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Circuit "Découverte de l'Amérique" avec Nouvelles Frontières English translation pending
Bonsoir,
Nous souhaiterions préparer notre voyage de New York à San Francisco, en passant par Washington, Nashville, Memphis, New Orléans, Austin, San Francisco, Carlsbad Caverns, Santa Fe, Monument Valley, GRand Canyon, Bishop, Yosemite. Cette itinéraire est proposé par Nouvelles Frontières, dont voici le descriptif en PDF. http://images.marmara.com/Marmara2009/FicheTechnique/USACTN53%20E13.pdf Voici mes premières questions : Qui à déjà fait ce voyage avec NF ? Qui compte le faire avec NF ? Nous souhaiterions le réaliser dans 1 ou 2 ans, en septembre. D'ailleurs, septembre est-il une bonne période en camping ? Quel est le meilleurs guide en bouquin pour les USA ?
Bien cordialement,
Bruno
Nous souhaiterions préparer notre voyage de New York à San Francisco, en passant par Washington, Nashville, Memphis, New Orléans, Austin, San Francisco, Carlsbad Caverns, Santa Fe, Monument Valley, GRand Canyon, Bishop, Yosemite. Cette itinéraire est proposé par Nouvelles Frontières, dont voici le descriptif en PDF. http://images.marmara.com/Marmara2009/FicheTechnique/USACTN53%20E13.pdf Voici mes premières questions : Qui à déjà fait ce voyage avec NF ? Qui compte le faire avec NF ? Nous souhaiterions le réaliser dans 1 ou 2 ans, en septembre. D'ailleurs, septembre est-il une bonne période en camping ? Quel est le meilleurs guide en bouquin pour les USA ?
Bien cordialement,
Bruno
Afrique du Sud avec enfants et météo en été? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons (2 adultes + 2 enfants 13 et 17 ans) partir 2 ou 3 semaines en Afrique du sud au mois d'août. C'est la première fois que nous y allons. L'idée est de faire un circuit de visites et découvertes en commençant par l'est (arrivée à JOHANNESBURG), ses parcs, et en finissant vers LE CAP.
* Auriez-vous des idées de circuit, d'étapes, ce qu'il y a à voir ?
* Comment est la météo (nous habitons à la montagne et l'été nous aimons plutôt la chaleur) ? l'été pour nous c'est l'hiver pour eux, mais est-ce quand même tempéré ?
* La formule location de voiture + GPS + hôtels ou gîtes est-elle facile ? Faut-il réserver les hôtels, les parcs (nous avons déjà une expérience positive en Californie et Floride en auto tour), mais pour l'Afrique du sud vaut-il mieux avoir un guide, en groupe ?
A vous lire avec impatience.
Merci.
Trois semaines en 4x4 dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous.
Merci (et bravo) pour tous ces carnets de voyage et autres récits qui font rêver.
Petite présentation du projet :
Ma compagne et moi (et notre chat) partons au mois de mai pour 1 an (au moins) au Canada. Avant de s'installer, nous souhaitons passer 3 semaines dans les fameux parcs du Southwest américain. L'idée est de faire Nice > Las Vegas > Toronto. Location d'un SUV (standard ou Full size ?) pour passer par quelques pistes (je sais que nous ne seront pas assuré pour cela, mais on essayera de faire attention...😉). Nous aurions préférer dormir dedans mais ça risque d'être serré et ça mériterait des aménagements compliqués dans un véhicule de loc. Il me semble que la tente sera plus simple (en espérant qu'il ne pleuve pas les nuits de camping). Une alternative aurait été d'aller directement au Canada, acheter un Full SUV, l'aménager et partir avec. Ça serait quand même bien plus long (et plus cher : à ce prix là, autant louer un small SUV et aller à l’hôtel tous les soirs).
Ci-dessous, le parcours : qu'en pensez-vous ?

Grâce à cette grande communauté de voyageurs, j'ai récupéré pas mal d'infos mais j'ai encore beaucoup d'interrogations. 1. Déjà, pensez vous que c'est un projet envisageable ? 2. Qu'en est-il du chat dans cette aventure : durée du trip, beaucoup de voiture, accueil dans les campings/hôtels ? 3. Météo au mois de mai ? 4. J'ai lu qu'il fallait des autorisations pour accéder à certains parcs (je ne parle pas des contingents comme pour The Wave, CBS...) comme pour la White Rim Trail Road, qu'il fallait communiquer le nombre de personne, immat. du véhicule... qu'en est-il ?
Voilà pour l'instant, j'ai surement d'autres questions qui viendrons par la suite. Merci d'avance pour vos contributions.
Mathieu
Petite présentation du projet :
Ma compagne et moi (et notre chat) partons au mois de mai pour 1 an (au moins) au Canada. Avant de s'installer, nous souhaitons passer 3 semaines dans les fameux parcs du Southwest américain. L'idée est de faire Nice > Las Vegas > Toronto. Location d'un SUV (standard ou Full size ?) pour passer par quelques pistes (je sais que nous ne seront pas assuré pour cela, mais on essayera de faire attention...😉). Nous aurions préférer dormir dedans mais ça risque d'être serré et ça mériterait des aménagements compliqués dans un véhicule de loc. Il me semble que la tente sera plus simple (en espérant qu'il ne pleuve pas les nuits de camping). Une alternative aurait été d'aller directement au Canada, acheter un Full SUV, l'aménager et partir avec. Ça serait quand même bien plus long (et plus cher : à ce prix là, autant louer un small SUV et aller à l’hôtel tous les soirs).
Ci-dessous, le parcours : qu'en pensez-vous ?

Grâce à cette grande communauté de voyageurs, j'ai récupéré pas mal d'infos mais j'ai encore beaucoup d'interrogations. 1. Déjà, pensez vous que c'est un projet envisageable ? 2. Qu'en est-il du chat dans cette aventure : durée du trip, beaucoup de voiture, accueil dans les campings/hôtels ? 3. Météo au mois de mai ? 4. J'ai lu qu'il fallait des autorisations pour accéder à certains parcs (je ne parle pas des contingents comme pour The Wave, CBS...) comme pour la White Rim Trail Road, qu'il fallait communiquer le nombre de personne, immat. du véhicule... qu'en est-il ?
Voilà pour l'instant, j'ai surement d'autres questions qui viendrons par la suite. Merci d'avance pour vos contributions.
Mathieu
Camping au Mozambique entre Maputo et Vilanculos English translation pending
Bonjour,
nous voyageons du 2 avril au 12 avril au Mozambique (2 adultes et deux enfants 7 et 5 ans). Nos avons une voiture de location et désirons aller de Maputo à Vilanculos et retour (à partir du 12 avril, nous retournons vers Johannesburg et nous nous arrêtons pour faire 3 jours de safari dans le Kruger). Nous avons une tente avec nous et désirons dormir soit dans des campings soit trouver d'autres solutions pas trop chères.
J'aimerai connaitre si certains d'entre vous ont déjà fait ce genre de voyage... Est que que à cette période (début avril), il faut réserver ou est ce que l'on trouve facilement de quoi planter sa tente dans des conditions correctes et sures (nous sommes avec des enfants) au dernier moment ? Avez vous des adresses ou contacts à conseiller... Il semble qu'à certains endroits, des petits "détours" sur de petites îles, en "dwol" valent vraiment le détour... Certains d'entre vous peuvent m'en dire plus ?
Et nous sommes bien sur preneurs de tout avis ou conseil sur ce pays qui parait superbe mais un peu désorganisé!!
Un grand merci
Sophie 🙂
J'aimerai également en profiter pour plonger un peu... Quelques conseils de ce côté ??
nous voyageons du 2 avril au 12 avril au Mozambique (2 adultes et deux enfants 7 et 5 ans). Nos avons une voiture de location et désirons aller de Maputo à Vilanculos et retour (à partir du 12 avril, nous retournons vers Johannesburg et nous nous arrêtons pour faire 3 jours de safari dans le Kruger). Nous avons une tente avec nous et désirons dormir soit dans des campings soit trouver d'autres solutions pas trop chères.
J'aimerai connaitre si certains d'entre vous ont déjà fait ce genre de voyage... Est que que à cette période (début avril), il faut réserver ou est ce que l'on trouve facilement de quoi planter sa tente dans des conditions correctes et sures (nous sommes avec des enfants) au dernier moment ? Avez vous des adresses ou contacts à conseiller... Il semble qu'à certains endroits, des petits "détours" sur de petites îles, en "dwol" valent vraiment le détour... Certains d'entre vous peuvent m'en dire plus ?
Et nous sommes bien sur preneurs de tout avis ou conseil sur ce pays qui parait superbe mais un peu désorganisé!!
Un grand merci
Sophie 🙂
J'aimerai également en profiter pour plonger un peu... Quelques conseils de ce côté ??
Tarifs de la traversée Almeria (Espagne) - Ghazaouet (Algérie) en été 2013? English translation pending
tarifs traversée almeria-ghazaouet été 2013
Maroc: quel désert choisir? English translation pending
Bonjour a tous , pouvez vous m'aider a faire mon choix entre le désert de Merzouga et celui de M'Hamid ? Nous voyageons avec nos enfants de 7 et 9 ans et notre point de départ serait Aït Benhaddou ...
Retour Guinée - Sierra Leone (par 4x4, aller-retour Sénégal - Mauritanie) English translation pending
Salut à tous, 🙂
Quelques infos à chaud : retour d’une boucle Guinée Sierra Léone à 3 voitures (2 80 et 1 100) il y a quelques jours Attention je crois que pour le bas du Maroc il y a du nouveau depuis (frontière moins ouverte ?: cf messages sur ce même forum)
Descente : Espagne, Maroc par Tarifa Tanger (formalités rapides dans les deux sens : presque personne) ras. Etape Guelmin puis Hôtel Bardas 80 km frontière Frontière Maroc sortie : rapide pour une fois, simplifiée (un bureau en moins) et très aimable (à la remontée un peu plus long car Scanner, mais efforts d’amabilité net confirmé). A noter qu’on peut aller plus vite en pré-déclarant le véhicule (site internet des douanes Maroc douane.gov.ma rechercher imprimé d16ter)
Frontière Mauritanie (Nouadhibou): Formalités rapides comme d’hab dans les deux sens, ils sont rôdés. A noter que désormais ils sont informatisés pour les passeports (en scannant code barre) ; Change et assurance (Mauritanie + CDEAO CIMA) avec Arturo : comme d’habitude tout était OK et bien préparé, merci à lui. Descente Mauritanie goudron ras (biv sur la plage au-dessus de Nouakchott, poisson grillé aux Sultanes), lendemain traversée Nkct puis descente vers Diama : on a pris la grande piste qui va devenir un beau goudron (quelques km déjà faits), très roulante et gagne du temps
Frontière Diama : sortie Mauritanie ras rapide, péage barrage comme d’hab, entrée Sénégal : je confirme qu’avec le carnet Ata pas de problème pour un passavant de 15 jours fait (sans même demander), et non pas 48 h comme avant : plus besoin de passage merdique à Dakar ++
Sénégal : traversée rapide aussi mais grande nouveauté : quasiment aucun contrôle, et quand il y en a grande amabilité et rien (ou quasiment) ne nous est demandé !!! Quel changement par rapport à avant … Aux frontières idem, pas de demandes bizarres : les consignes sont bien passées visiblement.
Frontière Sénégal Guinée par Koundara (alternance piste et goudron au milieu, offert par l’Europe !) ; sortie Sénégal sans problèmes, entrée Guinée plus poussive car 3 postes proches (Boundou, Sambaiolo puis Koundara) ou il faut faire (et refaire 2 fois) quasiment toutes les formalités, avec copies de tout le toutim sur les registres … (au total 2/3 h mini, bien que personne d’autre en attente)
Ensuite route vers Labé : piste (dans les montagnes) pas si mauvaise que çà (ils passent avec des 505 surchargées), puis tronçon de gros travaux pour faire le goudron, çà avancera vite je pense (Chinois + gros matos) ; avant Labé on est sorti à droite dans des petites pistes (sympas) repérées sur cartes sat, pour rejoindre la piste de Timbelé en passant par Doucky (bivouac en haut des falaises, mais gamins du bled un peu collants et ambiance très islamique avec barbus pas sympas) . Descente piste jusqu’à Kindia (beaux paysages Fouta Djalon)
Frontière Guinée SL à Madina (sous Kindia) : là problème inattendu pour la sortie de la Guinée : douaniers tatillons d’abord (fouille approfondie véhicules, en marquant sur une liste ce qu’ils trouvaient !! (genre 1 table de camping, 1 siége …) ; mais pas de pbs ; police et gendarmerie pas de soucis (visa en règle) ; mais problème avec l’armée : on est tombé sur un commandant local qui avait visiblement besoin d’affirmer son autorité, et tout un patacaisse car nous ne nous étions pas signalé à la préfecture de Kindia ! Du coup remontée en convoi militaire jusqu’à Kindia, nuit au campement de Lilly (très bien), lendemain matin « audience » auprès du Colonel du coin, qui n’a fait aucun papiers mais nous a autorisé à repartir car tout est en règle ; il a toutefois référé à la direction générale de Conakry (je crois que peu de touristes en voiture passent par Madine pour la SL …) Donc retour Madina, formalités entrée en SL sans problèmes, très pro et english ; pas pu prendre d’assurance véhicule ; carnet Ata : ils l’ont regardé avec circonspection, mis en coup de tampon et pas besoin de laisser passer (payant) ; par la suite en SL pas de contrôle ennuyeux, pas de problèmes.
Piste Madina Makeni petite mais belle, villageois très étonnés de voir des visiteurs, ambiance anglaise sympa ; villages pas très beau (tôles et en dur), plus sympas côté Guinée ; crochet au Outamba Park : chimpanzés visibles le soir et le matin (viennent chercher des bananes, hippos dans le fleuve, possibilité bivouac) ; deux bacs sympas (un avec treuil, l’autre câble en tirant à la main, treuil cassé) ; paiement dollars
De Makeni goudron parfait jusqu’à la mer : Bureh Beach, à conseiller : plage magnifique, loin de Freetown (évitée, tout comme Conakry, pas d’intérêt), descente 4x4 et bivouac possible sur la plage elle-même ; petit hôtel mais à l’air très moyen ; petit resto paillotte très bon poisson grillé. Rencontre attendue avec Fulvio Cenci (bien connu du forum), super souvenirs ++ et merci à lui pour tous ses conseils !!
Ensuite vers l’ouest sortie goudron à Songo puis piste par Moyamba, sympa, ambiance tropicale ++, difficile de caser 3 bagnoles, végatation super luxuriante, bestioles, singes et tout ce que l'on attend ! retour goudron vers Bo, direction Kenema puis piste de plus en plus petite et cassante (mais ambiance tropicale sympa) jusqu’à Koindu, sortie de SL (formalités ras), bac un peu long (il était couvert de Tongues en vrac !! on a dû attendre une demi-journée), entrée Guinée à Nongowa (formalités sans pbs)
Piste jusqu’à Guédékou puis « goudron » jusqu’à Kissi infernal (trous partout, certains énormes, 2éme max 3 éme) ; ensuite Kissi Faranah goudron parfait neuf ; Faranah Mamou moyen pas mal de zones à trous mais ça roule pas trop mal.
Après Mamou reprise pistes pour remontée jusqu’à Ditin (chutes eau) puis chutes Kambadaga, petit bout de goudron Pita Labé (bon) puis piste jusqu’à mali ; très belle et assez roulante globalement ; Mali : ville étonnante sur un plateau rocheux, plaques rocheuses dans les rues de la ville (1 ére, voir courtes !) ; formalités sortie véhicule à la douane (à droite en arrivant) : tampon sur le carnet Ata dans la rubrique « transit » (ils ne savent pas trop comment l’utiliser en fait)
Piste après Mali : attention état déplorable ++, nombreuses parties en première courte, gros cailloux partout et ornières à camion énormes (saison pluie), obligé de se mettre en crabe (avec un 80 rehaussé) pour ne pas être posé sur le ventre 4 roues en l’air … Véhicules un peu bas (Toy 3 litres, Pickup style hillux navara …) à éviter ++ A la monter doit être pire (1000 m de dénivelée à faire) ; 60 km gps en 1 jours … Je ne pense pas y repasser de sitôt montagnes et falaises jolies, mais pas assez pour faire accepter la piste …)
Retour Sénégal : poste à Ségou (comme au Mali !) aux bas des falaises et piste infernale, ensuite belles pistes, Kédougou (formalités douanes carnet Ata sans pbs : vers l’usine à coton), ensuite remontée goudron essentiellement (beau bivouac bord fleuve Gambie avant)
Mauritanie : entrée Diama sans pbs, biv planqué 80 km avant Nouakchott, traversée lendemain matin au petit jour sans s’y arrêter ras, retour Nouadhibou ras rien senti de spécial mais rapide.
Infos + précises sur demande, photos + tard … A+ Nicolas PC 😉
Quelques infos à chaud : retour d’une boucle Guinée Sierra Léone à 3 voitures (2 80 et 1 100) il y a quelques jours Attention je crois que pour le bas du Maroc il y a du nouveau depuis (frontière moins ouverte ?: cf messages sur ce même forum)
Descente : Espagne, Maroc par Tarifa Tanger (formalités rapides dans les deux sens : presque personne) ras. Etape Guelmin puis Hôtel Bardas 80 km frontière Frontière Maroc sortie : rapide pour une fois, simplifiée (un bureau en moins) et très aimable (à la remontée un peu plus long car Scanner, mais efforts d’amabilité net confirmé). A noter qu’on peut aller plus vite en pré-déclarant le véhicule (site internet des douanes Maroc douane.gov.ma rechercher imprimé d16ter)
Frontière Mauritanie (Nouadhibou): Formalités rapides comme d’hab dans les deux sens, ils sont rôdés. A noter que désormais ils sont informatisés pour les passeports (en scannant code barre) ; Change et assurance (Mauritanie + CDEAO CIMA) avec Arturo : comme d’habitude tout était OK et bien préparé, merci à lui. Descente Mauritanie goudron ras (biv sur la plage au-dessus de Nouakchott, poisson grillé aux Sultanes), lendemain traversée Nkct puis descente vers Diama : on a pris la grande piste qui va devenir un beau goudron (quelques km déjà faits), très roulante et gagne du temps
Frontière Diama : sortie Mauritanie ras rapide, péage barrage comme d’hab, entrée Sénégal : je confirme qu’avec le carnet Ata pas de problème pour un passavant de 15 jours fait (sans même demander), et non pas 48 h comme avant : plus besoin de passage merdique à Dakar ++
Sénégal : traversée rapide aussi mais grande nouveauté : quasiment aucun contrôle, et quand il y en a grande amabilité et rien (ou quasiment) ne nous est demandé !!! Quel changement par rapport à avant … Aux frontières idem, pas de demandes bizarres : les consignes sont bien passées visiblement.
Frontière Sénégal Guinée par Koundara (alternance piste et goudron au milieu, offert par l’Europe !) ; sortie Sénégal sans problèmes, entrée Guinée plus poussive car 3 postes proches (Boundou, Sambaiolo puis Koundara) ou il faut faire (et refaire 2 fois) quasiment toutes les formalités, avec copies de tout le toutim sur les registres … (au total 2/3 h mini, bien que personne d’autre en attente)
Ensuite route vers Labé : piste (dans les montagnes) pas si mauvaise que çà (ils passent avec des 505 surchargées), puis tronçon de gros travaux pour faire le goudron, çà avancera vite je pense (Chinois + gros matos) ; avant Labé on est sorti à droite dans des petites pistes (sympas) repérées sur cartes sat, pour rejoindre la piste de Timbelé en passant par Doucky (bivouac en haut des falaises, mais gamins du bled un peu collants et ambiance très islamique avec barbus pas sympas) . Descente piste jusqu’à Kindia (beaux paysages Fouta Djalon)
Frontière Guinée SL à Madina (sous Kindia) : là problème inattendu pour la sortie de la Guinée : douaniers tatillons d’abord (fouille approfondie véhicules, en marquant sur une liste ce qu’ils trouvaient !! (genre 1 table de camping, 1 siége …) ; mais pas de pbs ; police et gendarmerie pas de soucis (visa en règle) ; mais problème avec l’armée : on est tombé sur un commandant local qui avait visiblement besoin d’affirmer son autorité, et tout un patacaisse car nous ne nous étions pas signalé à la préfecture de Kindia ! Du coup remontée en convoi militaire jusqu’à Kindia, nuit au campement de Lilly (très bien), lendemain matin « audience » auprès du Colonel du coin, qui n’a fait aucun papiers mais nous a autorisé à repartir car tout est en règle ; il a toutefois référé à la direction générale de Conakry (je crois que peu de touristes en voiture passent par Madine pour la SL …) Donc retour Madina, formalités entrée en SL sans problèmes, très pro et english ; pas pu prendre d’assurance véhicule ; carnet Ata : ils l’ont regardé avec circonspection, mis en coup de tampon et pas besoin de laisser passer (payant) ; par la suite en SL pas de contrôle ennuyeux, pas de problèmes.
Piste Madina Makeni petite mais belle, villageois très étonnés de voir des visiteurs, ambiance anglaise sympa ; villages pas très beau (tôles et en dur), plus sympas côté Guinée ; crochet au Outamba Park : chimpanzés visibles le soir et le matin (viennent chercher des bananes, hippos dans le fleuve, possibilité bivouac) ; deux bacs sympas (un avec treuil, l’autre câble en tirant à la main, treuil cassé) ; paiement dollars
De Makeni goudron parfait jusqu’à la mer : Bureh Beach, à conseiller : plage magnifique, loin de Freetown (évitée, tout comme Conakry, pas d’intérêt), descente 4x4 et bivouac possible sur la plage elle-même ; petit hôtel mais à l’air très moyen ; petit resto paillotte très bon poisson grillé. Rencontre attendue avec Fulvio Cenci (bien connu du forum), super souvenirs ++ et merci à lui pour tous ses conseils !!
Ensuite vers l’ouest sortie goudron à Songo puis piste par Moyamba, sympa, ambiance tropicale ++, difficile de caser 3 bagnoles, végatation super luxuriante, bestioles, singes et tout ce que l'on attend ! retour goudron vers Bo, direction Kenema puis piste de plus en plus petite et cassante (mais ambiance tropicale sympa) jusqu’à Koindu, sortie de SL (formalités ras), bac un peu long (il était couvert de Tongues en vrac !! on a dû attendre une demi-journée), entrée Guinée à Nongowa (formalités sans pbs)
Piste jusqu’à Guédékou puis « goudron » jusqu’à Kissi infernal (trous partout, certains énormes, 2éme max 3 éme) ; ensuite Kissi Faranah goudron parfait neuf ; Faranah Mamou moyen pas mal de zones à trous mais ça roule pas trop mal.
Après Mamou reprise pistes pour remontée jusqu’à Ditin (chutes eau) puis chutes Kambadaga, petit bout de goudron Pita Labé (bon) puis piste jusqu’à mali ; très belle et assez roulante globalement ; Mali : ville étonnante sur un plateau rocheux, plaques rocheuses dans les rues de la ville (1 ére, voir courtes !) ; formalités sortie véhicule à la douane (à droite en arrivant) : tampon sur le carnet Ata dans la rubrique « transit » (ils ne savent pas trop comment l’utiliser en fait)
Piste après Mali : attention état déplorable ++, nombreuses parties en première courte, gros cailloux partout et ornières à camion énormes (saison pluie), obligé de se mettre en crabe (avec un 80 rehaussé) pour ne pas être posé sur le ventre 4 roues en l’air … Véhicules un peu bas (Toy 3 litres, Pickup style hillux navara …) à éviter ++ A la monter doit être pire (1000 m de dénivelée à faire) ; 60 km gps en 1 jours … Je ne pense pas y repasser de sitôt montagnes et falaises jolies, mais pas assez pour faire accepter la piste …)
Retour Sénégal : poste à Ségou (comme au Mali !) aux bas des falaises et piste infernale, ensuite belles pistes, Kédougou (formalités douanes carnet Ata sans pbs : vers l’usine à coton), ensuite remontée goudron essentiellement (beau bivouac bord fleuve Gambie avant)
Mauritanie : entrée Diama sans pbs, biv planqué 80 km avant Nouakchott, traversée lendemain matin au petit jour sans s’y arrêter ras, retour Nouadhibou ras rien senti de spécial mais rapide.
Infos + précises sur demande, photos + tard … A+ Nicolas PC 😉
Dubaï: conseil, logement et excursion d'une journée à Abu Dhabi English translation pending
Bonjour.
Nous serons à Dubai début Avril pour 7 jours et nous sommes 6 dont 4 grands ados. Après avoir déjà bien exploré plusieurs sites et forums sur cette ville, je me pose encore qlq. questions et j'espère que vous pourrez m'aider! Nous allons probablement faire une excursion dans le désert mais aussi visiter Abu Dhabi.
1/ aller une journée visiter Abu Dhabi : comme nous sommes 6, ne vaux-t'il pas mieux prendre un bus à port Saeed ( ns serons logés à l'hôtel Flora park Deluxe à Deira, appart. de 3 ch ) et une fois arrivés prendre 2 taxis et visiter les incontournables nous mêmes? Car passer par une agence locale genre Arabian Adventures., cela représente un sacré budget pour 6 personnes ou alors louer une voiture pour 6 et pr une journée ? Car à 6 pers. Une excursion ds le désert et en plus une visite guidée à Abu Dhabi - ce sera un sacré budget rien que pr ces 2 activités.
2/ j' ai encore la possibilité de changer ma réservation pr le logement et au lieu de Deira ( à côté du Citycenter) comme réservé, je peux aussi choisir un appartement à la Marina! J ai choisi Deira car bien situé ( magasin Carrefour, métro, bus, restaurations multiples, etc) mais aurais-je les mêmes facilités à la Marina? Et y serions nous mieux par rapport aux points d'intérêt ou non?
D'avance merci pour votre aide. 🙂
1/ aller une journée visiter Abu Dhabi : comme nous sommes 6, ne vaux-t'il pas mieux prendre un bus à port Saeed ( ns serons logés à l'hôtel Flora park Deluxe à Deira, appart. de 3 ch ) et une fois arrivés prendre 2 taxis et visiter les incontournables nous mêmes? Car passer par une agence locale genre Arabian Adventures., cela représente un sacré budget pour 6 personnes ou alors louer une voiture pour 6 et pr une journée ? Car à 6 pers. Une excursion ds le désert et en plus une visite guidée à Abu Dhabi - ce sera un sacré budget rien que pr ces 2 activités.
2/ j' ai encore la possibilité de changer ma réservation pr le logement et au lieu de Deira ( à côté du Citycenter) comme réservé, je peux aussi choisir un appartement à la Marina! J ai choisi Deira car bien situé ( magasin Carrefour, métro, bus, restaurations multiples, etc) mais aurais-je les mêmes facilités à la Marina? Et y serions nous mieux par rapport aux points d'intérêt ou non?
D'avance merci pour votre aide. 🙂
Permis requis pour Sesfontein (Namibie) English translation pending
Bjr
j'ai envie de parcourir une piste du coté de Sesfontein, mais sur ma carte il y a "permit required" ! Savez vous où faut il que je prenne cette autorisation ? merci Fred
j'ai envie de parcourir une piste du coté de Sesfontein, mais sur ma carte il y a "permit required" ! Savez vous où faut il que je prenne cette autorisation ? merci Fred
Campings rustiques sur la route de la Baie James? English translation pending
Bonjour,
Je planifie des vancances sur la Route de la Baie James fin-juillet, début-août!
Nous allons faire du camping (en tente) et il y a plusieurs sites de camping rustique tout au long de cette route. J'aimerais savoir si quelqu'un a des sites à me recommander au long de notre parcours!
Merci à l'avance! :)
Séjour en Sicile, mars 2013 English translation pending
J'abandonne lâchement la Gwada après plus de dix séjours et je me recentre, provisoirement, sur l'Europe. Et en Europe, louper la Sicile ce serait ballot non ?
Donc billets en poche, hôtels réservés pour onze jours de découverte et de photos.
3 Jours sur Catane et ses environs, 3 Jours du coté de Palerme avec une escapade sur Corleone...entre autre... 2 Jours pour visiter les temples d'Agrigente et 3 Jours sur Syracuse, Raguse et Modica pour finir.
On se revoit plus tard pour les images...😉
Donc billets en poche, hôtels réservés pour onze jours de découverte et de photos.
3 Jours sur Catane et ses environs, 3 Jours du coté de Palerme avec une escapade sur Corleone...entre autre... 2 Jours pour visiter les temples d'Agrigente et 3 Jours sur Syracuse, Raguse et Modica pour finir.
On se revoit plus tard pour les images...😉
Six mois autour du monde à vélo English translation pending
Salut a tous,
je me présente, Bastien 31 ans lyonnais et fana de vélo.
Pour 2013 je me lance dans un projet qui me trotte dans la tête depuis un moment, 6 mois de voyage a vélo. Je me suis donc décidé, posé 6 mois sabbatiques et c'est parti, direction les Usa départ le 1 avril, ensuite l'Australie et la nouvelle Zélande retour fin septembre.
J'ai commencé un petit blog pour donner des nouvelles : http://cyclogone.blogspot.fr/
Ma seule expérience de cyclotouriste est un voyage de 9 jours cet été dans l'est de la France, la Suisse et le nord de l'Italie.
Là je commencerai par la Floride (miami) puis remonter par le golf du mexique, repartir sur la cote atlantique et remonter jusqu’à Washington. Ensuite transfert en avion jusqu’à Seatle et descente de la cote jusqu'à Los Angles.
En Australie je partirai de Cairns pour descendre jusqu’à Sydney (je fais le trajet dans ce sens pour être dans le nord pendant la période la plus froide). Pour finir je passerai peu être 15 jours (mi septembre) en Nouvelle zelande, j’espère que le temps ne sera pas trop froid.
Pour l'hébergement comme beaucoup je vais privilégier le camping et les solutions types couchsurfing/warmshower. Pour l’Australie apparemment la référence c'est ce guide :http://www.campsaustraliawide.com/camps-books/53-camps-7-paper-back.html Pour les états Unis il y a des sites internet qui référencent les camping et les sites internet de parc naturel qui ont souvent un coin camping.
Mon vélo est un Specialized Tricross de 2010 monté en randonneuse. Je complète mon équipement petit a petit, je pars avec 4 sacoches Ortlieb Roller classic. Je vais tenter de faire un package restreint et assez léger.
Voila crée ce topic pour vous faire partager mon projet et recevoir les précieux conseilles de ceux qui ont déjà parcouru ces pays (ou d'autres) sur leur vélo.
Pour 2013 je me lance dans un projet qui me trotte dans la tête depuis un moment, 6 mois de voyage a vélo. Je me suis donc décidé, posé 6 mois sabbatiques et c'est parti, direction les Usa départ le 1 avril, ensuite l'Australie et la nouvelle Zélande retour fin septembre.
J'ai commencé un petit blog pour donner des nouvelles : http://cyclogone.blogspot.fr/
Ma seule expérience de cyclotouriste est un voyage de 9 jours cet été dans l'est de la France, la Suisse et le nord de l'Italie.
Là je commencerai par la Floride (miami) puis remonter par le golf du mexique, repartir sur la cote atlantique et remonter jusqu’à Washington. Ensuite transfert en avion jusqu’à Seatle et descente de la cote jusqu'à Los Angles.
En Australie je partirai de Cairns pour descendre jusqu’à Sydney (je fais le trajet dans ce sens pour être dans le nord pendant la période la plus froide). Pour finir je passerai peu être 15 jours (mi septembre) en Nouvelle zelande, j’espère que le temps ne sera pas trop froid.
Pour l'hébergement comme beaucoup je vais privilégier le camping et les solutions types couchsurfing/warmshower. Pour l’Australie apparemment la référence c'est ce guide :http://www.campsaustraliawide.com/camps-books/53-camps-7-paper-back.html Pour les états Unis il y a des sites internet qui référencent les camping et les sites internet de parc naturel qui ont souvent un coin camping.
Mon vélo est un Specialized Tricross de 2010 monté en randonneuse. Je complète mon équipement petit a petit, je pars avec 4 sacoches Ortlieb Roller classic. Je vais tenter de faire un package restreint et assez léger.
Voila crée ce topic pour vous faire partager mon projet et recevoir les précieux conseilles de ceux qui ont déjà parcouru ces pays (ou d'autres) sur leur vélo.
Trek à Bukit Lawang, parc de Gunung Leuser, Sumatra English translation pending
Bonjour ,
Nous serons à Bukit lawang mi février et nous voudrions faire un trek de 2 jours , une nuit dans la jungle , essayant d'apercevoir des ourangs outangs , notamment . J'ai essayé de joindre des hotels sur place pour organiser ces quelques jours, avec un guide .( Indra inn , Rainforest ....) Sans réponse, je m'adresse a la communauté . Quelqu'un surement a fait cette expérience , avec quel guide ou hôtel , avez vous des coordonnées de guide , quel tarifs?????? Merci d'avance , à 3 semaines du départ !!!!!
Nous serons à Bukit lawang mi février et nous voudrions faire un trek de 2 jours , une nuit dans la jungle , essayant d'apercevoir des ourangs outangs , notamment . J'ai essayé de joindre des hotels sur place pour organiser ces quelques jours, avec un guide .( Indra inn , Rainforest ....) Sans réponse, je m'adresse a la communauté . Quelqu'un surement a fait cette expérience , avec quel guide ou hôtel , avez vous des coordonnées de guide , quel tarifs?????? Merci d'avance , à 3 semaines du départ !!!!!
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi
octobre 2012


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...


L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!


Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.
IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)


Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?

Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m
Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.

Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...

L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!

Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m


Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.


Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)

Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.


La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m


Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?
Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.
Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre


Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Koh Similan, Koh Surin English translation pending
Bonjour,
nous sommes deux à vouloir partir prochainement en thailande et passer 5 jours dans les iles du sud, nous voulons aller à ko phiphi et après nous hésitons entre Ko similan et ko lanta ou encore Ko surin ?
Nous voulons pratiquer le snorkelling, est-ce que quelqu'un a déjà fait et peut nous conseiller ?
Est-il possible de dormir à Ko similan ou ko surin et comment faire pour réserver ?
Merci de vos conseils.
Shikoku sans voiture (Japon) English translation pending
Bonjour,
Est-ce que ça vaut la peine Shikoku sans voiture, train, bus, un peu de vélo, et si oui combien de temps?
Nous faisons un voyage en couple de 25 jours sur place.
Merci pour vos réponses
Voyage en Namibie avec enfants English translation pending
Hello, nous pensons partir en aout en namibie. Qulqu'un aurait-il un bon plan pour les tickets d'avion car le prix est fort cher ? Nouspartons de bruxelles. Nous voyageons en famille 2adultes, 2enfants (12 et 15ans).on aimerait louer un jeep avec tente sur le toit. Avez-vs un idee du budget pour 20 nuits ? Merci
Trek au Ladakh ou Zanskar English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un groupe de 7 potes et nous projetons de partir environ 3 semaines au ladakh début août et faire un trek de 10 ou 12 jours. Nous sommes relativement sportifs mais cinquantenaires , marcheurs en montagne, et ce sera pour tous notre premier voyage dans cette région. Nous passerons par une agence locale, mais la question est : quel itinéraire choisir ? bien sur on voudrait le plus beau qui ne soit pas surpeuplé de touristes , c est possible ça? Quel est votre avis ? Merci d avance pour vos expériences
Qu'emporter pour le trek de la Ciudad Perdida? (Colombie) English translation pending
Bonjour, je voudrais des conseils de la part de ceux qui ont fait ce trek, sachant qu'il faut se protéger des moustiques ( le jour aussi??) et marcher dans la boue, les vêtements ne séchant pas... c'est bien ça? quel type de chaussure et de vêtement vous semble le plus adapté?? je suppose qu'il faut aussi de quoi se couvrir le soir.. merci d'avance de vos idées, Bonne année, aichatou
Votre avis sur mon itinéraire de 18 jours en Thailande English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi nous rendons en Thailande dans 2 semaines pour 18 jours sur place. J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que nous avons établi. Je passe beaucoup de temps sur les forums depuis 2 mois et je dois dire qu'à force je ne sais plus quoi choisir :) On a envie d'en profiter et pas d'avoir le sentiment de courir tout le temps . Vos précieux conseils sont donc les bienvenus :)
JOUR 1 : arrivée à Chiang Mai 18h, nuit sur Chiang Mai JOUR 2 : visite des temples , sunday market et night market, nuit sur Chiang Mai JOUR 3-4-5-6 : visite du Doi Sutep le matin puis départ pour Chiang Dao, visite des grottes puis boucle Tha Ton, Mae Salong, Doi Tung, Tha Ton et enfin depuis Tha Ton rejoindre Chiang Rai en bateau JOUR 7 : départ pour Sukhothai en bus ??? à priori pas trop le choix... Nuit sur Sukhothai JOUR 8 : visite du parc le matin puis départ pour Ayutthaya en bus. Nuit sur Ayutthaya JOUR 9 : visite du parc puis départ pour Bangkok JOUR 10-11-12 : visite des temples, balade sur les klongs, match de boxe thai, Chinatown, ... JOUR 13 : départ pour Koh Chang en bus JOUR 14-15-16 : séjour sur Koh Chang avec sans doute excursion sur Kok Mak, Koh Kood ou Koh Wai JOUR 17 : retour sur Bangkok JOUR 18 : dernier jour sur Bangkok pour faire derniers achats JOUR 19 : vol retour
Mes questions : 1) pour les jours 3 à 6 nous ne savons pas encore où dormir sur ces 3-4 nuits...A votre avis, est ce préférable de poser ses bagages au même endroit pendant les 4 jours et de visiter la région depuis un unique "camp de base" ou de s'arrêter 1 nuit dans chaque endroit ? 2) pour faire notre boucle dans le triangle d'or, quel est le meilleur choix ? louer une voiture avec ou sans chauffeur, ou alors c'est faisable en transports en commun ? est ce intéressant de faire un trek sur 2J/1N avec guide ??? 3) nous nous demandions si pour un premier voyage c'était vraiment intéressant de faire Sukhothai et Ayutthaya. Ne devrions nous pas privilégier l'un des 2 sites et y passer plus de temps ? 4) pour nous rendre sur Koh Chang, j'ai trouvé des infos qui divergent d'un site à un autre sur les horaires des bus. Savez vous s'il existe bien un bus qui part de Sukhumvit à 6h30 le matin ?
Enfin, n'hésitez pas à me dire si vous jugez que notre itinéraire est trop chargé. Je suis ouverte à toute critique :)
merci d'avance pour votre aide !
Pamela
Mon ami et moi nous rendons en Thailande dans 2 semaines pour 18 jours sur place. J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que nous avons établi. Je passe beaucoup de temps sur les forums depuis 2 mois et je dois dire qu'à force je ne sais plus quoi choisir :) On a envie d'en profiter et pas d'avoir le sentiment de courir tout le temps . Vos précieux conseils sont donc les bienvenus :)
JOUR 1 : arrivée à Chiang Mai 18h, nuit sur Chiang Mai JOUR 2 : visite des temples , sunday market et night market, nuit sur Chiang Mai JOUR 3-4-5-6 : visite du Doi Sutep le matin puis départ pour Chiang Dao, visite des grottes puis boucle Tha Ton, Mae Salong, Doi Tung, Tha Ton et enfin depuis Tha Ton rejoindre Chiang Rai en bateau JOUR 7 : départ pour Sukhothai en bus ??? à priori pas trop le choix... Nuit sur Sukhothai JOUR 8 : visite du parc le matin puis départ pour Ayutthaya en bus. Nuit sur Ayutthaya JOUR 9 : visite du parc puis départ pour Bangkok JOUR 10-11-12 : visite des temples, balade sur les klongs, match de boxe thai, Chinatown, ... JOUR 13 : départ pour Koh Chang en bus JOUR 14-15-16 : séjour sur Koh Chang avec sans doute excursion sur Kok Mak, Koh Kood ou Koh Wai JOUR 17 : retour sur Bangkok JOUR 18 : dernier jour sur Bangkok pour faire derniers achats JOUR 19 : vol retour
Mes questions : 1) pour les jours 3 à 6 nous ne savons pas encore où dormir sur ces 3-4 nuits...A votre avis, est ce préférable de poser ses bagages au même endroit pendant les 4 jours et de visiter la région depuis un unique "camp de base" ou de s'arrêter 1 nuit dans chaque endroit ? 2) pour faire notre boucle dans le triangle d'or, quel est le meilleur choix ? louer une voiture avec ou sans chauffeur, ou alors c'est faisable en transports en commun ? est ce intéressant de faire un trek sur 2J/1N avec guide ??? 3) nous nous demandions si pour un premier voyage c'était vraiment intéressant de faire Sukhothai et Ayutthaya. Ne devrions nous pas privilégier l'un des 2 sites et y passer plus de temps ? 4) pour nous rendre sur Koh Chang, j'ai trouvé des infos qui divergent d'un site à un autre sur les horaires des bus. Savez vous s'il existe bien un bus qui part de Sukhumvit à 6h30 le matin ?
Enfin, n'hésitez pas à me dire si vous jugez que notre itinéraire est trop chargé. Je suis ouverte à toute critique :)
merci d'avance pour votre aide !
Pamela
Autotour de douze jours en dans l'Ouest américain en mai 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
je vous fait part de notre projet de voyage dans l'ouest américain. Nous souhaiterions partir fin avril début mai de cette année pour 12 jours sur place et je compte 2 jours de vol.
Nous aimerions découvrir les parcs et points d'intérêts (villes) en autotour de façon authentique et sereine. J'ai déjà envoyé pas mal de demandes tout de même à des TO pour me faire une proposition sur la base location de voiture, hébergements et vols. J'aimerais vos avis éclairés sur ces étapes (les distances, temps à y consacrer, ce qu'il ne faut pas louper, où dormir/manger) je sais que je vous demande beaucoup.....ma devise voir moins s'il le faut mais mieux.
il nous faudrait un intinéraire gravitant sur ces sites incontournables je pense : Grand canyon Monument valley Lake powell Zion et brice canyon Las vegas San francisco (pour LA, certains disent qu'il n'y a pas grand intéret??)
Un to m'a précisé que Yosemite/Yellowstone sont fermés à cette époque de l'année. Je ne sais pas où rejoindre le continent pour commencer (san francisco, phoenix, las vegas?) Un to me proposait d'arriver à san francisco pour 2/3 j et vol intérieur à vegas pour prise du véhicule et débuter l'autotour et éviter le long trajet.
Une dernière chose, nous ne sommes pas doués en anglais, nous avons des notions scolaires à rafraichir et supports pour nous faire comprendre. Pensez-vous qu'il est difficile de s'en sortir là-bas où on peut toujours se débrouiller, certains d'entre vous ont déjà tenté l'expérience? comment cela s'est passé? Désolé pour la longueur du texte mais nous avons hâte de recevoir vos conseils, j'y puise depuis que nous voyageons et cela à toujours été d'une grande aide. C'est la première fois que je poste.
Encore merci à tous et Meilleurs Voeux au fait.
GBISOUS, Raphaël et Marina (baroudeurs mais un peu la trouille)
je vous fait part de notre projet de voyage dans l'ouest américain. Nous souhaiterions partir fin avril début mai de cette année pour 12 jours sur place et je compte 2 jours de vol.
Nous aimerions découvrir les parcs et points d'intérêts (villes) en autotour de façon authentique et sereine. J'ai déjà envoyé pas mal de demandes tout de même à des TO pour me faire une proposition sur la base location de voiture, hébergements et vols. J'aimerais vos avis éclairés sur ces étapes (les distances, temps à y consacrer, ce qu'il ne faut pas louper, où dormir/manger) je sais que je vous demande beaucoup.....ma devise voir moins s'il le faut mais mieux.
il nous faudrait un intinéraire gravitant sur ces sites incontournables je pense : Grand canyon Monument valley Lake powell Zion et brice canyon Las vegas San francisco (pour LA, certains disent qu'il n'y a pas grand intéret??)
Un to m'a précisé que Yosemite/Yellowstone sont fermés à cette époque de l'année. Je ne sais pas où rejoindre le continent pour commencer (san francisco, phoenix, las vegas?) Un to me proposait d'arriver à san francisco pour 2/3 j et vol intérieur à vegas pour prise du véhicule et débuter l'autotour et éviter le long trajet.
Une dernière chose, nous ne sommes pas doués en anglais, nous avons des notions scolaires à rafraichir et supports pour nous faire comprendre. Pensez-vous qu'il est difficile de s'en sortir là-bas où on peut toujours se débrouiller, certains d'entre vous ont déjà tenté l'expérience? comment cela s'est passé? Désolé pour la longueur du texte mais nous avons hâte de recevoir vos conseils, j'y puise depuis que nous voyageons et cela à toujours été d'une grande aide. C'est la première fois que je poste.
Encore merci à tous et Meilleurs Voeux au fait.
GBISOUS, Raphaël et Marina (baroudeurs mais un peu la trouille)
Itinéraire de quinze jours au Kenya English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons prévu de rendre visite début février à une amie qui travaille à Nairobi, et en profiter pour visiter un peu, a priori en selfdrive si c'est possible au Kenya? (expériences en Namibie et au Botswana). Etant plus tenté par des endroits pas trop fréquentés, on a décidé de faire l'impasse sur le Masai Mara cette fois-ci, même si c'est apparemment un must! Ci-dessous une esquisse d'itinéraire, merci d'avance pour vos remarques et suggestions.
J1_sa 2 février - arrivée à Nairobi dans la soirée J2_di 3 - Nairobi avec notre amie (musées, parc national de Nairobi) J2_lu 4 - Là, on a 3 jours, et on aimerait faire un parc sur les hauts plateaux, avec de beaux paysages, une faune dense et peu de monde 😊. On hésite entre Meru, Samburu ou Shaba, Lewa Conservancy, Laikipia ou Aberdare ? Je pense qu'on en choisira un, voire deux au max, et qu'on prendra le temps d'infuser. Vous recommandez ...? 🙂 J3_ma 5 - idem J4_me 6 - idem J5_je 7 - retour à Nairobi dans la soirée, en faisant éventuellement un détour par le Mont Longonot pour voir la vue sur la vallée du Rift J6_ve 8 - départ pour Diani avec notre amie, qui a prévu et réservé trois jours ensemble au bord de l'océan J7_sa 9 - idem (visite Mombasa?) J8_di 10 - idem, départ de notre amie pour Nairobi (elle bosse lundi matin 🙁) J9_lu 11 - Tsavo East J10_ma 12 - Tsavo West J11_me 13 - Tsavo West J12_je 14 - Amboseli J13_ve 15 - Amboseli J14_sa 16 - retour à Nairobi voir notre amie J15_di 17 - Nairobi, départ le soir
Merci merci, amicalement Matei
Nous avons prévu de rendre visite début février à une amie qui travaille à Nairobi, et en profiter pour visiter un peu, a priori en selfdrive si c'est possible au Kenya? (expériences en Namibie et au Botswana). Etant plus tenté par des endroits pas trop fréquentés, on a décidé de faire l'impasse sur le Masai Mara cette fois-ci, même si c'est apparemment un must! Ci-dessous une esquisse d'itinéraire, merci d'avance pour vos remarques et suggestions.
J1_sa 2 février - arrivée à Nairobi dans la soirée J2_di 3 - Nairobi avec notre amie (musées, parc national de Nairobi) J2_lu 4 - Là, on a 3 jours, et on aimerait faire un parc sur les hauts plateaux, avec de beaux paysages, une faune dense et peu de monde 😊. On hésite entre Meru, Samburu ou Shaba, Lewa Conservancy, Laikipia ou Aberdare ? Je pense qu'on en choisira un, voire deux au max, et qu'on prendra le temps d'infuser. Vous recommandez ...? 🙂 J3_ma 5 - idem J4_me 6 - idem J5_je 7 - retour à Nairobi dans la soirée, en faisant éventuellement un détour par le Mont Longonot pour voir la vue sur la vallée du Rift J6_ve 8 - départ pour Diani avec notre amie, qui a prévu et réservé trois jours ensemble au bord de l'océan J7_sa 9 - idem (visite Mombasa?) J8_di 10 - idem, départ de notre amie pour Nairobi (elle bosse lundi matin 🙁) J9_lu 11 - Tsavo East J10_ma 12 - Tsavo West J11_me 13 - Tsavo West J12_je 14 - Amboseli J13_ve 15 - Amboseli J14_sa 16 - retour à Nairobi voir notre amie J15_di 17 - Nairobi, départ le soir
Merci merci, amicalement Matei
Compte-rendu d'un mois en Thaïlande (première partie) English translation pending
bonjour à tous, nous revenons mon amie et moi d'un séjour d'un mois en Thaïlande Nous avons préparé un minimum nos vacances grâce aux infos glanées sur ce site donc pour services rendus, je me devais bien à mon tour de faire un retour de ce séjour sur ce forum.
je précise qu'il s'agissait pour mon amie de son premier séjour à l'étranger "en sac à dos" donc avec une légère appréhension de sa part avant le départ, appréhension qui sera définitivement rangée aux oubliettes au bout de 3 jours sur place, ouf !
je vais essayer d'être le plus précis possible en allant à l'essentiel afin d'aider au mieux possible les futurs voyageurs.
Billets d'avion réservés environ 2 mois avant notre départ, via la compagnie emirates, 1280€ A/R pour deux avec escale à Dubaï.
Départ le 28/11 de Paris, arrivée à Bangkok le 29/11 vers 18h et une escale de 2 heures à Dubaï. A l'arrivée à Bangkok, nous avons échangé une vingtaine d'euros à l'aéroport pour le taxi. Pour ce dernier, comme expliqué par une majorité sur ce site, il faut rejoindre le taxi meter, c'est très bien indiqué. Il existe aussi la possibilité de prendre le skytrain directement de l'aéroport mais notre GH se trouvait dans un quartier non desservi. Nous avions choisi la GH new siam II pour nos deux premières nuits à Bangkok, pour la rejoindre, nous avons payé 350 baht de taxi. GH très sympa, situé à l'dexchambre propre, bar et resto à la GH pour dépanner si vous ne souhaitez pas aller manger à l'extérieur. 850 bhat sans petit déjeuner.
30/11/ : de la GH, nous sommes allés à pied sur le site du grand palais, comptez environ 25 minutes de marche de la GH. Nous avons eu droit deux fois au "le palais est fermé aujourd'hui mais je vous appelle un tuk-tuk pour vous faire visiter la ville et les klongs" je dois dire que leur manège est tellement bien huilé que ça ne m'étonne pas que certains touristes se fassent avoir mais un refus avec un sourire et ça passe !! Après le grand palais, nous avons visité le wat po avec le bouddha couché, deux sites magnifiques.
du 01/12 au 03/12: départ de la GH, nous avons pris un minivan devant le royal hotel direction Kanchanaburi, pour 150 baht chacun, environ 3 heures de trajet. Nous avons choisi la GH Phong phen house, située dans la rue principale, à 20 minutes à pied du pont de la rivière kwaï, excellente GH, 500 baht la nuit, très bonne cuisine. location de scooter à 200 bhat la journée. visite du parc d'erawan et les cascades, en scooter sur une journée, vraiment bien, comptez une bonne heure de Kanchanaburi. La dernière journée, nous avons pris le train de Kanchanaburi jusqu'au terminus à savoir Namtok, environ 2h30, le train traverse la campagne et il y a un parc avec une belle cascade à voir à namtok.
04/12 : retour à Bangkok toujours en minivan, nous avons pris le train en fin de journée à la gare de Bangkok (facile d'accès avec une station de métro juste à coté) pour nous rendre dans le nord à Chiang Mai. Nous avions réservé à l'avance nos places dans le train (heureusement, il était complet), nous avons payé en seconde classe environ 700 baht chacun.
05/12 au 09/12 : arrivée par le train le matin à Chiang Mai, comme j'avais pu le lire, le train couchette est assez confortable mais si vous mesurez plus d'1m80, ne prenez pas la couchette du haut qui est vraiment petite et prévoyez aussi une laine car il fait assez froid la nuit avec la clim. Nous avons réservé à la GH all in one, tenu par Gilles, franco-suisse, personne super sympa qui vit en Thailande depuis plus de 20 ans et qui sera toujours de bons conseils pour la suite de votre séjour, nous avons payé 745 baht la nuit, super chambre, GH bien situé dans la vieille ville et location de scooter à 250 bhat la journée. Nous avons visité à pied tous les temples de la vielle ville la première journée, tous plus beaux les uns que les autres ! Nous avons également loué un scooter et nous nous sommes rendus au wat phrathat doi suthep dans la montagne, environ 30 minutes de trajet de la ville. Le long de la route, un magnifique point de vue, des temples etc...rouler doucement car beaucoup de virages. Le site du doi suthep est superbe, à ne pas manquer. A Chiang Mai pour vous occuper le soir, il y a le night bazar, c'est assez touristique mais on trouve de tout à pas cher ! A ne pas manquer non plus le sunday et saturday market, plus destinés aux Thailandais. Enfin, nous sommes passés par Gilles pour faire une journée "excursions" ou nous avons rejoint un camp d'éléphant, nous avons également fait une rando dans la jungle. Journée sympa même si un peu trop touristique.
Nous avons été enchanté de notre première partie du séjour, à la fois par Kanchanaburi et le parc d'erawan et la ville de Chiang Mai et les environs. Le dépaysement était au rendez-vous, nous n'avons connu aucune galère de transport, les GH étaient vraiment bien. Et les stands de rue pour manger, grande découverte pour nous et je ne compte plus le nombre de brochettes avalées !!.
Je suis à dispo si vous souhaitez des infos sur un point précis. La seconde partie sera destinée à notre périple dans le sud.
Billets d'avion réservés environ 2 mois avant notre départ, via la compagnie emirates, 1280€ A/R pour deux avec escale à Dubaï.
Départ le 28/11 de Paris, arrivée à Bangkok le 29/11 vers 18h et une escale de 2 heures à Dubaï. A l'arrivée à Bangkok, nous avons échangé une vingtaine d'euros à l'aéroport pour le taxi. Pour ce dernier, comme expliqué par une majorité sur ce site, il faut rejoindre le taxi meter, c'est très bien indiqué. Il existe aussi la possibilité de prendre le skytrain directement de l'aéroport mais notre GH se trouvait dans un quartier non desservi. Nous avions choisi la GH new siam II pour nos deux premières nuits à Bangkok, pour la rejoindre, nous avons payé 350 baht de taxi. GH très sympa, situé à l'dexchambre propre, bar et resto à la GH pour dépanner si vous ne souhaitez pas aller manger à l'extérieur. 850 bhat sans petit déjeuner.
30/11/ : de la GH, nous sommes allés à pied sur le site du grand palais, comptez environ 25 minutes de marche de la GH. Nous avons eu droit deux fois au "le palais est fermé aujourd'hui mais je vous appelle un tuk-tuk pour vous faire visiter la ville et les klongs" je dois dire que leur manège est tellement bien huilé que ça ne m'étonne pas que certains touristes se fassent avoir mais un refus avec un sourire et ça passe !! Après le grand palais, nous avons visité le wat po avec le bouddha couché, deux sites magnifiques.
du 01/12 au 03/12: départ de la GH, nous avons pris un minivan devant le royal hotel direction Kanchanaburi, pour 150 baht chacun, environ 3 heures de trajet. Nous avons choisi la GH Phong phen house, située dans la rue principale, à 20 minutes à pied du pont de la rivière kwaï, excellente GH, 500 baht la nuit, très bonne cuisine. location de scooter à 200 bhat la journée. visite du parc d'erawan et les cascades, en scooter sur une journée, vraiment bien, comptez une bonne heure de Kanchanaburi. La dernière journée, nous avons pris le train de Kanchanaburi jusqu'au terminus à savoir Namtok, environ 2h30, le train traverse la campagne et il y a un parc avec une belle cascade à voir à namtok.
04/12 : retour à Bangkok toujours en minivan, nous avons pris le train en fin de journée à la gare de Bangkok (facile d'accès avec une station de métro juste à coté) pour nous rendre dans le nord à Chiang Mai. Nous avions réservé à l'avance nos places dans le train (heureusement, il était complet), nous avons payé en seconde classe environ 700 baht chacun.
05/12 au 09/12 : arrivée par le train le matin à Chiang Mai, comme j'avais pu le lire, le train couchette est assez confortable mais si vous mesurez plus d'1m80, ne prenez pas la couchette du haut qui est vraiment petite et prévoyez aussi une laine car il fait assez froid la nuit avec la clim. Nous avons réservé à la GH all in one, tenu par Gilles, franco-suisse, personne super sympa qui vit en Thailande depuis plus de 20 ans et qui sera toujours de bons conseils pour la suite de votre séjour, nous avons payé 745 baht la nuit, super chambre, GH bien situé dans la vieille ville et location de scooter à 250 bhat la journée. Nous avons visité à pied tous les temples de la vielle ville la première journée, tous plus beaux les uns que les autres ! Nous avons également loué un scooter et nous nous sommes rendus au wat phrathat doi suthep dans la montagne, environ 30 minutes de trajet de la ville. Le long de la route, un magnifique point de vue, des temples etc...rouler doucement car beaucoup de virages. Le site du doi suthep est superbe, à ne pas manquer. A Chiang Mai pour vous occuper le soir, il y a le night bazar, c'est assez touristique mais on trouve de tout à pas cher ! A ne pas manquer non plus le sunday et saturday market, plus destinés aux Thailandais. Enfin, nous sommes passés par Gilles pour faire une journée "excursions" ou nous avons rejoint un camp d'éléphant, nous avons également fait une rando dans la jungle. Journée sympa même si un peu trop touristique.
Nous avons été enchanté de notre première partie du séjour, à la fois par Kanchanaburi et le parc d'erawan et la ville de Chiang Mai et les environs. Le dépaysement était au rendez-vous, nous n'avons connu aucune galère de transport, les GH étaient vraiment bien. Et les stands de rue pour manger, grande découverte pour nous et je ne compte plus le nombre de brochettes avalées !!.
Je suis à dispo si vous souhaitez des infos sur un point précis. La seconde partie sera destinée à notre périple dans le sud.
On part en vadrouille en Thaïlande! English translation pending
24 février - On s’thaï en Thaïlande !
Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Vacances à Madagascar en août: température et circuit? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous nous rendons 3 semaines en août à Madagascar. On aimerait faire Fiana, Manakara entre autres... 1ère question: Quelqu'un sait quel temps fera-t-il à cette période de l'année? 2ème question: Quelqu'un aurait un circuit à me proposer? Des activités, visites à faire pour ces 3 semaines de vacances?
Merci d'avance! Adresse mail : gdiana@hotmail.fr
Nous nous rendons 3 semaines en août à Madagascar. On aimerait faire Fiana, Manakara entre autres... 1ère question: Quelqu'un sait quel temps fera-t-il à cette période de l'année? 2ème question: Quelqu'un aurait un circuit à me proposer? Des activités, visites à faire pour ces 3 semaines de vacances?
Merci d'avance! Adresse mail : gdiana@hotmail.fr
Itinéraire en Afrique du Sud, août 2013 English translation pending
Bonjour
après 3 circuits aux USA , l 'Afrique du sud est à notre programme pour cet été .🙂
la lecture de carnets de voyage m'a permis de réaliser une ébauche de circuit mais de nombreuses interrogations demeurent .
nous partirons du 25 juillet au 15 aout (j attend confirmation de la date de congés de mon conjoint) et nous sommes une famille avec 3 enfants (18,15 et 10 ans )
voici le programme J1 vol aller J2 arrivée Johannesburg et départ vers le Pilanesberg park J3 visite du PILANESBERG j4 Sun city J5 route pour Hazyview j6/j7/j8/ sejour dans la region de Hazyview pour visiter la route des cascades , Blyde river Pilgrim rest .. + ou - petite randos
j9/j10/j11 PARK KRUGER j'ai quelques difficultés à voir quel est le meilleur itinéraire à l'interieur du parc d'autant plus que les possibilités d' hebergement vont etre prioritaires pour déterminer le parcours
j12 route vers St Lucia
J13 St lucia J14 Hluhluwe J15 route vers Giant Castle j'ai renoncé au Sani pass à cause de la saison j16 Giant castle et trajet vers Royal natal j17 royal natal et trajet vers johannesburg j18 johannesburg et vol retour
il me reste donc 4 jours à placer dans le circuit .🙂 que me conseillez vous : passage par le Swaziland lors du trajet vers St lucia, Kosy bay, sejour plus long à St lucia ou dans le Drakensberg ? de même , j'hésite sur le sens du parcours : Pilanesberg , kruger et terminer par le Drakensberg ou bien commencer par le Drakensberg et terminer par les régions plus ensolleillées ? je vous remercie de tous les conseils que vous pourrez m'apporter afin que ce voyage soit le plus réussi possible .
Sandrine
voici le programme J1 vol aller J2 arrivée Johannesburg et départ vers le Pilanesberg park J3 visite du PILANESBERG j4 Sun city J5 route pour Hazyview j6/j7/j8/ sejour dans la region de Hazyview pour visiter la route des cascades , Blyde river Pilgrim rest .. + ou - petite randos
j9/j10/j11 PARK KRUGER j'ai quelques difficultés à voir quel est le meilleur itinéraire à l'interieur du parc d'autant plus que les possibilités d' hebergement vont etre prioritaires pour déterminer le parcours
j12 route vers St Lucia
J13 St lucia J14 Hluhluwe J15 route vers Giant Castle j'ai renoncé au Sani pass à cause de la saison j16 Giant castle et trajet vers Royal natal j17 royal natal et trajet vers johannesburg j18 johannesburg et vol retour
il me reste donc 4 jours à placer dans le circuit .🙂 que me conseillez vous : passage par le Swaziland lors du trajet vers St lucia, Kosy bay, sejour plus long à St lucia ou dans le Drakensberg ? de même , j'hésite sur le sens du parcours : Pilanesberg , kruger et terminer par le Drakensberg ou bien commencer par le Drakensberg et terminer par les régions plus ensolleillées ? je vous remercie de tous les conseils que vous pourrez m'apporter afin que ce voyage soit le plus réussi possible .
Sandrine
Hôtel de petite taille avec charme à Oman? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir à Oman en février pour faire quelques jours dans le desert puis finir sur la plage. Savez-vous si il existe à Oman des petites structures/hotels , petits hotels type boutique hôtel avec du charme et cosi? Dans mes recherches sur internet je ne trouve que des gros hôtels avec 100 chambres minimum. Je recherche un havre de paix avec une 20taine de chambre max. Un peu luxueux mais pas trop cher non plus, je ne peux pas payer 500€ la nuit!
Merci par avance pour votre aide.
Je prévois de partir à Oman en février pour faire quelques jours dans le desert puis finir sur la plage. Savez-vous si il existe à Oman des petites structures/hotels , petits hotels type boutique hôtel avec du charme et cosi? Dans mes recherches sur internet je ne trouve que des gros hôtels avec 100 chambres minimum. Je recherche un havre de paix avec une 20taine de chambre max. Un peu luxueux mais pas trop cher non plus, je ne peux pas payer 500€ la nuit!
Merci par avance pour votre aide.
Itinéraire et météo pour la Bolivie et le Pérou? English translation pending
Bonjour à tous!!
Je prépare avec mon copain un voyage du 6 avril au 27 avril en Bolivie et au Pérou. On attérit le 7 à La Paz et on redecolle le 27 de Cuzco.
Je me pose pas mal de question quant à l'itinéraire et aux activités qu'on peut faire à cette période ( surtout par rapport à la météo) et en ce laps de temps assez court de 3 semaines...
En principe, je m'étais dit que l'on ferait 15 jours en Bolivie, et 5 au Pérou.
En Bolivie, on aimerait vraiment pouvoir faire un trek de 5 jours dans la montagne, voir le Salar, et découvrir le lac Titicaca.
Au Pérou, on aimerait voir le Machu Pichu, et profiter un peu de la vallée sacrée...
Je ne me rends pas compte au niveau des trajets le temps que l'on va perdre. C'est notre 3 eme voyage en sac à dos, mais le premier en Amérique du Sud...On aime bien marcher, voyager tranquille, et sans stress...(c'est des vacances quand meme!!) Je suis vraiment ouverte à toute critique et n'hésitez pas à me dire si voir tout ca est impossible dans ce delai de 20 jours, on adaptera...
Y a t'il des personnes qui ont des expériences de trek à cette période de l'année? Va t'il faire froid? Quels sont les prix pratiqués pour ce genre d'activité à cette période? Et quelle zone géographique privilégier?? (les dénivellés ne nous font pas peur...)
Merci par avance !!!
Au Pérou, on aimerait voir le Machu Pichu, et profiter un peu de la vallée sacrée...
Je ne me rends pas compte au niveau des trajets le temps que l'on va perdre. C'est notre 3 eme voyage en sac à dos, mais le premier en Amérique du Sud...On aime bien marcher, voyager tranquille, et sans stress...(c'est des vacances quand meme!!) Je suis vraiment ouverte à toute critique et n'hésitez pas à me dire si voir tout ca est impossible dans ce delai de 20 jours, on adaptera...
Y a t'il des personnes qui ont des expériences de trek à cette période de l'année? Va t'il faire froid? Quels sont les prix pratiqués pour ce genre d'activité à cette période? Et quelle zone géographique privilégier?? (les dénivellés ne nous font pas peur...)
Merci par avance !!!
Itinéraire de quatre/cinq semaines au Botswana (4x4) English translation pending
Bonjour,
nous partons pour 4 ou 5 semaines en juillet-aout prochain en Namibie et Bostwana. Nous commencons à organiser notre parcours avec l'aide de Tourmaline.
c'est vraiment difficile de se rendre compte pour faire son itinéraire !! Nous souhaitons être le plus possible en autonomie, nous avons l'habitude de voyager, en particulier en Afrique, mais nous ne sommes pas des habitués du 4*4... Nous avons été en Namibie déjà mais avec un 2*4.
est ce vraiment compliqué de dormir à l'intérieur des parcs dans ces conditions ? en particulier pour le parc de Chobe, il me semble que c'est tout de même mieux d'être à l'intérieur, et non pas à Kasane ?
Par ailleurs, que penser de la réserve de Morémi, est ce faisable ou trop risqué de s'y rendre par nous même si nous n'avons pas l'habitude ? par ailleurs dans ce cas, est possible de dormir dans un camps à l'extérieur et d'aller ensuite dans la réserve avec un guide local pour une journée ? si oui, avez vous des préférences de camps ?
Je suis désolée, mes questions partent un peu dans tous les sens !
Concernant le Delta de l'Okavango, ils nous proposent de dormir d'abord à Shakawe, puis etsha 13, ce sont des bons points de départ pour le delta ?
Voilà c'est déjà quelques questions, je pense qu'il va y en avoir beaucoup d'autres...!
Merci d'avance pour votre aide !
Chloé et Clément
Québec: que faire de la cage de transport de mon chien? English translation pending
bonjours
je debarque au quebec ver le moi de mai et je prend ma chienne avec moi (un berger malinois). je vaudrai savoir si les compagnie de transport loue des cage, mais je crois que non. je serai a pied une fois arriver a Québec, que faire de ma cage que j'aurai acheter qui est très encombrante?