Results for "Perth+et+restaurant+|+11+>+237"
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Téléphoner d'Indonésie en Indonésie? English translation pending
bonjour tout le monde,
je pars pour l'indonésie après demain et je souhaiterais savoir comment appeler une personne sur place quand j'arriverais
en gros de jakarta(java) à bali et de bali à bali
j'ai regardé un peu mais je dois être bête j'ai pas bien compris :D
merci d'avavnce
je pars pour l'indonésie après demain et je souhaiterais savoir comment appeler une personne sur place quand j'arriverais
en gros de jakarta(java) à bali et de bali à bali
j'ai regardé un peu mais je dois être bête j'ai pas bien compris :D
merci d'avavnce
Préparer ses propres repas au Japon? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de prévoir un voyage d'un mois au Japon (15 jours Tokyo et 15 jours Kyoto) avec nos 2 enfants de 5 et 6 ans. A l ' heure de réserver nos hébergements, une question se pose! Vaut il mieux choisir une auberge type "backpakers" nous permettant de préparer nos repas ou un hotel classique + repas au resto ?
Nous pensions faire des économies en choisissant le backpakers mais finalement je me demande si nous trouverons facilement de quoi cuisiner (sachant que je ne suis pas du tout calée en cuisine japonaise !!) et aussi à quel prix ???
Si quelqu'un pouvait m'éclairer sur ce point, ce serait super sympa !
Merci
Nous sommes en train de prévoir un voyage d'un mois au Japon (15 jours Tokyo et 15 jours Kyoto) avec nos 2 enfants de 5 et 6 ans. A l ' heure de réserver nos hébergements, une question se pose! Vaut il mieux choisir une auberge type "backpakers" nous permettant de préparer nos repas ou un hotel classique + repas au resto ?
Nous pensions faire des économies en choisissant le backpakers mais finalement je me demande si nous trouverons facilement de quoi cuisiner (sachant que je ne suis pas du tout calée en cuisine japonaise !!) et aussi à quel prix ???
Si quelqu'un pouvait m'éclairer sur ce point, ce serait super sympa !
Merci
Le Vietnam du Nord ou du Sud pour un premier voyage? English translation pending
quel est le mieux le VIETNAM du sud ou du nord pour un premier voyage
Overbooking dans les hôtels tout-inclus à Cuba avec Sunwing English translation pending
Bonjour à tous !
Il me semble qu'il y a souvent de l'overbooking avec ce tour opérateur . En avez-vous déjà été victime? Avez-vous été avisé avant votre départ ou bien à destination ? Vous a-t-on offert un hotel de meilleur qualité ou une compensation intéressante ? On voit sur Internet des gens qui allaient au Oasis Las Morlas Varadero qui ont été déplacé au Villa Cuba ? Moyenne débarque..... Le Las Morlas est 8ieme sur 60 sur tripadvisor et le Villa Cuba 29ieme. Si on l'apprend à destination cela entraine parfois une perte de temps de vacances pour changer d'hotel. Avez-vous une expérience avec d'autres tours operateurs ? Comment agir si cela arrive ? Sunwing semble un champion des changements . Changements de vols, changements d'hotels..
Il me semble qu'il y a souvent de l'overbooking avec ce tour opérateur . En avez-vous déjà été victime? Avez-vous été avisé avant votre départ ou bien à destination ? Vous a-t-on offert un hotel de meilleur qualité ou une compensation intéressante ? On voit sur Internet des gens qui allaient au Oasis Las Morlas Varadero qui ont été déplacé au Villa Cuba ? Moyenne débarque..... Le Las Morlas est 8ieme sur 60 sur tripadvisor et le Villa Cuba 29ieme. Si on l'apprend à destination cela entraine parfois une perte de temps de vacances pour changer d'hotel. Avez-vous une expérience avec d'autres tours operateurs ? Comment agir si cela arrive ? Sunwing semble un champion des changements . Changements de vols, changements d'hotels..
Trekking au Vietnam, votre avis? English translation pending
Bonjour!
Je viens tout juste de m'inscrire à voyageforum et cela dans l'espoir de dénicher la meilleure option pour faire un trekking mémorable au Vietnam! Je suis ouverte à toutes suggestions, alors donnez-moi vos coups de coeurs et vos meilleurs conseils. Voici néanmoins ce que j'ai présentement en tête:
J'envisage faire un trek d'une durée de 5 à 7 jours dans le nord du vietnam, de préférence dans une région encore vierge et qui représente la réelle saveur du vietnam. J'ai trouvé cette itinéraire http://www.asiantrailtours.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2876:traditional-tribal-market-a-explore-miraculous-land-codet6dg&catid=100:vietnam-trekking-tours&Itemid=78 .... qu'en pensez-vous?
J'aimerais également des renseignements côté transport de baggages durant le trekking, homestay, guide, agence. J'arrive à Hà Noi.
Merci PS: j'aime être dépaysée!
J'envisage faire un trek d'une durée de 5 à 7 jours dans le nord du vietnam, de préférence dans une région encore vierge et qui représente la réelle saveur du vietnam. J'ai trouvé cette itinéraire http://www.asiantrailtours.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2876:traditional-tribal-market-a-explore-miraculous-land-codet6dg&catid=100:vietnam-trekking-tours&Itemid=78 .... qu'en pensez-vous?
J'aimerais également des renseignements côté transport de baggages durant le trekking, homestay, guide, agence. J'arrive à Hà Noi.
Merci PS: j'aime être dépaysée!
Improvisation Nomade English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Première Partie : France
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet oc��an galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
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Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Première Partie : France
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet oc��an galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
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Préparation d'un long voyage à vélo: l'alimentation sur la route English translation pending
Hello tout le monde,
Je prépare un long voyage à vélo, et je commence à m'interroger sur l'alimentation sur la route.
Qu'est-ce que vous mangez quand vous êtes à vélo sur de longues distances ? Comment se passe la cuisine ? Est-ce que vous êtes plutôt feu de bois récolté sur la route ou bien réchaud à gaz ? De quoi est composé votre matériel de cusine ? Quelques recettes à partager ? La vaisselle, c'est à l'eau de gourde ou un ruisseau peu suffire ? Est-ce que vous êtes du genre à vous cuisiner de vrais plats ou bien est-ce plutôt soupes de nouilles et sachets lyophilisés ?
Merci beaucoup pour vos appétissantes réponses !
Je prépare un long voyage à vélo, et je commence à m'interroger sur l'alimentation sur la route.
Qu'est-ce que vous mangez quand vous êtes à vélo sur de longues distances ? Comment se passe la cuisine ? Est-ce que vous êtes plutôt feu de bois récolté sur la route ou bien réchaud à gaz ? De quoi est composé votre matériel de cusine ? Quelques recettes à partager ? La vaisselle, c'est à l'eau de gourde ou un ruisseau peu suffire ? Est-ce que vous êtes du genre à vous cuisiner de vrais plats ou bien est-ce plutôt soupes de nouilles et sachets lyophilisés ?
Merci beaucoup pour vos appétissantes réponses !
Afrique Australe: du Lesotho au parc Kruger en avril 2009 (1ère partie) English translation pending
Afrique australe : du Lesotho au Kruger (Afrique du sud) Avril 2009
Violence, pauvreté, criminalité, sida....
Oui, mais...
Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...
Pour voir le carnet en images cliquez ici
Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.
- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.
Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )



Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »
A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.

Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!

Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)
Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...

Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.

Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)

Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres

et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.

Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.

On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)

Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!

Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)

Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...

Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.

Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.

On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!
Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....

Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...
De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.
Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!
La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.
Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.

Quelle harmonie!

La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!

Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.

Quelques ânes, chèvres et vaches également.

Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.

Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.
Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.
Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!

Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.

Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.

Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.

Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.

Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.

Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!

Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!

Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.

Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.
Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!
Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....

Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)

qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.

Mais son lit est superbe!

Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.

Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre

et dont la vue achève de nous convaincre.

Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.
Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.



Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.

Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.

Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...
Le paysage est époustouflant.

Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide

nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.

Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.


Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...
En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.

Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.

Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.

Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.
Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!

Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!

Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!

Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.

Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...

Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!
Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.

Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!

Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :

arches,

« mushrooms », pools, pozzines

avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.


Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!

Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)

Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent

et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos

mais quel régal.
Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao

qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.


Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou

et croisons encore quelques beaux villages

avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.
Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.
Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.

Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.

Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.
La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Violence, pauvreté, criminalité, sida....
Oui, mais...
Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...
Pour voir le carnet en images cliquez ici
Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.
- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.
Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )



Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »
A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.

Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!

Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)
Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...

Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.

Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)

Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres

et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.

Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.

On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)

Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!

Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)

Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...

Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.

Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.

On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!
Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....

Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...
De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.
Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!
La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.
Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.

Quelle harmonie!

La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!

Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.

Quelques ânes, chèvres et vaches également.

Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.

Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.
Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.
Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!

Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.

Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.

Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.

Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.

Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.

Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!

Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!

Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.

Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.
Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!
Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....

Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)

qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.

Mais son lit est superbe!

Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.

Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre

et dont la vue achève de nous convaincre.

Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.
Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.



Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.

Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.

Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...
Le paysage est époustouflant.

Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide

nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.

Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.


Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...
En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.

Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.

Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.

Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.
Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!

Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!

Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!

Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.

Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...

Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!
Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.

Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!

Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :

arches,

« mushrooms », pools, pozzines

avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.


Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!

Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)

Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent

et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos

mais quel régal.
Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao

qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.


Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou

et croisons encore quelques beaux villages

avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.
Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.
Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.

Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.

Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.
La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Hébergements pour quatre nuits à Yellowstone English translation pending
Bonjour,
Pour mes quatre nuits sur Yellowstone du 25/07 au 29/07/09, j'ai trouvé de la place dans le parc : 1 nuit sur Old Faithful Old Faithful Lodge Cabins et 1 nuit sur Mammoth Hot Spring Mammoth Hot Springs Hôtel. Il me reste 2 nuits à réserver, et vu le prix des hôtels sur West Yellowstone j'hésite à les réserver là. J'ai cru comprendre que West Yellowstone était peut-être un peu plus central pour rayonner sur le parc. Pouvez vous me faire faire part de vos expériences. Le plus à WY c'est que les hôtels possèdent une piscine et qu'il peut être agréable après une journée de marche de se détendre.
Avez-vous sèjourné dans un des Hôtels cités et quel est votre avis.
Sur West Yellowstone j'ai vu le Confort inn, le Day's inn et le Holidays inn sunspree Resort. (Pas trop chers)
Toutes les expériences me seront utiles !
Merci d'avance
Consigne pour bagages à Hoh Chi Minh Ville? English translation pending
Bonjour,
Je suis termine la préparation de nos vacances au Vietnam (merci pour la mine d'information qu'est voyage forum) et je rencontre un petit problème. en fin de séjour, nous ne souhaitons pas nous attarder à HCMV d'où nous avons notre vol retour. Nous pensons arriver tôt le matin et nous avons notre vol retour à 17h le soir. Nous voulons quand même profiter de ces quelques heures à HCMV mais sans nos bagages ! D'où ma question, y a t il des consignes dans les gares?, sinon des agences ou des hôtels où les déposer (même si ns n'avons pas pris de chambre mais moyennant finances) ? De plus que me conseilleriez vous pour ce quelques heures (5-6 h) de découverte ?
Merci d'avance
Je suis termine la préparation de nos vacances au Vietnam (merci pour la mine d'information qu'est voyage forum) et je rencontre un petit problème. en fin de séjour, nous ne souhaitons pas nous attarder à HCMV d'où nous avons notre vol retour. Nous pensons arriver tôt le matin et nous avons notre vol retour à 17h le soir. Nous voulons quand même profiter de ces quelques heures à HCMV mais sans nos bagages ! D'où ma question, y a t il des consignes dans les gares?, sinon des agences ou des hôtels où les déposer (même si ns n'avons pas pris de chambre mais moyennant finances) ? De plus que me conseilleriez vous pour ce quelques heures (5-6 h) de découverte ?
Merci d'avance
Retour de l'hôtel Grand Palladium White Sand à Riviera Maya English translation pending
Bonjour aux amateurs de résumé de voyage,
Mon épouse et moi sommes de retour de notre dernier voyage pour recharger nos batteries en soleil et chaleur dans le but de passer au travers de la dernière partie de l'hiver Qébécois avant notre été.
Il s'agissait d'une première pour nous en ce qui à trait aux vacances dans un tout-inclus. Nos attentes étaient très élevées car nos quatre derniers voyages hivernaux étaient sur des navires de croisières avec plusieurs destinations.
Nous avons voyagé avec Air Transat que certain s'amuse à appeller Air Sardines dû à la configuration des sièges de leurs avions, comme la compagnie avait annoncé d'important changement en ce qui à trait à l'espace pour les jambes des passagers, j'ai été agréablement surpris, l'espace aux jambes était parfaite pour une personnes de ma taille, mon épouse qui est plus petite que moi était très à l'aise mais à quand même trouvé que la largeur des sièges en cuir était moindre que sur Air Canada ou Delta. Mais tout à bien été, le service à bord parfait, les agents de bord parlaient tous français et étaient super gentils, on à eu droit à un petit déjeuner à l'aller, un genre de sandwich oeuf bacon de la firme Quiznoz, plus chaud, ça aurait été mieux, mais par chance, j'avais eu le temps de déjeuner à l'aéroport avnt le décollage.
Pour le retour, le même équipage et même avion, un dîner nous à été servi, il s'agissait d'un contenant genre met chinois de la firme Loblaws qui contenait un boeuf aux haricots, légumes et nouilles qui éatit d'une bonne qualité avec un carré Rice-Krispie pour déssert, quand aux breuvage, à l'aller comme au retour, nous avions droit à du café, boisson gazeuse, jus gratuitement ou des boissons alcoolisées avec certains frais. En résumé, rien à redire sur la portion vol. Ils étaient à l'heure et même en avance pour le retour avec plus 40 minutes sur l'horaire.
Le débarquement et les formalités à l'aéroport ce sont très bien passées, donc une bonne chose de fait, ensuite le transfert entre l'aéroport et l'hotel, chose toute nouvelle dans le domaine pour nous, quand même assez long, environ 1h45 d'autobus, mais on est en vacances et la chaleur est au rendez-vous! Noous devions passer par le Grand Sirénis pour débarquer certain voyageurs, disons qu'a la vue de cette hotel, j'aurais été déçu d'y être logé, appartement style bloc, ect... Ensuite direction de notre hotel, en passant la barrière, déjà j'étais rassuré quand à la beauté et propreté du site, extrêmemnt vaste car ce complex contient en réalité 4 hotels, le Colonial, le Kathenia, le Riviera et le White Sand, sur le site, chacun à son lobby, par contre ils sont jumelé par deux pour ce qui est des infrastructures comme la piscine, les restos et les buffets.
Maintenant l'hotel, nous avions réservé une suite junior impériale au Grand Palladium White Sand SPA & Resort, lors de notre achat du forfait nous avions demandé, la section White Sand avec les chambres dans les blocs 5800, à notre enrégistrement, la surprise... Nous étions dans la section Riviera aux chambres 6216 et 6224 pour notre couple d'amis, nous étions déçu car notre premier choix nous donnait la vue soit sur la mer ou sur le resort au complet, pour notre part, nous avions vue sur la forêt qui nous séparait de la mer, par contre, une intimité à toute épreuve.
Une fois cette étape complété et vu que nos chambres n'étaient pas prête, nous avons été au premier buffet pour manger un peu, ce qui m'a frappé en tout premier, c'était la section dessert qui me faisait penser au buffet que nous avons dans nos région, petit carrés de gateau blanc, aux carottes, jello, pouding au riz, donc en partant ce n'était vraiment pas ce que nous étions habitué, pour ce qui est de la section des fruits... Pastèque, qui était délicieux, papaye, melon au miel et melon brodé ou cantaloupe, il y avait bien une petite salade de fruit.
Du coté chaud... Disons que je me suis servi des salades et viandes froides avec une pointe de pizza style carton... Bon assez parlé du premier contact avec le buffet.
Petite visite du site pour au moins se rendre à nos chambre, oh que c'est grand, beaucoup de marche en vue avec des escaliers pour passer par dessus les canaux et piscines, mais le site est merveilleux, tout est propre, on voit les jardiniers travailler manuellement partout, des oiseaux, des animaux de toutes sortes, iguanes, lézards, genre de petit cochon à bec long, des poissons en quantité dans les étangs autour des place principales et des crocodiles en captivité.
Bon nous arrivons à notre bloc, c'est beau, mais les chambres ne sont pas encore prête, nous retournons vister la plage, la piscine d'eau de mer et comme à l'habitude, je suis le premier à me mettre les pieds dans la mer, l'eau est quand même assez chaude comparativement à celle des piscine qui est froid, on ne s'est même pas baigner durant notre séjour et peu de gens l'on utilisé.
Finalement nos chambres sont prêtes, on nous remets les cartes d'accè et toutes les instructions pour les services de serviettes et de réservations des restos à la carte, nous en avions 5 garanties. En route pour nos chambre à bord d'une voiturette de golf limousine qui tire une remorque avec nos baggages, le préposé monte nos valise et après un petit pourboire quitte en nous souhaitant un bon séjour. La chambre est très grande avec un grand lit, section salon, grande salle de bain avec bain tourbillon et grande douche, mais disons que la salle de bain aurait besoin d'un certain rafraîchissement, les miroir etaient écaillés, le bas des murs avait souffert d'humidité, ect... Un grand balcon et un réfrégirateur bien garni. Un panier de fruit et une bouteille de Téquila nous a été apporté un peu plus tard.
Notre séjour était commencé, je vais résumé par section au lieu de par journée, commençons par la température, le matin, petite laine, durant le jour beau, mais extrêmement venteux, drapeau rouge à tout les jours, le soir, du moins les 3 premiers jours, petite laines pour ces dames, par la suite nous étions bien. On a eu un peu de pluie samedi matin et lundi matin, pour la suite, ensoleillé mais toujours nuageuex avec une belle après-midi sans nuage.
La restauration... Buffet déjeuner, super, grande variété de mets, mais toujours le même problème comme dans toutes nos vacances, les toasts et le beurre dur... Pour les dîners, buffet, les premiers jours au vent frais sur une terrasse, par la suite nous avons opté pour le buffet mais intérieur, nourriture ok, dessert comme toujours, assez basic. On s'en promettait pour les souper dans les resto à la carte.
Premier soir, Italien, le service est correct, mais comme dans tout les resto à la carte, il y a la partie buffet ou l'on doit aller se servir pour les entrées et salades, on se croirait chez Score's au Québec avec leur bar à salade... Je prend une lasagne, ils auraient besoin de cours de cuisine, bon goût mais assez différent de ce que je m'attendais, ma femme à pris du veau qui éatit succulent à son goût, pour les desserts, on repassera, petite portion et toujours aussi basic, aucune assiette de fromage.
Deuxième soir, on a compris le principe des réservations garanties, on doit aller reserver avant 13h30, Rib & Grill, je prend un filet mignon, juste à point, disons que ce fut un des meilleurs souper, toujours le buffet entrées et salades et la tables des desserts avec 5 petits choix toujours aussi basics
Troisième soir, on s'enligne pour le mexicain, je choisi des faitas au poulet, déception, je m'attendait à la vrai façon mexicaine avec la poêle qui grésille devant mois avec tout les condiments necéssaire et un plat avec les faitas chaud, non je reçois une assiette avec deux faitas pliés en quatre, un peu de poulet, guacamole et beans ecrasées, pour la salsa, fromage et autre petite sauce piquante, je dois aller au buffet pour les chercher. Mêm bar pour entrées et salades, pour le dessert toujours les meêm petits choix à l'exception d'un genre de petit beignet aux pommes qui était très bon.
Quatrième soir, nous étions à Playa Del carmen, donc nous avons souper sur place dans un des multiples restaurants.
Cinquième soir, Brésilien, toujours le buffet pour entrées et salades, puis un style de repas dégustation, on nous apporte une assiette très chaude avec différents légumes et riz, deux sorte de sauces sont déposées au centre de la table, une au champignons et l'autre, huile et épices, toutes les deux sont presque froides. Alors débute la procession des viandes, première, saucisses cuites sur la broche, très bonnes, deuxième, Agneau, je saute mon tour, mon épouse et mon copain en prennent mais ce n'est que du gras et de la tiraille... Fiou. Suivante, boeuf, la partie que j'ai eu avec mon épouse, parfaite, bon goût et bonne cuisson, mon copain tiraille et dur... Suivante poulet et ailes de poulet, mon morceau de poulet avait bon goût mais très sec, mon épouse ont pris des ailes et étaient succulent pour la partie poulet, ils l'ont laissé, trop sec.
On a tourné notre carton au rouge, on en avait assez, apportez le café et le déssert, une chance, il y avait encore la petite chose aux pommes, les reste comme les autres restos.
Sixième soir, aller hop au buffet, soirée Espagnole, il y avait de tout, on a quand même apprécié la nourriture, mais nous devions nous lever, les desserts un petit peu plus de choix.
Septième et dernier soir, l'Asiatique, soupe wonton, excellent, mais un wonton... Rouleau printanier, succulent, mais un chaque... Boeuf thailandais... Gras et tiraille, le goût des légumes était bon. Dessert, une pointe de tarte au chocolat avec gelée à la lime, j'essai encore de me rappeler le goût de la lime...
En ce qui à trait aux vins, nous avons toujours pris le vin maison, blanc et rouge et il était à notre goût, donc pourquoi payer $40.00 et plus US pour une bouteille tirée de la carte des vins. Tant qu'aux boissons tout inclus, il fallait demander des doubles pour que les cocktails goûtent un peu la boisson, les Bloody Cesar et Téquila Sunrise étaient ok en mode régulier...
Maintenant parlons du service, sur le site, pas de problème, toujours là pour nous rendre service, au bar, même chose, à la réception aussi, ou ça se gâte, le service aux chambres, les chambres étaient souvent faite en fin d'après-midi et assez bâclé, les table de vitre lavée avec la même guenille que le reste, donc un légé dépôt demeurait au séchage, notre couple d'amis ont même eu droit à une journée sans ménage ni rien, ils ont oublié leur chambre, dans notre forfait, nous avions la préparation pour la nuit du lit etc... Deux soirs sur sept! Dans notre chambre, la préposée, c'est même permis de manger une partie d'une banane de notre plat de fruit qu'elle à laissé sur le bureau à moitié épluchée...
Pour le mini bar, il était rempli tout les matin, aucun problème de ce coté. Le voyagement sur le site, il y a bien des navettes, mais pas en grand nombre, il y en a toujours de stationnées en permanence devant les lobby mais sans chauffeur, donc la majorité du temps on marche...
Les activités... On est allé voir un spectacle un soir, la troupe qui donne le spectacle est vraiment amateur, chacun fait sa routine mais sans s'occuper des autres, donc rien n'est ensemble, assez spécial, les danseur portent des petits shorts avec paquet en prédominance, ce qui fait vraiment plaisir aux dames... Pour la musique, il y a une discothèque toujours avec la même musique, un chanteur instrumentiste dans chaque lobby avec un instrument électronique, on t dirait un karaoké, ils chantaient bien, mais avec des bands, ça aurait été super.
Spectacle de karaoké, on oubliera.. 3 participants au plus...
Le SPAS, nous y sommes aller un après-midi, superbe, relaxant, rien à redire à part le fait que plusieurs personnes d'un certain âge envahissent les chaise de repos pour jouer aux cartes, il y a assez de place ailleurs pour jouer aux cartes, laissez ceux qui veulent profiter du SPAS en paix...
Les plateaux sportifs, très bien aménagés mais à dix heure tout est fermé... Comme on prifite aux max de la journée pour le bronzage et les excursions, on aurait aimé pouvoir s'en servir plus tard le soir, surtout que c'est retiré du site principal, donc aucun danger de déranger.
Maintenant les excursions que nous avons fait, première chose surprenante, le système de transport, pour la première, nous avions choisis Xel-Ha, on nous ramasse au lobby Colonial avec un autobus, puis on part vers le Barcelo ou l'on croyait ramasser d'autre gens, mais non, on doit débarquer et attendre un autre autobus qui, lui nous amènera à destination, perte de temps, pour ce qui est de l'endroit, superbe, on y fait de l'apnée en quantité, même dans une cénote, il sagit d'une grande étendu avec beaucoup d'emplacement pour se mettre à l'eau, on a aussi descendu la rivière en tube, mais le manque de courant à fait en sorte que nous les gars, nous avions nos palmes et servions de moteur, nos épouses ont bien apprécié... Pour le retour, le transport a été beaucoup mieux, tous le monde de trois hotel dans le même autobus et ils nous ont débarqué un à la suite de l'autre.
Deuxième sortie, Playa Del carmen, nous avons pris le collectivo pour s'y rendre, à 25 pesos par personne, c'est une aubaine, arrivé à destination nous sommes allé sur la plage pour voir arriver les traversiers de Cozumel, avec une mer agitée comme elle l'était, ça brassait pas mal, disont que j'aime bien le bateau, mais on est pas traversé... Nous avons passé l'après-midi et une bonne partie de la soirée dans les différentes boutiques pour faire quelques supposé bonnes affaires puis avons repris un taxi pour 50 pesos par personne, vingt minute plus tard nous étions à la porte du Lobby White Sand.
Troisième excursion... Jeep Safari qui nous amène de ullum a Punta Allen en Jeep dans un chemin digne des films d'Indianna Jones, poussières incluse et nid d'autruches, on a eu une bonne averse, mais dès que nous sommes arrivé au petit village de pêcheur, le soleil s'est montré, le long de la route qui nous a amené à cet endroit, on a pu voir des hotel style resort mais disons des 1 étoile, eux ils appelle cela le vrai tourisme mexicain, les hotels sont alimenté en électricité à l'aide de génératrices, vous voyez ce que je veux dire.
Bon à notre destination, nous avons pris une petite marche pour ce rendre aux quais des pêcheurs, de cette façon nous avons été capable d'apprécié tout ce que nous possédons, c'est extrêmemnt pauvre, la population Maya qui vit exclusivement de pêche de langoustine qu'ils revendent au gros resort et du peu de touristes comme nous qui allons voir les beauté de cet emplacement, par beauté, j'entend la nature et la mer turquoise. Les enfants vont à l'école jusqu'a 14h, l'instruction est donné par vidéo, aucun prof sur place, ils ont tous un uniforme blanc et bleu impécable, c'est leur fierté comme tout ces pays pauvre. Ensuite ils vont soit aider leur parents ou jouer, mais tout ce qui demande de l'électricité doit être fait avant 16h, car après cet heure l'électricité est coupé...
Rendu aux quais, les capitaines et leurs embarcations nous attenedent, on embarque six par bateau, de belle grosses chaloupes en fibre de verre blanche et bleue impécable avec de gros horsbord, de là, ils nous amène au lagon noir en passant par les mangroves, superbe, puis après plusieurs explication sur le site et la polution, nous repartons à la recherche d'oiseau et de crocodile, toujours à l'état sauvage, nous avons vu des pélicants et des frégates, puis un crocodile qui prenait du soleil sur une grosse branche les pattes pendantes... On repart vers une autre destionation pour y voir des dauphins sauvages, on en a suivi deux environ 20 minutes, ça me rappellait lorsque nous sommes allé aux baleines dans Charlevoix, sauf que c'est beaucoup plus chaud, l'eau turquoise, nous les avons aperçue à plusieurs reprises.
Puis allons voir une grosse tortue qui se laisse visiter, elle montre la tête de temps à autre sans plus, puis c'est le temps de la plongée en apnée, notre capitaine ancre son bateau et l'on saute à l'eau, il nous amène au dessus d'un récif et me montre des centaines de poisons qui se nourissent et une énorme langouste qui tentait de se cacher, j'ai pris plusieurs photos, retour au bateau, cette fois-ci, on nous amène pour le clou de la visite, la piscine naturelle, une grande étendu avec environ 2pieds d'eau crystalline sur un fond de sable blanc, imaginez les plus belle photos de vacances, elle viennent de là.
Pour terminer, ils nous ramènent ou l'on a laisser les jeeps ou un repas nous attend fait par les résidents Maya de l'endroit, super, nous reprenos nos jeeps pour rentrer à notre point de départ à environ 1h15 de trail.
En résumé, on a fait un très beau voyage qui nous a permis de relaxer, de se réchauffer, recharger nos batterie et d'essayer un tout inclus, maintenant nous sommes en meilleure position pour comparer en qualité vs prix, pour moi et mon épouse, notre choix va vers la croisière, la chaleur et la complicité qui s'installe avec personnel en salle-à-manger comparativement aux restos à la carte, coté buffet, la diversité beaucoup plus grande sur un navire de croisière, les dessert, rien à comparer, le service aux chambre aussi et ce qui m'a le plus manqué, la diversité des paysages à tout les matins ainsi que la diversité des excursions offerte et à moindre coût sur les navires.
Pour ce qui est des entertainements, sur les navires, il y a des bands dans plusieurs petits clubs, lounge et bar et pour les spectacles en salles, le proffesinalisme y est de mise. La logistique pour les excursions y est beaucoup plus simple dû en partie au temps que l'on a en escale, donc pas de taponnage, votre excursion part directement du port et l'on ne fait pas le tour du coin pour rammasser tout le monde.
Donc l'an prochain, croisière pour un minimum de 10 jours et peut-être un séjour de 3 ou 4 jours à terre pour faire deux semaines complète de vacances.
Les photos d'ici peu...
Mon épouse et moi sommes de retour de notre dernier voyage pour recharger nos batteries en soleil et chaleur dans le but de passer au travers de la dernière partie de l'hiver Qébécois avant notre été.
Il s'agissait d'une première pour nous en ce qui à trait aux vacances dans un tout-inclus. Nos attentes étaient très élevées car nos quatre derniers voyages hivernaux étaient sur des navires de croisières avec plusieurs destinations.
Nous avons voyagé avec Air Transat que certain s'amuse à appeller Air Sardines dû à la configuration des sièges de leurs avions, comme la compagnie avait annoncé d'important changement en ce qui à trait à l'espace pour les jambes des passagers, j'ai été agréablement surpris, l'espace aux jambes était parfaite pour une personnes de ma taille, mon épouse qui est plus petite que moi était très à l'aise mais à quand même trouvé que la largeur des sièges en cuir était moindre que sur Air Canada ou Delta. Mais tout à bien été, le service à bord parfait, les agents de bord parlaient tous français et étaient super gentils, on à eu droit à un petit déjeuner à l'aller, un genre de sandwich oeuf bacon de la firme Quiznoz, plus chaud, ça aurait été mieux, mais par chance, j'avais eu le temps de déjeuner à l'aéroport avnt le décollage.
Pour le retour, le même équipage et même avion, un dîner nous à été servi, il s'agissait d'un contenant genre met chinois de la firme Loblaws qui contenait un boeuf aux haricots, légumes et nouilles qui éatit d'une bonne qualité avec un carré Rice-Krispie pour déssert, quand aux breuvage, à l'aller comme au retour, nous avions droit à du café, boisson gazeuse, jus gratuitement ou des boissons alcoolisées avec certains frais. En résumé, rien à redire sur la portion vol. Ils étaient à l'heure et même en avance pour le retour avec plus 40 minutes sur l'horaire.
Le débarquement et les formalités à l'aéroport ce sont très bien passées, donc une bonne chose de fait, ensuite le transfert entre l'aéroport et l'hotel, chose toute nouvelle dans le domaine pour nous, quand même assez long, environ 1h45 d'autobus, mais on est en vacances et la chaleur est au rendez-vous! Noous devions passer par le Grand Sirénis pour débarquer certain voyageurs, disons qu'a la vue de cette hotel, j'aurais été déçu d'y être logé, appartement style bloc, ect... Ensuite direction de notre hotel, en passant la barrière, déjà j'étais rassuré quand à la beauté et propreté du site, extrêmemnt vaste car ce complex contient en réalité 4 hotels, le Colonial, le Kathenia, le Riviera et le White Sand, sur le site, chacun à son lobby, par contre ils sont jumelé par deux pour ce qui est des infrastructures comme la piscine, les restos et les buffets.
Maintenant l'hotel, nous avions réservé une suite junior impériale au Grand Palladium White Sand SPA & Resort, lors de notre achat du forfait nous avions demandé, la section White Sand avec les chambres dans les blocs 5800, à notre enrégistrement, la surprise... Nous étions dans la section Riviera aux chambres 6216 et 6224 pour notre couple d'amis, nous étions déçu car notre premier choix nous donnait la vue soit sur la mer ou sur le resort au complet, pour notre part, nous avions vue sur la forêt qui nous séparait de la mer, par contre, une intimité à toute épreuve.
Une fois cette étape complété et vu que nos chambres n'étaient pas prête, nous avons été au premier buffet pour manger un peu, ce qui m'a frappé en tout premier, c'était la section dessert qui me faisait penser au buffet que nous avons dans nos région, petit carrés de gateau blanc, aux carottes, jello, pouding au riz, donc en partant ce n'était vraiment pas ce que nous étions habitué, pour ce qui est de la section des fruits... Pastèque, qui était délicieux, papaye, melon au miel et melon brodé ou cantaloupe, il y avait bien une petite salade de fruit.
Du coté chaud... Disons que je me suis servi des salades et viandes froides avec une pointe de pizza style carton... Bon assez parlé du premier contact avec le buffet.
Petite visite du site pour au moins se rendre à nos chambre, oh que c'est grand, beaucoup de marche en vue avec des escaliers pour passer par dessus les canaux et piscines, mais le site est merveilleux, tout est propre, on voit les jardiniers travailler manuellement partout, des oiseaux, des animaux de toutes sortes, iguanes, lézards, genre de petit cochon à bec long, des poissons en quantité dans les étangs autour des place principales et des crocodiles en captivité.
Bon nous arrivons à notre bloc, c'est beau, mais les chambres ne sont pas encore prête, nous retournons vister la plage, la piscine d'eau de mer et comme à l'habitude, je suis le premier à me mettre les pieds dans la mer, l'eau est quand même assez chaude comparativement à celle des piscine qui est froid, on ne s'est même pas baigner durant notre séjour et peu de gens l'on utilisé.
Finalement nos chambres sont prêtes, on nous remets les cartes d'accè et toutes les instructions pour les services de serviettes et de réservations des restos à la carte, nous en avions 5 garanties. En route pour nos chambre à bord d'une voiturette de golf limousine qui tire une remorque avec nos baggages, le préposé monte nos valise et après un petit pourboire quitte en nous souhaitant un bon séjour. La chambre est très grande avec un grand lit, section salon, grande salle de bain avec bain tourbillon et grande douche, mais disons que la salle de bain aurait besoin d'un certain rafraîchissement, les miroir etaient écaillés, le bas des murs avait souffert d'humidité, ect... Un grand balcon et un réfrégirateur bien garni. Un panier de fruit et une bouteille de Téquila nous a été apporté un peu plus tard.
Notre séjour était commencé, je vais résumé par section au lieu de par journée, commençons par la température, le matin, petite laine, durant le jour beau, mais extrêmement venteux, drapeau rouge à tout les jours, le soir, du moins les 3 premiers jours, petite laines pour ces dames, par la suite nous étions bien. On a eu un peu de pluie samedi matin et lundi matin, pour la suite, ensoleillé mais toujours nuageuex avec une belle après-midi sans nuage.
La restauration... Buffet déjeuner, super, grande variété de mets, mais toujours le même problème comme dans toutes nos vacances, les toasts et le beurre dur... Pour les dîners, buffet, les premiers jours au vent frais sur une terrasse, par la suite nous avons opté pour le buffet mais intérieur, nourriture ok, dessert comme toujours, assez basic. On s'en promettait pour les souper dans les resto à la carte.
Premier soir, Italien, le service est correct, mais comme dans tout les resto à la carte, il y a la partie buffet ou l'on doit aller se servir pour les entrées et salades, on se croirait chez Score's au Québec avec leur bar à salade... Je prend une lasagne, ils auraient besoin de cours de cuisine, bon goût mais assez différent de ce que je m'attendais, ma femme à pris du veau qui éatit succulent à son goût, pour les desserts, on repassera, petite portion et toujours aussi basic, aucune assiette de fromage.
Deuxième soir, on a compris le principe des réservations garanties, on doit aller reserver avant 13h30, Rib & Grill, je prend un filet mignon, juste à point, disons que ce fut un des meilleurs souper, toujours le buffet entrées et salades et la tables des desserts avec 5 petits choix toujours aussi basics
Troisième soir, on s'enligne pour le mexicain, je choisi des faitas au poulet, déception, je m'attendait à la vrai façon mexicaine avec la poêle qui grésille devant mois avec tout les condiments necéssaire et un plat avec les faitas chaud, non je reçois une assiette avec deux faitas pliés en quatre, un peu de poulet, guacamole et beans ecrasées, pour la salsa, fromage et autre petite sauce piquante, je dois aller au buffet pour les chercher. Mêm bar pour entrées et salades, pour le dessert toujours les meêm petits choix à l'exception d'un genre de petit beignet aux pommes qui était très bon.
Quatrième soir, nous étions à Playa Del carmen, donc nous avons souper sur place dans un des multiples restaurants.
Cinquième soir, Brésilien, toujours le buffet pour entrées et salades, puis un style de repas dégustation, on nous apporte une assiette très chaude avec différents légumes et riz, deux sorte de sauces sont déposées au centre de la table, une au champignons et l'autre, huile et épices, toutes les deux sont presque froides. Alors débute la procession des viandes, première, saucisses cuites sur la broche, très bonnes, deuxième, Agneau, je saute mon tour, mon épouse et mon copain en prennent mais ce n'est que du gras et de la tiraille... Fiou. Suivante, boeuf, la partie que j'ai eu avec mon épouse, parfaite, bon goût et bonne cuisson, mon copain tiraille et dur... Suivante poulet et ailes de poulet, mon morceau de poulet avait bon goût mais très sec, mon épouse ont pris des ailes et étaient succulent pour la partie poulet, ils l'ont laissé, trop sec.
On a tourné notre carton au rouge, on en avait assez, apportez le café et le déssert, une chance, il y avait encore la petite chose aux pommes, les reste comme les autres restos.
Sixième soir, aller hop au buffet, soirée Espagnole, il y avait de tout, on a quand même apprécié la nourriture, mais nous devions nous lever, les desserts un petit peu plus de choix.
Septième et dernier soir, l'Asiatique, soupe wonton, excellent, mais un wonton... Rouleau printanier, succulent, mais un chaque... Boeuf thailandais... Gras et tiraille, le goût des légumes était bon. Dessert, une pointe de tarte au chocolat avec gelée à la lime, j'essai encore de me rappeler le goût de la lime...
En ce qui à trait aux vins, nous avons toujours pris le vin maison, blanc et rouge et il était à notre goût, donc pourquoi payer $40.00 et plus US pour une bouteille tirée de la carte des vins. Tant qu'aux boissons tout inclus, il fallait demander des doubles pour que les cocktails goûtent un peu la boisson, les Bloody Cesar et Téquila Sunrise étaient ok en mode régulier...
Maintenant parlons du service, sur le site, pas de problème, toujours là pour nous rendre service, au bar, même chose, à la réception aussi, ou ça se gâte, le service aux chambres, les chambres étaient souvent faite en fin d'après-midi et assez bâclé, les table de vitre lavée avec la même guenille que le reste, donc un légé dépôt demeurait au séchage, notre couple d'amis ont même eu droit à une journée sans ménage ni rien, ils ont oublié leur chambre, dans notre forfait, nous avions la préparation pour la nuit du lit etc... Deux soirs sur sept! Dans notre chambre, la préposée, c'est même permis de manger une partie d'une banane de notre plat de fruit qu'elle à laissé sur le bureau à moitié épluchée...
Pour le mini bar, il était rempli tout les matin, aucun problème de ce coté. Le voyagement sur le site, il y a bien des navettes, mais pas en grand nombre, il y en a toujours de stationnées en permanence devant les lobby mais sans chauffeur, donc la majorité du temps on marche...
Les activités... On est allé voir un spectacle un soir, la troupe qui donne le spectacle est vraiment amateur, chacun fait sa routine mais sans s'occuper des autres, donc rien n'est ensemble, assez spécial, les danseur portent des petits shorts avec paquet en prédominance, ce qui fait vraiment plaisir aux dames... Pour la musique, il y a une discothèque toujours avec la même musique, un chanteur instrumentiste dans chaque lobby avec un instrument électronique, on t dirait un karaoké, ils chantaient bien, mais avec des bands, ça aurait été super.
Spectacle de karaoké, on oubliera.. 3 participants au plus...
Le SPAS, nous y sommes aller un après-midi, superbe, relaxant, rien à redire à part le fait que plusieurs personnes d'un certain âge envahissent les chaise de repos pour jouer aux cartes, il y a assez de place ailleurs pour jouer aux cartes, laissez ceux qui veulent profiter du SPAS en paix...
Les plateaux sportifs, très bien aménagés mais à dix heure tout est fermé... Comme on prifite aux max de la journée pour le bronzage et les excursions, on aurait aimé pouvoir s'en servir plus tard le soir, surtout que c'est retiré du site principal, donc aucun danger de déranger.
Maintenant les excursions que nous avons fait, première chose surprenante, le système de transport, pour la première, nous avions choisis Xel-Ha, on nous ramasse au lobby Colonial avec un autobus, puis on part vers le Barcelo ou l'on croyait ramasser d'autre gens, mais non, on doit débarquer et attendre un autre autobus qui, lui nous amènera à destination, perte de temps, pour ce qui est de l'endroit, superbe, on y fait de l'apnée en quantité, même dans une cénote, il sagit d'une grande étendu avec beaucoup d'emplacement pour se mettre à l'eau, on a aussi descendu la rivière en tube, mais le manque de courant à fait en sorte que nous les gars, nous avions nos palmes et servions de moteur, nos épouses ont bien apprécié... Pour le retour, le transport a été beaucoup mieux, tous le monde de trois hotel dans le même autobus et ils nous ont débarqué un à la suite de l'autre.
Deuxième sortie, Playa Del carmen, nous avons pris le collectivo pour s'y rendre, à 25 pesos par personne, c'est une aubaine, arrivé à destination nous sommes allé sur la plage pour voir arriver les traversiers de Cozumel, avec une mer agitée comme elle l'était, ça brassait pas mal, disont que j'aime bien le bateau, mais on est pas traversé... Nous avons passé l'après-midi et une bonne partie de la soirée dans les différentes boutiques pour faire quelques supposé bonnes affaires puis avons repris un taxi pour 50 pesos par personne, vingt minute plus tard nous étions à la porte du Lobby White Sand.
Troisième excursion... Jeep Safari qui nous amène de ullum a Punta Allen en Jeep dans un chemin digne des films d'Indianna Jones, poussières incluse et nid d'autruches, on a eu une bonne averse, mais dès que nous sommes arrivé au petit village de pêcheur, le soleil s'est montré, le long de la route qui nous a amené à cet endroit, on a pu voir des hotel style resort mais disons des 1 étoile, eux ils appelle cela le vrai tourisme mexicain, les hotels sont alimenté en électricité à l'aide de génératrices, vous voyez ce que je veux dire.
Bon à notre destination, nous avons pris une petite marche pour ce rendre aux quais des pêcheurs, de cette façon nous avons été capable d'apprécié tout ce que nous possédons, c'est extrêmemnt pauvre, la population Maya qui vit exclusivement de pêche de langoustine qu'ils revendent au gros resort et du peu de touristes comme nous qui allons voir les beauté de cet emplacement, par beauté, j'entend la nature et la mer turquoise. Les enfants vont à l'école jusqu'a 14h, l'instruction est donné par vidéo, aucun prof sur place, ils ont tous un uniforme blanc et bleu impécable, c'est leur fierté comme tout ces pays pauvre. Ensuite ils vont soit aider leur parents ou jouer, mais tout ce qui demande de l'électricité doit être fait avant 16h, car après cet heure l'électricité est coupé...
Rendu aux quais, les capitaines et leurs embarcations nous attenedent, on embarque six par bateau, de belle grosses chaloupes en fibre de verre blanche et bleue impécable avec de gros horsbord, de là, ils nous amène au lagon noir en passant par les mangroves, superbe, puis après plusieurs explication sur le site et la polution, nous repartons à la recherche d'oiseau et de crocodile, toujours à l'état sauvage, nous avons vu des pélicants et des frégates, puis un crocodile qui prenait du soleil sur une grosse branche les pattes pendantes... On repart vers une autre destionation pour y voir des dauphins sauvages, on en a suivi deux environ 20 minutes, ça me rappellait lorsque nous sommes allé aux baleines dans Charlevoix, sauf que c'est beaucoup plus chaud, l'eau turquoise, nous les avons aperçue à plusieurs reprises.
Puis allons voir une grosse tortue qui se laisse visiter, elle montre la tête de temps à autre sans plus, puis c'est le temps de la plongée en apnée, notre capitaine ancre son bateau et l'on saute à l'eau, il nous amène au dessus d'un récif et me montre des centaines de poisons qui se nourissent et une énorme langouste qui tentait de se cacher, j'ai pris plusieurs photos, retour au bateau, cette fois-ci, on nous amène pour le clou de la visite, la piscine naturelle, une grande étendu avec environ 2pieds d'eau crystalline sur un fond de sable blanc, imaginez les plus belle photos de vacances, elle viennent de là.
Pour terminer, ils nous ramènent ou l'on a laisser les jeeps ou un repas nous attend fait par les résidents Maya de l'endroit, super, nous reprenos nos jeeps pour rentrer à notre point de départ à environ 1h15 de trail.
En résumé, on a fait un très beau voyage qui nous a permis de relaxer, de se réchauffer, recharger nos batterie et d'essayer un tout inclus, maintenant nous sommes en meilleure position pour comparer en qualité vs prix, pour moi et mon épouse, notre choix va vers la croisière, la chaleur et la complicité qui s'installe avec personnel en salle-à-manger comparativement aux restos à la carte, coté buffet, la diversité beaucoup plus grande sur un navire de croisière, les dessert, rien à comparer, le service aux chambre aussi et ce qui m'a le plus manqué, la diversité des paysages à tout les matins ainsi que la diversité des excursions offerte et à moindre coût sur les navires.
Pour ce qui est des entertainements, sur les navires, il y a des bands dans plusieurs petits clubs, lounge et bar et pour les spectacles en salles, le proffesinalisme y est de mise. La logistique pour les excursions y est beaucoup plus simple dû en partie au temps que l'on a en escale, donc pas de taponnage, votre excursion part directement du port et l'on ne fait pas le tour du coin pour rammasser tout le monde.
Donc l'an prochain, croisière pour un minimum de 10 jours et peut-être un séjour de 3 ou 4 jours à terre pour faire deux semaines complète de vacances.
Les photos d'ici peu...
Osez le Salvador English translation pending
Nous y étions du 22 au 29 décembre 2008 et avons adoré. Passer à l'immigration à été rapide. Et récupérer les valises aussi. Le trajet qui nous conduit jusqu'à l'hôtel nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner de la ville de San Salvaldor et Sonsonate. Si le trajet peut sembler long, c'est que nous sommes déjà un peu fatigués lorsque nous arrivons à destination. Mais dans les faits, en choisissant cette destination, psychologiquement nous le savons déjà que nous aurons 1h30-2h de bus à faire pour le transfert jusqu'à l'hôtel. Lorsque l'on s'engage à voyager ailleurs qu'à Cuba, Rép. Dom, Mexique (ce qui n'enlève rien à ces destinations), il faut vraiment s'attendre à voir autre chose, et à être surtout prêt à faire plus d'heures en transfert. Mais je vous le dit, ça en vaut la peine. C'est ça, voyager différemment: lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". En aucun moment je n'ai regretté mon choix. En guise de récompense, je vous rassurerai ainsi: ils ont un check-in et check-out extraordinaires.
(Prenez note que la taxe de sortie est incluse dans le forfait que vous payez.). Bravo pour l'excellente organisation. À faire rêver d'envie toutes les autres destinations. Elles devraient prendre copie sur celle-ci. L'hôtel est impeccable et sécuritaire. Très grand site, on ne se marche pas sur le pied. Le personnel est souriant, courtois, sérieux et bienveillant. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager. De belles grandes chambres propres et fraîches juste à point. La plage est très propre. L'eau de la mer y est très claire. Plusieurs la critique du fait qu'à la marée basse, le niveau d'eau y est réduit. Il faut savoir apprécier ce que l'on a. Et selon moi, tout est dans la perception des choses. Nous ne sommes pas allés à l'autre plage. La mer a été pour nous d'agrément d'autant plus que la barrière composée de roches volcaniques. Ça donne un certain cachet à l'endroit. On ne se lasse pas de regarder ce panorama juste là, devant soi. Et que dire des couchers de soleil. Par contre ne cherchez pas la lune au bord de la mer, on ne la voit pas de Salinitas. Des employés replacent à chaque fin de journée les chaises. D'ailleurs celles-ci sont en bon état, si l'on compare à d'autres destinations. De bien belles piscines bien entretenues longent tout le complexe hôtelier, sur 1 km. La nourriture est bien variée. On trouve toujours quelques choses pour se régaler. Pas de problèmes pour les multi-réservations à la carte. Durant notre séjour nous y avons pris les repas à 5 fois sur 7. Les soins de massage sont excellents et à bon prix. Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. Je recommande la visite au Guatemala, extraordinaire journée, superbes photos à prendre. Celle pour le Honduras prend 5 hres pour y aller. Nous avons du laisser tomber. Je recommande aussi la visite des cascades de Juayua car en plus, le guide nous laisse plus de temps au village de Juayua pour y faire du magasinage et se mêler aux locaux. C'est plus avantageux que de faire la route des fleurs (un peu décevant), car dans certains petits villages, il n'y a pas beaucoup de choses à voir, à acheter et le tour est vite fait. Je vous conseille également la visite du café gourmet Santa Leticia, vous ne boirez plus jamais votre café de la même façon. Et c'est à cet endroit que la livre de café est moins cher. (4.00$ us). Je recommande aussi, si vous n'avez jamais escaladé de volcan, l'escalade du volcan d'Izalco. Vous aurez une vue imprenable de 360 degrés sur le Salvador. À vous couper le souffle. Je vous recommande cette destination sans hésitation.
ALORS OSER LE EL SALVADOR. Vous n'en reviendrai pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Il devrait se munir de couteaux à steak, ce qui aiderait grandement à couper les grillades (surtout le steak). Je ne recommande pas cet hôtel pour les personnes à mobilité réduite. Des matelas sur les chaises ou des chaises déjà tressées seraient appréciés. Moins dur pour le dos et les os. La piscine à l'eau de mer est sous-utilisée et pour cause, elle est très glissante si l'on n'a pas de souliers d'eau. Je trouve cela dommage car c'est un concept très intéressant. Attention au fond marin rocailleux lors de la baignade. Le port de souliers d’eau conseillé aux pieds sensibles. Pas assez de musique latine, elle est un peu trop américanisée. En voyage à l'étranger, c'est bon d'être immergé et dépaysé ! Notre réalité reprend bien assez vite lorsque l'on revient chez nous....
Il devrait se munir de couteaux à steak, ce qui aiderait grandement à couper les grillades (surtout le steak). Je ne recommande pas cet hôtel pour les personnes à mobilité réduite. Des matelas sur les chaises ou des chaises déjà tressées seraient appréciés. Moins dur pour le dos et les os. La piscine à l'eau de mer est sous-utilisée et pour cause, elle est très glissante si l'on n'a pas de souliers d'eau. Je trouve cela dommage car c'est un concept très intéressant. Attention au fond marin rocailleux lors de la baignade. Le port de souliers d’eau conseillé aux pieds sensibles. Pas assez de musique latine, elle est un peu trop américanisée. En voyage à l'étranger, c'est bon d'être immergé et dépaysé ! Notre réalité reprend bien assez vite lorsque l'on revient chez nous....
Où se loger sur Los Angeles/Beverly Hills/Venice Beach/Santa Monica? English translation pending
bonjour,
je prépare un petit tour en californie, et notamment 2, 3 jours sur LA. J'aurai souhaité vos avis/commentaires avisés concernant le logement. je sais que los angeles est tres tres grand.
Je serai vehiculé, mais ne souhaite pas specialement conduire au sein de LA meme, ni meme entre Beverly, LA, et les plages...
Au programme de ces quelques jours : visite de LA downtown, de beverly hills, de rodeo drive etc... ( pas de parc ni disney, ni disney studio), et aussi farniente sur les bords de l'ocean. nous voudrions aussi un peu de sortie le soir !!! Que me conseillez vous comme spot central pour me loger? Venice beach, mais dans ce cas la puis je rejoindre facilement LA, ou Beverly en transports en commun? ou faut il mieux LA downtown, mais il parait que parfois ca craint la nuit? ou Beverly?
merci pour vos avis et commentaires
Croisière sur le Carnival Valor en mars 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille qui allons voyager ensembles : trois couples et deux amies. Pour ma part, c'est ma première croisière et comme cela fait un bail que j'ai voyagé, j'ai quelquessss questionsss hihi!
Nous serons sur le carnival valor. Nous avons je crois cabine avec balcon. 1-Je voulais savoir si les cabines avaient une salle de bain avec un bain ou une douche? 2- Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser? 3-j'imagine des serviettes de douche 4-Comment me suggerez-vous de composer ma valise? pour un homme et une femme. En fait les grands voyageurs habitués quels conseils me donneriez-vous? 5-en lisant, j'ai compris qu'il y avait un prix forfait pour les liqueurs. et pour les jus et l'eau? Sinon l'eau du robinet du bateau est-elle bonne à boire...franchement? 6- Concernant les activités qu'on paie en supplément. Bon elles sont plus cheres sur le bateau. Donc il faut les prendre au port. Ma question est : est-ce évident de trouver ceux responsables pour exemple activités nager avec un dauphin pour payer moins chers. Ma crainte est qu'il n'y est pas de place et que l'heure du départ du bateau arrive? Donc comment gérer tout ca? y a -t-il des activités qui sont mieux d'être prise sur le bateau?J'attends vos suggestions. 7-y-a-t-il besoin d'une prise universelle pour dans notre chambre? 8- Pour appeler mes enfants, que me conseillez-vous comme système le moins cherrant par téléphone. Pour ceux qui me diront lorsqu'on a pied a terre ok mais ou après? 9- prenne-t-il toutes les sortes de cartes de crédits sur le bateau? Doit-on avoir de l'argent cash can ou américain? sur les iles peut-on payer de facon sécuritaire avec carte débit?
ouf! Beaucoup de questions qui vous envahissent, mais dont j'ai besoin de votre expérience afin de profiter au max de ce rêve qui approche.
Merci à tous et toutes de me raconter vos expériences....ha oui dernière question ...pour les vaccins??Tétanos? Hépatite?
a+ Pacifik bleu il y a des chanceux qui partaient cette semaine!Bon voyage!
Nous sommes une famille qui allons voyager ensembles : trois couples et deux amies. Pour ma part, c'est ma première croisière et comme cela fait un bail que j'ai voyagé, j'ai quelquessss questionsss hihi!
Nous serons sur le carnival valor. Nous avons je crois cabine avec balcon. 1-Je voulais savoir si les cabines avaient une salle de bain avec un bain ou une douche? 2- Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser? 3-j'imagine des serviettes de douche 4-Comment me suggerez-vous de composer ma valise? pour un homme et une femme. En fait les grands voyageurs habitués quels conseils me donneriez-vous? 5-en lisant, j'ai compris qu'il y avait un prix forfait pour les liqueurs. et pour les jus et l'eau? Sinon l'eau du robinet du bateau est-elle bonne à boire...franchement? 6- Concernant les activités qu'on paie en supplément. Bon elles sont plus cheres sur le bateau. Donc il faut les prendre au port. Ma question est : est-ce évident de trouver ceux responsables pour exemple activités nager avec un dauphin pour payer moins chers. Ma crainte est qu'il n'y est pas de place et que l'heure du départ du bateau arrive? Donc comment gérer tout ca? y a -t-il des activités qui sont mieux d'être prise sur le bateau?J'attends vos suggestions. 7-y-a-t-il besoin d'une prise universelle pour dans notre chambre? 8- Pour appeler mes enfants, que me conseillez-vous comme système le moins cherrant par téléphone. Pour ceux qui me diront lorsqu'on a pied a terre ok mais ou après? 9- prenne-t-il toutes les sortes de cartes de crédits sur le bateau? Doit-on avoir de l'argent cash can ou américain? sur les iles peut-on payer de facon sécuritaire avec carte débit?
ouf! Beaucoup de questions qui vous envahissent, mais dont j'ai besoin de votre expérience afin de profiter au max de ce rêve qui approche.
Merci à tous et toutes de me raconter vos expériences....ha oui dernière question ...pour les vaccins??Tétanos? Hépatite?
a+ Pacifik bleu il y a des chanceux qui partaient cette semaine!Bon voyage!
Partir à Itacare Bahia au Brésil English translation pending
Je serais au Bresil a partir du 15 janvier. je souhait aller a Itacare Bahia. Quelq un pourrais me donner des infos sur les transports Salvador-Itacare ? Pour le hebergement niveau qualite pris qq connais l auberge de jeunesse la bas?? Merci pour les infos
Quinze jours au Maroc en février: visites, désert, logement? English translation pending
Bonjour,
ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉
Merci d'avance salut
fleur😎
ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉
Merci d'avance salut
fleur😎
Partir en couple au Vietnam English translation pending
bonjour ca y est apres quelques temps d'hesitation mon mari et moi avaons decidés de partir au vietnam. nous avons 15 jours de conges je sais c'est peu mais nous allons essaye de grignoter quelques jours de plus mais ce n'ai pas evident ; j'aumerai savoir si partir quetous les 2 reviens reelemen moins cher c'est a dir nous prendrions nos vols secs et ensuite nos sacs a dos et en avant (j'aurai etabli un itineraire au prealable )pour se loger se deplacer et manger est ce que que ca sera facile ? j'ai demandé quelques devi mais je trouve que ce n'est pas donné alors c'est pour cela que je m'adresse ici voila et bien merci a tous ceux qui me repondrons a tres bientot
Excursion à la réserve naturelle Mahmiya El Giftun (Egypte) English translation pending
Quelqu'un a-'il fait l'excursion à la réserve naturelle Mahmiya El Giftun ? Merci de me donner quelques détails sur le déroulement de cette journée. J'envisage de l'offrir à mes parents et ma famille lors de notre séjour à Hurghada.
Merci d'avance
C. Enault
C. Enault
Singes de Thaïlande English translation pending
Galerie de portrait, qui plaira tout particulièrement au "Boum".... 😉😉😉 !!!
Les photos valent tous les longs discours.






Hôtel Barcelo Golf & Casino à Playa Bavaro en septembre English translation pending
bonjour tout le monde .
voila je compte partir en republique dominicaine en septembre, plus precesement a punta cana, a hôtel barcelo golf et casino situé sur la plage de bavaro, qui est apparement l'une voir la plus belle plage de la R.D .
j'aimerai avoir des avis de personnes qui auraient sejournés dans cet hotel pour savoir si il est bien ou pas
j'ai une deuxieme question qui conserne la meteo : quel temps fait t'il a punta cana en septembre ? malgres mes recherches pour repondre a cette enigme, je n'arrive pas a trouver une veritable reponse car ce que j'ai trouver auparavent est un peu contradictoire.
d'avance merci pour vos reponses 😉
voila je compte partir en republique dominicaine en septembre, plus precesement a punta cana, a hôtel barcelo golf et casino situé sur la plage de bavaro, qui est apparement l'une voir la plus belle plage de la R.D .
j'aimerai avoir des avis de personnes qui auraient sejournés dans cet hotel pour savoir si il est bien ou pas
j'ai une deuxieme question qui conserne la meteo : quel temps fait t'il a punta cana en septembre ? malgres mes recherches pour repondre a cette enigme, je n'arrive pas a trouver une veritable reponse car ce que j'ai trouver auparavent est un peu contradictoire.
d'avance merci pour vos reponses 😉
Oublié de prendre une assurance annulation English translation pending
bonjour,
quelqu'un connaît-il une assurance annulation qu'on peut prendre après-coup ?? J'ai oublié de cliquer sur le bouton mardi (29), mais j'aimerais bien avoir une assurance annulation quand même ... Est-ce possible et chez qui ???
merci d'avance pour la réponse qui sera comme d'habitude parfaite ... :-) Chris😉
merci d'avance pour la réponse qui sera comme d'habitude parfaite ... :-) Chris😉
Hôtel Playa Coco English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je suis présentement à la recherche de commentaires sur l'hôtel Playa coco situé à Cayo coco .
Mon mari à lu sur un sîte que l'hôtel était belle mais que les chambres étaient plein de fourmies et que les draps sentaient l'humidité ???????
Sur Voyage à rabais cette hôtel est de catégorie 4 étoiles et le prix est très intéressant mais si les commentaires que mon mari à lu sont vrai et bien j'aimerais bien le savoir avant de réservé !!
Merci à l'avance de prendre le temps de me répondre .
Salutations
nataliec
Je suis présentement à la recherche de commentaires sur l'hôtel Playa coco situé à Cayo coco .
Mon mari à lu sur un sîte que l'hôtel était belle mais que les chambres étaient plein de fourmies et que les draps sentaient l'humidité ???????
Sur Voyage à rabais cette hôtel est de catégorie 4 étoiles et le prix est très intéressant mais si les commentaires que mon mari à lu sont vrai et bien j'aimerais bien le savoir avant de réservé !!
Merci à l'avance de prendre le temps de me répondre .
Salutations
nataliec
Hôtels Eldorador Caribe Club ou Bavaro Princess? English translation pending
Bonsoir,
Je recherche des personnes ayant séjouné fin Octobre début Novembre 2005 à cet hotel, j'ai besoin de votre avis sur la nourriture et ses méfaits éventuels et sur l'hygiene, et éventuellement si vous avez été malades.
Je compte sur tous les témoignages Francais, Canadien, Espagnol, Anglais...
Merci
Stéphanie
Voyage de noces en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour a tous,
Nous vivons a Sydney et nous souhaiterions passer notre voyage de noce en Nouvelle Caledonie. J'aimerai avoir les avis des connaisseurs sur les bons plans a faire, les endroits a visiter, les meilleurs sites de plongee, les randos sympas, des addresses. Que me conseillez-vous?
Merci mille fois!!
Blueberry
Nous vivons a Sydney et nous souhaiterions passer notre voyage de noce en Nouvelle Caledonie. J'aimerai avoir les avis des connaisseurs sur les bons plans a faire, les endroits a visiter, les meilleurs sites de plongee, les randos sympas, des addresses. Que me conseillez-vous?
Merci mille fois!!
Blueberry
Dix-neuf jours en Inde du Sud English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines fin octobre en Inde: arrivée à Bombay et retour de Madras avec 19 jours complets sur place.
Nous prévoyons de visiter les villes suivantes:
Bombay, Goa, Hampi, Cochin, Alleppey, Munnar, Madurai et prise d'avion à Madras.
Nous comptons nous déplacer en bus et train.
Que pensez-vous de ce parcours?
Nous avons du mal a prévoir le trajet Goa - Hampi. Je pense qu'il est possible de le faire en train via Hospet mais impossible de trouver le nom de la gare. Sans le nom des stations sur le site indian railways il est impossible de visualiser les trains.
Quand au trajet Hampi - Cochin. Apparemment rien de direct??? Quel est la solution la plus rapide?
En Inde du sud, faut il favoriser les trajet en train ou en bus, de jour ou de nuit?
Merci pour vos réponses. Matt
Merci pour vos réponses. Matt
Achat de tapis à Djerba English translation pending
Bonjour, je dois me rendre à DJERBA la première semaine d'octobre et désire ramener un tapis pour ma chambre
1, 15 x 1, 50. Pouvez-vous me conseiller pour le tarif et une
fourchette.
Je voudrais le ramener avec moi et ne pas payer de douanes.
Pouvez-vous me conseiller sur un magasin sérieux.
Et que voir en une semaine, à DJERBA en priorité sans pour celà se déplacer
tous les jours, et un peu de farniente. Nous sommes un couple + 50 ans.
Merci, j'attends vos avis.
Isaléna
Isaléna
Maroc: argent liquide, travellers chèques ou carte bancaire? English translation pending
Je sais que le sujet a été abordé dans plusieurs discussion, mais + ou - précisemment.
J'aimerais savoir quel est le plus interessant financièrement, avec les frais :CB, Euro, TravellersEt aussi s'il est facile de les écouler partout.
Pour info, notre voyage : Fez, Rabat, Ouarzazate, Vallée du dadès, du todgha, Merzouga, Vallée du Draa, Marrakech.
Merci,
Philippe
J'aimerais savoir quel est le plus interessant financièrement, avec les frais :CB, Euro, TravellersEt aussi s'il est facile de les écouler partout.
Pour info, notre voyage : Fez, Rabat, Ouarzazate, Vallée du dadès, du todgha, Merzouga, Vallée du Draa, Marrakech.
Merci,
Philippe
Plaidoyer pour le voyage en Allemagne: le cas de Lindau English translation pending
A force de croiser dans de lointains horizons des teutons en voyage, on oublie que l’Allemagne est une formidable destination de voyage. Pourquoi sur ce forum voyage-t-on plus en Tunisie qu’en Allemagne, je me le demande bien. J’ai choisi de braquer ici les projecteurs sur un bijou du patrimoine naturel et architectural de l’Allemagne : Lindau
La ville de Lindau flotte sur le Lac de Constance comme le morceau d’un fruit sur un vaste récipient de jus bien frais. Elle est reliée à la terre ferme par un pont. Sitôt arrivé, l’automobiliste est prié de garer sagement son véhicule sur des parkings réservés à cet usage et de parcourir à pied la cité. C’est le premier atout de la ville, une espèce de label certifié aux visiteurs : "sans bruit automobile et gaz d’échappement ajoutés".
Ô routard poète, épris de silence et d’air pur, amateur de paix et de méditation, Lindau est un havre de tranquillité qui te comblera.
A Lindau, le premier contact est celui des chiens. C’est un festival permanent ! On croirait que tous les habitants de Lindau sont inscrits à un concours du chien le plus beau ! Pour ne citer que leur pelage, il est invariablement abondant, luisant et superbement brossé. Pas besoin d’être un connaisseur pour se faire à l’idée qu’un large échantillon de races est représenté là-bas : labradors, épagneuls, beagles, bergers allemands, cockers, …tous brillent d’un éclat qui fait siffler d'admiration. En battant le pavé, on n’en finit pas de s’extasier devant la perfection des toutous locaux. Pour qui a été en Roumanie en contact avec les chiens errants de Bucarest, le contraste est saisissant et le constat sans appel : chez les chiens aussi, il y a ceux qui sont bien nés et il y a les autres. Les chiens de Lindau respirent la santé et renvoient l’image insolente d’une nourriture saine et abondante.
Ô routard, grand ami des animaux, ailleurs éprouvé par le spectacle affligeant d’animaux miséreux et maltraités, Lindau t’apportera du baume au cœur. Elle est le sanctuaire d’une faune canine épanouie et respectée par l’homme. En ton for intérieur, tu rendras un hommage appuyé aux allemands de Lindau. Le meilleur ami de l’homme est là-bas aimé et respecté.
Lindau est un incroyable concentré de ce que les allemands peuvent avoir de maniaque de la propreté. Dans ses rues piétonnes, toutes rigoureusement pavées à l’identique, on désespère de dénicher le moindre papier, le moindre mégot, le moindre emballage de fast-food laissé aux caprices du vent. A perte de vue, le sol est net ! On s’y roulerait nu comme un ver sans la moindre appréhension pour son hygiène. C’est phénoménal !
Ô routard, qui a si souvent l’occasion en voyage de déplorer la saleté des rues et de blâmer le mépris affiché des hommes pour leur environnement, Lindau t’apportera l’espoir. Un jour peut-être, la moindre parcelle des banlieues de Paris, de New Delhi et de Dakar étincellera comme les pavés de Lindau. Un jour peut-être…
La gastronomie allemande est savoureuse, et surtout consistante ! Pas question, en se prévalant d’un art culinaire des plus douteux, de vous poser un quelque chose de rachitique, entouré de fioritures, sur une large assiette blanche à moitié vide. On ne lésine là-bas ni sur la qualité ni sur l’envergure de la viande et de son accompagnement. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai encore au palais la saveur du monumental Pfifferlinggulasch mit Knödeln, comprenez un goulash aux chanterelles, accompagné de quenelles de pommes de terre. MIAM !!! Un régal !C’est la saison des chanterelles en Allemagne. Elle sont inscrites en vedette sur les menus des restaurants gastronomiques de la région et Lindau n’y déroge pas. C’était vendredi soir. Le lendemain, mes faveurs sont allées à un restaurant italien. Je me commande un plat traditionnel de gnocchis et de tortellinis. Verdict identique. Tiens ! Les serveurs de Lindau sont souriants, et discrets avec ça. Ce n’est pas là-bas qu’on verra un serveur hystérique hurler à son barman : « UN EXPRESS POUR LA 5 ET UN DOUBLE WHISKY POUR LA P’TITE DAME !!! »
Ô routard gourmet et gourmand, les ruelles de Lindau, jusqu'à la promenade du bord du lac, sont parsemées d’une kyrielle de restaurants gastronomiques à l’élégance discrète, auxquels tu ne résisteras point. Que la vie était belle en dînant ces soirs-là à Lindau !
Les hôtels de Lindau sont irréprochables. Quel service ! Quelle classe ! La nickelitude des chambres laisse sans voix. Les murs et les draps sont d’une blancheur immaculée. Les meubles semblent être immunisés contre la poussière. La moquette est étincelante. On en a presque des scrupules à fouler le sol de la salle de bain. Le professionnalisme du personnel impressionne. Vous demandez le sauna ? Il est à vous, et rien qu’à vous, à l’heure de votre choix. Vous voulez être servi le matin sur votre terrasse ? Ce sera, à la minute près, à l’heure que vous indiquerez. Le petit déjeuner ? Gargantuesque ! Le pain par exemple ? Que du complet ! Le beurre ? D’origine artisanale ! La salade de fruits ? Authentique ! Les conserves sont proscrites. Par dessus le marché, un jeune serveur avec un marrant petit accent de l’est (de Silésie peut-être) est à vos petits soins. Surtout, l’hotellerie à Lindau, c’est l’assurance d’avoir une paix royale ! Pas de baratin, pas "de hello my friend", pas de "I have something for you" qui tienne. Nulle part dans l'hôtel, on ne croise un sourire obséquieux, indiscret ou mateur. Le comportement hôtelier s'inscrit là-bas dans le feutré, le professionnel, l’efficace. Bien des hôteliers de Sultanahmet, de Dahab ou de Bukit Lawang seraient bien inspirés de suivre un stage à Lindau…
Ô routard, attaché à ton confort et à ta paix. A Lindau, le bonheur du client n’est pas une vaine expression chez les hôteliers. Sois certain que tu ne repartiras jamais déçu.
Le portrait de Lindau s’achève. J’oublie presque l’essentiel. La ville est belle et romantique, le site est magnifique. De la promenade du bord du lac, avec ses hôtels et ses cafés animés, l’entrée de la rade est visible : elle est flanquée d’un côté par le phare, haut de 33 mètres, et de l’autre par l’emblème de la Bavière : le lion. Par une soirée de pleine lune, le paysage est de toute beauté. En plus des balades sur le lac et des promenades à vélo ou en ferry à Bregenz, en Autriche, ou à l’île de Mainau aux plantes exotiques, je retiens le bonheur de flâner dans les ruelles de Lindau, de s’abandonner là-bas à une merveilleuse oisiveté, synonyme de plénitude en voyage.
Khaldoun
La ville de Lindau flotte sur le Lac de Constance comme le morceau d’un fruit sur un vaste récipient de jus bien frais. Elle est reliée à la terre ferme par un pont. Sitôt arrivé, l’automobiliste est prié de garer sagement son véhicule sur des parkings réservés à cet usage et de parcourir à pied la cité. C’est le premier atout de la ville, une espèce de label certifié aux visiteurs : "sans bruit automobile et gaz d’échappement ajoutés".
Ô routard poète, épris de silence et d’air pur, amateur de paix et de méditation, Lindau est un havre de tranquillité qui te comblera.
A Lindau, le premier contact est celui des chiens. C’est un festival permanent ! On croirait que tous les habitants de Lindau sont inscrits à un concours du chien le plus beau ! Pour ne citer que leur pelage, il est invariablement abondant, luisant et superbement brossé. Pas besoin d’être un connaisseur pour se faire à l’idée qu’un large échantillon de races est représenté là-bas : labradors, épagneuls, beagles, bergers allemands, cockers, …tous brillent d’un éclat qui fait siffler d'admiration. En battant le pavé, on n’en finit pas de s’extasier devant la perfection des toutous locaux. Pour qui a été en Roumanie en contact avec les chiens errants de Bucarest, le contraste est saisissant et le constat sans appel : chez les chiens aussi, il y a ceux qui sont bien nés et il y a les autres. Les chiens de Lindau respirent la santé et renvoient l’image insolente d’une nourriture saine et abondante.
Ô routard, grand ami des animaux, ailleurs éprouvé par le spectacle affligeant d’animaux miséreux et maltraités, Lindau t’apportera du baume au cœur. Elle est le sanctuaire d’une faune canine épanouie et respectée par l’homme. En ton for intérieur, tu rendras un hommage appuyé aux allemands de Lindau. Le meilleur ami de l’homme est là-bas aimé et respecté.
Lindau est un incroyable concentré de ce que les allemands peuvent avoir de maniaque de la propreté. Dans ses rues piétonnes, toutes rigoureusement pavées à l’identique, on désespère de dénicher le moindre papier, le moindre mégot, le moindre emballage de fast-food laissé aux caprices du vent. A perte de vue, le sol est net ! On s’y roulerait nu comme un ver sans la moindre appréhension pour son hygiène. C’est phénoménal !
Ô routard, qui a si souvent l’occasion en voyage de déplorer la saleté des rues et de blâmer le mépris affiché des hommes pour leur environnement, Lindau t’apportera l’espoir. Un jour peut-être, la moindre parcelle des banlieues de Paris, de New Delhi et de Dakar étincellera comme les pavés de Lindau. Un jour peut-être…
La gastronomie allemande est savoureuse, et surtout consistante ! Pas question, en se prévalant d’un art culinaire des plus douteux, de vous poser un quelque chose de rachitique, entouré de fioritures, sur une large assiette blanche à moitié vide. On ne lésine là-bas ni sur la qualité ni sur l’envergure de la viande et de son accompagnement. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai encore au palais la saveur du monumental Pfifferlinggulasch mit Knödeln, comprenez un goulash aux chanterelles, accompagné de quenelles de pommes de terre. MIAM !!! Un régal !C’est la saison des chanterelles en Allemagne. Elle sont inscrites en vedette sur les menus des restaurants gastronomiques de la région et Lindau n’y déroge pas. C’était vendredi soir. Le lendemain, mes faveurs sont allées à un restaurant italien. Je me commande un plat traditionnel de gnocchis et de tortellinis. Verdict identique. Tiens ! Les serveurs de Lindau sont souriants, et discrets avec ça. Ce n’est pas là-bas qu’on verra un serveur hystérique hurler à son barman : « UN EXPRESS POUR LA 5 ET UN DOUBLE WHISKY POUR LA P’TITE DAME !!! »
Ô routard gourmet et gourmand, les ruelles de Lindau, jusqu'à la promenade du bord du lac, sont parsemées d’une kyrielle de restaurants gastronomiques à l’élégance discrète, auxquels tu ne résisteras point. Que la vie était belle en dînant ces soirs-là à Lindau !
Les hôtels de Lindau sont irréprochables. Quel service ! Quelle classe ! La nickelitude des chambres laisse sans voix. Les murs et les draps sont d’une blancheur immaculée. Les meubles semblent être immunisés contre la poussière. La moquette est étincelante. On en a presque des scrupules à fouler le sol de la salle de bain. Le professionnalisme du personnel impressionne. Vous demandez le sauna ? Il est à vous, et rien qu’à vous, à l’heure de votre choix. Vous voulez être servi le matin sur votre terrasse ? Ce sera, à la minute près, à l’heure que vous indiquerez. Le petit déjeuner ? Gargantuesque ! Le pain par exemple ? Que du complet ! Le beurre ? D’origine artisanale ! La salade de fruits ? Authentique ! Les conserves sont proscrites. Par dessus le marché, un jeune serveur avec un marrant petit accent de l’est (de Silésie peut-être) est à vos petits soins. Surtout, l’hotellerie à Lindau, c’est l’assurance d’avoir une paix royale ! Pas de baratin, pas "de hello my friend", pas de "I have something for you" qui tienne. Nulle part dans l'hôtel, on ne croise un sourire obséquieux, indiscret ou mateur. Le comportement hôtelier s'inscrit là-bas dans le feutré, le professionnel, l’efficace. Bien des hôteliers de Sultanahmet, de Dahab ou de Bukit Lawang seraient bien inspirés de suivre un stage à Lindau…
Ô routard, attaché à ton confort et à ta paix. A Lindau, le bonheur du client n’est pas une vaine expression chez les hôteliers. Sois certain que tu ne repartiras jamais déçu.
Le portrait de Lindau s’achève. J’oublie presque l’essentiel. La ville est belle et romantique, le site est magnifique. De la promenade du bord du lac, avec ses hôtels et ses cafés animés, l’entrée de la rade est visible : elle est flanquée d’un côté par le phare, haut de 33 mètres, et de l’autre par l’emblème de la Bavière : le lion. Par une soirée de pleine lune, le paysage est de toute beauté. En plus des balades sur le lac et des promenades à vélo ou en ferry à Bregenz, en Autriche, ou à l’île de Mainau aux plantes exotiques, je retiens le bonheur de flâner dans les ruelles de Lindau, de s’abandonner là-bas à une merveilleuse oisiveté, synonyme de plénitude en voyage.
Khaldoun
Inde: budget, trajet, sécurité, etc? English translation pending
Bonjour! Je ne sais trop par où commencer, et désolé à l'avance pour les questions qui partiront un peu dans tous les sens. Nous sommes deux Québécois de 27 et 24 ans qui comptons partir pour l’Inde au début janvier 2008, pour être de retour fin décembre de la même année. Il s’agira d’une première expérience dans ce pays, que nous considérons visiter dans un laps de temps plutôt étendu, histoire d’en voir le plus possible. Personnellement, mon expérience dans ce coin du globe se limite à deux petites semaines en Thailande en 2004, rien à voir avec l'Inde j'en suis conscient, mais pour m’intéresser au pays de Gandhi depuis plus de 15 ans, et pour avoir lu à peu près tout ce qui s’est écrit au sujet de l'Inde sur ce forum, je pense commencer à être prêt. Mon co-voyageur a quant à lui visité la Tunisie, le Pérou et le Nicaragua (dans des familles d’accueil, hors des sentiers battus des resorts). Voilà pour nos profils de voyageurs.
Nous désirons partir avec le moins de bagages possible; instruments d’hygiène de base et strict minimum point de vue vestimentaire, quitte à se vêtir sur place, car on pense voyager « sac à dos » et nous ne désirons pas nous encombrer de lourds bagages sur la route. Si je désire partir avec l’absolu strict minimum, qu’est-ce qui serait néanmoins totalement indispensable d’apporter pour un très long voyage en Inde?
Concernant l’aspect sécurité, je suis loin d'être parano en voyage mais d'après quelques infos recueillies ici et là, un sac à dos cadenassé qui se boucle du devant, + une chaîne pour l’attacher dans les trains au pied des bancs, c’est suffisant? Je pense m’acheter une espèce de ceinture du voyageur, qui se porte entre le boxer (slip pour les Européens :P) et le pantalon, et dans laquelle on peut mettre notre passeport et nos plus grosses sommes d'argent. J'ai rêvé ou ça existe? Est-ce sécuritaire de laisser notre passeport dans notre chambre d'hôtel, une fois notre sac posé dans une ville?
Maintenant, pour le trajet. On atterira à Delhi avec une réservation d’hôtel pour le premier soir, quitte à renouveler ou en chercher un autre après s’il ne nous convient pas, car ayant tellement de temps devant nous, nous passerons assurément quelques jours dans la capitale et ses environs. Mais la suite sera à la « va comme je te pousse », avec aucun plan précis. Néanmoins, le trajet préalable idéal dans mon esprit ressemblerait à un U en partance de Delhi et du Rajasthan, pour ensuite explorer les diverses régions du nord au sud dans la partie ouest. Reprendre notre souffle quelques semaines dans le bout de Goa, redescendre jusqu'à la pointe, puis saut de puce au Sri Lanka après six mois pour renouvellement du visa. Retour vers Chennai (ou Madras) pour la seconde partie du périple, et remonter la partie est du pays pour possiblement terminer le tout à Katmandou, au Népal. Est-ce un trajet réaliste selon vous? Bon, c’est évident que sur place, bien des choses peuvent changer, au gré des rencontres et des circonstances plus ou moins contrôlables, c’est d’ailleurs ce qui fera le charme de ce voyage.
Pour ce qui est du budget, nous pensons partir chacun avec environ 7000$CAN (soit un peu moins de 5000 Euros si je ne m’abuse). Est-ce trop? Peut-être, considérant qu’on ne compte pas du tout loger dans de grands hôtels, car nous désirons vivre l’Inde le plus possible comme la vivent les Indiens, si c'est possible. Et nous partons en voyage, pas en vacances; à la recherche de nouvelles expériences. Le luxe sera donc mis de côté. Mais étant de nature un peu insécure, je préfère en planquer le maximum de côté histoire d'avoir aucun souci et l'esprit tranquille là-bas, quitte à en ramener un peu ou encore à continuer un peu le trip dans d'autres pays aux alentours.
Bref, je lance ce fil un peu vague et très à l’avance car j’ai l’intention d’y poser des questions un peu plus précises au fur et à mesure que la date de départ approchera.
Je suis davantage craintif pour l’image de moi-même que me renverra ce pays (quelle découverte de soi et des autres, un an là-bas) que pour ma sécurité personnelle.
Ce sera l’expérience d’une vie, le genre qui vous change à tout jamais. J’en meurs d’impatience.
Merci à l’avance pour vos éclaircissements.
Nous désirons partir avec le moins de bagages possible; instruments d’hygiène de base et strict minimum point de vue vestimentaire, quitte à se vêtir sur place, car on pense voyager « sac à dos » et nous ne désirons pas nous encombrer de lourds bagages sur la route. Si je désire partir avec l’absolu strict minimum, qu’est-ce qui serait néanmoins totalement indispensable d’apporter pour un très long voyage en Inde?
Concernant l’aspect sécurité, je suis loin d'être parano en voyage mais d'après quelques infos recueillies ici et là, un sac à dos cadenassé qui se boucle du devant, + une chaîne pour l’attacher dans les trains au pied des bancs, c’est suffisant? Je pense m’acheter une espèce de ceinture du voyageur, qui se porte entre le boxer (slip pour les Européens :P) et le pantalon, et dans laquelle on peut mettre notre passeport et nos plus grosses sommes d'argent. J'ai rêvé ou ça existe? Est-ce sécuritaire de laisser notre passeport dans notre chambre d'hôtel, une fois notre sac posé dans une ville?
Maintenant, pour le trajet. On atterira à Delhi avec une réservation d’hôtel pour le premier soir, quitte à renouveler ou en chercher un autre après s’il ne nous convient pas, car ayant tellement de temps devant nous, nous passerons assurément quelques jours dans la capitale et ses environs. Mais la suite sera à la « va comme je te pousse », avec aucun plan précis. Néanmoins, le trajet préalable idéal dans mon esprit ressemblerait à un U en partance de Delhi et du Rajasthan, pour ensuite explorer les diverses régions du nord au sud dans la partie ouest. Reprendre notre souffle quelques semaines dans le bout de Goa, redescendre jusqu'à la pointe, puis saut de puce au Sri Lanka après six mois pour renouvellement du visa. Retour vers Chennai (ou Madras) pour la seconde partie du périple, et remonter la partie est du pays pour possiblement terminer le tout à Katmandou, au Népal. Est-ce un trajet réaliste selon vous? Bon, c’est évident que sur place, bien des choses peuvent changer, au gré des rencontres et des circonstances plus ou moins contrôlables, c’est d’ailleurs ce qui fera le charme de ce voyage.
Pour ce qui est du budget, nous pensons partir chacun avec environ 7000$CAN (soit un peu moins de 5000 Euros si je ne m’abuse). Est-ce trop? Peut-être, considérant qu’on ne compte pas du tout loger dans de grands hôtels, car nous désirons vivre l’Inde le plus possible comme la vivent les Indiens, si c'est possible. Et nous partons en voyage, pas en vacances; à la recherche de nouvelles expériences. Le luxe sera donc mis de côté. Mais étant de nature un peu insécure, je préfère en planquer le maximum de côté histoire d'avoir aucun souci et l'esprit tranquille là-bas, quitte à en ramener un peu ou encore à continuer un peu le trip dans d'autres pays aux alentours.
Bref, je lance ce fil un peu vague et très à l’avance car j’ai l’intention d’y poser des questions un peu plus précises au fur et à mesure que la date de départ approchera.
Je suis davantage craintif pour l’image de moi-même que me renverra ce pays (quelle découverte de soi et des autres, un an là-bas) que pour ma sécurité personnelle.
Ce sera l’expérience d’une vie, le genre qui vous change à tout jamais. J’en meurs d’impatience.
Merci à l’avance pour vos éclaircissements.
Complément sur le compte rendu de l'hôtel Hacienda Dominicus English translation pending
Me revoilà,
j'ai bien sûr omis quelques détails dans mon 1er compte rendu, mais il y en a tellement à dire.
Tout d'abord nous étions situé dans le bloc 3, ça je l'avais dit, mais voilà il est situé prés de la piscine et pas trés loin de la plage, ce qui est idéal, plus loin des restos et de la réception, mais c'est égal, là on y allait en se balladant tranquille, par contre la piscine on avait vite les pieds dans l'eau, j'avais fait ma demande par internet 15 jours avant de partir et l'agence avait envoyé aussi un fax, nous avions demandé vue mer, on a pas eu, mais vu jardin c'était magnifique et calme, j'avais demandé aussi bloc 3 ou 4, simple hasard, je ne sais pas, mais j'ai eu. Et aussi un lit king size car j'en connais qui ont eu des lits jumeaux pour un couple, ha non merci!
Le bloc 1 est à éviter, beaucoup trop bruyant, prés du théâtre et de la disco, ça résonnait vraiment, et ce jusque 2h du mat'.
Chaque bloc à sa cour intérieure, toutes les unes plus belles que les autres, soit un damier en pelouse et pierre avec arbustes, bananiers géants, palmiers, statues, enfin un régal pour les yeux.
Le bloc 4 est super, il est beaucoup demandé, il a quasi les pieds dans le sable.
Pour le coffre fort, OUI il est conseillé de le prendre, je me suis trompée c'est 2 dollars et non 2 euros / jour, cela dit la différence n'est pas énorme.
En ce qui concerne les pourboires aux femmes de ménage, je mettais chaque jour sur le lit, un billet de 1 dollar, des puzzles pour les enfants, des feutres, calepins, médicaments(ils en manquent terriblement), brosses à dents, dentifrice, pansements, et ça faisait leur bonheur, et ce chaque jour de la semaine.
C'est pour cela qu'avant de partir j'avais demandé à la banque quelques billets de 1 dollars car on commence déjà à donner des pourboires à l'aéroport, comme je le disais, au moins c'était prêt.
Autrement j'avais pris du liquide, et je laissais au coffre, je n'ai jamais retiré de l'argent, j'avais lu trop de choses pas catholique sur le forum, du genre la somme était bien débitée du compte, mais l'argent ne sortait pas du distrb, enfin bref, je me suis méfiée.
Pour les souvenirs, finalement pas si grand chose que ça à ramener, à part tous ces tableaux à perte de vue, le rhum et les cigares.
J'ai parlé à un internaute des souvenirs sur le forum, vous chercherez car j'en ai tellement répondu à des questions que je sais plus.
J'ai encore peur d'avoir oublié quelque chose bon sang.
Ma foi, une question vous tracasse, je vous répondrais avec plaisir.
Amitiés à tous
Christelle