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Carnet de voyage au sud du Maroc
Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Récit de 26 jours en Namibie jusqu'aux chutes Victoria - octobre 2016
Bonjour à tous,
J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.
Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.
Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.
Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)
Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).
Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !
Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.
Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.
On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !
Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.
Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.
Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.
Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.

Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)
Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).
Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !
Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.
Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.
On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !
Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.
Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
De retour du Québec en famille
Bonjour,
Et voilà les vacances tant attendues sont déjà finies ! La rentrée passée, je vous livre notre retour sur ce voyage, rempli de rencontres passionnantes ... ou dont on se serait bien passé 😕, ses imprévus (ça pimente le voyage !), les "petites" galères et surtout nos grands moments.
Nous sommes partis à 2 adultes, 2 ados (16 et 14 ans) et 2 jeunes (12 et 9 ans) pendant 4 semaines du 31 juillet au 26 août pour réaliser une boucle de 3800 kms à partir de Montréal. Nous avons loué un Dodge Gran Caravan : suffisant pour nous 6, 4 gros sacs et 2 valises + la glacière + tout ce qui s'accumule au fur et à mesure 😛.
Lorsque nous avons préparé notre itinéraire, nous avons choisi de dormir au minimum 2 nuits à chaque endroit pour ne pas (trop) courir et profiter au maximum des lieux. Gros avantage : en cas de mauvais temps, cela permet de s'adapter en reportant les visites prévues. Et cela permet de souffler, de prendre son temps, de faire l'intendance (à 6, il ne faut pas se laisser déborder !). Les enfants ont apprécié avoir ces moments pour jouer, se reposer ou, et oui, même en vacances, pianoter sur leur téléphone ou tablette.
Avant d'attaquer le vif du sujet, je tiens à remercier tous ceux qui par leur CR, leurs conseils ou suggestions, nous ont permis de préparer et réaliser ce beau voyage.
Et voilà les vacances tant attendues sont déjà finies ! La rentrée passée, je vous livre notre retour sur ce voyage, rempli de rencontres passionnantes ... ou dont on se serait bien passé 😕, ses imprévus (ça pimente le voyage !), les "petites" galères et surtout nos grands moments.
Nous sommes partis à 2 adultes, 2 ados (16 et 14 ans) et 2 jeunes (12 et 9 ans) pendant 4 semaines du 31 juillet au 26 août pour réaliser une boucle de 3800 kms à partir de Montréal. Nous avons loué un Dodge Gran Caravan : suffisant pour nous 6, 4 gros sacs et 2 valises + la glacière + tout ce qui s'accumule au fur et à mesure 😛.
Lorsque nous avons préparé notre itinéraire, nous avons choisi de dormir au minimum 2 nuits à chaque endroit pour ne pas (trop) courir et profiter au maximum des lieux. Gros avantage : en cas de mauvais temps, cela permet de s'adapter en reportant les visites prévues. Et cela permet de souffler, de prendre son temps, de faire l'intendance (à 6, il ne faut pas se laisser déborder !). Les enfants ont apprécié avoir ces moments pour jouer, se reposer ou, et oui, même en vacances, pianoter sur leur téléphone ou tablette.
Avant d'attaquer le vif du sujet, je tiens à remercier tous ceux qui par leur CR, leurs conseils ou suggestions, nous ont permis de préparer et réaliser ce beau voyage.
Arizona/Nouveau-Mexique - 18 jours - mai 2013
Bonjour !
Vous êtes nombreux à m'avoir aidée lors de notre dernier voyage outre-atlantique.
Voilà près d'un an que nous sommes rentrés de notre 2e voyage dans l'Ouest américain et je poste mon carnet en hommage à vos précieux conseils... Vous saurez vous reconnaître 😉
Au retour du premier (début octobre 2012), tant attendu, je savais qu'il fallait revenir. Il ne se passait pas un jour sans que je rêve encore aux grands espaces, sans que je lise et relise tous les carnets qui "tombaient" sur les forums. Bref, une drogue. Qui a dit que nous étions des junkies ????
Je suis donc retournée à la pêche aux infos. Bien m'en a pris. D'ailleurs, merci encore à ceux qui m'ont bien aidée.
Et quelque 7 mois après notre retour, nous reprenions la route.... euhhhh.... les airs 😉 pour l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
Cette fois, le trip sera moins long : 19 jours - 4200km, différent bien sûr, mais toujours aussi enchanteur.
Après avoir pas mal tergiversé sur le sens du circuit, ce sera une boucle Phoenix-Phoenix et un vol avec Iberia.
Au passage, je préfère Air France (et ses partenaires), mais cela n'engage que moi bien sûr.
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
Excursions de croisière avec le Coral (Grèce et Istanbul) accessibles en individuel?
Bonjour,
nous partons en famille faire la croisieres cap vers la grece et istanbul avec le coral cet été.
lorsque nous accédons aux ports ( Gênes, En mer, Katakolon, Santorin, Istanbul, Athènes, Mykonos, Canal de Corinthe, Messine, Ajaccio) est-il possible facilement de partir à la découverte des villes? le ports est-il loin des visites à faire?
je souhaite préparer les choses car avec les enfants c'est plus facile qu'un fois sur place te je souhaiterai savoir si le coral nous depose très loin ou non.
merci de tous les trucs et astuces qui pourrait nous aider à faciliter le voyage des enfants et à encore mieux profiter du voyages( retsua sympas, visites points d evue à ne pas manquer, ...)
merci
nous partons en famille faire la croisieres cap vers la grece et istanbul avec le coral cet été.
lorsque nous accédons aux ports ( Gênes, En mer, Katakolon, Santorin, Istanbul, Athènes, Mykonos, Canal de Corinthe, Messine, Ajaccio) est-il possible facilement de partir à la découverte des villes? le ports est-il loin des visites à faire?
je souhaite préparer les choses car avec les enfants c'est plus facile qu'un fois sur place te je souhaiterai savoir si le coral nous depose très loin ou non.
merci de tous les trucs et astuces qui pourrait nous aider à faciliter le voyage des enfants et à encore mieux profiter du voyages( retsua sympas, visites points d evue à ne pas manquer, ...)
merci
Sur les terres mayas
Bonjour à tous les amoureux de voyage,
Je me propose de vous faire partager notre voyage au Guatemala, pays assez peu renseigné sur VF. Je l’agrémenterai de quelques photos (tablette) sans prétention qui se veulent seulement illustratives et je demande par avance votre indulgence.
Initialement nous avions opté pour un périple au Pérou en février. Les agences contactées ont eu l’honnêteté, et nous les en remercions, de nous indiquer que cela n’était pas une bonne période pour se rendre sur les plateaux andins. Après une longue hésitation nous avons orienté nos recherches vers le Guatemala et le Honduras et avons pris des contacts avec 2 agences francophones à Antigua pour des propositions et des devis. Très vite nous avons retenu « Bon Voyage » plus réactive et nettement moins chère que sa consœur. Après plusieurs itérations avec Arnaud (patron de l’agence) nous avons convergé vers un circuit de 16 j entre le 6/2 et le 21/2/2020.
Jour 1 :
Pour les vols internationaux nous avions le choix entre une escale aux USA ou à Madrid. Pour à peine plus cher (660 €/p) et un temps de vol bien plus court nous avons finalement choisi IBERIA au détriment des compagnies et contraintes (ESTA et douane) américaines. De plus les vols IBERIA sont au départ (et retour) d’Orly plus commode pour nous.
L’horaire de départ étant très matinal nous décidons de dormir à Orly. L’hôtel Ibis Budget « cœur d’Orly » fera l’affaire. Disons le, c’est cher pour un hôtel de ce type (entrée de gamme) mais il a le mérite de servir le PdJ à partir de 4 h. Cet horaire nous permet de garer notre voiture dans un parking de la zone industriel de Senia et une navette nous dépose à l’aéroport vers 6h. Le vol Orly - Madrid part à 7h30 et nous attendrons 3h pour prendre celui qui nous mènera à Guatemala City où nous arrivons vers 17 h (heure locale soit – 7h de décalage. Ces vols seront sans histoire ni retard. A notre arrivée, Luis notre chauffeur, nous attend. Son sourire et sa gentillesse nous séduisent de suite. Il est chargé de nous conduire à Antigua. Mais les routes à cette heure sont saturées et nous mettrons plus de 2h pour parvenir à Antigua pourtant distante de moins de 40 km de la capitale. Il nous dépose à l’hôtel Posada San Pedro dans lequel nous résiderons 5 nuits durant notre séjour. L’hôtel n’a que 8 chambres et ne sert pas de PdJ mais il est bien situé (7ième avenue) et il dispose d’un joli jardin intérieur et d’un solarium. La chambre n’est pas très grande mais offre une vue directe sur le volcan Fuego en activité permanente. Des fumées s’en échappent régulièrement et parfois des rougeurs nous signalent des coulées de lave. Sitôt arrivés nous nous couchons pour être d’attaque le lendemain.
Jour 2 :
Notre première tâche est de trouver le lieu de notre PdJ car l’hôtel ne propose pas ce service. Il s’agit du restaurant « Viejo Café » dans la 6ième avenue. Ce lieu regroupe une boulangerie et un joli patio où sont servis les PdJ. L’offre est excellente et le service souriant. Tant mieux car nous y reviendrons à maintes reprises. Nous avons RDV avec notre agent de voyage dont nous faisons la connaissance. Il nous fourni un roadbook très détaillé de notre périple avec une carte détaillée pour chaque ville étape, une liste de restaurants qu’il recommande, les lieux à visiter, les recommandations (sûreté, banques, …) et un téléphone pour le joindre en cas de nécessité. Nous rejoignons ensuite un guide francophone qui nous fait découvrir cette jolie ville d’Antigua classée par l’UNESCO. Il nous fait un historique de la cité bâtie par les Espagnols et nous indique comment s’orienter le plan des rues, toutes pavées, s’apparente à celui des villes américaines et elles se coupent toutes à angle droit. Comme à New York la 5ième avenue est la principale artère de la ville. Nous visitons successivement l’église Merced, son monastère, son jardin et sa terrasse d’où l’on peut contempler les 3 volcans qui entourent la ville. L’église bâtie en 1548 a été détruite puis restaurée plusieurs fois suite aux nombreux séismes qui ont frappé la ville, le plus récent datant de 1976, sa façade est jaune et ornée de nénuphars. Puis notre visite se poursuit par le monastère dont il ne subsiste que des ruines. Au milieu de la cour centrale, on découvre une fontaine monumentale elle aussi en forme de nénuphar.

Pour profiter du panorama sur 3 volcans, nous gravissons les marches qui mènent à la terrasse. Puis nous gagnons la « Plaza mayor » cernée par de beaux édifices bâtis par les Espagnols, allant de la mairie à la cathédrale de la ville.
Nous passons devant le musée du chocolat avant de faire une halte pour découvrir le plus beau « Mac Do » du monde logé dans une magnifique hacienda d’époque avec un grand patio fleuri.


Cela change des établissements habituels de cette marque.
On arpente les rues de la ville, occasion de découvrir des demeures coloniales splendides aux patios intérieurs abondamment fleuris,


de voir un nombre impressionnant d’églises détruites par les tremblements de terre. Elles ne sont pas reconstruites faute de moyens pour les entretenir mais elles témoignent de l’emprise de la religion catholique sur le pays.

Notons à ce propos que l’on verra par la suite beaucoup de temples protestants de différentes obédiences, tout comme aux USA.
Je me propose de vous faire partager notre voyage au Guatemala, pays assez peu renseigné sur VF. Je l’agrémenterai de quelques photos (tablette) sans prétention qui se veulent seulement illustratives et je demande par avance votre indulgence.
Initialement nous avions opté pour un périple au Pérou en février. Les agences contactées ont eu l’honnêteté, et nous les en remercions, de nous indiquer que cela n’était pas une bonne période pour se rendre sur les plateaux andins. Après une longue hésitation nous avons orienté nos recherches vers le Guatemala et le Honduras et avons pris des contacts avec 2 agences francophones à Antigua pour des propositions et des devis. Très vite nous avons retenu « Bon Voyage » plus réactive et nettement moins chère que sa consœur. Après plusieurs itérations avec Arnaud (patron de l’agence) nous avons convergé vers un circuit de 16 j entre le 6/2 et le 21/2/2020.
Jour 1 :
Pour les vols internationaux nous avions le choix entre une escale aux USA ou à Madrid. Pour à peine plus cher (660 €/p) et un temps de vol bien plus court nous avons finalement choisi IBERIA au détriment des compagnies et contraintes (ESTA et douane) américaines. De plus les vols IBERIA sont au départ (et retour) d’Orly plus commode pour nous.
L’horaire de départ étant très matinal nous décidons de dormir à Orly. L’hôtel Ibis Budget « cœur d’Orly » fera l’affaire. Disons le, c’est cher pour un hôtel de ce type (entrée de gamme) mais il a le mérite de servir le PdJ à partir de 4 h. Cet horaire nous permet de garer notre voiture dans un parking de la zone industriel de Senia et une navette nous dépose à l’aéroport vers 6h. Le vol Orly - Madrid part à 7h30 et nous attendrons 3h pour prendre celui qui nous mènera à Guatemala City où nous arrivons vers 17 h (heure locale soit – 7h de décalage. Ces vols seront sans histoire ni retard. A notre arrivée, Luis notre chauffeur, nous attend. Son sourire et sa gentillesse nous séduisent de suite. Il est chargé de nous conduire à Antigua. Mais les routes à cette heure sont saturées et nous mettrons plus de 2h pour parvenir à Antigua pourtant distante de moins de 40 km de la capitale. Il nous dépose à l’hôtel Posada San Pedro dans lequel nous résiderons 5 nuits durant notre séjour. L’hôtel n’a que 8 chambres et ne sert pas de PdJ mais il est bien situé (7ième avenue) et il dispose d’un joli jardin intérieur et d’un solarium. La chambre n’est pas très grande mais offre une vue directe sur le volcan Fuego en activité permanente. Des fumées s’en échappent régulièrement et parfois des rougeurs nous signalent des coulées de lave. Sitôt arrivés nous nous couchons pour être d’attaque le lendemain.
Jour 2 :
Notre première tâche est de trouver le lieu de notre PdJ car l’hôtel ne propose pas ce service. Il s’agit du restaurant « Viejo Café » dans la 6ième avenue. Ce lieu regroupe une boulangerie et un joli patio où sont servis les PdJ. L’offre est excellente et le service souriant. Tant mieux car nous y reviendrons à maintes reprises. Nous avons RDV avec notre agent de voyage dont nous faisons la connaissance. Il nous fourni un roadbook très détaillé de notre périple avec une carte détaillée pour chaque ville étape, une liste de restaurants qu’il recommande, les lieux à visiter, les recommandations (sûreté, banques, …) et un téléphone pour le joindre en cas de nécessité. Nous rejoignons ensuite un guide francophone qui nous fait découvrir cette jolie ville d’Antigua classée par l’UNESCO. Il nous fait un historique de la cité bâtie par les Espagnols et nous indique comment s’orienter le plan des rues, toutes pavées, s’apparente à celui des villes américaines et elles se coupent toutes à angle droit. Comme à New York la 5ième avenue est la principale artère de la ville. Nous visitons successivement l’église Merced, son monastère, son jardin et sa terrasse d’où l’on peut contempler les 3 volcans qui entourent la ville. L’église bâtie en 1548 a été détruite puis restaurée plusieurs fois suite aux nombreux séismes qui ont frappé la ville, le plus récent datant de 1976, sa façade est jaune et ornée de nénuphars. Puis notre visite se poursuit par le monastère dont il ne subsiste que des ruines. Au milieu de la cour centrale, on découvre une fontaine monumentale elle aussi en forme de nénuphar.


Pour profiter du panorama sur 3 volcans, nous gravissons les marches qui mènent à la terrasse. Puis nous gagnons la « Plaza mayor » cernée par de beaux édifices bâtis par les Espagnols, allant de la mairie à la cathédrale de la ville.
Nous passons devant le musée du chocolat avant de faire une halte pour découvrir le plus beau « Mac Do » du monde logé dans une magnifique hacienda d’époque avec un grand patio fleuri.

Cela change des établissements habituels de cette marque.On arpente les rues de la ville, occasion de découvrir des demeures coloniales splendides aux patios intérieurs abondamment fleuris,



de voir un nombre impressionnant d’églises détruites par les tremblements de terre. Elles ne sont pas reconstruites faute de moyens pour les entretenir mais elles témoignent de l’emprise de la religion catholique sur le pays.

Notons à ce propos que l’on verra par la suite beaucoup de temples protestants de différentes obédiences, tout comme aux USA.
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici :
onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Mauritanie pratique 2019
MAURITANIE PRATIQUE 2019
PARTIE I
Un mot sur la zone rouge... ou plutôt... bleu blanc sable
Depuis que l'AQMI jusqu'en 2012, puis Boko Haram se sont invités dans la région, et en particulier au Mali, qui partage une très longue frontière avec la Mauritanie sur 2237 km (ah oui quand même!); et y visent des intérêts occidentaux; les conseils aux voyageurs émis par le Quai d'Orsay concernant la Mauritanie sont plutôt alarmistes et décourageants. Mais il faut le dire, les infos fournies ont une facheuse tendance à ne pas être à jour (ce que j'avais déjà eu l'occasion de remarquer pour d'autres destinations comme le Mozambique par exemple). En particulier, les cartes disponibles sur le site France-Diplomatie; qui affichent en rouge les zones formellement déconseillées, en orange les zones déconseillées sauf raison impérative, et en blanc les zones en vigilance renforcée; sont globalement assez dissuasives pour toute visite dans un pays africain et peuvent même faire un peu peur. Je cherche encore un pays avec une zone verte (vigilance normale). Même São-Tomé et Principe; qui est on ne peut plus tranquille, apparaît en zone blanche (vigilance renforcée!)... c'est dire !
Bref, pour mieux cerner la réalité du danger, il n'est pas inopportun de comparer avec les cartes publiées par d'autres chancelleries, et de faire une synthèse des infos.
Ceci étant, même avec un certain retard et un alarmisme toujours excessif, les cartes évoluent... Voir, pour comparaison, les cartes publiées respectivement en décembre 2018 / janvier 2019 puis mars 2019 par le même service (France-Diplomatie via leurs conseils aux voyageurs par pays) Et quand bien même ces quelques critiques sur la tardive mise à jour des informations diffusées, ce site reste bien utile. Une variable à ne pas négliger parmi les multiples paramètres qui définissent "l'évolution de la menace": à l'approche des élections présidentielles dans un pays, une vigilance toute particulière est à considérer.
A savoir...
A l'instar du Mali, la Mauritanie est une ancienne colonie française (de 1902 à 1960) mais elle s'est affranchie du Franc Cfa. Elle possède sa monnaie propre qui est l'ouguiya. (en janvier 2019, 1 euro équivalait plus ou moins à 40 ouguiyas). Il faut retenir que les ouguiyas ont changé de valeur en 2018. Beaucoup de gens -surtout les personnes agées mais pas que- comptent encore en anciens ouguiyas. Il faut s'assurer, quand un prix est annoncé, qu'il l'est bien en nouveaux ouguiyas (qui s'écrivent officiellement num en abrégé, pour les transactions financières mais souvent aussi MRU) et non pas en anciens ouguiyas (qui s'écrivent MRO en abrégé).
Le français est toujours la langue administrative, assez largement utilisée, alors que la langue officielle est l'arabe. Mais la langue courante, populaire, et la plus couramment parlée, est l'hassanya (considéré comme un dialecte arabe, enrichi de diverses influences linguistiques). A noter que la Mauritanie est la seule république islamique d'Afrique. Ce qui implique, pour les femmes, un code de conduite particuler, et le port du voile. Dans les transports en commun, où hommes et femmes non mariés (ou sans lien de parenté) ne sont pas censément autorisés à s'asseoir côte à côte, cela donne lieu à un minutieux casse-tête pour l'attribution des sièges, avec ré-agencement à chaque fois qu'une ou plusieurs femmes supplémentaires montent (ou descendent). Les occidentaux seront autorisés à s'asseoir entre eux comme bon leur semble, étant attendu qu'ils se plient aux usages vis-à vis des locaux. Dans le même ordre d'idée vous remarquerez sans doute que nombre d'hommes ne serrent jamais la main des femmes (en tous cas, pas en public). Pour circuler dans le pays; que ce soit en transports publics ou avec son propre véhicule (pour les voyages organisés; j'ignore quelle est la règle) ; il faut se préparer à fournir une fiche à chaque checkpoint pour ne pas avoir à montrer son passeport à chaque fois. C'est beaucoup plus simple et rapide (et ça soulage tout le monde, le chauffeur comme les autres passagers; qui doivent sinon attendre la fin des formalités). Difficile de prévoir le nombre de fiches necessaires (qui dépend de l'itinéraire de chaque voyageur sur le territoire) mais pour donner une idée, avec une trentaine de photocopies; j'ai été tranquille pour l'intégralité de mon séjour. Pour ce qui est du contenu, voir l'image en fichier attaché qui donne un exemple de fiche. Dans la rubrique "lieux visités en Mauritanie", bien indiquer tous les lieux où vous souhaitez vous rendre. Et laisser un espace en bas pour inscrire le numéro du visa octroyé à l'arrivée. Hors des sentiers battus - si tant est que l'on puisse parler de sentiers battus en Mauritanie- un gendarme zélé peut très bien vous faire remarquer que le village où vous entendez vous arrêter pour la nuit, n'est pas indiqué sur la fiche. Dans ce cas, pas de panique. Qu'à cela ne tienne ! … Avec un bon sourire, rajoutez simplement la destination au stylo dans la rubrique concernée et rendez-lui la fiche ainsi modifiée. Et voilà !... Mais la plupart du temps, l'officier prendra la fiche sans trop s'attarder là dessus; le tout étant que votre identité soit établie et que l'on puisse vous suivre à la trace.
Autre point essentiel : même sans avoir particulièrement besoin ou envie de rester joignable par téléphone pour ses contacts habituels, il est très important, pour se faciliter la vie sur place, d'être joignable par un numéro mauritanien. J'ai rapidement réalisé à quel point c'était utile. Pour cela, il est essentiel de se procurer dès que possible une carte sim mauritanienne, à choisir entre trois opérateurs de téléphonie mobile : Mattel, Mauritel et Chinguitel.
Outre la carte sim, il faut acheter du crédit (appel et/ou internet). Celà se présente sous forme d'un code numérique à entrer dans le téléphone par une petite manip. Pour recharger son crédit de téléphone, aucun problème sur l'ensemble du territoire, dans les petites échoppes qui vendent un peu de tout... et le réseau est globalement bon. Whatsapp fonctienne très bien par sms. En vocal c'est beaucoup plus aléatoire.
CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE JANVIER 19
CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE MARS 19
EXEMPLE DE FICHE

PARTIE I
Un mot sur la zone rouge... ou plutôt... bleu blanc sable
Depuis que l'AQMI jusqu'en 2012, puis Boko Haram se sont invités dans la région, et en particulier au Mali, qui partage une très longue frontière avec la Mauritanie sur 2237 km (ah oui quand même!); et y visent des intérêts occidentaux; les conseils aux voyageurs émis par le Quai d'Orsay concernant la Mauritanie sont plutôt alarmistes et décourageants. Mais il faut le dire, les infos fournies ont une facheuse tendance à ne pas être à jour (ce que j'avais déjà eu l'occasion de remarquer pour d'autres destinations comme le Mozambique par exemple). En particulier, les cartes disponibles sur le site France-Diplomatie; qui affichent en rouge les zones formellement déconseillées, en orange les zones déconseillées sauf raison impérative, et en blanc les zones en vigilance renforcée; sont globalement assez dissuasives pour toute visite dans un pays africain et peuvent même faire un peu peur. Je cherche encore un pays avec une zone verte (vigilance normale). Même São-Tomé et Principe; qui est on ne peut plus tranquille, apparaît en zone blanche (vigilance renforcée!)... c'est dire !
Bref, pour mieux cerner la réalité du danger, il n'est pas inopportun de comparer avec les cartes publiées par d'autres chancelleries, et de faire une synthèse des infos.
Ceci étant, même avec un certain retard et un alarmisme toujours excessif, les cartes évoluent... Voir, pour comparaison, les cartes publiées respectivement en décembre 2018 / janvier 2019 puis mars 2019 par le même service (France-Diplomatie via leurs conseils aux voyageurs par pays) Et quand bien même ces quelques critiques sur la tardive mise à jour des informations diffusées, ce site reste bien utile. Une variable à ne pas négliger parmi les multiples paramètres qui définissent "l'évolution de la menace": à l'approche des élections présidentielles dans un pays, une vigilance toute particulière est à considérer.
A savoir...
A l'instar du Mali, la Mauritanie est une ancienne colonie française (de 1902 à 1960) mais elle s'est affranchie du Franc Cfa. Elle possède sa monnaie propre qui est l'ouguiya. (en janvier 2019, 1 euro équivalait plus ou moins à 40 ouguiyas). Il faut retenir que les ouguiyas ont changé de valeur en 2018. Beaucoup de gens -surtout les personnes agées mais pas que- comptent encore en anciens ouguiyas. Il faut s'assurer, quand un prix est annoncé, qu'il l'est bien en nouveaux ouguiyas (qui s'écrivent officiellement num en abrégé, pour les transactions financières mais souvent aussi MRU) et non pas en anciens ouguiyas (qui s'écrivent MRO en abrégé).
Le français est toujours la langue administrative, assez largement utilisée, alors que la langue officielle est l'arabe. Mais la langue courante, populaire, et la plus couramment parlée, est l'hassanya (considéré comme un dialecte arabe, enrichi de diverses influences linguistiques). A noter que la Mauritanie est la seule république islamique d'Afrique. Ce qui implique, pour les femmes, un code de conduite particuler, et le port du voile. Dans les transports en commun, où hommes et femmes non mariés (ou sans lien de parenté) ne sont pas censément autorisés à s'asseoir côte à côte, cela donne lieu à un minutieux casse-tête pour l'attribution des sièges, avec ré-agencement à chaque fois qu'une ou plusieurs femmes supplémentaires montent (ou descendent). Les occidentaux seront autorisés à s'asseoir entre eux comme bon leur semble, étant attendu qu'ils se plient aux usages vis-à vis des locaux. Dans le même ordre d'idée vous remarquerez sans doute que nombre d'hommes ne serrent jamais la main des femmes (en tous cas, pas en public). Pour circuler dans le pays; que ce soit en transports publics ou avec son propre véhicule (pour les voyages organisés; j'ignore quelle est la règle) ; il faut se préparer à fournir une fiche à chaque checkpoint pour ne pas avoir à montrer son passeport à chaque fois. C'est beaucoup plus simple et rapide (et ça soulage tout le monde, le chauffeur comme les autres passagers; qui doivent sinon attendre la fin des formalités). Difficile de prévoir le nombre de fiches necessaires (qui dépend de l'itinéraire de chaque voyageur sur le territoire) mais pour donner une idée, avec une trentaine de photocopies; j'ai été tranquille pour l'intégralité de mon séjour. Pour ce qui est du contenu, voir l'image en fichier attaché qui donne un exemple de fiche. Dans la rubrique "lieux visités en Mauritanie", bien indiquer tous les lieux où vous souhaitez vous rendre. Et laisser un espace en bas pour inscrire le numéro du visa octroyé à l'arrivée. Hors des sentiers battus - si tant est que l'on puisse parler de sentiers battus en Mauritanie- un gendarme zélé peut très bien vous faire remarquer que le village où vous entendez vous arrêter pour la nuit, n'est pas indiqué sur la fiche. Dans ce cas, pas de panique. Qu'à cela ne tienne ! … Avec un bon sourire, rajoutez simplement la destination au stylo dans la rubrique concernée et rendez-lui la fiche ainsi modifiée. Et voilà !... Mais la plupart du temps, l'officier prendra la fiche sans trop s'attarder là dessus; le tout étant que votre identité soit établie et que l'on puisse vous suivre à la trace.
Autre point essentiel : même sans avoir particulièrement besoin ou envie de rester joignable par téléphone pour ses contacts habituels, il est très important, pour se faciliter la vie sur place, d'être joignable par un numéro mauritanien. J'ai rapidement réalisé à quel point c'était utile. Pour cela, il est essentiel de se procurer dès que possible une carte sim mauritanienne, à choisir entre trois opérateurs de téléphonie mobile : Mattel, Mauritel et Chinguitel.
Outre la carte sim, il faut acheter du crédit (appel et/ou internet). Celà se présente sous forme d'un code numérique à entrer dans le téléphone par une petite manip. Pour recharger son crédit de téléphone, aucun problème sur l'ensemble du territoire, dans les petites échoppes qui vendent un peu de tout... et le réseau est globalement bon. Whatsapp fonctienne très bien par sms. En vocal c'est beaucoup plus aléatoire.
CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE JANVIER 19

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE MARS 19

EXEMPLE DE FICHE

Colombie... dépaysement et enchantement
Bonjour à tous,
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
Aller vivre en Turquie
Bonjour,
Depuis longtemps j'ai voulu quitter la France pour aller vivre en Turquie. J'ai 18 ans et le plutôt possible j'aimerai y aller. Je me suis beaucoup instruit sur ce pays même si je ne suis jamais aller. La France commence un peu à me souler et surtout le gouvernement qu'on a et qui craint. La France selon moi régresse. La Turquie est (selon moi) un pays qui évolue, moderne, magnifique et en pleine croissance. En plus, en Turquie, le peuple est beaucoup plus libre que la France et en plus le gouvernement turque est à l'écoute du peuple. Je sais que les coins kurdes en Turquie sont à éviter car c'est les seuls coins où y a aucune évolutions et reste indépendant car les turcs et kurdes ne s'entendent pas. En plus, le peuple turc est très accueillant et sympathique a ce que j'ai pu savoir. Il y a un truc qui m'énerve c'est que tout les Français (enfin la majorité) n'aime pas la Turquie et le gouvernement français et l'union européenne ment sur ce pays et ils disent que des mauvaises choses fausse. On arrête pas de me convaincre de ne pas aller vivre en Turquie en me donnant des arguments qui n'ont rien a voir et les même que le gouvernement. En plus l'union européenne protèges des chef terroristes kurdes du PKK juste parce qu'ils foutes des bombes en Turquie et je trouve sa lamentable (même si j'en suis pas sur a 100%). On se base aussi beaucoup sur les turc présent dans l'UE qui ne sont pas du tout les mêmes turcs et en général se sont des kurdes et ils sont tout deux confondus. Bref, je n'ai jamais écouter le gouvernement et les français et je suis l'un des rares français à préférer la Turquie que la France. J'aimerai avoir votre avis sur sa.
Ensuite j'aimerai savoir comment sa se procèdes pour aller vivre en Turquie ?
Merci
Depuis longtemps j'ai voulu quitter la France pour aller vivre en Turquie. J'ai 18 ans et le plutôt possible j'aimerai y aller. Je me suis beaucoup instruit sur ce pays même si je ne suis jamais aller. La France commence un peu à me souler et surtout le gouvernement qu'on a et qui craint. La France selon moi régresse. La Turquie est (selon moi) un pays qui évolue, moderne, magnifique et en pleine croissance. En plus, en Turquie, le peuple est beaucoup plus libre que la France et en plus le gouvernement turque est à l'écoute du peuple. Je sais que les coins kurdes en Turquie sont à éviter car c'est les seuls coins où y a aucune évolutions et reste indépendant car les turcs et kurdes ne s'entendent pas. En plus, le peuple turc est très accueillant et sympathique a ce que j'ai pu savoir. Il y a un truc qui m'énerve c'est que tout les Français (enfin la majorité) n'aime pas la Turquie et le gouvernement français et l'union européenne ment sur ce pays et ils disent que des mauvaises choses fausse. On arrête pas de me convaincre de ne pas aller vivre en Turquie en me donnant des arguments qui n'ont rien a voir et les même que le gouvernement. En plus l'union européenne protèges des chef terroristes kurdes du PKK juste parce qu'ils foutes des bombes en Turquie et je trouve sa lamentable (même si j'en suis pas sur a 100%). On se base aussi beaucoup sur les turc présent dans l'UE qui ne sont pas du tout les mêmes turcs et en général se sont des kurdes et ils sont tout deux confondus. Bref, je n'ai jamais écouter le gouvernement et les français et je suis l'un des rares français à préférer la Turquie que la France. J'aimerai avoir votre avis sur sa.
Ensuite j'aimerai savoir comment sa se procèdes pour aller vivre en Turquie ?
Merci
Pologne et les trois pays baltes (2ème partie)
Suite de mon circuit débuté ici : http://voyageforum.com/...ere_partie_D1959433/
Nous somme toujours à Riga ( Lettonie )
Jeudi 10 Juillet :
Ce matin, on fait dans l'exhaustif et on décide de faire toutes les rues du quartier Art Nouveau ( entre les rues Elizabetes et Alberta )

A chaque fois quelque chose de différent, une autre influence ou un délire de l'architecte. Ci-dessous, de la science-fiction avant l'heure ?

Autre style et tendance aussi :

Nous arrivons vers le parc et la cathèdrale de la Nativité. Pendant l'occupation russe, ils en avaient fait un planétarium 🤪 Photos interdites donc pas d'intérieur mais c'est splendide !

12h00 : Nous traversons donc le parc où continue le festival folklorique. On se balade au hasard et avec une dizaine de petites scènes, cela permet d'avoir plusieurs spectacles en simultané. C'est une bonne idée et varié. Si on a des doutes sur l'influence russe ?

Après déjeuner, nous allons de l'autre côté de la gare pour rejoindre le marché. Il se tient tous les jours dans les anciens hangars à Zeppelin 😇


Alors ici pratiquement tous les marchands parlent russe ! Si tu veux ramener des boites de poissons fumés, c'est ici qu'il faut venir.
Retour au centre pour la Cathédrale ( Doma Baznica ) avec un très joli cloître.

Belle journée donc je double toutes mes photos prises hier sous un ciel menaçant. Ici le haut de la Maison des Têtes Noires

Dans le centre-ville, on alterne vraiment le Médiéval et l'Art Nouveau. C'est très intéressant. Ici la Porte Suédoise :

Fin d'après-midi et les pieds commencent à fumer 😮 On le voit de partout et on décide donc d'aller au bar panoramique de l'hôtel Reval. Super vue du 26ème étage et même pas cher !

On redescend au bout d'1h00 et nous continuons l'exploration des rues alentours. Encore des surprises :


Encore dîner dans une caféteria Lido pour 5€ par personne ( entrée - plat - dessert ). C'est vraiment incontournable à Riga !
Vendredi 11 Juillet :
Soleil en forme ce matin et ça tombe bien car on va faire le "Air Museum" ou ethnographique à 10 kms qui conservent toutes les anciennes fermes et moulins du pays depuis 1924.

Alors c'est en pleine forêt donc mieux vaut avoir beau temps quand même !

C'est vraiment bien fait avec même un plan en français ! Les maisons sont ouvertes et meublées. Des moulins, granges, églises. La balade est sympa et facile. Nous y étions en voiture car nous dormons ce soir au St-Tropez local, la station balnéaire de Jurmala, juste à côté de Riga. Nous avons déjeuné dans le parc éthnographique où il y a un snack basique sur l'aire de pique-nique.
15h00 : Péage obligatoire pour rentrer dans la zone de Jurmala. Sorte de taxe de séjour ? Rien sur Internet hier, donc comme d'hab, direct à l'office du tourisme. Bon c'est Vendredi donc début de week-end et je vois à sa tête que ça va pas être gagné en tarif ou dispo 😕 Les Guesthouse sont vachement chères à + de 100€, certains hôtels 3 ou 4* sont complets ou encore + chers. Mes 2 guides me citent le Baltic Spa comme le Top et bien situé sur la plage. Elle téléphone et OK, il y a de la place mais à 120€. Bon je regarde la photo, la plage et on peut accèder au Spa gratuitement + petit-déj inclus. Allez soyons fous, on va tremper avec les Mammy 😎
Effectivement on arrive et une rafale de 4x4 noirs sur le parking donne l'ambiance et le niveau. On a notre clé et on est dans l'aile gauche. On cherche, on cherche. Ah l'ascenseur ... non ça doit être le monte-charge pour le service ! Non, non, c'est bien pour nous ! La porte en contreplaqué nous inspire pas + que ça et les lits sont même pas faits en plus 🤪 C'est du grand n'importe quoi. 2 petits lits, des fenêtres rouillées, des placards de dortoirs.
En fait je sais pas d'où vient cette partie qui ne ressemble en rien à la partie moderne à 200 ou 300€ la nuit et où sont bien nos 4x4 reluisants eux. Ca devait être les chambres du personnel avant ? Bref, c'est une grosse arnaque car t'es absolument pas dans le 4* mais bien un autre monde. Je l'ai dans los, j'ai payé d'avance avec la Visa et on va pas refaire le tour de la ville.
Pendant qu'on fait la chambre, on va in town !

Bon alors, le St-Tropez letton, c'est pas encore ça hein !!!! LA rue principale piétonne alterne des cafés encore en assez bon état et des commerces un peu décrêpis 😕 Mais bon c'est ni la foule ni la folie estivale ! On te fait aussi tout un cirque sur les centaines de maisons en bois d'époque. Faut être réaliste, c'est pas parce qu'une maison est en bois qu'elle mérite l'Unesco 😛 La plupart sont banales, en mauvais état et parfois franchement tartes ! Plus proches de la cabane ... Bref, tu sens qu'on va finir par se faire bien ch.... ici 😇

Fin d'après-midi et peu de monde à la plage. Il n'y a pas de marée en Baltique et ici aucune vague. C'est d'un calme hallucinant. Les gens ont pied sur au moins 1 km. Etonnant ! Mauricette trempe les pieds. Tu sais quoi ? C'est un peu froid 😊
Bon la chambre est faite et on re-retourne en ville pour dîner. Quelle ambiance ! Peu de monde pour un Vendredi et 2 ou 3 restaus dans la rue piétonne. Jurmala est maudite donc c'est bien évident qu'on attendra 30mn pour notre commande. Quand ça veut pas hein 😮 Par contre, on est au bon endroit pour voir défiler les pét....... blondes décolorées avec leur talons de 10cm, le chihuahua sous le coude et le sac le + voyant et cher possible. Elles vont où ? Avec Mauricette, on donne des notes de maintien de chevilles sur pavé. On passe le temps quoi 😇
Beaucoup viennent aussi de Riga en train en 30mn juste pour la soirée ou la journée. On aurait dû faire ça.
Retour à l'hôtel en refaisant le tour. On sait jamais. Une fête foraine pour enfants à s'ouvrir les veines. 2 gamins en tout et pour tout. Le pire ? Une terrasse d'un restaurant avec un DJ et sa platine devant 15 tables vides. J'ai eu pitié pour lui 😐
Alors en Août, un autre jour, une autre année ? ... J'en sais rien mais qu'est qu'on c'est em...... Rien à voir et un hôtel pourri 🏴☠️
Samedi 12 Juillet :
Ce matin, on va tenté d'amortir notre nuit ici. Alors petit-déj moyen mais vue sur la mer quand même. Et si tu aimes le poisson fumé le matin, tu peux essayer de manger pour 100€ de saumon 😛 Il est donc prévu l'accès gratuit au Spa de 7h à 11h00. Bon déjà, tu vois le super deal 😠
Alors on y va et voici la piscine. Et ..... c'est où le hammam, le sauna, tout ça ? - C'est ici et c'est xxxxx les 10mn ! Ah bon c'est pas gratuit ? Nan, c'est la piscine, c'est tout ! Ah bon j'avais une autre définition de l'espace Spa ... et vous pouvez tous aller vous faire .... ( cette dernière partie restera entre nous OK ? ) En plus, la flotte est à 19° maxi . Pour une piscine intérieure, ça fait léger, non ? Bon allez on se casse d'ici, j'en ai ras les tongues de ce coin minable. Plus ça va et plus on s'enfonce 🏴☠️
Direction Ouest vers la côte et Kudilga car on couche ce soir à Ventspils pour prendre un ferry demain matin.
En traversant un village, des mannequins de chiffons en plein air 😇

On n'a pas compris le concept !
12h00 : Kudilga après 140 kms. Dans le Michelin : 2* et "agréable cité provinciale échappée du temps ..." On commence déjà par se faire peur car on trouve rien et Samedi = désert de Gobi. Pas un chat !
Après avoir essayé à gauche, on va vers la droite et on tombe enfin sur LE centre-ville et LA rue principale :

Rues défoncées, immeubles pas reluisants. Bon ... 🤪 On va à l'office du tourisme. Z'avez un plan avec ce qu'il y à voir ? Yes, mais c'est payant ! Super. Ben vous pouvez le garder, M'sieur ! Gonglés les gars !
Alors, moi, c'est pas parce que les maisons en bois sont pourries et en mauvais état que je trouve ça charmant, tu vois. C'est assez triste dans l'ensemble et sans vraiment d'intérêt architectural. Faudra peut-être revenir dans 4 ou 5 ans, quand tout sera rénové, repeint et mis en valeur mais ça vaut juste un arrêt déjeuner quoi.
L'autre "attraction" ce sont les chutes d'eau de la Venta les + larges d'Europe. Ouhhhhh là là voyons vite :

Alors si ça fait 250m de large, on arrive péniblement à 1m de haut .... et y'a du monde en effet mais bon, Niagara n'a pas à trembler !
14h30 : 1h00 de route et nous voici à Ventspils. C'est le grand port pétrolier et chimique du pays. Nous allons au port pour réserver le ferry de demain pour l'île de Saaremaa en Estonie. Fermé ! Faudra donc serrer les fesses jusqu'à demain pour celui prévu à 10h00 que je compte prendre.
A l'office du tourisme, dans les bureaux du port, on cherche notre chambre. A ce moment, passe la patronne du Raibie Logi qui apporte de la doc.
- Vous cherchez quoi ? L'Amour, la Paix dans le monde et accessoirement un lit pour 2... Il me reste une chambre Famille pour 4 à 65€. Il est bien noté dans nos guides et on nous annonce que c'est le Festival of Ze Sea donc, on fait pas la fine bouche et on prend. Il pleut et on la joue sécurité. C'est une jolie maison verte en bois et nous avons un studio avec 2 chambres. Bois clair, propre c'est tout bon !
16h00 : Nous repartons vers les quais pour le "fameux" festival. Nous suivons le circuit et les rues décrites dans les guides mais rien de traumatisant, loin de là. Bof ! On abandonne et on bifurque dans des rues perpendiculaires beaucoup + intéressantes. Des rues pavées, avec des arbres et des maisons en bois. Tout n'est pas en bon état, certaines sont restaurées mais on sent un potentiel énorme, contrairement à ce matin. Là aussi, dans quelques années et qq travaux, ça vaudra sans doute une fortune. Donc y aller au hasard sans suivre les guides.
Un groupe est sur une scène sur le quai en face du terminal des cargos. Ca crachine, ça crachine, ça pleut, ça déluge .... puis ça dégringole sévère quoi. Tels des moineaux, tout le monde s'éparpille, se planque et au bout de 20mn, faut se rendre à l'évidence, c'est foutu pour plusieurs heures ! Chacun rentre et nulle part où aller autrement, ben on rentre aussi 😕
19h30 : Enfin, ça s'est calmé et on y retourne. Même pas peur ! Par contre, le Festival, c'est fini à c't'heure. Personne sur les quais 😕

Nous dînons dans un restau médiéval dans une cave. Ouf, 3 ou 4 tables occupées, on n'est pas tous seuls.
En rentrant par le centre, y'a un peu monde et des jeunes surtout. Ils sont tous devant les superettes ouvertes jusqu'à 22 ou 23h00 et se biturent tranquillement à la Vodka et packs de bière achetés sur place. Ils vont même pas + loin pour refaire le plein rapidement 😐 Quelques-uns dans le parc sur les bancs ou qui tournent en bagnole. Et après ils font quoi ? Les filles d'un côté et les mecs de l'autre. Ca chante, ça titube
"Dans le port d'Amsterdam, y'a des ...." tu connais la chanson.
Dimanche 13 Juillet :
8h00 : Petit-déj et on va rapidos au ferry pour choper une place. Départ à 10h00 et c'est 1 fois par jour ! OK c'est ouvert. Non, pas de souci, jeune homme, y'a de la place ! Puis-je vous baiser les pieds ? Si vous voulez mais c'est plutôt 90€ pour la voiture et 2 passagers .
Nous sommes la 3ème voiture donc pas la grosse foule qu'on nous promet dans les guides à chaque fois. Faites gaffe l'été, etc .... Au final, y'a du monde quand même mais ça passe quoi.
4h00 de traversée donc vers l'île de Saaremaa et nous passons de Lettonie en Estonie. D'ailleurs dans le bateau, on bascule déjà sur la couronne estonienne. Allez notre 4ème monnaie. Change possible sur place heureusement. Il fait super beau ce matin et incroyable, nous pouvons bronzer sur le Sundeck 😎 Déjeuner sur place également .
14h00 : Arrivée au port de Montu au sud de l'île. Alors grosso-modo, ce sont 2 caravanes et une jetée de 30m. Nous montons donc sur Kuressaare, la "capitale" de l'île où nous avons prévu de passer la nuit. En Estonie, on arrive vraiment en Scandinavie par rapport aux pays précédents. La langue est différente et tu doubles au moins 1 ou 2 lettres dans tous les noms 😏
Bon je me doutais que ça serait pas grand mais là c'est vraiment petit ... Le centre-ville c'est une place de 30m et on a vu tout en 10mn chrono. C'est Dimanche et l'hôtel avec Spa comme beaucoup ici, que je visais, ne propose plus que des suites à 170€ 😇

On a vu le château, on a pris une glace et voilà, voilà ... on fait quoi maintenant ? J'avais prévu de visiter le reste de l'île demain matin en repartant vers Tallinn. Entre les prix du week-end et je sais pas trop quoi faire d'ici ce soir dans le coin. Bon, on va monter vers le Nord, conseillé dans les guides, et on fera au feeling pour ce soir.
Nous allons vers le trou de météorite et constatation, c'est un trou .....

Puis ce sont les moulins, encore présents par dizaine sur l'île

Alors comme ça c'est pas franchement passionnant 😛 Par contre, ce qui nous a bien plu ce sont les fermes. Après avoir visité le musée ethnographique de Riga, nous retrouvons ici la même chose mais pour de vrai. Les mêmes ensembles de maison avec granges et dépendances entourées d'arbres. Tout est propre, repeint et coloré. Des moulins abandonnés au milieu des champs. Rien de spectaculaire mais une ambiance quoi.
Mine de rien, on se rapproche de la sortie de l'île vers le continent. Il est 18h00 et on décide de traverser avec l'autre ferry ( ben oui c'est une île tiens ) mais aucune info par contre. On sait juste qu'il y en a pour 30mn à peine. Dernier village avant le port et alors qu'on voit un panneau annonçant 2 kms ... THE bouchon !
Comme partout le Dimanche soir, on rentre à la maison et une file de bagnoles moteur coupé que j'estime à 2kms. Futé le gars, non ? Le souci c'est qu'on sait pas la fréquence du ferry mais on est sûr par contre qu'il n'y a rien de l'autre côté en hôtel etc .... Bon on va pas traîner 1h00 ou plus ici quand même ! Avec la doc récoltée sur le ferry de ce matin, j'ai des adresses d'hôtels et B&B dans ce coin. 3 ou 4 coups de fil et aucune réponse ou faux numéro. Yeeeees 🏴☠️ Le seul B&B qui répond est complet et le seul hôtel est un manoir Spa et il lui reste une suite à 370€ ... Euh, je réfléchis et je vous rappelle, hein !
On a vu un camping tout à l'heure, non ? Et nous avons acheté une tente pour ce genre de situation qu'on nous promettait en cette "folle" période estivale. 😉 Demi-tour au frein à main et 10mn + tard, y'a bien un camping. Par contre je prends un bungalow car j'ai pas envie de remballer sous la flotte. On va dire qu'on se méfie un peu du climat depuis 3 ou 4 jours.
On n'est pas bien là pour 20€ ?
On s'installe et on décide quand même d'aller au fameux manoir de toute à l'heure pour dépenser ce qu'on vient d'économiser cette nuit. 6 kms de chemin poussièreux. Pas terrible comme arrivée. Le truc est bien classe. Pierres, pelouses anglaises, tout y est ! - Salut les jeunes ! Au revoir les vieux, c'est complet ce soir !
Bon, on va sucer des pommes de pin ou quoi car on n'a rien vu d'autre ! La route est toujours à la même situation et bouchon. Y'a un petit futé qui a installé une remorque le long de la route avec un programme d'enfer : Hot-Dog + Chips + Coca ou Eau Les gens bloqués viennent donc en toute tranquillité acheter à manger ou à boire. La bonne petite affaire. Nous voilà assis au bord de la route avec un festin à 5€ pour 2. Bref, une étape pas chère aujourd'hui 😮
Lundi 14 Juillet :
Tiens ça crachine ce matin. Héhéhéhé ... Plus de bouchon ... quand même et on paye 12€ sans trop savoir à quelle heure. Encore pas mal de monde d'ailleurs qui arrive .
10h00 : Traversée de 30mn et on peut enfin prendre un café et un gâteau car on n'a rien pu prendre ce matin. Le ferry est plein !
12h00 : Nous voici à Tallinn, capitale de l'Estonie. J'avais une adresse conseillée vers Pirita, un quartier en bord de mer en dehors de la ville. Un ancien truc thalasso russe et effectivement ça n'a pas trop changé. Pas engageant. Ils ont le WiFi donc je m'installe dans le hall pour voir si je peux choper un prix avant d'aller négocier. C'est mieux !
Je trouve rien en promo sur leur site ( 80€ en gros ) et ça nous enchante pas vraiment en plus. Comme d'hab, je cherche sur RatesToGo et je vois le Meriton 4* à 77€ avec petit-déj inclus ( Il y en a 2, celui-ci est le + cher près de Toompea ). Je valide et on va au centre-ville. J'arrive 15mn + tard et ils n'ont même pas encore ma réservation. 😎 OK 5mn + tard. Amusant car j'avais téléphoné avant pour savoir si on pouvait traiter en direct au même prix et eux ne pouvaient rien faire en-dessous de 90€.
Au fait, il pleut toujours !
On déjeune à la pâtisserie de l'hôtel, on sort les Kways et z'y va !

On passe à l'office du tourisme pour les plans, etc ... Vu le temps merd...... on se fait le Musée de l'Estonie à la Grande Guilde. Bon 3 salles et tout s'arrête au 19ème siècle 😕 C'est un peu ballot parce que sinon, c'est toujours un peu la même chose partout dans ces 3 pays. La grande époque florissante de la Ligue Hanséatique avec le commerce entre ces ports du Nord, allemands, hollandais d'où datent la plupart des maisons typiques. Alors à chaque fois t'as droit au même costume du Moyen-Age, à la même carte de la Baltique, les mêmes coffres embarqués dans les navires, les mêmes parchemins des routes commerciales, la même occupation russe du temps des tsars ..... Cela ne vaut la plupart du temps que pour visiter le bâtiment où ça se trouve. Guilde, hôtel de ville ou ancienne maison de marchand ... sinon 🤪
17h30 : Le Musée de la Ville est fermé et il pleut maintenant des cordes. L'eau dévale "gaiement" les rues pavées, on a les pieds trempés et 15° au mieux. On commence à bien sentir le temps désormais et là c'est parti pour un bout. C'est Noir et bouché 😐
Bon on se fait du mal pour rien, on rentre et on laisse passer. Ben c'est jamais passé, il a plu ainsi toute la nuit. Honte suprême : on dîne à l'hôtel et on met un cierge pour demain !
A suivre ....
Nous somme toujours à Riga ( Lettonie )
Jeudi 10 Juillet :
Ce matin, on fait dans l'exhaustif et on décide de faire toutes les rues du quartier Art Nouveau ( entre les rues Elizabetes et Alberta )

A chaque fois quelque chose de différent, une autre influence ou un délire de l'architecte. Ci-dessous, de la science-fiction avant l'heure ?

Autre style et tendance aussi :

Nous arrivons vers le parc et la cathèdrale de la Nativité. Pendant l'occupation russe, ils en avaient fait un planétarium 🤪 Photos interdites donc pas d'intérieur mais c'est splendide !

12h00 : Nous traversons donc le parc où continue le festival folklorique. On se balade au hasard et avec une dizaine de petites scènes, cela permet d'avoir plusieurs spectacles en simultané. C'est une bonne idée et varié. Si on a des doutes sur l'influence russe ?

Après déjeuner, nous allons de l'autre côté de la gare pour rejoindre le marché. Il se tient tous les jours dans les anciens hangars à Zeppelin 😇


Alors ici pratiquement tous les marchands parlent russe ! Si tu veux ramener des boites de poissons fumés, c'est ici qu'il faut venir.
Retour au centre pour la Cathédrale ( Doma Baznica ) avec un très joli cloître.

Belle journée donc je double toutes mes photos prises hier sous un ciel menaçant. Ici le haut de la Maison des Têtes Noires

Dans le centre-ville, on alterne vraiment le Médiéval et l'Art Nouveau. C'est très intéressant. Ici la Porte Suédoise :

Fin d'après-midi et les pieds commencent à fumer 😮 On le voit de partout et on décide donc d'aller au bar panoramique de l'hôtel Reval. Super vue du 26ème étage et même pas cher !

On redescend au bout d'1h00 et nous continuons l'exploration des rues alentours. Encore des surprises :


Encore dîner dans une caféteria Lido pour 5€ par personne ( entrée - plat - dessert ). C'est vraiment incontournable à Riga !
Vendredi 11 Juillet :
Soleil en forme ce matin et ça tombe bien car on va faire le "Air Museum" ou ethnographique à 10 kms qui conservent toutes les anciennes fermes et moulins du pays depuis 1924.

Alors c'est en pleine forêt donc mieux vaut avoir beau temps quand même !

C'est vraiment bien fait avec même un plan en français ! Les maisons sont ouvertes et meublées. Des moulins, granges, églises. La balade est sympa et facile. Nous y étions en voiture car nous dormons ce soir au St-Tropez local, la station balnéaire de Jurmala, juste à côté de Riga. Nous avons déjeuné dans le parc éthnographique où il y a un snack basique sur l'aire de pique-nique.
15h00 : Péage obligatoire pour rentrer dans la zone de Jurmala. Sorte de taxe de séjour ? Rien sur Internet hier, donc comme d'hab, direct à l'office du tourisme. Bon c'est Vendredi donc début de week-end et je vois à sa tête que ça va pas être gagné en tarif ou dispo 😕 Les Guesthouse sont vachement chères à + de 100€, certains hôtels 3 ou 4* sont complets ou encore + chers. Mes 2 guides me citent le Baltic Spa comme le Top et bien situé sur la plage. Elle téléphone et OK, il y a de la place mais à 120€. Bon je regarde la photo, la plage et on peut accèder au Spa gratuitement + petit-déj inclus. Allez soyons fous, on va tremper avec les Mammy 😎
Effectivement on arrive et une rafale de 4x4 noirs sur le parking donne l'ambiance et le niveau. On a notre clé et on est dans l'aile gauche. On cherche, on cherche. Ah l'ascenseur ... non ça doit être le monte-charge pour le service ! Non, non, c'est bien pour nous ! La porte en contreplaqué nous inspire pas + que ça et les lits sont même pas faits en plus 🤪 C'est du grand n'importe quoi. 2 petits lits, des fenêtres rouillées, des placards de dortoirs.
En fait je sais pas d'où vient cette partie qui ne ressemble en rien à la partie moderne à 200 ou 300€ la nuit et où sont bien nos 4x4 reluisants eux. Ca devait être les chambres du personnel avant ? Bref, c'est une grosse arnaque car t'es absolument pas dans le 4* mais bien un autre monde. Je l'ai dans los, j'ai payé d'avance avec la Visa et on va pas refaire le tour de la ville.
Pendant qu'on fait la chambre, on va in town !

Bon alors, le St-Tropez letton, c'est pas encore ça hein !!!! LA rue principale piétonne alterne des cafés encore en assez bon état et des commerces un peu décrêpis 😕 Mais bon c'est ni la foule ni la folie estivale ! On te fait aussi tout un cirque sur les centaines de maisons en bois d'époque. Faut être réaliste, c'est pas parce qu'une maison est en bois qu'elle mérite l'Unesco 😛 La plupart sont banales, en mauvais état et parfois franchement tartes ! Plus proches de la cabane ... Bref, tu sens qu'on va finir par se faire bien ch.... ici 😇

Fin d'après-midi et peu de monde à la plage. Il n'y a pas de marée en Baltique et ici aucune vague. C'est d'un calme hallucinant. Les gens ont pied sur au moins 1 km. Etonnant ! Mauricette trempe les pieds. Tu sais quoi ? C'est un peu froid 😊
Bon la chambre est faite et on re-retourne en ville pour dîner. Quelle ambiance ! Peu de monde pour un Vendredi et 2 ou 3 restaus dans la rue piétonne. Jurmala est maudite donc c'est bien évident qu'on attendra 30mn pour notre commande. Quand ça veut pas hein 😮 Par contre, on est au bon endroit pour voir défiler les pét....... blondes décolorées avec leur talons de 10cm, le chihuahua sous le coude et le sac le + voyant et cher possible. Elles vont où ? Avec Mauricette, on donne des notes de maintien de chevilles sur pavé. On passe le temps quoi 😇
Beaucoup viennent aussi de Riga en train en 30mn juste pour la soirée ou la journée. On aurait dû faire ça.
Retour à l'hôtel en refaisant le tour. On sait jamais. Une fête foraine pour enfants à s'ouvrir les veines. 2 gamins en tout et pour tout. Le pire ? Une terrasse d'un restaurant avec un DJ et sa platine devant 15 tables vides. J'ai eu pitié pour lui 😐
Alors en Août, un autre jour, une autre année ? ... J'en sais rien mais qu'est qu'on c'est em...... Rien à voir et un hôtel pourri 🏴☠️
Samedi 12 Juillet :
Ce matin, on va tenté d'amortir notre nuit ici. Alors petit-déj moyen mais vue sur la mer quand même. Et si tu aimes le poisson fumé le matin, tu peux essayer de manger pour 100€ de saumon 😛 Il est donc prévu l'accès gratuit au Spa de 7h à 11h00. Bon déjà, tu vois le super deal 😠
Alors on y va et voici la piscine. Et ..... c'est où le hammam, le sauna, tout ça ? - C'est ici et c'est xxxxx les 10mn ! Ah bon c'est pas gratuit ? Nan, c'est la piscine, c'est tout ! Ah bon j'avais une autre définition de l'espace Spa ... et vous pouvez tous aller vous faire .... ( cette dernière partie restera entre nous OK ? ) En plus, la flotte est à 19° maxi . Pour une piscine intérieure, ça fait léger, non ? Bon allez on se casse d'ici, j'en ai ras les tongues de ce coin minable. Plus ça va et plus on s'enfonce 🏴☠️
Direction Ouest vers la côte et Kudilga car on couche ce soir à Ventspils pour prendre un ferry demain matin.
En traversant un village, des mannequins de chiffons en plein air 😇

On n'a pas compris le concept !
12h00 : Kudilga après 140 kms. Dans le Michelin : 2* et "agréable cité provinciale échappée du temps ..." On commence déjà par se faire peur car on trouve rien et Samedi = désert de Gobi. Pas un chat !
Après avoir essayé à gauche, on va vers la droite et on tombe enfin sur LE centre-ville et LA rue principale :

Rues défoncées, immeubles pas reluisants. Bon ... 🤪 On va à l'office du tourisme. Z'avez un plan avec ce qu'il y à voir ? Yes, mais c'est payant ! Super. Ben vous pouvez le garder, M'sieur ! Gonglés les gars !
Alors, moi, c'est pas parce que les maisons en bois sont pourries et en mauvais état que je trouve ça charmant, tu vois. C'est assez triste dans l'ensemble et sans vraiment d'intérêt architectural. Faudra peut-être revenir dans 4 ou 5 ans, quand tout sera rénové, repeint et mis en valeur mais ça vaut juste un arrêt déjeuner quoi.
L'autre "attraction" ce sont les chutes d'eau de la Venta les + larges d'Europe. Ouhhhhh là là voyons vite :

Alors si ça fait 250m de large, on arrive péniblement à 1m de haut .... et y'a du monde en effet mais bon, Niagara n'a pas à trembler !
14h30 : 1h00 de route et nous voici à Ventspils. C'est le grand port pétrolier et chimique du pays. Nous allons au port pour réserver le ferry de demain pour l'île de Saaremaa en Estonie. Fermé ! Faudra donc serrer les fesses jusqu'à demain pour celui prévu à 10h00 que je compte prendre.
A l'office du tourisme, dans les bureaux du port, on cherche notre chambre. A ce moment, passe la patronne du Raibie Logi qui apporte de la doc.
- Vous cherchez quoi ? L'Amour, la Paix dans le monde et accessoirement un lit pour 2... Il me reste une chambre Famille pour 4 à 65€. Il est bien noté dans nos guides et on nous annonce que c'est le Festival of Ze Sea donc, on fait pas la fine bouche et on prend. Il pleut et on la joue sécurité. C'est une jolie maison verte en bois et nous avons un studio avec 2 chambres. Bois clair, propre c'est tout bon !
16h00 : Nous repartons vers les quais pour le "fameux" festival. Nous suivons le circuit et les rues décrites dans les guides mais rien de traumatisant, loin de là. Bof ! On abandonne et on bifurque dans des rues perpendiculaires beaucoup + intéressantes. Des rues pavées, avec des arbres et des maisons en bois. Tout n'est pas en bon état, certaines sont restaurées mais on sent un potentiel énorme, contrairement à ce matin. Là aussi, dans quelques années et qq travaux, ça vaudra sans doute une fortune. Donc y aller au hasard sans suivre les guides.
Un groupe est sur une scène sur le quai en face du terminal des cargos. Ca crachine, ça crachine, ça pleut, ça déluge .... puis ça dégringole sévère quoi. Tels des moineaux, tout le monde s'éparpille, se planque et au bout de 20mn, faut se rendre à l'évidence, c'est foutu pour plusieurs heures ! Chacun rentre et nulle part où aller autrement, ben on rentre aussi 😕
19h30 : Enfin, ça s'est calmé et on y retourne. Même pas peur ! Par contre, le Festival, c'est fini à c't'heure. Personne sur les quais 😕

Nous dînons dans un restau médiéval dans une cave. Ouf, 3 ou 4 tables occupées, on n'est pas tous seuls.
En rentrant par le centre, y'a un peu monde et des jeunes surtout. Ils sont tous devant les superettes ouvertes jusqu'à 22 ou 23h00 et se biturent tranquillement à la Vodka et packs de bière achetés sur place. Ils vont même pas + loin pour refaire le plein rapidement 😐 Quelques-uns dans le parc sur les bancs ou qui tournent en bagnole. Et après ils font quoi ? Les filles d'un côté et les mecs de l'autre. Ca chante, ça titube
"Dans le port d'Amsterdam, y'a des ...." tu connais la chanson.
Dimanche 13 Juillet :
8h00 : Petit-déj et on va rapidos au ferry pour choper une place. Départ à 10h00 et c'est 1 fois par jour ! OK c'est ouvert. Non, pas de souci, jeune homme, y'a de la place ! Puis-je vous baiser les pieds ? Si vous voulez mais c'est plutôt 90€ pour la voiture et 2 passagers .
Nous sommes la 3ème voiture donc pas la grosse foule qu'on nous promet dans les guides à chaque fois. Faites gaffe l'été, etc .... Au final, y'a du monde quand même mais ça passe quoi.
4h00 de traversée donc vers l'île de Saaremaa et nous passons de Lettonie en Estonie. D'ailleurs dans le bateau, on bascule déjà sur la couronne estonienne. Allez notre 4ème monnaie. Change possible sur place heureusement. Il fait super beau ce matin et incroyable, nous pouvons bronzer sur le Sundeck 😎 Déjeuner sur place également .
14h00 : Arrivée au port de Montu au sud de l'île. Alors grosso-modo, ce sont 2 caravanes et une jetée de 30m. Nous montons donc sur Kuressaare, la "capitale" de l'île où nous avons prévu de passer la nuit. En Estonie, on arrive vraiment en Scandinavie par rapport aux pays précédents. La langue est différente et tu doubles au moins 1 ou 2 lettres dans tous les noms 😏
Bon je me doutais que ça serait pas grand mais là c'est vraiment petit ... Le centre-ville c'est une place de 30m et on a vu tout en 10mn chrono. C'est Dimanche et l'hôtel avec Spa comme beaucoup ici, que je visais, ne propose plus que des suites à 170€ 😇

On a vu le château, on a pris une glace et voilà, voilà ... on fait quoi maintenant ? J'avais prévu de visiter le reste de l'île demain matin en repartant vers Tallinn. Entre les prix du week-end et je sais pas trop quoi faire d'ici ce soir dans le coin. Bon, on va monter vers le Nord, conseillé dans les guides, et on fera au feeling pour ce soir.
Nous allons vers le trou de météorite et constatation, c'est un trou .....

Puis ce sont les moulins, encore présents par dizaine sur l'île

Alors comme ça c'est pas franchement passionnant 😛 Par contre, ce qui nous a bien plu ce sont les fermes. Après avoir visité le musée ethnographique de Riga, nous retrouvons ici la même chose mais pour de vrai. Les mêmes ensembles de maison avec granges et dépendances entourées d'arbres. Tout est propre, repeint et coloré. Des moulins abandonnés au milieu des champs. Rien de spectaculaire mais une ambiance quoi.
Mine de rien, on se rapproche de la sortie de l'île vers le continent. Il est 18h00 et on décide de traverser avec l'autre ferry ( ben oui c'est une île tiens ) mais aucune info par contre. On sait juste qu'il y en a pour 30mn à peine. Dernier village avant le port et alors qu'on voit un panneau annonçant 2 kms ... THE bouchon !
Comme partout le Dimanche soir, on rentre à la maison et une file de bagnoles moteur coupé que j'estime à 2kms. Futé le gars, non ? Le souci c'est qu'on sait pas la fréquence du ferry mais on est sûr par contre qu'il n'y a rien de l'autre côté en hôtel etc .... Bon on va pas traîner 1h00 ou plus ici quand même ! Avec la doc récoltée sur le ferry de ce matin, j'ai des adresses d'hôtels et B&B dans ce coin. 3 ou 4 coups de fil et aucune réponse ou faux numéro. Yeeeees 🏴☠️ Le seul B&B qui répond est complet et le seul hôtel est un manoir Spa et il lui reste une suite à 370€ ... Euh, je réfléchis et je vous rappelle, hein !
On a vu un camping tout à l'heure, non ? Et nous avons acheté une tente pour ce genre de situation qu'on nous promettait en cette "folle" période estivale. 😉 Demi-tour au frein à main et 10mn + tard, y'a bien un camping. Par contre je prends un bungalow car j'ai pas envie de remballer sous la flotte. On va dire qu'on se méfie un peu du climat depuis 3 ou 4 jours.

On n'est pas bien là pour 20€ ?
On s'installe et on décide quand même d'aller au fameux manoir de toute à l'heure pour dépenser ce qu'on vient d'économiser cette nuit. 6 kms de chemin poussièreux. Pas terrible comme arrivée. Le truc est bien classe. Pierres, pelouses anglaises, tout y est ! - Salut les jeunes ! Au revoir les vieux, c'est complet ce soir !
Bon, on va sucer des pommes de pin ou quoi car on n'a rien vu d'autre ! La route est toujours à la même situation et bouchon. Y'a un petit futé qui a installé une remorque le long de la route avec un programme d'enfer : Hot-Dog + Chips + Coca ou Eau Les gens bloqués viennent donc en toute tranquillité acheter à manger ou à boire. La bonne petite affaire. Nous voilà assis au bord de la route avec un festin à 5€ pour 2. Bref, une étape pas chère aujourd'hui 😮
Lundi 14 Juillet :
Tiens ça crachine ce matin. Héhéhéhé ... Plus de bouchon ... quand même et on paye 12€ sans trop savoir à quelle heure. Encore pas mal de monde d'ailleurs qui arrive .
10h00 : Traversée de 30mn et on peut enfin prendre un café et un gâteau car on n'a rien pu prendre ce matin. Le ferry est plein !
12h00 : Nous voici à Tallinn, capitale de l'Estonie. J'avais une adresse conseillée vers Pirita, un quartier en bord de mer en dehors de la ville. Un ancien truc thalasso russe et effectivement ça n'a pas trop changé. Pas engageant. Ils ont le WiFi donc je m'installe dans le hall pour voir si je peux choper un prix avant d'aller négocier. C'est mieux !
Je trouve rien en promo sur leur site ( 80€ en gros ) et ça nous enchante pas vraiment en plus. Comme d'hab, je cherche sur RatesToGo et je vois le Meriton 4* à 77€ avec petit-déj inclus ( Il y en a 2, celui-ci est le + cher près de Toompea ). Je valide et on va au centre-ville. J'arrive 15mn + tard et ils n'ont même pas encore ma réservation. 😎 OK 5mn + tard. Amusant car j'avais téléphoné avant pour savoir si on pouvait traiter en direct au même prix et eux ne pouvaient rien faire en-dessous de 90€.
Au fait, il pleut toujours !
On déjeune à la pâtisserie de l'hôtel, on sort les Kways et z'y va !

On passe à l'office du tourisme pour les plans, etc ... Vu le temps merd...... on se fait le Musée de l'Estonie à la Grande Guilde. Bon 3 salles et tout s'arrête au 19ème siècle 😕 C'est un peu ballot parce que sinon, c'est toujours un peu la même chose partout dans ces 3 pays. La grande époque florissante de la Ligue Hanséatique avec le commerce entre ces ports du Nord, allemands, hollandais d'où datent la plupart des maisons typiques. Alors à chaque fois t'as droit au même costume du Moyen-Age, à la même carte de la Baltique, les mêmes coffres embarqués dans les navires, les mêmes parchemins des routes commerciales, la même occupation russe du temps des tsars ..... Cela ne vaut la plupart du temps que pour visiter le bâtiment où ça se trouve. Guilde, hôtel de ville ou ancienne maison de marchand ... sinon 🤪
17h30 : Le Musée de la Ville est fermé et il pleut maintenant des cordes. L'eau dévale "gaiement" les rues pavées, on a les pieds trempés et 15° au mieux. On commence à bien sentir le temps désormais et là c'est parti pour un bout. C'est Noir et bouché 😐
Bon on se fait du mal pour rien, on rentre et on laisse passer. Ben c'est jamais passé, il a plu ainsi toute la nuit. Honte suprême : on dîne à l'hôtel et on met un cierge pour demain !
A suivre ....
Guides de voyages, bons pour les ch...ou pas!?
Salut a tous les accros des guides de voyages (redefinis parfois comme blaireaux ou moutons sur le forum!), a ceux chez qui cette deshonorante utilisation provoque urticaire et nausee, et aux autres, qui en font une utilisation plus moderee. Pour ma part, ayant trace et habite plus de 20 annees en dehors de la metropole ou mere patrie en utilisant le bouche a oreille, j'ai fini par me laisser convaincre par des pots d'investir dans un de ces guides (que je ne nommerai pas bien entendu afin de ne pas declencher le courroux du comite centrale!)........ Eh bien, a ma grande surprise, j'ai pu constater que ce guide, bien que comportant de nombreuses failles ou defauts m'etait parfois utile pour des renseignements pratiques et infos diverses! Qu'en est il pour vous? Est ce que les guides vous sont utiles en voyage ou bien vous en tenez vous au strict bouche a oreille? P.S. : Il serait agreable que ce sujet entraine des echanges d'avis divergeants ou pas, plutot qu'il ne se transforme, comme c'est souvent le cas, en defouloir sterile pour aigris stresses, la liberte de parole ayant toutefois la primeur!
Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie
Assalamou alaïkoum! Ichlar kalay?
Bienvenue à vous sur ce petit carnet de voyage que j'écrirai en plusieurs étapes/messages.
Après moult tergiversations, nous décidons mon compagnon et moi-même en février 2018 de nous lancer sur les routes de la soie, pour un voyage de 19 jours en Ouzbékistan. Passionnés d'histoire, nous étions emballés à l'idée d'aller marcher sur les traces d'Alexandre le Grand, de Gengis Khan, de Tamerlan. Nous avions entendu beaucoup de choses positives sur ce pays, encore assez à l'écart des grands circuits touristiques classiques, et rêvé sur de splendides clichés qui représentaient les immenses médersa du Reghistan de Samarcand. Nous avons choisi de nous adresser à une agence ouzbèke pour la réservation d'une voiture avec chauffeur et des hôtels, histoire de gagner du temps sur place. Par contre, nous avons pu coudre main l'intégralité de notre voyage, choisissant le sens de notre circuit et son déroulement étape par étape.
Notre circuit pas à pas :
Jour 1. Vol Paris CDG/TACHKENT via OURGUENTCH Jour 2. Journée dans les montagnes du Tian Shan à Bildirçoi et sur les bords du lac Tcharvak Jour 3. NUKUS et ses alentours : visite de la nécropole Mizdakhan et de la forteresse en ruine Gyaur Kala. Visite du musée Igor Savitsky. Jour 4. Visite des forteresses du désert Toprak Kala et Ayaz Kala. Après-midi à KHIVA Jour 5, 6. KHIVA en visite libre Jour 7, 8. BOUKHARA en visite libre Jour 9. Les environs de BOUKHARA : le Palais d'été de l'émir, la nécropole Tchor Bakr, la cité sogdienne en ruine de Varakhcha Jour 10. Visite à GIJDUVAN d'un atelier de céramiques. Visite de NOURATA : bassin aux poissons sacrés, mosquée, vestiges de la cité sogdienne. Visite du lac AYDARKUL. Arrivée au camps de yourtes à YANGUIGAZGAN. Promenade en chameau dans le désert. Nuit sous la yourte. Jour 11. MOJRUM et son cyprès bimillénaire. HAYAT dans les montagnes nouratines Jour 12. Randonnée de 5-6 heures dans les montagnes nouratines avec pique-nique sur le col Jour 13, 14. SAMARCANDE en visite libre Jour 15. SAMARCANDE et les environs de SAMARCANDE : URGUT Jour 16. CHAKRIZABZ Jour 17. KOKAND - RICHTAN - FERGANA Jour 18. MARGUILAN Jour 19. Vol TACHKENT/PARIS CDG
Allez, c'est parti pour le récit d'un périple inoubliable, duquel nous sommes rentrés plein d'étoiles dans les yeux, entre le désert du Kyzyl Kum, les montagnes nouratines, la vallée du Ferghana et les grandes villes-musées ! Nous partons de Paris CDG le vendredi 31 août 2018 à 21h30 et arrivons le lendemain à Tachkent, la capitale, à 9h20 heure locale. En été, il faut compter 3h de décalage horaire. Une fois arrivés à l'aéroport, notre premier chauffeur francophone nous attend avec une pancarte. Il se montre tout de suite très accueillant et sympathique. Nous mettons les valises dans la malle et partons en direction des montagnes du Tian Shan pour une journée divisée en deux étapes : une petite ascension à 2200 mètres en télésiège à Bildirçoi pour pouvoir admirer le panorama montagnard et une visite au lac Tcharvak. Le tout se situant à environ 1h30 de Tachkent dans l'arrière-pays.
Sur le chemin pour Bildirçoi, nous nous arrêtons une première fois pour savourer les spécialités locales vendues sur un petit marché de bord de route. Une femme nous interpelle et nous invite à venir goûter ses produits, comme il est d'usage de le faire en Ouzbékistan dans les bozor. Elle nous propose toute une gamme d'amandes au sucre, au miel mais aussi des graines, des fruits secs à profusion et des laitages dont le fameux kurut. Le kurut, ce sont des petites billes de fromage séché, natures ou épicées. Pour leur conception, on utilise du lait de chèvre, de mouton ou de vache qui est transformé en yoghourt puis salé et mis à égoutter dans des sacs de toile ou de peau de chèvre. Ensuite, on le roule en billes ou en boules et on le laisse sécher pendant plusieurs semaines au soleil. On mange ce "fromage" ouzbek très salé à l'apéritif en sirotant une bonne bière. Nous sommes gâtés par la gentillesse et le sourire de cette dame avec laquelle nous échangeons nos premiers mots ouzbeks. Et nous repartons avec des sacs remplis de bonnes choses.

Nous reprenons la route. Sur les bas-côtés, des animaux évoluent en semi-liberté. Ils ont beau vivre librement dans la montagne, et non paître dans des parcs clos, ils ont tous un propriétaire et ils connaissent parfaitement leur territoire. Ici, une ânesse et son petit ânon.


Nous arrivons enfin à la station de Bildirçoi. Nous devrons faire 1h30 de queue avant de pouvoir grimper sur un télésiège très rudimentaire qui nous fera culminer à 2200 mètres d'altitude en survolant des vergers de pommiers et une charmante petite rivière. En effet, nous sommes le samedi 1er septembre, c'est le jour de l'Indépendance en Ouzbékistan. Les Ouzbeks se sont réunis en famille ou entre amis pour profiter une dernière fois des atours de la montagne avant la rentrée officielle du lundi qui suit. Une fois arrivés là-haut, nous profitons d'une vue magnifique sur un horizon montagneux aux belles couleurs.


Nous nous engageons ensuite dans la descente qui nous prendra 25 minutes environ. C'est assez abrupt par moment, on a vraiment l'impression de plonger dans le vide. Une fois en bas, nous retrouvons notre ami chauffeur qui nous racontera toutes sortes d'anecdotes sur l'histoire du pays avant de nous amener sur les bords du lac Tcharvak. Nous roulons sur une route correcte jusqu'à une distance d'environ 80 km au nord-est de Tachkent et nous tombons nez-à-nez sur le lac Tcharvak, près de Tchimgan. Ses eaux d'un bleu profond répondant à celui du ciel avec, comme horizon proche, la silhouette des montagnes du Tian Shan en arrière-plan. Nous sommes conquis. Il s'agit d'un lac artificiel construit en 1982 au confluent des hautes vallées du Pskem, du Koksou et du Tchatkal. Aujourd'hui, les Ouzbeks viennent y pratiquer le sport nautique ou le deltaplane sur ses contreforts.





Nous prenons le temps de contempler le panorama du haut de la route. Cet endroit respire le calme, la quiétude et nous laisse une impression d'immensité.
Nous nous arrêtons dans une tchaikhana pour déguster nos premières shashliks de mouton et de boeuf, les brochettes ouzbèkes. Elles nous sont servies avec une salade de tomates (pomidor), de concombres (bodring) et d'oignons (piyoz). Nous buvons le célèbre kok chai ou thé vert mais aussi de la Kompot soit un jus de fruit frais national aux variantes locales. Absolument délicieux. Évidemment, pas de déjeuner sans l'incontournable nôn, le pain ouzbek dont les recettes se déclinent selon les régions. Puis nous repartons en direction de Tachkent où nous passerons la nuit dans un quartier résidentiel de la ville dans un hôtel très correct tenu par des Russes.
Fin de la première journée !
Bienvenue à vous sur ce petit carnet de voyage que j'écrirai en plusieurs étapes/messages.
Après moult tergiversations, nous décidons mon compagnon et moi-même en février 2018 de nous lancer sur les routes de la soie, pour un voyage de 19 jours en Ouzbékistan. Passionnés d'histoire, nous étions emballés à l'idée d'aller marcher sur les traces d'Alexandre le Grand, de Gengis Khan, de Tamerlan. Nous avions entendu beaucoup de choses positives sur ce pays, encore assez à l'écart des grands circuits touristiques classiques, et rêvé sur de splendides clichés qui représentaient les immenses médersa du Reghistan de Samarcand. Nous avons choisi de nous adresser à une agence ouzbèke pour la réservation d'une voiture avec chauffeur et des hôtels, histoire de gagner du temps sur place. Par contre, nous avons pu coudre main l'intégralité de notre voyage, choisissant le sens de notre circuit et son déroulement étape par étape.
Notre circuit pas à pas :
Jour 1. Vol Paris CDG/TACHKENT via OURGUENTCH Jour 2. Journée dans les montagnes du Tian Shan à Bildirçoi et sur les bords du lac Tcharvak Jour 3. NUKUS et ses alentours : visite de la nécropole Mizdakhan et de la forteresse en ruine Gyaur Kala. Visite du musée Igor Savitsky. Jour 4. Visite des forteresses du désert Toprak Kala et Ayaz Kala. Après-midi à KHIVA Jour 5, 6. KHIVA en visite libre Jour 7, 8. BOUKHARA en visite libre Jour 9. Les environs de BOUKHARA : le Palais d'été de l'émir, la nécropole Tchor Bakr, la cité sogdienne en ruine de Varakhcha Jour 10. Visite à GIJDUVAN d'un atelier de céramiques. Visite de NOURATA : bassin aux poissons sacrés, mosquée, vestiges de la cité sogdienne. Visite du lac AYDARKUL. Arrivée au camps de yourtes à YANGUIGAZGAN. Promenade en chameau dans le désert. Nuit sous la yourte. Jour 11. MOJRUM et son cyprès bimillénaire. HAYAT dans les montagnes nouratines Jour 12. Randonnée de 5-6 heures dans les montagnes nouratines avec pique-nique sur le col Jour 13, 14. SAMARCANDE en visite libre Jour 15. SAMARCANDE et les environs de SAMARCANDE : URGUT Jour 16. CHAKRIZABZ Jour 17. KOKAND - RICHTAN - FERGANA Jour 18. MARGUILAN Jour 19. Vol TACHKENT/PARIS CDG
Allez, c'est parti pour le récit d'un périple inoubliable, duquel nous sommes rentrés plein d'étoiles dans les yeux, entre le désert du Kyzyl Kum, les montagnes nouratines, la vallée du Ferghana et les grandes villes-musées ! Nous partons de Paris CDG le vendredi 31 août 2018 à 21h30 et arrivons le lendemain à Tachkent, la capitale, à 9h20 heure locale. En été, il faut compter 3h de décalage horaire. Une fois arrivés à l'aéroport, notre premier chauffeur francophone nous attend avec une pancarte. Il se montre tout de suite très accueillant et sympathique. Nous mettons les valises dans la malle et partons en direction des montagnes du Tian Shan pour une journée divisée en deux étapes : une petite ascension à 2200 mètres en télésiège à Bildirçoi pour pouvoir admirer le panorama montagnard et une visite au lac Tcharvak. Le tout se situant à environ 1h30 de Tachkent dans l'arrière-pays.
Sur le chemin pour Bildirçoi, nous nous arrêtons une première fois pour savourer les spécialités locales vendues sur un petit marché de bord de route. Une femme nous interpelle et nous invite à venir goûter ses produits, comme il est d'usage de le faire en Ouzbékistan dans les bozor. Elle nous propose toute une gamme d'amandes au sucre, au miel mais aussi des graines, des fruits secs à profusion et des laitages dont le fameux kurut. Le kurut, ce sont des petites billes de fromage séché, natures ou épicées. Pour leur conception, on utilise du lait de chèvre, de mouton ou de vache qui est transformé en yoghourt puis salé et mis à égoutter dans des sacs de toile ou de peau de chèvre. Ensuite, on le roule en billes ou en boules et on le laisse sécher pendant plusieurs semaines au soleil. On mange ce "fromage" ouzbek très salé à l'apéritif en sirotant une bonne bière. Nous sommes gâtés par la gentillesse et le sourire de cette dame avec laquelle nous échangeons nos premiers mots ouzbeks. Et nous repartons avec des sacs remplis de bonnes choses.

Nous reprenons la route. Sur les bas-côtés, des animaux évoluent en semi-liberté. Ils ont beau vivre librement dans la montagne, et non paître dans des parcs clos, ils ont tous un propriétaire et ils connaissent parfaitement leur territoire. Ici, une ânesse et son petit ânon.


Nous arrivons enfin à la station de Bildirçoi. Nous devrons faire 1h30 de queue avant de pouvoir grimper sur un télésiège très rudimentaire qui nous fera culminer à 2200 mètres d'altitude en survolant des vergers de pommiers et une charmante petite rivière. En effet, nous sommes le samedi 1er septembre, c'est le jour de l'Indépendance en Ouzbékistan. Les Ouzbeks se sont réunis en famille ou entre amis pour profiter une dernière fois des atours de la montagne avant la rentrée officielle du lundi qui suit. Une fois arrivés là-haut, nous profitons d'une vue magnifique sur un horizon montagneux aux belles couleurs.


Nous nous engageons ensuite dans la descente qui nous prendra 25 minutes environ. C'est assez abrupt par moment, on a vraiment l'impression de plonger dans le vide. Une fois en bas, nous retrouvons notre ami chauffeur qui nous racontera toutes sortes d'anecdotes sur l'histoire du pays avant de nous amener sur les bords du lac Tcharvak. Nous roulons sur une route correcte jusqu'à une distance d'environ 80 km au nord-est de Tachkent et nous tombons nez-à-nez sur le lac Tcharvak, près de Tchimgan. Ses eaux d'un bleu profond répondant à celui du ciel avec, comme horizon proche, la silhouette des montagnes du Tian Shan en arrière-plan. Nous sommes conquis. Il s'agit d'un lac artificiel construit en 1982 au confluent des hautes vallées du Pskem, du Koksou et du Tchatkal. Aujourd'hui, les Ouzbeks viennent y pratiquer le sport nautique ou le deltaplane sur ses contreforts.





Nous prenons le temps de contempler le panorama du haut de la route. Cet endroit respire le calme, la quiétude et nous laisse une impression d'immensité.
Nous nous arrêtons dans une tchaikhana pour déguster nos premières shashliks de mouton et de boeuf, les brochettes ouzbèkes. Elles nous sont servies avec une salade de tomates (pomidor), de concombres (bodring) et d'oignons (piyoz). Nous buvons le célèbre kok chai ou thé vert mais aussi de la Kompot soit un jus de fruit frais national aux variantes locales. Absolument délicieux. Évidemment, pas de déjeuner sans l'incontournable nôn, le pain ouzbek dont les recettes se déclinent selon les régions. Puis nous repartons en direction de Tachkent où nous passerons la nuit dans un quartier résidentiel de la ville dans un hôtel très correct tenu par des Russes.
Fin de la première journée !
Cinq semaines en bus en Colombie
J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
La France qui souffre...
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre...
Une pâtisserie à la vitrine alléchante...
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Marchandage et négociations
Bonjour à tous,
Après plusieurs voyages dans des pays pauvres ou en développement, je me pose des questions sur le fait de négocier nos achats chez les petits commerçants locaux. Il semble que la plupart des touristes se sentent obligés de négocier alors que les prix sont initialement très bas (pour nous)... Mais question éthique, je trouve ca limite car en France on paie le prix fort des biens ou services à des sociétés richissimes sans discuter, en revanche, on négocie auprès de pauvres commerçants qui travaillent 20h par jour pour survivre...
Quel est votre avis sur la question?
Maxime
Après plusieurs voyages dans des pays pauvres ou en développement, je me pose des questions sur le fait de négocier nos achats chez les petits commerçants locaux. Il semble que la plupart des touristes se sentent obligés de négocier alors que les prix sont initialement très bas (pour nous)... Mais question éthique, je trouve ca limite car en France on paie le prix fort des biens ou services à des sociétés richissimes sans discuter, en revanche, on négocie auprès de pauvres commerçants qui travaillent 20h par jour pour survivre...
Quel est votre avis sur la question?
Maxime
Discussions sur le "Concours" Photo du mois de mai 2011 "Intempéries"
Les photos c'est la : http://voyageforum.com/v.f?post=4250698;#4250698
Les discussions, c'est ici !
Au pays des Nabatéens: la Jordanie
Au pays des nabatéens : la Jordanie
Un petit pays dont les trois quarts livrés au désert, toute une page d’histoire biblique, romaine, nabatéenne, des forteresses des croisés, des châteaux du désert, une mer en passe de disparaître, une mer riche en fond marin, les traces de Lawrence d’Arabie, autant de merveilles culturelles et naturelles qui ne pouvaient que nous attirer ! Depuis longtemps la Jordanie nous faisait envie, depuis très longtemps la cité de Pétra nous faisait rêver ! Nous ne devions partir qu’à quatre mais au dernier moment, Romain s’est ravisé et à décider de partir avec nous pendant onze jours sur les dix-huit ; juste le temps de rêver devant Pétra ! Nous devions aussi jumeler notre voyage en Jordanie avec 5 jours à Jérusalem et ses environs. Les récents événements en Palestine nous ont décidés à boycotter le pays… Dernière particularité de ce voyage : nous sommes en partie passer par un prestataire, chose que d’habitude, nous n’aimons pas faire et dont dorévavant nous nous passerons …
ITINERAIRE : J1 : Lyon- Madrid- Amman ( Romain : escale à Istanbul) ( nuit à Amman : Sheperd hôtel) J2 : Jerash – Aljun ( nuit à l’Olive Branch) J3 : Les châteaux du désert ( nuit à l’Olive branch) J4 : Jérash- Béthanie- Mer morte ( nuit au Mariam à Madaba) J5 : Madaba- Kérak- réserve de Dana ( Nuit Dana Guesthouse) J6 : Réserve de Dana ( nuit au Rumana Campsite) J7 : Dana- Shoback- Petit Pétra ( nuit au Sunset hôtel Pétra) J8 – 9 - 10 : Pétra J11- 12 –13-14 : Désert du Wadi Rum J15 : Aqaba ( nuit au bédouin garden hôtel) J16 – 17 : Madaba ( nuit au Pilgrim Hôtel)
BUDGET :
Pas facile à calculer un coût par personne exactement puisque Romain n’était là que quelques jours et que certaines prestations étaient incluses dans le forfait donné à Anne Total : 7000eAvion : 2430 e + 380 e pour billet RomainLocation voiture : 380 eNourriture : 640 eHébergement : 470 eEssence : 90 eVisites : 250eForfait prestataire Anne : 2200 eDivers : 180 e ( dont pourboires)
TRANSPORTS :
Avion : Pour nous : Lyon- Madrid- Amman avec Iberia : 2430e Pour Romain : Lyon – Istanbul- Amman avec Turkich : 380e Iberia : au retour, surboockés (autre avion 4h plus tard) sans nous demander notre avis et sans aucune compensation ! ! ! Lettre de réclamation mais à ce jour aucune réponse 😠
Location de voiture : On a voulu innover avec www.voituredelocation.fr. Tarifs très compétitifs ; regroupe différents « grossistes » dont holidaysauto…
A l’arrivée, le loueur ( Alamo) nous attend et nous sommes surclassés avec une C4 au lieu d’une C3 (ouf, maintenant qu’il y a Romain !).
Deuxième jour, la voiture s’étouffe sans cesse. Appel à Alamo qui 2 h plus tard, nous change la voiture de nuit( encore plus grande une chevrolet).
Troisième jour, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas de ceintures de sécurité à l’arriére ( gloups) !
Quatrième jour, bruit d’enfer à chaque freinage ! Appel Alamo qui viendra quand nous serons arrivés à l’hôtel, nous changer la voiture . A notre arrivée personne. Nouvel appel : ils nous ont oubliés et arriverons vers 22h ! A 23h personne ! Nouvel appel, ils seront là dans une demi-heure. A l’arrivée, la voiture est complètement pourrie et sans ceinture ! Eddy pête les plombs et téléphone « au boss » qui nous assure que nous aurons une voiture pour le lendemain matin. A 7h, le gars est de retour avec une C5 qui a l’air en bon état !
Ce sera la bonne ( et dire que je pensais finir en limousine) !
Dernière aventure Alamo à la restitution de la voiture : nous avions rendez-vous à 8h30. 9h : personne ! Nouveau coup de téléphone… ils arrivent. 9h15 personne . Eddy pête les plombs à nouveau : les clefs seront dans la voiture, notre enregistrement ne peut plus attendre ! C’est ce que nous ferons non sans crainte mais à ce jour pas de caution de débiter.
Bref est-ce la faute du grossiste qui en proposant des tarifs aussi compétitifs n’a que des voitures pourries ou d’Alamo Jordanie, incapable d’entretenir ses voitures, nous ne le sauront jamais… J’ai téléphoné au grossiste pour le prévenir, il tombait des nues
Gérable quand on maîtrise l’anglais, qu’on a un portable et qu’on a l’habitude de voyager mais paniquant à mon avis quand c’est une première expérience. 😠😠
CLIMAT Quelques journées nuageuses, une de pluie et froid sinon soleil. Frais dans les hauteurs de Pétra . Chaud dans le Wadi et pas de nuit en dessous de 10°.
CHANGE 1 JD = 0, 9 e Nombreux bureaux de change, tous au même prix sauf à l’aéroport. Distributeurs dans les grandes villes mais à certains, nous n’avons pas réussi à retirer de l’argent.
GUIDES Le routard : bien pour le synthétique Lonely planet : bien pour adresses resto et hôtels Attention aucun des deux n’est à jour dans les tarifs annoncés . A rajouter environ 40 %. Guide bleu : excellent pour les grands sites touristiques comme Jerash, Pétra ….
ARTISANAT Pas de quoi faire exploser les valises ! ! ! ! Le désert ! Pour une fois nous n’avons ramené qu’un vase et du thé ! Et oui ! Des keffiefs ( les rouges, les noirs, les blancs), des mosaïques en tout genre, des flacons de sable, voilà en gros les principaux articles.
VISITES Jerash : 8 par adulte Châteaux du désert ( billet pour tous les sites) : 1 pars pers + 12 ans Béthanie : 7 par pers Mer morte : Hôtel Dead Sea Spa hôtel : 15 par pers Kerak : 1 par pers Sources chaudes d’Afra : 5 par pers Complexe Dead sea panoramic : 2 par adulte et 1 par enf Reserve du Wadi rum : 2 par A et 1 par enf Madaba : billet couplé parc archéo, burnt palace, musée, église des apôtres : 1 par pers Pétra : admission 3 jours : 31 par adulte
PETRA : PETIT MODE D’EMPLOI
Billeterie au visitor center : 3j = 31 jd sauf moins de 15 ans Valable encore le quatrième jour à condition de faire tamponner son billet.
Du visitor center à l’entrée du siq : 800m. Facile le matin car en légère descente et sous une température clémente mais un peu plus épuisante le soir après avoir autant marché dans le site. Cheval possible : 3 Jd . Pas utilisé.
Entre l’entrée du siq et le Kazneth ( premier monument ) : 1, 2 km . Conditions identiques. Calèche possible : 3JD . Non utilisée.
DONC : vous vous assurez déjà rien que pour atteindre le premier monument et le quitter au moins 4 km de marche . A ne pas négliger pour les personnes âgées et les enfants. Repas : seulement deux resto ( buffet) dans le site, pris d’assaut le midi par les groupes. Pas utilisés.
VISAS Pris sur place : 10JD par personne. Très facile et rapide, aucun formulaire à remplir. Payable uniquement en JD ; bureau de change à côté de l’immigration ouvert tout le temps.
PRESTATAIRE : ANNE : Coup de gueule ! ! ! ! ! ! ! 😠😠😠😠😠😠
Nous ne passons jamais par des intermédiaires pour nos voyages car je préfère m’occuper moi-même de mes réservations. « On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même » Cela allait se révéler encore plus vrai que prévu ! ! ! ! !
J’avais contacté Anne ( une française mariée à un jordanien et qui s’occupe de différentes prestations touristiques dans le pays) suite à un commentaire très louable sur le trek dans le désert du Wadi rum. On s’est contacté plusieurs fois, sa prestation dans le wadi me paraissant correcte. Nous nous sommes ensuite rencontré sur Paris . Elle m’a alors proposé d’apporter quelques modifications sur notre itinéraire et de s’occuper de modifier certains hôtels ( pour elle pas très corrects) . Sure d’elle qu’elle paraissait, je l’ai laissé sans occuper. Elle m’a alors proposer un forfait global comme suit :
Nuit à la GH de Dana en demi-pension Nuit au campsite de Rumana en pension compléte 4 nuits à l’hôtel sunset 2 nuits à l’hôtel Mo ab de Madaba Un guide dans la réserve de Dana pour la journée( et acheminement de nos bagages au campsite) Un guide bédouin pour le petit Pétra Un guide pour une journée à Pétra Les pique-niques pour les 4 jours à Pétra Un barbecue un soir avec musique bédouine Un dîner traditionnel dans la famille de son mari Le trek dans le Wadi 4 jours et 4 nuits
Ce ne fut ensuite qu’une longue suite de déboires, Anne n’arrivant plus rien à gérer dans le pays étant en passe d’être expulsée définitivement du pays pour pratiques illégales dans le tourisme. Bref, en résumé, des prestations non assurées ou mal assurées : guide pour seulement une demi-journée à Dana, pas d’acheminement de nos sacs prévu, retard du guide au petit Pétra, pas de guide à Pétra, le barbecue transformé en repas au Movienpick ( nous avons refusé de rajouter la différence de coût), hôtel non réservé à Madaba, hôtel et campsite de Dana réservé pour 3 et non 5 personnes... Soit un peu prés une catastrophe par jour ! 😕🏴☠️
Nous avons rencontré là-bas, deux couples de Français aussi pris en charge par Anne et qui on fait les frais également sur de nombreuses prestations de son incompétence.
Il va sans dire que nous avons fait réviser son tarifs et quand on lui a demandé de détailler chaque poste, le prix global a très bizarrement chuté de 800 e ! Elle voulait qu’on la règle avant le trek au wadi rum mais nous avons refusé car nous ne savions pas ce qui s’y passerait. Nous avons réglé à Ali le solde, nous aurions dû nous abstenir car cela incluait nos dernières nuits à Madaba qui n’étaient pas ou plus réservées. Nous avons convenu un remboursement en juin.
Nous avons réussi à chaque fois à nous débrouiller par nous même mais ici encore parce que nous sommes des voyageurs avertis mais qu’en aurait-il été si c’était notre premier voyage ? En conclusion : évitez Anne !
TREK DU WADI RUM : COUP DE CŒUR ! 🙂🙂🙂
Réservé auprés d’Anne. Tantôt elle le délègue à Ali, un bédouin du wadi, tantôt elle accompagne elle-même les touristes dans le désert avec son mari . Eddy lui a très clairement fait comprendre que ce n’était pas la peine de nous accompagner car sa présence aux vues des nombreuses péripéties, nous serait insupportable. Elle nous donc confiée à Ali pour notre plus grand bonheur .
La prestation pour 4 jours et 4 nuits : www.wadirumdesert.ca.cx prix : 70e par jour et par personne (+ pourboires) Guide : Ali et cuisinier Sliman Bagages transportées et disponible midi et soir Bivouac en tente ( decatlon) avec matelas et couvertures Pension complète et eau et thé à volonté
Le trek : organisation Départ vers 9 h après un solide petit-déjeuner Marche pendant 3h Pause déjeuner ( camp installé et repas prêt quand nous arrivions) jusqu’à 15h Marche entre 2h30 et 3h Installation au camp du soir Dîner Et belles nuits étoilées….
Concernant la marche : à notre rythme, avec toujours une pause en milieu de matinée et d’après-midi avec fruits ou biscuits… Ali nous avait demandé si nous voulions voir impérativement les sites les plus connus du wadi ( peintures rupestres….) nous lui avons laissé carte blanche car nous venions pour l’expérience et les paysages. Cela lui a permis de nous aménager l’itinéraire selon la situation climatique : canyon l’après –midi ….
Concernant les repas : en grosse quantité et toujours de qualité ! Maglouba, grillades, salades….fruits en dessert. On s’est régalé ! ! ! !
Concernant la vie au camp : nous prenions nos repas tous ensembles et Ali et Sliman ont aussi toujours veillé à ce que nous ayons nos moments en famille . Idem pendant la marche. Bref une super ambiance !
En conclusion : un grand moment de bonheur sans aucune ombre au tableau ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! FONCEZ !
HEBERGEMENT
Sheperd hôtel à Amman (jabal amman) Dans les guides annoncés comme calme et accueil chaleureux, pour nous ce fut accueil glacial et discothèque. Une double et une triple pour 80 Jd avec petit-déj. Chambres spacieuses et propres.
Olive Branch resort entre Jérash et Aljun 🙂 Une chambre pour 4 et un matelas : 60JD avec petit- dej. Accueil super chaleureux et convivial. Belle chambre propre et spacieuse au milieu d’un jardin fleuri. Vue magnifique sur les environs. Nous vous le recommandons !
Dana Guesthouse : coup de cœur ! ! ! ! 🙂🙂🙂 Génial ! ! Chambres avec balcon sur un magnifique panorama. Accueil super chaleureux, on s’y sent de suite chez soi. Salle de bain commune mais d’une propreté irréprochable. Prix facturé par Anne : 50e par personne en demi-pension
Rumana Campsite : énorme coup de cœur ! ! ! ! ! 🙂🙂🙂🙂 Un pur moment de bonheur ! ! ! ! ! ! ! Accessible à partir du village après une rando magnifique de 4h ou par une navette ( aucune voiture dans la réserve) Nichées sur un vaste plateau, de grandes tentes au milieu de nulle part, une tente bédouine pour le thé à volonté, un petit coin repas sous une tonnelle, des sanitaires ( pas d’eau chaude mais très propres) . Pas d’électricité. Dans les tentes : matelas, couvertures, draps. Un cadre idyllique, un accueil extraordinaire, des repas( sous forme de buffet) excellents et en abondance . Départ de nombreux sentiers de rando. Dépaysement assuré ! En pension complète, prix facturé par Anne : 60e par pers en pension complète, entrée réserve incluse.
Sunset hôtel à Pétra A 5mn à pied du visitor center. Chambre toute simple mais propre ( cependant pas très lumineuse). Un bon compromis entre le luxe des hô tels du secteur et ceux éloignés de wadi musa. Deux triples facturées par Anne : 75e la nuit (mais sur place : 40 la chambre) Petit dej buffet.
Bedouin garden hôtel à Aqaba (12km au sud) 😕 Souvent cité sur le forum, il nous a un peu déçu. 90 Jd pour une double et une triple en demi-pension. Bien situé à 100 m de la plage ; poissons multicolores par centaines. Chambres en bungalow mais à peine propres ! Location masque – tuba- palmes : 5 JD la journée
Pilgrim hôtel à Madaba 🙂 Très bien situé à côté de l’église St Georges. Accueil chaleureux Grande chambre pour 4, extrêmement propre, lumineuse . Petit dej buffet La patronne est au petit soin pour ses hôtes !
NOURRITURE
Le mensaf, l’houmos( purée de pois chiche) et le maglouba sont les plats les plus répandus. La viande est essentiellement le poulet.
Resto sur parking de Jerash 🙂 Buffet pour 6 JD Copieux, varié et accueil chaleureux pour cette première prise de contact avec la nourriture jordanienne. Ceci nous aura permis de tester les différents plats et d’éviter ensuite les mauvaises surprises. Repas sous une tonnelle. Un bon moment !
Le Taloubi prés du site de Béthanie Grand resto totalement impersonnel plutôt réservé aux groupes. Accueil sympa mais hors de prix : aucun plat à moins de 15 JD . On se contentera d’une salade ( tout de même à 6 jd)
Resto de l’hôtel Mariam à Madaba 8JD le buffet On y retrouve les plats traditionnels. Service impersonnel Bof….
Adel-halabi à Kerak En face du château. Petite gargote, petits prix et cuisine locale, accueil sympa : une bonne adresse ! Movienpick resort Pétra : buffet 🙂🙂 Le prix de 30 Jd est à la hauteur de la variéte, la qualité, l’abondance, la fraîcheur des plats et de l’accueil réservé ! Cadre superbe, un tantinet trop luxe pour nous. Le petit coup de folie du séjour
L’oriental à Pétra Pas très loin de l’hôtel sunset. Prix affichés TTC c’est rare ! Environ 7 JD pour un plat local très copieux. Accueil sympa.
Resto de l’hôtel bedouin Bof ! Ne pas oublier d’aller commander et de dire à quelle heure on veut être servi. Les gros appétits restent sur leur faim.
Complexe panoramique de la mer morte Cadre raffiné et accueil chaleureux pour des prix peu élevés. Excellent rapport qualité-prix
Mystic pizza à Madaba Proche église st Georges, trottoir en face. Petits prix, accueil super sympa, grosse pizza ou portion pâtes. Ouf ça change de l’houmos en fin de séjour !
CARNET DE ROUTE
1er avril :
Départ de Lyon via Madrid sans encombre. Arrivée à Amman à 19h, passage de l’immigration et délivrance du visa sans problème et prise en charge de la voiture.
On attend l’arrivée de Romain à 21h via Istanbul. A 21h30, nous prenons la route du centre d’Amman où se trouve l’hôtel que nous avons réservé et que nous trouverons avec beaucoup de difficultés après 1h30 de recherche tant la signalisation routière est inadaptée !
L’hôtel qui est annoncé dans le routard comme un havre de paix est animé d’une discothèque🏴☠️ ! Mais le sommeil aura rapidement raison de nous !
2 avril
Lever à 8h30 et petit déjeuner vers 9h30 ; il ne reste quasiment plus rien à manger : tollé général des ados !
Petite mise en route habituelle : trouver de l’eau minérale, des fruits, un guichet automatique et quitter Amman sans trop de galére. Nous avons fait le choix de ne pas visiter Amman souvent annoncée comme moyennement intéressante.
Arrivée à Jerash à 12h. Repas au resto situé sur le parking ( bizarre les garçons trouvent qu’ils vaut mieux manger avant d’attaquer la visite ? !) . Présenté sous forme de buffet, ce repas nous permettra de découvrir les différents plats du pays . On comprend très vite que l’houmos ne remporte pas tous les suffrages mais que le maglouba fera souvent l’affaire !
Visite du site sous une chaleur caniculaire. On apprécie tout particulièrement le théâtre, la place ovale et les colonnes du temple d’Artémis. Le site est très agréable et noyé dans le colza !
Passage prés de la forteresse d’Aljun.
On souhaitait se balader dans la Woodland réserve amis le prix de 7 JD pour un sentier de 2 kms, nous laisse sans voix !
Nuit à l’olive branch et longue discussion avec le patron très bavard mais ô combien charmant !
3 avril
Départ pour les châteaux du désert. Une longue journée de route pour somme toute pas grand chose…Le premier est ruiné. Le second Azraq ressemble plutôt à une forteresse. Le troisième, à notre goût le beau, Aqsar Amra est en plein désert . Bien conservé, on saisit ici plus le sens de ces châteaux destinés aux loisirs. De belles peintures .
A l’arrivée à l’hôtel, la voiture montre de plus en plus de signe de faiblesse. Premier déboire avec Alamo ( cf : transport).
Nuit à l’olive branch.
4 avril
Départ le long de la vallée du Jourdain pour la mer morte. On comprend que la mer morte est variment en passe de mourir quand on voit les dizaines kilomètres de serres agricoles le long du Jourdain et l’irrigation intensive. On aperçoit Israël de l’autre côté.
Visite du site du baptême du Christ : Béthanie. Nous sommes athées mais cette visite est symbolique et chargé d’histoire. Elle est guidée car trop proche de la frontière israëlienne ( un simple grillage). Très intéressant.
Route vers la mer morte. Nous modifions un peu l’itinéraire initial car Romain ne sera plus là en fin de séjour et rêve de flotter dans la mer morte. Nous choisissons un hôtel plutôt que la plage public pour pouvoir se rincer mais aussi profiter des piscines car le sel c’est bien pour flotter mais se rendre compte de la moindre écorchure aussi ! romain exulte : il flotte ! On se badigeonne aussi de boue noire et tirons quelques photos assez cocasses😊 ! Nous n’y restons que 30 mn puis nous profiterons des piscines.
Route panoramique vers Madaba.
Nuit au Mariam hôtel.
5 avril
Ce matin, nous commençons par la visite du mont Nébo ( Moïse annonçant la terre promise). Tout aussi symbolique que la veille mais moins intéressant et moins chargé d’émotions. Le lieu offre toutefois un magnifique panorama quoique brumeux sur Israël : nous sommes ici à 25 km de Jérusalem, 18 de Jéricho… autant de noms qui nous rappellent nos leçons d’histoire🙂 et de catéchisme🤪.
Route vers Kérak : une des citadelle des croisés. Une autre page d’histoire…Endommagé certes mais visite ludique grâce à de nombreux passages souterrains( emmener les lampes frontales et attention la tête !) musée très intéressant ; on s’y attarde au grand désespoir de Thomas ( l’anti-musée de la famille).
Déjeuner en face de la forteresse.
On continue la route des rois vers Dana. La route est tantôt sublime par ses paysages et panoramas époustouflants, tantôt monotone . A nouveau, la voiture montre des signes de faiblesse au niveau des freins ( et pourtant difficile de s’en passer dans la région !) . Le fait que tout le monde se retourne sur notre passage sonne la sonnette d’alarme. Coup de téléphone à Alamo qui sera à l’hôtel à notre arrivée.
Arrêt aux sources chaudes d’Afra. Louées par le routard ce n’est somme toute pas grand chose ! Lucie et moi nous sentirons très mal à l’aise quand les messieurs du cois viendront squattés prés de notre bassin…On décide toutes les deux de ne pas se baigner. La police touristique qui a compris notre souci, fera évacuer le bassin le temps de notre baignade .
Nuit dans le village de Dana( relancé par ce projet d’éco-tourisme), petit lieu enchanteur de quelques maisons en pierre et avec un somptueux panorama sur la vallée de Dana . La guesthouse est un vrai coin de paradis ! Sans parler de l’accueil ! On s’y sent chez nous.
Dîner super sympa où nous faisons la connaissance de deux couples de grenoblois et valentinois qui subissent eux aussi les incompétences de notre prestataire : Anne. Cette rencontre sera suivie d’une autre à Pétra et constituera une vraie force pour re –négocier le montant de notre forfait aux vues des prestations défaillantes ou inexistantes.
Seule ombre au tableau : aucune nouvelle d’Alamo ( cf plus haut).
6 avril
Lever 7h et la nouvelle voiture qui a l’air d’aplomb nous attend : est-ce la bonne ? Petit-déjeuner buffet très copieux.
Départ avec notre guide ( on gère au mieux le manquement d’Anne concernant l’acheminement de nos bagages) dans la réserve de Dana qui est très variée de par ses quatre écosystèmes différents : méditerranéen, steppe, subtropical et désertiques. On y compte 500 variétés de plantes et 300 espèces animales dont des loups, des hyènes, bouquetins ( nous n’en verrons que les traces) C’est parti pour 4h de marche au milieu des pistachiers, cyprès…Le guide est génial, aménage des pauses découvertes. Une très belle balade au milieu des roches ( un faux air de Cappadoce avec ses cheminée de fées..) .
Arrivée à 13h au camp où un solide déjeuner nous attend. Nous sommes enchantés par ce camp au milieu de nulle part, au panorama somptueux. Nous y sommes accueillis par le cuisinier et un vieux monsieur qui sert d’intendant, un personnage haut en couleurs qui fera le pitre avec les enfants la journée durant et ne ménagera pas ses efforts dans une partie de foot acharnée avec les garçons.
Nous devions repartir avec le guide l’après-midi en rando mais nouveau manquement d’Anne, il n’est prévu que pour le matin…
Pause thé sous la tente puis on part seul marcher, assez simple puisque fléché. Encore un beau moment à profiter de cette superbe nature.
Dîner, thé, échanges ….clôturent cette journée extraordinaire ! Nous sommes nostalgiques à l’idée de partir dés demain….
7 avril
Après une nuit dans un profond silence et le petit déjeuner, nous regagnons avec la navette notre voiture. Nouvelle surprise : Anne n’a réservé que pour 3 et non 5 personnes. Nous donnons ses coordonnées et ne démordons pas : pas question de payer !
Route vers le petit Pétra où nous sommes attendus pour une randonnée à 11h. On passe devant le château de Shoback que nous voyons de loin. Celui-ci étant encore plus endommagé que celui de Kérak, nous décidons de nous passer de sa visite d’autant plus qu’un car vient d’y débarquer. Quelques km après Shoback, nous bifurquons vers Beida : petite route panoramique de toute beauté !
Arrivée à l’heure au lieu de rendez-vous, nous patienterons trois quart d’heure : pas de guide, impossible de contacter Anne puis nous décidons de partir nous balader dans le petit siq.
A 12h, à notre retour, nous sommes accostés par un français qui vient de la part d’Anne nous dire que le guide est en retard : ah ben on n’avait pas remarqué !
Dans la demi-heure qui suit, nous partons en rando au milieu des rochers de Beida. Paysages extraordinaires mais quelques passages qui relèvent plus de l’escalade que de la rando. Nous sommes de retour 3h plus tard, un peu fatigués mais enchantés !
On rejoint le Sunset hôtel réservé et retrouvons Anne qui se confond en excuse pour les désagréments déjà rencontrés . Elle nous annonce aussi que sous la menace d’une expulsion, elle ne pourra organiser le barbecue prévu ni nous fournir de guide pour la visite demain de Pétra. L’aventure continue ! ! ! ! ! Eddy se fâche ! ! ! ! ! Elle nous propose le buffet du Movienpick moyennant supplément ( et quel supplément) ; nous refusons, elle finira par nous l’offrir, occasion pour nous de retrouver nos français et de passer une bonne soirée !
8 avril
On se lève le cœur plein d’entrain : aujourd’hui, on va découvrir PETRA ! ! ! ! ! ! ! 🙂
On part à 6h30 pour être sûr au moins ce premier jour d’être seuls dans le siq ! c’est réussi ! ! !On progresse seul dans ce siq long de 1, 2 km et enfin la vision tant attendue ( vous savez celle qui est dans tous les magazines et que vous vous dites : un jour j’y serai !) : le kazneth en arriére –plan de la faille. 🙂🙂
Longue pause photo et émotion ( petit pensée pour fifi) . Vous vous le demandez, vous qui lisez souvent mes carnets ? Eh ben, bien sûr que j’ai pleuré, vous me connaissez maintenant !
Pas de guide donc ; eh bien pour cette première journée : tant mieux ! Romain décide d’être notre guide pendant les trois jours et remplira son rôle avec mention très bien ! Il s’accapare le guide bleu et c’est parti. On décide de s’en tenir aujourd’hui à l’essentiel : Kazneth, tombeau de l’urne, théâtre, palais, cardo maximus, église byzanthine, temple aux colonnes bleues, qsar el-bint…et tout cela dans un magnifique décor de roches, montagnes… un univers de pierres dans la pierre, des tons bigarrés…Une splendeur…Les qualificatifs nous feront souvent défaut pour décrire notre émerveillement.
Je vais vous passer les commentaires et descriptions car les guides le font très bien . Sachez cependant que cette première journée se trouve sur le passage des foules donc il vaut mieux y aller comme nous très tôt, vous distancerez tout le monde .
Anne nous a commandé des pique-niques fournis par l’hôtel mais ils sont non seulement infâmes ( Romain vous dirait : « vous connaissez les sandwichs au pain ? »🏴☠️😠) mais peu copieux. Tollé général chez les ados !
Nous ne renouvelons pas l’expérience et annulerons les suivants, préférant faire quelques emplettes par nous mêmes à la petite supérette du coin. Cela fera beaucoup mieux l’affaire.
A 14h, nous entreprenons la montée au Deir, édifice imposant, l’un de nos préféré qui se mérite après 45 mn d’ascension et 800 marches ! cela se fait somme toute très bien. Longue pause en haut partagée entre la vue sur ce magnifique monument et le vaste panorama. Nous redescendons et nous dirigeons vers la sortie que nous atteindrons à 16h30. Nous comprenons que nous avons bien fait de venir tôt car la foule est maintenant dense et le soleil écrase un peu les monuments.
Repas avec les 2 couples rencontrés dans la famille d’Anne . Au menu ce soir : maglouba ( riz, poulet, légumes) et pâtisseries. Un excellent moment dans une charmante famille. Enorme fou rire quand nous nous apercevrons tous que si nous trouvons Anne très étrange dans ses comportements c’est aussi l’avis de sa belle famille.
9 avril
On décide de se ménager un peu avec un départ à 7h45.
Nous voilà partis avec notre propre pique-nique. Aujourd’hui au programme : la montée au sacrifice ( 30mn de bonne grimpette pour déboucher au lieu de sacrifice mais aussi sur un panorama à couper le souffle). Descente vers qsar el bint par le siq de wadi farasab : les roches moarées sont de toute beauté ! En route, différents monuments : celui du lion, triclinium du jardin, tombeau du soldat romain… Subtil mélange du l’Histoire et de la Nature …Au lieu de regagner directement qsar el bint, on bifurque vers El habis ( forteresse croisées), encore quelques kilométres de plus dans ce décor enchanteur . Aujourd’hui, nous sommes quasiment seuls au monde, on ne fera que croiser quelques personnes…Génial !
Encore une belle journée et des cuisses en béton ! Foi de podomêtre : 20 km par jour ! ! !
Demain dernier jour pour romain qui rentre ensuite en France alors on s’offre à nouveau la petite gourmandise de manger au buffet du Movienpick ! Une bonne soirée !
10 avril
Nous nous réveillons un peu fourbus …
Découverte d’un autre côté de Pétra. Balade ( attention avec quelques passages un peu plus périlleux pour ceux qui ont des difficultés à marcher) de toute beauté dans le wadi el mataba ( juste avant l’entrée du siq et de la police touristique, prendre à droite, descendre dans le wadi et passer dans tunnel, ensuite on suit le canyon) avec des passages qui nous rappellent Antelope canyon. Le matin, la lumière est superbe. On se retrouve proche du tombeau de Sextus Florentinus. Une de nos plus belles balades. Montée au haut lieu de la Khubta qui offre une vue imprenable sur le théâtre et le Kazneth. Deux heures à deux heures trente de rando mais en AR ( pas de boucle possible) dont 45 mn de montée (30mn par des marches) ;
Pique nique en haut .
Retour vers l’hôtel pour préparer le départ de Romain que son père et son frère remonteront sur Amman ( 5h aller-retour par l’autoroute) dans la nuit. C’est le cœur lourd que nous laissons s’envoler un élément de la tribu … 🙁🙁
Pétra en bref : un lieu idyllique non seulement pour ses monuments mais aussi par la beauté de la Nature. Un désert et des roches aux multiples couleurs. Des randonnées variées à l’infini ( nous aurions pu rester encore au moins deux jours). Bref un lieu les plus fabuleux qui nous a été donné de voir depuis notre courte carrière de voyageurs pour son alliance de vieilles pierres et de pierres…
11-12-13-14 avril
Romain est parti…Nous quittons Pétra vers le Wadi rum . Les hommes sont un peu fatigués par la route faite cette nuit… dans la voiture le silence est de mort, tous affecté par ce départ. Nous sommes aussi un peu inquiet de savoir sil aura géré aussi bien son retour seul en avion que son aller.
Notre deuxième inquiétude est dans le fait d’avoir confié à Anne l’organisation de notre séjour dans le désert. Alors on croise les doigts…
Nous arrivons au visitor center à 10h30 comme prévu et Ali nous attend. D’un premier coup d’oeil nous sommes rassurés par ce grand gaillard tout mince… le contact est passé de suite. Accueil chaleureux autour d’un thé. On charge nos sacs et départ en 4x4 jusqu’au milieu de l’immense plaine désertique non sans avoir attendu le sms tant attendu de Romain nous confirmant son arrivée ( nous savions qu’après nous n’allions plus avoir de réseau pendant 4 jours) . Nous sommes accompagnés pour cette aventure d’Ali, le guide, un bédouin qui a toujours vécu sous tente avec sa famille nomade dans le wadi, de Sliman, un jeune homme très discret, chargé de déménager le camp chaque midi et soir et de cuisiner et enfin de Naba’han le lévrier d’Ali ! (j’avoue mon coup de foudre, pour qui les enfants m’accuseront ( si, si ils ont osés !😕) de porter plus d’intérêt qu’à leur égard) . Avec Naba’han, nous ne nous quitterons plus ! Et ali finira par dire qu’il était temps que je parte car j’allais vraiment donner de mauvaises habitudes à son chien. Thomas ira jusqu’à m’avouer que j’ai très bien su élever mes enfants ( c’est déjà ça ! 😛) mais que je suis une catastrophe avec les animaux😕 … le pire…. : c’est vrai 😊😛😏!
Une première pause déjeuner dans un décor de rêve !
Reprise de la marche et arrivée à notre premier camp à 18h. C’est blotti dans une faille de montagne que nous passerons notre première nuit et goûteront les saveurs de notre premier dîner autour d’un feu …première nuit étoilée, c’est merveilleux….
C’est à ce rythme de marche, de découvertes, de décors sans cesse renouvellés sable blanc, jaune, rouge, des canyons, des falaises, arches… que nous vivrons nos quatre jours dans ce prodigieux désert, loin du monde et de la civilisation, sans croiser personne, en apprenant combien la Nature est fragile, l’eau précieuse ….et tant d’autres choses qui sont des sentiments vécus au plus profond de nous même et ici intranscriptible. Rencontre avec un homme fabuleux, drôle, sensible et tellement professionnel. Aucun manquement, aucun impairs .
15 avril
Après notre dernière nuit agitée par une tempête de sable, nous retournons chez Ali. C’est alors le moment des adieux … séquence émotion au moment où on a l’impression de quitter un ami de longue date, séquence larmes quand je prodigue les dernières caresses à celui que j’appelai déjà « mon chien ». On monte dans la voiture, la gorge nouée et les yeux encore émerveillés de cette belle aventure à jamais gravée en nous. Silence imposant jusqu’à Aqaba avec la maigre consolation de se dire qu’enfin nous allons nous doucher …
Nous arrivons à 12h30 et sommes un peu déçus de l’hôtel bédouin si souvent cité sur le forum . Certes bien placé, il est cher pour ce qu’il propose : des chambres minuscules et loin d’être propre avec une salle de bain, allez j ‘ose, minable ! Nous restons car nous n’avons pas du tout envie de partir en chasse d’un autre hôtel.
Après-midi snorkelling . En voyant la plage, nous sommes sceptiques sur la splendeur des fonds marins que nous allons découvrir. On se jette à l’eau, grr, c’est froid ….Très vite, nous sommes enchantés : des coraux, des poissons multicolores… les garçons se découragent assez vite quand ils verront qu’il y a des méduses . Lucie et moi sommes poussées par notre curiosité d’en voir toujours plus et plus loin… Nous batifolons de récif en récif pendant 2 heures, fascinant monde marin et pourtant j’ai horreur des aquariums. Nous trouvons très vite le truc de nous avancer à l’emplacement des bateaux à fond de verre, c’est très payant.
Le soir, et après une bonne douche( je ne pensais pas avoir emmener la moitié du sable du wadi dans mes cheveux😕), retour à la civilisation avec une petit balade dans le centre d’aqaba : bof pas grand intérêt !
Première nuit loin du désert, on a le blues…
16 avril
On demande à Anne s’il est possible d’annuler une nuit à Madaba afin de rester un jour de plus à profiter des fonds marins d’Aqaba mais la réponse est sans appel, ce que nous comprenons fort bien, impossible d’annuler et c’est payé !
Nous quittons donc Aqaba vers Madaba par la route de la mer morte.
Arrêt au complexe panoramique de la mer morte avec certes une vue imprenable sur les lieux mais au musée somme toute pas très intéressant. Resto sympa.
Nous arrivons à 14h à Madaba sous une pluie battante et 13°. Super surprise à l’hôtel, le patron nous annonce qu’Anne a annulé la chambre et qu’il n’y a plus de place ! On n’y perd notre latin. Finalement, on trouve une chambre super sympa au Pilgrim hôtel. Et dire qu’on a quitté les 30° d’Aqaba pour ce temps pourri à Madaba. Le temps nous rebute, on renonce au circuit des mosaïques en ville.
17 avril
On souhaitait finir le séjour par une journée farniente dans un complexe de la mer morte mais la météo ne nous en laissera pas la chambre, en effet, il ne pleut plus mais il fait froid. Adieu le bon plan… On entreprend donc la visite des différents emplacements des mosaïques. De belles fresques !
Déjeuner dans une pizzeria pour se changer un peu de l’houmos et du maglouba.
Après-midi à Machéronte qui ne vaut le déplacement que pour le panorama et beaucoup d’imagination pour s’imaginer qu’il y a eu un jour un château ici ! On comptait faire quelques achats mais décidément l’artisanat est vraiment pauvre.
Dernier repas .
18 avril
Retour en France via Madrid et les effets glacés d’un surboocking sauvage ! ( cf transport)
CONCLUSION
On a adoré : Pétra pour son mélange subtil de vieilles pierres et de pierres ! Et ses innombrables randonnéesL’expérience dans le désert du Wadi rum avec Ali, avec ses paysages à couper le souffle et la vie en totale isolement. C’est beau, c’est grand, ça vide la tête ! Pour moi : le chien d’Ali ! La réserve de Dana pour ses paysages variés et pour s’être senti seul au monde au Rumana campsite
On a aimé : L’hospitalité, l’accueil et l’humour des jordaniens Un si petit pays mais aussi varié ! Le fun de flotter dans la mer morteLes fonds marins de la mer rouge
On a moins aimé :Le coup de la vie élevée Le manque d’indications routières
On a détesté :Avoir fait confiance à Anne, ses manquements, ses mauvais plans, son incompétence ! Passez votre chemin 😠😠😠😠La compagnie de voiture de location Alamo et ses voitures pourries !
Un petit pays dont les trois quarts livrés au désert, toute une page d’histoire biblique, romaine, nabatéenne, des forteresses des croisés, des châteaux du désert, une mer en passe de disparaître, une mer riche en fond marin, les traces de Lawrence d’Arabie, autant de merveilles culturelles et naturelles qui ne pouvaient que nous attirer ! Depuis longtemps la Jordanie nous faisait envie, depuis très longtemps la cité de Pétra nous faisait rêver ! Nous ne devions partir qu’à quatre mais au dernier moment, Romain s’est ravisé et à décider de partir avec nous pendant onze jours sur les dix-huit ; juste le temps de rêver devant Pétra ! Nous devions aussi jumeler notre voyage en Jordanie avec 5 jours à Jérusalem et ses environs. Les récents événements en Palestine nous ont décidés à boycotter le pays… Dernière particularité de ce voyage : nous sommes en partie passer par un prestataire, chose que d’habitude, nous n’aimons pas faire et dont dorévavant nous nous passerons …
ITINERAIRE : J1 : Lyon- Madrid- Amman ( Romain : escale à Istanbul) ( nuit à Amman : Sheperd hôtel) J2 : Jerash – Aljun ( nuit à l’Olive Branch) J3 : Les châteaux du désert ( nuit à l’Olive branch) J4 : Jérash- Béthanie- Mer morte ( nuit au Mariam à Madaba) J5 : Madaba- Kérak- réserve de Dana ( Nuit Dana Guesthouse) J6 : Réserve de Dana ( nuit au Rumana Campsite) J7 : Dana- Shoback- Petit Pétra ( nuit au Sunset hôtel Pétra) J8 – 9 - 10 : Pétra J11- 12 –13-14 : Désert du Wadi Rum J15 : Aqaba ( nuit au bédouin garden hôtel) J16 – 17 : Madaba ( nuit au Pilgrim Hôtel)
BUDGET :
Pas facile à calculer un coût par personne exactement puisque Romain n’était là que quelques jours et que certaines prestations étaient incluses dans le forfait donné à Anne Total : 7000eAvion : 2430 e + 380 e pour billet RomainLocation voiture : 380 eNourriture : 640 eHébergement : 470 eEssence : 90 eVisites : 250eForfait prestataire Anne : 2200 eDivers : 180 e ( dont pourboires)
TRANSPORTS :
Avion : Pour nous : Lyon- Madrid- Amman avec Iberia : 2430e Pour Romain : Lyon – Istanbul- Amman avec Turkich : 380e Iberia : au retour, surboockés (autre avion 4h plus tard) sans nous demander notre avis et sans aucune compensation ! ! ! Lettre de réclamation mais à ce jour aucune réponse 😠
Location de voiture : On a voulu innover avec www.voituredelocation.fr. Tarifs très compétitifs ; regroupe différents « grossistes » dont holidaysauto…
A l’arrivée, le loueur ( Alamo) nous attend et nous sommes surclassés avec une C4 au lieu d’une C3 (ouf, maintenant qu’il y a Romain !).
Deuxième jour, la voiture s’étouffe sans cesse. Appel à Alamo qui 2 h plus tard, nous change la voiture de nuit( encore plus grande une chevrolet).
Troisième jour, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas de ceintures de sécurité à l’arriére ( gloups) !
Quatrième jour, bruit d’enfer à chaque freinage ! Appel Alamo qui viendra quand nous serons arrivés à l’hôtel, nous changer la voiture . A notre arrivée personne. Nouvel appel : ils nous ont oubliés et arriverons vers 22h ! A 23h personne ! Nouvel appel, ils seront là dans une demi-heure. A l’arrivée, la voiture est complètement pourrie et sans ceinture ! Eddy pête les plombs et téléphone « au boss » qui nous assure que nous aurons une voiture pour le lendemain matin. A 7h, le gars est de retour avec une C5 qui a l’air en bon état !
Ce sera la bonne ( et dire que je pensais finir en limousine) !
Dernière aventure Alamo à la restitution de la voiture : nous avions rendez-vous à 8h30. 9h : personne ! Nouveau coup de téléphone… ils arrivent. 9h15 personne . Eddy pête les plombs à nouveau : les clefs seront dans la voiture, notre enregistrement ne peut plus attendre ! C’est ce que nous ferons non sans crainte mais à ce jour pas de caution de débiter.
Bref est-ce la faute du grossiste qui en proposant des tarifs aussi compétitifs n’a que des voitures pourries ou d’Alamo Jordanie, incapable d’entretenir ses voitures, nous ne le sauront jamais… J’ai téléphoné au grossiste pour le prévenir, il tombait des nues
Gérable quand on maîtrise l’anglais, qu’on a un portable et qu’on a l’habitude de voyager mais paniquant à mon avis quand c’est une première expérience. 😠😠
CLIMAT Quelques journées nuageuses, une de pluie et froid sinon soleil. Frais dans les hauteurs de Pétra . Chaud dans le Wadi et pas de nuit en dessous de 10°.
CHANGE 1 JD = 0, 9 e Nombreux bureaux de change, tous au même prix sauf à l’aéroport. Distributeurs dans les grandes villes mais à certains, nous n’avons pas réussi à retirer de l’argent.
GUIDES Le routard : bien pour le synthétique Lonely planet : bien pour adresses resto et hôtels Attention aucun des deux n’est à jour dans les tarifs annoncés . A rajouter environ 40 %. Guide bleu : excellent pour les grands sites touristiques comme Jerash, Pétra ….
ARTISANAT Pas de quoi faire exploser les valises ! ! ! ! Le désert ! Pour une fois nous n’avons ramené qu’un vase et du thé ! Et oui ! Des keffiefs ( les rouges, les noirs, les blancs), des mosaïques en tout genre, des flacons de sable, voilà en gros les principaux articles.
VISITES Jerash : 8 par adulte Châteaux du désert ( billet pour tous les sites) : 1 pars pers + 12 ans Béthanie : 7 par pers Mer morte : Hôtel Dead Sea Spa hôtel : 15 par pers Kerak : 1 par pers Sources chaudes d’Afra : 5 par pers Complexe Dead sea panoramic : 2 par adulte et 1 par enf Reserve du Wadi rum : 2 par A et 1 par enf Madaba : billet couplé parc archéo, burnt palace, musée, église des apôtres : 1 par pers Pétra : admission 3 jours : 31 par adulte
PETRA : PETIT MODE D’EMPLOI
Billeterie au visitor center : 3j = 31 jd sauf moins de 15 ans Valable encore le quatrième jour à condition de faire tamponner son billet.
Du visitor center à l’entrée du siq : 800m. Facile le matin car en légère descente et sous une température clémente mais un peu plus épuisante le soir après avoir autant marché dans le site. Cheval possible : 3 Jd . Pas utilisé.
Entre l’entrée du siq et le Kazneth ( premier monument ) : 1, 2 km . Conditions identiques. Calèche possible : 3JD . Non utilisée.
DONC : vous vous assurez déjà rien que pour atteindre le premier monument et le quitter au moins 4 km de marche . A ne pas négliger pour les personnes âgées et les enfants. Repas : seulement deux resto ( buffet) dans le site, pris d’assaut le midi par les groupes. Pas utilisés.
VISAS Pris sur place : 10JD par personne. Très facile et rapide, aucun formulaire à remplir. Payable uniquement en JD ; bureau de change à côté de l’immigration ouvert tout le temps.
PRESTATAIRE : ANNE : Coup de gueule ! ! ! ! ! ! ! 😠😠😠😠😠😠
Nous ne passons jamais par des intermédiaires pour nos voyages car je préfère m’occuper moi-même de mes réservations. « On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même » Cela allait se révéler encore plus vrai que prévu ! ! ! ! !
J’avais contacté Anne ( une française mariée à un jordanien et qui s’occupe de différentes prestations touristiques dans le pays) suite à un commentaire très louable sur le trek dans le désert du Wadi rum. On s’est contacté plusieurs fois, sa prestation dans le wadi me paraissant correcte. Nous nous sommes ensuite rencontré sur Paris . Elle m’a alors proposé d’apporter quelques modifications sur notre itinéraire et de s’occuper de modifier certains hôtels ( pour elle pas très corrects) . Sure d’elle qu’elle paraissait, je l’ai laissé sans occuper. Elle m’a alors proposer un forfait global comme suit :
Nuit à la GH de Dana en demi-pension Nuit au campsite de Rumana en pension compléte 4 nuits à l’hôtel sunset 2 nuits à l’hôtel Mo ab de Madaba Un guide dans la réserve de Dana pour la journée( et acheminement de nos bagages au campsite) Un guide bédouin pour le petit Pétra Un guide pour une journée à Pétra Les pique-niques pour les 4 jours à Pétra Un barbecue un soir avec musique bédouine Un dîner traditionnel dans la famille de son mari Le trek dans le Wadi 4 jours et 4 nuits
Ce ne fut ensuite qu’une longue suite de déboires, Anne n’arrivant plus rien à gérer dans le pays étant en passe d’être expulsée définitivement du pays pour pratiques illégales dans le tourisme. Bref, en résumé, des prestations non assurées ou mal assurées : guide pour seulement une demi-journée à Dana, pas d’acheminement de nos sacs prévu, retard du guide au petit Pétra, pas de guide à Pétra, le barbecue transformé en repas au Movienpick ( nous avons refusé de rajouter la différence de coût), hôtel non réservé à Madaba, hôtel et campsite de Dana réservé pour 3 et non 5 personnes... Soit un peu prés une catastrophe par jour ! 😕🏴☠️
Nous avons rencontré là-bas, deux couples de Français aussi pris en charge par Anne et qui on fait les frais également sur de nombreuses prestations de son incompétence.
Il va sans dire que nous avons fait réviser son tarifs et quand on lui a demandé de détailler chaque poste, le prix global a très bizarrement chuté de 800 e ! Elle voulait qu’on la règle avant le trek au wadi rum mais nous avons refusé car nous ne savions pas ce qui s’y passerait. Nous avons réglé à Ali le solde, nous aurions dû nous abstenir car cela incluait nos dernières nuits à Madaba qui n’étaient pas ou plus réservées. Nous avons convenu un remboursement en juin.
Nous avons réussi à chaque fois à nous débrouiller par nous même mais ici encore parce que nous sommes des voyageurs avertis mais qu’en aurait-il été si c’était notre premier voyage ? En conclusion : évitez Anne !
TREK DU WADI RUM : COUP DE CŒUR ! 🙂🙂🙂
Réservé auprés d’Anne. Tantôt elle le délègue à Ali, un bédouin du wadi, tantôt elle accompagne elle-même les touristes dans le désert avec son mari . Eddy lui a très clairement fait comprendre que ce n’était pas la peine de nous accompagner car sa présence aux vues des nombreuses péripéties, nous serait insupportable. Elle nous donc confiée à Ali pour notre plus grand bonheur .
La prestation pour 4 jours et 4 nuits : www.wadirumdesert.ca.cx prix : 70e par jour et par personne (+ pourboires) Guide : Ali et cuisinier Sliman Bagages transportées et disponible midi et soir Bivouac en tente ( decatlon) avec matelas et couvertures Pension complète et eau et thé à volonté
Le trek : organisation Départ vers 9 h après un solide petit-déjeuner Marche pendant 3h Pause déjeuner ( camp installé et repas prêt quand nous arrivions) jusqu’à 15h Marche entre 2h30 et 3h Installation au camp du soir Dîner Et belles nuits étoilées….
Concernant la marche : à notre rythme, avec toujours une pause en milieu de matinée et d’après-midi avec fruits ou biscuits… Ali nous avait demandé si nous voulions voir impérativement les sites les plus connus du wadi ( peintures rupestres….) nous lui avons laissé carte blanche car nous venions pour l’expérience et les paysages. Cela lui a permis de nous aménager l’itinéraire selon la situation climatique : canyon l’après –midi ….
Concernant les repas : en grosse quantité et toujours de qualité ! Maglouba, grillades, salades….fruits en dessert. On s’est régalé ! ! ! !
Concernant la vie au camp : nous prenions nos repas tous ensembles et Ali et Sliman ont aussi toujours veillé à ce que nous ayons nos moments en famille . Idem pendant la marche. Bref une super ambiance !
En conclusion : un grand moment de bonheur sans aucune ombre au tableau ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! FONCEZ !
HEBERGEMENT
Sheperd hôtel à Amman (jabal amman) Dans les guides annoncés comme calme et accueil chaleureux, pour nous ce fut accueil glacial et discothèque. Une double et une triple pour 80 Jd avec petit-déj. Chambres spacieuses et propres.
Olive Branch resort entre Jérash et Aljun 🙂 Une chambre pour 4 et un matelas : 60JD avec petit- dej. Accueil super chaleureux et convivial. Belle chambre propre et spacieuse au milieu d’un jardin fleuri. Vue magnifique sur les environs. Nous vous le recommandons !
Dana Guesthouse : coup de cœur ! ! ! ! 🙂🙂🙂 Génial ! ! Chambres avec balcon sur un magnifique panorama. Accueil super chaleureux, on s’y sent de suite chez soi. Salle de bain commune mais d’une propreté irréprochable. Prix facturé par Anne : 50e par personne en demi-pension
Rumana Campsite : énorme coup de cœur ! ! ! ! ! 🙂🙂🙂🙂 Un pur moment de bonheur ! ! ! ! ! ! ! Accessible à partir du village après une rando magnifique de 4h ou par une navette ( aucune voiture dans la réserve) Nichées sur un vaste plateau, de grandes tentes au milieu de nulle part, une tente bédouine pour le thé à volonté, un petit coin repas sous une tonnelle, des sanitaires ( pas d’eau chaude mais très propres) . Pas d’électricité. Dans les tentes : matelas, couvertures, draps. Un cadre idyllique, un accueil extraordinaire, des repas( sous forme de buffet) excellents et en abondance . Départ de nombreux sentiers de rando. Dépaysement assuré ! En pension complète, prix facturé par Anne : 60e par pers en pension complète, entrée réserve incluse.
Sunset hôtel à Pétra A 5mn à pied du visitor center. Chambre toute simple mais propre ( cependant pas très lumineuse). Un bon compromis entre le luxe des hô tels du secteur et ceux éloignés de wadi musa. Deux triples facturées par Anne : 75e la nuit (mais sur place : 40 la chambre) Petit dej buffet.
Bedouin garden hôtel à Aqaba (12km au sud) 😕 Souvent cité sur le forum, il nous a un peu déçu. 90 Jd pour une double et une triple en demi-pension. Bien situé à 100 m de la plage ; poissons multicolores par centaines. Chambres en bungalow mais à peine propres ! Location masque – tuba- palmes : 5 JD la journée
Pilgrim hôtel à Madaba 🙂 Très bien situé à côté de l’église St Georges. Accueil chaleureux Grande chambre pour 4, extrêmement propre, lumineuse . Petit dej buffet La patronne est au petit soin pour ses hôtes !
NOURRITURE
Le mensaf, l’houmos( purée de pois chiche) et le maglouba sont les plats les plus répandus. La viande est essentiellement le poulet.
Resto sur parking de Jerash 🙂 Buffet pour 6 JD Copieux, varié et accueil chaleureux pour cette première prise de contact avec la nourriture jordanienne. Ceci nous aura permis de tester les différents plats et d’éviter ensuite les mauvaises surprises. Repas sous une tonnelle. Un bon moment !
Le Taloubi prés du site de Béthanie Grand resto totalement impersonnel plutôt réservé aux groupes. Accueil sympa mais hors de prix : aucun plat à moins de 15 JD . On se contentera d’une salade ( tout de même à 6 jd)
Resto de l’hôtel Mariam à Madaba 8JD le buffet On y retrouve les plats traditionnels. Service impersonnel Bof….
Adel-halabi à Kerak En face du château. Petite gargote, petits prix et cuisine locale, accueil sympa : une bonne adresse ! Movienpick resort Pétra : buffet 🙂🙂 Le prix de 30 Jd est à la hauteur de la variéte, la qualité, l’abondance, la fraîcheur des plats et de l’accueil réservé ! Cadre superbe, un tantinet trop luxe pour nous. Le petit coup de folie du séjour
L’oriental à Pétra Pas très loin de l’hôtel sunset. Prix affichés TTC c’est rare ! Environ 7 JD pour un plat local très copieux. Accueil sympa.
Resto de l’hôtel bedouin Bof ! Ne pas oublier d’aller commander et de dire à quelle heure on veut être servi. Les gros appétits restent sur leur faim.
Complexe panoramique de la mer morte Cadre raffiné et accueil chaleureux pour des prix peu élevés. Excellent rapport qualité-prix
Mystic pizza à Madaba Proche église st Georges, trottoir en face. Petits prix, accueil super sympa, grosse pizza ou portion pâtes. Ouf ça change de l’houmos en fin de séjour !
CARNET DE ROUTE
1er avril :
Départ de Lyon via Madrid sans encombre. Arrivée à Amman à 19h, passage de l’immigration et délivrance du visa sans problème et prise en charge de la voiture.
On attend l’arrivée de Romain à 21h via Istanbul. A 21h30, nous prenons la route du centre d’Amman où se trouve l’hôtel que nous avons réservé et que nous trouverons avec beaucoup de difficultés après 1h30 de recherche tant la signalisation routière est inadaptée !
L’hôtel qui est annoncé dans le routard comme un havre de paix est animé d’une discothèque🏴☠️ ! Mais le sommeil aura rapidement raison de nous !
2 avril
Lever à 8h30 et petit déjeuner vers 9h30 ; il ne reste quasiment plus rien à manger : tollé général des ados !
Petite mise en route habituelle : trouver de l’eau minérale, des fruits, un guichet automatique et quitter Amman sans trop de galére. Nous avons fait le choix de ne pas visiter Amman souvent annoncée comme moyennement intéressante.
Arrivée à Jerash à 12h. Repas au resto situé sur le parking ( bizarre les garçons trouvent qu’ils vaut mieux manger avant d’attaquer la visite ? !) . Présenté sous forme de buffet, ce repas nous permettra de découvrir les différents plats du pays . On comprend très vite que l’houmos ne remporte pas tous les suffrages mais que le maglouba fera souvent l’affaire !
Visite du site sous une chaleur caniculaire. On apprécie tout particulièrement le théâtre, la place ovale et les colonnes du temple d’Artémis. Le site est très agréable et noyé dans le colza !
Passage prés de la forteresse d’Aljun.
On souhaitait se balader dans la Woodland réserve amis le prix de 7 JD pour un sentier de 2 kms, nous laisse sans voix !
Nuit à l’olive branch et longue discussion avec le patron très bavard mais ô combien charmant !
3 avril
Départ pour les châteaux du désert. Une longue journée de route pour somme toute pas grand chose…Le premier est ruiné. Le second Azraq ressemble plutôt à une forteresse. Le troisième, à notre goût le beau, Aqsar Amra est en plein désert . Bien conservé, on saisit ici plus le sens de ces châteaux destinés aux loisirs. De belles peintures .
A l’arrivée à l’hôtel, la voiture montre de plus en plus de signe de faiblesse. Premier déboire avec Alamo ( cf : transport).
Nuit à l’olive branch.
4 avril
Départ le long de la vallée du Jourdain pour la mer morte. On comprend que la mer morte est variment en passe de mourir quand on voit les dizaines kilomètres de serres agricoles le long du Jourdain et l’irrigation intensive. On aperçoit Israël de l’autre côté.
Visite du site du baptême du Christ : Béthanie. Nous sommes athées mais cette visite est symbolique et chargé d’histoire. Elle est guidée car trop proche de la frontière israëlienne ( un simple grillage). Très intéressant.
Route vers la mer morte. Nous modifions un peu l’itinéraire initial car Romain ne sera plus là en fin de séjour et rêve de flotter dans la mer morte. Nous choisissons un hôtel plutôt que la plage public pour pouvoir se rincer mais aussi profiter des piscines car le sel c’est bien pour flotter mais se rendre compte de la moindre écorchure aussi ! romain exulte : il flotte ! On se badigeonne aussi de boue noire et tirons quelques photos assez cocasses😊 ! Nous n’y restons que 30 mn puis nous profiterons des piscines.
Route panoramique vers Madaba.
Nuit au Mariam hôtel.
5 avril
Ce matin, nous commençons par la visite du mont Nébo ( Moïse annonçant la terre promise). Tout aussi symbolique que la veille mais moins intéressant et moins chargé d’émotions. Le lieu offre toutefois un magnifique panorama quoique brumeux sur Israël : nous sommes ici à 25 km de Jérusalem, 18 de Jéricho… autant de noms qui nous rappellent nos leçons d’histoire🙂 et de catéchisme🤪.
Route vers Kérak : une des citadelle des croisés. Une autre page d’histoire…Endommagé certes mais visite ludique grâce à de nombreux passages souterrains( emmener les lampes frontales et attention la tête !) musée très intéressant ; on s’y attarde au grand désespoir de Thomas ( l’anti-musée de la famille).
Déjeuner en face de la forteresse.
On continue la route des rois vers Dana. La route est tantôt sublime par ses paysages et panoramas époustouflants, tantôt monotone . A nouveau, la voiture montre des signes de faiblesse au niveau des freins ( et pourtant difficile de s’en passer dans la région !) . Le fait que tout le monde se retourne sur notre passage sonne la sonnette d’alarme. Coup de téléphone à Alamo qui sera à l’hôtel à notre arrivée.
Arrêt aux sources chaudes d’Afra. Louées par le routard ce n’est somme toute pas grand chose ! Lucie et moi nous sentirons très mal à l’aise quand les messieurs du cois viendront squattés prés de notre bassin…On décide toutes les deux de ne pas se baigner. La police touristique qui a compris notre souci, fera évacuer le bassin le temps de notre baignade .
Nuit dans le village de Dana( relancé par ce projet d’éco-tourisme), petit lieu enchanteur de quelques maisons en pierre et avec un somptueux panorama sur la vallée de Dana . La guesthouse est un vrai coin de paradis ! Sans parler de l’accueil ! On s’y sent chez nous.
Dîner super sympa où nous faisons la connaissance de deux couples de grenoblois et valentinois qui subissent eux aussi les incompétences de notre prestataire : Anne. Cette rencontre sera suivie d’une autre à Pétra et constituera une vraie force pour re –négocier le montant de notre forfait aux vues des prestations défaillantes ou inexistantes.
Seule ombre au tableau : aucune nouvelle d’Alamo ( cf plus haut).
6 avril
Lever 7h et la nouvelle voiture qui a l’air d’aplomb nous attend : est-ce la bonne ? Petit-déjeuner buffet très copieux.
Départ avec notre guide ( on gère au mieux le manquement d’Anne concernant l’acheminement de nos bagages) dans la réserve de Dana qui est très variée de par ses quatre écosystèmes différents : méditerranéen, steppe, subtropical et désertiques. On y compte 500 variétés de plantes et 300 espèces animales dont des loups, des hyènes, bouquetins ( nous n’en verrons que les traces) C’est parti pour 4h de marche au milieu des pistachiers, cyprès…Le guide est génial, aménage des pauses découvertes. Une très belle balade au milieu des roches ( un faux air de Cappadoce avec ses cheminée de fées..) .
Arrivée à 13h au camp où un solide déjeuner nous attend. Nous sommes enchantés par ce camp au milieu de nulle part, au panorama somptueux. Nous y sommes accueillis par le cuisinier et un vieux monsieur qui sert d’intendant, un personnage haut en couleurs qui fera le pitre avec les enfants la journée durant et ne ménagera pas ses efforts dans une partie de foot acharnée avec les garçons.
Nous devions repartir avec le guide l’après-midi en rando mais nouveau manquement d’Anne, il n’est prévu que pour le matin…
Pause thé sous la tente puis on part seul marcher, assez simple puisque fléché. Encore un beau moment à profiter de cette superbe nature.
Dîner, thé, échanges ….clôturent cette journée extraordinaire ! Nous sommes nostalgiques à l’idée de partir dés demain….
7 avril
Après une nuit dans un profond silence et le petit déjeuner, nous regagnons avec la navette notre voiture. Nouvelle surprise : Anne n’a réservé que pour 3 et non 5 personnes. Nous donnons ses coordonnées et ne démordons pas : pas question de payer !
Route vers le petit Pétra où nous sommes attendus pour une randonnée à 11h. On passe devant le château de Shoback que nous voyons de loin. Celui-ci étant encore plus endommagé que celui de Kérak, nous décidons de nous passer de sa visite d’autant plus qu’un car vient d’y débarquer. Quelques km après Shoback, nous bifurquons vers Beida : petite route panoramique de toute beauté !
Arrivée à l’heure au lieu de rendez-vous, nous patienterons trois quart d’heure : pas de guide, impossible de contacter Anne puis nous décidons de partir nous balader dans le petit siq.
A 12h, à notre retour, nous sommes accostés par un français qui vient de la part d’Anne nous dire que le guide est en retard : ah ben on n’avait pas remarqué !
Dans la demi-heure qui suit, nous partons en rando au milieu des rochers de Beida. Paysages extraordinaires mais quelques passages qui relèvent plus de l’escalade que de la rando. Nous sommes de retour 3h plus tard, un peu fatigués mais enchantés !
On rejoint le Sunset hôtel réservé et retrouvons Anne qui se confond en excuse pour les désagréments déjà rencontrés . Elle nous annonce aussi que sous la menace d’une expulsion, elle ne pourra organiser le barbecue prévu ni nous fournir de guide pour la visite demain de Pétra. L’aventure continue ! ! ! ! ! Eddy se fâche ! ! ! ! ! Elle nous propose le buffet du Movienpick moyennant supplément ( et quel supplément) ; nous refusons, elle finira par nous l’offrir, occasion pour nous de retrouver nos français et de passer une bonne soirée !
8 avril
On se lève le cœur plein d’entrain : aujourd’hui, on va découvrir PETRA ! ! ! ! ! ! ! 🙂
On part à 6h30 pour être sûr au moins ce premier jour d’être seuls dans le siq ! c’est réussi ! ! !On progresse seul dans ce siq long de 1, 2 km et enfin la vision tant attendue ( vous savez celle qui est dans tous les magazines et que vous vous dites : un jour j’y serai !) : le kazneth en arriére –plan de la faille. 🙂🙂
Longue pause photo et émotion ( petit pensée pour fifi) . Vous vous le demandez, vous qui lisez souvent mes carnets ? Eh ben, bien sûr que j’ai pleuré, vous me connaissez maintenant !
Pas de guide donc ; eh bien pour cette première journée : tant mieux ! Romain décide d’être notre guide pendant les trois jours et remplira son rôle avec mention très bien ! Il s’accapare le guide bleu et c’est parti. On décide de s’en tenir aujourd’hui à l’essentiel : Kazneth, tombeau de l’urne, théâtre, palais, cardo maximus, église byzanthine, temple aux colonnes bleues, qsar el-bint…et tout cela dans un magnifique décor de roches, montagnes… un univers de pierres dans la pierre, des tons bigarrés…Une splendeur…Les qualificatifs nous feront souvent défaut pour décrire notre émerveillement.
Je vais vous passer les commentaires et descriptions car les guides le font très bien . Sachez cependant que cette première journée se trouve sur le passage des foules donc il vaut mieux y aller comme nous très tôt, vous distancerez tout le monde .
Anne nous a commandé des pique-niques fournis par l’hôtel mais ils sont non seulement infâmes ( Romain vous dirait : « vous connaissez les sandwichs au pain ? »🏴☠️😠) mais peu copieux. Tollé général chez les ados !
Nous ne renouvelons pas l’expérience et annulerons les suivants, préférant faire quelques emplettes par nous mêmes à la petite supérette du coin. Cela fera beaucoup mieux l’affaire.
A 14h, nous entreprenons la montée au Deir, édifice imposant, l’un de nos préféré qui se mérite après 45 mn d’ascension et 800 marches ! cela se fait somme toute très bien. Longue pause en haut partagée entre la vue sur ce magnifique monument et le vaste panorama. Nous redescendons et nous dirigeons vers la sortie que nous atteindrons à 16h30. Nous comprenons que nous avons bien fait de venir tôt car la foule est maintenant dense et le soleil écrase un peu les monuments.
Repas avec les 2 couples rencontrés dans la famille d’Anne . Au menu ce soir : maglouba ( riz, poulet, légumes) et pâtisseries. Un excellent moment dans une charmante famille. Enorme fou rire quand nous nous apercevrons tous que si nous trouvons Anne très étrange dans ses comportements c’est aussi l’avis de sa belle famille.
9 avril
On décide de se ménager un peu avec un départ à 7h45.
Nous voilà partis avec notre propre pique-nique. Aujourd’hui au programme : la montée au sacrifice ( 30mn de bonne grimpette pour déboucher au lieu de sacrifice mais aussi sur un panorama à couper le souffle). Descente vers qsar el bint par le siq de wadi farasab : les roches moarées sont de toute beauté ! En route, différents monuments : celui du lion, triclinium du jardin, tombeau du soldat romain… Subtil mélange du l’Histoire et de la Nature …Au lieu de regagner directement qsar el bint, on bifurque vers El habis ( forteresse croisées), encore quelques kilométres de plus dans ce décor enchanteur . Aujourd’hui, nous sommes quasiment seuls au monde, on ne fera que croiser quelques personnes…Génial !
Encore une belle journée et des cuisses en béton ! Foi de podomêtre : 20 km par jour ! ! !
Demain dernier jour pour romain qui rentre ensuite en France alors on s’offre à nouveau la petite gourmandise de manger au buffet du Movienpick ! Une bonne soirée !
10 avril
Nous nous réveillons un peu fourbus …
Découverte d’un autre côté de Pétra. Balade ( attention avec quelques passages un peu plus périlleux pour ceux qui ont des difficultés à marcher) de toute beauté dans le wadi el mataba ( juste avant l’entrée du siq et de la police touristique, prendre à droite, descendre dans le wadi et passer dans tunnel, ensuite on suit le canyon) avec des passages qui nous rappellent Antelope canyon. Le matin, la lumière est superbe. On se retrouve proche du tombeau de Sextus Florentinus. Une de nos plus belles balades. Montée au haut lieu de la Khubta qui offre une vue imprenable sur le théâtre et le Kazneth. Deux heures à deux heures trente de rando mais en AR ( pas de boucle possible) dont 45 mn de montée (30mn par des marches) ;
Pique nique en haut .
Retour vers l’hôtel pour préparer le départ de Romain que son père et son frère remonteront sur Amman ( 5h aller-retour par l’autoroute) dans la nuit. C’est le cœur lourd que nous laissons s’envoler un élément de la tribu … 🙁🙁
Pétra en bref : un lieu idyllique non seulement pour ses monuments mais aussi par la beauté de la Nature. Un désert et des roches aux multiples couleurs. Des randonnées variées à l’infini ( nous aurions pu rester encore au moins deux jours). Bref un lieu les plus fabuleux qui nous a été donné de voir depuis notre courte carrière de voyageurs pour son alliance de vieilles pierres et de pierres…
11-12-13-14 avril
Romain est parti…Nous quittons Pétra vers le Wadi rum . Les hommes sont un peu fatigués par la route faite cette nuit… dans la voiture le silence est de mort, tous affecté par ce départ. Nous sommes aussi un peu inquiet de savoir sil aura géré aussi bien son retour seul en avion que son aller.
Notre deuxième inquiétude est dans le fait d’avoir confié à Anne l’organisation de notre séjour dans le désert. Alors on croise les doigts…
Nous arrivons au visitor center à 10h30 comme prévu et Ali nous attend. D’un premier coup d’oeil nous sommes rassurés par ce grand gaillard tout mince… le contact est passé de suite. Accueil chaleureux autour d’un thé. On charge nos sacs et départ en 4x4 jusqu’au milieu de l’immense plaine désertique non sans avoir attendu le sms tant attendu de Romain nous confirmant son arrivée ( nous savions qu’après nous n’allions plus avoir de réseau pendant 4 jours) . Nous sommes accompagnés pour cette aventure d’Ali, le guide, un bédouin qui a toujours vécu sous tente avec sa famille nomade dans le wadi, de Sliman, un jeune homme très discret, chargé de déménager le camp chaque midi et soir et de cuisiner et enfin de Naba’han le lévrier d’Ali ! (j’avoue mon coup de foudre, pour qui les enfants m’accuseront ( si, si ils ont osés !😕) de porter plus d’intérêt qu’à leur égard) . Avec Naba’han, nous ne nous quitterons plus ! Et ali finira par dire qu’il était temps que je parte car j’allais vraiment donner de mauvaises habitudes à son chien. Thomas ira jusqu’à m’avouer que j’ai très bien su élever mes enfants ( c’est déjà ça ! 😛) mais que je suis une catastrophe avec les animaux😕 … le pire…. : c’est vrai 😊😛😏!
Une première pause déjeuner dans un décor de rêve !
Reprise de la marche et arrivée à notre premier camp à 18h. C’est blotti dans une faille de montagne que nous passerons notre première nuit et goûteront les saveurs de notre premier dîner autour d’un feu …première nuit étoilée, c’est merveilleux….
C’est à ce rythme de marche, de découvertes, de décors sans cesse renouvellés sable blanc, jaune, rouge, des canyons, des falaises, arches… que nous vivrons nos quatre jours dans ce prodigieux désert, loin du monde et de la civilisation, sans croiser personne, en apprenant combien la Nature est fragile, l’eau précieuse ….et tant d’autres choses qui sont des sentiments vécus au plus profond de nous même et ici intranscriptible. Rencontre avec un homme fabuleux, drôle, sensible et tellement professionnel. Aucun manquement, aucun impairs .
15 avril
Après notre dernière nuit agitée par une tempête de sable, nous retournons chez Ali. C’est alors le moment des adieux … séquence émotion au moment où on a l’impression de quitter un ami de longue date, séquence larmes quand je prodigue les dernières caresses à celui que j’appelai déjà « mon chien ». On monte dans la voiture, la gorge nouée et les yeux encore émerveillés de cette belle aventure à jamais gravée en nous. Silence imposant jusqu’à Aqaba avec la maigre consolation de se dire qu’enfin nous allons nous doucher …
Nous arrivons à 12h30 et sommes un peu déçus de l’hôtel bédouin si souvent cité sur le forum . Certes bien placé, il est cher pour ce qu’il propose : des chambres minuscules et loin d’être propre avec une salle de bain, allez j ‘ose, minable ! Nous restons car nous n’avons pas du tout envie de partir en chasse d’un autre hôtel.
Après-midi snorkelling . En voyant la plage, nous sommes sceptiques sur la splendeur des fonds marins que nous allons découvrir. On se jette à l’eau, grr, c’est froid ….Très vite, nous sommes enchantés : des coraux, des poissons multicolores… les garçons se découragent assez vite quand ils verront qu’il y a des méduses . Lucie et moi sommes poussées par notre curiosité d’en voir toujours plus et plus loin… Nous batifolons de récif en récif pendant 2 heures, fascinant monde marin et pourtant j’ai horreur des aquariums. Nous trouvons très vite le truc de nous avancer à l’emplacement des bateaux à fond de verre, c’est très payant.
Le soir, et après une bonne douche( je ne pensais pas avoir emmener la moitié du sable du wadi dans mes cheveux😕), retour à la civilisation avec une petit balade dans le centre d’aqaba : bof pas grand intérêt !
Première nuit loin du désert, on a le blues…
16 avril
On demande à Anne s’il est possible d’annuler une nuit à Madaba afin de rester un jour de plus à profiter des fonds marins d’Aqaba mais la réponse est sans appel, ce que nous comprenons fort bien, impossible d’annuler et c’est payé !
Nous quittons donc Aqaba vers Madaba par la route de la mer morte.
Arrêt au complexe panoramique de la mer morte avec certes une vue imprenable sur les lieux mais au musée somme toute pas très intéressant. Resto sympa.
Nous arrivons à 14h à Madaba sous une pluie battante et 13°. Super surprise à l’hôtel, le patron nous annonce qu’Anne a annulé la chambre et qu’il n’y a plus de place ! On n’y perd notre latin. Finalement, on trouve une chambre super sympa au Pilgrim hôtel. Et dire qu’on a quitté les 30° d’Aqaba pour ce temps pourri à Madaba. Le temps nous rebute, on renonce au circuit des mosaïques en ville.
17 avril
On souhaitait finir le séjour par une journée farniente dans un complexe de la mer morte mais la météo ne nous en laissera pas la chambre, en effet, il ne pleut plus mais il fait froid. Adieu le bon plan… On entreprend donc la visite des différents emplacements des mosaïques. De belles fresques !
Déjeuner dans une pizzeria pour se changer un peu de l’houmos et du maglouba.
Après-midi à Machéronte qui ne vaut le déplacement que pour le panorama et beaucoup d’imagination pour s’imaginer qu’il y a eu un jour un château ici ! On comptait faire quelques achats mais décidément l’artisanat est vraiment pauvre.
Dernier repas .
18 avril
Retour en France via Madrid et les effets glacés d’un surboocking sauvage ! ( cf transport)
CONCLUSION
On a adoré : Pétra pour son mélange subtil de vieilles pierres et de pierres ! Et ses innombrables randonnéesL’expérience dans le désert du Wadi rum avec Ali, avec ses paysages à couper le souffle et la vie en totale isolement. C’est beau, c’est grand, ça vide la tête ! Pour moi : le chien d’Ali ! La réserve de Dana pour ses paysages variés et pour s’être senti seul au monde au Rumana campsite
On a aimé : L’hospitalité, l’accueil et l’humour des jordaniens Un si petit pays mais aussi varié ! Le fun de flotter dans la mer morteLes fonds marins de la mer rouge
On a moins aimé :Le coup de la vie élevée Le manque d’indications routières
On a détesté :Avoir fait confiance à Anne, ses manquements, ses mauvais plans, son incompétence ! Passez votre chemin 😠😠😠😠La compagnie de voiture de location Alamo et ses voitures pourries !
Portraits d'Ouzbékistan
1. Un consul pas comme les autres
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Islande - Août 2005
Beaucoup, beaucoup d'hésitations avant de poster ce carnet de voyage ... Que pourrais-je donc bien ajouter d'intéressant aux infos et aux impressions de Christian et Marie-Françoise (membre VF Chris51) ? Avec leur magnifique site, ils ont mis la barre vraiment très haut !
Quant au site de Yann Pichon, il est également incontournable pour bien préparer son voyage. Bourré d'informations très pratiques et très concrètes.
Ces 2 sites sont très complémentaires.
Je vais donc commencer par leur rendre hommage et par les remercier vivement de leurs conseils et de leur aide. Sans eux, jamais nous ne serions partis en Islande ... En fait, on n'en aurait même jamais eu l'idée !...
Voici donc notre histoire.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35
ISLAND TOURS :
Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !
BUDGET :
La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.
Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...
HEBERGEMENT :
Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se gén��raliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...
Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.
Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...
Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !
On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.
Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.
REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!
Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)
Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre
Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.
Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).
Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!
Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...
3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)
SITES :
Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits
Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.
Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.
Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !
Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...
Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.
Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la tôle ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...
Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.
Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...
Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -
GUIDES :
Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire à haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.
DIVERS :
L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!
On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners
On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...
En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.
Voici donc notre histoire.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35
ISLAND TOURS :
Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !
BUDGET :
La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.
Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...
HEBERGEMENT :
Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se gén��raliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...
Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.
Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...
Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !
On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.
Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.
REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!
Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)
Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre
Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.
Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).
Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!
Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...
3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)
SITES :
Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits
Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.
Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.
Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !
Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...
Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.
Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la tôle ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...
Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.
Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...
Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -
GUIDES :
Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire à haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.
DIVERS :
L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!
On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners
On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...
En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.










