Results for "Vat+Phou+ou+Champassak+|+8+>+189"
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Transport de cartons Angleterre-France pour pas cher? English translation pending
Bonjour,
Je viens de passer trois en Angleterre et la il est temps pour moi de reprendre le chemin de ma terre natale: la France...petit ik c'est que je me retrouve les bras charges de cartons peasant environ 20 kilos chacun!!!
Quelle serait, selon vous, la solution la plus economique d'envoyer tout ca en France?
Merci d'avance pour votre reponse...
Je viens de passer trois en Angleterre et la il est temps pour moi de reprendre le chemin de ma terre natale: la France...petit ik c'est que je me retrouve les bras charges de cartons peasant environ 20 kilos chacun!!!
Quelle serait, selon vous, la solution la plus economique d'envoyer tout ca en France?
Merci d'avance pour votre reponse...
Polynésie: suite du feuilleton ATN English translation pending
Les dernières nouvelles selon la presse du jour à Tahiti :
- maintien du PPT/JFK mais en haute saison seulement
- PPT/OSAKA supprimé et remplacé par une troisième rotation sur PPT/NRT
- maintien des vols sur AKL et SYD
- enfin le président du gouvernement de Polynésie a rencontré le numéro 3 d'AIR FRANCE pour lui demander un parrainage pour intégrer ATN à SKYTEAM affaire à suivre donc.
- les a343 seraient remplacés par des a350.
Commencer par l'Inde du Sud ou l'Inde du Nord à cause des moussons début juillet? English translation pending
je pars du 1juill au 15 aout, j'arrive à Bombay. Je pensais commencer mon circuit par le radjastan pendant 3 semaines et redescendre vers goa et le karnataka pour les 3 autres semaines. Qu'est que vous en pensez ? est il préferable à cause des moussons d'inverser mon circuit? sont-elles plus importantes en juillet ou en aout dans ces régions de l'inde ( goa, karnataka, kerala )?
de plus cette année la mousson a commencé avec 2 semaines d'avance, va t'elle évoluer de la meme façon ?
Merci de vos conseils et vive le changement climatique!!!!
Visa nécessaire pour un voyage dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes...
Alors j'espère que je suis dans la bonne section (je suis toute nouvelle..) et que je ne vais pas me faire houspiller (la question à du déja être posé un million de fois.. mais j'ai fais des recherches et à vrai dire je n'ai pas trouvé de réponses.. ou alors j'ai mal cherché.. si c'est le cas je m'en excuse par avance..)
Bon pour commencer.. je compte partir un petit mois (en Septembre..) aux États Unis plus précisement à Los Angeles (et ses environs par la même occasion..)
J'ai jeté quelques coup d'oeil sur les billets d'avions en cette période et ça rentre dans mon budget.. mais la question se pose au niveau de la paperasse.. j'ai fais tout les sites inimaginable mais je ne comprend rien..
Je vais faire établir mon passeport avant la fin du mois.. quel type de passeport va t'on me délivrer?? (Electronique? biométrique? magnétique?) en faite ce qui me pose le plus de probleme c'est la question du visa.. je suis un peu dans le flou.. vu que c'est selon le passeport (et la durée, et la démarche selon laquelle on se rend aux USA.. cela change constamment..)
A priori je pars pour moins de 90 jours en tant que touriste et viens de France donc normalement je n'en ai pas besoin.. raaaahhh je comprend rien.. Si j'ai besoin d'un visa... quel en est le coût.. y'a t'il un formulaire à remplir (comme j'ai pu lire plusieurs fois sur le forum..) faut t'il que je prenne un rendez-vous à l'ambassade (et payer 14€50!!)
Voilà.. merci de votre attention (et vraiment désolée si la question à été posé pour la millième fois..)
Merki!
Alors j'espère que je suis dans la bonne section (je suis toute nouvelle..) et que je ne vais pas me faire houspiller (la question à du déja être posé un million de fois.. mais j'ai fais des recherches et à vrai dire je n'ai pas trouvé de réponses.. ou alors j'ai mal cherché.. si c'est le cas je m'en excuse par avance..)
Bon pour commencer.. je compte partir un petit mois (en Septembre..) aux États Unis plus précisement à Los Angeles (et ses environs par la même occasion..)
J'ai jeté quelques coup d'oeil sur les billets d'avions en cette période et ça rentre dans mon budget.. mais la question se pose au niveau de la paperasse.. j'ai fais tout les sites inimaginable mais je ne comprend rien..
Je vais faire établir mon passeport avant la fin du mois.. quel type de passeport va t'on me délivrer?? (Electronique? biométrique? magnétique?) en faite ce qui me pose le plus de probleme c'est la question du visa.. je suis un peu dans le flou.. vu que c'est selon le passeport (et la durée, et la démarche selon laquelle on se rend aux USA.. cela change constamment..)
A priori je pars pour moins de 90 jours en tant que touriste et viens de France donc normalement je n'en ai pas besoin.. raaaahhh je comprend rien.. Si j'ai besoin d'un visa... quel en est le coût.. y'a t'il un formulaire à remplir (comme j'ai pu lire plusieurs fois sur le forum..) faut t'il que je prenne un rendez-vous à l'ambassade (et payer 14€50!!)
Voilà.. merci de votre attention (et vraiment désolée si la question à été posé pour la millième fois..)
Merki!
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Achat d'un téléphone portable pour seulement deux mois en France et en Espagne? English translation pending
Bonjour, dans moins d'une semaine je fais un voyage en France et en Espagne. Je voulais savoir s'il est possible d'acheter un téléphone portable, mais seulement pour une durée temporaire (2 mois) ? Ou sinon existe-il des cartes d'appels? Car je voudrais contacter souvent ma famille une fois rendu là-bas...
Merci beaucoup !
Philippines: où trouver des cigares et où les fumer? English translation pending
Bonjour à tous, 🙂
ayant un peu de mal avec le forum, je poste ma question ici.
Savez vous ou puis je trouver des cigares aux Philippines (à Manille ou Quezon City) ? Savez vous s'il existe des lieux spécifiques pour les fumeurs de cigares ?
Merci !
ayant un peu de mal avec le forum, je poste ma question ici.
Savez vous ou puis je trouver des cigares aux Philippines (à Manille ou Quezon City) ? Savez vous s'il existe des lieux spécifiques pour les fumeurs de cigares ?
Merci !
Retour de Thaïlande en juin: climat et météo English translation pending
Ce petit mail pour rassurer les forumeurs. Je suis partie du 1er au 10 juin dans le nord de la Thailande pour finir à Bangkok. Avant de partir la météo sur internet était désastreuse (pluie forte toute la journée). En fait, nous avons eu quelques orages qui ont duré maxi 1 h et le reste du temps le ciel était mi-ombre, mi soleil (38 °). Nous avons pu faire de l'éléphant, du radeau, de la pirogue sans être géné par une goutte de pluie.
A Bangkok et Rayong, grand soleil. Ce n'est peut être pas la meilleure saison mais il y avait peu de touristes et avons profité largement de notre circuit.
A +
Delta Airlines: PC portable en cabine? English translation pending
Bonjour à tous les membres du forum 😉
je n'ai rien trouvé sur le sujet et odopo ne m'en dit pas plus alors je fais appel à vos lumiéres 😛 je vais voyager avec delta airlines géré par air france, de Paris CDG à San Diego avec escale à Philadelphie. Ai-je le droit d'emporter mon pc portable dans l'avion, en cabine, avec le cordon d'alimentation et la souris ?? ou va t-on me le confisquer en douane, à un endroit ou à un autre ?
y'a t-il un nombre maxi de médicaments autorisés en cabine, ou même avec l'ordonnance c'est restreint ?
je voudrais emporter le plus précieux avec moi en cabine (mon pc et mes médocs) pour le cas où mon bagage en soute serait perdu ... avez-vous des infos fiables sur le sujet ?
Merci 😉
je n'ai rien trouvé sur le sujet et odopo ne m'en dit pas plus alors je fais appel à vos lumiéres 😛 je vais voyager avec delta airlines géré par air france, de Paris CDG à San Diego avec escale à Philadelphie. Ai-je le droit d'emporter mon pc portable dans l'avion, en cabine, avec le cordon d'alimentation et la souris ?? ou va t-on me le confisquer en douane, à un endroit ou à un autre ?
y'a t-il un nombre maxi de médicaments autorisés en cabine, ou même avec l'ordonnance c'est restreint ?
je voudrais emporter le plus précieux avec moi en cabine (mon pc et mes médocs) pour le cas où mon bagage en soute serait perdu ... avez-vous des infos fiables sur le sujet ?
Merci 😉
Autorisation provisoire de séjour français après l'annulation de la décision au tribunal? English translation pending
Bonjour,
Je suis de nationalité Camerounaise entré en France en 2000 avec un visa de court séjour (30 jours)et ma femme de nationalité Polonaise et salariée en France. Nous sommes pacsés en 2005 et mariés en 2006. J'avais subi un refus de séjour de la part de la Prefecture de Police refusant de me délivrer un titre de séjour de conjoint de C.E aux motifs que je ne justifie pas d'une entrée regulière et que je n'avais pas d'attaches familiales en France et à accompagner ce refus avec une oqtf. J'ai saisi le Tribunal Administratif qui a annulée la décision du Tribunal, et 1000 à me verser. La Prefecture avait 1 mois pour faire appel, elle ne l'a pas fait. Après le delai d'appel je me suis rendu à la Prefecture pour solliciter ce titre de séjour, elle m'a remis une autorisation provisoire de séjour de 3 mois et l'option ne permet pas à son titulaire de travailler avec une nouvelle convocation dans 3 mois. Ma question est la suivante que va t il se passer dans 3 mois, il y aura un renouvellement de l'autorisation provisoire de séjour de 3 mois qui me permettra de travailler ou non, ou alors un nouveau refus de séjour?
Merci à vous!!!!
Je suis de nationalité Camerounaise entré en France en 2000 avec un visa de court séjour (30 jours)et ma femme de nationalité Polonaise et salariée en France. Nous sommes pacsés en 2005 et mariés en 2006. J'avais subi un refus de séjour de la part de la Prefecture de Police refusant de me délivrer un titre de séjour de conjoint de C.E aux motifs que je ne justifie pas d'une entrée regulière et que je n'avais pas d'attaches familiales en France et à accompagner ce refus avec une oqtf. J'ai saisi le Tribunal Administratif qui a annulée la décision du Tribunal, et 1000 à me verser. La Prefecture avait 1 mois pour faire appel, elle ne l'a pas fait. Après le delai d'appel je me suis rendu à la Prefecture pour solliciter ce titre de séjour, elle m'a remis une autorisation provisoire de séjour de 3 mois et l'option ne permet pas à son titulaire de travailler avec une nouvelle convocation dans 3 mois. Ma question est la suivante que va t il se passer dans 3 mois, il y aura un renouvellement de l'autorisation provisoire de séjour de 3 mois qui me permettra de travailler ou non, ou alors un nouveau refus de séjour?
Merci à vous!!!!
Vendre un 4x4 au Maroc ou Mauritanie English translation pending
je souhaite vendre mon nissan patrol /long 7 pl./ . je serai vers tantan le 15 juillet. je ne suis pas pressée! mais j'ai besoin d'aide: je ne sais pas comment faire 😕! merci pour vos suggestions 😉
Météo actuelle à Playa del Carmen? (juin 2008) English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais savoir quel est le temps actuel à playa del carmen. Je pars le 14 juin pour playa et à voir le commentaires de certains voyageurs, la météo actuelle est assez désesperante. Pouvez-vous m'informer svp! Merci beaucoup.
Je voudrais savoir quel est le temps actuel à playa del carmen. Je pars le 14 juin pour playa et à voir le commentaires de certains voyageurs, la météo actuelle est assez désesperante. Pouvez-vous m'informer svp! Merci beaucoup.
Nouvelles formalités pour les États-Unis? English translation pending
Bonsoir,
Il paraît qu'à partir de 2009 au plus tard, il faudra soumettre son questionnaire d'arrivée aux Etats-Unis au plus tard 3 jours avant son départ. Il s'agit sauf erreur du truc vert que l'on remplissait jusqu'à présent dans l'avion. Tous les ressortissants de l'UE sont concernés, on n'arrête pas le "progrès"...
Les informations que j'ai pu recueillir sont assez parcellaires, d'où mes questions:
1.- Quelle sera la véritable date de mise en place de cette mesure? Il est question de 2009 au plus tard, ce qui signifierait que ça pourrait arriver plus tôt (en fonction des pays, des destinations? Pour ma part ce serait LAX en nov 2007)
2.- A qui faudra-t-il envoyer ledit formulaire? A sa compagnie aérienne? Au consulat des States?
3.- Où devra-t-on se procurer le précieux sésame?
4.- Pourra-t-on faire ça par email, ou seulement par courrier classique? Ou pire, faudra-t-il se déplacer? (j'ose espérer que non, c'était déjà galère d'obtenir un rdv au consulat)
5.- L'actuel formulaire vert sera-t-il "amélioré"? Je veux dire: l'administration américaine va-t-elle inclure des questions supplémentaires, voire exiger des attestations? Je pense par exemple au certificat HIV négatif que l'on m'a demandé dans le cadre de mon boulot pour me délivrer mon visa pour Moscou.
Merci de vos réponses.
Décidément, faut vraiment être motivé pour y aller. Il est vrai que le taux de change euro/dollar peut aider. Au moins, j'aurais plus de temps pour savoir quoi mettre pour "First name" et "Last name" 😉
Ph
Il paraît qu'à partir de 2009 au plus tard, il faudra soumettre son questionnaire d'arrivée aux Etats-Unis au plus tard 3 jours avant son départ. Il s'agit sauf erreur du truc vert que l'on remplissait jusqu'à présent dans l'avion. Tous les ressortissants de l'UE sont concernés, on n'arrête pas le "progrès"...
Les informations que j'ai pu recueillir sont assez parcellaires, d'où mes questions:
1.- Quelle sera la véritable date de mise en place de cette mesure? Il est question de 2009 au plus tard, ce qui signifierait que ça pourrait arriver plus tôt (en fonction des pays, des destinations? Pour ma part ce serait LAX en nov 2007)
2.- A qui faudra-t-il envoyer ledit formulaire? A sa compagnie aérienne? Au consulat des States?
3.- Où devra-t-on se procurer le précieux sésame?
4.- Pourra-t-on faire ça par email, ou seulement par courrier classique? Ou pire, faudra-t-il se déplacer? (j'ose espérer que non, c'était déjà galère d'obtenir un rdv au consulat)
5.- L'actuel formulaire vert sera-t-il "amélioré"? Je veux dire: l'administration américaine va-t-elle inclure des questions supplémentaires, voire exiger des attestations? Je pense par exemple au certificat HIV négatif que l'on m'a demandé dans le cadre de mon boulot pour me délivrer mon visa pour Moscou.
Merci de vos réponses.
Décidément, faut vraiment être motivé pour y aller. Il est vrai que le taux de change euro/dollar peut aider. Au moins, j'aurais plus de temps pour savoir quoi mettre pour "First name" et "Last name" 😉
Ph
États-Unis: obtenir un visa étudiant alors que partir au même endroit un mois auparavant en tant que touriste? English translation pending
Bonjour !
Je pars aux USA pour la première fois pour 85 jours d'octobre à début janvier à Costa Mesa chez des amis. J'aurais donc un simple statut de touriste, et je pense que je serais acceptée sans problème sur le territoire (en plus comme c'est mon premier voyage).
Cependant, j'aimerais revenir fin janvier/début février, à Costa Mesa à nouveau, soit à peine un mois après mon séjour, mais cette fois-ci ce serait pour des études linguistiques (english intensive program) et non du tourisme, entant que full-time student.
Mes questions sont: pensez-vous que l'ambassade me donnera ce visa, sachant que l'école m'enverra un formulaire I-20 et que j'aurais les moyens de financer le voyage ? mais sachant que je suis allée au même endroit un mois auparavant.. pensez-vous que l'immigration peut trouver ca douteux malgré tous mes documents et me refuse l'accès au territoire américain ? avec un visa étudiant, une fois notre cursus de cours fini, on a le droit de rester 1 mois de plus non ?
Merci beaucoup pour vos futures (et éventuelles) réponses !
Charlotte
Je pars aux USA pour la première fois pour 85 jours d'octobre à début janvier à Costa Mesa chez des amis. J'aurais donc un simple statut de touriste, et je pense que je serais acceptée sans problème sur le territoire (en plus comme c'est mon premier voyage).
Cependant, j'aimerais revenir fin janvier/début février, à Costa Mesa à nouveau, soit à peine un mois après mon séjour, mais cette fois-ci ce serait pour des études linguistiques (english intensive program) et non du tourisme, entant que full-time student.
Mes questions sont: pensez-vous que l'ambassade me donnera ce visa, sachant que l'école m'enverra un formulaire I-20 et que j'aurais les moyens de financer le voyage ? mais sachant que je suis allée au même endroit un mois auparavant.. pensez-vous que l'immigration peut trouver ca douteux malgré tous mes documents et me refuse l'accès au territoire américain ? avec un visa étudiant, une fois notre cursus de cours fini, on a le droit de rester 1 mois de plus non ?
Merci beaucoup pour vos futures (et éventuelles) réponses !
Charlotte
Faire le survol des lignes de Nazca? (Pérou) English translation pending
Salut à vous,
je me demandais si faire le survol des lignes de Nazca vaux vraiment le coup par rapport au coût (50 euros)?(genre par rapport au Machu pichu)
merci à vous
Remorquer une voiture derrière un camping-car English translation pending
Bonjour,
Je souhaite remorquer une voiture derrière mon cc avec un système Towcar anglais ou américain, mais il me manque certaines informations techniques et administratives pour finaliser le projet.
Afin d'avancer, je souhaiterai entrer en contact avec des utilisateurs de ce sytème.
ps: pour me répondre d'acheter une caravanne, s'abstenir, merci.
Je souhaite remorquer une voiture derrière mon cc avec un système Towcar anglais ou américain, mais il me manque certaines informations techniques et administratives pour finaliser le projet.
Afin d'avancer, je souhaiterai entrer en contact avec des utilisateurs de ce sytème.
ps: pour me répondre d'acheter une caravanne, s'abstenir, merci.
Durée du trajet Rambuttri Village Inn - aéroport Suvarnabhumi de Bangkok? English translation pending
Bonjour à tous !
Je voulais savoir quelle est la durée approximative du trajet depuis le Rambuttri village inn jusqu'à l'aéroport Suvarnabhumi ?
J'ai un avion à 11H45, enregistrement à partir de 9H45, quelle marge est raisonnable pour ne pas risquer de manquer mon avion ?
D'autre part, est-ce qu'il suffit de sortir de l'hotel pour trouver rapidement un taxi ou est-il plus judicieux de demander à l'hotel ? Quelle commission l'hotel va-t-il prendre pour ce service ?
Merci d'avance de vos réponses éclairées 😉
Françoise
Je voulais savoir quelle est la durée approximative du trajet depuis le Rambuttri village inn jusqu'à l'aéroport Suvarnabhumi ?
J'ai un avion à 11H45, enregistrement à partir de 9H45, quelle marge est raisonnable pour ne pas risquer de manquer mon avion ?
D'autre part, est-ce qu'il suffit de sortir de l'hotel pour trouver rapidement un taxi ou est-il plus judicieux de demander à l'hotel ? Quelle commission l'hotel va-t-il prendre pour ce service ?
Merci d'avance de vos réponses éclairées 😉
Françoise
Italie en auto English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3 femmes qui allons à Florence en juillet, par la suite nous désirons prendre le train le 01 août jusqu'à Naples. De là, est-ce facile de louer une voiture et de se rendre jusqu'à Ravello (nous avons louer un app. à cet endroit) En fait le train nous débarque t-il au centre ville ?..et combien prend de temps Naples à Ravello en voiture? Y a t-il des choses sur ce parcours qui sont des incontournables? À plusieurs endroits on voit des commentaires de ne pas aller en Italie en août...nous serons sur la côte Amalfi la première d'aoùt ....que va t-il nous arriver??? tout sera fermé !!!
Ensuite nous terminons notre séjour à Rome du 6 août au 10. Est-ce qu'il est préférable d'y retourner en voiture (Ravello à Rome) ou bien retourner la voiture à Naples et de là prendre le train jusqu'à Rome? Est-ce que le train nous débarque près du centre ville?
merci beaucoup !!!
Hélène
Nous sommes 3 femmes qui allons à Florence en juillet, par la suite nous désirons prendre le train le 01 août jusqu'à Naples. De là, est-ce facile de louer une voiture et de se rendre jusqu'à Ravello (nous avons louer un app. à cet endroit) En fait le train nous débarque t-il au centre ville ?..et combien prend de temps Naples à Ravello en voiture? Y a t-il des choses sur ce parcours qui sont des incontournables? À plusieurs endroits on voit des commentaires de ne pas aller en Italie en août...nous serons sur la côte Amalfi la première d'aoùt ....que va t-il nous arriver??? tout sera fermé !!!
Ensuite nous terminons notre séjour à Rome du 6 août au 10. Est-ce qu'il est préférable d'y retourner en voiture (Ravello à Rome) ou bien retourner la voiture à Naples et de là prendre le train jusqu'à Rome? Est-ce que le train nous débarque près du centre ville?
merci beaucoup !!!
Hélène
Réservation des vols intérieurs aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Comme beaucoup d'entre nous je prépare mes prochaines vacances d'été et je souhaiterai savoir si il est nécessaire de réserver à partie de la France des vol intérieurs aux US ou si je peux le faire au dernier moment sur place. Ce que j'ai prévu c'est un vol Las Vegas - Jackson Hole et un autre San Francisco - Los Angeles (les 2 pendant le mois d'Aout). Si en plus vous avez de bons tuyaux je suis preneur. Merci d'avance pour votre aide et bonnes vacances à tous.
Comme beaucoup d'entre nous je prépare mes prochaines vacances d'été et je souhaiterai savoir si il est nécessaire de réserver à partie de la France des vol intérieurs aux US ou si je peux le faire au dernier moment sur place. Ce que j'ai prévu c'est un vol Las Vegas - Jackson Hole et un autre San Francisco - Los Angeles (les 2 pendant le mois d'Aout). Si en plus vous avez de bons tuyaux je suis preneur. Merci d'avance pour votre aide et bonnes vacances à tous.
Travailler en tant que designer ou architecte d'intérieur en Irlande? English translation pending
Bonjour à tous! 🙂
Je suis nouveau sur le forum,
Je vais bientôt finir mes études dans le domaine de l'architecture d'interieur et le design et je voudrai partir d'ici quelques mois (septembre ou octobre) en irlande pour améliorer mon niveau d'anglais.
Il ne s'agit pas de vacance, je voudrai travailler là bas dans mon domaine mais voila je rencontre quelques difficultés. Je n'ai trouvé que peu d'agence ou entreprise dans le domaine.
Je me tourne vers vous pour faire appel à vos connaissances: connaitriez-vous des agences, entreprises ou personnes travaillant dans ce domaine? ou bien savez-vous ou je peu me renseigner?
Je vous remercie par avance, vous me seriez d'un grand secour!
bonne journée à tous et j'attend vos réponses (nombreuse je l'espère!) 😉
Je suis nouveau sur le forum,
Je vais bientôt finir mes études dans le domaine de l'architecture d'interieur et le design et je voudrai partir d'ici quelques mois (septembre ou octobre) en irlande pour améliorer mon niveau d'anglais.
Il ne s'agit pas de vacance, je voudrai travailler là bas dans mon domaine mais voila je rencontre quelques difficultés. Je n'ai trouvé que peu d'agence ou entreprise dans le domaine.
Je me tourne vers vous pour faire appel à vos connaissances: connaitriez-vous des agences, entreprises ou personnes travaillant dans ce domaine? ou bien savez-vous ou je peu me renseigner?
Je vous remercie par avance, vous me seriez d'un grand secour!
bonne journée à tous et j'attend vos réponses (nombreuse je l'espère!) 😉
Prix des cigares à Cuba? English translation pending
salut, ben voila je compte voyager a cuba la semaine prochaine, et je voulais savoir les prix des cigares la bas ...
merci d'avance ..........😎
Hôtel Sirenis La Salina à Varadero en juillet English translation pending
Salut, J'ai reservé au sirenis 2 semaine au mois de juillet du 21 au 4 aout
Je suis tres inquiete de ce PREMIER voyage dans le sud a cause des mauvais commentaire de cet hotel, en lisant les commentaires on dirait que le promblème de cet hotel est l'attente au bar, au reservation, au bureau de change au resto a la carte Bondé de monde ect... les plaite sont souvent a cause du Bookage trop elever donc personel pressé donc moin chaleureux ect.. ceux qui revienne de la bas au mois de mai on lair a avoir aimé et moin decu vu que l'hotel etais moin booké il y avait moin d'attente personnel et plus chaleureux ect.. . Moi au mois de juillet (semaine de la construction) est ce que c'est un temps mort ou fort ?? Je voudrais savoir a quoi m'attendre. Et pour la construction va t'il en avoir au mois de juillet???
Un gros merci D'avance de vos réponse
Karine
Je suis tres inquiete de ce PREMIER voyage dans le sud a cause des mauvais commentaire de cet hotel, en lisant les commentaires on dirait que le promblème de cet hotel est l'attente au bar, au reservation, au bureau de change au resto a la carte Bondé de monde ect... les plaite sont souvent a cause du Bookage trop elever donc personel pressé donc moin chaleureux ect.. ceux qui revienne de la bas au mois de mai on lair a avoir aimé et moin decu vu que l'hotel etais moin booké il y avait moin d'attente personnel et plus chaleureux ect.. . Moi au mois de juillet (semaine de la construction) est ce que c'est un temps mort ou fort ?? Je voudrais savoir a quoi m'attendre. Et pour la construction va t'il en avoir au mois de juillet???
Un gros merci D'avance de vos réponse
Karine
Film "Funny games U.S" English translation pending
Jusqu’à quel point peut-on détester le schéma bourgeois ? Ce film lance un vibrant appel aux voyageurs misanthropes, aux âmes solitaires, aux non-conformistes, aux déçus de la famille, à tous ceux qui vomissent en voyage le schéma petit-bourgeois «Femme+enfants+chien+voiture+maison ». Il ne faut le rater sous aucun prétexte. Il est parfait !
Comme son compatriote écrivain, Thomas Bernhard, le cinéaste autrichien Haneke exècre le modèle bourgeois. Il le hait. Il lui règle son compte à travers un film qui nous décrit avec une incroyable minutie la descente aux enfers d’un joli couple bien lavé, bien habillé, avec un joli garçon, un joli chien, une jolie voiture, fraîchement arrivé dans sa jolie maison de vacances. Haneke ne leur laisse même pas le temps de s’installer. D’impatience, il les confronte immédiatement à deux jeunes bourreaux d’un cynisme, d’une cruauté, d’une méthode proprement hallucinants. Ce faisant, il applique à l’égoïsme, l’hypocrisie et la mesquinerie petit-bourgeois un châtiment d’une heure trente digne des pires supplices chinois, à ceci près que le psychique fait jeu égal avec le physique. Même le spectateur scotché ne sait plus à quel saint se vouer : tout cela a-t-il un sens, ces deux jeunes hommes souriants sont-ils déjantés ou participent-ils à un jeu qu’ils vont arrêter à un moment en s’excusant, Zorro va-t-il arriver… ?
Mais on n’est pas à Hollywood, et le regard d’Haneke sur la violence est perçant, sans complaisance, terriblement lucide…
Les acteurs sont dirigés de main de maître. Michael Pitt, Naomi Watts et Tim Roth sont époustouflants.
Khaldoun
Comme son compatriote écrivain, Thomas Bernhard, le cinéaste autrichien Haneke exècre le modèle bourgeois. Il le hait. Il lui règle son compte à travers un film qui nous décrit avec une incroyable minutie la descente aux enfers d’un joli couple bien lavé, bien habillé, avec un joli garçon, un joli chien, une jolie voiture, fraîchement arrivé dans sa jolie maison de vacances. Haneke ne leur laisse même pas le temps de s’installer. D’impatience, il les confronte immédiatement à deux jeunes bourreaux d’un cynisme, d’une cruauté, d’une méthode proprement hallucinants. Ce faisant, il applique à l’égoïsme, l’hypocrisie et la mesquinerie petit-bourgeois un châtiment d’une heure trente digne des pires supplices chinois, à ceci près que le psychique fait jeu égal avec le physique. Même le spectateur scotché ne sait plus à quel saint se vouer : tout cela a-t-il un sens, ces deux jeunes hommes souriants sont-ils déjantés ou participent-ils à un jeu qu’ils vont arrêter à un moment en s’excusant, Zorro va-t-il arriver… ?
Mais on n’est pas à Hollywood, et le regard d’Haneke sur la violence est perçant, sans complaisance, terriblement lucide…
Les acteurs sont dirigés de main de maître. Michael Pitt, Naomi Watts et Tim Roth sont époustouflants.
Khaldoun
Voyage à Djerba avec un bébé de 18 mois English translation pending
Bonsoir à tous
Je dois partir du 02 au 09 juin prochain à DJERBA avec ma petite fille de 18 mois et ma maman 😎 et j'aimerai savoir s'il existe des supermarchés à proximité de notre hôtel qui est le CLUB RYM BEACH sur la côte nord de l'île. On est à 6kms de Midoun et 15 kms de Houmt souk.
On m'a parlé d'un supermarché PROMOGROS à Houmt Souk est-ce vraiment ça? Ce serait vraiment génial car emmener la nourriture pr ts les repas + couches relève d'un vrai défi surtout avec le poids limité des bagages!😕
Merci de vos conseils et suggestions (également sur l'hôtel si vs connaissez) A bientôt
Je dois partir du 02 au 09 juin prochain à DJERBA avec ma petite fille de 18 mois et ma maman 😎 et j'aimerai savoir s'il existe des supermarchés à proximité de notre hôtel qui est le CLUB RYM BEACH sur la côte nord de l'île. On est à 6kms de Midoun et 15 kms de Houmt souk.
On m'a parlé d'un supermarché PROMOGROS à Houmt Souk est-ce vraiment ça? Ce serait vraiment génial car emmener la nourriture pr ts les repas + couches relève d'un vrai défi surtout avec le poids limité des bagages!😕
Merci de vos conseils et suggestions (également sur l'hôtel si vs connaissez) A bientôt
Alitalia annonce deux-cent-quinze millions d'euros de pertes au premier trimestre English translation pending
http://www.ouest-france.fr/La-compagnie-Alitalia-de-plus-en-plus-fragilisee/re/ofdernmin/_-630214--BKN--_actu.html
Je crois qu'enfin de compte, Air France a bien fait de se désengagé..
Je crois qu'enfin de compte, Air France a bien fait de se désengagé..
Démarches pour un mariage franco-marocain? English translation pending
Bonjour🙂
Je suis nouvelle sur ce site et j'aimerais bien avoir quelques renseignement sur les démarches à effectuer pour un mariage au Maroc donc pour résumer moi je suis française et mon futur mari et marocain nous avons le désir de nous unir
On a déjà commencé par prendre le rdv pour le CCM mais après on c'est pas alors si vous été passé par la quelques petit conseil seront les bienvenue merci d'avance😉
Engins motorisés loués en Asie du Sud-Est: rappel triste English translation pending
Et bien les habitués de l'asie du sud est et les accrocs aux 2 roues ou scooter des mers qui en louent vont encore râler et bien je tire un nouveau signal d'alarme l'année s'annonce très mal pour toute l'asie du sud est : plusieurs décès à koh samui et à patong en 4 mois et demi.....mon secteur, les collègues sont aussi "effarés" pour bali etc
nous en sommes à 201 morts et 784 (blessés plus ou moins grave) donc 8 jeunes de moins de 25ans paralysés à vie (petit bilan pour notre organisme) je parle pas des autres organisme d'assurance donc le bilan est "pire"
bilan pour tous les engins motorisés (le plus de victimes en scooter 125 et motos) - quelques blessures graves sur scooter des mers et 1 mort...
ah oui il ya aussi quelques drames avec les parachutes
bref : allez y râler j'assume mais c'est juste une nouvelle mise en garde pour CEUX qui n'ont pas l'habitude de conduire en thailande - indonésie etc où la plus grande prudence et anticipation est de rigueur....
BARBOT tu connais n'est-ce pas ça va t'énerver lol..... c'est dur pour les familles qui restent et ça quand on n'a pas connu un drame similaire on dit "c'est pas vrai..."....
pour Barbot : ça va ton séjour en thailande en ce moment tu profites bien ??
bonnes vacances et prudence à tout le monde
nous en sommes à 201 morts et 784 (blessés plus ou moins grave) donc 8 jeunes de moins de 25ans paralysés à vie (petit bilan pour notre organisme) je parle pas des autres organisme d'assurance donc le bilan est "pire"
bilan pour tous les engins motorisés (le plus de victimes en scooter 125 et motos) - quelques blessures graves sur scooter des mers et 1 mort...
ah oui il ya aussi quelques drames avec les parachutes
bref : allez y râler j'assume mais c'est juste une nouvelle mise en garde pour CEUX qui n'ont pas l'habitude de conduire en thailande - indonésie etc où la plus grande prudence et anticipation est de rigueur....
BARBOT tu connais n'est-ce pas ça va t'énerver lol..... c'est dur pour les familles qui restent et ça quand on n'a pas connu un drame similaire on dit "c'est pas vrai..."....
pour Barbot : ça va ton séjour en thailande en ce moment tu profites bien ??
bonnes vacances et prudence à tout le monde
Voyage à Jérusalem, Jordanie et Syrie English translation pending
Bonsoir cher voyageur(e)s
Je consulte souvent le site pour préparer un voyage au Proche-Orient.
Vos posts sont très instructifs.
Je me permets d'envoyer un message assez long afin que l'on me donne de plus amples renseignements en espérant que ceci aidera également d'autres personnes.
J'aimerai visiter la Syrie, la Jordanie et Jérusalem. Je souhaite faire le tout en 2, 3 semaines.
Je suis un jeune noir français de confession musulmane :) et je pars accompagné d'un ami typé arabe mais chrétien. Je précise ceci par rapport aux questions que je vais poser.
La première question est que j'hésite par rapport à ma base durant ce séjour, j'hésite entre Damas et Jérusalem. Quel est la destination la moins chére ? la moins désagréable administrativement? Si j'arrive à l'aéroport de Tel-Aviv, va t'ont forcément me tamponner une feuille volante?
Israël: Peut on dormir dans des auberges de jeunesse ou chez l'habitant à Jérusalem? Etant français, est ce que je peux me déplacer comme je veux dans Jérusalem partie est et ouest? Est-il possible de prendre des bus pour rejoindre la Palestine, Bétheleem et l'Église de la nativité? Peut -on sortir des sentiers battus, me rendre à Ramallah par exemple? Est-il possible avec une voiture de location de se rendre de Jerusalem Ouest à Est.
Jordanie: Comment se déplace t'ont d'Amman à Pétra? Pour les visites dans le désert, est il préférable de passer par des tours opérateurs ou de se rendre directement dans le Wadi Rum? Est ce dangereux, d'y aller par soi-même, avec une carte ou un gps? Est il possible de dormir à la belle étoile sur le site de Pétra, en fonction des températures, pas de restrictions? Peut-on se baigner dans la Mer Noire, quelles sont les activités à faire là bas?
Cordialement Désolé pour le roman,
Je suis un jeune noir français de confession musulmane :) et je pars accompagné d'un ami typé arabe mais chrétien. Je précise ceci par rapport aux questions que je vais poser.
La première question est que j'hésite par rapport à ma base durant ce séjour, j'hésite entre Damas et Jérusalem. Quel est la destination la moins chére ? la moins désagréable administrativement? Si j'arrive à l'aéroport de Tel-Aviv, va t'ont forcément me tamponner une feuille volante?
Israël: Peut on dormir dans des auberges de jeunesse ou chez l'habitant à Jérusalem? Etant français, est ce que je peux me déplacer comme je veux dans Jérusalem partie est et ouest? Est-il possible de prendre des bus pour rejoindre la Palestine, Bétheleem et l'Église de la nativité? Peut -on sortir des sentiers battus, me rendre à Ramallah par exemple? Est-il possible avec une voiture de location de se rendre de Jerusalem Ouest à Est.
Jordanie: Comment se déplace t'ont d'Amman à Pétra? Pour les visites dans le désert, est il préférable de passer par des tours opérateurs ou de se rendre directement dans le Wadi Rum? Est ce dangereux, d'y aller par soi-même, avec une carte ou un gps? Est il possible de dormir à la belle étoile sur le site de Pétra, en fonction des températures, pas de restrictions? Peut-on se baigner dans la Mer Noire, quelles sont les activités à faire là bas?
Cordialement Désolé pour le roman,
Prix des vols Paris-Bangkok English translation pending
J'ai, un peu par hasard, vu un magazine économique sur Itélé qui faisait état d'une augementation très importante des tarifs à destination du Sud Est asiatique avec notamment pour exemple un doublement des tarifs entre Paris et Bkk dont le prix moyen atteindrait 1 500€ : le pétrole ne serait pas la seule cause car le journaliste parlait d'une destination désormais prisée toute l'année et d'une... pénurie d'avions sur cette distance (et encore plus vers la Chine et Singapour avec des prix triplés). Il faut reconnaitre que trouver un billet à moins de 800 € (en periode creuse) va être de plus en plus délicat. Sauf à s'y prendre plus de 8 mois à l'avance. Maintenant est ce aussi le cas en utilisant les compagnies aériennes du Golfe ou va t 'on se rabattre sur des compagnies moins "confortables" ?
Recherche "Harry Potter tome 5" à La Paz (Bolivie) English translation pending
bonjour, je m'appelle Martin, et j'ai 8 ans.
je suis en voyage pour 6 mois avec mes parents en Amerique du sud, et en ce moment je suis en Bolivie a la Paz, et je vais bientot finir de lire mon tome 4 de Harry Potter, et j'aimerais bien trouver le tome 5... en francais!!
alors si vous ètes a la Paz en ce moment et que vous l'avez, je veux bien l'acheter!
merci de me contacter ici!
tchao