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quel quartier pour dormir à Bangkok? English translation pending
🙂Bonjour,
Nous partons en thailande et à hong kong mi juin, mais nous arivons vraiment pas à nous décider devant les nombreux hotel de bangkok. En fait nous hésitons sur le quartier ( silom, siam, pratunam ... ) ou aller. J'attends vos conseils pour m'aider à choisir, sachant que l'on voudrait un hotel bien situé pour aller à chatuchuk le week end, et faire essentiellement du shopping. J'ai pas de budget précis, je cherche surtout quelques chose de bien, confortable, avec piscine, pas forcement du grand luxe mais à un prix raisonnable. MAXI 50/60 EUROS
Que pensez vous du baiyoke sky hotel ? merci de me faire partager vos différentes expériences
Je vous remercie d'avance pour vos réponse😉
Nous partons en thailande et à hong kong mi juin, mais nous arivons vraiment pas à nous décider devant les nombreux hotel de bangkok. En fait nous hésitons sur le quartier ( silom, siam, pratunam ... ) ou aller. J'attends vos conseils pour m'aider à choisir, sachant que l'on voudrait un hotel bien situé pour aller à chatuchuk le week end, et faire essentiellement du shopping. J'ai pas de budget précis, je cherche surtout quelques chose de bien, confortable, avec piscine, pas forcement du grand luxe mais à un prix raisonnable. MAXI 50/60 EUROS
Que pensez vous du baiyoke sky hotel ? merci de me faire partager vos différentes expériences
Je vous remercie d'avance pour vos réponse😉
Cambodge: guesthouse à Siem riep English translation pending
Pouvez vous m indiquer le nom d un guesthouse sympa à Siem Riep.
Merci
🙂
Merci
🙂
Enfin, petit résumé Ifa Bavaro Village English translation pending
Bonjour,
Comme il m'a été difficile de trouver de l'information pour ce complexe, j'ai décidé de faire un bref résumé de mon séjour du 20 janvier au 3 février 2005. J'espère qu'il pourra vous être utile.
Voilà, pour commencer une vue aérienne du complexe.(date de la photo: 27 Janvier 2005)
VOYAGE 2005
J’étais au IFA Bavaro Village du 20 janvier au 4 février 2005. J’ai adoré ce complexe rapport-qualité prix. Pour l’ambiance, pour l’animation même si les gens ne sont pas des professionnels (pour les spectacles en soirée), pour la propreté et bien sûr pour la plage.
Lors de notre réservation avec notre agence, nous avons opté pour le grossiste VACANCES TRANSAT. Avec ce grossiste nous étions assurés de ne pas nous retrouver dans la section Villas. C’est ce qui est spécifié dans la brochure de Vacances Transat.
Donc, à notre arrivée en soirée à l’Hôtel…on nous remet la clef de la chambre numéro 1212. Oh ! Oh ! Surprise c’est dans la section Villas…ça commence mal.
J’ai dit au bagagiste de retourner à la réception qu’il y avait eu erreur lors de mon enregistrement. Donc, je n’ai pas vu l’intérieur des chambres…et pas besoin de négocier longtemps pour le changement de chambre…ils nous ont donné la chambre numéro 3807. Super…à la limite du Village et de la section Ocean. Au premier étage, avec un très très grand lit. Juste un point négatif concernant les chambres, on entend très bien ce qui se passe l’autre côté. C’est agaçant au début, mais bon j’ai décidé de me mettre des bouchons dans les oreilles pour dormir plus tranquille. Ah ! Ah ! .
Voilà pour la chambre, pour nous cela a été facile d’effectuer le changement…tu peux remarquer la couleur du porte-clef lors de ton enregistrement s’il est rouge : Villas…s’il est bleu : Village ou Ocean. Ah ! oui, il y a des frais de 14, 00 $ US par semaine pour le coffret de sécurité dans la chambre. Aussi, il y a un mini frigo avec des bouteilles d’eau et tu peux demander du Coca-Cola ou du Sprite en bouteille. Dans la salle de bain, il y a un sèche-cheveux.
RESTAURANTS :
Il y a quatre restaurants à la carte : Le Grill, Le Mexicain, Le Dominicain et le Caribe. Nous avons essayé le Grill (très bien), le Mexicain (Excellent) et le Dominicain (Médiocre) lors de notre passage il était peut-être trop tard…la nourriture était ordinaire. Le Caribe, malheureusement nous n’avons pu y aller. Il n’y a pas de frais supplémentaire pour les fruits de mer, sauf pour le vin. Des amis ont dit qu’il était excellent.
Pour les restaurants (BUFFETS) il y en a deux le Colibri et le Casona. On fini toujours par trouver quelque chose. Ah ! ah ! Remarque que nous ne sommes pas des gens très difficiles pour la nourriture. Nous ne sommes pas dans notre pays, donc il faut essayer plein de chose et c’est correct.
Pour les réservations des restaurants : il faut aller à la réception le matin à 9hres pour pouvoir aller souper le lendemain soir. Si tu arrives vers 10hres il est possible de passer son tour et de se reprendre pour le lendemain. Ah ! Ah ! Les places sont occupées très vite. Par contre tu peux réserver plus d’une fois. (Un jour à la fois) Nous avons été au Mexicain deux fois, au Grill deux fois…etc.
Pour le Grill, sur le bord de la plage. Le jour, il sert de casse-croûte…le soir de restaurant à la carte et après 23hres c’est une discothèque. On peut réserver la journée même à partir de 12h30 au casse-croûte. Pas besoin d’aller à la réception.
LA PLAGE
Très belle….par contre je trouve qu’il manque de chaises…moi j’arrivais le matin vers 8h00 ou 8h30 pour réserver les fameuses chaises. J’y laissais nos serviettes avec un vieux T-shirt. Si vers 10h30 …11h00 il n’y a personne…j’ai eu connaissance que le gardien de la plage enlevait les serviettes et donnait les chaises à d’autres personnes. C’est pourquoi il est préférable de laisser d’autre chose avec les serviettes. Comme ça le gardien pense que les gens sont partis prendre une marche sur la plage. Beaucoup de gens ont pris cette habitude, c’est pourquoi je tiens à le mentionner. Si tu aimes faire de l’apnée pas besoin d’aller loin. Juste en face de l’hôtel, tu peux voir des centaines de poissons de toutes les couleurs. Tu amènes une banane ou tu pain et cela fonctionne….ils viennent manger dans ta main.
On peut prendre de très longue marche….n’oublie pas ta bouteille d’eau et ta lotion de bronzage. C’est formidable !!! Comme sur les cartes postales…
UN PEU DE TOUT…
Pour envoyer des courriels, il y a trois ordinateurs dans le lobby. C’est une dame de la Bulgarie qui s’occupe du matériel. Très gentille… Il en coûte 3, 00 $ US pour 15 minutes ou 5, 00 $ US pour 30 minutes. C’est assez rapide et tout fonctionne bien.
Pour les achats…il y a un mercado à droite sur la plage…il faut négocier, négocier et négocier encore…les vendeurs sont vraiment agressifs parfois. Il faut diviser par trois leur prix. Je te conseille d’aller au Plaza…en taxi ou en autobus.
Bref, j’ai passé un excellent séjour à ce complexe… comme je le disais dans mon introduction côté rapport-qualité prix cela en vaut la peine. Moi, j’aime la plage et je ne me suis pas trompé sur ce point…la clientèle est très diversifié…beaucoup de canadien et d’européen, d’allemand lors de mon passage. Le personnel parle un peu français ici et là.
En ce qui a trait à la malaria, je n’ai pas pris de traitement avant de partir…c’est mon choix. Et je n’ai vu que quelques moustiques la première semaine surtout au coucher du soleil. Une bonne lotion avec du DEET fait l’affaire. Et pour la GASTRO…
Aucun malaise…nous étions 8 personnes et tout le monde est correct. C’est vrai qu’il faut prendre quelques verres de « VITAMINA » ET DE LA CERVEZA AH ! AH ! C’EST LE SECRET.
Après tout, nous sommes en vacances….
J’AI SÛREMENT OUBLIÉ QUELQUE CHOSE. Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à communiquer avec moi.
Sincères salutations.
Comme il m'a été difficile de trouver de l'information pour ce complexe, j'ai décidé de faire un bref résumé de mon séjour du 20 janvier au 3 février 2005. J'espère qu'il pourra vous être utile.
Voilà, pour commencer une vue aérienne du complexe.(date de la photo: 27 Janvier 2005)
J’étais au IFA Bavaro Village du 20 janvier au 4 février 2005. J’ai adoré ce complexe rapport-qualité prix. Pour l’ambiance, pour l’animation même si les gens ne sont pas des professionnels (pour les spectacles en soirée), pour la propreté et bien sûr pour la plage.
Lors de notre réservation avec notre agence, nous avons opté pour le grossiste VACANCES TRANSAT. Avec ce grossiste nous étions assurés de ne pas nous retrouver dans la section Villas. C’est ce qui est spécifié dans la brochure de Vacances Transat.
Donc, à notre arrivée en soirée à l’Hôtel…on nous remet la clef de la chambre numéro 1212. Oh ! Oh ! Surprise c’est dans la section Villas…ça commence mal.
J’ai dit au bagagiste de retourner à la réception qu’il y avait eu erreur lors de mon enregistrement. Donc, je n’ai pas vu l’intérieur des chambres…et pas besoin de négocier longtemps pour le changement de chambre…ils nous ont donné la chambre numéro 3807. Super…à la limite du Village et de la section Ocean. Au premier étage, avec un très très grand lit. Juste un point négatif concernant les chambres, on entend très bien ce qui se passe l’autre côté. C’est agaçant au début, mais bon j’ai décidé de me mettre des bouchons dans les oreilles pour dormir plus tranquille. Ah ! Ah ! .
Voilà pour la chambre, pour nous cela a été facile d’effectuer le changement…tu peux remarquer la couleur du porte-clef lors de ton enregistrement s’il est rouge : Villas…s’il est bleu : Village ou Ocean. Ah ! oui, il y a des frais de 14, 00 $ US par semaine pour le coffret de sécurité dans la chambre. Aussi, il y a un mini frigo avec des bouteilles d’eau et tu peux demander du Coca-Cola ou du Sprite en bouteille. Dans la salle de bain, il y a un sèche-cheveux.
RESTAURANTS :
Il y a quatre restaurants à la carte : Le Grill, Le Mexicain, Le Dominicain et le Caribe. Nous avons essayé le Grill (très bien), le Mexicain (Excellent) et le Dominicain (Médiocre) lors de notre passage il était peut-être trop tard…la nourriture était ordinaire. Le Caribe, malheureusement nous n’avons pu y aller. Il n’y a pas de frais supplémentaire pour les fruits de mer, sauf pour le vin. Des amis ont dit qu’il était excellent.
Pour les restaurants (BUFFETS) il y en a deux le Colibri et le Casona. On fini toujours par trouver quelque chose. Ah ! ah ! Remarque que nous ne sommes pas des gens très difficiles pour la nourriture. Nous ne sommes pas dans notre pays, donc il faut essayer plein de chose et c’est correct.
Pour les réservations des restaurants : il faut aller à la réception le matin à 9hres pour pouvoir aller souper le lendemain soir. Si tu arrives vers 10hres il est possible de passer son tour et de se reprendre pour le lendemain. Ah ! Ah ! Les places sont occupées très vite. Par contre tu peux réserver plus d’une fois. (Un jour à la fois) Nous avons été au Mexicain deux fois, au Grill deux fois…etc.
Pour le Grill, sur le bord de la plage. Le jour, il sert de casse-croûte…le soir de restaurant à la carte et après 23hres c’est une discothèque. On peut réserver la journée même à partir de 12h30 au casse-croûte. Pas besoin d’aller à la réception.
LA PLAGE
Très belle….par contre je trouve qu’il manque de chaises…moi j’arrivais le matin vers 8h00 ou 8h30 pour réserver les fameuses chaises. J’y laissais nos serviettes avec un vieux T-shirt. Si vers 10h30 …11h00 il n’y a personne…j’ai eu connaissance que le gardien de la plage enlevait les serviettes et donnait les chaises à d’autres personnes. C’est pourquoi il est préférable de laisser d’autre chose avec les serviettes. Comme ça le gardien pense que les gens sont partis prendre une marche sur la plage. Beaucoup de gens ont pris cette habitude, c’est pourquoi je tiens à le mentionner. Si tu aimes faire de l’apnée pas besoin d’aller loin. Juste en face de l’hôtel, tu peux voir des centaines de poissons de toutes les couleurs. Tu amènes une banane ou tu pain et cela fonctionne….ils viennent manger dans ta main.
On peut prendre de très longue marche….n’oublie pas ta bouteille d’eau et ta lotion de bronzage. C’est formidable !!! Comme sur les cartes postales…
UN PEU DE TOUT…
Pour envoyer des courriels, il y a trois ordinateurs dans le lobby. C’est une dame de la Bulgarie qui s’occupe du matériel. Très gentille… Il en coûte 3, 00 $ US pour 15 minutes ou 5, 00 $ US pour 30 minutes. C’est assez rapide et tout fonctionne bien.
Pour les achats…il y a un mercado à droite sur la plage…il faut négocier, négocier et négocier encore…les vendeurs sont vraiment agressifs parfois. Il faut diviser par trois leur prix. Je te conseille d’aller au Plaza…en taxi ou en autobus.
Bref, j’ai passé un excellent séjour à ce complexe… comme je le disais dans mon introduction côté rapport-qualité prix cela en vaut la peine. Moi, j’aime la plage et je ne me suis pas trompé sur ce point…la clientèle est très diversifié…beaucoup de canadien et d’européen, d’allemand lors de mon passage. Le personnel parle un peu français ici et là.
En ce qui a trait à la malaria, je n’ai pas pris de traitement avant de partir…c’est mon choix. Et je n’ai vu que quelques moustiques la première semaine surtout au coucher du soleil. Une bonne lotion avec du DEET fait l’affaire. Et pour la GASTRO…
Aucun malaise…nous étions 8 personnes et tout le monde est correct. C’est vrai qu’il faut prendre quelques verres de « VITAMINA » ET DE LA CERVEZA AH ! AH ! C’EST LE SECRET.
Après tout, nous sommes en vacances….
J’AI SÛREMENT OUBLIÉ QUELQUE CHOSE. Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à communiquer avec moi.
Sincères salutations.
Avis sur l'Hôtel Bahia Principe Punta Cana English translation pending
Bonjour
Les personnes qui sont déjà allés dans cet hôtel peuvent elles me donner leurs avis sur celui-ci ?
Nourriture, chambre, propreté, accueil, la plage est elle bien ? + d'autres infos pour nous aider nous y allons fin mars
merci pour les réponses
Les personnes qui sont déjà allés dans cet hôtel peuvent elles me donner leurs avis sur celui-ci ?
Nourriture, chambre, propreté, accueil, la plage est elle bien ? + d'autres infos pour nous aider nous y allons fin mars
merci pour les réponses
Retour du Riu Lupita English translation pending
Nous sommes partis 15 jours au riu lupita au Mexique avec nos enfants 7 et 10 ans. Voici mes premières impression "à chaud".
L'hotel est vraiment super. Les chambres sont propres, pas très grandes, mais cela nous a paru bien, animaux fait en serviette presque tous les jours.
Les repas sont très variés et les serveurs très prévenants. Les animateurs sont vraiment géniaux et ne vous emmerdent pas si vous ne voulez pas faire leurs activités. Tous les soirs il y a une remise de diplome et des cadeaux pour les vainqueurs des activités de la journée. Mini disco le soir pour les enfants et là aussi cadeaux pour tous les petits bouts (nous en avons ramenez une pleine valise !!!). Nous avons été faire un tour dans le riu yucatan et le playacar et là ça n'a rien à voir c'est une fourmilière, aussi nous rentrions manger à lupita pour le calme et l'aspect familiale de l'hotel.
Le seul point noir pour nous a été la plage. Elle est petite et les transats sont alignés les uns à côté des autres jusqu'au moment où il n'y a pas assez de transat pour tous . C'est un labyrinte pour accéder à la mer et encore nous ne sommes pas en pleine saison. Nous n'y avons été que 2 fois (nous sommes habitués à mettre notre serviette par terre et au plage plus déserte).
Nous avons fait avec l'hotel l'excurtion de Chitchen itza car c'était loin et pour comprendre ce que nous voyons. Autrement nous avons visité grâce aux collectivos, pas cher et très typique. Nous avons été à xel ha, magnifique parc, tulum 2 fois pour la mer, puerto adventa, paamul plage sauvage, akumal, à éviter pour les non plongeurs le grand cénoté : beau mais entrée trop chère pour le peu de temps que l'on reste. Mais pour tous cela il faut aimer la marche à pied😛
Pour ceux qui partent au lupita, un petit conseil si vous partez avec des dollars, payer les excursions de l'hotel en dollars plutôt qu'en pesos, ils font leurs propres taux de conversion et on y perd. Pour le reste l'hotel échange les euros en pesos à un taux interessant : 14.10 et ne prennent pas de commission. Ils nous restaient des dollars et nous les avons dépensé à l'aréoport car tous les prix sont indiqués en dollars pas besoin de faire de conversion !
Pour le mot de la fin, je dirai superbe voyage même si nous avons été un peu déçu en comparaison de la Martinique. Mais l'accueil des mexicains est génial et surtout n'oubliez pas de dire que vous êtes français de la France (paris) ils adorent les français.
Voilà, si vous avez des questions, je suis prête à vous répondre sans problème.
L'hotel est vraiment super. Les chambres sont propres, pas très grandes, mais cela nous a paru bien, animaux fait en serviette presque tous les jours.
Les repas sont très variés et les serveurs très prévenants. Les animateurs sont vraiment géniaux et ne vous emmerdent pas si vous ne voulez pas faire leurs activités. Tous les soirs il y a une remise de diplome et des cadeaux pour les vainqueurs des activités de la journée. Mini disco le soir pour les enfants et là aussi cadeaux pour tous les petits bouts (nous en avons ramenez une pleine valise !!!). Nous avons été faire un tour dans le riu yucatan et le playacar et là ça n'a rien à voir c'est une fourmilière, aussi nous rentrions manger à lupita pour le calme et l'aspect familiale de l'hotel.
Le seul point noir pour nous a été la plage. Elle est petite et les transats sont alignés les uns à côté des autres jusqu'au moment où il n'y a pas assez de transat pour tous . C'est un labyrinte pour accéder à la mer et encore nous ne sommes pas en pleine saison. Nous n'y avons été que 2 fois (nous sommes habitués à mettre notre serviette par terre et au plage plus déserte).
Nous avons fait avec l'hotel l'excurtion de Chitchen itza car c'était loin et pour comprendre ce que nous voyons. Autrement nous avons visité grâce aux collectivos, pas cher et très typique. Nous avons été à xel ha, magnifique parc, tulum 2 fois pour la mer, puerto adventa, paamul plage sauvage, akumal, à éviter pour les non plongeurs le grand cénoté : beau mais entrée trop chère pour le peu de temps que l'on reste. Mais pour tous cela il faut aimer la marche à pied😛
Pour ceux qui partent au lupita, un petit conseil si vous partez avec des dollars, payer les excursions de l'hotel en dollars plutôt qu'en pesos, ils font leurs propres taux de conversion et on y perd. Pour le reste l'hotel échange les euros en pesos à un taux interessant : 14.10 et ne prennent pas de commission. Ils nous restaient des dollars et nous les avons dépensé à l'aréoport car tous les prix sont indiqués en dollars pas besoin de faire de conversion !
Pour le mot de la fin, je dirai superbe voyage même si nous avons été un peu déçu en comparaison de la Martinique. Mais l'accueil des mexicains est génial et surtout n'oubliez pas de dire que vous êtes français de la France (paris) ils adorent les français.
Voilà, si vous avez des questions, je suis prête à vous répondre sans problème.
Retour d'El Portillo English translation pending
Je suis rentrée ce matin, donc voici des news toutes fraiches 😉
Jeanne a fait des dégâts dans toute la baie de Samana, à certains endroits plus que d'autres.
Il s'agit essentiellement des palmiers qui ont été arrachés et pour ceux qui ont resisté, ils sont bien déplumés ! Mais la nature reprend ses droits très vite là-bas....
Le jardin de l'hôtel El Portillo a été très touché. La représentante de Marsans nous disait qu'avant on ne voyait pas les petits bâtiments dans lesquels se trouvent les chambres lorsqu'on se trouvait à la réception de l'hôtel, ce n'est plus le cas !
Durant mon séjour, la cheftaine des jardins et son équipe travaillaient tous les jours et au bout de 15 jours on a vu la différence 😉
Les travaux de rénovation ne sont pas encore terminés, ce qui veut dire que toutes les chambres ne sont pas disponibles. Pour celles qui sont déjà refaites, elles sont très bien. Nous avions une grande chambre avec 2 grands lits, suffisamment de rangements et une salle de bain avec baignoire et sèche cheveux. Ce n'est plus la peine de prendre les supérieures, les standards sont équipées aussi maintenant du sèche cheveux, du mini bar et de la clim. La nôtre, les vitres n'étaient pas encore posées, mais j'aimais bien les fenêtres à persiennes sans vitre, on sent l'air en dormant, l'inconvénient c'est pour les moustiques...
L'hôtel est à 4 kms de Las Terrenas et une navette de l'hôtel effectue le trajet plusieurs fois par jour (il faut s'inscrire). L'hôtel est joli, situé sur une belle plage. Il y a aussi une belle piscine. La salle de restaurant (buffet) est agréable et il y a 2 restaurants où en s'inscrivant on peut manger le soir dont 1 asiatique. On ne va pas au Portillo pour l'animation, elle est assez limitée. Pas de mini club. La clientèle est constituée essentiellement d'allemands.
Le personnel est attentif.
Voilà si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Holguin Playa Pesquero English translation pending
bonjour je pars a cuba au mois de mars et probablement que je coucherai au playa pesquero a holguin je voudrais savoir si il ya qu el qun qui y a séjournée au cours des derniers mois; comment était le service, les chambres, le personnel, activités a proximité etc...merci
Agence(s) de voyage à Bangkok et Phnom Penh (Cambodge) English translation pending
Salut à tous !
Connaissez-vous une agence de voyages sympa et intéressante au niveau prix
1) à Bangkok : pour réserver mon vol Bangkok-Siem Ream (via Siem Reap Airways, à 80 USD il parait ? C'est vrai ?)
2) à Phom Penh : pour mon vol de retour PP sur Bangkok (via Bangkok Airways ? Prix approx. ?)
D'avance merci.
A +, Sabaïdee.
Connaissez-vous une agence de voyages sympa et intéressante au niveau prix
1) à Bangkok : pour réserver mon vol Bangkok-Siem Ream (via Siem Reap Airways, à 80 USD il parait ? C'est vrai ?)
2) à Phom Penh : pour mon vol de retour PP sur Bangkok (via Bangkok Airways ? Prix approx. ?)
D'avance merci.
A +, Sabaïdee.
La Corée cet hiver English translation pending
Bonjour, je cehrche à savoir si il fait froid partout en Corée en hiver...(novembre /decembre) ce que je veux dire par là, c'est si il faut prévoir des vetements à la fois pour la chaud et pour les froids hivernaux ?
quelqu'un a t'il deja voyagé là bas et si oui quels sont les coins à visiter particulièrement ...
Merci à tous (pensez vous que 3 semaines soient suffisants ?)
quelqu'un a t'il deja voyagé là bas et si oui quels sont les coins à visiter particulièrement ...
Merci à tous (pensez vous que 3 semaines soient suffisants ?)
Les Dunes d'Or (Agadir) English translation pending
Qui peut me donner son avis sur l'Hotel "Les Dunes d'Or" à Agadir ? J'y pars avec ma petite famille pour les vacances de la Toussaint !
Merci d'avance😉
Merci d'avance😉
L'excellente cuisine Québecoise English translation pending
La cuisine Québecoise est très diversifiée et arrive de plus en plus à maturité suite à 50 ans d'un travail de rationalisation de régionalisation et de qualification . Je peus vous en parler
Les francais sont des raleurs English translation pending
Je reproduis ici un article provenant du site internet du quotidien Liberation. Marrez vous bien! (j ai particulierement aime le coup des spermatozoides dans la piscine).
Araignées et spermatozoïdes... remboursez les vacances!
Par Nathalie RAULIN
lundi 09 août 2004 (Liberation - 06:00)
Tout le monde n'a pas l'âme d'un Indiana Jones. De son séjour aux Seychelles, ce couple de Stéphanois se souvient surtout d'attaques animales : «Les araignées présentes dans la chambre avaient des pattes épaisses et un corps, certes allongé, mais de un et demi à deux centimètres de long !» Pire, ils ont identifié un scorpion «petit, mais n'y en avait-il pas des plus grands à proximité ?» A moins que ce ne fut un perce-oreilles. Face à cette faune dangereuse, nos deux compatriotes dénoncent un service défectueux : «Aucune bombe insecticide à disposition dans les chambres.» Et une fois récupéré l'aérosol : «C'est nous-mêmes qui avons dû vider la bombe insecticide dans la chambre.» Bref, l'horreur.
Chaque année, ils sont ainsi près de 700 mécontents à écrire au syndicat national des agences de voyages (Snav) pour obtenir réparation pour leurs vacances gâchées. Argumentaire parfois loufoque à la clé : comme cette dame, qui s'offusque de la présence de spermatozoïdes vivants dans la piscine, son adolescente de fille étant tombée enceinte au cours du séjour en Tunisie... Ou cet homme ulcéré que son agence de voyages ait omis de lui préciser que, pour prendre l'avion, une «carte orange avec ma photo» ne remplace pas un passeport en cours de validité... Même la météo est source de récriminations. «Les conditions d'exposition de cet hôtel (en République dominicaine, ndlr) sont des plus défavorables : vu sa situation géographique, il pleut systématiquement tous les jours, voire des journées entières», écrit une Francilienne, sans se douter que sa demande de remboursement allait plonger la responsable de son agence de voyage dans le doute. Fallait-il ou non accéder au voeu de la cliente ? Qu'on ne s'y trompe pas : ces plaintes sont suffisamment récurrentes pour que Jet Tours ait eu l'idée en 2002 d'intégrer une «garantie soleil» à certaines offres de séjours.
Voyage de noces. L'an dernier, la moitié des réclamations adressées au Snav avaient pour origine des problèmes d'hébergement, des prestations non fournies ou de mauvaise qualité. A l'origine de bon nombre de désillusions : les étoiles hôtelières. «Les gens n'ont pas tous conscience qu'il s'agit d'une norme locale, qui n'autorise pas de comparaison internationale, explique Valérie Boned, responsable du service litiges du Snav. Les prestations d'un trois-étoiles français sont sans commune mesure avec celles d'un trois-étoiles au Sénégal, les prix non plus.» Ajoutez des prospectus aussi alléchants que peu réalistes, et les déceptions sont parfois cruelles. Un amoureux, ayant emmené sa dulcinée dans un cinq-étoiles en République dominicaine qualifie son voyage de noces de «véritable désastre de consternation» : «piscine HS pendant 4 jours ; WC 3 fois en panne après réparation, fuite très importante projetant de l'eau partout ; terrain de tennis digne d'un foutoir et laissé à l'abandon ; des restaurants où la nourriture est infâme»... Et de conclure avec lucidité : «Je suis certain que vous n'auriez jamais emmené votre femme dans un pareil endroit...»
Valérie Boned soupire : «Les gens qui nous contactent n'ont pas l'habitude de voyager : si leurs vacances ne ressemblent pas à une carte postale, ils s'estiment floués.» Et rêve rime souvent avec ethnocentrisme : «Dans un courrier sur dix environ, il y a une référence au trop grand nombre d'autochtones dans l'hôtel ou à l'impossibilité de parler français...», explique la responsable juridique. Plus délicat pour les professionnels, les voyageurs en herbe se conduisent désormais en consuméristes avertis. Les réclamations pour publicité mensongère (délit pénal), quasi inexistantes il y a seulement cinq ans représentent désormais 5 % du total des plaintes traitées par le Snav.
Analyse d'eau. Et les mécontents fourbissent illico leurs armes avant même la fin du séjour en vue d'un éventuel combat juridique. Des initiatives qui frisent parfois l'absurde : malade après avoir bu une bouteille d'eau non étiquetée fournie par son hôtel en République dominicaine, une touriste a ramené l'objet du délit pour analyse. Résultat : la présence de bactéries et de matière fécale rendait effectivement l'eau impropre à la consommation. Le tour operator l'a poliment envoyée promener : son rapport d'analyse n'indiquait pas «le lieu de provenance de l'eau»...
Araignées et spermatozoïdes... remboursez les vacances!
Par Nathalie RAULIN
lundi 09 août 2004 (Liberation - 06:00)
Tout le monde n'a pas l'âme d'un Indiana Jones. De son séjour aux Seychelles, ce couple de Stéphanois se souvient surtout d'attaques animales : «Les araignées présentes dans la chambre avaient des pattes épaisses et un corps, certes allongé, mais de un et demi à deux centimètres de long !» Pire, ils ont identifié un scorpion «petit, mais n'y en avait-il pas des plus grands à proximité ?» A moins que ce ne fut un perce-oreilles. Face à cette faune dangereuse, nos deux compatriotes dénoncent un service défectueux : «Aucune bombe insecticide à disposition dans les chambres.» Et une fois récupéré l'aérosol : «C'est nous-mêmes qui avons dû vider la bombe insecticide dans la chambre.» Bref, l'horreur.
Chaque année, ils sont ainsi près de 700 mécontents à écrire au syndicat national des agences de voyages (Snav) pour obtenir réparation pour leurs vacances gâchées. Argumentaire parfois loufoque à la clé : comme cette dame, qui s'offusque de la présence de spermatozoïdes vivants dans la piscine, son adolescente de fille étant tombée enceinte au cours du séjour en Tunisie... Ou cet homme ulcéré que son agence de voyages ait omis de lui préciser que, pour prendre l'avion, une «carte orange avec ma photo» ne remplace pas un passeport en cours de validité... Même la météo est source de récriminations. «Les conditions d'exposition de cet hôtel (en République dominicaine, ndlr) sont des plus défavorables : vu sa situation géographique, il pleut systématiquement tous les jours, voire des journées entières», écrit une Francilienne, sans se douter que sa demande de remboursement allait plonger la responsable de son agence de voyage dans le doute. Fallait-il ou non accéder au voeu de la cliente ? Qu'on ne s'y trompe pas : ces plaintes sont suffisamment récurrentes pour que Jet Tours ait eu l'idée en 2002 d'intégrer une «garantie soleil» à certaines offres de séjours.
Voyage de noces. L'an dernier, la moitié des réclamations adressées au Snav avaient pour origine des problèmes d'hébergement, des prestations non fournies ou de mauvaise qualité. A l'origine de bon nombre de désillusions : les étoiles hôtelières. «Les gens n'ont pas tous conscience qu'il s'agit d'une norme locale, qui n'autorise pas de comparaison internationale, explique Valérie Boned, responsable du service litiges du Snav. Les prestations d'un trois-étoiles français sont sans commune mesure avec celles d'un trois-étoiles au Sénégal, les prix non plus.» Ajoutez des prospectus aussi alléchants que peu réalistes, et les déceptions sont parfois cruelles. Un amoureux, ayant emmené sa dulcinée dans un cinq-étoiles en République dominicaine qualifie son voyage de noces de «véritable désastre de consternation» : «piscine HS pendant 4 jours ; WC 3 fois en panne après réparation, fuite très importante projetant de l'eau partout ; terrain de tennis digne d'un foutoir et laissé à l'abandon ; des restaurants où la nourriture est infâme»... Et de conclure avec lucidité : «Je suis certain que vous n'auriez jamais emmené votre femme dans un pareil endroit...»
Valérie Boned soupire : «Les gens qui nous contactent n'ont pas l'habitude de voyager : si leurs vacances ne ressemblent pas à une carte postale, ils s'estiment floués.» Et rêve rime souvent avec ethnocentrisme : «Dans un courrier sur dix environ, il y a une référence au trop grand nombre d'autochtones dans l'hôtel ou à l'impossibilité de parler français...», explique la responsable juridique. Plus délicat pour les professionnels, les voyageurs en herbe se conduisent désormais en consuméristes avertis. Les réclamations pour publicité mensongère (délit pénal), quasi inexistantes il y a seulement cinq ans représentent désormais 5 % du total des plaintes traitées par le Snav.
Analyse d'eau. Et les mécontents fourbissent illico leurs armes avant même la fin du séjour en vue d'un éventuel combat juridique. Des initiatives qui frisent parfois l'absurde : malade après avoir bu une bouteille d'eau non étiquetée fournie par son hôtel en République dominicaine, une touriste a ramené l'objet du délit pour analyse. Résultat : la présence de bactéries et de matière fécale rendait effectivement l'eau impropre à la consommation. Le tour operator l'a poliment envoyée promener : son rapport d'analyse n'indiquait pas «le lieu de provenance de l'eau»...
Shanti India... Une vallée dans l'Himalaya... English translation pending
Namasté 🙂 Pour faire plaisir à certain(e)s, voilà encore de quoi j'espère, vous faire rêver, et vous emmener quelques temps, dans un village haut perché dans l'Himalaya...
"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…
Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"
"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…
Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"
De retour du Melia Cayo Guillermo English translation pending
Après avoir lu tous vos comptes-rendus, je vous remets la politesse en espérant que cela sera utile à quelques-uns. Nous avons fait ce voyage au Melia de Cayo Guillermo du 14 au 28 février 2004.
L’AEROPORT DE CAYO COCO : Arrivés à l’aéroport de Cayo Coco après un vol sans anicroche sur Air Transat, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons la représentante de Vacances Air Transat qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira au Melia. Il fait super chaud en cette soirée et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ 30 minutes. L’autobus est confortable, avec air climatisé et on y vend de la bière. La carte qu’on complète et signe habituellement à la réception est distribuée et complétée dans l’autobus pour accélérer l’enregistrement.
ACCUEIL À L’HÔTEL: Une fois arrivés à l’hôtel, on procède tout de suite à l’enregistrement qui se fait rapidement. On nous remet la clé de la chambre et du coffret de sûreté et des étiquettes avec notre numéro de chambre pour les bagages qui nous attendent à l’entrée de l’hôtel. Les gens peuvent donc se rendre directement à leur chambre sans s’occuper de leurs valises qui seront portées à leur chambre. Mais puisque nous étions parmi les premiers, il y avait un bell boy qui était libre et qui nous a conduits à notre chambre avec les valises dans une voiturette de golf. La chambre est telle que sur les photos du site Sol Melia que j’ai tant regardées. Je m’y sens presque comme chez nous. De plus, elle est au 3e étage avec vue sur la mer, comme demandé. Une fois les bagages dans la chambre, nous en ressortons pour aller manger quelque chose. Un mini-buffet (viandes froides, fromages, fruits et pain) est servi au restaurant italien pour les gens qui arrivent. Le lobby bar qui est ouvert 24/24 heures accueille aussi les nouveaux arrivés. Après quelque temps, nous retournons vers notre chambre.
LA CHAMBRE: Elle est assez grande et confortable, décorée avec des couleurs chaleureuses où dominent le bleu et le blanc. Vue sur la mer au loin, au 3e étage, dans une section très tranquille de l’hôtel, notre chambre était le 1307. La salle de bain fermée comporte une baignoire avec douche, la toilette et un bidet. La douche a suffisamment de pression car j’ai déjà vu pire. Nous avons toujours eu de l’eau chaude, sauf la journée de notre départ où il n’y avait pas d’eau du tout, ni chaude ni froide entre 07 :00 et 13 :00 hres environ. Le lavabo avec vanité se trouve près du coin rangement pour les vêtements qui comporte suffisamment d’espace. Le coffret de sûreté est dans le garde-robe et il y a un mini-frigo rempli avec 2 bières, un jus, 1 Coke, un 7up et une grosse bouteille d’eau. Le service de mini-bar dans le frigo est gratuit mais sur demande seulement. On doit préciser au service à la clientèle de quelle date à quelle date on le veut quand on en fait la demande. Nous l’avons fait et tous les jours ce qui avait été consommé était remplacé sans aucun problème. Le balcon est assez grand et on y trouve 2 chaises inclinées, en tissu, très confortables et une petite table. A noter que pour se rendre au troisième étage il n’y a pas d’ascenseur et qu’il faut compter 36 marches. Avis aux gens qui ont de la difficulté à se mobiliser ou qui ont de très jeunes enfants.
BOUFFE: Nous avons toujours bien mangé. Le restaurant buffet Las Palmeras est ouvert pour les trois repas. Au déjeuner, on y trouve des œufs, omelettes, crêpes, pain doré, viandes froides et bacon, fromage, pain, yogourt, céréales, etc. Le café n’est pas très bon mais il est possible de demander aux serveurs de nous apporter des capuccinos qui sont excellents et c’est ce que nous faisions toujours. Le soir on y sert une excellente variété de plats avec divers comptoirs pour faire préparer des pizzas, des pâtes, des grillades de poissons ou de viandes variées. Un comptoir de fromages et un autre avec saumon fumé, crabe et crevettes est disponible tous les soirs. Nous avons aussi eu un soir des queues de langouste à volonté. Les desserts sont excellents et spécialement les bananes flambées par Carlos qui est d’une très grande gentillesse. Lors de mon dernier souper au buffet il m’a donné une petite sculpture en terre cuite représentant l’île de Cuba, ce qui m’a beaucoup touché. Je ne peux parler du menu du midi car nous ne mangions jamais là.
Le restaurant international La Terraza est situé devant l’hôtel et est entouré d’une lagune qui était à sec faute de pluie semble-t-il. Il n’est ouvert que le soir et on doit réserver. C’est très bien décoré, l’atmosphère y est très feutrée et le service y est impeccable, spécialement par Justo qui est d’une grande discrétion et qui pourrait très bien travailler dans un grand restaurant de Montréal . On y mange encore une fois très bien. Un groupe de musiciens se promène entre les tables pour agrémenter le tout.
Le restaurant italien Bonasi est ouvert le midi et le soir sur réservation avec un menu différent. Là encore nous n’avons pas été déçus. Il ressemble un peu à un bistro et les pizzas y sont excellentes. Le soir des musiciens ajoutent encore leur touche à ce charmant décor.
Le Ranchon El viejo y el mar situé en bordure de la plage offre des repas le midi. Un buffet de salades et de desserts complète le menu où on retrouve de la viande, des poissons, des hot dogs, hamburgers et frites. C’est très décontracté et très agréable pour le dîner.
En plus de ces restaurants, on trouve toute la journée des petits sandwichs au bar La Cascada près de la piscine et des petites brioches au lobby bar Las Orquideas.
Donc en ce qui concerne la bouffe, on est bien servi. Je dois préciser que c’est une question bien personnelle et que je ne suis pas difficile. Lorsque je vais dans le Sud, je ne m’attends pas à faire un voyage gastronomique. Mais c’est un des hôtels où j’ai le mieux mangé au cours de mes voyages.
BARS: Excellent service à tous les bars òu l’on ne ménage pas l’alcool dans les verres qui nous sont servis. Il y en a quatre. Le lobby bar Las Orquideas ouvert 24/24 heures est très achalandé le soir. On y trouve en tout temps sur une table des bouteilles de vin mousseux dans la glace et de jus d’orange avec des flûtes à champagne. Les barmans sont généralement gentils mais le service est parfois lent à cause de l’affluence. Le bar de la piscine La Cascada est lui aussi très occupé mais le service est bon. Le bar du Ranchon El viejo y el mar près de la plage est moins occupé que celui de la piscine. Mais le meilleur de tous à notre avis est le bar de la discothèque Swing Latino, tout près de la scène des spectacles. Nous y avons passé presque tous les soirs de 21 :00hres à 23 :00 hres avec le barman Serguey qui est très attachant. Le fait que nous parlions espagnol nous a permis de discuter avec lui durant de longues heures. Il a partagé avec nous sa façon de vivre, de voir la vie, ses aspirations, ses craintes pour le futur lorsque Fidel ne sera plus, etc. Son épouse qui travaille à la comptabilité du Mélia est même venue nous rejoindre un soir. Il tenait à nous la présenter. Ils forment un jeune couple charmant. Nous avons vraiment vécu des heures passionnantes à ses côtés et il nous a beaucoup apporté. Nous communiquons maintenant avec eux par courriel, son épouse y ayant accès. Pour en revenir au bar lui-même, on y trouve un service très attentionné et c’est là qu’on y boit les meilleurs Daiquiris et Pinas coladas. Ce bar ouvre à compter de 21:00 hres et se transforme en discothèque après les spectacles, de 23 :00 à 02 :00 hres.
LA VÉGÉTATION : Le site est assez vaste. L’architecture des bâtiments est typiquement coloniale. La végétation y est très dense et aussi très mature. On a parfois l’impression d’être au jardin botanique. Les jardiniers entretiennent très bien le site et on complète encore l’aménagement paysager en faisant de nouvelles plantations. On y trouve aussi de magnifiques jardins d’eau avec de petites chutes.
SPECTACLES ET ANIMATION: Il y a des spectacles tous les soirs et ils sont annoncés à l’entrée du buffet. En ayant déjà vus beaucoup par le passé, nous n’y sommes pas allés, préférant de beaucoup passer ce temps en compagnie de notre ami Serguey pendant qu’il n’était pas trop occupé. Je ne peux donc pas me prononcer sur la qualité des spectacles, mais on retrouvait comme thème Noche romantica, Noche cubana, Quiz musical, extraits de comédies musicales, etc. Pour ce qui est de l’animation, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne sommes pas le genre de personnes qui participent à toutes les activités offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer. Par contre je peux dire que les animateurs sont gentils et nous sollicitent sans trop insister, ce que nous apprécions.
PLAGES: Elles sont très belles! Le sable est fin et blanc. L’eau d’un turquoise incroyable et translucide. Il y a suffisamment de chaises et de palapas pour tout le monde mais beaucoup de gens réservent leur emplacement très tôt en mettant leur serviette, T-shirts ou des sandales sur les chaises. On a même vu des roches sur les chaises pour les réserver!!! Inutile de dire que ces personnes se sont fait voler leurs chaises. Mais en arrivant vers 09 :30 hres on en trouvait encore des libres. La mer était toujours très calme. La plage n’est pas profonde, ce qui fait qu’à marée haute, les gens sont assez tassés. Mais à marée basse, il faut vraiment avancer beaucoup dans la mer pour en avoir jusqu’à la taille. La plus belle partie de la plage se trouve devant le Sol. Devant le Mélia et le Iberostar le début de la plage est en sable mais à environ 50-75 mètres, le fond est recouvert d’algues, ce qui est moins agréable. Mais le Sol est tout près alors cela ne pose pas vraiment de problème. A noter que toutes les chaises, que ce soit à la piscine ou sur la plage, sont très confortables car elles sont en tissus.
PLAYA PILAR: A environ 7km de l’hôtel, elle est accessible en taxi pour 5$US par personne aller-retour ou par autobus qui arrête dans les différents hôtels pour y prendre les gens. Mon conjoint s’y est rendu à pied et cela lui a pris 1hre 15 environ; moi j’ai rebroussé chemin après une heure. Cette plage est vraiment magnifique : c’est comme une piscine à perte de vue. Cela vaut le détour. On peut y louer des chaises pour 1$US et il y a un petit restaurant. Il n’y a pas beaucoup d’ombre alors nous avions apporté notre parasol quand nous y sommes allés. Pour ceux que le naturisme intéresse, il est possible d’en faire sur cette plage en se dirigeant au bout vers la droite quand on fait face à la mer. La plupart des gens s’installent près du restaurant alors on se retrouve presque sur une plage déserte si on marche environ 7-8 minutes.
TEMPÉRATURE: Beau et chaud durant les deux semaines sauf 2 blocs de 2 jours où le mercure a chuté un peu, ce qui nous a permis de faire autre chose que de la plage et qui a reposé notre peau qui en avait besoin.
MOUSTIQUES: Aucun moustique à cette période de l’année car les lagunes sont presque à sec faute de pluie. Mais il semble que durant l’été il y en ait beaucoup en dépit de la fumigation qui est faite sur l’île.
SPORTS NAUTIQUES: Disponibles sur réservation, le kayac, le pédalo, la planche à voile, le petit catamaran, petit voilier. Le personnel du club nautique est vraiment très gentil.
PLONGÉE EN APNÉE À L’HÔTEL: Une activité qui vaut la peine. si on ne prend pas l’excursion sur le gros catamaran. Pour 11$US par personne on part sur un petit bateau moteur (4 personnes) avec un guide cubain qui nous conduit à environ 10 minutes au loin devant l’hôtel, où passe la barrière corallienne, la 2e plus longue au monde, après celle d’Australie. A cet endroit, l’eau est peu profonde, soit entre 1 et 2 mètres. C’est magnifique. On se croirait vraiment dans un aquarium et c’est fascinant d’observer la vie marine et le calme qui y règne, le silence. C’est impressionnant. Les couleurs, les mouvements gracieux des plantes et des poissons. Nous y avons vu une bonne douzaine d’espèces de poissons, de différentes tailles et couleurs. C’est à couper le souffle ! Le tout dure environ 1 heure. Il faut réserver à l’avance au club nautique.
EXCURSIONS : Il y en a plusieurs qui sont offertes. Voici les principales. Jungle Tour : une aventure nautique durant laquelle chaque couple conduit son propre petit bateau durant 2 heures à travers la zone de palétuviers (mangroves) de Cayo Guillermo. Il y a aussi une période de plongée en apnée qui, selon ce que j’ai entendu dire, n’est pas très spectaculaire. 39$US/personne
Visite de Moron : Cette excursion comprend un tour de ville en calèche, promenade en bateau sur le lac La Redonda, visite du centre international de pêche à l’achigan, dîner. 65$US/personne Nous sommes allés à Moron, mais seuls, en louant une voiture. Nous avons pu y visiter un musée et en chemin, nous sommes arrêtés au village hollandais ou communauté Celia Sanchez. C’est un très joli petit village construit vers 1960 sur l’idée de Célia Sanchez qui fit la révolution aux côtés de Fidel et du Che. Ce village était destiné aux paysans qui faisaient l’élevage de bovins dans la région. Les maisons sont de style européen et on se croirait transporté ailleurs quand on s’y promène ou dans un décor de film. Nous avons eu la chance d’en visiter deux, car deux dames à qui nous avons parlé nous ont tout simplement invités à entrer chez elles. Ce fut une très belle expérience. Ces gens sont si accueillants et chaleureux.
Visite de Ciego de Avila : Nous avons fait cette excursion et nous avons adoré. Se retrouver dans une ville cubaine et y voir la vraie vie cubaine nous procure toujours beaucoup de plaisir. Cette excursion comprend une randonnée en bateau sur le lac La Redonda qui est magnifique. On se promène à travers les palétuviers (mangroves) et le paysage est très beau. Ensuite, nous avons visité une sucrerie, visite qui fut fort intéressante. Habituellement on s’y rend en train à vapeur mais comme il faisait défaut, nous nous sommes rendus en autobus. Nous avons également visité une fabrique de cigares. Puis nous sommes arrêtés dans un bar où il y avait un orchestre et où on nous a offert une consommation. Nous avons eu droit à un tour de ville en bicy-taxi qui nous a conduit au restaurant où nous avons dîné. Le repas fut suivi de la visite d’un musée et d’une période libre, puis retour à l’hôtel. Nous avons préféré allonger la période libre plutôt que d’aller au musée. A cette période se tenait la Feria international del libro (Foire internationale du livre) et il y avait beaucoup de gens et d’animation dans les rues. Les enfants se promenaient en groupe avec leur professeur et ils étaient bien mignons avec leurs uniformes. J’ai pris plusieurs photos des enfants avec ma caméra numérique et ils se précipitaient autour de moi pour voir la photo sur l’écran. Ils étaient tout excités. J’avais l’impression de leur faire un cadeau mais c’est bien plus eux qui m’en faisaient un!!! Suite à cette période libre ce fut le retour à l’hôtel. Cette excursion fut très agréable. 55$US/personne
Visite de la Havane : 165$US/personne Visite de Trinidad : 60$US/personne Pêche en haute mer : 210$US (4 personnes) Nager avec les dauphins à Cienfuegos : 139$US/personne Cayo Media Luna : 49$US/personne Catamaran : 72$US/personne (journée complète) 42$US/personne (demi-journée)
Visite de Cayo Coco: Pour 5$US aller retour, nous pouvons aller visiter les hôtels de la chaîne Sol Melia et y passer la journée avec la possibilité de consommer des boissons et d’y manger. Nous avons donc accès au Melia, au sol Club et au Tryp Cayo Coco. Un autobus nous y conduit. Il faut au préalable demander un bracelet spécial à la réception. Nous y sommes allés un jour plus frais et je dois avouer que je n’ai pas regretté mon choix d’hôtel. Le Melia Cayo Guillermo est, selon mes goûts, beaucoup plus beau que celui de Cayo Coco.
Nous avons aussi visité le Sol Club Cayo Guillermo (où le même principe s’applique, mais sans transport) et l’Iberostar Daiquiri. Ce dernier serait mon 2e choix dans ces cayos. L’architecture est belle, la végétation aussi. On y trouve des flamants roses dans un étang, les seuls que nous ayons vus. Il semble que la colonie qui se trouvait à Cayo Coco auparavant ait déménagé sur un autre cayo depuis l’ouverture de l’aéroport à cause du bruit. Nous avons pu les voir au loin en passant sur le pedraplen pour aller à Moron. On voyait une longue ligne rose au loin.
PLAN DE L'HÔTEL: http://community.webshots.com/photo/33372972/69716879qKsoKQ
Voilà, je crois avoir tout dit. Je suis encore sous le charme et ne pense qu’à repartir. Nous avons vraiment profité pleinement de notre séjour et les contacts que nous avons eus avec plusieurs Cubains nous ont enrichis et ont beaucoup ajouté à notre voyage. Merci de votre lecture. Questions et commentaires sont bienvenus.
Nicole
L’AEROPORT DE CAYO COCO : Arrivés à l’aéroport de Cayo Coco après un vol sans anicroche sur Air Transat, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons la représentante de Vacances Air Transat qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira au Melia. Il fait super chaud en cette soirée et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ 30 minutes. L’autobus est confortable, avec air climatisé et on y vend de la bière. La carte qu’on complète et signe habituellement à la réception est distribuée et complétée dans l’autobus pour accélérer l’enregistrement.
ACCUEIL À L’HÔTEL: Une fois arrivés à l’hôtel, on procède tout de suite à l’enregistrement qui se fait rapidement. On nous remet la clé de la chambre et du coffret de sûreté et des étiquettes avec notre numéro de chambre pour les bagages qui nous attendent à l’entrée de l’hôtel. Les gens peuvent donc se rendre directement à leur chambre sans s’occuper de leurs valises qui seront portées à leur chambre. Mais puisque nous étions parmi les premiers, il y avait un bell boy qui était libre et qui nous a conduits à notre chambre avec les valises dans une voiturette de golf. La chambre est telle que sur les photos du site Sol Melia que j’ai tant regardées. Je m’y sens presque comme chez nous. De plus, elle est au 3e étage avec vue sur la mer, comme demandé. Une fois les bagages dans la chambre, nous en ressortons pour aller manger quelque chose. Un mini-buffet (viandes froides, fromages, fruits et pain) est servi au restaurant italien pour les gens qui arrivent. Le lobby bar qui est ouvert 24/24 heures accueille aussi les nouveaux arrivés. Après quelque temps, nous retournons vers notre chambre.
LA CHAMBRE: Elle est assez grande et confortable, décorée avec des couleurs chaleureuses où dominent le bleu et le blanc. Vue sur la mer au loin, au 3e étage, dans une section très tranquille de l’hôtel, notre chambre était le 1307. La salle de bain fermée comporte une baignoire avec douche, la toilette et un bidet. La douche a suffisamment de pression car j’ai déjà vu pire. Nous avons toujours eu de l’eau chaude, sauf la journée de notre départ où il n’y avait pas d’eau du tout, ni chaude ni froide entre 07 :00 et 13 :00 hres environ. Le lavabo avec vanité se trouve près du coin rangement pour les vêtements qui comporte suffisamment d’espace. Le coffret de sûreté est dans le garde-robe et il y a un mini-frigo rempli avec 2 bières, un jus, 1 Coke, un 7up et une grosse bouteille d’eau. Le service de mini-bar dans le frigo est gratuit mais sur demande seulement. On doit préciser au service à la clientèle de quelle date à quelle date on le veut quand on en fait la demande. Nous l’avons fait et tous les jours ce qui avait été consommé était remplacé sans aucun problème. Le balcon est assez grand et on y trouve 2 chaises inclinées, en tissu, très confortables et une petite table. A noter que pour se rendre au troisième étage il n’y a pas d’ascenseur et qu’il faut compter 36 marches. Avis aux gens qui ont de la difficulté à se mobiliser ou qui ont de très jeunes enfants.
BOUFFE: Nous avons toujours bien mangé. Le restaurant buffet Las Palmeras est ouvert pour les trois repas. Au déjeuner, on y trouve des œufs, omelettes, crêpes, pain doré, viandes froides et bacon, fromage, pain, yogourt, céréales, etc. Le café n’est pas très bon mais il est possible de demander aux serveurs de nous apporter des capuccinos qui sont excellents et c’est ce que nous faisions toujours. Le soir on y sert une excellente variété de plats avec divers comptoirs pour faire préparer des pizzas, des pâtes, des grillades de poissons ou de viandes variées. Un comptoir de fromages et un autre avec saumon fumé, crabe et crevettes est disponible tous les soirs. Nous avons aussi eu un soir des queues de langouste à volonté. Les desserts sont excellents et spécialement les bananes flambées par Carlos qui est d’une très grande gentillesse. Lors de mon dernier souper au buffet il m’a donné une petite sculpture en terre cuite représentant l’île de Cuba, ce qui m’a beaucoup touché. Je ne peux parler du menu du midi car nous ne mangions jamais là.
Le restaurant international La Terraza est situé devant l’hôtel et est entouré d’une lagune qui était à sec faute de pluie semble-t-il. Il n’est ouvert que le soir et on doit réserver. C’est très bien décoré, l’atmosphère y est très feutrée et le service y est impeccable, spécialement par Justo qui est d’une grande discrétion et qui pourrait très bien travailler dans un grand restaurant de Montréal . On y mange encore une fois très bien. Un groupe de musiciens se promène entre les tables pour agrémenter le tout.
Le restaurant italien Bonasi est ouvert le midi et le soir sur réservation avec un menu différent. Là encore nous n’avons pas été déçus. Il ressemble un peu à un bistro et les pizzas y sont excellentes. Le soir des musiciens ajoutent encore leur touche à ce charmant décor.
Le Ranchon El viejo y el mar situé en bordure de la plage offre des repas le midi. Un buffet de salades et de desserts complète le menu où on retrouve de la viande, des poissons, des hot dogs, hamburgers et frites. C’est très décontracté et très agréable pour le dîner.
En plus de ces restaurants, on trouve toute la journée des petits sandwichs au bar La Cascada près de la piscine et des petites brioches au lobby bar Las Orquideas.
Donc en ce qui concerne la bouffe, on est bien servi. Je dois préciser que c’est une question bien personnelle et que je ne suis pas difficile. Lorsque je vais dans le Sud, je ne m’attends pas à faire un voyage gastronomique. Mais c’est un des hôtels où j’ai le mieux mangé au cours de mes voyages.
BARS: Excellent service à tous les bars òu l’on ne ménage pas l’alcool dans les verres qui nous sont servis. Il y en a quatre. Le lobby bar Las Orquideas ouvert 24/24 heures est très achalandé le soir. On y trouve en tout temps sur une table des bouteilles de vin mousseux dans la glace et de jus d’orange avec des flûtes à champagne. Les barmans sont généralement gentils mais le service est parfois lent à cause de l’affluence. Le bar de la piscine La Cascada est lui aussi très occupé mais le service est bon. Le bar du Ranchon El viejo y el mar près de la plage est moins occupé que celui de la piscine. Mais le meilleur de tous à notre avis est le bar de la discothèque Swing Latino, tout près de la scène des spectacles. Nous y avons passé presque tous les soirs de 21 :00hres à 23 :00 hres avec le barman Serguey qui est très attachant. Le fait que nous parlions espagnol nous a permis de discuter avec lui durant de longues heures. Il a partagé avec nous sa façon de vivre, de voir la vie, ses aspirations, ses craintes pour le futur lorsque Fidel ne sera plus, etc. Son épouse qui travaille à la comptabilité du Mélia est même venue nous rejoindre un soir. Il tenait à nous la présenter. Ils forment un jeune couple charmant. Nous avons vraiment vécu des heures passionnantes à ses côtés et il nous a beaucoup apporté. Nous communiquons maintenant avec eux par courriel, son épouse y ayant accès. Pour en revenir au bar lui-même, on y trouve un service très attentionné et c’est là qu’on y boit les meilleurs Daiquiris et Pinas coladas. Ce bar ouvre à compter de 21:00 hres et se transforme en discothèque après les spectacles, de 23 :00 à 02 :00 hres.
LA VÉGÉTATION : Le site est assez vaste. L’architecture des bâtiments est typiquement coloniale. La végétation y est très dense et aussi très mature. On a parfois l’impression d’être au jardin botanique. Les jardiniers entretiennent très bien le site et on complète encore l’aménagement paysager en faisant de nouvelles plantations. On y trouve aussi de magnifiques jardins d’eau avec de petites chutes.
SPECTACLES ET ANIMATION: Il y a des spectacles tous les soirs et ils sont annoncés à l’entrée du buffet. En ayant déjà vus beaucoup par le passé, nous n’y sommes pas allés, préférant de beaucoup passer ce temps en compagnie de notre ami Serguey pendant qu’il n’était pas trop occupé. Je ne peux donc pas me prononcer sur la qualité des spectacles, mais on retrouvait comme thème Noche romantica, Noche cubana, Quiz musical, extraits de comédies musicales, etc. Pour ce qui est de l’animation, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne sommes pas le genre de personnes qui participent à toutes les activités offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer. Par contre je peux dire que les animateurs sont gentils et nous sollicitent sans trop insister, ce que nous apprécions.
PLAGES: Elles sont très belles! Le sable est fin et blanc. L’eau d’un turquoise incroyable et translucide. Il y a suffisamment de chaises et de palapas pour tout le monde mais beaucoup de gens réservent leur emplacement très tôt en mettant leur serviette, T-shirts ou des sandales sur les chaises. On a même vu des roches sur les chaises pour les réserver!!! Inutile de dire que ces personnes se sont fait voler leurs chaises. Mais en arrivant vers 09 :30 hres on en trouvait encore des libres. La mer était toujours très calme. La plage n’est pas profonde, ce qui fait qu’à marée haute, les gens sont assez tassés. Mais à marée basse, il faut vraiment avancer beaucoup dans la mer pour en avoir jusqu’à la taille. La plus belle partie de la plage se trouve devant le Sol. Devant le Mélia et le Iberostar le début de la plage est en sable mais à environ 50-75 mètres, le fond est recouvert d’algues, ce qui est moins agréable. Mais le Sol est tout près alors cela ne pose pas vraiment de problème. A noter que toutes les chaises, que ce soit à la piscine ou sur la plage, sont très confortables car elles sont en tissus.
PLAYA PILAR: A environ 7km de l’hôtel, elle est accessible en taxi pour 5$US par personne aller-retour ou par autobus qui arrête dans les différents hôtels pour y prendre les gens. Mon conjoint s’y est rendu à pied et cela lui a pris 1hre 15 environ; moi j’ai rebroussé chemin après une heure. Cette plage est vraiment magnifique : c’est comme une piscine à perte de vue. Cela vaut le détour. On peut y louer des chaises pour 1$US et il y a un petit restaurant. Il n’y a pas beaucoup d’ombre alors nous avions apporté notre parasol quand nous y sommes allés. Pour ceux que le naturisme intéresse, il est possible d’en faire sur cette plage en se dirigeant au bout vers la droite quand on fait face à la mer. La plupart des gens s’installent près du restaurant alors on se retrouve presque sur une plage déserte si on marche environ 7-8 minutes.
TEMPÉRATURE: Beau et chaud durant les deux semaines sauf 2 blocs de 2 jours où le mercure a chuté un peu, ce qui nous a permis de faire autre chose que de la plage et qui a reposé notre peau qui en avait besoin.
MOUSTIQUES: Aucun moustique à cette période de l’année car les lagunes sont presque à sec faute de pluie. Mais il semble que durant l’été il y en ait beaucoup en dépit de la fumigation qui est faite sur l’île.
SPORTS NAUTIQUES: Disponibles sur réservation, le kayac, le pédalo, la planche à voile, le petit catamaran, petit voilier. Le personnel du club nautique est vraiment très gentil.
PLONGÉE EN APNÉE À L’HÔTEL: Une activité qui vaut la peine. si on ne prend pas l’excursion sur le gros catamaran. Pour 11$US par personne on part sur un petit bateau moteur (4 personnes) avec un guide cubain qui nous conduit à environ 10 minutes au loin devant l’hôtel, où passe la barrière corallienne, la 2e plus longue au monde, après celle d’Australie. A cet endroit, l’eau est peu profonde, soit entre 1 et 2 mètres. C’est magnifique. On se croirait vraiment dans un aquarium et c’est fascinant d’observer la vie marine et le calme qui y règne, le silence. C’est impressionnant. Les couleurs, les mouvements gracieux des plantes et des poissons. Nous y avons vu une bonne douzaine d’espèces de poissons, de différentes tailles et couleurs. C’est à couper le souffle ! Le tout dure environ 1 heure. Il faut réserver à l’avance au club nautique.
EXCURSIONS : Il y en a plusieurs qui sont offertes. Voici les principales. Jungle Tour : une aventure nautique durant laquelle chaque couple conduit son propre petit bateau durant 2 heures à travers la zone de palétuviers (mangroves) de Cayo Guillermo. Il y a aussi une période de plongée en apnée qui, selon ce que j’ai entendu dire, n’est pas très spectaculaire. 39$US/personne
Visite de Moron : Cette excursion comprend un tour de ville en calèche, promenade en bateau sur le lac La Redonda, visite du centre international de pêche à l’achigan, dîner. 65$US/personne Nous sommes allés à Moron, mais seuls, en louant une voiture. Nous avons pu y visiter un musée et en chemin, nous sommes arrêtés au village hollandais ou communauté Celia Sanchez. C’est un très joli petit village construit vers 1960 sur l’idée de Célia Sanchez qui fit la révolution aux côtés de Fidel et du Che. Ce village était destiné aux paysans qui faisaient l’élevage de bovins dans la région. Les maisons sont de style européen et on se croirait transporté ailleurs quand on s’y promène ou dans un décor de film. Nous avons eu la chance d’en visiter deux, car deux dames à qui nous avons parlé nous ont tout simplement invités à entrer chez elles. Ce fut une très belle expérience. Ces gens sont si accueillants et chaleureux.
Visite de Ciego de Avila : Nous avons fait cette excursion et nous avons adoré. Se retrouver dans une ville cubaine et y voir la vraie vie cubaine nous procure toujours beaucoup de plaisir. Cette excursion comprend une randonnée en bateau sur le lac La Redonda qui est magnifique. On se promène à travers les palétuviers (mangroves) et le paysage est très beau. Ensuite, nous avons visité une sucrerie, visite qui fut fort intéressante. Habituellement on s’y rend en train à vapeur mais comme il faisait défaut, nous nous sommes rendus en autobus. Nous avons également visité une fabrique de cigares. Puis nous sommes arrêtés dans un bar où il y avait un orchestre et où on nous a offert une consommation. Nous avons eu droit à un tour de ville en bicy-taxi qui nous a conduit au restaurant où nous avons dîné. Le repas fut suivi de la visite d’un musée et d’une période libre, puis retour à l’hôtel. Nous avons préféré allonger la période libre plutôt que d’aller au musée. A cette période se tenait la Feria international del libro (Foire internationale du livre) et il y avait beaucoup de gens et d’animation dans les rues. Les enfants se promenaient en groupe avec leur professeur et ils étaient bien mignons avec leurs uniformes. J’ai pris plusieurs photos des enfants avec ma caméra numérique et ils se précipitaient autour de moi pour voir la photo sur l’écran. Ils étaient tout excités. J’avais l’impression de leur faire un cadeau mais c’est bien plus eux qui m’en faisaient un!!! Suite à cette période libre ce fut le retour à l’hôtel. Cette excursion fut très agréable. 55$US/personne
Visite de la Havane : 165$US/personne Visite de Trinidad : 60$US/personne Pêche en haute mer : 210$US (4 personnes) Nager avec les dauphins à Cienfuegos : 139$US/personne Cayo Media Luna : 49$US/personne Catamaran : 72$US/personne (journée complète) 42$US/personne (demi-journée)
Visite de Cayo Coco: Pour 5$US aller retour, nous pouvons aller visiter les hôtels de la chaîne Sol Melia et y passer la journée avec la possibilité de consommer des boissons et d’y manger. Nous avons donc accès au Melia, au sol Club et au Tryp Cayo Coco. Un autobus nous y conduit. Il faut au préalable demander un bracelet spécial à la réception. Nous y sommes allés un jour plus frais et je dois avouer que je n’ai pas regretté mon choix d’hôtel. Le Melia Cayo Guillermo est, selon mes goûts, beaucoup plus beau que celui de Cayo Coco.
Nous avons aussi visité le Sol Club Cayo Guillermo (où le même principe s’applique, mais sans transport) et l’Iberostar Daiquiri. Ce dernier serait mon 2e choix dans ces cayos. L’architecture est belle, la végétation aussi. On y trouve des flamants roses dans un étang, les seuls que nous ayons vus. Il semble que la colonie qui se trouvait à Cayo Coco auparavant ait déménagé sur un autre cayo depuis l’ouverture de l’aéroport à cause du bruit. Nous avons pu les voir au loin en passant sur le pedraplen pour aller à Moron. On voyait une longue ligne rose au loin.
PLAN DE L'HÔTEL: http://community.webshots.com/photo/33372972/69716879qKsoKQ
Voilà, je crois avoir tout dit. Je suis encore sous le charme et ne pense qu’à repartir. Nous avons vraiment profité pleinement de notre séjour et les contacts que nous avons eus avec plusieurs Cubains nous ont enrichis et ont beaucoup ajouté à notre voyage. Merci de votre lecture. Questions et commentaires sont bienvenus.
Nicole
Retour du Riu Bachata, Merengue et Mambo à Bahia de Maimon English translation pending
Bonjour.
Je reviens cette semaine d'un séjour de 11 jours à l'hotel Riu Bachata à la baie de Maimon, près de Puerto Plata. C'est donc tout frais.
Voici quelques commentaires:
1- la baie de Maimon.
C'est environ à 10 kilomètres à l'ouest de Puerto Plata. La baie est très jolie, entourée de collines. Elle entre assez profondément dans la terre. La mer y est calme, mais pas très claire. L'hotel Riu Bachata est situé juste à l'est de cette baie. Il donne donc en partie sur elle mais sa grande et belle plage est de l'autre côté.
Les activités nautiques (planche à voile, pédalo, voile) ont lieu dans la baie.
2- l'hôtel Riu Bachata.
L'hôtel Riu Bachata fait partie d'un "resort" comprenant 3 hôtels, à l'ouest le Riu Bachata, au milieu le Riu Merengue, à l'est le Riu Mambo. En tout ça fait +/- 1500 chambres. Il faut dire que c'est au milieu de nulle part: à 10 kilomètres de Puerto Plata (ville affreuse et totalement dénuée d'intérêt) en pleine campagne.
Des 3 hôtels, le Riu Bachata est de loin le mieux, suivi par le Riu Merengue et le Riu Mambo.
Les 3 hôtels sont présentés par Riu sur son site (http://www.riu.com/index.php) comme des 5 étoiles. En fait, je pense que la définition des 3, 4 et 5 étoiles dépendent des pays, et peut-être qu'un 5 étoiles en république Dominicaine serait un 4 étoiles ailleurs. Personnellement, j'aurais donné 4 étoiles au Riu Bachata. Mais disons ceci, si on donne 5 étoiles au Riu Bachata, on devrait en donner 4 au Riu Merengue et 3 au Riu Mambo. Le Bachata est plus récent, plus spacieux, les autres donnent une impression de promiscuité et semblent plus vieux.
La clientèle des 3 hôtels est en écrasante majorité nord-américaine. Le Riu Merengue étant, curieusement, aussi un "Paladien Nouvelles Frontières", on y trouve de ce fait plus de Français qu'aux deux autres.
Mais ce n'est pas ce qui doit vous déterminer. Disons que si vous voulez aller dans ce "resort", vous devez choisir le Bachata en priorité. Surtout que les prix y sont les mêmes qu'aux 2 autres.
Le resort étant tellement grand, il y a de fortes chances qu'il y ait de la place en dernière minute, alors faites comme nous: profitez d'une offre last minute.
Que penser du Riu Bachata ?
Confort des chambres. 4*. Certaines sont mieux situées que d'autres. Notamment celles qui ont des numéros commençant par 100 et 300. Inutile de payer un supplément vue mer. quand vous arrivez, vous demandez une chambre vue mer. Soit on vous en donne une d'office, soit on vous propose de changer (gratuitement) le lendemain.
Repas: Bof ! OK, je suis français, donc difficile, mais disons que c'est abondant mais pas fameux. C'est en fait un hôtel pour ceux qui veulent pouvoir manger beaucoup. D'ailleurs, la clientèle y est à 60 % composée d'obèses. La cuisine est tout sauf fine. Il y a pas mal de choix, mais chaque jour nous avons dû chercher pour trouver quelque chose qui nous plaisait. Pour être franc, je dois dire que la majorité des clients en sont sans doute très contents. Il y a un restaurant qui fait buffet et 2 "restaurants" où on est servi: un dit "méditerranéen" et un dit "steak house". On mange - un peu- mieux dans ces 2 restaurants où il faut réserver. La cuisine est la même dans les 3 hôtels. On peut d'ailleurs indifféremment manger le midi dans les trois.
Bars. formule all inclusive, donc boissons à volonté. honnêtement, c'est bien.
Piscine. Le Bachata a 2 piscines, mais les nageurs n'y sont pas les bienvenus. Les 2 piscines ont une profondeur de 1, 40 mètre chacune. L'une est occupée par des buveurs du bar, l'autre par les gens qui jouent au volley ou ou water-polo. celui qui voudra un transat en bord de piscine n'a pas intérêt à faire la grasse matinée.
Plages. 2 plages: la grande, face aux 3 hôtels. Très belle pour les photos, mais pas très agréable pour se baigner (prévoir des sandales) et très ventée. la petite, qui donne à l'ouest sur la Baie de Maimon. Plus calme et à l'abri du vent, mais juste pour se tremper les pieds et eau boueuse.
Animation. Certains apprécient, nous avons trouvé nul. Du bruit et un baragouin dans un anglais incompréhensible même des anglophones.
Sports. Peu de gens semblent aller dans cet hôtel ou dans les 2 autres pour le sport. Le fait qu'il n'y ait que 4 planches à voiles disponibles, ou 2 voiliers ne gêne pas grand monde. C'est très bien pour la planche (vent, site). pour la voile, c'est vraiment des mini voiliers- je ne connais pas leur nom- à une seule voile. Concernant les sports terrestres, il y a bien sûr des boules, du volley et du foot. Et comme je l'ai dit water-polo et volley dans la piscine.
Personnel. Gentil et serviable.
Excursions. Tout ce qu'il y a à voir est très loin. Saint Domingue 4 à 5 heures, les baleines de Samana à 270 kilomètres: départ à 5 heures du matin, retour à 9 h du soir...
Conclusion:
Si vous voulez
1/ bouffer beaucoup
2/ vous reposer
3/ ne rien visiter
allez au Riu Bachata . Mais essayez de trouver le moyen d'y aller moins cher que le plein tarif.
Bonnes vacances !
Michel.
PS. Des gens qui étaient là en même temps que nous et qui avaient été à l’Iberostar Playa Dorada l’année précédente estimaient que l’Iberostar est beaucoup mieux.
Je reviens cette semaine d'un séjour de 11 jours à l'hotel Riu Bachata à la baie de Maimon, près de Puerto Plata. C'est donc tout frais.
Voici quelques commentaires:
1- la baie de Maimon.
C'est environ à 10 kilomètres à l'ouest de Puerto Plata. La baie est très jolie, entourée de collines. Elle entre assez profondément dans la terre. La mer y est calme, mais pas très claire. L'hotel Riu Bachata est situé juste à l'est de cette baie. Il donne donc en partie sur elle mais sa grande et belle plage est de l'autre côté.
Les activités nautiques (planche à voile, pédalo, voile) ont lieu dans la baie.
2- l'hôtel Riu Bachata.
L'hôtel Riu Bachata fait partie d'un "resort" comprenant 3 hôtels, à l'ouest le Riu Bachata, au milieu le Riu Merengue, à l'est le Riu Mambo. En tout ça fait +/- 1500 chambres. Il faut dire que c'est au milieu de nulle part: à 10 kilomètres de Puerto Plata (ville affreuse et totalement dénuée d'intérêt) en pleine campagne.
Des 3 hôtels, le Riu Bachata est de loin le mieux, suivi par le Riu Merengue et le Riu Mambo.
Les 3 hôtels sont présentés par Riu sur son site (http://www.riu.com/index.php) comme des 5 étoiles. En fait, je pense que la définition des 3, 4 et 5 étoiles dépendent des pays, et peut-être qu'un 5 étoiles en république Dominicaine serait un 4 étoiles ailleurs. Personnellement, j'aurais donné 4 étoiles au Riu Bachata. Mais disons ceci, si on donne 5 étoiles au Riu Bachata, on devrait en donner 4 au Riu Merengue et 3 au Riu Mambo. Le Bachata est plus récent, plus spacieux, les autres donnent une impression de promiscuité et semblent plus vieux.
La clientèle des 3 hôtels est en écrasante majorité nord-américaine. Le Riu Merengue étant, curieusement, aussi un "Paladien Nouvelles Frontières", on y trouve de ce fait plus de Français qu'aux deux autres.
Mais ce n'est pas ce qui doit vous déterminer. Disons que si vous voulez aller dans ce "resort", vous devez choisir le Bachata en priorité. Surtout que les prix y sont les mêmes qu'aux 2 autres.
Le resort étant tellement grand, il y a de fortes chances qu'il y ait de la place en dernière minute, alors faites comme nous: profitez d'une offre last minute.
Que penser du Riu Bachata ?
Confort des chambres. 4*. Certaines sont mieux situées que d'autres. Notamment celles qui ont des numéros commençant par 100 et 300. Inutile de payer un supplément vue mer. quand vous arrivez, vous demandez une chambre vue mer. Soit on vous en donne une d'office, soit on vous propose de changer (gratuitement) le lendemain.
Repas: Bof ! OK, je suis français, donc difficile, mais disons que c'est abondant mais pas fameux. C'est en fait un hôtel pour ceux qui veulent pouvoir manger beaucoup. D'ailleurs, la clientèle y est à 60 % composée d'obèses. La cuisine est tout sauf fine. Il y a pas mal de choix, mais chaque jour nous avons dû chercher pour trouver quelque chose qui nous plaisait. Pour être franc, je dois dire que la majorité des clients en sont sans doute très contents. Il y a un restaurant qui fait buffet et 2 "restaurants" où on est servi: un dit "méditerranéen" et un dit "steak house". On mange - un peu- mieux dans ces 2 restaurants où il faut réserver. La cuisine est la même dans les 3 hôtels. On peut d'ailleurs indifféremment manger le midi dans les trois.
Bars. formule all inclusive, donc boissons à volonté. honnêtement, c'est bien.
Piscine. Le Bachata a 2 piscines, mais les nageurs n'y sont pas les bienvenus. Les 2 piscines ont une profondeur de 1, 40 mètre chacune. L'une est occupée par des buveurs du bar, l'autre par les gens qui jouent au volley ou ou water-polo. celui qui voudra un transat en bord de piscine n'a pas intérêt à faire la grasse matinée.
Plages. 2 plages: la grande, face aux 3 hôtels. Très belle pour les photos, mais pas très agréable pour se baigner (prévoir des sandales) et très ventée. la petite, qui donne à l'ouest sur la Baie de Maimon. Plus calme et à l'abri du vent, mais juste pour se tremper les pieds et eau boueuse.
Animation. Certains apprécient, nous avons trouvé nul. Du bruit et un baragouin dans un anglais incompréhensible même des anglophones.
Sports. Peu de gens semblent aller dans cet hôtel ou dans les 2 autres pour le sport. Le fait qu'il n'y ait que 4 planches à voiles disponibles, ou 2 voiliers ne gêne pas grand monde. C'est très bien pour la planche (vent, site). pour la voile, c'est vraiment des mini voiliers- je ne connais pas leur nom- à une seule voile. Concernant les sports terrestres, il y a bien sûr des boules, du volley et du foot. Et comme je l'ai dit water-polo et volley dans la piscine.
Personnel. Gentil et serviable.
Excursions. Tout ce qu'il y a à voir est très loin. Saint Domingue 4 à 5 heures, les baleines de Samana à 270 kilomètres: départ à 5 heures du matin, retour à 9 h du soir...
Conclusion:
Si vous voulez
1/ bouffer beaucoup
2/ vous reposer
3/ ne rien visiter
allez au Riu Bachata . Mais essayez de trouver le moyen d'y aller moins cher que le plein tarif.
Bonnes vacances !
Michel.
PS. Des gens qui étaient là en même temps que nous et qui avaient été à l’Iberostar Playa Dorada l’année précédente estimaient que l’Iberostar est beaucoup mieux.
Nice at the end of April: neighborhoods, villages to visit, and transport passes
Hi there,
Could you recommend some nice and affordable neighborhoods to book a hotel in for visiting Nice and exploring its surroundings and nearby villages?
I’d like to know if it’s better to book the entire stay in Nice and take day trips to the villages, or if there are villages worth spending at least one night in to really explore them properly?
Since all the villages are stunning and we have to make a choice, which ones are absolutely must-visit?
My 16-year-old daughter and I will be spending a week there at the end of April. We’ll arrive by TGV from Paris and plan to use public transport during our stay. Do you know if there’s a weekly transport pass available and how much it costs?
Thanks in advance for your help!
I’d like to know if it’s better to book the entire stay in Nice and take day trips to the villages, or if there are villages worth spending at least one night in to really explore them properly?
Since all the villages are stunning and we have to make a choice, which ones are absolutely must-visit?
My 16-year-old daughter and I will be spending a week there at the end of April. We’ll arrive by TGV from Paris and plan to use public transport during our stay. Do you know if there’s a weekly transport pass available and how much it costs?
Thanks in advance for your help!
From Mexico to the Wonderful Chiapas

This one-month trip, from January 18 to February 17, 2026, allowed us to visit Mexico City and travel through the states of Puebla, Oaxaca, and Chiapas. We mainly used buses (ADO company) for medium and long distances and colectivos or taxis (or Uber) for shorter trips. Before leaving, I had contacted several people on the ground: Harry, a Vendéan settled in Oaxaca offering, among other things, discoveries of artisan villages or the Monte Albán site, and Oscar in Comitán de Domínguez. I’ll come back to our meeting with Oscar, who runs a local agency (CVL Travel Turismo Alternativo & Corre la voz) and owns a very pleasant hostel, a real highlight of our trip. Our journey took place in 8 stages on a loop starting from Mexico City. The connections between each were made by day or night buses depending on the trip duration. I had booked our seats in advance, either directly on the ADO company’s website or through booking platforms depending on the rates offered. Note that by planning ahead, I was able to benefit from very interesting "Early Booking" rates. There are several comfort classes. For all our trips, I had booked seats in Primera class buses, except for two in GL (Grand Luxe) class. The rates are very reasonable, and the buses turned out to be comfortable or even very comfortable (only the basic seat recline might surprise you).
Our itinerary and number of days per stage: Stage 1 – Mexico City: 4 days Stage 2 – Puebla: 2 days Stage 3 – Oaxaca: 4 days Stage 4 – San Agustinillo: 4 days Stage 5 – San Cristóbal de las Casas: 3 days Stage 6 – Comitán de Domínguez: 6 days Stage 7 – Palenque: 4 days Stage 8 – Mexico City: 2 days If I were to do it again, I’d remove one day from Palenque and add it either to Puebla or San Cristóbal to visit nearby sites or villages, or to San Agustinillo to enjoy one more day by the Pacific Ocean.
Stage 1: Mexico City (2,200 m / 9.2 million inhabitants) We arrived in the Mexican capital around 10:00 PM. The simplified customs process was very quick. After exchanging some money at the airport, we took a taxi to our youth hostel. We got around the capital on foot, of course, but also by metro. Signs are very rare, and we took the train in the wrong direction several times. After a few mistakes, we systematically asked on the platform if we were going the right way. The metro is very affordable. You need to get a rechargeable card (the Tarjeta de Movilidad Integrada) and top it up as needed. This card (less than 1 €) isn’t personal, so there’s no need to get one per person.
Mexico City: Day 1.

Visits and walks of the day (note: many museums are closed on Mondays): The Zócalo or Constitution Square: it’s one of the most beautiful, largest (195m x 240m), and oldest squares in the world. This is where Cortés decided to build the center of the new Spanish city on the site of the former Tenochtitlan market. Stones from the pyramids were used to pave the esplanade and build the surrounding colonial churches and buildings. During our visit, the huge square was covered with (resin) cacti, the theme of the temporary exhibition at the time. Indeed, temporary events or exhibitions take place here throughout the year. It’s also the endpoint for many protest marches.





The cathedral: it’s sinking by one centimeter per year despite massive stabilization work (the collapse of many Mexican buildings—30 cm/year—is due to groundwater pumping). It was built starting in 1571 and completed in... 1813. The modest remains of the Templo Mayor (exterior view): they have high symbolic value, as this monument was the most important in the Mexica Empire.
We then walked through the streets of the historic center to the Santísima Church, unfortunately closed for renovation work.
Next, we took the metro to visit one of Mexico’s most important pilgrimage sites: the Insigne y Nacional Basílicas de Santa María de Guadalupe, as well as the Capilla del Cerrito on the hill.
The first, dating from the colonial era, is really leaning a lot.
The second, shaped like a rotunda, is very impressive from the inside.

In the basement, there’s a sacred tunic where, in 1531, an image of the Virgin Mary is said to have appeared. A real mystery for scientists, the garment has never deteriorated since that date. Slow-moving conveyor belts allow pilgrims to admire it, preventing crowds from gathering in front of the image for hours. Well thought out!
From the top of the Capilla del Cerrito, you get beautiful views of huge Mexico City.
Looking for info on a campervan road trip in Eastern Europe
Hi everyone,
I’m planning a campervan road trip and would love some tips from those who know these countries: Slovenia, Bosnia and Herzegovina, Croatia, Montenegro, and Slovenia again. At the moment, nothing’s set in stone, but for example, is it better to visit Slovenia or Bosnia? My preferences lean toward landscapes (rivers, sea, lakes)—basically anywhere there’s water! :) Wild camping, cheap or even free spots, and a *very* tight budget—it’s the discovery, curiosity, and meeting locals that drive me. I’ll visit cities and sites only if access is easy (by bike, for example, or by train from an affordable campsite) and if visitors aren’t treated like cash cows. Just reasonable stuff, really. So, any advice is welcome—like swimming spots or easy hikes along coasts or rivers. I love caves and offbeat visits (salt mines in Poland, La Roque Saint-Christophe in France, etc.). Castles and old ruins? Not really my thing... Thanks for your help! Sylvia
I’m planning a campervan road trip and would love some tips from those who know these countries: Slovenia, Bosnia and Herzegovina, Croatia, Montenegro, and Slovenia again. At the moment, nothing’s set in stone, but for example, is it better to visit Slovenia or Bosnia? My preferences lean toward landscapes (rivers, sea, lakes)—basically anywhere there’s water! :) Wild camping, cheap or even free spots, and a *very* tight budget—it’s the discovery, curiosity, and meeting locals that drive me. I’ll visit cities and sites only if access is easy (by bike, for example, or by train from an affordable campsite) and if visitors aren’t treated like cash cows. Just reasonable stuff, really. So, any advice is welcome—like swimming spots or easy hikes along coasts or rivers. I love caves and offbeat visits (salt mines in Poland, La Roque Saint-Christophe in France, etc.). Castles and old ruins? Not really my thing... Thanks for your help! Sylvia
3 weeks in Colombia (August 2023)
Why Colombia?
It's quite simple. For the past few years, my daughter has been living with a Colombian from Bogotá. The idea was to discover his country, meet his family, and do part of the trip all four of us together.
We’re heading out first as scouts, then they’ll join us to continue the journey.
The itinerary was shared in another post—now it’s time for the impressions.
No photos, as for me, it’s video and nothing more!
Day 1: The big departure What was planned: A flight from Lyon Saint-Exupéry late morning heading to Frankfurt. Two hours of waiting in Frankfurt (just enough time to eat a pretzel!!) and then off to Bogotá for an arrival around 7 PM local time. I hadn’t done the Check-Mig (to be done 72 hours before the flight). I did it on my phone, giving a fake arrival date in Colombia, and the attendant told me there wouldn’t be any issues in Bogotá. Actually, two hours of delay at departure in Lyon because a sick passenger was on the plane—they had to evacuate him, and the ambulance that was supposed to be there didn’t have permission to come near the plane. Ah, French administrative formalities!!!!! Flight to Frankfurt with Lufthansa went smoothly. A sprint through the airport—very well organized. Connection secured, so we boarded the plane, and two hours later than scheduled, we took off for an 11-hour flight! Arrival in Bogotá, and the immigration process took over an hour and a half because of the crowds. However, no issues with the Check-Mig—they barely glanced at it. Our daughter’s father-in-law ended up waiting over 3 hours at the airport because of this!!! Surprise: No luggage. Luckily, we had packed essentials in our carry-ons! Quick administrative paperwork, and Lufthansa informed me our bags would be on the next flight, so no big deal. Off to our hotel in La Candelaria and a good night’s rest.
The plus: We’re in Bogotá! The minus: Flight delays are becoming more and more common.
Day 1: The big departure What was planned: A flight from Lyon Saint-Exupéry late morning heading to Frankfurt. Two hours of waiting in Frankfurt (just enough time to eat a pretzel!!) and then off to Bogotá for an arrival around 7 PM local time. I hadn’t done the Check-Mig (to be done 72 hours before the flight). I did it on my phone, giving a fake arrival date in Colombia, and the attendant told me there wouldn’t be any issues in Bogotá. Actually, two hours of delay at departure in Lyon because a sick passenger was on the plane—they had to evacuate him, and the ambulance that was supposed to be there didn’t have permission to come near the plane. Ah, French administrative formalities!!!!! Flight to Frankfurt with Lufthansa went smoothly. A sprint through the airport—very well organized. Connection secured, so we boarded the plane, and two hours later than scheduled, we took off for an 11-hour flight! Arrival in Bogotá, and the immigration process took over an hour and a half because of the crowds. However, no issues with the Check-Mig—they barely glanced at it. Our daughter’s father-in-law ended up waiting over 3 hours at the airport because of this!!! Surprise: No luggage. Luckily, we had packed essentials in our carry-ons! Quick administrative paperwork, and Lufthansa informed me our bags would be on the next flight, so no big deal. Off to our hotel in La Candelaria and a good night’s rest.
The plus: We’re in Bogotá! The minus: Flight delays are becoming more and more common.
Recap of 17 days between São Paulo, Rio de Janeiro, and Iguaçu/Puerto Iguazu
I’ll repost here the comments I gave in reply to Camidav – see their post https://voyageforum.com/forum/partir-10-jours-bresil-en-autonomie-d10702249/.
As we’ve said several times, 10 days is short for Brazil! But it’s still enough for a “little introduction.” My very recent experience (April 2025) with a 2½-week itinerary might give you some ideas. To start, here’s the route:
- - Saturday, March 29: departure from Lisbon and arrival in São Paulo with LATAM
- - 2 nights in São Paulo
- - Monday, March 31: bus from São Paulo to Paraty
- - Monday 31, Tuesday 1st, and Wednesday, April 2: 3 nights in Paraty
- - Thursday, April 3: bus from Paraty to Angra dos Reis, then ferry > Ilha Grande
- - Thursday 3, Friday 4, and Saturday, April 5: 3 nights in Abraão, on Ilha Grande
- - Sunday, April 6: speedboat > Conceição de Jacareí, then bus > Rio de Janeiro
- - Sunday 6, Monday 7, Tuesday 8, and Wednesday, April 9: 4 nights in Rio
- - Thursday, April 10: flight with LATAM from Rio to Foz do Iguaçu
- - Thursday, April 10: one night in Foz do Iguaçu
- - Friday, April 11: visit to Iguaçu Falls on the Brazilian side, then crossing the border to Puerto Iguazu
- - Friday 11 and Saturday, April 12: 2 nights in Puerto Iguazu
- - Saturday, April 12: visit to the falls on the Argentine side
- - Sunday, April 13: return to Brazil, LATAM flight > São Paulo
- - Sunday 13 and Monday, April 14: 2 nights in São Paulo
- - Tuesday, April 15: flight from São Paulo > Lisbon with LATAM, arriving Wednesday the 16th.
So, it’s clear I’m writing this now from Puerto Iguazu (Argentina), and the end of the trip is near: back to São Paulo and then the flight to Lisbon. I’ll of course share more about all this in the following messages.
Practical tips after 3 months in Morocco
MOROCCO END 2024 / BEGINNING 2025
Off-season, I was lucky enough to negotiate hotel prices.
I should also mention that this was for a solo traveler until December 30th.
After that, there’ll be three of us!
Practical info.
Here’s all the info I gathered during my 3-month trip.
Cities: TANGIER / CHEFCHAOUEN / FES / MOULAY IDRISS, VOLUBILIS / AZROU / MIDELT /
ERRACHIDIA / RISSANI / MERZOUGA / TINGHIR / BOUMLANE DADES, AIT OUGLIF /
OUARZAZATE / TALIOUINE / TAROUDANT / TIZNIT / TAFRAOUT / SIDI IFNI, LEGZIRA /
AGADIR / ESSAOUIRA / MARRAKECH ///
From there, we’ll be three people. Cities: IMLIL / OUARZAZATE / AGDZ / ZAGORA / AIT BEN HADDOU / MARRAKECH / ESSAOUIRA / CASABLANCA. (Generally, I found that mattresses in Morocco were quite hard. My solution: I put two, even three folded blankets on the mattress to add some softness. Wi-Fi almost never works in the room.)
Tangier: Hôtel Fuentes Petit Socco, Old Medina +212 539 934 669 (For one person, end of October) Upon arrival, 19 € for a double room with a private bathroom. Breakfast included. Chefchaouen: Dar Besmellah Av Ibn Askar +212 539 986 489 (For one person, end of October). I don’t recommend it. A small, low-ceilinged room with a window facing a patio. Very dark and damp. Shared bathroom. 9 € Dar Bleu Pearl N° 4 Derb Benyaakoub +212 (0)539 88 28 86. Negotiated on-site to 130 MAD instead of 160 on Booking. Small room, furniture, Wi-Fi, private bathroom. Fes: Riad Alfredo or Riad Rocco—it’s the same place. It’s in a very narrow alley. N° 15 Derb Sidi Kjih or Qjih Talla Sagira +212 662 769 688 (see photos and virtual tour) Negotiated to 13 € on-site; on Booking, it was 16 €. Breakfast included. Atypical Anne room with private bathroom, Wi-Fi. The room is a bit dark. One of the best beds on my trip. Again, this was for a solo traveler off-season (end of October to end of December). Moulay Idriss: Gite El Menzeh (see the map) Negotiated on-site to 14 € with breakfast; on Booking, it was 24 €. I also negotiated for dinner—very good and hearty—for 5 € (the manager wanted 20 €). I stayed in the large upstairs room with a double bed, window, and private bathroom, not the tiny windowless rooms downstairs. Azrou: Hôtel des Cèdres Place Mohamed V. (see the map and photos) Negotiated 13 € instead of 16 € on Booking for a room with two small beds and a private bathroom. This hotel is honestly run-down and not worth the price at all. The owner thinks it’s a very classy hotel because of its old reputation! Midelt: Chez Ali, city center (see map) Negotiated to 14 € instead of 17 € on Booking. Room with two beds, bathroom, window, small terrace, and Wi-Fi. Er Rachidia: Hôtel El Fekri. Rue Moulay Abdalah Ben Ali (see map and photos) Couldn’t negotiate on-site—14 €, but on Booking, it was 5 € more! Rissani: Hôtel Restaurant Panorama +212 615 978 445 Well, I’d say skip it. Rooms without windows and shared bathrooms. Or on the terrace, there’s a sort of space with a big bed and a small bed behind a locked iron door with a window and an external bathroom that’s also used by people eating on the terrace. If there are people on the terrace, forget about privacy! Not to mention the internet doesn’t work, and the bed is as hard as a straw mat. All that for 150 MAD—luckily, I didn’t book through Booking, or it would’ve been more expensive!!! I didn’t stay. This closet isn’t even worth 100 MAD—and even that’s too much! A little further on, I went to a hotel where no one spoke English or anything else. I got a large room with 3 beds, a private bathroom, and Wi-Fi for 100 MAD. Merzouga: Said’s apartment +212 618 659 264. No real address—it’s right next to a souvenir shop, far from the center. (see photos) 15 €. The apartment is large with two bedrooms and all the comforts. But for me, it was too far from the village. Chez Belkecem: Marked on GPS. I don’t have any coordinates (see photos). +212 666 911 732 Negotiated on-site to 13 € with breakfast; on Booking, it was 2 € more. The room is decorated in a Berber style, with a private bathroom and a window to the outside. The worst breakfast I had in Morocco! Tinghir: Dar Al Medina Av Mohamed V (see map) Beautiful hotel negotiated to 13 € instead of 18 € on Booking. Breakfast included, Wi-Fi, room with a double bed and a single bed, window, and private bathroom. (Top floor) Boumlane Dades: Auberge Tamazirt (no contact) see GPS. Negotiated to 13 € with breakfast. It’s rustic, but I had a private bathroom, a large bed, Wi-Fi, a window, and a double bed. And the best part—the super-friendly owner gave me one of the gas heaters from the hallway. Aït Ouglif: Hôtel Aït Marghad. (See the map) Negotiated to 150 MAD instead of 240 MAD with breakfast. The place was half-closed because it was off-season. Room with a double bed on the ground floor, window, Wi-Fi, and bathroom. Heating provided—essential. The hassle was that there was almost no hot water. Ouarzazate: Hôtel Atlas 13 rue du marché +212 524 887 745 It’s on the pedestrian street. (See photos) Negotiated to 13 €. Old-fashioned room, double bed with a very hard mattress. Private bathroom, window, and Wi-Fi. Taliouine: Hôtel Le Safran. A 20-minute walk from the center—no other choice. Otherwise, there are a few local hotels, but even if I’m not always picky, there are limits. (See the map) Negotiated from 300 MAD to 200 MAD. Breakfast, Wi-Fi, window, king-size bed, private bathroom. The room is large (No. 11). (There’s a pool in the hotel.) Hôtel Atlas Bordeaux: +212 666 752 292 (next to the bus station) Usually, I’m not too picky, but honestly, skip this one. This place could be good because it’s central if: the cleaning was thorough. The bathrooms need to be redone... etc. No sheets—just a sort of blanket on the mattress and another to cover yourself. Obviously not clean. No towel. A bathroom that hasn’t been cleaned in way too long. In short, absolutely avoid. 120 MAD! Taroudant: Hôtel (mini) Atlas Bld Mansour Eddahbi (see map and photos) Double room with window, large bed, private bathroom, Wi-Fi (not great). A hotel that doesn’t look like much but is sparkling clean! 90 MAD for a single, 120 MAD for a double. Tiznit: Résidence Chem (see map) 100 MAD for a room with two single beds (very hard), window, private bathroom, and Wi-Fi. Clean but poorly maintained. Tafraout: Espace Tifawine (see the map). Hotel with a pool. Negotiated to 14 € on-site instead of 30 € on Booking. I could even choose my room. A large room with two beds—one big and one small. A large bathroom, a window, and Wi-Fi. Sidi Ifni: Hôtel Suerte Loca. (No contact, see GPS) I paid 140 MAD for a room in this dive—no negotiation possible. My room had a tiny terrace, the walls were repainted, but it’s super noisy (neighbors). Worse, when someone uses the water, there’s a loud machinery noise. That’s not all—the mattress is really worn out and sagging. The bathroom isn’t great. The Wi-Fi doesn’t work! This place still enjoys its old reputation, but it’s really run-down, and everything is old. The bedding is the worst I had in Morocco. Skip it. There’s much better for cheaper elsewhere! Hôtel La Belle Vue: Just before Suerte Loca +212 528 875 242 The reception staff was more than unfriendly. After seeing the rooms, I didn’t stay because the bedding would’ve been like sleeping on a yoga mat. Obviously not worth the 200 MAD asked for. Hôtel Aït Baamrane. Further down on the beach. Same price as above. The only difference is that everything is in good condition and comfortable, with a warm welcome.
Hôtel Safa: (see the map and photos.) On-site, no negotiation possible—200 MAD; on Booking, it was over 350 MAD. Huge room with all the luxury you could hope for. Breakfast included, large bay window, king-size bed, TV, Wi-Fi, furniture, and of course, a private bathroom. Agadir: Hôtel Kamal (see map) The only hotel I booked through Booking because there was a good discount. Except on-site, the hotel never wanted to give me the discount. At night, small insects that strongly resemble cockroaches—yet it’s high-end with doormen, etc. I contacted Booking, but nothing worked! I paid 250 MAD! Essaouira: Hôtel Elkasbah Souiria (See map and photo) Small room (No. 18) with a single bed and all the comforts. Private bathroom, window, Wi-Fi, and breakfast included (all-you-can-eat buffet). No negotiation possible—200 MAD. Chez Lina: Rue El Khemiset +212 658 042 562 (she speaks French) Large apartment with two bedrooms. Private bathroom on the landing. Wi-Fi. New, so not yet well set up. Far from the center. I paid 15 € instead of 18 € on Booking. Marrakech: Hôtel Atlas 50 rue Sidi Bouloukate +212 661 358 662 Tiny room on the ground floor with a shared bathroom. Wi-Fi, tiny window, very dark and noisy. 12 €
On December 31st, I’m joined by friends. The rooms will be for three people. Marrakech: Hôtel Agnaou 10 avenue or passage Moulay Rachid. +212 705 306 275. Negotiated on-site to 28 € for a room with a window to the outside and a private bathroom. Wi-Fi. Riad Todos: in the old medina +34 643 480 502 Watch out for extra taxes they might try to charge you. No heating. This place could be nice if better maintained. Bad smell of cat urine. Water leak in the bathroom. Wall crumbling from humidity. However, the reception staff is warm and tries to satisfy you. 120 MAD booked on Airbnb! Imlil: Auberge de la Vallée (see map) Large room with 4 beds. All comforts. Private bathroom, heating, Wi-Fi, and breakfast. Negotiated on-site to 300 MAD for three people. Ouarzazate: Hôtel Iazal: Av. Moulay Abdellah +212 524 886 187 (see photos) Very expensive for this hotel. Small room for 3 with a tiny, impractical bathroom. Heating, Wi-Fi, window. The showerhead is placed between the tiny sink and the toilet. The small space floods quickly. Far from the pedestrian center. No negotiation possible—350 MAD for three. Agdz: Guesthouse Le Chant des Palmiers. (See map) Very nice room—more like a small apartment with a fireplace corner, gas heating, private bathroom, Wi-Fi, windows, bedroom area plus two single beds. Breakfast included. Negotiated to 400 MAD for 3 people instead of 840 MAD on Booking. Zagora: Hôtel La Palmeraie. (See map) Room with bathroom, Wi-Fi (not great), heating, and window. Breakfast included. No negotiation—300 MAD (for 3). Aït Ben Haddou: Auberge La Barraka (see the map) Large, beautiful room with windows, Wi-Fi, heating, bathroom. Breakfast included. Pool. Negotiate a good price—but I didn’t note it down. (Around mid-January) Essaouira: El Kasbah Souiria. (See above) Room for three. Same benefits. No negotiation. 500 MAD. Casablanca: 664, Résidence Clémentine BD Mohamed V, Roches Noires. +33 6681 48002 Large, upscale apartment. Not far from Casa Voyageurs train station. Booked on Booking. 45 € (Last day, January 16th). Upon arrival, the price is always a few euros cheaper than on Booking—except in rare cases. Then, negotiation is possible or not! Prices vary depending on the season.
A few good places (for me) to eat.
Fes: Chez Hakim. (See map) Very good, hearty, and almost cheaper than anywhere else in the medina. Ouarzazate: Pasto wood-fired oven Place Al-Mouahidine +212 696 484 281 It had been a long time since I’d eaten such a good pizza (better than in most restaurants in France). At a price that beats all competition! Midelt: Berber Restaurant. (See map and photos) A dive that doesn’t look like much but is delicious at a more than affordable price. Marrakech: Dar EL WALIDIN Raid laahrouse, Rte Sidi Abdelaziz +212 653 493 637 Great selection, good food, and also cheap!
(At Jemaa el-Fnaa square. Under the warm welcome at restaurant « Chez Ali N° 65 », we got scammed out of 7 € when paying the bill! Experts at swindling.) Azrou: Snack La Forêt (see map) Again, good food at a low price. Merzouga: Snack Alafrah VOLUBILIS: The price has gone up to 100 MAD. Honestly, if you’re not an archaeology buff, it’s not worth it! BANKS: The best exchange rate I got was at BMCI. For ATMs, I paid the least fees at Banque Populaire. TRANSPORTATION:
Airport taxi Tangier to Petit Socco: 100 MAD Train: Fes to Meknès Al Amir: 35 MAD Casablanca to Airport: 60 MAD
Grand Taxis: (Shared taxi for 7 people that only leaves when full. I never waited more than 15 minutes to leave. There’s good turnover, and the vehicles are in good condition. They go faster than buses and are almost always cheaper. Prices are fixed, and you don’t pay the driver but the station chief!)
Meknès to Moulay Idriss: 12 MAD Moulay Idriss to Azrou: 35 MAD Midelt to Errachidia: 60 MAD Errachidia to Rissani: 40 MAD (I preferred this option rather than leaving at night or very early in the morning from Errachidia to Merzouga with Supratour, the only company that goes to Merzouga.) Rissani to Merzouga: 15 MAD Taliouine to Taroudant: 45 MAD (The bus is cheaper but takes longer) Taroudant to Inezgane: 35 MAD (Agadir suburb) I connected directly to Tiznit. Inezgane to Tiznit: 35 MAD Tiznit to Tafraout: 45 MAD (2-hour trip) Tiznit to Sidi Ifni: 35 MAD Agadir to Essaouira: 100 MAD Essaouira to Marrakech: 100 MAD Imlil to Marrakech: 35 MAD Grand taxi for three to Imlil: 220 MAD BUS: Tangier to Chefchaouen: 65 + 5 MAD baggage CTM Chefchaouen to Fes: 135 + 5 MAD CTM Azrou to Midelt: 50 MAD local bus Merzouga to Tinghir: 110 + 5 MAD Supratour Tinghir to Boumlane Dades: 30 + 5 MAD Supratour Boumlane Dades to Ouarzazate: 30 MAD minibus Ouarzazate to Taliouine: 60 MAD Satas company Sidi Ifni to Agadir: 95 + 5 MAD CTM Agadir to Essaouira: 70 MAD Trans Al Yamama Essaouira to Marrakech: 65 MAD Argana company Marrakech to Essaouira: 60 + 5 MAD Virago Mogador company Essaouira to Casablanca: 100 + 5 MAD
Sidi Ifni: To go to Legzira, there are green shared buses that leave every 2 hours for 6 MAD. Petit Taxis: You have to negotiate hard—the price can double. Example: In Fes, they asked me for 50 MAD from the bus station to the Blue Gate. By walking a bit further and being patient, I got a taxi for 20 MAD! Another example: From Agadir’s bus station, they asked for 40 MAD to go to Hôtel Kamal. In the end, I paid 15 MAD! Here’s all the practical info I gathered during my trip to Morocco from late October to mid-January. It’s up to you to see if it’s useful or not.

From there, we’ll be three people. Cities: IMLIL / OUARZAZATE / AGDZ / ZAGORA / AIT BEN HADDOU / MARRAKECH / ESSAOUIRA / CASABLANCA. (Generally, I found that mattresses in Morocco were quite hard. My solution: I put two, even three folded blankets on the mattress to add some softness. Wi-Fi almost never works in the room.)
Tangier: Hôtel Fuentes Petit Socco, Old Medina +212 539 934 669 (For one person, end of October) Upon arrival, 19 € for a double room with a private bathroom. Breakfast included. Chefchaouen: Dar Besmellah Av Ibn Askar +212 539 986 489 (For one person, end of October). I don’t recommend it. A small, low-ceilinged room with a window facing a patio. Very dark and damp. Shared bathroom. 9 € Dar Bleu Pearl N° 4 Derb Benyaakoub +212 (0)539 88 28 86. Negotiated on-site to 130 MAD instead of 160 on Booking. Small room, furniture, Wi-Fi, private bathroom. Fes: Riad Alfredo or Riad Rocco—it’s the same place. It’s in a very narrow alley. N° 15 Derb Sidi Kjih or Qjih Talla Sagira +212 662 769 688 (see photos and virtual tour) Negotiated to 13 € on-site; on Booking, it was 16 €. Breakfast included. Atypical Anne room with private bathroom, Wi-Fi. The room is a bit dark. One of the best beds on my trip. Again, this was for a solo traveler off-season (end of October to end of December). Moulay Idriss: Gite El Menzeh (see the map) Negotiated on-site to 14 € with breakfast; on Booking, it was 24 €. I also negotiated for dinner—very good and hearty—for 5 € (the manager wanted 20 €). I stayed in the large upstairs room with a double bed, window, and private bathroom, not the tiny windowless rooms downstairs. Azrou: Hôtel des Cèdres Place Mohamed V. (see the map and photos) Negotiated 13 € instead of 16 € on Booking for a room with two small beds and a private bathroom. This hotel is honestly run-down and not worth the price at all. The owner thinks it’s a very classy hotel because of its old reputation! Midelt: Chez Ali, city center (see map) Negotiated to 14 € instead of 17 € on Booking. Room with two beds, bathroom, window, small terrace, and Wi-Fi. Er Rachidia: Hôtel El Fekri. Rue Moulay Abdalah Ben Ali (see map and photos) Couldn’t negotiate on-site—14 €, but on Booking, it was 5 € more! Rissani: Hôtel Restaurant Panorama +212 615 978 445 Well, I’d say skip it. Rooms without windows and shared bathrooms. Or on the terrace, there’s a sort of space with a big bed and a small bed behind a locked iron door with a window and an external bathroom that’s also used by people eating on the terrace. If there are people on the terrace, forget about privacy! Not to mention the internet doesn’t work, and the bed is as hard as a straw mat. All that for 150 MAD—luckily, I didn’t book through Booking, or it would’ve been more expensive!!! I didn’t stay. This closet isn’t even worth 100 MAD—and even that’s too much! A little further on, I went to a hotel where no one spoke English or anything else. I got a large room with 3 beds, a private bathroom, and Wi-Fi for 100 MAD. Merzouga: Said’s apartment +212 618 659 264. No real address—it’s right next to a souvenir shop, far from the center. (see photos) 15 €. The apartment is large with two bedrooms and all the comforts. But for me, it was too far from the village. Chez Belkecem: Marked on GPS. I don’t have any coordinates (see photos). +212 666 911 732 Negotiated on-site to 13 € with breakfast; on Booking, it was 2 € more. The room is decorated in a Berber style, with a private bathroom and a window to the outside. The worst breakfast I had in Morocco! Tinghir: Dar Al Medina Av Mohamed V (see map) Beautiful hotel negotiated to 13 € instead of 18 € on Booking. Breakfast included, Wi-Fi, room with a double bed and a single bed, window, and private bathroom. (Top floor) Boumlane Dades: Auberge Tamazirt (no contact) see GPS. Negotiated to 13 € with breakfast. It’s rustic, but I had a private bathroom, a large bed, Wi-Fi, a window, and a double bed. And the best part—the super-friendly owner gave me one of the gas heaters from the hallway. Aït Ouglif: Hôtel Aït Marghad. (See the map) Negotiated to 150 MAD instead of 240 MAD with breakfast. The place was half-closed because it was off-season. Room with a double bed on the ground floor, window, Wi-Fi, and bathroom. Heating provided—essential. The hassle was that there was almost no hot water. Ouarzazate: Hôtel Atlas 13 rue du marché +212 524 887 745 It’s on the pedestrian street. (See photos) Negotiated to 13 €. Old-fashioned room, double bed with a very hard mattress. Private bathroom, window, and Wi-Fi. Taliouine: Hôtel Le Safran. A 20-minute walk from the center—no other choice. Otherwise, there are a few local hotels, but even if I’m not always picky, there are limits. (See the map) Negotiated from 300 MAD to 200 MAD. Breakfast, Wi-Fi, window, king-size bed, private bathroom. The room is large (No. 11). (There’s a pool in the hotel.) Hôtel Atlas Bordeaux: +212 666 752 292 (next to the bus station) Usually, I’m not too picky, but honestly, skip this one. This place could be good because it’s central if: the cleaning was thorough. The bathrooms need to be redone... etc. No sheets—just a sort of blanket on the mattress and another to cover yourself. Obviously not clean. No towel. A bathroom that hasn’t been cleaned in way too long. In short, absolutely avoid. 120 MAD! Taroudant: Hôtel (mini) Atlas Bld Mansour Eddahbi (see map and photos) Double room with window, large bed, private bathroom, Wi-Fi (not great). A hotel that doesn’t look like much but is sparkling clean! 90 MAD for a single, 120 MAD for a double. Tiznit: Résidence Chem (see map) 100 MAD for a room with two single beds (very hard), window, private bathroom, and Wi-Fi. Clean but poorly maintained. Tafraout: Espace Tifawine (see the map). Hotel with a pool. Negotiated to 14 € on-site instead of 30 € on Booking. I could even choose my room. A large room with two beds—one big and one small. A large bathroom, a window, and Wi-Fi. Sidi Ifni: Hôtel Suerte Loca. (No contact, see GPS) I paid 140 MAD for a room in this dive—no negotiation possible. My room had a tiny terrace, the walls were repainted, but it’s super noisy (neighbors). Worse, when someone uses the water, there’s a loud machinery noise. That’s not all—the mattress is really worn out and sagging. The bathroom isn’t great. The Wi-Fi doesn’t work! This place still enjoys its old reputation, but it’s really run-down, and everything is old. The bedding is the worst I had in Morocco. Skip it. There’s much better for cheaper elsewhere! Hôtel La Belle Vue: Just before Suerte Loca +212 528 875 242 The reception staff was more than unfriendly. After seeing the rooms, I didn’t stay because the bedding would’ve been like sleeping on a yoga mat. Obviously not worth the 200 MAD asked for. Hôtel Aït Baamrane. Further down on the beach. Same price as above. The only difference is that everything is in good condition and comfortable, with a warm welcome.
Hôtel Safa: (see the map and photos.) On-site, no negotiation possible—200 MAD; on Booking, it was over 350 MAD. Huge room with all the luxury you could hope for. Breakfast included, large bay window, king-size bed, TV, Wi-Fi, furniture, and of course, a private bathroom. Agadir: Hôtel Kamal (see map) The only hotel I booked through Booking because there was a good discount. Except on-site, the hotel never wanted to give me the discount. At night, small insects that strongly resemble cockroaches—yet it’s high-end with doormen, etc. I contacted Booking, but nothing worked! I paid 250 MAD! Essaouira: Hôtel Elkasbah Souiria (See map and photo) Small room (No. 18) with a single bed and all the comforts. Private bathroom, window, Wi-Fi, and breakfast included (all-you-can-eat buffet). No negotiation possible—200 MAD. Chez Lina: Rue El Khemiset +212 658 042 562 (she speaks French) Large apartment with two bedrooms. Private bathroom on the landing. Wi-Fi. New, so not yet well set up. Far from the center. I paid 15 € instead of 18 € on Booking. Marrakech: Hôtel Atlas 50 rue Sidi Bouloukate +212 661 358 662 Tiny room on the ground floor with a shared bathroom. Wi-Fi, tiny window, very dark and noisy. 12 €
On December 31st, I’m joined by friends. The rooms will be for three people. Marrakech: Hôtel Agnaou 10 avenue or passage Moulay Rachid. +212 705 306 275. Negotiated on-site to 28 € for a room with a window to the outside and a private bathroom. Wi-Fi. Riad Todos: in the old medina +34 643 480 502 Watch out for extra taxes they might try to charge you. No heating. This place could be nice if better maintained. Bad smell of cat urine. Water leak in the bathroom. Wall crumbling from humidity. However, the reception staff is warm and tries to satisfy you. 120 MAD booked on Airbnb! Imlil: Auberge de la Vallée (see map) Large room with 4 beds. All comforts. Private bathroom, heating, Wi-Fi, and breakfast. Negotiated on-site to 300 MAD for three people. Ouarzazate: Hôtel Iazal: Av. Moulay Abdellah +212 524 886 187 (see photos) Very expensive for this hotel. Small room for 3 with a tiny, impractical bathroom. Heating, Wi-Fi, window. The showerhead is placed between the tiny sink and the toilet. The small space floods quickly. Far from the pedestrian center. No negotiation possible—350 MAD for three. Agdz: Guesthouse Le Chant des Palmiers. (See map) Very nice room—more like a small apartment with a fireplace corner, gas heating, private bathroom, Wi-Fi, windows, bedroom area plus two single beds. Breakfast included. Negotiated to 400 MAD for 3 people instead of 840 MAD on Booking. Zagora: Hôtel La Palmeraie. (See map) Room with bathroom, Wi-Fi (not great), heating, and window. Breakfast included. No negotiation—300 MAD (for 3). Aït Ben Haddou: Auberge La Barraka (see the map) Large, beautiful room with windows, Wi-Fi, heating, bathroom. Breakfast included. Pool. Negotiate a good price—but I didn’t note it down. (Around mid-January) Essaouira: El Kasbah Souiria. (See above) Room for three. Same benefits. No negotiation. 500 MAD. Casablanca: 664, Résidence Clémentine BD Mohamed V, Roches Noires. +33 6681 48002 Large, upscale apartment. Not far from Casa Voyageurs train station. Booked on Booking. 45 € (Last day, January 16th). Upon arrival, the price is always a few euros cheaper than on Booking—except in rare cases. Then, negotiation is possible or not! Prices vary depending on the season.
A few good places (for me) to eat.
Fes: Chez Hakim. (See map) Very good, hearty, and almost cheaper than anywhere else in the medina. Ouarzazate: Pasto wood-fired oven Place Al-Mouahidine +212 696 484 281 It had been a long time since I’d eaten such a good pizza (better than in most restaurants in France). At a price that beats all competition! Midelt: Berber Restaurant. (See map and photos) A dive that doesn’t look like much but is delicious at a more than affordable price. Marrakech: Dar EL WALIDIN Raid laahrouse, Rte Sidi Abdelaziz +212 653 493 637 Great selection, good food, and also cheap!
(At Jemaa el-Fnaa square. Under the warm welcome at restaurant « Chez Ali N° 65 », we got scammed out of 7 € when paying the bill! Experts at swindling.) Azrou: Snack La Forêt (see map) Again, good food at a low price. Merzouga: Snack Alafrah VOLUBILIS: The price has gone up to 100 MAD. Honestly, if you’re not an archaeology buff, it’s not worth it! BANKS: The best exchange rate I got was at BMCI. For ATMs, I paid the least fees at Banque Populaire. TRANSPORTATION:
Airport taxi Tangier to Petit Socco: 100 MAD Train: Fes to Meknès Al Amir: 35 MAD Casablanca to Airport: 60 MAD
Grand Taxis: (Shared taxi for 7 people that only leaves when full. I never waited more than 15 minutes to leave. There’s good turnover, and the vehicles are in good condition. They go faster than buses and are almost always cheaper. Prices are fixed, and you don’t pay the driver but the station chief!)
Meknès to Moulay Idriss: 12 MAD Moulay Idriss to Azrou: 35 MAD Midelt to Errachidia: 60 MAD Errachidia to Rissani: 40 MAD (I preferred this option rather than leaving at night or very early in the morning from Errachidia to Merzouga with Supratour, the only company that goes to Merzouga.) Rissani to Merzouga: 15 MAD Taliouine to Taroudant: 45 MAD (The bus is cheaper but takes longer) Taroudant to Inezgane: 35 MAD (Agadir suburb) I connected directly to Tiznit. Inezgane to Tiznit: 35 MAD Tiznit to Tafraout: 45 MAD (2-hour trip) Tiznit to Sidi Ifni: 35 MAD Agadir to Essaouira: 100 MAD Essaouira to Marrakech: 100 MAD Imlil to Marrakech: 35 MAD Grand taxi for three to Imlil: 220 MAD BUS: Tangier to Chefchaouen: 65 + 5 MAD baggage CTM Chefchaouen to Fes: 135 + 5 MAD CTM Azrou to Midelt: 50 MAD local bus Merzouga to Tinghir: 110 + 5 MAD Supratour Tinghir to Boumlane Dades: 30 + 5 MAD Supratour Boumlane Dades to Ouarzazate: 30 MAD minibus Ouarzazate to Taliouine: 60 MAD Satas company Sidi Ifni to Agadir: 95 + 5 MAD CTM Agadir to Essaouira: 70 MAD Trans Al Yamama Essaouira to Marrakech: 65 MAD Argana company Marrakech to Essaouira: 60 + 5 MAD Virago Mogador company Essaouira to Casablanca: 100 + 5 MAD
Sidi Ifni: To go to Legzira, there are green shared buses that leave every 2 hours for 6 MAD. Petit Taxis: You have to negotiate hard—the price can double. Example: In Fes, they asked me for 50 MAD from the bus station to the Blue Gate. By walking a bit further and being patient, I got a taxi for 20 MAD! Another example: From Agadir’s bus station, they asked for 40 MAD to go to Hôtel Kamal. In the end, I paid 15 MAD! Here’s all the practical info I gathered during my trip to Morocco from late October to mid-January. It’s up to you to see if it’s useful or not.

A long journey around Australia
Sunday, October 1st, 2023
Mulhouse-London
We dumped our trash on our neighbors. We hugged, overflowing with emotion. Then Léa from Taxis S showed up. She knows us well. For ages, she’s been our driver. She was practically the official taxiwoman for the trips of the company where Dom and I met. She knew us when we were single! Almost teenagers! She knows everyone and fills in the biographies of people we’d forgotten.
Across the street, while we loaded the luggage, S., perched in his window frame, waved a handkerchief. This wasn’t just any trip.
Then things got tricky. It’s funny how fate sinks its teeth into our happy moments—there’s this whole intermediate phase where the poison seeps in unnoticed because you’re still in the dark...
First, there was a delay on our flight to London. Dom immediately went on high alert, while I stayed calm. In my mind, we had two hours. I knew we had to go from Terminal 5 to Terminal 4, but two hours—come on, that’s plenty, right?

Bad calculation! Because those two hours were between the first flight’s landing and the second’s takeoff. But flights close at least half an hour before departure. Getting from one terminal to another means taking a shuttle bus. We waited for the one going to Terminal 4... until a young guy paid to direct people (who hadn’t seen us) informed us it was no longer possible to access Terminal 4 without going through Terminal 2 first for a connection! That really cranked up the pressure. We started installing a mental countdown with a programmed explosion at the end—guaranteed stress with added beads of sweat. The terminal bus was driven by a young Pakistani guy. We were *so* tense we bombarded him with our frantic, repetitive questions. “So? When are we getting there? What’s happening? Why aren’t we moving?” Our eyes were glued to our watches. The poor guy knew. Perfectly. Because it was obvious—no way around it. We weren’t going to make it. It was impossible. But Dom and I stubbornly refused to believe it. Then the kid stopped the bus. Me, hysterical: “What are you doing? What’s going on? Our plane takes off in... in... 4 minutes!!!! We’re gonna miss iiiiiit!” He wasn’t calm either. “You’ve already missed it!” He explained we had to cross a zone that required an escort car to clear a path through the runways. Impossible to do without. It’s forbidden. We had to WAIT (!!!). Then he got a radio call—he had to rush to Terminal 3 to pick up a passenger who was *super* tight on time. “Amir!!!! It’s RIGHT NOW!” they yelled in his already-red ears, thanks to the complaints of two hysterical Frenchies. Dom and I were in overdrive, hallucinating! We wanted to stop him, maybe even hit him to prevent him from turning around. He picked up the girl, whom we instantly hated like the most despicable witch. I turned on my data, searched for Malaysia Airlines’ number at Terminal 4, called, and actually got someone—quite a feat. A woman cut off my frantic rambling with a blunt “It’s over, the check-in is closed, the plane is about to take off.” I heard her but refused to accept it. I yelled, “We’re coming!” She shot back her monolithic “It’s over.” Finally at the doors of that damn Terminal 4, we ran—*really* ran—a marathon, Gate 6, security checks, pat-downs, “Take off your belts,” we asked questions, everyone seemed confident, we ran with one hand holding up our pants, the other clutching our belt, Gate 6—the room was empty. A girl was sitting there, calmly on the phone. We pounced on her. She calmed us down. Little by little, the light came back. Our brains rebooted. We finally understood it was over. We’d have to start crafting a new plan with the new reality. It started with a return to Terminal 5 to talk to British Airways, which took a good hour. With the same driver as before. We were alone with him. He took the time to apologize, to assure us it wasn’t his fault, that our problem had no solution, that nothing could’ve changed the outcome. At BA, we were exhausted. We were greeted by a handsome young man in a navy-blue uniform with gold stripes everywhere. We could’ve made a scene, but we were just relieved to find someone who’d take charge of our story. It was a minimal response, but it was *a* response. I suppose we could’ve demanded a business-class upgrade or a free trip, but we were just happy with a few vouchers for food, a hotel room with breakfast, and a little bag with plastic toys, a razor, toothbrush, hygiene products, and a T-shirt... Trinkets... But we were fine with it all—we said thank you eagerly because the essential was assured. He found us seats on flights tomorrow. *Tomorrow.* We were afraid to hope! We had the exact same flights but a day later. The same crappy times, but it was all good. We felt saved from the shipwreck, like survivors. - And what about the luggage? - .... !!!!
Monday, October 2nd, 2023 London - Kuala Lumpur
It wasn’t the Ritz, but with exhaustion on our side, we slept well. The continental breakfast was way better than we’d expected from an Ibis Budget. Still, it wasn’t enough to restore my joy for life. The course correction had turned into an arduous obstacle course. I scoured the car rental site every which way. Couldn’t reschedule the car. I’d done it before, but this time... Not to mention the laptop battery was complaining—the Brits have this quirk of making their power outlets incompatible with our chargers. Frustrated, I called them but ended up with a girl who declared herself incompetent and offered to have someone from Avis in Perth call me back—someone who’d supposedly handle rentals better. I decided to wait while taking a bath. Barely settled in, the phone rang. I was soaking wet, of course, and asked Dom to answer. Unfortunately, she’s known for disliking my phone, and in a clumsy move, she hung up. We got annoyed. She put dry towels on the edge of the bathtub, but—another false move—they fell in the water. The phone rang again... I completely redid the plans for the next two days, then transferred the files to my phone to consult them later offline. I plugged in my USB cable... *Plop!* The battery died abruptly—my PC shut down without any of the usual polite warnings! I looked around, hoping to find someone to strangle... Long story short, you can tell the day started under the worst omens. I was in a foul mood and spread my bad vibes to Dominique, who was initially in much better spirits... I called Mastercard, hoping to get a refund for the non-refundable night in Perth we’d already paid for. Same old song: “We’ll call you back”... Then... I’ll cut it short—buses, trains, lots of waiting... We rushed to reach the infamous Terminal 4.

We tried new options and convinced ourselves that a delayed departure flight is unrecoverable, no matter the scenario. We were furious that BA hadn’t bothered to tell us, leaving us to run around like rats in a burning house.
Tuesday, October 3rd, 2023 Kuala Lumpur-Perth
The flight was pretty nice. 13 hours, though. Dom and I were facing each other across the aisle. We could get up easily whenever we wanted without bothering anyone and chat when we felt like it. Besides, their chicken was amazing. They were kind enough to offer Dom a truly remarkable glass of rum. Good movies too, including the excellent *Prisoners* by Denis Villeneuve. At KL, during boarding, we developed a nagging worry about our luggage. We checked with some Malaysian Airlines staff. I sensed their hesitation. They made calls. Then changed their minds, giving us smiles and thumbs up...
Wednesday, October 4th, 2023 Perth
*Happy is the man who, like Ulysses, has had a fine voyage.* Well, for us, it wasn’t that. Finally arrived, we experienced the loneliness of tourists watching the baggage carousel spin, emptying of its precious containers one by one, until only a handful of travelers were left, staring at each other in disbelief. Without luggage, you’re kinda screwed. Not even a change of socks—our feet had been swimming in the same shoes for 3 days. No adapter, so no laptop. No toiletries. We could’ve cried! The lost luggage guy played his part. If you want compensation, fill out the disclaimer on the website made for that. And then, “Don’t worry, your luggage will arrive tomorrow!” “Don’t worry?!” From the start of the trip, we’ve been jerked around, fed lies. Tomorrow is the *absolute* last chance to get them back. Beyond that, we’d have to scramble a whole new trip. And lose a lot in the process! I have no idea how to go about it. Tomorrow... OMG... Tomorrow... We landed at 1 AM. Avis, the car rental place, opens at 6:30. Luckily, we found some decent breakfast. It cheered us up and gave us a second wind. Incorrigible, we started believing again! Well, then we just killed time. What else was there to do?

In front of Avis’s little shack, we were freezing. We’d been there since dawn. The girl who showed up, a Latina, immediately saw us as a nuisance who’d ruin her hopes of a peaceful start. Her face and tone were as unwelcoming as possible. You know us—it ended with hugs. She gave us a gorgeous, brand-new car! A hybrid with ultra-sophisticated features, all buttons you shouldn’t touch if you want to drive this thing without causing irreparable damage! We’re off! Driving on the left is easy at first. You think about it constantly. It’s counterintuitive, it takes effort. It’s later, when you get used to it and confidence sets in, that it becomes dangerous—old reflexes can send you into a wall. Anyway, the car and I immediately clicked.
In Perth, underground parking next to the hotel, friendly welcome—we ended up forgetting all the morning’s mishaps. Should we go sightseeing?
https://voyageforum.com/images/posts/small/1733767537-5Nwk6t3DsBZNOzf.jpg
Across the street, while we loaded the luggage, S., perched in his window frame, waved a handkerchief. This wasn’t just any trip.
Then things got tricky. It’s funny how fate sinks its teeth into our happy moments—there’s this whole intermediate phase where the poison seeps in unnoticed because you’re still in the dark...
First, there was a delay on our flight to London. Dom immediately went on high alert, while I stayed calm. In my mind, we had two hours. I knew we had to go from Terminal 5 to Terminal 4, but two hours—come on, that’s plenty, right?

Bad calculation! Because those two hours were between the first flight’s landing and the second’s takeoff. But flights close at least half an hour before departure. Getting from one terminal to another means taking a shuttle bus. We waited for the one going to Terminal 4... until a young guy paid to direct people (who hadn’t seen us) informed us it was no longer possible to access Terminal 4 without going through Terminal 2 first for a connection! That really cranked up the pressure. We started installing a mental countdown with a programmed explosion at the end—guaranteed stress with added beads of sweat. The terminal bus was driven by a young Pakistani guy. We were *so* tense we bombarded him with our frantic, repetitive questions. “So? When are we getting there? What’s happening? Why aren’t we moving?” Our eyes were glued to our watches. The poor guy knew. Perfectly. Because it was obvious—no way around it. We weren’t going to make it. It was impossible. But Dom and I stubbornly refused to believe it. Then the kid stopped the bus. Me, hysterical: “What are you doing? What’s going on? Our plane takes off in... in... 4 minutes!!!! We’re gonna miss iiiiiit!” He wasn’t calm either. “You’ve already missed it!” He explained we had to cross a zone that required an escort car to clear a path through the runways. Impossible to do without. It’s forbidden. We had to WAIT (!!!). Then he got a radio call—he had to rush to Terminal 3 to pick up a passenger who was *super* tight on time. “Amir!!!! It’s RIGHT NOW!” they yelled in his already-red ears, thanks to the complaints of two hysterical Frenchies. Dom and I were in overdrive, hallucinating! We wanted to stop him, maybe even hit him to prevent him from turning around. He picked up the girl, whom we instantly hated like the most despicable witch. I turned on my data, searched for Malaysia Airlines’ number at Terminal 4, called, and actually got someone—quite a feat. A woman cut off my frantic rambling with a blunt “It’s over, the check-in is closed, the plane is about to take off.” I heard her but refused to accept it. I yelled, “We’re coming!” She shot back her monolithic “It’s over.” Finally at the doors of that damn Terminal 4, we ran—*really* ran—a marathon, Gate 6, security checks, pat-downs, “Take off your belts,” we asked questions, everyone seemed confident, we ran with one hand holding up our pants, the other clutching our belt, Gate 6—the room was empty. A girl was sitting there, calmly on the phone. We pounced on her. She calmed us down. Little by little, the light came back. Our brains rebooted. We finally understood it was over. We’d have to start crafting a new plan with the new reality. It started with a return to Terminal 5 to talk to British Airways, which took a good hour. With the same driver as before. We were alone with him. He took the time to apologize, to assure us it wasn’t his fault, that our problem had no solution, that nothing could’ve changed the outcome. At BA, we were exhausted. We were greeted by a handsome young man in a navy-blue uniform with gold stripes everywhere. We could’ve made a scene, but we were just relieved to find someone who’d take charge of our story. It was a minimal response, but it was *a* response. I suppose we could’ve demanded a business-class upgrade or a free trip, but we were just happy with a few vouchers for food, a hotel room with breakfast, and a little bag with plastic toys, a razor, toothbrush, hygiene products, and a T-shirt... Trinkets... But we were fine with it all—we said thank you eagerly because the essential was assured. He found us seats on flights tomorrow. *Tomorrow.* We were afraid to hope! We had the exact same flights but a day later. The same crappy times, but it was all good. We felt saved from the shipwreck, like survivors. - And what about the luggage? - .... !!!!

Monday, October 2nd, 2023 London - Kuala Lumpur

It wasn’t the Ritz, but with exhaustion on our side, we slept well. The continental breakfast was way better than we’d expected from an Ibis Budget. Still, it wasn’t enough to restore my joy for life. The course correction had turned into an arduous obstacle course. I scoured the car rental site every which way. Couldn’t reschedule the car. I’d done it before, but this time... Not to mention the laptop battery was complaining—the Brits have this quirk of making their power outlets incompatible with our chargers. Frustrated, I called them but ended up with a girl who declared herself incompetent and offered to have someone from Avis in Perth call me back—someone who’d supposedly handle rentals better. I decided to wait while taking a bath. Barely settled in, the phone rang. I was soaking wet, of course, and asked Dom to answer. Unfortunately, she’s known for disliking my phone, and in a clumsy move, she hung up. We got annoyed. She put dry towels on the edge of the bathtub, but—another false move—they fell in the water. The phone rang again... I completely redid the plans for the next two days, then transferred the files to my phone to consult them later offline. I plugged in my USB cable... *Plop!* The battery died abruptly—my PC shut down without any of the usual polite warnings! I looked around, hoping to find someone to strangle... Long story short, you can tell the day started under the worst omens. I was in a foul mood and spread my bad vibes to Dominique, who was initially in much better spirits... I called Mastercard, hoping to get a refund for the non-refundable night in Perth we’d already paid for. Same old song: “We’ll call you back”... Then... I’ll cut it short—buses, trains, lots of waiting... We rushed to reach the infamous Terminal 4.

We tried new options and convinced ourselves that a delayed departure flight is unrecoverable, no matter the scenario. We were furious that BA hadn’t bothered to tell us, leaving us to run around like rats in a burning house.
Tuesday, October 3rd, 2023 Kuala Lumpur-Perth
The flight was pretty nice. 13 hours, though. Dom and I were facing each other across the aisle. We could get up easily whenever we wanted without bothering anyone and chat when we felt like it. Besides, their chicken was amazing. They were kind enough to offer Dom a truly remarkable glass of rum. Good movies too, including the excellent *Prisoners* by Denis Villeneuve. At KL, during boarding, we developed a nagging worry about our luggage. We checked with some Malaysian Airlines staff. I sensed their hesitation. They made calls. Then changed their minds, giving us smiles and thumbs up...
Wednesday, October 4th, 2023 Perth
*Happy is the man who, like Ulysses, has had a fine voyage.* Well, for us, it wasn’t that. Finally arrived, we experienced the loneliness of tourists watching the baggage carousel spin, emptying of its precious containers one by one, until only a handful of travelers were left, staring at each other in disbelief. Without luggage, you’re kinda screwed. Not even a change of socks—our feet had been swimming in the same shoes for 3 days. No adapter, so no laptop. No toiletries. We could’ve cried! The lost luggage guy played his part. If you want compensation, fill out the disclaimer on the website made for that. And then, “Don’t worry, your luggage will arrive tomorrow!” “Don’t worry?!” From the start of the trip, we’ve been jerked around, fed lies. Tomorrow is the *absolute* last chance to get them back. Beyond that, we’d have to scramble a whole new trip. And lose a lot in the process! I have no idea how to go about it. Tomorrow... OMG... Tomorrow... We landed at 1 AM. Avis, the car rental place, opens at 6:30. Luckily, we found some decent breakfast. It cheered us up and gave us a second wind. Incorrigible, we started believing again! Well, then we just killed time. What else was there to do?


In front of Avis’s little shack, we were freezing. We’d been there since dawn. The girl who showed up, a Latina, immediately saw us as a nuisance who’d ruin her hopes of a peaceful start. Her face and tone were as unwelcoming as possible. You know us—it ended with hugs. She gave us a gorgeous, brand-new car! A hybrid with ultra-sophisticated features, all buttons you shouldn’t touch if you want to drive this thing without causing irreparable damage! We’re off! Driving on the left is easy at first. You think about it constantly. It’s counterintuitive, it takes effort. It’s later, when you get used to it and confidence sets in, that it becomes dangerous—old reflexes can send you into a wall. Anyway, the car and I immediately clicked.
In Perth, underground parking next to the hotel, friendly welcome—we ended up forgetting all the morning’s mishaps. Should we go sightseeing?

https://voyageforum.com/images/posts/small/1733767537-5Nwk6t3DsBZNOzf.jpg
MSC World Europa in November 2024
Hi everyone, just wanted to say how happy I am to be back on this forum—it really helped me out on my previous trips. I’ve missed it these past few years, so thanks for bringing it back to life!
Long live Voyage Forum!
We’re boarding the MSC World Europa next month. I’d love to hear any tips or see photos from anyone who’s already been on this ship. We’ll be in cabin 14135 if anyone’s been in the same one.
Thanks in advance!
Seb
Mon voyage chez les Birmans du 21 janvier au 9 février 2020 English translation pending
MON VOYAGE CHEZ LES BIRMANS. Du 21 JANVIER au 9 FEVRIER 2020
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros
Northern Thailand with a baby

Hi everyone,
In these dark times, and after two months of lockdown, I thought now would be a good moment to write up the travel journal of our last trip to Thailand, to (maybe) help some of you escape a little. The idea is also, and above all, to give back to this forum, and I hope my tips or ideas will help future travelers. Don’t hesitate to contact me via private message or in the comments if you have any questions.
Before I start this story, I must warmly thank the people who patiently informed, advised, and guided us. Jojoone, Jodelavega, Jungletrool, DearPatsy, Tarajellow, and the others—thank you so much. This trip wouldn’t have been as wonderful without your help.
We’re a couple in our thirties who love traveling (we did a round-the-world trip several years ago now), and we’re big fans of Thailand, where we’ve been multiple times. We’re used to backpacking and even have a bit of wanderlust! But this year, everything was different since we were traveling for the first time with our baby, who was just under 2 years old (22 months). This raised HUGE questions for us, as we usually travel pretty casually and intuitively. While I found some answers on this forum, there was still a lot of information I couldn’t find, so I apologize in advance to those who travel without young kids—I plan to address that with a dedicated section. Generally, I think preparation is the key to a successful trip with a little one. For us, lots of questions beforehand meant no stress during the trip—everything was simple, and there were no bad surprises.
For those in a hurry, here’s a summary: 3-week stay (09/30/19 to 10/18/2019) Flight tickets (2 adults, 1 baby without a seat): 1052 € Itinerary: Bangkok 5 days, Chiang Mai 5 days, Lampang 3 days, Kanchanaburi 3 days, Bangkok 2 days.
General info about traveling with babies:
Here are the topics that caused us the most concern, our choices, and our observations after the trip.
1- Choosing the itinerary / road safety
This was THE biggest concern for us. Living in France with a top-rated rear-facing car seat, we were terrified at the idea of putting our baby in a car, bus, or any vehicle without protection (not to mention Thailand’s terrible reputation for road safety). We ended up making a radical decision that removed all our stress and let us enjoy a fantastic trip: no road travel (though you’ll see later that we had to bend this rule once, and everything went fine). We decided to follow the railway route heading north (for safety reasons, we didn’t consider the south and its islands with a baby) and chose our stops based on that. The train is a super comfortable way to travel with a young child. Sure, it’s slow—we were warned—but the best advice I can give is to take your time with a little one. Thailand is hot, noisy, and crowded—everything is tiring. Taking it slow is the best way to enjoy your trip. And I think (this is just my opinion) trying to keep an adult’s pace would only lead to frustration and exhaustion for everyone. The only car trips we took were short transfers in the city, and for those, we brought a sling (like a pre-tied baby carrier) so the baby was strapped to one of us, and we were both buckled up with the seatbelt passing between the baby and the parent carrying them. In case of a crash, there was no risk of crushing the baby (though obviously, it wasn’t completely safe, but we figured at city speeds, it was manageable).
2- Gear / what to pack?
In everyday life, we already keep things simple, so for travel, it was obvious we wouldn’t overpack. Crib, stroller, car seat, etc.—we decided to bring almost nothing and didn’t regret it. In my opinion, a stroller isn’t useful in Thailand. The sidewalks are unusable, packed with people and stalls. In busy places like night markets, you’ll prefer having your child close to you, at adult height, rather than in the crowd. Of course, it depends on where you go, but generally, a stroller will be more of a hassle than a help. We opted for a small, non-bulky hiking backpack and a sling (which fit in the backpack’s pocket) made of thin fabric for car trips. In hindsight, I think this was the perfect choice.
For cribs, high chairs, etc., there’s no need to bring your own—every place finds solutions for babies, and you can even contact them beforehand to put your mind at ease. During our stay, we were offered a baby crib, a futon on the floor, a single bed (not suitable for a baby, though), and always a solution for seating at meals. Only one hotel in Chiang Mai refused to help and asked for an outrageous extra fee, but I think that’s unusual, and we generally have mixed memories of that place. We brought a small fabric seat that attaches to any chair—it takes up the space of a folded raincoat and was very useful (though you can manage just fine by having the baby eat on your lap).
For baby food, diapers, etc., we didn’t bring anything. Just enough to last two days while we got settled, and that was plenty—no need to overpack. You can easily find diapers at Tesco, Lotus, or even 7/11. For food, we’d gotten our daughter used to eating pieces a few months before the trip, and we ordered broths to “dilute” the dishes. She loved it, tried everything with pleasure, and never had any issues. That said, I don’t know about milk—my daughter doesn’t drink it.
Here’s our “packing list” for 3 weeks with a 22-month-old:

My partner: 1 travel backpack and a small empty (cabin-sized) rolling suitcase for shopping on the way back. For me: baby in a hiking backpack (with a sling and the small folded seat in the backpack’s pocket). It was simple for getting around, and I think if we’d packed more, we would’ve struggled without gaining any extra comfort.
3- Mosquitoes / Malaria / Dengue / Vaccines
As if on purpose, just months before our trip, a flood of articles on the forum and online warned us that Thailand was in the middle of a dengue epidemic, and locals advised us to be careful. Not exactly reassuring when traveling with a baby…🤪 After much hesitation, we decided to bring a small mosquito net (recommended by a mom on the forum—shoutout to Popinette) that opens like a pop-up tent (and folds just as easily). For how little space it took up, we didn’t regret it. It was attached to the back of the travel backpack and let us sleep soundly :p If it helps anyone, here’s the one we had: Deryan Peuter model.

We also brought a mosquito net for ourselves but didn’t end up using it—with precautions, we didn’t have any mosquitoes at night.
For protection, we chose Insect Ecran (tropical version, the red one) because it doesn’t contain DEET but uses Icaridin, which is less toxic for little ones. We also pre-treated our clothes with Insect Ecran textile spray. We also decided to dress our daughter in light, long-sleeved outfits (covering arms and legs), and she wasn’t any hotter but was protected. It was a great choice, and we ended up dressing like her. Contrary to what I’d read, I didn’t find the smell strong—I actually thought it was quite discreet. My daughter and my partner didn’t get a single bite. As for me, I still got bites on exposed areas (I’m *very* prone to mosquito bites), so I switched to a local product—less well-formulated but apparently more effective for me.
We had our daughter vaccinated against Hepatitis A. We got conflicting advice on this: the pediatrician said it was unnecessary if she didn’t eat from street stalls (where dishes are washed in questionable water), but my GP said the opposite. We decided to book an appointment at a travel vaccination center, and the doctor was clear—she needed the vaccine.
4- Book in advance?
Finally, a question that had never crossed our minds before: should we book in advance? Again, this is just my opinion, but I think yes. It makes things much easier. Since we wanted to minimize road travel, it was much simpler to find well-located accommodations that let us do everything on foot (and with a baby, reducing travel and lightening the schedule is really helpful). Booking ahead meant no bad surprises, no fully booked places, and no hassle walking around with luggage and a baby. We booked everything in advance via Booking and Agoda, and by comparing with on-site prices, we didn’t pay more (we were traveling in the low season).
Here’s our feedback and observations. If they can help other parents prepare for their trip, I’d be thrilled.
With all that said, time for vacation!
Dans quel pays aimeriez-vous vous expatrier? English translation pending
Je saisis au vol cette remarque d'Attila (que je partage!)
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire.
Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili.
Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier.
Je me propose de vous le livrer.
Self-drive in southwestern Uganda, February 2020
Since I used this forum a lot to prepare our trip, here’s a little feedback from our 15-day self-drive adventure in southwestern Uganda.
For those who have questions, don’t hesitate! I’ll do my best to answer them 😉
We’d already traveled quite a bit in South Africa and once in Namibia, always self-driving. When the idea of visiting Uganda came up, we debated—especially me 😛—whether to go solo or with a guide. My husband quickly convinced me to do it self-drive, so I started planning and organizing the trip accordingly. We began preparations and bookings in June 2019 for a trip scheduled during the first two weeks of February 2020. We deliberately chose to explore just a small part of Uganda and take our time. We traveled as a group of four, with our oldest son and his partner.
Here’s our itinerary: - February 1: Departure from Brussels, arrival and overnight in Entebbe - February 2: Drive to Lake Mburo and overnight there - February 3: Drive to Lake Bunyonyi and overnight there - February 4: Boat ride on the lake, then departure for Kisoro. Overnight there - February 5: Trek in Mount Mgahinga National Park for the youngsters. Overnight in Kisoro - February 6: Drive to Bwindi Impenetrable Forest. Overnight in Rushaga - February 7: Gorilla tracking in Rushaga. Overnight in Rushaga - February 8: Drive to Queen Elizabeth National Park – Southern sector – Overnight on the park’s edge - February 9: Morning in the southern sector of the park, then crossing to the northern part – Short safari in the late afternoon – Overnight by the Kazinga Channel - February 10: Safari and boat cruise – Second night on site - February 11: Drive to Kibale Forest – Overnight there - February 12: Chimpanzee tracking in the morning – Bigodi swamps in the afternoon – Second night there - February 13: Scenic drive to see the crater lakes + walk at Lake Nkuruba Nature Reserve – Third night there - February 14: Return to Entebbe - February 15: Morning boat ride in the Mabamba swamps – Afternoon by Lake Victoria and midnight flight to Brussels. That’s the broad outline of our trip.
We fell in love with this country: the people, the kids shouting "muzungu," the colors, the landscapes, the wildlife... But we were also saddened by the poverty in some villages and the child labor, especially in "quarries."
I’ll try to post a day-by-day account if it interests anyone.

We’d already traveled quite a bit in South Africa and once in Namibia, always self-driving. When the idea of visiting Uganda came up, we debated—especially me 😛—whether to go solo or with a guide. My husband quickly convinced me to do it self-drive, so I started planning and organizing the trip accordingly. We began preparations and bookings in June 2019 for a trip scheduled during the first two weeks of February 2020. We deliberately chose to explore just a small part of Uganda and take our time. We traveled as a group of four, with our oldest son and his partner.
Here’s our itinerary: - February 1: Departure from Brussels, arrival and overnight in Entebbe - February 2: Drive to Lake Mburo and overnight there - February 3: Drive to Lake Bunyonyi and overnight there - February 4: Boat ride on the lake, then departure for Kisoro. Overnight there - February 5: Trek in Mount Mgahinga National Park for the youngsters. Overnight in Kisoro - February 6: Drive to Bwindi Impenetrable Forest. Overnight in Rushaga - February 7: Gorilla tracking in Rushaga. Overnight in Rushaga - February 8: Drive to Queen Elizabeth National Park – Southern sector – Overnight on the park’s edge - February 9: Morning in the southern sector of the park, then crossing to the northern part – Short safari in the late afternoon – Overnight by the Kazinga Channel - February 10: Safari and boat cruise – Second night on site - February 11: Drive to Kibale Forest – Overnight there - February 12: Chimpanzee tracking in the morning – Bigodi swamps in the afternoon – Second night there - February 13: Scenic drive to see the crater lakes + walk at Lake Nkuruba Nature Reserve – Third night there - February 14: Return to Entebbe - February 15: Morning boat ride in the Mabamba swamps – Afternoon by Lake Victoria and midnight flight to Brussels. That’s the broad outline of our trip.
We fell in love with this country: the people, the kids shouting "muzungu," the colors, the landscapes, the wildlife... But we were also saddened by the poverty in some villages and the child labor, especially in "quarries."
I’ll try to post a day-by-day account if it interests anyone.

Trois générations, 23 jours, 11 états, western happiness English translation pending
J’ai longtemps hésité à écrire ce carnet, au retour de ce merveilleux voyage, en Juillet, il m’a semblé que plusieurs autres carnets parlaient plus ou moins des mêmes lieux , et d’autres ont suivi les mois suivants, je les ai lu et continue à les lire avec beaucoup de Plaisir (encore merci bibouns51, marcalamar, marati et les autres, trop nombreux pour que je les cite tous), ils me rappellent ces endroits superbes et ces 3 semaines d’émerveillements.
Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…
C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:
En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).
En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )
Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.
Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊
Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c’est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.
J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.
Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,

et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).
Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…
C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:
En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).
En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )
Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.
Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊
Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c’est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.
J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.
Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,

et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).
Incredible Ouest américain English translation pending
USA 2019 – Californie – Arizona – Nouveau Mexique - Utah – Nevada
11 septembre /10 octobre
Nous ne devions pas retourner aux USA en 2019, nous voulions, après être venus quatre années consécutives aux États-Unis changer de destination, mais quand nous avons vu des vol AR Paris – LA à 307€ par personne, nous n'avons pas réfléchi bien longtemps ! Une fois le vol en poche, nous souhaitions retourner en Utah qui nous avait emballé l'année dernière et avions envie de prendre notre temps.
Voici différents sites visités pendant notre voyage :
Mojave National Preserve Route 66 (Needles – Kingman - Winslow) Homolovi State Park Bisties Badlands Hovenweep N.S.P Upper Butler Wash & Mule Canyon Lower Butler Wash
Alstrom Point (Lac Powell) Lee's Ferry - Glen Canyon NRA Lower Antilope Canyon Wahweap Hoodoos Cottonwood Road -Red Top Edmaier's Secret White Pocket Coral Pink Dunes SP Snow Canyon Yant Flat The Vortex Cedar Break NP Cathedral Gorge SP Highway 375 Extraterrestrial Highway Death Valley NP
11 septembre : Long Beach Départ pour Los Angeles avec Air France le 11 septembre, le décollage est prévu à 13h25, nous ne décollerons qu'à 15h10, à cause d'un problème de fermeture électrique d'une porte de soute, il aura fallu la fermer manuellement, soit 6000 tours de manivelle ! Arrivée à 5 p.m à LA, passage aux douanes plutôt rapide, récupération des bagages OK, et en route pour aller chercher notre voiture chez Alamo, dans notre catégorie nous trouvons une Nissan Rogue AWD, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais elle devrait faire l'affaire pour les pistes prévues. Arrivée à l'hôtel 8 p.m à Long Beach, dîner dans la chambre et dodo 10h30 p.m.
12 septembre : Palm Springs Lever assez tôt 6h30, en route pour un breakfast downtown, mauvaise surprise en arrivant à la voiture, une amende de 60$ sur le pare brise, tout ça parce que il y a un nettoyage dans la rue de 6 a.m à 8 a.m, dur, dur … Petit dej' en terrasse au soleil (œuf, bacon, pommes de terre...) hum !!! Courses chez Walmart notamment pour acheter une glacière, Whole Foods pour nos pique-niques et dîners, balade sur la plage, visite de l'aquarium de Long Beach, et en route pour Palm Springs, ça bouchonne un max, nous mettrons 3h15 pour y arriver, heureusement l'hôtel, le Movie Colony Hotel est super bien, dans le style Bauhaus, dîner sur notre grande terrasse privative, il fait encore très chaud, dodo à minuit.



3 septembre : Needles Après un un bon breakfast dans le patio, petit tour en ville et nous partons faire le Design Tour, pour admirer les splendides constructions avant-gardistes du début et milieu du XX° siècle, notamment celle de l'architecte Albert Frey disciple de Le Corbusier, ce sont des maisons magnifiques avec des jardins luxuriants, top classe ! Sous une T° de 40° nous partons en ce milieu d'après-midi pour Needles, arrêt à une station essence / restaurant où nous nous étions arrêtés en 1995, qui est désormais complètement abandonnée... Arrivée à notre hôtel BW vers 7.15 p.m tous à la piscine pour l'apéro sous 40° !!









14 septembre : Mojave National Preserve Breakfast au resto d'en face (compris) et départ pour Mojave National Preserve, visite du Kelso Depot Visitor Center qui servait de station de ravitaillement pour la voie de chemin de fer en eau, petit musée intéressant à découvrir. Il fait déjà 37° à 10 am. Nous prenons un pique nique au départ du Rock Spring Loop Trail petite boucle dans le désert, facile. Une deuxième petite randonnée : Ring Loop Trail, une autre petite boucle qui se termine par une petite escalade par des anneaux en métal pour aider à se hisser à travers une faille, facile et ludique . Courses au Walmart (rien d'autre dans les alentours) retour à l'hôtel de Needles, il refait 41° à 7 p.m avec un vent qui souffle en rafales, piscine, dîner, dodo.




11 septembre /10 octobre
Nous ne devions pas retourner aux USA en 2019, nous voulions, après être venus quatre années consécutives aux États-Unis changer de destination, mais quand nous avons vu des vol AR Paris – LA à 307€ par personne, nous n'avons pas réfléchi bien longtemps ! Une fois le vol en poche, nous souhaitions retourner en Utah qui nous avait emballé l'année dernière et avions envie de prendre notre temps.
Voici différents sites visités pendant notre voyage :
Mojave National Preserve Route 66 (Needles – Kingman - Winslow) Homolovi State Park Bisties Badlands Hovenweep N.S.P Upper Butler Wash & Mule Canyon Lower Butler Wash
Alstrom Point (Lac Powell) Lee's Ferry - Glen Canyon NRA Lower Antilope Canyon Wahweap Hoodoos Cottonwood Road -Red Top Edmaier's Secret White Pocket Coral Pink Dunes SP Snow Canyon Yant Flat The Vortex Cedar Break NP Cathedral Gorge SP Highway 375 Extraterrestrial Highway Death Valley NP
11 septembre : Long Beach Départ pour Los Angeles avec Air France le 11 septembre, le décollage est prévu à 13h25, nous ne décollerons qu'à 15h10, à cause d'un problème de fermeture électrique d'une porte de soute, il aura fallu la fermer manuellement, soit 6000 tours de manivelle ! Arrivée à 5 p.m à LA, passage aux douanes plutôt rapide, récupération des bagages OK, et en route pour aller chercher notre voiture chez Alamo, dans notre catégorie nous trouvons une Nissan Rogue AWD, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais elle devrait faire l'affaire pour les pistes prévues. Arrivée à l'hôtel 8 p.m à Long Beach, dîner dans la chambre et dodo 10h30 p.m.
12 septembre : Palm Springs Lever assez tôt 6h30, en route pour un breakfast downtown, mauvaise surprise en arrivant à la voiture, une amende de 60$ sur le pare brise, tout ça parce que il y a un nettoyage dans la rue de 6 a.m à 8 a.m, dur, dur … Petit dej' en terrasse au soleil (œuf, bacon, pommes de terre...) hum !!! Courses chez Walmart notamment pour acheter une glacière, Whole Foods pour nos pique-niques et dîners, balade sur la plage, visite de l'aquarium de Long Beach, et en route pour Palm Springs, ça bouchonne un max, nous mettrons 3h15 pour y arriver, heureusement l'hôtel, le Movie Colony Hotel est super bien, dans le style Bauhaus, dîner sur notre grande terrasse privative, il fait encore très chaud, dodo à minuit.



3 septembre : Needles Après un un bon breakfast dans le patio, petit tour en ville et nous partons faire le Design Tour, pour admirer les splendides constructions avant-gardistes du début et milieu du XX° siècle, notamment celle de l'architecte Albert Frey disciple de Le Corbusier, ce sont des maisons magnifiques avec des jardins luxuriants, top classe ! Sous une T° de 40° nous partons en ce milieu d'après-midi pour Needles, arrêt à une station essence / restaurant où nous nous étions arrêtés en 1995, qui est désormais complètement abandonnée... Arrivée à notre hôtel BW vers 7.15 p.m tous à la piscine pour l'apéro sous 40° !!









14 septembre : Mojave National Preserve Breakfast au resto d'en face (compris) et départ pour Mojave National Preserve, visite du Kelso Depot Visitor Center qui servait de station de ravitaillement pour la voie de chemin de fer en eau, petit musée intéressant à découvrir. Il fait déjà 37° à 10 am. Nous prenons un pique nique au départ du Rock Spring Loop Trail petite boucle dans le désert, facile. Une deuxième petite randonnée : Ring Loop Trail, une autre petite boucle qui se termine par une petite escalade par des anneaux en métal pour aider à se hisser à travers une faille, facile et ludique . Courses au Walmart (rien d'autre dans les alentours) retour à l'hôtel de Needles, il refait 41° à 7 p.m avec un vent qui souffle en rafales, piscine, dîner, dodo.



