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Retour de Fort-Dauphin, impressions English translation pending
Bonjour à tous,
Ce voyage s’est effectué en début d’année. Je suis resté donc 4 mois sur la grande île, de Décembre à Mars. Mon itinéraire est passé successivement de Tana à Tamatave puis Maroantsetra au nord- est pour descendre par la suite sur Fort Dauphin à l’extrême sud soit plus de 4000 kms pour la boucle complète et ses à cotés. Je passerai rapidement sur la première partie autour de Maroantsetra dont j’ai déjà parlé il y deux ans, sinon pour dire que rien n’a changé vraiment à part le pont sur le grand fleuve reconstruit, la piste ne s’est pas arrangée, les ponts en bois pourrissent plus vite qu’ils sont rafistolés si bien qu’il faut parfois descendre dans la rivière ou la mer à marée basse pour pouvoir passer. J’ai fait l’aller en 4x4 Suzuki qu’on a acheté à Tamatave, c’est parfois dur mais ça passe. Attention aux bacs, il n’y a plus de gasoil et si on veut traverser les 11 bacs il faut son jerrican, le gouvernement qui doit normalement le fournir étant à sec, à part les bacs à câble, il suffit de tirer et c’est plus écolo. Je laisse le 4x4 et mon épouse dans sa famille originaire d’ici et je fais le retour en vélo.
J’ai trouvé encore plus dur que la dernière fois mais quelques coups de cœur quand même dont: Une plage sublime à Seranambe, peut être la plus belle de toute la côte nord-est, eau turquoise, lagon, eau fraiche, anse d’une symétrie parfaite, palmeraie, idyllique, tout y est. J’y ai également mangé de la chauvesouris dans la gargote locale. Quelques coups de blues aussi : Chute à vélo dans les rochers, dérailleur cassé, guidon tordu, quelques plaies et bosses aux bras et jambes, du coup je suis resté au village tout l’après-midi, le réparateur local étant parti à la pèche, ou encore : Chambre moins de 2 euros certes, mais groupe électrogène bruyant derrière les oreilles, tv bruyante diffusant comme d’habitude une stupidité genre film de combat, odeurs bizarres de fermentation dues sans doute à la fabrication du rhum local, pas de drap sur le matelas, heureusement j’ai le mien. A Manompana j’arrête le vélo vu que la suite c’est tout du sable. Puis quatre heures d’attente au dernier bac avant Sonierana Ivongo, si bien que le vieux 4x4 pourri que j’avais néanmoins préféré au vélo pour ce tronçon mettra plus de 8 heures pour faire 40 kms, soit une moyenne de 5kms/h, j’aurai donc été aussi vite à pied.
Je fais rapidement la route Tamatave Tana Manakara en taxi brousse. J’ai en effet choisi de descendre à Fort Dauphin par la côte. Malheureusement, le paludisme m’attrape juste avant le départ. Ou plutôt dans le taxi brousse reliant Tana à Manakara dans la nuit glacée d’Antsirabe. C’est une mauvaise expérience. Une semaine de sueurs froides, à boire des litres et des litres sans rien manger, mal partout, à la tête, au ventre au dos, des courbatures partout. A Farafangana une journée à l’hôpital sous perfusion et oxygène avec plus de 40 de fièvre. Voulant continuer jusqu’à Fort Dauphin en vélo (celui-ci suivant le mouvement sur le toit du taxi brousse), on fait mieux comme entrainement et mise en condition. Si bien que le jour du départ, 5 kg en moins, plus de forces, plus de muscles.
A Vangaidrano, fini le goudron, la piste et le vélo m’attendent. Heureusement la piste est bonne et une petite bruine rafraichissante m’accompagne tôt le matin. Le paysage est agréable et arboré, quoique un peu monotone, la piste est en terre rouge, on ne voit pas la mer sauf en fin de parcours, une jolie plage, des rochers. Au premier bac à 37 kms je m’arrête, c’est suffisant pour commencer. Le vélo chinois n’est pas au top, déjà changé le pédalier et les pédales hier, maintenant c’est un pneu tout décousu bon à changer, et les vitesses ne passent plus. C’est pourtant un vélo tout neuf, mon deuxième du voyage, le premier ayant été volé à Tana.
Deuxième jour, départ 6 heures, une heure d’attente pour trouver une pirogue. Soleil de plomb. Pas de forces. Piste monotone mais tranquille. Pas de mer. Même kilométrage qu’hier. Arrivée vers midi à Manombondro. Apres midi repos.
Jour suivant. Un grand désert humain, aucun village ni âme qui vive sur 30 kms. Deux belles rivières aux eaux claires et rafraichissantes pour une baignade de rêve. Beau paysage de prairie vallonnée sur fond de montagnes. Un peu genre sentier de St Jacques de Compostelle en haute Castille. Devient très fatiguant en fin de parcours, perdu un peu trop de temps dans la baignade mais c’était si bon…La chaleur est harassante, et la piste devient de plus en plus ensablée, avec le poids du sac ça ne passe plus et il faut pousser le vélo sur de grandes longueurs. J’ai dû rencontrer une personne et croisé une moto sur ce parcours dans lajournée. L’arrivée à Sandravinany n’en finit pas, je crois mourir de soif et de chaleur. Petit village, petit hôtel, pas grand-chose, une belle embouchure mais il faut arriver à la voir et en avoir le courage or je reste allongé la moitié de l’après-midi à boire du thé. Et oui, pas d’électricité implique pas de bière fraiche.
J4. Pour continuer sur Manantenina deux versions. Revenir en arrière et reprendre la piste dite « RN 12 » ensablée et loin de la mer ou continuer d’abord quelques kms en pirogue puis suivre un sentier qui longe la côte. Je choisi bien entendu la version n°2. Seulement voilà quand on quitte la pirogue on ne sait plus où il faut aller il y a des petits sentiers un peu partout qui vont dans des petits hameaux éparpillés autour des rizières, on est encore loin de la mer, donc pas de point de repère et je me perds. Je tombe finalement sur quelqu’un de sympa qui me raccompagne dans le droit chemin, il me porte même mon vélo pour traverser les rivières, même s’il ne me demande rien il sera récompensé comme il se doit. Cette fois c’est bon, je suis sur le sentier qui longe la plage, il n’y a plus qu’à suivre la mer. Beaux paysages, espèces de cactées géantes, rares cabanes de pécheurs disséminées. Et puis ce que je craignais arrive, de plus en plus de sable. Et il faut pousser…d’autres fois il faut traverser des rivières, de l’eau jusqu’ à la poitrine, on passe d’abord le sac sur les épaules, puis un deuxième voyage pour le vélo. Midi passé, aucun village en vue, et la faim commence à tenailler. Je bois l’eau à même la rivière, ma provision de 2 litres de thé ayant vite était épuisée. (Le thé est en fait une infusion de plantes locales, quatre fois moins cher que l’eau minérale et quatre fois meilleur. De plus il est toujours bon, froid ou chaud). Je vois enfin poindre à l’horizon une chaumière. Je vois des poulets et de la fumée, l’espoir revient. Je montre à la femme un sachet de soupe instantanée pates et poulet que je sors de mon sac et je lui fais comprendre de trouver une marmite, de l’eau et de me la faire cuire. Ce qu’elle fit de bonne grâce et en quoi elle fut bien remerciée. Apres, une grande rivière à traverser et quelques pécheurs en pirogue, ce sont des profiteurs qui me demandent dix fois le prix usuel, j’arrive après quelques palabres à diviser par cinq.
Maintenant le sentier devient moins intéressant, très fatigant, on quitte peu à peu la mer, montées et descentes de petites collines de sable herbeux. Le problème de la soif se fait cruellement sentir car il n’y a plus de rivières. Il reste encore je ne sais pas 15 ou 20 kms avant la prochaine ville, je perds beaucoup de temps car je pousse plus souvent que je pédale. Je commence à me demander si je ne vais pas passer la nuit là, sans plus rien ni à boire ni à manger au milieu de nulle part, avec la pluie qui se profile sur les montagnes toutes proches. C’est à ce moment de mes réflexions que je tords tout le mécanisme arrière du vélo. A force d’avoir trimballé ce vélo dans les rivières, plus d’huile, la chaine a du se gripper ou bien c’est le dérailleur qui s’est pris dans les rayons. En tout cas, les pièces chinoises de mauvaise qualité, c’est trop leur demander. Il est curieux de voir comment l’être humain réagit parfois. D’ordinaire, je m’énerve très vite devant ce genre de choses, mais là, très calmement, ou peut être avec fatalisme, je sors mon couteau, je cherche quelques cailloux en guise de marteau et d’enclume, et je commence à essayer de réparer tout ça. Et le comble c’est que contrairement à toute attente j’arrive à redresser et régler tout ce bazar. Le chemin avance et moi dessus à la recherche désespérée d’un havre de vie. Le soir tombe quand je rejoins la « nationale », la soif m’aiguillonne dans cette étendue semi désertique. Je finis par trouver une zone marécageuse dans laquelle j’arrive à puiser un demi-litre de ce précieux liquide même stagnant. A cet instant je crois entendre un bruit de moteur, je déguerpis en vitesse de mon marais pour remonter la piste. C’est bien un 4x4, mon oreille n’a pas fait défaut. Je l’arrête, il me prend sans problèmes. Il transporte une bonne sœur et quelques enfants. Je remercie le bon dieu bien entendu. Les enfants chantent et crient à tue tète sans doute pour atténuer le bruit du moteur et des cahots. Il me restait cinq kms à faire pour arriver à Manantenina.
Le lendemain fut jour de repos bien apprécié, baignade dans la rivière avec les enfants. Le surlendemain, je faisais mes préparatifs pour repartir quand j’apprends qu’un 4X4 prend des passagers. Le choix se fit très vite. Et je ne regrettais pas ma décision quand je vis la piste, plein de passages à gués d’au moins 70 cms d’eau, plein de sable parfois et toujours un grand désert humain avec plus de 30 kms entre deux villages. Mais que les montagnes sont belles !
Fort Dauphin est une fort belle ville de par son site. Des plages et des criques magnifiques. Des montagnes imposantes tout autour. Un climat sain, de l’air et une relative fraicheur par rapport au reste du pays. La vie n’y est pas plus chère qu’ailleurs contrairement à ce que j’avais lu çà et là, il faut dire que le boom qu’avait créé la construction du nouveau port est terminé. De bonnes huitres. Une belle ballade alentours, l’ascension du pic St Louis à près de 600metres d’altitude, difficile car très raide et pas vraiment de sentier, au sommet une vue extraordinaire sur toutes les baies.
Pour retourner sur la capitale, deux solutions, revenir par la même route via Farafangana, ou continuer jusqu’à Ihoso par une mauvaise piste sur 500 kms pour retrouver le goudron de la RN7. Nous sommes à 1150 kms de Tananarive et à 2300 kms de Diégo Suares, cela pour montrer comme les distances sont longues et l’île est grande, deux fois la France dans le sens de la longueur. Je décide de continuer sur Ihoso, n’aimant pas retourner en arrière et toujours aspiré par l’inconnu. Le voyage se fait en camion brousse. Nous sommes environ 80 personnes dans la remorque, dans des conditions de confort extrêmement sommaires. Départ 6 h du matin, l’arrivée se fera à 18h le lendemain. 36 heures pour 500 kms soit 15 km/h de moyenne. J’aurai aimé pouvoir le faire en vélo mais à mon rythme j’en avais pour plus de 10 jours dans la chaleur et la soif car il n’y a pas grand-chose sur la route, c’est un peu le bush, ou le maquis, beaucoup de cactées dont plein de figuiers de barbarie, quelques baobabs, des espèces d’arbres ou de fougères géantes ressemblant à de longs chandeliers avec des pousses vertes à même le tronc, d’autres sortes avec des tiges en guise de feuilles, mais je ne connais pas les noms de tout ça. Peu de petits villages. Quelques villes importantes et sympathiques tous les 100 kms environ. On laisse peu à peu les beaux paysages de montagnes de Fort Dauphin pour un paysage semi désertique relativement plat et s’élevant progressivement vers les hauts plateaux verts et érodés. Le deuxième jour le cyclone Giovanna qui a ravagé une partie de la cote Est se fait ressentir avec des vents très puissants. Vision surréaliste de bout du monde. Certaines vitres manquent dans le camion, bien entendu je suis devant l’une d’elle, c’était très agréable la veille dans la chaleur, ça l’est beaucoup moins maintenant, d’autant plus que la pluie arrive. On a beau improviser un bâchage sommaire avec un vieux sac de riz, je suis vite trempé et glacé, le camion commence à glisser sur la piste mouillée et à des difficultés à monter les rampes. Je commence à craindre d’avoir à passer une deuxième nuit dans ce véhicule. J’ai une barre en fer dans le dos, on doit éviter de s’enfoncer dans la peau les morceaux de ferrailles qui dépassent un peu partout de la carrosserie, j’ai un mal épouvantable aux fesses et ne sait pas comment tourner mon long corps d’1 mètre 90. Enfin, après quelques heures interminables, mon soulagement de retrouver le goudron de la RN7 peu avant Ihosy ! Conclusion de ce trip. Pour se rendre à Fort Dauphin, sans hésiter, prendre la piste de Vangaidrano qu’on atteint facilement via Farafangana et Manakara tout goudronné, plutôt que celle d’Ihoso, c’est plus facile, agréable et moins long. Etre en parfaite condition physique. Avoir un bon vélo. Mais une moto ou un petit 4X4 ferait aussi bien l’affaire !
Et puis quelques impressions me sont venues en cours de route. Le plus et le moins rythment le voyage. Et la pensée du voyageur vagabonde. Connaissez- vous la différence entre un voyageur et un touriste ? Dans le film « Un thé au Sahara » le touriste ne fait que passer, le voyageur ne sait pas s’il va retourner chez lui. On pourrait dire aussi le touriste regarde sans comprendre et le voyageur essaye de comprendre même s’il sait que c’est inutile.
Il arrive aussi d’être en colère ou déçu. Cela donne : La société malgache est à l’antithèse de la nôtre. Tous les jours, heure par heure, au gré des rencontres et des observations, j’en fais la remarque. Ainsi je m’aperçois du fossé qui règne entre nous concernant : l’environnement, l’esthétisme, le fatalisme, la gestion de l’argent et du temps, l’exigence, et la liste est loin d’être exhaustive. L’environnement : je parlerais des maisons délabrées, par manque de moyens, par fatalisme, par ignorance. Les dépôts d’ordures sont courants, il n’y a pas malheureusement de ramassage des poubelles, et on peut traverser ainsi des montagnes d’ordures dans certaines rues. Le sens de l’esthétisme ne semble pas non plus toucher la majorité des malgaches, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, par manque d’éducation et de culture pourrait-on rajouter. Tas de tôles rouillées sont le lot de bien des masures ou de petits commerces, si bien que de beaux villages traditionnels en bois et chaume sont maintenant en partie défigurés. Peu d’exigence donc dans le travail des gens parfois nonchalants, qui préfèrent quand ils ont un peu d’argent faire la fête et boire la bière plutôt qu’investir dans l’éducation des enfants ou la réparation des maisons. Le comportement d’une partie des gens ne correspond pas toujours au cliché en vigueur - on considère généralement que le peuple malgache est souriant. Ce n’est pas toujours l’exacte vérité. Combien de fois ai-je vu au restaurant des petites serveuses qui ne disent même pas bonjour, ne font aucun sourire, dorment sur leur chaise en attendant le client et se lèvent avec peine en trainant les pieds pour servir. On pourrait parfois avoir l’impression que le désœuvrement, le fatalisme et le laxisme sont le lot quotidien d’un peuple pourtant proche de l’Asie par ses racines qui, elle, est si dynamique. On ne peut comparer avec la Chine et sa culture millénaire, on peut expliquer certaines choses, je n’ai jamais vu, ou si peu, un malgache lire un livre, hormis des livres religieux je n’ai jamais vu de livres dans les maisons, ni dans les librairies inexistantes hors grandes villes. Ce manque de culture alimente l’ignorance et l’appauvrissement. On pourrai croire qu’il n’y a pas dans la tête des gens ni de projets à long terme, ni d’interrogations philosophiques. Bien souvent le seul but de la vie est de trouver de quoi faire bouillir la marmite. Comme il n’y a rien à faire, pas de travail, la gestion du temps est là encore totalement différente la majorité des femmes vont passer leur existence à faire la lessive, la cuisine et a papauter entre elles. Pas de loisirs comme en occident, pas de cinéma, pas de salles de sport, c’et le désert culturel le plus total. Seule la musique et la danse arrosées de bière et de rhum sont activités (et c’est déjà pas mal !).
Et puis, passé le moment de blues on se sent mieux, on se rend compte qu’on a été très sévère et on réalise qu’il existe aussi dans ce pays tant de gens formidables avec lesquels on peut avoir, au hasard des rencontres, des discussions passionnées, les rapports humains sont ouverts contrairement à chez nous ou il est si difficile de parler à un inconnu. A travers ces quelques écrits, on peut voir la grande diversité de Madagascar et des sentiments qui s’en dégagent. Ce qui me viendrait à l’esprit en premier lieu pour synthétiser ces impressions, souvent subjectives, c’est que Mada, c’est la vie. Contrairement à notre monde vieillissant- il suffit de se promener dans nos villages de la France profonde et de les traverser sans voir personne pour comprendre la différence - le monde malgache grouille de vie, des enfants partout, des petites échoppes dans le moindre village. Et puis Mada sans tous ses problèmes ne serait plus Mada et ce qui choque parfois notre regard occidental parait tout à fait normal pour un malgache. Certains pourraient rêver d’un Madagascar sans trous sur les routes, sans toutes ses bicoques crasseuses, sans le grouillement des enfants, poussepousses, canard et oies. Un monde aseptisé, bétonné, sans âme, sans personnalité.
Certes, il y a dans le monde d’autres destinations, plus « touristiques », plus sereines, plus sures, plus « culturelles », moins chères et moins risquées. Pourquoi vient-on sur cette île si ce n’est pour l’exotisme, un peu d’aventure et l’assurance d’un monde totalement diffèrent ? Et Madagascar y a toute sa place.
Jour suivant. Un grand désert humain, aucun village ni âme qui vive sur 30 kms. Deux belles rivières aux eaux claires et rafraichissantes pour une baignade de rêve. Beau paysage de prairie vallonnée sur fond de montagnes. Un peu genre sentier de St Jacques de Compostelle en haute Castille. Devient très fatiguant en fin de parcours, perdu un peu trop de temps dans la baignade mais c’était si bon…La chaleur est harassante, et la piste devient de plus en plus ensablée, avec le poids du sac ça ne passe plus et il faut pousser le vélo sur de grandes longueurs. J’ai dû rencontrer une personne et croisé une moto sur ce parcours dans lajournée. L’arrivée à Sandravinany n’en finit pas, je crois mourir de soif et de chaleur. Petit village, petit hôtel, pas grand-chose, une belle embouchure mais il faut arriver à la voir et en avoir le courage or je reste allongé la moitié de l’après-midi à boire du thé. Et oui, pas d’électricité implique pas de bière fraiche.
J4. Pour continuer sur Manantenina deux versions. Revenir en arrière et reprendre la piste dite « RN 12 » ensablée et loin de la mer ou continuer d’abord quelques kms en pirogue puis suivre un sentier qui longe la côte. Je choisi bien entendu la version n°2. Seulement voilà quand on quitte la pirogue on ne sait plus où il faut aller il y a des petits sentiers un peu partout qui vont dans des petits hameaux éparpillés autour des rizières, on est encore loin de la mer, donc pas de point de repère et je me perds. Je tombe finalement sur quelqu’un de sympa qui me raccompagne dans le droit chemin, il me porte même mon vélo pour traverser les rivières, même s’il ne me demande rien il sera récompensé comme il se doit. Cette fois c’est bon, je suis sur le sentier qui longe la plage, il n’y a plus qu’à suivre la mer. Beaux paysages, espèces de cactées géantes, rares cabanes de pécheurs disséminées. Et puis ce que je craignais arrive, de plus en plus de sable. Et il faut pousser…d’autres fois il faut traverser des rivières, de l’eau jusqu’ à la poitrine, on passe d’abord le sac sur les épaules, puis un deuxième voyage pour le vélo. Midi passé, aucun village en vue, et la faim commence à tenailler. Je bois l’eau à même la rivière, ma provision de 2 litres de thé ayant vite était épuisée. (Le thé est en fait une infusion de plantes locales, quatre fois moins cher que l’eau minérale et quatre fois meilleur. De plus il est toujours bon, froid ou chaud). Je vois enfin poindre à l’horizon une chaumière. Je vois des poulets et de la fumée, l’espoir revient. Je montre à la femme un sachet de soupe instantanée pates et poulet que je sors de mon sac et je lui fais comprendre de trouver une marmite, de l’eau et de me la faire cuire. Ce qu’elle fit de bonne grâce et en quoi elle fut bien remerciée. Apres, une grande rivière à traverser et quelques pécheurs en pirogue, ce sont des profiteurs qui me demandent dix fois le prix usuel, j’arrive après quelques palabres à diviser par cinq.
Maintenant le sentier devient moins intéressant, très fatigant, on quitte peu à peu la mer, montées et descentes de petites collines de sable herbeux. Le problème de la soif se fait cruellement sentir car il n’y a plus de rivières. Il reste encore je ne sais pas 15 ou 20 kms avant la prochaine ville, je perds beaucoup de temps car je pousse plus souvent que je pédale. Je commence à me demander si je ne vais pas passer la nuit là, sans plus rien ni à boire ni à manger au milieu de nulle part, avec la pluie qui se profile sur les montagnes toutes proches. C’est à ce moment de mes réflexions que je tords tout le mécanisme arrière du vélo. A force d’avoir trimballé ce vélo dans les rivières, plus d’huile, la chaine a du se gripper ou bien c’est le dérailleur qui s’est pris dans les rayons. En tout cas, les pièces chinoises de mauvaise qualité, c’est trop leur demander. Il est curieux de voir comment l’être humain réagit parfois. D’ordinaire, je m’énerve très vite devant ce genre de choses, mais là, très calmement, ou peut être avec fatalisme, je sors mon couteau, je cherche quelques cailloux en guise de marteau et d’enclume, et je commence à essayer de réparer tout ça. Et le comble c’est que contrairement à toute attente j’arrive à redresser et régler tout ce bazar. Le chemin avance et moi dessus à la recherche désespérée d’un havre de vie. Le soir tombe quand je rejoins la « nationale », la soif m’aiguillonne dans cette étendue semi désertique. Je finis par trouver une zone marécageuse dans laquelle j’arrive à puiser un demi-litre de ce précieux liquide même stagnant. A cet instant je crois entendre un bruit de moteur, je déguerpis en vitesse de mon marais pour remonter la piste. C’est bien un 4x4, mon oreille n’a pas fait défaut. Je l’arrête, il me prend sans problèmes. Il transporte une bonne sœur et quelques enfants. Je remercie le bon dieu bien entendu. Les enfants chantent et crient à tue tète sans doute pour atténuer le bruit du moteur et des cahots. Il me restait cinq kms à faire pour arriver à Manantenina.
Le lendemain fut jour de repos bien apprécié, baignade dans la rivière avec les enfants. Le surlendemain, je faisais mes préparatifs pour repartir quand j’apprends qu’un 4X4 prend des passagers. Le choix se fit très vite. Et je ne regrettais pas ma décision quand je vis la piste, plein de passages à gués d’au moins 70 cms d’eau, plein de sable parfois et toujours un grand désert humain avec plus de 30 kms entre deux villages. Mais que les montagnes sont belles !
Fort Dauphin est une fort belle ville de par son site. Des plages et des criques magnifiques. Des montagnes imposantes tout autour. Un climat sain, de l’air et une relative fraicheur par rapport au reste du pays. La vie n’y est pas plus chère qu’ailleurs contrairement à ce que j’avais lu çà et là, il faut dire que le boom qu’avait créé la construction du nouveau port est terminé. De bonnes huitres. Une belle ballade alentours, l’ascension du pic St Louis à près de 600metres d’altitude, difficile car très raide et pas vraiment de sentier, au sommet une vue extraordinaire sur toutes les baies.
Pour retourner sur la capitale, deux solutions, revenir par la même route via Farafangana, ou continuer jusqu’à Ihoso par une mauvaise piste sur 500 kms pour retrouver le goudron de la RN7. Nous sommes à 1150 kms de Tananarive et à 2300 kms de Diégo Suares, cela pour montrer comme les distances sont longues et l’île est grande, deux fois la France dans le sens de la longueur. Je décide de continuer sur Ihoso, n’aimant pas retourner en arrière et toujours aspiré par l’inconnu. Le voyage se fait en camion brousse. Nous sommes environ 80 personnes dans la remorque, dans des conditions de confort extrêmement sommaires. Départ 6 h du matin, l’arrivée se fera à 18h le lendemain. 36 heures pour 500 kms soit 15 km/h de moyenne. J’aurai aimé pouvoir le faire en vélo mais à mon rythme j’en avais pour plus de 10 jours dans la chaleur et la soif car il n’y a pas grand-chose sur la route, c’est un peu le bush, ou le maquis, beaucoup de cactées dont plein de figuiers de barbarie, quelques baobabs, des espèces d’arbres ou de fougères géantes ressemblant à de longs chandeliers avec des pousses vertes à même le tronc, d’autres sortes avec des tiges en guise de feuilles, mais je ne connais pas les noms de tout ça. Peu de petits villages. Quelques villes importantes et sympathiques tous les 100 kms environ. On laisse peu à peu les beaux paysages de montagnes de Fort Dauphin pour un paysage semi désertique relativement plat et s’élevant progressivement vers les hauts plateaux verts et érodés. Le deuxième jour le cyclone Giovanna qui a ravagé une partie de la cote Est se fait ressentir avec des vents très puissants. Vision surréaliste de bout du monde. Certaines vitres manquent dans le camion, bien entendu je suis devant l’une d’elle, c’était très agréable la veille dans la chaleur, ça l’est beaucoup moins maintenant, d’autant plus que la pluie arrive. On a beau improviser un bâchage sommaire avec un vieux sac de riz, je suis vite trempé et glacé, le camion commence à glisser sur la piste mouillée et à des difficultés à monter les rampes. Je commence à craindre d’avoir à passer une deuxième nuit dans ce véhicule. J’ai une barre en fer dans le dos, on doit éviter de s’enfoncer dans la peau les morceaux de ferrailles qui dépassent un peu partout de la carrosserie, j’ai un mal épouvantable aux fesses et ne sait pas comment tourner mon long corps d’1 mètre 90. Enfin, après quelques heures interminables, mon soulagement de retrouver le goudron de la RN7 peu avant Ihosy ! Conclusion de ce trip. Pour se rendre à Fort Dauphin, sans hésiter, prendre la piste de Vangaidrano qu’on atteint facilement via Farafangana et Manakara tout goudronné, plutôt que celle d’Ihoso, c’est plus facile, agréable et moins long. Etre en parfaite condition physique. Avoir un bon vélo. Mais une moto ou un petit 4X4 ferait aussi bien l’affaire !
Et puis quelques impressions me sont venues en cours de route. Le plus et le moins rythment le voyage. Et la pensée du voyageur vagabonde. Connaissez- vous la différence entre un voyageur et un touriste ? Dans le film « Un thé au Sahara » le touriste ne fait que passer, le voyageur ne sait pas s’il va retourner chez lui. On pourrait dire aussi le touriste regarde sans comprendre et le voyageur essaye de comprendre même s’il sait que c’est inutile.
Il arrive aussi d’être en colère ou déçu. Cela donne : La société malgache est à l’antithèse de la nôtre. Tous les jours, heure par heure, au gré des rencontres et des observations, j’en fais la remarque. Ainsi je m’aperçois du fossé qui règne entre nous concernant : l’environnement, l’esthétisme, le fatalisme, la gestion de l’argent et du temps, l’exigence, et la liste est loin d’être exhaustive. L’environnement : je parlerais des maisons délabrées, par manque de moyens, par fatalisme, par ignorance. Les dépôts d’ordures sont courants, il n’y a pas malheureusement de ramassage des poubelles, et on peut traverser ainsi des montagnes d’ordures dans certaines rues. Le sens de l’esthétisme ne semble pas non plus toucher la majorité des malgaches, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, par manque d’éducation et de culture pourrait-on rajouter. Tas de tôles rouillées sont le lot de bien des masures ou de petits commerces, si bien que de beaux villages traditionnels en bois et chaume sont maintenant en partie défigurés. Peu d’exigence donc dans le travail des gens parfois nonchalants, qui préfèrent quand ils ont un peu d’argent faire la fête et boire la bière plutôt qu’investir dans l’éducation des enfants ou la réparation des maisons. Le comportement d’une partie des gens ne correspond pas toujours au cliché en vigueur - on considère généralement que le peuple malgache est souriant. Ce n’est pas toujours l’exacte vérité. Combien de fois ai-je vu au restaurant des petites serveuses qui ne disent même pas bonjour, ne font aucun sourire, dorment sur leur chaise en attendant le client et se lèvent avec peine en trainant les pieds pour servir. On pourrait parfois avoir l’impression que le désœuvrement, le fatalisme et le laxisme sont le lot quotidien d’un peuple pourtant proche de l’Asie par ses racines qui, elle, est si dynamique. On ne peut comparer avec la Chine et sa culture millénaire, on peut expliquer certaines choses, je n’ai jamais vu, ou si peu, un malgache lire un livre, hormis des livres religieux je n’ai jamais vu de livres dans les maisons, ni dans les librairies inexistantes hors grandes villes. Ce manque de culture alimente l’ignorance et l’appauvrissement. On pourrai croire qu’il n’y a pas dans la tête des gens ni de projets à long terme, ni d’interrogations philosophiques. Bien souvent le seul but de la vie est de trouver de quoi faire bouillir la marmite. Comme il n’y a rien à faire, pas de travail, la gestion du temps est là encore totalement différente la majorité des femmes vont passer leur existence à faire la lessive, la cuisine et a papauter entre elles. Pas de loisirs comme en occident, pas de cinéma, pas de salles de sport, c’et le désert culturel le plus total. Seule la musique et la danse arrosées de bière et de rhum sont activités (et c’est déjà pas mal !).
Et puis, passé le moment de blues on se sent mieux, on se rend compte qu’on a été très sévère et on réalise qu’il existe aussi dans ce pays tant de gens formidables avec lesquels on peut avoir, au hasard des rencontres, des discussions passionnées, les rapports humains sont ouverts contrairement à chez nous ou il est si difficile de parler à un inconnu. A travers ces quelques écrits, on peut voir la grande diversité de Madagascar et des sentiments qui s’en dégagent. Ce qui me viendrait à l’esprit en premier lieu pour synthétiser ces impressions, souvent subjectives, c’est que Mada, c’est la vie. Contrairement à notre monde vieillissant- il suffit de se promener dans nos villages de la France profonde et de les traverser sans voir personne pour comprendre la différence - le monde malgache grouille de vie, des enfants partout, des petites échoppes dans le moindre village. Et puis Mada sans tous ses problèmes ne serait plus Mada et ce qui choque parfois notre regard occidental parait tout à fait normal pour un malgache. Certains pourraient rêver d’un Madagascar sans trous sur les routes, sans toutes ses bicoques crasseuses, sans le grouillement des enfants, poussepousses, canard et oies. Un monde aseptisé, bétonné, sans âme, sans personnalité.
Certes, il y a dans le monde d’autres destinations, plus « touristiques », plus sereines, plus sures, plus « culturelles », moins chères et moins risquées. Pourquoi vient-on sur cette île si ce n’est pour l’exotisme, un peu d’aventure et l’assurance d’un monde totalement diffèrent ? Et Madagascar y a toute sa place.
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Croisière en fête sur le Costa Marina English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons confirmé notre participation pour la croisière en fête sur le "COSTA MARINA" du 20 Mars départ de Marseille: le prix attractif (480 E) et les escales nous ont incités à repartir!.. 5ème croisières en 14 mois! vive la retraite!!!
MERCI à tout les membres VF de me donner des renseignements concernant ces escales : LIVOURNE-NAPLES-LE PIREE (ATHENES)-IZMIR-CORFOU et LA VALETTE-en évitant si posible les excursions proposées par Costa (trop chères!)
Bons plans, sites incontournables à ne pas manquer etc....
Bon dimanche à tous
Bon dimanche à tous
Hôtel Royal Decameron Baru à Carthagene English translation pending
Y a t'il quelqu'un qui est au courant si le nouveau Royal Decameron Baru ( Cartagène) qui est supposé ouvrir décembre 2009 dans la revue de Nolitour est sur une île ou presqu'île et les excursions proposé.
Croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Europa en février 2009 English translation pending
Salut
je pars 2 semaines du 12 au 27 fevrier faire une croisière à bord du costa Europa pour faire les Perles de l'Océan Indien! (Seychelles, iles Maurice, Kenya, Madagascar, Mayotte et Reunion)
Cette croisière correspond à mes attentes seulement la période n'est pas bonne niveau climat et Costa crosiere l'effectue qu'en cette periode 🤪
c'est pour cela que j'aurais aimer avoir les impressions de ceux qui sont deja partit en cette saison faire cette croisiere ou même ceux qui on deja était en fevrier à l'un ou plusieurs des endroit que je dois visiter!
Quel est on était les conditions climatiques en cette periode pour vous j'ai vraiment peur de gacher mon voyage à cause de pluie ou de cyclones j'hésite à annuler cependant c'est vraiment cette croisiere qui m'interesse!
j'attends vos experiences avec impatience 😉 c'est URGENT si je dois annuler je dois m'y prendre rapidement 🙁
+++
je pars 2 semaines du 12 au 27 fevrier faire une croisière à bord du costa Europa pour faire les Perles de l'Océan Indien! (Seychelles, iles Maurice, Kenya, Madagascar, Mayotte et Reunion)
Cette croisière correspond à mes attentes seulement la période n'est pas bonne niveau climat et Costa crosiere l'effectue qu'en cette periode 🤪
c'est pour cela que j'aurais aimer avoir les impressions de ceux qui sont deja partit en cette saison faire cette croisiere ou même ceux qui on deja était en fevrier à l'un ou plusieurs des endroit que je dois visiter!
Quel est on était les conditions climatiques en cette periode pour vous j'ai vraiment peur de gacher mon voyage à cause de pluie ou de cyclones j'hésite à annuler cependant c'est vraiment cette croisiere qui m'interesse!
j'attends vos experiences avec impatience 😉 c'est URGENT si je dois annuler je dois m'y prendre rapidement 🙁
+++
Seule pour voyager la côte ouest des États-Unis English translation pending
Salut tout le monde!
J'ai besoin de vos infos car je compte faire sule la côte ouest de LA à Vancouver (ou l'inverse) en 6 ou 8 semaines. Déja est-ce que j'ai assez de temps?
De plus, je n'ai pas encore trouver de solutions pour me déplacer étant donné qu'il faut avoir 25ans pour louer une voiture. J'ai entendu parler d'un site de co-voiturage mais impossible de le trouver. Donc quel moyen le plus simple et le plus pratique pour me déplacer? possible de louer une voiture au canada pour la rendre aux usa?
Et est-ce que c'est dangereux de faire ce bout de route seule en tant que jeune nana?
J'espère avoir de vos astuces! merci d'avance
J'ai besoin de vos infos car je compte faire sule la côte ouest de LA à Vancouver (ou l'inverse) en 6 ou 8 semaines. Déja est-ce que j'ai assez de temps?
De plus, je n'ai pas encore trouver de solutions pour me déplacer étant donné qu'il faut avoir 25ans pour louer une voiture. J'ai entendu parler d'un site de co-voiturage mais impossible de le trouver. Donc quel moyen le plus simple et le plus pratique pour me déplacer? possible de louer une voiture au canada pour la rendre aux usa?
Et est-ce que c'est dangereux de faire ce bout de route seule en tant que jeune nana?
J'espère avoir de vos astuces! merci d'avance
Région la plus belle de Madagascar? English translation pending
Bonjour à tous!!!!😉
Je vais vous demandez un avis personnel à chacun de vous qui connaissez si bien Mada
quelle est pour vous la région la plus belle?
merci de votre participation et bonne journée à tous!😄
Je vais vous demandez un avis personnel à chacun de vous qui connaissez si bien Mada
quelle est pour vous la région la plus belle?
merci de votre participation et bonne journée à tous!😄
Quel pays après un voyage en Thaïlande? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous revenons d'un voyage de 25 jours en Thaïlande, tout le mois d'octobre. Nous souhaiterions repartir mais dans un autre pays l'année prochaine, mais où? La Thaïlande, c'est si facile, magnifique, varié et économique... Je ne vois pas actuellement un pays qui regroupe toutes ces qualités là. Eclairez moi s'il vous plait.
Merci pour vos réponses et si vous avez également des questions. Amicalement Sébastien
Nous revenons d'un voyage de 25 jours en Thaïlande, tout le mois d'octobre. Nous souhaiterions repartir mais dans un autre pays l'année prochaine, mais où? La Thaïlande, c'est si facile, magnifique, varié et économique... Je ne vois pas actuellement un pays qui regroupe toutes ces qualités là. Eclairez moi s'il vous plait.
Merci pour vos réponses et si vous avez également des questions. Amicalement Sébastien
Panama: génial! English translation pending
le panama c est GENIAL j adore surtout la costa arriba de colon.... ou je vis actuellement.......franchement j ai fait un tour en republique dominicaine ben rien a voir panama n est pas encore detruit par le tourisme de masse et la culture est encore bien pure et agreable.....
bon voyage et si vous passez par le panama et la costa arriba de colon ecrivez moi j ai de bonnes adresses...... surtout pour les amateurs de la natures.........la mer .....la faune et la flore.......ç
a bientot
Road Trip USA 2023 - Part 2
HIGHWAY 1
Highway 1 runs along the Pacific coast of California from Leggett in the north to Dana Point in the south. It's the longest state route in California, stretching 1,050 km.
It's famous for its breathtaking ocean views. That’s actually why it’s become such a popular route for road trips, with tons of attractions and points of interest all along the way.
After crossing the U.S. interior on our way out (see Road Trip USA 2023 - Part 1), we’re starting our return trip along this route from Leggett.
Videos are embedded throughout the summary. Please click on the image to start the video. To jump to a specific post, here are the appropriate links:
CALIFORNIA:
Scenic Overlooks on Route 1 Between Leggett and Fort Bragg The Pudding Creek Trestle Bridge in Fort Bragg Glass Beach - Fort Bragg Jenner Lookout Point - Highway 1 Goat Rock Beach - Sonoma Coast State Park - Jenner Point Reyes National Seashore - White House Pool Trail Point Reyes National Seashore - Limantour Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Shipwreck Point Reyes National Seashore - Kehoe Beach Trail Point Reyes National Seashore - McClures Beach Trail Point Reyes National Seashore - Cypress Tree Tunnel Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach North Point Reyes National Seashore - Elephant Seals on Drakes Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach South Point Reyes National Seashore – Elephant Seals Overlooks Point Reyes National Seashore - Chimney Rock Trail Point Reyes National Seashore - Point Reyes Lighthouse Trail Point Reyes National Seashore – Tule Elk Observation Point Bonita Lighthouse Trail - Sausalito Hawk Hill - Sausalito Battery Spencer Trail - Sausalito Rodeo Beach - Sausalito Point Cavallo - Golden Gate View - Sausalito Exploring Downtown Sausalito Visiting Sausalito’s Houseboats Crossing the Golden Gate Bridge - San Francisco Golden Gate Bridge Viewpoints - San Francisco Cruise to Alcatraz Island - San Francisco Visiting Alcatraz Island - San Francisco Civic Center - Downtown San Francisco Market Street & Yerba Buena Gardens - Downtown San Francisco Union Square & Financial District - Downtown San Francisco Fisherman's Wharf, Pier 39 & Embarcadero - San Francisco Sea Lion Observation - Pier 39 - San Francisco Lombard Street & Cable Car - Russian Hill - San Francisco Macondray Lane Historic District - Russian Hill - San Francisco Grace Cathedral & Huntington Park - Nob Hill - San Francisco Telegraph Hill - San Francisco Chinatown - San Francisco Alamo Square & Painted Ladies - Western Addition - San Francisco Palace of Fine Arts - Marina District - San Francisco Presidio of San Francisco California Coastal Trail - Lincoln Park - San Francisco California Palace of the Legion of Honor - Lincoln Park - San Francisco Sutro Baths - Lincoln Park - San Francisco Queen Wilhelmina Garden - Golden Gate Park - San Francisco Bison Paddock - Golden Gate Park - San Francisco Portals of the Past - Golden Gate Park - San Francisco Strawberry Hill - Golden Gate Park – San Francisco Prayerbook Cross & Robin Williams Meadow - Golden Gate Park - San Francisco Hidden Garden Steps & 16th Avenue Tiled Steps - San Francisco Grandview Park - San Francisco Hike - Twin Peaks Three Summits - San Francisco Longboarding Down Twin Peaks Blvd in San Francisco Haight-Ashbury - San Francisco Corona Heights Park - San Francisco Mission Dolores - San Francisco Mural Frescoes (Part 1) - Mission District - San Francisco Mural Frescoes (Part 2) - Mission District - San Francisco Devil's Slide Bunker - Pacifica Mavericks Beach - Half Moon Bay Martins Beach - Half Moon Bay Pigeon Point Lighthouse State Historic Park - Pescadero What to See in Santa Cruz Visiting Capitola What to See in Monterey Carmel-by-the-Sea Lovers Point Park - Pacific Grove Castle Rock, Hurricane Point & Little Sur River Viewpoints Pfeiffer Falls Trail Julia Pfeiffer Burns State Park Vista Point & McWay Falls Highway 1 - Big Sur Viewpoints Salmon Creek Falls San Carpoforo Creek Trail Elephant Seal Vista Point - San Simeon San Simeon Pier Moonstone Beach Boardwalk Shipwreck - Estero Bluffs State Park Surfing Competition in Morro Bay Port San Luis Pier - San Luis Obispo Pismo Beach Monarch Butterfly Grove - Pismo State Beach Nojoqui Falls Park - Solvang Arroyo Hondo Vista Point Solvang, a Charming Danish Town in California Chumash Painted Cave - Santa Barbara Goleta San Marcos Rd & Cachuma Lake Vista Points - Santa Barbara Old Santa Barbara Mission Walking Tour of Santa Barbara’s Historic Downtown West Beach - Santa Barbara What to See in Ventura Paradise Falls - Wildwood Regional Park - Thousand Oaks Sandy Dune & El Matador State Beach - Malibu Point Dume Nature Reserve - Malibu Malibu Pier Road Trip in the Malibu Mountains Los Liones Trail - Santa Monica Santa Monica Pier Rodeo Drive - Beverly Hills Greystone Mansion - Beverly Hills Hollywood Walk of Fame - Los Angeles Griffith Observatory - Los Angeles Hollywood Forever Cemetery - Los Angeles What to See in Venice Beach Venice Beach Skatepark ShoreLine Aquatic Park - Long Beach Alamitos Beach - Long Beach Naples Island - Long Beach Crescent Bay Point Park & Helser Park Kiosk - Laguna Beach Shell Beach at Twin Points - Laguna Beach Prairie Dogs at Agra Vista Point Top Gun House & Oceanside Pier Annie's Canyon Trail - Solana Beach (Via North Rios Trailhead Loop) Old Town San Diego La Jolla Coastal Trail - San Diego Balboa Park - San Diego Pacific Beach - San Diego Mission Beach - San Diego Ocean Beach Tide Pools - San Diego Sunset Cliffs Natural Park - San Diego Tuna Harbor Park - San Diego Seaport Village & Embarcadero Marina Park - San Diego Gaslamp Quarter - Downtown San Diego Coronado Island - San Diego Dead Dolly Lane - Alpine Galleta Meadows Metal Sculptures - Borrego Springs What to See in Palm Springs Robolights - Palm Springs Andreas Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs Palm Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs West Fork Falls Trail - Indian Canyons - Palm Springs Tahquitz Canyon Loop Trail - Indian Canyons - Palm Springs Desert Christ Park - Yucca Valley Pioneertown Salvation Mountain - Niland Slab City - Niland
Highway 1 runs along the Pacific coast of California from Leggett in the north to Dana Point in the south. It's the longest state route in California, stretching 1,050 km.
It's famous for its breathtaking ocean views. That’s actually why it’s become such a popular route for road trips, with tons of attractions and points of interest all along the way.
After crossing the U.S. interior on our way out (see Road Trip USA 2023 - Part 1), we’re starting our return trip along this route from Leggett.
Videos are embedded throughout the summary. Please click on the image to start the video. To jump to a specific post, here are the appropriate links:
CALIFORNIA:
Scenic Overlooks on Route 1 Between Leggett and Fort Bragg The Pudding Creek Trestle Bridge in Fort Bragg Glass Beach - Fort Bragg Jenner Lookout Point - Highway 1 Goat Rock Beach - Sonoma Coast State Park - Jenner Point Reyes National Seashore - White House Pool Trail Point Reyes National Seashore - Limantour Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Shipwreck Point Reyes National Seashore - Kehoe Beach Trail Point Reyes National Seashore - McClures Beach Trail Point Reyes National Seashore - Cypress Tree Tunnel Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach North Point Reyes National Seashore - Elephant Seals on Drakes Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach South Point Reyes National Seashore – Elephant Seals Overlooks Point Reyes National Seashore - Chimney Rock Trail Point Reyes National Seashore - Point Reyes Lighthouse Trail Point Reyes National Seashore – Tule Elk Observation Point Bonita Lighthouse Trail - Sausalito Hawk Hill - Sausalito Battery Spencer Trail - Sausalito Rodeo Beach - Sausalito Point Cavallo - Golden Gate View - Sausalito Exploring Downtown Sausalito Visiting Sausalito’s Houseboats Crossing the Golden Gate Bridge - San Francisco Golden Gate Bridge Viewpoints - San Francisco Cruise to Alcatraz Island - San Francisco Visiting Alcatraz Island - San Francisco Civic Center - Downtown San Francisco Market Street & Yerba Buena Gardens - Downtown San Francisco Union Square & Financial District - Downtown San Francisco Fisherman's Wharf, Pier 39 & Embarcadero - San Francisco Sea Lion Observation - Pier 39 - San Francisco Lombard Street & Cable Car - Russian Hill - San Francisco Macondray Lane Historic District - Russian Hill - San Francisco Grace Cathedral & Huntington Park - Nob Hill - San Francisco Telegraph Hill - San Francisco Chinatown - San Francisco Alamo Square & Painted Ladies - Western Addition - San Francisco Palace of Fine Arts - Marina District - San Francisco Presidio of San Francisco California Coastal Trail - Lincoln Park - San Francisco California Palace of the Legion of Honor - Lincoln Park - San Francisco Sutro Baths - Lincoln Park - San Francisco Queen Wilhelmina Garden - Golden Gate Park - San Francisco Bison Paddock - Golden Gate Park - San Francisco Portals of the Past - Golden Gate Park - San Francisco Strawberry Hill - Golden Gate Park – San Francisco Prayerbook Cross & Robin Williams Meadow - Golden Gate Park - San Francisco Hidden Garden Steps & 16th Avenue Tiled Steps - San Francisco Grandview Park - San Francisco Hike - Twin Peaks Three Summits - San Francisco Longboarding Down Twin Peaks Blvd in San Francisco Haight-Ashbury - San Francisco Corona Heights Park - San Francisco Mission Dolores - San Francisco Mural Frescoes (Part 1) - Mission District - San Francisco Mural Frescoes (Part 2) - Mission District - San Francisco Devil's Slide Bunker - Pacifica Mavericks Beach - Half Moon Bay Martins Beach - Half Moon Bay Pigeon Point Lighthouse State Historic Park - Pescadero What to See in Santa Cruz Visiting Capitola What to See in Monterey Carmel-by-the-Sea Lovers Point Park - Pacific Grove Castle Rock, Hurricane Point & Little Sur River Viewpoints Pfeiffer Falls Trail Julia Pfeiffer Burns State Park Vista Point & McWay Falls Highway 1 - Big Sur Viewpoints Salmon Creek Falls San Carpoforo Creek Trail Elephant Seal Vista Point - San Simeon San Simeon Pier Moonstone Beach Boardwalk Shipwreck - Estero Bluffs State Park Surfing Competition in Morro Bay Port San Luis Pier - San Luis Obispo Pismo Beach Monarch Butterfly Grove - Pismo State Beach Nojoqui Falls Park - Solvang Arroyo Hondo Vista Point Solvang, a Charming Danish Town in California Chumash Painted Cave - Santa Barbara Goleta San Marcos Rd & Cachuma Lake Vista Points - Santa Barbara Old Santa Barbara Mission Walking Tour of Santa Barbara’s Historic Downtown West Beach - Santa Barbara What to See in Ventura Paradise Falls - Wildwood Regional Park - Thousand Oaks Sandy Dune & El Matador State Beach - Malibu Point Dume Nature Reserve - Malibu Malibu Pier Road Trip in the Malibu Mountains Los Liones Trail - Santa Monica Santa Monica Pier Rodeo Drive - Beverly Hills Greystone Mansion - Beverly Hills Hollywood Walk of Fame - Los Angeles Griffith Observatory - Los Angeles Hollywood Forever Cemetery - Los Angeles What to See in Venice Beach Venice Beach Skatepark ShoreLine Aquatic Park - Long Beach Alamitos Beach - Long Beach Naples Island - Long Beach Crescent Bay Point Park & Helser Park Kiosk - Laguna Beach Shell Beach at Twin Points - Laguna Beach Prairie Dogs at Agra Vista Point Top Gun House & Oceanside Pier Annie's Canyon Trail - Solana Beach (Via North Rios Trailhead Loop) Old Town San Diego La Jolla Coastal Trail - San Diego Balboa Park - San Diego Pacific Beach - San Diego Mission Beach - San Diego Ocean Beach Tide Pools - San Diego Sunset Cliffs Natural Park - San Diego Tuna Harbor Park - San Diego Seaport Village & Embarcadero Marina Park - San Diego Gaslamp Quarter - Downtown San Diego Coronado Island - San Diego Dead Dolly Lane - Alpine Galleta Meadows Metal Sculptures - Borrego Springs What to See in Palm Springs Robolights - Palm Springs Andreas Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs Palm Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs West Fork Falls Trail - Indian Canyons - Palm Springs Tahquitz Canyon Loop Trail - Indian Canyons - Palm Springs Desert Christ Park - Yucca Valley Pioneertown Salvation Mountain - Niland Slab City - Niland
Un itinéraire à Cuba English translation pending
Bonjour à tous, j'organise un voyage surprise pour les 50 ans de mon mari à Cuba. Les vols sont réservés, nous partons avec Air France du 17/01/2019 au 26/01/2019 (arrivée en Belgique le 27).
C'est la première fois que je me lance dans l'organisation d'un voyage tel que celui ci ayant pour habitude de passer par agence. Cependant, les prix sont exorbitants pour uniquement faire un tour à la Havane et un séjour all in à Varadero!
J'aimerai donc avoir vos avis pour l'itinéraire auquel j'ai pensé :
17/01 : Arrivée à la Havane vers 19h => Transfert en taxi vers la vieille Havane où je pense dormir dans une casa particular. 18/01 : Visite de la Havane à pied, peut-être avec l'autotour qui permet de monter et descendre quand on le veut. 19/01 : Suite et fin de la visite à la Havane. Avez vous des bons plans ? Des choses à voir absolument? Je pensais à une visite de fabrique de cigares et aussi de rhum. 20/01 : Départ pour Vinales => Visite de Vinales, peut-être une excursion à cheval ? Nuit à Vinales. 21/01 : Matinée à Vinales => Départ pour Cienfuegos => Arrêt à Las Terrazas et Soroa => Visite de Cienfuegos => Nuit à Cienfuegos 22/01 : Fin de visite de Cienfuegos =>Départ pour Trinidad => Visite de la ville => Nuit à Trinidad. 23/01 : Excursions => Des idées ? Je pensais à une balade à cheval ou peut-être une traversée en catamaran jusque Cayo Blanco ou simplement aller à la Playa Ancon qui est proche. Nuit à Trinidad. 24/01 : Toppes de Collante jusque la chute Caburni => Départ pour Varadero. Nuit à Varadero. 25/01 : Varadero. 26/01 : Varadero => Retour à la Havane pour reprendre l'avion vers Paris de nuit.
Je me pose encore plein de questions : quels sont les trucs à faire ? a ne pas faire ? est ce préférable de louer une voiture ? Je pensais louer la voiture du 19/01 (Aéroport à la Havane) pour pouvoir faire le circuit en voiture jusqu'au avant de reprendre le taxi ou le bus de Varadero à l'aéroport de la Havane.
Qu'en pensez vous ?
Un grand merci pour votre aide. Au plaisir de vous lire.
Amélia Ramackers.
C'est la première fois que je me lance dans l'organisation d'un voyage tel que celui ci ayant pour habitude de passer par agence. Cependant, les prix sont exorbitants pour uniquement faire un tour à la Havane et un séjour all in à Varadero!
J'aimerai donc avoir vos avis pour l'itinéraire auquel j'ai pensé :
17/01 : Arrivée à la Havane vers 19h => Transfert en taxi vers la vieille Havane où je pense dormir dans une casa particular. 18/01 : Visite de la Havane à pied, peut-être avec l'autotour qui permet de monter et descendre quand on le veut. 19/01 : Suite et fin de la visite à la Havane. Avez vous des bons plans ? Des choses à voir absolument? Je pensais à une visite de fabrique de cigares et aussi de rhum. 20/01 : Départ pour Vinales => Visite de Vinales, peut-être une excursion à cheval ? Nuit à Vinales. 21/01 : Matinée à Vinales => Départ pour Cienfuegos => Arrêt à Las Terrazas et Soroa => Visite de Cienfuegos => Nuit à Cienfuegos 22/01 : Fin de visite de Cienfuegos =>Départ pour Trinidad => Visite de la ville => Nuit à Trinidad. 23/01 : Excursions => Des idées ? Je pensais à une balade à cheval ou peut-être une traversée en catamaran jusque Cayo Blanco ou simplement aller à la Playa Ancon qui est proche. Nuit à Trinidad. 24/01 : Toppes de Collante jusque la chute Caburni => Départ pour Varadero. Nuit à Varadero. 25/01 : Varadero. 26/01 : Varadero => Retour à la Havane pour reprendre l'avion vers Paris de nuit.
Je me pose encore plein de questions : quels sont les trucs à faire ? a ne pas faire ? est ce préférable de louer une voiture ? Je pensais louer la voiture du 19/01 (Aéroport à la Havane) pour pouvoir faire le circuit en voiture jusqu'au avant de reprendre le taxi ou le bus de Varadero à l'aéroport de la Havane.
Qu'en pensez vous ?
Un grand merci pour votre aide. Au plaisir de vous lire.
Amélia Ramackers.
Calendrier des départs en croisière des membres VF 2019 English translation pending
Bonsoir à tous 🙂
je sais qu il est un peu tôt ; néanmoins je décide de démarrer le calendrier pour les départs en croisiere des membres VF 2019 ; nous pouvons à présent reserver très longtemps à l avance
donc n hésitez pas si vous avez déjà reservé à vous inscrire ici même ;😉
JANVIER 2019 FEVRIER 2019 MARS 2019 AVRIL 2019 MAI 2019 JUIN 2019 JUILLET 2019 AOUT 2019 SEPTEMBRE 2019 OCTOBRE 2019 NOVEMBRE 2019 DECEMBRE 2019
JANVIER 2019 FEVRIER 2019 MARS 2019 AVRIL 2019 MAI 2019 JUIN 2019 JUILLET 2019 AOUT 2019 SEPTEMBRE 2019 OCTOBRE 2019 NOVEMBRE 2019 DECEMBRE 2019
Tour du monde MSC 2019 English translation pending
Bonjour,
C'est décidé!
Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit...
Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel.
J - 777....
J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure...
Jean-Marie
PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
3 semaines en famille dans l'ouest des USA English translation pending
Ayant bénéficié de tant de témoignages sur ce forum pour préparer notre voyage, c’est avec plaisir que je m’assieds (tardivement) à mon tour pour témoigner de notre expérience.
En août 2013, nous sommes partis en famille (couple + 3 ados) pour un périple de 22 jours dans l’ouest des USA. Ce fut un voyage fantastique, trop court comme toujours.
La première étape fut de définir un itinéraire. Le choix est difficile tant il y a à voir et à faire.
Nous avons opté pour un vol multi-destination qui nous a permis de commencer notre voyage à Los Angeles pour le terminer à Las Vegas. En réservant nos billets d’avion près d’un an à l’avance nous avons déjà économisé quelques centaines d’euros. On nous avait conseillé de faire l’escale en Europe plutôt qu’aux USA pour éviter de devoir récupérer ses bagages lors de l’escale. Mais notre vol faisait étape à NY et franchement, tout va très vite, est très bien organisé et ce n’est pas un souci de refaire le checking lors de l’étape. Pour ceux qui en ont l’occasion, n’hésitez pas à partir un mois pour en profiter pleinement ou alors à scinder ce voyage en 2 : la Californie d’une part, les parcs nationaux d’autre part. Vous ne le regretterez pas.
Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Etant à 5, nous avons privilégiés les chambres familiales. Une belle économie sur le budget car en optant pour une chambre double + 1 rollaway bed (lit supplémentaire), nous ne devions payer qu’une chambre au lieu de 2. Il faut savoir que les lits doubles aux USA sont très larges (souvent 1m60/1m80) et qu’on trouve 2 lits doubles dans une chambre double. Pour 5, il ne reste qu’à y ajouter un lit d’appoint (rollawaybed) pour 10 à 15$ la nuit et le tour est joué. La plupart des hôtels proposent cette solution. Sur Booking.com, nous pouvions chaque fois vérifier la taille des lits, de la chambre et la possibilité d’y rajouter un lit d’appoint. Ce fut très simple à réserver et en cas de doute, nous envoyions un mail directement à l’hôtel pour nous en assurer. Tout s’est toujours bien passé. Cette économie nous a permis de nous faire plaisir aussi en optant pour un hôtel de catégorie supérieure. Si en Californie la piscine n’est pas indispensable (il ne fait pas si chaud au bord de l’océan), dans l’intérieur du pays, elle était incontournable, surtout pour nos 3 ados.
Nos différentes étapes furent au final : Los Angeles / San Simeon / San Francisco / Yosemite / Death Valley / Las Vegas / Zion / Bryce / Moab / Monument Valley / Lake Powell / Grand Canyon / Las Vegas soit au total 3800 km. Certains jours les étapes furent plus longues mais jamais cela ne nous a paru trop long car la route est souvent magnifique et l’on ne cesse d’admirer le paysage. Les enfants étaient munis de leur DS, i-pod, … et n’ont pas vu les km défiler.
Nous avons loué une voiture type Chrysler Dodge, 7 places (réservée à l’avance) que nous avons récupérée dès notre arrivée à l’aéroport de Los Angeles. Un 4x4 n’est pas nécessaire pour visiter les parcs à moins que vous ne souhaitiez absolument partir à l’aventure sur des pistes hors des sentiers battus. Même en réservant la voiture à l’avance, il nous a fallu attendre un certain temps avant de la récupérer. Attention, même en ayant tout réservé et défini à l’avance, au comptoir ils ne manqueront pas de vous proposer des assurances et services supplémentaires. Ils essayeront aussi de vous convaincre de prendre une catégorie supérieure. Ne vous laissez pas avoir, ils sont très forts. Avec le décalage horaire, il était déjà très tard (ou très tôt) et nous étions bien fatigués. Une fois la voiture récupérée, nous avons pris la direction de l’hôtel. Il n’était que 9h00 du soir pour les américains mais 6h00 du matin pour nous. Donc sans nous attarder nous avons plongés sous nos draps. Grâce à cela, dès notre réveil 08h00 heure locale, nous étions en pleine forme et n’avons pas souffert du décalage horaire.
Pour gagner du temps sur notre programme du lendemain, nous avions réservé un hôtel à Hollywood. A côté du Hollywood Bld et tout près d’Universal Studio. Nous trouvons cette solution idéale car Los Angeles est immense et on passe vite des heures à traverser la ville. Notre hôtel était parfait, proximité, chambre familiale, petit déj. inclus et piscine.
Jour 1 : Universal Studio, Hollywood Bld et Griffith Observatory. Une journée qui s’annonce bien remplie. Le soleil brille, nous sommes vacances, tout va bien. Pour gagner du temps, avant notre départ, nous avons acheté des Pass « Front of line » sur internet. C’est beaucoup plus cher qu’une entrée simple mais a l’immense avantage de nous éviter les files dans le parc. Comme notre planning est serré ce n’est pas négligeable. Universal Studio est sans surprise, un parc d’attraction, comme tous les parcs d’attractions version USA, très bien organisé avec des shows rôdés et des animateurs super entraînés. Universal Studio n’est pas trop grand et axé sur le cinéma et les grosses productions américaines. Très sympa pour ceux qui aiment les parcs d’attractions et les films ou séries made in USA. Un plongeon direct dans l’American way of life et les coulisses du cinéma. A 15h00, nous aurons terminé tout le parc et ses nombreuses attractions, ce qui nous laisse le temps d’aller nous balader sur Hollywood Bld (à côté de l’hôtel) avant notre soirée prévue au Griffith Observatory. La ballade sur Holywood Bld répond à toutes nos attentes. On est au cœur d’Hollywood, dans ce lieu que l’on a vu 100 fois à la télé ou au cinéma. Du pur folklore, un lieu mythique, des sosies de stars de tous les côtés, des étoiles au sol, des magasins de folies, … nos enfants ne savent plus où regarder, quelle étoile prendre en photo, dans quelles empreintes plonger leurs mains. Welcome in USA.
Pour terminer la journée, après un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel, on nous avait vivement recommandé de monter jusqu’au Griffith Observatory qui offre plusieurs avantages : on est juste en face des fameuses lettres « Hollywood » (photos incontournables), il y a chaque jour des projections de film sur l’espace à ne pas rater (nous sommes arrivés juste trop tard et l’avons raté !) et surtout il y a une vue imprenable sur Los Angeles. Vous arrivez en fin d’après-midi, prenez vos photos, allez voir le film et en sortant la nuit est tombée et vous découvrez un Los Angeles tout illuminé, nouvelle séance de photos. Il y a aussi moyen de manger sur place mais avant 19h00. Pour une première journée de vacances USA, nous en avons déjà des choses à raconter.
Jour 2 : Beverly Hill, Santa Monica, Santa Barbara, Hearst Castle En route pour San Simeon (étape intermédiaire vers San Francisco) par la Highway 1 (route qui longe la côte). Avant de quitter Los Angeles, nous avons prévu de faire un tour du côté de Beverly Hill et Rodeo Drive, la fameuse rue des magasins chics fréquentée par les stars. Les enfants rêvent bien sûr d’en croiser l’une ou l’autre (espoir déçu). Après ce passage obligé qu’on est content d’avoir vu pour enfin voir en vrai ce qu’on a tant de fois aperçu à la télé ou au ciné …, nous prenons la direction de la côte pour découvrir les fameuses plages de Californie, Santa Monica, Santa Barbara, … Chacune de ses plages à son intérêt mais nous manquions de temps pour tout faire et avons dû consentir quelques sacrifices. Mieux vaut prévoir un jour de plus pour mieux profiter de Los Angeles et de ses alentours. A Santa Monica, immense plage de sable fin avec son pier et son parc d’attractions vintage, ses life guards et leurs cabines typiques que l’on voit dans Malibu. C’est aussi la fin de la route 66.
Santa Barbara, jolie petite ville balnéaire en bord de mer qui mérite plus qu’une pause sandwich. Là aussi, possibilité de faire une croisière en mer pour observer les baleines.
Venice et Malibu que nous avons dû passer faute de temps mais à partir desquelles il est possible de louer des vélos pour parcourir la côte. Nous aurions bien aimé nous imprégner des lieux par ce biais. Nous avons aussi fait l’impasse du Getty Center et de la Getty Villa par manque de temps. Donc prévoyez 2 jours pleins pour LA et ses alentours.
La route vers San Francisco peut se faire soit par l’autoroute (+ rapide mais à l’intérieur des terres) soit par la Highway 1 qui longe la côte. La route est dégagée, on y circule très bien et on bénéficie de la vue tout le long du trajet. Cette option est donc vivement recommandée. Bon à savoir, vu la proximité de l’océan, tôt le matin il y a beaucoup de brume et la vue est bouchée par endroit. En cours de journée, le brouillard se lève et la vue est dégagée.
Nous avions prévu de visiter Hearst Castle en cours de route et avons donc réservé un motel à San Simeon. Hôtel sans intérêt mais correct, proche d’Hearst Castle et à proximité de Piedras Blancas où une colonie d’éléphants de mer a pris possession de la plage. On peut les approcher de tout près et c’est vraiment amusant de les observer. Autre possibilité pour la nuit : Cambria, c’est là que nous avons soupé. Tout petit mais plus charmant que San Simeon qui consiste plus en un rassemblement de quelques motels en bord de route. Hearst Castle est à l’image même de la folie américaine, délirant, mégalomaniaque et kitchissime. Pour le visiter mieux vaut réserver son tour à l’avance sur internet. Il y a plusieurs tours possibles et des visites toutes les 1 /2 heures mais c’est vite rempli. Comme toujours aux USA tout est très bien organisé et on ne perd pas de temps.
Jour 3 : Piedras blancas, Carmel, Monterey, San Francisco Nous commençons la journée par le bord de mer où nous prenons le temps d’observer ces fameux éléphants de mer qui ont pris possession de la plage. Nous sommes à quelques mètres d’eux à peine et c’est très amusants de les voir évoluer. Après une petite demi-heure, nous reprenons la route direction San Francisco. Toujours en longeant la côte par la 1, nous avons prévu une halte à Carmel pour visiter le Monastère et la petite ville, pleine de charme dont le maire a longtemps été Clint Eastwood. Cette petite cité balnéaire mérite qu’on prenne le temps de s’y balader. Elle a un charme fou et dénote totalement par rapport aux grandes villes américaines que nous allons traverser (LA, LV, SF). Après Carmel, nous faisons halte à Monterey pour nous promener sur le Pier et visiter son aquarium, le plus grand du monde. Noir de monde mais certaines sections (méduses entre autres) méritent vraiment le détour. Pour aller de Carmel à Monterey il ne faut pas hésiter à emprunter la 17 Miles Drive par la côte (route privée qui longe la côte et traverse des propriétés privées haut de gamme). Après cette visite aquatique, nous reprenons la route pour San Francisco où nous avons rendez-vous avec deux familles d’amis qui, par le plus grand des hasards, se retrouvent aussi à SF ce jour-là. Nous passons la soirée tous ensemble pour dès le lendemain, chacun reprendre notre route de notre côté.
Jour 4, 5 et 6 matin : San Francisco et ses classiques : Alcatraz, Pier 39, Golden gate, Cable car, China town, Alamo Square, Fisherman’s wharf, Ghirardelli Square, Nob Hill, Lombard Street, Japanese Tea Garden, Sausalito (en vélo), 49 miles scenic drive. Je ne m’étends pas sur le sujet car il est déjà largement commenté ailleurs mais tous ces lieux en valent la peine et nous plongent dans une ambiance unique. Durant trois jours, nous avons laissé la voiture dans le parking de l’hôtel et avons circulé à pied, en tram ou en cable car. D’où l’intérêt de choisir un hôtel avec parking (gratuit si possible) car cela coute vite très très cher. Ca monte très fort et même s’il ne fait pas si chaud à SF, on a vite chaud lorsqu’on arpente ses rues. Pour le reste, nous avons eu froid à SF, mieux vaut le savoir, au bord de l’océan il ne fait pas toujours chaud. Mieux vaut prévoir un pantalon, un polar et un coupe-vent. Pour Alcatraz, nous avions également réservé nos places à l’avance via internet. Je crois que sans cela, il est impossible d’avoir des places. Les places se réservent 90 jours à l’avance. Bloquez votre agenda si vous voulez avoir le choix du jour et de l’heure. J’avais lu qu’il valait mieux prendre la première visite de la journée pour éviter la foule c’est ce que nous avons fait mais je ne sais pas s’il y a tant de monde durant la journée. En tout cas, la visite en vaut vraiment la peine et les audio guides en toutes langues sont très bien faits. Une ville à taille humaine, la plus européenne dit-on mais très américaine tout de même. Et à nouveau cette joie d’être plongé en plein film. On connaît cette ville de l’avoir tant de fois vue au cinéma ou à la télé mais y être, c’est encore autre chose. Les rues qui montent et descendent, le cable car, les maisons en bois de toutes les couleurs, la vue sur la baie et bien sûr … le Golden Gate. Lorsque nous y étions avait aussi lieu l’America’s Cup où l’on peut admirer les voiliers filer sur l’eau. Une ville à ne pas rayer de son parcours. Bien entendu, avec nos ados de filles, nous n’avons pas échappé à une séance de shopping dans la rue commerçante principale. C’est ça aussi les vacances et puis c’est toujours sympa de découvrir des enseignes que l’on ne connait pas. Pendant ce temps mon fils a entrainé mon mari au musée mécanique, la plus grande collection d’automates. Il y est retourné 2 fois et en parle encore. Que des vieilles machines à sous, de tous les styles, témoins d’une époque mais très ludiques aussi car on peut encore y jouer. 2 jours et demi ou 3 jours sont bien pour visiter SF. J’ai l’impression d’avoir vu ce que nous souhaitions voir et pour une fois nous ne repartons pas frustrés d’être passé à côté de quelque chose.
Jour 6 suite : Yosemite NP En fin de matinée nous quittons SF pour nous rendre au Yosemite. Comme nous nous éloignons de l’océan, les nuages s’estompent pour laisser la place au ciel bleu et la température augmente radicalement. Puisque nous en avons le temps, nous avons prévu de descendre jusqu’à l’entrée sud « Mariposa » afin de déjà nous balader fin d’après-midi de ce côté pour découvrir les fameux séquoias géants. De cette façon, nous pourrons consacrer la journée du lendemain à la partie centrale du parc via la Tioga Road. Arrivée dans notre hôtel qui est un ancien ranch à proximité de l’entrée du parc. Chouette endroit, rempli d’histoire qui mérite de s’y poser un instant pour savourer le cadre et s’imprégner de l’atmosphère. Mais nous, à peine arrivés, nous partons à la rencontre des séquoias. Super ballade durant laquelle nous croisons une biche et son faon pas farouche du tout. Il y a des écureuils de tous les côtés aussi. Cela monte ferme durant la ballade mais une fois arrivés au sommet les enfants sont contents de profiter du cadre. Après la descente du retour, plongeon dans la piscine de l‘hôtel et souper sympa dans le restau ambiance cow-boy. Pour les parcs nationaux, si vous prévoyez d’en visiter 4 ou plus durant votre voyage, surtout acheté le pass annuel qui coûte le prix de 4 entrées et est valable dans la majorité des parcs durant un an. Vous pourrez donc même le donner à des amis qui prévoient d’y aller à votre retour.
Jour 7 : Yosemite NP Nous avons rendez-vous avec des amis canadiens qui nous ont rejoints spécialement. Notre fille avait séjourné chez eux durant 3 mois et nous avions accueilli leur fille chez nous 3 mois durant également. C’était une surprise pour notre fille et ce fut un bonheur de profiter de leurs retrouvailles. Nous passerons les deux prochains jours ensemble en toute complicité. C’est donc ensemble que nous partons pour le cœur du parc. Le site est merveilleux, les Alpes en plus beau et en plus grand. Très bien organisé comme toujours. On peut donc découvrir les différents points de vue en voiture ou en navette mais aussi bien sûr opter pour la randonnée. Il y a un grand choix de ballades, de durées et de difficultés variées, convenant pour toutes les exigences. Nous avons fait une sacrée ballade ! Une montée infernale qui remonte une rivière pour arriver au sommet d’une cascade impressionnante. Heureusement au départ de la cascade (donc tout en haut), des bassins naturels nous permettent de nous baigner dans cette eau très rafraîchissante. La descente se fera sans aucune difficulté.
Après cette ballade, nous poursuivons notre traversée du parc en voiture, en faisant halte à certains points de vue. Il serait possible de faire d’autres ballades en restant un jour de plus. Mais nous avons prévu de passer la nuit à Bridgeport à la sortie Est du parc et continuons donc notre route. La sortie du parc se fait sous le coucher du soleil qui donne de magnifiques reflets colorés au paysage. Je ne peux m’arrêter de prendre des photos à travers la vitre de la voiture tellement c’est beau et que j’ai envie de saisir chaque instant.
A la sortie du parc, nous faisons face à Mono Lake. Comme le soir est tombé et que nous repasserons demain par ici, nous ferons une halte à ce moment-là. Nous prenons la direction de notre hôtel à Bridgeport pour nous rapprocher de notre visite de Body prévue le lendemain matin. Nous logeons dans un petit hôtel qui nous fait penser à la petite maison dans la prairie ou au Holly Hobbie de Sarah Kay pour ceux qui ont connu cette époque : petit rideaux à fleurs, chambres sous le toit, lit en fer forgé, … Possibilité de manger sur place ce qui nous arrange grandement en cette fin de journée où nous sommes contents de nous asseoir.
Jour 8 : Body, Mono Lake, Death Valley Départ pour Body, cette ville fantôme à ne pas manquer qui vous plonge dans l’ambiance western des chercheurs d’or. Sur place, des rangers bénévoles, passionnés du site, sont là pour vous renseigner et répondre à toutes vos questions. Il y règne une ambiance particulière car la ville a été abandonnée et on a l’impression de se trouver en plein Lucky Lucke. L’école, l’église, la prison, les maisons, l’épicerie, les vieilles voitures, la mine abandonnée, … pendant une bonne heure, on est plongé dans un autre siècle.
En quittant Body, nous partons en direction de la Death Valley Sur la route, nous repassons devant Mono Lake. C’est l’occasion de s’y arrêter pour prendre le temps de s’y balader et admirer les sculptures de sel et de calcaires façonnées par le temps.
Et puis, route pour la Death Valley. Nous avons quelques km à avaler. Nous avons réservé un des deux hôtels situé au cœur du désert et en profitons pleinement. Mieux vaut ne pas avoir de pensées écologiques en y résidant mais c’est un sérieux plus pour découvrir ce merveilleux désert. On nous a prévenus, il fait caniculaire. Les enfants nous demandent de photographier le tableau de bord qui indique la température à chaque nouveau degré franchi. En arrivant dans le parc venant de Yosemite, nous passons par un premier point d’arrêt recommandé : sand dunes (brèves pause photos). Il fait très chaud donc tout se fait en voiture et les haltes sont brèves vu la chaleur. Nous nous installons avec bonheur à l’hôtel où nous nous précipitons vers la piscine pour un premier bain tiède. Compte tenu de la température extérieure l’eau doit avoir près de 35° mais comme il en fait presque 15 de plus en dehors, elle reste relativement rafraichissante. Après ce plongeon bienfaisant, nous nous dirigeons vers un autre point de vue pas trop loin de l’hôtel et recommandé au coucher du soleil : Zabriski. C’est incroyable comme ce désert recèle des coins si différents les uns des autres. Nous commençons à peine à le découvrir mais nous réjouissons de ce que la journée de demain nous réservera. Après le coucher du soleil, nous rentrons à l’hôtel pour y souper et allons nous coucher.
Jour 9 : Death valley, Las Vegas Le lendemain matin après un petit déjeuner copieux, nous nous mettons en route pour découvrir les points de vue renseignés : Bad Water, Artist’s Drive, Dante’s view. Au passage nous faisons un stop à Golden Canyon car sur notre route. Sympa aussi mais il faisait si chaud que nous n’avons pas été voir très loin. Chaque lieu est différent du précédent et tous sont impressionnants. En fin de matinée, nous avons vu ce que nous voulions voir et il est temps de quitter les lieux car la chaleur devient très élevée. Arrivée en fin d’après-midi et repartir en fin de matinée, me semble être le bon timing pour éviter les grosses chaleurs de l’après-midi.
La Death Valley est notre dernière étape en Californie. Cet état mérite vraiment le voyage car il offre à la fois les villes mythiques (Los Angeles et San Francisco), la côte et ses richesses et des parcs incroyables (Yosemite et Death Valley). Il y a aussi pour ceux qui le souhaitent la Napa Valley (grande productrice de vins) et bien d’autres parcs mais qui sont moins incontournables que les deux sus-mentionnés. Au Sud de Los Angeles, il est possible aussi de découvrir San Diego, à la frontière mexicaine et donc très influencée par la culture hispanique. Nous n’avions pas le temps d’y aller mais si on décide de prendre un peu plus de temps en Californie, je pense qu’elle mérite le détour. On peut même décider d’y arriver ou d’en repartir. Nous nous dirigeons à présent vers la région des parcs en marquant une pause à Las Vegas. Bonjour le contraste !
La première étape fut de définir un itinéraire. Le choix est difficile tant il y a à voir et à faire.
Nous avons opté pour un vol multi-destination qui nous a permis de commencer notre voyage à Los Angeles pour le terminer à Las Vegas. En réservant nos billets d’avion près d’un an à l’avance nous avons déjà économisé quelques centaines d’euros. On nous avait conseillé de faire l’escale en Europe plutôt qu’aux USA pour éviter de devoir récupérer ses bagages lors de l’escale. Mais notre vol faisait étape à NY et franchement, tout va très vite, est très bien organisé et ce n’est pas un souci de refaire le checking lors de l’étape. Pour ceux qui en ont l’occasion, n’hésitez pas à partir un mois pour en profiter pleinement ou alors à scinder ce voyage en 2 : la Californie d’une part, les parcs nationaux d’autre part. Vous ne le regretterez pas.
Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Etant à 5, nous avons privilégiés les chambres familiales. Une belle économie sur le budget car en optant pour une chambre double + 1 rollaway bed (lit supplémentaire), nous ne devions payer qu’une chambre au lieu de 2. Il faut savoir que les lits doubles aux USA sont très larges (souvent 1m60/1m80) et qu’on trouve 2 lits doubles dans une chambre double. Pour 5, il ne reste qu’à y ajouter un lit d’appoint (rollawaybed) pour 10 à 15$ la nuit et le tour est joué. La plupart des hôtels proposent cette solution. Sur Booking.com, nous pouvions chaque fois vérifier la taille des lits, de la chambre et la possibilité d’y rajouter un lit d’appoint. Ce fut très simple à réserver et en cas de doute, nous envoyions un mail directement à l’hôtel pour nous en assurer. Tout s’est toujours bien passé. Cette économie nous a permis de nous faire plaisir aussi en optant pour un hôtel de catégorie supérieure. Si en Californie la piscine n’est pas indispensable (il ne fait pas si chaud au bord de l’océan), dans l’intérieur du pays, elle était incontournable, surtout pour nos 3 ados.
Nos différentes étapes furent au final : Los Angeles / San Simeon / San Francisco / Yosemite / Death Valley / Las Vegas / Zion / Bryce / Moab / Monument Valley / Lake Powell / Grand Canyon / Las Vegas soit au total 3800 km. Certains jours les étapes furent plus longues mais jamais cela ne nous a paru trop long car la route est souvent magnifique et l’on ne cesse d’admirer le paysage. Les enfants étaient munis de leur DS, i-pod, … et n’ont pas vu les km défiler.
Nous avons loué une voiture type Chrysler Dodge, 7 places (réservée à l’avance) que nous avons récupérée dès notre arrivée à l’aéroport de Los Angeles. Un 4x4 n’est pas nécessaire pour visiter les parcs à moins que vous ne souhaitiez absolument partir à l’aventure sur des pistes hors des sentiers battus. Même en réservant la voiture à l’avance, il nous a fallu attendre un certain temps avant de la récupérer. Attention, même en ayant tout réservé et défini à l’avance, au comptoir ils ne manqueront pas de vous proposer des assurances et services supplémentaires. Ils essayeront aussi de vous convaincre de prendre une catégorie supérieure. Ne vous laissez pas avoir, ils sont très forts. Avec le décalage horaire, il était déjà très tard (ou très tôt) et nous étions bien fatigués. Une fois la voiture récupérée, nous avons pris la direction de l’hôtel. Il n’était que 9h00 du soir pour les américains mais 6h00 du matin pour nous. Donc sans nous attarder nous avons plongés sous nos draps. Grâce à cela, dès notre réveil 08h00 heure locale, nous étions en pleine forme et n’avons pas souffert du décalage horaire.
Pour gagner du temps sur notre programme du lendemain, nous avions réservé un hôtel à Hollywood. A côté du Hollywood Bld et tout près d’Universal Studio. Nous trouvons cette solution idéale car Los Angeles est immense et on passe vite des heures à traverser la ville. Notre hôtel était parfait, proximité, chambre familiale, petit déj. inclus et piscine.
Jour 1 : Universal Studio, Hollywood Bld et Griffith Observatory. Une journée qui s’annonce bien remplie. Le soleil brille, nous sommes vacances, tout va bien. Pour gagner du temps, avant notre départ, nous avons acheté des Pass « Front of line » sur internet. C’est beaucoup plus cher qu’une entrée simple mais a l’immense avantage de nous éviter les files dans le parc. Comme notre planning est serré ce n’est pas négligeable. Universal Studio est sans surprise, un parc d’attraction, comme tous les parcs d’attractions version USA, très bien organisé avec des shows rôdés et des animateurs super entraînés. Universal Studio n’est pas trop grand et axé sur le cinéma et les grosses productions américaines. Très sympa pour ceux qui aiment les parcs d’attractions et les films ou séries made in USA. Un plongeon direct dans l’American way of life et les coulisses du cinéma. A 15h00, nous aurons terminé tout le parc et ses nombreuses attractions, ce qui nous laisse le temps d’aller nous balader sur Hollywood Bld (à côté de l’hôtel) avant notre soirée prévue au Griffith Observatory. La ballade sur Holywood Bld répond à toutes nos attentes. On est au cœur d’Hollywood, dans ce lieu que l’on a vu 100 fois à la télé ou au cinéma. Du pur folklore, un lieu mythique, des sosies de stars de tous les côtés, des étoiles au sol, des magasins de folies, … nos enfants ne savent plus où regarder, quelle étoile prendre en photo, dans quelles empreintes plonger leurs mains. Welcome in USA.
Pour terminer la journée, après un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel, on nous avait vivement recommandé de monter jusqu’au Griffith Observatory qui offre plusieurs avantages : on est juste en face des fameuses lettres « Hollywood » (photos incontournables), il y a chaque jour des projections de film sur l’espace à ne pas rater (nous sommes arrivés juste trop tard et l’avons raté !) et surtout il y a une vue imprenable sur Los Angeles. Vous arrivez en fin d’après-midi, prenez vos photos, allez voir le film et en sortant la nuit est tombée et vous découvrez un Los Angeles tout illuminé, nouvelle séance de photos. Il y a aussi moyen de manger sur place mais avant 19h00. Pour une première journée de vacances USA, nous en avons déjà des choses à raconter.
Jour 2 : Beverly Hill, Santa Monica, Santa Barbara, Hearst Castle En route pour San Simeon (étape intermédiaire vers San Francisco) par la Highway 1 (route qui longe la côte). Avant de quitter Los Angeles, nous avons prévu de faire un tour du côté de Beverly Hill et Rodeo Drive, la fameuse rue des magasins chics fréquentée par les stars. Les enfants rêvent bien sûr d’en croiser l’une ou l’autre (espoir déçu). Après ce passage obligé qu’on est content d’avoir vu pour enfin voir en vrai ce qu’on a tant de fois aperçu à la télé ou au ciné …, nous prenons la direction de la côte pour découvrir les fameuses plages de Californie, Santa Monica, Santa Barbara, … Chacune de ses plages à son intérêt mais nous manquions de temps pour tout faire et avons dû consentir quelques sacrifices. Mieux vaut prévoir un jour de plus pour mieux profiter de Los Angeles et de ses alentours. A Santa Monica, immense plage de sable fin avec son pier et son parc d’attractions vintage, ses life guards et leurs cabines typiques que l’on voit dans Malibu. C’est aussi la fin de la route 66.
Santa Barbara, jolie petite ville balnéaire en bord de mer qui mérite plus qu’une pause sandwich. Là aussi, possibilité de faire une croisière en mer pour observer les baleines.
Venice et Malibu que nous avons dû passer faute de temps mais à partir desquelles il est possible de louer des vélos pour parcourir la côte. Nous aurions bien aimé nous imprégner des lieux par ce biais. Nous avons aussi fait l’impasse du Getty Center et de la Getty Villa par manque de temps. Donc prévoyez 2 jours pleins pour LA et ses alentours.
La route vers San Francisco peut se faire soit par l’autoroute (+ rapide mais à l’intérieur des terres) soit par la Highway 1 qui longe la côte. La route est dégagée, on y circule très bien et on bénéficie de la vue tout le long du trajet. Cette option est donc vivement recommandée. Bon à savoir, vu la proximité de l’océan, tôt le matin il y a beaucoup de brume et la vue est bouchée par endroit. En cours de journée, le brouillard se lève et la vue est dégagée.
Nous avions prévu de visiter Hearst Castle en cours de route et avons donc réservé un motel à San Simeon. Hôtel sans intérêt mais correct, proche d’Hearst Castle et à proximité de Piedras Blancas où une colonie d’éléphants de mer a pris possession de la plage. On peut les approcher de tout près et c’est vraiment amusant de les observer. Autre possibilité pour la nuit : Cambria, c’est là que nous avons soupé. Tout petit mais plus charmant que San Simeon qui consiste plus en un rassemblement de quelques motels en bord de route. Hearst Castle est à l’image même de la folie américaine, délirant, mégalomaniaque et kitchissime. Pour le visiter mieux vaut réserver son tour à l’avance sur internet. Il y a plusieurs tours possibles et des visites toutes les 1 /2 heures mais c’est vite rempli. Comme toujours aux USA tout est très bien organisé et on ne perd pas de temps.
Jour 3 : Piedras blancas, Carmel, Monterey, San Francisco Nous commençons la journée par le bord de mer où nous prenons le temps d’observer ces fameux éléphants de mer qui ont pris possession de la plage. Nous sommes à quelques mètres d’eux à peine et c’est très amusants de les voir évoluer. Après une petite demi-heure, nous reprenons la route direction San Francisco. Toujours en longeant la côte par la 1, nous avons prévu une halte à Carmel pour visiter le Monastère et la petite ville, pleine de charme dont le maire a longtemps été Clint Eastwood. Cette petite cité balnéaire mérite qu’on prenne le temps de s’y balader. Elle a un charme fou et dénote totalement par rapport aux grandes villes américaines que nous allons traverser (LA, LV, SF). Après Carmel, nous faisons halte à Monterey pour nous promener sur le Pier et visiter son aquarium, le plus grand du monde. Noir de monde mais certaines sections (méduses entre autres) méritent vraiment le détour. Pour aller de Carmel à Monterey il ne faut pas hésiter à emprunter la 17 Miles Drive par la côte (route privée qui longe la côte et traverse des propriétés privées haut de gamme). Après cette visite aquatique, nous reprenons la route pour San Francisco où nous avons rendez-vous avec deux familles d’amis qui, par le plus grand des hasards, se retrouvent aussi à SF ce jour-là. Nous passons la soirée tous ensemble pour dès le lendemain, chacun reprendre notre route de notre côté.
Jour 4, 5 et 6 matin : San Francisco et ses classiques : Alcatraz, Pier 39, Golden gate, Cable car, China town, Alamo Square, Fisherman’s wharf, Ghirardelli Square, Nob Hill, Lombard Street, Japanese Tea Garden, Sausalito (en vélo), 49 miles scenic drive. Je ne m’étends pas sur le sujet car il est déjà largement commenté ailleurs mais tous ces lieux en valent la peine et nous plongent dans une ambiance unique. Durant trois jours, nous avons laissé la voiture dans le parking de l’hôtel et avons circulé à pied, en tram ou en cable car. D’où l’intérêt de choisir un hôtel avec parking (gratuit si possible) car cela coute vite très très cher. Ca monte très fort et même s’il ne fait pas si chaud à SF, on a vite chaud lorsqu’on arpente ses rues. Pour le reste, nous avons eu froid à SF, mieux vaut le savoir, au bord de l’océan il ne fait pas toujours chaud. Mieux vaut prévoir un pantalon, un polar et un coupe-vent. Pour Alcatraz, nous avions également réservé nos places à l’avance via internet. Je crois que sans cela, il est impossible d’avoir des places. Les places se réservent 90 jours à l’avance. Bloquez votre agenda si vous voulez avoir le choix du jour et de l’heure. J’avais lu qu’il valait mieux prendre la première visite de la journée pour éviter la foule c’est ce que nous avons fait mais je ne sais pas s’il y a tant de monde durant la journée. En tout cas, la visite en vaut vraiment la peine et les audio guides en toutes langues sont très bien faits. Une ville à taille humaine, la plus européenne dit-on mais très américaine tout de même. Et à nouveau cette joie d’être plongé en plein film. On connaît cette ville de l’avoir tant de fois vue au cinéma ou à la télé mais y être, c’est encore autre chose. Les rues qui montent et descendent, le cable car, les maisons en bois de toutes les couleurs, la vue sur la baie et bien sûr … le Golden Gate. Lorsque nous y étions avait aussi lieu l’America’s Cup où l’on peut admirer les voiliers filer sur l’eau. Une ville à ne pas rayer de son parcours. Bien entendu, avec nos ados de filles, nous n’avons pas échappé à une séance de shopping dans la rue commerçante principale. C’est ça aussi les vacances et puis c’est toujours sympa de découvrir des enseignes que l’on ne connait pas. Pendant ce temps mon fils a entrainé mon mari au musée mécanique, la plus grande collection d’automates. Il y est retourné 2 fois et en parle encore. Que des vieilles machines à sous, de tous les styles, témoins d’une époque mais très ludiques aussi car on peut encore y jouer. 2 jours et demi ou 3 jours sont bien pour visiter SF. J’ai l’impression d’avoir vu ce que nous souhaitions voir et pour une fois nous ne repartons pas frustrés d’être passé à côté de quelque chose.
Jour 6 suite : Yosemite NP En fin de matinée nous quittons SF pour nous rendre au Yosemite. Comme nous nous éloignons de l’océan, les nuages s’estompent pour laisser la place au ciel bleu et la température augmente radicalement. Puisque nous en avons le temps, nous avons prévu de descendre jusqu’à l’entrée sud « Mariposa » afin de déjà nous balader fin d’après-midi de ce côté pour découvrir les fameux séquoias géants. De cette façon, nous pourrons consacrer la journée du lendemain à la partie centrale du parc via la Tioga Road. Arrivée dans notre hôtel qui est un ancien ranch à proximité de l’entrée du parc. Chouette endroit, rempli d’histoire qui mérite de s’y poser un instant pour savourer le cadre et s’imprégner de l’atmosphère. Mais nous, à peine arrivés, nous partons à la rencontre des séquoias. Super ballade durant laquelle nous croisons une biche et son faon pas farouche du tout. Il y a des écureuils de tous les côtés aussi. Cela monte ferme durant la ballade mais une fois arrivés au sommet les enfants sont contents de profiter du cadre. Après la descente du retour, plongeon dans la piscine de l‘hôtel et souper sympa dans le restau ambiance cow-boy. Pour les parcs nationaux, si vous prévoyez d’en visiter 4 ou plus durant votre voyage, surtout acheté le pass annuel qui coûte le prix de 4 entrées et est valable dans la majorité des parcs durant un an. Vous pourrez donc même le donner à des amis qui prévoient d’y aller à votre retour.
Jour 7 : Yosemite NP Nous avons rendez-vous avec des amis canadiens qui nous ont rejoints spécialement. Notre fille avait séjourné chez eux durant 3 mois et nous avions accueilli leur fille chez nous 3 mois durant également. C’était une surprise pour notre fille et ce fut un bonheur de profiter de leurs retrouvailles. Nous passerons les deux prochains jours ensemble en toute complicité. C’est donc ensemble que nous partons pour le cœur du parc. Le site est merveilleux, les Alpes en plus beau et en plus grand. Très bien organisé comme toujours. On peut donc découvrir les différents points de vue en voiture ou en navette mais aussi bien sûr opter pour la randonnée. Il y a un grand choix de ballades, de durées et de difficultés variées, convenant pour toutes les exigences. Nous avons fait une sacrée ballade ! Une montée infernale qui remonte une rivière pour arriver au sommet d’une cascade impressionnante. Heureusement au départ de la cascade (donc tout en haut), des bassins naturels nous permettent de nous baigner dans cette eau très rafraîchissante. La descente se fera sans aucune difficulté.
Après cette ballade, nous poursuivons notre traversée du parc en voiture, en faisant halte à certains points de vue. Il serait possible de faire d’autres ballades en restant un jour de plus. Mais nous avons prévu de passer la nuit à Bridgeport à la sortie Est du parc et continuons donc notre route. La sortie du parc se fait sous le coucher du soleil qui donne de magnifiques reflets colorés au paysage. Je ne peux m’arrêter de prendre des photos à travers la vitre de la voiture tellement c’est beau et que j’ai envie de saisir chaque instant.
A la sortie du parc, nous faisons face à Mono Lake. Comme le soir est tombé et que nous repasserons demain par ici, nous ferons une halte à ce moment-là. Nous prenons la direction de notre hôtel à Bridgeport pour nous rapprocher de notre visite de Body prévue le lendemain matin. Nous logeons dans un petit hôtel qui nous fait penser à la petite maison dans la prairie ou au Holly Hobbie de Sarah Kay pour ceux qui ont connu cette époque : petit rideaux à fleurs, chambres sous le toit, lit en fer forgé, … Possibilité de manger sur place ce qui nous arrange grandement en cette fin de journée où nous sommes contents de nous asseoir.
Jour 8 : Body, Mono Lake, Death Valley Départ pour Body, cette ville fantôme à ne pas manquer qui vous plonge dans l’ambiance western des chercheurs d’or. Sur place, des rangers bénévoles, passionnés du site, sont là pour vous renseigner et répondre à toutes vos questions. Il y règne une ambiance particulière car la ville a été abandonnée et on a l’impression de se trouver en plein Lucky Lucke. L’école, l’église, la prison, les maisons, l’épicerie, les vieilles voitures, la mine abandonnée, … pendant une bonne heure, on est plongé dans un autre siècle.
En quittant Body, nous partons en direction de la Death Valley Sur la route, nous repassons devant Mono Lake. C’est l’occasion de s’y arrêter pour prendre le temps de s’y balader et admirer les sculptures de sel et de calcaires façonnées par le temps.
Et puis, route pour la Death Valley. Nous avons quelques km à avaler. Nous avons réservé un des deux hôtels situé au cœur du désert et en profitons pleinement. Mieux vaut ne pas avoir de pensées écologiques en y résidant mais c’est un sérieux plus pour découvrir ce merveilleux désert. On nous a prévenus, il fait caniculaire. Les enfants nous demandent de photographier le tableau de bord qui indique la température à chaque nouveau degré franchi. En arrivant dans le parc venant de Yosemite, nous passons par un premier point d’arrêt recommandé : sand dunes (brèves pause photos). Il fait très chaud donc tout se fait en voiture et les haltes sont brèves vu la chaleur. Nous nous installons avec bonheur à l’hôtel où nous nous précipitons vers la piscine pour un premier bain tiède. Compte tenu de la température extérieure l’eau doit avoir près de 35° mais comme il en fait presque 15 de plus en dehors, elle reste relativement rafraichissante. Après ce plongeon bienfaisant, nous nous dirigeons vers un autre point de vue pas trop loin de l’hôtel et recommandé au coucher du soleil : Zabriski. C’est incroyable comme ce désert recèle des coins si différents les uns des autres. Nous commençons à peine à le découvrir mais nous réjouissons de ce que la journée de demain nous réservera. Après le coucher du soleil, nous rentrons à l’hôtel pour y souper et allons nous coucher.
Jour 9 : Death valley, Las Vegas Le lendemain matin après un petit déjeuner copieux, nous nous mettons en route pour découvrir les points de vue renseignés : Bad Water, Artist’s Drive, Dante’s view. Au passage nous faisons un stop à Golden Canyon car sur notre route. Sympa aussi mais il faisait si chaud que nous n’avons pas été voir très loin. Chaque lieu est différent du précédent et tous sont impressionnants. En fin de matinée, nous avons vu ce que nous voulions voir et il est temps de quitter les lieux car la chaleur devient très élevée. Arrivée en fin d’après-midi et repartir en fin de matinée, me semble être le bon timing pour éviter les grosses chaleurs de l’après-midi.
La Death Valley est notre dernière étape en Californie. Cet état mérite vraiment le voyage car il offre à la fois les villes mythiques (Los Angeles et San Francisco), la côte et ses richesses et des parcs incroyables (Yosemite et Death Valley). Il y a aussi pour ceux qui le souhaitent la Napa Valley (grande productrice de vins) et bien d’autres parcs mais qui sont moins incontournables que les deux sus-mentionnés. Au Sud de Los Angeles, il est possible aussi de découvrir San Diego, à la frontière mexicaine et donc très influencée par la culture hispanique. Nous n’avions pas le temps d’y aller mais si on décide de prendre un peu plus de temps en Californie, je pense qu’elle mérite le détour. On peut même décider d’y arriver ou d’en repartir. Nous nous dirigeons à présent vers la région des parcs en marquant une pause à Las Vegas. Bonjour le contraste !
Arrivée à Nosy Be le 2 novembre English translation pending
Bonjour, nous sommes deux filles à arriver à nosy be le 2 novembre pour passer un séjour de 15 jours dans le nord de mada. À 15 jours du départ, tout le monde ici nous dissuade de partir...
Le lynchage est-ce un cas isole ou existe t il une réelle hostilité envers les français? Est ce vraiment risque ?
Nous ne savons que faire et commençons à angoisser pour ce voyage qui était un rêve il y a encore quelques temps...
Vous voyageurs merci de me dire ce que vous feriez à notre place Vous malgaches ou français sur place, merci de nous dire votre ressenti avec le plus d'objectivité possible.
Merci d'avance à vous tous de bien vouloir nous éclairer, surtout que la décision doit et prise très vite
Le lynchage est-ce un cas isole ou existe t il une réelle hostilité envers les français? Est ce vraiment risque ?
Nous ne savons que faire et commençons à angoisser pour ce voyage qui était un rêve il y a encore quelques temps...
Vous voyageurs merci de me dire ce que vous feriez à notre place Vous malgaches ou français sur place, merci de nous dire votre ressenti avec le plus d'objectivité possible.
Merci d'avance à vous tous de bien vouloir nous éclairer, surtout que la décision doit et prise très vite
Croisière "Tour du monde austral 2015" sur le Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous.
Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir.
Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa.
Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé.
En voici un autre que nous réaliserons.
Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013.
Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière.
Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012.
Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud.
Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa.
Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014.
Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement.
Bien cordialement.
CIBC
CIBC
Avis sur itinéraire de deux semaines à Madagascar (RN7) English translation pending
Bonjour
Je prépare un voyage de deux semaines à Madagascar du 29 octobre au 12 novembre prochains avec ma copine J’ai déjà pas mal parcouru le forum mais j’aurais besoin de vos avis éclairés. Je me rends bien compte que 2 semaines ca fait pas beaucoup à mada d’autant que j’aimerais voir pas mal de choses. Je pense donc descendre la nationale 7 depuis Tana jusqu'à Tuléar et remonter en avion. En 2 semaines je serai obligé de laisser un certain nombre de choses de cote.
En gros, j’aimerais avoir vos avis sur un parcours sachant que je compte voyager ac un chauffeur-guide et que je veux absolument prendre le train Fianar – Manakara (j’adore les trains et tout le monde s’accorde a dire que ce trajet est magique) passer 1 journee complete sur une plage et que passer pas mal de tps en voiture ne me derange pas vraiment (quoique d’habitude c’est plutôt taxibrousse / bus locaux) Je pensais faire le circuit suivant : J1 - S: arrivee a Tana – depart direct pour antsirabe J2 - D: Antsirabe + environs (lacs ou befato) J3 – L : Antsirabe -> Fianar (Stop a Ambositra en chemin ? vaut-il mieux s arreter ailleurs ? besoin d etre a Fianar le soir pour train du mardi) J4 – M : Train Fianar -> Manakara J5- M : Manakara J6 – J : Manakara-> Parc Ramonafana J7 – V : Ramonafana à Ambavalao J8- S : Ambalavao J9 – D : Ambalavao -> Ranohira J10- L : Isalo J11- M : Isalo-Tulear J12- M : Ifaty / Anakao J13- J : Ifaty/ Anakao J14- V depart pour tana Le J-13 est plus la en terme de securité (possibilite de rajouter 1 jour que part si pbm) qu autre chose
Du coup ca fait speeder pas mal sur les premiers jours et zapper pas mal d’endroits surement tres sympa (villages zafimaniry…). Du coup pensez vous qu’il faille decaler le train fianar manakara au jeudi et passer plus de tps vers antsirabe ?
Ramonafana : ½ journee + visite nocturne : est ce suffisant ? Isalo : 1 journee complete est-ce suffisant ? Ma a eu une operation au genou en juin donc ne peut pas faire de longues randos
Autre question : le retour en avion pour Tana est le vendredi, le retour en europe est prevu le samedi debut d’aprem depuis tana. J’ai lu sur le forum qu’il fallait prevoir large sur le timing des vols air mada : est ce que partir la veille vous parait suffisant ?
Enfin, je cherche un chauffeur-guide pour ce periple (sans reservation d’hotel incluse) auriez-vous un guide a conseiller ?
Cela etant dit rien n est encore décidé et je suis ouvert a toute suggestion…
Ca fait bcp de questions, je remercie d’avance ceux qui auront la gentillesse de me répondre et de m’aider
Tibo
Je prépare un voyage de deux semaines à Madagascar du 29 octobre au 12 novembre prochains avec ma copine J’ai déjà pas mal parcouru le forum mais j’aurais besoin de vos avis éclairés. Je me rends bien compte que 2 semaines ca fait pas beaucoup à mada d’autant que j’aimerais voir pas mal de choses. Je pense donc descendre la nationale 7 depuis Tana jusqu'à Tuléar et remonter en avion. En 2 semaines je serai obligé de laisser un certain nombre de choses de cote.
En gros, j’aimerais avoir vos avis sur un parcours sachant que je compte voyager ac un chauffeur-guide et que je veux absolument prendre le train Fianar – Manakara (j’adore les trains et tout le monde s’accorde a dire que ce trajet est magique) passer 1 journee complete sur une plage et que passer pas mal de tps en voiture ne me derange pas vraiment (quoique d’habitude c’est plutôt taxibrousse / bus locaux) Je pensais faire le circuit suivant : J1 - S: arrivee a Tana – depart direct pour antsirabe J2 - D: Antsirabe + environs (lacs ou befato) J3 – L : Antsirabe -> Fianar (Stop a Ambositra en chemin ? vaut-il mieux s arreter ailleurs ? besoin d etre a Fianar le soir pour train du mardi) J4 – M : Train Fianar -> Manakara J5- M : Manakara J6 – J : Manakara-> Parc Ramonafana J7 – V : Ramonafana à Ambavalao J8- S : Ambalavao J9 – D : Ambalavao -> Ranohira J10- L : Isalo J11- M : Isalo-Tulear J12- M : Ifaty / Anakao J13- J : Ifaty/ Anakao J14- V depart pour tana Le J-13 est plus la en terme de securité (possibilite de rajouter 1 jour que part si pbm) qu autre chose
Du coup ca fait speeder pas mal sur les premiers jours et zapper pas mal d’endroits surement tres sympa (villages zafimaniry…). Du coup pensez vous qu’il faille decaler le train fianar manakara au jeudi et passer plus de tps vers antsirabe ?
Ramonafana : ½ journee + visite nocturne : est ce suffisant ? Isalo : 1 journee complete est-ce suffisant ? Ma a eu une operation au genou en juin donc ne peut pas faire de longues randos
Autre question : le retour en avion pour Tana est le vendredi, le retour en europe est prevu le samedi debut d’aprem depuis tana. J’ai lu sur le forum qu’il fallait prevoir large sur le timing des vols air mada : est ce que partir la veille vous parait suffisant ?
Enfin, je cherche un chauffeur-guide pour ce periple (sans reservation d’hotel incluse) auriez-vous un guide a conseiller ?
Cela etant dit rien n est encore décidé et je suis ouvert a toute suggestion…
Ca fait bcp de questions, je remercie d’avance ceux qui auront la gentillesse de me répondre et de m’aider
Tibo
Retour de la croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Romantica English translation pending
voila croisiere terminée ,
alors pour tout ceux qui souhaites des reponses sur cette croisiere , je vais vous raconter
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
escale a mahe :
a la sortie du port prendre la direction centre ville , c'est indique , traverser le parc pour enfant et marcher tout droit , vous tombez directement sur la gare de bus ( bureau de change sur le chemin ) prendre le bus direction beau vallon et passer le reste de l'apres midi vous aurez le temps de visiter victoria le 3° jour , attention la nuit dernier bus a 20h 30
journée pleine aux seychelles excursion costa 187€ !!!!!!!!!!!
et bien c'est tres simple, il suffit de vous rendre a la marina , la il y a le ferry qui part a 9h pour 50e la digue ar ou 70 les deux iles preferez la digue , louer un velo 10e et rester jusqu'a 16h30
deux possibilites : bateau transfert la digue et praslin 80€
pour madagascar vous pourrez faire toutes les excursions a bas prix avec les locaux attention bien marchander
bon voyage
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
escale a mahe :
a la sortie du port prendre la direction centre ville , c'est indique , traverser le parc pour enfant et marcher tout droit , vous tombez directement sur la gare de bus ( bureau de change sur le chemin ) prendre le bus direction beau vallon et passer le reste de l'apres midi vous aurez le temps de visiter victoria le 3° jour , attention la nuit dernier bus a 20h 30
journée pleine aux seychelles excursion costa 187€ !!!!!!!!!!!
et bien c'est tres simple, il suffit de vous rendre a la marina , la il y a le ferry qui part a 9h pour 50e la digue ar ou 70 les deux iles preferez la digue , louer un velo 10e et rester jusqu'a 16h30
deux possibilites : bateau transfert la digue et praslin 80€
pour madagascar vous pourrez faire toutes les excursions a bas prix avec les locaux attention bien marchander
bon voyage
Voyage à Madagascar cet automne English translation pending
bonjour :)
pour commencer un grand merci à ce forum qui m'aide beaucoup à chaque preparation de voyages.
Je pars cet automne à Mada, un voyage qui me fait déjà beaucoup rêver, mais qui me pose pas mal de problèmes dans sa preparation. J'ai passé déjà beaucoup de temps à lire les diverses discussions mais j'ai encore quelques questions sans réponse précise.
- nous disposons de pas mal de temps mais nous sommes des voyageurs "tranquils" et je me demandais si aller à Tuléar etait une étape incontournable.
- nous comptons faire pas mal de parcs et je voulais savoir si se faire accompagner d'un guide etait à chaque fois indispensable et obligatoire.
- Mananara est un lieu qui me tente vraiment, mais comment y aller depuis soanierana ou l'ile de sainte marie ?
- enfin caser une tente dans notre sac est-ce une bonne idée, ou un supplément de poids inutile ?
je vous remercie d'avance pour vos réponses et vos avis.
Deux Marseillais à Rio English translation pending
« Deux Marseillais à Rio »
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froiss�� par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froiss�� par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Looking for friends from the Amporaha camp in Nosy Be
I'm looking for anyone who knew the old Amporaha holiday camp (north of Nosy Be).
Séjour à San Diego: motel, activités et restaurant? English translation pending
Salut,
Lors de mon voyage en californie en aout 2012, je compte rester 2 jour a san diego et je pense dormir au dolfin motel qu'en pensez vous?
il est visiblement situé dans un coin sympa
j'arriverai de los angeles et je compte m'arreter a la jolla avant, mais ensuite que voir sachant que le lendemain j'irai au zoo de san diego mais a cce que j'ai compri la visite du zoo prend une demi journée (un peu plus?) je doit axer ma derniere aprem dans quel secteur de san diego (plages? centre ville? port?)?
Quel est le coin le plus sympa pour passer une soirée (restaurants, bars)
merci
Lors de mon voyage en californie en aout 2012, je compte rester 2 jour a san diego et je pense dormir au dolfin motel qu'en pensez vous?
il est visiblement situé dans un coin sympa
j'arriverai de los angeles et je compte m'arreter a la jolla avant, mais ensuite que voir sachant que le lendemain j'irai au zoo de san diego mais a cce que j'ai compri la visite du zoo prend une demi journée (un peu plus?) je doit axer ma derniere aprem dans quel secteur de san diego (plages? centre ville? port?)?
Quel est le coin le plus sympa pour passer une soirée (restaurants, bars)
merci
Visiter Diego Suarez et le nord de Madagascar seule? English translation pending
Bonjour à tous les bons connaisseurs qui m'ont aidé sur ma précédente question.
Mes plans ont complètement changé malgré moi. Je pars début janvier au nord de Mada (et non pas au sud), notamment à Diego Suarez.
donc j'ai les mêmes questions:
- pas de prb pour une femme seule au nord?
- palu en janvier, février? qu'est-ce qu'il faut prévoir?
- comment joindre Diego de Tana? vos bons plans
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Route entre San Diego et Los Angeles? English translation pending
Bonjour,
D'après ma carte, je ne vois qu'une autoroute qui fais San Diego à Los Angeles.
N'y a t'il pas une petite route qui longe la cote ?
si il n'y a que l'autoroute, a t'on quand même un peu de vue sur l'océan ? Faudrait-il s'arrêter à Oceanside ?
Merci d'avance.
D'après ma carte, je ne vois qu'une autoroute qui fais San Diego à Los Angeles.
N'y a t'il pas une petite route qui longe la cote ?
si il n'y a que l'autoroute, a t'on quand même un peu de vue sur l'océan ? Faudrait-il s'arrêter à Oceanside ?
Merci d'avance.
Côte entre Los Angeles et San Diego English translation pending
bonjour ,
quelqu'un pourrait-il me dire si la côte entre los angeles et san diego est aussi belle que SF-LA
je prépare mon voyage et j'hésite en venant de san francisco , est-ce que je m'arrête à LA ou la route côtière vaut-elle la peine de pousser jusqu' san diego ?(car je vais dans ce cas être obligée de revenir à LA pour mon vol)
merci
angele
Itinéraire au nord de Madagascar (Diego) et à l'est English translation pending
Nous sommes deux personnes qui veulent voyager en Madagascar en août 2012 pour 22-23 jours avec un budget moyen et que ont déjà fait la RN7 entre Tana et Tuléar.
Qu'en pensez-vous de l'itinéraire suivant?
Diego Suarez (combien?) Montagne d'Ambre (2 nuits?) Ankarana (2 nuits? Mieux est ou ouest? Je connais que l'ouest est plus beaux mais moins facile). Nosy Komba (3 nuits?) Avion pour Antananarivo. Parc de Andasibe (Perinet) - Mantadia. 2 ou 3 4244nuits? Pangalanes: Akanin'ny Nofy (Lake Ampitabe). 2 nuits? Tamatave et alentours (Parc Ivoloina). Avion pour l'île Ste. Marie. 5-6 nuits. Avion pour Antananarivo. Fin.
Qu'en pensez-vous de l'itinéraire suivant?
Diego Suarez (combien?) Montagne d'Ambre (2 nuits?) Ankarana (2 nuits? Mieux est ou ouest? Je connais que l'ouest est plus beaux mais moins facile). Nosy Komba (3 nuits?) Avion pour Antananarivo. Parc de Andasibe (Perinet) - Mantadia. 2 ou 3 4244nuits? Pangalanes: Akanin'ny Nofy (Lake Ampitabe). 2 nuits? Tamatave et alentours (Parc Ivoloina). Avion pour l'île Ste. Marie. 5-6 nuits. Avion pour Antananarivo. Fin.
Etape entre San Diego et Las vegas? English translation pending
Bonjour,
J'ai découvert hier votre forum et j'y suis déjà accro ! Pourriez-vous m'indiquer le lieu d'une étape entre San Diego et Las Vegas ? Nous y serons début juillet avec deux ado et voulons éviter de faire des trajets trop longs. ? merci d'avance
Je suis un peu en retard dans mon organisation...du coup je vais lire votre forum avant de poser trop de questions ! 😊
Sinon hier j''avais trouvé un blog d'une jeune femme avec son ami qui m'avait particulièrement plu et je n'arrive pas à remettre la main dessus ( mauvaise manip en voulant marquer la page ! ) ce blog racontait leur voyage LA-LV parcs et SF en 21 jours...il y a de magnifiques photos...une voiture blanche ) et malgré mes recherches je ne sais comment retrouver ce lien...
Isa
Isa
Las vegas San francisco ,LA et San diego English translation pending
Bonjour à tous,
je pars en road trip en septembre pour 15 jours... j'aimerais commencer par las vegas et faire la route vers san francisco en passant par death valley, sequoias park et yosemith. Ensuite visite de san francisco . Descendre par la 1 jusqu'a Los angeles et ensuite descendre a San diego. je me demandais si mon début d'itinéraire était un bon départ ou si il serait mieux de commencer par San diego ?😎 et j'aimerais savoir si vous croyez que 15 jours ce n, est pas assez ... merci de vos réponses :)
Belle plage entre Los Angeles et San Diego? English translation pending
Pouvez-vous me donner vos avis concernant une localité sympatique avec une belle plage entre LA et San Diego. Apres deux semaines de voyage (sfo-LV-Grand canyon) avec deux enfants de 5 ans nous aimerions prendre quelques jours de "détente" avant la retour.
Merci d'avance a tous.
Merci d'avance a tous.
Visite du Queen Mary et points d'intérêt entre San Diego et Santa Monica? English translation pending
nous avons une journée pour aller de san diego(chula vista) à Santa monica.
La visite du Queen mary à Long beach me semble interessante.y-a-t-il des heures d'affluence à éviter (mi-aout) et des tarifs réduits?
quelles sont les plages les +sympas pour s'arreter se baigner et garer notre cc?
la plage de dockweiler est-elle correcte (camping RV)
je pense finalement shunté le détour jusqu'à Malibu;est-ce dommage?