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Thaïlande: la situation au vendredi 21 mai
by Khunfred · 2010-05-21 · 72 replies
Bangkok: retour à la normale "progressif".

Les autorités devraient alléger peu à peu l'état d'urgence. BTS et MRT pourraient reprendre le service d'un jour à l'autre, mais resteront fermés aujourd'hui.

Les voyageurs empruntant des vols de nuit ne sont pas concernés par le couvre-feu, il leur faut simplement être munis de leurs billets d'avion.

Nord et Nord-est:Les opérations des forces de l'ordre se poursuivent dans les territoires du nord et du nord-est (23 régions toujours sous couvre-feu, de 9pm à 5am): arrestations, fermetures de radios, etc... Violences sporadiques, radio gouvernementale partiellement incendiée, ... Sur Chiang Mai, certaines rues sont fermées au public. Les écoles fermées.

(Bangkok Post)
Du comportement de Vietnamiens au Vietnam
by Embedethuong · 2010-05-08 · 82 replies
Bonjour tout le monde,

Je reviens du vietnam ou je suis nee ( a Sa DEc dans le delta du mekong) et c'est la premiere fois que j'y revenais, ayant l'intention de revoir des parents et cousins, et l' endroit ou je suis nee.

Je viens ici pour etre rassuree et pour comprendre, pour obtenir des avis de personnes ayant voyage ou vivant au vietnam, car j'ai ete extremement decue de l'attitude, des comportements et de la maniere de vivre des habitants( un peu moins dans le sud mais tout de meme terrible).

J'ai eu l'impression de ne jamais pouvoir faire un pas sans etre jaugee, jugee, devisagee comme une bete sauvage, et j'ai ressenti une sorte de chape de plomb difficile a decrire, et surtout a supporter: j'ai trouve les vietnamiens extremement agressifs, individualistes a l'exces, apres au gain, je me suis fait insultee dans mon dos alors quen face tout le monde me faisait des grands sourires, il est vrai que je ne parle pas partfaitemenbt vietnamien mais je me suis fait traitee de sale etrangere, et meme d'autres mots et expressions que je ne connaissais pas mais que jai compris par deduction...

Jai trouve que les habitants etaient deliberement mechants, meprisants et racistes, envers moi meme qui suis pourtant d'origine vietnamienne, ainsi que mes amis francais, arrogants, sur de detenir la verite sur tout, et qu'ils ""se la petent'' tout en essayant au maximum denfoncer les autres, les plus faibles, et jai ete vraiment surpris de voir ce mepris des pauvres et cette agressivite, dans un pays bouddhiste et marque par la guerre, ou, justement, les vietnamiens etaient le'' petit peuple faible'' face a l'ogre americain..

Specialement dans le nord, j'ai vu, et cela presque tout le temps, des gens ne pensant qua eux memes, vous doublant dans les files de supermarche, a la poste ou a la banque, essayant toujours detre les premiers dans les files dattente, vous klaxonnant dans la rue, deboulant en moto sans regarder ni a droite ni a gauche , mettant en peril la vie des autres, et vous lancant une insulte si vous faites mine de leur reprocher leur manque de prudence.A chaque fois que je retirais de largent a un atm , il yavait qqn juste derriere moi, regardant par dessus mon epaule les operations que jeffectuais, avec un regard inquisiteur, envieux et dune rare bestialite.. a chaque fois que jessayais d'acheter qqe chose et que je demandais le prix, le ou la marchande mettait un temps infini a repondre, cherchant de combien de fois elle ou il allait augmenter le prix et je me suis retrouve a avoir a payer un pho( soupe vietnamienne) 100 000 dongs, alors que les autres clients ne payaient que 15 000 ou 20 000 dongs...

Il est vrai que je ne suis reste qu un mois et demi, mais pour etre passe par la thailande et le laos pendant un mois juste avant, je n'ai pas ressenti cet individualisme forcene et cette mechancete dans ces pays la..

Pourquoi les vietnamiens sont ils comme cela, ausii vantards , surs d'eux et en meme temps extrem, ment mal eleves, jai demande a mes parents, qui n'ont pas su ou pas voulu me repondre, jai ressenti meme une honte de leur part.. svp patagez vos experiences, car je suis vraiment decue et triste de voir que je pays d'ou je viens est si peu compatissant et si peu humaniste, alors qu'il aurait, a mon sens, tout pour l'etre...
Visa pour l'Algérie: délai et coût?
by Tassili · 2010-04-29 · 29 replies
Je viens d'apprendre que le visa touristique pour l'Algérie est passé de 33 € à 85 € et que le délai d'obtention du visa peut prendre jusqu'à 15 jours, selon les consulats !

Quel changement ! L'Algérie souhaiterait développer le tourisme mais à ces conditions, c'est mal parti ! En plus, l'Algérie est devenu une destination très chère ! Sans oublier les émigrés d'origine algérienne dont un certain nombre n'ont pas la chance d'avoir la double nationalité et donc qui ont besoin de visa !

Quel dommage !

A vrai dire, je n'y comprend plus rien !

LILI
Retour d'un voyage en Syrie et en Jordanie (mars 2010)
by Capucine18 · 2010-04-28 · 175 replies
😉 Bonjour à tous, Je suis de retour de mon voyage déjà depuis un mois environ, que le temps passe vite, et je suis déjà prête à repartir pour une autre destination ! Oh là ! Quel boulot !!!!

1er jour : INGWILLER/STRASBOURG/CDG/DAMAS

9 mars 2010

Valises bouclées ! Un petit somme et le réveil sonne .... enfin j'étais réveillée avant lui, il est 3 h du mat le 9 mars 2010. Sans faire trop de bruit nous nous préparons car nos "jeunes" dorment. 4 h : Le chauffeur des voyages Mugler (on ne change pas) est là qui nous attends au volant de son véhicule de transfert.

Et l'expédition commence à travers l'Alsace bossue direction l'aéroport de Strasbourg.

Ce brave alsacien n'a pas l'air d'aimer la grande route. Il nous "promène" dans la campagne et à cette heure matinale ce n'est pas le top ! Je lui en fais gentillement la remarque, il m'affirme que c'est plus court pour rattraper l'autoroute A4 ! Bon OK, je ne vais pas commencer à me prendre la tête avec un chauffeur qui lui vas se taper sa journée de boulot après avoir conduit deux berrichons, perdus en terre alsacienne, partant se ballader durant 10 jours. Soyons cool !

La circulation est très, très fluide. L'aéroport de Strasbourg est en vue.

A peine arrivée un homme vient à notre rencontre, c'est l'assistant du voyagiste ! Pour cette fois c'est une organisation des "Voyages Michel" de Chauffailles dans le 71 qui travaillent en collaboration avec l'agence Mugler. Il est 5 h 30, l'aérogare est presque vide à part les employés. Il nous donne tout notre dossier et nous accompagne au seul guichet d'enregistrement ouvert. Sans souci nos bagages sont pris en compte jusqu'à DAMAS. A CDG pas besoin de récupérer nos deux valises. Nous avons 1 h 30 d'attente pour prendre le vol AF7761 pour Paris/Roissy. L'aéroport commence à se réveiller et des départs pour Nantes, Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand sont affichés. J'aime bien regarder toute cette agitation : les retardataires courrent pour prendre leur billet électronique, les portiques sonnent parfois, les annonces réveillent tout le monde.... Maintenant c'est notre tour ! Nous nous présentons au contrôle, tout passe .... Embarquement immédiat, atterissage prévu dans 1 heure environ au terminal 2 G. L'appareil est complet. le vol se fait sans problème. Nous sommes obligés de prendre une navette pour nous rendre au terminal 2E. Nous traversons un vaste chantier : Roissy s'agrandit ... Après un assez court trajet nous arrivons à l'endroit indiqué sur notre dossier.

Nous décidons de nous rendre à notre porte d'embarquement, il est environ 9 h. Nous allons devoir attendre nos compagnons de voyages qui arrivent de Lyon vers 11 h et ceux de Marseille pas avant midi. Celà ne nous dérange pas car nous sommes des "gens" patients.

PORTE 52 ! Nous l'avons trouvée ! Nous allons nous poser et récupérer un petit peu, nous ne sommes plus habitués à nous lever si tôt, mais pour la bonne cause on ne rechigne pas !!!! Un avion en partance pour Tel Aviv est en cours d'embarquement. Nous observons tout ce petit monde qui s'agite assez.

Je sors mon compagnon de voyage : mon appareil photos. Tout près de notre porte d'embarquement il y a celle d'un A380. Je n'ai jamais vu cet appareil de si prêt donc photos obligées ! Il est impressionnant !

Nous décidons d'aller manger un casse croûte car notre estomac commence à avoir une petite faim. Petit en cas sur le pouce dans une des boutiques de l'aéroport et nous voilà repartis à notre porte 52 car nos bourguignons vont surement bientôt arriver.

Effectivement voilà un groupe qui pointe le bout de son nez avec en tête une "petite bonne femme" qui par la suite s'avèrera être d'une grande efficacité : NADINE, notre accompagnatrice, depuis 24 ans aux Voyages Michel et on peut dire qu'elle a des "heures de vol", elle arrive du Brésil et de son carnaval, elle nous accompagne en Syrie Jordanie, puis repartira pour la Chine et hier, 27 avril elle est rentrée d'Afrique du Sud ....

Nous faisons connaissance et papotons en attendant les voyageurs venant du sud de la France. Ils arrivent enfin. Le décollage du vol AF 510 a lieu à 13 h 30. nous sommes un peu tous éparpillés dans l'avion. Le vol se passe sans problème avec un repas correct et oui avec en apéro Champagne et un digestif, nous en profitons car durant 10 jours il vas y avoir des petites restrictions....

Nous sommes en vue de Damas vers 19 h, notre commandant de bord souhaite un bon séjour en Syrie après nous avoir indiqué la température au sol : 25 ° . Nous avons voyagé avec d'autres groupes de français qui font à peu près le même circuit d'ailleurs nous les croiserons plusieurs fois durant notre voyage. Les contrôles sont rapides, la récupération de nos bagages s'est effectuée sans aucun incident.

Un bus, pas de première jeunesse, est là qui nous attends. certains commencent déjà à rouspéter car le car est "vieux" mais bien sur il s'agit d'un véhicule utilisé pour les transferts.

Il fait nuit, la route entre l'aéroport et notre hôtel est assez longue. nous voilà arrivés. L'hotel est situé en centre ville. Nous sommes accueillis par des porteurs en livrée marron. l'accueil est cordial. Pas besoin de s'occuper de nos valises ils vont nous les monter dans les chambres, juste l'autocollant sur les valises avec le N° de la chambre et le tour est joué ....

Le repas est prévu tout de suite, notre ventre à faim donc direction le buffet fort bien garni. Le repas terminé nous prenons possession de notre chambre qui donne dans une rue très calme. Nous allons passer deux nuits à cet hôtel donc pas de soucis de valise. Demain départ, à pied, vers 9 h pour le Musée National situé à deux pas. Attention ! Avance de nos montres + 1 H... Bye à demain.

Capucine 18
Qui connait le Melati Beach à Koh Samui?
by Brivan · 2010-04-26 · 21 replies
Bonjour,

Nous partons au mois d'août à 2 sur l'ile de Ko Samui pur une dizaine de jours. Nous avons résevé à l'Hotel Melati à Thongson Bay en 1/2 pension. Que pensez-vous de l'hotel? et de l'environnement (plage....) qu'y-a-t-il à faire dans le coin? Est-il loin de Lamai ou Chaweng ? en moto est-ce faisable? Faut-il plutôt louer une voiture?

Au niveau resto, petite bouffe sympa le midi....faut-il aller vraiment aller à Chaweng ou Lamai ? A priori nous sommes dans un endroit plus calme, il me semble...

Merci d'avance pour vos réponses😉

PS Et le climat sur Ko Samui pendant le mois d'août?
Deux semaines dans le sud du Laos
by Floflo1 · 2010-04-11 · 42 replies
Nous sommes partis cette année dans le Sud du Laos, 3 semaines au total, mais 15 jours sur place dans le Sud. Nous étions 2, mon mari et moi, avec un sac à dos. Lors de nos voyages en Thaïlande, nous louons toujours une voiture que mon mari conduit lui-même, mais au Laos, ce n’est pas possible, donc nous voyagerons, comme nous l’avons déjà fait l’année dernière, en transports locaux. Nous avions l'intention de faire le Sud et le Nord, mais en préparant le voyage, nous n'étions déjà plus très sûrs de faire cela et, une fois sur place, on s'est vite rendu compte que si on le faisait, on allait courir et ne pas vraiment en profiter. Deux semaines dans le Sud c'était parfait ! Le Nord ce sera pour 2011 !

Pour l’organisation de notre voyage de 2009 (Luang Prabang, Vang Vieng, Vientiane), j’avais pris beaucoup d’infos dans le carnet de voyage d’un membre de VF que j’avais trouvé très bien fait. C’est pour cette raison que je m’inspirerai de la structure de ce carnet de voyage pour la réalisation du mien.

Voici notre itinéraire du 17 février au 10 mars 2010 :

17/02 : départ 18/02 : arrivée à Bkk et train de nuit vers Paksé 19/02 : Paksé 20/02 : Don Khon 21/02 : Don Khon 22/02 : Don Khon 23/02 : Don Khong 24/02 : retour à Paksé 25/02 : plateau des Bolovens 26/02 : plateau des Bolovens 27/02 : plateau des Bolovens 28/02 : Champasak 01/03 : Champasak 02/03 : route vers Attapeu 03/03 : Attapeu 04/03 : retour de Attapeu 05/03 : plateau des Bolovens 06/03 : Paksé puis bus de nuit vers Bkk 07/03 : Bkk 08/03 : Bkk 09/03 : Bkk et retour en Belgique

Les devises :

Le mieux est de prendre des euros en liquide que vous changerez sur place en kips. Ayez aussi quelques dollars et des baths. Ça peut dépanner si par exemple les banques sont fermées et que vous n’avez plus de kips, car on peut parfois payer avec ces monnaies plus facilement qu’avec des euros, surtout pour des petits achats. Attention aux taux de change qui varient parfois fortement d’un endroit à l’autre dans les endroits touristiques.

Payez le visa en dollars : c’est 35 dollars ou 35 € !!!!Le calcul est vite fait ! Mieux vaut payer en $ ! Oubliez les distributeurs Visa /Mastercard : il y en a, mais c’est très désavantageux ! On ne peut obtenir que 700 000 kips (soit environ 65 €) et il y a 20 000 kips de commission sur place (1,80 €) + 5 € de frais de retrait en Belgique : presque 7 € de frais pour obtenir 65 €, j’ai trouvé ça très exagéré. Peut-être existe-t-il des distributeurs où l’on peut enlever plus d’argent…, j’avoue que je n’ai pas réessayé !

Budget :

Billet d’avion réservé en juin 2009 sur le site Opodo. Nous voyagerons avec Swiss air. Billet Bruxelles-Zurich-Bangkok : 615 €/personne.

Sur place : 16 jours au Laos + 4 jours en Thaïlande : On a dépensé au total 953 € répartis comme suit :

Nourriture/boissons : 226 € Logements (17 nuits) : 196 € Visites/Activités : 138 € Transports : 174 € Achats (cadeaux, …) : 84 € Divers : 85 € Visas : 50 €

Total : 2183 €

Logements :

Paksé : Nous avons testé 3 logements à Paksé. Tout d’abord le Paksé Hotel : 220 000 kips petit-déjeuner inclus pour les chambres les moins chères qui sont sans fenêtre (pas trop important car finalement on ne fait qu’y dormir, mais ça me dérange un peu quand même): très bel hôtel avec terrasse sur le toit, mais un peu cher pour notre budget, et puis ça me dérange un peu de n’y croiser que des groupes de français en voyage organisé. Les petit-déj sont extraordinaires : grand choix, jus de fruits, fruits frais, …le tout à volonté. Deuxième hôtel testé : Sabaidee 2 Guest House : 68 000 kips : très déçus de l’accueil et des prestations. Nous n’avons pas vu le patron qui est parait-il très sympa. Petite chambre au rez-de-chaussée avec une fenêtre sur cour et pas très calme la nuit (sdb, eau chaude). Nous voulions y aller car on n’en avait lu que du bien sur ce forum, mais on n’y restera qu’une nuit. Je ne vous conseille pas cet hôtel. Troisième hôtel testé : Sala Champa hôtel : 120 000 kips pour un vaste bungalow avec sdb, eau chaude : celui qui nous a le mieux plu ! Situé à 2 pas du Paksé hôtel dans une rue perpendiculaire. Il possède des chambres et des bungalows. On vous propose des transports ou des excursions. Pas d’arnaque. Il y a aussi un joli petit restaurant.

Don Khon : Pan’s Guest house : 130 000 kips : très agréables bungalows au bord du Mékong (pas tous) d’où l’on peut admirer la vie des gens sur le fleuve. Salle de bain privée, eau chaude, vastes bungalows, terrasse avec hamac. Il y a un restaurant, mais ce n’est pas le meilleur petit-déj que nous ayons eu.

Don Khong : Villa Kan Khong : 60 000 kips : magnifique guest house en teck avec un patron charmant et qui parle français. Vaste chambre avec sdb, eau chaude. Belle terrasse, mais malheureusement il n’y a pas possibilité de prendre le petit-déj sur place.

Paksong : première étape du tour de 3 jours dans le plateau des Bolovens : Borlaven Guest House : 80 000 kips (sdb, eau chaude) est une très belle GH tout en bois, tenue par un garçon charmant et dévoué qui ne parle que quelques mots d’anglais, et située à la sortie de la ville dans la verdure.

Tad Lo : deuxième étape du tour dans le plateau des Bolovens : Tad Lo Lodge : 45 $ petit-déj inclus ! Notre coup de folie du voyage ! Je craque : l’endroit est si beau ! Les chambres sont magnifiques, bien décorées, la salle de bain superbe (la plus belle de tous nos voyages en Asie du sud-est)…..mais il y a des taches sur les draps et sur une couverture, et le petit-déj n’est pas sensationnel. Le patron parle français.

Champasak : Vong Paseud Guest House : 50 000 kips : chambre petite, sdb, eau chaude. Patrons vraiment gentils qui parlent français, peuvent organiser transports, location de mob ou vélos. Resto avec grande terrasse en bord de mékong. Bonne ambiance.

Attapeu : Attapeu Palace hotel : 130 000 kips petit-déj inclus. Très grande chambre, sdb, eau chaude.Hotel immense, impersonnel, personnel qui parle 2 mots d’anglais. On aurait peut-être mieux fait d’aller dans une des nombreuses GH tenues par des vietnamiens et qui sont plus au centre ville.

Bangkok : D§D Inn : 750 baths petit-déj inclus. Chambre moyennement grande, sdb, eau chaude. Parfois bruyant la nuit quand des clients rentrent bourrés, mais pas de bruits de l’extérieur. Personnel accueillant, contrairement à ce que j’avais pu lire ! Faut dire qu’ils n’ont pas les clients les plus faciles en étant situés sur Khao San Road ! Magnifique terrasse avec piscine sur le toit de l’hôtel. Bons petit-déj.

Déplacements :

Aéroport Bkk-Gare Hualamphong :Bus airport express AE4 : 150 b/pers. Ce bus se prend au niveau 1 près de l’entrée n° 8 : là se trouve le comptoir où l’on prend les billets. Durée du trajet : dépend des embouteillages !

Bangkok-Paksé : D’abord Bangkok-Ubon Ratchatani en train couchette : 1 412 baths pour 2 (soit 30 €). J’avais réservé ces billets de train par internet sur le site www.thairailwayticket.com Paiement par carte Visa. Départ de Bkk à 20h30, arrivée à Ubon 8h55. Le train a 1h30 de retard ! On aurait du arriver à 7h30. Taxi jusque gare des bus de Ubon 10 baths/personne. Mini van de Ubon à la frontière : 100 b/pers. Départ 11 h Arrivée à Chong Mek (la frontière) 12h40. Passage de la frontière à pied puis on reprend un mini van jusque Paksé : 100 b/pers. Départ 14h00 et arrivée à Paksé 15h00.

Paksé-Don Khon : Réservons 2 places à l’agence de voyage située dans la rue principale de Paksé, pour Ban Nakasang, qui est l’endroit d’où l’on s’embarque vers Don Khon : 60 000 kips/pers. Bateau de Ban Nakasang à Don Khon : 20 000 kips/pers.

Don Khon-Don Khong : nous louons un bateau juste pour nous 2 : 200 000 kips et 2 h de trajet. C’est plus cher qu’en mini van mais on avait envie de le faire.

Don Khong-Paksé : en bus local 50 000 kips/pers (mais on s’est fait arnaquer, c’était le prix d’un bus vip, plus rapide) + tuk tuk gare des bus-centre de Paksé 20 000 kips/pers (là encore arnaque !). Départ 7h30, arrivée 12h00.

Paksé-Champasak : mini van 55 000 kips/pers., passage du Mékong compris. Départ 8h10, arrivée 9h10.

Champasak-Paksé : Taxi collectif 20 000 kips/p., passage du Mékong compris. Départ 8h00, arrivée 9h10.

Paksé-Attapeu : Bus local 40 000 kips/pers. Départ 9h30, arrivée 15h30. Durée 6h.

Attapeu-Paksé : Bus local 40 000 kips/pers. Départ 7h45, arrivée 13h10. Durée 5h30.

Paksé-Bangkok : Réservons 2 billets à l’agence de voyage pour un bus de nuit : 26 $/pers. Départ de l’agence en mini van à 15h10, arrivée frontière 16h00. Passage de la frontière à pied. A 16h40, les formalités sont terminées. Attendons le bus qui part à 18h00. Arrivée à la gare des bus terminal Nord à Bkk à 4h45. Taxi avec 2 autres passagers du bus vers Khao San Road 100b/pers. Sommes à l’hôtel D§D à 5h30.

Prix de diverses visites et activités :

Location de vélo : 10 000 kips/jour

Location de mobylette : selon les endroits 50 000 ou 100 000 kips/jour.

Excursion de Don Khon aux chutes de Kon Papheng : 90 000 kips/pers.

Bateau pour aller voir les dauphins à Don Khon : 60 000 kips pour le bateau.

Passage du pont et chutes de Lhi Phi sur Don Khon : 20 000 kips/pers.

Entrée + parking mobylette aux chutes du plateau des Bolovens : 8 000 kips/pers à chaque chute.

Entrée temple Wat Phu à Champasak : 30 000 kips/pers.

Entrée parc national Xe Pian : 30 000 kips/pers.

Balade à dos d’éléphant : 120 000 kips/éléphant.

Massage 1h : 35 000 kips.

Consigne dans une guest house : 3 000 kips/sac/jour

Internet : le moins cher : 5 000 kips/heure, le plus cher : 500 kips/minute.
Actualité à Bangkok et itinéraire?
by Cys15 · 2010-04-06 · 79 replies
Bonjour à tous, Nous devons nous rendre en Thailande (Bangkok) le 8 avril. Nous allons voyager pendant 3 mois en Asie du Sud Est (Cambodge-Loas-Vietnam). Nous avons prévu de commencer par le nord de la Thailande : Bangkok Kanchanaburi Ayuthaya Sukhothai Chiang Mai Chiang Kong pour passer ensuite au Laos.

Mais vu les événements actuels à Bangkok, pense-vous que cet itinéraire est faisable ou est-il préférable de quitter la Thailande dès notre arrivée par le Cambogde et Vietnam ?

Merci par avance de vos réponses. Antho et cyss
Le Vietnam du Nord ou du Sud pour un premier voyage?
by Wr · 2010-04-02 · 61 replies
quel est le mieux le VIETNAM du sud ou du nord pour un premier voyage
Où vivre sans argent?
by Bonzaille · 2010-03-29 · 155 replies
Bonjour, je voudrais savoir si il y a une place sur terre ou l'on peut rentrer dans une tribu et y vivre de chasse de peche de cuiellette ou juste d, échange de service, je veux retrouver ma place dans l'univers et dans le plan divin et ne plus avoir a me soucier de l'argent, du matériel, de la hâte, de l'envi, du pouvoir et tout cela :) je suis une jeune femme de 22 ans et j'ai la volonté de lumière, je suis amour. Mais ou donc trouver de tels gens? Merci!!
Conditions d'obtention des visas sur le site du Consulat algérien de Lyon
by Carinou2005 · 2010-03-26 · 50 replies
Voici enfin un exposé très clair et officiel des conditions d'obtention des visas pour l'Algérie. Ca évitera que chacun y aille de son petit avis perso... http://www.consulatalgerie-lyon.org/visa.php?service=visa Le consulat de Montpellier annonce la même info : http://www.consulat-algerie-montpellier.org/

Il est porté à la connaissance du public, que conformément aux nouvelles dispositions applicables à compter du 01/04/2010, le barème des droits de chancellerie applicable en matière de visas d'entrée en Algérie est fixé comme suit :

1 . Pour un visa d'une durée égale ou inférieure à 90 jours, le demandeur devra s'acquitter d'un montant de 60 €, représentant les frais de visa, auxquels s'ajouteront 25 € de frais de traitement du dossier, soit un total de 85 €.

2. Pour un visa d'une durée supérieure à 90 jours, le demandeur devra s'acquitter d'un montant de 100 €, représentant les frais de visa, auxquels s'ajouteront 25 € de frais de traitement du dossier, soit un total de 125 €.

Aussi, il est à noter que les délais de délivrance des visas, toutes catégories confondues sont de 14 jours, et qu'en cas de refus d'octroi du visa, les frais de traitement (25 €) ne seront pas remboursés.

Les détenteurs de passeport étranger désireux de se rendre en Algérie, sont dorénavant invités à tenir compte des nouveaux délais de délivrance de visa, dans la programmation de leurs voyages.

J'en connais plus d'un qui vont se réjouir de ces nouvelles mesures car ça leur coûtera finalement moins cher (en temps et en argent) ! Mais ces montants restent supérieurs à ceux du visa Schengen. C'est donc une réciprocité un peu bancale mais ça s'améliore pour les voyageurs réguliers ou de longue durée... Nos voisins Belges payaient déjà 60€ et je ne sais pas si les tarifs vont également augmenter pour eux. A surveiller auprès des représentations algériennes en Belgique...
Obtention d'un passeport algérien
by Evapapillon · 2010-03-23 · 15 replies
bonjour, je souhaite me rendre prochainement an algérie. je suis binationnale (merci papa, maman🙂) j'ai un passeport algérien périmé du temps ou j'ai voyager quand javais 15 ans avec mes parents. En ce moment je galere pour refaire mon pass a cause de l'incompétence du personnel du consulat générale de Paris qui me fait perdre des journées entieres pour un renseignement qu'ils aurait pu me fournir des le dépard (au lieu me faire perdre mon tps) Ils sont trop mal organisés, ils semblent dépassés par leur travail face a l'affluence des personnes qui font la queue, je ne sais pas😕 je suis blazée, la derniere fois j'ai fait 4h30 d'attente pour qu'on me dise que je dois transféré mon dossier (changement de consulat, car changement d'adresse et un simple dossier qui mettra 4 semaine pour faire 20km , mais je peux aller le chercher moi meme si vous voulez leur dis-je ironiquement, mais non madame ça se fait pas, c'est de consulat à consulat :mais 4 semaine piiiiiinaise on est en 2010 mais eux sont rester a l'ère des messager de l'olympe qui courent pour donner un message oula kifèch?!!😮) il mont pris ma carte consulaire et apres avoir piqué ma colere on ma bien demander SURTOUT cette fois d'apeler le consulat AVANT de me deplacer !!! no problemo je veux bien moi!! vous croyez que ca m'enchante de retser debout pendant 1/2 journée entre une vieille qui te colle et un mec qui te fixe de haut en bas...? pfffff 🏴‍☠️4 semaine aprés = ca fait 2 jours que j'essaye de les joindre au téléphonne et je laisse sonner 20 fois ca répond ppas!!!?jai laisser 2 messages vocaux sur le serveur mais ils les ecoute les messages au moins?? mais de qui se moque t'on??? ca repousse tout ca en avril et ya le passeport biometrique apres le 1er avril (non c pas un poisson d'avril) ca va etre encore plus long........................😕 que dois je faire? ca menerve je devais partir en février qq jours , jai repousser en avril, jai plus de tps a perdre dans leur embrouille a 2 sou moi.je voulais partir avant l'été pour payer moin cher le billet mais ca va etre foiré 🤪 jve juste bouger qq jours à Oran.

A moin que........ je decide de bouder le consulat pour un moment car j'ai eu ma dose- j'y reviendrai de toute facon pour plus tard- et j'envisage sérieusement de voyager avec mon passeport francais (que j'ai eue en 3 semaines a la mairie 😛, ) et bye bye paris , bonjour Oran pour fin avril

Alors comment dois faire les amis voyageurs, en étant binationale est ce qu'on va pas me demander à la douane pkoi je voyage avec le bordeaux et pas avec le vert? et si oui leur dire que je n'ai pu obtenir le vert a tps suffira? quest ce que j'aurais en plus a présenter? un visa 33e + une attestation d'herbergement (demander a un hotel) et quoi d'autre?

merci pour les réponses que vous m'apporterez et ne tenez pas trop compte de mon coup de gueule sur le consul.............🤪 je cours plusieurs liévre à la fois - j s u i s a b o u t m a v i e et sens dessus dessous😊 amicalement Eva.
Augmentation de prix pour le visa algérien
by Robertgmbh · 2010-03-14 · 90 replies
Le visa a destination de l'Algérie vient d'augmenter , il passe de 30€ par mois de séjour a 100€, en plus il faudra imperativement venir déposer et retirer son visa soi même avec cinq jours d'intervalle . Perdre 100 € et 2 demi journées de travail, voila de quoi demotiver bien des touristes, comme l'Algérie en a pas besoin, ça tombe bien !! On ira sans doute ailleurs Ps, début d'application immediate selon les journaux algériens
Location de voiture sans chauffeur pour un premier voyage en Inde?
by Uquina34 · 2010-03-06 · 12 replies
croyez vous raisonnable et jouable de louer une voiture avec gps pour visiter agra, le radjastan, seuls? quel budget faut il compter et quelles sont les agences que vous nous recommandez? nous nous posions aussi laquestion de savoir si visiter Delhi en booster est une bonne idée?

merci de vos reponses
Vertus de l'échec, traversée des Calanques
by Lucbertrand · 2010-02-27 · 6 replies
Une traversée des Calanques en janvier

Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.

Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.

Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.

L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.

En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.

Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.

Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.

Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.

Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.

Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.

L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.

Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.

Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.

Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.

On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?

Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!

Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.

Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.

Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.

Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.

Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.

Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !

Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!

Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.

- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.

La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.

Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !

A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !

Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.

Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.

La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.

Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.

L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.

L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.

Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.

Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.

Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.

J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.

La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.

J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.

Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.

L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.

Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.

Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.

Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.

Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !

Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.

Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.

Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !

Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.

Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.

Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Crète ou l'île de Corfu (Grèce): les incontournables?
by Juana04bball · 2010-02-25 · 29 replies
Bonjour,

je suis allée dans les iles grecques il y a deux ans, plus particulièrement à santorin (4jours) et à paros(10 jours) et j'ai beaucoup aimé. Je compte y retourner cet été et je me demande si la crête peut être intéressante après avoir déjà visité les endroits précédents. Sinon je pense aussi à l'île de Corfou, qu'en pensez-vous? Combien de temps y rester (en crête)? Y-a t'il d'autres incontournables dans ce coin? Qui a t'il vraiment à voir en Crête? Je dispose de 15 jours de vacances. Merci de vos réponses et témoignages!
Éthiopie: itinéraire réalisable?
by Rebecca0 · 2010-02-16 · 18 replies
Bonjour,

Je prépare en voyage en Ethiopie, et j'ai beaucoup de mal à organiser mon itinéraire et à évaluer le temps à effectuer les distances. Difficiles de choisir car je souhaite beaucoup bouger. Je dispose de presque deux mois et demi et ferais le tout en bus ou en train (possible?).

Idéalement, j'aimerai tout d'abord aller dans le Nord, faire une boucle en passant par le lac Tana puis remonter jusqu'au Trigré et redescendre juqu'à Addis. Est ce raisonnable en un mois sachant que j'aime bien m'arrêter quelque temps dans peu endroits plutôt que de tout visiter? Quel budget prévoir en bus (envirion) pour effectuer cet itinéraire? Ensuite, j'aimerais descendre le long des lacs jusqu'à Turmi puis remonter jusqu'à Addis, en à peu près quatre semaines toujours en bus ou stop ou à pied. Combien de temps prévoir pour ces distances? Enfin, j'aimerais passer les deux dernières semaines pour aller à Harar. Quels sont les lieux qui vont ont plu où qui semblent intéressant entre Addis et Harar, hormis les parcs?

Voilà mon projet qui me motive vraiment, mais j'ai un peu peur d'être trop ambitieuse au niveau du nombres de kilomètres que je souhaite parcourir. Je suis preneuse de toute remarque ou suggestion, et n'hésitez pas à me faire partager vos petits coups de coeur, bons plans ou conseils en tout genre (je suis une fille qui voyage seule).

En vous remerciant!!
Administrateur de colonies, récit (Togo)
by Nicodilo · 2010-02-11 · 49 replies
Togo

"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !

Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.

Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !

Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.

J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.

Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !

L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».

Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.

Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "

../..

(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
Angkor a bien changé!
by Atila · 2010-01-27 · 118 replies
Mon second séjour au Cambodge me laisse une impression mitigée. Les cambodgiens sont toujours aussi agréables et les ruines d'Angkor une merveille mais ...

Finis les quelques hotels/restaus à Siem Raep : le village s'est transformé en une ville bourdonnante aux multiples logements/voitures/bruits et arnaques à touristes (n'allez pas en individuel faire la croisière sur le Tonlé Sap: une mafia s'est entendue pour la location des bateaux!)

Angkor, son site tranquille et ses ruines sauvages : des embouteillages avant l'entrée à Angkor Thom et une nuée de sauterelles pour le coucher du soleil ! Les ruines sont trop restaurées et aménagées surtout le Ta Prom qui perd beaucoup de son mystère avec toutes ces passerelles en bois et son itinéraire plus ou moins balisé.

Phnom Penh est devenu un petit Bangkok: faites attention où vous réservez votre logement car les bords de la rivière sont très bruyants!

Sinon, pour le bord de mer que je n'avais pas visité 10 ans auparavant, je déconseille Kep et l'Ïle du Lapin pour la baignade (plage quelconque voire sale)mais pas pour les amateurs de calme et de tranquilité.

La plage de l'Indépendance à Sihanoukville ainsi que l'hotel du même nom sont très bien: sable blanc, eau claire et chaude. Tranquilité au rendez vous! Par contre, le village n'a aucun attrait et particulièrement la plage d'Occheutal qui est tellement recouverte de bar et de restaus qu'on ne voit presque plus le sable!

Je voudrais quand même terminer sur une note optimiste avec ces qq photos !!!
De Hanoï à Sapa, l'anti-moto-école
by Simplybrice · 2010-01-21 · 6 replies
Pas facile de se remettre à l'écriture, d'autant plus que je sors de 39 de fièvre... Heureusement que je te parles d'un temps où tout allait comme on mange des Ovomaltines sous le soleil du Vietnam, enfin quand il brille...

C'est un jour à marquer d'une pierre blanche que je n'espère pas tombale, jour à se mettre sur son 31 si on était pas sûr qu'il soit déjà tout sale au coucher du soleil. Aujourd'hui, comme il était prévu déjà la veille, on part en mission motorisée vers le nord vietnamien le coeur bien accroché et la confiance un brin douteuse. C'est mon baptème de conduite en mode vitesses et embrayage et à voir mon passé de voltigeur en mode automatique, ça promets déjà!! Gare à vous 'tites nenfants, veaux, vaches, cochons, le cavalier boiteux arrive!! Tous aux abris!!

Mais avant ça, il va falloir se lancer. Nous sommes toujours quatre à Hanoï, Marius est parti la veille et c'est aujourd'hui le tour de Nat de nous dire au revoir. C'est à 7h que la journée commence, les coqs ont déjà poussé leur premier râle ce à quoi on est déjà habitué. Ce qui sort plus de l'ordinaire, c'est que de l'autre côté du mur de notre chambre, le mur le plus prêt de nos têtes bien sûr, c'est un concert de marteau et de perceuse qui débute. C'est assez assourdissant pour qu'on se demande tous si les ouvriers ne vont pas passer à travers le mur pour nous apporter un petit déjeuner garni de pépites de ciment. Moi perso, c'est seulement à 8h que je me fais cette réflexion car c'est seulement à ce moment que la case "ils en font un boucan!" se coche dans ma tête. Avant je dormais au grand étonnement du reste de la chambrée... Ils devraient déjà s'être rendus compte depuis le temps mais bref... On a tous les yeux ouverts pour ce qui devrait être pour Dani, Jo et moi, notre dernier réveil à Hanoï avant le prochain, une grosse dizaine de jours plus tard. Et quand on dit réveil à Hanoï, qu'est ce qu'on dit aussi? Mau? Mauso? Mausolée d'Ho Chi Minh bien sur!! Après tous nos rendez-vous manqués, ce salHo n'a plus le choix, il devra nous ouvrir la porte étant donné qu'on connait toutes règles entravant une éventuelle visite. En plus, on lui fait le privilège de lui dédier la première étape de notre parcours moto, alors si avec tout ça il est pas content!!!

Il faut d'abord s'occuper d'aller chercher les motos... Retenant de nos erreurs passées à se perdre dans un verre d'eau, on s'équipe chacun d'une carte de visite contenant le nom de l'hotel et son adresse afin d'être vraiment sur de ne pas passer la journée à retomber sur nos pattes. Une petite collation plus tard, nous voilà rendus au garage et comme tout est déjà règlé, il n'y a plus qu'à enfourcher et fendre la bise! Fendre la bise? T'en a de bonnes toi!! Notre première obligation, en plus de respecter le code de la route et de ne pas se foutre en l'air, est d'aller remplir nos réservoir d'essence. On tente donc de partir en formation serrée dans cette fourmillière qu'on appelle la rue. C'est déjà peine perdue. Aujourd'hui pour Bibi, passer la première est plus difficile que de botter le cul des allemands en 39, c'est mission impossible! Une fois, deux fois, trois fois, les autres sont déjà loins que je m'énerve déjà. Et puis je transpire aussi dans ce cocktail de coups de talon matinés d'énervement. Stressssssss!!!!!!!! Voyant le tableau, un des garagistes vient me sortir de là et démarre la moto lui même. Je lui propose de nous suivre sur tout le périple pour me prêter assistance à chaque arrêt contraint et forcé, et lui, ça le fait bien marrer d'un rire ni contraint ni forcé! Je suis donc finalement en première, en route mauvaise troupe! Il va maintenant s'agir de retrouver les deux compères, direction la station service. Passage de seconde. Surréaliste!! Du premier coup!!! Champagne! Ou pas... Je conduis, je peux pas tout faire et puis on est au Vietnam, pas confortablement blotti à vos côté avec un Nicolas en bas de la rue.

J'arrive à la station service. Les deux gars sont en train de tenter de faire le plein. Je dis bien tenté car il faut faire comprendre à l'employé local que la mécanique russe de nos machines a besoin d'un mélange d'huile et d'essence pour fonctionner. Bon courage!! Après moultes tentatives d'explications doublés de mîme, c'est quand même fait. Ne reste plus qu'à rejoindre l'hotel, prendre nos sacs et faire nos adieux à Nat qui nous y attend déjà, depuis le temps que je galère. La liaison est une nouvelle fois pavée de bonnes intentions mais y'a pas à dire, sur une échelle de pilotage de zéro à dix, je pars des zones négatives!! En gros, c'est la merde pour passer les vitesses, pour rétrograder, pour ne pas caler, pour tout ce qui fait de la conduite une activité dont il faut un permis pour la pratiquer. Les autres sont donc constamment en train de m'attendre étant donné qu'en plus, j'arriverais à me perdre dans mon propre chez-moi si ce n'était pas un 20m².

On arrive quand même à l'hotel. Et on est encore à peu près dans les temps pour l'oncle Ho, c'est donc qu'on avance quand même. Nat est là toute triste, il faut dire que ça fait plusieurs mois qu'elle voyage avec Jo et qu'elle va redécouvrir le voyage en solo jusqu'à son retour en France prévu peu de temps après. On commence donc les embrassades quand, exactement au même moment, le tonnerre déchire la quiétude toute relative des environs. Les embrassades continuent les yeux un peu plus tournés vers le ciel, quand une première goutte s'abat sur le sol. Il est en fait impossible de déterminer laquelle est la première goutte tant c'est une purge qui tombe sur la ville sans coup férir. Nos motos sont là, garées à l'extérieur, Ho Chi Minh un peu plus loin à rire de nous, et nous, on se demande ce qu'on a fait pour mériter ça. Innimaginable de prendre la route dans ces conditions dantesques, on se retrouve suspendu au bon vouloir de Dame Nature.

Après une heure, c'est toujours le même cirque. Ho chi Minh m'a tuer... Après une heure trente enfin, c'est l'accalmie et le retour des embrassades, cette fois-ci c'est la bonne, pas question de rater cette fenêtre d'éclaircies. Chacun se promet de ne pas se perdre de vue, on récupère nos sacs et on se visse les fesses sur la selle. Finies les répétitions, place au road-trip dans toute sa démesure, "A la Che" comme dit Jo. On part donc à la traversée d'Hanoï de part en part. Notre itinéraire urbain se fait sur de larges avenues ponctuées de feux tricolores. Une fois sur cinq, je calle car ma moto ne supporte pas que je lache les commandes au point mort comme elle le devrait pourtant. Ca pourrait ne pas être gênant outre mesure mais lorsque cela se produit au passage au feu vert et qu'ils sont plusieurs centaines derrière à klaxonner, c'est la zénitude qui se fait la malle. Revers de la médaille, quand tout tourne rond parce que ça arrive plus de fois que tu ne dois le penser, c'est un bonheur de se laisser porter par le flot des deux roues qui fourmillent. On trouve facilement notre bon de sortie d'Hanoï, il ne pleut plus et comme la route est asphaltée, même si c'est mouillé, c'est encore pas trop gênant.

Enfin, vers 13h, on quitte enfin le centre-ville même si le traffic ne se clarsème pas pour autant. Il n'y a plus de feux, plus de raisons de s'arrêter tous les cinq cents mètres. Mais pour les remplacer, un autre challenge se profile, tous les camions qu'on ne voit pas en ville, on les voit ici; et les camions au Vietnam, c'est ce qui se fait de plus rapide et de plus irresponsable entre tous les véhicules. Ca double même quand il y a du monde en face, à toi de trouver une place où passer. Ca conduit à gauche même s'il faut conduire à droite. Ca accélère dans les flaques même si tu passes à côté. C'est le mastodonte dans toute sa splendeur au milieu des frêles mobylettes qui continuent de pulluler de partout.

Après quatre heures de conduite, on s'est enfin extrait du bordel principal, ça sent bon, c'est plus vert que gris, c'est enfin la campagne. On en profite donc pour faire un premier arrêt pour débrieffer ces premiers tours de roues et que chacun raconte là où il a failli se prendre un bus, un camion ou un chien. C'est aussi l'occasion de faire retomber la concentration parce que quatre heures consécutives de slalom entre les accidents potentiels, ça vous froisse un cerveau!

Ensuite, on repart pour trois nouvelles heures. C'est à mon tour de me créer des histoires à raconter quand le soir sera venu avec un veau sans doute bercé trop près du mur qui n'a rien trouvé d'autre à faire que de passer d'une position couchée à une position course effreinée quasimment sous mes roues. Il s'en est fallu d'un museau que je l'entrecote!!

A mesure que la journée défile, le paysage change passant des plaines, aux plateaux, aux montagnes. La configuration de la route change aussi parallèlement en étant maintenant à flanc de montagne jusqu'à dominer les nuages. Il fait même un peu frisquet. Les virages se suivent à rythme modéré, la conduite s'effectue à rythme soutenu.

Enfin, on arrive à Mai Chau, notre étape pour la nuit avant qu'on y voit plus rien. C'est l'occasion de prendre une énorme claque car Mai chau, c'est enorme de beauté. C'est niché au beau milieu des rizières d'un vert transcendant, entouré de sublimes montagnes. Ca vaut le déplacement qui se valait déjà de lui-même. L'occasion est trop belle de profiter du moment en buvant un coup en laissant reposer nos derrières meurtris par sept heures de selle rebondissante. On s'attèle à la tache jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, puis on part à la recherche de la meilleure option couchette possible. C'est à nouveau l'occasion pour Jo et Dani d'hésiter et de faire jouer la concurrence à tout va pendant une heure mais je m'en fous, je suis VIVANT et la moto INTACTE!! Les "que choisir" finissent par se mettre d'accord et on se retrouve à trois, à l'étage sans cloisons intérieurs, d'une grande maison sur pilotis, où la famille finit d'installer nos paillasses et notre dîner. Celui-ci nous sera livré "en chambre" peu de temps après. C'est copieux, goutus, parfait pour nos corps et nos esprits fourbus.

Et puis comme on en a jamais assez, on est ressorti boire un bière et faire quelques parties de billard sur une table qui passe sa vie dehors à la merci des intempéries. Jamais vu une table pareille, même au Népal pendant le trek à 2800m, c'était plus praticable malgré un tapis fendu sur un demi-mètre de long! La table est même tellement ravagée que c'est la raison pour laquelle on finit nos boissons rapidement et qu'on va se mettre au lit. Et j'ai beau être d'un naturel nocturne, comme je suis VIVANT, je m'en contente largement!!!

Le lendemain, c'est la pluie qui sonne le réveil. Il est 9h et il pleut averse. Comme c'est toujours inconcevable de conduire dans ces circonstances où, même si on a pas d'accident on attrape quand même une pneumonie, on remet le départ à la fin de la mousson. Ca nous laisse tout loisir de déguster le petit déjeuner fait exclusivement de pain et d'oeuf et de se dire que la douche est en option puisqu'elle est de toute façon dehors sous les trombes d'eau qui s'abattent de manière anarchique et qu'elle est froide.

A 10h30 enfin, on peut se mettre tous cylindres dehors. Pour Dani et moi, ça prend dix minutes sans raisons valables hormi le fait que nos bécanes ne veulent rien savoir, les feignasses! On serpente ensuite au milieu des rizières un peu au petit bonheur la chance à la recherche des meilleurs points de vue en essayant au maximum d'éviter les chemins boueux. Une fois quand même, il faut qu'on franchisse un courte côte mais une côte abrupte. Jo se lance avec succès. Dani s'élance à son tour, c'est cahun-caha mais ça passe. Pour moi, bien sur, c'est la tuile, je reste bloqué au milieu. Comme la moto est quand même bien lourde et la pente bien pentue, je ne m'imagine pas la descendre en marche arrière sans la prendre sur la figure. Et pour la finir en marche avant, il faudrait déjà que j'apprennes à faire un démarrage en côte!! Je suis donc super mal barré quand une vieille femme sort de sa maison à quelques mètres de là sans doute alerté par les rires des zouaves germano-belges. Je la vois retrousser ses manches alors qu'elle se tient debout derrière moi en équilibre précaire. Tout en gestes, elle me fait signe que tout va bien se passer, qu'il suffit que j'enclenche et qu'elle s'occupe du reste. Et en effet, ce petit bout de force de la nature m'a littéralement issé hors de mon misérabilisme. Dans un sourire emprunt de respect, je lui fais ma plus belle révérance avant de filer dans un nuage de fumée.

Jusqu'à la fin de la matinée, on reste donc autour de Mai Chau à profiter, à glisser. Je suis content chaque fois qu'une difficulté est derrière nous. C'est l'expérience qui rentre et le souvenir des chutes laossiennes qui s'éloignent... Puis on finit par retrouver la route goudronnée, toujours entre montagnes et rizières. A l'heure du déjeuner, on traverse un village où on convient de s'arrêter pour reprendre des forces. Seulement, c'est vraiment rural, extrèmement difficile de se faire comprendre, quasiment impossible de trouver à manger. On déniche quand même d'abord une petite boutique où on ne vend, bizarrement, que des yahourts. Difficile de se satisfaire de ça même si c'est bon. On déniche alors encore un nouvel endroit qui ne mérite même pas de porter le nom de gargotte. La seule chose qu'on arrive à se faire proposer, c'est de la peau de poulet et du gras de poulet, heureusement avec du riz pour aider à faire descendre le tout. Espérons que pour le dîner, on parviennent à trouver quelque chose d'un peu plus digeste...

Toute l'après-midi ou presque se fait sous un soleil radieux. La route est faite de larges courbes qu'on peut prendre à vive allure au milieu d'un traffic nul. C'est le paradis de la conduite! Au final, on passe six nouvelles heures sur nos chevaux mécaniques jusqu'à l'arrivée à Son La qui se fait sur une cinq voie complètement déserte, ridicule, à fond de quatrième pour finir de tester la mécanique. Nos fesses auraient, comme la veille, bien besoin d'un massage. Nos estomacs auraient bien envie d'être maintenant remplis de belle manière. On part donc depuis notre nouvel hotel à la découverte de la ville et à la recherche d'un énième restaurant. Seulement, là où se situe notre GH, il n'y a rien autour et comme des idiots, on a tellement faim et on pense tellement trouver de quoi festoyer dans un court rayon, qu'on en oublie de prendre nos bécanes. Après 20 minutes de marche, on passe devant un premier établissement. C'est un restaurant, à n'en pas douter. Il est ouvert pour sûr. On entre. On demande à voir le menu. C'est peine perdue, il n'y a rien à manger, et quand je dis rien, c'est nada, peau d'balle, nib, que dalle, zéro, quéquette... Les gens qui se trouvent là à ne rien faire nous disent quand même qu'on peut s'adresser de l'autre côté de la rue. On traverse. - Vous avez à manger? Manger? Non? Quoi en face? Qu'on aille demander en face? Sûr? On passe alors 5 minutes à traverser la rue, les vietnamiens à se refourguer la responsabilité de nourrir nos estomacs affamés, sans compter que un kilomètre à pieds, ça use, ça use... Peine perdue, on poursuit. Peine perdue, on désèspère. Vingt nouvelles minutes pendant lesquelles on s'éloigne encore de l'hotel. Puis à l'horizon, de la lumière. Quoi? Une superette!!!! On fait donc le plein comme si le scénario devait se reproduire pendant dix jours!! Gateaux, noisettes, pain, vache qui rit, tout le paquetage du parfait Troupe de Marine en campagne!! On est donc supers contents, même si on se dit quand même que Son La est au moins dix fois plus grand que Mai Chau et qu'il est inconcevable qu'on y trouve que du paté pour chien! On continue donc à marcher, j'en ai pleins les pattes. ET ENFIN, après plus d'une heure d'atermoiments, l'oasis au milieu du désert, le centre ville autour duquel on a finalement fait que tourner!! Et qui dit centre-ville, dit restaurant. Et qui dit restorant, dit double ration de spaguettis bolognaises pour tout le monde, ça devrait nous calmer!! Et oui, c'est vrai! Ca calme!! On est tellement calmé qu'on rentre à l'hotel en taxi pour s'éviter une nouvelle transumance, avec sous le bras, notre trésor de guerre, des cocheneries à grignotter jusqu'à plus soif. Il est minuit quand on ferme les écoutilles en n'oubliant pas que ça fait maintenant deux jours qu'on est parti et qu'on est toujours VIVANT!!

Mets pas tes roues en canard, c'est la chenille qui redémarre, on avance bien et tant mieux, j'apprécie quand j'me fais pas d'bleus!!

Ca fait deux jours que je m'initie aux joies et aux frissons de la conduite avec boite manuelle sur deux roues. On a laissé les embouteillages à Hanoï. Devant nous, ce ne sont que routes désertes qui s'offrent comme des sirènes à Ulysse. Mais gare à la tentation d'aller trop vite, la sirène est une sacrée traitresse!!

Je commence enfin à maîtriser mon sujet. Les problèmes liés à l'apprentissage s'évaporent comme Brice au soleil. Les 164 kilomètres qui s'annoncent pour cette journée placée sous le signe du beau temps devraient n'être qu'une partie de plaisir; une de plus. Attention tout de même à ne pas baisser la garde, on a levé le camp à Sonla depuis moins d'une heure que je manque de me manger un cochonnot suicidaire. C'est la loi de la route au Vietnam comme il en va dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, la route appartient avant toute chose au bestiaire qui peuple champs et maisons. Les cochons sont des rois, les vaches des reines et les volailles des ducs de Bourgogne, ou pas.

Ici, la chaussée est plutôt bonne et lisse mais à mesure qu'on progresse, on rencontre de plus en plus chantiers en tous genres. Apparemment, tout le réseau routier vietnamien est en réfection ce qui est une bonne chose pour les motards qui passeront par là dans quelques mois, mais pour nous par moments, il faut traverser des kilomètres de terrains vagues où la seule possibilité pour s'en sortir si on ne veut pas se vautrer dans les grandes largeurs ou s'enfoncer les pieds dans des flaques sans fonds, c'est de suivre les sillons laissés par les pneus des voitures. Je n'en emmène pas large car il n'y a pas beaucoup de place. Chaque fois qu'on dévie ne serait-ce que d'un pouce du sillon, ce sont les glissades qui reviennent au galop. Autre changement également dans la configuration de la route, plus on avance vers le nord, plus les montagnes nous entourent, plus les courbes laissent la place à des virages en épingles dans lesquels il est bien difficile de s'amuser tant il faut les aborder avec prudence.

A midi, c'est le moment idéal pour attraper un bon coup de soleil en s'arrêtant au beau milieu des rizières sachant que c'est bien difficile de se protéger derrière une pousse de riz haute comme trois pommes. Et puis, de toute façon, au diable le soleil!! L'endroit est réellement magnifique et mérite largement qu'on y attrape un bonne suée! Pendant cette pause, pleins de vietnamiens passent à côté de nous à vélo, et à chaque fois, c'est l'interrogation qui se lit sur leur visage autant que la joie se lit dans leur sourire et leur façon de nous saluer sans exceptions.

L'apr��s-midi s'effectue au même rythme, peinard. Les virages sont toujours aussi traitres et je me garde bien de faire la course voire même d'essayer de suivre Jo et Dani qui s'en donnent à coeur joie en flirtant avec les lois de la gravité, s'inclinant autant que possible dans les virages pour garder une allure de pilote. Tous les dix kilomètres environs, ils sont obligés de m'attendre pour savoir si je suis seulement en retard ou si je n'ai pas une une relation suivie avec un gouffre. Ce petit manège se poursuit jusqu'au soir mise à part les vingt derniers kilomètres qui sont une longue descente continue vers Muong Lai où on compte bien trouver un hotel pour la nuit. L'ultime descente s'entame comme une course contre la nuit et étant donné mon rythme de sénateur, il est dors et déjà dit que je vais finir à la lanterne. Dès les premiers tournants, les furieux sont déjà loins. Je suis semé comme le bon grain. Je les rejoins en bas quarante minutes plus tard dans la nuit d'encre. Ils sont là à bailler aux corneilles, ils ont déjà fumé une voire deux cigarettes. Je me fais traiter de grand-père. Voilà pour l'esprit... Mais comme je suis vivant avec toutes mes mains, tous mes coudes et toutes mes fesses, je me garde bien de leur en tenir rigueur à ces garnements...

Arrivés à Muong Laï, on fait tout le tour du bled pour comparer les hotels. On tourne, on tourne et on tourne encore. En fin de compte, il faut se rendre à l'évidence, la ville n'en compte qu'un qu'on a d'abord visité un première fois avant d'aller voir ailleurs étant donné les prix pratiqués. On a bien essayé d'aller dormir chez l'habitant mais on s'est fait proposer une étable où les cafards sont plus nombreux que les brins de paille donc on est retourné la queue entre les jambes à l'hotel à proprement parler dans lequel on partage un lit double pour trois avec les pieds qui dépassent puisqu'on est obligé pour tous tenir dans le sens de la largeur. Qu'à cela ne tienne, on est crevé et ma propension à dormir dans toutes les circonstances ne s'est jamais aussi bien portée donc... Banco, on fait banquette.

Le jour suivant, on continue notre progression vers le nord. Aujourd'hui doit être une journée pépère car on a que dans les cents kilomètres à rugir. Enfin pépère, c'est vite dit car comme la route est à nouveau plus en courbes qu'en virages, comme on voit qui vient en face des centaines de mètres à l'avance et que de toute façon il n'y a personne, c'est à fond de quatrième qu'on fait défiler le paysage. Comme tout se prête à la confiance, j'ouvre la route la poignée dans l'angle, c'est à mes lascars d'essayer de me suivre!! On vient à bout du parcours en trois heures et quelques, c'est la première fois depuis qu'on est parti qu'on ne lutte pas pour finir avant la disparition du soleil. Ce n'est pas tant que ça fasse une différence majeure en terme d'occupation de la fin d'après-midi puisqu'on en fait rien de spécial, mais c'est toujours plaisir quand on peut minimiser les heures passées sur la selle tant, à force, on finit par avoir des culs rouges et durs comme ceux des babouins.

En chemin, le moment de frayeur quotidien est la traversée d'un nouveau chantier. Alors qu'il fallait passer à côté d'un tractopelle, je m'engage. C'est pile-poil le moment également choisi par le conducteur pour faire pivoter son engin. Je manque de me retrouver les quatre fers en l'air car la pelle me frole à quelques centimètres sans que ça ne choque qui que ce soit. Or, un Braïce, c'est 62-63kg. Un tractopelle, c'est X tonnes!!! Différence notable et vision effrayante!!!

Ce jour également, on reste bloqué pas loin d'une heure devant une barrière car ils sont en train de refaire le goudron sur toute la largeur de la route!! Ils ne pourraient pas commencer par un côté, laisser sècher, et passer ensuite à l'autre côté; non, tout en même temps, c'est nettement plus simple, d'autant plus quand il faut rouler ensuite lorsque la barrière se lève, sur l'asphalte encore chaud et à moitié liquide!

Enfin bon... On est arrivé à Lai Chau et c'est ça qui compte. On est dans un hotel qui n'a rien à voir avec celui de la veille : on a une salle de bain avec de l'eau chaude, chacun un lit, pour un peu, on aurait presque l'impression que c'est du luxe!

A l'heure du dîner, comme on a pas envie de faire comme deux jours auparavent, c'est à dire errer pendant plus d'une heure avant de trouver une table, et comme on a pas non plus envie de faire comme la veille, c'est à dire donner nos dollars à des hoteliers aux factures oligarques, on fait confiance au LP qui nous promet la gargotte la plus accueuillante de la ville. Et en effet, Le patron nous donne l'accolade malgré le fait qu'il lui manque les deux bras, c'est vous dire. Les gens parlent un anglais approximatif mais un anglais quand même. Et, top du top, il y a un menu, c'est Bizance!! Donc résultat, on a beau mangé local, c'est bon, pas 100% graisseux, en portions de vikings, et le tout pour pas plus cher qu'une canette dans le métro parisien. Après le repas, on se sent tellement bien qu'on discute de longues longues minutes avec le patron et comble de chance, on rentre chez nous juste avant que se déclenche l'orage qui durera jusqu'au matin. Dans la chambre, on passe près d'une heure à rire sur les programmes qui passent à la télévision vietnamienne. Pour vous donner, tous les programmes étrangers sont doublés par une seule et même personne!!! Et, si dans une même scène, vous avez des hommes et des femmes, ça ne fait pas de différence, une seule voix!! A mourir de rire!! Jusqu'à l'heure du dodo.

Le lendemain, c'est le départ ultime vers notre destination finale : "Sapa" où on pourra enfin s'alanguir puisqu'on devrait y passer au moins trois nuits. Ca va faire du bien d'avoir un quartier général au lieu de toujours avancer et recommencer chaque soir la quète d'une couche, d'un couvert, etc... En plus, comme on a que 65km à faire, on a le temps de partir la fleur au fusil. Le rythme est tranquille, personne n'est pressé. Il ne vaut pour eux ne pas l'être car ma moto commence à montrer des signes de fatigue évidents. J'ai par exemple toutes les peines du monde à changer les vitesses ce qui est pourtant bien pratique quand on doit sans cesse enchaîner courtes lignes droites et virages serrés. Ca pourrait aller mais comme aujourd'hui on doit franchir le plus haut col d'Asie du sud-est en partant de la vallée, j'aimerais autant que possible que ça se passe sans heurts... Jo et Dani ont donc repris leurs bonnes vieilles habitudes, à savoir rouler devant. Et chaque fois qu'on s'arrête, je leur fais part de mes mésaventures. A tel point que, alors qu'on est aux pieds de l'ascension, je les rejoints et les entends me brailler : - T'arrêtes pas! De toutes façons on te rejoint!!! Il n'en fallait pas plus pour m'échauder et transcender l'esprit de compétition qui parfois me caractérise. "On te rejoint"... On va bien voir... J'entame alors la montée avec la même rengaine qu'Attila : si la route était faite d'herbe, pas moyen qu'elle ne repousse après mon passage! Je me cale donc en troisième sachant que la quatrième n'offre aucune sorte de reprise étant donné l'angle de la pente, et je suis parti tel un diable quasiment alongé sur mon guidon. Je double camions, voitures, motos, rien ne me résiste, c'est comme si j'étais sur un tapis volant. Parfois, je peux voir en contrebas la route que j'ai parcourue quelques minutes auparavant afin de repérer les provocateurs. Mais comme jamais je ne les aperçois, je suis toujours à me dire qu'ils sont juste derrière et j'en remets une couche. Les bornes kilométriques qui affichent les kilomètres me séparant de Sapa défilent : 35, 30, 25km, et toujours pas une grande gueule dans ma roue. C'est d'autant plus plaisant que j'ai beau être pleine bourre, je suis en controle total, pas une frayeur sur toute la montée. Peut-être une petite quand en arrivant proche du sommet je remarque les nuages qui gravissent eux aussi la pente. Ils faut dire qu'ils sont poussés pas un vent d'enfer qui les fait avancer encore plus vite que moi. Les salauds... Suréaliste!! Mais impossible de lutter... J'ai juste besoin de passer en plein phare alors qu'il est 13h et de continuer la maestria!! Vroum!!

Pas la peine que je me fatigue à vous dire que je coupe la ligne le premier en arrivant au sommet, merde, je viens de le faire, ne reste plus qu'à attendre mes petits camarades fanfarons. J'en profite pour enfiler mon coupe vent ainsi qu'une polaire pour la première fois depuis l'hiver népalais, ça fait bizarre mais c'est nécessaire. Avec le vent qui souffle, il ne fait que dans les 12°. Toujours personne? J'en profite pour aller poser ma pêche dans les fourrés. Toujours personne? Pause cigarette, pause photo. Toujours personne? Mais qu'est ce qu'ils foutent? Une demie heure que je suis là!! Je me remets donc en selle et fais demi tour. En fait, les bougres sont une centaine de mètre derrière le cul posé sous une tente où une jeune femme fait des brochettes et sert le thé chaud. Les salauds! Ils ont cru que j'allais jusqu'à Sapa le nez dans le guidon et ils en profitent pour faire un gueuleton!! Heureusement qu'il reste des brochettes pour moi!! On se fait donc un mini déjeuner iconoclaste en se demandant parfois si la tente ne va pas s'envoler à cause du vent qui souffle en rafales bretonnes ou si on va pouvoir retrouver les bécanes à dix mètres de là tant les nuages nous entourent.

A l'issue de ce frichti au milieu de rien, il est temps d'achever cette mi-boucle commencée il y a cinq jours. On est tous équipé de quasiment tous les vêtements qu'on transporte quand on prend la route de la descente. On convient de se suivre à allure modeste pour faire une entrée triomphale et groupée dans les rues du village tant désiré. Et donc, quand on arrive à ses portes, le sentiment d'accomplissement est immense. Les croisés ont atteint Jérusalem, tant mieux pour eux. Nous ont a fait Hanoï - Sapa, et c'est pas mal non plus!! A Sapa justement, on entre dans le village à côté du lac. La vue est idyllique, c'est sûr que ça va nous plaire. Et puis on a pas longtemps à attendre avant de trouver notre GH. Alors qu'on est en train d'effectuer le tour du lac, une femme en scooter se met à notre hauteur et nous propose de la suivre jusqu'à son hotel. En même pas cinq minutes, nos sacs sont posés, nos corps à l'horizontal la tête sur l'oreiller et nos esprits en paix. Enfin pas longtemps car on est pas venu jusqu'ici pour dormir instantanément. Au lieu de ça, on préfère faire le tour du bled à pieds pour mieux en apprécier les attraits. Et ils ne manquent pas. Il y a partout des restos au dessus de notre moyenne personnelle, des bars sympathiques avec musiques de qualité et tables de billard, des marchés en plein air pleins de couleurs. Il y a quand même un revers à cette médaille. Qui dit bars et restos dit touristes à gogo. Dans les rues, la moitié des gens a quelques souvenirs à acheter et l'autre moitié a quelques souvenirs à vendre. en fait, on ne peut quasiment pas faire un pas sans qu'une vieille femme ou qu'une gamine ne vienne et vous suive sur quelques mètres pour vous proposer bracelets, chapeaux, etc... Ca pourrait être pesant mais comme tout se fait dans des sourires, c'est courtois et bon enfant. On a tôt fait d'oublier tout ce cirque pour apprécier l'endroit à sa juste valeur. C'est charmant encore et plus.

On s'en délecte donc jusqu'au soir en enchainant en trois heures déjeuner et dîner. Ensuite, on s'en retrouve à boire quelques coups dans un bar dont la politique est de fermer quand le dernier client quitte les lieux ce qui est bien urbain!! Dans le bar, on rencontre Antoine, un français qui vit à Sapa depuis six mois et travaille dans un hotel. Les deux jours suivants sont ses jours de repos et comme il est autant content de nous rencontrer que l'inverse, il propose d'être notre guide motorisé pour les deux journées qui viennent. Vous avez dit hospitalité? On se quitte vers 2h après quelques parties de billard contre des filles des tribus locales à la langue bien pendue et à la répartie humoristiquement assérée. Demain, c'est plus de chemins de traverse, de rizières, de cascades. Elle est pas belle la vie??

Pour t'en convaincre, jète un oeil aux photos, j'en reviens toujours pas que c'est moi qui les prends!!

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