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Retour de Montecatini Terme (Toscane) et Cinque Terre (Ligurie), Italie English translation pending
En attente de vos nouvelles au sujet de Toscane Montecatini Terme...
- ...Etiez-vous installés à un seul hôtel pendant le séjour et avez-vous rayonné de cet endroit?... A quel hôtel?...
- J'ai regardé la dernière revue 2010-1011 d'Air transat..., il apparaît un forfait villégiature /montécatini sans voiture, 7 nuits ( mais on peut sûrement louer à part une voiture) (page 192) et un autre forfait villégiature Toscane (région de Chianti ) avec voiture...
Merci encore, Racine
Bonjour, - Oui, nous étions installés à un seul hôtel, le Da Vinci, pendant notre trop bref séjour en Toscane - 6 nuits 😉, d'où nous avons rayonné (avec toutefois la 7e nuit à Rome comprise dans le forfait). Une semaine inoubliable!
- Malheureusement, je n'ai pas le récent catalogue Air Transat Europe 2010-2011. Mais je pense qu'un hôtel ou un autre en Toscane, si on a une auto, il n'y a pas de problème. Sans auto, c'est vraiment différent... et vive l'auto pour visiter la Toscane. Cependant, on aurait toujours pu visiter certaines villes en train (plusieurs l'ont fait) car on était assez près de 2 gares de train.
Je vous décris donc notre superbe séjour à Montecatini Terme dans le cadre de ce forfait villégiature que nous avons fait du 12 au 19 juin 2007, en espérant qu'un forfait semblable soit encore disponible.
Le vol Montréal-Rome AR, l’hôtel, les repas du matin et du soir ainsi que la location d’auto étaient inclus dans le forfait (1749 $CAD pp). Excellente qualité-prix et lieu idéal pour rayonner dans les environs, pour relaxer et savourer la Toscane!
On s'est rendu de Rome à Montecatini Terme en auto (3 h environ par l'autoroute). L’hôtel Da Vinci, propre, raffiné et coquet - avec petits jardin et stationnement ($) - est situé dans le centre de la ville de Montecatini Terme. On avait une chambre avec balcon d'où on voyait Montecatini Alto au loin dans la montagne et une petite place publique pas très loin. Les services étaient très limités, mais on y était confortable et on avait aussi accès à une piscine extérieure (très sobre...) non loin de l’hôtel (on devait demander l'adresse et le code d'entrée à la réception).
Le personnel à la réception parlait très peu anglais ou français, mais assez pour se débrouiller (mini dictionnaire aidant) 😉; le personnel était aimable et coopératif. Le personnel de l’administration de l'hôtel nous a semblé un peu économe et moins flexible toutefois, car on a dû discuter ferme pour obtenir l’air climatisé la nuit, parce qu’on désirait fermer les fenêtres le soir à cause du bruit causé par les rassemblements fort animés d’ados sur la petite place publique tout près, non loin du train (qui lui ne nous dérangeait pas du tout contrairement à ce que l'on craignait au début- un p'tit train tout doux) 😉.
Chaque jour, on partait visiter en auto après le petit déjeuner et on était de retour pour le dîner le soir, l’heure des repas s’y prêtant bien. Pour une raison quelconque, on devait prendre nos repas dans l'hôtel voisin - l’Hôtel Boston - situé de l’autre côté de la rue, plutôt qu’au restaurant de notre hôtel. Les menus, cuisine toscane, étaient agréables et variés; on devait faire nos choix la veille... Le service était bon, la nourriture, sans être luxueuse, était très bien apprêtée.
Montecatini Terme est situé de façon centrale au coeur de la Toscane; il y a une entrée d'autoroute à moins d'un km de cet hôtel (bien repérer cette entrée - pas exactement facile, elle est près d'un grand supermarché; une fois sur l'autoroute - toutes les routes sont bien indiquées) - ce qui permet d’aller visiter facilement en auto durant la journée nombre de villes italiennes parmi les plus célèbres telles San Gimignano, Sienne, Pise, Lucca, Bologna, la région de Chianti, Cinque Terre, sans oublier Montecatini Alto et Montecatini Terme lui-même, centre de spa réputé dont le Terme Tettuccio, le spa le plus spectaculaire situé dans un grand parc. On n’a vraiment que l’embarras du choix de sites et villes historiques à visiter. Compte tenu que nous avions déjà visité l’Italie à quelques reprises, on en a profité pour visiter uniquement des villes nouvelles pour nous, et je voulais à tout prix en profiter pour visiter Cinque Terre!... 😉
On a visité Montecatini Terme ainsi que Montecatini Alto (1 journée) en empruntant leur historique et coloré train funiculaire pour s’y rendre (on a stationné au pied du funiculaire). Montecatini Alto est un petit village perché sur la colline, un bijou d’architecture ancienne, fleuri, impeccable, romantique à souhait, avec vues imprenables sur la Toscane. Excellent lunch sur la terrasse de l’hôtel Gaya le midi avec une vue superbe (j’y ai mangé une délicieuse lasagne noire aux myrtilles).
Puis on a visité Lucca (1 j.) Bologna (1 j.)ainsi que la République de San Marino (1 j.)(un peu loin celle-là 😉; pays indépendant et agréable, bien que très touristique... mais ça vaut la peine de le connaître) et l’incomparable territoire côtier ligurien, site UNESCO depuis 1997: Portovenere et Cinque Terre (1 j.)!
Cinque Terre Permets-moi de m'attarder un peu plus sur ce site unique et superbe!! - qui nous semblait un peu compliqué à aller visiter car les autos y sont interdites, mais tout s’est déroulé à merveille. On a stationné l’auto dans la ville de La Spezia tôt le matin (on était parti avant même le petit déjeuner servi à 7h). La police locale nous a même aidés à stationner car on ne comprenait pas trop le principe pour y stationner toute une journée - amicale, la polizia!. On s'est rendu au port à pied (5-7 min. env) sur le Golfe des Poètes d’où on a pris le bateau du Consorzio Marittimo Turistico vers Portovenere, un pittoresque bourg maritime, où on nous fait changer de bateau pour se rendre aux «5 Terre». NE PAS OUBLIER DE PRENDRE UN HORAIRE DES BATEAUX au moment où on achète le billet de la journée à La Spezia (billet valable pour tout le trajet que je décris)!
Le bateau fait un arrêt à quatre des 5 villages - cachés dans de petites anses ou s’accrochant aux rochers qui surplombent la mer dans un paysage unique: Riomaggiore, Manarola, Vernazza et Monterosso. A faire en bateau absolument plutôt qu'en train... On est débarqué à Monterosso, le village le plus éloigné (ainsi ça nous a permis de voir le trajet au complet depuis la mer - littoral déchiqueté et abrupt); puis on a visité les autres villages sur le chemin du retour. On a pris le train entre 2 villages, juste pour le plaisir (on ne voit à peu près rien en train et on risque de marcher passablement - bien choisir ses stations). On a aussi marché le long du Sentier de l’Amour (1 km) entre Manarola et Riomaggiore, une promenade facile et magnifique creusée dans les rochers au bord de la mer (il faut payer pour y avoir accès). On a pris le dernier ou avant-dernier bateau pour La Spezia, et on était même de retour à l'hôtel à temps pour le repas du soir... On peut donc visiter ce magnifique site en une seule journée, l’horaire des bateaux ou du train le permet, mais bien vérifier les horaires pour le retour car le dernier bateau est à 17h si je me rappelle bien... On pourrait y passer bien sûr 2, 3 jours...
La veille de notre départ, sur le chemin du retour vers Rome où on couchait une nuit, on a visité le vieil Orvieto (1 j.), juché sur un promontoire rocheux : sa magnifique cathédrale, ses musées, son ancien puits (Pozzo di San Patrizio), sa ville souterraine. Tout ça se visite à pied. On s'est stationné facilement en haut à l'entrée du vieil Orvieto dans un grand stationnement ($). On a acheté à l'entrée du puits di San Patrizio, tout près du stationnement, la pratique «carta unica», d’un prix très abordable pour la journée (15 Euros je pense), qui nous permettait de visiter toutes les principales attractions et de prendre le bus local (tellement pittoresque...). Puis, on est entré dans Rome pour la dernière soirée (compliqué de trouver l'hôtel - on n'avait pas de GPS à ce moment...et pas facile de conduire dans Rome!
Une semaine magnifique, bien remplie, sous le soleil d'Italie! 😎 N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bonjour, - Oui, nous étions installés à un seul hôtel, le Da Vinci, pendant notre trop bref séjour en Toscane - 6 nuits 😉, d'où nous avons rayonné (avec toutefois la 7e nuit à Rome comprise dans le forfait). Une semaine inoubliable!
- Malheureusement, je n'ai pas le récent catalogue Air Transat Europe 2010-2011. Mais je pense qu'un hôtel ou un autre en Toscane, si on a une auto, il n'y a pas de problème. Sans auto, c'est vraiment différent... et vive l'auto pour visiter la Toscane. Cependant, on aurait toujours pu visiter certaines villes en train (plusieurs l'ont fait) car on était assez près de 2 gares de train.
Je vous décris donc notre superbe séjour à Montecatini Terme dans le cadre de ce forfait villégiature que nous avons fait du 12 au 19 juin 2007, en espérant qu'un forfait semblable soit encore disponible.
Le vol Montréal-Rome AR, l’hôtel, les repas du matin et du soir ainsi que la location d’auto étaient inclus dans le forfait (1749 $CAD pp). Excellente qualité-prix et lieu idéal pour rayonner dans les environs, pour relaxer et savourer la Toscane!
On s'est rendu de Rome à Montecatini Terme en auto (3 h environ par l'autoroute). L’hôtel Da Vinci, propre, raffiné et coquet - avec petits jardin et stationnement ($) - est situé dans le centre de la ville de Montecatini Terme. On avait une chambre avec balcon d'où on voyait Montecatini Alto au loin dans la montagne et une petite place publique pas très loin. Les services étaient très limités, mais on y était confortable et on avait aussi accès à une piscine extérieure (très sobre...) non loin de l’hôtel (on devait demander l'adresse et le code d'entrée à la réception).
Le personnel à la réception parlait très peu anglais ou français, mais assez pour se débrouiller (mini dictionnaire aidant) 😉; le personnel était aimable et coopératif. Le personnel de l’administration de l'hôtel nous a semblé un peu économe et moins flexible toutefois, car on a dû discuter ferme pour obtenir l’air climatisé la nuit, parce qu’on désirait fermer les fenêtres le soir à cause du bruit causé par les rassemblements fort animés d’ados sur la petite place publique tout près, non loin du train (qui lui ne nous dérangeait pas du tout contrairement à ce que l'on craignait au début- un p'tit train tout doux) 😉.
Chaque jour, on partait visiter en auto après le petit déjeuner et on était de retour pour le dîner le soir, l’heure des repas s’y prêtant bien. Pour une raison quelconque, on devait prendre nos repas dans l'hôtel voisin - l’Hôtel Boston - situé de l’autre côté de la rue, plutôt qu’au restaurant de notre hôtel. Les menus, cuisine toscane, étaient agréables et variés; on devait faire nos choix la veille... Le service était bon, la nourriture, sans être luxueuse, était très bien apprêtée.
Montecatini Terme est situé de façon centrale au coeur de la Toscane; il y a une entrée d'autoroute à moins d'un km de cet hôtel (bien repérer cette entrée - pas exactement facile, elle est près d'un grand supermarché; une fois sur l'autoroute - toutes les routes sont bien indiquées) - ce qui permet d’aller visiter facilement en auto durant la journée nombre de villes italiennes parmi les plus célèbres telles San Gimignano, Sienne, Pise, Lucca, Bologna, la région de Chianti, Cinque Terre, sans oublier Montecatini Alto et Montecatini Terme lui-même, centre de spa réputé dont le Terme Tettuccio, le spa le plus spectaculaire situé dans un grand parc. On n’a vraiment que l’embarras du choix de sites et villes historiques à visiter. Compte tenu que nous avions déjà visité l’Italie à quelques reprises, on en a profité pour visiter uniquement des villes nouvelles pour nous, et je voulais à tout prix en profiter pour visiter Cinque Terre!... 😉
On a visité Montecatini Terme ainsi que Montecatini Alto (1 journée) en empruntant leur historique et coloré train funiculaire pour s’y rendre (on a stationné au pied du funiculaire). Montecatini Alto est un petit village perché sur la colline, un bijou d’architecture ancienne, fleuri, impeccable, romantique à souhait, avec vues imprenables sur la Toscane. Excellent lunch sur la terrasse de l’hôtel Gaya le midi avec une vue superbe (j’y ai mangé une délicieuse lasagne noire aux myrtilles).
Puis on a visité Lucca (1 j.) Bologna (1 j.)ainsi que la République de San Marino (1 j.)(un peu loin celle-là 😉; pays indépendant et agréable, bien que très touristique... mais ça vaut la peine de le connaître) et l’incomparable territoire côtier ligurien, site UNESCO depuis 1997: Portovenere et Cinque Terre (1 j.)!
Cinque Terre Permets-moi de m'attarder un peu plus sur ce site unique et superbe!! - qui nous semblait un peu compliqué à aller visiter car les autos y sont interdites, mais tout s’est déroulé à merveille. On a stationné l’auto dans la ville de La Spezia tôt le matin (on était parti avant même le petit déjeuner servi à 7h). La police locale nous a même aidés à stationner car on ne comprenait pas trop le principe pour y stationner toute une journée - amicale, la polizia!. On s'est rendu au port à pied (5-7 min. env) sur le Golfe des Poètes d’où on a pris le bateau du Consorzio Marittimo Turistico vers Portovenere, un pittoresque bourg maritime, où on nous fait changer de bateau pour se rendre aux «5 Terre». NE PAS OUBLIER DE PRENDRE UN HORAIRE DES BATEAUX au moment où on achète le billet de la journée à La Spezia (billet valable pour tout le trajet que je décris)!
Le bateau fait un arrêt à quatre des 5 villages - cachés dans de petites anses ou s’accrochant aux rochers qui surplombent la mer dans un paysage unique: Riomaggiore, Manarola, Vernazza et Monterosso. A faire en bateau absolument plutôt qu'en train... On est débarqué à Monterosso, le village le plus éloigné (ainsi ça nous a permis de voir le trajet au complet depuis la mer - littoral déchiqueté et abrupt); puis on a visité les autres villages sur le chemin du retour. On a pris le train entre 2 villages, juste pour le plaisir (on ne voit à peu près rien en train et on risque de marcher passablement - bien choisir ses stations). On a aussi marché le long du Sentier de l’Amour (1 km) entre Manarola et Riomaggiore, une promenade facile et magnifique creusée dans les rochers au bord de la mer (il faut payer pour y avoir accès). On a pris le dernier ou avant-dernier bateau pour La Spezia, et on était même de retour à l'hôtel à temps pour le repas du soir... On peut donc visiter ce magnifique site en une seule journée, l’horaire des bateaux ou du train le permet, mais bien vérifier les horaires pour le retour car le dernier bateau est à 17h si je me rappelle bien... On pourrait y passer bien sûr 2, 3 jours...
La veille de notre départ, sur le chemin du retour vers Rome où on couchait une nuit, on a visité le vieil Orvieto (1 j.), juché sur un promontoire rocheux : sa magnifique cathédrale, ses musées, son ancien puits (Pozzo di San Patrizio), sa ville souterraine. Tout ça se visite à pied. On s'est stationné facilement en haut à l'entrée du vieil Orvieto dans un grand stationnement ($). On a acheté à l'entrée du puits di San Patrizio, tout près du stationnement, la pratique «carta unica», d’un prix très abordable pour la journée (15 Euros je pense), qui nous permettait de visiter toutes les principales attractions et de prendre le bus local (tellement pittoresque...). Puis, on est entré dans Rome pour la dernière soirée (compliqué de trouver l'hôtel - on n'avait pas de GPS à ce moment...et pas facile de conduire dans Rome!
Une semaine magnifique, bien remplie, sous le soleil d'Italie! 😎 N'hésitez pas si vous avez des questions.
Circuit pour deux semaines au Costa Rica en avril? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 4 adultes au Costa Rica en Avril (du 18 avril au 1er Mai) et je viens vers vous afin d'avoir différents conseils basés sur vos expériences 🙂
Tout d'abord, nous arrivons à 20h15 le premier soir (dimanche), et nous n'avons pas encore réservé la location de voiture pour 2 raisons : - nous hésitons entre un 2x4 et un 4x4 (comme il peut pleuvoir en Avril) - est-ce qu'il vaut mieux le récupérer dès en arrivant ou le lendemain matin? J'ai lu dans plusieurs sujets que cela ne vallait pas le coup de dormir à San José mais plutôt près de l'aéroport pour partir le plus rapidement possible, vous confirmez?
Pour l'itinéraire, nous ne sommes pas encore fixés, ce qui est sûr c'est que nous souhiaterions passer 2/3 jours dans le parc de Corcovado, autrement, on a pensé à : - Manuel Antonio - Monteverde - Arenal (pas toujours visible en Avril) - Rincon de la vieja (p-e un peu trop au nord)
Sachant qu'on sera 12 jours plein sur place (13 nuits), je suis conscient qu'on ne pourra pas tout faire, du coup je comptais un peu sur vous pour la sélection, sachant qu'on aime bien la faune et les treks (si on fait peu de plage voire quasiment pas, c'est pas dramatique)!
Merci d'avance de votre aide😉
Tout d'abord, nous arrivons à 20h15 le premier soir (dimanche), et nous n'avons pas encore réservé la location de voiture pour 2 raisons : - nous hésitons entre un 2x4 et un 4x4 (comme il peut pleuvoir en Avril) - est-ce qu'il vaut mieux le récupérer dès en arrivant ou le lendemain matin? J'ai lu dans plusieurs sujets que cela ne vallait pas le coup de dormir à San José mais plutôt près de l'aéroport pour partir le plus rapidement possible, vous confirmez?
Pour l'itinéraire, nous ne sommes pas encore fixés, ce qui est sûr c'est que nous souhiaterions passer 2/3 jours dans le parc de Corcovado, autrement, on a pensé à : - Manuel Antonio - Monteverde - Arenal (pas toujours visible en Avril) - Rincon de la vieja (p-e un peu trop au nord)
Sachant qu'on sera 12 jours plein sur place (13 nuits), je suis conscient qu'on ne pourra pas tout faire, du coup je comptais un peu sur vous pour la sélection, sachant qu'on aime bien la faune et les treks (si on fait peu de plage voire quasiment pas, c'est pas dramatique)!
Merci d'avance de votre aide😉
Voyage de deux semaines et demie en Italie: quelles villes visiter? English translation pending
Bonjour, je pars 2 semaines et demie en italie en juin et je veux visiter 3 villes dont Rome(j'y arrive par avion).
Entre Florence, venise, naples et Milan ( ou autres villes ), lesquelles vous me conseillez...🤪
Et est-ce que quelqu'un sait s'il y a une belle plage proche d'une de ses villes.
Merci beaucoup!🙂
Et est-ce que quelqu'un sait s'il y a une belle plage proche d'une de ses villes.
Merci beaucoup!🙂
Cherche un local de commerce à Bangkok, proche de Sukhumvit English translation pending
bonjour
j'ai besoin d'informations sur Bangkok j'aimerais connaitre les tarifes pour :
je recherche une petite maison en étage ( typiquement le commerce à la chinois) un petit locale au RS pour faire restaurent thaï food ( comparable à nos Kebab 4 tables de 4 p. + un local cuisine ) avec une partie dans la rue par exemple et 2 chambre SDB au étages dans un adroit pas trop polluer au proche de Sukhumvit ( proche de la ligne de BTS serais un plus pour moi ) je précise que j'ai une amie thaï qui s'occupera du restaurent nous voulons nous installer ensemble pour avoir mieux que chacun séparément. mai je dois être proche de ce secteur ( Sukhumvit ) pour ne pas avoir trop de temps de transport pour mes obligation en Thaïlande.
mon amie n'est pas de BKK et travail +50h par semaine elle à donc peut de temps pour faire des recherches, quand à moi je suis actuellement en France pour encore 2 mois, je profite donc de mon temps libre ici pour faire des recherches
je précise aussi que je suis plus proche du thaï que du farang dans mes revenu !!! le salaire moyen à BKK est de 7500 bath ( 150€ ) et à deux nous avons rarement plus de 20 000 bath mois, ( 400€ ) ce qui n'est pas si mal pour la Thaïlande ... pour exemple, mon amie lou son local qui à 3 étages que 140€ 7000 baths ...
je recherche donc un truc pas trop cher et typique ( pas les cages à poules de lux pour farang )
l'équivalent dans le centre de Chiang mai peut aussi nous intéressés
cordialement
j'ai besoin d'informations sur Bangkok j'aimerais connaitre les tarifes pour :
je recherche une petite maison en étage ( typiquement le commerce à la chinois) un petit locale au RS pour faire restaurent thaï food ( comparable à nos Kebab 4 tables de 4 p. + un local cuisine ) avec une partie dans la rue par exemple et 2 chambre SDB au étages dans un adroit pas trop polluer au proche de Sukhumvit ( proche de la ligne de BTS serais un plus pour moi ) je précise que j'ai une amie thaï qui s'occupera du restaurent nous voulons nous installer ensemble pour avoir mieux que chacun séparément. mai je dois être proche de ce secteur ( Sukhumvit ) pour ne pas avoir trop de temps de transport pour mes obligation en Thaïlande.
mon amie n'est pas de BKK et travail +50h par semaine elle à donc peut de temps pour faire des recherches, quand à moi je suis actuellement en France pour encore 2 mois, je profite donc de mon temps libre ici pour faire des recherches
je précise aussi que je suis plus proche du thaï que du farang dans mes revenu !!! le salaire moyen à BKK est de 7500 bath ( 150€ ) et à deux nous avons rarement plus de 20 000 bath mois, ( 400€ ) ce qui n'est pas si mal pour la Thaïlande ... pour exemple, mon amie lou son local qui à 3 étages que 140€ 7000 baths ...
je recherche donc un truc pas trop cher et typique ( pas les cages à poules de lux pour farang )
l'équivalent dans le centre de Chiang mai peut aussi nous intéressés
cordialement
Odyssée ionienne: croisière du 12 juin 2010 English translation pending
nous cherchons des personnes effectuants la croisire le 12 juin 2010 ,
Tour du monde 2011 English translation pending
Salut, j'ai 23 ans et j'envisage de faire un tour du monde en 2011 sur toute l'année.
Je commence dès aujourd'hui l'organisation de ce TDM. Mais je me rends compte que cela serait plus sympa de partager ce séjour avec une autre personne. J'ai d'abord chercher dans mon entourage, mais personne n'est pret à quitter sa vie pour une année entière. C'est pour cela que je passe cette annonce.
Evidemment cela ne va pas etre facile, il va falloir apprendre à se connaitre avant le départ. En espérant que les caractères soient compatibles.
Vous pouvez répondre sur cette discution, je vous répondrai.
Vous pouvez répondre sur cette discution, je vous répondrai.
Hôtel Grand Sunset Princess à Riviera Maya English translation pending
Bonjour à vous tous!
Nous avons réservé pour mars au Grand Sunset Princess en chambre Suite Junior. Rendu à destination, je sais qu'il est possible "d'upgrader" la chambre pour une Suite Junio de Luxe ou Platinuim.Je voudrais savoir si quelqu'un sur ce site l'a déjà fait? et si oui, combien d'argent supplémentaire cela vous a-t-il coûté ??? $$$
Merci pour votre aide!
Carole
Nous avons réservé pour mars au Grand Sunset Princess en chambre Suite Junior. Rendu à destination, je sais qu'il est possible "d'upgrader" la chambre pour une Suite Junio de Luxe ou Platinuim.Je voudrais savoir si quelqu'un sur ce site l'a déjà fait? et si oui, combien d'argent supplémentaire cela vous a-t-il coûté ??? $$$
Merci pour votre aide!
Carole
Bateau Norwegian Gem et sa croisière actuelle? (début août 2009) English translation pending
bonjour à tous.
j'ai besoin de renseignements sur le norvégian gem, la vie à bord, l'itinéraire. (barcelone, barcelone)
c'est restauration en freestyle je crois ?
y a t'il des français à bord ? une hotesse francophone ?
le personnel à t'il un minimum de considération pour les français ? ou ce sent t'on vraiment isolés et à l'étranger ?
les menus sont t'ils en français ? y a t'il un "today" en français ?
j'ai besoin de renseignements sur le norvégian gem, la vie à bord, l'itinéraire. (barcelone, barcelone)
c'est restauration en freestyle je crois ?
y a t'il des français à bord ? une hotesse francophone ?
le personnel à t'il un minimum de considération pour les français ? ou ce sent t'on vraiment isolés et à l'étranger ?
les menus sont t'ils en français ? y a t'il un "today" en français ?
Histoire russe English translation pending
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Irlande: visiter le Connemara avec deux enfants (11 ans) English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence à préparer nos petites vacances pour l'Irlande : 15 jours en aout avec mari et deux enfants (11 ans)
La destination du connemara me tente, je me pose quelques questions sur l'hébergement : trouve -t-on facilement des B-B ou est -il préférable de faire des réservations? Est- ce cher ? Y A -t-il d'autres solutions d'hébergement (pas de camping) ? Comment y accéder : voiture ou transport local ? on préférerait le bus mais existe t-il une liaison direct depuis Dublin ?
Ca fait beaucoup de questions mais je suis un peu dans le flou !! Je continue de lire les autres discussions sur le sujet
Bonne soirée, Virginie
Album de photos d'escales English translation pending
😉Bonsoir,
Après avoir fait un album sur les cabines de paquebots, un album sur les paquebots de croisière (toujours en cours), pourquoi pas mettre maintenant sur celui-ci vos photos et commentaires sur vos escales.
On pourrait rajouter en plus des infos sur l'accès dans les ports par la route, en taxi, en train car je lis que ces questions très importantes et utiles sont souvent demandées.
Des informations qui pourraient donner sur cette discussions toutes informations utiles et regroupées pour les nouveaux comme pour les anciens croisièristes.
A vous tous, n'hésitez pas à venir nous faire découvrir depuis l'arrivée dans un port et cela jusqu'au départ, vos images et coup d'œil divers mais combien intéressant qui peuvent nous servir.
Bienvenu à vous tous et encore merci pour tout ce que vous nous apportez chaque jour.
Pour ma part, je commence par SAVONE et puis, je rajouterai au fur et à mesure d'autres photos d'escales.
Comme vous pouvez le voir lorsque vous entrez dans Savone en voiture, il suffit de suivre ce type de panneaux qui vous indiquent l'accès au port. La 2° photo vous montre l'accès au PALACROCIERE (vue de la terrasse), la 3° démontre cette terrasse et à gauche des bus, un stand d'accueil pour ceux qui ont loué une place de parking sous les toiles claires. Les véhicules pris en charge sont garés un peu loin.
Bonne visite à tous.
JC
Après avoir fait un album sur les cabines de paquebots, un album sur les paquebots de croisière (toujours en cours), pourquoi pas mettre maintenant sur celui-ci vos photos et commentaires sur vos escales.
On pourrait rajouter en plus des infos sur l'accès dans les ports par la route, en taxi, en train car je lis que ces questions très importantes et utiles sont souvent demandées.
Des informations qui pourraient donner sur cette discussions toutes informations utiles et regroupées pour les nouveaux comme pour les anciens croisièristes.
A vous tous, n'hésitez pas à venir nous faire découvrir depuis l'arrivée dans un port et cela jusqu'au départ, vos images et coup d'œil divers mais combien intéressant qui peuvent nous servir.
Bienvenu à vous tous et encore merci pour tout ce que vous nous apportez chaque jour.
Pour ma part, je commence par SAVONE et puis, je rajouterai au fur et à mesure d'autres photos d'escales.
Comme vous pouvez le voir lorsque vous entrez dans Savone en voiture, il suffit de suivre ce type de panneaux qui vous indiquent l'accès au port. La 2° photo vous montre l'accès au PALACROCIERE (vue de la terrasse), la 3° démontre cette terrasse et à gauche des bus, un stand d'accueil pour ceux qui ont loué une place de parking sous les toiles claires. Les véhicules pris en charge sont garés un peu loin.
Bonne visite à tous.
JC
Nouvelles de la crise à Madagascar: 5 mars 2009 (suite discussion fermée) English translation pending
salut
il faut ouvrir un nouveau post demande de la moderation
a plus
Parler en hindi English translation pending
Bonjour, je suis artiste chanteur et je pars en tournée en inde d' ici peu, afin d' approfondir mon set sur scène j' aurais voulu traduire quelques mots et groupe de mots en hindi :
: "bonsoir" : "merci" : "est-ce que vous ètes chaud ?! " : " faites du bruit ! " : " c' était tous des noirs" ou " c' est tous des noirs"
Je vous remercie d' avance pour les réponses apportées.
: "bonsoir" : "merci" : "est-ce que vous ètes chaud ?! " : " faites du bruit ! " : " c' était tous des noirs" ou " c' est tous des noirs"
Je vous remercie d' avance pour les réponses apportées.
Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir
les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement
la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise
a plus
Bangkok, Vientiane et Isan English translation pending
Cela fait quelques temps que je pèse le pour et le contre de commettre sur le forum certaines de mes aventures. Vont-elles intéresser quelqu’ un ? Ne vont-elles pas choquer certains et ne vais-je pas m' exposer aux furies qui semblent sévir assez fréquemment sur VF ? Aurai-je bien le temps d’ écrire mes récits et d’ organiser quelques photos pour les illustrer, et de poursuivre les commentaires que, j’ espère, je recevrai ? Je suis après tout plutôt très occupé ! Mais en fin de compte, j’ ai décidé de me lancer, et donc je vais commencer le narratif d’ un petit périple, il n’ y a pas trop longtemps de ça, de Bangkok à Vientiane, puis en Isaan avant de retourner à Bangkok. Ce premier chapitre n’est pas accompagné de photos, mais je promets d’ en fournir par la suite, si il y a du répondant positif ! Et si je touche un terrain vraiment réceptif, je penserai alors à continuer par d’ autres récits.
Alors voilà….
Après avoir passé une semaine entre Zhanjiang et Guangzhou, dans le Guangdong, j’ avais pris le train pour quitter la Chine en direction de Hong Kong, puis redescendre vers Singapour, et enfin remonter vers Bangkok. Y et moi sommes simplement heureux de nous retrouver et nous passons une première soirée bien tranquille.
Le lendemain, nous prenons l’ avion de Nok Air de Don Meuang à Udon Thani. C’ est un petit saut de puce de moins d’ une heure, mais qui nous ammène rapidement à portée de bus de Vientiane, notre but. Vu d’ en haut, Udon semble être assez plaisant, entouré de verdure (nous sommes début août, et c’ est la saison des pluies) et ne donne pas l’ impression d’ être une de ces énormes agglomérations chaotiques comme on en voit tant en Asie. À l’ aéroport, nous faisons connaissance avec un couple Franco – Laotien (lui/elle). La femme semble savoir comment aller jusqu’à Vientiane. Nous aurions mieux fait de ne pas l’ écouter, car il semblait bien y avoir un transport disponible pour Vientiane à la sortie-même de l’ aéroport, pour quelques 300 baht (6 euros) par personne ce qui n’ était pas la mer à boire ! Ça aurait été plus simple, parce qu’ une fois arrivés à la gare routière d’ Udon (ça nous a donné l’ occasion de vérifier le caractère bien provincial d’ Udon en passant), il s’ avère que les bus pour Vientiane sont surchargés. Nous pourrions bien en prendre un, sur le point de partir, mais il faudrait alors rester debout, non merci ! Et le bus suivant ne part que 4 heures plus tard ! Nous prenons donc un taxi pour la frontière, à quelques 45 minutes de route. Mais le Français en fait une scène, gesticulant et vociférant en plein milieu de la gare routière. Il en veut à sa pauvre femme d’ avoir essayé une combine qui ne marche pas. Une fois de plus, on constate que trop souvent les Français sont mauvais coucheurs, qu’ ils ne sont pas cools et qu’ ils ne savent pas se contrôler. Quelles mauvaises manières, surtout en Thailande où une des qualités les plus appréciées est de savoir garder son calme ! Cela ne fait ni une, ni deux, Y préfère prendre le siège avant dans le taxi pour se distancer des pestiférations qui continuent ! « Et le conducteur ne sait pas conduire ! Et il va s’ arrêter pour bavarder avec tous ses copains ! Et les Thais/Laotiens n’ ont aucune sens des réalités ! » Etc…. C’ est d’un gênant… Arrivés à la frontière, au Friendship Bridge qui franchit le Mékhong, juste à la hauteur de Nong Khai, Y a quelques désagréments avec ses papiers. Tout d’ abord, la police Thaie déclare qu’ elle n’ avait pas obtenu de tampon d’ entrée en Thailande, à son retour de Singapour quelques semaines auparavant. Il lui faut remplir quelques papiers avant qu’ on corrige cela dans son passeport. Mais une fois arrivée au côté Laotien, un saut en bus plus loin, on lui refuse l’ entrée car … la police Thaie ne lui a pas mis un tampon de sortie du territoire Thai !!! Il lui faut donc reprendre le bus pour retourner au poste Thai, pour réparer cette nouvelle erreur, puis revenir, ce qui nous coûte une petite heure. L’ attendant, au poste Lao, je m’ attendais au pire, je me demandais si elle allait revenir le jour-même et je commençais à imaginer tout un tas de scénarios peu plaisants …. passer la nuit aux postes frontière, Y du côté Thai et moi du côté Lao, par exemple… Mais finalement nous arrivons quand-même bien, un taxi plus tard, à Vientiane, et au Guest House que nous avons réservé. Le soir, nous allons dans une maison voisine pour un massage réparateur, puis nous mangeons au restaurant Sombun (« Parfait »), dehors dans le jardin. Nous sommes à quelques pas de la fontaine, au bout de l’ esplanade qui s’ étend devant la version locale de l’ Arc de Triomphe. Je trouve ça assez bon et authentique (en fait aucune différence avec la nourriture thaie), mais Y je crois n’ est pas convaincue. En tout cas, c’ est sympathique et le service agréable.
Ceci n’ est donc qu’ une entrée en matière. S’ il y a des réponses, je prie de me pardonner le temps qu’ il me faudra pour continuer, car je ne peux pas tous les jours me consacrer pour des heures entières à VF. Alors patience donc !
🙂🏴☠️😛😎
Alors voilà….
Après avoir passé une semaine entre Zhanjiang et Guangzhou, dans le Guangdong, j’ avais pris le train pour quitter la Chine en direction de Hong Kong, puis redescendre vers Singapour, et enfin remonter vers Bangkok. Y et moi sommes simplement heureux de nous retrouver et nous passons une première soirée bien tranquille.
Le lendemain, nous prenons l’ avion de Nok Air de Don Meuang à Udon Thani. C’ est un petit saut de puce de moins d’ une heure, mais qui nous ammène rapidement à portée de bus de Vientiane, notre but. Vu d’ en haut, Udon semble être assez plaisant, entouré de verdure (nous sommes début août, et c’ est la saison des pluies) et ne donne pas l’ impression d’ être une de ces énormes agglomérations chaotiques comme on en voit tant en Asie. À l’ aéroport, nous faisons connaissance avec un couple Franco – Laotien (lui/elle). La femme semble savoir comment aller jusqu’à Vientiane. Nous aurions mieux fait de ne pas l’ écouter, car il semblait bien y avoir un transport disponible pour Vientiane à la sortie-même de l’ aéroport, pour quelques 300 baht (6 euros) par personne ce qui n’ était pas la mer à boire ! Ça aurait été plus simple, parce qu’ une fois arrivés à la gare routière d’ Udon (ça nous a donné l’ occasion de vérifier le caractère bien provincial d’ Udon en passant), il s’ avère que les bus pour Vientiane sont surchargés. Nous pourrions bien en prendre un, sur le point de partir, mais il faudrait alors rester debout, non merci ! Et le bus suivant ne part que 4 heures plus tard ! Nous prenons donc un taxi pour la frontière, à quelques 45 minutes de route. Mais le Français en fait une scène, gesticulant et vociférant en plein milieu de la gare routière. Il en veut à sa pauvre femme d’ avoir essayé une combine qui ne marche pas. Une fois de plus, on constate que trop souvent les Français sont mauvais coucheurs, qu’ ils ne sont pas cools et qu’ ils ne savent pas se contrôler. Quelles mauvaises manières, surtout en Thailande où une des qualités les plus appréciées est de savoir garder son calme ! Cela ne fait ni une, ni deux, Y préfère prendre le siège avant dans le taxi pour se distancer des pestiférations qui continuent ! « Et le conducteur ne sait pas conduire ! Et il va s’ arrêter pour bavarder avec tous ses copains ! Et les Thais/Laotiens n’ ont aucune sens des réalités ! » Etc…. C’ est d’un gênant… Arrivés à la frontière, au Friendship Bridge qui franchit le Mékhong, juste à la hauteur de Nong Khai, Y a quelques désagréments avec ses papiers. Tout d’ abord, la police Thaie déclare qu’ elle n’ avait pas obtenu de tampon d’ entrée en Thailande, à son retour de Singapour quelques semaines auparavant. Il lui faut remplir quelques papiers avant qu’ on corrige cela dans son passeport. Mais une fois arrivée au côté Laotien, un saut en bus plus loin, on lui refuse l’ entrée car … la police Thaie ne lui a pas mis un tampon de sortie du territoire Thai !!! Il lui faut donc reprendre le bus pour retourner au poste Thai, pour réparer cette nouvelle erreur, puis revenir, ce qui nous coûte une petite heure. L’ attendant, au poste Lao, je m’ attendais au pire, je me demandais si elle allait revenir le jour-même et je commençais à imaginer tout un tas de scénarios peu plaisants …. passer la nuit aux postes frontière, Y du côté Thai et moi du côté Lao, par exemple… Mais finalement nous arrivons quand-même bien, un taxi plus tard, à Vientiane, et au Guest House que nous avons réservé. Le soir, nous allons dans une maison voisine pour un massage réparateur, puis nous mangeons au restaurant Sombun (« Parfait »), dehors dans le jardin. Nous sommes à quelques pas de la fontaine, au bout de l’ esplanade qui s’ étend devant la version locale de l’ Arc de Triomphe. Je trouve ça assez bon et authentique (en fait aucune différence avec la nourriture thaie), mais Y je crois n’ est pas convaincue. En tout cas, c’ est sympathique et le service agréable.
Ceci n’ est donc qu’ une entrée en matière. S’ il y a des réponses, je prie de me pardonner le temps qu’ il me faudra pour continuer, car je ne peux pas tous les jours me consacrer pour des heures entières à VF. Alors patience donc !
🙂🏴☠️😛😎
Arnaque avec un taxi entre Bangkok et l’aéroport international English translation pending
Salut,
Juste ce post pour vous raconter l’arnaque 😠 d’un taxi en Décembre dernier.
Au départ du MBK pour rejoindre l’aéroport, avec l’aide d’un forumeur VF et d’une forumeuse qui parle très bien le Thaïl, … (elle se reconnaîtra bise) nous montons dans ce taxi ( Taximeter) …je vois immédiatement le chauffeur qui fait semblant d’allumer son compteur, j’insiste please …en lui demandant d’allumer le compteur, en montrant du doigt son taximètre …trois fois de suite…
Rien, le type me montre le compteur il me dit : IS GOOD d’un air de vouloir me faire comprendre qu’il était en marche en me montrant les 35 baths affiché. Effectivement il était éclairé mais je ne voyais aucun chiffre évoluer…
Pendant le chemin le compteur n’évolue toujours pas. Je vois le coup… gros comme une maison, j’explique cela à ma compagne qui me dit que je suis complètement Parano.
Oui ben !..peut-être…mais en arrivant tu prend mon sac et tu rentres directement sans m’attendre dans l’aéroport…donnes moi 350 baths.
Effectivement la voiture stop devant l’entrée….nous essayons de sortir… le saloupio avait condamné l’ouverture…je tripote tous les boutons les portes finissent pas s’ouvrir…OK j’avais raison ça sent l’embrouille.
Il se met à sortir un joli carnet et me prépare ma jolie facture, je vois les chiffres s’aligner les uns derrières les autres…
J’étais écroulé de rire …je crois que cela l’a désarçonné…tenez-vous bien ! :
2860 Baths …. Presque 10 fois le prix normal.
De toutes les façons, a chaque fois …j’ai des galères avec les taxis à Bangkok…je dois les attirer hahahaha 😏😏😏😏
Donc méfiance,
Pour tranquilliser ceux qui iront pour la première fois …une course entre l’aéroport et le centre de Bangkok coûte environ entre 250 à 350 Baths. Il faudra rajouter le paiement de deux péages si vous demandez de passer par l’autoroute, une fois 25 et 45 baths. En sachant aussi qu’il y a 50 baths de frais supplémentaire au départ de l’aéroport.
Juste ce post pour vous raconter l’arnaque 😠 d’un taxi en Décembre dernier.
Au départ du MBK pour rejoindre l’aéroport, avec l’aide d’un forumeur VF et d’une forumeuse qui parle très bien le Thaïl, … (elle se reconnaîtra bise) nous montons dans ce taxi ( Taximeter) …je vois immédiatement le chauffeur qui fait semblant d’allumer son compteur, j’insiste please …en lui demandant d’allumer le compteur, en montrant du doigt son taximètre …trois fois de suite…
Rien, le type me montre le compteur il me dit : IS GOOD d’un air de vouloir me faire comprendre qu’il était en marche en me montrant les 35 baths affiché. Effectivement il était éclairé mais je ne voyais aucun chiffre évoluer…
Pendant le chemin le compteur n’évolue toujours pas. Je vois le coup… gros comme une maison, j’explique cela à ma compagne qui me dit que je suis complètement Parano.
Oui ben !..peut-être…mais en arrivant tu prend mon sac et tu rentres directement sans m’attendre dans l’aéroport…donnes moi 350 baths.
Effectivement la voiture stop devant l’entrée….nous essayons de sortir… le saloupio avait condamné l’ouverture…je tripote tous les boutons les portes finissent pas s’ouvrir…OK j’avais raison ça sent l’embrouille.
Il se met à sortir un joli carnet et me prépare ma jolie facture, je vois les chiffres s’aligner les uns derrières les autres…
J’étais écroulé de rire …je crois que cela l’a désarçonné…tenez-vous bien ! :
2860 Baths …. Presque 10 fois le prix normal.
De toutes les façons, a chaque fois …j’ai des galères avec les taxis à Bangkok…je dois les attirer hahahaha 😏😏😏😏
Donc méfiance,
Pour tranquilliser ceux qui iront pour la première fois …une course entre l’aéroport et le centre de Bangkok coûte environ entre 250 à 350 Baths. Il faudra rajouter le paiement de deux péages si vous demandez de passer par l’autoroute, une fois 25 et 45 baths. En sachant aussi qu’il y a 50 baths de frais supplémentaire au départ de l’aéroport.
Voyage à pied à travers la France English translation pending
Bonjour à tous!!
Voila un projet se met doucement en place dans ma tête pour l'été 2009, en solution alternative au travail saisonnier, j'aimerai donc parcourir la France à pied (tout en faisant un peu de stop) et dormir en tente ou hamac, de l'Alsace vers Marseille, puis aller jusqu'à la côte ouest pour remonter en Bretagne et finir peut etre par revenir ou continuer, ca sera au feeling 🙂, tout ça en 2 mois.. J'ai un peu parcouru le forum et le site http://www.randonner-leger.org mais certaines questions restent en suspend, je viens donc vous les posez. Est ce qu'en 2 mois c'est faisable ? 😛 (Le trajet ci dessus fait environ 3000km) J'ai un peu regardé sur un site pour acheter une paire de chaussure, mais étant novice dans la rando, je ne sais que choisir, quelle différence entre des chaussures de trek et des pompes de rando? J'ai un vieu sac de 60l avec lequel j'avais fais une rando de 3 jour, je compte le remettre à l'essai, mais vu qu'il doit avoir entre 20 et 30 ans, est-il nécessaire d'en acheter un autre? N'ayant pas d'élément de comparaison je ne sais pas si les sacs actuelles sont plus "performant"... Quelles coins serait plutot "incontournables"? Pensez vous qu'il est possible d'être loger chez l'habitant en cours de route de temps en temps? Ou y'a t-il un site des auberges de jeunesses, gites, etc. pas cher?
Voila, je ne trouve plus de questions pour l'instant... Merci d'avance pour vos réponses!🙂
Voila un projet se met doucement en place dans ma tête pour l'été 2009, en solution alternative au travail saisonnier, j'aimerai donc parcourir la France à pied (tout en faisant un peu de stop) et dormir en tente ou hamac, de l'Alsace vers Marseille, puis aller jusqu'à la côte ouest pour remonter en Bretagne et finir peut etre par revenir ou continuer, ca sera au feeling 🙂, tout ça en 2 mois.. J'ai un peu parcouru le forum et le site http://www.randonner-leger.org mais certaines questions restent en suspend, je viens donc vous les posez. Est ce qu'en 2 mois c'est faisable ? 😛 (Le trajet ci dessus fait environ 3000km) J'ai un peu regardé sur un site pour acheter une paire de chaussure, mais étant novice dans la rando, je ne sais que choisir, quelle différence entre des chaussures de trek et des pompes de rando? J'ai un vieu sac de 60l avec lequel j'avais fais une rando de 3 jour, je compte le remettre à l'essai, mais vu qu'il doit avoir entre 20 et 30 ans, est-il nécessaire d'en acheter un autre? N'ayant pas d'élément de comparaison je ne sais pas si les sacs actuelles sont plus "performant"... Quelles coins serait plutot "incontournables"? Pensez vous qu'il est possible d'être loger chez l'habitant en cours de route de temps en temps? Ou y'a t-il un site des auberges de jeunesses, gites, etc. pas cher?
Voila, je ne trouve plus de questions pour l'instant... Merci d'avance pour vos réponses!🙂
Change d'argent au Maroc English translation pending
Bonjour
je part pour le Maroc fin mars pour une semaine
pouvez vous me dire s'il est plus interressant de changer la monaie sur place ou dois je le faire par internet
merci pour vos reponses
claude😏
merci pour vos reponses
claude😏
Retour d'une croisière sur le Norwegian Gem (fin octobre 2008) English translation pending
Bonjour,
Comme promis un petit topo de notre semaine à bord du Norwegian Gem. Nous avons bien failli ne jamais monter! Le dimanche matin de notre embarquement (19/10) mon porte-feuille a été volé dans le métro à barcelone avec strictement tout dedans, nos pieces d'identités, cartes bancaire, etc etc....Ça a donc été impossible d'embarquer! On était désespéré! Après une longue bataille de 2 jours a faire faire des passeports d'urgence au consulat puis nous faire transférer de l'argent, nous avons reussi a prendre un vol pour malte le mardi matin et nous avons rejoint le bateau! On est pas pret d'oublier ce début de croisiere loupé mais on est très content de s'être battu! On a loupé la journée d'embarquement et la journée en mer, mais on a pu faire toutes les escales donc c'était un moindre mal!
Le bateau est absolument splendide!!! On a beau voir les photos, la réalité est encore tout autre! Il est très confortable, rutilant...les cabines ne sont pas grandes mais pour le temps qu'on y passe...par contre elles sont extremement confortables.
On a trouvé les repas vraiment très bons, autant nous avions été déçus sur le jewel autant nous nous sommes régalés sur le Gem! Le garden café ou nous prenions nos repas du midi offre un très très large choix de buffets, salades, cuisine Italienne, mexicaine, asiatique, japonnaise, hamburgers et hot dogs, sandwichs et je dois en oublier! Impossible de ne pas trouver son bonheur. je ne parle pas des desserts en tout genre, fruits, glaces, gateaux....les gateaux ne sont pas extra (rien a voir avec nos patisseries...) mais on s'est régalé avec leurs cookies et les glaces sont bonnes.
le soir il y a les 2 resto principaux (sans supp), le magenta et le grand pacific (notre préféré pour sa deco, l'autre est plus classique), beaucoup de choix et jamais déçu! il y a un autre resto sans supp mais c'est un fish and chips.... sinon tous les autres resto ont un supp contrairement au Jewel ou nous n'en avions pas au resto Italien et mexicain! Nous avons testé le mexicain très bon!! 10 dollars par pers en plus. et le teppaniaky 25 dollars par pers, très sympa et très bon avec en prime le show du cuisto!!! Comme on avait un credit a bord offert on en a profité!!!
On a pas testé les autres resto a theme mais les gens avaient l'air satisfaits dans l'ensemble...
Coté habillement, on fait vraiment ce qu'on veut et il y avait de belles tenues de soirées et des gens en tenues plus classiques mais toujours très corrects. Les spectacles sont sympas mais sans plus....très americains....ça passe le temps.
On est pas harcelé par le photographe comme sur les bateaux Italiens! juste une photo a chaque descente d'escale mais on peut tout a fait refuser....1 photo = 19.90 dollars!!!!! la folie! Sur MSC cet été c'était 7 euros!
Pour ce qui est des escales, à malte nous nous sommes contentés de faire un tour en ville accessible a pied sans difficulté. A Naples nous avons pris le train pour Herculanum vraiment pas de regret c'est génial! On nous avait conseillé herculanum plutot que Pompei et vraiment nous n'avons pas regretté. Tout est encore "debout" on se rend compte de ce qu'etait la ville, les rues, les maisons, les "boutiques" et tavernes, les "bains" pour les femmes et ceux de hommes, c'est impressionnant! On avait pris l'audio guide, incontournable si on veut un minimum comprendre ce qu'on voit! Ensuite nous avons fait le musée archéologique virtuel juste a coté, il est tout neuf car il est ouvert depuis cet été seulement. Sympa car bcp d'effets spéciaux et interactivités mais tout en Italien...c'est ce qu'on a trouvé dommage...
A Rome nous avons pris le train a Civitavecchia comme d'hab! 9 euros l'aller / retour par pers avec les bus et metros compris à Rome! On a visité le forum romain le pallatium et le colisée. Nous sommes allés voir la piazza di navona, le pantheon, la fontaine de trevi et la piazza di navona, une belle journée! Le train de 16h36 à Termini est parfait pour le retour sur le bateau.
A Livourne, nous avions loué une voiture pour aller voir Florence, elle nous attendait en bas du bateau (43 euros par hertz) nous ne sentions pas le courage de devoir prendre le shuttle puis le bus puis marcher jusqu'au train pour ensuite 1h30 de voyage avant d'arriver à Florence!! et les trains sont toutes les heures seulement! Florence est une ville magnifique, nous n'avons vraiment pas regretté! Nous avions vu Pise et Lucca qui valent le coup également. Rester à Livourne n'a aucun intérêt.
A Villefranche-sur-mer nous avons pris le train de pour Nice.
Nous avons eu une semaine ensoleillée et chaude! entre 22 et 25 degrés selon les escales! samedi a villefranche il y avait des baigneurs! Heureusement qu'on avait prevu shorts et t-shirts pour la semaine! C'est très agréable comme t° pour visiter.
A la finale un très bon souvenir! Si vous avez des questions n'hésitez pas!
Comme promis un petit topo de notre semaine à bord du Norwegian Gem. Nous avons bien failli ne jamais monter! Le dimanche matin de notre embarquement (19/10) mon porte-feuille a été volé dans le métro à barcelone avec strictement tout dedans, nos pieces d'identités, cartes bancaire, etc etc....Ça a donc été impossible d'embarquer! On était désespéré! Après une longue bataille de 2 jours a faire faire des passeports d'urgence au consulat puis nous faire transférer de l'argent, nous avons reussi a prendre un vol pour malte le mardi matin et nous avons rejoint le bateau! On est pas pret d'oublier ce début de croisiere loupé mais on est très content de s'être battu! On a loupé la journée d'embarquement et la journée en mer, mais on a pu faire toutes les escales donc c'était un moindre mal!
Le bateau est absolument splendide!!! On a beau voir les photos, la réalité est encore tout autre! Il est très confortable, rutilant...les cabines ne sont pas grandes mais pour le temps qu'on y passe...par contre elles sont extremement confortables.
On a trouvé les repas vraiment très bons, autant nous avions été déçus sur le jewel autant nous nous sommes régalés sur le Gem! Le garden café ou nous prenions nos repas du midi offre un très très large choix de buffets, salades, cuisine Italienne, mexicaine, asiatique, japonnaise, hamburgers et hot dogs, sandwichs et je dois en oublier! Impossible de ne pas trouver son bonheur. je ne parle pas des desserts en tout genre, fruits, glaces, gateaux....les gateaux ne sont pas extra (rien a voir avec nos patisseries...) mais on s'est régalé avec leurs cookies et les glaces sont bonnes.
le soir il y a les 2 resto principaux (sans supp), le magenta et le grand pacific (notre préféré pour sa deco, l'autre est plus classique), beaucoup de choix et jamais déçu! il y a un autre resto sans supp mais c'est un fish and chips.... sinon tous les autres resto ont un supp contrairement au Jewel ou nous n'en avions pas au resto Italien et mexicain! Nous avons testé le mexicain très bon!! 10 dollars par pers en plus. et le teppaniaky 25 dollars par pers, très sympa et très bon avec en prime le show du cuisto!!! Comme on avait un credit a bord offert on en a profité!!!
On a pas testé les autres resto a theme mais les gens avaient l'air satisfaits dans l'ensemble...
Coté habillement, on fait vraiment ce qu'on veut et il y avait de belles tenues de soirées et des gens en tenues plus classiques mais toujours très corrects. Les spectacles sont sympas mais sans plus....très americains....ça passe le temps.
On est pas harcelé par le photographe comme sur les bateaux Italiens! juste une photo a chaque descente d'escale mais on peut tout a fait refuser....1 photo = 19.90 dollars!!!!! la folie! Sur MSC cet été c'était 7 euros!
Pour ce qui est des escales, à malte nous nous sommes contentés de faire un tour en ville accessible a pied sans difficulté. A Naples nous avons pris le train pour Herculanum vraiment pas de regret c'est génial! On nous avait conseillé herculanum plutot que Pompei et vraiment nous n'avons pas regretté. Tout est encore "debout" on se rend compte de ce qu'etait la ville, les rues, les maisons, les "boutiques" et tavernes, les "bains" pour les femmes et ceux de hommes, c'est impressionnant! On avait pris l'audio guide, incontournable si on veut un minimum comprendre ce qu'on voit! Ensuite nous avons fait le musée archéologique virtuel juste a coté, il est tout neuf car il est ouvert depuis cet été seulement. Sympa car bcp d'effets spéciaux et interactivités mais tout en Italien...c'est ce qu'on a trouvé dommage...
A Rome nous avons pris le train a Civitavecchia comme d'hab! 9 euros l'aller / retour par pers avec les bus et metros compris à Rome! On a visité le forum romain le pallatium et le colisée. Nous sommes allés voir la piazza di navona, le pantheon, la fontaine de trevi et la piazza di navona, une belle journée! Le train de 16h36 à Termini est parfait pour le retour sur le bateau.
A Livourne, nous avions loué une voiture pour aller voir Florence, elle nous attendait en bas du bateau (43 euros par hertz) nous ne sentions pas le courage de devoir prendre le shuttle puis le bus puis marcher jusqu'au train pour ensuite 1h30 de voyage avant d'arriver à Florence!! et les trains sont toutes les heures seulement! Florence est une ville magnifique, nous n'avons vraiment pas regretté! Nous avions vu Pise et Lucca qui valent le coup également. Rester à Livourne n'a aucun intérêt.
A Villefranche-sur-mer nous avons pris le train de pour Nice.
Nous avons eu une semaine ensoleillée et chaude! entre 22 et 25 degrés selon les escales! samedi a villefranche il y avait des baigneurs! Heureusement qu'on avait prevu shorts et t-shirts pour la semaine! C'est très agréable comme t° pour visiter.
A la finale un très bon souvenir! Si vous avez des questions n'hésitez pas!
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Que pensez-vous du virage hyper conservateur aux États-Unis? English translation pending
J'aimerais savoir ce que des voyageurs ou des personnes vivant aux USA pensent de ces élections ? Le dénouement semble en faveur des républicains, Sarah Palin rappelle étrangement Bush jr, en tout cas elle semble avoir les mêmes conseillers.
Ceci n'est pas un sujet provocateur mais seulement une interpellation par rapport à l'évolution des choses aux USA. Faut-il en avoir peur ?
En direct de Bangkok: sécurité actuelle (11 septembre 2008) English translation pending
c'est la premiere fois que j'ai pu un peu vivre les evenements qui se passent a bangkok en direct sans regarder la tele!
Voila les news :
Il y a certes eu des manifestations mais celles ci sont tres localisees. devant le parlement ou j'ai ete interroge comme touriste et dans quelques autres endroits. Certaines universites ou lieux tres cibles sont fermes. Les locaux ecoutent la radio pour se tenir informer.
juste faire attention le soir, mais pas besoin du tout d'etre alarmiste
A part ca : RIEN
les temples sont toujours autant visites avec plein de touristes. Aucun probleme vers Ko san road ( ou je ne vivais pas mais ou sont tous les backpacker. Aucun probleme a Tewet, chinatown, etc
il y a un etat d'urgence, mais concretement on ne voit pas bien la difference. c'est tres tranquille.
plus de news :
http://www.grokif.blogspot.com/
a+
Voila les news :
Il y a certes eu des manifestations mais celles ci sont tres localisees. devant le parlement ou j'ai ete interroge comme touriste et dans quelques autres endroits. Certaines universites ou lieux tres cibles sont fermes. Les locaux ecoutent la radio pour se tenir informer.
juste faire attention le soir, mais pas besoin du tout d'etre alarmiste
A part ca : RIEN
les temples sont toujours autant visites avec plein de touristes. Aucun probleme vers Ko san road ( ou je ne vivais pas mais ou sont tous les backpacker. Aucun probleme a Tewet, chinatown, etc
il y a un etat d'urgence, mais concretement on ne voit pas bien la difference. c'est tres tranquille.
plus de news :
http://www.grokif.blogspot.com/
a+
Thaïlande: le gouvernement doit partir (9 septembre 2008) English translation pending
Source : AFP
09/09/2008 11:41
Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej et l'ensemble de son gouvernement doivent démissionner à la suite d'une décision judiciaire défavorable, a annoncé la Cour constitutionnelle.
La Cour constitutionnelle en Thaïlande a jugé aujourd'hui que le Premier ministre Samak Sundaravej --un passionné de cuisine-- avait enfreint la Constitution en acceptant de l'argent d'une entreprise privée produisant ses émissions culinaires à la télévision.
La Cour constitutionnelle en Thaïlande a jugé aujourd'hui que le Premier ministre Samak Sundaravej --un passionné de cuisine-- avait enfreint la Constitution en acceptant de l'argent d'une entreprise privée produisant ses émissions culinaires à la télévision.
Nouvelles interdictions en Italie... una buffonata... mais légale English translation pending
Interdiction de mendier couché, de s'asseoir à plus de trois sur un banc public ou encore de manger dans la rue: les maires italiens rivalisent d'imagination et frisent souvent le ridicule depuis le récent décret qui a accru leur pouvoir en matière de sécurité.
Photographe : Dominique Faget AFP/Archives :: Le maire italien de l'Intérieur Roberto Maroni, le 24 juillet 2008 à Bruxelles photo : Dominique Faget, AFP
Le décret signé le 5 août par le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni - qui a conduit la presse italienne à parler de "maires-shérifs" - s'inscrit dans un ensemble de mesures décidé par le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi qui joue à fond la carte sécuritaire.
Mercredi, la commune de San Remo (nord-ouest) a pris un arrêté interdisant de mendier assis ou couché dans les lieux publics en compagnie d'animaux ou d'enfants mineurs.
Un second arrêté interdit d'entrer en contact et de demander des informations aux personnes qui "exercent l'activité de prostituées dans la rue" ou "dont l'attitude, l'habillement ou le comportement manifestent l'intention de se livrer à des prestations sexuelles". Lire aussi
Toujours mercredi, la municipalité de Qualiano près de Naples (sud) a décidé de bannir à partir du 29 août la vente d'alcool dès 22H les vendredis, samedis et dimanches, et d'interdire pour l'ensemble des jours de la semaine "de se promener sur le territoire de la commune ou de stationner dans des lieux publics en consommant de l'alcool".
Ces deux dernières semaines, les arrêtés les plus saugrenus se sont multipliés: à Voghera dans le nord, pour soit-disant lutter contre le trafic de drogue et le tapage nocturne, plus possible à partir de 23H locales de s'asseoir à plus de trois sur un banc public.
La ville de Florence (centre) a décidé pour sa part de tolérer la mendicité en position assise ou debout mais l'a interdite, sous peine d'amende, en position allongée ou en compagnie d'un chien.
Florence, qui est une municipalité de gauche, a aussi interdit d'étendre son linge dans la rue ou de laver les vitrines en-dehors de certains horaires. Elle a aussi prévu des amendes frappant les prostituées qui exercent leur métier "près des maisons avec des comportements et des vêtements ne correspondant pas aux normes de la décence publique".
Se promener à Gênes (nord) avec une bouteille de vin ou une canette de bière à la main est désormais passible d'une amende de 25 à 500 euros.
La ville de Vérone (nord), dirigée par le parti anti-immigrés de la Ligue du nord, prévoit la même amende pour ceux qui salissent les murs et les monuments, et une amende de 100 euros pour qui se livrent à la mendicité, tandis que Vicenza (nord) punit de 500 euros les clients des prostituées.
Avant même le décret de Roberto Maroni, le maire de Rome Gianni Alemanno (droite) avait prohibé les pique-niques sur les marches, les places ou près des monuments du centre historique de la capitale.
Outre les pique-niques, le premier citoyen de Venise, philosophe et personnalité de gauche, Massimo Cacciari, avait lui décidé d'interdire de lancer du pain aux pigeons.
Côté cigarette, Naples et Vérone, devançant le décret gouvernemental, ont également banni le tabac dans les jardins publics.
Championne toute catégorie des interdictions, l'île des VIP, Capri, où depuis 1960 il est interdit de marcher avec des sabots en bois ou d'écouter la radio dans un lieu public (depuis 1963).
Le vélo y est banni depuis 1977, et depuis 1999, durant le mois d'août, l'emploi des marteaux piqueurs, perceuses et scies électriques.
Photographe : Dominique Faget AFP/Archives :: Le maire italien de l'Intérieur Roberto Maroni, le 24 juillet 2008 à Bruxelles photo : Dominique Faget, AFP
Le décret signé le 5 août par le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni - qui a conduit la presse italienne à parler de "maires-shérifs" - s'inscrit dans un ensemble de mesures décidé par le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi qui joue à fond la carte sécuritaire.
Mercredi, la commune de San Remo (nord-ouest) a pris un arrêté interdisant de mendier assis ou couché dans les lieux publics en compagnie d'animaux ou d'enfants mineurs.
Un second arrêté interdit d'entrer en contact et de demander des informations aux personnes qui "exercent l'activité de prostituées dans la rue" ou "dont l'attitude, l'habillement ou le comportement manifestent l'intention de se livrer à des prestations sexuelles". Lire aussi
Toujours mercredi, la municipalité de Qualiano près de Naples (sud) a décidé de bannir à partir du 29 août la vente d'alcool dès 22H les vendredis, samedis et dimanches, et d'interdire pour l'ensemble des jours de la semaine "de se promener sur le territoire de la commune ou de stationner dans des lieux publics en consommant de l'alcool".
Ces deux dernières semaines, les arrêtés les plus saugrenus se sont multipliés: à Voghera dans le nord, pour soit-disant lutter contre le trafic de drogue et le tapage nocturne, plus possible à partir de 23H locales de s'asseoir à plus de trois sur un banc public.
La ville de Florence (centre) a décidé pour sa part de tolérer la mendicité en position assise ou debout mais l'a interdite, sous peine d'amende, en position allongée ou en compagnie d'un chien.
Florence, qui est une municipalité de gauche, a aussi interdit d'étendre son linge dans la rue ou de laver les vitrines en-dehors de certains horaires. Elle a aussi prévu des amendes frappant les prostituées qui exercent leur métier "près des maisons avec des comportements et des vêtements ne correspondant pas aux normes de la décence publique".
Se promener à Gênes (nord) avec une bouteille de vin ou une canette de bière à la main est désormais passible d'une amende de 25 à 500 euros.
La ville de Vérone (nord), dirigée par le parti anti-immigrés de la Ligue du nord, prévoit la même amende pour ceux qui salissent les murs et les monuments, et une amende de 100 euros pour qui se livrent à la mendicité, tandis que Vicenza (nord) punit de 500 euros les clients des prostituées.
Avant même le décret de Roberto Maroni, le maire de Rome Gianni Alemanno (droite) avait prohibé les pique-niques sur les marches, les places ou près des monuments du centre historique de la capitale.
Outre les pique-niques, le premier citoyen de Venise, philosophe et personnalité de gauche, Massimo Cacciari, avait lui décidé d'interdire de lancer du pain aux pigeons.
Côté cigarette, Naples et Vérone, devançant le décret gouvernemental, ont également banni le tabac dans les jardins publics.
Championne toute catégorie des interdictions, l'île des VIP, Capri, où depuis 1960 il est interdit de marcher avec des sabots en bois ou d'écouter la radio dans un lieu public (depuis 1963).
Le vélo y est banni depuis 1977, et depuis 1999, durant le mois d'août, l'emploi des marteaux piqueurs, perceuses et scies électriques.Monnaie officielle en Thaïlande: le Baht English translation pending
Il semble que la monnaie officielle de Thaïlande soit inconnue de beaucoup alors ...
Le BAHT est la monnaie officielle de thaïlande
Les billets ont les dénominations 20, 50, 100, 500 et 1000 BAHTs
Les pièces ont les valeurs de 10, 5, 2, 1 BAHTs ("nickel" ou bi-métalliques) et 50, 25 satangs (métal-jaune).
NB: Le satang est le centime du BAHT ...
J'espère avoir fait oeuvre utile, il y a beaucoup de spas en Thaïlande, de bains aussi (baths) mais la monnaie s'appelle BAHT !
Le BAHT est la monnaie officielle de thaïlande
Les billets ont les dénominations 20, 50, 100, 500 et 1000 BAHTs
Les pièces ont les valeurs de 10, 5, 2, 1 BAHTs ("nickel" ou bi-métalliques) et 50, 25 satangs (métal-jaune).
NB: Le satang est le centime du BAHT ...
J'espère avoir fait oeuvre utile, il y a beaucoup de spas en Thaïlande, de bains aussi (baths) mais la monnaie s'appelle BAHT !
Résider à Madagascar English translation pending
je voudrais m'installer a Madagascar dans quelque annees avec ma famille 3 enfants 8, 10, 14ans
pouvez vous me dire quel est le budget mensuel pour cinq en moyenne pour pouvoir y vivre
et quel endroit de l'ile est le plus approprier pour ma famille scolarite etc
merci😉
Monument Valley English translation pending
Hello les ami(e)s,
En 2005, lors de ma visite à Monument Valley, en tour organisé, on est descendu du car pour monter sur des 4x4 préhistoriques des natifs indiens pour faire une petite et rapide visite du site, avec repas 100 % indien sur le trajet. Ce tour fort sympathique a duré environ 2 heures et c'était vraiment bien.
Pour cet été 2008, j'ai réservé le Goulding Lodge pour une nuit.
D'où mes deux questions qui suivent:
1) J'ai vu qu'ils existent plusieurs tours "indiens". Est-ce qu'il y a des gens ici qui les ont expérimentés ? Merci pour vos avis !
2) J'aurai un SUV 4x4, type Jeep Grand Cherokee ou Ford Expedition, est-ce que je pourrai descendre avec ce véhicule sur le même chemins que nos amis indiens ?
Merci pour vos réponses et salutations de Genève.
En 2005, lors de ma visite à Monument Valley, en tour organisé, on est descendu du car pour monter sur des 4x4 préhistoriques des natifs indiens pour faire une petite et rapide visite du site, avec repas 100 % indien sur le trajet. Ce tour fort sympathique a duré environ 2 heures et c'était vraiment bien.
Pour cet été 2008, j'ai réservé le Goulding Lodge pour une nuit.
D'où mes deux questions qui suivent:
1) J'ai vu qu'ils existent plusieurs tours "indiens". Est-ce qu'il y a des gens ici qui les ont expérimentés ? Merci pour vos avis !
2) J'aurai un SUV 4x4, type Jeep Grand Cherokee ou Ford Expedition, est-ce que je pourrai descendre avec ce véhicule sur le même chemins que nos amis indiens ?
Merci pour vos réponses et salutations de Genève.
Difficile le choix du matelas auto-gonflant! English translation pending
bonjour à tous!😉
alors je m'adresse à vous pour avoir des conseils dans le choix d'un matelas auto-gonflant! (je suis partie l'été dernier avec une mousse de 0.7cm et c'est pas vraiment confortable alors du nouveau s'impose!).
j'ai déja consulté des discussions abordant ce thème mais elles sont relativements vieilles donc je relance un nouveau sujet...
j'hésite en fait entre trois matelas :le modèle a200 de chez décath.(40euro, 570g, volume de 3.7litres, 2cm)chez le vieux camp: trail lite regular, therm a.r.(59euro, 910g, roulé:27*15cm, 3.8cm)ou le modèle artiach: micro lite long (68euro, 712g, roulé: 30*14cm, 3cm)
comme vous voyez ces trois choix sont differents parce que je me demande si:plus de 3cm c'est vraiment plus confortable?mettre 60euro ds an matelas est-ce vraiment utile si je m'en sers environ 20nuits par an?(voyage et en appoint chez moi) et bien sur j'aimerai bien avoir un bon rapport qualité/prix sans mettre les 90euros pr un super therm.a.r!(j'ai un petit budget étudiant mais je veux quand même un bon produit sans me faire arnaquer.)
merci d'avance si certains d'entre vous peuvent me conseiller s'ils ont déja essayé ou entendu parler de ces modèles!🙂
comme vous voyez ces trois choix sont differents parce que je me demande si:plus de 3cm c'est vraiment plus confortable?mettre 60euro ds an matelas est-ce vraiment utile si je m'en sers environ 20nuits par an?(voyage et en appoint chez moi) et bien sur j'aimerai bien avoir un bon rapport qualité/prix sans mettre les 90euros pr un super therm.a.r!(j'ai un petit budget étudiant mais je veux quand même un bon produit sans me faire arnaquer.)
merci d'avance si certains d'entre vous peuvent me conseiller s'ils ont déja essayé ou entendu parler de ces modèles!🙂
Quel sac à dos pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour,
compte tenu de l'importance du sac à dos dans un long voyage comme le tour du monde (le notre se fera en 12 mois), j'aimerais avoir vos avis sur ce qu'il faut privilégier pour choisir le sac (la taille, le système de ventilation dans le dos, le nombres de poches, l'ouverture devant, un protege sac...)
Je ne connais pas grand choses dans ce domaine. J'ai un sac à dos de rando mais je l'avais acheté un peu au hasard sans trop savoir quoi regarder pour choisir. Que fautil regarder pour ne pas se tromper au niveau du dos? y a til des marques à privilégier ou au contraire à proscrire?
bref, vous avez compris que je n'y connais rien et que j'ai besoin d'un peu d'aide!
Merci par avance pour votre aide!!!
Je ne connais pas grand choses dans ce domaine. J'ai un sac à dos de rando mais je l'avais acheté un peu au hasard sans trop savoir quoi regarder pour choisir. Que fautil regarder pour ne pas se tromper au niveau du dos? y a til des marques à privilégier ou au contraire à proscrire?
bref, vous avez compris que je n'y connais rien et que j'ai besoin d'un peu d'aide!
Merci par avance pour votre aide!!!
Mission humanitaire au Tchad English translation pending
11 Septembre 04
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??