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Visite de la forêt des Landes (France) English translation pending
Bonjour,
J'ai 20 ans, et ces derniers temps ont étés très dur. Sur un coup de tête, j'ai décidé d'enfourcher mon âme aventureuse et de partir en voyage seul pendant une ou deux semaines pour me retrouver, et oublier un temps soit peu mes problème dans la nature. D'après ce que j'ai put lire, la forêt des landes est une forêt avec ses pistes cyclable, et la mer à proximité, est un coin agréable à visiter en vélo. J'ai un peu de sous sur mon compte en banque mais je ne veux pas dépenser tout. Avant quels sont les objets indispensables pour ce genre d'expériences ? Ou puis je m'informer des circuits ? Quelle genre de paysages peut on découvrir, sont ils beaux et diversifiés ? Où se trouve la gare la plus proche de la forêt ?
Merci de me répondre, aidez moi, j'ai vraiment besoin de partir.
J'ai 20 ans, et ces derniers temps ont étés très dur. Sur un coup de tête, j'ai décidé d'enfourcher mon âme aventureuse et de partir en voyage seul pendant une ou deux semaines pour me retrouver, et oublier un temps soit peu mes problème dans la nature. D'après ce que j'ai put lire, la forêt des landes est une forêt avec ses pistes cyclable, et la mer à proximité, est un coin agréable à visiter en vélo. J'ai un peu de sous sur mon compte en banque mais je ne veux pas dépenser tout. Avant quels sont les objets indispensables pour ce genre d'expériences ? Ou puis je m'informer des circuits ? Quelle genre de paysages peut on découvrir, sont ils beaux et diversifiés ? Où se trouve la gare la plus proche de la forêt ?
Merci de me répondre, aidez moi, j'ai vraiment besoin de partir.
Séjour en Corse en couple sur un scooter English translation pending
Bonjour, 😎
J'aimerais avoir quelques tuyaux de ceux qui ont déja fait le tour de la Corse en scooter 125.
Nous partons le 15 aout 2008 direction ajaccio, d'ici on loue le scooter, direction porticcio, puis propriano, ensuite on irait près de bonifacio, puis porto vecchio, ensuite la pointe tout en haut près de bastia, puis st florent, ensuite calvi, galéria, et cargèse, tout ça en 15 jours c'est faisable?J'ai réservé dans plusieurs hôtels et chambres d'hôtes différents.On verra bien!
On voulait prendre un grand sac a dos pour 2, porté par le passager, est-ce possible?ce n'est pas trop dangereux?
Que doit-on emmener principalement pour ne pas ètre trop chargé?
Merci pour vos réponses et bons voyages!
Merci pour vos réponses et bons voyages!
Une nuit dans le train Paris-Lisbonne English translation pending
Une nuit dans le Paris-Lisbonne
le voyage, ca peut-être le train entre deux voyages.
Parti pour une chatwinade début juillet, en repérage d'horizons et de compagnons de voyage nouveaux, coaché par une célèbre vfiste, hésitant entre l'avion, le train et la voiture, je me suis vu lesté d'un billet à 132 euros, couchette comprise, pour une nuit entre Paris-Lisbonne;
on allait voir ce que l'on allait voir.
D'abord, pour ne pas faire comme tout le monde, je décidai de prendre ce portugese-express, façon orient-express, à IRUN, qui, comme tout le monde le sait est le poste-frontière entre la France et l'Espagne.
Comme j'avais des doutes sur les parkings espagnols et leur degré de sécurité, me voilà laissant mon auto sur le parking de la gare de Hendaye, pour attraper ce fameux PORTUGESE-EXPRESS, parti de Paris-Austerlitz à seize heures et transitant par IRUN à 22 heures.
Les TGV PARIS-HENDAYE sont si fréquents que le guichetier de la gare me rassure, le dernier des TGV Parisien assurera la correspondance avec mon train mythique.
Arrivé à IRUN, c'est un véritable passage frontière que subissent les passagers pour LISBONNE, comme si le PORTUGAL avait décidé de quitter l'Europe, en fait, il s'agit plutôt de sécurité, sauter de nuit sur une bombe d'AL KAIDA, quelle purée hispano_portugaise et quel dégât, les douaniers et les policiers sont sympas, il fait chaud et nuit sur IRUN.
Surprise des trains couchettes: vous vous installez dans le couloir, face à la cabine qui vous est réservée et vous attendez de voir apparaître vos compagnons de voyage:en vrac: une dame d'une' cinquantaine d'années, portugaise depuis trente ans en France, vêtue de noir (j'apprendrai dans la nuit qu'elle se rend aux funérailles de sa soeur décédée) un couple d'andalou-portugais se rendant dans leur maison de vacances du côté de POMBAL(au sud de COIMBRA) un jeune homme bien sous rapport, regagnant sa famille après une année en Sorbonne, deux australiennes en tour du monde, soeurs à l'état civil, un peu farouches de prime abord, deux ados zurichois, façon boy-scout, parlant un anglais scolaire et un fort patois zurichois, deux admirables jeunes filles dont j'aurais l'occasion de faire la connaissance dans la nuit et qui s'avéreront mexicaines et s'offrant trois capitales européennes en I mois de vacances. Bien entendu, j'oublie Joao, Fernando et Julio, brésilien pour le premier et portugais pour les seconds qui seront aussi mes compagnons de voyage et d'aventure pour la nuit.
Pour ceux qui, n'ont jamais pris un train-couchette de nuit en direction d'une capitale européenne, plusieurs observations sont à faire:
- d'abord, repérer son compartiment et le numéro de sa couchette,
- savoir que les compartiments de Ière ne disposent que de quatre couchettes, que les compartiments de seconde en comportent six,
- mesurer la position de sa couchette dans l'espace du compartiment:
souplesse pour la couchette du haut, désagrément pour la couchette du bas, souplesse aussi pour la couchette du milieu,
- repérer le chef de wagon, à qui vous allez avoir à faire toute la nuit, aimable, sympa, bougon, alcoolique, polyglotte, désabusé, dragueur, les chefs de wagon procèdent de tous ces qualificatifs, j'en ai même vu un qui faisait son service en marcel, entre deux toilettes...
- mesurer l'importance des bagages de vos compagnons de voyage,
certes, il est tentant de coincer une valise ou deux sous les couchettes du bas, mais l'importance des bagages vous oblige bien vite à les chevaucher, alors, ne pas hésiter à aider les belles mexicaines ou la plus belle des australiennes à pousser son énorme sac (il doit bien y avoir le poids de deux kangourous dans chacun de leur sac) dans le sas destiné à cet effet (généralement au dessus des couchettes du haut, coté couloir, ce sas est merveilleux, je n'ai jamais compris comment il pouvait absorber autant de bagages...quand vous avez fait toutes ces observations, attendez de voir comment vont se comporter vos compagnons de nuit et surtout, soyez le dernier à équiper votre couchette. cette nuit-là, la plus jeune des australiennes, pourtant très souple, avait décidé de s'installer dans ma couchette, au niveau intermédiaire. je lui rappelais, avecmon plus bel anglais, que c'était ma couchette qu'elle avait équipée du drap de service, de l'oreiller de service, de la couverture de service, mais que sa couchette était celle du dessus, dommage pour moi et pour elle, elle m'avait préparé mon lit, mais du faire appel à toute sa souplesse pour équiper la sienne. le train partant à 22 heures, il vous faudra patienter au moins deux heures avant de vous coucher. une technique interessante pour brûler ces deux heures, n'hésitez pas à rejoindre le wagon restaurant, dans ces trains internationaux, la moindre des républiques européennes a l'intention de faire reluire ses rites gastronomiques et ses alcools de pays, là vous découvrez des mini-orients express, des serveurs en veste blanche servant sur des nappes blanches « en tissu » des bacalao frits à l'ail et à l'huile première pression, précédés du meilleur porto du monde. il ne manque qu'Agatha Christie comme compagnon de voyage, mes australiennes attirées par l'odeur du bacalao, renaclent à payer cette incursion au pays de Vasco de Gama, sans écorner leurs dollars, elles me gratifieront d'un sourire à la fois plein de regrets( on aurait bien aimé partager votre morue à l'ail) et plein de promesses ( à tout à l'heure dans la nuit de notre compartiment) du moins c'est ce que je croirais lire sur leurs lèvres charmantes... donc voilà une façon astucieuse de passer les deux heures qui précèdent l'extinction des feux du chef de wagon en marcel une autre façon de passer le temps est d'engager la conversation avec les gens comme vous qui hésitent à partager une intimité moite et grouillante avec de parfaits inconnus, et alors vous faites les rencontres les plus incongrus: JOAO, brésilien de son état, qui m'appelle « monsignore » allez-comprendre, et qui me demande de lui rédiger des textos en français, car il n'écrit pas le français, à destination de son ami de Lisbonne, qui ne l'attend pas et devrait pourtant l'attendre au LONDON HOTEL demain soir à 18 heures.comme je n'ai ni crayon, ni stylo, ni feuille de papier, je rédige les textos qu'il me dicte sur mon portable perso, puis il les recopie sur le sien, nos échanges seront fructueux, puisqu'il aura confirmation de son rendez-vous au LONDON HOTEL à 18 heures à LISBONNE. quand je lui dirai, avec humour, qu'il me doit une fortune d'honoraires pour le service rendu, il me proposera de me les rendre en massage et d'échanger nos adresses et numéros de téléphone, heureusement, FERNANDO et JULIO seront là pour le dissuader de pratiquer de telles moeurs avec moi. FERNANDO et JULIO sont deux entrepreneurs portugais qui ont des chantiers dans le pays basque et rentrent au pays entre deux missions. Ils parlent un français parfait, sans le redoutable accent brésilien de JOAO, accent pourtant si chantant, il y a du JOBIM dans cet homme.
la merveille de la rencontre de ce train de nuit sera les deux petites mexicaines, fraîches, naives, prêtes à être croquées et faisant semblant de ne pas s'en apercevoir. J'espère qu'elles ne rencontreront pas un vilain loup-garou ou qu'elles disposent de fire-fox suffisants pour ce genre de situation.
t- Elles ne doivent pas sentir de menace en moi, car, après avoir gazouillé, sorti des cartes d'Europe insuffisantes pour que je sorte les miennes, bien plus documentées, nous allons engager la conversation la plus agréable du monde.
SUITE PORTUGAISE APRES PASSAGE FRONTIERE A VAL FORMOSA
Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) English translation pending
« Allemand », c’est quoi ?!
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Écotourisme: compenser carbone votre voyage aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
en échangeant avec une membre de ce forum, valeriejean pour ne pas la citer 😉, il nous est venu l'envie de faire découvrir la "compensation carbone" à ceux qui n'en connaissent pas encore le principe. N'ayant pas (encore ?) un forum dédié à l'écologie sur VF, nous lançons le sujet sur le forum des Etats-Unis... avant peut-être d'en toucher d'autres.
De plus en plus de personnes prennent conscience de l'importance de protéger la nature, de veiller sur notre planète. Mais concrétement, comment agir ? Je ne vais pas m'étendre sur les solutions de notre quotidien (transport en commun, vélo, produits peu énergivores, productions locales...), ce n'est pas le lieu. Mais en revanche, si vous êtes sur ce forum c'est que comme moi vous voyagez... et donc comme moi polluez de façon conséquente par vos moyens de transports. Et quand on est accro des voyages, difficile de "décrocher", d'arrêter de voyager voire même de "réduire la voilure". Et ce même pour une bonne cause. Faut dire notre belle planète est encore terriblement séduisante malgré les agresssions qu'elle subie...
Moi, je culpabilise dès que je mets en marche le moteur d'une voiture . Alors pensez-bien que quand je prends l'avion... Alors pour me faire un peu pardonner, je "compense carbone" via un site comme http://www.actioncarbone.fr (association GoodPlanet) présidée par Yann Arthus-Bertrand et soutenu par le gouvernement français via l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Ca veut tout simplement dire que les tonnes de CO2 rejetés par mes transports seront "compensées" par une somme d'argent que je verserai à cette association, somme investie dans des projets environnementaux (programmes de reforestation ou d'équipement en réservoir de biogaz par exemple). C'est le principe du pollueur-payeur mais avec l'assurance que l'argent sera utilisé pour l'écologie.
De nombreux sites proposent maintenant des calculateurs de CO2 permettant de connaître votre pollution CO2. Sur actioncarbone : une petite simulation indique qu'un trajet Paris-San Francisco (AR) dégage environ 4 tonnes de CO2, soit plus de 2 fois de ce qu'il faudrait qu'un individu dégage sur une année complète pour que son impact soit absorbé par dame nature !!! Si on rajoute les quelques milliers de km de voiture sur place... Le site actioncarbone propose de compenser ce trajet avion en versant moins de 80 € (1 personne) pour ce trajet, somme modique quand on sait que les versements effectués à l'association sont déductibles des impôts, comme le serait un don au Téléthon par exemple. Ce qui fait qu'au final, moins de 30 € sortiront de votre poche. L'association envoie une preuve du paiement pour justificatif aux impôts.
C'est une façon de s'excuser de n'avoir pas su résister à la tentation de l'avion et pour la grosse pollution créée, façon aussi de se responsabiliser mais sans se disculpabiliser pour autant. Moi je prévois ce budget supplémentaire dans le coût global de mon voyage. Alors on pourra toujours dire que ce système favorise les "riches" qui ont les moyens de payer donc continuerons de voyager autant mais rapellons que c'est un acte volontaire donc fait par quelqu'un qui veut s'impliquer un tant soit peu pour l'écologie. Et puis, je préfère quand même voir les personnes compenser, à défaut de révolutionner leur comportement, que ne rien faire du tout.
Ce serait bien que de nombreux VF-voyageurs fassent cette démarche. Pour votre voyage au USA. Puis pour vos futures autres voyages... Vous verrez que si vous n'êtes pas encore spécialement sensibilisés sur ce sujet, ça deviendra un réflexe qui vous suivra dans la vie de tous les jours.
Autre idée : pour ceux qui ont un site web, un blog... Un petit mot sur vos pages, un bandeau défilant : ça peut informer quelques personnes sur le sujet et vous vous sentirez un peu + impliqué(e).
Petit sondage : combien sommes-nous sur ce forum à compenser carbone actuellement ? Ou qui envisageons de le faire pour notre prochain voyage ? Initialisation du compteur à : 2. En espérant qu'il monte rapidement...
Mes derniers mots seront ceux de ValerieJean : "C'est bien de se préoccuper de la planète"...
De plus en plus de personnes prennent conscience de l'importance de protéger la nature, de veiller sur notre planète. Mais concrétement, comment agir ? Je ne vais pas m'étendre sur les solutions de notre quotidien (transport en commun, vélo, produits peu énergivores, productions locales...), ce n'est pas le lieu. Mais en revanche, si vous êtes sur ce forum c'est que comme moi vous voyagez... et donc comme moi polluez de façon conséquente par vos moyens de transports. Et quand on est accro des voyages, difficile de "décrocher", d'arrêter de voyager voire même de "réduire la voilure". Et ce même pour une bonne cause. Faut dire notre belle planète est encore terriblement séduisante malgré les agresssions qu'elle subie...
Moi, je culpabilise dès que je mets en marche le moteur d'une voiture . Alors pensez-bien que quand je prends l'avion... Alors pour me faire un peu pardonner, je "compense carbone" via un site comme http://www.actioncarbone.fr (association GoodPlanet) présidée par Yann Arthus-Bertrand et soutenu par le gouvernement français via l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Ca veut tout simplement dire que les tonnes de CO2 rejetés par mes transports seront "compensées" par une somme d'argent que je verserai à cette association, somme investie dans des projets environnementaux (programmes de reforestation ou d'équipement en réservoir de biogaz par exemple). C'est le principe du pollueur-payeur mais avec l'assurance que l'argent sera utilisé pour l'écologie.
De nombreux sites proposent maintenant des calculateurs de CO2 permettant de connaître votre pollution CO2. Sur actioncarbone : une petite simulation indique qu'un trajet Paris-San Francisco (AR) dégage environ 4 tonnes de CO2, soit plus de 2 fois de ce qu'il faudrait qu'un individu dégage sur une année complète pour que son impact soit absorbé par dame nature !!! Si on rajoute les quelques milliers de km de voiture sur place... Le site actioncarbone propose de compenser ce trajet avion en versant moins de 80 € (1 personne) pour ce trajet, somme modique quand on sait que les versements effectués à l'association sont déductibles des impôts, comme le serait un don au Téléthon par exemple. Ce qui fait qu'au final, moins de 30 € sortiront de votre poche. L'association envoie une preuve du paiement pour justificatif aux impôts.
C'est une façon de s'excuser de n'avoir pas su résister à la tentation de l'avion et pour la grosse pollution créée, façon aussi de se responsabiliser mais sans se disculpabiliser pour autant. Moi je prévois ce budget supplémentaire dans le coût global de mon voyage. Alors on pourra toujours dire que ce système favorise les "riches" qui ont les moyens de payer donc continuerons de voyager autant mais rapellons que c'est un acte volontaire donc fait par quelqu'un qui veut s'impliquer un tant soit peu pour l'écologie. Et puis, je préfère quand même voir les personnes compenser, à défaut de révolutionner leur comportement, que ne rien faire du tout.
Ce serait bien que de nombreux VF-voyageurs fassent cette démarche. Pour votre voyage au USA. Puis pour vos futures autres voyages... Vous verrez que si vous n'êtes pas encore spécialement sensibilisés sur ce sujet, ça deviendra un réflexe qui vous suivra dans la vie de tous les jours.
Autre idée : pour ceux qui ont un site web, un blog... Un petit mot sur vos pages, un bandeau défilant : ça peut informer quelques personnes sur le sujet et vous vous sentirez un peu + impliqué(e).
Petit sondage : combien sommes-nous sur ce forum à compenser carbone actuellement ? Ou qui envisageons de le faire pour notre prochain voyage ? Initialisation du compteur à : 2. En espérant qu'il monte rapidement...
Mes derniers mots seront ceux de ValerieJean : "C'est bien de se préoccuper de la planète"...
Premier voyage seule en France English translation pending
Bonjour,
Il y a longtemps que j'ai envie de partir en voyage, par contre il n'est pas toujours facile de touver qqn qui a les vacances, l'argent et les mêmes choix de destination que soit. Cet automne, je voudrais partir seul pour 3 semaines(septembre) en France. Ce sera mon premier voyage!
En premier lieu, j'aimerais avoir des informations sur les auberges de jeunesse, plusieurs personne m'ont dit que c'était bien d'autres pas... pour une fille seule, est-ce des endroit sécuritaire pour dormir? est-ce tranquille comme endroits (ou l'ont peut dormir!), et normalement facile d'accès (je ne pense pas louer de voiture). Est ce qu'ils sont non-fumeur? Il y en a à conseiller ou d'autres à éviter. Est ce qu'il est nécessaire de réserver à l'avance. Est ce que les dépots à bagages sont barrés(cadenas)?
Comme itinéraire, Je voudrais aller à Paris (Versailles, Notre-Dame, Louvre et lieu touristique principaux), dans la Loire Chambord, Blois, Angers, Fougere, ensuite retourné a Paris pour prendre le TGV pour aller à Avignon, Nimes, Arles et les Callanques. Si le temps le permet, j'aimerais aussi aller au mont St-Michel. Je suis ouverte à d'autre parcours aussi. Je n'ai pas vraiement les moyens de louer une voiture alors je prendrai le train. Est-il facile de se rendre aux chateaux (chambord, chenonceau) sans voiture? et ce déplacer dans les plus petites ville comme Arles, Nimes et Avignon?
Mes intérêts sont l'histoire et l'art, la nature et la photographie et rencontrer des gens. Le but de se voyage serait de me dépayser, relaxer et connaitre un peu plus sur le pays de mes ancêtres.
Est ce que vous avez des conseil de sécurité à me donner avant de partir? Des endroit à ne pas manquer ou des astuce de voyage. Mon budget serait de 2000$ pour 3 semaines sur place.
Merci à l'avance
Il y a longtemps que j'ai envie de partir en voyage, par contre il n'est pas toujours facile de touver qqn qui a les vacances, l'argent et les mêmes choix de destination que soit. Cet automne, je voudrais partir seul pour 3 semaines(septembre) en France. Ce sera mon premier voyage!
En premier lieu, j'aimerais avoir des informations sur les auberges de jeunesse, plusieurs personne m'ont dit que c'était bien d'autres pas... pour une fille seule, est-ce des endroit sécuritaire pour dormir? est-ce tranquille comme endroits (ou l'ont peut dormir!), et normalement facile d'accès (je ne pense pas louer de voiture). Est ce qu'ils sont non-fumeur? Il y en a à conseiller ou d'autres à éviter. Est ce qu'il est nécessaire de réserver à l'avance. Est ce que les dépots à bagages sont barrés(cadenas)?
Comme itinéraire, Je voudrais aller à Paris (Versailles, Notre-Dame, Louvre et lieu touristique principaux), dans la Loire Chambord, Blois, Angers, Fougere, ensuite retourné a Paris pour prendre le TGV pour aller à Avignon, Nimes, Arles et les Callanques. Si le temps le permet, j'aimerais aussi aller au mont St-Michel. Je suis ouverte à d'autre parcours aussi. Je n'ai pas vraiement les moyens de louer une voiture alors je prendrai le train. Est-il facile de se rendre aux chateaux (chambord, chenonceau) sans voiture? et ce déplacer dans les plus petites ville comme Arles, Nimes et Avignon?
Mes intérêts sont l'histoire et l'art, la nature et la photographie et rencontrer des gens. Le but de se voyage serait de me dépayser, relaxer et connaitre un peu plus sur le pays de mes ancêtres.
Est ce que vous avez des conseil de sécurité à me donner avant de partir? Des endroit à ne pas manquer ou des astuce de voyage. Mon budget serait de 2000$ pour 3 semaines sur place.
Merci à l'avance
Voyage de dix jours en France avec notre fille de 17 ans: quoi visiter? English translation pending
Nous irons à la fin septembre visiter la France, Paris sera notre première destination.
Ma fille veut visiter les musées, l'architecture et en connaître plus sur l'histoire.
Moi après Paris j'aimerais visiter de très belles villes avec des châteaux et de l'architecture à faire rêver.
J'aimerais aussi visiter des vignobles.
Alors j'aimerais avoir vos suggestions pour des villes à visiter, des maisons ou condos à louer.
Au plaisir, josa99
Ma fille veut visiter les musées, l'architecture et en connaître plus sur l'histoire.
Moi après Paris j'aimerais visiter de très belles villes avec des châteaux et de l'architecture à faire rêver.
J'aimerais aussi visiter des vignobles.
Alors j'aimerais avoir vos suggestions pour des villes à visiter, des maisons ou condos à louer.
Au plaisir, josa99
Pèlerinage spirituel sur le Chemin de Compostelle avec très peu d'argent English translation pending
Chemins de compostelle
Bonjour, je m'appelle amandine j'ai 26 ans et je pars lundi de moissac en pèlerinage jusqu'à compostelle.
C'est une quête spirituelle que je souhaite entreprendre par le dépassement physique.
Je souhaite des témoignages de ceux qui l'auraient entrepris dans cet objectif et surtout avec des moyens aussi réduits que les miens car j'ai très peu d'argent. Je ne pourrais m'arrêter dans des gîtes d'étapes que tous les 4 ou 5 jours, je n'aurais que 5 à 10 euros par jour pour manger. J'ai cependant du bon matériel et je suis sportive, j'ai une tente, je sais faire du feu et ne crains pas la fatigue ni l'inconfort. Cela peut paraître inconcevable mais je n'ai pas non plus le choix. Je suis moi très heureuse d'entreprendre une telle aventure auriez vous des conseils?😊 merci
Bordeaux-Sète à vélo en septembre: villages à ne pas manquer, logement English translation pending
Bonjour,
Je voulais connaitre des petits villages à ne pas manquer, des endroits sympas où dormir....le long du canal du midi?
Merci
Merci
Projet d'habiter Bordeaux, Angers ou Nantes... English translation pending
Bonjour à tous,
De retour d'afrique en fin août, nous visons de nous installer dans le grand-ouest. Et nous hésitons entre Bordeaux, Angers ou Nantes. Pourriez-vous s'il vous plaît, nous parler de ces villes ? Comment y vit-on ? Loyers, commodités etc...
A bientôt
De retour d'afrique en fin août, nous visons de nous installer dans le grand-ouest. Et nous hésitons entre Bordeaux, Angers ou Nantes. Pourriez-vous s'il vous plaît, nous parler de ces villes ? Comment y vit-on ? Loyers, commodités etc...
A bientôt
Voyager en train dans le sud de la France avec un bébé de trois semaines? English translation pending
Bonjour,
Je dois accoucher le 24 juillet, et je prévoyais de montrer le bout de chou à la famille qui est dans le sud aux alentours du 15 aout.
Est ce que vous pensez qu'on peut faire 4h de train avec un bébé de 3 semaines?
Honnêtement, je ne me rappelle plus du tout si c'est possible, si les vaccins auront été effectués, si c'est pas trop tôt pour balader un
si petit bout de chou dans un nid à microbes comme le sont les transports en commun?
Est-ce que quelqu'un a une idée sur la question?
J'aimerais prévoir les billets de train à l'avance, mais je suis pas sûre de mon coup...
Merci d'avance et bonnes vacances!
Certificat de nationalité française English translation pending
Salut à tous,
préparant un tour du monde, je viens de faire une première demande de passeport français.
J'ai 38 ans, née en france de père italien et de mère greque, j'ai depuis mes 18 ans une carte d'identité française.
(d'abord la "jaune carton", puis la plastifiée). J'ai toujours vécu en France ; et voila que la préfecture me réclame un certificat de nationalité française !!
Je trouve ça hallucinant 🤪 et choquant. Je sais que depuis qlq années l'administration fait la chasse mais là, ça dépasse les bornes😠
D'autres témoignages ?
Routages GPS sur Madagascar English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis résident à Madagascar, je commence à avoir fait qq balades sympa dans l'ile depuis deux ans et demi,
le problème c'est que j'ai de moins en moins de temps pour partir en balade 4x4 en brousse, et oui, le travail...
J'ai un peu moins le temps pour partir à l'aventure, et j'ai un peu plus besoin de planifier mes vacances.. bref!
C'est dans cet optique que je vous écris, si il y en a qui ont fait de belles balades à Mada et qui sont prets à me donner leur points GPS je suis preneur! ca serait super.
dans l'attente de vos réponses. tchusss!
Je suis résident à Madagascar, je commence à avoir fait qq balades sympa dans l'ile depuis deux ans et demi,
le problème c'est que j'ai de moins en moins de temps pour partir en balade 4x4 en brousse, et oui, le travail...
J'ai un peu moins le temps pour partir à l'aventure, et j'ai un peu plus besoin de planifier mes vacances.. bref!
C'est dans cet optique que je vous écris, si il y en a qui ont fait de belles balades à Mada et qui sont prets à me donner leur points GPS je suis preneur! ca serait super.
dans l'attente de vos réponses. tchusss!
Sénégal: sécurité actuelle en Casamance? (mi-juin 2008) English translation pending
Bonjour,
J'étais venu déjà écrire sur ce forum pour avoir vos conseils pour un voyage au sénégal en juillet prochain (petite cote + casamance). Le départ est dans moins d'un mois. On est toujours trois nenettes, et l'une d'entre nous a trouvé cet article qui date de qques jours: http://www.infosdelaplanete.org/3977/casamance-la-nature-nourrit-l-insecurite.html
Et elle a peur à présent et ne veut plus partir en Casamance, car jusqu'à maintenant toutes les info d'insécurités qu'on avait lu sur la Casamance dataient de 2004 or celle-là date de qques jours. Je la comprends et j'avoue ne plus être rassurée à présent. Donc je vais appeler l'ambassade lundi mais j'aimerai avoir vos avis. Qu'en pensez vous? est-ce risqué?
En plus, on vient d'appeler le service du nouveau bateau (aline dattia) et il est en panne pour une durée indéterminée. Donc pas évident d'y aller..A part prendre l'avion surement car traverser la Gambie..non, on y tient pas!
Merci
Sev
J'étais venu déjà écrire sur ce forum pour avoir vos conseils pour un voyage au sénégal en juillet prochain (petite cote + casamance). Le départ est dans moins d'un mois. On est toujours trois nenettes, et l'une d'entre nous a trouvé cet article qui date de qques jours: http://www.infosdelaplanete.org/3977/casamance-la-nature-nourrit-l-insecurite.html
Et elle a peur à présent et ne veut plus partir en Casamance, car jusqu'à maintenant toutes les info d'insécurités qu'on avait lu sur la Casamance dataient de 2004 or celle-là date de qques jours. Je la comprends et j'avoue ne plus être rassurée à présent. Donc je vais appeler l'ambassade lundi mais j'aimerai avoir vos avis. Qu'en pensez vous? est-ce risqué?
En plus, on vient d'appeler le service du nouveau bateau (aline dattia) et il est en panne pour une durée indéterminée. Donc pas évident d'y aller..A part prendre l'avion surement car traverser la Gambie..non, on y tient pas!
Merci
Sev
Condition physique pour faire des randonnées à vélo? English translation pending
Bonjour je suis jeune debutant dans le velo (de route) et la randonne en velo me tent est se qu'il faut avoir une bonne endurance pour faire sa.
Faut il avoir deja des kilometre dans les jambe ou pas en plus sa fait un moment que je n'est pas fait de sport.
Et en plus ma copine n'a pas fait de sport depuis un moment aussi.
je vous remercie par avance de toute vos reponde
kevin
kevin
Avantages et inconvénients des remorques pour vélo? English translation pending
Bonjour à tous! Après avoir trimbalé mes sacoches (avant surbaissé; arrière et guidon ) pendant une bonne trentaine d'années, j'ai opté pour une remorque à une roue, capacité d'environ 60 litres avec attache infiltrée dans le moyeu de la roue arrière. Comme je n'ai encore aucune expérience de ce type de système, je fais appel à ceux ou à celles d'entre vous, chevronnés cyclos-campeurs-remorqueurs, qui pourraient me conseiller et me faire partager votre expérience : Quelles sont les avantages🙂 et les inconvénients😕 de la remorque en comparaison des sacoches sur vélo? Surtout, quelles précautions🏴☠️ prendre sur la route et à l'étape ? Car j'imagine qu'il n'est pas aisé de se retrouver "chenille" quand on a été "escargot"...Merci à l'avance de vos bons conseils😉!
Rubrique vos photos de trains et gares du monde? English translation pending
Je viens de trainer pendant quelques jours ma valise à roulettes dans quelques gares de l'Inde et, au retour, je m'aperçois (oh, surprise !) que le thème photographique des trains et des gares n'a jamais été traité sur VF.
Voilà une omission qu'il faut corriger au plus vite !
Toutes les (bonnes 🙂) photos sont acceptées à condition qu'elles présentent au moins un bout de train (...à ne pas confondre avec un boute-en–train 😉) ou de voie ferrée (...à ne pas confondre avec la voix de Léo Ferré 😉)
A vos archives, VFistes photographes…
Je mets donc ce topic sur les rails avec quatre photos prises la semaine dernière :




Voilà une omission qu'il faut corriger au plus vite !
Toutes les (bonnes 🙂) photos sont acceptées à condition qu'elles présentent au moins un bout de train (...à ne pas confondre avec un boute-en–train 😉) ou de voie ferrée (...à ne pas confondre avec la voix de Léo Ferré 😉)
A vos archives, VFistes photographes…
Je mets donc ce topic sur les rails avec quatre photos prises la semaine dernière :




Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
Briançon Nice
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Achat d'un vélo couché English translation pending
bonjour,
je viens de trouver un vélo couche de marque optima lynx en occasion pour la somme de 850 euros sachant que la cassette arrière et plateaux seront neuf.Je ne sais pas de quand date ce vélo mais il était utilisé pour la location dans un magasin de cycle.
Je projetais d'acheter un vélo droit pour partir en voyage sur un mois en corse cet été puis sur un an environ(projet en cour d'élaboration).J' etais déjà un peu dans l'hésitation du velo droit ou couché, mais pas trop, et puis arrive cette possibilité!!!!
Alors mes questions sont les suivantes:
Es-ce une bonne occasion pour ce prix et que vaut ce velo?
vais-je pouvoir aller de partout avec un velo couché et surtout pour tous ce qui est col de montagne, pistes? car il est souvent dit qu'il est difficile de se taper des bons raidillons en velo couché.
Je suis quand meme assez tenté car je l'ai essayé et la sensation est vraiment agréable.
Je vous remerci de me faire part de vos conseils, ils seront les bienvenus😉
A très vite
Le jeu des photos par milliers English translation pending
...
Allez, en voilà une nouvelle. Qui trouvera où c'est et ce que c'est ?

Allez, en voilà une nouvelle. Qui trouvera où c'est et ce que c'est ?

Garder la voiture pendant mon périple à vélo en Auvergne English translation pending
Je pars faire un périple en Auvergne pendant trois semaines le dimanche 01 juin. je vais descendre en voiture et je chercherai quelqu'un qui pourait me la garder pendant ce temps là.
Circuit en 4x4 à Madagascar début septembre English translation pending
bonjour, je viens de m'inscrire, et ne sais si je suis dans la bonne rubrique. J'envisage un voyage sur madagascar début septembre 2008 d'un mois environ. Je n'ai rien trouvé sur fort dauphin, je voulais simplement savoir si de Tana à fort dauphin et ensuite fort dauphin - tuléar par la route c'était faisable, en cette saison. Bien évidemment je pense louer un 4x4 (sans chauffeur) . Nous saurons 3, et avons l'habitude de faire des raids en 4x4 (avec les nôtre, mais de les emmener sur mada, hors de prix) Donc un seul 4x4 est ce possible au mois de septembre? les conseils seront les bien venus, ainsi que d'éventuels itiniraires. Merci d'avance
Votre plus beau voyage en France... English translation pending
Bonjour tout le Monde !!!🙂!!!
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
Obtenir un visa au Gabon avec une lettre d'invitation? English translation pending
Bonjour,
Je prepare à avoir un visa pour aller au Gabon... On peut l'avoir avec une lettre d'invitation? Ou il faut un certificat de la mairie? Si la lettre d'invitation est possible, on peut la recevoir par fax? Ou il faut vraiment la recevoir par courrier?
Que doit contenir la lettre d'invitation?
Si cela n'est pas possible, comment on fait pour obtenir un certificat de la maire?
Ralala, c'est un peu angoissant pour moi, tout cela !!!! 😛
Je prepare à avoir un visa pour aller au Gabon... On peut l'avoir avec une lettre d'invitation? Ou il faut un certificat de la mairie? Si la lettre d'invitation est possible, on peut la recevoir par fax? Ou il faut vraiment la recevoir par courrier?
Que doit contenir la lettre d'invitation?
Si cela n'est pas possible, comment on fait pour obtenir un certificat de la maire?
Ralala, c'est un peu angoissant pour moi, tout cela !!!! 😛
Voyage d'un mois au Népal en août 2008 English translation pending
Bonjour!
Nous sommes une équipe de 5 scouts (19 et 20 ans), et nous partons un mois au Népal cet été (aoùt). Pendant 2 semaines, nous allons dans un orphelinat pour aider, faire de l'animation, ... Le reste du temps ( 1 semaine si on enlève les trajets), on aimerait bien faire un trek.
Le truc, c'est qu'on ne sait pas trop quoi faire, quoi prendre, à quel prix (on a po beaucoup d'argent...) On a déjà fait pas mal de marche ensemble, avec des bons sacs, mais sans trop de dénivelés et jamais aussi longtemps. Donc on aimerait un truc plutôt tranquille... J'ai lu pas mal de trucs sur les treks, dont une histoire de permis. J'était au courant qu'il en fallait pour faire les sommets et des trucs connus comme le tour des anapurnas ... mais il en faut un pour tte les rando avec guide?? si oui, ca coute combien pour 5 (environ;)) Pour le guide, plusieurs personnes ont l'air de dire que c'est 10$ à peu près. Ce prix est il juste? c'est par personne? et est ce qu'il comprend ses repas et son hébergement ou c'est en plus (et si c'est en plus c'est combien?). Et au passage, question bête, pour 5, on prend bien juste 1 guide? Ensuite, faut il mieux réserver a l'avance sur le net ou voir sur place? On serait plus rassurés si on prévoyait à l'avance mais les prix sont des fois assez élevés et quand on regarde ce qui revient réellement au guide, ... Ya t'il donc moyen de contacter directement un guide ou une agence Népalaise? (avis, si qq1 peut nous recommander qq1 ...) Sinon, on ne sait vraiment pas quoi faire. On aura été 2 semaines ds le Teraï donc on aimerait aller au Nord, histoire de voir les montagnes (c'est le Népal qd même). Ya t'il des choses sympa en 1 semaine? En fait, tt à l'air super donc difficile de choisir ... Pour dormir, ça a l'air d'être sous dur, est ce que c'est vrai pr ts les treks? ou faut t'il trimbaler la tente pr certains? et en aout, est ce qu'il faut un bon duvet (le genre bien chaud qui prend la moitié du sac ou un ptit truc qui passe en plein été en france)?
Sinon, (rien à voir) questions pratiques, les prix des hôtels, on a regardé sur intenet et en faisant la moyenne on trouve 10€ par nuit pr 5 ... c'est large ou franchement pas assez ? comme pour manger, 15€ par jour pr 5, ca parait comment ? On a aussi pas mal débattu sur le prix d'une bouteille d'eau (et oui, ça vole eau ...) vu qu'on nous a dit que c'était mieux de ne boire que de l'eau en bouteille ... et là, on a pas réussi à prévoir un prix pr 1 mois, ... donc c'est combien à peu près?
Voilà ... en fait j'ai encore une tonne de question mais ca commence déjà à faire long :p Merci de m'avoir lue, et encore plus merci si vous pouvez me répondre !!!
Namaté (si j'ai bien suivi ...)
Nous sommes une équipe de 5 scouts (19 et 20 ans), et nous partons un mois au Népal cet été (aoùt). Pendant 2 semaines, nous allons dans un orphelinat pour aider, faire de l'animation, ... Le reste du temps ( 1 semaine si on enlève les trajets), on aimerait bien faire un trek.
Le truc, c'est qu'on ne sait pas trop quoi faire, quoi prendre, à quel prix (on a po beaucoup d'argent...) On a déjà fait pas mal de marche ensemble, avec des bons sacs, mais sans trop de dénivelés et jamais aussi longtemps. Donc on aimerait un truc plutôt tranquille... J'ai lu pas mal de trucs sur les treks, dont une histoire de permis. J'était au courant qu'il en fallait pour faire les sommets et des trucs connus comme le tour des anapurnas ... mais il en faut un pour tte les rando avec guide?? si oui, ca coute combien pour 5 (environ;)) Pour le guide, plusieurs personnes ont l'air de dire que c'est 10$ à peu près. Ce prix est il juste? c'est par personne? et est ce qu'il comprend ses repas et son hébergement ou c'est en plus (et si c'est en plus c'est combien?). Et au passage, question bête, pour 5, on prend bien juste 1 guide? Ensuite, faut il mieux réserver a l'avance sur le net ou voir sur place? On serait plus rassurés si on prévoyait à l'avance mais les prix sont des fois assez élevés et quand on regarde ce qui revient réellement au guide, ... Ya t'il donc moyen de contacter directement un guide ou une agence Népalaise? (avis, si qq1 peut nous recommander qq1 ...) Sinon, on ne sait vraiment pas quoi faire. On aura été 2 semaines ds le Teraï donc on aimerait aller au Nord, histoire de voir les montagnes (c'est le Népal qd même). Ya t'il des choses sympa en 1 semaine? En fait, tt à l'air super donc difficile de choisir ... Pour dormir, ça a l'air d'être sous dur, est ce que c'est vrai pr ts les treks? ou faut t'il trimbaler la tente pr certains? et en aout, est ce qu'il faut un bon duvet (le genre bien chaud qui prend la moitié du sac ou un ptit truc qui passe en plein été en france)?
Sinon, (rien à voir) questions pratiques, les prix des hôtels, on a regardé sur intenet et en faisant la moyenne on trouve 10€ par nuit pr 5 ... c'est large ou franchement pas assez ? comme pour manger, 15€ par jour pr 5, ca parait comment ? On a aussi pas mal débattu sur le prix d'une bouteille d'eau (et oui, ça vole eau ...) vu qu'on nous a dit que c'était mieux de ne boire que de l'eau en bouteille ... et là, on a pas réussi à prévoir un prix pr 1 mois, ... donc c'est combien à peu près?
Voilà ... en fait j'ai encore une tonne de question mais ca commence déjà à faire long :p Merci de m'avoir lue, et encore plus merci si vous pouvez me répondre !!!
Namaté (si j'ai bien suivi ...)
Randonnée sur le sentier Cathare English translation pending
Je pars pour 8 jours de marche sur le sentier Cathare entre Tuchan (11) et Montségur (09) début juin. Quelqu'un a-t-il des infos concernant les liaisons en bus ou autre moyen de locomotion (autres que les pieds et si possible plus rapide qu'un âne ou un cheval 😛) entre Montségur (arrivée) et Tuchan (voiture garée au départ) pour notre retour ? Merci d'avance pour vos précieuses réponses !
Matériel pour cyclotourisme en famille sur la Côte landaise English translation pending
Nous avons comme "grand" projet de faire la côte landaise à vélo en famille. L'aventure consiste à partir avec un enfant de 8 ans, une de 4 et la petite dernière de 9 mois...
La préparation de ces vacances nous confronte à des problèmes matériels : que choisir sans nous ruiner? Je me laisserais tenter par une remorque enfant de Chariot (corsaire ou captain) pour les enfants en bas âge. Pour le reste du matériel, est-ce plus pratique de prendre une deuxième remorque ou de charger à fond avec des sacoches? Où trouver ces remorques d'occasion (rare et donc difficile à trouver d'occasion)?
D'autre part, est-ce selon vous raisonnable de prévoir des journées de 45 km pour un enfant de 8 ans?
Merci pour tout renseignement et expérience de familles nombreuses...
La préparation de ces vacances nous confronte à des problèmes matériels : que choisir sans nous ruiner? Je me laisserais tenter par une remorque enfant de Chariot (corsaire ou captain) pour les enfants en bas âge. Pour le reste du matériel, est-ce plus pratique de prendre une deuxième remorque ou de charger à fond avec des sacoches? Où trouver ces remorques d'occasion (rare et donc difficile à trouver d'occasion)?
D'autre part, est-ce selon vous raisonnable de prévoir des journées de 45 km pour un enfant de 8 ans?
Merci pour tout renseignement et expérience de familles nombreuses...
Retour de dix jours en famille en avril à San Francisco-Moab-Las Vegas English translation pending
Bonjour !
Après un premier voyage en avril 2007, (http://voyageforum.com/v.f?post=1071807 ) nous venons donc de récidiver pour 10 jours en complétant notre premier séjour qui était axé sur les grands classiques au depart de LA ( LA -grand canyon - Monument valley- antelope canyon - bryce-zion -Las Vegas -LA ), en partant cette fois de San Francisco ; Notre circuit 2008 (Nous sommes donc 5 dont 3 ados (14-14-16): genève->paris->San francisco ( 3 nuits) ;SF ->salt lake city (avion ) - début location de voiture -->moab (3 nuits) -->torrey (1 nuit ) -->Las Vegas (2 nuits) -fin location voiture ; LV -> SF->Paris->Genève Généralités : vol genève<-> paris <->SFO par Air france (pour info, billet à 500 euros, moins cher qu’au départ de Paris!!!) B747 --> pas d’écran individuel ( donc vol un peu long avec enfants, alors qu ‘écrans sur les B777 plus récents utilises sur paris - LA) - vol SFO -->SLC (delta ) ; vol LV-->SFO (US airways ) - vols interieurs très peu onéreux (30 euros le LV-SFO!), OK pour les horaires (ponctualité et fréquence des vols ) - Donc à mon avis, ne pas hésiter si le temps est compté (ce qui était notre cas ) et si on veut éviter les longues distances "monotones" ) ( tioga pass etant ferme en avril, on a volontairement shunté yosemite-sequoia -le long passage par le sud - death valley, pour privilegier Moab, et l’itineraire routier "spectaculaire" via Capitol Reef et Escalante ) - location voiture (hertz) : 6 jours (SLC -->LV ) -donc frais abandon ( 100 $ entre utah et nevada) ; choix = minivan (chrysler =dodge caravan) - parfait pour les longues routes avec les enfants ( 7 places) ; voiture inutile (voir génante ) à San Francisco - SUV pas utile pour ce que l’on a fait ( l’aurait été si sejour plus long à Moab permettant d’emprunter qq pistes type shafer trail ) - j’avais emmené mon GPS perso (miomap sur pda ) avec cartographie des états concernés (californie-utah-nevada) + carte générale ign sud-ouest américain. - guides papier utilisés (idem 2007 )= les 2 routards (plutot bien fait vs autres pays testés) + michelin (sud ouest american : idem complet, pratique et pertinent dans ses choix) - en complément pour les parcs: le site incontournable bien connu sur ce forum :http://www.ouestusa.fr/ téléchargé sur mon PDA qui permet de sortir des sentiers battus, et de choisir les "bonnes" balades, photos à l’appui ! - essentiel des dépenses sur place réglées via carte american express (qq dollars changés en France avant - pas nécessaire de changer plus ) ;hotels tous réservés (et partiellement ou totalement payés ) via internet - période du voyage (avril): TB car pas encore de grosse chaleur dans les parcs visités et surtout fréquentation très supportable ; routes quasi désertes hors autoroutes
Jour 1 : arrivée à SF airport à 12h - grand taxijusqu’a l’hotel (fishermann wharf ) - (moins onéreux à 5 (50 $) que les "hotel shuttles " ) - en profiter pour acheter à l’aéroport le pass transport muni (cable car+tram+bus) par exemple pour trois jours, trés vite amorti Hotel : best western tuscan inn - raisons du choix : bien classe sur tripadvisor ( 28/238), tres bien situé tout près du terminus du cable car (ligne powell mason), tarifs internet intéressants directement sur le site de l’hotel, chambres assez spacieuses et tres propres AM : tour en cable car - musée du cable car (intéressant -au croisement des différentes lignes) -lombard street ( à voir, yc pour la vue d’en haut sur la baie et alcatraz) - russian hill- union square - ligne de tram F (avec voitures hstoriques à voir) -télégraph hill -coit tower (idem tres belle vue)- Resto : "fog city dinner "(resto en forme de peniche en bas de coit tower cote embarcadero -cite ds routard) - Jour 2 : Alcatraz (tickets achetés avant sur le net) : vraiment à faire, en prenant bien sur l’audio tour en francais (sur l’ile) - pier 39 et ses "sea lions" - aquarium of the bay ( pas indispensable, mais dans le secteur)- également à voir pres du pier 45 un hangar ou sont entreposés des vieux manèges et jeux de foire - re-tour en cable car (ligne powell hyde ) jusque ‘union square (vraiment a faire avec enfants, en n’hésitant pas a utiliser les marche pieds, la plate forme arriere ...) Resto : lefty o douls pres union square (pub -self bon marche assez "typique" -cité ds le michelin)) Jour 3 : chinatown (via cable car, bien sur) - contrairement aux avis majoritaires, pas trouvé extraordinaire - wells fargo museum ( interessant et dans le meme secteur ) - retour a fisherman wharf pour visite du sous marin pampanito ( pas mal) Puis l’am, location de vélos (yc tandem ! ) (depuis pier 39 ) pour aller jusqu’au golden gate bridge - super balade à faire le long de la mer (piste cyclable), et sur le golden gate 2 pistes laterales sont réservées aux piétons et cyclistes ; aller au moins jusqu’ au point de vue superbe apres le pont ; on aurait aime revenir par la cote à l’ouest du pont et le golden gate park ou pousser jusqu’a sausalito, mais pas le temps ! Resto : au pier 39 : bubba gump (resto à thème dédié au film "forrest gump" ) - amusant surtout pour la déco (idem, c’est ds le routard) - un dernier regard pour les otaries de californie ( on ne s’en lasse pas ! ) En resume, l’impression de San francisco qu’on a eue a confirmé l’avis général : ville (au moins le centre ) très agréable à visiter (finalement les rues semblent presque vides ! ) yc compris avec des enfants et sans doute tres agréable à vivre ! (rien à voir avec LA qu’on avait un peu vu l’an passé) Jour 4 : avion ->salt lake city - volontairement on n’est pas entré du tout dans la ville (pas intéressés par les monuments mormons ), mais comme on voulait quand meme voir un peu le lac avant de filer sur Moab, on a poussée jusqu’a Antelope Island ( ile au nord de SLC, reliée par une digue à la terre) - on n’ a pas regretté le détour : paysages superbes, site presque desert, vus quelques bisons ... Ensuite route (environ 400 km ) jusque Moab via Price (avec passage à 2500 m, donc neige) Hotel à Moab : super 8 motel : sans surprise évidemment ( meme en s’y prenant quelques semaines à l’avance beaucoup d’hotels étaient deja pleins pour nos dates (we en avril ) donc pas beaucoup de choix possibles) Resto : zax pizza : bonnes pizzas, ambiance sympa Jour 5 : petit déj au jail house caffe ( bien connu - ne fait que les petits déj ) ; ravitaillement au city market (supermarche sortie sud de la ville, ideal pour le pique nique) En profiter pour passer au visitor center de moab ( on trouve ...tout !), puis direction Arches vers midi Vu qu’on ne peut evidemment pas tout voir en une demi -journée voici les balades effectuées - sand dune arch + broken arch +skyline arch ( 1H30 ) (facile ) - devils garden (jusqu’a double arch ; sans primitive loop ) ( 3h) (quelques passages un peu acrobatiques) - delicate arch depuis le bas (wolfe ranch) pour finir ( 2H AR) ( coucher de soleil sur l’arche incontournable- vraiment magnifique - ) La nuit tombee, juste le temps de passer en voiture dans le secteur des windows ; evidemment pas le temps de se balader dans fiery furnace qui necessite un guide (et de toute maniere plein ce jour là ) Details sur : Http://www.nps.gov/arch et sur le site http://www.ouestusa.fr/utah/arches Arches est vraiment un parc magnifique, du meme niveau que bryce à notre avis ; et moins frequenté car un peu à l’ecart du circuit classique - en plus en avril climat ideal pour les randos ! Resto : moab brewery (idem, decrit ds le routard et suis ok avec l’avis ) Jour 6 : pour la seconde journée à Moab, nous avions longuement hésité entre les différentes activités possibles : raft, 4*4, voire avion au -dessus de canyon lands, re-balade dans les needles .... .finalement nous avons opté pour le VTT dont Moab est un peu la Mecque! - après avoir un peu tatonné, nous avons loué des vtt impeccables tout suspendus chez poisonspider, et utilisé une navette qui nous a amené au depart de la très fameuse "slick rock trail " - difficile de se rendre compte à priori de la difficulté d’un tel parcours pour des européens peu habitués à ce type de terrain et egalement parce que les americains ont un peu tendance à "surestimer" les difficultés (cf les balades dans les parcs) - mais finalement les 12 miles de cette "piste" sont vraiment extraordinaires tant pour le cote vtt (ca n’arrete pas de monter et descendre ) que pour la beaute des paysages ; on l’ a fait en famille en environ 4h sans forcer et c’est donc abordable sans etre forcement des champions de VTT - pour en savoir plus : http://www.utahmountainbiking.com/trails/slickrck.htm Pour finir la journee, on a poussé (en voiture cette fois ! ) de Moab jusqu’a "dead horse point " pour le coucher de soleil - idem magnifique, et quasi personne ! Resto : la hacienda (mexicain ) : copieux ( ok apres le vtt ...), pas cher, margaritas copieuses aussi ... On serait bien reste plus longtemps à Moab, car on a du zapper "island in the sky", tout le sud de canyonlands..., ; mais on le savait avant de partir que ce serait trop court ! ; en plus Moab, bien que axé uniquement sur le tourisme, est quand meme une petite ville bien agréable - Jour 7 : Moab -->green river --> torrey ; sur la route on a fait 3 arrets -balades - cristal geyser :http://www.ouestusa.fr/utah/crystal%20geyser/CRYSTAL.php Pas de chance, geyser inactif quand on y est passé ! - goblin valley :http://www.ouestusa.fr/utah/goblin/goblin.php Ne pas hesiter a se balader jusqu’au fond de la vallée (rando amusante dans le canyon ) Little wild horse canyon :http://www.ouestusa.fr/utah/little/little.php Slot canyon - on l’a remonté comme conseille sur le debut ( AR =2H ) ; un "petit" antelope avec l’avantage d’etre quasi désert ! La route apres goblin, traverse ensuite Capitol Reef avant d’arriver à Torrey ; on a juste eu le temps de s’arreter à l’ecole de fruita, de voir les pétroglyphes au bord de la route et de pousser jusqu’ au bout de la scenic drive Hotel à torrey : capitol reef inn : (vue l’altitude, gel nocturne ! ) Petit Motel agreable, et resto idem (attention ferme tot : on a failli se faire refouler à 21h ! ) Jour 8 : Torrey --> Escalante ->Tropic -->Cedar Breaks --> Las Vegas Malgre le kilométrage important, on a quand meme eu le temps de faire 2 balades durant le trajet : - escalande petrified forest :http://www.ouestusa.fr/utah/escalante/escalante.php Boucle d’1h permet de voir quelques troncs pétrifiés - kodachrome basin :http://www.ouestusa.fr/utah/kodak/kodak.php On a fait la "angels palace trail" (eagles trail fermée) ; petit parc sympa, quasi désert à cause de la proximite de Bryce La route avant escalante (highway 12) est effectivement assez spectaculaire ; pour rejoindre la I5 depuis tropic, passage par cedar breaks ( route à 3000 m, avec neige abondante, forets ... ) Arrivee le soir à Las Vegas Jour 9 :Las Vegas Hotel : Mirage En 2007, nous étions à l’Excalibur et avons donc visé un hotel de l’autre coté du strip - pour les dates choisies (en semaine) les tarifs du Mirage sont tres accessibles - en plus les chambres viennent d’etre refaites ( avec notamment grand ecran plasma ... ) - les tarifs internet permettent de beneficier de réductions intéressantes sur le buffet "cravings" réputé comme etant l’un des tout bons de las vegas (testé!), et de visiter gratuitement le "siegfrid and roy secret garden " (zoo avec tigres blancs, lions blancs et dauphins ) - pour info le volcan du mirage est en renovation Le Mirage est donc à proximité du Treasure Island (spectacle gratuit des sirens du Ti à voir le soir), en face du Venetian ( ne pas manquer grand canal shoppes ), à cote du Ceasar’s Palace ( idem ne pas rater the forum shops) et pas bien loin du bellagio ( les jets d’eau ) - ce qui nous a le plus impressionne est peut etre le hall du bellagio (serres, jardins ...) L’AM, passage imposé au premium outlet center ( pres de downtown ) (toutes les marques classiques ) Ne pas rater également le soir le spectacle son et lumière de freemont street (toutes les heures) ; pour le fun, ne pas hésiter à louer une limousine pour se faire le strip de nuit de bout en bout et aller jusque downTown : tarif vraiment accessible ( 70 $ l’heure ! ) Jour 10 : ben voila, c’est le départ ! On rend la voiture à l’aeroport ( tres rapide pour s’y rendre depuis le strip, et tres facile pour rendre le vehicule ), et on enchaine las vegas -- >san francisco, et san francisco -->paris-->geneve dans la foulee !
En quelques mots, pour ce second voyage, on a encore vu énormement de choses magnifiques et variées en quelques jours, sans pour autant avoir eu l’impression de courir tout le temps ni d’avoir visité du "second choix" vs les grands classiques de l’an passé ; on commence à comprendre pourquoi certains y reviennent chaque année en decouvrant à chaque fois d’autres parcs ....
Voila, questions et commentaires bienvenus !
Après un premier voyage en avril 2007, (http://voyageforum.com/v.f?post=1071807 ) nous venons donc de récidiver pour 10 jours en complétant notre premier séjour qui était axé sur les grands classiques au depart de LA ( LA -grand canyon - Monument valley- antelope canyon - bryce-zion -Las Vegas -LA ), en partant cette fois de San Francisco ; Notre circuit 2008 (Nous sommes donc 5 dont 3 ados (14-14-16): genève->paris->San francisco ( 3 nuits) ;SF ->salt lake city (avion ) - début location de voiture -->moab (3 nuits) -->torrey (1 nuit ) -->Las Vegas (2 nuits) -fin location voiture ; LV -> SF->Paris->Genève Généralités : vol genève<-> paris <->SFO par Air france (pour info, billet à 500 euros, moins cher qu’au départ de Paris!!!) B747 --> pas d’écran individuel ( donc vol un peu long avec enfants, alors qu ‘écrans sur les B777 plus récents utilises sur paris - LA) - vol SFO -->SLC (delta ) ; vol LV-->SFO (US airways ) - vols interieurs très peu onéreux (30 euros le LV-SFO!), OK pour les horaires (ponctualité et fréquence des vols ) - Donc à mon avis, ne pas hésiter si le temps est compté (ce qui était notre cas ) et si on veut éviter les longues distances "monotones" ) ( tioga pass etant ferme en avril, on a volontairement shunté yosemite-sequoia -le long passage par le sud - death valley, pour privilegier Moab, et l’itineraire routier "spectaculaire" via Capitol Reef et Escalante ) - location voiture (hertz) : 6 jours (SLC -->LV ) -donc frais abandon ( 100 $ entre utah et nevada) ; choix = minivan (chrysler =dodge caravan) - parfait pour les longues routes avec les enfants ( 7 places) ; voiture inutile (voir génante ) à San Francisco - SUV pas utile pour ce que l’on a fait ( l’aurait été si sejour plus long à Moab permettant d’emprunter qq pistes type shafer trail ) - j’avais emmené mon GPS perso (miomap sur pda ) avec cartographie des états concernés (californie-utah-nevada) + carte générale ign sud-ouest américain. - guides papier utilisés (idem 2007 )= les 2 routards (plutot bien fait vs autres pays testés) + michelin (sud ouest american : idem complet, pratique et pertinent dans ses choix) - en complément pour les parcs: le site incontournable bien connu sur ce forum :http://www.ouestusa.fr/ téléchargé sur mon PDA qui permet de sortir des sentiers battus, et de choisir les "bonnes" balades, photos à l’appui ! - essentiel des dépenses sur place réglées via carte american express (qq dollars changés en France avant - pas nécessaire de changer plus ) ;hotels tous réservés (et partiellement ou totalement payés ) via internet - période du voyage (avril): TB car pas encore de grosse chaleur dans les parcs visités et surtout fréquentation très supportable ; routes quasi désertes hors autoroutes
Jour 1 : arrivée à SF airport à 12h - grand taxijusqu’a l’hotel (fishermann wharf ) - (moins onéreux à 5 (50 $) que les "hotel shuttles " ) - en profiter pour acheter à l’aéroport le pass transport muni (cable car+tram+bus) par exemple pour trois jours, trés vite amorti Hotel : best western tuscan inn - raisons du choix : bien classe sur tripadvisor ( 28/238), tres bien situé tout près du terminus du cable car (ligne powell mason), tarifs internet intéressants directement sur le site de l’hotel, chambres assez spacieuses et tres propres AM : tour en cable car - musée du cable car (intéressant -au croisement des différentes lignes) -lombard street ( à voir, yc pour la vue d’en haut sur la baie et alcatraz) - russian hill- union square - ligne de tram F (avec voitures hstoriques à voir) -télégraph hill -coit tower (idem tres belle vue)- Resto : "fog city dinner "(resto en forme de peniche en bas de coit tower cote embarcadero -cite ds routard) - Jour 2 : Alcatraz (tickets achetés avant sur le net) : vraiment à faire, en prenant bien sur l’audio tour en francais (sur l’ile) - pier 39 et ses "sea lions" - aquarium of the bay ( pas indispensable, mais dans le secteur)- également à voir pres du pier 45 un hangar ou sont entreposés des vieux manèges et jeux de foire - re-tour en cable car (ligne powell hyde ) jusque ‘union square (vraiment a faire avec enfants, en n’hésitant pas a utiliser les marche pieds, la plate forme arriere ...) Resto : lefty o douls pres union square (pub -self bon marche assez "typique" -cité ds le michelin)) Jour 3 : chinatown (via cable car, bien sur) - contrairement aux avis majoritaires, pas trouvé extraordinaire - wells fargo museum ( interessant et dans le meme secteur ) - retour a fisherman wharf pour visite du sous marin pampanito ( pas mal) Puis l’am, location de vélos (yc tandem ! ) (depuis pier 39 ) pour aller jusqu’au golden gate bridge - super balade à faire le long de la mer (piste cyclable), et sur le golden gate 2 pistes laterales sont réservées aux piétons et cyclistes ; aller au moins jusqu’ au point de vue superbe apres le pont ; on aurait aime revenir par la cote à l’ouest du pont et le golden gate park ou pousser jusqu’a sausalito, mais pas le temps ! Resto : au pier 39 : bubba gump (resto à thème dédié au film "forrest gump" ) - amusant surtout pour la déco (idem, c’est ds le routard) - un dernier regard pour les otaries de californie ( on ne s’en lasse pas ! ) En resume, l’impression de San francisco qu’on a eue a confirmé l’avis général : ville (au moins le centre ) très agréable à visiter (finalement les rues semblent presque vides ! ) yc compris avec des enfants et sans doute tres agréable à vivre ! (rien à voir avec LA qu’on avait un peu vu l’an passé) Jour 4 : avion ->salt lake city - volontairement on n’est pas entré du tout dans la ville (pas intéressés par les monuments mormons ), mais comme on voulait quand meme voir un peu le lac avant de filer sur Moab, on a poussée jusqu’a Antelope Island ( ile au nord de SLC, reliée par une digue à la terre) - on n’ a pas regretté le détour : paysages superbes, site presque desert, vus quelques bisons ... Ensuite route (environ 400 km ) jusque Moab via Price (avec passage à 2500 m, donc neige) Hotel à Moab : super 8 motel : sans surprise évidemment ( meme en s’y prenant quelques semaines à l’avance beaucoup d’hotels étaient deja pleins pour nos dates (we en avril ) donc pas beaucoup de choix possibles) Resto : zax pizza : bonnes pizzas, ambiance sympa Jour 5 : petit déj au jail house caffe ( bien connu - ne fait que les petits déj ) ; ravitaillement au city market (supermarche sortie sud de la ville, ideal pour le pique nique) En profiter pour passer au visitor center de moab ( on trouve ...tout !), puis direction Arches vers midi Vu qu’on ne peut evidemment pas tout voir en une demi -journée voici les balades effectuées - sand dune arch + broken arch +skyline arch ( 1H30 ) (facile ) - devils garden (jusqu’a double arch ; sans primitive loop ) ( 3h) (quelques passages un peu acrobatiques) - delicate arch depuis le bas (wolfe ranch) pour finir ( 2H AR) ( coucher de soleil sur l’arche incontournable- vraiment magnifique - ) La nuit tombee, juste le temps de passer en voiture dans le secteur des windows ; evidemment pas le temps de se balader dans fiery furnace qui necessite un guide (et de toute maniere plein ce jour là ) Details sur : Http://www.nps.gov/arch et sur le site http://www.ouestusa.fr/utah/arches Arches est vraiment un parc magnifique, du meme niveau que bryce à notre avis ; et moins frequenté car un peu à l’ecart du circuit classique - en plus en avril climat ideal pour les randos ! Resto : moab brewery (idem, decrit ds le routard et suis ok avec l’avis ) Jour 6 : pour la seconde journée à Moab, nous avions longuement hésité entre les différentes activités possibles : raft, 4*4, voire avion au -dessus de canyon lands, re-balade dans les needles .... .finalement nous avons opté pour le VTT dont Moab est un peu la Mecque! - après avoir un peu tatonné, nous avons loué des vtt impeccables tout suspendus chez poisonspider, et utilisé une navette qui nous a amené au depart de la très fameuse "slick rock trail " - difficile de se rendre compte à priori de la difficulté d’un tel parcours pour des européens peu habitués à ce type de terrain et egalement parce que les americains ont un peu tendance à "surestimer" les difficultés (cf les balades dans les parcs) - mais finalement les 12 miles de cette "piste" sont vraiment extraordinaires tant pour le cote vtt (ca n’arrete pas de monter et descendre ) que pour la beaute des paysages ; on l’ a fait en famille en environ 4h sans forcer et c’est donc abordable sans etre forcement des champions de VTT - pour en savoir plus : http://www.utahmountainbiking.com/trails/slickrck.htm Pour finir la journee, on a poussé (en voiture cette fois ! ) de Moab jusqu’a "dead horse point " pour le coucher de soleil - idem magnifique, et quasi personne ! Resto : la hacienda (mexicain ) : copieux ( ok apres le vtt ...), pas cher, margaritas copieuses aussi ... On serait bien reste plus longtemps à Moab, car on a du zapper "island in the sky", tout le sud de canyonlands..., ; mais on le savait avant de partir que ce serait trop court ! ; en plus Moab, bien que axé uniquement sur le tourisme, est quand meme une petite ville bien agréable - Jour 7 : Moab -->green river --> torrey ; sur la route on a fait 3 arrets -balades - cristal geyser :http://www.ouestusa.fr/utah/crystal%20geyser/CRYSTAL.php Pas de chance, geyser inactif quand on y est passé ! - goblin valley :http://www.ouestusa.fr/utah/goblin/goblin.php Ne pas hesiter a se balader jusqu’au fond de la vallée (rando amusante dans le canyon ) Little wild horse canyon :http://www.ouestusa.fr/utah/little/little.php Slot canyon - on l’a remonté comme conseille sur le debut ( AR =2H ) ; un "petit" antelope avec l’avantage d’etre quasi désert ! La route apres goblin, traverse ensuite Capitol Reef avant d’arriver à Torrey ; on a juste eu le temps de s’arreter à l’ecole de fruita, de voir les pétroglyphes au bord de la route et de pousser jusqu’ au bout de la scenic drive Hotel à torrey : capitol reef inn : (vue l’altitude, gel nocturne ! ) Petit Motel agreable, et resto idem (attention ferme tot : on a failli se faire refouler à 21h ! ) Jour 8 : Torrey --> Escalante ->Tropic -->Cedar Breaks --> Las Vegas Malgre le kilométrage important, on a quand meme eu le temps de faire 2 balades durant le trajet : - escalande petrified forest :http://www.ouestusa.fr/utah/escalante/escalante.php Boucle d’1h permet de voir quelques troncs pétrifiés - kodachrome basin :http://www.ouestusa.fr/utah/kodak/kodak.php On a fait la "angels palace trail" (eagles trail fermée) ; petit parc sympa, quasi désert à cause de la proximite de Bryce La route avant escalante (highway 12) est effectivement assez spectaculaire ; pour rejoindre la I5 depuis tropic, passage par cedar breaks ( route à 3000 m, avec neige abondante, forets ... ) Arrivee le soir à Las Vegas Jour 9 :Las Vegas Hotel : Mirage En 2007, nous étions à l’Excalibur et avons donc visé un hotel de l’autre coté du strip - pour les dates choisies (en semaine) les tarifs du Mirage sont tres accessibles - en plus les chambres viennent d’etre refaites ( avec notamment grand ecran plasma ... ) - les tarifs internet permettent de beneficier de réductions intéressantes sur le buffet "cravings" réputé comme etant l’un des tout bons de las vegas (testé!), et de visiter gratuitement le "siegfrid and roy secret garden " (zoo avec tigres blancs, lions blancs et dauphins ) - pour info le volcan du mirage est en renovation Le Mirage est donc à proximité du Treasure Island (spectacle gratuit des sirens du Ti à voir le soir), en face du Venetian ( ne pas manquer grand canal shoppes ), à cote du Ceasar’s Palace ( idem ne pas rater the forum shops) et pas bien loin du bellagio ( les jets d’eau ) - ce qui nous a le plus impressionne est peut etre le hall du bellagio (serres, jardins ...) L’AM, passage imposé au premium outlet center ( pres de downtown ) (toutes les marques classiques ) Ne pas rater également le soir le spectacle son et lumière de freemont street (toutes les heures) ; pour le fun, ne pas hésiter à louer une limousine pour se faire le strip de nuit de bout en bout et aller jusque downTown : tarif vraiment accessible ( 70 $ l’heure ! ) Jour 10 : ben voila, c’est le départ ! On rend la voiture à l’aeroport ( tres rapide pour s’y rendre depuis le strip, et tres facile pour rendre le vehicule ), et on enchaine las vegas -- >san francisco, et san francisco -->paris-->geneve dans la foulee !
En quelques mots, pour ce second voyage, on a encore vu énormement de choses magnifiques et variées en quelques jours, sans pour autant avoir eu l’impression de courir tout le temps ni d’avoir visité du "second choix" vs les grands classiques de l’an passé ; on commence à comprendre pourquoi certains y reviennent chaque année en decouvrant à chaque fois d’autres parcs ....
Voila, questions et commentaires bienvenus !
Célibataire en camping-car English translation pending
bonjour
je viens de découvrir une petite amicale très sympa de camping carristes célibataires, je ne sais pas s'il y en a d'autres car celle ci démarre : merci de m'en indiquer si ça existe
seul condition etre seul (e) dans son CC
organisation de rencontres entre amis (pas d'ambiguité: les meetics boy et girl s'abstenir: ce n'est pas méchant, mais c'est pour bien dire clairement que c'est pour se faire des amis et pas autre chose)
j'aimerai savoir s'il existe d'autres associations de ce type pour voyagerà plusieurs CC à l'étranger par exemple
bonne journée à tous et merci d'avance pour les tuyaux
Trek de huit-dix jours au Ladakh? English translation pending
Je suis à la recherche d'un treck de 8-10 jours dans cette région.
J'ai regardé les discussions sur le sujet mais j'aurai encore quelques questions :
1) Je n'aurai pas de tente ou de matos spécial mis à part des habits appropriés, un duvet et de bonnes chaussures. Les agences de Manali ou Leh fournissent-elles des tentes si c'est nécessaire pour le trek? S'occupent elles de la logistique (nourriture etc...)
2) Je n'ai jamais fait de trek et je pense qu'il serait judicieux de prendre un guide. Celui-ci peut-il être horseman ou bien vais-je me retrouver avec 2 personnes??
3) Pour le choix du treck : je recherche évidemment de beaux paysages (j'imagine que ça ne manque pas dans le coin), un parcours pas trop fréquenté et une difficulté moyenne, sur 8-10 jours. Nous partons à 2, jeunes, en bonne santé. Sans être totalement sédentaire, nous sommes pas non plus de grands sportifs. Sachant cela, quel parcours me conseilleriez vous ?
Merci de vos réponses...
J'ai regardé les discussions sur le sujet mais j'aurai encore quelques questions :
1) Je n'aurai pas de tente ou de matos spécial mis à part des habits appropriés, un duvet et de bonnes chaussures. Les agences de Manali ou Leh fournissent-elles des tentes si c'est nécessaire pour le trek? S'occupent elles de la logistique (nourriture etc...)
2) Je n'ai jamais fait de trek et je pense qu'il serait judicieux de prendre un guide. Celui-ci peut-il être horseman ou bien vais-je me retrouver avec 2 personnes??
3) Pour le choix du treck : je recherche évidemment de beaux paysages (j'imagine que ça ne manque pas dans le coin), un parcours pas trop fréquenté et une difficulté moyenne, sur 8-10 jours. Nous partons à 2, jeunes, en bonne santé. Sans être totalement sédentaire, nous sommes pas non plus de grands sportifs. Sachant cela, quel parcours me conseilleriez vous ?
Merci de vos réponses...