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Merida, Celestun ou Progreso au Mexique English translation pending
Voyage en famille en juillet.
J'ai 3 nuits à occuper.
Ma question est: 3 nuits à Mérida, mais j'ai peur que ce soit trop grosse ville
ou 2 nuits Merida et une au bord de la mer, et alors faut il privilégier Celestun ou Progreso?
Nous arriverons de 2 nuits à UXmal, puis nous irons pour 2 nuits à Valladolid.
Merci pour vos conseils
Voyage organisé en Italie avec ce tour-opérateur English translation pending
Bonsoir,
J'ai acheté un voyage de 14 jours en Italie avec Traditours du 24 septembre au 7 octobre au départ de Québec. Bien sur j'ai vu l'Itinéraire et il me convient mais j'aimerais connaître l'opinion de d'autres personnes sur ce trajet avec Traditours ou non. Et si vous avez des conseils évidemment. À ce jour, je suis seule et ce sera mon deuxième voyage organisé, le premier étant en France il y a 12 ans avec mon conjoint (Châteaux et vignobles).
Préparation de 2ème séjour au Portugal fin septembre / début octobre 2016 English translation pending
B🙂njour/Bom dia, Camarades d'la Rubrique Portugaise (Championne d'Europe svp),
Je me permets de vous solliciter pour la préparation d'un second séjour (après celui, tant kiffé, de 6 semaines du Nord au Sud, d'Est en Ouest en...oct-nov 2010). Nous venons de réserver nos billets Marseille-Lisboa (fin sept)/Porto-Marseille (début oct) chez RyanAir. Nous prévoyons 3-4 nuits à Lisboa (en début de séjour) et 2-3 nuits à Porto (en fin de périple) et nous interrogeons sur l'"emploi" des 7-9 jours dispos entre ces 2 villes, sachant que:
-Nous aimerions aller saluer l'Océan (1-2 nuits, pas forcément dans le même port/station-village côtier); Nous avions découvert Nazaré (jolie) lors de notre 1er voyage, auriez-vous d'autres lieux à nous recommander? si possible tranquille(s), typique(s), pas ambiance station balnéaire bétonnée (avons ça pas loin de chez nous, dans le Gard).
-Nous envisageons de retourner au "boisdormantesque" Buçaco Palace Hôtel où nous avions merveilleusement dîné en 2010 et, ce coup-ci peut-être s'y offrir le grand luxe d'une nuitée (les lieux sont tellement extra-ordinaires).Dans un rayon de 100 kms de Luso, ptêtre un peu plus bas/haut/à l'Est, auriez-vous dans vos précieux "cartons", des suggestions de coins de jolie campagne où nous pourrions faire de chouettes marches ? La Serra da Estrela, vous connaissez? Pensez-vous que ce massif puisse correspondre à notre recherche?
-D'autres conseils d'étapes, ptêtre, en précisant qu'entre Lisboa&Porto nous louerons une voiture? Pour rappel, en 2010, dans ce secteur du Pays, avions visité: Coimbra , Fatima, Alcobaça&Batalha, Golega (Fête du Cheval).Avions fait l'impasse sur Tomar (ptêtre une idée, de s'y arrêter ce coup-ci?).
Si nous partons moins à l'"assaut" du fantastique Patrimoine Culturel du Pays dans ce futur séjour que lors du 1er, nous demeurons toujours épris d'églises barroques et curieux de joyaux architecturaux.Néanmoins nous envisageons prioritairement ces 2 semaines Lusitaniennes sous l'angle du dépaysement et des plaisirs "authentiques": des papilles (cuisine locale&Brasilienne, pourquoi pas aussi Cap Verdienne?), des oreilles (Fado), du contact des Portugais, sans foncer partout ni avaler les distances, prendre du bon temps au Portugal quoi !!!
Pardon pour mon laïus, mais la description détaillée de nos attentes&goûts me semble utile à vos avis&suggestions.
Je vous remercie grandement de votre attention et d'avance, de vos tuyaux.Je précise que j'ai édité les 2 trésors sur Lisboa&Porto de Monsieur Larazou qui, incha Allah, me lira&répondra, lui aussi...
@ vous lire donc.
Cordialement,
Yell😉wmop.
ps: nous souhaitons ramener 2-3 m2 d'azulejos (pour habiller une façade de cheminée intérieure), des adresses de points de fabrication et/ou vente, sur notre parcours?
Je me permets de vous solliciter pour la préparation d'un second séjour (après celui, tant kiffé, de 6 semaines du Nord au Sud, d'Est en Ouest en...oct-nov 2010). Nous venons de réserver nos billets Marseille-Lisboa (fin sept)/Porto-Marseille (début oct) chez RyanAir. Nous prévoyons 3-4 nuits à Lisboa (en début de séjour) et 2-3 nuits à Porto (en fin de périple) et nous interrogeons sur l'"emploi" des 7-9 jours dispos entre ces 2 villes, sachant que:
-Nous aimerions aller saluer l'Océan (1-2 nuits, pas forcément dans le même port/station-village côtier); Nous avions découvert Nazaré (jolie) lors de notre 1er voyage, auriez-vous d'autres lieux à nous recommander? si possible tranquille(s), typique(s), pas ambiance station balnéaire bétonnée (avons ça pas loin de chez nous, dans le Gard).
-Nous envisageons de retourner au "boisdormantesque" Buçaco Palace Hôtel où nous avions merveilleusement dîné en 2010 et, ce coup-ci peut-être s'y offrir le grand luxe d'une nuitée (les lieux sont tellement extra-ordinaires).Dans un rayon de 100 kms de Luso, ptêtre un peu plus bas/haut/à l'Est, auriez-vous dans vos précieux "cartons", des suggestions de coins de jolie campagne où nous pourrions faire de chouettes marches ? La Serra da Estrela, vous connaissez? Pensez-vous que ce massif puisse correspondre à notre recherche?
-D'autres conseils d'étapes, ptêtre, en précisant qu'entre Lisboa&Porto nous louerons une voiture? Pour rappel, en 2010, dans ce secteur du Pays, avions visité: Coimbra , Fatima, Alcobaça&Batalha, Golega (Fête du Cheval).Avions fait l'impasse sur Tomar (ptêtre une idée, de s'y arrêter ce coup-ci?).
Si nous partons moins à l'"assaut" du fantastique Patrimoine Culturel du Pays dans ce futur séjour que lors du 1er, nous demeurons toujours épris d'églises barroques et curieux de joyaux architecturaux.Néanmoins nous envisageons prioritairement ces 2 semaines Lusitaniennes sous l'angle du dépaysement et des plaisirs "authentiques": des papilles (cuisine locale&Brasilienne, pourquoi pas aussi Cap Verdienne?), des oreilles (Fado), du contact des Portugais, sans foncer partout ni avaler les distances, prendre du bon temps au Portugal quoi !!!
Pardon pour mon laïus, mais la description détaillée de nos attentes&goûts me semble utile à vos avis&suggestions.
Je vous remercie grandement de votre attention et d'avance, de vos tuyaux.Je précise que j'ai édité les 2 trésors sur Lisboa&Porto de Monsieur Larazou qui, incha Allah, me lira&répondra, lui aussi...
@ vous lire donc.
Cordialement,
Yell😉wmop.
ps: nous souhaitons ramener 2-3 m2 d'azulejos (pour habiller une façade de cheminée intérieure), des adresses de points de fabrication et/ou vente, sur notre parcours?
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
Un tour dans l'Anti-Atlas
J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout.
Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
July 2015: A Quick Stop in New Mexico Before Exploring Utah in Depth
This year, we hadn’t planned on going to the United States. After two trips in 2012 and 2014, we needed to refill the piggy bank...
But we didn’t count on luck: one late September afternoon in 2014, while randomly browsing the web, I stumbled upon flight tickets for $753 per person for July 2015! After some calculations and hesitation, we decided to shorten the trip compared to the previous year (22 days this time), cut down on hotel costs (80 € per night on average), and skip expensive activities (no helicopter rides, rafting, or guided tours with outfitters, etc.), but we couldn’t pass up such a great opportunity!
Here’s the budget breakdown: - Flight tickets: 3,012 € for 4 (booked directly on AA’s website). One layover on the way out (CDG / Charlotte / Phoenix) and one on the way back (LAX / London / CDG). - Hotels: 1,685 € for 22 nights, averaging 76.60 € per night. We stuck to our budget (and even did better!), thanks to affordable hotels in NM, bookings made when the exchange rate was still favorable, and 2 free nights used on Hotels.com. - Car: 952 € for 22 days renting a standard SUV (Jeep Grand Cherokee). We went through AutoEurope, and the rental company was Dollar. - Gas: Around $20 per day on average (for 5,440 km). - Food: Just under $70 per day on average (for 4 people). We did a lot of grocery shopping for picnics, ate a lot of fast food, and only went to restaurants a few times. - America the Beautiful Pass: Free (the one we bought in July 2014 was still valid until the end of July 2015). - Not covered by the pass: $175 (entry fees for State Parks, a guided tour at Mesa Verde, Pow Wow entry, etc.).
In total, we spent 7,760 € for 4 people over 22 days. On top of that, we added $50 for the NYNY roller coaster (a gift for Hugo) and $135 for the *Mystère* show (a gift for Calista and me).
Here’s the itinerary: - Lost Dutchman SP, Goldfield Ghost Town, and Apache Trail - Chiricahua NM - White Sands NM - White Sands NM, Valley of Fires SP, and Old Town Albuquerque - Taos Pueblo, Pow Wow, and Chimayo - Bandelier NM and Santa Fe - Kasha Katuwe Tent Rocks NM - Shiprock and Mesa Verde NP - Bluff, Gooseneck SP, Road Canyon, and UT95 - Little Wild Horse Canyon and Goblin Valley SP - Capitol Reef NP (Cohab Canyon and Sulphur Creek) - Burr Trail - Zebra Slot Canyon and Lower Calf Creek Falls - Mossy Cave and Cedar Breaks NM - Kanarra Creek and Zion NP (Kolob Canyons) - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Zion NP (Progeny Peak) - Snow Canyon SP - Lake Mead and Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas - Los Angeles and the trip back
Here’s the budget breakdown: - Flight tickets: 3,012 € for 4 (booked directly on AA’s website). One layover on the way out (CDG / Charlotte / Phoenix) and one on the way back (LAX / London / CDG). - Hotels: 1,685 € for 22 nights, averaging 76.60 € per night. We stuck to our budget (and even did better!), thanks to affordable hotels in NM, bookings made when the exchange rate was still favorable, and 2 free nights used on Hotels.com. - Car: 952 € for 22 days renting a standard SUV (Jeep Grand Cherokee). We went through AutoEurope, and the rental company was Dollar. - Gas: Around $20 per day on average (for 5,440 km). - Food: Just under $70 per day on average (for 4 people). We did a lot of grocery shopping for picnics, ate a lot of fast food, and only went to restaurants a few times. - America the Beautiful Pass: Free (the one we bought in July 2014 was still valid until the end of July 2015). - Not covered by the pass: $175 (entry fees for State Parks, a guided tour at Mesa Verde, Pow Wow entry, etc.).
In total, we spent 7,760 € for 4 people over 22 days. On top of that, we added $50 for the NYNY roller coaster (a gift for Hugo) and $135 for the *Mystère* show (a gift for Calista and me).
Here’s the itinerary: - Lost Dutchman SP, Goldfield Ghost Town, and Apache Trail - Chiricahua NM - White Sands NM - White Sands NM, Valley of Fires SP, and Old Town Albuquerque - Taos Pueblo, Pow Wow, and Chimayo - Bandelier NM and Santa Fe - Kasha Katuwe Tent Rocks NM - Shiprock and Mesa Verde NP - Bluff, Gooseneck SP, Road Canyon, and UT95 - Little Wild Horse Canyon and Goblin Valley SP - Capitol Reef NP (Cohab Canyon and Sulphur Creek) - Burr Trail - Zebra Slot Canyon and Lower Calf Creek Falls - Mossy Cave and Cedar Breaks NM - Kanarra Creek and Zion NP (Kolob Canyons) - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Zion NP (Progeny Peak) - Snow Canyon SP - Lake Mead and Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas - Los Angeles and the trip back
Compte rendu de notre voyage aux Emirats (mai 2014) English translation pending
BONJOUR À TOUS 🙂
Nous sommes partis aux Emirats fin avril/début mai 2014 pour 5 jours complets sur place. C’est bien trop court mais c’était un package. Je vais vous résumer notre voyage en essayant d’être assez précise, si vous avez des questions je vous répondrai avec plaisir. D’ailleurs je remercie les personnes du forum qui ont partagé plein d’infos sur leurs voyages, ce qui m’a permis de préparer mon planning également.
TRANSPORT Avec mon mari, nous avons choisi un package Vol + Hôtel sur un site spécialisé dans les voyages de luxe (avec de fortes réductions). Nous avons eu la chance de voyager avec Etihad en business avec ses avantages : le service « chauffeur » à chaque étape du voyage (de chez nous à Roissy, de l’aéroport d’Abu Dhabi à notre hôtel à Dubaï, de l’hôtel à l’aéroport, puis de Roissy à chez nous), le salon avant chaque vol (personnellement je n’y vois pas de réel intérêt), et le fait de ne pas faire la queue pour l’enregistrement des bagages ou rentrer dans l’avion. Niveau confort, le top avec un siège qui se met en position allongée et le service à la carte comme au restaurant. Étant partis fatigués, nous n’avons pas vu le vol passer … Une fois à Abu Dhabi, nous avons beaucoup marché pour rejoindre le poste d’immigration où là l’accueil n’était franchement pas souriant, ni bonjour ni au revoir ni rien du tout. Je suis restée 10 min debout à attendre le tampon sur mon passeport sans aucune explication, alors que d’autres personnes passaient en quelques minutes. Dès la sortie le chauffeur nous attendait et nous a emmenés à l’hôtel en 1h15 à peu près.
HOTEL L’hôtel Crowne Plaza est situé sur la Sheikh Zayed Road, artère très utilisée de Dubaï. Nous étions le vendredi soir et c’était plein de monde partout, dans l’hôtel et dans les restaurants des alentours. Nous avions une chambre standard et avons été surclassés gratuitement grâce à mon mari qui demande toujours si c’est possible. Donc, nous avons eu une suite avec la chambre à part, coin cuisine, table de salle à manger et coin salon. Nous avons accepté de nous inscrire à un programme de fidélité gratuit et pour nous remercier nous avions une corbeille de fruits frais chaque jour sur la table, ainsi que le journal. Le ménage était fait quotidiennement avec soin, plein de petits produits de qualité dans la salle de bain. Des bouteilles d’eau déposées chaque jour : bien pratique. Le petit déjeuner était inclus dans le package. C’est un buffet à volonté de qualité plutôt médiocre (surtout les viennoiseries), nous y sommes allés parce que c’était inclus mais cela ne vaut pas les 22€ du prix affiché. Il y a un McDo à 100m de l’hôtel, solution de repli pour un meilleur petit déjeuner je pense. Nous n’avons pas testé les autres restaurants de l’hôtel par manque de temps, ni la boite de nuit ou le spa. Le concierge est très sympathique (Edwyn), les filles à l’accueil ont un anglais difficilement compréhensible. Aux alentours, des boutiques, des petites supérettes …
SE DEPLACER Ma meilleure amie vit sur place, possède une voiture et nous avons passé 3 jours sur 5 avec elle. Pour le reste, ce fut taxi (vraiment pas cher, toutes distances, nous en avons même pris un d’Abu Dhabi à Dubai pour environ 50€). Les taxis ont toujours mis le compteur mais s’en assurer quand même. Certains ont essayé de faire des détours pour rallonger la course, il faut être ferme. Bien sûr quand on ne connait pas le chemin ce n’est pas facile … Ayant l'habitude de donner des "tips" (pourboires) à New York (notre destination annuelle habituelle), j'ai toujours arrondi le paiement des taxis quand ils étaient sympas). Nous avons aussi pris le métro plusieurs fois. Il est très facile d’accès et peu cher. Nous avons testé la « Gold Class » bien confortable, sauf aux heures de pointe …
MOSQUEE D'ABU DHABI : grandiose, magnifique ! On présente une pièce d’identité et une abaya (propre) est prêtée aux femmes (plusieurs tailles disponibles). Ensuite on visite à son rythme. On enlève ses chaussures avant de rentrer à l’intérieur admirer le plus grand tapis du monde. L’architecture est sublime. J’ai adoré cette visite malgré les 44 degrés et l’abaya qui tient bien chaud. Prévoir de l’eau fraiche. Il y a des fontaines d’eau sinon. Pour les personnes en difficulté pour marcher ou les personnes âgées, il y a des voiturettes de golf qui peuvent vous amener d’un point à l’autre car il y a un peu de marche.
JUMEIRAH MEDINAT (Dubai) : Très bel hôtel, pas très loin du Burj Al Arab. Dès l’entrée, on se retrouve dans le Souk : plein de jolies petites boutiques. On n’a rien marchandé mais les vendeurs baissent certains prix quand ils voient qu’on hésite … Ensuite nous sommes sortis pour profiter des belles vues sur le lac artificiel et sur la Burj Al Arab. Nous avons bu des cocktails délicieux à Trader Vics.
PLAGE PRES DU BURJ AL ARAB (Dubai): eau très claire, plage très propre. Seul inconvénient : aucune ombre (pas de palmiers) et seulement 1 ou 2 cabines pour se changer. Je n’ai pas vu de douches mais je peux me tromper.
JUMEIRAH BEACH PARK (Dubai) : plage payante (quelques dirhams), sur place il y a des wc, cabines pour se changer (elles étaient dégueulasses, je n’ai pas vu de personnel pour nettoyer entre deux), prévoir des chaussures pour se changer (claquettes, flips flops) car par terre c’est eau, sable et plus si affinités). Il y a un snack avec les basiques pour les petits creux. Nous avons loué 2 chaises longues et un parasol (prix modique). Je conseille d’y aller tôt dans la matinée et en semaine si possible pour éviter la foule. L’eau était claire, plein de palmiers pour l’ombre, une plage très agréable.
DUBAI MALL : Nous avions réservé nos places sur internet pour monter à la Burj Khalifa (bien moins cher que sur place), l’ascenseur monte très rapidement mais ce n’est pas désagréable. La vue est magnifique, plein de belles photos à prendre mais prévoir un zoom important … Il y a des souvenirs en vente (plutôt chers), je conseille de plutôt regarder dans les boutiques de souvenirs du mall. Sinon nous avons aussi assisté au spectacle des fontaines, c’était magnifique ! Vérifier les horaires car c’est sympa d’en voir plusieurs. Nous avons mangé au "Rainforest Café", j'ai bien aimé l'ambiance et le repas était très correct (qualité, prix). Nous avons changé nos € dans l’un des nombreux points de change. Faire le tour pour trouver le meilleur taux. En face, après le petit pont près des fontaines, vous avez le "Souk Al Bahar" et à l'intérieur nous avons mangé un délicieux couscous dans le restaurant "Al Malouf" (demander à manger en terrasse, vue sympa).
MALL OF EMIRATES (Dubai) : Nous y sommes allés en métro, mon mari avait prévu de faire du ski et puis gros coup de barre, on profitera de la vue en sirotant des cocktails et en mangeant un délicieux cheesecake à « Cheesecake Factory » mais ce sera partie remise !
BAB AL SHAMS : très bel hôtel de luxe au milieu du désert où nous nous sommes arrêtés pour profiter de la lounge et du coucher du soleil, douces odeurs de shisha dans l’air, cocktails bien frais, musique (un chanteur très talentueux) … Ensuite nous avons diné sur place, buffet sur la terrasse (peu cher, 20€ par personne je crois, très basique mais suffisant), les palmiers qui s’illuminent dans la nuit, magique … Il y a possibilité de faire un vrai repas plus traditionnel au milieu du désert sous des tentes …
ATLANTIS (Dubai) : Je ne m’étais pas renseignée s’il y avait un pass à la journée comme à Nassau (Bahamas), du coup nous ne sommes rentrés que dans les parties publiques. L’hôtel est majestueux et cela vaut quand même la visite. Mon mari est parti se faire faire un massage par un homme (coutume locale oblige : 120€ pour 1h avec accès au sauna/jacuzzi), c’est cher mais il était ravi et puis c’était l’Atlantis quoi ! Quant à moi, refroidie par le prix de la manucure/pédicure (environ 80€), je suis partie voir l’aquarium. Nous avons diné au restaurant "Saffron" qui annonçait un buffet de fruits de mer pour 47€ par personne. Une vraie arnaque, il y avait peu de fruits de mer et ils n'étaient pas de qualité (mal cuits, à peine décongelés). Pour le reste, choix plutôt limité et d'une qualité qui ne va pas avec le lieu. Très décevant, heureusement qu'on avait un voucher et qu'on n'a pas payé plein pot.
SOUK DE L'OR ET DES EPICES (Deira) : plein d’échoppes avec souvenirs, bijoux, vêtements etc. On est alpagué tous les 2 mètres pour nous proposer des faux sacs de marque … Bien qu’agaçant ce n’est pas agressif (en tout cas, moins qu’à Chinatown à New York par exemple, pour ceux qui connaissent). J’ai bien aimé Deira, plus authentique que le reste de Dubai.
DESERT : en route pour Bab Al Shams, nous nous sommes arrêtés dans le désert pour observer des chameaux qui se préparaient pour faire des courses. Nous avons salués les hommes qui les montaient et ils ont posé gentiment pour les photos. Un peu plus loin nous nous sommes arrêtés près d’une laiterie où des bédouins s’occupaient d’autres chameaux, cette fois ci nous descendons de la voiture et allons à leur rencontre. Ils étaient ravis que l’on s’arrête caresser les chameaux (très calins, ils ont craqué pour mon mari lol). Pas de dialogue car ils ne parlaient pas anglais mais plein d’échanges de sourires. Ils nous ont invités à visiter la laiterie mais pris par le temps et ne voulant pas les vexer car on ne voulait pas gouter le lait de chameaux nous sommes repartis en les remerciant chaleureusement.
MERCATO MALL (Dubai) : Petit mall de taille humaine, réplique de rues Vénitiennes. Il y a un « Shake Shack » dedans pour les connaisseurs, j’ai adoré leur burger au gout bien New Yorkais !
MARINA MALL (Abu Dhabi) : Mall de taille raisonnable avec un carrefour dedans. Je vous conseille de monter dans le café tout en haut de la tour. L’entrée est gratuite, il suffit de consommer (cafés, jus de fruits etc) et la vue est époustouflante !
HOTEL RADISSON BLU (Abu Dhabi) : Pour éviter de refaire la route pour Dubaï, nous avons pris une nuit dans cet hôtel. Chambre très propre, belle piscine extérieure. Nous avons payé 80€, prix très raisonnable pour un hôtel de cette qualité.
En résumé, nous n’avons qu’une hâte : y retourner ! Et cette fois ci pour une dizaine de jours. On ira visiter le « Emirates Palace » à Abu Dhabi (on nous a refoulés car mon mari était en short long). Nous avons eu un énorme coup de cœur pour ce pays qui nous faisait rêver depuis très longtemps. La seule chose que je n'ai pas aimé, ce sont les malls géants (Dubai Mall, Mall of Emirates), beaucoup trop grands pour vraiment en profiter.
J'ajoute quelques photos 😉
Nous sommes partis aux Emirats fin avril/début mai 2014 pour 5 jours complets sur place. C’est bien trop court mais c’était un package. Je vais vous résumer notre voyage en essayant d’être assez précise, si vous avez des questions je vous répondrai avec plaisir. D’ailleurs je remercie les personnes du forum qui ont partagé plein d’infos sur leurs voyages, ce qui m’a permis de préparer mon planning également.
TRANSPORT Avec mon mari, nous avons choisi un package Vol + Hôtel sur un site spécialisé dans les voyages de luxe (avec de fortes réductions). Nous avons eu la chance de voyager avec Etihad en business avec ses avantages : le service « chauffeur » à chaque étape du voyage (de chez nous à Roissy, de l’aéroport d’Abu Dhabi à notre hôtel à Dubaï, de l’hôtel à l’aéroport, puis de Roissy à chez nous), le salon avant chaque vol (personnellement je n’y vois pas de réel intérêt), et le fait de ne pas faire la queue pour l’enregistrement des bagages ou rentrer dans l’avion. Niveau confort, le top avec un siège qui se met en position allongée et le service à la carte comme au restaurant. Étant partis fatigués, nous n’avons pas vu le vol passer … Une fois à Abu Dhabi, nous avons beaucoup marché pour rejoindre le poste d’immigration où là l’accueil n’était franchement pas souriant, ni bonjour ni au revoir ni rien du tout. Je suis restée 10 min debout à attendre le tampon sur mon passeport sans aucune explication, alors que d’autres personnes passaient en quelques minutes. Dès la sortie le chauffeur nous attendait et nous a emmenés à l’hôtel en 1h15 à peu près.
HOTEL L’hôtel Crowne Plaza est situé sur la Sheikh Zayed Road, artère très utilisée de Dubaï. Nous étions le vendredi soir et c’était plein de monde partout, dans l’hôtel et dans les restaurants des alentours. Nous avions une chambre standard et avons été surclassés gratuitement grâce à mon mari qui demande toujours si c’est possible. Donc, nous avons eu une suite avec la chambre à part, coin cuisine, table de salle à manger et coin salon. Nous avons accepté de nous inscrire à un programme de fidélité gratuit et pour nous remercier nous avions une corbeille de fruits frais chaque jour sur la table, ainsi que le journal. Le ménage était fait quotidiennement avec soin, plein de petits produits de qualité dans la salle de bain. Des bouteilles d’eau déposées chaque jour : bien pratique. Le petit déjeuner était inclus dans le package. C’est un buffet à volonté de qualité plutôt médiocre (surtout les viennoiseries), nous y sommes allés parce que c’était inclus mais cela ne vaut pas les 22€ du prix affiché. Il y a un McDo à 100m de l’hôtel, solution de repli pour un meilleur petit déjeuner je pense. Nous n’avons pas testé les autres restaurants de l’hôtel par manque de temps, ni la boite de nuit ou le spa. Le concierge est très sympathique (Edwyn), les filles à l’accueil ont un anglais difficilement compréhensible. Aux alentours, des boutiques, des petites supérettes …
SE DEPLACER Ma meilleure amie vit sur place, possède une voiture et nous avons passé 3 jours sur 5 avec elle. Pour le reste, ce fut taxi (vraiment pas cher, toutes distances, nous en avons même pris un d’Abu Dhabi à Dubai pour environ 50€). Les taxis ont toujours mis le compteur mais s’en assurer quand même. Certains ont essayé de faire des détours pour rallonger la course, il faut être ferme. Bien sûr quand on ne connait pas le chemin ce n’est pas facile … Ayant l'habitude de donner des "tips" (pourboires) à New York (notre destination annuelle habituelle), j'ai toujours arrondi le paiement des taxis quand ils étaient sympas). Nous avons aussi pris le métro plusieurs fois. Il est très facile d’accès et peu cher. Nous avons testé la « Gold Class » bien confortable, sauf aux heures de pointe …
MOSQUEE D'ABU DHABI : grandiose, magnifique ! On présente une pièce d’identité et une abaya (propre) est prêtée aux femmes (plusieurs tailles disponibles). Ensuite on visite à son rythme. On enlève ses chaussures avant de rentrer à l’intérieur admirer le plus grand tapis du monde. L’architecture est sublime. J’ai adoré cette visite malgré les 44 degrés et l’abaya qui tient bien chaud. Prévoir de l’eau fraiche. Il y a des fontaines d’eau sinon. Pour les personnes en difficulté pour marcher ou les personnes âgées, il y a des voiturettes de golf qui peuvent vous amener d’un point à l’autre car il y a un peu de marche.
JUMEIRAH MEDINAT (Dubai) : Très bel hôtel, pas très loin du Burj Al Arab. Dès l’entrée, on se retrouve dans le Souk : plein de jolies petites boutiques. On n’a rien marchandé mais les vendeurs baissent certains prix quand ils voient qu’on hésite … Ensuite nous sommes sortis pour profiter des belles vues sur le lac artificiel et sur la Burj Al Arab. Nous avons bu des cocktails délicieux à Trader Vics.
PLAGE PRES DU BURJ AL ARAB (Dubai): eau très claire, plage très propre. Seul inconvénient : aucune ombre (pas de palmiers) et seulement 1 ou 2 cabines pour se changer. Je n’ai pas vu de douches mais je peux me tromper.
JUMEIRAH BEACH PARK (Dubai) : plage payante (quelques dirhams), sur place il y a des wc, cabines pour se changer (elles étaient dégueulasses, je n’ai pas vu de personnel pour nettoyer entre deux), prévoir des chaussures pour se changer (claquettes, flips flops) car par terre c’est eau, sable et plus si affinités). Il y a un snack avec les basiques pour les petits creux. Nous avons loué 2 chaises longues et un parasol (prix modique). Je conseille d’y aller tôt dans la matinée et en semaine si possible pour éviter la foule. L’eau était claire, plein de palmiers pour l’ombre, une plage très agréable.
DUBAI MALL : Nous avions réservé nos places sur internet pour monter à la Burj Khalifa (bien moins cher que sur place), l’ascenseur monte très rapidement mais ce n’est pas désagréable. La vue est magnifique, plein de belles photos à prendre mais prévoir un zoom important … Il y a des souvenirs en vente (plutôt chers), je conseille de plutôt regarder dans les boutiques de souvenirs du mall. Sinon nous avons aussi assisté au spectacle des fontaines, c’était magnifique ! Vérifier les horaires car c’est sympa d’en voir plusieurs. Nous avons mangé au "Rainforest Café", j'ai bien aimé l'ambiance et le repas était très correct (qualité, prix). Nous avons changé nos € dans l’un des nombreux points de change. Faire le tour pour trouver le meilleur taux. En face, après le petit pont près des fontaines, vous avez le "Souk Al Bahar" et à l'intérieur nous avons mangé un délicieux couscous dans le restaurant "Al Malouf" (demander à manger en terrasse, vue sympa).
MALL OF EMIRATES (Dubai) : Nous y sommes allés en métro, mon mari avait prévu de faire du ski et puis gros coup de barre, on profitera de la vue en sirotant des cocktails et en mangeant un délicieux cheesecake à « Cheesecake Factory » mais ce sera partie remise !
BAB AL SHAMS : très bel hôtel de luxe au milieu du désert où nous nous sommes arrêtés pour profiter de la lounge et du coucher du soleil, douces odeurs de shisha dans l’air, cocktails bien frais, musique (un chanteur très talentueux) … Ensuite nous avons diné sur place, buffet sur la terrasse (peu cher, 20€ par personne je crois, très basique mais suffisant), les palmiers qui s’illuminent dans la nuit, magique … Il y a possibilité de faire un vrai repas plus traditionnel au milieu du désert sous des tentes …
ATLANTIS (Dubai) : Je ne m’étais pas renseignée s’il y avait un pass à la journée comme à Nassau (Bahamas), du coup nous ne sommes rentrés que dans les parties publiques. L’hôtel est majestueux et cela vaut quand même la visite. Mon mari est parti se faire faire un massage par un homme (coutume locale oblige : 120€ pour 1h avec accès au sauna/jacuzzi), c’est cher mais il était ravi et puis c’était l’Atlantis quoi ! Quant à moi, refroidie par le prix de la manucure/pédicure (environ 80€), je suis partie voir l’aquarium. Nous avons diné au restaurant "Saffron" qui annonçait un buffet de fruits de mer pour 47€ par personne. Une vraie arnaque, il y avait peu de fruits de mer et ils n'étaient pas de qualité (mal cuits, à peine décongelés). Pour le reste, choix plutôt limité et d'une qualité qui ne va pas avec le lieu. Très décevant, heureusement qu'on avait un voucher et qu'on n'a pas payé plein pot.
SOUK DE L'OR ET DES EPICES (Deira) : plein d’échoppes avec souvenirs, bijoux, vêtements etc. On est alpagué tous les 2 mètres pour nous proposer des faux sacs de marque … Bien qu’agaçant ce n’est pas agressif (en tout cas, moins qu’à Chinatown à New York par exemple, pour ceux qui connaissent). J’ai bien aimé Deira, plus authentique que le reste de Dubai.
DESERT : en route pour Bab Al Shams, nous nous sommes arrêtés dans le désert pour observer des chameaux qui se préparaient pour faire des courses. Nous avons salués les hommes qui les montaient et ils ont posé gentiment pour les photos. Un peu plus loin nous nous sommes arrêtés près d’une laiterie où des bédouins s’occupaient d’autres chameaux, cette fois ci nous descendons de la voiture et allons à leur rencontre. Ils étaient ravis que l’on s’arrête caresser les chameaux (très calins, ils ont craqué pour mon mari lol). Pas de dialogue car ils ne parlaient pas anglais mais plein d’échanges de sourires. Ils nous ont invités à visiter la laiterie mais pris par le temps et ne voulant pas les vexer car on ne voulait pas gouter le lait de chameaux nous sommes repartis en les remerciant chaleureusement.
MERCATO MALL (Dubai) : Petit mall de taille humaine, réplique de rues Vénitiennes. Il y a un « Shake Shack » dedans pour les connaisseurs, j’ai adoré leur burger au gout bien New Yorkais !
MARINA MALL (Abu Dhabi) : Mall de taille raisonnable avec un carrefour dedans. Je vous conseille de monter dans le café tout en haut de la tour. L’entrée est gratuite, il suffit de consommer (cafés, jus de fruits etc) et la vue est époustouflante !
HOTEL RADISSON BLU (Abu Dhabi) : Pour éviter de refaire la route pour Dubaï, nous avons pris une nuit dans cet hôtel. Chambre très propre, belle piscine extérieure. Nous avons payé 80€, prix très raisonnable pour un hôtel de cette qualité.
En résumé, nous n’avons qu’une hâte : y retourner ! Et cette fois ci pour une dizaine de jours. On ira visiter le « Emirates Palace » à Abu Dhabi (on nous a refoulés car mon mari était en short long). Nous avons eu un énorme coup de cœur pour ce pays qui nous faisait rêver depuis très longtemps. La seule chose que je n'ai pas aimé, ce sont les malls géants (Dubai Mall, Mall of Emirates), beaucoup trop grands pour vraiment en profiter.
J'ajoute quelques photos 😉
Seychelles pour 20 jours en septembre English translation pending
Bonjour
20 jours en septembre 2014 à consacrer pour la découverte d'une région du monde. Pourquoi pas Les Seychelles... Nous allons nous occuper ce week end de la réservation du vol internationnal au départ de Paris. Ensuite, nous ferons appel à vos vécus, exériences, informations sur comment procéder sur place: -nous souhaiterions connaitre comment débuter notre séjour dés l'arrivée: vers quelle île se diriger ou rester sur Mahé pour quelques jours? -dans quel ordre organiser notre séjour? -réserver les transports inter îles sur place ou à l'avance, si vous avez des infos sur ceux proposer, lieux de départ, prix: nous sommes preneurs? -souhaitons privilégier des logements acceuillants, environnement agréable (plage, nature), proches de commoditées (restos, gargottes), si vous avez des bonnes adresses ou sites internets? -tous vos conseils, seront les biens venus. Cette destination, nous semble assez couteuse, il nous semble donc indispsensable de prévoir un budget précis avant d'être sur place. -le change s'effectue à l'aéroport ou surles îles? Merci d'avance
20 jours en septembre 2014 à consacrer pour la découverte d'une région du monde. Pourquoi pas Les Seychelles... Nous allons nous occuper ce week end de la réservation du vol internationnal au départ de Paris. Ensuite, nous ferons appel à vos vécus, exériences, informations sur comment procéder sur place: -nous souhaiterions connaitre comment débuter notre séjour dés l'arrivée: vers quelle île se diriger ou rester sur Mahé pour quelques jours? -dans quel ordre organiser notre séjour? -réserver les transports inter îles sur place ou à l'avance, si vous avez des infos sur ceux proposer, lieux de départ, prix: nous sommes preneurs? -souhaitons privilégier des logements acceuillants, environnement agréable (plage, nature), proches de commoditées (restos, gargottes), si vous avez des bonnes adresses ou sites internets? -tous vos conseils, seront les biens venus. Cette destination, nous semble assez couteuse, il nous semble donc indispsensable de prévoir un budget précis avant d'être sur place. -le change s'effectue à l'aéroport ou surles îles? Merci d'avance
Partir en famille à l'île Maurice ou aux Seychelles? English translation pending
Bonjour , je voudrais partir avec ma famille en février , mais je ne sais pas qu'elle destination choisir , pour vous le plus beau Seychelle ou Ile Maurice sachant que je voudrait faire de la plongée et me reposer !
Merci de m'aidée 🙂
Seychelles: où partir en août? English translation pending
Bonjour les voyageurs!
J'ai besoin de vos avis! J'aimerais partir 2 semaines aux Seychelles au mois d'aout. J'ai vu que ce n'était pas la meilleure période mais en même temps c'est le seul moment de l'année où je peux prendre 2 semaines... Est-ce que vous auriez des conseils quant au choix de l'ile/l'hôtel où me rendre ? Mon projet vacances = bronzette sur plage de rêve et activités sportives (plongée...) 😎😎😎
Merci pour votre aide !!
Dac
J'ai besoin de vos avis! J'aimerais partir 2 semaines aux Seychelles au mois d'aout. J'ai vu que ce n'était pas la meilleure période mais en même temps c'est le seul moment de l'année où je peux prendre 2 semaines... Est-ce que vous auriez des conseils quant au choix de l'ile/l'hôtel où me rendre ? Mon projet vacances = bronzette sur plage de rêve et activités sportives (plongée...) 😎😎😎
Merci pour votre aide !!
Dac
Récit de mon voyage au Kerala, Inde du Sud du 5 février au 11 mars 2012 English translation pending
5 février 2012 : prochaine destination, pour les vacances d'hiver, je pars avec mon fils dans le Kerala.
Un peu d'organisation s'impose, Yanis n'a que 8 ans.
Voici l'ébauche de notre périple :
trajet : 25 février
Cochin : nuits du 25 et du 26 février - journée du 26 février
trajet : 27 février
Munnar : nuits du 27, 28 et 29 février - journées du 28 et 29 février
trajet : 1er mars
Peruyar-Kumily : nuits du 1er mars et du 2 mars - journée du 2 mars
trajet : 3 mars - bus kumily - Kottayam - Kumarakom
Kumarakom - Allepey - Quilon : backwaters : nuits du 3, 4 mars - journées du 3, 4 et 5 mars - départ à 11:30am le 3 mars
Varkala : nuits du 5, 6, 7 mars - journées du 6, 7 mars
trajet : 8 mars
Trivandrum - Kovalam: nuits du 8, 9 et du 10 mars - journées du 9 et 10 mars
trajet : 11 mars
Avis pour treize jours "cool" en Islande English translation pending
Bonjour à tous,
Plus je lis ce forum et moins j'arrive à me décider 😛
Merci en tout cas aux spécialistes de la région, j'ai déjà l'impression de connaitre l'Islande sans y avoir mis les pieds.
Je prévois y partir mi-mai pour 2 petites semaines et j'hésite sur l'itinéraire à emprunter.
De nature contemplative, j'aime prendre mon temps quitte à limiter le nombre de visites afin d'observer les mêmes lieux sous différentes lumières au cours de la journée. Par contre Madame souhaite voir les plus belles choses, quitte à faire des km "on y retournera pas demain !".
J'essaye ici de trouver un bon consensus qui nous satisfera tous les 2 😇
1/ Le tour de l'île. Classique et qui a fait ses preuves. Evidemment on ferait une croix sur les fjords du Nord-Ouest voir même également sur la péninsule de Snæfellsnes.
2/ Les 2/3 de l'île Avec au choix : 2a/ Reykjavik puis de Snæfellsnes à Egilsstaðir par la route Sud (mon parcours favoris pour le moment) 2b/ De Reykjavik à Akureyri par le Sud pour son fameux lac des mouches.
Donc en gros Snæfellsnes OU Mývatn.
Je voulais à l'origine uniquement aller de Reykjavik à Egilsstaðir en approfondissant la côte Est, mais il est peut être dommage de passer à côté de Snæfellsnes ET Mývatn.
On louerait une voiture "standard" pour le parcours...
Tout conseil, suggestion, hurlement sont les bienvenus 🙂
Plus je lis ce forum et moins j'arrive à me décider 😛
Merci en tout cas aux spécialistes de la région, j'ai déjà l'impression de connaitre l'Islande sans y avoir mis les pieds.
Je prévois y partir mi-mai pour 2 petites semaines et j'hésite sur l'itinéraire à emprunter.
De nature contemplative, j'aime prendre mon temps quitte à limiter le nombre de visites afin d'observer les mêmes lieux sous différentes lumières au cours de la journée. Par contre Madame souhaite voir les plus belles choses, quitte à faire des km "on y retournera pas demain !".
J'essaye ici de trouver un bon consensus qui nous satisfera tous les 2 😇
1/ Le tour de l'île. Classique et qui a fait ses preuves. Evidemment on ferait une croix sur les fjords du Nord-Ouest voir même également sur la péninsule de Snæfellsnes.
2/ Les 2/3 de l'île Avec au choix : 2a/ Reykjavik puis de Snæfellsnes à Egilsstaðir par la route Sud (mon parcours favoris pour le moment) 2b/ De Reykjavik à Akureyri par le Sud pour son fameux lac des mouches.
Donc en gros Snæfellsnes OU Mývatn.
Je voulais à l'origine uniquement aller de Reykjavik à Egilsstaðir en approfondissant la côte Est, mais il est peut être dommage de passer à côté de Snæfellsnes ET Mývatn.
On louerait une voiture "standard" pour le parcours...
Tout conseil, suggestion, hurlement sont les bienvenus 🙂
Compte rendu partir avec Bali Emotion: un voyage de noces en demi-teinte English translation pending
Bonjourà tous;
De retour de notre voyage de noces à Bali lundi 3 octobre 2011, organisée par l’agence Bali Emotion, je viens ici faire un retour sur les désagréments rencontrées tout au long de ce voyage et la mauvaise gestion desdits désagréments par l’agence.
Je ne sais par où commencer tant Bali émotion s’est montrée malhonnête, incompétente, peu professionnelle et enfin indifférente à nos appels.
Tout d’abord, notre contrat comprenait la présence d’un chauffeur et d’un guide francophone, comprendre que nous avions payé 2 salaires, les repas et hébergement pour 2 personnes et autres frais divers.
Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que nous n’aurions qu’un chauffeur pour tout notre voyage, vous conviendrez que la présence d’un guide est essentielle pour comprendre l’histoire des sites visités et des us et coutumes du pays visité !
Il a fallut batailler pour enfin obtenir un guide, là encore double surprise : ils ont converti notre chauffeur en guide ! Vous vous doutez bien qu’un chauffeur n’est pas un guide, chacun son métier, celui-ci ne connaissait rien aux monuments visités et pour cause, sachez que le guide doit faire 3 ans d’études et répondre lors de son examen final à plus de 100 questions de culture générale sur son pays (politique, histoire et géo, cuisine, connaissance des végétaux etc...), pour finir par un examen oral avec un guide chevronné.
Formation non suivie par notre chauffeur ! Oserai-je vous dire qu’il se comportait comme un touriste en vacances plus que comme un guide, il était incapable de nous expliquer ce que nous visitions et ne parlait pas bien français (voir plus haut qu’il était convenu d’avoir un guide francophone).
Juste 2 petites anecdotes pour étayer mes propos, il nous a littéralement abandonné dans la jungle mon mari et moi, nous l’avons cherché partout et avons finalement découvert qu’il avait demandé à quelqu’un de le raccompagner en scooter...
Il devait venir nous récuperer un jour à 9h du matin et finalement nous a appelés pour nous prévenir qu’il ne viendrait qu’à 11h. Après avoir insisté pour avoir plus d’informations, monsieur était retourné chez lui récuperer des vêtements de rechange!!!!
Finalement après de nombreux coups de fil à Iwan, le responsable de l’agence, nous avons fini par obtenir un autre guide hore-pair, Petrus !
Dommage que nous ayons perdu autant de temps bêtement et que nous ayons profité de son savoir que 3 jours.
Ce n’est pas fini, lorsque nous avons validé le contrat, nous avions bien précisé que j’étais enceinte de 3 mois et qu’il fallait un parcours en adéquation avec mon état, on nous a expliqué qu’il n’y aurait pas de problème pour faire les sites suivants : kawa ijen, mont batur, cascade gitgit et un autre temple.
Ce qu’on a oublié de nous dire, c’est que l’ascension du mont batur convenait plus a des randonneurs expérimentés, que le kawah ijen disposait de routes impraticables, la voiture nous aurait trop secoué pendant plus d’1 heure donc risqué pour une grossesse de 3 mois.
Quant au temple, il comportait 250 marches à monter et la cascade gitgit trop glissante et « casse gueule ».
Nous avons donc payé là encore pour 4 excursions finalement annulées. Lorsque nous avons demandé à remplacer ces sorties par d’autres, cela nous a été refusé, sous prétexte que nous avions validé le devis, ce à quoi nous avons retorqué que nous l’avions validé sur la base de leurs conseils !
Il n’y a eu aucun geste commercial, ils n’ont même par reconnu leurs torts. Sachant qu’en plus, l’argent des excursions n’avaient pas été dépensé, notre guide ayant toujours une enveloppe comprenant notre argent sur lui, il payait les entrées des sites au fur et à mesure. Il n’aurait donc pas été difficile de nous satisfaire sachant qu’il n’y avait aucun frais engagé ni réservation, l’agence ne perdait rien.
La cerise sur le gateau arrive à la fin de notre voyage, on nous réservé une chambre à l’hôtel Multiaravila à Nusa Lembogan, là encore nous avions validé sur la base du lien qu’on nous avait envoyé, donc sur la base des photos enregistrées sur le site internet de l’hotel.
Là ils ont fair fort, on a eu la joie de découvrir un lit en mezzanine avec échelle plus que douteuse, moi qui suis enceinte !!!!
Les chambres n’avaient rien à voir avec les photos du site, de même que les services proposés tel que le restaurant étaient inexistants. Nous avons demandé à changer de chambre sachant que nosu étions déjà en classe supérieure et bien sûr on nous l’a refusé ou alors il fallait payer 110€ en plus !
Là encore nous avons appelé Iwan pour résoudre ce problème et négocier une chambre supérieure au vue des nombreuses choses que nous avions payé pour rien (je rappelle excursions + salaire, repas et hébergement pour chauffeure et guide au début du séjour).
Vous allez rire, la conversation a été coupée et il n’a pas daigné nous rappeler, trop contente de se libérer de ce mauvais pas.
Nous ne nous sommes pas gênés pour dire ce que nous pensions à Iwan, lors de notre départ, il n’a même pas daigné se défendre et attendait gentiment que nous terminions notre plaidoyer.
Il a faut preuve d’un grand manque de professionnalisme avec une mauvaise gestion de notre dossier dès le départ, de mauvais conseils fournis par l’agence qui ont oublié mon état de grossesse et enfin un seul souci : celui de l’argent plus que du bien être et de la satisfaction de leurs clients.
Je déconseille vivement cette agence qui a contrarié la tranquilité de notre voyage de noces. Je me ferai une joie de transmettre les coordonnées de Petrus et de transmettre les photos de l’hôtel à Nusa Lembogan prouvant mes dires.
De retour de notre voyage de noces à Bali lundi 3 octobre 2011, organisée par l’agence Bali Emotion, je viens ici faire un retour sur les désagréments rencontrées tout au long de ce voyage et la mauvaise gestion desdits désagréments par l’agence.
Je ne sais par où commencer tant Bali émotion s’est montrée malhonnête, incompétente, peu professionnelle et enfin indifférente à nos appels.
Tout d’abord, notre contrat comprenait la présence d’un chauffeur et d’un guide francophone, comprendre que nous avions payé 2 salaires, les repas et hébergement pour 2 personnes et autres frais divers.
Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que nous n’aurions qu’un chauffeur pour tout notre voyage, vous conviendrez que la présence d’un guide est essentielle pour comprendre l’histoire des sites visités et des us et coutumes du pays visité !
Il a fallut batailler pour enfin obtenir un guide, là encore double surprise : ils ont converti notre chauffeur en guide ! Vous vous doutez bien qu’un chauffeur n’est pas un guide, chacun son métier, celui-ci ne connaissait rien aux monuments visités et pour cause, sachez que le guide doit faire 3 ans d’études et répondre lors de son examen final à plus de 100 questions de culture générale sur son pays (politique, histoire et géo, cuisine, connaissance des végétaux etc...), pour finir par un examen oral avec un guide chevronné.
Formation non suivie par notre chauffeur ! Oserai-je vous dire qu’il se comportait comme un touriste en vacances plus que comme un guide, il était incapable de nous expliquer ce que nous visitions et ne parlait pas bien français (voir plus haut qu’il était convenu d’avoir un guide francophone).
Juste 2 petites anecdotes pour étayer mes propos, il nous a littéralement abandonné dans la jungle mon mari et moi, nous l’avons cherché partout et avons finalement découvert qu’il avait demandé à quelqu’un de le raccompagner en scooter...
Il devait venir nous récuperer un jour à 9h du matin et finalement nous a appelés pour nous prévenir qu’il ne viendrait qu’à 11h. Après avoir insisté pour avoir plus d’informations, monsieur était retourné chez lui récuperer des vêtements de rechange!!!!
Finalement après de nombreux coups de fil à Iwan, le responsable de l’agence, nous avons fini par obtenir un autre guide hore-pair, Petrus !
Dommage que nous ayons perdu autant de temps bêtement et que nous ayons profité de son savoir que 3 jours.
Ce n’est pas fini, lorsque nous avons validé le contrat, nous avions bien précisé que j’étais enceinte de 3 mois et qu’il fallait un parcours en adéquation avec mon état, on nous a expliqué qu’il n’y aurait pas de problème pour faire les sites suivants : kawa ijen, mont batur, cascade gitgit et un autre temple.
Ce qu’on a oublié de nous dire, c’est que l’ascension du mont batur convenait plus a des randonneurs expérimentés, que le kawah ijen disposait de routes impraticables, la voiture nous aurait trop secoué pendant plus d’1 heure donc risqué pour une grossesse de 3 mois.
Quant au temple, il comportait 250 marches à monter et la cascade gitgit trop glissante et « casse gueule ».
Nous avons donc payé là encore pour 4 excursions finalement annulées. Lorsque nous avons demandé à remplacer ces sorties par d’autres, cela nous a été refusé, sous prétexte que nous avions validé le devis, ce à quoi nous avons retorqué que nous l’avions validé sur la base de leurs conseils !
Il n’y a eu aucun geste commercial, ils n’ont même par reconnu leurs torts. Sachant qu’en plus, l’argent des excursions n’avaient pas été dépensé, notre guide ayant toujours une enveloppe comprenant notre argent sur lui, il payait les entrées des sites au fur et à mesure. Il n’aurait donc pas été difficile de nous satisfaire sachant qu’il n’y avait aucun frais engagé ni réservation, l’agence ne perdait rien.
La cerise sur le gateau arrive à la fin de notre voyage, on nous réservé une chambre à l’hôtel Multiaravila à Nusa Lembogan, là encore nous avions validé sur la base du lien qu’on nous avait envoyé, donc sur la base des photos enregistrées sur le site internet de l’hotel.
Là ils ont fair fort, on a eu la joie de découvrir un lit en mezzanine avec échelle plus que douteuse, moi qui suis enceinte !!!!
Les chambres n’avaient rien à voir avec les photos du site, de même que les services proposés tel que le restaurant étaient inexistants. Nous avons demandé à changer de chambre sachant que nosu étions déjà en classe supérieure et bien sûr on nous l’a refusé ou alors il fallait payer 110€ en plus !
Là encore nous avons appelé Iwan pour résoudre ce problème et négocier une chambre supérieure au vue des nombreuses choses que nous avions payé pour rien (je rappelle excursions + salaire, repas et hébergement pour chauffeure et guide au début du séjour).
Vous allez rire, la conversation a été coupée et il n’a pas daigné nous rappeler, trop contente de se libérer de ce mauvais pas.
Nous ne nous sommes pas gênés pour dire ce que nous pensions à Iwan, lors de notre départ, il n’a même pas daigné se défendre et attendait gentiment que nous terminions notre plaidoyer.
Il a faut preuve d’un grand manque de professionnalisme avec une mauvaise gestion de notre dossier dès le départ, de mauvais conseils fournis par l’agence qui ont oublié mon état de grossesse et enfin un seul souci : celui de l’argent plus que du bien être et de la satisfaction de leurs clients.
Je déconseille vivement cette agence qui a contrarié la tranquilité de notre voyage de noces. Je me ferai une joie de transmettre les coordonnées de Petrus et de transmettre les photos de l’hôtel à Nusa Lembogan prouvant mes dires.
Visiter Da Nang au Vietnam: intéressant? English translation pending
Salut a tous
je voudrais savoir si Da Nang et sa region proche vaut vraiment le coup d'y rester 2 ou 3 jours ou vaut mieux t il directement aller dans le sud du Vietnam quand on fait un voyage NORD SUD au Vietnam ?
Patrick
Patrick
Se loger sur Mahé aux Seychelles? English translation pending
Bonjour !!!
Nous partons a 2 en amoureux ( Voyage de Noces ) aux Seychelles debut novembre pour 2 semaines, nous venons de reserver les billets, nous ferons Mahé ( 5 jours, du 4 au 9 nov ), Praslin ( 5 jours ) et La Digue, 3 jours . Hotel bouclé sur La DIgue ( Relax Beach House ) , hesitons encore sur quelques hotels a praslin, mais la ou ca se complique, c est sur Mahé ... la plupart des hotels ou guesthouse un peu sympas sont deja tout complets ..... Nous hesitons donc entre : sejourner sur Beau Vallon, pour pouvoir profiter de la proximité avec Victoria ( visites, marchés, etc ...) et surtout se retrouver dans un endroit ou on peut un peu sortir le soir ( restos, boutiques , etc ... ) , ou alors loger plus au sud, vers anse la mouche / baie Lazare , pour pouvoir se promener facilement sur la cote ouest . le but etant en 5 jours de se ballader dans les differents coins de l ile ( anse Intendance, takamaka, port Glaud, ort Launay, ballades dans le parc du morne seychellois, visite de Victoria, etc ... ) Nous pensons louer une voiture pour nous deplacer .
Ma Question : est il plus sympa et pratique de loger sur Beauvallon, ou plus au sud , vers baie Lazare / anse aux mouches ? Port Glaud est il un endroit sympa pour loger ( ou est ce vraiment isolé de tout le soir ? )
Egalement, si quelqu un peut me donner son avis sur les hotels suivants : Beau Vallon : Berjaya, Ficherman s cove, Sun Resort Anse aux Mouches / Baie Lazare : La Residence, Maison Soleil, Port Glaud : Edens holiday villa, villa de jardin
Tout autre bon conseil sera le bienvenu !!
Merci a tous,
Ma Question : est il plus sympa et pratique de loger sur Beauvallon, ou plus au sud , vers baie Lazare / anse aux mouches ? Port Glaud est il un endroit sympa pour loger ( ou est ce vraiment isolé de tout le soir ? )
Egalement, si quelqu un peut me donner son avis sur les hotels suivants : Beau Vallon : Berjaya, Ficherman s cove, Sun Resort Anse aux Mouches / Baie Lazare : La Residence, Maison Soleil, Port Glaud : Edens holiday villa, villa de jardin
Tout autre bon conseil sera le bienvenu !!
Merci a tous,
Idées pour un voyage de deux semaines dans le Mississippi à Pâques? English translation pending
Bonsoir
Nous sommes intéressés pour aller à Pâques visiter le Mississipi . Seulement nous aimerions partir avec beaucoup d'idées pour rendre ce voyage intéressant et ne pas perdre de temps à tourner-virer .De plus sur nos deux semaines nous envisageons de voir New-York 2 ou 3 jours en partant d'un petit aéroport proche de Cleveland ville où nous pensons prendre un appartement . Y a-t-il une possibilité de Greenville ou de Greenwood ?
Merci à vous de vous intéressez à notre futur voyage qui va nous permettre d'allier tourisme et voir nos deux garçons installés à Delta State Université pour l'année scolaire 2009-2010.
gamtennis
Retour du Sirenis La Salina: très beau site, mais... (25 juin au 9 juillet 2009) English translation pending
Nous avons séjourné au Sirenis La Salina de Varadero du 25 juin au 9 juillet 2009. Si nous ne regrettons pas notre passage dans ce complexe, il est clair que nous n’y retournerons pas…
Points forts : chambres, plage, nourriture (considérant que c’est Cuba…), beauté générale du site
Points faibles : entretien, service, hygiène, étendue du site
Allons-y un peu plus en détails…
Arrivée
Comme nous voyagions en famille (4 adultes, 4 enfants et deux ados), nous avions réservé trois chambres : deux chambres communicantes et une troisième sur le même pallier. Surprise à l’arrivée : on nous a attribué deux chambres dans le bloc 30 mais sur deux étages différents, et une troisième chambre dans le bloc 37, de l’autre côté de la piscine. Bra-vo. Il a fallu 1 ½ heure « d’ostinage » avec la réceptionniste (sans aucune exagération) pour qu’elle daigne finalement nous donner deux chambres communicantes. La troisième chambre restait où elle était, na. Rien à faire : madame la reine de la mauvaise volonté en personne. Nous passons donc une première nuit ainsi.
Le lendemain, constatant que, contrairement à ce qu’on nous a affirmé, plusieurs chambres sont libres dans le bloc 30, nous retournons à la réception pour changer la chambre du bloc 37. Encore une fois, rien à faire. La réceptionniste a sorti tous les prétextes qui lui sont passés par la tête (inventant même une annulation de vol de départ !!!) pour refuser de nous donner des chambres conformes à notre réservation. Une autre heure de confrontation avec madame zéro-service.
L’après-midi, nous remontons aux barricades… Mais cette fois, nous évitons soigneusement la réceptionniste qui nous a si peu et si mal servis jusqu’ici, et présentons notre requête à une autre employée. Nos mâchoires ont dû frapper le plancher en se décrochant : « Pas de problème, je vous envoie un bell-boy tout de suite pour déménager vos valises » !!!!! Ce qu'un peu de bonne volonté peut faire… Nous avons probablement remercié cette employée 5 ou 6 fois.
Chambres
Les chambres sont spacieuses, bien meublées et plutôt propres. Elles souffrent du manque d’entretien général du site (nombreuses retouches de peinture à faire, moisissures sur les murs…) mais restent agréables et fonctionnelles. Équipées d’un lit king ou de deux lits 1 ¾, on peut facilement faire ajouter un ou deux lits d’appoints. L’air conditionné fait son travail, mais ne diminue pas la très forte humidité ambiante. Résultat : après une semaine, tous nos vêtements avaient des petits relents de moisi…
La salle de bain est assez grande et bien équipée. À noter ; pas de débarbouillettes ni de papier mouchoir. Apportez les vôtres !
Notre première chambre au 3e étage du bloc 37 avait une jolie vue sur la mer. Notre seconde chambre au 2e étage du bloc 30 n’avait pas vraiment de vue (pas bien grave) et sentait nettement le renfermé et l’humidité. Mais bon ; on a assez poussé pour être dans le bloc 30, on y est, on y reste !!!
Restaurants
Le site offre deux buffets et deux snacks.
Le grand buffet, situé près de la réception, offre une grande variété de mets. Si quelques plats sont fades ou un peu bizarre, rien n’était vraiment mauvais. En fait, tout était plutôt bon – et mon dieu que c’est agréable de ne pas faire à manger pendant deux semaines !!!!!! Le matin, des cuisiniers préparent sur demande des crêpes et des omelettes, alors que le midi et le soir, ils offrent des pâtes garnies à votre goût, du poisson grillé et une viande de type méchoui. Les plats déjà prêts sont variés : du ragoût cubain aux frites en passant par les courges grillées, le poulet en sauce et les omelettes aux restants de la veille. On trouve aussi tout ce qu'il faut pour se concocter de belles grosses salades ou des sous-marins bien garnis : crudités, viandes froides, fromages, etc. Considérant qu'il s’agit de Cuba, nous avons été très agréablement surpris par la qualité de la nourriture. Avec un minimum de bonne volonté, chacun peut y trouver son compte. Comme nous étions dix, les serveurs se cachaient presque en nous voyant arriver (oh non, du travail !). Conséquence : nous avions bien du mal à trouver une table. Après quelques jours, l’une des hôtesses s’en est rendu compte et a pris les choses en main ; elle nous a assuré qu’il y aurait dorénavant une table prête pour nous à l’heure des repas. MERCI !!!
Les snacks situés près des piscines offrent des sandwichs, des hotdogs, des hamburgers, de la pizza et des frites. Ce menu assez limité a toutefois été fort apprécié (surtout des enfants). Les frites du snack Rio Almendares (près de la piscine tranquille) nous ont rappelé celles de notre enfance… Le service de ce snack était assuré par un serveur très sympathique.
Le buffet près de la plage ne mérite pas beaucoup de bons commentaires… son principal intérêt est, justement, d’être près de la plage. Le choix y est très limité, les moustiques innombrables, le service pourri… Tant qu'à faire, prenez la navette et allez manger au grand buffet !
Bars
À la réception, il y a un bar (El Cabildo) et un bar à café. Ces deux comptoirs offrent des produits de bonne qualité et le service est bon. On peut s’y faire servir un Daiquiri, un Mojito ou un bon capuccino sans problème.
Nous avons peu utilisé le bar de la plage, alors je ne le connais pas suffisamment pour le commenter.
Les bars près de et dans les piscines tiennent un nombre limité de produits. Jus artificiels, boissons gazeuses et rhum. Impossible d’y avoir un cocktail un peu élaboré ou à base de vrai jus. Si vous voulez un vrai bon drink, allez au El Cabildo. Le bar sous la cascade de la piscine avec activités est bien agréable ; il y fait frais, et c’est amusant de traverser le rideau d’eau pour y entrer.
Piscines
Le complexe propose deux piscines très différentes.
La piscine « tranquille » est grande et jolie. Deux ponts la traversent et un bar y accueille les baigneurs avec une p’tite soif. Le matin, c’est presque désert. Il n’était pas rare d’être seuls dans « bras » de la piscine. Malheureusement, personne ne semble affecté au nettoyage du sol, ce qui fait que les tuiles près des chaises et que les chaises elles-mêmes sont très sales, en particuliers sous les arbres et les fleurs. Un peu dégoutant. Un petit coup de vadrouille ferait le plus grand bien. Sinon, nous avons beaucoup apprécié cette piscine où les couples et les jeunes enfants peuvent se détendre et s’amuser sans se faire sauter sur la tête par un troupeau d’excités.
La piscine avec activités est beaucoup plus animée. Une grande glissade tournante offre de belles émotions aux petits et aux grands, et les g.o. animent ce site toute la journée. La musique était un peu forte à notre goût, mais rien d’insupportable. La piscine est peu profonde, donc pas d’inquiétude avec les enfants.
Encore une fois, les abords de la piscine auraient besoin d’un bon nettoyage. Les marches menant au haut de la glissade sont au quart couvertes de mousse et de saletés, les tuiles sont d’une propreté douteuse, de nombreux clients négligents laissent leurs verres dans les massifs au milieu de la piscine (il y en a qui laissent leur sens civique à la maison…). Mais bon, on n’est pas chez nous, faut être tolérant…
Plage
La plage est ma-gni-fique. Le sable est fin, l’eau est chaude et ne « creuse » pas trop vite – les enfants peuvent donc jouer dans l’eau sans crainte. Dès qu'on atteint environ 6 pieds de profond, le fond se garnit de roches et de courtes algues qui attirent de nombreux poissons. C’est donc très plaisant d’explorer ceci avec un masque ou des lunettes de natation.
On peut emprunter des kayaks et des pédalos sans problème. En théorie, on y a droit une heure par jour, mais le responsable des embarcations ne regardait même pas qui prenait les petits bateaux, alors s’il n’y a pas trop de monde, vous pouvez y retourner plusieurs fois. Pour avoir un bateau à voile, il faut réserver quelques heures à l’avance. Les pédalos sont si grands et stables qu'ils nous ont servi de « quais flottants » pour plonger un peu plus au large. Paradisiaque.
N’arrivez pas trop tard si vous voulez des chaises ; la plupart des gens vont à la plage le matin et à la piscine l’après-midi…
Activités
Les voyagistes et l’hôtel offrent plusieurs excursions. Nous en avons pris deux : la Crucera del Sol et Habana colonial.
La Crucera del Sol était une activité pratiquement parfaite ! Un grand catamaran nous amène nager avec des dauphins, faire de la plongée en apnée sur un récif corallien et manger de belles grosses langoustes sur Cayo Blanco, une parcelle de paradis perdue en mer… À faire et à refaire !!! Des poissons volants luttaient de vitesse avec notre bateau, un dauphin sauvage s’est même amusé à nager entre les quilles ! La boisson est offerte à volonté et l’équipe assure une animation agréable.
La Habana colonial est une très belle excursion pour qui veut un peut mieux connaître Cuba. Le guide (Rolando) est dynamique et nous fournit une foule d’informations intéressantes sur le pays, son histoire et ses habitants. Ce n’est pas toujours très objectif, mais ça fait partie de la couleur locale… On passe 6 heures dans la capitale, incluant plus d’une heure pour le dîner. On a donc tout juste le temps d’apercevoir tout ce qu'on aimerait visiter à fond lors d’un prochain séjour. La ville est déroutante, alliant histoire, magnificence et décrépitude. Le passage au marché des artisans (plus d’une heure de temps libre) vous permettra d’acheter souvenirs et cadeaux à bon prix. Et n’hésitez pas à négocier ! Si vous désirez laisser des cadeaux aux cubains, apportez-les à La Havane. Vous aurez l’occasion de faire des heureux.
Des cubains non affiliés à l’hôtel passent sur la plage pour offrir plusieurs activités. Aucune garantie sur la qualité bien entendu. Nous avons ainsi pu faire de l’équitation aux alentours de l’hôtel pour 15 pesos par personne (prix de départ à 20 pesos, négociez !). Si le parcours n’a rien de paradisiaque (abords de route, chantier de construction, arrière de l’hôtel avec ses poubelles et – tout de même – un petit bout de plage), on s’est quand même bien amusés pour pas cher. Je referais sans aucune hésitation. Il y a des chevaux ultra-tranquilles (i.e. endormis) et d’autres plus dynamiques. Nous étions seuls avec le guide, donc pas de grand groupe à suivre ou à attendre.
Il y a plusieurs points d’intérêts à proximité et pas cher, mais personne ne vas vous en informer, justement parce que ce n’est pas cher… À quelques centaines de mètres de l’entrée de l’hôtel, il y a des grottes avec des fresques pré-colombiennes. À Varadero, il y a un delphinarium, un parc d’attraction, un parc avec pleins d’animaux, des sites de location de bateaux, etc. Lisez un peu sur la région, vous trouverez des activités à bon prix.
Service et entretien
Là où le bât blesse…
De l’aveu même d’un cubain, ce peuple est plutôt snob… Mis à part quelques perles qui s’efforcent de rehausser le niveau du service et qui ont vraiment à cœur la satisfaction du client, la plupart des employés sont tout juste polis. Et si vous ne laissez pas à chaque fois un pourboire, vous deviendrez transparents !!! Au début, on croit qu'ils sont serviables – après quelques jours, on se rend compte que c’est pratiquement toujours pour avoir un pourboire. Les jardiniers sont nettement plus « parlables » que les serveurs (je n’ose pas mentionner les réceptionnistes…). Certains sont même adorables – gentils, patients… Notre femme de chambre était une perle, mais ce n’était pas la norme.
Le site est généralement mal entretenu. Avec un tel laisser-aller, on peut prévoir que l’hôtel va rapidement se dégrader dans les prochaines années. Les toilettes des aires communes sont chroniquement très sales et dépourvues de papier. Dégoûtant. Même si les toilettes sont difficiles à « flusher », ce n’est pas une raison pour les laisser sales toute la journée ! C’est vraiment fâchant d’être confronté à de telles horreurs et de croiser, devant la porte, deux femmes de ménages tuant le temps, appuyées sur le manche de leur balai… Je suis allée trois fois en république dominicaine, j’ai voyagé pas mal en Europe et aux États-Unis, et JAMAIS je n’ai été confrontée à du personnel aussi paresseux et peu serviable.
Décidemment, le concept d’hygiène varie énormément d’un pays à l’autre. Exemple : un moineau avait fait son nid directement au dessus du buffet, au restaurant près de la plage. Vous imaginez le type de garniture qui se retrouve dans les plats ? Et c’est sans compter les oiseaux noirs (quiscales) qui se balade sans soucis dans les restaurant, allant jusqu’à picosser dans les assiettes… Et les mouches !!! On en trouve jusque dans l’omelette du buffet.
Parlant de mouches… C’était infesté de moustiques. On se serait crus en Abitibi au mois de juin. Impossible de rester dehors le soir sans se faire bouffer tout cru. Et des moustiques, il y en avait partout : sur la plage, dans les restos, au théâtre, dans les chambres… Apportez votre citronnelle et votre Benadryl ! Pour tenter de contrôler ce fléau, l’hôtel fait une fumigation deux fois par jour. Un camion diffusant un épais nuage de boucanne empestant l’essence et l’huile empoissonne le site et ses occupants à 7h00 et à 19h00, soit à l’ouverture du resto le matin (en prenant bien soin de longer le resto sur ses deux côtés) et à l’heure de forte affluence des restos le soir. Les gens s’enfuient en courant s’ils le peuvent, les parents couvrent le visage de leurs enfants avec un mouchoir… Puisque l’hôtel est situé dans une réserve naturelle, ils sont limités au niveau de la fumigation car c’est toxique pour les animaux. Faut croire qu'ils considèrent que ce ne l’est pas pour les touristes…
Cadeaux pour les cubains
Ils manquent de tant de choses… Le personnel de l’hôtel est vraiment privilégié par rapport au reste de la population (les pourboires – divisés parmi tout le personnel – leur permettent d’acheter ce dont ils ont besoins dans les magasins pour touristes). Donnez plutôt aux autres personnes que vous rencontrerez : travailleurs sur la construction de complexes voisins, enfants et adultes dans les villes et les villages. Ils demandent surtout des vêtements pour les enfants, du shampoing, du savon et de la crème solaire. Faites un petit ménage dans les affaires de vos enfants (vêtements et jouets), ils seront TRÈS contents de vous débarrasser !!! Ils adorent les peluches (toutous) et les bonbons.
Autres
Le site est TRÈS étendu. Se rendre de la réception à la plage est plutôt long (surtout si on a des ampoules aux pieds, comme il nous est tous arrivé la première semaine!!!) et la navette passe à une fréquence très variable...
Voilà! C'est long comme commentaire, mais il y a tant à dire...
N'hésitez pas si vous avez des questions!
Points forts : chambres, plage, nourriture (considérant que c’est Cuba…), beauté générale du site
Points faibles : entretien, service, hygiène, étendue du site
Allons-y un peu plus en détails…
Arrivée
Comme nous voyagions en famille (4 adultes, 4 enfants et deux ados), nous avions réservé trois chambres : deux chambres communicantes et une troisième sur le même pallier. Surprise à l’arrivée : on nous a attribué deux chambres dans le bloc 30 mais sur deux étages différents, et une troisième chambre dans le bloc 37, de l’autre côté de la piscine. Bra-vo. Il a fallu 1 ½ heure « d’ostinage » avec la réceptionniste (sans aucune exagération) pour qu’elle daigne finalement nous donner deux chambres communicantes. La troisième chambre restait où elle était, na. Rien à faire : madame la reine de la mauvaise volonté en personne. Nous passons donc une première nuit ainsi.
Le lendemain, constatant que, contrairement à ce qu’on nous a affirmé, plusieurs chambres sont libres dans le bloc 30, nous retournons à la réception pour changer la chambre du bloc 37. Encore une fois, rien à faire. La réceptionniste a sorti tous les prétextes qui lui sont passés par la tête (inventant même une annulation de vol de départ !!!) pour refuser de nous donner des chambres conformes à notre réservation. Une autre heure de confrontation avec madame zéro-service.
L’après-midi, nous remontons aux barricades… Mais cette fois, nous évitons soigneusement la réceptionniste qui nous a si peu et si mal servis jusqu’ici, et présentons notre requête à une autre employée. Nos mâchoires ont dû frapper le plancher en se décrochant : « Pas de problème, je vous envoie un bell-boy tout de suite pour déménager vos valises » !!!!! Ce qu'un peu de bonne volonté peut faire… Nous avons probablement remercié cette employée 5 ou 6 fois.
Chambres
Les chambres sont spacieuses, bien meublées et plutôt propres. Elles souffrent du manque d’entretien général du site (nombreuses retouches de peinture à faire, moisissures sur les murs…) mais restent agréables et fonctionnelles. Équipées d’un lit king ou de deux lits 1 ¾, on peut facilement faire ajouter un ou deux lits d’appoints. L’air conditionné fait son travail, mais ne diminue pas la très forte humidité ambiante. Résultat : après une semaine, tous nos vêtements avaient des petits relents de moisi…
La salle de bain est assez grande et bien équipée. À noter ; pas de débarbouillettes ni de papier mouchoir. Apportez les vôtres !
Notre première chambre au 3e étage du bloc 37 avait une jolie vue sur la mer. Notre seconde chambre au 2e étage du bloc 30 n’avait pas vraiment de vue (pas bien grave) et sentait nettement le renfermé et l’humidité. Mais bon ; on a assez poussé pour être dans le bloc 30, on y est, on y reste !!!
Restaurants
Le site offre deux buffets et deux snacks.
Le grand buffet, situé près de la réception, offre une grande variété de mets. Si quelques plats sont fades ou un peu bizarre, rien n’était vraiment mauvais. En fait, tout était plutôt bon – et mon dieu que c’est agréable de ne pas faire à manger pendant deux semaines !!!!!! Le matin, des cuisiniers préparent sur demande des crêpes et des omelettes, alors que le midi et le soir, ils offrent des pâtes garnies à votre goût, du poisson grillé et une viande de type méchoui. Les plats déjà prêts sont variés : du ragoût cubain aux frites en passant par les courges grillées, le poulet en sauce et les omelettes aux restants de la veille. On trouve aussi tout ce qu'il faut pour se concocter de belles grosses salades ou des sous-marins bien garnis : crudités, viandes froides, fromages, etc. Considérant qu'il s’agit de Cuba, nous avons été très agréablement surpris par la qualité de la nourriture. Avec un minimum de bonne volonté, chacun peut y trouver son compte. Comme nous étions dix, les serveurs se cachaient presque en nous voyant arriver (oh non, du travail !). Conséquence : nous avions bien du mal à trouver une table. Après quelques jours, l’une des hôtesses s’en est rendu compte et a pris les choses en main ; elle nous a assuré qu’il y aurait dorénavant une table prête pour nous à l’heure des repas. MERCI !!!
Les snacks situés près des piscines offrent des sandwichs, des hotdogs, des hamburgers, de la pizza et des frites. Ce menu assez limité a toutefois été fort apprécié (surtout des enfants). Les frites du snack Rio Almendares (près de la piscine tranquille) nous ont rappelé celles de notre enfance… Le service de ce snack était assuré par un serveur très sympathique.
Le buffet près de la plage ne mérite pas beaucoup de bons commentaires… son principal intérêt est, justement, d’être près de la plage. Le choix y est très limité, les moustiques innombrables, le service pourri… Tant qu'à faire, prenez la navette et allez manger au grand buffet !
Bars
À la réception, il y a un bar (El Cabildo) et un bar à café. Ces deux comptoirs offrent des produits de bonne qualité et le service est bon. On peut s’y faire servir un Daiquiri, un Mojito ou un bon capuccino sans problème.
Nous avons peu utilisé le bar de la plage, alors je ne le connais pas suffisamment pour le commenter.
Les bars près de et dans les piscines tiennent un nombre limité de produits. Jus artificiels, boissons gazeuses et rhum. Impossible d’y avoir un cocktail un peu élaboré ou à base de vrai jus. Si vous voulez un vrai bon drink, allez au El Cabildo. Le bar sous la cascade de la piscine avec activités est bien agréable ; il y fait frais, et c’est amusant de traverser le rideau d’eau pour y entrer.
Piscines
Le complexe propose deux piscines très différentes.
La piscine « tranquille » est grande et jolie. Deux ponts la traversent et un bar y accueille les baigneurs avec une p’tite soif. Le matin, c’est presque désert. Il n’était pas rare d’être seuls dans « bras » de la piscine. Malheureusement, personne ne semble affecté au nettoyage du sol, ce qui fait que les tuiles près des chaises et que les chaises elles-mêmes sont très sales, en particuliers sous les arbres et les fleurs. Un peu dégoutant. Un petit coup de vadrouille ferait le plus grand bien. Sinon, nous avons beaucoup apprécié cette piscine où les couples et les jeunes enfants peuvent se détendre et s’amuser sans se faire sauter sur la tête par un troupeau d’excités.
La piscine avec activités est beaucoup plus animée. Une grande glissade tournante offre de belles émotions aux petits et aux grands, et les g.o. animent ce site toute la journée. La musique était un peu forte à notre goût, mais rien d’insupportable. La piscine est peu profonde, donc pas d’inquiétude avec les enfants.
Encore une fois, les abords de la piscine auraient besoin d’un bon nettoyage. Les marches menant au haut de la glissade sont au quart couvertes de mousse et de saletés, les tuiles sont d’une propreté douteuse, de nombreux clients négligents laissent leurs verres dans les massifs au milieu de la piscine (il y en a qui laissent leur sens civique à la maison…). Mais bon, on n’est pas chez nous, faut être tolérant…
Plage
La plage est ma-gni-fique. Le sable est fin, l’eau est chaude et ne « creuse » pas trop vite – les enfants peuvent donc jouer dans l’eau sans crainte. Dès qu'on atteint environ 6 pieds de profond, le fond se garnit de roches et de courtes algues qui attirent de nombreux poissons. C’est donc très plaisant d’explorer ceci avec un masque ou des lunettes de natation.
On peut emprunter des kayaks et des pédalos sans problème. En théorie, on y a droit une heure par jour, mais le responsable des embarcations ne regardait même pas qui prenait les petits bateaux, alors s’il n’y a pas trop de monde, vous pouvez y retourner plusieurs fois. Pour avoir un bateau à voile, il faut réserver quelques heures à l’avance. Les pédalos sont si grands et stables qu'ils nous ont servi de « quais flottants » pour plonger un peu plus au large. Paradisiaque.
N’arrivez pas trop tard si vous voulez des chaises ; la plupart des gens vont à la plage le matin et à la piscine l’après-midi…
Activités
Les voyagistes et l’hôtel offrent plusieurs excursions. Nous en avons pris deux : la Crucera del Sol et Habana colonial.
La Crucera del Sol était une activité pratiquement parfaite ! Un grand catamaran nous amène nager avec des dauphins, faire de la plongée en apnée sur un récif corallien et manger de belles grosses langoustes sur Cayo Blanco, une parcelle de paradis perdue en mer… À faire et à refaire !!! Des poissons volants luttaient de vitesse avec notre bateau, un dauphin sauvage s’est même amusé à nager entre les quilles ! La boisson est offerte à volonté et l’équipe assure une animation agréable.
La Habana colonial est une très belle excursion pour qui veut un peut mieux connaître Cuba. Le guide (Rolando) est dynamique et nous fournit une foule d’informations intéressantes sur le pays, son histoire et ses habitants. Ce n’est pas toujours très objectif, mais ça fait partie de la couleur locale… On passe 6 heures dans la capitale, incluant plus d’une heure pour le dîner. On a donc tout juste le temps d’apercevoir tout ce qu'on aimerait visiter à fond lors d’un prochain séjour. La ville est déroutante, alliant histoire, magnificence et décrépitude. Le passage au marché des artisans (plus d’une heure de temps libre) vous permettra d’acheter souvenirs et cadeaux à bon prix. Et n’hésitez pas à négocier ! Si vous désirez laisser des cadeaux aux cubains, apportez-les à La Havane. Vous aurez l’occasion de faire des heureux.
Des cubains non affiliés à l’hôtel passent sur la plage pour offrir plusieurs activités. Aucune garantie sur la qualité bien entendu. Nous avons ainsi pu faire de l’équitation aux alentours de l’hôtel pour 15 pesos par personne (prix de départ à 20 pesos, négociez !). Si le parcours n’a rien de paradisiaque (abords de route, chantier de construction, arrière de l’hôtel avec ses poubelles et – tout de même – un petit bout de plage), on s’est quand même bien amusés pour pas cher. Je referais sans aucune hésitation. Il y a des chevaux ultra-tranquilles (i.e. endormis) et d’autres plus dynamiques. Nous étions seuls avec le guide, donc pas de grand groupe à suivre ou à attendre.
Il y a plusieurs points d’intérêts à proximité et pas cher, mais personne ne vas vous en informer, justement parce que ce n’est pas cher… À quelques centaines de mètres de l’entrée de l’hôtel, il y a des grottes avec des fresques pré-colombiennes. À Varadero, il y a un delphinarium, un parc d’attraction, un parc avec pleins d’animaux, des sites de location de bateaux, etc. Lisez un peu sur la région, vous trouverez des activités à bon prix.
Service et entretien
Là où le bât blesse…
De l’aveu même d’un cubain, ce peuple est plutôt snob… Mis à part quelques perles qui s’efforcent de rehausser le niveau du service et qui ont vraiment à cœur la satisfaction du client, la plupart des employés sont tout juste polis. Et si vous ne laissez pas à chaque fois un pourboire, vous deviendrez transparents !!! Au début, on croit qu'ils sont serviables – après quelques jours, on se rend compte que c’est pratiquement toujours pour avoir un pourboire. Les jardiniers sont nettement plus « parlables » que les serveurs (je n’ose pas mentionner les réceptionnistes…). Certains sont même adorables – gentils, patients… Notre femme de chambre était une perle, mais ce n’était pas la norme.
Le site est généralement mal entretenu. Avec un tel laisser-aller, on peut prévoir que l’hôtel va rapidement se dégrader dans les prochaines années. Les toilettes des aires communes sont chroniquement très sales et dépourvues de papier. Dégoûtant. Même si les toilettes sont difficiles à « flusher », ce n’est pas une raison pour les laisser sales toute la journée ! C’est vraiment fâchant d’être confronté à de telles horreurs et de croiser, devant la porte, deux femmes de ménages tuant le temps, appuyées sur le manche de leur balai… Je suis allée trois fois en république dominicaine, j’ai voyagé pas mal en Europe et aux États-Unis, et JAMAIS je n’ai été confrontée à du personnel aussi paresseux et peu serviable.
Décidemment, le concept d’hygiène varie énormément d’un pays à l’autre. Exemple : un moineau avait fait son nid directement au dessus du buffet, au restaurant près de la plage. Vous imaginez le type de garniture qui se retrouve dans les plats ? Et c’est sans compter les oiseaux noirs (quiscales) qui se balade sans soucis dans les restaurant, allant jusqu’à picosser dans les assiettes… Et les mouches !!! On en trouve jusque dans l’omelette du buffet.
Parlant de mouches… C’était infesté de moustiques. On se serait crus en Abitibi au mois de juin. Impossible de rester dehors le soir sans se faire bouffer tout cru. Et des moustiques, il y en avait partout : sur la plage, dans les restos, au théâtre, dans les chambres… Apportez votre citronnelle et votre Benadryl ! Pour tenter de contrôler ce fléau, l’hôtel fait une fumigation deux fois par jour. Un camion diffusant un épais nuage de boucanne empestant l’essence et l’huile empoissonne le site et ses occupants à 7h00 et à 19h00, soit à l’ouverture du resto le matin (en prenant bien soin de longer le resto sur ses deux côtés) et à l’heure de forte affluence des restos le soir. Les gens s’enfuient en courant s’ils le peuvent, les parents couvrent le visage de leurs enfants avec un mouchoir… Puisque l’hôtel est situé dans une réserve naturelle, ils sont limités au niveau de la fumigation car c’est toxique pour les animaux. Faut croire qu'ils considèrent que ce ne l’est pas pour les touristes…
Cadeaux pour les cubains
Ils manquent de tant de choses… Le personnel de l’hôtel est vraiment privilégié par rapport au reste de la population (les pourboires – divisés parmi tout le personnel – leur permettent d’acheter ce dont ils ont besoins dans les magasins pour touristes). Donnez plutôt aux autres personnes que vous rencontrerez : travailleurs sur la construction de complexes voisins, enfants et adultes dans les villes et les villages. Ils demandent surtout des vêtements pour les enfants, du shampoing, du savon et de la crème solaire. Faites un petit ménage dans les affaires de vos enfants (vêtements et jouets), ils seront TRÈS contents de vous débarrasser !!! Ils adorent les peluches (toutous) et les bonbons.
Autres
Le site est TRÈS étendu. Se rendre de la réception à la plage est plutôt long (surtout si on a des ampoules aux pieds, comme il nous est tous arrivé la première semaine!!!) et la navette passe à une fréquence très variable...
Voilà! C'est long comme commentaire, mais il y a tant à dire...
N'hésitez pas si vous avez des questions!
Hôtel Aquarium à San Andres la semaine du 9 avril 2009 English translation pending
Nous voila a notre 4ieme voyages a San Andres la semaine du 9 avril 09 a l Aquarium et oui vous dite qu ont est fou et vous avez raison lolllllllllll quand ont decouvre le paradis sur terre et bien ont veux y retourner lollllllll et la ont veux le faire découvrir a notre famille ont en profite pour feter les 18 ans de notre fille en plus ... qui y sera en ces date ??? ciaooooooo 🙂
Hôtel Barcelo Dominican Beach à Punta Cana English translation pending
JE VOUDRAIS SAVOIR SI L HOTEL BARCELO BAVARO BEACH ANCIENNEMENT OCEAN BAVARO EST INTERESSANT, PLAGE, BOUFFE, EST SI ON PEUT S AMUSER FOLLEMENT SI ON SORT DE L HOTEL.....MERCI
Let's go in UK! English translation pending
Bon, c'est un carnet de voyage qui va se faire au fur et a mesure sachant que le voyage commence mardi 23 mai.
Mardi 23 Mai : J'arrive facilement en stop a l'aeroport de Montpellier pour partir a Londres via Ryan air. L'avion part, je suis cote hublot et je suis assis a cote d'un anglais sympathique mais semblant parler surtout par politesse. Comme je me suis amuse a preparer mon sac la veille, je me suis couche tard ce qui fait que je passe mon voyage a dormir. Je me reveille juste pour l'aterrissage, ce fut l'un de mes trajets les plus courts de ma courte vie de voyageur. Arrive a l'aeroport, je sais que je suis a une trentaine de kilometres de Londres. J'ai des amis pouvant m'y herberger, je commence a faire du stop pour y aller. Il commence a pleuvoir, j'ai l'impressin que ce qu'on dit sur le climat anglais n'est pas exageration. Je suis pris en stop assez vite, le conducteur, un somalien, est plutot sympathique. Au bout de 10 minutes, je vois une vignette sur la boite a gants : Max passenger : 6. J'ai peur de comprendre. "- Are you a taxi driver? Yes Er... Will I have to pay? Yes Well... Er.. How much? 60£"
Erf, 100 euros dans la tete pour aller jusqu'a Londres. Je l'ai senti passer. Surtout que c'est pas un taxi qui fait payer selon la distance, qu'on fasse trois metres ou cent kilometres, ca me coute autant... Je commence a appeler mes contacts sur Londres, pas moyen de les joindre. J'en avais 5 et personne qui daigne repondre...
Finalement, j'arrive a joindre ma cousine une fois qu'on arrive en ville. Elle habite dans le Sud Ouest et nous nous trouvons au Nord est, evidemment. Il nous faut deux heures pour traverser la ville et mon chauffeur joue le guide, je decouvre la tour de londres, big ben, et autres. Je decouvre les grands parcs de Londres, ca fait rever quand meme. Mais bon, temps pourri.
Je retrouve ma cousine a hammersmith, elle vit dans une residence pour jeunes completement delabree. Ils sont a quatre dans 20 metres carre. On m'explique que je n'ai pas le droit d'etre la, que je devrai me cacher du manager de l'etablissement.
Enfin, bon, on me presente les gens de la residence, je retiens quatre des vingt prenoms qu'on me presente. La soiree s'enchaine tranquillement. Bon, petite particularite, tout le monde parle francais, pour ameliorer mon anglais, on a vu mieux...
Euh, la je vais devoir faire vite mais j'elaborerai quand je reviendrai. Le manager a fini par se rendre compte de mon existence mercredi soir et m'a demande, hier, si j'avais dormi dans son etablissement, je nie, evidemment et pars en quete d'un autre logement dans Londres. Je squatte un ordinateur dans une agence pour acceder au net gratuitement et je recherche sur des sites style hospitalityclub et couchsurfing des gens pouvant me loger sur Londres jusqu'a mercredi, jour ou je quitterai Londres pour Birmingham. J'ai rencontre un couple de francais qui vivent sur Londres, dans le quartier juif, hier, dans le bus et sont apparemment pret a m'heberger. Je me la joue homeless guy mais c'est vrai que je suis dans une drole de situation.
Mardi 23 Mai : J'arrive facilement en stop a l'aeroport de Montpellier pour partir a Londres via Ryan air. L'avion part, je suis cote hublot et je suis assis a cote d'un anglais sympathique mais semblant parler surtout par politesse. Comme je me suis amuse a preparer mon sac la veille, je me suis couche tard ce qui fait que je passe mon voyage a dormir. Je me reveille juste pour l'aterrissage, ce fut l'un de mes trajets les plus courts de ma courte vie de voyageur. Arrive a l'aeroport, je sais que je suis a une trentaine de kilometres de Londres. J'ai des amis pouvant m'y herberger, je commence a faire du stop pour y aller. Il commence a pleuvoir, j'ai l'impressin que ce qu'on dit sur le climat anglais n'est pas exageration. Je suis pris en stop assez vite, le conducteur, un somalien, est plutot sympathique. Au bout de 10 minutes, je vois une vignette sur la boite a gants : Max passenger : 6. J'ai peur de comprendre. "- Are you a taxi driver? Yes Er... Will I have to pay? Yes Well... Er.. How much? 60£"
Erf, 100 euros dans la tete pour aller jusqu'a Londres. Je l'ai senti passer. Surtout que c'est pas un taxi qui fait payer selon la distance, qu'on fasse trois metres ou cent kilometres, ca me coute autant... Je commence a appeler mes contacts sur Londres, pas moyen de les joindre. J'en avais 5 et personne qui daigne repondre...
Finalement, j'arrive a joindre ma cousine une fois qu'on arrive en ville. Elle habite dans le Sud Ouest et nous nous trouvons au Nord est, evidemment. Il nous faut deux heures pour traverser la ville et mon chauffeur joue le guide, je decouvre la tour de londres, big ben, et autres. Je decouvre les grands parcs de Londres, ca fait rever quand meme. Mais bon, temps pourri.
Je retrouve ma cousine a hammersmith, elle vit dans une residence pour jeunes completement delabree. Ils sont a quatre dans 20 metres carre. On m'explique que je n'ai pas le droit d'etre la, que je devrai me cacher du manager de l'etablissement.
Enfin, bon, on me presente les gens de la residence, je retiens quatre des vingt prenoms qu'on me presente. La soiree s'enchaine tranquillement. Bon, petite particularite, tout le monde parle francais, pour ameliorer mon anglais, on a vu mieux...
Euh, la je vais devoir faire vite mais j'elaborerai quand je reviendrai. Le manager a fini par se rendre compte de mon existence mercredi soir et m'a demande, hier, si j'avais dormi dans son etablissement, je nie, evidemment et pars en quete d'un autre logement dans Londres. Je squatte un ordinateur dans une agence pour acceder au net gratuitement et je recherche sur des sites style hospitalityclub et couchsurfing des gens pouvant me loger sur Londres jusqu'a mercredi, jour ou je quitterai Londres pour Birmingham. J'ai rencontre un couple de francais qui vivent sur Londres, dans le quartier juif, hier, dans le bus et sont apparemment pret a m'heberger. Je me la joue homeless guy mais c'est vrai que je suis dans une drole de situation.
Auberges/bed and breakfast à petit prix à Majorque aux Baléares English translation pending
Vers Pentecote, je vais passer 3 nuits - 4 jours à MAJORQUE que je ne connais pas du tout (nous aurons une voiture)....tous les hôtels sur internet semblent bien chers, mais existe-t'il encore des auberges ou hotels tout simples et pas chers ? (2 nuits à Palma et 1 ailleurs)....merci aussi de me conseiller sur de splendides lieux (ou plages belles et sauvages) à ne pas manquer, vu le peu de temps que nous aurons pour visiter. Merci à vous
Eldorador Caribe Club Punta Cana English translation pending
BONJOUR
JE SOUHAITERAI DES RENSEIGNEMENTS SUR L'HOTEL ELDORADOR CARIBE CLUB A PUNTA CANA
SI QUELQU'UN CONNAIT VOS RENSEIGNEMENTS SERONT LES BIENVENUS
MERCI ENCORE
Vingt jours en Haryana, Punjab, Rajasthan English translation pending
13 juillet 2003 Paris
Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁
14 juillet 2003
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
Some trips are born twice - Peru April - May 2025
Some trips are born twice.
Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.
Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.
The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.
The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.
For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.
All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.
Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.
This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.
Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.
The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.
The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.
For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.
All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.
Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.
This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
Croisière Costa Smeralda au départ de Barcelone le 22 décembre 2019 English translation pending
Bonsoir pour info, le Costa Smeralda n'accostera pas à Marseille demain. Les passagers devront aller le prendre à Barcelone... des bus sont prévus au départ du port de Marseille. Joyeux Noel à tous.
Petit retour de notre première expérience avec le Yacht Club MSC English translation pending
Cette envie de croisière en Méditerranée nous est venue pendant notre dernière croisière en Asie. Aller si loin pour voir quelques fois des sites ou des endroits un peu décevants, sous la pluie et dans le froid nous a fait rêver aux trésors de notre civilisation méditerranéenne, si proche, juste à côté de chez nous et sous le soleil.
Avec un départ en dernière minute nous profitons d’un bon prix et payons la moitié de ce qu’ont payé certains passagers avec qui nous voyageons.
L’itinéraire est simple et classique mais nous aimons ces villes où nous allons faire escale avec le Fantasia. Ma curiosité est pour le Yacht Club que nous ne connaissons pas mais dont j’ai lu beaucoup, ici même, et je suis impatiente de voir…
Sur le carnet de voyage il nous est demandé de ne pas nous présenter avant 14 heures à l’embarquement. Je ne sais pas si c’est nouveau, je n’ai pas l’habitude de la compagnie mais je trouve cela surprenant. Nous traînons un peu mais nous arrivons tout de même peu après 11 heures.
Immédiatement accueillis, nous sommes accompagnés (en ascenseur) à la salle d’embarquement dans une petite zone délimitée et réservée. Du Proseco et d’autres boissons attendent les passagers mais il est tôt. La glace et les petits encas ne sont pas encore arrivés. Nous nous installons en pensant attendre jusque 14 heures mais dès midi l’on vient nous chercher et nous sommes accompagnés jusqu’à l’accueil du YC. Une hôtesse nous en explique le fonctionnement. Puis le majordome vient nous chercher pour nous accompagner jusqu’à notre cabine.
Honnêtement, cela part d’une bonne intention et certains apprécient ce cérémonial, mais pour moi c’est ce que j’ai le moins aimé, toutes les fois où nous devons être accompagnés par le majordome. Cela me donne une impression « d’incapacité » que je n’aime pas beaucoup.
La « suite » est plus, une belle et grande cabine qu’une suite, rien à voir avec une suite Celebrity qui de mémoire, doit être le double, ou plus, en taille. Le mobilier est raffiné et la décoration chic et soignée. Cette cabine par sa qualité me fait beaucoup penser à celles que nous avons eu chez Oceania, la qualité des meubles, de la literie et des draps est similaire. Mais je trouve un défaut, il y a peu de rangements, pour 8 jours c’est très bien mais pour une longue croisière c’est un peu juste.

Tout au long de cette croisière, cette expérience m’a fait ressentir que MSC mettait en valeur les plus belles qualités de l’Italie, celles que nous aimons tous, le charme, l’élégance, et le raffinement.
La salle bain est en marbre, avec une baignoire. Mais les toilettes comme sur presque tous les autres bateaux sont à re-nettoyer, toujours le même endroit oublié et foyer de méchantes petites bêtes. Cela se fait sans problème et accompagné d’excuses, ce qui n’est pas le cas sur tous les bateaux.
Une bouteille de Proseco nous attend dans le seau à glace… Frais et très bon.
Nous allons déjeuner à la One Pool, la piscine réservée où se trouvent un bar et un petit buffet. Le personnel est nombreux, très agréable, toujours souriant et aux petits soins pour les passagers.
L’espace est large, les transats sont très nombreux, même le jour de mer il y en avait en surnombre, idem pour les tables et les chaises, tous équipés de patins silencieux. Un détail très plaisant.
Le calme, la tranquillité et la sérénité règnent ici, alors que l’on entend au loin le bruit des animations de l’autre partie du navire, ici on se sent bien.
Sur la carte des boissons n’apparaissent aucun prix, et elles sont généreusement proposées et re-proposées. Au buffet le choix est restreint puisque les passagers sont peu nombreux, les plats disponibles sont simples mais faits avec des produits de qualité et très bons.
Dans l’après-midi nous sortons pour visiter le bateau, jamais nous ne sommes encore partis sur un si gros navire, avec tant de passagers, j’ai trouvé cela effrayant pour tout dire. Il y a énormément de monde et très peu de place pour chacun. C’est encore plus de bruit, encore plus de cohue, je n’aime pas du tout. Nous sommes très contents de « rentrer au calme » à la fin de cette visite.
Le Top Sail Lounge est le salon panoramique « réservé » à l’avant du navire. Un havre de paix et de détente dans un grand salon pour peu de passagers. La décoration est simple mais élégante dans des tons chaleureux et il n’y fait pas froid. L’ambiance dans ce salon m’a fortement rappelé celle que nous connaissons dans les RDV du soir du Captain’s Club chez Celebrity.
Le service est impeccable et attentionné, les cocktails sont très bons, et le pianiste nous offre de la musique et des chansons de notre culture, à tendance latine, de l’époque de nos jeunes années, un vrai régal. J’ai souvent envié les américains sur HAL qui pouvaient écouter de la musique qui leur parle, et là c’est ce que nous avons eu, j’ai beaucoup aimé.
Pour notre premier soir au restaurant nous devons être accompagnés par le majordome parce que le restaurant est situé à l’autre extrémité du navire… Pour que l’on ne se perde pas…
Sobre, élégant, et confortable le restaurant a vue sur le pont extérieur. Pour ce premier soir le service est un peu long et notre serveur un peu écervelé. Les soirs suivants nous aurons un serveur Mauricien d’une extrême gentillesse et qui naturellement parle français. Les repas ont été très bons sauf la bouillabaisse et la paella que le chef indien n’a jamais du goûter, vu ce qu’il nous a servi… Le filet mignon de bœuf était très bon et valait bien celui des bateaux américains.
Nous ne sommes pas allés plus de trois fois au spectacle et à chaque fois nous ne sommes pas restés. Nous n’avons pas aimé les interprétations des thèmes choisis, ni la musique trop forte, ni la lumière agressive dans les yeux. Et nous étions tellement mieux au Top Sail Lounge à écouter le pianiste.
Depuis notre cabine au pont 16 nous n’avons jamais eu aucun bruit le matin à l’heure de l’installation du mobilier de la piscine qui se trouve juste au dessus.
Cette expérience en YC a dépassé mes attentes et m’a heureusement surprise, j’en suis enchantée. Nous avons été choyés toute la semaine dans un environnement privilégié, dans une ambiance décontractée, entre personnes au comportement poli et plaisant. J’y retournerai bien volontiers…
Avec un départ en dernière minute nous profitons d’un bon prix et payons la moitié de ce qu’ont payé certains passagers avec qui nous voyageons.
L’itinéraire est simple et classique mais nous aimons ces villes où nous allons faire escale avec le Fantasia. Ma curiosité est pour le Yacht Club que nous ne connaissons pas mais dont j’ai lu beaucoup, ici même, et je suis impatiente de voir…
Sur le carnet de voyage il nous est demandé de ne pas nous présenter avant 14 heures à l’embarquement. Je ne sais pas si c’est nouveau, je n’ai pas l’habitude de la compagnie mais je trouve cela surprenant. Nous traînons un peu mais nous arrivons tout de même peu après 11 heures.
Immédiatement accueillis, nous sommes accompagnés (en ascenseur) à la salle d’embarquement dans une petite zone délimitée et réservée. Du Proseco et d’autres boissons attendent les passagers mais il est tôt. La glace et les petits encas ne sont pas encore arrivés. Nous nous installons en pensant attendre jusque 14 heures mais dès midi l’on vient nous chercher et nous sommes accompagnés jusqu’à l’accueil du YC. Une hôtesse nous en explique le fonctionnement. Puis le majordome vient nous chercher pour nous accompagner jusqu’à notre cabine.
Honnêtement, cela part d’une bonne intention et certains apprécient ce cérémonial, mais pour moi c’est ce que j’ai le moins aimé, toutes les fois où nous devons être accompagnés par le majordome. Cela me donne une impression « d’incapacité » que je n’aime pas beaucoup.
La « suite » est plus, une belle et grande cabine qu’une suite, rien à voir avec une suite Celebrity qui de mémoire, doit être le double, ou plus, en taille. Le mobilier est raffiné et la décoration chic et soignée. Cette cabine par sa qualité me fait beaucoup penser à celles que nous avons eu chez Oceania, la qualité des meubles, de la literie et des draps est similaire. Mais je trouve un défaut, il y a peu de rangements, pour 8 jours c’est très bien mais pour une longue croisière c’est un peu juste.

Tout au long de cette croisière, cette expérience m’a fait ressentir que MSC mettait en valeur les plus belles qualités de l’Italie, celles que nous aimons tous, le charme, l’élégance, et le raffinement.
La salle bain est en marbre, avec une baignoire. Mais les toilettes comme sur presque tous les autres bateaux sont à re-nettoyer, toujours le même endroit oublié et foyer de méchantes petites bêtes. Cela se fait sans problème et accompagné d’excuses, ce qui n’est pas le cas sur tous les bateaux.
Une bouteille de Proseco nous attend dans le seau à glace… Frais et très bon.
Nous allons déjeuner à la One Pool, la piscine réservée où se trouvent un bar et un petit buffet. Le personnel est nombreux, très agréable, toujours souriant et aux petits soins pour les passagers.
L’espace est large, les transats sont très nombreux, même le jour de mer il y en avait en surnombre, idem pour les tables et les chaises, tous équipés de patins silencieux. Un détail très plaisant.
Le calme, la tranquillité et la sérénité règnent ici, alors que l’on entend au loin le bruit des animations de l’autre partie du navire, ici on se sent bien.
Sur la carte des boissons n’apparaissent aucun prix, et elles sont généreusement proposées et re-proposées. Au buffet le choix est restreint puisque les passagers sont peu nombreux, les plats disponibles sont simples mais faits avec des produits de qualité et très bons.
Dans l’après-midi nous sortons pour visiter le bateau, jamais nous ne sommes encore partis sur un si gros navire, avec tant de passagers, j’ai trouvé cela effrayant pour tout dire. Il y a énormément de monde et très peu de place pour chacun. C’est encore plus de bruit, encore plus de cohue, je n’aime pas du tout. Nous sommes très contents de « rentrer au calme » à la fin de cette visite.
Le Top Sail Lounge est le salon panoramique « réservé » à l’avant du navire. Un havre de paix et de détente dans un grand salon pour peu de passagers. La décoration est simple mais élégante dans des tons chaleureux et il n’y fait pas froid. L’ambiance dans ce salon m’a fortement rappelé celle que nous connaissons dans les RDV du soir du Captain’s Club chez Celebrity.
Le service est impeccable et attentionné, les cocktails sont très bons, et le pianiste nous offre de la musique et des chansons de notre culture, à tendance latine, de l’époque de nos jeunes années, un vrai régal. J’ai souvent envié les américains sur HAL qui pouvaient écouter de la musique qui leur parle, et là c’est ce que nous avons eu, j’ai beaucoup aimé.
Pour notre premier soir au restaurant nous devons être accompagnés par le majordome parce que le restaurant est situé à l’autre extrémité du navire… Pour que l’on ne se perde pas…
Sobre, élégant, et confortable le restaurant a vue sur le pont extérieur. Pour ce premier soir le service est un peu long et notre serveur un peu écervelé. Les soirs suivants nous aurons un serveur Mauricien d’une extrême gentillesse et qui naturellement parle français. Les repas ont été très bons sauf la bouillabaisse et la paella que le chef indien n’a jamais du goûter, vu ce qu’il nous a servi… Le filet mignon de bœuf était très bon et valait bien celui des bateaux américains.
Nous ne sommes pas allés plus de trois fois au spectacle et à chaque fois nous ne sommes pas restés. Nous n’avons pas aimé les interprétations des thèmes choisis, ni la musique trop forte, ni la lumière agressive dans les yeux. Et nous étions tellement mieux au Top Sail Lounge à écouter le pianiste.
Depuis notre cabine au pont 16 nous n’avons jamais eu aucun bruit le matin à l’heure de l’installation du mobilier de la piscine qui se trouve juste au dessus.
Cette expérience en YC a dépassé mes attentes et m’a heureusement surprise, j’en suis enchantée. Nous avons été choyés toute la semaine dans un environnement privilégié, dans une ambiance décontractée, entre personnes au comportement poli et plaisant. J’y retournerai bien volontiers…
Retour d'une croisière à bord du Royal Princess English translation pending
Bonsoir à tous,
De retour d'une croisière à bord du Royal Princess, départ du Havre en direction des iles britanniques. Du 05 au 17 juin. Cabine balcon deluxe avec anytime dinning.
Croisière à la hauteur de ce à quoi, nous nous attendions. Tout a été parfait SAUF que le jour du débarquement, nous avons été 4 passagers français, dont nous, en règle, ayant soldé leur compte de bord, JE DIS BIEN SOLDE, donc inutile d'aborder ce sujet, Ont été bloqués sur le navire. Impossible pour nous de mettre un pied sur le sol français, nos bagages ont bien été descendus comme prévu. On nous a baladés sur le navire pour trouver une solution, et avons vécu une situation très stressante, injustifiée. Après avoir bien palabré, pas facile, car personne ne parle français à bord, je dis bien personne, on nous a enfin délivré 4 cartes spéciales de débarquement, et avons demandé qu'un message soit bien envoyé à la passerelle pour pouvoir enfin débarquer. Nous ne connaissons pas la ou les raisons de cet événement que je trouve à mon sens grave, et nous n'avons eu aucune excuse.
En postant ici je tenais simplement à relater ce fait.
De retour d'une croisière à bord du Royal Princess, départ du Havre en direction des iles britanniques. Du 05 au 17 juin. Cabine balcon deluxe avec anytime dinning.
Croisière à la hauteur de ce à quoi, nous nous attendions. Tout a été parfait SAUF que le jour du débarquement, nous avons été 4 passagers français, dont nous, en règle, ayant soldé leur compte de bord, JE DIS BIEN SOLDE, donc inutile d'aborder ce sujet, Ont été bloqués sur le navire. Impossible pour nous de mettre un pied sur le sol français, nos bagages ont bien été descendus comme prévu. On nous a baladés sur le navire pour trouver une solution, et avons vécu une situation très stressante, injustifiée. Après avoir bien palabré, pas facile, car personne ne parle français à bord, je dis bien personne, on nous a enfin délivré 4 cartes spéciales de débarquement, et avons demandé qu'un message soit bien envoyé à la passerelle pour pouvoir enfin débarquer. Nous ne connaissons pas la ou les raisons de cet événement que je trouve à mon sens grave, et nous n'avons eu aucune excuse.
En postant ici je tenais simplement à relater ce fait.
Activités à faire avec bambin de 20 mois au Pays basque English translation pending
Bonjour!
Nous partons avec notre fils de 20 mois au pays basque en juillet et aout. Nous logerons 10 jours à San Sebastian, qui nous servira de base pour découvrir le pays basque espagnol, puis nous logerons 7 jours à Bayonne, qui nous servira de base pour découvrir le pays basque français. Nous avons une voiture.
J'aimerais connaitre des activités intéressantes pour un bambin de cet âge dans les villes et villages à proximité de ces deux villes.
Voici ce que nous comptons déjà faire:
- Petit train de la Rhune à Sare - Aquariums à San Sebastian et à Biarritz - Plage à San Sebastian, Fontarrabie et Saint-Jean-de-Luz - Piscine d'eau de mer à Biarritz - Petit train touristique à Saint-Jean-Pied-de-Port - Petit croisière sur l'Adour à Bayonne - « Expédition » (en porte-bébé!) au monastère de Saint-Jean-de-Gaztelugatxe
D'autres idées? Des suggestions? Je suis preneuse!
Merci!
Nous partons avec notre fils de 20 mois au pays basque en juillet et aout. Nous logerons 10 jours à San Sebastian, qui nous servira de base pour découvrir le pays basque espagnol, puis nous logerons 7 jours à Bayonne, qui nous servira de base pour découvrir le pays basque français. Nous avons une voiture.
J'aimerais connaitre des activités intéressantes pour un bambin de cet âge dans les villes et villages à proximité de ces deux villes.
Voici ce que nous comptons déjà faire:
- Petit train de la Rhune à Sare - Aquariums à San Sebastian et à Biarritz - Plage à San Sebastian, Fontarrabie et Saint-Jean-de-Luz - Piscine d'eau de mer à Biarritz - Petit train touristique à Saint-Jean-Pied-de-Port - Petit croisière sur l'Adour à Bayonne - « Expédition » (en porte-bébé!) au monastère de Saint-Jean-de-Gaztelugatxe
D'autres idées? Des suggestions? Je suis preneuse!
Merci!
D'Antigua au lac Atitlan, en passant par l'Altiplano. Ou comment j'ai fui l'hiver québécois.... English translation pending
Bonjour ami(e)s VFistes,
Après avoir passé 2 semaines au Guatemala, il est temps pour moi de raconter un peu mon voyage!!
Avant d'aller plus loin je voudrais préciser que ce voyage était un voyage organisé, non pas par un Tour Operator mais par une guide privée locale, Bernadette, qui est une amie. Une opportunité s'est présentée à moi (et ma famille) d'aller découvrir ce pays d'Amérique Centrale en compagnie de Bernadette, et après quelques minutes de reflexion nous nous sommes ''embarqués'' dans le ''trip''. Et franchement, on a bien fait!! 😉
Allez maintenant que les ''présentations'' sont faites, passons au récit!!
Dimanche 25 Décembre : Départ de Montréal Il est 04h00 en ce matin du 25 Décembre quand je me réveille. Je profite de ce réveil matinal pour aller ranger les ''vestiges'' du Réveillon d'hier. Vers 5h30 nous quittons la maison direction l'aéroport d'où nous nous envolerons direction Guatemala City (via Panama City) sur les ailes de Copa Airlines. L'enregistrement des bagages se fait très vite (nous étions les seuls aux comptoirs 😛) et à cette heure matinale, le passage de la sécurité est très rapide!! A 7h30 nous sommes devant la porte 55, l'avion nous attend sagement!! Après un vol Montréal-Panama, une escale de quelques heures à l'aéroport Tocumen de Panama et un vol Panama-Guatemala City, il est 21h00 quand nous ''humons'' l'air ''chaud et Humide'' (contrairement à celui du matin qui était frette et sec 😏) du Guatemala. A la sortie de l'aéroport nous attendent Bernadette, notre guide pour les 15 prochains jours, Azucena, la gérante guatémaltèque de notre hébergement, ainsi que Byron, le chauffeur de notre bus privé, sans oublier Colette et Maryse. Après une heure de route nous arrivons ''à notre camp de base'', la Casa Chapina Francesa.

Nous prenons possession de nos appartements, dinons d'une excellente soupe maison, et filons dans nos lits (la journée a été longue!!)
Dimanche 25 Décembre : Départ de Montréal Il est 04h00 en ce matin du 25 Décembre quand je me réveille. Je profite de ce réveil matinal pour aller ranger les ''vestiges'' du Réveillon d'hier. Vers 5h30 nous quittons la maison direction l'aéroport d'où nous nous envolerons direction Guatemala City (via Panama City) sur les ailes de Copa Airlines. L'enregistrement des bagages se fait très vite (nous étions les seuls aux comptoirs 😛) et à cette heure matinale, le passage de la sécurité est très rapide!! A 7h30 nous sommes devant la porte 55, l'avion nous attend sagement!! Après un vol Montréal-Panama, une escale de quelques heures à l'aéroport Tocumen de Panama et un vol Panama-Guatemala City, il est 21h00 quand nous ''humons'' l'air ''chaud et Humide'' (contrairement à celui du matin qui était frette et sec 😏) du Guatemala. A la sortie de l'aéroport nous attendent Bernadette, notre guide pour les 15 prochains jours, Azucena, la gérante guatémaltèque de notre hébergement, ainsi que Byron, le chauffeur de notre bus privé, sans oublier Colette et Maryse. Après une heure de route nous arrivons ''à notre camp de base'', la Casa Chapina Francesa.

Nous prenons possession de nos appartements, dinons d'une excellente soupe maison, et filons dans nos lits (la journée a été longue!!)
Retour de 12 jours en Iran English translation pending
Bonjour,
Je me permets d'ajouter ma contribution au forum avec mon retour de 12 jours de voyage en Iran via l'itinéraire classique Téhéran-Kashan-Ispahan-Yazd-Shiraz. J'ai voyagé en couple avec mon copain sans aucun problème. D'ailleurs, nous avons croisé plusieurs couples étrangers homo en voyage en Iran alors que nous ne pensions pas que beaucoup s'aventureraient dans ce pays.
Nous avons acheté les billets d'avion en dernière minute comme d'habitude (2 semaines auparavant) via Turkish airlines pour un Paris-Téhéran et retour Shiraz-Paris. Très bonne compagnie, très bon service et très bons horaires.
Evidemment nous n'avions rien réservé avant le départ et nous réservions les hôtels 24h-48h avant d'arriver dans la ville. D'ailleurs, cela a parfois été un peu difficile de trouver de la place dans les hôtels qui sont sur TripAdvisor.
24/09 : départ vers 14h de Paris et arrivée à Téhéran à 0h. Récupération du visa on arrival en une vingtaine de minutes. Ils ont à peine regardé la réservation d'hôtel et le papier de l'assurance. Prix 75€/personne, payé en euros. Nous avions réservé à l'hotel Ibis de l'aéroport pour éviter d'aller dans le centre de Téhéran. Très bon hôtel tout neuf (réservé sur booking.com) avec chambre spacieuse, très bonne literie, petit déj très bon et possibilité de profiter de la piscine et du spa du Novotel à coté gratuitement. L'hôtel est en plus facilement accessible à pied du terminal IKA. Possibilité de payer en euros, ce qui évite de faire du change à l'aéroport.
25/09 : repos au spa de l'hôtel le matin puis trajet vers Kashan. Nous n'avons pas trouvé le bus qui part de l'aéroport donc nous avons pris un taxi de l'aéroport, négocié difficilement à 65€. Je pense qu'on aurait pu l'avoir moins cher mais il était difficile de négocier le prix au départ de l'aéroport. Pour info, le trajet dans le sens Kashan-Aéroport IKA est proposé à 40€... Arrivée à Kashan et visite des maisons traditionnelles et du Hammam du sultan Mir Ahmad (billet combiné 350000 rials). Nuit à l'hôtel Iranian house, très bel hôtel dans une ancienne maison traditionnelle. Le meilleur hôtel de notre séjour (85€). Diner au restaurant Abassi, très bonne cuisine (9€ pour 2).
26/09 : Balade dans le quartier de la vieille ville, balade dans le bazaar, et visite de la mosquée Agha Bozorg. L'après-midi, nous sommes allés au Finn garden. Il faut savoir qu'il est possible d'y aller facilement du centre ville de Kashan en bus. Tout le monde vous dira à quel arrêt de bus attendre. Les chauffeurs de bus n'ayant jamais réussi à comprendre que nous voulions acheter des billets, nous avons donc pris le bus gratuitement. Diner au Manoucheri, un peu survendu par le Lonely Planet.
27/09 : Location d'un taxi pour aller vers Ispahan, que nous avons négocié pour 35€ avec plusieurs arrêts en chemin : Le Holy shrine (Bigdol), très beau le village d'Abyaneh, impressionnant la mosquée de Natanz, l'extérieur est très beau, cependant, l'intérieur ne vaut pas le prix du billet d'entrée (150000 rials je crois) Arrivée à Isfahan dans la soirée et diner au restaurant Shahrazad, bon mais service dépassé par le nombre de clients. Mieux vaut réserver si vous ne voulez pas patienter 30min pour une table. Nuit au Kianpour hotel, un peu excentré mais très beau et très calme (3 700 000rials)
28/09 : Visite d'Ispahan : place Imam Khomeini et ses mosquées, Hakim mosquée, palais Sotun, glace dans le jardin du palais Behesht, et balade dans le bazaar. Puis nous avions changé d'hôtel car le Kianpour n'avait pas de place pour 3 nuits, donc nous sommes allés au Atigh hotel, dans le même genre que le Kianpour, mais les chambres sont légèrement mieux et le petit déjeuner est meilleur. Sur les conseils de l'hotel, nous avons diné au Syna restaurant, qui est vraiment très moyen.
29/09 : Visite de la mosquée Jameh puis du quartier arménien et de la cathédrale Vank. Balade le long de la "rivière" qui est totalement à sec à cette époque de l'année pour voir les fameux ponts. Le fait que la rivière soit à sec fait perdre un peu du romantisme aux ponts, surtout au Si-o-Seh, préférer la balade la nuit lorsqu'ils sont éclairés, c'est plus romantique :) Tea-time au Abassi hotel.
30/09 : Bus pour Yazd (pour information les horaires de bus sont 5h30, 6h30, 7h30, 10h, 11h45 et 17h en VIP ; il existe aussi des horaires de bus de nuit à 23h et 0h je crois), le trajet dure 4h. Visite de la mosquée et descente dans le qanat de la mosquée, et balade dans la vieille ville. Tea-time sur la terrasse du Art house avec magnifique vue sur les toits de Yazd depuis leur terrasse. Nuit à l'hôtel Termeh dans le centre ville. Demander la chambre sur la terrasse, beaucoup plus au calme que les autres qui donnent sur la cour où tout le monde prend le petit-dejeuner. La chambre est à 40$/nuit.
01/10 : poursuite de la découverte de Yazd avec les jardins de Bagh-e Dolat Abad, de la vieille ville et de la prison d'Alexandre. Puis nous avions demandé à l'hotel de nous trouver un taxi pour aller au caravansérail Zein-o-Din. C'est là que nous avons rencontré Sayyed, prof de statistique à mi-temps et guide pour touriste le reste du temps. Très sympathique et passionnant, il nous a emmené au caravansérail et nous a raconté des tonnes d'anecdotes sur le chemin. Par ailleurs il conduit vraiment bien et nous ne nous sommes jamais senti en danger avec lui (contrairement aux autres taxi qui conduisaient vraiment dangereusement). Le caravansérail est bien restauré, nous avons presque regretté de ne pas y être resté une nuit (alors que les commentaires sont plutôt moyens sur TripAdvisor).
02/10 : Nous avons recontacté Sayyed pour aller visiter les alentours de Yazd, à savoir Kharanaq (village déserté dans la montagne, très beau et impressionnant), Chak Chak (site de pèlerinage Zoroastrien) et le chateau de Meybod. Retour vers Yazd vers 15h et nous avons décidé de tester le hammam du vieux Yazd. Il faut suivre le panneau "public bath and massage" fléché entre le Termeh hotel et l'hotel Kohan. L'expérience était... intéressante et inattendue. Déshabillage dans un vestiaire puis on arrive dans une grande salle avec plusieurs personnes, tout le monde est tout nu sous un pagne. Puis on est appelé à tour de rôle, une personne s'occupe de faire un gommage de l'ensemble du corps, puis cette personne savonne également l'ensemble du corps (un hammam au sens littéral du terme finalement), avant de réaliser un massage très... viril à type de pincement, appui sur le dos assez intense et claques sur le dos... on en ressort très reposé ! Nous avons ensuite pris le bus pour Shiraz à 17h. Pour info, les horaires des bus sont 8h45, 10h30, 12h30, 15h, 17h, 23h et 0h. La durée du trajet est de 6h. Nous avions réservé une chambre au Arg hotel pour 35€, mais la literie était très très dure, l'insonorisation était pourrie, on entendait les allers et venues dans le couloir, et les toilettes fuyaient... Bref nous y sommes restés une nuit puis sommes ensuite allés au Shiraz hotel, pas le même budget mais bcp mieux !
03/10 : visite de Shiraz avec son bazaar, ses 2 mausolées de 3 imams dont j'ai oublié le nom, la forteresse (mais nous ne sommes pas rentrés dedans), les moquées Vakil et Nasir-el-Molk. Puis trajet vers le Shiraz hotel pour prendre possession de la chambre (literie très confortable, chambre énorme) et quelques longueurs dans la piscine pour se détendre. Diner proche de l'hotel au resto Haft Khan.
04/10 : visite de Persepolis (taxi négocié 20€). Le site est grandiose mais finalement le site est moins bien conservé que certaines autres cités telles que Pompéi ou Carthage. Ensuite visite de la nécropole Naqsh-e Rostam, impressionnant également. Cependant, j'ai trouvé que le prix demandé pour la nécropole (200000 rials) était abusif lorsque l'on sait que le site de Persepolis (qui est énormément plus grand) coute le même prix.... Puis retour à l'hôtel pour profiter du SPA avant de décoller le soir même vers Paris.
Au total, voyage très intéressant dans un très beau pays. Les iraniens sont un peuple très sympathique, très accueillant. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité (en dehors de certains trajets en taxi...), même pour un couple homo (sans l'afficher bien entendu). Il est très facile de se déplacer dans les villes ou même entre les villes, soit en taxi, soit en bus, le tout restant très peu cher. D'ailleurs, la vie est très peu chère en général : les hôtels, les restaurants, les transports. Cependant, le prix des visites a nettement augmenté par rapport au prix du Lonely Planet, et quasiment tout est à 200000 rials maintenant. Concernant l'argent, nous avons souvent pu payer en euros (hôtels, taxi etc) sans arnaque sur le taux de change. D'ailleurs, nous n'avons jamais changé d'argent au taux officiel mais nous avons toujours pu trouvé un taux autour de 1€=40000 rials.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Antoine
Je me permets d'ajouter ma contribution au forum avec mon retour de 12 jours de voyage en Iran via l'itinéraire classique Téhéran-Kashan-Ispahan-Yazd-Shiraz. J'ai voyagé en couple avec mon copain sans aucun problème. D'ailleurs, nous avons croisé plusieurs couples étrangers homo en voyage en Iran alors que nous ne pensions pas que beaucoup s'aventureraient dans ce pays.
Nous avons acheté les billets d'avion en dernière minute comme d'habitude (2 semaines auparavant) via Turkish airlines pour un Paris-Téhéran et retour Shiraz-Paris. Très bonne compagnie, très bon service et très bons horaires.
Evidemment nous n'avions rien réservé avant le départ et nous réservions les hôtels 24h-48h avant d'arriver dans la ville. D'ailleurs, cela a parfois été un peu difficile de trouver de la place dans les hôtels qui sont sur TripAdvisor.
24/09 : départ vers 14h de Paris et arrivée à Téhéran à 0h. Récupération du visa on arrival en une vingtaine de minutes. Ils ont à peine regardé la réservation d'hôtel et le papier de l'assurance. Prix 75€/personne, payé en euros. Nous avions réservé à l'hotel Ibis de l'aéroport pour éviter d'aller dans le centre de Téhéran. Très bon hôtel tout neuf (réservé sur booking.com) avec chambre spacieuse, très bonne literie, petit déj très bon et possibilité de profiter de la piscine et du spa du Novotel à coté gratuitement. L'hôtel est en plus facilement accessible à pied du terminal IKA. Possibilité de payer en euros, ce qui évite de faire du change à l'aéroport.
25/09 : repos au spa de l'hôtel le matin puis trajet vers Kashan. Nous n'avons pas trouvé le bus qui part de l'aéroport donc nous avons pris un taxi de l'aéroport, négocié difficilement à 65€. Je pense qu'on aurait pu l'avoir moins cher mais il était difficile de négocier le prix au départ de l'aéroport. Pour info, le trajet dans le sens Kashan-Aéroport IKA est proposé à 40€... Arrivée à Kashan et visite des maisons traditionnelles et du Hammam du sultan Mir Ahmad (billet combiné 350000 rials). Nuit à l'hôtel Iranian house, très bel hôtel dans une ancienne maison traditionnelle. Le meilleur hôtel de notre séjour (85€). Diner au restaurant Abassi, très bonne cuisine (9€ pour 2).
26/09 : Balade dans le quartier de la vieille ville, balade dans le bazaar, et visite de la mosquée Agha Bozorg. L'après-midi, nous sommes allés au Finn garden. Il faut savoir qu'il est possible d'y aller facilement du centre ville de Kashan en bus. Tout le monde vous dira à quel arrêt de bus attendre. Les chauffeurs de bus n'ayant jamais réussi à comprendre que nous voulions acheter des billets, nous avons donc pris le bus gratuitement. Diner au Manoucheri, un peu survendu par le Lonely Planet.
27/09 : Location d'un taxi pour aller vers Ispahan, que nous avons négocié pour 35€ avec plusieurs arrêts en chemin : Le Holy shrine (Bigdol), très beau le village d'Abyaneh, impressionnant la mosquée de Natanz, l'extérieur est très beau, cependant, l'intérieur ne vaut pas le prix du billet d'entrée (150000 rials je crois) Arrivée à Isfahan dans la soirée et diner au restaurant Shahrazad, bon mais service dépassé par le nombre de clients. Mieux vaut réserver si vous ne voulez pas patienter 30min pour une table. Nuit au Kianpour hotel, un peu excentré mais très beau et très calme (3 700 000rials)
28/09 : Visite d'Ispahan : place Imam Khomeini et ses mosquées, Hakim mosquée, palais Sotun, glace dans le jardin du palais Behesht, et balade dans le bazaar. Puis nous avions changé d'hôtel car le Kianpour n'avait pas de place pour 3 nuits, donc nous sommes allés au Atigh hotel, dans le même genre que le Kianpour, mais les chambres sont légèrement mieux et le petit déjeuner est meilleur. Sur les conseils de l'hotel, nous avons diné au Syna restaurant, qui est vraiment très moyen.
29/09 : Visite de la mosquée Jameh puis du quartier arménien et de la cathédrale Vank. Balade le long de la "rivière" qui est totalement à sec à cette époque de l'année pour voir les fameux ponts. Le fait que la rivière soit à sec fait perdre un peu du romantisme aux ponts, surtout au Si-o-Seh, préférer la balade la nuit lorsqu'ils sont éclairés, c'est plus romantique :) Tea-time au Abassi hotel.
30/09 : Bus pour Yazd (pour information les horaires de bus sont 5h30, 6h30, 7h30, 10h, 11h45 et 17h en VIP ; il existe aussi des horaires de bus de nuit à 23h et 0h je crois), le trajet dure 4h. Visite de la mosquée et descente dans le qanat de la mosquée, et balade dans la vieille ville. Tea-time sur la terrasse du Art house avec magnifique vue sur les toits de Yazd depuis leur terrasse. Nuit à l'hôtel Termeh dans le centre ville. Demander la chambre sur la terrasse, beaucoup plus au calme que les autres qui donnent sur la cour où tout le monde prend le petit-dejeuner. La chambre est à 40$/nuit.
01/10 : poursuite de la découverte de Yazd avec les jardins de Bagh-e Dolat Abad, de la vieille ville et de la prison d'Alexandre. Puis nous avions demandé à l'hotel de nous trouver un taxi pour aller au caravansérail Zein-o-Din. C'est là que nous avons rencontré Sayyed, prof de statistique à mi-temps et guide pour touriste le reste du temps. Très sympathique et passionnant, il nous a emmené au caravansérail et nous a raconté des tonnes d'anecdotes sur le chemin. Par ailleurs il conduit vraiment bien et nous ne nous sommes jamais senti en danger avec lui (contrairement aux autres taxi qui conduisaient vraiment dangereusement). Le caravansérail est bien restauré, nous avons presque regretté de ne pas y être resté une nuit (alors que les commentaires sont plutôt moyens sur TripAdvisor).
02/10 : Nous avons recontacté Sayyed pour aller visiter les alentours de Yazd, à savoir Kharanaq (village déserté dans la montagne, très beau et impressionnant), Chak Chak (site de pèlerinage Zoroastrien) et le chateau de Meybod. Retour vers Yazd vers 15h et nous avons décidé de tester le hammam du vieux Yazd. Il faut suivre le panneau "public bath and massage" fléché entre le Termeh hotel et l'hotel Kohan. L'expérience était... intéressante et inattendue. Déshabillage dans un vestiaire puis on arrive dans une grande salle avec plusieurs personnes, tout le monde est tout nu sous un pagne. Puis on est appelé à tour de rôle, une personne s'occupe de faire un gommage de l'ensemble du corps, puis cette personne savonne également l'ensemble du corps (un hammam au sens littéral du terme finalement), avant de réaliser un massage très... viril à type de pincement, appui sur le dos assez intense et claques sur le dos... on en ressort très reposé ! Nous avons ensuite pris le bus pour Shiraz à 17h. Pour info, les horaires des bus sont 8h45, 10h30, 12h30, 15h, 17h, 23h et 0h. La durée du trajet est de 6h. Nous avions réservé une chambre au Arg hotel pour 35€, mais la literie était très très dure, l'insonorisation était pourrie, on entendait les allers et venues dans le couloir, et les toilettes fuyaient... Bref nous y sommes restés une nuit puis sommes ensuite allés au Shiraz hotel, pas le même budget mais bcp mieux !
03/10 : visite de Shiraz avec son bazaar, ses 2 mausolées de 3 imams dont j'ai oublié le nom, la forteresse (mais nous ne sommes pas rentrés dedans), les moquées Vakil et Nasir-el-Molk. Puis trajet vers le Shiraz hotel pour prendre possession de la chambre (literie très confortable, chambre énorme) et quelques longueurs dans la piscine pour se détendre. Diner proche de l'hotel au resto Haft Khan.
04/10 : visite de Persepolis (taxi négocié 20€). Le site est grandiose mais finalement le site est moins bien conservé que certaines autres cités telles que Pompéi ou Carthage. Ensuite visite de la nécropole Naqsh-e Rostam, impressionnant également. Cependant, j'ai trouvé que le prix demandé pour la nécropole (200000 rials) était abusif lorsque l'on sait que le site de Persepolis (qui est énormément plus grand) coute le même prix.... Puis retour à l'hôtel pour profiter du SPA avant de décoller le soir même vers Paris.
Au total, voyage très intéressant dans un très beau pays. Les iraniens sont un peuple très sympathique, très accueillant. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité (en dehors de certains trajets en taxi...), même pour un couple homo (sans l'afficher bien entendu). Il est très facile de se déplacer dans les villes ou même entre les villes, soit en taxi, soit en bus, le tout restant très peu cher. D'ailleurs, la vie est très peu chère en général : les hôtels, les restaurants, les transports. Cependant, le prix des visites a nettement augmenté par rapport au prix du Lonely Planet, et quasiment tout est à 200000 rials maintenant. Concernant l'argent, nous avons souvent pu payer en euros (hôtels, taxi etc) sans arnaque sur le taux de change. D'ailleurs, nous n'avons jamais changé d'argent au taux officiel mais nous avons toujours pu trouvé un taux autour de 1€=40000 rials.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Antoine
Compte rendu: transatlantique MSC Orchestra du 23 novembre 2015 (Gênes - Fort-de-France) English translation pending
bonjour,
j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂
Départ- le 23.11.2015
Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…
Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …
Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.
Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !
On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.
À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2
On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.
On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-
Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.
Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .
Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.
Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.
On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.
On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8
Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !
Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.
Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.
Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.
À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.
L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-
j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂
Départ- le 23.11.2015
Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…
Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …
Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.
Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !
On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.
À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2
On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.
On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-
Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.
Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .
Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.
Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.
On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.
On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8
Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !
Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.
Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.
Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.
À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.
L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-