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Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied English translation pending
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Costa Rica: saison des pluies (août 2007) English translation pending
Vendredi 3 Août : Me voilà bien arrivée au Costa Rica. Je suis arrivée a mon Hôtel a 2h du mat heure française (ya 8h de décalage). Quand on sait que je me suis levée a 5h du mat et ben oui ça fait presque 24h que je suis partie de la maison pour arriver à mon Hôtel a San José ! Faut dire que j’ai eu 3h de transit à Madrid et j’ai aussi eu droit aux heures de pointe sur San José avec bouchon dès sortie de l’aéroport. Faut être motivée ! Mais j’ai pu discuter avec le chauffeur ce qui a bien fait passer le temps.
L’hôtel bon alors il est bien placé mais c’est franchement vieux ! tout est vieux : les chambres, l’équipement, même le réceptionniste est vieux !! et c’est aussi bruyant...mais bon on est vraiment dans le centre, près de tous les commerces, avec une belle zone piétonne.
Une fois avoir pris une bonne douche, je sors faire le tour du quartier histoire de me repérer un peu. Mais je ne sors pas bien tard vu que je suis bien crevée. Samedi 4 : Visite du Volcan Irazua 54km de la Capitale. Faut 1h30 de bus pour y accéder. Le trajet me paraîtra pas long vu que je fais la connaissance au départ d'une québécoise, Dominique, environ 25ans (contact que j’ai eu au préalable grâce a VF). On parle tout le long bien sur et le trajet on l’a pas vu passé !
A l’arrivée nous sommes au plus haut point culminant du Costa Rica 3432m. Le Volcan est composé de 2 cratères dont un ou il y a un lac mais on le voit plutôt de loin.
La chance est qu il n’y avait pas trop de nuage quand nous sommes arrivées ce qui nous a permis vraiment de profiter du site. 1 heure après c’était fini, les nuages se sont engouffrés dans le cratère où il y a un petit lac et on ne voyait plus cette magnifique couleur d un vert si spécial.
Nous avons un peu marché autour et on a bien senti qu’on était en altitude. Un gars du Bus se faisant appelé Jasper et soit disant bénévole dans le Parc nous a servi d une manière tout a fait sympathique de guide draguant tantôt Dominique, tantôt moi ! Il était pas mal faut bien le dire mais de toute évidence il cherche à se caser avec une étrangère pour les papiers... Enfin on a ressenti ça comme ça. Malgré tout, on a quand même bien rigolé avec lui !
Bref, le bus redescend vers 12h30 et on s’arrête dans une petite ville du nom de Cartago, ancienne Capitale du Costa Rica jusqu’en 1823 mais connue dans tout le pays pour sa Basilique du nom de Basilica de Nuestra Señora de los Angeles et sa Vierge noire. C’est le lieu le plus saint de tout le pays.
Nous avons déjeuné dans ce qu’ils appellent un SODA, restaurant bon marché. On y a très bien mangé.
Nous avons repris le bus à 16h30, arrivée a San José environ 1h après...entre temps il avait commencé à pleuvoir et oui c’est la saison des pluies…
Dimanche 5 : Au petit déjeuner, je tombe pas sur un jeune couple français fraîchement arrivés Tiphaine et Guillaume. Ils me demandent quelques renseignements et, n’ayant rien prévu de bien précis, décident de venir avec moi au Volcan Poas qui est à 2H30 de bus de San José. Je retrouve aussi Dominique. Nous partons donc a 4. Arrivés au Volcan, grosse désillusion car on voit avec difficulté le cratère principal vu que les nuages sont déjà dessus et il commence a pleuvoir grave. On se dit que c’est une simple averse mais ça tombe toujours et encore. On décide de ne pas rester statique et on se dirige vers un lac à 30mn à pied. Mais ça nous paraît bien long car ça monte et la pluie ne cesse de tomber même très fort. On se retrouve tremper ! On arrive tout de même au Lac. Il en va de même, les nuages stagnent dessus et on y voit rien ! Bon en ayant un peu de patience ça se dégage mais se recouvre puis de dégage etc.... Bref, on arrive tout de même à voir le Lac en entier mais quant au cratère on l’aura à peine vu en tout cas pas d’une manière bien dégagé !
Quand on reprend le bus on est carrément trempé jusqu’aux os ! On ne rêve que d’une chose c’est vite de retrouver notre chambre et de prendre une douche brulante !
A l Hôtel on fait la connaissance de Marceau qui vient à peine d’arriver de Quebec (il est aussi du Forum et ça fait plusieurs semaines que je tchate avec lui sur le Costa Rica).
Nous voilà donc à 5 pour diner dans un très bon restau du reste qui se nomme Le Patio et qui se trouve dans l'Avenida Central. Voilà voilà le lendemain on part chacun de notre côté dans un endroit différent mais il est fort probable qu’on se revoit quelque part dans le pays. Pour ma part, je pars pour Cahuita, sur la côte des Caraïbes. Ca promet !
L’hôtel bon alors il est bien placé mais c’est franchement vieux ! tout est vieux : les chambres, l’équipement, même le réceptionniste est vieux !! et c’est aussi bruyant...mais bon on est vraiment dans le centre, près de tous les commerces, avec une belle zone piétonne.
Une fois avoir pris une bonne douche, je sors faire le tour du quartier histoire de me repérer un peu. Mais je ne sors pas bien tard vu que je suis bien crevée. Samedi 4 : Visite du Volcan Irazua 54km de la Capitale. Faut 1h30 de bus pour y accéder. Le trajet me paraîtra pas long vu que je fais la connaissance au départ d'une québécoise, Dominique, environ 25ans (contact que j’ai eu au préalable grâce a VF). On parle tout le long bien sur et le trajet on l’a pas vu passé !
A l’arrivée nous sommes au plus haut point culminant du Costa Rica 3432m. Le Volcan est composé de 2 cratères dont un ou il y a un lac mais on le voit plutôt de loin.
La chance est qu il n’y avait pas trop de nuage quand nous sommes arrivées ce qui nous a permis vraiment de profiter du site. 1 heure après c’était fini, les nuages se sont engouffrés dans le cratère où il y a un petit lac et on ne voyait plus cette magnifique couleur d un vert si spécial.
Nous avons un peu marché autour et on a bien senti qu’on était en altitude. Un gars du Bus se faisant appelé Jasper et soit disant bénévole dans le Parc nous a servi d une manière tout a fait sympathique de guide draguant tantôt Dominique, tantôt moi ! Il était pas mal faut bien le dire mais de toute évidence il cherche à se caser avec une étrangère pour les papiers... Enfin on a ressenti ça comme ça. Malgré tout, on a quand même bien rigolé avec lui !
Bref, le bus redescend vers 12h30 et on s’arrête dans une petite ville du nom de Cartago, ancienne Capitale du Costa Rica jusqu’en 1823 mais connue dans tout le pays pour sa Basilique du nom de Basilica de Nuestra Señora de los Angeles et sa Vierge noire. C’est le lieu le plus saint de tout le pays.
Nous avons déjeuné dans ce qu’ils appellent un SODA, restaurant bon marché. On y a très bien mangé.
Nous avons repris le bus à 16h30, arrivée a San José environ 1h après...entre temps il avait commencé à pleuvoir et oui c’est la saison des pluies…
Dimanche 5 : Au petit déjeuner, je tombe pas sur un jeune couple français fraîchement arrivés Tiphaine et Guillaume. Ils me demandent quelques renseignements et, n’ayant rien prévu de bien précis, décident de venir avec moi au Volcan Poas qui est à 2H30 de bus de San José. Je retrouve aussi Dominique. Nous partons donc a 4. Arrivés au Volcan, grosse désillusion car on voit avec difficulté le cratère principal vu que les nuages sont déjà dessus et il commence a pleuvoir grave. On se dit que c’est une simple averse mais ça tombe toujours et encore. On décide de ne pas rester statique et on se dirige vers un lac à 30mn à pied. Mais ça nous paraît bien long car ça monte et la pluie ne cesse de tomber même très fort. On se retrouve tremper ! On arrive tout de même au Lac. Il en va de même, les nuages stagnent dessus et on y voit rien ! Bon en ayant un peu de patience ça se dégage mais se recouvre puis de dégage etc.... Bref, on arrive tout de même à voir le Lac en entier mais quant au cratère on l’aura à peine vu en tout cas pas d’une manière bien dégagé !
Quand on reprend le bus on est carrément trempé jusqu’aux os ! On ne rêve que d’une chose c’est vite de retrouver notre chambre et de prendre une douche brulante !
A l Hôtel on fait la connaissance de Marceau qui vient à peine d’arriver de Quebec (il est aussi du Forum et ça fait plusieurs semaines que je tchate avec lui sur le Costa Rica).
Nous voilà donc à 5 pour diner dans un très bon restau du reste qui se nomme Le Patio et qui se trouve dans l'Avenida Central. Voilà voilà le lendemain on part chacun de notre côté dans un endroit différent mais il est fort probable qu’on se revoit quelque part dans le pays. Pour ma part, je pars pour Cahuita, sur la côte des Caraïbes. Ca promet !
Bus en Crète et "plage avec poissons" English translation pending
bjr a tous!
1ère petite question existe-il une carte des liaison de bus en crête? si oui ou peut-on se la procurer?
2ème petite question connaissez-vous une plage ou une petite crique en crête, plutôt sur la côte ouest, où il y a pas mal de poissons ?
merci d'avance pour vos réponses à bientôt.
merci d'avance pour vos réponses à bientôt.
Croisière sur le Norwegian Jewel au départ de Barcelone en juillet 2007 English translation pending
Je viens de profiter d'un spécial "dernière minute" avec le Norwegian Jewel en partance de Barcelone. Est-ce que certains d'entre vous en feront partie ?!?
HerveMichel
HerveMichel
Naples et sa région (avril 2007) English translation pending
Je profite d'une journée de calme...pendant que mes élèves passent le bac pour poster le compte rendu de notre voyage familial dans la région de Naples...
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!



Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena



On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!




Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena




On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Température en Corse aux mois d'avril et mai? English translation pending
si oui plutot quel region on je pourai me baigner et etre en maillot pour partir en avril ou mai l an prochain
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
3 Mars 05 DELHI
Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'��conomie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'��conomie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
Photos pour bien profiter de Con Dao (Vietnam) English translation pending
Pour Con Dao nous ne ferons que le retour en avion (le 22 car il n'y a pas de vols le 23 et nous repartons pour Phu quoc le 24). Idem pour l'aller. Les jours ne correspondent pas. Or, on voudrait rester 3 jours sur l'île. Espérons que la mer sera clémente avec nous. Sinon on changera de programme. Je n'ai pas trop parlé des tortues et de la nuit à la belle étoile au reste de la famille car j'ai peur que cela ne puisse pas se faire. Je crois que la saison des pontes ne commence qu'en mars mais je ne suis pas sûre. Ces dames auront-elles la gentillesse de bien vouloir pondre avant ? En tout cas je suis preneuse d'infos supplémentaires pour l'organisation de ce périple.
Je vous ai promis de vous donner toutes les info utiles pour bien profiter de l'archipel de Con Dao. Je crée ce topic spécialement pour organiser l'expédition à la plus belle plage du VietNam et peut-être de l'Asie du Sud Est🙂
Tout d'abord quelques photos pour illustrer








Une fois arrivé et installé à votre hotel, précipitez à l'accueil de l'hotel pour vous renseigner sur une sortie en mer comprenant l'ile de Bay Canh où j'ai pris ces magnifiques photos. L'ile est célèbre pour abriter cette plage où les tortues viennent pondre la nuit, l'eau est turquoise et les poissons multicolores sont très beaux que l'on peut observer à l'aide d'un simple masque et tuba.
Si à l'époque de votre présence sur l'ile, il n'est pas organisé de sortie en mer, vous pouvez le provoquer par vous-même en trouvant 10 personnes pour partager les frais, c'est ce que j'ai fait moi-même avec 2 français, 2 canadiens, une finlandaise, un allemand et un grec et 3 vietnamiens. ça coute 2 000 000 DongVN pour la journée, ce qui revient à 200 000 par personne (10 euros)!
Pour cela, téléphonez à l'accueil du Parc National au numéro (064) 830 669 et si vous ne parlez pas couramment vietnamien, faites vous aider par l'accueil de votre hotel. Vous demandez la mise en disposition d'un bateau pour le lendemain, l'autorisation du responsable du Parc National pour cette sortie et éventuellement l'autorisation d'y dormir à la belle étoile pour observer les tortues. Vous pouvez éventuellement commander les repas ou vous faire confectionner des sandwichs par votre hotel.
Le lendemain matin à 8 heures précises, tout le monde doit être présent sur le quai du petit port du centre ville.
Pour ceux qui le souhaitent, je donnerai en MP les coordonnées personnelles du responsable du parc national au cas où vous rencontrez des difficultés pour l'organisation de cette promenade en mer.
Bonnes vacances
Je vous ai promis de vous donner toutes les info utiles pour bien profiter de l'archipel de Con Dao. Je crée ce topic spécialement pour organiser l'expédition à la plus belle plage du VietNam et peut-être de l'Asie du Sud Est🙂
Tout d'abord quelques photos pour illustrer








Une fois arrivé et installé à votre hotel, précipitez à l'accueil de l'hotel pour vous renseigner sur une sortie en mer comprenant l'ile de Bay Canh où j'ai pris ces magnifiques photos. L'ile est célèbre pour abriter cette plage où les tortues viennent pondre la nuit, l'eau est turquoise et les poissons multicolores sont très beaux que l'on peut observer à l'aide d'un simple masque et tuba.
Si à l'époque de votre présence sur l'ile, il n'est pas organisé de sortie en mer, vous pouvez le provoquer par vous-même en trouvant 10 personnes pour partager les frais, c'est ce que j'ai fait moi-même avec 2 français, 2 canadiens, une finlandaise, un allemand et un grec et 3 vietnamiens. ça coute 2 000 000 DongVN pour la journée, ce qui revient à 200 000 par personne (10 euros)!
Pour cela, téléphonez à l'accueil du Parc National au numéro (064) 830 669 et si vous ne parlez pas couramment vietnamien, faites vous aider par l'accueil de votre hotel. Vous demandez la mise en disposition d'un bateau pour le lendemain, l'autorisation du responsable du Parc National pour cette sortie et éventuellement l'autorisation d'y dormir à la belle étoile pour observer les tortues. Vous pouvez éventuellement commander les repas ou vous faire confectionner des sandwichs par votre hotel.
Le lendemain matin à 8 heures précises, tout le monde doit être présent sur le quai du petit port du centre ville.
Pour ceux qui le souhaitent, je donnerai en MP les coordonnées personnelles du responsable du parc national au cas où vous rencontrez des difficultés pour l'organisation de cette promenade en mer.
Bonnes vacances
Qui peut me dire où aller pour notre voyage de noces...? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Qui peut me dire ...
Où je pourrais partir avec madame au début août ou début septembre pour notre voyage de noce ?
Critères :Soleil, choses à faire (surtout pas nos propres moyens, j'suis pas trop excursion organisée);+- 15 jours (ou +🙂) mais avec un budget total entre 2000 et 2500 € ;Pas la Tunisie (j'suis vraiment pas fan) et évitons Turquie (mais Maroc, ... ok!) ; Voiture ou avion peu nous importe (nous conduisons à 2 alors les km ...😇) ;Hotels pas trop cher pour chambre correcte (genre 50-60€/chambre/nuit) ;Europe ou ailleurs ... Séjour ou par nos propre moyens ;Pas de camping ou juste qques jours ... j'ai fait une promesse pour ce voyage 😎.Voilà ... en gros vous avez quartier libre pour les idées ... je cherche un truc auquel je n'aurais pas pensé, ou que je connais mal ... donc je ne donne aucune piste pour ne pas vous influencer ...😛
prêts ?????
Gooooooooooooooooooooooooo!!! on cherche, on fait travailler les neurones 😉
Qui peut me dire ...
Où je pourrais partir avec madame au début août ou début septembre pour notre voyage de noce ?
Critères :Soleil, choses à faire (surtout pas nos propres moyens, j'suis pas trop excursion organisée);+- 15 jours (ou +🙂) mais avec un budget total entre 2000 et 2500 € ;Pas la Tunisie (j'suis vraiment pas fan) et évitons Turquie (mais Maroc, ... ok!) ; Voiture ou avion peu nous importe (nous conduisons à 2 alors les km ...😇) ;Hotels pas trop cher pour chambre correcte (genre 50-60€/chambre/nuit) ;Europe ou ailleurs ... Séjour ou par nos propre moyens ;Pas de camping ou juste qques jours ... j'ai fait une promesse pour ce voyage 😎.Voilà ... en gros vous avez quartier libre pour les idées ... je cherche un truc auquel je n'aurais pas pensé, ou que je connais mal ... donc je ne donne aucune piste pour ne pas vous influencer ...😛
prêts ?????
Gooooooooooooooooooooooooo!!! on cherche, on fait travailler les neurones 😉
Les Galapagos avec un budget d'étudiante? English translation pending
bonjour a tous,
desolee, je risque d'entamer une enimeme discussion sur les Galápagos... et sur les moyens d'y aller pour pas trop cher!
je n'ai pas du tout envie de prendre une croisiere au depart de Quito et de payer 1000$ pour 5 jours, pour ne pas voir gd chose des Iles.je suis consciente qu'il me faudra au moins ce budget, mais est-ce qu'qvec 1000$, en y allant par moi meme, restant qqs temps sur les iles peuplees et en faisant des excusrions a la journee, c'est tenable avec ce budget pour au moins une dizaine de jours? si vous connaissaiz le prix des hotels, des bateaux et guides a la journee, des stages de plongee, je suis preneuse!
je dispose d'environ 3 semaines en juin, apres mon stage... qui peuvent peut etre se transformer en 3 mois, je n'ai rien de prevu cet ete. donc j'etudie les propositions de volontariat, qui pour la plupart sont de 2 mois minimum. mais je me demande quand meme si je vais pas comencez a m'ennuyer, au bout de 2 mois sur les iles 😊, et si je ferais pas mieux de rentrer en Europe pour bosser un peu...
merci d'avance pour vos avis, experiences, conseils techniques... Tiphaine http://diarioquiteno.blogspot.com/
je n'ai pas du tout envie de prendre une croisiere au depart de Quito et de payer 1000$ pour 5 jours, pour ne pas voir gd chose des Iles.je suis consciente qu'il me faudra au moins ce budget, mais est-ce qu'qvec 1000$, en y allant par moi meme, restant qqs temps sur les iles peuplees et en faisant des excusrions a la journee, c'est tenable avec ce budget pour au moins une dizaine de jours? si vous connaissaiz le prix des hotels, des bateaux et guides a la journee, des stages de plongee, je suis preneuse!
je dispose d'environ 3 semaines en juin, apres mon stage... qui peuvent peut etre se transformer en 3 mois, je n'ai rien de prevu cet ete. donc j'etudie les propositions de volontariat, qui pour la plupart sont de 2 mois minimum. mais je me demande quand meme si je vais pas comencez a m'ennuyer, au bout de 2 mois sur les iles 😊, et si je ferais pas mieux de rentrer en Europe pour bosser un peu...
merci d'avance pour vos avis, experiences, conseils techniques... Tiphaine http://diarioquiteno.blogspot.com/
Date de la fête du Tet au Vietnam en 2007 English translation pending
Bonsoir ou bonjour à tous
Une petite précision quant à la prochaine date du nouvel an vietnamien. Comme tout le monde j'avais lu et relu, notamment sur VF, que le nouvel an chinois commençait en 2007 le 18 février, le 17 étant le dernier jour de l'année (l'équivalent de notre 31 décembre). Pour ne pas rater cet événement, les dates du nouvel an commençant en même temps que les vacances scolaires de la région parisienne, nous avons pris les billets d'avion pour un départ le 16 (les enfants manqueront un jour d'école) et une arrivée le 17 pour vivre cette fête. Malheureusement, cette année le nouvel an chinois et le nouvel an vietnamien ne tombent pas le même jour. Je ne l'ai su qu'aujourd'hui. Voici l'explication que j'ai trouvée : Traditionnellement, les Chinois et les Vietnamiens utilisent le même calendrier soli-lunaire inventé par les Chinois il y a environ cinq mille ans. L'un des principes fondamentaux de ce calendrier est le suivant : le Jour de l'An est le jour où a lieu la deuxième Nouvelle Lune après le solstice d'hiver. (La Nouvelle Lune est le moment fugace d'une minute où le Soleil, la Terre et la Lune se retrouvent sur un même plan méridien de la sphère céleste.)
Or, en 2007, la deuxième Nouvelle Lune après le solstice d'hiver aura lieu le 17 février, à 16h30, au fuseau horaire 0 (ce fuseau était appelé jadis fuseau GMT). Cette Nouvelle Lune aura donc lieu le 17 février, à 23h30, au fuseau du Vietnam (fuseau 0+7) ; mais elle aura lieu le 18 février, à 00h30, au fuseau de la Chine (fuseau 0+8).
Comme conséquence inéluctable, le prochain Jour de l'An sera le samedi 17 février pour les Vietnamiens, et le dimanche 18 février pour les Chinois.
De tels décalages ne sont pas rares. Ils sont dus au fait que la Chine et le Vietnam appartiennent à deux fuseaux horaires différents : la différence d'une heure peut parfois entraîner la différence d'un jour !
En fait, il paraît que cela n'arrive que tous les...37 ans. Si cette info est exacte (et je pense qu'elle l'est) et si vous aussi serez dans l'avion le 16, vous arriverez comme nous après la bataille. Tout au moins pour le réveillon. Car je pense que les défilés de dragons et autre ont lieu le 1er jour de la nouvelle année, soit cette année le 17 février pour le Vietnam. Est-ce exact ? Voilà l'info. Ce n'est peut-être pas un scoop mais je ne l'avais lu nulle part. Même l'agence vietnamienne où j'avais réservé les billets en septembre s'était trompée. Comme quoi...
Bonne année à tout le monde, quels que soient le jour, le lieu ou l'heure.
Une petite précision quant à la prochaine date du nouvel an vietnamien. Comme tout le monde j'avais lu et relu, notamment sur VF, que le nouvel an chinois commençait en 2007 le 18 février, le 17 étant le dernier jour de l'année (l'équivalent de notre 31 décembre). Pour ne pas rater cet événement, les dates du nouvel an commençant en même temps que les vacances scolaires de la région parisienne, nous avons pris les billets d'avion pour un départ le 16 (les enfants manqueront un jour d'école) et une arrivée le 17 pour vivre cette fête. Malheureusement, cette année le nouvel an chinois et le nouvel an vietnamien ne tombent pas le même jour. Je ne l'ai su qu'aujourd'hui. Voici l'explication que j'ai trouvée : Traditionnellement, les Chinois et les Vietnamiens utilisent le même calendrier soli-lunaire inventé par les Chinois il y a environ cinq mille ans. L'un des principes fondamentaux de ce calendrier est le suivant : le Jour de l'An est le jour où a lieu la deuxième Nouvelle Lune après le solstice d'hiver. (La Nouvelle Lune est le moment fugace d'une minute où le Soleil, la Terre et la Lune se retrouvent sur un même plan méridien de la sphère céleste.)
Or, en 2007, la deuxième Nouvelle Lune après le solstice d'hiver aura lieu le 17 février, à 16h30, au fuseau horaire 0 (ce fuseau était appelé jadis fuseau GMT). Cette Nouvelle Lune aura donc lieu le 17 février, à 23h30, au fuseau du Vietnam (fuseau 0+7) ; mais elle aura lieu le 18 février, à 00h30, au fuseau de la Chine (fuseau 0+8).
Comme conséquence inéluctable, le prochain Jour de l'An sera le samedi 17 février pour les Vietnamiens, et le dimanche 18 février pour les Chinois.
De tels décalages ne sont pas rares. Ils sont dus au fait que la Chine et le Vietnam appartiennent à deux fuseaux horaires différents : la différence d'une heure peut parfois entraîner la différence d'un jour !
En fait, il paraît que cela n'arrive que tous les...37 ans. Si cette info est exacte (et je pense qu'elle l'est) et si vous aussi serez dans l'avion le 16, vous arriverez comme nous après la bataille. Tout au moins pour le réveillon. Car je pense que les défilés de dragons et autre ont lieu le 1er jour de la nouvelle année, soit cette année le 17 février pour le Vietnam. Est-ce exact ? Voilà l'info. Ce n'est peut-être pas un scoop mais je ne l'avais lu nulle part. Même l'agence vietnamienne où j'avais réservé les billets en septembre s'était trompée. Comme quoi...
Bonne année à tout le monde, quels que soient le jour, le lieu ou l'heure.
Mes trois premiers jours au VietNam English translation pending
Bonjour, heu bonsoir d'ici🙂 ca fait 3 jours qu'il fait grand beau soleil. Un temps extrememt agreable. Premier jour d'arrivee, depart immediatement pour Vung Tau pour la dolce vita, en aeroglisseur qui m'a amene en 1 H 10 pour 125 km de distance. Apres une bonne sieste, me voila a la plage pour deguster les fameux crabes bleues et j'en ai profite pour acheter un album d'anciens billets de banque d'avant guerre pour le bon et respectable Kun ami qui va se rendre lui a Phuket🙂 Le soir diner dans un super restaurant Gianh Hao sur la corniche. Tous les plats sont excellents: les seiches sont fraiches et croquantes et le poisson au barbecue avec une chair ferme, sans nul doute, c'est du frais et non du congele Deuxieme jour, location d'une moto et balade dans toute la ville et toute la corniche et vers 4 heures, diner dans un excellent restaurant Banh Cay, toujours sur la corniche. Vers 6 heures, catastrophe, en traversant la rue, j'ai ete souleve par une moto et vram! j'ai fait quelques roulades, quelques ecorchures au coude D et a la jambe gauche et un traumatisme sur une cote qui m'a coupe le souffle pendant quelques secondes. Mon appareil de photo numerique que je venais d'acheter pour ce voyage est hors d'usage. Mais je ne suis pas trop gravement blesse, et c'est essentiel. J'ai quand meme pu mitrailler plein de photos de toilette au Vienam et je vous assure que la France elle meme est moins bien equipee qu'au VietNam. Je vous montrerai a mon retour une toilette ou l'on ne sent pas l'odeur de la pisse et pour cause la methode est geniale et l'on devrait la breveter: on a mis des blocs de glace dans le bidet dont la fonte continue et progressive contribue a nettoyer silencieusement ce que la chasse n'a pas reussi au premier coup d'essai.🙂 Le soir, j'ai ete danser chez Hollywood East et surprise, j'ai danse avec un groupe de Thailandais et Thailandaises dont je venais de faire connaissance en arrivant au dancing. Et puis, vous y croyez pas, une jolie et jeune Thailandaise a flashe sur moi et je me souviens de quelques conseils de HoangNam49 sur les discussions a propos des filles thailandaises, ce qui m'a rendu extrement prudent et puis les vietnamiennes sont quand mene plus jolies et plus classes🙂 Ce soir, retour a HoChiMinhVille pour prendre mes billets d'avion et la reservation de 3 nuits a Saigon Con Dao Resort. Grace a des relations, je n'ai pas eu besoin de payer le moindre centime d'avance chez SaigonTourist, alors les billets d'avion sont achetes et payes, ni echanges ni rembourses: la confiance regne quand meme au VietNam. J'en ai profite pour racheter un nouvel appareil de photo numerique pour continuer a prendre des photos de toilettes🙂 du VietNam. Ce soir, diner sur le bateau de croisiere sur le bateau SaigonTourist et au menu un cochon de lait cuit au four en argile cuite. Un vrai regal, arrose de Vodka et de jus d'orange frais presse, accompagne d'un vrai orchestre avec une chanteuse en chair et en os! Le bateau est plein a craquer sur 3 etages et un orchestre pour chaque etage. Demain, lever de bonne heure et depart en avion pour Con Dao. Bonne soiree a vous tous et soyez sage🙂
Namibie (Caprivi) - Botswana (Chobe) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3 adultes à partir en Namibie+ Botswana (29 jours) de mi-novembre à mi-décembre 2006. Nous louons un 4*4 avec tentes sur le toit et partons de Cap Town pour aller en Namibie et Botswana.
Passage par les sites suivants : fish river canyon Namib rand nature reserve Sossusvlei Walvis Bay Spitzkoppe Kamanjab Etosha Rundu Mahango Traversée de la Caprivi jusqu’à Kasane pour aller aux Vic falls via un lodge. Est-ce le mieux de passer par Kasane ? Traversé de Chobe : on pense prendre la piste qui passe par le milieu du parc pour aller jusqu’à Savuti (il paraît qu’il faut 10 heures de route) quelqu’un l’a-t-il déjà emprunté à cette époque ? Savuti et alentours un jour de plus On pense aller ensuite à Makgadikgadi Pans, par contre les avis sont partagés, qu’en pensez-vous ? Direction Gemsbok parc : Mabuasehube qu’en pensez-vous ? qu’il y a-t-il d’intéressant à coté, je n’ai pas vu beaucoup de témoignages sur cette partie. On passe ensuite en AS où l’on rejoint Cap town, on y reste 3 jours avant de repartir en France.Merci de me communiquer vos impressions et conseils avisés.
David
David
Coups de coeur du Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous ceux et celles qui sont déjà allés au Costa Rica
Si je vous demandais de me dire l'endroit pour lequel vous avez eu un coup de foudre au Costa Rica, que me diriez-vous et pourquoi?
Merci
Cynie
Si je vous demandais de me dire l'endroit pour lequel vous avez eu un coup de foudre au Costa Rica, que me diriez-vous et pourquoi?
Merci
Cynie
Jeu de photos English translation pending
Comme on avait dépassé les 500 messages j' ouvre donc un nouveau sujet pour le désormais mythique jeu des photos.
Où se trouve ce beau paysage ?
Où se trouve ce beau paysage ?
Que mange un enfant en Inde? English translation pending
Bonjour a tous........
Actuellement sur l Amerik centrale avec notre enfant de 2 ans, nous pensons aller sur l Inde pour ses 3 ans, pour une duree de 6 mois. Notre question est d avoir une idee sur la nourriture, vu que les Hindous sont vegetariens, et lorsque l on peut trouver de la viande, la verite!!! je prefere m abstenir !!!! Je sais que le manque de proteines peut etre substitue par des graines, comme les noix et autres !!!!
Y a t il une nomad family qui peut nous faire partager son experience de l Inde avec enfants ???
Merci a tous et bonne route !!!!
Actuellement sur l Amerik centrale avec notre enfant de 2 ans, nous pensons aller sur l Inde pour ses 3 ans, pour une duree de 6 mois. Notre question est d avoir une idee sur la nourriture, vu que les Hindous sont vegetariens, et lorsque l on peut trouver de la viande, la verite!!! je prefere m abstenir !!!! Je sais que le manque de proteines peut etre substitue par des graines, comme les noix et autres !!!!
Y a t il une nomad family qui peut nous faire partager son experience de l Inde avec enfants ???
Merci a tous et bonne route !!!!
Guides (livres) francophones sur Oman et Dubai? English translation pending
bonjour
est ce qu'il existe des bons guides en francais sur les emirats arabes unis et le sultanat d'oman ? s'il n'y en a pas, quel guide anglophone est le plus pratique ?
merci !
Visites autour de Kuala Lumpur en Malaisie English translation pending
Bonjour,
Je vais etre seulement une semaine en Malaisie fin septembre-debut octobre. Je voudrais en profiter un maximum et ne pas trop me deplacer. Qui peut me conseiller ?
De plus, je cherche des info au sujet de : KUALA SELANGOR NATUREBATU CAVESAMPANG FOREST RESERVESHAH ALAM
Merci
Je vais etre seulement une semaine en Malaisie fin septembre-debut octobre. Je voudrais en profiter un maximum et ne pas trop me deplacer. Qui peut me conseiller ?
De plus, je cherche des info au sujet de : KUALA SELANGOR NATUREBATU CAVESAMPANG FOREST RESERVESHAH ALAM
Merci
Je suis sur Borneo English translation pending
Salut a tous!
Je suis a Kota Kinabalu sur Borneo en Malaisie, si vous avez des questions concernant le Sabah, je pourrai sans doute vous aider de source sure!!! Au plaisir!😉 daph
Je suis a Kota Kinabalu sur Borneo en Malaisie, si vous avez des questions concernant le Sabah, je pourrai sans doute vous aider de source sure!!! Au plaisir!😉 daph
Croisière "la dolce vita" en juillet 2007 English translation pending
Bonjour à tous, nous partons pour la croisière "la dolce vita" le 14 juillet 2007 au départ de Marseille. Quelqu'un fait-il également cette croisière? Pour ceux qui l'ont déjà faite, pourriez-vous me dire quelles sont les excursions à ne pas manquer... Y a t-il beaucoup de Français à bord comme c'est un départ de Marseille?
Merci de vos réponses
Merci de vos réponses
Parc national de Bako en Malaisie English translation pending
bonjour,
je pars prochainement en Malaisie (du 7 au 30 juillet)
je me rends à Kuching et j'aimerais savoir quelles sont les meilleurs balades à faire au Parc National de Bako ?
En effet, il y a plusieurs itinéraires, et je pense que certains valent plus le coup que d'autres.
merci pour les réponses.
Vélo en Corse English translation pending
Bonjour
Y a t'il quelqu'un parmi vous qui a fait le tour de Corse à vélo?
Merci pour vos infos
A bientôt.
Y a t'il quelqu'un parmi vous qui a fait le tour de Corse à vélo?
Merci pour vos infos
A bientôt.
Itinéraire bord de mer en Corse pour une semaine English translation pending
bonjour,
Cette été je voudrai partir avec un ami en corse, étudiante, le budjet est trés restrain alors on a décider de resté a pied durant ce voyage et de loger en camping ou gîte. Seul probléme on i connait vraiment rien alors qu'elle parcour suivre ? sachant que nous préférons la mer a la montagne, ou se loger ? nous voudrions aussi découvrir du pay sans resté toujour au même endroit, enfin voila tt ce que vous pourrez me donné comme info serras bon a prendre !!!
Cette été je voudrai partir avec un ami en corse, étudiante, le budjet est trés restrain alors on a décider de resté a pied durant ce voyage et de loger en camping ou gîte. Seul probléme on i connait vraiment rien alors qu'elle parcour suivre ? sachant que nous préférons la mer a la montagne, ou se loger ? nous voudrions aussi découvrir du pay sans resté toujour au même endroit, enfin voila tt ce que vous pourrez me donné comme info serras bon a prendre !!!
Retour de Venise et liste de restaurants English translation pending
Bonjour,
Ayant eu le besoin il y a deux semaines d'une liste de restau pour un séjour à Venise, j'ai fouillé sur les forums pour trouver les adresses et avis, afin de me faire un compilation. J'ai ainsi trouvé la fameuse "liste d'Agnès" et ajouté d'autres trouvés çà et là dans les forums. Sur place nous en avons testé quelques uns et en avons essayé quelques autres. Vous trouverez ci-dessous notre liste, la "liste d'Amade", avec nos appréciations quand nous y sommes allés.
Bon séjour. __ Posté par ohtoceet le samedi 25 mars 2006 à 12:09 Bonjour à tous, A notre tour de vous aider dans la préparation de votre séjour, voici en vrac quelques trucs et astuces utilitaires. Au départ de Roissy pour le parking longue durée (PX), (60euros les 4 jrs), prévoir large: il faut 1 heure pour prendre la navette, récupérer les billets, reprendre la navette et enfin arriver au bon terminal. Arrivé à Venise pour le prendre le bateau (20 euros, 1 heure de transport), il n'y avait pas de navette, il faut aller à l'embarcadère à pieds : 8 mn de ballade en tirant la valise, c'est bien fleché à gauche en sortant. Prendre les billets à l'aéroport mais attention règlement uniquement en espèce : comme dans tout Venise !!! En effet la CB est rarement prise ( Palais de doges, Campanile, resto etc ). Distributeurs nombreux. Tout se faisant en marchant, la carte pour les vaporeti n'est pas utile sauf si vous voulez faire le touriste pressé ( japonais ?!) en voulant collectionner les musées où si votre hotel est exentré. Le mieux est de prendre un pass d'une journée pour faire le grand canal et aller dans l'ile de Burano. Ballade à Burano INDISPENSABLE ! A faire sous condition d'un ciel bleu azur pour faire ressortir les maisons de toutes les couleurs : jaune vif, rouge vermilon, vert pomme ... A vos appareil photos ! Je crois que l'on peut faire l'impasse sur Murano: peut-être moins dépaysant. Embarquement au Fondamenta Nove. Si vous voulez ramener une broloque-souvenir sans prétention (en verre véritable de Taiwan ?), cela parait moins cher sur Burano. Beau coucher de soleil en revenant sur Venise. C'est une ballade à faire le 2eme ou 3eme jour, pour faire reposer vos pieds, l'ile est petite, cool et les ruelles plus aérée que sa grande soeur. En revenant de l'embarcadere, direction la place St Marc, faites un détour par l'église dei Gesuiti, décoration hyper surchargée surprenante. Pour s'orienter dans Venise, c'est facile pour les grandes directions: il sufit de lire les nombreux panneaux jaune en hauteur, mais pour trouver une adresse précise comme un resto, bon courage !Il faut un bon sens de l'orientation et pourquoi pas une boussole. Pour les restos, la question ne se pose finalement que le soir. Le matin, si vous avez un copieux petit dej, vous pouvez manger une part de pizza ou un sandwich sympa. On en trouve partout. Plus un café et un gateau, nombreuses et attirantes patisseries. Il faut le soir vers 18h entrer dans un bistrot avec les Vénitiens et les Vénitiennes et gouter à l'apéro local:le Spritz à base de Campari et d'eau gazeuse, c'est amer mais très bon. Essayez également le Fragolino, vin aromatisé à la fraise:trop bon! En vente dans les boutiques pour touristes à 8 euros, dans les superretes à 4.5 euros... A propos de boutiques, nombreuses sont de luxe; surprenant. Beaucoup de Vénitiennes en manteau de fourrure ...Très jolies vitrines. Au nivau des visites, le quartier au bout de la via Garibaldi est super sympa, dans le quartier de l'Arsenal, pas trop touristique et donc plus vrai. Très sympa aussi les placettes entre le pont de l'Académia et la Saluce, à faire de nuit. A vous de découvrir au hasard ... Pour la basilique St Marc, interdiction de rentrer avec le moindre sac à dos, il faut le déposer quelque part en dehors, c'est soit disant indiqué mais on n' a jamais trouvé où ! ( pareil pour le campanile, mais vestiaire accessible a la caisse). L'entrée est gratuite mais, il faut payer encore et encore à l'intérieur si l'on veut en voir un peu plus. Désagréable. Pour le Campanile, chouette point de vue, nous y sommes montés un jour de pluie de vent, de froid et de giboulées : c'est intenable plus de 10 mn ! Mais c'est marrant ! Le temps est comme dans tout voyage, une des conditions de réussite du séjour : venise avec un temps couvert donc une mauvaise lumière, c'est bof bof. Le palais des Doges est aussi à faire, comptez 2 ou 3 heures. Pour les amoureux, cherchez donc dans une des vitrines la ceinture de chasteté. Comme dans beaucoup d'endroits, interdiction de photographier, mais bon, il faut ruser avec les cerbères de sercice : " NO PICTURE, NO VIDEO PLEASE " ! Au retour dans l'avion, si vous êtes assis à droite près du hublot, gardez votre appareil photo avec vous, vue imprenable sur la lagune, votre derniere photo sera peut-être la meilleure ! Pour terminer, retour à l'envoyeur : le guide du routard est INDISPENSABLE, vous pouvez lui faire confiance, il n'est pas loin du sans faute. Voili voilou, c'est à prendre ou à laisser, en fonction de vos besoins et vos impératifs. Bon séjours à tous. Ohtoceet
Posté par Richard le samedi 25 mars 2006 à 13:42 bonjour, merci pour toutes vos informations, à l'intentiom d'autres visitateurs, on peut éventuellement rappeler que de l'aéroport San Marco, au lieu de prendre le bateau de la ligne Alilaguna pour la place San Marco pour 10€ (donc 20€ aller-retour, voire 25€ simple course avec le parcours direct ligne Oro jusqu'à San Marco), on peut acheter à l'aéroport le pass actv pour 72 heures pour 25€ (15€ pour les moins de 30 ans avec la Rolling Card à 3€), prendre le bus actv ligne 5 pour la Piazzale Roma à Venise (25 minutes de trajet) et prendre là le vaporetto ligne 82 par le Canal Grande vers San Marco (Vallaresso DX) en 30 minutes . Le bus actv de l'aéroport à Venise (Piazzale Roma) est déjà compris dans le pass (mais pas les bagages), ainsi que bien sûr les vaporetti sur la Canal Grande, dans tout Venise, vers Murano, Burano, Torcello, Tre Porti, Punta Sabbioni, Lido, mais pas les lignes Alilaguna, Clodia, Fusina. A Marco Polo, on a donc le choix: tout faire en bateau jusqu'à San Marco (ou jusqu'à Fondamente Nuovo pour 5€), pour 20€ aller-retour (www.alilaguna.it), puis acheter un billet simple pour le vaporetto pour 5€ (on est donc déjà à 25€, équivalent au prix du pass pour 72 heures), ou directement acheter le pass pour 72 heures (ou une semaine) qui comprend le bus actv entre l'aéroport Marco Polo et Piazzale Roma et les vaporetto. Pour plus de détails sur les transports publics, y.c. depuis l'aéroport de Treviso, cf le post transports publics à Venise, Treviso, Marco Polo Posté par OLë le mercredi 29 mars 2006 à 16:37 Une adresse sympa, genre cantine vénitienne, donc pas chère : CEA (Cannaregio, 5422), à l'angle des calle Varisco et del Pestrin. La terrasse est petite et ombragée. On y mange des spécialités vénitiennes cuisinées maison. Oubliez le menu touriste et déjeunez une bonne fois pour toute à l'italienne : un bon plat de pasta (ou un risotto) puis un secondo con contorno. Sinon, pas très loin de cette adresse, corte de la carità (Cannaregio, 5176), sur un campiello où débouchent le ramo de Tiziano, la calle de l'Acquavita et le ramo del Cristo, il y a aussi une sorte de petit boui-boui où l'on s'installe sous la treille... Quelqu'un(e) a déjà testé ? Posté par Lonore² le mardi 1 novembre 2005 à 13:55 Bonjour à tous, étant partie à Venise pour le pont du 01 Nov, et ayant largement profité de vos infos, voici un petit compte-rendu de mon séjour:
………………. restaurants: nous n'avons utilisé que la liste d'agnès (merci, merci, merci...).
TRATTORIA AL CAMPANILE (calle Saoneri, juste après le pont san Polo): très bonnes pâtes
LAFONDA MENTA (fondamenta della Misericordia, tout près de l'hotel): pizza à tomber par terre, et endroit très vénitien <<>> Restau pas trouvé en faisant tout la quai
BACARO JAZZ (salizzada Fondaco dei Tedeschi ): bonne ambiance avec musique et assez intime, dans le quartier de san marco mais sans les touristes). En moyenne, ça nous a coûté 13 EUR par personne, vin compris (les plats de pâtes ou pizza sont copieux, et suffisants pour nous français...) autres: je vous conseille 1 balade en vaporetto 1 ou 82 (vue de tous les palais le long du grand canal, seul moyen de prendre des belles photos), prendre 1 traghetto (gondole pour effectuer le passage du grand canal, dure 2 min, mais ne coûte que 0.40 EUR au lieu des 80 EUR des gondoles normales qui sont vraiment trop touristiques et donne les mêmes sensations)
Voilà, en espérant que ça puisse vous être utile, bon séjours à ceux qui y vont, vous verrez, c'est merveilleux! Posté par michel13 le jeudi 2 mars 2006 à 09:53 pour ceux qui s'interessent à la gastronomie plutot qu'au pas cher et pour qui la gastronomie fait partie de la découverte qu'offre le voyage, voici une liste non exhaustive des spécialités venitiennes antipasti (hors d'oeuvre) salade de capesante(st jacques) sardines in saor moleche(crabes) primi piatti (entrées chaudes) risi e bisi (riz, petits pois) pasta e fagiole (pates haricots) risotto de go (riz au poisson) bigoli in cassopipa(aux fruits de mer) bigoli in salsa ( aux oignons et anhois ou sardines) secondi piatti (plats de resistance) porc au lait foie à la venitienne canard a la valesana canard farci scampi alla cardinale baccala mantecato(sorte de brandade) anguilles et cicchetti seiches à l'encre branzino ( bar) au four légumes artichauds à la poelle fleurs de courgettes panées pommes de terre à la venitienne polenta asperges à éviter (si vos finances vous le pemettent)les pizze qui sont à la cuisine vénitienne ce que la choucroute est à la cuisine provençale Posté par freddy le lundi 6 mars 2006 à 10:22 Futurs visiteurs de la cité des doges, je vous conseille une experience culinaire authentique et bien sympa dans la ville du tout-rococo! j'y suis allé recemmetn et on s'est leche les babines, c'est un resto 100% argentin, avec viande qui vient directement de la pampa. "El Agentino" www.elargentino.it dans le quartier Dorsoduro a cote de la Chiesa San Sebastiano Voila et bon voyage Freddy
Posté par Stéphanie le lundi 20 février 2006 à 15:29 J'avais promis vous faire partager quelques uns de mes si beaux souvenirs de Venise. Je savais que j'allais aimé et j'ai vraiment adoré... Il faut vraiment y aller, au moins une fois...!
C'est magique ; tout y est : la beauté, le calme, l'amour (que l'on croise à chaque coin de rue, surtout le week-end de la Saint-Valentin), la cuisine, le bon vin.
Vous avez mille fois raison Agnès. Pour découvrir Venise, il faut s'y perdre. Et nous nous y sommes perdus et sommes allés de surprise en surprise. Nous avons laissé le routard à Paris (une malheureuse commande livrée trop tard...) mais on s'en est bien sortis sans.
Et nous avions VOTRE LISTE. Elle a été notre point de repère durant ces 4 jours. Nous a souvent fait découvrir certains quartiers que nous n'aurions peut-être jamais fréquentés sans elle...
Le Dorsoduro : magnifique sestier comme tous les autres d'ailleurs (j'ai encore du mal à dire si l'un m'a plu plus qu'un autre). Je suis tombé amoureuse de La Salute, visitée et revisitée
La Locanda Ca'Zose....magnifique. Franchement, nous avons vraiment été très agréablement surpris. Pour un prix total de 195 € pour 3 nuits, petits-déjeuners inclus, c'est rare. Très bien située (même si la Calle Bastion était en travaux, les travaux ne sont pas bruyants à Venise), d'une propreté irréprochable et petit-déjeuner très complet et très copieux, on ne peut que recommander ce petit hôtel où nous accueille avec tellement de gentillesse Graziella et Valentina.
Et votre liste Agnès ....nous avons pas tout fait bien-entendu mais 4, ce qui est déjà bien. Le premier soir, nous avons préféré resté dans le Dorsoduro et là nous avons découvert un petit restaurant, connus de Vénitiens uniquement puisque nous avons eu le plaisir d'y rencontrer un couple charmant avec qui nous avons dégusté un Spritz. Je n'ai plus l'adresse mais mon mari à tout gardé et je vous communiquerais les coordonnées. Madame fait la cuisine et Monsieur sert. Un couple d'une cinquantaine d'années tient cet endroit chamant, où l'on mange divinement bien. Je pense que vous pouvez sans hésiter le rajouter à votre liste.
Alba Novo : excellent effectivement et la patronne est vraiment très sympa et parle très bien français. Les pâtes à la Vongole sont divines et le vin est parfait.
La Moeca : Nous n'avons pas rencontrés Hassan mais vous y êtes connue, effectivement. Très bonne cuisine.
La Fonda Menta : Pizza excellentes, vous aviez raison. La serveuse est charmante mais il y faisait un peu froid et c'était un peu bruyants. Il faut dire que nous dinions à côté de 3 familles Vénitiennes accompagnées de 6 enfants...ceci explique cela... <<>> Restau pas trouvé en faisant tout le quai.
Algiubagio : La patronne est sympa et la cuisine est vraiment très bonne. Le vin, je ne vous en parle même pas, un régale. Mais, même si le quartier est surprenant et agréable, l'endroit n'est pas très chaleureux, même si la cuisine y est très bonne. Seul bémol...
Bref, séjour magnifique et magique. Merci encore pour tous vos bons conseils. Je noterais rapidement les coordonnées du restaurant de Dorsoduro pour que tout le monde en profite. En ce qui concerne le Cannaregio et votre fameux fief, je vous comprend mieux. J'ai également adoré ce Sestier. Tout est à voir mais sans précipitation ni nez dans un guide comme vous le dites si bien. Se perdre dans Venise, c'est très agréable et surprenant à la fois et je crois que si l'on ne s'y perd pas, on ne va qu'à l'essentiel sans faire attention au reste...tellement riche et si beau. Merci Agnès, je retournerais certainement à Venise l'an prochain et encore et encore car j'aime l'Italie et les Italiens et je veux faire découvrir Venise à mes enfants, comme ils ont découverts Rome ou Florence. Ciao la venexiana..
Posté par michel13 le vendredi 20 janvier 2006 à 16:12 ce sont les restos du guide slowfood ( repas de qualité avec produits naturels) les prix sont pour un repas à l'italienne: antipastoou pates ( ou les 2 si on ne tape pas dans les plus chers) / viande ou poisson / dessert boissons non comprises j'ai noté une ou 2 spécialités de la maison par catégorie
ANICE STELLATO Canareggio 3272 fondamenta della sensa 35€ fermé lundi, mardi, 1ere sem janvier, 2 dernières sem aout, 1ere sem septembre sarde in saor / clovisses et moules sautées pates fraiches en sauce de crustacés : ravioli sauce aux scampi thon ou espadon au gnièvre, thym et vinaigre balsamique chariot de fromages <<>> Fermé lors de notre passage.
DA RIOBA Canareggio 2553 fondamenta dela misericordia 35€ fermé lundi, 3 premieres sem janvier, 2 premières sem aout salade de poissons aux agrumes / poulpe au celeri et basilic tagliatelle aux saint jacques / spaghetti a la busana bar aux artichauds et oeufs de caile / thon au basilic et lard de colonata tarte poire chocolat / tiramisu
DALLA MARISA Canareggio 6256 Fondamenta san giobbe 25/35€ fermé le soir les dim, lun et merc, aout et noel tagliatelle sauce au canard / pates au ragù faisan farci / cerf en salmi
LA BITTA Dordoscuro 2753 a calle lunga san barnaba 30/35 € fermé dim, congès variables carte variant très souvent selon la saison <<>> Complet deux soirs de suite, donc pas d’avis, mais bon signe.
et pour ceux qui logent à MESTRE
OSTERIA DA MARIANO 49 via Spalti 20/25€ ouvert le soir les mer, jeu, ven, fermé en aout sarde in saor / baccala mantecato ( brandade morue) ravioli fromage et légumes / bigoli en sauce poivrade morue à la venitienne / foie à la venitienne gateau au chocolat/croustade aux fruits
AL CALICE fermé lundi 70 piazza ferretto 27/32€ sarde in saor / carpaccio d'esturgeon tagliatelle aux crevettes et poivrons bar grillé / cote de boeuf fiorentina crème au mascarpone / bavarois aux fruits
LA PERGOLA 42 via fiume 26/28 € fermé 3 sem en janvier, sem du 15 aout jambon cru de montagne / tourte romarin, sauge et lard tagliatelle aux radis de trevise et à l'échalotte / garganelli au gorgonzola canard aux artichauds / lapin piquant aux poivrons et marjolaine
Posté par kouros le samedi 20 août 2005 à 09:30 Ci-dessous la copie de cette liste. Pas de quoi fouetter un chat mais bon les légendes ont parfois de tristes réalités :
ALBA NOVA, lista vecchia dei Bari. Santa Croce 1252.( tout près de la riva di Biasio et chemin direct vers le campo san Giacomo del Orio quand vous avez passé le pont des Scalzi près de la gare ) C'est délicieux, typiquement vénitien et pas cher . ( on s'en sort facilement pour moins de 20 euros, boissons comprises) . 5 primi et 5 secundi à la carte, au goût de la patronne- charmantissime et parlant un français impeccable- et d'une fraîcheur incomparable .... avec, en prime, une atmosphère grandement vénitienne et le sourire radieux et communicatif de Carla, la jolie serveuse argentine . Vu le succès mérité que Maria rencontre, il est recommandé de réserver pour le soir .
TRATTORIA LA MOECA ( de molleche, ces petits crabes que l'on mange frits lorsqu'ils ont mué), fondamenta Savorgnan., 492 Canareggio .( quand vous venez de la gare, c'est de suite à gauche avant de passer le ponte delle Guglie et vous vous diriger vers l'église san Giobbe ) Là, vous dites à Hasan que vous venez de la part d'Agnès . C'est un ami . Il est très accueillant et la cuisine, simplissime, est excellente . mais elle est à connotation vénitienne et pour une trattoria, je dois avouer que la surprise est des meilleures .
GARANGHELO' ... ça c'est un peu plus excentré car sur la via Garibaldi, quand vous vous dirigez vers san Pietro di Castello . Alors ... là, vous demandez un plat pour deux de cichetti venexiani, ces petits amuses-bouche typiquement vénitiens principalement à base de poissons et vous dégustez cette merveille gustative avec du Prosecco ... c'est divinissime ! Pas cher et accueil très chaleureux .
BACARO LA PATATINA, AL PONTE, calle Saoneri, juste avant le pont, vers san Polo ( tout proche) . .... là, c'est plutôt ambiance bar à vin ( puisque c'en est un) mais il y a possibilité de se restaurer et je vous assure qu'on y perd pas au change ! Ambiance vénitienne extrême.... un bonheur!
en continuant votre chemin, vous passez ce pont et vous tombez sur la salizzada san polo, avec à votre gauche, l'église .
A droite, il y a la TRATTORIA AL CAMPANILE où Massimo vous reçoit comme si vous étiez de la famille . C'est délicieux, avec des spécialités vénitiennes et des pâtes exquises ( celles au gorgonzola ... hhuuuummmmm ) . Les pizzas sont très bonnes aussi .... à commencer par la pâte qui ressemble à tout sauf à du papier de cigarette !
FONDA MENTA, fondamenta della Misericordia, Canareggio .... rien que pour la situation, on y court ventre à terre! .... c'est Venise authentique et intime . Cuisine vénitienne mais je vous conseille les pizze : elles sont étonnantes.... la pâte est légère comme une plume . <<>> Restau pas trouvé en faisant tout le quai.
ARCA , calle san Pantalon, juste derrière l’église du même nom. Ce n’est pas tr ès loin du campo santa Marguerita . C'est tenu par des jeunes et c'est très original comme cuisine . C'est de la cuisine vénitienne mais avec un petit quelque chose de novateur . Possibilité de manger des pizze ... <<>> Cuisine assez ordinaire : 57 € pour 4 repas légers avec un peu de vin.
BACARO JAZZ , salizzada Fondaco dei Tedeschi, en face de la Poste lorsque vous venez du campo san Bartolomio ( près du Rialto) ... aussi un bar à vin, très cosmopolite, ayant l'avantage d'être ouvert jusqu'à 4h du matin ( chose rarissime à Venise) . On y mange super bien, à commencer par les cichetti . Mikael, le serveur, est un amour, tout comme le patron qui surveille le tout d'un oeil paternaliste . ( essayez le Fragolino - vin au goût de fraise) et le Frabellini- un Bellini avec du Fragolino ) .
Enfin, je vous indique aussi le fabuleux ALGIUBAGIO', sur la fontamente Nove, Canareggio, près de l'ambarcadère de vaporetti vous menant au cimetière san Michele et à Burano . C'est légèrement plus cher que les autres resrtaurants mais il est à faire de toute urgence .... c'est un bonheur que de manger là ! On sort des sentiers battus tout en restant dans la gastronomie vénitienne . A noter qu'il y a deux cartes : une pour le midi et une autre pour le soir . Attention ... ne confondez pas avec le BAR ALGIUBAGIO' ... c'est un peu plus loin mais là c'est un bar, rendez-vous des conducteurs de vaporetti ... j'adore y aller pour l'ambiance et pour les commentaires suaves et gratinés .
Voici fin du message. Je suis persuadé que beaucoup continueront à créer un 350ème post pour la demander mais bon ..... Le plus constructif serait de donner son avis sur les adresses testées, au moins il y aurait un dialogue et ce forum serait autre chose qu'une boîte aux lettres ! Et aussi une liste sur http://www.lapanse.com/venise/pratique/venise_manger.html Serenade Christian (5/04/2006) Un petit diner de pizzas excellentes, rapides et peu chères ( menus à 15 et 18€), à Serena, 1728 Frezzaria, quartier San Marco, entre San Marco et la Fenice
Alle Zattere de Christian (5/04/2006) Près de San Trovaso, face au Rio Terra Foscarini, pour une pizza énorme et une bière idem, environ 25€/personne, avec le soleil au sud !
le Galileo : impeccable! de Anne Marie (18/04/05) Bonjour, nous rentrons de notre premier voyage à Venise et comme nous ne connaissions rien, nous avons demandé une bonne adresse à notre hotel (le Duodo Palace Hotel). Ils nous ont conseillé dans le quartier San marco le "Galiléo". Très bon restaurant, pates, poissons, et service impeccable. Au niveau budget, il faut compter environ 50 euros par personne avec le vin. ... mais on ne va pas à Venise tous les jours ! Bon voyage. Confirmé par Christian le 5/04/2006
Osterai Ai Assassini : un régal ! de : Gui (03/01/2005)
Sur le chemin entre San Angelo et San Manin, une osteria excellente. La charcuterie est excellente, et les pâtes fabuleuses (surtout les farfalle à la ricotta basilic et les tortellini du chef). De plus comme la carte change tous les jours, c'est devenu notre cantine pendant notre semaine dans cette ville merveilleuse. Bien que présente dans beaucoup de guide, ce n'est pas un repère à touristes et les ouvriers en batiment du quartier y descende pour déjeuner.
Ria Tera dei Assassini, San Marco 3695 Tél 041 528 798 6. Christian le 5/04/2006 : chef super accueillant et déclinant en français toute la carte modifiée chaque jour ; environ 25€/personne, vin du patron compris ( eh! il est bon ! )
"Al profetta" de Claude et Alain (9/04/04) Une "découverte", Calle Lunga San Barnaba dans le quartier Dorsoduro, pas très loin de l'Accademia, tenu par des jeunes sympas; les parts y sont copieuses (les pizze sont immenses, les grillades mixtes de viandes à consommer à 2 si on veut pouvoir continuer les visites), les plats originaux et les prix parmi les plus bas que nous ayons pu trouver; à midi on y rencontre des "locaux" qui semblent beaucoup apprécier; profitez-en, c'est vraiment très bien. <<>> Cuisine assez ordinaire, pizze très bonnes : 69, 5 € pour 4 repas (plat unique) avec un peu de vin. Le patron parle français et est sympa. On confirme, la grillade mixte est très copieuse. Ainsi que les pizze
Calle dei Cherchieri de Doume (29/07/03) une trattoria à pratiquer :1280 calle dei Cherchieri, près d'Academia, si vous cherchez une petite Trattoria (5 tables), une très bonne ambiance familiale, majorité de clients italiens, menu simple et très bon (faire confiance au Patron pour le choix) des prix très bon marché. de retour de Venise nous l'avons pratiqué 3 fois en 5 jours, c'est dire!
Le santo Stefano de Agnès (12/05/03) Je vous recommande fortement ( oui, je sais, je me répète!) le Santo Stefano sur le campo du même nom à deux pas du pont dell'Accademia...il est divin, on y mange des seppie exquises, il est très accueillant et le personnel est affable.... et qui plus est, il y a cette touche de romantisme qui ne laisse personne indifférent .... Confirmé par Christian le 05/04/2006 : cuisine et accueil excellents
Al Paradisio de Philippe et Catherine (23/05/03) Pour un repas vraiment délicieux avec des gouts recherchés, nous avons essayé le restaurant Al Paradisio, Callé del Paradisio, 200 metres du Rialto à gauche sur la rive opposée à la place St Marc. Réserver impérativement 041.5234910. Addition élevée 90€ pour 2 personnes à la carte avec une bonne bouteille mais justifiée !
La trattoria " Al Poggio" : un must à Venise- de Agnès (28/05/03) Rio terra san Leornado, après les Guglie à main gauche, il y a la trattoria " Al Poggio" C'est pas cher mais alors là, pas cher du tout... on se demande comment Hasan, le patron, tient le coup en pratiquant des prix pareils. La réponse: ses plats sont excellents, d'une fraîcheur hors pair et son accueil fait qu'on resterait bien dans son établissement bien après l'heure légale de fermeture . Maurizio, le serveur ; " celui qui n'est jamais sorti de Cannaregio" est un roman à lui tout seul, il a la parole et le rire facile, tout comme le patron, charmant, qui vous concoctera un Spritz de derrière les fagots! Nous n'avons pas été deçus! Je vous le conseille chaleureusement... moi c'est sûr, en août, j'y retourne! Attention, le jour de fermeture est le samedi.
Al Scalinetto - de Isabelle et Patrick (9/5/2003) Découvert début mai 2003 comme "Ai Barbacani" et "San Toma". Toute petite trattoria recommandée par des ouvriers vénitiens. Cuisine familiale excellente (essayez les spaghettis alle vongole. Située juste avant le Campo Bandiera Moro. Sur la Riva degli Schiavoni, passez 4 ponts après le Palais des Doges, prendre une ruelle sur la gauche, la Calle Dose. Castello 3803. <<>> Très bonne cuisine, vin blanc maison très bien : 82 € pour 4 repas « menu du jour » avec vin.
Une petite Osteria excellente (en étage) dont nous avons oublié le nom et l'adresse. Alors là, vraiment ça ne paie pas de mine ! Mobilier rudimentaire, aucun décor si ce n'est la salle en pierre, voutée, mais ce qui est dans l'assiette est excellent, surtout le tartare de "pesce spada". Les vins sont fameux aussi. On peut également manger dehors au bord du canal. Cette Osteria se trouve derrière le pont du Rialto, côté Ferrovia et non côté San Marco.
PIZZERIA AI TRE ARCHI - de Yvon - Tournai/Belgique (2/1/2003) Adeux pas du pont Tre Archi dans Cannaregio, le long du canal, à 10' de la gare. Très sympathique adresse familiale où l'on parle le français. Prix abordables avec service compris. Vaste carte de pizzas mais autres plats également. Une adresse à recommanger (!) et en dehors des grands axes touristiques
Da primo - de Valérie (25/11/2002) J'ai essayé vos recommendations ... Alors, j'ai imprimé la liste des restos recommandés et MERCI! J'ai adoré la Trattoria Dai TOSA (985 - 986 seco Marina). J'ai bien aimé Ai Barbacani, Calle del paradiso, 5746 mais ce n'était pas mon préféré. J'ai adoré la tratorria San Toma sur le Campo San Toma. Un amour de patron, un prix tout doux et un repas excellent et très copieux. J'en ai découvert un: la trattoria "da Primo" - Piazza Galuppi - Burano. Copieux, typique, pas trop cher. Peuplé d'italiens ! Encore merci!span
Ai 4 Feri - de Agnès (29/08/2002) Découvert lors de de nos promenades vénitiennes avec Jas, la trattoria" ai 4 feri", calle Lunga San Barnaba, 2754 A, Dorsoduro. C'est minuscule... mais c'est exquis... le mélange spécialités poissons et légumes ( grillés) en ce jour de canicule était excellent; c'est copieusement servi, c'est pas cher du tout, le personnel est jeune et dynamique... bref, une très bonne adresse... même si je ne suis pas sûre que j'aurais trouvé par moi-même... nous avions notre guide personnel... ceci explique donc celà! <<>> Toujours existant, mais pas essayé.
Deux excellents restaurants - de Cécilia (21/04/2002) L'Antica Sacrestia, Campo SS Filippo e Giacomo, 4442 (derrière le Pont des Soupirs). On y est bien reçu et c'est delicieux ! Autre bonne trattoria : Ai Barbacani, Calle del paradiso, 5746. Bon accueil avec un apéritif italien en arrivant ! Buon appettito a tutti !
Une excellente pizza - de Tokala (20/3/2002) La mailleure pizzeria qu'on ait trouvée se situe dans le Castello, non loin de la via Garibaldi. Il s'agit de la Trattoria Dai TOSA (985 - 986 seco Marina). Les pizza calzone y sont succulentes !! En fait, c'est très calme le dimanche, mais en semaine tous les ouvriers du coin s'en servent comme cantine, ça change des restaurants pour touristes.
2 restaurants extra - de Agnès et Alex de Belgique (19/03/2002) Nous sommes allés à Venise du 11 au 14 mars 2002 et en plus du beau temps nous avons découvert 2 restaurants extra. D'abord près de la Piazzale Roma le restaurant "da IVANO". Le patron est super sympa, il parle bien le français et ses plats sont délicieux et à des prix tout à fait abordables.Il loue aussi des chambres à des prix très interessants. DA IVANO - Piazzale Roma, 295 Santa Croce-Tél.:041 5246648.
Un autre, très bien aussi, c'est "L'OSTARIA AI COGHI" Rio Tera San Selvatico, San Polo, 1022/c. Un serveur, parlant un français parfait, nous a appris qu'il était né à Mons et qu'il était rentré en Italie à l'âge de 2 ans mais que ses parents avaient continué à lui parler français.Très sympatique et restaurant très bien.
Une incontournable trattoria - de Céline et Dimitri (28/01/2002) Nous rentrons de Venise - fin janvier 2002- et nous avons découvert au fil de nos promenades un super trattoria fréquentée essentiellement par des vénitiens où l'on peut goûter toutes les spécialités vénitiennes pour quelques euros : foie de veau à la vénitienne, sardines, seiches, ... Le tout d'une fraîcheur incroyable et on y parle français ! Elle est située sur le campo San Toma (descendre à l'arrêt du vaporetto San Toma, trajet du Grand canal)et s'appelle la tratorria San Toma. C'est à découvrir !
La Trattoria da Bruno - de Agnès (30/12/01) Bonne adresse pour se restaurer et à un prix très raisonable: "trattoria da Bruno" : Salizzada San Lio, Calle del Paradiso 5731. Le poisson y est d''une fraîcheur remarquable, la soupe de poisson est délicieuse, le granséola co''l limon divin et pour ceux qui préfèrent la viande, elle y est très tendre (mais un peu petite!). Le serveur est hyper sympa...ah oui!, les pâtes sont faites maison. Buon Appetito a tutti.
Antiche Carampane - de Stéphane (30/12/01) Je vous recommande "Antiche Carampane" rio Terà de le Carampane 1911-San Polo tel 524.01.65. Fermé dimanche soir et lundi. Spécialité: poisson. Terminez le repas avec une "Sgrupina" (à ma santé!).
Trattoria Pizzeria 'DO MORI' - de Fabio Tomasetig (10/11/01) "J'ai testé avec succès certaines adresses de restaurant à Venise et j'en ai moi même découvert un très bien. Trattoria Pizzeria 'DO MORI', Giudecca 588, descendre du vaporetto à 'PALANCA', le restaurant se trouve 20 mètres sur la gauche. Plats tipiques et spécialités. A tester gnochi aux coquilles St-Jacques, ravioli aux fruits de mer et pour celui qui préfère la viande, le filet de boeuf façon 'DO MORI' est un régal. ATTENTION, pizza seulement le soir et le restaurant est fermé le dimanche. Bon appétit."
De retour de Venise - de Antoine (15/08/01) De retour de Venise, je vous recommande : Burchielle un vrai resto près de Piazzale Roma, le Bar Algiubagio à l'arret F.te Nuove du Vaporetto 42 le resto (un peu cher mais fabuleux) Vini da Gigio au 3628 Canaregio (près de san felice) la trattoria Banderette, à cote de Sta Maria dei Dereletti, et enfin à ne pas manquer entre 9 et 10 heures du matin, I terePontini sur Canaregio a 20 mètres du pont de Guglie, pour un petit déjeuner face au marchand de poissons.
E Pronto! - de Agnès (07/06/01) * Ristorante "Tre Lance" près de la gare, au tout début de la Lista di Spagna * Ristorante"AL Vagon", Cannaregio 5597(près du Campo SS Apostoli) * Pour un petit creux:"Spizzico", toujours dans Cannaregio(fast food pizza extra, idem pour les salades!PAS CHER!) Les deux autres sont aussi très abordables et le fegatto alla veneziana d'Al Vagon était exquis. Pour ce resto où l'on trouve des spécialités(Sarde'le in Saor, par exemple), il faudra débourser un peu plus. P.S: le "Gam-Gam" dans le Ghetto, pour son couscous aux fruits de mer. Assez cher et resto casher, évidemment.
Une autre adresse... - de Nicole (01/07/01) "Trattoria Alla Madonna", près du Rialto, Calle della Madonna. Spécialité de poissons. Ils font de très bonne Seiches à la vénitienne... Ce restaurant est plus fréquenté par les vénitiens que par les touristes. <<>> Il existe de nombreuses rues « della Madonna », apparemment on a pas trouvé la bonne…
Restaurant - de jacques barralis (29/03/00)
Nous rentrons d'un séjour d'une semaine le meilleur restaurant et pas le plus cher que nous ayons trouvé est le AI BARBACANI calle Paradisio (entre Rialto et s.Marco) bon voyage
et confirmé le 09/11/01 par Christian Wintgens De retour d'un mini-trip de 4j à Venise, je confirme le message de Jacques Barralis (03/2001) et vous recommande le resto "Ai Barbacani" dans la "Casa dell Paradisio" entre le Rialto et la Place St Marc. Très bon et pas le plus cher. Une réservation est utile (ouvert à 19h00). Bon séjour et bon appétit.
Pizzeria - de françoise (05/01/01) Je connais une pizzeria sympa peu fréquentée par les touristes, il y a 90 sortes de pizza, c'est dans le Cannaregio, rio terra dei Franceschi, çà s'appelle "la Perla".
Il Poggio - de Virginie (22/01/01) Rio Terrà San Leonardo Cannaregio, 1305. Ponte delle Guglie. 041-716157. Giorgio est le patron et il est de trés bon conseil.
Conseillé par J Antoine (25/12/00) Je vous conseille un petit restaurant, fréquenté par les vénitiens, à l''écart des flux touristiques. "Ai ferri" situé : calle lunga san Barnaba, premier restaurant à gauche en partant du campo san Barnaba proche de l''Accademia. Essayez aussi les "seppie al nero". Nous avons dégusté d'excellents ''spaghetti alle vongole dans un autre restaurant : "Au Capitaine crochet" (je ne me souviens plus du nom italien) campo san Giacomo dell''Orio. Bon appétit !!
Restaurant venise - de Oudaille (05/07/00) La rivetta, trattoria derrière San Marco entrée sous un petit pont après une place sur la droite en venant de san marco. Bon appetit. Christian.
Restau ci-dessous ajoutés par Alain et Anne-Marie (Avril 2006) Al Trono di Attila (sur l’Ile de Torcello) En face le pont du Diable Cuisine correcte, rien de plus. Terrasse très agréable dans la verdure 76, 80 Eur pour 4 repas légers avec vin
Cassa di Risparmio (Cannaregio, Fondamenta Sensa) Clients, moitié touriste, moitié Venitiens Cuisine correcte, rien de plus Dessert chocolaté extra (mi-gateau, mi-glace) 71, 20 Eur pour 4 repas légers avec vin.
Cassa di Risparmio (Dorsoduro, 2765, Calle del Lotto) Extérieur super, patio visible de la rue sympa, mais il existe une seconde salle. Au final, les tables sont très serrées, donc trop de monde, cuisine en conséquence, un peu « à la chaine ». Poisson bof-bof, pizza bof. On peut s’abstenir 66 Eur pour 4 plats avec vin.
Trattoria Agli Artisiti (Castello 4835, Ruga Giuffa) Salle un peu sombre. Cuisine sans prétention, mais correcte. 69 Eur pour 2 menus du jour + 2 repas simples avec vin.
Ayant eu le besoin il y a deux semaines d'une liste de restau pour un séjour à Venise, j'ai fouillé sur les forums pour trouver les adresses et avis, afin de me faire un compilation. J'ai ainsi trouvé la fameuse "liste d'Agnès" et ajouté d'autres trouvés çà et là dans les forums. Sur place nous en avons testé quelques uns et en avons essayé quelques autres. Vous trouverez ci-dessous notre liste, la "liste d'Amade", avec nos appréciations quand nous y sommes allés.
Bon séjour. __ Posté par ohtoceet le samedi 25 mars 2006 à 12:09 Bonjour à tous, A notre tour de vous aider dans la préparation de votre séjour, voici en vrac quelques trucs et astuces utilitaires. Au départ de Roissy pour le parking longue durée (PX), (60euros les 4 jrs), prévoir large: il faut 1 heure pour prendre la navette, récupérer les billets, reprendre la navette et enfin arriver au bon terminal. Arrivé à Venise pour le prendre le bateau (20 euros, 1 heure de transport), il n'y avait pas de navette, il faut aller à l'embarcadère à pieds : 8 mn de ballade en tirant la valise, c'est bien fleché à gauche en sortant. Prendre les billets à l'aéroport mais attention règlement uniquement en espèce : comme dans tout Venise !!! En effet la CB est rarement prise ( Palais de doges, Campanile, resto etc ). Distributeurs nombreux. Tout se faisant en marchant, la carte pour les vaporeti n'est pas utile sauf si vous voulez faire le touriste pressé ( japonais ?!) en voulant collectionner les musées où si votre hotel est exentré. Le mieux est de prendre un pass d'une journée pour faire le grand canal et aller dans l'ile de Burano. Ballade à Burano INDISPENSABLE ! A faire sous condition d'un ciel bleu azur pour faire ressortir les maisons de toutes les couleurs : jaune vif, rouge vermilon, vert pomme ... A vos appareil photos ! Je crois que l'on peut faire l'impasse sur Murano: peut-être moins dépaysant. Embarquement au Fondamenta Nove. Si vous voulez ramener une broloque-souvenir sans prétention (en verre véritable de Taiwan ?), cela parait moins cher sur Burano. Beau coucher de soleil en revenant sur Venise. C'est une ballade à faire le 2eme ou 3eme jour, pour faire reposer vos pieds, l'ile est petite, cool et les ruelles plus aérée que sa grande soeur. En revenant de l'embarcadere, direction la place St Marc, faites un détour par l'église dei Gesuiti, décoration hyper surchargée surprenante. Pour s'orienter dans Venise, c'est facile pour les grandes directions: il sufit de lire les nombreux panneaux jaune en hauteur, mais pour trouver une adresse précise comme un resto, bon courage !Il faut un bon sens de l'orientation et pourquoi pas une boussole. Pour les restos, la question ne se pose finalement que le soir. Le matin, si vous avez un copieux petit dej, vous pouvez manger une part de pizza ou un sandwich sympa. On en trouve partout. Plus un café et un gateau, nombreuses et attirantes patisseries. Il faut le soir vers 18h entrer dans un bistrot avec les Vénitiens et les Vénitiennes et gouter à l'apéro local:le Spritz à base de Campari et d'eau gazeuse, c'est amer mais très bon. Essayez également le Fragolino, vin aromatisé à la fraise:trop bon! En vente dans les boutiques pour touristes à 8 euros, dans les superretes à 4.5 euros... A propos de boutiques, nombreuses sont de luxe; surprenant. Beaucoup de Vénitiennes en manteau de fourrure ...Très jolies vitrines. Au nivau des visites, le quartier au bout de la via Garibaldi est super sympa, dans le quartier de l'Arsenal, pas trop touristique et donc plus vrai. Très sympa aussi les placettes entre le pont de l'Académia et la Saluce, à faire de nuit. A vous de découvrir au hasard ... Pour la basilique St Marc, interdiction de rentrer avec le moindre sac à dos, il faut le déposer quelque part en dehors, c'est soit disant indiqué mais on n' a jamais trouvé où ! ( pareil pour le campanile, mais vestiaire accessible a la caisse). L'entrée est gratuite mais, il faut payer encore et encore à l'intérieur si l'on veut en voir un peu plus. Désagréable. Pour le Campanile, chouette point de vue, nous y sommes montés un jour de pluie de vent, de froid et de giboulées : c'est intenable plus de 10 mn ! Mais c'est marrant ! Le temps est comme dans tout voyage, une des conditions de réussite du séjour : venise avec un temps couvert donc une mauvaise lumière, c'est bof bof. Le palais des Doges est aussi à faire, comptez 2 ou 3 heures. Pour les amoureux, cherchez donc dans une des vitrines la ceinture de chasteté. Comme dans beaucoup d'endroits, interdiction de photographier, mais bon, il faut ruser avec les cerbères de sercice : " NO PICTURE, NO VIDEO PLEASE " ! Au retour dans l'avion, si vous êtes assis à droite près du hublot, gardez votre appareil photo avec vous, vue imprenable sur la lagune, votre derniere photo sera peut-être la meilleure ! Pour terminer, retour à l'envoyeur : le guide du routard est INDISPENSABLE, vous pouvez lui faire confiance, il n'est pas loin du sans faute. Voili voilou, c'est à prendre ou à laisser, en fonction de vos besoins et vos impératifs. Bon séjours à tous. Ohtoceet
Posté par Richard le samedi 25 mars 2006 à 13:42 bonjour, merci pour toutes vos informations, à l'intentiom d'autres visitateurs, on peut éventuellement rappeler que de l'aéroport San Marco, au lieu de prendre le bateau de la ligne Alilaguna pour la place San Marco pour 10€ (donc 20€ aller-retour, voire 25€ simple course avec le parcours direct ligne Oro jusqu'à San Marco), on peut acheter à l'aéroport le pass actv pour 72 heures pour 25€ (15€ pour les moins de 30 ans avec la Rolling Card à 3€), prendre le bus actv ligne 5 pour la Piazzale Roma à Venise (25 minutes de trajet) et prendre là le vaporetto ligne 82 par le Canal Grande vers San Marco (Vallaresso DX) en 30 minutes . Le bus actv de l'aéroport à Venise (Piazzale Roma) est déjà compris dans le pass (mais pas les bagages), ainsi que bien sûr les vaporetti sur la Canal Grande, dans tout Venise, vers Murano, Burano, Torcello, Tre Porti, Punta Sabbioni, Lido, mais pas les lignes Alilaguna, Clodia, Fusina. A Marco Polo, on a donc le choix: tout faire en bateau jusqu'à San Marco (ou jusqu'à Fondamente Nuovo pour 5€), pour 20€ aller-retour (www.alilaguna.it), puis acheter un billet simple pour le vaporetto pour 5€ (on est donc déjà à 25€, équivalent au prix du pass pour 72 heures), ou directement acheter le pass pour 72 heures (ou une semaine) qui comprend le bus actv entre l'aéroport Marco Polo et Piazzale Roma et les vaporetto. Pour plus de détails sur les transports publics, y.c. depuis l'aéroport de Treviso, cf le post transports publics à Venise, Treviso, Marco Polo Posté par OLë le mercredi 29 mars 2006 à 16:37 Une adresse sympa, genre cantine vénitienne, donc pas chère : CEA (Cannaregio, 5422), à l'angle des calle Varisco et del Pestrin. La terrasse est petite et ombragée. On y mange des spécialités vénitiennes cuisinées maison. Oubliez le menu touriste et déjeunez une bonne fois pour toute à l'italienne : un bon plat de pasta (ou un risotto) puis un secondo con contorno. Sinon, pas très loin de cette adresse, corte de la carità (Cannaregio, 5176), sur un campiello où débouchent le ramo de Tiziano, la calle de l'Acquavita et le ramo del Cristo, il y a aussi une sorte de petit boui-boui où l'on s'installe sous la treille... Quelqu'un(e) a déjà testé ? Posté par Lonore² le mardi 1 novembre 2005 à 13:55 Bonjour à tous, étant partie à Venise pour le pont du 01 Nov, et ayant largement profité de vos infos, voici un petit compte-rendu de mon séjour:
………………. restaurants: nous n'avons utilisé que la liste d'agnès (merci, merci, merci...).
TRATTORIA AL CAMPANILE (calle Saoneri, juste après le pont san Polo): très bonnes pâtes
LAFONDA MENTA (fondamenta della Misericordia, tout près de l'hotel): pizza à tomber par terre, et endroit très vénitien <<>> Restau pas trouvé en faisant tout la quai
BACARO JAZZ (salizzada Fondaco dei Tedeschi ): bonne ambiance avec musique et assez intime, dans le quartier de san marco mais sans les touristes). En moyenne, ça nous a coûté 13 EUR par personne, vin compris (les plats de pâtes ou pizza sont copieux, et suffisants pour nous français...) autres: je vous conseille 1 balade en vaporetto 1 ou 82 (vue de tous les palais le long du grand canal, seul moyen de prendre des belles photos), prendre 1 traghetto (gondole pour effectuer le passage du grand canal, dure 2 min, mais ne coûte que 0.40 EUR au lieu des 80 EUR des gondoles normales qui sont vraiment trop touristiques et donne les mêmes sensations)
Voilà, en espérant que ça puisse vous être utile, bon séjours à ceux qui y vont, vous verrez, c'est merveilleux! Posté par michel13 le jeudi 2 mars 2006 à 09:53 pour ceux qui s'interessent à la gastronomie plutot qu'au pas cher et pour qui la gastronomie fait partie de la découverte qu'offre le voyage, voici une liste non exhaustive des spécialités venitiennes antipasti (hors d'oeuvre) salade de capesante(st jacques) sardines in saor moleche(crabes) primi piatti (entrées chaudes) risi e bisi (riz, petits pois) pasta e fagiole (pates haricots) risotto de go (riz au poisson) bigoli in cassopipa(aux fruits de mer) bigoli in salsa ( aux oignons et anhois ou sardines) secondi piatti (plats de resistance) porc au lait foie à la venitienne canard a la valesana canard farci scampi alla cardinale baccala mantecato(sorte de brandade) anguilles et cicchetti seiches à l'encre branzino ( bar) au four légumes artichauds à la poelle fleurs de courgettes panées pommes de terre à la venitienne polenta asperges à éviter (si vos finances vous le pemettent)les pizze qui sont à la cuisine vénitienne ce que la choucroute est à la cuisine provençale Posté par freddy le lundi 6 mars 2006 à 10:22 Futurs visiteurs de la cité des doges, je vous conseille une experience culinaire authentique et bien sympa dans la ville du tout-rococo! j'y suis allé recemmetn et on s'est leche les babines, c'est un resto 100% argentin, avec viande qui vient directement de la pampa. "El Agentino" www.elargentino.it dans le quartier Dorsoduro a cote de la Chiesa San Sebastiano Voila et bon voyage Freddy
Posté par Stéphanie le lundi 20 février 2006 à 15:29 J'avais promis vous faire partager quelques uns de mes si beaux souvenirs de Venise. Je savais que j'allais aimé et j'ai vraiment adoré... Il faut vraiment y aller, au moins une fois...!
C'est magique ; tout y est : la beauté, le calme, l'amour (que l'on croise à chaque coin de rue, surtout le week-end de la Saint-Valentin), la cuisine, le bon vin.
Vous avez mille fois raison Agnès. Pour découvrir Venise, il faut s'y perdre. Et nous nous y sommes perdus et sommes allés de surprise en surprise. Nous avons laissé le routard à Paris (une malheureuse commande livrée trop tard...) mais on s'en est bien sortis sans.
Et nous avions VOTRE LISTE. Elle a été notre point de repère durant ces 4 jours. Nous a souvent fait découvrir certains quartiers que nous n'aurions peut-être jamais fréquentés sans elle...
Le Dorsoduro : magnifique sestier comme tous les autres d'ailleurs (j'ai encore du mal à dire si l'un m'a plu plus qu'un autre). Je suis tombé amoureuse de La Salute, visitée et revisitée
La Locanda Ca'Zose....magnifique. Franchement, nous avons vraiment été très agréablement surpris. Pour un prix total de 195 € pour 3 nuits, petits-déjeuners inclus, c'est rare. Très bien située (même si la Calle Bastion était en travaux, les travaux ne sont pas bruyants à Venise), d'une propreté irréprochable et petit-déjeuner très complet et très copieux, on ne peut que recommander ce petit hôtel où nous accueille avec tellement de gentillesse Graziella et Valentina.
Et votre liste Agnès ....nous avons pas tout fait bien-entendu mais 4, ce qui est déjà bien. Le premier soir, nous avons préféré resté dans le Dorsoduro et là nous avons découvert un petit restaurant, connus de Vénitiens uniquement puisque nous avons eu le plaisir d'y rencontrer un couple charmant avec qui nous avons dégusté un Spritz. Je n'ai plus l'adresse mais mon mari à tout gardé et je vous communiquerais les coordonnées. Madame fait la cuisine et Monsieur sert. Un couple d'une cinquantaine d'années tient cet endroit chamant, où l'on mange divinement bien. Je pense que vous pouvez sans hésiter le rajouter à votre liste.
Alba Novo : excellent effectivement et la patronne est vraiment très sympa et parle très bien français. Les pâtes à la Vongole sont divines et le vin est parfait.
La Moeca : Nous n'avons pas rencontrés Hassan mais vous y êtes connue, effectivement. Très bonne cuisine.
La Fonda Menta : Pizza excellentes, vous aviez raison. La serveuse est charmante mais il y faisait un peu froid et c'était un peu bruyants. Il faut dire que nous dinions à côté de 3 familles Vénitiennes accompagnées de 6 enfants...ceci explique cela... <<>> Restau pas trouvé en faisant tout le quai.
Algiubagio : La patronne est sympa et la cuisine est vraiment très bonne. Le vin, je ne vous en parle même pas, un régale. Mais, même si le quartier est surprenant et agréable, l'endroit n'est pas très chaleureux, même si la cuisine y est très bonne. Seul bémol...
Bref, séjour magnifique et magique. Merci encore pour tous vos bons conseils. Je noterais rapidement les coordonnées du restaurant de Dorsoduro pour que tout le monde en profite. En ce qui concerne le Cannaregio et votre fameux fief, je vous comprend mieux. J'ai également adoré ce Sestier. Tout est à voir mais sans précipitation ni nez dans un guide comme vous le dites si bien. Se perdre dans Venise, c'est très agréable et surprenant à la fois et je crois que si l'on ne s'y perd pas, on ne va qu'à l'essentiel sans faire attention au reste...tellement riche et si beau. Merci Agnès, je retournerais certainement à Venise l'an prochain et encore et encore car j'aime l'Italie et les Italiens et je veux faire découvrir Venise à mes enfants, comme ils ont découverts Rome ou Florence. Ciao la venexiana..
Posté par michel13 le vendredi 20 janvier 2006 à 16:12 ce sont les restos du guide slowfood ( repas de qualité avec produits naturels) les prix sont pour un repas à l'italienne: antipastoou pates ( ou les 2 si on ne tape pas dans les plus chers) / viande ou poisson / dessert boissons non comprises j'ai noté une ou 2 spécialités de la maison par catégorie
ANICE STELLATO Canareggio 3272 fondamenta della sensa 35€ fermé lundi, mardi, 1ere sem janvier, 2 dernières sem aout, 1ere sem septembre sarde in saor / clovisses et moules sautées pates fraiches en sauce de crustacés : ravioli sauce aux scampi thon ou espadon au gnièvre, thym et vinaigre balsamique chariot de fromages <<>> Fermé lors de notre passage.
DA RIOBA Canareggio 2553 fondamenta dela misericordia 35€ fermé lundi, 3 premieres sem janvier, 2 premières sem aout salade de poissons aux agrumes / poulpe au celeri et basilic tagliatelle aux saint jacques / spaghetti a la busana bar aux artichauds et oeufs de caile / thon au basilic et lard de colonata tarte poire chocolat / tiramisu
DALLA MARISA Canareggio 6256 Fondamenta san giobbe 25/35€ fermé le soir les dim, lun et merc, aout et noel tagliatelle sauce au canard / pates au ragù faisan farci / cerf en salmi
LA BITTA Dordoscuro 2753 a calle lunga san barnaba 30/35 € fermé dim, congès variables carte variant très souvent selon la saison <<>> Complet deux soirs de suite, donc pas d’avis, mais bon signe.
et pour ceux qui logent à MESTRE
OSTERIA DA MARIANO 49 via Spalti 20/25€ ouvert le soir les mer, jeu, ven, fermé en aout sarde in saor / baccala mantecato ( brandade morue) ravioli fromage et légumes / bigoli en sauce poivrade morue à la venitienne / foie à la venitienne gateau au chocolat/croustade aux fruits
AL CALICE fermé lundi 70 piazza ferretto 27/32€ sarde in saor / carpaccio d'esturgeon tagliatelle aux crevettes et poivrons bar grillé / cote de boeuf fiorentina crème au mascarpone / bavarois aux fruits
LA PERGOLA 42 via fiume 26/28 € fermé 3 sem en janvier, sem du 15 aout jambon cru de montagne / tourte romarin, sauge et lard tagliatelle aux radis de trevise et à l'échalotte / garganelli au gorgonzola canard aux artichauds / lapin piquant aux poivrons et marjolaine
Posté par kouros le samedi 20 août 2005 à 09:30 Ci-dessous la copie de cette liste. Pas de quoi fouetter un chat mais bon les légendes ont parfois de tristes réalités :
ALBA NOVA, lista vecchia dei Bari. Santa Croce 1252.( tout près de la riva di Biasio et chemin direct vers le campo san Giacomo del Orio quand vous avez passé le pont des Scalzi près de la gare ) C'est délicieux, typiquement vénitien et pas cher . ( on s'en sort facilement pour moins de 20 euros, boissons comprises) . 5 primi et 5 secundi à la carte, au goût de la patronne- charmantissime et parlant un français impeccable- et d'une fraîcheur incomparable .... avec, en prime, une atmosphère grandement vénitienne et le sourire radieux et communicatif de Carla, la jolie serveuse argentine . Vu le succès mérité que Maria rencontre, il est recommandé de réserver pour le soir .
TRATTORIA LA MOECA ( de molleche, ces petits crabes que l'on mange frits lorsqu'ils ont mué), fondamenta Savorgnan., 492 Canareggio .( quand vous venez de la gare, c'est de suite à gauche avant de passer le ponte delle Guglie et vous vous diriger vers l'église san Giobbe ) Là, vous dites à Hasan que vous venez de la part d'Agnès . C'est un ami . Il est très accueillant et la cuisine, simplissime, est excellente . mais elle est à connotation vénitienne et pour une trattoria, je dois avouer que la surprise est des meilleures .
GARANGHELO' ... ça c'est un peu plus excentré car sur la via Garibaldi, quand vous vous dirigez vers san Pietro di Castello . Alors ... là, vous demandez un plat pour deux de cichetti venexiani, ces petits amuses-bouche typiquement vénitiens principalement à base de poissons et vous dégustez cette merveille gustative avec du Prosecco ... c'est divinissime ! Pas cher et accueil très chaleureux .
BACARO LA PATATINA, AL PONTE, calle Saoneri, juste avant le pont, vers san Polo ( tout proche) . .... là, c'est plutôt ambiance bar à vin ( puisque c'en est un) mais il y a possibilité de se restaurer et je vous assure qu'on y perd pas au change ! Ambiance vénitienne extrême.... un bonheur!
en continuant votre chemin, vous passez ce pont et vous tombez sur la salizzada san polo, avec à votre gauche, l'église .
A droite, il y a la TRATTORIA AL CAMPANILE où Massimo vous reçoit comme si vous étiez de la famille . C'est délicieux, avec des spécialités vénitiennes et des pâtes exquises ( celles au gorgonzola ... hhuuuummmmm ) . Les pizzas sont très bonnes aussi .... à commencer par la pâte qui ressemble à tout sauf à du papier de cigarette !
FONDA MENTA, fondamenta della Misericordia, Canareggio .... rien que pour la situation, on y court ventre à terre! .... c'est Venise authentique et intime . Cuisine vénitienne mais je vous conseille les pizze : elles sont étonnantes.... la pâte est légère comme une plume . <<>> Restau pas trouvé en faisant tout le quai.
ARCA , calle san Pantalon, juste derrière l’église du même nom. Ce n’est pas tr ès loin du campo santa Marguerita . C'est tenu par des jeunes et c'est très original comme cuisine . C'est de la cuisine vénitienne mais avec un petit quelque chose de novateur . Possibilité de manger des pizze ... <<>> Cuisine assez ordinaire : 57 € pour 4 repas légers avec un peu de vin.
BACARO JAZZ , salizzada Fondaco dei Tedeschi, en face de la Poste lorsque vous venez du campo san Bartolomio ( près du Rialto) ... aussi un bar à vin, très cosmopolite, ayant l'avantage d'être ouvert jusqu'à 4h du matin ( chose rarissime à Venise) . On y mange super bien, à commencer par les cichetti . Mikael, le serveur, est un amour, tout comme le patron qui surveille le tout d'un oeil paternaliste . ( essayez le Fragolino - vin au goût de fraise) et le Frabellini- un Bellini avec du Fragolino ) .
Enfin, je vous indique aussi le fabuleux ALGIUBAGIO', sur la fontamente Nove, Canareggio, près de l'ambarcadère de vaporetti vous menant au cimetière san Michele et à Burano . C'est légèrement plus cher que les autres resrtaurants mais il est à faire de toute urgence .... c'est un bonheur que de manger là ! On sort des sentiers battus tout en restant dans la gastronomie vénitienne . A noter qu'il y a deux cartes : une pour le midi et une autre pour le soir . Attention ... ne confondez pas avec le BAR ALGIUBAGIO' ... c'est un peu plus loin mais là c'est un bar, rendez-vous des conducteurs de vaporetti ... j'adore y aller pour l'ambiance et pour les commentaires suaves et gratinés .
Voici fin du message. Je suis persuadé que beaucoup continueront à créer un 350ème post pour la demander mais bon ..... Le plus constructif serait de donner son avis sur les adresses testées, au moins il y aurait un dialogue et ce forum serait autre chose qu'une boîte aux lettres ! Et aussi une liste sur http://www.lapanse.com/venise/pratique/venise_manger.html Serenade Christian (5/04/2006) Un petit diner de pizzas excellentes, rapides et peu chères ( menus à 15 et 18€), à Serena, 1728 Frezzaria, quartier San Marco, entre San Marco et la Fenice
Alle Zattere de Christian (5/04/2006) Près de San Trovaso, face au Rio Terra Foscarini, pour une pizza énorme et une bière idem, environ 25€/personne, avec le soleil au sud !
le Galileo : impeccable! de Anne Marie (18/04/05) Bonjour, nous rentrons de notre premier voyage à Venise et comme nous ne connaissions rien, nous avons demandé une bonne adresse à notre hotel (le Duodo Palace Hotel). Ils nous ont conseillé dans le quartier San marco le "Galiléo". Très bon restaurant, pates, poissons, et service impeccable. Au niveau budget, il faut compter environ 50 euros par personne avec le vin. ... mais on ne va pas à Venise tous les jours ! Bon voyage. Confirmé par Christian le 5/04/2006
Osterai Ai Assassini : un régal ! de : Gui (03/01/2005)
Sur le chemin entre San Angelo et San Manin, une osteria excellente. La charcuterie est excellente, et les pâtes fabuleuses (surtout les farfalle à la ricotta basilic et les tortellini du chef). De plus comme la carte change tous les jours, c'est devenu notre cantine pendant notre semaine dans cette ville merveilleuse. Bien que présente dans beaucoup de guide, ce n'est pas un repère à touristes et les ouvriers en batiment du quartier y descende pour déjeuner.
Ria Tera dei Assassini, San Marco 3695 Tél 041 528 798 6. Christian le 5/04/2006 : chef super accueillant et déclinant en français toute la carte modifiée chaque jour ; environ 25€/personne, vin du patron compris ( eh! il est bon ! )
"Al profetta" de Claude et Alain (9/04/04) Une "découverte", Calle Lunga San Barnaba dans le quartier Dorsoduro, pas très loin de l'Accademia, tenu par des jeunes sympas; les parts y sont copieuses (les pizze sont immenses, les grillades mixtes de viandes à consommer à 2 si on veut pouvoir continuer les visites), les plats originaux et les prix parmi les plus bas que nous ayons pu trouver; à midi on y rencontre des "locaux" qui semblent beaucoup apprécier; profitez-en, c'est vraiment très bien. <<>> Cuisine assez ordinaire, pizze très bonnes : 69, 5 € pour 4 repas (plat unique) avec un peu de vin. Le patron parle français et est sympa. On confirme, la grillade mixte est très copieuse. Ainsi que les pizze
Calle dei Cherchieri de Doume (29/07/03) une trattoria à pratiquer :1280 calle dei Cherchieri, près d'Academia, si vous cherchez une petite Trattoria (5 tables), une très bonne ambiance familiale, majorité de clients italiens, menu simple et très bon (faire confiance au Patron pour le choix) des prix très bon marché. de retour de Venise nous l'avons pratiqué 3 fois en 5 jours, c'est dire!
Le santo Stefano de Agnès (12/05/03) Je vous recommande fortement ( oui, je sais, je me répète!) le Santo Stefano sur le campo du même nom à deux pas du pont dell'Accademia...il est divin, on y mange des seppie exquises, il est très accueillant et le personnel est affable.... et qui plus est, il y a cette touche de romantisme qui ne laisse personne indifférent .... Confirmé par Christian le 05/04/2006 : cuisine et accueil excellents
Al Paradisio de Philippe et Catherine (23/05/03) Pour un repas vraiment délicieux avec des gouts recherchés, nous avons essayé le restaurant Al Paradisio, Callé del Paradisio, 200 metres du Rialto à gauche sur la rive opposée à la place St Marc. Réserver impérativement 041.5234910. Addition élevée 90€ pour 2 personnes à la carte avec une bonne bouteille mais justifiée !
La trattoria " Al Poggio" : un must à Venise- de Agnès (28/05/03) Rio terra san Leornado, après les Guglie à main gauche, il y a la trattoria " Al Poggio" C'est pas cher mais alors là, pas cher du tout... on se demande comment Hasan, le patron, tient le coup en pratiquant des prix pareils. La réponse: ses plats sont excellents, d'une fraîcheur hors pair et son accueil fait qu'on resterait bien dans son établissement bien après l'heure légale de fermeture . Maurizio, le serveur ; " celui qui n'est jamais sorti de Cannaregio" est un roman à lui tout seul, il a la parole et le rire facile, tout comme le patron, charmant, qui vous concoctera un Spritz de derrière les fagots! Nous n'avons pas été deçus! Je vous le conseille chaleureusement... moi c'est sûr, en août, j'y retourne! Attention, le jour de fermeture est le samedi.
Al Scalinetto - de Isabelle et Patrick (9/5/2003) Découvert début mai 2003 comme "Ai Barbacani" et "San Toma". Toute petite trattoria recommandée par des ouvriers vénitiens. Cuisine familiale excellente (essayez les spaghettis alle vongole. Située juste avant le Campo Bandiera Moro. Sur la Riva degli Schiavoni, passez 4 ponts après le Palais des Doges, prendre une ruelle sur la gauche, la Calle Dose. Castello 3803. <<>> Très bonne cuisine, vin blanc maison très bien : 82 € pour 4 repas « menu du jour » avec vin.
Une petite Osteria excellente (en étage) dont nous avons oublié le nom et l'adresse. Alors là, vraiment ça ne paie pas de mine ! Mobilier rudimentaire, aucun décor si ce n'est la salle en pierre, voutée, mais ce qui est dans l'assiette est excellent, surtout le tartare de "pesce spada". Les vins sont fameux aussi. On peut également manger dehors au bord du canal. Cette Osteria se trouve derrière le pont du Rialto, côté Ferrovia et non côté San Marco.
PIZZERIA AI TRE ARCHI - de Yvon - Tournai/Belgique (2/1/2003) Adeux pas du pont Tre Archi dans Cannaregio, le long du canal, à 10' de la gare. Très sympathique adresse familiale où l'on parle le français. Prix abordables avec service compris. Vaste carte de pizzas mais autres plats également. Une adresse à recommanger (!) et en dehors des grands axes touristiques
Da primo - de Valérie (25/11/2002) J'ai essayé vos recommendations ... Alors, j'ai imprimé la liste des restos recommandés et MERCI! J'ai adoré la Trattoria Dai TOSA (985 - 986 seco Marina). J'ai bien aimé Ai Barbacani, Calle del paradiso, 5746 mais ce n'était pas mon préféré. J'ai adoré la tratorria San Toma sur le Campo San Toma. Un amour de patron, un prix tout doux et un repas excellent et très copieux. J'en ai découvert un: la trattoria "da Primo" - Piazza Galuppi - Burano. Copieux, typique, pas trop cher. Peuplé d'italiens ! Encore merci!span
Ai 4 Feri - de Agnès (29/08/2002) Découvert lors de de nos promenades vénitiennes avec Jas, la trattoria" ai 4 feri", calle Lunga San Barnaba, 2754 A, Dorsoduro. C'est minuscule... mais c'est exquis... le mélange spécialités poissons et légumes ( grillés) en ce jour de canicule était excellent; c'est copieusement servi, c'est pas cher du tout, le personnel est jeune et dynamique... bref, une très bonne adresse... même si je ne suis pas sûre que j'aurais trouvé par moi-même... nous avions notre guide personnel... ceci explique donc celà! <<>> Toujours existant, mais pas essayé.
Deux excellents restaurants - de Cécilia (21/04/2002) L'Antica Sacrestia, Campo SS Filippo e Giacomo, 4442 (derrière le Pont des Soupirs). On y est bien reçu et c'est delicieux ! Autre bonne trattoria : Ai Barbacani, Calle del paradiso, 5746. Bon accueil avec un apéritif italien en arrivant ! Buon appettito a tutti !
Une excellente pizza - de Tokala (20/3/2002) La mailleure pizzeria qu'on ait trouvée se situe dans le Castello, non loin de la via Garibaldi. Il s'agit de la Trattoria Dai TOSA (985 - 986 seco Marina). Les pizza calzone y sont succulentes !! En fait, c'est très calme le dimanche, mais en semaine tous les ouvriers du coin s'en servent comme cantine, ça change des restaurants pour touristes.
2 restaurants extra - de Agnès et Alex de Belgique (19/03/2002) Nous sommes allés à Venise du 11 au 14 mars 2002 et en plus du beau temps nous avons découvert 2 restaurants extra. D'abord près de la Piazzale Roma le restaurant "da IVANO". Le patron est super sympa, il parle bien le français et ses plats sont délicieux et à des prix tout à fait abordables.Il loue aussi des chambres à des prix très interessants. DA IVANO - Piazzale Roma, 295 Santa Croce-Tél.:041 5246648.
Un autre, très bien aussi, c'est "L'OSTARIA AI COGHI" Rio Tera San Selvatico, San Polo, 1022/c. Un serveur, parlant un français parfait, nous a appris qu'il était né à Mons et qu'il était rentré en Italie à l'âge de 2 ans mais que ses parents avaient continué à lui parler français.Très sympatique et restaurant très bien.
Une incontournable trattoria - de Céline et Dimitri (28/01/2002) Nous rentrons de Venise - fin janvier 2002- et nous avons découvert au fil de nos promenades un super trattoria fréquentée essentiellement par des vénitiens où l'on peut goûter toutes les spécialités vénitiennes pour quelques euros : foie de veau à la vénitienne, sardines, seiches, ... Le tout d'une fraîcheur incroyable et on y parle français ! Elle est située sur le campo San Toma (descendre à l'arrêt du vaporetto San Toma, trajet du Grand canal)et s'appelle la tratorria San Toma. C'est à découvrir !
La Trattoria da Bruno - de Agnès (30/12/01) Bonne adresse pour se restaurer et à un prix très raisonable: "trattoria da Bruno" : Salizzada San Lio, Calle del Paradiso 5731. Le poisson y est d''une fraîcheur remarquable, la soupe de poisson est délicieuse, le granséola co''l limon divin et pour ceux qui préfèrent la viande, elle y est très tendre (mais un peu petite!). Le serveur est hyper sympa...ah oui!, les pâtes sont faites maison. Buon Appetito a tutti.
Antiche Carampane - de Stéphane (30/12/01) Je vous recommande "Antiche Carampane" rio Terà de le Carampane 1911-San Polo tel 524.01.65. Fermé dimanche soir et lundi. Spécialité: poisson. Terminez le repas avec une "Sgrupina" (à ma santé!).
Trattoria Pizzeria 'DO MORI' - de Fabio Tomasetig (10/11/01) "J'ai testé avec succès certaines adresses de restaurant à Venise et j'en ai moi même découvert un très bien. Trattoria Pizzeria 'DO MORI', Giudecca 588, descendre du vaporetto à 'PALANCA', le restaurant se trouve 20 mètres sur la gauche. Plats tipiques et spécialités. A tester gnochi aux coquilles St-Jacques, ravioli aux fruits de mer et pour celui qui préfère la viande, le filet de boeuf façon 'DO MORI' est un régal. ATTENTION, pizza seulement le soir et le restaurant est fermé le dimanche. Bon appétit."
De retour de Venise - de Antoine (15/08/01) De retour de Venise, je vous recommande : Burchielle un vrai resto près de Piazzale Roma, le Bar Algiubagio à l'arret F.te Nuove du Vaporetto 42 le resto (un peu cher mais fabuleux) Vini da Gigio au 3628 Canaregio (près de san felice) la trattoria Banderette, à cote de Sta Maria dei Dereletti, et enfin à ne pas manquer entre 9 et 10 heures du matin, I terePontini sur Canaregio a 20 mètres du pont de Guglie, pour un petit déjeuner face au marchand de poissons.
E Pronto! - de Agnès (07/06/01) * Ristorante "Tre Lance" près de la gare, au tout début de la Lista di Spagna * Ristorante"AL Vagon", Cannaregio 5597(près du Campo SS Apostoli) * Pour un petit creux:"Spizzico", toujours dans Cannaregio(fast food pizza extra, idem pour les salades!PAS CHER!) Les deux autres sont aussi très abordables et le fegatto alla veneziana d'Al Vagon était exquis. Pour ce resto où l'on trouve des spécialités(Sarde'le in Saor, par exemple), il faudra débourser un peu plus. P.S: le "Gam-Gam" dans le Ghetto, pour son couscous aux fruits de mer. Assez cher et resto casher, évidemment.
Une autre adresse... - de Nicole (01/07/01) "Trattoria Alla Madonna", près du Rialto, Calle della Madonna. Spécialité de poissons. Ils font de très bonne Seiches à la vénitienne... Ce restaurant est plus fréquenté par les vénitiens que par les touristes. <<>> Il existe de nombreuses rues « della Madonna », apparemment on a pas trouvé la bonne…
Restaurant - de jacques barralis (29/03/00)
Nous rentrons d'un séjour d'une semaine le meilleur restaurant et pas le plus cher que nous ayons trouvé est le AI BARBACANI calle Paradisio (entre Rialto et s.Marco) bon voyage
et confirmé le 09/11/01 par Christian Wintgens De retour d'un mini-trip de 4j à Venise, je confirme le message de Jacques Barralis (03/2001) et vous recommande le resto "Ai Barbacani" dans la "Casa dell Paradisio" entre le Rialto et la Place St Marc. Très bon et pas le plus cher. Une réservation est utile (ouvert à 19h00). Bon séjour et bon appétit.
Pizzeria - de françoise (05/01/01) Je connais une pizzeria sympa peu fréquentée par les touristes, il y a 90 sortes de pizza, c'est dans le Cannaregio, rio terra dei Franceschi, çà s'appelle "la Perla".
Il Poggio - de Virginie (22/01/01) Rio Terrà San Leonardo Cannaregio, 1305. Ponte delle Guglie. 041-716157. Giorgio est le patron et il est de trés bon conseil.
Conseillé par J Antoine (25/12/00) Je vous conseille un petit restaurant, fréquenté par les vénitiens, à l''écart des flux touristiques. "Ai ferri" situé : calle lunga san Barnaba, premier restaurant à gauche en partant du campo san Barnaba proche de l''Accademia. Essayez aussi les "seppie al nero". Nous avons dégusté d'excellents ''spaghetti alle vongole dans un autre restaurant : "Au Capitaine crochet" (je ne me souviens plus du nom italien) campo san Giacomo dell''Orio. Bon appétit !!
Restaurant venise - de Oudaille (05/07/00) La rivetta, trattoria derrière San Marco entrée sous un petit pont après une place sur la droite en venant de san marco. Bon appetit. Christian.
Restau ci-dessous ajoutés par Alain et Anne-Marie (Avril 2006) Al Trono di Attila (sur l’Ile de Torcello) En face le pont du Diable Cuisine correcte, rien de plus. Terrasse très agréable dans la verdure 76, 80 Eur pour 4 repas légers avec vin
Cassa di Risparmio (Cannaregio, Fondamenta Sensa) Clients, moitié touriste, moitié Venitiens Cuisine correcte, rien de plus Dessert chocolaté extra (mi-gateau, mi-glace) 71, 20 Eur pour 4 repas légers avec vin.
Cassa di Risparmio (Dorsoduro, 2765, Calle del Lotto) Extérieur super, patio visible de la rue sympa, mais il existe une seconde salle. Au final, les tables sont très serrées, donc trop de monde, cuisine en conséquence, un peu « à la chaine ». Poisson bof-bof, pizza bof. On peut s’abstenir 66 Eur pour 4 plats avec vin.
Trattoria Agli Artisiti (Castello 4835, Ruga Giuffa) Salle un peu sombre. Cuisine sans prétention, mais correcte. 69 Eur pour 2 menus du jour + 2 repas simples avec vin.
Western Australia English translation pending
Vous voulez sortir des sentiers battus, vous voulez eviter la foule des plages de la cote Est, le monde des surfeurs?
Vous voulez connaitre l'Australie profonde?
Je vous propose une petite visite sur la cote Ouest.
Pour les premieres photos, un petit tour dans le parc nationnal de Karrijini, c'etait au moment de Noel 2005 temperature a l'ombre entre 40 et 45°. Temperature dans la tente a 5h du mat quand la terre continue a rendre de la chaleur 32°.
Boissons conseillees eau, eau, eau 5 a6l par jour.
La recompense supreme, une baignade au fond des gorges magnifiques. 238 Fortescue falls apres on monte au dessus de la cascade256 et on trouve fern pool, mmm un regal sous la cascade. 264 goanna, c'eatait l'invite surprise de notre pique nique de Noel 304 quand on remonte sur le plateau, le paysage est tout aussi sublime328 Hammersley gorge et on redescent, ca vous rapelerais pas quelque chose, par hasard
355 le paradis se merite, il faut verser des litres de sueur, c'est pas tout il faudrat remonter, on se brule les mains contre les paroies 369 mais au bout c'est que du bonheur dans Hanckok gorge360 baignade et / ou sieste, on a que l'embarras du choix avant d'entamer la remontee 417 et puis le soir le spectacle continu avec un son et lumiere tonitruant, mais il ne pleuvra pas malgres tout
Comment vous faites? English translation pending
Bonjour, 🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
Itinéraire pour 1 mois et demi en Australie English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris ce message car j'aurais besoin de vos conseils pour un trajet d'un mois et demi en Australie. Je pensais arriver à Sydney puis louer une voiture (4x4 couchette) et ensuite remonter jusqu'à Cairns. Puis de Cairns je prendrais un avions jusqu'Alice Springs puis à nouveau une location jusqu'à Darwins.
Je suis un peu perdu dans l'immensité de ce pays et j'ai du mal à évaluer le temps et les distances. De plus j'aurais besoin d'être aiguillé sur les sites incontournables. D'après mon trajet n'est pas dommage de manquer Melbourne et la Tasmanie ? La location de voiture est il vraiment le meilleur moyen de découvrir ce pays ?
Je vous remercie pour vos précieux conseils.
Nicolas
Je vous écris ce message car j'aurais besoin de vos conseils pour un trajet d'un mois et demi en Australie. Je pensais arriver à Sydney puis louer une voiture (4x4 couchette) et ensuite remonter jusqu'à Cairns. Puis de Cairns je prendrais un avions jusqu'Alice Springs puis à nouveau une location jusqu'à Darwins.
Je suis un peu perdu dans l'immensité de ce pays et j'ai du mal à évaluer le temps et les distances. De plus j'aurais besoin d'être aiguillé sur les sites incontournables. D'après mon trajet n'est pas dommage de manquer Melbourne et la Tasmanie ? La location de voiture est il vraiment le meilleur moyen de découvrir ce pays ?
Je vous remercie pour vos précieux conseils.
Nicolas
Retour de l'hôtel Utopia Beach à Hurghada English translation pending
voici le méssage poster je vous l'envoie afin que vous sachiez ce que vaut utopia beach
je fait un condensé de notre séjour à l'utopia .
arrivée bien fatigués grosse attente pour les chambres "pas assez de personnel très peu parle français m^me jusqu'au guide !"on se retrouve au fond du site pas loin du pensée dailleurs, ans la chambre pas de clim, wc qui fuit, serviettes pas clean, pas de sofdrinck dans le frigo, pas de tel .donc retour reception pour signaler tout ça surtout la clim!
lendemain matin la clim avait été réparé, pas les wc bof, on a failli faire candeloro dans une super flaque d'eau la clim fuyait.re réception re attente car m^me s'il n'y a personne c'est quand il décide!ah si tu veux faire une petite grasse mat sache qu'à 8h ils viennent chercher les serviettes parfois 7h30 ils frappent re frappe rerefrappe et après ils ouvrent !même si tu mets la pancarte ne pas déranger c'est kif kif.
par contre pas d'eau 4 jours de suite donc pas de douche on se rinçait sur la plage on a fini par se laver à l'eau minérale! le resto on n'est pas difficile alors pour moi ça allait sauf que si tu veux du vin et même du coca il faut faire la queue pour être servi, c'est dailleurs là que l'on a vu des souris et des cafards en sortir bon ça on va dire que c'est local.
l'apéro si tu aimes l'ouzo tant mieux, car si tu prends sky coca, vodka orange, eh ben ça sent l'ouzo et le mélange c'est pas toujours génial, l'explication étant que les verres ne sont que rincés et dans la même eau toute la soirée, ça c'est un jeune vacancier qui est serveur et qui m'a fait cette reflexion et montré la couleur de l'eau . le midi le self de la piscine c'est souvent des grecs différents mais excellents.
par contre pour avoir une serviette de plage c'est pas gagné et un transat non plus, mais ça c'est à cause des gens qui réserve leur transat avec matelas et serviette et qui n'y viennent parfois pas de la journée! ah oui le guide il parle français quand ça l'arrange et est très pédant pas sympa du tout .
c'est vraiment dommage car cet hôtel est très joli et la plongée un régal. autres conseils dès ton arrivée tu vas voir c'est bacshih il te demande 10€ pour mettre ta valise dans le car si tu veux lui donner quelque chose, c'est à ton appréciation, nous on connait le système et basta... ne change pas d'argent dans la rue, même au chauffeur de car malgré notre habitude on s'est fait avoir. prends tes dispositions pour l'argent car si tu fait des excursions tu payes en liquides et il n'y a pas de distributeurs sur place il faut prendre le taxi 10€ ar, elles sont moins chères avec l'extérieur et comme tu pars en convoi il y a aucune différence .
par contre pas d'eau 4 jours de suite donc pas de douche on se rinçait sur la plage on a fini par se laver à l'eau minérale! le resto on n'est pas difficile alors pour moi ça allait sauf que si tu veux du vin et même du coca il faut faire la queue pour être servi, c'est dailleurs là que l'on a vu des souris et des cafards en sortir bon ça on va dire que c'est local.
l'apéro si tu aimes l'ouzo tant mieux, car si tu prends sky coca, vodka orange, eh ben ça sent l'ouzo et le mélange c'est pas toujours génial, l'explication étant que les verres ne sont que rincés et dans la même eau toute la soirée, ça c'est un jeune vacancier qui est serveur et qui m'a fait cette reflexion et montré la couleur de l'eau . le midi le self de la piscine c'est souvent des grecs différents mais excellents.
par contre pour avoir une serviette de plage c'est pas gagné et un transat non plus, mais ça c'est à cause des gens qui réserve leur transat avec matelas et serviette et qui n'y viennent parfois pas de la journée! ah oui le guide il parle français quand ça l'arrange et est très pédant pas sympa du tout .
c'est vraiment dommage car cet hôtel est très joli et la plongée un régal. autres conseils dès ton arrivée tu vas voir c'est bacshih il te demande 10€ pour mettre ta valise dans le car si tu veux lui donner quelque chose, c'est à ton appréciation, nous on connait le système et basta... ne change pas d'argent dans la rue, même au chauffeur de car malgré notre habitude on s'est fait avoir. prends tes dispositions pour l'argent car si tu fait des excursions tu payes en liquides et il n'y a pas de distributeurs sur place il faut prendre le taxi 10€ ar, elles sont moins chères avec l'extérieur et comme tu pars en convoi il y a aucune différence .
Le nord du Madagascar comme premier voyage English translation pending
Salut à tous et bonne année 2006 !!!
Voilà, moi et deux amis avons comme projet de partir à Madagascar pendant 3 semaines du 24 septembre eu 16 octobre 2006 !!!
On à l'intention de partir visiter le norde du pays (Diego Suarez, Nosy Be, etc ...) !!! Est-ce un bon choix pour un premier voyage ?
Et sinon on est preneur de toutes les astuces, combines, conseils pour notre voyage !!!
Donc si vous avez infos n'hésitez pas !!!
Merci a tous et bon voyage .....😉
Yo, Frouf & Ludo
Merci a tous et bon voyage .....😉
Yo, Frouf & Ludo
Une semaine à Oman via Dubai English translation pending
Tout d'abord un grand grand grand MERCI à Sadek qui m'a déjà donné plein d'infos très utiles pour la préparation de notre voyage à Oman.
Nous aurons une semaine en février prochain pour explorer le sultanat, via Dubai. Nous comptons prendre un vol jusqu'à Dubai seulement, ensuite faire la route jusqu'à Oman et visiter le pays en voiture de location. J'ai donc plein de questions! Tout d'abord, en si peu de temps, que faut-il privilégier comme régions ou comme sites à visiter, entre les forts, villages, canyons, montagnes, oasis, déserts, plage, etc.? Et à Dubai, y a-t-il des incontournables? A Oman, vous pensez que ça vaut le coup de descendre jusqu'à Salalah et la région alors qu'on n'a qu'une semaine? La conduite dans les Emirats et à Oman: quels conseils? est-ce facile de se garer en ville par exemple (dans Muttrah, près de la corniche?)? La plage: est-ce que les femmes se baignent là-bas sur les plages publiques??? Sinon, comment faire pour profiter des plages? aller sur les plages privées des hôtels uniquement? Les mosquées (Dubai et Oman): y en a-t-il qui se visitent? Où il est autorisé de prendre des photos? Photo: comment sont les gens avec la photo, ils se laissent prendre en photo si on leur demande l'autorisation?
Tout autre avis et conseil serait bien sûr le bienvenu!
Merci beaucoup d'avance, bonne année, beaux voyages à tous :)
Nous aurons une semaine en février prochain pour explorer le sultanat, via Dubai. Nous comptons prendre un vol jusqu'à Dubai seulement, ensuite faire la route jusqu'à Oman et visiter le pays en voiture de location. J'ai donc plein de questions! Tout d'abord, en si peu de temps, que faut-il privilégier comme régions ou comme sites à visiter, entre les forts, villages, canyons, montagnes, oasis, déserts, plage, etc.? Et à Dubai, y a-t-il des incontournables? A Oman, vous pensez que ça vaut le coup de descendre jusqu'à Salalah et la région alors qu'on n'a qu'une semaine? La conduite dans les Emirats et à Oman: quels conseils? est-ce facile de se garer en ville par exemple (dans Muttrah, près de la corniche?)? La plage: est-ce que les femmes se baignent là-bas sur les plages publiques??? Sinon, comment faire pour profiter des plages? aller sur les plages privées des hôtels uniquement? Les mosquées (Dubai et Oman): y en a-t-il qui se visitent? Où il est autorisé de prendre des photos? Photo: comment sont les gens avec la photo, ils se laissent prendre en photo si on leur demande l'autorisation?
Tout autre avis et conseil serait bien sûr le bienvenu!
Merci beaucoup d'avance, bonne année, beaux voyages à tous :)