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Zig Zag dans le sable à Zag (sud Maroc) English translation pending
Novembre 2019
ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

Quelle destination pour 3 semaines fin décembre - début janvier? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple trentenaire qui voyageons pas mal. Nous aimerions prendre 3 semaines aux alentours de Noel... Mais là on bloque! Quelle destination??? Les pays que nous visons ne sont malheureusement pas trop fréquentable à cette période à cause de la météo..
Nous sommes sportifs, baroudeurs, aventuriers.... La farniente n'est pas trop notre truc, ou bien juste 2, 3 jours à la fin de notre voyage! Nous adorons les grands espaces, la nature, les randonnées, le trekking, les roadtrip, selfdrive...
( Dans les pays que nous avons adoré : le Perou, La bolivie, La patagonie chilienne et argentine, La Mongolie, La Nouvelle-Zélande, L'Australie, L'Afrique du Sud, La Namibie, L'Islande.....)
A vos idées!
Merci!!
Nous sommes un couple trentenaire qui voyageons pas mal. Nous aimerions prendre 3 semaines aux alentours de Noel... Mais là on bloque! Quelle destination??? Les pays que nous visons ne sont malheureusement pas trop fréquentable à cette période à cause de la météo..
Nous sommes sportifs, baroudeurs, aventuriers.... La farniente n'est pas trop notre truc, ou bien juste 2, 3 jours à la fin de notre voyage! Nous adorons les grands espaces, la nature, les randonnées, le trekking, les roadtrip, selfdrive...
( Dans les pays que nous avons adoré : le Perou, La bolivie, La patagonie chilienne et argentine, La Mongolie, La Nouvelle-Zélande, L'Australie, L'Afrique du Sud, La Namibie, L'Islande.....)
A vos idées!
Merci!!
Asilah / Larache / Moulay-Bousselham / Kénitra: où aller? English translation pending
Bonjour bonjour,
A salam alaykoom ramatoullah t'aala y barakatou
Voila je recherche un petit coin sympa dans la zone indiquée dans le titre cad entre
Kenitra et Assilah
C'est une zone que je ne connais pas
Pour passer quelques jours en famille.
Je ne veux rien de touristique en soit juste un coin " à la marocaine" avec location d'appart ou d'hotel pour passer un moment au bord de l'eau ce été..
S'il n'y a pas , peu de touriste ou que des autochtones cela me va.
Voila je recherche un petit coin sympa dans la zone indiquée dans le titre cad entre
Kenitra et Assilah
C'est une zone que je ne connais pas
Pour passer quelques jours en famille.
Je ne veux rien de touristique en soit juste un coin " à la marocaine" avec location d'appart ou d'hotel pour passer un moment au bord de l'eau ce été..
S'il n'y a pas , peu de touriste ou que des autochtones cela me va.
Merci Pinacolada English translation pending
Bonsoir,
J'ai suivi avec attention le périple de Pinacolada. Je préparais à ce moment mon voyage sur
le Maroc .Quand je vois toutes les explications données, je me demande comment font les personnes pour ne pas apprécier .Pour moi, j'aime les écrits qui me font rêver et suivre le conteur dans son voyage, prendre sa place...Mais, lorsque l'on prépare un circuit et que l'on lit toutes ces pages, regarde toutes ces vidéos...c'est un sacré coup de main.Merci beaucoup.
Sur certain blogs de campings caristes...il y a aussi une certaine censure. D'abord, pour y accéder, on nous demande de regarder plusieurs pages, pour pouvoir accéder à certains écrits.Oui, vous n'avez pas accès à tous les écrits.Lorsque vous aurez posté plusieurs envois...peut-être vous ouvriront-ils la porte de leur ''Graal' .Je soupçonne certains administrateurs d'être des journalistes de certaines revues spécialisés (que dès fois j'achète)
Il y a aussi de blogs, où les ''Bofs'' passent leur temps à discuter pour savoir qui a...
Je vais essayer de préparer quelque chose, simple sur ce voyage.S'il est digne d'intérêt ...
Cordialement
Road trip à moto Espagne - Portugal English translation pending
Bonjour à tous.
Je prépare une virée à moto (125) qui part de l'Occitanie jusqu'au nord du Portugal en passant par Saint Jacques de Compostelle. L'itinéraire passera par Carcassonne, Tarbes, Pau, Irun, Santander, Gijon, La Corogne, Saint Jacques de Compostelle, Vigo, Braga au Portugal, (peut-être Porto et la vallée du Douro) puis Léon en Espagne et retour par les pyrénées coté espagnol.
Départ prévu en mai sur une dizaine de jours, en fonction des prévisions météo.
Je recherche les bonnes adresses sur cet itinéraire, les visites incontournables et les pièges à éviter.
Merci pour vos réponses.
Prix de l'huile d'argan dans la vallée de l'Ourika English translation pending
Bonjour,
Je souhaite connaître, le prix de l' huile d'argan dans la vallée de l'OURIKA. Ma soeur est rentrée du Maroc et elle m'a ramenée de l'huile d'argan achetée dans une coopérative. Je trouve le prix un peu excessif mais ne connaissant pas la vraie valeur d'une huile d'argan de qualité, j'aimerai avoir votre avis et vos conseils. Prix d'achat de cette huile à OURIKA 1800 dirhams soit 180 euros le litre.
En vous remerciant de vos réponses.
Bien cordialement et excellente journée.
KOKO
Je souhaite connaître, le prix de l' huile d'argan dans la vallée de l'OURIKA. Ma soeur est rentrée du Maroc et elle m'a ramenée de l'huile d'argan achetée dans une coopérative. Je trouve le prix un peu excessif mais ne connaissant pas la vraie valeur d'une huile d'argan de qualité, j'aimerai avoir votre avis et vos conseils. Prix d'achat de cette huile à OURIKA 1800 dirhams soit 180 euros le litre.
En vous remerciant de vos réponses.
Bien cordialement et excellente journée.
KOKO
Itinéraire en scooter au Maroc au départ de Tanger English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire à l'automne une boucle au Maroc au départ de Tanger. Afin d'établir une ébauche d'itinéraire, auriez vous quelques jolies routes (paysages) à m'indiquer et que je pourrai enchainer. Je ne pense pas descendre plus au sud d'Agadir et je n'emprunterai pas de pistes sauf si elles sont très roulantes car je suis en scooter.
Merci
J'envisage de faire à l'automne une boucle au Maroc au départ de Tanger. Afin d'établir une ébauche d'itinéraire, auriez vous quelques jolies routes (paysages) à m'indiquer et que je pourrai enchainer. Je ne pense pas descendre plus au sud d'Agadir et je n'emprunterai pas de pistes sauf si elles sont très roulantes car je suis en scooter.
Merci
Itinéraire révisé pour l'Atlas marocain English translation pending
Bonjour,
Je prends une chance en écrivant sur ce forum en plus de l'autre... ;-)
J'aimerais avoir vos commentaires a propos de notre itinéraire de 14 Jours!
Beaucoup de route mais nous nous adapterons si ça ne fais pas de sens sur place.
17-juin : Marrakech-Telouet-Ait ben haddou 18-juin : Ait Ben haddou-Skoura 19-juin : Skoura-Gorge de Dadès-Tinghir 20-juin : Tinghir-Merzouga 21-juin : Merzouga-Tamnougalt 22-juin : Tamnougalt-Taliouine 23-juin : Taliouine-Tafraoute 24-juin : Tafraoute 25-juin : Tafraoute-Taroudant 26-juin : Taroudant-Essaouira 27-juin : Essaouira 28-juin : Essaouira 29-juin : Essaouira@Marrakech
Merci pour vos commentaires honnête...
J'aimerais avoir vos commentaires a propos de notre itinéraire de 14 Jours!
Beaucoup de route mais nous nous adapterons si ça ne fais pas de sens sur place.
17-juin : Marrakech-Telouet-Ait ben haddou 18-juin : Ait Ben haddou-Skoura 19-juin : Skoura-Gorge de Dadès-Tinghir 20-juin : Tinghir-Merzouga 21-juin : Merzouga-Tamnougalt 22-juin : Tamnougalt-Taliouine 23-juin : Taliouine-Tafraoute 24-juin : Tafraoute 25-juin : Tafraoute-Taroudant 26-juin : Taroudant-Essaouira 27-juin : Essaouira 28-juin : Essaouira 29-juin : Essaouira@Marrakech
Merci pour vos commentaires honnête...
France to Cotonou by car (4x4)
Hi there,
I’m planning a trip from France to Benin, passing through Morocco, Mauritania, Senegal, Mali, and Burkina Faso with a vehicle. I’d like to fill my trunk with equipment I need over there: solar panels, chargers, expansion tanks for solar water heaters, miscellaneous gear... I know the region a bit and, intuitively, I think it’s a bad idea—I’ll probably get shaken down every 100 km by police, customs officers, gendarmes, and others... Has anyone done this kind of route with a fully loaded trunk, and how did it go, especially at customs checkpoints (from Ceuta to Porga or earlier) and elsewhere? Thanks in advance for your experiences. R.
I’m planning a trip from France to Benin, passing through Morocco, Mauritania, Senegal, Mali, and Burkina Faso with a vehicle. I’d like to fill my trunk with equipment I need over there: solar panels, chargers, expansion tanks for solar water heaters, miscellaneous gear... I know the region a bit and, intuitively, I think it’s a bad idea—I’ll probably get shaken down every 100 km by police, customs officers, gendarmes, and others... Has anyone done this kind of route with a fully loaded trunk, and how did it go, especially at customs checkpoints (from Ceuta to Porga or earlier) and elsewhere? Thanks in advance for your experiences. R.
Fermeture du camping Dar Ch'tis vers Sidi Kaouki (Maroc) English translation pending
Bonsoir,
Qui peut me dire si le camping dar chti est encore ouvert car d'après les "on dit" il parait que non, dommage il était très bien. Merci pour les infos
Qui peut me dire si le camping dar chti est encore ouvert car d'après les "on dit" il parait que non, dommage il était très bien. Merci pour les infos
Vers Chegaga avec 2 enfants de 10 ans English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons d'emmener 2 de nos petits faire un circuit de 8 à 10 jours dans le Sud Marocain en passant une nuit dans le désert de Chegaga .
Nous hésitons entre un circuit Agadir - Chegaga - Ouarzazate
un circuit Agadir - Chegaga - Agadir
ou un circuit Ouarzazate - Chegaga - Ouarzazate
Qu'en pensez-vous ?
D'avance merci pour vos réponses.
Cath
Carnet: Maroc 20 ans après, quoi de neuf? English translation pending
Les objectifs de notre voyage annuel au Maroc étaient les villes impériales, le secteur d'Imilchil et la vallée du Rhéris : eh oui, plus de 20 ans (déjà !) se sont passés notre dernière visite de ces sites. Occasion de comparer avec nos vieilles photos-papier et nos souvenirs.
1. Ryanair nous transporte pour pas cher de Toulouse à Fès ; à l'aéroport (petit, mais de classe) le Duster nous attend ou plutôt nous attendons que le loueur se débarrasse du client précédent quelque peu tatillon (je crois qu'il n'est pas dans le ton du pays 😉 ) pour partir avec ledit Duster vers Volubilis. là-bas, 4 cars de touristes sont éparpillés dans le site, le soleil déclinant illumine les quelques colonnes encore debout ; pas de quoi fouetter un chat, c'était le souvenir que j'en avais. Si on veut voir des ruines antiques intéressantes, mieux vaut aller en Tunisie (!), en Lybie (!!!) ou en Turquie. Il est trop tard pour Moulay Idriss, mais le soleil couchant met en valeur ses blanches maisons et ses deux collines.
Et on arrive à notre camp de base pour 3 nuits, le riad Yacout à Meknès que je recommande sans l'ombre d'une hésitation. Ce soir-là, le Maroc se qualifie pour la Coupe du Monde, c'est l'hyper-liesse en ville, klaxons, chants, drapeaux, on court dans tous les sens. Panem, je sais pas, mais circenses ça marche !
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.Nord du Maroc fin janvier? English translation pending
Bonjour,
Merci aux habitués de cette région du Maroc de me dire si c'est une mauvaise idée de prévoir une grosse semaine de visite Tanger/ Tétouan/ Chefchaouen fin janvier/début février. Quel serait l'aéroport à favoriser pour cette balade ?
Merci à tous.
Bonne journée
Boucle de 12 jours autour de Marrakech en juillet (avec 4 garçons) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons de partir entre amis découvrir un petit bout du Maroc au mois de juillet. Point de chute: Marrakech!
Quel itinéraire privilégier avec 4 garçons en pleine santé (4 à 10 ans), plutôt la montagne, de quel coté, jusqu'où aller sans souffrir trop de la chaleur? Ou bien la mer, ou les deux!
Merci beaucoup de partager avec nous votre expérience 😉
Itinéraire en 16 jours au Maroc possible? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux couples qui partons au Maroc du 21 juillet au 6 août. Après quelques avis reçus sur une autre discussion, j'ai élaboré un itinéraire qui me semblait tout de même réalisable en 16 jours au Maroc, si on loue une voiture sur place. J'aimerais avoir des avis concernant notre itinéraire présent. Le voici: - Casablanca - Rabat - Chefchaouen - Fès - Marrakech (arrêt au passage aux cascades d'Ouzoud) - Tarroudant - Agadir - Essaouira - Retour à Casablanca pour le vol de retour
Croyez-vous que c'est réaliste? Si oui, croyez-vous qu'il est nécessaire de dormir en chemin, parfois? (Exemple: à Bin El Ouidan, aux cascades?)
Et pensez-vous que c'est totalement irréaliste d'ajouter une petite ballade en dromadaires parmi cela? Si oui, est-ce qu'il y a des destinations à enlever, qui valent moins la peine que d'autres?
Merci beaucoup :)
Nous sommes deux couples qui partons au Maroc du 21 juillet au 6 août. Après quelques avis reçus sur une autre discussion, j'ai élaboré un itinéraire qui me semblait tout de même réalisable en 16 jours au Maroc, si on loue une voiture sur place. J'aimerais avoir des avis concernant notre itinéraire présent. Le voici: - Casablanca - Rabat - Chefchaouen - Fès - Marrakech (arrêt au passage aux cascades d'Ouzoud) - Tarroudant - Agadir - Essaouira - Retour à Casablanca pour le vol de retour
Croyez-vous que c'est réaliste? Si oui, croyez-vous qu'il est nécessaire de dormir en chemin, parfois? (Exemple: à Bin El Ouidan, aux cascades?)
Et pensez-vous que c'est totalement irréaliste d'ajouter une petite ballade en dromadaires parmi cela? Si oui, est-ce qu'il y a des destinations à enlever, qui valent moins la peine que d'autres?
Merci beaucoup :)
Boucle de Marrakech à Marrakech: facile English translation pending
Bonjour,
Normalement, je devrais être au Vietnam en ce moment mais j'ai eu une bronchopneumonie qui m'a empêché de faire ce voyage que j'attendais avec impatience (montagne du nord).... maintenant, pour ce voyage, je dois attendre mars / avril pour le temps....
Bref, allant de mieux en mieux, j'ai l'intention de venir deux semaines au Maroc mais sachant que le "rester sur place" n'est pas trop mon genre.... je voudrais faire un circuit plutôt peinard, histoire de récupérer et surtout de ne pas réengendrer l'asthme en faisant de longues randonnées... dans le froid, vu que c'est novembre... (du 17 nov au 1er déc).
Que me conseillez-vous? Sachant que j'arrive et je repars de l'aéroport de MAR. et sachant que je passerai quelques jours à Agadir ou/et Aglou
J'envisage éventuellement la palmeraie de Tioute, Casablanca, Essaouira ou Ouarzazate....
Mais j'ai déjà bcp fait, je voudrais changer mais sans trop de fatigue "cette fois".
N'y a t'il pas un coin que je ne connaisse et où il fait bon encore maintenant...
Des idées, des adresses , des tuyaux..... Merci , je suis à votre écoute.
Marie
Réservation vol EasyJet sans avoir encore le numéro de passeport English translation pending
Bonjours je doit partir au maroc en aout . le passeport est maintenant obligatoire.
on est 5 a partir mais on a pas de passeport encore.
on vient de les faire mais on les aura dans 15 jours environ. je voulais savoir si s'été possible de réserver des billet easyjet avant d'avoir le passeport ? et a quel moment on nous les demande merci
Change arrivée aéroport Marrakech sans commission English translation pending
bonjour
je rentre de Marrakech beaucoup de gens se posent la question alors je confirme que le change a l arrivée se fait facilement juste en face récupération de bagages sans aucun frais ni commission a condition de changer en espèces si vous changez avec votre carte bleu entre 3et 4 pour cent maxi de frais selon la somme .
et si vous devez rechanger le petit bureau de change juste au pied de l hôtel Ali sans commission aussi il est ouvert sans interruption tous les jours et très facile a trouver quand vous êtes sur la place jemaa el fna vous regardrez la poste face a vous sur la gauche de la poste petite rue avec une voûte rue beni marine dans cette rue a quelques mètres sur votre droite hôtel ali et bureau de change . photo jointe entrée de la rue beni marine et la vous avez la poste sur votre droite
😉
je voulais rectifier car beaucoup de personnes disent de ne surtout pas changer a l aéroport a cause des frais donc cela a changé je vous le confirme 😉
bon séjour dans cette ville magique a tous ceux qui partirons
dominique
et si vous devez rechanger le petit bureau de change juste au pied de l hôtel Ali sans commission aussi il est ouvert sans interruption tous les jours et très facile a trouver quand vous êtes sur la place jemaa el fna vous regardrez la poste face a vous sur la gauche de la poste petite rue avec une voûte rue beni marine dans cette rue a quelques mètres sur votre droite hôtel ali et bureau de change . photo jointe entrée de la rue beni marine et la vous avez la poste sur votre droite
😉je voulais rectifier car beaucoup de personnes disent de ne surtout pas changer a l aéroport a cause des frais donc cela a changé je vous le confirme 😉
bon séjour dans cette ville magique a tous ceux qui partirons
dominique
Où partir? Comment choisir? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille du Québec qui a encore peu d'expérience en voyage...
Nous avons fait la Corse, Paris, Barcelone, Cassis...
Maintenant considérant :
- Voyage fin juin-juillet 2016
- Durée entre 12 et 16 jours
- Deux adultes et enfant de 10 et 13 ans
- Anglais médiocre
- Budget d'environ 8000$ (incluant l 'avion)
Nous regardons Bali, Les îles Grecques, le Costa Rica, le Portugal ou le Maroc...
Mais comment décider ???
Des suggestions ? Des commentaires ? Vos expériences S.V.P.
VTT au Maroc English translation pending
Bonjour,
Pas de questions simplement un témoignage qui j’espère sera utile à d'autres.
Je rentre d'une semaine au Maroc (trop courte) Arrivée Marrakech de Lyon , vélo en soute chez transavia (40euros/trajet en sus) aucun pb. On prends le car supratour direction ouarzazate et on demande au chauffeur de nous arrêter à l’embranchement de la route de Telouet , ce qu'il fait (pas de pb pour les vélos moyennant un supplément de 3 euros)
de la descente vers telouet puis on continue la vallée vers ait benadou que l'on atteint le soir (70km) on a emprunté la route puis l'ancienne piste en rive droite de l'oued peu apres telouet sur environ 40km. superbe parcours . Le lendemain après la visite de la kasbha et sur les conseil de l'aubergiste nous prenons la piste qui emprunte le lit de l'oued pendant 1 km avant d'obliquer à gauche sur le plateau caillouteux, ensuite à chaque croisement toujours prendre la gauche. nous aboutissons à 5 km de ouarzazate sur la N9 , balade dans ouarzazare puis direction Fint à 15km par une piste qui nous conduit dans l'oasis éponyme (sublime) accueil trés sympa à l'auberge des roches noires. le lendemain nous négocions un convoyage en voiture vers AGDZ ou commence la vallée du Draa. Nous empruntons la piste sur la rive gauche du Draa sur environ 110km (en deux étapes) Sur cette piste il n'y a pas d’hébergement mais plusieurs épiceries. la piste est dans l'ensemble roulante avec quelques bosses. Fin du parcours ZAGORA Le lendemain retour par le car CTM avec les vélo (no pb)
Trois adresses à recommander : - l’hôtel Essaouira à Marrakech: sympa pas cher et bien situé (140 DRH 1ch 2 lits et 2 ptdj) - l'auberge "chez Brahim" à Ait Benadou , bon accueil et cadre splendide - l'auberge "Les roches noires" à Fint , le cadre, l'ambiance
C'est succinct mais je peux répondre aux questions
pascal
Je rentre d'une semaine au Maroc (trop courte) Arrivée Marrakech de Lyon , vélo en soute chez transavia (40euros/trajet en sus) aucun pb. On prends le car supratour direction ouarzazate et on demande au chauffeur de nous arrêter à l’embranchement de la route de Telouet , ce qu'il fait (pas de pb pour les vélos moyennant un supplément de 3 euros)
de la descente vers telouet puis on continue la vallée vers ait benadou que l'on atteint le soir (70km) on a emprunté la route puis l'ancienne piste en rive droite de l'oued peu apres telouet sur environ 40km. superbe parcours . Le lendemain après la visite de la kasbha et sur les conseil de l'aubergiste nous prenons la piste qui emprunte le lit de l'oued pendant 1 km avant d'obliquer à gauche sur le plateau caillouteux, ensuite à chaque croisement toujours prendre la gauche. nous aboutissons à 5 km de ouarzazate sur la N9 , balade dans ouarzazare puis direction Fint à 15km par une piste qui nous conduit dans l'oasis éponyme (sublime) accueil trés sympa à l'auberge des roches noires. le lendemain nous négocions un convoyage en voiture vers AGDZ ou commence la vallée du Draa. Nous empruntons la piste sur la rive gauche du Draa sur environ 110km (en deux étapes) Sur cette piste il n'y a pas d’hébergement mais plusieurs épiceries. la piste est dans l'ensemble roulante avec quelques bosses. Fin du parcours ZAGORA Le lendemain retour par le car CTM avec les vélo (no pb)
Trois adresses à recommander : - l’hôtel Essaouira à Marrakech: sympa pas cher et bien situé (140 DRH 1ch 2 lits et 2 ptdj) - l'auberge "chez Brahim" à Ait Benadou , bon accueil et cadre splendide - l'auberge "Les roches noires" à Fint , le cadre, l'ambiance
C'est succinct mais je peux répondre aux questions
pascal
14 jours au Maroc English translation pending
bonjours , je pars pour le Maroc le 17 decembre pour la premiere fois , nous serrons 4 . Nous resterons 14jours . Je suis a la recherche d une itineraire qui me permet de vivre le Maroc au mieux je veux donc voir le peuple et le cote antique du Maroc , je voudrais aussi passer quelques jours sur la plus belle plage du Maroc , aller faire de la planche a neige , aller dans les dunes du Sahara faire du 4x4 , chameau , nuit dans le desert , gouter au meillieurs met Marrocain ,
j avais penser a : Arriver a Casablanca tous suite me diriger vers rabat ( passer une nuit ou 2 ) ensuite depart vers fes ( rester aumoin 3 jours ) pour me diriger vers les dunes de Merzouga ( passer aussi 3jours ) ensuite me dirigier vers Ouarzarate pour ( 2nuit ) et finir mon periple a Marrakech.
je veux savoir ce que vous pensez de mon plan , si vous pouvez m aider avec mes déplacements , ou loger ainsi vous pouvez apportez quelques modification pour rendre mon trajet au mieux merci beaucoup
j avais penser a : Arriver a Casablanca tous suite me diriger vers rabat ( passer une nuit ou 2 ) ensuite depart vers fes ( rester aumoin 3 jours ) pour me diriger vers les dunes de Merzouga ( passer aussi 3jours ) ensuite me dirigier vers Ouarzarate pour ( 2nuit ) et finir mon periple a Marrakech.
je veux savoir ce que vous pensez de mon plan , si vous pouvez m aider avec mes déplacements , ou loger ainsi vous pouvez apportez quelques modification pour rendre mon trajet au mieux merci beaucoup
Location de voiture à Marrakech English translation pending
Bonjour à tous ,
Qui peut me dire si les tarifs changent beaucoup si on réserve en France ou sur place !!!
Merci !!
Qui peut me dire si les tarifs changent beaucoup si on réserve en France ou sur place !!!
Merci !!
Voyage au sud du Maroc à deux à moto en été English translation pending
Bonjour je me présente je m'appelle Omar, nouveau sur le forum, je me permet de posté ce post, pour faire recours à vos conseils via votre expérience,
Nous sommes deux à vouloir tenté une expérience assez nouvelle pour nous deux, nous avons 8 jours devant nous, en moto trail type (Varadero Honda 1000), une très belle bête, confortable et robuste sur autoroute, et sur route.
Notre point est le Sud Marocain, étant donné que nous sommes des Marocains, il nous est indisponsable de visité notre Bled et de le connaitre mieux que les touristes, pour nous c'est une insulte de voir des touristes venu de partout, connaissant notre pays, alors que nous, pas encore, Voici notre itnéraire pour les 8 jours qui suivent:
Jour 1: Depart Rabat => Bin El Widane (1 jour)
Jour 2: Bin El Widane => Marrakech (1 jour)
Jour 3: Marrakech => Mirleft (1 jour)
Jour 4 : Mirleft => Taghazout (1jour)
jour 5 : Taghazout => Agadir = > Marrakech (2 jours)
jour 8 : Marrakech => Rabat. (Fin du trajet)
voilà, voyagé en été au sud est-il vraiment très difficile, ? avec ce trajet bien pensé?, sinon quels conseils auriez-vous à nous donner afin de mener à bien notre voyage. Merci d'avoir lu
Tunisie: bons plans en vue? English translation pending
Croyez vous que les récents événements dramatiqiues vont amener à une baisse drastique des prix des séjours en Tunisie et permettre à bon nombre d'entre nous de profiter de vacances à prix réduits pour les prochaines vacances ?
Sécurité au Maroc English translation pending
Nous devons aller au Maroc fin janvier, nous voyageons seuls en couple , rejoints par enfants et petits au moment des vacances de février. Nous avons consultés les informations des conseils aux voyageurs assez inquiétantes , donc nous recherchons des témoignages récentes de camping caristes qui se trouvent la bas ou qui se sont rendus la-bas. Qu'en est-il exactement ? Notre intention serait d'aller d'abord à Merzouga et ensuite de remonter vers Agadir , Marrackech. Je précise que nous avons fait ce voyage à plusieurs reprises , le dernier en 2009. Nous n'avons pas peur, mais nous ne négligeons pas la sécurité.
Merci d'avance aux campings caristes solidaires de leurs témoignages.
Merci d'avance aux campings caristes solidaires de leurs témoignages.
Sud Maroc juillet 2015 English translation pending
Bonjour,
c'est parti, la réflexion est engagée pour l'été 2015 ...
Je mets tout doucement sur pied un circuit pour partir avec ma petite famille (épouse / 2 enfants 8 et 5 ans)
Je serai sur Marrakech en j'envisage une excursion de 8 jours sur le sud. Afin d'avancer sur ce projet, je suis preneur de vos avis. Voici mon idée très général pour l'instant mais je lis déjà avec attention vos retours d'expérience.
- location d'un véhicule léger ou d'un 4X4 (utilité 4X4 ?)
- jour 1 : marrakech / ait benhaddou
- jour 2 : ait benhaddou / Skoura
- jour 3 ET 4 : vallee de dades (quels sont les lieux à privilégier , typiques ou non )
- jour 5 et 6 : vallee du Draa
question : peut on faire aisément la boucle (j ai la carte michelin 742) en allant jusqu'à Merzouga pour regagner la vallée du draa ?)
- 7 et 8 : je compte terminer par taroudant et regagner enfin marrakech par la route ou l'autoroute
je suis preneur de vos idées, les incontournables, les points de chute...
Encore merci à ceux qui m'aideront à découvrir cette région du maroc que je ne connais pas.
Train Casa à Rabat ville via l'aéroport English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait me renseigner sur un voyage en train de Casa à Rabat ville via l'aéroport
Comment se rendre de l'aéroport à la gare des trains de Casa voyageurs ? Y a t'il des conseils à ce sujet
Merci beaucoup pour les réponses
Gilou57
Sud du Maroc avec des enfants en juillet English translation pending
On va dans le sud marocain du 7 au18 juillet
On reste qq jours a Marrakech
4 enfants (17-3 ans)
Nous aurions aimé aller dans l’arrière pays : ouarzazate .valée de dades merzouga etc....
Nous aurons une voiture et nous ne comptons pas marcher (trekking etc)
Je crois après avoir lu les forums que c'est déconseillé pour la chaleur.
Pouvez vous confirmer qu'il ne faut pas y aller
que pensez vous alors de la visite de l'Atlas (Oukaimeden...)
On veut de l'authentique ...est ce alors possible prés de la mer (plus frais pour les enfants)
merci bcp pour votre aide précieuse
que pensez vous alors de la visite de l'Atlas (Oukaimeden...)
On veut de l'authentique ...est ce alors possible prés de la mer (plus frais pour les enfants)
merci bcp pour votre aide précieuse
Excursion à Marrakech English translation pending
Bonjour
Je suis à la recherches des personnes pour une excursion de 4 jours à Marrakech. et c'est l'occasion pour de découvrir le charme de la ville ensemble surtout pour les personnes qui viennent pour la première foi. cela est à partir du Mardi 06/05/2014.
pour toute personne intéressée contactez moi.
Cordialement
Cordialement
Le Maroc à moto Shadow English translation pending
bonjour j envisage en mois de juin de parcourir pour la premiére foi un coin au Maroc pour une semaine ou deux j ai une Shadow 750 j aimerai bien avoir des conseil (l endroit les routes la région ... ) ou si qulqu ou plusieurs motard avec chopper vont partir a la meme période ... merci

