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Majorque en septembre, hébergements, restaurants...? English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai 8 jours fin septembre sur la côte ouest de l'Ile de Majorque et je suis preneuse de tous
vos bons plans. Hébergements, bonnes tables, excursions et visites à ne surtout pas manquer mais
aussi petits endroits un peu plus secrets et un peu moins touristiques (s'il en existe encore !).
Merci d'avance. Elléonora
Merci d'avance. Elléonora
L'Inde ne s'en sortira pas! English translation pending
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Que pensez-vous de cet itinéraire de quinze jours au Maroc? English translation pending
Bonjour,
je viens poster un autre message sur ce forum et attends vos conseils, idées et bons plans.
Nous partons mon ami et moi au mois de juin, nous atterrissons à Casablanca et allons louer une voiture pour 15 jours
Voici l'itinéraire que j'ai établi, pouvez-vous me dire ce que vous en pensez, y'a t'il des étapes à zapper et à remplacer par d'autres ? ou trop de temps à certains endroits ?
Dimanche : départ le matin sur la route d’Essaouira, nuit à el Jadida ou Safi (nuit à el Jadida ou Safi ou directement à Essaouira ?) Lundi : départ le matin pour Essaouira, visite d’Essaouira, nuit à Essaouira Mardi : visite d’Essaouira et départ dans l’après-midi pour Marrakech Mercredi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Jeudi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Vendredi : départ le matin pour la vallée de l’Ourika ou oukaimeden, ksar ait benhaddou , nuit dans le coin Samedi : Départ de le matin par skoura , boumalnde dadès, visite des gorges de dades et/ou de todra (nuit dans les gorges) Dimanche : visiste le matin des gorges de todra et arrivée dans l’après-midi à merzouga bivouac à merzouga Lundi : 2ème journée à merzouga pour repos et piscine (est-ce utile ou vaut-il mieux plus de temps pour visiter autre chose ?) Mardi : départ le matin pour midelt et nuit dans la région Mercredi : départ le matin pour Fès et après-midi et nuit à Fès Jeudi : journée et nuit à fès Vendredi : départ le matin pour Meknès, visite de Meknès, volubilis et nuit à Meknès Samedi : départ pour chefcahouen nuit à chefchaouen Dimanche : visite de chefchaouen le matin et départ pour Rabat, nuit à Rabat Lundi : Visite de Rabat et nuit Mardi : départ pour casablanca, restitution de la voiture
Merci de vos conseils et vos critiques
Dimanche : départ le matin sur la route d’Essaouira, nuit à el Jadida ou Safi (nuit à el Jadida ou Safi ou directement à Essaouira ?) Lundi : départ le matin pour Essaouira, visite d’Essaouira, nuit à Essaouira Mardi : visite d’Essaouira et départ dans l’après-midi pour Marrakech Mercredi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Jeudi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Vendredi : départ le matin pour la vallée de l’Ourika ou oukaimeden, ksar ait benhaddou , nuit dans le coin Samedi : Départ de le matin par skoura , boumalnde dadès, visite des gorges de dades et/ou de todra (nuit dans les gorges) Dimanche : visiste le matin des gorges de todra et arrivée dans l’après-midi à merzouga bivouac à merzouga Lundi : 2ème journée à merzouga pour repos et piscine (est-ce utile ou vaut-il mieux plus de temps pour visiter autre chose ?) Mardi : départ le matin pour midelt et nuit dans la région Mercredi : départ le matin pour Fès et après-midi et nuit à Fès Jeudi : journée et nuit à fès Vendredi : départ le matin pour Meknès, visite de Meknès, volubilis et nuit à Meknès Samedi : départ pour chefcahouen nuit à chefchaouen Dimanche : visite de chefchaouen le matin et départ pour Rabat, nuit à Rabat Lundi : Visite de Rabat et nuit Mardi : départ pour casablanca, restitution de la voiture
Merci de vos conseils et vos critiques
Maroc pour douze jours à partir de Marrakech: que voir et que faire? English translation pending
Bonjour à tous!
Avec mon ami, nous partons, 12 jours au Maroc. Nous atterrissons à Marrakech, que nous connaissons déjà. Donc nous y passerons 2 journées. Nous sommes un couple de routard, qui veulent voir le plus de choses possibles! J'aimerais avoir vos conseils pour la suite. Quels endroits me conseillez vous? qu'est ce qui vaut le détour (excepté les cascades d'Ouzoud que nous avons déjà vu) Nous aimerions aussi faire un trek dans le désert sur 5 jours. Alors comment aller de Marrakech à Mahamid ? (cela vaut il le coup de s'arrêter à Ouarzazate?)
j'attends vos conseils!!!
Audrey
Avec mon ami, nous partons, 12 jours au Maroc. Nous atterrissons à Marrakech, que nous connaissons déjà. Donc nous y passerons 2 journées. Nous sommes un couple de routard, qui veulent voir le plus de choses possibles! J'aimerais avoir vos conseils pour la suite. Quels endroits me conseillez vous? qu'est ce qui vaut le détour (excepté les cascades d'Ouzoud que nous avons déjà vu) Nous aimerions aussi faire un trek dans le désert sur 5 jours. Alors comment aller de Marrakech à Mahamid ? (cela vaut il le coup de s'arrêter à Ouarzazate?)
j'attends vos conseils!!!
Audrey
Prix de la traversée Algésiras - Ceuta en camping-car? English translation pending
Hello les Voyageurs !
Quel est le prix moyen actuel de la traversée ALGECIRAS - CEUTA en CC ?
Merci d'avance de vos réponses et bonne Année 2011 à toutes et tous !
Quel est le prix moyen actuel de la traversée ALGECIRAS - CEUTA en CC ?
Merci d'avance de vos réponses et bonne Année 2011 à toutes et tous !
Compte rendu de croisière dans les îles grecques sur le Costa Fortuna English translation pending
coucou à vous tous !!!
nous voilà de retour de cette magnifique croisière su le costa fortuna, sur les iles grecques du lundi 09/08/2010 au lundi 16/08/2010.
ce soir, je n'ai pas beaucoup de temps devant moi, mais je viendrais au fur et à mesure sur ce topic, vous raconter tout ce que nous avons vu et pensons, et répondrais à toutes les questions que vous vous posez, et vous donnerais des conseils, au fil des pages de ce topic, du mieux que je le pourrais.
cette croisière est notre 3ème...nous sommes partis la 1ère fois, avec le costa riviera, qui n'existe plus, étant donné que c'était sa dernière traversée, en partant de Cannes (06). ensuite, nous sommes parti avec le MSC Lirica, qui vaut le costa, coté prestation, animation, restauration, etc...
je reviendrais demain pour vous parler de la suite, car il commence à se faire tard, et que demain, coté boulot, c'est ma reprise, donc...vaut mieux que je soit en forme !!!...hihihi... à demain😉
cette croisière est notre 3ème...nous sommes partis la 1ère fois, avec le costa riviera, qui n'existe plus, étant donné que c'était sa dernière traversée, en partant de Cannes (06). ensuite, nous sommes parti avec le MSC Lirica, qui vaut le costa, coté prestation, animation, restauration, etc...
je reviendrais demain pour vous parler de la suite, car il commence à se faire tard, et que demain, coté boulot, c'est ma reprise, donc...vaut mieux que je soit en forme !!!...hihihi... à demain😉
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
Kirghizistan: étape(s) sur la route Bichkek-Och? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais rallier Och depuis Bichkek par la grande-route, et j'ai plusieurs questions à poser aux connaisseurs, à ce propos.
1 - Ce trajet devrait se dérouler à la fin-mai/début juin de l'année prochaine, les cols sont-ils praticables à coup sûr à cette date ?
2 - Combien de temps le trajet complet dure-t-il (j'imagine que c'est très long, j'aimerais donc le fractionner) ?
3 - Si la route semble très belle, on dirait que les étapes manquent. Où pourrait-on s'arrêter à mi-chemin dans un endroit agréable ?
4 - Compte tenu de la situation politique, Och est-elle une étape convenable, ou vaut-il mieux faire halte à Jalal-Abad, par exemple ?
5 - Enfin, l'itinéraire via Naryn et Kazarman est-il aussi beau, et surtout "raisonnable" à cette date ?
Merci d'avance 🙂
Merci d'avance 🙂
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Du Djebel Sarho à Zagora en 4x4: quelle piste? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un (court) voyage au Maroc à Noël.
On pense (avec un 4X4 de loc) faire la piste de Boulmane Dades à Nekob passant par le Tizi-n-Tazaert.
Ensuite je voudrais faire la piste qui longe le Draa sur sa rive est, plutôt du sud vers le Nord.
Je me demande donc comment rejoindre Zagora depuis Nekob et je vois plein de possibilités, soit d'ouest en est :
- de Nekob partir vers l'ouest puis tourner vers le sud et passer par Zaoula-Tafetchna et le jbel Zeroual
- de Nekob, partir vers Tazzarine et tourner avant vers le sud sur la piste passant par Tanoumrhit
- ou tourner un peu plus loin sur une piste qui va plein sud vers le Tizi-n-Tafilalet par le Djebel Rhart
- ou alors passer par Tazzarine puis Aït-Menad puis le Tizi-n-Tafilalet
Laquelle de ses pistes me conseillez-vous? Le but étant de passer par les plus beaux coins? Combien de temps faut-il prévoir pour ce parcours?
Merci!
Marie
Laquelle de ses pistes me conseillez-vous? Le but étant de passer par les plus beaux coins? Combien de temps faut-il prévoir pour ce parcours?
Merci!
Marie
Avis sur itinéraire à moto au Maroc du 20 septembre au 15 octobre? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 2 avec chacun nos motos (BMW 800gs) du 20 septembre au 15 octobre.( Bateau Barcelone- Tanger).
Nous sommes à la recherche d'un itinéraire nous permettant de profiter des magnifiques paysages du Maroc ainsi que des routes et pistes fabuleuses.
J'ai bien trouvé sur des anciens post des indications mais je ne retrouve pas un itinériares qui passerait par : cirque de Jaffar, Midelt, Imlchil, les gorges du Dadès et les gorges du Todra.( pas vraiment dans l'ordre 😮)
La piste ne nous fait pas peur mais nous serons quand même bien chargé.( donc pa sde piste trop trialisante)
Est-il facile de trouver de l'essence sans plomb dans ces régions?
Quelqu'un pourrait il me dire également s'il fait vraiment froid la nuit (combien de°) ainsi que l'état des pistes à cette période de l'année.
Cela fait beaucoup de question et je remercie déjà d'avance ceux qui prendront leur temps pour me répondre.😏 😛
Cela fait beaucoup de question et je remercie déjà d'avance ceux qui prendront leur temps pour me répondre.😏 😛
Trop de voyages? English translation pending
Bonjour,
Depuis plus de 20 ans, j'ai beaucoup voyagé à travers la planète. J'ai vu tous les types de paysages existants (déserts, montagnes, volcans, forêts, mers, etc...), et aussi rencontré beaucoup de monde dans chaque pays visité. J'en ai pris plein les yeux !!!
Aujourd'hui, à 41 ans, je ressens une impression de saturation, comme une perte de goût pour le voyage. Ma soif de découverte s'estompe... Je perds le "punch" que j'avais pour mes premiers voyages... Comme si j'avais satisfait mes envies...
Je n'aime pas retourner aux endroits déjà vus. Je recherche, donc, d'autres horizons pour m'étonner à nouveau et me "re"booster !
Mais où aller ?
Peut-être nulle part à présent.
Depuis plus de 20 ans, j'ai beaucoup voyagé à travers la planète. J'ai vu tous les types de paysages existants (déserts, montagnes, volcans, forêts, mers, etc...), et aussi rencontré beaucoup de monde dans chaque pays visité. J'en ai pris plein les yeux !!!
Aujourd'hui, à 41 ans, je ressens une impression de saturation, comme une perte de goût pour le voyage. Ma soif de découverte s'estompe... Je perds le "punch" que j'avais pour mes premiers voyages... Comme si j'avais satisfait mes envies...
Je n'aime pas retourner aux endroits déjà vus. Je recherche, donc, d'autres horizons pour m'étonner à nouveau et me "re"booster !
Mais où aller ?
Peut-être nulle part à présent.
Trois semaines au Costa Rica en juin (6 au 27 juin 2009) English translation pending
Nous avons passé trois semaines au Costa Rica durant le mois de juin (06/06 au 27/06).
C'est une super période pour visiter le pays car il y a vraiment peu de touristes. Niveau météo, c'est tout à fait agréable. Il fait presque toujours beau jusqu'à 15h, ensuite la pluie s'invite parfois. Vu que l'on vit avec le soleil (5h30 -> 18h00), on peu profiter d'une longue et belle journée et ensuite se reposer quand il pleut.
Avion: Pour le vol nous avons acheté nos billets sur le site de Continental Airlines. Nous avons payé 805 Eur (Classe Eco) par personne pour un aller retour Bruxelles - San José via Newark (USA).
Bruxelles - Newark (Boeing 767) 8h15 de vol, films sur écran individuel
durant + musique durant le vol (pas de choix possible).
Newark - San Jose (et inverse) (Boeing 737) 5h de vol, films durant le vol
Newark - Bruxelles (Boeing 777) Super nickel. 8h de vol (+ un peu de retard à cause d'un changement de route imposé par le traffic aérien). Ecran tactile individuel (choix de plus ou moins 300 films à la demande (gratuit) + musique + jeux)... très cool!
Repas à bord tout à fait corrects.
Voiture: Pour la location de 4x4 (indispensable pour profiter pleinement du pays) nous sommes passé par le voyagiste "Connections" (Belgique). Nous avons loué un Suzuki Grand Vitara (5 places, grand coffre) pour 850 Eur + 306 $ (223 Eur) pour une assurance 0 Eur de franchise et dépannage en cas de problème. Le loueur était un local ( MAPACHE www.mapache.com ). Durée de la location 20 jours. Le personnel est super sympa, pas de surprise au retour du véhicule. Une petite astuce qui fait plaisir au loueur et qui nous a même éviter une inspection du véhicule: nettoyage de la voiture avant la remise de celui-ci dans un centre de lavage à Alajuela, cout: 2000 colonnes (2, 7 Eur).
Votre voiture en ressort toute propre (nettoyage par 5 personnes). Petit bonus plutôt sympa: prêt gratuit de la part du loueur d'un GSM avec appels au Costa Rica gratuit illimité et réception d'appel locaux et internationaux gratuit. C'est super utile pour réserver un hôtel en dernière minute ou pour appeler à l'aide en cas de pépin (nous n'en avons pas eu :o) )
Caution (si full assurance) 100$ + 150$ pour GSM (attention la somme est bloquée sur votre carte de crédit)
GPS: Nous avions décidé d'utiliser un GPS suite à d'autres bonnes expérience durant d'autres pays. C'est tout de même super utile, ça vous évite de perdre du temps pour trouver l'endroit où vous voulez aller. Je referais le même choix après usage.
Si vous avez un GPS Garmin (il n'existe pas de carte pour les autres marques), vous pouvez acheter la carte sur Ebay (ce que nous avons fait).
www.navsatcr.com/ La vente se passe via Ebay, vous recevez sur votre mail un lien pour télécharger votre carte.
Cout:
149$ (attention ils font parfois des réductions) pour une carte avec durée de vie illimitée (elle est bloquée pour le numéro de série de votre GPS) 99 $ pour une durée de vie de 30 jour
La location du gps chez un loueur est de 9 $ par jour.
Si vous n'avez pas de GPS Garmin vous en trouvez un pour 100 Eur. En ajoutant 110 Eur de carte, vous avez votre GPS pour 210 Eur. En 20 jours vous avez amorti votre GPS et il reste à vous ;o)
Argent: Nous avons remarqué après quelques jours qu'il valait mieux payer en collons plutôt qu'en dollar. Ca évite les arrondis vers le haut. Vous pouvez retirer des collons et des dollars dans la plupart des distributeurs automatique. Nous n'avons eu aucune difficultés pour en trouver.
Moustiques: Pour vous protéger des moustiques, le mieux ce sont des habits long et amples. Un bon répulsif est aussi fort utile. N'en acheter pas avant votre voyage. En effet, vous en trouverez dans toutes les grandes surface pour plus ou moins 10-12$, et leur efficacité est bien meilleur qu'un anti-moustique tropical acheté en pharmacie chez nous. Nous avions emportés nos moustiquaires avec nous mais nous ne les avons pas utilisée
Paludisme: Les avis divergent à ce sujet. Le Costa Rica est classé Zone1. Le type de malaria présent au Costa Rica peut être prévenu avec le traitement le moins cher pour la malaria: Nivaquine (prix d'une boite de 100 comprimés en Belgique: 5 Eur). A ce prix là, mieux vaut prévenir que guérir. De toute façon vous devrez tout de même vous protéger comme expliqué ci-dessus vu qu'il y a un risque d'attraper la dengue pour laquelle il n'existe pas de traitement.
Photos du voyage sur picasa: attention il y en a un peu plus de 900
http://picasaweb.google.com/...taRicaJuin2009Part1# http://picasaweb.google.com/rochsandrinelaurent/CostaRicaJuin2009Part2#
Notre parcours
Jour 1:
Arrivée le soir à San José. Nuit au Bed and Breakfast Robledal à Alajuela. 80$/nuit (taxe incluse) avec petit déjeuner (transfert aéroport inclus).
C'est un endroit idéal pour être près de l'aéroport (10 min). Vous pouvez y profiter d'une piscine et d'un jardin avec pas mal d'oiseaux. Chambre avec Airco + douche eau chaude. www.hotelrobledal.com
Jour 2: Alajuela - Puerto Viejo (Playa Cocles) météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
4h30 de route (juste 1/2 heure de piste en fin de parcour) pour 210 km Arrivée à "Casa Moabi" chez René ( http://casamoabi.blogspot.com/ ). Il était en France durant notre séjour, nous avons donc été accueillis par des français charmant qui gardaient sa maison durant son absence. Nous avons loué son pavillon pour 60 $ par nuit (chambre + Ventillo + douche eau chaude). La maison se trouve en pleine forêt un peu après Puero Viejo en venant de Cahuita. Vous êtes en plein milieu de la nature.
C'est cool d'entendre les singes hurleurs en journée et le matin pour vous réveiller. Visite de la plage de Cocles (très belle). Repas du soir au resto "La Biela" ( 10 min à pied vers Punta Uva). Très bonne cuisine bon marché (une grosse langouste pour 10 Eur avec les boissons). Le resto est tenu par une Argentine très sympa et la chef est une Tica.
Jour 3: Cahuita - Puerto Viejo météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite du parc de Cahuita. Nous avons vu plein d'animaux, avec l'aide d'un
mail que René (Casa Moabi) nous avait envoyé pour nous guider dans le parc. Hérons, Vautours, Aigle, fourmis, crabes, serpent liane, singe hurleur, capucin, coati, vipère de shleggel, paresseu, oiseau en tout genre. Nous avons mis une demi journée pour visiter la moitié du parc. Il vaut mieux rentrer par l'entrée du village qui est tenue par des locaux. C'est moins cher car vous pouvez payer ce que vous voullez (nous avons donné 10 $ pour 2). Si vous entrez par l'autre entrée avant le village en venant de Manzanillo vous devez payer 10$/ pers. Fin d'après-midi dans les hamacs. Repas au même resto que la veille.
Jour 4: Puerto Viejo - Punta Uva météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite le matin du Sloth Rescue center (http://www.slothrescue.org/) Nous avons choisi l'option petit déjeuner sur place (5$) + visite (25 $). La visite commence à 7h00 apr un tout en barque sur les canaux derrière le centre. Nous avons vu plein d'oiseaux des crabes et un Basilic. Ensuite vous prenez votre petit déjeuner entourré des petits paresseux pensionnaire du centre. La visite continue par un film de 15 min sur le paresseux. Vous terminer la visite par les installations du centre avec plein d'explications sur ces charmants animaux. Nous sommes resté 4h sur place. l'après midi nous nous sommes promené sur la plage en direction de Punta Uva (direction Manzanillo en venant de Play Cocles). Les plages sont superbes et vous pourrez observer plein d'oiseaux. Au retour nous avons visité l'iguana sanctuary sur la route entre punta Uva et Plaja Cocles (5$/pers). Ca n'en vaut pas la peine. En fait nous nous sommes très vite rendu compte durant notre séjour qu'il y avait plein d'iguanes partout en liberté. Le soir nous avons mangé dans un resto qui sert des spécialités de poissons (Marisceira ...) à droite juste en sortant de Puerto Viejo (direction Manzanillo). Très bonne cuisine, bon marché (32 $ pour 2 pers avec entrée, plat, dessert, et cocktails). Nous vous conseillons le Ceviche de poissons (poissons froid, mariné dans du jus de citron avec du coriandre).
Jour 5: Puerto viejo - Tortuguero via La Pavona météo: beau temps
Départ le matin à 5h30 pour La Pavona où nous devons prendre le bateau taxi public à 3$/pers pour Tortuguero. 177 km de route en 3h45 via Guapiles - Carriari - La Pavona Il faut compter une petite heure de route et piste entre Carriari et La Pavona. Nous arrivons à 9h45 au l'embarcadère juste un peu trop tard pour le bateau du matin. Horaire: 9h30 - 13h30 - 15h30 Sur place vous laissez votre voiture au parking gardé pour 10$/nuit. Il y a d'abord un parking 1km avant d'arriver à l'embarcadère. Là on nous a proposé un transfert privé pour 70$ (il sont fou ces ticos). Ensuite à l'embarcadère vous avez un nouveau parking lui aussi à 10$. Ne vous laissez pas intimider par le gardien du parking qui essaye de vous vendre un ticket de bateau à l'avance, après il va essayer de vous vendre des tours etc... Vous pouvez acheter le ticket sur le bateau. La compagnie la plus sympa est Clic Clic. Nous avons mis 1h30 pour arriver à Tortuguero car le bateau était chargé. Nous arrivons au Bed & Breakfast Casa Marbella http://casamarbella.tripod.com/ (40$/nuit taxe incluses petit dej compris). Ballade dans le village et repas chez Miss Myriam (pas cher mais petit problème de digestion par la suite). Tour en canoë (prêt gratuit par le B&B) sur le canal. Coucher de soleil magnifique depuis le ponton du Bed & Breakfast.
Jour 6: Tortuguero météo: beau temps
Excursion le matin de 6h00 à 9h avec Norton (excursion proposée par le B&B pour 20$ /pers + 10$ entrée parc) en bateau à moteur sur les canaux du parc. Norton connais très bien tous les oiseaux du parc et nous en verrons beaucoup. Nous avons aussi vu des Caïmans, signes hurleurs, singes capucins, singes araignées et une loutre. Nous étions 4 sur le bateau. A 9h15, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse (fruits, toast, œufs). Ensuite promenade aux alentours. Nous prenons notre déjeuner au Buddha Bar (très bonnes pizza et crêpes salées (compter une dizaines de dollar /pers avec boissons). L'après-midi nous repartons avec Norton pour une nouvelle excursion de 3h sur d'autres canaux . Nous apercevrons nos premiers Toucans. Cette fois-ci nous étions seul avec Norton (20 $ /pers). Norton connais très bien la faune et la flore de sa région et n'est pas avare en explications. Le soir nous n'avons pas pris l'excursion sur la plage opour voir les tortues car nous étions là juste avant la saison de la ponte. Ce fut une très mauvaise idée car un couple qui l'a fait a vu tout un groupe de bébé tortue prendre la direction de la mer (20 $ /pers).
Jour 7: Tortuguero - Arenal (El Castillo) météo: beau temps (nuageux sur la route en matinée)
Nous prenons le bateau de 6h (clic-clic 3$ par pers) en direction de La Pavona (1h de trajet). Nous récupérons notre voiture et prenons un couple de Canadiens très sympa avec nous jusqu'à Carriari.(bonjour à Maggy & Guillaume s'ils passent par ce site). Petit dej à Carriari et ensuite route vers Arenal. Un peu avant notre arrivée à hauteur de La Fortuna, les nuages qui cachent le volcan se dégagent. Nous aurons une vue magnifique sans nuages sur la volcans jusqu'au lendemain en fin de matinée. Apparemment nous sommes très chanceux sur ce point. Arrivée vers 12h au Butterfly Conservatory de El Castillo. Ce n'est vraiment pas super du tout (4 sortes de papillons à voir). A éviter. Nous logerons au Butterfly Conservatory suites avec vue sur le volcan (malheureusement réservé à l'avance la veille) (80$/nuit). Il y a moyen de loger juste en face aux Cabinas El Castillo www.arenal.net/cabinas-el-castillo.htm (prix entre 50 et 70$ petit dej compris). La vue est même meilleure sur le volcan. Nous passons l'après-midi et la soirée aux Arenal Observatory lodge pour admirer le volcan et ses multiples éruptions pyroclastiques. Le soir nous profitons d'un magnifique couché de soleil sur le lac Arenal et des roche en fusion que nous voyons dévaller les pentes du volcan. Le spectacle est magnifique. Si vous avez la possibilité de loger à l'observatoire (www.arenalobservatorylodge.com/FR/ ) ça en vaut vraiment la peine pour la vue s'il fait beau. Entrée à l'observatoire: 2000 colonnes/pers
Jour 8: Arenal (El Castillo) météo: beau temps matin puis pluie
Reveil à 5h et petit déjeuner un peu plus tard en face au Cabinas El Castillo. Nous partons ensuite vers 7h45 pour faire la "Tucan trail" (juste avant l'entrée de l'observatoire. Heureusement, les guides ne sont pas encore là et nous ne devons donc rien payer. En effet, il annonce que c'est la plus belle ballade pour voir le volcan et qu'elle dure 1h30. Il n'en est rien, nous l'avons fait en 40 min et la ballade ne vaut même pas 1$. Nous avons tout de même eu la chance de voir un Pecari. Ce matin le ciel commence à se couvrir et le volcan comence à être caché. Nous décidons d'aller à nouveau à l'observatoire et de faire la ballade vers la rivière. Enuite nous faisons la ballade vers la cascade et la nous nous prenons une pluie tropicale sur le tête. Même nos K-Way n'ont pas résisté. Nous sommes trempés. Retour à El Castillo pour préparer le reste de notre voyage car il n'arrête pas de pleuvoir. Nous allons diner au resto des Cabinas El Castillo.
Jour 9: Arenal (El Castillo) - Monteverde météo: beau temps
Debout tôt pour partir à Monteverde et profiter du lever du soleil sur le volcan Arenal. Nous prenons la route à 5h00 en longeant le lac Arenal par la droite. Les vues sont magnifiques et la route est nickel jusqu'à Tilaran (toute neuve). A partir de là, la route n'est plus faite que de cailloux. Les vallées sont très belles et les vues avec les nuages accrochés au arbres magnifiques. Nous arrivons à Monteverde (juste un peu avant l'entrée du parc) et nous déjeunons à notre Bed & Breakfast Mariposa. La famille qui tien le bed & breakfast est super sympa. C'est vraiment un très chouette endroit pour loger (55$ petit déj inclus). Les chambres sont simple et sympa avec une petite terrasse qui donne sur la forêt. Nous prenons la navette vers le parc Selvatura (dans la réserve de Santa Elena) pour une ballade au dessus de la canopée avec des ponts suspendus. Très grosse erreur, les prix sont très élevés (3$ pers pour pont + reptilarium (bof bof) et jardin avec colibri). Nous aurions vu beaucoup plus pour moins cher en nous baladant dans un parc comme le Bosque Eterno de los niños Le soir nous faisons le Ficus Night Trail. C'est une ballade dans la forêt le soir. Nous avons payé 25$ pour ne rien voir comme animaux à par un gros phasme.
Jour 10: Monteverde - Carara météo: beau temps - pluie entre 12h et 14h
Après le petit déjeuner nous prenons la route vers Carara (à côté du Rio Tarcoles. Nous partons vers 9h et arrivons vers 11h30. La première partie de la route est magnifique. très beaux paysages avec en toile de fond l'océan pacifique et la péninsule de Nicoya. Sur la route nous nous arrêtons sur le pont qui enjambe le Rio Tarcoles pour regarder une dizaine de crocodile en train de prendre un bain de soleil. Nous voyons aussi quelques spatules roses. Le Rio Tarocoles est un fleuve qui passe par San José. Celui-ci est malheureusement pollué avec pas mal de déchet qui jonches les berges. Par contre la faune qui y vit est impressionnante (oiseaux, croco, iguanes, basilic, ...) A Carara nous nous installons à l'hôtel Carara www.hotelcarara.com (55$/nuit petit dej inclus / vue sur mer). C'est le seul hôtel du village. Le village est connu pour les Aras rouges qui viennent se percher et manger dans les amandiers en face de l'hôtel. Demander une chambre avec vue sur la mer pour profiter des Aras le matin et le soir depuis votre balcon. Carara et Corcovado sont les deux seuls endroits au Costa Rica ou vous verrez ces perroquets. A 12h nous faisons le Crocodile Mn Tour sur le Rio Tarcoles (30$/pers). C'est le meilleur tour pour voir les crocos sur le Rio Tarcoles. Cette compagnie est 100% tico. Apparemment, les autres sont tenues par des colombiens et coutes le même prix. Nous passons donc 2 heures sur un bateau sur le Rio Tarcoles. Nous voyons beaucoup d'oiseaux des iguanes et surtout des gros crocos. Durant le tour le capitaine du bateau ira nourrir plusieurs fois les crocos avec des pattes de poulets... impressionnant. Nous verrons aussi une maman croco entourée de tout ses bébé. Nous terminerons la journée en nous baladant sur la plage de Carara pour admirer les aras et le autres oiseaux (ibis, pélicans, échassiers, frégates, ...). Nous passons aussi un peu de temps dans le piscine de l'hôtel.
Jour 11: Carara - Manuel Antonio météo: beau temps
Après le petit déjeuner, nous partons vers 8h pour Manual Antonio. Nous resterons bloqué sur un pont durant 30 minutes car quelques planches de la fin du pont ont été cassée par un autre véhicule et doivent être remplacée. Les ouvriers qui travaille sur un nouveau pont à côté s'en charge. Nous arrivons à Manuel Antonio vers 9h30. Là nous recherchons un hôtel et nous nous arrêtons au boutique hôtel "The falls at manuel Antonio" près du bar resto El Avion www.fallsresortcr.com/ManuelAntonio.html. Nous nous installons et profitons sur la terrasse de la chambre de la première connexion wifi de notre séjour. La vue sur le jardin de l'hôtel est magnifique. Un nouvel hôtel est en construction à côté, cela génère du bruit en journée. L'avantage c'est que les prix par nuit ont été revu à la baisse à cause de cela (80$/ nuit petit déj compris). De toute façon nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel toute la journée. Nous partons pour le parc manuel Antonio vers midi. En arrivant au parc ne vous arrêter pas si des gens qui ressemble à des policier essaye de vous arrêter. Ce sont en fait des rabatteurs qui essaye de vous vendre des tours. Vous pouvez garer votre voiture tout près du parc (2000 colones par jour). Il est possible qu'un garde essaye de vous vendre une des places en vous disant que ce sont les dernières. Apparemment ce serait des places déjà utilisée et récupérée. Nous payons notre ticket à l'entrée du parc (10$/pers) et nous voilà parti pour 4h de marche dans le parc (plusieurs parcours possibles). Les plages sont très belles mais sont aussi remplies de touristes et locaux. Durant notre ballade, nous avons vu des paresseux, agoutis, singes hurleurs et capucins, iguanes, lézard, papillons et crabes. En fin de journée, petit rafraichissement à la piscine de l'hôtel. Le soir nous mangeons au "El Avion". C'est un bar resto construit autour d'une carcasse d'un ancien avion de la CIA. La vue depuis les terrasses est magnifique et le couché de soleil fabuleux. Attention les plats de ce resto sont gargantuesque. j'avais assez avec mon entrée (nachos). Leurs cocktails sont très bons.
Jour 12: Manuel Antonio -Uvita (parque Balena) météo: beau temps
Nous nous levons à 5h30 pour arriver à l'ouverture du parc Manuel Antonio (deuxième visite). Nous pensions que le parc ouvrait à 7h. En fait il est ouvert à partir de 8h jusqu'à 16h. Le but de cette visite très matinale était de voir beaucoup d'animaux et peu de touriste. En fait nous remarquerons que les animaux de ce parc sont habitués aux touristes et ceux-ci se montrent en masse (par exemple pour les singes capucins) quand les groupes arrivent vers 9H30-10h. Nous avons tout de même eu la chance de voir un fourmilier (Tamandua) en train de manger en haut d'un arbre, des agoutis, une chauve-souris et des capucins. Nous partons du parc vers 9h pour prendre notre petit déjeuner à l'hôtel. Vers 11h nous prenons la route en direction de Uvita. Un peu après Manuel Antonio, la route n'est plus pavée. Celle-ci est en construction et nous traversons donc les différents chantier en direction de Uvita via Dominical. Vitesse sur la piste: 80 km/h, nous arrivons à Uvita à 12h. La nous partons à la recherche d'un superbe hôtel (Oxygen Jungle Villa www.oxygenjunglevillas.com) que nous avions trouvé le matin sur internet. Normalement, il faut réserver (impossible de le faire le jour même de l'arrivée), mais nous tentons notre chance (aucun soucis, vu le peu de touriste à cette saison). Le plan d'accès est normalement donné après la réservation. En demandant notre chemin, nous atterrissons à l'office du tourisme de Uvita (en face de la banque BCR) où nous recevons le "roadbook" pour arriver à l'hôtel (4x4 obligé). Il y a 10-15 min de route depuis l'office du tourisme. Ca grimpe assez fort et la route est plutôt cabossée. Au bout du chemin, l'hôtel est magnifique, 12 villas tout en verre de style Balinaise, une piscine à horizon infini, un jardin magnifique. Les propriétaires (hollandais) sont super sympa. Nous décidons de rester là 4 nuits (139$ + taxe/nuit, c'est un super prix pour un endroit pareil 169$ + taxe en saison haute). Nous passons le reste de la journée à nous reposer au bord et dans la piscine. Nous avons tout l'hôtel rien que pour nous... le pied. Le soir nous mangeons sur place. Ils proposent un menu surprise 4 services digne d'un très grand restaurant et tout cela pour 25$ + taxe + service. De nouveau un super prix vu la qualité.
Bon à savoir: les enfants ne sont pas admis dans cet hôtel
Jour 13: Uvita - Isla del Cano météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Debout à 5h30, nous descendons au centre de Uvita pour être emmené avec d'autres personne à La Sierpe (1h de route de Uvita). De là nous partons en bateau vers Isla Del Cano pour faire du snorkeling (105$/pers). Le trajet en bateau comporte une heure sur la rivière et un passage par la mangrove (très chouette). Nous voyons pas mal d'oiseaux et deux crocos. Ensuite une grosse heure en mer pour arriver à l'île (mer assez agitée). Nous faisons 1h30 de snorkeling et voyons pas mal de poissons et des beaux récifs de corail. Nous avons même la chance de pouvoir nager avec 2 tortues olivâtres. Ensuite nous prenons le repas de midi sur une plage de l'île. L'après-midi retour dans l'eau pour 1h de snorkeling. Nous essayons de trouver des requins avec notre guide, nous n'en verrons pas. Par contre nous nagerons avec une 3ème tortue. Retour vers 15h30 à la Sierpe, depuis le bareau nous verrons encore pas mal d'oiseaux et des singes hurleurs et capucins. Retour à l'hôtel, le soir nous nous délectons à nouveau d'un sublime repas surpise.
Jour 14: Uvita météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui, nous décidons de rester à l'hôtel pour en profiter et pour nous reposer. Nous passons la journée au bord de la piscine. En fin d'après-midi, nous descendont vers la plage (Parc Marino Ballena). Malheureusement, nous y arrivons en même temps que la pluie. Nous faisons juste une saut sur la plage histoire de ne pas être descendu pour rien et d'être un peu mouillé avec une chaleur de plus de 30°. Repas 4 services surprise à l'hôtel (toujours aussi divin).
Jour 15: Uvita - Reserve Hacienda Baru - Dominical météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui nous avons réservé le "vol du toucan" (35$/pers) à l'Hacienda Baru www.haciendabaru.com/fr/ (une grosse demi-heure de route depuis Uvita). Il s'agit de 8 câbles à passer en tyrolliene. Il y a un peu de hiking entre chaque étape. Nos guides (2 Ticos et 1 stagiaire français) sont super et nous sommes seul avec eux. Nous voyons pleins de paresseux, des chauves-souris, un coati et plein d'oiseaux. L'excurion dur plus ou moins 2h. Vu que l'entrée pour les ballades de la réserve est comprise dans le prix de l'excursions, nous partons partons sur le "chemin des coatis" après avoir visiter le petit jardin de papillon et notre déjeuner sur place (mauvaise idée de manger des spaghettis quand il fait chaud... c'était super bon mais assez difficile à digérer avec cette chaleur). Le "chemin des coatis" (2km) est infesté de moustiques. Durant notre promenade, nous croisons un groupe d'un 30ène de coatis (avec bébés). C'est très amusant de voir toute l'organisation de cette joyeuse petite bande. On se demande qui observe qui? Sur la route du retour vers Uvita, nous nous arretons un petit peu à Dominical pour prendre quelques photos des surfeurs qui prennent leur pied sur les magnifiques vagues. Repas 4 services surprise à l'hôtel (c'est vraiment trop beau et trop bon).
Jour 16: Uvita - Baja Drake (Corcovado) météo: beau temps - pluie en milieu d'après-midi.
Lever à 7h30 et dernier petit déjeuner à "Oxygen"... dommage c'est temment bien ici! Nous disons au revoir à Edwin et Flora (les propriétaire de l'hôtel). C'est bizarre de partir d'un hotel et d'être un peu triste comme quand on quittte des amis. A 10h nous prennons la direction de La Sierpe (1h en voiture) pour retrouver le bateau qui nous emmenera à Poor Man Paradise à Baja Drake www.mypoormansparadise.com (55$/pers/nuit repas compris + 40$/pers bateau A/R). Le bateau part à 12h et nous arrivons à 12h30 sur la plage. Pour débarquer sur la plage, nous devons changer de bateau en mer. Ensuite on attend de trouver le bon moment entre deux vagues pour foncer à tout allure vers la plage ou nous attérissons sur le sable. Nous découvrons notre chambre (pas de vitre juste des moustiquaires, pas de ventillo, electricité entre 17h et 22h, pas d'eau chaude et des cafards). On nous avais prévenu que c'était sparciate (après coup ça fait tout de même un peu mal de payer presque aussi cher que pour l'hôtel précédent pour un endroit pareil). Nous découvrons sur notre balcon une petite chauve-souris.... je lui ai donné un petit nom... "Igor" (le lendemain nous retrouverons "Igor" avec sa petite copine "Olga"). ici il fais très chaud... on dégoulines. Nous faisons un tour sur la plage où nous appercevons des singes capucins, des aras et plein d'autres oiseaux. Nous nous faisons rincés en plein milieu de notre ballade. Nous passerons la fin de la journée dans notre chambre en visonnant les vidéos que nous avons filmé les jours précédent. Repas du soir bof bof.
Jour 17: Baja Drake - Parc de Corcovado (San Pedrillo station) météo: beau temps
Ce matin, nous partons pour une journée d'excursion dans le parc Corcovado (65$/pers). Notre guide vient nous chercher sur la plage et nous partons en bateau vers la station de San Pedrillo. Nous serons les seuls visisteurs de la journée à cette station. Le trek dans le parc est très chouette. Nous avons un super guide (oublié de prendre ses coordonées... désolé). Le trek commence dans la forêt, nous voyons pleins d'oiseaux, des fourmis, légionnaires, des dendrobates (notre guide est vraiment doué pour trouver ces toutes petites bestiolles). Le clou de la matinée sera le fait d'voir croisé un serpent fer de lance (mortel). C'était un jeune, cache dans le creux d'une racine en Y au milieu du chemin. Si nous n'avions pas eu de guide nous ne l'aurions pas vu (très bon comouflage) et cella aurait pu être fatal pour un de nous deux. Le retour se fare par la plage ou nous verrons un magnifique escargo d'eau à marée basse. Nous croisons aussi un coati. repas de midi à la station (inclus dans l'excursion). L'après-midi, nous reopartons dans la forêt pour voir une magnifique cascade. Nous croiserons deux caïmans, des basilics qui traverse la rivière en marchant sur l'eau, pas mal d'oiseaux ainsi qu'un poissons de mer (poisson coffre) qui avait remonté le courant de la rivière à marée basse. Retour à l'hôtel vers 15h. Nous y dégustons des bières en regardant les singes capucins jouer dans les arbres aux alentours. repas du soir de nouveau bof bof.
Jour 18: Baja Drake - Volcan Turrialba météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Ce matin nous partons à 7h en bateau pour récupérer note voiture à La Sierpe. Le départ en bateau de la plage, avec les grosses vagues qui cassent sur le sable, est toute une aventure. Tout est question de timing et cette fois-ci le conducteur du bateau a mal calculer son coup. Nous prenons deux bonne vague en plein de face dans le bateau... nous sommes trempés. Nous arrivons à la Sierpe 1h30 plus tard. Le temps de se changer, il est 9h et nous prenons la route en direction du Volcan Turialba. Nous prenons la direction de Dominical et tournous juste avant d'y arriver vers la droite pour rouler a travers la cordillère de Talamance (+ de 3000m d'altitude) en direction du Volcan. Nous arrivons au Volcan Turrialba Lodge vers 15h www.volcanturrialbalodge.com (55$/pers 2 repas compris). L'endroit n'est pas facile à trouver et un 4x4 est plus que nécessaire. L'hôtel est pile en face du volcan qui crache des gerbes de fumée (gaz nocifs) dans le ciel. Le spectacle est tout à fait différent de celui d'Arenal. Nous nous installons dans notre chambre et démarrons un feu dans le poêle à bois (il fait 13°C dehors... et pas beaucoup plus dedans). Nous profitons de la vue et des colibris qui butinent dans les mangeoires devant la chambre. Nous mangeons notre souper au lodge. Pas terrible du tout.
Remarques: le lodge propose 3 tarifs/pers: 45$ avec petit-dej, 55$ avec petit-dej et diner, 65$ avec petit-dej, dej et diner. Nous avions réservé un quelques jours à l'avance pour avec 2 repas. Sur place nous avons payé le forfait et ensuite (quelques minutes plus tard) avons décidé de prendre trois repas. Nous avons proposé de payer les 10$ de plus par personne de suite. On nous a répondu que l'on paierais le lendemain. Le lendemain nous n'avons pas fait attention et nous avons en fait payé plus du double de ce qu'aurait couté le repas avec le forfait. En gros, attention aux arnaques. Après le repas, nous rechargeons le poêle une dernière fois pour la nuit et ensuite dodo.
Jour 19: Volcan Turrialba - Vallée d'Orosi météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Après notre petit déjeuner (pas bon du tout), nous partons à 8h00 pour une promenade à cheval de 4h avec notre guide en direction du sommet du volcan (35$/pers). Ce matin le volcan est tout dégagé, les éruptions de gaz sont assez conséquentes et nous voyons pas mal de fumerolles dans la forêt à gauche du cratère. Le chemin est très sympa et les vue sur le volcan magnifique. Nous allons nous retrouver à plus de 3200m d'altitude. Au sommet du volcan, nous ne pouvons rester que 20 minutes (il faut signé un papier à l'entrée du parc). En effet, les gaz rejetés par le volcan sont toxiques (tous les arbres au alentours sont mort). Quand nous arrivons au sommet du deuxième cratère principale (le plus grand n'est pas accessible car trop dangereux), on ne voit pas à 10m à cause des nuages. Nous 20 minutes s'écoule et nous avons la chance d'apercevoir le très grand cratère durant quelques secondes avant notre départ. En redescendant le volcan, nous apercevons quelques fumerolles. Après le repas de midi, nous reprenons la voiture vers 13h30 en direction de la vallée d'Orosi ou nous arrivons vers 16h. Ce soir nous logeons chez des français très sympa qui propose plusieurs magnifiques chalet superbement équipés et décorés. Ce sont les chalets Orosi www.chaletorosi.com/FrPr.html (85$/nuit petit dej inclus). Vu que nous disposons d'une cuisine dans le chalet, nous mangeons sur place une bon petit repas maison. C'est vraiment un endroit à conseiller pour se loger dans la région. Les propriétaires sont super sympa.
Jour 20: Volcan Irazu - Vallée d'Orosi -Poas météo: beau temps
Après notre petit-déjeuner fournis la veille par les propriétaires, nous partons de bonnes heure (7h30) pour le volcan Irazu. Nous arrivons sur place une heure plus tard et profitons durant une heure d'une vue magnifique sur le volcan et son cratère contenant un lac avec une eau vert turquoise (entrée: 10$/pers). Un conseil valable pour tous les volcans: allez y le plus tôt possible le matin (la plupart sont ouvert à 8h) pour éviter au maximum les nuages qui ne tardent pas à gâcher les vues magnifiques. Ne reprenons ensuite la route pour faire une tour de la vallée d'Orosi. Nous découvrons superbes plantations de cafés avec les feuilles argentées qui reflètent les rayons du soleil, le barrage qui crache des torrents d'eau et la campagne bucolique. Itinéraire: Paraiso, Ujurras, Cachi et enfin Orosi (durée du parcours 1h30 sans trop s'arrêter). Nous mangeons au chalet et prenons ensuite la route pour le volcan Poas en début d'après-midi. Nous partons à 13h et arrivons à 16h (en passant par Alajuella) au Poas Volcano Lodge www.poasvolcanolodge.com (96$/nuit petit dej inclus). Le lodge a été fortement touché par le tremblement de terre de janvier. Il ne reste actuellement que 4 chambres qui sont réouverte. Nous terminons notre journée par une petite ballade sur un sentier de la propriété (campagne ressemblant à l'écosse avec des plantes exotiques par-ci par là) avec le chien de la maison. Nous mangeons dans une petit resto tenu par des argentins à la sortie de Poasito. Durant notre repas nous sentirons un léger mais déjà impressionnant tremblement de terre.
Jour 21: Poas - Alajuela météo: beau temps
Après notre petit déjeuner, nous partons vers le volcan Poas (10$/pers) pour être sur place vers 8h (heure d'ouverture). Depuis le parking, il faut marcher 1km avant d'arriver au bord du cratère. La vue est sublime. Il n'y a pas un nuage. Nous contemplons le cratère avec en son centre un lac de couleur blanche d'où sort une épaisse fumée blanche. tout cela avec un bruit à moitié entre une autoroute à grand débit et un réacteur d'avion. Le spectacle est impressionnant. Quand le vent souffle vers nous nous sentons un odeur de souffre. Le cratère est énorme. Pour retourner au parking nous montons vers un lac qui a rempli un ancien cratère du volcan. Là nous nous amusons avec une petit écureuil qui s'amuse en tournant autours de nous. De là nous prenons le chemin "du chant des oiseaux" sur lequel nous apercevrons encore pas mal d'oiseaux. Nous mangeons à midi au restaurent Colbert (restaurant français près du lodge). Nous mangeons un très bon repas accompagnés de bon vins pour fêter la fin d'un voyage plus qui nous a comblé. Avant de retourner vers Alajuela, nous décidons d'emprunter un petit peu la route vers les cascades de la paz qui vient d'être réouverte (elle avait été fermée suite aux importants dégâts du tremblement de terre. Les cascades étaient apparemment aussi réouverte au public. Le vision de cette route complètement dévastée fait froid dans le dos. Le tremblement de terre a été d'une extrême violence. Nous n'irons pas jusqu'au source car la route ne nous a pas semblé assez sure. Le soir nous arrivons à Alajuela à notre premier bed & breakfast Robledal. Nous profitons une peu de la piscine avant d'aller manger un petit bout et de rendre la voiture de location.
Jour 22: retour à 8h00 du matin vers Bruxelles en passant par Newark
C'est une super période pour visiter le pays car il y a vraiment peu de touristes. Niveau météo, c'est tout à fait agréable. Il fait presque toujours beau jusqu'à 15h, ensuite la pluie s'invite parfois. Vu que l'on vit avec le soleil (5h30 -> 18h00), on peu profiter d'une longue et belle journée et ensuite se reposer quand il pleut.
Avion: Pour le vol nous avons acheté nos billets sur le site de Continental Airlines. Nous avons payé 805 Eur (Classe Eco) par personne pour un aller retour Bruxelles - San José via Newark (USA).
Bruxelles - Newark (Boeing 767) 8h15 de vol, films sur écran individuel
durant + musique durant le vol (pas de choix possible).
Newark - San Jose (et inverse) (Boeing 737) 5h de vol, films durant le vol
Newark - Bruxelles (Boeing 777) Super nickel. 8h de vol (+ un peu de retard à cause d'un changement de route imposé par le traffic aérien). Ecran tactile individuel (choix de plus ou moins 300 films à la demande (gratuit) + musique + jeux)... très cool!
Repas à bord tout à fait corrects.
Voiture: Pour la location de 4x4 (indispensable pour profiter pleinement du pays) nous sommes passé par le voyagiste "Connections" (Belgique). Nous avons loué un Suzuki Grand Vitara (5 places, grand coffre) pour 850 Eur + 306 $ (223 Eur) pour une assurance 0 Eur de franchise et dépannage en cas de problème. Le loueur était un local ( MAPACHE www.mapache.com ). Durée de la location 20 jours. Le personnel est super sympa, pas de surprise au retour du véhicule. Une petite astuce qui fait plaisir au loueur et qui nous a même éviter une inspection du véhicule: nettoyage de la voiture avant la remise de celui-ci dans un centre de lavage à Alajuela, cout: 2000 colonnes (2, 7 Eur).
Votre voiture en ressort toute propre (nettoyage par 5 personnes). Petit bonus plutôt sympa: prêt gratuit de la part du loueur d'un GSM avec appels au Costa Rica gratuit illimité et réception d'appel locaux et internationaux gratuit. C'est super utile pour réserver un hôtel en dernière minute ou pour appeler à l'aide en cas de pépin (nous n'en avons pas eu :o) )
Caution (si full assurance) 100$ + 150$ pour GSM (attention la somme est bloquée sur votre carte de crédit)
GPS: Nous avions décidé d'utiliser un GPS suite à d'autres bonnes expérience durant d'autres pays. C'est tout de même super utile, ça vous évite de perdre du temps pour trouver l'endroit où vous voulez aller. Je referais le même choix après usage.
Si vous avez un GPS Garmin (il n'existe pas de carte pour les autres marques), vous pouvez acheter la carte sur Ebay (ce que nous avons fait).
www.navsatcr.com/ La vente se passe via Ebay, vous recevez sur votre mail un lien pour télécharger votre carte.
Cout:
149$ (attention ils font parfois des réductions) pour une carte avec durée de vie illimitée (elle est bloquée pour le numéro de série de votre GPS) 99 $ pour une durée de vie de 30 jour
La location du gps chez un loueur est de 9 $ par jour.
Si vous n'avez pas de GPS Garmin vous en trouvez un pour 100 Eur. En ajoutant 110 Eur de carte, vous avez votre GPS pour 210 Eur. En 20 jours vous avez amorti votre GPS et il reste à vous ;o)
Argent: Nous avons remarqué après quelques jours qu'il valait mieux payer en collons plutôt qu'en dollar. Ca évite les arrondis vers le haut. Vous pouvez retirer des collons et des dollars dans la plupart des distributeurs automatique. Nous n'avons eu aucune difficultés pour en trouver.
Moustiques: Pour vous protéger des moustiques, le mieux ce sont des habits long et amples. Un bon répulsif est aussi fort utile. N'en acheter pas avant votre voyage. En effet, vous en trouverez dans toutes les grandes surface pour plus ou moins 10-12$, et leur efficacité est bien meilleur qu'un anti-moustique tropical acheté en pharmacie chez nous. Nous avions emportés nos moustiquaires avec nous mais nous ne les avons pas utilisée
Paludisme: Les avis divergent à ce sujet. Le Costa Rica est classé Zone1. Le type de malaria présent au Costa Rica peut être prévenu avec le traitement le moins cher pour la malaria: Nivaquine (prix d'une boite de 100 comprimés en Belgique: 5 Eur). A ce prix là, mieux vaut prévenir que guérir. De toute façon vous devrez tout de même vous protéger comme expliqué ci-dessus vu qu'il y a un risque d'attraper la dengue pour laquelle il n'existe pas de traitement.
Photos du voyage sur picasa: attention il y en a un peu plus de 900
http://picasaweb.google.com/...taRicaJuin2009Part1# http://picasaweb.google.com/rochsandrinelaurent/CostaRicaJuin2009Part2#
Notre parcours
Jour 1:
Arrivée le soir à San José. Nuit au Bed and Breakfast Robledal à Alajuela. 80$/nuit (taxe incluse) avec petit déjeuner (transfert aéroport inclus).
C'est un endroit idéal pour être près de l'aéroport (10 min). Vous pouvez y profiter d'une piscine et d'un jardin avec pas mal d'oiseaux. Chambre avec Airco + douche eau chaude. www.hotelrobledal.com
Jour 2: Alajuela - Puerto Viejo (Playa Cocles) météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
4h30 de route (juste 1/2 heure de piste en fin de parcour) pour 210 km Arrivée à "Casa Moabi" chez René ( http://casamoabi.blogspot.com/ ). Il était en France durant notre séjour, nous avons donc été accueillis par des français charmant qui gardaient sa maison durant son absence. Nous avons loué son pavillon pour 60 $ par nuit (chambre + Ventillo + douche eau chaude). La maison se trouve en pleine forêt un peu après Puero Viejo en venant de Cahuita. Vous êtes en plein milieu de la nature.
C'est cool d'entendre les singes hurleurs en journée et le matin pour vous réveiller. Visite de la plage de Cocles (très belle). Repas du soir au resto "La Biela" ( 10 min à pied vers Punta Uva). Très bonne cuisine bon marché (une grosse langouste pour 10 Eur avec les boissons). Le resto est tenu par une Argentine très sympa et la chef est une Tica.
Jour 3: Cahuita - Puerto Viejo météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite du parc de Cahuita. Nous avons vu plein d'animaux, avec l'aide d'un
mail que René (Casa Moabi) nous avait envoyé pour nous guider dans le parc. Hérons, Vautours, Aigle, fourmis, crabes, serpent liane, singe hurleur, capucin, coati, vipère de shleggel, paresseu, oiseau en tout genre. Nous avons mis une demi journée pour visiter la moitié du parc. Il vaut mieux rentrer par l'entrée du village qui est tenue par des locaux. C'est moins cher car vous pouvez payer ce que vous voullez (nous avons donné 10 $ pour 2). Si vous entrez par l'autre entrée avant le village en venant de Manzanillo vous devez payer 10$/ pers. Fin d'après-midi dans les hamacs. Repas au même resto que la veille.
Jour 4: Puerto Viejo - Punta Uva météo: beau temps (pluie et orages la nuit)
Visite le matin du Sloth Rescue center (http://www.slothrescue.org/) Nous avons choisi l'option petit déjeuner sur place (5$) + visite (25 $). La visite commence à 7h00 apr un tout en barque sur les canaux derrière le centre. Nous avons vu plein d'oiseaux des crabes et un Basilic. Ensuite vous prenez votre petit déjeuner entourré des petits paresseux pensionnaire du centre. La visite continue par un film de 15 min sur le paresseux. Vous terminer la visite par les installations du centre avec plein d'explications sur ces charmants animaux. Nous sommes resté 4h sur place. l'après midi nous nous sommes promené sur la plage en direction de Punta Uva (direction Manzanillo en venant de Play Cocles). Les plages sont superbes et vous pourrez observer plein d'oiseaux. Au retour nous avons visité l'iguana sanctuary sur la route entre punta Uva et Plaja Cocles (5$/pers). Ca n'en vaut pas la peine. En fait nous nous sommes très vite rendu compte durant notre séjour qu'il y avait plein d'iguanes partout en liberté. Le soir nous avons mangé dans un resto qui sert des spécialités de poissons (Marisceira ...) à droite juste en sortant de Puerto Viejo (direction Manzanillo). Très bonne cuisine, bon marché (32 $ pour 2 pers avec entrée, plat, dessert, et cocktails). Nous vous conseillons le Ceviche de poissons (poissons froid, mariné dans du jus de citron avec du coriandre).
Jour 5: Puerto viejo - Tortuguero via La Pavona météo: beau temps
Départ le matin à 5h30 pour La Pavona où nous devons prendre le bateau taxi public à 3$/pers pour Tortuguero. 177 km de route en 3h45 via Guapiles - Carriari - La Pavona Il faut compter une petite heure de route et piste entre Carriari et La Pavona. Nous arrivons à 9h45 au l'embarcadère juste un peu trop tard pour le bateau du matin. Horaire: 9h30 - 13h30 - 15h30 Sur place vous laissez votre voiture au parking gardé pour 10$/nuit. Il y a d'abord un parking 1km avant d'arriver à l'embarcadère. Là on nous a proposé un transfert privé pour 70$ (il sont fou ces ticos). Ensuite à l'embarcadère vous avez un nouveau parking lui aussi à 10$. Ne vous laissez pas intimider par le gardien du parking qui essaye de vous vendre un ticket de bateau à l'avance, après il va essayer de vous vendre des tours etc... Vous pouvez acheter le ticket sur le bateau. La compagnie la plus sympa est Clic Clic. Nous avons mis 1h30 pour arriver à Tortuguero car le bateau était chargé. Nous arrivons au Bed & Breakfast Casa Marbella http://casamarbella.tripod.com/ (40$/nuit taxe incluses petit dej compris). Ballade dans le village et repas chez Miss Myriam (pas cher mais petit problème de digestion par la suite). Tour en canoë (prêt gratuit par le B&B) sur le canal. Coucher de soleil magnifique depuis le ponton du Bed & Breakfast.
Jour 6: Tortuguero météo: beau temps
Excursion le matin de 6h00 à 9h avec Norton (excursion proposée par le B&B pour 20$ /pers + 10$ entrée parc) en bateau à moteur sur les canaux du parc. Norton connais très bien tous les oiseaux du parc et nous en verrons beaucoup. Nous avons aussi vu des Caïmans, signes hurleurs, singes capucins, singes araignées et une loutre. Nous étions 4 sur le bateau. A 9h15, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse (fruits, toast, œufs). Ensuite promenade aux alentours. Nous prenons notre déjeuner au Buddha Bar (très bonnes pizza et crêpes salées (compter une dizaines de dollar /pers avec boissons). L'après-midi nous repartons avec Norton pour une nouvelle excursion de 3h sur d'autres canaux . Nous apercevrons nos premiers Toucans. Cette fois-ci nous étions seul avec Norton (20 $ /pers). Norton connais très bien la faune et la flore de sa région et n'est pas avare en explications. Le soir nous n'avons pas pris l'excursion sur la plage opour voir les tortues car nous étions là juste avant la saison de la ponte. Ce fut une très mauvaise idée car un couple qui l'a fait a vu tout un groupe de bébé tortue prendre la direction de la mer (20 $ /pers).
Jour 7: Tortuguero - Arenal (El Castillo) météo: beau temps (nuageux sur la route en matinée)
Nous prenons le bateau de 6h (clic-clic 3$ par pers) en direction de La Pavona (1h de trajet). Nous récupérons notre voiture et prenons un couple de Canadiens très sympa avec nous jusqu'à Carriari.(bonjour à Maggy & Guillaume s'ils passent par ce site). Petit dej à Carriari et ensuite route vers Arenal. Un peu avant notre arrivée à hauteur de La Fortuna, les nuages qui cachent le volcan se dégagent. Nous aurons une vue magnifique sans nuages sur la volcans jusqu'au lendemain en fin de matinée. Apparemment nous sommes très chanceux sur ce point. Arrivée vers 12h au Butterfly Conservatory de El Castillo. Ce n'est vraiment pas super du tout (4 sortes de papillons à voir). A éviter. Nous logerons au Butterfly Conservatory suites avec vue sur le volcan (malheureusement réservé à l'avance la veille) (80$/nuit). Il y a moyen de loger juste en face aux Cabinas El Castillo www.arenal.net/cabinas-el-castillo.htm (prix entre 50 et 70$ petit dej compris). La vue est même meilleure sur le volcan. Nous passons l'après-midi et la soirée aux Arenal Observatory lodge pour admirer le volcan et ses multiples éruptions pyroclastiques. Le soir nous profitons d'un magnifique couché de soleil sur le lac Arenal et des roche en fusion que nous voyons dévaller les pentes du volcan. Le spectacle est magnifique. Si vous avez la possibilité de loger à l'observatoire (www.arenalobservatorylodge.com/FR/ ) ça en vaut vraiment la peine pour la vue s'il fait beau. Entrée à l'observatoire: 2000 colonnes/pers
Jour 8: Arenal (El Castillo) météo: beau temps matin puis pluie
Reveil à 5h et petit déjeuner un peu plus tard en face au Cabinas El Castillo. Nous partons ensuite vers 7h45 pour faire la "Tucan trail" (juste avant l'entrée de l'observatoire. Heureusement, les guides ne sont pas encore là et nous ne devons donc rien payer. En effet, il annonce que c'est la plus belle ballade pour voir le volcan et qu'elle dure 1h30. Il n'en est rien, nous l'avons fait en 40 min et la ballade ne vaut même pas 1$. Nous avons tout de même eu la chance de voir un Pecari. Ce matin le ciel commence à se couvrir et le volcan comence à être caché. Nous décidons d'aller à nouveau à l'observatoire et de faire la ballade vers la rivière. Enuite nous faisons la ballade vers la cascade et la nous nous prenons une pluie tropicale sur le tête. Même nos K-Way n'ont pas résisté. Nous sommes trempés. Retour à El Castillo pour préparer le reste de notre voyage car il n'arrête pas de pleuvoir. Nous allons diner au resto des Cabinas El Castillo.
Jour 9: Arenal (El Castillo) - Monteverde météo: beau temps
Debout tôt pour partir à Monteverde et profiter du lever du soleil sur le volcan Arenal. Nous prenons la route à 5h00 en longeant le lac Arenal par la droite. Les vues sont magnifiques et la route est nickel jusqu'à Tilaran (toute neuve). A partir de là, la route n'est plus faite que de cailloux. Les vallées sont très belles et les vues avec les nuages accrochés au arbres magnifiques. Nous arrivons à Monteverde (juste un peu avant l'entrée du parc) et nous déjeunons à notre Bed & Breakfast Mariposa. La famille qui tien le bed & breakfast est super sympa. C'est vraiment un très chouette endroit pour loger (55$ petit déj inclus). Les chambres sont simple et sympa avec une petite terrasse qui donne sur la forêt. Nous prenons la navette vers le parc Selvatura (dans la réserve de Santa Elena) pour une ballade au dessus de la canopée avec des ponts suspendus. Très grosse erreur, les prix sont très élevés (3$ pers pour pont + reptilarium (bof bof) et jardin avec colibri). Nous aurions vu beaucoup plus pour moins cher en nous baladant dans un parc comme le Bosque Eterno de los niños Le soir nous faisons le Ficus Night Trail. C'est une ballade dans la forêt le soir. Nous avons payé 25$ pour ne rien voir comme animaux à par un gros phasme.
Jour 10: Monteverde - Carara météo: beau temps - pluie entre 12h et 14h
Après le petit déjeuner nous prenons la route vers Carara (à côté du Rio Tarcoles. Nous partons vers 9h et arrivons vers 11h30. La première partie de la route est magnifique. très beaux paysages avec en toile de fond l'océan pacifique et la péninsule de Nicoya. Sur la route nous nous arrêtons sur le pont qui enjambe le Rio Tarcoles pour regarder une dizaine de crocodile en train de prendre un bain de soleil. Nous voyons aussi quelques spatules roses. Le Rio Tarocoles est un fleuve qui passe par San José. Celui-ci est malheureusement pollué avec pas mal de déchet qui jonches les berges. Par contre la faune qui y vit est impressionnante (oiseaux, croco, iguanes, basilic, ...) A Carara nous nous installons à l'hôtel Carara www.hotelcarara.com (55$/nuit petit dej inclus / vue sur mer). C'est le seul hôtel du village. Le village est connu pour les Aras rouges qui viennent se percher et manger dans les amandiers en face de l'hôtel. Demander une chambre avec vue sur la mer pour profiter des Aras le matin et le soir depuis votre balcon. Carara et Corcovado sont les deux seuls endroits au Costa Rica ou vous verrez ces perroquets. A 12h nous faisons le Crocodile Mn Tour sur le Rio Tarcoles (30$/pers). C'est le meilleur tour pour voir les crocos sur le Rio Tarcoles. Cette compagnie est 100% tico. Apparemment, les autres sont tenues par des colombiens et coutes le même prix. Nous passons donc 2 heures sur un bateau sur le Rio Tarcoles. Nous voyons beaucoup d'oiseaux des iguanes et surtout des gros crocos. Durant le tour le capitaine du bateau ira nourrir plusieurs fois les crocos avec des pattes de poulets... impressionnant. Nous verrons aussi une maman croco entourée de tout ses bébé. Nous terminerons la journée en nous baladant sur la plage de Carara pour admirer les aras et le autres oiseaux (ibis, pélicans, échassiers, frégates, ...). Nous passons aussi un peu de temps dans le piscine de l'hôtel.
Jour 11: Carara - Manuel Antonio météo: beau temps
Après le petit déjeuner, nous partons vers 8h pour Manual Antonio. Nous resterons bloqué sur un pont durant 30 minutes car quelques planches de la fin du pont ont été cassée par un autre véhicule et doivent être remplacée. Les ouvriers qui travaille sur un nouveau pont à côté s'en charge. Nous arrivons à Manuel Antonio vers 9h30. Là nous recherchons un hôtel et nous nous arrêtons au boutique hôtel "The falls at manuel Antonio" près du bar resto El Avion www.fallsresortcr.com/ManuelAntonio.html. Nous nous installons et profitons sur la terrasse de la chambre de la première connexion wifi de notre séjour. La vue sur le jardin de l'hôtel est magnifique. Un nouvel hôtel est en construction à côté, cela génère du bruit en journée. L'avantage c'est que les prix par nuit ont été revu à la baisse à cause de cela (80$/ nuit petit déj compris). De toute façon nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel toute la journée. Nous partons pour le parc manuel Antonio vers midi. En arrivant au parc ne vous arrêter pas si des gens qui ressemble à des policier essaye de vous arrêter. Ce sont en fait des rabatteurs qui essaye de vous vendre des tours. Vous pouvez garer votre voiture tout près du parc (2000 colones par jour). Il est possible qu'un garde essaye de vous vendre une des places en vous disant que ce sont les dernières. Apparemment ce serait des places déjà utilisée et récupérée. Nous payons notre ticket à l'entrée du parc (10$/pers) et nous voilà parti pour 4h de marche dans le parc (plusieurs parcours possibles). Les plages sont très belles mais sont aussi remplies de touristes et locaux. Durant notre ballade, nous avons vu des paresseux, agoutis, singes hurleurs et capucins, iguanes, lézard, papillons et crabes. En fin de journée, petit rafraichissement à la piscine de l'hôtel. Le soir nous mangeons au "El Avion". C'est un bar resto construit autour d'une carcasse d'un ancien avion de la CIA. La vue depuis les terrasses est magnifique et le couché de soleil fabuleux. Attention les plats de ce resto sont gargantuesque. j'avais assez avec mon entrée (nachos). Leurs cocktails sont très bons.
Jour 12: Manuel Antonio -Uvita (parque Balena) météo: beau temps
Nous nous levons à 5h30 pour arriver à l'ouverture du parc Manuel Antonio (deuxième visite). Nous pensions que le parc ouvrait à 7h. En fait il est ouvert à partir de 8h jusqu'à 16h. Le but de cette visite très matinale était de voir beaucoup d'animaux et peu de touriste. En fait nous remarquerons que les animaux de ce parc sont habitués aux touristes et ceux-ci se montrent en masse (par exemple pour les singes capucins) quand les groupes arrivent vers 9H30-10h. Nous avons tout de même eu la chance de voir un fourmilier (Tamandua) en train de manger en haut d'un arbre, des agoutis, une chauve-souris et des capucins. Nous partons du parc vers 9h pour prendre notre petit déjeuner à l'hôtel. Vers 11h nous prenons la route en direction de Uvita. Un peu après Manuel Antonio, la route n'est plus pavée. Celle-ci est en construction et nous traversons donc les différents chantier en direction de Uvita via Dominical. Vitesse sur la piste: 80 km/h, nous arrivons à Uvita à 12h. La nous partons à la recherche d'un superbe hôtel (Oxygen Jungle Villa www.oxygenjunglevillas.com) que nous avions trouvé le matin sur internet. Normalement, il faut réserver (impossible de le faire le jour même de l'arrivée), mais nous tentons notre chance (aucun soucis, vu le peu de touriste à cette saison). Le plan d'accès est normalement donné après la réservation. En demandant notre chemin, nous atterrissons à l'office du tourisme de Uvita (en face de la banque BCR) où nous recevons le "roadbook" pour arriver à l'hôtel (4x4 obligé). Il y a 10-15 min de route depuis l'office du tourisme. Ca grimpe assez fort et la route est plutôt cabossée. Au bout du chemin, l'hôtel est magnifique, 12 villas tout en verre de style Balinaise, une piscine à horizon infini, un jardin magnifique. Les propriétaires (hollandais) sont super sympa. Nous décidons de rester là 4 nuits (139$ + taxe/nuit, c'est un super prix pour un endroit pareil 169$ + taxe en saison haute). Nous passons le reste de la journée à nous reposer au bord et dans la piscine. Nous avons tout l'hôtel rien que pour nous... le pied. Le soir nous mangeons sur place. Ils proposent un menu surprise 4 services digne d'un très grand restaurant et tout cela pour 25$ + taxe + service. De nouveau un super prix vu la qualité.
Bon à savoir: les enfants ne sont pas admis dans cet hôtel
Jour 13: Uvita - Isla del Cano météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Debout à 5h30, nous descendons au centre de Uvita pour être emmené avec d'autres personne à La Sierpe (1h de route de Uvita). De là nous partons en bateau vers Isla Del Cano pour faire du snorkeling (105$/pers). Le trajet en bateau comporte une heure sur la rivière et un passage par la mangrove (très chouette). Nous voyons pas mal d'oiseaux et deux crocos. Ensuite une grosse heure en mer pour arriver à l'île (mer assez agitée). Nous faisons 1h30 de snorkeling et voyons pas mal de poissons et des beaux récifs de corail. Nous avons même la chance de pouvoir nager avec 2 tortues olivâtres. Ensuite nous prenons le repas de midi sur une plage de l'île. L'après-midi retour dans l'eau pour 1h de snorkeling. Nous essayons de trouver des requins avec notre guide, nous n'en verrons pas. Par contre nous nagerons avec une 3ème tortue. Retour vers 15h30 à la Sierpe, depuis le bareau nous verrons encore pas mal d'oiseaux et des singes hurleurs et capucins. Retour à l'hôtel, le soir nous nous délectons à nouveau d'un sublime repas surpise.
Jour 14: Uvita météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui, nous décidons de rester à l'hôtel pour en profiter et pour nous reposer. Nous passons la journée au bord de la piscine. En fin d'après-midi, nous descendont vers la plage (Parc Marino Ballena). Malheureusement, nous y arrivons en même temps que la pluie. Nous faisons juste une saut sur la plage histoire de ne pas être descendu pour rien et d'être un peu mouillé avec une chaleur de plus de 30°. Repas 4 services surprise à l'hôtel (toujours aussi divin).
Jour 15: Uvita - Reserve Hacienda Baru - Dominical météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Aujourd'hui nous avons réservé le "vol du toucan" (35$/pers) à l'Hacienda Baru www.haciendabaru.com/fr/ (une grosse demi-heure de route depuis Uvita). Il s'agit de 8 câbles à passer en tyrolliene. Il y a un peu de hiking entre chaque étape. Nos guides (2 Ticos et 1 stagiaire français) sont super et nous sommes seul avec eux. Nous voyons pleins de paresseux, des chauves-souris, un coati et plein d'oiseaux. L'excurion dur plus ou moins 2h. Vu que l'entrée pour les ballades de la réserve est comprise dans le prix de l'excursions, nous partons partons sur le "chemin des coatis" après avoir visiter le petit jardin de papillon et notre déjeuner sur place (mauvaise idée de manger des spaghettis quand il fait chaud... c'était super bon mais assez difficile à digérer avec cette chaleur). Le "chemin des coatis" (2km) est infesté de moustiques. Durant notre promenade, nous croisons un groupe d'un 30ène de coatis (avec bébés). C'est très amusant de voir toute l'organisation de cette joyeuse petite bande. On se demande qui observe qui? Sur la route du retour vers Uvita, nous nous arretons un petit peu à Dominical pour prendre quelques photos des surfeurs qui prennent leur pied sur les magnifiques vagues. Repas 4 services surprise à l'hôtel (c'est vraiment trop beau et trop bon).
Jour 16: Uvita - Baja Drake (Corcovado) météo: beau temps - pluie en milieu d'après-midi.
Lever à 7h30 et dernier petit déjeuner à "Oxygen"... dommage c'est temment bien ici! Nous disons au revoir à Edwin et Flora (les propriétaire de l'hôtel). C'est bizarre de partir d'un hotel et d'être un peu triste comme quand on quittte des amis. A 10h nous prennons la direction de La Sierpe (1h en voiture) pour retrouver le bateau qui nous emmenera à Poor Man Paradise à Baja Drake www.mypoormansparadise.com (55$/pers/nuit repas compris + 40$/pers bateau A/R). Le bateau part à 12h et nous arrivons à 12h30 sur la plage. Pour débarquer sur la plage, nous devons changer de bateau en mer. Ensuite on attend de trouver le bon moment entre deux vagues pour foncer à tout allure vers la plage ou nous attérissons sur le sable. Nous découvrons notre chambre (pas de vitre juste des moustiquaires, pas de ventillo, electricité entre 17h et 22h, pas d'eau chaude et des cafards). On nous avais prévenu que c'était sparciate (après coup ça fait tout de même un peu mal de payer presque aussi cher que pour l'hôtel précédent pour un endroit pareil). Nous découvrons sur notre balcon une petite chauve-souris.... je lui ai donné un petit nom... "Igor" (le lendemain nous retrouverons "Igor" avec sa petite copine "Olga"). ici il fais très chaud... on dégoulines. Nous faisons un tour sur la plage où nous appercevons des singes capucins, des aras et plein d'autres oiseaux. Nous nous faisons rincés en plein milieu de notre ballade. Nous passerons la fin de la journée dans notre chambre en visonnant les vidéos que nous avons filmé les jours précédent. Repas du soir bof bof.
Jour 17: Baja Drake - Parc de Corcovado (San Pedrillo station) météo: beau temps
Ce matin, nous partons pour une journée d'excursion dans le parc Corcovado (65$/pers). Notre guide vient nous chercher sur la plage et nous partons en bateau vers la station de San Pedrillo. Nous serons les seuls visisteurs de la journée à cette station. Le trek dans le parc est très chouette. Nous avons un super guide (oublié de prendre ses coordonées... désolé). Le trek commence dans la forêt, nous voyons pleins d'oiseaux, des fourmis, légionnaires, des dendrobates (notre guide est vraiment doué pour trouver ces toutes petites bestiolles). Le clou de la matinée sera le fait d'voir croisé un serpent fer de lance (mortel). C'était un jeune, cache dans le creux d'une racine en Y au milieu du chemin. Si nous n'avions pas eu de guide nous ne l'aurions pas vu (très bon comouflage) et cella aurait pu être fatal pour un de nous deux. Le retour se fare par la plage ou nous verrons un magnifique escargo d'eau à marée basse. Nous croisons aussi un coati. repas de midi à la station (inclus dans l'excursion). L'après-midi, nous reopartons dans la forêt pour voir une magnifique cascade. Nous croiserons deux caïmans, des basilics qui traverse la rivière en marchant sur l'eau, pas mal d'oiseaux ainsi qu'un poissons de mer (poisson coffre) qui avait remonté le courant de la rivière à marée basse. Retour à l'hôtel vers 15h. Nous y dégustons des bières en regardant les singes capucins jouer dans les arbres aux alentours. repas du soir de nouveau bof bof.
Jour 18: Baja Drake - Volcan Turrialba météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Ce matin nous partons à 7h en bateau pour récupérer note voiture à La Sierpe. Le départ en bateau de la plage, avec les grosses vagues qui cassent sur le sable, est toute une aventure. Tout est question de timing et cette fois-ci le conducteur du bateau a mal calculer son coup. Nous prenons deux bonne vague en plein de face dans le bateau... nous sommes trempés. Nous arrivons à la Sierpe 1h30 plus tard. Le temps de se changer, il est 9h et nous prenons la route en direction du Volcan Turialba. Nous prenons la direction de Dominical et tournous juste avant d'y arriver vers la droite pour rouler a travers la cordillère de Talamance (+ de 3000m d'altitude) en direction du Volcan. Nous arrivons au Volcan Turrialba Lodge vers 15h www.volcanturrialbalodge.com (55$/pers 2 repas compris). L'endroit n'est pas facile à trouver et un 4x4 est plus que nécessaire. L'hôtel est pile en face du volcan qui crache des gerbes de fumée (gaz nocifs) dans le ciel. Le spectacle est tout à fait différent de celui d'Arenal. Nous nous installons dans notre chambre et démarrons un feu dans le poêle à bois (il fait 13°C dehors... et pas beaucoup plus dedans). Nous profitons de la vue et des colibris qui butinent dans les mangeoires devant la chambre. Nous mangeons notre souper au lodge. Pas terrible du tout.
Remarques: le lodge propose 3 tarifs/pers: 45$ avec petit-dej, 55$ avec petit-dej et diner, 65$ avec petit-dej, dej et diner. Nous avions réservé un quelques jours à l'avance pour avec 2 repas. Sur place nous avons payé le forfait et ensuite (quelques minutes plus tard) avons décidé de prendre trois repas. Nous avons proposé de payer les 10$ de plus par personne de suite. On nous a répondu que l'on paierais le lendemain. Le lendemain nous n'avons pas fait attention et nous avons en fait payé plus du double de ce qu'aurait couté le repas avec le forfait. En gros, attention aux arnaques. Après le repas, nous rechargeons le poêle une dernière fois pour la nuit et ensuite dodo.
Jour 19: Volcan Turrialba - Vallée d'Orosi météo: beau temps - pluie en fin d'après-midi
Après notre petit déjeuner (pas bon du tout), nous partons à 8h00 pour une promenade à cheval de 4h avec notre guide en direction du sommet du volcan (35$/pers). Ce matin le volcan est tout dégagé, les éruptions de gaz sont assez conséquentes et nous voyons pas mal de fumerolles dans la forêt à gauche du cratère. Le chemin est très sympa et les vue sur le volcan magnifique. Nous allons nous retrouver à plus de 3200m d'altitude. Au sommet du volcan, nous ne pouvons rester que 20 minutes (il faut signé un papier à l'entrée du parc). En effet, les gaz rejetés par le volcan sont toxiques (tous les arbres au alentours sont mort). Quand nous arrivons au sommet du deuxième cratère principale (le plus grand n'est pas accessible car trop dangereux), on ne voit pas à 10m à cause des nuages. Nous 20 minutes s'écoule et nous avons la chance d'apercevoir le très grand cratère durant quelques secondes avant notre départ. En redescendant le volcan, nous apercevons quelques fumerolles. Après le repas de midi, nous reprenons la voiture vers 13h30 en direction de la vallée d'Orosi ou nous arrivons vers 16h. Ce soir nous logeons chez des français très sympa qui propose plusieurs magnifiques chalet superbement équipés et décorés. Ce sont les chalets Orosi www.chaletorosi.com/FrPr.html (85$/nuit petit dej inclus). Vu que nous disposons d'une cuisine dans le chalet, nous mangeons sur place une bon petit repas maison. C'est vraiment un endroit à conseiller pour se loger dans la région. Les propriétaires sont super sympa.
Jour 20: Volcan Irazu - Vallée d'Orosi -Poas météo: beau temps
Après notre petit-déjeuner fournis la veille par les propriétaires, nous partons de bonnes heure (7h30) pour le volcan Irazu. Nous arrivons sur place une heure plus tard et profitons durant une heure d'une vue magnifique sur le volcan et son cratère contenant un lac avec une eau vert turquoise (entrée: 10$/pers). Un conseil valable pour tous les volcans: allez y le plus tôt possible le matin (la plupart sont ouvert à 8h) pour éviter au maximum les nuages qui ne tardent pas à gâcher les vues magnifiques. Ne reprenons ensuite la route pour faire une tour de la vallée d'Orosi. Nous découvrons superbes plantations de cafés avec les feuilles argentées qui reflètent les rayons du soleil, le barrage qui crache des torrents d'eau et la campagne bucolique. Itinéraire: Paraiso, Ujurras, Cachi et enfin Orosi (durée du parcours 1h30 sans trop s'arrêter). Nous mangeons au chalet et prenons ensuite la route pour le volcan Poas en début d'après-midi. Nous partons à 13h et arrivons à 16h (en passant par Alajuella) au Poas Volcano Lodge www.poasvolcanolodge.com (96$/nuit petit dej inclus). Le lodge a été fortement touché par le tremblement de terre de janvier. Il ne reste actuellement que 4 chambres qui sont réouverte. Nous terminons notre journée par une petite ballade sur un sentier de la propriété (campagne ressemblant à l'écosse avec des plantes exotiques par-ci par là) avec le chien de la maison. Nous mangeons dans une petit resto tenu par des argentins à la sortie de Poasito. Durant notre repas nous sentirons un léger mais déjà impressionnant tremblement de terre.
Jour 21: Poas - Alajuela météo: beau temps
Après notre petit déjeuner, nous partons vers le volcan Poas (10$/pers) pour être sur place vers 8h (heure d'ouverture). Depuis le parking, il faut marcher 1km avant d'arriver au bord du cratère. La vue est sublime. Il n'y a pas un nuage. Nous contemplons le cratère avec en son centre un lac de couleur blanche d'où sort une épaisse fumée blanche. tout cela avec un bruit à moitié entre une autoroute à grand débit et un réacteur d'avion. Le spectacle est impressionnant. Quand le vent souffle vers nous nous sentons un odeur de souffre. Le cratère est énorme. Pour retourner au parking nous montons vers un lac qui a rempli un ancien cratère du volcan. Là nous nous amusons avec une petit écureuil qui s'amuse en tournant autours de nous. De là nous prenons le chemin "du chant des oiseaux" sur lequel nous apercevrons encore pas mal d'oiseaux. Nous mangeons à midi au restaurent Colbert (restaurant français près du lodge). Nous mangeons un très bon repas accompagnés de bon vins pour fêter la fin d'un voyage plus qui nous a comblé. Avant de retourner vers Alajuela, nous décidons d'emprunter un petit peu la route vers les cascades de la paz qui vient d'être réouverte (elle avait été fermée suite aux importants dégâts du tremblement de terre. Les cascades étaient apparemment aussi réouverte au public. Le vision de cette route complètement dévastée fait froid dans le dos. Le tremblement de terre a été d'une extrême violence. Nous n'irons pas jusqu'au source car la route ne nous a pas semblé assez sure. Le soir nous arrivons à Alajuela à notre premier bed & breakfast Robledal. Nous profitons une peu de la piscine avant d'aller manger un petit bout et de rendre la voiture de location.
Jour 22: retour à 8h00 du matin vers Bruxelles en passant par Newark
Camino de la Plata: Séville-Santiago English translation pending
Bonjour,
Après le Camino Francès, depuis chez nous (1800 kms), le Norte depuis San Sebastian jusqu'à Santiago et enfin la promenade Eze (Nice)- Rome, nous avons arrêté l'idée de re-partir pour Santiago depuis Séville (Camino de la Plata). Nous pensons n'en faire que la partie Séville-Salamanca en septembre prochain et le reste en mai 2010;
Avez vous quelque expérience ou lien à nous proposer décrivant ce parcours effectué à pied par des randonneurs/pèlerins ?
Merci
Après le Camino Francès, depuis chez nous (1800 kms), le Norte depuis San Sebastian jusqu'à Santiago et enfin la promenade Eze (Nice)- Rome, nous avons arrêté l'idée de re-partir pour Santiago depuis Séville (Camino de la Plata). Nous pensons n'en faire que la partie Séville-Salamanca en septembre prochain et le reste en mai 2010;
Avez vous quelque expérience ou lien à nous proposer décrivant ce parcours effectué à pied par des randonneurs/pèlerins ?
Merci
Voyage de trois semaines en Martinique avec un bébé de six mois English translation pending
bonjour,
je pars dans 3sem en martinique avec mon fils de 6mois. que dois je prevoir pour lui la bas? couches, lait en poudre compote petits pots de legumes? sont ils plus cher la bas?
que dois je prendre comme traitement, creme, contre les moustiques....comment m'organiser en fait?
souffre t il beaucoup du decalage? du soleil?
merci beaucoup de vos reponses rapides
Visiter la vallée de l'Ourika et l'Oukaimeden en février? (Maroc) English translation pending
Bonjour à tous
Je retourne au maroc en février.. Atterrissage à Marrakech le 9.
Pensez-vous qu'il est intéressant et possible de visiter la vallée de l'ourika via les transports publics ainsi que d'accéder à l'oukaimeden
Merci
Je retourne au maroc en février.. Atterrissage à Marrakech le 9.
Pensez-vous qu'il est intéressant et possible de visiter la vallée de l'ourika via les transports publics ainsi que d'accéder à l'oukaimeden
Merci
Recherche musique intrumentale orientale English translation pending
Salam, voila je recherche des musiques instrumentales orientales, qqln connait il des bons groupes, peu importe le pays, type arabe, indien, c est surtout les instruments que j aime bien ( genre de guitare rapide ...) esprit 1000 et nuit.
D avance merci
Pierre
D avance merci
Pierre
Retour d'Agadir et remerciements English translation pending
bonjour a tous
suite a un voyage itinérant au départ d'agadir voila mes impressions: agadir en soi mérite un petit détour pour qui n'est pas familiarisé avec les villes du bord de mer, mais j'ai pu grace a une personne rencontrée sur ce forum sortir des sentiers battus;en effet a qqs kms de la juste a la sortie de la ville en direction d'essaouira, au milieu de nulle part(un guide est necessaire)jaillit une source d'eau chaude, mais impossible d'avoir plus de précision quant au nom du lieu, car tres peu d' habitants connaissent son existence..mais pour profiter des bienfaits de cette source il faut monter un peu plus haut au point de départ dans une petite cabane fermée a clef et gardée..par chance le gardien était la!!!j'ai donc pu a l'abri des regards m'y baigner, grace a mon accompagnatrice qui surveillait d'un oeil attentif les environs.. de retour de ce "magic springs" nous avons fait un crochet jusqu'a la kasbah en ruine qui domine toute la ville d'agadir..panorama a 360 degrés ;d'un coté la grande plage le port la marina, de l'autre les montagnes désertiques et leurs villages perchés. le lendemain me voila partie sur la route de tiznit sans but précis, lorsqu'au détour d'un chemin je croise des personnes rencontrées dans l'avion, pas plus fixés que moi quant a l'itinéraire;nous décidames d'un commun accord de faire la route ensemble..la suite est assez folklorique
suite a un voyage itinérant au départ d'agadir voila mes impressions: agadir en soi mérite un petit détour pour qui n'est pas familiarisé avec les villes du bord de mer, mais j'ai pu grace a une personne rencontrée sur ce forum sortir des sentiers battus;en effet a qqs kms de la juste a la sortie de la ville en direction d'essaouira, au milieu de nulle part(un guide est necessaire)jaillit une source d'eau chaude, mais impossible d'avoir plus de précision quant au nom du lieu, car tres peu d' habitants connaissent son existence..mais pour profiter des bienfaits de cette source il faut monter un peu plus haut au point de départ dans une petite cabane fermée a clef et gardée..par chance le gardien était la!!!j'ai donc pu a l'abri des regards m'y baigner, grace a mon accompagnatrice qui surveillait d'un oeil attentif les environs.. de retour de ce "magic springs" nous avons fait un crochet jusqu'a la kasbah en ruine qui domine toute la ville d'agadir..panorama a 360 degrés ;d'un coté la grande plage le port la marina, de l'autre les montagnes désertiques et leurs villages perchés. le lendemain me voila partie sur la route de tiznit sans but précis, lorsqu'au détour d'un chemin je croise des personnes rencontrées dans l'avion, pas plus fixés que moi quant a l'itinéraire;nous décidames d'un commun accord de faire la route ensemble..la suite est assez folklorique
Quinze jours au Maroc en février: visites, désert, logement? English translation pending
Bonjour,
ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉
Merci d'avance salut
fleur😎
ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉
Merci d'avance salut
fleur😎
Logements pas chers à Agadir, Taroudant, Tiznit, Tafraout et leurs environs? English translation pending
Bonjour
je pars vers le 15 novembre a agadir et j'aimerai trouver à me loger pas cher sur agadir, taroudannt, tiznit; tafraoute et les environs de ces villes
Quelqu'un connait-il un moyen pour se rendre de l'aéroport d'agadir au centre par le car
merci
Pays arabes, dix jours en février English translation pending
Bonjour,
de retour d'un fantastique voyage d'un mois en Amérique du sud, nous envisageons dix jours de vacances plus reposantes et pas trop chères en février. Un trek dans le désert nous aurait plu, mais les potes se désistent chacun leur tour. On se rabat donc sur un mix visite/détente et trois pays ont nos faveurs: L'Egypte, mais 10 jours, n'est-ce pas un peu court ? (on a du mal à retourner dans des pays déjà visités tant le monde est vaste) La Lybie, mais apparemment il n'y a pas moyen de passer outre l'agence de voyage. Le Yemen, mais encore une fois, n'est-ce pas un peu court? et est-ce réalisable seul ?
Deux questions pour finir: Le Maroc, la Jordanie et la Tunisie sont-ils des pays très (trop) touristiques ? Les risques d'attentat concernent-ils toute l'Algérie?
Beaucoup de questions, mais je vous avoue que je n'ai aucune expérience du monde arabe et que je n'y vois pas très clair. Merci pour vos réponses !
de retour d'un fantastique voyage d'un mois en Amérique du sud, nous envisageons dix jours de vacances plus reposantes et pas trop chères en février. Un trek dans le désert nous aurait plu, mais les potes se désistent chacun leur tour. On se rabat donc sur un mix visite/détente et trois pays ont nos faveurs: L'Egypte, mais 10 jours, n'est-ce pas un peu court ? (on a du mal à retourner dans des pays déjà visités tant le monde est vaste) La Lybie, mais apparemment il n'y a pas moyen de passer outre l'agence de voyage. Le Yemen, mais encore une fois, n'est-ce pas un peu court? et est-ce réalisable seul ?
Deux questions pour finir: Le Maroc, la Jordanie et la Tunisie sont-ils des pays très (trop) touristiques ? Les risques d'attentat concernent-ils toute l'Algérie?
Beaucoup de questions, mais je vous avoue que je n'ai aucune expérience du monde arabe et que je n'y vois pas très clair. Merci pour vos réponses !
Visite de la Provence en mai English translation pending
Nous avons prévu une visite de deux semaines en mai dans la provence. nous savons que Aix et Avignon sont trèes connu. Cependant nous recherchons des petits patelins qui ont souvent des vestiges et des petits trésors que personne ne parle. Donc en deux semaines nous avons le temps de regarder autout et d'admirer certains aspects de la France qui est oublié par les médias.
U a t'il quelqu'un qui peux nous dire ou aller et voir jusqu'à une heure de Mérindol.
merci
Michel😇
merci
Michel😇
Cinq meilleures visites au Maroc? English translation pending
Bonjour!!
Pour ceux qui sont deja allés au Maroc, je voudrais savoir votre top 5 des choses à voir... Je vous invite a faire aussi le top 5 des choses qui vous ont décu....
Merci beaucoup, ça va m'aider pour mon itinéraire
Pour ceux qui sont deja allés au Maroc, je voudrais savoir votre top 5 des choses à voir... Je vous invite a faire aussi le top 5 des choses qui vous ont décu....
Merci beaucoup, ça va m'aider pour mon itinéraire
Circuit de huit jours dans le Sud marocain fin octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 8 jours la dernière semaine d'octobre dans le sud du Maroc. On atterit à Marrakech mais on n'y restera pas longtemps (on reviendra à la fin), on voudrait aller vers le Sud.
Après pas mal de recherches et de lectures, notamment sur ce forum, il me semble que deux itinéraires soient possibles en 6 jours: soit on fait la boucle depuis Marrakech par Essaouira-Agadir-Taroudant-Taliouine, soit on fait Ouarzazate-Gorges-Erfoud-Merzouga-Mhamid-Zagora...
Je pense que nous sommes décidés pour la boucle par Ouarzazate qui a l'air plus authentique (et puis l'océan, fin octobre, ce sera pas chaud chaud, le désert ça me semble plus sûr pour le soleil 😉). Mais c'est là qu'arrive ma question: quel est le meilleur circuit pour voir un max de choses sans passer trois fois par la même route? Sur une carte, je vois bien la route Marrakech-Ouarzazate-Erfoud-Merzougha. Mais est-ce possible de rejoindre Ouarzazate en passant par Mhamid et Zagora sans devoir revenir sur nos pas? Et est-ce possible en 6 jours ou est-ce que ce sera trop de km? D'ailleurs, combien de km peut on espérer parcourir en une heure, vu l'état des routes?
Voilà, toutes vos suggestions quant à notre parcours sont les bienvenues. On a déjà une bonne idée de ce qu'on va faire mais on voudrait être sûr de ne rien louper, ou de ne pas faire 300 bornes pour qqch qui n'en vaut pas vraiment le coup...
Merci!
Nous partons 8 jours la dernière semaine d'octobre dans le sud du Maroc. On atterit à Marrakech mais on n'y restera pas longtemps (on reviendra à la fin), on voudrait aller vers le Sud.
Après pas mal de recherches et de lectures, notamment sur ce forum, il me semble que deux itinéraires soient possibles en 6 jours: soit on fait la boucle depuis Marrakech par Essaouira-Agadir-Taroudant-Taliouine, soit on fait Ouarzazate-Gorges-Erfoud-Merzouga-Mhamid-Zagora...
Je pense que nous sommes décidés pour la boucle par Ouarzazate qui a l'air plus authentique (et puis l'océan, fin octobre, ce sera pas chaud chaud, le désert ça me semble plus sûr pour le soleil 😉). Mais c'est là qu'arrive ma question: quel est le meilleur circuit pour voir un max de choses sans passer trois fois par la même route? Sur une carte, je vois bien la route Marrakech-Ouarzazate-Erfoud-Merzougha. Mais est-ce possible de rejoindre Ouarzazate en passant par Mhamid et Zagora sans devoir revenir sur nos pas? Et est-ce possible en 6 jours ou est-ce que ce sera trop de km? D'ailleurs, combien de km peut on espérer parcourir en une heure, vu l'état des routes?
Voilà, toutes vos suggestions quant à notre parcours sont les bienvenues. On a déjà une bonne idée de ce qu'on va faire mais on voudrait être sûr de ne rien louper, ou de ne pas faire 300 bornes pour qqch qui n'en vaut pas vraiment le coup...
Merci!
La Dominique: un paradis encore existant English translation pending
je conseille au personnes ayant le temps de séjourner en dominique car de tout les voyages c'est vraiment le lieux que j'ai préféré par l'approche des gens et de l'accueil qu'ils font.
Cap sur l'Amérique du sud-Guyanne English translation pending
Nous sommes le 9/07/04
Notre boing 747 nous enmene tout droit en Amazonie!
il est 11h10
Vitesse au sol: 538km/h Altitude: 2800m Temperature exterieur: -3°c Distance Parcourue: 33km Distance totale: 7200km
13h30 Vitesse au sol: 898km/h altitude: 10363m Temperature exterieur: -48°c Distance parcourue: 2096km
15h00 On a envie de fumer, mieux vaut ne pas y penser..
VENDREDI 9 Arrivee a Cayenne: 14h30 heure locale 1ere impression: il fait chaud, l' humidite est etouffante! Annie nous acceuille a l' aeroport ; Annie est proprietaire avec son mari Gerard d' un camp a Saut Athanase ou nous allons bientot passer notre sejour. Elle nous conduit a l' hotel au centre ville de Cayenne. Petit tour dans la ville; l' endroit est insalubre. L' ambiance est a son comble car cette semaine c' est la braderie; musique forte dans les rue, exposition de stand en tout genre... visiblement le rassemblement en scooters a l' air d' un vrai rituel chez les jeunes on devine alors une solidarite absolue entre eux et ca me touche malheureusement la drogue est tres presente ici et la maladie semble faire des ravages irreversible chez certains 😕. On distingue au moins 4 ethnies differentes a Cayennes: Les creoles (melange d' Indiens avec les blancs colons)Les noirs -marrons (descendants des esclaves relaches qui sont partis en foret recreer leur village Africain)Les Mhongs (Laotiens venus s' installer en guyanne et qui detiennent le monopole des cultures)Les metropolitains.
Petit tour sur la plage..oh desespoir.. quel gachis..mais d' ou peut bien provenir cet aglutis d' ordures de toutes sortes..Ben oui de la mer pardi!..on apprend a devenir ecolo en quittant cet endroit! un peu ecoeuree je l' avoue je decide de rejoindre l' hotel mais avant un petit resto local s' impose!
SAMEDI 10 petit dejeuner rapide, tres rapide; Gerard vient nous recuperer avec un couple metropolitain installe depuis quelques mois en Guyane: Marrion et Paul-Emil; nous feront le voyage jusqu' a Regina ensemble. La route est en mauvaise etat et les carcasses de voiture peuples le paysage. A chaque fois on imagine une folle aventure car la route qui nous conduit au village de Regina est en pleine foret. Nous arrivons apres 2 heures de trajet a Regina ou nous attend la pirogue.
10h00- embarquement sur le fleuve "Approuague".🙂 Ca y est maintenant l' aventure peut commencer..Une sensation que je qualifirais de bien-etre totale m' envahi peu a peu je me sens comme balancee au bout du monde.. Les arbres sont gigantesque et ce fleuve impenetrable et opaque semble abriter quelques tresors caches et de rares specimens vivants et encore meconnus de tous! waou! je n' ai pas envie de basculer dans ces eaux epaisses ; j' espere que le piroguier sait ce qu' il fait en tout cas il a l' air et c' est rassurant...
11h30- Nous decouvrons comme par magie le camp de Gerard situe sur le fleuve a Saut Athanase. Si on est pas au paradis, ca y ressemble! Le ti-punch nous est offert mais je prefere me contenter d' un planteur - moins fort. Du carbet-bar ou je me trouve, je savour cet instant toute pleine d' admiration devant ce paysage magnifique Nous fesons connaissance avec un groupe de touriste -sans commentaire-
12h00- Le repas nous attend et l' on decouvre le premier chapitre de menus autant succulant les uns que les autres signe Goredj une cuisiniere Bresilienne- quel talent!- Bocuse n' a qu' a aller se rehabiller! Apres mange, presentation du carbet ou nous allons poser les valises pour le sejour. Petit tour en foret, baignoir naturelle et visite du camp. Preparation des sacs pour une escurssion de deux jours en foret le lendemain. Bonsoir-
DIMANCHE 11 Apres une nuit cauchemardesque, leve tot, petit dejeuner et nous voila parti pour une belle aventure ou nous passerons 2 nuits dans la mythique "foret d' emeraude" accompagne de Paul et Marrion. 3 heures de marche et pas des moindres. Le sol est recouvert de racines et de troncs enormes a franchir car ils barrent le chemin (appele plus communement le "layon"). Contrairement a ce que je pensais la foret n' est pas plate mais faite de collines bien pentue qu' il faut monter malgre la chaleur humide et etouffante- Les sacs a dos aux epaules, manque juste un beret vert 🏴☠️. Par deux fois nous sommes obliges de traverser des marecages sur pres de 300m nous enfoncant dans la boue jusqu' aux genou- Mais quel bonheur de voir defiler sous nos yeux cette foret majestueuse! A mon grand regret tout de meme nous n' avons fait aucune rencontre sur le layon ormis une teraphosa et une dendrobate (grenouille venimeuse) moi qui pensais entrer dans un terrarium geant habite par mille creature en tout genre! mais l' Amazonie n' est pas tout a fait ce que l' on imagine. Il faut se rendre a l' evidence si je veut voir des bebetes il n' y a qu' un seul moyen s' enfoncer dans cette masse verte la ou les hommes ne vont pas.. seulement il y a juste un petit detail il est tres facile de se perdre et le chemin du retour peut devenir un mirage..
12h00 Nous arrivons a un carbet-chasse au bord d' une cascade a la "crique(riviere) Angele" Apres le repas baignade et tobogans naturel au beau milieu de la jungle - angoissant mais plaisant- il faut dire que je ne prefere pas savoir ce qu' il y a la bas de sous..si ca se peut il y a un Anaconda cache quelque part ou bien un Caiman qui me guette sournoisement..berc ca me fait froid dans le dos🤪 je crois que je vais doucement me retirer de cette inquietante piscine naturelle et aller me refugier tranquilement dans mon hamac en me laissant bercer par les bruits de ce monstre vert qu' est cette foret. Le carbet ou nous allons passer la nuit est equipe de l' essentiel:Des hamacs, une table, 2 touks ou sont stockees du riz et du couac dans l' un et un necessaire de survi dans l' autre: un couteau, une trousse medicale, des bougies...des choses qui peuvent se reveler tres utiles dans ce genre d' expeditionun toit et un plancher et il ne fallait rien ajouter sans quoi l' ambiance ne serait pas ce qu' elle est. Le soir au menu: Koumarou au barbecue (un poisson typique du fleuve et frais du matin). Au tour de la table, les visages eclaires par quelques bougies, on s' echange nos vies passees et nos aventures a venir dans une ambiance etrange comme guettes par la foret, noire cette fois ci. C' est comme un retour a l' etat pur et sauvage. On se sent neuf, on se sent fort et tout petit en meme temps. Et d' emotion en emotion on part pour une petite ballade nocturne equipes de couteaux et de frontales. Quelques lucioles viennent nous dirent bonne nuit.. LUNDI 12 Pas de ballades, aujourd'hui on repose nos pieds qui laissent apparaitre de serieuses lesions; crevasses, ampoules, irritations cutanees et boutons. La maceration des pieds dans cet environnement constament humide fait que les blessures n' arrivent pas a secher. A midi un couple nous rejoins, un pilote de ligne d' Air France, decidement on ne fait que des rencontres interessantes et la vie de chacun est passionante. Les discussions s' eternisent Paul-Emil tavaille avec des bilogistes et des entomologistes. Il est installe sur Cayenne depuis bientot 1 an et Marrion l' a rejoint il y a 3 mois. Des son retour en France elle repart pour le Canada encadrer des handicapes grace a l' association qu' elle a contribue a fonder......................................................... Retour au camp -a deux cette fois-ci- car tous reprennent la pirogue dans deux heures mais a cette vitesse je ne pourrais pas suivre vu l' etat de mes pieds. Sur le chemin du retour on a senti une odeur forte...Un fauve?............A suivre 😉
Vitesse au sol: 538km/h Altitude: 2800m Temperature exterieur: -3°c Distance Parcourue: 33km Distance totale: 7200km
13h30 Vitesse au sol: 898km/h altitude: 10363m Temperature exterieur: -48°c Distance parcourue: 2096km
15h00 On a envie de fumer, mieux vaut ne pas y penser..
VENDREDI 9 Arrivee a Cayenne: 14h30 heure locale 1ere impression: il fait chaud, l' humidite est etouffante! Annie nous acceuille a l' aeroport ; Annie est proprietaire avec son mari Gerard d' un camp a Saut Athanase ou nous allons bientot passer notre sejour. Elle nous conduit a l' hotel au centre ville de Cayenne. Petit tour dans la ville; l' endroit est insalubre. L' ambiance est a son comble car cette semaine c' est la braderie; musique forte dans les rue, exposition de stand en tout genre... visiblement le rassemblement en scooters a l' air d' un vrai rituel chez les jeunes on devine alors une solidarite absolue entre eux et ca me touche malheureusement la drogue est tres presente ici et la maladie semble faire des ravages irreversible chez certains 😕. On distingue au moins 4 ethnies differentes a Cayennes: Les creoles (melange d' Indiens avec les blancs colons)Les noirs -marrons (descendants des esclaves relaches qui sont partis en foret recreer leur village Africain)Les Mhongs (Laotiens venus s' installer en guyanne et qui detiennent le monopole des cultures)Les metropolitains.
Petit tour sur la plage..oh desespoir.. quel gachis..mais d' ou peut bien provenir cet aglutis d' ordures de toutes sortes..Ben oui de la mer pardi!..on apprend a devenir ecolo en quittant cet endroit! un peu ecoeuree je l' avoue je decide de rejoindre l' hotel mais avant un petit resto local s' impose!
SAMEDI 10 petit dejeuner rapide, tres rapide; Gerard vient nous recuperer avec un couple metropolitain installe depuis quelques mois en Guyane: Marrion et Paul-Emil; nous feront le voyage jusqu' a Regina ensemble. La route est en mauvaise etat et les carcasses de voiture peuples le paysage. A chaque fois on imagine une folle aventure car la route qui nous conduit au village de Regina est en pleine foret. Nous arrivons apres 2 heures de trajet a Regina ou nous attend la pirogue.
10h00- embarquement sur le fleuve "Approuague".🙂 Ca y est maintenant l' aventure peut commencer..Une sensation que je qualifirais de bien-etre totale m' envahi peu a peu je me sens comme balancee au bout du monde.. Les arbres sont gigantesque et ce fleuve impenetrable et opaque semble abriter quelques tresors caches et de rares specimens vivants et encore meconnus de tous! waou! je n' ai pas envie de basculer dans ces eaux epaisses ; j' espere que le piroguier sait ce qu' il fait en tout cas il a l' air et c' est rassurant...
11h30- Nous decouvrons comme par magie le camp de Gerard situe sur le fleuve a Saut Athanase. Si on est pas au paradis, ca y ressemble! Le ti-punch nous est offert mais je prefere me contenter d' un planteur - moins fort. Du carbet-bar ou je me trouve, je savour cet instant toute pleine d' admiration devant ce paysage magnifique Nous fesons connaissance avec un groupe de touriste -sans commentaire-
12h00- Le repas nous attend et l' on decouvre le premier chapitre de menus autant succulant les uns que les autres signe Goredj une cuisiniere Bresilienne- quel talent!- Bocuse n' a qu' a aller se rehabiller! Apres mange, presentation du carbet ou nous allons poser les valises pour le sejour. Petit tour en foret, baignoir naturelle et visite du camp. Preparation des sacs pour une escurssion de deux jours en foret le lendemain. Bonsoir-
DIMANCHE 11 Apres une nuit cauchemardesque, leve tot, petit dejeuner et nous voila parti pour une belle aventure ou nous passerons 2 nuits dans la mythique "foret d' emeraude" accompagne de Paul et Marrion. 3 heures de marche et pas des moindres. Le sol est recouvert de racines et de troncs enormes a franchir car ils barrent le chemin (appele plus communement le "layon"). Contrairement a ce que je pensais la foret n' est pas plate mais faite de collines bien pentue qu' il faut monter malgre la chaleur humide et etouffante- Les sacs a dos aux epaules, manque juste un beret vert 🏴☠️. Par deux fois nous sommes obliges de traverser des marecages sur pres de 300m nous enfoncant dans la boue jusqu' aux genou- Mais quel bonheur de voir defiler sous nos yeux cette foret majestueuse! A mon grand regret tout de meme nous n' avons fait aucune rencontre sur le layon ormis une teraphosa et une dendrobate (grenouille venimeuse) moi qui pensais entrer dans un terrarium geant habite par mille creature en tout genre! mais l' Amazonie n' est pas tout a fait ce que l' on imagine. Il faut se rendre a l' evidence si je veut voir des bebetes il n' y a qu' un seul moyen s' enfoncer dans cette masse verte la ou les hommes ne vont pas.. seulement il y a juste un petit detail il est tres facile de se perdre et le chemin du retour peut devenir un mirage..
12h00 Nous arrivons a un carbet-chasse au bord d' une cascade a la "crique(riviere) Angele" Apres le repas baignade et tobogans naturel au beau milieu de la jungle - angoissant mais plaisant- il faut dire que je ne prefere pas savoir ce qu' il y a la bas de sous..si ca se peut il y a un Anaconda cache quelque part ou bien un Caiman qui me guette sournoisement..berc ca me fait froid dans le dos🤪 je crois que je vais doucement me retirer de cette inquietante piscine naturelle et aller me refugier tranquilement dans mon hamac en me laissant bercer par les bruits de ce monstre vert qu' est cette foret. Le carbet ou nous allons passer la nuit est equipe de l' essentiel:Des hamacs, une table, 2 touks ou sont stockees du riz et du couac dans l' un et un necessaire de survi dans l' autre: un couteau, une trousse medicale, des bougies...des choses qui peuvent se reveler tres utiles dans ce genre d' expeditionun toit et un plancher et il ne fallait rien ajouter sans quoi l' ambiance ne serait pas ce qu' elle est. Le soir au menu: Koumarou au barbecue (un poisson typique du fleuve et frais du matin). Au tour de la table, les visages eclaires par quelques bougies, on s' echange nos vies passees et nos aventures a venir dans une ambiance etrange comme guettes par la foret, noire cette fois ci. C' est comme un retour a l' etat pur et sauvage. On se sent neuf, on se sent fort et tout petit en meme temps. Et d' emotion en emotion on part pour une petite ballade nocturne equipes de couteaux et de frontales. Quelques lucioles viennent nous dirent bonne nuit.. LUNDI 12 Pas de ballades, aujourd'hui on repose nos pieds qui laissent apparaitre de serieuses lesions; crevasses, ampoules, irritations cutanees et boutons. La maceration des pieds dans cet environnement constament humide fait que les blessures n' arrivent pas a secher. A midi un couple nous rejoins, un pilote de ligne d' Air France, decidement on ne fait que des rencontres interessantes et la vie de chacun est passionante. Les discussions s' eternisent Paul-Emil tavaille avec des bilogistes et des entomologistes. Il est installe sur Cayenne depuis bientot 1 an et Marrion l' a rejoint il y a 3 mois. Des son retour en France elle repart pour le Canada encadrer des handicapes grace a l' association qu' elle a contribue a fonder......................................................... Retour au camp -a deux cette fois-ci- car tous reprennent la pirogue dans deux heures mais a cette vitesse je ne pourrais pas suivre vu l' etat de mes pieds. Sur le chemin du retour on a senti une odeur forte...Un fauve?............A suivre 😉
Anergui, jour de souk (Maroc) English translation pending
Le sept septembre était un jeudi. A Anergui le souk battait son plein.🙂
Voici quelques souvenirs éparpillés...
Sam
* * *
Aujourd’hui, jour de souk. Tous les jeudis. Je retrouve mes amis Avec du thé et des galettes. Le petit café au coin Domine la place entière. La terre battue et les cailloux Se sont mêlés aux eaux de pluie. Nous nous agglutinons A l'abri des rafales. Les rires et les salutations Pleuvent Entre les familles réunies. Joyeux microcosme bigarré, Trop petit pour s’y perdre. Je cherche Moha des yeux. La foule est dense. Nous partons ce soir vers Kousser. Je l’aperçois au fond du souk, Où sont vendus les animaux. Moutons, chèvres, mulets, ânes… Les transactions sont graves. Les regards sont sévères. Un vieillard me vend sa chèvre. Une petite chèvre noiraude. Aussi sèche que le vieux. Même regard lumineux, Même barbiche. Et je retrouve enfin Moha, Sa peau usée, Ses vastes sourires, Ses yeux couleur de braise. Il ne parle que tamazight. Ni français, ni arabe. Pour ce qui est de rire, Les gestes suffisent. Nous faisons quelques achats. Du pain, de l’huile, Des pommes de terre et des tomates, Des oignons, Des épices multicolores, Des bougies, du thé, du sucre, Un bon quartier de viande, Des sardines et du fromage. Tout ce qu’il faut pour vivre bien. Fatima et Aïcha sont là, Toujours secrètement aguicheuses. J’aime le souk. Cette manière de parler A tous ceux que l’on croise. Manière de se rencontrer, De vivre l’unité du clan. Et puis le thé, Versé de haut, Est toujours partagé. Je quitte le petit café Les bras chargés de provisions. J’évite à grandes enjambées Les flaques sur le chemin. Entre les maisons de terre crue, Je ne ressens plus les regards. Je suis ici chez moi. Si je veux faire partie du clan ? Libre à moi d’y entrer. Déroutante liberté, Tout seul et venant de loin. Liberté O combien légère Lorsque l’on s’en saisit.
* * *
Départ après le souk. Charger la mule, Et suivre le chemin Entre les amas caillouteux Et les pans de la terre. Les crêtes ensanglantées Se sont dressées verticales. La lessive d’une famille Sèche encore sur les arbustes. Des fillettes me regardent. Une heure de marche encore, Un pont dans les jardins, Et puis Aït Boulmane Blotti au fond de la vallée. Au-delà, les hauts plateaux. Pour le moment, Les maisons s’empilent hésitantes Autour d’un grenier millénaire. Des provisions sur six étages Pour le prochain hiver. Sur le chemin vers le col, Ali nous ouvre sa porte. Il est un oncle de Moha. Nous l’aidons rapidement A pousser quelques chèvres Dans le fond de la cour. Et puis les nattes sont étalées Sur le toit de la bergerie. Le pain encore chaud nous accueille, Les dattes, le thé, L’huile et les arachides. La lune, silencieuse, Glisse au dessus des crêtes. Pleine. Unique. Les reliefs se dessinent Bleutés par les ténèbres. Plus bas dans les jardins, Le murmure d’un tamtam. Celui du bendir qui se lève, Honoré par les cieux. Enfin, le couscous est servi. Sec et pimenté. La faim est assouvie. Je plonge alors dans la nuit, Seul, Ne comprenant pas un mot Des conversations autour de moi.
* * *
Un son de flûte résonne encore Sur le rocher d’Aït Boulmane Avec une douleur dans le corps De la terre des Imazighen.
* * *
* * *
Aujourd’hui, jour de souk. Tous les jeudis. Je retrouve mes amis Avec du thé et des galettes. Le petit café au coin Domine la place entière. La terre battue et les cailloux Se sont mêlés aux eaux de pluie. Nous nous agglutinons A l'abri des rafales. Les rires et les salutations Pleuvent Entre les familles réunies. Joyeux microcosme bigarré, Trop petit pour s’y perdre. Je cherche Moha des yeux. La foule est dense. Nous partons ce soir vers Kousser. Je l’aperçois au fond du souk, Où sont vendus les animaux. Moutons, chèvres, mulets, ânes… Les transactions sont graves. Les regards sont sévères. Un vieillard me vend sa chèvre. Une petite chèvre noiraude. Aussi sèche que le vieux. Même regard lumineux, Même barbiche. Et je retrouve enfin Moha, Sa peau usée, Ses vastes sourires, Ses yeux couleur de braise. Il ne parle que tamazight. Ni français, ni arabe. Pour ce qui est de rire, Les gestes suffisent. Nous faisons quelques achats. Du pain, de l’huile, Des pommes de terre et des tomates, Des oignons, Des épices multicolores, Des bougies, du thé, du sucre, Un bon quartier de viande, Des sardines et du fromage. Tout ce qu’il faut pour vivre bien. Fatima et Aïcha sont là, Toujours secrètement aguicheuses. J’aime le souk. Cette manière de parler A tous ceux que l’on croise. Manière de se rencontrer, De vivre l’unité du clan. Et puis le thé, Versé de haut, Est toujours partagé. Je quitte le petit café Les bras chargés de provisions. J’évite à grandes enjambées Les flaques sur le chemin. Entre les maisons de terre crue, Je ne ressens plus les regards. Je suis ici chez moi. Si je veux faire partie du clan ? Libre à moi d’y entrer. Déroutante liberté, Tout seul et venant de loin. Liberté O combien légère Lorsque l’on s’en saisit.
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Départ après le souk. Charger la mule, Et suivre le chemin Entre les amas caillouteux Et les pans de la terre. Les crêtes ensanglantées Se sont dressées verticales. La lessive d’une famille Sèche encore sur les arbustes. Des fillettes me regardent. Une heure de marche encore, Un pont dans les jardins, Et puis Aït Boulmane Blotti au fond de la vallée. Au-delà, les hauts plateaux. Pour le moment, Les maisons s’empilent hésitantes Autour d’un grenier millénaire. Des provisions sur six étages Pour le prochain hiver. Sur le chemin vers le col, Ali nous ouvre sa porte. Il est un oncle de Moha. Nous l’aidons rapidement A pousser quelques chèvres Dans le fond de la cour. Et puis les nattes sont étalées Sur le toit de la bergerie. Le pain encore chaud nous accueille, Les dattes, le thé, L’huile et les arachides. La lune, silencieuse, Glisse au dessus des crêtes. Pleine. Unique. Les reliefs se dessinent Bleutés par les ténèbres. Plus bas dans les jardins, Le murmure d’un tamtam. Celui du bendir qui se lève, Honoré par les cieux. Enfin, le couscous est servi. Sec et pimenté. La faim est assouvie. Je plonge alors dans la nuit, Seul, Ne comprenant pas un mot Des conversations autour de moi.
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Un son de flûte résonne encore Sur le rocher d’Aït Boulmane Avec une douleur dans le corps De la terre des Imazighen.
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Sujet de dissertation géantropique English translation pending
La géantropie... j'en parle deci-delà sur VF. J'en parle aussi sur mon site. En gros, cette discipline obscure s'intéresse à toutes les formes de représentation de l'espace. Une parmi tant d'autres, et non des moindres, est le récit de voyage.
Ce sujet de dissertation a donc sa place ici:
Décrivez un lieu qui vous a marqué dans vos voyages, en insistant bien sur la manière dont vous l'avez ressenti avec tous vos sens. Le lecteur doit pouvoir se représenter l'espace décrit comme s'il y était.
A vos claviers... et merci d'avance
Ce sujet de dissertation a donc sa place ici:
Décrivez un lieu qui vous a marqué dans vos voyages, en insistant bien sur la manière dont vous l'avez ressenti avec tous vos sens. Le lecteur doit pouvoir se représenter l'espace décrit comme s'il y était.
A vos claviers... et merci d'avance
Compte rendu Viva Whindham Samana English translation pending
Voici comme promis notre compte rendu de notre voyage au viva whidham samana.
Nous avons passés un sejour de 15 jours a Las terranas du 09/02 au 23/02 par l’intermediaires du tour operator MARSANS.
Depart par la compagnie CORSAIR le mercredi 09/02. initialement prévus a 14h au depart, a la reception des billets, nous constatons que celui-ci dois decoller a 18h30 ! tant mieux, nous avons ainsi la possibilité de partir de haute savoir le mercredi matin au lieu du mardi soir.(on gagne une nuit d’hotel a paris) apres 6 heures de routes, nous arrivons a l’aeroport. On se gare sur le parking P4 d’orly sud(le moins cher mais compter 175 euros pour 15 jours) une navette nous prend rapidement et nous amene a l’aerogare pour echanger nos billets au stand MARSANS. Une fois cette premiere attante de 15 minute faite, on nous annonce que l’avions aura 2 heures de retard ! (on etait déjà avertit par le forum que corsair etait souvent en retard !! donc on prend notre mal en patience). On laisse nos bagages et trainons dans l’aeroport jusqu ‘a 18h30 et en profitons pour remplir nos cartes de sejours .NOUS allons ensuite dans la salle d’embarquement .ou des sandwich nous serons servis pour patienter. nous y avons attendus jusqu'à 23h30 avant de pouvoir monter en avions et enfin pouvoir decoller !!!! il etait temps, ensuite les decollages etaient interdit et il aurais fallu attendre le lendemain !!!! (5 h de retard pour ce vol) dans l’avions, il y a 3 rangée de 3 sieges.Les personnes de grandes tailles ou un peu corpulentes, doivent s’attendre a passer 9 longues heures dans de penible conditions. Pratiquement impossible de dormir. Ils diffusent 2 ou 3 films durant le voyage, servent un repas chaud qui est le bienvenus et un petit dejeuner avant d’atterir. A part le manque de place, le vol se fait sans aucun probleme.un conseil pour ceux qui le peuvent : prendre des billets classe grand large ! les siege y sont nettement plus confortable 6 places au lieu de 9 en calsique sur une rangée !! Nous arivons a PUERTO PLATA le jeudi a 2h30 locales(5h de décallage), passons la douane, rendons le formulaires de cartes de sejour, recuperons nos valises, pause pipi, puis sommes accueuilli par du personnel Marsans qui nous invite a monter dans un bus pour nous rendre a l’hotel . Il fait chaud, les premiers palmiers sont vus, les vacances commencent ….le porteur nous reclame de l’argent, pas de chance pour lui, on as pas de monnaie ! on se recupereras la prochaine fois !!! Dans le bus, on roule pendant environs 4/5 heures, il fait nuit mais on peux distinguer sur le debut du matin les paysages qui sont magnifiques, on traverse la cordillere, Danny, notre accompagnateur marsans, ne parle pas très bien le français, mais fait le maximum pour nous etre agréable, meme si on prefererais dormir. Le jour se levant, on arrive vers las terranas, ou la, on ne peux déjà plus decrocher nos regard du paysage !!! Maison colorées mais pauvres, palmiers et cocotiers de toutes beautés, on vois encore les traces de l’ouragan devastateur. La mer bleuté et les plages…. Vivement qu’on sorte de ce car. On s’arrete a la sortie de las trerranas a la station essence ou des mini bus nous attendent pour nous enmener jusqu'à l’hotel ! en effet ce grand bus ne peux y acceder car il s’agit d’une piste terreuse avec des nids de poule qui seraien mieux denomé pad des nids d’autruche…on monte donc tous dans des mini bus et la, le sentier nous coupe definitivement de la civilisation.environs 12km de piste cahotiques bordees d’une vegetation luxuriante en ne croisant que quelques rares batisses typiques de la régions. Environs 15 minutes plus tard, nous arrivons a l’hotel accueuilli par les quipes d’animation qui nous offrent un pot de bien venus ! on recuperer nos valise qui avainet etaient entassés dans un autre bus, Nous faisons la queue pour recuperer nos clefs des chambre, clef de coffre fort, et telecommande. Premiere surprise, le personnel a l’accueuil ne parle presque pat français ! pas facile !mais ce n’est pas grave, entre le français, l’anglais, les signes, et ceux qui parlent espagnol, on se debrouille. Des porteurs prennent nos bagages et nous enmennes a nos chambres. 9 h du matin, les vacances demarrent sur las chapeaux de roues !! le temps est magnifique, on prend une douche vite fait et on se retrouve pour prendre le petit dejeuner qui est servis jusqu'à 10h30. Association humanitaire :
Avant de aprtir, j’avias contacter B.pirioux pour participer benvolement a son action humanitaire. Il s’agit de prendre en charge dans ses valises un carton de medicament et de le deposer a las terranas a notre arrivée. J’ai reçe le colis environs 1 mois avant notre départ, accompagné d’une letre explicative et d’un formulaire e ramplir(nom/numero de passport) a presenter a la douane s’ils trouvent le carton ! Tout c’est parfaitement passé, aucun probleme en douane, s’il fon du zelz, il suffit de leur laisser le carton en echange d’un reçu, et l’association iras le chercher ! pas de soucis, tout est parfaitement organiser !!! Je vous invite tous a le faire ! les dominicains n’ont qu’un accés limité aux medicaments car ceux ci sont d’un cout exorbhitant ! cela ne nous coute rien, et vus l’accueuil chaleureux qu’ils nous offrent, c’est la moindre des choses que d’essayer de les aider. Toutes la chaine de distribution des emdicaments est supervisée par l’association et il n’yas donc pas de tricherie ou de perte ! tout vas aux dominicains ! bel exemple d’organisation efficace ! messieurs des grandes associations MSF ou autres, prenez en de la graine !!!! Enfin une association efficace ! Si vous voulez plus de detail contactez B.pirioux, il se feras un ejoie de vous expliquer tous ce qu’ils font car ils ne sebornent pas qux medicaments, mais assistent aussi les dominicains dans leur vie de tous les jours : assistance aux personnes agées, participation a la scolarité, aide d’une ecole française(leur avenir pour le tourisme) aide au fonctionnemnt d’une ecole pour handicapé ! Vous le verez plus loin si vous avez le courage de me lire jusqu’au bout, B.pirioux n’est certainement pas le meilleur guide que j’ai rencontré, mais au niveau de l’humanitaire, je pense qu’il pourrait certainement donner des leçons a plus d’un. Merci Mr Pirioux pour ce que vous faites pour les dominicains.
Description de l’hotel :
Les chambres sont spacieuses, 2 lits doublent dans chaques chambres, une grande table avec télé couleur.un telephonne et deux immense lampes.elles sont décorées simplement mais sont assez jolies. Un local douche avec un grand lavabo et WC, climatisation, et balcon donnant sur le jardin avc vue sur la piscine et sur la mer. Elles sont propres. Les lits sont faits tous les jours, le menage aussi. Les servietes sont changées en moyenne un jour sur deux
Les jardins sont magnifiques. Le parc est parsemes de palmier royal et de cocotier, la pelouse est nickelle, et il y as de nombreux petits massifs de plantes et de felurs. C’est très agréeable de le traverser pour se rendre des chambres aux restaurant, a la mer ou a la piscine. Les jardiniers passent enormement de temps a l’entretenir.
La piscine est super propre, elle as la forme d’un grand 8 avec un coté peux proffond et un autre un peu plus. 1m60 maxi je crois.l’eau y est bleu, elle est entourée d’une terras ou s’y trouvent des parassols et de nombreuses chaises longues avec matelas. Et petite tablette pour que les serveuses y apportent vos boissons favorites.Contrairement a ce que j’ai pus entendre sur le forum, elle n’est ni sale ni trop petite et a ma grande surprise rarement bondées de monde (au maximum une dixaine) ce qui laisse suffisament de place aux enfant pour jouer dans l’eau et aux plus grands pour nager s’il le veulent. Le bar a coté diffuse a volonté merengue et bachata pour nous plonger dans l’ambiance.
Il y as 3 restaurant
Le cacao ou l’on prend le petit dejeuner. Il s’agit d’un immense self service, les repas y sont servis a volontées, ils sont copieux, nombreux choix, simple ou plus inhabituels. Il y a en permanence des fruits de saison (ananas, mangue orange ets…) le riz revient souvent (plats de base en rep-dom), mais sous de nombreuses formes differentes ! c’est vrais qu’au bour de 15 jours on as l’impression d’avoir tout gouter et que cela reviens toujours pareil, mais c’est relativement bon et pas plus routinier que ce que l’on peux trouver en France. Le personnel y est serviable, retire vos verres et assietes dés quelles sont vides, vous apporte a boire etvous n’avez qu’as vous lever pour aller remplir vos assietes !!! Le dejeuner n’est servit que dans ce restaurant. A noter qu’il s’agit d’une salle entierement overte sur l’exteireur, la vue donne sur la piscine, il est tres agreable d’y dejeuner.
Le bambu uniquement le soir sur reservation le matin . on y mange des plats asiatiques service a table (3 services 7h / 7h45 / 8h30)
Le mediteraneens uniquement sur reservation le matin ou ils servent aussi a table des pizzas et des plats italiens. Dans la journée on peux y deguster des pizzas, hamburger et sandwich pour les petits creux ! (3 services 7h / 7h45 / 8h30)
il y as un bar a coté de la plage et un a cotés de la piscine ou l’on vous sert de nombreux coktails, ou boisssons de votre choix. Celui de la piscine as un petit salon ou l’on peux se reposer a l’ombre, celui de la mer, une petite terrasse avec vu sur la mer
La plage est magnifique, bordée de cocotier. L’eau y est bleue dés qu’il y a un rayon de soleil, et des cocotier sont alongée sur la plage comme sur des cartes postales. Il y a des peitites vagues(moins d’1m), la plages et surveillées et bordées de nombreuses chaises longues avec matelas. On as pus aller se promener a droite et a gauche de cette plage privée et marché sur de nombreux kilometres sans ne rien trouver d’autres que des cocotier, des palmiers et du sables.un vrais paradis. De temps en temps des quads y passent, mais ils sont surveillés par les gardes de l’hotel, qui leur nt vites fait comprendre qu’ici on y roullait doucement !!!
Au bout de la plage se trouve un centre aquatique de l’hotel ou on puet y trouver des masques et tubas, des planches, des canoés cayak, des petites voiliers
Et vers le restaurant il y as un salle de sport parfaitement bien equipée reservée au plus de 16 ans qui est en cours d’amenagement mais qui est deja operationelle.
Tous les soirs, dans la salle de spectacle, a partir de 10h, l’equipe d’animation fort sympathique fait un spectacle different a chaque fois basée sur la musique. Choregraphie, play-bak et jeux y sont a l’honneur. Celui ci dur environs une heures et se poursuit ensuite pour ceux qui veulent par une mini discotheque(je dirais plutot merenguotheque)
La journée pour ceux qui restent a l’hotel est ponctuées par des animations de l’equipe d’animation. Flechettes, leçons de merengues sur la plages, aqua gym a la piscine, jeux de sociétés, tournois de volley, petanques, jeux divers sur la plage, et traditionel loto le soir avant de manger.
Un service de pressing vous est proposé(vous laissez votre linge dans un sac le soir et il vous seras rendu le surlendemain lavé) exemple de prix : (chaussettes 20 pesos tee shirt 25 pesos pantalon 50 ps short 30 ps)
Il y a un club pour les enfants de 4 a 12 ans et un pour le 12-16 ans et un petit magasin ou vous pourrez trouver souvenir, mateiel divers, adaptateur prises usa, medicaments, creme solaire, etc…. Le premier jour, un rendez vous est fixer par le representatn de marsans(olivier je crois) pour nous expliquer le fonctionnement de l’hotel. Le but de cette reunion est bien entendu de vendre un maximum d’escursions au seins de l’hotel et de decourager ceux qui voudrainet s’aventurer a l’exterieur de l’hotel. Malgrés cela, olivier est serviable, il est souvent present, et nous depanne en cas de probleme(le seul qu’on as eu est un probleme de langue)
Ne vous laissez pas avoir pour les escursions, elles sont très cheres ! vous trouvere mieux en ville a las terranas, et je vous assure, il n’est pas du tout dangereux de s’y rendre.
Le seul probleme rencontré a l’hotel, est pour les serviettes de plages. Il n’y en as pas assez, et il faut, si vous en changez, surveiller le maitre nageur qui les distribue au compte goute pour etre sur d’en avoir !
Derniere chose sur l’hotel, en cas de besoin ils, peuvent vous apeler un docteur qui viendras directement dasn votre chambre.
Dans la formule tout inclus, on vous offre un aller retour a las terranas par personne. Une fois utilisés, il vous en couteras soit 200 pesos /personne pour vous y rendre par les navettes de l’hotel, soit vous devrez prendre un taxis qui vous prend 15 dollard(30 aller retour) quels que soit le nbr de passager.(l’ideal et de trouver des gens qui veulent s’y rendre et de partager les frais car il y en as en permanence)
Las terranas, est une petite ville construite le long d’une rue principale. Depaysement garantis !! on est a mis chemins entre les antilles et l’afriques. Des petits commerces longent la rue principale, coifeurs, bouchers qui etalent leur viandes a l’air libre, marchand de peintures, de boissons, petit magasins alimentation, magasins de souvenir et de nombreuses agences d’escursion. Vous y trouverez tous ce que vous pouvez avoir besoin. La circulation y est pour le moins folklorique, on y croise des jeeps, des quads, de nombreuse motos et de nombreux taxis. Ça vas dans tous les sens !imaginez vous le rond point de la concorde avec des quads et de motos ! c’est celui qui se faufille le mieux qui arrive le premier !!! A voir rien que pour ça !!!! On vous inviteras a visiter les galeries de peinture(c’est gratuit et en plus ils te font un bon prix rien que pour toi !!!) et on te proposera de t’enmener en motos conchos ou en guagua n’importe ou !! Mais ils ne sont pas acrocheur et un simple no gracias suffit a les faire passer au touriste suivant !!
Les plages de las terranas sont magnifiques et d’un degradés de bleus sublimes !!! croyez moi, les photos que vous y ferez, nauront rien a envier aux cartes postales de vos reves !!!
Les escursions :
Pour nos escursions, nous sommes passés par Pierre Fayet. C’est chez lui qu’on as trouvé les moins cheres. Il fait des prix si on en prend plusieurs et fait moitié prix pour les enfants.toutes les escursions sont au depart de votre hotel, Tous ces guides parlent français, et il me semble que la securitée est garantie. De plus, les escursions se font toujours en etant tres proches des habitant de la republique dominicaine, et cela permet de les aprocher et d’apprendre a les connaitres, et ce serais une grave erreur de ne pas le faire tellemnt ils sont gentil serviable. C’est un vrai bonheur que de les cotoyers. Voire leur joie de vivre et leur vitalité malgres la misere qui les entoures est une veritable leçon pour tous les occidentaux que nous sommes qui ne pensent qu’a leur bien etre… ici partage et convivialité sont a l’honneur et je vous assure qu’ils savent nous acueillir. Jammais un mot plus haut que l’autres, ils vous accueuillet chez eux les bras ouverts. Souvent ils vendent leur productions mais, vous n’etes jammais forcé d’acheter et que vous repartiez les mains plienes ou sans rien, vous avez toujours été les bienvenus… un vrai pliasir pour le coueur et l’esprit… un vrai regal que d’avoir eu l’honneur de artager un court instant de leur vie…
Pour en revenir aux escursions, nous avons fait :
Les rio tropicales (1800 pesos) il s’agit après avoir traverser la baie de samana, avec un pecheur, de remonter les fleuves rio baraccote jusqu’au village laguna christal, on y trouve une source d’au douce, un village de pecheur et de paysans, vous pourrez y gouter des noix de coco naturelle un vrai regal. On y mange sur place puis on repart vers les chutes del cana ou nous avons du aider nos accompagnateurs a tire la barque pour passer par dessus les chutes et continuer notre parcours vers un autre village. Paletuviers, pelivcants, cocotiers, natures sauvage sont aurendez vous ainsi que le contact humains avec les dominicains .scenes de vies locales, marches, pecheurs vidant les poissons, Meringues a fond les sonos, coiffeurs qui travaillent avec des groupes electrogene…en bref plongée, dans le mode de vie dominicain ….
Le safari quad route du café 4500pesos/quad(2 par quad) pour cete sortie nous etions passé aussi par P.FAYET et avons decouvert Bruno qui gere sa boite d’escursions en quad. « SAFATI QUAD » tel 240-6056 ou contactez le sur www SAFARI-QUAD.COM Si vous devez faire une escursion en quad, passez imperativement par lui, vous ne le regreterez pas !!! par contre, si vous etes la pour tout defoncer, exploser le materiel, et ne pas respecter la nature et les habitants, alors passer votre chemins, car vous pourriez bien rentrer a pied !!!
Materiel neuf(il date de fin decembre), le materiel n’est pas loues, il ne sert qu’aux escursions, ce qui garantit du materiel en parfait etat, les guides qui nous accompagnet parlent parfaitement le français, en plus ils osnt super sympa(clin d’oeil a bruno et a ellier) avec qui ont as passés de très agréables moments, le maeriel n’est pas poussé a fond et les visites se font au rythme des plus lents ! On est la avant tout pour decouvrir et prendre son temps ! Pour ceux qui veulent en decoudre avec la machine, Bruno organise pour les habitués voir les experts des randonées speciales et très techniques avec des passages très dificiles.
En ce qui concerne la route du café, nous l’avons fait avec bruno, avant le depart, debriefing du fonctionnemtn du quad, prise en main sur la plage, et ensuite on part tranquillement par les sentiers, meme les debutants peuvent le faire, bruno est la pour tout surveiller, on avance a notre rythmeet au fur a mesure des passages, l’habitudes venant progressivement, on fini par rouler pas mal.
Premiere surprise ! je pensait avnt tout que cette sortie quad serait avant tout un contact avec la civilisation les moteurs, le bruit etc… et bien non, c’est grace a ce moyen de transport et a cette randonée de 50km atravers des paysages grandiose que j’ai pus apprendre le plus de choses sur la republique dominicaine, sur les dominicains, leur façon de vivre et la nature qui nous entourait, bruno repond a toutes vos questions !il est intarissable et incollable sur tout ce qui nous entoure. on as decouvert des plantation d’hevea pour faire du caoutchouc, des plantations de café, de cacao, bruno nous a montres la flore et ses particularité, amandiers, palmier royal, cocotier, plante (je ne me souviens plus le nom qui as de graines rouges et qui servainet aux indiens a se faire des peintures de guerres) aux quadiste aussi d’ailleur(meric bruno), cacaoyer, aloees verra, plantes carnivores, vus sur la mer et sur las terranas du haut des collines, on commence a voir les ravages que font les gros hotels a touristes sur la nature(merci bruno de nous ouvrir les yeux), passage d’un petit pont sur la riviere, ou le quad passe tout juste ! passage de rivierre dans l’eaus, passage de chemin de boue dans la boue jusqu’aux genoux !!! pour ceux qui reussisent a s’en sortir, sans trop de dégat, bruno et les enfants se chargent de remedier a cela en jetand des noisx de coco qui nous eclaboussent de boues.. fous rire garantis, decouverte d’annanas qui poussent en pleine nature, rencontre avec des braves gens du coin qui nou s ofrent le café et qui nous font gouter leur chocolat. Traversée de vilage saluer par les enfants qui nous font tous signes, puis après avoir été completement depayses et avoir traverser plusieurs types de paysages et de végétations differentes, on deboule sur une plage immence a palya moron ou on peux un peu s’eclater sur la manette des gaz ! Les temeraires(tout le monde l’as fait) on pu faire du quad sur 2 roues avec bruno ! sensation garanties, et on est aller ensuite au bout de la plage, ou la mer est protegée par une barierre de corail, voir une mer d’huile, presque un lac !! . interdiction d’aller plus loin, car c’est le sanctuaires des lamentins et nul ne peux y aller autrement qu’a pied ! Bruno, respectueux de la nature après nous avoir fait decouvrir ce lieu, nous fait donc faire demi-tour et conduire les enfants qui n’avaient jusque la pas pus prendre le guidon. Ensuite retour a las terranas avec des paysages et des reves encore pleins les yeux…
Observation des baleines 1800pesos Après un voyage en car pour Samana, on prend un bateau en direction du sanctuaire des baleines, après environs une demie heure de bateau, apres avoir passé l’ile de cayo levantado, et avoir chercher un peu, on vois la premiere baleine faire un saut au loin. Sensation et emotion garantie notre huide parlait couramment le français ! j’etait aussi venu pour en apprendre un peu plus sur ces baleines et pourquoi elles faisiant tous les ans ce periple de plusieurs milliers de km, mais le spectacle se passait de tout commentaire, et ma soif de connaisance a immediatement laissé place, a la volontée de juste assister auspectacle et d’en prendre pleins les yeux. Le moteurs se mettent en route on s’en aproche, puis, le capitaine coupe les moteurs pour pouvoir observer leur danses. Je ne pensait jammais voir des baleines d’aussi prêt. Elles sont sublimes ! amoins de 20 metres parfoir meme plus prêt, on les voies sous l’eau tellement elles est claire. On entent leur soufle puissant, on les vois glisser hors de l’eau er reploger magestueusement en resortant leur queue de l’eau 2 heures de pure bonheur a cotoyer ces monsters de plus de 40 tonnes et de plus de 15 metres. Le temps etait au soleil, on as du en voir au moins une dizaines et plusieur fois chacunes ! enorme moment d’emotion a chaque fois qu’une de ces baleines sortait de l’eau pour se faire admirée. Après ces moments de grace, on reprend la route ves le cayo levantado, dejuener copieux sur une plage de sable blanc. Petit marché, eau turquoise, site toursitique mais a ne pas manquer. Eau plus que chaude, baignade dans de l’eau christaline entourée de petit poisson, marchand de Cd de merengué et de chapeaux fait en feuille de palmier, qui pourquelques pesons montent pour vous tout en haut d’un cocotier pour vous recuperer une noix de coco. Le temps y passe trop vite et il est deja 15h30, le temps de se rahbiller pour reprendre le bateau qui nous ramene sur la presquile..
Parc de los haitises . 1800 pesos
Après un voyage en car jusqu'à Sanchez, on prend un café dans un hotel avant de monter sur un bateau rapide pour traverser la baie de samana ! Rapide, le mot est faible comparer a tous les autre moyens de ocomotion qu’on as déjà utilisé, je dirasi très rapide !!! Le soleil brille sur une baie sans aucune vague on avance a grande vitesse en direction du parc, les embruns nous rafraichissentet on aprecie le trajet malgrés la puissance de 2 moteurs de 450 cv qui nous propulsent escusez du peu, mais vu ce qu’on vas decouvrir, il ne faut pas s’atarder su la baie !!!! Paysage magnifique, flore sauvage, de nombreux mangroves abritent des especes d’oiseaus differentes garzans, pelicants, fregates, vautours … On arrive sur une petite plage ou se trouvent des pecheurs et entrons dans un manantial(une petite grotte marine d’ou sort une riviere souterraine d’au douce) On s’arrete sur la plage, on goute des fruits, ananas, coco etc, buvons un peu et repartons contourner plusieur mangroves et admirer la beautés du paysage. Puis arret dans une grotte ou les indiens TAINOS on peint a meme les murs des signes reprentant leurs modes de vie et leurs cultes . Après une traversee de foret de paletuvier, on aboutit en bateau a la seconde grotte a visiter. Petroglyphes, peintures rupestres osnt au menus. Le seul regret que j’ai de cette visite est de n’avoir pas pu la faire avec P.Fayet, celui ci etant absent pour des raison professionnelles. Nous avons fait la visite avec B .pirioux qui s’occupe de l’association humanitaire.qui avait été formé pour l’ocasion. Malheureusement, malgrés la bonne volonté qu’il essayer d’y metre celui ci n’as pas sus nous interesser a cette culture tainos.ces hesitations lors des commentaire, ces erreurs de description s des peintures etaient penibles et rebarbatives ! Cependant, cela n’enleve rien a l’interret du site et a la decouverte de la nature de ce parc ! J’ai eu l’occasion de m’entretenir plus tard avec P. FAYET, et je n’ai plus qu’une envie, refiare la visite avec celui-ci qui est un vrai passioné et qui sait transmetre sa passion aux autres. Je conseil donc aussi cette escursion en prenant soin de verifier cependant que celle ci soit bien guidée par P.fayet. quel regal d’ecouter parler des gens pasionner par ce quils font .il en est de meme quand B pirioux nous parle de son association.!!!
Decouverte de la presquiles de samana(1800 pesos en car) Cette escursions est organisée en 4*4 decapotable par P.fayet. cependant, nous avons prefere la refaire avec BRUNO dont on as parler plus haut en quad !car la precedente rondonée avait été un emerveillement total.(150 dollard par quad) Pour cette escursion aussi, decouverte de paysage sublime, traversée de village, rencontre avec les dominicain, Traversées et descente de riviere en quad, chemins de terres sont aux menus. Vus sur los haitise et cayo levantado depuis les montagnes, on aperçoit des baleines au loin…. Traversée de la cordillere, paysage a couper le soufle, visite du marché a SAMANA, visite d’une carierre de marbre, promenade sur une plage sublime, gigantesque, emerveillement garantis, sable calir, eau turquoise, plage bordée de cocotier ! vraiment magnifique ! la plus belle plage que je n’ai jamais vu plage de playa ricon(lieu de tournage de the survivor) dejeuner avec des pecheurs ! succulent, puis depart en direction de la bocca del diablo. Il s’agit d’un trou creuser dasn du marbre mou par la mer. Une sorte de galerie rejoint la « bouche du diable » a la mer, et a chaque vague qui s’y engoufre, par un systee naturel de compression et de canalisation, un soufle violent ressort de la boca del diablo ! Vraiment impressionant ! j’avais encore jammais vu voler une casquette a plus de 20m de haut !!! Quand la mer est demontée, ça fait des ejt d’eau un peu comme les geiser et les poisson echouent sur la roche !!! Vraiment spectaculaire ! Ensuite retour en direction de las terranas ! de nuit ….. c’est la qu’on comprend pourquoi on nous deconseille de rentrer la nuit sur les routes ! Pas de signalisation, des nides de poules creuser par des elephants, des virages surprise, des moto conchos a fond la caisse sans phares qui deboulent deavnt vous un vrai plaisir … plus la fatique de l’escursions (150km dans la journées escusez du peu …) La sortie etait managé par Ellier, un des assisatant a Bruno, français courant, beaucoup d’humour est très inteligent ! parfait magniement qussi du quad(2 roues impresionant) seul petit probleme, c’est qu’il veux tellement nous faire decouvrir son magnifique pays qu’il en oublie les consignes du chef, il nous en fait voir 2 fois plus que ce qu’on avais le temps, et alors on rentre de nuit et epuisé a las terranas…. Merci qui ? Merci ELLLIER, mais qu’est ce que c’eatit beau !!! promis, on ne le diras pas a bruno, que tu nous a tous fait voir …..
Cascade del limon 850 pesos
Pour cette derniere sortie, nous rejoignons la sortie de las terranas pour rejoinde le ranch ou l’on nous fournis des chevaux a pres la degustation d’un bon café. Au choix cheval rapido ou cheval tranquillo ! en plus chaque touriste a cheval est accompagne d’un guide qui monte a pied a coté de nous. Ceux qui savent faire du cheval, aucun probleme, ils obeissent au doigt et a l’oeil, pour ls autre comme moi, aucun probleme, ils obeissent au doigt et a l’œil aussi. ils connaissent le chemin par coueur, et le guite est consatemtn acoté de nous. S’il voit qu’on s’en sort, il lache le cheval est reste suffisament proche en cas de preobleme. Pour les plus jeunes, ils sont accompagnés sur le cheval par le guide qui monte avec eux . La montée vers la cascade dure environs 1 heure ? des passages magnifique d’une riviere, traverser de somptueux paysages, les guides nous expliquent la flore et les noms des plantes, on passe des passeges tres etroits, un contact immediat avec la nature. Tout en haut de la colline, vue imprenable sur la mer et sur cyo lemon, pui sdescente vers le ‘refuge’ en haut de la cascade . elles est sublime, on y descend facilement a pied apres 15 minutes envrons de marche. On retracerse une riviere a pied pour les hommes, a dos de proteur pour les femmes qui le veulent !!! les jeunes filles sont etrangement asailli de porteur !!!! mais tout cela se passe dans une profonde ambince et dans un parfait rspect. Ensuite on aboutit au pied de la cascade sjuste a coté de deux petit lac creuse a meme la roche par la cascade. Les porteurs quitent leurs habite grimpent après les roches de la cascade et je jettent d’en haut !!! vraiment impressionant ! L’eau est clair et chaude et on ne resite pas a l’envie de s’y baigner et de rejoindre les enfants locaux qui s’y debatent, on peux passer derriere le rideau d’eau de la cascade. Sublime. Ensuite apres la baignade, on remonte pour aller chercher les chevaux. Pause bien meritée au refuge ou des boisson fraiches nous y attendent, puis redescente a travers les memes paysages avec le regret que chaqe pas nous raproche de la fin de l’escursions. Arriver au ranch, un repas copieux nous est servit a l’ombre puis retour a las terranas !
Et retour a l’hotel pour preparer les valises. Pleines a craquer de souvenir, de produits locaux, de peinture et de sculpture. Je me suis ammusé comme un petit fou a negocier avec les marchands a la sauvette.Ici tout se negocie.ils donnent leur prix, tu done le tiens et ainsi de suite jusqu'à ce qu’on tombe d’accord ! A un moment donner c’est : »bon prix pour toi bon prix pour moi ». alors il est temps de se serrer la main pour conclure la marche. Une fois taper plus personne ne s’en dedit. Le marchant m’a meme laisser partir a l’hotel chercher de l’argent avec les statuettes sous le bras.en attendant que je revienne, il etait juste parti essayer d’en vendre a qu’elq’un d’autre. Negocier est le sport national . cependant, ne perdez pas de vue qu ce que vous leur achetez et leur gagne pain. Souvent les prix sont derisoirs par rapport a ce qu’on trouve en France.mais no’ubliez pas que quand vous eur achetez quelque chose pour une trentaine de dollard, eux, ils viennent de se fair eleur revenu mensuel en une seule fois ! Tout ça pour vous dire que je me suis ammusé et je suis entrer dans leur jeux a negocier, ils ne vendent jammais a perte, cependant, quand le prix me semblaient très bas, je payer ce que nous avions convenus et je leur laisser en plus des billets qui compensait a mon avis la difference de ce que j’aurais payer en France. « bon prix pour toi- bon prix pour moi » avec en plus des souvenir plein la tetre, j’etait encore gagnant ….
Une derniere chose, vous trouverez a las terranas une multitude de marchand de tableaux. La plus part proviennent certainement de haiti ou de dieux sais ou ! cependant, ils sont tellemtn ecaltant de couleur et plein de souvenir que ce serait dommage de ne pas en ramener un. Si vous en voulez, allez voir SERGE ISAAC et CLARISSE dasn la rue principale juste a coté de la banque « RESERVE » tel 722-0970 ils peint lui meme ses tableaux et si vous en voyez un qui vous plait mais qu’une couleur vous derange, vous luis passez commande, et le lendemain il vous a refait le meme avec les couleurs que vous vouliez ! veridique je l’ai vu faire ! Je lui ai pris un des tableaux qu’il a peint personelement. Il etait tellemnt content que c’etait celui la qui nous plaisiat, qu’ils nous l’as fait a moitié prix sans ecouter son vendeur qui lui disait que ce n’etait pas assez !
Allez les voir, la aussi, vous ne serez pas déçus et dite lui que vous venez de la part de la « familia » il ne se rapeleras peut etre pas de nous, mais je luis avais promis de lui faire de la pub sur internet. Chose promise choses due….
Derniere chose : Le retour Les horaires des vols sont affichés 1 ou 2 jours avant a l’acceuil de l’hotel. Les clefs coffre etc… doivent etres rendus avant 13h le jour du départ. Pour nous le départ etait prévu de l’hotel a partir de 17h30. Nous avons donc demandé de garder une chambre jusqu'à 17h, ce qui est possible avec un suplement de 30dollard( 2 personnes par chambre a 15dollard) Ainsi, les enfants et nous avons pu proffiter de la piscine et de la chambre au maximum. A 17h donc, on rend les clefs, paie les factures eventuelles de laverie, de telephonne et d’internet, et… On coupe le fameux bracelet qu’on vous a remis au debut des vacances. ET la, c’est le debut de la fin… des vacances ! Nous avions demandés au representant de MARSANS de partir dans les derniers car et dans les plus petits car. En effet, ceux ci pauvent passer par les petites routes, et le voyage s’en trouve reduit de 1h(au lieu de passer par SANCHEZ) Donc au lieu d’un depart 17h30, nous profitons des derniers coktails jusqu'à 19h et prenons la route pour PUERTO plata . environs 3h de route avec une puse de 20 minutes dans un magasin de souvenir ou le café nous est offert. Nous arrivons a l’aeroport sur le cout des 23h environs. Deposons nos bagages, passons rapidement la douane sans aucun problemes et attendons dans la zone dutty free l’heure d’embarquement.Nous en profitons pour faire un petit repas a la cafetariat car nous n’avions rien manger depuis 16h a l’hotel. Nous allons payer nos 20 dollard /personne de sortie du territoire puis attendons0h 40 pour ledepart de l’avion. Depart a l’heure, vol pas plus confortable qu’a l’aller ! la seule difference, e que nous sommes un peu nostalgique mais que nous avons des souvenirs de gens et de paysages pleins la tete et que ceux-ci resterons gravés en nous bien plus longtemps, que nos traces de bronzages.
Le vol dure environs 9 h. nosuarrivons donc en France a 15h locale environs. La France est recouverte de neige, mais nous pouvons atterrir sans aucun probleme. Pasage de la douane, recuperations des valises, retrouver la voiture sur le parking(payer la douloureuse de 175euros merde a ce prix la, ils auraient pu me la deneiger… j’ai jammais vu de la neige aussi froide !) (J’ai d’ailleur jammais eu aussi froid !!!) et retour sur nos autoroutes françaises, stress, vitesse, vite qu’on arrive a la maison se metre au chaud entre nos souvenirs et oublier un peu se monde de dingue dans lequel on viens de faire un retour un peu trop brutal !!!
ah j'ai un service a vous demander: mon fils viens de casser le collier qu'il s'etait acheter au magasin de souvenir de l'hotel. si quelqu'un avais la bonté de me contacter pour que je puisse lui envoyer de l'argent pour m'en ramener un identique ce serait super sympa)
Nous avons passés un sejour de 15 jours a Las terranas du 09/02 au 23/02 par l’intermediaires du tour operator MARSANS.
Depart par la compagnie CORSAIR le mercredi 09/02. initialement prévus a 14h au depart, a la reception des billets, nous constatons que celui-ci dois decoller a 18h30 ! tant mieux, nous avons ainsi la possibilité de partir de haute savoir le mercredi matin au lieu du mardi soir.(on gagne une nuit d’hotel a paris) apres 6 heures de routes, nous arrivons a l’aeroport. On se gare sur le parking P4 d’orly sud(le moins cher mais compter 175 euros pour 15 jours) une navette nous prend rapidement et nous amene a l’aerogare pour echanger nos billets au stand MARSANS. Une fois cette premiere attante de 15 minute faite, on nous annonce que l’avions aura 2 heures de retard ! (on etait déjà avertit par le forum que corsair etait souvent en retard !! donc on prend notre mal en patience). On laisse nos bagages et trainons dans l’aeroport jusqu ‘a 18h30 et en profitons pour remplir nos cartes de sejours .NOUS allons ensuite dans la salle d’embarquement .ou des sandwich nous serons servis pour patienter. nous y avons attendus jusqu'à 23h30 avant de pouvoir monter en avions et enfin pouvoir decoller !!!! il etait temps, ensuite les decollages etaient interdit et il aurais fallu attendre le lendemain !!!! (5 h de retard pour ce vol) dans l’avions, il y a 3 rangée de 3 sieges.Les personnes de grandes tailles ou un peu corpulentes, doivent s’attendre a passer 9 longues heures dans de penible conditions. Pratiquement impossible de dormir. Ils diffusent 2 ou 3 films durant le voyage, servent un repas chaud qui est le bienvenus et un petit dejeuner avant d’atterir. A part le manque de place, le vol se fait sans aucun probleme.un conseil pour ceux qui le peuvent : prendre des billets classe grand large ! les siege y sont nettement plus confortable 6 places au lieu de 9 en calsique sur une rangée !! Nous arivons a PUERTO PLATA le jeudi a 2h30 locales(5h de décallage), passons la douane, rendons le formulaires de cartes de sejour, recuperons nos valises, pause pipi, puis sommes accueuilli par du personnel Marsans qui nous invite a monter dans un bus pour nous rendre a l’hotel . Il fait chaud, les premiers palmiers sont vus, les vacances commencent ….le porteur nous reclame de l’argent, pas de chance pour lui, on as pas de monnaie ! on se recupereras la prochaine fois !!! Dans le bus, on roule pendant environs 4/5 heures, il fait nuit mais on peux distinguer sur le debut du matin les paysages qui sont magnifiques, on traverse la cordillere, Danny, notre accompagnateur marsans, ne parle pas très bien le français, mais fait le maximum pour nous etre agréable, meme si on prefererais dormir. Le jour se levant, on arrive vers las terranas, ou la, on ne peux déjà plus decrocher nos regard du paysage !!! Maison colorées mais pauvres, palmiers et cocotiers de toutes beautés, on vois encore les traces de l’ouragan devastateur. La mer bleuté et les plages…. Vivement qu’on sorte de ce car. On s’arrete a la sortie de las trerranas a la station essence ou des mini bus nous attendent pour nous enmener jusqu'à l’hotel ! en effet ce grand bus ne peux y acceder car il s’agit d’une piste terreuse avec des nids de poule qui seraien mieux denomé pad des nids d’autruche…on monte donc tous dans des mini bus et la, le sentier nous coupe definitivement de la civilisation.environs 12km de piste cahotiques bordees d’une vegetation luxuriante en ne croisant que quelques rares batisses typiques de la régions. Environs 15 minutes plus tard, nous arrivons a l’hotel accueuilli par les quipes d’animation qui nous offrent un pot de bien venus ! on recuperer nos valise qui avainet etaient entassés dans un autre bus, Nous faisons la queue pour recuperer nos clefs des chambre, clef de coffre fort, et telecommande. Premiere surprise, le personnel a l’accueuil ne parle presque pat français ! pas facile !mais ce n’est pas grave, entre le français, l’anglais, les signes, et ceux qui parlent espagnol, on se debrouille. Des porteurs prennent nos bagages et nous enmennes a nos chambres. 9 h du matin, les vacances demarrent sur las chapeaux de roues !! le temps est magnifique, on prend une douche vite fait et on se retrouve pour prendre le petit dejeuner qui est servis jusqu'à 10h30. Association humanitaire :
Avant de aprtir, j’avias contacter B.pirioux pour participer benvolement a son action humanitaire. Il s’agit de prendre en charge dans ses valises un carton de medicament et de le deposer a las terranas a notre arrivée. J’ai reçe le colis environs 1 mois avant notre départ, accompagné d’une letre explicative et d’un formulaire e ramplir(nom/numero de passport) a presenter a la douane s’ils trouvent le carton ! Tout c’est parfaitement passé, aucun probleme en douane, s’il fon du zelz, il suffit de leur laisser le carton en echange d’un reçu, et l’association iras le chercher ! pas de soucis, tout est parfaitement organiser !!! Je vous invite tous a le faire ! les dominicains n’ont qu’un accés limité aux medicaments car ceux ci sont d’un cout exorbhitant ! cela ne nous coute rien, et vus l’accueuil chaleureux qu’ils nous offrent, c’est la moindre des choses que d’essayer de les aider. Toutes la chaine de distribution des emdicaments est supervisée par l’association et il n’yas donc pas de tricherie ou de perte ! tout vas aux dominicains ! bel exemple d’organisation efficace ! messieurs des grandes associations MSF ou autres, prenez en de la graine !!!! Enfin une association efficace ! Si vous voulez plus de detail contactez B.pirioux, il se feras un ejoie de vous expliquer tous ce qu’ils font car ils ne sebornent pas qux medicaments, mais assistent aussi les dominicains dans leur vie de tous les jours : assistance aux personnes agées, participation a la scolarité, aide d’une ecole française(leur avenir pour le tourisme) aide au fonctionnemnt d’une ecole pour handicapé ! Vous le verez plus loin si vous avez le courage de me lire jusqu’au bout, B.pirioux n’est certainement pas le meilleur guide que j’ai rencontré, mais au niveau de l’humanitaire, je pense qu’il pourrait certainement donner des leçons a plus d’un. Merci Mr Pirioux pour ce que vous faites pour les dominicains.
Description de l’hotel :
Les chambres sont spacieuses, 2 lits doublent dans chaques chambres, une grande table avec télé couleur.un telephonne et deux immense lampes.elles sont décorées simplement mais sont assez jolies. Un local douche avec un grand lavabo et WC, climatisation, et balcon donnant sur le jardin avc vue sur la piscine et sur la mer. Elles sont propres. Les lits sont faits tous les jours, le menage aussi. Les servietes sont changées en moyenne un jour sur deux
Les jardins sont magnifiques. Le parc est parsemes de palmier royal et de cocotier, la pelouse est nickelle, et il y as de nombreux petits massifs de plantes et de felurs. C’est très agréeable de le traverser pour se rendre des chambres aux restaurant, a la mer ou a la piscine. Les jardiniers passent enormement de temps a l’entretenir.
La piscine est super propre, elle as la forme d’un grand 8 avec un coté peux proffond et un autre un peu plus. 1m60 maxi je crois.l’eau y est bleu, elle est entourée d’une terras ou s’y trouvent des parassols et de nombreuses chaises longues avec matelas. Et petite tablette pour que les serveuses y apportent vos boissons favorites.Contrairement a ce que j’ai pus entendre sur le forum, elle n’est ni sale ni trop petite et a ma grande surprise rarement bondées de monde (au maximum une dixaine) ce qui laisse suffisament de place aux enfant pour jouer dans l’eau et aux plus grands pour nager s’il le veulent. Le bar a coté diffuse a volonté merengue et bachata pour nous plonger dans l’ambiance.
Il y as 3 restaurant
Le cacao ou l’on prend le petit dejeuner. Il s’agit d’un immense self service, les repas y sont servis a volontées, ils sont copieux, nombreux choix, simple ou plus inhabituels. Il y a en permanence des fruits de saison (ananas, mangue orange ets…) le riz revient souvent (plats de base en rep-dom), mais sous de nombreuses formes differentes ! c’est vrais qu’au bour de 15 jours on as l’impression d’avoir tout gouter et que cela reviens toujours pareil, mais c’est relativement bon et pas plus routinier que ce que l’on peux trouver en France. Le personnel y est serviable, retire vos verres et assietes dés quelles sont vides, vous apporte a boire etvous n’avez qu’as vous lever pour aller remplir vos assietes !!! Le dejeuner n’est servit que dans ce restaurant. A noter qu’il s’agit d’une salle entierement overte sur l’exteireur, la vue donne sur la piscine, il est tres agreable d’y dejeuner.
Le bambu uniquement le soir sur reservation le matin . on y mange des plats asiatiques service a table (3 services 7h / 7h45 / 8h30)
Le mediteraneens uniquement sur reservation le matin ou ils servent aussi a table des pizzas et des plats italiens. Dans la journée on peux y deguster des pizzas, hamburger et sandwich pour les petits creux ! (3 services 7h / 7h45 / 8h30)
il y as un bar a coté de la plage et un a cotés de la piscine ou l’on vous sert de nombreux coktails, ou boisssons de votre choix. Celui de la piscine as un petit salon ou l’on peux se reposer a l’ombre, celui de la mer, une petite terrasse avec vu sur la mer
La plage est magnifique, bordée de cocotier. L’eau y est bleue dés qu’il y a un rayon de soleil, et des cocotier sont alongée sur la plage comme sur des cartes postales. Il y a des peitites vagues(moins d’1m), la plages et surveillées et bordées de nombreuses chaises longues avec matelas. On as pus aller se promener a droite et a gauche de cette plage privée et marché sur de nombreux kilometres sans ne rien trouver d’autres que des cocotier, des palmiers et du sables.un vrais paradis. De temps en temps des quads y passent, mais ils sont surveillés par les gardes de l’hotel, qui leur nt vites fait comprendre qu’ici on y roullait doucement !!!
Au bout de la plage se trouve un centre aquatique de l’hotel ou on puet y trouver des masques et tubas, des planches, des canoés cayak, des petites voiliers
Et vers le restaurant il y as un salle de sport parfaitement bien equipée reservée au plus de 16 ans qui est en cours d’amenagement mais qui est deja operationelle.
Tous les soirs, dans la salle de spectacle, a partir de 10h, l’equipe d’animation fort sympathique fait un spectacle different a chaque fois basée sur la musique. Choregraphie, play-bak et jeux y sont a l’honneur. Celui ci dur environs une heures et se poursuit ensuite pour ceux qui veulent par une mini discotheque(je dirais plutot merenguotheque)
La journée pour ceux qui restent a l’hotel est ponctuées par des animations de l’equipe d’animation. Flechettes, leçons de merengues sur la plages, aqua gym a la piscine, jeux de sociétés, tournois de volley, petanques, jeux divers sur la plage, et traditionel loto le soir avant de manger.
Un service de pressing vous est proposé(vous laissez votre linge dans un sac le soir et il vous seras rendu le surlendemain lavé) exemple de prix : (chaussettes 20 pesos tee shirt 25 pesos pantalon 50 ps short 30 ps)
Il y a un club pour les enfants de 4 a 12 ans et un pour le 12-16 ans et un petit magasin ou vous pourrez trouver souvenir, mateiel divers, adaptateur prises usa, medicaments, creme solaire, etc…. Le premier jour, un rendez vous est fixer par le representatn de marsans(olivier je crois) pour nous expliquer le fonctionnement de l’hotel. Le but de cette reunion est bien entendu de vendre un maximum d’escursions au seins de l’hotel et de decourager ceux qui voudrainet s’aventurer a l’exterieur de l’hotel. Malgrés cela, olivier est serviable, il est souvent present, et nous depanne en cas de probleme(le seul qu’on as eu est un probleme de langue)
Ne vous laissez pas avoir pour les escursions, elles sont très cheres ! vous trouvere mieux en ville a las terranas, et je vous assure, il n’est pas du tout dangereux de s’y rendre.
Le seul probleme rencontré a l’hotel, est pour les serviettes de plages. Il n’y en as pas assez, et il faut, si vous en changez, surveiller le maitre nageur qui les distribue au compte goute pour etre sur d’en avoir !
Derniere chose sur l’hotel, en cas de besoin ils, peuvent vous apeler un docteur qui viendras directement dasn votre chambre.
Dans la formule tout inclus, on vous offre un aller retour a las terranas par personne. Une fois utilisés, il vous en couteras soit 200 pesos /personne pour vous y rendre par les navettes de l’hotel, soit vous devrez prendre un taxis qui vous prend 15 dollard(30 aller retour) quels que soit le nbr de passager.(l’ideal et de trouver des gens qui veulent s’y rendre et de partager les frais car il y en as en permanence)
Las terranas, est une petite ville construite le long d’une rue principale. Depaysement garantis !! on est a mis chemins entre les antilles et l’afriques. Des petits commerces longent la rue principale, coifeurs, bouchers qui etalent leur viandes a l’air libre, marchand de peintures, de boissons, petit magasins alimentation, magasins de souvenir et de nombreuses agences d’escursion. Vous y trouverez tous ce que vous pouvez avoir besoin. La circulation y est pour le moins folklorique, on y croise des jeeps, des quads, de nombreuse motos et de nombreux taxis. Ça vas dans tous les sens !imaginez vous le rond point de la concorde avec des quads et de motos ! c’est celui qui se faufille le mieux qui arrive le premier !!! A voir rien que pour ça !!!! On vous inviteras a visiter les galeries de peinture(c’est gratuit et en plus ils te font un bon prix rien que pour toi !!!) et on te proposera de t’enmener en motos conchos ou en guagua n’importe ou !! Mais ils ne sont pas acrocheur et un simple no gracias suffit a les faire passer au touriste suivant !!
Les plages de las terranas sont magnifiques et d’un degradés de bleus sublimes !!! croyez moi, les photos que vous y ferez, nauront rien a envier aux cartes postales de vos reves !!!
Les escursions :
Pour nos escursions, nous sommes passés par Pierre Fayet. C’est chez lui qu’on as trouvé les moins cheres. Il fait des prix si on en prend plusieurs et fait moitié prix pour les enfants.toutes les escursions sont au depart de votre hotel, Tous ces guides parlent français, et il me semble que la securitée est garantie. De plus, les escursions se font toujours en etant tres proches des habitant de la republique dominicaine, et cela permet de les aprocher et d’apprendre a les connaitres, et ce serais une grave erreur de ne pas le faire tellemnt ils sont gentil serviable. C’est un vrai bonheur que de les cotoyers. Voire leur joie de vivre et leur vitalité malgres la misere qui les entoures est une veritable leçon pour tous les occidentaux que nous sommes qui ne pensent qu’a leur bien etre… ici partage et convivialité sont a l’honneur et je vous assure qu’ils savent nous acueillir. Jammais un mot plus haut que l’autres, ils vous accueuillet chez eux les bras ouverts. Souvent ils vendent leur productions mais, vous n’etes jammais forcé d’acheter et que vous repartiez les mains plienes ou sans rien, vous avez toujours été les bienvenus… un vrai pliasir pour le coueur et l’esprit… un vrai regal que d’avoir eu l’honneur de artager un court instant de leur vie…
Pour en revenir aux escursions, nous avons fait :
Les rio tropicales (1800 pesos) il s’agit après avoir traverser la baie de samana, avec un pecheur, de remonter les fleuves rio baraccote jusqu’au village laguna christal, on y trouve une source d’au douce, un village de pecheur et de paysans, vous pourrez y gouter des noix de coco naturelle un vrai regal. On y mange sur place puis on repart vers les chutes del cana ou nous avons du aider nos accompagnateurs a tire la barque pour passer par dessus les chutes et continuer notre parcours vers un autre village. Paletuviers, pelivcants, cocotiers, natures sauvage sont aurendez vous ainsi que le contact humains avec les dominicains .scenes de vies locales, marches, pecheurs vidant les poissons, Meringues a fond les sonos, coiffeurs qui travaillent avec des groupes electrogene…en bref plongée, dans le mode de vie dominicain ….
Le safari quad route du café 4500pesos/quad(2 par quad) pour cete sortie nous etions passé aussi par P.FAYET et avons decouvert Bruno qui gere sa boite d’escursions en quad. « SAFATI QUAD » tel 240-6056 ou contactez le sur www SAFARI-QUAD.COM Si vous devez faire une escursion en quad, passez imperativement par lui, vous ne le regreterez pas !!! par contre, si vous etes la pour tout defoncer, exploser le materiel, et ne pas respecter la nature et les habitants, alors passer votre chemins, car vous pourriez bien rentrer a pied !!!
Materiel neuf(il date de fin decembre), le materiel n’est pas loues, il ne sert qu’aux escursions, ce qui garantit du materiel en parfait etat, les guides qui nous accompagnet parlent parfaitement le français, en plus ils osnt super sympa(clin d’oeil a bruno et a ellier) avec qui ont as passés de très agréables moments, le maeriel n’est pas poussé a fond et les visites se font au rythme des plus lents ! On est la avant tout pour decouvrir et prendre son temps ! Pour ceux qui veulent en decoudre avec la machine, Bruno organise pour les habitués voir les experts des randonées speciales et très techniques avec des passages très dificiles.
En ce qui concerne la route du café, nous l’avons fait avec bruno, avant le depart, debriefing du fonctionnemtn du quad, prise en main sur la plage, et ensuite on part tranquillement par les sentiers, meme les debutants peuvent le faire, bruno est la pour tout surveiller, on avance a notre rythmeet au fur a mesure des passages, l’habitudes venant progressivement, on fini par rouler pas mal.
Premiere surprise ! je pensait avnt tout que cette sortie quad serait avant tout un contact avec la civilisation les moteurs, le bruit etc… et bien non, c’est grace a ce moyen de transport et a cette randonée de 50km atravers des paysages grandiose que j’ai pus apprendre le plus de choses sur la republique dominicaine, sur les dominicains, leur façon de vivre et la nature qui nous entourait, bruno repond a toutes vos questions !il est intarissable et incollable sur tout ce qui nous entoure. on as decouvert des plantation d’hevea pour faire du caoutchouc, des plantations de café, de cacao, bruno nous a montres la flore et ses particularité, amandiers, palmier royal, cocotier, plante (je ne me souviens plus le nom qui as de graines rouges et qui servainet aux indiens a se faire des peintures de guerres) aux quadiste aussi d’ailleur(meric bruno), cacaoyer, aloees verra, plantes carnivores, vus sur la mer et sur las terranas du haut des collines, on commence a voir les ravages que font les gros hotels a touristes sur la nature(merci bruno de nous ouvrir les yeux), passage d’un petit pont sur la riviere, ou le quad passe tout juste ! passage de rivierre dans l’eaus, passage de chemin de boue dans la boue jusqu’aux genoux !!! pour ceux qui reussisent a s’en sortir, sans trop de dégat, bruno et les enfants se chargent de remedier a cela en jetand des noisx de coco qui nous eclaboussent de boues.. fous rire garantis, decouverte d’annanas qui poussent en pleine nature, rencontre avec des braves gens du coin qui nou s ofrent le café et qui nous font gouter leur chocolat. Traversée de vilage saluer par les enfants qui nous font tous signes, puis après avoir été completement depayses et avoir traverser plusieurs types de paysages et de végétations differentes, on deboule sur une plage immence a palya moron ou on peux un peu s’eclater sur la manette des gaz ! Les temeraires(tout le monde l’as fait) on pu faire du quad sur 2 roues avec bruno ! sensation garanties, et on est aller ensuite au bout de la plage, ou la mer est protegée par une barierre de corail, voir une mer d’huile, presque un lac !! . interdiction d’aller plus loin, car c’est le sanctuaires des lamentins et nul ne peux y aller autrement qu’a pied ! Bruno, respectueux de la nature après nous avoir fait decouvrir ce lieu, nous fait donc faire demi-tour et conduire les enfants qui n’avaient jusque la pas pus prendre le guidon. Ensuite retour a las terranas avec des paysages et des reves encore pleins les yeux…
Observation des baleines 1800pesos Après un voyage en car pour Samana, on prend un bateau en direction du sanctuaire des baleines, après environs une demie heure de bateau, apres avoir passé l’ile de cayo levantado, et avoir chercher un peu, on vois la premiere baleine faire un saut au loin. Sensation et emotion garantie notre huide parlait couramment le français ! j’etait aussi venu pour en apprendre un peu plus sur ces baleines et pourquoi elles faisiant tous les ans ce periple de plusieurs milliers de km, mais le spectacle se passait de tout commentaire, et ma soif de connaisance a immediatement laissé place, a la volontée de juste assister auspectacle et d’en prendre pleins les yeux. Le moteurs se mettent en route on s’en aproche, puis, le capitaine coupe les moteurs pour pouvoir observer leur danses. Je ne pensait jammais voir des baleines d’aussi prêt. Elles sont sublimes ! amoins de 20 metres parfoir meme plus prêt, on les voies sous l’eau tellement elles est claire. On entent leur soufle puissant, on les vois glisser hors de l’eau er reploger magestueusement en resortant leur queue de l’eau 2 heures de pure bonheur a cotoyer ces monsters de plus de 40 tonnes et de plus de 15 metres. Le temps etait au soleil, on as du en voir au moins une dizaines et plusieur fois chacunes ! enorme moment d’emotion a chaque fois qu’une de ces baleines sortait de l’eau pour se faire admirée. Après ces moments de grace, on reprend la route ves le cayo levantado, dejuener copieux sur une plage de sable blanc. Petit marché, eau turquoise, site toursitique mais a ne pas manquer. Eau plus que chaude, baignade dans de l’eau christaline entourée de petit poisson, marchand de Cd de merengué et de chapeaux fait en feuille de palmier, qui pourquelques pesons montent pour vous tout en haut d’un cocotier pour vous recuperer une noix de coco. Le temps y passe trop vite et il est deja 15h30, le temps de se rahbiller pour reprendre le bateau qui nous ramene sur la presquile..
Parc de los haitises . 1800 pesos
Après un voyage en car jusqu'à Sanchez, on prend un café dans un hotel avant de monter sur un bateau rapide pour traverser la baie de samana ! Rapide, le mot est faible comparer a tous les autre moyens de ocomotion qu’on as déjà utilisé, je dirasi très rapide !!! Le soleil brille sur une baie sans aucune vague on avance a grande vitesse en direction du parc, les embruns nous rafraichissentet on aprecie le trajet malgrés la puissance de 2 moteurs de 450 cv qui nous propulsent escusez du peu, mais vu ce qu’on vas decouvrir, il ne faut pas s’atarder su la baie !!!! Paysage magnifique, flore sauvage, de nombreux mangroves abritent des especes d’oiseaus differentes garzans, pelicants, fregates, vautours … On arrive sur une petite plage ou se trouvent des pecheurs et entrons dans un manantial(une petite grotte marine d’ou sort une riviere souterraine d’au douce) On s’arrete sur la plage, on goute des fruits, ananas, coco etc, buvons un peu et repartons contourner plusieur mangroves et admirer la beautés du paysage. Puis arret dans une grotte ou les indiens TAINOS on peint a meme les murs des signes reprentant leurs modes de vie et leurs cultes . Après une traversee de foret de paletuvier, on aboutit en bateau a la seconde grotte a visiter. Petroglyphes, peintures rupestres osnt au menus. Le seul regret que j’ai de cette visite est de n’avoir pas pu la faire avec P.Fayet, celui ci etant absent pour des raison professionnelles. Nous avons fait la visite avec B .pirioux qui s’occupe de l’association humanitaire.qui avait été formé pour l’ocasion. Malheureusement, malgrés la bonne volonté qu’il essayer d’y metre celui ci n’as pas sus nous interesser a cette culture tainos.ces hesitations lors des commentaire, ces erreurs de description s des peintures etaient penibles et rebarbatives ! Cependant, cela n’enleve rien a l’interret du site et a la decouverte de la nature de ce parc ! J’ai eu l’occasion de m’entretenir plus tard avec P. FAYET, et je n’ai plus qu’une envie, refiare la visite avec celui-ci qui est un vrai passioné et qui sait transmetre sa passion aux autres. Je conseil donc aussi cette escursion en prenant soin de verifier cependant que celle ci soit bien guidée par P.fayet. quel regal d’ecouter parler des gens pasionner par ce quils font .il en est de meme quand B pirioux nous parle de son association.!!!
Decouverte de la presquiles de samana(1800 pesos en car) Cette escursions est organisée en 4*4 decapotable par P.fayet. cependant, nous avons prefere la refaire avec BRUNO dont on as parler plus haut en quad !car la precedente rondonée avait été un emerveillement total.(150 dollard par quad) Pour cette escursion aussi, decouverte de paysage sublime, traversée de village, rencontre avec les dominicain, Traversées et descente de riviere en quad, chemins de terres sont aux menus. Vus sur los haitise et cayo levantado depuis les montagnes, on aperçoit des baleines au loin…. Traversée de la cordillere, paysage a couper le soufle, visite du marché a SAMANA, visite d’une carierre de marbre, promenade sur une plage sublime, gigantesque, emerveillement garantis, sable calir, eau turquoise, plage bordée de cocotier ! vraiment magnifique ! la plus belle plage que je n’ai jamais vu plage de playa ricon(lieu de tournage de the survivor) dejeuner avec des pecheurs ! succulent, puis depart en direction de la bocca del diablo. Il s’agit d’un trou creuser dasn du marbre mou par la mer. Une sorte de galerie rejoint la « bouche du diable » a la mer, et a chaque vague qui s’y engoufre, par un systee naturel de compression et de canalisation, un soufle violent ressort de la boca del diablo ! Vraiment impressionant ! j’avais encore jammais vu voler une casquette a plus de 20m de haut !!! Quand la mer est demontée, ça fait des ejt d’eau un peu comme les geiser et les poisson echouent sur la roche !!! Vraiment spectaculaire ! Ensuite retour en direction de las terranas ! de nuit ….. c’est la qu’on comprend pourquoi on nous deconseille de rentrer la nuit sur les routes ! Pas de signalisation, des nides de poules creuser par des elephants, des virages surprise, des moto conchos a fond la caisse sans phares qui deboulent deavnt vous un vrai plaisir … plus la fatique de l’escursions (150km dans la journées escusez du peu …) La sortie etait managé par Ellier, un des assisatant a Bruno, français courant, beaucoup d’humour est très inteligent ! parfait magniement qussi du quad(2 roues impresionant) seul petit probleme, c’est qu’il veux tellement nous faire decouvrir son magnifique pays qu’il en oublie les consignes du chef, il nous en fait voir 2 fois plus que ce qu’on avais le temps, et alors on rentre de nuit et epuisé a las terranas…. Merci qui ? Merci ELLLIER, mais qu’est ce que c’eatit beau !!! promis, on ne le diras pas a bruno, que tu nous a tous fait voir …..
Cascade del limon 850 pesos
Pour cette derniere sortie, nous rejoignons la sortie de las terranas pour rejoinde le ranch ou l’on nous fournis des chevaux a pres la degustation d’un bon café. Au choix cheval rapido ou cheval tranquillo ! en plus chaque touriste a cheval est accompagne d’un guide qui monte a pied a coté de nous. Ceux qui savent faire du cheval, aucun probleme, ils obeissent au doigt et a l’oeil, pour ls autre comme moi, aucun probleme, ils obeissent au doigt et a l’œil aussi. ils connaissent le chemin par coueur, et le guite est consatemtn acoté de nous. S’il voit qu’on s’en sort, il lache le cheval est reste suffisament proche en cas de preobleme. Pour les plus jeunes, ils sont accompagnés sur le cheval par le guide qui monte avec eux . La montée vers la cascade dure environs 1 heure ? des passages magnifique d’une riviere, traverser de somptueux paysages, les guides nous expliquent la flore et les noms des plantes, on passe des passeges tres etroits, un contact immediat avec la nature. Tout en haut de la colline, vue imprenable sur la mer et sur cyo lemon, pui sdescente vers le ‘refuge’ en haut de la cascade . elles est sublime, on y descend facilement a pied apres 15 minutes envrons de marche. On retracerse une riviere a pied pour les hommes, a dos de proteur pour les femmes qui le veulent !!! les jeunes filles sont etrangement asailli de porteur !!!! mais tout cela se passe dans une profonde ambince et dans un parfait rspect. Ensuite on aboutit au pied de la cascade sjuste a coté de deux petit lac creuse a meme la roche par la cascade. Les porteurs quitent leurs habite grimpent après les roches de la cascade et je jettent d’en haut !!! vraiment impressionant ! L’eau est clair et chaude et on ne resite pas a l’envie de s’y baigner et de rejoindre les enfants locaux qui s’y debatent, on peux passer derriere le rideau d’eau de la cascade. Sublime. Ensuite apres la baignade, on remonte pour aller chercher les chevaux. Pause bien meritée au refuge ou des boisson fraiches nous y attendent, puis redescente a travers les memes paysages avec le regret que chaqe pas nous raproche de la fin de l’escursions. Arriver au ranch, un repas copieux nous est servit a l’ombre puis retour a las terranas !
Et retour a l’hotel pour preparer les valises. Pleines a craquer de souvenir, de produits locaux, de peinture et de sculpture. Je me suis ammusé comme un petit fou a negocier avec les marchands a la sauvette.Ici tout se negocie.ils donnent leur prix, tu done le tiens et ainsi de suite jusqu'à ce qu’on tombe d’accord ! A un moment donner c’est : »bon prix pour toi bon prix pour moi ». alors il est temps de se serrer la main pour conclure la marche. Une fois taper plus personne ne s’en dedit. Le marchant m’a meme laisser partir a l’hotel chercher de l’argent avec les statuettes sous le bras.en attendant que je revienne, il etait juste parti essayer d’en vendre a qu’elq’un d’autre. Negocier est le sport national . cependant, ne perdez pas de vue qu ce que vous leur achetez et leur gagne pain. Souvent les prix sont derisoirs par rapport a ce qu’on trouve en France.mais no’ubliez pas que quand vous eur achetez quelque chose pour une trentaine de dollard, eux, ils viennent de se fair eleur revenu mensuel en une seule fois ! Tout ça pour vous dire que je me suis ammusé et je suis entrer dans leur jeux a negocier, ils ne vendent jammais a perte, cependant, quand le prix me semblaient très bas, je payer ce que nous avions convenus et je leur laisser en plus des billets qui compensait a mon avis la difference de ce que j’aurais payer en France. « bon prix pour toi- bon prix pour moi » avec en plus des souvenir plein la tetre, j’etait encore gagnant ….
Une derniere chose, vous trouverez a las terranas une multitude de marchand de tableaux. La plus part proviennent certainement de haiti ou de dieux sais ou ! cependant, ils sont tellemtn ecaltant de couleur et plein de souvenir que ce serait dommage de ne pas en ramener un. Si vous en voulez, allez voir SERGE ISAAC et CLARISSE dasn la rue principale juste a coté de la banque « RESERVE » tel 722-0970 ils peint lui meme ses tableaux et si vous en voyez un qui vous plait mais qu’une couleur vous derange, vous luis passez commande, et le lendemain il vous a refait le meme avec les couleurs que vous vouliez ! veridique je l’ai vu faire ! Je lui ai pris un des tableaux qu’il a peint personelement. Il etait tellemnt content que c’etait celui la qui nous plaisiat, qu’ils nous l’as fait a moitié prix sans ecouter son vendeur qui lui disait que ce n’etait pas assez !
Allez les voir, la aussi, vous ne serez pas déçus et dite lui que vous venez de la part de la « familia » il ne se rapeleras peut etre pas de nous, mais je luis avais promis de lui faire de la pub sur internet. Chose promise choses due….
Derniere chose : Le retour Les horaires des vols sont affichés 1 ou 2 jours avant a l’acceuil de l’hotel. Les clefs coffre etc… doivent etres rendus avant 13h le jour du départ. Pour nous le départ etait prévu de l’hotel a partir de 17h30. Nous avons donc demandé de garder une chambre jusqu'à 17h, ce qui est possible avec un suplement de 30dollard( 2 personnes par chambre a 15dollard) Ainsi, les enfants et nous avons pu proffiter de la piscine et de la chambre au maximum. A 17h donc, on rend les clefs, paie les factures eventuelles de laverie, de telephonne et d’internet, et… On coupe le fameux bracelet qu’on vous a remis au debut des vacances. ET la, c’est le debut de la fin… des vacances ! Nous avions demandés au representant de MARSANS de partir dans les derniers car et dans les plus petits car. En effet, ceux ci pauvent passer par les petites routes, et le voyage s’en trouve reduit de 1h(au lieu de passer par SANCHEZ) Donc au lieu d’un depart 17h30, nous profitons des derniers coktails jusqu'à 19h et prenons la route pour PUERTO plata . environs 3h de route avec une puse de 20 minutes dans un magasin de souvenir ou le café nous est offert. Nous arrivons a l’aeroport sur le cout des 23h environs. Deposons nos bagages, passons rapidement la douane sans aucun problemes et attendons dans la zone dutty free l’heure d’embarquement.Nous en profitons pour faire un petit repas a la cafetariat car nous n’avions rien manger depuis 16h a l’hotel. Nous allons payer nos 20 dollard /personne de sortie du territoire puis attendons0h 40 pour ledepart de l’avion. Depart a l’heure, vol pas plus confortable qu’a l’aller ! la seule difference, e que nous sommes un peu nostalgique mais que nous avons des souvenirs de gens et de paysages pleins la tete et que ceux-ci resterons gravés en nous bien plus longtemps, que nos traces de bronzages.
Le vol dure environs 9 h. nosuarrivons donc en France a 15h locale environs. La France est recouverte de neige, mais nous pouvons atterrir sans aucun probleme. Pasage de la douane, recuperations des valises, retrouver la voiture sur le parking(payer la douloureuse de 175euros merde a ce prix la, ils auraient pu me la deneiger… j’ai jammais vu de la neige aussi froide !) (J’ai d’ailleur jammais eu aussi froid !!!) et retour sur nos autoroutes françaises, stress, vitesse, vite qu’on arrive a la maison se metre au chaud entre nos souvenirs et oublier un peu se monde de dingue dans lequel on viens de faire un retour un peu trop brutal !!!
ah j'ai un service a vous demander: mon fils viens de casser le collier qu'il s'etait acheter au magasin de souvenir de l'hotel. si quelqu'un avais la bonté de me contacter pour que je puisse lui envoyer de l'argent pour m'en ramener un identique ce serait super sympa)
telephone portable en Guadeloupe English translation pending
Pour la guadeloupe quel operateur est le mieux representé en telephonie car nous avons plusieurs possibilites j aimerai savoir de guadeloupe a guadeloupe 😠et de guadeloupe a france metropolitaine 😄et meme quelques tarifs .votre aide est precieuse . Merci