Results for "Église+Souvenir+|+9+>+196"
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Quelle agence/voyagiste pour visiter l'île Maurice? English translation pending
bonjour ou bonsoir selon ,
je vais aller à l'ile maurice mi-juin et je voudrais en
profiter comme tous le monde pour visiter l'ile.
On ma conseillé de prendre tourismau tour
je voulais savoir si quelqu'un connaissait
et en pensais quoi , niveua tarifs et prestations.
merci d'avance de la reponse.
cameronenono
Quelle est cette tour au nord-est de Paris? (photo jointe) English translation pending
Bonjour à tous,
Ce week-end j'ai pris cette photo du haut de la Tour Montparnasse et je me demandais quelle est cette tour à gauche sur l'image agrandie ? On dirait une tour de contrôle ou un château d'eau. Vu la direction, ça pourrait être une partie de l'aéroport Charles de Gaulle mais je ne suis pas certain du tout.
Si cela parle à quelqu'un, je vous serais très reconnaissant.
Merci d'avance,
Thomas
Ce week-end j'ai pris cette photo du haut de la Tour Montparnasse et je me demandais quelle est cette tour à gauche sur l'image agrandie ? On dirait une tour de contrôle ou un château d'eau. Vu la direction, ça pourrait être une partie de l'aéroport Charles de Gaulle mais je ne suis pas certain du tout.
Si cela parle à quelqu'un, je vous serais très reconnaissant.
Merci d'avance,
Thomas
Cherche hôtels sympathiques à Cachi et Purmamarca (Argentine) English translation pending
Bonjour à tous,
voilà tout est dans le titre... en sachant que je compte passer une seule nuit dans chaque endroit...
Merci d'avance 😉
voilà tout est dans le titre... en sachant que je compte passer une seule nuit dans chaque endroit...
Merci d'avance 😉
Faire un voyage de quatre jours à Madrid ou Porto? English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais partir pour 4 jours... et j'hésite entre Madrid et Porto... je souhaiterais savoir laquelle de ces deux destinations est la moins chère...? Au niveau des dépenses locales.
Par ailleurs si ceux qui ont visité les deux villes peuvent donner leur avis, et suggérer des trucs à visiter ce serait cool 😎
Par ailleurs si ceux qui ont visité les deux villes peuvent donner leur avis, et suggérer des trucs à visiter ce serait cool 😎
Hôtel Viva Wyndham Maya: comment se rendre aux pyramides de Chichen Itza? English translation pending
Bonsoir,
Bientôt on va passer une semaine à l'hôtel Viva Windham Maya et pendant notre séjour on veut se rendre aux pyramides de Chichen Itza par nous-même. Est-ce-que ça se fait bien en collectivo et est-ce loin ?
J'imagine que ça prend une bonne journée pour visiter avec l'aller-retour ?
Y a-t-il des restos ?
Merci
Bientôt on va passer une semaine à l'hôtel Viva Windham Maya et pendant notre séjour on veut se rendre aux pyramides de Chichen Itza par nous-même. Est-ce-que ça se fait bien en collectivo et est-ce loin ?
J'imagine que ça prend une bonne journée pour visiter avec l'aller-retour ?
Y a-t-il des restos ?
Merci
Croatie: jusqu'où va l'autoroute en descendant sur Dubrovnik? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un qui revient de CROATIE peut-il me dire jusqu'où va l'autoroute en descendant sur DUBROVNIK.
Sur la carte routière que je possède, l'autoroute a l'air de s'arrêter à SESTANOVAC (entre SPLIT et MAKARSAKA).
Je vous remercie à l'avance. Cordialement.
Vérone ou Venise pour cinq jours en amoureux? English translation pending
Bonjour,
Pour le week end du 11 novembre, nous comptons partir en long week end en amoureux pour fêter nos 10 ans de rencontre (un peu en avance certes). Nous disposons de 5 jours, 3 sur place, 2 pour les trajets Deux destinations s'offrent à nous: - Vérone et la région des lacs. Nous irions en voiture (6 heures de route, 600 km) - Venise car tarif aérien avantageux (160 € AR pour les deux).
Les deux destinations m'attirent... mais ne sait que choisir...
Pour le week end du 11 novembre, nous comptons partir en long week end en amoureux pour fêter nos 10 ans de rencontre (un peu en avance certes). Nous disposons de 5 jours, 3 sur place, 2 pour les trajets Deux destinations s'offrent à nous: - Vérone et la région des lacs. Nous irions en voiture (6 heures de route, 600 km) - Venise car tarif aérien avantageux (160 € AR pour les deux).
Les deux destinations m'attirent... mais ne sait que choisir...
Bonnes adresses pour le sud du Portugal en camping-car en novembre/décembre 2009? English translation pending
bonjour
je suis un petit nouveau
je voudrais des infos sur les documents officiels pour le portugal
cette periode est 'elle bonne pour avoir du soleil entre 20 25 degres
avez vous de bonnes adresses la bas
toutes bonnes infos je suis preneur salutations a vous tous
cette periode est 'elle bonne pour avoir du soleil entre 20 25 degres
avez vous de bonnes adresses la bas
toutes bonnes infos je suis preneur salutations a vous tous
Portugal: itinéraire de quatorze jours en voiture entre Lisbonne et Faro? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars au Portugal dans quelques jours et ne sais pas trop ou aller...
J'arrive à Lisbonne et loue une voiture à l'aéroport.
Je reste 14 jours et pense descendre jusque FARO, avez-vous une idée d'itinéraire ?
Merci et bonne journée !!
Croisière sur le MSC Armonia: Italie, Grèce et Croatie à partir du 21 juillet 2009 English translation pending
Nous faisons notre troisième croisière avec MSC cet été.
Je voulais savoir si l'on peut faire toutes les excursions de cette croisière par nous- même ou si par exemple pour Athènes, il vaut prendre les excursions proposées.
D'autre part peut on s'inscrire sur le site MSC pour embarquer plus rapidement, nous ne l'avons jamais fait pour les autres croisières.
Merci de vos réponses.
Voici les escales : Bari, Rhodes, Le Pirée Athènes, Argostolie, Dubrovnik, Venise
Colorines
Voici les escales : Bari, Rhodes, Le Pirée Athènes, Argostolie, Dubrovnik, Venise
Colorines
Camper en Polynésie-Française? English translation pending
je vais en Polynésie 😎 le 1er octobre 2009 pour 5 semaines et je souhaite surtout camper . Qui peut me donner des adresses de camping ou des liens Web pour les iles suivantes:
Tahiti iti et Tahiti nui + Moorea
Huahine + Raiatea
Rangiroa + Fakarava
et sur les Australes: Rurutu et Tubai
S'il n'y a pas de terrain de camping, est-il possible de camper chez les autochtones
Merci de me donner des informations, même sur une seule île parmi celles-ci.
et des liens, des sources etc qui me permettrons de fréquenter des endroits à "ne pas manquer".
il y a 2 ans, j'ai parcouru le sud de la Calédonie + les iles d'Ouvéa, Lifou, Maré, et des Pins, j'ai toujours campé sauf à Nouméa ( auberge de jeunesse) . Je garde des souvenirs les plus forts des liens que j'ai pu établir avec les familles kanaks chez qui j'ai mangé et campé. J'espère vivvre quelque chose d'aussi fort en Polynésie.
il y a 2 ans, j'ai parcouru le sud de la Calédonie + les iles d'Ouvéa, Lifou, Maré, et des Pins, j'ai toujours campé sauf à Nouméa ( auberge de jeunesse) . Je garde des souvenirs les plus forts des liens que j'ai pu établir avec les familles kanaks chez qui j'ai mangé et campé. J'espère vivvre quelque chose d'aussi fort en Polynésie.
Chine: vos coups de coeur? English translation pending
J'aimerais lancer ce post afin de faire ressortir vos coups de coeur pour ce pays.
La question est vaste : ça peut aller de villes, des paysages, des régions, des lieux, des contacts avec certaines populations (éthnies) ...
Un top 3 ? 🙂
Merci
Un top 3 ? 🙂
Merci
La fête de San Sebastian à San Juan de Chamula (Mexique) English translation pending
La messe Maya à Chamula
Bien vu, pour notre messe dominicale, que la fête de San Sébastian à San Juan de Chamula. Mais c’est bien l’office le plus original que nous ayons jamais eu.
A défaut d’autorisation de photos, il faut planter le décor:
Le parvis de l’église orné de superbes fleurs et des pavillons multicolores partent en étoile depuis le clocher. Sur la grande place publique un marché (…hyper achalandé), et dans l’immense enclos paroissial les pèlerins, chacun dans le costume de son village et, pour le son, plusieurs orchestres jouant en même temps des airs différents, enfin, bien sur…des pétards!!

Nous achetons notre viatique pour entrer dans le sanctuaire: un grand diplôme ! Et là, surprise.
Pas de bancs, une foule innombrable et chamarrée. Au sol des aiguilles de pin vertes servant de tapis, des groupes assis à même le sol fixant sur le carrelage de fines bougies par centaines (un nouveau groupe arrive, les préposés grattent le sol à la raclette et on recommence) le tout dans un brouillard d’encens et de fumée des cierges.

L’autel de la consécration …inaccessible pour un office, est rempli de bougies en verres. Tout autour de la nef des chasses de saints. Détail: un homme complètement rond, et rond (disons rond et saoul) est écroulé sous un reposoir, bien gardé des saints.
Une bonne 50 taine de couples (Nat dira 100), un enfant de 3 à 8 mois, -rarement plus- dans les bras, portant bonnet (ou même casquette zapatiste) blancs attendent agglutinés autour des fonts baptismaux.
Nous cherchons le curé partout dans le brouhaha et le brouillard. Il apparait tout à coup en soutane blanche et commence les baptêmes 10 par 10.
Devant- chaque chasse de saint des villages entiers en costumes arrivent, leur maire et leur chamane en tête, et officient devant leur saint préféré. Tout le monde assis ou à genoux, les chefs avec des petites bouteilles de Téquila; un coup pour le chamane, un signe de croix pour la Vierge, le bonheur est assuré!. Le chamane confesse ses fidèles sous l’œil tolérant du curé qui, à défaut, ferait l’objet d’un mauvais sort. Etonnant, ce mélange de superstition et de foi catholique.
Tout à coup un cortège d’une centaine d’hommes en costume blanc apportent chacun une gerbe de fleurs immaculées (Nat a filmé la scène cachée par un poteau, mais vous ne la verrez qu’à notre retour -cause technique de transfert du film).
Durant ce temps les pétards: fabriqués maison, allumés par des petits foyers entretenus sur la place, vous passent au raz des fesses dans une explosion incroyable. Concernant les fusées, c’est un morceau de bambou et un pétard aménagé dans du papier journal, le tout envoyé à main nue. Mais le problème est que le bambou part avec le tir et, après un petit voyage au nirvana, retombe au hasard. Bien sur Pat attendait d’en voir un faire un « sacrifié » (ou plutôt sanctifié) mais il n’a pas été exaucé. La plus proche n’est tombée qu’à 10 mètres de nous.
A la fin des baptêmes, nous allons nous présenter au Curé pour avoir des nouvelles de notre messe. Bel indien grand!! et racé, il nous précise que la messe sera demain (évidemment!, aujourd’hui c’est Dimanche …et l‘autel est inaccessible) et mardi il y aura une très belle procession. Lundi ne collant pas dans notre programme, nous revenons le mardi. Toujours NO PHOTO !!
A 11 heures pose d’un tapis tout frais d’aiguilles de pin tout autour de l’immense parvis (ne pas piétiner, les flics -eux aussi en tenue traditionnelle et chapeau de cuir - surveillent les indisciplinés et les chasseurs d’images)
. A 11h30 sortent 10 superbes bannières portées par des hommes en tenue tandis que, perchés au clocher, des hommes sonnent à la volée le gong directement en main. Les porteurs s’inclinent vers le tympan puis vers l’Est. Le Curé sort à son tour avec l’ostensoir, nous adressant un petit signe de reconnaissance. Moment magique que ce peuple devenu tout à coup ..seulement chrétien. Toutes les chasses des saints (plus de 20) sur les épaules des porteurs suivent. C’est le moment choisi par les tireurs de pétards en faction, groupés par village, pour lancer leurs bombes. C’est du pure délire !!!.1 tour de l’enclos avec une bénédiction de chaque point cardinal et de chaque accès. La foule recueillie et curieuse à la fois.
Le curé rentré dans l’église dès le 1° tour, laissera les bannières faire 3 tours sans lui, histoire de repasser la main aux chefs. Indescriptible !! Mais résumons, passons à la litanie… pour vous dispenser des vêpres.!!- Les pros de la photo prennent les baptisés et leurs familles sur le fronton. Tout le monde est très sérieux pour le petit oiseau.-Les hommes portent des coffres remplis de linge et semblent les remporter dans leurs villages. Nous pensons que ce sont des vêtements d’enfants bénis à cette occasion.
--Si les enfants sont baptisés les bouteilles de Coca, elles, font l’inverse pour devenir des flasques de téquila ou autres alcools faits maison. Nous avons vu par contre du coca dans des biberons, et même un très jeune bébé refusant le biberon pour boire le coca à la bouteille !- le prêtre bénit les fidèles en faisant le même geste que pour le baiser de l’anneau épiscopal, mais porte ainsi le dos de la main au front de ses paroissiens.-de nombreux pèlerins arrivent avec des croix tombales noires en bois garnies de branchages; ces croix marquées en lettres d’argent sont au souvenir d’un être cher décédé en 2002 ou en 2008 et posées en batterie sur un genre de catafalque dans l’église.
Voilà !! Ce brave curé catholique qui, ce jour là, n’a pas voix au chapitre (ni aux versets!!) nous a serrés la main - c’est notre communion- et se balade au milieu de ce peuple qui ne lui accorde que la moitié du cœur qu’ils ont refusée au chamane.
Ceci est propre à cette région qui n’aura que partagé ses croyances et refuse le voyeurisme dans leur exercice.
Chaque saint, , et parfois les chamanes, portent un miroir (de Salle de Bain!) en pendentif. Il semble que ce soit pour que les fidèles voient le reflet de leur âme. Nous n’avons pas osé y regarder la notre.
Nous voilà sanctifiés. Ite missa est.
Rédigé lès Tanatepec le 19 Janvier 2009
PatetNatepec

Nous achetons notre viatique pour entrer dans le sanctuaire: un grand diplôme ! Et là, surprise.
Pas de bancs, une foule innombrable et chamarrée. Au sol des aiguilles de pin vertes servant de tapis, des groupes assis à même le sol fixant sur le carrelage de fines bougies par centaines (un nouveau groupe arrive, les préposés grattent le sol à la raclette et on recommence) le tout dans un brouillard d’encens et de fumée des cierges.

L’autel de la consécration …inaccessible pour un office, est rempli de bougies en verres. Tout autour de la nef des chasses de saints. Détail: un homme complètement rond, et rond (disons rond et saoul) est écroulé sous un reposoir, bien gardé des saints.
Une bonne 50 taine de couples (Nat dira 100), un enfant de 3 à 8 mois, -rarement plus- dans les bras, portant bonnet (ou même casquette zapatiste) blancs attendent agglutinés autour des fonts baptismaux.
Nous cherchons le curé partout dans le brouhaha et le brouillard. Il apparait tout à coup en soutane blanche et commence les baptêmes 10 par 10.
Devant- chaque chasse de saint des villages entiers en costumes arrivent, leur maire et leur chamane en tête, et officient devant leur saint préféré. Tout le monde assis ou à genoux, les chefs avec des petites bouteilles de Téquila; un coup pour le chamane, un signe de croix pour la Vierge, le bonheur est assuré!. Le chamane confesse ses fidèles sous l’œil tolérant du curé qui, à défaut, ferait l’objet d’un mauvais sort. Etonnant, ce mélange de superstition et de foi catholique.
Tout à coup un cortège d’une centaine d’hommes en costume blanc apportent chacun une gerbe de fleurs immaculées (Nat a filmé la scène cachée par un poteau, mais vous ne la verrez qu’à notre retour -cause technique de transfert du film).
Durant ce temps les pétards: fabriqués maison, allumés par des petits foyers entretenus sur la place, vous passent au raz des fesses dans une explosion incroyable. Concernant les fusées, c’est un morceau de bambou et un pétard aménagé dans du papier journal, le tout envoyé à main nue. Mais le problème est que le bambou part avec le tir et, après un petit voyage au nirvana, retombe au hasard. Bien sur Pat attendait d’en voir un faire un « sacrifié » (ou plutôt sanctifié) mais il n’a pas été exaucé. La plus proche n’est tombée qu’à 10 mètres de nous.
A la fin des baptêmes, nous allons nous présenter au Curé pour avoir des nouvelles de notre messe. Bel indien grand!! et racé, il nous précise que la messe sera demain (évidemment!, aujourd’hui c’est Dimanche …et l‘autel est inaccessible) et mardi il y aura une très belle procession. Lundi ne collant pas dans notre programme, nous revenons le mardi. Toujours NO PHOTO !!
A 11 heures pose d’un tapis tout frais d’aiguilles de pin tout autour de l’immense parvis (ne pas piétiner, les flics -eux aussi en tenue traditionnelle et chapeau de cuir - surveillent les indisciplinés et les chasseurs d’images)
. A 11h30 sortent 10 superbes bannières portées par des hommes en tenue tandis que, perchés au clocher, des hommes sonnent à la volée le gong directement en main. Les porteurs s’inclinent vers le tympan puis vers l’Est. Le Curé sort à son tour avec l’ostensoir, nous adressant un petit signe de reconnaissance. Moment magique que ce peuple devenu tout à coup ..seulement chrétien. Toutes les chasses des saints (plus de 20) sur les épaules des porteurs suivent. C’est le moment choisi par les tireurs de pétards en faction, groupés par village, pour lancer leurs bombes. C’est du pure délire !!!.1 tour de l’enclos avec une bénédiction de chaque point cardinal et de chaque accès. La foule recueillie et curieuse à la fois.
Le curé rentré dans l’église dès le 1° tour, laissera les bannières faire 3 tours sans lui, histoire de repasser la main aux chefs. Indescriptible !! Mais résumons, passons à la litanie… pour vous dispenser des vêpres.!!- Les pros de la photo prennent les baptisés et leurs familles sur le fronton. Tout le monde est très sérieux pour le petit oiseau.-Les hommes portent des coffres remplis de linge et semblent les remporter dans leurs villages. Nous pensons que ce sont des vêtements d’enfants bénis à cette occasion.
--Si les enfants sont baptisés les bouteilles de Coca, elles, font l’inverse pour devenir des flasques de téquila ou autres alcools faits maison. Nous avons vu par contre du coca dans des biberons, et même un très jeune bébé refusant le biberon pour boire le coca à la bouteille !- le prêtre bénit les fidèles en faisant le même geste que pour le baiser de l’anneau épiscopal, mais porte ainsi le dos de la main au front de ses paroissiens.-de nombreux pèlerins arrivent avec des croix tombales noires en bois garnies de branchages; ces croix marquées en lettres d’argent sont au souvenir d’un être cher décédé en 2002 ou en 2008 et posées en batterie sur un genre de catafalque dans l’église.
Voilà !! Ce brave curé catholique qui, ce jour là, n’a pas voix au chapitre (ni aux versets!!) nous a serrés la main - c’est notre communion- et se balade au milieu de ce peuple qui ne lui accorde que la moitié du cœur qu’ils ont refusée au chamane.
Ceci est propre à cette région qui n’aura que partagé ses croyances et refuse le voyeurisme dans leur exercice.
Chaque saint, , et parfois les chamanes, portent un miroir (de Salle de Bain!) en pendentif. Il semble que ce soit pour que les fidèles voient le reflet de leur âme. Nous n’avons pas osé y regarder la notre.
Nous voilà sanctifiés. Ite missa est.
Rédigé lès Tanatepec le 19 Janvier 2009
PatetNatepecCroisière "Grande Civilisations Antiques" sur le Costa Mediterranea English translation pending
Bonjour, Nous prévoyons notre première croisiere en octobre 2009 (pour 20 ans de mariage)sur le costa Méditerranéa "Grande civilisations antiques" pour la Grèce, Egypte Chypre et Turquie. Nous avons besoin de réponse concernant le bateau, les excursions. Qui a déjà fait cette croisière ?.
Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
Photos en fin de texte
Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Bons restaurants à Prague? English translation pending
Salut à tous,
je pars à Prague ce soir, et je suis à la recherche de bonnes adresses de restos dans la vieille ville et autour du chateau, dans un budget raisonnable
Généralement je me fie aux adresses du routard, mais bon maintenant que j'ai découvert VF 😉.
Et puis je me "méfie" un peu de la gastronomie locale...😊.
Merci d'avance,
A+
je pars à Prague ce soir, et je suis à la recherche de bonnes adresses de restos dans la vieille ville et autour du chateau, dans un budget raisonnable
Généralement je me fie aux adresses du routard, mais bon maintenant que j'ai découvert VF 😉.
Et puis je me "méfie" un peu de la gastronomie locale...😊.
Merci d'avance,
A+
Retour de Chypre: camping, auberges, découverte, itinéraire, petit budget English translation pending
Bonjour,
Un post pour faire partager mon expériece de chypre au plus grand nombre:
Je rentre de Chypre et je vois que c dur pour les routards d'obtenir des infos pour préparer un voyage sac a dos. Ce qui est assez normal car on s'aperçoit très vite que c'est plutôt une destination de touristes d'hôtels, qui, a part le bar et la plage ne voient pas grand chose du pays. Pour ma part je suis arrivé en avion a Larnaka avec mon sac a dos et une tente et j'ai fait l'ile pendant 15 jours, Nord et Sud. Et je rentre avec des souvenirs incroyables. Des mes dernières destinations je n'ai jamais vu des habitants comme ceux de Chypre, sympas, serviables et généreux comme je n'en avait encore jamais vu... Alors voici ce post, juste pour donner quelques infos
A l'arrivée à l'aéroport de Larnaca allez a l'office du tourisme pour récupérer une brochure sur l'histoire de Chypre et une carte (attention : si vous passez au nord procurez vous une autre carte pour ménager les susceptibilités éventuelles en cas de stop car les villes n'ont pas le même nom). A Larnaka il y a une auberge de jeunesse, ça peut dépanner si on arrive tard le soir (elle en piteux état mais ca dépanne pour 10€ elle est maintenant la seule de l'ile, il n'y en plus a Trodos et NIcosia). Le stop marche extrêmement bien sur l'ensemble de l'ile, présentez vous quand vous êtes montés en voiture ou camion et vous verrez... d'autant plus que l'anglais est très courant (histoire oblige). Evitez les viles comme Girne-Keryneia ( les noms Nord et Sud); Larnaka, Limmasol et Lefcosia-Nicosia où il n'y pas grand chose a voir et à faire. Sauf pour les plongeurs qui souhaitent plonger sur le Zenobia et a qui je conseille le Viking Dive Center 24-644676 M TASSOS à Larnaka; un centre chypriotte qui n'a rien a voir avec les autres centres, principalements tenus pas des anglais et dont les prix sont presque le double). Pour Nicosia les check point ne sont pas payant, il tamponne un visa sur une feuille volante, on reste le temps que l'on veut et on retamponne au retour). Par contre a ne pas manquer: si on aime les vieilles pierres Ammochostos-Famagusta, avec ses vestiges Franque et Vénitiens et Salamis plus au nord Les plages et le cap Apostolos d'ou l'on peut voir la cote Syrienne au loin Les montagne de Trodos: avec ses levés de soleil incroyables, ses vallées de cerisiers, de chemins balisés, d'eglise du 12 et 15e avec leurs peintures superbes classées patrimoine mondial. Une étape idéale loin des t° accablantes des cotes. Pour info je suis resté au camping 3 nuits pour 5€, le patron est une crème...Dans les campings, que des chypriotes, pas ou peu de touristes car se sont des destinations de vacances caravaning pour les habitants de l'ile... et ils sont formidables, ils vous invitent a partager leur repas ou petit dej pour discuter et connaitre votre pays... Sinon pour le camping sauvage, je n'ai pas eu de problème pour le peu que j'ai fait (attention aux serpents !!). Pour finir, Pafos avec des ruines romaines près du port des catacombes près du centre ville... Par contre éviter le camping au Sud est, il n'y a pas âme qui vive, j'étais seul (pas top pour laisser ses affaires dans sa tente mais je n'ai pas eu de soucis), avec en plus une boite de nuit en plein air a 50m et a partir du mercredi, c compliqué de se reposer... de plus il n'y avait qu'une vingtaine de pèlerins alors pour faire la fête au lieu de dormir, c pas trop ça... lol. Ce qui explique qu'il soit complètement déserté par les habitants.
Voila, pour résumer, faites du stop, allez dans les campings, allez a la rencontre des chypriotes, vous ne le regretterez surement pas !!!!
Un post pour faire partager mon expériece de chypre au plus grand nombre:
Je rentre de Chypre et je vois que c dur pour les routards d'obtenir des infos pour préparer un voyage sac a dos. Ce qui est assez normal car on s'aperçoit très vite que c'est plutôt une destination de touristes d'hôtels, qui, a part le bar et la plage ne voient pas grand chose du pays. Pour ma part je suis arrivé en avion a Larnaka avec mon sac a dos et une tente et j'ai fait l'ile pendant 15 jours, Nord et Sud. Et je rentre avec des souvenirs incroyables. Des mes dernières destinations je n'ai jamais vu des habitants comme ceux de Chypre, sympas, serviables et généreux comme je n'en avait encore jamais vu... Alors voici ce post, juste pour donner quelques infos
A l'arrivée à l'aéroport de Larnaca allez a l'office du tourisme pour récupérer une brochure sur l'histoire de Chypre et une carte (attention : si vous passez au nord procurez vous une autre carte pour ménager les susceptibilités éventuelles en cas de stop car les villes n'ont pas le même nom). A Larnaka il y a une auberge de jeunesse, ça peut dépanner si on arrive tard le soir (elle en piteux état mais ca dépanne pour 10€ elle est maintenant la seule de l'ile, il n'y en plus a Trodos et NIcosia). Le stop marche extrêmement bien sur l'ensemble de l'ile, présentez vous quand vous êtes montés en voiture ou camion et vous verrez... d'autant plus que l'anglais est très courant (histoire oblige). Evitez les viles comme Girne-Keryneia ( les noms Nord et Sud); Larnaka, Limmasol et Lefcosia-Nicosia où il n'y pas grand chose a voir et à faire. Sauf pour les plongeurs qui souhaitent plonger sur le Zenobia et a qui je conseille le Viking Dive Center 24-644676 M TASSOS à Larnaka; un centre chypriotte qui n'a rien a voir avec les autres centres, principalements tenus pas des anglais et dont les prix sont presque le double). Pour Nicosia les check point ne sont pas payant, il tamponne un visa sur une feuille volante, on reste le temps que l'on veut et on retamponne au retour). Par contre a ne pas manquer: si on aime les vieilles pierres Ammochostos-Famagusta, avec ses vestiges Franque et Vénitiens et Salamis plus au nord Les plages et le cap Apostolos d'ou l'on peut voir la cote Syrienne au loin Les montagne de Trodos: avec ses levés de soleil incroyables, ses vallées de cerisiers, de chemins balisés, d'eglise du 12 et 15e avec leurs peintures superbes classées patrimoine mondial. Une étape idéale loin des t° accablantes des cotes. Pour info je suis resté au camping 3 nuits pour 5€, le patron est une crème...Dans les campings, que des chypriotes, pas ou peu de touristes car se sont des destinations de vacances caravaning pour les habitants de l'ile... et ils sont formidables, ils vous invitent a partager leur repas ou petit dej pour discuter et connaitre votre pays... Sinon pour le camping sauvage, je n'ai pas eu de problème pour le peu que j'ai fait (attention aux serpents !!). Pour finir, Pafos avec des ruines romaines près du port des catacombes près du centre ville... Par contre éviter le camping au Sud est, il n'y a pas âme qui vive, j'étais seul (pas top pour laisser ses affaires dans sa tente mais je n'ai pas eu de soucis), avec en plus une boite de nuit en plein air a 50m et a partir du mercredi, c compliqué de se reposer... de plus il n'y avait qu'une vingtaine de pèlerins alors pour faire la fête au lieu de dormir, c pas trop ça... lol. Ce qui explique qu'il soit complètement déserté par les habitants.
Voila, pour résumer, faites du stop, allez dans les campings, allez a la rencontre des chypriotes, vous ne le regretterez surement pas !!!!
Avis sur itinéraire de trois semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour à Tous,
Nous sommes au début de la préparation de notre voyage en Thaïlande pour le mois d'aout et j'aimerais votre avis sur les lieux que nous envisageons de visiter. L'ordre n'est pas encore défini.
Autour de Bangkok :
Phetchaburi : sud ouest bangkok (100 km) Troglodites, grottes, singes, cascades, boudhas
Ayutthaya : Patrimoine mondial de l'humanité Beaucoup de temples indouistes
Khao Yai : humide - parc naturel Foret réputée pour ces cascades et singes
Lopburi : Temple aux nombreux singes
Khorat : 5 énormes temples + éléphants + soie
Sur la route de Chiang Mai :
Kamphaeng phet : à voir en même temps sukotaï parc national de Khlong Lan (95 m de cascade) Temple indouiste boudha couché entouré de 68 éléphants.
Chiang Saen : fleuve Mekong
Mae Saï Triangle d'or
Le choix des iles :
Ko Chang : Ile du sud est avec foret dense, parc national protégé avec des éléphants, des cascades et des temples.
Ko Tao : meilleur spot de plongée - nombreuses tortues Paradis pour les amateurs de plongée à petits budgets
Ko Phi Phi : ile magnifique ou a été tourné "la plage"
Cambodge :
Temple d'Angkor
Quels sont le ou les parcs naturels à ne pas rater ? le ou les temples à voir absolument et l'ile qui nous laissera un souvenir impérissable ? Evidement les gouts et les couleurs varient suivant les gens mais j'aimerais votre avis.
Merci et bonne journée !
Nous sommes au début de la préparation de notre voyage en Thaïlande pour le mois d'aout et j'aimerais votre avis sur les lieux que nous envisageons de visiter. L'ordre n'est pas encore défini.
Autour de Bangkok :
Phetchaburi : sud ouest bangkok (100 km) Troglodites, grottes, singes, cascades, boudhas
Ayutthaya : Patrimoine mondial de l'humanité Beaucoup de temples indouistes
Khao Yai : humide - parc naturel Foret réputée pour ces cascades et singes
Lopburi : Temple aux nombreux singes
Khorat : 5 énormes temples + éléphants + soie
Sur la route de Chiang Mai :
Kamphaeng phet : à voir en même temps sukotaï parc national de Khlong Lan (95 m de cascade) Temple indouiste boudha couché entouré de 68 éléphants.
Chiang Saen : fleuve Mekong
Mae Saï Triangle d'or
Le choix des iles :
Ko Chang : Ile du sud est avec foret dense, parc national protégé avec des éléphants, des cascades et des temples.
Ko Tao : meilleur spot de plongée - nombreuses tortues Paradis pour les amateurs de plongée à petits budgets
Ko Phi Phi : ile magnifique ou a été tourné "la plage"
Cambodge :
Temple d'Angkor
Quels sont le ou les parcs naturels à ne pas rater ? le ou les temples à voir absolument et l'ile qui nous laissera un souvenir impérissable ? Evidement les gouts et les couleurs varient suivant les gens mais j'aimerais votre avis.
Merci et bonne journée !
Nouveau-Brunswick: endroits intéressants à visiter? English translation pending
Bonjour,
je viens de Québec et j'ai l'intention d'aller passer quelques jours au N-B cet été. Quel itinéraire me conseillez-vous? Je partirai de Québec en passant vers Edmundston... et je ne sais pas encore pour la suite... J'avais pensé aller jusqu'à Bathurst... Qu'en pensez-vous? Merci!
je viens de Québec et j'ai l'intention d'aller passer quelques jours au N-B cet été. Quel itinéraire me conseillez-vous? Je partirai de Québec en passant vers Edmundston... et je ne sais pas encore pour la suite... J'avais pensé aller jusqu'à Bathurst... Qu'en pensez-vous? Merci!
Avis sur les excursions organisées par Costa sur la croisière "Magique Méditerranée" English translation pending
Bonjour,
Nous venons de réserver notre première croisière " magique mediterranée" et sommes à la recherche de renseignements. Avez-vous aimé les excursions organisées par Costa?
Les escales de notre croisière seront les suivantes: Barcelone Palma Tunis La Valette Palerme Rome
merci d'avance à tout ceux qui me permettront de partager leurs expériences.
Nous venons de réserver notre première croisière " magique mediterranée" et sommes à la recherche de renseignements. Avez-vous aimé les excursions organisées par Costa?
Les escales de notre croisière seront les suivantes: Barcelone Palma Tunis La Valette Palerme Rome
merci d'avance à tout ceux qui me permettront de partager leurs expériences.
Kemer en Turquie English translation pending
Bonjour a tous
Voila je pars 15 jours a Kemer du 31/03 au 14/04 2008
Je voudrais savoir ce qu'il y a a visiter en prenant les transports en commun
J'aime les vieux monuments les vielles pierres quand je suis sur place tous les 4 jours visite organisee par tour operateur 1 jour sur 2 deplacement en dolmuch et 1 jour sur 2 deplacement a ped J'ai deja visiter EPHESE 2x PAMMUKALE 2x millet KUSADASI BODRUM les CAPPADOCES Si vous avez des idees a vos plumes Merci RENE
J'aime les vieux monuments les vielles pierres quand je suis sur place tous les 4 jours visite organisee par tour operateur 1 jour sur 2 deplacement en dolmuch et 1 jour sur 2 deplacement a ped J'ai deja visiter EPHESE 2x PAMMUKALE 2x millet KUSADASI BODRUM les CAPPADOCES Si vous avez des idees a vos plumes Merci RENE
Visites et activités en Angleterre et France English translation pending
Bonjour! Mon amie et moi planifions notre voyage en Europe. Nous avons lu le guide sur l'Angleterre et celui sur la France par contre, les guides parlent surtout des cathédrales, églises, etc à visiter. Nous voudrions faire plus que cela puisque notre voyage durera 40 jours. Nous allons tout d'abord débarqué de l'avion a Londres et visiter le sud de l'Angleterre durant 3 semaines. Ensuite, nous allons traversé en Normandie, passé par Paris et les villes intéressantes proches. Notre voyage ce terminera a Nice, et en allant visiter Marseilles, Cannes et Monaco. Bref, ce que nous voulons savoir c'est les endroits, les activités et les places à aller. Pas obliger que ce soit un incontournable mais une activité intéressante qui nous donnera de bons souvenirs. Nous avons besoin de suggestions afin que notre voyage soit le plus plaisant possible. Merci beaucoup pour toutes les réponses futures.
Nadia une québécoise qui veut faire un voyage agréable en europe. 🙂
Nadia une québécoise qui veut faire un voyage agréable en europe. 🙂
Egypte: Wadi Hitan ou Zeuglodon ou vallée des baleines English translation pending
Connaissez-vous une agence locale ayant une bonne connaissance du terrain pour nous faire découvrir cet endroit?
Pour l'instant, j'en ai contacté deux : Eden Garden Tour, pas cher mais je ne suis pas sûre qu'ils connaissent ce coin aussi bien que le désert blanc, et Helal Travel, bien plus cher, qui a l'air de mieux connaître.
Si l'un d'entre vous a voyagé avec l'une de ces agences ou une autre, je serais ravie de savoir comment ça s'est passé. (on voudrait ne pas faire que du 4X4 mais aussi marcher dans de beaux coins SANS 4X4)
Merci pour votre aide! Marie
Pour l'instant, j'en ai contacté deux : Eden Garden Tour, pas cher mais je ne suis pas sûre qu'ils connaissent ce coin aussi bien que le désert blanc, et Helal Travel, bien plus cher, qui a l'air de mieux connaître.
Si l'un d'entre vous a voyagé avec l'une de ces agences ou une autre, je serais ravie de savoir comment ça s'est passé. (on voudrait ne pas faire que du 4X4 mais aussi marcher dans de beaux coins SANS 4X4)
Merci pour votre aide! Marie
Hébergements en Géorgie? English translation pending
bonjour
partant en georgie 10 jours je recherche chambre chez l'habitant pres de tbilissi ainsi que les hotels pas trop cher (car il y a tres peu d'info).
idem pour varzdia, gori, poti, koutaissi, batoumi et soukhomi.
donc si vous avez des info merci de me les transmetre
Croisière "Capitales de la baltique" sur le Costa Magica? English translation pending
Nous partons dans 15 j faire la croisière "capitales de la baltique" sur le Costa Magica et j'aimerais avoir des infos sur les pays visités : Copenhague, Tallinn, ST Petersbourg, Helsinki, Stockholm.
En effet, nous ne prendrons que l'excursion à St Petersbourg (à cause du visa). Laquelle choisir ?
Pour les autres villes, nous les visiterons seuls et j'aimerais savoir ce qu'il y a à voir ? si tout peut se faire à pied ? s'il y a des navettes prévues pour aller en ville (payantes ou pas ?).
Si vous avez des tuyaux pour ces villes, je suis preneuse 😉
Merci d'avance pour toutes vos réponses
Informations sur la Turquie de l'Est English translation pending
nous partons pour la turquie en camping car dès le 15 août prochain, nous recherchons des infos sur le bateau depuis ancone via igoumenistas et retour en billet open.est-il possible de prendre le billet sur place au départ? pour profiter du meilleur coût. Sinon faut-il réserver tôt et où ? Opendeck ou pas ? le plus économique.
Nous envisageons d'aller en turquie de l'est, qui peut nous donner des infos sur le réseau routier, des cols à passer
altitude? Nous pensons "rentrer" en tout début novembre
merci
Martinique: l'essentiel en 7 jours English translation pending
Bonjour à tous,
je dois me rendre en Martinique en juin prochain avec mon conjoint (pression à son comble, ce sont nos premières vacances!!) 😉 J'ai eu l'occasion de parcourir les anciennes discutions concernant cette île, et à priori il y a des nombreuses choses à visiter... Je dois avouer que je m'y perds un peu!!! Nous souhaiterions visiter les sites essentiels et profiter un max étant donné que nous disposons que d'une semaine sur place... Selon vous, quels sont les sites les plus beaux et les visites à faire absolument?
Pour info, nous séjournerons dans un hôtel au Diamant et nous pensons prendre une voiture le loc sur la semaine.
Merci beaucoup pour vos réponses,
Nectarine.
je dois me rendre en Martinique en juin prochain avec mon conjoint (pression à son comble, ce sont nos premières vacances!!) 😉 J'ai eu l'occasion de parcourir les anciennes discutions concernant cette île, et à priori il y a des nombreuses choses à visiter... Je dois avouer que je m'y perds un peu!!! Nous souhaiterions visiter les sites essentiels et profiter un max étant donné que nous disposons que d'une semaine sur place... Selon vous, quels sont les sites les plus beaux et les visites à faire absolument?
Pour info, nous séjournerons dans un hôtel au Diamant et nous pensons prendre une voiture le loc sur la semaine.
Merci beaucoup pour vos réponses,
Nectarine.
Deux semaines en Martinique fin juin English translation pending
Alors nous partons pour la martinique fin juin pour 2 semaines....
Alors j'ai pleins de questions...
nous aimerions louer un logement avec 2 chambres pas rop loin de lamer a pied dans le sud... des propositions ?
Est-il possible de louer des vélos avec des sièdes enfants (on en a 2 de 10 mois et casi 3 ans)
Que doit-on absolument voir ?
_ on va se faire a manger nous même alors on va devoirfaire nos courses... adépte de produits frais et de fruits je veux aller au marché... mais voilà se fait-on arnaqué en temps que touriste ? Les prix sont-il affichés?
et tout autres aide est bonne a prendre merci
_ on va se faire a manger nous même alors on va devoirfaire nos courses... adépte de produits frais et de fruits je veux aller au marché... mais voilà se fait-on arnaqué en temps que touriste ? Les prix sont-il affichés?
et tout autres aide est bonne a prendre merci
Mariage en Équateur? English translation pending
Salut!
Ce message s'adresse à quelqu'un qui est présentment en Équateur!! Je voudrais savoir comment s'y prendre pour se marier en Équateur à l'église ou civilement....Combien ça peut couter, comment on doit le planifier? Si vous connaissez un site internet avec les infos (gouvernement ou autre....) La question est très pontue je le reconnais...🙂
Merci à ceux qui pourront m'aider!
Ce message s'adresse à quelqu'un qui est présentment en Équateur!! Je voudrais savoir comment s'y prendre pour se marier en Équateur à l'église ou civilement....Combien ça peut couter, comment on doit le planifier? Si vous connaissez un site internet avec les infos (gouvernement ou autre....) La question est très pontue je le reconnais...🙂
Merci à ceux qui pourront m'aider!
Expédition de colis du Vietnam en France English translation pending
😉 je cherche une info sur la possibilite d'envoyer des colis du VIETNAM vers la FRANCE les eventuelles restrictions, il sagit d'une amie qui souhaite m'envoyer des objets de decorations, fringues, etc, bien entendus ils ne sagit pas de choses anciennes🤪🤪 juste pour eviter d'avoir a trimballer trop de choses pendant le voyage.
je vous remerci par avance pour votre aide😉
smokey