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Suggestion d'hôtel avec enfant à Old Sukhothai? English translation pending
by Gaetanop · 2012-05-07 · 7 replies
Bonjour,

nous séjournerons 2 nuits avec nos 2 petits monstres (8 et 5) à Sukhothai: je souhaite un hotel tout proche du site historique adapté aux enfants (si possible chambre familiale).

Auriez-vous de chouettes suggestions/expériences?

Merci!

gaetano
Quatre semaines sur l'Inde du Sud en juillet: quelques bonnes adresses? English translation pending
by Guy1 · 2012-05-07 · 15 replies
bonjour je pars en inde du sud en juillet 2012 pour 4 semaines et voila dans l'ensemble mon circuit: Chennai, Mamallapuram, Pondichéry, Madurai, (peut être Rameswaran), Munnar, Cochin, Allepey et Backwaters , Varkala ou kovalam, Trivandrum, Chennai. Notre budget pour le logement est d'environ 1000 à 1300 rp pour une chambre double. j'ai épluché toutes ces villes dans"rechercher" et sur les discussions. J'en ai trouvées quelques unes mais parfois assez anciennes!!! donc si certains en reviennent et en ont de nouvelles, toutes fraiches, et plus récentes ce serait sympa de partager!!! bien sur il y en a sur le routard et le LP mais justement si vous les avez testées, qu'en pensez vous?? Avez vous aussi certaines adresses à éviter... Et puis, pour finir, avez vous des endroits que vous avez particulièrement appréciés ou des bons plans? coté transport, on pense faire les petits trajets en bus, ou en taxi et les plus longs en train et peut etre finir par l'avion entre Trivandrum et Chennai pour un retour direct. Merci pour vos conseils et votre aide

PS: si vous voulez de bonnes adresses et d'autres à eviter pour l'inde du nord, elles sont sur ce forum (eté 2008)

A bientôt!!!
Guest house pas chère à Mae Hong Son? (Thaïlande) English translation pending
by Mojeno26 · 2012-05-05 · 8 replies
Bonjour, un hébergement pas cher à conseiller pour maé hong son. Nous sommes une famille avec 2 enfants 7 et 6 ans. merci
Quoi mettre dans ma valise pour neuf mois en Nouvelle-Zélande? English translation pending
by Ladav · 2012-05-04 · 7 replies
Bonjour tout le monde, je pars en juillet pour 9 mois en nouvelle zelande (auckland) en tant que jeune fille au paire. je ne sais pas quels habits mettre dans ma valise. dois-je mettre des habits chauds, comme pour l'hiver chez nous, ou des habits plus légers? merci de m'éclairer un peu
Récit de quatre jours à Paris English translation pending
by Jordanscam · 2012-05-03 · 11 replies
27/04/2012 Comme toute bonne parisienne (ex en l’occurrence pour moi), je connais très bien Paris de l'extérieur, mais de l’intérieur ??? J'ai donc décidé de consacrer 4 jours à la découverte de Paris ! Une touriste à Paris … rien que l'idée m'amuse beaucoup. Let's go ! 29/04/2012 – 13h Après un début un peu chaotique, mas fille annule à la dernière minute notre première journée parisienne, la pluie encore présente, je pars pour Paris, pas très enthousiaste. Et puis, arrivée sur la capitale, le soleil est au rendez-vous. Je me gare à coté du Louvre, mais devant la file d'attente, je préfère me balader à l(extérieure et profiter du soleil. Le Louvre est splendide de l'extérieur. Je n'avais jamais fait d'arrêt, même en étant passé des milliers de vois auparavant en voiture. La place du carrousel avec son arc est splendide et donne une perspective incroyable : la voie triomphale... qui donne jusqu'à la grande arche de la Défense en passant par les Champs-Elysées et l'arc de Triomphe. Je continue ma balade par le jardin des Tuileries (très joli jardin comme tous ceux de Paris d'ailleurs), j'arrive à la Concorde, où la perspective est toujours aussi grandiose. On y voit même la plus grande tour de la Défense que mon frère a rénovée et rehaussée. Bravo le frangin, d'ici j'ai une vue magnifique de ton travail :-) La Concorde, comme tant d'autres magnifique place de Paris. Je la connais, naturellement, mais je n'ai jamais pris le temps de m'y arrêter, de contempler les alentours, la beauté de l'obélisque ou des statues des chevaux de Marly. Il fait beau, je respire Paris, j'aime cette ville, je m'y sens chez moi....Même à une heure d'ici, j'ai l'impression de l'avoir quittée en déménageant sur Chartres il y a maintenant 8 ans de cela ! Que le temps passe, mais Paris sera toujours ma « ville de cœur » ; Qu'il fait bon la redécouvrir ainsi, en marchant... Pause dans le jardin du Petit Palais. Ce musée a été crée pour l'exposition universelle de 1900. Le monument abrite un décor peint et sculpté majestueux, tout comme ses escaliers, typiques du début du siècle dernier. Ce musée est à lui seul une œuvre d'art. Quant à sa collection permanente (et gratuite), elle vous fait faire un tour d'horizon depuis l'antiquité jusqu'au Paris de 1900. On y trouve de tout, sculptures, peintures, objets d'art... Le musée est varié et d'une richesse surprenante qui balaie les grands moments de l'histoire. J'ai été très agréablement surprise... et passer un dernier instant dans le jardin, paisible et très beau, pour écrire ces quelques lignes … je me sens bien, je suis à Paris. 14h05 – pour visiter le Grand Palais et voir cette magnifique verrière depuis l'intérieure, j'ai eu l'agréable surprise de me retrouver devant l'exposition internationale du livre ancien. Même si je n'y connais absolument rien en vieux manuscrits, il est vrai que certains sont admirables et intéressants de surcroît. Le Grand Palais, construit lui aussi pour l'exposition universelle 1900, est splendide. Ce bâtiment rentre dans la lignée architecturale de la Tour Eiffel. J'aime énormément cette verrière, tout de fer et de lumière qui pénètre à travers le verre. Quant au salon, certains livres et manuscrits m'interpellent, plus que d'autres, sûrement par leur esthétique ou leur sujet, car je suis totalement ignare quant à leur valeur réelle. 15h15 – Suite de la balade sous un super soleil... Là, aucune honte, je fais ma vraie touriste et je m'arrête devant l'entrée de l’Élysée avec l'espoir de rencontrer Sarkobeurk …;-) Faute de futur ex-Président, je croise Arielle Dombasle et Marc-Henry Lévy …:-) Je remonte petit à petit les Champs-Elysée où m'a fille s'est décidée à me rejoindre. 16h30 – Axelle m'a rejoint sur l'avenue. Nous avons visité la boutique Vuitton, magnifique, excentrique, luxueuse. Interdit de prendre des photos, mais je savais pas ( ;-) ).... alors, j'en ai pris. Puis, ultime visite ultra géniale : On est monté sur l'Arc de Triomphe. D'ici, une vue imprenable sur les toits de Paris, monuments et grandes artères. Avec un vent de dingue … 17h05 – Passage en dessous de l'Arc de Triomphe où nous avons assisté au changement de drapeau. Très joli de voir le nouveau drapeau s'élever dans le ciel aux prises du vent. Fin de ma première journée parisienne. J'aime définitivement Paris, MA VILLE !!!
Quatre jeunes en Croatie, transport et logement? English translation pending
by PaysdeRetz · 2012-04-30 · 4 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 4 jeunes près de Nantes (agés de 20-21ans) et nous souhaitons organiser un voyage en Croatie pour fin aout 2012. Après plusieurs recherches, nous envisageons diverses possibilités ; la première étant la façon de s'y rendre.

- D'abord en voiture. Avantages : 350 euros (/4 personnes) tout compris pour un aller, mobilité dans toute la croatie, plus convivial Inconvénients : Insécurité quant à la voiture ? Long en termes de temps ? La voiture en elle-même (5000km d'un coup!) ? - Ou bien se rendre en croatie et visiter le tout en bus. Ce dont nous redoutons le plus c'est de ne pas être libre de nos mouvements. Les bus sont vraiment disponibles à tout moment ? - Avion, train ? Trop cher aux premiers abords.

A priori, nous partons sur l'hypothèse de la voiture avec un arrêt en Italie. Préconisez vous, la traversée en ferry de l'adriatique ? Quel prix ? Sachant qu'avec la voiture, le cout est divisé par 4.

Second point important, le logement. Auberge de jeunesse ? Logement chez habitant mais à 4 ? Camping ? Hotels ? (Tarifs).

Budget 500euros (Grand maximum, par personne) TOUT COMPRIS.
Retour de croisière "Îles et terres du soleil" sur le Costa Mediterranea en avril 2012 English translation pending
by AliseaAlena · 2012-04-29 · 9 replies
Bonjour, Je suis rentrée jeudi d'une croisiére en méditerranée avec Costa. Si vous souhaitez des infos sur les escales et les excursions je me ferait un plaisir de vous repondre. Nos escales : - barcelone - casablanca - santa cruz de tenerife - funchal - malaga - rome

Bonne soirée
Asturies en février-mars 2012 English translation pending
by Jalan22 · 2012-04-28 · 4 replies
Embarquement avec LD lines à Montoir de Bretagne (Loire Atlantique) direction Gijon à bord du Norman Bridge . La traversée dure environ 15 heures et est assez agitée .Au départ , tanguer dans les couloirs est assez amusant mais la nuit est longue et le lit tangue aussi .Nous nous endormons tard et nous dormons mal et peu .Le petit déjeuner doit être pris en tanguant également .Il faut s'accrocher à son plateau .Ensuite , direction le salon panoramique où certains dorment encore sur la moquette .Nous allons scruter l'horizon , apercevoir les premiers bateaux de pêche et bientôt la terre et surtout la montagne se profilent au loin. Le ciel est gris mais le soleil perce par endroits .Le bateau précédé par un pilote se gare .Puis la sortie des véhicules se fait assez rapidement car nous sommes peu nombreux.Nous rejoignons facilement notre logement à Villaviciosa car le réseau routier est excellent et l'autoroute gratuite dans toute la région . Notre appartement , loué sur homelidays est grand : 3 chambres , 2 salles d'eau , cuisine , grand salon et 2 balcons .Il dispose aussi d'un jardin privé avec des orangers et des citronniers et d'un salon de jardin avec un barbecue .La vue depuis le balcon est superbe , on peut contempler à la fois la ria de Villaviciosa et la montagne . Première étape : après l'installation , le ravitaillement au Mercadona de Villaviciosa qui offre un bon rapport qualité prix. La pluie se met à tomber alors que je tente d'explorer le quartier où les vaches se réfugient sous les eucalyptus. Ce sera le seul moment de notre séjour où il va vraiment pleuvoir longtemps .Dans l'ensemble le soleil va se montrer généreux et nous permettre de belles sorties. Voici l'intégralité ou presque des sites que nous avons visités , illustrés par des photos . 1 la ria de Villaviciosa avec la plage de Rodiles et ses aucalyptus 2 Tazones , village de pêcheur en escalier 3 le monastère de Valdedios au desuus de Villaviciosa 4 un grenier Asturien 5 Cudillero autre village en escalier mais plus touristique 6 Oviedo à voir et revoir 7 sanctuaire de Covadonga 8 lac de Covadonga 9 Gijon 10 Ribadesella , sa plage et ses casas de Indianos 11 Colunga la Isla avec son chemin de randonnée en bord de mer 12 la universidad laboral depuis le jardin botanique (Gijon) 13 musée du peuple Asturien (Gijon) 14 Arenas de Cabrales , départ des randos dans les Picos de Europa et départ du funiculaire de Bulnes 15 Tielve dans les Picos de Europa , superbe rando avec les chèvres 16 Aviles , très coloré
Cours de cuisine à prix raisonnable à Bali et nord Thaïlande? English translation pending
by Fantasya · 2012-04-24 · 3 replies
Bonjour tous le monde,

Je recherche ne ce moment des cours de cuisine en Asie du sud est, notamment a bali et nord Thaïlande ( vers chiang mai ) pour mon chéri , dans l’idéal on aimerai trouver un lieux ou il pourrait prendre des cours de cuisine et moi de massage ou yoga dans ces deux endroits, donc ça reste très ouverts niveaux suggestions car on ne planifie pas d’itinéraire de manière précise.

Si quelqu'un a des bons plans , n'importe lesquels on prend !!! les guides ça va bien mais bon essaie t’étoffer un peu plus

MERCI DE VOS RÉPONSES 🙂
Carnet de voyage au Japon: fin mars-début avril 2012 English translation pending
by Picbibi · 2012-04-16 · 1 reply
Bonjour,

Ayant beaucoup profité du forum pour préparer notre voyage, voici un compte rendu de notre séjour au Japon du 25 mars au 8 avril 2012, en espérant que ça soit utile à d’autres.

Notre itinéraire : 25/03 : Arrivée tard le soir à l’aéroport du Kansai et nuit à Kyoto 26/03 au 28/03 : 3 jours complets à Kyoto 3 jours, c’est très peu pour cette ville moderne regorgeant de temples, jardins, sanctuaires et de jolis quartiers plus anciens. Nous y serions bien restés quelques jours de plus, mais cela aurait été au détriment des autres visites et nous ne le regrettons donc pas.

Ce qu’on a préféré : - Fushimi Inari, en fin de journée.Très belle lumière et atmosphère incroyable. - Le pavillon d’argent et le chemin de la philosophie jusqu’au Nanzen ji, tôt le matin pour éviter les touristes - Le centre ville à ne pas négliger : le marché de nourriture et les arcades de shopping où se cachent des petits temples - Arashiyama, en arrivant tôt pour être seul dans la forêt de bambous et en s’éloignant des grandes rues pas terribles et avec beaucoup trop de monde. Ambiance de petit village à la campagne vers le adashino nebutsuji et ses milliers de petites statuettes - Se promener à Gion puis dans les rues d’Hiyagashima aux alentours du Kyomizudera, puis s’éloigner un peu des touristes pour marcher dans la zone plus résidentielle et très charmante entre Kawabata et Hiyagashima - Les pruniers encore en fleurs, à défaut d’avoir les cerisiers en retard

Ce qu’on a moins aimé : la partie nord ouest que nous avons visité en coup de vent : le Kinkakuji et le temple ryonangi. Ca nous paraissait dommage d’être sur place et de ne pas visiter ces deux endroits extrêmement connus. Nous avons été déçus : c’est loin, il y a beaucoup de touristes et ça ne m’a pas paru plus intéressant ou beau que d’autres sites.

29/03 : Excursion à Nara depuis Kyoto Très facile d’y aller depuis Kyoto. le fait de ne pas avoir de nuit d’hôtel à Nara nous a permis de choisir un jour de grand beau temps pour visiter Nara (ce qui me parait important pour profiter du parc). On a tout simplement adoré se promener dans ce grand parc, donner à manger aux daims, visiter le todaiji, hokkedo, et les sanctuaires autour du kasuga taischa. Ne pas oublier d’aller se reposer dans le jardin isuien (l’un de nos préférés du voyage), et de se balader dans la vieille ville Naramachi et ses anciennes maisons de commerçants.

30 et 31 /03 : KoyaSan et nuit dans un temple Trajet un peu long (un peu plus de 3 heures depuis Kyoto), mais très joli parcours en train sur la dernière heure du parcours, serpentant entre les montagnes boisées. Ne pas s’attendre à quelques temples perdus dans la montagne : c’est une petite ville qu’on trouve en haut du téléphérique avec beaucoup de temples, dont certains très beaux (notamment le kongobuji). Le cimetière Okuno-in à lui seul vaut le trajet : nous nous sommes promenés des heures durant(de jour puis de nuit) parmi les milliers de tombes et mausolées couverts de mousse dans cette forêt aux arbres immenses. Passer une nuit dans un temple est également une très belle expérience, ne serait ce que pour écouter la prière à 6h du matin, bercé par le bruit des gouttes de pluie frappant le toit du temple.

31/03 et 01/04 : Hiroshima Visiter le musée de la paix est une expérience très forte dont nous nous souviendrons longtemps. Hiroshima n’est pas une belle ville mais c’est sans doute l’endroit avec la meilleure ambiance parmi tous ceux que nous ayons visités. Nous avons passé une excellente soirée au comptoir d’un restaurant d’okonyomaki et c’est la seule fois où des japonais sont venus à notre rencontre pour discuter tout en mangeant. Petit troc et puce le dimanche matin où nous avons pu trouver de la belle vaisselle et quelques souvenirs.

01/04 et 02/04: Miyajima et nuit sur place (ryokan inoubliable) Randonnées jusqu’au sommet du mont Misen avec vue magnifique sur les iles et les montagnes alentours. Beaucoup de monde près du torii durant la journée, d’où l’intérêt de faire la randonnée à ce moment et de dormir sur place pour visiter les jolies ruelles de la ville et les temples (notamment le daisho-in) tôt le matin et en fin de journée au coucher de soleil. Le matin, nous avons pu assister à une cérémonie de mariage. Le soir, nous nous promenions seuls dans la ville avec pour seuls compagnons quelques daims.

02/04 au 08/04 : Un peu moins de 6 jours à Tokyo avec une excursion d’un jour à Kamakura Tokyo est une ville très grande, étonnement calme et dans laquelle c’est un régal de se promener, tout particulièrement dans la ville basse. Il y a tellement de choses à faire, à voir, à gouter, à acheter que l’on pourrait y passer des semaines. En 5 jours complets et 6 nuits sur place, nous avons eu un bon aperçu de quelques quartiers de la ville. Ce qu’on a préféré : - Fêter les cerisiers (enfin) en fleurs ! Le week-end c’était tout simplement fou le nombre de gens dans les parcs, fête le samedi soir à Ueno, pique nique à Yoyogi, Yasukuni Shrine, et Sumida park. Nos deux endroits préférés ont été le Shinjuku goyen et ses 2000 cerisiers si grand qu’il est facile d’y trouver un coin calme, et le Chidorigafuchi où des centaines de cerisiers bordent les douves du palais impérial - Se promener dans Asakusa (éviter la zone du temple le week end), Yanaka et au sud du Ryogoku. Plein de boutiques d’artisans, de stands pour manger, quelques temples agréables, des musées intéressants - Yasukuni Shrine Honozumo --> cérémonie/tournoi de combats de sumos gratuits au sanctuaire yasukuni, pour voir les combats, la fête sous les cerisiers et les sumos en goguette mangeant des beignets de pieuvres.

Ce qui était aussi très sympa : - Environ 1 jour autour de Shibuya, Harakuju, Omotesando, Yoyogi etc. Très agréable de se promener là bas dès qu’on s’éloigne de la gare. De jolies ruelles, avec des petites maisons et des fleurs et à certains endroits, un petit air d’Europe. Quelques mariages au sanctuaire Meiji. - ½ journée et la soirée à Shinjuku. Trop juste pour Shinjuku mais ça donne tout de même un petit aperçu. J’ai adoré le parc Shinjuku goyen pour les cerisiers et le côté est de Shinjuku, le soir, avec notamment Omoide Yokocho (la rue des yakitoris), le kabikicho (pas très chaud) et le golden gai (atmosphère un peu glauque quand même).

Ce qui nous a moins plu : Selon moi, pas d’intérêt à aller voir le palais impérial. Le marché de poisson de Tsukiji et le quartier de GInza ne sont pas indispensables mais constituent tout de même une visite intéressante, notamment pour le contraste entre ces deux zones si proches.

Journée à Kamakura : quelques très jolis temples, notamment le zuisen ji pour ses fleurs et un autre pour les bambous dans la partie est de la ville, loin des foules

Conclusion sur l’itinéraire : Nous avons vraiment apprécié tous les lieux visités, chacun unique à leur façon. Tokyo et Kamakura nous ont un (tout petit) peu moins plu, et si je devais changer quelque chose, ça serait seulement de passer un jour de moins à Tokyo (zapper la journée à Kamakura) pour le passer à Kyoto. Nous hésitions à ne rester qu’à Kyoto et Tokyo durant ces deux semaines, mais ça aurait été vraiment dommage de ne pas aller à KoyaSan, Nara et Miyajima, qui sont des lieux vraiment hors du commun et qui comptent parmi nos meilleurs souvenirs. Le rythme dans les changements de villes nous convenait tout à fait et nous n’avons pas eu l’impression de passer trop de temps dans les transports. Nous avons pu passer assez de temps à Kyoto et Tokyo pour ne pas avoir l’impression de n’en effleurer que la surface.

Hébergement : Choix de faire des économies avec des hôtels classiques avec de bonnes promos, pour pouvoir s’offrir une nuit dans un temple au mont Koya et une nuit dans un beau ryokan à Miyajima - Kyoto : Mistui garden sanjo, 69 euros la nuit : très bien situé, très propre, bonne affaire sur expedia en réservant à l’avance - KoyaSan : nuit dans le temple shojoshin réservé via japaneseguesthouse. Environ 200 euros la nuit avec repas pour deux. Expérience unique, qu’on recommande. - Hiroshima : Daiwa Roynet Hiroshima, 75 euros par expedia. Très propre et confortable. Bien situé : à qq minutes de marche du musée de la paix et du centre animé d’Hiroshima - Miyajima : Ryokan Ryoso Kawaguchi, un des seuls ryokans dans nos prix à Miyajima (tout de même cher, environ 220 euros avec diner et petit déjeuner), très agréable avec un repas à tomber par terre. - Tokyo : Blue wave inn Asakusa, 69 euros par nuit avec booking. Le moins bon hôtel du séjour, mais tout à fait correct (on s’habitue vite à la qualité des services au Japon). Bien situé à Asakusa, quartier où l’on ne regrette pas du tout d’avoir séjourné

Climat : Climat doux, comme en France à cette période de l’année, un peu plus frais à Kyoto. Du soleil en continu pendant nos 15 jours, sans deux demi-journées de pluie (mais c’est très joli de visiter un temple sous la pluie).

Restaurant : Nous avons mangé sur le pouce, dans des sortes de fêtes de quartier quasiment tous les midis. De manière générale, on mange très bien, pour pas cher au Japon. Je conseillerai seulement de manger des okonomyaki au comptoir à Hiroshima, un super restaurant de tempuras à Shinjuku (tsunahachi) et le (meilleur repas du séjour de très loin) ryokan Ryoso Kawaguchi à Miyajima.

Transport : JR Pass de 7 jours activé au départ vers Hiroshima. Aucun soucis pour se déplacer ni trouver son chemin. Nous avons utilisé le service d’envoi de bagages entre hôtels à deux reprises : aucun soucis et c’est très pratique.

Un grand merci encore à tous les participants du forum pour leur aide dans la préparation de notre voyage. J’essaierai d’ajouter des photos prochainement.
Retour "Mille et une nuits" sur le Favolosa English translation pending
by Scrapeuse · 2012-04-16 · 4 replies
Bonjour Pour commencer, je remercie toutes les personnes qui m'on aidé pour préparer cette croisière. Tout c'est très bien passé, une excellente semaine et beaucoup de bon souvenirs Le bateau est beau même si je préfère les décos plus sobres. Plusieurs salons avec différentes musiques le soir pour passer de très bon moments. La salle de sport très bien équipée avec vue sur la mer, mon fils y a passé beaucoup de temps Après, le simulateur de golf et de voiture de course, sans grand intéret (pour moi) Le spa très beau mais un peu chère Le spectable du soir très bien, nous avons eu un show de patinage et d'accrobaties époustouflants. Vraiment du grand spectacle tous les soirs. Le personnel toujours souriant et poli, pas d'attente ou très peu au bar. Moi qui suit très gourmande, j'ai beaucoup apprécié la fontaine de chocolat. Pour Pâques, nous avons eu un gros oeuf en chocolat dans notre chambre et une jolie décoration sur notre porte. Notre cabine, pas de grincement comme j'ai pu lire et effectivement pas très facile les ouvertures de placard, mais plutot grande et surtout très agréable avec son balcon qui nous a permis d'assister à presque tous les accostages. Les infos sur la télé c'est super pratiques On peut suivre son compte et avoir une multitudes d'infos sur la vie à bord, sur les escales. Nous avons été, par contre, décus des repas, ils sont assez quelconques aussi bien dans les buffets que le restaurant du soir. Même pour les 2 diners de gala, ce n'était pas transcendant. Par contre, le service au restaurant est impeccable, rien à reprocher aux serveurs qui sont toujours disponibles, souriants et professionnels. Un point négatif, les photographes, ils sont partout et le plus désagréable c'est au restaurant du soir. Ce faire prendre avec une pizza, je trouve cela plutot pathétique mais bon c'est le jeu, il faut le prendre à la rigolade Belles decouvertes aux escales d'un pays qui veut toujours aller plus loin (sur la mer) et plus haut (dans le ciel).. Par contre, il ne faut rien oublier car impossible de trouver les produits de premières nécéssités (rasoir, mousse à rasser, coton, brosse..) Voilà pour mon petit compte rendu Cathy
Séjour de trois mois à Cap Vert, île de Sal en janvier, février et mars 2012 English translation pending
by Arrawak · 2012-04-14 · 32 replies
😉Bonjour à tous, je reviens de Cap vert, de l'ile de Sal, ville de Santa Maria, et je vais vous faire part de mes impressions, de ce vécu durant ces 3 mois d'hiver janvier février mars, c'est parti
Cinq jours à Jérusalem? English translation pending
by Lecondor · 2012-04-12 · 10 replies
bonjour à tous

en mai 2013 je souhaiterai aller en Israël pour 5 jours voyage compris , est ce trop peu ? que ne faut - il pas manqué de visiter ? merci à tous de vos conseils et suggestions
Retour sur dix jours de découvertes, de Marrakech à la région de Ouarzazate English translation pending
by Millipatti · 2012-04-08 · 3 replies
Ca y est, je prends le temps de vous faire un retour sur un voyage au Maroc, du 23 février au 5 mars 2012. Je suis partie seule en compagnie de ma fille, adolescente.

Avant le départ: 3 jours avant le décollage, mon premier lumbago me fait douter de la possibilité de profiter de ces vacances. Mais je pars tout de même, sans trop savoir ce qu’il me sera possible de faire. Au pire, j’envisage de rester à Marrakech ou Essaouira. Mais la douleur se faisant plus supportable, je louerai finalement une voiture et partirai à la découverte des environs de Ouarzazate. Avec un impératif: ne pas faire de folies, because mon dos, et nous gâter un peu (on le mérite bien!).

En bref: un très très beau voyage au cours duquel nous avons eu un temps magnifique. Les journées ont parfois été chaudes... et les nuits glaciales dans le Haut Atlas. La conduite automobile a été très facile. Les Marocains me sont apparus très respectueux du code de la route (euh... à l’exception de Marrakech, une horreur) et l’état des routes était en général excellent. A l’exception de Marrakech, il y avait très très peu de touristes. Les amandiers étaient en fleurs dans de nombreux endroits où nous sommes passés: magnifique!

Notre itinéraire: Marrakech (2 nuits) - Aït Benhadou (1 nuit) - Skoura (1 nuit) - Keela M’Ngouna (1 nuit) - Gorges du Dadès (1 nuit) - Zagora (2 nuits) - Telouet (1 nuit) - Marrakech (2 nuits).

Au jour le jour, les essentiels (c'est un peu "sec" comme retour. Mais l'intégralité de mon journal c'est vraiment trop long):

Jeudi le 23 février: vol Easy Jet Paris - Marrakech (160€ y compris le supplément de bagage) sans histoire. Il pleut. Le taxi que devait nous envoyer le Riad n'est pas là. Grrrr. Mais passé la porte, c'est un véritable enchantement. Des lampions éclairent le bassin et les palmiers qui dominent la cour intérieure. Partout de belles portes de bois sculpté, des stucs magnifiques... Et notre chambre est superbe. Un vrai rêve, à 40€ avec le petit déjeuner, (Riad le Jardin d'Abdou). Ce dernier est excentré mais nous avons adoré sa situation tout près des remparts. Sur la Place, nous mangeons de la harira à un stand où on ne retrouve que des locaux: 10DH pour nous deux, suivi d’un jus d’orange à 4DH. Un premier dîner à prix très doux.

Vendredi le 24 février : petit déjeuner au Jardin d’Abdou -jus d'orange frais pressé, crêpes encore toute chaudes, gâteau, pain, confitures maison et miel, café... un petit bonheur. Balade dans le quartier des tanneurs berbères. Pas grand intérêt si ce n'est, après coup, de se perdre dans un quartier résidentiel bien sympa. Et ensuite, coup de foudre de la journée: la maison de la photographie. Sur le toit, la terrasse semble-t-il la plus haute de Marrakech. Salade d'aubergine, tajine au poulet et citron et, pour finir, yaourt maison décoré de tranches de fraises et de menthe. Le tout pour 70DH sous un soleil radieux qui tape fort. Médersa Ben Youssef, musée de Marrakech. Classique et beau. Les souks sont quasi déserts, c’est vendredi. Arrêt chez Al Jawda. Les «shakes», à 12Dh le verre, sont fabuleux. Arrêt au Spa Isis : rien d'exceptionnel même si ça fait un bien fou après une journée de marche. Dîner chez Chenougri, bien connu. Salade de tomates et oignons très bonne mais un couscous franchement insipide. 150DH à deux avec une boisson gazeuse.

Samedi 25 février :Location de voiture chez Car Rental pour 25€ par jour. Sortie pénible de Marrakech : c'est samedi et un marché se tient le long de la route des remparts. Route en direction d’Aït Benhadou. La montée est longue mais moins pénible que je ne l'aurais pensé. Après le col, à 2260 mètres d'altitude, la route redescend un peu mais très doucement. A Aït Benhadou, hôtel Panorama chez Brahim (juste à côté de la Fibule d'or). Chambre simple et très propre. Brahim nous conduit au Ksar. Aucun touriste et un paysage où se mêlent les orangés et les verts, absolument fascinants. Excellent dîner : tajine d'oeufs sur un lit de tomates aux épices, plat de légumes et de brochettes de bœuf, grande assiette d'oranges à la cannelle, fraises, bananes, dates et pâtisseries. 400DH la demie pension.

Dimanche 26 février : départ pour Skoura. La route est récente, nous y sommes à peine une heure dix après notre départ. Tout est très sec, poussiéreux. Nous roulons jusqu'à la Kasba Aït Abou. Le lieu est calme, on entend plein d'oiseaux... on décide de rester. Après-midi tranquille, à lire et à nous balader dans la palmeraie. La Kasbah est impressionnante mais il y fait un froid de canard à la nuit tombée. Nous nous réfugions sous les couvertures en attendant le repas que nous prenons dans une salle au plafond très haut. Chorba et tajine au poulet suivi d'un yaourt. Très moyen. Il faut dire que le prix est doux. 270DH la demie-pension pour moi et ma fille.

Lundi 27 février : petit déjeuner pas terrible mais manger sous les palmiers, face à la Kasbah, est très chouette (même s’il fait encore très très froid).Jour de souk à Skoura. Nous prenons la route pour Keela M'Ngouna. Les paysages sont grandioses. Arrêt à la Kasbah Itran pour un jus d’orange. Le lieu nous plaît tellement que nous décidons de rester pour la nuit. Belle chambre avec une petite terrasse attenante et une... cheminée! C'est plus cher (55€ en demie pension)que ce que nous avons payé jusqu'ici mais le seul fait de nous imaginer au chaud ce soir suffit à nous convaincre. Balade dans la Vallée des roses. Notre coup de coeur de ce voyage! Un paysage minéral, à couper le souffle. Excellent dîner à la Kasbah Itran: chorba suivie d'une salade, très copieuse, de légumes variés et d'un tajine de poulet... Après le repas, une heure de musique bien rythmée suivie d’une discussion au chaud près de la cheminée.

Mardi 28 février : départ à 8h30 pour rejoindre SaÏd et Brahim à la Kasbah Chem (boutaghrar Tamaloute Kelaa M'gouna 212 6 71 300 306 kasbah_chems@hotmail.fr) avec qui nous avons fait une balade la veille. Le point de départ de la balade d’aujourd’hui est à 1800 mètre d'altitude. La première partie nous donne à voir de vastes étendues de plaines et de montagnes avant l'entrée des gorges. Nous devons nous déchausser car nous devrons constamment traverser l'oued qui serpente au fond des gorges ou en suivre le cours. La balade sera un des meilleurs moments de ce voyage. Nous nous engageons en milieu d’après-midi sur la route qui même à Boulame du Dadès, étonnamment construire. Nous nous arrêtons à l'auberge des gorges du Dadès, plus un hôtel qu'une auberge (400 DH la demie pension). Mauvaise pioche... L’atmosphère est particulièrement froide. Et le repas, un couscous, insipide.

Mercredi 29 février : nous remontons jusqu'à Msermir. C’est très beau mais nous sommes encore sous le charme de la vallée des Roses, plus intime. A Boulamane nous choisissons la terrasse sur le toit du café Central : 70 DH pour le menu composé d'une salade, excellente, d'un tajine à la viande, et d'une boisson. Un très très bon repas, en fait un des meilleurs tajines que nous aurons mangé jusqu'ici. Route en direction de K’Nob, en passant par Alnif et Tazzarine. Mais à Tazzarine, je loupe vraisemblablement un croisement... Nous nous retrouvons sur la route en construction qui mène à... Zagora! On nous dit de continuer, pas de problème, mais nous nous retrouverons seules sur la piste. Ce sera un peu difficile, nous nous égarerons... mais nous arriverons à Zagora à la nuit tombée. Dans la nuit, nous voyons une affichette indiquant Dar Neckla. La maison est magnifique mais c’est un peu cher (460 DH et 120 DH chacune par repas). Nous paierons finalement 500 DH la demie pension. Le soir, nous traversons toute la ville avec Brahim pour aller dans son hamman préféré. 10DH l'entrée, 50DH de plus pour le lavage et le massage. Génial.

Jeudi 1er mars : petit déjeuner dans le jardin du Dar. Il fait chaud. Le ciel est bleu. Les oiseaux chantent. Banal, cliché. Mais ça fait un tel bien que décidons de passer la journée ici. Et je crois que je pourrais même y passer plus de temps. Niama (+212(0)672595514 ) passe au Dar pour un massage relaxant: 300 DH. Ca c’est la vie. Route pour Tamegroute l’après-midi. Sur le chemin du retour, arrêt à la mellah d'Amezgour juste à côté du Dar. Impossible de faire la visite sans nous faire accompagner d'un jeune garçon qui fait office de guide. La visite est intéressante et se termine, c'était écrit d'avance, dans une boutique qui ressemble à une véritable caverne d'Ali Baba. On repart sans rien avoir acheté, sous des regards noirs... Cet arrêt imprévu à Zagora fut un des bons moments du voyage, en grande partie grâce à Brahim du Dar Neckla.

Vendredi 2 mars : nous remontons la vallée du Draa. Les oasis se succèdent. Nous déjeunons chez Yacob à Tamnougalt. La route jusqu'à Ouarzazate est plus difficile et longue que je ne l'aurais cru. Nous nous arrêtons chez Brahim à Aït Benhadou pour prendre le thé avant de poursuivre jusqu'à Telouete par l'ancienne piste, maintenant goudronnée. Le paysage est vraiment splendide. Nous dormirons à l'auberge de Telouete au bord de la route principale, avant l'entrée du village: 400 DH la demie pension. Le repas est correct sans plus.

Samedi 3 mars : visite passionnante de la kasbah en compagnie de Rachid qui tient l'auberge. Sur la route de Marrakech nous en profitons pour faire laver la voiture et prendre un excellent déjeuner ( à 50 DH pour nous deux) dans un boui boui pour routiers (?). La conduite n'est pas aisée à Marrakech mais j'y arrive sans casse. Arrivée au Riad Dar Balthazar (45€ avec le petit déjeuner). Le cadre est un peu moins "classe" que le Jardin d'Abdou mais il n'en est pas moins intime et chaleureux. Nous nous perdons dans les souks, tout proches. Nous finirons la soirée sur la Place. C'est samedi soir, il y a beaucoup plus de monde que lors de notre arrivée. Nous réussissons à avoir une place à un stand où se pressent de très nombreux marocains. La spécialité: de petites saucisses grillées devant nous par centaines. C'est délicieux.

Dimanche 4 mars : dernière journée du voyage. Visite des tombeaux saadiens et du palais badia. Intéressant, mais la balade dans les rues environnantes l'est plus encore. Nous prenons ensuite un taxi pour le jardin Majorelle. À notre arrivée, petit moment de panique face aux nombreux bus de touristes qui stationnent à proximité. Mais l'environnement reste paisible en dépit du nombre assez impressionnant de visiteurs. En fin de journée, rituel de la rose au hamman de la rose: hamman, gommage, masque, massage (700 DH - 10%). L'endroit est très beau, très épuré, et le massage sera tout simplement génial. Un petit luxe que l’on ne regrettera pas.

Lundi 5 mars : petit déjeuner pris dans un des salons qui jouxtent le patio du Dar Balthazar, à 6h30. Merci Rachid, nous ne nous étions pas attendus à un tel service aussi tôt.

Le trajet en taxi et l'embarquement se feront sans encombre. Les vacances sont finies. Elles auront été trop courtes, comme toujours, et il est d'autant plus difficile de les voir se terminer que les prévisions météo sur Paris ne sont pas géniales. Nous partons avec l'envie de revenir au Maroc. Une belle redécouverte après quelques années d'absence.
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
by Chamadou · 2012-04-08 · 621 replies
Bonjour,

Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.

Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.

Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.

Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!

Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.

Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.

Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.

Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.

Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.

Bien à vous tous,

Christian
Trois semaines en Provence avec deux enfants de 2 et 5 ans English translation pending
by Mistrale · 2012-04-07 · 14 replies
Bonjour,

Mon conjoint et moi partons en Provence en juillet prochain pour 3 semaines. Nous serons avec nos deux filles de 2 et 5 ans. Nous logerons dans une maison à Plan de cuques tout près de Marseille. Le but est de faire de petites excursions sans trop nous éloigner (une heure et demie de route à l'allé) Pour toujours retourner dormir à la maison. Y a t-il quelqu 'un qui pourrait nous suggérer des sorties et visites dans ce coin de la France ? Merci beaucoup Mistrale
Hôtel Club Marmara Mauritius English translation pending
by Nico63800 · 2012-04-02 · 13 replies
Salut quelqu'un a t il des infos sur le club Marmara de l'ile maurice qu'il avait fermé pour reparation mais qui na jamais reouvert et qui n'est même plus sur le site ? Que vont il faire avec les personnes qui avait réservé sur cette destination en 1 er minutes ? Merci à tous ceux qui auront des infos !!! @++
Végétation à Chiang Mai en avril/mai? English translation pending
by Pulpo75 · 2012-03-30 · 9 replies
Salut

J aimerais savoir comment est la vegetation a Chiang Mai et sa region en avril/mai. J ai peur qu elle soit brulee apres plusieurs mois sans pluie. Les rizieres sont vertes en juillet/aout non ?

Merci
À vélo à travers l'Europe English translation pending
by StanleyH · 2012-03-19 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.



Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.

Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.

Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.

Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.

J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.

José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?

Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.

J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".

Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.

Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.

*

D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.

Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.

Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.

Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…

Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.

J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.

Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.

Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.

Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.

En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.

A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.

Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.

Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.

Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.

*

Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.

Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.

J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.

En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?

Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.

Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.

Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.

C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?

Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.

Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.

La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.

La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
San Francisco, Las Vegas, Los Angeles... en trois semaines English translation pending
by Sophtonio · 2012-03-16 · 108 replies
Bonjour à tous,

Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...

Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...

UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!

Trêve de bavardage, commençons!!

Mardi 23 août 2011 : J1

Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !

Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.



Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )

Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!



Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…

Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.



Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.



Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.



Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1

Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!



On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!



Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.



Alcatraz dans le Fog

Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…

Vue depuis le Pier 39

Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.



Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.

Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !

Mercredi 24 août 2011 : J2

Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.

Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.

Passage par Union Square :



Petit déj :





Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !





Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.



Merci la super polaire Décathlon !!

Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.



C’est moi sur le vélo.. hihihi !!

Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.



Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.



Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol



Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.



Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.

Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.



Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!

Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!



Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.



Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.



Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.



Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.

Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!



Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!



Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.



On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.

Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!

Avant de continuer, je fais une petite pause!!

N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....

Bon après-midi à tous.
Rencontre marseillaise le week-end des 12 et 13 mai 2012 English translation pending
by Jackymarseil · 2012-03-15 · 23 replies
Je propose une rencontre Marseillaise entre voisins dynamiques, afin de faire un tant soit peu connaissance avant d’envisager de voyager à deux ou plus. Date: Week end des 12 et 13 mai 2012. Programme du samedi: on se retrouve à 9h30. à la gare d'Aubagne... 10h on part faire une balade/rando dans les environs (Ex : vallée de saint Pons à Gémenos) Repas tiré du sac que l’on se partage convivialement, puis retour sur Marseille vers 16/17h. (3h de marche, bien chaussés) On se fera un petit resto le soir. Ceux qui peuvent héberger le signale. Sinon il y a des F1, voire mieux… Programme du dimanche : on se retrouvera vers 10h pour une rando dans les calanques de Marseille/Cassis. Toujours repas tiré du sac et retour vers 16h sur Marseille. (3h de marche, très bien chaussés)

Bien sur IL FERA BEAU !!! Sinon, à défaut, on baladera gentiment dans Marseille comme cela à déjà été proposé en 2010 et 2011… J'en ai un bon souvenir.. A vos plumes... proposez nous qqs idées complémentaires...
De retour des Seychelles en famille! English translation pending
by Sametmarie02 · 2012-03-12 · 8 replies
Nous voilà rentrés depuis 7 jours de notre magnifique voyage. Les forums nous ont bien aidés à son organisation, voilà donc en retour le détail de notre aventure. Ce voyage était en famille avec nos 3 enfants (3-5 et 7 ans). Nous avons pris les vols secs avec qatar airways pour 650 € et nous sommes passés par le site "voyage de reve aux seychelles" pour le logement, 135 €/ nuit en demi-pension pour nous 5 (les 2 plus petits ne payaient rien), réservation nickelle et de très bons conseils...vraiment un bon plan !! Nous avons réservé les billets cat coco , cat rose et les voitures avec seychellesbonsplans, payé par paypal, pratique (cela évitait de prendre beaucoup d'espèces sur place)

Nous sommes donc partis le 25 février avec la compagnie Qatar, très bien, attentionnée pour les enfants et pas de problèmes pour la correspondance à Doha. Après le catcoco un peu rude (mer agitée et mal de mer pour tout le monde), nous voilà arrivés chez mamma Sosso à la Digue...pour 5 nuits

extra !! la maison est grande et très propre, il y a un distributeur d'eau fraiche à notre disposition, les lits sont refaits, les chambres nettoyées tous les jours, les draps et les serviettes changés au moins une fois. Mama Sosso et sa fille Line ont été vraiment aux petits soins, les repas étaient extra, poissons frais marinés, fruits frais, gâteau maison...et des menus spéciaux pour les enfants (saucisses-frites...), elles ont aussi lavé notre linge, organisé des excursions que nous souhaitions et beaucoup échangé sur la vie aux Seychelles...bref, un merveilleux séjour et une très bonne adresse que nous recommandons !! Sur la Digue, nous avons loué des vélos sur place, à Line (90 rpies/jour pour des vélos très très bien avec sièges enfants et panier), nous avons fait les quelques chemins de l'île dans tous les sens, à la découverte de toutes les anses...il fallait tester toutes les plages et toutes les vagues (celles de grande anse secouent fort...) Nous avons réservé un guide via Sunny trail guide, Robert et son collègue Will nous ont accompagné vers Anse Marron (1h30 de marche à travers mer-montagne-rochers) et là quel paysage !! plage magnifique et piscine naturelle, extra pour les enfants et avec un bon snorkelling pour toute la famille (en toute sécurité), Will nous a préparé un très bon plateau de fruits pour le midi avant le retour vers anse source d'argent. Nous avons aussi beaucoup aimé la ballade vers Anse coco (par petite anse et gde anse), les plages sont magnifiques (belle côte en vélo pour accéder et surtout repartir de gde anse : prévoir de l'eau). Cette ballade était proposé par Robert mais nous l'avons fait seuls et sans aucun problème pou trouver le chemin, par contre nous aurions eu du mal à se passer de Will pour Anse Marron : il faut déjà tenir compte des marées, passer dans les rochers et dans la fôret...chemin pas évident mais Will était très attentionné et a porté notre petite dernière dans les moments difficiles Évidemment Anse source d'argent est une très belle plage (bon snorkelling)et certains ont aperçu des tortues (malheureusement pas nous...), mais arriver avant 10h pour l'avoir que pour vous... La route vers anse sévère (bon snorkelling) puis jusqu'à anse fourmi est très sympa, peu de monde et beau panorama. Nous avons eu la chance de voir le mâle paradise flycatcher avec sa gande queue noire, superbe ! 2 regrets : nous n'avons pas eu le courage de monter au nid d'aigle (trop chaud) et pas le temps de faire l'île coco, dommage... bilan : une île que nous avons adoré !! ambiance relax, paysages extras, plages toutes différentes et quasi désertes et tout faire à vélo et en rando : extra, bref c'est sûr nous y reviendrons une semaine complète : dépaysement assuré !!!!!

jeudi 1er mars, retour sur Mahé sur une mer d'huile (ouf !) et rencontre furtive avec les rescapés de Costa... 3 jours sur Mahé nous ont semblé suffisants, nous avons loué une voiture chez okap'car (via seychelles bons plan pour 44 € /jour), les voitures (nickelles) sont remises au lieu de notre choix et laissées à l'aéroport. On se fait vite à la conduite à gauche, il faut juste faire attention aux caniveaux (très profonds !). Nous sommes allés à port Launay, en passant par la montagne (beau panorama du site de la mission), nous avons vu de belles chutes d'eau (waterfall) mais le site décrit par le petit futé n'existe plus, il ne reste que les chutes d'eau, du coup gratuites et très bien comme ça, A Victoria, nous avons visité le jardin botanique (attention aux moustiques) et le musée d'histoire naturelle (jolie coco-fesse et beaucoup de coquillages) Nous avons assisté au très chouette carnaval "international", fait une excursion d'une demi-journée sur un petit bateau à fond de verre dans le parc St-Anne et sur la plage de l'île au cerf pour 500 roupies/adultes (pas mal pour que chacun profite des fonds marins et des poissons). La meilleure journée a été dans le sud, les paysages sont préservés, les anses sympas, nous avons beaucoup apprécié les jardins du roi (110 roupies/pers) pour sa diversité, sa vue et ses tortues. Le clou de la journée a été chez Batista...buffet créole (seulement le dimanche pour 350 roupies/adultes), les pieds dans le sable sur l'anse Takamaka où nous nous sommes régalé avec un décor extra et cerise sur le gâteau : 4 dauphins curieux sont restés 2h dans l'anse... A mahé, nous avons logé chez Steeven à bel ombre près de Beauvallon, Steeven a été de bon conseil, les repas corrects et les lits faits ainsi que le ménage. 1 regret : manque de temps pour faire des randonnées. Au final, nous retournerons aux Seychelles, à La Digne à coup sûr et peut-être pour aussi découvrir Praslin, cela reste un voyage relativement accessible malgré ce qu'en disent certains. Avec le système "self catering" c'est très abordable, quant à la vie sur place, les prix sont corrects. Les gens sont gentils, souriants, assez abordables et assez cool, sauf peut etre à Victoria où même si cette capitale ne fait que 30000 habitants, les rapports sont plus impersonnels. Bref vivement que l'on y retourne... Si vous avez des questions n'hésitez pas nous pourrons vous répondre bon voyage...
Réchaud MSR XGK: meilleur choix pour l'Afrique de l'Ouest à pied en juin? English translation pending
by Amilcar19 · 2012-03-12 · 20 replies
Bonjour tout le monde :) , je suis nouveau sur le forum, je pars au moi de juin pour l'afrique de l'ouest et j'ai acheter un rechaud msr xgk ex je voulais savoir si cela été le meilleur choix ... et je me posais aussi la question par rapport au coussinet d'amorcage, je n'ai utiliser mon rechaud que 2 fois et il est deja completement noir est ce que cela est normal ?? :s et j'ai du nettoyé le gicleur et le repartisseur de chaleur car il été couvert de sui est ce que cela vien de moi ou c'est normal ?? merci d'avance pour vos réponses ;)
Croisière Terre sainte, départ le 4 avril 2012 English translation pending
by Oliveclaire · 2012-03-12 · 10 replies
je souhaiterais savoir s'il y a quelqu'un qui fait la croisiere terre sainte avec costa croisiere depart le 4 avril 2012 de savone?
Difficile Éthiopie... English translation pending
by Marcamaou · 2012-03-11 · 107 replies
Bonjour, Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :

"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.

Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."

A bientôt
De retour d'un séjour à l'hôtel Smugglers Cove Resort & Spa, Cap Estate, Sainte-Lucie English translation pending
by MoniqueM · 2012-03-11 · 7 replies
Nous avons beaucoup aimé notre séjour au Smugglers Cove Resort & Spa de St-Lucia, un grand complexe hôtelier directement au bord de la mer, un «tout inclus» bien organisé, situé autour d’une jolie baie dans un immense jardin tropical.

Nous avions réservé un forfait Vacances Transat, vol direct Montréal (YUL) – St. Lucia (UVF). Excellente qualité-prix!

Plus on y séjourne, plus on prend le temps de découvrir ce resort, plus on l’aime!

On y a séjourné deux semaines du 22 janvier au 5 février 2012. J’avoue que l’on serait volontiers resté une autre semaine dans cet attachant et calme hôtel: excellents repas, température de 26 à 28oC, vue sur la mer d’à peu près tous les espaces publics, couchers de soleil, snorkeling directement sur la plage de l’hôtel (peu de coraux mais assez belle variété de poissons), nombreux sports et activités, Wifi gratuit dans le lobby et dans notre chambre - un grand plus (+) pour nous (toutes les chambres ne l’ont pas cependant).

Les prestations sont très généreuses; on s’y sent bien et non exploités - tout au contraire! C’est en outre un hôtel dit «no- tipping policy» - on n’a pas à se préoccuper de donner des pourboires, sauf pour service spécial bien sûr – à nous d’en juger.

Les chambres:

Les chambres sont confortables, bien aménagées, air climatisé, nettoyées chaque jour, service amical et dévoué.

À noter qu’on avait réservé et payé pour une chambre supérieure de luxe et obtenu un surclassement (upgrade), nous a-t-on dit (très grande chambre avec Wifi gratuit, baignoire et douche, salle de toilette séparée, nombreux miroirs, 2 éviers, grands comptoirs, shampoing, lotion, savonnettes, séchoir à cheveux; planche et fer à repasser, coffret de sécurité avec clé, grandes surfaces de rangement, 2 TV avec nombreux postes en anglais et 1 en français; petit réfrigérateur, cafetière avec café, thé…). Toutes les chambres ne sont pas aussi bien équipées.

Vue sur le jardin. Très peu de chambres ont pleine vue sur la mer et le prix de ces chambres est plus élevé.

Attention, les chambres sont équipées de prises électriques comme celles du Royaume-Uni (UK) sauf une prise électrique format nord-américain (1 seule par chambre). Apportez le nécessaire si vous en avez besoin pour brancher et recharger ordi, caméra, ipod, etc.

L’organisation et l’entretien sont bons, sans être parfaits. À l’arrivée, j’étais un peu déçue par l’aspect de la chambre : j’ai dû déplacer quelques coussins et déployer mes talents limités de peintre pour cacher quelques imperfections et s’y sentir chez nous…, et aviser les administrateurs (managers) de quelques problèmes mineurs : eau pas assez chaude pour prendre une douche en tout confort, quelques lumières brûlées; dès le lendemain, les problèmes étaient réglés - le chauffage électrique individuel a remplacé le chauffage solaire... On sent leur ferme volonté d’améliorer les conditions et de nous satisfaire pleinement. Ne pas oublier que le site est très vaste – requiert beaucoup d’entretien - et les prix pour les prestations offertes, très raisonnables actuellement…

Éviter de laisser les portes ouvertes si vous ne mettez pas la climatisation; sinon les moustiques risquent de vous envahir… Nous, aucun problème. On a demandé aussi à la femme de chambre de nous laisser un insecticide car les chambres étant au niveau du sol, les fourmis risquent d’y loger aussi. On a eu un petit lézard qui est entré avec nous – très peureux, très mignon – on aurait bien aimé le garder avec nous…! 😉

Les restaurants:

Outre le buffet (The Cove), on y trouve trois excellents restaurants à la carte (gratuits): mon favori, le Café Asia (ouvert le soir seulement); La Trattoria (pizzas et mets italiens); Waterside Grill (cuisine créole et poissons), tous avec service impeccable, menu varié et original, superbes présentations dignes des grands chefs, boissons et vin à volonté le midi et le soir. Le Waterside Grill, ouvert matin, midi et soir, offre une vue magnifique sur la mer!

Les restaurants à la carte nécessitent une réservation pour le repas du soir, réservation que l’on fait au Piton Lounge (longues lignes d’attente les premiers jours), on ne peut réserver plus de 3 jours à l’avance, mais on peut aller aux restos à la carte aussi souvent que l’on désire - si place il y a toutefois à l’heure de notre choix… J’ai appris, vers la fin de notre séjour que l’on peut aussi réserver par téléphone.

Il y a un BBQ sur la plage tous les midis et une fois par semaine le soir, ainsi qu’un cocktail gratuit des «managers» le lundi soir. Excellente occasion de les rencontrer… 😏

Une distributrice de crème glacée molle (gratuite) est disponible au buffet The Cove. Le café y est offert 24 h par jour et une collation et le thé y sont servis tous les après-midis, je crois.

Si vous allez en excursion, on vous prépare, sur demande, une boîte à lunch incluant des bouteilles d’eau de 500 ml, sandwiches et fruits (le tout placé dans un sac isolant). On doit remplir une fiche à cet effet à la Réception la veille, cocher nos choix, récupérer notre boîte à lunch le matin avant l’excursion et retourner le sac isolant au retour.

Les activités:

Tous les sports nautiques et autres, ainsi que les activités sont offerts gratuitement : kayaks, banana boats, pédalos, water ski…, tennis, tirs à l’arc, volleyball, cours de golf, marches guidées, yoga, Pilates, tai chi, ping pong, etc. Certains sports nécessitent une réservation. Endroit idéal pour les familles et les sportifs.

Attention toutefois, des Saint-Luciens viennent parfois nous solliciter sur la plage à titre privé (et payant $) dont ski-doo aquatique, excursion en catamaran…

Outre le chic Samsarati Spa ($), le site comprend 6 piscines (un plaisir à découvrir), plusieurs tennis, une grande aire de jeux pour les enfants (avec cabanes, château, piscine et glissades, garderie ($), cage de perroquets…).

Personnellement, j’ai apprécié les randonnées à pied avec une guide le matin pour explorer la pointe nord de l’île dont Pigeon Island et Cas En Bas Beach sur la côte est, les cours de yoga, Pilates, Tai chi et le snorkeling sur la plage même de l’hôtel. La plage est relativement petite et le fond de la mer rocailleux 😕: j’ai vivement apprécié mes souliers d’eau…🙂 Plage non propice au body surfing car vagues très courtes.

Il n’y avait pas de renseignements écrits de disponibles sur les activités et sur les spectacles en soirées, ni sur les heures d’ouverture des restos, sinon ceux écrits sur des tableaux noirs la veille ou… le jour même des activités 😛.

Un truc : visitez le site Internet de l’hôtel avant votre départ - vous aurez ainsi une meilleure idée des nombreux sports et activités qui sont offerts. J’avais imprimé tout ça en couleur avant le départ et je ne l’ai pas regretté… En outre, le plan du site sur Internet était plus à jour que le plan qu’on nous a donné sur place sur demande.

Le site:

Le complexe comprend plus de 350 chambres disposées en 5 quartiers (nommés Canaries, Dennery, Soufrière, Anse La Raye, Babonneau (du nom de villes et villages de l’île) et disposées ça et là en blocs de 4 ou 5 chambres, avec chacune une terrasse et 2 chaises; toutes les chambres n’ont qu’un seul étage. La nôtre, chambre 180, était dans le quartier dit des «Canaries», très bien situé, à 3 minutes de marche du lobby et du Waterside Grill. On saluait en passant Maco (qu’on appelait Coco) l’attachant et colérique perroquet, qui m’aimait bien 🙂, me saluait de la patte et savait très bien se faire comprendre…!

Pour se balader sur le site - surtout le soir pour se rendre au Café Asia qui était passablement éloigné pour nous - on empruntait les navettes gratuites de l’hôtel; on les demandait par téléphone ou au lobby - ou on les arrêtait sur leur passage. Autre détail : on apportait une petite lampe de poche le soir car les sentiers, bien que jolis - magnifiques même - sont assez peu éclairés.

Situation géographique:

Ce vaste complexe est situé sur la côte ouest de Sainte-Lucie (donc protégée des grands vents) dans la pointe nord de l’île (endroit calme mais passablement isolé). Aucune navette de l’hôtel n’est disponible pour sortir du site, il n’y a pas non plus de transport public dans ce secteur. À part la marche à pied pour découvrir les environs, seuls des taxis (assez chers) sont disponibles pour rejoindre le village le plus près : Gros Islet.

Il y a un hôtel tout près, le luxueux Cap Maison, qui mérite une visite; ainsi que la petite plage publique adjacente appelée Smugglers Cove Beach (accessible par un escalier de 90 marches)– agréables à visiter.

L’aéroport est à 2h40 de l’hôtel par bus, tout à fait au sud-est de l’île, ce qui nous a donné la chance de visiter une bonne partie de l’île : on traverse notamment les villes et villages de Dennery, Richmond, Grande-Rivière, Castries, Rodney Bay, Gros Islet. Dommage que le conducteur n’ait donné aucune explication… La route est très sinueuse - j’ai apprécié avoir pris une Gravol (dimenhydrinate) ½ h à l’avance 😛.

Le pays:

Sainte- Lucie est un pays au double héritage culturel : anglophone et francophone.

Pays indépendant du Royaume Uni depuis le 22 février 1979, la langue officielle est l’anglais.

La monnaie est le dollar est-caribéen ($EC), mais l’argent US est accepté un peu partout.

1 $US équivaut actuellement à 2,67 $EC. Dans les boutiques de l’hôtel, les prix semblaient affichés en l’une ou l’autre de ces dénominations… attention! 🤪

Cette petite île de 620 km2 fait partie des «Petites Antilles» et est située au sud de la Martinique - latitude entre 13 et 14o - donc on est assuré d’une température confortable tout l’hiver, aussi bien en janvier qu’en février… point non négligeable!

Ile au profil volcanique, Saint Lucia offre de jolis paysages, de très beaux fonds marins sur la côte ouest, des villages de pêcheurs, des criques sablonneuses, de nombreuses petites plages - toutes sont publiques en principe, la plupart ont un sable foncé car d’origine volcanique. Du côté est, la mer est très forte.

Le plus beau décor naturel de l’île se situe dans le secteur de Soufrière près des volcans : Petit Piton et Gros Piton (inscrits au patrimoine mondial UNESCO).

Les Saint-Luciens aiment faire la fête : il se tient chaque vendredi soir des « street parties» avec danses et dégustations de mets créoles, BBQ, rhum…; les rues principales sont fermées à la circulation - le plus près de l’hôtel est au village de Gros Islet, où on s’est rendu par taxi.

Notre excursion:

On n’a fait qu’une seule excursion durant notre séjour - excursion absolument superbe et relaxante (réservée à l’hôtel par Vacances Transat) : St. Lucia Best of Both Worlds (par bus et bateau).

Confortable autobus climatisé au départ de l’hôtel avec arrêt et visite à pied d’un village créole de pêcheurs, Anse La Raye, aux maisons en bois aux façades colorées, aux pittoresques barques et cages à poissons; puis continuation en bus jusqu’au gros bourg de Soufrière, qui semble au pied du Petit Piton (en fait est à 2½ milles de distance), courte visite à pied de ce volcan, visite des sources sulfureuses, du magnifique Jardin botanique du Diamond Estate; lunch créole dans un restaurant de Soufrière.

Retour en confortable catamaran pour admirer la côte ouest de l’île : de Soufrière à Rodney Bay, avec arrêt dans une petite baie près du Ti Kaye Village à Anse Cochon pour faire du snorkeling; musique et drinks à bord à volonté, visite panoramique à l’intérieur de l’étroite baie à effet de carte postale de Marigot Bay au sud de Castries, où des centaines de voiliers et yachts mouillaient; retour à l’hôtel en bus à partir de la marina de Rodney Bay. Longue et intéressante excursion, relativement chère : 125$US pp, mais dont on garde un excellent souvenir.

Bref un séjour merveilleux!

Photos dans les prochains messages.
Guadeloupe: itinéraire d'une semaine English translation pending
by Thony23 · 2012-03-09 · 17 replies
Bonjour, nous partons très bientôt en Guadeloupe pendant une semaine, et nous serons logés à St François (hôtel Manganao).

Voici ce que nous pensons faire pendant notre séjour : - Visite de la pointe des Châteaux et distillerie Damoiseau au Moule) - Visite des chutes du Carbet - Visite de Ste Anne (plages, village artisanal) - Volcan de la Soufrière - Jardin botanique et plage à Deshaies - Divers marchés (St François, Le Moule, Ste Anne, Pointe-à-Pitre ??) - Excursion à Petite-Terre (à confirmer)

Je suis bien conscient qu'une semaine c'est court, mais est-ce que cela vous semble réalisable en 1 semaine ?

Etant donné que nous serons à l'extrème Est de l'ile (St François), est-il possible de faire dans la même journée par exemple Deshaies et les chutes du Carbet ? afin d'optimiser les distances...

De plus, que nous conseillez-vous pour la location de voiture ? Un certain Tarzan nous propose une location à 35€ la journée, êtes-vous déjà passés par lui ? Sinon connaissez-vous des agences sérieuses et pas spécialement trop chères ?

Merci d'avance pour vos conseils et/ou expériences.

Anthony (qui a hâte de découvrir cette ile 😉)
Compte rendu de croisière "Perles des Antilles" du 24 février au 2 mars 2012 English translation pending
by Porites · 2012-03-06 · 32 replies
Bonjour,

Voici un petit CR bref de notre dernière croisière sur le Costa Luminosa aux Antilles.

Le Bateau Déjà connu de la famille. Bateau agréable, bien agencé (je suis Fan de l'étage sous la verrière au pont 10). Une décoration pas trop clinquante. Un restaurant moins étriqué que sur le Mediterranea. Un bateau bien rempli, quelques tables et cabines vides mais peu à mon avis (dans notre couloir: 1 seule cabine inoccupée).

Les spectacles Euh, comment dire... Aucun avis car nous n'y sommes allés qu'une seule fois. A si un point quand même, nous n'aimons pas les spectacles de danse et de chant.... Et là et bien c'était quasi tout le temps ça. Enfin bon on s'en fiche un peu ça n'est pas un point primordial pour nous, nous préférons diner tôt et ensuite s'installer tranquillement dans un salon (généralement proche de la fontaine de chocolat) avant de récupérer les enfants au Squok Club😛.

Les repas Le buffet : moins de choix que sur le Mediterranea cet été mais identique à ce que nous avions eu sur le Luminosa au printemps dernier. Personne pour servir. Nous avons apprécié les quelques spécialités antillaises (banane plantain, acras) et les sushis. Le restaurant : très bien... Mais je reste toujours sur mon opinion, j'ai toujours mieux mangé sur le Mediterranea. La soirée italienne terminée avec l'omelette norvégienne (enfin pseudo.... Hein PAP) et une flûte de pétillant (que nous n'avions pas eu cet été!). Le restaurant payant : Un menu plus élaboré, un peu cher à 25€ (mais offert à toute la famille avec ma carte Pearl😛) finissant par une flûte de champagne.

L'ambiance à bord Côté passagers : Superbe, la meilleure que j'ai pu avoir depuis que je vais en croisière. Peu d'italiens, beaucoup de francophones (québécois, métropolitains et antillais). Que cela fait plaisir de rencontrer des gens aussi sympathiques et avenants que nos amis québécois et antillais.... J'ai pris une leçon de convivialité, merci à vous😎. Côté employés Costa : Au premier abord je les ai trouvé plus distants que cet été mais avec un petit sourire et quelques mots agréables j'ai pu discuter avec certains. Bien sûr omerta sur les problèmes de Costa. Pas de baisse de qualité dans les prestations fournies par les employés (resto et cabine), seul point à signaler (le même que cet été) : moins de Bar service donc plus difficile d'avoir un coup à boire sans se déplacer.... Donc débauche d'énergie, obligé de passer par un buffet pour manger... cercle vicieux!🤪

Les escales Fort de France Fait seuls, descente vers 12h00 direction le centre de FdF et le marché aux épices pour y retrouver quelques amis en vacances. Quelques achats, quelques dégustations et ensuite visite de FdF et des principaux points remarquables (peu...). Retour au bateau pour récupérer les serviettes (ça n'était pas prévu mais à la demande pressante des enfants) pour aller mettre les pieds sur la plage au pied du Fort.

Saint Martin Escale chaude.... pour la CB. Quelques achats d'électronique (je devais renouveler une partie de mon équipement photo), cosmétiques (les magasins se trouvent à 10 minutes à pied du bateau), puis balade dans Phillipsburg et arrêt obligatoire dans un bar pour étancher une petite soif. Dommage pour nous, escale le Dimanche tous les magasins n'étaient pas ouverts... La CB remercie encore Costa de cette programmation.

La Romana Journée de fête nationale. Nous sommes descendus du bateau sans réel projet dans la tête. Nous avons donc pris la navette jusqu'au Centre-ville (ça doit être 4€/pers et on nous a fait gratuit deux des trois enfants). Nous sommes arrivés sur une place festive.... mais très très peu accueillante pour les touristes. Une agression continuelle pour forcer à l'achat... Saoulant! Etant du genre aventurier, j'ai voulu emmener la petite famille un peu plus loin pour visiter un peu La Romana... Erreur! C'était pire.... Retour rapide à la navette et direction le bateau... Pour une petite détente au Samsara. A oublier. Un conseil, prenez une excursion pour cette escale! Lors de cette escale, remplacement de plusieurs membres d’équipage avec inspection de toutes les valises avec les chiens anti-drogue.

Catalina Descente sur la plage. Le pied, rien faire sur un transat. Se baigner, manger.... Et attendre, faire du gras et le laisser fondre au soleil. Une petite plongée en PMT à proximité de la partie rocheuse. Comme attendu c'est l'apocalypse côté coraux, il ne reste que les plus résistants et quelques poissons mais ce constat je l'ai fait sur d'autres zones de plongée dans le monde.

Tortola Seuls. Visite à pied de la ville (4h) avec visite des principaux points d'intérêt (dont le jardin botanique, bien mais n'arrive pas au niveau du Jardin de Valombreuse en Guadeloupe).

Antigua Seuls. Taxi pris le matin pour un tour de l'île (80$ pour 5 personnes). Un guide génial avec lequel nous avons mis en place un code... Une tapette sur l'épaule et il s’arrêtait pour des photos. Suite à notre demande, il nous a emmené déguster quelques fruits et de la canne à sucre. Au retour, un petit tour dans Saint John's avant le retour au bateau.

Pointe à Pitre Seule escale pour laquelle nous avions pris une excursion Costa pour éviter l'attente à l'aéroport... Pas de bol, l'avion avait 2h de retard!🏴‍☠️. Excursion agréable, Visite de la distillerie Severin, de la cascade aux écrevisses et du jardin botanique de Valombreuse. Le tout à un rythme suffisamment lent pour pouvoir profiter des décors et des senteurs.

Conclusion : Toujours autant de plaisir à partir en croisière, avec Costa. Quelques légères baisses dans la prestation mais ça reste toujours pour nous très satisfaisant. A l’unanimité de la famille, la plus belle croisière réalisée. un dépaysement total. La prochaine du mois d'Août sur le Fascinosa à préparer... Et nous attendons avec impatience la programmation 2013.

Et si vous avez des questions....

PM
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
by Sandchab · 2012-03-06 · 27 replies
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain. Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin. Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions. Commençons par la première semaine.

Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".

Un petit tour en ville avant de se coucher ?... 20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table. Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge ! Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues. L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit… Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée. Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !

Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour. Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances… Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France. Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués. Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.

Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices… Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper. Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec. Coucher à 22h30 pour tout le monde…

Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d��arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage. Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite. Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel. La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad… Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10… Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde. Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond… Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.

Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin. Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude. Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.

Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population. C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps. Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie ! Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas. Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison. Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !

Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque. Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue ! Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées. Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ? Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies. 23h37, tout le monde dort. Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser. Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !

Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants. Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes. Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna. Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables ! Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité… Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit. Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure… Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain. Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir. Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène. Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit. Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !

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