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Naufrage avec Perama au départ de Sanur vers Lembongan English translation pending
by Bartolomeo · 2013-08-25 · 19 replies
Nous avons pris le bateau à Sanur le 29 juillet avec la cie Perama pour nous rendre à Lembogan, au bout de 100 mètres le bateau a heurté une épave et a commencé a coulé avec 25 passagers à bord. Ma femme a été projeté sur un banc et a eu 4 cotes cassées, à bord c'était la panique l'équipage ne savait pas quoi faire et les passagers ont commencé à hurlé pour que l'on vienne nous aider. Nous étions a 100 mètres du rivage et nous avons été obligés de sauter à l'eau avec nos sacs. Nous avons distribués nous mêmes les gilets de sauvetage mais il n'y en avait pas assez pour tous. J'ai aidé ma femme et mes deux filles a nager mais le courant ne nous permettait pas de nous diriger. Finalement des bateaux sont venus et nous avons pu être sauver. Ma femme est resté 11 jours au BIMC hospital pour résorber un hémothorax et se faire soigner. La compagnie Perama n'a pas d'assurance, le papier qu'elle vous fait signer au départ précise que vs avez droit à une nuit d'hôtel et aux premiers soins d'urgence. Notre compagnie d'assurance ( mondial assistance avec la carte gold) a payé plus de 11 000 euros plus le rapatriement en avion de 4 passagers. Sans assurance BIMC ne vous soigne que si vous pouvez payer. Nous avons perdu environ 3000 euros en smart phones, appareil photos et autres Perama a déclaré a la police qu'il n'y avait pas eu de blessé, nous avons fait intervenir le consul pour qu'il change cette déclaration. Lorsque nous étions en convalescence nous avons eu connaissance de plusieurs incidents et accidents de ce type en discutant avec des Balinais. Aucune compagnie n'est sure par ce qu'aucun équipage n'est professionnel que les bateaux dans le meilleur des cas sont des secondes mains sans équipement de sécurité (radio, canot de sauvetage, gilet, etc.). Si cet accident était arrivé en pleine mer le bilan aurait été très lourd. Beaucoup de ces accidents ne sont pas connus ou déclarés officiellement ( voir le faux rapport de police qui imputait l'accident au vent) notamment pour ne pas nuire au tourisme. Nous avions choisi Perama qui était qualifiée de compagnie sérieuse par Lonely Planet Je déconseille vivement de se rendre aux Gili ou à Lembogan en bateau.
Hébergement sympa et pas trop cher à Goa English translation pending
by Tortuesan · 2013-08-24 · 5 replies
Bonjour

Je pars avec ma famille à Goa aux alentours de fin décembre et début janvier, 2 grands ado, 1 enfant de 8 ans et demi

On recherche un endroit cool pour se poser avant de continuer à voyager en inde. On nous parle de benaulim beach, d'agonda et palolem. Les ado veulent aussi faire la fête, donc il faut qu'on trouve un mix !

Quelqu'un aurait t'il une idée ?

Merci d'avance🙂
Rencontrer des expats Français à Samui! English translation pending
by Lloulouttes · 2013-08-23 · 13 replies
Hello tout le monde ! C'est moi Lloulouttes qui reviens vers vous sur ce forum. Depuis 2010, j'ai beaucoup voyagé et ai décidé de prendre ma retraite, avec mon époux, à Koh Samui. Nous arriverons le 16 février prochain, et ce pendant 1 mois, afin de préparer tout cela (papiers, obligations, construction ou location d'une maison, etc...). J'aimerai que, dès maintenant, je puisse faire connaissance (par mails) avec quelques 3 ou 4 Français de Samui que nous rencontrerons dès notre arrivée et qui pourront nous guider, conseiller, etc... avec sympathie et solidarité. Les billets d'avion "Malaysia Airlines, Airbus A 380" sont déjà réservés et nous dormirons à l'hôtel "Green Canyon" de Lamaï.

Qui veut bien être notre "tuteur" ? Nous comptons sur votre obligeance à bien vouloir nous aider ...

A très, très bientôt, très cordialement. Lloulouttes.
Idée de voyage English translation pending
by Mat248 · 2013-08-21 · 8 replies
Bonjour,

J'ai 19 ans et j'aimerais faire un petit voyage d'un semaine cette année visité une seul ville. Je n'ai plus d'idée où aller dans une ville où il a suffisament de chose a voir pour 1 semaine complète et qu'elle sois assez sécuritaire pour les touristes et où les prix ne sont pas très élevé. (je veux partie fin mai) Voici les villes que j'ai déja visité : Paris, rome, milan, marseille, Barcelone, Athène, berne, Genève.

j'ai regarder plusieurs endroits mais je trouve que les billets d'avions sont trop élevé.

l'an passé je suis parti une semaine a Barcelone avec un billet d'avion allé-retour Montréal-Barcelone pour 730$CAN.

Merci d'avance :)
La Namibie envoie rhino et éléphants à Cuba English translation pending
by Emma78 · 2013-08-21 · 6 replies
Préparant mon voyage pour la Namibie en avril prochain, je consulte régulièrement les actualités du pays, et je suis tombée sur cet article.

Sans être militante écologiste de la 1ère heure, je trouve cela honteux 😠, certaines espèces étant en voie d'extinction.

Voila, c'était mon coup de g-- du jour, désolée.😛
Guide papier pour un tour du monde nature English translation pending
by Titesouri · 2013-08-20 · 9 replies
Nous partons en juillet 2014 pour un TDM en camping car, a 5. On est intéressé par la culture, la nature et la rencontre avec les gens. 🙂 (comme beaucoup de voyageurs!) Mais j'aimerais aussi éviter les grosses villes, car avec 3 enfants je n'éprouve pas beaucoup de plaisir a y aller.

J'aimerais acheter les guides papiers de chaque pays que l'on visite, car je pense que l'on apprends beaucoup sur les pays lorsque l'on lis quelque chose sur son histoire. J'aimerais des guides axées sur la nature, vieilles pierres et coins pas trop touristique (une contradiction, puisque c'est écris dans un guide touristique! 🙂) Et les guides "normaux" ne nous sont pas utile, vu que nous n'avons pas besoins des avis sur les hôtels...

J'imagine que certains vont me dire que ca me fait beaucoup de livres a transporter, mais non: Je demanderais a la famille qui nous rend visite de nous les apporter au fur et mesure.

Avez-vous des livres a me conseiller?🙂
Madagascar: documentaire France 5 du 18 août 2013 English translation pending
by Jakass · 2013-08-17 · 29 replies
Bonjour aux passionnés de l'île Rouge!

Demain soir, 18/08/2013 FRANCE 5 diffusera un documentaire: VISA POUR L'AVENTURE , à 20h36....sur Madagascar évidemment!!

Bon Voyage virtuel!
Naufrage à Cebu English translation pending
by Demdembeta · 2013-08-17 · 7 replies
Official Statement on M/V St. Thomas Aquinas Incident At around 9pm of August 16, in the vicinity of Lawis Ledge, Talisay, Cebu, M/V St. Thomas Aquinas, a roro passenger vessel owned by 2GO Group was reportedly hit by M/V Sulcon Express 7, a cargo vessel owned by PSACC (formerly Sulpicio Lines) resulting in major damage that led to its sinking. Immediately after the collision, the crew of the M/V St. Thomas distributed life jackets to the passengers and carried out emergency abandon-ship procedures. At the same time, the ship’s officers sent a distress signal to the nearest Philippine Coast Guard Station to alert them for immediate rescue operations. The official passenger manifest of St. Thomas was 723 passengers and 118 crew or a total of 841 people and 104 equivalent 20 footer container units (TEUS). The vessel has an authorized capacity of 1,010 passengers and crew and 160 units 20 footer containers. While the number of survivors and casualties are still being determined by proper government authorities and shipping officials, rescue operations by the Philippine Navy, Coast Guard, PSACC and 2GO Group are ongoing. 2GO Group has dispatched 2 of its fast crafts and passenger ship M/V St. John Paul which was in the immediate vicinity. Local fishing boats are also helping in the ongoing rescue operations. The vessel came from Surigao and Nasipit Port bound for Cebu as a stopover port and then to Manila. It was estimated to arrive Cebu at 10 p.m. 2GO Group has activated its emergency onsite operations center at port to address all possible requirements for emergencies like this including providing assistance to survivors and coordinating other activities to attend to all the concerns of the passengers. Meal packs and dry clothes have been distributed to passengers. Those needing medical attention have been attended to by onsite medical personnel while others have already been brought to nearby hospitals. The rest of the passengers have been offered accommodations at a nearby hotel. sur le site rfi

Aux Philippines, un ferry a sombré avec quelque 700 passagers à bord après une collision à l’entrée du port de Cebu. Un dernier bilan fait état de 24 morts et d’environ 300 disparus, tandis que plusieurs centaines ont pu être secourues.

Avec notre correspondant à Manille, Gabriel Kahn Selon les gardes-côtes des Philippines, le ferry MV Thomas Aquinas arrivait à l’entrée du port de Cebu en provenance d’Agusan del Sur quand il a heurté un cargo qui en sortait. Il faisait déjà nuit et de nombreux passagers de ce ferry ont été surpris dans leur sommeil. Des centaines d’entre eux ont cependant pu sauter dans l’eau avant que le navire ne sombre. Plus de 500 ont pu être secourus. Un survivant interviewé sur une radio locale dit avoir vu des passagers piégés dans le bateau et des corps inanimés dans l’eau. Il souligne que ce ferry a sombré rapidement, en une demi-heure environ. Mais l’équipage a pris le temps de distribuer des gilets de sauvetage. Plusieurs bateaux qui étaient dans les parages ont pu participer aux secours. Les accidents en mer sont fréquents dans l'archipel des Philippines en raison de fréquentes tempêtes, de bateaux mal entretenus et de la faible application des règles de sécurité. En 1987, le Dona Paz avait coulé après être entré en collision avec un navire de transport de carburant, tuant plus de 4 341 personnes dans la pire catastrophe maritime en temps de paix dans le monde.
Marsa Alam pour septembre: bons plans English translation pending
by PépéMaurice · 2013-08-16 · 5 replies
Bonjour à tous,

Refusant de céder à la psychose collective et à l'exagération outrancière qui entoure les derniers événements en Egypte, je voulais savoir si vous aviez la possibilité de partager une bonne adresse pour des bons plans de dernière Minute pour un voyage en Egypte courant Septembre dans la région de Marsa Alam. A mon avis, ce ne sont pas les bonnes affaires qui vont manquer pour ceux qui gardent un tant soit peu la tête froide. De ce qu'il s'en dit ça serait vraiment dommage de ne pas y aller alors que le Caire est à 800km et surtout qu'il n'y aucun enjeux politique à Marsa Alam" : alors, à vos bon plans amis forumers. Merci pour vos réponses.
Hôtel à Montréal fin octobre English translation pending
by Lyg · 2013-08-16 · 27 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'un hôtel sur Montréal pour une nuit, fin octobre. J'arriverai de l'aéroport et plutôt que de trouver un hôtel dans le coin, je préférerai passer la soirée dans le centre de Montréal.

Les différents messages font etat de la grande qualité de l'hôtel Delta, dont les prix semblent tout de même élevés. D'autres renvoient vers leur blog pour des références qui ne semblent pas exister !

Pourriez-vous me guider pour le choix d'un hôtel dans le centre de Montréal pour 2 adultes et 2 ados avec si possible parking, budget total environ 250 € ?

Merci
Attaque à l'acide à Zanzibar English translation pending
by Solene40 · 2013-08-09 · 13 replies
Salut les voyageurs, Nous voilà prêt à partir dans un mois à Zanzibar et je tombe là dessus :

http://www.liberation.fr/monde/2013/08/08/deux-femmes-britanniques-attaquees-a-l-acide-a-zanzibar_923568

Un peu léger comme infos. Quelqu'un ici en sait-il plus? Doit-on craindre le pire?? (vu de loin ça fait peur!!) Est-ce qu'un tee-shirt à manche courte et un pantacourt sous le genou pour une femme conviendra? (Si ça ne suffit pas on va peut être s'arrêter au Kenya!!) Merci d'avance de prendre le temps de me répondre. A bientôt Christelle
Indonésie: quelles compagnies aériennes choisir? English translation pending
by Klift · 2013-08-08 · 40 replies
Bonjour, Nous envisageons de partir en indonesie en septembre pour une periode de 3 bonnes semaines. Nous n'avons toujours pas acheté nos billet ni défini notre circuit mais j'aimerai savoir quelles compagnie aeriennnes offrent un bon rapport qualité/prix? Si vous deviez les classer? Merci
Etudes dans une université anglophone au Québec English translation pending
by Klemant · 2013-08-08 · 12 replies
Bonjour,

J'aimerais pendant mon cursus universitaire aller étudier au Quebec en suivant le programme CREPUQ. Je suis étudiant en psychologie et j'ai entendu dire qu'il y avait un excellent niveau en psychologie là bas. Qu'en pensez vous ? Aussi, ayant prévu d'y aller, je dois choisir une université. J'aimerais choisir une université Anglophone de préférence pour parfaire mon niveau d'Anglais. Mon université actuelle est en partenariat avec trois universités Anglophones au Quebec : - Université Bishop's - Université Concordia - Université McGill

J'aimerais avoir des avis concernant ces universités. Vous pouvez aussi me donner votre avis concernant les autres université. L'idée est qu'elle soit la plus reconnue en matière de psychologie.

Merci d'avance pour vos conseils !
De San Francisco à Yellowstone en 24 jours English translation pending
by Taiboo · 2013-08-06 · 18 replies
Hello tout le monde!

Voilà! Le pays de l'Oncle Sam, c'est terminé! Nous sommes revenus en Belgique il y a quelques jours... 🙁 Histoire de ne pas tomber dans une sombre dépression, je me replonge dans les photos et vidéos... Je pense que c'est le cas de beaucoup de monde ici, non? 😄

Je tiens avant tout à remercier les gens du forum et les précieuses infos glanées ici et là, qui ont permis à ce que ce voyage reste à jamais gravé dans mon esprit 😉

Bon, vous verrez que tout ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu... mais heureusement, la beauté des paysages et l'accueil des américains rencontrés sur ces 24 jours auront vite fait d'effacer les mauvais souvenirs, pour n'en retenir que le meilleur 😄

Voici notre parcours initialement prévu:

Samedi 6 juillet : Bruxelles - San Francisco Dimanche 7 juillet : San Francisco Lundi 8 juillet : San Francisco Mardi 9 juillet : San Francisco - Yosemite NP Mercredi 10 juillet : Yosemite NP - Tioga Road - Bodie - Mammoth Lakes Jeudi 11 juillet : Mammoth Lakes - Death Valley NP Vendredi 12 juillet : Death Valley NP - Las Vegas Samedi 13 juillet : Las Vegas Dimanche 14 juillet : Las Vegas- Bryce Canyon NP Lundi 15 juillet : Bryce Canyon NP Mardi 16 juillet : Bryce Canyon NP - Page Mercredi 17 juillet : Page - Grand Canyon NP Jeudi 18 juillet : Grand Canyon NP - Monument Valley Vendredi 19 juillet : Monument Valley - Moab Samedi 20 juillet : Moab Dimanche 21 juillet : Moab Lundi 22 juillet : Moab - Dinosaur NP - Flaming Gorge Mardi 23 juillet : Flaming Gorge - Jackson Hole Mercredi 24 juillet : Jackson Hole - Yellowstone NP Jeudi 25 juillet : Yellowstone NP Vendredi 26 juillet : Yellowstone NP Samedi 27 juillet : Yellowstone NP Dimanche 28 juillet : Yellowstone NP - Cody Lundi 29 juillet : Cody- Bruxelles
Thaïlande: que faire lorsqu'on se fait arrêter pour "excès de vitesse" avec un véhicule de location English translation pending
by Domy13 · 2013-08-05 · 40 replies
Bonjour,

En allant vers Ko Chang en avril dernier nous nous sommes fait arrêter par un policier (tout seul) qui a commencé à bandir son carnet pour faire mine qu'il allait nous verbaliser. J'imagine que nous étions en excès de vitesse? Je ne sais pas s'il avait l'intention de nous soutirer quelques thb ou s'il s'agissait seulement d'une mise en garde. Il a fait l'effort de nous parler en "anglais" d'une voix nasillarde, langue qu'il ne maitrisait pas mieux que nous. Nous avons fait semblant de ne pas comprendre, puis comme nous étions 5 dans la voiture, en choeur, nous nous sommes mis à rire. Le policier, voyant qu'il n'obtiendrai rien d'autre de notre part nous a donc fait signe de circuler, lui aussi il souriait....mais jaune.

Bon cette fois-ci nous avons eut de la chance de tomber sur cet aimable policier pas vraiment vindicatif, mais je me demande quelle est la meilleure attitude à adopter face à un policier qui estime que nous avons outrepassé le code de la route?

Faut-il reconnaitre notre faute même si nous estimons que nous étions dans notre bon droit, ou alors faut il maintenir notre position, et risquer des problèmes plus graves qu'un bakshich, ou alors la grosse rigolade est-elle un laisser passer sur les routes de Thailande?
Itinéraire de 19 jours en Thaïlande avec enfants English translation pending
by Haninah · 2013-07-31 · 3 replies
Bonjour à tous

Voilà j'ai pas mal lu sur les guides et forums et je viens de faire mon itinéraire enfin j 'essaye car j 'ai du mal ! nous partons 19 jours avec 2 enfants 5 et 10 ans pendant les vacances de Noel , c 'est notre premier voyage en Thaïlande.

Merci de me dire ce que vous pensez de l 'itinéraire et de prendre en compte que nous voyageons en transport en commun avec 2 enfants. J 'ai essayé de ne pas faire trop speed mais ce n 'est pas trop réussi peut être !

jour 1 Arrivee Bangkok 19h jour 2 visite Bangkok

jour 3 parc Khao Yai jour 4 parc Khao yai

jour 5 Ayuthaya jour 6 Ayutthaya

jour 7 transport Sukhothai + repos jour 8 Sukhotai

jour 9 transport Chiang Mai + repos jour 10 CM jour 11 CM jour 12 CM jour 13 CM

jour 14 transport thaton jour 15 alentours thaton jour 16 alentours thaton

jour 17 bateau pour chiang rai jour 18 avion de CR à Bangkok

jour 19 depart de Bangkok en soirée

Merci encore de me donner votre avis car je suis en plein doute, j 'ai cru comprendre qu 'il faut tout réserver d 'avance à cette période, ce qui ne facilite pas la tache ! Actuellement je me pose des questions sur Chiang Mai , bien que j 'ai lu pas mal d 'avis positifs , c 'est une grande ville et nous on aime plutôt les endroits paisibles peut être devrais je privilégier Chiang Rai ?....
Hurghada: 2 touristes tchèques décédées English translation pending
by Thepatbull · 2013-07-30 · 48 replies
Deux touristes tchèques, une mère et sa fille, ont été retrouvées mortes dans la station balnéaire de Hurghada au bord de la Mer Rouge en Egypte, a annoncé aujourd'hui à Prague le ministère tchèque des Affaires étrangères.

"Je peux confirmer la mort de deux Tchèques, une mère et sa fille, à Hurghada", a déclaré la porte-parole du ministère tchèque, Johana Grohova.

"Une enquête sur les causes de leur mort a été ouverte", a-t-elle ajouté, sans vouloir fournir d'autres détails.

Selon la télévision publique tchèque Ceska Televize (CT), les corps des deux touristes, âgées de 36 et de 8 ans, ont été retrouvés dans leur chambre d'hôtel

source : lefigaro.fr
"Jungle Scout" au parc national de Periyar English translation pending
by Vivrelibre12 · 2013-07-30 · 11 replies
Bonjour a tous,

J'ai entendu parler du "Jungle Scout", trekking de nuit, dans le parc national de Periyar au Kerala. Est-ce que quelqu'un pourrait me donner plus de détail a propos de ce trek et surtout, si ça vaut la peine?!

D'avance merci et bonne route...
Planning de 9 jours à New York English translation pending
by Rougetmx · 2013-07-27 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je viens de terminer mon planning, en m'inspirant des parcours des uns et des autres, et je me demande, s'il est bien logique, et aussi, je ne sais pas ou caser les 2 attractions à faire, en Français, car mon Anglais est très mauvais.

- NBC studio tour - bus option movie tour dans upper west et east side

Nous avons pris un studio dans la 39w street,

mardi : arrivée à 8h au studio et prévu au programme itinéraire des + beaux buldings de midtown jusqu'à Rockfeller times square ferry pour Staten Island

mercredi Briant Park grand central station times square et ses boutiques chelsea gramercy park post new york magasin Macy's

jeudi 9h statue de la liberté réservée quartier de wall street trinity church 15h world trade center - réservé pont de brooklyn

vendredi top of the rock (a réserver) et ?????

samedi journée à Brooklyn

dimanche journée à Harlem et messe gospel à la Canaan Baptist Church

lundi Empire State Bulding en fin de journée - réservé musée d'histoires naturelles - à réserver

mardi Soho Greenwich Village high line chelsea hudson river

mercredi aéroport vers 13h matinée pour ???

Nous n'avons pas privilégié de musées, sauf celui d'histoires naturelles. Il me manque le quartier de Chinatown et Little Italy que je pourrai rajouter, OU ???

Merci pour vos commentaires, et idées. 😊
Indonésie: quelles iles? English translation pending
by Darkounnette · 2013-07-22 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous partons avec ma moitié du 21 Aout au 12 Septembre en Indonésie. Nos billets sont pris, et nous arrivons donc à Denpasar. Nous allons surement réservé 1 ou 2 nuits dans le coin pour se reposer et se mettre dans le bain.

Par contre pour la suite, nous avons beaucoup de doutes sur les iles à choisir.... Concrètement nous disposons d'un budget de 2000€/3000€ Max (hors prix billets d'avions Paris/Denpasar) pour deux. Généralement dans nos voyages, nous aimons alterner dormir dans des endroits douillets et romantiques, avec piscine, au calme, et chambre d’hôte ou gite pour échanger et apprendre des gens locaux. Nous aimons toutefois toujours un minimum de confort... Donc SDB et toilettes obligatoires.

Nos priorités pour nos vacances dans l'ordre (dans l'idéale on aimerait tout par alternance):Visites (temples, marchés etc..)Échanges avec la population locale et découverte de leur façon de vive : Manger des plats locaux, culture locale, etc...Repos (eau turquoise + snorkeling sympa) Ballades dans la "jungle" et découverte de la faune locale.Par dessus tout, nous ne voulons pas nous retrouver au milieu d'une masse de touristes... Nous sommes plus à rechercher la tranquillité et l'intimité. Notre dernier voyage est la Nouvelle-Calédonie (pendant 2mois) que nous avons beaucoup aimé car dès la sortie de Nouméa c'est magnifique, végétation luxuriante, eau turquoise, snorkeling superbe, terre rouge, gites et maison d’hôtes sympathique avec parfois quelques surprises...le tout avec des après-midi sans croiser personne...

Bref, avez vous des conseils à nous prodiguer pour notre voyage ? Notamment :Quelles grosses iles choisir ? Bali, Lombok, Yogyakarta, autres ?Quelles petites iles isolées pour compléter mais avec tout le confort ? Gilis, Nusa Lembogan, Belitung, autres ? Si vous avez également des lieux précis à ne surtout pas louper mais qui sortent un peu des guides, nous sommes preneur....

Nous sommes également preneur de tout conseil avisé, concernant ce voyage :) !!!

Merci d'avance de vos réponses.
Hôtel Playa de Oro à Varadero English translation pending
by Sergecont · 2013-07-21 · 2 replies
bonjour ns partons pour playa de oro auriez-vous des info sur hotel Merci
Villa Carlotta: photo interdite à l'intérieur, évitez les insultes English translation pending
by Suizo75 · 2013-07-16 · 19 replies
de retour d'un séjour au lac de Côme, je voudrais juste faire part d'un incident à la Villa Carlotta. Les photos étant interdites dans la Villa ( malheureusement le guide du routard ne le dit pas) et le prix de 9 euros d'entrée peuvent faire perdre les nerfs à certains touristes. C'est ce qui arriva le jour de ma visite, la vigile a demandé gentiment à une touriste de ne pas photographier. malheureusement, cette personne ne l'a pas accepté et a commencé à insulter l'employée par des termes très grossiers. les insultes étaient en français mais l'employée les a très bien compris. Je trouve dommage qu'au lieu de faire semblant de ne pas être au courant que les photos étaient interdites, on insulte sans gêne. de toute façon, ce genre de réaction se paie vu que l'employée a téléphoné à d'autres collègues pour virer la personne en question.
Itinéraire Sani Pass - Thaba-Tseka - Semonkong (Lesotho) English translation pending
by Zetzar · 2013-07-15 · 8 replies
Bonjour à tous les amoureux du Lesotho !

J'ai parcouru le forum en long et en large et j'ai de plus en plus envie d'y être déjà.. 🙂 Mais pour cela j'ai besoin de vos conseils ! Nous partons en voyage de noces en AdS mi-Novembre et nous voudrions passer quelques jours au Lesotho, l'itinéraire prévu est-il possible ? J'ai un peu peur en termes de faisabilité des chemins en questions, par contre vu les paysages que j'ai pu voir sur les photos de tous les membres du forum, ça ne nous dérange pas de faire de la voiture à 30 à l'heure en admirant...

Scénario 1: Jour 0: visite de Durban et échange de notre voiture "normale" contre un 4x4. (nous serons en provenance du Swaziland) Jour 1: Durban - Thaba-Tseka via Sani-Pass (en combien de temps ??) et nuit à Thaba-Tseka (un hôtel à conseiller ?) Jour 2: Thaba-Tseka - Semonkong pour voir les chutes de Maletsunyane Jour 3: Semonkong - Thaba-Tseka Jour 4: Thaba-Tseka - Durban et rechangement de voiture...

Scénario 2: Jour 0: visite de Durban et échange de notre voiture "normale" contre un 4x4. (nous serons en provenance du Swaziland Jour 1: Durban - Semonkong pour voir les chutes de Maletsunyane en contournant le Lesotho par le nord --> entrée à Maseru (8h ?) Jour 2: Semonkong - Thaba-Tseka Jour 3: Thaba-Tseka - Durban et rechangement de voiture...

Scénario 3: que recommanderiez-vous d'autres alternativement pour avoir un aperçu du Lesotho en quelques jours ?

question subsidiaire 1: quelle voiture recommandez-vous et chez quel loueur ? En effet, les loueurs "classiques" ne sont pas toujours très clair si leur SUV sont 4x4 ou 4x2 ! question subsidiaire 2: quelqu'un a fait la décente en rappel à Maletsunyane ? c'était bien ?😉 quel est le prix ?

merci !
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
by Naps · 2013-07-15 · 27 replies
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE

- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -

Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...

Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...

Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...

Swangi, Professionnalisme.

Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...

(à suivre...)
Trajet de Chiang Mai vers Koh Tao: meilleur rapport temps/coût? English translation pending
by Kemareug · 2013-07-05 · 15 replies
Bonjour, je pars en thailande en juillet. je voudrais faire le trajet chiang mai vers koh tao, koh phangan le plus rapidement possible. L'avion direct chiang-mai vers koh samui étant trop cher, et après avoir parcouru ce forum, je pensais faire :

chiang mai => bangkok en avion aéroport DMK (50 euros, air asia ) bangkok => chumphon en train de nuit : départ 19H30 arrivée vers 4H du matin champhon => koh tao en ferry à 7H

Mes questions 1. ce trajet est il d'un bon rapport temps passé / prix, il y a t il d'autre solutions (bus?) 2. combien de temps dois je prendre entre l'arrivée à bangkok DMK et le train de 19H30 pour ne pas paniquer (1er voyage, novice!) (les arrivées possibles à BKK, DMK sont : 13H20, 15H40, 17H40)
Tour du monde à pied pour le restant de mes jours, comment procéder? English translation pending
by Pasletemps6 · 2013-07-03 · 12 replies
Bjr, alors voila, j'ai 22 ans et depuis tjr j'ai voulu voyager et la je suis bientôt prêt a partir, ne reste plus que quelques formalités ^^ J'ai déjà bcp voyagé seul en France et quelques dom-tom, mais a par ca rien. Donc depuis tjr mon but était de passer ma vie a voyager a pied jusqu’à ce que je sois vieux.

A la base j'avais prévu une tente, mais au final je me demande si ce n'est pas un peu trop risqué et qu'il ne serait pas préférable de trouver une autre solution ...

Donc en fait j'avais l'intention de ne jamais m’arrêter de marcher, je sais pas si je m'exprime bien, mais donc chaque jour je marcherais et la nuit je dormirais dans un endroit différent, jusqu’à ce que je sois vieux ou épuisé. Voila, c'est tout.

Je tiens a préciser que je ne veux plus trop attendre, la je commence a craquer et donc j'aimerais enfin me lancer et arrêter d'attendre tjr le bon moment ... Je suis déjà vieux de mon point de vue et je n'attendrais pas plus de quelques mois maximum ...

Donc en fait mes deux questions sont, est ce réalisable ? Sachant que j'aurais assez de sous pour m’équiper, me nourrir et autres pour le restant de mes jours si tout se passe comme prévu.

Et si c'est réalisable comment procéder ? Pour les logements ? Pour me laver ? Pour me diriger ? Pour les passeports ? Etc ...

Un très grand merci a celui ou celle qui restera en contact avec moi pour pouvoir m'aider a me préparer dans les meilleures conditions et le plus rapidement possible !
Bateau de Sainte-Marie à Antalaha (Madagascar) English translation pending
by Fili · 2013-06-26 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je pars le mois prochain, je voudrais aller de Sainte Marie (ou à peu près ...) vers Antalaha et si possible en bateau. Dans différents messages on fait mention de bateaux qui feraient se trajet mais sans beaucoup plus de précisions ... Quelqu'un aurait-il des infos et conseils (périodicité, sécurité, coût, temps, ...) sur ce trajet ? Le but étant de ne pas être obligé de repartir par Tana et de monter jusqu'à Diégo pour aller sur la côte de la Vanille ou de couper par Maroantsetra et la forêt ... Merci à tous. Fili
Perdu, que faire, comment le faire et quand le faire? English translation pending
by Pasletemps6 · 2013-06-26 · 67 replies
Bjr, alors voila je me décide enfin a faire les choses sérieusement une fois pour toute, j'ai vraiment besoin de vous car je n'ai personne a qui en parler, pas même des psy ou des médecins. Je ne sais pas si je suis sur le bon forum, mais je tente si ce n'est pas bon j'irais alors sur un autre :(

Alors voila, depuis tjr j'ai voulu quitter cette société et j'ai tjr été attiré par la liberté, je ne veux pas juste fuir ma vie passé et présente, je veux être libre, respirer l'air, sentir le vent dans mes cheveux et sur ma peau, bouger sans jamais m’arrêter, boire, tomber, sauter, découvrir, me sentir en corps avec la nature, regarder le ciel, me rouler par terre, hurler, toucher le sol, toucher la pluie, me noyer dans la pluie, chanter, danser, rigoler, prendre la terre dans mes mains, hurler a n'en plus finir, nager, plonger, toucher les étoiles, observer les animaux, photographier les animaux, sauver les animaux, m’épuiser, me surpasser, etc ... J'ai ces envies depuis que je suis né que je n'ai jamais réalisées et la je craque, je n'en peu plus je veux les vivre avant de mourir !

J'ai 22 ans le 15 juillet, je n'ai ni ami, ni famille, ni copine, ni études, ni travail, ni permis de conduire et ni aucun projet. Depuis que je suis né les gens m’empêchent de vivre ce que j'ai tjr rêvé de vivre. Je veux fuir, je n'arrive pas a me battre et de toute façon tout ce que je vous ai dis que j'ai tjr voulu vivre n'est pas réalisable dans cette civilisation !!! Je cours peut être au suicide, mais en même temps rester dans cette civilisation est un suicide en lui même ! Je ne peux pas tout détailler ici, j'essaye de faire le plus court possible, mais j'ai peur de vos réponses, j'ai peur de ne pouvoir vivre ce dont j'ai tjr attendu de vivre, je sais qu'il faut s'en donner les moyens, mais je suis presque persuadé de m’être bcp donné pour réussir mes ambitions :(

J'ai un peu d'argent de coté, mais ce n'est pas suffisant pour voyager longtemps et efficacement, de plus je veux voyager uniquement, en train, a pied, en velo et en bateau, bref, TOUT, sauf l'avion.

Je vais devenir handicapé car les gens et les psy pense que le probleme vient de moi (c'est possible, mais j'en doutes fortement, car j'ai des preuves de ce que j'avance), donc j'envoie le dossier de la MDPH demain comme prévu et donc je veux jusqu’à ce que l'allocation se mette en place me barrer d'ici ! J'avais tjr prévu de voyager sans m’arrêter jusqu’à ce que je sois vieux, donc après l'allocation je pourrais bouger plus facilement, je pense.

J'ai déjà bcp voyagé en France, avec une trentaine de filles, mais jamais je n'ai voyagé seul. Je ne sais pas si voyager seul se fait et dans quel circonstance, je préférerais avec une fille, mais je n'ai plus de copines depuis 3 ans du a mon comportement soi disant atypique et a mon physique pas des plus attirant. Alors très sincèrement, j'ai un manque affectif énorme et c'est pour ca que je vais quand même être triste même si je part vivre tout ce dont j'ai tjr rêvé ...

Si je suis aussi effrayé par le temps, c'est parce que je fumais 4 paquets de cigarettes par jour, je me scarifiais, je buvais, je me droguais et je pleurais tous les jours. J'ai arrêté tout cela il y a un an, mais je pleure tjr tous les jours ... Donc comme en plus de tout ce que j'ai fais, je ne sortais jamais et c'est tjr le cas, be le temps qui me reste n'existe presque plus !!! Que vous le vouliez ou non, je vous dis que je n'aurais peut être jamais le temps de vivre tout ce que j'ai tjr rêvé de vivre, inutile de me dire que j'ai le temps.

J'ai surement oublié de préciser des choses, mais je pense que c'est un bon résumé déjà, non ?

Je n'ai pas de questions concrètement, j'attends juste de votre part votre point de vue et vos conseils. Merci, vraiment.

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