/R valley of gods Newspaper Rock State Historical Monument the needles overlook J10 Moab Arches canyon open (scenic road) 24H/24H 1 J11 Moab Canyonlands (trail 0,8km mesa arche, Grand view point, green river) dinosaur trail J12 Moab/Bryce canyon 5H scenic drive 12 J13 Bryce canyon Avec la navette / nuit au Best western ou dans le parc J14 Bryce canyon / Zion Canyon 2H par Zion – Mount Carmel tunnel canyon over look trail 1 hours avant tunnel Springdale parking au visitor center et navette pour visiter le park ( route fermé en été) J15 Springdale / las vegas 2H36 de route Valley of fire state park las vegas de nuit / strip / fontaine belagio J16 Las vegas visite hotel The venetian magasin coca/cola MMS parc attraction couvert le plus grand du monde optionnel diner spectable excalibur optionnel mandalay bay shark reef aquarium optionnel outlet north ? J17 Las Vegas / lone pine au moins 5h de route sans les arrêt dans death valley Las vegas / Death valley by scenic road I15/160/spanish trail/127/ badwater road 3h de route Badwater point /artists Drive / Mesquite flat sand dune / father Crownley vista point J18 lone pine /yosemite valley lone pine / momo lake south tufa area 2H de route + 1h de visite Tiger road / Tuolumne Meadows / Olmsted Point Overlook / siesta lake / yosemite valley 2h30 de route sans les arrêt J19 Yosemite/SF el captain / tunnel view / glacier point 1h de route glacier point / livermore(outlet) / san fransisco 4H45 de route J20 SF Alcatraz / golden gate / J21 SF J22 SF / LA J23 SF / LA J24 LA / paris
Nous sommes 5 , 2 adultes et 3 enfants (10,11,14). Je vous présente notre itinéraire, si vous avez des suggestions.
Et j'aurais aussi une questions sur comment on fait pour faire des réservations pour 5 personnes dans les hôtels ? on voudrait avoir parfois 2 chambres communicantes ou 1 seul pour 5 et le peu que j'ai regardé j'ai pas trouvé les sites de booking très pratique , et comme on sera en haute saison , on préfère faire les résa avant de partir...
Pour l'instant on a juste l'ESTA. Les billets d'avion ne sont pas encore pris, donc on a un itinéraire temporaire qu'on retravaillera une fois les billets pris. C'est une boucle LA / grand canyon / page / MV / moab / bryce /zion/las vegas / death valley / yosemite / SF / LA. La fin SF vers LA c'est au cas où on ne trouve pas de billets pas trop chère pour faire Paris/LA SF/paris, mais on préférerait rester plus de temps à SF.
Voilà , merci d'avance
Sophie
J0 Paris / LA J1 Los Angeles Signe hollywood depuis Griffith Park Observatory Signe hollywood depuis Hollywood Boulevard and North Highland Avenue Walk of fame / chinese theater J2 Los Angeles Universal studio J3 Los Angeles venice beach / santa monica pier 3km / bus pour revenir au point de départ si besoin optionel The grove / centre commercial J4 LA-Kingman 5H30 de route oatman / visite ville / ane en liberté, ambiance western Barstow / outlet ?? route 66 oatman / sitgreaves pass /kingman / scenic road J5 Kingman-Grand Canyon 3h de route visite à pieds et en bus (hermit road)/ Avoir arrêt a Tusuyan + navette ou parking à grand canyon Sunset 19:30 On Hermit Road, Hopi Point or Mohave, and Pima Points J6 Grand Canyon - Page 2H30 de route + arrêt scenic desert view road horseshoe bend / chemin a pieds 20/25 min Glen Canyon Dam Overlook J7 Page Secret Canyon pause, hotel piscine optionel Visite du barrage Glen Canyon / waheap overlook / J8 Page - MV 2h de route /départ tardif possible visite de Monument valley / sunset depuis visitor center 0,25 viste à cheval route vers mexican hat 30 min J9 Mexican Hat - Moab 5H de route pour les 3 avec A/R valley of gods Newspaper Rock State Historical Monument the needles overlook J10 Moab Arches canyon open (scenic road) 24H/24H 1 J11 Moab Canyonlands (trail 0,8km mesa arche, Grand view point, green river) dinosaur trail J12 Moab/Bryce canyon 5H scenic drive 12 J13 Bryce canyon Avec la navette / nuit au Best western ou dans le parc J14 Bryce canyon / Zion Canyon 2H par Zion – Mount Carmel tunnel canyon over look trail 1 hours avant tunnel Springdale parking au visitor center et navette pour visiter le park ( route fermé en été) J15 Springdale / las vegas 2H36 de route Valley of fire state park las vegas de nuit / strip / fontaine belagio J16 Las vegas visite hotel The venetian magasin coca/cola MMS parc attraction couvert le plus grand du monde optionnel diner spectable excalibur optionnel mandalay bay shark reef aquarium optionnel outlet north ? J17 Las Vegas / lone pine au moins 5h de route sans les arrêt dans death valley Las vegas / Death valley by scenic road I15/160/spanish trail/127/ badwater road 3h de route Badwater point /artists Drive / Mesquite flat sand dune / father Crownley vista point J18 lone pine /yosemite valley lone pine / momo lake south tufa area 2H de route + 1h de visite Tiger road / Tuolumne Meadows / Olmsted Point Overlook / siesta lake / yosemite valley 2h30 de route sans les arrêt J19 Yosemite/SF el captain / tunnel view / glacier point 1h de route glacier point / livermore(outlet) / san fransisco 4H45 de route J20 SF Alcatraz / golden gate / J21 SF J22 SF / LA J23 SF / LA J24 LA / paris
La Réunion: les trois cirques et le Sud
Une première découverte éblouissante qui appelle un retour

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 18 octobre au 1er novembre 2009 : traversée des trois cirques à pied, visites en voiture ensuite dans le sud.
Participants: couple de 54 et 56 ans
Déplacements : à pied dans les cirques, quelques trajets effectués en voiture avec le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, en voiture de location pour la suite.
Logements : gîtes réservés par notre agence.
Observations :
- Les indications sur les logements datent de 2009 et ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
Les trois cirques
- La traversée des cirques est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.
- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.
- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.
- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.
- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.
Piton de la Fournaise :
Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.
Jour 1 : Arrivée à St-Denis de la Réunion – Hell-Bourg a.m. : - arrivée à St-Denis - trajet vers Hell-Bourg. - déjeuner à la Cristophine p.m. : - Visite du village, du cimetière paysager et de la maison Folio. - Nuit à Hell-Bourg.
Arrivée à St-Denis à 9h30. Beau temps. 25°. Le correspondant de notre agence vient nous chercher à l’aéroport pour nous amener à Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. Rien que le long de la route, les paysages nous impressionnent. Végétation luxuriante, fougères arborescentes, bambous, bananiers et autres arbres tropicaux. Notre chauffeur nous montre les plantes grimpantes qui produisent les chouchous, légumes qu’on prépare à toutes les sauces et dont on mange aussi les feuilles. Ça se développe comme des mauvaises herbes. Arrivée à Hell-Bourg vers 11h15 et installation à notre gîte. Déjeuner très agréable sur la terrasse du restaurant voisin, « La Cristophine ». Il y a beaucoup de petits restos dans le village mais peu de terrasses. Le village est animé avec quelques belles maisons créoles, joyeusement peintes, mais, pour devenir « plus beau village de France » (ce que les habitants souhaitent), il y a encore du boulot.

Plusieurs petits « guetali », pavillons d’angle en bois destinés à guetter les mouvements de la rue sans être vu.

L’après-midi, nous partons visiter le cimetière, sans doute le plus beau qu’on ait jamais vu. Un cimetière paysager avec des petites tombes couvertes et entourées de fleurs. Le tout encadré par des fougères arborescentes, des bambous et autres arbres, et sur fond de « pains de sucre ». Un régal ! On en sort des images plein la tête.

Visite de la maison Folio, jolie maison créole avec un beau jardin. Dommage que ce soit une visite guidée car les commentaires sont interminables et pas d’un grand intérêt.

Petit tour des magasins sans rien acheter encore. On commande les sandwiches pour le lendemain à la boulangerie. Retour à « la Cristophine » pour boire un verre, puis à l’hôtel pour préparer nos affaires pour le lendemain. Il commence à faire noir vers 18h30. Souper à 19h à l’auberge « Chez Alice », repas pantagruélique précédé d’un ponch et suivi d’un rhum arrangé ! Et avec du vin en plus ! Accueil très sympathique de l’aubergiste qui adore faire la cuisine et gaver ses clients. Il nous raconte que les lentilles qu’on mange ici ne sont pas celles, réputées, produites sur l’île à Cilaos, car beaucoup trop chères et destinées à l’exportation, principalement au Japon. Et on en mange à tous les repas ! C’est désolant. Nuit à l’auberge « Chez Alice », chambres rudimentaires couvertes de bois avec sanitaires privés.
Jour 2 : Hell-Bourg – Grand Ilet - 5h de marche, 600 m de dénivelé positif, 400 m de dénivelé négatif - Nuit à Grand Ilet.
Réveil à 6h30 ! On va chercher les sandwichs commandés la veille. Petit-déjeuner à la première heure possible, soit 7h15, aussi pantagruélique que le dîner. On laisse nos gros bagages à l’auberge pour ne prendre que des sacs à dos pour la journée. Le correspondant de l’agence viendra nous les apporter à Grand Ilet. Départ 8h15. Il fait beau et déjà très chaud. Le chemin commence par les anciens thermes, site en ruines mais bien entretenu et très fleuri. Végétation luxuriante.


On traverse plusieurs fois des ruisseaux où poussent des chouchous.
On dépasse des promeneurs en tongs et talons aiguilles ! On franchit une passerelle, hyper moderne, au bout de laquelle se trouve une mini-chapelle.

Beaucoup de petites fermes avec des cultures. La montée est rude et en plein soleil. Il fait torride à 9h du matin ! (30° à l’ombre !). On nous avait prévenus que cette première journée était dure, mine de rien, à cause de la chaleur. On a du mal à s’imaginer dans les mêmes conditions pendant 5h30. On fait une pause de 1/4h à l’ombre en prenant un petit en-cas reconstituant. Il y a de plus en plus de nuages et de vent et il fait beaucoup plus agréable. La pire grimpette est passée aussi. Que de contrastes ! Alternance de végétation luxuriante, de forêt de filaos (sorte de pin) dans des endroits très plats où on se croirait dans les Landes. On traverse une première rivière avec de petites cuves et on arrive à une plus grande, la rivière des fleurs jaunes, avec des cascades et une assez grande cuve où on pourrait se baigner mais il n’y a pas de soleil et il ne fait pas assez chaud. L’endroit est agréable même si la vue est limitée et on y prend notre pique-nique. Il y a des petits oiseaux, l’un au ventre roux, l’autre au dos roux, qui tournent sans cesse autour de nous. Ils viennent manger nos miettes. Ce sont des tecs-tecs, des oiseaux connus pour accompagner les randonneurs.

De l’autre côté de la rivière, on aperçoit des gros blocs de basalte. Et puis le paysage s’adoucit de nouveau. Belles vues sur le cirque de Salazie, cirque assez doux et vert, pas très tourmenté.

On arrive finalement à Grand Ilet en moins de 5h (5h30 prévues). C’est sûrement grâce au ciel couvert qu’on a été si vite. On est à 14h au gîte. On va faire des courses au village pour les deux jours suivants. La boulangerie est derrière une assez belle église recouverte de tuiles de bois.

On y force un peu la porte car elle est encore fermée. Trois épiceries aussi mal fournies les unes que les autres, pas de produits frais mais des boîtes. On finit quand-même par trouver du jambon. C’est beaucoup moins joli et animé que Hell-Bourg, mais aussi beaucoup moins touristique. Repos agréable dans le jardin du gîte. Pas de table d’hôte ici. Nous allons donc dans un restaurant pas très loin. On goûte enfin aux fameux chouchous, en salade. C’est vrai que ça n’a pas beaucoup de goût (entre la courgette et l’eau, nous disait notre chauffeur) mais c’est frais et la consistance est très agréable, en tout cas beaucoup plus digeste qu’un concombre. Rôti de porc et pintade à la vanille, le tout servi avec du riz et une sauce aux haricots blancs, et, bien sûr, un petit bol de rougaille pour pimenter le tout si le cœur vous en dit. Puis tarte coco avec une boule de glace. Tout ça est fort bon. Le patron nous décrit les participants du grand raid, appelé aussi la « Diagonale des Fous », c’est tout dire. Ils sont 2.500 et on va les avoir sur notre chemin dans la descente vers Cilaos ! Il nous raconte beaucoup d’histoires sur la région et les gens qui ont décidé d’y vivre mais son accent ne nous empêche de comprendre tout ce qu’il raconte. Dommage car ces conversations sont bien sympathiques et intéressantes. Retour à notre chambre à 20h30, en plein brouillard. Heureusement qu’on avait les frontales parce que les rues ne sont pas fort éclairées. Nuit au gîte « Arlette Maillot », pavillons sympathiques dans un jardin très fleuri. Plusieurs chambres, correctes, avec sanitaires communs et salle commune pour le petit déjeuner. Boules Quiès utiles avec des voisins de chambre bruyants et pour éviter les chants des coqs et les aboiements des chiens au lever du jour.
Jour 3 : Grand Ilet - Marla - 6h15 de marche – 800 m de dénivelé positif – 600 m de dénivelé négatif - Nuit à Marla
Lever à 6h10. Petit déjeuner à 6h30 (pas très nourrissant) pour prendre le bus de 7h15 près de l’église pour nous mener au « Bélier » (parce qu’il n’y a pas de bus pour le col des Bœufs aujourd’hui). Ensuite, on fait du stop pour aller jusqu’au kiosque, un peu au-dessus du chemin de Haut Mafate qui monte au Col de Fourche. On nous avait annoncé une très belle vue du kiosque, jusqu’au port. On le voit tout juste avant que les nuages arrivent.

On redescend donc un peu la route et on prend le chemin à droite. De ce côté-là, tout disparait dans les nuages. Très dure grimpette dans une forêt tropicale particulièrement luxuriante et magnifique, mais vue inexistante sur le cirque de Salazie à cause du brouillard.


Beaucoup de marches, parfois assez hautes, et de rondins. La préparation et l’entretien des sentiers nous épatent. On voit deux petites bestioles sur le chemin, ressemblant à des bébés taupes, qui semblent être tombées de leur « nid ». Ce sont probablement des tangues, animal typique de l’île mais qui vit principalement la nuit. Arrivée au Col de Fourche où on passe dans le cirque de Mafate. Brouillard opaque, on ne voit rien ! La vue doit être splendide sur les deux cirques, mais surtout impressionnante du côté de Mafate. Quelle frustration ! Surtout après une pareille montée ! La descente est presque aussi dure que la montée, avec marches et rondins. La végétation est magnifique mais c’est tout ce qu’on voit. De temps en temps, une petite trouée dans les nuages nous permet d’apercevoir un piton. Arrivée sur un grand plateau de forêt de « tamarins des Hauts », sorte d’acacia endémique à La Réunion. Les arbres sont très tordus et ont une écorce très claire. C’est superbe.

Il y a beaucoup de monde ici, des promeneurs qui viennent en famille depuis La Nouvelle. Ça fait un peu promenade du dimanche. Beaucoup de locaux visiblement. Comme on se sent en forme et qu’on a bien avancé, on décide de faire une boucle en passant par le village de La Nouvelle. La descente, censée durer 3/4h, nous prend 1h15 et est plus dure que prévu. Ça fait 4h qu’on est parti et on n’a pas encore mangé. La Nouvelle ne présente aucun intérêt et le détour d’environ 2h n’en vaut sans doute pas la peine. Un peu au-delà du village, on s’arrête enfin pour pique-niquer, un peu n’importe où parce qu’on n’en peut plus. Encore une bonne grimpette. Il fait nettement plus clair mais la lumière n’est pas belle. On est en face des falaises (remparts) du cirque de Mafate mais on n’en voit pas le sommet.


Avant de monter vers Marla, on traverse une rivière toute bordée de grosses fleurs blanches, des arums. C’est magnifique.

Arrivée à notre gîte à l’extrémité du village. Il y a quelques magasins où il n’y a quasiment rien et tout est hors de prix. Comme aucune route n’arrive ici, tout doit être amené par hélicoptère. On est fort déçus et frustrés par cette journée où on n’a quasiment rien vu alors que le cirque de Mafate semble grandiose. Dîner au gîte à 19h sur de grandes tables communes : purée de pomme de terre à l’ail, cari poulet et rougaille saucisse (enfin deux plats typiques de l’île !), cake à la banane. Nuit au gîte « Chez César », petits bungalows de deux chambres rudimentaires mais bien et propres, avec sanitaires impeccables, communs aux deux chambres. Il fait vachement froid et on est bien sous la couette.

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 18 octobre au 1er novembre 2009 : traversée des trois cirques à pied, visites en voiture ensuite dans le sud.
Participants: couple de 54 et 56 ans
Déplacements : à pied dans les cirques, quelques trajets effectués en voiture avec le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, en voiture de location pour la suite.
Logements : gîtes réservés par notre agence.
Observations :
- Les indications sur les logements datent de 2009 et ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
Les trois cirques
- La traversée des cirques est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.
- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.
- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.
- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.
- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.
Piton de la Fournaise :
Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.
Jour 1 : Arrivée à St-Denis de la Réunion – Hell-Bourg a.m. : - arrivée à St-Denis - trajet vers Hell-Bourg. - déjeuner à la Cristophine p.m. : - Visite du village, du cimetière paysager et de la maison Folio. - Nuit à Hell-Bourg.
Arrivée à St-Denis à 9h30. Beau temps. 25°. Le correspondant de notre agence vient nous chercher à l’aéroport pour nous amener à Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. Rien que le long de la route, les paysages nous impressionnent. Végétation luxuriante, fougères arborescentes, bambous, bananiers et autres arbres tropicaux. Notre chauffeur nous montre les plantes grimpantes qui produisent les chouchous, légumes qu’on prépare à toutes les sauces et dont on mange aussi les feuilles. Ça se développe comme des mauvaises herbes. Arrivée à Hell-Bourg vers 11h15 et installation à notre gîte. Déjeuner très agréable sur la terrasse du restaurant voisin, « La Cristophine ». Il y a beaucoup de petits restos dans le village mais peu de terrasses. Le village est animé avec quelques belles maisons créoles, joyeusement peintes, mais, pour devenir « plus beau village de France » (ce que les habitants souhaitent), il y a encore du boulot.

Plusieurs petits « guetali », pavillons d’angle en bois destinés à guetter les mouvements de la rue sans être vu.

L’après-midi, nous partons visiter le cimetière, sans doute le plus beau qu’on ait jamais vu. Un cimetière paysager avec des petites tombes couvertes et entourées de fleurs. Le tout encadré par des fougères arborescentes, des bambous et autres arbres, et sur fond de « pains de sucre ». Un régal ! On en sort des images plein la tête.

Visite de la maison Folio, jolie maison créole avec un beau jardin. Dommage que ce soit une visite guidée car les commentaires sont interminables et pas d’un grand intérêt.

Petit tour des magasins sans rien acheter encore. On commande les sandwiches pour le lendemain à la boulangerie. Retour à « la Cristophine » pour boire un verre, puis à l’hôtel pour préparer nos affaires pour le lendemain. Il commence à faire noir vers 18h30. Souper à 19h à l’auberge « Chez Alice », repas pantagruélique précédé d’un ponch et suivi d’un rhum arrangé ! Et avec du vin en plus ! Accueil très sympathique de l’aubergiste qui adore faire la cuisine et gaver ses clients. Il nous raconte que les lentilles qu’on mange ici ne sont pas celles, réputées, produites sur l’île à Cilaos, car beaucoup trop chères et destinées à l’exportation, principalement au Japon. Et on en mange à tous les repas ! C’est désolant. Nuit à l’auberge « Chez Alice », chambres rudimentaires couvertes de bois avec sanitaires privés.
Jour 2 : Hell-Bourg – Grand Ilet - 5h de marche, 600 m de dénivelé positif, 400 m de dénivelé négatif - Nuit à Grand Ilet.
Réveil à 6h30 ! On va chercher les sandwichs commandés la veille. Petit-déjeuner à la première heure possible, soit 7h15, aussi pantagruélique que le dîner. On laisse nos gros bagages à l’auberge pour ne prendre que des sacs à dos pour la journée. Le correspondant de l’agence viendra nous les apporter à Grand Ilet. Départ 8h15. Il fait beau et déjà très chaud. Le chemin commence par les anciens thermes, site en ruines mais bien entretenu et très fleuri. Végétation luxuriante.


On traverse plusieurs fois des ruisseaux où poussent des chouchous.
On dépasse des promeneurs en tongs et talons aiguilles ! On franchit une passerelle, hyper moderne, au bout de laquelle se trouve une mini-chapelle.
Beaucoup de petites fermes avec des cultures. La montée est rude et en plein soleil. Il fait torride à 9h du matin ! (30° à l’ombre !). On nous avait prévenus que cette première journée était dure, mine de rien, à cause de la chaleur. On a du mal à s’imaginer dans les mêmes conditions pendant 5h30. On fait une pause de 1/4h à l’ombre en prenant un petit en-cas reconstituant. Il y a de plus en plus de nuages et de vent et il fait beaucoup plus agréable. La pire grimpette est passée aussi. Que de contrastes ! Alternance de végétation luxuriante, de forêt de filaos (sorte de pin) dans des endroits très plats où on se croirait dans les Landes. On traverse une première rivière avec de petites cuves et on arrive à une plus grande, la rivière des fleurs jaunes, avec des cascades et une assez grande cuve où on pourrait se baigner mais il n’y a pas de soleil et il ne fait pas assez chaud. L’endroit est agréable même si la vue est limitée et on y prend notre pique-nique. Il y a des petits oiseaux, l’un au ventre roux, l’autre au dos roux, qui tournent sans cesse autour de nous. Ils viennent manger nos miettes. Ce sont des tecs-tecs, des oiseaux connus pour accompagner les randonneurs.

De l’autre côté de la rivière, on aperçoit des gros blocs de basalte. Et puis le paysage s’adoucit de nouveau. Belles vues sur le cirque de Salazie, cirque assez doux et vert, pas très tourmenté.

On arrive finalement à Grand Ilet en moins de 5h (5h30 prévues). C’est sûrement grâce au ciel couvert qu’on a été si vite. On est à 14h au gîte. On va faire des courses au village pour les deux jours suivants. La boulangerie est derrière une assez belle église recouverte de tuiles de bois.

On y force un peu la porte car elle est encore fermée. Trois épiceries aussi mal fournies les unes que les autres, pas de produits frais mais des boîtes. On finit quand-même par trouver du jambon. C’est beaucoup moins joli et animé que Hell-Bourg, mais aussi beaucoup moins touristique. Repos agréable dans le jardin du gîte. Pas de table d’hôte ici. Nous allons donc dans un restaurant pas très loin. On goûte enfin aux fameux chouchous, en salade. C’est vrai que ça n’a pas beaucoup de goût (entre la courgette et l’eau, nous disait notre chauffeur) mais c’est frais et la consistance est très agréable, en tout cas beaucoup plus digeste qu’un concombre. Rôti de porc et pintade à la vanille, le tout servi avec du riz et une sauce aux haricots blancs, et, bien sûr, un petit bol de rougaille pour pimenter le tout si le cœur vous en dit. Puis tarte coco avec une boule de glace. Tout ça est fort bon. Le patron nous décrit les participants du grand raid, appelé aussi la « Diagonale des Fous », c’est tout dire. Ils sont 2.500 et on va les avoir sur notre chemin dans la descente vers Cilaos ! Il nous raconte beaucoup d’histoires sur la région et les gens qui ont décidé d’y vivre mais son accent ne nous empêche de comprendre tout ce qu’il raconte. Dommage car ces conversations sont bien sympathiques et intéressantes. Retour à notre chambre à 20h30, en plein brouillard. Heureusement qu’on avait les frontales parce que les rues ne sont pas fort éclairées. Nuit au gîte « Arlette Maillot », pavillons sympathiques dans un jardin très fleuri. Plusieurs chambres, correctes, avec sanitaires communs et salle commune pour le petit déjeuner. Boules Quiès utiles avec des voisins de chambre bruyants et pour éviter les chants des coqs et les aboiements des chiens au lever du jour.
Jour 3 : Grand Ilet - Marla - 6h15 de marche – 800 m de dénivelé positif – 600 m de dénivelé négatif - Nuit à Marla
Lever à 6h10. Petit déjeuner à 6h30 (pas très nourrissant) pour prendre le bus de 7h15 près de l’église pour nous mener au « Bélier » (parce qu’il n’y a pas de bus pour le col des Bœufs aujourd’hui). Ensuite, on fait du stop pour aller jusqu’au kiosque, un peu au-dessus du chemin de Haut Mafate qui monte au Col de Fourche. On nous avait annoncé une très belle vue du kiosque, jusqu’au port. On le voit tout juste avant que les nuages arrivent.

On redescend donc un peu la route et on prend le chemin à droite. De ce côté-là, tout disparait dans les nuages. Très dure grimpette dans une forêt tropicale particulièrement luxuriante et magnifique, mais vue inexistante sur le cirque de Salazie à cause du brouillard.


Beaucoup de marches, parfois assez hautes, et de rondins. La préparation et l’entretien des sentiers nous épatent. On voit deux petites bestioles sur le chemin, ressemblant à des bébés taupes, qui semblent être tombées de leur « nid ». Ce sont probablement des tangues, animal typique de l’île mais qui vit principalement la nuit. Arrivée au Col de Fourche où on passe dans le cirque de Mafate. Brouillard opaque, on ne voit rien ! La vue doit être splendide sur les deux cirques, mais surtout impressionnante du côté de Mafate. Quelle frustration ! Surtout après une pareille montée ! La descente est presque aussi dure que la montée, avec marches et rondins. La végétation est magnifique mais c’est tout ce qu’on voit. De temps en temps, une petite trouée dans les nuages nous permet d’apercevoir un piton. Arrivée sur un grand plateau de forêt de « tamarins des Hauts », sorte d’acacia endémique à La Réunion. Les arbres sont très tordus et ont une écorce très claire. C’est superbe.

Il y a beaucoup de monde ici, des promeneurs qui viennent en famille depuis La Nouvelle. Ça fait un peu promenade du dimanche. Beaucoup de locaux visiblement. Comme on se sent en forme et qu’on a bien avancé, on décide de faire une boucle en passant par le village de La Nouvelle. La descente, censée durer 3/4h, nous prend 1h15 et est plus dure que prévu. Ça fait 4h qu’on est parti et on n’a pas encore mangé. La Nouvelle ne présente aucun intérêt et le détour d’environ 2h n’en vaut sans doute pas la peine. Un peu au-delà du village, on s’arrête enfin pour pique-niquer, un peu n’importe où parce qu’on n’en peut plus. Encore une bonne grimpette. Il fait nettement plus clair mais la lumière n’est pas belle. On est en face des falaises (remparts) du cirque de Mafate mais on n’en voit pas le sommet.


Avant de monter vers Marla, on traverse une rivière toute bordée de grosses fleurs blanches, des arums. C’est magnifique.

Arrivée à notre gîte à l’extrémité du village. Il y a quelques magasins où il n’y a quasiment rien et tout est hors de prix. Comme aucune route n’arrive ici, tout doit être amené par hélicoptère. On est fort déçus et frustrés par cette journée où on n’a quasiment rien vu alors que le cirque de Mafate semble grandiose. Dîner au gîte à 19h sur de grandes tables communes : purée de pomme de terre à l’ail, cari poulet et rougaille saucisse (enfin deux plats typiques de l’île !), cake à la banane. Nuit au gîte « Chez César », petits bungalows de deux chambres rudimentaires mais bien et propres, avec sanitaires impeccables, communs aux deux chambres. Il fait vachement froid et on est bien sous la couette.
Kirghizistan 2018

Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie
Tout le récit en images en cliquant ici
Texte seul ci-dessous
Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)
Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…
On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.
Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !
Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.
Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.
Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !
Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !
Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
Retour de voyage Pérou - Bolivie - Colombie
Je viens apporter une petite contribution ayant profité des discussions pour preparer mon voyage . Nous rentrons d'un voyage de deux mois Perou Bolivie. Colombie . Je suis pret à donner des renseignements précis si certains le souhaitent .
Nous avons passé 17 jours au Pérou avec un circuit en bus plus avion de Lima , Arequipa , Cuzco , Puno .
2 nuits 2 jours à Lima , 5 jours à arequipa , dont 3 dans le canyon de Colca , 7 jours à Cuzco avec une super organisation grace à William français installe à Cuzco chez qui nous avons logé et qui nous a organisé un superbe sejour , avec chaque jour des randonnées , où nous avons pu marcher et visiter la région de Cuzco et ses multiples sites . Nous avons logé chez lui , chambre très confortable avec salle de bains privée pour un prix tres correct et tres proche à pied du centre ville ( je peux vous indiquer ses coordonnées. Il nous a aidé aussi pour la suite du voyage , Puno , Lac Titiccaca J'ai pas mal de petits conseils et renseignements sur ce séjour au Pérou', prete à vous répondre
Ensuite 16 jours en Bolivie , Lapaz , salar , Potosi , Sucre , santa cruz et les missions jésuites
Enfin le nord de la Colombie , Ciudad Perdida et Guajira 12 jours
Programme d'un mois dans l'ouest des États-Unis (avec enfants)
Bonjour à tous,
Je prépare mon futur voyage aux USA prévu début juin 2016. Nous sommes 4 (2 adultes et 2 enfants de 11 et 14 ans) et ce sera notre 1er voyage aux USA. J’aimerais vous présenter mon parcours pour savoir s’il vous parait réalisable. On va essayer de partir environ 1 mois, le nombre exact de jours dépendra de la date des vols Aller et retour mais en attendant j’essaie d’évaluer les étapes.
Voilà ce que j’envisage de faire :
J1: arrivée à San Francisco /nuit SF J2: visite de SF (Lombart Street, pier 39 Ferry Building Marketplace; Chinatown; Alamo square; Haight Ashbury = faisable en 1 journée ?/ nuit SF J3: visite de SF golden gate park + golden gate bridge avec les différents point de vue /nuit SF J4: Muir Wood le matin + Muir Beach Overlook + Muir Beach + Marin Headlands (si le temps de rajouter Sausilito le meme jour ??) nuit SF au départ je pensais faire muir wood le matin et Point Reyes l’après-midi mais d’après ce que j’ai lu seulement un après midi, ça risque d’être juste pour Point Reyes j’ai donc supprimé Point Reyes qu’en pensez-vous ? J5: Sausalito (si pas fait la veille) départ pour Monterey, visite de la ville puis 17 miles drive et Pacific Grove / nuit Monterey J6 visite Carmel puis randos à Point Lobos . Combien de temps selon vous sur Point Lobos si on veut faire plusieurs randos sur place ( j’avais lu quelque part prévoir entre 2 et 4 h sur place) / nuit ?? J7 Pfeiffer big Sur State Park (randos) + Julia Pfeiffer Burns State Park ( rando +Mc Way Cove) Poursuivre vers Piedras Blancas elephant seal Rookery/ nuit? peut être s'avancer sur la route de Las Vegas J8: route vers Las Vegas (700km depuis Piedras Blancas donc journée route en fonction de l'avancée de la veille.../ nuit LV J9: visite LV/ nuit LV J10 visite LV/ nuit LV J11: départ pour Valley of Fire, visite le matin puis route pour Zion / nuit Zion J12: Zion / nuit Zion J13: randos à Zion le matin puis départ pour Bryce / nuit Bryce J14: Rando à Bryce le matin puis départ pour Willis Creek/ nuit Escalante J15 Peek a Boo (si le temps le permet bien sur) et devil's garden / nuit Boulder J16: Lower Calf Crak Falls le matin puis route vers Capitol Reef (fruita + scenic drive + Hickman Bridge) / nuit Torrey ou bien s'avancer sur la route de Salt Lake City ? J17: route vers SLC visite de la ville et antelop Island ( est-ce que c'est possible de faire tout ça dans la même journée) / nuit vers Antelop Island J18: route vers Jackson Hole J19: Grand Teton/ nuit Grand Teton J20: Grand Teton / nuit Grand Teton J21: Yellowstone/ nuit Yellowstone J22: Yellowstone/ nuit Yellowstone J23 Yellowstone / nuit Yellowstone J24 Yellowstone/ nuit Yellowstone J25 Yellowstone / nuit Yellowstone 26: route vers SLC pour vol retour
Voisi quelques questions:
à choisir est-ce qu'il vaut mieu faire Willis Creek ou Peek a Boo ? et Zebra slot ? Est-ce que quelqu'un saurait me dire le temps de trajet à prévoir entre Escalante et Peek a Boo car cette destination n'est pas reconnu par google map...
Combien de temps de visite prévoir à Antelop Island? A partir du J5 à J8 il est asse difficile d'évaluer le temps nécessaire pour chaque visite du coup j'aimerais ne pas réserver d’hôtel et aviser sur place le soir en fonction d'où je me trouve, pense-vous que ce soit faisable sachant qu'on y sera très certainement au alentour du 10 juin.
D'une manière générale en juin est-il facile de trouver un hôtel/motel au dernier moment même près des parcs?
Merci beaucoup ceux qui pourront m'aider
J1: arrivée à San Francisco /nuit SF J2: visite de SF (Lombart Street, pier 39 Ferry Building Marketplace; Chinatown; Alamo square; Haight Ashbury = faisable en 1 journée ?/ nuit SF J3: visite de SF golden gate park + golden gate bridge avec les différents point de vue /nuit SF J4: Muir Wood le matin + Muir Beach Overlook + Muir Beach + Marin Headlands (si le temps de rajouter Sausilito le meme jour ??) nuit SF au départ je pensais faire muir wood le matin et Point Reyes l’après-midi mais d’après ce que j’ai lu seulement un après midi, ça risque d’être juste pour Point Reyes j’ai donc supprimé Point Reyes qu’en pensez-vous ? J5: Sausalito (si pas fait la veille) départ pour Monterey, visite de la ville puis 17 miles drive et Pacific Grove / nuit Monterey J6 visite Carmel puis randos à Point Lobos . Combien de temps selon vous sur Point Lobos si on veut faire plusieurs randos sur place ( j’avais lu quelque part prévoir entre 2 et 4 h sur place) / nuit ?? J7 Pfeiffer big Sur State Park (randos) + Julia Pfeiffer Burns State Park ( rando +Mc Way Cove) Poursuivre vers Piedras Blancas elephant seal Rookery/ nuit? peut être s'avancer sur la route de Las Vegas J8: route vers Las Vegas (700km depuis Piedras Blancas donc journée route en fonction de l'avancée de la veille.../ nuit LV J9: visite LV/ nuit LV J10 visite LV/ nuit LV J11: départ pour Valley of Fire, visite le matin puis route pour Zion / nuit Zion J12: Zion / nuit Zion J13: randos à Zion le matin puis départ pour Bryce / nuit Bryce J14: Rando à Bryce le matin puis départ pour Willis Creek/ nuit Escalante J15 Peek a Boo (si le temps le permet bien sur) et devil's garden / nuit Boulder J16: Lower Calf Crak Falls le matin puis route vers Capitol Reef (fruita + scenic drive + Hickman Bridge) / nuit Torrey ou bien s'avancer sur la route de Salt Lake City ? J17: route vers SLC visite de la ville et antelop Island ( est-ce que c'est possible de faire tout ça dans la même journée) / nuit vers Antelop Island J18: route vers Jackson Hole J19: Grand Teton/ nuit Grand Teton J20: Grand Teton / nuit Grand Teton J21: Yellowstone/ nuit Yellowstone J22: Yellowstone/ nuit Yellowstone J23 Yellowstone / nuit Yellowstone J24 Yellowstone/ nuit Yellowstone J25 Yellowstone / nuit Yellowstone 26: route vers SLC pour vol retour
Voisi quelques questions:
à choisir est-ce qu'il vaut mieu faire Willis Creek ou Peek a Boo ? et Zebra slot ? Est-ce que quelqu'un saurait me dire le temps de trajet à prévoir entre Escalante et Peek a Boo car cette destination n'est pas reconnu par google map...
Combien de temps de visite prévoir à Antelop Island? A partir du J5 à J8 il est asse difficile d'évaluer le temps nécessaire pour chaque visite du coup j'aimerais ne pas réserver d’hôtel et aviser sur place le soir en fonction d'où je me trouve, pense-vous que ce soit faisable sachant qu'on y sera très certainement au alentour du 10 juin.
D'une manière générale en juin est-il facile de trouver un hôtel/motel au dernier moment même près des parcs?
Merci beaucoup ceux qui pourront m'aider
Huit jours à la découverte de New York (carnet de voyage), mai 2015
Après avoir largement bénéficié des carnets de voyage des uns et des conseils des autres (merci à tous 🙂), voici le compte-rendu de nos huit jours de visite à New-York. J'espère que cela sera utile aux futurs visiteurs de la Grosse Pomme. Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Arrivée à New-York (1er mai 2015) :
Départ de Roissy en fin de matinée. Direction New York ! Nous partons à la découverte de la plus peuplée des villes américaines. Nous lui consacrerons huit jours. Cette ville, qui est censée ne jamais dormir, ne nous avait jamais tentés jusqu’à présent. Aux Etats-Unis, nous sommes beaucoup plus attirés par les fabuleux déserts de l’ouest sauvage (http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/).
Après 8 heures de vol nous atterrissons à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy. Passage sans problème à l’immigration. Nous avons de la chance, il ne nous faudra que trois quarts d’heure de patience alors que certains y passent parfois des heures. L’aéroport JFK est en effet réputé pour ses attentes sans fin devant les services de l’immigration. La douane, comme d’habitude, n’est qu’une formalité qui ne nous « coûte » pas plus d’une ou deux minutes.
Maintenant que les formalités administratives sont remplies, il est temps de prendre contact avec Konrad, un polonais qui vit à New York depuis 1989. Pour une grosse semaine il nous « cède » son appartement via Airbnb. Encore une première pour nous ! Les tarifs des hôtels au cœur de Manhattan sont exorbitants. Grace à ce site qui met en relation les particuliers possesseurs d’appartements d’un côté et les visiteurs de l’autre, nous pouvons nous offrir un petit appartement dans un emplacement de rêve (à quelques centaines de mètres de Times Square) pour la moitié du tarif d’un hôtel sans prétention dans le même secteur.
Mais petit problème : nous avions convenu d’envoyer un SMS à Konrad une fois l’immigration passée, et incroyable, nos SMS refusent désespérément de partir. Une demi-heure de stress et finalement la solution est toute simple : nous téléphonons à Konrad. Cela peut paraître bête, mais comme nos SMS refusaient de partir, nous étions persuadés que le téléphone ne fonctionnerait pas non plus et nous n’avons même pas essayé !
Après une petite heure et demie de transport en commun (AirTrain et métro) nous arrivons au cœur du quartier de Hell’s Kitchen (la cuisine de l’enfer), un ancien quartier chaud aujourd’hui à la mode. Nouveau coup de fil à Konrad qui nous rejoint en quelques minutes et nous fait visiter « notre » appartement : un petit deux pièces qui mériterait bien une cure de jeunesse, mais qui est idéalement placé. Nous avons 10 lignes de métro dans un périmètre de quelques centaines de mètres et cela s’avérera un point très appréciable pour nos visites. Le matin il ne nous faudra que peu de temps de transport pour démarrer la journée et pareil en fin de journée pour rentrer. Pas de perte de temps et pas de fatigue induite par les déplacements depuis et vers notre logement : l'idéal !
A peine Konrad nous a laissé les clefs, que nous partons faire un petit tour de repérage. Pas de doute, nous sommes bien à New York. Nous y découvrons nos tous premiers gratte-ciel new-yorkais et un parking à ascenseur assez étonnant avec un prix typiquement new-yorkais lui aussi (6,75$ la demi-heure).


A Times Square, c’est une autre icône de la ville que nous rencontrons : la police montée. Au coeur de la circulation et de l'animation débordante de Times Square, l'image est assez surréaliste.


La soirée approche. Les restaurants se remplissent vite. Si nous ne voulons pas manger trop tard, c’est le moment car bientôt tout sera complet. Direction le Virgil’s, un restaurant de spécialités texanes et de grillades. Nous resterons très classiques pour ce premier repas américain : onion rings et burger ... version XXL comme souvent aux Etats-Unis !



Lorsque nous quittons le restaurant il n’est que 20 heures, mais pour nous c’est déjà 2 heures du matin, donc retour à l’appartement pour une nuit qui devrait être de courte durée (décalage horaire oblige).
Arrivée à New-York (1er mai 2015) :
Départ de Roissy en fin de matinée. Direction New York ! Nous partons à la découverte de la plus peuplée des villes américaines. Nous lui consacrerons huit jours. Cette ville, qui est censée ne jamais dormir, ne nous avait jamais tentés jusqu’à présent. Aux Etats-Unis, nous sommes beaucoup plus attirés par les fabuleux déserts de l’ouest sauvage (http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/).
Après 8 heures de vol nous atterrissons à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy. Passage sans problème à l’immigration. Nous avons de la chance, il ne nous faudra que trois quarts d’heure de patience alors que certains y passent parfois des heures. L’aéroport JFK est en effet réputé pour ses attentes sans fin devant les services de l’immigration. La douane, comme d’habitude, n’est qu’une formalité qui ne nous « coûte » pas plus d’une ou deux minutes.
Maintenant que les formalités administratives sont remplies, il est temps de prendre contact avec Konrad, un polonais qui vit à New York depuis 1989. Pour une grosse semaine il nous « cède » son appartement via Airbnb. Encore une première pour nous ! Les tarifs des hôtels au cœur de Manhattan sont exorbitants. Grace à ce site qui met en relation les particuliers possesseurs d’appartements d’un côté et les visiteurs de l’autre, nous pouvons nous offrir un petit appartement dans un emplacement de rêve (à quelques centaines de mètres de Times Square) pour la moitié du tarif d’un hôtel sans prétention dans le même secteur.
Mais petit problème : nous avions convenu d’envoyer un SMS à Konrad une fois l’immigration passée, et incroyable, nos SMS refusent désespérément de partir. Une demi-heure de stress et finalement la solution est toute simple : nous téléphonons à Konrad. Cela peut paraître bête, mais comme nos SMS refusaient de partir, nous étions persuadés que le téléphone ne fonctionnerait pas non plus et nous n’avons même pas essayé !
Après une petite heure et demie de transport en commun (AirTrain et métro) nous arrivons au cœur du quartier de Hell’s Kitchen (la cuisine de l’enfer), un ancien quartier chaud aujourd’hui à la mode. Nouveau coup de fil à Konrad qui nous rejoint en quelques minutes et nous fait visiter « notre » appartement : un petit deux pièces qui mériterait bien une cure de jeunesse, mais qui est idéalement placé. Nous avons 10 lignes de métro dans un périmètre de quelques centaines de mètres et cela s’avérera un point très appréciable pour nos visites. Le matin il ne nous faudra que peu de temps de transport pour démarrer la journée et pareil en fin de journée pour rentrer. Pas de perte de temps et pas de fatigue induite par les déplacements depuis et vers notre logement : l'idéal !
A peine Konrad nous a laissé les clefs, que nous partons faire un petit tour de repérage. Pas de doute, nous sommes bien à New York. Nous y découvrons nos tous premiers gratte-ciel new-yorkais et un parking à ascenseur assez étonnant avec un prix typiquement new-yorkais lui aussi (6,75$ la demi-heure).


A Times Square, c’est une autre icône de la ville que nous rencontrons : la police montée. Au coeur de la circulation et de l'animation débordante de Times Square, l'image est assez surréaliste.


La soirée approche. Les restaurants se remplissent vite. Si nous ne voulons pas manger trop tard, c’est le moment car bientôt tout sera complet. Direction le Virgil’s, un restaurant de spécialités texanes et de grillades. Nous resterons très classiques pour ce premier repas américain : onion rings et burger ... version XXL comme souvent aux Etats-Unis !



Lorsque nous quittons le restaurant il n’est que 20 heures, mais pour nous c’est déjà 2 heures du matin, donc retour à l’appartement pour une nuit qui devrait être de courte durée (décalage horaire oblige).
Géonautes en Afrique Australe: 5000 kilomètres, 5 semaines, 4 aventuriers et un camping-car (Namibie et Botswana)
Avec nos enfants de 10 et 8 ans, cet été nous sommes partis à la découverte de la Namibie et du Botswana, à la recherche des grands espaces que nous aimons tant et des animaux de la savane. Nostalgiques d'un précédent long voyage en camping-car en Amérique du Sud, nous avons décidé d'en louer un à Windhoek pour ces cinq semaines. Tous les détails pratiques de ce voyage font l'objet d'un autre post assez exhaustif, que vous pouvez lire ici:
http://voyageforum.com/discussion/5-semaines-en-namibie-botswana-retour-experience-d6700317/
Des terres arides du désert du Namib en passant par Etosha, puis les rives de la rivière Chobe et les Chutes Victoria, notre voyage nous a portés jusqu'au dédale des canaux du delta de celui qui ne rejoint jamais la mer, l'Okavango.
Avant d'attaquer ce journal de voyage, tel que je l'ai écrit sur place, au jour le jour, voici notre itinéraire sur la carte:

Bonne évasion et bonne lecture!
Première partie: de Windhoek à Sesriem
lundi 28 juillet
Il fait encore nuit noire à 5h du matin heure locale (décalage 1h), lorsque l'A330 de Air Namibia se pose sur la piste. Le froid nous saisit sur le tarmac. Pas de doute, ici c'est l'hiver, il fait près de 0 degrés ce matin! Mais miracle, tous nos bagages, acheminés de Varsovie via Francfort, sont bien là! À la sortie dans le hall public de l'aérogare, un jeune homme nous accueille avec une pancarte "Welcome famille Olszewski". Notre accompagnateur se plaint lui aussi du froid, mais il est en bermuda! Il nous accompagne à la camionnette estampillée Bobo Campers puis nous conduit chez notre loueur. En route, nous apercevons nos premiers springboks et singes dans la vallée assez aride que la route traverse.
Chez Bobo Campers l'accueil est agréable, mais le véhicule nous déçoit un peu dès le premier coup d'œil: c'est vrai qu'il est d'une propreté irréprochable, mais il est néanmoins un peu vieillot et certaines choses auraient pu être mieux conçues. Les explications pour la prise en main sont assez sommaires (on passe plus de temps sur la paperasse), mais cela ne nous inquiète pas plus que ça, vu que nous sommes des "campings caristes expérimentés" ;) . Nous prenons enfin la route, en oubliant le produit pour la cassette des toilettes sur la table de l'accueil!
Pourtant, à peine 2 km plus loin, un voyant orange s'allume sur le tableau de bord (ah le voyant orange...le meilleur ennemi du voyageur au long cours!), et Thomas décide de faire tout de suite demi-tour. Le responsable mécanique de Bobo ne sait pas vraiment ce que ça représente, mais nous dit de ne pas nous inquiéter, de faire monter le moteur dans les tours, pour brûler une éventuelle petite crasse détectée au niveau des injecteurs. Après tout, ce n'est pas notre véhicule, et le louer doit nous fournir une assistance en cas de panne, alors on ne s'inquiète pas outre mesure et on reprend la route.
C'est une journée technique qui nous attend, forcément pénible car ce sont nos premiers pas dans un pays inconnu, dans une ville inconnue, après une nuit dans l'avion... D'abord une étape supermarché et "bottle store" (l'alcool se vend dans des magasins spécialisés), pour faire le plein de provisions. Puis essence, carte SIM pour le téléphone portable et forfait data pour se connecter à Internet via une clé 3G (les réseaux Wifi seront quasi-inexistants sur toute la première partie du voyage). A la station essence, un namibien à qui nous demandons notre route non seulement nous invite à le suivre jusque-là où nous voulons aller, mais nous laisse aussi sa carte de visite pour qu'on puisse l'appeler si on a besoin de quoi que ce soit! Les gens, noirs ou blancs, nous paraissent d'emblée extrêmement gentils et accueillants.
La banlieue de Windhoek ne nous fait pas grande impression, et nous ne souhaitons pas nous attarder plus qu'absolument nécessaire, la conduite à gauche dans un environnement urbain (heureusement le trafic n'est pas dense!) est assez stressante comme ça.
Nous quittons enfin la ville en début d'après-midi, direction le sud, et nous nous arrêtons pour cassez la croûte un peu plus tard sur un parking au bord de la nationale. Les singes curieux s'approchent de notre étrange véhicule.
Nous quittons la route peu avant la petite ville de Rehoboth, et nous engageons sur une large piste sur une dizaine de kilomètres. Nous retrouvons le "ripio" comme on l'appelait en Amérique du Sud, la tôle ondulée formée par le passage des 4x4 à grande vitesse sur la piste de terre tassée. Mais nous sommes quasi seuls à l'emprunter, alors nous pouvons zigzaguer comme nous voulons pour trouver les portions les plus roulantes.
Nous avons prévu de passer la nuit au Lake Oanob Resort, un camping au bord d'un lac de barrage. On nous accueille avec un verre de jus de fruits et nous avons l'embarras du choix de l'emplacement, car l'endroit est presque désert hors-saison et en semaine.

La vue sur le plan d'eau est assez surprenante dans l'environnement aride du centre namibien en plein milieu de la saison sèche. Il n'y a pas d'animaux (à part le chien du resort qui traîne autour de nous toute la soirée), mais ça sent bon les vacances: les enfants jouent au bord du lac et les grands font une petite balade qui offre différents points de vue sur le lac, le soleil se couchant derrière les collines en cadeau.
Nous croisons un couple de français en petite berline de location qui nous racontent être arrivés la veille à Windhoek mais avoir dû passer deux journée à régler tous les aspects pratiques en ville - nous nous estimons donc heureux (et un peu plus organisés ;) ) d'avoir pu tout boucler en une grosse demi-journée.

Il n'y a pas d'eau dans la piscine, mais le bain ne serait de toute manière pas une très bonne idée: à peine le soleil couché, il fait bien frais pour ne pas dire froid! Mais nous passons une très agréable soirée dehors autour de notre premier braai (barbecue): le feu nous réchauffe pendant que l'excellente viande de bœuf est sur la grille et les pommes de terre cuisent dans les braises. En fin de repas, les enfants font griller des chamallows, puis tout le monde profite d'une douche bien chaude dans les "ablutions" privées qui jouxtent notre place de camping.
mardi 29 juillet
Nous quittons le lac Oanob à l'aube : autant prendre le rythme, en Namibie il vaut mieux se réveiller tôt pour profiter de la journée, car la nuit tombe tôt également - nous sommes en hiver.... Après un petit ravitaillement en combustible dans la petite ville de Rehoboth, encore enveloppée dans la brume, nous prenons la piste vers les montagnes du Naukluft, que nous devons traverser, alors que les enfants sont encore au lit. Les secousses dues à l'état de la piste ne semblent pas les déranger outre mesure...

Après le petit déjeuner pris sur le chemin d'accès vers une ferme isolée au milieu de nulle part, un choix se présente: l'itinéraire à travers le Naukluft via le Spreetshoogte pass est réputé grandiose, mais la piste est raide semble-t-il. Le Reemshoogte est le choix le plus sage, mais ça nous titille de prendre le Spreetshoogte! Là où les routes se séparent il y a un minuscule village qui a son poste de police, et nous décidons d'y prendre quelques renseignements. La jeune policière sort de la maison adjacente, avec un petit chien aux trousses. Alors que je discute avec elle, Thomas joue avec le chien et fait semblant de vouloir le prendre avec nous. Elle me confirme qu'on peut emprunter le Spreetshoogte, et elle met Thomas en garde: "If you steal my dog I will arrest you myself!".
On part en rigolant, et un peu plus loin nous ne sommes pas déçus de notre choix: la vue du point culminant du passage dans la montagne est grandiose, à perte de vue. La route est pavée, donc en excellent état, et le marquage impeccable.
Comme souvent, oser, ça paye! Nous faisons une halte photo assez courte, car le vent souffle fort là-haut!

Dans la descente nous croisons une équipe au travail en train de consolider-réparer la route. Ils nous demandent de l'eau et nous leur en offrons, avec toute notre reconnaissance pour leur dur travail dans cet environnement hostile.
La piste rejoint les plaines et devient toute droite jusqu'à l'horizon. les terres clôturées d'une part et d'autres sont couvertes d'herbes sèches et de quelques rares arbres ou arbustes.

Pour déjeuner nous arrivons à Solitaire, une halte bien connue des voyageurs en Namibie, au carrefour des pistes principales du coin, un drôle d'endroit. Il y a une station essence, un petit magasin, un camping mais surtout une boulangerie dont le renom, grâce à son apfel strudel, a dépassé les frontières de la Namibie dans la communauté des voyageurs.

Nous faisons une bonne pause sur sa terrasse ombragée à déguster des pâtisseries salées et sucrées. Mais, pour être francs, nous sommes déçus du fameux apfel strudel, que nous trouvons lourd et la portion généreuse impossible à finir, même à deux!
Andréas profite de cette pause pour grimper dans chaque carcasse de vieille voiture qui décore les lieux et Diane pour nourrir les suricates qui tournent autour des véhicules garés sur le parking.

En s'approchant de Sesriem, notre étape pour les deux prochaines nuits, la piste, victime de l'intérêt touristique majeur du lieu, devient mauvaise et secoue le camping-car au point de faire tomber la porte du placard à vêtements de ses gonds! Mais les environs s'animent, nous voyons dans les plaines des autruches, des gemsboks, des springboks...

Après cette grosse matinée de route, nous voilà enfin à l'entrée du Parc National de Sesriem. Nous prenons possession de notre joli emplacement de camping réservé des mois à l'avance, puis c'est pause détente autour de la piscine...glaciale. Qu'à cela ne tienne, les enfants font des sauts à n'en plus finir!
Nous avons prévu de nous offrir le coucher du soleil derrière la dune Elim, située à quelques kilomètres du camping. La montée, qui ne semble pas si longue ni si dure au premier abord, se montre beaucoup plus longue et ardue une fois passé la première crête, et le soleil est déjà passé derrière la dune! Mais nous ne lâchons pas l'affaire, nous le poursuivons toujours plus loin et toujours plus haut. Enfin au bout, après presqu'une heure de montée ardue, nous arrivons à temps pour le voir se coucher. Belle récompense pour nos efforts!
La nuit est tombée lorsque nous rentrons au camping, et c'est à la lampe torche et par un raccourci à travers champs que nous rejoignons le Sossusvlei lodge voisin. Le buffet de son restaurant est, de l'avis unanime des voyageurs "à ne pas rater", et ce n'est pas nous qui allons les contredire. Sur une belle terrasses sous les étoiles du désert, nous nous régalons d'excellentes grillades de gibier (pas moins de 12 sortes de game, dont nos préférés seront l'impala, le zèbre et le springbok), des légumes à la plancha et une bonne bouteille de rosé sud-africain.
mercredi 30 juillet
Le réveil sonne à 5h10, on franchit la grille du parc à 5h25 et on n'est pas les premiers! Les phares de nombreux véhicules percent la nuit encore noire, lancés sur le ruban d'asphalte, dans la vallée, entre les dunes. La plupart s'arrêtent sur le parking de la dune 45, celle du lever du soleil par excellence. Laissant les enfants encore endormis dans le camping-car, on attaque la montée à notre tour lorsque les premières lueurs du jour commencent à percer à l'horizon.


Nous dépassons beaucoup de monde et nous nous trouvons une place à l'écart tout en haut. Tout autour de nous, petit à petit, les dunes s'embrase dans le soleil levant. Et une fois le disque orange au-dessus de l'horizon, le spectacle n'est pas fini: les couleurs et les contrastes sont saisissants, avec la plaine herbeuse jaune et les quelques arbres au pied des dunes. Un régal pour les photos...

Après la montée assez ardue, la descente est un jeu d'enfant: on s'élance à pleine vitesse dans le sable encore frais, vers le pied de la dune.


Une fois de retour dans Blanche (c'est le nom que les enfants ont donné au camping-car), alors que les enfants émergent doucement, nous parcourons les 15 derniers kilomètres jusqu'au parking "tout véhicule" de Sossusvlei. En effet, les cinq derniers kilomètres se font dans du sable profond, donc après le petit-déjeuner nous prendrons une navette 4x4. Les enfants adorent, ils lèvent les bras comme dans les montagnes russes!

Nous descendons près de Dead Vlei et de Big Daddy, la dune la plus haute du monde. Après une petite marche d'approche, l'étendue blanche de l'ancien lac salé asséché est à nos pieds. Entouré de dunes hautes, le salar est parsemé de troncs d'arbres morts, pour la plupart encore debout. Encore une fois les couleurs sont magnifiques dans la lumière du matin.


Andréas est infatigable, il monte les dunes là où la pente est la plus raide, pour redescendre en roulant. Il veut aller au sommet de Big Daddy et Thomas est d'accord pour l'accompagner!
Ni de une ni de deux, ils partent avec une seule gourde sous un soleil de plomb. Avec Diane, on attend longtemps à l'ombre d'un arbre mort au beau milieu du Vlei...et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter...on voit des toutes petites fourmis gravir la dune...on ne peut même pas être sûres que ce sont bien eux! Au bout d'une petite éternité ils se lancent du sommet, tout droit...et bien entendue la descente est beaucoup plus rapide! La seule victime de cette aventure aura été l'appareil photo de secours qui aura pas bien supporté tout ce sable.

De retour vers le point d'arrêt des navettes, nous devons demander de l'eau à d'autres touristes qui sont avec leur véhicule et toutes leurs provisions...car nous sommes à sec. La navette nous emmène vers Sossusvlei, mais l'endroit nous semble beaucoup moins magique que Deadvlei, et, comme tout le monde est assoiffé, affamé et assoiffé, nous décidons de ne pas nous y arrêter et de retourner au parking des véhicules non-4x4.

En fin d'après-midi, alors que les enfants se reposent devant un film dans Blanche, les adultes descendent dans le Canyon de Sesriem qui se trouve à quelques kilomètres du camping. Dans sa partie la plus étroite, là où le soleil n'arrive jamais jusqu'au fond du canyon, il y a des bassins d'eau verdâtre et de nombreux oiseaux ont fait leurs nids dans les parois. Ici il fait frais et humide, quelle différence avec le climat du désert quelques dix mètres plus haut!

A très bientôt pour la suite du récit!
http://voyageforum.com/discussion/5-semaines-en-namibie-botswana-retour-experience-d6700317/
Des terres arides du désert du Namib en passant par Etosha, puis les rives de la rivière Chobe et les Chutes Victoria, notre voyage nous a portés jusqu'au dédale des canaux du delta de celui qui ne rejoint jamais la mer, l'Okavango.
Avant d'attaquer ce journal de voyage, tel que je l'ai écrit sur place, au jour le jour, voici notre itinéraire sur la carte:

Bonne évasion et bonne lecture!
Première partie: de Windhoek à Sesriem
lundi 28 juillet
Il fait encore nuit noire à 5h du matin heure locale (décalage 1h), lorsque l'A330 de Air Namibia se pose sur la piste. Le froid nous saisit sur le tarmac. Pas de doute, ici c'est l'hiver, il fait près de 0 degrés ce matin! Mais miracle, tous nos bagages, acheminés de Varsovie via Francfort, sont bien là! À la sortie dans le hall public de l'aérogare, un jeune homme nous accueille avec une pancarte "Welcome famille Olszewski". Notre accompagnateur se plaint lui aussi du froid, mais il est en bermuda! Il nous accompagne à la camionnette estampillée Bobo Campers puis nous conduit chez notre loueur. En route, nous apercevons nos premiers springboks et singes dans la vallée assez aride que la route traverse.
Chez Bobo Campers l'accueil est agréable, mais le véhicule nous déçoit un peu dès le premier coup d'œil: c'est vrai qu'il est d'une propreté irréprochable, mais il est néanmoins un peu vieillot et certaines choses auraient pu être mieux conçues. Les explications pour la prise en main sont assez sommaires (on passe plus de temps sur la paperasse), mais cela ne nous inquiète pas plus que ça, vu que nous sommes des "campings caristes expérimentés" ;) . Nous prenons enfin la route, en oubliant le produit pour la cassette des toilettes sur la table de l'accueil!
Pourtant, à peine 2 km plus loin, un voyant orange s'allume sur le tableau de bord (ah le voyant orange...le meilleur ennemi du voyageur au long cours!), et Thomas décide de faire tout de suite demi-tour. Le responsable mécanique de Bobo ne sait pas vraiment ce que ça représente, mais nous dit de ne pas nous inquiéter, de faire monter le moteur dans les tours, pour brûler une éventuelle petite crasse détectée au niveau des injecteurs. Après tout, ce n'est pas notre véhicule, et le louer doit nous fournir une assistance en cas de panne, alors on ne s'inquiète pas outre mesure et on reprend la route.
C'est une journée technique qui nous attend, forcément pénible car ce sont nos premiers pas dans un pays inconnu, dans une ville inconnue, après une nuit dans l'avion... D'abord une étape supermarché et "bottle store" (l'alcool se vend dans des magasins spécialisés), pour faire le plein de provisions. Puis essence, carte SIM pour le téléphone portable et forfait data pour se connecter à Internet via une clé 3G (les réseaux Wifi seront quasi-inexistants sur toute la première partie du voyage). A la station essence, un namibien à qui nous demandons notre route non seulement nous invite à le suivre jusque-là où nous voulons aller, mais nous laisse aussi sa carte de visite pour qu'on puisse l'appeler si on a besoin de quoi que ce soit! Les gens, noirs ou blancs, nous paraissent d'emblée extrêmement gentils et accueillants.
La banlieue de Windhoek ne nous fait pas grande impression, et nous ne souhaitons pas nous attarder plus qu'absolument nécessaire, la conduite à gauche dans un environnement urbain (heureusement le trafic n'est pas dense!) est assez stressante comme ça.
Nous quittons enfin la ville en début d'après-midi, direction le sud, et nous nous arrêtons pour cassez la croûte un peu plus tard sur un parking au bord de la nationale. Les singes curieux s'approchent de notre étrange véhicule.
Nous quittons la route peu avant la petite ville de Rehoboth, et nous engageons sur une large piste sur une dizaine de kilomètres. Nous retrouvons le "ripio" comme on l'appelait en Amérique du Sud, la tôle ondulée formée par le passage des 4x4 à grande vitesse sur la piste de terre tassée. Mais nous sommes quasi seuls à l'emprunter, alors nous pouvons zigzaguer comme nous voulons pour trouver les portions les plus roulantes.
Nous avons prévu de passer la nuit au Lake Oanob Resort, un camping au bord d'un lac de barrage. On nous accueille avec un verre de jus de fruits et nous avons l'embarras du choix de l'emplacement, car l'endroit est presque désert hors-saison et en semaine.

La vue sur le plan d'eau est assez surprenante dans l'environnement aride du centre namibien en plein milieu de la saison sèche. Il n'y a pas d'animaux (à part le chien du resort qui traîne autour de nous toute la soirée), mais ça sent bon les vacances: les enfants jouent au bord du lac et les grands font une petite balade qui offre différents points de vue sur le lac, le soleil se couchant derrière les collines en cadeau.
Nous croisons un couple de français en petite berline de location qui nous racontent être arrivés la veille à Windhoek mais avoir dû passer deux journée à régler tous les aspects pratiques en ville - nous nous estimons donc heureux (et un peu plus organisés ;) ) d'avoir pu tout boucler en une grosse demi-journée.

Il n'y a pas d'eau dans la piscine, mais le bain ne serait de toute manière pas une très bonne idée: à peine le soleil couché, il fait bien frais pour ne pas dire froid! Mais nous passons une très agréable soirée dehors autour de notre premier braai (barbecue): le feu nous réchauffe pendant que l'excellente viande de bœuf est sur la grille et les pommes de terre cuisent dans les braises. En fin de repas, les enfants font griller des chamallows, puis tout le monde profite d'une douche bien chaude dans les "ablutions" privées qui jouxtent notre place de camping.
mardi 29 juillet
Nous quittons le lac Oanob à l'aube : autant prendre le rythme, en Namibie il vaut mieux se réveiller tôt pour profiter de la journée, car la nuit tombe tôt également - nous sommes en hiver.... Après un petit ravitaillement en combustible dans la petite ville de Rehoboth, encore enveloppée dans la brume, nous prenons la piste vers les montagnes du Naukluft, que nous devons traverser, alors que les enfants sont encore au lit. Les secousses dues à l'état de la piste ne semblent pas les déranger outre mesure...

Après le petit déjeuner pris sur le chemin d'accès vers une ferme isolée au milieu de nulle part, un choix se présente: l'itinéraire à travers le Naukluft via le Spreetshoogte pass est réputé grandiose, mais la piste est raide semble-t-il. Le Reemshoogte est le choix le plus sage, mais ça nous titille de prendre le Spreetshoogte! Là où les routes se séparent il y a un minuscule village qui a son poste de police, et nous décidons d'y prendre quelques renseignements. La jeune policière sort de la maison adjacente, avec un petit chien aux trousses. Alors que je discute avec elle, Thomas joue avec le chien et fait semblant de vouloir le prendre avec nous. Elle me confirme qu'on peut emprunter le Spreetshoogte, et elle met Thomas en garde: "If you steal my dog I will arrest you myself!".
On part en rigolant, et un peu plus loin nous ne sommes pas déçus de notre choix: la vue du point culminant du passage dans la montagne est grandiose, à perte de vue. La route est pavée, donc en excellent état, et le marquage impeccable.
Comme souvent, oser, ça paye! Nous faisons une halte photo assez courte, car le vent souffle fort là-haut!

Dans la descente nous croisons une équipe au travail en train de consolider-réparer la route. Ils nous demandent de l'eau et nous leur en offrons, avec toute notre reconnaissance pour leur dur travail dans cet environnement hostile.
La piste rejoint les plaines et devient toute droite jusqu'à l'horizon. les terres clôturées d'une part et d'autres sont couvertes d'herbes sèches et de quelques rares arbres ou arbustes.

Pour déjeuner nous arrivons à Solitaire, une halte bien connue des voyageurs en Namibie, au carrefour des pistes principales du coin, un drôle d'endroit. Il y a une station essence, un petit magasin, un camping mais surtout une boulangerie dont le renom, grâce à son apfel strudel, a dépassé les frontières de la Namibie dans la communauté des voyageurs.

Nous faisons une bonne pause sur sa terrasse ombragée à déguster des pâtisseries salées et sucrées. Mais, pour être francs, nous sommes déçus du fameux apfel strudel, que nous trouvons lourd et la portion généreuse impossible à finir, même à deux!
Andréas profite de cette pause pour grimper dans chaque carcasse de vieille voiture qui décore les lieux et Diane pour nourrir les suricates qui tournent autour des véhicules garés sur le parking.

En s'approchant de Sesriem, notre étape pour les deux prochaines nuits, la piste, victime de l'intérêt touristique majeur du lieu, devient mauvaise et secoue le camping-car au point de faire tomber la porte du placard à vêtements de ses gonds! Mais les environs s'animent, nous voyons dans les plaines des autruches, des gemsboks, des springboks...

Après cette grosse matinée de route, nous voilà enfin à l'entrée du Parc National de Sesriem. Nous prenons possession de notre joli emplacement de camping réservé des mois à l'avance, puis c'est pause détente autour de la piscine...glaciale. Qu'à cela ne tienne, les enfants font des sauts à n'en plus finir!
Nous avons prévu de nous offrir le coucher du soleil derrière la dune Elim, située à quelques kilomètres du camping. La montée, qui ne semble pas si longue ni si dure au premier abord, se montre beaucoup plus longue et ardue une fois passé la première crête, et le soleil est déjà passé derrière la dune! Mais nous ne lâchons pas l'affaire, nous le poursuivons toujours plus loin et toujours plus haut. Enfin au bout, après presqu'une heure de montée ardue, nous arrivons à temps pour le voir se coucher. Belle récompense pour nos efforts!
La nuit est tombée lorsque nous rentrons au camping, et c'est à la lampe torche et par un raccourci à travers champs que nous rejoignons le Sossusvlei lodge voisin. Le buffet de son restaurant est, de l'avis unanime des voyageurs "à ne pas rater", et ce n'est pas nous qui allons les contredire. Sur une belle terrasses sous les étoiles du désert, nous nous régalons d'excellentes grillades de gibier (pas moins de 12 sortes de game, dont nos préférés seront l'impala, le zèbre et le springbok), des légumes à la plancha et une bonne bouteille de rosé sud-africain.
mercredi 30 juillet
Le réveil sonne à 5h10, on franchit la grille du parc à 5h25 et on n'est pas les premiers! Les phares de nombreux véhicules percent la nuit encore noire, lancés sur le ruban d'asphalte, dans la vallée, entre les dunes. La plupart s'arrêtent sur le parking de la dune 45, celle du lever du soleil par excellence. Laissant les enfants encore endormis dans le camping-car, on attaque la montée à notre tour lorsque les premières lueurs du jour commencent à percer à l'horizon.


Nous dépassons beaucoup de monde et nous nous trouvons une place à l'écart tout en haut. Tout autour de nous, petit à petit, les dunes s'embrase dans le soleil levant. Et une fois le disque orange au-dessus de l'horizon, le spectacle n'est pas fini: les couleurs et les contrastes sont saisissants, avec la plaine herbeuse jaune et les quelques arbres au pied des dunes. Un régal pour les photos...

Après la montée assez ardue, la descente est un jeu d'enfant: on s'élance à pleine vitesse dans le sable encore frais, vers le pied de la dune.


Une fois de retour dans Blanche (c'est le nom que les enfants ont donné au camping-car), alors que les enfants émergent doucement, nous parcourons les 15 derniers kilomètres jusqu'au parking "tout véhicule" de Sossusvlei. En effet, les cinq derniers kilomètres se font dans du sable profond, donc après le petit-déjeuner nous prendrons une navette 4x4. Les enfants adorent, ils lèvent les bras comme dans les montagnes russes!

Nous descendons près de Dead Vlei et de Big Daddy, la dune la plus haute du monde. Après une petite marche d'approche, l'étendue blanche de l'ancien lac salé asséché est à nos pieds. Entouré de dunes hautes, le salar est parsemé de troncs d'arbres morts, pour la plupart encore debout. Encore une fois les couleurs sont magnifiques dans la lumière du matin.


Andréas est infatigable, il monte les dunes là où la pente est la plus raide, pour redescendre en roulant. Il veut aller au sommet de Big Daddy et Thomas est d'accord pour l'accompagner!
Ni de une ni de deux, ils partent avec une seule gourde sous un soleil de plomb. Avec Diane, on attend longtemps à l'ombre d'un arbre mort au beau milieu du Vlei...et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter...on voit des toutes petites fourmis gravir la dune...on ne peut même pas être sûres que ce sont bien eux! Au bout d'une petite éternité ils se lancent du sommet, tout droit...et bien entendue la descente est beaucoup plus rapide! La seule victime de cette aventure aura été l'appareil photo de secours qui aura pas bien supporté tout ce sable.

De retour vers le point d'arrêt des navettes, nous devons demander de l'eau à d'autres touristes qui sont avec leur véhicule et toutes leurs provisions...car nous sommes à sec. La navette nous emmène vers Sossusvlei, mais l'endroit nous semble beaucoup moins magique que Deadvlei, et, comme tout le monde est assoiffé, affamé et assoiffé, nous décidons de ne pas nous y arrêter et de retourner au parking des véhicules non-4x4.

En fin d'après-midi, alors que les enfants se reposent devant un film dans Blanche, les adultes descendent dans le Canyon de Sesriem qui se trouve à quelques kilomètres du camping. Dans sa partie la plus étroite, là où le soleil n'arrive jamais jusqu'au fond du canyon, il y a des bassins d'eau verdâtre et de nombreux oiseaux ont fait leurs nids dans les parois. Ici il fait frais et humide, quelle différence avec le climat du désert quelques dix mètres plus haut!

A très bientôt pour la suite du récit!
Que voir en... Chine et au Tibet
Que voir en Chine (et au Tibet) ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
La Chine se compose de 22 provinces, 5 régions autonomes, 4 municipalités et 2 régions administratives spéciales (Hong-Kong et Macao). Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble du pays en cinq zones.
- Chine du Nord C'est la partie située au nord de Pékin. Provinces et régions : Heilongjiang, Jilin, Liaoning, Mongolie intérieure.
- Chine du Centre Il s'agit en gros de Shanghai, Pékin et du coeur de la Chine. Provinces et régions : Beijing, Hebei, Henan, Jiangsu, Ningxia, Shaanxi, Shandong, Shanghai, Shanxi, Tianjin.
- Chine du Sud Une quinzaine de provinces situées dans la partie sud/sud-est du pays. Provinces et régions : Anhui, Chongqing, Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, Hong-Kong, Hubei, Hunan, Jiangxi, Macao, Sichuan, Yunnan, Zhejiang.
- Chine de l'Ouest C'est la zone comprise entre la Mongolie et le Tibet, limitrophe de l'Asie Centrale. Provinces et régions : Gansu, Qinghai, Xinjiang.
- Tibet Au sud-ouest, le Tibet est voisin du Népal et de l'Inde. Région : Tibet.
1- CHINE DU NORD Baotou : c'est dans les environs de cette grande ville que se trouvent le monastère Wundangzhao et le Mausolée Gengis Khan.Capitales et tombes du royaume de Koguryo : il s'agit des vestiges de trois villes et d'une quarantaine de tombeaux classés au patrimoine de l'UNESCO. Ils sont situés dans les provinces de Liaoning et Jilin.Dalian : outre ses bâtiments de l'époque coloniale russe et japonaise, Dalian est appréciée des touristes chinois pour ses plages.Dandong : elle est séparée de la ville de Sinuiju en Corée du Nord par le fleuve Yulu. L'observation de la rive coréenne depuis la Chine est devenue maintenant une attraction touristique.Fushun : cette ville de la province du Liaoning abrite plusieurs temples et musées. On peut faire du raft dans ses environs.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une partie de la Chine du Nord.Harbin : la capitale du Heilongjian possède une architecture largement influencée par la présence russe, de même qu'un Festival de sculptures sur glace de renommée internationale.Hohhot : ville récente, c'est la capitale de la Mongolie Intérieure.Jiling : cette cité de Mandchourie est surtout visitée en hiver lorsqu'elle est prise par le givre. On trouve plusieurs stations de ski dans ses environs.Liaoyang : une ville du Liaoning qui abrite plusieurs temples et musées. Shenyang : la plus grande agglomération du nord-est de la Chine est aussi une ville impériale dont les palais sont classés au Patrimoine de l'UNESCO.Xilinhot : grande ville de Mongolie Intérieur dont l'intérêt est d'abord de pouvoir servir de base pour la découverte de la steppe avoisinante.Yabuli : une des plus importantes stations de ski de Chine.Patrimoine naturelDésert de Gobi : c'est une vaste zone désertique, où vivent quelques nomades, s'étendant sur la Chine du Nord et la Mongolie. On peut y voir de beaux paysages de dunes, de plaines rocailleuses et de montagnes.Hexigten Global Geopark : belle zone naturelle de Mongolie Intérieure offrant une certaine diversité de paysages plus ou moins désertiques.Parc forestier national de Wudalianchi : des lacs, des montagnes et des grottes dans la province d'Heilongjiang.Parc national de Benxi Shuidong : dans la province du Liaoning. Le parc abrite des grottes qu'on peut visiter en bateau.Parc national de Qianshan : cette zone montagneuse contient plusieurs édifices religieux bouddhistes ou taoistes.Parc national Songhuahu : c'est une importante région pour le ski en hiver et la randonnée en été.Réserve naturelle de Changbaishan : de beaux paysages de lacs, cascades, montagnes et forêts, une faune et une flore intéressantes, et des possibilités de randonnées.Réserve naturelle de Zhalong : cette vaste zone humide abrite nombre d'espèces d'oiseaux appréciées des ornithologues.2- CHINE DU CENTRE Anyang : ancienne capitale dans laquelle on peut encore voir quelques vestiges de cette époque.Beidaihe : une station balnéaire populaire à l'est de Pékin.Beijing : c'est l'autre nom de Pékin.Chengde : cette cité impériale au nord-est de Pékin est classée à l'UNESCO pour son palais d'été et ses temples.Datong : grande ville du Shanxi servant généralement de base à la visite des Grottes de Yungang toutes proches.Dengfeng : cette localité du Henan est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses monuments historiques.Grand Canal : ce très vieux canal court de Pékin jusqu'aux environs de Shanghai sur 1 800 km.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une bonne partie du centre-nord de la Chine. C'est la zone proche de Pékin qui est la plus visitée.Grottes de Longmen : près de la ville de Luoyang, ces grottes (plus de 2 000 !) sont consacrées à Bouddha. Elles sont inscrites au patrimoine de l'UNESCO.Grottes de Yungang : à côté de Datong. 250 grottes et plus de 50 000 statues dédiées à Bouddha y sont répertoriées au patrimoine de l'UNESCO.Kaifeng : autre ancienne capitale impériale avec quelques témoignages de son passé.Luoyang : située dans le Henan, la ville sert surtout de base à la découverte des grottes de Longmen classées à l'UNESCO.Mont Wutai : jolie montagne sacrée du Bouddhisme de la province du Shanxi. Elle abrite nombre de temples. L'endroit est inscrit à l'UNESCO.Mont Xumi : cette montagne du Ningxia abrite 130 grottes faisant office de temples bouddhistes.Nanjing : autrefois connue sous le nom de Nanking, la ville est une des plus belles de Chine avec de nombreux témoignages historiques ou de son passé impérial.Pékin : incontournable, la capitale chinoise possède un très important patrimoine historique et culturel avec notamment plusieurs sites inscrits à l'UNESCO.Pingyao : petite ville entourée de remparts et classée à l'UNESCO pour la qualité historique de son patrimoine.Qingdao : cette ancienne concession allemande sur la côte (plages) possède encore des vestiges de cette époque auxquels s'ajoutent divers autres bâtiments, musées et parcs. C'est aussi là qu'est brassée la célèbre bière chinoise Tsingtao.Qingtongxia : cette commune en bordure du Fleuve Jaune accueille un complexe de 108 pagodes.Qufu : c'est la ville natale de Confucius, ce qui lui vaut d'être répertoriée à l'UNESCO pour les différents édifices en rapport avec le personnage.Shanghai : avec son architecture unique la plus grande ville de Chine, mélange de modernisme et de traditions, est aussi le principal centre en matière de commerce du pays.Shanhaiguan : c'est une destination populaire car c'est là que la Grande Muraille débouche sur l'Océan Pacifique.Suzhou : cette ville touristique du Jiangsu est connue pour ses canaux et surtout ses jardins qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Taiyuan : la capitale du Shanxi possède quelques édifices religieux, musées et parcs à visiter si on est dans la région.Tianjin : cette municipalité autonome de Chine à l'est de Pékin compte divers édifices religieux et coloniaux, plus quelques parcs et musées.Xi'an : sur la Route de la Soie, la capitale du Shaanxi est mondialement connue pour son armée de terre cuite qui s'intègre dans le Mausolée de l'empereur Qin classé à l'UNESCO. Mais la ville possède également d'autres centres d'intérêt dont ses remparts.Xuzhou : grande ville de la côte Est servant surtout de carrefour au niveau transports.Yan'an : cette localité du Shaanxi est un lieu de pèlerinage politique pour les communistes chinois.Yangzhou : ville du Jiangsu avec un joli lac, des jardins, des temples et des musées.Yantai : sur la côte du Shandong, Yantai grâce à ses plages attire pas mal de touristes chinois.Yin Xu : ce site archéologique du Henan est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est un des plus importants de Chine.Yinchuan : c'est la capitale de la région autonome du Ningxia.Zhenjiang : des parcs, des temples et des musées dans cette ville de la côte Est proche de Shanghai.Zhoukoudian : situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Pékin, ce site archéologique classé à l'UNESCO se compose de plusieurs grottes. On y a découvert les restes des premiers hommes de la région.Zhouzhuang : jolie petite ville aux nombreux canaux de la province du Jiangsu qu'on peut découvrir en bateau.Patrimoine naturelMont Song : c'est une des cinq montagnes sacrées de Chine. Elle abrite de nombreux temples taoïstes et bouddhistes (dont le Shaolin où serait né le kung-fu). On peut y randonner.Mont Tai : classée à l'UNESCO, cette petite montagne sacrée qu'on peut gravir offre de superbes paysages parmi lesquels randonner. L'endroit abrite également plusieurs temples.3- CHINE DU SUD Anshun : petite ville du Guizhou appréciée pour les grottes et les chutes Huangguoshu situées dans ses environs.Barrage des Trois Gorges : c'est le plus grand barrage au monde. Il est sur le fleuve Yangtze. Chaozhou : ville plutôt agréable avec divers édifices pouvant mériter une visite.Chengdu : l'énorme agglomération est la capitale du Sichuan.Chongqing : cette municipalité au statut particulier possède divers bâtiments historiques, dont plusieurs de l'époque de la deuxième guerre mondiale.Dali : ville touristique entourée de montagnes et de lacs, Dali offre aux visiteurs de vieux quartiers et, dans ses environs, nombre de villages traditionnels.Dazu : un superbe ensemble de grottes et sculptures rupestres à côté de Chongqing classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.Deqin : ville d'altitude à majorité tibétaine du nord Yunnan.Fenghuang : jolie petite ville du Hunan avec de nombreux bâtiments anciens.Fuzhou : grosse ville du Sud et capitale de la province du Fujian.Garzê : cette ville de l'ouest du Sichuan est fortement marquée par la culture tibétaine. On trouve plusieurs monastères tibétains dans ses environs.Guangzou : troisième plus grande ville de Chine et capitale de la province du Guangdong, elle est aussi connue sous le nom de Canton. C'est avant tout un centre économique même si au niveau touristique la ville possède quelques musées, parcs et édifices religieux à visiter.Guilin : destination touristique populaire. Guilin est une jolie ville entourée de massifs karstiques. On y vient surtout pour visiter ses environs (grottes, rivières dont la Li, paysages…).Guiyang : la capitale de la province du Ghizou.Haikou : c'est la capitale de l'île de Hainan.Hainan : cette île tropicale à l'extrémité sud de la Chine attire chaque année plus de 20 millions de touristes chinois et russes grâce à ses plages, ses paysages et son climat.Hangzhou : cette ancienne capitale de la Chine, au sud de Shanghai, possède un riche patrimoine historique et culturel ainsi qu'un lac agréable d'ailleurs classé à l'UNESCO.Hong-Kong : un mélange de Chine et d'Angleterre qui se retrouve aussi bien dans l'architecture qu'en partie dans la société de l'ancienne colonie britannique. C'est aussi un lieu où nature et urbanisme se côtoient.Ile de Putuo : à proximité de Shanghai, l'île abrite des temples et des monastères dans un joli décor.Jingzhou : ville historique de la province du Hubei dont l'intérêt premier est les remparts qui entourent la cité.Kaili : ville industrielle du Guizhou pouvant servir de base à la découverte des villages et de la culture Miao des environs.Kaiping : cette région du Guangdong abrite de nombreuses tours traditionnelles (les diaolou) et villages classés au patrimoine de de l'UNESCO.Kunming : la capitale du Yunnan possède plusieurs temples, musées et parcs à visiter.Leshan : cette ville du Sichuan abrite à sa périphérie le plus grand Bouddha taillé dans la pierre au monde. Celui-ci est classé à l'UNESCO tout comme d'ailleurs la montagne sacrée du Mont Emei qui lui fait face.Lijiang : la petite ville du Yunnan est classée à l'UNESCO pour ses vieux quartiers. On peut aussi découvrir en trek plusieurs villages traditionnels des alentours.Longsheng : cette petite région au nord de Gullin est connue pour ses villages traditionnels Zhuang et Yao, ainsi que ses cultures en terrasses parmi lesquelles on peut randonner.Lushan : cette ancienne station d'altitude faite pour les occidentaux au XIXe siècle dispose encore de nombreux bâtiments coloniaux d'époque. On peut aussi randonner et découvrir les beaux paysages des environs, notamment dans le parc du même nom classé à l'UNESCO.Macao : des casinos et les vestiges de 400 ans de présence portugaise aux portes de la Chine.Monts Wudan : cette chaîne de montagne du Hubei abrite de nombreux monastères taoïstes d'ailleurs classés à l'UNESCO.Nanning : capitale de la province du Guangxi située sur la route qui mène au Vietnam. Parc national de Qingchengshan-Dujiangyan : ce parc associe le Mont Qingcheng qui est une montagne sacrée taoïste abritant de nombreux temples et le système d'irrigation traditionnel de Dujiangyan.Quanzhou : grande ville du Fujian avec plusieurs édifices religieux, des musées et des environs propices à la randonnée.Qingyuan : au nord de Guangzou, la ville est connue pour les sources d'eau chaude et les possibilités de raft existant dans ses environs.Sanjiang : petite ville du nord Guangxi servant de base à la découverte des paysages et villages Dong avoisinants.Sanya : à l'extrémité sud de l'île de Hainan. Sanya est une station balnéaire réputée pour ses plages, les activités nautiques (surf, plongée…) et les quelques petites îles voisines.Shangrila : proche du Tibet, cette cité du Yunnan abrite une vieille ville et un monastère tibétain. On peut faire de la randonnée, du VTT et du ski dans ses environs.Shaoshan : la ville natale de Mao, dans la province du Hunan.Shaoxing : cette ville au sud-est de Hangzhou possède une architecture traditionnelle chinoise.Shenzhen : l'immense agglomération limitrophe d'Hong-Kong est d'abord appréciée des chinois pour ses nombreux parcs à thèmes. Tengchong : à la frontière avec la Birmanie, la ville et ses environs accueillent différentes ethnies locales aux cultures et traditions encore présentes.Wenzhou : grande ville portuaire et commerciale à 400 km au sud de Shanghai.Wuhan : c'est la capitale de la province du Hubei avec quelques temples, musées et la "Tour de la grue jaune" qui demeure sa principale attraction touristique.Xiamen : grande ville côtière animée du Fujian. Son intérêt touristique réside avant tout dans les nombreux bâtiments coloniaux de l'île de Gulangyu située face à la ville.Xidi et Hongcun : deux superbes villages du sud de la province d'Anhui classés au patrimoine de l'UNESCO pour la qualité de leur architecture datant de plusieurs siècles.Yangshuo : petite ville des environs de Guilin nichée dans un superbe environnement de pics karstiques, montagnes, grottes et rivières (dont la Li). On peut y faire de la randonnée, de l'escalade et des balades en bateau.Yizhou : une ville des environs de Guilin entourée de jolis massifs karstiques.Yongding : cette région du Fujian abrite beaucoup de villages Hakka à la culture et aux coutumes encore bien présentes. Leurs maisons traditionnelles sont d'ailleurs inscrites à l'UNESCO.Zunyi : cette ville du Guizhou est un haut lieu historique de l'époque de Mao avec plusieurs sites de "mémoire".Patrimoine naturelChutes Huangguoshu : de belles et hautes chutes d'eau d'environ 80 mètres près de la ville d'Anshun, dans le Guizhou.Chutes de Detian : larges chutes d'eau à la frontière entre la Chine et le Vietnam.Fleuve Yangtze : c'est le troisième plus long fleuve du monde. On peut le découvrir en croisière notamment entre Yichang and Chongqing.Gorges du Saut du Tigre : belles gorges du Yunnan, proches de Lijiang, dans lesquelles on peut randonner.Huanglong : cette région du nord Sichuan est classée à l'UNESCO pour ses paysages et notamment ses piscines naturelles.Karst de Shilin : à une centaine de kilomètres de Kunming (Yunnan), c'est une "forêt de pierres" composée de massifs karstiques impressionnants.Mont Emei : cette montagne sacrée classée à l'UNESCO, près de la ville de Leshan, offre de bonnes opportunités de randonnées dans de beaux paysages. Elle abrite aussi de très nombreux temples et monastères bouddhistes.Mont Heng : belle chaine de montagnes (sacrées) du Hunan abritant aussi quelques temples et monastères.Mont Jihua : dans la province de l'Anhui, la zone montagneuse est réputée pour ses paysages et ses temples anciens.Mont Sanqing : cette montagne sacrée du Taoïsme, située dans le Jiangxi, est un Parc national classé à l'UNESCO pour ses remarquables paysages. On peut y randonner.Monts Huan : ce massif montagneux de l'Anhui offre de beaux paysages et des opportunités de treks. Il est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Monts Wuyi : jolie chaîne de montagnes au sud de la Chine inscrite au patrimoine de l'UNESCO. On peut y randonner et faire de la descente de rivière en radeau.Monts Wuzhi : c'est la zone montagneuse du centre de l'île de Hainan. On peut y faire des balades dans de beaux paysages. Parc national de Lushan : en bordure de la ville du même nom, l'endroit (connu aussi sous le nom Mont Lu) est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses paysages.Parc national de Siguniangshan : ce parc à l'ouest de Chengdu offre de très beaux paysages parmi lesquels on peut randonner.Réserve naturelle de Shennongjia : jolie réserve forestière du Hubei avec des opportunités de randonnées.Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou : au nord du Sichuan, cette superbe vallée plutôt touristique est classée à l'UNESCO pour ses paysages. Elle est connue pour ses lacs et ses cascades. On peut aussi y randonner.Réserve naturelle de Wolong : classée au patrimoine de l'UNESCO, c'est une des dernière aire naturelle abritant des pandas géants. Elle est située à une centaine de kilomètres de Chengdu.Rivière Li : cette belle rivière traverse les villes de Guilin et Yangshuo dans la région du Guangxi. Elle est appréciée pour ses superbes paysages karstiques classés à l'UNESCO qu'on peut découvrir en croisière.Weizhou : une île au large du Guangxi avec de belles plages et des possibilités de plongée. C'est un parc naturel.Wulingyuan : superbe zone naturelle du Hunan dans laquelle on peut randonner. Elle est d'ailleurs classée à l'UNESCO.Zone des Trois fleuves parallèles au Yunnan : c'est à cet endroit que se rejoignent les fleuves Yangzi, Mékong et Salouen. Ce site fait de montagnes et de gorges est classé à l'UNESCO. On peut y randonner.4- CHINE DE L'OUESTBingling : ce canyon sur le Fleuve Jaune abrite nombre de grottes ornées de sculptures bouddhistes. Le site n'est accessible qu'en bateau.Dunhuang : située sur une des Routes de la Soie, la ville est visitée pour ses dunes et surtout les grottes bouddhistes de Mogao classées à l'UNESCO.Golmud : grande ville au milieu d'une zone désertique servant souvent d'étape sur la route du Tibet.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, se termine dans la province du Gansu.Hotan : grande ville "carrefour" du sud de la province du Xinjiang.Huangzhong : c'est le siège d'un des plus importants monastères tibétains de Chine.Jiayuguan : avec sa forteresse, la ville marque la fin de la Grande Muraille qu'on peut d'ailleurs visiter à cet endroit.Kasghar : cité importante de la Route de la Soie avec nombre d'édifices religieux, des bazars réputés et une vieille ville.Lanzhou : énorme agglomération, capitale de la province de Gansu.Mont Maiji : ce mont proche de la ville de Tianshui abrite 194 grottes ornées de représentations de Bouddha.Route de la Soie : la célèbre route commerciale entre l"Asie et l'Europe traverse toute la Chine de l'Ouest et est devenue un itinéraire de découverte pour nombre de voyageurs.Tongren : cette localité du Qinghai accueille plusieurs monastères tibétains réputés.Turpan : cette grande ville est surtout à découvrir pour les grottes et surtout les vestiges d'anciennes cités de la Route de la Soie dans ses environs.Urumqi : la capitale du Xinjiang offre un mélange de cultures chinoises et en provenance d'Asie Centrale.Wuwei : ancienne ville stratégique, Wuwei compte encore divers témoignages historiques.Xiahe : cette ville du Gansu abrite le monastère réputé de Labrang. On peut aussi randonner dans ses environs.Xining : la capitale de la province du Qinghai possède plusieurs musées et édifices religieux d'intérêt. Patrimoine naturelDésert du Taklamakan : vaste désert inhospitalier de l'extrême ouest de la Chine. On peut y randonner localement (y compris en chameau) et partir à la découverte de ses oasis.Karakoram Highway : célèbre route de haute montagne reliant la Chine au Pakistan. On y découvre de magnifiques paysages parmi lesquels on peut randonner et faire de l'alpinisme.Lac Karakul : au sud-ouest de Kasghar, ce lac est reconnu pour ses superbes paysages montagneux et les possibilités de randonnées en tous genres.Lac Qinghai : c'est le plus grand lac de Chine. Il est apprécié pour ses paysages, ses oiseaux et les possibilités de randonnées.Parc national Tianshan Tianchi : un lac (Tianchi) et des montagnes (Tianshan) offrent de superbes paysages. On peut randonner et découvrir les populations Kazakhs des environs.Réserve naturelle d'Hanas : dans la partie nord du Xinjiang, cette zone de lacs et de montagnes offre de beaux paysages et des possibilités de treks.5- TIBETDamxung : grande ville moderne au nord de Lhasa utilisée surtout comme base de trek (lac Nam Tso) ou pour ses possibilités de transports.Gyantsé : une petite ville avec des monastères et une forteresse.Lhasa : la capitale du Tibet, perchée à 3 650 m d'altitude, est célèbre pour son Palais du Potala inscrit à l'UNESCO. Monastère de Drepung : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Sera.Monastère de Ganden : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Drepung et Sera.Monastère de Rongbuk : un des plus hauts monastères au monde. Il est niché dans de superbes paysage. Monastère de Sakya : un des plus importants monastère du pays situé à une bonne centaine de kilomètres de Shigatse.Monastère de Sera : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Drepung.Samye : c'est là qu'est le premier monastère bouddhiste construit au Tibet.Shigatsé : deuxième plus grande agglomération du Tibet avec entre autres des monastères, une forteresse et des marchés dans la vieille ville. Patrimoine naturelLac Manasarovar : joli lac sacré de l'ouest du Tibet.Lac Nam Tso : vaste lac salé au nord de Lhasa. De beaux paysages, des monastères et de multiples opportunités de treks.Monts Kailash : ces montagnes sacrées de l'ouest du Tibet offrent de remarquables paysages et d'innombrables possibilités de treks.Réserve naturelle de Qomolangma : vaste parc situé sur le versant nord de l'Everest avec de superbes paysages et de multiples possibilités de treks.Yarlung Zangbo : c'est le canyon le plus long et le plus profond au monde. Il fait partie d'un vaste parc naturel qui offre aussi de magnifiques paysages.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Chine du Nord : Désert de Gobi; Grande Muraille; Réserve naturelle de Changbaishan.
Chine du Centre : Chengde; Grande Muraille; Grottes de Longmen; Grottes de Yungang; Mont Tai; Mont Wutai; Nanjing; Pékin; Pingyao; Shanghai; Suzhou; Xi'an; Zhouzhuang.
Chine du Sud : Anshun; Chutes Huangguoshu; Dazu; Guilin; Hainan; Hangzhou; Hong-Kong; Leshan; Lijiang; Macao; Mont Emei; Mont Sanqing; Parc national de Lushan; Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou; Réserve naturelle de Wolong; Rivière Li ; Sanjiang; Wulingyuan; Xiamen; Xidi et Hongcun; Yangshuo.
Chine de l'Ouest : Bingling; Désert du Taklamakan; Dunhuang; Grande Muraille; Karakoram Highway; Kasghar; Mont Maiji; Parc national Tianshan Tianchi; Route de la Soie.
Tibet : Lac Nam Tso; Lhasa; Monts Kailash; Réserve naturelle de Qomolangma; Yarlung Zangbo.
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La Chine se compose de 22 provinces, 5 régions autonomes, 4 municipalités et 2 régions administratives spéciales (Hong-Kong et Macao). Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble du pays en cinq zones.
- Chine du Nord C'est la partie située au nord de Pékin. Provinces et régions : Heilongjiang, Jilin, Liaoning, Mongolie intérieure.
- Chine du Centre Il s'agit en gros de Shanghai, Pékin et du coeur de la Chine. Provinces et régions : Beijing, Hebei, Henan, Jiangsu, Ningxia, Shaanxi, Shandong, Shanghai, Shanxi, Tianjin.
- Chine du Sud Une quinzaine de provinces situées dans la partie sud/sud-est du pays. Provinces et régions : Anhui, Chongqing, Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, Hong-Kong, Hubei, Hunan, Jiangxi, Macao, Sichuan, Yunnan, Zhejiang.
- Chine de l'Ouest C'est la zone comprise entre la Mongolie et le Tibet, limitrophe de l'Asie Centrale. Provinces et régions : Gansu, Qinghai, Xinjiang.
- Tibet Au sud-ouest, le Tibet est voisin du Népal et de l'Inde. Région : Tibet.
1- CHINE DU NORD Baotou : c'est dans les environs de cette grande ville que se trouvent le monastère Wundangzhao et le Mausolée Gengis Khan.Capitales et tombes du royaume de Koguryo : il s'agit des vestiges de trois villes et d'une quarantaine de tombeaux classés au patrimoine de l'UNESCO. Ils sont situés dans les provinces de Liaoning et Jilin.Dalian : outre ses bâtiments de l'époque coloniale russe et japonaise, Dalian est appréciée des touristes chinois pour ses plages.Dandong : elle est séparée de la ville de Sinuiju en Corée du Nord par le fleuve Yulu. L'observation de la rive coréenne depuis la Chine est devenue maintenant une attraction touristique.Fushun : cette ville de la province du Liaoning abrite plusieurs temples et musées. On peut faire du raft dans ses environs.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une partie de la Chine du Nord.Harbin : la capitale du Heilongjian possède une architecture largement influencée par la présence russe, de même qu'un Festival de sculptures sur glace de renommée internationale.Hohhot : ville récente, c'est la capitale de la Mongolie Intérieure.Jiling : cette cité de Mandchourie est surtout visitée en hiver lorsqu'elle est prise par le givre. On trouve plusieurs stations de ski dans ses environs.Liaoyang : une ville du Liaoning qui abrite plusieurs temples et musées. Shenyang : la plus grande agglomération du nord-est de la Chine est aussi une ville impériale dont les palais sont classés au Patrimoine de l'UNESCO.Xilinhot : grande ville de Mongolie Intérieur dont l'intérêt est d'abord de pouvoir servir de base pour la découverte de la steppe avoisinante.Yabuli : une des plus importantes stations de ski de Chine.Patrimoine naturelDésert de Gobi : c'est une vaste zone désertique, où vivent quelques nomades, s'étendant sur la Chine du Nord et la Mongolie. On peut y voir de beaux paysages de dunes, de plaines rocailleuses et de montagnes.Hexigten Global Geopark : belle zone naturelle de Mongolie Intérieure offrant une certaine diversité de paysages plus ou moins désertiques.Parc forestier national de Wudalianchi : des lacs, des montagnes et des grottes dans la province d'Heilongjiang.Parc national de Benxi Shuidong : dans la province du Liaoning. Le parc abrite des grottes qu'on peut visiter en bateau.Parc national de Qianshan : cette zone montagneuse contient plusieurs édifices religieux bouddhistes ou taoistes.Parc national Songhuahu : c'est une importante région pour le ski en hiver et la randonnée en été.Réserve naturelle de Changbaishan : de beaux paysages de lacs, cascades, montagnes et forêts, une faune et une flore intéressantes, et des possibilités de randonnées.Réserve naturelle de Zhalong : cette vaste zone humide abrite nombre d'espèces d'oiseaux appréciées des ornithologues.2- CHINE DU CENTRE Anyang : ancienne capitale dans laquelle on peut encore voir quelques vestiges de cette époque.Beidaihe : une station balnéaire populaire à l'est de Pékin.Beijing : c'est l'autre nom de Pékin.Chengde : cette cité impériale au nord-est de Pékin est classée à l'UNESCO pour son palais d'été et ses temples.Datong : grande ville du Shanxi servant généralement de base à la visite des Grottes de Yungang toutes proches.Dengfeng : cette localité du Henan est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses monuments historiques.Grand Canal : ce très vieux canal court de Pékin jusqu'aux environs de Shanghai sur 1 800 km.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, traverse une bonne partie du centre-nord de la Chine. C'est la zone proche de Pékin qui est la plus visitée.Grottes de Longmen : près de la ville de Luoyang, ces grottes (plus de 2 000 !) sont consacrées à Bouddha. Elles sont inscrites au patrimoine de l'UNESCO.Grottes de Yungang : à côté de Datong. 250 grottes et plus de 50 000 statues dédiées à Bouddha y sont répertoriées au patrimoine de l'UNESCO.Kaifeng : autre ancienne capitale impériale avec quelques témoignages de son passé.Luoyang : située dans le Henan, la ville sert surtout de base à la découverte des grottes de Longmen classées à l'UNESCO.Mont Wutai : jolie montagne sacrée du Bouddhisme de la province du Shanxi. Elle abrite nombre de temples. L'endroit est inscrit à l'UNESCO.Mont Xumi : cette montagne du Ningxia abrite 130 grottes faisant office de temples bouddhistes.Nanjing : autrefois connue sous le nom de Nanking, la ville est une des plus belles de Chine avec de nombreux témoignages historiques ou de son passé impérial.Pékin : incontournable, la capitale chinoise possède un très important patrimoine historique et culturel avec notamment plusieurs sites inscrits à l'UNESCO.Pingyao : petite ville entourée de remparts et classée à l'UNESCO pour la qualité historique de son patrimoine.Qingdao : cette ancienne concession allemande sur la côte (plages) possède encore des vestiges de cette époque auxquels s'ajoutent divers autres bâtiments, musées et parcs. C'est aussi là qu'est brassée la célèbre bière chinoise Tsingtao.Qingtongxia : cette commune en bordure du Fleuve Jaune accueille un complexe de 108 pagodes.Qufu : c'est la ville natale de Confucius, ce qui lui vaut d'être répertoriée à l'UNESCO pour les différents édifices en rapport avec le personnage.Shanghai : avec son architecture unique la plus grande ville de Chine, mélange de modernisme et de traditions, est aussi le principal centre en matière de commerce du pays.Shanhaiguan : c'est une destination populaire car c'est là que la Grande Muraille débouche sur l'Océan Pacifique.Suzhou : cette ville touristique du Jiangsu est connue pour ses canaux et surtout ses jardins qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Taiyuan : la capitale du Shanxi possède quelques édifices religieux, musées et parcs à visiter si on est dans la région.Tianjin : cette municipalité autonome de Chine à l'est de Pékin compte divers édifices religieux et coloniaux, plus quelques parcs et musées.Xi'an : sur la Route de la Soie, la capitale du Shaanxi est mondialement connue pour son armée de terre cuite qui s'intègre dans le Mausolée de l'empereur Qin classé à l'UNESCO. Mais la ville possède également d'autres centres d'intérêt dont ses remparts.Xuzhou : grande ville de la côte Est servant surtout de carrefour au niveau transports.Yan'an : cette localité du Shaanxi est un lieu de pèlerinage politique pour les communistes chinois.Yangzhou : ville du Jiangsu avec un joli lac, des jardins, des temples et des musées.Yantai : sur la côte du Shandong, Yantai grâce à ses plages attire pas mal de touristes chinois.Yin Xu : ce site archéologique du Henan est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est un des plus importants de Chine.Yinchuan : c'est la capitale de la région autonome du Ningxia.Zhenjiang : des parcs, des temples et des musées dans cette ville de la côte Est proche de Shanghai.Zhoukoudian : situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Pékin, ce site archéologique classé à l'UNESCO se compose de plusieurs grottes. On y a découvert les restes des premiers hommes de la région.Zhouzhuang : jolie petite ville aux nombreux canaux de la province du Jiangsu qu'on peut découvrir en bateau.Patrimoine naturelMont Song : c'est une des cinq montagnes sacrées de Chine. Elle abrite de nombreux temples taoïstes et bouddhistes (dont le Shaolin où serait né le kung-fu). On peut y randonner.Mont Tai : classée à l'UNESCO, cette petite montagne sacrée qu'on peut gravir offre de superbes paysages parmi lesquels randonner. L'endroit abrite également plusieurs temples.3- CHINE DU SUD Anshun : petite ville du Guizhou appréciée pour les grottes et les chutes Huangguoshu situées dans ses environs.Barrage des Trois Gorges : c'est le plus grand barrage au monde. Il est sur le fleuve Yangtze. Chaozhou : ville plutôt agréable avec divers édifices pouvant mériter une visite.Chengdu : l'énorme agglomération est la capitale du Sichuan.Chongqing : cette municipalité au statut particulier possède divers bâtiments historiques, dont plusieurs de l'époque de la deuxième guerre mondiale.Dali : ville touristique entourée de montagnes et de lacs, Dali offre aux visiteurs de vieux quartiers et, dans ses environs, nombre de villages traditionnels.Dazu : un superbe ensemble de grottes et sculptures rupestres à côté de Chongqing classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.Deqin : ville d'altitude à majorité tibétaine du nord Yunnan.Fenghuang : jolie petite ville du Hunan avec de nombreux bâtiments anciens.Fuzhou : grosse ville du Sud et capitale de la province du Fujian.Garzê : cette ville de l'ouest du Sichuan est fortement marquée par la culture tibétaine. On trouve plusieurs monastères tibétains dans ses environs.Guangzou : troisième plus grande ville de Chine et capitale de la province du Guangdong, elle est aussi connue sous le nom de Canton. C'est avant tout un centre économique même si au niveau touristique la ville possède quelques musées, parcs et édifices religieux à visiter.Guilin : destination touristique populaire. Guilin est une jolie ville entourée de massifs karstiques. On y vient surtout pour visiter ses environs (grottes, rivières dont la Li, paysages…).Guiyang : la capitale de la province du Ghizou.Haikou : c'est la capitale de l'île de Hainan.Hainan : cette île tropicale à l'extrémité sud de la Chine attire chaque année plus de 20 millions de touristes chinois et russes grâce à ses plages, ses paysages et son climat.Hangzhou : cette ancienne capitale de la Chine, au sud de Shanghai, possède un riche patrimoine historique et culturel ainsi qu'un lac agréable d'ailleurs classé à l'UNESCO.Hong-Kong : un mélange de Chine et d'Angleterre qui se retrouve aussi bien dans l'architecture qu'en partie dans la société de l'ancienne colonie britannique. C'est aussi un lieu où nature et urbanisme se côtoient.Ile de Putuo : à proximité de Shanghai, l'île abrite des temples et des monastères dans un joli décor.Jingzhou : ville historique de la province du Hubei dont l'intérêt premier est les remparts qui entourent la cité.Kaili : ville industrielle du Guizhou pouvant servir de base à la découverte des villages et de la culture Miao des environs.Kaiping : cette région du Guangdong abrite de nombreuses tours traditionnelles (les diaolou) et villages classés au patrimoine de de l'UNESCO.Kunming : la capitale du Yunnan possède plusieurs temples, musées et parcs à visiter.Leshan : cette ville du Sichuan abrite à sa périphérie le plus grand Bouddha taillé dans la pierre au monde. Celui-ci est classé à l'UNESCO tout comme d'ailleurs la montagne sacrée du Mont Emei qui lui fait face.Lijiang : la petite ville du Yunnan est classée à l'UNESCO pour ses vieux quartiers. On peut aussi découvrir en trek plusieurs villages traditionnels des alentours.Longsheng : cette petite région au nord de Gullin est connue pour ses villages traditionnels Zhuang et Yao, ainsi que ses cultures en terrasses parmi lesquelles on peut randonner.Lushan : cette ancienne station d'altitude faite pour les occidentaux au XIXe siècle dispose encore de nombreux bâtiments coloniaux d'époque. On peut aussi randonner et découvrir les beaux paysages des environs, notamment dans le parc du même nom classé à l'UNESCO.Macao : des casinos et les vestiges de 400 ans de présence portugaise aux portes de la Chine.Monts Wudan : cette chaîne de montagne du Hubei abrite de nombreux monastères taoïstes d'ailleurs classés à l'UNESCO.Nanning : capitale de la province du Guangxi située sur la route qui mène au Vietnam. Parc national de Qingchengshan-Dujiangyan : ce parc associe le Mont Qingcheng qui est une montagne sacrée taoïste abritant de nombreux temples et le système d'irrigation traditionnel de Dujiangyan.Quanzhou : grande ville du Fujian avec plusieurs édifices religieux, des musées et des environs propices à la randonnée.Qingyuan : au nord de Guangzou, la ville est connue pour les sources d'eau chaude et les possibilités de raft existant dans ses environs.Sanjiang : petite ville du nord Guangxi servant de base à la découverte des paysages et villages Dong avoisinants.Sanya : à l'extrémité sud de l'île de Hainan. Sanya est une station balnéaire réputée pour ses plages, les activités nautiques (surf, plongée…) et les quelques petites îles voisines.Shangrila : proche du Tibet, cette cité du Yunnan abrite une vieille ville et un monastère tibétain. On peut faire de la randonnée, du VTT et du ski dans ses environs.Shaoshan : la ville natale de Mao, dans la province du Hunan.Shaoxing : cette ville au sud-est de Hangzhou possède une architecture traditionnelle chinoise.Shenzhen : l'immense agglomération limitrophe d'Hong-Kong est d'abord appréciée des chinois pour ses nombreux parcs à thèmes. Tengchong : à la frontière avec la Birmanie, la ville et ses environs accueillent différentes ethnies locales aux cultures et traditions encore présentes.Wenzhou : grande ville portuaire et commerciale à 400 km au sud de Shanghai.Wuhan : c'est la capitale de la province du Hubei avec quelques temples, musées et la "Tour de la grue jaune" qui demeure sa principale attraction touristique.Xiamen : grande ville côtière animée du Fujian. Son intérêt touristique réside avant tout dans les nombreux bâtiments coloniaux de l'île de Gulangyu située face à la ville.Xidi et Hongcun : deux superbes villages du sud de la province d'Anhui classés au patrimoine de l'UNESCO pour la qualité de leur architecture datant de plusieurs siècles.Yangshuo : petite ville des environs de Guilin nichée dans un superbe environnement de pics karstiques, montagnes, grottes et rivières (dont la Li). On peut y faire de la randonnée, de l'escalade et des balades en bateau.Yizhou : une ville des environs de Guilin entourée de jolis massifs karstiques.Yongding : cette région du Fujian abrite beaucoup de villages Hakka à la culture et aux coutumes encore bien présentes. Leurs maisons traditionnelles sont d'ailleurs inscrites à l'UNESCO.Zunyi : cette ville du Guizhou est un haut lieu historique de l'époque de Mao avec plusieurs sites de "mémoire".Patrimoine naturelChutes Huangguoshu : de belles et hautes chutes d'eau d'environ 80 mètres près de la ville d'Anshun, dans le Guizhou.Chutes de Detian : larges chutes d'eau à la frontière entre la Chine et le Vietnam.Fleuve Yangtze : c'est le troisième plus long fleuve du monde. On peut le découvrir en croisière notamment entre Yichang and Chongqing.Gorges du Saut du Tigre : belles gorges du Yunnan, proches de Lijiang, dans lesquelles on peut randonner.Huanglong : cette région du nord Sichuan est classée à l'UNESCO pour ses paysages et notamment ses piscines naturelles.Karst de Shilin : à une centaine de kilomètres de Kunming (Yunnan), c'est une "forêt de pierres" composée de massifs karstiques impressionnants.Mont Emei : cette montagne sacrée classée à l'UNESCO, près de la ville de Leshan, offre de bonnes opportunités de randonnées dans de beaux paysages. Elle abrite aussi de très nombreux temples et monastères bouddhistes.Mont Heng : belle chaine de montagnes (sacrées) du Hunan abritant aussi quelques temples et monastères.Mont Jihua : dans la province de l'Anhui, la zone montagneuse est réputée pour ses paysages et ses temples anciens.Mont Sanqing : cette montagne sacrée du Taoïsme, située dans le Jiangxi, est un Parc national classé à l'UNESCO pour ses remarquables paysages. On peut y randonner.Monts Huan : ce massif montagneux de l'Anhui offre de beaux paysages et des opportunités de treks. Il est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Monts Wuyi : jolie chaîne de montagnes au sud de la Chine inscrite au patrimoine de l'UNESCO. On peut y randonner et faire de la descente de rivière en radeau.Monts Wuzhi : c'est la zone montagneuse du centre de l'île de Hainan. On peut y faire des balades dans de beaux paysages. Parc national de Lushan : en bordure de la ville du même nom, l'endroit (connu aussi sous le nom Mont Lu) est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses paysages.Parc national de Siguniangshan : ce parc à l'ouest de Chengdu offre de très beaux paysages parmi lesquels on peut randonner.Réserve naturelle de Shennongjia : jolie réserve forestière du Hubei avec des opportunités de randonnées.Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou : au nord du Sichuan, cette superbe vallée plutôt touristique est classée à l'UNESCO pour ses paysages. Elle est connue pour ses lacs et ses cascades. On peut aussi y randonner.Réserve naturelle de Wolong : classée au patrimoine de l'UNESCO, c'est une des dernière aire naturelle abritant des pandas géants. Elle est située à une centaine de kilomètres de Chengdu.Rivière Li : cette belle rivière traverse les villes de Guilin et Yangshuo dans la région du Guangxi. Elle est appréciée pour ses superbes paysages karstiques classés à l'UNESCO qu'on peut découvrir en croisière.Weizhou : une île au large du Guangxi avec de belles plages et des possibilités de plongée. C'est un parc naturel.Wulingyuan : superbe zone naturelle du Hunan dans laquelle on peut randonner. Elle est d'ailleurs classée à l'UNESCO.Zone des Trois fleuves parallèles au Yunnan : c'est à cet endroit que se rejoignent les fleuves Yangzi, Mékong et Salouen. Ce site fait de montagnes et de gorges est classé à l'UNESCO. On peut y randonner.4- CHINE DE L'OUESTBingling : ce canyon sur le Fleuve Jaune abrite nombre de grottes ornées de sculptures bouddhistes. Le site n'est accessible qu'en bateau.Dunhuang : située sur une des Routes de la Soie, la ville est visitée pour ses dunes et surtout les grottes bouddhistes de Mogao classées à l'UNESCO.Golmud : grande ville au milieu d'une zone désertique servant souvent d'étape sur la route du Tibet.Grande Muraille : le monument le plus connu de la Chine, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, se termine dans la province du Gansu.Hotan : grande ville "carrefour" du sud de la province du Xinjiang.Huangzhong : c'est le siège d'un des plus importants monastères tibétains de Chine.Jiayuguan : avec sa forteresse, la ville marque la fin de la Grande Muraille qu'on peut d'ailleurs visiter à cet endroit.Kasghar : cité importante de la Route de la Soie avec nombre d'édifices religieux, des bazars réputés et une vieille ville.Lanzhou : énorme agglomération, capitale de la province de Gansu.Mont Maiji : ce mont proche de la ville de Tianshui abrite 194 grottes ornées de représentations de Bouddha.Route de la Soie : la célèbre route commerciale entre l"Asie et l'Europe traverse toute la Chine de l'Ouest et est devenue un itinéraire de découverte pour nombre de voyageurs.Tongren : cette localité du Qinghai accueille plusieurs monastères tibétains réputés.Turpan : cette grande ville est surtout à découvrir pour les grottes et surtout les vestiges d'anciennes cités de la Route de la Soie dans ses environs.Urumqi : la capitale du Xinjiang offre un mélange de cultures chinoises et en provenance d'Asie Centrale.Wuwei : ancienne ville stratégique, Wuwei compte encore divers témoignages historiques.Xiahe : cette ville du Gansu abrite le monastère réputé de Labrang. On peut aussi randonner dans ses environs.Xining : la capitale de la province du Qinghai possède plusieurs musées et édifices religieux d'intérêt. Patrimoine naturelDésert du Taklamakan : vaste désert inhospitalier de l'extrême ouest de la Chine. On peut y randonner localement (y compris en chameau) et partir à la découverte de ses oasis.Karakoram Highway : célèbre route de haute montagne reliant la Chine au Pakistan. On y découvre de magnifiques paysages parmi lesquels on peut randonner et faire de l'alpinisme.Lac Karakul : au sud-ouest de Kasghar, ce lac est reconnu pour ses superbes paysages montagneux et les possibilités de randonnées en tous genres.Lac Qinghai : c'est le plus grand lac de Chine. Il est apprécié pour ses paysages, ses oiseaux et les possibilités de randonnées.Parc national Tianshan Tianchi : un lac (Tianchi) et des montagnes (Tianshan) offrent de superbes paysages. On peut randonner et découvrir les populations Kazakhs des environs.Réserve naturelle d'Hanas : dans la partie nord du Xinjiang, cette zone de lacs et de montagnes offre de beaux paysages et des possibilités de treks.5- TIBETDamxung : grande ville moderne au nord de Lhasa utilisée surtout comme base de trek (lac Nam Tso) ou pour ses possibilités de transports.Gyantsé : une petite ville avec des monastères et une forteresse.Lhasa : la capitale du Tibet, perchée à 3 650 m d'altitude, est célèbre pour son Palais du Potala inscrit à l'UNESCO. Monastère de Drepung : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Sera.Monastère de Ganden : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Drepung et Sera.Monastère de Rongbuk : un des plus hauts monastères au monde. Il est niché dans de superbes paysage. Monastère de Sakya : un des plus importants monastère du pays situé à une bonne centaine de kilomètres de Shigatse.Monastère de Sera : pas très loin de Lhasa, c'est une des trois grandes universités monastiques du pays avec Ganden et Drepung.Samye : c'est là qu'est le premier monastère bouddhiste construit au Tibet.Shigatsé : deuxième plus grande agglomération du Tibet avec entre autres des monastères, une forteresse et des marchés dans la vieille ville. Patrimoine naturelLac Manasarovar : joli lac sacré de l'ouest du Tibet.Lac Nam Tso : vaste lac salé au nord de Lhasa. De beaux paysages, des monastères et de multiples opportunités de treks.Monts Kailash : ces montagnes sacrées de l'ouest du Tibet offrent de remarquables paysages et d'innombrables possibilités de treks.Réserve naturelle de Qomolangma : vaste parc situé sur le versant nord de l'Everest avec de superbes paysages et de multiples possibilités de treks.Yarlung Zangbo : c'est le canyon le plus long et le plus profond au monde. Il fait partie d'un vaste parc naturel qui offre aussi de magnifiques paysages.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Chine du Nord : Désert de Gobi; Grande Muraille; Réserve naturelle de Changbaishan.
Chine du Centre : Chengde; Grande Muraille; Grottes de Longmen; Grottes de Yungang; Mont Tai; Mont Wutai; Nanjing; Pékin; Pingyao; Shanghai; Suzhou; Xi'an; Zhouzhuang.
Chine du Sud : Anshun; Chutes Huangguoshu; Dazu; Guilin; Hainan; Hangzhou; Hong-Kong; Leshan; Lijiang; Macao; Mont Emei; Mont Sanqing; Parc national de Lushan; Réserve naturelle de la Vallée de Jiuzhaigou; Réserve naturelle de Wolong; Rivière Li ; Sanjiang; Wulingyuan; Xiamen; Xidi et Hongcun; Yangshuo.
Chine de l'Ouest : Bingling; Désert du Taklamakan; Dunhuang; Grande Muraille; Karakoram Highway; Kasghar; Mont Maiji; Parc national Tianshan Tianchi; Route de la Soie.
Tibet : Lac Nam Tso; Lhasa; Monts Kailash; Réserve naturelle de Qomolangma; Yarlung Zangbo.
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Made in Hong Kong
Les villes mythiques. Celles qu'il faut avoir vu une fois dans son existence. Oh bien sûr, chacun aura sa propre liste, suivant ses goûts, ses moyens, ses choix. Les nôtres : New York, Paris, Rome, Londres, Tokyo, Berlin, Pékin. Et pour d'autres raisons Nashville, Naples ou encore Bangkok. La liste ne sera sans doute jamais définitive, pour devoir y ajouter encore quelques mégapoles ou des villes plus modestes. Mais pour la compléter, il nous fallait y inscrire Hong Kong.
Il faut dire qu'à 600 Euros avec Emirates, le choix a été vite fait. Pas de quoi hésiter trop longtemps, si ce n'est peut-être sur la durée du séjour, soit finalement un peu plus d'une semaine, 10 jours, les trajets compris.
Voler avec Emirates est un plaisir. Un triple 7 impeccable, un équipage présent et prévenant, un stop à Dubaï qui nous permet de marcher un peu pour dégourdir les articulations et un second segment tout aussi agréable que notre Genève-Dubaï, mis à part les quelques turbulences habituelles. Entrer à Hong Kong est très rapide. Les guichets de l'immigration sont nombreux, le contrôle rapide. Petite déception toutefois, pas de tampon dans le passeport !
Pour descendre en ville, plusieurs options : taxi, train ou le bus. Nous prendrons le bus, impérial à deux étages évidemment. Muni de notre carte Octopus achetée dans le hall d'arrivée (100$ de crédit + 50$ de dépôt à récupérer au départ), nous n'avons pas besoin de monnaie pour payer les 33$ du trajet. Destination le Innsight Hotel, trouvé sur le net, sur Lock Road, une petite parallèle à Nathan Road dans le quartier de Tsim Sha Tsui. Les explications reçues par mail sont parfaites et il est facile d'arriver à notre logement. pourtant aucune indication qu'il y a là un hôtel, ni dans la rue, ni dans l'allée. Petite chambre au 2ème étage, mais suffisamment grande pour deux et notre valise, toilettes et douche, propreté parfaite, un bon deal. L'établissement occupe aussi le troisième pour un total de 16 chambres de divers conforts.
Malgré notre voyage de quinze heures, le coup de barre ne nous met pas encore KO. L'après-midi en est à son milieu, nous avons le temps de partir nous balader dans le quartier. Le sud de Nathan Road grouille, fourmille, bouge, le mouvement est constant. Le monde, sur les trottoirs, dans les commerces, les restaurants, la foule, partout. Des tailleurs indiens aux vendeurs de rue qui proposent des fausses Rolex, des chinois presssés, des quelques touristes qui flânent, la masse est bigarrée sur Tsim Sha Tsui. Le temps est aux nuages, le plafond est bas et le vent est fort. Il fait frais sans faire froid. Depuis le terminal des Ferry, l'île de Hong Kong en face de nous est quasi dans la brume. Là plus qu'ailleurs, le vent nous refroidit tout de même, il nous faut nous réfugier dans les rues, à l'intérieur des quartiers, à l'abri des murs. Alors on remonte Nathan Road, l'épine dorsale de Kowloon. A Jordan Street, nous partons dans les petites ruelles du quartier de Yau Ma Tei. Les vitrines clinquantes, les boutiques occidentales ont laissé la place à l'Extrême-Orient, aux petites échoppes et magasins locaux, aux stands de rue. Mais la fatigue arrive, nous reprenons le chemin du retour après cette rapide prise de température.
Premier repas du soir aussi, dans un Food Republic au sous-sol d'un centre commercial à l'angle de Haïphong Road et de Canton Road. Le choix est vaste et les prix sont bas. Nous opterons pour une spécialités taïwanaise et quelques dim sum. Là, il est temps, il nous faut nous coucher. Demain l'exploration commence. Nuit perturbée évidemment. Et lever tard. Aujourd'hui, le programme c'est Kowloon. Nous partons tout en bas de Nathan où nous entrons dans le hall du Peninsula Hôtel qui a conservé tout son héritage britannique.Quelques Bentley devant, belles colonnes, une grande salle pour prendre le thé, un petit orchestre qui joue à l'étage. En remontant la grande avenue, nous voilà à Chunking Mansion, un vieux bâtiment dans lequel on trouve de tout. Depuis des chambres pas chères (et au niveau de confort variable semble-t-il) dans les étages aux épiceries du rez-de-chaussée. On y pénètre et on change d'endroit. Nous voilà en Inde et/ou au Pakistan. Les échoppes qui préparent des curry et des lassis sont nombreuses. On y taille des costards, on y vend de tout, surtout du faux, le dépaysement à l'intérieur du dépaysement.
Presque en face, c'est le Kowloon Park, un des écrins de verdure à l'intérieur des murs. Une volière, quelques bassins, un jardin chinois. Des habitants viennent y faire leur gym, leur feng shui ou leurs mouvements d'arts martiaux. Un parc comme une bouffée d'air au milieu du bruit et de la densité de la foule. Nous aurions voulu voir l'église de St-Andrews, mais elle entourée de barrières et d'engins de chantier, dévolue à la rénovation. Alors nous revenons dans le quartier populaire de Yau Ma Tei. A l'entrée du marché de nuit de Temple Street (où il n'y a bien sûr rien la journée...), nous trouvons le Canton Dim Sum Master, quelques tables, des Dim Sum excellents à des prix plus que raisonnables. D'ailleurs, pas un touriste présent alors que nous frisons l'overdose. Yau Ma Tei est éminemment populaire. Les Occidentaux y sont rares et les panneaux en chinois sont peu traduits en anglais. Le quartier nous plaît bien sûr. Ici, plus de sollicitations pour une fausse Rolex, plus personne pour vous proposer un costume sur mesure, rien que Hong Kong. Nous sillonons les rues entre Jordan Road et Kansu Street. Un marché est installé le long de Reclamation Street. Un marché local, de fruits, légumes et viande, plus bien sûr quelques étals qui vendent de tout et même de rien.
Juste en-dessus de Kansu Str. il y a le marché de Jade. Des pierres, des colliers et bracelets, des statuettes, de cette pierre verte, mais aussi d'autres matériaux. Aucune idée de la valeur de la pierre et les objets présentés ne nous attirent pas, ce sera pour le plaisir de nos yeux. Tout proche, nous entrons dans le temple de Tin Hau, où des ventilateurs expulsent les fumées d'encens qui brûle par d'énormes spirales qui pendent au plafond. Les gens viennent y prier, faire quelques offrandes et brûler des batonnets d'encens. Un temple encore bien actif.
Nous continuons à remonter vers le nord et nous repassons Nathan Road vers Tung Choi Street où se tient le Lady's Market. Normal, l'article qui est le plus présent est le sac à main ... Rien à voir avec un marché typique, ici c'est la négociation qui est le sport roi, pour décrocher un bon prix pour des habits, des sacs ou quelques autres babioles. Une réplique du marché de Temple Street. Tout au nord de cette rue, ce sont les animaux qui se vendent. Quelques chiens, des poissons dans des petits sachets, des tortues, des lapins. Puis à quelques pas à l'Est, nous trouvons encore le Flower Market et le Bird Market, tous deux voisins. Orchidées et autres belles compositions florales, perroquets et volatiles divers, la visite vaut la peine. Plus de 5 heures que nous marchons. Et nous voulions encore aller au monastère de Chi Lin et au temple de Tai Sin. Trop tard. Nouveau marché sur Fa Yuen Str. et là encore, pas d'Occidentaux à l'horizon. Nous reprenons un bus pour redescendre à l'hôtel, nous reposer un peu. Nous nous fions à la destination affichée sur l'avant du bus, mais aux arrêts, chaque parcours est décrit sur une fiche propre à chaque véhicule. Après une douche réparatrice et une petite pause pour nos jambes, nous repartons dans la région du marché de nuit.
Nous empruntons Parkes Street, entre Austin et Jordan. Tout au bout de la rue, nous repérons un petit resto local, rien en anglais, pas l'ombre d'un Blanc, où on sert des nouilles sur des raviolis à la crevette. Parfait. Nous avons même de la peine à nous faire comprendre, alors on montre du doigt une assiette voisine. Le resto est plein et nous nous retrouvons à table avec un vieil homme, qui ne parle pas anglais et qui déguste ses nouilles avec quelques morceaux de porc. Il nous regarde manier nos baguettes et a la décence de ne pas sourire, surtout lorsque les raviolis glissent et repartent dans le bol. Le marché de nuit de Temple Street est à côté. Ceux qui apprécient Khao San Road à Bangkok ne seront pas dépaysés ici. Tout n'est que négociation pour des articles pour touristes, de la clé USB aux sacs à main en passant par les habits. Deux ou trois stands de nourriture aussi, au coeur du marché. Le temps est resté couvert et venteux, un petit crachin vient même nous rappeler qu'il y a peu, Hong Kong était britannique.
Retour à notre repaire de Lock Road pour préparer notre journée de demain et nous mettre à jour dans nos notes. Le décalage fait encore bien son effet, le sommeil est loin.
Très loin même, surtout vers 03h00 du matin, lorsque les yeux sont bien ouverts. Aujourd'hui, il s'agit de poursuivre l'exploration de Kowloon, en visitant tout d'abord le monastère de Chi Lin, tout près de la sortie de Métro Diamond Hill. Le monastère est splendide, avec une première cour parsemée de bonsaïs. Le bâtiment principal est lui aussi magnifique, avec des plusieurs statues de Buddha suivant les points cardinaux. L'atmosphère est à la spiritualité, d'autant plus que l'endroit est silencieux, les rares visiteurs de ce matin se faisant discret. En face du monastère, le jardin de Nan Lian. Encore un endroit à ne pas manquer, tant tout y est beau. Des bansaïs aux ornements de buissons, au petit temple au bord de la grande mare. S'y balader est même reposant.
Retour à la station de métro et nous reprenons une rame pour un arrêt. Cette fois, c'est le temple de Wong Tai Sin, non plus bouddiste mais maoïste. L'ambiance y est tout autre, loin du calme de Chi Lin. Première approche, le temple est coincé entre des barres d'immeubles et des tours toutes plus hideuses les unes que les autres, auxquelles s'ajoute une autoroute bruyante. Et quel monde. Ca se bouscule, ça crie, ça pousse, ça marche sur les pieds des autres, loin du calme, vraiment. Toutefois, cela reste à voir, surtout la partie où les visiteurs viennent agiter une série de bâtonnets, jusqu'à ce qu'un d'entre eux tombe au sol. Un oracle suivra, le hasard aura bien fait les choses. Ou pas. Puis, les gens brûlent une poignée d'encens que l'on plante ensuite dans un grand récipient. Le tout en s'inclinant devant le temple principal. Il y a aussi une petite balade à faire autour de ce dernier, mais rien à voir avec le jardin de Nan Lian.
Encore un retour au métro pour la station de Lok Fu. Cette fois-ci, c'est le Kowloon Walled City Park que nous venons voir. Depuis la sortie du métro, aucun panneau, aucune direction. Pour assurer le coup nous prenons un taxi, mais le chauffeur ne comprend pas l'anglais. Tant bien que mal nous nous faisons comprendre et finalement il nous amène à destination pour une somme modique. Autrefois, l'emplacement de ce parc était un ensemble de tours adossées les unes aux autres, construites plus ou moins illégalement, abritant des entreprises illégales, du trafic en tout genre, de la prostitution, des paris clandestins, bref une zone gentiment devenue insalubre et de non-droit. Seuls les dentistes y étaient renommés et reconnus. De 1991 à 1993, cet ensemble de tours a été rasé pour faire place au parc. Il est agréable de s'y balader et de voir quelques images de ce que fût l'endroit jadis.
Quittant le parc, nous prenons la direction de Kowloon City, à pied, vers Carpenter Road. Ici, point de touriste, ce qui fait bien sûr le charme de ce quartier. Restaurants thaïs, vietnamiens, malais, chinois bien sûr, le choix est vaste. Il faut dire qu'il est impossible de mourir de faim à Hong Kong tant les endroits pour manger sont nombreux, des milliers au bas mot. Pour notre repas de la mi-journée (en fait 14h30), nous trouvons à nouveau un petit resto de Dim Sum. Aucun menu en anglais, quelques photos uniquement, on tente le coup au petit bonheur la chance. Evidemment, on se régalera. Nous rejoignons ensuite la Prince Edward Road West, mais nous sommes loin des stations de métro. Par chance, un petit bus 16 places affiche un unique panneau en anglais mais il indique qu'il va à une station du MTR. On y monte pour quelques centaines de mètres et nous nous retrouvons au coeur de Mong Kok que nous avons visité hier. Facile de rentrer depuis là, il suffit de rejoindre Nathan Road et de monter dans un des nombreux bus qui descend vers le sud et Tsim Sha Tsui.
L'après-midi touche à sa fin, nous ne voulons pas commencer la visite d'un quartier maintenant. Alors, on se rend dans une magasin Harley-Davidson, du côté de Wan Chai, de l'autre côté de la baie, histoire de faire quelques cadeaux à des amis bikers. Pour le retour, nous empruntons le mythique Star Ferry qui traverse en quelques minutes. Le départ de Wan Chai est superbe, avec les gratte-ciel en arrière-plan. Par contre, le ciel est toujours aussi bas, le Victoria's Peak est dans le brouillard ... Retour à l'hôtel pour reposer les mollets, avant de ressortir ce soir. Nous sommes pile à l'heure sur l'Avenue des Stars pour le show. Pile à l'heure et en plein vent frais qui transperce les habits. Les buildings illuminés sur l'île de Hong Kong suffisent au spectacle. Très franchement, nous n'avons pas été séduits par le show proposé, pourtant décrit comme une des attractions majeures de la mégapole. Question de goût peut-être, mais bref, pas terrible selon nous. Nous nous rabattons rapidement sur un resto japonais dans une rue adjacente à Nathan et là par contre, nous avons apprécié. Sans doute que nos estomacs sont plus réceptifs ...
Demain, nous franchirons une nouvelle fois la baie, à la découverte des quartiers de l'île.
Il faut dire qu'à 600 Euros avec Emirates, le choix a été vite fait. Pas de quoi hésiter trop longtemps, si ce n'est peut-être sur la durée du séjour, soit finalement un peu plus d'une semaine, 10 jours, les trajets compris.
Voler avec Emirates est un plaisir. Un triple 7 impeccable, un équipage présent et prévenant, un stop à Dubaï qui nous permet de marcher un peu pour dégourdir les articulations et un second segment tout aussi agréable que notre Genève-Dubaï, mis à part les quelques turbulences habituelles. Entrer à Hong Kong est très rapide. Les guichets de l'immigration sont nombreux, le contrôle rapide. Petite déception toutefois, pas de tampon dans le passeport !
Pour descendre en ville, plusieurs options : taxi, train ou le bus. Nous prendrons le bus, impérial à deux étages évidemment. Muni de notre carte Octopus achetée dans le hall d'arrivée (100$ de crédit + 50$ de dépôt à récupérer au départ), nous n'avons pas besoin de monnaie pour payer les 33$ du trajet. Destination le Innsight Hotel, trouvé sur le net, sur Lock Road, une petite parallèle à Nathan Road dans le quartier de Tsim Sha Tsui. Les explications reçues par mail sont parfaites et il est facile d'arriver à notre logement. pourtant aucune indication qu'il y a là un hôtel, ni dans la rue, ni dans l'allée. Petite chambre au 2ème étage, mais suffisamment grande pour deux et notre valise, toilettes et douche, propreté parfaite, un bon deal. L'établissement occupe aussi le troisième pour un total de 16 chambres de divers conforts.
Malgré notre voyage de quinze heures, le coup de barre ne nous met pas encore KO. L'après-midi en est à son milieu, nous avons le temps de partir nous balader dans le quartier. Le sud de Nathan Road grouille, fourmille, bouge, le mouvement est constant. Le monde, sur les trottoirs, dans les commerces, les restaurants, la foule, partout. Des tailleurs indiens aux vendeurs de rue qui proposent des fausses Rolex, des chinois presssés, des quelques touristes qui flânent, la masse est bigarrée sur Tsim Sha Tsui. Le temps est aux nuages, le plafond est bas et le vent est fort. Il fait frais sans faire froid. Depuis le terminal des Ferry, l'île de Hong Kong en face de nous est quasi dans la brume. Là plus qu'ailleurs, le vent nous refroidit tout de même, il nous faut nous réfugier dans les rues, à l'intérieur des quartiers, à l'abri des murs. Alors on remonte Nathan Road, l'épine dorsale de Kowloon. A Jordan Street, nous partons dans les petites ruelles du quartier de Yau Ma Tei. Les vitrines clinquantes, les boutiques occidentales ont laissé la place à l'Extrême-Orient, aux petites échoppes et magasins locaux, aux stands de rue. Mais la fatigue arrive, nous reprenons le chemin du retour après cette rapide prise de température.
Premier repas du soir aussi, dans un Food Republic au sous-sol d'un centre commercial à l'angle de Haïphong Road et de Canton Road. Le choix est vaste et les prix sont bas. Nous opterons pour une spécialités taïwanaise et quelques dim sum. Là, il est temps, il nous faut nous coucher. Demain l'exploration commence. Nuit perturbée évidemment. Et lever tard. Aujourd'hui, le programme c'est Kowloon. Nous partons tout en bas de Nathan où nous entrons dans le hall du Peninsula Hôtel qui a conservé tout son héritage britannique.Quelques Bentley devant, belles colonnes, une grande salle pour prendre le thé, un petit orchestre qui joue à l'étage. En remontant la grande avenue, nous voilà à Chunking Mansion, un vieux bâtiment dans lequel on trouve de tout. Depuis des chambres pas chères (et au niveau de confort variable semble-t-il) dans les étages aux épiceries du rez-de-chaussée. On y pénètre et on change d'endroit. Nous voilà en Inde et/ou au Pakistan. Les échoppes qui préparent des curry et des lassis sont nombreuses. On y taille des costards, on y vend de tout, surtout du faux, le dépaysement à l'intérieur du dépaysement.
Presque en face, c'est le Kowloon Park, un des écrins de verdure à l'intérieur des murs. Une volière, quelques bassins, un jardin chinois. Des habitants viennent y faire leur gym, leur feng shui ou leurs mouvements d'arts martiaux. Un parc comme une bouffée d'air au milieu du bruit et de la densité de la foule. Nous aurions voulu voir l'église de St-Andrews, mais elle entourée de barrières et d'engins de chantier, dévolue à la rénovation. Alors nous revenons dans le quartier populaire de Yau Ma Tei. A l'entrée du marché de nuit de Temple Street (où il n'y a bien sûr rien la journée...), nous trouvons le Canton Dim Sum Master, quelques tables, des Dim Sum excellents à des prix plus que raisonnables. D'ailleurs, pas un touriste présent alors que nous frisons l'overdose. Yau Ma Tei est éminemment populaire. Les Occidentaux y sont rares et les panneaux en chinois sont peu traduits en anglais. Le quartier nous plaît bien sûr. Ici, plus de sollicitations pour une fausse Rolex, plus personne pour vous proposer un costume sur mesure, rien que Hong Kong. Nous sillonons les rues entre Jordan Road et Kansu Street. Un marché est installé le long de Reclamation Street. Un marché local, de fruits, légumes et viande, plus bien sûr quelques étals qui vendent de tout et même de rien.
Juste en-dessus de Kansu Str. il y a le marché de Jade. Des pierres, des colliers et bracelets, des statuettes, de cette pierre verte, mais aussi d'autres matériaux. Aucune idée de la valeur de la pierre et les objets présentés ne nous attirent pas, ce sera pour le plaisir de nos yeux. Tout proche, nous entrons dans le temple de Tin Hau, où des ventilateurs expulsent les fumées d'encens qui brûle par d'énormes spirales qui pendent au plafond. Les gens viennent y prier, faire quelques offrandes et brûler des batonnets d'encens. Un temple encore bien actif.
Nous continuons à remonter vers le nord et nous repassons Nathan Road vers Tung Choi Street où se tient le Lady's Market. Normal, l'article qui est le plus présent est le sac à main ... Rien à voir avec un marché typique, ici c'est la négociation qui est le sport roi, pour décrocher un bon prix pour des habits, des sacs ou quelques autres babioles. Une réplique du marché de Temple Street. Tout au nord de cette rue, ce sont les animaux qui se vendent. Quelques chiens, des poissons dans des petits sachets, des tortues, des lapins. Puis à quelques pas à l'Est, nous trouvons encore le Flower Market et le Bird Market, tous deux voisins. Orchidées et autres belles compositions florales, perroquets et volatiles divers, la visite vaut la peine. Plus de 5 heures que nous marchons. Et nous voulions encore aller au monastère de Chi Lin et au temple de Tai Sin. Trop tard. Nouveau marché sur Fa Yuen Str. et là encore, pas d'Occidentaux à l'horizon. Nous reprenons un bus pour redescendre à l'hôtel, nous reposer un peu. Nous nous fions à la destination affichée sur l'avant du bus, mais aux arrêts, chaque parcours est décrit sur une fiche propre à chaque véhicule. Après une douche réparatrice et une petite pause pour nos jambes, nous repartons dans la région du marché de nuit.
Nous empruntons Parkes Street, entre Austin et Jordan. Tout au bout de la rue, nous repérons un petit resto local, rien en anglais, pas l'ombre d'un Blanc, où on sert des nouilles sur des raviolis à la crevette. Parfait. Nous avons même de la peine à nous faire comprendre, alors on montre du doigt une assiette voisine. Le resto est plein et nous nous retrouvons à table avec un vieil homme, qui ne parle pas anglais et qui déguste ses nouilles avec quelques morceaux de porc. Il nous regarde manier nos baguettes et a la décence de ne pas sourire, surtout lorsque les raviolis glissent et repartent dans le bol. Le marché de nuit de Temple Street est à côté. Ceux qui apprécient Khao San Road à Bangkok ne seront pas dépaysés ici. Tout n'est que négociation pour des articles pour touristes, de la clé USB aux sacs à main en passant par les habits. Deux ou trois stands de nourriture aussi, au coeur du marché. Le temps est resté couvert et venteux, un petit crachin vient même nous rappeler qu'il y a peu, Hong Kong était britannique.
Retour à notre repaire de Lock Road pour préparer notre journée de demain et nous mettre à jour dans nos notes. Le décalage fait encore bien son effet, le sommeil est loin.
Très loin même, surtout vers 03h00 du matin, lorsque les yeux sont bien ouverts. Aujourd'hui, il s'agit de poursuivre l'exploration de Kowloon, en visitant tout d'abord le monastère de Chi Lin, tout près de la sortie de Métro Diamond Hill. Le monastère est splendide, avec une première cour parsemée de bonsaïs. Le bâtiment principal est lui aussi magnifique, avec des plusieurs statues de Buddha suivant les points cardinaux. L'atmosphère est à la spiritualité, d'autant plus que l'endroit est silencieux, les rares visiteurs de ce matin se faisant discret. En face du monastère, le jardin de Nan Lian. Encore un endroit à ne pas manquer, tant tout y est beau. Des bansaïs aux ornements de buissons, au petit temple au bord de la grande mare. S'y balader est même reposant.
Retour à la station de métro et nous reprenons une rame pour un arrêt. Cette fois, c'est le temple de Wong Tai Sin, non plus bouddiste mais maoïste. L'ambiance y est tout autre, loin du calme de Chi Lin. Première approche, le temple est coincé entre des barres d'immeubles et des tours toutes plus hideuses les unes que les autres, auxquelles s'ajoute une autoroute bruyante. Et quel monde. Ca se bouscule, ça crie, ça pousse, ça marche sur les pieds des autres, loin du calme, vraiment. Toutefois, cela reste à voir, surtout la partie où les visiteurs viennent agiter une série de bâtonnets, jusqu'à ce qu'un d'entre eux tombe au sol. Un oracle suivra, le hasard aura bien fait les choses. Ou pas. Puis, les gens brûlent une poignée d'encens que l'on plante ensuite dans un grand récipient. Le tout en s'inclinant devant le temple principal. Il y a aussi une petite balade à faire autour de ce dernier, mais rien à voir avec le jardin de Nan Lian.
Encore un retour au métro pour la station de Lok Fu. Cette fois-ci, c'est le Kowloon Walled City Park que nous venons voir. Depuis la sortie du métro, aucun panneau, aucune direction. Pour assurer le coup nous prenons un taxi, mais le chauffeur ne comprend pas l'anglais. Tant bien que mal nous nous faisons comprendre et finalement il nous amène à destination pour une somme modique. Autrefois, l'emplacement de ce parc était un ensemble de tours adossées les unes aux autres, construites plus ou moins illégalement, abritant des entreprises illégales, du trafic en tout genre, de la prostitution, des paris clandestins, bref une zone gentiment devenue insalubre et de non-droit. Seuls les dentistes y étaient renommés et reconnus. De 1991 à 1993, cet ensemble de tours a été rasé pour faire place au parc. Il est agréable de s'y balader et de voir quelques images de ce que fût l'endroit jadis.
Quittant le parc, nous prenons la direction de Kowloon City, à pied, vers Carpenter Road. Ici, point de touriste, ce qui fait bien sûr le charme de ce quartier. Restaurants thaïs, vietnamiens, malais, chinois bien sûr, le choix est vaste. Il faut dire qu'il est impossible de mourir de faim à Hong Kong tant les endroits pour manger sont nombreux, des milliers au bas mot. Pour notre repas de la mi-journée (en fait 14h30), nous trouvons à nouveau un petit resto de Dim Sum. Aucun menu en anglais, quelques photos uniquement, on tente le coup au petit bonheur la chance. Evidemment, on se régalera. Nous rejoignons ensuite la Prince Edward Road West, mais nous sommes loin des stations de métro. Par chance, un petit bus 16 places affiche un unique panneau en anglais mais il indique qu'il va à une station du MTR. On y monte pour quelques centaines de mètres et nous nous retrouvons au coeur de Mong Kok que nous avons visité hier. Facile de rentrer depuis là, il suffit de rejoindre Nathan Road et de monter dans un des nombreux bus qui descend vers le sud et Tsim Sha Tsui.
L'après-midi touche à sa fin, nous ne voulons pas commencer la visite d'un quartier maintenant. Alors, on se rend dans une magasin Harley-Davidson, du côté de Wan Chai, de l'autre côté de la baie, histoire de faire quelques cadeaux à des amis bikers. Pour le retour, nous empruntons le mythique Star Ferry qui traverse en quelques minutes. Le départ de Wan Chai est superbe, avec les gratte-ciel en arrière-plan. Par contre, le ciel est toujours aussi bas, le Victoria's Peak est dans le brouillard ... Retour à l'hôtel pour reposer les mollets, avant de ressortir ce soir. Nous sommes pile à l'heure sur l'Avenue des Stars pour le show. Pile à l'heure et en plein vent frais qui transperce les habits. Les buildings illuminés sur l'île de Hong Kong suffisent au spectacle. Très franchement, nous n'avons pas été séduits par le show proposé, pourtant décrit comme une des attractions majeures de la mégapole. Question de goût peut-être, mais bref, pas terrible selon nous. Nous nous rabattons rapidement sur un resto japonais dans une rue adjacente à Nathan et là par contre, nous avons apprécié. Sans doute que nos estomacs sont plus réceptifs ...
Demain, nous franchirons une nouvelle fois la baie, à la découverte des quartiers de l'île.
Singapourien donne informations
Bonjour tout le monde. Je suis Singapourien et afin d'améliorer mon français, je voudrais vous offrir mes avis sur ce forum concernant le voyage chez mon pays. J'étais né ici, je me suis grandis ici, j'ai fini mes études ici et je travaille ici donc je peux vous offrir quelques bonnes idées du point d'un natif.
J'ai visité la France beaucoup de fois et à chaque fois, je profite de l'occasion pour mieux comprendre la culture française. Par exemple, j'évite les hôtels de luxes en faveur des appartements pour faire l'expérience la vie quotidienne.
Si vous avez envie de venir à Singapour, n'hésitez pas de me poser des questions.
Merci! (vous pouvez aussi corriger mon français)
J'ai visité la France beaucoup de fois et à chaque fois, je profite de l'occasion pour mieux comprendre la culture française. Par exemple, j'évite les hôtels de luxes en faveur des appartements pour faire l'expérience la vie quotidienne.
Si vous avez envie de venir à Singapour, n'hésitez pas de me poser des questions.
Merci! (vous pouvez aussi corriger mon français)
Chroniques d'un été en Chine (2013)
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Recherche guide pour Dien Bien Phu
Bonjour,
Je pars avec ma petite famille début avril, et nous recherchons un guide francophone pour visiter DIen Bien Phu et le site de la bataille. Pour le 4 avril 2013.
Si vous connaissez du monde ou bien un lien qui puisse me faire la visite, je vous en remercie.
Cordialement.
Je pars avec ma petite famille début avril, et nous recherchons un guide francophone pour visiter DIen Bien Phu et le site de la bataille. Pour le 4 avril 2013.
Si vous connaissez du monde ou bien un lien qui puisse me faire la visite, je vous en remercie.
Cordialement.
Voyage de quatre-vingt-huit jours aux États-Unis
Bonjour à tous,
Dans le cadre d'une année de césure je compte travailler durant 6 à 8 mois pour pouvoir ensuite partir 3 mois aux Etats-Unis avec une amie. Nous comptons réaliser ce voyage entre mi-mai et mi-août 2013, nous nous déplacerons en voiture et nous logerons principalement en camping et motel ou auberge de jeunesse dans les villes. Après beaucoup de recherches (et en grande partie sur ce forum si riche 🙂) nous avons mis au point un itinéraire... Nous serions curieuses de connaître vos avis !
Merci d'avance !
1. New York 2. New York 3. New York 4. New York 5. New York =>Boston 6. Boston 7. Boston => Niagara Falls 8. Niagara Falls => Chicago 9. Chicago 10. Chicago 11. Chicago => Sioux City 12. Sioux City => Rapid City 13. Rapid City (Badlands, Mount Rushmore) 14. Rapid City => Cody 15. Cody => Yellowstone 16. Yellowstone 17. Yellowstone 18. Yellowstone => Grand Teton / Jackson Hole 19. Grand Teton / Jackson Hole => ? 20. ? => Colorado Springs 21. Colorado Springs 22. Colorado Springs => Grand Junction 23. Grand Junction => Moab 24. Moab (Arches NP) 25. Moab => Capitol Reef => Fruita 26. Fruita => Bryce Canyon 27. Bryce Canyon 28. Bryce Canyon => Zion 29. Zion => Las Vegas 30. Las Vegas 31. Las Vegas 32. Las Vegas => Death Valley => Lone Pine 33. Lone Pine => Bodie => Yosemite 34. Yosemite 35. Yosemite => Mariposa Grove => San Francisco 36. San Francisco 37. San Francisco 38. San Francisco 39. San Francisco => Santa Cruz 40. Santa Cruz => Monterey 41. Monterey => San Luis Obispo 42. San Luis Obispo => Santa Barbara 43. Santa Barbara => Los Angeles 44. Los Angeles 45. Los Angeles 46. Los Angeles => San Diego 47. San Diego 48. San Diego 49. San Diego => Palm Springs 50. Palm Springs => Grand Canyon 51. Grand Canyon 52. Grand Canyon => Page 53. Page 54. Page => Mexican Hat 55. Mexican Hat (Goosenecks) => Monument Valley => Chinle (Canyon de Chelly) 56. Chinle => Bandelier National Monument => Santa Fe 57. Santa Fe 58. Santa Fe 59. Santa Fe => White Sands 60. White Sands => Carlsbad 61. Carlsbad => San Antonio 62. San Antonio 63. San Antonio => Houston 64. Houston => New Iberia 65. New Iberia (Oak Alley, pays cajun) => Nouvelle Orléans 66. Nouvelle-Orléans 67. Nouvelle-Orléans 68. Nouvelle-Orléans => Pensacola 69. Pensacola => Panama City Beach 70. Panama City Beach => Orlando 71. Orlando (Universal studios) 72. Orlando =>Tarpon Springs => Sarasota 73. Sarasota 74. Sarasota => Naples 75. Naples => Everglades => Miami 76. Miami 77. Miami 78. Miami 79. Miami => Blue Spring State Park 80. Blue Spring State Park 81. Blue Spring State Park => Savannah 82. Savannah 83. Savannah => Charleston 84. Charleston => Washington 85. Washington 86. Washington 87. Washington => New York 88. New York
Dans le cadre d'une année de césure je compte travailler durant 6 à 8 mois pour pouvoir ensuite partir 3 mois aux Etats-Unis avec une amie. Nous comptons réaliser ce voyage entre mi-mai et mi-août 2013, nous nous déplacerons en voiture et nous logerons principalement en camping et motel ou auberge de jeunesse dans les villes. Après beaucoup de recherches (et en grande partie sur ce forum si riche 🙂) nous avons mis au point un itinéraire... Nous serions curieuses de connaître vos avis !
Merci d'avance !
1. New York 2. New York 3. New York 4. New York 5. New York =>Boston 6. Boston 7. Boston => Niagara Falls 8. Niagara Falls => Chicago 9. Chicago 10. Chicago 11. Chicago => Sioux City 12. Sioux City => Rapid City 13. Rapid City (Badlands, Mount Rushmore) 14. Rapid City => Cody 15. Cody => Yellowstone 16. Yellowstone 17. Yellowstone 18. Yellowstone => Grand Teton / Jackson Hole 19. Grand Teton / Jackson Hole => ? 20. ? => Colorado Springs 21. Colorado Springs 22. Colorado Springs => Grand Junction 23. Grand Junction => Moab 24. Moab (Arches NP) 25. Moab => Capitol Reef => Fruita 26. Fruita => Bryce Canyon 27. Bryce Canyon 28. Bryce Canyon => Zion 29. Zion => Las Vegas 30. Las Vegas 31. Las Vegas 32. Las Vegas => Death Valley => Lone Pine 33. Lone Pine => Bodie => Yosemite 34. Yosemite 35. Yosemite => Mariposa Grove => San Francisco 36. San Francisco 37. San Francisco 38. San Francisco 39. San Francisco => Santa Cruz 40. Santa Cruz => Monterey 41. Monterey => San Luis Obispo 42. San Luis Obispo => Santa Barbara 43. Santa Barbara => Los Angeles 44. Los Angeles 45. Los Angeles 46. Los Angeles => San Diego 47. San Diego 48. San Diego 49. San Diego => Palm Springs 50. Palm Springs => Grand Canyon 51. Grand Canyon 52. Grand Canyon => Page 53. Page 54. Page => Mexican Hat 55. Mexican Hat (Goosenecks) => Monument Valley => Chinle (Canyon de Chelly) 56. Chinle => Bandelier National Monument => Santa Fe 57. Santa Fe 58. Santa Fe 59. Santa Fe => White Sands 60. White Sands => Carlsbad 61. Carlsbad => San Antonio 62. San Antonio 63. San Antonio => Houston 64. Houston => New Iberia 65. New Iberia (Oak Alley, pays cajun) => Nouvelle Orléans 66. Nouvelle-Orléans 67. Nouvelle-Orléans 68. Nouvelle-Orléans => Pensacola 69. Pensacola => Panama City Beach 70. Panama City Beach => Orlando 71. Orlando (Universal studios) 72. Orlando =>Tarpon Springs => Sarasota 73. Sarasota 74. Sarasota => Naples 75. Naples => Everglades => Miami 76. Miami 77. Miami 78. Miami 79. Miami => Blue Spring State Park 80. Blue Spring State Park 81. Blue Spring State Park => Savannah 82. Savannah 83. Savannah => Charleston 84. Charleston => Washington 85. Washington 86. Washington 87. Washington => New York 88. New York










