Results for "Téhéran+et+métro+|+5+>+159"
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Revenir seule d'Inde en France par bus English translation pending
Bonjour,
Je pars de Paris pour l' Inde début novembre en avion grâce à une amie et je compte revenir seule début décembre par bus ou par train, car j'ai un très petit budget.
Je ne sais pas trop par où passer et si cela est dangereux.
Auriez vous des suggestions où des expériences à partager. Merci
Je pars de Paris pour l' Inde début novembre en avion grâce à une amie et je compte revenir seule début décembre par bus ou par train, car j'ai un très petit budget.
Je ne sais pas trop par où passer et si cela est dangereux.
Auriez vous des suggestions où des expériences à partager. Merci
Yémen: six semaines en Arabie heureuse en direct English translation pending
Desole pour les fautes mais c'est du brut, en direct et le temps ici est precieux entre deux powercut !!!
donc comme d'hab remplacer si besoin les a par les q et inversement...
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Comportement de certains passagers en classe Eco English translation pending
Bonjour,
Lorsque je voyage en classe Eco (généralement en groupe) et quelle que soit la compagnie aérienne, je suis surpris par le comportement de certains passagers.
A la fin du repas, le passager assis devant vous incline son siège sans vous prévenir alors que les plateaux repas n'ont pas été desservis. En règle générale, cette attitude renverse sur votre vêtement le contenu de votre verre ou de votre tasse alors que vous êtes tranquillement en train de manger.
Bien sûr, dans de tels cas, le passager en cause doit payer le nettoyage du vêtement taché.
Mais afin d'éviter tout problème, je me demandais si les PNC lors des chek sécu ne pourraient pas rappeler aux passagers de la classe Eco cette règle élémentaire qui - je le conçois - serait inutile si chacun faisait preuve de politesse à l'égard de son voisin.
Cordialement.
Mikke
Lorsque je voyage en classe Eco (généralement en groupe) et quelle que soit la compagnie aérienne, je suis surpris par le comportement de certains passagers.
A la fin du repas, le passager assis devant vous incline son siège sans vous prévenir alors que les plateaux repas n'ont pas été desservis. En règle générale, cette attitude renverse sur votre vêtement le contenu de votre verre ou de votre tasse alors que vous êtes tranquillement en train de manger.
Bien sûr, dans de tels cas, le passager en cause doit payer le nettoyage du vêtement taché.
Mais afin d'éviter tout problème, je me demandais si les PNC lors des chek sécu ne pourraient pas rappeler aux passagers de la classe Eco cette règle élémentaire qui - je le conçois - serait inutile si chacun faisait preuve de politesse à l'égard de son voisin.
Cordialement.
Mikke
Asie Centrale (Ouzbékistan) au féminin English translation pending
bonjour
je cherche toute info sur les voyages en Asie centrale, l'Ousbekistan en particulier ou j'aimerais me rendre cet été et les pays en "stan" en général, seule ou à deux femmes. merci à l'avance et au plaisir de vous lire
Capline
modessein@voila.fr
Guides touristiques pout la route de la soie English translation pending
Pour faire la route de la soie, je compte avoir des guides touristiques concernant la Turquie, l'Iran et les pays d'Asie centrale.Ceci dit, voulant minimiser le poids, j'aimerai acheter du bon mais le moins lourd possible.Pas simple je sais car un seul titre pour ces pays, ça n'éxiste pas, ou s'il y en a au sujet de la route de la soie, ce sont des guides "bateaux" sans information pour routard.Existent-t'ils des merveilles pas lourdes et exhaustives que je ne connaîtrais pas?Je pense que vous êtes d'accord avec moi, voyager en vélo il faut se cramponner alors il est bien que chaque soir l'on potasse son petit guide pour être un peu moins sur son nuage.A++
Bébé d'un an fait son premier voyage: un mois en Iran English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs!
Nous emmenons notre enfant pour son premier voyage à l’étranger, et nous avons choisi l'Iran!
Ça sera une première pour nous et nous avons bien besoin de conseils.
Voilà les étapes que j'ai sélectionné a priori (celles qui m'inspiraient a priori le plus à partir de la lecture de notre guide) : Nous avons un séjour de 1 mois :
Soltaniyeh Kashan Kandovan Orumiyeh Hamadan Ispahan (quartier arménien?) Yadz (vieille ville) + Taft ou Abarkuh Chiraz + Persepolis Dizin
Est-ce que certaines étapes vous paraissent secondaires? Est-ce que certains incontournables ont été oubliés?
Apparemment, il fera vraiment trop chaud pour rester près de la mer Caspienne, est-ce que quelqu'un pourrait confirmer (ça me parait un peu dommage de faire l'impasse, mais le bien-être de bébé prime!)?
Est-ce qu'il est pertinent d'emmener notre bout de chou voir Persepolis?
Nous nous demandons aussi si ça ne vaudrait pas le coup d’organiser une partie de notre voyage dans des zones plus fraîches, par exemple dans des montagnes, mais nous n'avons pas trouvé d'informations sur les villes agréables, adaptées et accessibles.
Je vous remercie par avance de vos conseils et avis!
Dans l'attente de vous lire,
Bien cordialement,
Audrey & family
Nous emmenons notre enfant pour son premier voyage à l’étranger, et nous avons choisi l'Iran!
Ça sera une première pour nous et nous avons bien besoin de conseils.
Voilà les étapes que j'ai sélectionné a priori (celles qui m'inspiraient a priori le plus à partir de la lecture de notre guide) : Nous avons un séjour de 1 mois :
Soltaniyeh Kashan Kandovan Orumiyeh Hamadan Ispahan (quartier arménien?) Yadz (vieille ville) + Taft ou Abarkuh Chiraz + Persepolis Dizin
Est-ce que certaines étapes vous paraissent secondaires? Est-ce que certains incontournables ont été oubliés?
Apparemment, il fera vraiment trop chaud pour rester près de la mer Caspienne, est-ce que quelqu'un pourrait confirmer (ça me parait un peu dommage de faire l'impasse, mais le bien-être de bébé prime!)?
Est-ce qu'il est pertinent d'emmener notre bout de chou voir Persepolis?
Nous nous demandons aussi si ça ne vaudrait pas le coup d’organiser une partie de notre voyage dans des zones plus fraîches, par exemple dans des montagnes, mais nous n'avons pas trouvé d'informations sur les villes agréables, adaptées et accessibles.
Je vous remercie par avance de vos conseils et avis!
Dans l'attente de vous lire,
Bien cordialement,
Audrey & family
Itinéraire à vélo Kirghizistan-Chine-Asie Sud-Est avec deux enfants en tandem remorque? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir 6 mois en tandem+ remorque enfant avec ma fille de 6 ans sur le tandem et mon fils qui aura alors 5-6 mois dans la remorque à partir du mois d'aout jusqu'en février à travers le kirghizistan, puis la Chine puis l'Asie du sud est. Mais j'ai beaucoup de mal à choisir l'itinéraire, sachant qu'il ma faut un itinéraire ou je puisse impérativement trouver du ravitaillement en eau minimum tous les 40 kms car ne suis pas sure que les étapes puissent être vraiment plus longues avec mes deux petits. Si vous avez silloné ces pays là et des conseils à me donner pour choisir mon itinéraire et éventuellement des endroits à absolument aller voir, des routes à éviter, des saisons à préférer...et savoir si certaines jonctions sont préférables à faire en train et s'il est facile d'y mettre un vélo...merci de me faire un retour!
Claire😉
Je compte partir 6 mois en tandem+ remorque enfant avec ma fille de 6 ans sur le tandem et mon fils qui aura alors 5-6 mois dans la remorque à partir du mois d'aout jusqu'en février à travers le kirghizistan, puis la Chine puis l'Asie du sud est. Mais j'ai beaucoup de mal à choisir l'itinéraire, sachant qu'il ma faut un itinéraire ou je puisse impérativement trouver du ravitaillement en eau minimum tous les 40 kms car ne suis pas sure que les étapes puissent être vraiment plus longues avec mes deux petits. Si vous avez silloné ces pays là et des conseils à me donner pour choisir mon itinéraire et éventuellement des endroits à absolument aller voir, des routes à éviter, des saisons à préférer...et savoir si certaines jonctions sont préférables à faire en train et s'il est facile d'y mettre un vélo...merci de me faire un retour!
Claire😉
Train Lyon-Bordeaux sans passer par Paris? English translation pending
Je voulais savoir si il était possible de prendre le train de lyon a bordeaux, et sas passé par PARIS. Je pose la question ici, étant donné que je n'arrive pas a trouvé la reponse ailleur (et meme sur le site de la SNCF).
Merci d'avance..
Merci d'avance..
Qu'est ce qui vous fait peur en voyage? English translation pending
Qu'est ce qui vous fait peur au point de renoncer à certaines destinations? Un état de guerre ? certes.. Une redoutable épidémie ? sans doute.. Et qu'en est il des menaces ou des précédents d'attentats contre les touristes ? Prenons par exemple le Yémen, pays qui continue à fasciner et attirer pas mal de voyageurs mais où très peu de gens osent encore se rendre.. ( personnellement je trouve les risques surestimés ) Quelques mois après ma visite de l'Egypte en 1997, il y avait 60 morts à Deir el Bahari, j'aurais pu faire partie du nombre à peu de choses près.. Et plus récemment, prendre un banal métro à Londres fut fatal à certains. J'ai tendance à croire au destin plutot qu'à éviter certains pays " à risques ", et vous ?
Dates de fermeture de la frontière Chine-Pakistan? English translation pending
Bonjour,
je m'étais fait la karakorum highway l'été dernier jusqu'a Passu. J'avais entendu dire que la partie la plus au nord, le Kunjerab Pass donnant sur la Chine, étais fermé en hiver à cause de l'enneigement. Quelqu'un saurais les dates aproximatives de la fermeture de cette frontiere avec la chine? également si l'on peut prendre un visa à la frontiere ou s'il faut s'en occuper à Islamabad?
Merci
Merci
Tadjikistan-Kara Koroum Highway (KKH) à vélo English translation pending
Bjr,
Est il possible de rejoindre à vélo le Tadjikistan à la KKH au niveau du Muztagh Ata par le col de Qolma ?
Si oui, état de la route et faut il un permis spécial autre que le GBAO ?
merci
Ed
Est il possible de rejoindre à vélo le Tadjikistan à la KKH au niveau du Muztagh Ata par le col de Qolma ?
Si oui, état de la route et faut il un permis spécial autre que le GBAO ?
merci
Ed
Donne infos Ouzbékistan English translation pending
Bonjour,
Je reviens d'Ouzbekistan . J' y ai passe deux mois pour le tourange d'un film. J'ai bien sillone le pays alors si vous comptez y aller, je peux vous donner des infos et vous conseiller des endroits qui ne sont pas vraiment mentionnes dans les guides de voyage et qui pourtant meritent grandement le detour.
Je reviens d'Ouzbekistan . J' y ai passe deux mois pour le tourange d'un film. J'ai bien sillone le pays alors si vous comptez y aller, je peux vous donner des infos et vous conseiller des endroits qui ne sont pas vraiment mentionnes dans les guides de voyage et qui pourtant meritent grandement le detour.
Qatar: arrivée 1h30 avant le décollage pour m'enregistrer English translation pending
Bonjour,
mon avion de la compagnie Qatar doit décoller de charles de gaulle 1h30 après mon arrivée a l'aéroport.... niveau timing c'est chaud ou bien ça se fait? C'est des rapides chez Qatar? 1ère fois que je prend cette compagnie.
Je ferais mon enregistrement en ligne quelques heures avant si possible pour gagner du temps, je n'aurais donc plus qu'a enregistrer mes bagages...
Bon voyage en Iran English translation pending
Bonjour chers amisfrancophones
Pour tous ce qui aiment voyager en Iran
Les Attractions d'Iran Ispahan Ispahan est une villede 1,3 M d’habitants au pied et à l’Est de la chaîne du Zagros. Elle esttraversé par le Zâyandeh Rûd. Cette rivière qui va se perdre dans le désert, peut rester à sec une partie de l’été. La ville est à une altitude de 1 500 menviron et les montagnes du Zagros peuvent dépasser 4 000 m. C’est un point depassage entre la Nord de l’Iran.Ispahan, laville de mille et une nuit (Le palais des Quarante colonnes, la place deNaqsh-é Jahan, la mosquée de Sheikh Lotfollah, la mosquée de Shah Abbas, lepalais Ali Qapou, les ponts de Si-o Sé et de Khajou et le caravansérailAbbassi. ).
Persepolis Lecentre du grand empire Persan, la capitale cérémoniale des Achéménides et lemodèle de l'art Achéménides. Persépolis (capitale de Fars en grec) est un sitehistorique de la province Fars situé à 60 km au nord-ouest de Chiraz.
Shiraz Pendant NOUROUZ (le nouvel an iranien est en 21 de mars) Laville transforme en un champs des fleurs et de la verdure emportée par l'odeurdes fleurs d'orangerie. Située dans la plaine verdoyante au pied du mont Allaho Akbar, Shiraz estla ville des roses, des rossignols, de l’amour et des poètes. Shiraz est eneffet la ville natale de deux célèbres poètes ;Hafez et Saadi. C'est une destination touristique importante. l'accueillante capitale culturelleoù vous visiterez (excursion pour Persépolis etNaqsh-é Rostam, le mausolée d'Ali ibn-é Hamzeh et les tombeaux des poètes Sa'diet Hafez: les plus reconnus poètes iraniens dans lemonde).
Téhéran Téhéran est lacapitale de l'Iran, sa population actuelle est de 11 050 000(métropolitain 15 000 000). La ville donne également son nom à laprovince environnante. Établie sur un plateau à une altitude oscillant entre1 200 et 1 700 m, la ville de Téhéran est une ville moderne .Lesquartiers du nord de la ville situés sur les contreforts de l'Elbourz, sont unpeu moins pollués, un peu plus frais en ...
Vous y visiteriez ( Les palais du Golestan, le musée National, le musée du Verre et de la Céramique, le musée des Bijoux . Des Eglises aussi : l'Eglise Sourp Gevork. L'Eglise Thaddée Bartoqimus. L'Eglise Enjili. L'Eglise Tatavus . La Cathédrale Grecque Orthodoxe . Le Musée National d’Iran. Le Musée d'Art Contemporain. Le Musée du Tapis. Le Musée des Joyaux de la Couronne… ).
Bonne voyage en Iran
Les Attractions d'Iran Ispahan Ispahan est une villede 1,3 M d’habitants au pied et à l’Est de la chaîne du Zagros. Elle esttraversé par le Zâyandeh Rûd. Cette rivière qui va se perdre dans le désert, peut rester à sec une partie de l’été. La ville est à une altitude de 1 500 menviron et les montagnes du Zagros peuvent dépasser 4 000 m. C’est un point depassage entre la Nord de l’Iran.Ispahan, laville de mille et une nuit (Le palais des Quarante colonnes, la place deNaqsh-é Jahan, la mosquée de Sheikh Lotfollah, la mosquée de Shah Abbas, lepalais Ali Qapou, les ponts de Si-o Sé et de Khajou et le caravansérailAbbassi. ).
Persepolis Lecentre du grand empire Persan, la capitale cérémoniale des Achéménides et lemodèle de l'art Achéménides. Persépolis (capitale de Fars en grec) est un sitehistorique de la province Fars situé à 60 km au nord-ouest de Chiraz.
Shiraz Pendant NOUROUZ (le nouvel an iranien est en 21 de mars) Laville transforme en un champs des fleurs et de la verdure emportée par l'odeurdes fleurs d'orangerie. Située dans la plaine verdoyante au pied du mont Allaho Akbar, Shiraz estla ville des roses, des rossignols, de l’amour et des poètes. Shiraz est eneffet la ville natale de deux célèbres poètes ;Hafez et Saadi. C'est une destination touristique importante. l'accueillante capitale culturelleoù vous visiterez (excursion pour Persépolis etNaqsh-é Rostam, le mausolée d'Ali ibn-é Hamzeh et les tombeaux des poètes Sa'diet Hafez: les plus reconnus poètes iraniens dans lemonde).
Téhéran Téhéran est lacapitale de l'Iran, sa population actuelle est de 11 050 000(métropolitain 15 000 000). La ville donne également son nom à laprovince environnante. Établie sur un plateau à une altitude oscillant entre1 200 et 1 700 m, la ville de Téhéran est une ville moderne .Lesquartiers du nord de la ville situés sur les contreforts de l'Elbourz, sont unpeu moins pollués, un peu plus frais en ...
Vous y visiteriez ( Les palais du Golestan, le musée National, le musée du Verre et de la Céramique, le musée des Bijoux . Des Eglises aussi : l'Eglise Sourp Gevork. L'Eglise Thaddée Bartoqimus. L'Eglise Enjili. L'Eglise Tatavus . La Cathédrale Grecque Orthodoxe . Le Musée National d’Iran. Le Musée d'Art Contemporain. Le Musée du Tapis. Le Musée des Joyaux de la Couronne… ).
Bonne voyage en Iran
Discussion autour du concours du mois de janvier 2013: La forme circulaire dans le monde English translation pending
Le concours photos de Janvier 2013 est lancé : La forme circulaire dans le monde
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème! 😎
Pour participer au concours, c'est ici : Concours du mois de Janvier 2013 : La forme circulaire dans le monde

Diaporama : Diaporama La forme circulaire dans le monde
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème! 😎
Pour participer au concours, c'est ici : Concours du mois de Janvier 2013 : La forme circulaire dans le monde

Diaporama : Diaporama La forme circulaire dans le monde
Traverser la mer Caspienne en "ferry" en 2012 depuis Baku (Azerbaïdjan) English translation pending
Cher communauté,
Je reviens sur la traversée de la Mer Caspienne en bateau depuis Baku (Azerbaijan). En Mars 2012, j'ai voulu prendre le "ferry" pour aller au Turkménistan et j'ai réussi mais j'ai failli y laisser des plumes :) Depuis Baku, il y a en effet moyen d'embarquer sur un ferry vers Turkmenbashi mais il faut le visa turkmène à l'avance. J'avais juste une Letter of Invitation (LOI) fait depuis Paris mais ce n'était pas suffisant pour embarquer à Baku. Il faut se rendre au consulat du Turkménistan à Baku (les taxis vous y amèneront, c'est assez discret comme à Paris) et avec la LOI j'ai eu mon "transit visa" valable 5 jours avec la date d'entrée écrite dessus à l'avance... Pas moyen de choisir. Il fallait prier pour que le ferry ne sois pas retardé par les vagues de la Caspienne... Cette fois je retourne à l'endroit où on prend les ferrys et j'attends. Pas plus d'information que ça, la femme du petit kiosque me dit qu'il y en aura un "peut-être". Ca coute 100 USD... Enfin après 4 heures dans le vent et dans le froid du port de Baku, une personne des douanes me dit que je peux embarquer sur le Professeur Güll c'est le nom du bateau... Enfin! La traversée est censée prendre 10 heures... Il valait mieux à cause du visa turkmène inflexible. Mais pas de chance le bateau a mis quatre jours à traverser la Mer Caspienne. En gros j'ai eu un jour pour traverser le pays entier... Dommage... Mais l'expérience sur le bateau était fantastique... Totalement imprévisible...
Après j'ai traversé le Turkménistan en un jour pour aller en Ouzbékistan. Au moins là-bas les visas sont 30 jours flexibles. Ouf j'étais sauvé.
Donc je recommande à tous le monde d'essayer de traverser la Mer Caspienne en bateau, mais peut-être que le Kazakhstan est une meilleur option (Baku-Aqtau) car le visa Kazakhe est flexible 30 jours.
Enfin c'est le prix à payer pour voir le Turkménistan sans un guide.
N'hésitez pas à me poser des questions sur les visas pour l'Asie Centrale, ou autres, j'ai des infos fraîches.
Planet
Je reviens sur la traversée de la Mer Caspienne en bateau depuis Baku (Azerbaijan). En Mars 2012, j'ai voulu prendre le "ferry" pour aller au Turkménistan et j'ai réussi mais j'ai failli y laisser des plumes :) Depuis Baku, il y a en effet moyen d'embarquer sur un ferry vers Turkmenbashi mais il faut le visa turkmène à l'avance. J'avais juste une Letter of Invitation (LOI) fait depuis Paris mais ce n'était pas suffisant pour embarquer à Baku. Il faut se rendre au consulat du Turkménistan à Baku (les taxis vous y amèneront, c'est assez discret comme à Paris) et avec la LOI j'ai eu mon "transit visa" valable 5 jours avec la date d'entrée écrite dessus à l'avance... Pas moyen de choisir. Il fallait prier pour que le ferry ne sois pas retardé par les vagues de la Caspienne... Cette fois je retourne à l'endroit où on prend les ferrys et j'attends. Pas plus d'information que ça, la femme du petit kiosque me dit qu'il y en aura un "peut-être". Ca coute 100 USD... Enfin après 4 heures dans le vent et dans le froid du port de Baku, une personne des douanes me dit que je peux embarquer sur le Professeur Güll c'est le nom du bateau... Enfin! La traversée est censée prendre 10 heures... Il valait mieux à cause du visa turkmène inflexible. Mais pas de chance le bateau a mis quatre jours à traverser la Mer Caspienne. En gros j'ai eu un jour pour traverser le pays entier... Dommage... Mais l'expérience sur le bateau était fantastique... Totalement imprévisible...
Après j'ai traversé le Turkménistan en un jour pour aller en Ouzbékistan. Au moins là-bas les visas sont 30 jours flexibles. Ouf j'étais sauvé.
Donc je recommande à tous le monde d'essayer de traverser la Mer Caspienne en bateau, mais peut-être que le Kazakhstan est une meilleur option (Baku-Aqtau) car le visa Kazakhe est flexible 30 jours.
Enfin c'est le prix à payer pour voir le Turkménistan sans un guide.
N'hésitez pas à me poser des questions sur les visas pour l'Asie Centrale, ou autres, j'ai des infos fraîches.
Planet
Voyage 4x4 en Asie Centrale (été 2012) English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir en Asie Centrale avec notre 4x4 aménagé l’été prochain.
Nous voyagerons en 4x4 et en autonomie (à priori pas de nuits à l'hôtel sauf si nécessaire).
Voilà comment nous envisageons notre voyage :
Suisse, Italie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Turquie, Iran (visa tourisme), Turkménistan (visa transit), Ouzbékistan (visa tourisme), Tadjikistan (visa tourisme et permis GBAO-nous voulons passer par la route du Pamir M41), Kirghizstan (visa tourisme), Kazakhstan (visa tourisme- nous aimerions visiter la base russe de Baïkonour ??), Russie (visa transit ou tourisme), Ukraine, Pologne, Tchéquie, Autriche, Suisse.
Nous pensons rester 1 semaine dans chaque pays mais faire faire des visas de 2 semaines pour plus de liberté.
La durée du voyage est elle limité par nos congés (2 mois).
1. Première interrogation : Les Visas.
Comme nous n’aurons pas le temps de prendre les visas sur place, nous souhaitons les avoir tous avant de partir. Nous allons passer par un intermédiaire car nous sommes novices dans ce domaine et n’habitons pas sur Paris.
Action-Visas France nous a été recommandé mais ils ne font pas le Tadjikistan. Ils nous conseillent de voir directement avec l’ambassade de ce pays. Pour les autres pays, pas de soucis.
Visa-Express Belgique eux ne veulent pas faire les visas Iranien et Turkmène par contre aucun soucis semble t’il pour les autres.
Quelqu’un a-t-il une expérience qui pourrait nous être utile ?
2. Deuxième interrogation : Le véhicule.
L’approvisionnement en gasoil (qualité médiocre en Iran, rare en Ouzbékistan) et l’adaptation du disco3 à l’altitude sur la route du Pamir (plus de 4000m) et aux fortes chaleurs au Kazakhstan (aout) sont des inconnus pour nous. Quequ'un a t'il fait la route à cette période (juillet-aout) ?
Nb. Pour le gasoil, la voiture est équipée d’un réservoir supplémentaire de 100 l.
3. Troisième question : la vie à bord.
Où peut-on trouver de l’eau pour refaire le plein du réservoir d’eau intégré de 50 l ? (en Ukraine par exemple, il faut puiser l’eau des puits).
Existe-t-il des cartouches de Gaz ou faut-il en prévoir un stock pour tout le voyage ? (En Scandinavie du nord, impossible de trouver des cartouches Camping Gaz).
Merci beaucoup de nous faire partager vos expériences.
Nous allons partir en Asie Centrale avec notre 4x4 aménagé l’été prochain.
Nous voyagerons en 4x4 et en autonomie (à priori pas de nuits à l'hôtel sauf si nécessaire).
Voilà comment nous envisageons notre voyage :
Suisse, Italie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Turquie, Iran (visa tourisme), Turkménistan (visa transit), Ouzbékistan (visa tourisme), Tadjikistan (visa tourisme et permis GBAO-nous voulons passer par la route du Pamir M41), Kirghizstan (visa tourisme), Kazakhstan (visa tourisme- nous aimerions visiter la base russe de Baïkonour ??), Russie (visa transit ou tourisme), Ukraine, Pologne, Tchéquie, Autriche, Suisse.
Nous pensons rester 1 semaine dans chaque pays mais faire faire des visas de 2 semaines pour plus de liberté.
La durée du voyage est elle limité par nos congés (2 mois).
1. Première interrogation : Les Visas.
Comme nous n’aurons pas le temps de prendre les visas sur place, nous souhaitons les avoir tous avant de partir. Nous allons passer par un intermédiaire car nous sommes novices dans ce domaine et n’habitons pas sur Paris.
Action-Visas France nous a été recommandé mais ils ne font pas le Tadjikistan. Ils nous conseillent de voir directement avec l’ambassade de ce pays. Pour les autres pays, pas de soucis.
Visa-Express Belgique eux ne veulent pas faire les visas Iranien et Turkmène par contre aucun soucis semble t’il pour les autres.
Quelqu’un a-t-il une expérience qui pourrait nous être utile ?
2. Deuxième interrogation : Le véhicule.
L’approvisionnement en gasoil (qualité médiocre en Iran, rare en Ouzbékistan) et l’adaptation du disco3 à l’altitude sur la route du Pamir (plus de 4000m) et aux fortes chaleurs au Kazakhstan (aout) sont des inconnus pour nous. Quequ'un a t'il fait la route à cette période (juillet-aout) ?
Nb. Pour le gasoil, la voiture est équipée d’un réservoir supplémentaire de 100 l.
3. Troisième question : la vie à bord.
Où peut-on trouver de l’eau pour refaire le plein du réservoir d’eau intégré de 50 l ? (en Ukraine par exemple, il faut puiser l’eau des puits).
Existe-t-il des cartouches de Gaz ou faut-il en prévoir un stock pour tout le voyage ? (En Scandinavie du nord, impossible de trouver des cartouches Camping Gaz).
Merci beaucoup de nous faire partager vos expériences.
Voyage à vélo: vélo droit ou couché? English translation pending
Bonjour,
J'envisage d'investir dans un vélo de type "grande randonneuse" pour un usage quotidien d'une part (trajets boulots) et voyage d'autre part (Maroc , Corse, Europe de l'Est).
j'ai du mal à faire un premier choix : Vélo droit ou vélo horizontal ?
Recherche de voyageurs allant en Irak, Afghanistan English translation pending
Bonjour,
Je suis Laurence, journaliste pour une agence de presse. Je suis en train de préparer un sujet sur les voyages atypiques. Nous souhaiterions suivre notamment une personne allant en Irak ou en Afghanistan pour du tourisme ou pour traverser le pays. Si vous connaissez des gens ayant un tel projet ou si vous même vous tentez l'aventure, pourriez-vous me contacter pour me donner quelques informations?
Bien cordialement, Laurence
laurencegeai@hotmail.com
Bien cordialement, Laurence
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Train Budapest-Bucarest: sécuritaire? English translation pending
Bonjour à tous,
Bon ben voilà tout est dans le titre. En effet pour éviter de payer une nuit dans une auberge puis de perdre du temps, je pense prendre un train de Budapest à Bucarest de 19h à 10h le lendemain.
Mais j'ai une question : est ce sûr ? Je veux dire pour les bagages etc ? Est-ce des cabines, des compartiments ?
Mathieu
Bon ben voilà tout est dans le titre. En effet pour éviter de payer une nuit dans une auberge puis de perdre du temps, je pense prendre un train de Budapest à Bucarest de 19h à 10h le lendemain.
Mais j'ai une question : est ce sûr ? Je veux dire pour les bagages etc ? Est-ce des cabines, des compartiments ?
Mathieu
Vol Bruxelles/Paris - Afghanistan English translation pending
Bonjour, j'aimerais aller voir de la Famille a Kaboul mais je n'ai aucune idée sur comment m'y rendre
pourriez vous me renseigner svp ? si possible avec un acces directe vers Kaboul sans passer par l Iran ou la Pakistan, y a t'il une copagnie aérienne qui me le permettrais ? par exemple depuis Bruxelle ou Paris..
Merci d avance pour vos réponses...
Merci d avance pour vos réponses...
Le voyage en Iran English translation pending
Venant de la Turquie, je suis arrivé en Iran à Tabriz. Cette ville est moderne, très dynamique. J'y ai rencontré deux jeunes ingénieurs qui m'ont emmené dans un parc diner avec toute leur famille. Puis nous sommes allé dans un parc d'attraction....Le bazar de cette ville (le + grand au monde, dit-on) est en tout cas le beau que j'ai vu.
J'ai passé une nuit dans le bus pour rejoindre Masuleh, un village de montagne près de la Caspienne. Mais, le paysage ressemblait trop au Vosges, l'ambiance était ultra-touristique et le chauffeur de taxi très très lourd....Comme en plus j'étais fatigué, je suis reparti après quelques heures pour Ispahan. Mais ce village plait à beaucoup de personnes...et peut-être m'aurait-il plu un autre jour!
Ispahan, naturellement est une ville magnifique. Les mosquée, les ponts, les jardins....J'y ai fait la connaissance de musiciens avec qui j'ai passé un Vendredi. Je les ai écouté puis ai joué sur le piano électronique qui était là....une belle rencontre. Ils étaient très blasés, étouffés par le gouvernement corrompu. Beaucoup de gens très qualifiés se retrouvent à vendre des légumes (je n'ai rien contre les vendeurs de légumes...) car les emplois manquent. C'était assez triste car ils ne voient aucune issue.
Après Ispahan, je suis allé à Shiraz, le berceau de la poésie persane. La ville ne m'a pas émerveillé: elle est très moderne. Juste des jardins et des mausolée de poètes...Ce nom magique m'évoquait d'autres choses...
Puis j'ai continué ma route vers Yazd. Alors là, c'est le top!!!Une ville millénaire (Alexandre le Grand y est passé, déjà). Et cette ville est totalement présercée. La vieille ville s'étend à perte de vue...Une ambiance calme d'oasis se dégage de là. La cuisine y est bonne, les gens bienveillants.....une possibilité du paradis!
De Yazd j'ai rejoint Bam.....Ravagée par un tremblement de terre le 26/12/03, la ville est encore en ruine. Les 100000 habitants vivent dans des containers pour les plus chanceux et des tentes. Le spectacle est irréel....malheureusement, les 35000morts sont une réalité et le cimetière en témoigne. Le hazard m'a fait rencontré Saeed et Masumeh. Ils travaillent dans une ONG pour les enfants. Saeed est prof de musique et fait de la musique avec les gamins. Ces deux jeunes humanitaires de Téhéran sont pour moi des saints! Ils se donnent sans aucune réserve pour attenuer la douleur des ces enfants de Bam.
Une envie de sentir le Pakistan au plus près, et de traverser l'Iran jusqu'au dernier mètre (un peu ridicule peut-être), m'a fait traverser le Balutchistan. Et je ne l'ai pas regretté. Les baloutchis sont très différents du reste de la population iranienne: plus rude, grandes gueules! Ils font des traffics de toutes sortes avec une préference pour les armes et la drogue. Mais biensûr, je n'ai rien ressenti de dangereux étant donné que je suis resté sur la route....Juste le Pick-up sur la route entre la frontière et Zahedan qui s'appliquait à contourner par le désert chacun des contrôles de militaires en disant "Police, bad, bad, very bad...." et enriant très fort...
J'ai passé aussi deux jours à Téhéran....En général je n'aime pas les grandes villes et donc logiquement, je n'ai pas du tout aimé Téhéran. Juste un tour en moto taxi qui m'a bien diverti, me donnant la sensation très agréable d'être un miraculé! Les habitants de Téhérans semblaient moins accueillants qu'en province. Quelqu'un m'avait dit à Yazd que les iraniens y perdait leur âme. C'est peut-être vrai, une trop forte densité de population, la polution transforment les esprits.
L'Iran est donc à voir: la population y est varié, jusque dans ses traits physique: on trouve des blonds à Tabriz ( influences russes), des types mongols, perse, turque, arabe, baloutchis, et même des noirs dans le port de Bandar-Abbas (conséquence de l'esclavage).
Les monuments aussi sont d'origines diverses: perse, zoroastrien, musulman, orthodoxe. L'Iran est un passage entre l'Orient, l'Europe et l'Afrique. La perse achemenide allait de l'Inde à la Turquie et du sud de la Sibérie à l'Ethiopie! Les influences sont donc multiples...
Enfin, les iraniens. Toujours soucieux que l'on se sente bien dans leur pays. Une question revient souvent: "est-ce que ce que vous voyez là correspond à l'image que vous vous faisiez de l'Iran?" Ils savent les conséquences de la politique de leur gouvernement au niveau international. Et ils souffrent quotidiennement de sa politique intérieur. Avec le sentiment de ne pouvoir agir contre ce régime, beaucoup de personnes sont blasées, frustrées.
Voilà, le mieux est encore d'aller voir sur place! L'hospitalité des iraniens, les monuments, la musique, et toute l'ambiance générale est difficilement imaginable......
J'ai passé une nuit dans le bus pour rejoindre Masuleh, un village de montagne près de la Caspienne. Mais, le paysage ressemblait trop au Vosges, l'ambiance était ultra-touristique et le chauffeur de taxi très très lourd....Comme en plus j'étais fatigué, je suis reparti après quelques heures pour Ispahan. Mais ce village plait à beaucoup de personnes...et peut-être m'aurait-il plu un autre jour!
Ispahan, naturellement est une ville magnifique. Les mosquée, les ponts, les jardins....J'y ai fait la connaissance de musiciens avec qui j'ai passé un Vendredi. Je les ai écouté puis ai joué sur le piano électronique qui était là....une belle rencontre. Ils étaient très blasés, étouffés par le gouvernement corrompu. Beaucoup de gens très qualifiés se retrouvent à vendre des légumes (je n'ai rien contre les vendeurs de légumes...) car les emplois manquent. C'était assez triste car ils ne voient aucune issue.
Après Ispahan, je suis allé à Shiraz, le berceau de la poésie persane. La ville ne m'a pas émerveillé: elle est très moderne. Juste des jardins et des mausolée de poètes...Ce nom magique m'évoquait d'autres choses...
Puis j'ai continué ma route vers Yazd. Alors là, c'est le top!!!Une ville millénaire (Alexandre le Grand y est passé, déjà). Et cette ville est totalement présercée. La vieille ville s'étend à perte de vue...Une ambiance calme d'oasis se dégage de là. La cuisine y est bonne, les gens bienveillants.....une possibilité du paradis!
De Yazd j'ai rejoint Bam.....Ravagée par un tremblement de terre le 26/12/03, la ville est encore en ruine. Les 100000 habitants vivent dans des containers pour les plus chanceux et des tentes. Le spectacle est irréel....malheureusement, les 35000morts sont une réalité et le cimetière en témoigne. Le hazard m'a fait rencontré Saeed et Masumeh. Ils travaillent dans une ONG pour les enfants. Saeed est prof de musique et fait de la musique avec les gamins. Ces deux jeunes humanitaires de Téhéran sont pour moi des saints! Ils se donnent sans aucune réserve pour attenuer la douleur des ces enfants de Bam.
Une envie de sentir le Pakistan au plus près, et de traverser l'Iran jusqu'au dernier mètre (un peu ridicule peut-être), m'a fait traverser le Balutchistan. Et je ne l'ai pas regretté. Les baloutchis sont très différents du reste de la population iranienne: plus rude, grandes gueules! Ils font des traffics de toutes sortes avec une préference pour les armes et la drogue. Mais biensûr, je n'ai rien ressenti de dangereux étant donné que je suis resté sur la route....Juste le Pick-up sur la route entre la frontière et Zahedan qui s'appliquait à contourner par le désert chacun des contrôles de militaires en disant "Police, bad, bad, very bad...." et enriant très fort...
J'ai passé aussi deux jours à Téhéran....En général je n'aime pas les grandes villes et donc logiquement, je n'ai pas du tout aimé Téhéran. Juste un tour en moto taxi qui m'a bien diverti, me donnant la sensation très agréable d'être un miraculé! Les habitants de Téhérans semblaient moins accueillants qu'en province. Quelqu'un m'avait dit à Yazd que les iraniens y perdait leur âme. C'est peut-être vrai, une trop forte densité de population, la polution transforment les esprits.
L'Iran est donc à voir: la population y est varié, jusque dans ses traits physique: on trouve des blonds à Tabriz ( influences russes), des types mongols, perse, turque, arabe, baloutchis, et même des noirs dans le port de Bandar-Abbas (conséquence de l'esclavage).
Les monuments aussi sont d'origines diverses: perse, zoroastrien, musulman, orthodoxe. L'Iran est un passage entre l'Orient, l'Europe et l'Afrique. La perse achemenide allait de l'Inde à la Turquie et du sud de la Sibérie à l'Ethiopie! Les influences sont donc multiples...
Enfin, les iraniens. Toujours soucieux que l'on se sente bien dans leur pays. Une question revient souvent: "est-ce que ce que vous voyez là correspond à l'image que vous vous faisiez de l'Iran?" Ils savent les conséquences de la politique de leur gouvernement au niveau international. Et ils souffrent quotidiennement de sa politique intérieur. Avec le sentiment de ne pouvoir agir contre ce régime, beaucoup de personnes sont blasées, frustrées.
Voilà, le mieux est encore d'aller voir sur place! L'hospitalité des iraniens, les monuments, la musique, et toute l'ambiance générale est difficilement imaginable......
Histoires de rencontres... English translation pending
Toutoubidou, mes congés ont été acceptés, je vais voir Lou Reed. Mais... J'ai congé aussi lundi, et mardi? Et mercredi? Et jeudi? Lou Reed en Belgique, ou Lotus et Sandrine dans le sud??? C'est tout choisi! Entre Lou Reed et Lotus, ni une ni deux je fais mon sac, et je descends rencontrer cette forumeuse que j'aime beaucoup à travers ses posts. Le courant passera-t-il autant en "vrai" que sur le net?
Le voyage se passe et je suis plongée dans "Mohini", que la belle p'tite Marie m'a prêté.
J'arrive à la gare... Une jolie eurasienne et moi nous nous regardons, un grand sourire sur nos lèvres. Emues, heureuses et bavardes, nous sortons de la ville, la route est bordée de pins parasols, pins maritimes, d'oliviers, le soleil tape. Arrivées dans un mignon petit village, Lotus me montre ma chambre, je m'installe, prends une douche et elle m’emmène visiter le coin. Petite mauresque à 3h de l'après midi??? Ben quoi? C'est pas l'heure de l'apéro? 😇 ah bon... 😄
Les cigales chantent, nous partons faire les courses. Merci pour la belle bouteille de pastis, et les autres spécialités du coin... De retour à la maison, Lotus s'affaire à la cuisine. Les cigales chantent, mais je sens le Vietnam... J'ai encore les narines en folies... Canard au gingembre et riz cantonais... Je suis gâtée et reçue comme une reine. Waouh ce canard!!! Waouh Lotus!
Le lendemain, revisite de la région. Lotus la connaît bien, je n'aurais pas pu trouver meilleur guide. Le Castelet... Le rosé qui coûte moins cher que le perrier, les petites ruelles minuscules, d'autres touristes bien sur, c'est tellement joli.
Le soir dans le hamac, une petite mauresque en main, les montagnes de l'Esterel en face, je suis bien, vraiment bien. Et sidérée d'un tel accueil. Merci Lotus, mille fois merci! (le pantalon de soie vietnamien est super confortable!!! Je l'adore:))
Lundi, avant de partir bosser, tu me déposes à la gare, et je suis triste de te quitter. Entre Lou Reed et toi, je suis ravie d'avoir fait le bon choix! 😎/... Gare de Draguignan...
SandrineInde vient me chercher. On s'est déjà vue plusieurs fois, on s’étreint, heureuses de se revoir. La route jusque chez elle est bien belle encore... Nous passons l'après midi dans l'eau, à papoter entre Amies. Au soir nous partons vers la côte. Cannes, Nice, et rebelotte, accueil monumental.
Le lendemain, visite des petits villages des Alpes Maritimes, pic nic à 1200 mètres, quelle nature prodigieuse... Quel moment prodigieux... Voir photos :)
Au soir, surprise!!! Seshat arrive!!! 😎 waouh les petits farcis niçois, le barbecue, la glace italienne... On est bien... Amitiés d'ordinateurs est devenu amitiés réelles... Merci François! On en a bu des verres à ta santé!
Le lendemain, balade en Harley Davidson autour de Nice... Le délire...
Sans toi François, jamais nous ne nous serions rencontrés, jamais ces amitiés auraient pu naître, jamais je n'aurais passé d'aussi bons moments... J'avais les larmes aux yeux quand la porte du train, destination Bruxelles, s'est refermée...
J'aurais aimé rencontrer d'autres forumeurs du coin, mais je suis partie assez précipitamment. Yann, Ouais, Chris51, Fabricia, Douya, ... je suis sure que ce n'est que partie remise...
Voilà quelques photos montrant mon bonheur... (zut, trop lourdes, patience alors...)
En tout cas merci, merci et mille fois merci!!! 😎
Quand est ce que vous (re) montez????
Le voyage se passe et je suis plongée dans "Mohini", que la belle p'tite Marie m'a prêté.
J'arrive à la gare... Une jolie eurasienne et moi nous nous regardons, un grand sourire sur nos lèvres. Emues, heureuses et bavardes, nous sortons de la ville, la route est bordée de pins parasols, pins maritimes, d'oliviers, le soleil tape. Arrivées dans un mignon petit village, Lotus me montre ma chambre, je m'installe, prends une douche et elle m’emmène visiter le coin. Petite mauresque à 3h de l'après midi??? Ben quoi? C'est pas l'heure de l'apéro? 😇 ah bon... 😄
Les cigales chantent, nous partons faire les courses. Merci pour la belle bouteille de pastis, et les autres spécialités du coin... De retour à la maison, Lotus s'affaire à la cuisine. Les cigales chantent, mais je sens le Vietnam... J'ai encore les narines en folies... Canard au gingembre et riz cantonais... Je suis gâtée et reçue comme une reine. Waouh ce canard!!! Waouh Lotus!
Le lendemain, revisite de la région. Lotus la connaît bien, je n'aurais pas pu trouver meilleur guide. Le Castelet... Le rosé qui coûte moins cher que le perrier, les petites ruelles minuscules, d'autres touristes bien sur, c'est tellement joli.
Le soir dans le hamac, une petite mauresque en main, les montagnes de l'Esterel en face, je suis bien, vraiment bien. Et sidérée d'un tel accueil. Merci Lotus, mille fois merci! (le pantalon de soie vietnamien est super confortable!!! Je l'adore:))
Lundi, avant de partir bosser, tu me déposes à la gare, et je suis triste de te quitter. Entre Lou Reed et toi, je suis ravie d'avoir fait le bon choix! 😎/... Gare de Draguignan...
SandrineInde vient me chercher. On s'est déjà vue plusieurs fois, on s’étreint, heureuses de se revoir. La route jusque chez elle est bien belle encore... Nous passons l'après midi dans l'eau, à papoter entre Amies. Au soir nous partons vers la côte. Cannes, Nice, et rebelotte, accueil monumental.
Le lendemain, visite des petits villages des Alpes Maritimes, pic nic à 1200 mètres, quelle nature prodigieuse... Quel moment prodigieux... Voir photos :)
Au soir, surprise!!! Seshat arrive!!! 😎 waouh les petits farcis niçois, le barbecue, la glace italienne... On est bien... Amitiés d'ordinateurs est devenu amitiés réelles... Merci François! On en a bu des verres à ta santé!
Le lendemain, balade en Harley Davidson autour de Nice... Le délire...
Sans toi François, jamais nous ne nous serions rencontrés, jamais ces amitiés auraient pu naître, jamais je n'aurais passé d'aussi bons moments... J'avais les larmes aux yeux quand la porte du train, destination Bruxelles, s'est refermée...
J'aurais aimé rencontrer d'autres forumeurs du coin, mais je suis partie assez précipitamment. Yann, Ouais, Chris51, Fabricia, Douya, ... je suis sure que ce n'est que partie remise...
Voilà quelques photos montrant mon bonheur... (zut, trop lourdes, patience alors...)
En tout cas merci, merci et mille fois merci!!! 😎
Quand est ce que vous (re) montez????
Vagabondage en Arménie English translation pending
Bonjour à tous !
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.
Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.
Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.
Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.

Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.

Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.

Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
France - Asie à vélo: quel est votre budget? English translation pending
Bonsoir amis voyageur 🙂
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
À vélo à travers l'Europe English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Billets tour du monde: Pass aérien ou "au feeling"? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris pour profiter de votre expérience. En fouillant sur le forum, j'ai trouvé quelques informations mais je cherche surtout des retours d'expérience, du vécu...
Je pense partir en tour du monde avec ma chérie début janvier 2012 pour environ 10 mois. Nous bénéficions d'un budget confortable sans pour autant souhaiter tout dépenser en avion.
Pour l'heure, nous envisageons de passer par : Cuba / Colombie / Argentine / Chili et Ile de Paques / Une île du Pacifique / Nouvelle-Zélande / Australie (juste quelques jours) / Papouasie Nouvelle-Guinée et Indonésie / quelques jours à Bangkok / Ouzbekistan
Ma question concerne les pass aérien. Connaisseurs du voyage me propose un pass englobant tout cela pour 4500€ par personne, ce qui est en ligne avec notre budget. Le seul inconvénient est à mon goût le manque de flexibilité de ce type de proposition. Nous avons tous les deux beaucoup voyagé malgré notre âge (30 ans). Personnellement, je connais très bien l'Asie et l'Amérique du Sud. Et pour une fois, j'ai envie d'être flexible, de pouvoir réellement prendre mon temps quand j'en aurai envie et de pouvoir suivre les conseils provenant de mes rencontres.
Tout ça pour en venir à ma question. N'est-ce pas plus intéressant de ne partir avec aucun billet et de prendre des vols secs au fur et à mesure de notre périple ? L'avez-vous déjà fait ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Financièrement est-ce rentable (ou en tout cas non significativement plus cher) ? Avez-vous galéré pour trouver les billets ?
Personnellement je pousse dans ce sens et ma chérie est alignée mais voudrait un peu de concret et de rationnel (couple de consultants...😉) pour nous décider (nous avons le temps, mais cette option nous permettrait d'être plus flexible quand à notre demande de congés envers nos employeurs respectifs...)
Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse!!!
Bien sûr, je suis preneur de tous les conseils et autres que vous pourriez avoir!
Ben
Je vous écris pour profiter de votre expérience. En fouillant sur le forum, j'ai trouvé quelques informations mais je cherche surtout des retours d'expérience, du vécu...
Je pense partir en tour du monde avec ma chérie début janvier 2012 pour environ 10 mois. Nous bénéficions d'un budget confortable sans pour autant souhaiter tout dépenser en avion.
Pour l'heure, nous envisageons de passer par : Cuba / Colombie / Argentine / Chili et Ile de Paques / Une île du Pacifique / Nouvelle-Zélande / Australie (juste quelques jours) / Papouasie Nouvelle-Guinée et Indonésie / quelques jours à Bangkok / Ouzbekistan
Ma question concerne les pass aérien. Connaisseurs du voyage me propose un pass englobant tout cela pour 4500€ par personne, ce qui est en ligne avec notre budget. Le seul inconvénient est à mon goût le manque de flexibilité de ce type de proposition. Nous avons tous les deux beaucoup voyagé malgré notre âge (30 ans). Personnellement, je connais très bien l'Asie et l'Amérique du Sud. Et pour une fois, j'ai envie d'être flexible, de pouvoir réellement prendre mon temps quand j'en aurai envie et de pouvoir suivre les conseils provenant de mes rencontres.
Tout ça pour en venir à ma question. N'est-ce pas plus intéressant de ne partir avec aucun billet et de prendre des vols secs au fur et à mesure de notre périple ? L'avez-vous déjà fait ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Financièrement est-ce rentable (ou en tout cas non significativement plus cher) ? Avez-vous galéré pour trouver les billets ?
Personnellement je pousse dans ce sens et ma chérie est alignée mais voudrait un peu de concret et de rationnel (couple de consultants...😉) pour nous décider (nous avons le temps, mais cette option nous permettrait d'être plus flexible quand à notre demande de congés envers nos employeurs respectifs...)
Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse!!!
Bien sûr, je suis preneur de tous les conseils et autres que vous pourriez avoir!
Ben
Iran de mars à avril 2011: organisation, sécurité, déplacements, logements...? English translation pending
Bonjour,
Départ pour l'Iran de mi-mars à mi-avril.
ARRIVEE: A Dubai au préalable, j'envisage prendre un bateau, vers bandar abbas: expériences similaires et conseils à me
SUR PLACE:
> vu la période et Eid Norouz: quels conseils ? faut-il tout réserver (logement et déplacements) à l'avance ?
> beaucoup à voir; envie de voyager au rythme des bus/taxis communs/trains, et non avec vols d'avion internes; en prenant le temps de m'arrêter sans courir d'une attraction touristique à l'autre. Puis-je improviser ou n'est-ce pas à conseiller ?
VISA > comment obtenir les fameuses 'références' qui semblent exigées pour demander mon visa, à partir de la Belgique, sans pour autant être dans le schéma d'un voyage organisé de groupe ? > ai-je encore le temps (entre aujourd'hui et départ tt début mars) pour obtenir mon visa à partir de l'ambassade d'iran en Belgique ?
SECURITE > il y a d'un côté les témoignages positifs (dont ce forum). Il y a aussi ce qu'on en dit de dangereux et d'arbitraire: ainsi le dernier témoignage reçu, une arrestation d'un touriste belge emprisonné durant 4 mois (de sept 2009 à janv 2010... il est clair que la période 'au lendemain' des dernières élections a été fort tendues). Qu'en est-il ? > quid accès internet: bcp d'internet café ? dans les hôtels ? accès limités et sites interdits ? > possible d'acheter une carte communication tél+web sur place pr permettre appels tél et internet via 3G ?
BUDGET > Vu mon schéma de voyage, que prévoir approximativement comme budget/jour ? > est-ce vrai qu'il faut emporter son cash avec soi (euros et/ou dollars), PAS de chèques voyages, et PEU d'utilisation de la carte de crédit ?
je m'arrête là. un grand merci pour vos réponses
Départ pour l'Iran de mi-mars à mi-avril.
ARRIVEE: A Dubai au préalable, j'envisage prendre un bateau, vers bandar abbas: expériences similaires et conseils à me
SUR PLACE:
> vu la période et Eid Norouz: quels conseils ? faut-il tout réserver (logement et déplacements) à l'avance ?
> beaucoup à voir; envie de voyager au rythme des bus/taxis communs/trains, et non avec vols d'avion internes; en prenant le temps de m'arrêter sans courir d'une attraction touristique à l'autre. Puis-je improviser ou n'est-ce pas à conseiller ?
VISA > comment obtenir les fameuses 'références' qui semblent exigées pour demander mon visa, à partir de la Belgique, sans pour autant être dans le schéma d'un voyage organisé de groupe ? > ai-je encore le temps (entre aujourd'hui et départ tt début mars) pour obtenir mon visa à partir de l'ambassade d'iran en Belgique ?
SECURITE > il y a d'un côté les témoignages positifs (dont ce forum). Il y a aussi ce qu'on en dit de dangereux et d'arbitraire: ainsi le dernier témoignage reçu, une arrestation d'un touriste belge emprisonné durant 4 mois (de sept 2009 à janv 2010... il est clair que la période 'au lendemain' des dernières élections a été fort tendues). Qu'en est-il ? > quid accès internet: bcp d'internet café ? dans les hôtels ? accès limités et sites interdits ? > possible d'acheter une carte communication tél+web sur place pr permettre appels tél et internet via 3G ?
BUDGET > Vu mon schéma de voyage, que prévoir approximativement comme budget/jour ? > est-ce vrai qu'il faut emporter son cash avec soi (euros et/ou dollars), PAS de chèques voyages, et PEU d'utilisation de la carte de crédit ?
je m'arrête là. un grand merci pour vos réponses
Iran Pakistan en camion English translation pending
Salut les travellers
Nous souhaitons rejoindre l'inde par la route en camion (fourgon) . Aprés avoir espionné vos conversations sur le forum, nous avons choisi de prendre un visas transit en turquie pour Iran, puis visas tourisme en france pour pakistan et inde, Nous souhaitons principalement nous rendre au rajasthan et kerala ... puis retour ! Nous avons 6 mois devant nous: italy, grece, turquie, iran, pakistan;- par Turbat Hyderabad - ou Quetta Sukkur Hyderabad ( peut être au retour ? )
deux grandes questions a cette heure :
😕pensez-vous que ce voyage soit réalisable en décembre ?
😛peut on trouver sur la toile des cartes gratuites de ces pays ?
Nous sommes ouverts a tous vos conseils et suggestions concernant ce periple !
merci a tous !
Nous souhaitons rejoindre l'inde par la route en camion (fourgon) . Aprés avoir espionné vos conversations sur le forum, nous avons choisi de prendre un visas transit en turquie pour Iran, puis visas tourisme en france pour pakistan et inde, Nous souhaitons principalement nous rendre au rajasthan et kerala ... puis retour ! Nous avons 6 mois devant nous: italy, grece, turquie, iran, pakistan;- par Turbat Hyderabad - ou Quetta Sukkur Hyderabad ( peut être au retour ? )
deux grandes questions a cette heure :
😕pensez-vous que ce voyage soit réalisable en décembre ?
😛peut on trouver sur la toile des cartes gratuites de ces pays ?
Nous sommes ouverts a tous vos conseils et suggestions concernant ce periple !
merci a tous !
De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi English translation pending
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)