Results for "Finlande"
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Budget pour le réveillon et quatorze jours à Tunis?
Slt,
Je me suis inquieté un peu de mon Budget à Tunis, j'ai environ 800 Euro pour passer 14 jours a Tunis et pour les papiers de Mariage (je suis Algerien je vais marier avec une Finlandaise = ambassades et tout ) je veux savoir eske 800 suffaisant pour 14 jour ( location d'un appartement + Restaurant + Mariage + argent de poche) est-ce ke si suffaisant ?
Merci !!!!!!!!!!!
Je me suis inquieté un peu de mon Budget à Tunis, j'ai environ 800 Euro pour passer 14 jours a Tunis et pour les papiers de Mariage (je suis Algerien je vais marier avec une Finlandaise = ambassades et tout ) je veux savoir eske 800 suffaisant pour 14 jour ( location d'un appartement + Restaurant + Mariage + argent de poche) est-ce ke si suffaisant ?
Merci !!!!!!!!!!!
Compagnies aériennes pour Moscou, hôtels à St Petersbourg et Moscou...
Bonjour je suis étudiant à Toulouse, 22 ans et j'entreprends de partir en Russie cet été, au mois d'aout pour une ou deux semaines.
Ce serait mon tout premier voyage en solitaire(ou pas). J'aurai besoin juste de quelques informations. Je voudrai aller à Moscou et St Petersbourg.
Est ce que ça craint pour un étranger seul qui connaît pas trop ? Y'a t'il des soirées sympa à faire ? genre des boites sympathiques à Moscou ?
Pour aller en Russie, j'ai vu qu'il y a des compagnies comme Aeroflot, mais on m'a dit que c'était pas top cette compagnie. J'ai vu que Air France faisait Paris-Moscou mais c'est un peu chère. Est-ce que Aeroflot craint vraiment ?
Est ce que les hotels sont chères à Moscou ou St Pertersbourg ?
Est ce que les Russes sont accueillant ?
Au niveau de la température l'été il fait chaud non ?
Je suis désolé de poser autant de questions mais il fallait que je les poses ^^ ps: si quelqu'un désire aller en Russie cet été et cherche quelqu'un pour y aller, n'hésitez pas à me contacter.
Je suis désolé de poser autant de questions mais il fallait que je les poses ^^ ps: si quelqu'un désire aller en Russie cet été et cherche quelqu'un pour y aller, n'hésitez pas à me contacter.
Logement chez l'habitant ou hôtels au Danemark?
je part au mois de juillet en moto au danemark recherche renseignement pour dormir ou chez l'habitant ou petits hotels de caracteres simpats
suis preneur de tous conseilles pour aller dans des endroits simpats a visiter voir possibilité de pèche aussi
merci de vos conseils
merci de vos conseils
Logement en balade au Danemark?
salut les motards
je part au mois de juillet au danemark cherche conseils et tuyaux pour dormir a prix correct
merci
je part au mois de juillet au danemark cherche conseils et tuyaux pour dormir a prix correct
merci
Mariage Algéro - Finlandaise à Tunis
Salut 🙂
je suis Un ALgeien qui vi en Algerie, Je suis Un peu perdu car je vais marier une Finlandaise la fid d'année à Tunis, J'ai besoin D'information s'il est preferable de marier en Tunisie que l'Algerie ( moins paperesse ), je veux savoir quels sont les demarches ? quels sont les papiers a fournir ?
Merci 😉
je suis Un ALgeien qui vi en Algerie, Je suis Un peu perdu car je vais marier une Finlandaise la fid d'année à Tunis, J'ai besoin D'information s'il est preferable de marier en Tunisie que l'Algerie ( moins paperesse ), je veux savoir quels sont les demarches ? quels sont les papiers a fournir ?
Merci 😉
Vol Tours-Londres sur Ryanair: promotion seulement pour les Européens?
Je ne sais pas si j'ai fait une gaffe...
J'ai un passeport Canadien et je viens d'acheter un billet Tours- Londres en promotion à 10 Euros...
J'ai lu qu'un passeport était essentiel pour l'embarquement... Et j'en ai un..
Est-ce que cette promotion était exclusivement réservée aux Européens?
merci!!
J'ai un passeport Canadien et je viens d'acheter un billet Tours- Londres en promotion à 10 Euros...
J'ai lu qu'un passeport était essentiel pour l'embarquement... Et j'en ai un..
Est-ce que cette promotion était exclusivement réservée aux Européens?
merci!!
Visa WHM pour l'Australie: conditions et risques?
Hello !
Je souhaite partir pour l'Australie mi février. je n'ai à ce jour ni mon passeport (nouvelle demande) ni le fameux césame WHM. Je remplis les conditions nécessaires à l'obtention de ce dernier, à savoir - de 30 ans, français, la somme d'argent disponible, 1ere visite dans le pays, pas de passif judiciaire et en bonne santé. Pour des raisons de couts de billets, je me dois d'acheter celui-ci au maximum à l'avance, c'est à dire dans les jours qui suivent.
Quels sont les risques et raisons pour me faire refuser ce visa ? Est ce trop dangereux de mettre 800€ dans un billet sans certitude ?
D'autre part, je souhaite partir sans billet de retour, me laissant ainsi libre de toute opportunité sur place. Cela posera t'il un pb à l'obtention du visa ou à la douane une fois sur place ?
Merci de vos réponses.
Duke
Je souhaite partir pour l'Australie mi février. je n'ai à ce jour ni mon passeport (nouvelle demande) ni le fameux césame WHM. Je remplis les conditions nécessaires à l'obtention de ce dernier, à savoir - de 30 ans, français, la somme d'argent disponible, 1ere visite dans le pays, pas de passif judiciaire et en bonne santé. Pour des raisons de couts de billets, je me dois d'acheter celui-ci au maximum à l'avance, c'est à dire dans les jours qui suivent.
Quels sont les risques et raisons pour me faire refuser ce visa ? Est ce trop dangereux de mettre 800€ dans un billet sans certitude ?
D'autre part, je souhaite partir sans billet de retour, me laissant ainsi libre de toute opportunité sur place. Cela posera t'il un pb à l'obtention du visa ou à la douane une fois sur place ?
Merci de vos réponses.
Duke
Voyager seule avec mes deux enfants
Bonjour,
J'avais en projet un voyage de 2 mois pendant les vacances scolaires des enfants, avec mon mari. Pour des raisons professionnelles, il ne pourra pas finalement s'absenter 2 mois de son boulot. Moi si comme prévu.
Après une période d'abattement, je suis donc en train d'envisager de continuer/commencer le voyage sans lui, il ne ferait avec nous qu'une partie.
Je regarde un peu les circuits organisés mais... c'est pas comme ça que je voulais voyager. Je veux prendre le temps, rencontrer des gens, voyager lentement, marcher...
Mes enfants auront 7 et 10 ans. Ils sont habitués à voyager et à marcher, nos deux derniers "grands" voyages étaient en camping (Canada, Islande) donc pas forcément grand luxe. Ils sont étonnament plus adaptables que nous, adultes, pour peu qu'on leur laisse des moments de jeux !
Notre destination prévue d'origine était le Pérou. Ou dans le coin : Chili, Bolivie, Equateur. Mais ça peut changer, il y a tellement de pays qu'on rêve de voir !
Côté organisation, je me sens parfaitement capable de partir sans mon mari, puisque... c'est moi qui organise d'habitude ! Je me demande juste si "ça craint" de voyager seule avec des enfants ou si avec un minimum de précautions et de bon sens il n'y a pas de raison que ça se passe mal !
Si vous avez fait ce genre d'expérience, merci de me raconter comment ça s'est passé !
J'avais en projet un voyage de 2 mois pendant les vacances scolaires des enfants, avec mon mari. Pour des raisons professionnelles, il ne pourra pas finalement s'absenter 2 mois de son boulot. Moi si comme prévu.
Après une période d'abattement, je suis donc en train d'envisager de continuer/commencer le voyage sans lui, il ne ferait avec nous qu'une partie.
Je regarde un peu les circuits organisés mais... c'est pas comme ça que je voulais voyager. Je veux prendre le temps, rencontrer des gens, voyager lentement, marcher...
Mes enfants auront 7 et 10 ans. Ils sont habitués à voyager et à marcher, nos deux derniers "grands" voyages étaient en camping (Canada, Islande) donc pas forcément grand luxe. Ils sont étonnament plus adaptables que nous, adultes, pour peu qu'on leur laisse des moments de jeux !
Notre destination prévue d'origine était le Pérou. Ou dans le coin : Chili, Bolivie, Equateur. Mais ça peut changer, il y a tellement de pays qu'on rêve de voir !
Côté organisation, je me sens parfaitement capable de partir sans mon mari, puisque... c'est moi qui organise d'habitude ! Je me demande juste si "ça craint" de voyager seule avec des enfants ou si avec un minimum de précautions et de bon sens il n'y a pas de raison que ça se passe mal !
Si vous avez fait ce genre d'expérience, merci de me raconter comment ça s'est passé !
Visa pour une visite en Andorre?
J’aimerai avoir des informations sur l’Andorre je compte y aller au mois de décembre mais les choses sont trop confuse il ne me demande pas un visa la France pays d’escale aussi ne me demande pas de visa de transit dans le cas ou je ne sort pas de la zone international pour entrer sur le territoire français vu ma nationalité (Congo Brazzaville) ce qui me fais peur c’est qu’une fois arriver je me retrouve à remplir certanies obligations . vos informations peuvent m’éclairer sur le sujet : que ce passe t’il une fois l’aéroport de France pour aller à pas de la casa ? qu’elles sont les différents moyens de transport, ? et comment y aller sans avoir besoin d’un visa de transit ? merci pour vos réponse et bonne détente sur le forum.
Voyager la Lituanie en camping-car
Nous envisageons un voyage en camping-car, au printemps 2009, dans les Pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie)
Deux options sont envisagées : l’option " maritime " par le Danemark et la Suède, l’option " terrestre " par l’Allemagne et la Pologne.Cette dernière option est la plus probable.
Nous pensons consacrer environ une semaine à chacun des Pays baltes. L’aller et le retour devrait durer chacun une semaine pour permettre de découvrir l’Allemagne puis la Pologne. Soit un total de 5 semaines, probablement entre fin mai et début juillet Nous sommes intéressés par toute information émanant de camping-caristes ayant déjà visité ces pays ; Particulièrement : Logistique: existence d’aires de service pour camping-car, qualité de l’eau, possibilité de stationnement hors des camping, réapprovisionnement en gaz propane, Circulation : cartes routières, guides touristiques, carburant, Monnaie : Le change est-il facile sur place ou vaut-il mieux prévoir avant de partir ? l’Euro est-il accepté là où il n’a pas encore cours légal ? Peur-on utiliser dans un Pays la monnaie du pays voisin ? Langue : le Français et quelques rudiments d’Anglais suffisent-ils ? Faut-il prévoir une initiation à l’Allemand ?Toutes vos infos seront les bienvenues, sur ce forum aussi bien sur ces questions que sur tout autre sujet. Vous pouvez aussi le faire par le biais des commentaires sur ce blog http://leuropeencamping-car.blogs-de-voyage.fr/en-projet
Nous pensons consacrer environ une semaine à chacun des Pays baltes. L’aller et le retour devrait durer chacun une semaine pour permettre de découvrir l’Allemagne puis la Pologne. Soit un total de 5 semaines, probablement entre fin mai et début juillet Nous sommes intéressés par toute information émanant de camping-caristes ayant déjà visité ces pays ; Particulièrement : Logistique: existence d’aires de service pour camping-car, qualité de l’eau, possibilité de stationnement hors des camping, réapprovisionnement en gaz propane, Circulation : cartes routières, guides touristiques, carburant, Monnaie : Le change est-il facile sur place ou vaut-il mieux prévoir avant de partir ? l’Euro est-il accepté là où il n’a pas encore cours légal ? Peur-on utiliser dans un Pays la monnaie du pays voisin ? Langue : le Français et quelques rudiments d’Anglais suffisent-ils ? Faut-il prévoir une initiation à l’Allemand ?Toutes vos infos seront les bienvenues, sur ce forum aussi bien sur ces questions que sur tout autre sujet. Vous pouvez aussi le faire par le biais des commentaires sur ce blog http://leuropeencamping-car.blogs-de-voyage.fr/en-projet
Un projet fou de tour du monde
Bonjour à tous,
J'ai quasiment 30 ans, une petite famille avec 2 enfants (actuellement 3 ans et 6 mois) et je projette de faire un tour du monde en quelques années. Quand je dis "tour du monde", je m'intéresse surtout à l'Afrique, le Proche Orient et si possible l'Asie. Ce n'est pas pour l'immédiat, mais plutôt d'ici 5-10 ans car j'ai un projet "de folie" (comme beaucoup ici) à mettre en place, et que je vais détailler plus loin.
Mais d'abord, pourquoi cette envie de voyager?
Mes grands parents avaient déjà la bougeotte dans les années 60. Ils ont parcouru la Scandinavie, le Maroc, la Turquie, l'Iran, la Grèce... en voiture lors de leurs congés, pendant 1 mois ou 1 mois et demi à chaque fois. Mes parents nous ont baladé, mes frères et soeurs, du Portugal jusqu'en Norvège également. Peu de pays d'Europe de l'Ouest ont échappé à notre présence. En plus de cela, il se trouve que je suis un inconditionnel de Jules Verne, qui m'a certainement inspiré plus d'une idée de Voyage Extraordinaire... Et puis surtout: pour casser avec notre vie actuelle (travail, vie en appartement, routine trop bien établie), et pour "respirer un peu la vraie vie".
Quand j'avais 11-12 ans, j'avais déjà des projets de voyages aux longs cours en Afrique, car ce continent m'a toujours attiré. Je me voyais passer de village en village, faire de la piste difficile, aller à la rencontre de peuples et de coutumes différentes des nôtres. Vers 16 ans, le projet s'est davantage précisé: j'envisageais alors de parcourir tout le continent eurasiatique en suivant les côtes, ce qui ferait faire le tour de la Méditerranée, suivre les côtes de l'Afrique, du Moyen Orient, de l'Inde, de l'Asie du Sud est, de la Chine, Corée(s), Russie pour revenir par la Finlande, la Norvège, Suède, les pays Baltiques et revenir en France. Un projet d'envergure, mais trop difficilement réalisable je pense, et trop aléatoire (je pense au passage en Chine, Corée, et tout le nord de la Russie)...
Il se trouve que je suis maintenant marié avec une malgache depuis plus de 5 ans. L'occasion pour moi de découvrir l'Afrique en vrai, même si les malgaches admettent difficilement qu'ils sont africains... Les pistes, les conditions de vie, les rencontres, cela m'a passionné et me passionnera toujours je crois. J'y suis allé 3 fois, j'ai goûté aux joies de l'administration africaine, de l'organisation et de tous les désagréments que cela peut provoquer... J'ajouterais que si je n'avais pas été marié, je serais probablement mécanicien dans le maritime, et peut être déjà sur les routes du monde.
Une idée est née suite à ma découverte de Madagascar: refaire la Croisière Noire, que Citroën avait entrepris dans les années 30 avec des autochenilles avant de réaliser la fameuse Croisière Jaune, bien mieux connue. En clair: j'avais pour idée de rallier Tananarive en voiture en partant depuis Paris, avec une auto modifiée au minimum: surélevée, protections inférieures et filtre à air supplémentaire. J'ai toujours ce projet en tête et je pense que je le réaliserai un jour.
Je suis déjà depuis un bon moment le site de Géraldine et Yann: Les chemins du monde et j'ai également découvert depuis peu que de nombreux voyageurs n'hésitent pas à se lancer à la découverte de notre globe en famille, et ce, sans forcément être millionnaire au Loto. Par exemple La Tortue Sélène ou bien encore Ballade à quatre... Et je me suis dit: pourquoi pas nous?
Je voudrais donc voyager, principalement en Afrique, pendant un long moment, dont l'échelle se compterait en années. L'originalité de ce projet se trouvera essentiellement dans son moyen de transport puisqu'il consistera à voyager en... tracteur. Non, vous n'hallucinez pas, j'ai bien écrit: un TRACTEUR, genre ce que vous voyez dans les champs (ou presque). Je lierais ainsi 2 passions qui m'animent depuis très longtemps. D'autres fous l'ont déjà fait, voir le site de TRAKTODAK même si le projet est bien différent. J'en vois déjà qui rigolent au fond, et attendez ce n'est pas fini! Ce tracteur, en plus d'être un moyen de transport "lent", est un ancien tracteur, et là il est temps que je commence à donner des précisions.
Pourquoi un tracteur? Parce que déjà, ça me passionne depuis un temps... que je ne compte même plus. Parce qu'un tracteur ça passe partout, surtout celui que je compte employer. Parce que ce tracteur, il a une mécanique simple, réparable en toutes circonstances. Et puis d'abord, parce que j'ai envie, que je suis un peu excentrique et que si certains font le tour du monde à vélo, pourquoi pas en tracteur? Mais quel est ce tracteur? Le voici en image:

1959, donc c'est un ancien. Y'a pas la clim... C'est un forestier, donc 4 roues motrices, et qui peut être 4 roues directrices aussi en cas de besoin (débrayable, ce qui donne un rayon de braquage de 4m50 entre murs). Mine de rien, cet engin monte à 50 km/h environ et un de ses avantages, c'est qu'il ne pèse pas trop lourd, à peu près 3 tonnes avec le treuil. Il ne sera donc pas trop lourd, comme certains camions aménagés que d'autres voyageurs utilisent, et aura une capacité de franchissement que n'égale aucun 4*4. Autre avantage? Ce tracteur possède des amortisseurs, contrairement à la plupart de ses congénères, il est donc relativement confortable. Il a un régulateur de vitesse (en fait un accélérateur à main qu'on peut bloquer à la position voulue) idéal pour garder toute sa concentration sur la trajectoire à adopter en conditions très difficiles. Quel meilleur 4*4 pour de la piste très difficile en saison des pluies? Il était construit pour sortir des fûts de bois dans de rudes conditions, il sera bien capable de nous tirer d'une mauvaise passe. La mécanique? Simple, fiable et robuste. La consommation? Une journée de travail dans le bois, avec la route pour y accéder, utilisait une dizaine de litres de gasoil, pas plus. Sur route en continu ça doit pomper un peu plus, mais mon grand père me disait qu'il était plus économique qu'une 2CV et même s'il exagère un peu, je pense qu'on n'est pas très loin de la vérité. Le bruit? Pas plus que dans une ancienne camionnette diesel peu insonorisée, même si ça semble difficilement croyable (je pense aux vans Mazda à moteur central). Par contre ça vibre, donc tous les silents block sont à réétudier. Sa taille? Moins de 5m de long, moins de 2m de large, et moins de 2m50 de hauteur, donc maniable comme une auto à peu de choses près.
Bien entendu, il ne prendrait la route qu'une fois entièrement rénové et aménagé pour faire un voyage dans des conditions correctes. Evidemment, tant qu'on sera en Europe, ça ne sera pas le pied pour voyager sur nos grandes routes, mais une fois que le continent africain sera abordé, je pense que les conditions seront bien différentes.
Le véhicule dans lequel je projette de faire une habitation serait une remorque, un peu à l'image d'une caravane mais avec 4 roues, et avec des capacités de franchissement égales à celles du tracteur. Dans mon idée, cette remorque habitable serait construite sur un châssis de ce type de tracteur avec les mêmes roues, la même garde au sol, le même amortissement et une cellule ancré sur 3 points et correctement amortie de façon à contourner les problèmes de torsion. Equipé, je pense qu'il est possible de s'en tirer pour un peu moins de 3 tonnes.
Le trajet? Indéfini pour le moment, mais dans ma première idée, parcourir l'Afrique de l'Ouest et arrivé à la hauteur du Gabon, passer à l'Est si les conditions politiques au Congo sont favorables. Remonter la vallée du Nil, rejoindre le Moyen Orient et passer en Asie. Je chercherai à éviter le transport maritime sauf impossibilité absolue.
Le projet? Recueillir les musiques du monde, et les faire connaitre via un DVD (films, extraits), un livre et site Internet. A définir davantage, je ne sais pas si c'est bien original...
Date de départ? Indéfini, mais d'ici 5 à 10 ans. Je veux attendre que mes enfants soient sortis de la maternelle au moins, et avant qu'ils soient au lycée. Ca me laissera le temps de bien préparer le projet et de faire des économies pour le réaliser.
Le financement? Indéfini. Probablement des économies et peut être un peu de sponsoring? Je n'en sais rien. Je me lierais bien aussi à un projet humanitaire, genre réalisation de forages et implantation de pompes de forage solaires. Peut être aussi aider au travail en certains lieux où la mécanisation n'est pas arrivée, la présence d'un tracteur peut donner quelques idées aux autochtones.
Voici dans les grandes lignes ce que je compte faire... Il se peut que le projet tombe à l'eau à un moment donné pour une raison X ou Y, ce que j'écris ici n'engage que moi, mais peut être aussi que j'y arriverai... Peut être aussi que je donnerai des idées à d'autres...
1) Convaincre mon épouse et ma famille... Vous êtes peut être passé par là et comprenez ce que cela signifie. 2) Remettre le tracteur à neuf et l'équiper pour de la longue distance. Actuellement 2 places assises. Il faudra le modifier en 4 (ou mieux: 6) places assises, donc installer un banc supplémentaire et confortable, bien capoter l'ensemble (fibre composite?) et bien ventiler tout en pouvant maintenir l'étanchéité en cas de vents de sable. A mon avis une des grosses difficultés à ce niveau, car il faudra très probablement passer le tracteur à la DRIRE pour la réception en 4 (ou 6) places assises. Cet engin a toujours sa carte grise normale, et le barré rouge est également disponible même si la marque n'existe plus. Donc même dans le cas où le projet est avorté, au moins le tracteur aura été rénové, et ça ne sera pas perdu, puisque quoi qu'il advienne, cette rénovation fait partie de mes projets. 3) Contruire la remorque sur le châssis d'un tracteur de ce type. Il faudra donc que j'étudie la faisabilité de ce projet avec un ingénieur de la DRIRE... Je compte la concevoir et l'aménager moi-même, j'envisage une surface au sol d'environ 12m² en essayant de ne pas excéder 3 tonnes. Je sais également qu'il y a une norme à respecter pour la construction d'une remorque ainsi que pour son aménagement. Le freinage de cette remorque sera pneumatique, assuré par le circuit pneumatique du tracteur (freins type Westinghouse). 4) Toutes ces étapes étant passées, il sera temps de songer à tout l'aspect administratif que toute personne ayant entamé un tour du monde est amenée à découvrir: 5) Définir précisément le projet, trouver un partenariat si possible, du sponsoring si possible 6) Partant de là, définir une ébauche de parcours et prévoir des "points de passage obligatoires" afin de revenir en famille en avion de temps en temps 7) Préparer correctement le départ (démarches, assurances, couverture assurance maladie, carnet de passage en douane, passeports, vaccination, enseignement pour les enfants, préparation site internet...) 8) Partir!
Voilà donc le projet excentrique d'un fêlé.
Avantages du tracteur: assez rapide malgré tout (quand on voit les moyennes permises en Afrique...) léger très bon rayon de braquage grip au sol inégalé à priori consommation assez faible confort (à relativiser)
Inconvénients du tracteur Lent sur bonne route (45 à 50 km/h) Confort incertain sur longue distance Pas de clim! Cabine à construire et étanchéifier Réception DRIRE pour le nombre de places assises... Direction dure à très petite vitesse, (mais vraiment dure!), mais tout de même une possibilité de l'assister
Mes atouts: Bon mécanicien Ingénieux (je pense) Persévérant (sinon je ne serais pas marié avec ma femme!) Assez prévoyant et réfléchi Mon calme dans toutes les situations
Mes défauts: Opiniâtre, voire têtu Souvent trop optimiste Pas peur du risque Fêlé du bocal et a des idées de voyages impossibles.
Pour finir avant que de vous laisser la parole et que vous me disiez ce que vous pensez du projet, je citerai Marcel Pagnol:
"Tout le monde disait que c'était impossible à faire. Un idiot est venu qui ne le savait pas, et il l'a fait!"
A vous la parole!
PS destiné aux modérateurs, si vous pensez que je ne suis pas dans la bonne section (voyage en Afrique, en Famille, en camping car), le sujet peut être déplacé!
J'ai quasiment 30 ans, une petite famille avec 2 enfants (actuellement 3 ans et 6 mois) et je projette de faire un tour du monde en quelques années. Quand je dis "tour du monde", je m'intéresse surtout à l'Afrique, le Proche Orient et si possible l'Asie. Ce n'est pas pour l'immédiat, mais plutôt d'ici 5-10 ans car j'ai un projet "de folie" (comme beaucoup ici) à mettre en place, et que je vais détailler plus loin.
Mais d'abord, pourquoi cette envie de voyager?
Mes grands parents avaient déjà la bougeotte dans les années 60. Ils ont parcouru la Scandinavie, le Maroc, la Turquie, l'Iran, la Grèce... en voiture lors de leurs congés, pendant 1 mois ou 1 mois et demi à chaque fois. Mes parents nous ont baladé, mes frères et soeurs, du Portugal jusqu'en Norvège également. Peu de pays d'Europe de l'Ouest ont échappé à notre présence. En plus de cela, il se trouve que je suis un inconditionnel de Jules Verne, qui m'a certainement inspiré plus d'une idée de Voyage Extraordinaire... Et puis surtout: pour casser avec notre vie actuelle (travail, vie en appartement, routine trop bien établie), et pour "respirer un peu la vraie vie".
Quand j'avais 11-12 ans, j'avais déjà des projets de voyages aux longs cours en Afrique, car ce continent m'a toujours attiré. Je me voyais passer de village en village, faire de la piste difficile, aller à la rencontre de peuples et de coutumes différentes des nôtres. Vers 16 ans, le projet s'est davantage précisé: j'envisageais alors de parcourir tout le continent eurasiatique en suivant les côtes, ce qui ferait faire le tour de la Méditerranée, suivre les côtes de l'Afrique, du Moyen Orient, de l'Inde, de l'Asie du Sud est, de la Chine, Corée(s), Russie pour revenir par la Finlande, la Norvège, Suède, les pays Baltiques et revenir en France. Un projet d'envergure, mais trop difficilement réalisable je pense, et trop aléatoire (je pense au passage en Chine, Corée, et tout le nord de la Russie)...
Il se trouve que je suis maintenant marié avec une malgache depuis plus de 5 ans. L'occasion pour moi de découvrir l'Afrique en vrai, même si les malgaches admettent difficilement qu'ils sont africains... Les pistes, les conditions de vie, les rencontres, cela m'a passionné et me passionnera toujours je crois. J'y suis allé 3 fois, j'ai goûté aux joies de l'administration africaine, de l'organisation et de tous les désagréments que cela peut provoquer... J'ajouterais que si je n'avais pas été marié, je serais probablement mécanicien dans le maritime, et peut être déjà sur les routes du monde.
Une idée est née suite à ma découverte de Madagascar: refaire la Croisière Noire, que Citroën avait entrepris dans les années 30 avec des autochenilles avant de réaliser la fameuse Croisière Jaune, bien mieux connue. En clair: j'avais pour idée de rallier Tananarive en voiture en partant depuis Paris, avec une auto modifiée au minimum: surélevée, protections inférieures et filtre à air supplémentaire. J'ai toujours ce projet en tête et je pense que je le réaliserai un jour.
Je suis déjà depuis un bon moment le site de Géraldine et Yann: Les chemins du monde et j'ai également découvert depuis peu que de nombreux voyageurs n'hésitent pas à se lancer à la découverte de notre globe en famille, et ce, sans forcément être millionnaire au Loto. Par exemple La Tortue Sélène ou bien encore Ballade à quatre... Et je me suis dit: pourquoi pas nous?
Je voudrais donc voyager, principalement en Afrique, pendant un long moment, dont l'échelle se compterait en années. L'originalité de ce projet se trouvera essentiellement dans son moyen de transport puisqu'il consistera à voyager en... tracteur. Non, vous n'hallucinez pas, j'ai bien écrit: un TRACTEUR, genre ce que vous voyez dans les champs (ou presque). Je lierais ainsi 2 passions qui m'animent depuis très longtemps. D'autres fous l'ont déjà fait, voir le site de TRAKTODAK même si le projet est bien différent. J'en vois déjà qui rigolent au fond, et attendez ce n'est pas fini! Ce tracteur, en plus d'être un moyen de transport "lent", est un ancien tracteur, et là il est temps que je commence à donner des précisions.
Pourquoi un tracteur? Parce que déjà, ça me passionne depuis un temps... que je ne compte même plus. Parce qu'un tracteur ça passe partout, surtout celui que je compte employer. Parce que ce tracteur, il a une mécanique simple, réparable en toutes circonstances. Et puis d'abord, parce que j'ai envie, que je suis un peu excentrique et que si certains font le tour du monde à vélo, pourquoi pas en tracteur? Mais quel est ce tracteur? Le voici en image:

1959, donc c'est un ancien. Y'a pas la clim... C'est un forestier, donc 4 roues motrices, et qui peut être 4 roues directrices aussi en cas de besoin (débrayable, ce qui donne un rayon de braquage de 4m50 entre murs). Mine de rien, cet engin monte à 50 km/h environ et un de ses avantages, c'est qu'il ne pèse pas trop lourd, à peu près 3 tonnes avec le treuil. Il ne sera donc pas trop lourd, comme certains camions aménagés que d'autres voyageurs utilisent, et aura une capacité de franchissement que n'égale aucun 4*4. Autre avantage? Ce tracteur possède des amortisseurs, contrairement à la plupart de ses congénères, il est donc relativement confortable. Il a un régulateur de vitesse (en fait un accélérateur à main qu'on peut bloquer à la position voulue) idéal pour garder toute sa concentration sur la trajectoire à adopter en conditions très difficiles. Quel meilleur 4*4 pour de la piste très difficile en saison des pluies? Il était construit pour sortir des fûts de bois dans de rudes conditions, il sera bien capable de nous tirer d'une mauvaise passe. La mécanique? Simple, fiable et robuste. La consommation? Une journée de travail dans le bois, avec la route pour y accéder, utilisait une dizaine de litres de gasoil, pas plus. Sur route en continu ça doit pomper un peu plus, mais mon grand père me disait qu'il était plus économique qu'une 2CV et même s'il exagère un peu, je pense qu'on n'est pas très loin de la vérité. Le bruit? Pas plus que dans une ancienne camionnette diesel peu insonorisée, même si ça semble difficilement croyable (je pense aux vans Mazda à moteur central). Par contre ça vibre, donc tous les silents block sont à réétudier. Sa taille? Moins de 5m de long, moins de 2m de large, et moins de 2m50 de hauteur, donc maniable comme une auto à peu de choses près.
Bien entendu, il ne prendrait la route qu'une fois entièrement rénové et aménagé pour faire un voyage dans des conditions correctes. Evidemment, tant qu'on sera en Europe, ça ne sera pas le pied pour voyager sur nos grandes routes, mais une fois que le continent africain sera abordé, je pense que les conditions seront bien différentes.
Le véhicule dans lequel je projette de faire une habitation serait une remorque, un peu à l'image d'une caravane mais avec 4 roues, et avec des capacités de franchissement égales à celles du tracteur. Dans mon idée, cette remorque habitable serait construite sur un châssis de ce type de tracteur avec les mêmes roues, la même garde au sol, le même amortissement et une cellule ancré sur 3 points et correctement amortie de façon à contourner les problèmes de torsion. Equipé, je pense qu'il est possible de s'en tirer pour un peu moins de 3 tonnes.
Le trajet? Indéfini pour le moment, mais dans ma première idée, parcourir l'Afrique de l'Ouest et arrivé à la hauteur du Gabon, passer à l'Est si les conditions politiques au Congo sont favorables. Remonter la vallée du Nil, rejoindre le Moyen Orient et passer en Asie. Je chercherai à éviter le transport maritime sauf impossibilité absolue.
Le projet? Recueillir les musiques du monde, et les faire connaitre via un DVD (films, extraits), un livre et site Internet. A définir davantage, je ne sais pas si c'est bien original...
Date de départ? Indéfini, mais d'ici 5 à 10 ans. Je veux attendre que mes enfants soient sortis de la maternelle au moins, et avant qu'ils soient au lycée. Ca me laissera le temps de bien préparer le projet et de faire des économies pour le réaliser.
Le financement? Indéfini. Probablement des économies et peut être un peu de sponsoring? Je n'en sais rien. Je me lierais bien aussi à un projet humanitaire, genre réalisation de forages et implantation de pompes de forage solaires. Peut être aussi aider au travail en certains lieux où la mécanisation n'est pas arrivée, la présence d'un tracteur peut donner quelques idées aux autochtones.
Voici dans les grandes lignes ce que je compte faire... Il se peut que le projet tombe à l'eau à un moment donné pour une raison X ou Y, ce que j'écris ici n'engage que moi, mais peut être aussi que j'y arriverai... Peut être aussi que je donnerai des idées à d'autres...
1) Convaincre mon épouse et ma famille... Vous êtes peut être passé par là et comprenez ce que cela signifie. 2) Remettre le tracteur à neuf et l'équiper pour de la longue distance. Actuellement 2 places assises. Il faudra le modifier en 4 (ou mieux: 6) places assises, donc installer un banc supplémentaire et confortable, bien capoter l'ensemble (fibre composite?) et bien ventiler tout en pouvant maintenir l'étanchéité en cas de vents de sable. A mon avis une des grosses difficultés à ce niveau, car il faudra très probablement passer le tracteur à la DRIRE pour la réception en 4 (ou 6) places assises. Cet engin a toujours sa carte grise normale, et le barré rouge est également disponible même si la marque n'existe plus. Donc même dans le cas où le projet est avorté, au moins le tracteur aura été rénové, et ça ne sera pas perdu, puisque quoi qu'il advienne, cette rénovation fait partie de mes projets. 3) Contruire la remorque sur le châssis d'un tracteur de ce type. Il faudra donc que j'étudie la faisabilité de ce projet avec un ingénieur de la DRIRE... Je compte la concevoir et l'aménager moi-même, j'envisage une surface au sol d'environ 12m² en essayant de ne pas excéder 3 tonnes. Je sais également qu'il y a une norme à respecter pour la construction d'une remorque ainsi que pour son aménagement. Le freinage de cette remorque sera pneumatique, assuré par le circuit pneumatique du tracteur (freins type Westinghouse). 4) Toutes ces étapes étant passées, il sera temps de songer à tout l'aspect administratif que toute personne ayant entamé un tour du monde est amenée à découvrir: 5) Définir précisément le projet, trouver un partenariat si possible, du sponsoring si possible 6) Partant de là, définir une ébauche de parcours et prévoir des "points de passage obligatoires" afin de revenir en famille en avion de temps en temps 7) Préparer correctement le départ (démarches, assurances, couverture assurance maladie, carnet de passage en douane, passeports, vaccination, enseignement pour les enfants, préparation site internet...) 8) Partir!
Voilà donc le projet excentrique d'un fêlé.
Avantages du tracteur: assez rapide malgré tout (quand on voit les moyennes permises en Afrique...) léger très bon rayon de braquage grip au sol inégalé à priori consommation assez faible confort (à relativiser)
Inconvénients du tracteur Lent sur bonne route (45 à 50 km/h) Confort incertain sur longue distance Pas de clim! Cabine à construire et étanchéifier Réception DRIRE pour le nombre de places assises... Direction dure à très petite vitesse, (mais vraiment dure!), mais tout de même une possibilité de l'assister
Mes atouts: Bon mécanicien Ingénieux (je pense) Persévérant (sinon je ne serais pas marié avec ma femme!) Assez prévoyant et réfléchi Mon calme dans toutes les situations
Mes défauts: Opiniâtre, voire têtu Souvent trop optimiste Pas peur du risque Fêlé du bocal et a des idées de voyages impossibles.
Pour finir avant que de vous laisser la parole et que vous me disiez ce que vous pensez du projet, je citerai Marcel Pagnol:
"Tout le monde disait que c'était impossible à faire. Un idiot est venu qui ne le savait pas, et il l'a fait!"
A vous la parole!
PS destiné aux modérateurs, si vous pensez que je ne suis pas dans la bonne section (voyage en Afrique, en Famille, en camping car), le sujet peut être déplacé!
Hygiène au Vietnam avec deux enfants? (3 ans et 5 ans)
Bonsoir,
nous partons pour passer un mois au Viet Nam (dec Janv) avec nos deux petits gars (3 ans et 5 ans).
Ils ont l'habitude de voyager, mais jusqu'à présent uniquement en europe.
Pour ma part je connais bien l'Inde et un peu l'asie du sud est. Je suis sur d'aimer ce coin du monde, et très heureuse de faire partager cette découverte à toute ma famille.
Mon seul petit souci est au niveau de l'hygiène. Est-ce facile de voyager avec des enfants en bas age au Viet nam? Quels sont les risques sanitaires ? est-ce facile de louer une maison a Hanoi (pour une semaine ou 10j) afin d'atterrir en douceur, est-ce une bonne idée ?
Faut-il avoir recour à des guides pour se déplacer ou bien le train est un transport sur et confortable? Je suis prenante pour tous vos conseils de voyages, de bon plans, et meme de galère, sur place.
Merci
Un nom poétique pour "Asie du Sud-Est"?
Bonjour,
je cherche un nom poétique pour désigner Asie du Sud Est (pour écrire des notes de voyage à mes amis sous ce titre). Avez-vous une idée ? A par Indochine, que je n'aime pas trop, je ne vois pas...
Mille mercis pour votre aide !
je cherche un nom poétique pour désigner Asie du Sud Est (pour écrire des notes de voyage à mes amis sous ce titre). Avez-vous une idée ? A par Indochine, que je n'aime pas trop, je ne vois pas...
Mille mercis pour votre aide !
Vols "low cost" autres que Ryanair, Easyjet, Air Europa, Skyeurope ou Vueling?
salut,
je voudrais savoir si vous connaissez des low cost autre que ryanair easyjet, air europa, skyeurope, ou vueling, pour d'autres destinations ???
merci a tous
merci a tous
Les cinq villes les plus moches du monde
Bonjour à tous et à toutes!
Quelqu'un a proposé de faire un top 5 des villes les plus moches du monde. J'ai pensé que ce serait peut-être intéressant de le faire. Je sais pas si la personne niaisait, mais en tout cas je me lance pareille. 😛
Alors, si vous voulez participer, allez-y. C'est un des sujets que je trouve intéressants, les genres de sondages comme ça. 😉
Let's go! 🙂
Au revoir tout le monde!
Quelqu'un a proposé de faire un top 5 des villes les plus moches du monde. J'ai pensé que ce serait peut-être intéressant de le faire. Je sais pas si la personne niaisait, mais en tout cas je me lance pareille. 😛
Alors, si vous voulez participer, allez-y. C'est un des sujets que je trouve intéressants, les genres de sondages comme ça. 😉
Let's go! 🙂
Au revoir tout le monde!
Moins de touristes au Cambodge?
Salut il parait qu'il y a beaucoup moins de touristes au Cambodge à cause des problèmes entre la Thailande et le Cambodge. Avez vous cette impression ? ou avez vous eu des nouvelles à ce sujet ?
Possibilités avec juste un bac de travailler à l'étranger?
Bonjour a tous.
Je me suis inscrit sur ce site pour récolter des témoignages ou des avis bien que je commence a me faire une raison.
Voilà j'ai 21 ans, j'ai toujours rêvé de parcourir le monde alors pourquoi ne pas conjuguer voyage et travail? Car les voyages c'est bien beau mais il faut du temps et de l'argent ce que je n'ai malheureusement pas.
Après moultes recherches sur internet (consultations d'offres et lectures de forum) je commence a me faire une raison. (je me répète là :p)
Je n'ai qu'un bac économique, je parle l'anglais mais ne suis pas bilingue et je n'ai que quelques notions en espagnol.
Mise a part ça j'ai des notions en contrôle dans la métallurgie puisque c'est mon travail actuel. Je me suis en effet lancé la dedans car mon patron m'avait assuré que je partirais pour de belles destinations alors qu'en fait il ne me propose que le Congo et l'Angola et honnêtement ce n'est pas tellement ce que j'appelle des belles destinations.
Tout ça pour vous demander :
Pensez vous que ce soit possible pour des personnes ayant plus ou moins mon profil de partir bosser a l'étranger soit pour une boite étrangère soit pour une boite française qui ferait de l'expatriation?
Existe t-il des formations type AFPA mais qui se passent a l'étranger?
Tout en sachant que je me fixe d'avantage sur l'Amérique (sud, centrale et nord), Royaumes unis, zone Océanie et l'Asie (c'est beau de rêver).
Si vous avez des bon plans merci de m'en faire profiter.
Je vous souhaites une bonne fin de journée et vous remercis a l'avance pour vos réponses qui je l'espère seront enrichissantes.
Je me suis inscrit sur ce site pour récolter des témoignages ou des avis bien que je commence a me faire une raison.
Voilà j'ai 21 ans, j'ai toujours rêvé de parcourir le monde alors pourquoi ne pas conjuguer voyage et travail? Car les voyages c'est bien beau mais il faut du temps et de l'argent ce que je n'ai malheureusement pas.
Après moultes recherches sur internet (consultations d'offres et lectures de forum) je commence a me faire une raison. (je me répète là :p)
Je n'ai qu'un bac économique, je parle l'anglais mais ne suis pas bilingue et je n'ai que quelques notions en espagnol.
Mise a part ça j'ai des notions en contrôle dans la métallurgie puisque c'est mon travail actuel. Je me suis en effet lancé la dedans car mon patron m'avait assuré que je partirais pour de belles destinations alors qu'en fait il ne me propose que le Congo et l'Angola et honnêtement ce n'est pas tellement ce que j'appelle des belles destinations.
Tout ça pour vous demander :
Pensez vous que ce soit possible pour des personnes ayant plus ou moins mon profil de partir bosser a l'étranger soit pour une boite étrangère soit pour une boite française qui ferait de l'expatriation?
Existe t-il des formations type AFPA mais qui se passent a l'étranger?
Tout en sachant que je me fixe d'avantage sur l'Amérique (sud, centrale et nord), Royaumes unis, zone Océanie et l'Asie (c'est beau de rêver).
Si vous avez des bon plans merci de m'en faire profiter.
Je vous souhaites une bonne fin de journée et vous remercis a l'avance pour vos réponses qui je l'espère seront enrichissantes.
Inde: Bollywood... (13 octobre 2008)
accueil >> intelligences : culture >> 13 oct. 2008 INDE • Bollywood fait école L'industrie cinématographique indienne voit sa réputation s'affirmer : désormais, les écoles de cinéma de Bombay accueillent de plus en plus d'étudiants étrangers, relate le quotidien The Indian Express.
“Le sexe et la violence, passe encore ; mais la cigarette, c’est vraiment choquant !”
Dessin de Englehart paru dans The Hartford Courant, Etats-Unis.
Originaire de Sacramento, en Californie, Nisha Umesh a grandi au milieu des films de Bollywood – avec leur nostalgie, leurs excès et leurs clichés. Ils ne l'ont jamais quittée. Quelques années plus tard, la voilà à Bombay, à l'école Actor Prepares de Juhu, pour apprendre à danser, à jouer, à se battre et à monter à cheval, bref tout ce dont a besoin une jeune actrice pour percer à Bollywood. "Vous savez, j'étais mannequin en Californie et j'ai fait un peu de comédie. Mais je regrettais le manque d'extravagance, de chant et de danse, de tout cet incroyable festival que je retrouvais dans les films de mon enfance", explique-t-elle. Un jour, elle tombe sur une publicité pour l'Actor Prepares d'Anupam Kher et envoie un DVD de présentation comprenant deux petites scènes. "La première était un monologue en anglais et la seconde, ma scène préférée d'un film de Bollywood, quand Preity Zinta fait face à Shah Rukh Khan dans Kabhi Alvida Naa Kehna (Ne dis jamais au revoir)."
Nisha Umesh est l'une des cinq étudiants étrangers de sa promotion. L'évolution du public fréquentant cette école – ouverte depuis trois ans – est éloquente. "La première année, nous n'avions qu'un étudiant étranger contre près de la moitié (14 sur 25) aujourd'hui", explique Sailesh Kottary, directrice de l'école. "Et tous ne viennent pas du Royaume-Uni, du Canada ou des Etats-Unis ; certains sont originaires de pays aussi exotiques que la Finlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande ou les Pays-Bas." En septembre dernier, l'institut est entré sur la scène internationale en ouvrant une école à Londres. D'autres établissements de Bombay suivent la même évolution. Kishore Namit Kapoor, qui dirige l'Acting Lab depuis vingt-cinq ans, a été littéralement inondé de demandes de franchises de la part des Etats-Unis, du Canada et du Royaume-Uni. "Mais mon école n'est pas un McDonald's cherchant à collectionner les franchisés. Au bout du compte, il faut toujours venir un moment à Bombay pour faire une cure de Bollywood", explique-t-il. Sur sa soixantaine d'élèves, cinq sont étrangers.
Le cinéma indien, qui représente près de 12 % du marché mondial du divertissement en 2008, a maintenant les moyens et l'envie d'introduire de nouvelles idées, de nouvelles couleurs de peau et de nouveaux accents dans ses productions. Comparé à la pauvreté de l'offre destinée aux acteurs d'origine indienne à Hollywood, on comprend que ces derniers optent pour les productions de Bombay. Selon Uma DaCunha, directrice de casting ayant collaboré à de nombreux projets internationaux comme Lagaan, Monsoon Wedding et Water, la demande d'acteurs étrangers pour des films indiens a plus que doublé au cours des dernières années. "Nous tournons des films plus internationaux à présent. Le contexte a aussi changé avec la montée en puissance des films sur les Indiens expatriés réalisés en Inde."
"Le concept de Bollywood se diffuse progressivement", analyse Samrat Chakrabarti, l'un des acteurs étrangers les plus célèbres aux Etats-Unis, qu'on a pu voir en Inde dans Loins of Punjab Presents, Bong Connection et Kissing Cousins. "J'ai remarqué ces deux dernières années que beaucoup de bonnes productions internationales étaient réalisées en dehors d'Inde et avec des acteurs étrangers. En tant qu'acteur indien aux Etats-Unis, on me cantonne souvent aux mêmes rôles stéréotypés. Je les ai tous faits, de terroriste dans un film jusqu'à médecin dans Les Soprano. Mais je voudrais interpréter des personnages plus intéressants. Les gens de Hollywood sont peut-être connus pour leurs conceptions libérales, mais il leur faudra encore un peu de temps pour évoluer sur les questions raciales. En tant que citoyen à la peau brune dans un secteur dominé par les Blancs, je ne participe pas au débat politique, mais celui-ci vit à travers moi." Les cours dramatiques ne s'intéressent toutefois pas au cinéma "indépendant" et ne préparent leurs élèves qu'au tournage de superproductions. Pour Rimel Chahal, qui a déjà pris quelques cours de comédie en Floride, "dans les autres pays, il s'agit surtout d'apprendre son texte et de comprimer ses émotions alors qu'ici, il faut être beaucoup plus expressif et savoir jouer avec toute la gamme des sentiments."
“Le sexe et la violence, passe encore ; mais la cigarette, c’est vraiment choquant !”
Dessin de Englehart paru dans The Hartford Courant, Etats-Unis.
Originaire de Sacramento, en Californie, Nisha Umesh a grandi au milieu des films de Bollywood – avec leur nostalgie, leurs excès et leurs clichés. Ils ne l'ont jamais quittée. Quelques années plus tard, la voilà à Bombay, à l'école Actor Prepares de Juhu, pour apprendre à danser, à jouer, à se battre et à monter à cheval, bref tout ce dont a besoin une jeune actrice pour percer à Bollywood. "Vous savez, j'étais mannequin en Californie et j'ai fait un peu de comédie. Mais je regrettais le manque d'extravagance, de chant et de danse, de tout cet incroyable festival que je retrouvais dans les films de mon enfance", explique-t-elle. Un jour, elle tombe sur une publicité pour l'Actor Prepares d'Anupam Kher et envoie un DVD de présentation comprenant deux petites scènes. "La première était un monologue en anglais et la seconde, ma scène préférée d'un film de Bollywood, quand Preity Zinta fait face à Shah Rukh Khan dans Kabhi Alvida Naa Kehna (Ne dis jamais au revoir)."Nisha Umesh est l'une des cinq étudiants étrangers de sa promotion. L'évolution du public fréquentant cette école – ouverte depuis trois ans – est éloquente. "La première année, nous n'avions qu'un étudiant étranger contre près de la moitié (14 sur 25) aujourd'hui", explique Sailesh Kottary, directrice de l'école. "Et tous ne viennent pas du Royaume-Uni, du Canada ou des Etats-Unis ; certains sont originaires de pays aussi exotiques que la Finlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande ou les Pays-Bas." En septembre dernier, l'institut est entré sur la scène internationale en ouvrant une école à Londres. D'autres établissements de Bombay suivent la même évolution. Kishore Namit Kapoor, qui dirige l'Acting Lab depuis vingt-cinq ans, a été littéralement inondé de demandes de franchises de la part des Etats-Unis, du Canada et du Royaume-Uni. "Mais mon école n'est pas un McDonald's cherchant à collectionner les franchisés. Au bout du compte, il faut toujours venir un moment à Bombay pour faire une cure de Bollywood", explique-t-il. Sur sa soixantaine d'élèves, cinq sont étrangers.
Le cinéma indien, qui représente près de 12 % du marché mondial du divertissement en 2008, a maintenant les moyens et l'envie d'introduire de nouvelles idées, de nouvelles couleurs de peau et de nouveaux accents dans ses productions. Comparé à la pauvreté de l'offre destinée aux acteurs d'origine indienne à Hollywood, on comprend que ces derniers optent pour les productions de Bombay. Selon Uma DaCunha, directrice de casting ayant collaboré à de nombreux projets internationaux comme Lagaan, Monsoon Wedding et Water, la demande d'acteurs étrangers pour des films indiens a plus que doublé au cours des dernières années. "Nous tournons des films plus internationaux à présent. Le contexte a aussi changé avec la montée en puissance des films sur les Indiens expatriés réalisés en Inde."
"Le concept de Bollywood se diffuse progressivement", analyse Samrat Chakrabarti, l'un des acteurs étrangers les plus célèbres aux Etats-Unis, qu'on a pu voir en Inde dans Loins of Punjab Presents, Bong Connection et Kissing Cousins. "J'ai remarqué ces deux dernières années que beaucoup de bonnes productions internationales étaient réalisées en dehors d'Inde et avec des acteurs étrangers. En tant qu'acteur indien aux Etats-Unis, on me cantonne souvent aux mêmes rôles stéréotypés. Je les ai tous faits, de terroriste dans un film jusqu'à médecin dans Les Soprano. Mais je voudrais interpréter des personnages plus intéressants. Les gens de Hollywood sont peut-être connus pour leurs conceptions libérales, mais il leur faudra encore un peu de temps pour évoluer sur les questions raciales. En tant que citoyen à la peau brune dans un secteur dominé par les Blancs, je ne participe pas au débat politique, mais celui-ci vit à travers moi." Les cours dramatiques ne s'intéressent toutefois pas au cinéma "indépendant" et ne préparent leurs élèves qu'au tournage de superproductions. Pour Rimel Chahal, qui a déjà pris quelques cours de comédie en Floride, "dans les autres pays, il s'agit surtout d'apprendre son texte et de comprimer ses émotions alors qu'ici, il faut être beaucoup plus expressif et savoir jouer avec toute la gamme des sentiments."
Itinéraire en Norvège en famille (trois enfants) et en voiture
Bonjour,
Nous souhaitons partir en Norvège avec nos trois jeunes enfants pour l'été 2009 sur 3 à 4 semaines selon l'itinéraire.
Déjà, pour l'itinéraire, nous souhaitons savoir ce qui serait le top à voir sur l'ouest en allant vers le cap nord (ou l'inverse), et en partant au départ d'Oslo.
Nous avons trouvé un échange de maison à Oslo pour quelques jours et peut-être à Bodo ou nous pensons y rester 3 semaines en plus de la semaine à Oslo.
Pensez-vous que nous pouvons bouger à Lillehammer, Trondheim, aux Iles Lofoten et au cap nord depuis Bodo sur2 à 3 semaines de temps ? si oui, ou loger sur chaque ville à moindre coût mais avec suffisamment de confort pour les enfants ? (je pensais aux chalets ou maison de pêcheurs ?)
Merci infiniment de nous aider.
A bientôt.
Tourisme durable
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>









