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Canyons colorés, cimes enneigées, l'ouest USA au printemps English translation pending
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Ce 4ème voyage dans l’ouest américain s’est décidé seulement 2 mois avant le départ, Fred ayant l’opportunité de faire un voyage professionnel à Las Vegas et sachant que je suis toujours prête pour cette destination, nous en avons profité pour bourlinguer pendant 2 semaines (du 24/04 au 09/05/14) aux alentours (enfin…vu d’ici hein !) Je me suis vite replongée dans ma doc pour réaliser que cette fois j’avais envie d’un voyage un peu différent : pas d’enfant, seulement 2 semaines, un planning pour la 2ème semaine connu seulement 3 semaines avant le départ (fonction des contraintes de dates pour Fred à Las Vegas), un voyage au printemps alors que nous ne connaissons l’ouest que sous la chaleur torride de l’été.
L’occasion de sortir des sentiers battus, avec la souplesse que permet un voyage à 2, avec une météo plus propice à la randonnée au sud et l’occasion de profiter de la fin de l’hiver plus au nord (le Yellowstone sous la neige me tente depuis un moment …)
Je me dépêche de réserver les vols, directs au départ de Francfort vers Las Vegas avec Condor, chers vu la saison : 940 €, achetés 7 semaines avant le départ.
Depuis….longtemps j’ai envie de découvrir the Maze, cette partie reculée de Canyonland NP, située à l’ouest de la Green River et du Colorado. J’ai d’abord envisagé d’y aller en 4X4 de location mais les 6h de piste difficile, l’incertitude quant aux qualités (ou non !) de notre 4X4 de location, la perspective de se taper 2 jours de piste fatigante sur un voyage de 2 semaines et enfin la lecture de ce passionnant récit http://backcountrypost.com/...to-water-canyon.903/ m’ont décidé à préférer un accès en bateau. Il est possible de trouver des sources dans the Maze et donc de s’y déplacer à pied, la voiture n’est pas indispensable et on peut ainsi s’affranchir des pistes et s’enfoncer dans le wilderness. Tex’s Riverways, très réactif, nous propose la navette aller-retour de Potash Bottom près de Moab à Spanish Bottom porte d’accès à The Maze par le fleuve Colorado pour 100 $/personne. Nous tombons d’accord sur les dates (ils emmènent très peu de randonneurs mais récupèrent presque tous les jours de nombreux canoés qui achèvent leur descente de la Green River ou du Colorado avant les dangereux rapides de Cataract Canyon) et je réserve des backcountry permits (aucune difficulté, à la différence des permits pour les campsites accessibles en 4X4) pour 3 nuits soit 4 jours de randonnée.
Nous aussi avons bien envie de descendre la Green River en canoé (surtout depuis que marie 31 sur VF m’en a parlé ! Merci Marie !) 3 possibilités : -9 ou 10 jours de Green River à Spanish Bottom (on craint de s’ennuyer, on n’a pas le temps et il faut un permis, très prisé) -4 ou 5 jours de Mineral Bottom à Spanish Bottom (comme pour le trip précédent, permis difficile à obtenir) -4 jours de Ruby Ranch à Mineral Bottom avec permis en nombre illimité (pour Labyrinth Canyon Section donc) car on s’arrête avant d’entrer dans Canyonland NP. Tex’s n’est pas dispo pour la navette. Nous nous tournons donc vers Tag a Long : 275 $ pour la navette par la route jusqu’à la mise à l’eau à Ruby Ranch, la récupération toujours par la route à Mineral Bottom, la location d’un canoé pour 4 jours (+ toilettes portables + firepan (« plat » à feu) rendus obligatoires par le BLM (Bureau of Land Management) en vertu du principe du leave no trace)
Je me penche ensuite sur mes envies de Yellowstone et découvre qu’une bonne partie des routes ouvre le 02 mai (pas toutefois l’accès sud depuis Grand Teton NP, entre autres, la totalité des routes n’ouvre que le 09 mai) D’après mes plans nous pourrions y être le 03 mai au soir et par chance il reste des disponibilités pour se loger à Old Faithfull le 04 et Mammoth Hot Springs le 05 : je réserve sachant qu’on peut annuler sans frais jusque 48 h avant (en cas de grosse flemme ou de prévisions météo pourries par exemple). Bien sûr ça va nous faire une trotte pour si peu de temps sur place, puisque Fred doit être à Las Vegas le 07 au matin. Tant pis, on n’est pas raisonnable et on réserve pour Fred un vol depuis Cody le 06 qui lui permet d’arriver en milieu d’après-midi à Las Vegas. (avec Delta, 152 $ avec juste un bagage cabine)
Notre vol de retour étant le 09 mai, ça me laisse le temps de ramener la voiture à Las Vegas. Je me fais plein de plans de parcours de retour, afin de choisir en fonction de la météo. 14h de route au plus court depuis Cody dit Google Maps, heureusement que j’aime conduire! Je me réserve la possibilité de repasser par Yellowstone, voire par Great Basin NP, tout dépendra du temps et de mon humeur…
Je réserve la voiture chez Alamo via Autoeurope : 15 jours pour 466 € pour un Rav 4 (assurances max et plein inclus).
Les grandes lignes du voyage étant décidées, je me lance dans les détails de la préparation avec la collecte des points GPS importants pour les randos prévues.
Vient ensuite la préparation du matériel, aussi compact et léger que possible surtout pour les 4 jours de backpacking dans the Maze, un peu plus « confort » pour la partie canoé, multicouche en ce qui concerne les vêtements car l’étude des statistiques météo sur http://www.wunderground.com/ indique qu’il faut s’attendre à tout, de la neige aux températures déjà caniculaires, d’autant que nous visiterons des endroits distants de plus de 1000 km du sud au nord.
Notons au passage le poids ridiculement bas autorisé par Condor en bagage cabine : 6 kg seulement ! Et ils contrôlent…pas avec la même intransigeance que Ryanair heureusement… 23 kg comme tout le monde pour le bagage en soute. On est tout juste dans les clous (faut dire qu’on emmène des lyophilisés pour quasi 1 semaine, ça ira mieux au retour !)
Finalement et pour une fois ( !) le jour du départ arriva très vite. Place au récit….
Jeudi 24/04 /14 J1 Après avoir survolé l’Europe, l’Océan Atlantique Nord, les 4/5 du continent nord-américain, nous survolons enfin le Nevada, c’est le désert à perte de vue… Soudain nous dépassons le Lac Mead, survolons pendant quelques secondes les faubourgs pourtant si étendus de Las Vegas et quelques instants après nous fonçons vers le centre-ville et ses immenses buildings : la piste est en plein centre-ville ! Il faut dire qu’ici il fait si chaud une bonne partie de l’année que tout le monde vit en vase clos avec la clim, fenêtres closes (impossibles d’ailleurs le plus souvent de les ouvrir…) L’avion est ponctuel mais les formalités douanières trainent en longueur (plus de 1h30). Nous récupérons enfin la voiture, en 2 secondes pour une fois car nous sommes les premiers au guichet et nous fichons pas mal des caractéristiques techniques de la voiture. On prend un RAV 4 tout neuf avec 280 miles au compteur, pas 4X4 mais ça n’a pas d’importance. Pour une fois les pneus sont en bon état car neufs ! Pas question de mollir…nous avons un peu dormi dans l’avion et c’est tant mieux car nous filons à présent vers Bryce Canyon NP où nous arrivons crevés vers 21h après 4h de route. Check in rapide au Ruby’s Inn où j’ai réservé une chambre il y a quelques jours. Nous sommes debout depuis 25h, on achète de quoi dîner rapidement dans la chambre à l’épicerie de l’hôtel, du gaz pour notre réchaud et hop au lit après avoir avalé un Stilnox (chez nous il est 6 ou 7 h du matin…) Vendredi 25/04/14 J2 On se réveille presque frais et dispo vers 6h (décalage horaire aidant). Gros petit déjeuner au Ruby’s Inn avant de partir randonner sur Fairyland Loop. Nous avons déjà visité Bryce mais cette randonnée est une première pour nous. Fin avril et à cette heure matinale, il n’y a quasi personne. A noter pour ceux que ça intéresserait que les campgrounds sont pleins mais ça ronfle encore. Cette partie du parc nous a semblé moins minérale que plus au sud. On prend notre temps pour parcourir les 13 km de la rando, démarrée vers 7h du matin (le Ruby’s Inn est juste à l’entrée du parc) qui se déroule au sein d’un amphithéâtre vallonné, ponctué de cheminée de fées, de pins obstinés, de badlands colorés, d’arches improbables, de murailles dentelées, et dont la boucle se termine par un retour le long de la rim ce qui permet d’apprécier a posteriori le chemin parcouru. Très belle balade ! En route à présent vers Moab ! Après concertation et en dépit du temps qui se couvre, nous choisissons de passer par la très belle Scenic Byway 12 (5h17 selon google maps) plutôt que par l’autoroute (4h) Nous l’avons déjà parcourue plusieurs fois mais mille passages sur cette route ne suffiraient pas à s’en lasser. Pas de photos car ciel couvert. Souvenir…souvenir…on adore cette région du Grand Staircase Escalante ! A partir de Capitol Reef, l’atmosphère est jaunie par un violent vent de sable qui bouche l’horizon. Il y a un monde fou (tout est relatif) sur la route au sud de la I70. Nous sommes vendredi soir et on a l’impression que tous filent vers Moab où nous arrivons vers 18h. Quelle animation, un vrai zoo ! Il y a visiblement un rassemblement de vielles voitures ou de voitures bizarres en tout cas. Les gens sont installés en bord de route, vautrés dans de vieux canapés jetés à l’arrière de pick up déglingués et attendent visiblement The Défilé. C’est très bon enfant (d’autant qu’en Utah la consommation d’alcool est très réglementée) mais aussi très motorisé et vrombissant de partout ! Pas de doute, c’est plus tranquille en été… Nous faisons le check in à l’Inca Inn (je comprends au vu de toute cette animation pourquoi le prix des hôtels était si élevé quand j’ai réservé il y a une quinzaine de jours), filons au petit supermarché situé à l’entrée sud de la ville acheter fruits et salades pour le dîner de ce soir puis préparons tranquillement nos sacs-à-dos car le départ pour notre randonnée de 4 jours dans the Maze est prévu demain à la première heure. La météo prévoit un peu de pluie pour cette première journée puis du grand beau temps chaud avec 26°C mais des nuits très fraîches avec seulement quelques degrés au- dessus de zéro. Il s’agit simplement de réorganiser nos sacs car pour optimiser poids, volume et saveurs, et éviter les surprises gustatives j’ai fait le choix d’apporter notre propre boustifaille. Nous avons un sac de 8 kg chacun, sans compter l’eau, avec 4 jours de nourriture. On se couche de bonne heure, comme tout le monde ici à Moab semble-t-il car les rues sont maintenant revenues au calme. Boules Quiès de rigueur tout de même vu l’isolation…
Samedi 26/04/14 J3, J1 trek Nous arrivons à 7H30 chez Tex’s Riverways. Organisation très pro et bien rodée : notre voiture sera garée à l’arrière sur leur parking, nous embarquons aussitôt dans un gros bus scolaire jaune rien que pour nous et après 1/2h de route arrivons à Potash Boat Ramp où le jetboat est mis à l’eau en quelques minutes. Nous sommes les seuls passagers à bord. Le ciel est menaçant et je prends soin de m’équiper pour la pluie de la tête aux pieds. C’est parti pour 50 miles à 25 nœuds de moyenne : le froid se fait immédiatement sentir, d’autant qu’en plus on a un vent violent de face, on ferme les écoutilles du mieux possible. Puis la pluie annoncée arrive, légère puis plus intense, ça caille ! Nous dépassons plusieurs canoéistes réfugiés à terre car le vent violent et à contre-courant lève un clapot très gênant pour de si frêles embarcations. Le paysage disparait dans des nuées de pluie, je me mets en mode frileuse et me réfugie au fond du bateau entre 2 rangées de sièges et me couvre d’une banquette en skaï, tandis que Fred reste dignement assis à braver les éléments. Il n’a pas mis son pantalon de pluie et se retrouve rapidement trempé jusqu’à l’os en dessous de la ceinture, brrr… A « fond de cale » je devine que nous arrivons à Spanish Bottom quand le bateau ralentit enfin après 2 heures de tape-cul frigorifiant. Une dizaine de personnes avec une montagne de matériel attend stoïquement sous la pluie de pouvoir embarquer. Nous débarquons en un clin d’œil, déplions nos bâtons de marche et levons les yeux vers la falaise. Bon ben, c’est par là…allons-y gaiment, ça va nous réchauffer ! Au bout d’une centaine de mètres, la pluie cesse… Un dernier regard sur la prairie fleurie de Spanish Bottom , puis vers notre bateau avec lequel nous avons RDV au même endroit dans 4 jours. La pente s’adoucit un peu et nous découvrons les Doll Houses qui pointent vers le ciel gris. A l’est le ciel est encore très noir mais le vent vient de l’ouest et… au moment où nous arrivons en terrain horizontal au pied des monolithes, le ciel bleu fait son apparition ! Quel timing ! Moi qui craignais de suer sang et eau dans les 300 m de grimpette depuis le Colorado ! Grâce à la fraîcheur, nous sommes montés tranquillement malgré nos sacs de 10 kg pour moi et 14 kg pour Fred. En effet, nous avons chacun 2 litres d’eau pour la journée (j’avais prévu 4l/personne mais compte-tenu de la température ambiante et de nos constations lors de la rando d’hier à Bryce, nos besoins sont finalement très inférieurs) et Fred a monté en plus un gallon (3,6 l) que nous cachons à un endroit où nous repasserons avant la 3ème et dernière nuit dans the Maze (tout près de la bifurcation vers the Granary que nous visiterons le 3ème jour) car il n’y a pas d’eau dans cette partie de the Maze. Les cartes du National Geographic (indispensables ainsi qu’un GPS) indiquent la présence de quelques sources dans le parc et j’ai conçu notre parcours en fonction de celles-ci. Arrivés en haut nous sommes rattrapés par un ranger qui nous demande nos permis (1ère fois que ça m’arrive, je ne pensais pas que ça se produirait par ici !) Nous lui exposons rapidement notre parcours, qu’il approuve et confirme mon intuition qu’avec toute cette pluie des dernières heures nous devrions trouver de l’eau assez facilement. Nous basculons enfin vers la piste menant au campsites 1 et 2 des Doll Houses Et la quittons aussitôt pour l’Overlook Trail Les nuages défilent à toute allure et Fred sèche rapidement (quelle tranquillité d’esprit de savoir qu’ici en climat désertique, rien ne reste mouillé longtemps !) Nous nous faufilons entre 2 tours et découvrons une vaste plaine ponctuée d’énormes blocs de sandstone. Petite pause à l’abri du vent alors que le ciel se couvre à nouveau. Nous allons marcher une petite demi-heure avec vestes et pantalons de pluie et le paysage est si bouché que je me concentre sur la flore printanière. Le sentier est bien marqué et balisé de cairns sur le slickrock. Nous reconnaissons au loin les Needles dans un écrin de pluie. Ici la pluie est rare mais elle s’accumule après avoir couru sur les collines de slickrock dans de miraculeuses petites oasis de verdure. Ailleurs elle reste prisonnière des potholes avant de disparaître en quelques jours sous l’effet du vent et du soleil. On se régale de ces gros cumulus joufflus (et lointains !) Le soleil refait quelques apparitions Et la flore profite bien de cette alternance Nous ne sommes pas allées tout au bout de l’Overlook Trail mais avons bifurqué à G un peu avant. Au SE les Needles à l’arrière-plan Et au SO Chimney Rock, notre étape de mi-journée de demain (à G de l’image à l’arrière-plan) La fin de l’étape du jour est proche, nous apercevons le fond de Water Canyon où se trouve une source. Il coule en effet un filet d’eau…nous montons la tente en vitesse car la pluie menace à nouveau. Puis Fred fait le plein d’eau pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain. L’avantage du filtre (en plus de sa fonction de…filtre) est qu’il permet de remplir une bouteille même si l’eau est très peu profonde. Sinon c’est à la cuiller ! Finalement compte-tenu de la météo du jour (pas plus de 15°C et beaucoup de vent), nous n’avons bu pour les 7 miles de l’étape (miles qui comptent double vu le nombre d’acrobaties nécessaires à la progression ! Mais c’est très ludique…) qu’un litre et demi à nous deux. On découvre ensuite une alcôve qui surplombe le ruisseau et hésitons à déménager la tente mais la flemme l’emporte (cette alcôve est quasi plate et on peut donc y dormir sans tente ni tarp à l’abri des intempéries) Il pleut un peu pendant la nuit mais au réveil la tente est sèche, même pas de rosée !
La suite bientôt...
Ce 4ème voyage dans l’ouest américain s’est décidé seulement 2 mois avant le départ, Fred ayant l’opportunité de faire un voyage professionnel à Las Vegas et sachant que je suis toujours prête pour cette destination, nous en avons profité pour bourlinguer pendant 2 semaines (du 24/04 au 09/05/14) aux alentours (enfin…vu d’ici hein !) Je me suis vite replongée dans ma doc pour réaliser que cette fois j’avais envie d’un voyage un peu différent : pas d’enfant, seulement 2 semaines, un planning pour la 2ème semaine connu seulement 3 semaines avant le départ (fonction des contraintes de dates pour Fred à Las Vegas), un voyage au printemps alors que nous ne connaissons l’ouest que sous la chaleur torride de l’été.
L’occasion de sortir des sentiers battus, avec la souplesse que permet un voyage à 2, avec une météo plus propice à la randonnée au sud et l’occasion de profiter de la fin de l’hiver plus au nord (le Yellowstone sous la neige me tente depuis un moment …)
Je me dépêche de réserver les vols, directs au départ de Francfort vers Las Vegas avec Condor, chers vu la saison : 940 €, achetés 7 semaines avant le départ.
Depuis….longtemps j’ai envie de découvrir the Maze, cette partie reculée de Canyonland NP, située à l’ouest de la Green River et du Colorado. J’ai d’abord envisagé d’y aller en 4X4 de location mais les 6h de piste difficile, l’incertitude quant aux qualités (ou non !) de notre 4X4 de location, la perspective de se taper 2 jours de piste fatigante sur un voyage de 2 semaines et enfin la lecture de ce passionnant récit http://backcountrypost.com/...to-water-canyon.903/ m’ont décidé à préférer un accès en bateau. Il est possible de trouver des sources dans the Maze et donc de s’y déplacer à pied, la voiture n’est pas indispensable et on peut ainsi s’affranchir des pistes et s’enfoncer dans le wilderness. Tex’s Riverways, très réactif, nous propose la navette aller-retour de Potash Bottom près de Moab à Spanish Bottom porte d’accès à The Maze par le fleuve Colorado pour 100 $/personne. Nous tombons d’accord sur les dates (ils emmènent très peu de randonneurs mais récupèrent presque tous les jours de nombreux canoés qui achèvent leur descente de la Green River ou du Colorado avant les dangereux rapides de Cataract Canyon) et je réserve des backcountry permits (aucune difficulté, à la différence des permits pour les campsites accessibles en 4X4) pour 3 nuits soit 4 jours de randonnée.
Nous aussi avons bien envie de descendre la Green River en canoé (surtout depuis que marie 31 sur VF m’en a parlé ! Merci Marie !) 3 possibilités : -9 ou 10 jours de Green River à Spanish Bottom (on craint de s’ennuyer, on n’a pas le temps et il faut un permis, très prisé) -4 ou 5 jours de Mineral Bottom à Spanish Bottom (comme pour le trip précédent, permis difficile à obtenir) -4 jours de Ruby Ranch à Mineral Bottom avec permis en nombre illimité (pour Labyrinth Canyon Section donc) car on s’arrête avant d’entrer dans Canyonland NP. Tex’s n’est pas dispo pour la navette. Nous nous tournons donc vers Tag a Long : 275 $ pour la navette par la route jusqu’à la mise à l’eau à Ruby Ranch, la récupération toujours par la route à Mineral Bottom, la location d’un canoé pour 4 jours (+ toilettes portables + firepan (« plat » à feu) rendus obligatoires par le BLM (Bureau of Land Management) en vertu du principe du leave no trace)
Je me penche ensuite sur mes envies de Yellowstone et découvre qu’une bonne partie des routes ouvre le 02 mai (pas toutefois l’accès sud depuis Grand Teton NP, entre autres, la totalité des routes n’ouvre que le 09 mai) D’après mes plans nous pourrions y être le 03 mai au soir et par chance il reste des disponibilités pour se loger à Old Faithfull le 04 et Mammoth Hot Springs le 05 : je réserve sachant qu’on peut annuler sans frais jusque 48 h avant (en cas de grosse flemme ou de prévisions météo pourries par exemple). Bien sûr ça va nous faire une trotte pour si peu de temps sur place, puisque Fred doit être à Las Vegas le 07 au matin. Tant pis, on n’est pas raisonnable et on réserve pour Fred un vol depuis Cody le 06 qui lui permet d’arriver en milieu d’après-midi à Las Vegas. (avec Delta, 152 $ avec juste un bagage cabine)
Notre vol de retour étant le 09 mai, ça me laisse le temps de ramener la voiture à Las Vegas. Je me fais plein de plans de parcours de retour, afin de choisir en fonction de la météo. 14h de route au plus court depuis Cody dit Google Maps, heureusement que j’aime conduire! Je me réserve la possibilité de repasser par Yellowstone, voire par Great Basin NP, tout dépendra du temps et de mon humeur…
Je réserve la voiture chez Alamo via Autoeurope : 15 jours pour 466 € pour un Rav 4 (assurances max et plein inclus).
Les grandes lignes du voyage étant décidées, je me lance dans les détails de la préparation avec la collecte des points GPS importants pour les randos prévues.
Vient ensuite la préparation du matériel, aussi compact et léger que possible surtout pour les 4 jours de backpacking dans the Maze, un peu plus « confort » pour la partie canoé, multicouche en ce qui concerne les vêtements car l’étude des statistiques météo sur http://www.wunderground.com/ indique qu’il faut s’attendre à tout, de la neige aux températures déjà caniculaires, d’autant que nous visiterons des endroits distants de plus de 1000 km du sud au nord.
Notons au passage le poids ridiculement bas autorisé par Condor en bagage cabine : 6 kg seulement ! Et ils contrôlent…pas avec la même intransigeance que Ryanair heureusement… 23 kg comme tout le monde pour le bagage en soute. On est tout juste dans les clous (faut dire qu’on emmène des lyophilisés pour quasi 1 semaine, ça ira mieux au retour !)
Finalement et pour une fois ( !) le jour du départ arriva très vite. Place au récit….
Jeudi 24/04 /14 J1 Après avoir survolé l’Europe, l’Océan Atlantique Nord, les 4/5 du continent nord-américain, nous survolons enfin le Nevada, c’est le désert à perte de vue… Soudain nous dépassons le Lac Mead, survolons pendant quelques secondes les faubourgs pourtant si étendus de Las Vegas et quelques instants après nous fonçons vers le centre-ville et ses immenses buildings : la piste est en plein centre-ville ! Il faut dire qu’ici il fait si chaud une bonne partie de l’année que tout le monde vit en vase clos avec la clim, fenêtres closes (impossibles d’ailleurs le plus souvent de les ouvrir…) L’avion est ponctuel mais les formalités douanières trainent en longueur (plus de 1h30). Nous récupérons enfin la voiture, en 2 secondes pour une fois car nous sommes les premiers au guichet et nous fichons pas mal des caractéristiques techniques de la voiture. On prend un RAV 4 tout neuf avec 280 miles au compteur, pas 4X4 mais ça n’a pas d’importance. Pour une fois les pneus sont en bon état car neufs ! Pas question de mollir…nous avons un peu dormi dans l’avion et c’est tant mieux car nous filons à présent vers Bryce Canyon NP où nous arrivons crevés vers 21h après 4h de route. Check in rapide au Ruby’s Inn où j’ai réservé une chambre il y a quelques jours. Nous sommes debout depuis 25h, on achète de quoi dîner rapidement dans la chambre à l’épicerie de l’hôtel, du gaz pour notre réchaud et hop au lit après avoir avalé un Stilnox (chez nous il est 6 ou 7 h du matin…) Vendredi 25/04/14 J2 On se réveille presque frais et dispo vers 6h (décalage horaire aidant). Gros petit déjeuner au Ruby’s Inn avant de partir randonner sur Fairyland Loop. Nous avons déjà visité Bryce mais cette randonnée est une première pour nous. Fin avril et à cette heure matinale, il n’y a quasi personne. A noter pour ceux que ça intéresserait que les campgrounds sont pleins mais ça ronfle encore. Cette partie du parc nous a semblé moins minérale que plus au sud. On prend notre temps pour parcourir les 13 km de la rando, démarrée vers 7h du matin (le Ruby’s Inn est juste à l’entrée du parc) qui se déroule au sein d’un amphithéâtre vallonné, ponctué de cheminée de fées, de pins obstinés, de badlands colorés, d’arches improbables, de murailles dentelées, et dont la boucle se termine par un retour le long de la rim ce qui permet d’apprécier a posteriori le chemin parcouru. Très belle balade ! En route à présent vers Moab ! Après concertation et en dépit du temps qui se couvre, nous choisissons de passer par la très belle Scenic Byway 12 (5h17 selon google maps) plutôt que par l’autoroute (4h) Nous l’avons déjà parcourue plusieurs fois mais mille passages sur cette route ne suffiraient pas à s’en lasser. Pas de photos car ciel couvert. Souvenir…souvenir…on adore cette région du Grand Staircase Escalante ! A partir de Capitol Reef, l’atmosphère est jaunie par un violent vent de sable qui bouche l’horizon. Il y a un monde fou (tout est relatif) sur la route au sud de la I70. Nous sommes vendredi soir et on a l’impression que tous filent vers Moab où nous arrivons vers 18h. Quelle animation, un vrai zoo ! Il y a visiblement un rassemblement de vielles voitures ou de voitures bizarres en tout cas. Les gens sont installés en bord de route, vautrés dans de vieux canapés jetés à l’arrière de pick up déglingués et attendent visiblement The Défilé. C’est très bon enfant (d’autant qu’en Utah la consommation d’alcool est très réglementée) mais aussi très motorisé et vrombissant de partout ! Pas de doute, c’est plus tranquille en été… Nous faisons le check in à l’Inca Inn (je comprends au vu de toute cette animation pourquoi le prix des hôtels était si élevé quand j’ai réservé il y a une quinzaine de jours), filons au petit supermarché situé à l’entrée sud de la ville acheter fruits et salades pour le dîner de ce soir puis préparons tranquillement nos sacs-à-dos car le départ pour notre randonnée de 4 jours dans the Maze est prévu demain à la première heure. La météo prévoit un peu de pluie pour cette première journée puis du grand beau temps chaud avec 26°C mais des nuits très fraîches avec seulement quelques degrés au- dessus de zéro. Il s’agit simplement de réorganiser nos sacs car pour optimiser poids, volume et saveurs, et éviter les surprises gustatives j’ai fait le choix d’apporter notre propre boustifaille. Nous avons un sac de 8 kg chacun, sans compter l’eau, avec 4 jours de nourriture. On se couche de bonne heure, comme tout le monde ici à Moab semble-t-il car les rues sont maintenant revenues au calme. Boules Quiès de rigueur tout de même vu l’isolation…
Samedi 26/04/14 J3, J1 trek Nous arrivons à 7H30 chez Tex’s Riverways. Organisation très pro et bien rodée : notre voiture sera garée à l’arrière sur leur parking, nous embarquons aussitôt dans un gros bus scolaire jaune rien que pour nous et après 1/2h de route arrivons à Potash Boat Ramp où le jetboat est mis à l’eau en quelques minutes. Nous sommes les seuls passagers à bord. Le ciel est menaçant et je prends soin de m’équiper pour la pluie de la tête aux pieds. C’est parti pour 50 miles à 25 nœuds de moyenne : le froid se fait immédiatement sentir, d’autant qu’en plus on a un vent violent de face, on ferme les écoutilles du mieux possible. Puis la pluie annoncée arrive, légère puis plus intense, ça caille ! Nous dépassons plusieurs canoéistes réfugiés à terre car le vent violent et à contre-courant lève un clapot très gênant pour de si frêles embarcations. Le paysage disparait dans des nuées de pluie, je me mets en mode frileuse et me réfugie au fond du bateau entre 2 rangées de sièges et me couvre d’une banquette en skaï, tandis que Fred reste dignement assis à braver les éléments. Il n’a pas mis son pantalon de pluie et se retrouve rapidement trempé jusqu’à l’os en dessous de la ceinture, brrr… A « fond de cale » je devine que nous arrivons à Spanish Bottom quand le bateau ralentit enfin après 2 heures de tape-cul frigorifiant. Une dizaine de personnes avec une montagne de matériel attend stoïquement sous la pluie de pouvoir embarquer. Nous débarquons en un clin d’œil, déplions nos bâtons de marche et levons les yeux vers la falaise. Bon ben, c’est par là…allons-y gaiment, ça va nous réchauffer ! Au bout d’une centaine de mètres, la pluie cesse… Un dernier regard sur la prairie fleurie de Spanish Bottom , puis vers notre bateau avec lequel nous avons RDV au même endroit dans 4 jours. La pente s’adoucit un peu et nous découvrons les Doll Houses qui pointent vers le ciel gris. A l’est le ciel est encore très noir mais le vent vient de l’ouest et… au moment où nous arrivons en terrain horizontal au pied des monolithes, le ciel bleu fait son apparition ! Quel timing ! Moi qui craignais de suer sang et eau dans les 300 m de grimpette depuis le Colorado ! Grâce à la fraîcheur, nous sommes montés tranquillement malgré nos sacs de 10 kg pour moi et 14 kg pour Fred. En effet, nous avons chacun 2 litres d’eau pour la journée (j’avais prévu 4l/personne mais compte-tenu de la température ambiante et de nos constations lors de la rando d’hier à Bryce, nos besoins sont finalement très inférieurs) et Fred a monté en plus un gallon (3,6 l) que nous cachons à un endroit où nous repasserons avant la 3ème et dernière nuit dans the Maze (tout près de la bifurcation vers the Granary que nous visiterons le 3ème jour) car il n’y a pas d’eau dans cette partie de the Maze. Les cartes du National Geographic (indispensables ainsi qu’un GPS) indiquent la présence de quelques sources dans le parc et j’ai conçu notre parcours en fonction de celles-ci. Arrivés en haut nous sommes rattrapés par un ranger qui nous demande nos permis (1ère fois que ça m’arrive, je ne pensais pas que ça se produirait par ici !) Nous lui exposons rapidement notre parcours, qu’il approuve et confirme mon intuition qu’avec toute cette pluie des dernières heures nous devrions trouver de l’eau assez facilement. Nous basculons enfin vers la piste menant au campsites 1 et 2 des Doll Houses Et la quittons aussitôt pour l’Overlook Trail Les nuages défilent à toute allure et Fred sèche rapidement (quelle tranquillité d’esprit de savoir qu’ici en climat désertique, rien ne reste mouillé longtemps !) Nous nous faufilons entre 2 tours et découvrons une vaste plaine ponctuée d’énormes blocs de sandstone. Petite pause à l’abri du vent alors que le ciel se couvre à nouveau. Nous allons marcher une petite demi-heure avec vestes et pantalons de pluie et le paysage est si bouché que je me concentre sur la flore printanière. Le sentier est bien marqué et balisé de cairns sur le slickrock. Nous reconnaissons au loin les Needles dans un écrin de pluie. Ici la pluie est rare mais elle s’accumule après avoir couru sur les collines de slickrock dans de miraculeuses petites oasis de verdure. Ailleurs elle reste prisonnière des potholes avant de disparaître en quelques jours sous l’effet du vent et du soleil. On se régale de ces gros cumulus joufflus (et lointains !) Le soleil refait quelques apparitions Et la flore profite bien de cette alternance Nous ne sommes pas allées tout au bout de l’Overlook Trail mais avons bifurqué à G un peu avant. Au SE les Needles à l’arrière-plan Et au SO Chimney Rock, notre étape de mi-journée de demain (à G de l’image à l’arrière-plan) La fin de l’étape du jour est proche, nous apercevons le fond de Water Canyon où se trouve une source. Il coule en effet un filet d’eau…nous montons la tente en vitesse car la pluie menace à nouveau. Puis Fred fait le plein d’eau pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain. L’avantage du filtre (en plus de sa fonction de…filtre) est qu’il permet de remplir une bouteille même si l’eau est très peu profonde. Sinon c’est à la cuiller ! Finalement compte-tenu de la météo du jour (pas plus de 15°C et beaucoup de vent), nous n’avons bu pour les 7 miles de l’étape (miles qui comptent double vu le nombre d’acrobaties nécessaires à la progression ! Mais c’est très ludique…) qu’un litre et demi à nous deux. On découvre ensuite une alcôve qui surplombe le ruisseau et hésitons à déménager la tente mais la flemme l’emporte (cette alcôve est quasi plate et on peut donc y dormir sans tente ni tarp à l’abri des intempéries) Il pleut un peu pendant la nuit mais au réveil la tente est sèche, même pas de rosée !
La suite bientôt...
Avis trek Kalaw - Inle English translation pending
Bonjour,
Je sais que ce sujet a été abordé, cependant j'aimerais l'avis affuté des connaisseurs concernant ce trek.
J'ai eu un devis de l'agence "Sanlinn Kalaw" quelqu'un connait-il cette agence?
Nous ferons le trek de 2 jours, il nous propose 20$ par jour et par personne (on sera 2)incluant nourriture, hébergement et guide. A cela rajouter 18$ de bateau, 8$ pour le transfert de nos 2 backpack à inle et 15$ de taxi au début vu qu'on le fait sur 2 jours (on n'a pas énormément de temps...). Ce qui fait 121$ pour 2 au total, qu'en pensez-vous? J'aurais aimé joindre Sam's trekking mais je n'arrive pas à avoir le bon mail, une idée?
Bon, merci d'avance à tous!!!
J'ai eu un devis de l'agence "Sanlinn Kalaw" quelqu'un connait-il cette agence?
Nous ferons le trek de 2 jours, il nous propose 20$ par jour et par personne (on sera 2)incluant nourriture, hébergement et guide. A cela rajouter 18$ de bateau, 8$ pour le transfert de nos 2 backpack à inle et 15$ de taxi au début vu qu'on le fait sur 2 jours (on n'a pas énormément de temps...). Ce qui fait 121$ pour 2 au total, qu'en pensez-vous? J'aurais aimé joindre Sam's trekking mais je n'arrive pas à avoir le bon mail, une idée?
Bon, merci d'avance à tous!!!
Escales de croisière sur Katakolon, Santorin et Corfu English translation pending
Voilà trois escales en Grèce lors de notre prochaine croisière sur le Fantasia cet été. Je suis preneuse de ce qu'il y a d'intéressant à faire, tout en sachant que nos enfants de 7 et 6 ans nous accompagneront.
Katakolon nous nous sommes déjà arrêtés l'an passé, et aimerions savoir si il y a une plage sympathique et plutôt propre( pas envie de nager à compter du bâteau) ?
Merci d'avance de vos bons plans, conseils !
Katakolon nous nous sommes déjà arrêtés l'an passé, et aimerions savoir si il y a une plage sympathique et plutôt propre( pas envie de nager à compter du bâteau) ?
Merci d'avance de vos bons plans, conseils !
Que voir en... Rhône-Alpes English translation pending
Que voir en Rhône-Alpes ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
La région Rhône-Alpes est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Ain (01), l'Ardèche (07), la Drôme (26), l'Isère (38), Loire (42), Rhône (69), Savoie (73) et Haute-Savoie (74).
1- AIN (01) Ars-sur-Formans : un lieu de pèlerinage dont la basilique accueille plus de 500 000 personnes par an.Bourg-en-Bresse : la préfecture de l'Ain possède quelques vieux édifices civils ou religieux comme le Monastère royal de Brou.Châtillon-sur-Chalaronne : les vestiges d'un château fort, une vieille halle, un hospice du XVIIIe siècle et des maisons à colombages.Divonne-les-Bains : ville thermale à la frontière suisse, près du lac Léman, connue surtout pour son casino.Ferney-Voltaire : à la frontière suisse, la ville abrite un joli château qui fut pendant longtemps la résidence de Voltaire.Fort l'Ecluse : un bel ouvrage militaire construit à flan de montagne face au site du "défilé de l'Ecluse".Izieu : ce petit village abrite le Mémorial des enfants d'Izieu qui commémore le souvenir de leur arrestation en 1944.Monts Jura : une station de ski née d'un regroupement de communes, proche de Genève.Pérouges : belle cité médiévale classée parmi les plus beaux villages de France. Son architecture bien conservée en fait un lieu très visité.Trévoux : une bourgade classée "ville médiévale" pour les vestiges de son château et plusieurs édifices ou maisons.Villars-les-Dombes : cette commune entourée d'étangs (La Dombes) abrite le Parc des oiseaux qui, avec ses 2 000 espèces de volatiles, est un des sites les plus visités du département.Patrimoine naturel Grottes du Cerdon : des grottes préhistoriques ouvertes au public.Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.2- ARDÈCHE (07) Aubenas : la principale commune d'Ardèche, avec ses remparts et son petit château, est avant tout une base pour découvrir les environs (Cévennes, Gorges de l'Ardèche, villages médiévaux…).Balazuc : jolie petite bourgade médiévale bien conservée classée parmi les "plus beaux villages de France".Boucieu-le-Roi : c'est un des beaux villages de l'Ardèche.Château de Crussol : une forteresse du Moyen-Age perchée face à Valence et la Vallée du Rhône.Désaignes : joli village ancien avec notamment un château et les restes des remparts qui entouraient autrefois le bourg.Jaujac : pas loin d'Aubenas, le vieux Jaujac est construit sur les pentes d'un ancien volcan.Joyeuse : petite cité médiévale construite autour de son château du XVIe siècle.La Croix de Bauzon : c'est la seule station de ski alpin de l'Ardèche. Pas loin, La Chavade-Bel Air se consacre au ski de fond.Labeaume : un village ancien dans un environnement assez désertique. C'est de là que sont accessibles à pied ou en canoë les gorges du même nom longues d'une dizaine de kilomètres.Largentière : cette toute petite sous-préfecture a conservé son joli cachet médiéval avec notamment son château du XVe siècle.Peaugres : la commune abrite un "parc-safari" pas mal visité.Privas : c'est la moins peuplée de toutes les préfectures de France.Saint-Montan : vieux village médiéval du sud de l'Ardèche avec plusieurs grottes dans ses environs.Tournon-sur-Rhône : petite ville proche de Valence, en bordure du Rhône, avec un château et les vestiges de fortifications.Vals-les- Bains : une ville thermale de style en partie "Belle Epoque" située au sud de l'Ardèche.Viviers : grosse bourgade médiévale construite au pied de sa cathédrale et qui a gardé tout son charme.Vallon Pont d'Arc : cette commune marque le début des Gorges de l'Ardèche. C'est généralement là d'ailleurs que débute la descente des gorges. C'est aussi sur ce village qu'est située la Grotte Chauvet.Vogüé : joli village médiéval en bord de rivière classé parmi les "plus beaux villages de France". C'est de là que part le "Train touristique de l'Ardèche méridionale".Patrimoine naturel Aven d'Orgnac : c'est une des principales grottes ("aven") ouvertes au public de la région des Gorges de l'Ardèche. Elle reçoit pas mal de visiteurs.Bois de Païolive : au sud du département. C'est en fait un site géologique remarquable où se mélangent forêts, gorges, grottes, chaos minéral… On peut y randonner.Cascade du Ray-Pic : cascade d'une trentaine de mètres au nord d'Aubenas, sur la commune de Péreyres.Gorges de l'Ardèche : haut lieu touristique de la région, ces gorges offrent de superbes paysages mais surtout aussi un large choix d'activités sport-nature (randonnée, canoë, raft, spéléo, grimpe, saut à l'élastique…).Grotte Chauvet : moins connue que Lascaux cette grotte ornée n'en est pas moins remarquable pour son patrimoine unique inscrit à l'Unesco. Elle n'est cependant pas ouverte au public qui pourra néanmoins visiter une "réplique" à partir de 2015. Grotte de Saint-Marcel : c'est une des principales grottes ouvertes au public de la région. Elle est située sur la commune de Bidon, au sud de Montélimar.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grands Causses, c'est un des plus vastes parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il offre un joli paysage de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Parc naturel régional des Monts d'Ardèche : joli parc naturel, qui fait également la part belle à la culture locale, dans lequel on peut randonner. C'est là également qu'est situé le Mont Gerbier de Jonc, source de la Loire, dont l'ascension (facile) est devenue un "classique".3- DRÔME (26) Buis les Baronnies : commune du sud du département avec de vieux quartiers, un couvent et les ruines d'une forteresse médiévale dans un hameau voisin. On peut également faire de l'escalade et de petites randonnées dans ses environs.Château de Suze-la-Rousse : mi-château fort mi-château de la Renaissance situé dans la commune du même nom.Crest : cette localité au sud-est de Valence possède le plus haut donjon médiéval d'Europe avec 52 m.Die : sous-préfecture du département aux portes du Vercors. Die a conservé plusieurs témoignages gallo-romains (porte, remparts…) et quelques-uns de l'époque médiévale (cathédrale, tour, maisons).Dieulefit : une commune des environs de Montélimar avec un centre ancien. Elle est aussi connue pour ses potiers.Grignan : joli village ancien, parmi les champs de lavandes, avec son château très visité et sa collégiale. Hauterives : ce village est connu pour le "Palais idéal du facteur Cheval" qui est une référence au niveau de l'art naïf.La Garde-Adhémar : jolie commune qui domine la vallée du Rhône avec également un prieuré roman du XIIe siècle.Le Poët-Laval : ancienne commanderie templière, ce village de la Drôme provençale possède toujours son architecture médiévale.Livron-sur-Drôme : une petite ville au sud de Valence avec une partie ancienne.Mirmande : village perché entre Valence et Montélimar avec un certain cachet typique de la région.Montélimar : entre Provence, Vercors et Ardèche, Montélimar est d'abord connue pour son nougat et, plus localement, pour son beau château des Adhémar.Montbrun-les-Bains : grâce à son cadre au pied du Mont Ventoux et son bâti ancien, c'est un des "plus beaux villages de France" (et une station thermale).Nyons : ville moyenne du sud-est du département avec de vieux quartiers et des édifices datant pour beaucoup de la fin du Moyen-Age.Pierrelate : cette petite ville au sud de Montélimar abrite la "Ferme aux crocodiles" qui demeure le site touristique le plus visité de la Drôme avec près de 300 000 entrées par an.Romans-sur-Isère : à côté de Valence, la ville a conservé des maisons médiévales, sa collégiale et une vieille tour-horloge.Valence : la préfecture de la Drôme possède un assez joli centre-ville.Vassieux-en-Vercors : ce village du Massif du Vercors abrite un mémorial et une nécropole de la Résistance en mémoire de ce qui fut un lieu de maquis lors de la deuxième guerre mondiale.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Vercors : à cheval sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning). 4- ISÈRE (38) Autrans : grande station de ski du Vercors à quelques kilomètres de Grenoble.Chamrousse : une autre station de sports d'hiver importante située à la périphérie de Grenoble.Crémieu : à l'est de Lyon, Crémieu a conservé une partie de son aspect médiéval avec son château, ses halles, ses petites rues et ses vieilles maisons.Grenoble : au pied des montagnes, la préfecture de l'Isère offre un vieux centre urbain à la visite.L'Alpe d'Huez : pas loin de Grenoble, cette station de sport d'hiver est une des plus grandes de France. Son ascension est également réputée au niveau cyclisme et Tour de France.Lans-en-Vercors : un station du Vercors où on fait aussi bien du ski de fond que de piste.Les Deux Alpes : station de ski de l'Oisans dans laquelle on peut pratiquer aussi le ski sur glacier ou d'été.Les 7 laux : un regroupement de stations de ski du Massif de Belledonne aux portes de Grenoble.Saint-Antoine l'Abbaye : ce village médiéval aux petites ruelles et vieilles bâtisses, dominé par son ancienne abbaye, est classé parmi les "plus beaux villages de France".Vienne : la sous préfecture de l'Isère possède nombre de témoignages de son passé aussi bien antique (avec notamment son théâtre antique) que plus récent.Villard de Lans : une des principales stations de sports d'hiver de l'Isère qui en compte plus d'une trentaine.Voiron : au nord-ouest de Grenoble, Voiron est surtout connue pour abriter l'unique cave de production de la (liqueur) Chartreuse. Cet ensemble de caves accueille chaque année aux alentours de 150 000 visiteurs.Patrimoine naturel Grottes de Choranche : de jolies grottes avec lac et rivière souterraines situées dans le Vercors.Parc national des Ecrins : à cheval sur les Hautes-Alpes et l'Isère, ce superbe parc compte nombre de hauts sommets et de glaciers. Il abrite des populations de chamois, de bouquetins et occasionnellement de loups. Logiquement, on y pratique le ski, l'alpinisme et la randonnée.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Vercors : sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning).5- LOIRE (42) Chamazel : commune au nord-ouest de Saint-Etienne dans les Monts du Forez. Outre accessoirement pour son château fort, on y vient d'abord pour le skiChartreuse de Sainte-Croix en Jarez : bel ensemble religieux du XIIIe siècle dans la commune du même nom.Firminy : cette petite ville est connue avant tout pour abriter le plus grand nombre de réalisations de l'architecte Le Corbusier.Roanne : sous-préfecture et une des agglomérations parmi les plus importantes de la région.Saint-Etienne : préfecture de département, Saint-Etienne offre un centre plus ou moins ancien.Patrimoine naturel Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions présente de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l'Espace nordique du Haut Pilat" (42). 6- RHÔNE (69) Lyon : préfecture de région et troisième commune de France, Lyon possède entre autres un superbe centre historique qui est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Oingt : ce petit bourg médiéval au nord-ouest de Lyon est classé parmi les "plus beaux villages de France". Saint-Romain-en-Gal : cette commune au sud de Lyon abrite un site archéologique gallo-romain associé à un musée qui lui est consacré.Villefranche-sur-Saône : c'est la sous-préfecture du Rhône et la capitale du Beaujolais. On peut visiter des vignobles dans ses environs.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l' Espace nordique du Haut Pilat" (42).7- SAVOIE (73) Aix les Bains : en bordure du lac du Bourget, Aix les Bains est une des principales stations thermales de France. Elle possède encore un certain patrimoine architectural de style "Belle Epoque" et attire nombre de touristes grâce à sa situation entre lac et montagne.Albertville : connue depuis les J.O. de 1992, la ville possède quelques vestiges médiévaux dans son hameau de Conflans. Mais c'est surtout sa position aux pieds des montagnes et parcs des environs qui lui vaut d'accueillir autant de visiteurs.Bonneval-sur-Arc : petit village savoyard de la Vallée de la Maurienne classé parmi les "plus beaux villages de France" grâce à son architecture traditionnelle et son environnement.Bourg Saint-Maurice : proche d'Albertville, la commune abrite la station de ski des Arcs/Paradiski et un bassin de canoë-kayak réputé.Chambéry : malgré des destructions lors de la seconde guerre mondiale, la préfecture de Savoie possède quelques édifices intéressants dans son centre.Château de Miolans : vieille forteresse médiévale perchée sur la commune de Saint-Pierre d'Albigny.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Espace Killy : ce domaine skiable savoyard regroupe les station de Tignes et Val d'Isère.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Les Sybelles : c'est l'association de 6 stations de ski du sud du département, dans la Maurienne.Les Trois Vallées : c'est un des plus vastes domaines skiables au monde (600 km de pistes). Le site est en fait le regroupement de plusieurs stations dont la très chic Courchevel, Méribel, Val Thorens, Les Ménuires…Moûtiers : cette commune de quelques milliers d'habitants est avant tout la porte d'accès à la Vallée de la Tarentaise et à plusieurs grandes stations de ski (Méribel, Courchevel…).Paradiski : c'est une des plus importantes stations de sports d'hiver des Alpes née du regroupement d'une dizaine de domaines skiables.Pralognan la Vannoise : ce petit village d'altitude est un lieu apprécié pour les activités sport-nature. On peut ainsi y pratiquer, la randonnée, le VTT, la via ferrata et le ski.Saint-Jean de Maurienne : cette sous-préfecture est située près du parc de la Vanoise et de plusieurs stations de ski.Savoie Grand Revard : petit regroupement de stations de sports d'hiver dans le massif des Bauges.Val Cenis Vanoise : deux stations de ski associées à la frontière italienne.Patrimoine naturel Lac du Bourget : ce grand lac sur les bords duquel est située Aix les Bains est un haut lieu du tourisme local. On y vient pour la plaisance (et de petites croisières en saison), la baignade et même la plongée.Parc national de la Vanoise : limitrophe de l'Italie, ce site offre de très beaux paysages, des possibilités de randonnées et plusieurs stations de ski.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, l'endroit présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.8- HAUTE-SAVOIE (74) Allinges : une commune avec les vestiges d'un châteaux médiéval et sa chapelle. Annecy : c'est la préfecture de Haute-Savoie, en bordure du lac du même nom. La ville compte un quartier ancien avec le Vieil Annecy.Annemasse : cette ville à la frontière avec la Suisse fait partie de la banlieue de Genève.Chamonix : au pied du Mont Blanc (sommet de l'Europe), la commune est le point de départ des amateurs de randonnées, de ski et d'alpinisme souhaitant découvrir le massif. C'est de là aussi que part le téléphérique de l'Aiguille du Midi.Château de Montrottier : pas loin d'Annecy, à Lovagny, un joli château fort du XIIIe siècle. Sur la même commune, les Gorges du Fier sont de petites gorges étroites et profondes.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Evian-les-Bains : à côté de Thonon, sur le lac Léman, Evian est connue pour son thermalisme et surtout son eau.Grand Massif : ce regroupement de 5 stations de ski offre près de 150 km de pistes.La Clusaz : station de sports d'hiver située à quelques kilomètres à l'est d'Annecy.La Roche sur Foron : petite ville médiévale du centre du département.Le Grand Bornand : une des stations de ski du massif des Aravis.Portes du Soleil : avec 650 km de pistes nées du regroupement de 12 stations (Morzine, Avoriaz, Les Gets…) ce domaine skiable franco-suisse est un des plus importants au monde.Sallanches : une petite ville avec quelques édifices anciens comme sa collégiale ou son vieux pont.Thonon les Bains : sur les bords du lac Léman, cette sous-préfecture possède un centre ancien et en bordure de lac un "village de pêcheur". Thonon est aussi une ville thermale.Yvoire : joli bourg médiéval sur le lac Léman, classé à ce titre parmi les "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Gorges du Pont-du-Diable : d'étroites gorges au sud d'Evian.Lac Léman : ce grand lac frontalier entre la France et la Suisse permet un joli circuit à la découverte des villes et villages qui le bordent. Le Léman est aussi un haut lieu de la plaisance.Massif du Mont-Blanc : ce massif qui domine Chamonix est un haut lieu touristique et d'activités sport-nature (rando, alpinisme, ski…). Parmi les sites remarquables, on peut remarquer l'Aiguille du Midi (accessible en téléphérique), la vallée Blanche, le Glacier d'Argentière et la Mer de Glace plus, bien sûr, le Mont Blanc en lui même avec ses 4 810 m d'altitude. Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, ce parc présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges : c'est une zone de découverte de la faune et de la flore alpine à côté de Chamonix et du Mont Blanc. Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval : une très jolie réserve naturelle sur laquelle on peut découvrir en randonnée différents lacs (dont celui d'Anterne), plusieurs glaciers et cirques glaciaires (Fer à cheval…), des cascades, de hauts sommets, ou encore le désert du Platé qui est un site karstique.9- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Ain : Pérouges.
Ardèche : Aven d'Orgnac; Balazuc; Gorges de l'Ardèche; Parc national des Cévennes; Vogüé.
Drôme : Hauterives; Montbrun-les-Bains; Parc naturel régional du Vercors.
Isère : Parc national des Ecrins; Parc naturel régional de la Chartreuse; Parc naturel régional du Vercors; Saint-Antoine l'Abbaye.
Loire : Parc naturel régional Livradois-Forez; Parc naturel régional du Pilat.
Rhône : Lyon; Parc naturel régional du Pilat.
Savoie : Bonneval-sur-Arc; Parc national de la Vanoise; Parc naturel régional de la Chartreuse.
Haute-Savoie : Massif du Mont-Blanc; Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges; Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval.
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La région Rhône-Alpes est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Ain (01), l'Ardèche (07), la Drôme (26), l'Isère (38), Loire (42), Rhône (69), Savoie (73) et Haute-Savoie (74).
1- AIN (01) Ars-sur-Formans : un lieu de pèlerinage dont la basilique accueille plus de 500 000 personnes par an.Bourg-en-Bresse : la préfecture de l'Ain possède quelques vieux édifices civils ou religieux comme le Monastère royal de Brou.Châtillon-sur-Chalaronne : les vestiges d'un château fort, une vieille halle, un hospice du XVIIIe siècle et des maisons à colombages.Divonne-les-Bains : ville thermale à la frontière suisse, près du lac Léman, connue surtout pour son casino.Ferney-Voltaire : à la frontière suisse, la ville abrite un joli château qui fut pendant longtemps la résidence de Voltaire.Fort l'Ecluse : un bel ouvrage militaire construit à flan de montagne face au site du "défilé de l'Ecluse".Izieu : ce petit village abrite le Mémorial des enfants d'Izieu qui commémore le souvenir de leur arrestation en 1944.Monts Jura : une station de ski née d'un regroupement de communes, proche de Genève.Pérouges : belle cité médiévale classée parmi les plus beaux villages de France. Son architecture bien conservée en fait un lieu très visité.Trévoux : une bourgade classée "ville médiévale" pour les vestiges de son château et plusieurs édifices ou maisons.Villars-les-Dombes : cette commune entourée d'étangs (La Dombes) abrite le Parc des oiseaux qui, avec ses 2 000 espèces de volatiles, est un des sites les plus visités du département.Patrimoine naturel Grottes du Cerdon : des grottes préhistoriques ouvertes au public.Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.2- ARDÈCHE (07) Aubenas : la principale commune d'Ardèche, avec ses remparts et son petit château, est avant tout une base pour découvrir les environs (Cévennes, Gorges de l'Ardèche, villages médiévaux…).Balazuc : jolie petite bourgade médiévale bien conservée classée parmi les "plus beaux villages de France".Boucieu-le-Roi : c'est un des beaux villages de l'Ardèche.Château de Crussol : une forteresse du Moyen-Age perchée face à Valence et la Vallée du Rhône.Désaignes : joli village ancien avec notamment un château et les restes des remparts qui entouraient autrefois le bourg.Jaujac : pas loin d'Aubenas, le vieux Jaujac est construit sur les pentes d'un ancien volcan.Joyeuse : petite cité médiévale construite autour de son château du XVIe siècle.La Croix de Bauzon : c'est la seule station de ski alpin de l'Ardèche. Pas loin, La Chavade-Bel Air se consacre au ski de fond.Labeaume : un village ancien dans un environnement assez désertique. C'est de là que sont accessibles à pied ou en canoë les gorges du même nom longues d'une dizaine de kilomètres.Largentière : cette toute petite sous-préfecture a conservé son joli cachet médiéval avec notamment son château du XVe siècle.Peaugres : la commune abrite un "parc-safari" pas mal visité.Privas : c'est la moins peuplée de toutes les préfectures de France.Saint-Montan : vieux village médiéval du sud de l'Ardèche avec plusieurs grottes dans ses environs.Tournon-sur-Rhône : petite ville proche de Valence, en bordure du Rhône, avec un château et les vestiges de fortifications.Vals-les- Bains : une ville thermale de style en partie "Belle Epoque" située au sud de l'Ardèche.Viviers : grosse bourgade médiévale construite au pied de sa cathédrale et qui a gardé tout son charme.Vallon Pont d'Arc : cette commune marque le début des Gorges de l'Ardèche. C'est généralement là d'ailleurs que débute la descente des gorges. C'est aussi sur ce village qu'est située la Grotte Chauvet.Vogüé : joli village médiéval en bord de rivière classé parmi les "plus beaux villages de France". C'est de là que part le "Train touristique de l'Ardèche méridionale".Patrimoine naturel Aven d'Orgnac : c'est une des principales grottes ("aven") ouvertes au public de la région des Gorges de l'Ardèche. Elle reçoit pas mal de visiteurs.Bois de Païolive : au sud du département. C'est en fait un site géologique remarquable où se mélangent forêts, gorges, grottes, chaos minéral… On peut y randonner.Cascade du Ray-Pic : cascade d'une trentaine de mètres au nord d'Aubenas, sur la commune de Péreyres.Gorges de l'Ardèche : haut lieu touristique de la région, ces gorges offrent de superbes paysages mais surtout aussi un large choix d'activités sport-nature (randonnée, canoë, raft, spéléo, grimpe, saut à l'élastique…).Grotte Chauvet : moins connue que Lascaux cette grotte ornée n'en est pas moins remarquable pour son patrimoine unique inscrit à l'Unesco. Elle n'est cependant pas ouverte au public qui pourra néanmoins visiter une "réplique" à partir de 2015. Grotte de Saint-Marcel : c'est une des principales grottes ouvertes au public de la région. Elle est située sur la commune de Bidon, au sud de Montélimar.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grands Causses, c'est un des plus vastes parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il offre un joli paysage de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Parc naturel régional des Monts d'Ardèche : joli parc naturel, qui fait également la part belle à la culture locale, dans lequel on peut randonner. C'est là également qu'est situé le Mont Gerbier de Jonc, source de la Loire, dont l'ascension (facile) est devenue un "classique".3- DRÔME (26) Buis les Baronnies : commune du sud du département avec de vieux quartiers, un couvent et les ruines d'une forteresse médiévale dans un hameau voisin. On peut également faire de l'escalade et de petites randonnées dans ses environs.Château de Suze-la-Rousse : mi-château fort mi-château de la Renaissance situé dans la commune du même nom.Crest : cette localité au sud-est de Valence possède le plus haut donjon médiéval d'Europe avec 52 m.Die : sous-préfecture du département aux portes du Vercors. Die a conservé plusieurs témoignages gallo-romains (porte, remparts…) et quelques-uns de l'époque médiévale (cathédrale, tour, maisons).Dieulefit : une commune des environs de Montélimar avec un centre ancien. Elle est aussi connue pour ses potiers.Grignan : joli village ancien, parmi les champs de lavandes, avec son château très visité et sa collégiale. Hauterives : ce village est connu pour le "Palais idéal du facteur Cheval" qui est une référence au niveau de l'art naïf.La Garde-Adhémar : jolie commune qui domine la vallée du Rhône avec également un prieuré roman du XIIe siècle.Le Poët-Laval : ancienne commanderie templière, ce village de la Drôme provençale possède toujours son architecture médiévale.Livron-sur-Drôme : une petite ville au sud de Valence avec une partie ancienne.Mirmande : village perché entre Valence et Montélimar avec un certain cachet typique de la région.Montélimar : entre Provence, Vercors et Ardèche, Montélimar est d'abord connue pour son nougat et, plus localement, pour son beau château des Adhémar.Montbrun-les-Bains : grâce à son cadre au pied du Mont Ventoux et son bâti ancien, c'est un des "plus beaux villages de France" (et une station thermale).Nyons : ville moyenne du sud-est du département avec de vieux quartiers et des édifices datant pour beaucoup de la fin du Moyen-Age.Pierrelate : cette petite ville au sud de Montélimar abrite la "Ferme aux crocodiles" qui demeure le site touristique le plus visité de la Drôme avec près de 300 000 entrées par an.Romans-sur-Isère : à côté de Valence, la ville a conservé des maisons médiévales, sa collégiale et une vieille tour-horloge.Valence : la préfecture de la Drôme possède un assez joli centre-ville.Vassieux-en-Vercors : ce village du Massif du Vercors abrite un mémorial et une nécropole de la Résistance en mémoire de ce qui fut un lieu de maquis lors de la deuxième guerre mondiale.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Vercors : à cheval sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning). 4- ISÈRE (38) Autrans : grande station de ski du Vercors à quelques kilomètres de Grenoble.Chamrousse : une autre station de sports d'hiver importante située à la périphérie de Grenoble.Crémieu : à l'est de Lyon, Crémieu a conservé une partie de son aspect médiéval avec son château, ses halles, ses petites rues et ses vieilles maisons.Grenoble : au pied des montagnes, la préfecture de l'Isère offre un vieux centre urbain à la visite.L'Alpe d'Huez : pas loin de Grenoble, cette station de sport d'hiver est une des plus grandes de France. Son ascension est également réputée au niveau cyclisme et Tour de France.Lans-en-Vercors : un station du Vercors où on fait aussi bien du ski de fond que de piste.Les Deux Alpes : station de ski de l'Oisans dans laquelle on peut pratiquer aussi le ski sur glacier ou d'été.Les 7 laux : un regroupement de stations de ski du Massif de Belledonne aux portes de Grenoble.Saint-Antoine l'Abbaye : ce village médiéval aux petites ruelles et vieilles bâtisses, dominé par son ancienne abbaye, est classé parmi les "plus beaux villages de France".Vienne : la sous préfecture de l'Isère possède nombre de témoignages de son passé aussi bien antique (avec notamment son théâtre antique) que plus récent.Villard de Lans : une des principales stations de sports d'hiver de l'Isère qui en compte plus d'une trentaine.Voiron : au nord-ouest de Grenoble, Voiron est surtout connue pour abriter l'unique cave de production de la (liqueur) Chartreuse. Cet ensemble de caves accueille chaque année aux alentours de 150 000 visiteurs.Patrimoine naturel Grottes de Choranche : de jolies grottes avec lac et rivière souterraines situées dans le Vercors.Parc national des Ecrins : à cheval sur les Hautes-Alpes et l'Isère, ce superbe parc compte nombre de hauts sommets et de glaciers. Il abrite des populations de chamois, de bouquetins et occasionnellement de loups. Logiquement, on y pratique le ski, l'alpinisme et la randonnée.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Vercors : sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning).5- LOIRE (42) Chamazel : commune au nord-ouest de Saint-Etienne dans les Monts du Forez. Outre accessoirement pour son château fort, on y vient d'abord pour le skiChartreuse de Sainte-Croix en Jarez : bel ensemble religieux du XIIIe siècle dans la commune du même nom.Firminy : cette petite ville est connue avant tout pour abriter le plus grand nombre de réalisations de l'architecte Le Corbusier.Roanne : sous-préfecture et une des agglomérations parmi les plus importantes de la région.Saint-Etienne : préfecture de département, Saint-Etienne offre un centre plus ou moins ancien.Patrimoine naturel Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions présente de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l'Espace nordique du Haut Pilat" (42). 6- RHÔNE (69) Lyon : préfecture de région et troisième commune de France, Lyon possède entre autres un superbe centre historique qui est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Oingt : ce petit bourg médiéval au nord-ouest de Lyon est classé parmi les "plus beaux villages de France". Saint-Romain-en-Gal : cette commune au sud de Lyon abrite un site archéologique gallo-romain associé à un musée qui lui est consacré.Villefranche-sur-Saône : c'est la sous-préfecture du Rhône et la capitale du Beaujolais. On peut visiter des vignobles dans ses environs.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l' Espace nordique du Haut Pilat" (42).7- SAVOIE (73) Aix les Bains : en bordure du lac du Bourget, Aix les Bains est une des principales stations thermales de France. Elle possède encore un certain patrimoine architectural de style "Belle Epoque" et attire nombre de touristes grâce à sa situation entre lac et montagne.Albertville : connue depuis les J.O. de 1992, la ville possède quelques vestiges médiévaux dans son hameau de Conflans. Mais c'est surtout sa position aux pieds des montagnes et parcs des environs qui lui vaut d'accueillir autant de visiteurs.Bonneval-sur-Arc : petit village savoyard de la Vallée de la Maurienne classé parmi les "plus beaux villages de France" grâce à son architecture traditionnelle et son environnement.Bourg Saint-Maurice : proche d'Albertville, la commune abrite la station de ski des Arcs/Paradiski et un bassin de canoë-kayak réputé.Chambéry : malgré des destructions lors de la seconde guerre mondiale, la préfecture de Savoie possède quelques édifices intéressants dans son centre.Château de Miolans : vieille forteresse médiévale perchée sur la commune de Saint-Pierre d'Albigny.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Espace Killy : ce domaine skiable savoyard regroupe les station de Tignes et Val d'Isère.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Les Sybelles : c'est l'association de 6 stations de ski du sud du département, dans la Maurienne.Les Trois Vallées : c'est un des plus vastes domaines skiables au monde (600 km de pistes). Le site est en fait le regroupement de plusieurs stations dont la très chic Courchevel, Méribel, Val Thorens, Les Ménuires…Moûtiers : cette commune de quelques milliers d'habitants est avant tout la porte d'accès à la Vallée de la Tarentaise et à plusieurs grandes stations de ski (Méribel, Courchevel…).Paradiski : c'est une des plus importantes stations de sports d'hiver des Alpes née du regroupement d'une dizaine de domaines skiables.Pralognan la Vannoise : ce petit village d'altitude est un lieu apprécié pour les activités sport-nature. On peut ainsi y pratiquer, la randonnée, le VTT, la via ferrata et le ski.Saint-Jean de Maurienne : cette sous-préfecture est située près du parc de la Vanoise et de plusieurs stations de ski.Savoie Grand Revard : petit regroupement de stations de sports d'hiver dans le massif des Bauges.Val Cenis Vanoise : deux stations de ski associées à la frontière italienne.Patrimoine naturel Lac du Bourget : ce grand lac sur les bords duquel est située Aix les Bains est un haut lieu du tourisme local. On y vient pour la plaisance (et de petites croisières en saison), la baignade et même la plongée.Parc national de la Vanoise : limitrophe de l'Italie, ce site offre de très beaux paysages, des possibilités de randonnées et plusieurs stations de ski.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, l'endroit présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.8- HAUTE-SAVOIE (74) Allinges : une commune avec les vestiges d'un châteaux médiéval et sa chapelle. Annecy : c'est la préfecture de Haute-Savoie, en bordure du lac du même nom. La ville compte un quartier ancien avec le Vieil Annecy.Annemasse : cette ville à la frontière avec la Suisse fait partie de la banlieue de Genève.Chamonix : au pied du Mont Blanc (sommet de l'Europe), la commune est le point de départ des amateurs de randonnées, de ski et d'alpinisme souhaitant découvrir le massif. C'est de là aussi que part le téléphérique de l'Aiguille du Midi.Château de Montrottier : pas loin d'Annecy, à Lovagny, un joli château fort du XIIIe siècle. Sur la même commune, les Gorges du Fier sont de petites gorges étroites et profondes.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Evian-les-Bains : à côté de Thonon, sur le lac Léman, Evian est connue pour son thermalisme et surtout son eau.Grand Massif : ce regroupement de 5 stations de ski offre près de 150 km de pistes.La Clusaz : station de sports d'hiver située à quelques kilomètres à l'est d'Annecy.La Roche sur Foron : petite ville médiévale du centre du département.Le Grand Bornand : une des stations de ski du massif des Aravis.Portes du Soleil : avec 650 km de pistes nées du regroupement de 12 stations (Morzine, Avoriaz, Les Gets…) ce domaine skiable franco-suisse est un des plus importants au monde.Sallanches : une petite ville avec quelques édifices anciens comme sa collégiale ou son vieux pont.Thonon les Bains : sur les bords du lac Léman, cette sous-préfecture possède un centre ancien et en bordure de lac un "village de pêcheur". Thonon est aussi une ville thermale.Yvoire : joli bourg médiéval sur le lac Léman, classé à ce titre parmi les "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Gorges du Pont-du-Diable : d'étroites gorges au sud d'Evian.Lac Léman : ce grand lac frontalier entre la France et la Suisse permet un joli circuit à la découverte des villes et villages qui le bordent. Le Léman est aussi un haut lieu de la plaisance.Massif du Mont-Blanc : ce massif qui domine Chamonix est un haut lieu touristique et d'activités sport-nature (rando, alpinisme, ski…). Parmi les sites remarquables, on peut remarquer l'Aiguille du Midi (accessible en téléphérique), la vallée Blanche, le Glacier d'Argentière et la Mer de Glace plus, bien sûr, le Mont Blanc en lui même avec ses 4 810 m d'altitude. Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, ce parc présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges : c'est une zone de découverte de la faune et de la flore alpine à côté de Chamonix et du Mont Blanc. Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval : une très jolie réserve naturelle sur laquelle on peut découvrir en randonnée différents lacs (dont celui d'Anterne), plusieurs glaciers et cirques glaciaires (Fer à cheval…), des cascades, de hauts sommets, ou encore le désert du Platé qui est un site karstique.9- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Ain : Pérouges.
Ardèche : Aven d'Orgnac; Balazuc; Gorges de l'Ardèche; Parc national des Cévennes; Vogüé.
Drôme : Hauterives; Montbrun-les-Bains; Parc naturel régional du Vercors.
Isère : Parc national des Ecrins; Parc naturel régional de la Chartreuse; Parc naturel régional du Vercors; Saint-Antoine l'Abbaye.
Loire : Parc naturel régional Livradois-Forez; Parc naturel régional du Pilat.
Rhône : Lyon; Parc naturel régional du Pilat.
Savoie : Bonneval-sur-Arc; Parc national de la Vanoise; Parc naturel régional de la Chartreuse.
Haute-Savoie : Massif du Mont-Blanc; Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges; Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval.
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Que voir en Languedoc-Roussillon ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
Le Languedoc est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Aude (11), Gard (30), Hérault (34), Lozère (48) et des Pyrénées-Orientales (66).
1- AUDE (11) Camurac : c'est la seule station de ski du département. Carcassonne : avec sa superbe cité moyenâgeuse classée au patrimoine de l'UNESCO, la préfecture de l'Aude est un incontournable du tourisme dans la région. Castelnaudary : la troisième ville du département est avant tout connue pour être la "patrie" du cassoulet. Châteaux cathares de l'Aude : même si le plus connu (Montségur) est situé en Ariège, l'Aude est le département qui compte le plus de forteresses cathares avec Aguilar, Durfort, Lastours, Puilaurens, Puivert, Quéribus, Termes, Villerouge et surtout le très visité Peyrepertuse. Gruissan : station balnéaire proche de Narbonne. Lagrasse : un joli village médiéval des Corbières classé parmi les "plus beaux villages de France". Leucate : grosse station balnéaire et port de plaisance situé entre Narbonne et Perpignan. Limoux : une petite ville de la Vallée de l'Aude célèbre pour sa blanquette et son carnaval qui dispose de plus d'un joli centre. Narbonne : c'est la première agglomération de l'Aude. On y vient pour voir sa cathédrale et l'abbaye de Fontfroide, mais aussi profiter de ses plages Port La Nouvelle : c'est une des principales stations balnéaires de cette partie de la côte. Rennes-le-Château : ce village proche de Limoux doit sa notoriété à l'abbé Saunière qui y aurait trouvé un trésor. Sigean : la petite ville au sud de Narbonne est surtout connue pour sa "Réserve africaine" qu'on visite en voiture et à pied.Patrimoine naturel Canal du Midi : désormais classé à l'UNESCO ce canal qui relie, via l'Aude, la Méditerranée (Sète) à Toulouse avant de se poursuivre vers l'Atlantique avec le Canal de Garonne est un haut lieu du tourisme fluvial en France. Ses abords sont aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Gorges de Galamous : un joli site naturel à cheval sur l'Aude et les PO propice à la randonnée et au canyoning.Gouffre de Cabrespine : à côté de Carcassonne. C'est une des plus grandes grottes au monde ouverte à la visite.Grottes de Limousis : une grotte des environs de Carcassonne ouverte au public.Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée : joli parc où se mélangent les paysages du littoral (plages, étangs, dunes) et ceux plus abrupts annonçant le Massif Central.2- GARD (30)Aigues-Mortes : aux portes de la Camargue la ville, assez touristique, offre un vieux centre entouré de remparts datant du Moyen Age.Aiguèze : c'est un des "plus beaux villages de France" qui abrite de plus une large partie des Gorges de l'Ardèche et la grotte ornée de Chabot. Alès : la capitale des Cévennes compte quelques édifices intéressants (cathédrale, Fort Vauban…) et une mine témoin de l'activité charbonnière d'autrefois. Néanmoins, c'est surtout une étape/base pour découvrir les environs dont le Parc national des Cévennes.Anduze : cette assez jolie bourgade proche d'Alès attire surtout par sa position aux portes du parc des Cévennes, ainsi que par son Train à vapeur des Cévennes et sa bambouseraie.Bagnols-sur-Cèze : une ville aux limites nord du département avec un centre constitué de petites ruelles et de façades anciennes.Beaucaire : la ville en bordure du Rhône propose à la visite son abbaye troglodytique Saint-Roman et son château.Château de Portes : une forteresse du XIIe siècle construite sur le village du même nom dans les Cévennes.La Roque-sur-Cèze : petit village médiéval du nord du Gard. La commune abrite également les belles cascades du Sautadet.Le Grau-du-Roi : la seule station balnéaire du département, coincée entre La Grande Motte et la Camargue. On peut y voir un beau massif dunaire. Nîmes : la préfecture du Gard possède, outres ses vieux quartiers, nombre de témoignages de son passé romain dont ses arènes et la Maison Carrée pour ne citer que les plus connus.Pont du Gard : classé au patrimoine de l'UNESCO, cet imposant aqueduc romain est un incontournable au niveau tourisme dans la région.Prat Peyrot : au coeur du Parc national des Cévennes, c'est l'unique station de sports d'hiver du départementSaint-Gilles : petite ville pas loin d'Arles et de la Camargue avec une abbatiale du XIIe siècle et de vieux quartiers.Sommières : cette grosse bourgade entre Montpellier et Nîmes offre un beau centre ancien.Uzès : une petite ville du nord du département avec un joli centre plutôt bien conservé.Vézénobres : une commune au sud d'Alès avec les vestiges d'un château moyenâgeux et pas mal de vieilles maisons.Villeneuve-lès-Avignon : face à Avignon, de l'autre côté du Rhône, Villeneuve possède une belle chartreuse ainsi que quelques autres édifices intéressants.Patrimoine naturel Abîme de Bramabiau : situé à Saint-Sauveur, c'est une énorme cavité rocheuse qui laisse apparaître une rivière souterraine.Bambouseraie d'Anduze : un jardin exotique, dont la thématique première tourne autour du bambou, qu'on peut d'ailleurs découvrir à travers une forêt de bambous géants.Gorges de l'Ardèche : haut lieu touristique de la région, ces gorges offrent de beaux paysages mais surtout aussi un large choix d'activités sport-nature (randonnée, canoë, raft, spéléo, grimpe, saut à l'élastique…).Gorges du Gardon : joli canyon dans lequel coule le Gardon. C'est un lieu apprécié pour la baignade, le canoë et l'escalade.Grottes de la Cocalière : de belles grottes à visiter dans les environs d'Alès.Mont Aigoual : un des principaux sommets du Massif Central, entre Gard et Lozère. Il offre un beau panorama et des possibilités de randonnées.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grandes Causses, c'est un des plus grands parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il bénéficie de jolis paysages de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.3- HÉRAULT (34)Agde : avec la création dans les années (19)70 du Cap d'Agde, la ville est devenue un des principaux ports de plaisance de la côte méditerranéenne et une station balnéaire très fréquentée.Béziers : la seconde agglomération de l'Hérault possède un joli centre avec notamment un certain patrimoine religieux.Clermont l'Hérault : la petite ville, entre Lodève et Montpellier, offre à la visite une collégiale et un château médiéval. On peut également profiter du lac du Salagou (rando, activités nautiques) situé sur la commune.Hauts cantons de l'Hérault : c'est l'arrière pays biterrois et montpelliérain. Dans un paysage de moyenne montagne on peut découvrir plusieurs villages médiévaux comme Roquebrun, La Salvetat sur Agout, Le Caylar, Mourèze, Vieussan, Le Poujol sur Orb et bien d'autres. La Grande-Motte : une station balnéaire très fréquentée à la limite avec le Gard. Elle est reconnaissable à ses immeubles aux formes assez particulières.Lodève : dans l'arrière pays, cette sous-préfecture possède une jolie cathédrale.Marseillan : port de plaisance et station balnéaire en bordure de l'étang de Thau.Mèze : petite ville sur l'étang de Thau avec de vieux quartiers, des vestiges de remparts, un château du XVIIe siècle et un port de plaisance.Minerve : située en zone viticole (le "Minervois"), la commune est classée parmi les "plus beaux villages de France" avec de plus un très bel environnement naturel.Montpellier : préfecture de département et de région, Montpellier offre un très beau centre ancien mais aussi des quartiers plus modernes et "design" tel celui d'Antigone.Olargues : ce vieux village du Parc du Haut Languedoc est classé parmi les "plus beaux villages de France".Palavas-les-Flots : c'est en quelque sorte la plage/station balnéaire de Montpellier.Pézenas : la ville, chère aussi bien à Molière que Boby Lapointe, possède un petit centre ancien.Saint-Guilhem le Désert : c'est un des "plus beaux villages de France" grâce notamment à sa très jolie abbaye de Gellone.Sète : ce port assez dynamique est aussi la troisième agglomération du département. Au niveau touristique, on y vient pour découvrir son centre et surtout son célèbre cimetière marin. La ville compte aussi de belles plages et borde l'étang de Thau qui est le plus grand de la région.Site d’Ensérune : ce site archéologique abrite les vestiges d'un village antique.Temple bouddhiste tibétain Lerab Ling : un des plus importants temples bouddhistes d'Europe situé dans la petite commune de Roqueredonde.Valras-Plage : station balnéaire à côté de Béziers.Patrimoine naturel Cirque de Mourèze : très beau cirque naturel aux formes particulières dues à l'érosion. Il est situé sur la commune de Mourèze.Cirque de Navacelles : un joli cirque formé à l'origine par les méandres d'une rivière dans la région des Grands Causses. On peut randonner dans ses environs.Etangs du Bagnas : c'est une zone de protection des oiseaux dans le prolongement de l'étang de Thau. Gorges de l'Hérault : de très belles gorges et un des sites naturels de la région parmi les plus visités.Gorges d'Héric : sur la commune du même nom, un endroit propice à la randonnée, à l'escalade et au canyoning. Juste à côte : les Gorges de Colombières.Grotte de la Clamouse : c'est une des plus belles grottes de France avec un vaste réseau souterrain.Grotte des Demoiselles : de jolies grottes au nord de Montpellier.Parc naturel régional du Haut-Languedoc : à cheval sur le Tarn et l'Hérault, c'est une zone aux paysages diversifiés appréciée des randonneurs.Pic Saint-Loup : une destination prisée des randonneurs, pas loin de Montpellier.4- LOZÈRE (48)Cham des Bondons : on peut voir 150 menhirs alignés sur ce plateau calcaire. C'est un des sites de mégalithes les plus importants d'Europe.Château de Calberte : un château-fort perché du XIIe siècle pas très loin d'Alès.Florac : au coeur du Parc des Cévennes dont il abrite d'ailleurs le siège, c'est un joli village de 2 000 habitants.La Canourgue : jolie bourgade avec ses canaux, ses petites rues étroites et son centre ancien. La Garde-Guérin : petit village fortifié des Cévennes.Le Bleymard - Mont Lozère : c'est la principale des quatre stations de ski du département.Marvejols : à la périphérie de Mende, la bourgade possède une collégiale et plusieurs portes fortifiées. C'est juste à côté que sont situés le Parc à loups du Gévaudan et la vallée (gorges) de l'Enfer.Mende : une des plus petites préfectures de France avec un centre historique et une jolie cathédrale.Sainte-Enimie : très beau village, classé parmi les "plus beaux de France", situé dans les Gorges du Tarn. Il est assez touristique.Patrimoine naturelCausse Méjean : haut plateau calcaire se distinguant notamment par des chaos rocheux (Nîmes-le-Vieux) ou des grottes (aven Armand). On peut y randonner dans de beaux paysages et y voir des troupeaux de chevaux de Przewalski en liberté.Gorges de l'Allier : ce canyon creusé par la rivière Allier est commun à la Lozère et la Haute-Loire. On peut découvrir ses paysages et les villages qui le bordent (Saint-Ilpize, Lavoûte-Chilhac...) par la route ou en train touristique. Les gorges sont aussi propices à la randonnée et au canoë.Gorges de la Jonte : de jolies gorges entre Causses et Cévennes avec de nombreuses possibilités de randonnées et d'escalade. C'est une zone de réintroduction des vautours.Gorges du Tarn : situées en Lozère mais aussi dans l'Aveyron, ces gorges offrent de beaux paysages et toute une palette d'activités sport-nature (randonnée, spéléo, escalade, canoë…).Grotte de Dargilan : des grottes situées entre Millau et Alès.Mont Aigoual : un des principaux sommets du Massif Central, entre Gard et Lozère. Il offre un beau panorama et des possibilités de randonnées.Mont Lozère : c'est le point culminant des Cévennes (1 699 m) situé dans le parc du même nom. De jolis paysages désolés et des randonnées au programme.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grandes Causses, c'est un des plus grands parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il bénéficie de jolis paysages de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Réserve de bisons de Sainte-Eulalie : ce petit village abrite un parc animalier dédié à la protection du bison d'Europe.5- PYRÉNÉES-ORIENTALES (66) Abbaye de Saint-Génis des Fontaines : une ancienne abbaye bénédictine du Xe siècle dans la commune du même nom.Abbaye Saint-Martin du Canigou : vieille abbaye du XIe siècle nichée dans le Massif du Canigou.Abbaye Saint-Michel de Cuxa : jolie abbaye bénédictine du XIe siècle au pied du Canigou, dans la commune de Codalet.Argelès-sur-Mer : jolie station balnéaire au sud de Perpignan marquant le début de la Côte Vermeille qui s'étire jusqu'à l'Espagne. On peut y faire de la plongée.Banyuls-sur-Mer : station balnéaire quasiment à la frontière espagnole, face à la Réserve naturelle de Cerbère- Banyuls. On y produit également le vin de Banyuls.Canet-en-Roussillon : cette station, avec son vieux village, est en quelque sorte la plage de Perpignan.Castelnou : dominé par son château du XIe siècle, le village a gardé son charme médiéval et est d'ailleurs labélisé à ce titre "plus beaux villages de France".Cerbère : port de pêche entouré de falaises, limitrophe de l'Espagne, face à la Réserve naturelle de Cerbère- Banyuls.Céret : cette sous-préfecture est connue pour son musée d'art moderne et ses corridas.Collioure : ce joli port est une des stations balnéaires les plus connues de la côte qui, en son temps, a accueilli plusieurs peintres.Elne : de vieux quartiers autour d'une cathédrale dans cette petite ville au sud de Perpignan. Eus : ce village aux portes du Parc des Pyrénées catalanes est classé parmi les "plus beaux villages de France".Evol-Olette : deux hameaux regroupés et classé parmi les "plus beaux villages de France" pour ce qui est d'Olette.Font Romeu : Font Romeu - Pyrénnées 2000 est la principale station de sports d'hiver du département. C'est aussi à Font Romeu (Odeillo) qu'on peut voir le second plus important four solaire au mondeForteresse de Salses : belle forteresse construite vers 1500 et très bien conservée dans la commune du même nom.Le Barcarès : la plus au nord des stations balnéaires du département. On la reconnaît grâce au Lydia qui est un paquebot ensablé transformé depuis les années (19)70 en musée, restaurant et casino.Les Angles : c'est une des principales stations de ski des PO parmi la dizaine que compte le département.Llivia : une enclave espagnole en plein territoire français.Maureillas-las-Illas : joli village des contreforts pyrénéens avec de vieilles maisons, une belle chapelle et les vestiges de son château.Mont-Louis : ce village est indirectement classé à l'UNESCO pour sa citadelle Vauban. C'est aussi là qu'a été construit le premier four solaire au monde en 1949.Mosset : une autre bourgade du département classée parmi les "plus beaux villages de France".Perpignan : la préfecture des PO possède un joli centre où se mélangent architecture française, espagnole et catalane.Port-Vendres : port de commerce, de plaisance et accessoirement station balnéaire situé à côté de Collioure.Porté-Puymorens : c'est une des stations de ski les plus enneigées des Pyrénées.Prats-de-Mollo la Preste : superbe bourgade médiévale aux rues pavées entourée encore de ses remparts et d'une citadelle qui domine le village.Prieuré de Serrabone : bel édifice roman du XIe siècle à une trentaine de kilomètres de Perpignan.Rivesaltes : la ville du Muscat est aussi la gare de départ du petit Train du pays Cathare et du Fenouillèdes qui circule sur une soixantaine de kilomètres jusque dans l'Aude. La commune abrite également le Mémorial du Camp de Rivesaltes.Saint-Cyprien : station balnéaire des années (19)70 avec l'architecture qui va avec. Villefranche-de-Conflent : joli village entouré d'une enceinte fortifiée et surplombé par un fort à l'entrée du Parc des Pyrénées Catalanes. C'est aussi le point de départ/terminus du Train jaune.Patrimoine naturel Gorges de Galamous : un joli site naturel à cheval sur l'Aude et les PO propice à la randonnée et au canyoning.Lac des Bouillouses : un lac pyrénéen très apprécié des pêcheurs et des randonneurs.Massif du Canigou : proche de la mer, ce joli massif est très connu des randonneurs à pied, à cheval ou à vélo.Parc naturel régional des Pyrénées catalanes : cette zone naturelle est très touristique aussi bien pour ses paysages, ses possibilités de randonnées que pour ses stations de ski ou ses citadelles datant de l'époque de Vauban. On peut le découvrir avec le Train jaune ("Ligne de Cerdagne") qui, outre son aspect touristique, a aussi un rôle de service public.Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls : la seule réserve entièrement marine de France. Elle possède une riche faune et flore sous-marines. On peut y plonger à certains endroits.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Aude : Canal du Midi; Carcassonne; Châteaux cathares de l'Aude; Gouffre de Cabrespine; Lagrasse.
Gard : Aigues-Mortes; Aiguèze; Gorges de l'Ardèche; Gorges du Gardon; Pont du Gard; Parc national des Cévennes.
Hérault : Gorges d'Héric; Gorges de l'Hérault; Grotte de la Clamouse; Minerve; Montpellier; Saint-Guilhem le Désert; Parc naturel régional du Haut-Languedoc.
Lozère : Causse Méjean; Gorges de l'Allier; Gorges de la Jonte; Gorges du Tarn; Mont Lozère; Parc national des Cévennes; Sainte-Enimie.
Pyrénées-Orientales : Castelnou; Collioure; Massif du Canigou; Eus; Parc naturel régional des Pyrénées catalanes; Prats-de-Mollo la Preste.
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Le Languedoc est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Aude (11), Gard (30), Hérault (34), Lozère (48) et des Pyrénées-Orientales (66).
1- AUDE (11) Camurac : c'est la seule station de ski du département. Carcassonne : avec sa superbe cité moyenâgeuse classée au patrimoine de l'UNESCO, la préfecture de l'Aude est un incontournable du tourisme dans la région. Castelnaudary : la troisième ville du département est avant tout connue pour être la "patrie" du cassoulet. Châteaux cathares de l'Aude : même si le plus connu (Montségur) est situé en Ariège, l'Aude est le département qui compte le plus de forteresses cathares avec Aguilar, Durfort, Lastours, Puilaurens, Puivert, Quéribus, Termes, Villerouge et surtout le très visité Peyrepertuse. Gruissan : station balnéaire proche de Narbonne. Lagrasse : un joli village médiéval des Corbières classé parmi les "plus beaux villages de France". Leucate : grosse station balnéaire et port de plaisance situé entre Narbonne et Perpignan. Limoux : une petite ville de la Vallée de l'Aude célèbre pour sa blanquette et son carnaval qui dispose de plus d'un joli centre. Narbonne : c'est la première agglomération de l'Aude. On y vient pour voir sa cathédrale et l'abbaye de Fontfroide, mais aussi profiter de ses plages Port La Nouvelle : c'est une des principales stations balnéaires de cette partie de la côte. Rennes-le-Château : ce village proche de Limoux doit sa notoriété à l'abbé Saunière qui y aurait trouvé un trésor. Sigean : la petite ville au sud de Narbonne est surtout connue pour sa "Réserve africaine" qu'on visite en voiture et à pied.Patrimoine naturel Canal du Midi : désormais classé à l'UNESCO ce canal qui relie, via l'Aude, la Méditerranée (Sète) à Toulouse avant de se poursuivre vers l'Atlantique avec le Canal de Garonne est un haut lieu du tourisme fluvial en France. Ses abords sont aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Gorges de Galamous : un joli site naturel à cheval sur l'Aude et les PO propice à la randonnée et au canyoning.Gouffre de Cabrespine : à côté de Carcassonne. C'est une des plus grandes grottes au monde ouverte à la visite.Grottes de Limousis : une grotte des environs de Carcassonne ouverte au public.Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée : joli parc où se mélangent les paysages du littoral (plages, étangs, dunes) et ceux plus abrupts annonçant le Massif Central.2- GARD (30)Aigues-Mortes : aux portes de la Camargue la ville, assez touristique, offre un vieux centre entouré de remparts datant du Moyen Age.Aiguèze : c'est un des "plus beaux villages de France" qui abrite de plus une large partie des Gorges de l'Ardèche et la grotte ornée de Chabot. Alès : la capitale des Cévennes compte quelques édifices intéressants (cathédrale, Fort Vauban…) et une mine témoin de l'activité charbonnière d'autrefois. Néanmoins, c'est surtout une étape/base pour découvrir les environs dont le Parc national des Cévennes.Anduze : cette assez jolie bourgade proche d'Alès attire surtout par sa position aux portes du parc des Cévennes, ainsi que par son Train à vapeur des Cévennes et sa bambouseraie.Bagnols-sur-Cèze : une ville aux limites nord du département avec un centre constitué de petites ruelles et de façades anciennes.Beaucaire : la ville en bordure du Rhône propose à la visite son abbaye troglodytique Saint-Roman et son château.Château de Portes : une forteresse du XIIe siècle construite sur le village du même nom dans les Cévennes.La Roque-sur-Cèze : petit village médiéval du nord du Gard. La commune abrite également les belles cascades du Sautadet.Le Grau-du-Roi : la seule station balnéaire du département, coincée entre La Grande Motte et la Camargue. On peut y voir un beau massif dunaire. Nîmes : la préfecture du Gard possède, outres ses vieux quartiers, nombre de témoignages de son passé romain dont ses arènes et la Maison Carrée pour ne citer que les plus connus.Pont du Gard : classé au patrimoine de l'UNESCO, cet imposant aqueduc romain est un incontournable au niveau tourisme dans la région.Prat Peyrot : au coeur du Parc national des Cévennes, c'est l'unique station de sports d'hiver du départementSaint-Gilles : petite ville pas loin d'Arles et de la Camargue avec une abbatiale du XIIe siècle et de vieux quartiers.Sommières : cette grosse bourgade entre Montpellier et Nîmes offre un beau centre ancien.Uzès : une petite ville du nord du département avec un joli centre plutôt bien conservé.Vézénobres : une commune au sud d'Alès avec les vestiges d'un château moyenâgeux et pas mal de vieilles maisons.Villeneuve-lès-Avignon : face à Avignon, de l'autre côté du Rhône, Villeneuve possède une belle chartreuse ainsi que quelques autres édifices intéressants.Patrimoine naturel Abîme de Bramabiau : situé à Saint-Sauveur, c'est une énorme cavité rocheuse qui laisse apparaître une rivière souterraine.Bambouseraie d'Anduze : un jardin exotique, dont la thématique première tourne autour du bambou, qu'on peut d'ailleurs découvrir à travers une forêt de bambous géants.Gorges de l'Ardèche : haut lieu touristique de la région, ces gorges offrent de beaux paysages mais surtout aussi un large choix d'activités sport-nature (randonnée, canoë, raft, spéléo, grimpe, saut à l'élastique…).Gorges du Gardon : joli canyon dans lequel coule le Gardon. C'est un lieu apprécié pour la baignade, le canoë et l'escalade.Grottes de la Cocalière : de belles grottes à visiter dans les environs d'Alès.Mont Aigoual : un des principaux sommets du Massif Central, entre Gard et Lozère. Il offre un beau panorama et des possibilités de randonnées.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grandes Causses, c'est un des plus grands parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il bénéficie de jolis paysages de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.3- HÉRAULT (34)Agde : avec la création dans les années (19)70 du Cap d'Agde, la ville est devenue un des principaux ports de plaisance de la côte méditerranéenne et une station balnéaire très fréquentée.Béziers : la seconde agglomération de l'Hérault possède un joli centre avec notamment un certain patrimoine religieux.Clermont l'Hérault : la petite ville, entre Lodève et Montpellier, offre à la visite une collégiale et un château médiéval. On peut également profiter du lac du Salagou (rando, activités nautiques) situé sur la commune.Hauts cantons de l'Hérault : c'est l'arrière pays biterrois et montpelliérain. Dans un paysage de moyenne montagne on peut découvrir plusieurs villages médiévaux comme Roquebrun, La Salvetat sur Agout, Le Caylar, Mourèze, Vieussan, Le Poujol sur Orb et bien d'autres. La Grande-Motte : une station balnéaire très fréquentée à la limite avec le Gard. Elle est reconnaissable à ses immeubles aux formes assez particulières.Lodève : dans l'arrière pays, cette sous-préfecture possède une jolie cathédrale.Marseillan : port de plaisance et station balnéaire en bordure de l'étang de Thau.Mèze : petite ville sur l'étang de Thau avec de vieux quartiers, des vestiges de remparts, un château du XVIIe siècle et un port de plaisance.Minerve : située en zone viticole (le "Minervois"), la commune est classée parmi les "plus beaux villages de France" avec de plus un très bel environnement naturel.Montpellier : préfecture de département et de région, Montpellier offre un très beau centre ancien mais aussi des quartiers plus modernes et "design" tel celui d'Antigone.Olargues : ce vieux village du Parc du Haut Languedoc est classé parmi les "plus beaux villages de France".Palavas-les-Flots : c'est en quelque sorte la plage/station balnéaire de Montpellier.Pézenas : la ville, chère aussi bien à Molière que Boby Lapointe, possède un petit centre ancien.Saint-Guilhem le Désert : c'est un des "plus beaux villages de France" grâce notamment à sa très jolie abbaye de Gellone.Sète : ce port assez dynamique est aussi la troisième agglomération du département. Au niveau touristique, on y vient pour découvrir son centre et surtout son célèbre cimetière marin. La ville compte aussi de belles plages et borde l'étang de Thau qui est le plus grand de la région.Site d’Ensérune : ce site archéologique abrite les vestiges d'un village antique.Temple bouddhiste tibétain Lerab Ling : un des plus importants temples bouddhistes d'Europe situé dans la petite commune de Roqueredonde.Valras-Plage : station balnéaire à côté de Béziers.Patrimoine naturel Cirque de Mourèze : très beau cirque naturel aux formes particulières dues à l'érosion. Il est situé sur la commune de Mourèze.Cirque de Navacelles : un joli cirque formé à l'origine par les méandres d'une rivière dans la région des Grands Causses. On peut randonner dans ses environs.Etangs du Bagnas : c'est une zone de protection des oiseaux dans le prolongement de l'étang de Thau. Gorges de l'Hérault : de très belles gorges et un des sites naturels de la région parmi les plus visités.Gorges d'Héric : sur la commune du même nom, un endroit propice à la randonnée, à l'escalade et au canyoning. Juste à côte : les Gorges de Colombières.Grotte de la Clamouse : c'est une des plus belles grottes de France avec un vaste réseau souterrain.Grotte des Demoiselles : de jolies grottes au nord de Montpellier.Parc naturel régional du Haut-Languedoc : à cheval sur le Tarn et l'Hérault, c'est une zone aux paysages diversifiés appréciée des randonneurs.Pic Saint-Loup : une destination prisée des randonneurs, pas loin de Montpellier.4- LOZÈRE (48)Cham des Bondons : on peut voir 150 menhirs alignés sur ce plateau calcaire. C'est un des sites de mégalithes les plus importants d'Europe.Château de Calberte : un château-fort perché du XIIe siècle pas très loin d'Alès.Florac : au coeur du Parc des Cévennes dont il abrite d'ailleurs le siège, c'est un joli village de 2 000 habitants.La Canourgue : jolie bourgade avec ses canaux, ses petites rues étroites et son centre ancien. La Garde-Guérin : petit village fortifié des Cévennes.Le Bleymard - Mont Lozère : c'est la principale des quatre stations de ski du département.Marvejols : à la périphérie de Mende, la bourgade possède une collégiale et plusieurs portes fortifiées. C'est juste à côté que sont situés le Parc à loups du Gévaudan et la vallée (gorges) de l'Enfer.Mende : une des plus petites préfectures de France avec un centre historique et une jolie cathédrale.Sainte-Enimie : très beau village, classé parmi les "plus beaux de France", situé dans les Gorges du Tarn. Il est assez touristique.Patrimoine naturelCausse Méjean : haut plateau calcaire se distinguant notamment par des chaos rocheux (Nîmes-le-Vieux) ou des grottes (aven Armand). On peut y randonner dans de beaux paysages et y voir des troupeaux de chevaux de Przewalski en liberté.Gorges de l'Allier : ce canyon creusé par la rivière Allier est commun à la Lozère et la Haute-Loire. On peut découvrir ses paysages et les villages qui le bordent (Saint-Ilpize, Lavoûte-Chilhac...) par la route ou en train touristique. Les gorges sont aussi propices à la randonnée et au canoë.Gorges de la Jonte : de jolies gorges entre Causses et Cévennes avec de nombreuses possibilités de randonnées et d'escalade. C'est une zone de réintroduction des vautours.Gorges du Tarn : situées en Lozère mais aussi dans l'Aveyron, ces gorges offrent de beaux paysages et toute une palette d'activités sport-nature (randonnée, spéléo, escalade, canoë…).Grotte de Dargilan : des grottes situées entre Millau et Alès.Mont Aigoual : un des principaux sommets du Massif Central, entre Gard et Lozère. Il offre un beau panorama et des possibilités de randonnées.Mont Lozère : c'est le point culminant des Cévennes (1 699 m) situé dans le parc du même nom. De jolis paysages désolés et des randonnées au programme.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grandes Causses, c'est un des plus grands parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il bénéficie de jolis paysages de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Réserve de bisons de Sainte-Eulalie : ce petit village abrite un parc animalier dédié à la protection du bison d'Europe.5- PYRÉNÉES-ORIENTALES (66) Abbaye de Saint-Génis des Fontaines : une ancienne abbaye bénédictine du Xe siècle dans la commune du même nom.Abbaye Saint-Martin du Canigou : vieille abbaye du XIe siècle nichée dans le Massif du Canigou.Abbaye Saint-Michel de Cuxa : jolie abbaye bénédictine du XIe siècle au pied du Canigou, dans la commune de Codalet.Argelès-sur-Mer : jolie station balnéaire au sud de Perpignan marquant le début de la Côte Vermeille qui s'étire jusqu'à l'Espagne. On peut y faire de la plongée.Banyuls-sur-Mer : station balnéaire quasiment à la frontière espagnole, face à la Réserve naturelle de Cerbère- Banyuls. On y produit également le vin de Banyuls.Canet-en-Roussillon : cette station, avec son vieux village, est en quelque sorte la plage de Perpignan.Castelnou : dominé par son château du XIe siècle, le village a gardé son charme médiéval et est d'ailleurs labélisé à ce titre "plus beaux villages de France".Cerbère : port de pêche entouré de falaises, limitrophe de l'Espagne, face à la Réserve naturelle de Cerbère- Banyuls.Céret : cette sous-préfecture est connue pour son musée d'art moderne et ses corridas.Collioure : ce joli port est une des stations balnéaires les plus connues de la côte qui, en son temps, a accueilli plusieurs peintres.Elne : de vieux quartiers autour d'une cathédrale dans cette petite ville au sud de Perpignan. Eus : ce village aux portes du Parc des Pyrénées catalanes est classé parmi les "plus beaux villages de France".Evol-Olette : deux hameaux regroupés et classé parmi les "plus beaux villages de France" pour ce qui est d'Olette.Font Romeu : Font Romeu - Pyrénnées 2000 est la principale station de sports d'hiver du département. C'est aussi à Font Romeu (Odeillo) qu'on peut voir le second plus important four solaire au mondeForteresse de Salses : belle forteresse construite vers 1500 et très bien conservée dans la commune du même nom.Le Barcarès : la plus au nord des stations balnéaires du département. On la reconnaît grâce au Lydia qui est un paquebot ensablé transformé depuis les années (19)70 en musée, restaurant et casino.Les Angles : c'est une des principales stations de ski des PO parmi la dizaine que compte le département.Llivia : une enclave espagnole en plein territoire français.Maureillas-las-Illas : joli village des contreforts pyrénéens avec de vieilles maisons, une belle chapelle et les vestiges de son château.Mont-Louis : ce village est indirectement classé à l'UNESCO pour sa citadelle Vauban. C'est aussi là qu'a été construit le premier four solaire au monde en 1949.Mosset : une autre bourgade du département classée parmi les "plus beaux villages de France".Perpignan : la préfecture des PO possède un joli centre où se mélangent architecture française, espagnole et catalane.Port-Vendres : port de commerce, de plaisance et accessoirement station balnéaire situé à côté de Collioure.Porté-Puymorens : c'est une des stations de ski les plus enneigées des Pyrénées.Prats-de-Mollo la Preste : superbe bourgade médiévale aux rues pavées entourée encore de ses remparts et d'une citadelle qui domine le village.Prieuré de Serrabone : bel édifice roman du XIe siècle à une trentaine de kilomètres de Perpignan.Rivesaltes : la ville du Muscat est aussi la gare de départ du petit Train du pays Cathare et du Fenouillèdes qui circule sur une soixantaine de kilomètres jusque dans l'Aude. La commune abrite également le Mémorial du Camp de Rivesaltes.Saint-Cyprien : station balnéaire des années (19)70 avec l'architecture qui va avec. Villefranche-de-Conflent : joli village entouré d'une enceinte fortifiée et surplombé par un fort à l'entrée du Parc des Pyrénées Catalanes. C'est aussi le point de départ/terminus du Train jaune.Patrimoine naturel Gorges de Galamous : un joli site naturel à cheval sur l'Aude et les PO propice à la randonnée et au canyoning.Lac des Bouillouses : un lac pyrénéen très apprécié des pêcheurs et des randonneurs.Massif du Canigou : proche de la mer, ce joli massif est très connu des randonneurs à pied, à cheval ou à vélo.Parc naturel régional des Pyrénées catalanes : cette zone naturelle est très touristique aussi bien pour ses paysages, ses possibilités de randonnées que pour ses stations de ski ou ses citadelles datant de l'époque de Vauban. On peut le découvrir avec le Train jaune ("Ligne de Cerdagne") qui, outre son aspect touristique, a aussi un rôle de service public.Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls : la seule réserve entièrement marine de France. Elle possède une riche faune et flore sous-marines. On peut y plonger à certains endroits.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Aude : Canal du Midi; Carcassonne; Châteaux cathares de l'Aude; Gouffre de Cabrespine; Lagrasse.
Gard : Aigues-Mortes; Aiguèze; Gorges de l'Ardèche; Gorges du Gardon; Pont du Gard; Parc national des Cévennes.
Hérault : Gorges d'Héric; Gorges de l'Hérault; Grotte de la Clamouse; Minerve; Montpellier; Saint-Guilhem le Désert; Parc naturel régional du Haut-Languedoc.
Lozère : Causse Méjean; Gorges de l'Allier; Gorges de la Jonte; Gorges du Tarn; Mont Lozère; Parc national des Cévennes; Sainte-Enimie.
Pyrénées-Orientales : Castelnou; Collioure; Massif du Canigou; Eus; Parc naturel régional des Pyrénées catalanes; Prats-de-Mollo la Preste.
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Tokyo en 8 jours English translation pending
Bonjour tout le monde.
Je vais pas être original.... je vais vous demander vos avis.
Ma copine et moi partons pour Tokyo du 7 au 17 mais prochain (2014). Compte tenue des 2 fois 1 jour de trajet, je compte 7 ou 8 jours sur place. C'est mon premier "vrai" voyage, aussi je ne suis pas rompu à l'exercice de la préparation et à éviter les plans foireux...
Pour le moment je suis équipé du Lonely de Tokyo que je bouquine, mais entre ça et les infos des divers blogs et forums, je croule un peu sous les infos....
Est ce que 8 jours pour Tokyo c'est bien ? pas assez ? Trop? J'aimerai faire du couchsurfing. Est ce que c'est facile au Japon et à Tokyo en particulier? Si non est ce qu'il y a d'autres moyens de côtoyer soit des locaux, soit des expat? En tous cas des personnes qui pourront me parler de leur Tokyo.
Quels sont pour vous les incontournables de cette ville? Qu'est ce qui ne vaut pas le coup?
Si vous êtes déjà allé là bas. Est ce qu'il y a quelque chose que vous avez adoré et que vous conseilleriez de ne pas rater? Qu'est ce qui vous a déçu et que vous n'auriez pas fait si vous aviez su ?
Voila comment je vois le voyage jusque là:
Je pense faire deux ou trois nuits dans un logement (sans doute par le site airbnb), puis une ou deux nuits en couchsurfing (si ça se passe bien et que c'est possible on resterait plus, et si ça sent le coup fourré, on a une porte de sortie), un Ryokan (juste une nuit, j'ai vue que ça tournait dans les 100€ la nuit pour un truc correct) et finir soit par un hôtel soit reprendre une location courte sur aribnb.
Est ce que ça vous semble une bonne idée de changer aussi souvent ou est ce que c'est plus une source d’embêtement? Dans pas mal de location par airbnb il y a une clé 4G fournie, utile ou gadget?
Pour le programme pour le moment. Shibuya crossing, Tsukiji fish market (plus sushi breakfast) Megurogawa parck Ueno des temples (mais lesquels?) Palais impérial. combat de sumo (où?) cérémonie du thé (où?)
J'aime l'histoire, j'aime imaginer ce qu'a pu être l'endroit ou je me trouve, j'aime me dire ici il y a eu ceci, ou cela. J'aimerai sentir le pouls de la ville. Je sais bien que je ne serais qu'un touriste parmi tant d'autres, mais si je pouvais toucher du doigt Tokyo comme le vivent les gens qui l'aiment ce serait pour moi un véritable bonheur.
Quitte a partir si loin, est ce que c'est dommage de se limiter a Tokyo, ou est ce qu'il faut aussi aller voir plus loin? Ou? Quoi? On m'a dit qu'il ne fallait pas rater Hiroshima. Qu'en pensez vous?
Malgré tout l'argent est aussi un élément important du voyage, on a définit un budget de 1500€ par personne. On a déjà nos billets il nous reste donc environ 800€ par personne.
Voila mon pavé se termine enfin... Merci d'avance a tous ceux qui prendront la peine de lire jusqu'au bout un centième poste sur ce sujet....
Je vais pas être original.... je vais vous demander vos avis.
Ma copine et moi partons pour Tokyo du 7 au 17 mais prochain (2014). Compte tenue des 2 fois 1 jour de trajet, je compte 7 ou 8 jours sur place. C'est mon premier "vrai" voyage, aussi je ne suis pas rompu à l'exercice de la préparation et à éviter les plans foireux...
Pour le moment je suis équipé du Lonely de Tokyo que je bouquine, mais entre ça et les infos des divers blogs et forums, je croule un peu sous les infos....
Est ce que 8 jours pour Tokyo c'est bien ? pas assez ? Trop? J'aimerai faire du couchsurfing. Est ce que c'est facile au Japon et à Tokyo en particulier? Si non est ce qu'il y a d'autres moyens de côtoyer soit des locaux, soit des expat? En tous cas des personnes qui pourront me parler de leur Tokyo.
Quels sont pour vous les incontournables de cette ville? Qu'est ce qui ne vaut pas le coup?
Si vous êtes déjà allé là bas. Est ce qu'il y a quelque chose que vous avez adoré et que vous conseilleriez de ne pas rater? Qu'est ce qui vous a déçu et que vous n'auriez pas fait si vous aviez su ?
Voila comment je vois le voyage jusque là:
Je pense faire deux ou trois nuits dans un logement (sans doute par le site airbnb), puis une ou deux nuits en couchsurfing (si ça se passe bien et que c'est possible on resterait plus, et si ça sent le coup fourré, on a une porte de sortie), un Ryokan (juste une nuit, j'ai vue que ça tournait dans les 100€ la nuit pour un truc correct) et finir soit par un hôtel soit reprendre une location courte sur aribnb.
Est ce que ça vous semble une bonne idée de changer aussi souvent ou est ce que c'est plus une source d’embêtement? Dans pas mal de location par airbnb il y a une clé 4G fournie, utile ou gadget?
Pour le programme pour le moment. Shibuya crossing, Tsukiji fish market (plus sushi breakfast) Megurogawa parck Ueno des temples (mais lesquels?) Palais impérial. combat de sumo (où?) cérémonie du thé (où?)
J'aime l'histoire, j'aime imaginer ce qu'a pu être l'endroit ou je me trouve, j'aime me dire ici il y a eu ceci, ou cela. J'aimerai sentir le pouls de la ville. Je sais bien que je ne serais qu'un touriste parmi tant d'autres, mais si je pouvais toucher du doigt Tokyo comme le vivent les gens qui l'aiment ce serait pour moi un véritable bonheur.
Quitte a partir si loin, est ce que c'est dommage de se limiter a Tokyo, ou est ce qu'il faut aussi aller voir plus loin? Ou? Quoi? On m'a dit qu'il ne fallait pas rater Hiroshima. Qu'en pensez vous?
Malgré tout l'argent est aussi un élément important du voyage, on a définit un budget de 1500€ par personne. On a déjà nos billets il nous reste donc environ 800€ par personne.
Voila mon pavé se termine enfin... Merci d'avance a tous ceux qui prendront la peine de lire jusqu'au bout un centième poste sur ce sujet....
Alerte: vols et agressions avec violences dans toute l'île de Madagascar English translation pending
Dernière minute 27.11.2013 - Ambassade de France à Madagascar et quai d'Orsay :
Situation à Tananarive et dans les grandes villes (Tamatave, Majunga, Tuléar, Diego Suarez)
Les vols et agressions avec violences dont ont été victimes récemment plusieurs personnes soulignent la dégradation de la situation sécuritaire à Tananarive et dans les grandes villes. Cette tendance risque de s’aggraver à l’approche des fêtes de fin d’année. Aucune zone n’est épargnée et en particulier les lieux fréquentés par les touristes (sites connus, restaurants, promenades, marchés).
Il est recommandé d’être plus que jamais vigilant, y compris dans les lieux apparemment calmes et les restaurants. Lors de déplacements à pied, en journée, il est conseillé de porter le moins possible d’effets personnels (objets de valeurs et sacs à éviter)
La période électorale, dont la prochaine étape sera le second tour des élections présidentielles et les élections législatives le 20 décembre, est susceptible d’avoir une incidence sur le niveau d’insécurité. Rassemblements et manifestations sont à prévoir, des risques de débordements ne sont pas exclus.
Situation dans les régions touristiques
Plusieurs touristes, en groupe ou individuellement, ont récemment été la cible de criminels lourdement armés et bien organisés, y compris dans les parcs nationaux. Le recours à un guide officiel n’est plus une garantie absolue de sécurité.
Une attention particulière est requise dans les sites ayant fait l’objet dernièrement d’agressions, parfois d’une extrême violence : Nosy Be, parc national de la Montagne d’Ambre, parc national de l’Ankarana, rivière Tsiribihina. Aucune destination touristique ne peut être considérée comme étant a priori épargnée par le risque d’agression.
Afin de se tenir informé de l’évolution de la situation concernant les deux points précédents, il est fortement recommandé aux voyageurs de s’enregistrer sur le portail Ariane afin de recevoir, le cas échéant, des messages d’alerte.
Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA English translation pending
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise l�� aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise l�� aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Ouest américain en septembre 2013: que de pistes fermées! English translation pending
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis.
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.
Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitif
Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove
General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress Tree
Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NP
SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitifLe lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand GroveGeneral Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress TreePas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NPSUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
5ème voyage dans l'ouest américain... et certainement pas le dernier English translation pending
Hello à tous,
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)
Circuit de 3500 km
Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)

Circuit de 3500 km

Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Pays arabes English translation pending
Bonjour , je pense que ça a dû être demandé plein de fois mais j'ai un passeport rempli de pays arabes ( Maroc , Algérie , Jordanie , Egypte , Mauritanie ) est-ce que ça pose un problème à la frontière ? Je pars fin août 2013 . Ah oui peut-on franchir les " frontières " pour aller en Cisjordanie à notre guise car j'ai l'intention de garder un hôtel à Jérusalem et de me servir des bus palestiniens pour aller à Ramallah , Béthléem , Nazareth, etc ... pour la journée et revenir à Jérusalem le soir . Merci 🙂
Visa de un mois gratuit pour la Thaïlande, vol Air India aller simple English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis actuellement en Inde depuis 4 mois et mon visa touche a sa fin. je souhaite donc continuer vers la thaillande et les alentours. J'ai deja pris mon billet Kolkata-Bangkok pour le 15juillet. Mon probleme :
Voila j'aurai souhaiter profiter du visa de 1 mois gratuit pour ensuite rejoindre le Cambodge ou le Laos, mais je n'ai q'un billet d'avion Aller simple.
Je vais voyager avec Air Asia, pensez que je risque davoir un probleme a l'embarquement ?
Si non alors tout vas bien je fait comme prévue, mais si il y a un risque (assez eleve ) alors je dois envisager dautres solutions.
Je n'en vois pas beaucoup :
- Soit j'achete un billet retour que jannule par la suite, mais je ne sais pas trop comment cela ce passe, si vous avez des infos ?
- Soit je prend un Visa de 2 mois en thaillande (plus de probleme a l'embarquement) mais cela me gene un peu car, d'une je ne profiterai alors pas du mois gratuit et deuxiement je voyage avec un petit budget, et je ne sais pas trop si ce sera la haute saison en thaillande (Juillet et aout...). Je ne pourrais pas me permettre de passer 2 mois en haute saisons !
Donc si vous pouvez me conseillé, m'offrir une troisiéme solution ou alors meme m'indiquer dans quelle endroit je pourrais me rendre pour ne pas a avoir subir les tarif eleve de la haute saison je vous en serais reconnaissant !
En échange ou bien meme sur simple demande, je peut fournir des infos toute fraiche sur l'inde, en particulier pour les routard a petiit budget :)
Merci.
Je suis actuellement en Inde depuis 4 mois et mon visa touche a sa fin. je souhaite donc continuer vers la thaillande et les alentours. J'ai deja pris mon billet Kolkata-Bangkok pour le 15juillet. Mon probleme :
Voila j'aurai souhaiter profiter du visa de 1 mois gratuit pour ensuite rejoindre le Cambodge ou le Laos, mais je n'ai q'un billet d'avion Aller simple.
Je vais voyager avec Air Asia, pensez que je risque davoir un probleme a l'embarquement ?
Si non alors tout vas bien je fait comme prévue, mais si il y a un risque (assez eleve ) alors je dois envisager dautres solutions.
Je n'en vois pas beaucoup :
- Soit j'achete un billet retour que jannule par la suite, mais je ne sais pas trop comment cela ce passe, si vous avez des infos ?
- Soit je prend un Visa de 2 mois en thaillande (plus de probleme a l'embarquement) mais cela me gene un peu car, d'une je ne profiterai alors pas du mois gratuit et deuxiement je voyage avec un petit budget, et je ne sais pas trop si ce sera la haute saison en thaillande (Juillet et aout...). Je ne pourrais pas me permettre de passer 2 mois en haute saisons !
Donc si vous pouvez me conseillé, m'offrir une troisiéme solution ou alors meme m'indiquer dans quelle endroit je pourrais me rendre pour ne pas a avoir subir les tarif eleve de la haute saison je vous en serais reconnaissant !
En échange ou bien meme sur simple demande, je peut fournir des infos toute fraiche sur l'inde, en particulier pour les routard a petiit budget :)
Merci.
De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊
C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!
N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!
Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉
Dimanche 17 juin 2012, 3h00:
La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.
J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !
Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.
Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.
Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!
Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !
Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !
Lundi 18 juin 2012:
Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !


A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !

Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.
A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !

A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !

La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !

Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.

Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.

Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...

Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !
Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.
A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !
L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .
Mardi 19 juin 2012 :
Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.
Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !
A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.

Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...

Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !

Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...
Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.
Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !
Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...
Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.

La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !

Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.
Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...

Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.
Mercredi 20 juin 2012 :
Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!

Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...
Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.

Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.

De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.

Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.
Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.

Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...

L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.


Jeudi 21 juin 2012 :
Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.

Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !

Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !
C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...
Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.
Vendredi 22 juin 2012 :
Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !
Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...
Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.
Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.
Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !
Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!
On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.
Samedi 23 juin 2012 :
Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.

Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...
Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.
Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !

Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !
Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...
Dimanche 24 juin 2012 :
La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!
Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !
Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?
Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.
Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.
A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.
Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».

Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.

Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.



Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.

Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.



Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.
Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »
En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...
Lundi 25 juin 2012 :
Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !
Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.


A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...
Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !
Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !
Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).




Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...
Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.
Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.



Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...
Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.
En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.



A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...
Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...
Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.
De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !
Mardi 26 juin 2012 :
4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.
Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.
Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...
Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !
Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.










Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...
Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.
Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.
Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.



Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.
Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.
Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !

Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !
Mercredi 27 juin 2012 :
C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!




Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.


Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !
A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !
A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.
A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !
Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.
Jeudi 28 juin 2012 :
Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !
La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !

Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !


Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !

Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.
Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.




Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...

La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.
Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.

Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.
Vendredi 29 juin 2012 :
Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !
Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.

Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.


Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.

Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...

Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.


Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.
A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !

Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!
Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».
La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !
Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.

La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.

Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)
Samedi 30 juin 2012 :
Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.
Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.



Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.

Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.





Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.



D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.

Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !

Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.
Dimanche 1er Juillet 2012 :
Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »
Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...
Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!
Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Ouest américain en famille: parents et ados (2ème partie) English translation pending
Impossible de continuer mon 1er carnet de voyage -dommage!! du coup je reprends le même titre mais voilà la "2ème partie"
j'espère que les personnes qui m'ont gentiment encouragé de continuer s'y retrouveront😎
voilà le 4ème jour à SF est fini - remplie de souvenirs d'Alcatraz, de goélands de lions des mers et de papilles qui frémissent encore sous le velouté du fameux "CLAM CHOWDER" du Pier 39.
Demain on attaque "the road" !!!!!
23/04/13
levé tôt - on "check" tout faudrait pas oublier qq chose sous les lits (message aux ados 😉) - on prend notre dernier petit dejeuner au motel DEL SOL - "oui Kylian tu trouveras surement du cheese cream dans les autres Motel !! "Salut Drew" (réceptionniste) on voudrait avoir un taxi pour le "rental car de l'aéroport" eh oui c'est le grand départ 🙂
15 minutes et nous y voilà!! un grand batiment avec des dizaines de comptoirs au 2ème étage. "excusez-moi" "pas de souci" eh mais vous êtes français !! on sympathise on se présente - notre projet nos qq jours à SF -eux viennent d'arriver - 2 couples de 50aires fraichement débarqués de l'avion- on se donne RDV à Las Vegas "why not!!!". SUper SYMPAS !! BOn go comptoir NATIONAL avec notre réservation sur location.fr -on s'est fait plaisir un SUV -all assurances - des vrais ryckains lol!! oui j'ai le n° de la réservation - oui on a nos passeports - oui j'ai un permis de conduire - oui c'est un international comme stipulé sur le contrat (national valable - international recommandé) donc on a pris celui recommandé- non on a pas de permis national français- QUOI on peut pas prendre le véhicule !!!!!!
INFO IMPORTANTE - PRENEZ VOS permis de conduire FRANCAIS avec même si lors de la réservation aps internet on vous conseille le permis INTERNATIONAL et un FORFAIT TELEPHONIQUE INTERNATIONAL
bref! je vous l'a fait courte - impossible de prendre la route sans voiture 🤪- et pas de voiture sans permis national !!! on doit contacter la FRANCE pour nous envoyer le permis - heureusement mon mari a laissé son portefeuille chez son frère à Paris- mais pas de téléphone (eh oui là on s'est loupé 🏴☠️) les français rencontrés il y 10 minutes nous proposent leur téléphone "MERCI-MERCI-MERCI" 3 appels à 3 personnes différents - y'a jamais person qui répond !!!! tanpis messages d'urgence "on est bloqué à SF - CAR PAS DE PERMIS- on est coincés au rental cars! Allez on va acheter une carte téléphonique - là un distributeur de carte tel- NON -SI il est OUT !!!! Au secours !!! on nous indique l'aéroport pour d'autres distributeurs - 15 minutes en train aérien gratuit!! allez on trimbale de nouveau nos 8 bagages!! on arrive à the airport - INFORMATION un papy de 70 ans au moins nous indique le lieu du distributeur!! donc je met le billet de 10 dollars - je sélectionne la carte et voilà j'appuies sur le bouton vert !!! QUOI technique problem !!! un truc de fou !! là les 3 gars se fixent sur une banquette et n'ose plus m'adresser la parole (je commence à m'ennerver lol 😠!) le numéro du technique problem est là !! allez j'essaies - tonailté ! hello "can i help you?? YES!!! 58 secondes COUPE !!! NON !! SI 🤪 3 fois COUPE - COUPE - COUPE à 58 s !!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr bon on relativise!! on est à SF !!! Allez on repart au MOTEL DEL SOL, en espérant qu'il ait encore des chambres (là je doute de notre chance 🤪) OUF "no problem!!"
Je m'épenche un peu mais ce fameux 5ème jour est une sacré anecdote de notre périple et du coup un remaniement a été nécessaire (on a bien fait de ne pas réserver tous les motel avant!!)!!
au final - on ne fera pas la N1 VERS MORRO BAY. On approfondie SF.
on restera 3 jours de plus à SF
24/04/13-25/04/13
location de vélo au pressing "chinois" de la rue à côté de l'hotel = 1 vélo gratuit par rapport au loueurs de fisherman. JOURNEE VELO - allez on se fait le GOLDEN GATE et on va jusque SAUSALITO !! (ca va aller Amory !!" il fait magnifique !! j'ai des cuisses en béton - en acier - en aluminium- en feuille d'aluminium... eh oui, le feuilleton "les rues de SF" c'est pentue !!!
on traverse le fameux pont - et voilà la descente "ENFIN!" vers Sausalito- pizza - seau de sprite :) et on se retrouve dans les quartiers sur pilotis des artistes - plein de couleurs - de fleurs SUPERBE "OUi Amory, on revient par le bateau qui traverse la baie !!!" Tous à la queue leuleu !! ils rigolent pas les agents du bateau GO GO GO!
demain - le PRESIDIO et la ville des affaires !!
le beau frère annonce que UPS devrait nous livrer le permi de Réginald ap-demain à 8h00 !! le 26/04/13 - en parallèle et après qq heures au téléphone avec le National rent cars les "managers" sont OK pour nous ouvrir un nouveau dossier et nous laisser prendre notre véhicule (sans remboursement des 3 jours biensur!! ).
8h00 on est sur le qui-vive - TOUS PRETS !! on est UPS ??? 8h50 le camion est là et on refait "bye à Drew, le taxi, le comptoir des loueurs..." AVEC THE NATIONAL LICENCE DRIVER le responsable nous reçoit, il est au courant de notre péripétie et s'occupe de nous !! SUPER voilà les papiers - le GPS et la voiture WOUAH!!!!! un monstre !!! on est tout fou !!!
gogogogo on décolle !!!
voilà encore qq jours de relatés - que le temps passe vite lorsqu'on replonge dans ses souvenirs !!
je continuerai surement sous le même titre sauf - 3ème partie 🙂
j'espère que nos péripéties vous aideront et que vous aurez sourie de notre fameuse journée :)
a bientôt
sandrine
voilà le 4ème jour à SF est fini - remplie de souvenirs d'Alcatraz, de goélands de lions des mers et de papilles qui frémissent encore sous le velouté du fameux "CLAM CHOWDER" du Pier 39.
Demain on attaque "the road" !!!!!
23/04/13
levé tôt - on "check" tout faudrait pas oublier qq chose sous les lits (message aux ados 😉) - on prend notre dernier petit dejeuner au motel DEL SOL - "oui Kylian tu trouveras surement du cheese cream dans les autres Motel !! "Salut Drew" (réceptionniste) on voudrait avoir un taxi pour le "rental car de l'aéroport" eh oui c'est le grand départ 🙂
15 minutes et nous y voilà!! un grand batiment avec des dizaines de comptoirs au 2ème étage. "excusez-moi" "pas de souci" eh mais vous êtes français !! on sympathise on se présente - notre projet nos qq jours à SF -eux viennent d'arriver - 2 couples de 50aires fraichement débarqués de l'avion- on se donne RDV à Las Vegas "why not!!!". SUper SYMPAS !! BOn go comptoir NATIONAL avec notre réservation sur location.fr -on s'est fait plaisir un SUV -all assurances - des vrais ryckains lol!! oui j'ai le n° de la réservation - oui on a nos passeports - oui j'ai un permis de conduire - oui c'est un international comme stipulé sur le contrat (national valable - international recommandé) donc on a pris celui recommandé- non on a pas de permis national français- QUOI on peut pas prendre le véhicule !!!!!!
INFO IMPORTANTE - PRENEZ VOS permis de conduire FRANCAIS avec même si lors de la réservation aps internet on vous conseille le permis INTERNATIONAL et un FORFAIT TELEPHONIQUE INTERNATIONAL
bref! je vous l'a fait courte - impossible de prendre la route sans voiture 🤪- et pas de voiture sans permis national !!! on doit contacter la FRANCE pour nous envoyer le permis - heureusement mon mari a laissé son portefeuille chez son frère à Paris- mais pas de téléphone (eh oui là on s'est loupé 🏴☠️) les français rencontrés il y 10 minutes nous proposent leur téléphone "MERCI-MERCI-MERCI" 3 appels à 3 personnes différents - y'a jamais person qui répond !!!! tanpis messages d'urgence "on est bloqué à SF - CAR PAS DE PERMIS- on est coincés au rental cars! Allez on va acheter une carte téléphonique - là un distributeur de carte tel- NON -SI il est OUT !!!! Au secours !!! on nous indique l'aéroport pour d'autres distributeurs - 15 minutes en train aérien gratuit!! allez on trimbale de nouveau nos 8 bagages!! on arrive à the airport - INFORMATION un papy de 70 ans au moins nous indique le lieu du distributeur!! donc je met le billet de 10 dollars - je sélectionne la carte et voilà j'appuies sur le bouton vert !!! QUOI technique problem !!! un truc de fou !! là les 3 gars se fixent sur une banquette et n'ose plus m'adresser la parole (je commence à m'ennerver lol 😠!) le numéro du technique problem est là !! allez j'essaies - tonailté ! hello "can i help you?? YES!!! 58 secondes COUPE !!! NON !! SI 🤪 3 fois COUPE - COUPE - COUPE à 58 s !!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr bon on relativise!! on est à SF !!! Allez on repart au MOTEL DEL SOL, en espérant qu'il ait encore des chambres (là je doute de notre chance 🤪) OUF "no problem!!"
Je m'épenche un peu mais ce fameux 5ème jour est une sacré anecdote de notre périple et du coup un remaniement a été nécessaire (on a bien fait de ne pas réserver tous les motel avant!!)!!
au final - on ne fera pas la N1 VERS MORRO BAY. On approfondie SF.
on restera 3 jours de plus à SF
24/04/13-25/04/13
location de vélo au pressing "chinois" de la rue à côté de l'hotel = 1 vélo gratuit par rapport au loueurs de fisherman. JOURNEE VELO - allez on se fait le GOLDEN GATE et on va jusque SAUSALITO !! (ca va aller Amory !!" il fait magnifique !! j'ai des cuisses en béton - en acier - en aluminium- en feuille d'aluminium... eh oui, le feuilleton "les rues de SF" c'est pentue !!!
on traverse le fameux pont - et voilà la descente "ENFIN!" vers Sausalito- pizza - seau de sprite :) et on se retrouve dans les quartiers sur pilotis des artistes - plein de couleurs - de fleurs SUPERBE "OUi Amory, on revient par le bateau qui traverse la baie !!!" Tous à la queue leuleu !! ils rigolent pas les agents du bateau GO GO GO!
demain - le PRESIDIO et la ville des affaires !!
le beau frère annonce que UPS devrait nous livrer le permi de Réginald ap-demain à 8h00 !! le 26/04/13 - en parallèle et après qq heures au téléphone avec le National rent cars les "managers" sont OK pour nous ouvrir un nouveau dossier et nous laisser prendre notre véhicule (sans remboursement des 3 jours biensur!! ).
8h00 on est sur le qui-vive - TOUS PRETS !! on est UPS ??? 8h50 le camion est là et on refait "bye à Drew, le taxi, le comptoir des loueurs..." AVEC THE NATIONAL LICENCE DRIVER le responsable nous reçoit, il est au courant de notre péripétie et s'occupe de nous !! SUPER voilà les papiers - le GPS et la voiture WOUAH!!!!! un monstre !!! on est tout fou !!!
gogogogo on décolle !!!
voilà encore qq jours de relatés - que le temps passe vite lorsqu'on replonge dans ses souvenirs !!
je continuerai surement sous le même titre sauf - 3ème partie 🙂
j'espère que nos péripéties vous aideront et que vous aurez sourie de notre fameuse journée :)
a bientôt
sandrine
Compte-rendu d'un voyage en famille au Rajasthan en avril 2013 English translation pending
Nous revenons du Rajasthan enchantés. L'Inde est un pays fascinant et je rêve d'y retourner une troisième fois. Le voyage avec les enfants s'est très bien déroulé. Nous avions un chauffeur extrêmement gentil, ponctuel et prudent. Il a contribué amplement à la réussite de ce voyage. Il s'appelle Ranjeet et je le recommande chaudement. Voici le lien de son site:
http://www.rajasthan2.com/rajasthan/index.html
Voici donc un compte-rendu de notre voyage en famille en avril 2013. A la fin de chaque texte je donnerai mon avis sur les hôtels, les visites et les éventuels restaurants. J'ai mis une note pour chaque hôtel:1 point pour le charme et la beauté du lieu, 1 point pour le confort (eau chaude, literie …), 1 point pour le petit-déjeuner, 1 point pour l'acceuil, 1 point pour la nuit (calme, bonne ou au contraire bruyante)
Notez que ce ne sont pas des hôtels “routards” mais en partant en avril nous avons eu droit à de bonnes réductions et à un surclassement dans la plupart des hôtels. Je conseille d'ailleurs de ne pas réserver les hôtels sauf la première nuit car comme cela, vous pouvez obtenir un bon prix (les hôtels sont quasiment vides et la compétition est rude) Nous avons trouvé qu'avril est une bonne période pour visiter le Rajasthan car: il fait très beau et chaud (35 à 38 degrés) il y a beaucoup moins de touristes et sur les sites c'est l'idéal. Mother India! Une envie obsédante de découvrir le Rajasthan me tenaillait depuis quelques années. Les noms de Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Jaisalmer et Samode me transportaient déjà avant même d'y mettre les pieds. Nous avons sillonné le Rajasthan pendant quinze jours en avril 2013 et je dois dire que le Rajasthan ne m'a pas déçue, au contraire, il m'a fascinée. Voici mon modeste carnet de route au pays de Gandhi.
dimanche 14 avril 2013
L'avion se pose sur le tarmac, il est minuit passé. Il fait encore chaud. Nous rencontrons Ranjeet qui sera notre chauffeur pendant quinze jours. Je le reconnais tout de suite: coiffé d'un turban blanc et arborant une barbe noire touffue, il tient à la main une pancarte avec mon nom dessus. Je lui fais signe et il vient à notre rencontre un large sourire aux lèvres. L'hôtel est à quinze minutes en voiture de l'aéroport. La chambre et la salle de bains sont vieillotes mais propres. Les enfants et Simon ne tardent pas à s'endormir. En dépit du ronronnement de la climatisation, je finis moi aussi par tomber dans les bras de Morphée. Après une bonne douche chaude et le petit-déjeuner, nous quittons l'hôtel. Ranjeet nous amène aujourd'hui à Agra, première étape de notre périple. Le spectacle de la route est intense: les motos pétaradent, les camions bariolés à l'arrière desquels on peut lire “Blow Horn” agitent leur klaxon, les bus déglingués brimballent, des hommes à vélo tirent des cargaisons énormes, des fourgonnettes transportent des femmes drapées dans leurs saris colorés, des voitures remontent à contre-voie. Sur le bord des routes, des indiens marchent, discutent, traversent au péril de leur vie, des enfants jouent dans la terre, des femmes portent de gros fagots sur leur tête, des hommes sont assoupis dans leur charrette à l'ombre d'un arbre, des vaches mâchent du plastique sur des tas de détritus. Quand nous traversons un village, l'activité se fait plus dense encore. Où que l'on soit, dans un village, en ville ou dans la campagne, la foule est partout et le bruit est omniprésent. Au bord des routes, des galettes aplaties de bouse de vache sèchent au soleil sur le sol. Nous voyons même des tas de galettes empilées formant des petites maisons à l'intérieur desquelles sèchent d'autres galettes de bouse. Elles seront utilisées à fertiliser les sols, à protéger les semences des champignons, des oiseaux et des rats, à chauffer, à tapisser les murs des maisons en terre pour isoler du froid en hiver et de la chaleur en été. La bouse de vache est donc très importante! Nous sommes maintenant à l'arrêt, un homme s'approche de la voiture, il tient en laisse deux singes qu'il fait monter sur le capot. Il s'écrie alors “ Photo, photo!”. Plus loin, deux jeunes hommes accablés par la chaleur et avachis par terre tiennent une corde au bout de laquelle sautille un singe. Ils l'ont affublé d'une robe et lui ont mis du rouge à lèvres. Elisa ne peut retenir ses larmes à la vue de l'animal qui, tel un pantin se dégingande pour attrouper les passants. Ranjeet arrive tant bien que mal à s'extirper de ce tohu-bohu et zigzague jusqu'à Agra. Nous arrivons cinq heures plus tard, juste à temps pour aller visiter le fort rouge. C'est le palais des empereurs moghols construit au milieu du seizième siècle. L'empereur Akbar fit édifier la forteresse en grès rouge en 1565. Les palais que l'on voit datent de l'époque de Shah Jahan (celui qui fit édifier le Taj Mahal) La balade dans ce fort est un moment de répit après le tumulte de la rue. Des petits perroquets verts se posent sur les balcons ajourés des palais de marbre et de petits écureuils courent dans les jardins. Le Taj Mahal se profile à l'horizon. Demain nous lui rendrons visite.
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Hôtels: Ashok Country Resort (Delhi): l'avantage est sa situation (15 minutes de l'aéroport). Chambre et salle de bains vieillotes mais eau chaude. Petit-déjeuner ok mais pas extraordinaire. Accueil correct. 2.5/5 Trident Hotel (Agra): excellent confort, accueil avenant, excellent buffet et petit-déjeuner. Parfait 5/5Visites: Fort rouge d'Agra: 🙂🙂🙂
Voici donc un compte-rendu de notre voyage en famille en avril 2013. A la fin de chaque texte je donnerai mon avis sur les hôtels, les visites et les éventuels restaurants. J'ai mis une note pour chaque hôtel:1 point pour le charme et la beauté du lieu, 1 point pour le confort (eau chaude, literie …), 1 point pour le petit-déjeuner, 1 point pour l'acceuil, 1 point pour la nuit (calme, bonne ou au contraire bruyante)
Notez que ce ne sont pas des hôtels “routards” mais en partant en avril nous avons eu droit à de bonnes réductions et à un surclassement dans la plupart des hôtels. Je conseille d'ailleurs de ne pas réserver les hôtels sauf la première nuit car comme cela, vous pouvez obtenir un bon prix (les hôtels sont quasiment vides et la compétition est rude) Nous avons trouvé qu'avril est une bonne période pour visiter le Rajasthan car: il fait très beau et chaud (35 à 38 degrés) il y a beaucoup moins de touristes et sur les sites c'est l'idéal. Mother India! Une envie obsédante de découvrir le Rajasthan me tenaillait depuis quelques années. Les noms de Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Jaisalmer et Samode me transportaient déjà avant même d'y mettre les pieds. Nous avons sillonné le Rajasthan pendant quinze jours en avril 2013 et je dois dire que le Rajasthan ne m'a pas déçue, au contraire, il m'a fascinée. Voici mon modeste carnet de route au pays de Gandhi.
dimanche 14 avril 2013
L'avion se pose sur le tarmac, il est minuit passé. Il fait encore chaud. Nous rencontrons Ranjeet qui sera notre chauffeur pendant quinze jours. Je le reconnais tout de suite: coiffé d'un turban blanc et arborant une barbe noire touffue, il tient à la main une pancarte avec mon nom dessus. Je lui fais signe et il vient à notre rencontre un large sourire aux lèvres. L'hôtel est à quinze minutes en voiture de l'aéroport. La chambre et la salle de bains sont vieillotes mais propres. Les enfants et Simon ne tardent pas à s'endormir. En dépit du ronronnement de la climatisation, je finis moi aussi par tomber dans les bras de Morphée. Après une bonne douche chaude et le petit-déjeuner, nous quittons l'hôtel. Ranjeet nous amène aujourd'hui à Agra, première étape de notre périple. Le spectacle de la route est intense: les motos pétaradent, les camions bariolés à l'arrière desquels on peut lire “Blow Horn” agitent leur klaxon, les bus déglingués brimballent, des hommes à vélo tirent des cargaisons énormes, des fourgonnettes transportent des femmes drapées dans leurs saris colorés, des voitures remontent à contre-voie. Sur le bord des routes, des indiens marchent, discutent, traversent au péril de leur vie, des enfants jouent dans la terre, des femmes portent de gros fagots sur leur tête, des hommes sont assoupis dans leur charrette à l'ombre d'un arbre, des vaches mâchent du plastique sur des tas de détritus. Quand nous traversons un village, l'activité se fait plus dense encore. Où que l'on soit, dans un village, en ville ou dans la campagne, la foule est partout et le bruit est omniprésent. Au bord des routes, des galettes aplaties de bouse de vache sèchent au soleil sur le sol. Nous voyons même des tas de galettes empilées formant des petites maisons à l'intérieur desquelles sèchent d'autres galettes de bouse. Elles seront utilisées à fertiliser les sols, à protéger les semences des champignons, des oiseaux et des rats, à chauffer, à tapisser les murs des maisons en terre pour isoler du froid en hiver et de la chaleur en été. La bouse de vache est donc très importante! Nous sommes maintenant à l'arrêt, un homme s'approche de la voiture, il tient en laisse deux singes qu'il fait monter sur le capot. Il s'écrie alors “ Photo, photo!”. Plus loin, deux jeunes hommes accablés par la chaleur et avachis par terre tiennent une corde au bout de laquelle sautille un singe. Ils l'ont affublé d'une robe et lui ont mis du rouge à lèvres. Elisa ne peut retenir ses larmes à la vue de l'animal qui, tel un pantin se dégingande pour attrouper les passants. Ranjeet arrive tant bien que mal à s'extirper de ce tohu-bohu et zigzague jusqu'à Agra. Nous arrivons cinq heures plus tard, juste à temps pour aller visiter le fort rouge. C'est le palais des empereurs moghols construit au milieu du seizième siècle. L'empereur Akbar fit édifier la forteresse en grès rouge en 1565. Les palais que l'on voit datent de l'époque de Shah Jahan (celui qui fit édifier le Taj Mahal) La balade dans ce fort est un moment de répit après le tumulte de la rue. Des petits perroquets verts se posent sur les balcons ajourés des palais de marbre et de petits écureuils courent dans les jardins. Le Taj Mahal se profile à l'horizon. Demain nous lui rendrons visite.
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Hôtels: Ashok Country Resort (Delhi): l'avantage est sa situation (15 minutes de l'aéroport). Chambre et salle de bains vieillotes mais eau chaude. Petit-déjeuner ok mais pas extraordinaire. Accueil correct. 2.5/5 Trident Hotel (Agra): excellent confort, accueil avenant, excellent buffet et petit-déjeuner. Parfait 5/5Visites: Fort rouge d'Agra: 🙂🙂🙂
Quand le 21 ème siècle peut sembler bien lointain-part.1 English translation pending
Le choix de la destination -la préparation:
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Votre expérience de voyage avec un bébé (+/- 10 mois) aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons réservé tout notre voyage pour le mois de mai : 24 jours sur la côte Ouest des USA. Départ de Las Vegas, quelques grands parcs, Los Angeles, puis on remonte la côte jusque San Francisco et on termine 5 jours à San Francisco. Notre bébé aura alors 10 mois.
On est parti le weekend dernier à Bilbao avec notre bébé (8 mois actuellement). Tout s'est très bien passé mais l'avion a été bien fatigant car il ne tient pas en place. On a eu droit aux rires, pleurs, rires, pleurs... bref, après 2h de vol, on était crevé ! (Pour info, notre bébé était super calme jusqu'à ses 6 mois et maintenant il ne tient plus en place et ne sait plus dormir que dans son lit ou sa poussette).
Du coup, on a pris peur pour notre grand voyage et on hésite à partir car on a l'impression que le trajet va être un enfer. Aller : Bruxelles - Atlanta - Las Vegas, retour : San francisco - Atlanta - Bruxelles, ce qui fait environ 8h de vol - 4h d'escale et encore 4h de vol.
On a aussi un peu peur du décalage horaire (notre pédiatre nous a dit que certains bébés mettaient longtemps à s'adapter) et de la façon dont on va le nourrir sur place (apparemment le Babycook ne fonctionne pas là-bas).
Bref, on se rend compte qu'on aurait dû plus réfléchir avant de réserver nos billets... donc maintenant on doit décider si on annule ou pas.
J'aimerais juste avoir vos avis, vos expériences si vous aussi avez fait de longs voyages avec des bébés de cet âge là.
Merci d'avance !
Caroline
Nous avons réservé tout notre voyage pour le mois de mai : 24 jours sur la côte Ouest des USA. Départ de Las Vegas, quelques grands parcs, Los Angeles, puis on remonte la côte jusque San Francisco et on termine 5 jours à San Francisco. Notre bébé aura alors 10 mois.
On est parti le weekend dernier à Bilbao avec notre bébé (8 mois actuellement). Tout s'est très bien passé mais l'avion a été bien fatigant car il ne tient pas en place. On a eu droit aux rires, pleurs, rires, pleurs... bref, après 2h de vol, on était crevé ! (Pour info, notre bébé était super calme jusqu'à ses 6 mois et maintenant il ne tient plus en place et ne sait plus dormir que dans son lit ou sa poussette).
Du coup, on a pris peur pour notre grand voyage et on hésite à partir car on a l'impression que le trajet va être un enfer. Aller : Bruxelles - Atlanta - Las Vegas, retour : San francisco - Atlanta - Bruxelles, ce qui fait environ 8h de vol - 4h d'escale et encore 4h de vol.
On a aussi un peu peur du décalage horaire (notre pédiatre nous a dit que certains bébés mettaient longtemps à s'adapter) et de la façon dont on va le nourrir sur place (apparemment le Babycook ne fonctionne pas là-bas).
Bref, on se rend compte qu'on aurait dû plus réfléchir avant de réserver nos billets... donc maintenant on doit décider si on annule ou pas.
J'aimerais juste avoir vos avis, vos expériences si vous aussi avez fait de longs voyages avec des bébés de cet âge là.
Merci d'avance !
Caroline
Voyager à 18 ans seul English translation pending
Salut a tous,
j'ai 18 ans je suis en premiere année de fac et a cause de certaines soucis personnels je ne vais plus en cour.
Il me reste 7 mois avant septembre et j'aimerais en profiter afin de revivre.
Je suis a la recherche d'abord d'une experience de vie, qui me permettra de rencontrer de nouvelles personne et pourquois pas de nouvelles cultures. L'argent n'est pas un problème.
Le voyages devra être long d'au moins 2 mois (dans l'ideal plus long). Au debut je pensais aller dans un pays qui me plait (pas encore reflechis mais le canada ou bresil me plaisent bien, ainsi que l'asie) et me laisser porter.. Mais bon c'est plus un rêve que quleques chose de réalisable.
Je voudrais donc savoir si vous avez des idées de comment organiser un voyage en solo a mon ages, si des personnes ayant vecus la même chose sont dispo pour en discuter.
Desol ce n'est ppas très clair j'ai du mal a m'exprimer a l'ecrit, en gros voici ce que je recherhce: partir au moin deux mois, partir de chez moi (dans l'ideal partir de france afin de decouvrir de nouvelle culture), avoir un job ou non (dans l'ideal oui afin de me rappeller la rigeur), l'argent n'est pas un problème, je veux être sur de ne pas me retrouver alone dans ce nouveaux lieux et prefere savoir comment rencontrer des gens avant de partir ^^'.
j'ai 18 ans je suis en premiere année de fac et a cause de certaines soucis personnels je ne vais plus en cour.
Il me reste 7 mois avant septembre et j'aimerais en profiter afin de revivre.
Je suis a la recherche d'abord d'une experience de vie, qui me permettra de rencontrer de nouvelles personne et pourquois pas de nouvelles cultures. L'argent n'est pas un problème.
Le voyages devra être long d'au moins 2 mois (dans l'ideal plus long). Au debut je pensais aller dans un pays qui me plait (pas encore reflechis mais le canada ou bresil me plaisent bien, ainsi que l'asie) et me laisser porter.. Mais bon c'est plus un rêve que quleques chose de réalisable.
Je voudrais donc savoir si vous avez des idées de comment organiser un voyage en solo a mon ages, si des personnes ayant vecus la même chose sont dispo pour en discuter.
Desol ce n'est ppas très clair j'ai du mal a m'exprimer a l'ecrit, en gros voici ce que je recherhce: partir au moin deux mois, partir de chez moi (dans l'ideal partir de france afin de decouvrir de nouvelle culture), avoir un job ou non (dans l'ideal oui afin de me rappeller la rigeur), l'argent n'est pas un problème, je veux être sur de ne pas me retrouver alone dans ce nouveaux lieux et prefere savoir comment rencontrer des gens avant de partir ^^'.
Avez-vous encore envie de partir pour la Tunisie? English translation pending
Un touriste français, pourtant d'origine tunisienne, s'est fait tabasser à Bizerte par des islamistes mécontents de la tenue vestimentaire de sa femme !
Pour moi c'est décidé, le tourisme en Tunisie c'est fini. Tant que les salafistes séviront, je ne me risquerai plus à amener ma femme dans ce coupe gorge !
Et vous ? Ne pensez-vous pas que les salafistes vont tuer le tourisme en Tunisie ?
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
Baja California, Mexique, kayak et montagnes English translation pending

Bonjour à tous, Voici le récit de notre voyage réalisé en novembre dernier en Basse Californie.
Le récit en images est ici :
Texte seul:
Le projet La Baja California est une péninsule mexicaine située au sud de la Californie américaine. Un peu plus de 1000 km de long et une largeur qui varie de 40 à 200 km environ.
S'il existe quelques zones très touristiques, la plus grande partie de la péninsule est très sauvage, souvent montagneuse ou désertique. Elle est bordée à l'ouest par l'Océan Pacifique et à l'est par la mer de Cortez qui la sépare du Mexique continental.
D'abord attirée par la géologie tourmentée de la Baja, je me suis rendue compte au fil de mes recherches que la mer de Cortez était très propice au kayak de mer. Comme nous n'aurons que 18 jours sur place (durant lesquels nous abandonnons les enfants!), il m'a fallu faire des choix ! Nous nous sommes donc limités au 1/3 sud de la péninsule : atterrissage à San José del Cabo (vols moins chers et/ou plus pratiques que pour La Paz ou Loreto), location d'une voiture à l'aéroport et découverte des côtes et des montagnes jusqu'à la région de Loreto, 400 km plus au nord.
Après quelques contacts avec des agences organisant des randonnées en kayak de mer, j'ai finalement fait le choix de l'autonomie totale en emmenant notre propre kayak (démontable of course!) En effet, à partir de Novembre, période de notre voyage, se lève parfois El Norte, un vent du nord puissant qui complique sérieusement la navigation. Avoir notre propre kayak nous permettrait plus de souplesse dans le choix des créneaux météo.
Pour préparer nos randos en kayak je me suis inspirée de l'excellent livre de Dave Eckardt : « the Guide to Baja Sea Kayaking »
Pour la partie terrestre, les préparatifs ont été plus laborieux car on ne trouve que très peu de récits de voyageurs indépendants et randonneurs.
Il existe grosso modo 2 sortes de tourismes : - balnéaire... - de type road-trip réalisé en 4X4 ou camping-car depuis les US, à un rythme souvent soutenu.
Les guides papiers (partie Baja California du guide Mexico du Lonely Planet et Moon Handbook, tous deux en anglais) sont complètement dépassés. L'état des pistes change très vite compte-tenu des violentes tempêtes qui s'abattent en été sur la région. La crise économique aux USA et la mauvaise réputation du Mexique en terme de sécurité (absolument injustifiée en ce qui concerne la Baja, région frontalière exceptée) handicapent lourdement l'industrie touristique si bien que de nombreux hôtels ont fermé depuis la parution de ces guides. Google Maps lui-même « fait passer » par des pistes parfaitement impraticables et les temps de parcours sur les pistes sont souvent fantaisistes. Les cartes papiers du National Geographic Baja South Adventure Map (et Baja North, non utilisée pour ce voyage) au 1/450000 sont bien pratiques. Bref, mieux vaut être souple et s'adapter sur place. Voyageant hors saison (la haute saison va de décembre à avril, elle correspond à la période de migration des baleines qui font le tour de la péninsule pour aller mettre bas dans la mer de Cortez), je fis le choix de ne rien réserver à part notre 1ère nuit d'hôtel. Nous voyageons avec une tente donc pas de soucis, nous aurons toujours un toit pour la nuit ! J'ai choisi le mois de novembre pour plusieurs raisons : - je déteste le mois de novembre en Lorraine - il fait très chaud en été en Baja - risque de grosses tempêtes en octobre - beaucoup plus de monde de décembre à avril car c'est la saison des baleines (mais ça doit être un spectacle extra-ordinaire)
Le voyage en avion mardi 06/11/12 Voyage avec KLM au départ de Luxembourg , escale à Amsterdam et Mexico. Durée totale du voyage 20h avec des escales de durée correcte, ni trop longues ni trop courtes. Départ le 06/11 à 11h20, arrivée le même jour (eh oui ! 9H de décalage horaire!) à 23h20. Le challenge résidait en fait dans la préparation des bagages, limités à 23 kg/personne en soute et 10 kg en cabine. En effet, le kayak (2 places) un Triton Ladoga 2 advanced, pèse 26 kg, auxquels il faut rajouter pagaies gilets de flottaison sacs et bidons étanches palmes, masques et tubas combinaisons néoprène 3 mm shorty tente couette légère matelas gonflables vêtements quelques médicaments et affaires de toilette matériel photo et vidéo, GPS, téléphone satellite et GSM. filtre à eau (inutile, il n'y a pas d'eau du tout sur les îles où nous sommes allés) bidons d'eau souple (3X15l, 2 auraient suffit mais j'aime bien avoir de la marge car on peut se passer de plein de choses mais...pas d'eau!) réchaud popote
Bref, au prix de quelques sacrifices (dont le super antimoustique rapporté d'Alaska, erreur fatale, nous nous sommes faits bouffer car pas de produit répulsif vraiment efficace sur place ! A bon entendeur...) nous sommes dans les clous !
Le sac du kayak - allégé à 23 kg - dépasse un peu les dimensions autorisées mais nous le déposons aux bagages spéciaux, sans surcoût ni à l'aller ni au retour. Voyage sans histoire (léger cafouillage à Mexico où nous devons récupérer nos sacs contrairement à ce qu'on nous avait annoncé au Luxembourg. Normal - en fait, il faut passer la douane) nous récupèrons nos 2 sacs (ouf!) intacts (re-ouf!) Il est minuit, il fait une drôle de chaleur humide (30°C environ) La voiture louée par l'intermédiaire de Car del Mar chez Europcar, nous attend à quelques pas du terminal. On nous propose une Jeep Wrangler (avec hard top) quasi neuve (avec de bons pneus bien costauds et une boîte courte) et c'est parti pour quelques km jusqu'à l'hôtel Colli, dans le vieux centre de San José del Cabo (pas facile à trouver, merci le GPS du smartphone, sur lequel on a installé Route 66, gratuit et qui nous a bien servi!) Je rassemble mes 3 mots d'espagnol appris dans l'avion et le gardien non anglophone nous conduit à notre chambre. Nous garons la voiture sur le parking, prenons quelques affaires, allumons la clim (en novembre...), avalons 1 Stilnox (il est 10h du mat en France) et c'est parti pour une très bonne nuit de sommeil.
En route vers San Evaristo, mercredi 07/11/12 La météo consultée avant de partir indique un créneau météo favorable pour quelques jours seulement. Ensuite on attend 25 nœuds de vent du Nord, aussi décidons-nous de profiter de suite de ces quelques jours de calme pour découvrir la côte sauvage de l'île de San José, située très au nord de la Paz (et de l'île de Espiritu Santo, beaucoup plus fréquentée), en face du petit village de San Evaristo, où j'espère trouver un pêcheur pour nous faire gagner 1 jour en nous emmenant au nord de l'île. Nous prenons un solide petit déjeuner dans la boulangerie française attenant à l'hôtel (French Riviera), faisons un petit tour dans le vieux centre de San José Del Cabo (l'hôtel est très bien placé), un gros ravitaillement au Walmart de la banlieue sud (où nous trouvons du gaz pour le réchaud, de grosses bouteilles d'eau, de l'antimoustique – nul -, et de la bouffe pour plusieurs jours), et nous prenons la route N°1 plein nord vers la Paz. La route est bonne, belle, montagneuse et traverse quelques tout petits villages. La saison des pluies vient de se terminer et tout est très vert ! Nous contournons La Paz et après avoir repris de l'essence quittons la route N°1 pour longer la côte vers le nord. La route reste bonne sur quelques dizaines de km, car elle dessert une mine (de cuivre ou de fer sans doute vu les couleurs des montagnes) Nous quittons ensuite le goudron pour une piste très correcte jusqu'à Punta Coyote. Le soleil descend sur l'horizon, les couleurs se réchauffent, nous sommes enthousiasmés par le paysage de far-west qui défile sous nos yeux ! Nous traversons plusieurs lits de rivière asséchés qui laissent augurer d'un spectacle dantesque après une grosse pluie d'orage ! Le soleil finit par se coucher (vers 18h, novembre sous les tropiques) et c'est dans la pénombre que nous « escaladons » - le terme est à peine exagéré - la portion de piste qui s'éloigne de la côte pour grimper dans la montagne et contourner la Punta Cabeza Mechuda. Je comprends maintenant pourquoi l'outfitter de La Paz ne voulait pas nous emmener avec des kayaks rigides en remorque ou sur le toit jusqu'à San Evaristo (ils stoppent normalement à Punta Coyote) Mon interlocutrice m'avait d'ailleurs expliqué que pour aller voir sa famille un peu plus loin au nord sur la côte, ils laissent la voiture à Punta Coyote et continuent en bateau. En effet, le relief s'accentuant, la piste serpente et traverse de nombreux arroyos complètement dévastés par le mélange d'eau/roches/arbres entraîné par les pluies. Heureusement notre voiture est parfaitement adaptée et en prenant son temps, ça passe ! Il fait maintenant nuit noire (très peu de lune) quand nous arrivons à San Evaristo, petit village de pêcheurs au bord d'une baie parfaitement protégée. Au pif, nous nous dirigeons vers le sud de la baie et arrivons, bien fatigués, au bord de l'eau qui scintille paisiblement. Terminus ! Nous sommes arrêtés à 3 m d'une maison dont les habitants nous regardent un peu éberlués. Je rassemble mes 4 mots d'espagnol (bah oui j'ai un peu bouquiné dans la voiture en essayant de retenir les mots stratégiques : panga, manana, a que hora, cuantos pesos...) En quelques minutes, nous nous sommes compris (vive les langues latines!) : on peut camper sur la terrasse du voisin absent pour le moment et demain Augustin nous emmène au lever du soleil (7h) pour 600 pesos (36 €) à l'extrême nord de lîle de San José. Nous sommes ravis ! Cerise sur le gâteau, il y a même des douches...chaudes (eh oui, le soleil a bossé toute la journée) Nous rassemblons nos dernières forces pour monter le kayak à la lueur des lampes frontales et préparer le matos en laissant les affaires inutiles dans la voiture. A 21h, extinction des feux, le calme s'installe dans la baie. Ici on vit avec le soleil et les batteries rechargées à l'énergie solaire ne permettent guère plus de 2 ou 3h d'autonomie électrique le soir. Je craignais un peu le bruit au Mexique mais en fait l'absence de raccordement électrique fait qu'on entend très peu de musique, télé et que les gens se couchent presque avec les poules, ce qui me convient très bien !
En panga vers Isla San José et 1er jour de kayak, jeudi 08/11/12 A l'heure dite Augustin et son grand fils sont prêts, le plein d'essence est fait. Le bateau est tout neuf et Augustin en est très fier ! La mer est d'huile et nous filons à plus de 20 nœuds plein nord. L'air est doux et même à cette vitesse il fait très bon. Nous remarquons un groupe de quelques kayaks qui campe sur la côte ouest de l’île. Ils sont accompagnés de 2 bateaux à moteur pour l'intendance. Nous ne reverrons aucun autre kayak, ni ici ni plus tard dans notre voyage. Après une heure de navigation, Augustin et son fils nous déposent à Punta Calabozo à l'extrême nord de Isla San José : à nous de jouer ! Nous chargeons le kayak avec entre autres 55 l d'eau ! Isla San José est totalement dépourvue d'eau et donc quasi déserte. Il y a un seul village de pêcheur devant lequel nous allons passer aujourd'hui, sinon cette île de 30 km de long est vierge. Au cas où nous serions bloqués par El Norte, nous sommes parés pour attendre plusieurs jours que les conditions s'améliorent. Émerveillement dès les premiers coups de pagaie : en plus d'être chaude, l'eau est claire, on voit plein de poissons et la côte est magnifique : succession d'arches et roches colorées. Par moment la surface de l'eau se met à frétiller et des dizaines de petits poissons sautent hors de l'eau comme pour échapper à un prédateur. C'est un spectacle qui se renouvellera plusieurs fois/jour. Nous verrons même quelques poissons volants (et oui ils volent vraiment sur au moins une dizaine de mètres!) En début d'après-midi, le vent se lève, du sud (pas prévu ça!) et nous décidons de nous arrêter vers Punta Colorada après une quinzaine de km. Après une bonne sieste à l'ombre (précieuse) de la falaise, à observer le vol des vautours profitant des ascendances, le ballet des pélicans (quels estomacs!) et le vol virevoltant des nuées de papillons jaunes, nous nous lançons pour notre 1ère séance de snorkelling. L'eau est à 28,4°C et avec les shorties on peut y rester des heures ! Nous sommes émerveillés par la profusion de poissons et chose encore plus formidable ils ne nous craignent pas si bien qu'on peut nager avec eux sans les déranger (ces réflexions peuvent peut-être sembler naïves aux habitués mais je n'avais jamais snorkelé -quel horrible mot!- auparavant, et les animaux terrestres ont un comportement bien différent hélas, sans doute plus habitués à la présence pas toujours bienveillante de l'homme) La journée se termine en beauté alors que nous observons au loin un banc d'une cinquantaine de dauphins navigant parallèlement à notre île, trop vite pour que nous ayons le temps de les rejoindre en kayak hélas... On s'endort en regrettant un peu (beaucoup) de ne pas partager tout ça avec les enfants. Nous changerons d'avis dès demain !
2ème jour de kayak sur Isla San José, vendredi 09/11/12 Afin d'éviter les thermiques qui apparaissent dès le milieu de la journée, nous sommes prêts avant le soleil dont nous assistons au lever sur la Mer de Cortez. La côte rocheuse prend des teintes incroyables, c'est un régal ! Plus au sud et comme indiqué dans le bouquin de Dave Eckardt, la côte devient franchement austère, voire hostile et peu propice à un débarquement en dehors d'un contexte d'urgence. Le vent du sud se lève encore plus tôt qu'hier (dire que j'ai conçu le parcours en comptant sur un vent du nord, bien plus fréquent) et c'est en serrant les dents et les mains crispées sur nos frêles pagaies que nous franchissons, après 16 km dont la moitié face au vent et aux vagues, la pointe sud de l'île. Comme toujours en ces endroits, la mer est tourmentée, hachée, creuse, impossible de lâcher les pagaies pour boire ou manger une bricole (pas de photos donc) On n'en mène pas large et pour le coup on se félicite d'être sans les enfants. Avec ce vent du sud, comme craint, la côte sud de l'île est inabordable et il nous faut continuer. Impossible de rentrer dans la lagune et la mangrove : la mer déferle trop dans le chenal d'accès et je ne me vois pas entrer vent et mer de l'arrière dans ce labyrinthe végétal dont d'ici nous ne voyons pas l'issue. On zappe donc cet éventuel raccourci et...on continue ! Nous finissons pas retrouver des eaux plus calmes, abrités en partie par Isla San Francisco. Encore quelques km pour faire le tour de la pointe SE de Isla San José et nous accostons sur une langue de galets après 25 km de pagaie énergique ! Ouf ! Quel plaisir de se dégourdir les jambes en marchant vers ces belles roches rouges qui surplombent la mangrove ! D'ici on aperçoit le chenal d'accès au lagon, à présent asséché. Toujours autant de gros oiseaux ! Ici un billot sans doute utilisé par les oiseaux (lesquels?) pour briser les coquillages. Allez courage ! Encore 5km vent dans le dos et mer calme jusqu'au bivouac du soir, situé un peu à l'est de Punta San Ysidro, à une distance théoriquement suffisante de la mangrove pour être à l'abri des moustiques. On trouve un coin à l'ombre au fond d'un arroyo. Pas de snorkeling aujourd'hui : fonds sableux, ressac et grosse fatigue (30 km dans les pattes avec un entraînement nul!) On marche un peu à la recherche d'un puits d'eau saumâtre indiqué par Dave Eckardt, sans succès. Dès que l'on s'éloigne de la mer (et que l'on se retrouve à l'abri du vent) on est assailli de petits moustiques très entreprenants et pas du tout impressionnés par le répulsif acheté qq jours plus tôt. On fait un gros feu dont la fumée nous offre un médiocre répit. On dîne rapidement et on se réfugie dans la tente, sales bestioles !
3ème jour de kayak sur Isla San José, samedi 10/11/12 Bilan des opérations au réveil : des centaines de piqûres, même à travers les vêtements ! Heureusement ça ne gratte pas trop, à condition de ne pas y toucher ! On est bien content d'avoir fait cette grosse étape hier, ce qui va nous permettre de regagner San Evaristo aujourd'hui avant l'arrivée du fort vent du Nord. Je n'aurais pas aimé rester bloquée plusieurs jours près de cette mangrove ! On décolle de bonne heure et après quelques coups de pagaie on voit arriver Augustin et ses grands enfants, venus s'assurer qu'on n'avait pas de problème. Sympa ! Toute cette communauté de pêcheurs communique par VHF (sur les bateaux et dans les maisons, pas de réseau GSM ici) ce qui est un facteur de sécurité important pour ces petits bateaux d'environ 6 m à la merci de la moindre panne de moteur. Du coup les quelques pêcheurs du coin que nous avons croisés nous ont toujours salués chaleureusement, sans doute informés de notre présence par Augustin. Comme nous n'avions croisé personne depuis 24h, il s'est peut-être inquiété... Bref, il continue vers la mangrove et nous vers San Evaristo où nous arrivons après une dizaine de km sans problème. Je fais cadeau aux petits garçons du beau ballon trouvé hier sur la plage de galets, offre à la grand-mère nos surplus de nourriture (fruits très appréciés ici, ça doit changer du poisson) Nous replions le kayak, prenons une bonne douche, faisons nos adieux et reprenons la piste. Après qq pistes, une piste file vers l'ouest et la Mission La Pasion mais elle est en très mauvais état et nous faisons demi-tour après 5 km (réalisés en 1h! Il y en a une centaine jusqu'à la route N°1...) Nous parcourons à nouveau avec plaisir la très belle piste qui longe la mer et trouvons un coin pour bivouaquer au bord de l'eau. Opération feu/fumée antimoustiques. Je pense qu'en plein hiver, à distance de la fin de la saison des pluies, quand toutes les lagunes sont vraiment asséchées, ça doit aller mieux.
Vers Loreto via Ciudad Constitution, dimanche 11/11/12 Longue route monotone vers Ciudad Constitution : c'est plat, très plat. Quelques cultures de céréales. Rien de plus palpitant... Ravitaillement à Ciudad Constitution, ville très commerçante, déjeuner pique-nique dans un joli square. Ici la moindre agglomération dispose d'un square très convivial, ombragé, avec plein de bancs pour s'asseoir, causer et profiter du temps qui passe. C'est bien agréable. Il y a aussi presque toujours un espace dédié aux spectacles, en plein air, souvent de dimensions apparemment s par rapport à la taille du village. Ici on vit dehors et on aime faire la fête, ça se voit ! Nous quittons la morne plaine à Ciudad Insurgentes et la route s'élève dans la Sierra La Giganta avant de replonger vers la mer de Cortez. C'est beau ! Comme prévu le vent du Nord s'est levé et ça déménage dans la Baia de Loreto ! Au fond à G Isla Carmen, à droite Isla Danzante et au 1er plan à droite Punta Coyote (encore!) juste au nord de Puerto Escondido. Les îles de cette baie font partie d'une parc national et il faut un permis pour s'y rendre ou y camper. J'ai prévu dans le coin une randonnée en kayak de 3-4 jours (55 km), partant de Ensenada San Juanico et se terminant à Loreto après avoir fait le tour de Isla Coronado. Il nous faut donc récupérer la météo afin de choisir le bon créneau par rapport au vent, faire une grosse lessive, mettre au point une navette pour aller à notre point de départ, trouver où dormir ce soir, où laisser la voiture pendant 3 jours et où aborder à Loreto à la fin de la randonnée. Arrivés à Loreto, nous repérons l'endroit où l'on peut acheter les permis (sur la Marina, facile), passons en coup de vent au Loreto Shores RV park (où j'avais envisagé de dormir, de laisser la voiture et de revenir à la fin de la rando mais l'endroit est glauque et la rive inabordable quand il y a de la houle), cherchons en vain un hôtel mentionné dans le Bradt (fermé), cherchons en vain une lavanderia (lavomatic), constatons en inspectant la marina qu'il est tout-à-fait possible d'y débarquer sur un ponton accessible en kayak et pas trop loin de la voiture, décidons au feeling qu'il ne doit pas être trop risqué de laisser la voiture sur le parking de la marina, tout simplement. Après avoir pas mal tourné, nous tentons notre chance à Las Cabanas de Loreto (76 €/nuit TTC), adresse si prisée selon le guide Moon qu'on ne peut y séjourner moins de 3 jours et qu'il faut réserver des mois à l'avance ! Finalement il y a un studio libre (et une laundry) et ils acceptent que nous n'y restions qu'une seule nuit. L'endroit est très agréable. Grâce au WIFI, nous regardons les prévisions météo et décidons de ne partir qu'après-demain, aussi resterons-nous une 2ème nuit ici (nous serons d'ailleurs les seuls clients, les temps sont durs!), on est bien !
Sierra la Giganta, Mission San Javier, lundi 12/11/12 Notre hôte nous a mis en garde à propos de la Baja 1000, course automobile qui parcourt 1000 miles du nord de la péninsule jusqu'à La Paz du 14 au 17/11, sur les pistes. Ils sont en repérage dans la montagne et il faut être prudent. La route vers la Mission San Javier est très belle, dommage que le temps soit couvert. Tout est très vert et pour cause il a bien plu ! On nous a parlé d'une grosse tempête survenue il y a un mois ! La route -quasi neuve - est à refaire... Nul besoin de 4X4 cependant pour arriver à San Javier, bien calme en cette heure matinale. L'arrivée vrombissante de quelques participants de la Baja 1000, en goguette, ne passe pas inaperçue. Ils se garent subtilement en plein devant l'entrée du monument historique...font un tour dans l'église, vont « pisser un coup » sans rien consommer au resto du coin et repartent en pétaradant... Le calme retombe sur le village. On mange un petit quelque chose sur place (joli toit de palme et étrange mobilier vintage/rustique) avant de tenter notre chance sur la piste qui mène à San José de Comondu dont une jeune fille du village nous a dit qu'elle était très mauvaise. En effet, demi-tour au bout de 200 m, il n'y a plus de pont ! En montant nous avons repéré plusieurs endroits semblant propices à la randonnée. On s'arrête juste après le Rancho Viejo (en redescendant donc) près d'une petite retenue d'eau et on part se balader le nez au vent. La végétation est le plus souvent assez clairsemée pour pouvoir s'y faufiler. On monte jusqu'à des formations rocheuses tarabiscotées, espérant quelque rencontre animalière mais rien en dehors de quelques vaches et vautours. La géologie nous fait souvent penser aux roches rouges de l'Utah mais ici il ne gèle pas (ou très rarement) et l'érosion est moins poussée. En redescendant nous stoppons la voiture au passage d'un petit gué pour aller jeter un œil à une grotte non loin située. Il y a là quelques peintures rupestres « d'époque ». Mais laquelle ? Avec (beaucoup) plus de temps, nous aurions pu visiter quelques uns des sites de peintures rupestres, de renommée mondiale, qui parsèment en particulier la Sierra de San Francisco, plus au nord. Pour (beaucoup) plus d'infos, les fans peuvent se reporter au livre de Harry W. Crosby, The Cave Paintings of Baja California, très complet mais pas très pratique (manque de cartes en particulier) Il faut cependant savoir que peu de sites sont accessibles légalement sans guide...
Nous rejoignons finalement la côte, que nous longeons jusqu'à Puerto Escondido un peu plus au sud. D'évidence, il y a eu ici de grands projets immobiliers puisqu'on parcourt des dizaines d'hectares de terrains viabilisés, avec routes goudronnées, lampadaires et espaces verts arrosés (je rappelle que l'eau est très rare en Baja California, ne parlons pas des golfs...), au milieu de rien, qui semblent attendre des jours meilleurs car tout est au point mort, sans la moindre construction. Etrange impression...Quelques îlots construits drainent une clientèle nord-américaine et canadienne, venue en voiture - ça fait une trotte!- chercher le soleil. Ces lotissements clôturés et gardés (mais toutefois libres d'accès, du moins pour nous autres avec nos têtes de gringos) sont le plus souvent assez réussis de point de vue architectural, mais il y a tout de même des dizaines de maisons à vendre, dont beaucoup semblent se détériorer assez rapidement (rudesse du climat et/ou construction désinvolte) Il est possible de mettre à l'eau un kayak dans la baie de Puerto Escondido (mise à l'eau bien abritée) et de pagayer jusqu'à Isla Danzante ou Isla Carmen (pas fait, permis nécessaire à prendre à Loreto) Nous avons vu quelques beaux voiliers de voyage (pas des péniches/caravanes avec un mât pour faire joli et un gros moteur) taillés pour le long cours. Ici les distances sont telles et les ports si éloignés qu'il faut naviguer pour de vrai, à la voile. Il nous semble avoir aperçu un belge, sinon ce sont majoritairement des américains et canadiens bien sûr. Retour sur Loreto, 2ème nuit à Las Cabanas. Dîner au Best Chicken, qui ne paie vraiment pas de mine mais fait du bon poulet/frites/crudités pour pas cher (moins de 8 € à 2 boissons comprises, apportez votre couteau sinon vous aurez celui du cuistot, 30 cm de long!) On découvre la présence d'une lavanderia quelques maisons plus loin, bon à savoir (dans la rue Salvatierra, celle de la station Pemex mais plus vers la mer et du côté G en allant vers la mer)
En route vers Bahia San Juanico, mardi 13/11/12 Toujours levés de bonne heure (il n'y a que 11h de jour, il faut en profiter) nous faisons un tour dans Loreto en attendant l'ouverture du bureau qui délivre les permis, à 8h. Si elle peut avoir un certain charme pour des nord-américains en mal de vieilles pierres, elle nous laisse assez indifférents. Bof quoi...il n'y a pas vraiment d'unité, tout est fait de bric et de broc et nombreux sont les jardins ou arrières-cours qui ressemblent à des décharges. C'est un laisser-aller que nous retrouverons dans beaucoup d'endroits, à quelques exceptions près (et pas spécialement dans les endroits les plus fréquentés ou aisés) L'achat des permis auprès du bureau du Loreto's Marine Park se fait sans problème : il faut indiquer où l'on souhaite dormir (1er arrivé, 1er servi), ça ne coûte pas cher (de l'ordre de 2 $/jour/personne) et même si le garde ne parle qu'espagnol, on y arrive ! Je pense que la plupart des touristes prennent un tour organisé et n'achètent pas eux-mêmes leurs permis. Il nous donne des bracelets en papier (!) à mettre au poignet. Aucun contrôle finalement, on a gardé nos bracelets papier avec colle qui ne colle pas au chaud dans une pochette étanche. Après quelques courses et une très bonne glace au nord de la Plaza, nous nous mettons d'accord avec un groupe de taxis pour que l'un d'eux soit présent demain à 8h00 à la Marina. Le plan est d'aller tous les 2 avec le matos à Bahia San Juanico, d'y déposer tout ce dont nous avons besoin, d'y passer la nuit avant de ramener la voiture demain matin à Loreto et de revenir à San Juanico en taxi. Il y a 1H30 de route aller, c'est d'accord pour 1200 pesos (72 euros). Nous quittons la route N°1 au niveau du km 48 (ouvrir l’œil pour voir la piste, rien d'indiqué) peu de temps après avoir franchi un military checkpoint (ils cherchent de la drogue parait-il) La piste est facile bien qu'assez sableuse par endroits. Nous découvrons la baie au dernier moment : un bijou ! Il n'y a personne, seulement quelques bateaux mouillés un peu plus loin. On se fabrique un peu d'ombre à l'endroit qui nous semble le mieux ventilé. Déjeuner, sieste, balade à pied puis en kayak dans la baie. Sur cet arbre, les navigateurs laissent une petite trace de leur passage.
Dommage, ces quelques constructions mais pas trop mal intégrées finalement. Ça souffle encore et je crains qu'il y ait encore pas mal de houle résiduelle demain, on verra !
1er jour de kayak, Bahia San Juanico-Punta San Bruno, mercredi 14/11/12 Fred se dévoue pour faire l'aller-retour à Loreto. Après quelques cafouillages (le taxi présent à la marina est là par hasard et n'est au courant de rien, ne redémarre pas après avoir pris de l'essence et appelle son frère, qui lui est au courant et prend le relais...) Fred repasse le checkpoint en taxi puis devant l'inquiétude du taxi face à une montée qui l'impressionne se fait déposer à qq km du terminus, et termine à pied (3/4h de marche). Je ne me suis pas inquiétée puisqu'il m'avait appelée sur le téléphone satellite dès les premiers cafouillages à Loreto alors qu'il avait encore du réseau. Nous décollons vers midi, et après avoir un peu hésité décidons de jouer la prudence et de passer au large des Mercenarios car la houle reste impressionnante. La côte est belle mais moins éclatante qu'à Isla San José. Nous allons bon train avec cette houle de l'arrière et un vent du nord léger. Nous nous arrêtons à Punta San Bruno (16 km) car ensuite la côte offre peu voire pas d'abri. La plage est envahie de souches et branchages séquelles de la fameuse tempête. Nous trouvons juste assez d'espace pour la tente et le kayak. Il s'agit d'un camp de pêcheurs, désert aujourd'hui. Qui dit pêcheur dit basse-cour de pélicans, pas sauvages du tout. Ce sont vraiment des opportunistes gourmands/flemmards quand on voit avec quelle facilité ils pêchent très bien tout seuls ! Au loin on aperçoit Isla Coronado, surmontée d'un volcan (éteint!) où nous irons demain. Pas de feu aujourd'hui de peur d'enflammer toute la plage !
2ème jour de kayak, vers Isla Coronado, jeudi 15/11/12 Incroyable rosée, tout-à-fait inhabituelle ce matin, bizarre ? Le ciel est d'ailleurs assez couvert. Aperçu un dauphin qui a sauté complètement hors de l'eau puis a définitivement disparu. La traversée vers Isla Coronado nous semble interminable car nous sommes à contre-jour et c'est seulement à proximité immédiate que nous distinguons les détails de l'île. 16 km encore aujourd'hui. Nous sommes maintenant dans le Loreto Marine Park : il y a là quelques américains venus passer 1h ou 2 sur l'île. Le tour classique part de Loreto, mène jusqu'à la colonie de lions de mer située au NE de l'île, fait une petite halte picnic/snorkeling sur cette jolie plage avant de rentrer sur Loreto, distante d'une douzaine de km. Un peu sauvageons, nous allons nous promener dans l'île, espérant aller jusqu'au sommet (250 m de dénivelé) On se perd un peu et finalement on n'a plus assez d'eau, il fait trop chaud et la luminosité est médiocre si bien qu'on renonce. On se contente de faire quelques km sur les sentiers aménagés, bien agréables. Vu un serpent (le seul de tout le voyage...) Sitôt les autres touristes partis, nous prenons nos aises et partons pour une longue séance de snorkeling. Ici l'eau est plus fraîche (« seulement » 26°C) et assez trouble (il y a eu pas mal de vent et de houle) mais nous longeons la côte sur plusieurs centaines de mètres avant de rentrer tranquillement. Fred a pu capturer l'image de ce méchant poisson mordeur qui vit au bord du rivage et vient nous mordre (mordiller serait plus juste!) les pieds si on traîne à monter dans le kayak. Ici pas de pélican mais un héron patient qui va pêcher jusqu'à la nuit noire.
3ème jour de kayak autour de Isla Coronado, vendredi 16/11/12 Pas de rosée ce matin d'autant plus que nous avons dormi à l'abri des palapas. Nous embarquons de bonne heure pour pagayer vers la pointe NE de l'île où se trouve une colonie d'otaries. La côte à contre-jour est assez impressionnante, sombre et déchiquetée. On a une grosse houle qui vient de l'arrière et se réfléchit contre la falaise : on se concentre ! Finalement une fois passée la pointe nord, la houle s'atténue, la côte est bien éclairée, et en plus nous parvient déjà le bruit des otaries ! Impossible de les louper : on les entend bien avant de les voir ! Elles se laissent approcher à quelques mètres, le spectacle est d'autant plus beau que la colonie d'otaries est surplombée par des rochers déchiquetés abritant une colonie de...frégates (pas de photos, flûte!) Superbe endroit ! Et pas un « chat » à cette heure matinale ! Il est temps de finir notre tour de l'île avant que le vent ne se lève... Nous avons bien fait de partir tôt car dès 10h du matin nous sommes obligés de naviguer au plus près de la côte afin d'échapper aux rafales du nord. Nous contournons l'extrême pointe SO de l'île et trouvons refuge dans une minuscule crique repérée sur Google Earth (Fred a téléchargé sur son smartphone les images du coin avant de partir et on peut les consulter hors-ligne, hyper-pratique!) 13 km pour ce tour de l'île La marée est très haute ce qui ne semble pas déranger cette végétation particulière. Nous installons la tente puis allons explorer les petites dunes et autres criques des environs. Ça souffle de plus en plus et on se félicite de ne pas avoir tenté la traversée jusqu'à Loreto aujourd'hui. Comme d'habitude nous avons plein d'eau et pas mal de boustifaille aucazou. Nous connaissons à présent mieux notre consommation d'eau : 5l/j à 2 pour boire et faire à manger (toilette et vaisselle à l'eau de mer bien sûr) Il ne fait finalement pas trop chaud quand on est sur l'eau et à terre on ne fait que des petites balades tranquilles. La température n'a jamais dépassé 32°C et 13°C au plus frais la nuit (1 seule fois, sinon plutôt 17°C) Au fil des heures notre crique finit par se vider. Nous avons de la chance d'être arrivés (et de repartir...) à marée haute. Cette crique aussi a son héron , même un couple en fait.
4ème jour de kayak vers Loreto, puis piste vers San Isidro, Samedi 17/11/12 Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour me faire lever d'un bond ! Pétole molle, le retour guère passionnant (à part la rencontre avec une otarie en goguette) se fait en une paire d'heures (10 km) sous un ciel couvert. La mer est si calme que nous débarquons finalement sur la plage immédiatement au nord de la marina de Loreto, juste devant le Ministère de la Marine dont les soldats semblent très intéressés par notre embarcation. Nous remballons tout et allons « pointer » comme prévu au bureau du Loreto Marine's Park pour dire que nous sommes bien rentrés et remplir un formulaire d'appréciation sur notre parcours dans le parc (toilettes sèches immondes sur l'île). J'avais lu quelque part que l'on pouvait prendre une douche au El Moro Campground au centre ville : en effet, c'est rustique mais ça fait du bien ! (40 pesos donné à la femme de ménage) Nous donnons notre linge à la lavanderia (une grosse machine, récupéré 3h plus tard repassé pour 6 €), courses, resto, et c'est reparti vers le nord sur la route N°1, un peu au-delà de la bifurcation vers San Juanico. Nous tournons cette fois vers l'ouest sur la trrrès belle piste qui mène à San Isidro. Consternation ! La Baja 1000 est visiblement passée par là : gros sacs poubelles de 130 l abandonnés aux vautours, gobelets, canettes, banderolles jonchent les 1ers km de la piste. On n'en revient pas ! Ces stigmates ont au moins le mérite de nous rassurer : la piste est passable ! Le ciel est encore couvert (on n'a pas de chance quand on va dans la montagne...) mais quelques rayons de soleil parviennent à se faufiler. Parvenus à mi-chemin, la nuit commence à tomber et nous trouvons un coin pour bivouaquer à une dizaine de mètres de la piste : pas très glamour mais pas grand-choix ! Très peu de passage heureusement.
San Isidro, côte pacifique, Comundu, Ciudad Constitution, Dimanche 18/11/12 Ciel tout gris aujourd'hui... Quel dommage car le paysage est fantastique : une oasis dans un décor de far-west ! Ici il y a de l'eau toute l'année et c'est un vrai luxe dans ce pays ! Nous reprenons de l'essence à San Isidro et tentons (nous sommes têtus!) de rejoindre Comondu par la piste : elle s'évanouit au bout d'une dizaine de km, demi-tour (merci Google Maps encore une fois!) Il y a quelques fermes perdues dans la montagne, infiniment mieux tenues que les maisons de San Isidro, où la vie doit cependant être bien plus facile avec toute cette eau à profusion. Bizarre... Un peu après la Purisima nous retrouvons la route goudronnée et décidons d'aller un peu souffler au bord du Pacifique, à Las Barrancas. L'endroit est encore plus crade que San Isidro mais nous arrivons pile à l'heure du retour de la pêche et c'est passionnant de voir les pêcheurs se faufiler dans le shore-break, à fond et monter tout schuss sur la plage. Dire qu'aujourd'hui la mer est calme, avec du vent et de la grosse houle, ça doit être du sport. Pêche miraculeuse pour ces 2 pêcheurs qui ont rempli pas moins d'une dizaine de ces grosses caisses ! Après ce bon bol d'air, nous tentons l'ultime route vers Comondu. Celle-ci est parfaitement goudronnée, ce qui explique l'abandon des 2 autres pistes. La visite des 2 villages contigus (San José et San Miguel) est décevante (on pourrait dire : tout ça pour ça!) Certes ils sont situés dans une vallée verdoyante mais tout est laissé +/- en friche. Des travaux sont en cours à San Miguel : il ne reste que les façades des maisons au milieu de tas de gravats. Les travaux semblent terminés à San José mais c'est mort, le village semble à moitié vide et de nombreuses bâtisses sont à vendre. Cette vallée a certainement connu des jours meilleurs. Drôle d'atmosphère aujourd'hui... Ces villages ont cependant ce que beaucoup d'autres n'ont pas : de l'eau à volonté et un accès facile. On va dire que notre impression est peut-être biaisée par le fait que nous sommes hors-saison. Mouais.... Ou par tous les efforts que nous avons faits pour rejoindre Comundu par de mauvaises pistes. Peut-être bien... Belle bête (on en a vu une demi-douzaine en tout) sur la route...Je me félicite de toujours bien fermer la tente et les sacs... J'ai envie de dormir sur la côte pacifique et je convaincs Fred d'aller jusqu'à Puerto San Andresino dont le nom sur ma carte est orné d'un élégant parasol. Hum, voilà l'endroit et les alentours sont jonchés de débris et cochonneries. Pas glop ! Demi-tour , direction Ciudad Constitution où nous trouvons facilement un hôtel la Posada Del Ryal où pour 27 € nous avons une chambre fraîchement repeinte avec clim, SDB, WIFI et parking fermé. Moins glamour que la nuit au bord du Pacifique mais propre et confortable. Bons tacos dans un boui boui, excellents même, pour une bouchée de pain.
Bahia Magdalena, Puerto Cancun, La Paz, Lundi 19/11/12 Je suis intriguée par cette Bahia Magdalena coincée entre la côte et des îles montagneuses, réputée pour la migration des baleines qui attire de nombreux touristes en hiver. En route vers Cancun ! Enfin Puerto Cancun, tout au bout d'une interminable piste, en très bon état... Au loin nous distinguons les brumes pacifiques et Isla Santa Margarita. Il y a ici une incroyable rosée dont profite bien la végétation, dense et...piquante ! De grandes dunes apparaissent au loin. Puerto Cancun n'est pas un village mais un camp de pêcheurs. Le cadre est superbe, ça vole dans tous les sens ! Pélicans et pêcheurs semblent faire bon ménage. Il y a tout le confort moderne, mais pas d'eau...livrée par camion. Ambiance cow boy... Quelques pêcheurs parlent un peu anglais : à la saison des baleines ils emmènent les touristes voir celles-ci de tout près ! Tiens un envol de courlis, on n'en avait jamais vu autant à la fois ! Nous empruntons une piste pour le moins chaotique (tiens, la Baja 1000 est passée par là, il y a des rubans de signalisation dans les buissons...) pour nous rapprocher des dunes aperçues plus tôt. Tout petit camp de pêcheurs à Puerto Argudin. On aurait bien aimé explorer en kayak ce milieu original entre dunes et mangroves mais nous n'avons toujours pas trouvé de répulsif vraiment efficace contre ces satanés moustiques et ça vole !! Dommage car le coin est beau ! En route donc pour La Paz où nous arrivons affamés en milieu d'après-midi. Déjeuner cher et quelconque chez Apple Bee (trop faim pour mieux chercher), à la terrasse très agréable avec vue sur la baie de la Paz. Petit tour en ville (bof), sur le malecon (boulevard qui longe la baie, agréable), petite glace et on reprend la route (pas mal d'infrastructures touristiques le long de la côte)vers le nord jusqu'à la plage de Tecolote où le camping sauvage est autorisé. On dépasse un interminable alignement de camping-cars pour aller à l'extrême NO de la plage trouver un coin tranquille. Pas mal de vent encore aujourd'hui : on se demande comment font les outfitters pour tenir leurs plannings lors des randonnées de plusieurs jours en kayak avec des clients. Certes les kayaks ne sont pas chargés de bagages mais tout de même il doit falloir parfois de gros biscotos ! Au pire les bateaux à moteur sont équipés de portes-kayaks, qui doivent sauver bien des situations. Les conditions ne sont pas si faciles que je l'imaginais en Mer de Cortez. Il fait presque toujours beau, l'eau est chaude mais le vent lève très vite une mer courte pas facile à gérer je trouve. Sans doute la faute aux fonds de faible profondeur. D'autre part les côtes sont souvent inhospitalières et il n'est pas rare de devoir parcourir une dizaine de km voire bien plus avant de trouver un abri.
La Paz, Sierra de la Laguna, Santiago, mardi 20/11/12 Après un coup d'oeil rapide à Playa Balandra (rendue célèbre par son hoodoo rafistolé) où nous découvrons quelques ibis (pas encore vus auparavant en Baja), nous repartons vers le sud et La Paz en passant cette fois par El Coyote, dans l'intérieur des terres. Tristounet ce coin, rien à voir avec la façade maritime, limite bidonville. Ici plus souvent qu'ailleurs nous remarquons des gens qui arpentent les bas-côtés de la route à la recherche de canettes pour les revendre pour qq centimes. On a appelé ça l'indice « canette » : il faut se réjouir quand les bords de route sont jonchés de canettes : ça signifie que la vie dans ce coin n'est pas trop misérable. Nous repartons dans 4 jours et je voudrais vérifier les horaires des avions (vu qu'ils ont déjà changé une fois sans que nous soyons prévenus...) en utilisant le WIFI de l'Apple Bee (pas pensé hier...) C'est le bazar en ville, impossible de s'approcher du malecon, il se passe quelque chose. On se gare tant bien que mal et on se dirige à pied vers le centre du malecon. Ambiance festive ! Toutes les écoles se retrouvent là, en musique et en dansant. Dommage que nous soyons si mal garés, nous serions bien restés un peu plus longtemps ! On reprend la route N°1 vers le sud. Elle rejoint la mer à Los Barriles, zone de villégiature nord américaine bon enfant pas trop « organisée ». Il fait faim, direction la plage qui à notre grande surprise émerveillée est impeccable ! Ici c'est gringoland, ça se voit et ça a parfois du bon ! On reprend la route pour qq km et on la quitte au niveau de la bifurcation vers La Ribeira, juste après le pont, pour descendre dans l'arroyo qui va nous mener jusqu'à Santiago. Il y a bien sûr aussi une route mais cet arroyo est percé de falaises dont au moins une abrite des nids d'abeille et plus loin des chauves-souris. Amusante arrivée à Santiago par « les coulisses » Nous dégotons le seul hôtel de la ville (qui fait aussi restaurant), le Palomar où nous prenons une chambre (seuls clients encore une fois) 27 €, simple mais propre avec clim, SDB et beau jardin. En route vers le canyon de la Zorra (accès 6$/personne je crois, pas donné je trouve!) fameux dans la région car il abrite une petite cascade. Pas désagréable. On reprend les pistes (un dédale, GPS indispensable) jusqu'à El Chorro, sources chaudes à l'est de Agua Caliente. Crade, bétonné, moustiques, eau à peine tiède, accès payant environ 1$/pers de mémoire (un gars passe sa journée sur une chaise longue à attendre le client, pas sûre qu'il en aie tous les jours!). Pas d'intérêt... Toute cette région des contreforts de la Sierra La Laguna nous a cependant bien plu : les villages sont souvent plus soignés qu'ailleurs, on croise quelques ruisselets par-ci par-là, il y a plein de jardins et petits champs, chiens, poules, ânes, chevaux, vaches et quelques cochons. C'est mignon... Manque de chats cependant...on n'en a vraiment pas vu beaucoup en Baja... Retour au Palomar où nous dînons (honnête mais pas donné, 27 € pour 2) Un seul cafard cette nuit en me relevant pour un p'tit pipi, correct...
Santiago, Cabo Pulmo, Los Frailes, mercredi 21/11/12 Petit tour matinal dans le village de Santiago, encore bien calme. Puis nous filons vers la côte en direction de Cabo Pulmo, zone protégée en raison de la présence de massifs coralliens et réputée pour la plongée et le snorkelling. La route puis la piste sont correctes et on arrive sans difficulté à Los Frailes, mieux abritée des vents du nord que Cabo Pulmo. On explore un peu les dunes derrière lesquelles on découvre cette jolie lagune. On a la plage pour nous tout seuls, c'est cool ! Derrière la pointe rocheuse se cache une colonie d'otaries, encore une ! On monte le kayak et c'est parti pour une paire d'heures de pagaie vers le nord. Les otaries sont bien au RDV (vraiment pas loin mais trop loin pour y aller à la nage depuis la plage) On continue au-delà car la côte est belle, puis on repasse les voir : toujours aussi cool ! Retour à la plage pour une séance de 2h de snorkelling (eau trouble du fait du ressac mais à 28°C) : moi qui n'aime pas l'eau je me prends au jeu car les conditions sont très agréables. Il y a plein de poissons et (je crois) rien de méchant, ça me va bien ! On arrête finalement quand on a la gorge trop sèche de respirer par le tuba et mal à la tête avec la pression du masque. Même pas froid ! Bonne nuit sur la plage, peu de rosée.
Vers San José par la route routière, traversée de la Sierra la Laguna, Todos Santos, jeudi 22/11/12 Bien que la sachant mauvaise (en effet mais rien de difficile) on décide de continuer la piste le long de la côte. Il y a des centaines d'hectares de terres clôturées et gardées (parfois avec un mirador) sans doute dans un but de spéculation immobilière. Plus au sud, nous découvrons de magnifiques ensembles immobiliers, quasi inaccessibles du fait de l'état de la piste (on a mis 2h30 pour faire 40 km) La côte est encore assez sauvage et les spots de surf alimentés par la houle pacifique qui tourne autour de l'extrémité sud de la péninsule sont nombreux. Petite pause à l'ombre de cet étonnant ficus, qui sert d'abri à une petite troupe d'ânes, assez malins pour creuser le sable et y trouver de l'eau ! A l'approche de San José del Cabo, les constructions souvent très belles, très modernes sont plus nombreuses - et moins vides. Nous passons rapidement San José et repartons sur la route N°1 vers le nord puis tournons vers l'ouest vers Casas Viejas. La 1ère partie de la piste est excellente. C'est après que ça se corse ! Âmes sensibles, passer votre chemin ! Celui-ci se faufile à flanc de falaise en contrebas d'éboulis, sur des km ! Belles vues certes mais ça fait du bien quand ça s'arrête. J'ai même passé le volant à Fred, c'est dire ! On rejoint la côte au sud de Todos Santos et on file voir la mer à Punta Lobos : coup de chance, on arrive encore une fois juste au retour des pêcheurs ! Aujourd'hui il y a de la houle, quel spectacle ! Bon repas de poissons à Todos Santos dans un resto dont j'ai oublié le nom... Puis nuit au bord de la mer sur une plage un peu au nord du village. Plage étonnante, très pentue, hyperdangereuse mais fréquentée par quelques surfeurs.
Playa Las Palmas, Cabo San Luca, Candelaria, Cabo San José, vendredi 23/11/12 Encore un petit tour sur la plage dont le ressac est fascinant, puis nous reprenons la route 19 vers le sud et au niveau des km 56-57, en face d'un gros bâtiment administratif blanc (Campo Experimental) prenons une piste qui part vers la mer. On se gare un peu avant d'arriver à celle-ci, accueillis par 2 ou 3 chiens sympathiques. Une pancarte demande de respecter les lieux et de ne pas camper. Chose incroyable, les lieux sont effectivement respectés (ou régulièrement nettoyés, chépas) On traverse une superbe palmeraie avant d'arriver à une plage vierge et déserte où vient mourir un ruisseau de bon débit. J'adore ce type d'endroit où eau douce et eau salée se marient ! On n'en revient pas qu'un tel lieu puisse encore exister quand partout sur les côtes fleurissent les stigmates de la spéculation immobilière. Cet endroit est un mystère ! Nous reprenons la route 19 vers le sud et décidons d'aller voir à quoi ressemble Cabo San Lucas. L'endroit est hypertouristique et pas mal bétonné mais j'ai déjà vu bien pire. 2-3 photos de la foule d'engins flottants qui se dirigent tous vers la fameuse arche de Cabo San Lucas et on décide de prendre la piste qui mène vers Candelaria (piste facile accessible à tous véhicules et joli village en adobe à l'arrivée, dit le guide Moon) La piste est en fait assez difficile (sable profond entre autres, 4X4 indispensable) à tel point qu'on y croise pas mal de buggies (qui roulent comme des fous. L'un d'eux a eu un accident – matériel uniquement - avec un local...) et le charme du village de La Candelaria nous a totalement échappé. Nous nous sommes consolés au cimetière, assez charmant comme souvent les cimetières de montagne. Fin de journée à San José del Cabo, à l'hôtel Colli, si pratique avec son parking et sa position centrale. Nous reconditionnons les bagages pour l'avion, donnons nos restes de bouffe etc...au personnel de l'hôtel. Nous dînons dans un resto plein de gringos (en même temps on n'a pas trouvé de resto avec des Mexicains à 18h30 forcément!), quelconque et cher et avec orchestre sirupeux qui nous a chanté la sérénade à 2 cm. Quelle horreur !
Retour samedi 24/11/12 On prend tout notre temps ce matin car l'avion est à 15h30. Petit déjeuner au French Riviera juste à côté, petit tour en ville, puis nous quittons l'hôtel vers 11 h et allons faire une dernière fois un tour à la mer à Puerto Los Cabos, très urbanisé mais pas moche du tout. On rend la voiture vers 14h, sans problème. Multiples contrôles à l'aéroport : fouille des bagages, chiens renifleurs... Il faut dire que nous allons prendre un vol du Mexique vers Amsterdam. J'en viendrais presque à plaindre d'éventuels passeurs pour le stress infligé par tous ces contrôles ! En tout nos bagages auront été fouillés 6 ou 7 fois sur tout le voyage ! On doit avoir des têtes de brigands ! Une vingtaine d'heures de voyage encore au retour, des escales sans problème. Rien à voir avec l'horrible voyage de retour d'Argentine avec Iberia, qui est je pense en partie responsable du fait qu'on n'est pas encore retournés en Amérique du sud, tellement j'avais trouvé le voyage pénible !
Conclusion Contents du voyage mais pas émus/émerveillés/exaltés comme nous pouvons l'être en découvrant ...les pays nordiques par exemple. Ravis de notre kayak, de la découverte du snorkeling. A refaire nous aurions passé plus de temps en kayak (weather permitting) mais je ne regrette pas d'avoir un peu exploré l'intérieur des terres. En résumé c'est une destination agréable pour profiter de la mer pendant notre mauvaise saison, les Mexicains sont très très accueillants (surtout là où personne ne va!), il y a une quantité incroyable d'oiseaux et de poissons, la nature est belle (mais pas époustouflante) et surtout grosse différence avec l'Europe du sud en été, il n'y a personne dès qu'on quitte les stations balnéaires (mais aucun intérêt de faire tous ces km pour aller simplement à la plage, en boîte et faire les boutiques, on a ça chez nous)
Budget pour 18 jours sur place à 2 Avion pour 21852 € Jeep Wrangler 4X4 assurances maxi1098 € Essence 2500 km207 € 2 nuits Hôtel Colli San José del Cabo 51X2 =102 € 2 nuits Las Cabanas Loreto 85X2 =170 € Posada Del Ryal Ciudad Constitution27 € Hôtel Palomar Santiago27 € Navette en bateau pour Isla San José36 € Navette en taxi Loreto72 € Bouffe/restos350 €
Total 3941 €
Liens utiles Parque Nacional Bahia de Loreto : http://islasgc.conanp.gob.mx/loreto/FORMATOS.html Forum sur la Baja California : http://forums.bajanomad.com/index.php Blog Allemand kayak de Loreto à La Paz : http://blog.tapir-store.de/planet-erde-reiseberichte/2827.baja-california-der-traum-eines-jeden-seekajakpaddlers.html Récit kayak : http://veen.com/jeff/Baja/ Cave paintings : http://www.lasecomujeres.org/issi/caves_cowboys.html http://www.mulege.net/latrinidad.htm http://www.bajaquest.com/mulege/sanborjitas.htm http://missywah.blogspot.fr/2010/03/san-borjita-cave-paintings.html http://octopup.org/baja2012/bahia-san-rafael http://www.mulegetours.com/ Nombreux voyages d'un américain en Baja : http://vivabaja.com/ Généralités en Français : http://www.bassecalifornie.org/dp-baja-def.pdf Les bourlingueurs : http://www.bourlingueurs.com/amerique-centrale/page_12.htm Récit en Français : http://terresdame-riques.blogs.nouvelobs.com/mexique/ Moon travel guide : http://www.moon.com/destinations/baja-cabo/discover-baja San Javier Mission : http://allaboutbaja.com/sanjavier.html Summitpost, Sierra de la Laguna : http://www.summitpost.org/sierra-de-la-laguna/563612
Bonne lecture,
Marie
Balade écossaise en août 2012 English translation pending
Bonjour à tous.
Avant d’entamer ce carnet de voyage sans prétention, quelques explications concernant l’organisation générale.
Transports Plutôt que la formule avion + voiture de location, peu pratique au départ de Limoges, nous avons préféré, comme nous l’avions fait pour l’Irlande, partir avec notre voiture et prendre le ferry de Zeebrugge, en Belgique, à Hull, dans le nord est de l’Angleterre. D’une part, ça permet de ne pas se limiter en bagages, notamment en vêtements et chaussures ; et, comme, en Ecosse, le temps est variable, il faut prévoir un habillement varié … D’autre part, je trouve plus facile de rouler à gauche avec le volant à gauche : on juge mieux de la taille de la voiture par rapport à la route, notamment sur les routes étroites. Par ailleurs, nous avons choisi d’éviter d’arriver dans le sud de l’Angleterre, en raison de l’encombrement des routes anglaises, renforcé, cette année, par l’affluence due aux Jeux Olympiques.
Hébergement Pour réserver l’ensemble de nos hébergements, nous avons fait appel à l’agence Alainn Tours, qui nous avait concocté un beau programme pour notre périple en Irlande en 2008. Et, cette année, encore, nous n’avons eu qu’à nous louer de leur prestation : très bon choix de B&B et guest houses, avec un hôtel au milieu du parcours.
30 juillet Après une journée de route, la veille, pour rallier la Belgique, la matinée est consacrée à la visite de la vieille ville de Bruges. L’après-midi nous mène au port de Zeebrugge, après un détour par Ostende et la côte.
Au port, l’enregistrement et l’embarquement commencent vers 16 heures, pour un départ – ponctuel – à 19 heures.

Avant d’entamer ce carnet de voyage sans prétention, quelques explications concernant l’organisation générale.
Transports Plutôt que la formule avion + voiture de location, peu pratique au départ de Limoges, nous avons préféré, comme nous l’avions fait pour l’Irlande, partir avec notre voiture et prendre le ferry de Zeebrugge, en Belgique, à Hull, dans le nord est de l’Angleterre. D’une part, ça permet de ne pas se limiter en bagages, notamment en vêtements et chaussures ; et, comme, en Ecosse, le temps est variable, il faut prévoir un habillement varié … D’autre part, je trouve plus facile de rouler à gauche avec le volant à gauche : on juge mieux de la taille de la voiture par rapport à la route, notamment sur les routes étroites. Par ailleurs, nous avons choisi d’éviter d’arriver dans le sud de l’Angleterre, en raison de l’encombrement des routes anglaises, renforcé, cette année, par l’affluence due aux Jeux Olympiques.
Hébergement Pour réserver l’ensemble de nos hébergements, nous avons fait appel à l’agence Alainn Tours, qui nous avait concocté un beau programme pour notre périple en Irlande en 2008. Et, cette année, encore, nous n’avons eu qu’à nous louer de leur prestation : très bon choix de B&B et guest houses, avec un hôtel au milieu du parcours.
30 juillet Après une journée de route, la veille, pour rallier la Belgique, la matinée est consacrée à la visite de la vieille ville de Bruges. L’après-midi nous mène au port de Zeebrugge, après un détour par Ostende et la côte.
Au port, l’enregistrement et l’embarquement commencent vers 16 heures, pour un départ – ponctuel – à 19 heures.

Avis sur projet Autotour de 21 jours dans l'Ouest américain? (2013) English translation pending
Bonjour à toutes et tous !
Voilà depuis quelques mois, nous préparons à 2 notre autotour pour l'ouest américain Premier grand voyage pour moi (mais pas pour monsieur lol), bref beaucoup de questions et d'hésitations (peur d'oublier quelque chose, peur d'etre décue)... Je précise que cet autour se ferait au mois de mai, on était décidé pour cette date : du mercredi 8 au mardi 28 mai 2013 Choix de la loc (arrivée et départ a SF) : Dodge Avenger
Voici l'ébauche :
Jour 1 : Départ depuis Paris (CDG) pour SF. On a favorisé United comme compagnie (moins cher)
Jour 2 et 3 : SF
Jour 4 : Départ en fin de matinée de SF, route vers Yosemite (300km, 4h) Nuit à Oakhurst
Jour 5 : Journée complète à Yosémite Deuxième nuit à Oakhurst On a préféré jouer la sécurité en retournant à Oakhurst plutot que viser Bishop...on a peur que début mai la route Tioga soit fermé...
Jour 6 : Départ le matin pour Vegas Si l'entrée de tioga pass est ouverte (absence de neige), direction Bodie (230km, 3h30) Continuation vers Las Vegas. Si col fermé, passage par l'entrée sud en direction de Fresno (700km, 7h15) Nuit à Las Vegas à l'hotel "NEW YORK NEW YORK"
Jour 7 : Journée à Las Vegas (+deuxième nuit sur place)
Jour 8 : Départ tot de Las Vegas pour Zion National park (260km, 3h). Environ 2h de visite sur placce puis départ pour la région de Bryce Canyon (135km, 2h) (changement d'heure, +1) Nuit dans un hotel vers Bryce Canyon
Jour 9 : Visite le matin de Bryce Canyon. Après midi direction Page (250km, 3h) Nuit à Page (changement d'heure, -1)
Jour 10 : Visite du Lac Powell = Anteloppe Canyon (juste la partie Lower) Départ vers monument valley (160km, 2h) Nuit à Kayenta
Jour 11 : Monument Valley Direction Cortez l'après midi (190km, 2h30).(changement d'heure, +1) Nuit à Cortez
Jour 12 : Visite de Mesa Verde tot le matin. Après midi direction Santa Fé, arret pour la nuit à Pagosa Springs (150km, 2h)
Jour 13 : Départ pour Taos (225km, 3h) Visite de la ville et de Taos Pueblo. Nuit à Taos
Jour 14 : Départ le matin pour Santa Fé (110km, 1h30), visite de la ville. Après midi départ vers Albuquerque le long de l'ancienne route 66. On continuera vers l'ouest direction, l'Arizona. L'arret pour la nuit se fera soit à Gallup (220km) soit à Chinle (360km), on hésite encore?? c'est quoi le mieux?
Jour 15 : Visite du Canyon de Chelly. Puis départ pour la région du Grand Canyon (370km, 4h30) Nuit à Flagstaff
Jour 16 : Grand Canyon. Nuit à Laughlin
Jour 17 : Départ le matin vers los Angeles, avec 2 étapes : Calico et Bagdad Café (y'a t'il d'autres choses à voir sur cette route?) Nuit à LA
Jour 18 et 19 : Los Angeles Nuit de J19 à Oxnard, car on voudrait faire la cote californienne pour revenir sur SF)
Jour 20 : On remonte la cote pacifique. Arret pour la nuit à Monterey
Jour 21 : Arrivée à SF et direction aéroport, retour en France :(
Voilà pour cet autotour de 21 jours.
Plusieurs petites questions (peut etre d'autres viendront ensuite, ou vous soulèverez des problemes dans mno planning :s) 1ere question, en ayant vadrouillé sur le net, impossible de peser le pour et le contre...à SF: transport en commun ou voiture?? Pour ce petit périple nous avons décidé de louer une Dodge Avenger (est-ce une voiture adaptée?)
2eme question : aux USA mon seul permis national francais suffit ou vaut il mieux faire un permis international?
3eme question : si certains d'entre vous sont parti en mai, y'a t'il encore de la neige à yosémite?enfin surtout sur la route tioga? c'est surement une question bete faut se l'avouer car tout change d'année en année :(
4eme question : est-il possible d'acheter le Muni pass(pour les transports communs de SF) sur le net? De meme pour le pass pour les parcs nationaux?
Merci d'avance pour ceux qui m'auront lu et répondu à mes questions (s'ils n'ont pas laché l'affaire avant lol)
Sur ce, bonne soirée ou bonne nuit ;)
Voilà depuis quelques mois, nous préparons à 2 notre autotour pour l'ouest américain Premier grand voyage pour moi (mais pas pour monsieur lol), bref beaucoup de questions et d'hésitations (peur d'oublier quelque chose, peur d'etre décue)... Je précise que cet autour se ferait au mois de mai, on était décidé pour cette date : du mercredi 8 au mardi 28 mai 2013 Choix de la loc (arrivée et départ a SF) : Dodge Avenger
Voici l'ébauche :
Jour 1 : Départ depuis Paris (CDG) pour SF. On a favorisé United comme compagnie (moins cher)
Jour 2 et 3 : SF
Jour 4 : Départ en fin de matinée de SF, route vers Yosemite (300km, 4h) Nuit à Oakhurst
Jour 5 : Journée complète à Yosémite Deuxième nuit à Oakhurst On a préféré jouer la sécurité en retournant à Oakhurst plutot que viser Bishop...on a peur que début mai la route Tioga soit fermé...
Jour 6 : Départ le matin pour Vegas Si l'entrée de tioga pass est ouverte (absence de neige), direction Bodie (230km, 3h30) Continuation vers Las Vegas. Si col fermé, passage par l'entrée sud en direction de Fresno (700km, 7h15) Nuit à Las Vegas à l'hotel "NEW YORK NEW YORK"
Jour 7 : Journée à Las Vegas (+deuxième nuit sur place)
Jour 8 : Départ tot de Las Vegas pour Zion National park (260km, 3h). Environ 2h de visite sur placce puis départ pour la région de Bryce Canyon (135km, 2h) (changement d'heure, +1) Nuit dans un hotel vers Bryce Canyon
Jour 9 : Visite le matin de Bryce Canyon. Après midi direction Page (250km, 3h) Nuit à Page (changement d'heure, -1)
Jour 10 : Visite du Lac Powell = Anteloppe Canyon (juste la partie Lower) Départ vers monument valley (160km, 2h) Nuit à Kayenta
Jour 11 : Monument Valley Direction Cortez l'après midi (190km, 2h30).(changement d'heure, +1) Nuit à Cortez
Jour 12 : Visite de Mesa Verde tot le matin. Après midi direction Santa Fé, arret pour la nuit à Pagosa Springs (150km, 2h)
Jour 13 : Départ pour Taos (225km, 3h) Visite de la ville et de Taos Pueblo. Nuit à Taos
Jour 14 : Départ le matin pour Santa Fé (110km, 1h30), visite de la ville. Après midi départ vers Albuquerque le long de l'ancienne route 66. On continuera vers l'ouest direction, l'Arizona. L'arret pour la nuit se fera soit à Gallup (220km) soit à Chinle (360km), on hésite encore?? c'est quoi le mieux?
Jour 15 : Visite du Canyon de Chelly. Puis départ pour la région du Grand Canyon (370km, 4h30) Nuit à Flagstaff
Jour 16 : Grand Canyon. Nuit à Laughlin
Jour 17 : Départ le matin vers los Angeles, avec 2 étapes : Calico et Bagdad Café (y'a t'il d'autres choses à voir sur cette route?) Nuit à LA
Jour 18 et 19 : Los Angeles Nuit de J19 à Oxnard, car on voudrait faire la cote californienne pour revenir sur SF)
Jour 20 : On remonte la cote pacifique. Arret pour la nuit à Monterey
Jour 21 : Arrivée à SF et direction aéroport, retour en France :(
Voilà pour cet autotour de 21 jours.
Plusieurs petites questions (peut etre d'autres viendront ensuite, ou vous soulèverez des problemes dans mno planning :s) 1ere question, en ayant vadrouillé sur le net, impossible de peser le pour et le contre...à SF: transport en commun ou voiture?? Pour ce petit périple nous avons décidé de louer une Dodge Avenger (est-ce une voiture adaptée?)
2eme question : aux USA mon seul permis national francais suffit ou vaut il mieux faire un permis international?
3eme question : si certains d'entre vous sont parti en mai, y'a t'il encore de la neige à yosémite?enfin surtout sur la route tioga? c'est surement une question bete faut se l'avouer car tout change d'année en année :(
4eme question : est-il possible d'acheter le Muni pass(pour les transports communs de SF) sur le net? De meme pour le pass pour les parcs nationaux?
Merci d'avance pour ceux qui m'auront lu et répondu à mes questions (s'ils n'ont pas laché l'affaire avant lol)
Sur ce, bonne soirée ou bonne nuit ;)
Le tour de l'Ouest américain en 40 jours - été 2012 English translation pending
Allez, je me lance pour mon premier carnet de voyage : l'Ouest américain, en juillet-août 2012, en couple.
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam English translation pending

Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….

Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
Petites nouvelles en cours de route depuis Iguazu, Salta, Jujuy, Tupiza, San Pedro de Atacama ou... English translation pending
"Eau, sel, sable pour un 100% couleurs intenses" - Informations pendant notre voyage entre le 29 juillet et le 31 août 2012
Bonjour,
J'ouvre un nouveau sujet où je collecterai des informations et commentaires succincts en cours de route.
En effet, il est des informations pour lesquelles nous n'avons pas trouvé de réponse en notre préparation (possibilité d'aller en bus de jour entre Resistencia et Salta) et d'autres pour lesquelles nous nous interrogeons encore (change, devises, voiture ou pas dans certains secteurs, agence à Tupiza...).
Donc, quand nous les aurons, je les rassemblerai en ce sujet.
Je ferai également un relevé de prix sur la base des éléments de 2010: Spaghetti 500g -- Riz 1 kilo - Farine 1 kilo - Eau 2 litres - Café 500 g - Lait 1 litre - Coca 2,2 litres - Jus d'orange 1 litre - 1 sauce fileto - Conserve haricots - Boite thon - Gateaux - Baguette 1 kilo - 4 actimel - 4 yaourts - Gouda - Frites MCTrad 750 - Cif oxygel 1 litre - Cif crème - Papier toilette 4
La prépa est visible par là: http://voyageforum.com/...nord_chili_D4815480/ ou sur le site: voyage 2012
A bientôt...
Bonjour,
J'ouvre un nouveau sujet où je collecterai des informations et commentaires succincts en cours de route.
En effet, il est des informations pour lesquelles nous n'avons pas trouvé de réponse en notre préparation (possibilité d'aller en bus de jour entre Resistencia et Salta) et d'autres pour lesquelles nous nous interrogeons encore (change, devises, voiture ou pas dans certains secteurs, agence à Tupiza...).
Donc, quand nous les aurons, je les rassemblerai en ce sujet.
Je ferai également un relevé de prix sur la base des éléments de 2010: Spaghetti 500g -- Riz 1 kilo - Farine 1 kilo - Eau 2 litres - Café 500 g - Lait 1 litre - Coca 2,2 litres - Jus d'orange 1 litre - 1 sauce fileto - Conserve haricots - Boite thon - Gateaux - Baguette 1 kilo - 4 actimel - 4 yaourts - Gouda - Frites MCTrad 750 - Cif oxygel 1 litre - Cif crème - Papier toilette 4
La prépa est visible par là: http://voyageforum.com/...nord_chili_D4815480/ ou sur le site: voyage 2012
A bientôt...
AF84 Charles de Gaulle - San Francisco: écrans individuels? English translation pending
Bonjour,
Je suis nouveau sur le site et je m'embrouille un peu avec toutes les infos sur les 747 de Air France.
Nous partons au départ de CDG pour SFO le 7 septembre prochain avec 4 enfants...
J'aimerais savoir si il y a des écrans individuels dans ce type d'avion car si ce n'est aps le cas, ça va être très difficile pour les enfants et il faut qu'on trouve une solution alternative (DVD portable ou autre).
D'après les infos, les avions étaient en cours de modification, mais j'aimerais savoir si cette modification a été effectuée.
Merci d'avance.
Je suis nouveau sur le site et je m'embrouille un peu avec toutes les infos sur les 747 de Air France.
Nous partons au départ de CDG pour SFO le 7 septembre prochain avec 4 enfants...
J'aimerais savoir si il y a des écrans individuels dans ce type d'avion car si ce n'est aps le cas, ça va être très difficile pour les enfants et il faut qu'on trouve une solution alternative (DVD portable ou autre).
D'après les infos, les avions étaient en cours de modification, mais j'aimerais savoir si cette modification a été effectuée.
Merci d'avance.
4 semaines à la découverte de l'Ouest américain - Complet English translation pending
Au printemps, j'ai (enfin!) terminé mon carnet de voyage de l'été 2010. Oui, je sais, j'ai pris mon temps … Le résultat prend la forme d'un joli livre photo et du compte-rendu ci-dessous.
Ce voyage a eu lieu en juin / juillet 2010 et reste à ce jour l'un de mes plus beaux souvenirs grâce aux conseils avisés des voyageurs rencontrés sur ce forum.
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très décadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très décadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Départ sur le MSC Preziosa le 13 avril 2013 au départ de Marseille English translation pending
Bonjour à tous et toutes
je viens d"ouvrir un lien pour rassembler les personnes qui partirons le 13 avril 2013 sur le MSC Préziosa de Marseille, faites vous connaitre sur cette page et sur le calendrier de notre ami TITI Cordialement à tous Patrick et Cyrille
je viens d"ouvrir un lien pour rassembler les personnes qui partirons le 13 avril 2013 sur le MSC Préziosa de Marseille, faites vous connaitre sur cette page et sur le calendrier de notre ami TITI Cordialement à tous Patrick et Cyrille
Traversée du Tibet à vélo (Chengdu - Lhassa- Katmandou) English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir parcouru le forum et lu pas mal de discussions au sujet de l'entrée au tibet, des questions restent en suspens!
Est-il toujours possible, depuis les évènements de mars 2008, d'entrer au Tibet via la Chine sans permis ou au moins sans guide? Connaissez vous des cyclotouristes l'ayant fait récemment?! Nous avons entendu parlé de quelques réussites en 2007 mais rien depuis! Le guide du routard 2011 annonce que cela est possible mais difficile de se faire une opinion à partir d'un livre!!
De plus, qu'en est-il de la route entre Lhassa et Katmandou? Faut-il un permis?!
Merci d'avance pour vos réponses!
Mick & Julie
Après avoir parcouru le forum et lu pas mal de discussions au sujet de l'entrée au tibet, des questions restent en suspens!
Est-il toujours possible, depuis les évènements de mars 2008, d'entrer au Tibet via la Chine sans permis ou au moins sans guide? Connaissez vous des cyclotouristes l'ayant fait récemment?! Nous avons entendu parlé de quelques réussites en 2007 mais rien depuis! Le guide du routard 2011 annonce que cela est possible mais difficile de se faire une opinion à partir d'un livre!!
De plus, qu'en est-il de la route entre Lhassa et Katmandou? Faut-il un permis?!
Merci d'avance pour vos réponses!
Mick & Julie
Voyage d'une vie (à vélo) English translation pending
Bonjour à tous
Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation.
C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie.
Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils !
Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.
Oui, une autre vie est possible ...
Oui, une autre vie est possible ...