Results for "Syrie+sécurité"
About 11,270 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Cadre Fahrrad Manufaktur T400
Bonjour à tous,
Je vais probablement faire l'acquisition le weekend prochain d'une randonneuse neuve, pour un périple d'un an en Amérique du Sud. Après multiples consultations de magasins, sites web... mon choix s'oriente vers un cadre Fahrrad Manufaktur T400. Je vais le faire équiper en Shimano Deore LX (entrainement, pédalier, freinage), avec une selle Brooks B17, garde-boues Zefal, portes-bagages avant et arrière Tubus (Tara et Cargo). On me le propose à 1500€! Est-ce que quelqu'un peut me dire si il s'agit d'un prix correct? Moi il me semble que oui, mais j'aimerais bien avoir des avis de "spécialistes"!!😎
Merci d'avance.
Je vais probablement faire l'acquisition le weekend prochain d'une randonneuse neuve, pour un périple d'un an en Amérique du Sud. Après multiples consultations de magasins, sites web... mon choix s'oriente vers un cadre Fahrrad Manufaktur T400. Je vais le faire équiper en Shimano Deore LX (entrainement, pédalier, freinage), avec une selle Brooks B17, garde-boues Zefal, portes-bagages avant et arrière Tubus (Tara et Cargo). On me le propose à 1500€! Est-ce que quelqu'un peut me dire si il s'agit d'un prix correct? Moi il me semble que oui, mais j'aimerais bien avoir des avis de "spécialistes"!!😎
Merci d'avance.
Avis sur notre équipement pour faire le tour de France à vélo
bonjour bonjour tout le monde, ça y est c'est décidé, on fait le tour de france a vélo à deux!!
par contre je dois faire un financier budgetaire pour le proposer au sponsors.
j'ai besoins de votre aide pour me conseiller, sachant que pour l'instant on a un petit budget.
est il sérieux de s'équiper a décathlon?le vélo qui me paraissait approprié est le "riverside" mais il a un poid conséquent....
au niveau de l'équipement pouvez vous me proposer des marques que vous avez déja utilisé pour faire des périples a vélo.
on dormira pas mal en tente, connaissez vous des tentes fiable??
voila je continue mes recherches, n'hésitez pas a laisser un petit message sur ce forum.
a bientot
voila je continue mes recherches, n'hésitez pas a laisser un petit message sur ce forum.
a bientot
Caractéristiques des véhicules de location aux Etats-Unis
Bonjour
Je vois qu'ici beaucoup se posent des questions sur les vehicules dispo aupres des loueurs US. Je sais que certains ont fait dejà des postes la dessus.
si ca peut rendre services à certains, j'ai acheté il y a quelque tps une revue US qui regroupe tous les vehicules dispo sur le marché US, et qui en donne les caracteristiques de consommation, nb de places dispo, dimensions interieures et notamment coffre.
si ca peut vs interesser, je peux vs envoyer les infos
Je vois qu'ici beaucoup se posent des questions sur les vehicules dispo aupres des loueurs US. Je sais que certains ont fait dejà des postes la dessus.
si ca peut rendre services à certains, j'ai acheté il y a quelque tps une revue US qui regroupe tous les vehicules dispo sur le marché US, et qui en donne les caracteristiques de consommation, nb de places dispo, dimensions interieures et notamment coffre.
si ca peut vs interesser, je peux vs envoyer les infos
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°4)
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole
Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.
Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.
Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.
Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.
Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.


On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.


Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :

En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.
En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.
Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :
Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.
Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.
Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.
Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.
Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.


Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.


Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.

Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.

Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.


Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :

Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.



En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.


Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).
Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.

J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.
Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.
Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.
Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.

En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.


Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!
Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!
On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).
Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…
J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).




Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.



Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.

Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.


Ici, le rocher semble saigner.



Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.

Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.


La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.
De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….

… puis du crépuscule.

Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.
JOUR 13 : autour de Coyote Buttes
Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.
A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.
Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.
La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.
Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.

Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.

Je me glisse à l’intérieur…


… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.


C’est la saison de floraison des cactus.

Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.
Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.
Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).

Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.
On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».



On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…


Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.
Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.

Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.



Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.


Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.
Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.
Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.
Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.
Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.



Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...

… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.

Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…

… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.

Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.

Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.

La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.



D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.


Quelques lichens égayent la roche.


Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.


Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.


Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.

Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.

Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.



L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.

Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.
JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon
Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.
Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.
La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.


Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.

Je prends la photo « classique »…

… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.

Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.

Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.


J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.


Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.

Là, les roches rappellent la couleur du sang.

De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.
Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.

La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.



Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.

Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.
Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».
Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).
La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.
Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.
Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.


Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.




Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.


Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.
Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).
Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.


Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.


Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).
Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.
A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole
Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.
Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.
Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.
Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.
Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.


On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.


Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :

En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.
En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.
Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :
Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.
Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.
Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.
Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.
Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.


Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.


Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.

Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.

Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.


Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :

Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.



En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.


Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).
Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.

J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.
Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.
Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.
Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.

En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.


Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!
Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!
On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).
Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…
J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).




Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.



Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.

Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.


Ici, le rocher semble saigner.



Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.

Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.


La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.
De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….

… puis du crépuscule.

Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.
JOUR 13 : autour de Coyote Buttes
Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.
A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.
Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.
La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.
Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.

Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.

Je me glisse à l’intérieur…


… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.


C’est la saison de floraison des cactus.

Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.
Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.
Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).

Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.
On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».



On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…


Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.
Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.

Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.



Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.


Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.
Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.
Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.
Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.
Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.



Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...

… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.

Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…

… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.

Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.

Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.

La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.



D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.


Quelques lichens égayent la roche.


Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.


Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.


Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.

Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.

Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.



L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.

Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.
JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon
Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.
Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.
La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.


Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.

Je prends la photo « classique »…

… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.

Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.

Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.


J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.


Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.

Là, les roches rappellent la couleur du sang.

De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.
Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.

La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.



Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.

Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.
Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».
Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).
La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.
Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.
Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.


Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.




Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.


Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.
Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).
Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.


Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.


Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).
Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.
A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Vos avis sur circuit de vingt jours au Vietnam?
Bonjour,
Pouvez-vous me donner vos avis sur ce circuit? (Fait sur mesure par nous-mêmes pour une première approche du pays, sauf la montagne et la baie d'along pour lesquels on prendra une agence)
Dim 20 mars 2011: Arrivée aéroport Hanoi, récup sacs, change, navette pour Hanoi, repos visite quartier centre + marionnettes sur eau
Lun 21: Visite Hanoi, départ train de nuit pour Lao Cai
Mar 22 à Jeu 24: 3 jours en montagne dans la région de Cao Son, Coc Ly, Bac Ha, retour à Hanoi en train de nuit
Ven 25 et sam 26: croisière 2 jours baie d'Along (Bai Tu Long de préférence), retour Hanoi ou nuit environs Hoa Lu
Dim 27 et lun 28: environs de la baie d'Along terrestre (grottes de Tam Coc ou Trang An?) et village de Kenh Ga, vélo, ballades à pied...
retour le soir à Hanoi
mar 29 et mer 30: suite visite Hanoi et environs (villages)
jeu 31: vol pour Hué le matin de bonne heure, visite Hué
ven 1er avril 2011: visite Hué
sam 2: départ tôt le matin pour Hoi An, visite Hoi An
dim 3 au mer 6: Hoi An, visite de My Son, des îles et villages environnant, bateau, vélo, ballades à pied, achats de souvenirs
jeu 7: excursion montagne de marbre, visite rapide de Da Nang et vol le soir vers 19h pour Hanoi
ven 8: fin de la visite d'Hanoi et derniers achats pour écouler les dongs, vol à 23h pour Paris
Merci d'avance pour vos conseils et avis.
Sylvie
Randonner seul dans les parcs des États-Unis?
Bonjour,
Je suis en ce moment en train d'organiser une boucle d'un mois dans l'ouest américain. Cela dit je me pose quelques questions car j'aimerais principalement randonner dans les différents parcs (yellowstone, Grand Canyon, bryce, zion...). Est il dangereux ou est il compliqué de randonner seul dans tout ces parcs? Et autre question primoridiale: je veut faire ce voyage en mai-juin et nous somme déjà en avril, je sais qu'il n'est plus possible d'obtenir de permis pour the Wave par exemple mais est il encore possible d'obtenir les autres permis?
Avait vous des conseils?
Merci d'avance
Manifestation des Rouges le 14 mars à Bangkok
Bonjour,
L'agence de presse NNT rapporte ce jour que les leaders de l'UDD ont fixé au 14 mars la manifestation générale de leur mouvement. Les Rouges devraient rallier la capitale à partir du 12 mars, pour un défilé 2 jours plus tard. L'UDD entend mener ainsi une action majeure et pacifique, en rassemblant 1 million de personnes à cette date.
L'agence de presse NNT rapporte ce jour que les leaders de l'UDD ont fixé au 14 mars la manifestation générale de leur mouvement. Les Rouges devraient rallier la capitale à partir du 12 mars, pour un défilé 2 jours plus tard. L'UDD entend mener ainsi une action majeure et pacifique, en rassemblant 1 million de personnes à cette date.
Partir avec seulement un objectif (photo) fixe?
Bonjour à tous,
Je suis photographe débutant et je pars 6 semaines en Asie l'été prochain. J'ai un Nikon D90 (donc format DX, pas full frame) et je n'ai pas trop envie de m'encombrer. Les deux seuls objectifs que je possède sont le 18-55 VR fourni avec le kit et un 35 mm f/1.8 que j'ai acheté récemment.
Comme je n'ai pas envie de tout trimbaler avec moi et changer souvent d'objectifs, je me demande si prendre seulement le 35 mm est judicieux en sachant que je ne fais pas de photo animalière, je fais surtout du paysage et monuments, environnement urbain, quelques portraits, des photos en intérieur, le tout fréquemment à faible luminosité, à l'aube et au crépuscule et le soir d'où mon investissement dans un objectif qui ouvre à 1.8.
Pensez-vous que le 35 mm devrait suffire (ça ne me dérange pas d'avancer / reculer pour cadrer) ou vais-je me sentir frustré de ne pas avoir un grand angle pour les paysages ? En d'autres termes, un 35 mm DX (donc équivalent 52 mm plein format) convient-il pour faire du paysage ou une focale plus courte est vraiment recommandée ?
Je ne souhaite pas investir dans un objectif DX "passe-partout" du type 18-200 VR car je compte passer au plein format à moyen terme et donc changer d'objectifs aussi.
Merci pour vos conseils.
Je suis photographe débutant et je pars 6 semaines en Asie l'été prochain. J'ai un Nikon D90 (donc format DX, pas full frame) et je n'ai pas trop envie de m'encombrer. Les deux seuls objectifs que je possède sont le 18-55 VR fourni avec le kit et un 35 mm f/1.8 que j'ai acheté récemment.
Comme je n'ai pas envie de tout trimbaler avec moi et changer souvent d'objectifs, je me demande si prendre seulement le 35 mm est judicieux en sachant que je ne fais pas de photo animalière, je fais surtout du paysage et monuments, environnement urbain, quelques portraits, des photos en intérieur, le tout fréquemment à faible luminosité, à l'aube et au crépuscule et le soir d'où mon investissement dans un objectif qui ouvre à 1.8.
Pensez-vous que le 35 mm devrait suffire (ça ne me dérange pas d'avancer / reculer pour cadrer) ou vais-je me sentir frustré de ne pas avoir un grand angle pour les paysages ? En d'autres termes, un 35 mm DX (donc équivalent 52 mm plein format) convient-il pour faire du paysage ou une focale plus courte est vraiment recommandée ?
Je ne souhaite pas investir dans un objectif DX "passe-partout" du type 18-200 VR car je compte passer au plein format à moyen terme et donc changer d'objectifs aussi.
Merci pour vos conseils.
Visa de transit pour le Turkménistan?
Bonjour,
Je recueille beaucoup d'infos concernant l'obtention du visa Turkmène, mais elles se contredisent et ne datent pas d'hier!! Quelqu'un aurait-il récemment traversé la frontière Turkmène depuis l'Iran? Pourriez vous me donner plus d'informations, notamment, s'il est possible d'obtenir ce visa de transit à la frontière? Est-il nécessaire d'avoir le visa pour le pays suivant, dans mon cas, l'Ouzbékistan?
Merci de vos réponses.
Je recueille beaucoup d'infos concernant l'obtention du visa Turkmène, mais elles se contredisent et ne datent pas d'hier!! Quelqu'un aurait-il récemment traversé la frontière Turkmène depuis l'Iran? Pourriez vous me donner plus d'informations, notamment, s'il est possible d'obtenir ce visa de transit à la frontière? Est-il nécessaire d'avoir le visa pour le pays suivant, dans mon cas, l'Ouzbékistan?
Merci de vos réponses.
États-Unis: visiter New York et ses environs avec un budget restreint?
Bonjour je souhaiterais visiter les Etats Unis et plus particulièrement New York et ses environs. mais pour loger là-bas c'est assez cher et mon budget est restreint. Pourriez-vous m'aider et aussi me conseiller quelques endroits pour manger des spécialités et dans une ambiance uniquement américaine et pas rop touristique?
Album de photos insolites en Thaïlande!
Bonjour tout le monde....
2010 debute et je trouve les forumistes un peu endormis en ce debut d annee !!
Une petite idee me vient !!
Toujours des questions, des reponses, des infos, des conseils etc....
On va essayer de changer une peu non ??
Faire decouvrir ce joli pays aux futurs voyageurs et leur donner une image de la Thailande autre que par des ecrits !!
Je vous propose donc, amoureux de la Thailande, de deposer une photo de votre choix, un minimum originale, rare, coup de coeur, voir insolite !!
Qu importe le lieu ou l annee, juste du fun !! Je suis certain que TOUT le monde possede au moins une petite photo sympa sur son disque dur !!
On essaye de commenter le moins possible, ( surtout ceux que ca n interesse pas ).Merci.
Allez, je me lance pour la premiere !! Rien d insolite, un petit alcool tout droit venu du Laos, avec un vrai cobra dedans..rires...
A bientot !!
2010 debute et je trouve les forumistes un peu endormis en ce debut d annee !!
Une petite idee me vient !!
Toujours des questions, des reponses, des infos, des conseils etc....
On va essayer de changer une peu non ??
Faire decouvrir ce joli pays aux futurs voyageurs et leur donner une image de la Thailande autre que par des ecrits !!
Je vous propose donc, amoureux de la Thailande, de deposer une photo de votre choix, un minimum originale, rare, coup de coeur, voir insolite !!
Qu importe le lieu ou l annee, juste du fun !! Je suis certain que TOUT le monde possede au moins une petite photo sympa sur son disque dur !!
On essaye de commenter le moins possible, ( surtout ceux que ca n interesse pas ).Merci.
Allez, je me lance pour la premiere !! Rien d insolite, un petit alcool tout droit venu du Laos, avec un vrai cobra dedans..rires...
A bientot !!
Compte rendu très personnel de Noël sur le Pacific Dream
Bonjour, je suis à la recherche des passagers qui ont passé Noël sur le PACIFIC DREAM ET PLUS EXACTEMENT de ceux qui sont revenus par le vol XL airways (vols aller-retour dont je suis plutôt satisfaite: personnel attentif et aimable, s'assurant de l'hydratation abondante des passagers, ce qui est important pour 9H de vol):
😠je voulais savoir, au retour, suite au transfert des bagages du bateau à l'aéroport de St Domingue si certains voyageurs souhaitaient faire une réclamation car en principe l'union fait la force!
Et je souhaitais aussi mettre en garde les prochains voyageurs : nos valises se sont retrouvées "en tas" (montagne instable!) sur le trottoir de l'aéroport, comme si on les avait littéralement "bennées", pour certaines en fort mauvais état après leur simple transport du bateau: prises aux portes des cabines vers 3H du matin, on nous avait assuré qu'elles nous attendraient à l'aéroport. C'était vrai, mais dans quel état!
Sinon, pour la croisière: belles escales, vraiment: possibilités de voir beaucoup de choses (belles!), et dans les villes d'escale et dans les îles
Pour la langue: le français est franchement "négligé": longs discours en espagnol, souvent traduit par juste qqs mots de Français, files d'attente coupées par ceux qui parlent espagnol et qui sont les mieux servis, bref pas franchement une croisière francophone comme annoncée en publicité!!!! Vraiment pas, même: ressenti de plusieurs passagers lorsque je l'ai exprimé dans un des bars, protestant au sujet de cette différence de traitement flagrante. Sinon, cela amenait des expressions franchement amusantes, l'hôtesse internationale, diffusée sur tout le bateau, demandant quotidiennemnt aux "suivants passagers de comparaitre à la réception" restera célèbre à la maison!!! Talentueuse par ailleurs, elle nous comprenait très bien, ce qui était loin d'être le cas du personnel dans son ensemble dont la langue de travail est manifestement l'espagnol (ma fille parlant plutôt bien anglais est souvent restée rêveuse des réponses qu'elle obtenait...ou pas, selon les cas!)
Cabines confortables et bien tenues, quand elles correspondaient à la commande (payée!): des enfants trop jeunes se retrouvant en lits "superposés", pas de lits bébé, des parents inquiets avec des petits épuisés le premier soir, et pour moi un supplément payé pour une cabine supérieure que je n'ai jamais eu ( A la réception, pour calmer le jeu j'imagine, on a photocopié ma facture avec catégorie de cabine supérieure mais aucune nouvelle de la semaine et j'imagine qu'il n'y aura pas de suite: supplément perdu, alors que plus cher qu'annoncé sur le bateau!) Je dois déjà m'estimer bien contente qu'après 3 longues files d'attente, épuisée le premier soir (soit quasi 24éme heure sans sommeil!) j'ai finalement par hasard pu faire un échange avec d'autres passagers mécontents de leur cabine eux aussi: nous étions 3 pour 2 lits...renvoyée d'heure en heure à revenir faire la queue car rien de possible : bateau archi-complet. Ce qui se ressentait beaucoup: pas du tout l'ambiance "aux petits soins " décrite sur le forum lors des autres semaines : programme inchangé, nourriture en quantité et une certaine qualité mais tension palpable du personnel qui semblait un tantinet sous pression et surtout une très mauvaise organisation: dépassés par le nombre et les réclamations (souvent légitimes dans ce que j'entendais)alors qu'aucune souplesse n'était possible vu la densité des passagers?
Réelle pagaille le premier soir (en plus de la frustration de ne pas pouvoir avec tous ces problèmes se détendre et se promener un peu dans St Domingue où nous étions arrivés tôt...mais pas attendus, donc petits gags à l'aéroport, genre ""troupeau en transhumance" auquel on a fait opérer qqs figures imposées qui devaient être assez drôles à voir, et pour certains des taxes payées, mais pas pour d'autres, comprenne qui pourra!), le second jour pas triste non plus ( des documents importants volatilisés de ma cabine pdt l'exercice de sauvetage obligatoire!!! coffre-fort sans mode d'emploi...j'ai finalement récupéré les documents, sans rien comprendre au film mais un sacré stress de 3H: tous les documents d'assurance, photocopies de papiers, billet d'avion du retour, exct...) et des gags en série avec des passagers à cran, limite impolis (esclandres à table, lors de retour d'excursions, insultes fusant...) Les 2 premiers jours ont été un peu difficiles et même frustrant ...
Après, heureusement, la magie des îles a opéré: séjour riche et agréable, même si fatiguant (bruit dans les couloirs la nuit, alors que journées plus que remplies, car tant à voir et à faire!)
Dernier jour dans la même inorganisation qu'au début, fort dommageable: après "réunion" ne servant à rien (en très mauvais français) sinon à ne pas pouvoir partir en solo se ballader, on a pu constater que dés qu'on quitte le bateau, on n'existe plus: "orientés" rapidement toujours dans un mauvais français, pagaille pour trouver le bus pour l'aéroport (avec tout un groupe, on s'est carrément installé dans un autre!!! pour????), et même si on le prend dans la bonne humeur, on a moins ri en débarquant à l'aéroport vu l'état de nos bagages pour lesquels nous étions déjà un peu inquiets (organisation avec étiquette de couleurs vu le nombre de vols prévus, qui nous laissait pour certains un peu rêveurs car nous avions constaté que la logistique n'était pas le point fort de l'équipe du bateau!!!) et encore moins d'y passer un TRES long après-midi (13 H pour s'envoler à 19H alors que vol prévu à 16H, 13H c'était d'ailleurs déjà bien tôt...) surtout qd à 2 reprises déjà vous avez été frustré de ne pas vous promener à qqs rues de là dans un pays que vous auriez souhaiter au moins un petit peu découvrir...(on était un peu là pour ça, même!!!)
Bref pagaille à l'arrivée et au départ, regrets éternels pour St Domingue
excursions choisies sur le bateau chères mais plutôt correctes (journée à Sainte LUCIE absolument géniale et inoubliable, et Vigin GORDA sous averses tropicales mais fort jolie!)
et celles faites en solo bien plus riches (Martinique et Guadeloupe) que ce qui était proposé sur le bateau (taxi à la journée, cher mais hors des sentiers battus, nous sommes très bien tombés: transaction "gagnant/gagnant": prix honnête pour trajet des plus correct avec commentaires personnalisés: 250 euros en Martinique, 200 en Guadeloupe, taxi confortable de 9H à 16H30 en voyant vraiment de belles choses sur un long parcours sans quasiment croiser d'autres touristes!)
De belles affaires à St martin: pour la veille de Noël c'était super (parfums moitié prix par rapport à la France et qqs vêtements de grandes marques idem! Qqs très jolies églises "en Noël" qui ont marquées ma mémoire... 1 baignade rapide car shopping +++, mais on ne peut pas tout faire!)
Et si ma valise est en miette, heureusement, le rhum acheté à l'habitation Clément était "en carton-cuby": le carton a explosé mais le sac interne a bien résisté malgrè la pression et les 3 litres sont bien là, même si la valise est morte: elle a beaucoup moins souffert de son passage, embarquement/débarquement de l'avion que de son bref passage de la cabine à l'aéroport aux bons soins du navire ! Heureusement que je l'avais soigneusement sanglée, donc le contenu à tenu...mais elle fut un peu difficile à transporter ensuite, pour l'enregistrement et le débarquement et la suite du voyage après ROISSY. Mais suis-je la pire? Les cris de certains m'ont fait penser que non!
Et puis ceux du vol Blue Lines ont eu qqs difficultés: ils ont du rester une journée de plus (ce qui n'était pas forcément désagréable, ils ont pu, eux, visiter st Domingue avec une nuit d'hôtel payé, même si très courte) mais leur retour a été chaotique et fatiguant, avec une compagnie de remplacement et peu d'infos, et pour certains des billets de TGV perdus en France...
Mais voilà: la mer était belle, les îles de rêves, les rencontres riches: une belle semaine, mais, si je repartirais certainement en croisière (c'est fort agrébale et surtout je partirais "hors foule"!!!), il est fort probable que ce ne sera pas avec Pullmantour ni avec QCN Cruise...Ou alors il va leur falloir faire de sacrés progrès en organisation, langue et attention à leurs clients!!!
Sinon, pour la croisière: belles escales, vraiment: possibilités de voir beaucoup de choses (belles!), et dans les villes d'escale et dans les îles
Pour la langue: le français est franchement "négligé": longs discours en espagnol, souvent traduit par juste qqs mots de Français, files d'attente coupées par ceux qui parlent espagnol et qui sont les mieux servis, bref pas franchement une croisière francophone comme annoncée en publicité!!!! Vraiment pas, même: ressenti de plusieurs passagers lorsque je l'ai exprimé dans un des bars, protestant au sujet de cette différence de traitement flagrante. Sinon, cela amenait des expressions franchement amusantes, l'hôtesse internationale, diffusée sur tout le bateau, demandant quotidiennemnt aux "suivants passagers de comparaitre à la réception" restera célèbre à la maison!!! Talentueuse par ailleurs, elle nous comprenait très bien, ce qui était loin d'être le cas du personnel dans son ensemble dont la langue de travail est manifestement l'espagnol (ma fille parlant plutôt bien anglais est souvent restée rêveuse des réponses qu'elle obtenait...ou pas, selon les cas!)
Cabines confortables et bien tenues, quand elles correspondaient à la commande (payée!): des enfants trop jeunes se retrouvant en lits "superposés", pas de lits bébé, des parents inquiets avec des petits épuisés le premier soir, et pour moi un supplément payé pour une cabine supérieure que je n'ai jamais eu ( A la réception, pour calmer le jeu j'imagine, on a photocopié ma facture avec catégorie de cabine supérieure mais aucune nouvelle de la semaine et j'imagine qu'il n'y aura pas de suite: supplément perdu, alors que plus cher qu'annoncé sur le bateau!) Je dois déjà m'estimer bien contente qu'après 3 longues files d'attente, épuisée le premier soir (soit quasi 24éme heure sans sommeil!) j'ai finalement par hasard pu faire un échange avec d'autres passagers mécontents de leur cabine eux aussi: nous étions 3 pour 2 lits...renvoyée d'heure en heure à revenir faire la queue car rien de possible : bateau archi-complet. Ce qui se ressentait beaucoup: pas du tout l'ambiance "aux petits soins " décrite sur le forum lors des autres semaines : programme inchangé, nourriture en quantité et une certaine qualité mais tension palpable du personnel qui semblait un tantinet sous pression et surtout une très mauvaise organisation: dépassés par le nombre et les réclamations (souvent légitimes dans ce que j'entendais)alors qu'aucune souplesse n'était possible vu la densité des passagers?
Réelle pagaille le premier soir (en plus de la frustration de ne pas pouvoir avec tous ces problèmes se détendre et se promener un peu dans St Domingue où nous étions arrivés tôt...mais pas attendus, donc petits gags à l'aéroport, genre ""troupeau en transhumance" auquel on a fait opérer qqs figures imposées qui devaient être assez drôles à voir, et pour certains des taxes payées, mais pas pour d'autres, comprenne qui pourra!), le second jour pas triste non plus ( des documents importants volatilisés de ma cabine pdt l'exercice de sauvetage obligatoire!!! coffre-fort sans mode d'emploi...j'ai finalement récupéré les documents, sans rien comprendre au film mais un sacré stress de 3H: tous les documents d'assurance, photocopies de papiers, billet d'avion du retour, exct...) et des gags en série avec des passagers à cran, limite impolis (esclandres à table, lors de retour d'excursions, insultes fusant...) Les 2 premiers jours ont été un peu difficiles et même frustrant ...
Après, heureusement, la magie des îles a opéré: séjour riche et agréable, même si fatiguant (bruit dans les couloirs la nuit, alors que journées plus que remplies, car tant à voir et à faire!)
Dernier jour dans la même inorganisation qu'au début, fort dommageable: après "réunion" ne servant à rien (en très mauvais français) sinon à ne pas pouvoir partir en solo se ballader, on a pu constater que dés qu'on quitte le bateau, on n'existe plus: "orientés" rapidement toujours dans un mauvais français, pagaille pour trouver le bus pour l'aéroport (avec tout un groupe, on s'est carrément installé dans un autre!!! pour????), et même si on le prend dans la bonne humeur, on a moins ri en débarquant à l'aéroport vu l'état de nos bagages pour lesquels nous étions déjà un peu inquiets (organisation avec étiquette de couleurs vu le nombre de vols prévus, qui nous laissait pour certains un peu rêveurs car nous avions constaté que la logistique n'était pas le point fort de l'équipe du bateau!!!) et encore moins d'y passer un TRES long après-midi (13 H pour s'envoler à 19H alors que vol prévu à 16H, 13H c'était d'ailleurs déjà bien tôt...) surtout qd à 2 reprises déjà vous avez été frustré de ne pas vous promener à qqs rues de là dans un pays que vous auriez souhaiter au moins un petit peu découvrir...(on était un peu là pour ça, même!!!)
Bref pagaille à l'arrivée et au départ, regrets éternels pour St Domingue
excursions choisies sur le bateau chères mais plutôt correctes (journée à Sainte LUCIE absolument géniale et inoubliable, et Vigin GORDA sous averses tropicales mais fort jolie!)
et celles faites en solo bien plus riches (Martinique et Guadeloupe) que ce qui était proposé sur le bateau (taxi à la journée, cher mais hors des sentiers battus, nous sommes très bien tombés: transaction "gagnant/gagnant": prix honnête pour trajet des plus correct avec commentaires personnalisés: 250 euros en Martinique, 200 en Guadeloupe, taxi confortable de 9H à 16H30 en voyant vraiment de belles choses sur un long parcours sans quasiment croiser d'autres touristes!)
De belles affaires à St martin: pour la veille de Noël c'était super (parfums moitié prix par rapport à la France et qqs vêtements de grandes marques idem! Qqs très jolies églises "en Noël" qui ont marquées ma mémoire... 1 baignade rapide car shopping +++, mais on ne peut pas tout faire!)
Et si ma valise est en miette, heureusement, le rhum acheté à l'habitation Clément était "en carton-cuby": le carton a explosé mais le sac interne a bien résisté malgrè la pression et les 3 litres sont bien là, même si la valise est morte: elle a beaucoup moins souffert de son passage, embarquement/débarquement de l'avion que de son bref passage de la cabine à l'aéroport aux bons soins du navire ! Heureusement que je l'avais soigneusement sanglée, donc le contenu à tenu...mais elle fut un peu difficile à transporter ensuite, pour l'enregistrement et le débarquement et la suite du voyage après ROISSY. Mais suis-je la pire? Les cris de certains m'ont fait penser que non!
Et puis ceux du vol Blue Lines ont eu qqs difficultés: ils ont du rester une journée de plus (ce qui n'était pas forcément désagréable, ils ont pu, eux, visiter st Domingue avec une nuit d'hôtel payé, même si très courte) mais leur retour a été chaotique et fatiguant, avec une compagnie de remplacement et peu d'infos, et pour certains des billets de TGV perdus en France...
Mais voilà: la mer était belle, les îles de rêves, les rencontres riches: une belle semaine, mais, si je repartirais certainement en croisière (c'est fort agrébale et surtout je partirais "hors foule"!!!), il est fort probable que ce ne sera pas avec Pullmantour ni avec QCN Cruise...Ou alors il va leur falloir faire de sacrés progrès en organisation, langue et attention à leurs clients!!!
Résumé d'un voyage de dix jours à New York, hivers 2009
Bonjour à tous,
Me voila de retour de New York city, 10 jours passés dans la grosse pomme du 14/12 au 24/12/2009. Un voyage formidable notamment grace aux conseils des différents participants au forum (notamment "vazyvite"), merci encore. Pour ceux qui veulent partir à New York city, voici un résumé de mon voyage avec des infos et conseils pratiques sur les grands points d'interets de cette magnifique ville. Bien sur, certaines de mes impressions sont personnelles donc pas forcement partagés par tous.
1. Arrivée à l'aéroport JFK Le fameux passage de la douane, redouté par tant de touristes, s'est passé sans aucun problème. Le douanier prend les empreintes digitales (pouces) et photo. Aucune question posée, je m'étais pourtant "préparer" (et c'est un grand mot) à la fameuse question "What is the purpose of your trip?", mais non, rien de tout ca. Pas non plus de demande de copie papier du formulaire "ESTA", le douanier voit si vous l'avez correctement rempli au moment où il passe votre passeport dans son systeme informatique. Allez-y relax et sur de vous, vous n'aurez aucun problème. Concernant les produits que vous pouvez faire renter aux US, je suis passé avec 2 cartouches de cigarettes, 2 bouteilles de vin et une bouteille de Whiskey, auncun problème à ce niveau-là. Par contre, ils n'accepteraient pas plus de 2 cartouches de cigarettes par personne. Partant du Chili, c'était plus interressant de ramener ma conso perso.
2. Transport JFK-Manhattan Etant seul j'ai opté pour le métro, certes un peu plus long mais bien plus économique. Quand vous avez récupéré vos bagages, prenez le "AIR TRAIN", c'est le transport aérien qui fait le tour des différents terminaux, prenez le air train qui va a "JAMAICA STATION" (c'est le terminus). Ne chercher pas à acheter de billet pour le Air Train, vous payer à la sortie (5 USD), une fois sorti prenez le metro vers Manhattan, j'ai pris la ligne bleue avec arret à Penn (pennsylvania) Station, cette station immense se situe en dessous du Madison Square Garden, à 5 minutes à pieds de l'Empire State et à 7-8 minutes de Times Square.
3. Les visites incontournables - Top of the Rock (Rockefeller Center). Pour moi, le plus beau point de vue sur Manhattan. Pour un peu plus de 20 USD, vous vous sentirez le roi de New York. On commence par la fameuse photo bien touriste, assis sur une poutre avec une photo style vue de NYC derriere, photo que vous pourrez acheter en redescendant, perso vraiment aucun interet. J'ai aimé l'ascenceur, outre la sensation de vitesse (voir les étages défilés), pensez à regarder le plafond où ils diffusent une video avec musique sur une vitre transparante. Une fois arrivé au Top of the rock, vous avez la vue coté nord (central park) et une autre coté sud (downtown). Pensez à prendre l'escalator pour aller au dernier étage, vous avez une vue à 360 degrés, SUPERBE ! Principaux avantages de Top of the Rock: vue sur central park (de jour, c'est mieux), pas de grille comme à l'Empire State, une vue superbe sur l'Empire State, vue à 360 degrés. Il y a aussi une petite salle avec détecteur de mouvements, très gadget mais marrant.
- Empire State Building (ESB). L'ayant fait après top of the rock, le choc visuel a été moindre. Avantages de l'ESB: vue magnifique sur le Chrysler Building ainsi que sur FlatIron (building en forme de fer à repasser). Inconvénients: la présence de grilles, la terrasse petite étant donné le nombre de visiteurs. Vous pouvez payer un supplément pour monter dans l'antenne de la tour. Perso, je ne l'ai pas fait.
- Liberty Island et Ellis Island Ah, la statue de la liberté, tant critiquée et maintenant tant vénérée. Je n'ai pas fais le tour gratuit en bateau car je me disais qu'il fallait quand meme aller le voir d'un peu plus pret ce symbole. Sachez qu'avant de prendre la bateau, vous aurez droit (à nouveau) à une fouille approfondie. Allez hop, on enlève les chaussures et ceinture, portique et tout le bordel. Pensez à y aller tot le matin pour éviter les foules. Première impression, une très jolie vue sur la pointe sud de Manhanttan. 5 minutes de navigation et on arrive à Liberty Island ou se trouve la statue et après avoir tant entendu qu'elle était petite, je me suis surpris à la voir bien imposante. J'ai eu cette sensation en étant au pied de miss Liberty. A condition de réserver bien à l'avance, vous pouvez à nouveau monter dans la courrone, sinon vous avez toujours la possibilité de monter dans le socle de la statue. Des bateaux passent toutes les 30 min pour Ellis Island, ile voisine de Liberty Island ou les immigrants passaient les controles necessaires por rentrer aux US. Tres beau musée. A voir, à faire: un mur circulaire avec tous les noms-prenoms des immigrants (cherchez le votre...), photos magnifiques de la pointe sud de manhattan, vous pourrez prendre vos plus belles photos "building" depuis le bateau au retour.
- Central Park J'ai eu la chance de m'y promener après un tempete de neige. Très jolie vue sur les buidings avoisinants, on y voit notamment le Dakota (où a été assassiné John Lenon), on y trouve aussi un plaque comémorative (imagine). Pour les interressés, à coté du Dakota se trouve l'immeuble ou a été tourné la scene finale de Ghostbusters 1 (avec le fameux Marchmalo). Central park possède une série de ponts et points d'eau, très mignon. Plein d'ecureuils partout (pas craintifs) et possibilité de louer des vélos. A savoir: Au nord de Central Park débute le quartier d'Harlem, Times Square est à moins de 10 minutes à pied de Central Park, le MET (musée) se trouve du coté est de central Park.
- Times Square Ouahhhhhhhh !!! Je citerai notre ami du forum "vazyvite" : "Si vous ne savez plus où allez, retourner à Times Square". Des lumières partout, animations fascinantes, un véritable show. Difficile de raconter, il faut le vivre (de nuit, c'est encore mieux, on se croirerai en plein jour). A savoir: Times Square et bondé de monde 24H/24 mais il y a des tables et chaises (generalement vides...) en plein centre qui vous permettent de vous posez et de profiter de l'ambiance. Pour une vue surplombant Times Square, allez au Marriot Marquis, montez au 6eme etage près du bar, et là ouvrez grand les yeux !
- Harlem Très connu et maintenant relativement calme. J'y ai passé 2 heures et demi, on sent le quartier chargé d´histoire. Concernant la sécurité, aucun problème meme si l'on évite de sortir l'appareil photo (plus pour un question de respect des gens qu'autre chose). Beaux batiments avec les fameuses echelles de secours, des eglises partout (beacoup sont des batiments). A voir: l'ambiance meme du quartier, le theatre "Apollo", mythique ou un certain James Brown a fait ses débuts, une messe Gospel (pas fait malheureusement).
- Little Italy, Soho, Chinatown, Greenwich Village Contrairement à d'autres "forumeurs", j'ai apprécié Little Italy, elle se limite à une rue étroite mais les restos et décorations lui donne un certain charme. Concernant Chinatown, un bon bordel, tout y est à pas cher (la qualité des produit s'y ressent), rigolo mais pas extraordinaire. Soho est classe, les passionés du shopping vont se régaler, les batiments à hauts plafonds donnent à ce quartier une "touch" spéciale. Greenwich village, tres charmant. Pour les passionés de musique, un vieux magasin regroupe les meilleures compilations des anciennes gloires US.
- Quartier financier et Ground Zero Situé sur la pointe sud de Manhattan, on y trouve "wall street", rue étroite avec le fameux batiment. Pas tres impressionant mais à voir absolument, cela reste incontournable. Tout comme Ground Zero où se construit actuelement la "Freedom Tower" destinée à remplacer les ex-tours du WTC. Moment émouvant. A savoir: le quartier financier est petit, on s'y déplace à pied très facilement.
- Les musées Je n'ai fait que le MET (20 USD l'entrée). Immense musée, j'ai apprécié la partie "Egypte" et les "armures du monde". A savoir: Pour éviter de longues files d'attente, évitez l'entrée principale. Vous avez une seconde entrée au niveau de la 81e rue (sur la gauche quand vous faites face au batiment). Vous devrez laisser vos effets personnels (sac à dos, blousons si vous voulez) à l'entrée, c'est gratuit. Le Guggenheim est à 5 min à pied du Met (meme rue).
- Evénements sprotifs La très très bonne surprise de mon voyage. Etant un fan de Basket, j'ai pu m'en donner à coeur joie: 3 matchs de Basket et 1 match de Hockey sur glace. Il faut savoir avant tout que plus que du sport, le basket et le Hockey (le foot US aussi et surtout) constituent un véritable SHOW. Meme si vous n'aimez pas le sport, allez-y !!! L'enceinte mythique de New York est evidemment le Madison Square Garden (MSG). Enceinte de 20.000 places pour le basket et une ambiance incroyable. Vous aurez droit dans le désordre: demandes de marriage en direct, pompom girls sexy, hymne national, DJ en direct, musique à tout va et aussi et surtout voir les meilleures équipes au monde de Basket. Meme si les NY Knicks sont à la peine en ce moment, j'ai pu voir leurs victoires sur les L.A Clippers et les Chicago Bulls, victoires à la dernière seconde, le Garden s'est enflammé !!! Concernant l'achat de billet, il n'est pas necessaire d'acheter ses billets bien à l'avance, je les ai acheté le soir meme à leur billeterie du MSG (1h30 avant le match). Le stade est très bien fait, vous avez une trés bonne vue de l'évenement sur 90% des places vendues. Je conseille quand meme de prendre une place dans les galleries 300 (400 reste un peu loin) avec vue sur le centre du terrain, comptez quand meme 70 USD pour une bonne place mais ca vaut le coup. Pour info, les places vont de 15 USD à 3000 USD, vous avez le choix ! A savoir: le madison square garden vous autorise à prendre votre appareil photo, les caméras sont interdites. Evitez quand meme de prendre votre super appareil "reflex" avec un zoom énorme. - Le MSG vends de monstrueux hot-dog et bières de 50cl, faites-vous plaisir. - Arrivez une demi heure avant le début du match, le show commence. BON PLAN: si vous voulez aller voir un match de basket à moindre frais, allez voir les New Jersey Nets à 30 minutes de Manhattan. 10 min de train depuis "Penn Station" (Madison Square Garden) et 10 minutes de Bus (prix compris dans le ticket de train) pour vous rendre à l'"Izod Center", stade des Nets. J'y ai eu la chance de ma vie, pour 50 USD, une place à 10 mètres du terrain pour voir les Lakers et un certain Kobe Bryant détruirent les NJ Nets. Inoubliable !!!
Concernant le Hockey sur Glace, j'ai vu les Rangers (équipe de New York) au Garden. Sport tout en mouvements, impressionant. J'ai aussi eu droit à la fameuse baston entre joueurs. A savoir: la patinoire étant relativement grande, il y moins de places que pour un match de Basket. Les prix des places sont aussi plus élevés. Il y a moins de Show annex par rapport à un match de Basket. Par contre, les fans de hockeys sont bien plus fideles et bruyants que pour le Basket.
Voila pour les quelques infos, j'en ai bien plus sur les autres attraits de New York (Grand central terminal, chrysler building, Brooklin Bridge...). N'hésitez pas à demander.
Pour finir, voila ce que j'ai aimé et moins aimé_
J'ai aimé: - Le mélange des cultures et religions et le respect apparant. - Les quartiers de NYC, tous différents, chacun y trouve à un ou des endroits son bonheur. - Midtown avec ses énormes buldings. - Le sirenes de pompiers, ambulances et flics. - Les prix moins chers en général. - La metrocard à 27 USD pour une semaine. - La gentillesse des américains (à noter que j'ai trouver les femmes un peu moins "patientes") et leur efficacité - Le cheesecake chez Junior's - Times Square - Plein d'autres choses aussi...
J'ai moins aimé: - Le monde dans certians quartiers (5eme avenue) à force c'est un peu oppressant. - Les feux qui passent au rouge à chaque fois que vous voulez traverser (faut pas etre pressé, héhéhé). - Le froid le soir avec le vent glacial (on a fait marcher les Starbucks coffee à fond).
J'ai pas été aussi surpris: - Par la taille de certains buldings. On se fait une image tellement énorme des grattes-ciels que finalement ceux du quartier financier ne m'ont pas paru si impressionants. - Par la taille meme de manhattan, je me suis surpris à remonter relativement rapidement à pieds (1H15) la pointe sud de Manhattan à Central Park.
Bon voyage à tous !!!
Raph
Me voila de retour de New York city, 10 jours passés dans la grosse pomme du 14/12 au 24/12/2009. Un voyage formidable notamment grace aux conseils des différents participants au forum (notamment "vazyvite"), merci encore. Pour ceux qui veulent partir à New York city, voici un résumé de mon voyage avec des infos et conseils pratiques sur les grands points d'interets de cette magnifique ville. Bien sur, certaines de mes impressions sont personnelles donc pas forcement partagés par tous.
1. Arrivée à l'aéroport JFK Le fameux passage de la douane, redouté par tant de touristes, s'est passé sans aucun problème. Le douanier prend les empreintes digitales (pouces) et photo. Aucune question posée, je m'étais pourtant "préparer" (et c'est un grand mot) à la fameuse question "What is the purpose of your trip?", mais non, rien de tout ca. Pas non plus de demande de copie papier du formulaire "ESTA", le douanier voit si vous l'avez correctement rempli au moment où il passe votre passeport dans son systeme informatique. Allez-y relax et sur de vous, vous n'aurez aucun problème. Concernant les produits que vous pouvez faire renter aux US, je suis passé avec 2 cartouches de cigarettes, 2 bouteilles de vin et une bouteille de Whiskey, auncun problème à ce niveau-là. Par contre, ils n'accepteraient pas plus de 2 cartouches de cigarettes par personne. Partant du Chili, c'était plus interressant de ramener ma conso perso.
2. Transport JFK-Manhattan Etant seul j'ai opté pour le métro, certes un peu plus long mais bien plus économique. Quand vous avez récupéré vos bagages, prenez le "AIR TRAIN", c'est le transport aérien qui fait le tour des différents terminaux, prenez le air train qui va a "JAMAICA STATION" (c'est le terminus). Ne chercher pas à acheter de billet pour le Air Train, vous payer à la sortie (5 USD), une fois sorti prenez le metro vers Manhattan, j'ai pris la ligne bleue avec arret à Penn (pennsylvania) Station, cette station immense se situe en dessous du Madison Square Garden, à 5 minutes à pieds de l'Empire State et à 7-8 minutes de Times Square.
3. Les visites incontournables - Top of the Rock (Rockefeller Center). Pour moi, le plus beau point de vue sur Manhattan. Pour un peu plus de 20 USD, vous vous sentirez le roi de New York. On commence par la fameuse photo bien touriste, assis sur une poutre avec une photo style vue de NYC derriere, photo que vous pourrez acheter en redescendant, perso vraiment aucun interet. J'ai aimé l'ascenceur, outre la sensation de vitesse (voir les étages défilés), pensez à regarder le plafond où ils diffusent une video avec musique sur une vitre transparante. Une fois arrivé au Top of the rock, vous avez la vue coté nord (central park) et une autre coté sud (downtown). Pensez à prendre l'escalator pour aller au dernier étage, vous avez une vue à 360 degrés, SUPERBE ! Principaux avantages de Top of the Rock: vue sur central park (de jour, c'est mieux), pas de grille comme à l'Empire State, une vue superbe sur l'Empire State, vue à 360 degrés. Il y a aussi une petite salle avec détecteur de mouvements, très gadget mais marrant.
- Empire State Building (ESB). L'ayant fait après top of the rock, le choc visuel a été moindre. Avantages de l'ESB: vue magnifique sur le Chrysler Building ainsi que sur FlatIron (building en forme de fer à repasser). Inconvénients: la présence de grilles, la terrasse petite étant donné le nombre de visiteurs. Vous pouvez payer un supplément pour monter dans l'antenne de la tour. Perso, je ne l'ai pas fait.
- Liberty Island et Ellis Island Ah, la statue de la liberté, tant critiquée et maintenant tant vénérée. Je n'ai pas fais le tour gratuit en bateau car je me disais qu'il fallait quand meme aller le voir d'un peu plus pret ce symbole. Sachez qu'avant de prendre la bateau, vous aurez droit (à nouveau) à une fouille approfondie. Allez hop, on enlève les chaussures et ceinture, portique et tout le bordel. Pensez à y aller tot le matin pour éviter les foules. Première impression, une très jolie vue sur la pointe sud de Manhanttan. 5 minutes de navigation et on arrive à Liberty Island ou se trouve la statue et après avoir tant entendu qu'elle était petite, je me suis surpris à la voir bien imposante. J'ai eu cette sensation en étant au pied de miss Liberty. A condition de réserver bien à l'avance, vous pouvez à nouveau monter dans la courrone, sinon vous avez toujours la possibilité de monter dans le socle de la statue. Des bateaux passent toutes les 30 min pour Ellis Island, ile voisine de Liberty Island ou les immigrants passaient les controles necessaires por rentrer aux US. Tres beau musée. A voir, à faire: un mur circulaire avec tous les noms-prenoms des immigrants (cherchez le votre...), photos magnifiques de la pointe sud de manhattan, vous pourrez prendre vos plus belles photos "building" depuis le bateau au retour.
- Central Park J'ai eu la chance de m'y promener après un tempete de neige. Très jolie vue sur les buidings avoisinants, on y voit notamment le Dakota (où a été assassiné John Lenon), on y trouve aussi un plaque comémorative (imagine). Pour les interressés, à coté du Dakota se trouve l'immeuble ou a été tourné la scene finale de Ghostbusters 1 (avec le fameux Marchmalo). Central park possède une série de ponts et points d'eau, très mignon. Plein d'ecureuils partout (pas craintifs) et possibilité de louer des vélos. A savoir: Au nord de Central Park débute le quartier d'Harlem, Times Square est à moins de 10 minutes à pied de Central Park, le MET (musée) se trouve du coté est de central Park.
- Times Square Ouahhhhhhhh !!! Je citerai notre ami du forum "vazyvite" : "Si vous ne savez plus où allez, retourner à Times Square". Des lumières partout, animations fascinantes, un véritable show. Difficile de raconter, il faut le vivre (de nuit, c'est encore mieux, on se croirerai en plein jour). A savoir: Times Square et bondé de monde 24H/24 mais il y a des tables et chaises (generalement vides...) en plein centre qui vous permettent de vous posez et de profiter de l'ambiance. Pour une vue surplombant Times Square, allez au Marriot Marquis, montez au 6eme etage près du bar, et là ouvrez grand les yeux !
- Harlem Très connu et maintenant relativement calme. J'y ai passé 2 heures et demi, on sent le quartier chargé d´histoire. Concernant la sécurité, aucun problème meme si l'on évite de sortir l'appareil photo (plus pour un question de respect des gens qu'autre chose). Beaux batiments avec les fameuses echelles de secours, des eglises partout (beacoup sont des batiments). A voir: l'ambiance meme du quartier, le theatre "Apollo", mythique ou un certain James Brown a fait ses débuts, une messe Gospel (pas fait malheureusement).
- Little Italy, Soho, Chinatown, Greenwich Village Contrairement à d'autres "forumeurs", j'ai apprécié Little Italy, elle se limite à une rue étroite mais les restos et décorations lui donne un certain charme. Concernant Chinatown, un bon bordel, tout y est à pas cher (la qualité des produit s'y ressent), rigolo mais pas extraordinaire. Soho est classe, les passionés du shopping vont se régaler, les batiments à hauts plafonds donnent à ce quartier une "touch" spéciale. Greenwich village, tres charmant. Pour les passionés de musique, un vieux magasin regroupe les meilleures compilations des anciennes gloires US.
- Quartier financier et Ground Zero Situé sur la pointe sud de Manhattan, on y trouve "wall street", rue étroite avec le fameux batiment. Pas tres impressionant mais à voir absolument, cela reste incontournable. Tout comme Ground Zero où se construit actuelement la "Freedom Tower" destinée à remplacer les ex-tours du WTC. Moment émouvant. A savoir: le quartier financier est petit, on s'y déplace à pied très facilement.
- Les musées Je n'ai fait que le MET (20 USD l'entrée). Immense musée, j'ai apprécié la partie "Egypte" et les "armures du monde". A savoir: Pour éviter de longues files d'attente, évitez l'entrée principale. Vous avez une seconde entrée au niveau de la 81e rue (sur la gauche quand vous faites face au batiment). Vous devrez laisser vos effets personnels (sac à dos, blousons si vous voulez) à l'entrée, c'est gratuit. Le Guggenheim est à 5 min à pied du Met (meme rue).
- Evénements sprotifs La très très bonne surprise de mon voyage. Etant un fan de Basket, j'ai pu m'en donner à coeur joie: 3 matchs de Basket et 1 match de Hockey sur glace. Il faut savoir avant tout que plus que du sport, le basket et le Hockey (le foot US aussi et surtout) constituent un véritable SHOW. Meme si vous n'aimez pas le sport, allez-y !!! L'enceinte mythique de New York est evidemment le Madison Square Garden (MSG). Enceinte de 20.000 places pour le basket et une ambiance incroyable. Vous aurez droit dans le désordre: demandes de marriage en direct, pompom girls sexy, hymne national, DJ en direct, musique à tout va et aussi et surtout voir les meilleures équipes au monde de Basket. Meme si les NY Knicks sont à la peine en ce moment, j'ai pu voir leurs victoires sur les L.A Clippers et les Chicago Bulls, victoires à la dernière seconde, le Garden s'est enflammé !!! Concernant l'achat de billet, il n'est pas necessaire d'acheter ses billets bien à l'avance, je les ai acheté le soir meme à leur billeterie du MSG (1h30 avant le match). Le stade est très bien fait, vous avez une trés bonne vue de l'évenement sur 90% des places vendues. Je conseille quand meme de prendre une place dans les galleries 300 (400 reste un peu loin) avec vue sur le centre du terrain, comptez quand meme 70 USD pour une bonne place mais ca vaut le coup. Pour info, les places vont de 15 USD à 3000 USD, vous avez le choix ! A savoir: le madison square garden vous autorise à prendre votre appareil photo, les caméras sont interdites. Evitez quand meme de prendre votre super appareil "reflex" avec un zoom énorme. - Le MSG vends de monstrueux hot-dog et bières de 50cl, faites-vous plaisir. - Arrivez une demi heure avant le début du match, le show commence. BON PLAN: si vous voulez aller voir un match de basket à moindre frais, allez voir les New Jersey Nets à 30 minutes de Manhattan. 10 min de train depuis "Penn Station" (Madison Square Garden) et 10 minutes de Bus (prix compris dans le ticket de train) pour vous rendre à l'"Izod Center", stade des Nets. J'y ai eu la chance de ma vie, pour 50 USD, une place à 10 mètres du terrain pour voir les Lakers et un certain Kobe Bryant détruirent les NJ Nets. Inoubliable !!!
Concernant le Hockey sur Glace, j'ai vu les Rangers (équipe de New York) au Garden. Sport tout en mouvements, impressionant. J'ai aussi eu droit à la fameuse baston entre joueurs. A savoir: la patinoire étant relativement grande, il y moins de places que pour un match de Basket. Les prix des places sont aussi plus élevés. Il y a moins de Show annex par rapport à un match de Basket. Par contre, les fans de hockeys sont bien plus fideles et bruyants que pour le Basket.
Voila pour les quelques infos, j'en ai bien plus sur les autres attraits de New York (Grand central terminal, chrysler building, Brooklin Bridge...). N'hésitez pas à demander.
Pour finir, voila ce que j'ai aimé et moins aimé_
J'ai aimé: - Le mélange des cultures et religions et le respect apparant. - Les quartiers de NYC, tous différents, chacun y trouve à un ou des endroits son bonheur. - Midtown avec ses énormes buldings. - Le sirenes de pompiers, ambulances et flics. - Les prix moins chers en général. - La metrocard à 27 USD pour une semaine. - La gentillesse des américains (à noter que j'ai trouver les femmes un peu moins "patientes") et leur efficacité - Le cheesecake chez Junior's - Times Square - Plein d'autres choses aussi...
J'ai moins aimé: - Le monde dans certians quartiers (5eme avenue) à force c'est un peu oppressant. - Les feux qui passent au rouge à chaque fois que vous voulez traverser (faut pas etre pressé, héhéhé). - Le froid le soir avec le vent glacial (on a fait marcher les Starbucks coffee à fond).
J'ai pas été aussi surpris: - Par la taille de certains buldings. On se fait une image tellement énorme des grattes-ciels que finalement ceux du quartier financier ne m'ont pas paru si impressionants. - Par la taille meme de manhattan, je me suis surpris à remonter relativement rapidement à pieds (1H15) la pointe sud de Manhattan à Central Park.
Bon voyage à tous !!!
Raph
Retour au Cambodge
Ca y est, je suis arrivee en Asie. Je ne suis pas la ou je voulais, mais j'y suis.
La journee du 23 octobre aurait pu mieux commencer. Mon homme partait en meme temps que moi de notre hotel a Paris pour aller bosser. A 6h15, on sort, il pose son sac et une merde de chien subreptissement se retrouve dessous (sous le sac). Mais non, c'est pas un mauvais presage.
Un bisou, les yeux en capote de fiacre, et on part chacun de notre cote.
Une heure apres, je suis a CDG, carrement en avance pour enregistrer. Il faut maintenant passer par des bornes. Impossible d'y arriver seule, ca ne passe pas. Un mec de l'aeroport m'aide, il m'enregistre pour Paris Amsterdam, mais ne peut pas le faire pour Amsterdam Bangkok. Ce gros malin me dit que l'avion doit etre deja complet. Je blanchi et il insiste : c'est comme ca, maintenant, tous les vols sont surbookes.
Je me vois mal passer des jours toute seule a Amsterdam.
Au comptoire, ils sont deja un peu plus malins, il y a certainement eu une selection dans les competences. La femme sympa me dit : mais non, puisque votre bagage va a Bangkok, vous y allez aussi. Il reste sans doute de la place. Vous enregistrerez de nouveau a Amsterdam, vous verrez, c'est tout simple. Soit !
Je reste donc sagement a la porte dont le numero corespond a celui de mon ticket d'embarquement. Il y a bien marque Amsterdam, mais pas grand monde. Une femme me dit que la porte est bien plus loin et que de toute facon, tous les vols pour Amsterdam sont retardes !
Je change donc de porte, me renseigne et un beau gars a l'allure de pilote me dit qu' on va embarquer, aucun retard. Trois minutes apres, ils annoncent plus d'1h30 de retard, et en fait, ils ne savent rien.
Je commence un peu a bouillir, je n'avais pas beaucoup de temps pour faire un nouvel enregistrement a Amsterdam.
Bref, apres etre restes longtemps coinces dans l'avion, on est parti et on est meme arrive a Amsterdam. Inquietude pour beaucoup de passagers. Tout le monde etait en transit, beaucoup savaient que leur avion etait deja loupe.
La famille a cote de moi allait aussi a Bangkok, on a fait equipe. Dans l'aeroport, un bordel sans nom, du monde partout, pas grand chose d'affiche, mais il fallait qu'on fasse tres vite.
Re-bref, on reussit a s'enregistrer tous les 6, avec juste un truc pour les bagages qu'on n'a pas trop compris.
On finit par trouver la porte, passer la securite... et monter dans cet enorme avion.
Ma place est devant les portes de secours. On nous donne plein d'instructions pour ces places en cas de pepin. Il faut etre valide, adulte, bien y voir (j'ai mis mes lunettes pour lire le truc) et aider le personnel navigant a evacuer les passagers. On se sent carrement investis d'une grande mission. Les deux russes a cote de moi ont compris encore moins de chose que moi, mais sur, on les aidera !!!.
11 heures apres, enfin, on atterrit. Passage de douane rapide, un douanier voyant la famille avec enfants est venu l'aider, et comme je suis devenue une "amie" de la famille, je suis passee avec. Ils allaient a l'hotel Sheraton, ils ont mis la meme chose sur ma fiche.
On atttend les bagages, on attend les bagages..... pas de bagages. Quelqu'un vient nous voir : vous venez d'Amsterdam ? vos bagages y sont restes. Bazard de bazard, je devai partir aussi sec en bus pour le Cambodge, c'est loupe. Avec la famille, on fait de nouveau equipe pour y comprendre quelque chose. On nous explique qu'ils sont censes arriver demain matin. Je demande a la femme si elle peut me les envoyer au Cambodge : non.
Voyant mon embarras, elle me dit de la suivre 10 m plus loin et me donne 50 dollars comme ca, sans recu ni rien en m'expliquant qu'elle ne peut le faire pour les autres passagers, on est trop a etre dans le meme cas..
Du coup, on prend un taxi et on file sur Bangkok au Sheraton. Si je veux une chambre, c'est 270 dollars...... j'irai ailleurs.
Finalement, on s'est balade toute la journee dans les canaux de Bangkok en bateau, flane dans les ruelles pour finir au bord de la piscine du Sheraton. Elle est pas belle la vie ????
Demain, si tout va bien, je prends la route khmere.
Appel d'urgence sur le vol AF 445
http://www.avherald.com/h?article=42380873&opt=0
Même route, même vol, même appareil que l'AF447. L'appel d'urgence a été lancé en raison de très fortes turbulences. L'appareil est arrivé sans encombre à destination.
Même route, même vol, même appareil que l'AF447. L'appel d'urgence a été lancé en raison de très fortes turbulences. L'appareil est arrivé sans encombre à destination.
Information concernant la Mauritanie!
Bonjour,
Selon une source de l'AFP, 3 touristes Espagnols viennent d'être enlevé sur la route reliant Nouadhibou à Nouakchott..., à suivre...
HPY36
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gYf2_eekC4P5HGlnDmEAfegosuuw
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gYf2_eekC4P5HGlnDmEAfegosuuw
Avis aux Indiana Jones qui seraient tentés de jouer les héros au Mali
L’enlèvement d’un ressortissant français à Ménaka (à 50 km de la frontière avec le Niger) dans la nuit du 25 au 26 novembre 2009 conduit à recommander aux Français présents dans la zone rouge de la carte du Mali (régions du Kidal, de Gao et de Tombouctou) à la quitter. Il est formellement déconseillé de se rendre dans les régions de cette zone compte tenu de l’aggravation du phénomène terroriste.
On pense trop souvent passer au travers. ces régions sont dites très "sensibles" depuis un moment. Les passionnés du Mali tenteront malgré tout de vous convaincre du contraire mais ce ne sont pas eux qui iront vous sauver en cas de problèmes. Certains d'entre eux tiennent parfois des discours totalement irresponsables motivés par l'amour sans limite qu'ils portent pour ce pays.
Des guides vous dissuaderont de vouloir vous y rendre, quand d'autres, avec la "carotte" n'y verront aucun inconvénient en vous laissant croire que c'est sans risque.. Soyez prudents, n'aller pas tenter le diable, ne minimisez pas le problème. N'allez pas jouer les "super héros" en vous disant que cela n'arrive qu'à ceux qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment...
On pense trop souvent passer au travers. ces régions sont dites très "sensibles" depuis un moment. Les passionnés du Mali tenteront malgré tout de vous convaincre du contraire mais ce ne sont pas eux qui iront vous sauver en cas de problèmes. Certains d'entre eux tiennent parfois des discours totalement irresponsables motivés par l'amour sans limite qu'ils portent pour ce pays.
Des guides vous dissuaderont de vouloir vous y rendre, quand d'autres, avec la "carotte" n'y verront aucun inconvénient en vous laissant croire que c'est sans risque.. Soyez prudents, n'aller pas tenter le diable, ne minimisez pas le problème. N'allez pas jouer les "super héros" en vous disant que cela n'arrive qu'à ceux qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment...
Comment rincer le réservoir d'un réchaud à vélo?
nous venons d'acquerir un réchaud tout combutible avec reservoir d'essence pour la popote.
pour le retour en avion, faut il rincer le réservoir et si oui comment ?
merqui
Importation d'une voiture aux États-Unis
Bonjour!
Voila je compte bientot aller aux USA et j aimerai y acheter en bonne voiture américaine d occasion (genre mustang ou kamaro ).Je pense pouvoir faire une bonne affaire entre le taux du dollar et la crise automobile.Mais voila, je ne sais pas comment faire pour l'importer.Si vous pouviez m'indiquer quelles sont les formules administratives , les surcouts(s'il y en a) et enfin les entreprises maritimes qui s ocupent de cela, ce serait trés aimable a vous.
Et si quelqu'un a déja fait cdela, je serai bien content d en savoir plus sur cette expérience.
Merci d avance
La vie des Thailandais
salut je cherche a comprendre comment vivent les thailandais. leur salaires leur comptrat de travail pourquoi quittent ils leurs campagne pour bkk et leur mode de la vie en general merci










