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Où aller pour un voyage d'un mois en Inde cet été? English translation pending
Nous voulons partir a 3 (3 garcons) en Inde du 20juillet au 20 aout,
ou me conseillez vous d'aller, compte tenu du climat (moussons?), du tourisme .. ?
Savez vous le prix des vols à l'interieur de l'Inde? Quelle région est la plus interessante ? (pas forcement touristique) Faut-il eviter certaines zones?
et enfin, connaissez vous des assocations humanitaires là bas ? et pensez vous qu'il soit possible de faire de l'humanitaire que 15jours ?
merci d'avance, toutes vos réponses sont les bienvenues!
Greg, Gut et Nico
Savez vous le prix des vols à l'interieur de l'Inde? Quelle région est la plus interessante ? (pas forcement touristique) Faut-il eviter certaines zones?
et enfin, connaissez vous des assocations humanitaires là bas ? et pensez vous qu'il soit possible de faire de l'humanitaire que 15jours ?
merci d'avance, toutes vos réponses sont les bienvenues!
Greg, Gut et Nico
Mongolie en été 2007 English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà j'ai l'intention de passer l'été prochain en Mongolie. pour cela, je pense prendre le bus ( euroligne) à Strasbourg à destination de Moscou (2 jours ). Je pense rester 2-3 jours à Moscou puis prendre le transibérien pour Ulan Bator. ( 7 jours d'apres mes infos) j'aimerai y etre pour le 11 juillet ( fête nationale) . Ensuite, je compte arpenté ce pays soit à pied, soit à cheval ( mais pas tres expérimentée!), ou autrement, mais de façon à vivre au plus pres du peuple Mongol et ce jusqu'à debut septembre ou je prendrai l'avion soit pour katmandou soit pour lhassa....
Mes question sont les suivantes :
Vaut il mieux que je reserve mon voyage en TS depuis la France ou est il plus avantageux ( et pas trop compliqué !) de prendre un billet à Moscou? Quel est le cout du voyage moscou -UB en TS, quel budget prevoir durant le trajet, y a t il different itinéraires, quels conseils me donneriez vous pour que je profites un max de ce voyage, sans me faire trop arnaquer ! Pour visiter la mongolie : faut il avoir reserver un guide à l'avance pour pouvoir visiter en toute quiétude ?ou alors peut on trouver directement sur place? quel budget faut il compter? est ce possible de visiter le pays, comme ça, au fil des rencontres, quand on est seule ? Et pour finir, y a t'il des vols directs pour katmandou ? Merci d'avance pour votre gentillesse et vos precieux conseils!
Anthesyte
Mes question sont les suivantes :
Vaut il mieux que je reserve mon voyage en TS depuis la France ou est il plus avantageux ( et pas trop compliqué !) de prendre un billet à Moscou? Quel est le cout du voyage moscou -UB en TS, quel budget prevoir durant le trajet, y a t il different itinéraires, quels conseils me donneriez vous pour que je profites un max de ce voyage, sans me faire trop arnaquer ! Pour visiter la mongolie : faut il avoir reserver un guide à l'avance pour pouvoir visiter en toute quiétude ?ou alors peut on trouver directement sur place? quel budget faut il compter? est ce possible de visiter le pays, comme ça, au fil des rencontres, quand on est seule ? Et pour finir, y a t'il des vols directs pour katmandou ? Merci d'avance pour votre gentillesse et vos precieux conseils!
Anthesyte
Fantaisie... English translation pending
Agra, Bobo, Dili, Ada, Aden
Bitlis, Paris, Lima, Lhassa, Sanaa
Chitipa, Malatya, Ferghana, Jakarta
Dumai, Dubai, Chang-rai, Shanghai
Bam, Nur, Qom
Van, Balkh, Gstaad
Dumai, Dubai
Montreal, Montreal
Hamatsuwaki, Balatonfuzvo, Boralesgamuwa,
Bâle, Biehl, Buhl.
Népal avec enfants English translation pending
J'ai lu sur plusieurs post qu'il était possible de louer des vêtements chauds ; j'aimerai savoir si effectivement je peux aussi en trouver pour mes enfants (6 ans) car nous partons pour 4 mois, mais seulement 3 semaines au Népal, et je ne me vois pas ensuite trimballer trop de fringues inutiles lorsque nous visiterons la Thailande, le Laos ...bref, où il fait chaud. voilà, merci de vos réponses
Arriver en Inde sans billet retour ni de continuation avec un visa de six mois? English translation pending
Bonjour!
quelqu'un a t-il eu l'expérience d'arriver en avion en Inde (Delhi pour moi fin septembre) depuis la France avec seulement un billet aller simple et un visa de 6 mois ?
Comment réagissent les officiers à la frontière?
précisions : je ne veux pas prendre mon billet suivant pour le népal (en france avant de partir) pour la bonne et simple raison que c'est à partir de l'inde que je vais acheter un billet Tour Du Monde qui commencera en janvier (moins cher là-bas avec la star alliance !) et je n'ai pas non plus mon prochain visa (Nepal) car je ne sais pas exactement à quel moment je vais y aller et pareil c'est moins cher à la frontière directement.
Je comptais tout faire sur place au moment venu dans l'espace de mes 6 mois de visa....mais Gulf Air me dit qu'il vont m'embarquer sans problème dans l'avion mais sans me garantir qu'à l'arrivée ils m'acceptent à la frontière car je n'ai pas de preuve que je repars au bout de 6 mois de l'Inde !!!!!
est-ce qu'ils peuvent vraiment me refouler du territoire ?? ca m'étonne un peu quand même...mais du coup je lis les guides et effectivement ils mettent en garde par rapport à ca !! ca commence à me flipper 😕
Et impossible d'avoir l'ambassade de france en inde ou d'inde en france par téléphone depuis une semaine et ils ne répondent pas aux mails non plus ! j'hallucine de pas trouver réponse officiel à cette maudite question...🙁
Et une autre facon de prouver la continuation serait de prouver que j'ai de quoi acheter un billet sur mon compte il parait... mais est-ce que ca suffit ? Comment on fait ca ? un papier de la banque ?
Si jamais je décide de poursuivre mon voyage en asie (thaillande, laos, malaisie) puis océanie (australie et nouvelle zélande) de la même facon avec que des allers simples au coup par coup et un seul visa à la fois, est-ce que j'aurai à chaque fois ce même problème ??
Il me semblait qu'il y avait vraiment des voyageurs au long court qui ne planifiaient pas tout leur voyage pour etre libre de tout changement à tous moments et sans avoir pour autant de souci aux frontières...non ??? comment faites-vous donc ?????
Peut-on compiler sur ce post les expériences de chacun dans différents pays EN ARRIVANT EN ALLER SIMPLE AVEC JUSTE LE VISA DU PAYS EN QUESTION ?? QUELS SONT LES PAYS Où CA NE SE PASSE PAS BIEN ?
Merci vraiment pour l'aide puisque les instances officielles ne donnent pas d'informations très claires ou sont injoignables !!!🙂
Fabien
précisions : je ne veux pas prendre mon billet suivant pour le népal (en france avant de partir) pour la bonne et simple raison que c'est à partir de l'inde que je vais acheter un billet Tour Du Monde qui commencera en janvier (moins cher là-bas avec la star alliance !) et je n'ai pas non plus mon prochain visa (Nepal) car je ne sais pas exactement à quel moment je vais y aller et pareil c'est moins cher à la frontière directement.
Je comptais tout faire sur place au moment venu dans l'espace de mes 6 mois de visa....mais Gulf Air me dit qu'il vont m'embarquer sans problème dans l'avion mais sans me garantir qu'à l'arrivée ils m'acceptent à la frontière car je n'ai pas de preuve que je repars au bout de 6 mois de l'Inde !!!!!
est-ce qu'ils peuvent vraiment me refouler du territoire ?? ca m'étonne un peu quand même...mais du coup je lis les guides et effectivement ils mettent en garde par rapport à ca !! ca commence à me flipper 😕
Et impossible d'avoir l'ambassade de france en inde ou d'inde en france par téléphone depuis une semaine et ils ne répondent pas aux mails non plus ! j'hallucine de pas trouver réponse officiel à cette maudite question...🙁
Et une autre facon de prouver la continuation serait de prouver que j'ai de quoi acheter un billet sur mon compte il parait... mais est-ce que ca suffit ? Comment on fait ca ? un papier de la banque ?
Si jamais je décide de poursuivre mon voyage en asie (thaillande, laos, malaisie) puis océanie (australie et nouvelle zélande) de la même facon avec que des allers simples au coup par coup et un seul visa à la fois, est-ce que j'aurai à chaque fois ce même problème ??
Il me semblait qu'il y avait vraiment des voyageurs au long court qui ne planifiaient pas tout leur voyage pour etre libre de tout changement à tous moments et sans avoir pour autant de souci aux frontières...non ??? comment faites-vous donc ?????
Peut-on compiler sur ce post les expériences de chacun dans différents pays EN ARRIVANT EN ALLER SIMPLE AVEC JUSTE LE VISA DU PAYS EN QUESTION ?? QUELS SONT LES PAYS Où CA NE SE PASSE PAS BIEN ?
Merci vraiment pour l'aide puisque les instances officielles ne donnent pas d'informations très claires ou sont injoignables !!!🙂
Fabien
Train de Lhassa à Beijing English translation pending
puisqu'il faut toujours prévoir le prochain voyage, , nous voulons faire cette balade en train de Lhassa à Beijing !!! le train veint d'être sur les rails. qui l'aurait pris ces dernières semaines ??
combien ça coûte : paris Lhassa en avion, lhasa pékin en train et retour pékin PAris - seulement le voyage, le reste on se débrouillera selon vos conseils avisés.
thanks
Baptistou du bout du monde
Entrer illégalement au Tibet English translation pending
Salut,
un petit message a ceux qui veulent aller au tibet (a lhasa) sans depenser des fortunes.
Depuis chengdu prendre le bus jusqu'a kandging, puis litang.
Ensuite on peux faire du stop jusqu'a markham et c la que ca se complique il faut passer incognito au barrages de polices.
Il y en a markham et avant bayi et un peux partout sur la route jusqu'a lhasa mais en general ils n'arretent pas les voitures.
Enfin j'ai trouve ca quand meme bien facile surtout en ete quand il y a plein de jeep de chinois qui sont ravis de vous prendre en stop.
Ca evite de payer les sommes exhorbitantes que les agences demandent a chengdu pr se rendre a lhasa.
Une fois a lhasa qui est un zone libre le permis n'es plus necessaire.
un petit message a ceux qui veulent aller au tibet (a lhasa) sans depenser des fortunes.
Depuis chengdu prendre le bus jusqu'a kandging, puis litang.
Ensuite on peux faire du stop jusqu'a markham et c la que ca se complique il faut passer incognito au barrages de polices.
Il y en a markham et avant bayi et un peux partout sur la route jusqu'a lhasa mais en general ils n'arretent pas les voitures.
Enfin j'ai trouve ca quand meme bien facile surtout en ete quand il y a plein de jeep de chinois qui sont ravis de vous prendre en stop.
Ca evite de payer les sommes exhorbitantes que les agences demandent a chengdu pr se rendre a lhasa.
Une fois a lhasa qui est un zone libre le permis n'es plus necessaire.
Tour du Manaslu au Népal en octobre-novembre English translation pending
auriez vous des infos sur le tour du manaslu, periode octobre-novembre: faut il un permis de treck, est il possible de le faire en individuel, de lodge en logde ou bien est il utile de prendre une tente ...merci pour vos reponses, si vous passez ds les pyrenees catalanes contacter moi.........
Possibilité de faire Asie, Afrique, Amérique du Sud avec One World? English translation pending
bonjour
pouvez vous me dire ( l'agence est fermée aujourdh'hui) si c'est possible avec un one world explorer de faire un itineraire qui commencerait par l'asie, puis afrqie, puis amerique du sud, et retour à la maison, AUTREMENT DIT, de revenir en arriere au niveau des contients asie-afrik
merci de votre reponse
karine
Petits voyages en Europe en combi-Volkswagen? English translation pending
Bonsoir!
Certains d'entre vous utilisent-ils un combi volkswagen pour leurs petits voyages en europe? Dans ce cas là à combien de distance partez vous? Est-ce confortable pour les enfants (par rapport à un camping car par exemple)?
Certaines destinations, certains pays ou carrément certaines villes sont-elles plus propices à ce mode d'hébergement pour la nuit?
D'avance merci!!
Christ 🙂
Certains d'entre vous utilisent-ils un combi volkswagen pour leurs petits voyages en europe? Dans ce cas là à combien de distance partez vous? Est-ce confortable pour les enfants (par rapport à un camping car par exemple)?
Certaines destinations, certains pays ou carrément certaines villes sont-elles plus propices à ce mode d'hébergement pour la nuit?
D'avance merci!!
Christ 🙂
Trajet Goldmud (Chine) - Lhassa (Tibet) English translation pending
bin le bonjour mes freres
voila il s agit d un sujet recurent mais je ne saisi pas toutes les subtilites pour me rendre a Lhassa en toute illegalite bien sur
En bus cela serait il possible?
Faut il reellement se cacher dans la soute?Euh quelqu un vient vous chercher apres le check point???
Si quelqu un pouvait m eclairer la dessus ca m arrangerai
mon projet serait chine (j y habite) lhassa (et plus si possible) Kathmandou puis un retour en avion
pensez vous que l inerse est plus simple
sachant que je suis une routarde, donc pas de permis pas de 4*4 et du stop surtout du stop
merci pour les presisions et pour aller jusqu a katmandou?
sachant que je suis une routarde, donc pas de permis pas de 4*4 et du stop surtout du stop
merci pour les presisions et pour aller jusqu a katmandou?
Aller au Tibet sans groupe organisé English translation pending
Jai besoin de quelque information au sujet du Tibet!
Je sais que la procédure "officiel" pour se rendre au tibet est par groupe organisé mais, des étudiant de Hong Kong m'ont qu'il y a moyen de s'y rendre sans cette alternative de groupe en passant par une province à proximité.
Je désirais ne pas faire affaire avec une agence chinoise, mais je ne sais pas si c'est possible en tant qu'occidentaux!!! Si il y en a qui l'on fait, j'aimerai avoir votre opinion.... Merci!!
Je désirais ne pas faire affaire avec une agence chinoise, mais je ne sais pas si c'est possible en tant qu'occidentaux!!! Si il y en a qui l'on fait, j'aimerai avoir votre opinion.... Merci!!
Situation politique au Népal (voyage en avril)? English translation pending
Salut,
De retour d'un trek au Népal en Novembre 2005, j'ai décidé d'y repartir en Avril 2006. Cette fois je suis attendue dans un orphelinat près de Kathmandou, pour y passer un mois. J'ai des contacts avec la personne qui m'attend à l'orphelinat (un français), et aussi le guide népalais que j'ai connu durant mon trek. Au niveau de la situation politique actuelle c'est compliqué de savoir ce qui se passe exactement, et quel danger il y a vraiment, même en ayant des contacts réguliers. C'est pourquoi j'essaye de multiplier les infos, pour me faire une idée un peu plus nette, et pour prendre une décision (même si j'ai déjà acheté mes billets d'avion).
Un bandah (grêve générale imposée par les maoistes) est prévue pour le 3 avril pour une durée de 3 semaines.
Quelqu'un a t il des infos, des conseils, des départs de prévus pour avril 2006 aussi?
Annulation de tous les voyages pour le Népal English translation pending
Népal : les voyagistes français suspendent tous les départs 20/01/2006 Les voyagistes français membres du Ceto ont annoncé la suspension de tous les départs vers le Népal jusqu'au 31 janvier, en raison du regain de tension dans ce pays.
Cette mesure, qui peut changer à tout moment, est destinée à « éviter la présence de touristes français au Népal jusqu'au 12 février 2006 inclus », explique l'Association de tour-opérateurs (Ceto).
Les voyageurs touchés par cette décision peuvent soit bénéficier d'un report sans frais sur la même destination du TO à une date ultérieure (report valable 6 mois), soit d'un report sur une autre destination du voyagiste (valable 6 mois), soit d'un crédit voyage (valable six mois).
Un couvre-feu est imposé depuis lundi au Népal à la suite d'attaques meurtrières des rebels maoïstes près de Katmandou.
http://www.lechotouristique.com/article/page_article.cfm?idoc=66670&navartrech=9&id_site_rech=17&maxrow=1039&home=home
Cette mesure, qui peut changer à tout moment, est destinée à « éviter la présence de touristes français au Népal jusqu'au 12 février 2006 inclus », explique l'Association de tour-opérateurs (Ceto).
Les voyageurs touchés par cette décision peuvent soit bénéficier d'un report sans frais sur la même destination du TO à une date ultérieure (report valable 6 mois), soit d'un report sur une autre destination du voyagiste (valable 6 mois), soit d'un crédit voyage (valable six mois).
Un couvre-feu est imposé depuis lundi au Népal à la suite d'attaques meurtrières des rebels maoïstes près de Katmandou.
http://www.lechotouristique.com/article/page_article.cfm?idoc=66670&navartrech=9&id_site_rech=17&maxrow=1039&home=home
Népal en juin 2006 English translation pending
Bonjour à tous, amis voyageurs,
Je vais partir pour la première fois au Népal pendant 3-4 semaines, environ de mi-juin à mi-juillet 2006. Oui, je sais, c’est la mousson, mais je n’ai pas vraiment le choix, car en fait j’y vais avec un groupe de 8 personnes, tous étudiants comme moi. Nous avons monté une association « humanitaire » et nous avons envoyé de l’argent à une association là-bas (CWH), pour la rénovation de 2 écoles et l’achat de fournitures. Nous allons donc sur place pour aider à la réalisation de notre projet. Nous irons soit à Pokhara, soit à Sukumbasi (un petit village), soit à Sauraha (dans le parc de Chitwan). Peut-être un peu des trois. Nous ne ferons pas de trek (nous n’allons pas là-bas pour ça), mais sans doute une ou deux balades dans les environs. Et évidemment, je me pose plein de questions à propos de ce voyage ! en ce qui concerne le climat, je sais qu’il va pleuvoir souvent… Mais niveau températures, ça donne quoi ? Est-ce qu’il faut emporter un pull ? Un sac de couchage ? Et est-ce que j’aurais quand même la chance d’apercevoir les sommets himalayens depuis Pokhara (au moins tôt le matin) ? pieds : conseillez-vous plutôt des chaussures de marche, des baskets pourries, des bottes, ou rien ? Avec la boue et les sangsues, je ne sais que choisir :-) médicaments et trousse de secours : est-ce que vous avez des suggestions particulières ? Ou même au niveau des produits genre Micropur, antimoustique… cadeaux : faut-il apporter des petits cadeaux ? Certains disent oui, parce que ça fait plaisir, d’autres disent surtout pas, car ça habitue à la mendicité. Comment ça se passe au Népal ? visites : si vous connaissez Pohkara, Sukumbasi ou Sauraha, qu’en pensez-vous ? Qu’y a-t-il à voir ? billet d’avion : si vous connaissez un moyen pour payer moins cher que 800 euros avec Gulf Air, je suis preneur :-)
Tout autres conseil ou avis sera bien évidemment le bienvenu !
Merci d’avance.
Yoann
Yoann
Permis de randonnée pédestre pour un tour des Annapurnas English translation pending
Salut,
J'ai fait une recherche mais pas trouvé de réponse définitivement claire sur le sujet. Faut-il un permis pour faire le tour des annapurnas ?? Je croyais que ce n'était plus nécessaire, mais j'ai vu des messages qui semblaient indiquer qu'il en fallait toujours un. En passant, au niveau de la période, conseillez-vous plutôt le printemps ou l'automne ? Merci !
J'ai fait une recherche mais pas trouvé de réponse définitivement claire sur le sujet. Faut-il un permis pour faire le tour des annapurnas ?? Je croyais que ce n'était plus nécessaire, mais j'ai vu des messages qui semblaient indiquer qu'il en fallait toujours un. En passant, au niveau de la période, conseillez-vous plutôt le printemps ou l'automne ? Merci !
Compagnie aérienne la moins chère pour l'Inde? English translation pending
Je partirai en Inde au mois d'aout. POurriez-vous m'indiquer la compagnie la plus interessante du point de vue financier? Ou alors peut être est-il possible d'aterrir dans un pays proche et se faire un petit périple jusqu'en Inde et que cela revienne moins cher qu'un direct?
Merci pour vos conseils!
Karen
Merci pour vos conseils!
Karen
Irkusk (Russie) - Pékin à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Amateur de grandes virées à vélo, seul généralement: MADAGASCAR, LA REUNION, MAURICE, TURQUIE, CHINE, VIETNAM, je voudrai en 5 semaines descendre du LAC BAIKAL à travers la MONGOLIE pour arriver a PEKIN en AOUT. J'aimerai avoir le plus d'infos possibles sur les tracasseries administratives, le climat, l'état des routes, le logement, enfin bref tout ce qui ce qui sera utile à un gai cyclo solitaire.Bises merci d'avance.
Amateur de grandes virées à vélo, seul généralement: MADAGASCAR, LA REUNION, MAURICE, TURQUIE, CHINE, VIETNAM, je voudrai en 5 semaines descendre du LAC BAIKAL à travers la MONGOLIE pour arriver a PEKIN en AOUT. J'aimerai avoir le plus d'infos possibles sur les tracasseries administratives, le climat, l'état des routes, le logement, enfin bref tout ce qui ce qui sera utile à un gai cyclo solitaire.Bises merci d'avance.
Réservation d'hôtels à Las Vegas English translation pending
Quelle est a votre connaissance le meilleur site web de reserevations d'hotels en ligne offrant les meilleurs tarifs sur las vegas?
A bientot
A bientot
Itinéraire au Népal English translation pending
Namasté,
Je commence à avoir une vague idée de l'itinéraire que je voudrais suivre au Népal; j'aimerais avoir l'avis de personnes qui y sont déjà allées, histoire de savoir si c'est faisable et surtout, COMMENT c'est faisable. Je m'interroge surtout quant au transport dans le Teraï.
Je passerai 4 semaines au Népal de fin octobre à fin novembre.
Projet (très flou, mais c'est volontaire, je n'aime pas trop planifier à l'avance!) : arrivée à KTM, deux ou 3 jours à KTM et la vallée quelques jours à Koshi Tappu (en prenant l'avion de KTM à Biratnagar, puis en taxi ?) quelques jours à Chitwan NP un ou deux jours à Lumbini trek d'une semaine, peut-être dans la région de Pokhara (Jomsom trek?) ou dans le parc national de Shey Phoksundo (infos ??) vallée de KTM: Patan, Bakthapur, etc.
Pensez-vous qu'il soit conseillé de louer une voiture avec chauffeur pour la partie Koshi Tappu - Chitwan - Lumbini - Pokhara ? Si oui, à quels prix dois-je m'attendre ?
Y a-t-il facilement moyen de loger chez l'habitant au Népal ? Je pense notamment à la réserve de Koshi Tappu; le seul endroit proposant un logement près de Koshi Tappu est le Koshi Tappu Wildlife Camp, mais les prix sont carrément exorbitants. Le LP dit qu'il est possible de loger dans un village des environs ... est-ce réaliste ?
Merci d'avance
Je commence à avoir une vague idée de l'itinéraire que je voudrais suivre au Népal; j'aimerais avoir l'avis de personnes qui y sont déjà allées, histoire de savoir si c'est faisable et surtout, COMMENT c'est faisable. Je m'interroge surtout quant au transport dans le Teraï.
Je passerai 4 semaines au Népal de fin octobre à fin novembre.
Projet (très flou, mais c'est volontaire, je n'aime pas trop planifier à l'avance!) : arrivée à KTM, deux ou 3 jours à KTM et la vallée quelques jours à Koshi Tappu (en prenant l'avion de KTM à Biratnagar, puis en taxi ?) quelques jours à Chitwan NP un ou deux jours à Lumbini trek d'une semaine, peut-être dans la région de Pokhara (Jomsom trek?) ou dans le parc national de Shey Phoksundo (infos ??) vallée de KTM: Patan, Bakthapur, etc.
Pensez-vous qu'il soit conseillé de louer une voiture avec chauffeur pour la partie Koshi Tappu - Chitwan - Lumbini - Pokhara ? Si oui, à quels prix dois-je m'attendre ?
Y a-t-il facilement moyen de loger chez l'habitant au Népal ? Je pense notamment à la réserve de Koshi Tappu; le seul endroit proposant un logement près de Koshi Tappu est le Koshi Tappu Wildlife Camp, mais les prix sont carrément exorbitants. Le LP dit qu'il est possible de loger dans un village des environs ... est-ce réaliste ?
Merci d'avance
Logistique pour trek de 20 jours au Népal English translation pending
Oté,
ici la Réunion. Je souhaiterai partir réaliser un trek au Népal en compagnie de 5 kamarads, tous excellents randonneurs.
Pour le moment, nous en sommes à la phase 'préparatifs' du voyage.
Durée prévue : 1 mois, pour environ 20 jours de trek.
Période : Janvier ou Février.
Questions :
1/ Quel trek choisir ?
Notre objectif n'est pas de réaliser un exploit sportif, mais plutôt d'allier paysages altimontains et rencontres humaines. L'idéal étant alors de trouver un trek relativement peu emprunté et ne nécessitant cependant pas de faire de l'alpinisme. A priori nous opterions plutôt pour la région des Annapurnas... A voir en fonction de vos conseils...
2/ Comment s'organiser pour l'intendance 'trek' ?
Favorables à l'aventure la plus totale, nous souhaitons rester en dehors des circuits organisés. Mais est ce la meilleure solution rapport sécurité/prix ? Est il envisageable d'organiser tout soi même (intendance, guides, matos, déplacements internes...) une fois arrivé sur Katmandou (ou ailleurs) ? Quel serait l'ordre de prix pour un trek d'une 20 de jours ? Sinon, auprès de quelle agence s'adresser ?
3/ Est il possible de louer du matos sur place (type duvet ultra résistant, manteaux chauds) ou d'en acheter et de le revendre au moment du départ ?
Un merci sincère pour vos réponses à ces questions (qui je suis sûr en engendreront tout un tas), et n'hésitez pas à nous faire part de votre expérience (positive ou négative).
N'artrouvé zot tout
ici la Réunion. Je souhaiterai partir réaliser un trek au Népal en compagnie de 5 kamarads, tous excellents randonneurs.
Pour le moment, nous en sommes à la phase 'préparatifs' du voyage.
Durée prévue : 1 mois, pour environ 20 jours de trek.
Période : Janvier ou Février.
Questions :
1/ Quel trek choisir ?
Notre objectif n'est pas de réaliser un exploit sportif, mais plutôt d'allier paysages altimontains et rencontres humaines. L'idéal étant alors de trouver un trek relativement peu emprunté et ne nécessitant cependant pas de faire de l'alpinisme. A priori nous opterions plutôt pour la région des Annapurnas... A voir en fonction de vos conseils...
2/ Comment s'organiser pour l'intendance 'trek' ?
Favorables à l'aventure la plus totale, nous souhaitons rester en dehors des circuits organisés. Mais est ce la meilleure solution rapport sécurité/prix ? Est il envisageable d'organiser tout soi même (intendance, guides, matos, déplacements internes...) une fois arrivé sur Katmandou (ou ailleurs) ? Quel serait l'ordre de prix pour un trek d'une 20 de jours ? Sinon, auprès de quelle agence s'adresser ?
3/ Est il possible de louer du matos sur place (type duvet ultra résistant, manteaux chauds) ou d'en acheter et de le revendre au moment du départ ?
Un merci sincère pour vos réponses à ces questions (qui je suis sûr en engendreront tout un tas), et n'hésitez pas à nous faire part de votre expérience (positive ou négative).
N'artrouvé zot tout
Népal: fin du blocus English translation pending
😊Népal : fin du blocus de la guérilla, maintien des escortes militaires
Le blocus routier de 11 jours imposé par les rebelles antimonarchiques pour protester contre la prise des pleins pouvoirs par le roi du Népal s'est achevé le 12 avril, mais l'armée a décidé de maintenir les escortes militaires sur les routes pour empêcher d'éventuelles attaques. Le blocus avait été imposé le 2 avril à l'appel des rebelles, en lutte contre la monarchie depuis 1996 et qui protestaient une nouvelle fois contre le coup de force du roi Gyanendra, qui a limogé son gouvernement le 1er février et instauré l'état d'urgence. Il était prévu pour durer 11 jours. Le blocus, respecté plus par la peur qu'inspirent les rebelles que par la violence, a entraîné une baisse de la circulation de 50 % des camions, bus et autres véhicules dans la vallée de Katmandou, selon les responsables de la sécurité. Un responsable de la Fédération népalaise des chambres de commerce, P.R. Pandey, a indiqué que les commerçants avaient "beaucoup souffert au cours des 10 derniers jours" et appelé les rebelles à " ne pas répéter le blocus". Les rebelles avaient déjà appelé à un blocus des routes en mars dans le but de couper la capitale du reste du pays, mais ce mot d'ordre avait été peu suivi. Le blocus fini, l'armée a toutefois décidé de maintenir ses escortes pour empêcher des attaques de la guérilla. "Les escortes militaires de véhicules entrant et sortant de la capitale vont se poursuivre pour un moment", a dit un responsable. Le roi avait dit avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait selon lui échoué à entamer des négociations avec les rebelles. Il a promis de rétablir la démocratie dans trois ans après avoir mâté la guérilla.
AFP/VNA ( 14/04/05 )
Le blocus routier de 11 jours imposé par les rebelles antimonarchiques pour protester contre la prise des pleins pouvoirs par le roi du Népal s'est achevé le 12 avril, mais l'armée a décidé de maintenir les escortes militaires sur les routes pour empêcher d'éventuelles attaques. Le blocus avait été imposé le 2 avril à l'appel des rebelles, en lutte contre la monarchie depuis 1996 et qui protestaient une nouvelle fois contre le coup de force du roi Gyanendra, qui a limogé son gouvernement le 1er février et instauré l'état d'urgence. Il était prévu pour durer 11 jours. Le blocus, respecté plus par la peur qu'inspirent les rebelles que par la violence, a entraîné une baisse de la circulation de 50 % des camions, bus et autres véhicules dans la vallée de Katmandou, selon les responsables de la sécurité. Un responsable de la Fédération népalaise des chambres de commerce, P.R. Pandey, a indiqué que les commerçants avaient "beaucoup souffert au cours des 10 derniers jours" et appelé les rebelles à " ne pas répéter le blocus". Les rebelles avaient déjà appelé à un blocus des routes en mars dans le but de couper la capitale du reste du pays, mais ce mot d'ordre avait été peu suivi. Le blocus fini, l'armée a toutefois décidé de maintenir ses escortes pour empêcher des attaques de la guérilla. "Les escortes militaires de véhicules entrant et sortant de la capitale vont se poursuivre pour un moment", a dit un responsable. Le roi avait dit avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait selon lui échoué à entamer des négociations avec les rebelles. Il a promis de rétablir la démocratie dans trois ans après avoir mâté la guérilla.
AFP/VNA ( 14/04/05 )
Tour des Annapurnas au Népal English translation pending
Je désire effectuer le tour des Annapurnas cet automne 2005.
faut-il partir avec une agence ou trouver tout sur place ?
Merci de me faire parvenir vos expériences à ce sujet.
faut-il partir avec une agence ou trouver tout sur place ?
Merci de me faire parvenir vos expériences à ce sujet.
Escale à Bahreïn English translation pending
Bonsoir
j'ai une question qui peux paraitre idiote, la voici
Pour mon prochain voyage j'ai décidé d'aller en thailande par le compagnie gulf air, en revanche il y a une escale à bahrein, n'ayant jamais fait que des voyages directe, voici ma question:
quand j'arrive a bahrein que dois je faire???
passer la douane et prendre ma valiser et me diriger vers l'embarquement pour le nouveau vol ?
Ou je dois juste aller au comptoir pour les vols a correspondance et ce sont les baggagistes qui se chargent de transferer les bagages.
excusez le NOUVEAU!!!
merci
j'ai une question qui peux paraitre idiote, la voici
Pour mon prochain voyage j'ai décidé d'aller en thailande par le compagnie gulf air, en revanche il y a une escale à bahrein, n'ayant jamais fait que des voyages directe, voici ma question:
quand j'arrive a bahrein que dois je faire???
passer la douane et prendre ma valiser et me diriger vers l'embarquement pour le nouveau vol ?
Ou je dois juste aller au comptoir pour les vols a correspondance et ce sont les baggagistes qui se chargent de transferer les bagages.
excusez le NOUVEAU!!!
merci
Frontière sino-indienne traversable? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais avoir des informations sur la frontière sino-indienne. Il parait qu'il est trés difficile d'aller en Inde depuis la Chine, voir impossible. On m'a conseillé de passer par le Népal mais je ne suis pas sure de cette information.
Si quelqu'un peut me renseigner d'avantage sur la situation, je suis preneur pour tout renseignement. D'avance merci de vos services
Arrivée 23h Delhi: transport aéroport-hôtel? English translation pending
Salut à tous,
Quel est le moyen le plus sûr pour rejoindre son hôtel ?
Merci
Quel est le moyen le plus sûr pour rejoindre son hôtel ?
Merci
Ascension d'un 8046m au Tibet English translation pending
😉
Jean-Christophe Lafaille vient de signer au Tibet la première ascension hivernale en solitaire de la face sud du Shishapangma (8 046 m). «Au sommet d'un 8 000, l'expérience est cosmique»
Par Frédérique ROUSSEL
jeudi 16 décembre 2004 (Liberation - 06:
amedi, Jean-Christophe Lafaille, 38 ans, a réussi la première ascension hivernale en solitaire de la face sud du Shishapangma (8 046 m), au Tibet (Libération du 13 décembre). Joint par téléphone à son retour à Katmandou (Népal), il revient sur cet exploit, alors qu'il ne lui reste plus que trois sommets de plus de 8 000 m à gravir.
Vous êtes descendu de votre petit nuage ?
J'ai vécu cette ascension à la fois pleinement et naturellement. Je n'ai pas eu de gros problème et je suis revenu plutôt normalement en forme. Depuis les années 90, je me suis mis à grimper tout seul et en hiver. Le Shishapangma était la suite logique de ce que je faisais déjà dans les Alpes. Je l'avais déjà tenté à la fin de l'automne 1996, mais il y avait trop de neige et les conditions étaient dangereuses.
Pourquoi
le Shishapangma ?
C'est un sommet stratégique. La paroi correspond à une ascension en solitaire. La hauteur de la face, sa technicité et sa marche d'approche sont intéressantes. C'est une montagne assez facile d'accès par rapport à d'autres au Népal. Elle est belle à grimper et pas trop dangereuse tout seul.
Vous êtes-vous longuement préparé ?
J'ai fait une expédition au printemps dans un endroit très sauvage, sur le versant tibétain du Makalu. Et, depuis mon retour fin mai, je n'ai pas arrêté de me préparer physiquement et mentalement.
Avez-vous douté de réussir ?
Je doute toujours. Cette expédition comportait beaucoup d'inconnues : ma résistance à des températures inférieures à 30 °C, la capacité à grimper sans oxygène, à respirer par grand froid. Le plus terrible cette fois, ç'a été les journées que j'ai passé bloqué au camp de base. C'était frustrant, mais le vent soufflait de 140 à 160 km/h et j'aurais été gelé sur place au sommet. Dans ces conditions, les heures passent, les jours passent, les nuits sont longues à gamberger. Le plus dur, et c'est quelque chose que je n'avais pas anticipé, c'est la durée de la nuit. J'ai passé trois nuits d'enfer à 7 000 m car je n'ai pas réussi à dormir à cause du froid et du givre sous la tente. Je me suis dit qu'il fallait m'améliorer sur le plan mental, arriver à me relâcher plus. Quand je suis redescendu du sommet avec deux nuits blanches sur les épaules, je n'ai même pas réussi à bien dormir.
Etre seul, est-ce un handicap ?
J'ai eu d'autres expériences en solitaire. En 1996, j'ai enchaîné deux sommets au Pakistan et trois autres sommets l'année dernière. Mais j'avais croisé des gens sur les camps de base. Cette année, je n'ai vraiment vu personne. J'ai enchaîné deux expéditions à quelques mois d'intervalles, avec chaque fois de grands moments de solitude. Deux mois au printemps, dans une région très sauvage, et un mois là. Parfois, j'avais l'impression de devenir autiste. Je ne parlais pratiquement plus, je lisais et j'écrivais... C'est un état particulier. C'est un choix délibéré d'être complètement seul pour m'engager au maximum.
Et le froid ?
Quand je suis parti de mon camp d'altitude à 7 000 m samedi, il faisait très froid. A 4 h 30 le matin, la nuit est très noire et il fait glacial. Pendant trois ou quatre heures, j'ai craint des gelures au niveau des pieds. Le fait de grimper une face sud me permettait d'espérer un ensoleillement au bout de quatre heures. Et j'ai eu un brin de soleil.
Qu'avez-vous fait au sommet ?
Je suis arrivé vers 11 h 30, heure locale, et il faisait vraiment froid, avec un vent de 70 km/h. Je ne suis resté qu'une dizaine de minutes au sommet. Le paysage était exceptionnel avec un contraste grandiose entre deux régions : le Népal sur ma gauche, avec des montagnes à perte de vue, extrêmement enneigées, acérées, avec des séracs. Sur ma droite, c'était l'immensité du Tibet, avec des plaines à perte de vue, des lacs bleu turquoise... J'ai fait des photos.
On dit que la descente est toujours plus difficile, ce fut le cas ?
J'étais obligé de redescendre par le même itinéraire, qui représente l'équivalent d'une grande face nord dans les Alpes. C'est souvent dans la descente, quand on est fatigué et déconcentré, qu'arrivent les accidents. L'avantage, c'est qu'on retrouve de l'oxygène, et on a l'impression de renaître, de revivre. Le cerveau fonctionne mieux.
Il vous reste trois 8 000 à gravir, le Kangchenjunga, le Makalu et l'Everest. A quand le prochain ?
Dans quelques mois, en avril-mai. Il y a des chances pour que je garde l'Everest pour la fin, par une très belle voie. Ça dépend de ma forme et de la pression. Ma priorité, c'est toujours de tenter une belle course pas classique.
D'où vient votre passion pour l'himalayisme ?
L'Himalaya est un monde hors normes par rapport au reste de la planète. Au sommet d'un 8000, l'expérience est presque cosmique. On n'y voit que des kilomètres de montagnes, aucune trace de civilisation, et même la courbure de la Terre. Je l'ai découvert au printemps 1992 sur la face sud de l'Annapurna, avec Pierre Béghin. J'en suis revenu seul. Sa mort a été à la fois un choc terrible et une expérience forte. Si on compare la montagne avec la voile, je dirais qu'une course dans les Alpes, c'est un Grand Prix de catamaran ; l'Himalaya, c'est le Vendée Globe.
Jean-Christophe Lafaille vient de signer au Tibet la première ascension hivernale en solitaire de la face sud du Shishapangma (8 046 m). «Au sommet d'un 8 000, l'expérience est cosmique»
Par Frédérique ROUSSEL
jeudi 16 décembre 2004 (Liberation - 06:
amedi, Jean-Christophe Lafaille, 38 ans, a réussi la première ascension hivernale en solitaire de la face sud du Shishapangma (8 046 m), au Tibet (Libération du 13 décembre). Joint par téléphone à son retour à Katmandou (Népal), il revient sur cet exploit, alors qu'il ne lui reste plus que trois sommets de plus de 8 000 m à gravir.
Vous êtes descendu de votre petit nuage ?
J'ai vécu cette ascension à la fois pleinement et naturellement. Je n'ai pas eu de gros problème et je suis revenu plutôt normalement en forme. Depuis les années 90, je me suis mis à grimper tout seul et en hiver. Le Shishapangma était la suite logique de ce que je faisais déjà dans les Alpes. Je l'avais déjà tenté à la fin de l'automne 1996, mais il y avait trop de neige et les conditions étaient dangereuses.
Pourquoi
le Shishapangma ?
C'est un sommet stratégique. La paroi correspond à une ascension en solitaire. La hauteur de la face, sa technicité et sa marche d'approche sont intéressantes. C'est une montagne assez facile d'accès par rapport à d'autres au Népal. Elle est belle à grimper et pas trop dangereuse tout seul.
Vous êtes-vous longuement préparé ?
J'ai fait une expédition au printemps dans un endroit très sauvage, sur le versant tibétain du Makalu. Et, depuis mon retour fin mai, je n'ai pas arrêté de me préparer physiquement et mentalement.
Avez-vous douté de réussir ?
Je doute toujours. Cette expédition comportait beaucoup d'inconnues : ma résistance à des températures inférieures à 30 °C, la capacité à grimper sans oxygène, à respirer par grand froid. Le plus terrible cette fois, ç'a été les journées que j'ai passé bloqué au camp de base. C'était frustrant, mais le vent soufflait de 140 à 160 km/h et j'aurais été gelé sur place au sommet. Dans ces conditions, les heures passent, les jours passent, les nuits sont longues à gamberger. Le plus dur, et c'est quelque chose que je n'avais pas anticipé, c'est la durée de la nuit. J'ai passé trois nuits d'enfer à 7 000 m car je n'ai pas réussi à dormir à cause du froid et du givre sous la tente. Je me suis dit qu'il fallait m'améliorer sur le plan mental, arriver à me relâcher plus. Quand je suis redescendu du sommet avec deux nuits blanches sur les épaules, je n'ai même pas réussi à bien dormir.
Etre seul, est-ce un handicap ?
J'ai eu d'autres expériences en solitaire. En 1996, j'ai enchaîné deux sommets au Pakistan et trois autres sommets l'année dernière. Mais j'avais croisé des gens sur les camps de base. Cette année, je n'ai vraiment vu personne. J'ai enchaîné deux expéditions à quelques mois d'intervalles, avec chaque fois de grands moments de solitude. Deux mois au printemps, dans une région très sauvage, et un mois là. Parfois, j'avais l'impression de devenir autiste. Je ne parlais pratiquement plus, je lisais et j'écrivais... C'est un état particulier. C'est un choix délibéré d'être complètement seul pour m'engager au maximum.
Et le froid ?
Quand je suis parti de mon camp d'altitude à 7 000 m samedi, il faisait très froid. A 4 h 30 le matin, la nuit est très noire et il fait glacial. Pendant trois ou quatre heures, j'ai craint des gelures au niveau des pieds. Le fait de grimper une face sud me permettait d'espérer un ensoleillement au bout de quatre heures. Et j'ai eu un brin de soleil.
Qu'avez-vous fait au sommet ?
Je suis arrivé vers 11 h 30, heure locale, et il faisait vraiment froid, avec un vent de 70 km/h. Je ne suis resté qu'une dizaine de minutes au sommet. Le paysage était exceptionnel avec un contraste grandiose entre deux régions : le Népal sur ma gauche, avec des montagnes à perte de vue, extrêmement enneigées, acérées, avec des séracs. Sur ma droite, c'était l'immensité du Tibet, avec des plaines à perte de vue, des lacs bleu turquoise... J'ai fait des photos.
On dit que la descente est toujours plus difficile, ce fut le cas ?
J'étais obligé de redescendre par le même itinéraire, qui représente l'équivalent d'une grande face nord dans les Alpes. C'est souvent dans la descente, quand on est fatigué et déconcentré, qu'arrivent les accidents. L'avantage, c'est qu'on retrouve de l'oxygène, et on a l'impression de renaître, de revivre. Le cerveau fonctionne mieux.
Il vous reste trois 8 000 à gravir, le Kangchenjunga, le Makalu et l'Everest. A quand le prochain ?
Dans quelques mois, en avril-mai. Il y a des chances pour que je garde l'Everest pour la fin, par une très belle voie. Ça dépend de ma forme et de la pression. Ma priorité, c'est toujours de tenter une belle course pas classique.
D'où vient votre passion pour l'himalayisme ?
L'Himalaya est un monde hors normes par rapport au reste de la planète. Au sommet d'un 8000, l'expérience est presque cosmique. On n'y voit que des kilomètres de montagnes, aucune trace de civilisation, et même la courbure de la Terre. Je l'ai découvert au printemps 1992 sur la face sud de l'Annapurna, avec Pierre Béghin. J'en suis revenu seul. Sa mort a été à la fois un choc terrible et une expérience forte. Si on compare la montagne avec la voile, je dirais qu'une course dans les Alpes, c'est un Grand Prix de catamaran ; l'Himalaya, c'est le Vendée Globe.
En préparation: tour du Manaslu au Népal English translation pending
Bonjour à tous, en vue d'un voyage au népal pour le tour du Manaslu et une partie du tour des Annapurnas à partir du 14 octobre 2004, je voudrais savoir comment notre groupe peut s'entrainer pour être au mieux..
Merci pour tous vos commentaires..
"Demain, ou dans une prochaine vie, on ne sait jamais ce qui arrivera en premier" (Dicton Sherpa).
Merci pour tous vos commentaires..
"Demain, ou dans une prochaine vie, on ne sait jamais ce qui arrivera en premier" (Dicton Sherpa).
Népal en camping-car English translation pending
Salut à tous,
Je souhaite partir en camping-car à destination du Népal en partance de France (16). J'aimerais savoir quel type (marque, motorisation, équipements...) de camping-car est le plus approprié pour effectuer ce voyage sans encombre si possible et savoir comment le trouver (quelles annonces, quels journaux, quels sites...?)
Merci pour tous vos renseignements
A bientôt,
Je souhaite partir en camping-car à destination du Népal en partance de France (16). J'aimerais savoir quel type (marque, motorisation, équipements...) de camping-car est le plus approprié pour effectuer ce voyage sans encombre si possible et savoir comment le trouver (quelles annonces, quels journaux, quels sites...?)
Merci pour tous vos renseignements
A bientôt,
Article de fond sur la situation au Népal English translation pending
Bonjour,
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr