Search VoyageForum
FR
Programme/itinéraire en Namibie, mai 2014 English translation pending
by Brieron · 2014-01-06 · 9 replies
Bonjour, Avec monamie, nous partons 3 semaines en Namibie !! Nous arrivons à Windhoek le 2mai et repartons le 23 mai. Concernantla location de voiture, nous voulions passer par l’agence « Advanced carhire » (http://www.advancedcarhire.com/ ). Concernant levoyage, nous n’avons pas inclus les chutes victoria pour cause de temps et debudget mais cela peu encore évoluer… De même pour le fish river canyon mais, pour ce cas ci, c'est plus une volonté de notre part. 2mai : - Arrivéeà Windhoek vers 15h, prise de connaissance de la ville et visite un peu - Hébergement :Londighini lodge 3mai : - Départpour omaruru , visite des environs et notamment de Philips Cave. Découverte desvignobles… J - Hébergement :Erongo Wildnerness Lodge 4mai : - Arrivéeà Etosha - Hébergement :Namutoni Camp 5mai : - Etosha - Hébergement :Halali rest Camp 6mai : - Etosha - Hébergement :Okakueijo Rest Camp 7mai : - Départpour Epupa Falls - Hébergement :sur le site de Epupa Falls 9mai : - Départpour Opuwo, visite de la ville - Hébergement :Ohakane Lodge 10mai : - Départpour khorixas : visite de forêt pétrifiée, gravure de twyfelfountein, Organ Pipes, Wondergat en fonction du temps disponible et décaler certaines deces activités pour le 11 mai - Hébergement :Damara Mopane Lodge 11mai : - DirectionBrandberg : Le matin, à voir en fonction des activités non effectuées le 10 mai. Puis directionwhite lady et le numas ravine - Hébergement :Camping Xaragu 12mai : - Matin, on reste du côté du brandbert puis arrivée à Swakopmund - Hébergement :Pension à La Mer ou See Breeze Guesthouse ou Desert Breese Lodge 13mai : - Swakopmund :départ pour cape cross - Hébergement :Pension à La Mer ou See Breeze Guesthouse ou Desert Breese Lodge 14mai : - Swakopmund :visite de la ville et de kristall Galley. On a aussi hésité à visiter sandwichharbour mais j’ai eu des échos négatifs (prix élevé et peu intéressant). Qu’enpensez-vous ? - Hébergement :Pension à La Mer ou See Breeze Guesthouse ou Desert Breese Lodge 15mai : - Solitaire :arrivée à solitaire en passant par la Moonlandscape ou le Welwethia Drive. - Hébergement :Camping Gecko 16mai : - Sessriem :Arrivée à sesriem, visite du canyon et de la dune Elim - Hébergement :Sessriem Camp 17mai : - Sossusvlei :Départ le matin pour Sossuvlei et sa dune 45, visite de Deathvlei - Hébergement :Namib Desert Lodge 18mai : - DirectionAus - Hébergement :Klein Aus Vista 19mai : - Luderitz :Visite de la ville et de la ville fantôme de Kolmanshop - Hébergement :Shark Island Camp Site 20mai : - Lematin à Luderitz puis direction Keetmanshop. Visite de Kokerboom Forest etQuiver Tree Forest. - Hébergement :Pension Gesert 21mai : - DirectionMariental - Hébergement :Lodge Bagatelle ou Bagatelle Kalahari Game Ranch 22mai : - Retourà windhoek, retour de la voiture et visite de la ville - Hébergement :Pension Steiner 23mai : - Windhoek :Départ à 13h pour Bruxelles

Quelquesquestions en plus - Onhésite aussi à rester un jour de plus du côté de Sossuvlei et de supprimer soitKeetmanshop ou Mariental : qu’en pensez vous ?

- J’aientendu qu’il y avait un endroit où des télescopes étaient à disposition dansun parc… Mythe ou réalité?

- Pourla fin janvier, nous voulions réserver le véhicule et le logement à Etoshaainsi qu’à Sesriem / Sossuvlei. Est-ce assez ou doit-onencore réserver d’autres hébergements ?

- J’ailu aussi qu’à Okonkima, la fondation Africat est présente. Or, je n’ai trouvéaucune information sur un possible logement sur place. Avez-vous des retoursd’expérience sur cet endroit ?

Merci d'avance pour toutes les réponses.
Avis sur itinéraire 3 semaines en Afrique du Sud (Kruger, Swaziland, KwaZulu-Natal, Lesotho) English translation pending
by Drey06 · 2014-02-01 · 3 replies
Bonjour,

J'ai l'intention de partir 3 semaine en Afrique du Sud début Octobre 2014.

Ne connaissant pas du tout l'AFS, j'aimerais votre avis sur l’itinéraire que je souhaite effectuer et sur la période choisie.

Je recherche principalement avec ce voyage la rencontre avec les animaux, les grands espaces et la découverte de peuples.

Voici mon itinéraire en détail :

Si vous avez des remarques ou conseils sur les différentes activités possibles et hébergements, je suis preneuse.

JOUR 1 : Arrivée à Johannesburg à midi et découverte de la ville. Nuit à Melville. JOUR 2 : Route vers Hoesdpruit + Nuit JOUR 3 : Découverte de Blyde river Canyon + Nuit à Phalaborwa - Boikhutsong Guesthouse JOUR 4 : Park Kruger par Phalaborwa Gate + nuit à Olifant rest camp JOUR 5 : Park Kruger + nuit à Olifant rest camp JOUR 6 : Park Kruger + nuit à Satara rest camp JOUR 7 : Park Kruger + nuit à Lower Sabie rest camp JOUR 8 : Park Kruger + nuit à Lower Sabie rest camp JOUR 9 : Park Kruger + nuit à Crocodile Bridge rest camp JOUR 10 : Swaziland + Nuit à Mlilwane Wildlife Sanctuary JOUR 11 : Swaziland + Nuit à Mlilwane Wildlife Sanctuary JOUR 12 : Kosi bay + Nuit à Amangwane Kosi Bay JOUR 13 : Hluhluwe + Nuit à Hluhluwe JOUR 14 : Hluhluwe + Nuit à Hluhluwe JOUR 15 : Santa Lucia + Nuit à Santa Lucia JOUR 16 : Santa Lucia + Nuit à Santa Lucia JOUR 17 : Underberg + Nuit JOUR 18 : Sani Pass + Nuit à Sani pass Top Chalet JOUR 19 : Route pour Soweto + Nuit à Harrismith JOUR 20 : Soweto + Nuit à Melville JOUR 21 : Départ à Johannesburg

D'avance merci pour vos retours.
Circuit au Québec du 24 juin au 3 juillet English translation pending
by Rj82 · 2008-04-08 · 10 replies
Bonjour,

nous sommes une petite famille française(2 adultes, une enfant de 3ans) et nous sommes en train de finaliser notre circuit de 10 jours au Québec pour juin/juillet 2008

sur la fin du séjour, nous hésitons entre deux circuits, lequel vous semble le mieux ou le plus réalisable entre les 2:

J1 Arrivée Montréal 14h00 J2 Journée Montréal J3 Départ pour Québec ( visite à la famille) J4 Journée Québec J5 Départ pour Tadoussac (nuit là bas)

à partir de là, deux possibilités

J6 balades autour de Tadoussac /début du fjord fin de journée, départ l'anse saint jean (nuit là bas) J7 Randonnée baie éternité Départ le soir pour baie Saint paul (nuit là bas)

OU

J6 balades autour de Tadoussac/ début du fjord fin de journée, départ pour la Malbaie (nuit là bas) J7 Randonnée parc des hautes gorges Départ le soir pour baie Saint Paul (nuit là bas)

La suite est identique pour les deux:

J8 randonnée parc des grands jardins nuit à baie Saint Paul

J9 Départ matin pour Saint Anne de beaupré- visite canyon ou chutes de Montmorency -nuit par là bas?

J10 Départ le matin pour Montréal - retour France 21h30

Une dernière question, quelle est la route la plus jolie pour relier Montréal à Québec?

Merci

Julien.
Itinéraire pour une semaine à Naples et la côte Amalfi English translation pending
by Nickro · 2013-12-27 · 26 replies
Bonjour, J' ai redige deux itineraries pour une semaine a Naples et la Cote Amalfi. J' attends avec impatience vos opinions et suggestions.

1.

27.06 . vendredi - île de Capri (via Tragara , Arco Naturale , Monte Solaro Anacapri ) . 28.06. samedi - Palais Royal de Caserta + Procida , Napoli le soir. 29.06 . dimanche - Pompéi + Vésuve . 30.06 . Lundi - Voyage Amalfi , hébergement ( 3 nuits ) , Ravello après-midi . 01.07 . Mardi - Sentier degli dei, avec descente à Positano , puis bateau à Amalfi . 02.07 . Mercredi - Paestum et dans l’après-midi Fiordo del Furore , Grotta del Smeraldo . 03.07 . Jeudi - retour Napoli , bagages laisses à la gare, dans la ville quelques heures - le musée de l'archéologie et a l'aéroport (avion a 18 heures).

Ou

2.

26 . 06 . Jeudi - arrivée à 18h00 , l'hébergement Napoli (2 nuits ) , promenade du soir dans le centre historique ou ( et ) prendre le funiculaire por panorama . 27.06 . Vendredi - Pompéi + Vésuve . 28.0 . Samedi - Capri ( 2 nuits d'hébergement à Anacapri ), via Tragara , Arco Naturale , Cañon del Belvedere . 29.06 . Dimanche - Capri ( Anacapri , Monte Solaro , le tour de l'île en bateau , phare ) . 30.06 . lundi - Voyage Amalfi (hébergement 3 nuits ) , Ravello après-midi . 01.07 . Mardi - Sentier degli dei , la descente à Positano , puis bateau à Amalfi . 02.07 . mercredi - Paestum , l'après-midi Fiordo del Furore , Grotta del Smeraldo. 03.07 . jeudi - retour Napoli , bagages laisses à la gare, dans la ville quelques heures, puis a l'aéroport (avion a 18 heures).
Canyon del Colca en deux jours/une nuit? (Pérou) English translation pending
by 987654321 · 2008-03-21 · 34 replies
Pensez vous qu'en 2 jours, 1 nuit il est possible de profiter du canion? A savoir descendre dans l'oasis, se baigner dans les piscines naturelles, voir le vol des condors, et passer la nuit (la seule donc, tout en bas du Canion)

Vous allez surement me dire qu'en 3 jours, 2 nuits c'est mieux.

Mais faute de temps ...

Si vous avez des conseils à me donner, une agence à me conseiller, sachant que je voyage seul.

Merci.
Itinéraire de trente et un jours en Namibie: votre avis? English translation pending
by Hamhamchan · 2012-03-02 · 35 replies
Bonjour à tous !

Nous préparons un voyage en Namibie du 15/08 au 15/09/2012. Le TO local nous propose l'itinéraire suivant, sur lequel j'aimerais avoir votre avis (étapes inutiles ou au contraire oublis d'endroits incontournables, durée sur chaque étape, e tc.)

Merci par avance pour vos conseils avisés !

16-août WINDHOEK 17-août MARIENTAL 18-août KEETMANSHOP 19-août FISH RIVER CANYON 20-août FISH RIVER CANYON 21-août AUS 22-août LUDERITZ 23-août NAUKLUFT 24-août NAMIB RAND 25-août SESRIEM 26-août SESRIEM 27-août NAUKLUFT 28-août SWAKOPMUND 29-août SWAKOPMUND 30-août SPITZKOPPE 31-août BRANDBERG 1-sept. TWYFELFONTEIN 2-sept. PALMWAG 3-sept. PURROS 4-sept. PURROS 5-sept. KAOKOLAND 6-sept. EPUPA FALLS 7-sept. EPUPA FALLS 8-sept. ETOSHA 9-sept. ETOSHA 10-sept. ETOSHA 11-sept. ETOSHA 12-sept. TSINSABIS 13-sept. OTJIWARANGO 14-sept. WINDHOEK 15-sept. départ
Retour de Namibie (septembre 2007) English translation pending
by Gizmo666 · 2008-01-05 · 21 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes partis pendant trois semaines à deux dans ce superbe pays qu'est la Namibie en Septembre 2007. Nous étions à la recherche d'une destination dépaysante et riche en "aventures". Nous nous sommes beucoup renseignés pour préparer ce voyage, essentiellement sur www.voyageforum.com, et pour remercier tous les gentil(le)s membres ayant laissé(e)s leur témoignages sur ce site, nous posons à notre tour une pierre à l'édifice...

Nous avons choisi la formule 4x4 avec tente sur le toit, préparé grosso modo notre itinéraire à l'avance et avons réservé quelques lodges pour se détendre pendant le périple. C'est, de loin, la manière la plus sympa de découvrir ces magnifiques paysages, les animaux et goûter à la liberté que nous ont procurés ces grands espaces.

Passons donc au coté pratique de ce message.

Budget pour deux personnes : environ 3800 € tout compris ! En détail : Vols par Qatar (très bien!) puis british (depuis jo'burg) : 1660 € Hebergements (3-4 lodge puis camping) : 500 € Location 4x4 chez (value car rental (bien) : 860 € Essence : 400 € Parcs : environ 150 € Bouffe : environ 200 €

Itinéraire : Première nuit à Windhoek (pension Puccini) puis départ le lendemain pour Barchan Dunes (au sud-ouest de la capitale). L'accueil est chaleureux, le repas qui s'en suit avec ses hôtes est somptueux et le bungalow avec vue sur la vallée. Nous recommandons donc ce lieu qui a un petit plus : trois suricates semi-apprivoisés... Puis nous faisons route vers les Naukluft Mountains avec un premeir arrêt à Solitaire (chez Moose, obligatoire !). Ballade du Wasserklopf (où nous rencontrons nos premiers babouins et kudus). Et première nuit en camping (la tente est très simple d'utlisation et quasiment partout il y a de l'eau et les fameux braiis). Ensuite nous faisons route vers Sesriem et visitons le Canyon ainsi que les fameuses dunes de Sossusvlei. Attention si vous y allez par vos propres moyens jusqu'au bout : gros risques d'ensablement... Pour l'éviter, sous-gonflez les pneus passez en mode 4x4 High et roulez de manière constante et assez vite (20 - 30 km/h). Le lendemain nous partons pour Homeb (camping au bord du lit d'une rivière, aux pieds des dunes rouges du Namib). Nous sommes perdus au milieu de nulle part et la route pour y accéder est assez impressionnante : déserte, à part quelques vautours et notre premier Oryx ! Puis, en passant parWalvis Bay et Swakopmund nous campons au Spitzkoppe : un enchêtrement de roches rouges culminant à presque 1600 m dans un paysage de savane : c'est magnifique ! Ensuite nous passons par henties Bay, Cape Cross et campons au pied du Brandberg. Visite, le lendemain de Twyfelfontain, Burnt Mountain et Organ Pipe. Nous repartons pour un game-drive sur la concession de Palmwag qui vaut le coup car nous y voyons des girafes, Oryx, nombreux "bocks", etc...Et nous dormons à Sesfontein (au camping du fort). C'est alors le départ pour une petite portion du Kaokoland : nous traversons Purros, Orupembe et dormons dans un oasis près de Otjiu. Les paysages traversés sont tour à tour lunaires, féeriques, impressionnants, nous rappellant tantôt le début tantôt la fin du monde (selon l'humeur). C'est une grosse journée de route et il vaut mieux la couper en deux... Le lendemain, en assant par Opuwo nous remontons vers la Kunene et nous arrêtons au Kunene River Lodge, oasis salvateur après ces longues journées de désert...Nous redescendons le long d'Etosha et dormons dans une cabane perchée dans un arbre au pied d'un pan; la nuit est magique : les lions chassent les zèbres sur une lune pleine... (Hobatere Lodge, à faire!) Puis deux jours à Etosha et l'observation de ses animaux... Enfin après une nuit près de Tsumeb, nous faisons route vers le Waterberg (petit trek) qui mérite que l'on s'y attarde un jour ou deux... Et visitons dans la foulée la Chitah Conservation Fund. Puis c'est le retour sur Windhoek et le départ !

Voilà, pour celles et ceux qui seront allés au bout de ces lignes, nous l'espèrons pas trop soporiphiques, nous restons à votre disposition quant à toutes questions plus précises sur tel ou tel point. Ce pays nous a conquis et nous désirons faire paratger ce sentiment !

Bon voyage,

Mathilde et Loïc

PS : un petit lien pour quelques photos
http://picasaweb.google.com/NamibieSeptembre2007/Namibie2007
Sénégal, Mali et pourquoi pas le Burkina Faso? English translation pending
by Cathyremi · 2007-01-25 · 7 replies
Bonjour

Notre voyage se confirme de jour en jour et normalement nous devions visiter le Senegal et le Cap vert uniquement et finalement j entends parler de plus en plus du Mali voir meme du Burkina Faso.. Niveau délai nous avons le temps.. Aurriez vous des infos a nous communiquer pour ce voyage qui s annonce plein d aventures.. Merci d avance
Circuit dans le grand Sud marocain début février English translation pending
by Baguera · 2006-10-16 · 17 replies
Bonjour à tous, je suis entrain de chercher des renseignements sur un circuit dans le grand sud marocain, j'ai trouvé celui de marmara étapes nouvelles, quelqu'un l'a-t-il fait, quel est votre avis pour partir début février, est-ce la bonne saison, Merci par avance
3 semaines en Namibie en novembre English translation pending
by Blaugrana · 2014-08-07 · 17 replies
Bonjour à tous!

On commence à planifier notre voyage en Namibie pour 3 semaines en Novembre et notre principale question est : doit on louer une voiture et voyager en indépendant ou bien passer par une agence et avoir notre conducteur? Qu'est ce que vous nous conseillez pour ceux qui ont fais la Namibie? Mis à part les stations essences qui se font rares, n'y a t'il pas d'autres problèmes que l'on peut rencontrer sur les routes de Namibie? dangers avec les animaux? Merci de vos conseils et Bonnes vacances à tous!
Finalisation voyage de 3 semaines en Afrique du Sud en août English translation pending
by Scandinavia · 2018-01-15 · 15 replies
Bonjour à tous,

Mon projet de voyage en Afrique du Sud se finalise de plus en plus. Les billets d'avion sont achetés et deux tiers des hébergements sont réservés. Cependant, j'ai quelques interrogations concernant le "milieu" de mon voyage.

Pour mieux vous éclairez, voici mon programme de 3 semaines (pour info ce sera en août). Pour information, par rapport à ce que peux voir dans les circuits habituels, avec ma compagne nous apprécions prendre notre temps, organiser par nous même (comme beaucoup ici j'imagine) et éviter de changer d'hébergement tous les quatre matins. C'est pourquoi, nous prenons une bonne semaine au Cap pour pouvoir prendre notre temps et explorer la région (la région du Cap, mais aussi l'arrière pays Franckshoek, Stelleneboesch, Hermanus voir jusqu'à Gansbai).

7 ou 8 nuits: Le Cap (réservé) 3 ou 4 nuits: ??? 6 ou 7 nuits: Kruger (réservé) 2 nuits: Graskop 1 nuit: ???

1) Pretoria ou Pilanesberg sur la route du Kruger ?

Il me reste donc à savoir quoi faire entre Le Cap et le Kruger. Je vais réserver un vol interne Le Cap-Johannesburg (j'exclue de facto un vol à Durban et le passage par le Swaziland). Johannesburg ne m'intéresse pas forcément. Notamment les visites de townships qui s'apparente plus à des visites de zoo humains ou dans le meilleur des cas à du voyeurisme (c'est mon opinion en tout cas). De ce fait, je pensais à faire une halte à Pretoria. La ville me semble jolie avec quelques visites intéressantes (Union Buildings, Voortrekker Monument, Kruger House, Melrose House, Musée du Transvaal) et une sortie possible à la mine de Cullinan. Ce serait une bonne coupure entre Le Cap et le Kruger. Par contre, le mois d'aout c'est 4 à 6 semaines trop tôt pour les Jacarandas en fleur je crois. Au niveau de la sécurité que pensez-vous de Pretoria ? Dans quel quartier loger ? Avez-vous une recommandation d'hôtel (dans les 50€ la nuit) ? Si je pars sur Pretoria, je pense faire 2 nuits puis une autre vers Nelspruit pour être proche de l'entrée du parc Kruger le lendemain matin.

L'autre possibilité serait d'aller vers le Pinalesberg. Cependant, comme pour Pretoria, je voudrais faire 2 nuits sur place + 1 vers Nelspruit pour être proche de l'entrée du Kruger. Or, en arrivant vers 12h à Johannesburg (ou un peu avant), en comptant 3h de route MINIMMUM et le temps de récupérer les valises et la voiture de location, on arriverait donc qu'en fin de journée (disons 17h) aux abords du parc. Ce qui nous laisserait qu'une journée de visite complète avant de partir le lendemain aux alentours de Nelspruit.

Est-ce que le Pilanesberg vaut le coup ? Cela ne fait pas trop sachant qu'il y a quasiment une semaine au Kruger ?Pour seulement une journée de visite ? Si oui, où logez aux abords du Parc ? Des conseils d'hébergements (dans les 50€ la nuit également) ? Quels conseils prodigueriez vous pour bien visiter le parc (si c'est possible en une journée bien entendu) ?

Voilà, donc ma grosse interrogation du voyage réside dans ce choix à mon arrivée à Johannesburg après une semaine passée au Cap et une semaine à venir dans le Kruger.

2. Trois jours pour finir à Grasskop

Pour conclure, je pensais finir par la région du Blyde River Canyon. De ce fait, je partirai sur 2 nuits à Grasskop et une supplémentaire sur la route de l'aéroport Tambo (le vol est en fin de journée). Sachant qu'on sortira du Kruger, je pense qu'on arrivera à Grasskop dans l'après-midi ou en fin d'après-midi. Du coup, là aussi ça nous laissera une journée complète pour visiter le Blyde River Canyon et les alentours, voir un peu le matin le lendemain avant de reprendre la route. Est-ce suffisant selon vous? Quels sont les itinéraires préconisés pour visiter le Blyde ?

Pour la dernière nuit en route vers l'aéroport, que conseillerez-vous ? Dullstrom ? Witbank ? Pretoria ? Johannesburg ?

3. Quelques questions

Sur le Cap et sa région, j'ai déjà récupérer pas mal d'informations. J'hésite pour une sortie en mer pour aller voir les grands requins. Est-ce possible dans les alentours du Cap ou faut-il aller jusqu'à Gansbaii ? Avez-vous des "compagnies" à conseiller ? Quels sont les tarifs pratiqués en général ?

Il est peut-être possible que je décale mes dates de réservation au Cap. En effet, j'ai actuellement réservé du 2 au 9 août. J'ai achété les billets d'avion après, et vu l'offre des billets avec la Lufhtansa, je serai sur place le 1er aout. Par conséquent, soit je rajoute une journée au Cap pour faire 8 nuits ou alors je décale du 1er au 8 aout pour 7 nuits. Qu'en pensez-vous ? Si je décale, de ce fait, j'aurai une nuit de plus entre Le Cap et le Kruger portant le total à 4 nuits. Cela pourrait donc me laisser plus de temps à Pretoria ou autres en fonction de notre choix. Il est aussi possible de rajouter une nuit supplémentaire dans le Kruger (s'il reste de la place pour réserver, j'ai déjà 6 nuits de réservée).

Est-ce facile de se garer quand on visite des villes comme Le Cap et Pretoria par exemple ? Des parkings privés/surveillés ?

Une voiture type Ford Fiesta est-ce suffisant pour visiter le Kruger ? Je compte réserver chez Avis qui semble plutôt fiable (après c'est une agence de location, quand tout va, ça va...).

Pour les vols internes, j'ai vu plusieurs compagnies sud-africaine proposant leurs services. Je pense à Mango, Kulala. C'est surtout Mango qui m'intéresse le plus et je voudrais en savoir plus les concernant vu les prix proposés (47€ Le Cap-Joburg!). Fiabilité et sécurité principalement (je m'attend pas à avoir un repas ou autre, c'est simplement pour faire le trajet...) ?
3 semaines et 3 jours au Pérou en juillet 2016 English translation pending
by Mpec · 2016-08-29 · 3 replies
Bonjour à tous, je vous propose un petit retour après notre voyage au Pérou en juillet 2016, voyage en indépendant, préparé à partir de ce forum, d'internet, du Lonely Planet et du Guide du Routard. - -

Notre itinéraire (tout à fait classique).

-7-07 départ de Lyon pour Lima via Montréal et Toronto avec Air Canada -8-07 arrivée à Lima -9-07 de Lima à Paracas en passant par Chincha -10-07 îles Ballestas / réserve naturelle de Paracas / Huacachina -11-07 de Huacachina à Puerto Inka en passant par Palpa et Nazca -12-07 de Puerto Inka à Arequipa -13 et 14-07 Arequipa -15-07 de Arequipa à Yanque en passant par Sibayo -16 et 17-07 Yanque / canon de Colca -18-07 de Yanque à Chucuito (lac Titicaca) -19-07 péninsule de Chucuito (lac Titicaca) -20-07 de Chucuito à Llachon (lac Titicaca) en passant par Sillustani -21-07 Llachon / péninsule de Capachica (lac Titicaca) -22-07 de Llachon à Sicuani -23-07 de Sicuani à Pisac en passant par Andahuaylillas -24-07 Pisac / de Pisac à Ollantaytambo -25-07 Ollantaytambo / train de Ollantaytambo à Aguas Calientes -26-07 Machu Picchu / retour en train à Ollantaytambo -27-07 de Ollantaytambo à Chinchero en passant par Salinas, Moray, Maras -28-07 Chinchero et ses environs -29-07 de Chinchero à Cuzco / Cuzco -30 et 31-07 Cuzco -1er-08 de Cuzco à Lima / Lima -2-08 départ de Lima pour Lyon via Toronto et Frankfurt avec Air Canada -3-08 arrivée Lyon - -

Quelques commentaires sur les lieux visités.

La côte pacifique: l'itinéraire sur la "panamericana sur" offre des paysages souvent désertiques à la fois surprenants et tout à fait magnifiques. Les îles Ballestas et la réserve de Paracas restent très sympathiques à découvrir, même si en juillet la "garua" envahit le ciel et occulte donc largement la lumière du soleil. Huacachina est troublée par le vrombissement incessant des buggys qui "trimbalent" les touristes dans les dunes... Pour jouir du lieu peut-être faudrait-il partir à pied pour une ballade dans les dunes et s'éloigner de l'oasis un peu bruyante. Palpa et Nazca valent sans aucun doute le coup d’œil; nous nous sommes contentés de la découverte des lieux depuis les miradors et on y découvre le très beau paysage de plateau sur lequel sont dessinés les lignes et les géoglyphes. Puerto Inka est un "bout du monde" avec une ambiance particulière du fait de l'isolement et des vestiges bien intéressants. L'hôtel-camping est très correct pour l'hébergement, plutôt catastrophique pour la table.

Arequipa: avec 2 jours sur place, nous avions choisi d'une part de prendre un peu de temps pour l'acclimatation à l'altitude et d'autre part d'avoir la possibilité de flâner dans la ville; on peut bien sur visiter la ville en 1 journée. Les guides-papier parlent très bien des lieux à visiter, on retient quant à nous l'ambiance très sympa de la plaza de Armas et celle du marché...

Yanque et le canon de Colca: Yanque, malheureusement touché par le séisme de ce mois d'août, reste un village authentique (si je m'autorise à utiliser ce mot souvent sujet à débats), contrairement à d'autres villages que nous découvrirons plus tard dans la vallée sacrée comme Pisac par exemple. Nous avions une voiture de loc. et nous avons pu vadrouiller à loisir dans le canon et ses villages, rive droite ou gauche, et c'était franchement très beau. Nous avons beaucoup apprécié ces 2 jours dans la région du canon de Colca, avec la fête de la Virgen del Carmen à Cabanaconde, le marché de Chivay, les paysages impressionnants, la lumière du ciel et même le spot touristique trés fréquenté de la Cruz del Condor...

Le lac Titicaca: nous avons découvert le lac à travers deux lieux. Le 1er, Chucuito au bord du lac, encore un village tout à fait "authentique" et sa péninsule: en parcourant la péninsule on découvre de trés beaux paysages et la vie rurale des bords du Titicaca. Il est possible de séjourner à Liquina Chico, sur la péninsule, dans un gîte rurale d'une famille du village; nous aurions volontiers choisi cette formule. Le second lieu, Llachon, sur la péninsule de Capachica, au gîte d'une famille du village. Comment dire? C'était super; certes l'hébergement est un peu rustique mais la table est délicieuse, l'ambiance et les paysages magnifiques. Vraiment un très beau moment de notre voyage. Pour le Titicaca, nous avons squizzé les îles mais nous avons beaucoup aimé ce que les 2 péninsules nous ont offert et les ballades que nous avons faites. Et puis quand on se pose comme ça dans un lieu, on peut découvrir tranquillement la vie des personnes qui vivent là et c'est franchement intéressant, avec par exemple un matin à Llachon, un débat public entre villageois, sur la place du village, concernant la distribution et l'utilisation de l'eau.

Les églises baroques entre Sicuani et Pisac: très belles découvertes avec en plus et par chance, des églises "vivantes" puisque dans l'une il y avait une fête de village et dans l'autre un mariage, événements qui n'empêchaient absolument pas la visite des églises et de leurs superbes fresques.

Pisac: ce fut notre 1er site précolombien et nous avons franchement été très impressionnés en particulier par les terrasses. La rando qui permet de redescendre du site vers Pisac est bien sympa; un taxi pour monter au site, visite du site et retour dans la montagne vers Pisac. Le village lui-même est plutôt pas mal mais toute l'activité du lieu est tournée vers le tourisme: marché dit artisanal, restos, hôtels, ...etc... Ceci dit, c'est aussi cette activité touristique qui fait que l'on se sent bien accueilli, donc...

Ollantaytambo: mêmes commentaires que pour Pisac donc... finalement découverte plutôt sympa.

Machu Picchu: En préambule, un petit commentaire sur Aguas Calientes: passage obligé des touristes vers le MP, ce n'est qu'une "station" touristique, au niveau prix c'est donc un peu l'arnaque, pas de raison de s'y attarder. Le Machu Picchu, c'est très très beau! Allez-y et découvrez. Bien sur il y a un peu de monde, surtout entre 10h et 13-14h, mais le site est assez grand, et puis n'hésitez pas à prolonger la visite en 2ème partie d’après-midi... Je n'en dis pas plus, les guides-papier expliquent tout pour la logistique. Encore une fois, si vous passez par là, ouvrez grand les yeux et rêvez...

Salinas, Moray: voici 2 lieux absolument surprenants! Je dirai de manière un peu dithyrambique, à ne pas manquer, surtout que les paysages que l'on traverse pour rejoindre ces lieux sont superbes.

Chinchero: le village "récent" reste d'un intérêt limité mais très authentique (je me moque de moi-même), surtout que nous y sommes arrivés en fin de journée de la fête nationale! Par contre le site précolombien et le village plus ancien sont très intéressants à découvrir, avec en particulier une magnifique petite église construite sur les vestiges incas; cette visite peut s'envisager sur une demi-journée. Quant à nous, nous avons vadrouillé le reste de la journée dans la campagne environnante, en particulier autour d'un lac avec des paysages d'altiplano très beaux.

Cuzco: nous y avons passé 2 jours et demi, c'est un peu trop sans doute. Comme pour Arequipa, les guides-papier parleront mieux que moi de lieux à visiter et, comme pour Arequipa, une tendresse particulière pour la plaza de Armas et pour le marché... - -

Les hébergements:

Nous avons choisi des hébergements de plutôt bon niveau quand cela était possible (en moyenne 60-70 USD la nuit), plus modestes pour la région du lac Titicaca.

Si nous devions en conseiller un ou deux dans l'ordre de notre itinéraire... Lima > hostal El Patio Arequipa > La Casa de Mi Abuela (le top) Yanque > hotel Tradicion Colca Llachon > hospedaje Samary (Félix Turpo) Ollantaytambo > hostal Samanapaq - -

Les déplacements:

Malgré les commentaires glanés sur certains posts voire même dans les pages des guides-papier, nous avons choisi de louer une voiture. Certes c'est un peu cher, d'autant plus que pour accéder à certains itinéraires, j'avais choisi un 4x4 (Toyota RAV 4), mais c'est le prix d'une indépendance et d'une autonomie qui permettent à la fois de voyager à son rythme, vers des lieux parfois difficiles d'accès sans véhicule. La conduite au Pérou? Elle est un peu chaotique dans les villes mais pas vraiment rédhibitoire non plus. Deux règles s'imposent de mon point de vue pour la conduite en ville: rouler doucement et rester zen. Une 3ème: quant cela est nécessaire, s'imposer tout en douceur avec un peu de fermeté et très tranquillement, sachant que les règles de priorité sont très aléatoires. J'oubliais, un dernier conseil: plus qu'en France, avoir l’œil partout pour anticiper au mieux les manœuvres des véhicules alentour. Ceci étant dit, on pourrait croire que c'est un peu la quadrature du cercle? Encore une fois, en restant calme, tout se passe bien. Hors des villes, pas de souci particulier, sinon qu'il faut évidemment rester très vigilants lorsque l'on dépasse les camions un peu lents sur les routes de montagne. - -

Le climat:

Comme prévu journées tempérées (15 à un peu plus de 20 degrés) et nuits fraiches en fonction de l'altitude. - -

"Administrativement":

Rien à signaler de particulier que ce soit pour les formalités d'entrée ou de sortie, ou que ce soit lors des 2 ou 3 contrôles routiers tout à fait bienveillants. Une petite remarque: les lieux touristiques dans les villes sont très surveillés par une police touristique omniprésente; à aucun moment nous n'avons été "embêtés" ou nous ne nous sommes sentis "en danger", sachant que nous prenons les mesures d'usage que connaissent tous les touristes pour éviter d'éventuels ennuis. - - En conclusion de ce petit compte-rendu à caractère utilitaire, nous avons le sentiment d'avoir fait un très beau voyage, avec de nouvelles découvertes au-delà des représentations que l'on pouvait avoir avant de partir, des moments très variés, des paysages magnifiques, la surprise des sites incas admirés "de visu", les fêtes dans les villages, les couleurs, les costumes, des rencontres aussi, bref tout ce qui peut faire un voyage bien sympa...

Beaux voyages à tous!
Trois semaines itinérantes en Afrique du Sud: le bilan English translation pending
by Dgonnet · 2011-12-18 · 20 replies
Bonjour, Nous avons effectué un voyage de 3 semaines complètes en Afrique du sud. Ayant reçu beaucoup de messages pour nous aider à préparer ce voyage (merci à Annick), nous voulons à notre tour faire un petit bilan pour donner des informations: différentes étapes, ce que nous avons visité, etc... Dormant sous tente, nos journées étaient rythmés par le soleil : levé vers 5h30, nous étions dans les campings avant la tombée de la nuit : 17h30 - 18h. Nous n'avions pas réservé les campings à l'avance pour nous laisser un peu de flexibilité. Seul les nuits des 5 premiers jours avaient été réservé.

Jour 1 : vol de jour avec KLM, atterrissage à Johannesburg en soirée. Nous avions réservé un hôtel à 10min de l'aéroport. Des navettes sont organisées par cet hôtel : pick-up, drop off à l'aéroport. Hôtel réservé via "booking.com" Hôtel : Africa Beat B + B Adresse : Okkerneutstreet 34, Edleen, Kempton Park, 1625 Afrique du Sud Téléphone : +27119703958 Télécopie : +27865942253 E-mail : bookings@africabeat.co.za

Jour 2 : retour à l'aéroport pour récupérer la voiture de location (chez Budget), puis on roule direction Blyde river canyon. (approx 5h de route avec pause). Après une petite visite de "God's Window, Wonder view (5RSA par entrée), nous sommes allés à notre camping : Forever resort Blyde canyon (
http://www.foreverblydecanyon.co.za/index.php?page=accomm)

Jour 3 : Blyde River Canyon : viste des 3 rondavels, de Bourke luke potholes, et des Lisbon fall). L'après midi, on a fait une balade qui partait du camping : belle végétation, jolie vue sur le canyon et les rondavels.

Jour 4 : Route pour le Kruger. On est rentré dans le parc vers midi à Orpen Gate. Nous dormions au Satara Camp et la deuxième nuit au Skukuza rest camp. A Satara, nous avons fait un sunset et un sunrise drive : nous avons eu la chance de voir des lions et lionnes en chasse, des petits lionceaux, éléphant, porc-épique, etc... C'était très chouette.

Jour 5 : Morning drive, puis visite du parc pour rejoindre notre camp suivant : Skukuza. Camp bondé, nous avions réservé trop tard pour pouvoir aller dans un autre camp... Dommage.

Jour 6 : A Skukuza, nous avons fait un morning drive. Nous avons été beaucoup moins chanceux, nous avons pu voir 2 rhinos blancs. Nous avons roulé vers le sud pour sortir à Malelane gate. (Email: reservations@sanparks.org - Website: www.sanparks.org) Nous avons poursuivi notre route au Swaziland en passant par Jeppe's reef. Attention, le passage de la douane peut prendre un certain temps. Nous avons dormi à Legends Backpackers lodge. (100 RSA/ nuit pour 2 personnes)

Jour 7 : sortie raft avec Swazi Trails : nous avons réservé le jour pour le lendemain. Joli paysage, mais le niveau d'eau était bas. Nuit au Legends Backpackers Lodge.

Jour 8 : départ tôt le matin pour Sodwana Bay. On a dormi dans le camping du parc tenu par Ezemvelo KZN Wildlife (www.kznwildlife.com).

Jour 9 : plage, et préparation à la plongée avec Corail divers. (www.coraldivers.co.za). Les filles de l'acceuil n'étaient pas très aimable...

Jour 10 : plongée le matin : corail et jolis poissons. Puis route pour St Lucia Balade à pied le long de l'estuaire, et de la grande plage. Nuit au camping tenu par Ezemvelo KZN Wildlife (www.kznwildlife.com).

Jour 11 : visite du crocodile center et du Wetland parc : on a pu voir des hippos et rhinos.

Jour 12-13-14-15: départ tôt pour aller au Hluhlwe-Imfolozi NP pour faire le Primitive trail. 4 jours de marche dans le parc en totale autonomie. On a appris pas mal de chose, nous sommes fait charger par de Rhinos, vu des lions, éléphants, girafes, zèbres, etc... Nous avons passé beaucoup de temps à observer et peu de temps à marcher. Nous dormions à la belle étoile, faisions la cuisine au feu de bois, la vaisselle dans la rivière avec du sable, faisions un tour de garde la nuit... Ce fût une superbe expérience. Le trail se termine vers 11h-12h le matin. Nous avons pris la route direction Drakensberg.

Jour 16-17-18 : Drakensberg. Nous avons dormi 3 nuits à l'amphithéatre backpackers. Nous n'avons pas du tout aimé. L'acceuil était sympathique, mais la nuit, le bar se transforme en boite de nuit. On n'a pas pu dormir!!! Nous sommes parti un jour plutôt pour changer de camping. Je conseillerai donc à ceux qui veulent du calme, de choisir les camps proposés par Ezemvelo KZN Wildlife (www.kznwildlife.com). Le premier jour, comme le temps n'était pas au beau, nous avons fait une petite balade au Guzu Falls, dans le parc national. Jour 17 : le soleil étant là, nous avons fait la randonnée de l'amphithéatre par le dessus. Attention, il faut au moins 2 heures de route pour rejoindre le début de la balade (en partant de notre camping qui est proche de Bergville). Superbe balade!!! Jour 18 : Balade au Cathedral Peak. Trop chouette. Malheureusement, nous ne sommes pas montés jusqu'au sommet par manque de temps. Le soir, nous avons dormi dans le camping Didima Camp (Ezemvelo KZN Wildlife (www.kznwildlife.com).) Si nous refaisions ce voyage, nous consacrerons plus de temps pour randonner dans ces superbes montagnes !!!

Jour 19 : journée consacrée de la route pour rejoindre l'aéroport de Durban. Vol Durban - Port Elizabeth. Puis route jusqu'à Storms River. Nuit à Storms River Mouth Rest Camp : camping en bord de mer. Nous sommes arrivés juste pour le couché du soleil...

Jour 20 : petite balade le matin le long de la côte. Court arrêt à Knysna, puis route jusqu'à Swellendam. Nuit au Swellendam Backpackers Adventure Lodge (www.swellendambackpackers.co.za) C'était juste une nuit d'étape.

Jour 21 : Hermanus - On a vu des baleines depuis la ville, petite balade le long de la côte. Nuit à Palmiet Caravan Park.

Jour 22 : Route en direction du Cap par la côte. Nous sommes allés voir les colonies de pingouins de Betty's bay (je crois) et Simon's town. La première est beaucoup plus sauvage. Visite du parc naturel de Bonne Espérance. Nuit au camping Black Marlin près de Simon's Town. Il en existe deux autres : Blue Lantern et Oaklands tous près de Simon's Town.

Jour 23 : Ascension de la Table Mountain - Nuit au camping de Chapman's peak.

Jour 24 : Balade entre Muizenberg et Kalk bay. Couché du soleil avec vue sur la Table Mountain depuis une plage un peu au nord du Cap. Direction aéroport pour un vol de nuit.

Ce voyage a été fait du 9 septembre au 2 Octobre. Les temps de route et les distances parcourus par jour étaient raisonnable.
Peut-on faire un visa pour la Chine et Hong Kong/Macao à Bangkok? English translation pending
by Vanillasky59 · 2010-09-30 · 8 replies
bonjour ,

je prevois un trip de 6 semaines en chine en 2011 je souhaite savoir si je peux faire mon visa avant de partir en chine en thailande a bangkok ? et combien ca va me couter ? et j aimerais savoir aussi si il faut un visa pour HK et macao ?7 Merci d 'avance pr vos reponses qui sont les bienvenues!! a tres bientot vanilla
Transport et itinéraire en Namibie pour 17 jours? English translation pending
by Acounamatata · 2005-07-04 · 18 replies
Salut à tous,

Je pars 17 jours en Namibie au mois d'août. Auriez-vous des conseils pour le moyen de transport ? Bus ? Avez-vous une proposition d'itinéraire ? Je pense camper, certains d'entre vous l'ont-il déjà fait ?

Merci à tous. La vie est douce.

Ludo
Itinéraire 16 jours en Namibie English translation pending
by Ovico · 2018-10-16 · 7 replies
Bonjour à tous,

Nous avons réserver nos billets d’avion la semaine dernière pour un trajet Marseille- Londres- Johannesburg- Windhoek (1259€ AR pour 2) pour un départ le samedi 26 janvier et un retour le lundi 11 février 2019. Nous avons fait une ébauche d’itinéraire et je souhaiterai avoir vos avis, sachant que beaucoup rouler ne nous fait pas peur ( même si nous ne voulons pas faire que ça de nos journées), nous aurons un 4x4 et nous ne dormirons pas en camping. Je suis preneuse de tous vos conseils, vos idées et suggestions d’ activités, d’incontournables à voir et d’idees logement.

Arrivée dimanche 27 janvier à 14h30: trouver un hébergement vers Otjiwarongo, sans arriver de nuit. Nous ne voulons pas dormir à Windhoek et souhaitons commencer à prendre la direction du nord. Lundi 28: Waterberg et direction nuit à Etosha Namutoni Mardi 29: visite Etosha 2ème nuit à Namutoni Mercredi 30: départ pour Etosha Dolomite Jeudi 31: départ d’Etosha pour Epupa Fawlls Vendredi 1er: nuit à Opuwo Samedi 2: nuit à Twyfelfontein / Khorixas car nous souhaitons faire Twyfelfontein, Spitzkoppe, Moon landscape dimanche 3 et lundi 4: 2 nuits à Swakopmund avec Walvis Bay et Sandwhich Harbour. Mardi 5 et mercredi 6:direction Sossusvlei, Sesriem, Deadvlei . Nous pensons prendre un lodge dans le parc pour les 2 nuits.Mercredi Jeudi 7: nuit vers Namibrand Vendredi 8: Lüderitz Samedi 9 et dimanche 10: Fish River Canyon Lundi 11: retour pour l’aeroport.

Plusieurs points sont assez flous:

-Etosha est un vrai casse tête pour nous, nous souhaitons y passer 2 jours max avec 3 nuits pourquoi pas. Nous voulions éviter Halali et et Okaukuejo car nous avons peur qu’il y ait trop de touristes (que nous sommes aussi 😄)Nous pensions à Dolomite sans trop savoir ce qu’il y a de particulier. Est ce une bonne idée?

- Nous souhaiterions rencontrer une tribu authentique. Je m’explique, on a vu des reportages ou lu des blogs comme quoi les locaux « se déguisaient » en quelque sorte pour les rencontres avec les touristes et reprenaient leur vie «  ordinaire » comme vous et moi après. Je ne tiens pas à ce genre de rencontres. Est ce que les vraies tribunes existent elles vraiment ?

- Nous voulions faire un tour de montgolfière au dessus du Namib avec Namib Sky Ballon mais c’est complet ou fermé à la réservation, je ne sais pas, auriez vous d’autres idées?

- commencer notre voyage par le nord ou par le sud?

- une idée d’agence de location de 4x4?

- La côté des squelettes est elle à faire?

Merci pour vos retours, nous avon peur de nous y prendre un peu tard pour la planification de se voyage et pour la reservation des hébergements meme si nous savons que c’est la période creuse.
Itinéraire et hôtels pour quinze jours au Pérou? English translation pending
by Zaz936 · 2009-05-24 · 8 replies
Bonjour,

Nous serons 2 femmes à voyager au Pérou du 31 août au 15 septembre. Nous avons déjà réservé nos vols de Toronto à Lima. Nous venons de réserver certains hotels, par courriel, et sans réponse encore, et nous nous sommes faits un itinéraire selon nos guides touristiques. Nous avons encore le temps de changer d'idée. Pouvez-nous nous donner des conseils? Nous avons trouvé très difficile de comprendre comment la vallée sacrée et le Macchu Pichu fonctionnait. Ma amie est plutôt du type sédentaire. Elle aime poser ses bagages et rester dans les mêmes endroits.

Donc,

31 aout : arrivée Lima à 21h. L'hotel est le Hostal Espana, qui viennent nous chercher à l'aéroport. 1er sept : nous restons à Lima pour nous habituer et visiter un peu.

2 sept : nous allons prendre un avion vers Arequipa. Nous avons réservé au Casa de mi Abuela pour la nuit du 2; et pour celle du 4. Puisque nous voulons faire une visite du Canyon del Colca, l'hotel nous a envoyé un formulaire qui détaille une visite de 2 jours. Vous connaissez l'agence : giardinotours? Il n'y a pas de prix, donc je vais m'informer. Si c'est raisonnable, nous allons réserver avec eux.

Donc le 5, nous allons trouver un bus de dernière minute (ou réserver en arrivant là-bas) pour Puno.

À Puno, nous avons réservé pour 3 nuits au Hostal Colon Inn:

Le 6 nous pensons faire une expédition d'une journée sur le lac, pour les iles Uros et Taquile. Est-ce qu'en une journée, Amanti est possible aussi?

Le 7, nous ne savons pas trop, les villages aux alentours? Ou encore, Copacabana, c'est possible?

Le 8, nous pensons prendre le bus touristique pour aller à Cusco. Nous avons réservé la Résidencia Del Sol.

Le 9, nous pensions partir pour Ollantaytambo. En bus ou en taxi? Nous avons écrit à l'hotel Munay Tika pour voir s'ils avaient de la place.

C'est là que ça se complique. Pouvons-nous rester à cet hotel 3 jours et s'en servir de base pour nos déplacements? Nous pourrions partir le 10 tôt au matin, par train? aller au Macchu Pichu y passer la journée et revenir le soir. Le 11, nous pensions rester dans le coin d'Ollantaytambo, pour pouvoir inverser les deux journées si jamais la température est catastrophique le 10.

Le 12 au matin, nous voulions repartir sur Cuzco pour visiter la ville durant la journée.

Le 13 au soir, nous voulions repartir, en avion, pour Lima, coucher au même hostel que lors de notre arrivée.

Le 14 à 22hrs, nous repartons pour le Canada.

Merci de votre aide!
Itinéraire au sud du Maroc et bonnes adresses English translation pending
by Dready35a · 2018-09-18 · 26 replies
Bonjour Hannah, Bonjour à tous, nous préparons un 4ème voyage au Maroc et nous avons beaucoup apprécié vos précieuses informations et vos photos qui montrent bien comment et combien vous aimez ce pays. Si ce n'est pas abuser de votre disponibilité, votre avis sur l'itinéraire que nous avons prévu nous serait très utile. Dans ce voyage comme dans les précédents, nous avons envie de retrouver la belle hospitalité des marocains. Si vous avez quelques adresses à nous recommander le long de notre chemin - que ce soit pour les repas ou pour les nuits - merci de nous les indiquer, ce seront certainement de bons moments de partage. Encore un grand merci pour votre aide. Mario et Marie

Voici le parcours en 19 jours du 4 au 22 Novembre 2018 :

1) arrivée , direction Sud , arrêt à Tifnit , Oued massa , Aglou Plage et nuit à MIRLEFT 2 ) Legzira beach, Sidi Ifni, Sidi Ouarzeg, Guelmim, Tighmert, Tagjijt, nuit à AMTOUDI 3 ) Gorges et greniers d'Amtoudi, RN12 vers Icht, RN107 vers Kerdouss, descente vers Tafraoute , nuit à TAFRAOUTE 4) Gorges d'Ait Mansour, route d'Izerbi, gorges de Tirerkine nuit à TAFRAOUTE 5) Vallée des Ammeln nuit à TAFRAOUTE 6) Djebel l'Kest, Oasis de montagne Targua n'Touchka nuit à TAFRAOUTE 7) Tafroute, Igherm, Taliouine par la R106 nuit à TALIOUINE 8) Aït Ben Haddou , visite du Ksar nuit près de AIT BEN HADDOU 9) Vallée Ounila, Telouet, Tizi N'Tichka, Cascades d'Ouzoud , nuit à OUZOUD 10) Cascades d'Ouzoud Vallée Aït Bougmez (vérifier l'état de la route) Grenier de Sidi Moussa nuit à AGOUTI ou TABANT 11) Aït Bougmez, Bin el Ouidane, Taguelft, Imilchil nuit à IMILCHI 12) Imilchil, Rich, Gorges du Ziz, nuit à MIDELT, 13) Aguelmame Azigza, Oum er Rbia , Azrou nuit à AZROU 14) Fès et environs jusqu'au départ , 5 nuits à FEZ . ( appartement déjà réservé).
Promenade au Yunnan et au Guangxi (retour) English translation pending
by Choubry · 2013-04-29 · 49 replies
Bonjour à tous et merci pour vos précieuses infos avant mon départ. 😉

Pour résumer ce voyage qui suivait la route suivante : Kunming, Shilin, Jianshui, Yuanyang, Kunming, Guilin, Yangshuo, Xingping. J’ai dû faire des choix pour tenir compte d’une période sur place limitée à 3 semaines.

Bien entendu mes remarques n’engagent que moi et je suis sûr que beaucoup auront eu des expériences différentes.

Tout d’abord j’ai apprécié les villes (très différentes) que j’ai traversées : Kunming et ses parcs où les habitants s’adonnent au taïchi ou à d’autres activités. Ensuite Jianshui et ses vestiges du passé que nous avons adoré, Guilin et Yangshuo, malgré l’arrivée du tourisme.

Les régions de Yuanyang et Xingping qui nous ont offert une dose exceptionnelle de nature.

L’hôtellerie propose également un excellent rapport qualité/prix. Pour ma part j’ai un peu moins apprécié la cuisine, un peu grasse.

Dans la rubrique « pas terrible 😕 » deux choses : tout d’abord les chinois (oui il y en a) pas tous très sympathiques ni souriants. Ensuite le vol sur China Eastern où les repas doivent coûter au plus 1 euro, l’apéritif absent et les écrans à se partager à 20.

A signaler : durant l’escale de 7 heures à Shangai j’ai pu visiter le « Bund ». A faire pour ceux qui ont ce laps de temps à perdre.

Voilà pour quelques bribes qui se veulent surtout informatives sur ce que nous avons apprécié. Je suis cependant prêt à vous renseigner si vous le désirez.
Irlande, Kerry et coups de soleil English translation pending
by Barney64 · 2016-09-12 · 50 replies
Bonjour à toutes et tous !

Me revoila avec un nouveau carnet de voyage, après l'Irlande du Nord et la Toscane, nous voila de retour en Irlande, mais en République d'Irlande cette fois-ci (on conserve les euros et les vitesses en km/h 😛). Direction le sud Ouest, dans le comté du Kerry, entre le célèbre "Ring of Kerry", et la péninsule de Dingle.

Jour 1 - Trajet et premiers pas dans le parc national de Killarney

Après un vol très agréable malgré quelques appréhensions des parents (premier vol avec les enfants, 2 et 5 ans => (baptême réussi, ils ont adoré et été particulièrement sages !)), et après avoir récupéré la voiture de location équipée de ses deux sièges bébé (agence Europcar, assurance complète (Super Waiver), on n'a pas bataillé et on a bien fait), nous voila partis sur l'autoroute qui traverse l'île d'Est en Ouest (M7) en environ 3h30. Nous arrivons à notre logement, qui sera notre base de départ pour ces 6 prochains jours. Le choix a été fait pour un logement situé près de Killarney, permettant de rayonner dans les deux péninsules et dans le parc national de Killarney, en fonction de la météo et de nos envies, sans avoir à se soucier des heures de récupération/remise des clés. Plus confortable avec les enfants. Le critère était également d'avoir un logement tout équipé, avec cuisine / machine à laver, permettant d'être en autonomie complète, afin de limiter le budget repas (les restaurants tous les jours, ça fait vite monter la note), et de limiter l'emport de vêtements !! (on a voyagé léger) Nous avons ainsi trouvé un magnifique logement, un B&B à 2 minutes au nord de Killarney : nous avions pour nous tout seul une petite maison de jardin indépendante, avec chambre séparée, cuisine tout équipée, machine à laver, sèche linge, bref absolument tout ce dont nous avions besoin ! Et en plus, le petit déjeûner était compris, et c'était un régal chaque matin (buffet chaud / froid, que des produits frais / faits maison, gateaux, scones, salades de fruits, viennoiseries, saumon fumé, bacon, saucisses, oeufs brouillés, haricots à la tomate, plats spéciaux sur demande, .. etc ... j'en passe et des meilleurs). BREF, le logement idéal ! (allez, pour chipoter, un radiateur et un mitigeur dans la salle de bain auraient été les bienvenus ! 😛)

Après avoir récupéré les clés, direction Killarney pour manger un morceau rapidement (trop tard pour faire les courses - première faiblesse 😉), puis petit passage au couchant par le grand lac du parc national de Killarney, Lough Leane .. juste pour se mettre dans l'ambiance. Il fait assez froid, le temps est gris, limite pluvieux, mais c'est ça, l'Irlande !! 🙂

LOUGH LEANE

Jour 2 - Dingle sous la pluie ("à l'irlandaise")

Réveil aux aurores. Pas de volets ici, et des journées déjà très longues à cette période de l'année (Mai), le soleil se lève tôt et se couche bien tard. Au réveil aujourd'hui, un temps bien typique ... le plafond est très bas, la pluie tombe fort .. aïe ! Et la météo n'annonce pas vraiment d'amélioration pour la journée ! Autant des averses, on peut combiner, autant une pluie continue, c'est compliqué. Bon, commençons par prendre un excellent petit déjeûner nous fera allégrement oublier le mauvais temps !! Quel régal ! 😛 En sortant de la salle commune, nous tombons sur un présentoir de prospectus, et nos enfants prennent tous les deux le même, des poissons ayant attiré leur regard et éveillé leur intérêt. Un aquarium ? Quelle bonne idée par un temps pareil .. (moins bonne pour le budget, certes ..). C'est à Dingle, sur la péninsule du même nom, qu'il se trouve. Nous décidons d'y aller, en comptant sur une éventuelle amélioration de la météo une fois là-bas, pour aller découvrir Slea Head Drive par exemple. Nous prenons donc la route, sous une pluie battante, laissant peu de place à l'admiration des paysages alentours .. Nous arrivons donc à Dingle après une bonne heure de route sous la pluie. L’aquarium n’est pas bien grand, mais permet tout de même de passer un agréable moment. Il y a des pingouins, et même des reptiles, ce qui change un peu. Le tour se fait en 1h. C'est rapide, mais agréable malgré tout. Nous rejoignons la voiture sous une pluie toujours battante. Nous prenons la direction de Slea Head Drive malgré tout, parce que nous ne sommes plus qu’à 20 minutes environ de l'extrémité de la péninsule. Mais c’est bouché. Nous continuons sur la petite route étroite où l’on ne peut pas se croiser, en dehors des petites zones de dépassement qu’il ne faut pas manquer ! C’est beau malgré tout, le vert ressort bien sous ces nuages gris, mais c’est tristoune.

DINGLE

Nous prenons rapidement la décision de rentrer, puis faire des courses ! Faute de pouvoir faire mieux, occupons-nous d'acheter de quoi faire plusieurs repas chauds pour les soirs, et des sandwichs variés pour les midis quand nous partirons en vadrouille sur la journée. En fin de journée, nous faisons un petit saut vers Ross Castle, mais il pleut.

ROSS CASTLE

La vue est belle sur le Lough Leane, mais on n’en profite pas avec cette eau qui fouette le visage, alors on rentre ! Fin de journée, pas des plus mémorables, mais heureusement la météo changera de camp pour la suite du séjour !!! 🙂

Jour 3 - Ring of Kerry, première partie (Sud & Ouest)

Ahhhh .. aujourd’hui, il fait beau ! Très beau ! Alors c’est décidé, après un bon p’tit déjeûner, nous prenons la direction du Ring Of Kerry, par le Sud, dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous traversons donc Killarney, admirons sa belle et grande cathédrale -

CATHEDRALE KILLARNEY

- passons Muckross, son joli bois enchanteresque avec les lumières matinales, j’aperçois sur le bord de la route, dans les forêts adjacentes, des « BlueBells », les jolis fleurs bleues qui jonchent le sol des sous-bois ! Il y en a partout, c’est beau ! Nous passons proche de la Torc Waterfall, mais ne nous y arrêtons pas (nous y reviendrons). En revanche, je ferai quelques arrêts au bord des lacs suivants, à commencer par un joli petit lac juste après le Muckross Lake.

LOUGH

Ses roches noires et blanches plongent dans ses eaux noires, le décor est beau, typiquement irlandais, du moins de l’idée que je m’en faisais. Nous continuons, avec un petit arrêt près de l’Upper Lake. Puis on continue de monter jusqu’à la Ladies View.

PHOTO LADIES VIEW

Pas trop de monde, pour ce point de vue dominant l’enfilade de lacs en contrebas, jusqu’à Lough Leane. La vue est saisissante, et on profite encore mieux depuis le petit promontoire rocheux en avant du parking principal du site. On reprend la route, et on continue jusqu’au Molls Gap, où nous ne nous arrêterons pas car moins d’intérêt après avoir vue Ladies View. Etant donné l’heure, je décide de ne pas descendre sur KenMare (en continuant la N71), mais plutôt de partir vers l’Ouest via la R568.

R568

Nous passons alors proche du Loughbarfinnihy, avec sa petite île caractéristique, et la jolie montagne qui le domine. Et encore des eaux d’un noir profond !! Petite pause donc, avec les moutons qui nous accompagnent ! Puis on repart, les paysages sont saisissants. Bien plus verts ici que de l’autre côté du Molls Gap. Une route part sur la droite, direction Ballaghbeama Gap. Je la repère, mais nous la prendrons une autre fois. Aujourd’hui, nous continuons sur le Ring Of Kerry. La petite route continue de descendre avec une vue magnifique sur la Kenmare Bay, et serpente jusqu’à Sneem, où nous rejoingnons la N70 (ring of Kerry sud).

KENMARE BAY

Là, nous partons plein Ouest, avec le prochain arrêt prévu à Staigue Stone Fort. Une belle galère pour y arriver en voiture, la route est compliquée. Un panneau parle d’un droit de passage pour les adultes, de 1€. Mais personne n’a vraiment l’air de s’en acquitter, et personne n’est là pour percevoir la pièce. Nous y allons alors. Le temps est dégagé, c’est très agréable. Les enfants gambadent, et adorent l’endroit. On pénètre alors dans l’enceinte, des murs de 4m de large, 8 de haut, pour un diamètre de 30m. Le tout en pierres empilées, sans mortier. L’endroit impressionne, d’autant plus dans l’écrin qui l’entoure, très sauvage, très rude aussi !

STAIGUE STONE FORT

Nous repartons, et tombons rapidement sur une plage paradisiaque, celle de Glenbeg. L’eau est incroyablement turquoise, des fleurs violettes poussent sur les rochers, l’endroit est vraiment beau.

PLAGE GLENBEG

Nous cherchons ensuite à rejoindre la Derrynane Beach, et ses roches noires.

DERRYNANE BAY

On galère un peu, mais on y arrive. Là, un parking nous attend, avec des tables de pique-nique. Nous y prenons notre pique-nique, mais des midges nous ferons accélérer le rythme pour repartir assez rapidement, pour une promenade sur la plage. Et elle est vraiment belle.

PLAGE DE DERRYNANE

Les enfants en profitent pour gambader sur le sable, tout le monde profite pleinement de ce moment fort agréable, sous un soleil de plomb !! (oui oui, d'ailleurs nous aurons pris de sacré couleurs ce jour-là !) Nous rejoignons la voiture, et allons à l’abbaye, où nous prendrons quelques gouttes, rien de bien méchant !

ABBAYE

J’avais souvenir d'un château dans le coin, que nous n’avons pas trouvé. Mais c’est en fait parce qu’il n’était pas dans le coin .. on aurait pu chercher longtemps !! 😛 On remonte donc vers le Nord, avec des paysages vraiment beaux, puis, à Waterville, la route se sépare et nous permet de quitter le Ring of Kerry pour prendre le non moins célèbre (mais moins fréquenté touristiquement) Ring of Skellig. Et là, c’est une véritable claque.

SKELLIG RING

Le ciel est bleu, la mer est bleue, les décors sont verts, et des îles se détachent au large, dont les deux célèbres Skellig Islands !!!

ILES SKELLIG

L'endroit est vraiment magnifique, saisissant même. Un dépaysement total, et un décor pourtant presque inattendu en Irlande, je ne savais pas trop à quoi m'attendre à vrai dire, mais sans doute pas à ça ! Des plage de sable blanc, des eaux turquoises, un vert intense (ça oui, je m'y attendais ...).

PETITE PLAGE

Nous continuons la route et montons un col, d’où la vue est fantastique.

VUE DU COL

Puis une grande ligne droite nous amène tout droit sur Portmagee, et son joli petit port.

PORTMAGEE

Là, on se gare, et on se promène le long du port et des pubs alignés tout du long. On voit les bateaux arriver et partir, et le long pont qui mène à Valentia Island, juste en face. Nous entrons dans un pub où l’ambiance est bien sympa, pour y prendre le goûter. Ensuite, nous filons sur Valentia Island. Les décors sont vraiments beaux et nous en mettent plein la vue. Beaucoup de relief, du vert intense, les champs délimités par les petits murets de pierres empilées, et des moutons absolument partout (et parfois même sur la route, attention quand même ! ). Nous longeons donc la côte sud, en attendant une route qui nous permettra de passer de l’autre côté de l’île, là où sont les lieux d'intérêts à nos yeux. A savoir le phare de Valentia, pour commencer, mais dont la visite est payante. Non merci. Je prendrais juste un petit moment pour crapahuter sur les rochers escarpés qui entourent le mur d’enceinte du phare et faire quelques images.

PHARE VALENTIA

A SUIVRE !! 🙂
Donne renseignements sur le Mali English translation pending
by Annebleue · 2009-03-14 · 144 replies
Bonjour à tous Je reviens du MALI. J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus. Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds.... Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.

TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d���habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Itinéraire en Afrique du Sud English translation pending
by Agathe1 · 2010-04-06 · 16 replies
Bonjour,

Je compte voyager avec mon ami, en septembre prochain en Afrique du sud pendant 17 jours, par mes propres moyens en Afrique du sud.

Nous comptons nous rendre en voiture de :

Nous atterrissons à johannesbourg pour reprendre un vol interne pour Durban.

- Durban au Drakensberg (randonnées avec un guide) - du Drakensberg à St Lucia (plongée, parc de hluhluwe) - de ste lucia à sodwana Bay (balade en bateau) - de sodwana bay au Blyde river Canyon - du Blyde river Canyon (randonnées) à Badplaas (sources chaudes) - de badplaas au park kruger - du park kruger à cullinan (visite de la mine)

Départ depuis l'aéroport de johannesbourg.

Déjà, pensez vous que cet itinéraire soit bien approprié, pensez vous qu"il y ait autre chose à faire. Nous n'avons pas assez de temps pour aller au cap. Pour limiter le risque d'insécurité nous ne comptons pas nous promener dans les villes notamment Durban. Ma famille est très inquiète principalement à cause de l'insécurité qui règne en Afrique du sud.

Pouvez vous me dire ce que vous avez ressenti en faisant ce voyage, y êtes vous allé seul ou en passant par une agence?

Nous pensons réellement que cela peut être un voyage splendide mais du coup l"insécurité nous monte un peu à la tête.

Merci pour vos réponses

Agathe
Bali: suggestions d'itinéraire et d'hôtels abordables English translation pending
by Leprof · 2007-05-31 · 31 replies
Salut!

On s'est peut-être croisé dans un autre topic, du temps où je pensais acheté un forfait. Mais mon idée est maintenant faite: PAS DE FORFAIT!

Donc, je veux partir pour Bali en décembre (3 semaines). C'est en basse saison je crois. Je n'ai pas de problèmes à me déplacer aux 3-4 jours...

Mes intérêts sont les suivants:

1. Belles plages baignables. 2. Animaux et nature en général (rizière et volcan) 3. Musique et arts 4. Contact avec le peuple 5. Prix abordables (pas plus de 40$ par nuit pour 2)

Si vous êtes allés à Bali et que vos intérêts ressemblent aux miens, allez-y de vos suggestions! Cela me serait d'une grande aide...

Et, est-il facile de se déplacer à Bali? Le système d'autobus est-il efficace? Les principales choses à visiter sont-elles à proximité les unes des autres? Comment se rend-t-on à Lombok et Gili? Quels sont les choses à ne pas louper?

Dernière chose, vous avez des compagnies aériennes à me suggérer pour les meilleurs prix pour les billets d'avion à partir de Montréal??

Vous avez logé dans des hôtels que vous voudriez me recommander? Existe-t-il des sites internet? Peut-on réserver par le net?

Merci ! J'attends vos suggestions avec la plus grande impatience!🙂
Itinéraire 3 semaines sud-est Afrique du Sud et Swaziland novembre 2015 English translation pending
by Lenooops · 2015-05-26 · 14 replies
Bonjour,

2011 : trois semaines en Namibie, inoubliables. Quatre ans après une folle envie de revenir en Afrique australe, donc en novembre, cap sur l'Afrique du Sud pour mon compagnon et moi. Après lecture de guides et de vos carnets de voyage, l'itinéraire commence à se dessiner. Les grandes idées : à l'Est toute (Le Cap, le KTP et Le Namaqualand, se sera pour un prochain voyage), envie de nature / de paysages / de randonnées et de faune.

Je soumets donc maintenant à votre œil critique l'itinéraire prévu, loin d'être définitif. Le sens anti-horaire est volontaire : on voulait plutôt "finir" par le Krüger. Qu'en dites-vous (vis à vis de la saison notamment) ?

V6 Vol Paris-Jo'burg S7 Clarens D8 Drakensberg - Royal Natal Park L9 Drakensberg - Royal Natal Park M10 Drakensberg - Giant's Castle M11 St Lucia J12 St Lucia - Imfolozi V13 St Lucia - Cape Vidal S14 Swaziland - Mlilwane Wildlife Sanctuary D15 Swaziland - Mlilwane Wildlife Sanctuary L16 Kruger - Skukuza M17 Blyde river Canyon - Graskop M18 Blyde river Canyon - Graskop J19 Kruger (Satara) V20 Kruger (Letaba / Olifants) S21 Kruger (Mopani) D22 Kruger (Punda Maria) L23 Mapungubwe M24 Mapungubwe M25 Waterberg J26 Waterberg V27 Vol Jo'burg - Paris

Mes premières questions : - Y a-t-il des étapes qui vous semblent mal équilibrées (trop de distance / peu de temps sur place vs intérêt du lieu) ? - Avez-vous des suggestions pour les camps du Kruger (par défaut j'ai mis les "gros") ? - Partie Limpopo (4 derniers jours) : les choix des deux destinations ne sont pas du tout fixés, l'idée serait d'avoir 2 dernières étapes "cools" dans des parcs/réserves aux paysages différents offrant la possibilité de randonnée à la journée. Des suggestions ? - Swaziland : même idée que précédemment. L'objectif est d'avoir une étape entre l'océan et le Krüger avec possibilité de petite randonnée dans paysage sympa et tranchant avec l'avant et l'après. Des suggestions à nouveau ?

Voici pour la première salve de questions. Au plaisir de vous lire. :)
Partir à la découverte de la Namibie sans préparation? English translation pending
by Arnangu · 2007-10-05 · 18 replies
bonsoir à tous les voyageurs

simple question est-il possible et envisageable d'après les expériences de chacun, de partir à la découverte de la namibie sans avoir préparé le voyage des mois avant (cad partir dans 1 mois avec guide à l'appui et vos témoignages de circuits et curiosités) ?

j'avoue que j'ai l'habitude de partir comme ça dans des pays frontaliers ou "occidentalisés" qu'en pensez-vous pour la namibie ? au vu des témoignges le pays ne parait pas si "compliqué" à appréhender merci à vous tous pour vos réponses arnangu
Afrique du Sud: J'y retourne! English translation pending
by Boulwai · 2015-01-07 · 109 replies
Bonjour à vous bonnes gens et que cette année 2015 vous apporte tout ce dont vous avez envie et qu'elle reporte sur votre collègue tout ce qui vous ennuie! Pour ma part, c'est décidé: je repars en Afrique du Sud pour 11 jours et ce, début mai. Séjour entre mâles pour certains viril, juvénile, stérile ou sénile - qui a dit débile????- (nous serions au max 5 personnes)... y en a pour tous les goûts mesdames!😛 En effet, comme je l'avais plus ou moins annoncé à la fin de notre dernier voyage, cette fois-ci, nous y allons pour faire du sport!!!! Au programme, VTT, rando, trail, etc. Le circuit? Rien de précis mais une diagonale très approximative voudrait que l'on débute à Jobourg et finisse à Knysna (retour en avion George-Jnb). Nous passerions 2 ou 3 jours au Lesotho. Je précise quand même que tout ça ne se fera pas à vélo, ni à pied mais bel et bien en voiture de loc. L'idée étant de se poser 1 jour sur place pour randonner ou VTTer puis repartir et ainsi de suite. Je ne réserverais que la première nuit, la dernière et éventuellement au Lesotho. Alors, je vous laisse le temps de réviser vos circuits passés et à venir avant de lancer la foire au questions. Aller, des faciles pour commencer: 1- nous partirions du 3 au 14 mai. Quel serait le climat dans les coins précités. En effet, nous sommes toujours partis en AFS en hiver et là, je ne sais pas trop à quoi m'attendre en mai. 2- nous souhaiterions emmener 2 VTT mais là où ça coince, c'est pour le transport en voiture une fois sur place: un porte vélo risque de s'avérer un peu galère puisqu'il va falloir que qqun se tape la garde de la voiture à chaque arrêt. Un minibus? Trop cher mémère! Une autre solution? D'après vous pourquoi je m'adresse à vous? Aller, avant de me pencher sérieusement sur le circuit, pensez-vous qu'il soit raisonnable de faire JNB-Lesotho-Knysna-JNB en 11 jours? Bien à vous mes chers membres de la communauté des piqués de l'Afrique australe😉
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Projet de circuit de San Francisco à Yellowstone en passant par l'Oregon et l'Idaho English translation pending
by Xfg59 · 2011-06-10 · 34 replies
Bonjour à tous, Nous n'irons pas en Amérique cette année (snif...) et elle nous manque ! Je commence la préparation d'un voyage pour l'été 2012. Le but est de partir de San Francisco que nous avons juste effleurée lors de voyages précédents, pour remonter la côte nord de la Californie, visiter des lieux un peu à l'écart des circuits classiques en Californie et Oregon, avant de nous rendre une petite semaine à Yellowstone (déjà vu en 2009) et finir à Salt lake City.

J'ai besoin de vos avis éclairés, surtout pour toute la partie précédent Yellowstone. Voici une 1ère ébauche ; quelques remarques : 1) je me suis arrêté avant la traversée de l'Idaho, car j'attends vos suggestions de parcours entre Hell's Canyon et Yellowstone 2) j'hésite entre visiter Lassen Volcanic et Lava Beds NM ou faire l'impasse sur les 2 sites et remonter plus au nord jusqu'au Mt St Helens (nous n'aurons pas le temps pour faire les 2) :

J1&2 SAN FRANCISCO J3 SFO-POINT REYES (visite) -FORT ROSS J4 FORT ROSS (visite) - MENDOCINO J5 MENDOCINO (visite) - LEGGETT J6 LEGGET - REDWOOD NP J7 REDWOOD NP J8 REDWOODNP - LASSEN VOLCANIC NP J9 LASSEN VOLCANIC NP (visite) - LAVA BEDS NM J10 LAVA BEDS NM J11 LAVA BEDS NM - CRATER LAKE NP J12 CRATER LAKE NP J13 CRATERLAKE NP - NEWBERRY NVM J14 NEWBERRY NVM - JOHN DAY FOSSIL BEDS J14 J DAY FOSSIL BEDS - HELLS CANYON J15 HELLS CANYON

Merci d'avance !

Xavier
Quel itinéraire pour l'Australie avec des enfants de 4 et 5 ans? English translation pending
by Nonade · 2009-03-30 · 9 replies
Bonjour,

Nous partons en famille (enfants de 4 et 5 ans) pour 6 mois. Nous pensons passer 2 mois en Australie, mais a force de lire les guides j'ai envie d'aller partout lol

C'est la premiere fois que nous partons avec nos enfants et j'aimerais trouver l'equilibre pour nous satisfaire nous et eux a la fois.

C'est pourquoi j'ai pense que le meilleur moyen de se deplacer est le camping car. Mais du coup nous ne pouvons apparement pas allez partout.

J'ai pensé faire ds un premier temps la cote ouest Perth-Broome mais j'ai l'impression meme si les paysages ont l'air sublime que les distances sont tres longues et par consequant les enfants trouverons ca aussi plutot long

Ensuite j'ai pensé faire 1à jrs a Darwin, Alice Springs et Uluru mais est ce possible de la faire en camping car ???? puis Cairns-Brisbane

Bref je vous écoute si vous avez la moindre suggestion ou remarque je suis a votre écoute

merci bonne journée

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display