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L'Inde et ses voyeurs... English translation pending
by Simon4872 · 2013-12-01 · 212 replies
Bonjour, Après un mois en Chine, nous venons de passer le mois de novembre 2013 en Inde. C'était mon premier séjour dans ce pays, le sixième pour mon conjoint qui n'y était pas revenu depuis 15 ans ! J'ai découvert un pays à l'abandon, corrompu, sale, bruyant, je m'y attendais et je m'y suis habitué assez rapidement.Ce qui m'a semblé par contre insupportable, difficile à vivre, ce sont les regards lourds et constants des innombrables voyeurs. Mieux qu'un long discours, regardez les deux photos ci-dessous, la première je l'ai prise juste après l'arrivée de cette jeune femme sur la plage de Kovalam, la seconde dix minutes plus tard ! Si le guide du routard mentionne bien que l'on doit s'habituer aux regards insistants des voyeurs, j'ai fini par ne plus quitter la piscine de l'hôtel. Impossible de les ignorer, ils me suivaient jusque dans l'eau, me photographiaient, venaient se planter à deux mètres de moi, me touchaient parfois , que je sois seule ou avec mon conjoint. Certains indiens m'ont dit: c'est de la simple la curiosité, ce n'est pas ce que j'ai ressenti, c'était des regards qui violaient mon intimité, sales et insistants ! C'était ma première visite dans ce pays, c'était aussi la dernière, je veux pouvoir me promener dans la rue normalement, me baigner sans être obligé de porter un sari... l'Inde est un monde sans femmes, à Ahmedabad, nous avons passé une semaine sans en croiser plus d'une dizaine, dans le métro de New Delhi, un soir, j'ai fait remarqué à mon chéri que sur les trois cent personnes qui attendaient sur le quai, j'étais la seule représentante du sexe féminin. Par contre j'ai adoré la Chine...nous avons un blog sur nos voyages en Asie, le temps de classer nos notes et les 3000 photos prises en deux mois , vous y trouverez le récit de ce dernier voyage... zzacky.eklablog.com



Croisière en famille dans les Caraïbes English translation pending
by Peeweeonline · 2013-11-28 · 5 replies
Le récit original est sur notre blog http://www.thefloatingspace.com Retrouvez les photos de cet article sur Picasa Web Album Des vidéos sont également disponibles sur Youtube

Et si nous partions tous ensemble en croisière dans les Caraïbes ? Tout commence lors d’une fête de famille où nous célébrons plusieurs anniversaires. L’idée de faire un voyage ensemble était déjà dans l’air du temps mais cet évènement ou plutôt… ces évènements étaient le moment idéal pour marquer le coup et se faire un superbe cadeau pour les 40 ans de mariage de mes parents, leurs 60 ans, mes 40 ans et les 30 ans de mon frère ! Nous sommes en 2011 et nous fixons l’échéance du voyage à 2013, nous donnant ainsi 2 ans pour organiser, réserver et bien sûr épargner une cagnotte d’environ 2500 euros/pers. budget global sur lequel je m’engage en ma qualité de trésorier de l’expédition ;–) La difficulté majeure fut de trouver le voyage idéal, celui qui allait susciter l’intérêt de chacun. Mes parents souhaitaient être en famille, dans un endroit ensoleillé avec de belles prestations hôtelières. Mon frère rêvait de retourner aux Etats-Unis après notre voyage à New York. Quant à nous, habitués à l’itinérance organisée, nous souhaitions vivre quelque chose d’inédit.

La croisière dans les Caraïbes au départ de Miami comblait toutes ces attentes ! Ma mère était impressionnée par le faste des soirées sur les bateaux … Mais elle en rêvait bien en secret ! Pour notre part, nous gardions un excellent souvenir de notre voyage en Floride avec l’image de ces immenses paquebots amarrés en file indienne dans le port de croisière de Miami. Ce voyage est certainement né à ce moment là, où nous imaginions déjà que ce serait génial de revenir ici en famille. Mes parents allaient découvrir l’Amérique, le frangin Miami Beach et son glamour et pour nous ce serait notre première croisière. Après quelques recherches je constate que les circuits longs au départ de Miami ne sont pas si nombreux, beaucoup d’itinéraires sur 5/6 jours mais très peu au delà d’une semaine. Seul Costa propose un circuit de 10 jours sur le nord des Caraïbes de Miami à Miami. Pour un beau contraste saisonnier nous décidons de partir en mars au cœur de l’hiver français et d’organiser un mini séjour à Miami avant le départ et à l’arrivée. Pour faire quelques économies sur les billets d’avion, vendus à un prix exorbitant par Costa, je fais quelques recherches (Florence dira des nuits et des nuits de recherches, mais il n’en fut rien…) et je trouve des billets très bon marché au départ de Bruxelles sur Air France. Bruxelles n’étant qu’à 1h20 de Paris notre choix est fait, le voyage débutera dans la capitale belge le 25 février, pour se terminer à Paris le 12 mars.

Lundi 25 février 2013 THALYS 16h00 GARE DU NORD 17h20 BRUXELLES MIDI

C’est le grand jour, les valises sont prêtes et bien bouclées ! Il vaut mieux pour celles des parents qui accusent 44kg pour les 46 autorisés. Selon maman, elle a vidé les armoires et dispose ainsi de toute la panoplie de la parfaite croisiériste ;–) Des 3 coins de France tout ce petit monde se met en route dans le froid et la neige, direction gare du Nord où nous embarquons dans le Thalys de 16h20 pour Bruxelles Midi. A notre arrivée, installation rapide à l’hôtel car nous partons en tramway pour le centre ville. Nous profitons de ce passage à Bruxelles pour dîner avec Vanessa et Xavier des amis belges. Nous avons rendez vous avec eux au restaurant Léon la friture, premier de la franchise LEON au cœur du quartier historique. En chemin nous passons par la superbe « grande place » qui malgré son éclairage en panne est vraiment magnifique. Dans les petites ruelles aux alentours, les chocolatiers sont tentants et l’envie ne manque pas d’emporter un ballotin ou mieux, une bonne gaufre liégeoise pour satisfaire l’estomac qui grogne de plus en plus. Mais bon… les valises sont déjà trop chargées pour un assortiment de chocolats et pour la gaufre, nous sommes quand même sur le point de passer à table alors on va se calmer ! Le restaurant LÉON est une vraie usine à touriste comme Xavier me l’avait dit. Cela ne gâche pas le plaisir de revoir nos petits belges que nous n’avions pas vu depuis « fort longtemps » comme ils disent ;–) Les moules, les frites et la bière coulent à flots jusqu’à minuit, heure à laquelle nous nous quittons en promettant de revenir les visiter lors d’un grand W.E. C’est une bonne première journée musclée et personne n’en redemande une fois rentré à l’hôtel. Les réveils sont réglés pour 6h00, extinction des feux.

Mardi 26 février 2013 THALYS 07h05 CDG 08h20 – AF690 CDG 10h45 MIA 14h20

C’est à l’aube et le ventre vide que nous rejoignons le comptoir d’enregistrement Air France situé au niveau inférieur de la gare de Bruxelles Midi. La journée s’annonce très longue puisqu’elle se terminera… 20 heures plus tard dans les rues de Miami Beach ! C’est la première fois que nous voyageons avec des billets AIR-TGV et je suis surpris de me voir remettre dès l’enregistrement initial, les cartes d’embarquements et les billets de Thalys estampillés d’un numéro de vol Air France. Après un petit déjeuner sur le pouce, (mon père ne le sait pas encore, mais il commence un régime sur le pouce ;–) nous embarquons à bord du Thalys direction CDG. Maintenant que nous sommes en route, sous la responsabilité d’Air France, et même avec la contrainte de partir de Bruxelles pour obtenir ce tarif, je commence à me dire que c’était vraiment un bon plan de vol ;–) Le fait de partir de Bruxelles nous a permis d’économiser 300 euros par pers. sur le billet d’avion direct avec Air France. Pour un trésorier.. ça compte ;–) Dans notre avion un boeing 777, nous avons réservé des places en 3+2 à l’aller comme au retour. Elles nous permettent ainsi de trinquer tous ensemble à l’apéritif, où chacun appréciera sa petite coupe de champagne, rare privilège des voyageurs en classe Eco sur la compagnie Française. C’est un vol de jour où personne ne trouvera le sommeil : Florence comme à son habitude, dévore les magazines gratuits de la compagnie, pour ma part je fais l’inventaire des films que j’ai soigneusement préparés sur l’Ipad, mais que comme d’habitude, je ne regarderai pas ! Guillaume profite des films à la demande pour revoir Forrest Gump (il rêve déjà du semi marathon qu’il va courir en avril ;–) et maman transforme son écran de divertissement en véritable machine à sous. Elle annonce d’ailleurs fièrement un gain de 15 dollars au bout d’une demi heure de vol. Quant à papa, très sage, il observe le microcosme de l’appareil… 9h et quelques turbulences plus tard, nous y sommes…

Qui l’eut crû ? Bernard et Pierrette de L’Honor de Cos, Tarn et Garonne sont à Miami, USA ! Au passage de l’immigration où nous attendons une bonne heure en file indienne, tant l’afflux de touristes est important à notre arrivée, le douanier demande en français à papa, de présenter son pouce pour le relevé des empreintes. Mon père, tellement surpris qu’on lui parle dans sa langue après avoir entendu des “thumbs please !” par paquet de 12, en aurait presque eu une hésitation ! Quel soulagement de constater que les valises sont bien là, détail qui m’inquiétait un peu dans le déroulement de ce voyage. En organisation individuelle avion+croisière, les points critiques étaient :1- le ratage d’avion qui pouvait compromettre sérieusement le séjour 2- un retard ou une perte de bagages qui rendait la croisière compliquée logistique-ment. Je rappelle quand même qu’il y a l’intégralité de l’armoire de mes parents dans les valises, soit : 37kg de costumes, robes de soirée, tong, short, bijoux etc. Celles ci étant récupérées, plus rien ne peut nous arrêter, attention Miami, les Fauré sont dans la place ! En sortant de l’aéroport, choc thermique ! Nous sommes partis à 0° et il fait environ 27°, une chaleur très humide et un ciel couvert. Les cols roulés tombent, nous galérons un peu dans l’aéroportpour trouver l’itinéraire jusqu’au métro aérien et nous rejoignons le terminal du Airport Flyer. Ce bus local nous transporte vers le centre ville de Miami Beach où nous logerons jusqu’au 28, jour de départ du Costa Mediterranea. Nous aurions pu prendre un taxi pour rallier Miami Beach, mais cette première immersion est plutôt sympa pour mes parents qui se retrouvent dans le bus en ambiance locale entre rabbi Jacob et 50 cents ! Il faudra quand même ménager les aînés… Cette journée de voyage est particulièrement fatigante et pourtant ils ne bronchent pas… Nous descendons à l’arrêt Washington et Lincoln à 300m de notre hôtel, le Crest suites. C’est une bonne surprise, il est très bien situé à un bloc de la plage, 5mn du quartier art deco et calme malgré son tarif compétitif (300 dollars, 2 nuits pour 5) Après notre installation, Guillaume et moi ne résistons pas à l’envie de faire un plouf dans la piscine avant de d’aller prendre notre diner sur Lincoln Road, la grande rue piétonne de Miami Beach. Pour papa et maman les cartes des restaurants sont en chinois, ils ne parlent pas l’anglais et même traduction, ils ont un peu de mal à s’imaginer à quoi va ressembler leur assiette… Pour papa ce premier repas sera sous le signe des épices ! Il commande des Wings Hot Sauce qu’il commence a manger sans broncher… Ne craignant pas les plats épicés, j’y risque un doigt, et je me rends compte que c’est immangeable pour les non initiés ! Et papa qui ne disait rien ! Nous lui commandons la même chose… sans sauce cette fois. Rattrapés par le jetlag nous ne faisons pas de vieux os dans les rues pourtant animées du quartier. Un petit tour au starbuck pour un café et tout le monde est couché à 22h00 !

Mercredi 27 février 2013 CREST HOTEL SUITE JAMES AVENUE MIAMI BEACH

C’est une grosse journée de visite au programme aujourd’hui mais elle ne débute qu’a 9 heures… Notre horloge interne étant encore à Bruxelles nous sommes presque tous réveillés à 6h00 du matin. Guillaume et moi partons faire un footing en bordure de plage (entretenir notre forme et garder nos formes était aussi un objectif du voyage) tandis que Florence et papa vont marcher vers quartier art déco encore tout éclairé. Au retour c’est dans un Mc Donald’s voisin de l’hôtel que nous prendrons notre petit déjeuner. Pour notre journée de visite nous partons avec Miami Tour Company compagnie qui présentait l’avantage d’avoir un audio-tour en français. 09h00, le van nous récupère devant l’hôtel et c’est parti pour un circuit Miami + Everglades pour une durée totale de 7h30. Avec Florence grâce au tour nous découvrons des endroits que nous n’avions pas eus le temps de visiter lors de notre premier voyage en 2011. Notamment le mémorial de l’holocauste, très émouvant avec les chants des enfants dans le tunnel Lonely Path, les quartiers de Coral Gables avec l’ancienne maison de Stallone et Madonna et enfin le Biltmore Hôtel, luxueux hôtel ayant appartenu Johnny Weissemuller. A Coconut Grove où nous stoppons 15mn chrono au Cocowalk Mall pour manger un morceau. Papa n’étant pas du genre à écourter ses repas, il commande tout de même une escalope milanaise … qu’il terminera à l’américaine, dans un doggy Bag ;–) L’après midi commence par un passage devant le Coconut Grove cemetery où Mickael Jackson tourna le video clip de « Thriller » Yeah ! Petit pas de danse et nous prenons un café sur 8th street, calle 8 au coeur du quartier cubain. Ici gros contraste avec Miami Beach, nous sommes en périphérie de la ville, c’est un quartier populaire, des anciens jouent au domino dans un parc, les devantures des boutiques sont exclusivement en espagnol. Nous continuons le périple en prenant la route des Everglades où nous stoppons à Gator Park. Observation de la faune à bord d’un air boat, spectacle mettant en scène serpents, crapauds et alligators. Papa et maman sous le charme, sont sur le point d’en adopter un…. mais abandonnent l’idée craignant qu’il ne bouffe le chat de la grand mère !

Nous rentrons en passant par Biscayne Bay où nous effectuons un petit repérage puisque c’est ici que nous logerons au retour de la croisière, juste en face de l’American Airlines Arena où nous verrons jouer l’équipe de basket championne en titre, les Miami Heat. Au retour à l’hôtel, nous faisons quelques achats au magasin Alvin’s Island, un superstore de fringues de plage, papa y essaye quelques casquettes. Les parents prennent un peu de repos, Guillaume, Florence et moi partons en repérage pour le resto du soir. En chemin nous buvons notre première Pina Colada (la toute première d’une longue série) offerte par Popeye de la BAC *** C’est au restaurant Il Bolognese que nous dinerons ce soir. Alpagués dans la rue par un coupon de réduction à 20% nous serons convaincus par une bouteille de vin offerte lors de notre deuxième passage devant le restaurant. Entre les pâtes aux fruits de mer, filet de bœuf et salade Caesar, tout est vraiment savoureux. Le tout arrosé d’un Malbec argentin qui glisse très bien, ce qui n’est pas pour déplaire à un certain Bernard. F. En fin de soirée, Guillaume et moi nous partons confiants vers le Mansion, une fameuse boite de Miami Beach où j’avais eu la chance de passer une soirée en 2011. Malheureusement nous sommes reçus par un physionomiste très hautain qui d’un « please gentlemen, wait here » nous fait comprendre que cela ne va pas être possible. Nous attendrons quelques minutes, le temps de voir rentrer quelques poupées qui elles, n’ont pas à attendre bien sûr…. Notons que cet employé physio était français et qu’après quelques recherches j’ai pu voir qu’il s’appelait Stéphane et que sa réputation le précédait. Alors mon petit Stéphane, si tu lis ces quelques lignes, saches que si tu veux rentrer un jour aux fêtes d’été de l’Honor de Cos, mon père qui est du comité te dira « Bonsoir Monsieur, restez sur le côté s’il vous plait, nous vous appellerons si une place se libère » ! *** Guillaume

Jeudi 28 février 2013 COSTA MEDITERRANEA EMBARQUEMENT

Aujourd’hui nous embarquons à bord du navire à partir de 13h00 ce qui nous laisse encore la matinée et le début d’après midi pour profiter de Miami Beach. Nous prenons tous le petit déjeuner à l’hôtel où nous sommes reçus par un couple sud américain très sympathique. Pancakes maison arrosées de sirop d’érable, rien de tel pour commencer une journée… LEGERS ;–) Après avoir bouclé les valises que nous stockons à la conciergerie, nous partons tous vers la plage. Guillaume va faire son footing quotidien (le dernier à terre du voyage) et le reste de la troupe part se baigner sur la célèbre plage de Miami Beach. Après la photo obligatoire devant les cabanes colorées des sauveteurs, Florence et maman se jettent à l’eau (se jeter, c’est peut être pas le bon terme, elles se faxent dans l’eau comme dirait Gad Elmaleh) Papa prend quelques photos (floues) en gardant quand même un œil sur la faune locale. Le ciel est encore couvert aujourd’hui mais la température reste agréable. Nous partons ensuite faire quelques achats dans les boutiques du quartier Art deco et notamment dans la boutique du Miami Design Preservation League où nous trouvons de belles affichettes pour la maison. Nous nous retrouvons tous pour le déjeuner chez Johnny Rocket’s une franchise typiquement américaine pour y manger des trucs horribles diététiquement parlant, mais qui ferait croire en Dieu une fois dans la bouche… Comme par exemple le plat que je commande et dont j’ai déjà longuement parlé dans ce blog les Chili Cheese fries. Papa qui ne veut plus aucune sauce depuis sa mésaventure du premier soir, commande un hamburger sec ! Il dira d’ailleurs, (accent du sud) ET BEH, C EST UN PEU SEC LE HAMBURGER ! Ma grand mère qui n’aurait pas contredit son fils aurait certainement dit : ESTOUFAREL ! Maman sympathise avec le serveur, un canadien qui parle très bien le français et qui l’embrasse pour l’occasion. L’hôtel s’est chargé de commander notre taxi qui sera là vers 14h30. A 5 personnes + 5 valises nous pensions devoir prendre systématiquement 2 taxis mais en fait ceux typé van sont assez nombreux. C’est donc très pratique et bon marché d’utiliser ce mode de transport en groupe. Notre course jusqu’au port de Miami est très rapide, à peine 20mn du centre de Miami Beach. Pour en avoir parlé avec un agent de voyages rencontré dans la matinée dans le quartier art deco, nous savons que le Costa Mediterranea est arrivé dans la nuit. C’est un moment sympa de longer le quai des bateaux du port de Miami en sachant que nous allons embarquer dans l’un d’eux. Plusieurs sont là : deux de la compagnie Carnival et un de la compagnie Norwegian Cruise Line et bien sûr le notre le Costa Mediterranea, 292 m de long, 2900 passagers avec l’équipage. Dans le hall d’enregistrement la prise en charge est très rapide. Il n’y a quasiment personne et nous nous retrouvons rapidement sur la passerelle d’embarquement.

C’est un véritable immeuble qui se retrouve face à nous quand on est au pied d’un tel navire. D’un tonnage de 85700 tonnes il n’est pourtant pas dans les plus gros et nous en verrons de plus impressionnants au cours de la croisière. Mais force est de constater qu’il a fière allure, une très belle ligne extérieure. Nous ne pourrons pas en dire autant de la déco intérieure mais nous en parlerons plus tard. A l’entrée du bateau, il y a bien sûr : le capitaine STUBBING et GOPHER le barman;–) Petit clin d’œil pour les fans de la série, Guillaume rappelle à maman, que dans ce bateau : nous montons à bord avec nos problèmes et ils disparaissent quand nous en descendons ! C’est comme ça que ça se passe sur le Pacific Princess ! Mais ici nous sommes à bord du Costa Mediterranea et le boss, c’est le commandant Mateo Fava. C’est d’ailleurs par cette phrase que le TODAY (journal de bord), déposé chaque jour sur le lit de nos cabines, commence : Le commandant Mateo FAVA vous informe ! Après la traditionnelle photo d’arrivée, nous découvrons nos cabines communicantes situées au pont 7 du navire, le Prometheo. A l’intérieur nous trouvons nos valises et nos cartes Costa où figure la mention « Extra » (all-inclusive), véritable sésame ouvrant les portes de tous les bars du navire ;–). Nos cabines sont en classe premium, et à ce titre nous disposons d’un balcon légèrement plus grand que dans une cabine classique. Les rangements sont nombreux, si bien que même à trois nous disposons de toute la place nécessaire pour bien nous organiser sans retrouver des chaussettes de Guillaume dans les culottes de Florence ! Le sofa/bed de chaque cabine se module assez rapidement, Guillaume alias « le romanichel du Mediterranea » pourra changer de cabine à la mi-séjour pour dormir avec les ainés, et ainsi laisser de l’intimité aux jeunes ! Oui car sur le bateau on peut se classer dans la catégorie « jeune » à 40 ans, la moyenne d’âge des croisiéristes étant plutôt autour de 50/60 ans. Nous constaterons quand même par la suite, que tout ce petit monde reste actif malgré les années… notamment lors des soirées et diverses animations. A 17h30 nous assistons à la réunion d’information de l’hôte francophone, Grégoire. Une jeune homme très sympa, qui distille quelques vannes bien pensées : » le top des questions que posent les croisiéristes ? – vous n’avez pas vu ma femme ? Est ce que cet ascenseur monte ou descend ? Est ce que l’équipage dort à bord ? Question à laquelle il répondait, non ils dorment à terre toutes les nuits pour être ramenés sur le navire en hélico le lendemain matin ! Cette réunion est surtout utile pour l’organisation à bord du navire: horaires des repas, spectacles, animations, utilisation de notre carte Costa, les excursions etc. Grâce à l’option premium nous avons pu choisir le deuxième service du dîner qui est à 21h00 (le premier étant à 18h15 comme en maison de retraite !) et nous bénéficions également du petit déjeuner servi gratuitement en cabine. Nous faisons connaissance avec notre steward German, qui comme la plupart des membres de l’équipage sera omniprésent et très attentionné tout au long de la croisière. L’exercice d’évacuation se déroule dans une ambiance bon enfant, et pendant le décompte des passagers rassemblés sur le pont, nous avons une petite pensée pour les victimes du Concordia. « In situ », on imagine aisément la terreur et la panique qui ont du s’emparer d’eux lorsque cet immeuble flottant s’est mis à vaciller. Nous découvrons le restaurant Degli Argentieri, où une superbe table pour 5 faisant face à l’arrière du navire nous attend. Nous prenons donc ce premier repas face au somptueux panorama du skyline de Miami. La qualité et la finesse des plats sont à la hauteur de nos attentes, papa revit après son stage de survie sur les terres de l’oncle Sam. Il est 22h30, nous assistons au départ du navire, accoudés aux balcons de nos cabines, sans agiter de mouchoirs, sans cris de joie, sans jets de confettis, mais avec une belle sensation de liberté. Après quelques miles dans le chenal, cap sur Nassau et le triangle des Bermudes où nous rappelons à maman que des navires, des avions et porte avions y ont disparu mystérieusement… A quoi elle répond « n’importe quoi ! » La plage de Miami Beach scintille encore au loin lorsque nous disparaissons dans la nuit noire de l’océan… et dans l’ultra confort de nos Queen size !

Vendredi 1er mars 2013 NASSAU, BAHAMAS 09H30 -18H00

Les premières lueurs du jour transpercent les rideaux de la cabine, je me glisse en silence sur le balcon pour assister au sunrise sur la mer des Caraïbes. Le soleil ne sera pas encore au rendez vous aujourd’hui, mais une belle lumière comme seul un ciel chargé peut en procurer illumine les eaux caribéennes. Nous arrivons à Nassau, capitale colorée des Bahamas, où nous passerons une grande partie de la journée (09h30-18h00). Nous prenons notre petit déjeuner en famille dans le restaurant Perla Del Lago où chacun trouve son bonheur même s’il manque à mon goût quelques bonnes crêpes maison ;–) A 10h00 nous débarquons dans la foule du terminal car 3 autres navires sont également dans le port. Il y a le Carnival Breeze, le Norwegian Epic et le superbe Disney Dream, l’un des 4 bateaux de la compagnie aux grandes oreilles Disney Cruises. Les nombreux taxis à la sortie du terminal demandent tous 5 dollars par tête. Une bonne course pour un trajet d’à peine 10 minutes ! Nous visitons ce matin l’ ATLANTIS PARADISE ISLAND, complexe hôtelier du milliardaire Sol Kerzner, qui est le second employeur de l’état des Bahamas (6000 employés). Son extrême rentabilité a poussé son propriétaire à en construire un deuxième à Dubaï ATLANTIS The Palm où nous avons eu la chance de séjourner il y a deux ans. La particularité de cet hôtel est d’abriter l’un des plus grands aquarium du monde qui réunit près de 200 espèces marines dans 11 millions de m3 d’eau. Guillaume et les parents feront cette visite, pendant que Florence et moi, connaissant celui de Dubaï, rejoignons la marina colorée de l’Atlantis pour faire une pause au Starbuck.

Dans le casino de l’hôtel maman dépouille Sol Kerzner de quelques dollars sur un bandit manchot. Nous regagnons le centre ville de Nassau par le Sydney Poitier bridge, afin d’avoir une vue aérienne sur l’Atlantis et sur le port de croisière. Au sommet du pont, nous constatons que le Mediterranea qui paraissait si gros hier, n’est plus qu’un petit joueur au milieu des 130 000 tonnes affichées par le carnival Breeze et le Disney Dream. Info pour les futurs visiteurs : sur la carte de l’île nous constatons qu’il existe un petit ferry permettant de rallier l’Atlantis du terminal pour à peine 3 dollars. Nous regagnons le bateau après une dégustation de Cake au rhum dans la ville et c’est déjà l’heure de la ripaille où nous retrouvons les parents et Guillaume enchantés de leur visite. L’après midi nous repartons vers la plage de Junkanoo beach qui se trouve à proximité du terminal. Mais nous n’y restons pas longtemps puisque le soleil n’est toujours pas là ;–( Au retour nous faisons un crochet par le straw market, un marché de la vannerie sans grand intérêt mais qui nous permet d’apprécier le départ du Carnival Breeze si démesuré derrière les huttes des petits marchands de sac de plage ! Le soir après un bon dîner bien arrosé d’un vin californien blanc dont j’ai oublié le nom, c’est la première incursion dans la boite de nuit du navire : « Disco Selva ». L’endroit est sympa même s’il n’y a pas foule quand nous y rentrons vers minuit. La main lourde d’Isaac sur les doses de whisky dans mon coca précipiteront mon retour vers la cabine 7184.

Samedi 2 mars 2013 Journée de navigation

Pour démarrer cette première journée de navigation nous prenons le petit déjeuner dans nos cabines, afin de profiter de notre balcon avec vue imprenable sur l’océan. Nous transférons la table des parents de notre côté car il n’était visiblement pas possible d’ouvrir la séparation des terrasses (pour les futurs croisiéristes en cabines communicantes, l’ouverture de cette porte de séparation se fait par une clé carrée de pompiers). Le petite déjeuner est copieux, même très copieux puisque la veille nous avions sélectionné toutes les options du menu ! Pendant que les filles sont à l’aquagym sous les ordres d’une italienne gironde et bronzée, je me risque sur la piste de footing du navire, un anneau jaune d’une centaine de mètres sur lequel je fais 100 tours… en changeant de sens à la mi-course pour casser la monotonie de ce manège infernal ! Trop court pour vraiment y prendre du plaisir. Mais le sport sur le navire ça se passe essentiellement dans la salle de gymnastique Olympia au pont 10. C’est là que presque quotidiennement se retrouvent les boulimiques de sport, les beaux italiens bronzés, mais aussi ceux, qui de manière préventive, éliminent les calories ingurgitées chaque soir au repas ! (nous faisons plutôt partie de cette dernière catégorie). Le dîner est vraiment une très bonne surprise à laquelle nous ne nous attendions pas. Nous pensions avoir une cuisine basique servie en abondance, industrielle ou surgelée mais il n’en fût rien… Pour ces repas qui sont, il faut le dire, une vrai fête, le point d’orgue de la journée, c’est une vrai cuisine élégante et savoureuse servie à la carte par des serveurs tirés à 4 épingles. Sur la carte tout est possible ! Que souhaitez vous ce soir monsieur ? Le menu ? Plusieurs entrées ? Tous les plats ? Aucun problème monsieur, vous pouvez goûter à tout ! Un vrai bon moment ponctué d’entractes animées par des serveurs attentionnés qui n’hésitent pas à faire le spectacle en faisant danser les dames à chaque table. Vraiment la grande classe, d’autant plus que l’élégance du costume pour les hommes et des robes de soirée pour les dames, qui nous avait un peu effrayés dans un premier temps, ajoute un côté magique à la soirée. C’est l’occasion de se faire photographier comme des stars et de s’imaginer un destin à la Jack Dawson ou Rose De Witt Bukater… Pas jusqu’au dénouement final quand même ! Aujourd’hui nous retiendrons également que le soleil n’est toujours pas au rendez vous, que le casino tourne à plein régime et que papa s’est trouvé quelques concurrents dans sa marche matinale sur le pont du navire. Guillaume l’a surpris en train de dépasser énergiquement un concurrent qui avait eu l’audace de le dépasser au tour précédent… C’est l’esprit de compétition Fauré qui frappe ! Même ici au milieu de la mer des Caraïbes. Durant la nuit nous naviguerons avec une route sud-est dans l’océan Atlantique, à environ 20 miles de l’archipel des Bahamas, de l’île de San Salvador et de notre destination, l’archipel des îles Caïcos. Merci pour ces infos commandant Matéo ;–)

Dimanche 3 mars îles turks and Caïcos 08h00 – 12h30 – temps variable 26°

Arrivée aujourd’hui aux iles turks and caicos département britanniques perdus au milieu des Caraïbes. C’est encore sous un soleil voilé que nous débarquons ça commence vraiment à manquer d’autant plus que le paysage est superbe. Le bateau accoste prés d’une plage de rêve très proche et donc propice aux photographies avec le bateau en arrière plan. Patience… une petite éclaircie à notre départ sauvera les clichés. guillaume attendra cette éclaircie ce matin sur la plage et nous faussera compagnie pour la matinée. Son envie de soleil est plus forte que tout ! Nous débarquons donc au signal sur cette île. Un passage obligé dans les boutiques de détaxe sans aucun intérêt et nous voilà dans un taxi direction cockburn town la capitale de l’île. A première vue rien de bien folichon à visiter dans cette ville mais nous partons quand même déterminés à faire connaissance avec les autochtones ! arrêt dans le centre où il n’y à personne nous passons derrière le village pour avoir une Vue sur les marais salants (instructifs, grâce aux panneaux explicatifs ) puis nous revenons vers la prison du centre ville qui semble aménager pour les visites. Le garde nous renseigne mais cela ne nous intéresse guère. Notre intérêt est irrésistiblement attiré par une petite musique qui s’échappe de l’église qui fait face à la prison. Je me risque a demander au garde de la prison si notre présence poserait un problème, il se renseigne et nous voilà installé au milieu d’un office évangélique haïtien. Pour mes parents totalement étranger aux pratiques évangélique c’est la grande surprise. Présentations embrassades nous n’échappons à rien. Le sermon du révérend est à la hauteur de nos attentes. Engagé, passionné c’est l’église évangélique. Les prêcheurs pleurent , supplient, ma mère est submergées par l’émotion et trouve là son plus beau souvenir de voyage. Comme quoi l’aventure à du bon !

Nous revenons au bateau par les bordures de plages déchaînées. Guigui a pu se baigner, il parade sur la superbe plage avec enfin le soleil au RDV ! Un petit coup d’oeil sur le musée de la Nasa (oui monsieur) car John Glenn a atterri dans le coin après son vol spatial. On remonte à bord du bateau où une pizza party nous attend, puis c’est l’heure de la sieste et du sport pour guigui et moi, toujours adeptes de la salle olympia où nous avons nos petites habitudes avec le cdt de bord Mateo Fava! Le soir spectacle avec Alex Carroli (véritable gymnaste aux talents multiples) arrosé de quelques apéritifs musclés en famille avant le repas du soir qui sera suivi d’un buffet de minuit constitué essentiellement de desserts (50 mètres de buffet) que les filles louperont en allant au lit trop tôt! Ce ne sera pas le cas des hommes qui finiront dans la boite de nuit pour la deuxième fois!! Ocho Rios, Jamaïque le 4 mars 12h00 – 18h00 – temps variable 28°

Aujourd’hui nous arrivons en Jamaïque. L’escale est prévue à 12h et nous avons donc le temps de faire notre sport quotidien, même papa qui annonce fièrement 45 tours des ponts du navire soit plus de 11km. Pour cette escale nous avons programmé une activité commune pour toute la famille : l’ascension des chutes de Dunn’s. Il ne s’agit pas des chutes les plus fantastiques que nous ayons vues, mais l’aménagement et le soleil aidant, c’est un vrai moment de plaisir où maman fera même sa téméraire en empruntant les chemins de traverses avec nous pour gravir les chutes. Nous n’avons malheureusement pas de photos de cette ascension, notre photographe reporter Bernard ayant rencontré un problème de mise au point ! Ambiance reggae de rigueur en sortant du parc (Jamaïque oblige) parmi les vendeurs ambulants tous rasta à souhait. Nous retiendrons également notre passage à Dolphin’s Cove en sortant des chutes qui nous a permis de regarder les diverses démonstrations avec ces merveilleux mammifères. Soleil couchant sur les côtes de Jamaïque au retour, séance photo obligatoire en famille sur notre balcon terrasse à bord du Mediterranea. La nouvelle de la journée c’est l’arrivée du grand beau temps, le vrai grand beau temps que nous attendions, on va quand même pas passer notre temps à courir après le soleil dans les Caraïbes ! Pour fêter ça, c’est la tournée de tout le monde au bar. Il faut pas grand chose !

Grand Cayman le 5 mars 09h00-18h00 – beau temps 28°

Aujourd’hui grande journée (9h-18h) à Grand Cayman, paradis des plages et paradis fiscal, les banques sont omniprésentes (la finance est vraiment l’activité principale de l’île). C’est une Journée où chacun fera sa vie puisque Florence et moi allons rencontrer les raies Pastenagues sur un sand bank (banc de sable) , Guillaume va se faire bronzer sur la plus belle plage de l’île (seven mile beach), tandis que papa et maman testeront le petit train du centre ville avant de remonter sur le bateau. Notre excursion démarre assez tôt car Stingray City est située de l’autre côté de l’île. Ballade agréable en bus jusqu’à l’embarquement où nous pouvons apercevoir quelques iguanes le long du chenal. Nous accostons à Stingray city une demi heure après le départ. De nombreux touristes sont déjà là. La densité de raies Pastenagues présentes est incroyable. Du haut du bateau on peut voir toutes les petites taches brunes dans l’océan, c’est vraiment impressionnant.

Nous ne pensions pas en voir autant, et avoir tant de proximité avec les bestioles. On s’équipe ( masques, chaussures ) et c’est la rencontre ! Les raies sont douces et câlines c’est assez incroyable. Il est possible de les caresser, de les nourrir, et de nager avec elles, un vrai beau souvenir. Nous regagnons le bus environ une heure plus tard. Nous demandons au chauffeur de nous déposer à Seven Miles Beach. C’est à mi-chemin entre le départ pour les raies et le bateau. La plage est grandiose, bordée d’un sable d’une blancheur éclatante. Nous trouvons un petit coin tranquille pour nous installer puis nous passons une partie de l’après midi à l’ombre d’un filao avant de nous réfugier dans un centre commercial très américain pour acheter donuts et milk shake ( on ne mange sans doute pas assez à bord du bateau!!! ). Pour le retour nous partagerons avec une résidente chargée de courses, un taxi qui nous ramènera vers la dernière chaloupe une demi heure avant le départ du bateau. Guillaume s’est aussi trouvé un coin de plage tranquille ( plus ensoleillé que la nôtre, ses pieds s’en souviendront !) et papa et maman semblent satisfaits de leur tour en petit train. Ce soir on recule l’horloge d’une heure, passage au fuseau d’Amérique du sud oblige. Une journée complète de navigation nous attend avant d’atteindre Roatan au Honduras, patrie de German notre steward ( responsable de notre chambre ) qui descendra également à terre pour voir femme et enfants quelques heures. Un article concernant le régime du personnel embarqué à bord qui travaille 8 mois pour 2 mois de congés. Les 2 personnes auxquelles nous avons affaire chaque jour sont German et notre serveur philippin Chrisostomos. Ils sont attentionnés et super efficaces. Comme chaque employé du navire d’ailleurs une autre grosse satisfaction du voyage : le service.

journée en mer le 6 mars temps variable 30°

deuxième journée en mer de notre croisière alors que nous faisons route vers l’Amérique du sud et les côtes du Honduras. A bord du bateau nous avons nos habitudes, sport pour Guillaume et moi, tour des ponts pour papa, casino pour maman et cours de Salsa pour Florence. Mais avant ça c’est l’heure de la visite des cuisines du navire avec Grégoire l’hôte francophone du séjour. Nous nous réunissons dans un premier temps au théâtre Osiris où Grégoire nous fait un speech agrémenté de quelques diapos, puis nous partons vers les cuisines où c’est le branle bas de combat. Tout est en ordre de bataille pour le repas de midi. La première surprise c’est la propreté. Tout est vraiment rutilant dans cet espace qui sert quotidiennement des milliers de repas.

Ensuite c’est l’organisation. En témoigne cette fiche recette scotchée sur un frigo. Beaucoup d’apéros pour moi aujourd’hui qui trinque avant le cours de Salsa, après et avant le repas de midi, je me ballade tel un pacha sur les ponts du navire, mes verres de martini à la main. Je me risque au cours de Salsa malgré l’ivresse légère et en profite pour filmer les déhanchés de ma femme. Dans l’après midi il y a une vente spéciale à bord. J’y risque un oeil. Il s’agit d’une vente de montres et de stylos Belle and Roses ( comme ils disent ). Oui vous avez bien entendu il n’y pas d’erreurs, ce n’est pas Bell and Ross. C’est vraiment cheap mais ça ne semble pas décourager les croisiéristes qui achètent en nombre. Ah ces italiens, l’imitation c’est leur truc ! Dans l’aprés midi nous offrons à maman quelques billets de bingo, ce qui nous permet de déguster un très bon cappuccino dans le salon où le tirage est effectué. Costa c’est quand même l’Italie, super bon le cappuccino! Le spectacle du soir est orchestré par un grand ténor italien qui nous émeut beaucoup, la présentation du show en 5 langues est toujours dirigée par le grand Max le directeur de croisière, très drôle, très charismatique ( vu les cris des croisiéristes allemands, il doit être teuton.) Ce soir après le repas c’est soirée blanche ( nous ne serons pas totalement blancs, personne ne nous ayant prévenu du dress code avant le départ ). Les danseurs du navire rejoindront les passagers pendant la soirée, ce qui nous permet d’admirer de plus près la sculpturale Natalia une danseuse black caliente ! Et pour finir c’est une démonstration de sculpture sur végétaux (mangues, citrouilles) nous apprendrons qu’il s’agit d’une spécialité de certains cuisiniers philippins. Impressionnant.

Jeudi 7 mars 2013 ISLA ROATAN ONDURAS 08h00 – 16h00 – beau temps 30°

Arrivée aujourd’hui au Honduras. Nous avons décidé de faire une sortie groupée vers la plus belle plage de l’île Tabyana Beach du côté de West Bay. Il s’agit d’une plage aux eaux translucides très proche de la barrière de corail. Sur le port, Guigui, Flo, maman et moi nous trouvons un chauffeur de taxi qui accepte de nous emmener au niveau du Bananarama hôtel et de nous y attendre jusqu’à 14h. Papa reste au niveau du village d’accostage pour y faire sa promenade. Le chauffeur du taxi est peu loquace et essaye de nous vendre durant le trajet « le canopy » l’attraction tyrolienne de l’île au parc Gumbalimba. Arrivé sur place il se gare sur un parking et encaisse la deuxième moitié de notre course à 40 euros, de bonne guerre cela vaut bien l’attente jusqu’à 14h. Malgré la foule nous trouvons un coin tranquille sur la plage et c’est l’installation. Ne m’étant pas encombré de mon masque et tuba j’en loue sur la plage pour 2 euros! Nous commençons à explorer les fonds riches en variétés de poissons mais toutefois moins gros que ceux vus en Mer Rouge. C’est tout de même un spectacle éblouissant avec une mention spéciale au snorkling à la frontière de la barrière, tout près du bleu profond ! De retour sur le quai d’embarquement nous achetons quelques cartes postales et je déguste une glace offerte par le personnel de la cie princess qui ont leur bateau amarré juste à cote du notre. L’eau est translucide sur le ponton, des poissons multicolores virevoltent au pied du bateau! Des honduriens jouent de la musique folklorique pour notre départ, un touriste anglais ivre se fait prendre en photo avec eux, il est ridicule, c’est aussi ça le tourisme de masse!

Vendrdi 8 mars 2013 Cozumel Mexique, 9h00 – 19h00 Beau temps 30°

Escale attendue de notre croisière voici enfin le Mexique où nous arrivons sous un super soleil. Pour Guillaume, Flo et moi ce sera aujourd’hui une journée complète de visite entre les ruines de Tulum et le parc de Xel Ha. Les parents quant à eux vont visiter des ruines maya à san gervasio à proximité de playa del Carmen lieu du débarquement. Quant à nous, nous prenons un bus vers Tulum accompagnés d’une super guide francophone. Nous avons la chance d’être nombreux pour cette excursion et nous bénéficions de notre propre guide aujourd’hui. (ce n’est pas du luxe à Tulum). Le temps du trajet nous pouvons ainsi nous enquérir de diverses infos sur les mexicains et les environs du site maya. La riviera aux alentours est un haut lieu du springbreak américain donc densément bordée d’hôtels luxueux. Nous arrivons sur le site vers 10h30 et nous y resterons 1H30 montre en main. C’est court mais le prix à payer pour admirer ce site exceptionnel en étant croisiériste. Il était impossible de faire l’impasse sur cet endroit, et encore plus en étant sur ce site en bordure des eaux limpides mexicaines. Après quelques explications culturelles et des centaines de photographies nous quittons les lieux avec le regret de ne pouvoir y passer plus de temps, notamment pour la baignade su la plage en contrebas des ruines, accessible par un charmant escalier en bois. Notre repas de midi est programmée au parc de Xel Ha où un buffet mexicain nous attend. Nous traversons par la suite ce parc où sont visibles quelques poissons dans des lagunes aménagées, mais restons franchement déçus par les lieux en rapport avec les autres fonds que nous avons pu voir au Honduras. Peut être faudrait t-il prévoir une excursion plus longue à Tulum? Mais elle n’existe malheureusement pas dans le catalogue Costa, et venir ici par ses propres moyens et trop dangereux avec le délai de route pour attraper la dernière chaloupe. Nous regagnons le navire sous un superbe soleil couchant. Cette nuit nous changerons une dernière fois d’heure en avançant la pendule d’une heure pour revenir sur le fuseau de Miami.

Samedi 9 mars 2013 Journée en mer beau temps 30°

Dernière journée de navigation de notre croisière. Nous en profitons pour explorer les endroits du bateau que nous ne connaissions pas, comme par exemple la salle de jeu des enfants qui a une vue imprenable sur le pont de l’équipage. Nous faisons également une visite dans la petite chapelle du navire où nous constatons que des touristes se sont éclatés sur le livre d’or « satan est mon seul dieu » et nous emportons une image de saint Elme le patron des marins ! D’un téléphone du navire nous appelons la cabine des parents avec un fort accent espagnol, pour signaler un prétendu problème. Problemo problemo madame Fauré !!! Crise de rire. Ce soir pour fêter la fin de la croisière une soirée romaine est donnée. Des toges sont distribuées dans nos cabines avec un fascicule comportant le mode d’emploi pour les enfiler. Florence et moi faisons honneur aux toges tandis que les parents et Guillaume reste Smart. Nous préparons les valises, qui seront rassemblées sur le pont dans la nuit. Une dernière soirée qui se termine à la boite de nuit du navire puis nous rentrons dans nos cabines vers 1h00 du matin. Demain matin arrivée à Miami où nous restons deux jours avant le retour en France.

Dimanche 10 mars 2013 Miami débarquement à 10h00

Après un rassemblement au pont 10 nous retrouvons nos valises et un taxi sur le quai de débarquement. Un dernier petit tour dans nos cabines qui sont déjà préparées pour les nouveaux arrivants et en route vers notre hôtel, à seulement à dix minutes du bateau. La plus courte course que n’ai eu à faire notre taxi selon ses dires. Il y a beaucoup de monde dans cet Holiday Inn qui a visiblement été pris d’assaut par d’autres croisiéristes du MSC Poésie, de retour de 4 jours dans les Caraïbes. Dans le lobby nous discutons avec un groupe de marseillais habitués des croisières qui nous confie être très satisfait des prestations à bord. Ah ces retraités les petits veinards. Nous découvrons notre chambre, vaste avec deux grands lits et un sofa bed convertible qui lui s’avérera peu confortable ! Mais qu’importe nous sommes ensemble, nous rentrons d’une croisière dans les Caraïbes et nous sommes à Miami !!! Le reste de la matinée est consacré à la recherche d’un restaurant. Nous trouvons notre bonheur sur Bayside Market Place au bord de la marina. L’après midi nous embarquons pour la fameuse croisière Millionaire’s row où nous naviguerons à proximité de Star Island et Fisher Island, lieux de villégiature de stars telles que Shaquille o’ Neal, Sinatra ou encore Shakira. Au départ du bateau dans le chenal, une vedette nous frôle avec à son bord une superbe paire de fesses qui s’agite de haut en bas pour amuser les touristes. Papa n’en perd pas une miette et pense que malgré leurs lacunes culinaires ces américains ont de la ressource ! Au retour les hommes prennent la direction de l’American Airlines Arena où nous allons voir jouer les champions en titre, les Miami Heat contre les Indiana Pacers. Pendant ce temps là maman et Flo se baignent dans la piscine de l’hôtel puis vont se promener dans le centre commercial de Market Place. Nous arrivons dans l’arena vers 17h30 où la foule est déjà en place, bien compacte. Je récupère mes places réservées plusieurs mois auparavant via le « Will Call » (échange des places sur présentation de l’ID) et nous prenons place dans notre tribune section 401 rang 4.

Des places en hauteur tout en haut du dôme, mais idéales pour une vue d’ensemble avec un excellent rapport d’ambiance. L’American Airlines Arena est vraiment un superbe endroit. A chacun des étages nous trouvons de quoi nous restaurer et les places sont idéalement situées pour apprécier le spectacle (pourtant à 30 dollars à peine! ). C’est vraiment un grand show ! De la présentation des joueurs au moindre temps mort, tout est spectacle ! Le savoir-faire américain parle, il y a rien à dire ils savent vendre. Papa est très étonné par la capacité de nos voisins de travées à ingurgiter pizzas, hot dog et bières à tout moment du match ! (Ils passent tout leur temps à manger ma parole!). A l’extérieur Flo et Maman font la queue pour nous obtenir une table au Hooters de Market Place. C’est bien là bas que nous les retrouverons mais nous n’y mangerons pas à cause d’un mauvais emplacement de la table. Les jolies serveuses de la franchise attendrons le lendemain pour nous revoir. Ce soir c’est au restaurant Forrest Gump que nous mangerons. Une bonne assiette de friture rien de tel pour bien dormir ! Maman en fera malheureusement les frais une partie de la nuit !!! Nous rentrons tout de même repus et guillerets de cette soirée sur Bayside et nous nous endormons du sommeil du juste (sauf maman qui est malade!) dans notre immense chambre (pour Flo et moi ce sera quand même un peu dur sur le sofa bed!) Demain dernière journée sur le sol américain avant notre vol prévu en soirée.

lundi 11 mars 2013 Miami Embarquement aéroport 18h55

Dernier jour de voyage pour la famille Fauré ! Nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner au RDC de notre hôtel. Papa a droit au buffet mais il ne prendra qu’un café avec un croissant. Pour avoir un croissant il faut payer un buffet au holyday inn… Ça c’est une société de consommation ;–) Dans la matinée nous visitons le centre de Miami en metromovers, il s’agit d’un métro aérien gratuit sillonnant le centre de la ville. C’est une belle ballade, il fait beau et nous poursuivons la visite à pied à la recherche d’un bureau de poste. Les cartes postales achetées la veille n’attendent plus que l’affranchissement pour être envoyées. Trouver un bureau de poste c’est une tâche qui à l’air relativement simple, surtout dans un grande ville comme Miami. C’est pourtant avec les plus grandes difficultés que nous trouvons un bureau de l’USPS (US postal service) dans un immeuble confidentiel du centre ville (sur Brickell Av) même l’employée de la poste semble surprise de nous voir ici ! Voilà qui ne va pas redorer le blason des USA aux yeux de papa ! Il doit penser qu’il est bien plus simple d’acheter un timbre à l’Honor de Cos et c’est sûrement vrai ! Flo, Guillou et moi nous mangeons enfin au Hooters de Biscayne Bay, tandis que nous confions papa et maman aux mains des employés d’un grill argentin à volonté ( ils en ont assez de la nourriture américaine, enfin surtout papa ! ). Chez HOOTERS la nourriture est conforme à notre attente ( soit : de la grosse cavalerie américaine ! ) je vais y manger mes dernières chili cheese fries du séjour ! Ce qui démarque cet établissement des autres ce sont les serveuses: sexy en diable qui doivent vraisemblablement passer un casting avant d’être embauchées. Nous retrouvons papa et maman ravis de leur repas au grill argentin où il pleuvait de la viandeautant que dans les rêves les plus fous de papa ! Un tour au Hard Rock Café voisin où Flo effectue quelques achats, un passage à la boutique des Miami Heat, où je trouve une visière qui pourrait, qui sait, parfaitement être adaptée à l’UTMB ! Et c’est déjà l’heure du taxi vers l’aéroport commandé par la réception de l’hôtel. En arrivant dans l’aérogare nous dépensons nos derniers dollars en café et friandises puis c’est l’heure de notre vol retour vers CDG : AF7185 à 18h55. Nous savions que le temps à l’arrivée n’était pas au mieux mais nous étions loin d’imaginer les difficultés à venir. Air France m’avait pourtant envoyé un mail conseillant le report du vol, mais une fois n’est pas coutume, je n’avais pas consulté les emails. Le vol se déroule néanmoins sans inquiétude et comme il se doit arrosé au champagne ! Au réveil nous sommes en mode mode grand blanc, c’est à gros flocons qu’il neige sur la capitale…

Mardi 12 mars 2013 Paris Arrivée aéroport CDG à 08h20 grand blanc, 25cm de neige -3°

L’appareil perd de l’altitude puis, à quelques mètres, au moment de toucher la piste, relance les gaz pour repartir. Grand silence dans l’appareil. Je dois avouer que c’est bien la première fois que j’ai une frayeur sérieuse en avion ! S’ensuivent de longues minutes sans aucune explication … Le commandant de bord s’adresse enfin à nous en expliquant que des rafales de vent au pied des pistes empêchent l’appareil d’atterrir dans de bonnes conditions. Dans l’appareil, nous entendons les mouches voler ! Un petit quart d’heure plus tard notre 777 atterrit enfin sans problème. Inutile de vous dire que c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le commandant pose l’appareil. Avec les intempéries c’est un bazar sans nom qui s’empare de l’aérogare et de la gare TGV de Roissy.

Tous les trains venant du nord sont apparemment annulés. Nous attendons 2 bonnes heures nos bagages pour cause de gel des fermetures de soute et manque de personnels au sol. Dans la gare TGV, des couvertures et des chocolats chauds sont distribués, nous finissons vraiment en beauté ! Après avoir demandé à Air France un formulaire de réclamation (et bien oui nous sommes français quand même ! nous allons réclamer pour la forme, même si Air France ne peut pas faire grand chose contre la neige !) Papa et maman descendent vers MONTAUBAN, Guillaume doit rentrer à MELUN et nous sur LYON. Miraculeusement chacun prendra place dans un train adéquat aux différentes destinations en début d’après midi. Après un atterrissage à 8h20 et au vu des conditions climatiques, je crois que nous pouvons parler de miracle ! Pour l’anecdote nous obtiendrons 75 euros chacun de la part d’Air France, qui ne demande rien n’a rien ! En quelques mots, une superbe croisière en famille qui restera un de mes plus beau souvenir de voyage! Le point fort: nous étions ensemble et cela ça n’a pas de prix ! Le prix parlons en ! En quelques chiffres clés et quelques références voici les données techniques de ce trip. ————————————————————————————————— Les vols : air France Bruxelles-Miami : aller départ Bruxelles AF7182 07h05 gare BRUXELLES MIDI-08h20 arrivée PARIS CDG puis AF690 PARIS CDG 10h50 arrivée MIAMI 14H40- retour départ Miami 18h55 le 11 mars 2013 arrivée CDG 08h20 le 12 mars 2013: 564 euros + Thalys vers Bruxelles 30 euros Frais ESTA USA: 10.3 euros La croisière COSTA Mediterranea cabines 7182-7184 Premium balcon accollées avec suppléments all-inclusive (19.5 euros/jour): 1352 euros Les faux frais à bord + excursions : 300 euros Hôtel IBIS Bruxelles midi : 38 euros Crest hôtel suites Miami le 26 et 27/02: 67 euros Hôtel holyday inn port of Miami Downtown : 37 euros (grande chambre 5 places) Transports, excursions et repas sur Miami : 170 euros (le 26 et 27/02 le 10 et 11/03) Match Miami Heat – Indiana Pacers section 401, row 4, seats 5-7 par TICKETMASTER : 36.82 euros Excursions Miami tout company (audio guide français Miami + everglades) 44 euros Le train retour de CDG vers nos différentes destinations fut gracieusement offert par la SNCF puisqu’il n’y eu aucun contrôle et que nous n’avions pas de billets. Le capharnaüm ambiant a fait que c’était sauve qui peut sans billet et sans reproches ! Le plaisir d’être avec ceux qu’on aime au bout du monde PRICELESS ;–)

Le récit original est sur notre blog http://www.thefloatingspace.com Retrouvez les photos de cet article sur Picasa Web Album Des vidéos sont également disponibles sur Youtube
Souvenirs d'une croisière "Au Fil du Danube" English translation pending
by Capucine18 · 2013-11-25 · 70 replies
😉 Bonjour

La croisière de 12 jours que je vais vous compter a été effectuée en mai 2013, juste avant les grandes inondations qui ont ravagé les Pays de l'Est de l'Europe. Des villes et des villages, une dizaine de jours après notre passage, étaient inondés par le Danube.

Certains d'entre vous seront sûrement intéressés par cette croisière qui permet de découvrir la navigation fluviale avec de magnifiques paysages, des villes inconnues (pour nous !) et une compagnie de croisières allemande MS/AROSA possédant des bateaux impeccables. Nous avons acheté notre voyage à Rivages du Monde par l'intermédiaire des Voyages Philibert à Caluire.

Donc c'est parti pour 12 jours de croisière sur le "Beau Danube Bleu" !!!!!!

Lyon/Munich/Passau (Allemagne)

5 h du matin le réveil sonne … mais je suis réveillée bien avant !

Tout le monde est fin prêt : valises, pochette de voyage à portée de main, et nous voilà partis pour l’Aéroport de Lyon /St Exupéry à environ 45 mn de chez nos enfants. Le trafic est peu important mais un accident vient de se produire sur l’autre sens de circulation les secours viennent juste d’arriver et la voiture n’est pas … »belle » à voir …

Bernard nous dépose au terminal 2 et nous voilà partis Christelle, Bernard (le mien) et moi-même pour un rodéo dans l’aéroport car bien sûr nous n’avons fait que de regarder le billet d’avion pas la convocation …pour des personnes connaissant le métier ce n’est pas fort ! Mais nous arrivons au terminal 1 où nous attends un assistant (pas très aimable…) qui vas nous conduire à l’enregistrement et c’est reparti dans l’autre sens !!!! Nous sommes 16 clients Philibert. Le premier contact n’est pas des plus agréable mais nous allons bien voir la suite !

Christelle et Bernard nous quittent et nous voilà entrain d’enregistrer nos valises aux comptoirs Lufthansa avec les autres clients Philibert et toujours pas un mot ni même un sourire pourtant j’essaie d’engager la conversation mais rien n’y fait ! Enfin on verra bien par la suite !

Les valises sont enregistrées, maintenant passage au contrôle douanier, bien entendu tout le monde plus où moins « sonne » et nous ne passons pas au travers ! Voilà Bernard entrain de quitter ses chaussures, enlever la ceinture, les lunettes enfin c’est presque amusant mais les douaniers ne rigolent pas … et me voilà dans la même situation mais moi j’ai droit à la fouille au corps et pas discret ! en bout de ligne de bagages mais bon ce « petit cinéma » détend l’atmosphère avec nos autres compagnons de voyage.

Et l’attente commence !

Vol LH2247 à destination de Munich …nous annonce « la voix » de l’aéroport , il est 8 h 55 nous décollons à l’heure dans 1 h 20 nous serons dans la capitale de la Bavière .

L’avion est confortable, un petit ..;tout petit "en cas" nous est proposé avec boisson à volonté …. Enfin ne soyons pas difficile on vas se « goinfrer » durant 12 jours une petite diète ne feras pas de mal !!!!!

A peine au-dessus des nuages que nous commençons notre descente .

La campagne bavaroise s’étend à nos pieds, le paysage est sympa, le vert et le jaune des champs fait un charmant tableau.

L’atterrissage se fait sans encombre. Direction la récupération des bagages , nous sommes dans les premiers, nous laissons nos compagnons se débrouiller et partons à la recherche de la sortie … et de l’accompagnateur de « Rivages du Monde » le TO de cette croisière. La pancarte est là tenue par une jeune femme qui nous accueille avec un charmant sourire . Boyana c’est son prénom ! Ils sont trois accompagnateurs 2 filles et un garçon et ils sont Serbes

Nous sommes conduits au car avec lequel nous allons visiter la ville de Munich puis ensuite direction Passau.

Tranquillement nous nous installons à nos places préférées …au fond ! Tout le monde est tassé devant et nous deux à l‘aise …derrière ! Il est pas loin de midi et il commence a y avoir un léger soucis … allons nous déjeuner quelque part ? depuis 5 h c’est un peu long !!!

Voilà notre car qui démarre après un comptage en règle de notre accompagnatrice. Les autres accompagnateurs attendent d’autres groupes dont des Québécois, je pense à mon amie Monique !

La pluie commence à faire son apparition sur la route entre l’aéroport et l’entrée de Munich (30 Kms environ). Nous passons tout à côté de l’Aréna fief du Bayern, les voyageurs se demande de quoi il s’agit Capucine un peu tordue ne bronche pas « ils n’ont qu’à chercher ».

Nous avons récupéré une guide à l’entrée de la ville capitale de la Bavière que j’ai visité plusieurs fois au volant de mon car. Il tombe des trombes d’eau, impossible de faire les arrêts prévus. La guide nous explique tant bien que mal la ville de Munich et son passé. Elle nous propose de nous conduire aux installation olympiques des JO de 1972, terrible souvenirs dans la mémoire olympique :Septembre Noir a pris en otages des sportifs israéliens et le tout c’est terminé par une tuerie qui a laissé un souvenir épouvantable sur ces JO.

Il pleut toujours autant lorsque nous arrivons tout près du centre ville et de la place Marienplatz et ses superbes bâtiments. Aujourd’hui nous ne verrons pas les personnages du clocheton de horloge sonner midi car voilà déjà longtemps que l’heure du repas est passée . La guide nous propose d’aller jusque sur la place pour acheter des sandwiches car aucun arrêt n’est prévu de Munich à Passau vu les conditions de circulation dues aux trombes d’eaux tombants dans la région . Donc si on veut manger et bien casse-croûte dans le car ! Pour nous pas de souci car nous sommes habitués mais certains rouspètent un peu. Le conducteur possède des bouteilles d’eau donc pas de problème … le seul c’est d’aller sur la place !!! Mais comme la faim fait sortir le loup du bois, nous voilà tous partis chercher des victuailles. Une fois les emplettes faites nous revenons au car dégoulinants d’eau .

Et là départ pour Passau . Munich ? et bien je n’avais déjà pas tellement aimé cette ville mais là c’est la catastrophe …pourvu que la suite soit ensoleillée !!!!!!!

Le trajet de Munich à Passau est d’ environ 3 h et se déroule sans souci … tout le monde fait la sieste !! même Capucine

En arrivant à Passau nous découvrons ce fleuve mythique, le Danube .

De nombreux bateaux sont amarrés aux quais en centre ville mais le notre est accosté à l’extérieur de la ville.

Passau est située sur le Danube à la confluence de la rivière l’Inn qui arrive d’Autriche et qui passe par Innsbruck .

Passau possède une très belle et imposante cathédrale St Etienne. La ville est la dernière ville allemande avant la frontière autrichienne et se situe dans la province de Bavière. On la surnomme la « Venise bavaroise » ……..

Voilà notre bateau, le MS/AROSA RIVA, avec sa rose rouge peinte sur la proue.

Nous identifions nos valises et le personnel de bord vas se charger de nous les livrer dans nos cabines .

L’accueil est fort agréable. Un charmant membre de l’équipage nous accueille en offrant une magnifique rose rouge à chaque passagère et les autres membres de l’équipage nous font une haie d’honneur en nous dirigeant vers nos cabines.

Notre cabine est la 120 au pont Principal, tout en bas au ras des flots, au milieu du bateau. Nous angoissons un peu car ayant l’habitude des grosses unités et des cabines balcon comment allons nous supporter le confinement ?

Nous entrons dans notre résidence de 12 jours et sommes agréablement surpris.

La déco est sympa, un grand lit, un bureau avec miroir, des placards dans l’entrée, un fauteuil et un grand sofa juste sous la fenêtre et là effectivement nous sommes …à portée de main du Danube !

La salle de bain est fonctionnelle, un peu étroite pour Bernard mais ce n’est pas un drame. Les rangements sont fait de petits casiers sur la droite du lavabo qui s’avéreront très pratiques.

Sur le lit sont déposés notre carte/clef, un mot de notre femme de chambre qui est Philippine, le programme de la fin de journée et il est un peu chargé.

Nous sommes conviés a une collation au Lounge Bar et comme nous avons quand même un petit creux et pour …certain ..un grand creux nous décidons d’aller de suite nous restaurer.

Les bagages arrivent entre temps. Les rangements se feront plus tard ! Nous découvrons un sympathique buffet de douceurs salées et sucrées avec boissons chaudes ou froides à volonté servies par du personnel en gants blancs !

L’accueil est des plus attentionné. Nous nous installons dans le salon très lumineux et quatre personnes du groupe viennent se joindre à nous. Nous retournons, après cette prise de contact, à notre cabine et nos voisins de …salon sont nos voisins de cabines. Rendez vous est pris pour 19 h 15 pour la réunion d’information, pour les règles de sécurité et pour la vente des excursions. Les rangements mis à notre disposition sont impeccables, tout est en ordre nous pouvons un peu souffler car la fatigue commence à se faire sentir .

A plus

Capucine
Manifestations en Thaïlande: partir ou pas dans le pays? English translation pending
by SuisseChris · 2013-11-25 · 349 replies
Bonjour,

Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.

Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....

Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !

Partir ou ne pas partir ?

Quel est votre avis

Au plaisir de vous lire 🙂

PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Que voir en... Albanie English translation pending
by VoyageForum · 2013-11-22 · 82 replies
Que voir en Albanie ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

1- La CôteAppolonia : important site archéologique greco-romain proche de la ville de Fier."Bunkers d'Hodja" : tout le long de la côte on peut encore voir les vestiges des 800 000 bunkers construits sous la présidence d'Hodja dans les années 1960/70.Byllist : à côté de Vlorë, pas loin de la mer, Byllis est le second site archéologique d'Albanie.Butrint : au sud de la station balnéaire de Sarandë, Butrint est un important site archéologique antique classé au patrimoine de l'UNESCO.Dhermï : petite station balnéaire de la Riviera albanaise entre Vlorë et Sarandë. Le village possède de vieux édifices et deux monastères.Durrës : port principal d'Albanie, y compris pour les ferries en provenance d'Italie. Quelques témoignages de son passé antique subsistent encore.Lezhë : sur la côte nord, une petite ville avec les vestiges d'une forteresse.Riviera albanaise : c'est la partie littorale qui court en gros de Vlorë à Sarandë. Entre ces deux stations balnéaires la côte y est encore assez sauvage et les infrastructures touristiques limitées.Sarandë : face à l'île de Corfou (ferries), la station balnéaire nichée dans une jolie baie est devenue un haut lieu touristique à la fois pour ses plages mais aussi la proximité de Butrint classé à l'UNESCO.Vlorë : à la fois deuxième port du pays et station balnéaire du sud de l'Albanie.Patrimoine naturelLagune de Karavastase : c'est une des plus importantes lagunes de Méditerranée. On peut y voir nombre d'oiseaux, dont beaucoup de pélicans.Llogara : ce parc montagneux domine la Riviera albanaise et est apprécié des randonneurs. Depuis le sommet du col de la Llogara on bénéficie d'un superbe panorama sur les environs.2- L'intérieur Berat : cette ville du sud-est est classée à l'UNESCO pour son superbe centre historique et sa citadelle.Elbasan : grande ville du centre de l'Albanie.Gjirokastre : proche de la frontière grecque, la ville est inscrite à l'UNESCO pour sa très belle architecture ottomane et sa citadelle.Korçë : souvent désignée comme la capitale culturelle d'Albanie, cette agglomération du sud-est abrite plusieurs musées et un vieux bazar.Krujë : une ancienne forteresse, un musée et un bazar aux vieilles boutiques sont les principaux attraits de cette ville située au nord de Tirana.Moscopole : cette bourgade du sud-est et ses environs abritent plusieurs vieilles églises orthodoxes et monastères.Pogradec : sur la rive sud du lac d'Orhid, à côté de la Macédoine, c'est la base pour découvrir le lac (baignade, activités nautiques) et ses environs (petits villages, sites archéologiques).Shkoder : située en bordure du lac du même nom, c'est la grande ville du nord connue pour sa forteresse, ses édifices religieux et son bazar.Tirana : la capitale albanaise présente un intéressant mélange d'architecture ancienne, soviétique et contemporaine. Patrimoine naturel Alpes albanaises : cette chaine de montagne du nord du pays offre de beaux paysages de canyons, vallées, lacs et rivières. On peut aussi y randonner.Lac d'Ohrid : à cheval sur l'Albanie et la Macédoine, ce grand lac permet la baignade et diverses activités nautiques.Lac de Prespa : un grand lac commun à l'Albanie, la Macédoine et la Grèce. On trouve plusieurs églises byzantines sur son pourtour. Le lac abrite d'importantes colonies d'oiseaux, notamment de pélicans.Lac de Shkoder : à cheval entre l'Albanie et le Monténégro où il est appelé Parc National du Lac de Skadar, ce grand lac accueille nombre d'espèces d'oiseaux.Parc National de Lura : ce parc de la région nord-est offre de beaux paysages avec plusieurs lacs, ainsi qu'une faune assez riche (ours, loups, lynx…). On peut y randonner.Parc National du Mont Dajti : tout proche de Tirana, il est très fréquenté par les habitants de la capitale. On peut y randonner dans de beaux paysages de montagne.Parc National de Shebenik-Jabllanice : au centre de l'Albanie, c'est une zone montagneuse assez désertique dans laquelle vivent notamment des ours, loups et lynx. On peut y randonner.Parc National de Theti : c'est le plus petit des deux parcs des Alpes albanaises avec une belle cascade comme première attraction.Parc National de Tomorr : près de la ville de Bérat un joli parc de montagne où on peut randonner.Parc National de la Vallée de Valbona : c'est un des deux parcs des Alpes albanaises avec de beaux paysages.3- Le plus apprécié...

Alpes albanaises; Berat; Butrint; Gjirokastre; Parc National de Shebenik-Jabllanice; Parc National de Theti; Parc National de la Vallée de Valbona; Riviera albanaise; Sarandë; Tirana.

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Retour d'expérience: Arizona... + San Diego! octobre 2013 English translation pending
by Pong · 2013-11-21 · 278 replies
Bonsoir, Alors avant d'oublier tous les détails (intéressants) de mon dernier séjour, voici quelques retours d'expériences, qui je l'espère, seront utiles aux futurs forumeurs... Arrivé le 17 octobre 2013, juste pour la réouverture du "shutdown", bonjour le stress ces derniers jours...🤪 🏴‍☠️ Vol direct sans histoire avec Air Tahiti Nui : nouveaux fauteuils (un peu plus profilés j'ai l'impression) et surtout nouveaux écrans ! En fait des tablettes 10 pouces, HD, prise casque et USB, large choix de films, feuilletons, jeux, ... ça fait plaisir de ne pas avoir les yeux éclatés à fixer un petit écran qui grésille ! 😉 Coup de chance à l'arrivée à LAX : nous inaugurons la nouvelle aire d'accueil, très spacieuse, et personne à attendre à l'immigration, ni aux douanes ! Yes ! 😛 Du coup me voici à peine 1/4 d'h après la sortie de l'avion à prendre la navette pour Alamo ! 😮 Je me prépare à me battre comme un beau diable pour résister à toutes les tentatives d'arnaques, mais voilà que 10 mn plus tard je suis devant le parking des "compactes" après avoir échangé un "bonjour-au revoir" au guichet ! 🙂 Le parking est vide... mais voilà qu'arrive une belle voiture bleue toute rutilante, pas si "compacte" que ça finalement, les pneus sont en bon état, ... alors Hop ! C'est parti ! 😎



Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏











Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴‍☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊





Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎





J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...









Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !





L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎





C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎



Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)
Retour de Birmanie: compte rendu et conseils English translation pending
by Bavaria · 2013-11-21 · 24 replies
Bonjour à tous, De retour d’un voyage de 2 semaines au Myanmar, je vous propose un petit compte rendu et des conseils qui j’espère vous seront utiles.

Itinéraire classique :

Yangon : 2jours Bagan : 4jours Kalaw : 1jour Trek Kalaw : 3jours Lac Inle : 1jour Mandalay : 4jours

Avec le recul, il aurait été préférable de faire une journée de plus à Yangon et au lac Inle (pour profiter plus longuement de Nyaungshwe) et d’enlever un jour à Bagan et à Mandalay.

Après plusieurs années d’attente et d’impatience à l’idée de visiter ce pays, je dois dire que mon émerveillement fût au delà de ce que j’avais imaginé. Je redoutais un peu le manque d’authenticité en raison de la hausse constante du tourisme, à part quelques détails que j’exposerai plus bas, il n’en est rien.

Du genre « précautionneux » j’avais choisi de ne prendre aucun risque en réservant tous les hôtels bien avant le départ, certains sites forums et guides prévenants du manque d’offres de chambres à certains endroits. Il n’a pas été très compliqué d’obtenir des confirmations de réservations par mail ou par téléphone.

Nous sommes donc partis à trois potes, dont un qui s’est décidé une semaine avant le départ. Cela ne lui a posé aucun problème pour l’hôtellerie (début de la saison touristique). Soit il nous était proposé un extra bed, soit il réservait sur Agoda (qui ne propose en revanche que peu d’hôtel à bon prix type auberge/maison de caractère mais plutôt des établissements type « hôtels chinois ». Mais cela reste une bonne solution en dernière minute).

Concernant le budget, hormis le vol international Paris-Bangkok, nous avons dépensé environs 1000 euros chacun, bien en deçà de ce que nous avions imaginé (transport AirAsia Thaïlande-Myanmar + 3 vols intérieurs/hôtels/restos/dépenses courantes, etc.), et ce en se faisant relativement plaisir.

A rapporter:

Essayez de prévoir de petits cadeaux style petits savons ou produits de beauté, échantillons de parfums (pour les gens qui passent à Hong Kong, les magasins SaSa vendent des tout petits flacons de parfum, et cela fait très plaisir). Malheureusement nous n’avions rien de tout ça, nous l’avons vraiment regretté. N’hésitez pas à apporter un peu de vous, comme des photos de votre lieu de vie, de vos familles, etc. Les Birmans sont extrêmement curieux.

Prévoyez de bonnes sandales permettant les longues marches confortables en ville et le déchaussage rapide pour l’accès aux temples (une bonne vingtaine de fois par jours à certains endroits !). Perso j’ai du mal à supporter les claquettes type « string ficelle » qui défoncent les pieds… Une lampe frontale est effectivement bien utile, l’éclairage public étant très rare, les rues regorgent de cavité d’égouts ouverts. Des vêtements chauds si vous vous rendez dans des zones montagneuses comme Kalaw ou Inle. La température baisse fortement la nuit, et le tout est très humide. Un bon spray anti moustique, une bonne crème solaire, chapeau, casquette, etc.

Argent : Je pense qu’on peut désormais abandonner l’idée d’apporter uniquement des dollars US, du moins si vous vous rendez dans les coins le plus touristiques. Premièrement, il ne nous a pratiquement jamais été demandé de payer exclusivement en $, nous avions toujours la possibilité de payer en kyats les hôtels, les taxes d’entrées, etc. De plus, tous les bureaux de change acceptent les euros et les prennent certains jours à un meilleurs taux que la monnaie US. Vous pouvez peut être par précaution emporter une ou deux centaines de dollars au cas où. Pas la peine de se prendre la tête à aller dans un bureau de change à Paris, si vous êtes en escale quelque part avant le Myanmar, comme à Bangkok, ils ont des billets neufs. Les euros en à peu près bon état des distributeurs français font très bien l’affaire. Par contre attention : j’avais changé mes euros en dollars à YES CHANGE à Paris. Ils m’ont remis une toute nouvelle série de billets de 100$ fraichement sorti et m’ont assuré qu’ils seraient acceptés sans problème. Résultat : ils m’ont été acceptés uniquement à Yangon. Les hôtels et bureaux de change à Bagan / Inle / Mandalay n’en voulaient pas car ils ne les avaient jamais encore vu en circulation. Donc prudence. Privilégiez les billets de 50$ qui sont changés au même taux que les billets de 100$ (ce qui n’est pas le cas des coupures inférieurs). Concernant les distributeurs de billets, effectivement ils fleurissent de partout (dans certains hôtels, dans la rue, dans les aéroports, même à la paya shwedagon ! Par contre la plupart n’acceptent pas encore les cartes visas ou mastercards, cela n’est qu’une question de temps je pense. On m’a conseillé de retirer dans les DAB de la KBZ banque. Ne changez pas/plus au marché noir, (on ne nous l’a d’ailleurs proposé qu’une fois dans le rue).

Itinéraire en détail :

Yangon Arrivée dans la capitale depuis Bangkok avec AirAsia. Passage de la douane très efficace, avec en prime un petit « bonjour, comment allez vous ? » de la part du douanier. Nous avons changé une poigné de $ en kyats à l’arrivée pour le taxi qui nous a pris 7000Kts pour le trajet vers nos hôtels.

Hôtel : Classique Inn Double à 80$ la nuit. Bel endroit qui rappel plus une maison d’hôte qu’un hôtel, dans un quartier calme, à côté du siège de AirBagan. Un peu à l'écart du centre (trajet en taxi 3000kts/20minutes). Kalya, la gérante, est une dame adorable avec qui je correspondais depuis des semaines pour la réservation de billets d’avion et autres conseils. Très belle maison coloniale de caractère, très joliment décorée. Le petit déjeuner est servi sur la terrasse. Je recommande si vous souhaitez démarrer votre séjour paisiblement J

Une fois installé nous avons pris un taxi pour rallier le centre ville. Première belle rencontre : Aung, notre chauffeur, qui nous a timidement demandé s’il pouvait se joindre à nous pour le déjeuner (en précisant qu’il paierait sa part). Il nous a emmené au restaurant Aung Thukha, coup de cœur du Lonely. Très bon repas birman, vous choisissez parmi plusieurs plats derrière une vitre des curry de viandes, du poisson, des légumes, le tout accompagné des traditionnels « athoke », mélange de salades, légumes crûs et aromates ainsi que les délicieuses feuilles de thé marinées avec des cacahuètes grillées. Puis Aung nous a déposé gratuitement à la Paya Shwedagon où nous avons passé 2 heures, dont une sous la pluie. Le lieu est incroyable, on y ressent une foi énorme, beaucoup d’habitants de Yangon y viennent en famille y passer la fin de journée pour pique-niquer, beaucoup de pèlerins et de touristes, mais le tout dans le calme. La pluie aidant, nous avons bavardé avec quelques familles s’abritant sous les lieux protégés. Il faut y aller au moins une heure avant la tombé de la nuit pour admirer le lieux sous différentes expositions. En repartant nous rencontrons deux gars, un italien et un français qui nous propose de partager un taxi pour aller boire des bières et manger du côté de la Paya Sule, à l’est du quartier chinois. Attention même à Yangon, tout ferme relativement tôt, et à 21h30 nous n’avons trouvé qu’un restaurant indien pour diner.

Le lendemain, nous avons fait la promenade à pied du Lonely jusqu’au marché Bogyoke, malheureusement fermé le lundi. Déjeuner au Danu Phyu Daw Saw Yee Myanama. Relativement déçu. Malgré le bon accueil, l’addition est assez élevée pour un simple repas birman. Puis direction la gare centrale pour la Yangon circle line. Arrivé sur le quai, on vous fait signe de rentrer dans une petite cabine pour y présenter son passeport et s’acquitter d’un dollar (et uniquement en $) par passager. Le voyage n’est pas désagréable, mais la boucle complète dure 3 heures, ça devient très monotone et redondant. Heureusement que les rencontres et l’engagement des conversations sont faciles, ce qui au final rend cette escapade forte agréable. Une fois revenu à la gare de Yangon, nous prenons un taxi pour nous rendre au Seri Beauty and Health, centre de massage traditionnel birman (très moyen malgré l’excellent accueil). Retour à l’hôtel assez tôt car vol pour Bagan le lendemain très tôt. Nous partons de Yangon avec une légère frustration de ne pas avoir pu prendre le temps de bien découvrir la ville, la pluie nous ayant largement ralenti.

Bagan Arrivée à l’aéroport de Nyaung U vers 7h30, taxi jusqu’à Nyaung U et notre hôtel 5000k.

Hotêl : New Park Hotel Bon emplacement dans un quartier agréable, un peu excentré de l’avenue principale, entouré de petits restos, agences de voyages, boutiques, etc. Chambre à 50$ réservée par email avec le gérant vivant à Yangon. Virement bancaire vers un compte HSBC en Malaisie pour confirmer la resa. Nous avons pu obtenir un extra bed pour 10$ de plus pour notre ami. La chambre est très spacieuse, et dispose d’une terrasse. Gros point négatif : accueil glacial des deux personnes à la réception, pas un sourire, très peu bavard et pas du tout aimable ou disponible (et ce sur la totalité du séjour). Il nous a été demandé de payer 200kts pour un coup de fil de 10secondes pour confirmer une prochaine réservation, ou 1000k pour une pauvre carte du site de Bagan qui fait plus penser à une brochure publicitaire. Pas très commercial lorsqu’on lâche 240 euros pour 4 nuits. Le reste du personnel est en revanche fort agréable et disponible.

Concernant le site de Bagan, c’est vraiment fabuleux ! Nous avons fait le choix de louer ces fameuses « e-bike » pour 8000 k/jour, sorte de mobylettes électriques chinoises comme on voit beaucoup là-bas. Bon certes, ça n’est pas très discret : look flashy, bruit d’alarme insupportable lorsqu’on coupe le contact (difficile d’arriver discrètement à un temple) mais cela permet de s’éloigner pas mal des sentiers battus, de circuler dans les villages, autour des groupes de temples, et même sur les chemins en terre et sable. En cas de pépin technique pas de panique, les vendeurs d’essence au bord de la route disposent du matériel adéquat pour vous aider (nous avons crevé, en 10 minutes une rustine était posée). Je conseil de prendre au moins 2 journées complètes pour explorer le site très vaste. Dans les plus gros temples, de jeunes filles polyglottes vous attendent et savent s’y prendre en vous séparant du groupe pour vous faire la visite puis pour vous emmener à leurs boutiques. Un simple non merci ferme mais amical suffit. Mais ne les repoussez pas systématiquement, cela nous a valut une nouvelle fois de belles rencontres et nous a permis d’échanger sur leur mode de vie, leur vision du pays, leurs ambitions, etc. Vous rencontrerez aussi beaucoup de vendeurs de peintures sur sable, qui prétendent chacun être des artistes. Vous vous rendrez vite compte que toutes les toilent sont les mêmes et sont certainement faites en usine ailleurs, surement au Bangladesh ou en Chine.

Nous avons fait une excursion d’une journée au mont Popa en louant via l’hôtel une voiture pour 5 personnes pour 7000k la journée !! Une bonne affaire. C’est à mon avis absolument pas utile, à moins d’être fasciné par les singes voleurs. Malgré tout, la route d’un peu plus d’une heure est sympa. En passant sur un chantier de réfection de la chausser, toutes les femmes ouvrières se sont arrêtées de travailler pour nous saluer de la main. Un moment fort. Chauffeur très atypique qui nous a laissé conduire quelques kilomètres au retour, fous rires assurés !

Le marché de Nyaung U est fort sympathique. Allez faire un tour au stand de MiMi, une très gentille dame dure en affaires à qui on a acheté quelques Longyi et des hauts sur-mesure faits en deux jours.

Pour de beaux couchés de soleils : Fuyez les temples conseillés par le Lonely, ils sont noirs de monde, entourés de bus, etc. Avec nos mobylettes électriques nous avons facilement trouvé des temples vides sur lesquels on peut monter et admirer le paysage SEUL ! N’hésitez pas à demander aux villageois les bons plans (surtout sur la route sud qui va de New Bagan à Nyaung U, villages de Pwa-Saw ou Minnathu).

Restaurants : A l’unanimité, notre meilleure adresse du séjour : - Bibo, tenu par Thant et son épouse. Resto thaï et birman proposant des menus à un prix imbattable et très savoureux. Thant est discret mais extrêmement sympa. L’adresse se trouve à l’angle de la rue menant au black bamboo (en face du panneau).

- Black Bamboo : très moyen, rien d’extraordinaire.

- Aroma 2 : bon sans plus, service très très lent et pas très agréable. - Shwe ya Su : plutôt pour boire et manger quelques grillades en apéro. Très bonne ambiance, idéale pour rencontrer des locaux autour d’une bonne bière. Personnel extrêmement jeune (12-16 ans) mais très efficace.

A old Bagan : - Be kind to animals the moon : Délicieux resto végétarien (a essayer absolument, la soupe de potiron au gingembre). L’accueil est très chaleureux.

Kalaw :

Vol Nyaung U – Heho puis taxi pour Kalaw (25 000k pour une heure de trajet). Kalaw, petite bourgade de montagne, est très agréable à visiter. Ambiance tibétaine/népalaise. N’hésitez pas à y rester deux jours plutôt que de le considérer comme une simple étape avant le trek.

Hotel : Eastern Paradise Motel. 25$ la chambre double, réservation faite par téléphone. Idéalement situé, tenu par une famille absolument charmante. Les chambres sont un peu vieillottes mais l’accueil réservé en vaut la peine. Juste à côté, allez faire un tour chez PA OH, tenu par un vieil homme nommé Soe Thein, physiotherapiste. Ses massages sont très requinquant !

Restos : Everest Nepali Food Centre : Bon accueil, bonne cuisine népalaise

Trek autour de Kalaw. J’avais à l’avance contacté deux agences par mail : A1 Trekking et Ever Smile qui avaient retenu mon intention sur divers forum. Ils n’ont pas eu de mal à me trouver et se sont présentés à l’hôtel dès notre arrivée. Nous avons fait le choix de A1 Trekking pour un trek un peu différent du circuit classique (la rando Kalaw-Inle sur trois jours étant semble-t-il la plus convoité, nous voulions éviter de croiser trop de monde). Prix : 40 dollars par personne pour 3 jours, incluant la nourriture (avec cuisinier personnel nous accompagnant sur le trek), l’eau, les deux nuits chez l’habitant. Sanlinn, le gérant, nous a donc concocté un parcours sur mesure : ce fût trois jours mémorable. Notre guide, Aung Phyoe, frère de Sanlinn, nous a admirablement fait découvrir sa région et sa passion pour la nature. La première nuit passée chez une famille fût merveilleuse : hôtes aux petits soins, maison traditionnelle tout en bois, village très agréable. La deuxième nuit fût moins sympa, la famille ne s’est pas vraiment intéressée à nous. Bon il faut se dire qu’ils en voient défiler presque tous les jours des randonneurs. Concernant le trek : rien de bien difficile, quelques montées ardues mais dans l’ensemble pas besoin d’être un grand sportif. Prévoir un sac pas trop rempli, de la crème solaire, du produit anti moustique et surtout des vêtement chauds car la nuit ça caille grave ! La température chute soudainement en pleine nuit, et le climat est relativement humide.

1er jour : Pause thé à Ywa Thit Palaung village, point de vue à palaung village et nuit dans une famille à Danu. 2ème jour: arrêt dans une école pour distribution de crayon, très bon moment passé avec les élèves, déjeuner chez une famille à taung yoe (paoh village) nuit à Ywapu. 3ème: Train Myin dike – Shwenyaung (extra !)

Les agences :

A1 Trekking

sanlinnkalaw@gmail.com

Ever Smile thuthu.klw@gmail.com

Lac Inle : Arrivée à la gare de Shwenyaung dans l’après midi. Attention les chauffeurs de taxi vous attendent et proposent des prix exorbitants pour rejoindre Nyaungshwe (12 km). Nous avons prix un TukTuk collectif pour 5000ks à trois (déjà très cher !).

Hotel : Princess Garden A l’écart de centre de Nyaungshwe, petits bungalows en bois et piscine, tout près d’un canal. Coucher du soleil sur la terrasse privative très sympa (belle vue sur les montagnes et la campagne environnante). Personnel très attentionné, petit cocktail offert le soir lors de votre retour d’excursion. Petit conseil : repérez vous bien le premier jour pour savoir comment retourner à l’hôtel la nuit. Nous l’avons cherché une bonne heure en vélos, les gens du quartier ne le connaissaient pas.

Nyaungshwe est assez agréable, nous n’y avons passé que très peu de temps (deux soirées), mais suffisamment pour sentir une atmosphère très détendu. Hormis l’avenue principale regroupant la plupart des restos et agences de voyages, n’hésitez pas à vous éloigner à vélo vers les quartiers extérieurs, les enfants et familles vous réserveront un accueil chaleureux.

Nous avons au hasard choisi une agence pour louer une pirogue à la journée. Mr A Tun Travel Agency. 10 000 kyats la journée + 5000 si vous souhaitez descendre un peu plus loin sur le lac. Le conducteur vient vous chercher à votre hôtel à l’heure convenue et vous partez à pied à l’embarcadère le plus proche. Attention à bien être clair avec lui sur le programme et insistez sur le fait que vous ne voulez pas de halte forcée dans des prétendues fabriques de tissus ou bijoux, là il touchera une commission. Pareil pour le resto, définissez avec l’agence le lieu ou vous souhaitez manger. Notre piroguier a choisi pour nous, ce fût le plus mauvais et cher restaurant du séjour. Attention pour le trajet matinal sur le lac, il fait assez froid. Prenez une veste que vous pourrez laisser ensuite sur la pirogue le reste de la journée.

A ne pas louper : - Le marché flottant de Nan Pan. Malgré le grand nombre de touristes, le marché est très fréquenté par les locaux. SI vous arrivez assez tôt vous pouvez assister à la vente de long bambous dont se servent les cultivateurs pour fabriquer la base des jardins flottants. - Inthein pour ses pagodes en ruines - Les autres étapes ne sont pas forcement très intéressantes (c’est à ce moment du voyage nous concernant l’overdose de temples et pagodes se fait ressentir), comme le monastère des chats sauteurs qui n’a rien d’exceptionnel. Essayez plutôt de définir avec l’agence des lieux plus sauvages, moins fréquentés, qui n’apparaissent pas forcement dans les guides. En revanche le passage dans les jardins flottants est très agréable.

Restaurants : - Lin Htett Myanmar Traditional Food : situé sur l’avenue principale, bonne cuisine, bon acceuil. - Green Chili : très bonne cuisine thaï dans un lieu fort agréable. Je recommande.

Mandalay :

Vol Heho – Mandalay avec air KBZ (vol assez flippant, des bruits pas très rassurants). L’aéroport de Mandalay n’est pas tout près, il faut compter environs 30 min de trajet. Taxi collectif négocié à 8000 k pour trois. L’arrivé à Mandalay surprend pas mal. On s’attendait à une ville comme Yangon, c’est à dire agréable à s’y aventurer sans trop de circulation. Ça fait plus penser à une nouvelle ville chinoise en plein essor. Circulation dense, rues poussiéreuses et bruyantes. Et puis après quelques heures on se dit que c’est bien là l’Asie comme on l’aime, un brin bordélique.

Hotel : Golden Mandalay Hotel Très bien situé, sur le 19th, l’avenue qui part à l’Est du palais. Lieu agréable, gros bungalows. 35$ la nuit, possibilité d’ajouter un extra bed pour 10$. En revanche l’accueil n’a pas été toujours très chaleureux sur les trois jours passés. Les chambres méritent une bonne remise à neuf, surtout la salle de bain vétuste et sale. Les serviettes mises à disposition étaient marron de saleté, et l’eau chaude rarement disponible. De plus, le jour du départ, il nous a été demandé de payer les bouteilles d’eau remise chaque jour dans la chambre. (il ne s’agissait pas de mini bar). Je recommande tout de même cet hôtel compte tenu de l’état de l’hôtellerie à Mandalay.

Premier conseil à prendre en compte : le prix des taxis à Mandalay est exorbitant ! (5000kts la moindre course, négociable très difficilement à 3000kts). Organisez vous bien soit en négociant un chauffeur à la journée (entre 10 000 et 12 000 la journée si vous restez dans Mandalay) soit en louant des motos/scooters. C’est cette dernière option que nous avons choisit. La plupart des gens vous diront que c’est interdit. C’est faux, leur but étant de vous négocier un chauffeur. Nous avons croisé beaucoup de policiers, certains à qui nous avons même demandé notre chemin. Pour la sécurité il n’y a pas de problème, il suffit de ne pas prendre la confiance trop rapidement et de rester prudent. La vitesse moyenne dans Mandalay et ses environs est de 40 km/h. Utilisez votre klaxon lors des croisements, et faites attention aux gens qui s’insèrent des les voies sans regarder.

Location de deux roues chez Rain Forest Thai restaurant (en face du Marie Min restaurant). Tenu par un natif de Mandalay originaire du Bangladesh, vrai commerçant mais très honnête et respectueux des règles de sécurité. Il vous remettra un petit livret complet d’informations utiles sur Mandalay et ses règles de conduite. Prix pour une journée : 8000Kts la moto de marque chinoise, 20 000 le scooter automatique (négocié à 15 000).

Visite dans Mandalay Honnêtement, la visite du palais ne vaut vraiment pas la peine. La circulation y est très stricte, mise à part le palais en lui même, vous ne pourrez aller nul part ailleurs (les militaires de Mandalay logent dans l’enceinte). Le palais en lui même ne présente aucun intérêt.

A faire : le quartier des fabricants de feuilles d’or, La paya Mahamuni et le quartier des sculpteurs de buddha (impressionnant), le coucher de soleil à l’ancien view point (très bel endroit, belles scènes de vie de quartiers proches du fleuve), le secteur nord-est du palais regroupant plusieurs paya, la colline de Mandalay pour le coucher du soleil (attention prendre de l’avance si vous montez à pied, compter 30 bonnes minutes).

Autour de Mandalay : Si vous louez des deux roues, n’hésitez pas à demander votre chemin le plus souvent possible car il n’y a presque pas de panneaux. - Mingun et son stupa inachevé - La colline de Sagaing - Village d’Inwa (énorme coup de cœur, passez-y du temps, les environs sont magnifiques) - Coucher du soleil au Pont U Bein (conseil, admirez-le en terrasse d’un petit restaurant au bord du lac du coté Nord- Est du pont vers la paya Kyauktawgyi).

Attention soyer prudent si vous regagnez Mandalay de nuit en deux roues. Demandez bien votre chemin le plus souvent possible. Nous avons fait 20km de trop en direction de Yangon L

Fin du séjour, vol AirAsia Mandalay-Bangkok. Un petit « hope see you next time » de la part du douanier qui fait très plaisir.

Absolument enchanté par ce premier (et certainement pas dernier) séjour. Nous n’imaginions pas que la race humaine pouvait encore être aussi gentille et chaleureuse quelque part dans le monde. En deux semaines nous n’avons –presque- jamais croisé de personne désagréable, malhonnête (le « presque » pour les réceptions d’hôtels à Bagan et Mandalay). Chaque regard que vous croiserez sera accompagné d’un sourire, d’un Mingalaba ! Personne ne refusera de vous aider. Prenez soin de ce trésor !

En espérant vous avoir donné quelques bons conseils, c’est avec plaisir que je répondrai à d’autres questions. Bon voyage !
Tour du Dhaulagiri English translation pending
by Gazipach9 · 2013-11-20 · 26 replies
Je publie aujourd'hui mon livre de bord concernant le trek du tour du Dhaulagiri en espérant qu'il puisse contribuer à la préparation de nouvelles aventures comme nous avons nous même été aidés au travers de ce forum. Le même texte avec les photos se trouve sur mon site (jeanfrancoisdeleval.com) Trek du Tour du Dhaulagiri

De Darbang à Marpha

Du 4 au 19 octobre 2013

Notre objectif:

Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.

Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.

Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.

Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (
http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)

Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.

Situation Sacs à dos: Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.

Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places

Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.

Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.

Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.

J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.

J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..

J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.

Agenda :

Altitude à l’étape

Altitude en fonction de la distance

Le trek au jour le jour

1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures

Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…

C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.

Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.

2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures

Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.

Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)

3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures

Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.

Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.

Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.

Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.

Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .

Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.

4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…

Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.

Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.

Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !

Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.

5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures

C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.

Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.

Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.

Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.

Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.

Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.

Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…

Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !

En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.

Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.

Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !

Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.

7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens

Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.

Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…

Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.

Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.

Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.

8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.

*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h

La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.

Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.

En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.

Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.

10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.

Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.

Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.

Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.

Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.

La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.

11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri

Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.

Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.

Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !

Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.

La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.

12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.

La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.

Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.

Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.

Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.

13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.

Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.

Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.

Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…

C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.

Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.

Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.

14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h

On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.

Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.

Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.

La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.

Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !

15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.

Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.

Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.

La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.

Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.

Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.

16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h

Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.

Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.

Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.

Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.

C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.

Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.

Retour :

Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.

Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.

Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.

Enseignements :

Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !

La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.

Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)

La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.

Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?

La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...

Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.

Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.

Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué

Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
Choix de destination pour un safari English translation pending
by Cagnon · 2013-11-16 · 80 replies
Bonjour,

Nous hésitons sur prochaine destination pour faire un SAFARI

Voici comment nous voyons les choses et nos intérrogations , merci de nous dire si on se trompe:

KENYA: - pays à risque depuis attentats?? - pays à risque pour la fièvre jaune?? nous ne pouvons pas faire ce vaccin car contre indication médicale. Vaccin obligatoire pour autorités ET/OU par réel risque de maladie - possibilité d'avoir raner francophone?? - A voir: masai mara , amboseli, tsavo, mont kenya et meru

Le réel avantage que nous voyons pour ce pays (outre le safari en lui meme) c'est que c pas trop aussi contraignant au niveau nombre d'heure d'avion en comparaison par ex au Botswana et pareillement au niveau du prix si on le compare à ce dernier pays.

TANZANIE: - Vaccin fievre obligatoire pas obligatoire sauf si on vient d'un pays à risque ou si on va à zanzibar - possible d'avoir ranger francophone - A voir : serenheti, tarangire, ngonrongoro Arusha manyara

ca commence à se corser au niveau du prix 🤪

BOTSWANA + chutes - pas de vaccin fievre jaune obligatoire - diversité dans la façon de faire le safari: mokoro , bateau , 4x4 , petit avion dessus l'Okavango et helico au dessus des chute - beaucoup d'heures et de changements d'avion

TRES TRES CHER : au moins du 5000 euro par personne si on veut voir les principales choses, NON?? meilleure période : aout pour le delta et à partir de septembre les chutes se "tarissent "

MERCI DE NOUS DIRE SI ON EST DANS LE VRAI

Des cimes du Lesotho aux abysses d'Aliwal Shoal, un voyage au Sud de l'Afrique English translation pending
by AirOne · 2013-11-13 · 323 replies
On y monte enfin dans cet avion, on y va enfin dans ce pays, depuis le temps que je le prépare ce voyage, c'est pas trop tôt ! Lufthansa , Boeing747 , équipage teutonique peu avenant mais efficace, fauteuils très durs, le cul du Germain est sans doute couvert d'un cuir tanné le rendant totalement insensible à l'appui prolongé et le mettant à l'abri de l'escarre...il n'en va pas de même du mien. Heureusement Greta et Hilde, si elle ne sont plus toutes jeunes restent très efficaces. C'est un mystère cet équipage, jamais vu une moyenne d'âge aussi élevée sur un vol long courrier, comme si l'avion avait été fourni avec ses hôtesses. Tout se passe bien et on arrive à l'heure, changement un peu short à Francfort mais ça le fait, tout ça pour 800€ AR, il y a moins cher, mais ces départs le soir avec arrivée le matin me conviennent. Joburg Joburg Joburg : nous voici ! Personne ne nous attend ? Ha ! Si, là , derrière , un panneau pour nous , le taxi qui doit nous conduire chez bushtrackers Nous sommes très bien accueillis, nous avons réservé un Hilux 2.5 Toyota, vrai 4x4 mais pas très puissant, suffisant pour passer la plupart des pistes du Lesotho, assez haut pour faire un game drive confortable. Ce n'est pas donné bien sûr : environs 17 000 Rands pour 17 jours de location. je ne regretterai pas ce choix même si nous aurions pu nous en passer et économiser dans les 500 € en choisissant un autre véhicule. Mais un tel véhicule a des inconvénients outre son prix, il est extrêmement volumineux et assez peu manoeuvrant, de plus ils n'en disposent pas avec vitesse automatique, il faut donc passer les vitesses main gauche, on s'y fait vite mais se faire la main dans une grande ville comme Joburg/Pretoria n'est pas simple...Bien, nous commençons par naviguer dans le quartier pour faire les courses, nous n'avons pas de tente de toit mais nous avons un frigo à bord, ce qui est bien pratique. Quartier de blancs, quartier blindé, quartier gardé, quartier fliqué, quartier vidéo surveillé, quartier fil de fer barbelé , quartier armé , quartier bien calme pourtant...nous allons au super marché le plus proche et faisons nos courses, des employés vous aident à vous garer à remplir votre coffre, à sortir de votre place , tout ça avec force sourires, c'est agréable. La pauvreté est là, à chaque carrefour on mendie. Nous quittons la ville, au sud quelques bidonvilles et des quartiers en dur de petites maisons toutes pareilles qui contrastent avec les quartiers surprotégés. L'Afrique du Sud est en pleine mutation, les mendiants ne sont pas tous des noirs... Nous ferons le plein près de Villiers le réservoir fait 150 l et la jauge commence à baisser quand vous en avez consommé 90. L'essence n'est pas chère, moins de 1€ le l mais avec cette bagnole, c'est un budget. Les paysages de plaine commencent à se hérisser de petites montagnes, puis de plus grandes, nous arrivons à la frontière du Lesotho ( prononcer Lisoutou) à Caledonspoort, nous dormirons à Camelroc guestfarm (chalet 10)

, un endroit très sympathique fréquenté par des familles sudaf en WE. Un bel endroit. Le confort n'est pas optimal, les chambres sont exigües , la literie moyenne, la cuisine et la salle de bain pas bien grandes non plus mais on y est bien dans cette petite baraque éloignée des autres. Il est intéressant de noter que la petite piste qui conduit à notre logement est tellement défoncée que la plupart des petites voitures 2 roues motrices ne passeraient pas ! Nous verrons des Blesbock et nos premiers oiseaux tisserands, très beaux oiseaux ubiquitaires dans le pays, c'est le printemps, on refait les nids.

Orage et pluies diluviennes dans la nuit Les propriétaires sont très sympathiques et nous quitterons ce lieu presque à regret. Mais le Lesotho nous attend. Le passage de la frontière est simple et rapide, au delà, l'ambiance change, nous arrivons rapidement à Butha Buthe, premier contact avec ces petites villes Basotho et leurs multiples échoppes, beaucoup de monde, circulation très lente, ambiances. Le Lesotho est sec et les fortes pluies de la veille ont fait du bien, les gens sont heureux, les flaques d'eau sont une réjouissance , ici on souhaite la pluie aux autres comme on leur souhaiterait le bonheur ou la fortune. Ce pays est avant tout agricole, l'eau y est donc indispensable, pas d'eau , pas de pâturages et les bêtes meurent en nombre, pas d'eau et le maïs ne pousse pas, pas d'eau et pas de papa : cette farine de maïs mélangée à de l'eau bouillante, plat de base du basotho. Les enfants le mangent dans la rue. Paysages de plateaux, nous sommes à 1600 m. Nous nous arrêtons à Leribe au craft center pour acheter quelques lainages mohair locaux de belle qualité, nous prendrons aussi une petite carte papier du pays qui s'avèrera précieuse et plus fiable que T4A. A Teyateyaneng nous bifurquons à gauche vers Ha Kome caves, non que nous ayons envie de visiter ce lieu qui ne me semble pas très indispensable, mais juste pour quitter cette route principale pas mal fréquentée. Jusqu'à Ha Kome, la route est magnifique, toute neuve, quand nous prenons la direction sud, c'est une gravel road en assez bon état mais avec quelques passages plus délicats, les pluies provoquent un ravinement qui laisse apparaître la roche sous-jacente, on s'en fout : on a un quaquat' ! Des bergers partout. Et des villages Ici, nous devenons beaucoup plus incongrus, exotiques, inhabituels, nous provoquons la curiosité, sourires, saluts, rires des enfants. Bientôt l'heure du picnic arrive et nous nous arrêtons. Rapidement, 2 jeunes bergers arrivent et se plantent à 10 m : ils nous observent. Je vais les trouver armé de quelques biscuits et d'un coca, ils sont ravis, ils me photographient avec mon propre appareil, je fais de même, échange de bons procédés... Puis d'autres bergers approchent, encore plus jeunes, distribution générale ! Ca rit, ça parle fort , les chiens s'en mêlent et se battent en eux, les vaches faméliques en profitent pour s'éloigner, un gamin part en courant et en gueulant pour récupérer son troupeau. Nous décidons de partir. Et je l'ai vu. Il a fini sa canette et l'a tout simplement jetée par terre, tache rouge obscène dans ce paysage magnifique...que faire, m'arrêter, la ramasser sans rien dire et repartir ? Lui faire la leçon ? Qui suis-je pour ça ? Alors je l'ai laissée par terre, souvenir peu glorieux de mon passage sur cette terre magnifique. Nous nous éloignons dans la balèze auto, laissant un Lesotho un peu plus sale. Dans la voiture, il se sent moins à l'aise Otto euh pardon Erwan, un peu comme une femme qui aurait perdu les eaux tôt...Ha!Ha!Ha! Bon, OK , j'arrête. Nous rejoignons la route près de Nazareth...Halleluïa !!! J'ai déjà entendu ce nom là quelque part me dit Fanny...bon sang, c'est une honte me dis-je, mes enfants ne sont même pas baptisés et sont religieusement complètement incultes. C'est normal, lui dis-je, c'est là qu'est né Boudha. Boudha est né là au Lesotho ? C'est pas plutôt Jésus ? Avance Sabine mon épouse qui ne s'est pas contentée de regarder la Bible : elle l'a ouverte ! Ah ! Oui, bien sûr, pas Boudha : Jésus ! Mais il n'est pas né au Lesotho ? Si ? Tente timidement Camille. Heu, non, en fait il est né à Nazareth en Galilée, et comme ils sont croyants ici, ils ont appelé leur ville Nazareth en l'honneur du Christ...si ça se trouve, il y a aussi une statue de lui quelque part... Ah! Roma à gauche, je tourne. De forts belles falaises et une université, nous traversons direction Semonkong, la route est magnifique jusqu'à 40 km du but...ça se corse, la piste est bonne , mais il y a parfois des zones de travaux, la route est en construction ce qui rend parfois l'état de la piste franchement scabreux, la pluie n'a pas arrangé les choses et ça patine, par endroit il faut passer en 4x4. Nous montons toujours, les paysages se font plus rudes, les villages plus isolés.



Une dame et une enfant font du stop dans la montagne, nous comprenons enfin en voyant une voiture s'arrêter pour d'autres, que ce signe l'index levé n'est pas un salut local, mais bel et bien le signe local de l'auto stoppeur. En repensant à tous ces gens à qui nous avons bêtement répondu par le même signe, un sourire niais barrant nos visages d'Européens mal dégrossis, le rouge nous monte aux joues...aux moins, ces 2 là profiteront de notre avancée culturelle...elles vont à Semonkong, nous les déposerons au village. le dialogue se fera par signes, elles ne parlent pas du tout l'anglais. Semonkong est un bled tout moche assez étalé, nous aurons du mal à trouver la "High school" que nous indique la dame et le chemin conduisant au lodge n'est pas fléché, honte suprême pour le grand mâle occidental, je me vois contraint de DEMANDER MON CHEMIN ! Les filles rient sous cape, ça fait longtemps qu'elles ont proposé cette solution, mais mon égo, ma culture, mes gènes , mes ancêtres, mon karma , mon orgueil et mon modjo : bref tout, absolument tout me hurlait qu'il ne fallait pas. Pourtant je le fis : " excusez moi monsieur, pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène au Semonkong lodge s'il vous plaît ? Car voyez vous, je ne le retrouve pas, je suis une larve , un moins que rien , un inutile , un parasite." demandais-je contrit à un local. A ma grande surprise, celui-ci m'indique la route sans me lancer le moindre regard méprisant ni même ironique. Je retrouve la réception tout seul bien aidé en cela par un énorme panneau : l'homme de tout à l'heure les aura prévenus de mon arrivée et ils ont fait le nécessaire. Les gros sont souvent des gens avenants, joviaux et accueillants, cet axiome a été battu en brèche par le dessinateur Cabu qui a créé les beaufs à Cabu, espèce de gros moustachus désagréables et , pour tout dire, très cons. Je me retrouve face à un beauf à Cabu, le patron du Semonkong Lodge. Sa blonde épouse est juste à côté, elle ne dira pas un mot, c'est dommage : elle est francophone et son sympathique mari se montre impatient que nous remplissions les formalités ( N° de passeports, N° d'immatriculation etc...ça prend du temps...). Bon, je reste détendu afin de nous donner une chance de ne pas gâcher tout notre passage ici, nous devons y rester 2 nuits tout de même... Merde ! Un beauf à Cabu : ici, à l'autre bout du monde ! Une charmante employée nous conduit à nos Rondavels, ils sont superbes, confortables, aménagés avec goût : une très bonne surprise après cet accueil glacial.
Récit de quinze jours en Oman (octobre - novembre 2013) English translation pending
by Xeta · 2013-11-11 · 51 replies
Janvier 2019 : ajout de photos à ce récit (je ne savais pas faire en 2013 😊). Les prix, le change ont pu changer depuis !

Voyage de quinze jours sur place en itinérant (du 25/10 au 10/11). Aucune réservation préalable d'hôtels. Juste l'avion via Oman Air réservé huit mois à l'avance et le 4x4 via Rentalcars (loueur final Hertz). Avons emporté petite tente, matelas de camping, duvets, réchaud et timbales. Itinéraire préparé grâce à l'Oman Off Road et aux nombreux conseils glanés sur les forums (merci à vous tous et bien sûr, mention spéciale à Gilles 😉). Nos journées étaient ponctuées de mini randos et de nombreux arrêts photos.

Jour 1, 26 octobre

Attente longue à l'arrivée à Mascate pour le change et l'obtention du visa (tarif plutôt élevé vu que nous restons plus de dix jours : 20 rials par personne. Première dépense chère vu le taux de change à 2,14 !). Prise en charge rapide du véhicule à l'aéroport. A défaut du Toyota Prado réservé, nous obtenons un Ford Explorer, boîte automatique. Direction Carrefour très facilement trouvé grâce aux indications précises de Gilles (sur la route 1 en direction de Sohar, laisser la sortie Nizwa sur la droite et continuer tout droit. La sortie pour le centre commercial est sur la droite peu après). Achat de café, céréales, lait en poudre, riz, sans oublier la cartouche de gaz pour notre réchaud ! Nous partons ensuite pour le fort de Nakhal. A l'instar des autres forts que nous verrons, nous nous contenterons de l'admirer et de le photographier de l'extérieur.





Dès ce premier site, nous constaterons que la préservation de l'environnement est loin d'être une préoccupation nationale (je ne porte pas de jugement, je crains que certains touristes contribuent malheureusement aussi à cette pollution tant écologique que visuelle).

Quelques photos sur le long de la route











Nous allons ensuite au wadi Mistall (OOR 16) où nous ferons une petite balade. 4x4 indispensable pour ce site !



Première nuit dans les montagnes, nous décidons de basculer les banquettes arrière du véhicule pour dormir allongés et y passerons la majorité de nos nuits en montagne.

Le jeu de la photo à retrouver continue... English translation pending
by Madikéra · 2013-11-10 · 962 replies
Bonjour,

Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...

Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!

C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Hong Kong début janvier avec enfants 5 ans English translation pending
by Sophieazerty · 2013-11-09 · 44 replies
Bonjour,

On envisage de passer qq jours à Hong Kong en janvier avec nos enfants (5ans).

L'idée est toute neuve donc je n'ai pas encore trop creusé mais voilà ce que je pensais faire :

- 1 (2 ?) jour à DisneyLand : d'après vous faut il justement y passer 1 ou 2 jours ? Dormir dans l'hôtel du parc ou en ville ? (Ou peut être 1 ou 2 nuit dans l'hôtel du parc et le reste en ville !)

- 1 jour Ocean Park : d'après les quelques photos que j'ai vues, il y a pas mal de jeux aquatiques donc est ce que c'est sympa même en hiver ?

- 2 / 3 jours : visite Hong Kong : chi lin Nunnery, Victoria Peak, Nan Lian garden, Big Buddha, tramway..(je ne me rends pas compte des distances et des temps de visite, ça fait peut être beaucoup ?!) Savez vous s'il existe des espèces de dîners-croisières pour voir la ville de nuit depuis la baie ? Ou la vue est peut être plus sympa depuis un restaurant panoramique ?

- 1 jour Macao avec trajet en helico dans un sens et ferry dans l'autre : un compaîgnie d'helico à me conseiller ? Je l'avais fait il y a de nombreuses années et j'en garde un très bon souvenir mais bien sur j'ai oublié le nom de la compagnie

Voilà, que pensez vous de tout ça ? Des suggestions ? (Sachant que nous voyageons avec nos jeunes enfants donc il faut aussi des activités qui leur plaisent, en tout cas durant la journée ;-)

Des hotels à recommander (catégorie 4/5* ) Mieux vaut dormir à HK "centre" ou kowloon ? Pensez vous qu'il soit judicieux de passer une nuit à Macao ?

Merci beaucoup pour vos conseils,

So
Premier voyage aux États-Unis English translation pending
by Wilnadou · 2013-11-07 · 545 replies
Bonjour, je m'appelle Nadia et en 2014 je vais enfin réaliser mon rêve: partir aux Etats Unis! Je suis très très excitée, et à la fois angoissée car je pars en terre inconnues! Du coup je me pose pleins de questions, du style : Quelles sont les choses à ne pas rater! je pense faire 4 jours à NY et ensuite partir vers l'ouest pour faire LV, LA, SF ET LE GRAND CANYON bien sûre! Je pense partir par une agence avec location de voitures! Quelles sont les choses à savoir, les formalités pour les vols intérieurs pour les pourboire et pleins d'autres choses! Tous vos conseils seront les bienvenus! Merci!
Colors of Iceland 2013 English translation pending
by Hohl · 2013-11-03 · 62 replies
Trois semaines en Islande, du 19 août au 6 septembre 2013

Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !

Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.

Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort



Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.

19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05

Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.

Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…

Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.



Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).



Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.

Première journée et déjà ce pays nous séduit !

20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides

Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.









Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.



Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.



Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.



Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.









La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.

Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.





Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.

Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…





Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).



Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.

Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.

21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs

La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.

C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.







Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.



Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.

Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !



Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.

L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !

Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !

22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir

Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.





Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.

Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.







Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.



Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !

Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.







De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.





En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.





Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.



Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.



A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.

Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.

Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.

Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.

23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous

Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.



Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.

En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :

Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.

(sources :
http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)

La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !

Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.



La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.

Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.

Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :



Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.



Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.



En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.





Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.

24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires

Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.

9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !) Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 ! Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche. Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre. Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.



10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.



Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.



Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…

Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.

Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.



Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !



Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.



Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :







Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.



Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.

Sur le parking de la station essence :

Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.

Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.

Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.

Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.

25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice

Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.

Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.

Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.



Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.



Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :

Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).

Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !



Ce n’est qu’un au revoir…



Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.

Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,



menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.



Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.





De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.



Remarquez les roches fendues par le gel.



Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.







Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…





Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.





Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.

26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde

Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.





Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.

Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :



Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :



Quelle taille !



Un peu de "vie", juste pour l'échelle :



De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !









Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !

Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.

Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.









De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.









Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.



Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries



Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.

De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !

27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores

Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.

Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !

Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.

Les deux cottages :



Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.

Mjóifjörður :



Klifbrekkufossar :



Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :



Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.





Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.



C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.







Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.

On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.



Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.

Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.

Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.



Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.









Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.



L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.



Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.

Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.





Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.

28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature

Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !









La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.

Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.

Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.

Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.



Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.





Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.

En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).



En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.

De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.





Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :



La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).



Pschhhhh

Bloup, bloup



De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.



Cette zone très active est un festival de couleurs.





Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.

Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.

29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune

Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.



Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.



Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.



Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.



Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.

Skútustaðir :



La zone du Krafla :



Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.



A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.





Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.









Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.





Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.







La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !





Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.

La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.

30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…

Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.





Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.







Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.



Orque :

Baleine à bosse :

Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.

L'Hverfjall, gravi hier :

Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.

De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !

Stong :

Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.

31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars

Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.



Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.





Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.





Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.



Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.

Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.



De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.







Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.

Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.

01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau

La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.

Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.





Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.



A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.



L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.







Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !



De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.







Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.







Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.





La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.

Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !



Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.

02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale

Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.





En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !



On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.





Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.

Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.



Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.



Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.

Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !

03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues

Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.

Sur le parking, David et Goliath :



A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.

Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !

Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.





Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).

Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).



Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.

Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.

04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale

Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.

100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.



Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.



Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.







Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.

Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.

Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.





La journée se termine en déambulant au hasard des rues.

Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.

05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes

Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.

Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.







Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.



A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.



Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).



Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.





On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.

Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.

Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.



06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation

Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.



Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.

Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.



Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.

Nos impressions :

L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.

L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.

Nous avons adoré : Tout

- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords

Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)

Hébergement / Restauration :

Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).

Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.

Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :





Infos pratiques :

- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond

Remerciements :

Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.

Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.

Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Retour du Celebrity Equinox English translation pending
by Poupou10 · 2013-11-03 · 55 replies
bonjour à tous me voici revenue de ma 12ème crosiiere (2ème CELEBRITY)

crosiiere du 20 octobre au 1er novembre depart BARCELONE VILLEFRANCHE SUR MER LIVOURNE / FLORENCE CIVITAVECCHIA / ROME NAPLES / POMPEI EN MER KOTOR VENISE OVERNIGHT DUBROVNIK EN MER EN MER

Nous étions dans una cabine atypique "family ocean view" il n y en a que 4 sur le bateau elles sont completement à l'avant aux ponts 7 et 8 mesurent 53 metres carres 1 grande chambre séparée, 1 petite pouvant contenir 2 lits superposés, un salon et un sejour une seule salle de bain cette cabine n est pas facturée plus chere que les autres cabines balcons avantages : encore plus grande qu une suite inconvenients: nos sommes vraiment a l avant et avons beaucoup de vibrations et de bruit quand on accoste, le balcon est un peu coupé (voir photos ulterieures) BILAN une super cabine !!! nous l avions choisi car ma mere voulait venir et si elle etait dans une cabine seule elle aurait payé 2 places, cela lui a donc permis de venir a un prix normal prix par personne environ 1150 euros + 109 euros de pourboires prepayes reservé avec AZUR CROISIERE

mes enfants avaient une cabine exterieure (environ 800 euros + 109 euros de pourboires par enfants) reservée avec VACATION TO GO qui nous a fait beneficié d'un credit de 150 dollars a bord en plus de ce tres bon prix ! 🙂

EMBARQUEMENT Nous sommes arrivés a barcelone par le train, nous avons pris un taxi jusqu'au bateau (environ 20 euros) il est 11h00, l'embarquement a déjà commencé malgré qu il etait prevu a partir de midi de nouveau beaucoup de personnel, tout s'enchaine a une vitesse grande V depot de valises sur lesquelles nous avons deja apposé les etiquettes , questionnaire de santé qui ne sert à rien.. bref... puis guichet enregistrement carte bancaire, verification de passeports, securité et HOP on rentre dans l'equinox, on est accueuilli avec un verre, je regrette qu il n y ait pas de "sans alcool" ça serait sympa pour les enfants et même pour nous 😉

On se dirige directement au buffet, les cabines ne sont pas encore accessibles le buffet est toujours aussi formidable, le meilleur pour moi loin de NCL MSC COSTA RCI sous forme de stand il ny aura jamais de queue pour se servir, pour les jours en mer il n est pas toujours facile par contre de trouver une place assise...

il est 13h00 une annonce nous previent que les cabines sont a present disponibles. NOUS nous y rendons... WHAOU !!!!!!

a suivre les photos de la cabine !!! 😎
Lalee au Japon: les découvertes d'une gaijin entre gastronomie, technologie et traditions English translation pending
by LaLee · 2013-11-01 · 129 replies
Il y a 10 ans, mon frère est parti vivre et travailler au Japon. Au fil des ans, de ses récits et photos, de ses courts retours au pays et de nos longues discussions sur Skype, j'ai appris à mieux connaître son pays d'accueil. J'ai toujours eu envie de découvrir son Japon, de comprendre son attachement à ce pays, de voir le décor de ses récits pour de vrai. L'âge de mes enfants me permettant enfin de les laisser pour plus de 2 semaines tirer leur plan, je décide de réaliser ce projet cette année.

J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.

Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!

Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais! Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances ! De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.

1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo

Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion. Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte. Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.

2 octobre - L'arrivée au Japon

C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut... Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉 Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges. Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil. Voici, la petite maison.





Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.



Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉



On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!



A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela. Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.

Cuba en famille English translation pending
by Bluequark · 2013-10-31 · 92 replies
De retour de Cuba

Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.

Quelques appréhensions quand même…

D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.

Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.

Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.

Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :

J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Boucle San Francisco - San Francisco du 25 juillet au 15 août 2013 en famille English translation pending
by Fabregal · 2013-10-28 · 303 replies
Bonjour à tous,

Avec beaucoup de retard mais ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais voici enfin mon carnet. Merci à vous tous et en particulier à Kristen , Elizabeth, Claire, Sandrine, pour leurs aides si précieuse. Rappel de la composition de notre famille Votre rédactrice Hélène mon mari Jean-Marc et nos 2 filles Coralie 18 as et Annabelle 13 ans

Nous sommes donc partis 3 semaines du 25.07 au 15 Août dernier pour notre road trip.

Le vol fut pris simplement en février car se fut la galére pour l'obtention des congés de mon mari😠😠. Nous avons fait un Toulouse/Francfort/SF par Opodo via la Lufthansa Le vol aller avec A380 superbe vol

Go assez de blabla passons au carnet😄

Jour1 - 25.07

Youpi le gand jour est arrivée😏 enfin après tant de préparatoin le séjour commence. Après une veille intense, dernier préparatifs, dernières mises au point avec nos amies qui prendront le relais pour le courrier, nourrir Mimi le chat ect.. surveiller la piscine... nous nous couchons à 2h du mat🤪 inutile de dire que nous dormons presque pas car le réveil sonne à 3h😕 Notre amie vient à 3h45 nous chercher. Dernières vérifications passeport, billet c'est tout bon nous partons pour l'aéroport. 20 min après aéroport nous voilà. L'enregistrement se fait sans probléme, passage en salle d'embarquement il est 5h du mat; et nous décollons simplement à 6h30 mon dieu que l'heure et demie va être longue🙁 L'heure "H" arrive c'est parti Le décollage est un peu hard pour moi (la main de mon mari sans rappelle encore) je suis pas très copines avec les avions comme ma grande d'ailleurs Bref hormis le petit déj fort affreux le vol se passe sans encombre jusqu'à Francfort où nous atterrissons vers 8h30. Nous avons 1h30 de transit pour récupérer l'autre vol; Donc pas de panique nous avons le temps. Et là surprise dans un couloir Annabelle voit sa prof de français😏 qui elle part en Autriche il faut le faire quand même Passage douane aucun problème tous se passe avec le sourire😉 Un monde fou pour l'embarquement dans l'A 380.



Après quelques discussions avec une hôtesse pour essayer d'avoir des places côte à côte nos y arrivons juste à temps avant le décollage. Miracle meme pas peur😏un décollage sublime tout en douceur je regarde avec grand plaisir comme le reste de la famille à travers nos télés individuels la progresion de cet énorme engin. Mon mari est un véritable gosse un sourire radieu à force de le voir au-dessus de nos têtes très souvent il est à l'intérieur😉 Aujourd'hui est un jour es spécial c'est mon aniv.😊 Du coup j'ai droit à une coupette de champagne accompagnant mon dessert et des petits bonbons

Bref vol sans encombre avec pause repas, boissons, gâteaux et autres. Le temps est très clair ce qui nous permet de voir des choses magnifiques

Enfin nous voyons à travers le hublot la baie de San Francisco l'arrivée et très proche

Nous atterrissons à SF 12h25 aucun retard en plus il fait beau.

Passage douanes récupérations bagages délai plus que correct malgré un monde fou.

Nous avons même le temps avant de prendre notre navette préalablement réserver via internet sur Lorrie shuttle de nous rendre au box pour acquérir nos billets bus/cable car pour les 5 jours suivants

Nous arrivons à notre hôtel ves 14h30. Il s'agit de l'Hôtel Del Sol à 5min de Lombard street.Petit déjeuner inclus-piscine-Wifi sinon nous aurions la soupe à la grimace😏 Un point un peu négatif il n'y avait pas de micro ondes et frigo et surtout la SDB était trés petite à 4 avec en plus 2 ados la galére chaque jour😠 mais ns sommes en vacances donc zen les parents😉





Aprés un petit repos, installation rapide nous partons à pied direction les célébres virages de Lombard street. au bout de 20 minutes de marche avec connaissance des fameuses rues qui monte sec nous y voilà; Waouh super quelle vue sur Coit tower







par contre je pleins sérieusement c'est pauvre riverains avec tout ce monde à longueur de jour et de nuit😕

Nous redescendons via Fisherman's puis ghiradelli mais aie aie plus nous avançons plus le temps se couvre, le vent se lève il ne fait pas chaud du tout celà ne présage rien de bon pour la suite😕 Retour vers l'hôtel mais avant pause repas sur lombard street au "Ristorante Parme" très bon restau Italien que m'avait indiquer Kirsten. ensuite dodo ont n'en peu plus car debout de bonne heure direction Alcatraz pour demain matin.
Retour d'un mois à Florence et alentours... English translation pending
by Mguibentif · 2013-10-22 · 7 replies
1er jour – mardi 17 septembre 2013

Départ Genève, 7 h 30, 17'725 km au compteur.

Soleil, averses, arcs-en-ciel jusqu'à Lausanne...

Autoroute encombrée, travaux, etc.

Lausanne 8 h 15 Villeneuve 8 h 45 Sion 9 h 20

10 h, arrêt essence à l'entrée de Viège, station Coop, 1.84 frs le litre de super sans plomb, on refait le plein du réservoir env. 19 litres = 33.70 frs. (1.81 frs le litre avec ma carte Coop et le bon de réduction). WC. 1 croissant = 0.95 ct. Départ vers 10 h 10. Il fait 10 degrés...

Simplon, ça n'avance pas, 5 camions et 1 autocar devant + feux rouges pour travaux... Une poudrée de neige au sommet, elle a dû tomber hier ou cette nuit, dès la descente, soleil. 2 degrés en haut, 21 degrés à Omegna...

11 h 20, on arrive à la douane de Gondo, ouf, les camions s'arrêtent.

Passage près de Domodossola, 18'000 km

On va à Gravellina Toce et à Omegna,

Repas vers 12 h 20 près de la fameuse cheminée d'Omegna. Restaurant Pizzeria (pizza au feu de bois) Tramonti, via Figli di Dio 145. 2 menus du jour à 10 euros, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 20 euros 1 gnocchi au four, 1 tagliatelle jambon/crème, 1 escalope de porc/purée, 1 côtelette de porc/purée Simple et très bon.

Départ vers 13 h 30 par bison futé le long du lac d'Orta pour rejoindre Arona et le bord du lac Majeur, ensuite route vers Sesto Calende, passage du pont métallique, direction Vergiate, on tourne à gauche pour aller à Corgeno au motel Green Motel où j'ai réservé une chambre, arrivée vers 14 h 50.

Chambre 131, au rez-de-chaussée, on peut garer la voiture devant la porte (j'avais demandé d'être au rez-de-chaussée pour cela). Très pratique. Chambre assez grande, coffre-fort, mini-bar, salle de bain avec grande douche. On peut voir les pieds de celui qui se douche à travers une vitre depuis la chambre... très intéressant... ! WIFI gratuit, un peu faible (code à demander à la réception)... Lit large et confortable. On peut entrer dans la chambre depuis l'extérieur (près de sa voiture) ou depuis le couloir intérieur du motel, couloir menant à la réception. On n'entend absolument pas le bruit des avions de Malpensa, pourtant très proche...

45 euros sans le petit déjeuner.

Vers 15 h, départ à pied pour Corgeno et voir le bord du lac de Comabbio. On descend par une petite rue en direction du village, puis on tourne à gauche avant l'école. On se retrouve sur une place pleine de sculptures étranges... Il doit y avoir un sculpteur dans le secteur. Pas mal du tout, on descend toujours vers le lac et on rejoint un chemin gravillonné pour piétons et vélos (je crois avoir vu sur un guide que ce chemin faisait tout le tour du lac). On le prend et on arrive vers la plage (herbe et petits galets + pontons), jeux d'enfants, un restaurant (Lago del Cigno), une location de bateaux pour faire de l'aviron ou kayak.

On remonte dans le village, on va voir l'église Saint George, seul l'extérieur de la tour est intéressant . 1 eau minérale et 1 coca dans le village à l'Antica Osteria di Corgeno sur la terrasse (2 tables) = 3 euros.

A côté, une épicerie. On prend 2 x 4 desserts, genre flan vanille et chocolat pour ce soir, pas très faim vu ce qu'on a mangé à midi = 3 euros.

Retour à l'hôtel vers 17 h 15, je récupère nos pièces d'identité et je règle la chambre.

Repos un moment, douche, dégustation des flans... internet... etc.

19 h 00 on repart boire un café dans un bar tabac près du centre ville 2 cafés sur la terrasse = 2 euros, il fait encore très doux 20 h 00, on est de retour à l'hôtel

2e jour – mercredi 18 septembre 2013

Départ vers 7 h 45, 18'090 km au compteur

Arrêt à Azzate, Bar Albini, de 8 h 10 à 8 h30 environ, 4 cafés, 2 croissants = 7.40 euros

Ensuite, route jusqu'à Varese et Como, ça n'avance pas...

Vers 10 h 15, on prend la route Como-Bergamo, SS347, ça va un peu mieux...

11 h 30, on arrive dans Bergamo, on cherche un peu...

12 h, on est installé, Affittacamere Maffioletti, via dello Statuto 29. Exactement en face de l'hôpital de la ville.

2 places de parking devant, la propriétaire enlève sa voiture, on met la nôtre (sur une case de livraison...). Je règle la chambre tout de suite, 45 euros + 5 euros de taxes de séjour = 50 euros, avec petit déjeuner.

Chambre 4, pas d'ascenseur, 1er étage, très propre, simple, TV, salle de bains neuve, WIFI gratuit, mais la patronne me copie à la main n'importe comment le code internet et ça ne fonctionnera jamais donc...

On repart à pied direction via Garibaldi, on tourne à droite, vieille ville, rue à arcades peintes.

Vers 12 h 40, arrêt pour manger, via San Bernardino 20A, restaurant « C'era una volta ». Des habitués... Menu à 10 euros. 2 tagliatelles aux bolets, 2 osso-bucchi de dinde (si, si, ça existe !) avec petits pois, 1 Sprite, 1 verre de vin rouge, 2 cafés. Très bon. Total 20 euros.

On continue à pied, on se rapproche de la gare, on remonte prendre le funiculaire. J'achète 4 tickets pour aller retour (4 x 1.25 euros) dans un bar en route. Tickets valables 75 min.

Vers 15 h, on est en haut. On prend la rue centrale pour aller revoir la Piazza Vecchia, le Duomo, la Cathédrale, le baptistère, etc. On fait le tour de l'extérieur du Duomo également. La place est recouverte d'herbe et de plantations (expo temporaire), c'est pas mal du tout. On n'entre pas dans les divers musées.

On continue la rue centrale et on va prendre le 2e funiculaire pour Castello Virgilio, juste pour la vue d'en haut sur Bergamo Alto. Je reprends 2 tickets valables 75 min. = 2.50 euros. On monte, vue depuis la station du funiculaire, depuis l'église à côté. On ne remonte pas au château. On redescend pendant les 75 min. avec le même ticket. A côté du funiculaire en bas, parking pour voitures (2.50 euros l'heure).

On retraverse Bergamo Alto et on reprend le funiculaire pour redescendre.

Vers 17 h 15, 2 cafés près de l'hôtel Excelsior (pas mal placé cet hôtel, parking). = 3 euros

On rentre à pied par via San Benedetto (il y a un marchand de vélos classiques et électriques et qui les répare aussi), et par via Garibaldi.

Arrivée à l'hôtel vers 18 h 15, repos un moment.

Vers 19 h, on retourne via San Alessandro, sous les arcades où nous trouvons un café avec aperitivo. 2 coca light avec aperitivo = 10 euros. Parfait, petites salades, etc.

Vers 21 h 20, nous sommes de retour.

3e jour – jeudi 19 septembre 2013

Petit déjeuner vers 7 h 10, en bas, donc un café et une brioche à choix. Bar Louis. Ras-le-bol du « sourire « de la patronne, on va juste au café d'à côté ensuite (Gino's Bar). 2 cafés, 1 brioche = 3 euros.

Départ vers 8 h 10, on s'égare un peu, on retrouve la route pour Brescia derrière la gare des trains. Sortie réelle de Bergamo, 8 h 30

Ca n'avance pas, on passe Brescia sans y entrer.

Essence en route, on refait le plein à 1.739 euro le litre de super sans plomb = 31 euros.

Puis direction Mantova, on arrive également à trouver la route pour Reggio Emilia sans entrer dans Mantova.

11 h 45, vers Reggio, on tourne autour, on trouve la SS9 pour Modena.

12 h 15, on s'arrête à la trattoria Da Mimmo au bord de la route ss9. Il y a également d'énormes pizzas au feu de bois. Menu du jour à 10 euros.

2 tagliatelles aux champignons, 1 échine de porc avec frites, 1 hamburger avec salade, 1 coca light, 1/4 de Lambrusco, 2 cafés. Très bon et trop copieux... 20 euros.

Départ vers 13 h 30 pour Rubiera où on a réservé l'hôtel. Vers 13 h 50, on est garé sur cases blanches tout près (via Cairoli). L'hôtel nous donne quand même un papier à poser dans la voiture si on se mettait sur une case bleue...

Très très beau restaurant gastronomique, maison ancienne, meubles anciens, etc. Hôtel Arnaldo Aquila d'Oro,
http://www.clinicagastronomica.net/ Je pense que ce serait un bon endroit pour mon ami Giorgio là..

En face, un restaurant et hôtel dans un monument historique, ceci : http://www.osteriadelviandante.com/

Chambre 3, premier étage, ascenseur, donne derrière au calme parfait. Minibar, TV, WIFI gratuit. 51 euros à payer demain matin, là on n'y arrive pas...

Départ pour la gare à 300 mètres, un petit combat avec la machine à tickets lente = 4. 20 euros aller simple pour Modena. On arrive juste à monter dans le 14 h 26 in extremis. 13 km de Modena, environ 10 min. On recommence l'achat des billets de retour dès l'arrivée à Modena, 4.20 euros.

On descend en centre ville, palais ducal, rues à arcades, 2 glaces rue Canalgrande chez K2, délicieuses, 6 euros. Il doit faire presque 30 degrés... et lourd.

Visite du duomo, de sa crypte, magnifique et bien restauré. Tour à côté également. On n'entre pas dans le musée, fait trop beau pour s'enfermer... Rue Emilia, rues arrières et retour par rue Ganacelo droit sur la gare.

Très jolie petite ville, agréable de s'y promener, plusieurs magasins fermés le jeudi après-midi, donc assez tranquille ce jour.

Retour avec le train de 17 h 26, qui n'avait que 5 min. de retard.

17 h 45, retour à l'hôtel, douche, repos, internet.

Vers 19 h, on ressort, petit tour en ville, on voit les restes d'une église romane prise entre 2 maisons... Rues à arcades, place centrale.

2 apéritivo sur la place, 10 euros, petits feuilletés ce soir... 2 cafés, 2 euros.

Retour à l'hôtel vers 21 h.

4e jour – vendredi 20 septembre 2013

Vers 7 h 40, on traverse la rue, 4 cafés = 4 euros

Je règle l'hôtel, 51 euros

Départ vers 8 h 15

Route pour Sassuolo, beaucoup de fabriques de carreaux dans le secteur, puis Maranello, et on rejoint la route SS12 pour Abetone et Pistoia.

Très belle route de montagne... ça ne va pas vite du tout, mais paysages splendides...

11 h Abetone, arrêt 10 min. pour 2 cafés = 2 euros

On poursuit jusqu'à Prato (arrivée vers 12 h 30) là, on essaie de rejoindre Galluzzo par bison futé... en vain, on se perd. On prend l'autoroute direction Rome et on en sort à Impruneta, 1.30 euros.

De là, très facile, Galluzzo, la via Senese direction Florence, on tourne à droite et on rejoint la via del Podesta (sens unique direction Galluzzo) où nous avons rendez-vous avec la propriétaire de l'appartement loué à 14 h 30.

On atteint la maison à 14 h 10, ouf, ras-le-bol.

Elle est là vers 14 h 20.

Parfait, on discute, on s'installe, on vide les valises.

L'appartement est parfait. Grande place de parking en sous-sol, petit jardin, terrasse ombragée pour manger. WIFI même sur la terrasse. Je l'ai réservé sur Airbnb pour 28 jours et donc payé le tout à la réservation (c'est obligatoire pour les réservations mensuelles) = 626 euros.

Pour 2 personnes avec 2 vélos, on peut accéder directement dans l'appartement sans escalier, avec des portes larges, et laisser les vélos sur la terrasse dans le jardin.

Il en serait de même pour quelqu'un en chaise roulante. L'accès à la salle de bains serait possible, en revanche, je ne sais pas pour l'utilisation du lavabo, WC et douche, il y a de la place, mais ce ne sont pas des installations spéciales pour handicapés à mon avis.

Il existe des billets 72 euros pour 72 heures valables pour les musées et les bus. Aucun intérêt pour nous car il est hors de question pour nous de faire une course poursuite sur 3 jours pour visiter les monuments de la ville.

15 h 45, on ressort à pied. On prend la via del Podesta jusqu'à Galluzzo, env. 20 min. de marche.

Sur la place à Galluzzo, laverie automatique, ouverte tous les jours, inutile pour nous, il y a une machine à laver dans l'appartement. On repère aussi un cordonnier pour les jours prochains.

On tente d'acheter une carte de bus à 20 euros. Ils n'ont que celles à 10 euros et prétendent que celle de 20 n'existe plus, un autre magasin confirme qu'elle existe encore... On prend 2 billets à l'unité pour demain matin, on verra à la gare de Florence demain pour la carte à 20 euros...

Billets à l'unité dans les kiosques = 1.20 euro.

Billets dans le bus auprès du chauffeur = 2 euros.

Possibilité affichée partout de prendre un billet 90 min. par SMS pour 1.20 euro (pas essayé).

Nous verrons 1seule fois un contrôleur dans les bus... Il est affiché que l'amende pour ceux qui n'ont pas de billet égale 100 fois le prix dudit billet, maximum 240 euros... J'y renviendrai plus tard...

Pour le tram no 1 pour Scandicci, ce sont les mêmes billets que pour les bus, mais on ne peut pas les acheter au chauffeur. En revanche, si nécessaire, il y a des machines pour les acheter aux stations de tram sur le trottoir.

Rien de transcendant à Galluzzo, à part la chartreuse qu'on aperçoit de loin et où nous irons un autre jour.

Près du pont, j'ai vu un petit hôtel, peut-être pas trop cher = http://www.hotelsulponte.com/. En face, il y a un restaurant Il Giardino qui semble également louer des chambres.

Nous rentrons à pied par la via Senese... beaucoup moins calme que la via del Podesta...

Juste avant de reprendre la via del Podesta, 5 stations service de suite qui se font concurrence... La meilleure marché, la plus proche de Florence, vend l'essence super sans plomb à 1.64 euros le litre.

Il faut dire qu'il fait 28 degrés... pénible.

Arrêt dans un café, 2 coca light, 2 sandwiches tomate/mozarella, 2 cafés = 8.80 euros

Près de l'appartement, un traiteur, un magasin de fruits et légumes, une pâtisserie, une pizzeria, un café.

Dans la pâtisserie, 1 gâteau = 9 euros

Chez le traiteur, 1 petite bouteille de vin, quelques champignons, courgettes, polenta, pain = 14 euros.

Retour à l'appartement à 18 h, à la douche...

Nous mangeons nos victuailles sur la terrasse et nous ne bougeons plus.

5e jour – samedi 21 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 20.

Bus pour la gare avec les tickets achetés hier à 7 h 30 (bus 37, arrêt « Due Strade »). Ici, on monte dans les bus à l'avant et à l'arrière et on en descend au milieu. Appareil pour composter les billets dans le bus.

7 h 45, on est derrière la gare.

Bureau ATAF, tiens, là on peut acheter des cartes de bus à 20 euros... 1 carte par personne (pas autorisé d'avoir les 2 personnes sur la même carte) = 40 euros.

On entre dans la gare, je prends aux machines 2 allers-retour Florence-Prato = 10 euros.

Au milieu du hall, face aux arrivées des trains, un tabac, etc. Où l'on peut acheter les tickets des bus pour l'aéroport de Florence, de Pise ou de Bologne. Ces bus semblent s'arrêter devant la gare, sur l'esplanade (en travaux actuellement).

A la sortie de la gare, sur la gauche, taxis. Quelques tarifs affichés, analogues à ceci http://www.socota.it/tariffe/esempi

8 h 10, train pour Prato, on arrive vers 8 h 30.

Je reprends aux machines 2 allers-retour pour Bologne = 31.80 euros.

Train pour Bologne à 9 h 08, arrivée vers 10 h 20.

Visite du marché du samedi près de la gare.

12 h 30, on s'écarte un peu.

2 menus du jour à 10 euros, dans la trattoria del Rosso, via Augusto Righi 30. Beaucoup de monde, on mange à l'intérieur, il fait trop chaud sur la terrasse.

1 farfalle aux légumes, 1 mezze maniche aux champignons, pancetta et crème 2 rôtis de porc avec pommes sautées, 1 eau minérale, 1 coca, 2 cafés = 22 euros.

A 13 h 30, on poursuit la visite du marché.

1 pull 5 euros, 1 veste 8 euros, 1 pantalon 5 euros, 1 liquide pour nettoyer la vaisselle dans le studio 1 euro

Petit arrêt au McDo devant la gare pour se rafraîchir à la clim... 2 cocas = 4.50 euros

17 h 12, on reprend le train pour Bologne (quai 2 est = tout au bout du quai 1 en fait). Il y a maintenant de nouveaux quais (16 à 19) pour les trains rapides au 4e sous-sol de la gare).

Pour les camping-cars (ou les voitures), il y a une gare Bologna San Ruffillo. A côté de la gare, un centre commercial où stationnaient 5 camping-cars. Si on prend le train de là, on est à 11 minutes de la gare de Bologna Centrale...

Vers 18 h 20, on arrive à Prato.

Train pour Florence à 18 h 26, il a 10 min. de retard...

Vers 19 h, on est à la gare de Florence.

Achat de victuailles au supermarché Conad de la gare, 22 euros.

On revient à pied devant la gare, on prend le bus 36A.

Arrivée à l'appartement vers 19 h 45.

Repas.

6e jour – dimanche 22 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 25.

On a décidé de descendre à pied comme c'est dimanche matin pas trop de circulation sur la via Senese (trottoir tout le long).

On arrive vers 8 h à la Porta Romana.

Sur le côté droit, une entrée pour les jardins Boboli.

Rue à droite qui monte pour aller à la Piazza Michelangelo et à San Miniato. On repère où est l'arrêt du bus 12 / 13 qui y va pour une prochaine fois...

Arrêt Bar Petrarca sur la place. 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

On repart vers 8 h 30 et on descend la rue dei Serragli parce qu'on a vu hier depuis le bus qu'il y avait des antiquaires dans cette rue.

On fait un petit crochet sur la gauche pour aller voir l'église Santa Maria del Carmine. Il n'y a pas de messe en cours... On voit de loin à l'intérieur la chapelle Brancaci. Nous reviendrons un autre jour pour entrer par l'entrée séparée payante qui mène au cloître et à la chapelle.

Nous revenons sur la rue dei Serragli et allons jusqu'à l'Arno.

On fait un crochet sur la gauche pour aller à l'église San Frediano in Cestello, là, on bat en retraite, messe en cours...

On continue le long de l'Arno et on fait le tour du mur de la Porta San Stefano.

Il est 10 h. On s'arrête 1/4 d'heure dans le parc sur un banc. Il y a aussi un café avec terrasse à côté.

On revient le long de l'Arno et on prend le pont Vespucci.

Là, on arrive en plein dans la course cycliste... Bien, on longe l'Arno, on ne peut pas traverser la rue, barrières...Coincés jusqu'au pont Santa Trinita, où on peut enfin traverser la rue et prendre la rue Tornabuoni...

On entre dans l'église Santa Trinita, on arrive jusqu'au tableau de Ghirlandaio, paf, la messe commence... on ressort, on reviendra... On continue la rue en regardant les magasins de luxe (pour la plupart ouverts dès 10 h ce matin dimanche) jusqu'à la place Antinori.

Il est 11 h 35, on bifurque à droite pour trouver la cafétéria self service Leonardo, via dei Pecori 11, (la plus sobre des self service vus ce jour, les autres vus ensuite sont plus « luxe »).

11 h 45, on y est pile à l'ouverture (c'est fermé le samedi en revanche). 1 risotto aux champignons et 1 tortellini = 9 euros, 2 émincés de poulet = 11 euros, 1 pomme de terre et 1 haricot = 5.50 euros, 1 coca = 1.80 euros, 1 petite bouteille de vin = 2.50 euros, 2 cafés = 1.40 euros = 33.40 euros. Dans les autres self service vus ensuite, compter environ le double pour chaque chose, voire davantage...

Vers 12 h 40, on repart faire le tour du Baptistère, du Duomo et du Campanile, sans y entrer. Enormément de monde en ce dimanche ensoleillé, il fait 28 degrés... Des Japonais partout...

On passe devant le Bargello, on revoit la place de la Signoria, la loge dei Lanzi, on traverse le Palazzio Vecchio et on va voir où se trouve le rendez-vous via Ninna pour samedi prochain à 12 h 20 (visite du couloir Vasari, réservée sur internet, à 60 euros par personne...). Entre le numéro 5 et le numéro 7 de la rue Ninna. Aucun écriteau ne l'indiquant sur place (peut-être sortent-ils un panneau le samedi seulement...?).

On va regarder les peintres autour de la Galerie des Offices. C'est affiché 2 h d'attente pour y entrer d'ailleurs...

Tout près, Musée Galilei, Piazza dei Giudici 1, qui ne nous intéresse pas, entrée 9 euros. Pour info, il est noté que si l'on a un billet de la Galerie des Offices, ou de la Galerie de l'Académie, ou du Palais Pitti, ou du Bargello, ou de la Chapelle Médici ou du Musée de San Marco, l'entrée n'est que de 7 euros.

On va toucher le sanglier du Mercato Nuovo et on passe le Ponte Vecchio.

On passe devant le Palais Pitti. Visite d'un magnifique magasin de mosaïques en face.

Achat d'une casquette dans une brocante, 5 euros.

Ensuite, on rejoint la rue dei Serragli pour reprendre le bus, mais il ne passe pas là à cause de la course cycliste, on coupe et on arrive Piazza Tasso. Ca tombe bien, il y a un supermarché ouvert le dimanche, 1 baguette de pain = 0.80 euros.

On a tout de suite le bus 36A.

Vers 17 h 30, on est à l'arrêt « Due Strade » près de l'appartement.

2 glaces dans un café = 7 euros.

Retour à l'appartement vers 18 h.

Petit pique nique, internet et repos bienvenu après le footing du jour... !

7e jour – lundi 23 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 8 h

2 cafés et 2 croissants tout près = 4 euros

Vers 8 h 30, on prend le bus pour Galluzzo pour apporter les chaussures au cordonnier (235 via Senese).

Les emm... commencent : ma carte de bus passe sans autres, celle de mon mari fait de la résistance... On essaie les 2 appareils dans le bus, rien à faire. Elle affiche qu'elle est valide, mais ne veut pas déduire 1 course et affiche toujours 19 courses restantes...

Sur ce, on arrive à Galluzzo, petit marché sur la place, rien de notoire...

Cordonnier, ce sera prêt dans 2 jours.

On remonte dans un bus 36 pour redescendre en ville, on ressaie, ça ne va toujours pas...

On s'arrête à la gare (trajet modifié à cause de la course de vélos...) et on va à la billetterie ATAF où l'on a acheté le billet, la personne ne peut rien faire et nous envoie dans la gare même à la billetterie située à côté de celle des trains. Dans les 2 billetteries, on ne parle qu'italien...

Là, ils disposent d'une machine pour vérifier le contenu de la carte. Ils vérifient nos 2 cartes, en concluent qu'elles fonctionnent toutes les deux et, puisqu'elles fonctionnent, ils ne peuvent pas changer celle qui ne « marche » pas contre une autre... On est bien avancé là... On abandonne, on verra ce soir ce qui se passera, ras-le-bol.

On va à pied visiter l'église Santa-Maria-Novella, entrée 9 h 45, sortie 11 h 15. 2 entrées = 10 euros.

Magnifique église (nombreuses fresques), façade, cloître, musée. WC dans le musée si nécessaire, et devant l'église (payants ceux-là). La place devant l'église est très agréable, engazonnée.

A la sortie, nous allons à l'arrière, via della Scala, voir l'ancienne pharmacie (entrée libre), très belle également.

Comme nous ne sommes pas loins du self d'hier, nous décidons d'y retourner.

11 h 50, restaurant self service Leonardo. 1 fusilli tomate, 1 gnocchi tomate, 1 tranche panée poulet frites, 1 boulette poulet frites, 1 salade de fruits de mer, 1 coca light, 1 petite bouteille de vin, 2 cafés = 28.70 euros.

Vers 12 h 50, départ pour l'église San Lorenzo en traversant le marché d'objets en cuir à côté.

En route, un magasin où tout est à 99 ct. Nous achetons 2 tasses à café pour l'appartement, celles s'y trouvant ne nous convenant pas... = 1.98 euros, ça tombe bien...

Entrée église San Lorenzo et musée attenant = 4.50 euros par personne. Visite du musée, puis de l'église elle-même (de nombreuses peintures). Intéressant, mais je préfère Santa Maria Novella pour les fresques notamment.

On ressort et on va visiter la Chapelle des Médici tout près. Entrée 9 euros par personne. Exposition au rez-de-chaussée et chapelle (en partie en travaux) au premier, avec tombeaux des Medici. A mi-hauteur de l'escalier menant au premier, curieusement, des WC. On a trouvé un peu cher par rapport au contenu (bien qu'il soit intéressant)... bon, on aura subventionné une partie des travaux... pourquoi pas ?

Vers 16 h, on ressort. Il fait toujours assez chaud.

2 cocas light dans une épicerie, on s'assied un moment avec.

On retourne devant la gare.

Cette fois-ci, on a un bus 11 qui arrive.

Et bien, les 2 cartes ont fonctionné du premier coup ! Rien compris à ce qui a pu se passer ce matin. Espérons que maintenant l'on soit tranquille pour la suite...

Le bus 11 arrive 100 mètres plus près de l'appartement que le 36 ou le 37. Il ne monte pas la via Senese tout droit depuis la Porta Romana, mais fait un crochet sur la gauche d'abord pour revenir ensuite sur la via Senese à l'endroit appelé « Due Strade » justement, puis tourne à gauche sur la via Mario Orsini et redescend sur la Via Senese.

A 17 h, on est à l'appartement.

Repos, internet, pas faim, quelques fruits.

8e jour – mardi 24 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

On prend le bus 36 (aucun problème ce matin avec les cartes de bus)

Vers 8 h, on descend près de l'église Ognisanti.

Nous voyons sur la place le Consulat de France, Institut de France et librairie française (le tout dans une belle maison toscane).

Tentative pour visiter l'église Ognisanti. Loupé, la messe commence à 8 h. Les visites se font de 9 h à 12 h 30, on repassera...

Initialement, nous voulions aller voir le marché de la Cascine le long de l'Arno. On y va à pied depuis Ognisanti. Re-loupé, il est supprimé ce mardi à cause de la course de vélos...

Bon, nous voulions voir le tracé du nouveau tram, on va faire ça maintenant puisqu'on est sur place... http://www.urbanrail.net/eu/it/fir/firenze.htm

Là, on a encore un peu de chance, le dernier tram en direction de Scandicci passe encore à 8 h 45. Dès 9 h, bus de substitution entre les arrêts Porta al Prato et Batoni, toujours à cause de la course de vélos...

Nous descendons à la station Federiga vers 9 h.

2 cafés et 2 croissants dans un bar = 4 euros.

Nous continuons à pied le long du tracé du tram.

En route, il y a à côté du tram un grand centre commercial, http://www.coopfirenze.it/punti-vendita/firenze-ponte-a-greve. On peut se garer gratuitement là et prendre le tram pour aller à la gare Santa Maria Novella... Pas pour les camping-cars, il y a des barres limitant l'accès aux véhicules hauts...

Nous allons jusqu'à la station Resistenza, où on peut dire qu'on est proche du centre ville de Scandicci (à notre gauche en arrivant). Il est 10 h 15 lorsqu'on y arrive.

Achat de bougies pour réchaud, 4 euros.

On fait un tour dans la ville, petit marché, quelques magasins, rien d'extraordinaire, mais ce n'est pas moche comme endroit.

A 12 h, repas au restaurant « Del Ponte », bien caché dans une cour derrière le cinéma... Via IV Novembre 13. 2 menus du jour à 11 euros. 2 penne al pesto, 2 poulets rôtis, 1 épinard, 1 laitue, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 22 euros.

Départ vers 13 h 30, on rejoint le tram. Tant qu'à faire, on va jusqu'au terminus Villa Costanza. On repart immédiatement avec le tram en sens inverse.

Arrêt à Batoni, on prend un bus de substitution jusqu'à Porta al Prato.

On ne remonte pas dans le tram pour aller à la gare. On poursuit à pied tout droit, on passe sous la gare (tunnel routier sens unique dans le sens de Porta al Prato à la forteresse de Basso. On ne peut voir que l'extérieur de la forteresse, une partie sert également de Palais d'exposition.

Il est environ 15 h, il fait 28 degrés et mon mari a un rhume carabiné, on décide de rentrer à l'appartement.

Nous rejoignons Santa Maria Novella et prenons le bus 36.

Nous arrivons vers 15 h 30 à « Due Strade », les petits magasins du carrefour n'ouvrent qu'à 17 h.

2 glaces au café voisin = 6 euros.

16 h, retour à l'appartement.

Repos dans l'obscurité pour l'enrhumé pour moi, internet et utilisation de la machine à laver de l'appartement...

Vers 18 h, on redescend au carrefour faire quelques courses = 17.40 euros.

Retour à l'appartement, petit repas.

9e jour – mercredi 25 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

On prend le bus 36 jusqu'à la Porta Romana.

La carte de bus connaît à nouveau « des ratés »... Très fort, mieux qu'hier... Hier soir, il restait 15 courses sur ma carte et 16 sur celle qui débloque... Ce matin, elle ne fonctionne pas et affiche 18 courses restantes, de mieux en mieux... On abandonne le combat...

Vers 7 h 45, porta Romana, 2 cafés et 2 croissants = 4 euros.

On prend le bus 12, la carte ne veut toujours pas fonctionner, on s'en tape... et on descend à l'arrêt San Miniato.

On monte les escaliers devant l'église où on arrive vers 8 h 50. Magnifique panorama sur la ville devant l'église. Belle façade avec mosaïque.

Bon, apparemment, elle ouvre à 9 h 30. On en profite pour aller visiter le cimetière à l'arrière, ouvert à 8 h lui. Nombreuses tombes anciennes assez spéciales. WC payants à l'entrée du cimetière si nécessaire (1 euro).

A 9 h 30, visite de l'église, belles fresques, mosaïque du choeur, crypte, pavement, plafond avec poutres peintes. Vraiment très beau.

2 euros dans une machine pour obtenir l'éclairage du choeur.

Ensuite, on va voir à côté l'église San Salvatore al Monte. Rien de notoire ni à l'intérieur ni à l'extérieur.

Devant l'église San Miniato (au bas de l'escalier), il y a une dizaine de places de parking libres sans limitation de temps (via delle Ponte Sante).

On descend sur la Piazzale Michelangelo. Là aussi, de nombreuses places de parking encore libres, il est 10 h 30. On fait le tour de la place pour les différentes vues sur la ville. En contrebas, on discerne bien des camping-cars sous les oliviers du camping Michelangelo. Sur la place, bus 13 pour aller à la gare Santa Maria Novella.

Puis, nous descendons à pied la viale Giuseppe Poggi. On voit en contrebas le Jardin des Roses (il y en a encore en fleur) et nous rejoignons la Place G. Poggi. La tour San Nicolo sur la place est visitable dès 15 h jusqu'à fin septembre (3 euros).

Rue San Nicolo (artisans, bars, restos, etc.).

On aurait bien voulu visiter l'église San Nicolo. Il est 11 h 15, la porte semble ouverte. Que nenni... On demande en face, paraît qu'elle ouvre à 18 h. On verra une autre fois...

On va jusqu'au Musée Bardini, piazza dei Mozzi. Il est fermé le mercredi et le jeudi.

Comme on a repéré une trattoria rue San Nicolo, on revient en arrière par la Via dei Renaï.

11 h 50, Trattoria Cent'Ori, via San Nicolo 48, menu à 10 euros. 2 pâtes aux 4 fromages, 2 rôtis de porc avec pommes sautées, 1 eau minérale, 1 coca, 2 cafés = 24.50 euros. Très simple et bon.

Vers 13 h, on continue la via San Nicolo, puis la via de Bardi.

Juste avant d'arriver au Ponte Vecchio, il y a un garage pour voitures, Garage du Ponte Vecchio. Là, bien rigolé, il est affiché à l'entrée « Vous êtes déjà entré dans la ZTL, l'amende est de 95 euros, notre garage se charge des démarches pour enregistrer votre plaque et annuler l'amende ». Je crois qu'on en est à 100 euros maintenant, ils n'ont pas affiché le tarif journalier du garage en revanche...

On continue Borgo San Jacopo, pour aller rue Maggio voir les antiquaires.

Rue Maggio, puis on tourne à droite avant l'église San Felice et on va tout droit jusqu'à Santa Maria del Carmine, visitée l'autre jour, mais pour y voir le cloître et la chapelle Brancacci. Il est 15 h.

2 entrées = 12 euros.

WC dans le cloître juste après l'entrée si nécessaire.

On fait le tour du cloître assez dépouillé, quelques fresques.

Puis un film sur la chapelle Brancacci et on va visiter la chapelle proprement dite, dans l'église adjacente, qui est fermée à cette heure-ci. Là, contrairement à l'autre jour, la chapelle est illuminée et on peut y entrer voir les fresques de très près. Les couleurs sont splendides et bien mises en valeur.

On ressort vers 16 h.

Là, on ne retrouve pas le bus à cause de la course cycliste...

On va à la Place Tasso, là on est sûr que c'est bon pour le bus...

Comme il y a le supermarché sur la place, on en profite pour acheter du pain et des yaourts = 3.50 euros.

On prend le bus 36 jusqu'à Galluzzo, les 2 cartes de bus fonctionnent, oh miracle...

On récupère les chaussures chez le cordonnier = 14 euros.

On reprend le bus jusqu'à l'appartement où l'on arrive à 17 h.

Repos, internet, petit repas.

10e jour – jeudi 26 septembre 2013

Aujourd'hui, jour de repos pour les cyclistes, nous ne devrions avoir aucun problème de bus ou autre donc... Selon le journal, il semble y avoir quand même une course vers Fiesole...

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

Avant de prendre le bus, 2 cafés 2 croissants = 4 euros.

Vers 8 h 15, on prend le bus 36 jusqu'à la gare où nous arrivons vers 8 h 30. Aucun problème avec les cartes de bus ce jour...

On en profite pour voir où se trouve l'arrêt du bus 26 pour aller dimanche à Badia a Settima. Le 26 ne vient plus jusqu'à la gare. Donc, il faut prendre le tram jusqu'à Torregallo et là, le 26.

Vers 9 h 15, nous atteignons le Duomo.

Là, il faut réfléchir dans quel sens tourner, au vu des heures d'ouverture...

Il y a plusieurs choses à voir dans le secteur :

Musée du Duomo (en travaux), ouvre à 9 h, entrée 6 euros. Duomo, ouvre à 10 h, gratuit Dans le Duomo, la crypte de Santa Reparata, ouvre à 10 h, 3 euros La coupole du Duomo, ouvre à 8 h 30, 8 euros Le Campanile du Duomo, ouvre à 8 h 30, 6 euros Le Baptistère de San Giovanni, ouvre à 11 h 15, 5 euros.

Il est possible d'acheter sur place un billet groupé pour ces 6 visites pour 10 euros.

Alors, nous allons derrière le Duomo, dans le musée en travaux, nous achetons 2 billets à 10 euros (valables 6 jours à partir du premier compostage du billet).

Visite du musée, donc, vu les travaux, essentiellement la Pieta de Michel Ange et l'original restauré du portail du Baptistère, installé dans le musée. Quand le musée sera terminé, ce portail sera déplacé ailleurs dans le même musée.

Nous ressortons et allons dans le Duomo, il est 10 h 10. On doit entrer par la porte face au baptistère. Là, une file de 50 personnes et une file de 10 personnes (prioritaires parce qu'ils ont un audioguide). Aucune hésitation, on passe dans la file pour audioguide, on n'en n'a pas mais aucun contrôle... A l'intérieur, les 2 files se rejoignent de toute façon... N'importe quoi... Nous progressons jusqu'au choeur, voyons les fresques du Dôme de Brunelleschi et nous dirigeons vers la sortie (porte latérale).

Juste avant la sortie, il y a la crypte de Santa Reparata, nous descendons, parcours sous le Duomo avec mosaïques, etc.

Nous ressortons du Duomo.

Là, c'est soit le campanile soit la coupole du duomo, on ne va pas grimper 2 fois !

Le campanile (84 mètres de haut) = 414 marches, la coupole du Duomo = 463 marches.

Nous choisissons la coupole du Duomo, pour passer tout près des fresques en haut à l'intérieur et parce que la vue nous paraît plus dégagée que celle du campanile. On nous dira aussi plus loin que les marches de l'escalier du campaniles sont très hautes et beaucoup plus crevantes que celle de la coupole...

Donc, on se rend à l'extérieur à l'opposé de la sortie du Duomo pour entreprendre l'ascension qui nous prendra 25 min. avec quelques arrêts intermédiaires pour reprendre notre souffle... Nous restons env. 30 min. en haut où la vue est magnifique effectivement. Il nous faudra 15 min. pour descendre.

Comme nous ne sommes pas loin de notre self service habituel, nous y allons et arrivons vers 12 h.

1 lasagne, 1 spaghetti tomate, 2 salades concombres/tomates, 1 assiette de fenouils, 1 assiette de choux de Bruxelles, 1 salade de fruits, 2 coca light, 2 cafés = 26.10 euros.

Départ vers 13 h, on va voir s'il y a la queue au Baptistère, non, on entre tout de suite vers 13 h 10.

Magnifique mosaïques, on s'assied et on regarde pendant 30 min.

Ensuite, nous prenons la via Cavour, en regardant quelques palais en route jusqu'à la place San Marco. Nous allons voir le Chiostro dello Scalo (fermé pour travaux jusqu'au 30 septembre, on repassera, entrée gratuite).

On revient à la place San Marco, achat d'une carte postale (30 ct). Plus loin, dans un tabac, achat d'un timbre pour la Suisse = 0.85 ct.

L'église San Marco est fermée... On reviendra.

On repère sur la place l'endroit pour le bus 7 pour Fiesole pour un autre jour.

On longe la galerie de l'Académie, longue queue pour y entrer...

On passe devant l'Office delle Pietre dure (on remarque que l'entrée est gratuite pour le samedi 28 septembre, journée du patrimoine). Peut-être on viendra là samedi matin avant la visite du couloir Vasari (réservée pour 12 h 20). A voir.

Puis via degli Alfiani.

On tourne à gauche voir la place della Santissima Annunziata. L'église est fermée, on va voir l'hôpital Degli Innocenti, entrée 3 euros par personne. Juste le cloître et une salle avec plafond peint, le reste est en restauration. WC dans la cour si nécessaire. En face de l'hôpital, un hôtel historique Loggiato dei Serviti, belle façade.

On retourne dans la via degli Alfiani. Suite via dei Pilastri.

Vers 15 h 50, arrêt 20 min. dans un café, angle via Farini. 2 cafés sur la terrasse = 4 euros.

Dans la via Farini, on va voir la façade de la synagogue. Il y a un restaurant casher juste à côté (Ruth's).

Retour à la via dei Pilastri, on passe à côté de la Rotonde de Brunelleschi, puis on va au bout de la rue voir l'église Sant Ambrogio (peintures et fresques) et son tabernacle (en face dans la rue contre une maison en hauteur).

On rejoint la place Becaria où on prend le bus 12, lequel passe par la gare Campo di Marte et rejoint ensuite la gare Santa Maria Novella où nous arrivons vers 17 h 20.

Courses au supermarché Conad de la gare = 19 euros.

On reprend le bus 11 qui nous dépose près de l'appartement à 17 h 50.

18 h. on arrive à l'appartement.

Petit repas, internet et repos.

11e jour – vendredi 27 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

Avant de prendre le bus, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

On prend le bus 36 vers 8 h jusqu'à l'église Ognissanti, on arrive vers 8 h 10.

On fait la rue Borgo Ognissanti pour voir les Antiquaires.

On rejoint le Palazzio Vecchio pour demander si c'est gratuit demain, non.

En route, on passe devant un magasin de location de vélos = http://www.tuscanycycle.com/en/le-nostre-bici/noleggio/ La personne présente parle anglais.

On va poser la même question au Bargello, là oui. Donc, comme c'est ouvert à 8 h 15 demain, on ira visiter ceci avant la visite guidée du couloir Vasari à 12 h 20, car c'est tout près.

On poursuit et on passe devant le théâtre Verdi.

On va sur la place Santa Croce, on en fait le tour pour voir les magasins. Une magnifique bijouterie qui vend un Florin d'époque notamment (prix = 3'000 euros...) avec un plafond splendide également.

Ensuite, nous allons visiter la basilique Santa Croce.

Billet pour la basilique seule = 6 euros Billet combiné pour la basilique et la maison de Michel Ange (Casa Buonarotti) = 8.50 euros Case Buonarotti seulement = 6.50 euros (avec exposition temporaire sur Canova)

Donc, nous achetons 2 billets combinés à 8.50 euros par personne (valables 7 jours).

10 h 10, on entre, visite de l'église, nombreux tombeaux au sol et muraux, tableaux et fresques. Le choeur est en travaux, on ne voit pas les fresques. On peut voir l'autel et le crucifix seulement. On voit le magasin de l'école du cuir, quelques artisans en action, etc. Détails = http://www.scuoladelcuoio.com/scuola-del-cuoio-photo-gallery3.html Puis cloître, crucifix de Cimabue, musée et chapelle des Pazzi. Très intéressant. WC dans la cour si nécessaire.

On ressort à 12 h 10 et on va voir les horaires de la Case Buonarotti toute proche (de 10 h à 17 h).

On poursuit jusqu'à la place dei Ciompi. On est vendredi, salle de prière musulmane sur la droite, vente sauvage d'objets sur le trottoir en face...

On trouve un restaurant avec terrasse = Plaz. Vers 12 h 30 1 omelette/jambon, 1 linguine aux fruits de mer, 1 salade grecque pour les deux, 2 coca light, 2 cafés, couverts = 40 euros.

Ensuite, visite du marché aux puces au centre de la place.

Loge des pêcheurs reconstruite sur la place (sert de terrasse au restaurant).

Départ vers 14 h, on va voir à côté de l'église Sant Ambroggio où se trouve la pizzeria « Il Pizzaiolo », via dei Macci, qu'on nous a recommandée pour une éventuelle autre fois... et on revient à la Casa Buonarotti.

15 h 30, entrée dans la maison. 2 salles historiques au rez. Le 1er étage est plus intéressant, beaux plafonds, tableaux. Un diaporama très intéressant (en italien). WC à l'arrière du diaporama si nécessaire. L'exposition sur Canova au rez-de-chaussée n'est pas très intéressante à notre goût. Départ vers 16 h 30.

On va à la place Salvemini.

Un magasin à 99 ct en route, 1 bougie, 1 poudre (pour déboucher la douche de l'appartement...) et de la lessive pour le noir = 3 euros (les 3 ct sont pour le sachet en plastique selon la vendeuse...)

Sur la place Salvemini, 2 glaces = 6 euros.

On continue jusqu'à la place de la République.

Magasin Coin et Rinascente, énormément de monde, on renonce.

En quittant la place, au début de la via Pellicceria, sous les arcades, un stand de réservations pour les diverses visites de Florence. Avec des visites proposées « avec des rabais », par ex. demain à 15 h 30, le couloir Vasari à 63.50 euros (25 % de rabais), etc.

A cet endroit, également plusieurs prospectus renvoyant aux sites internet suivants :

pour les tours en vespa : http://www.tuscany-vespatours.com/

pour un tour à pied de la ville : http://www.walkingtourflorence.com/

pour un tour « Inferno », Dan Brown : http://www.infernoflorencetour.com/

pour un tour en bateau sur l'Arno : http://www.florencetown.com/eng/florence-tours/single-day-tours/156/florence-boat-tour.html

pour des cours de cuisine italienne : http://www.florencecookingclasses.com/

pour un tour de dégustation dans les vignobles alentours : http://www.tuscanywinetrail.com/

pour un tour organisé à vélo dans la ville : http://www.ibikeflorence.com/

pour un tour à cheval dans les vignobles alentours : http://www.florencetown.com/eng/tuscany-tours/single-day-tours/47/horses--vineyards--horseback-riding-tour-in-tuscany.html

pour une sortie d'un jour aux Cinqueterre : http://www.cinqueterrediscovery.com/

J'ai également vu une autre société qui organise des tours moins cher (kiosque sur la place Santa Maria Novella) = https://www.ciaoflorence.it/en

Retour par Place Davanzati. On remarque sur la place une caféteria de 12 h à 15 h avec menu à 9 euros si jamais pour une autre fois.

Place Santa Trinita. Il est 17 h 30, on a une heure avant la messe, cette fois-ci on pourra finir la visite de l'église, pas comme l'autre jour... Un peu sombre ce soir... mais ça ira.

On rejoint le pont alla Carraia qu'on franchit. On prend le bus 11 juste au bout à 17 h 55. A 18 h 05, on est au terminus Due Strade et à 18 h 15 à l'appartement.

Opération débouchage de la douche, parfait, ça marche nickel, le problème est résolu en 5 minutes.

Repos, internet, petit en-cas.

12e jour – samedi 28 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 10.

Avant de prendre le bus, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Nous prenons le bus 36 vers 7 h 45 jusqu'au Palais Pitti (San Felice), on poursuit à pied tout droit et on passe le Ponte Vecchio encore calme à cette heure matinale, puis on va Piazza della Signoria et on arrive à 8 h 15 au Bargello à l'ouverture.

Gratuit ce jour car Journée du Patrimoine en Italie (sinon 6 euros par personne avec l'exposition temporaire). Visite du rez-de-chaussée, de l'exposition temporaire (objets restaurés récemment par l'Opera delle Pietra dure) de la cour et du premier étage, le 2e étage étant fermé. Très beau musée et très beau bâtiment, sculptures et objets divers et variés. On y reste jusqu'à 9 h 45.

On ressort et on va se promener à l'arrière de Santa Croce, voir le bâtiment de la Bibliothèque Nationale face à l'Arno.

Retour au Palazzo Vecchio par via Tintori et via Neri, magasins, etc.

11 h, Piazza del Grano, 2 sandwiches, 2 cocas light, 2 cafés dans un bar = 14 euros. Vers 11 h 30, on retourne dans le Palazzo Vecchio. On attend pour la visite du couloir Vasari.

Vers midi, on va au 5, via della Ninna, au rendez-vous, on nous donne un badge. Puis, à 12 h 15, on monte avec la guide anglophone rejoindre dans les Offices le reste du groupe francophone pour passer le couloir (les autres personnes francophones avaient déjà visité avant les Offices avec la même guide et on devait se joindre à eux). A 12 h 30, nous étions donc 15 francophones pour entrer dans le couloir Vasari.

La guide était très agréable, on s'est arrêté sur quelques tableaux en route... Le problème, c'est qu'en fait ce n'est qu'un couloir blanc/beige (aucune fresque murale) avec des tableaux. Quelques belles vues lorsque l'on est sur le Ponte Vecchio, notamment au centre. Les photos depuis les fenêtres (sans les ouvrir) sont autorisées, sinon interdit de photographier le couloir ou les tableaux.

Assez surprenant de trouver dans ce couloir 3 portraits de peintres suisses, dont 2 Genevois, Liotard et Charles Giron et un Bâlois, A. Böklin, mort près de Fiesole, que je ne connaissais pas du tout.

Vers 13 h 30, nous sommes ressortis à côté de la grotte du jardin Boboli et on nous a raccompagnés à l'extérieur devant le palais Pitti à 13 h 40.

J'avais réservé la visite du couloir Vasari sur le site officiel des visites de Florence à 60 euros par personne http://www.florence-museum.com/fr/couloir_vasariano.php.

En fait, selon le badge reçu et la documentation remise à la sortie, nous avons effectué la visite avec http://exclusiveconnection.it/en/guided-tours, qui, sur son site, propose ce jour la visite du couloir Vasari à 55 euros... Comprenne qui peut... !

Nous avons appris lors de cette visite par la guide que tous les musées nationaux de Florence sont gratuits le 18 février (anniversaire de la mort de Anna Maria Luisa de Medicis, la dernière héritière des Medicis, qui fit don à la ville de tout son patrimoine à condition qu'il ne quitte pas la ville et qu'il soit visible du public).

Nous partons à pied piazza Santo Spirito pensant y trouver un restaurant, il y en a plusieurs, mais tous pleins à cette heure-ci...

On finit par retourner dans le parc à l'arrière de la Porte San Stefano. Excellente idée, il n'y a personne et c'est très calme... On y parvient vers 14 h 20.

Bistro Santa Rosa, Lungo le Mura, 2 fusilli/mozzarella, 2 côtelettes de porc, légumes, 2 assiettes aubergines, 2 cocas light, 2 cafés = 35.50 euros.

Départ vers 15 h 30.

On passe le pont Vespucci, on fait un aller-retour sur la portion du Borgo Ognissanti non vue l'autre jour, mais pas d'antiquaires là. Au bout, la course des vélos bat son plein...

Retour à l'église Ognissanti qui ne semble pas décidée d'ouvrir à 16 h... On finira bien par arriver à y entrer...

On continue et on prend la via dei Fossi. A mon avis, sur les 3 rues avec antiquaires vues, la via dei Fossi est celle où il y a les plus beaux antiquaires.

On longe Santa Maria Novella, c'est un alignement de vendeurs de faux sacs...

A la gare, j'achète 2 nouvelles cartes de bus, les nôtres ne sont pas encore terminées, mais d'ici lundi ou mardi, on en aura besoin de nouvelles. 2 cartes à 20 euros = 40 euros.

On reprend le bus 36 à la gare et on arrive à 18 h à l'appartement.

Repos, internet, quelques fruits, pas faim après le repas de midi tardif...

13e jour – dimanche 29 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 45.

Avant de prendre le bus, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros

Vers 8 h 15, on prend le bus 36 jusqu'à la gare.

On va à pied au Palazzo Vecchio (qui ouvre à 9 h)

Billetterie, consigne gratuite obligatoire pour le sac à dos, WC après la consigne si nécessaire.

2 entrées à 10 euros par personne avec l'exposition temporaire, sans la visite de la tour qui ne nous intéresse pas et qui est de toute façon fermée puisqu'il pleut.

Il existe un billet groupé Palazzo Vecchio et Fort du Belvédère dans lequel se trouve la suite des oeuvres modernes de l'exposition temporaire, aucun intérêt pour nous.

Nous entrons à 9 h 10.

Les oeuvres modernes de l'expo temporaire sont disséminées dans diverses salles à côté des objets anciens, ce dont nous aurions pu nous passer, heureusement, il n'y en a pas beaucoup...

Plusieurs salles sur 2 étages, plafonds, sculptures, fresques murales magnifiques, meubles florentins. Un diaporama pas très intéressant et plein de pubs en revanche.

Nous ressortons à 11 h 10.

Nous retournons à notre cafétéria habituelle où nous arrivons à 11 h 45.

1 tortellini, 1 fusilli tomate, 1 assiette d'aubergines, 1 assiette de choux de Bruxelles, 1 salade aux fruits de mer, 1 gâteau, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light, 2 cafés = 29.40 euros.

On voit la course cycliste de la fenêtre sous une pluie battante...

Départ vers 13 h.

On retourne à la gare et on en profite pour traverser la galerie marchande, 2 fontaines modernes sinon un peu sombre ce couloir...

On prend le tram vers 13 h 30, transbordement en bus à cause de la course cycliste, ça ne va pas vite et il pleut à verse... On remonte dans le tram jusqu'à l'arrêt Resistenza.

On recule à pied de 100 mètres pour prendre le bus 26 qui va à Badia a Settimo, on l'attend environ 20 min.

Le bus traverse tout le village, passe devant l'église (Badia di San Salvatore e San Lorenzo a Settima) et tourne à droite pour s'arrêter à son terminus 100 mètres après.

http://it.wikipedia.org/wiki/Abbazia_dei_Santi_Salvatore_e_Lorenzo_a_Settimo

Bien, on arrive à 15 h 10, assez trempés, pour constater que l'église n'ouvre qu'à 16 h et non à 15 h... Donc, elle ne se visite que le dimanche après-midi dès 16 h en été et dès 15 h en hiver.

On retourne au terminus du bus et on voit un Cercle du Peuple (Circolo del Popolo) ouvert... Pas terrible, mais ça ira, pas le choix... 2 cafés = 1.80 euros. On attend à l'abri 16 h.

Effectivement, une personne vient ouvrir à 16 h. On visite l'église et la salle où se trouvent les 2 oeuvres de l'école de Ghirlandaio on demande à voir la crypte, OK, allumage du lieu, on peut descendre. Dans l'église même, un plafond peint très spécial, avec passage pour les moines peintres, 2 médaillons de Ghirlandaio, etc. Très sobre et très beau.

On discute un peu, arrive une autre personne, qui nous entraîne voir le petit cloître à l'arrière, la salle avec 2 bustes restaurés très curieux, la chapelle au sous-sol avec vue sur le cloître de la partie privée de l'abbaye en mauvais état... La partie privée est à vendre pour 5 millions d'euros s'il y a des amateurs... Fort sympathique cette visite privée en détail... Dans la cour, près du campanile, une maquette de l'ensemble de l'abbaye.

Les 2 « guides » présents, volontaires de l'Association de Sauvegarde du lieu, ne parlent que l'italien.

Donc, nous en ressortons finalement à 17 h 35... Nous avons peu de monnaie, nous laissons 4 euros de don.

On attrape juste le bus 26 à 17 h 40. 18 h, on est à l'arrêt près de Resistenza, on reprend le tram sans transbordement cette fois-ci car la course cycliste est terminée et on arrive à 18 h 20 à la gare de Florence, on reprend le bus 11 et on est à Due Strade à 18 h 40, un exploit de rapidité par rapport à l'aller...

18 h 45, retour à l'appartement.

Séchage des parapluies, du sac à dos, des chaussures, etc.

Repas, repos et internet...

14e jour – lundi 30 septembre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 45.

Avant de prendre le bus, on se renseigne pour l'achat des tickets de bus pour Sienne à Due Strade. Pas possible dans les commerces voisins... faudrait l'acheter dans le bus 131R (avec supplément).

2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Vers 8 h 15, bus 37 pour aller à la gare.

On trouve l'entrée de la station de bus SITA pour Sienne (via Sta Catarina di Siena) à côté de la gare. Les renseignements ouvrent à 9 h et il y a une queue pour acheter les tickets de bus à l'autre guichet. J'ai trouvé par la suite sur internet qu'on pouvait les acheter au bar Petrarca à la Porta Romana, on se renseignera là-bas demain matin en passant...

On va à pied à l'église Ognissanti, ouverte à 9 h. Le lundi, mardi et samedi matins, le cloître adjacent et le Cénacle de Ghirlandaio sont également ouverts.

A 9 h 05, on entre dans le cloître. Magnifiques fresques. Puis, au fond du cloître, on peut visiter le Cénacle, avec notamment une Cène de Ghirlandaio. Entrée gratuite, on donne 2 euros chacun pour l'entretien du lieu.

Ensuite, nous allons voir l'église elle-même. Notamment le crucifix de Giotto, une peinture de Ghirlandaio et une peinture de Botticelli (actuellement en rénovation, photo à la place...).

Nous partons vers 10 h 10 et allons voir l'église Orsanmichele, où nous arrivons vers 10 h 40. Les façades extérieures sont très belles.

Essentiellement un autel en marbre d'Orgagna et une pieta de Daddi. Ensuite, on monte à l'intérieur de l'église dans une salle supérieure ayant servi de grenier à céréale. Statues exposées, puis on traverse la rue depuis cette salle par un pont en pierre menant au Palais de la Laine (lui-même très beau de l'extérieur) et là, on redescend au niveau de la rue en admirant un plafond dans l'escalier.

Nous repartons vers 11 h 20 et décidons d'aller tester la caféteria self service Slowly à côté du Musée Davanzati. En route, nous refaisons un petit tour dans le Mercato Nuovo avec son sanglier...

Nous attendons quelques minutes son ouverture, vers 12 h 10.

Là, buffet avec salades, légumes, thon, fusilli, roastbeef, ratatouille, soupe à l'oignon, salade de fruits, flan à la vanille, le tout à volonté, pour 9 euros par personne. Nous prenons 1 coca light et un verre de vin. Total, 24 euros. C'est pas mal, très calme, 2-3 clients vers 12 h 50.

Nous partons vers 13 h. Il pleut à nouveau, mais pas autant qu'hier.

Promenade place de la République, 2 cafés dans un bar = 2 euros.

On va visiter les magasins Rinascente et Coin. WC au dernier étage dans chacun si nécessaire. On ne peut pas accéder à la terrasse au 5e étage du Rinascente, fermée à cause de la pluie car sol très glissant... On repassera...

On retourne acheter du produit pour déboucher les tuyaux pour l'emmener avec nous (comme on a vu qu'il fonctionnait très bien ici...). 3 euros.

On revient en arrière pour arriver à 15 h à l'église face au Bargello, Badia Fiorentina, ouverte seulement le lundi de 15 h à 18 h...

Essentiellement, un plafond à caisson en bois sculpté (27 ans de travail), un tableau de Filippino Lippi, 2 tombeaux réalisés par Mino di Fiesole et le cloître des Orangers, fresques. J'ai préféré les fresques du cloître d'Ognissanti.

Vers 15 h 40, nous retournons à la gare.

Achats au supermarché de la gare = 18.80 euros.

On prend le bus 11 vers 16 h 35.

Arrivée à l'appartement à 16 h 50.

Repos, internet et petit repas.

15e jour – mardi 1er octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

Bus 11 jusqu'à la Porta Romana.

2 cafés, 2 croissants au Bar Petrarca, à la Porta Romana = 4.20 euros. Tiens, les croissants semblent avoir augmenté de 10 ct, changement de prix au 1er octobre ? Bon, on s'en fiche...

Selon le site des bus SITA, on peut acheter les billets pour Sienne dans ce bar. Non, ils ne les ont pas et nous envoient au bureau de tabac en face, lequel ne les a pas non plus...

Bien, on ne s'énerve pas, on reprend le bus 36 jusqu'à la gare, là on prend le tram 1 pour aller voir le marché de la Cascine (tous les mardis matin, de 8 h à 14 h).

On arrive au marché à 8 h 40, c'est très grand... On va le faire jusqu'à 12 h 40...

1 gilet en cachemire = 15 euros 1 chemise = 5 euros 1 pantalon pour un copain = 4 euros (et oui, en plus, on me passe des commandes...)

Relativement peu d'alimentation, des vêtements usagés et neufs, des chaussures neuves (pas terribles), de l'électroménager, des fleurs (vraies et en plastique...), très peu de brocante.

WC au début du marché (50 ct).

On se dirige vers la gare à pied.

En route, repas au Restaurant Salotto del Gusto, dans une sympathique cour ombragée, sauf qu'une troupe de 7 Italiens bruyants viendra s'installer par la suite à nos côtés... On y reste de 13 h à 14 h 15 environ. Plusieurs plats du jour à choix, avec eau minérale et café compris, de 6.50 euros à 10 euros.

1côtelette de porc, légumes, salade, 1 entrecôte, salade, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 27 euros. Très bon.

Nous allons à la gare routière.

Vers 14 h 45, personne n'attend au guichet des achats de billets, ouf. Alors, on peut acheter les billets pour Sienne à l'avance (et les valider dans le bus le jour où on le prendra), si on achète les billets directement dans le bus, c'est 30 % plus cher qu'à la gare routière, il n'y a quasiment plus de bars tabacs qui tiennent les billets, le personnel ne sait pas si l'on peut monter dans le bus à l'arrêt Due Strade... Heureusement qu'on a vu les bus 131R s'y arrêter pour prendre des clients. On nous conseille de venir à la gare routière et de partir de là... Nous, on va essayer d'éviter ça, puisque le bus passe à 100 mètres de l'appartement...

On achète 4 tickets à 7.80 euros par trajet pour faire l'aller-retour = 31.20 euros. Ce sont des billets pour le bus rapide (qui passe par l'autoroute, après Galluzzo je suppose)

Ensuite, on passe devant la gare et on retraverse le marché des cuirs de San Lorenzo.

On va vérifier les horaires du Cenacolo de Sant Apollonia (ouvert seulement le matin bien sûr).

On revient à la Place San Marco.

2 glaces = 7 euros.

On attend 16 h 30 l'ouverture de l'église San Marco, le musée adjacent, lui, n'ouvre que le matin.

16 h 30, visite de l'église, rien de notoire.

16 h 45, on reprend le 11 sur la place San Marco direction Salviatino, pensant qu'au terminus il repartirait direction Due Strade. Ben non, déviation pendant 4 jours... on se retrouve place San Marco 30 min. après...

On retourne sur la via Cavour, le 11 est annoncé pour Due Strade dans 3 min. Rien compris. Dans le doute, on prend le 1 qui arrive à l'instant et qui va à la gare. A la gare, on retrouve le 11...

6 h 10, nous sommes à l'appartement.

Repos, internet, petit repas...

16e jour – mercredi 2 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 10.

2 croissants, 2 cafés à Due Strade = 4 euros

On va à l'arrêt du bus pour Sienne vers 7 h 45.

Normalement, selon l'horaire, il y en a un à 7 h 54 et un à 8 h 19.

Il arrive à 7 h 55 et s'arrête, ouf...

On monte vers le chauffeur et on composte nos billets. Bus pas plein, il reste une dizaine de places.

9 h 10, on est au terminus à Sienne, place Gramci. Le mercredi matin, grand marché via XXV Aprile (près du terminus des bus), mais comme on a déjà vu hier celui de Florence, on n'y va pas.

Petite promenade en ville et sur la place Campo en attendant l'ouverture du Duomo (10 h 30).

2 cafés en route = 2 euros.

Dès l'arrivée, et toute la journée, on a trouvé que, malgré les ZTL, la circulation des taxis, voitures et bus dans ces petites rues était agressive... Une impression que je n'avais pas ressentie lors de mes autres visites à Sienne, bizarre...

A 10 h 30, achat d'un billet groupé à 12 euros par personne pour : le duomo et la librairie Piccolomini (= 7 euros) le musée adjacent et le panorama dal facciatone (= 7 euros) la crypte du duoma (= 6 euros) le baptistère San Giovanni (= 4 euros) l'oratoire San Bernardino (= 3 euros) On entre dans le duomo vers 10 h 35 et on y reste 1 h. Magnifique pavement. Tableaux, fresques, etc. Et librairie Piccolomini dans le duomo.

A 11 h 35, on ressort et on s'éloigne du secteur.

12 h, petit repas sur la terrasse au Bar dei Mantellini, en face de la Pensione Palazzo Ravizza. 1 orecchiette aux brocoli, 1 tagliatelle aux tomates, 1 grosse salade thon/mozzarella pour deux, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 26 euros.

Vers 13 h, on retourne à côté du Duomo. Visite du musée adjacent de 13 h 15 à 14 h 15. On monte un escalier assez raide pour aller voir le panorama. Intéressant car on voit le duomo, la place du palio, le palais et sa tour. Pour être déjà montée sur la tour du palais, je préfère cette vue depuis le musée.

Repos quelques minutes et on va visiter la crypte, magnifiques fresques, et le baptistère surtout pour ses fonts baptismaux.

Vers 15 h, on part se promener en ville.

2 magnums = 3.60 euros pour s'asseoir un moment sur une terrasse, bar Indipendenza, via delle Terme 9.

Il fait un temps splendide, on repasse par la place du Campo, on revoit la cour du Palais, puis on arrive jusqu'à la via Roma et on revient sur nos pas pour rejoindre le bus.

Supermarché Conad, quelques achats = 11.50 euros.

17 h 10, on arrive au terminal des bus, on attrape juste celui qui part à 17 h 10 justement... Le chauffeur nous confirme qu'il s'arrête à Due Strade. Bus à 2 étages cette fois-ci. On monte s'installer en haut et on redescend vers le chauffeur dès la sortie de Galluzzo.

18 h 10, on est à l'arrêt Due Strade.

18 h 20, on est à l'appartement, il fait encore 24 degrés...

Repas, repos et internet...

17e jour – jeudi 3 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 20.

Avant de prendre le bus, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

On prend le bus 11 jusqu'à la place San Marco.

Vers 8 h 25, on arrive au Cenacolo de Sant Apollonia. Entrée libre, WC sur place si nécessaire. On est un peu déçus par cette Cène, mais c'est une question de goût... Celles vues jusqu'à maintenant nous ont plu davantage, ici, comment dire, c'est trop net, trop bien restauré peut-être ? On laisse 2 euros à la sortie.

Nous allons ensuite voir le cloître des Scalzi. Entrée libre. Là, les fresques sont très belles, l'endroit est reposant, doux, c'est complètement autre chose que les autres fresques vues jusqu'à maintenant (tout est dans des tons gris-beige). On voulait laisser quelque chose en partant, mais pas autorisé car musée d'Etat nous a-t-on répondu.

Nous revenons ensuite sur la place San Marco pour voir le musée adjacent à l'église San Marco. Il est 9 h 15. 2 entrées à 4 euros par personne. Le crucifix de Fra Angelico qui fut dans l'église et qui est maintenant dans la salle capitulaire du cloître n'est pas visible car la salle capitulaire est fermée pour restauration, on le voit un tout petit peu de l'extérieur depuis le cloître... Sinon, magnifique salle de peintures de Fra Angelico, cloître avec belles fresques restaurées en 2008-2009, salle lapidaire intéressante. A l'étage, visite des cellules des moines, chacune avec 1 fresque, cellule de Savonarole. Un 2e cloître visible de la salle lapidaire n'est pas visitable. Beaucoup aimé ce musée divers et à taille humaine. WC disponible si nécessaire près de la salle capitulaire.

Nous ressortons vers 10 h 50 et prenons le bus 7 sur la place San Marco à 11 h pour aller à Fiesole. J'arrive à la fin de ma première carte de bus (21 courses), il reste 2 courses sur celle qui avait des problèmes au départ.

Nous y arrivons à 11 h 20.

Nous visitons tout de suite le Duomo avant qu'il ne ferme à 12 h. C'est écrit qu'actuellement, il n'ouvre pas l'après-midi, faute de personnel. Il n'en sera rien d'ailleurs car à 15 h, il était ouvert... Comprenne qui peut... Belles fresques dans la crypte surtout, sinon, le reste, bien que très joli, est assez simple.

Sur la place, sous la mairie, on voit à travers des vitres l'ancien pavement de la route romaine. Mairie, statues, dont quelques nouvelles avec des vélos (apparues suite au Mondial de cyclisme?)

Apparemment, le site archéologique (musée-thermes-amphithéâtre n'est ouvert que le vendredi, samedi et dimanche selon affichage). On ne s'énerve pas vu qu'on a prévu de remonter dimanche matin ici pour voir les antiquaires qui exposent tous les premiers dimanches du mois sur la place Mino (arrivée des bus). C'est affiché pour le vendredi-samedi-dimanche entrée à 12 euros par personne pour le site archéologique avec un musée à côté du site qui ne nous intéresse pas. La caisse est fermée, mais le restaurant situé avant les tourniquets d'entrée et les WC sont ouverts. Mais, il va y avoir une suite inattendue tout à l'heure...

Nous montons la rue principale du village pour avoir une vue sur l'arrière. Nous la redescendons et nous arrêtons sur la place vers 12 h 15 pour manger. Café « Déjà vu », 1 penne al pesto, 1 lasagne, 2 tranches de porc avec riz/légumes, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés, couverts = 42 euros. Très bon et très copieux.

Vers 13 h 30, nous montons la rue Verdi pour voir le panorama sur Florence.

Nous redescendons et montons de l'autre côté jusqu'à l'église San Francesco (l'autre église est fermée). Arrêt en route vers le monument aux morts (vue sur Florence), puis visite de San Francesco. A droite de l'entrée, vue sur le cloître et escalier pour monter visiter les cellules des moines (encore plus spartiates que celles de ce matin, si c'est possible...). Il y a en face un magasin de produits monastiques.

Nous redescendons à travers les arbres par le chemin arrière qui rejoint sur la droite le chemin emprunté pour monter à mi-hauteur. Délicieux moment de fraîcheur sous les arbres car il fait encore chaud l'après-midi à cette période. Là, belle vue sur les thermes du site archéologique. Ca commence à m'énerver parce que je vois une dizaine de personnes qui déambulent dans le site qui devrait être fermé. Bien, on va redescendre de toute façon, on va y retourner...

Arrivés en bas, il est 15 h environ, nous voyons le Duomo ouvert (alors qu'il est censé être fermé...). Nous arrivons au site, idem à ce matin, guichets fermés, etc. Une personne arrive avec son ticket pour sortir, elle tombe bien cette miss, on lui demande comment elle a fait pour entrer ! Là, on apprend qu'à environ 20 mètres sur la droite, on peut acheter les tickets pour entrer à l'office du tourisme... On y va. Effectivement, on nous vend un ticket à 10 euros par personne (sans le musée qui ne nous intéresse pas, ça tombe bien...). Je leur dis que l'affichage des heures d'ouverture n'est pas clair, une impression que l'on s'en fout complètement de ma remarque... c'est même plus qu'une impression... passons...

On y va. Musée archéologique assez classique, de belles statues miniatures en bronze, des tombes lombardes trouvées dans le village. Puis, un tour dans le parc archéologique, amphithéâtre, thermes, ruines étrusques/romaines. Jolie promenade bien aménagée par un temps superbe en plus.

16 h 15, on est sur la place. Le bus 7 arrive à 16 h 20. Vers 16 h 40, nous sommes place San Marco. On attend une dizaine de minutes le bus 11 pour rentrer. 17 h 30, nous sommes à Due Strade et à 17 h 40 à l'appartement.

Repos, internet et petite salade vu tout ce qu'on a mangé à midi...

18e jour – vendredi 4 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 15.

Avant de prendre le bus, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros

On prend le bus 11 qui part à 7 h 55 pour aller à la place San Marco où on arrive vers 8 h 15.

On arrive à la Galerie de l'Académie vers 8 h 20 (ça ouvre à 8 h 15), il y a déjà une queue d'environ 30 personnes... Ils en laissent entrer 30 toutes les 15 min. environ. A 8 h 40, nous pouvons juste entrer, nous sommes les 2 derniers des 30... 2 billets à 11 euros par personne avec l'exposition temporaire.

Salles avec dyptiques, triptiques, etc., quelques instruments de musique anciens, une galerie de moules en plâtres de diverses statues, l'exposition temporaire « Dal Giglio a David », et énormément de monde qui veut voir le David surtout... Nous y restons 1 heure.

A 9 h 45, ça va nettement moins bien dehors, au moins 100 personnes dans la file, même à l'entrée des billets réservés à l'avance, ça ne semble pas avancer très vite.

Nous allons ensuite en direction du Musée archéologique.

Nous profitons pour entrer dans l'église Santa Maria Assunta, près de l'Ospedela dei Innocenti. Pas évident la visite, il y a une messe à 8 h, à 9 h, à 10 h, à 11 h et à 12 h et ça ferme à 12 h 30... ! Cloître avec fresques en rénovation à l'entrée. Nous arrivons à entrer pendant la messe de 10 h, en rasant les murs, c'est-à-dire en passant à travers les chapelles du côté droit... De beaux encensoirs anciens, le plafond est très chargé, le reste aussi, mais peu de lumière. Nous allons derrière le choeur, étrangement, il y a aussi un passage menant à des WC, puis on essaie de ressortir à travers les chapelles du côté gauche... La messe se tenant à gauche en entrant, on n'y arrive pas, on doit rebrousser chemin et repasser par la droite.

Vers 10 h 45, nous arrivons au musée archéologique. Là, quasiment personne... 2 entrées à 4 euros par personne. On traverse le jardin pour entrer (il n'est visitable que le samedi matin), on voit l'essentiel depuis les salles (tombes étrusques). Surtout des objets étrusques, magnifique collection de petites statuettes miniatures en bronze. On attend 11 h 30 que l'on puisse monter au 2e étage (où seules 30 personnes sont admises à la fois). De très beaux objets mais la présentation est ancienne, parfois peu de lumière, etc.

Plusieurs lieux avec nécropoles étrusques sont cités et illustrés par des photos et/ou des objets : Vulci, Poggio Buco, Pitigliano, Magliano, Marsiliana d'Albegna, Vetulonia, Populonia, Veio. On a encore beaucoup à voir, faudra qu'on revienne en Italie...

Une pensée pour ma copine Monique, il y a la copie de la chimère d'Arezzo à l'entrée du musée...

Nous ressortons vers 12 h et allons manger dans un petit restaurant juste à côté de l'église Santa Assunta, Restaurant Un Caffe, 4 tables à l'intérieur... 2 menus du jour à 11 euros avec eau et café. 1 pici aux fruits de mer, 1 tortellini bolognese, 1 rôti de porc, patate, salade, 1 polpettine, patate, salade. Ensuite, nous avons pris 2 gâteaux en plus du menu, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 30.50 euros. Tout était excellent.

Départ vers 13 h 30. On passe à l'arrière de l'Ospedale dei Innocenti pour voir l'extérieur du Théâtre de la Pergola. Puis, on passe devant l'hôpital Santa Maria Nuova (encore en activité). Les fresques devant sont en travaux. On entre voir le couloir et une fresque au centre de la cour, on ressort.

Vers 14 h, on est près du Duomo, queue de 100 personnes pour monter au sommet de la coupole, de 50 personnes pour entrer dans le duomo et de 10 personnes pour entrer dans le baptistère... On entre dans une cour face à l'entrée du baptistère pour s'asseoir un moment. Là, il y a des appareils pour vendre les billets à 10 euros (musée du duomo, duomo, coupole, baptistère) qui ne fonctionnent qu'avec des cartes de crédit et qui ne délivrent pas de billet gratuits pour enfants... Plusieurs s'y heurtent... et entrent dans le bureau pour acheter leurs billets aux guichets...

On revient vers la gare et on prend le bus 37 pour aller à Galluzzo.

15 h 10, 2 cafés à Galluzzo = 1.80 euro.

Achats au magasin Coop = 22 euros.

15 h 45, on attend le bus no 37 pendant 15 min. sur la place pour redescendre à l'appartement. Il arrive à 16 h. A 16 h 15, on est rentré.

Repos, internet, petit repas.

On veut aller dès qu'il fera nuit avec la voiture à la place Michelangelo pour voir la ville la nuit d'en haut. Enfin, c'était notre idée, ça ne va pas se passer ainsi...

19 h, on part avec la voiture, via Galluzzo, pour faire le plein.

Essence sans plomb 95 à 1.635 euro le litre = 30 euros.

Demi-tour, on va à la Piazzale Michelangelo. Super, clôturée de barrières, inaccessible... Je m'arrête pour lire le panneau, il y a une manifestation, c'est fermé du 4.10 au 7.10... Bon, ben on repassera le 8 au soir... ça manquait ce truc-là...

Ceci en fait : http://www.diecipiazze.it/nuovosito2/pagine/piazze/firenze.htm

On revient à l'appartement où on arrive à 19 h 45.

Pour les camping-cars (et les voitures d'ailleurs), lorsqu'on arrive de Galluzzo, on traverse Due Strade. A la sortie, on ne peut pas aller tout droit dans la via Senese, sens interdit, uniquement autorisé pour les bus, donc on est obligé de tourner à droite dans la via Gelsomino (en direction de la Piazza Michelangelo). Dans la via Gelsomino, sur la droite, au numéro 11, parking payant pour camping-cars ou voitures = http://www.scaf.fi.it/gelsomino.html. 15 euros par 24 heures. Bus 11 ou 37 devant le parking (arrêt Gelsomino 04) pour aller à la gare Santa-Maria-Novella.

19e jour – samedi 5 octobre 2013

Gros orage entre 5 h et 6 h ce matin...

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

Avant de prendre le bus, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Bus 36 vers 8 h, arrêt San Felice, devant le Palais Pitti vers 8 h 15. Le Palais Pitti s'ouvre à 8 h 15.

Ce qui est noté sur le site internet du Palais Pitti n'est pas exact, en particulier, on ne peut pas acheter de billets séparés pour chaque musée et les billets groupés ne sont pas valables 3 jours, mais seulement pour le jour même.

La billetterie est à droite du monument lorsqu'on est en face de lui, avant d'entrer dans la cour. On peut entrer dans la cour sans billet. Dans la cour, accès aux divers musées, consigne gratuite (obligatoire pour les sacs à dos), WC, 1 café, l'accès aux jardins Boboli par un escalier, une grotte/fontaine, 1 magasin de souvenirs dès 10 h, accès gratuit à une petite salle = l'antichambre du Grand Prince (ouverte parce qu'il y a une exposition au musée des Offices sur le Grand Prince Ferdinand de Medici), des bancs pour s'asseoir, 2 chats en promenade, des cendriers, etc...

Pour aujourd'hui, on choisit le billet groupé à 13 euros. Avec lequel, on peut visiter la Galerie Palatine, les appartements royaux, la Galerie d'Art moderne et l'exposition temporaire de 12 oeuvres du Musée d'Orsay.

On reviendra un autre jour (quand il ne pleuvra pas) pour un billet à 10 euros, jardin Boboli, jardin Bardini, musée argenterie, musée des costumes, etc. Suite du feuilleton le mardi 8 l'après-midi...

8 h 20, on monte au premier étage, galerie Palatine, tableaux (surtout 17e et 18e siècles), baignoire de Napoléon, magnifiques plafonds, des tables en mosaïque de pierre dure, quelques autres meubles.

Puis 2e étage, exposition temporaire, galerie d'art moderne, tableaux 19e et début 20e siècle. Une statue de Victor Hugo. Des WC si nécessaire également.

De belles vues par les fenêtres sur Florence et sur le jardin Boboli.

Enormément de tableaux pour une matinée... Nous en ressortons à 11 h 30.

Nous nous dirigeons vers la Basilique Santo Spirito et la place éponyme. Il recommence à pleuvoir.

11 h 50, la basilique est ouverte, il n'y a pas de messe, c'est le bon moment. Très sombre, mais de très beaux tableaux (chacun avec une explication écrite), l'église elle-même n'est pas superbe. Il y a également un crucifix en bois fait par Michel Ange. Il y a un cloître dans lequel il semble qu'on ne puisse pas entrer.

3 ou 4 stands de marché sur la place (habits, chaussures, etc.) qui sont en train de ranger...

12 h 30, sur la place Santo Spirito, restaurant Borgo Antico. 2 pizzas au feu de bois (une à 8 euros, l'autre à 10 euros), 1 coca light, 1/4 vin rouge = 28 euros. Les pizzas, à pâte mince comme nous les aimons, étaient vraiment excellentes... ! Dehors, c'est le déluge de flotte.

13 h 30, on part, ça devient très bruyant dedans. S'il avait fait beau, nous aurions mangé sur la terrasse à l'extérieur (plus calme).

On rejoint l'arrêt de bus vers l'Arno, place N. Sauro.

2 cafés en attendant la fin du déluge = 2 euros. Ca ne se calme pas vraiment, on va rentrer.

Vers 14 h 20, on prend le 36 jusqu'à Due Strade. On arrive à l'appartement vers 14 h 40. On attend un moment, ça va un peu mieux côté pluie.

15 h 35, on prend la voiture pour aller à la chartreuse de Galluzzo comme il y a une visite à 16 h.

15 h 45, garés devant.

16 h à 17 h, visite guidée (obligatoire). Très intéressante et le bâtiment est très beau, on est surpris.

A la sortie, on donne 2 euros chacun.

Passage par le magasin de vente de produits du couvent.

Parking, on donne 1 euro au surveillant.

17 h 10, on est de retour à l'appartement, il pleut encore, mais il semble y avoir un léger mieux.

Repos, internet, petit repas...

20e jour – dimanche 6 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

2 cafés, 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros.

Le bus 11 ne circule pas le dimanche apparemment...

Bon, on prend le 37 vers 8 h 20. A la gare, on prend le 1 jusqu'à la place San Marco. Là, on prend le 7 pour Fiesole. On arrive vers 9 h 20. Peu de brocanteurs sur la place centrale, c'est assez vite visité... A 9 h 50, on reprend le 7 jusqu'à la place San Marco et le 1 jusqu'à la gare. Vers 10 h 15, nous y sommes.

Nous partons à pied jusqu'au Palazzo Corsini pour visiter la Biennale des Antiquaires (qui ouvre à 10 h 30). On arrive vers 10 h 35, petite queue de 10 minutes. 2 billets à 10 euros. Ces billets permettent de visiter gratuitement le Palazzo Vecchio et la chapelle Brancacci. Dommage, on les a déjà visités...

Magnifiques oeuvres en vente, le Palais lui-même à l'intérieur est à voir également...

On ressort 2 heures après.

Nous allons à notre caféteria habituelle via dei Pecori. Vers 13 h, pas mal de monde... 2 tagliatelles bolognaise, 1 plat de haricots, 1 plat de choux-fleurs, 1 plat de courgettes, 1 salade tomate/mozarella, 1 salade de fruits, 1 melon, 1 coca light, 1 petite bouteille de vin rouge, 2 cafés = 29.30 euros.

Nous repartons nous promener en direction du Duomo, du Palazzo Vecchio (où je trouve 2 étudiants tout contents de pouvoir bénéficier de nos billets de ce matin pour entrer à l'oeil...), on passe vers les Offices, le Ponte Vecchio, le palais Pitti et on rejoint le bus 37 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 15 h 30.

Quelques averses par moment entre 13 h et 15 h. Un beau soleil dès 17 h...

Repos dans le jardin, internet, rangements, petit repas...

21e jour – lundi 7 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 20 avec la voiture pour Galluzzo.

7 h 30, parking sur la place, un marché a lieu au centre de la place... 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

8 h, départ pour Volterra par la S4. Très jolis paysages toscans en route.

9 h 15, parking gratuit à Volterra. Dans une rue qui descend face à la Porta San Stefano.

On rentre en ville à pied par la porte en question (affichage ZTL de 10 h à 13 h et de 17 h à 22 h. environ).

Dans cette rue, assez près de la porte San Stefano, j'ai vu un hôtel San Lino 4 étoiles avec piscine qui affichait des « rabais », 79 euros la chambre pour deux au lieu de 99 euros...

En passant, nous allons voir la fontaine Fonti San Felice.

Nous nous dirigeons vers le Duomo.

Visite du Duomo, du baptistère, très beaux, très sobres.

Visite de la place centrale, entrée du Palais. Office du tourisme sur la place. Grand soleil...

Puis, nous allons voir le parc archéologique. On peut entrer gratuitement dans le parc, quelques jeux d'enfants, et nous payons 2.50 euros pour entrer à l'acropole étrusque (billet valable également pour le théâtre romain ailleurs en ville). Bof, on aurait pu voir l'ensemble de l'extérieur...

Nous continuons jusqu'à l'impressionnante forteresse Medici (non visitable, c'est la prison...) et nous revenons en direction du Musée archéologique.

A 12 h, repas à la trattoria « Il refugio », piazza XX Settembre 9. Menus à 13 euros, eau, vin et café compris. 2 pâtes bolognaise, 2 ragoûts de porc aux bolets, 1/4 vin, 1 bouteille eau, 1 coca light, 2 cafés, couverts = 30.50 euros. Simple et correct, sans plus. Départ vers 12 h 45. Sur cette place, il y a également un Musée de la Torture, mais cela ne nous intéresse pas.

Nous allons visiter le musée archéologique. 1 entrée à prix normal = 8 euros, 1 entrée à prix sénior à 6 euros (ici on est sénior à 60 ans, car musée communal). De très belles pièces (surtout sarcophages étrusques). On y reste 1 heure.

Nous allons ensuite au théâtre romain dans lequel nous entrons avec nos billets du matin. La vue d'ensemble est très belle, on descend un peu après l'entrée, mais on ne peut pas aller vraiment à l'intérieur. WC disponibles après l'entrée si nécessaire. On peut le voir de la route en bas ou, c'est bien mieux, de la route au dessus où nous irons également.

Durant la journée, nous avons regardé de nombreux magasins d'albâtre, spécialité locale, pour trouver un bougeoir à notre goût. Nous l'avons trouvé finalement dans la rue après le musée = 8.50 euros.

Nous revenons ensuite en direction de la voiture.

Départ vers 15 h 30, juste avant qu'il ne commence à pleuvoir...

On va en direction de Poggibonsi par la SP 68 et ensuite la semi-autoroute (gratuite) jusqu'à Galluzzo. Ca ne va pas vite jusqu'à Poggibonsi car il pleut fort, ensuite, ça va en s'améliorant, mais quelques travaux de goudronnage sur la semi-autoroute... qui en a bien besoin par endroits...

Vers 17 h, arrêt au parking central de Galluzzo, à côté de la Poste, parking gratuit, campings-car possibles (ne pas se garer l'après-midi du 2e vendredi du mois car jour de nettoyage...). Plusieurs places libres, ainsi que dans les rues avoisinantes d'ailleurs... On est à 5 min. à pied de l'arrêt du bus 36/37 sur la place centrale qui va à la gare Santa Maria Novella en 20 à 25 min.

Divers achats au magasin Coop = 14.15 euros.

A 18 h, nous sommes à l'appartement.

Repos, internet, petit repas...

22e jour – mardi 8 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 20.

2 cafés, 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros

7 h 55, on prend le bus 36. Arrêt à la gare, tram 1 à 8 h 25, on est à l'entrée du marché de la Cascine.

On refait le marché, mais pas beaucoup de nouveautés depuis mardi passé.

1 t-shirt = 5 euros

1 dessus de table = 3 euros.

Grand soleil, très agréable promenade.

11 h 40, on a fini.

WC avant de partir = 50 ct

On retraverse la Porta al Prato, on prend via della Scala.

12 h 30, arrêt à la trattoria Il Giardino, via della Scala 61. Il y aurait une petite terrasse extérieure, mais trop bruyante, on va à l'intérieur.

Menus à 10 euros disponibles.

2 pennes bolognaise et bolets, 1 poulet chasseur, 1 poulpe gratinée, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés, pas de couvert = 30 euros. Simple, mais très bon.

Départ vers 13 h 40, on va à la gare pour acheter les billets aller simple pour Montecatini centro pour demain (même prix que pour la gare de Montecatini Monsummano Terme qui semble être 800 mètres avant celle de Montecani centro) = 2 billets à 5.20 euros par personne.

Puis nous reprenons le bus 36 pour retourner finir la visite du Palais Pitti et Jardins Boboli.

14 h 05, nous revoici à la fameuse billetterie... Impossible d'avoir un billet seulement pour les Jardins Boboli... Donc, nous prenons le billet groupé à 10 euros pour Musée de l'Argenterie, Exposition temporaire « Diaphanes passions », Musée des Costumes, Musée de la Porcelaine, Jardins Boboli et Jardins Bardini. Aimable comme une porte de prison la vendeuse de billets, ce n'est pas la même que l'autre jour, mais les deux sont du même modèle...

On rentre dans la cour, comme on connaît, on va directement à gauche pour le musée de l'Argenterie. Bon, éjectée au vestiaire pour déposer le sac à dos bien entendu... Je retraverse la cour... Je reviens... Nous entrons surtout pour voir les peintures des murs et plafonds du bâtiment. Sinon, exposition temporaire d'objets en ivoire, bijoux, etc. Nous y restons 30 min.

On ressort dans la cour, je récupère mon sac. On s'assied sur un banc et là je vois par hasard au dos de mon billet qu'il était soi-disant valable 3 jours... Ils commencent à m'énerver là... J'en attrape deux qui discutaient et je demande. Non, c'est une erreur d'impression. Sur le site internet, c'est aussi une erreur et un troisième s'en mêle pour me dire que c'est écrit « billet intégré » sur mon billet et que les 3 jours c'est valable pour un billet « cumulatif ». J'ignore ce qu'est un billet cumulatif, le meilleur de l'histoire, c'est que si c'est le billet à 22 euros valable pour tout (remplaçant le billet à 13 euros et celui à 10 euros) mentionné sur le site internet, il n'existe de toute façon pas, ou plus, à la billetterie, j'ai déjà demandé l'autre jour... J'arrête sinon je les frappe...

On ne remontera pas les 2 étages de l'autre jour pour le musée des Costumes qui ne nous intéresse pas.

On se calme et on repart vers le fond de la cour pour entrer dans les jardins.

On monte jusqu'à la fontaine, on renonce au musée de la Porcelaine. On va voir les vues sur Florence, puis on descend l'allée des cyprès, une autre fontaine, on ressort à la Porta Romana.

On renonce également aux Jardins Bardini, exclu de remonter la chose pour redescendre vers le fort Belvédère et les Jardins Bardini.

Il est 16 heures.

Nous allons au bar Pétrarque. 1 glace au chocolat et 2 glaces au citron = 12 euros. Délicieux, on reste un moment.

On reprend le bus 36 vers 16 h 45 et on arrive à l'appartement à 17 heures.

Repos dans le jardin, internet, petit repas...

23e jour – mercredi 9 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 20

2 cafés, 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros.

Vers 7 h 55, on prend le bus 36 pour aller à la gare.

Ca n'avance pas ce matin...

8 h 15, on est à la gare pour prendre le train de 8 h 38 pour Montecatini Terme. Il part à peu près à l'heure, mais on a 15 min. de retard à l'arrivée... On a déjà les billets de train achetés hier.

9 h 50, on y est.

Nous sortons de la gare, montons la rue Verdi, vue sur les divers bâtiments thermaux, petit marché. Ici, on ne peut pas entrer gratuitement dans les parcs thermaux (comme à Vichy par ex.).

On se dirige vers le funiculaire pour Montecatini Alto = http://www.funicolare-montecatini.it/ Nous payons 7 euros par personne pour aller-retour (sinon 4 euros aller et 4 euros retour si pris séparément). Nous prenons celui de 11 h. Il met 10 min. pour monter. La pente est rude, apparemment, impossible de descendre à pied à côté du funiculaire, gazon et bande très étroite, c'est certainement interdit en plus...

A l'arrivée du funiculaire, sur la droite, WC. Il faut demander la clef au personnel du funiculaire (ce n'est pas indiqué sur place...).

En haut, vue magnifique, nous allons visiter l'église San Pietro Apostolo, rien de notoire sauf qu'on peut encore y voir les colonnes datant du XIIIe siècle, puis tour de la Rocca à côté (fermée), on voit le monument original dédié à Sainte-Barbe...

Ensuite, on traverse la place principale (plusieurs cafés, restaurants) et on va sur l'autre versant, Eglise du Carmine et Tour de l'Horloge. Dans l'église, depuis le 7 septembre, exposition de photographies de Montecatini Alto permettant de comparer les mêmes lieux à diverses époques. Intéressant. L'église en elle-même, pas très spectaculaire.

Nous revenons vers 12 h 15 au funiculaire pour redescendre. A 12 h 30, les 40 places seront occupées. Faire attention car il y a une pause entre 13 h et 14 h 30...

12 h 40, nous sommes en bas et retournons en ville dans un magasin/resto repéré le matin, où nous arrivons vers 12 h 50. Il y a encore 2 tables libres, mais cela ne durera pas... Fedi Dino Roberto, viale Grocco 25-27. Accueil souriant de la patronne... 2 tagliatelles aux bolets, 2 escalopes aux champignons avec patates, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés, pas de couvert = 34.10 euros. Délicieux ces champignons...

Nous repartons vers 14 h. en direction du centre ville. Puis, nous allons à l'autre gare, Montecatini Monsummano Terme pour y reprendre le train pour Pistoia. Nombreux bus pour la région vers cette gare.

Je rachète 2 billets pour le retour, billets pour Florence puisqu'on peut descendre en route et remonter dans le train pendant 6 h. 2 billets à 5.20 euros par personne.

Il y a un train prévu à 14 h 30, il aura 5 min. de retard. De nombreux ados qui traversent les voies, se battent, s'agitent et même qui poussent l'un d'entre eux sur les voies...

Vers 14 h 55, on arrive à Pistoia. Il tombe quelques gouttes, mais rien de bien méchant...

On se dirige vers le centre ville, église San Giovanni Fuorcivitas (façade très belle, on n'arrivera pas à y rentrer, même au retour plus tard...). 2 cafés sur une terrasse en face = 2 euros. Grand marché dans le secteur le mercredi et le samedi matin.

Puis Piazza Duomo, visite du Baptistère, très beaux fonts baptismaux surtout, ensuite du Duomo en face (il ouvre à 15 h 30), beau crucifix, crypte notamment. L'office du tourisme est sur la place également. Tour de la place, vue de la Torre di Catillina (l'intérieur ne se visite pas), le musée est fermé sur la place le mercredi.

Ensuite on va voir la loge de l'hôpital del Ceppo. Il y a une visite guidée des souterrains de Pistoia qui part de là, 9 euros par personne. Voir http://www.irsapt.it/ita/index.html. On n'y va pas.

Retour en centre ville, passage par église San Paolo (fermée, arcades extérieurs avec fresques) et par église Saint Dominique (ouverte, rien de notoire) et à la gare à 17 h.

Le train de 17 h 12 est supprimé et les trains régionaux ont paraît-il jusqu'à 1 h de retard à cause d'une agression à la gare de Firenze Rifredi...

Nous prenons le train de 17 h 22 qui arrivera à Florence 5 min. en retard, vers 18 h 25.

J'ai remarqué en passant la gare avant Sesto Fiorentino, c'est-à-dire la gare de Il Neto, qu'il y avait un grand parking gratuit plein de camping-cars... On est à 20 min. en train de Firenze Santa-Maria Novella pour les amateurs... (1.50 euro de trajet aller simple avec le train régional).

Nous prenons le bus 36 devant la gare. A 19 h, nous sommes à l'appartement.

Repos, internet, yaourts pas faim...

24e jour – jeudi 10 octobre 2013

Nous voulions aller visiter le musée des Offices tôt ce matin, mais je vois heureusement à 6 h. du matin sur internet qu'il risque d'être fermé ce jour de 8 h 30 à 10 h et dès 17 h. pour une réunion syndicale, c'est mal parti... On renonce pour ce jour et on va aller se promener dans le Chianti...

Départ de l'appartement vers 7 h 30 avec la voiture.

7 h 40, arrêt sur la place à Galluzzo.

2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Départ vers 8 h par la SR2 pour Greve in Chianti et Castellina in Chianti. Jolie route avec de beaux paysages.

9 h 15, arrêt à Castellina in Chianti, parking gratuit une heure à l'entrée de la ville. 2 cafés au passage = 2 euros.

Petit tour en ville, église, à l'arrière petit musée étrusque, et surtout, on passe le passage couvert sous les voûtes, sympathique endroit. Un peu de vent, il fait frais...

Vers 10 h, on repart pour Poggibonsi et Certaldo.

10 h 45, parking gratuit via de Amicis à Certaldo. En 5 min. à pied, on est sur la place centrale. Funiculaire pour Certaldo Alto, 2 tickets aller simple à 1.30 euro par personne (si aller-retour, 1.50 euro par personne). Il y en a un tous les quarts d'heure, modèle moderne, automatisé, la montée dure moins de 5 min. On part avec celui de 11 h.

Jolie ballade dans les maisons anciennes en briques, beau soleil. Possibilité d'un billet groupé à 4 euros pour la visite du musée et de la maison de Boccaccio. Très belles vues. Moins touristique que San Gimigniano.

Nous redescendons à pied par un chemin proche du funiculaire, très pentu mais assez court qui arrive près de la via de Amicis.

On va sur la place centrale, visite de l'église, on va voir également la tour à l'arrière, rien de notoire.

A 12 h., petit repas au Bar Italia. 1 spaghetti carbonara, 1 penne aux tomates, 1 grande salade pour deux, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 28 euros.

Puis, 2 glaces à la Gelateria Boccaccio sur la place = 5 euros.

Vers 13 h 40, départ avec la voiture en direction de San Gimigniano.

Après la gare de Certaldo, giratoire, grand parking sur la droite avec de nombreux camping-cars. 14 h 15, nous sommes garés gratuitement au bas de San Gimigniano au début de la rue Don Castaldi (sens unique). Nous verrons au retour qu'il y a de nombreuses places de parking plus loin dans cette rue si nécessaire. Nous montons à pied en moins de 10 min. par la via Niccolo Cannicci (via Francigena) et arrivons à l'une des portes de la ville.

Ballade en centre ville, de nombreux touristes (essentiellement allemands et américains) et trop de magasins touristiques à mon goût...

Plusieurs WC publics disponibles à 50 ct si nécessaire.

Nous retournons juste voir les fresques du Duomo (entrée 4 euros par personne), sinon seulement l'extérieur des maisons et des tours. Belles vues sur les environs à de nombreux endroits.

Vers 17 h, nous reprenons la voiture et rentrons via Poggibonsi et la semi-autoroute.

Arrivée à l'appartement à 18 h. Ca roule bien ce soir, pas de bouchons...

Petit repas, repos et internet...

25e jour – Vendredi 11 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 35

2 cafés, 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros

Bus 36 vers 8 h 10, nous descendons vers le Palais Pitti et poursuivons à pied par le Ponte Vecchio jusqu'aux Offices.

Nous y arrivons à 8 h 27, personne dans la file, inouï... Nous entrons immédiatement, 2 billets à 11 euros par personne avec l'exposition temporaire sur le Gran Principe Fernando de Medici. Sacs à dos à la consigne gratuite (obligatoire). WC à côté si nécessaire.

Là, nous nous séparons car nous n'allons pas à la même vitesse et ne regardons pas les mêmes choses... ça évite les scènes de ménage...

Moi, je monte au 2e étage, je fais toute la galerie en U sans regarder les salles de côté, pendant qu'il n'y a personne, délicieux moment dans cette galerie magnifique vide. C'est surtout pour cette galerie que je suis entrée dans le musée... Au bout de la galerie, cafeteria avec terrasse au dessus de la loge des Lanzi. La cafeteria ouvre à 9 h 30, on voit déjà bien depuis l'intérieur le haut des monuments alentours. WC à côté ici également si nécessaire (ouverts à 9 h).

Je reviens sur mes pas en visitant les salles de côté.

Ensuite, je reviens à la caféteria, terrasse ouverte, il est 9 h 35. Attention aux prix pour ceux qui auraient l'intention de s'asseoir. 1 café au comptoir = 1.20 euros, assis = 3.80 euros... Une partie de la terrasse est libre de tables, quelques bancs, cendriers, etc. On ne peut malheureusement pas s'approcher du bord pour regarder en bas.

Je descends ensuite au premier étage, vois les salles et l'exposition temporaire. Je ressors du musée vers 10 h 45. Je vais me promener en attendant qu'on se rejoigne à midi à notre self service habituel comme convenu.

11 h 45, nous sommes au self service. 2 raviolis, 1 salade de poulpe, 1 plat de fenouil, 1 escalope frites, 1 gâteau au chocolat, 1 salade de fruits, 1 coca light, 1 petite bouteille de vin, 2 cafés = 31.20 euros.

Nous repartons à pied pour la gare vers 12 h 40.

Là, j'achète 2 billets de train aller-retour pour Prato pour demain = 5 euros par personne.

Puis, nous prenons le tram vers 13 h pour aller voir le centre commercial Coop à Ponte a Greve et faire quelques achats alimentaires, ça changera de la Coop de Galluzzo ou du Conad de la gare... Un magasin Media World, quelques boutiques d'habits, rien de bien intéressant pour nous...

Achats = 14.80 euros

Vers 14 h, nous reprenons le tram, puis le bus 36 devant la gare, nous arrivons à Due Strade vers 14 h 35. A 14 h 45, nous sommes à l'appartement.

Repos dans le jardin au soleil, internet, rangements, etc.

Nous espérons pouvoir ressortir avec la voiture ce soir pour aller Piazza Michelangelo voir la ville de nuit comme c'était raté vendredi passé...

18 h 45, départ avec la voiture pour la Piazza Michelangelo.

Parking ouvert, pas de problème, il y a des tas de places libres. Il fait 15 degrés et le ciel est dégagé.

Magnifique vue sur Florence illuminée la nuit.

2 cafés assis au bar Play-Bar à côté = 5 euros (au bar debout, 1 euro le café). Formule « aperitivo » à 8 euros disponible dès 19 h.

20 h 15, nous sommes de retour à l'appartement.

26e jour – Samedi 12 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30

2 cafés, 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros.

7 h 55, bus 11 jusqu'à la gare.

On prend le train pour Prato avec les billets achetés hier à 8 h. 38.

On descend à Prato Porta al Serraglio vers 9 h 05.

Nous voulions voir le marché près de l'église Chiesa Nuova, rue Sangro, pensant qu'il était grand...

Selon Mappy, nous nous dirigeons vers la gauche à la sortie de la gare.

Là, je vois un hôtel Toscana. On demande des précisions à l'intérieur... on n'aurait mieux fait de ne pas y entrer... On nous affirme que Chiesa Nuova n'existe pas, mais qu'il y a un Mercato Nuovo., ,

Bien, nous voila partis dans la direction diamétralement opposée... On trouve le Mercato Nuovo, c'est-à-dire un parking vide sur lequel il semble effectivement y avoir un marché d'autres jours que le samedi... Bien, on continue le long de la rivière et on redemande. Là, bien sûr, on nous renvoie là où je voulais aller au départ... Bien... Après 3/4 d'heure de marche sous la pluie, on arrive à la Chiesa Nuova (qui est horrible), devant un marché où il y avait disons 10 stands... Un peu raté...

Il s'arrête de pleuvoir, on revient en centre ville. 2 cafés en route = 2 euros. Il est 10 h 15.

On revient en ville en passant sous les voies ferrées, à travers le rempart.

Eglise Sant Agostino au passage, l'extérieur est plus beau que l'intérieur.

Les maisons du centre ville sont assez jolies, j'aime bien cette petite ville dans son ensemble...

Puis, nous allons au Duomo. Magnifique place et façade du Duomo. Visite de l'intérieur, entrée gratuite. Au fond, pour s'approcher des splendides fresques, entrée 3 euros par personne. Très bien éclairé, bien expliqué.

Ensuite, visite du musée du Duomo juste à côté. 3 euros par personne si on présente les billets acquis dans le Duomo (sinon 5 euros). On peut faire un parcours souterrain avec fresques et voir les restes du cloître. Pas mal du tout, sauf quelques oeuvres modernes qui n'ont rien à y faire à mon avis... WC dans le musée si nécessaire.

Nous continuons jusqu'au Palazzo de la Comune. Beau bâtiment. A l'intérieur une exposition temporaire « de Donatello à Lippi » http://www.coopculture.it/en/events.cfm?id=141 Nous n'y allons pas.

Vers 12 h 30, nous trouvons un restaurant avec terrasse devant l'office du tourisme, via Cairoli, Bigonge Bar. Là, ça devient pénible... Il faut choisir, dans la formule à 10 euros, soit un premier plat, soit un second plat, un accompagnement ou un dessert, l'eau et le café sont compris. Toute une discussion pour un accompagnement qui, soi-disant, n'était pas compris, quelle histoire pour 3 patates... donc, finalement, un fusilli avec aubergines et mozzarella, 1 plat de légumes mélangés, 1 roastbeef, 1 plat de patates rôties (c'est ce plat qui a donné lieu à moultes palabres...!), 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 bouteilles d'eau minérale, 2 cafés = 28 euros. A l'heure actuelle, pas encore compris pourquoi il a fallu payer 3 euros pour les patates, mais on a renoncé à comprendre... même le garçon n'avait pas l'air très au clair avec son menu... Les 3 euros, c'est rien, mais que de blabla inutile...

Vers 14 h, nous poursuivons, tout est fermé jusqu'à 16 h.

2 glaces en route = 6 euros.

Nous allons voir l'extérieur de l'église San Domenico, assez hétéroclite..., puis l'extérieur du château de l'Empereur (impressionnant ce bâtiment, rare pour la région) et l'église Santa Maria dei Carceri (extérieur pas très beau, mélange de plusieurs époques), l'extérieur de l'église Saint-François (belle façade), la façade de l'hôpital rue Dante, l'extérieur du musée des tissus installé dans une ancienne usine, très jolie rénovation extérieure. La place entre le château et l'église Santa Maria dei Carceri est en cours de réaménagement.

Puis retour à pied à la gare de Prato Centrale.

En route, 2 t-shirts = 5 euros.

Le train de 16 h a 5 minutes de retard, ça nous arrange...

Départ 16 h 05 à 16 h 30, on est à Santa-Maria-Novella.

Bus 11 à 17 h, nous sommes à l'appartement.

Repos, internet, petit repas...

27e jour – Dimanche 13 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 35 avec la voiture. Un peu de brouillard...

Arrêt à Galluzzo, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Essence sans plomb 95, à 1.634 euro le litre = 30 euros.

Nous partons pour Monteriggioni, via la semi-autoroute. Dès Poggibonsi, grand soleil, ouf.

9 h, parking gratuit au bas de Monteriggioni une partie du parking est gratuite, l'autre payante, 1.50 euro pour 1 heure ou 2 euros pour la journée. Quelques camping-cars sur la partie payante.

On monte faire un petit tour à pied, visite de l'église, on ne monte pas sur le rempart (ouverture à 9 h 30 et cela ne nous intéresse pas).

Départ vers 9 h 30.

Vers 9 h 40, on s'arrête à Abbadia a Isola. Visite de l'église romane, splendide, dépouillée. 1 chapiteau pré-roman, fresques. On laisse 2 euros par personne au gardien.

Départ vers 10 h 10 pour Colle-Val d'Elsa où nous arrivons vers 10 h 25. Parking en centre ville en zone bleue (on est dimanche, donc aucun problème).

2 cafés au passage = 2 euros.

On prend la rue Garibaldi pour aller à l'ascenseur menant à la vieille ville (ascenseur gratuit).

Ascenseur réalisé en 2006 par Jean Nouvel.

Vers 11 h, nous sommes en haut, nous traversons la ville dans sa longueur, visite d'un magasin-atelier de cristal, beaux palais, belles vues sur les environs, nous allons jusqu'à la Porta Salis, puis Porta Vecchia tout près, vue sur le couvent San Francesco, nous revenons en arrière, église San Caterina, Municipio, Duomo, crypte du Duomo, église Santa Maria in Canonica, la plus belle pour moi, retable et fresques.

Achat d'un petit vase en cristal = 5 euros.

Vers 12 h 30, nous sommes de retour à l'ascenseur, nous descendons et nous arrêtons sur la place centrale pour manger. Pizzeria La Piazza. 1 spaghetti al pesto, 1 tagliatelle aux bolets, 1 tranche de poulet/frites, 1 côtelette de porc/frites, 1 eau minérale, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 25 euros. 1 menu à 11 euros (premier plat, second plat, eau, vin et café compris) et le reste à la carte en fait. Les pâtes étaient excellentes, le reste bof, très salé en plus... Très agréable sous les arcades... Départ vers 14 h 10.

Petit tour en ville en attendant 15 h pour visiter le musée du cristal.

15 h, musée du cristal, 2 entrées à 3 euros par personne. Objets en cristal exposés, outils, moules, reconstitution d'un four, etc. L'intérieur du musée (souterrain) semble se dégrader avec de nombreuses infiltrations d'eau... Il a également été construit par Jean Nouvel en 2001. On y reste environ 30 min.

Départ avec la voiture vers 15 h 40.

On rentre par la 2 x 2 voies et on arrive à l'appartement vers 16 h 30.

Quelqu'un s'est garé sur notre place de parking... Bon, je laisse la voiture dehors dans la rue... 2 heures après, je peux la rentrer, l'intrus a quitté les lieux, sûrement quelqu'un en visite dans l'immeuble le dimanche... Pas grave.

Repos, rangements, internet, yaourts...

28e jour – Lundi 14 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

2 cafés, 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros

On prend le bus 11 vers 8 h 10 et on descend près du Palais Pitti.

On va à pied voir l'église San Frediano en visitant en route un petit marché sur la place Santo Spirito.

On arrive à San Frediano à 9 h, c'est ouvert, pas de messe... Visite, quelques fresques au plafond, une vierge en bois du XIIIe siècle, mais rien de vraiment notoire, je préfère l'extérieur...

Ensuite, on traverse l'Arno et on va à la gare routière pour acheter 2 allers-retours pour Sienne en bus pour mercredi matin = 31.20 euros.

Puis, on va à la gare des trains à côté acheter 2 allers-retours pour Arezzo en train pour demain = 31.60 euros.

Nous allons ensuite à pied au Palais Davanzati où nous arrivons à 10 h 40. Visite 2 euros par personne. WC après l'entrée si nécessaire. Mais, nous dit-on, il faut monter tout de suite au premier étage pour réserver la visite du 2e et 3e étage pour 11 h (visite comprise dans les 2 euros). Ascenseur... Là, on nous dit qu'il n'y a de la place qu'à la visite de midi. OK.

En attendant, nous visitons le 1er étage de ce beau palais, bien restauré. On redescend, on attend midi et on remonte. On nous accompagne successivement au 2e puis au 3e étage, pas une visite guidée, juste le gardien qui nous mène de salles en salles. Superbe.

Nous ressortons à 12 h 30 et nous rendons à notre cafétéria habituelle toute proche.

Pas mal de monde, mais ça avance... 1 spaghetti carbonara, 1 orecchiette aux courgettes, 1 plat de courgettes, 1 plat de choux-fleurs, 1 salade russe, 1 gâteau au chocolat, 1 flan caramel, 1 coca light, 1 bouteille de vin, 2 cafés = 28.40 euros.

Vers 13 h 30, nous nous dirigeons vers le Palazzio Vecchio où j'ai réservé par internet la visite du théâtre romain souterrain. Réservation par e-mail ici : http://museicivicifiorentini.comune.fi.it/palazzovecchio/eventi16.htm

Nous avons rendez-vous 10 min. avant la visite au stand d'information à gauche de la billetterie du Palazzo Vecchio. Visite à 14 h 30 ce jour, visite en italien à cette heure-là.

Nous arrivons à 14 h 00. On nous demande le billet d'entrée au Palazzo Vecchio, que je n'ai pas, vu que nous l'avons visité il y a plusieurs jours... Bon... Après discussion, je crois comprendre qu'on peut réserver pour la visite du théâtre romain une certaine date et heure, acheter le billet de la visite du Palazzo Vecchio (10 euros) et que la visite du théâtre romain est incluse. A ce moment-là, on commence par ex. par la visite du théâtre et on enchaîne à la suite la visite du Palazzo Vecchio. Pour ceux qui ont la carte 72 euros/72 heures, eux, ils doivent payer 2 euros supplémentaires pour visiter le théâtre romain, ce n'est pas compris dans leur carte.

Donc, on nous assimile à ceux qui ont la carte 72 euros/72 heures et nous payons chacun 2 euros. Il a fallu 15 min. pour y arriver...

Visite à 14 h 30, avec une guide fort sympathique, ceux qui ne comprennent pas l'italien auront de la peine à suivre, elle parle très vite. Les explications sont intéressantes car on ne comprend pas bien ce que l'on voit sinon.

A 15 h 30, nous ressortons et retournons vers la gare.

A gauche de la gare, nous prenons le bus 13 pour aller à la Piazza Michelangelo. Dans mon idée, pour y arriver par un pont jamais passé jusqu'à maintenant, puis prendre le 12 pour aller à la Porta Romana, reprendre le 36 jusqu'à Galluzzo, quelques commissions à la Coop et retour à l'appartement, ça c'était la théorie...

Depuis ce matin, ma charmante carte de bus ne veut plus fonctionner et dit qu'elle est « périmée ». celle de mon mari fonctionne très bien...

Arrivés presque à la place Michelangelo, dans le bus 13, il monte 2 contrôleurs... Charmants d'ailleurs... On explique. Ils me disent d'aller au bureau ATAF de la gare pour qu'on me la change. Là, je mens, disons à moitié, en disant y être allée et qu'on n'avait pas voulu me la changer sous prétexte qu'elle fonctionnait encore selon eux. Ca, c'est ce qui c'était passé en fait avec l'autre carte qui ne fonctionnait pas... Alors, merci, au revoir Madame, bonne soirée... Bon, tout le monde s'en fout, c'est parfait... moi aussi, on continue avec la carte foutue et on résistera jusqu'à jeudi je suppose, vu le peu de contrôleurs dans le secteur...

Donc, après ce cirque, on descend du bus 13 à la place Michelangelo. Là, je vois le 12, mais en face dans l'autre sens. On a un léger doute, mais on le prend pensant naïvement qu'il allait peut-être faire demi-tour sur la place...

Bien sûr, il repart à l'envers et ne va pas à la Porta Romana, mais refait le même chemin que le 13 que nous venions de prendre... On abandonne, on se dit qu'on ira à la gare prendre le 36.

Depuis le bus, je vois un supermarché Esselunga, via Masaccio. On décide de descendre du 12 et d'aller faire nos achats ici pour changer du Conad et de la Coop. A vrai dire, c'est le meilleur grand magasin d'alimentation que j'ai vu à Florence question choix...

Achats = 16.10 euros.

A 17 h 55, nous reprenons le 12.

En route, il y a le 11 annoncé à un arrêt, on descend du 12 et il est juste derrière nous en fait. Parfait.

18 h 30, nous sommes à l'appartement.

Repas, repos et internet...

29e jour – Mardi 15 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 05. Très nuageux

Avant de prendre le bus, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Nous prenons le bus 36 à 7 h 35. 7 h 50, nous sommes à la gare et nous prenons le train de 8 h 09 pour Arezzo, nous avions déjà acheté les billets hier.

9 h 12, arrivée à Arezzo, grand soleil.

Nous refaisons un tour en ville, nous connaissons déjà.

Visite de la Basilique San Francesco (musée national maintenant) pour revoir les fresques de Fra Angelico, 8 euros par personne, visite gratuite de l'exposition temporaire en sous-sol (sinon on peut prendre un audio guide pour l'exposition à 4 euros).

Tour en ville, visite de quelques églises, antiquaires, place centrale et duomo.

A côté du Duomo, une porte assez discrète, avec fléchage WC et office du tourisme. On y va... cela nous mène à l'arrière par un couloir. Office du tourisme, WC payants à 50 ct, carte de la ville également à 50 ct. De là descend un escalier roulant (ouvert de 6 h à 22 h), on le prend pour voir. Cela mène à la Porta Stufo et à un parking plus loin. Sinon rampe parallèle à l'escalier roulant. On remonte.

A 12 h 30, nous voulions manger dans un resto que nous connaissons, mais fermé le mardi... On part à la recherche d'autre chose.

Vers 13 h, repas à la Caféteria Sandy, via Garibaldi. 2 penne à la tomate, 2 tranches de poulet avec légumes, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 20 euros.

On se promène encore un peu en ville.

Achats dans un supermarché = 10.70 euros.

2 glaces = 6 euros

A 16 h 43, on reprend le train pour Florence où on arrive vers 18 h. A peine arrivés à la gare d'Arezzo, gros orage... Arrivée à Florence, rien, il ne pleut pas.

Bus 11 pour rentrer. A 18 h 35, on est à l'appartement. 1 heure après, il pleut...

Repas, repos et internet...

30e jour – Mercredi 16 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 15, nuageux

2 cafés et 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros

On prend le bus de 7 h 54 pour Sienne à Due Strade.

Arrivée à 9 h à Sienne, grand soleil...

On fait le tour du marché, à côté de la place Gramci, via XXV Aprile. On le voit en sortant du bus à la gare routière.

Si nécessaire, WC payants dans le marché = 0.50 ct.

1 chapeau en cuir = 15 euros 1 pull = 10 euros

12 h, on arrive à une rôtisserie/restaurant, Al Cantuccio, via degli Umiliati 1. Deux quarts de poulet rôtis, patates, 1 grosse salade mêlée, 1 Arancino, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 13.50 euros. Très bon, simple et le personnel est sympathique.

Vers 13 h, on continue de se promener en ville jusqu'à l'église San Francesco (qui n'ouvre qu'à 15 h 30). Visite des 2 cloîtres adjacents (bâtiments utilisés par l'université actuellement).

En route, 2 glaces = 4.80 euros

Retour à la Place Campo, énormément de monde au soleil...

A 15 h 10, bus pour rentrer à Florence.

16 h 10, arrivée à Due Strade 16 h 20, on est à l'appartement.

Repos dans le jardin, délicieux, rangements, internet, petit repas...

31e jour – Jeudi 17 octobre 2013

Départ de l'appartement vers 7 h 30.

2 cafés, 2 croissants avant de prendre le bus = 4 euros.

Bus 11 jusqu'à la place San Marco.

On va à pied revoir le marché aux puces piazza Ciompi où on arrive vers 9 h 20. Tout n'est pas ouvert... Il fait un temps splendide aujourd'hui, propice à la promenade...

Puis on va à côté de l'église Santa Maria Novella revoir l'école du cuir. Contrairement à ce qui est écrit dans certains guides, on peut y entrer par le jardin sans payer l'entrée de l'église/musée Santa Maria Novella. Ca ouvre à 10 h, on arrive pile à l'heure. Amusant de constater le nombre d'ouvriers chinois...

Ensuite, on rejoint l'Arno, on passe le pont, on longe la rivière jusqu'à la place Santo Spirito en coupant par les rues arrières après le Ponte Vecchio.

Vers 11 h 10, on y est. Petit tour sur les stands du marché du jour.

12 h, arrêt au Restaurant Borgo Antico pour y manger une pizza au feu de bois (on l'avait appréciée lors d'un précédent passage). 2 pizzas de la maison, 1 coca light, 1 verre de vin, couverts = 30 euros.

Vers 13 h, on repart, on rejoint l'arrêt de bus vers le pont.

2 cafés = 2 euros.

Retour à l'appartement à 14 h.

Repos au soleil.

Rangement des valises comme on part demain matin tôt.

Départ vers 17 h 30 avec la voiture.

Essence à Galluzzo à 1.634 le litre de super sans plomb 95 = 17 euros.

Achats à la Coop = 6.30 euros

On en profite pour manger nos 2 tramezzini sur un banc sur la place centrale, il fait encore 20 degrés.

2 cafés au kiosque sur la place centrale = 1.60 euros.

Retour à l'appartement vers 19 h.

32e jour – Vendredi 18 octobre 2013

Départ de l'appartement avec la voiture vers 8 h,

Arrêt à Galluzzo, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Départ vers 8 h 30, autoroute jusqu'à Prato Est, 1.40 euros. On en sort vers 8 h 50.

Route nationale jusqu'à Lucca.

Vers 10 h 40, on est à l'hôtel Stipino, via Romana, à Lucca. Parking gratuit dans la cour. Réservé à l'avance sur Booking. 65 euros sans petit déjeuner, 1 euro de taxe de séjour par personne, 3 euros pour 1 h. d'internet. Je paie tout de suite, on attend quelques minutes que la chambre no 2 soit prête.

Chambre 2 avec petit balcon, sur le côté, heureusement, car sur la rue, ce doit être bruyant... Un peu vieillot, mais tout fonctionne très bien.

11 h 10, on est installé, on part à pied en ville par la Porta Elisa (qui vient d'être restaurée),

Promenade, magasins, diverses églises (façades extérieures surtout).

12 h, repas près de l'église Saint Michel. Restaurant Piccolo Mondo (self service en partie). 2 polentas avec bolets, 2 salades mêlées, 1 coca light, 1 verre de vin = 28 euros.

13 h, on continue la promenade, les bastions, piazza amphiteatro, les tours (sans y monter)...

2 produits pour ma machine à laver (que je n'avais pas trouvés jusqu'à maintenant) = 9.90 euros.

En route, 2 cafés, 3 petits gâteaux = 5.60 euros.

Plus tard, 2 cafés piazzetta San Carlo = 2 euros

Juste avant 18 h, visite du Duomo. Entrée à la sacristie, 3 euros par personne. Faut faire vite, on nous vire pour la messe de 18 h, juste eu le temps de regarder...

Retour en passant sur une partie des bastions, on rejoint la Porta Elisa.

18 h 30, 2 kebabs, 1 frites, 1 coca light = 10.50 euros.

On rentre à pied à l'hôtel où nous arrivons vers 19 h 30.

33e jour – Samedi 19 octobre 2013

Départ de l'hôtel vers 7 h 25.

Arrêt 10 min. plus tard via Puccini, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Départ vers 8 h par la route nationale 439 pour Viareggio, puis Massa, jusqu'à Sarzana.

9 h 30, entrée sur l'autoroute

Sortie à 10 h 05 pour Deiva Marina = 6 euros.

Marché à Deiva Marina le samedi matin près du pont de chemin de fer, le long de la rivière.

On descend dans Deiva Marina, on trouve l'hôtel, mais pas son parking... On s'enfile dans une rue semblant mener à un parking arrière privé. On va voir à l'hôtel qui nous renvoie sous les platanes à 50 mètres. Payant du 1er mai au 30 septembre, donc plus de problèmes. On se gare, on s'installe.

Albergo La Lampara, Chambre 17 au 3e étage, face à la mer, avec balcon. La vue est splendide, la chambre petite, mais fonctionnelle, petit frigo, grande salle de bains. C'est parfait, le patron est agréable et accueillant. Réservée sur Booking pour 107.80 euros les 2 nuits avec petits déjeuners et WIFI gratuit (demander un code à la réception), nous y resterons 2 nuits. Dans la chambre, le prix affiché est de 78 euros...

Nous repartons à pied à la gare, env. 200 mètres. Là, ça ne va pas bien se passer... Il y a 2 appareils vendant les billets, le seul des deux acceptant les pièces et billets ne les accepte pas ce jour... Ensuite, il y a des travaux dans une galerie plus loin, donc moins de trains en direction de Santa Margherita Ligure. Ca devient compliqué d'essayer d'aller à Portofino cet après-midi comme on le prévoyait. Nous irons lundi matin en partant.

Bon, vu l'ambiance, on décide d'aller manger quelque chose avant de partir pour La Spezia...

On revient au bar au dessous de la gare. 4 petites pizzas, 1 coca light, 2 cafés = 12.50 euros.

On retourne à la gare pour prendre le train de 12 h 53 pour La Spezia. Il est à peu près à l'heure. Je pars à la chasse d'un contrôleur à l'intérieur du train pour lui acheter les billets. Je le trouve tranquillement assis dans le 1er wagon. Il me vend 2 billets aller simple pour 6.80 euros. Un peu perdu dans ses tabelles manuscrites, il a dû se tromper car j'ai payé 8 euros à la machine le trajet retour plus tard... bref, passons.

14 h, on arrive à La Spezia.

J'entre quand même dans le bureau consacré aux Cinqueterre. Billet journalier train et parc à 12 euros, ça ne nous intéresse pas, d'autant plus qu'il est valable pour le train de Levanto à La Spezia et non jusqu'à Deiva Marina. Je demande aussi à tout hasard pour les chemins : Riomaggiore-Manarola, fermé. Manarola-Corniglia, fermé.

Je prends 2 billets pour le retour ce soir La Spezia - Deiva Marina = 8 euros.

Ensuite, vu qu'on peut utiliser un billet régional 6 h. après son compostage, je décide de fractionner les achats pour demain...

Je prends :

2 billets Deiva Marina – Riomaggiore = 6.80 euros, 2 billets Riomaggiore – Corniglia = 3.60 euros et 2 billet Corniglia – Deiva Marina = 6.80 euros.

Ce qui fait d'ailleurs 8.60 euros aller-retour par personne (au lieu du billet à 12 euros par personne qui ne nous sert à rien à nous)...

Vers 14 h 20, nous sortons de la gare après tous ces achats à la machine...

Rue piétonne centrale jusqu'à la rue Victor-Emmanuel. En route, sur la gauche, nous essayons l'ascenseur gratuit pour monter au château San Giorgio (musée archéologique, on ne veut pas y entrer). La vue d'en haut est magnifique. Puis on redescend avec l'ascenseur.

Voir http://www.atcesercizio.it/index.php?option=com_content&view=article&id=178&Itemid=140&lang=it

En route, 2 glaces = 6 euros.

Rue Victor-Emmanuel, nous tournons à gauche et suivons les arcades jusqu'à leur fin à droite, Via Dalmazia, on arrive au quai, on tourne à droite, on passe le terminal de croisières (pas de bateau, le suivant est annoncé pour mercredi...). On poursuit jusqu'aux bateaux pour les Cinqueterre, environ 700 mètres du terminal croisières.

A côté, WC publics disponibles près d'un magasin de pêche (on donne ce que l'on veut).

Une nouvelle passerelle piétons/vélos toute proche (pont Thaon di Revel) = http://www.porto.laspezia.it/notizie/martedi-2-luglio-inaugurazione-ponte-201cthaon-di-revel201d

On revient en direction de la gare par la via Cavour.

Nous sommes devant la gare à 17 h 15.

Nous revenons dans la rue piétonne et trouvons vers 17 h 25 le Bar Remo. 2 ravioli al ragu, 1 grosse salade mêlée, 1 coca light, 1 eau minérale = 20.70 euros. Départ vers 17 h 50 pour la gare.

On arrive à prendre le train de 18 h 08, qui a changé de quai par rapport à ce qui est affiché... Et qui, de toute façon partira avec 12 min. de retard... et arrivera avec 17 min. de retard à Deiva Marina vers 19 h 10... Sinon, le prochain aurait été à 19 h 18 s'il était à l'heure...

Bien surveiller, toutes les gares ne sont pas annoncées par hauts parleurs dans le train. Il fait nuit en plus. Sinon, essayer de rester dans les wagons de tête du train pour éviter de descendre avant les quais dans certaines gares trop courtes par rapport à la longueur du train...

Nous allons boire 1 café au bar de ce matin... 2 cafés = 2 euros et on rentre vers 19 h 30 à l'hôtel.

34e jour – Dimanche 20 octobre 2013

Le petit déjeuner est de 8 h à 10 h. On va essayer de descendre vers 7 h 45... sachant que le train pour Riomaggiore qui nous intéresse est à 8 h 31... On verra bien si on y arrive...

A 7 h, nous sortons pour aller à pied jusqu'à la galerie couverte menant à Moneglia (interdite aux piétons et aux vélos, feux rouges alternant toutes les 10 min.), puis petit tour dans le village...

Retour à l'hôtel à 7 h 50, ça marche, tout est prêt pour le petit déjeuner. Buffet copieux. On a terminé à 8 h 15.

On connaît déjà les Cinqueterre et avons déjà fait le trajet à pied d'un village à l'autre et le trajet en bateau, on va juste essayer de revoir simplement chaque village en s'y arrêtant avec le train à chaque fois.

Départ de l'hôtel vers 8 h 15. A 8 h 25, on est sur le quai, le train pour Riomaggiore est à l'heure à 8 h 31.

Couvert, toute la journée, il va menacer de pleuvoir, mais il ne tombera que quelques gouttes jusqu'à ce que l'on rentre à Deiva Marina à 18 h, où là, il va commencer à pleuvoir. Un gros coup de chance... En revanche, il fait doux, environ 18-20 degrés.

A 9 h 03, on est à Riomaggiore. Promenade jusqu'en haut du village, église, château, etc.

On prend le train de 11 h 11 (qui a 10 min. de retard) pour Manarola. Arrivée vers 11 h 30.

Petit tour en ville assez rapide, on reprend le train de 12 h 12 (qui a aussi 10 min. de retard) pour Cornaglia où on arrive vers 12 h 30. Grande montée à pied avec escalier, vers 13 h, on est en haut. Sinon, il y a un petit bus de la gare au centre ville. On va voir l'église et on trouve un bar pour manger vers 13 h 15. On va faire simple et rapide... Bar Er Posu, 2 menus à 12 euros, c'est-à-dire, lasagne, salade, 1 coca, 1 verre de vin et 2 cafés = 24 euros. Départ 13 h 55, on redescend l'escalier à pied, ça va plus vite... Arrivée vers 14 h 15 à la gare.

On prend le train de 14 h 29 pour Vernazza, quelques minutes de retard, on arrive à 14 h 45. Petit tour en ville, église sur le port, on ne monte pas sur la tour. 2 glaces = 8 euros.

Bien que nous soyons dimanche, le train de 15 h 48 circule (ce qui ne devrait pas être le cas selon l'horaire qu'on nous a remis...). Nous l'attrapons de justesse. Là, c'est un peu comme dans le métro à une heure de pointe... Debout.

A 16 h, nous sommes à Monterosso, nous allons dans la vieille ville, église, oratoires, magasins, puis nous allons voir la statue « Il Gigante » près de la petite plage.

Nous arrivons juste à 17 h 22 à la gare où le train de 17 h 22 a 15 min. de retard...

A 18 h, nous sommes à Deiva Marina, il commence à pleuvoir... on a eu de la chance toute la journée.

Petit arrêt au café proche de la gare. Pas trop de choix en ce dimanche soir, 2 sandwiches jambon/fromage, 1 coca light, 2 cafés = 11.50 euros

Retour à l'hôtel entre 2 averses à 19 h.

Il va continuer à pleuvoir cette nuit.

35e jour – Lundi 21 octobre 2013

Petite promenade en ville entre 7 h et 7 h 45.

Je règle l'hôtel, on prend le petit déjeuner.

Départ de l'hôtel vers 8 h 25.

On passe par Moneglia. Donc, on est bloqué par le feu rouge de la galerie. Ensuite, à la sortie de Moneglia, ça recommence, on ne peut passer qu'aux minutes 05, 25 et 45... Claustrophobes s'abstenir... Tunnel étroit, long et peu éclairé, vélos et piétons interdits. On arrive à Sestri Levante à 8 h 55.

On monte sur l'autoroute pour aller à Portofino.

On sort à Recco (on aurait dû sortir à Rapallo...), 2.30 euros péage. On revient par la petite route à Santa-Margherita Ligure. Un bateau de croisières Tui est au large, chaloupes, on va les retrouver à Portofino en groupes, ils sont venus avec le bateau local...

On arrive à Portofino à 10 h.

Parking payant à l'entrée, 5.50 euros de l'heure... Pas grave, on ne va pas s'éterniser de toute façon...

Il ne pleut pas, on a de la chance, c'est à nouveau à la limite... Petit tour en ville, sur le quai, etc.

WC payants en ville si nécessaire, 1 euro.

Départ 11 h, parking 5.50 euros.

On remonte sur l'autoroute à Rapallo et on en sort à Arenzano, 4.40 euros péage.

On continue par la SS1 (Via Aurelia) jusqu'à Albisola Superiore, il est 12 h 30 et le resto que je visais est fermé le lundi... C'est-à-dire le restaurant de ceci : http://www.albissola.com/Rondine.htm On continue...

On traverse Savona, là il y a le Costa Favolosa à quai.

On quitte Savona.

Le long de la route SS1, à Vado Ligure, on s'arrête à 13 heures dans un resto quasiment plein « La Trattoria del Camionista », genre country, photos d'indiens, objets indiens, motos, plaques de voiture... assez bruyant, mais marrant. Parking en face pour voitures et camions.

Menu à 20 euros. 1 ravioli al ragu, 1 soupe haricots, 2 mixed grill, 1 salade, 1 légumes grillés, 1 flan caramel, 1 glace cerise, 1/2 litre vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 40 euros. Bon là, on n'aura plus faim... Sinon, il existe aussi un menu à 13 euros.

14 h 30, on repart par la route côtière.

A 16 h, on est à Diano Marina, hôtel delle Mimose, réservé sur Booking. Chambre 303 (2 étages avec ascenseur, le dernier à pied), mansardée, balcon. Presque mieux que d'autres fois où nous étions au 2e étage... 43.12 euros avec le petit déjeuner, que je paie tout de suite. WIFI gratuit sans code.

On ressort à pied se promener dans la ville.

En route, 2 tartes aux pommes, 2 coca light, 2 cafés = 15.20 euros au Café Noir, via Gemala.

Retour à l'hôtel à 20 h.

36e jour – Mardi 22 octobre 2013

Départ de l'hôtel vers 8 h.

Nous rentrons dans le Var par la route côtière, nous arrivons à Bandol vers 17 h.

km au compteur : 19825.

Nous nous reposons 4 jours et rentrerons à Genève dimanche.

Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
by Jojoone1 · 2013-10-21 · 224 replies
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam. The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.

Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.

Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.

A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.

12/07/2013

The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.

We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.

Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!

We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.

After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.



At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.

We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.



That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.

Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.

Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.

We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.

Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
MSC Divina de Rio à Miami (14 juillet - 2 août 2014) English translation pending
by Manuarual67 · 2013-10-16 · 116 replies
Hello,

le MSC Divina servira d'hôtel pendant la Coupe du Monde de Football en juin et juillet 2014. Il restera donc au port de Rio durant les 4 semaines de compétition.

Le 14 juillet il se repositionnera vers Miami avec une croisière de 19 nuits entre Rio de Janeiro et Miami.

Serons à bord (couple avec un enfant)...🙂

Qui d'autre ?
Itinéraire en Thaïlande en février 2014 English translation pending
by Levect · 2013-10-09 · 135 replies
Bonjour chers forumeurs,

Voilà, comme à chaque voyage que je prévois, je ne peux plus m'empêcher de demander l'avis à ce forum. En effet, après être parti en tanzanie+ Zanzibar, Côte Ouest des usa, L'Australie, l'Indonésie etc... ces voyages ont tous été super grâce justement aux vécu et à l'expérience des gens qui viennent régulièrement sur ce forum faire partager leurs coup de cœurs et itinéraire.

Et c'est une fois de plus que je fais appel à vous, et cette fois-ci pour la Thaïlande !!! Aaaaah, la thailsnde le paYs du sourire.. c'est une destination qui fais rêver ma copine et moi depuis de nombreuses années, et étions souvent à 2 doigts de partir là bas mais à chaque fois avions le doute de la période (l'été pas forcément le top), ...

Mais je sens que cette fois-ci c'est la bonne! Nous envisageons donc de partir en Thaïlande à partir du 1er février (voir le 31 janvier) jusqu'au 12 février, donc malheureusement une petite durée de 12 jours vol compris. Vu la courte durée nous pourrons tout faire malheureusement.

Nous aimerions donc avoir vos conseils, vos itinéraire, vos coups de coeurs pour faire que ce voyage en thailande soit mémorable comme toute autres destinations.

Ma première question est à propos du climat ? est ce la bonne période pour profiter de belle journée ensoleillé et faire du farniente sur les plages de phuket ou samui? D ailleurs laquelle choisir?

Ensuite, je ne me serai permis de venir sans rien, donc je vous présente ici un itinéraire qu'une agence m'a proposé que je vous transmets et attend vos critiques : Jour 1 - Bangkok Jour 2 - dammoen saduak - kanchanaburi Jour 3 - erawan - nakhom pathom - ayutthaya Jour 4 - ayutthaya - sukhothai Jour 5 - sukhothai - chiang rai Jour 6 - chiang rai - triangle d or- mae sai Jour 7 - mae sai - mai salong - chiang mai Jour 8 chiang mai - samui Jusqu au jour 12

Je vous remercie d avance infiniment pour m aider a découvrir ce pays, choisir les étapes a allongé ou a raccourcir, quelle plage choisir samui ou phuket ou ailleurs lesquels sont les plus belles?

On sait qu on ne peut pas tout faire en 12 jours, mais on de rend pas compte des distances, si le programme propose par l agence est faisable, stress etc...

On n accepte toute critique et changement sans problème ^^
Croatie: roadtrip 10 jours en septembre 2013 English translation pending
by Pboulard · 2013-10-06 · 27 replies
Hello,

Mon ami et moi avons fait un circuit en voiture de 10 jours en Croatie du 20 au 30 septembre 2013. En espérant que notre carnet de voyage puisse en aider d'autres à organiser leur voyage.

Je pense qu'il y a moyen de voir plus en 10 jours. Mais nous aimons voyager à notre aise, faire des grasses mat', profiter des terrasses au soleil pour boire un verre, faire des tas de halte photo et des arrêts dans des petits coins qu'on trouve sympas.

Notre itinéraire: J0: vol Bruxelles-Zagreb. Arrivée à Zagreb à 22h. Nuit à Zagreb J1: visite de Zagreb. Nuit à Zagreb. J2: Route Zagreb - île de Rab. Nuit à Rab. J3: Route Rab - Sibenik en passant par l'île de Pag. Nuit à Sibenik J4: visite Zadar et îles de Ugljian et Pasman. Nuit à Sibenik. J5: Parc Krka, route vers Split avec visite de Primosten. Nuit à Split. J6: visite Split. Nuit à Split. J7: visite Trogir et route de la Kastela. Nuit à Split. J8: route vers Plitvice par l'intérieur du pays. Nuit à Plitivica Selo. J9: parc Plitvice. Nuit à Plitvica Selo. J10: route vers Zagreb aéroport. Vol vers Bruxelles en fin d'après-midi.

Le budget: Avion: 520€ (vol Brusselsairlines, opéré par Croatian Airlines) Hébergement: 930€ (B&Bs) Voiture: 175€ pour la location via economycarrentals.fr Resto, ferries, essences, ....: 1'000€

Les tops: Le ferry vers l'île de Rab au coucher du soleil Les paysages de l'île de Pag La route vers le monastère sur l'île d'Ugljian Les petites criques sans personne le long de la côte Le parc Krka Les 2 nuits à Plitivica Selo

Ce qu'on a moins aimé: Il n'y a pas grand-chose... La Croatie est un pays splendide Zadar. Après Rab et Sibenik, la ville nous a paru sans charme et surbondée de touristes. Senj. Hors saison, tout était fermé et la vieille ville ne nous a pas charmée.

La suite pour très bientôt.
De la musique et la souris English translation pending
by Pat124 · 2013-10-02 · 80 replies
Pour notre nouveau voyage aux USA, nous avons décidé de traverser un état qu’on ne parle pas beaucoup, j’ai nommé le Tennessee.

Dans la première partie de notre séjour, nous avons visité le Tennessee, Smookie Moutain, Nashville, Memphis.

Ensuite nous sommes allés à Orlando passer un séjour basé principalement sur Disney.

Ce voyage s’est passé sans trop de soucis, cela nous change, hormis que nous étions partis avec des amis et que nous sommes revenus en n’étant plus amis.

Mais je ne m’attarderai pas sur ce problème.

30 juillet 2013

Cette année on a fait fort, on travaille le jour où l’on part….

Comme notre vol part de Paris le 31, on a décidé de partir le soir, de dormir près de Paris pour pouvoir être à Charles de Gaule le lendemain à 5h30.

Cette fois, notre fils de 21 ans à préféré passer son tour, il reste en Belgique, il veut travailler comme étudiant un maximum pour se faire de l’argent et une expérience dans son futur métier d’éducateur.

Nous sommes au final 3 Mado notre fille de 16 ans, Laurence mon épouse et moi Patrick.

31 juillet 2013

Une courte nuit, on avait programmé le réveil pour 3h15, mais à 2h40 on était debout.

Nous pouvons ainsi clôturer nos valises et s’apprêter pour un nouveau périple Américain sans se presser.

On avait rendez vous chez des gens qui avait proposé de garder notre voiture et de nous conduire à CDG pour 4h30.

Le temps de les saluer, de transférer nos valises et de faire la route vers l’aéroport, c’est tout juste 3h avant le décollage que nous sommes à CDG.

Nous arrivons sans trop stresser pour s’enregistrer, on est tellement cool que le comptoir d’enregistrement n’est pas encore ouvert.

Mado commence à nous faire une interprétation d’un humoriste qu’elle apprécie beaucoup, Gad Elmaleh. Genre : « elles sont à vous ces valises, vous a-t-on aidé pour les faire, vous a-t-on offert quelque chose…..

Mais a qui voulez vous qu’elles soient, on ne m’offre jamais rien alors pour partir en voyage, vous pensez….

Vous pouvez aller par là svp, mais ou voullez vous que j’aille d’autre, dans le cockpit….»

Ce qui nous fait rire et j’ai difficile de garder mon sérieux lorsque le préposé nous pose effectivement les questions

concernant les valises.

On commence fort, je dis à Mado, il ne manquerait qu’il pense que je me moque de lui et j’aurais droit à un contrôle renforcé.

Mais tout se passe bien et rapidement, nos valises sont enregistrées, l’hôtesse nous souhaite un bon vol et nous parle de notre destination finale.

Mado ne peut s’empêcher de souligner avec ironie qu’elle ne veut pas que le vol se passe comme dans le film.

Pendant tout le voyage, j’ai eu pas mal de délire avec Mado, on n’a pas passé une journée sans faire des jeux de mots. Une fois la douane et les contrôles passés, nous prenons un petit déjeuner. Il est 7h40 quand l’embarquement commence.

Tout se passe bien, sauf qu’un passager ne sait pas boucler sa ceinture, elle est cassée. Un technicien vient la changer ce qui fait que le vol est parti avec 20 min de retard.

Pas trop grave, du moins pour nous, car notre escale à Atlanta dure 2h40, ce qui nous laisse de la marge. Après un brunch, quelques perturbations, une course entre deux avions, un snacks, un sandwich, une glace, rien de terrible comme programme télé (écran central sans choix), 9h30 de vol et des orages pour atterrir, le vol se déroule bien.



Le douanier n’est pas trop sympa lors de notre passage à l’immigration, mais c’est assez rapide. Nous récupérons les valises, passons la douane et redéposons nos baguages sur le tapis pour qu’ils aillent rejoindre notre prochain avion.

Nous en profitons pour manger un sandwich, sans savoir si nous aurons le temps à notre arrivée à Knoxville.



Notre vol est court c’est un vol régional. L’avion est petit, Un EMBRAES d’un peu plus de 50 places. On en rigole, ils ne doivent pas avoir souvent des touristes sur ce vol. D’ailleurs à l’embarquement, l’hôtesse qui devait vérifier nos cartes, était un peu perdue en voyant nos billets internationaux.

On part dans un délire dans l’avion en se disant que personne ne nous comprend, jusqu’à ce que le passager assis à coté de Mado lui demande dans un Français correct d’où nous venons.

Il s’agit d’un Belge de Louvain La Neuve qui possède une maison en Floride et qui se rend à Knoxville pour le travail. On a l’air fin avec notre humour à deux balles.

Le débarquement se passe très vite et les valises suivent aussi vite.





Vient le moment de prendre la voiture.

Malgré que nous sommes que trois et qu’on ne fait pratiquement que de la route, nous avons réservé une grosse voiture. Plus pour se faire plaisir que par nécessité.

Mais Laurence craint de ne pas avoir le modèle choisi, comme nous sommes dans un aéroport régional et que des voitures genre Tahoé ne doivent pas être souvent demandées.

Lors des deux dernière fois, Alamo avait essayé de nous fourguer une catégorie en dessous. Mais Laurence est décidée de ne pas se laisser faire.

Le préposé semble entrepris lorsqu’on présente notre copie du mail de réservation et il doit passer plusieurs coups de fil. Laurence lui demande bien 5 fois si on aura bien la voiture demandée et finalement il nous donne les documents en disant que c’est bien le genre de voiture demandée.

Nous arrivons sur le parking et la dame nous fait attendre 5 min, repasse un coup de fil et enfin nous donne les clés. Mais voila on ne doit pas aller du coté où sont garées les voitures sous l’enseigne Alamo, mais dans un autre service, un peu plus loin.

Bizarre, on verra.

Dans l’allée il y a pas mal de véhicules de gros modèles, pick-up, mini bus, etc. On actionne les clés et on aperçoit une voiture qui réagit. Ce n’est pas un tahoé, mais une AMG YUKON, elle est bien, c’est bon, c’est dans la catégorie demandée.



Je fais l’inspection du véhicule, papier, roue de secours, état des pneus. Ceux-ci me semblent en très bon état. On charge les baguages, je règle le siège, ce qui nous frappe, c’est l’odeur, une agréable odeur de cuir et de propre. On est content.

Le seul bémol, pas de trace indiquant le dernier entretien, je me dis que c’est vu l’état de la voiture, c’est surement noté dans le carnet d’entretien.

Bon, je mets le contact, regarder si pas de témoins restent allumés. Comme lors de nos voyages précédents, et on est surement pas les seuls, on note les kms, enfin les milles. Et là surprise, le compteur indique 2 milles.

Je dois regarder deux fois et me pincer pour être sûr que je ne délire pas suite au décalage horaire. Et oui, la voiture est neuve, elle a juste roulé du vendeur à l’aéroport et encore elle a surement été livrée en camion. Là on est content, une 7 places neuve pour nous trois, whaouu.

On programme le gps pour Gatlinburg qui se trouve à 80 km et nous avons 30 min d’avance. Que ce soit dans l’ouest ou dans l’est, c’est toujours aussi sympa de rouler aux States.

Nous avions loué un chalet, à environs 10 km à l’est de Gatlinburg, suffisamment grand pour deux familles. Car je le rappelle, même si je n’en parle pas nous étions avec des ex-amis !

Nous passons avant d’arriver au chalet, au supermarché que j’avais repéré sur Google. Nous arrivons au chalet, il est 20h00, comme le check-in était jusque 19h00, on avait envoyé un mail au responsable pour expliquer que notre vol arrivait assez tard.

Il nous avait répondu que les clés seraient sous le paillasson. Le lotissement est magnifique, de construction récente.

Au fait il est possible de louer ou acheter des chalets, vraiment très beau. Mais il faut aimer le bois.



Mais voila nous sommes devant notre chalet et pas de paillasson. On fait le tour, on cherche sous les pierres, sous les marches de l’escalier, rien, Nada !

On avait un numéro pour appeler en cas d’urgence, on se résigne à devoir le faire. Mais une idée me vient, on se croirait dans une série télé Américaine, où quand tout semble perdu, une solution apparait pas miracle et on se dit mais oui, c’est évident…

Je mets ma main sur la porte et miracle, elle est ouverte, un chalet équipé en plein milieu des bois avec la porte ouverte… Nous Belges, nous ne sommes pas habitués à ça.

Les clés ne sont pas là, mais on peut rentrer et fermer de l’intérieur. Il y a un petit mot de bienvenue nous invitant à passer au bureau plus tard.

Et les surprises ne s’arrêtent pas en si bon chemin, tout est neuf, beau, deux chambres et une salle de bain à l’étage, une chambre au rez de chaussée et une salle de douche digne d’un palace à Vegas.

Une terrasse avec Rocking-chairs, une véranda avec jacuzzi, cuisine équipée, salon avec télé et feu ouvert au gaz Le wifi, la total, malgré la fatigue, nous sommes ravis, nous nous installons et allons dormir, il est 22h00.
Floride, Géorgie et Caroline du Sud. 3500 km en 3 semaines English translation pending
by Specialkey · 2013-09-30 · 41 replies
Bon, c'est parti.

Cela fait un moment que je dois écrire ce carnet, j'ai un peu de temps alors j'y vais.

Nous sommes partis à quatre cet été : Lucas 7 ans, Flavie 11 ans, Corinne X ans et moi, Christophe X ans. Nous avions très envie de retourner aux Etats-Unis depuis notre voyage il y a 2 ans en Floride. Nous étions rentrés avec comme un goût d'inachevé.

Cet été, sur les conseils d'amis, nous avions prévu d'aller en Caroline du Sud. Seulement, pour des soucis d'organisation et de budget nous avons décidé d'y réintégrer la Floride. Les billets A/R à destination de Miami sont tout de même plus avantageux.

C'est donc parti pour trois semaines de Miami à Charleston en passant par Savannah, Hilton Head, et Orlando puis un retour à Miami !

Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve English translation pending
by Alanay · 2013-09-28 · 160 replies
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.

Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.

Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !



Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.

Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.

Dimanche 4 – Hanoi

Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.

Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.

Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.



















Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.



et qui dit animation, dit habitation !!!



Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.



Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !

Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.

Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,



... et de ci, de là des... « Apple store » !!!



Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…

Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.

La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.









On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Islande... le tour de l'île et plus encore! English translation pending
by Krikri6792 · 2013-09-25 · 144 replies
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.

Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !

La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :

sites.google.com/site/fabuleuxvoya...

Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte et à + 🙂

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Table des matières :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _

Présentation

Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.

Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.

Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.

Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.

Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.

Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.

Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.

Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de prévoir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !

J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !

J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :



Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie

J0 : Mercredi 27 juin 2013

Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.

Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !

Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?

A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.

Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.

A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !

Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !

J1 : Jeudi 28 juin 2013

Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !

Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !

A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.

Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !

Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.

La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.

Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !

Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !

C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.

Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.

A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !

C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)

Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.

Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !

Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !

Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !

Distance parcourue dans la journée : 220 km



Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013

Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !

Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !

Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.

Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.

En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.

Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.

Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.

Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.

Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.

En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.

Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.

Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.

Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.

Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.

Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.

C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.

En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)

En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.

Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !

Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.

Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.

En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.

Distance parcourue dans la journée : 205 km



Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208

J3 : Samedi 30 juin 2013

Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !

Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.

Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.

Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.

Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.

Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.

Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !

Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.

Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419

La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.

En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.

Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.

L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)

De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.

Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.

En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !

Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.

Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.

Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !

Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.

Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.

En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !

Distance parcourue dans la journée : 180 km



Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013

Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.

Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.

Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.

Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.

La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.

A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.

Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.

Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.

Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !

Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !

Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !

Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.

Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.

Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.

Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.

Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !

Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.

Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.

Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.

Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.

A retenir : première journée sans pluie !

Distance parcourue dans la journée : 150 km



Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013

Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.

Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.

800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.

C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.

En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.

Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.

Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !

Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.

Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).

Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !

En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.

Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années

Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant �� plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.

Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.

Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.

Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.

Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !

Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !

L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.

Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !

Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !

Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.

Distance parcourue dans la journée :



Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013

Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.

En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.

Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.

Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.

Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !

Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.

Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.

Altitude de départ : 180 mètres

Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.

Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée

Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !

Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.

Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.

A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.

Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.

Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !

Altitude d'arrivée : 740 mètres

La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.

Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037

La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !

Fin d'après-midi à Vik.

D'abord sur la plage de Reynisdrangur.

Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.

Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !

Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).

Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.

Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.

A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 215 km



Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013

Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !

En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.

Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".

Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.

Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres

Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.

En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !

Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.

En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.

Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.

La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !

Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.

Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !

Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).

La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.

Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.

Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.

Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !

En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.

Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.

Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !

Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !

Distance parcourue dans la journée : 100 km.



Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013

Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.

Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.

Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?

En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.

Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.

A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres

La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.

11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.

Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.

Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.

A gauche, la facilité, à droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?

En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.

Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.

Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.

Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.

Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !

De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.

Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)

Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.

En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.

L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.

Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.

Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !

Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !

Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.

Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.

Encore plus abstraite… à la Dali !

Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.

Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.

Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.

Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.

Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.

Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.

On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !

Distance parcourue dans la journée : 240 km.



Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013

Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.

Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.

La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.

Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).

Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !

Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.

Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.

On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.

Ici des eiders à duvet.

Là un arlequin plongeur.

Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.

La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !

Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.

Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.

Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.

Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.

Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.

Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !

Distance parcourue dans la journée : 180 km.

J10 : Samedi 6 juillet 2013

Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !

En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.

Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !

Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.

Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !

A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !

A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !

A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.

Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.

La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.

Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."

Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.

D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.

Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.

Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.

A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.

Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.

Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.

Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.

En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.

Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.

Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.

Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.

Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"

Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.

Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !

Distance parcourue dans la journée : 195 km



Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013

85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !

Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)

Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.

Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.

A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?

C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.

Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.

Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.

Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.

Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.

Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.

Altitude : un peu plus de 300 mètres.

Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.

C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !

Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.

Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)

Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…

En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !

Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !

Distance parcourue dans la journée : 30 km

J12 : Lundi 8 juillet 2013

Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.

En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.

Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.

La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !

Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.

Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.

Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.

Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.

Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".

Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.

D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.

Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.

En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.

Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.

Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.

Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !

Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !

Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.

Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.

La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…

Distance parcourue dans la journée : 140 km



Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013

100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.

Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.

A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.

Au début, il y encore un peu de vert !

Mais bientôt tout n'est plus que cendre…

Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.

Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.

Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.

Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !

Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.

Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.

Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !

Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.

Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.

Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.

A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).

Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.

Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.

Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.

A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.

La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.

Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.

Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.

Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.

Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.

Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.

Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.

Distance parcourue dans la journée : 335 km



Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013

Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).

Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !

Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.

En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.

Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.

Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.

Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.

Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.

Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !

Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.

Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).

Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.

En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.

Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.

En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.

En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.

Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !

Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.

Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !

Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.

Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !

Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !

Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.

Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.

Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !

Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.



Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013

Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !

Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.

Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.

Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.

Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !

Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !

Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.

Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !

Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.

Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.

Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !

15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.

Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.

Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.

Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)

Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique

En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.

Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.

Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.

En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.

D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.

Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !

Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.

La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.

Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.

Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…

Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.



Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013

9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.

A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.

En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…

Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !

Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.

J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !

Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.

Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !

Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !

Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.

Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.

A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.

Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.

Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.

Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.

Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !

Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.

Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.

Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres

J17 : Samedi 13 juillet 2013

Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.

Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.

Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.

Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)

Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.

Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.

Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !

C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !

Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.

Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !

Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.

Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.

C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !

Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.

C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.

Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !

Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.

Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.



Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013

Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.

Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.

Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.

Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.

Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.

Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !

Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.

Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.

Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !

Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?

Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?

Je lui laisse la parole :

Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.

La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.

L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.

Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.

Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.

Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.

Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.

Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.

Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.

Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !

Finalement nous annulons la deuxième plongée.

Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.

Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.

Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.

Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.

Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres

J19 : Lundi 15 juillet 2013

Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.

Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.

Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.

A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !

Alors, raconte…

Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.

Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.

L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.

Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement

Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.

Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !

Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.

Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.

Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !

Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.

Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.

Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :

… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.

Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.

Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.

Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !

Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.

Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.

Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.

A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.

Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !

Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !

Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres



Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013

Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…

En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.

On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.

A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.

Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.

Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème siècle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.

Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.

A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.

Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.

Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.

Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.

Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.

Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.

C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.

Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".

Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.

Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.

Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".

Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.

Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.

Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.

Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !

On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.

En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !

La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !

Distance parcourue dans la journée : 185 km.



De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013

Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !

Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?

En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.

Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?

Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.

Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.

C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".

C'est indiscutablement notre cascade préférée !

Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.

Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.

Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.

Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.

Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !

Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.

A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !

Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.

Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.

Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.

Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).

La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.

Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.

Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !

Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)

Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.

Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.

On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet

Distance parcourue dans la journée : 285 km



Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013

"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !

Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.

280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.

Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.

Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.

Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.

La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.

Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !

A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.

Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.

La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.

"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !

Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.

Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.

Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.

Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.

Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.

Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.

Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.

En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.

Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !

Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres

J23 : Vendredi 19 juillet 2013

Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.

A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.

Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.

Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.

Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.

La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.

Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !

Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.

Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !

Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.

Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.

Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.

C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.

Une juste récompense après une journée difficile !

Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.

Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !

Tout est bien qui finit bien !

Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !



Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013

Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.

Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.

Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.

Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.

Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.

Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.

Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.

En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.

Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".

Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !

Bref, pas vraiment de chance, cette fois !

Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.

En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !

Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres

J25 : Dimanche 21 juillet 2013

Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.

A ce propos…

Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.

Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !

Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.

Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.

Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.

Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.

Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.

Ils surgissent bien de terre en bord de mer !

Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.

A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.

Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J

Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !

Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.

Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.

La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.

La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.

Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !

Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.

L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !

Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.

Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)

Distance parcourue dans la journée : 205 km



Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013

Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !

Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.

Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !

Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.

A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.

A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.

A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.

Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.

En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.

La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.

En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !

Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.

Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !

Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !

A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.

Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.

Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.

Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.

Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.

Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.

Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.

Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".

Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.

Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !

A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.

Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.

Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.



De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013

Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !

Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.

Je le laisse commenter sa matinée :

"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.

Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.

Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.

Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !

L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.

Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.

Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.

La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.

Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.

Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.

Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.

L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.

Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.

Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.

C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.

Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.

Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.

Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.

Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.

Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…

… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)

… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande

… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville

… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie

… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.

Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.

A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !



Le mot de la fin

Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.

Alors, qu'en est-il ?

A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.

Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.

Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.

En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.

Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.

Nos coups de cœur !

C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.

- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.

- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.

- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.

- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.

- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.

- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.

- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.

Ce qu'on a moins aimé :

- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.

- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.

Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !

A propos de l'itinéraire

Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.

Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.

En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.

A propos du véhicule

Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.

Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.

A propos des hébergements et des réservations

Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.

Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.

Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.

Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.

Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.

Faut-il réserver ou pas ?

La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.

Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).

Ouvrages et sites Internet utiles

Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000

Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :

* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/

* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677

* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home

* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...

* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/

* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...

* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/

* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/

* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html

Un dernier mot…

Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.

Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !

C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.

A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

Laos: prix et horaires des bus English translation pending
by Frantic10 · 2013-09-13 · 52 replies
bonjour.

je reviens du laos, et je viens de retrouver une feuille avec, les prix, les horaires, des minibus, bus locaux, vip sleeping bus, local bus, tous au départ de pakse.

valable pour l'international, cambodge, thailande, il y a aussi les horaires et prix des trains, pour la thailande

une vraie mine d'or ce papier.

si quelqu'un a besoin d'un renseignement, contacter moi.

bonne soirée
Inde du Nord, 15 jours en octobre: où aller! English translation pending
by Cockatoo · 2013-09-12 · 50 replies
Bonsoir tout le monde,

(presque) tout est dans le titre... J'envisage de m'envoler pour l'Inde le mois prochain pour une quinzaine de jours (peut-être seulement 12 ou 13 en fonction des vols) et j'aimerais bénéficier de vos avis...

Je sais... En Inde, y a du choix... Mais voilà, ce serait mon 5ème séjour en Inde et aussi le plus court. Donc d'une, j'ai déjà visité un certain nombre d'endroits et de deux, je ne suis pas habituée à prendre mon temps mais là ce ne sera pas possible ! Mon problème principal est que je manque d'idées et n'étant jamais partie à cette période de l'année je ne sais pas trop à quoi m'attendre au niveau du climat en fonction des régions...

J'ai tout de même quelques "impératifs"... Dans l'idéal j'aimerais plusieurs lieux (disons 3 ou 4) pas trop éloignés les uns des autres, assez proches de Delhi, et ne nécessitant pas de transports trop hasardeux (par hasardeux j'entends par exemple 4h de bus pour 70 km... !). Il serait bien que l'un de ces lieux soit lié à la nature. J'ai visité Amritsar, Agra - Fathepur Sikri - Mathura, Varanasi, une partie du Rajasthan (les lieux les plus connus) mais n'ai pas été emballée plus que ça, et une partie du Madhya Pradesh que j'ai par contre beaucoup appréciée.

Je pense éventuellement à Haridwar et Rishikesh (que j'aurais dû visiter cet été) ; est-ce ok au niveau du climat ? Si oui, que puis-je visiter à proximité ? Avez-vous d'autres idées de destinations ?

Merci d'avance pour vos suggestions 🙂

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