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Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants
Bonjour à tous,
Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Sénégal, c'est fini, plus jamais
bonjour
de retour d un voyage au Sénégal, je voulais savoir pourquoi appelle t on ce pays "pays de la teranga"n y ayant croiser moi meme que des personnes qui m y ont arnaquer ou ont essayer, et n ayant croiser que des menteurs et menteuses comme si il était tout a fais normal de mentir continuellement, je n ai eu qu une seule impressions c est d etre une veritable cible a qui on feras tout pour faire cracher un maximum d argent sous divers prétexte, arnaque a l amitiee et amour aussi, je pense que c était la teranga en 1960 mais plus pour la nouvelle generation qui pensent que tous les toubabs sont riches peut etre?Quelqu un pourrais m expliquer si je me trompes sur ce pays et sa population svp?
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Circuit au Monténégro en juillet
Bonjour à tous,
Nous désirons partir, mon amie et moi, au Monténégro à la mi-juillet pour une durée de 12-14 jours environ. Nous aimerions réaliser un circuit de 8jours et ensuite rester 4-5 jours dans une ville côtière pour profiter de la plage, plongée sous-marine, etc.
Voilà ce qu'on prévoyait :
1. Arrivée à l'aéroport de Tivat et direction Kotor 2. Bouches de Kotor 3. Kotor -> Njegusi -> Mont Lovcen -> Cetinje -> Podgorica 4. Podgorica -> Kolasin -> Biogradska Gora 5. Biogradska Gora -> Parc National de Durmitor et canyon de la Tara 6. Parc National de Durmitor et canyon de la Tara 7. Lac de Skadar
Qu'en pensez-vous ? Est-ce faisable ? Je peux bien entendu rajouter 1 jour ou 2 pour prendre le temps et ne pas devoir courir chaque fois entre les différentes visites. Le but n'est pas de faire le plus de choses en moins de temps possibles.
Avez-vous des idées pour séjourner 2 nuits à Kotor, 1 nuit à Podgorica, 1 nuit à Kolasin et 2 nuits à Zabljak ? Et pour le reste du séjour en ville côtière, vous me conseillez Budva, Petrovac, Ulcinj, Bar ou autre ? Si possible un lieu un peu préservé du tourisme de masse et à des prix raisonnables.
Merci d'avance.
Nous désirons partir, mon amie et moi, au Monténégro à la mi-juillet pour une durée de 12-14 jours environ. Nous aimerions réaliser un circuit de 8jours et ensuite rester 4-5 jours dans une ville côtière pour profiter de la plage, plongée sous-marine, etc.
Voilà ce qu'on prévoyait :
1. Arrivée à l'aéroport de Tivat et direction Kotor 2. Bouches de Kotor 3. Kotor -> Njegusi -> Mont Lovcen -> Cetinje -> Podgorica 4. Podgorica -> Kolasin -> Biogradska Gora 5. Biogradska Gora -> Parc National de Durmitor et canyon de la Tara 6. Parc National de Durmitor et canyon de la Tara 7. Lac de Skadar
Qu'en pensez-vous ? Est-ce faisable ? Je peux bien entendu rajouter 1 jour ou 2 pour prendre le temps et ne pas devoir courir chaque fois entre les différentes visites. Le but n'est pas de faire le plus de choses en moins de temps possibles.
Avez-vous des idées pour séjourner 2 nuits à Kotor, 1 nuit à Podgorica, 1 nuit à Kolasin et 2 nuits à Zabljak ? Et pour le reste du séjour en ville côtière, vous me conseillez Budva, Petrovac, Ulcinj, Bar ou autre ? Si possible un lieu un peu préservé du tourisme de masse et à des prix raisonnables.
Merci d'avance.
Partir en vacances au Gabon
Bonjour, je suis une jeune femme de 20 ans, j'aimerai partir 15 jours au Gabon dans le quartier Charbonnage (je serais herbérgée chez mon campagnon gabonais).
Le soucis c'est que je n'ai jamais voyagé en dehors de la France, j'appréhende donc un peu.
J'aurais voulu savoir comment sont perçus les francais au Gabon, s'il n'est pas risqué pour une femme blonde de se balader toute seule dans la rue ? Mon compagnon m'a beaucoup parlé des crimes rituels ce qui ne m'a pas rassuré du tout.
J'aimerai pouvoir lire les témoignages de personnes parties vivre la-bas ou qui ont simplement voyagé. Et également les avis et commentaires de gabonais. Toutes les informations sur ce pays seront les bienvenues.
Merci beaucoup
Départ de Tel Aviv - Ben Gourion: interrogatoire de 45 minutes
Bonjour à tous ,
Un collègue revient d' Israel suite à un deplacement professionnel pour assistance technique aupres d'une société partenaire. Il vient de me narrer une experience qui a mis ses nerfs à rude épreuve. Pas vraiment de difficultés à l'arrivée mais au retour il a subi un interrogatoire de plus de trois quarts d'heure à l'aéroport Ben Gourion en dépit d'avoir indiqué la raison d eson voyage le nom de sa société , le nom du partenaire local , des personnes israeliennes avec qui il avait travaillé ( elles ont été appelées par telephone pour vérification ) Il a du expliquer en quoi consistait sa mission , decrire quels essais techniques avaient été réalisés , laisser verifier le contenu de son PC portable et de sa clef USB ou il avait copié les resultats et mesures effectués en commun . Et pour finir fouille de sa valise .
Le partenaire lui avait également remis un certificat/justificatif à montrer aux autorités pour eviter ce genre de deconvenue en cas de contrôle , document qui n'a servi à rien finalement. Visiblement ce n'est pas le pays ou la confiance règne.
Le personnel est resté aimable mais ferme . Plein de questions stupides et questions aussi sur d'eventuels deplacements dans les pays voisins .
Charmant pays qui se revendique le seul democratique au Moyen Orient !!
Un collègue revient d' Israel suite à un deplacement professionnel pour assistance technique aupres d'une société partenaire. Il vient de me narrer une experience qui a mis ses nerfs à rude épreuve. Pas vraiment de difficultés à l'arrivée mais au retour il a subi un interrogatoire de plus de trois quarts d'heure à l'aéroport Ben Gourion en dépit d'avoir indiqué la raison d eson voyage le nom de sa société , le nom du partenaire local , des personnes israeliennes avec qui il avait travaillé ( elles ont été appelées par telephone pour vérification ) Il a du expliquer en quoi consistait sa mission , decrire quels essais techniques avaient été réalisés , laisser verifier le contenu de son PC portable et de sa clef USB ou il avait copié les resultats et mesures effectués en commun . Et pour finir fouille de sa valise .
Le partenaire lui avait également remis un certificat/justificatif à montrer aux autorités pour eviter ce genre de deconvenue en cas de contrôle , document qui n'a servi à rien finalement. Visiblement ce n'est pas le pays ou la confiance règne.
Le personnel est resté aimable mais ferme . Plein de questions stupides et questions aussi sur d'eventuels deplacements dans les pays voisins .
Charmant pays qui se revendique le seul democratique au Moyen Orient !!
Retour du Yemen, femme solo
Bonjour à tous,
Juste pour faire un petit retour sur la situation récente au Yemen. Je suis partie deux semaines en solo fin décembre/ début janvier. Comme vous l'aurez sans doute déjà lu sur d'autres post, c'est un pays merveilleux, qui mele à la fois paysages grandioses, une population ultra accueillante (sans etre oppressante comme ca peut être le cas au Maghreb), des modes de vie tres traditionnels, une architecture remarquable, etc...
Comme je m'y attendais, malgré la carte toute rouge de la MAEE, je me suis sentie au Yemen bien plus en sécurité que dans de nombreux autres pays (comme le Mexique par exemple, où l'on risque sans doute beaucoup plus pour ses biens et sa personne, mais ce n'est pas le fait de terroristes islamistes... et la carte est toute verte sur le site de la MAEE).
Il y a une réelle incompréhension des yemenites face à la désertion touristique, et effectivement tous les etablissements et infrastructures qui avaient commencé à fleurir avant les années 2000, sont aujourd'hui pour la plupart à l'abandon et font peine à voir. Les Yemenites accusent les medias d'avoir desservi leur cause, et les inevitables amalgames islam/terrorisme/danger. Je ne cherche pas à minimiser les problemes qui existent sans doute au Yemen. Certaines zones sont bien sur à éviter et de toute façon prohibées, notamment au Nord du pays, en raison d'affrontements locaux. Mais dans toutes les zones ou on vous laissera aller, on se sent particulièrement en sécurité.
Et puis la grande surprise, c'est la facilité surprenante avec laquelle on obtient son visa. Aucune remarque sur le fait d'y aller en tant que femme seule. Pas de demande de contacts sur place, d'agences. Ni meme de réservation d'hotel... Juste déposer la demande à l'ambassade où une yemenite souriante a pris mon dossier (qui etait déposé en plus par une tierce personne) et quatre jours plus tard c'etait bon.
En ce qui concerne les permis pour les différentes zones que vous voulez visiter, il s'agit d'une simple formalité qui prend 30mn aupres d'un fonctionnaire aimable au beau milieu de la veille ville de sanaa. Rien de bien contraignant. Il faut juste avoir une idée assez précise de son parcours. Si ce n'est pas le cas, faire un panning provisoire qu'il sera toujours possible de modifier aupres des polices touristiques locales. Aucun probleme pour voyager en tant que femme seule. Aucune remarque ou quoi. Pas de probleme pour utiliser les taxis partagés. Il faut montrer patte blanche aux check points sur la route (qui sont assez nombreux), parfois 5 à 10 mn d'attente, et c'est tout. Les yemenites sont très tolérants au niveau du foulard. Pas besoin d'en porter un dans Sanaa. J'ai l'impression que ça n'aurait pas choquer non plus les gens dans les autres villes, mais personnellement je me sentais plus a l'aise avec en dehors de sanaa.
Mon parcours: sana'a, shibam/kawkaban (au nord de sanaa), Hadramout (seyyun, shibam, Sif), Manakha (et autres villages des Haraz moutains). Je n'ai donc pas d'infos sur Aden, ou Socotra. Si vous avez peu de temps, je conseillerai en priorité les Haraz mountains qui pour moi offrent les paysages les plus extraordinaires. Il n'est toujours pas possible de rejoindre l'hadramout par la route. Une fois sur place je n'ai pas réussi à échapper à la police locale qui m'attendait à la descente de l'avion et qui m'a flanqué un garde du corps armé pour deux jours. Je n'ai pas réussi à leur faire comprendre que je voulais voyager en taxi partagé, et comme à ce moment là je ne savais pas s'il y avait de toute façon des taxis partagés pour Sif, apres une heure de negociation j'ai fini par accepté un chauffeur que la police me proposait pour un prix somme toute raisonnable. Je pense qu'en insistant un peu plus ils m'auraient laisser y aller en taxis partagés (qui existent bien pour se rendre à Sif). De facon générale, la plupart des gens de la police touristique que j'ai croisé se sont montrés tres sympathiques. A Seyyun le chef a meme fini par me laisser vadrouiller seule (sans garde du corps) jusqu'à Shibam le deuxieme jour. En comparaison des Haraz, j'ai été un petit peu déçue par Shibam/kawkaban (au nord de Sanaa, pas le shibam de l'hadramout qui lui vaut bien le détour). Si vous passer par là néenmoins, ca vaut le coups de faire un arret chez l'innénarable Yahyah à Kawkaban, que plusieurs membres de ce forum connaissent (j'y ai retrouvé la trace de Phil64 dans les beaux portraits à l'aquarelle de Yahyah et sa fille Fatima!).
Alors rapport au qat, la plante qui lobotomise une bonne moitié de la gente masculine du pays, il sera difficile d'y échapper. Personnellement, a part m'avoir permis l'expérience sensorielle du ruminant, ça ne m'a fait aucun effet, et je dois peut-etre m'en estimer heureuse car pour certains autres voyageurs, ça s'est fini au petit coin. Apres enquete, il faut persévérer sur plusieurs heures de machouillage pour atteindre un etat correspondant à un join... si tout se passe bien!
Au final, j'ai envie de dire qu'on peut difficilement trouver un pays plus propice au voyage: démarches faciles, population accueillante, dépenses très limitées sur place, très riche culturellement, paysagement, architecturalement, suffisemment de gens qui baragouine en anglais, dépaysement garanti...
Quelques petites images attachées pour conclure sur la beauté de l'Arabie Heureuse...
Bon voyage!
Juste pour faire un petit retour sur la situation récente au Yemen. Je suis partie deux semaines en solo fin décembre/ début janvier. Comme vous l'aurez sans doute déjà lu sur d'autres post, c'est un pays merveilleux, qui mele à la fois paysages grandioses, une population ultra accueillante (sans etre oppressante comme ca peut être le cas au Maghreb), des modes de vie tres traditionnels, une architecture remarquable, etc...
Comme je m'y attendais, malgré la carte toute rouge de la MAEE, je me suis sentie au Yemen bien plus en sécurité que dans de nombreux autres pays (comme le Mexique par exemple, où l'on risque sans doute beaucoup plus pour ses biens et sa personne, mais ce n'est pas le fait de terroristes islamistes... et la carte est toute verte sur le site de la MAEE).
Il y a une réelle incompréhension des yemenites face à la désertion touristique, et effectivement tous les etablissements et infrastructures qui avaient commencé à fleurir avant les années 2000, sont aujourd'hui pour la plupart à l'abandon et font peine à voir. Les Yemenites accusent les medias d'avoir desservi leur cause, et les inevitables amalgames islam/terrorisme/danger. Je ne cherche pas à minimiser les problemes qui existent sans doute au Yemen. Certaines zones sont bien sur à éviter et de toute façon prohibées, notamment au Nord du pays, en raison d'affrontements locaux. Mais dans toutes les zones ou on vous laissera aller, on se sent particulièrement en sécurité.
Et puis la grande surprise, c'est la facilité surprenante avec laquelle on obtient son visa. Aucune remarque sur le fait d'y aller en tant que femme seule. Pas de demande de contacts sur place, d'agences. Ni meme de réservation d'hotel... Juste déposer la demande à l'ambassade où une yemenite souriante a pris mon dossier (qui etait déposé en plus par une tierce personne) et quatre jours plus tard c'etait bon.
En ce qui concerne les permis pour les différentes zones que vous voulez visiter, il s'agit d'une simple formalité qui prend 30mn aupres d'un fonctionnaire aimable au beau milieu de la veille ville de sanaa. Rien de bien contraignant. Il faut juste avoir une idée assez précise de son parcours. Si ce n'est pas le cas, faire un panning provisoire qu'il sera toujours possible de modifier aupres des polices touristiques locales. Aucun probleme pour voyager en tant que femme seule. Aucune remarque ou quoi. Pas de probleme pour utiliser les taxis partagés. Il faut montrer patte blanche aux check points sur la route (qui sont assez nombreux), parfois 5 à 10 mn d'attente, et c'est tout. Les yemenites sont très tolérants au niveau du foulard. Pas besoin d'en porter un dans Sanaa. J'ai l'impression que ça n'aurait pas choquer non plus les gens dans les autres villes, mais personnellement je me sentais plus a l'aise avec en dehors de sanaa.
Mon parcours: sana'a, shibam/kawkaban (au nord de sanaa), Hadramout (seyyun, shibam, Sif), Manakha (et autres villages des Haraz moutains). Je n'ai donc pas d'infos sur Aden, ou Socotra. Si vous avez peu de temps, je conseillerai en priorité les Haraz mountains qui pour moi offrent les paysages les plus extraordinaires. Il n'est toujours pas possible de rejoindre l'hadramout par la route. Une fois sur place je n'ai pas réussi à échapper à la police locale qui m'attendait à la descente de l'avion et qui m'a flanqué un garde du corps armé pour deux jours. Je n'ai pas réussi à leur faire comprendre que je voulais voyager en taxi partagé, et comme à ce moment là je ne savais pas s'il y avait de toute façon des taxis partagés pour Sif, apres une heure de negociation j'ai fini par accepté un chauffeur que la police me proposait pour un prix somme toute raisonnable. Je pense qu'en insistant un peu plus ils m'auraient laisser y aller en taxis partagés (qui existent bien pour se rendre à Sif). De facon générale, la plupart des gens de la police touristique que j'ai croisé se sont montrés tres sympathiques. A Seyyun le chef a meme fini par me laisser vadrouiller seule (sans garde du corps) jusqu'à Shibam le deuxieme jour. En comparaison des Haraz, j'ai été un petit peu déçue par Shibam/kawkaban (au nord de Sanaa, pas le shibam de l'hadramout qui lui vaut bien le détour). Si vous passer par là néenmoins, ca vaut le coups de faire un arret chez l'innénarable Yahyah à Kawkaban, que plusieurs membres de ce forum connaissent (j'y ai retrouvé la trace de Phil64 dans les beaux portraits à l'aquarelle de Yahyah et sa fille Fatima!).
Alors rapport au qat, la plante qui lobotomise une bonne moitié de la gente masculine du pays, il sera difficile d'y échapper. Personnellement, a part m'avoir permis l'expérience sensorielle du ruminant, ça ne m'a fait aucun effet, et je dois peut-etre m'en estimer heureuse car pour certains autres voyageurs, ça s'est fini au petit coin. Apres enquete, il faut persévérer sur plusieurs heures de machouillage pour atteindre un etat correspondant à un join... si tout se passe bien!
Au final, j'ai envie de dire qu'on peut difficilement trouver un pays plus propice au voyage: démarches faciles, population accueillante, dépenses très limitées sur place, très riche culturellement, paysagement, architecturalement, suffisemment de gens qui baragouine en anglais, dépaysement garanti...
Quelques petites images attachées pour conclure sur la beauté de l'Arabie Heureuse...
Bon voyage!
Logement à Cotonou pour six personnes?
Bonsoir,
Nous sommes 6 etudiants infirmiers français et nous seront en stage au CNHU de cotonou nous arrivons le 9 fevrier 2010 a 2h00 et nous repartons le 14 mars 2010. On a eu des propositions mais on a peur de se faire avoir en envoyant des cautions !! Est ce que quelqu un pourrait nous aider a nous loger pres de cotonou de preferance merci bonne journée
Nous sommes 6 etudiants infirmiers français et nous seront en stage au CNHU de cotonou nous arrivons le 9 fevrier 2010 a 2h00 et nous repartons le 14 mars 2010. On a eu des propositions mais on a peur de se faire avoir en envoyant des cautions !! Est ce que quelqu un pourrait nous aider a nous loger pres de cotonou de preferance merci bonne journée
Budget pour un mois en Iran?
Salut à tous.
Nous partons en Iran vendredi, et voudrions savoir quelle somme il nous faut prévoir pour ce voyage d'un mois.
Merci d'avance pour vos informations.
Merci d'avance pour vos informations.
Quel pays choisir pour un premier voyage en Afrique noire?
Salut à tous,
Je viens solliciter les connaisseurs de l'Afrique Noire.
Pour un premier voyage dans cette région du globe, quel pays pourriez vous conseiller?
Mes goûts s'orientent en général vers :
- Les villes bouillonnantes, vivantes où flâner et sortir un peu,
- Les campagnes et les marchés populaires,
- Les minorités ethniques,
- Les paysages,
- Les rencontres,
...
Merci de me faire partager vos passions.
Il pourrait être intéressant de préciser que je souhaiterais partir en Septembre/Octobre pour environ 3 semaines et seul. Je n'ai pas un énorme budget..Voyage en mode routard/Backpaker avec un minimum de confort et de sécurité.
Merci de me faire partager vos passions.
Il pourrait être intéressant de préciser que je souhaiterais partir en Septembre/Octobre pour environ 3 semaines et seul. Je n'ai pas un énorme budget..Voyage en mode routard/Backpaker avec un minimum de confort et de sécurité.
Meilleur itinéraire Paris-Syrie en voiture?
Bonjour à tous:
je pense effectuer le voyage paris- Syrie en voiture cet été 2009 (vers le 25 juillet, retour 28 aout) C'est la première fois que j'envisage ce voyage. Ma femme et mes enfants prennent l'avion, car ils ne sont pas très emballés par cette idée. Mais, moi, je suis décidé d'y aller en voiture, donc je cherche les meilleurs itinéraires possibles.
Après des longs moments passés sur le net (forums, sites spécialisés) il me semble que le meilleur compromis: temps, sécurité, confort...est le suivant:
1° étape: Paris- Ancona en Italie (1300Km) faisable en 12 à 15h environs (en comptant les arrêts, pauses, bouffe...); l'idéal est de partir de Paris à minuit pour arriver à Ancone avant 17h, l'heure de départ de ferry vers la Grèce.
2° étape: Traversée Ancona (Italie) - Igoumenitsa (Grèce): 16h de temps (si départ 17h, arrivée à 8h55) http://www.ferries-greece.com/
3° étape: Igoumenitsa- Istanbul (800km environ): si je pars de Igoumenitsa vers 10h, j'espère arriver à Istanbul le soir de 26 juillet avnt 22h. - et je compte passer la nuit à l'hôtel.
4° étape: Isambul- frontières de la Syrie: 900km environ: Si je pars d'Istanbul tôt, vers 5h, j'espère y arriver aux alentours de 18h du 27 juillet.
5° et dernière étape: Frontières- Ma ville (Homs) 250Km environ.
Voilà, mais tout ça est théorique, je n'ai jamais fait ce voyage auparavant, je ne connais pas du tout ni la Grèce ni la Turquie.
Si quelqu'un a déjà fait ce voyage, ou un Intérimaire dans ses pays, je lui serais reconnaissant des conseils et des remarques du vécu. (les meilleures routes à prendre, zones à éviter parce que dangereuse ou difficile à circuler par exemple...) D'autres questions m'interpellent aussi, comme par exemple: faut-il reserver sur le Ferry à l'avance ou bien on le fait sur place? Pareil pour l'hôtel à Istanbul?
D'autre part, si quelqu'un veut aller en Syrie dans cette période, il y a une possibilité de partir ensemble. Ce serait mieux de partir accompagné avec une, deux ou trois personnes. La voiture est très confortable (Bmw X5 année 2008)
Si vous avez des conseuils, des suggestions...je suis preneur avec un grand merci à l'avance.
je pense effectuer le voyage paris- Syrie en voiture cet été 2009 (vers le 25 juillet, retour 28 aout) C'est la première fois que j'envisage ce voyage. Ma femme et mes enfants prennent l'avion, car ils ne sont pas très emballés par cette idée. Mais, moi, je suis décidé d'y aller en voiture, donc je cherche les meilleurs itinéraires possibles.
Après des longs moments passés sur le net (forums, sites spécialisés) il me semble que le meilleur compromis: temps, sécurité, confort...est le suivant:
1° étape: Paris- Ancona en Italie (1300Km) faisable en 12 à 15h environs (en comptant les arrêts, pauses, bouffe...); l'idéal est de partir de Paris à minuit pour arriver à Ancone avant 17h, l'heure de départ de ferry vers la Grèce.
2° étape: Traversée Ancona (Italie) - Igoumenitsa (Grèce): 16h de temps (si départ 17h, arrivée à 8h55) http://www.ferries-greece.com/
3° étape: Igoumenitsa- Istanbul (800km environ): si je pars de Igoumenitsa vers 10h, j'espère arriver à Istanbul le soir de 26 juillet avnt 22h. - et je compte passer la nuit à l'hôtel.
4° étape: Isambul- frontières de la Syrie: 900km environ: Si je pars d'Istanbul tôt, vers 5h, j'espère y arriver aux alentours de 18h du 27 juillet.
5° et dernière étape: Frontières- Ma ville (Homs) 250Km environ.
Voilà, mais tout ça est théorique, je n'ai jamais fait ce voyage auparavant, je ne connais pas du tout ni la Grèce ni la Turquie.
Si quelqu'un a déjà fait ce voyage, ou un Intérimaire dans ses pays, je lui serais reconnaissant des conseils et des remarques du vécu. (les meilleures routes à prendre, zones à éviter parce que dangereuse ou difficile à circuler par exemple...) D'autres questions m'interpellent aussi, comme par exemple: faut-il reserver sur le Ferry à l'avance ou bien on le fait sur place? Pareil pour l'hôtel à Istanbul?
D'autre part, si quelqu'un veut aller en Syrie dans cette période, il y a une possibilité de partir ensemble. Ce serait mieux de partir accompagné avec une, deux ou trois personnes. La voiture est très confortable (Bmw X5 année 2008)
Si vous avez des conseuils, des suggestions...je suis preneur avec un grand merci à l'avance.
Trouver ou bricoler des barres de toit dans l'Ouest américain?
Bonjour,
Nous allons louer un 4X4 (probablement un Dodge Durango) pour 5 et nous aurons pas mal de matériel car nous allons camper.
Je me disais que ce serait cool d'en caser une partie sur le toit...La voiture du même type louée il y a 3 ans était pourvue de barres longitudinales : est-ce toujours le cas sur les modèles actuels?Pour repérer plus facilement des magasins de matériel auto, j'aimerais en connaître les noms (équivalent de Feu vert, Speedy et autres Leclerc auto de chez nous)A défaut, les noms de magasins de bricolage où nous pourrions trouver de quoi bricoler nous-mêmes quelques chose (équivalent casto ou leroy merlin)
Malheureusement notre loueur à Denver (Dollar) ne loue pas de coffres de toit.... trop simple...
Merci!
Marie
Malheureusement notre loueur à Denver (Dollar) ne loue pas de coffres de toit.... trop simple...
Merci!
Marie
Jordanie en individuel ou circuit organisé
Bonjour,
J'envisage un circuit en Jordanie au printemps prochain. D'habitude j'organise de A à Z mes voyages (sauf en Russie ou je suis partie en circuit organisé avec NF). Je ne suis pas fan du tout des voyages organisés, mais je me demande si la Jordanie (que je connais assez peu) peut se pratiquer facilement en voyage individuel (couple) ? J'ai à peu prés mon circuit en tête et 8 à 10 jours de dispo (location de voiture si c'est possible) mais est-il, comme pour la Russie, recommandé de voyager en organisé: autorisations diverses, sécurité, facilité d'accés aux sites etc..? Et si oui y a t-il des formules organisées plus recommandables que d'autres ( qualité des guides locaux...) Merci de vos conseils
Pythie
J'envisage un circuit en Jordanie au printemps prochain. D'habitude j'organise de A à Z mes voyages (sauf en Russie ou je suis partie en circuit organisé avec NF). Je ne suis pas fan du tout des voyages organisés, mais je me demande si la Jordanie (que je connais assez peu) peut se pratiquer facilement en voyage individuel (couple) ? J'ai à peu prés mon circuit en tête et 8 à 10 jours de dispo (location de voiture si c'est possible) mais est-il, comme pour la Russie, recommandé de voyager en organisé: autorisations diverses, sécurité, facilité d'accés aux sites etc..? Et si oui y a t-il des formules organisées plus recommandables que d'autres ( qualité des guides locaux...) Merci de vos conseils
Pythie
Voyage en Jordanie avec une agence
Je prépare un voyage en Jordanie. Avez vous une expérience de voyage organisé avec jitours ?
Tarifs des logements chez l'habitant au Cameroun?
Bonjours à vous,
Je part pour le cameroun le 5 septembre 2007, ayant rencontré un camerounais qui travail en france, nous nous sommes organisé ma copine et moi un voyage au cameroun pour par la suite peut etre monter un projet avec ce camerounais au pays. Toute sa famille est la bas, cherchant un logement, il ma proposé un hébergement chez lui moyennant une participation à peu prés de 400 euros... à peu prés 260 000 frcfa ... En sachant que nous somme deux (ma copine et moi) et que notre séjour dureré 3 semaines. S'il vous plait qu'en pensez vous ? ... Trouvez vous ca cher ou raisonnable ?
Je part pour le cameroun le 5 septembre 2007, ayant rencontré un camerounais qui travail en france, nous nous sommes organisé ma copine et moi un voyage au cameroun pour par la suite peut etre monter un projet avec ce camerounais au pays. Toute sa famille est la bas, cherchant un logement, il ma proposé un hébergement chez lui moyennant une participation à peu prés de 400 euros... à peu prés 260 000 frcfa ... En sachant que nous somme deux (ma copine et moi) et que notre séjour dureré 3 semaines. S'il vous plait qu'en pensez vous ? ... Trouvez vous ca cher ou raisonnable ?
Deux semaines au Sénégal en juillet
bonjour
nous sommes deux à vouloir partir un peu plus de deux semaines au Sénégal au mois de juillet prochain. Nous avons plusieurs questions avec entre autre: vers quels lieux aller pour profiter au maximum du sénégal en deux semaines? que faire quand on arrive un peu paumé dans la nuit à l'aéroport de Dakar? qu'en est -il des "guides" parfois conseillés? vers qui se tourner? au niveau de la météo, y'a t'il des conséquences? (certains parcs seraient fermés?), qu'est ce qui est plus sympa pour se loger en faisant de l'itinérant ?...
voilà, je continue mes recherches et merci pour toutes les réponses qui seront apportées, je me sentirais un peu moins perdues, ou un peu plus rassurée, comme on veut. Lucile
nous sommes deux à vouloir partir un peu plus de deux semaines au Sénégal au mois de juillet prochain. Nous avons plusieurs questions avec entre autre: vers quels lieux aller pour profiter au maximum du sénégal en deux semaines? que faire quand on arrive un peu paumé dans la nuit à l'aéroport de Dakar? qu'en est -il des "guides" parfois conseillés? vers qui se tourner? au niveau de la météo, y'a t'il des conséquences? (certains parcs seraient fermés?), qu'est ce qui est plus sympa pour se loger en faisant de l'itinérant ?...
voilà, je continue mes recherches et merci pour toutes les réponses qui seront apportées, je me sentirais un peu moins perdues, ou un peu plus rassurée, comme on veut. Lucile
Où aller en Décembre en Afrique?
Salut à tous.
Voilà j'ai une question simple, que me proposez vous pour le mois de Décembre dans cette région ?
Voilà ce que je recherche : Chaleur, pas trop de pluie, en bord de mer, température de l'eau de mer à plus de 20°, peu de délinquance et beauté du pays.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!
Voilà j'ai une question simple, que me proposez vous pour le mois de Décembre dans cette région ?
Voilà ce que je recherche : Chaleur, pas trop de pluie, en bord de mer, température de l'eau de mer à plus de 20°, peu de délinquance et beauté du pays.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!
Côte albanaise en train ou bus?
Bonjour,
Je souhaite me rendre en Albanie en Juillet en arrivant par la côte du Montenegro, afin de descendre jusqu'en Grèce en longeant la côte albanaise. Je voulais savoir si c'était possible en train, voire en bus sans trop de problème. Si oui, comment ça passe? quel prix faut-il prévoir?
De plus, j'ai lu que la côte sud (la "riviera") était touristique mais qu'en est-il du reste de la côte ? Est-ce facile de se loger, en hotel ou camping?
Merci!
Que vous suggère l'Afrique?
On dit souvent "L'AFRIQUE"....
C'est quoi, pour vous qui la connaissez, l'Afrique? Que vous suggère ce continent?
C'est quoi, pour vous qui la connaissez, l'Afrique? Que vous suggère ce continent?











