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Circuit pour le sud du Pérou l'été prochain
by Amarion · 2008-10-19 · 142 replies
Bonjour à tous, Je prévois de partir l'été prochain (2009) en circuit pour le Sud du Pérou (du genre 23/07-18/08). J'aimerais avoir des renseignements sur l'avion, le circuit...

1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...

2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion

Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).

Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.

Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.

Adrien
Bus de nuit au Pérou: dangereux face aux kidnappings?
by Florent1980 · 2008-10-10 · 29 replies
Bonjour,

Je prévois de faire un trajet de nuit Ica-Arequipa en mars prochain. Je fais référence comme certains l'ont deja fait sur ce site aux guide lonely planet et routard qui sont relativement inquietants dans leur discours concernant le bus de nuit.

Certains ont dejà parlé du risque de vol. J'ai bien compris qu'on minimisait ce risque en prenant cruz del sur et en ayant tous ses objets de valeur avec soi. D'autres ont parlé du risque d'accident. Le trajet ica Arequipa 100% goudronné ne me fait pas vraiment peur mais j'aurais bien aimé savoir si certains d'entre vous avaient des stats d'accident? 1 par jour? 1 par semaine? 1 par An?

Ma vraie question porte surtout sur le risque de kidnaping! evoqué par le lonely planet. Est il reel ou completement fantaisiste? Dans un vieux voyage au chiapas nous avions décidé de faire la route de jour pour éviter les zapatistes qui quelque fois montaient armés dans les bus mais ce risque était réel et avéré. Est ce la même chose sur cette portion de route ? Est ce que certains d'entre vous ont des stats la dessus afin d'évaluer si le risque est à prendre en considération dans la planification du voyage.

Petite précision, je n'ai pas peur de voyager du tout mais je veux être au courant des risques que comportent chaque voyage! Il serait stupide d'aller dans la jungle tropicale en decouvrant sur place que la la malarone existe !

Merci beaucoup de votre aide. A bientot
Tempête et chemin cathare mars 2007
by Lucbertrand · 2008-09-23 · 5 replies
Chemin cathare mars 2007

Voyage au pays des citadelles du vertige

Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.

Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?

Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.

Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.

Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.



Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.

Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.

Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.

Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.

Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.



La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.

Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.

Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.

Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.



Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!

Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?

Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.

Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.

Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle. Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.

Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.

Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.

L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.

Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?

Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.

Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.

Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse

8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Quatre jours dans le Salar d'Uyuni et Sud Lipez (Bolivie)
by Papaludo · 2008-08-18 · 43 replies
Nous allons faire 4 jours dans le salar d'uyuni et dans le Sud Lipez avec une agence

Il vaut mieux prendre des sacs à dos, des valises ou bien des sacs en toile ?
Des photos/en veux-tu/en voilà!
by Mesrob · 2008-08-16 · 604 replies
De quoi s'agit-il ? pas vraiment difficile......
Circuit dans l'Ouest américain avec une escale à New York (octobre/novembre 2008)
by Guyban66 · 2008-08-14 · 42 replies
Bonjour à tous 🙂 (circuit à paufiner)

Nouveau ici, j'ai pu apprécier vos discussions et m'ont aidé à réaliser mon circuit que je vous soumets:

Nombre de personne : 6 puis 4

Date du séjour: 22 oct 08 au 08 nov 08

Circuit principal : Ouest Américain (4 personnes) + 3j à New York (6 personnes)

=> 22 oct au 25 oct à New York (Vol American Airlines (opéré iberia) depuis Barcelona, escale à Madrid, arrivée NY le 22 apres midi : 450€ AR) => 25 oct au 08 nov ouest US (vol interne Delta de New York à San diego dans la soirée chez le cousin : 240€ AR) Total AR 690€ tout compris

1er Etape : New York Jour 1 (22 oct) : arrivée à 16h pour rejoindre l'appart'hotel "Off Saho suite hostel" au sud de Manathan (reservation la semaine prochaine) pour 228€ l'appart. (prix à diviser par le nombre de personne). Sortie dans un bar sur manathan. => pour se rendre à l'hotel soit le taxi soit la limousine en reservant à l'avance Jour 2 (23 oct) : visite de time Square le matin en remontant Broadway avenue avec empire state building puis on remonte jusqu'à central park, le but étant aussi de voir timesquare le jour et la nuit, donc sur le retour le soir on repasse par TS. (si on a le temps passage par musée art modene, pour photo. Jour 3 (24oct) : visite de la statue de la liberté, batery park le matin, l'apres midi les building, chinatown et le pont de brooklyn Jour 4 (25 oct) : matin on verra et l'apres midi direction JFK pour vol vers San diego, arrivée le soir vers 21h-- 2eme Etape: Ouest Américain Jour 5 (26 oct) : Visite de San diego + location de voiture (c'est un dimanche je dois me renseigner si les locations fonctionnent)

- Jour 6 (27 oct) : San diego - Flagstaff :

500miles soit 800km pour 7h30 voire 8h de route

=> Départ très tôt (si on a pu avoir la voiture la veille) => passage rapide à Meteor Crater (histoire de voir) pour aller dormir à Flagstaff

- Jour 7 ( 28oct) : Flagstaff - Grand Canyon :

80 miles soit 130km pour 1h30 de route

=> visite du Grand Canyon => nuit à Page : Grand Canyon-Page = 140 miles soit 225km pour 2h30

- Jour 8 (29 oct) : Antelope Canyon

=> visite tot pour avoir les rayons de soleil donc 9h30 lowerC et 11h upperC => l'apres midi Horseshoeband en voiture (et si le temps nous le permet, lac powel) => route vers Monument Valley : 125miles soit 200km pour 2h de route Jour 9 (30 oct) : Monument Valley

=> visite du parc MV => route vers Moab: 150miles soit 240km pour 2h30 de route Jour 10 (31 oct) : Arch NP

=> 1j pour visiter un max de Arch NP on verra quelles etapes primer => route vers Bryce Canyon : 280 miles soit 450km pour 4h30 de route Jour 11 (1no) : Bryce Canyon

=> visite de Bryce Canyon => route vers Las vegas : 260 miles soit 415km pour 4h de route Jour 12 (2nov) : Las vegas

=> Visite de las vegas notamment monter en haut del a tour panoramique => Route vers recetrack valley à la vallée de la mort: 210 miles soit 335km pour 4h de route Jour 13 (3 nov) : Death Valley

=> visite de sliding rocks et les alentours => route vers Yosemite : 285 miles soit 455km pour 5h30 de route Jour 14 (4 nov) : Yosemite

=> visite de yosemite en scenic tour sans doute => route vers San Francisco : 195 miles soit 310km pour 4h de route Jour 15 (5 nov) : San Francisco

=> visite du gloden gate, alcatraz et avenues de SF => route vers Los angeles : 385 miles soit 615km pour 6h de route Jour 16 (6 nov) : Los angeles

=> visite de LA, hollywood, beverly hills etc => retour à San diego : 120 miles soit 190km pour 2h de route Jour 17 (7 nov) : San diego

=> on verra le jour même Jour 18 (8 nov) : Retour House

=> San diego -> New york -> Madrid -> Barcelone -> train Perpignan

Pour les hotels du circuit j'ai pu voir sur le livret Boomerang qu'on peut par eux réserver les hotels selon nos étapes à prix intéressant je dois leur téléphoner pour avoir un ordre de prix mais d'après le livre ca reviendait autour des 400€ max pour mon circuit.

Tous vos avis sont bons !

Certes c'estun circuit chaud car longue distance souvent mais bon "pas trop le choix" sauf si vous me proposez quelques suggestions à modifier ou lieu qu'on peut passer car pas nécessaire.

1- Le circuit vous parait faisable et bien? 2- Peut-on louer le dimanche (mais je vais faire des recherches) 3- Existe t-il uen saison des pluies à ces périodes là ou fait-il vraiment froid? (jai pu lire comme chez nous en T°)

Merci
Prolongation du visa au Brésil
by Australis · 2008-08-01 · 19 replies
Bonjour,

Je séjourne depuis l'année dernière au Brésil. Durée du séjour autorisé (visa touristique): 6 mois / an

Cette année, j'ai déjà pris 3 mois. Passeport tamponné dès l'arrivée à l'aéroport ainsi qu'au départ avant de revenir en Europe.

Je dois repartir débur septembre pour une durée également de 3 mois. J'ai un point de contact sur place qui est prouvé par un document de la police fédérale.

Après 3 mois, toutes les personnes souhaitant prolonger leur séjour, doivent se présenter à la police fédérale.

Ma question: Dans le cas d'une personne qui vient d'Europe avec déjà un passeport attestant un séjour de 3 mois dans l'année en cours que se passe-t-il exactement sur le plan pratique? Elle arrive à l'aéroport et son visa est prolongé directement sur place en payant le montant nécessaire?

Quelqu'un a-t-il déjà vécu ce cas?

Les consulats et ambassades ne répondent pas vraiment à ces questions et mon agent maritime qui est sur place me dit qu'il sera présent pour m'accueillir... Moi, je veux bien mais si à l'immigration, les choses tournent carré, l'agent risque d'attendre longtemps.🤪

Merci pour vos réponses.
Et l'amour dans tous ces voyages?
by Fabd · 2008-07-05 · 316 replies
Bonjour à tous,

Je viens régulièrement sur ce forum et j'ai déjà eu l'occasion de lire avec intérêt des discussions et des questionnement sur le voyage, la vie, l'argent, le travail etc…Ces thèmes reviennent souvent, normal qu'on est passionné de voyages car le voyage n'est pas une passion comme les autres, c'est aussi un mode de vie.

Mais il y a un thème qui revient rarement, ce qui m'étonne à vrai dire, c'est le rapport entre voyage et amour ou relation stable si vous voulez.

Ces derniers temps je m'interroge. Depuis 3, 4 ans, j'alterne cdd et voyages de 3, 4 mois. J'ai aussi eu la chance de décrocher une mission de travail en Afrique. De ce côté là, pour l'instant cela me convient.

La contrepartie c'est que j'ai du mal à avoir une relation stable. J'ai remarqué que bien souvent je sort avec des filles non disponibles évitant ainsi un engagement qui pourrais venire compremettre mes projets de voyages. Résulat, clea foire toujours. Des amies me disent que "c'est normal, trouves d'abord un cdi et voyage moins et tu rencontreras quelqu'un pour une relation sérieuse". Elles n'ont pas tort mais bon je ne me vois pas trop mettre entre parenthéses mes envies dans l'espoir incertain d'une rencontre. Je pense plutôt que c'est en faisant ce qu'on aime qu'on est plus à même de rencontrer quelqu'un qui vous correspond.

Mais il est vrai que les voyages au long cours c'est particulier. Vous allez me dire ok tu peut rencontrer des routardes en voyage. C'est vrai mais c'est en général superficiel et par définition une routarde est une femme indépendante qui va réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une relation.

Bon je sais pas si je suis très claire mais je voulais avoir vos opinions sur le sujet. Les gros voyageurs, mettez-vous ce côté important de votre vie à côté? Dans la presse, on peut lire parfois des interviews d'aventuriers sur la chance qu'ils ont de vivre cela, mais rarement le journaliste ou l'intéresse aborde la vie personnelle qui est souvent "sacrifiée".

Merci pour vos pensées!

Fabrice
Compagnie Swiss: méga peur en avion (vol pour les Etats-Unis)
by Ludo24 · 2008-05-29 · 32 replies
Hello tout le monde!!!!!!!!!!!!! alors me voila moi ludo! je part enfin au states!!! le reve de ma vie! enfin voila y a un prob j ai peure de l avion et j ai jamais pris des long courrier les vols les plus long on ete de 2h30 se fut un calvaire!!Alors je me demande commen se sera possible de tenir 9h de temps dans cette boite!!et commen cette boite tien aussi longtent en l aire y a t il beaucoup e turbulences au dessus de l atlantic!!je part pour new york et apres on dessans en voiture sur la floride miami aves vous des bon plan visite;hotel;restaut;mai surtout ce que j attend de vous c est surmen d etre rassurer sur les vols je part avec swiss et je panic deja. Et sur les americain sons il gentil????plus que une semaine!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voyager seule à vélo
by Domichti · 2008-05-25 · 26 replies
bonjour je voudrais savoir si beaucoup de femmes voyagent seule . Si oui, avez vous déjà rencontré de gros problèmes (techniques, animaux, avec d'autres personnes....). Merci.Dominique
Que faire entre Asuncion (Paraguay) et les chutes d'Iguazú (Argentine)?
by Tramp33 · 2008-05-19 · 27 replies
Salut à tous ! 🙂

J'envisage de passer par le Paraguay à Asuncion pour aller aux chutes d'Iguazu Il y a t'il des choses à faire et à visiter entre les 2 destinations qu Paraguay, je ne trouve pas d'info sur le pays ...

Merki d'avance 😉
Myanmar: le bilan s'alourdit! (7 mai 2008)
by Filefish · 2008-05-07 · 99 replies
Mercredi, mai 7, 2008 - 08:30 Liste des brèves AFP Les aides se multiplient, la Birmanie réticente à ouvrir ses portes Imprimer La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a multiplié mardi les annonces d'aides pour porter secours à la Birmanie ravagée par un cyclone meurtrier et exhortait la junte au pouvoir à accorder son feu vert à l'entrée d'équipes humanitaires dans le pays. La Maison Blanche a annoncé mardi une aide de 3 millions de dollars qui s'ajoute aux 250.000 dollars déjà débloqués. Le président George W. Bush a précisé que les Etats-Unis étaient prêts à faire "beaucoup plus" pour aider les victimes du cyclone Nargis qui fait au moins 22.000 morts et 41.000 disparus. M. Bush a aussi pressé le gouvernement birman d'accepter l'aide américaine: "laissez les Etats-Unis venir vous aider", a-t-il lancé. Il a encore indiqué que les Etats-Unis se tenaient prêts à employer des moyens de l'US Navy. Selon la présidence, deux bâtiments américains sont dans la région. L'USS Essex, positionné au large des côtes de Thaïlande, pourrait être utilisé pour des opérations d'aide humanitaire, a précisé le Pentagone. La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a néanmoins dit que l'administration américaine craignait que le régime militaire refuse l'assistance américaine. A Rangoun, Maung Maung Swe, ministre birman des Affaires sociales, a expliqué mardi que l'aide internationale serait accueillie favorablement mais n'a pas caché que les équipes devraient négocier avec le régime leur entrée sur le territoire. La junte birmane est l'une des bêtes noires de l'administration Bush, qui l'accuse d'opprimer son peuple et de détourner les richesses nationales à son profit au point d'avoir fait de la Birmanie l'un des pays les plus pauvres du continent. Un responsable des affaires humanitaires à l'ONU a estimé mardi que "des centaines de milliers de personnes avaient probablement besoin d'assistance en Birmanie". L'Union européenne, qui a débloqué une aide d'urgence de deux millions d'euros, a également appelé les autorités birmanes à "faire tous les efforts possibles pour coopérer" avec les organisations humanitaires "dans l'intérêt de la population souffrant de cette situation d'urgence", selon un communiqué de sa présidence slovène. L'ONU, quant à elle, a une équipe de cinq experts à Bangkok prête à partir en Birmanie dès l'obtention de visas et s'apprête à faire un don de 5 millions de dollars à la Birmanie, provenant de son Fonds central de secours d'urgence (Cerf), selon un communiqué diffusé à New York mardi soir. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a déployé lundi cinq missions d'évaluation, tandis que le Programme alimentaire mondial (PAM) a des stocks de plus de 800 (bien: 800) tonnes de nourriture à Rangoun et des générateurs au Cambodge. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) prépare l'envoi d'urgence à Rangoun de tentes et tapis de sol pour 10.000 personnes. La Norvège compte apporter 1, 3 million d'euros par le biais de l'ONU ou de la Croix-Rouge, les Pays-Bas un million d'euros, et l'Allemagne a annoncé l'octroi de 500.000 euros aux organisations humanitaires allemandes. Paris a annoncé le déblocage de 200.000 euros, indiquant que l'aide serait acheminée en liaison avec la Croix-Rouge et les ONG françaises. Londres a débloqué 6, 3 millions d'euros et le Premier ministre Gordon Brown a assuré que son pays s'associerait aux efforts de la communauté internationale. La Suède a octroyé 1, 6 million d'euros et Madrid 500.000 euros. L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont également appelé la junte à laisser pénétrer les équipes humanitaires sur son territoire. "Nous espérons que le régime permettra aux agences indépendantes de faire leur travail d'évaluation", a plaidé le ministre des Affaires étrangères australien Stephen Smith. Par ailleurs, Action contre la faim, organisation non gouvernementale présente de longue date en Birmanie, a dénoncé la hausse "fulgurante" des prix de l'eau, du riz et de l'essence depuis la catastrophe.
Quelle compagnie pour l'Iran?
by MarcoPolo77 · 2008-04-26 · 45 replies
Salut,

J'envisage un voyage en Iran à l'automne 2008 ou au printemps 2009.

Quelqu'un d'entre vous ne pourrait pas me conseiller sur ces compagnies desservant le pays ? IranAir, Turkish Airlines, Qatar Airways, Azerbaïdjan Airlines ? en terme de service, de prix et de sécurité ? Certaines de ces compagnies sont mentionnées dans les classements internationaux mais j'aurais aimé avoir le point de vue de ceux qui connaissent ces compagnies.

A bientôt
Achat d'un billet d'avion tour du monde chez Travel Nation?
by Babybel · 2008-04-22 · 81 replies
Hello

aprés un petit tour sur le forum, j ai une question. Nous nous appretons à acheter notre billet Tour du monde chez Travel Nation, une agence londonienne sur le net. Est ce que quelqu'un est deja parti avec eux ? je ne trouve pas d infos sur eux sur le net ni sur le forum, du moins pas de témoignage de gens ayant voyagé avec eux. Et comme je suis méfiante...:)

A bientot Sabine
Croisière sur le MSC Orchestra
by Samjamso · 2008-04-16 · 46 replies
Bonjour

On prepare une croisiere sur le bateau MSC Orchestra pour 2009. Nous sommes 4, 2 enfants, 2 adultes pour une cabine qui semble tres tres petite ! Nous aimerions une cabine avec hublot, j'aimerais savoir si quelqu'un a deja eu ce genre de cabine et avez-vous des photos ?

Mon chum ne pense pas etre capable, il est "claustrophobe "

Je dois prendre ma decision pour vendredi le 18 avril.

Merci de vos reponses !

so
Buenos Aires, Salta et El Calafate de fin avril à mi-mai (Argentine)
by Omenous · 2008-03-30 · 18 replies
Bonjour à tous,

je pars pour Buenos Aires fin avril et reviens mi-mai. Pour vous donner une idée du prix des billets sur Aerolineas : Paris/BA - Salta/BA - Salta/El Calafate via BA - El Calafate/BA - BA/Paris : 1272 euros, frais d'émission inclus, acheté par le biais du call center (personnel adorable !).

J'ai trouvé quelques adresses sur BA, laquelle me conseilleriez-vous ? Je joins les tarifs pour avril 2008

SAN TELMO Ostinatto
http://www.ostinatto.com.ar/ Hotel au concept fort, puisque c'est un étudiant en architecture qui a entièrement réhabilité l'immeuble. J'ai vu un commentaire sur un site de booking d'hostel que c'était sale ??!

Double room with private bathroom: AR $ 150 per night. (U$S 47.60 aprox) Double room with external private bathroom (it’s only a few meters from the room): AR$ 145 per night. (U$S 46 aprox) Double room with shared bathroom: AR$ 130 per night. (U$S 41.30) Hostel El Aleph http://www.hostelaleph.com/ une grande maison un peu bohême et arty un cuarto doble cuesta 80pesos por noche incluye desayuno e internet(wifi).

PALERMO Hostel chillhouse http://www.chillhouse.com.ar/ Chambre double avec SDB privée : 100 pesos / Chambre twin avec SDB partagée : 80 pesos

CENTRO V&S Hostel Club http://www.hostelclub.com Ca a l'air assez élaboré pour un hostel ! Selon les photos, la déco semble soignée Chambre simple avec SDB partagée : 30 U$D CLAN HOUSE BED & BREAKFAST http://www.bedandbreakfastclan.com.ar Un peu plus cher mais ça a l'air chouette A double room w/private bath ensuite is U$D43 or single bed w/w/private bath ensuite would be U$D40.

SALTA

Sur Salta, on m'a parlé de l'hostel prisamata (http://www.hostalprisamata.com/), l'avez vous essayé ? Il y a aussi la casa del peregrino (ça n'a pas l'air transcendant mais c'est à 75 $ la nuit en chambre double avec SDB privée). http://www.lacasadelperegrino.com.ar

Pour les excursions, j'ai demandé les prix à l'agence affiliée à l'hotel casa del peregrino CAFAYATE: U$D 40 HUMAHUACA: U$D 50 SALINAS DE JUJUY: U$D 85 (+ hostel in Purmamarca - U$D 15.00)

sur http://www.turismolosandes.com (site clean, j'ai envoyé un mail mais pas de réponse) Cafayate 96 pesos Salinas Grandes 225 pesos Cachi 107 pesos Humahuaca 118 pesos

EL CALAFATE

Je me suis renseignée sur l’America del Sur Hostel http://www.americahostel.com.ar/ ça a l'air bien mais peut être un peu loin du centre ? à voir les photos, on dirait que c'est complètement isolé ! Double or Single Room with a great view to the Argentino Lake and the Cordillera de los Andes. $AR 110.- Pour les excursions, voici les prix qu’ils m’ont envoyés : Perito Moreno Rate per person: $AR 100 + Entrance to the National Park.-$AR 40. Boat Rate: (*) AR$ 38.- Todo Glaciares : Rate per person: $AR 240 + $AR 28 Transfer + $AR 40 Entrance. (voir aussi www.fernandezcampbell.com)

Avant d'organiser mon voyage, j'avais fait appel à un voyagiste sur Paris : www.tumbaya.com Les prix sont raisonnables et ça peut faciliter le vie que de tout organiser et payer de Paris. Plutôt réactifs, ils ont bien compris ce que je voulais et m'ont proposé un devis plus que correct pour un voyagiste français (tous les autres m'avaient dit que 3000 euros c'était le minimum... ahem ! ) Sur Bariloche, il y a Terra Patagonia et Patagonia Road, pas mal aussi, et tant qu'à faire ce sont des "locaux". J'attends les derniers devis pour voir si je fais du semi-organisé pour Salta et El Calafate, ou si je me débrouille toute seule comme une grande.

merci pour vos retours sur les hotels que j'ai cité, ou d'autres.

Merci aussi au Petit Hergé, ton site est ENORME on a envie de cliquer partout et de tout lire... Je sens que je ne vais pas être productive au boulot demain !
"Hello Mister Loïc": Photos et vidéos de Lombok, Indonésie
by Lolodesiles · 2008-03-13 · 49 replies
"Hello Mister Loïc" (photos et vidéos de Lombok) (merci aux modérateurs de laisser mon titre original: "Hello Mister" est à Lombok ce que "Mabuhay" est aux Philippines et "Hello Mister Loïc" c'est justement toute la symbolique de ce carnet)

Préambule Après la

L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.

Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…



Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….

Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.

Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :



Rumaji me prend en photo dans la salle des profs



A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.



La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…



Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:

Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…



Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.



Ou bien séance photos chez Rumaji



Ou dehors avec les gamins



Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)



Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂





La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)



Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !



Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.





Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !





Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…

Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !



Voila les mariés



On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…



Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains



Tiens, et si je me mariais moi aussi ?



Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…

Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !

Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours



Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.







Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »

C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…



Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.



Ou la préparation des filets de pêche



La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.

Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)





Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...



« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue

Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !

Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.



Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...

Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.

En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏

Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs



Puis remonter la rivière



Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.



Et que ça saute !



Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c’est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.



Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.

Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.

Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.



Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.



Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)

Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.



Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert





De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton





A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.

Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !

Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !

Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.



Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)



Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.



En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.









Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??

Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…



Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.



Quel contraste avec l’été dernier !



Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale



Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !



Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)



Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…



Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…

Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…

Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...



Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants



J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.



1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…

Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)



Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.



Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !





Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.



Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)





Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !



Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues



Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil



Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !



Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »

Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.





La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…



En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.



Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…





Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)



Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)



C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)



Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.



Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine



Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles



Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !



Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail



La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.

En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…



Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.





Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….



Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...



Lolo le Capricorne
Vos croisières?
by Jujub · 2008-02-26 · 61 replies
Ce sujet pour que chacun fasse part des croisieres qu'il a dejà effectué ou bien réservé pour un proche avenir.

Le but etant de pouvoir echanger ses diverses impressions.

Pour nous:

Juillet 2001 (Mistral): Venise, mer, Athenes, Santorin e Mykonos, Rhodes, Corfou, Dubrovnik, Venise

Juillet 2003 (European star):Marseille, Genes, Naples, Messine, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille

Fevrier 2005 (Costa europa):Savone, Barcelone, mer, Casablanca, Agadir, Arrecife, Tenerife, Funchal, mer, Malaga, mer, Savone

Juin 2006 (Costa magica):Copenhague, mer, Tallin, St-petersbourg, Helsinki, Stockholm, mer, Copenhague

Mars 2007(Costa concordia):Savone, mer, Katakolon, Athenes, Izmir, Rhodes, Limassol, Alexandrie, mer, mer, Civitavecchia, Savone

Juin 2008(Costa magica):Marseille, Savone, Naples, Palerme, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille

Juin 2009(Costa luminosa):Amsterdam, mer, Flam, Andalsnes, mer, Honningsvag, Tromso, Gravdal, Trondheim, hellesylt geiranger, Bergen, mer, Amsterdam
Retour de croisière en Antarctique sur le Diamant
by Tag54 · 2008-02-14 · 157 replies
Nous en revenons juste d'une croisière en Antarctique sur "le Diamant" de la Compagnie des iles du Ponant et sommes extrêmement enchantés.

Des conférences plusieurs fois par jour par des spécialistes de bon niveau. Une moyenne de 2 débarquements en zodiac par jour. Des paysages époustouflants, des débarquements au milieu de colonies de manchots, des baies grandioses entourées de glaciers se jetant dans la mer, une navigation au milieu d'icebergs majestueux. Les lieux visités avec débarquement : Yankee harbour, Devil island, ile Paulet, Neko harbour (génial), Petermann (mythique à cause de Charcot et point le plus au sud), ile du 25 mai ET le cap Horn. Plus les sites de découverte en Zodiac. Emploi du temps bien chargé et le temps libre restant, passé sur le pont à regarder défiler le paysage (pas de nuit à cette époque de l'année).

Et, pour ne pas gacher, un passage du Drake digne du lac Léman dans les deux sens. Mais pour ça, la compagnie du Ponant n'y était pour rien !

Voyage inoubliable qui ne laisse pas indemne au retour.

Par rapport aux croisières similaires organisées par Hurtigruten ou sur des brise-glace russes, la Compagnie du Ponant met en avant son coté "à la française" que j'ai particulièrement apprécié (confort, décoration, ambiance, gastronomie) ET l'usage exclusif du français à bord, notamment lors des appels, des conférences, des visites et des débarquements. C'est peut-être un détail, mais pour moi, c'était vital . De nombreux spécialistes (17 pour 200 passagers) tous francophones aussi pour répondre à des tas de questions sur la faune, l'histoire des explorateurs, la glace, ....... D'ailleurs, vu le nombre de belges et de suisses à bord, c'est un concept qui a l'air de faire des adeptes.

Et un tarif plutôt compétitif car tout est compris dans le prix. Pas de mauvaise surprise à bord.

A recommander fortement.
Classe affaire Air France sur vol Paris-Tokyo et Osaka
by Mondawa · 2008-01-20 · 32 replies
Bonjour à tous, Je vais pour la première fois voyager sur Air France en classe affaire entre Tokyo et Paris et j'aimerai connaitre votre avis sur cette classe et sur les prestations offertes aux passagers. Je mesure 1m80, pourrais je m'allonger completement sur le fauteuil lit ? Y a t-il une trousse de toilette offerte aux passagers. merci pou vos réactions... Didier 50ans Nouméa

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