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Grèce en septembre: bonne idée?
Bonjour,
Nous pensions voyager en Grèce en septembre. Est-ce une bonne idée compte tenu des événements qui se passe la-bas?
Merci
Nous pensions voyager en Grèce en septembre. Est-ce une bonne idée compte tenu des événements qui se passe la-bas?
Merci
Quelle ville choisir pour un voyage au Maroc?
Bonjour
Quel ville choisir au Maroc?
Nous devions partir A Marrakech, mais les derniers evenements laissent des traces dans les mémoires de certaines personnes avec qui je dois partir donc nous cherchons une nouvelle destination..
Essouira?agadir?? Le quel des deux est le plus beau?le moins occidentalisé?
SInon avez vous d'autre coin a me proposer?
Il y' aura deux bébés avec nous Merci
Quel ville choisir au Maroc?
Nous devions partir A Marrakech, mais les derniers evenements laissent des traces dans les mémoires de certaines personnes avec qui je dois partir donc nous cherchons une nouvelle destination..
Essouira?agadir?? Le quel des deux est le plus beau?le moins occidentalisé?
SInon avez vous d'autre coin a me proposer?
Il y' aura deux bébés avec nous Merci
Qui a rencontré Paul Rivière à Ouagadougou, Sabou...?
Bonjour, je suis à la recherche de cet ami peut-être l'avez-vous rencontré?
En 2005 il était près de ouagua a sabou pour mettre en place un projet.
Homme d'une cinquantaine étant avec un 4x4 avec peint dessus des motifs (aigle je crois ) avec un chien et certainement un perroquet gris du gabon.
Merci de me répondre que si vous êtes sûre.
efiona
Merci de me répondre que si vous êtes sûre.
efiona
Film: "Neuilly sa mère!"
Comment avez-vous trouvé le film? Réaliste, plein de clichés ou le bon divertissement de l'été?
Alternative au quartier de Thewet? (Bangkok)
Salut !
C'est pas très original comme message, mais je recherche une alternative pour une GH à Bangkok. Avec les événements actuels, j'aimerai juste avoir un endroit de secours au cas où le quartier de Tewet est bloqué par les manifestations... (sans tomber dans la parano, je pense quand même que c'est bien de prévoir autre chose si jamais...)
J'ai un budget modeste mais je peux faire un effort quelques jours. J'aimerai juste un endroit qui ne ressemble pas à khao san Road.. ça devrait exister non ??
Merci d'avance pour vos conseils
Aline
C'est pas très original comme message, mais je recherche une alternative pour une GH à Bangkok. Avec les événements actuels, j'aimerai juste avoir un endroit de secours au cas où le quartier de Tewet est bloqué par les manifestations... (sans tomber dans la parano, je pense quand même que c'est bien de prévoir autre chose si jamais...)
J'ai un budget modeste mais je peux faire un effort quelques jours. J'aimerai juste un endroit qui ne ressemble pas à khao san Road.. ça devrait exister non ??
Merci d'avance pour vos conseils
Aline
Reportage sur M6 "Capital" sur la Nouvelle-Calédonie
Bonjour à tous
J'aimerias rebondir sur l'émission diffusée sur la chaîne M6 sur la Nouvelle Calédonie. il ya quelques jours
J'ai trouvé moyen moyen ! faire croire qu'en 1 heure les métros trouvent du boulot sur Nouméa, (je suis métro) il n'ont pas parlé de l'emploie local, des syndicats des caldoche des wallisiens, javanais, asiatique et autres .... de la vie cher ... Il n'y a pas que les Kanaks et les zoreils en Calédonie !!!
j'ai un blog et j'ai reçu beaucoup de mesages suite à cette emission en me demandant les adresses pour trouver un emploie, cela m'a fait très peur pour les métros qui dans leurs tête auront un contrat dans la Journnée!!!
j'aimerais avoir votre avis, car même si je suis métro, mais propriétaire foncier d'une maison, je pense que le travail surtout avec peu d'expérience doit resté en priorité au Calédonien (toutes ethnies confondues)
A titre d'info j'ai été recruté dans mon secteur de métier aprés avoir eu un appel à la candidature en Calédonie (en vain) !!!!!
bises à tous
Flogui 😉
Notre vie en Calédonie http://dalidec.skyrock.com/ 😎
J'aimerias rebondir sur l'émission diffusée sur la chaîne M6 sur la Nouvelle Calédonie. il ya quelques jours
J'ai trouvé moyen moyen ! faire croire qu'en 1 heure les métros trouvent du boulot sur Nouméa, (je suis métro) il n'ont pas parlé de l'emploie local, des syndicats des caldoche des wallisiens, javanais, asiatique et autres .... de la vie cher ... Il n'y a pas que les Kanaks et les zoreils en Calédonie !!!
j'ai un blog et j'ai reçu beaucoup de mesages suite à cette emission en me demandant les adresses pour trouver un emploie, cela m'a fait très peur pour les métros qui dans leurs tête auront un contrat dans la Journnée!!!
j'aimerais avoir votre avis, car même si je suis métro, mais propriétaire foncier d'une maison, je pense que le travail surtout avec peu d'expérience doit resté en priorité au Calédonien (toutes ethnies confondues)
A titre d'info j'ai été recruté dans mon secteur de métier aprés avoir eu un appel à la candidature en Calédonie (en vain) !!!!!
bises à tous
Flogui 😉
Notre vie en Calédonie http://dalidec.skyrock.com/ 😎
Partir enseigner en Guinée
Bonjour à tous
Je recherche des informations sur la Guinée, tout d'abord au niveau sécurité dans le pays suite aux évènements politiques et après vraiment sur la vie en génerale.J'envisage de partir enseigner là bas et je voudrais des infos....plein plein d'infos....
Merci d'avance et bonne année à tous
vic
Déménagement en Nouvelle-Calédonie
Bonjour, je suis nouvelle sur ce site, je cherche des infos pour un déménagement en Nouvelle Calédonie (moi et mon chien), ma soeur vie là-bas et je vais la rejoindre.
Je souhaiterai partir au plus tard le 1er octobre 2007, et si vous pouvez m'indiquer des tuyaux pour que ça me revienne le moins cher possible, ça serait kool !
Sécurité en Côte d'Ivoire?
je sais que ce n'es pas le moment d'aller voyager en cote d'ivoire vu les recents evenements.
maintenant je souhaiterai prochainement partir 3 semaine dans ce beau pays.
pourriez vous me renseigner sur les dangers s'il y en a de la cote d'ivoire car les médias francais en font tou un problème. est ce la réalité???? je ne sais pas
mais mon désir de partir la bas est reel lui....
alors merci beaucoup pour vos réponses.LORIE
Une blague en aéronautique …. Ça peut coûter cher!
Bonjour,
Si vous en êtes à votre premier voyage en avion voici quelques points peut-être inconnus ou oubliés qui vous aideront à bien débuter vos vacances. Depuis les événements du 11/9 la loi sur l'aéronautique ((ATR) AIR TRAFIC REGULATION) est appliquée à la lettre et sans exception. Les exemples donnés se sont toutes produites et à plus d’une occasion.
La dernière chose à faire est de faire une mauvaise blague au point de sécurité. Le fait de DIRE que vous transporter une arme ou pire, l’agent de sécurité a ordre de presser l’alarme. En moins de deux vous serez placé sous arrêt, fouillé et MÊME s’il est évident que ce n’était qu’une blague vous vous retrouverez devant un juge. Dans certain pays, vous pourriez croupir longtemps en prison avant votre comparution.
Encore pire si l’idée vous venait de faire cette blague quand l’appareil est en mouvement. L’appareil sera immédiatement immobilisé, les chutes seront déployées et les passagers évacués. L’appareil sera amené à un point de sécurité sur le tablier (tarmac) et sera fouillé de fond en comble par un maître-chien et les policiers. Nul besoin de vous dire que votre blague vous fera descendre aux enfers!
Votre vol est en soirée et vous décidez de fêter le début de vos vacances! Si l’agent au comptoir d’enregistrement trouve que vous êtes en état d’ébriété, vous pouvez à ce point être refusé à bord ou il informera l’agent aux passagers à la barrière puis le directeur de vol et enfin le Commandant de bord. Ce dernier a le pouvoir de vous refuser de monter à bord et ce, même si vous êtes tranquille. Dans certain pays la loi est encore plus sévère, vous pourriez être poursuivi pour ivresse à bord d’un aéronef.
A la dernière minute il y a changement d’appareil et votre numéro de banc ne correspond plus à ce que vous aviez, déception totale, le siège hublot fait place à un siège au centre. Il ne sert à rien de vous engueuler et de menacer l’agent, ce que vous gagnerez pourrait être une escorte policière au lieu d’un banc central.
Vous êtes fumeur et le vol vous semble long, une petite poffe de cigarette dans la toilette? Pas une bonne idée ! Il y a un détecteur de fumée super sensible qui déclenchera immédiatement l’avertisseur dans la cabine de pilotage. Vous serez automatiquement poursuivi à votre arrivée!
Le personnel à bord de l’appareil vous refuse une autre bière, ne vous obstinez pas! Le fait de crier après lui et (ou) de le traiter de tous les noms, pourrait être perçu comme une atteinte à la sécurité à bord d’un aéronef. Eh oui! Une autre escorte privée !
Ne jouez pas au justicier si un passager s’engueule avec le personnel. Premièrement ils sont entraînés pour ce genre de situation, vous pourriez aussi aggraver le cas et finalement ce même passager pourrait porter plainte contre vous pour assaut simple, assaut ou pire voie de faits si vous lui avez touchez.
Il n’est plus possible de visiter la cabine de pilotage, cela ne vous sert à rien de le demander et encore moins d’aller cogner à la porte. Sur un vol de El Al par exemple, vous pourriez vous retrouver à embrasser le plancher.
Arrivez tôt, lorsque l’appareil est en recul (pushback) c’est terminé pour vous et pour vos vacances aussi. Il ne reviendra pas au quai d’embarquement, surtout pas pour un retardataire.
………Comme on dit ! Ça prendre toutes sortes de mondes pour faire un monde!!!
Bon vol et bonne vacance!
Serglo
Si vous en êtes à votre premier voyage en avion voici quelques points peut-être inconnus ou oubliés qui vous aideront à bien débuter vos vacances. Depuis les événements du 11/9 la loi sur l'aéronautique ((ATR) AIR TRAFIC REGULATION) est appliquée à la lettre et sans exception. Les exemples donnés se sont toutes produites et à plus d’une occasion.
La dernière chose à faire est de faire une mauvaise blague au point de sécurité. Le fait de DIRE que vous transporter une arme ou pire, l’agent de sécurité a ordre de presser l’alarme. En moins de deux vous serez placé sous arrêt, fouillé et MÊME s’il est évident que ce n’était qu’une blague vous vous retrouverez devant un juge. Dans certain pays, vous pourriez croupir longtemps en prison avant votre comparution.
Encore pire si l’idée vous venait de faire cette blague quand l’appareil est en mouvement. L’appareil sera immédiatement immobilisé, les chutes seront déployées et les passagers évacués. L’appareil sera amené à un point de sécurité sur le tablier (tarmac) et sera fouillé de fond en comble par un maître-chien et les policiers. Nul besoin de vous dire que votre blague vous fera descendre aux enfers!
Votre vol est en soirée et vous décidez de fêter le début de vos vacances! Si l’agent au comptoir d’enregistrement trouve que vous êtes en état d’ébriété, vous pouvez à ce point être refusé à bord ou il informera l’agent aux passagers à la barrière puis le directeur de vol et enfin le Commandant de bord. Ce dernier a le pouvoir de vous refuser de monter à bord et ce, même si vous êtes tranquille. Dans certain pays la loi est encore plus sévère, vous pourriez être poursuivi pour ivresse à bord d’un aéronef.
A la dernière minute il y a changement d’appareil et votre numéro de banc ne correspond plus à ce que vous aviez, déception totale, le siège hublot fait place à un siège au centre. Il ne sert à rien de vous engueuler et de menacer l’agent, ce que vous gagnerez pourrait être une escorte policière au lieu d’un banc central.
Vous êtes fumeur et le vol vous semble long, une petite poffe de cigarette dans la toilette? Pas une bonne idée ! Il y a un détecteur de fumée super sensible qui déclenchera immédiatement l’avertisseur dans la cabine de pilotage. Vous serez automatiquement poursuivi à votre arrivée!
Le personnel à bord de l’appareil vous refuse une autre bière, ne vous obstinez pas! Le fait de crier après lui et (ou) de le traiter de tous les noms, pourrait être perçu comme une atteinte à la sécurité à bord d’un aéronef. Eh oui! Une autre escorte privée !
Ne jouez pas au justicier si un passager s’engueule avec le personnel. Premièrement ils sont entraînés pour ce genre de situation, vous pourriez aussi aggraver le cas et finalement ce même passager pourrait porter plainte contre vous pour assaut simple, assaut ou pire voie de faits si vous lui avez touchez.
Il n’est plus possible de visiter la cabine de pilotage, cela ne vous sert à rien de le demander et encore moins d’aller cogner à la porte. Sur un vol de El Al par exemple, vous pourriez vous retrouver à embrasser le plancher.
Arrivez tôt, lorsque l’appareil est en recul (pushback) c’est terminé pour vous et pour vos vacances aussi. Il ne reviendra pas au quai d’embarquement, surtout pas pour un retardataire.
………Comme on dit ! Ça prendre toutes sortes de mondes pour faire un monde!!!
Bon vol et bonne vacance!
Serglo
Temps des fêtes au Québec
Bonjour à tous,
On prévoit de partir au Québec en hiver 2020-2021. Je sais c'est dans longtemps... On sera sur place pour Noël et le Nouvel An. Les enfants auront 11 et 14 ans. On va passer du temps surtout dans les parcs (raquette, ski de fond, patinage, ...). On a déjà fait deux fois des vacances de ce type en hiver au Québec mais c'était avant d'avoir des enfants, il y a longtemps.
Mon interrogation principal est où passer Noël et le Nouvel An? Je pensais être en ville pour ces deux événements ou en tout cas pour le Nouvel An. Mais plutôt Québec ou Montréal? Sachant qu'on aime pas forcément les grosses foules... Il me semble que Québec est plus adapté, non?
Si vous avez des expériences de ces deux villes le temps des Fêtes plus récente que les miennes, je suis preneuse...
Merci 😉
On prévoit de partir au Québec en hiver 2020-2021. Je sais c'est dans longtemps... On sera sur place pour Noël et le Nouvel An. Les enfants auront 11 et 14 ans. On va passer du temps surtout dans les parcs (raquette, ski de fond, patinage, ...). On a déjà fait deux fois des vacances de ce type en hiver au Québec mais c'était avant d'avoir des enfants, il y a longtemps.
Mon interrogation principal est où passer Noël et le Nouvel An? Je pensais être en ville pour ces deux événements ou en tout cas pour le Nouvel An. Mais plutôt Québec ou Montréal? Sachant qu'on aime pas forcément les grosses foules... Il me semble que Québec est plus adapté, non?
Si vous avez des expériences de ces deux villes le temps des Fêtes plus récente que les miennes, je suis preneuse...
Merci 😉
Montréal et un peu plus loin en hiver
Bonjour à toutes et tous,
Du 9 au 23 février prochain, nous partons à Montréal où nous aurons un pied à terre à côté du métro "Cadillac". Seule réservation faite 2 jours à Saint Hyppolite pour faire de la moto neige et du chien de traîneau avec logement sur place. 😎 Nous voulons découvrir Montréal et les environs, mais nous ne planifions rien dans un ordre particulier car la météo sera notre guide. L'idée est de louer une voiture en fonction du temps, sinon métro, bus ou train et nos pieds !
Voici les idées de visites que nous envisageons, que nous aimerions compléter de vos commentaires et expériences :
Sur Montréal :
Biodôme (certainement pour commencer en douceur) Le Vieux port + patinoire Le Vieux Montréal Square Saint Louis (pour les maisons !) Mont Royal et Belvédère Quartier asiatique Parc Jean Drapeau Le monde du dessous ! Voir un match de Hockey Restaurant La Banquise pour goûter une poutine.
Un peu plus loin si la météo le veut bien :
2 jours à Québec : Vieux Québec + Chutes de Montmonrency + Hôtel de glace à Valcartier Saint Côme pour le Festival de sculptures sur glace Musée Joseph Armand Bombardier + petit tour à Magog.
Merci à tous pour votre contribution et Bonne Année 😉
Du 9 au 23 février prochain, nous partons à Montréal où nous aurons un pied à terre à côté du métro "Cadillac". Seule réservation faite 2 jours à Saint Hyppolite pour faire de la moto neige et du chien de traîneau avec logement sur place. 😎 Nous voulons découvrir Montréal et les environs, mais nous ne planifions rien dans un ordre particulier car la météo sera notre guide. L'idée est de louer une voiture en fonction du temps, sinon métro, bus ou train et nos pieds !
Voici les idées de visites que nous envisageons, que nous aimerions compléter de vos commentaires et expériences :
Sur Montréal :
Biodôme (certainement pour commencer en douceur) Le Vieux port + patinoire Le Vieux Montréal Square Saint Louis (pour les maisons !) Mont Royal et Belvédère Quartier asiatique Parc Jean Drapeau Le monde du dessous ! Voir un match de Hockey Restaurant La Banquise pour goûter une poutine.
Un peu plus loin si la météo le veut bien :
2 jours à Québec : Vieux Québec + Chutes de Montmonrency + Hôtel de glace à Valcartier Saint Côme pour le Festival de sculptures sur glace Musée Joseph Armand Bombardier + petit tour à Magog.
Merci à tous pour votre contribution et Bonne Année 😉
Projection gratuite d'un film sur la Birmanie à Paris
Bonjour à tous,
pour les amoureux de la Birmanie et particulièrement de sa population, pour ceux qui sont sur le départ ou qui en reviennent, vous serez peut-être intéressé par la projection d'un film documentaire consacré aux anciens prisonniers politique birman.
Après avoir été diffusé dans le monde en version courte sur la chaîne France24 et à deux reprises en public à Bruxelles, nous sommes heureux de vous présenter ce film dans sa version intégrale pour la première fois en France.
« Birmanie, les chemins de la réintégration »
Teaser https://www.youtube.com/watch?v=RceU8emrY0A
Synopsis : En Birmanie, au moins 10.000 personnes ont été emprisonnées pour avoir contesté le régime militaire au pouvoir depuis le début des années 60. En prison, ils ont connu la torture et les violences psychologiques. Certains activistes ont passé plus de 20 ans derrière les barreaux. En 2011, la junte cède le pouvoir à un gouvernement civil. Une amnistie présidentielle entraine la libération de plusieurs centaines de dissidents. « Birmanie : les chemins de la réintégration » témoigne de leur retour douloureux dans la société. Le film montre les vies actuelles de ces activistes qui ont lutté contre la junte militaire et les problèmes auxquels ils sont confrontés : troubles psychologiques, mauvaise santé, exclusion. Un sujet essentiel dans le processus de réconciliation nationale engagé par Aung San Suu Kyi.
Page Facebook : https://www.facebook.com/lescheminsdelareintegration/
Projection le samedi 19 novembre 2016 au cinéma l’Entrepôt à midi.
L'Entrepôt 7 Rue Francis de Pressensé, 75014 Paris
Projection gratuite. Nombre de places limité.
Accès sur réservation préalable uniquement.
Merci de m'envoyer un message privé ou de vous rendre sur la page Facebook de l'évènement : https://www.facebook.com/events/1239743149379548/
Après avoir été diffusé dans le monde en version courte sur la chaîne France24 et à deux reprises en public à Bruxelles, nous sommes heureux de vous présenter ce film dans sa version intégrale pour la première fois en France.
« Birmanie, les chemins de la réintégration »
Teaser https://www.youtube.com/watch?v=RceU8emrY0A
Synopsis : En Birmanie, au moins 10.000 personnes ont été emprisonnées pour avoir contesté le régime militaire au pouvoir depuis le début des années 60. En prison, ils ont connu la torture et les violences psychologiques. Certains activistes ont passé plus de 20 ans derrière les barreaux. En 2011, la junte cède le pouvoir à un gouvernement civil. Une amnistie présidentielle entraine la libération de plusieurs centaines de dissidents. « Birmanie : les chemins de la réintégration » témoigne de leur retour douloureux dans la société. Le film montre les vies actuelles de ces activistes qui ont lutté contre la junte militaire et les problèmes auxquels ils sont confrontés : troubles psychologiques, mauvaise santé, exclusion. Un sujet essentiel dans le processus de réconciliation nationale engagé par Aung San Suu Kyi.
Page Facebook : https://www.facebook.com/lescheminsdelareintegration/
Projection le samedi 19 novembre 2016 au cinéma l’Entrepôt à midi.
L'Entrepôt 7 Rue Francis de Pressensé, 75014 Paris
Projection gratuite. Nombre de places limité.
Accès sur réservation préalable uniquement.
Merci de m'envoyer un message privé ou de vous rendre sur la page Facebook de l'évènement : https://www.facebook.com/events/1239743149379548/
Haute-Loire à vélo avec bivouac en 2015
Bonjour les amis !
Je reviens vers vous pour partager avec vous la semaine de bivouac à vélo en compagnie de Mathieu que nous avons fait en mai 2015.
C'est la deuxième année que l’événement à lieux et c'est avec l’impatiens d'un enfant à l'approche de Noël que nous l'attendons et pleins de joie que nous l'abordons. Pourvu que ça dur le plus longtemps possible !
Cette année, les dés nous ont menés en Haute-Loire. Quelle chance ! C'est tout près de la balade de l'année dernière et le coin est très beau !
Pour l'équipement, c'est peu ou prou la même chose que l'année dernière. Mathieu a rajouté des gare-boue à son beau vélo Bergamont et moi un klaxon "pouèt-pouèt" 😏 à mon Rockrider.
En achetant les céréales pour les petits déjeuners, comme nous les prenons en vrac, une quantité industrielle nous est arrivée dans le sachet ! Nous ne parvenions même plus à le fermer. Quelle rigolade ! Et bien vous me croirez ou pas, mais ce kilo de céréales, nous l'avons bel et bien fini durant notre périple et il nous en a presque manqué à la fin. 😄
Bon, trêve d'anecdotes et place à la présentation du parcours.

Durée : 5j
Distance : ~ 280 km
Dénivelé : ~ 5000 m (en + et en - c'est identique car le point de départ et d'arrivée sont au même endroit, soit, Yssingeaux)
A bientôt pour la première journée 😉
Je reviens vers vous pour partager avec vous la semaine de bivouac à vélo en compagnie de Mathieu que nous avons fait en mai 2015.
C'est la deuxième année que l’événement à lieux et c'est avec l’impatiens d'un enfant à l'approche de Noël que nous l'attendons et pleins de joie que nous l'abordons. Pourvu que ça dur le plus longtemps possible !
Cette année, les dés nous ont menés en Haute-Loire. Quelle chance ! C'est tout près de la balade de l'année dernière et le coin est très beau !
Pour l'équipement, c'est peu ou prou la même chose que l'année dernière. Mathieu a rajouté des gare-boue à son beau vélo Bergamont et moi un klaxon "pouèt-pouèt" 😏 à mon Rockrider.
En achetant les céréales pour les petits déjeuners, comme nous les prenons en vrac, une quantité industrielle nous est arrivée dans le sachet ! Nous ne parvenions même plus à le fermer. Quelle rigolade ! Et bien vous me croirez ou pas, mais ce kilo de céréales, nous l'avons bel et bien fini durant notre périple et il nous en a presque manqué à la fin. 😄
Bon, trêve d'anecdotes et place à la présentation du parcours.

Durée : 5j
Distance : ~ 280 km
Dénivelé : ~ 5000 m (en + et en - c'est identique car le point de départ et d'arrivée sont au même endroit, soit, Yssingeaux)
A bientôt pour la première journée 😉
Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc)
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai.
Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence.
Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.
TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.
La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.
Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.
J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.
Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.
Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.
A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.
- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !
Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.
L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…
Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.
Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.
Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.
A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.
Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.
Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.
Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.
La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.
Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.
J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.
Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.
Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.
A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.
- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !
Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.
L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…
Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.
Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.
Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.
A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.
Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.
Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.
Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Le lac de Guerlédan vide
https://www.youtube.com/watch?v=ntgeVLNrhwE
La vallée engloutie depuis près d'un siècle a été découvert pendant 6 mois avant d'être à nouveau immergée pour de longues décennies !
Le lac de Guerlédan est un lac artificiel français situé sur les communes, d'une part, de Saint-Aignan et Sainte-Brigitte dans le Morbihan et, d'autre part, de Mûr-de-Bretagne, Caurel et Saint-Gelven dans les Côtes-d'Armor. Une bonne organisation pour le stationnement des voitures et des camping-cars autour du lac nous a permis de découvrir l'événement qui ne se reproduira peut-être jamais ?
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Bilan d'un 8e voyage à Cuba: infos, conseils et bons plans!
Et me revoila…!
Comme je ne pouvais pas finir l'année avec une Paris triste et sonnée je me suis envolée à la Havane, seule mais accueillie comme une princesse dans la famille d'un couple d'amis. J'ai fais en sorte de faire coïncider mes dates avec le Festival du nouveau cinéma latino-américain, curieuse de faire l'expérience de cet événement et motivée après avoir assisté à quelques projections aux forums des images à Paris qui avait programmé un cycle du cinéma cubain.
Et puis j'avais hate de confronter les écrits, les infos et tout ce qui se dit des "changements" à Cuba depuis plusieurs mois! J'en avais aussi par dessus les oreilles d'entendre "je veux aller visiter Cuba avant que ça change" sans pouvoir répondre après expérience de cette nouvelle étape dans la vie de l'ile.
alors cool Raul comme on dit, ça ne va pas changer demain…! ou enfin si, ce qui va changer, ou plutôt s'aggraver, ce sont les inégalités… Car certes à deux, trois coins de rues de jolis restaurantss où l'on mange très très bien se sont installés à la Havane mais pour tout le reste rien n'a changé.. les routes sont toujours défoncées, il est difficile de trouver certains produits de base (la patate a du s'exiler…), et derrière les business florissants il y a souvent un étranger investisseur… Pour le cubain lambda c'est toujours la meme galère... les choses ne risquent pas de s'arranger pour le peuple… sans parler de l'embargo qui perdure, des changements politiques au Venezuela, …
Bon en parlant de flot de touristes qui déferle depuis l'année dernière (et ça va continuer, Bouygues va construire à tour de bras), je vous conseille de faire vos réservations au plus tôt car après avoir discuté avec Ernesto il semble que c'est un peu la folie niveau disponibilité (pour les bonnes adresses en tout cas!) Pour ceux qui me liraient pour la première fois, Ernesto est le meilleur guide et organisateur de séjour sur l'ile ! Accessoirement c'est aussi mon ami auprès de qui j'ai négocié 5 mojitos pour chaque voyageur à qui je donne son adresse, alors n'hésitez pas, j'ai vérifié, il est toujours aussi calé! 😉J'avoue que je me suis faite trimballée et je n'ai pas noté les quelques adresses où il m'a emmené mais ça a toujours était au top! je lui dois aussi un super concert de Cucurucho Valdes dans le très beau théâtre Mella que je découvrais pour la première fois. Et comme je n'ai que des bons retours des gens qui le contactent (ça va maintenant faire plusieurs années) je me permets de vous le vendre comme il faut!
Mais revenons au Festival de ciné. Ca a été une belle expérience, et à l'image de beaucoup de chose à Cuba : beau, fort et bordélique à souhait. Le troisième jours il n'y avait deja plus de passeports (10 entrés vendus sous forme de passeport) et impossible d'acheter des places à l'unité. Vous savez, ce fameux "no hay" (= y a pas) (parce qu'à Cuba parfois "hay" mais très souvent "no hay"). Mais au moins on est obligé de parler aux gens (les cubains sont presque aussi largués que toi quant à l'organisation du festival…) pour trouver des solutions, et l'expérience du cinéma à Cuba c'est quelque chose. Du coup, en cas de grosse pluie et/ou de froid, plutôt que de rester dans votre hôtel, attrapez une séance, ça coute quelques centimes!
Le festival s'est terminé sur une jolie note puisque mes petits "chouchous" ont gagné des prix. Carlos Quintela a reçu la mention spéciale du jury pour son film La obra del siglo et Marcel Beltran le premier prix pour son court métrage la Nube. Je n'ai malheureusement pas pu me rendre à l'exposition Cinegrafismo qui exposait le travail des graphistes sur ce projet. Mais ça me permet quand même de vous conseiller à nouveau le très très bel ouvrage né de ce projet cubano-quebecois, sous la direction de Valérie Yobé, que vous pouvez trouver ici : http://www.latribugrafik.org Et pour les cinéphiles je vous conseille aussi de jeter un oeil au travail de Pavel Giroud. Son dernier film parle d'une période à Cuba où les malades du sida devaient toujours être "accompagnés" dans leur déplacement. Son film tourne actuellement en festivals.
Je profite aussi de ce nouveau post pour rappeler à tous les voyageurs qu'il NE FAUT PAS acheter des places pour des concerts de buenavista ou des festivals de salsa, tous imaginaires, auprès de gens dans la rue! Trop de touristes se font encore avoir. Si vous allez voir un concert payez votre place sur le lieu du concert!
S'agissant de festival salsa, le prochain aura lieu fin du mois, organisé par Maykel Blanco et pour avoir toutes les infos c'est là : https://www.facebook.com/Festival-De-La-Salsa-En-Cuba-1489604918000331/
Ce voyage aura également été l'occasion de mettre les pieds dans le lieu à la mode dont tout le monde parle partout, La Fabrica de arte cubano ou FAC ou juste "la fabrica" comme l'appelle les cubains. L'endroit est assez dingue en terme d'espaces et réussit le pari de mélanger les genres, les arts, sans faire une programmation trop élitiste. Bon par contre au bar on se croirait à Paris… ils ont mis de jolies nanas pour faire les cocktails et tirer la gueule.. là on tombe bien dans le cliché du bar branchouille. Sinon niveau public j'ai trouvé que ça se mélangeait pas mal et comme il y a beaucoup de cubains on échappe aux bandes de touristes étrangères venues choper du petit jeune. L'entrée est à 2CUC si je me souviens bien et les prix sont raisonnables à l'intérieur (on vous donne une carte sur laquelle on inscrit vos consommations et vous réglez en sortant). Attention, le samedi soir il y a plus d'une de queue pour rentrer… donc choisissez un autre jour ou venez tôt!
Pour finir, et en vrac :
Un très beau reportage photo sur la crise migratoire cubaine qui a conduit des milliers et des milliers de cubains à se retrouver bloqué à la frontière avec le Costa Rica : http://www.nbcnews.com/news/latino/photographer-geandy-pav-n-puts-face-cuban-refugees-costa-rica-n496606
Le lancement de la première biennale de dessin au mois de mai à la havane (à suivre sur facebook surtout) Je vous raconterai j'y serai! : http://www.bidhabana.com
Un site très bien écrit pour récupérer plein d'infos pratiques pour votre voyage et se tenir au courant de ce qui se passe culturellement sur l'ile (par une française) : http://serendipia-cc.com https://www.facebook.com/serendipiacc/
Pour vos balades et sorties culturelles, outre les musées, pensez aussi aux petites galeries d'art qui existent à La havane comme la Factoria Habana : https://www.facebook.com/FactoriaHabana/ ou la Galleria Continua vient de s'installer : http://www.galleriacontinua.com/exhibitions/
Et parce que niveau cadeaux à ramener il n'y a pas que les cigares et le rhum, allez faire un tour dans la boutique d'une graphiste pleine de talent; Idania Del Rio, qui s'appelle Clandestina http://clandestinacuba.com/index.php? https://www.facebook.com/ClandestinaDeCuba/?fref=ts
Très bonne fin de week end à tous!
Marie
Comme je ne pouvais pas finir l'année avec une Paris triste et sonnée je me suis envolée à la Havane, seule mais accueillie comme une princesse dans la famille d'un couple d'amis. J'ai fais en sorte de faire coïncider mes dates avec le Festival du nouveau cinéma latino-américain, curieuse de faire l'expérience de cet événement et motivée après avoir assisté à quelques projections aux forums des images à Paris qui avait programmé un cycle du cinéma cubain.
Et puis j'avais hate de confronter les écrits, les infos et tout ce qui se dit des "changements" à Cuba depuis plusieurs mois! J'en avais aussi par dessus les oreilles d'entendre "je veux aller visiter Cuba avant que ça change" sans pouvoir répondre après expérience de cette nouvelle étape dans la vie de l'ile.
alors cool Raul comme on dit, ça ne va pas changer demain…! ou enfin si, ce qui va changer, ou plutôt s'aggraver, ce sont les inégalités… Car certes à deux, trois coins de rues de jolis restaurantss où l'on mange très très bien se sont installés à la Havane mais pour tout le reste rien n'a changé.. les routes sont toujours défoncées, il est difficile de trouver certains produits de base (la patate a du s'exiler…), et derrière les business florissants il y a souvent un étranger investisseur… Pour le cubain lambda c'est toujours la meme galère... les choses ne risquent pas de s'arranger pour le peuple… sans parler de l'embargo qui perdure, des changements politiques au Venezuela, …
Bon en parlant de flot de touristes qui déferle depuis l'année dernière (et ça va continuer, Bouygues va construire à tour de bras), je vous conseille de faire vos réservations au plus tôt car après avoir discuté avec Ernesto il semble que c'est un peu la folie niveau disponibilité (pour les bonnes adresses en tout cas!) Pour ceux qui me liraient pour la première fois, Ernesto est le meilleur guide et organisateur de séjour sur l'ile ! Accessoirement c'est aussi mon ami auprès de qui j'ai négocié 5 mojitos pour chaque voyageur à qui je donne son adresse, alors n'hésitez pas, j'ai vérifié, il est toujours aussi calé! 😉J'avoue que je me suis faite trimballée et je n'ai pas noté les quelques adresses où il m'a emmené mais ça a toujours était au top! je lui dois aussi un super concert de Cucurucho Valdes dans le très beau théâtre Mella que je découvrais pour la première fois. Et comme je n'ai que des bons retours des gens qui le contactent (ça va maintenant faire plusieurs années) je me permets de vous le vendre comme il faut!
Mais revenons au Festival de ciné. Ca a été une belle expérience, et à l'image de beaucoup de chose à Cuba : beau, fort et bordélique à souhait. Le troisième jours il n'y avait deja plus de passeports (10 entrés vendus sous forme de passeport) et impossible d'acheter des places à l'unité. Vous savez, ce fameux "no hay" (= y a pas) (parce qu'à Cuba parfois "hay" mais très souvent "no hay"). Mais au moins on est obligé de parler aux gens (les cubains sont presque aussi largués que toi quant à l'organisation du festival…) pour trouver des solutions, et l'expérience du cinéma à Cuba c'est quelque chose. Du coup, en cas de grosse pluie et/ou de froid, plutôt que de rester dans votre hôtel, attrapez une séance, ça coute quelques centimes!
Le festival s'est terminé sur une jolie note puisque mes petits "chouchous" ont gagné des prix. Carlos Quintela a reçu la mention spéciale du jury pour son film La obra del siglo et Marcel Beltran le premier prix pour son court métrage la Nube. Je n'ai malheureusement pas pu me rendre à l'exposition Cinegrafismo qui exposait le travail des graphistes sur ce projet. Mais ça me permet quand même de vous conseiller à nouveau le très très bel ouvrage né de ce projet cubano-quebecois, sous la direction de Valérie Yobé, que vous pouvez trouver ici : http://www.latribugrafik.org Et pour les cinéphiles je vous conseille aussi de jeter un oeil au travail de Pavel Giroud. Son dernier film parle d'une période à Cuba où les malades du sida devaient toujours être "accompagnés" dans leur déplacement. Son film tourne actuellement en festivals.
Je profite aussi de ce nouveau post pour rappeler à tous les voyageurs qu'il NE FAUT PAS acheter des places pour des concerts de buenavista ou des festivals de salsa, tous imaginaires, auprès de gens dans la rue! Trop de touristes se font encore avoir. Si vous allez voir un concert payez votre place sur le lieu du concert!
S'agissant de festival salsa, le prochain aura lieu fin du mois, organisé par Maykel Blanco et pour avoir toutes les infos c'est là : https://www.facebook.com/Festival-De-La-Salsa-En-Cuba-1489604918000331/
Ce voyage aura également été l'occasion de mettre les pieds dans le lieu à la mode dont tout le monde parle partout, La Fabrica de arte cubano ou FAC ou juste "la fabrica" comme l'appelle les cubains. L'endroit est assez dingue en terme d'espaces et réussit le pari de mélanger les genres, les arts, sans faire une programmation trop élitiste. Bon par contre au bar on se croirait à Paris… ils ont mis de jolies nanas pour faire les cocktails et tirer la gueule.. là on tombe bien dans le cliché du bar branchouille. Sinon niveau public j'ai trouvé que ça se mélangeait pas mal et comme il y a beaucoup de cubains on échappe aux bandes de touristes étrangères venues choper du petit jeune. L'entrée est à 2CUC si je me souviens bien et les prix sont raisonnables à l'intérieur (on vous donne une carte sur laquelle on inscrit vos consommations et vous réglez en sortant). Attention, le samedi soir il y a plus d'une de queue pour rentrer… donc choisissez un autre jour ou venez tôt!
Pour finir, et en vrac :
Un très beau reportage photo sur la crise migratoire cubaine qui a conduit des milliers et des milliers de cubains à se retrouver bloqué à la frontière avec le Costa Rica : http://www.nbcnews.com/news/latino/photographer-geandy-pav-n-puts-face-cuban-refugees-costa-rica-n496606
Le lancement de la première biennale de dessin au mois de mai à la havane (à suivre sur facebook surtout) Je vous raconterai j'y serai! : http://www.bidhabana.com
Un site très bien écrit pour récupérer plein d'infos pratiques pour votre voyage et se tenir au courant de ce qui se passe culturellement sur l'ile (par une française) : http://serendipia-cc.com https://www.facebook.com/serendipiacc/
Pour vos balades et sorties culturelles, outre les musées, pensez aussi aux petites galeries d'art qui existent à La havane comme la Factoria Habana : https://www.facebook.com/FactoriaHabana/ ou la Galleria Continua vient de s'installer : http://www.galleriacontinua.com/exhibitions/
Et parce que niveau cadeaux à ramener il n'y a pas que les cigares et le rhum, allez faire un tour dans la boutique d'une graphiste pleine de talent; Idania Del Rio, qui s'appelle Clandestina http://clandestinacuba.com/index.php? https://www.facebook.com/ClandestinaDeCuba/?fref=ts
Très bonne fin de week end à tous!
Marie
Dimanche 16 août grosses perturbations à Bangkok
bonjour a tous
Le 12 aout avait lieu la fete des meres, pour l'anniversaire de la reine.
Une enorme mobilisation nationale s'est creee pour celebrer l'evenement ce dimanche 16 aout:
BIKE FOR MOM
Des centaines de milliers de thais vont descendre dans les rues: dans chaque ville des parcours sont bloques et perturberont la circulation toute la journee.
Ainsi a Bangkok 17 grandes arteres sont fermees pour un trajet de 50km de 9 a 19h.
Pour les touristes en transit, il vaut donc mieux repousser d'un jour votre deplacement si vous aviez prevu de rejoindre une autre province. Victory monument ( depart des vans et bus) sera totalement perturbe par cette manifestation.
Il s'agit , ce jour-la de rouler a velo pour la reine et ne pas polluer sa ville.
En province, renseignez-vous sur le trajet choisi et bloque.
De plus, un certain nombre de sites ne seront pas accessibles, et bon nombre fermes.
Bonne fin de vacances
Typhon Hagupit: ce que les touristes doivent savoir!
Philippines, Typhon Hagupit : ce que les touristes doivent savoir !
Pour les touristes qui ont prévu de se rendre aux Philippines dans les prochains jours (ou semaines), bien difficile depuis Paris, Bruxelles ou Genève de se faire une idée exacte. Entre catastrophisme médiatique, fausses informations et réalité du terrain, la vérité est sûrement ailleurs...
Le typhon Hagupit a touché les Philippines !
Vrais, le typhon Hagupit avec des vents à 140-185 km/h (aujourd'hui 65 km/h rétrogradé en tempête tropicale) traverse actuellement les Philippines.
Le typhon à complètement ravagé les Philippines !
Faux, en vérité il n'a rien à voir avec le catastrophiquement célèbre Haiyan de 2013 (nous sommes toujours de tout coeur avec les victimes), la plus violente tempête de l'histoire à avoir touché terre, avec des vents enregistrés à 373 km/h. La grande partie des photos, videos, etc.... ont d'ailleurs été prisent lors du passage d'Haiyan et non pas d'Hagupit.
Ce typhon a été surévalué par les medias !
Vrais, exacerbé par les médias locaux et étrangers, gestion des prévisions météo et des recommandations par les différents offices météorologiques contradictoire et controversées, attisées par la chaine américaine CNN, machine à vendre de la terreur spectacle, ont transformé un typhon certes dangereux mais malheureusement un phénomène climatique courant dans les eaux du Pacifique (avec en moyenne plus d'une trentaine par an) en sur évènement climatique planétaire.
Le typhon a déjà fait 21 victimes à travers le pays !
Vrais, mais selon les informations du ministère de la Santé la plupart des malheureux décès ont été causés par des hypothermies, fièvres etc.... pas toujours reliée directement au typhon, ce qui fait heureusement d'Hagupit l'un des typhon les moins meurtriers de l'histoire de ce pays de 100 millions d'habitants.
Le typhon a bloqué les transports aux Philippines !
Vrais, cela fait presque maintenant quatre jours que beaucoup de voies maritimes sont complètement paralysées liées aux signaux d'alertes et les conséquences commencent à être importantes pour certains. Quant au trafic aérien, après huit destinations annulées encore lundi matin, la situation est revenue à la normale aujourd'hui.
Voilà, je vous souhaite de nombreux voyages mémorables, Jo
Plus d'infos pratico-pratiques https://www.facebook.com/pages/Ici-Philippinesfr
Pour les touristes qui ont prévu de se rendre aux Philippines dans les prochains jours (ou semaines), bien difficile depuis Paris, Bruxelles ou Genève de se faire une idée exacte. Entre catastrophisme médiatique, fausses informations et réalité du terrain, la vérité est sûrement ailleurs...
Le typhon Hagupit a touché les Philippines !
Vrais, le typhon Hagupit avec des vents à 140-185 km/h (aujourd'hui 65 km/h rétrogradé en tempête tropicale) traverse actuellement les Philippines.
Le typhon à complètement ravagé les Philippines !
Faux, en vérité il n'a rien à voir avec le catastrophiquement célèbre Haiyan de 2013 (nous sommes toujours de tout coeur avec les victimes), la plus violente tempête de l'histoire à avoir touché terre, avec des vents enregistrés à 373 km/h. La grande partie des photos, videos, etc.... ont d'ailleurs été prisent lors du passage d'Haiyan et non pas d'Hagupit.
Ce typhon a été surévalué par les medias !
Vrais, exacerbé par les médias locaux et étrangers, gestion des prévisions météo et des recommandations par les différents offices météorologiques contradictoire et controversées, attisées par la chaine américaine CNN, machine à vendre de la terreur spectacle, ont transformé un typhon certes dangereux mais malheureusement un phénomène climatique courant dans les eaux du Pacifique (avec en moyenne plus d'une trentaine par an) en sur évènement climatique planétaire.
Le typhon a déjà fait 21 victimes à travers le pays !
Vrais, mais selon les informations du ministère de la Santé la plupart des malheureux décès ont été causés par des hypothermies, fièvres etc.... pas toujours reliée directement au typhon, ce qui fait heureusement d'Hagupit l'un des typhon les moins meurtriers de l'histoire de ce pays de 100 millions d'habitants.
Le typhon a bloqué les transports aux Philippines !
Vrais, cela fait presque maintenant quatre jours que beaucoup de voies maritimes sont complètement paralysées liées aux signaux d'alertes et les conséquences commencent à être importantes pour certains. Quant au trafic aérien, après huit destinations annulées encore lundi matin, la situation est revenue à la normale aujourd'hui.
Voilà, je vous souhaite de nombreux voyages mémorables, Jo
Plus d'infos pratico-pratiques https://www.facebook.com/pages/Ici-Philippinesfr
Expédition en Bolivie "6000 mètres avec le coeur d'un autre"
Bonjour à tous,
Paul Baudry, Guillaume Orsal, le Dr. Verdier, cardiologue du sport, et moi-même, préparons une expédition en Bolivie intitulée : "6000 mètres avec le cœur d'un autre". Nous avons déjà reçu le soutien de France ADOT77, association pour la promotion du don d'organe.
Parallèlement, nous avons monté un dossier de candidature pour une bourse aux expéditions organisée par le fabriquant d'équipement de montagne Millet : le "Millet Expédition Project" (MXP)
Nos objectifs : aller le plus haut possible en altitude avec un cœur greffé (si possible 6000 mètres et pourquoi pas le record actuellement de 6120 mètres), promouvoir le don d'organe et encourager les patients engagés dans le processus de la greffe.
Il se trouve que notre dossier de candidature au projet MXP a été présélectionné avec 9 autres, et que la sélection finale aura lieu le 19 avril à Annecy, l’évènement étant retransmis sur la chaîne de télévision TV8-mont blanc.
En tant qu'élément contributeur au vote du jury désignant le ou les dossiers primés, les organisateurs du MXP ont lancé un concours, "l'expe du grand public", qui consiste à compter le nombre de votes obtenus par chacun des projets candidats.
Aussi, je vous sollicite tout simplement pour cliquer sur Facebook via le lien qui figure dans le message ci-dessous pour le projet "Bolivie 2013", si vous adhérez bien-sûr à celui-ci.
https://www.facebook.com/milletmountainbyexperience/app_138778399475757.
Vous pouvez également le faire suivre à vos amis, famille, etc... pour démultiplier le nombre de votes !
D'avance merci pour votre soutien. A vos clics, Alain Dutrévis
PS : la vidéo de présentation du projet est visible sur le lien suivant : https://vimeo.com/61307986
Paul Baudry, Guillaume Orsal, le Dr. Verdier, cardiologue du sport, et moi-même, préparons une expédition en Bolivie intitulée : "6000 mètres avec le cœur d'un autre". Nous avons déjà reçu le soutien de France ADOT77, association pour la promotion du don d'organe.
Parallèlement, nous avons monté un dossier de candidature pour une bourse aux expéditions organisée par le fabriquant d'équipement de montagne Millet : le "Millet Expédition Project" (MXP)
Nos objectifs : aller le plus haut possible en altitude avec un cœur greffé (si possible 6000 mètres et pourquoi pas le record actuellement de 6120 mètres), promouvoir le don d'organe et encourager les patients engagés dans le processus de la greffe.
Il se trouve que notre dossier de candidature au projet MXP a été présélectionné avec 9 autres, et que la sélection finale aura lieu le 19 avril à Annecy, l’évènement étant retransmis sur la chaîne de télévision TV8-mont blanc.
En tant qu'élément contributeur au vote du jury désignant le ou les dossiers primés, les organisateurs du MXP ont lancé un concours, "l'expe du grand public", qui consiste à compter le nombre de votes obtenus par chacun des projets candidats.
Aussi, je vous sollicite tout simplement pour cliquer sur Facebook via le lien qui figure dans le message ci-dessous pour le projet "Bolivie 2013", si vous adhérez bien-sûr à celui-ci.
https://www.facebook.com/milletmountainbyexperience/app_138778399475757.
Vous pouvez également le faire suivre à vos amis, famille, etc... pour démultiplier le nombre de votes !
D'avance merci pour votre soutien. A vos clics, Alain Dutrévis
PS : la vidéo de présentation du projet est visible sur le lien suivant : https://vimeo.com/61307986









