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Prépa d'un 15/18 jours - été 2014 - entre Tyrol, nord de l'Italie et Liechtenstein... English translation pending
Bonjour,
Nous voilà fin mars, au moment où chaque année, nous dessinons les grandes lignes de notre voyage d'été.
Diverses raisons font que cette année, il se structurera sur les mêmes bases que celui de l'an dernier en République Tchèque, savoir: - Un voyage en voiture de 15/18 jours sans réservation préalable d'hébergement - prévu deuxième quinzaine de juillet et tout début août - Avec le départ et l'arrivée de Metz ou Lyon/Grenoble ou Toulon - impossible à définir précisément avant juin - Sans arrêt ou passage en grandes villes (nous sommes peu villes) et le plus possible loin des foules (nous savons qu'il faudra envisager qqs spots avec foule, période oblige)
Devraient faire partie du programme: - La visite de 6/8 monuments types châteaux, églises, monastères, ruines... - La découverte de 2/3 musées - Des petits villages pittoresques - 2/3 marches d'une durée maximale de 3/4 heures sans forte déclivité - Un maximum d'admiration paysagesque - Eventuellement 1/2 activités type vélo, kayak... voire qqchose de nouveau et jamais fait. Quoi, c'est ???
Les pays et zones visées sont l'Autriche tyrolienne (l'an dernier nous sommes passés à Innsbruck et Salzburg) et le nord de l'Italie - au-dessus de Florence (sans passer par cette ville déjà visitée par le passé).
Nous nous disons aussi que n'ayant jamais franchi les frontières du Liechtenstein, il pourrait faire partie du programme... Je sais que certains vont trouver puéril cette envie de franchir les frontières d'un nouveau pays mais on ne se refait pas !
Dans nos tops envies actuelles, il y a: - Les Dolomites autrichiennes et/ou italiennes - Ortisei - Le parc des Cinque Terre - probablement notre point de passage le plus bas en Italie
En ce tout début de prépa, j'ai déjà parcouru diverses discussions, survolé des carnets, commencé à amasser des liens... Pour l'instant, bâtir une trame d'itinéraire est impossible et le restera jusqu'à qqs jours du voyage. Donc, plus nous avons d'options, plus nous pourrons nous adapter...
Toutefois, je fais appel à vous pour obtenir vos coups de cœur en ces régions, vos tops recommandations d'après nos bases et critères... Nous avons besoin de rassembler de multiples possibles pour pouvoir choisir en dernière minute...
Vous pouvez également partager vos bonnes adresses gourmandes et dormantes (max 70/80 euros la nuit pour 2).
D'avance merci à toutes celles et tous ceux ayant la sympathie de nous apporter leur aide et leurs suggestions. 😉
Nous voilà fin mars, au moment où chaque année, nous dessinons les grandes lignes de notre voyage d'été.
Diverses raisons font que cette année, il se structurera sur les mêmes bases que celui de l'an dernier en République Tchèque, savoir: - Un voyage en voiture de 15/18 jours sans réservation préalable d'hébergement - prévu deuxième quinzaine de juillet et tout début août - Avec le départ et l'arrivée de Metz ou Lyon/Grenoble ou Toulon - impossible à définir précisément avant juin - Sans arrêt ou passage en grandes villes (nous sommes peu villes) et le plus possible loin des foules (nous savons qu'il faudra envisager qqs spots avec foule, période oblige)
Devraient faire partie du programme: - La visite de 6/8 monuments types châteaux, églises, monastères, ruines... - La découverte de 2/3 musées - Des petits villages pittoresques - 2/3 marches d'une durée maximale de 3/4 heures sans forte déclivité - Un maximum d'admiration paysagesque - Eventuellement 1/2 activités type vélo, kayak... voire qqchose de nouveau et jamais fait. Quoi, c'est ???
Les pays et zones visées sont l'Autriche tyrolienne (l'an dernier nous sommes passés à Innsbruck et Salzburg) et le nord de l'Italie - au-dessus de Florence (sans passer par cette ville déjà visitée par le passé).
Nous nous disons aussi que n'ayant jamais franchi les frontières du Liechtenstein, il pourrait faire partie du programme... Je sais que certains vont trouver puéril cette envie de franchir les frontières d'un nouveau pays mais on ne se refait pas !
Dans nos tops envies actuelles, il y a: - Les Dolomites autrichiennes et/ou italiennes - Ortisei - Le parc des Cinque Terre - probablement notre point de passage le plus bas en Italie
En ce tout début de prépa, j'ai déjà parcouru diverses discussions, survolé des carnets, commencé à amasser des liens... Pour l'instant, bâtir une trame d'itinéraire est impossible et le restera jusqu'à qqs jours du voyage. Donc, plus nous avons d'options, plus nous pourrons nous adapter...
Toutefois, je fais appel à vous pour obtenir vos coups de cœur en ces régions, vos tops recommandations d'après nos bases et critères... Nous avons besoin de rassembler de multiples possibles pour pouvoir choisir en dernière minute...
Vous pouvez également partager vos bonnes adresses gourmandes et dormantes (max 70/80 euros la nuit pour 2).
D'avance merci à toutes celles et tous ceux ayant la sympathie de nous apporter leur aide et leurs suggestions. 😉
Retour Miami Costa Luminosa du 17 au 27 mars 2014 English translation pending
Bonjour à tous, `Je démarre le post pour les cr de ceux qui sont déjà rentrés de la croisière. Les chanceux qui font la totale jusqu'au 14 avril nous rejoindront plus tard.
A bientôt pour nos aventures qui , je vous le promets, seront assez tumultueuses......
Patience, patience : vous saurez bientôt tout !
Patjojo
Patjojo
18 jours de moto entre Phnom Penh et Siem Reap English translation pending
De retour d’un périple de 34 jours : 18 jours en moto de location et bus entre Phnom Penh et Siem Reap + les magiques temples d’Angkor et autres + le bateau rapide Phnom Penh-Chau Doc, et 16 jours entre en moto de location, bus, etc. entre Chau Doc et Saigon. Pour le Vietnam du Sud, voir le poste « 16 jours entre Chau Doc et Saigon ».
Opinions émises sur cette discussion SUBJECTIVES, donc les commentaires courtois et des infos complémentaires sont les bienvenus : un beau pays aux gens très souriants et aimables, trop plat à mon goût comparé à « mes » montagnes de 2000-3000 m du nord du Vietnam et, du moins dans la partie que j’ai faite, aux paysages souvent monotones (essayer la route Phnom Penh-Siem Reap !). On se régale au Cambodge, dans toutes les gammes gastronomiques et à prix très raisonnables. Seul point (très) noir : la pauvreté du petit peuple, scandaleuse quand on sait combien le pays s’enrichit ; tous ces enfants qui mendient dans la rue ou travaillent au lieu d’aller à l’école, et je ne préfère pas parler du reste !
A noter que j’y étais en pleine Haute saison, donc beaucoup de touristes.
PHNOM PENH
Phnom Penh pas prévu au départ, mais on ne peut pas louer de moto à Siem Reap, donc… Arrivée à l’aéroport vers 22h et, première agréable surprise, le tuk-tuk de l’hôtel, que j’avais prévenu des 2 heures de retard de l’avion, était là tout souriant. Pour votre info, ce ne sont pas les horribles teuf-teufs bruyants et polluants de Thaïlande, mais des « carrioles » confortables et peu bruyantes vu que ce sont en fait des « remorques » à 2 roues attachées à l’arrière d’une moto (au 1er virage, on se demande si ça ne va pas partir dans l’autre sens, mais on s’y fait vite). Arrivée au Narin GH, sur la très calme 125 St, que je connaissais avant. Grande surprise : refait à neuf, avec belles chambres et toujours le patron super sympa et la grande terrasse pour les petits déjeuners et autres repas (on y mange d’ailleurs bien). 12$ avec ventilo, 17$ avec clim. Attention, dans les guides-papier, il est question d’un Narin 2 ; il a changé de nom car vendu par le proprio du Narin, et est moins bien car pas de terrasse. Si le Narin est complet, le TAT juste à côté est sympa aussi, également avec terrasse, et moins cher (8-15$) ; en fait, il y a au moins 5 GH dans la rue.
Le lendemain matin, direction le loueur de motos Bike’s Shop du français Bernard. Je savais déjà par des commentaires du Voyage Forum qu’il était mal-aimable, mais je vous passe les grossièretés auxquelles j’ai eu droit à propos des « …. de Routards fauchés qu’il ne veut pas chez lui » et des « …. de français » (paf dans le nez ! J’ai failli lui répondre qu’il l’était lui-même) ; bref, j’ai fui et suis allé ailleurs, chez le très gentil Mister Lee de Lucky Moto 143 Monivong (coin de la 184 St) ; beaucoup de choix donc on peut sélectionner une moto OK pour 6$ automatique (louées uniquement sur PP) et 8$ manuel ; pas eu un seul petit problème en 16 jours avec la mienne !
Après, j’ai appris ma leçon, jamais vu un bazar comme les rues de PP : à part sur les grandes avenues –et encore ! aucun panneau à l’intersection des rues, on ne sait jamais à la hauteur de laquelle on est (d’autant plus que ça ne se suit pas toujours, on peut passer allègrement de la 144 à la 182 ; elles sont où, les 146 à 180 ?) ; Si on ajoute à ça que la plupart des conducteurs de tuk tuk n’ont aucune idée du No de la rue à 2 rues d’où ils sont …. De plus, au Vietnam, au moins, chaque magasin a son adresse sur son auvent ; à PP, pas tous donc voilà la manœuvre répétée 10 fois par jour pendant 6 jours : quand on PENSE être au croisement de la bonne rue, on rentre dans la rue transversale pour trouver une adresse de magasin ; évidemment, c’est pas la bonne rue, donc demi-tour et on recommence ! Ca fait bien rigoler les locaux et les expats à qui on raconte ça. Et c’est pas fini : Vous êtes finalement dans la bonne rue et vous avez un No d’immeuble ; too bad ! Les numéros ont changé donc vous cherchez le Frangipani Hotel au 27 rue 51 ; vous arrivez devant le No 27, pas de bol, un terrain vague. Evidemment le bon numéro 27 est à l’autre bout de la rue, qui doit bien faire 2 km de long. En plus, il y a les bâtiments qui n'ont que l'ancien No, ceux qui ont les deux, et ceux qui ont donné comme adresse l'un des deux mais vs avez besoin de l'autre pour trouver. La prochaine fois, j’essaie l’ile de Ko Dach, ça peut pas être plus compliqué !
Remarquable à PP, le nombre de belles villas transformées par des français en « boutique-hôtels » de luxe, avec piscine et tout et tout ; évidemment, il y a le célèbre Pavillon, un peu trop grand à mon goût pour ce genre d’établissement (pour 22$, on vient vous chercher à l’aéroport en grosse Jag XJ6 ). J’en ai visité 3 autres : sur la 306 St, la Villa Srey et la Villa Samnang, toutes deux très élégantes (la Srey n’a pas de resto, donc vs allez au resto de la Samnang, qui est juste en face - ou on vous livre), et, au coin de la 19 St et de Sihanouk Boulevard, la Villa Borang (même proprio que les 2 autres) ; et pas si cher que ça : 55-70$ (la Borang est plus cher).
Côté restaurant, frustré à Hanoi de bonne cuisine française pas hors de prix, je me suis régalé au Tamarind, d’autant plus que, mystère et boule de gomme, la patronne-cuisinières Viet fait de l’excellente cuisine marocaine (essayer les tajines) ; elle a même installé une tente berbère sur le toit en terrasse, en plus des tables, pour famille et petit groupe. Je me suis également régalé Chez Bernard, un petit bistro comme on en fait plus, 75 rue 15 (entre la 144 et la 148 St, la 146 étant aux abonnés absents) ; c’est tout petit et on mange très bien + d’excellents vins français au verre). Evidemment, un diner au FCC, égal à lui-même (pour déjeuner, je m’arrête dans une bonne pâtisserie et à moi les tartelettes etc. !).
Revisité tout ce qu’il y a à voir à PP (sauf le centre de tortures de l’horrible Duch, le musée des Crimes de guerre de Saigon m’a suffit !). Je me suis décidé à aller aux « Killing Fields » de Choeung Ek, pas vus en 2006 ; quelle horreur, ça prend à la gorge. Attention : à la sortie de Phnom Penh, au bout du Bvld Monireth, le chemin pour y aller, un grand pont est en construction + la route après aussi ; rarement vu des embouteillages pareils, j’ai failli faire demi-tour avant le pont, mais j’ai repéré sur mon plan un détour qui permet de contourner une partie des embouteillages : Sihanouk Boulevard, la 199 St avant Monireth, à droite au bout de la 199 et on retombe sur Monireth mais après les gros embouteillages ; ça m’a tout de même pris 2 heures pour les 30 km AR, et en me faufilant en moto entre les camions et les bulldozers. Noter qu’après le pont en construction, vous arrivez à une grande fourche sans panneau indicateur de direction, il faut prendre à gauche.
KOMPONG CHAM
Le premier jour de crapahutage en moto n’a pas été un cadeau. Je voulais prendre la route qui, sur la carte, suit le Mékong. Donc je traverse le pont et prend plein nord, à travers une horrible banlieue et soudain, pouf, ma belle route goudronnée fait place à une large route en latérite (l’ancienne route est en voie d’élargissement sur une bonne centaine de km) avec une telle poussière rouge que certains véhicules roulaient tous phares allumés. Après une demi-heure de cet enfer, j’ai finalement repéré une petite route à droite et me suis retrouvé sur les bords du fleuve ; on traverse un tas de petits villages sympas ; à mi-chemin entre PP et Kompong Cham, on arrive sous un grand pont tout neuf non marqué sur ma carte et personne autour ne parle anglais pour me dire où ça conduit (J’ai eu plus tard comme l’impression que la route du pont rejoint KC en diagonale) ; je suis donc passé dessous et re-route en latérite. Bref, une journée pour faire PP-Khompong Cham ; arrivé couvert de poussière rouge ; rarement pris une douche aussi agréable !
J’ai bien aimé KC, assoupie le long du Mékong. Pas mal de Routards qui continuent ensuite sur Kratié. Couché au Mekong Sunrise, face au fleuve (les propriétaires français sont partis, remplacés par un cambodgien tout souriant parlant bien anglais) et diné au Lazy Mekong Daze, adjacent au Mekong Sunrise, tenu par un Breton sympa et son amie locale (bon repas sur la terrasse). De l’autre côté du Sunrise, le tout nouveau Khmer Food Restaurant est impec, avec une jolie décoration intérieure, une petite terrasse bien sympa, et d’excellents plats bien servis. Il y a aussi un grand resto récent sur la rivière, le River Wind Place, très fréquenté par le « Tout Kompong Cham » et un peu trop guindé à mon goût.
Un truc stupéfiant : le pont en bambou de l’ile de Koh Paen ; au début de la saison sèche, les locaux construisent tout à la main un très long pont en bambou pour relier l’île à la ville, avec une structure de support incroyablement complexe ; et c’est du solide, les voitures passent sans problème ; pont re-démonté à la fin de la saison. J’ai découvert – trop tard vu qu’il n’y a qu’une petite pancarte à l’entrée du pont – qu’un petit malin avait construit dans l’île une guesthouse de huttes au bord du fleuve, la Mekong Bamboo Hut ; pas visité mais les critiques du Trip Advisor sont très élogieuses (2$ le hamac, 5$ le lit). Visité le temple Wat Nokor : c’est OK mais rien ne vaut les temples d’Angkor.
KOMPONG THOM
Quel bled ! Rien de rachetable, du moins à mes yeux : hôtels lambda (j’ai couché au mieux que j’ai trouvé : le Mittapheap, au coin nord du pont ; la patronne parle très bien français) , le grand restaurant de l’hôtel Arunras est à fuir, le service est ignoble (en fait, je n’y ai pas mangé ; je me suis pointé à 19h, assis, au bout de 10 mn, levé pour prendre le menu vu que personne ne voulait se déplacer ; fais signe ensuite aux serveurs en train de bavarder dans un coin, en brandissant montrant le menu, ils ont détourné la tête donc je suis parti). Il y avait un américain qui avait ouvert l’American Restaurant ; parti ! J’ai fini par diner au Stung Sen, la cantine à midi car les minibus partent de là dans la journée ; on mange OK avec un service attentif et souriant. J’ai découvert trop tard qu’une resort avec piscine venait d’ouvrir, le Sambor Village (mais critiques plutôt négatives sur le Trip Advisor).
Bouffé de la poussière et perdu 10 fois en moto dans un dédale de pistes sablonneuses pour arriver aux temples de Sambor. Bof ! 3 tours en brique au milieu d’une belle forêt ; et il faut voir la « réhabilitation » : pour supporter les linteaux des portes de chaque tour, des colonnes lisses en béton ; ça gâche la photo ! A voir à mi-chemin entre Kompong Thom et Siem Reap, le pont pré-angkorien de Kompong Day¸ qui date du XIe (panneau « Khmer Bridge » au milieu du village) ; il en reste très peu ; très curieux avec ses arches en arcs brisés (et oui, après vérification, ça s‘appelle comme ça).
SIEM REAP
Toujours aussi sympa (au centre, parce que ça bétonne dur en périphérie). Après m’être perdu sans arrêt dans Phnom Penh, même chose dans le dédale de ruelles du côté de Pub St, surtout quand il s’agit de trouver un resto dont la seule adresse est « Off Pub St » ).
Même chose qu’à Phnom Penh avec les villas-hôtels ; une très chouette (mais pas cadeau), la Maison 557 (au 557 Wat Bo St), ex Ombrelle et Kimono, tenue par un écossais super sympa . Mon petit hôtel préféré ? Le Neth Socheata, dans une ruelle donnant sur Thnou St près du marché ; belles chambres, patron sympa parlant très bien anglais et, en face, excellent petit restau, le Socheata 2 (même propriétaire). Après, la Ivy Guesthouse avec son petit jardin, mais c’est souvent le temps complet « tout le temps » au dire du patron. En très chic relativement pas cher, une excellente adresse : le Pavillon Indochine, au grand calme dans une petite rue en terre battue sur la route de l’aéroport, encore tenu par des français, apparemment beaucoup plus actifs au Cambodge qu’au Vietnam (il faut dire que les salades de visas doivent être plus simples, ce qui n’est pas difficile) ; élégant, un souci exceptionnel de la décoration partout, restaurant en terrasse, jardin, piscine, etc. tout pour plaire pour 70$ avec pt déj et un tuk-tuk pour la journée (60$ en basse saison). Repéré une auberge de jeunesse pour Routards, le Angkor Thom Hostel, avec petits dortoirs de 6 lits 4$ avec ventilo, 6$ avec clim (18 Wat Bo St).
Côté restos, que du bonheur ! J’ai continué ma cure de bons petits plats français au Kanell, extraordinaire : une grande maison en bois et derrière, un très grand jardin ; au lieu d'y mettre des tables en terrasse, le proprio, un français très cool (sa femme aussi), a construit des petites pergolas avec une table chacune ; c'est vraiment très chouette romantique et tout et tout (plus, au fond, piscine cachée par une haie acceptant gratuitement les gens de l'extérieur mais ils doivent consommer et manger pour 5$ per personne ; tout est pensé, un vrai pro ! ). Cuisine absolument délicieuse. Me suis régalé aussi 3 fois au Barrio, également dans un très joli cadre, avec un patron aussi sympa et une excellente cuisine française plus « bistro » qu’au Kanell (à moi l’andouillette de Troyes et les moules marinières, les 2 introuvables à Hanoi). Les 2 servent aussi de la cuisine locale. Pour changer, ai fait 2 excellents diners à l’italien Il Forno du côté de Pub St. Et un bon déjeuner au Tigre de Papier sur la même rue.
Si vous traversez la Tigre de Papier, vous tombez sur une petite ruelle et, juste en face, un truc super : Body & Soul, un spa-salon de massages tenu par un français, avec un gros plus : cours de massage pour touristes d’une demi e et une journée. Très populaire donc résa un jour à l’avance indispensable.
LES TEMPLES D’ANGKOR
Bon, je ne vais pas faire le guide. Seulement quelques choses :
- - Auparavant, si mes souvenirs de 2006 sont bons, 15 km avant Siem Reap sur la route de PP, il y avait une grande pancarte « Roluos » sur la gauche, indiquant la direction pour le groupe de temples du même nom ; c’était clair, ça ne l’est plus ; la pancarte en arrivant de PP indique «Prea Koh » , et en arrivant de SR, «Bakong », les noms de deux des temples du groupe du Roluos (ou le contraire, je ne souviens plus).
- - La foule à Angkor Vat, au Banyon et au Ta Phrom. Facile à éviter ; vous y aller entre midi et 14h.
- - Pour déjeuner justement, la foule s’agglutine dans la bonne centaine de baraques à boustifaille lambda face à Angkor Vat. Vous, vous allez à Angkor Thom, après les superbes temples de Preh Rup, jusqu’au petit bassin de Sras Srang ; au bord du bassin, plusieurs restos avec terrasses vue sur le bassin au 1er étage, et pas de foule. Après, passer de l’autre côté du bassin ; vous tomberez dans la campagne avec des villages sympas où les habitants semblent vivre comme du temps de la splendeur des temples (on évalue leur nombre à cette époque à entre 600 000 et 800 000, en fait la plus grande ville du monde).
- - Pas grimpé sur le Phnom Bakheng pour le fameux coucher de soleil ; la foule est telle que c’en est complètement ridicule ; je parie qu’une fois en haut, en fait de coucher de soleil sur Angkor Vat ou la campagne environnante, on a droit à la vue des têtes et épaules qui vous entourent ; en tout cas, c’est pas pour moi. J’y suis monté dans la journée en 2006, la vue est superbe.
- - Il y a un tas de petits temples que les gens ne visitent guère, et ils ont bien tort. Parmi mes favoris : le Thommanon, le Neak Pean, le Ta Som et le Pre Rup, étonnant complexe en briques de 14 tours.
ANGKOR PLUS LOIN !
Le merveilleux temple de Bantey Srei. Un bijou ! Pas trouvé où était le bas-relief raflé par Malraux dans les années 20 (pour la petite Histoire, ce qu’il venait faire en Indochine était connu comme le loup Blanc mais les autorités françaises de Saigon, qui le détestaient à cause de ses opinions gauchistes, avaient décidé de le laisser faire et de le prendre la main dans le sac, ce qui a parfaitement réussi ; pas de taule uniquement parce que toute l’intelligentsia gauchiste de St Germain, Sartre, la Grande Sartreuse et Cie, ont crié au scandale, alors que le scandale, c’était le pillage).
30 km d’excellente route goudronnée plus au nord, un coin super : le massif de Khulen et la rivière aux Mille lingas (à un moment, vous arrivez à un T, il faut prendre à gauche). Au bord de la route au pied du massif, sur votre droite, il y a un grand resto, le Bourey Sovann (où on mange très bien) ; la piste pour aller à la rivière prend sur la gauche juste avant. Attention : il y a 2 sites de rivières aux milles lingas. L’un est accessible par une route privée, donc 20$ de péage, où il faut arriver avant 11h car après, la route étant étroite, la circulation va dans le sens de la descente. Pourquoi payer alors que la piste de gauche, gratuite, vous emmène en 30 mn de grimpette très agréable à une autre portion de la rivière avec des tas de sculptures ? En haut, il y a des surveillants en uniformes qui proposent de vous emmener dans un dédale de gros rocs pour voir d’autres sculptures ; évidemment, ils attendent une « petite pièce » mais ça vaut le coup de les suivre.
Le Bantey Srey + la rivière aux Mille lingas, ça fait une super journée. Ca peut se faire en tuk-tuk , mais ça fait long (possibilité aussi de faire l’excursion en minibus de groupe organisé, déjeuner au Bourey Sovann inclus - Il y a un français qui organise également cette excursion, et il a construit un petit restau à côté du BS, mais c’était fermé quand j’y étais, il n’ouvre que lorsqu’il a des clients). En moto ou voiture, si vous décollez de bonne heure de Siem Reap, vous pouvez même y ajouter au retour le temple de Beng Melea, donc itinéraire triangulaire SR-BS-Khulen-BM-SR (ou le contraire). Pas fait car je ne décolle pas de bonne heure et j’aime bien prendre tout mon temps en route, surtout quand il s’agit d’admirer les superbes sculptures du Bantey Srei).
LE TONLE SAP
Il y a un village flottant, Chong Khneas, où je ne suis pas allé car il parait que c’est la grande foule. Par contre, j’ai beaucoup aimé le village sur pilotis (et non « flottant » comme il est écrit parfois) de Kampong Phluk, beaucoup moins fréquenté (et ils sont hauts, les pilotis : 4 m et plus, à cause des crues). Pour y aller, vous continuez la route du groupe de Roluos et arrivez à un grand parking, d’où vous prenez un bateau qui descend la rivière, vous arrête à cet étonnant village pour s’y balader, et vous emmène ensuite jusqu’au Tonle Sap, une véritable mer intérieure ; on longe à un moment une forêt inondée que l’on peut parcourir en petite barque. Au coin de la rivière et du Tonle Sap, 3 restos flottants bien sympas.
PREAH VIHAR
Plus de soldats des 2 côtés depuis la signature de la nouvelle convention de novembre 2013 entre le Cambodge et la Thaïlande (qui est plutôt gonflée de réclamer les temples après avoir signé il y a plus de 20 ans une convention internationale reconnaissant que PV est cambodgien) …. jusqu’à la prochaine fois, vu que le Gouvernement Thaï utilise cette salade de Preah Vihear thaïlandais pour « noyer le poisson » à chaque fois qu’il a un gros problème de politique intérieure.
Bon, pas fait PV, et je le regrette fort. La raison : « on » m’avait expliqué que le seul hôtel du coin était une resort de luxe avec des chambres à 80$ et plus la nuit, le Preah Vihar Boutique Hotel ; pas mon truc en pleine campagne ! En fait, j’ai découvert trop tard qu’il y avait plusieurs guesthouses dans le village de SA AEM (où est également la Resort – 30 km au sud de PV). Donc, en moto au départ de PP, l’itinéraire que j’ai repéré est PP-Kompong Thom le 1er jour, le 2e KT-Tean Mean Chey par la No. 64 puis bifurquer Ouest sur Kulen et Nord sur Sa Aem ; PV le 3e jour, et le 4e jour, PV-Anlong Ven-(est-ouest)-SR (plein Sud) par la 67 ; ça doit pas être du gâteau, mais c’est prévu à mon prochain programme. De Siem Reap, ça ferait la 67 Nord jusqu’à Along Vang puis la transversale Est jusqu’à Sa Aem (1 long jour), retour à SR par Kulen et le temple de Koh Ker. Je ne connais pas les heures de trajet, j’espère que quelqu’un qui connait va commenter tout ça.
Evidemment, il y a la solution de la voiture avec chauffeur SR-PV aller et retour, mais c’est pas bon marché !
RETOUR A PHNOM PENH ET PASSAGE AU SUD DU VIETNAM
Comme j’avais prévu 15 jours au moins dans le delta du Mékong entre Chau Doc et Saigon, j’ai zappé Battambang etc. N’ayant aucune envie de me retaper la poussière de la route SR-PP, j’ai tout simplement mis la moto sur un bus de la bonne compagnie Rith Monty (résa dans leur bureau de SR sur la petite place au début du boulevard Sivatha – 10$ pour la moto et 6$ pour moi), connu aussi sous le nom de Paramount ; leurs bus s’arrêtent sur la 136 St en plein milieu de PP. Je signale l’existence de l’excellent transporteur Grand Ibis, avec de gros bus modernes partant toujours à l’heure, ce qui n’est pas le cas des autres (15$ pour SR-PP – Départs 7h45, 8h45, midi - 6h de trajet) ; ils ont aussi des bus SR-Bangkok (13h de trajet pour 20$ le départ à 7h, 25$ départ 20h, 21h et minuit), Poipet (10$) et Battambang (8$). Nuit à PP et le lendemain matin, bateau rapide PP-Chau Doc avec la compagnie Hang Chau (achat du billet la veille recommandé – 24$ - à votre hôtel ou au port - et on vient vous chercher à votre hôtel en tuk-tuk pour vous amener au port). Départ de PP à midi, arrivée Chau Doc vers 16h. C’est très agréable et rapide ; un matelot prend vos passeports pour la sortie côté cambodgien, vous allez à l’immigration vous-même côté viet ; le tout prend 15-20 mn). La navigation n’est pas sur le Mékong, mais sur le Bassac jusqu’à la frontière et ensuite un large canal N-S jusqu’à Chau Doc (l’arrivée est très chouette).
Dans le sens Chau Doc-PP, le bateau part de Chau Doc à 7h30. Je vous rappelle que vous ne pouvez pas rentrer au Vietnam par Chau Doc avec un visa à l’arrivée, valable uniquement si vous entrez au Vietnam par un vol international. Il vous faut un visa à l’avance par un consulat.
Voilà !
Opinions émises sur cette discussion SUBJECTIVES, donc les commentaires courtois et des infos complémentaires sont les bienvenus : un beau pays aux gens très souriants et aimables, trop plat à mon goût comparé à « mes » montagnes de 2000-3000 m du nord du Vietnam et, du moins dans la partie que j’ai faite, aux paysages souvent monotones (essayer la route Phnom Penh-Siem Reap !). On se régale au Cambodge, dans toutes les gammes gastronomiques et à prix très raisonnables. Seul point (très) noir : la pauvreté du petit peuple, scandaleuse quand on sait combien le pays s’enrichit ; tous ces enfants qui mendient dans la rue ou travaillent au lieu d’aller à l’école, et je ne préfère pas parler du reste !
A noter que j’y étais en pleine Haute saison, donc beaucoup de touristes.
PHNOM PENH
Phnom Penh pas prévu au départ, mais on ne peut pas louer de moto à Siem Reap, donc… Arrivée à l’aéroport vers 22h et, première agréable surprise, le tuk-tuk de l’hôtel, que j’avais prévenu des 2 heures de retard de l’avion, était là tout souriant. Pour votre info, ce ne sont pas les horribles teuf-teufs bruyants et polluants de Thaïlande, mais des « carrioles » confortables et peu bruyantes vu que ce sont en fait des « remorques » à 2 roues attachées à l’arrière d’une moto (au 1er virage, on se demande si ça ne va pas partir dans l’autre sens, mais on s’y fait vite). Arrivée au Narin GH, sur la très calme 125 St, que je connaissais avant. Grande surprise : refait à neuf, avec belles chambres et toujours le patron super sympa et la grande terrasse pour les petits déjeuners et autres repas (on y mange d’ailleurs bien). 12$ avec ventilo, 17$ avec clim. Attention, dans les guides-papier, il est question d’un Narin 2 ; il a changé de nom car vendu par le proprio du Narin, et est moins bien car pas de terrasse. Si le Narin est complet, le TAT juste à côté est sympa aussi, également avec terrasse, et moins cher (8-15$) ; en fait, il y a au moins 5 GH dans la rue.
Le lendemain matin, direction le loueur de motos Bike’s Shop du français Bernard. Je savais déjà par des commentaires du Voyage Forum qu’il était mal-aimable, mais je vous passe les grossièretés auxquelles j’ai eu droit à propos des « …. de Routards fauchés qu’il ne veut pas chez lui » et des « …. de français » (paf dans le nez ! J’ai failli lui répondre qu’il l’était lui-même) ; bref, j’ai fui et suis allé ailleurs, chez le très gentil Mister Lee de Lucky Moto 143 Monivong (coin de la 184 St) ; beaucoup de choix donc on peut sélectionner une moto OK pour 6$ automatique (louées uniquement sur PP) et 8$ manuel ; pas eu un seul petit problème en 16 jours avec la mienne !
Après, j’ai appris ma leçon, jamais vu un bazar comme les rues de PP : à part sur les grandes avenues –et encore ! aucun panneau à l’intersection des rues, on ne sait jamais à la hauteur de laquelle on est (d’autant plus que ça ne se suit pas toujours, on peut passer allègrement de la 144 à la 182 ; elles sont où, les 146 à 180 ?) ; Si on ajoute à ça que la plupart des conducteurs de tuk tuk n’ont aucune idée du No de la rue à 2 rues d’où ils sont …. De plus, au Vietnam, au moins, chaque magasin a son adresse sur son auvent ; à PP, pas tous donc voilà la manœuvre répétée 10 fois par jour pendant 6 jours : quand on PENSE être au croisement de la bonne rue, on rentre dans la rue transversale pour trouver une adresse de magasin ; évidemment, c’est pas la bonne rue, donc demi-tour et on recommence ! Ca fait bien rigoler les locaux et les expats à qui on raconte ça. Et c’est pas fini : Vous êtes finalement dans la bonne rue et vous avez un No d’immeuble ; too bad ! Les numéros ont changé donc vous cherchez le Frangipani Hotel au 27 rue 51 ; vous arrivez devant le No 27, pas de bol, un terrain vague. Evidemment le bon numéro 27 est à l’autre bout de la rue, qui doit bien faire 2 km de long. En plus, il y a les bâtiments qui n'ont que l'ancien No, ceux qui ont les deux, et ceux qui ont donné comme adresse l'un des deux mais vs avez besoin de l'autre pour trouver. La prochaine fois, j’essaie l’ile de Ko Dach, ça peut pas être plus compliqué !
Remarquable à PP, le nombre de belles villas transformées par des français en « boutique-hôtels » de luxe, avec piscine et tout et tout ; évidemment, il y a le célèbre Pavillon, un peu trop grand à mon goût pour ce genre d’établissement (pour 22$, on vient vous chercher à l’aéroport en grosse Jag XJ6 ). J’en ai visité 3 autres : sur la 306 St, la Villa Srey et la Villa Samnang, toutes deux très élégantes (la Srey n’a pas de resto, donc vs allez au resto de la Samnang, qui est juste en face - ou on vous livre), et, au coin de la 19 St et de Sihanouk Boulevard, la Villa Borang (même proprio que les 2 autres) ; et pas si cher que ça : 55-70$ (la Borang est plus cher).
Côté restaurant, frustré à Hanoi de bonne cuisine française pas hors de prix, je me suis régalé au Tamarind, d’autant plus que, mystère et boule de gomme, la patronne-cuisinières Viet fait de l’excellente cuisine marocaine (essayer les tajines) ; elle a même installé une tente berbère sur le toit en terrasse, en plus des tables, pour famille et petit groupe. Je me suis également régalé Chez Bernard, un petit bistro comme on en fait plus, 75 rue 15 (entre la 144 et la 148 St, la 146 étant aux abonnés absents) ; c’est tout petit et on mange très bien + d’excellents vins français au verre). Evidemment, un diner au FCC, égal à lui-même (pour déjeuner, je m’arrête dans une bonne pâtisserie et à moi les tartelettes etc. !).
Revisité tout ce qu’il y a à voir à PP (sauf le centre de tortures de l’horrible Duch, le musée des Crimes de guerre de Saigon m’a suffit !). Je me suis décidé à aller aux « Killing Fields » de Choeung Ek, pas vus en 2006 ; quelle horreur, ça prend à la gorge. Attention : à la sortie de Phnom Penh, au bout du Bvld Monireth, le chemin pour y aller, un grand pont est en construction + la route après aussi ; rarement vu des embouteillages pareils, j’ai failli faire demi-tour avant le pont, mais j’ai repéré sur mon plan un détour qui permet de contourner une partie des embouteillages : Sihanouk Boulevard, la 199 St avant Monireth, à droite au bout de la 199 et on retombe sur Monireth mais après les gros embouteillages ; ça m’a tout de même pris 2 heures pour les 30 km AR, et en me faufilant en moto entre les camions et les bulldozers. Noter qu’après le pont en construction, vous arrivez à une grande fourche sans panneau indicateur de direction, il faut prendre à gauche.
KOMPONG CHAM
Le premier jour de crapahutage en moto n’a pas été un cadeau. Je voulais prendre la route qui, sur la carte, suit le Mékong. Donc je traverse le pont et prend plein nord, à travers une horrible banlieue et soudain, pouf, ma belle route goudronnée fait place à une large route en latérite (l’ancienne route est en voie d’élargissement sur une bonne centaine de km) avec une telle poussière rouge que certains véhicules roulaient tous phares allumés. Après une demi-heure de cet enfer, j’ai finalement repéré une petite route à droite et me suis retrouvé sur les bords du fleuve ; on traverse un tas de petits villages sympas ; à mi-chemin entre PP et Kompong Cham, on arrive sous un grand pont tout neuf non marqué sur ma carte et personne autour ne parle anglais pour me dire où ça conduit (J’ai eu plus tard comme l’impression que la route du pont rejoint KC en diagonale) ; je suis donc passé dessous et re-route en latérite. Bref, une journée pour faire PP-Khompong Cham ; arrivé couvert de poussière rouge ; rarement pris une douche aussi agréable !
J’ai bien aimé KC, assoupie le long du Mékong. Pas mal de Routards qui continuent ensuite sur Kratié. Couché au Mekong Sunrise, face au fleuve (les propriétaires français sont partis, remplacés par un cambodgien tout souriant parlant bien anglais) et diné au Lazy Mekong Daze, adjacent au Mekong Sunrise, tenu par un Breton sympa et son amie locale (bon repas sur la terrasse). De l’autre côté du Sunrise, le tout nouveau Khmer Food Restaurant est impec, avec une jolie décoration intérieure, une petite terrasse bien sympa, et d’excellents plats bien servis. Il y a aussi un grand resto récent sur la rivière, le River Wind Place, très fréquenté par le « Tout Kompong Cham » et un peu trop guindé à mon goût.
Un truc stupéfiant : le pont en bambou de l’ile de Koh Paen ; au début de la saison sèche, les locaux construisent tout à la main un très long pont en bambou pour relier l’île à la ville, avec une structure de support incroyablement complexe ; et c’est du solide, les voitures passent sans problème ; pont re-démonté à la fin de la saison. J’ai découvert – trop tard vu qu’il n’y a qu’une petite pancarte à l’entrée du pont – qu’un petit malin avait construit dans l’île une guesthouse de huttes au bord du fleuve, la Mekong Bamboo Hut ; pas visité mais les critiques du Trip Advisor sont très élogieuses (2$ le hamac, 5$ le lit). Visité le temple Wat Nokor : c’est OK mais rien ne vaut les temples d’Angkor.
KOMPONG THOM
Quel bled ! Rien de rachetable, du moins à mes yeux : hôtels lambda (j’ai couché au mieux que j’ai trouvé : le Mittapheap, au coin nord du pont ; la patronne parle très bien français) , le grand restaurant de l’hôtel Arunras est à fuir, le service est ignoble (en fait, je n’y ai pas mangé ; je me suis pointé à 19h, assis, au bout de 10 mn, levé pour prendre le menu vu que personne ne voulait se déplacer ; fais signe ensuite aux serveurs en train de bavarder dans un coin, en brandissant montrant le menu, ils ont détourné la tête donc je suis parti). Il y avait un américain qui avait ouvert l’American Restaurant ; parti ! J’ai fini par diner au Stung Sen, la cantine à midi car les minibus partent de là dans la journée ; on mange OK avec un service attentif et souriant. J’ai découvert trop tard qu’une resort avec piscine venait d’ouvrir, le Sambor Village (mais critiques plutôt négatives sur le Trip Advisor).
Bouffé de la poussière et perdu 10 fois en moto dans un dédale de pistes sablonneuses pour arriver aux temples de Sambor. Bof ! 3 tours en brique au milieu d’une belle forêt ; et il faut voir la « réhabilitation » : pour supporter les linteaux des portes de chaque tour, des colonnes lisses en béton ; ça gâche la photo ! A voir à mi-chemin entre Kompong Thom et Siem Reap, le pont pré-angkorien de Kompong Day¸ qui date du XIe (panneau « Khmer Bridge » au milieu du village) ; il en reste très peu ; très curieux avec ses arches en arcs brisés (et oui, après vérification, ça s‘appelle comme ça).
SIEM REAP
Toujours aussi sympa (au centre, parce que ça bétonne dur en périphérie). Après m’être perdu sans arrêt dans Phnom Penh, même chose dans le dédale de ruelles du côté de Pub St, surtout quand il s’agit de trouver un resto dont la seule adresse est « Off Pub St » ).
Même chose qu’à Phnom Penh avec les villas-hôtels ; une très chouette (mais pas cadeau), la Maison 557 (au 557 Wat Bo St), ex Ombrelle et Kimono, tenue par un écossais super sympa . Mon petit hôtel préféré ? Le Neth Socheata, dans une ruelle donnant sur Thnou St près du marché ; belles chambres, patron sympa parlant très bien anglais et, en face, excellent petit restau, le Socheata 2 (même propriétaire). Après, la Ivy Guesthouse avec son petit jardin, mais c’est souvent le temps complet « tout le temps » au dire du patron. En très chic relativement pas cher, une excellente adresse : le Pavillon Indochine, au grand calme dans une petite rue en terre battue sur la route de l’aéroport, encore tenu par des français, apparemment beaucoup plus actifs au Cambodge qu’au Vietnam (il faut dire que les salades de visas doivent être plus simples, ce qui n’est pas difficile) ; élégant, un souci exceptionnel de la décoration partout, restaurant en terrasse, jardin, piscine, etc. tout pour plaire pour 70$ avec pt déj et un tuk-tuk pour la journée (60$ en basse saison). Repéré une auberge de jeunesse pour Routards, le Angkor Thom Hostel, avec petits dortoirs de 6 lits 4$ avec ventilo, 6$ avec clim (18 Wat Bo St).
Côté restos, que du bonheur ! J’ai continué ma cure de bons petits plats français au Kanell, extraordinaire : une grande maison en bois et derrière, un très grand jardin ; au lieu d'y mettre des tables en terrasse, le proprio, un français très cool (sa femme aussi), a construit des petites pergolas avec une table chacune ; c'est vraiment très chouette romantique et tout et tout (plus, au fond, piscine cachée par une haie acceptant gratuitement les gens de l'extérieur mais ils doivent consommer et manger pour 5$ per personne ; tout est pensé, un vrai pro ! ). Cuisine absolument délicieuse. Me suis régalé aussi 3 fois au Barrio, également dans un très joli cadre, avec un patron aussi sympa et une excellente cuisine française plus « bistro » qu’au Kanell (à moi l’andouillette de Troyes et les moules marinières, les 2 introuvables à Hanoi). Les 2 servent aussi de la cuisine locale. Pour changer, ai fait 2 excellents diners à l’italien Il Forno du côté de Pub St. Et un bon déjeuner au Tigre de Papier sur la même rue.
Si vous traversez la Tigre de Papier, vous tombez sur une petite ruelle et, juste en face, un truc super : Body & Soul, un spa-salon de massages tenu par un français, avec un gros plus : cours de massage pour touristes d’une demi e et une journée. Très populaire donc résa un jour à l’avance indispensable.
LES TEMPLES D’ANGKOR
Bon, je ne vais pas faire le guide. Seulement quelques choses :
- - Auparavant, si mes souvenirs de 2006 sont bons, 15 km avant Siem Reap sur la route de PP, il y avait une grande pancarte « Roluos » sur la gauche, indiquant la direction pour le groupe de temples du même nom ; c’était clair, ça ne l’est plus ; la pancarte en arrivant de PP indique «Prea Koh » , et en arrivant de SR, «Bakong », les noms de deux des temples du groupe du Roluos (ou le contraire, je ne souviens plus).
- - La foule à Angkor Vat, au Banyon et au Ta Phrom. Facile à éviter ; vous y aller entre midi et 14h.
- - Pour déjeuner justement, la foule s’agglutine dans la bonne centaine de baraques à boustifaille lambda face à Angkor Vat. Vous, vous allez à Angkor Thom, après les superbes temples de Preh Rup, jusqu’au petit bassin de Sras Srang ; au bord du bassin, plusieurs restos avec terrasses vue sur le bassin au 1er étage, et pas de foule. Après, passer de l’autre côté du bassin ; vous tomberez dans la campagne avec des villages sympas où les habitants semblent vivre comme du temps de la splendeur des temples (on évalue leur nombre à cette époque à entre 600 000 et 800 000, en fait la plus grande ville du monde).
- - Pas grimpé sur le Phnom Bakheng pour le fameux coucher de soleil ; la foule est telle que c’en est complètement ridicule ; je parie qu’une fois en haut, en fait de coucher de soleil sur Angkor Vat ou la campagne environnante, on a droit à la vue des têtes et épaules qui vous entourent ; en tout cas, c’est pas pour moi. J’y suis monté dans la journée en 2006, la vue est superbe.
- - Il y a un tas de petits temples que les gens ne visitent guère, et ils ont bien tort. Parmi mes favoris : le Thommanon, le Neak Pean, le Ta Som et le Pre Rup, étonnant complexe en briques de 14 tours.
ANGKOR PLUS LOIN !
Le merveilleux temple de Bantey Srei. Un bijou ! Pas trouvé où était le bas-relief raflé par Malraux dans les années 20 (pour la petite Histoire, ce qu’il venait faire en Indochine était connu comme le loup Blanc mais les autorités françaises de Saigon, qui le détestaient à cause de ses opinions gauchistes, avaient décidé de le laisser faire et de le prendre la main dans le sac, ce qui a parfaitement réussi ; pas de taule uniquement parce que toute l’intelligentsia gauchiste de St Germain, Sartre, la Grande Sartreuse et Cie, ont crié au scandale, alors que le scandale, c’était le pillage).
30 km d’excellente route goudronnée plus au nord, un coin super : le massif de Khulen et la rivière aux Mille lingas (à un moment, vous arrivez à un T, il faut prendre à gauche). Au bord de la route au pied du massif, sur votre droite, il y a un grand resto, le Bourey Sovann (où on mange très bien) ; la piste pour aller à la rivière prend sur la gauche juste avant. Attention : il y a 2 sites de rivières aux milles lingas. L’un est accessible par une route privée, donc 20$ de péage, où il faut arriver avant 11h car après, la route étant étroite, la circulation va dans le sens de la descente. Pourquoi payer alors que la piste de gauche, gratuite, vous emmène en 30 mn de grimpette très agréable à une autre portion de la rivière avec des tas de sculptures ? En haut, il y a des surveillants en uniformes qui proposent de vous emmener dans un dédale de gros rocs pour voir d’autres sculptures ; évidemment, ils attendent une « petite pièce » mais ça vaut le coup de les suivre.
Le Bantey Srey + la rivière aux Mille lingas, ça fait une super journée. Ca peut se faire en tuk-tuk , mais ça fait long (possibilité aussi de faire l’excursion en minibus de groupe organisé, déjeuner au Bourey Sovann inclus - Il y a un français qui organise également cette excursion, et il a construit un petit restau à côté du BS, mais c’était fermé quand j’y étais, il n’ouvre que lorsqu’il a des clients). En moto ou voiture, si vous décollez de bonne heure de Siem Reap, vous pouvez même y ajouter au retour le temple de Beng Melea, donc itinéraire triangulaire SR-BS-Khulen-BM-SR (ou le contraire). Pas fait car je ne décolle pas de bonne heure et j’aime bien prendre tout mon temps en route, surtout quand il s’agit d’admirer les superbes sculptures du Bantey Srei).
LE TONLE SAP
Il y a un village flottant, Chong Khneas, où je ne suis pas allé car il parait que c’est la grande foule. Par contre, j’ai beaucoup aimé le village sur pilotis (et non « flottant » comme il est écrit parfois) de Kampong Phluk, beaucoup moins fréquenté (et ils sont hauts, les pilotis : 4 m et plus, à cause des crues). Pour y aller, vous continuez la route du groupe de Roluos et arrivez à un grand parking, d’où vous prenez un bateau qui descend la rivière, vous arrête à cet étonnant village pour s’y balader, et vous emmène ensuite jusqu’au Tonle Sap, une véritable mer intérieure ; on longe à un moment une forêt inondée que l’on peut parcourir en petite barque. Au coin de la rivière et du Tonle Sap, 3 restos flottants bien sympas.
PREAH VIHAR
Plus de soldats des 2 côtés depuis la signature de la nouvelle convention de novembre 2013 entre le Cambodge et la Thaïlande (qui est plutôt gonflée de réclamer les temples après avoir signé il y a plus de 20 ans une convention internationale reconnaissant que PV est cambodgien) …. jusqu’à la prochaine fois, vu que le Gouvernement Thaï utilise cette salade de Preah Vihear thaïlandais pour « noyer le poisson » à chaque fois qu’il a un gros problème de politique intérieure.
Bon, pas fait PV, et je le regrette fort. La raison : « on » m’avait expliqué que le seul hôtel du coin était une resort de luxe avec des chambres à 80$ et plus la nuit, le Preah Vihar Boutique Hotel ; pas mon truc en pleine campagne ! En fait, j’ai découvert trop tard qu’il y avait plusieurs guesthouses dans le village de SA AEM (où est également la Resort – 30 km au sud de PV). Donc, en moto au départ de PP, l’itinéraire que j’ai repéré est PP-Kompong Thom le 1er jour, le 2e KT-Tean Mean Chey par la No. 64 puis bifurquer Ouest sur Kulen et Nord sur Sa Aem ; PV le 3e jour, et le 4e jour, PV-Anlong Ven-(est-ouest)-SR (plein Sud) par la 67 ; ça doit pas être du gâteau, mais c’est prévu à mon prochain programme. De Siem Reap, ça ferait la 67 Nord jusqu’à Along Vang puis la transversale Est jusqu’à Sa Aem (1 long jour), retour à SR par Kulen et le temple de Koh Ker. Je ne connais pas les heures de trajet, j’espère que quelqu’un qui connait va commenter tout ça.
Evidemment, il y a la solution de la voiture avec chauffeur SR-PV aller et retour, mais c’est pas bon marché !
RETOUR A PHNOM PENH ET PASSAGE AU SUD DU VIETNAM
Comme j’avais prévu 15 jours au moins dans le delta du Mékong entre Chau Doc et Saigon, j’ai zappé Battambang etc. N’ayant aucune envie de me retaper la poussière de la route SR-PP, j’ai tout simplement mis la moto sur un bus de la bonne compagnie Rith Monty (résa dans leur bureau de SR sur la petite place au début du boulevard Sivatha – 10$ pour la moto et 6$ pour moi), connu aussi sous le nom de Paramount ; leurs bus s’arrêtent sur la 136 St en plein milieu de PP. Je signale l’existence de l’excellent transporteur Grand Ibis, avec de gros bus modernes partant toujours à l’heure, ce qui n’est pas le cas des autres (15$ pour SR-PP – Départs 7h45, 8h45, midi - 6h de trajet) ; ils ont aussi des bus SR-Bangkok (13h de trajet pour 20$ le départ à 7h, 25$ départ 20h, 21h et minuit), Poipet (10$) et Battambang (8$). Nuit à PP et le lendemain matin, bateau rapide PP-Chau Doc avec la compagnie Hang Chau (achat du billet la veille recommandé – 24$ - à votre hôtel ou au port - et on vient vous chercher à votre hôtel en tuk-tuk pour vous amener au port). Départ de PP à midi, arrivée Chau Doc vers 16h. C’est très agréable et rapide ; un matelot prend vos passeports pour la sortie côté cambodgien, vous allez à l’immigration vous-même côté viet ; le tout prend 15-20 mn). La navigation n’est pas sur le Mékong, mais sur le Bassac jusqu’à la frontière et ensuite un large canal N-S jusqu’à Chau Doc (l’arrivée est très chouette).
Dans le sens Chau Doc-PP, le bateau part de Chau Doc à 7h30. Je vous rappelle que vous ne pouvez pas rentrer au Vietnam par Chau Doc avec un visa à l’arrivée, valable uniquement si vous entrez au Vietnam par un vol international. Il vous faut un visa à l’avance par un consulat.
Voilà !
Retour de la Péninsule Antarctique, l'Austral, Cie du Ponant, février 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de cette si belle et si lointaine croisière j'ai beaucoup de plaisir à essayer de vous la faire partager...
Les grandes lignes de notre itinéraire :

Le détail de notre périple en Péninsule Antarctique :

Avant de partir...
C'est une croisière un peu particulière à laquelle on prête plus d'attention qu'une croisière classique. On se pose aussi beaucoup de questions avant de partir, c'est pourquoi je vais évoquer quelques petits points pratiques.
Conformément aux conseils lus sur internet j'ai demandé à mon agence quel était l'hôtel où étaient hébergés les croisiéristes du Ponant à Buenos aires avant le départ pour Ushuaïa et j'ai réservé deux nuits dans ce même hôtel.
Les bottes... J'avais acheté une paire de bottes en caoutchouc à 15€ avec de gros crampons sur le dessous pour ne pas glisser et d'une taille supplémentaire pour mettre de grosses chaussettes. Puis je me suis inquiétée et j'ai eu peur d'avoir froid aux pieds. Je suis donc allée dans un magasin de marques (fort cher) et là on m'a conseillé des bottes, garanties étanches et chaudes de marque Kimberquelquechose. Des vrais chaussons, fort belles et légères. Je demande : "Ētanches même dans l'eau ? Avec un laçage ? vous êtes surs? Oui, Oui, c'est fait pour aller dans la neige". Bon, je me laisse séduire malgré le prix (100€). En rentrant chez moi, comme je n'ai pas trop confiance, je lance le test de la baignoire. Je rempli la baignoire et je monte dedans! Et j'ai bien fait! Il n'a pas fallu 3 secondes pour que les bottes soient remplies d'eau ! Neige et eau ce n'est pas la même chose. J'ai ensuite bien fait sécher les bottes et je les ai reportées au magasin....
J'ai fait des recherches sur le forum et je me suis aperçue que plusieurs années en arrière personne ne parlait des bottes de location (certainement les mieux adaptées, mais trop chères à mon goût). Je suis donc partie avec mes bottes à 15€, et ça a été parfait, avec une chaussette en soie et une grosse chaussette de ski. Moi qui suis très frileuse, surtout aux extrémités je n'ai jamais eu froid.
La parka... Faut-il emmener son anorak personnel en plus de la parka que l'on nous fourni ? Il me semble que oui, et c'est ce que j'ai fait. Je ne l'ai pas regretté bien au contraire, sur le bateau il était agréable d'avoir un manteau à ma taille pour la navigation touristique. Et lorsque l'on rentre trempé il est mieux d'avoir un vêtement de rechange le temps que la parka sèche. Sans compter la journée passée à Ushuaïa, et l'appareillage du bateau.
Les pantalons de ski une fois imperméabilisés avec une bombe (3 couches), ont étés très bien. Les pantalon imperméables légers très bien aussi.
Quelques jours avant le départ, nous avons eu la très mauvaise surprise de découvrir que nous n'avions droit qu'à 20 kg de bagages entre Buenos Aires et Ushuaïa. Forts mécontents nous avons réclamé et la Cie de croisière nous a proposé un autre vol (à 23kg) mais sans la visite du Parc National de la Terre de Feu... Nous avons préféré renoncer aux bagages et garder la visite.
Pour nous remercier de notre compréhension, la Cie du Ponant nous a offert un crédit à bord. Comme nous ne nous y attendions pas, cela nous a beaucoup réconforté et nous sommes partis avec le sourire.
Les grandes lignes de notre itinéraire :

Le détail de notre périple en Péninsule Antarctique :

Avant de partir...
C'est une croisière un peu particulière à laquelle on prête plus d'attention qu'une croisière classique. On se pose aussi beaucoup de questions avant de partir, c'est pourquoi je vais évoquer quelques petits points pratiques.
Conformément aux conseils lus sur internet j'ai demandé à mon agence quel était l'hôtel où étaient hébergés les croisiéristes du Ponant à Buenos aires avant le départ pour Ushuaïa et j'ai réservé deux nuits dans ce même hôtel.
Les bottes... J'avais acheté une paire de bottes en caoutchouc à 15€ avec de gros crampons sur le dessous pour ne pas glisser et d'une taille supplémentaire pour mettre de grosses chaussettes. Puis je me suis inquiétée et j'ai eu peur d'avoir froid aux pieds. Je suis donc allée dans un magasin de marques (fort cher) et là on m'a conseillé des bottes, garanties étanches et chaudes de marque Kimberquelquechose. Des vrais chaussons, fort belles et légères. Je demande : "Ētanches même dans l'eau ? Avec un laçage ? vous êtes surs? Oui, Oui, c'est fait pour aller dans la neige". Bon, je me laisse séduire malgré le prix (100€). En rentrant chez moi, comme je n'ai pas trop confiance, je lance le test de la baignoire. Je rempli la baignoire et je monte dedans! Et j'ai bien fait! Il n'a pas fallu 3 secondes pour que les bottes soient remplies d'eau ! Neige et eau ce n'est pas la même chose. J'ai ensuite bien fait sécher les bottes et je les ai reportées au magasin....
J'ai fait des recherches sur le forum et je me suis aperçue que plusieurs années en arrière personne ne parlait des bottes de location (certainement les mieux adaptées, mais trop chères à mon goût). Je suis donc partie avec mes bottes à 15€, et ça a été parfait, avec une chaussette en soie et une grosse chaussette de ski. Moi qui suis très frileuse, surtout aux extrémités je n'ai jamais eu froid.
La parka... Faut-il emmener son anorak personnel en plus de la parka que l'on nous fourni ? Il me semble que oui, et c'est ce que j'ai fait. Je ne l'ai pas regretté bien au contraire, sur le bateau il était agréable d'avoir un manteau à ma taille pour la navigation touristique. Et lorsque l'on rentre trempé il est mieux d'avoir un vêtement de rechange le temps que la parka sèche. Sans compter la journée passée à Ushuaïa, et l'appareillage du bateau.
Les pantalons de ski une fois imperméabilisés avec une bombe (3 couches), ont étés très bien. Les pantalon imperméables légers très bien aussi.
Quelques jours avant le départ, nous avons eu la très mauvaise surprise de découvrir que nous n'avions droit qu'à 20 kg de bagages entre Buenos Aires et Ushuaïa. Forts mécontents nous avons réclamé et la Cie de croisière nous a proposé un autre vol (à 23kg) mais sans la visite du Parc National de la Terre de Feu... Nous avons préféré renoncer aux bagages et garder la visite.
Pour nous remercier de notre compréhension, la Cie du Ponant nous a offert un crédit à bord. Comme nous ne nous y attendions pas, cela nous a beaucoup réconforté et nous sommes partis avec le sourire.
Conseil itinéraire 1 mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
après avoir parcouru de nombreuses discussion et 2 guides, je viens demander conseil sur l'itinéraire envisagé...
Nous serons en Thaïlande du 22 juillet au 20 aout. 2 adultes et 2 enfants de 9 et 10 ans. ce sera notre premier voyage en Asie!
arrivée à bkk à 7h du matin, départ directement pour kanchanaburi: louer une voiture ou prendre un taxi? 2 jours à kanchanaburi (en profiter pour aller voir les marchés flottants ? ou faut il mieux les visiter depuis bkk?) 2 jours chez Francois (faut il reserver longtemps à l'avance?) départ pour Chiang Mai : faut il retourner à bkk ou peut on facilement y aller directement? train ou voiture? s'arreter à Sukkhotai? à Ayuttaya? 4 jours à chiang Mai 4 jours circuit vers Mae Hong son: faut il louer une voiture ou prendre un guide qui s'occupe de tout?
vol de chiang mai vers les iles pour 7 jours: à priori Ko Phi Phi et Ko Lanta (ou Ko Samui et Ko Tao.... ): les 2 premières semblent féériques, mais soumises au mauvais temps à cette période, bien que de nombreuses lectures me laissent penser que ca n'arrive pas toujours.... du coup difficile de se décider à l'avance... quels vols réserver?????
terminer par 3-4 jours à bkk
Vous en pensez quoi? ca nous laisse 3-4 jours de battements pour faire face à des imprévus, à des envies de prolonger à un endroit ou à un autre.... mais du coup, comment faire pour les vols internes?
Faut il réserver maintenant les hotels?
Merci d'avance pour vos réponses!
arrivée à bkk à 7h du matin, départ directement pour kanchanaburi: louer une voiture ou prendre un taxi? 2 jours à kanchanaburi (en profiter pour aller voir les marchés flottants ? ou faut il mieux les visiter depuis bkk?) 2 jours chez Francois (faut il reserver longtemps à l'avance?) départ pour Chiang Mai : faut il retourner à bkk ou peut on facilement y aller directement? train ou voiture? s'arreter à Sukkhotai? à Ayuttaya? 4 jours à chiang Mai 4 jours circuit vers Mae Hong son: faut il louer une voiture ou prendre un guide qui s'occupe de tout?
vol de chiang mai vers les iles pour 7 jours: à priori Ko Phi Phi et Ko Lanta (ou Ko Samui et Ko Tao.... ): les 2 premières semblent féériques, mais soumises au mauvais temps à cette période, bien que de nombreuses lectures me laissent penser que ca n'arrive pas toujours.... du coup difficile de se décider à l'avance... quels vols réserver?????
terminer par 3-4 jours à bkk
Vous en pensez quoi? ca nous laisse 3-4 jours de battements pour faire face à des imprévus, à des envies de prolonger à un endroit ou à un autre.... mais du coup, comment faire pour les vols internes?
Faut il réserver maintenant les hotels?
Merci d'avance pour vos réponses!
Croisière MSC Magnifica voyage vers le Spitzberg English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence un post pour avoir des conseils pour notre croisière de cet été (départ le 19 juillet d' Hambourg) : voyage vers le Spitzberg et le cap nord.
Comme la plupart des "forumeurs", je recherche des infos sur les escales, en particulier pour le CAP NORD et le SPITZBERG. Nous pensons visiter BERGEN ET TROMSO sans passer par MSC. Par contre, il me semble inévitable de prendre une excursion MSC pour aller au fameux globe du CAP NORD.
Nous partons avec 2 ados : ma fille qui aura 18 ans juste après la croisière et notre fils qui va avoir 15 ans. Ce serait bien qu'un groupe de jeunes puisse se former rapidement sur le navire, car nous aurons une journée en mer dès le lendemain.
Enfin, nous serons au pont 12 en ambiance AUREA, comme cela est assez nouveau, si certains l'ont testée, je veux bien les impressions.... Dernier point: nous avons réservé le park and cruise au port d'Hambourg, mais je n'arrive pas à avoir plus de précisions de la part de MSC (si le parking est situé loin du navire, le prix exact, la gestion des valises....)
merci à tous pour vos futurs commentaires
nini78
Enfin, nous serons au pont 12 en ambiance AUREA, comme cela est assez nouveau, si certains l'ont testée, je veux bien les impressions.... Dernier point: nous avons réservé le park and cruise au port d'Hambourg, mais je n'arrive pas à avoir plus de précisions de la part de MSC (si le parking est situé loin du navire, le prix exact, la gestion des valises....)
merci à tous pour vos futurs commentaires
nini78
Le web a 25 ans: Comment Internet a révolutionné vos voyages? English translation pending
Cher Amis voyageurs,
En digressant (comme souvent) suite à une remarque sur une autre discussion, j’ai incidemment mentionné que le 13 mars 2014 le World Wide Web fêtait ses 25 ans… et j’en ai profité pour rappeler aux enfants gâtés du net et aux voyageurs les plus jeunes de ce forum qu’avant – avant Internet et le WWW, au paléolithique du numérique donc - organiser des voyages c’était autre chose…
Et puis en y réfléchissant un peu après avoir posté ce message, je me suis remis à y réfléchir… Nom de *** (mettez ce que vous voulez) ! Mais c’est vrai ça, comment on faisait avant ?
Avant que d’un simple clic on puisse avoir connaissance de tous les horaires, toutes les connexions, tous les itinéraires de toutes les compagnies d’aviation, de train, d’autobus, du monde ?
Avant que l’on puisse comparer en temps réel les prix des billets de train / bateau / avion ?
Avant que l’on puisse choisir son hôtel parmi le choix de 1'000 hébergements proposés dans la région qui nous intéresse ?
Avant que lesdits 1'000 hôtels soient notés, classés, analysés, commentés par des millions de personnes les ayant fréquentés ?
Avant que l’on puisse comparer les prix des locations de voitures chez 10 loueurs et 5 intermédiaires en 3 minutes ?
Avant que Google Maps et quelques autres servent de support à nos itinéraires et avant que l’on puisse visualiser en 3 dimensions les endroits exacts où l’on va partir, confortablement installé dans son fauteuil ?
Avant que l’on trouve dans les forums spécialisés toutes les informations sur nos destinations et toutes les réponses à des milliers de questions (certaines posées plusieurs fois, si… si…) Avant que l’on n’utilise plus que des billets électroniques qui ont mis un terme au drame que représentait alors la perte d’un billet d’avion.
Avant que… etc… etc… etc…
Alors pour les plus jeunes, voilà comment on faisait :
On achetait des guides en vrai papier (c’est toujours recommandé ceci dit) et des cartes non numériques. On allait piquer des catalogues dans les agences pour avoir de idées d’excursions et d’itinéraires, voire on écrivait (sur du vrai papier aussi que l’on mettait dans une enveloppe avec un timbre) aux ambassades ou représentations touristiques des pays que l’on voulait visiter. Puis 2, 3, 4, 5 semaines (semaines, pas secondes) plus tard, on recevait des catalogues, des cartes, des dépliants, des prospectus… ou rien !
Pour réserver un avion, une voiture, pas d’autre choix que d’aller dans une agence de voyage et de croire ce que la dame (le plus souvent) nous disait et nous vendait… C’est ainsi qu’en 1988 j’ai fait un Miami – Chicago – Washington DC – Boston – Amsterdam – Genève (authentique ! 🤪) pour revenir de Floride alors que l’agence m’avait fait croire que j’avais un Miami – Amsterdam - Genève… Impossible, ou très difficile, de comparer les itinéraires, les prix, les conditions de voyage, le confort des compagnies, etc…
Pour réserver un hôtel à nouveau agence de voyage (qui comme aujourd’hui ne connaissait pas ce qu’elle vendait et vous conseillait en général celui sur lequel elle avait la meilleur commission ou celui dans le quel l’agence avait encore des quotas, tout en vous jurant que c’était le meilleur de la région) qui vous remettait alors des vouchers en vrai papier qu’il ne fallait surtout pas perdre (et lorsque je me suis fait voler mon sac, et les bons, dans un Mc Do en milieu de nulle part entre St-Louis et je ne sais plus où, il m’a fallu des heures de téléphone (depuis une cabine bien sûr) pour que l’agence en Suisse me faxe les copies de bons à mon prochain hôtel… copies par fax qui bien sûr ont été ensuite refusées dans un hôtel sur deux parce que non conformes au format normal des authentiques vouchers !
Si vous vouliez tenter de réserver vous-même un hôtel il fallait téléphoner (cher et compliqué, surtout dans les pays éloignés et non francophones) ou écrire à l’hôtel, lequel vous envoyait une confirmation par courrier une fois que vous lui aviez, le plus souvent, fait parvenir un chèque d’arrhes. Bref compter 2 semaines minimum par hôtel !
Bref… je pourrais continuer pendant des heures… mais le but c’était juste de lancer la discussion : Comment Internet / le WWW ont révolutionné la préparation de nos vacances ???
J’espère que cette discussion va vivre avec plein d’anecdotes et de souvenirs ! N’oublions pas que tout ce qui nous semble naturel aujourd’hui pour réserver / préparer nos vacances sur Internet est très très très récent… Il y a 20 ans il n’y avait rien (les 1ères réservations en ligne sur le site d’Easyjet datent de 1998, il y a à peine plus de 15 ans !)
Certains diront que c’était mieux avant (quel plaisir d’arriver dans un endroit dont personne ne nous a rien dit et que nous n’avons jamais vu en photo / video / image satellite / numérisation 3D) et qu’aujourd’hui il y a tellement d’informations disponibles que c’est devenu une vraie jungle chronophage et schizophrénique d’organiser ses voyages (je ne lis plus TripAdvisor… y’en a toujours 2-3 qui arrivent à me faire croire que je vais me retrouver en enfer !), MAIS franchement même si c’était charmant et pittoresque avant, c’est quand même vachement mieux maintenant… Merci WWW !!! (Et merci VF au passage, petit coup de lèche aux modérateurs !)
Et vous piliers (ou pas) du forum, vous en pensez quoi ?
En digressant (comme souvent) suite à une remarque sur une autre discussion, j’ai incidemment mentionné que le 13 mars 2014 le World Wide Web fêtait ses 25 ans… et j’en ai profité pour rappeler aux enfants gâtés du net et aux voyageurs les plus jeunes de ce forum qu’avant – avant Internet et le WWW, au paléolithique du numérique donc - organiser des voyages c’était autre chose…
Et puis en y réfléchissant un peu après avoir posté ce message, je me suis remis à y réfléchir… Nom de *** (mettez ce que vous voulez) ! Mais c’est vrai ça, comment on faisait avant ?
Avant que d’un simple clic on puisse avoir connaissance de tous les horaires, toutes les connexions, tous les itinéraires de toutes les compagnies d’aviation, de train, d’autobus, du monde ?
Avant que l’on puisse comparer en temps réel les prix des billets de train / bateau / avion ?
Avant que l’on puisse choisir son hôtel parmi le choix de 1'000 hébergements proposés dans la région qui nous intéresse ?
Avant que lesdits 1'000 hôtels soient notés, classés, analysés, commentés par des millions de personnes les ayant fréquentés ?
Avant que l’on puisse comparer les prix des locations de voitures chez 10 loueurs et 5 intermédiaires en 3 minutes ?
Avant que Google Maps et quelques autres servent de support à nos itinéraires et avant que l’on puisse visualiser en 3 dimensions les endroits exacts où l’on va partir, confortablement installé dans son fauteuil ?
Avant que l’on trouve dans les forums spécialisés toutes les informations sur nos destinations et toutes les réponses à des milliers de questions (certaines posées plusieurs fois, si… si…) Avant que l’on n’utilise plus que des billets électroniques qui ont mis un terme au drame que représentait alors la perte d’un billet d’avion.
Avant que… etc… etc… etc…
Alors pour les plus jeunes, voilà comment on faisait :
On achetait des guides en vrai papier (c’est toujours recommandé ceci dit) et des cartes non numériques. On allait piquer des catalogues dans les agences pour avoir de idées d’excursions et d’itinéraires, voire on écrivait (sur du vrai papier aussi que l’on mettait dans une enveloppe avec un timbre) aux ambassades ou représentations touristiques des pays que l’on voulait visiter. Puis 2, 3, 4, 5 semaines (semaines, pas secondes) plus tard, on recevait des catalogues, des cartes, des dépliants, des prospectus… ou rien !
Pour réserver un avion, une voiture, pas d’autre choix que d’aller dans une agence de voyage et de croire ce que la dame (le plus souvent) nous disait et nous vendait… C’est ainsi qu’en 1988 j’ai fait un Miami – Chicago – Washington DC – Boston – Amsterdam – Genève (authentique ! 🤪) pour revenir de Floride alors que l’agence m’avait fait croire que j’avais un Miami – Amsterdam - Genève… Impossible, ou très difficile, de comparer les itinéraires, les prix, les conditions de voyage, le confort des compagnies, etc…
Pour réserver un hôtel à nouveau agence de voyage (qui comme aujourd’hui ne connaissait pas ce qu’elle vendait et vous conseillait en général celui sur lequel elle avait la meilleur commission ou celui dans le quel l’agence avait encore des quotas, tout en vous jurant que c’était le meilleur de la région) qui vous remettait alors des vouchers en vrai papier qu’il ne fallait surtout pas perdre (et lorsque je me suis fait voler mon sac, et les bons, dans un Mc Do en milieu de nulle part entre St-Louis et je ne sais plus où, il m’a fallu des heures de téléphone (depuis une cabine bien sûr) pour que l’agence en Suisse me faxe les copies de bons à mon prochain hôtel… copies par fax qui bien sûr ont été ensuite refusées dans un hôtel sur deux parce que non conformes au format normal des authentiques vouchers !
Si vous vouliez tenter de réserver vous-même un hôtel il fallait téléphoner (cher et compliqué, surtout dans les pays éloignés et non francophones) ou écrire à l’hôtel, lequel vous envoyait une confirmation par courrier une fois que vous lui aviez, le plus souvent, fait parvenir un chèque d’arrhes. Bref compter 2 semaines minimum par hôtel !
Bref… je pourrais continuer pendant des heures… mais le but c’était juste de lancer la discussion : Comment Internet / le WWW ont révolutionné la préparation de nos vacances ???
J’espère que cette discussion va vivre avec plein d’anecdotes et de souvenirs ! N’oublions pas que tout ce qui nous semble naturel aujourd’hui pour réserver / préparer nos vacances sur Internet est très très très récent… Il y a 20 ans il n’y avait rien (les 1ères réservations en ligne sur le site d’Easyjet datent de 1998, il y a à peine plus de 15 ans !)
Certains diront que c’était mieux avant (quel plaisir d’arriver dans un endroit dont personne ne nous a rien dit et que nous n’avons jamais vu en photo / video / image satellite / numérisation 3D) et qu’aujourd’hui il y a tellement d’informations disponibles que c’est devenu une vraie jungle chronophage et schizophrénique d’organiser ses voyages (je ne lis plus TripAdvisor… y’en a toujours 2-3 qui arrivent à me faire croire que je vais me retrouver en enfer !), MAIS franchement même si c’était charmant et pittoresque avant, c’est quand même vachement mieux maintenant… Merci WWW !!! (Et merci VF au passage, petit coup de lèche aux modérateurs !)
Et vous piliers (ou pas) du forum, vous en pensez quoi ?
Réussir son séjour en Thaïlande malgré les troubles actuels English translation pending
La discussion sur le meme theme venant d'etre fermee, en voici une autre pour continuer a informer les voyageurs en langue francaise.
Donc pour les futurs touristes soucieux, a nouveau les points sensibles a eviter imperativement a Bangkok :
Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah
Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah
Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
Ile de la Dominique... morceaux choisis! English translation pending
Ile Nature, île authentique, île aux 365 rivières... les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l'île antillaise de la Dominique. En décembre 2013, nous y avons fait un séjour de 11 jours dont voici le récit présentant quelques "morceaux choisis" !
Le récit accompagné de toutes les photos, de cartes et de quelques courtes vidéos est ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné de quelques photos.
Bonne découverte et à +

Présentation
Après un séjour estival en Islande, nous avons besoin en cette fin d'automne d'une destination chaude et ensoleillée. Très vite les Antilles s'imposent à nous mais parmi les îles qui la composent, laquelle retenir ? Nous connaissons déjà la Guadeloupe, la Martinique, Cuba, la République Dominicaine, Bonaire, les Bahamas, alors il nous faut une destination inédite.
C'est à ce moment-là que je me souviens avoir glissé dans mes favoris deux carnets de voyage (celui des Lapinous et celui de Senmout) vantant, tous les deux, les attraits de l'île de la Dominique. En voilà une bonne idée !
Située en plein cœur des Caraïbes, avec au nord la Guadeloupe et au sud la Martinique, la Dominique, plutôt méconnue et souvent confondue avec la République Dominicaine, fait 46 km de long sur 25 km de large pour une superficie totale de 754 km2. C'est un territoire indépendant depuis 1976, on y parle anglais et créole.
Côté nature, elle ne manque pas d'atouts : c'est une île d'origine volcanique avec un centre très montagneux (le Morne Diablotin culmine à 1447 mètres) et très humide comptant nombre de cascades et de sources naturelles dans une végétation tropicale luxuriante… sans oublier ses fonds sous-marins, qu'on dit grandioses et préservés.
Bref, un programme bien alléchant permettant de pratiquer à la fois la randonnée et la plongée, l'idéal pour nous !
Les dates sont rapidement fixées : du 30 novembre au 12 décembre 2013. C'est le tout début de la saison sèche (ou la fin de la saison humide, c'est comme on veut). Nous, on préférerait que la saison humide soit bien terminée ;-)
Il ne reste plus qu'à organiser le séjour. Là, ça se complique un peu car il n'y a pas de vol direct pour la Dominique. Il faut passer par la Guadeloupe ou la Martinique avec une nuit de transit. Nous choisissons de le faire via Pointe-à-Pitre et retenons Corsair pour le vol international. Pour rallier le lendemain la Dominique, nous réservons un vol avec la compagnie LIAT (35 mn) et pour le retour, nous optons pour le ferry Express des îles (2 heures de traversée)
Avec deux fois une nuit de transit, le séjour à la Dominique se réduit par conséquent à onze jours sur place et nous nous demandons s'il faut le scinder en deux ou pas. Après avoir lu un peu partout qu'il valait mieux consacrer la moitié des nuitées au Sud, l'autre au Nord, nous décidons malgré tout de faire le contraire et de rester basés à un seul endroit pour une raison très simple : en recherchant des hébergements, nous tombons littéralement sous le charme d'une villa à Calibishie, dans le Nord. Or, nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas son équivalent dans le Sud.
Alors tant pis, on s'en accommodera, conscients de ne sans doute pas pouvoir explorer toute l'île. Avec un réseau routier peu développé et une topographie montagneuse, les trajets sont réputés longs et fastidieux. D'ailleurs dans cette optique, nous réservons un petit 4 x 4 chez Courtesy Car Rental.
Le but n'est donc pas de faire tout le tour de la Dominique mais d'en découvrir certains aspects seulement, principalement dans le Nord et éventuellement un peu dans le Sud. Le récit ne se fera donc pas dans l'ordre chronologique mais plutôt thématique.
Bon, assez bavardé, le départ est imminent !

Le voyage et l'arrivée à la Dominique
Samedi 30 novembre 2013
Vol sans histoire jusqu'à Pointe-à-Pitre où nous atterrissons avec quinze minutes d'avance. Température au sol : 30 ° C à 14 h 15… Mmmm, ça fait du bien !
Moins de deux heures plus tard, nous sommes déjà en train de prendre notre premier bain sur la plage de l'hôtel Clipper à Gosier, survolée par une dizaine de pélicans.
L'hôtel en revanche ne casse pas des briques. Avec son allure massive de bateau héritée des années 70/80, il n'est plus vraiment au goût du jour et souffre d'un manque de maintenance. Les chambres, elles aussi, manquent cruellement de charme. Nous sommes plutôt déçus.
Le restaurant, sous forme de buffet dans une salle immense, ne rattrape pas non plus le reste. Seul l'accueil du personnel mérite d'être signalé.
Dimanche 1er décembre 2013
Dans ce contexte, nous ne sommes pas mécontents de quitter les lieux aux aurores pour un vol vers Melville Hall, à la Dominique. Prévu à 7 h 10 avec une arrivée à 7 h 45, l'avion ne part finalement qu'à l'heure à laquelle il devait arriver à destination. La ponctualité n'a pas l'air d'être le point fort de la LIAT !
Au bout d'à peine un quart d'heure et après avoir profité de jolies vues sur les îles de Marie Galante et des Saintes, l'avion arrive en vue des côtes dominiquaises . L'atterrissage est impressionnant : l'appareil frôle la cime des arbres, s'engouffre entre deux parois couvertes de végétation avant d'amorcer un grand virage et de revenir se poser sur la piste. Ouf... et chapeau au pilote !
Nous sommes les premiers à sortir de l'appareil et à nous présenter au guichet d'immigration mais les derniers à sortir de l'aérogare. En effet, le tapis de bagages se vide, or nous attendons toujours notre deuxième valise. Nous ne sommes manifestement pas les seuls, certains ont encore moins de chance que nous et se retrouvent sans rien. On nous explique que le vol était complet et la soute pas assez grande pour contenir tous les bagages. Ils seraient à Antigua (?) et seront acheminés dans les jours prochains !!!
Pas de bol ! La valise réceptionnée contient tout ce dont nous n'avons pas besoin immédiatement (équipement de plongée et chaussures) et l'autre, tout ce dont nous aurions besoin immédiatement (nos vêtements, maillots de bain, trousses de toilette, médicaments). Hum, on a manqué de prévoyance, cette fois-ci ! On m'avait pourtant dit que la LIAT était réputée pour faire du surbooking, en tout cas du surbooking de bagages, je l'atteste. Nous récupérerons la valise plus de 24 heures plus tard.
En attendant, c'est avec notre seule valise que nous réceptionnons notre véhicule, un RAV4 court qui a déjà bien baroudé, vu les éraflures sur son flanc et le compteur kilométrique bien chargé. Après avoir fait établir nos permis locaux (13 USD/conducteur), nous prenons enfin la route vers 10 heures en direction de Calibishie et de notre Red Rocks Villa à une demi-heure de l'aéroport. La conduite se fait à gauche.
Ça y est, on arrive ! En venant de l'aéroport et après avoir passé le panneau d'entrée du village de Calibishie, il faut repérer à droite une petite route vers Pointe Baptiste, continuer jusqu'au carrefour suivant, tourner deux fois à droite avant de passer la grille d'entrée. Une dernière descente raide en évitant les nids-de-poule et on y est !
Vue à travers le hublot !
Red Rocks Haven : une villa en bord de mer
Isolée dans la baie de Grand Baptiste, pas loin du village de Calibishie, dans une grande propriété sans vis à vis, avec l'océan comme seul horizon, Red Rocks Haven Villa est une belle maison en pierre de plain pied, composée de deux chambres et deux salles de bains, un salon et une cuisine, donnant sur une large terrasse et une piscine à débordement (privée !).
La réalité est conforme aux images d'Internet. Nous sommes conquis ! C'est par ici pour la visite !
Quelques mètres plus bas, un petit sentier se faufile entre palmiers et cocotiers et conduit à une petite plage, mais la mer assez agitée pendant notre séjour (c'est l'Atlantique de ce côté-là) ne nous incitera pas à nous y baigner. Nous rechercherons les eaux plus calmes et plus chaudes côté Caraïbes.
A cinq minutes en voiture ou une vingtaine de minutes à pied, on trouve le minimum nécessaire dans le village de Calibishie : petite supérette et/ou épicerie, restaurants, DAB, essence ainsi que l'un ou l'autre stand de fruits et légumes locaux au bord de la route. Pour un ravitaillement plus conséquent, les commerces les plus proches, notamment un supermarché "IGA", sont à Portsmouth à 20 kilomètres mais entre 35 et 45 minutes de trajet selon la témérité du conducteur.
Prêts pour une première découverte des alentours ? Alors rendez-vous en page suivante !
La villa : vue sur la terrasse et de la piscine
Red Rocks : des roches rouges à la Pointe Baptiste
La villa tire son nom du site immédiatement voisin de Red Rocks, de curieuses formations de terres couleur ocre modelées à la fois par le vent et par l'océan.
Pour s'y rendre, en provenance de Woodford Hill ou de l'aéroport, suivre les mêmes indications que pour notre villa. Mais après avoir tourné vers le village de Pointe Baptiste, au premier carrefour, il faut continuer tout droit (au lieu de tourner deux fois à droite vers la villa). Vous suivez ?
La route/piste finit dans les champs. C'est là qu'on laisse son véhicule. Comme la propriété est privée, le propriétaire (un Rasta très sympa) fait payer un petit droit d'accès de 2USD par personne. Pour ce prix, il nous dit qu'on peut revenir autant de fois qu'on veut pendant le séjour. Il nous indique sommairement la direction à suivre mais finalement, comme ses trois jeunes neveux sont présents (c'est dimanche), il les charge de nous servir de guides pour la balade.
L'endroit est étonnant : tout en douceur et en rondeur, cette terre rouge ravinée et presque totalement pelée contraste avec le bleu profond de la mer et du ciel ainsi qu'avec le vert sombre des monts alentours. Seules quelques touches de verdure ont réussi à résister à la force des éléments, garnissant des crevasses parfois très profondes.
Quelques marches taillées dans la roche mènent à une grotte.
Les garçons, bien que connaissant l'endroit comme leur poche, ne se lassent pas d'en explorer les moindres failles…
Le site constitue pour eux un formidable terrain d'aventure !
Mais ces roches rouges sont une exception sur l'île. Ailleurs, sur ce littoral Nord, on trouve des plages et il se murmure que ce sont les plus belles de l'île. Elles ne sont pas forcément conformes à la carte postale dépeignant une longue plage de sable blanc. Elles sont souvent bordées d'une forêt tropicale impénétrable ce qui accentue leur caractère sauvage. Le sable y est gris, sinon noir, origine volcanique oblige.
Pourtant, les meilleurs metteurs en scène ne n'y sont pas trompés. Ils y ont trouvé un cadre idéal pour des films cultes comme "Pirates des Caraïbes".
Allez, on vous les fait découvrir plus loin.
Red Rocks
De Hodges à Hampstead Bay : plages et baies sauvages
Commençons par la baie de Calibishie.
Au sud, entre Calibishie et Woodford Hill, Hodges Bay. On y accède en suivant la direction de Sea Cliff Cottages et Calibishie Cove. Un peu avant l'extrémité de la route, il faut être attentif à une petite sente assez raide qui conduit à la plage.
Entre Hodges Bay et Calibishie se trouve Pointe Baptiste, un promontoire rocheux battu par les vagues. Suivre la direction de Villa Passiflora et suivre le sentier vers la plage, juste après cet hébergement.
Enfin, au nord de Calibishie, Hampstead Bay, abritant LA plage de la Dominique, d'ailleurs baptisée Number One Beach. C'est là qu'a été tournée l'une des scènes de Pirates des Caraïbes 2.
Pour s'y rendre, repérer Windblow Road sur la route côtière entre Calibishie et Bense et en face, prendre la piste indiquée "Number One Beach"
4 x 4 obligatoire pour y accéder, la piste est very very muddy.
Plage déserte en dehors d'un pêcheur. Nous assistons admiratifs aux gestes de ce pêcheur à la senne venu jeter son filet avec élégance et efficacité dans la rivière voisine alors que le soleil commence déjà à se coucher.
Une dernière baie reste à signaler dans le même coin : Batibou Bay, réputée elle aussi très belle, un peu plus éloignée et parfois dénoncée comme étant non secure. Pour différentes raisons, nous avons fait l'impasse.
Après le Nord-Est, continuons maintenant vers le nord-ouest de l'île, de Chaudiere Pool à Toucary via la Northern Link Road… en page suivante.
Hodges Bay
Nord-ouest de l'île : de Chaudiere Pool à Toucari Bay
Côté terre, Chaudiere Pool est le point d'intérêt le plus proche de notre villa. Une demi-heure suffit pour rejoindre le centre du village de Bense. Après sa traversée, nous suivons une piste conduisant dans une bananeraie jusqu'à une cahute en tôle ondulée. Une petite pancarte rouge indique "This is the way to La Chaudiere".
C'est là que nous garons le Rav et commençons à suivre le chemin somme toute carrossable jusqu'au fond du vallon. Avec le recul, nous aurions très bien pu poursuivre en 4 x 4 mais ne sommes-nous pas venus aussi pour mouiller le maillot et nous frotter au terrain montagneux de la Dominique ? A 9 heures du matin il fait déjà chaud - ne nous plaignons pas – mais très, très beau.
Près de la rivière, un nouveau panneau indique "Chaudiere" à gauche. Pour l'instant, on ne peut pas se tromper. Le chemin devient de plus en plus glissant à l'approche de l'eau. A 10 heures, la rivière est atteinte mais plus aucune indication. Nous trouvons là une jolie piscine et ne résistons pas à une baignade.
Mais je doute que nous ayons atteint Chaudiere Pool (nous étions sans doute tout près), décrite comme un bassin encadré de parois rocheuses de 4 à 5 mètres de haut, aux eaux tourbillonnantes à l'image… d'un chaudron bouillonnant.
Rien de tel dans notre calme piscine. En revanche, plein de petits poissons qui se chargent de nous faire une pédicure efficace.
Peu importe, l'essentiel est qu'on ait pu se rafraîchir avant une petite demi-heure de remontée qui a aussitôt annihilé le bénéfice de la baignade.
Nous poursuivons notre escapade en direction de Vieille Case en empruntant la Northern Link Road, parfois bien abîmée. Régulièrement, depuis la route, de belles échappées vers la côte nord-est.
Puis au niveau de Pennville, la route s'enfonce dans les terres en se tortillant au pied du Morne au Diable.
A mi-chemin entre l'est et l'ouest, petit arrêt àCold Soufriere. En un petit quart d'heure à pied aller/retour on atteint une série de mares glougloutantes mais… froides ! Rien d'exceptionnel mais puisqu'on passe à côté…
La route rejoint ensuite la côte caraïbe, moins sauvage, mais aux eaux plus calmes et plus chaudes, parfaites pour la baignade et le snorkeling.
Toucari Bay répond parfaitement à nos attentes, elle sera notre plage préférée et nous y reviendrons à plusieurs reprises pendant le séjour.
La plage est à nous, les poissons sont au rendez-vous, l'eau est chaude… que demander de plus !
Mais à Toucari, on n'est pas encore complètement au Nord. Alors cap sur Capucin, le bout du bout, là où la route finit en cul de sac.
Au loin, on devine Marie Galante, les Saintes et la Guadeloupe !
Voilà la boucle est bouclée, retour à Calibishie via Portsmouth pour un dernier bain dans notre piscine avant le coucher du soleil. Eh, oui, les journées sont courtes, le soleil se couche vers 17 h 30.
Ce que nous croyons être la Chaudière !
Un petit bout du Waitukubuli National Trail (Segment 12)
Depuis 2011, l'île possède son "GR 20" local. Créé par le gouvernement de la Dominique en partenariat avec le Conseil Régional de la Martinique, financé par l'Union Européenne, le WNT est le plus long sentier de randonnée de la Caraïbe.
Long de 185 km environ, il est divisé en 14 segments et traverse toute l'île depuis Soufrière au Sud jusqu'à Cabrits au Nord (ou vice versa). Chaque segment commence et/ou se termine à proximité d'un village. Le niveau de difficulté est très variable. Les parties les plus faciles d'une durée de 2 à 4 heures sont accessibles aux familles tandis que d'autres tronçons plus engagés sont réservés à des aventuriers expérimentés et requièrent 8 à 10 heures de marche.
La durée moyenne du parcours en entier varie de deux semaines à deux semaines et demie.
Elodie et Stéphane (pseudo VF = ThruHiker) en ont parcouru une grande partie mais manifestement pas l'intégralité non plus.
Quant à nous, nous avons bien envie d'en expérimenter un petit bout. Le segment 12 du trail se situe non loin de notre pied-à-terre. Il est mentionné en outre dans le Top Ten des meilleures randonnées par l'auteur du guide Bradt.
Il relie Bornes à Pennville en un peu moins de 10 km aller, soit 7 heures de marche avec 534 mètres de dénivelé. Comme nous devons revenir à notre point de départ, nous pensons limiter notre parcours à un aller/retour entre Bornes et Vieille Case, juste pour profiter du point de vue sur la côte au point culminant du segment.
Nous prenons donc (en voiture) la direction de Bornes, à une quinzaine de kilomètres sur la route entre Calibishie et Portsmouth.
Indigo Art Gallery indiqué depuis la route par un panneau bariolé est l'endroit prévu pour laisser son véhicule.
Mais comme la randonnée débute par une montée raide sur une bonne piste carrossable, nous décidons de poursuivre en voiture jusqu'à l'orée de la forêt. Voilà déjà pas mal de temps gagné.
Il a beaucoup plu les jours précédents, le ciel hésite entre orage et éclaircie. Il n'est pas impossible qu'il pleuve dans la journée.
Pour cette balade, nous sommes en bonne compagnie, avec deux chiens du village voisin.
Le sentier traverse une forêt dense et luxuriante, ménageant de temps à autre une petite fenêtre vers la côte.
Les chiens sont bien plus alertes que nous, n'hésitant pas à faire nombre d'écarts en furetant à droite à gauche.
A chaque intersection du WNT avec une piste menant à un village, une tonnelle en bois permet de se reposer et/ou de pique-niquer. Celle placée à la sortie de la forêt, près Moore Park Estate tombe à point nommé. Une bonne orange, un petit biscuit et c'est reparti !
On longe maintenant quelques habitations isolées bordant la piste puis, à droite d'un vieux cabanon, un étroit sentier commence à nous conduire en direction de la crête et du point de vue panoramique sur la côte.
Sentier bien balisé jusque là !
Les chiens caracolent toujours devant nous en nous ouvrant la voie jusqu'à ce qu'ils nous égarent au milieu d'un champ d'ignames après le franchissement d'un ruisseau. Mince ! Plus de balisage !
Nous tournons en rond pendant un moment, revenons un peu sur nos pas jusqu'au dernier indice aperçu, piétinons quelques plants d'ignames au passage avant que ne s'abatte sur nous… une bonne averse.
Finalement, la pluie aura raison de nos hésitations. Nous faisons signe aux chiens que nous rebroussons chemin. Adieu, vues panoramiques, retour à la maison !
Sur le chemin, un peu avant la forêt, les toutous marquent un temps d'arrêt. Surprise, nous croisons une colonne de randonneurs – plusieurs familles anglaises accompagnées d'adolescents, au moins une quinzaine de personnes en tout, ayant elles aussi le projet de rallier Vieille Case. Nous leur expliquons que le balisage est un peu confus plus loin, ils nous invitent à nous joindre à eux car l'union fait la force ! Sûr qu'en s'y mettant à quinze, ils vont finir par trouver !
Plus véritablement motivés, nous déclinons l'invitation, préférant revenir tranquillement vers la voiture… l'occasion de mettre dans la boîte quelques fleurs en chemin.
Bilan : comme nous n'avons pas poursuivi jusqu'à Vieille Case, cette randonnée n'avait pas la valeur scénique escomptée. C'est sans doute un peu le défaut du Waitukubuli Trail qui, en dehors de quelques brefs passages côtiers, passe principalement en forêt.
Les chiens coursent notre 4 x 4 jusqu'à la route principale. Quelle forme et… merci les toutous !
Quant à nous, on ne pense qu'à une chose vite, vite… rejoindre notre plage préférée pour une bonne baignade, après avoir bien sué par monts et par vaux pendant quatre heures.
Sur le Waitukubuli Trail

Dans le Centre : Syndicate, Freshwater Lake et Emerald Pool
Depuis 1997, afin de promouvoir et d'entretenir les principaux points d'intérêt de l'île (12 en tout), le gouvernement de la Dominique a instauré un droit d'accès pour les touristes étrangers sous forme d'un pass journalier (5 USD pour un site pour une journée) ou d'un pass hebdomadaire (12 USD, valable pour tous les sites pendant une semaine).
L'accès aux trois points d'intérêt décrits ci-dessous est soumis à cette règle.
L'intérieur de l'île est très éloigné de notre hébergement. Nous n'y ferons donc que trois brèves incursions, la dernière sous la pluie sera une visite-éclair.
Le premier site visité dans le Centre, Syndicate, est situé dans le parc national du Morne Diablotin. On y accède par la route du littoral reliant Portsmouth à Roseau. Depuis Portsmouth, il faut être attentif au panneau sur la gauche, juste après avoir dépassé Morne Espagnol. En venant de Roseau, c'est au nord de Dublanc.
Une route carrossable mais très étroite grimpe vers les hauteurs couvertes de bananeraies, d'orangeraies et de champs de canne à sucre où travaillent ça et là quelques cultivateurs.
Ils ont du boulot : les arbres croulent sous les fruits. Ici des pamplemousses.
Les plumeaux des cannes à sucre ont des airs de sapins de Noël argentés.
La route finit en cul-de-sac au cœur de la forêt devant le Visitor Center… fermé ! Pas de randonneurs, non plus. Incroyable nous avons la forêt pour nous tout seuls.
Pourtant, le Syndicate Nature Trail, une boucle facile d'une heure, est l'un des sentiers les plus populaires de l'île. On peut, avec de la chance, y observer des perroquets rares : le sisserou et le jaco.
Nous nous enfonçons dans la forêt pluviale peuplée d'arbres gigantesques, de racines tentaculaires, de souches impressionnantes, de fougères arborescentes géantes, de lianes envahissantes et de feuillages épais… aux formes parfois suggestives !
La nature avec un grand N… assurément !
Freshwater Lake est, lui, situé dans le parc national de Morne Trois Pitons, à 762 mètres d'altitude, dans la région la plus humide de l'île.
Le lac alimente d'ailleurs en eau douce la capitale Roseau par l'intermédiaire d'une canalisation en bois, se tortillant tel un ver de terre géant à travers la végétation.
Depuis notre villa, il ne faut pas moins de 2 heures en voiture pour arriver jusqu'au lac. Départ plus que matinal pour être sur place dès 9 heures. Pas un chat ici non plus ! A Roseau, nous avons pourtant vu un paquebot de croisière à quai, gage de foule sur les sites. Mais où sont-ils donc ?
Nuages et fraicheur sont au rendez-vous. Nous aurions bien enfilé un coupe-vent en sortant de la voiture mais nous avons omis de les prendre, compte tenu de la chaleur sur le littoral. Mais finalement, on se réchauffe vite en marchant.
Le tour du Freshwater Lake est préconisé dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La montée se fait progressivement, dans une forêt luxuriante et luisante d'humidité.
Le chemin est boueux, les travées en bois sont glissantes et les ponts de véritables patinoires. La vigilance est de rigueur et les bâtons de marche bien utiles. J'avance avec précaution.
Le soleil fait son apparition alors que nous atteignons le point culminant du sentier qui permet à cet endroit de se faire une bonne idée de la densité de la forêt qui nous entoure. Vues à la fois sur le côté Atlantique et sur le côté Caraïbe.
Puis c'est la descente… à pic vers le lac ! Heureusement, les travées du sentier sont maintenant en palmier, ce qui réduit le risque de glissade.
Durée : une heure et demie.
Le guide Bradt place le Freshwater Lake Circular Trail dans le Top Ten des 10 plus belles randonnées de l'île. C'est mérité. Pour nous, c'est véritablement notre coup de cœur !
Emerald Pool est située, elle aussi, dans le parc national de Morne Trois Pitons. La cascade tombant dans une jolie piscine naturelle est le lieu le plus photographié et aussi le plus visité de la Dominique.
Pourtant, une fois de plus, il n'y a strictement personne sur le parking et le Visitor Center est encore fermé à notre arrivée à 9 h 15 (oui, nous sommes très matinaux). Il faut préciser qu'il pleut ce jour-là. L'imperméable remplace le maillot de bain resté au fond du sac. Dommage, il paraît que le bassin offre habituellement une baignade rafraîchissante !
Ce jour-là, c'est sur le littoral Sud qu'on retrouvera le soleil, mais ça, j'en parlerai plus loin.
Freshwater Lake
Plongée et snorkeling du Nord au Sud
La Dominique a acquis au fil des années une excellente réputation internationale en matière de plongée sous-marine. Elle accueille tous les ans nombre de biologistes, d'océanographes et de photographes.
Les sites de plongée se situent tous le long de la côte Ouest du Nord jusqu'au Sud.
Sur le littoral Nord… à proximité de Portsmouth
Les sites plus proches de notre lieu d'hébergement se trouvent autour de Portsmouth. Le seul centre de plongée opérant dans ce coin est Cabrits Dive Center, tenu par Peter.
C'est donc très naturellement vers lui qu'Hervé se tourne pour faire ses premières bulles dans les eaux dominiquaises.
Le club est exclusivement anglophone ou plutôt américanophone. Peter a un fort accent ainsi qu'un débit oral très rapide qui n'aide pour le débriefing. Cela dit, il est extrêmement "cool" sous l'eau et vous laisse l'entière liberté de vos mouvements.
Depuis le club, en ville, un pick-up transporte les plongeurs jusqu'au port. De là, quelques minutes suffisent pour rallier les sites de plongée. L'eau est à 28° C, avec peu ou pas de courant et une visibilité de 15 mètres.
Les paysages sous-marins se caractérisent par une combinaison de récifs coralliens typiquement caribéens associés à des origines volcaniques évidentes. Autour de Cabrits, des glissements de terrain ont entraîné au fond des tonnes de rochers qui, au fil du temps, ont été colonisés par des coraux et des invertébrés, attirant une grande variété de poissons.
Mais le véritable luxe de plonger dans cette partie de l'île, c'est d'avoir d'être seuls sur les sites. En effet, la majeure partie de l'activité subaquatique se concentre dans le sud du pays.
Hervé y fera 4 plongées, réparties sur deux journées différentes.
Quant au snorkeling, le meilleur endroit dans le Nord est incontestablement la plage de Toucari : accès facile par une plage de sable, eau chaude et claire, quelques patates de corail et une nursery de bébés Diodons (ces poissons qui se gonflent).
Sur le littoral Centre… près de Salisbury
Les fonds dans cette partie du littoral se caractérisent par de grandes étendues de récifs coralliens typiques des Caraïbes menant vers des parois rocheuses qui attirent de nombreux bancs de poissons ainsi que quelques pélagiques. Mais le plus caractéristique, c'est la présence d'espèces rares comme le poisson crapaud, le poisson chauve-souris ou les hippocampes.
Les principaux sites se trouvent autour de la petite ville de Salisbury. Deux centres de plongée y officient, dont East Carib Dive dirigé par un couple franco-allemand, Béatrice allias la Doudou (un sacré personnage) et son mari Harald sans qui on serait passé à côté de nombreux spécimens sans s'en rendre compte.
Les plongées se font à faible profondeur à quelques encablures du rivage, mais accessibles uniquement en bateau.
Hervé a fait deux plongées sur ces sites.
Sur le littoral Sud… Champagne Reef C'est dans l'extrême Sud de l'île que se trouvent les sites de plongée les plus populaires. Le plus réputé d'entre eux, c'est Soufriere Bay.
La baie toute entière est le résultat du cratère immergé d'un volcan sous-marin. Le promontoire de Scotts Head ferme la baie côté Sud.
Les sites de plongée reflètent l'action volcanique qui en est à l'origine : tombant vertical, pitons rocheux, canyons étroits, qui offrent les plus belles plongées du pays… dit-on.
Nous n'y avons fait qu'une courte séance de snorkeling car Hervé venait de perdre son tuba. L'exploration a donc été rapide, nous avons seulement survolé le tombant. Dommage !
Malheureusement, le centre de plongée de Soufriere étant fermé au moment de notre passage, nous nous sommes finalement rabattus sur celui de Champagne Reef, un peu plus au nord, où le tuba a pu être remplacé et où, après une première exploration en snorkeling, nous sommes revenus le lendemain pour des plongées bouteille.
Champagne Reef se trouve au nord de Pointe Guignard. Il fait partie, tout comme Scotts Head, de la réserve marine pour laquelle un droit d'entrée de 2 USD par personne et par jour est requis.
Irie Safari est le centre de plongée qui exploite le site. C'est une grosse structure bien rôdée qui, en plus de la plongée, prête du matériel pour le snorkeling et fait de la petite restauration. L'accueil n'y est pas moins convivial et professionnel. Le club offre des plongées à la carte, c.à.d pas d'horaire fixe, on peut plonger dès qu'on arrive à condition qu'il y ait un moniteur disponible. Les plongées se font du bord. En arrivant à 10 heures du matin parmi les tout premiers, nous sommes aussitôt servis ;-).
Hervé fera deux plongées successives et moi du snorkeling, le site se prêtant idéalement aux deux activités. La grande attraction du site, ce sont les bulles s'échappant du fond (des gaz volcaniques produits par le volcan sous-jacent) d'où le nom de Champagne Reef.
Mais la vie sous-marine tout autour du récif est également très riche avec des formes adultes et juvéniles de nombreuses espèces de poissons coralliens, de langoustes… ainsi que des éponges et des coraux très colorés.
Hervé a tenu à tester les sites du Sud qu'on lui avait décrits comme très différents de ceux du Nord. Finalement, en dehors de l'extrême Sud qu'il n'a pas expérimenté, il n'a pas trouvé de différence significative entre les fonds dans le Nord et ceux dans le Sud. Il a trouvé les plongées dans le Nord tout aussi belles.
A l'issue de ces huit plongées, notre plongeur peut affirmer qu'elles sont toutes intéressantes et se pratiquent dans des conditions faciles.
La snorkeleuse, elle, a un faible pour Champagne pour les bulles et la variété de poissons et Toucari Bay pour le côté confortable de l'accès par la plage.
Eponge tubulaire
Retour en Guadeloupe par l'Express des îles
Mardi 10 décembre 2013
Nous voici déjà au terme (ou presque) de notre voyage. La météo de ces dix jours a été bonne dans l'ensemble, avec néanmoins deux jours et deux nuits de tempête dans le Nord et le Centre, avec beaucoup de vent et de pluie, mais en pariant ces jours-là sur le beau temps au Sud, nous y avons échappé en journée. Bien joué !
Depuis la veille, le vent s'est calmé. Ça tombe bien car, pour le retour vers Pointe-à-Pitre, nous avons prévu de prendre un bateau rapide, l'Express des îles. La traversée de deux heures est souvent décrite comme pouvant être chaotique, tout particulièrement dans le canal de Guadeloupe.
Quand le bateau arrive à quai en provenance de la Martinique, il en sort effectivement l'un ou l'autre passager un peu remué.
C'est donc avec un peu d'appréhension que nous embarquons à notre tour. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, je prends un demi cachet de Mercalm, Hervé (sujet +++ au mal de mer) en prend d'emblée un entier.
Dans un premier temps, tant que le bateau longe la côte entre Roseau et Capucin, c'est le calme plat. Le photographe, encore actif, en profite pour faire quelques clichés depuis le pont.
Mais dès que le navire dépasse le cap et entre dans le canal de Guadeloupe, ça secoue fort. Je m'accroche à mon fauteuil en évitant de regarder la taille des vagues (3 mètres de haut ?) qui s'abattent sur les hublots. Dire qu'il va falloir supporter cela pendant plus d'une heure encore !
Heureusement la phase violente ne dure pas. A l'abri des îles de Marie Galante et des Saintes, les secousses deviennent plus tolérables.
Finalement la traversée se passe mieux que prévu. Il est 18 h 30 quand nous accostons en Guadeloupe mais ne sommes pas libérés pour autant. Il n'y a qu'un guichet ouvert pour le passage à l'immigration. L'attente manque de tourner à l'émeute. Il nous faudra plus d'une heure pour quitter le port.
Un taxi nous ramène au Clipper… égal à lui-même !
Partout, décorations et guirlandes lumineuses nous rappellent que dans moins de quinze jours c'est Noël. On a du mal à réaliser !
Mercredi 11 décembre 2013
Notre vol n'étant prévu qu'en soirée, nous avons toute la journée devant nous. La location d'une petite Twingo auprès de Jumbo Car, voisin de l'hôtel, nous permet de rallier la plage de Port-Louis, notre plage guadeloupéenne préférée, riche en souvenirs, celui de notre tout premier voyage dans l'île en 1987 avec notre fils alors âgé de 2 ans.
La plage est toujours aussi belle. Nous profitons à fond de ces dernières heures de soleil, de mer, de sable chaud et… de glace coco.
Retour dans la grisaille et le froid parisiens le lendemain 😕
La Dominique, vue depuis le pont du bateau
Le mot de la fin
Un séjour très dépaysant dans une île encore très préservée, très nature, très accueillante.
Même si nous avons été pleinement satisfaits de notre villa, sa localisation n'était pas, a posteriori, le meilleur choix. En effet, deux lieux différents sur la côte Ouest auraient été mieux adaptés, l'un situé près de Portsmouth, l'autre situé près de Roseau. Le premier nous aurait permis de rayonner rapidement dans le Nord, le deuxième d'accéder facilement au Centre et au Sud.
Nous n'avons donc exploré qu'une petite partie de l'île, principalement limitée au Nord.
La météo très humide dans le Centre a également un peu contrarié nos projets en matière de randonnées. Côté plongée, c'est l'extrême Sud qui est passé à la trappe.
La Dominique a beau être une petite île, il y a matière à y faire plusieurs séjours.
Bref, il faudra revenir, pourquoi pas en passant par la Martinique et/ou en association avec une autre île (Sainte Lucie ? Grenade ?). A étudier !
Alors sans doute à bientôt !
Quelques ouvrages et sites Internet utiles
Sites Internet : Inoubliable Dominique, le carnet de voyage de Senmout Dominica the Nature Island, le blog des Lapinous Waitukubuli Trail, le récit de voyage d'Elodie et Stéphane Authentique Dominique, le site officiel de l'Office du Tourisme de l'île de la Dominique Sous les mers, le site contributif de François Cornu (flore et faune sous-marines)
Des ouvrages : Guide Bradt Dominica (en anglais) Lonely Planet : Diving & Snorkeling Dominica
Ça y est, vous savez tout sur la Dominique… ou presque ! Si vous avez besoin d'un renseignement supplémentaire ou tout simplement si vous avez envie de nous transmettre un message, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur notre livre d'or, nous nous ferons une joie d'y répondre.
A+ pour notre prochain fabuleux voyage ! Christine (texte) et Hervé (photos)

Le récit accompagné de toutes les photos, de cartes et de quelques courtes vidéos est ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné de quelques photos.
Bonne découverte et à +

Présentation
Après un séjour estival en Islande, nous avons besoin en cette fin d'automne d'une destination chaude et ensoleillée. Très vite les Antilles s'imposent à nous mais parmi les îles qui la composent, laquelle retenir ? Nous connaissons déjà la Guadeloupe, la Martinique, Cuba, la République Dominicaine, Bonaire, les Bahamas, alors il nous faut une destination inédite.
C'est à ce moment-là que je me souviens avoir glissé dans mes favoris deux carnets de voyage (celui des Lapinous et celui de Senmout) vantant, tous les deux, les attraits de l'île de la Dominique. En voilà une bonne idée !
Située en plein cœur des Caraïbes, avec au nord la Guadeloupe et au sud la Martinique, la Dominique, plutôt méconnue et souvent confondue avec la République Dominicaine, fait 46 km de long sur 25 km de large pour une superficie totale de 754 km2. C'est un territoire indépendant depuis 1976, on y parle anglais et créole.
Côté nature, elle ne manque pas d'atouts : c'est une île d'origine volcanique avec un centre très montagneux (le Morne Diablotin culmine à 1447 mètres) et très humide comptant nombre de cascades et de sources naturelles dans une végétation tropicale luxuriante… sans oublier ses fonds sous-marins, qu'on dit grandioses et préservés.
Bref, un programme bien alléchant permettant de pratiquer à la fois la randonnée et la plongée, l'idéal pour nous !
Les dates sont rapidement fixées : du 30 novembre au 12 décembre 2013. C'est le tout début de la saison sèche (ou la fin de la saison humide, c'est comme on veut). Nous, on préférerait que la saison humide soit bien terminée ;-)
Il ne reste plus qu'à organiser le séjour. Là, ça se complique un peu car il n'y a pas de vol direct pour la Dominique. Il faut passer par la Guadeloupe ou la Martinique avec une nuit de transit. Nous choisissons de le faire via Pointe-à-Pitre et retenons Corsair pour le vol international. Pour rallier le lendemain la Dominique, nous réservons un vol avec la compagnie LIAT (35 mn) et pour le retour, nous optons pour le ferry Express des îles (2 heures de traversée)
Avec deux fois une nuit de transit, le séjour à la Dominique se réduit par conséquent à onze jours sur place et nous nous demandons s'il faut le scinder en deux ou pas. Après avoir lu un peu partout qu'il valait mieux consacrer la moitié des nuitées au Sud, l'autre au Nord, nous décidons malgré tout de faire le contraire et de rester basés à un seul endroit pour une raison très simple : en recherchant des hébergements, nous tombons littéralement sous le charme d'une villa à Calibishie, dans le Nord. Or, nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas son équivalent dans le Sud.
Alors tant pis, on s'en accommodera, conscients de ne sans doute pas pouvoir explorer toute l'île. Avec un réseau routier peu développé et une topographie montagneuse, les trajets sont réputés longs et fastidieux. D'ailleurs dans cette optique, nous réservons un petit 4 x 4 chez Courtesy Car Rental.
Le but n'est donc pas de faire tout le tour de la Dominique mais d'en découvrir certains aspects seulement, principalement dans le Nord et éventuellement un peu dans le Sud. Le récit ne se fera donc pas dans l'ordre chronologique mais plutôt thématique.
Bon, assez bavardé, le départ est imminent !

Le voyage et l'arrivée à la Dominique
Samedi 30 novembre 2013
Vol sans histoire jusqu'à Pointe-à-Pitre où nous atterrissons avec quinze minutes d'avance. Température au sol : 30 ° C à 14 h 15… Mmmm, ça fait du bien !
Moins de deux heures plus tard, nous sommes déjà en train de prendre notre premier bain sur la plage de l'hôtel Clipper à Gosier, survolée par une dizaine de pélicans.
L'hôtel en revanche ne casse pas des briques. Avec son allure massive de bateau héritée des années 70/80, il n'est plus vraiment au goût du jour et souffre d'un manque de maintenance. Les chambres, elles aussi, manquent cruellement de charme. Nous sommes plutôt déçus.
Le restaurant, sous forme de buffet dans une salle immense, ne rattrape pas non plus le reste. Seul l'accueil du personnel mérite d'être signalé.
Dimanche 1er décembre 2013
Dans ce contexte, nous ne sommes pas mécontents de quitter les lieux aux aurores pour un vol vers Melville Hall, à la Dominique. Prévu à 7 h 10 avec une arrivée à 7 h 45, l'avion ne part finalement qu'à l'heure à laquelle il devait arriver à destination. La ponctualité n'a pas l'air d'être le point fort de la LIAT !
Au bout d'à peine un quart d'heure et après avoir profité de jolies vues sur les îles de Marie Galante et des Saintes, l'avion arrive en vue des côtes dominiquaises . L'atterrissage est impressionnant : l'appareil frôle la cime des arbres, s'engouffre entre deux parois couvertes de végétation avant d'amorcer un grand virage et de revenir se poser sur la piste. Ouf... et chapeau au pilote !
Nous sommes les premiers à sortir de l'appareil et à nous présenter au guichet d'immigration mais les derniers à sortir de l'aérogare. En effet, le tapis de bagages se vide, or nous attendons toujours notre deuxième valise. Nous ne sommes manifestement pas les seuls, certains ont encore moins de chance que nous et se retrouvent sans rien. On nous explique que le vol était complet et la soute pas assez grande pour contenir tous les bagages. Ils seraient à Antigua (?) et seront acheminés dans les jours prochains !!!
Pas de bol ! La valise réceptionnée contient tout ce dont nous n'avons pas besoin immédiatement (équipement de plongée et chaussures) et l'autre, tout ce dont nous aurions besoin immédiatement (nos vêtements, maillots de bain, trousses de toilette, médicaments). Hum, on a manqué de prévoyance, cette fois-ci ! On m'avait pourtant dit que la LIAT était réputée pour faire du surbooking, en tout cas du surbooking de bagages, je l'atteste. Nous récupérerons la valise plus de 24 heures plus tard.
En attendant, c'est avec notre seule valise que nous réceptionnons notre véhicule, un RAV4 court qui a déjà bien baroudé, vu les éraflures sur son flanc et le compteur kilométrique bien chargé. Après avoir fait établir nos permis locaux (13 USD/conducteur), nous prenons enfin la route vers 10 heures en direction de Calibishie et de notre Red Rocks Villa à une demi-heure de l'aéroport. La conduite se fait à gauche.
Ça y est, on arrive ! En venant de l'aéroport et après avoir passé le panneau d'entrée du village de Calibishie, il faut repérer à droite une petite route vers Pointe Baptiste, continuer jusqu'au carrefour suivant, tourner deux fois à droite avant de passer la grille d'entrée. Une dernière descente raide en évitant les nids-de-poule et on y est !
Vue à travers le hublot !

Red Rocks Haven : une villa en bord de mer
Isolée dans la baie de Grand Baptiste, pas loin du village de Calibishie, dans une grande propriété sans vis à vis, avec l'océan comme seul horizon, Red Rocks Haven Villa est une belle maison en pierre de plain pied, composée de deux chambres et deux salles de bains, un salon et une cuisine, donnant sur une large terrasse et une piscine à débordement (privée !).
La réalité est conforme aux images d'Internet. Nous sommes conquis ! C'est par ici pour la visite !
Quelques mètres plus bas, un petit sentier se faufile entre palmiers et cocotiers et conduit à une petite plage, mais la mer assez agitée pendant notre séjour (c'est l'Atlantique de ce côté-là) ne nous incitera pas à nous y baigner. Nous rechercherons les eaux plus calmes et plus chaudes côté Caraïbes.
A cinq minutes en voiture ou une vingtaine de minutes à pied, on trouve le minimum nécessaire dans le village de Calibishie : petite supérette et/ou épicerie, restaurants, DAB, essence ainsi que l'un ou l'autre stand de fruits et légumes locaux au bord de la route. Pour un ravitaillement plus conséquent, les commerces les plus proches, notamment un supermarché "IGA", sont à Portsmouth à 20 kilomètres mais entre 35 et 45 minutes de trajet selon la témérité du conducteur.
Prêts pour une première découverte des alentours ? Alors rendez-vous en page suivante !
La villa : vue sur la terrasse et de la piscine

Red Rocks : des roches rouges à la Pointe Baptiste
La villa tire son nom du site immédiatement voisin de Red Rocks, de curieuses formations de terres couleur ocre modelées à la fois par le vent et par l'océan.
Pour s'y rendre, en provenance de Woodford Hill ou de l'aéroport, suivre les mêmes indications que pour notre villa. Mais après avoir tourné vers le village de Pointe Baptiste, au premier carrefour, il faut continuer tout droit (au lieu de tourner deux fois à droite vers la villa). Vous suivez ?
La route/piste finit dans les champs. C'est là qu'on laisse son véhicule. Comme la propriété est privée, le propriétaire (un Rasta très sympa) fait payer un petit droit d'accès de 2USD par personne. Pour ce prix, il nous dit qu'on peut revenir autant de fois qu'on veut pendant le séjour. Il nous indique sommairement la direction à suivre mais finalement, comme ses trois jeunes neveux sont présents (c'est dimanche), il les charge de nous servir de guides pour la balade.
L'endroit est étonnant : tout en douceur et en rondeur, cette terre rouge ravinée et presque totalement pelée contraste avec le bleu profond de la mer et du ciel ainsi qu'avec le vert sombre des monts alentours. Seules quelques touches de verdure ont réussi à résister à la force des éléments, garnissant des crevasses parfois très profondes.
Quelques marches taillées dans la roche mènent à une grotte.
Les garçons, bien que connaissant l'endroit comme leur poche, ne se lassent pas d'en explorer les moindres failles…
Le site constitue pour eux un formidable terrain d'aventure !
Mais ces roches rouges sont une exception sur l'île. Ailleurs, sur ce littoral Nord, on trouve des plages et il se murmure que ce sont les plus belles de l'île. Elles ne sont pas forcément conformes à la carte postale dépeignant une longue plage de sable blanc. Elles sont souvent bordées d'une forêt tropicale impénétrable ce qui accentue leur caractère sauvage. Le sable y est gris, sinon noir, origine volcanique oblige.
Pourtant, les meilleurs metteurs en scène ne n'y sont pas trompés. Ils y ont trouvé un cadre idéal pour des films cultes comme "Pirates des Caraïbes".
Allez, on vous les fait découvrir plus loin.
Red Rocks

De Hodges à Hampstead Bay : plages et baies sauvages
Commençons par la baie de Calibishie.
Au sud, entre Calibishie et Woodford Hill, Hodges Bay. On y accède en suivant la direction de Sea Cliff Cottages et Calibishie Cove. Un peu avant l'extrémité de la route, il faut être attentif à une petite sente assez raide qui conduit à la plage.
Entre Hodges Bay et Calibishie se trouve Pointe Baptiste, un promontoire rocheux battu par les vagues. Suivre la direction de Villa Passiflora et suivre le sentier vers la plage, juste après cet hébergement.
Enfin, au nord de Calibishie, Hampstead Bay, abritant LA plage de la Dominique, d'ailleurs baptisée Number One Beach. C'est là qu'a été tournée l'une des scènes de Pirates des Caraïbes 2.
Pour s'y rendre, repérer Windblow Road sur la route côtière entre Calibishie et Bense et en face, prendre la piste indiquée "Number One Beach"
4 x 4 obligatoire pour y accéder, la piste est very very muddy.
Plage déserte en dehors d'un pêcheur. Nous assistons admiratifs aux gestes de ce pêcheur à la senne venu jeter son filet avec élégance et efficacité dans la rivière voisine alors que le soleil commence déjà à se coucher.
Une dernière baie reste à signaler dans le même coin : Batibou Bay, réputée elle aussi très belle, un peu plus éloignée et parfois dénoncée comme étant non secure. Pour différentes raisons, nous avons fait l'impasse.
Après le Nord-Est, continuons maintenant vers le nord-ouest de l'île, de Chaudiere Pool à Toucary via la Northern Link Road… en page suivante.
Hodges Bay

Nord-ouest de l'île : de Chaudiere Pool à Toucari Bay
Côté terre, Chaudiere Pool est le point d'intérêt le plus proche de notre villa. Une demi-heure suffit pour rejoindre le centre du village de Bense. Après sa traversée, nous suivons une piste conduisant dans une bananeraie jusqu'à une cahute en tôle ondulée. Une petite pancarte rouge indique "This is the way to La Chaudiere".
C'est là que nous garons le Rav et commençons à suivre le chemin somme toute carrossable jusqu'au fond du vallon. Avec le recul, nous aurions très bien pu poursuivre en 4 x 4 mais ne sommes-nous pas venus aussi pour mouiller le maillot et nous frotter au terrain montagneux de la Dominique ? A 9 heures du matin il fait déjà chaud - ne nous plaignons pas – mais très, très beau.
Près de la rivière, un nouveau panneau indique "Chaudiere" à gauche. Pour l'instant, on ne peut pas se tromper. Le chemin devient de plus en plus glissant à l'approche de l'eau. A 10 heures, la rivière est atteinte mais plus aucune indication. Nous trouvons là une jolie piscine et ne résistons pas à une baignade.
Mais je doute que nous ayons atteint Chaudiere Pool (nous étions sans doute tout près), décrite comme un bassin encadré de parois rocheuses de 4 à 5 mètres de haut, aux eaux tourbillonnantes à l'image… d'un chaudron bouillonnant.
Rien de tel dans notre calme piscine. En revanche, plein de petits poissons qui se chargent de nous faire une pédicure efficace.
Peu importe, l'essentiel est qu'on ait pu se rafraîchir avant une petite demi-heure de remontée qui a aussitôt annihilé le bénéfice de la baignade.
Nous poursuivons notre escapade en direction de Vieille Case en empruntant la Northern Link Road, parfois bien abîmée. Régulièrement, depuis la route, de belles échappées vers la côte nord-est.
Puis au niveau de Pennville, la route s'enfonce dans les terres en se tortillant au pied du Morne au Diable.
A mi-chemin entre l'est et l'ouest, petit arrêt àCold Soufriere. En un petit quart d'heure à pied aller/retour on atteint une série de mares glougloutantes mais… froides ! Rien d'exceptionnel mais puisqu'on passe à côté…
La route rejoint ensuite la côte caraïbe, moins sauvage, mais aux eaux plus calmes et plus chaudes, parfaites pour la baignade et le snorkeling.
Toucari Bay répond parfaitement à nos attentes, elle sera notre plage préférée et nous y reviendrons à plusieurs reprises pendant le séjour.
La plage est à nous, les poissons sont au rendez-vous, l'eau est chaude… que demander de plus !
Mais à Toucari, on n'est pas encore complètement au Nord. Alors cap sur Capucin, le bout du bout, là où la route finit en cul de sac.
Au loin, on devine Marie Galante, les Saintes et la Guadeloupe !
Voilà la boucle est bouclée, retour à Calibishie via Portsmouth pour un dernier bain dans notre piscine avant le coucher du soleil. Eh, oui, les journées sont courtes, le soleil se couche vers 17 h 30.
Ce que nous croyons être la Chaudière !

Un petit bout du Waitukubuli National Trail (Segment 12)
Depuis 2011, l'île possède son "GR 20" local. Créé par le gouvernement de la Dominique en partenariat avec le Conseil Régional de la Martinique, financé par l'Union Européenne, le WNT est le plus long sentier de randonnée de la Caraïbe.
Long de 185 km environ, il est divisé en 14 segments et traverse toute l'île depuis Soufrière au Sud jusqu'à Cabrits au Nord (ou vice versa). Chaque segment commence et/ou se termine à proximité d'un village. Le niveau de difficulté est très variable. Les parties les plus faciles d'une durée de 2 à 4 heures sont accessibles aux familles tandis que d'autres tronçons plus engagés sont réservés à des aventuriers expérimentés et requièrent 8 à 10 heures de marche.
La durée moyenne du parcours en entier varie de deux semaines à deux semaines et demie.
Elodie et Stéphane (pseudo VF = ThruHiker) en ont parcouru une grande partie mais manifestement pas l'intégralité non plus.
Quant à nous, nous avons bien envie d'en expérimenter un petit bout. Le segment 12 du trail se situe non loin de notre pied-à-terre. Il est mentionné en outre dans le Top Ten des meilleures randonnées par l'auteur du guide Bradt.
Il relie Bornes à Pennville en un peu moins de 10 km aller, soit 7 heures de marche avec 534 mètres de dénivelé. Comme nous devons revenir à notre point de départ, nous pensons limiter notre parcours à un aller/retour entre Bornes et Vieille Case, juste pour profiter du point de vue sur la côte au point culminant du segment.
Nous prenons donc (en voiture) la direction de Bornes, à une quinzaine de kilomètres sur la route entre Calibishie et Portsmouth.
Indigo Art Gallery indiqué depuis la route par un panneau bariolé est l'endroit prévu pour laisser son véhicule.
Mais comme la randonnée débute par une montée raide sur une bonne piste carrossable, nous décidons de poursuivre en voiture jusqu'à l'orée de la forêt. Voilà déjà pas mal de temps gagné.
Il a beaucoup plu les jours précédents, le ciel hésite entre orage et éclaircie. Il n'est pas impossible qu'il pleuve dans la journée.
Pour cette balade, nous sommes en bonne compagnie, avec deux chiens du village voisin.
Le sentier traverse une forêt dense et luxuriante, ménageant de temps à autre une petite fenêtre vers la côte.
Les chiens sont bien plus alertes que nous, n'hésitant pas à faire nombre d'écarts en furetant à droite à gauche.
A chaque intersection du WNT avec une piste menant à un village, une tonnelle en bois permet de se reposer et/ou de pique-niquer. Celle placée à la sortie de la forêt, près Moore Park Estate tombe à point nommé. Une bonne orange, un petit biscuit et c'est reparti !
On longe maintenant quelques habitations isolées bordant la piste puis, à droite d'un vieux cabanon, un étroit sentier commence à nous conduire en direction de la crête et du point de vue panoramique sur la côte.
Sentier bien balisé jusque là !
Les chiens caracolent toujours devant nous en nous ouvrant la voie jusqu'à ce qu'ils nous égarent au milieu d'un champ d'ignames après le franchissement d'un ruisseau. Mince ! Plus de balisage !
Nous tournons en rond pendant un moment, revenons un peu sur nos pas jusqu'au dernier indice aperçu, piétinons quelques plants d'ignames au passage avant que ne s'abatte sur nous… une bonne averse.
Finalement, la pluie aura raison de nos hésitations. Nous faisons signe aux chiens que nous rebroussons chemin. Adieu, vues panoramiques, retour à la maison !
Sur le chemin, un peu avant la forêt, les toutous marquent un temps d'arrêt. Surprise, nous croisons une colonne de randonneurs – plusieurs familles anglaises accompagnées d'adolescents, au moins une quinzaine de personnes en tout, ayant elles aussi le projet de rallier Vieille Case. Nous leur expliquons que le balisage est un peu confus plus loin, ils nous invitent à nous joindre à eux car l'union fait la force ! Sûr qu'en s'y mettant à quinze, ils vont finir par trouver !
Plus véritablement motivés, nous déclinons l'invitation, préférant revenir tranquillement vers la voiture… l'occasion de mettre dans la boîte quelques fleurs en chemin.
Bilan : comme nous n'avons pas poursuivi jusqu'à Vieille Case, cette randonnée n'avait pas la valeur scénique escomptée. C'est sans doute un peu le défaut du Waitukubuli Trail qui, en dehors de quelques brefs passages côtiers, passe principalement en forêt.
Les chiens coursent notre 4 x 4 jusqu'à la route principale. Quelle forme et… merci les toutous !
Quant à nous, on ne pense qu'à une chose vite, vite… rejoindre notre plage préférée pour une bonne baignade, après avoir bien sué par monts et par vaux pendant quatre heures.
Sur le Waitukubuli Trail

Dans le Centre : Syndicate, Freshwater Lake et Emerald Pool
Depuis 1997, afin de promouvoir et d'entretenir les principaux points d'intérêt de l'île (12 en tout), le gouvernement de la Dominique a instauré un droit d'accès pour les touristes étrangers sous forme d'un pass journalier (5 USD pour un site pour une journée) ou d'un pass hebdomadaire (12 USD, valable pour tous les sites pendant une semaine).
L'accès aux trois points d'intérêt décrits ci-dessous est soumis à cette règle.
L'intérieur de l'île est très éloigné de notre hébergement. Nous n'y ferons donc que trois brèves incursions, la dernière sous la pluie sera une visite-éclair.
Le premier site visité dans le Centre, Syndicate, est situé dans le parc national du Morne Diablotin. On y accède par la route du littoral reliant Portsmouth à Roseau. Depuis Portsmouth, il faut être attentif au panneau sur la gauche, juste après avoir dépassé Morne Espagnol. En venant de Roseau, c'est au nord de Dublanc.
Une route carrossable mais très étroite grimpe vers les hauteurs couvertes de bananeraies, d'orangeraies et de champs de canne à sucre où travaillent ça et là quelques cultivateurs.
Ils ont du boulot : les arbres croulent sous les fruits. Ici des pamplemousses.
Les plumeaux des cannes à sucre ont des airs de sapins de Noël argentés.
La route finit en cul-de-sac au cœur de la forêt devant le Visitor Center… fermé ! Pas de randonneurs, non plus. Incroyable nous avons la forêt pour nous tout seuls.
Pourtant, le Syndicate Nature Trail, une boucle facile d'une heure, est l'un des sentiers les plus populaires de l'île. On peut, avec de la chance, y observer des perroquets rares : le sisserou et le jaco.
Nous nous enfonçons dans la forêt pluviale peuplée d'arbres gigantesques, de racines tentaculaires, de souches impressionnantes, de fougères arborescentes géantes, de lianes envahissantes et de feuillages épais… aux formes parfois suggestives !
La nature avec un grand N… assurément !
Freshwater Lake est, lui, situé dans le parc national de Morne Trois Pitons, à 762 mètres d'altitude, dans la région la plus humide de l'île.
Le lac alimente d'ailleurs en eau douce la capitale Roseau par l'intermédiaire d'une canalisation en bois, se tortillant tel un ver de terre géant à travers la végétation.
Depuis notre villa, il ne faut pas moins de 2 heures en voiture pour arriver jusqu'au lac. Départ plus que matinal pour être sur place dès 9 heures. Pas un chat ici non plus ! A Roseau, nous avons pourtant vu un paquebot de croisière à quai, gage de foule sur les sites. Mais où sont-ils donc ?
Nuages et fraicheur sont au rendez-vous. Nous aurions bien enfilé un coupe-vent en sortant de la voiture mais nous avons omis de les prendre, compte tenu de la chaleur sur le littoral. Mais finalement, on se réchauffe vite en marchant.
Le tour du Freshwater Lake est préconisé dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La montée se fait progressivement, dans une forêt luxuriante et luisante d'humidité.
Le chemin est boueux, les travées en bois sont glissantes et les ponts de véritables patinoires. La vigilance est de rigueur et les bâtons de marche bien utiles. J'avance avec précaution.
Le soleil fait son apparition alors que nous atteignons le point culminant du sentier qui permet à cet endroit de se faire une bonne idée de la densité de la forêt qui nous entoure. Vues à la fois sur le côté Atlantique et sur le côté Caraïbe.
Puis c'est la descente… à pic vers le lac ! Heureusement, les travées du sentier sont maintenant en palmier, ce qui réduit le risque de glissade.
Durée : une heure et demie.
Le guide Bradt place le Freshwater Lake Circular Trail dans le Top Ten des 10 plus belles randonnées de l'île. C'est mérité. Pour nous, c'est véritablement notre coup de cœur !
Emerald Pool est située, elle aussi, dans le parc national de Morne Trois Pitons. La cascade tombant dans une jolie piscine naturelle est le lieu le plus photographié et aussi le plus visité de la Dominique.
Pourtant, une fois de plus, il n'y a strictement personne sur le parking et le Visitor Center est encore fermé à notre arrivée à 9 h 15 (oui, nous sommes très matinaux). Il faut préciser qu'il pleut ce jour-là. L'imperméable remplace le maillot de bain resté au fond du sac. Dommage, il paraît que le bassin offre habituellement une baignade rafraîchissante !
Ce jour-là, c'est sur le littoral Sud qu'on retrouvera le soleil, mais ça, j'en parlerai plus loin.
Freshwater Lake

Plongée et snorkeling du Nord au Sud
La Dominique a acquis au fil des années une excellente réputation internationale en matière de plongée sous-marine. Elle accueille tous les ans nombre de biologistes, d'océanographes et de photographes.
Les sites de plongée se situent tous le long de la côte Ouest du Nord jusqu'au Sud.
Sur le littoral Nord… à proximité de Portsmouth
Les sites plus proches de notre lieu d'hébergement se trouvent autour de Portsmouth. Le seul centre de plongée opérant dans ce coin est Cabrits Dive Center, tenu par Peter.
C'est donc très naturellement vers lui qu'Hervé se tourne pour faire ses premières bulles dans les eaux dominiquaises.
Le club est exclusivement anglophone ou plutôt américanophone. Peter a un fort accent ainsi qu'un débit oral très rapide qui n'aide pour le débriefing. Cela dit, il est extrêmement "cool" sous l'eau et vous laisse l'entière liberté de vos mouvements.
Depuis le club, en ville, un pick-up transporte les plongeurs jusqu'au port. De là, quelques minutes suffisent pour rallier les sites de plongée. L'eau est à 28° C, avec peu ou pas de courant et une visibilité de 15 mètres.
Les paysages sous-marins se caractérisent par une combinaison de récifs coralliens typiquement caribéens associés à des origines volcaniques évidentes. Autour de Cabrits, des glissements de terrain ont entraîné au fond des tonnes de rochers qui, au fil du temps, ont été colonisés par des coraux et des invertébrés, attirant une grande variété de poissons.
Mais le véritable luxe de plonger dans cette partie de l'île, c'est d'avoir d'être seuls sur les sites. En effet, la majeure partie de l'activité subaquatique se concentre dans le sud du pays.
Hervé y fera 4 plongées, réparties sur deux journées différentes.
Quant au snorkeling, le meilleur endroit dans le Nord est incontestablement la plage de Toucari : accès facile par une plage de sable, eau chaude et claire, quelques patates de corail et une nursery de bébés Diodons (ces poissons qui se gonflent).
Sur le littoral Centre… près de Salisbury
Les fonds dans cette partie du littoral se caractérisent par de grandes étendues de récifs coralliens typiques des Caraïbes menant vers des parois rocheuses qui attirent de nombreux bancs de poissons ainsi que quelques pélagiques. Mais le plus caractéristique, c'est la présence d'espèces rares comme le poisson crapaud, le poisson chauve-souris ou les hippocampes.
Les principaux sites se trouvent autour de la petite ville de Salisbury. Deux centres de plongée y officient, dont East Carib Dive dirigé par un couple franco-allemand, Béatrice allias la Doudou (un sacré personnage) et son mari Harald sans qui on serait passé à côté de nombreux spécimens sans s'en rendre compte.
Les plongées se font à faible profondeur à quelques encablures du rivage, mais accessibles uniquement en bateau.
Hervé a fait deux plongées sur ces sites.
Sur le littoral Sud… Champagne Reef C'est dans l'extrême Sud de l'île que se trouvent les sites de plongée les plus populaires. Le plus réputé d'entre eux, c'est Soufriere Bay.
La baie toute entière est le résultat du cratère immergé d'un volcan sous-marin. Le promontoire de Scotts Head ferme la baie côté Sud.
Les sites de plongée reflètent l'action volcanique qui en est à l'origine : tombant vertical, pitons rocheux, canyons étroits, qui offrent les plus belles plongées du pays… dit-on.
Nous n'y avons fait qu'une courte séance de snorkeling car Hervé venait de perdre son tuba. L'exploration a donc été rapide, nous avons seulement survolé le tombant. Dommage !
Malheureusement, le centre de plongée de Soufriere étant fermé au moment de notre passage, nous nous sommes finalement rabattus sur celui de Champagne Reef, un peu plus au nord, où le tuba a pu être remplacé et où, après une première exploration en snorkeling, nous sommes revenus le lendemain pour des plongées bouteille.
Champagne Reef se trouve au nord de Pointe Guignard. Il fait partie, tout comme Scotts Head, de la réserve marine pour laquelle un droit d'entrée de 2 USD par personne et par jour est requis.
Irie Safari est le centre de plongée qui exploite le site. C'est une grosse structure bien rôdée qui, en plus de la plongée, prête du matériel pour le snorkeling et fait de la petite restauration. L'accueil n'y est pas moins convivial et professionnel. Le club offre des plongées à la carte, c.à.d pas d'horaire fixe, on peut plonger dès qu'on arrive à condition qu'il y ait un moniteur disponible. Les plongées se font du bord. En arrivant à 10 heures du matin parmi les tout premiers, nous sommes aussitôt servis ;-).
Hervé fera deux plongées successives et moi du snorkeling, le site se prêtant idéalement aux deux activités. La grande attraction du site, ce sont les bulles s'échappant du fond (des gaz volcaniques produits par le volcan sous-jacent) d'où le nom de Champagne Reef.
Mais la vie sous-marine tout autour du récif est également très riche avec des formes adultes et juvéniles de nombreuses espèces de poissons coralliens, de langoustes… ainsi que des éponges et des coraux très colorés.
Hervé a tenu à tester les sites du Sud qu'on lui avait décrits comme très différents de ceux du Nord. Finalement, en dehors de l'extrême Sud qu'il n'a pas expérimenté, il n'a pas trouvé de différence significative entre les fonds dans le Nord et ceux dans le Sud. Il a trouvé les plongées dans le Nord tout aussi belles.
A l'issue de ces huit plongées, notre plongeur peut affirmer qu'elles sont toutes intéressantes et se pratiquent dans des conditions faciles.
La snorkeleuse, elle, a un faible pour Champagne pour les bulles et la variété de poissons et Toucari Bay pour le côté confortable de l'accès par la plage.
Eponge tubulaire

Retour en Guadeloupe par l'Express des îles
Mardi 10 décembre 2013
Nous voici déjà au terme (ou presque) de notre voyage. La météo de ces dix jours a été bonne dans l'ensemble, avec néanmoins deux jours et deux nuits de tempête dans le Nord et le Centre, avec beaucoup de vent et de pluie, mais en pariant ces jours-là sur le beau temps au Sud, nous y avons échappé en journée. Bien joué !
Depuis la veille, le vent s'est calmé. Ça tombe bien car, pour le retour vers Pointe-à-Pitre, nous avons prévu de prendre un bateau rapide, l'Express des îles. La traversée de deux heures est souvent décrite comme pouvant être chaotique, tout particulièrement dans le canal de Guadeloupe.
Quand le bateau arrive à quai en provenance de la Martinique, il en sort effectivement l'un ou l'autre passager un peu remué.
C'est donc avec un peu d'appréhension que nous embarquons à notre tour. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, je prends un demi cachet de Mercalm, Hervé (sujet +++ au mal de mer) en prend d'emblée un entier.
Dans un premier temps, tant que le bateau longe la côte entre Roseau et Capucin, c'est le calme plat. Le photographe, encore actif, en profite pour faire quelques clichés depuis le pont.
Mais dès que le navire dépasse le cap et entre dans le canal de Guadeloupe, ça secoue fort. Je m'accroche à mon fauteuil en évitant de regarder la taille des vagues (3 mètres de haut ?) qui s'abattent sur les hublots. Dire qu'il va falloir supporter cela pendant plus d'une heure encore !
Heureusement la phase violente ne dure pas. A l'abri des îles de Marie Galante et des Saintes, les secousses deviennent plus tolérables.
Finalement la traversée se passe mieux que prévu. Il est 18 h 30 quand nous accostons en Guadeloupe mais ne sommes pas libérés pour autant. Il n'y a qu'un guichet ouvert pour le passage à l'immigration. L'attente manque de tourner à l'émeute. Il nous faudra plus d'une heure pour quitter le port.
Un taxi nous ramène au Clipper… égal à lui-même !
Partout, décorations et guirlandes lumineuses nous rappellent que dans moins de quinze jours c'est Noël. On a du mal à réaliser !
Mercredi 11 décembre 2013
Notre vol n'étant prévu qu'en soirée, nous avons toute la journée devant nous. La location d'une petite Twingo auprès de Jumbo Car, voisin de l'hôtel, nous permet de rallier la plage de Port-Louis, notre plage guadeloupéenne préférée, riche en souvenirs, celui de notre tout premier voyage dans l'île en 1987 avec notre fils alors âgé de 2 ans.
La plage est toujours aussi belle. Nous profitons à fond de ces dernières heures de soleil, de mer, de sable chaud et… de glace coco.
Retour dans la grisaille et le froid parisiens le lendemain 😕
La Dominique, vue depuis le pont du bateau

Le mot de la fin
Un séjour très dépaysant dans une île encore très préservée, très nature, très accueillante.
Même si nous avons été pleinement satisfaits de notre villa, sa localisation n'était pas, a posteriori, le meilleur choix. En effet, deux lieux différents sur la côte Ouest auraient été mieux adaptés, l'un situé près de Portsmouth, l'autre situé près de Roseau. Le premier nous aurait permis de rayonner rapidement dans le Nord, le deuxième d'accéder facilement au Centre et au Sud.
Nous n'avons donc exploré qu'une petite partie de l'île, principalement limitée au Nord.
La météo très humide dans le Centre a également un peu contrarié nos projets en matière de randonnées. Côté plongée, c'est l'extrême Sud qui est passé à la trappe.
La Dominique a beau être une petite île, il y a matière à y faire plusieurs séjours.
Bref, il faudra revenir, pourquoi pas en passant par la Martinique et/ou en association avec une autre île (Sainte Lucie ? Grenade ?). A étudier !
Alors sans doute à bientôt !
Quelques ouvrages et sites Internet utiles
Sites Internet : Inoubliable Dominique, le carnet de voyage de Senmout Dominica the Nature Island, le blog des Lapinous Waitukubuli Trail, le récit de voyage d'Elodie et Stéphane Authentique Dominique, le site officiel de l'Office du Tourisme de l'île de la Dominique Sous les mers, le site contributif de François Cornu (flore et faune sous-marines)
Des ouvrages : Guide Bradt Dominica (en anglais) Lonely Planet : Diving & Snorkeling Dominica
Ça y est, vous savez tout sur la Dominique… ou presque ! Si vous avez besoin d'un renseignement supplémentaire ou tout simplement si vous avez envie de nous transmettre un message, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur notre livre d'or, nous nous ferons une joie d'y répondre.
A+ pour notre prochain fabuleux voyage ! Christine (texte) et Hervé (photos)

Aléafrica, dix semaines au hasard dans le sud de l’Afrique English translation pending
Il y a vingt ans, en avance sur les Etats-Unis, l’Afrique du Sud élisait son premier président noir. Ceux qui étaient réduits au silence avaient tant à dire qu’on valida onze langues officielles et, pour évoquer une histoire compliquée et conjurer un avenir qui ne l’était pas moins, on inventa un drapeau multicolore : noir, rouge, bleu, jaune, vert, blanc
Rouge Le bleu du bâtiment pourrait prolonger celui de l’Océan mais l’eau du port est rouge. Dix requins pantelants gisent en plein soleil, à même le quai, devant l’entrée d’un fish &chips. Un ouvrier les arrose à jet continu évacuant dans le port ce qu’il leur reste de sang. Au moment où je sors un appareil photo un homme accourt, inquiet, et m’assure que ces requins n’appartiennent pas à une espèce protégée ; il est très convaincant bien que ne portant pas de harpon. Un camion arrive et les embarque au palan : ils partent en Australie, tous frais payés. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la couleur de l’eau. Une usine de conditionnement de sardines occupe le quai suivant, alimentée à flots continu par les bateaux : ce sont ses rejets qui colorent le port. On comprend mieux dans quel piège ont été pris ces malheureux requins qui n’ont pas eu la bonne idée d’appartenir à une espèce protégée. Cette marée sanglante fait le bonheur de dizaines de pêcheurs alignés surla jetée et qui relèvent, à chaque lancer de cuiller, des hadas qui se trouvent être d’autres victimes collatérales de la pêche à ces abruties de sardines : qui apprendra aux sardines à voyager individuellement plutôt qu’en boule affolée. Mis en appétit, nous choisissons un autre caboulot et optons pour un… fish & chips, sans requins sur la terrasse. L’écran géant retransmet un match de cricket opposant l’Afrique du Sud à… l’Australie. Qui, hors du Commonwealth, a jamais compris les règles du cricket ? Il reste l’élégance de arbitres coiffés de panamas et le masque des batteurs, casqués comme des footballeurs américains, dans ce sport où jamais on ne se touche. Un pick-up qui n’a pas osé le rouge remonte un bateau, affuté et lourdement motorisé, un bateau de guerre dont le nom sur la coque, en noir et en français est Assassin.
Bleu Les géographes ont décidé que la pointe où le continent rend les armes au sud délimitait deux océans, l’Indien à l’Est, l’Atlantique à l’Ouest. Cape Agulhas ne doit pas son nom aux aiguilles de pins qui seraient bien en peine de survivre ici, encore moins aux aiguilles de schiste, en première ligne, mais à l’observation des premiers marins portugais qui, croisant là il y a cinq siècles, constatèrent que l’aiguille des compas indiquait strictement le nord au passage de ce cap. Dans une ambiance de finisterre deux océans furieux s’affrontent-ils jour et nuit pour défendre leur territoire ou pour ne pas décevoir les géographes autour de ce méridien, le 20ème est, tranchant le continent et l’océan? En réalité, c’est là que se rencontrent le feu descendu de l’équateur et la glace remontée de l’Antarctique. L’Indien résiste refusant qu’on vienne geler ses côtes et contraignant le courant froid à remonter l’Atlantique. On accède au feu du phare par quatre volées d’échelles abruptes pour constater que les deux océans sont uniformément bleus. Plus loin, avec ses maisons de pêcheurs basses, chaulées comme en Irlande, Arniston malgré son R ne manque pas de charme.
Vert Les moutons sont des Suffolks et les vaches des Jersiaises, un ferry à chaîne doit nous permettre de traverser la Breede River tandis qu’un crachin persistant confirme l’impression d’être en Cornouaille en septembre. Mais le ferry, petite plate d’acier contenant deux voitures, est halé à bras d’hommes, trois Sisyphe noirs enchaînés à un câble.Successivement ils partent de la proue (réversible en poupe au retour, mais est-ce encore un bateau, qui jamais ne quitte son ancre?), enroulent, comme les bolas d’un gaucho, une chaîne lestée autour du filin d’acier, enfilent le baudrier et se dirigent vers la poupe. Arrivés là, ils recommencent. Je m’harnache, je hale, j’ahane, pourrais-je être plus blanc sous le harnais ? Sur l’autre rive, un cow-boy noir en bleu chevauche un quad jaune pour, décrivant d’amples demi-cercles, rassembler des bovins indociles. Sur les collines, les parcelles immenses sont d’un vert infini, les élevages d’autruches alternent avec ceux de moutons.
Jaune Cette vaste ferme du Baavianskloof, dans l’est du Karoo, propose des emplacements de camping. Comme vous êtes seuls, vous choisissez la vue sur les croupes de grès rose que, tout à l’heure, le soleil enflammera. Il est temps de penser au feu. Courbé dans les taillis d’acacias vous voilà en quête, quelques branches, menu fretin, pas de quoi faire des étincelles, jusqu’au moment où vous devinez la dépouille d’un jeune acacia, abattu depuis longtemps. Il est deux fois plus long que vous et en pèse bien la moitié. Vous lui racontez des histoires, que vous allez le réchauffer, l’incinérer, bref, lui offrir une sépulture le soustrayant aux milliers de bestioles qui le rongent, pour l’amadouer, pour qu’il vous épargne d’une épine lorsque vous le prendrez à l’épaule. Mais un arbre seul n’a jamais fait un feu. Deux souches, légères tant elles sont minées, tant elles ont nourri, seront ses compagnes de bûcher. Maître de cérémonie, vous appariez les souches puis formez un trio avec le tronc : elles l’auront vite coupé en deux. Vous voilà avec quatre morceaux, la fête peut commencer. Une souche en flamme sur les braises, les deux troncs en croix par-dessus, la dernière souche enfin. Feu d’artifice. Bilan probable malgré les sommations (sommations :heurter le bois contre le sol attendre pour permettre aux habitants de quitter les lieux et chercher une autre cantine, recommencer jusqu’à évacuation totale), quelques dizaines de fourmis et consorts.
Noir & Blanc Dans les cuisines de ce restaurant réputé une brigade de onze, en plein coup de feu : cinq métis, quatre noirs, deux blancs, huit hommes, trois femmes, deux en surpoids, un hypocondriaque. Silence absolu dans les rangs, seul le chef lance sèchement des ordres précis. Ce qu’il a commandé arrive de toutes parts devant lui qui se réserve, outre le contrôle, d’apposer la touche finale : citron vert, branche d’aneth, crustacé en extension.Les serveurs enlèvent à la volée. La région s’enorgueillit de ses moules, va pour une sea food crispy pizza : les moules doivent-elle leur taille à la présence de la raffinerie de pétrole voisine qu’on dit être la plus grande du monde ? Quant à la pâte, elle est beaucoup moins craquante que la mariée, en séance de photos sur fond de soleil couchant sur l’océan. C’est Valentine’s Day. A une portée de fusil d’ici, dans une grotte avec vue sur mer imprenable, on a récemment mis à jour des artéfacts utilisés par mes aïeux il y a 165 000ans. Les chercheurs n’en ont pas terminé l’inventaire mais savent d’ores et déjà que les coquillages formaient la part du lion du menu.
Rouge Le bleu du bâtiment pourrait prolonger celui de l’Océan mais l’eau du port est rouge. Dix requins pantelants gisent en plein soleil, à même le quai, devant l’entrée d’un fish &chips. Un ouvrier les arrose à jet continu évacuant dans le port ce qu’il leur reste de sang. Au moment où je sors un appareil photo un homme accourt, inquiet, et m’assure que ces requins n’appartiennent pas à une espèce protégée ; il est très convaincant bien que ne portant pas de harpon. Un camion arrive et les embarque au palan : ils partent en Australie, tous frais payés. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la couleur de l’eau. Une usine de conditionnement de sardines occupe le quai suivant, alimentée à flots continu par les bateaux : ce sont ses rejets qui colorent le port. On comprend mieux dans quel piège ont été pris ces malheureux requins qui n’ont pas eu la bonne idée d’appartenir à une espèce protégée. Cette marée sanglante fait le bonheur de dizaines de pêcheurs alignés surla jetée et qui relèvent, à chaque lancer de cuiller, des hadas qui se trouvent être d’autres victimes collatérales de la pêche à ces abruties de sardines : qui apprendra aux sardines à voyager individuellement plutôt qu’en boule affolée. Mis en appétit, nous choisissons un autre caboulot et optons pour un… fish & chips, sans requins sur la terrasse. L’écran géant retransmet un match de cricket opposant l’Afrique du Sud à… l’Australie. Qui, hors du Commonwealth, a jamais compris les règles du cricket ? Il reste l’élégance de arbitres coiffés de panamas et le masque des batteurs, casqués comme des footballeurs américains, dans ce sport où jamais on ne se touche. Un pick-up qui n’a pas osé le rouge remonte un bateau, affuté et lourdement motorisé, un bateau de guerre dont le nom sur la coque, en noir et en français est Assassin.
Bleu Les géographes ont décidé que la pointe où le continent rend les armes au sud délimitait deux océans, l’Indien à l’Est, l’Atlantique à l’Ouest. Cape Agulhas ne doit pas son nom aux aiguilles de pins qui seraient bien en peine de survivre ici, encore moins aux aiguilles de schiste, en première ligne, mais à l’observation des premiers marins portugais qui, croisant là il y a cinq siècles, constatèrent que l’aiguille des compas indiquait strictement le nord au passage de ce cap. Dans une ambiance de finisterre deux océans furieux s’affrontent-ils jour et nuit pour défendre leur territoire ou pour ne pas décevoir les géographes autour de ce méridien, le 20ème est, tranchant le continent et l’océan? En réalité, c’est là que se rencontrent le feu descendu de l’équateur et la glace remontée de l’Antarctique. L’Indien résiste refusant qu’on vienne geler ses côtes et contraignant le courant froid à remonter l’Atlantique. On accède au feu du phare par quatre volées d’échelles abruptes pour constater que les deux océans sont uniformément bleus. Plus loin, avec ses maisons de pêcheurs basses, chaulées comme en Irlande, Arniston malgré son R ne manque pas de charme.
Vert Les moutons sont des Suffolks et les vaches des Jersiaises, un ferry à chaîne doit nous permettre de traverser la Breede River tandis qu’un crachin persistant confirme l’impression d’être en Cornouaille en septembre. Mais le ferry, petite plate d’acier contenant deux voitures, est halé à bras d’hommes, trois Sisyphe noirs enchaînés à un câble.Successivement ils partent de la proue (réversible en poupe au retour, mais est-ce encore un bateau, qui jamais ne quitte son ancre?), enroulent, comme les bolas d’un gaucho, une chaîne lestée autour du filin d’acier, enfilent le baudrier et se dirigent vers la poupe. Arrivés là, ils recommencent. Je m’harnache, je hale, j’ahane, pourrais-je être plus blanc sous le harnais ? Sur l’autre rive, un cow-boy noir en bleu chevauche un quad jaune pour, décrivant d’amples demi-cercles, rassembler des bovins indociles. Sur les collines, les parcelles immenses sont d’un vert infini, les élevages d’autruches alternent avec ceux de moutons.
Jaune Cette vaste ferme du Baavianskloof, dans l’est du Karoo, propose des emplacements de camping. Comme vous êtes seuls, vous choisissez la vue sur les croupes de grès rose que, tout à l’heure, le soleil enflammera. Il est temps de penser au feu. Courbé dans les taillis d’acacias vous voilà en quête, quelques branches, menu fretin, pas de quoi faire des étincelles, jusqu’au moment où vous devinez la dépouille d’un jeune acacia, abattu depuis longtemps. Il est deux fois plus long que vous et en pèse bien la moitié. Vous lui racontez des histoires, que vous allez le réchauffer, l’incinérer, bref, lui offrir une sépulture le soustrayant aux milliers de bestioles qui le rongent, pour l’amadouer, pour qu’il vous épargne d’une épine lorsque vous le prendrez à l’épaule. Mais un arbre seul n’a jamais fait un feu. Deux souches, légères tant elles sont minées, tant elles ont nourri, seront ses compagnes de bûcher. Maître de cérémonie, vous appariez les souches puis formez un trio avec le tronc : elles l’auront vite coupé en deux. Vous voilà avec quatre morceaux, la fête peut commencer. Une souche en flamme sur les braises, les deux troncs en croix par-dessus, la dernière souche enfin. Feu d’artifice. Bilan probable malgré les sommations (sommations :heurter le bois contre le sol attendre pour permettre aux habitants de quitter les lieux et chercher une autre cantine, recommencer jusqu’à évacuation totale), quelques dizaines de fourmis et consorts.
Noir & Blanc Dans les cuisines de ce restaurant réputé une brigade de onze, en plein coup de feu : cinq métis, quatre noirs, deux blancs, huit hommes, trois femmes, deux en surpoids, un hypocondriaque. Silence absolu dans les rangs, seul le chef lance sèchement des ordres précis. Ce qu’il a commandé arrive de toutes parts devant lui qui se réserve, outre le contrôle, d’apposer la touche finale : citron vert, branche d’aneth, crustacé en extension.Les serveurs enlèvent à la volée. La région s’enorgueillit de ses moules, va pour une sea food crispy pizza : les moules doivent-elle leur taille à la présence de la raffinerie de pétrole voisine qu’on dit être la plus grande du monde ? Quant à la pâte, elle est beaucoup moins craquante que la mariée, en séance de photos sur fond de soleil couchant sur l’océan. C’est Valentine’s Day. A une portée de fusil d’ici, dans une grotte avec vue sur mer imprenable, on a récemment mis à jour des artéfacts utilisés par mes aïeux il y a 165 000ans. Les chercheurs n’en ont pas terminé l’inventaire mais savent d’ores et déjà que les coquillages formaient la part du lion du menu.
Visite des klongs English translation pending
Bonjour,
Je prépare notre voyage en Thailande pour la fin avril 2014, en trouvant beaucoup d'info sur ce site. Tout le monde ici parle de la visite des klongs avec Thuan, je l'ai contacté en MP, mais il ne fait plus de visites des klongs, avez vous des infos pour que l'on puisse visiter ces klongs le mieux possible d'une autre façon ? Merci pour vos réponses Ingrid
Je prépare notre voyage en Thailande pour la fin avril 2014, en trouvant beaucoup d'info sur ce site. Tout le monde ici parle de la visite des klongs avec Thuan, je l'ai contacté en MP, mais il ne fait plus de visites des klongs, avez vous des infos pour que l'on puisse visiter ces klongs le mieux possible d'une autre façon ? Merci pour vos réponses Ingrid
MSC Fantasia, départ le 20 juillet 2014 de Venise English translation pending
Bonjour tout le monde !
Nous partons pour notre 1ère croisière MSC cet été. Nous avons déjà fait une transatlantique Costa, pour notre voyage de noce, il y a 2 ans et avons attrapé le virus ! 😛
Cette fois nous partons avec nos 2 filles de 6 et 12 ans et sommes preneurs de tous les conseils que vous pourrez nous donner sur cette destination (Italie, Grèce, croatie), mais aussi sur l'organisation MSC en comparaison de Costa.
N'hésitez pas à échanger avec nous aussi sur ce post si vous partez pour la même croisières, ça nous donnera l'occasion de faire connaissance avant le départ et d'échanger nos bons plans, avant un apéro bien mérité sur le bateau !! 😏
@ vous lire donc !
Isa&Nico
Nous partons pour notre 1ère croisière MSC cet été. Nous avons déjà fait une transatlantique Costa, pour notre voyage de noce, il y a 2 ans et avons attrapé le virus ! 😛
Cette fois nous partons avec nos 2 filles de 6 et 12 ans et sommes preneurs de tous les conseils que vous pourrez nous donner sur cette destination (Italie, Grèce, croatie), mais aussi sur l'organisation MSC en comparaison de Costa.
N'hésitez pas à échanger avec nous aussi sur ce post si vous partez pour la même croisières, ça nous donnera l'occasion de faire connaissance avant le départ et d'échanger nos bons plans, avant un apéro bien mérité sur le bateau !! 😏
@ vous lire donc !
Isa&Nico
Thaïlande en novembre 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un jeune couple de 30 ans et prévoyons pour Novembre 2014 un voyage en Thaïlande, pays qui nous attire énormément et qui nous fait rêver. Nous partons durant un mois en sac à dos car nous voulons à tout prix éviter les bus blindés, les visites en file indienne imposées… nous voulons être libres dans nos choix, dans nos mouvements et dans nos déplacements.
Mais quand bien même, un voyage comme celui-ci demande un minimum d’organisation. Nous avons déterminé peu de destinations car nous ne voulons pas passer notre séjour à courir partout, c’est-à-dire vouloir tout voir et au final ne pas profiter à 100% des choses que ce pays va nous offrir. Nous souhaitons juste durant la dernière semaine nous poser sur une ile du sud, mais les 3 premières semaines restent libres.
A notre arrivée sur Bangkok, nous souhaitons aller à Kanchanaburi (Chutes d’Erawan et peut être le temple des tigres mais encore beaucoup d’hésitation car beaucoup d’avis divergent sur les forums) pendant 2 à 3 jours, ensuite retourner sur Bangkok pour prendre le train de nuit vers Chiang Mai. Nous comptons rester dans cette région peut être une quinzaine de jours car apparemment il y a plein de choses à voir et à y faire. Nous comptons d’ailleurs faire un treck de 3 jours dans la jungle, puis découvrir les alentours. Enfin, nous redescendrons dans le sud sur une île pas trop touristique durant une semaine (nous n’avons pas encore fait notre choix, mais sommes tentés par Koh Lanta) et pour finir 2 jours à Bangkok.
Je souhaiterais trouver des conseils (où dormir, où manger, quelles visites, quelles excursions…) mais également des contacts Français sur les villes de Kanchanaburi et Chiang Mai ainsi que vers les iles du Sud ou autres afin d’échanger… et j’avoue que je serais rassurée de « connaître » des Français à nos points de chute, même si selon les différents forums, la langue n’a pas l’air d’être une barrière. Je souhaite optimiser et profiter un maximum de ce voyage qui sera un voyage extraordinaire, j’en suis sûre !
Nous adorons la nature, l’aventure, tenter de nouvelles choses, découvrir la culture, la façon de vivre de ce pays. J’ai créé un compte Facebook uniquement dédié à ce voyage pour échanger sur ce sujet. Voici le lien :
https://www.facebook.com/sanka.thai.7
N'hésitez pas à partager vos liens, vos blogs ect...
En espérant vous retrouver très prochainement,
Vous remerciant déjà pour vos réponses et vos conseils.
Nous sommes un jeune couple de 30 ans et prévoyons pour Novembre 2014 un voyage en Thaïlande, pays qui nous attire énormément et qui nous fait rêver. Nous partons durant un mois en sac à dos car nous voulons à tout prix éviter les bus blindés, les visites en file indienne imposées… nous voulons être libres dans nos choix, dans nos mouvements et dans nos déplacements.
Mais quand bien même, un voyage comme celui-ci demande un minimum d’organisation. Nous avons déterminé peu de destinations car nous ne voulons pas passer notre séjour à courir partout, c’est-à-dire vouloir tout voir et au final ne pas profiter à 100% des choses que ce pays va nous offrir. Nous souhaitons juste durant la dernière semaine nous poser sur une ile du sud, mais les 3 premières semaines restent libres.
A notre arrivée sur Bangkok, nous souhaitons aller à Kanchanaburi (Chutes d’Erawan et peut être le temple des tigres mais encore beaucoup d’hésitation car beaucoup d’avis divergent sur les forums) pendant 2 à 3 jours, ensuite retourner sur Bangkok pour prendre le train de nuit vers Chiang Mai. Nous comptons rester dans cette région peut être une quinzaine de jours car apparemment il y a plein de choses à voir et à y faire. Nous comptons d’ailleurs faire un treck de 3 jours dans la jungle, puis découvrir les alentours. Enfin, nous redescendrons dans le sud sur une île pas trop touristique durant une semaine (nous n’avons pas encore fait notre choix, mais sommes tentés par Koh Lanta) et pour finir 2 jours à Bangkok.
Je souhaiterais trouver des conseils (où dormir, où manger, quelles visites, quelles excursions…) mais également des contacts Français sur les villes de Kanchanaburi et Chiang Mai ainsi que vers les iles du Sud ou autres afin d’échanger… et j’avoue que je serais rassurée de « connaître » des Français à nos points de chute, même si selon les différents forums, la langue n’a pas l’air d’être une barrière. Je souhaite optimiser et profiter un maximum de ce voyage qui sera un voyage extraordinaire, j’en suis sûre !
Nous adorons la nature, l’aventure, tenter de nouvelles choses, découvrir la culture, la façon de vivre de ce pays. J’ai créé un compte Facebook uniquement dédié à ce voyage pour échanger sur ce sujet. Voici le lien :
https://www.facebook.com/sanka.thai.7
N'hésitez pas à partager vos liens, vos blogs ect...
En espérant vous retrouver très prochainement,
Vous remerciant déjà pour vos réponses et vos conseils.
Que voir au... Rwanda English translation pending
Que voir au Rwanda ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans ce pays (carte).
1- Villes et patrimoine culturel Butare : appelé aussi parfois par son nouveau nom de Huye, Butare était autrefois la capitale coloniale du Rwanda. La ville, à vocation universitaire, abrite une cathédrale et surtout le Musée national du Rwanda. Le Mémorial du Génocide de Gikongoro est à quelques kilomètres.Cyangugu : une localité au sud du lac Kivu pouvant servir de point de départ pour visiter le Parc national de Nyungwe ou les sources chaudes de Nyakabuye.Gisenyi : cette bourgade sur le lac Kivu (et dans le prolongement de Goma en RDC) propose quelques plages et des possibilités de balades en bateau et autres activités nautiques.Kibuye : c'est l'autre "station balnéaire" du lac Kivu avec un superbe panorama sur le lac. Pas loin, un mémorial de la guerre civile et les cascades de Ndaba.Kigali : la capitale rwandaise est une ville agréable, malgré son million d'habitants, avec de très nombreux services et commerces appréciés notamment des expatriés. Le Mémorial du Génocide de Kigali est son principal site d'intérêt.Mémorial du Génocide : plusieurs villes ou villages du Rwanda ont un Mémorial du Génocide. Outre à la capitale, il en existe notamment à Gikongoro, Ntarama, Nyamata...Nyanza : cette ville du sud abrite l'ancien palais de la monarchie rwandaise désormais transformé en petit musée.Ruhengeri : c'est la petite ville point de départ pour le Parc national des Volcans et ses gorilles, ou encore les grottes (aménagées) de Musanze.2- Patrimoine naturel Chutes Rusumo : des chutes d'une quinzaine de mètres de hauteur à la frontière avec la Tanzanie.Congo Nile trail : 230 km de chemins parallèles au lac Kivu permettant de découvrir en 4x4, en vélo/VTT ou à pied cette partie du territoire. Lac Kivu : grand lac frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo. Il offre quelques plages, plus des opportunités nautiques ou de pêche du côté de Gisenyi et Kibuye.Parc national Akagera : une réserve limitrophe de la Tanzanie avec des girafes, éléphants, hippopotames, zèbres, gazelles, singes, oiseaux, etc. Par le passé le site a été un temps aménagé pour accueillir les réfugiés de la guerre civile.Parc national de Nyungwe : grand parc forestier d'altitude situé au sud-ouest, à la frontière du Burundi. Il est connu pour abriter des singes et des oiseaux. On peut y faire des treks et de la canopée.Parc national des Volcans : c'est l'attraction principale du pays avec ses volcans et surtout les populations de gorilles des montagne qui vivent sur ce site forestier d'altitude. C'est là aussi qu'est situé le centre de recherche créé par Dian Fossey. On peut y randonner.3- Le plus apprécié...
Kibuye; Parc national Akagera; Parc national des Volcans.
- © VoyageForum -
1- Villes et patrimoine culturel Butare : appelé aussi parfois par son nouveau nom de Huye, Butare était autrefois la capitale coloniale du Rwanda. La ville, à vocation universitaire, abrite une cathédrale et surtout le Musée national du Rwanda. Le Mémorial du Génocide de Gikongoro est à quelques kilomètres.Cyangugu : une localité au sud du lac Kivu pouvant servir de point de départ pour visiter le Parc national de Nyungwe ou les sources chaudes de Nyakabuye.Gisenyi : cette bourgade sur le lac Kivu (et dans le prolongement de Goma en RDC) propose quelques plages et des possibilités de balades en bateau et autres activités nautiques.Kibuye : c'est l'autre "station balnéaire" du lac Kivu avec un superbe panorama sur le lac. Pas loin, un mémorial de la guerre civile et les cascades de Ndaba.Kigali : la capitale rwandaise est une ville agréable, malgré son million d'habitants, avec de très nombreux services et commerces appréciés notamment des expatriés. Le Mémorial du Génocide de Kigali est son principal site d'intérêt.Mémorial du Génocide : plusieurs villes ou villages du Rwanda ont un Mémorial du Génocide. Outre à la capitale, il en existe notamment à Gikongoro, Ntarama, Nyamata...Nyanza : cette ville du sud abrite l'ancien palais de la monarchie rwandaise désormais transformé en petit musée.Ruhengeri : c'est la petite ville point de départ pour le Parc national des Volcans et ses gorilles, ou encore les grottes (aménagées) de Musanze.2- Patrimoine naturel Chutes Rusumo : des chutes d'une quinzaine de mètres de hauteur à la frontière avec la Tanzanie.Congo Nile trail : 230 km de chemins parallèles au lac Kivu permettant de découvrir en 4x4, en vélo/VTT ou à pied cette partie du territoire. Lac Kivu : grand lac frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo. Il offre quelques plages, plus des opportunités nautiques ou de pêche du côté de Gisenyi et Kibuye.Parc national Akagera : une réserve limitrophe de la Tanzanie avec des girafes, éléphants, hippopotames, zèbres, gazelles, singes, oiseaux, etc. Par le passé le site a été un temps aménagé pour accueillir les réfugiés de la guerre civile.Parc national de Nyungwe : grand parc forestier d'altitude situé au sud-ouest, à la frontière du Burundi. Il est connu pour abriter des singes et des oiseaux. On peut y faire des treks et de la canopée.Parc national des Volcans : c'est l'attraction principale du pays avec ses volcans et surtout les populations de gorilles des montagne qui vivent sur ce site forestier d'altitude. C'est là aussi qu'est situé le centre de recherche créé par Dian Fossey. On peut y randonner.3- Le plus apprécié...
Kibuye; Parc national Akagera; Parc national des Volcans.
- © VoyageForum -
Manifestations à Bangkok (part. 2) English translation pending
Bonjour,
Le fil précédent de cette discussion étant arrivé à saturation, nous vous proposons de continuer celle-ci ici.
L'équipe VoyageForum
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L'équipe VoyageForum
Température en Europe du Nord et St Pétersbourg en juin English translation pending
Bonjour,
Nous serons sur le Costa Luminosa le 7 juin prochain au départ de Copenhague. Quel degré de température devons-nous s'attendre? Pourrons-nous profiter de la piscine extérieure. Les escales sont Helsinki, Talinn, St-Peterburg et Stockolm.
Merci de faire le suivi. Aline
Nous serons sur le Costa Luminosa le 7 juin prochain au départ de Copenhague. Quel degré de température devons-nous s'attendre? Pourrons-nous profiter de la piscine extérieure. Les escales sont Helsinki, Talinn, St-Peterburg et Stockolm.
Merci de faire le suivi. Aline
Déplacements internes en Thaïlande et itinéraire English translation pending
Bonsoir,
Après réflexion et plusieurs recherches, notre itinéraire a un peu évolué. Nous partons en couple pour 17 jours sur place début mars mais on s'interroge pas mal sur les déplacements et l'organisation. On voudrait optimiser cela en créant notre itinéraire selon nos envies et possibilités (temples/villes, découvrir la nourriture thaï et la culture, plage, activités et beaux paysages). On veut bouger, du dépaysement et de la découverte avec du dynamisme et un peu de repos à la plage quand même.
Voici l'itinéraire avec une idée du programme (on a encore le temps de changer quelques trucs mais ça serait bien de le fixer pour la fin du mois pour pouvoir réserver quelques nuits en guesthouse).
Jour 1 : arrivée à Bangkok vers 18h + nuitJour 2 : Bangkok (temples) et Amphawa (marché flottant/lucioles) + nuit Jour 3 : Erawan (les 7 cascades) et Kanchanaburi (grotte, train de la mort, pont Kwaï) + nuit Jour 4: Kanchanaburi (centre-ville) et un arrêt à Ang Thong et Lopburi + nuit Jour 5: Ayutthaya et retour à Bangkok + nuit Jour 6: Bangkok + nuit Jour 7: Chiang Rai + nuit Jour 8: Chiang Rai et Chiang Mai (temples, marché de nuit) + nuit Jour 9: Chiang Mai (activités) + nuit Jour 10: Chiang Mai (cours de cuisine), Doi Inthanon + nuit à Chiang Mai Jour 11: Parc éléphant + nuit à Chiang Mai Jour 12 : Chiang Mai et vol vers Krabi – Krabi (visite) ou Railay + nuit Jour 13 : Ko Phi Phi Don en Ferry + nuit Jour 14 : long tail pour voir Ko Phi Phi Leh et autour + retour à Railay + nuit Ao Nang Jour 15 : Excursion à Phang Nga Bay + nuit à Ao NangJour 16 : Excursion à Ko Hong+ nuit à Ao Nang Jour 17 : retour à Krabi, vol pour Bangkok, shopping et vol retour vers Paris pendant la nuit.
Est-ce que ça serait mieux de réserver les nuits pour Bangkok, Chiang Mai et Ao Nang en dehors de la première nuit ou d'aviser sur place en fonction de la première nuit?
Pour aller à Amphawa, Erawan, Kanchanaburi, Lopburi et Ayutthaya, on pense louer une voiture pour gagner du temps en faisant une boucle en 3 jours complets et être plus libre dans nos déplacements. Qu'en pensez vous? Est-ce que c'est mieux de louer la voiture dans le centre-ville ou à l'aéroport? ça me paraît une perte de temps et d'argent de retourner à l'aéroport mais je ne sais pas comment est la circulation dans le centre vers 15h. Si vous avez des agences de location à nous conseiller ou déconseiller, on prend note mais on a déjà fait quelques recherches (à continuer). On ne sait pas trop s'il est préférable de réserver la nuit à Amphawa car j'ai lu que les hôtels étaient souvent réservés à la clientèle thaï, certes on a la voiture pour bouger mais on aimerait bien être près du marché flottant et surtout ne pas galérer à trouver un hôtel pas trop cher sur place. Pour Lopburi, on veut juste y faire un passage mais avec le trajet/timing on se retrouverait à y dormir alors qu'on préférerait dormir à Ayutthaya, on ne réserverait pas pour être libre de s'adapter mais on veut bien des avis.
Pour Chiang Rai, on a vu un vol qui part de Bangkok. C'est forcément plus cher que le train mais ça reste correct pour nous. On hésite entre prendre le train de nuit Bangkok-Chiang Mai et aller sur Chiang Rai ensuite en bus ou bien aller directement à Chiang Rai en avion puis en bus à Chiang Mai pour éviter de faire l'aller-retour de Chiang Mai. Si vous avez des avis, des expériences ou conseils, on accepte toutes les remarques constructives pour nous aider à choisir. On trouve l'expérience du train sympa et pas chère mais on trouve qu'aller à Chiang Rai est un gain de temps mais pas économique. La ligne de train était fermée sur la fin du trajet et si c'est encore le cas en mars alors on hésiterait moins car on ne veut pas prendre le bus dans la nuit.
Pour le jour 12, le vol est déjà réservé (pour le jour 17 aussi) et nous arrivons à 14h30 à Krabi, ce qui nous bloque un peu car nous aurions aimé aller directement sur Ko Phi Phi pour y passer la soirée et la nuit mais il n'y a plus de Ferry après 15h30 et ça fait donc trop juste en partant de l'aéroport pour attraper le dernier Ferry. Si quelqu'un a réussi à le faire en ayant des bagages en soute, nous ne sommes pas certains d'y arriver.... Cela nous oblige à attendre le lendemain matin pour y aller car nous comptons réserver un bungalow sur l'île mais au lieu de passer 2 nuits, cela réduit donc à une seule nuit si on veut faire le reste. Et on a peur que ça fasse speed tout ça alors que c'est la fin du voyage détente. On a pensé à aller sur Ko Phi Phi car on a peur d'être déçu de l'excursion touristique (trop de monde, etc) et ça nous permet de tester une île même si on sait qu'elle ne plaît pas à tout le monde mais on va essayer de trouver un coin sympa. C'est un compromis. On ne sait pas où caler un tour à Railay pour la plage et l'escalade, le jour 12 ou 14? Dans les deux cas, j'ai l'impression que c'est speed, non? A moins qu'on fasse autrement pour la Baie Phang Nga. On pensait faire une excursion touristique mais c'est sûrement plus intéressant d'avoir un long tail privé qui nous fait la balade mais comment s'y prendre et à à quel endroit? J'ai déjà lu plusieurs fois qu'on peut négocier avec un long tail mais est-ce facile à trouver pour la demi-journée ou la journée en étant sûr de voir ce que l'on souhaite et un peu en dehors des circuits touristiques?
On est ouvert à toutes suggestions réalisables tant que ça ne change pas les lieux principaux (Bangkok, Chiang Mai, Chiang Rai, Krabi et autour) 😉
Après réflexion et plusieurs recherches, notre itinéraire a un peu évolué. Nous partons en couple pour 17 jours sur place début mars mais on s'interroge pas mal sur les déplacements et l'organisation. On voudrait optimiser cela en créant notre itinéraire selon nos envies et possibilités (temples/villes, découvrir la nourriture thaï et la culture, plage, activités et beaux paysages). On veut bouger, du dépaysement et de la découverte avec du dynamisme et un peu de repos à la plage quand même.
Voici l'itinéraire avec une idée du programme (on a encore le temps de changer quelques trucs mais ça serait bien de le fixer pour la fin du mois pour pouvoir réserver quelques nuits en guesthouse).
Jour 1 : arrivée à Bangkok vers 18h + nuitJour 2 : Bangkok (temples) et Amphawa (marché flottant/lucioles) + nuit Jour 3 : Erawan (les 7 cascades) et Kanchanaburi (grotte, train de la mort, pont Kwaï) + nuit Jour 4: Kanchanaburi (centre-ville) et un arrêt à Ang Thong et Lopburi + nuit Jour 5: Ayutthaya et retour à Bangkok + nuit Jour 6: Bangkok + nuit Jour 7: Chiang Rai + nuit Jour 8: Chiang Rai et Chiang Mai (temples, marché de nuit) + nuit Jour 9: Chiang Mai (activités) + nuit Jour 10: Chiang Mai (cours de cuisine), Doi Inthanon + nuit à Chiang Mai Jour 11: Parc éléphant + nuit à Chiang Mai Jour 12 : Chiang Mai et vol vers Krabi – Krabi (visite) ou Railay + nuit Jour 13 : Ko Phi Phi Don en Ferry + nuit Jour 14 : long tail pour voir Ko Phi Phi Leh et autour + retour à Railay + nuit Ao Nang Jour 15 : Excursion à Phang Nga Bay + nuit à Ao NangJour 16 : Excursion à Ko Hong+ nuit à Ao Nang Jour 17 : retour à Krabi, vol pour Bangkok, shopping et vol retour vers Paris pendant la nuit.
Est-ce que ça serait mieux de réserver les nuits pour Bangkok, Chiang Mai et Ao Nang en dehors de la première nuit ou d'aviser sur place en fonction de la première nuit?
Pour aller à Amphawa, Erawan, Kanchanaburi, Lopburi et Ayutthaya, on pense louer une voiture pour gagner du temps en faisant une boucle en 3 jours complets et être plus libre dans nos déplacements. Qu'en pensez vous? Est-ce que c'est mieux de louer la voiture dans le centre-ville ou à l'aéroport? ça me paraît une perte de temps et d'argent de retourner à l'aéroport mais je ne sais pas comment est la circulation dans le centre vers 15h. Si vous avez des agences de location à nous conseiller ou déconseiller, on prend note mais on a déjà fait quelques recherches (à continuer). On ne sait pas trop s'il est préférable de réserver la nuit à Amphawa car j'ai lu que les hôtels étaient souvent réservés à la clientèle thaï, certes on a la voiture pour bouger mais on aimerait bien être près du marché flottant et surtout ne pas galérer à trouver un hôtel pas trop cher sur place. Pour Lopburi, on veut juste y faire un passage mais avec le trajet/timing on se retrouverait à y dormir alors qu'on préférerait dormir à Ayutthaya, on ne réserverait pas pour être libre de s'adapter mais on veut bien des avis.
Pour Chiang Rai, on a vu un vol qui part de Bangkok. C'est forcément plus cher que le train mais ça reste correct pour nous. On hésite entre prendre le train de nuit Bangkok-Chiang Mai et aller sur Chiang Rai ensuite en bus ou bien aller directement à Chiang Rai en avion puis en bus à Chiang Mai pour éviter de faire l'aller-retour de Chiang Mai. Si vous avez des avis, des expériences ou conseils, on accepte toutes les remarques constructives pour nous aider à choisir. On trouve l'expérience du train sympa et pas chère mais on trouve qu'aller à Chiang Rai est un gain de temps mais pas économique. La ligne de train était fermée sur la fin du trajet et si c'est encore le cas en mars alors on hésiterait moins car on ne veut pas prendre le bus dans la nuit.
Pour le jour 12, le vol est déjà réservé (pour le jour 17 aussi) et nous arrivons à 14h30 à Krabi, ce qui nous bloque un peu car nous aurions aimé aller directement sur Ko Phi Phi pour y passer la soirée et la nuit mais il n'y a plus de Ferry après 15h30 et ça fait donc trop juste en partant de l'aéroport pour attraper le dernier Ferry. Si quelqu'un a réussi à le faire en ayant des bagages en soute, nous ne sommes pas certains d'y arriver.... Cela nous oblige à attendre le lendemain matin pour y aller car nous comptons réserver un bungalow sur l'île mais au lieu de passer 2 nuits, cela réduit donc à une seule nuit si on veut faire le reste. Et on a peur que ça fasse speed tout ça alors que c'est la fin du voyage détente. On a pensé à aller sur Ko Phi Phi car on a peur d'être déçu de l'excursion touristique (trop de monde, etc) et ça nous permet de tester une île même si on sait qu'elle ne plaît pas à tout le monde mais on va essayer de trouver un coin sympa. C'est un compromis. On ne sait pas où caler un tour à Railay pour la plage et l'escalade, le jour 12 ou 14? Dans les deux cas, j'ai l'impression que c'est speed, non? A moins qu'on fasse autrement pour la Baie Phang Nga. On pensait faire une excursion touristique mais c'est sûrement plus intéressant d'avoir un long tail privé qui nous fait la balade mais comment s'y prendre et à à quel endroit? J'ai déjà lu plusieurs fois qu'on peut négocier avec un long tail mais est-ce facile à trouver pour la demi-journée ou la journée en étant sûr de voir ce que l'on souhaite et un peu en dehors des circuits touristiques?
On est ouvert à toutes suggestions réalisables tant que ça ne change pas les lieux principaux (Bangkok, Chiang Mai, Chiang Rai, Krabi et autour) 😉
De Vegas à Key West, 7 000 km en Harley English translation pending
Hi guys, how’s going ?
De retour sur le forum pour un petit feedback sur mon dernier roadtrip aux USA. Séjour du 28sept au 20oct 2013.
Nous sommes partit à 3. Un bro du moto club, mon frère et moi. 3 motards de 28-29 ans avec une bonne expérience de la route et quelques kil au compteur. Soif d’ailleurs et de liberté que seules les grandes plaines de la mère patrie d’Harley Davidson semblaient pouvoir combler… Doux rêve ! Décision rapidement prise, ce sera Vegas à Key West en Streetglide ! 5500km prévus, 7000 au final.
Parenthèse pratique, locations et tarifs, motos et vols. Choix des brêles : seul sur la moto, besoin d’un peu de place pour un minimum de matos et de confort mais avec du style ) la Streetglide s’imposait et a rempli sa mission ! Détail de location tout compris pour 21jours par l’agence cooldrive.fr chez Eaglerider (ER par la suite), pas la peine de demander on a cherché beaucoup et on a pas trouvé mieux ! 3450 € tout inclus
Détail du tarif : tarif de base 946 décharge obligatoire vip 316 supplément e-vip zero 193 (-> franchise 0 usd, dégâts pneus couverts, remorquage jusqu’à 100 usd) SLI 438 ( couverture -> 1 mio usd ) miles illimités 667 frais aller simple 665 taxe environnement 115 taxe locale 261 réduction pour réservation anticipée -151
Concernant les vols, réservés par e-booker 946.8 chf
départ Zurich 28.09.2013 à 09h55 escale chicago 3h15 arrivée Vegas 17h39
départ miami 19.10.2013 à 19h40 escale zurich 20.10.2013 2h10 arrivée genève 13h55
Parenthèse pratique bis, matériel à prendre. Je pense ouvrir une autre discussion à ce propos après avoir terminé ce post où vous pourrez trouver ma checklist complète. En gros il faut se limiter au minimum nécessaire, toutes nos affaires devaient tenir dans un petit sac de sport de 40l litres par personne. La place non utilisée serait pour les souvenirs. Si vous partez à plusieurs évitez les doublons ! 1 pour 3 est suffisant pour bien des choses… Seuls les vêtements, le rasoir et la brosse à dent ne se partagent pas.
JOUR1 : maman taxi jusqu’à l’aéroport. Vol avec Swiss toujours sans problèmes, personnel aimable, écran individuel, pleins de films, séries etc à voir, nourriture et boissons en suffisance. Escale à Chicago, passage à la douane US en ½ heure, transfert de nos bagages et passage des contrôles sécurité pour notre vol intérieur. Reste bien 2h à attendre… Trouvé un bar / pub sympa histoire de descendre quelques bières. Vol UA pour Vegas, nourriture et boisson moyennant finance si besoin. Survol en fin d’aprem de Grand Canyon Ouest et de Lake Mead, vue magnifique ! Puis aperçu furtif des grands hôtels du strip à l’atterrissage. Dans le terminal de l’aéroport les choses sont claires, machines à sous et ambiance casino de rigueur te rappellent de suite où tu débarques. Pas s’emmerder, tacot jusqu’à l’hôtel-casino Stratosphere qui était déjà réservé, petite sieste en chambre pour se mettre en condition avant d’aller goûter l’ambiance locale. 20h go départ à pieds, remonter le strip pour trouver où manger. Première impression, le strip c’est long… et pas toujours intéressant. Pour ce premier repas ce sera Outback Grill & Steakhouse, grosse pièce de viande et bières, normal quoi ! Coin sympa placé à l’étage, service impecc. Suite de notre visite nocturne du strip, photos des hôtels déments, arrêts cocktails et un peu de black-jack au casino du Cesar. On repart les 3 avec un bilan positif pour finir notre tour et rentrer boire encore quelques verres au bar de l’hôtel avant d’aller se coucher vers 5h du mat.

JOUR2 : première urgence en se levant, appeler ER Vegas ! Les brêles sont prêtes, un chauffeur vient nous prendre à 11h. Ca nous laisse 2h pour se réveiller, laver et boire un caf’ avec un pain banane au Starbucks de l’hôtel où il y a file… Une bonne dizaine de minutes en minibus sont nécessaires pour rejoindre l’agence ER, feuilles de réservations, passeports et permis de conduire présentés, embarquer un casque bol inclus dans la loc et voilà nos compagnes pour les 3 prochaines semaines. 1 matt black, 1 vivid black et 1 genre glossy red, au moins pas de risques de se les échanger ! Pneus neufs, freins à 90%, tout fonctionne. Entre 24 et 30'000 km au compteur, bien rodées, ça roulera tout seul et sans ennuis. Direction le commencement du strip et le fameux panneau Welcome to fabulous Las Vegas Nevada pour la photo avec le big smile et la sensation que cette fois c’était partit pour de vrai ! Puis descente du strip en bécane (pas rapide en journée avec le trafic) avec arrêt au Harley Davidson Café pour boire… un soda ! Ok pour la photo mais sans plus, n’achetez rien ici, préférez le shop sur Fremont ou l’agence Harley (qu’on a pas pris le temps de faire, snif). Ensuite reste de l’aprem Coronas et volley dans la piscine de l’hôtel.

Puis départ pour Fremont Street. On repère des Harleys garées pas loin alors on se pose là, devant le Hogs & Heifers Saloon Vegas. Accueil bourru, blagues grasses, ambiance bikers assurée, serveuses au top ! On boit 2 bières, plaisante avec les serveuses et je demande à la miss qui fait la loi à l’entrée si on peut laisser les brêles ici le temps d’aller voir Fremont. « Le premier qui touche à vos bécanes je le butes moi-même » !!! me voilà rassuré.

Visite rapide de la rue, du shop Harley bien fourni et arrêt à un stand hot dogs dans une salle de machines à sous pour croquer. Hot-dogs grands comme un avant bras, blindés de tout et n’importe quoi, y compris plein de jalapenos ! Après avoir vaincu le hot-dog restait à vaincre Vegas ce soir encore, enfilé dans un casino, direction tables de black jack où les croupières en petites tenues passaient des tables à la barre de pole dance, GAAASP ! Magnifique mais fort déconcentrant, surtout pour mon frangin qui y a laissé ses 100$. Ambiance excellente, beaucoup moins coincée que sur le strip, même qu’elles t’aident un peu quand t’es perdu, bien causé, plaisanté et fait plaisir aux yeux. Et des pépettes dans les poches en + pour moi et mon pote. Retour au H&H en reboire 2 puis retour à l’hôtel pour monter sur la tour faire les attractions d’où la vue de nuit sur Vegas est magnifique et puisque j’étais là sauté du 107e étage. C’est haut mais pas exceptionnel, heureusement que la miss m’a fait le prix militaire quand je lui ai dit que je servais mon pays. Un dernier verre avant d’aller se coucher car la route nous attendait le lendemain. Avec le doux sentiments d’avoir lessivé Vegas car nous partions tous en positif au final ( de quelques centaines de dollars).
JOUR3 : réveil à 7h, étude pour trouver le moins pire moyen de ranger les affaires dans les sacoches des motos, arrêt Starbucks petit déj, pas grand monde à cette heure heureusement puis go rejoindre l’Arizona et la légendaire 66. La température déjà bonne n’allait pas arrêter de s’élever pour égaler les 40°C de la veille sous un soleil de plomb et sec. Attention de prévoir assez d’EAU pour la route. On avait fait des réserves au shop de l’hôtel donc pas de soucis. Prochaine halte prévue Oatman (Az), attention après Bullhead évitez Silver Creek Rd qui est de terre et de graviers à moins d’être très expérimenté. Il y a l’itinéraire normal plus au sud. Nous avons bien sûr décidé de passer par… la route en graviers et on s’est bien marré, couverts de poussière même si les Streetglides ne sont de loin pas aussi agiles que des dirtbikes et qu’on avait un peu peur de crever un gommard ici. Arrivés à Oatman sans pertes à déplorer il fallait urgemment boire une pisse pour faire descendre la poussière. Ensuite visite du bled, bonjour les ânes, photos et premier col. Le Sitgreaves Pass à 3550 feet. La route est magnifique, surtout la descente sur Kingman (Az) mais faut être très attentif aux trous et aux rochers présents de manière aléatoire sur la route. Premier étonnement voir des écriteaux Flooding Area et Watch for ice dans un quasi désert où les cours d’eau sont beaux secs et qu’il fait pas loin de 40°C. Kingman, 1er arrêt carburant et Mr. D’z route 66 Diner pour casser la croûte. Ensuite suivre la 66, halte à l’immanquable General Store de Hackberry le temps de boire un Dr Pepper et de prendre des photos du bric à brac organisé avant de compléter l’étape du jour jusqu’à Seligman (Az). Coin très historique et lié à l’histoire de la 66. Malheureusement peu animé lorsque nous y étions et pratiquement en ruine la crise étant passée par là. Presque une ville fantôme. L’hôtel Canyon Lodge avec la chambre James Dean était très bien et le propriétaire pas avare en conseils, bikers bienvenus. Par contre le Lilo’s Café pas top. Peu de plats inscrits sur la carte disponibles, nappes sales et mes 2 amis se demandaient ce que c’était dans leurs assiettes ?!

JOUR4 : Petit déj rapide inclus avec la chambre. Température matinale plus fraîche mais agréable. On quitte la 66 un peu après pour descendre sur la Prescott Valley. La route ensuite est magnifique en passant par Jerome (Az) pour arriver à Sedona (Az). Petite ville charmante au milieu de paysages westerns magnifiques ! Sedona Pizza Company pour déjeuner, bonne pizza avec un Angry Orchard Cider au poil. Poursuite du trajet pour rejoindre Flagstaff (Az), la route est toujours aussi agréable et magnifique pour les motos. Paysages de type alpins et température très agréable l’aprem. Découverte de Flagstaff, sa gare et son centre. On trouve une chambre au Monte Vista pour 2 nuits. Très bien placé mais cher. L’hôtel est un beau bâtiment historique avec un café, un bar et une salle de jeu. Le personnel est accueillant et serviable mais l’intérieur est très usé et mériterait une grande rénovation. Apéro au Monsoon on the Rim (bar genre asiat et sushis) au soleil sur la terrasse avec bière et rouleaux de printemps. La serveuse était du genre à faire de l’ombre au soleil tellement elle était mignonne. Pour le repas c’est Lumberyard Brewing Company, bière locale sauf pour mes acolytes qui avaient oubliés leurs ID, le comble dans une brasserie, et bonne pièce de viande. Après quelques verres au bar de l’hôtel direction le lit.

JOUR5 : on quitte Flagstaff par la 180 jusqu’à rejoindre la 64 à Valle (Az) où on s’arrête manger un sandwich pour le petit déj. Quelques belles caisses américaines autour de la station service. Puis on continue direction Grand Canyon Village et là premier panneau qui indique National Park Closed. Le shutdown nous était encore totalement abstrait à ce moment. Nous avons donc continué notre route jusqu’à l’entrée du parc, on nous dit que la parkroad est ouverte pour traverser mais que le parc et les emplacements sont fermés, qu’on a pas le droit de s’arrêter. Alors que j’en cause avec les bros, un biker, vét du nam s’arrête à notre hauteur et nous briefe sur la situation. Il a traversé le jour d’avant en RV, des gardes et des cônes empêchent les gens de s’arrêter, du moins en RV, mais en motos doit y avoir moyen et qu’il a pas risqué son cul pour son pays pour qu’on lui interdise l’accès de ce qui appartient à tous ! Nous voilà donc à 4 à traverser et mis à part quelques endroits où les gardes étaient présents on a pu accéder à tous les points de vue. Mais il s’agissait du dernier parc qu’on ait pu voir. Très belle route, paysages immanquables ! Fin de la boucle et retour à Flagstaff. Repas du soir au Tinderbox Kitchen, petit resto sympa, très bonne cuisine qui change des habituels steaks et burgers. Suite de la soirée prévue au Museum Club et en taxi car le mercredi soir c’est 5$ entrée puis 2$ l’alcool fort et 1 dime la bière ! Ambiance géniale, passage obligé !

JOUR6 : halte au supermarché pour le café et un tacos avant de longs kils de I40 avec dans l’idée de pouvoir au moins traverser Petrified Forest NP par la route. Mais pas de chance cette fois l’accès était bien bloqué. Détour obligé pour pouvoir retrouver notre itinéraire direction Alpine (Az) avec une route agréable les derniers km avant la destination. L’endroit étant minuscule et l’avance considérable puisque nous n’avons pu nous arrêter à Petrified Forest, nous décidons de continuer jusqu’à Socorro (NM). Très belle route entre montagnes et forêts de pins puis traversée des grandes plaines, horizon et herbes hautes à perte de vue. Pas fâchés d’arriver à Socorro, on s’y arrête au Best Western, en général une valeur sûr. Et celui-ci n’y fait pas exception. On a mangé à Socorro Springs Brewing Company situé à 2 pas de l’hôtel. Il y avait beaucoup de monde et de familles, du coup on a eu un peu d’attente mais le repas était bon et la bière locale aussi.

JOUR7 : Petit déj inclus à l’hôtel puis départ avec pour destination Roswell (NM) et ses OVNIs. Découverte incroyable de la Valley of Fires Recreation Area vers Carrizozo (NM). Faune, flore et roches volcaniques… Une belle promenade pour se dégourdir les jambes. L’arrivée à Roswell est plus difficile, plus désertique la température avoisine à nouveau les 40°C. Arrêt à la concession Harley du coin pour faire quelques achats. Puis direction le Day Inn pour prendre une chambre. Dommage que la piscine était fermée ! Déjeuner presque en face au Cattle Baron Steak and Seafood. Très bien. Puis visite inévitable du UFO International Museum, vraiment nul… Le soir repas au Pepper Grill & Bar, bonne nourriture mexicaine et live music.

JOUR8 : il fait froid et le vent souffle en latéral, la descente direction le Texas au travers des pompes à pétrole n’est vraiment pas agréable. Avec en plus des camions qui transportent du brut en quantité incroyable. L’arrêt du jour à White City (Tx) pour voir le Carlsbad Caverns NP étant annulé on descend jusqu’à Pecos (Tx) où un arrêt pizza est obligatoire pour se réchauffer. La route s’améliore nettement pour devenir vraiment agréable vers le Wild Rose Pass et Old Lincoln avant d’arriver à Fort Davis (Tx) où on a pas pu voir le fort forcément… Mais la ville est jolie et des panneaux scenic loop nous ont interpellé. On avait encore bien du carburant et suffisamment de temps pour le détour, qui s’est avéré bien plus long que prévu… comptez env 75 miles et 1h30 par la Tx166 et 118 qui en valent vraiment la peine. Une route vraiment agréable qui serpente entre collines et montagne. Reprise de notre itinéraire de base et descente jusqu’à Marfa (Tx). Le El Cosmico où l’on pensait dormir dans un teepee ou une vieille caravane US était plein du coup on est descendu au Thunderbird Motel. Très bien mais un peu bruyant pour celui qui dort sous la clim. Dîner au Maiya’s, resto très représentatif du milieu chic-artistique présent à Marfa. La nourriture y était excellente mais nos dégaines bikers n’y semblaient pas trop bien accueillies et les tarifs un peu chéros. Le Lost Horse Saloon était par contre bien plus dans notre registre. Une serveuse derrière un bar usé, un vieux piano détruit, des tables de billards en piteux état et une petite cour avec quelques souches pour s’asseoir et des chaises pliables qui ont probablement servit à taper sur la tête d’ivrognes. Le proprio look vieux cowboy est aussi pittoresque que son bar. L’endroit idéal pour glaner quelques tuyaux et parler avec les vrais gens du coin.

à suivre...
De retour sur le forum pour un petit feedback sur mon dernier roadtrip aux USA. Séjour du 28sept au 20oct 2013.
Nous sommes partit à 3. Un bro du moto club, mon frère et moi. 3 motards de 28-29 ans avec une bonne expérience de la route et quelques kil au compteur. Soif d’ailleurs et de liberté que seules les grandes plaines de la mère patrie d’Harley Davidson semblaient pouvoir combler… Doux rêve ! Décision rapidement prise, ce sera Vegas à Key West en Streetglide ! 5500km prévus, 7000 au final.
Parenthèse pratique, locations et tarifs, motos et vols. Choix des brêles : seul sur la moto, besoin d’un peu de place pour un minimum de matos et de confort mais avec du style ) la Streetglide s’imposait et a rempli sa mission ! Détail de location tout compris pour 21jours par l’agence cooldrive.fr chez Eaglerider (ER par la suite), pas la peine de demander on a cherché beaucoup et on a pas trouvé mieux ! 3450 € tout inclus
Détail du tarif : tarif de base 946 décharge obligatoire vip 316 supplément e-vip zero 193 (-> franchise 0 usd, dégâts pneus couverts, remorquage jusqu’à 100 usd) SLI 438 ( couverture -> 1 mio usd ) miles illimités 667 frais aller simple 665 taxe environnement 115 taxe locale 261 réduction pour réservation anticipée -151
Concernant les vols, réservés par e-booker 946.8 chf
départ Zurich 28.09.2013 à 09h55 escale chicago 3h15 arrivée Vegas 17h39
départ miami 19.10.2013 à 19h40 escale zurich 20.10.2013 2h10 arrivée genève 13h55
Parenthèse pratique bis, matériel à prendre. Je pense ouvrir une autre discussion à ce propos après avoir terminé ce post où vous pourrez trouver ma checklist complète. En gros il faut se limiter au minimum nécessaire, toutes nos affaires devaient tenir dans un petit sac de sport de 40l litres par personne. La place non utilisée serait pour les souvenirs. Si vous partez à plusieurs évitez les doublons ! 1 pour 3 est suffisant pour bien des choses… Seuls les vêtements, le rasoir et la brosse à dent ne se partagent pas.
JOUR1 : maman taxi jusqu’à l’aéroport. Vol avec Swiss toujours sans problèmes, personnel aimable, écran individuel, pleins de films, séries etc à voir, nourriture et boissons en suffisance. Escale à Chicago, passage à la douane US en ½ heure, transfert de nos bagages et passage des contrôles sécurité pour notre vol intérieur. Reste bien 2h à attendre… Trouvé un bar / pub sympa histoire de descendre quelques bières. Vol UA pour Vegas, nourriture et boisson moyennant finance si besoin. Survol en fin d’aprem de Grand Canyon Ouest et de Lake Mead, vue magnifique ! Puis aperçu furtif des grands hôtels du strip à l’atterrissage. Dans le terminal de l’aéroport les choses sont claires, machines à sous et ambiance casino de rigueur te rappellent de suite où tu débarques. Pas s’emmerder, tacot jusqu’à l’hôtel-casino Stratosphere qui était déjà réservé, petite sieste en chambre pour se mettre en condition avant d’aller goûter l’ambiance locale. 20h go départ à pieds, remonter le strip pour trouver où manger. Première impression, le strip c’est long… et pas toujours intéressant. Pour ce premier repas ce sera Outback Grill & Steakhouse, grosse pièce de viande et bières, normal quoi ! Coin sympa placé à l’étage, service impecc. Suite de notre visite nocturne du strip, photos des hôtels déments, arrêts cocktails et un peu de black-jack au casino du Cesar. On repart les 3 avec un bilan positif pour finir notre tour et rentrer boire encore quelques verres au bar de l’hôtel avant d’aller se coucher vers 5h du mat.

JOUR2 : première urgence en se levant, appeler ER Vegas ! Les brêles sont prêtes, un chauffeur vient nous prendre à 11h. Ca nous laisse 2h pour se réveiller, laver et boire un caf’ avec un pain banane au Starbucks de l’hôtel où il y a file… Une bonne dizaine de minutes en minibus sont nécessaires pour rejoindre l’agence ER, feuilles de réservations, passeports et permis de conduire présentés, embarquer un casque bol inclus dans la loc et voilà nos compagnes pour les 3 prochaines semaines. 1 matt black, 1 vivid black et 1 genre glossy red, au moins pas de risques de se les échanger ! Pneus neufs, freins à 90%, tout fonctionne. Entre 24 et 30'000 km au compteur, bien rodées, ça roulera tout seul et sans ennuis. Direction le commencement du strip et le fameux panneau Welcome to fabulous Las Vegas Nevada pour la photo avec le big smile et la sensation que cette fois c’était partit pour de vrai ! Puis descente du strip en bécane (pas rapide en journée avec le trafic) avec arrêt au Harley Davidson Café pour boire… un soda ! Ok pour la photo mais sans plus, n’achetez rien ici, préférez le shop sur Fremont ou l’agence Harley (qu’on a pas pris le temps de faire, snif). Ensuite reste de l’aprem Coronas et volley dans la piscine de l’hôtel.

Puis départ pour Fremont Street. On repère des Harleys garées pas loin alors on se pose là, devant le Hogs & Heifers Saloon Vegas. Accueil bourru, blagues grasses, ambiance bikers assurée, serveuses au top ! On boit 2 bières, plaisante avec les serveuses et je demande à la miss qui fait la loi à l’entrée si on peut laisser les brêles ici le temps d’aller voir Fremont. « Le premier qui touche à vos bécanes je le butes moi-même » !!! me voilà rassuré.

Visite rapide de la rue, du shop Harley bien fourni et arrêt à un stand hot dogs dans une salle de machines à sous pour croquer. Hot-dogs grands comme un avant bras, blindés de tout et n’importe quoi, y compris plein de jalapenos ! Après avoir vaincu le hot-dog restait à vaincre Vegas ce soir encore, enfilé dans un casino, direction tables de black jack où les croupières en petites tenues passaient des tables à la barre de pole dance, GAAASP ! Magnifique mais fort déconcentrant, surtout pour mon frangin qui y a laissé ses 100$. Ambiance excellente, beaucoup moins coincée que sur le strip, même qu’elles t’aident un peu quand t’es perdu, bien causé, plaisanté et fait plaisir aux yeux. Et des pépettes dans les poches en + pour moi et mon pote. Retour au H&H en reboire 2 puis retour à l’hôtel pour monter sur la tour faire les attractions d’où la vue de nuit sur Vegas est magnifique et puisque j’étais là sauté du 107e étage. C’est haut mais pas exceptionnel, heureusement que la miss m’a fait le prix militaire quand je lui ai dit que je servais mon pays. Un dernier verre avant d’aller se coucher car la route nous attendait le lendemain. Avec le doux sentiments d’avoir lessivé Vegas car nous partions tous en positif au final ( de quelques centaines de dollars).
JOUR3 : réveil à 7h, étude pour trouver le moins pire moyen de ranger les affaires dans les sacoches des motos, arrêt Starbucks petit déj, pas grand monde à cette heure heureusement puis go rejoindre l’Arizona et la légendaire 66. La température déjà bonne n’allait pas arrêter de s’élever pour égaler les 40°C de la veille sous un soleil de plomb et sec. Attention de prévoir assez d’EAU pour la route. On avait fait des réserves au shop de l’hôtel donc pas de soucis. Prochaine halte prévue Oatman (Az), attention après Bullhead évitez Silver Creek Rd qui est de terre et de graviers à moins d’être très expérimenté. Il y a l’itinéraire normal plus au sud. Nous avons bien sûr décidé de passer par… la route en graviers et on s’est bien marré, couverts de poussière même si les Streetglides ne sont de loin pas aussi agiles que des dirtbikes et qu’on avait un peu peur de crever un gommard ici. Arrivés à Oatman sans pertes à déplorer il fallait urgemment boire une pisse pour faire descendre la poussière. Ensuite visite du bled, bonjour les ânes, photos et premier col. Le Sitgreaves Pass à 3550 feet. La route est magnifique, surtout la descente sur Kingman (Az) mais faut être très attentif aux trous et aux rochers présents de manière aléatoire sur la route. Premier étonnement voir des écriteaux Flooding Area et Watch for ice dans un quasi désert où les cours d’eau sont beaux secs et qu’il fait pas loin de 40°C. Kingman, 1er arrêt carburant et Mr. D’z route 66 Diner pour casser la croûte. Ensuite suivre la 66, halte à l’immanquable General Store de Hackberry le temps de boire un Dr Pepper et de prendre des photos du bric à brac organisé avant de compléter l’étape du jour jusqu’à Seligman (Az). Coin très historique et lié à l’histoire de la 66. Malheureusement peu animé lorsque nous y étions et pratiquement en ruine la crise étant passée par là. Presque une ville fantôme. L’hôtel Canyon Lodge avec la chambre James Dean était très bien et le propriétaire pas avare en conseils, bikers bienvenus. Par contre le Lilo’s Café pas top. Peu de plats inscrits sur la carte disponibles, nappes sales et mes 2 amis se demandaient ce que c’était dans leurs assiettes ?!

JOUR4 : Petit déj rapide inclus avec la chambre. Température matinale plus fraîche mais agréable. On quitte la 66 un peu après pour descendre sur la Prescott Valley. La route ensuite est magnifique en passant par Jerome (Az) pour arriver à Sedona (Az). Petite ville charmante au milieu de paysages westerns magnifiques ! Sedona Pizza Company pour déjeuner, bonne pizza avec un Angry Orchard Cider au poil. Poursuite du trajet pour rejoindre Flagstaff (Az), la route est toujours aussi agréable et magnifique pour les motos. Paysages de type alpins et température très agréable l’aprem. Découverte de Flagstaff, sa gare et son centre. On trouve une chambre au Monte Vista pour 2 nuits. Très bien placé mais cher. L’hôtel est un beau bâtiment historique avec un café, un bar et une salle de jeu. Le personnel est accueillant et serviable mais l’intérieur est très usé et mériterait une grande rénovation. Apéro au Monsoon on the Rim (bar genre asiat et sushis) au soleil sur la terrasse avec bière et rouleaux de printemps. La serveuse était du genre à faire de l’ombre au soleil tellement elle était mignonne. Pour le repas c’est Lumberyard Brewing Company, bière locale sauf pour mes acolytes qui avaient oubliés leurs ID, le comble dans une brasserie, et bonne pièce de viande. Après quelques verres au bar de l’hôtel direction le lit.

JOUR5 : on quitte Flagstaff par la 180 jusqu’à rejoindre la 64 à Valle (Az) où on s’arrête manger un sandwich pour le petit déj. Quelques belles caisses américaines autour de la station service. Puis on continue direction Grand Canyon Village et là premier panneau qui indique National Park Closed. Le shutdown nous était encore totalement abstrait à ce moment. Nous avons donc continué notre route jusqu’à l’entrée du parc, on nous dit que la parkroad est ouverte pour traverser mais que le parc et les emplacements sont fermés, qu’on a pas le droit de s’arrêter. Alors que j’en cause avec les bros, un biker, vét du nam s’arrête à notre hauteur et nous briefe sur la situation. Il a traversé le jour d’avant en RV, des gardes et des cônes empêchent les gens de s’arrêter, du moins en RV, mais en motos doit y avoir moyen et qu’il a pas risqué son cul pour son pays pour qu’on lui interdise l’accès de ce qui appartient à tous ! Nous voilà donc à 4 à traverser et mis à part quelques endroits où les gardes étaient présents on a pu accéder à tous les points de vue. Mais il s’agissait du dernier parc qu’on ait pu voir. Très belle route, paysages immanquables ! Fin de la boucle et retour à Flagstaff. Repas du soir au Tinderbox Kitchen, petit resto sympa, très bonne cuisine qui change des habituels steaks et burgers. Suite de la soirée prévue au Museum Club et en taxi car le mercredi soir c’est 5$ entrée puis 2$ l’alcool fort et 1 dime la bière ! Ambiance géniale, passage obligé !

JOUR6 : halte au supermarché pour le café et un tacos avant de longs kils de I40 avec dans l’idée de pouvoir au moins traverser Petrified Forest NP par la route. Mais pas de chance cette fois l’accès était bien bloqué. Détour obligé pour pouvoir retrouver notre itinéraire direction Alpine (Az) avec une route agréable les derniers km avant la destination. L’endroit étant minuscule et l’avance considérable puisque nous n’avons pu nous arrêter à Petrified Forest, nous décidons de continuer jusqu’à Socorro (NM). Très belle route entre montagnes et forêts de pins puis traversée des grandes plaines, horizon et herbes hautes à perte de vue. Pas fâchés d’arriver à Socorro, on s’y arrête au Best Western, en général une valeur sûr. Et celui-ci n’y fait pas exception. On a mangé à Socorro Springs Brewing Company situé à 2 pas de l’hôtel. Il y avait beaucoup de monde et de familles, du coup on a eu un peu d’attente mais le repas était bon et la bière locale aussi.

JOUR7 : Petit déj inclus à l’hôtel puis départ avec pour destination Roswell (NM) et ses OVNIs. Découverte incroyable de la Valley of Fires Recreation Area vers Carrizozo (NM). Faune, flore et roches volcaniques… Une belle promenade pour se dégourdir les jambes. L’arrivée à Roswell est plus difficile, plus désertique la température avoisine à nouveau les 40°C. Arrêt à la concession Harley du coin pour faire quelques achats. Puis direction le Day Inn pour prendre une chambre. Dommage que la piscine était fermée ! Déjeuner presque en face au Cattle Baron Steak and Seafood. Très bien. Puis visite inévitable du UFO International Museum, vraiment nul… Le soir repas au Pepper Grill & Bar, bonne nourriture mexicaine et live music.

JOUR8 : il fait froid et le vent souffle en latéral, la descente direction le Texas au travers des pompes à pétrole n’est vraiment pas agréable. Avec en plus des camions qui transportent du brut en quantité incroyable. L’arrêt du jour à White City (Tx) pour voir le Carlsbad Caverns NP étant annulé on descend jusqu’à Pecos (Tx) où un arrêt pizza est obligatoire pour se réchauffer. La route s’améliore nettement pour devenir vraiment agréable vers le Wild Rose Pass et Old Lincoln avant d’arriver à Fort Davis (Tx) où on a pas pu voir le fort forcément… Mais la ville est jolie et des panneaux scenic loop nous ont interpellé. On avait encore bien du carburant et suffisamment de temps pour le détour, qui s’est avéré bien plus long que prévu… comptez env 75 miles et 1h30 par la Tx166 et 118 qui en valent vraiment la peine. Une route vraiment agréable qui serpente entre collines et montagne. Reprise de notre itinéraire de base et descente jusqu’à Marfa (Tx). Le El Cosmico où l’on pensait dormir dans un teepee ou une vieille caravane US était plein du coup on est descendu au Thunderbird Motel. Très bien mais un peu bruyant pour celui qui dort sous la clim. Dîner au Maiya’s, resto très représentatif du milieu chic-artistique présent à Marfa. La nourriture y était excellente mais nos dégaines bikers n’y semblaient pas trop bien accueillies et les tarifs un peu chéros. Le Lost Horse Saloon était par contre bien plus dans notre registre. Une serveuse derrière un bar usé, un vieux piano détruit, des tables de billards en piteux état et une petite cour avec quelques souches pour s’asseoir et des chaises pliables qui ont probablement servit à taper sur la tête d’ivrognes. Le proprio look vieux cowboy est aussi pittoresque que son bar. L’endroit idéal pour glaner quelques tuyaux et parler avec les vrais gens du coin.

à suivre...
Autotour - la Grèce en famille - été 2013 English translation pending
Voici venu le temps de faire un petit CR de notre voyage en Grèce.
Après quelques mois de préparation, de nombreuses lectures sur ce site et des guides classiques afin de ne pas rater l'essentiel, l'itinéraire était bien défini, les hôtels bloqués, les véhicules et les ferries réservés, ne restait plus qu'à profiter du spectacle de ce pays, et il faut bien l'avouer, nous n'avons été que très rarement déçus.
Voici l'itinéraire que nous avons décidé d'emprunter, il est le fruit de nombreuses réflexions et d'inspirations pas forcément objectives, avec ce souci constant de satisfaire les parents, les pré-ados et les plus petits. Toujours un point d'eau dans la journée (mer ou piscine des hôtels). Petite précision qui a son importance, nous avons l'habitude de faire les valises et le farniente n'est pas trop notre "truc". Si on prend l'avion pour ce genre de pays, ce n'est sûrement pas pour faire Olympie en 15 minutes, Delphes au pas de course et de passer notre temps sur des plages bondées. Quant aux enfants, ils ont pris depuis de nombreuses années ce rythme, ils me demandent régulièrement le programme du lendemain. Nous n'avons toutefois jamais négligé les phases de repos, nécessaires à cet équilibre parfois difficile à établir.jour 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES jour 2 : DELPHES/ZAGORA (le pélion) jour 3 à 6 : LE PELION jour 6 : ZAGORA/LES METEORES (Kastraki) jour 7 : LES METEORES/ILE DE LEUCADE Jour 8 à 10 : LEUCADE Jour 11 : LEUCADE/OLYMPIE Jour 12 : OLYMPIE Jour 13 : OLYMPIE/KARDAMILY Jour 14 : KARDAMILY/MONEMVASSA Jour 15 : MONEMVASSA/MYSTRA/NAUPLIE Jour 15 et 16 : NAUPLIE Jour 17 : NAUPLIE/LE PIREE/PAROS Jour 18 à 21 : PAROS Jour 21 à 24 : SANTORIN Jour 24 à 26 : ATHENES J'espère que certains infos seront utiles aux lecteurs, j'ai trouvé très peu d'informations sur de nombreux sites, le Pélion et Leucade étant moins visités. Ce CR est un petit aperçu des paysages différents visités, et n'illustre que très partiellement nos journées, je me rends compte qu'il aurait été plus judicieux de le faire dès notre retour. En tout état de cause, cela donnera un bref aperçu à tous les gens intéressés par ce pays. Mon roadbook, quant à lui très détaillé est communicable aux intéressés via les messages privés.
c'est parti :
JOUR 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES Partis le 04 juillet de Paris à 13h00, le vol se déroule sans encombre et nous récupérons notre "fiat escudo" gros véhicule de location à l'aéroport d'Athènes vers 17h30/18h00. Il est alors urgent de rallier Delphes, première étape de nos pérégrinations à plus de deux heures de route. Arrivés à l'hôtel vers 20h30, première collation et première "greek salade" avant la découverte demain aux premières heures de ce site unique qu'est Delphes. Première surprise sur la route : la bande d'arrêt d'urgence utilisée pour faciliter les dépassements des automobilistes.
A vrai dire, on s'y fait vite, il ne faut juste pas avoir un réel problème puisque c'est plutôt une troisième voie de circulation.😕 et puis, les embouteillages en Grèce, c'est du jamais vu, on pourrait même dire que les infrastructures routières sont très correctes.
sur la route Athènes/Delphes
JOUR 2 : DELPHES/ZAGORA (région du Pélion) levé à 07h00 pour être les premiers sur le site, avant les bus pour s'imprégner de l'ambiance. Le site avec si peu de monde, c'est comme partager un moment de spiritualité avec le Dieu Apollon pour qui un temple a été érigé.
Pas un chat, le silence et la beauté du site pour nous.🙂

Une petite heure trente plus tard, on voit les bus débarquer, la chaleur commence à monter, il est temps pour nous de rallier le fantastique musée qui héberge, entre autres merveilles le sphinx
et l'aurige.
..

. Pas grand chose à ajouter, il suffit de contempler. Le musée n'est pas très grand, mais il mérite une bonne heure. Aujourd'hui, pas mal de route, pour rejoindre notre prochaine destination, à Zagora dans la région du Pélion.
Arrivée au guesthouse, les enfants ne tardent pas à profiter de la piscine
, qui donne une vue imprenable sur la mer.
. L'accueil très chaleureux de nos hôtes et le verre offert (un sirop à la cerise fait maison) finissent de nous enchanter. Décidément une bien belle journée.
LE PELION
3 jours dans le Pélion (Zagora, Milies, Afissos, Agios Ioannis), je me demande encore si ce n'est pas le paradis grec oublié de tous. Peu ou très peu de touristes, très peu de bus touristiques en raison des routes étroites et escarpées, des petits villages pittoresques, la montagne arborée de châtaigniers odorants qui tombe dans la mer limpide, des plages magnifiques et préservées, une gastronomie plus élaborée (spetzifai, sorte de rougail aux saucisses agrémenté d'herbes..., premiers verres de raki), on aurait pu y passer une semaine.
Seule grosse difficulté, le passage dans les villages avec notre gros monospace, très très très galère. Marche arrière, serrage contre les murs, même avec la clim, j'ai eu quelques suées... surtout face à un beau bus qui ne veut pas reculer. Info utile, les plages du côté Est, superbes, plus venteuses, sont sujettes à la houle et peuvent rendre les baignades quelque peu agitées, si ce n'est dangereuse. Pour voir une petite idée et inciter au voyage :
Mylopotamos

Damouchari (lieu du tournage d'une partie du film Mama Mia d'après le lonely...)
et d'autres paysages typiques du hélion.

Il me manque les photos de Milies.
C'est vraiment une région à ne pas négliger lors d'un périple.
LES METEORES
Mais il faut désormais quitter ce cadre enchanteur pour rallier les météores. Attention à l'organisation des visites des monastères perchés, puisqu'ils ferment une journée par semaine (chacun un jour différent) et relativement tôt. S'informer avant l'arrivée sous peine de déception.
Nous avons visité trois monastères sur deux jours : Agios Nicolaos - belle petite grimpette via les escaliers pour atteindre la spiritualité des moines (et leur sens du commerce), un monastère petit mais agréable. Varlaam, bien plus imposant et très beau et le grand Météore (sans doute le plus intéressant pour des enfants) qui mérite lui aussi un détour. Mais le plus improbable, c'est ce paysage saisissant, ces monastères perchés qui appellent à la méditation, au silence et à un moment paisible. Hélas, ici, beaucoup de touristes et de pèlerins, ce qui ne permet pas d'imaginer la quiétude qui habitait ces lieux auparavant. La ville de Kalastraki est bien plus agréable que celle de Kalambaka. Moins urbaine et bien plus calme presqu'au coeur des météores. Quelques photos :
Et oui, il faut monter les enfants😉 Agios nicolaos
des habits au creux de la paroi.





Voici l'itinéraire que nous avons décidé d'emprunter, il est le fruit de nombreuses réflexions et d'inspirations pas forcément objectives, avec ce souci constant de satisfaire les parents, les pré-ados et les plus petits. Toujours un point d'eau dans la journée (mer ou piscine des hôtels). Petite précision qui a son importance, nous avons l'habitude de faire les valises et le farniente n'est pas trop notre "truc". Si on prend l'avion pour ce genre de pays, ce n'est sûrement pas pour faire Olympie en 15 minutes, Delphes au pas de course et de passer notre temps sur des plages bondées. Quant aux enfants, ils ont pris depuis de nombreuses années ce rythme, ils me demandent régulièrement le programme du lendemain. Nous n'avons toutefois jamais négligé les phases de repos, nécessaires à cet équilibre parfois difficile à établir.jour 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES jour 2 : DELPHES/ZAGORA (le pélion) jour 3 à 6 : LE PELION jour 6 : ZAGORA/LES METEORES (Kastraki) jour 7 : LES METEORES/ILE DE LEUCADE Jour 8 à 10 : LEUCADE Jour 11 : LEUCADE/OLYMPIE Jour 12 : OLYMPIE Jour 13 : OLYMPIE/KARDAMILY Jour 14 : KARDAMILY/MONEMVASSA Jour 15 : MONEMVASSA/MYSTRA/NAUPLIE Jour 15 et 16 : NAUPLIE Jour 17 : NAUPLIE/LE PIREE/PAROS Jour 18 à 21 : PAROS Jour 21 à 24 : SANTORIN Jour 24 à 26 : ATHENES J'espère que certains infos seront utiles aux lecteurs, j'ai trouvé très peu d'informations sur de nombreux sites, le Pélion et Leucade étant moins visités. Ce CR est un petit aperçu des paysages différents visités, et n'illustre que très partiellement nos journées, je me rends compte qu'il aurait été plus judicieux de le faire dès notre retour. En tout état de cause, cela donnera un bref aperçu à tous les gens intéressés par ce pays. Mon roadbook, quant à lui très détaillé est communicable aux intéressés via les messages privés.
c'est parti :
JOUR 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES Partis le 04 juillet de Paris à 13h00, le vol se déroule sans encombre et nous récupérons notre "fiat escudo" gros véhicule de location à l'aéroport d'Athènes vers 17h30/18h00. Il est alors urgent de rallier Delphes, première étape de nos pérégrinations à plus de deux heures de route. Arrivés à l'hôtel vers 20h30, première collation et première "greek salade" avant la découverte demain aux premières heures de ce site unique qu'est Delphes. Première surprise sur la route : la bande d'arrêt d'urgence utilisée pour faciliter les dépassements des automobilistes.
A vrai dire, on s'y fait vite, il ne faut juste pas avoir un réel problème puisque c'est plutôt une troisième voie de circulation.😕 et puis, les embouteillages en Grèce, c'est du jamais vu, on pourrait même dire que les infrastructures routières sont très correctes.
sur la route Athènes/DelphesJOUR 2 : DELPHES/ZAGORA (région du Pélion) levé à 07h00 pour être les premiers sur le site, avant les bus pour s'imprégner de l'ambiance. Le site avec si peu de monde, c'est comme partager un moment de spiritualité avec le Dieu Apollon pour qui un temple a été érigé.
Pas un chat, le silence et la beauté du site pour nous.🙂

Une petite heure trente plus tard, on voit les bus débarquer, la chaleur commence à monter, il est temps pour nous de rallier le fantastique musée qui héberge, entre autres merveilles le sphinx
et l'aurige.
..

. Pas grand chose à ajouter, il suffit de contempler. Le musée n'est pas très grand, mais il mérite une bonne heure. Aujourd'hui, pas mal de route, pour rejoindre notre prochaine destination, à Zagora dans la région du Pélion.
Arrivée au guesthouse, les enfants ne tardent pas à profiter de la piscine
, qui donne une vue imprenable sur la mer.
. L'accueil très chaleureux de nos hôtes et le verre offert (un sirop à la cerise fait maison) finissent de nous enchanter. Décidément une bien belle journée.LE PELION
3 jours dans le Pélion (Zagora, Milies, Afissos, Agios Ioannis), je me demande encore si ce n'est pas le paradis grec oublié de tous. Peu ou très peu de touristes, très peu de bus touristiques en raison des routes étroites et escarpées, des petits villages pittoresques, la montagne arborée de châtaigniers odorants qui tombe dans la mer limpide, des plages magnifiques et préservées, une gastronomie plus élaborée (spetzifai, sorte de rougail aux saucisses agrémenté d'herbes..., premiers verres de raki), on aurait pu y passer une semaine.
Seule grosse difficulté, le passage dans les villages avec notre gros monospace, très très très galère. Marche arrière, serrage contre les murs, même avec la clim, j'ai eu quelques suées... surtout face à un beau bus qui ne veut pas reculer. Info utile, les plages du côté Est, superbes, plus venteuses, sont sujettes à la houle et peuvent rendre les baignades quelque peu agitées, si ce n'est dangereuse. Pour voir une petite idée et inciter au voyage :
Mylopotamos


Damouchari (lieu du tournage d'une partie du film Mama Mia d'après le lonely...)

et d'autres paysages typiques du hélion.

Il me manque les photos de Milies.
C'est vraiment une région à ne pas négliger lors d'un périple.LES METEORES
Mais il faut désormais quitter ce cadre enchanteur pour rallier les météores. Attention à l'organisation des visites des monastères perchés, puisqu'ils ferment une journée par semaine (chacun un jour différent) et relativement tôt. S'informer avant l'arrivée sous peine de déception.
Nous avons visité trois monastères sur deux jours : Agios Nicolaos - belle petite grimpette via les escaliers pour atteindre la spiritualité des moines (et leur sens du commerce), un monastère petit mais agréable. Varlaam, bien plus imposant et très beau et le grand Météore (sans doute le plus intéressant pour des enfants) qui mérite lui aussi un détour. Mais le plus improbable, c'est ce paysage saisissant, ces monastères perchés qui appellent à la méditation, au silence et à un moment paisible. Hélas, ici, beaucoup de touristes et de pèlerins, ce qui ne permet pas d'imaginer la quiétude qui habitait ces lieux auparavant. La ville de Kalastraki est bien plus agréable que celle de Kalambaka. Moins urbaine et bien plus calme presqu'au coeur des météores. Quelques photos :
Et oui, il faut monter les enfants😉 Agios nicolaos
des habits au creux de la paroi.





Qui est à Bangkok? (13 janvier 2014) English translation pending
Bonjour,
Je sais qu'il existe un post intitulé "Manifestations à Bangkok" malheureusement celui-ci regroupe plus d'avis politiques de tout un chacun que d'infos précieuses à destination de ceux devant arriver à bkk dans les prochains jours/heures.
Si certains d'entre vous habitués ou pas de ce forum sont actuellement là-bas et peuvent venir ici donner des infos en temps réel ce serait super.
Perso mon avion décolle mercredi soir de Roissy avec une arrivée prévue à Bangkok jeudi soir. Notre hôtel étant déjà payé nous allons tenté le coup, si la situation devenait vraiment "dangereuse" il sera toujours temps de changer nos plans.
Merci d'avance à tous.
Je sais qu'il existe un post intitulé "Manifestations à Bangkok" malheureusement celui-ci regroupe plus d'avis politiques de tout un chacun que d'infos précieuses à destination de ceux devant arriver à bkk dans les prochains jours/heures.
Si certains d'entre vous habitués ou pas de ce forum sont actuellement là-bas et peuvent venir ici donner des infos en temps réel ce serait super.
Perso mon avion décolle mercredi soir de Roissy avec une arrivée prévue à Bangkok jeudi soir. Notre hôtel étant déjà payé nous allons tenté le coup, si la situation devenait vraiment "dangereuse" il sera toujours temps de changer nos plans.
Merci d'avance à tous.
Terre Sainte octobre 2014 avec Costa Pacifica English translation pending
Bonjour, je suis nouvelle sur le forum, je me suis inscrite car mon mari et moi partons pour la Terre Sainte en Octobre 2014, youhouuu c'est un grand pas pour moi, moi qui suis une vrai peureuse, je vais prendre l'avion et le bateau Costa Pacifica, après avoir lu quelques commentaires je me dis que j'ai hâte d'y être mais j'ai ce mélange d'impatience et d'inquiétude 😕car vu qu'il s'agit de notre première croisière (en zamoureux notre voyage de noce en retard 😊, en septembre 2014: 10 ans), j'ai peur de me perdre 😄. J'espère en tout m'en prendre plein la vue, et de revenir avec que du positif ou pratiquement, je sais bien que rien n'est parfait 😉, ce message pour savoir si d'autres personnes vont sur la même destinations au même moment qu'elle me le fasse savoir, je serais ravie de discuter avec elle, et d'échanger quelques tuyaux...
Le Jeu de la Photo continue... English translation pending
Nouvelle année, Nouvelle discussion et on attend juste une nouvelle photo!!
Meilleurs Voeux au passage à tou(te)s les joueu(se)rs
Si mes souvenirs sont bons c'est Alienor qui avait la main, alors Aliénor à toi l'honneur de ''lancer le bal'' pour 2014 😉
De la Birmanie à la Nouvelle-Zélande via l’Australie de l’Ouest… plus quelques escales… en 70 jours English translation pending
du 12 octobre au 20 décembre 2013
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fr��quenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fr��quenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne English translation pending
Bonjour à tous
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
Manifestations à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Thailande dans une semaine - svp nous aimerions avoir un aperçu de la situation à Bangkok.
Nous lisons beaucoup sur le sujet sur différents sites d'information et l'avertissement de notre Ambassade est de ne pas prendre part aux manifestations. Vu d'ici ça va mais vu de Bangkok, c'est comment? Est-ce qu'il y a des voyageurs ou des locaux qui peuvent nous éclairer de la situation.
Manifestations en Thaïlande: partir ou pas dans le pays? English translation pending
Bonjour,
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Retour de Birmanie: compte rendu et conseils English translation pending
Bonjour à tous,
De retour d’un voyage de 2 semaines au Myanmar, je vous propose un petit compte rendu et des conseils qui j’espère vous seront utiles.
Itinéraire classique :
Yangon : 2jours Bagan : 4jours Kalaw : 1jour Trek Kalaw : 3jours Lac Inle : 1jour Mandalay : 4jours
Avec le recul, il aurait été préférable de faire une journée de plus à Yangon et au lac Inle (pour profiter plus longuement de Nyaungshwe) et d’enlever un jour à Bagan et à Mandalay.
Après plusieurs années d’attente et d’impatience à l’idée de visiter ce pays, je dois dire que mon émerveillement fût au delà de ce que j’avais imaginé. Je redoutais un peu le manque d’authenticité en raison de la hausse constante du tourisme, à part quelques détails que j’exposerai plus bas, il n’en est rien.
Du genre « précautionneux » j’avais choisi de ne prendre aucun risque en réservant tous les hôtels bien avant le départ, certains sites forums et guides prévenants du manque d’offres de chambres à certains endroits. Il n’a pas été très compliqué d’obtenir des confirmations de réservations par mail ou par téléphone.
Nous sommes donc partis à trois potes, dont un qui s’est décidé une semaine avant le départ. Cela ne lui a posé aucun problème pour l’hôtellerie (début de la saison touristique). Soit il nous était proposé un extra bed, soit il réservait sur Agoda (qui ne propose en revanche que peu d’hôtel à bon prix type auberge/maison de caractère mais plutôt des établissements type « hôtels chinois ». Mais cela reste une bonne solution en dernière minute).
Concernant le budget, hormis le vol international Paris-Bangkok, nous avons dépensé environs 1000 euros chacun, bien en deçà de ce que nous avions imaginé (transport AirAsia Thaïlande-Myanmar + 3 vols intérieurs/hôtels/restos/dépenses courantes, etc.), et ce en se faisant relativement plaisir.
A rapporter:
Essayez de prévoir de petits cadeaux style petits savons ou produits de beauté, échantillons de parfums (pour les gens qui passent à Hong Kong, les magasins SaSa vendent des tout petits flacons de parfum, et cela fait très plaisir). Malheureusement nous n’avions rien de tout ça, nous l’avons vraiment regretté. N’hésitez pas à apporter un peu de vous, comme des photos de votre lieu de vie, de vos familles, etc. Les Birmans sont extrêmement curieux.
Prévoyez de bonnes sandales permettant les longues marches confortables en ville et le déchaussage rapide pour l’accès aux temples (une bonne vingtaine de fois par jours à certains endroits !). Perso j’ai du mal à supporter les claquettes type « string ficelle » qui défoncent les pieds… Une lampe frontale est effectivement bien utile, l’éclairage public étant très rare, les rues regorgent de cavité d’égouts ouverts. Des vêtements chauds si vous vous rendez dans des zones montagneuses comme Kalaw ou Inle. La température baisse fortement la nuit, et le tout est très humide. Un bon spray anti moustique, une bonne crème solaire, chapeau, casquette, etc.
Argent : Je pense qu’on peut désormais abandonner l’idée d’apporter uniquement des dollars US, du moins si vous vous rendez dans les coins le plus touristiques. Premièrement, il ne nous a pratiquement jamais été demandé de payer exclusivement en $, nous avions toujours la possibilité de payer en kyats les hôtels, les taxes d’entrées, etc. De plus, tous les bureaux de change acceptent les euros et les prennent certains jours à un meilleurs taux que la monnaie US. Vous pouvez peut être par précaution emporter une ou deux centaines de dollars au cas où. Pas la peine de se prendre la tête à aller dans un bureau de change à Paris, si vous êtes en escale quelque part avant le Myanmar, comme à Bangkok, ils ont des billets neufs. Les euros en à peu près bon état des distributeurs français font très bien l’affaire. Par contre attention : j’avais changé mes euros en dollars à YES CHANGE à Paris. Ils m’ont remis une toute nouvelle série de billets de 100$ fraichement sorti et m’ont assuré qu’ils seraient acceptés sans problème. Résultat : ils m’ont été acceptés uniquement à Yangon. Les hôtels et bureaux de change à Bagan / Inle / Mandalay n’en voulaient pas car ils ne les avaient jamais encore vu en circulation. Donc prudence. Privilégiez les billets de 50$ qui sont changés au même taux que les billets de 100$ (ce qui n’est pas le cas des coupures inférieurs). Concernant les distributeurs de billets, effectivement ils fleurissent de partout (dans certains hôtels, dans la rue, dans les aéroports, même à la paya shwedagon ! Par contre la plupart n’acceptent pas encore les cartes visas ou mastercards, cela n’est qu’une question de temps je pense. On m’a conseillé de retirer dans les DAB de la KBZ banque. Ne changez pas/plus au marché noir, (on ne nous l’a d’ailleurs proposé qu’une fois dans le rue).
Itinéraire en détail :
Yangon Arrivée dans la capitale depuis Bangkok avec AirAsia. Passage de la douane très efficace, avec en prime un petit « bonjour, comment allez vous ? » de la part du douanier. Nous avons changé une poigné de $ en kyats à l’arrivée pour le taxi qui nous a pris 7000Kts pour le trajet vers nos hôtels.
Hôtel : Classique Inn Double à 80$ la nuit. Bel endroit qui rappel plus une maison d’hôte qu’un hôtel, dans un quartier calme, à côté du siège de AirBagan. Un peu à l'écart du centre (trajet en taxi 3000kts/20minutes). Kalya, la gérante, est une dame adorable avec qui je correspondais depuis des semaines pour la réservation de billets d’avion et autres conseils. Très belle maison coloniale de caractère, très joliment décorée. Le petit déjeuner est servi sur la terrasse. Je recommande si vous souhaitez démarrer votre séjour paisiblement J
Une fois installé nous avons pris un taxi pour rallier le centre ville. Première belle rencontre : Aung, notre chauffeur, qui nous a timidement demandé s’il pouvait se joindre à nous pour le déjeuner (en précisant qu’il paierait sa part). Il nous a emmené au restaurant Aung Thukha, coup de cœur du Lonely. Très bon repas birman, vous choisissez parmi plusieurs plats derrière une vitre des curry de viandes, du poisson, des légumes, le tout accompagné des traditionnels « athoke », mélange de salades, légumes crûs et aromates ainsi que les délicieuses feuilles de thé marinées avec des cacahuètes grillées. Puis Aung nous a déposé gratuitement à la Paya Shwedagon où nous avons passé 2 heures, dont une sous la pluie. Le lieu est incroyable, on y ressent une foi énorme, beaucoup d’habitants de Yangon y viennent en famille y passer la fin de journée pour pique-niquer, beaucoup de pèlerins et de touristes, mais le tout dans le calme. La pluie aidant, nous avons bavardé avec quelques familles s’abritant sous les lieux protégés. Il faut y aller au moins une heure avant la tombé de la nuit pour admirer le lieux sous différentes expositions. En repartant nous rencontrons deux gars, un italien et un français qui nous propose de partager un taxi pour aller boire des bières et manger du côté de la Paya Sule, à l’est du quartier chinois. Attention même à Yangon, tout ferme relativement tôt, et à 21h30 nous n’avons trouvé qu’un restaurant indien pour diner.
Le lendemain, nous avons fait la promenade à pied du Lonely jusqu’au marché Bogyoke, malheureusement fermé le lundi. Déjeuner au Danu Phyu Daw Saw Yee Myanama. Relativement déçu. Malgré le bon accueil, l’addition est assez élevée pour un simple repas birman. Puis direction la gare centrale pour la Yangon circle line. Arrivé sur le quai, on vous fait signe de rentrer dans une petite cabine pour y présenter son passeport et s’acquitter d’un dollar (et uniquement en $) par passager. Le voyage n’est pas désagréable, mais la boucle complète dure 3 heures, ça devient très monotone et redondant. Heureusement que les rencontres et l’engagement des conversations sont faciles, ce qui au final rend cette escapade forte agréable. Une fois revenu à la gare de Yangon, nous prenons un taxi pour nous rendre au Seri Beauty and Health, centre de massage traditionnel birman (très moyen malgré l’excellent accueil). Retour à l’hôtel assez tôt car vol pour Bagan le lendemain très tôt. Nous partons de Yangon avec une légère frustration de ne pas avoir pu prendre le temps de bien découvrir la ville, la pluie nous ayant largement ralenti.
Bagan Arrivée à l’aéroport de Nyaung U vers 7h30, taxi jusqu’à Nyaung U et notre hôtel 5000k.
Hotêl : New Park Hotel Bon emplacement dans un quartier agréable, un peu excentré de l’avenue principale, entouré de petits restos, agences de voyages, boutiques, etc. Chambre à 50$ réservée par email avec le gérant vivant à Yangon. Virement bancaire vers un compte HSBC en Malaisie pour confirmer la resa. Nous avons pu obtenir un extra bed pour 10$ de plus pour notre ami. La chambre est très spacieuse, et dispose d’une terrasse. Gros point négatif : accueil glacial des deux personnes à la réception, pas un sourire, très peu bavard et pas du tout aimable ou disponible (et ce sur la totalité du séjour). Il nous a été demandé de payer 200kts pour un coup de fil de 10secondes pour confirmer une prochaine réservation, ou 1000k pour une pauvre carte du site de Bagan qui fait plus penser à une brochure publicitaire. Pas très commercial lorsqu’on lâche 240 euros pour 4 nuits. Le reste du personnel est en revanche fort agréable et disponible.
Concernant le site de Bagan, c’est vraiment fabuleux ! Nous avons fait le choix de louer ces fameuses « e-bike » pour 8000 k/jour, sorte de mobylettes électriques chinoises comme on voit beaucoup là-bas. Bon certes, ça n’est pas très discret : look flashy, bruit d’alarme insupportable lorsqu’on coupe le contact (difficile d’arriver discrètement à un temple) mais cela permet de s’éloigner pas mal des sentiers battus, de circuler dans les villages, autour des groupes de temples, et même sur les chemins en terre et sable. En cas de pépin technique pas de panique, les vendeurs d’essence au bord de la route disposent du matériel adéquat pour vous aider (nous avons crevé, en 10 minutes une rustine était posée). Je conseil de prendre au moins 2 journées complètes pour explorer le site très vaste. Dans les plus gros temples, de jeunes filles polyglottes vous attendent et savent s’y prendre en vous séparant du groupe pour vous faire la visite puis pour vous emmener à leurs boutiques. Un simple non merci ferme mais amical suffit. Mais ne les repoussez pas systématiquement, cela nous a valut une nouvelle fois de belles rencontres et nous a permis d’échanger sur leur mode de vie, leur vision du pays, leurs ambitions, etc. Vous rencontrerez aussi beaucoup de vendeurs de peintures sur sable, qui prétendent chacun être des artistes. Vous vous rendrez vite compte que toutes les toilent sont les mêmes et sont certainement faites en usine ailleurs, surement au Bangladesh ou en Chine.
Nous avons fait une excursion d’une journée au mont Popa en louant via l’hôtel une voiture pour 5 personnes pour 7000k la journée !! Une bonne affaire. C’est à mon avis absolument pas utile, à moins d’être fasciné par les singes voleurs. Malgré tout, la route d’un peu plus d’une heure est sympa. En passant sur un chantier de réfection de la chausser, toutes les femmes ouvrières se sont arrêtées de travailler pour nous saluer de la main. Un moment fort. Chauffeur très atypique qui nous a laissé conduire quelques kilomètres au retour, fous rires assurés !
Le marché de Nyaung U est fort sympathique. Allez faire un tour au stand de MiMi, une très gentille dame dure en affaires à qui on a acheté quelques Longyi et des hauts sur-mesure faits en deux jours.
Pour de beaux couchés de soleils : Fuyez les temples conseillés par le Lonely, ils sont noirs de monde, entourés de bus, etc. Avec nos mobylettes électriques nous avons facilement trouvé des temples vides sur lesquels on peut monter et admirer le paysage SEUL ! N’hésitez pas à demander aux villageois les bons plans (surtout sur la route sud qui va de New Bagan à Nyaung U, villages de Pwa-Saw ou Minnathu).
Restaurants : A l’unanimité, notre meilleure adresse du séjour : - Bibo, tenu par Thant et son épouse. Resto thaï et birman proposant des menus à un prix imbattable et très savoureux. Thant est discret mais extrêmement sympa. L’adresse se trouve à l’angle de la rue menant au black bamboo (en face du panneau).
- Black Bamboo : très moyen, rien d’extraordinaire.
- Aroma 2 : bon sans plus, service très très lent et pas très agréable. - Shwe ya Su : plutôt pour boire et manger quelques grillades en apéro. Très bonne ambiance, idéale pour rencontrer des locaux autour d’une bonne bière. Personnel extrêmement jeune (12-16 ans) mais très efficace.
A old Bagan : - Be kind to animals the moon : Délicieux resto végétarien (a essayer absolument, la soupe de potiron au gingembre). L’accueil est très chaleureux.
Kalaw :
Vol Nyaung U – Heho puis taxi pour Kalaw (25 000k pour une heure de trajet). Kalaw, petite bourgade de montagne, est très agréable à visiter. Ambiance tibétaine/népalaise. N’hésitez pas à y rester deux jours plutôt que de le considérer comme une simple étape avant le trek.
Hotel : Eastern Paradise Motel. 25$ la chambre double, réservation faite par téléphone. Idéalement situé, tenu par une famille absolument charmante. Les chambres sont un peu vieillottes mais l’accueil réservé en vaut la peine. Juste à côté, allez faire un tour chez PA OH, tenu par un vieil homme nommé Soe Thein, physiotherapiste. Ses massages sont très requinquant !
Restos : Everest Nepali Food Centre : Bon accueil, bonne cuisine népalaise
Trek autour de Kalaw. J’avais à l’avance contacté deux agences par mail : A1 Trekking et Ever Smile qui avaient retenu mon intention sur divers forum. Ils n’ont pas eu de mal à me trouver et se sont présentés à l’hôtel dès notre arrivée. Nous avons fait le choix de A1 Trekking pour un trek un peu différent du circuit classique (la rando Kalaw-Inle sur trois jours étant semble-t-il la plus convoité, nous voulions éviter de croiser trop de monde). Prix : 40 dollars par personne pour 3 jours, incluant la nourriture (avec cuisinier personnel nous accompagnant sur le trek), l’eau, les deux nuits chez l’habitant. Sanlinn, le gérant, nous a donc concocté un parcours sur mesure : ce fût trois jours mémorable. Notre guide, Aung Phyoe, frère de Sanlinn, nous a admirablement fait découvrir sa région et sa passion pour la nature. La première nuit passée chez une famille fût merveilleuse : hôtes aux petits soins, maison traditionnelle tout en bois, village très agréable. La deuxième nuit fût moins sympa, la famille ne s’est pas vraiment intéressée à nous. Bon il faut se dire qu’ils en voient défiler presque tous les jours des randonneurs. Concernant le trek : rien de bien difficile, quelques montées ardues mais dans l’ensemble pas besoin d’être un grand sportif. Prévoir un sac pas trop rempli, de la crème solaire, du produit anti moustique et surtout des vêtement chauds car la nuit ça caille grave ! La température chute soudainement en pleine nuit, et le climat est relativement humide.
1er jour : Pause thé à Ywa Thit Palaung village, point de vue à palaung village et nuit dans une famille à Danu. 2ème jour: arrêt dans une école pour distribution de crayon, très bon moment passé avec les élèves, déjeuner chez une famille à taung yoe (paoh village) nuit à Ywapu. 3ème: Train Myin dike – Shwenyaung (extra !)
Les agences :
A1 Trekking
sanlinnkalaw@gmail.com
Ever Smile thuthu.klw@gmail.com
Lac Inle : Arrivée à la gare de Shwenyaung dans l’après midi. Attention les chauffeurs de taxi vous attendent et proposent des prix exorbitants pour rejoindre Nyaungshwe (12 km). Nous avons prix un TukTuk collectif pour 5000ks à trois (déjà très cher !).
Hotel : Princess Garden A l’écart de centre de Nyaungshwe, petits bungalows en bois et piscine, tout près d’un canal. Coucher du soleil sur la terrasse privative très sympa (belle vue sur les montagnes et la campagne environnante). Personnel très attentionné, petit cocktail offert le soir lors de votre retour d’excursion. Petit conseil : repérez vous bien le premier jour pour savoir comment retourner à l’hôtel la nuit. Nous l’avons cherché une bonne heure en vélos, les gens du quartier ne le connaissaient pas.
Nyaungshwe est assez agréable, nous n’y avons passé que très peu de temps (deux soirées), mais suffisamment pour sentir une atmosphère très détendu. Hormis l’avenue principale regroupant la plupart des restos et agences de voyages, n’hésitez pas à vous éloigner à vélo vers les quartiers extérieurs, les enfants et familles vous réserveront un accueil chaleureux.
Nous avons au hasard choisi une agence pour louer une pirogue à la journée. Mr A Tun Travel Agency. 10 000 kyats la journée + 5000 si vous souhaitez descendre un peu plus loin sur le lac. Le conducteur vient vous chercher à votre hôtel à l’heure convenue et vous partez à pied à l’embarcadère le plus proche. Attention à bien être clair avec lui sur le programme et insistez sur le fait que vous ne voulez pas de halte forcée dans des prétendues fabriques de tissus ou bijoux, là il touchera une commission. Pareil pour le resto, définissez avec l’agence le lieu ou vous souhaitez manger. Notre piroguier a choisi pour nous, ce fût le plus mauvais et cher restaurant du séjour. Attention pour le trajet matinal sur le lac, il fait assez froid. Prenez une veste que vous pourrez laisser ensuite sur la pirogue le reste de la journée.
A ne pas louper : - Le marché flottant de Nan Pan. Malgré le grand nombre de touristes, le marché est très fréquenté par les locaux. SI vous arrivez assez tôt vous pouvez assister à la vente de long bambous dont se servent les cultivateurs pour fabriquer la base des jardins flottants. - Inthein pour ses pagodes en ruines - Les autres étapes ne sont pas forcement très intéressantes (c’est à ce moment du voyage nous concernant l’overdose de temples et pagodes se fait ressentir), comme le monastère des chats sauteurs qui n’a rien d’exceptionnel. Essayez plutôt de définir avec l’agence des lieux plus sauvages, moins fréquentés, qui n’apparaissent pas forcement dans les guides. En revanche le passage dans les jardins flottants est très agréable.
Restaurants : - Lin Htett Myanmar Traditional Food : situé sur l’avenue principale, bonne cuisine, bon acceuil. - Green Chili : très bonne cuisine thaï dans un lieu fort agréable. Je recommande.
Mandalay :
Vol Heho – Mandalay avec air KBZ (vol assez flippant, des bruits pas très rassurants). L’aéroport de Mandalay n’est pas tout près, il faut compter environs 30 min de trajet. Taxi collectif négocié à 8000 k pour trois. L’arrivé à Mandalay surprend pas mal. On s’attendait à une ville comme Yangon, c’est à dire agréable à s’y aventurer sans trop de circulation. Ça fait plus penser à une nouvelle ville chinoise en plein essor. Circulation dense, rues poussiéreuses et bruyantes. Et puis après quelques heures on se dit que c’est bien là l’Asie comme on l’aime, un brin bordélique.
Hotel : Golden Mandalay Hotel Très bien situé, sur le 19th, l’avenue qui part à l’Est du palais. Lieu agréable, gros bungalows. 35$ la nuit, possibilité d’ajouter un extra bed pour 10$. En revanche l’accueil n’a pas été toujours très chaleureux sur les trois jours passés. Les chambres méritent une bonne remise à neuf, surtout la salle de bain vétuste et sale. Les serviettes mises à disposition étaient marron de saleté, et l’eau chaude rarement disponible. De plus, le jour du départ, il nous a été demandé de payer les bouteilles d’eau remise chaque jour dans la chambre. (il ne s’agissait pas de mini bar). Je recommande tout de même cet hôtel compte tenu de l’état de l’hôtellerie à Mandalay.
Premier conseil à prendre en compte : le prix des taxis à Mandalay est exorbitant ! (5000kts la moindre course, négociable très difficilement à 3000kts). Organisez vous bien soit en négociant un chauffeur à la journée (entre 10 000 et 12 000 la journée si vous restez dans Mandalay) soit en louant des motos/scooters. C’est cette dernière option que nous avons choisit. La plupart des gens vous diront que c’est interdit. C’est faux, leur but étant de vous négocier un chauffeur. Nous avons croisé beaucoup de policiers, certains à qui nous avons même demandé notre chemin. Pour la sécurité il n’y a pas de problème, il suffit de ne pas prendre la confiance trop rapidement et de rester prudent. La vitesse moyenne dans Mandalay et ses environs est de 40 km/h. Utilisez votre klaxon lors des croisements, et faites attention aux gens qui s’insèrent des les voies sans regarder.
Location de deux roues chez Rain Forest Thai restaurant (en face du Marie Min restaurant). Tenu par un natif de Mandalay originaire du Bangladesh, vrai commerçant mais très honnête et respectueux des règles de sécurité. Il vous remettra un petit livret complet d’informations utiles sur Mandalay et ses règles de conduite. Prix pour une journée : 8000Kts la moto de marque chinoise, 20 000 le scooter automatique (négocié à 15 000).
Visite dans Mandalay Honnêtement, la visite du palais ne vaut vraiment pas la peine. La circulation y est très stricte, mise à part le palais en lui même, vous ne pourrez aller nul part ailleurs (les militaires de Mandalay logent dans l’enceinte). Le palais en lui même ne présente aucun intérêt.
A faire : le quartier des fabricants de feuilles d’or, La paya Mahamuni et le quartier des sculpteurs de buddha (impressionnant), le coucher de soleil à l’ancien view point (très bel endroit, belles scènes de vie de quartiers proches du fleuve), le secteur nord-est du palais regroupant plusieurs paya, la colline de Mandalay pour le coucher du soleil (attention prendre de l’avance si vous montez à pied, compter 30 bonnes minutes).
Autour de Mandalay : Si vous louez des deux roues, n’hésitez pas à demander votre chemin le plus souvent possible car il n’y a presque pas de panneaux. - Mingun et son stupa inachevé - La colline de Sagaing - Village d’Inwa (énorme coup de cœur, passez-y du temps, les environs sont magnifiques) - Coucher du soleil au Pont U Bein (conseil, admirez-le en terrasse d’un petit restaurant au bord du lac du coté Nord- Est du pont vers la paya Kyauktawgyi).
Attention soyer prudent si vous regagnez Mandalay de nuit en deux roues. Demandez bien votre chemin le plus souvent possible. Nous avons fait 20km de trop en direction de Yangon L
Fin du séjour, vol AirAsia Mandalay-Bangkok. Un petit « hope see you next time » de la part du douanier qui fait très plaisir.
Absolument enchanté par ce premier (et certainement pas dernier) séjour. Nous n’imaginions pas que la race humaine pouvait encore être aussi gentille et chaleureuse quelque part dans le monde. En deux semaines nous n’avons –presque- jamais croisé de personne désagréable, malhonnête (le « presque » pour les réceptions d’hôtels à Bagan et Mandalay). Chaque regard que vous croiserez sera accompagné d’un sourire, d’un Mingalaba ! Personne ne refusera de vous aider. Prenez soin de ce trésor !
En espérant vous avoir donné quelques bons conseils, c’est avec plaisir que je répondrai à d’autres questions. Bon voyage !
Itinéraire classique :
Yangon : 2jours Bagan : 4jours Kalaw : 1jour Trek Kalaw : 3jours Lac Inle : 1jour Mandalay : 4jours
Avec le recul, il aurait été préférable de faire une journée de plus à Yangon et au lac Inle (pour profiter plus longuement de Nyaungshwe) et d’enlever un jour à Bagan et à Mandalay.
Après plusieurs années d’attente et d’impatience à l’idée de visiter ce pays, je dois dire que mon émerveillement fût au delà de ce que j’avais imaginé. Je redoutais un peu le manque d’authenticité en raison de la hausse constante du tourisme, à part quelques détails que j’exposerai plus bas, il n’en est rien.
Du genre « précautionneux » j’avais choisi de ne prendre aucun risque en réservant tous les hôtels bien avant le départ, certains sites forums et guides prévenants du manque d’offres de chambres à certains endroits. Il n’a pas été très compliqué d’obtenir des confirmations de réservations par mail ou par téléphone.
Nous sommes donc partis à trois potes, dont un qui s’est décidé une semaine avant le départ. Cela ne lui a posé aucun problème pour l’hôtellerie (début de la saison touristique). Soit il nous était proposé un extra bed, soit il réservait sur Agoda (qui ne propose en revanche que peu d’hôtel à bon prix type auberge/maison de caractère mais plutôt des établissements type « hôtels chinois ». Mais cela reste une bonne solution en dernière minute).
Concernant le budget, hormis le vol international Paris-Bangkok, nous avons dépensé environs 1000 euros chacun, bien en deçà de ce que nous avions imaginé (transport AirAsia Thaïlande-Myanmar + 3 vols intérieurs/hôtels/restos/dépenses courantes, etc.), et ce en se faisant relativement plaisir.
A rapporter:
Essayez de prévoir de petits cadeaux style petits savons ou produits de beauté, échantillons de parfums (pour les gens qui passent à Hong Kong, les magasins SaSa vendent des tout petits flacons de parfum, et cela fait très plaisir). Malheureusement nous n’avions rien de tout ça, nous l’avons vraiment regretté. N’hésitez pas à apporter un peu de vous, comme des photos de votre lieu de vie, de vos familles, etc. Les Birmans sont extrêmement curieux.
Prévoyez de bonnes sandales permettant les longues marches confortables en ville et le déchaussage rapide pour l’accès aux temples (une bonne vingtaine de fois par jours à certains endroits !). Perso j’ai du mal à supporter les claquettes type « string ficelle » qui défoncent les pieds… Une lampe frontale est effectivement bien utile, l’éclairage public étant très rare, les rues regorgent de cavité d’égouts ouverts. Des vêtements chauds si vous vous rendez dans des zones montagneuses comme Kalaw ou Inle. La température baisse fortement la nuit, et le tout est très humide. Un bon spray anti moustique, une bonne crème solaire, chapeau, casquette, etc.
Argent : Je pense qu’on peut désormais abandonner l’idée d’apporter uniquement des dollars US, du moins si vous vous rendez dans les coins le plus touristiques. Premièrement, il ne nous a pratiquement jamais été demandé de payer exclusivement en $, nous avions toujours la possibilité de payer en kyats les hôtels, les taxes d’entrées, etc. De plus, tous les bureaux de change acceptent les euros et les prennent certains jours à un meilleurs taux que la monnaie US. Vous pouvez peut être par précaution emporter une ou deux centaines de dollars au cas où. Pas la peine de se prendre la tête à aller dans un bureau de change à Paris, si vous êtes en escale quelque part avant le Myanmar, comme à Bangkok, ils ont des billets neufs. Les euros en à peu près bon état des distributeurs français font très bien l’affaire. Par contre attention : j’avais changé mes euros en dollars à YES CHANGE à Paris. Ils m’ont remis une toute nouvelle série de billets de 100$ fraichement sorti et m’ont assuré qu’ils seraient acceptés sans problème. Résultat : ils m’ont été acceptés uniquement à Yangon. Les hôtels et bureaux de change à Bagan / Inle / Mandalay n’en voulaient pas car ils ne les avaient jamais encore vu en circulation. Donc prudence. Privilégiez les billets de 50$ qui sont changés au même taux que les billets de 100$ (ce qui n’est pas le cas des coupures inférieurs). Concernant les distributeurs de billets, effectivement ils fleurissent de partout (dans certains hôtels, dans la rue, dans les aéroports, même à la paya shwedagon ! Par contre la plupart n’acceptent pas encore les cartes visas ou mastercards, cela n’est qu’une question de temps je pense. On m’a conseillé de retirer dans les DAB de la KBZ banque. Ne changez pas/plus au marché noir, (on ne nous l’a d’ailleurs proposé qu’une fois dans le rue).
Itinéraire en détail :
Yangon Arrivée dans la capitale depuis Bangkok avec AirAsia. Passage de la douane très efficace, avec en prime un petit « bonjour, comment allez vous ? » de la part du douanier. Nous avons changé une poigné de $ en kyats à l’arrivée pour le taxi qui nous a pris 7000Kts pour le trajet vers nos hôtels.
Hôtel : Classique Inn Double à 80$ la nuit. Bel endroit qui rappel plus une maison d’hôte qu’un hôtel, dans un quartier calme, à côté du siège de AirBagan. Un peu à l'écart du centre (trajet en taxi 3000kts/20minutes). Kalya, la gérante, est une dame adorable avec qui je correspondais depuis des semaines pour la réservation de billets d’avion et autres conseils. Très belle maison coloniale de caractère, très joliment décorée. Le petit déjeuner est servi sur la terrasse. Je recommande si vous souhaitez démarrer votre séjour paisiblement J
Une fois installé nous avons pris un taxi pour rallier le centre ville. Première belle rencontre : Aung, notre chauffeur, qui nous a timidement demandé s’il pouvait se joindre à nous pour le déjeuner (en précisant qu’il paierait sa part). Il nous a emmené au restaurant Aung Thukha, coup de cœur du Lonely. Très bon repas birman, vous choisissez parmi plusieurs plats derrière une vitre des curry de viandes, du poisson, des légumes, le tout accompagné des traditionnels « athoke », mélange de salades, légumes crûs et aromates ainsi que les délicieuses feuilles de thé marinées avec des cacahuètes grillées. Puis Aung nous a déposé gratuitement à la Paya Shwedagon où nous avons passé 2 heures, dont une sous la pluie. Le lieu est incroyable, on y ressent une foi énorme, beaucoup d’habitants de Yangon y viennent en famille y passer la fin de journée pour pique-niquer, beaucoup de pèlerins et de touristes, mais le tout dans le calme. La pluie aidant, nous avons bavardé avec quelques familles s’abritant sous les lieux protégés. Il faut y aller au moins une heure avant la tombé de la nuit pour admirer le lieux sous différentes expositions. En repartant nous rencontrons deux gars, un italien et un français qui nous propose de partager un taxi pour aller boire des bières et manger du côté de la Paya Sule, à l’est du quartier chinois. Attention même à Yangon, tout ferme relativement tôt, et à 21h30 nous n’avons trouvé qu’un restaurant indien pour diner.
Le lendemain, nous avons fait la promenade à pied du Lonely jusqu’au marché Bogyoke, malheureusement fermé le lundi. Déjeuner au Danu Phyu Daw Saw Yee Myanama. Relativement déçu. Malgré le bon accueil, l’addition est assez élevée pour un simple repas birman. Puis direction la gare centrale pour la Yangon circle line. Arrivé sur le quai, on vous fait signe de rentrer dans une petite cabine pour y présenter son passeport et s’acquitter d’un dollar (et uniquement en $) par passager. Le voyage n’est pas désagréable, mais la boucle complète dure 3 heures, ça devient très monotone et redondant. Heureusement que les rencontres et l’engagement des conversations sont faciles, ce qui au final rend cette escapade forte agréable. Une fois revenu à la gare de Yangon, nous prenons un taxi pour nous rendre au Seri Beauty and Health, centre de massage traditionnel birman (très moyen malgré l’excellent accueil). Retour à l’hôtel assez tôt car vol pour Bagan le lendemain très tôt. Nous partons de Yangon avec une légère frustration de ne pas avoir pu prendre le temps de bien découvrir la ville, la pluie nous ayant largement ralenti.
Bagan Arrivée à l’aéroport de Nyaung U vers 7h30, taxi jusqu’à Nyaung U et notre hôtel 5000k.
Hotêl : New Park Hotel Bon emplacement dans un quartier agréable, un peu excentré de l’avenue principale, entouré de petits restos, agences de voyages, boutiques, etc. Chambre à 50$ réservée par email avec le gérant vivant à Yangon. Virement bancaire vers un compte HSBC en Malaisie pour confirmer la resa. Nous avons pu obtenir un extra bed pour 10$ de plus pour notre ami. La chambre est très spacieuse, et dispose d’une terrasse. Gros point négatif : accueil glacial des deux personnes à la réception, pas un sourire, très peu bavard et pas du tout aimable ou disponible (et ce sur la totalité du séjour). Il nous a été demandé de payer 200kts pour un coup de fil de 10secondes pour confirmer une prochaine réservation, ou 1000k pour une pauvre carte du site de Bagan qui fait plus penser à une brochure publicitaire. Pas très commercial lorsqu’on lâche 240 euros pour 4 nuits. Le reste du personnel est en revanche fort agréable et disponible.
Concernant le site de Bagan, c’est vraiment fabuleux ! Nous avons fait le choix de louer ces fameuses « e-bike » pour 8000 k/jour, sorte de mobylettes électriques chinoises comme on voit beaucoup là-bas. Bon certes, ça n’est pas très discret : look flashy, bruit d’alarme insupportable lorsqu’on coupe le contact (difficile d’arriver discrètement à un temple) mais cela permet de s’éloigner pas mal des sentiers battus, de circuler dans les villages, autour des groupes de temples, et même sur les chemins en terre et sable. En cas de pépin technique pas de panique, les vendeurs d’essence au bord de la route disposent du matériel adéquat pour vous aider (nous avons crevé, en 10 minutes une rustine était posée). Je conseil de prendre au moins 2 journées complètes pour explorer le site très vaste. Dans les plus gros temples, de jeunes filles polyglottes vous attendent et savent s’y prendre en vous séparant du groupe pour vous faire la visite puis pour vous emmener à leurs boutiques. Un simple non merci ferme mais amical suffit. Mais ne les repoussez pas systématiquement, cela nous a valut une nouvelle fois de belles rencontres et nous a permis d’échanger sur leur mode de vie, leur vision du pays, leurs ambitions, etc. Vous rencontrerez aussi beaucoup de vendeurs de peintures sur sable, qui prétendent chacun être des artistes. Vous vous rendrez vite compte que toutes les toilent sont les mêmes et sont certainement faites en usine ailleurs, surement au Bangladesh ou en Chine.
Nous avons fait une excursion d’une journée au mont Popa en louant via l’hôtel une voiture pour 5 personnes pour 7000k la journée !! Une bonne affaire. C’est à mon avis absolument pas utile, à moins d’être fasciné par les singes voleurs. Malgré tout, la route d’un peu plus d’une heure est sympa. En passant sur un chantier de réfection de la chausser, toutes les femmes ouvrières se sont arrêtées de travailler pour nous saluer de la main. Un moment fort. Chauffeur très atypique qui nous a laissé conduire quelques kilomètres au retour, fous rires assurés !
Le marché de Nyaung U est fort sympathique. Allez faire un tour au stand de MiMi, une très gentille dame dure en affaires à qui on a acheté quelques Longyi et des hauts sur-mesure faits en deux jours.
Pour de beaux couchés de soleils : Fuyez les temples conseillés par le Lonely, ils sont noirs de monde, entourés de bus, etc. Avec nos mobylettes électriques nous avons facilement trouvé des temples vides sur lesquels on peut monter et admirer le paysage SEUL ! N’hésitez pas à demander aux villageois les bons plans (surtout sur la route sud qui va de New Bagan à Nyaung U, villages de Pwa-Saw ou Minnathu).
Restaurants : A l’unanimité, notre meilleure adresse du séjour : - Bibo, tenu par Thant et son épouse. Resto thaï et birman proposant des menus à un prix imbattable et très savoureux. Thant est discret mais extrêmement sympa. L’adresse se trouve à l’angle de la rue menant au black bamboo (en face du panneau).
- Black Bamboo : très moyen, rien d’extraordinaire.
- Aroma 2 : bon sans plus, service très très lent et pas très agréable. - Shwe ya Su : plutôt pour boire et manger quelques grillades en apéro. Très bonne ambiance, idéale pour rencontrer des locaux autour d’une bonne bière. Personnel extrêmement jeune (12-16 ans) mais très efficace.
A old Bagan : - Be kind to animals the moon : Délicieux resto végétarien (a essayer absolument, la soupe de potiron au gingembre). L’accueil est très chaleureux.
Kalaw :
Vol Nyaung U – Heho puis taxi pour Kalaw (25 000k pour une heure de trajet). Kalaw, petite bourgade de montagne, est très agréable à visiter. Ambiance tibétaine/népalaise. N’hésitez pas à y rester deux jours plutôt que de le considérer comme une simple étape avant le trek.
Hotel : Eastern Paradise Motel. 25$ la chambre double, réservation faite par téléphone. Idéalement situé, tenu par une famille absolument charmante. Les chambres sont un peu vieillottes mais l’accueil réservé en vaut la peine. Juste à côté, allez faire un tour chez PA OH, tenu par un vieil homme nommé Soe Thein, physiotherapiste. Ses massages sont très requinquant !
Restos : Everest Nepali Food Centre : Bon accueil, bonne cuisine népalaise
Trek autour de Kalaw. J’avais à l’avance contacté deux agences par mail : A1 Trekking et Ever Smile qui avaient retenu mon intention sur divers forum. Ils n’ont pas eu de mal à me trouver et se sont présentés à l’hôtel dès notre arrivée. Nous avons fait le choix de A1 Trekking pour un trek un peu différent du circuit classique (la rando Kalaw-Inle sur trois jours étant semble-t-il la plus convoité, nous voulions éviter de croiser trop de monde). Prix : 40 dollars par personne pour 3 jours, incluant la nourriture (avec cuisinier personnel nous accompagnant sur le trek), l’eau, les deux nuits chez l’habitant. Sanlinn, le gérant, nous a donc concocté un parcours sur mesure : ce fût trois jours mémorable. Notre guide, Aung Phyoe, frère de Sanlinn, nous a admirablement fait découvrir sa région et sa passion pour la nature. La première nuit passée chez une famille fût merveilleuse : hôtes aux petits soins, maison traditionnelle tout en bois, village très agréable. La deuxième nuit fût moins sympa, la famille ne s’est pas vraiment intéressée à nous. Bon il faut se dire qu’ils en voient défiler presque tous les jours des randonneurs. Concernant le trek : rien de bien difficile, quelques montées ardues mais dans l’ensemble pas besoin d’être un grand sportif. Prévoir un sac pas trop rempli, de la crème solaire, du produit anti moustique et surtout des vêtement chauds car la nuit ça caille grave ! La température chute soudainement en pleine nuit, et le climat est relativement humide.
1er jour : Pause thé à Ywa Thit Palaung village, point de vue à palaung village et nuit dans une famille à Danu. 2ème jour: arrêt dans une école pour distribution de crayon, très bon moment passé avec les élèves, déjeuner chez une famille à taung yoe (paoh village) nuit à Ywapu. 3ème: Train Myin dike – Shwenyaung (extra !)
Les agences :
A1 Trekking
sanlinnkalaw@gmail.com
Ever Smile thuthu.klw@gmail.com
Lac Inle : Arrivée à la gare de Shwenyaung dans l’après midi. Attention les chauffeurs de taxi vous attendent et proposent des prix exorbitants pour rejoindre Nyaungshwe (12 km). Nous avons prix un TukTuk collectif pour 5000ks à trois (déjà très cher !).
Hotel : Princess Garden A l’écart de centre de Nyaungshwe, petits bungalows en bois et piscine, tout près d’un canal. Coucher du soleil sur la terrasse privative très sympa (belle vue sur les montagnes et la campagne environnante). Personnel très attentionné, petit cocktail offert le soir lors de votre retour d’excursion. Petit conseil : repérez vous bien le premier jour pour savoir comment retourner à l’hôtel la nuit. Nous l’avons cherché une bonne heure en vélos, les gens du quartier ne le connaissaient pas.
Nyaungshwe est assez agréable, nous n’y avons passé que très peu de temps (deux soirées), mais suffisamment pour sentir une atmosphère très détendu. Hormis l’avenue principale regroupant la plupart des restos et agences de voyages, n’hésitez pas à vous éloigner à vélo vers les quartiers extérieurs, les enfants et familles vous réserveront un accueil chaleureux.
Nous avons au hasard choisi une agence pour louer une pirogue à la journée. Mr A Tun Travel Agency. 10 000 kyats la journée + 5000 si vous souhaitez descendre un peu plus loin sur le lac. Le conducteur vient vous chercher à votre hôtel à l’heure convenue et vous partez à pied à l’embarcadère le plus proche. Attention à bien être clair avec lui sur le programme et insistez sur le fait que vous ne voulez pas de halte forcée dans des prétendues fabriques de tissus ou bijoux, là il touchera une commission. Pareil pour le resto, définissez avec l’agence le lieu ou vous souhaitez manger. Notre piroguier a choisi pour nous, ce fût le plus mauvais et cher restaurant du séjour. Attention pour le trajet matinal sur le lac, il fait assez froid. Prenez une veste que vous pourrez laisser ensuite sur la pirogue le reste de la journée.
A ne pas louper : - Le marché flottant de Nan Pan. Malgré le grand nombre de touristes, le marché est très fréquenté par les locaux. SI vous arrivez assez tôt vous pouvez assister à la vente de long bambous dont se servent les cultivateurs pour fabriquer la base des jardins flottants. - Inthein pour ses pagodes en ruines - Les autres étapes ne sont pas forcement très intéressantes (c’est à ce moment du voyage nous concernant l’overdose de temples et pagodes se fait ressentir), comme le monastère des chats sauteurs qui n’a rien d’exceptionnel. Essayez plutôt de définir avec l’agence des lieux plus sauvages, moins fréquentés, qui n’apparaissent pas forcement dans les guides. En revanche le passage dans les jardins flottants est très agréable.
Restaurants : - Lin Htett Myanmar Traditional Food : situé sur l’avenue principale, bonne cuisine, bon acceuil. - Green Chili : très bonne cuisine thaï dans un lieu fort agréable. Je recommande.
Mandalay :
Vol Heho – Mandalay avec air KBZ (vol assez flippant, des bruits pas très rassurants). L’aéroport de Mandalay n’est pas tout près, il faut compter environs 30 min de trajet. Taxi collectif négocié à 8000 k pour trois. L’arrivé à Mandalay surprend pas mal. On s’attendait à une ville comme Yangon, c’est à dire agréable à s’y aventurer sans trop de circulation. Ça fait plus penser à une nouvelle ville chinoise en plein essor. Circulation dense, rues poussiéreuses et bruyantes. Et puis après quelques heures on se dit que c’est bien là l’Asie comme on l’aime, un brin bordélique.
Hotel : Golden Mandalay Hotel Très bien situé, sur le 19th, l’avenue qui part à l’Est du palais. Lieu agréable, gros bungalows. 35$ la nuit, possibilité d’ajouter un extra bed pour 10$. En revanche l’accueil n’a pas été toujours très chaleureux sur les trois jours passés. Les chambres méritent une bonne remise à neuf, surtout la salle de bain vétuste et sale. Les serviettes mises à disposition étaient marron de saleté, et l’eau chaude rarement disponible. De plus, le jour du départ, il nous a été demandé de payer les bouteilles d’eau remise chaque jour dans la chambre. (il ne s’agissait pas de mini bar). Je recommande tout de même cet hôtel compte tenu de l’état de l’hôtellerie à Mandalay.
Premier conseil à prendre en compte : le prix des taxis à Mandalay est exorbitant ! (5000kts la moindre course, négociable très difficilement à 3000kts). Organisez vous bien soit en négociant un chauffeur à la journée (entre 10 000 et 12 000 la journée si vous restez dans Mandalay) soit en louant des motos/scooters. C’est cette dernière option que nous avons choisit. La plupart des gens vous diront que c’est interdit. C’est faux, leur but étant de vous négocier un chauffeur. Nous avons croisé beaucoup de policiers, certains à qui nous avons même demandé notre chemin. Pour la sécurité il n’y a pas de problème, il suffit de ne pas prendre la confiance trop rapidement et de rester prudent. La vitesse moyenne dans Mandalay et ses environs est de 40 km/h. Utilisez votre klaxon lors des croisements, et faites attention aux gens qui s’insèrent des les voies sans regarder.
Location de deux roues chez Rain Forest Thai restaurant (en face du Marie Min restaurant). Tenu par un natif de Mandalay originaire du Bangladesh, vrai commerçant mais très honnête et respectueux des règles de sécurité. Il vous remettra un petit livret complet d’informations utiles sur Mandalay et ses règles de conduite. Prix pour une journée : 8000Kts la moto de marque chinoise, 20 000 le scooter automatique (négocié à 15 000).
Visite dans Mandalay Honnêtement, la visite du palais ne vaut vraiment pas la peine. La circulation y est très stricte, mise à part le palais en lui même, vous ne pourrez aller nul part ailleurs (les militaires de Mandalay logent dans l’enceinte). Le palais en lui même ne présente aucun intérêt.
A faire : le quartier des fabricants de feuilles d’or, La paya Mahamuni et le quartier des sculpteurs de buddha (impressionnant), le coucher de soleil à l’ancien view point (très bel endroit, belles scènes de vie de quartiers proches du fleuve), le secteur nord-est du palais regroupant plusieurs paya, la colline de Mandalay pour le coucher du soleil (attention prendre de l’avance si vous montez à pied, compter 30 bonnes minutes).
Autour de Mandalay : Si vous louez des deux roues, n’hésitez pas à demander votre chemin le plus souvent possible car il n’y a presque pas de panneaux. - Mingun et son stupa inachevé - La colline de Sagaing - Village d’Inwa (énorme coup de cœur, passez-y du temps, les environs sont magnifiques) - Coucher du soleil au Pont U Bein (conseil, admirez-le en terrasse d’un petit restaurant au bord du lac du coté Nord- Est du pont vers la paya Kyauktawgyi).
Attention soyer prudent si vous regagnez Mandalay de nuit en deux roues. Demandez bien votre chemin le plus souvent possible. Nous avons fait 20km de trop en direction de Yangon L
Fin du séjour, vol AirAsia Mandalay-Bangkok. Un petit « hope see you next time » de la part du douanier qui fait très plaisir.
Absolument enchanté par ce premier (et certainement pas dernier) séjour. Nous n’imaginions pas que la race humaine pouvait encore être aussi gentille et chaleureuse quelque part dans le monde. En deux semaines nous n’avons –presque- jamais croisé de personne désagréable, malhonnête (le « presque » pour les réceptions d’hôtels à Bagan et Mandalay). Chaque regard que vous croiserez sera accompagné d’un sourire, d’un Mingalaba ! Personne ne refusera de vous aider. Prenez soin de ce trésor !
En espérant vous avoir donné quelques bons conseils, c’est avec plaisir que je répondrai à d’autres questions. Bon voyage !
Lalee au Japon: les découvertes d'une gaijin entre gastronomie, technologie et traditions English translation pending
Il y a 10 ans, mon frère est parti vivre et travailler au Japon. Au fil des ans, de ses récits et photos, de ses courts retours au pays et de nos longues discussions sur Skype, j'ai appris à mieux connaître son pays d'accueil.
J'ai toujours eu envie de découvrir son Japon, de comprendre son attachement à ce pays, de voir le décor de ses récits pour de vrai. L'âge de mes enfants me permettant enfin de les laisser pour plus de 2 semaines tirer leur plan, je décide de réaliser ce projet cette année.
J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.
Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!
Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais! Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances ! De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.
1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo
Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion. Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte. Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.
2 octobre - L'arrivée au Japon
C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut... Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉 Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges. Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil. Voici, la petite maison.


Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.

Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉

On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!

A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela. Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.
J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.
Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!
Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais! Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances ! De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.
1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo
Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion. Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte. Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.
2 octobre - L'arrivée au Japon
C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut... Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉 Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges. Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil. Voici, la petite maison.


Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.

Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉

On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!

A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela. Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.
Concours photo du mois de novembre 2013: "Allo!" English translation pending
Bonjour à tous 🙂
« Allo » en France, « Pronto » en Italie, « Moshi Moshi » au Japon ou « Anno » en Russie, voilà ce que l’on dit ou entend lorsque l’on décroche son téléphone. Aujourd’hui, près de 75 % des terriens possèdent un téléphone portable. Le nombre total d’abonnements dépassait 6 milliards en 2012… (http://www.lemonde.fr/..._1734969_651865.html)
Ainsi, je vous propose de publier 3 photos pour illustrer ce thème. Le téléphone (portable ou fixe) comme outil de communication (orale ou écrite). Je ne souhaite pas élargir le concours aux autres fonctions du téléphone moderne (photographie, visionnage de film, gps ou autres…) Ainsi les cabines téléphoniques, les personnes qui téléphonent ou consultent leur téléphone pourront apparaître sur les photos et ces dernières devront nous faire voyager…
Publication des photos du vendredi 1er novembre au jeudi 21 novembre 2013 au soir (0h00 heure de Paris)
Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du vendredi 22 novembre au jeudi 28 novembre 2013 au soir (0h00 heure de Paris). Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de décembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
La discussion, c’est par ici : http://voyageforum.com/...-2013-allo-d6235229/
Le diaporama de notre ami Herikles, c’est ici :https://picasaweb.google.com/...&feat=direct...
L’ensemble des thèmes proposés depuis les débuts de ce concours, c’est par là : http://herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Je vous laisse, je dois répondre à un coup de fil…😉
« Allo » en France, « Pronto » en Italie, « Moshi Moshi » au Japon ou « Anno » en Russie, voilà ce que l’on dit ou entend lorsque l’on décroche son téléphone. Aujourd’hui, près de 75 % des terriens possèdent un téléphone portable. Le nombre total d’abonnements dépassait 6 milliards en 2012… (http://www.lemonde.fr/..._1734969_651865.html)
Ainsi, je vous propose de publier 3 photos pour illustrer ce thème. Le téléphone (portable ou fixe) comme outil de communication (orale ou écrite). Je ne souhaite pas élargir le concours aux autres fonctions du téléphone moderne (photographie, visionnage de film, gps ou autres…) Ainsi les cabines téléphoniques, les personnes qui téléphonent ou consultent leur téléphone pourront apparaître sur les photos et ces dernières devront nous faire voyager…
Publication des photos du vendredi 1er novembre au jeudi 21 novembre 2013 au soir (0h00 heure de Paris)
Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du vendredi 22 novembre au jeudi 28 novembre 2013 au soir (0h00 heure de Paris). Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de décembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
La discussion, c’est par ici : http://voyageforum.com/...-2013-allo-d6235229/
Le diaporama de notre ami Herikles, c’est ici :https://picasaweb.google.com/...&feat=direct...
L’ensemble des thèmes proposés depuis les débuts de ce concours, c’est par là : http://herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Je vous laisse, je dois répondre à un coup de fil…😉
Nihon ni ikimashita: 3 semaines au Japon en mai 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir usé et abusé des nombreux conseils de ce forum, justice sera rendue! Donc voilà, je me lance et vous fait part de mon expérience: 3 semaines au mois de Mai au pays du soleil levant.
Pourquoi le Japon? Un vieux rêve de gamin, mais aussi, après plusieurs voyages sur le continent américain, l'envie de visiter un pays totalement différent, me sentir "un peu" perdu en fait... Cependant, je suis resté tout de même assez classique dans mon parcours.
On pourrait le décomposer en 5 étapes:
- Etape 1: Hiroshima et Miyajima - Etape 2: Kyoto et Nara - Etape 3: Osaka et Koya-san - Etape 4: Takayama et Gero - Etape 5: Tokyo

Quelques infos à savoir sur ce voyage: - je suis parti avec ma compagne du 04 au 24 mai 2013, - nous avons privilégié le mode backpackers (sacs à dos, auberges de jeunesse et petits restos) afin de communiquer avec d'autres voyageurs et des "locaux" mais aussi afin de nous offrir deux nuits d'"exception" (temple à Koya-san et ryokan à Gero). - Hormis le trajet (un peu long) Koya-san / Takayama, nous n'avons jamais eu l'impression de courir après notre programme. On a toujours pris notre temps... 🙂 - Au mois de mai, Hanami (fête des cerisiers en fleur) est fini mais nous avons eu en contre partie un temps idéal: une stabilité climatique (pas de typhons, séismes et autres risques naturels), 2 jours de pluie (plus du crachin) pour 3 semaines et des températures oscillant entre 21° et 27°, avec un ciel bleu! 😎
A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos.
Après avoir usé et abusé des nombreux conseils de ce forum, justice sera rendue! Donc voilà, je me lance et vous fait part de mon expérience: 3 semaines au mois de Mai au pays du soleil levant.
Pourquoi le Japon? Un vieux rêve de gamin, mais aussi, après plusieurs voyages sur le continent américain, l'envie de visiter un pays totalement différent, me sentir "un peu" perdu en fait... Cependant, je suis resté tout de même assez classique dans mon parcours.
On pourrait le décomposer en 5 étapes:
- Etape 1: Hiroshima et Miyajima - Etape 2: Kyoto et Nara - Etape 3: Osaka et Koya-san - Etape 4: Takayama et Gero - Etape 5: Tokyo

Quelques infos à savoir sur ce voyage: - je suis parti avec ma compagne du 04 au 24 mai 2013, - nous avons privilégié le mode backpackers (sacs à dos, auberges de jeunesse et petits restos) afin de communiquer avec d'autres voyageurs et des "locaux" mais aussi afin de nous offrir deux nuits d'"exception" (temple à Koya-san et ryokan à Gero). - Hormis le trajet (un peu long) Koya-san / Takayama, nous n'avons jamais eu l'impression de courir après notre programme. On a toujours pris notre temps... 🙂 - Au mois de mai, Hanami (fête des cerisiers en fleur) est fini mais nous avons eu en contre partie un temps idéal: une stabilité climatique (pas de typhons, séismes et autres risques naturels), 2 jours de pluie (plus du crachin) pour 3 semaines et des températures oscillant entre 21° et 27°, avec un ciel bleu! 😎
A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos.