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Récit (long) de croisière - Celebrity Infinity en Amérique du Sud et sur le canal de Panama English translation pending
Compte-rendu de notre croisière sur le Celebrity Infinity - Amérique du Sud et Canal de Panama - 15 mars au 1 avril 2013
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Voyage aux États-Unis en 2014 English translation pending
Bon, voila je commence aujourd'hui ...
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Europe: que pensez-vous de mon itinéraire en juin 2014? English translation pending
Voilà mon plus récent itinéraire pour mon EUROTRIP juin 2014 de deux semaines. Je resterai dans des auberges(les noms sont écris en bas). Je prend tous vos conseils (budget, itinéraire, visites, etc.) Je veux bouger mais que le tout reste faisable. Je suis type croisière, donc beaucoup de places en peu de temps. Mon itinéraire reste à s'ajuster aux vols pas chers, qui sont soient très tôt(mais rare) ou tard le soir, cependant je recherchais des vols en avant-midi vers 10h pour arriver dans la ville en plein jour. À la fin, il y a l'itinéraire si je choisis de visiter Barcelone ou Venise (encore là je prend vos suggestions, mais pour l'instant mon choix s'arrêterait sur Barcelone pour la proximité, son côté plus jeune et le fait que le reste de cette partie de pays ne m'intéresse pas, au contraire de l'Italie qui renferme plusieurs endroits que je souhaite visite, il m'est donc possible de visiter Venise au cours d'un autre voyage). Les numéros correspondent au jour, et dans ce cas-ci à la date (mon itinéraire à été fait en fonction de partir le 31 mai de Montréal pour arriver le 1er juin à Paris), reste que les dates ne sont pas officielles car je pars l'année prochaine...
Les auberges ne sont qu'à titre indicatif, rien n'est sûr de ce côté, même chose pour le moyen de transport..
Avion Montréal-Paris 1: Arc de Triomphe, Jardin des Tuileries, Louvre, Tour Eiffel 2: Versailles, Place des Vosges 3: Galeries Lafayette, Sacré-Coeur, Notre-Dame, Village St-Paul 3 nuits à Oops Hostel Paris Transport entre Paris-Amsterdam = RAIL 4 : Départ vers Amsterdam, Promenades dans ville, Rembrandtplein 5 : Rijksmuseum, The Jordaan, Red Lights Districts 6 : Leidseplein, Prisengratch, Tour de vélo, Concertgebouw 3 Nuits à Flying Pig Uptown/St. Christopher's Inn Transport entre Amsterdam-Nice = AIR TRANSLAVIA 7: Départ pour Nice, Promenades des Anglais, Colline du Chateau, Phoenix Parc Floral 8: Visite de Cannes : La Croisette, Ìle des Lérins, Le Suquet, retour Nice 9 : Visite de Monaco : Monte-Carlo, Casino Square, Japanese Gardens, Monte Carlo Harbor, La Note Bleue, Musée Océanographique, Palais du Prince, Vieux Monaco, Retour à Nice 10 : Visite de Menton : Plage, Promenade le Corbusier, Jardin Botanique Val Rahmeh, Basilique St. Michel, Chateau de Roquebrune 11 : Visite de Villefranche-sur-mer : Chapelle Saint-Pierre-des-Pêcheurs, La Darse, Place Garibaldi, Cathédrale Saint-Nicolas, Saint-Jean-Cap-Ferrat (Villa Ephrussi de Rothschild, Paloma Beach) 12 : Temps à Nice :Plage (Lido, Blue, Observatoire de la Côte d'Azur, Place Masséna, Chapelle Jeanne D'Arc, Départ 5 Nuits à Hôtel Pastoral/Hostel Paradis Transport Nice-Barcelone = EasyJet
13 : Sagrada Familia, Las Ramblas, Barri Gotic, Columbus Monument 14 : Guell Park, Casa Batllo, La Pedrera-Casa Milà, Palais de la Musique Catalane 15 : Guell Palace, Parc et fontaines de Montjuic, Plage, Depart 3 nuits à Twentytu Hostel/Equity Point Gothic
13 : Piazza San Marco, Basilique Saint-Marc, Galleria de'll Academia, Venice Jazz Club 14 : Dorsoduro, Rialto Brige, Visite de Murano, (Gondole), Piccolo Mondo 15 : Visite de Lido, Grand Canal, Gondole, Départ pour Québec
Merci beaucoup :) !
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13 : Sagrada Familia, Las Ramblas, Barri Gotic, Columbus Monument 14 : Guell Park, Casa Batllo, La Pedrera-Casa Milà, Palais de la Musique Catalane 15 : Guell Palace, Parc et fontaines de Montjuic, Plage, Depart 3 nuits à Twentytu Hostel/Equity Point Gothic
13 : Piazza San Marco, Basilique Saint-Marc, Galleria de'll Academia, Venice Jazz Club 14 : Dorsoduro, Rialto Brige, Visite de Murano, (Gondole), Piccolo Mondo 15 : Visite de Lido, Grand Canal, Gondole, Départ pour Québec
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Visite de la Toscane English translation pending
En mai, nous serons deux femmes avec voiture en Toscane. Nous voulons voyager dans de petits moyens entre les villages et chercher des endroits spéciaux qui ne sont pas écrits dans les guides de voyage tels que les villages, les marchés, ferme, cours de cuisine, vin, fromage ... Peut-être même un atelier spécial. Nous avons 9 jours et continuons à Rome. Merci
Attention: plus de visa à l'aéroport de Téhéran English translation pending
Je devais partir pour Téhéran ce mardi à 14h30 au départ de l'aéroport d'Orly à Paris. Au guichet à 11h30, on me dit qu'il y a un souci car je n'ai pas de visa sur mon passeport. Je fini par dire que je veux le prendre à l'aéroport de Téhéran.
C'est alors qu'on me met de coté et une dame voilée de noir me dit que depuis aujourd'hui (soi-disant): "tout non-iranien ne pourra recevoir de visa à l'aéroport". Ordre donné par les autorités sur place.
Motif officiel donné: élection le 13 mai, situation intérieure tendue.
Des iraniens francophones à l'aéroport m'ont en effet dit que de grosses manifestations de l'opposition allaient avoir lieu dans deux jours. Et ils me confirmaient une situation déjà tendue sur place.
La compagnie Iran-air sur les Champs Élysée m'a intégralement remboursé🙂. Il ont d'ailleurs appris l'info par le comptoir d'enregistrement Iran-air à Orly.
Donc, sachez qu'il va être très difficile d'avoir un visa Iranien, au moins qu'au 13 mai.
C'est alors qu'on me met de coté et une dame voilée de noir me dit que depuis aujourd'hui (soi-disant): "tout non-iranien ne pourra recevoir de visa à l'aéroport". Ordre donné par les autorités sur place.
Motif officiel donné: élection le 13 mai, situation intérieure tendue.
Des iraniens francophones à l'aéroport m'ont en effet dit que de grosses manifestations de l'opposition allaient avoir lieu dans deux jours. Et ils me confirmaient une situation déjà tendue sur place.
La compagnie Iran-air sur les Champs Élysée m'a intégralement remboursé🙂. Il ont d'ailleurs appris l'info par le comptoir d'enregistrement Iran-air à Orly.
Donc, sachez qu'il va être très difficile d'avoir un visa Iranien, au moins qu'au 13 mai.
Nord-Est de l'Argentine avec une voiture classique fin août? English translation pending
Bonjour,
nous préparons notre voyage fin Août dans le nord est, est ce qu'il est obligatoire d'avoir un 4x4 pour sortir un peu des routes à cette saison? sur le trajet: Cafayate-Cachi-San Antonio de los corbes- Jujuy-Salta.et pensez-vous qu'il faille réserver les hôtels sachant qu'on est 5 avec nos 3 grands enfants? merci
Je recherche renseignements sur le Chili English translation pending
Bonjour. Je voudrais aider la petite amie de mon fils. Elle est chilienne d'origine, adoptée par des parents français, et a soif de découvrir ses origines. Sachant que sur le plan politique, l'histoire du pays c'est chaud chaud chaud, j'ai pensé que peut-être l'histoire de la vie spirituelle pourrait être plus positive. Quels sont les divinités, les religions majoritaires, initiales même du pays ? Y a-t-il une communauté par exemple Amérindienne forte des pratiques ritualistes guérisseuses ou que sais-je ? Au niveau artistique quels seraient les points forts ? Quelles ont été les impressions des voyageurs y étant allés récemment ? Les conditions de vie du peuple ? Merci d'avance. (C'est super super ce site de partage autour du voyage. Merci à ceux qui l'ont ouvert).
Flaneries en Floride English translation pending
Début du carnet de voyage dans http://voyageforum.com/forum/whale_watching_en_republique_dominicaine_D5914665/
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Dimanche 10 février - J8
Après une longue attente à l'aéroport de Saint Domingue, je fini enfin par embarquer sur mon vol American Airways et en fin d'après midi, je (re)débarque à Miami. L'an dernier, en Thaïlande, passer l'immigration avait signifié des heures d'attente. Là, les Américains prouvent leur efficacité il y a affluence mais tous les guichets s'ouvrent les uns aprés les autres. Une agente est en charge de répartir les gens sur les différents files d'attente et en moins d'une demie heure, je suis accepté (une nouvelle fois) aux USA. Le mieux c'est que l'agent de l'immigration, un clone de Denzel Washington m'a parlé en FRANÇAIS !
Une fois l'immigration passé, se présente le second problème des voyages USiens : récupérer sa voiture de location ce qui, lors des mes 2 précédents voyages qui avaient commencés à San Francisco, avait été synonyme de plus d'une heure d'attente mais mes potes m'ont assuré que chez Hertz ça serait différent … Au premier coup d'œil ce n'est pas flagrant car il y a une longue file d'attente devant chez Hertz et ça n'avance pas vite … Lorsqu'on est un client lambda la différence entre Hertz et Dollar n'est pas flagrante… J'aimerais pourtant trouver le « truc » parce que ces longues heures d'attente après les heures d'aéroport et les heures de vol sont particulièrement tuantes. Je finis par avoir la décapotable que j'avais réservé … et en ce qui concerne le modèle exact, ce qui est toujours la surprise, cette fois pas de Mustang ni de Sebring mais un petite Volkswagen EOS … Ce voyage était prévu pour être un petit trip tranquille et sans prétention donc je ne suis pas déçu même si quelque part dans ma tête une petite voix m'énerve en me répétant « Ben quand même ça fait suer de venir aux United States of America pour rouler dans une Volkswagen ! »
L'intérêt d'avoir un GPS est une question récurrente sur les forums, personnellement je n'ai jamais eu le moindre doute sur l'utilité des ces appareil et ce soir je suis TRES content d'avoir mon GPS pour rejoindre l'hôtel, le Hampton Inn de Doral parce qu'entre la fatigue, la nuit noire et les nœuds autoroutier de Miami je ne sais pas comment j'aurais fait sans GPS ! Nuit à l'Hampton Inn de Doral (180$/nuit)
Lundi 11 février - J9 :
Après un copieux breakfast je quitte l'hôtel alors que le jour se lève et bien sur, même s'il fait un peu frais (autour de 20° !) je replie le toit de la voiture, j'ai loué un cabriolet, c'est pas pour rien !
Direction Miami Beach, tout d'abord North Beach puis South Beach (South Beach = SoBe pour les initiés) ce qui me fait longer les canaux ou sont exposés des énormes et magnifiques yachts pour le salon nautique de Miami qui aura lieu la semaine prochaine … J'arrive prés de Lincoln Drive et trouve un parking bien sur payant mais avec de la place, il faut dire qu'un lundi matin à cette heure tout est encore fermé donc les parkings ne sont pas vraiment pris d'assaut ! Contrairement à ce qu'on lit souvent, pas besoin d'arriver les poches pleines de quarters (pièce de 25 cents), les parcmètres acceptent les cartes de crédit. Par contre - ben oui tout ne peut pas être génialement parfait non plus ! - le stationnement est payant à partir de 9h00 et du coup on ne peut pas payer avant 9h00 donc s'il est 8h45, pas question de mettre 3 heures de stationnement, il faut attendre 9h00 pour pouvoir charger du temps !!
La journée est simplissime : trainer le long de Lincoln Drive, d'Ocean Drive et bien sur le long de la plage … Derrière la jolie image qui vient à l'esprit, ça revient à faire du lèche vitrine devant des boutiques de fringues clinquantes, des cafés branchouilles et chers, des restaurants et des hôtels pas vraiment abordables car situés sur la Art-Déco qui symbolise Miami SoBe ( Ocean Drive entre la 5th et la 15th Street). Coté voitures, je me suis excité à la première Ferrari garée devant un petit resto Cubain mais à la dixième en 2 heures ça m'avait passé ! Bien évidemment les Porsche courent littéralement les rues quand aux Mustang et Camaro Convertible c'est à peu prés aussi courant que les Clio Diesel à Paris …
La promenade qui longe la plage permet de croiser un échantillonnage représentatif des gens qui fréquentent SoBe : joggeurs, marcheurs, promeneurs, surfeurs, body buildeurs, segwayseurs, rolleurs … Quant à la plage, c'est une plage à l'américaine c'est-à-dire avec des 4x4 qui y roulent, des quads qui passent, des parasols, des transats et des engins qui y montent une énormes structure probablement aussi pour le salon nautique à venir … Le point particulier de la plage de Miami Beach ? Ces cabanes des « Life Guards » qui sont peintes dans la gamme de couleurs acidulées et qui font joli sur les photos « cartes postales » …





Je fais une pause vers midi pour déjeuner au Front Porch Cafe sur Ocean Drive ou je déguste un énorme et excellent steak comme on en trouve qu'aux US !
L'après midi ressemble à la matinée : je traine sur Ocean Drive et les rues aux alentours. Si la lecture des slogans débilo-blaireau-macho qui s'affichent sur les T-shirts des boutiques de souvenir me tirent quelques sourires et que cela me révèle ce que signifie ce mystérieux YOLO que m'avait sorti un pote quelques jours auparavant, cela ne modifie pas vraiment l'avis que je me suis forgé le matin : Miami Beach c'est la côte d'Azur (version Cannes et Nice, pas version calanques !) donc à chacun de savoir s'il aime cette Côte d'Azur et d'en déduire s'il aimera Miami Beach perso, ce n'est pas ce que je préfère … Le soir j'avais prévu de diner chez Joe's Stone Crab mais j'avais juste légèrement loupé le fait qu'il fallait être habillé « Smart » et que mon T-shirt gris plus mes baskets ne plairaient pas … du coup je finis dans une pizzeria !!! Nuit à l'Hampton Inn de Doral (180$/nuit)
Mardi 12 février - J10 :
Réveil alors qu'il fait encore nuit, breakfast et départ pour Key West alors que le soleil se lève sur l'horizon …
S'extraire des embouteillages de Miami ne se fait pas facilement et il faut être vigilant entre les voies à péage classique (que l'on peut payer) et celles réservées aux paiements automatiques… Une fois passé tout ça, c'est simple, c'est toujours tout droit ! Grace aux bons trucs donnés par les potes sur les forums, je ne manque pas de m'arrêter sur le petit parking à droite juste avant le Seven Miles Bridge pour faire quelques photos et marcher un peu sur l'ancienne route.


Je continue ensuite vers Key West et j'arrive au Best Western Ambassador Inn, l'hôtel le plus cher de mon voyage mais … ce que j'ai trouvé de moins cher à KW ! Comme quasiment toujours, obtenir sa chambre très en avance sur l'horaire prévu ne pose pas de problèmes, je dépose mes bagages dans la chambre et go to le cœur de Key West : Duval Street !
Histoire de voir s'il y a moyen de se garer je remonte Duval Street en voiture et au passage je reconnais quelques maisons que les potes m'avaient montrées en photos ... Une d'entre elle avait d'ailleurs provoqué bien des rigolades ... Ca me fait sourire mais cela ne me donne pas de place de stationnement ! En arrivant sur Mallory Square un parking « public » me donne un premier aperçu de KW : on peut stationner jusqu'à 18 heures pour 30$ ou alors plus tard pour 40$... Au moins ici, je n'aurais pas à revenir pour recharger le parcmètre, je lâche donc mes 40$ et part à la découverte du cœur de KW…


Première impression : désastreuse ! Duval Street n'est qu'un gigantesque piège à touristes ! A coté SoBe donnerait presque l'impression d'être un modèle de sobriété, de simplicité et de bon goût ! Je déteste tellement que de dépit je m'achète un paquet de cigarettes … les 10,20$ que la fille me demande me rappelle que nous sommes aux USA, le pays qui a inventé le capitalisme, autrement dit, à KW le paquet de clopes coûte le double ! Je continue quand même ma route jusqu'à la fin de la rue, là ou se trouve cette borne rouge qui marque le point le plus au Sud du continent Nord Américain, je photographie la jolie file d'attente des touristes pour se photographier devant la borne, je prend une photo entre 2 groupes et je me dis que tout ça est tellement gerbant que je vais repartir sans trainer …
Histoire de ne pas repasser par Duval Street, j'emprunte Whitebread Street, une rue parallèle où est absent tout l'aspect mercantile et … là, je perçois un certain charme et je commence à percevoir ce qui peut plaire à Key West si on arrive à oublier le côté touristique outrancier. Du coup, je prolonge ma visite en parcourant Simonton Street et la aussi se dégage « quelque chose » … C'est hallucinant de constater comment il suffit de s'écarter d'UNE rue pour que l'ambiance change du tout au tout et pour se retrouver quasiment seul devant les maisons au style vaguement colonial …
Je termine la journée en allant voir le coucher de soleil à Mallory Square. La place située juste devant la mer est passée en quelques heures d'une place vide sans trop d'intérêt à une sorte de cour des miracles Floridienne ! Contraste nord américains, même les saltimbanques cracheurs de feu ont délimité leur « espace » ! Tout ça est bien rodé, les mecs font leur petit show en jouant avec le public et ils se débrouillent pour finir quelques minutes avant le sunset. Nous sommes sur la terre ferme mais on voit plusieurs catamaran qui naviguent vers le soleil couchant avec de la musique tonitruante et probablement alcool à volonté …

Une fois le soleil couché je vais diner au Kelly's Caribbean Bar & Grill, le restaurant situé dans les bureaux historiques de la Pan Am et accessoirement appartenant à Kelly Mc Gillis … Et ne me dites pas que vous avez oublié l'instructeur blonde de Tom Cruise dans Top Gun ! Malheureusement, le resto est inférieur à sa légende puisque mis à part le mojito, plutôt bon excellent le reste est très moyen et bien cher … Après diner je tente de faire un tour dans Duval Street by night mais je ne tiens pas plus que quelques dizaines de mètre, les badauds de l'après midi sont les mêmes en plus ou moins imbibés et définitivement ça me gonfle, je préfère rentrer à l'hôtel Nuit au Best Western Ambassador Inn de Key West (200$/nuit)
Mercredi 13 février - J11 :
Lever, breakfast et go to le cœur de Key West qui est encore complètement endormi. Je me gare sans problème juste devant la maison d'Ernest Hemingway et je pars trainer dans les rues de Key West ou à part des livreurs et des volailles qui trainent en liberté je ne croise quasiment personne. A titre personnel je trouve ça beaucoup plus sympa comme ça …
A 9h00 je suis devant la maison d'Ernest Hemingway pour faire la visite et une nouvelle fois, loin des boutiques et des bars bruyants de Duval Street, le charme opère : il devait être bien agréable de vivre dans cette maison dont maintenant les vrais propriétaires sont les dizaines de chats à 6 doigts, descendants des chats de l'écrivain et qui occupent la maison et le jardin.

En fin de matinée je quitte Key West et entame la remonté vers le Nord. Ainsi qu'on me l'a recommandé je m'arrête pour déjeuner àMarathon, aux Keys Fisheries Market. Il me faut quelques minutes pour comprendre le fonctionnement de l'endroit : tout d'abord regarder ce qui est marqué sur le tableau à coté du guichet puis commander son repas au même guichet, passer à coté, au bar, pour prendre à boire puis aller s'asseoir à une des tables sur le ponton, siroter sa bière en attendant puis à l'appel de son prénom, aller chercher ce qu'on a commandé au guichet … C'est simple, super bon et ça valait sans nul doute l'arrêt !
Sur le papier, Florida City, sa prison, ses immenses zones industrielles, ses nœuds autoroutiers, ça n'avait rien d'attirant et j'avais pas mal hésité à y passer une nuit. Mais comme l'endroit est placé juste entre les routes de Key West et des Everglades, cela me permettait une certaine souplesse dans le planning du voyage j'avais finalement réservé une nuit au Travel Lodge. Comme j'y arrive en milieu d'après midi, j'en profite pour avoir un premier aperçu des Everglades en allant jusqu'à Flamingo. A mon premier arrêt, sur le bord d'un lac, je photographie mes premiers vautours, des urubu à tête rouge et surtout mon premier alligator, une belle bête qui fait tout d'abord le mort puis comme je me rapproche de lui … file dans l'eau !
Je suis content de retrouver un peu de nature après plusieurs jours à trainer dans les villes mais les paysages des Everglades ne sont pas follement excitant et au retour j'appuie un peu pour voir ce que la petite EOS à dans le ventre …
De retour à l'hôtel je constate qu'il y a pas mal de restaurants de chaine répartis quelques miles aux alentours, et comme je pense que tout se vaut, je choisis celui dont j'ai le plus souvent entendu parler : Cracker Barrel. Le décor est « old country » et même si cela respire la mise en scène standardisée et qu'en plus ils ne servent pas de bière (enfin excepté la Root Beer mais la root beer c'est de la purge pas de la bière !) c'est plutôt mangeable et même presque bon ! Nuit au Travel Lodge de Florida City (123$/nuit)
Jeudi 14 février - J12 :
Aujourd'hui sera une journée entièrement consacrée aux Everglades. Techniquement le Parc National des Everglades c'est quasiment tout le sud de la Floride ce qui en fait le troisième plus grand National Park des USA après Death Valley et Yellowstone. Mais dans les Everglades, les points d'accès sont rares, il y a la route de Flamingo que j'ai parcouru hier après midi et qui donne accès à plusieurs promenades plus ou moins longues et plus au Nord, le long de la route 41, la boucle de Shark Valley … Et ne me demandez pas pourquoi dans un endroit rempli d'alligators, cet endroit se nomme la vallée des Requins !
Je commence la journée par un retour sur la route vers Flamingo pour aller parcourir Anhinga Trail, une courte promenade (0,8 miles) qui permet d'avoir un bon aperçu de ce qui vit dans les Everglades : une flopée de vautours à tête noire, tout un tas d'échassiers et pleins d'alligators qu'on approche à quelques mètres. Les premières fois c'est impressionnant et puis … on s'habitue ! Les vautours sont aussi impressionnants, ils sont plusieurs dizaines sur le bord du chemin et ils s'envolent juste avant qu'on marche sur eux … pour ceux qui sont phobique des oiseaux ça ne doit pas être facile ! Et le pire c'est que pendant qu'une partie des vautours fait diversion sur le chemin, les autres fomentent un sale coup dont je vous parlerai tout à l'heure … Mais si on aime la nature, l'endroit est vraiment agréable, il est facile de photographier et je parcours même deux fois la boucle …




Lorsque je reviens à ma voiture j'ai la mauvaise surprise de voir 2 maudits vautours en train de déchiqueter les joints de la bagnole !!! Je regarde autour et je vois qu'une partie des voitures stationnés sont protégés par des bâches bleues et que tous les véhicules non protégés sont pris d'assaut par les vautours ! Un pick up et sa caravane ont quasiment une dizaine d'oiseau en train de dépiauter tous les joints !! Les panneaux d'avertissement me reviennent en mémoire «Warning vultures may causes damages to vehicles » (attention les vautours peuvent faire des dégâts aux véhicules) mais vu l'acharnement des volatiles ce n'est pas « may » (peuvent) qu'il fallait écrire mais « will » (feront) !!! Et inutile de vous dire qu'un joint en caoutchouc ne résiste guère plus de quelques secondes à un bec prévu pour arracher des lambeaux de chair des os !!!
Je repars vers Florida City puis prends vers l'ouest par la route 41 jusqu'à Shark Valley, une grande boucle de promenade où les seuls moyens de locomotion autorisés sont ses pieds ou le vélo. J'y arrive en fin de matinée et je loue une bicyclette. Le gars m'explique que je paierais au retour en fonction du temps passé et qu'il va garder mon permis de conduire en otage. Les instructions sont assez simple :
- 1/ Emmenez à boire parce qu'il n'y a aucun point de vente de boisson sur la boucle (et 24 km sans «drinking machine » pour un américain c'est comme si on lui annonçait qu'il doit traverser le Sahara avec ½ litre d'eau)
- 2/ S'arrêtez des qu'on croise quelque chose qui a un moteur, S'arrêter et descendre de vélo !
- 3/ Emmerdez pas les alligators !
A peine monté sur le vélo, la description de mon pote Arnho me revient : « ils louent des vélos pourris de chez pourri » JE CONFIRME ! Malgré qu'ils les louent cher (7$ de l'heure) les vélos sont bien pourris et couinent au moindre coup de pédale, du coup, pas facile de photographier puisqu'étant donné le bruit, tous les bestiaux vous entendent arriver et du coup, dés qu'on s'arrête de pédaler les animaux… se barrent ! Enfin les piafs se barrent parce que les alligators, eux, ils s'en foutent complètement !!! J'arriverais malgré tout à photographier quelques tortues, des échassiers et plusieurs portées de jeunes alligators ...



Je vais tranquillement jusqu'à la tour d'observation, je pose le vélo pour faire les derniers mètres à pied quand je m'aperçois qu'un alligator est allongé en travers de la route et qu'un autre attend, caché, sur le coté de la route … ca sent l'embuscade ! Après quelques instants de flottement, des américains décide de sauter par-dessus l'alligator ce qui semble l'énerver puisqu'il gronde et… dégage la route !! La loop road de Shark Valley est une sorte de grand U de 24 kilomètres dont le coté le plus rectiligne longe un petit cours d'eau ou il y a pas mal d'animaux à voir. La logique voudrait que je revienne au parking par l'autre coté mais, depuis le haut de la tour d'observation on voit que l'autre coté de la route passe au milieu de la plaine ce qui n'est pas un gage d'observation hyper intéressante, je décide donc de repartir par le même chemin … 11 km de couinements plus tard, en arrivant au parking, j'ai juste envie de jeter le vélo aux alligators ! Mais sinon, la promenade est sympa et pourrait être géniale … avec un vélo en bon état !
Je continue vers l'ouest sur la US 41, de chaque coté de la route on devine les Everglades mais on n'en voit pas grand-chose et la route n'est guère intéressante ...
Depuis le début de ce trip Floridien, il a toujours fait relativement beau mais la météo a brutalement changé et c'est sous des trombes d'eau que j'arrive à Everglades City. J'ai choisi de passer une nuit ici pour pouvoir faire un tour d'airboat demain matin voir même peut être du canoë si la météo s'y prête mais il n'y a pas un grand choix d'hôtel, je n'ai rien trouvé sur les forums et c'est donc un peu au hasard que j'avais réservé au Captain Table Lodge. Sans dire que c'est un mauvais choix, c'est cher payé pour une chambre vieillotte qui sent le renfermé et sans petit déjeuner. Le fait que la chambre bénéficie d'un patio et d'un balcon me laisse penser que l'hôtel est plus destiné aux pécheurs qui viennent pour le week end que pour les touristes de passage.
Ceci dit, si l'hôtel est cher pour ce qu'il propose il y a juste à côté un restaurant qui est lui très intéressant : le Seafood Depot Restaurant, la nourriture et la bière sont excellentes et les prix très raisonnables, je garde un excellent souvenir de leur énorme lobster tail & steak ! Nuit au Captain Table Lodge à Everglades City (140$/nuit)
Vendredi 15/02 - J13 :
Il a plu toute la nuit et au matin le ciel est encore chargé … Comme je l'ai dit, l'hotel est simple ce qui veut dire qu'il n'y a pas de breakfast à l'hôtel et ... je n'ai pas envie d'aller dans un des restaurants aux alentours !! Je vais donc directement au bureau de Captain Doug pour faire un tour d'air boat, c'est pour ça que je me suis arrêté ici donc pluie ou pas pluie j'y vais quand même ! Alors qu'on attend à l'embarcadère il se remet à pleuvoir, c'est prévu et on nous prête de vastes capes de pluie puis on décolle … pardon, on embarque ! Ca commence par un petit tour tranquille sur le plan d'eau, on fait un coucou à un alligator qui traine par là, on fait s'envoler quelques cormorans, de loin on aperçoit le souffle reconnaissable d'un lamantin, on fait une pause pour dire bonjour à quelques ratons laveurs plus connus la bas sous le nom de raccoon puis… un tour à fond, (ca fait un bruit d'enfer) dans les voie navigables étroites qui passent au milieu des Everglades. Quelques glissades sur l'eau puis on rentre au port … possible que la pluie battante ne rende pas le truc très fun, possible que le fait d'attirer les raccoons avec des croquettes pour chat ne me plaise que moyennement, possible que je sois un râleur (noooooon !:) mais bon je trouve qu'une 40aine de $ pour un tour d'une grosse demie heure c'est bien cher pour que ce que c'est … alors peut être que pour ceux pour qui cette balade en air boat sera le seul contact rapproché avec les Everglades ce sera intéressant mais si, comme moi vous vous baladez dans les différents endroits des glades vous verrez plus de choses ailleurs et du coup … Bôf pour les air boats d'Everglades city !



Bien sur étant donné la pluie, j'ai abandonné l'idée d'essayer les autres activités locales d'Everglades City (comme le canoë), je ne traine pas dans le coin et je pars vers Naples sur la coté ouest de la Floride. En route, comme la pluie persiste, je décide même de carrément modifier le programme en allant directement jusqu'à l'outlet de Miramar (situé au Nord de Naples) ou j'ai quelques jeans 501 à acheter. Je parcours toute la galerie marchande mais mis à part la visite chez Levi's je reste très raisonnable.
Entre temps la pluie a cessé et je redescends sur Naples. Je fais le check in à l'hotel Comfort Inn, encore une fois, bien plus tôt que l'heure indiquée. J'ai la surprise d'avoir un immense studio complètement équipé ! Je m'aperçois qu'on peut même transformer ces grandes chambres en suite puisqu'il y a de chaque cotés des portes qui peuvent faire communiquer plusieurs chambres.
Je laisse mes affaires et je pars voir à quoi ressemble Naples en Floride. Je commence par aller voir « the » ponton. Pas de problème pour se garer … tant qu'on met des pièces dans le parcmètre ! Juste à coté du ponton, sur une mer totalement plate, je fais quelques photos de Brice de Naples … Si, si, si c'est très probablement un cousin Américain de notre Brice de Nice, lui aussi il est sur sa planche de surf à attendre sa vague mais … c'est pas sa mer et y'a pas de vague !



Le ciel reste gris mais comme ce que j'ai vu en parcourant les rues en voiture m'a paru joli, je décide de faire une promenade à pied au milieu des villas cossues. Rapidement je me rends compte que je suis probablement un dangereux déviant cat dans les larges rues il n'y a tout simplement pas de trottoir ! A un moment une voiture de flic me croise et je l'entends ralentir … je ne me retourne pas et j'ai un petite goutte de sueur qui me coule dans le dos, même si je ne pense pas qu'il soit interdit de marcher et de prendre des photos des maisons, je ne meurt pas d'envie de devoir défendre ce point de vue avec des flics US … je suis soulagé d'entendre la voiture repartir !
Par rapport à SoBe et Key West, Naples est beaucoup plus chic et sobre et je préfère de loin.
Dans le Lonely Planet, j'avais relevé une adresse de resto, non pas un restaurant chic ou il faut être bien habillé pour rentrer mais un restaurant de hamburgers : le Lindburger's avec une déco branchée avions puisque le nom est la contraction de Lindbergh et de hamburger ! Je ne suis pas fan du LP mais cette fois, le Lindburger's est une excellente adresse ! Les hamburgers sont super bons et le milk-shake encore meilleur !! Petite rigolade pour commander le milk-shake au caramel. Parce que bien sur, je prononce à la française (karamelle) et … en américain ça ce prononce plutôt comme « keureuml » et donc forcément la compréhension est difficile !
Le grand tour dans Naples m'a crevé et je rentre à l'hôtel où je me couche de bonne heure. Je m'endors mais quelques heures plus tard je m'aperçois de l'inconvénient de ces portes de communication entre les chambres c'est qu'elles laissent très bien passer le bruit et que la famille de blaireaux américains qui est dans la chambre à coté est « légèrement bruyante » … Nuit au Comfort Inn de Naples (110$/nuit)
Samedi 16/02 – J14 :
Réveil et lever alors qu'il fait encore nuit. Comme j'ai été reveillé hier soir , je suis bizarrement très malhabile ce matin ... En moins de 10 minutes, je me tape dans le bureau qui va heurter le mur, une chaise m'échappe des mains et tape contre le mur, en sortant de la chambre mon sac frotte bruyamment contre la porte de communication et pour finir la porte de la chambre m'échappe des mains et claque lourdement … Ooohlalalalala c'est trop bête et j'espère que tout ces bruits (totalement involontaires) (n')ont (pas) réveillé les abrutis qui ont fait du bruit une bonne partie de la nuit !
Je mets mes affaires dans la voiture, je breakfast et je prends la route vers le Corkscrew Swamp Sanctuary, un superbe parc situé au milieu des Everglades qui propose une promenade en planche de 1,9 miles traversant les différents paysages des Everglades dont bien sur une zone humide avec échassiers et alligators. Pour vous dire à quel point l'ambiance de l'endroit est spéciale : MEME les américains chuchotent !!! Ici aussi je fais 2 fois la boucle avant de reprendre la route vers le Nord et Fort Myers.


J'arrive juste après midi au Travel Lodge de Fort Myers et encore une fois, aucun problème pour avoir la chambre, ce qui me permet de laisser mes affaires avant d'aller visiter la maison Edison & Ford La partie musée est très fournie et pour être honnête je la survole un peu mais je découvre quand même que Thomas Edison n'est pas que le type qui a inventé l'ampoule mais que vu le nombre de choses qu'il a inventé ou développé, il était assez proche du génie ! Le jardin et ses diverses espèces végétales m'intéressent nettement plus et j'y passe un bon moment même si l'installation ostensible d'un mariage sous un des énorme ficus du jardin me rappelle les mises en place de mariages au boulot !

Retour à l'hôtel, une douche et je pars à la recherche d'un resto. Je tombe assez rapidement sur le Steve Tomato's Sport Page, un grill classique US avec des serveuses en uniformes sportifs sympas et des écrans de télé partout qui diffusent tout un tas de sports. Pas le meilleur repas du voyage mais c'est correct et il y a une ambiance typiquement US … de plus je mange mon premier épi de maïs de ma vie ! Nuit au Travel Lodge de Fort Myers (80$/nuit)
Dimanche 17/02 - J15 :
Encore un réveil matinal pour aller au Myakka River State Park. Dès l'entrée dans le parc, j'ai le coup de foudre pour ces immenses arbres recouverts de « Spanish Moss » cette plante du même type que les orchidées (épiphyte donc, qui pousse sur un hôte mais pas au détriment de cet hôte) qui orne les arbres des bayous de long rubans cotonneux … Je m'arrête pour parcourir à pied le petit nature trail qui semble être situé « ailleurs » tellement ce décor est étonnant !!! Tout en étant conscient que ce que ça m'évoque n'est du qu'aux films vus, je ne peux pas m'empêcher d'avoir l'impression d'être dans un film de pirates, lorsque l'équipage s'enfonce dans la jungle d'une ile sauvage et (supposée être) déserte pour enterrer le coffre rempli d'or … Presqu'à la fin de ce chemin, une petite tour d'observation en bois avec un pont suspendu a été construit, ce qui permet d'avoir une belle vue du dessus du parc … et de se rendre compte que si le soleil est revenu, il y souffle un vent glacial et bien surprenant pour la Floride !




Je rejoins le Upper Myakka Lake pour retenter l'expérience de l'air boat mais cette fois sur un grand bateau … ou nous ne seront que 3 !!! La promenade est beaucoup, beaucoup plus calme qu'a Everglades City et aussi beaucoup, beaucoup plus interessant ou autrement dit moins « promène touristes » puisque le pilote du bateau parle avec une grande connaissance des animaux qui vivent sur le lac et dans le parc. Nous voyons quelques échassiers, un gros alligator et 2 aigles pécheurs qui se battent dans le ciel … La balade est sympa par contre, nous sommes assis juste à l'avant du bateau et avec le vent il fait froid mais froid à un point inimaginable en Floride ! Le pilote nous dit même qu'avec le vent il n'y a que quelques degrés au dessus de zéro !!!
Je traîne encore un peu sous les grands arbres puis je quitte le parc pour rejoindre Sarasota. J'arrive à l'hôtel, un Knight Inn vers 14h00 et la … c'est le drame !! La « brave » dame refuse catégoriquement de me donner une chambre avant 16h00 ! Je tente le sourire gentil : ca ne marche pas. Je tente ensuite de lui faire remarquer que sur ma feuille de réservation il est écrit « à partir de 15h00 » mais c'est peine perdu ! Bon tant pis, je n'ai pas vraiment d'autre choix que d'aller visiter le jardin botanique de Marie Selby à Sarasota en gardant mes affaires dans le coffre. L'endroit est sympa et dépaysant avec de jolies fleurs exotiques et un tas d'arbustes en fleurs ou viennent butiner des papillons … ici c'est tout comme l'été mais je ne dois pas oublier qu'en France c'est toujours l'hiver et que pendant que je me baladais en décapotable, il a régulièrement neigé là-bas ! Après m'être promené 3 bonnes heures, je prends une dernière photo d'un arbre couvert de grosses fleurs rouge éclatantes et je retourne à l'hôtel, il est 16h00 passé et la matrone accepte de me donner ma clé sans un sourire …


Je monte toutes mes affaires dans la chambre car ce soir j'ai un gros travail : tout faire tenir entre mon sac de soute et mon bagage cabine refaire le sac en me débrouillant pour que mon bagage soute pèse moins que les 23 kilos fatidiques !
Pour mon dernier repas aux US je vais juste à coté de l'hôtel, dans un resto de sea food que j'ai repéré tout à l'heure le Barnacle Bill's Seafood. Je mange aussi donc mon dernier Lobster Tail & Steak avant un bon moment et je termine par une Key Lime Pie bien meilleure que celle mangé à Key West !
Nuit au Knight Inn de Sarasota (67$/nuit)
Lundi 18/02 - J16 :
Je suis sur la côte Ouest de la Floride et ce soir mon avion partira de Miami sur la cote Est … Pour cette journée j'avais 2 options soit trainer au maximum et prendre le pari que j'échapperai aux redoutables embouteillages de Miami pour arriver à l'heure à l'aéroport soit ne pas jouer, tirer un trait sur cette journée et rejoindre directement l'aéroport. C'est cette option que j'ai choisi de suivre, la moins marrante mais aussi la moins stressante !
Alors que je suis sur la US 41 le thermomètre de la voiture indique 34°F ( 1°C ) en température extérieure ! Cette fois pas de doutes les températures sont bien anormalement basses !!
Comme de bien entendu, je suis parti tôt, j'ai prévu hyper large et du coup, ca roule impeccable et sans un ralentissement ce qui fait que je fais la route Sarasota – Miami Airport en 4 heures ! Rendre la voiture ne prends que quelques minutes et je suis dans l'aéroport à 9h45 pour un avion qui décollera à … 18h00 … je vais avoir le temps de parcourir l'aéroport en long, en large et en travers et de claquer mes derniers $ !!!!
Bilan de ces 8 jours en Floride : Dire que je regrette cette semaine en Floride serait mentir, ce fut dépaysant, il a plutôt fait beau, j'ai bien mangé, j'ai réussi quelques photos et voir d'aussi prés des alligators était marrant. L'aperçu que j'ai eu de la côte Ouest de la Floride (Naples, Fort Myers, Sarasota) m'a semblé plus sobre et de meilleur goût que le bling-bling de la Cote Est ( SoBe, Key West) mais sans surprise, la Floride ce n'est pas vraiment mon truc, déjà parce que les prix des hôtels sont partout excessifs et ensuite parce qu'à part dans les Everglades, dont on ne peut avoir qu'un petit aperçu, c'est très urbanisé et que, pour quelqu'un comme moi qui ne raffole pas des villes, forcément, ça ne concours pas à plaire ! Enfin parce que, probablement pour mon plus grand malheur, j'ai commencé à visiter les USA par le Sud-Ouest et ses paysages hallucinants ou il suffit simplement de rouler pour en prendre plein les yeux, ou sur la plupart des routes on a envie de s'arrêter tous les 500 mètres pour faire une photo et sur ce point de vue là, la Floride ne supporte vraiment pas la comparaison !
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Dimanche 10 février - J8
Après une longue attente à l'aéroport de Saint Domingue, je fini enfin par embarquer sur mon vol American Airways et en fin d'après midi, je (re)débarque à Miami. L'an dernier, en Thaïlande, passer l'immigration avait signifié des heures d'attente. Là, les Américains prouvent leur efficacité il y a affluence mais tous les guichets s'ouvrent les uns aprés les autres. Une agente est en charge de répartir les gens sur les différents files d'attente et en moins d'une demie heure, je suis accepté (une nouvelle fois) aux USA. Le mieux c'est que l'agent de l'immigration, un clone de Denzel Washington m'a parlé en FRANÇAIS !
Une fois l'immigration passé, se présente le second problème des voyages USiens : récupérer sa voiture de location ce qui, lors des mes 2 précédents voyages qui avaient commencés à San Francisco, avait été synonyme de plus d'une heure d'attente mais mes potes m'ont assuré que chez Hertz ça serait différent … Au premier coup d'œil ce n'est pas flagrant car il y a une longue file d'attente devant chez Hertz et ça n'avance pas vite … Lorsqu'on est un client lambda la différence entre Hertz et Dollar n'est pas flagrante… J'aimerais pourtant trouver le « truc » parce que ces longues heures d'attente après les heures d'aéroport et les heures de vol sont particulièrement tuantes. Je finis par avoir la décapotable que j'avais réservé … et en ce qui concerne le modèle exact, ce qui est toujours la surprise, cette fois pas de Mustang ni de Sebring mais un petite Volkswagen EOS … Ce voyage était prévu pour être un petit trip tranquille et sans prétention donc je ne suis pas déçu même si quelque part dans ma tête une petite voix m'énerve en me répétant « Ben quand même ça fait suer de venir aux United States of America pour rouler dans une Volkswagen ! »
L'intérêt d'avoir un GPS est une question récurrente sur les forums, personnellement je n'ai jamais eu le moindre doute sur l'utilité des ces appareil et ce soir je suis TRES content d'avoir mon GPS pour rejoindre l'hôtel, le Hampton Inn de Doral parce qu'entre la fatigue, la nuit noire et les nœuds autoroutier de Miami je ne sais pas comment j'aurais fait sans GPS ! Nuit à l'Hampton Inn de Doral (180$/nuit)
Lundi 11 février - J9 :
Après un copieux breakfast je quitte l'hôtel alors que le jour se lève et bien sur, même s'il fait un peu frais (autour de 20° !) je replie le toit de la voiture, j'ai loué un cabriolet, c'est pas pour rien !
Direction Miami Beach, tout d'abord North Beach puis South Beach (South Beach = SoBe pour les initiés) ce qui me fait longer les canaux ou sont exposés des énormes et magnifiques yachts pour le salon nautique de Miami qui aura lieu la semaine prochaine … J'arrive prés de Lincoln Drive et trouve un parking bien sur payant mais avec de la place, il faut dire qu'un lundi matin à cette heure tout est encore fermé donc les parkings ne sont pas vraiment pris d'assaut ! Contrairement à ce qu'on lit souvent, pas besoin d'arriver les poches pleines de quarters (pièce de 25 cents), les parcmètres acceptent les cartes de crédit. Par contre - ben oui tout ne peut pas être génialement parfait non plus ! - le stationnement est payant à partir de 9h00 et du coup on ne peut pas payer avant 9h00 donc s'il est 8h45, pas question de mettre 3 heures de stationnement, il faut attendre 9h00 pour pouvoir charger du temps !!
La journée est simplissime : trainer le long de Lincoln Drive, d'Ocean Drive et bien sur le long de la plage … Derrière la jolie image qui vient à l'esprit, ça revient à faire du lèche vitrine devant des boutiques de fringues clinquantes, des cafés branchouilles et chers, des restaurants et des hôtels pas vraiment abordables car situés sur la Art-Déco qui symbolise Miami SoBe ( Ocean Drive entre la 5th et la 15th Street). Coté voitures, je me suis excité à la première Ferrari garée devant un petit resto Cubain mais à la dixième en 2 heures ça m'avait passé ! Bien évidemment les Porsche courent littéralement les rues quand aux Mustang et Camaro Convertible c'est à peu prés aussi courant que les Clio Diesel à Paris …
La promenade qui longe la plage permet de croiser un échantillonnage représentatif des gens qui fréquentent SoBe : joggeurs, marcheurs, promeneurs, surfeurs, body buildeurs, segwayseurs, rolleurs … Quant à la plage, c'est une plage à l'américaine c'est-à-dire avec des 4x4 qui y roulent, des quads qui passent, des parasols, des transats et des engins qui y montent une énormes structure probablement aussi pour le salon nautique à venir … Le point particulier de la plage de Miami Beach ? Ces cabanes des « Life Guards » qui sont peintes dans la gamme de couleurs acidulées et qui font joli sur les photos « cartes postales » …





Je fais une pause vers midi pour déjeuner au Front Porch Cafe sur Ocean Drive ou je déguste un énorme et excellent steak comme on en trouve qu'aux US !
L'après midi ressemble à la matinée : je traine sur Ocean Drive et les rues aux alentours. Si la lecture des slogans débilo-blaireau-macho qui s'affichent sur les T-shirts des boutiques de souvenir me tirent quelques sourires et que cela me révèle ce que signifie ce mystérieux YOLO que m'avait sorti un pote quelques jours auparavant, cela ne modifie pas vraiment l'avis que je me suis forgé le matin : Miami Beach c'est la côte d'Azur (version Cannes et Nice, pas version calanques !) donc à chacun de savoir s'il aime cette Côte d'Azur et d'en déduire s'il aimera Miami Beach perso, ce n'est pas ce que je préfère … Le soir j'avais prévu de diner chez Joe's Stone Crab mais j'avais juste légèrement loupé le fait qu'il fallait être habillé « Smart » et que mon T-shirt gris plus mes baskets ne plairaient pas … du coup je finis dans une pizzeria !!! Nuit à l'Hampton Inn de Doral (180$/nuit)
Mardi 12 février - J10 :
Réveil alors qu'il fait encore nuit, breakfast et départ pour Key West alors que le soleil se lève sur l'horizon …
S'extraire des embouteillages de Miami ne se fait pas facilement et il faut être vigilant entre les voies à péage classique (que l'on peut payer) et celles réservées aux paiements automatiques… Une fois passé tout ça, c'est simple, c'est toujours tout droit ! Grace aux bons trucs donnés par les potes sur les forums, je ne manque pas de m'arrêter sur le petit parking à droite juste avant le Seven Miles Bridge pour faire quelques photos et marcher un peu sur l'ancienne route.


Je continue ensuite vers Key West et j'arrive au Best Western Ambassador Inn, l'hôtel le plus cher de mon voyage mais … ce que j'ai trouvé de moins cher à KW ! Comme quasiment toujours, obtenir sa chambre très en avance sur l'horaire prévu ne pose pas de problèmes, je dépose mes bagages dans la chambre et go to le cœur de Key West : Duval Street !
Histoire de voir s'il y a moyen de se garer je remonte Duval Street en voiture et au passage je reconnais quelques maisons que les potes m'avaient montrées en photos ... Une d'entre elle avait d'ailleurs provoqué bien des rigolades ... Ca me fait sourire mais cela ne me donne pas de place de stationnement ! En arrivant sur Mallory Square un parking « public » me donne un premier aperçu de KW : on peut stationner jusqu'à 18 heures pour 30$ ou alors plus tard pour 40$... Au moins ici, je n'aurais pas à revenir pour recharger le parcmètre, je lâche donc mes 40$ et part à la découverte du cœur de KW…


Première impression : désastreuse ! Duval Street n'est qu'un gigantesque piège à touristes ! A coté SoBe donnerait presque l'impression d'être un modèle de sobriété, de simplicité et de bon goût ! Je déteste tellement que de dépit je m'achète un paquet de cigarettes … les 10,20$ que la fille me demande me rappelle que nous sommes aux USA, le pays qui a inventé le capitalisme, autrement dit, à KW le paquet de clopes coûte le double ! Je continue quand même ma route jusqu'à la fin de la rue, là ou se trouve cette borne rouge qui marque le point le plus au Sud du continent Nord Américain, je photographie la jolie file d'attente des touristes pour se photographier devant la borne, je prend une photo entre 2 groupes et je me dis que tout ça est tellement gerbant que je vais repartir sans trainer …
Histoire de ne pas repasser par Duval Street, j'emprunte Whitebread Street, une rue parallèle où est absent tout l'aspect mercantile et … là, je perçois un certain charme et je commence à percevoir ce qui peut plaire à Key West si on arrive à oublier le côté touristique outrancier. Du coup, je prolonge ma visite en parcourant Simonton Street et la aussi se dégage « quelque chose » … C'est hallucinant de constater comment il suffit de s'écarter d'UNE rue pour que l'ambiance change du tout au tout et pour se retrouver quasiment seul devant les maisons au style vaguement colonial …
Je termine la journée en allant voir le coucher de soleil à Mallory Square. La place située juste devant la mer est passée en quelques heures d'une place vide sans trop d'intérêt à une sorte de cour des miracles Floridienne ! Contraste nord américains, même les saltimbanques cracheurs de feu ont délimité leur « espace » ! Tout ça est bien rodé, les mecs font leur petit show en jouant avec le public et ils se débrouillent pour finir quelques minutes avant le sunset. Nous sommes sur la terre ferme mais on voit plusieurs catamaran qui naviguent vers le soleil couchant avec de la musique tonitruante et probablement alcool à volonté …

Une fois le soleil couché je vais diner au Kelly's Caribbean Bar & Grill, le restaurant situé dans les bureaux historiques de la Pan Am et accessoirement appartenant à Kelly Mc Gillis … Et ne me dites pas que vous avez oublié l'instructeur blonde de Tom Cruise dans Top Gun ! Malheureusement, le resto est inférieur à sa légende puisque mis à part le mojito, plutôt bon excellent le reste est très moyen et bien cher … Après diner je tente de faire un tour dans Duval Street by night mais je ne tiens pas plus que quelques dizaines de mètre, les badauds de l'après midi sont les mêmes en plus ou moins imbibés et définitivement ça me gonfle, je préfère rentrer à l'hôtel Nuit au Best Western Ambassador Inn de Key West (200$/nuit)
Mercredi 13 février - J11 :
Lever, breakfast et go to le cœur de Key West qui est encore complètement endormi. Je me gare sans problème juste devant la maison d'Ernest Hemingway et je pars trainer dans les rues de Key West ou à part des livreurs et des volailles qui trainent en liberté je ne croise quasiment personne. A titre personnel je trouve ça beaucoup plus sympa comme ça …
A 9h00 je suis devant la maison d'Ernest Hemingway pour faire la visite et une nouvelle fois, loin des boutiques et des bars bruyants de Duval Street, le charme opère : il devait être bien agréable de vivre dans cette maison dont maintenant les vrais propriétaires sont les dizaines de chats à 6 doigts, descendants des chats de l'écrivain et qui occupent la maison et le jardin.

En fin de matinée je quitte Key West et entame la remonté vers le Nord. Ainsi qu'on me l'a recommandé je m'arrête pour déjeuner àMarathon, aux Keys Fisheries Market. Il me faut quelques minutes pour comprendre le fonctionnement de l'endroit : tout d'abord regarder ce qui est marqué sur le tableau à coté du guichet puis commander son repas au même guichet, passer à coté, au bar, pour prendre à boire puis aller s'asseoir à une des tables sur le ponton, siroter sa bière en attendant puis à l'appel de son prénom, aller chercher ce qu'on a commandé au guichet … C'est simple, super bon et ça valait sans nul doute l'arrêt !
Sur le papier, Florida City, sa prison, ses immenses zones industrielles, ses nœuds autoroutiers, ça n'avait rien d'attirant et j'avais pas mal hésité à y passer une nuit. Mais comme l'endroit est placé juste entre les routes de Key West et des Everglades, cela me permettait une certaine souplesse dans le planning du voyage j'avais finalement réservé une nuit au Travel Lodge. Comme j'y arrive en milieu d'après midi, j'en profite pour avoir un premier aperçu des Everglades en allant jusqu'à Flamingo. A mon premier arrêt, sur le bord d'un lac, je photographie mes premiers vautours, des urubu à tête rouge et surtout mon premier alligator, une belle bête qui fait tout d'abord le mort puis comme je me rapproche de lui … file dans l'eau !
Je suis content de retrouver un peu de nature après plusieurs jours à trainer dans les villes mais les paysages des Everglades ne sont pas follement excitant et au retour j'appuie un peu pour voir ce que la petite EOS à dans le ventre …
De retour à l'hôtel je constate qu'il y a pas mal de restaurants de chaine répartis quelques miles aux alentours, et comme je pense que tout se vaut, je choisis celui dont j'ai le plus souvent entendu parler : Cracker Barrel. Le décor est « old country » et même si cela respire la mise en scène standardisée et qu'en plus ils ne servent pas de bière (enfin excepté la Root Beer mais la root beer c'est de la purge pas de la bière !) c'est plutôt mangeable et même presque bon ! Nuit au Travel Lodge de Florida City (123$/nuit)
Jeudi 14 février - J12 :
Aujourd'hui sera une journée entièrement consacrée aux Everglades. Techniquement le Parc National des Everglades c'est quasiment tout le sud de la Floride ce qui en fait le troisième plus grand National Park des USA après Death Valley et Yellowstone. Mais dans les Everglades, les points d'accès sont rares, il y a la route de Flamingo que j'ai parcouru hier après midi et qui donne accès à plusieurs promenades plus ou moins longues et plus au Nord, le long de la route 41, la boucle de Shark Valley … Et ne me demandez pas pourquoi dans un endroit rempli d'alligators, cet endroit se nomme la vallée des Requins !
Je commence la journée par un retour sur la route vers Flamingo pour aller parcourir Anhinga Trail, une courte promenade (0,8 miles) qui permet d'avoir un bon aperçu de ce qui vit dans les Everglades : une flopée de vautours à tête noire, tout un tas d'échassiers et pleins d'alligators qu'on approche à quelques mètres. Les premières fois c'est impressionnant et puis … on s'habitue ! Les vautours sont aussi impressionnants, ils sont plusieurs dizaines sur le bord du chemin et ils s'envolent juste avant qu'on marche sur eux … pour ceux qui sont phobique des oiseaux ça ne doit pas être facile ! Et le pire c'est que pendant qu'une partie des vautours fait diversion sur le chemin, les autres fomentent un sale coup dont je vous parlerai tout à l'heure … Mais si on aime la nature, l'endroit est vraiment agréable, il est facile de photographier et je parcours même deux fois la boucle …




Lorsque je reviens à ma voiture j'ai la mauvaise surprise de voir 2 maudits vautours en train de déchiqueter les joints de la bagnole !!! Je regarde autour et je vois qu'une partie des voitures stationnés sont protégés par des bâches bleues et que tous les véhicules non protégés sont pris d'assaut par les vautours ! Un pick up et sa caravane ont quasiment une dizaine d'oiseau en train de dépiauter tous les joints !! Les panneaux d'avertissement me reviennent en mémoire «Warning vultures may causes damages to vehicles » (attention les vautours peuvent faire des dégâts aux véhicules) mais vu l'acharnement des volatiles ce n'est pas « may » (peuvent) qu'il fallait écrire mais « will » (feront) !!! Et inutile de vous dire qu'un joint en caoutchouc ne résiste guère plus de quelques secondes à un bec prévu pour arracher des lambeaux de chair des os !!!
Je repars vers Florida City puis prends vers l'ouest par la route 41 jusqu'à Shark Valley, une grande boucle de promenade où les seuls moyens de locomotion autorisés sont ses pieds ou le vélo. J'y arrive en fin de matinée et je loue une bicyclette. Le gars m'explique que je paierais au retour en fonction du temps passé et qu'il va garder mon permis de conduire en otage. Les instructions sont assez simple :
- 1/ Emmenez à boire parce qu'il n'y a aucun point de vente de boisson sur la boucle (et 24 km sans «drinking machine » pour un américain c'est comme si on lui annonçait qu'il doit traverser le Sahara avec ½ litre d'eau)
- 2/ S'arrêtez des qu'on croise quelque chose qui a un moteur, S'arrêter et descendre de vélo !
- 3/ Emmerdez pas les alligators !
A peine monté sur le vélo, la description de mon pote Arnho me revient : « ils louent des vélos pourris de chez pourri » JE CONFIRME ! Malgré qu'ils les louent cher (7$ de l'heure) les vélos sont bien pourris et couinent au moindre coup de pédale, du coup, pas facile de photographier puisqu'étant donné le bruit, tous les bestiaux vous entendent arriver et du coup, dés qu'on s'arrête de pédaler les animaux… se barrent ! Enfin les piafs se barrent parce que les alligators, eux, ils s'en foutent complètement !!! J'arriverais malgré tout à photographier quelques tortues, des échassiers et plusieurs portées de jeunes alligators ...



Je vais tranquillement jusqu'à la tour d'observation, je pose le vélo pour faire les derniers mètres à pied quand je m'aperçois qu'un alligator est allongé en travers de la route et qu'un autre attend, caché, sur le coté de la route … ca sent l'embuscade ! Après quelques instants de flottement, des américains décide de sauter par-dessus l'alligator ce qui semble l'énerver puisqu'il gronde et… dégage la route !! La loop road de Shark Valley est une sorte de grand U de 24 kilomètres dont le coté le plus rectiligne longe un petit cours d'eau ou il y a pas mal d'animaux à voir. La logique voudrait que je revienne au parking par l'autre coté mais, depuis le haut de la tour d'observation on voit que l'autre coté de la route passe au milieu de la plaine ce qui n'est pas un gage d'observation hyper intéressante, je décide donc de repartir par le même chemin … 11 km de couinements plus tard, en arrivant au parking, j'ai juste envie de jeter le vélo aux alligators ! Mais sinon, la promenade est sympa et pourrait être géniale … avec un vélo en bon état !
Je continue vers l'ouest sur la US 41, de chaque coté de la route on devine les Everglades mais on n'en voit pas grand-chose et la route n'est guère intéressante ...
Depuis le début de ce trip Floridien, il a toujours fait relativement beau mais la météo a brutalement changé et c'est sous des trombes d'eau que j'arrive à Everglades City. J'ai choisi de passer une nuit ici pour pouvoir faire un tour d'airboat demain matin voir même peut être du canoë si la météo s'y prête mais il n'y a pas un grand choix d'hôtel, je n'ai rien trouvé sur les forums et c'est donc un peu au hasard que j'avais réservé au Captain Table Lodge. Sans dire que c'est un mauvais choix, c'est cher payé pour une chambre vieillotte qui sent le renfermé et sans petit déjeuner. Le fait que la chambre bénéficie d'un patio et d'un balcon me laisse penser que l'hôtel est plus destiné aux pécheurs qui viennent pour le week end que pour les touristes de passage.
Ceci dit, si l'hôtel est cher pour ce qu'il propose il y a juste à côté un restaurant qui est lui très intéressant : le Seafood Depot Restaurant, la nourriture et la bière sont excellentes et les prix très raisonnables, je garde un excellent souvenir de leur énorme lobster tail & steak ! Nuit au Captain Table Lodge à Everglades City (140$/nuit)
Vendredi 15/02 - J13 :
Il a plu toute la nuit et au matin le ciel est encore chargé … Comme je l'ai dit, l'hotel est simple ce qui veut dire qu'il n'y a pas de breakfast à l'hôtel et ... je n'ai pas envie d'aller dans un des restaurants aux alentours !! Je vais donc directement au bureau de Captain Doug pour faire un tour d'air boat, c'est pour ça que je me suis arrêté ici donc pluie ou pas pluie j'y vais quand même ! Alors qu'on attend à l'embarcadère il se remet à pleuvoir, c'est prévu et on nous prête de vastes capes de pluie puis on décolle … pardon, on embarque ! Ca commence par un petit tour tranquille sur le plan d'eau, on fait un coucou à un alligator qui traine par là, on fait s'envoler quelques cormorans, de loin on aperçoit le souffle reconnaissable d'un lamantin, on fait une pause pour dire bonjour à quelques ratons laveurs plus connus la bas sous le nom de raccoon puis… un tour à fond, (ca fait un bruit d'enfer) dans les voie navigables étroites qui passent au milieu des Everglades. Quelques glissades sur l'eau puis on rentre au port … possible que la pluie battante ne rende pas le truc très fun, possible que le fait d'attirer les raccoons avec des croquettes pour chat ne me plaise que moyennement, possible que je sois un râleur (noooooon !:) mais bon je trouve qu'une 40aine de $ pour un tour d'une grosse demie heure c'est bien cher pour que ce que c'est … alors peut être que pour ceux pour qui cette balade en air boat sera le seul contact rapproché avec les Everglades ce sera intéressant mais si, comme moi vous vous baladez dans les différents endroits des glades vous verrez plus de choses ailleurs et du coup … Bôf pour les air boats d'Everglades city !



Bien sur étant donné la pluie, j'ai abandonné l'idée d'essayer les autres activités locales d'Everglades City (comme le canoë), je ne traine pas dans le coin et je pars vers Naples sur la coté ouest de la Floride. En route, comme la pluie persiste, je décide même de carrément modifier le programme en allant directement jusqu'à l'outlet de Miramar (situé au Nord de Naples) ou j'ai quelques jeans 501 à acheter. Je parcours toute la galerie marchande mais mis à part la visite chez Levi's je reste très raisonnable.
Entre temps la pluie a cessé et je redescends sur Naples. Je fais le check in à l'hotel Comfort Inn, encore une fois, bien plus tôt que l'heure indiquée. J'ai la surprise d'avoir un immense studio complètement équipé ! Je m'aperçois qu'on peut même transformer ces grandes chambres en suite puisqu'il y a de chaque cotés des portes qui peuvent faire communiquer plusieurs chambres.
Je laisse mes affaires et je pars voir à quoi ressemble Naples en Floride. Je commence par aller voir « the » ponton. Pas de problème pour se garer … tant qu'on met des pièces dans le parcmètre ! Juste à coté du ponton, sur une mer totalement plate, je fais quelques photos de Brice de Naples … Si, si, si c'est très probablement un cousin Américain de notre Brice de Nice, lui aussi il est sur sa planche de surf à attendre sa vague mais … c'est pas sa mer et y'a pas de vague !



Le ciel reste gris mais comme ce que j'ai vu en parcourant les rues en voiture m'a paru joli, je décide de faire une promenade à pied au milieu des villas cossues. Rapidement je me rends compte que je suis probablement un dangereux déviant cat dans les larges rues il n'y a tout simplement pas de trottoir ! A un moment une voiture de flic me croise et je l'entends ralentir … je ne me retourne pas et j'ai un petite goutte de sueur qui me coule dans le dos, même si je ne pense pas qu'il soit interdit de marcher et de prendre des photos des maisons, je ne meurt pas d'envie de devoir défendre ce point de vue avec des flics US … je suis soulagé d'entendre la voiture repartir !
Par rapport à SoBe et Key West, Naples est beaucoup plus chic et sobre et je préfère de loin.
Dans le Lonely Planet, j'avais relevé une adresse de resto, non pas un restaurant chic ou il faut être bien habillé pour rentrer mais un restaurant de hamburgers : le Lindburger's avec une déco branchée avions puisque le nom est la contraction de Lindbergh et de hamburger ! Je ne suis pas fan du LP mais cette fois, le Lindburger's est une excellente adresse ! Les hamburgers sont super bons et le milk-shake encore meilleur !! Petite rigolade pour commander le milk-shake au caramel. Parce que bien sur, je prononce à la française (karamelle) et … en américain ça ce prononce plutôt comme « keureuml » et donc forcément la compréhension est difficile !
Le grand tour dans Naples m'a crevé et je rentre à l'hôtel où je me couche de bonne heure. Je m'endors mais quelques heures plus tard je m'aperçois de l'inconvénient de ces portes de communication entre les chambres c'est qu'elles laissent très bien passer le bruit et que la famille de blaireaux américains qui est dans la chambre à coté est « légèrement bruyante » … Nuit au Comfort Inn de Naples (110$/nuit)
Samedi 16/02 – J14 :
Réveil et lever alors qu'il fait encore nuit. Comme j'ai été reveillé hier soir , je suis bizarrement très malhabile ce matin ... En moins de 10 minutes, je me tape dans le bureau qui va heurter le mur, une chaise m'échappe des mains et tape contre le mur, en sortant de la chambre mon sac frotte bruyamment contre la porte de communication et pour finir la porte de la chambre m'échappe des mains et claque lourdement … Ooohlalalalala c'est trop bête et j'espère que tout ces bruits (totalement involontaires) (n')ont (pas) réveillé les abrutis qui ont fait du bruit une bonne partie de la nuit !
Je mets mes affaires dans la voiture, je breakfast et je prends la route vers le Corkscrew Swamp Sanctuary, un superbe parc situé au milieu des Everglades qui propose une promenade en planche de 1,9 miles traversant les différents paysages des Everglades dont bien sur une zone humide avec échassiers et alligators. Pour vous dire à quel point l'ambiance de l'endroit est spéciale : MEME les américains chuchotent !!! Ici aussi je fais 2 fois la boucle avant de reprendre la route vers le Nord et Fort Myers.


J'arrive juste après midi au Travel Lodge de Fort Myers et encore une fois, aucun problème pour avoir la chambre, ce qui me permet de laisser mes affaires avant d'aller visiter la maison Edison & Ford La partie musée est très fournie et pour être honnête je la survole un peu mais je découvre quand même que Thomas Edison n'est pas que le type qui a inventé l'ampoule mais que vu le nombre de choses qu'il a inventé ou développé, il était assez proche du génie ! Le jardin et ses diverses espèces végétales m'intéressent nettement plus et j'y passe un bon moment même si l'installation ostensible d'un mariage sous un des énorme ficus du jardin me rappelle les mises en place de mariages au boulot !

Retour à l'hôtel, une douche et je pars à la recherche d'un resto. Je tombe assez rapidement sur le Steve Tomato's Sport Page, un grill classique US avec des serveuses en uniformes sportifs sympas et des écrans de télé partout qui diffusent tout un tas de sports. Pas le meilleur repas du voyage mais c'est correct et il y a une ambiance typiquement US … de plus je mange mon premier épi de maïs de ma vie ! Nuit au Travel Lodge de Fort Myers (80$/nuit)
Dimanche 17/02 - J15 :
Encore un réveil matinal pour aller au Myakka River State Park. Dès l'entrée dans le parc, j'ai le coup de foudre pour ces immenses arbres recouverts de « Spanish Moss » cette plante du même type que les orchidées (épiphyte donc, qui pousse sur un hôte mais pas au détriment de cet hôte) qui orne les arbres des bayous de long rubans cotonneux … Je m'arrête pour parcourir à pied le petit nature trail qui semble être situé « ailleurs » tellement ce décor est étonnant !!! Tout en étant conscient que ce que ça m'évoque n'est du qu'aux films vus, je ne peux pas m'empêcher d'avoir l'impression d'être dans un film de pirates, lorsque l'équipage s'enfonce dans la jungle d'une ile sauvage et (supposée être) déserte pour enterrer le coffre rempli d'or … Presqu'à la fin de ce chemin, une petite tour d'observation en bois avec un pont suspendu a été construit, ce qui permet d'avoir une belle vue du dessus du parc … et de se rendre compte que si le soleil est revenu, il y souffle un vent glacial et bien surprenant pour la Floride !




Je rejoins le Upper Myakka Lake pour retenter l'expérience de l'air boat mais cette fois sur un grand bateau … ou nous ne seront que 3 !!! La promenade est beaucoup, beaucoup plus calme qu'a Everglades City et aussi beaucoup, beaucoup plus interessant ou autrement dit moins « promène touristes » puisque le pilote du bateau parle avec une grande connaissance des animaux qui vivent sur le lac et dans le parc. Nous voyons quelques échassiers, un gros alligator et 2 aigles pécheurs qui se battent dans le ciel … La balade est sympa par contre, nous sommes assis juste à l'avant du bateau et avec le vent il fait froid mais froid à un point inimaginable en Floride ! Le pilote nous dit même qu'avec le vent il n'y a que quelques degrés au dessus de zéro !!!
Je traîne encore un peu sous les grands arbres puis je quitte le parc pour rejoindre Sarasota. J'arrive à l'hôtel, un Knight Inn vers 14h00 et la … c'est le drame !! La « brave » dame refuse catégoriquement de me donner une chambre avant 16h00 ! Je tente le sourire gentil : ca ne marche pas. Je tente ensuite de lui faire remarquer que sur ma feuille de réservation il est écrit « à partir de 15h00 » mais c'est peine perdu ! Bon tant pis, je n'ai pas vraiment d'autre choix que d'aller visiter le jardin botanique de Marie Selby à Sarasota en gardant mes affaires dans le coffre. L'endroit est sympa et dépaysant avec de jolies fleurs exotiques et un tas d'arbustes en fleurs ou viennent butiner des papillons … ici c'est tout comme l'été mais je ne dois pas oublier qu'en France c'est toujours l'hiver et que pendant que je me baladais en décapotable, il a régulièrement neigé là-bas ! Après m'être promené 3 bonnes heures, je prends une dernière photo d'un arbre couvert de grosses fleurs rouge éclatantes et je retourne à l'hôtel, il est 16h00 passé et la matrone accepte de me donner ma clé sans un sourire …


Je monte toutes mes affaires dans la chambre car ce soir j'ai un gros travail : tout faire tenir entre mon sac de soute et mon bagage cabine refaire le sac en me débrouillant pour que mon bagage soute pèse moins que les 23 kilos fatidiques !
Pour mon dernier repas aux US je vais juste à coté de l'hôtel, dans un resto de sea food que j'ai repéré tout à l'heure le Barnacle Bill's Seafood. Je mange aussi donc mon dernier Lobster Tail & Steak avant un bon moment et je termine par une Key Lime Pie bien meilleure que celle mangé à Key West !
Nuit au Knight Inn de Sarasota (67$/nuit)
Lundi 18/02 - J16 :
Je suis sur la côte Ouest de la Floride et ce soir mon avion partira de Miami sur la cote Est … Pour cette journée j'avais 2 options soit trainer au maximum et prendre le pari que j'échapperai aux redoutables embouteillages de Miami pour arriver à l'heure à l'aéroport soit ne pas jouer, tirer un trait sur cette journée et rejoindre directement l'aéroport. C'est cette option que j'ai choisi de suivre, la moins marrante mais aussi la moins stressante !
Alors que je suis sur la US 41 le thermomètre de la voiture indique 34°F ( 1°C ) en température extérieure ! Cette fois pas de doutes les températures sont bien anormalement basses !!
Comme de bien entendu, je suis parti tôt, j'ai prévu hyper large et du coup, ca roule impeccable et sans un ralentissement ce qui fait que je fais la route Sarasota – Miami Airport en 4 heures ! Rendre la voiture ne prends que quelques minutes et je suis dans l'aéroport à 9h45 pour un avion qui décollera à … 18h00 … je vais avoir le temps de parcourir l'aéroport en long, en large et en travers et de claquer mes derniers $ !!!!
Bilan de ces 8 jours en Floride : Dire que je regrette cette semaine en Floride serait mentir, ce fut dépaysant, il a plutôt fait beau, j'ai bien mangé, j'ai réussi quelques photos et voir d'aussi prés des alligators était marrant. L'aperçu que j'ai eu de la côte Ouest de la Floride (Naples, Fort Myers, Sarasota) m'a semblé plus sobre et de meilleur goût que le bling-bling de la Cote Est ( SoBe, Key West) mais sans surprise, la Floride ce n'est pas vraiment mon truc, déjà parce que les prix des hôtels sont partout excessifs et ensuite parce qu'à part dans les Everglades, dont on ne peut avoir qu'un petit aperçu, c'est très urbanisé et que, pour quelqu'un comme moi qui ne raffole pas des villes, forcément, ça ne concours pas à plaire ! Enfin parce que, probablement pour mon plus grand malheur, j'ai commencé à visiter les USA par le Sud-Ouest et ses paysages hallucinants ou il suffit simplement de rouler pour en prendre plein les yeux, ou sur la plupart des routes on a envie de s'arrêter tous les 500 mètres pour faire une photo et sur ce point de vue là, la Floride ne supporte vraiment pas la comparaison !
Mon séjour californien au jour le jour English translation pending
Bonjour,
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
Budget pour quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour
Nous avons un projet de voyage en famille à 3 pour l Ouest Américain du 26 07 2013 au 10 08 2013 je ne sais pas s il vaut mieux opter pour un voyage avec une agence tout organisé ou se débrouiller par nous même pour rentabiliser financièrement ce voyage . On souhaite consacrer un budget le plus intéressant possible par rapport à nos moyens Nous n avons aucune idée du budget total pour ces 15jrs ( vol de Lyon , hôtels , repas, voiture etc....) Merci d avance pour vos conseiles et de nous faire profiter de vos expériences pour réaliser ce rêve pour les 18 ans de notre fille.
Nous avons un projet de voyage en famille à 3 pour l Ouest Américain du 26 07 2013 au 10 08 2013 je ne sais pas s il vaut mieux opter pour un voyage avec une agence tout organisé ou se débrouiller par nous même pour rentabiliser financièrement ce voyage . On souhaite consacrer un budget le plus intéressant possible par rapport à nos moyens Nous n avons aucune idée du budget total pour ces 15jrs ( vol de Lyon , hôtels , repas, voiture etc....) Merci d avance pour vos conseiles et de nous faire profiter de vos expériences pour réaliser ce rêve pour les 18 ans de notre fille.
Résumé de notre voyage dans l'Ouest américain en août 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
après avoir pris beaucoup d'informations sur le forum pour construire notre voyage en Août dernier , voici en retour un résumé de nos 4 semaines dans l'Ouest...Tout d'abord si un seul mot devait résumer nos vacances ce serait ...fabuleux !Nous sommes partis du 4 au 31 Août en famille (les parents et 2 garçons de 15 et 10 ans).
JOUR 1 : le départ ...tant attendu ! PARIS → LAS VEGAS
C'est avec un peu de stress que nous prenons le chemin de l'aéroport ...et pourtant tout se déroulera « comme sur des roulettes »...Le check-in avec British Airways prendra 5 minutes (nous avions pris soin de remplir notre carte d'embarquement sur internet 24h avant).Les bagages passent sans encombre , j'avais peur d'un éventuel excédent de taille pour les tentes quechua pop-up...mais non...:donc 1 valise de vêtement pour 3 + 1 valise de vêtement pour 1 accompagné du « divers » + 1 sac avec les duvets + les 2 tentes rassemblées en un seul paquet de 75 cm de diamètre (la moitié des nuits se fera en camping) .Les 4h d'escale à Londres se passeront rapidement grâce à la découverte d'un salon VIP avec TV grand écran pour la retransmission des JO ...ce n'est qu'après que l'on a pensé que l'accès n'aurait ps dû nous être autorisé (désolé...nous ne maîtrisons pas totalement l'anglais!).Le vol pour Las Vegas se fera sans encombre et la réservation des hublots du coté droit de l'appareil nous permettra d'avoir une vue aérienne sur les hôtels du Strip.Le passage de l'immigration (tant redouté!) se fera sans problème , rapide (malgré un passeport électronique et non biométrique...).Çà y est on est en Amérique !!!La navette est rapide pour le centre de réservation de voitures et la prise des clés chez Dollar sera rapide et aucune assurance supplémentaire ne nous sera proposée …Y a-t'il un piège?Et bien , non!Par contre , pas le choix du véhicule: un seul Dodge caravan : les enfants le trouvent spacieux et en effet il s'avérera pratique pour ranger toutes les affaires nécessaire quand on campe...Direction notre hôtel:le Desert Rose Resort...mais notre GPS est visiblement en grève , nous nous fions au plan Google imprimé avant le départ ...mais en fait , pas très pratique..Bref , après quelques demi-tour , nous arrivons à bon port , 2h30 env. après la sortie de l'avion.L'hôtel est très bien (merci à Isabelle du forum de nous l'avoir conseillé):chek-in rapide, très grande chambre , immense lit et une piscine dont nous profitons immédiatement (elle reste ouverte jusqu'à 23h), puis nuit bien méritée après cette journée interminable : demain les vraies vacances commencent:à nous l'Amérique !!!
Premières impressions:tout à l'air simple, bien organisé et les premiers américains rencontrés sont sympathiques;La compagnie aérienne est bien:personnel sympa, ponctuel, nourriture correcte, écrans individuels(mais seulement 7/8 films en français)
Turquie, Géorgie et Grèce sans permis international? English translation pending
Bonjour,
Alors voilà, nous sommes à Tbilissi. Nous étions là pour un projet de film (géorgien), qui finalement ne se fait pas. Mais vu que nous sommes là, autant dépenser des sous que nous n'avons pas gagnés... et partons en vacances ! Donc notre première intention est de visiter la Géorgie (et il y a largement de quoi faire). Mais nous aurions envie d'être un peu plus "fous" : rentrer en France avec une vieille voiture achetée ici... Le hic, c'est que bien sûr nous n'avons rien organisé pour ce type de voyage, vu que c'était pas prévu. Et, notamment, nous n'avons pas de permis de conduire international. A priori, il est possible de le faire que dans sa propre préfecture, c'est bien ça ?... Risque-t-on gros en traversant la Géorgie, la Turquie, la Grèce (et voir après) avec uniquement le permis de conduire français ?
Alors voilà, nous sommes à Tbilissi. Nous étions là pour un projet de film (géorgien), qui finalement ne se fait pas. Mais vu que nous sommes là, autant dépenser des sous que nous n'avons pas gagnés... et partons en vacances ! Donc notre première intention est de visiter la Géorgie (et il y a largement de quoi faire). Mais nous aurions envie d'être un peu plus "fous" : rentrer en France avec une vieille voiture achetée ici... Le hic, c'est que bien sûr nous n'avons rien organisé pour ce type de voyage, vu que c'était pas prévu. Et, notamment, nous n'avons pas de permis de conduire international. A priori, il est possible de le faire que dans sa propre préfecture, c'est bien ça ?... Risque-t-on gros en traversant la Géorgie, la Turquie, la Grèce (et voir après) avec uniquement le permis de conduire français ?
Location de scooter à Phuket English translation pending
Bonjour a tous...qui pourrais me donner des infos pour la location d'un scooter 125 cm3 à Pukhet pour une durée de 7 jours en mai 2013 ?
est-ce possible avec le permis de conduire français (permis rose )
faut-il prendre une assurance sur place
est-on obligés de laisser son passeport au loueur ?
faut-il un casque , et si oui, est-il fourni a la location ?
Combien faut-il compter (en baths)pour 7 jours de location ?
Merçi pour ces renseignements.
Tour du monde en camping-car English translation pending
Bonjours tout le monde !
Alors voila je m'apelle Camille et moi et ma copine avons decidé de faire le tour du monde en camping-car. Nous avons plusieurs endroits que nous voulons absolument voir, comme l'Espagne, les Pays Bas, la Turquie, l'Afrique, Ethiopie, Madagascar, Corée du sud, Australie, Mexique, USA, Amerique centrale, et Jamaique.
Seulement voila nous n'avons aucune information sur les choses a faire, les demarches etc.. et les chose a justement eviter. Si vous pouvez nous aider avec quelques avis et conseils je vous remercierai de tout mon coeur, merci d'avance, peace 🙂
Avis sur itinéraire en Sicile du 9 au 19 avril 2013? English translation pending
Je voyage avec ma fille de 19 mois et mon mari, nous souhaitons découvrir le sud-est de la Sicile-une partie. On cherche des plages, des sites archéo et de beaux paysages, on veut prendre cela relaxe, impossible de tout faire en 11 jours mais on veut se promener.
Je n'ai pas encore pris de billet d'avion mais je me demande si c'est mieux Rome-Catane ou Rome-Palerme. Mon point de départ est Rome. Peut-être devrais-je prendre des aller retour différent pour éviter de faire le tour de l'île? Nous prévoyons louer une voiture sur place à l'aéroport le jour de notre arrivée. Si je loue dans une ville, je suppose que je peux remettre la voiture dans une autre ville???
Voici ce que j'aimerais visiter : Palerme, Cefalu, Etna, Taormina, Catane, Syracuse, Noto, Agrigente.
Je me demande aussi si je ne pourrais pas faire un petit tour dans les îles??? Une journée est-ce possible.
Peut-on se baigner à cette période-ci?
Merci pour les suggestions et conseils, j'ai de la difficulté à faire un circuit.
Voici ce que j'aimerais visiter : Palerme, Cefalu, Etna, Taormina, Catane, Syracuse, Noto, Agrigente.
Je me demande aussi si je ne pourrais pas faire un petit tour dans les îles??? Une journée est-ce possible.
Peut-on se baigner à cette période-ci?
Merci pour les suggestions et conseils, j'ai de la difficulté à faire un circuit.
Compte-rendu pratique de notre séjour de trois semaines au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Ce forum m’ayant grandement aidé pour l’organisation de notre voyage au Vietnam, je poste ce message avec des détails pratiques sur notre voyage, si ça peut aider quelqu’un...
Itinéraire sur 3 semaines (21/2 - 14/3): Hanoi (2 nuits) - Baie d’Along/ Tu Long (2 nuits) – « Baie d’Along terrestre » (1 nuit) – Hoi An (5 nuits) – Ho Chi Minh (2 nuits) – Delta (3 nuits)- Phu Quoc (3 nuits) - Ho Chi Minh (2 nuits).
Nous avons choisi de ne pas trop en faire pour pouvoir profiter au maximum de l’endroit où nous étions, sentir l’ambiance et puis aussi nous reposer. Si c'était à refaire, j’aurais aimé passer une nuit de plus de plus vers Ninh-Binh Tam Coc (en enlevant une nuit à Hoi An ou à Ho Chi Minh) mais à part ça, c’était un itinéraire qui nous a permis de bien profiter sans courir. Pour les hôtels et les tours, on avait rien réservé de France à part les 2 premières nuits à Hanoi. Pour les déplacements, à part le train, on n'avait rien réservé c'est pour ça qu'on a quelquefois du passer un peu plus de temps dans quelques endroits (Hoi An, HCMV), mais je ne me voyais organiser tout l’itinéraire jour par jour depuis la France.
Hanoi Hotel : Hanoi Old Centre Hotel. 35 USD. Bien situé près du lac Hoan Kiem. Propre, assez calme (en tous cas en étage élevé).
Tour Baie Along/Baie d’Along terrestre : tour de 2 nuits et 3 jours en Baie de Tu Long avec un groupe de 9 personnes (nuit en homestay sur l’ile de Cai Rang) et baie d’Halong (nuit sur une jonque) + transfert vers Ninh Binh et nuit en homestay entre Ninh Binh et Tam Coc (et balades en barque) en groupe de 5 personnes organisé par Ethnik Travel pour 182 USD par personne (tous les repas compris). On a été très contents de ce tour même si le homestay de Cai Rang n’était pas à la hauteur des hébergements des deux autres nuits. Je peux vous donner plus de détails en MP si vous voulez.
Trajet Ninh Binh – Danang en train (wagon couchette Livitrans réservé depuis la France sur leur site : 70USD + 2.3% BANK CHARGE pour le paiement par CB). 70 USD c’est le prix Hanoi-Danang mais on a changé nos plans après avoir réservé et on est monté dans le train à Ninh Binh… Je ne sais pas s'il y aurait eu des places en prenant les billets au dernier moment ... (je ne pense pas car déjà en prenant la résa un mois avant, il n'y avait plus de place pour le jour qu'on voulait, mais il faut dire que c'était la fin des fêtes du Nouvel An et le wagon qui était habituellement sur le train SE1 a été déplacé sur le SE3)
Danang - Hoi An : taxi Mai Linh 400 000 dongs (mais 15 USD soit 300 000 dongs pour le retour, en voiture réservée par l’hôtel...Oui, c’est moins cher. Malgré le fait qu’il fasse le retour à vide. Donc… ben je sais pas, j’ai renoncé à comprendre la logique des prix …)
Hoi An : Hotel Hoang Trinh. 23 USD. LE bon plan ! Bien situé, chambres clean, breakfast pantagruélique, personnel adorable.
Danang-HCMV en avion (réservé 3 jours avant) : 1 990 000 dongs (environ 100 USD).
HCMV : Hotel : le Beautiful Saigon 3. 40 USD. Je suis persuadée qu’on peut trouver moins cher dans le quartier mais rien à redire pour celui-ci en tous cas. Presque calme (presque car bizarrement, ici, le fait d’être en étage nous a desservi car il y a une boite de nuit sur un toit pas très loin et on entend bien la musique au 6e, alors que dans les étages inférieurs : moins !)
Delta du Mekong : tour 3 jours 2 nuits, une nuit vers Ben Tre, une nuit vers Can Tho par Ethnik Travel puisqu’on en en avait été contents dans le Nord. En outre, c’était un des seuls qui voulait bien nous faire un circuit « personnalisé » (on voulait aller à Rach Gia et donc être vers Can Tho pour la 2e nuit du « tour » mais toutes les autres agences du coup ne proposaient qu’un tour de deux jours une nuit sinon pour deux nuits fallait aller à Chau doc). On était que tous les deux, on a payé 178 dollars mais cette fois, on n’a pas été très satisfaits, notamment des homestays. Plus de détails en MP si vous voulez.
Can Tho – Rach Gia : bus local Phuong Trang 95 000 dongs. Grand, confortable. 3:30 de trajet.
Rach Gia : hotel Thanh Nhan Hotel : je ne conseille pas… Ce n’est pas cher (9 dollars) mais c’est un peu cracra. On voulait à celui d’à côté mais le taxi nous a un peu forcé la main. On pensait qu’il y avait une navette gratuite entre la gare routière et l’embarcadère et on ne s’est donc pas méfié quand ce taxi (estampillé Mai Linh c’est ça qui nous a mis en confiance) nous a proposé de nous emmener gratuitement. Quand on lui a dit le nom de l’hôtel où on voulait aller il nous a dit que c’était complet et nous a montré sur mon guide l’hôtel où il voulait nous emmener. Comme cet hotel était aussi sur le guide et dans le quartier qu’on voulait (près de l’embarcadère, on a dit OK on va voir. Puis une fois sur place, on a visité les chambres, c’était bof bof mais on a quand même pris alors on peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. Mais je voulais quand même signaler cela car je n’ai toujours pas très bien compris à ce jour ce système de navette gratuite…
Rach-Gia_Phu Quoc : Ferry Savanna 320 000 dongs.
Phu Quoc Hotel réservé trois jours avant donc plus trop le choix dans les best de Trip Advisor… On a trouvé des superior garden rooms au Than Kieu Resort à 68 dollars la chambre. C’est cher par rapport à tout le reste c’est vrai, mais bon c’est la fin des vacances …. On est contents de ces bungalows mais je pense qu’on aurait été tout aussi contents des bungalows de la catégorie inférieure à 10 dollars de moins (mais tous complets).
Phu Quoc - HCMV : avion (réservé une semaine avant) : 990 000 dongs (environ 50 USD).
PS : Je réponds également à la question que je me suis posée avant de partir : sac à dos ou une valise à roulette ? J'ai un peu mal au dos alors j'ai hésité longtemps car je savais que ce n'était pas possible de se déplacer sur les trottoirs avec une valise à roulette mais je n'ai pas regretté d'avoir quand même choisi la valise. En fait, dans les villes aux trottoirs encombrés (c'est le moins qu'on puisse dire) il y avait toujours un taxi pour nous emmener à l’hôtel donc pas besoin de se déplacer sur les dits trottoirs.
Voilà, si vous avez besoin de précisions supplémentaires, n'hésitez pas à me contacter.
lylo
Ce forum m’ayant grandement aidé pour l’organisation de notre voyage au Vietnam, je poste ce message avec des détails pratiques sur notre voyage, si ça peut aider quelqu’un...
Itinéraire sur 3 semaines (21/2 - 14/3): Hanoi (2 nuits) - Baie d’Along/ Tu Long (2 nuits) – « Baie d’Along terrestre » (1 nuit) – Hoi An (5 nuits) – Ho Chi Minh (2 nuits) – Delta (3 nuits)- Phu Quoc (3 nuits) - Ho Chi Minh (2 nuits).
Nous avons choisi de ne pas trop en faire pour pouvoir profiter au maximum de l’endroit où nous étions, sentir l’ambiance et puis aussi nous reposer. Si c'était à refaire, j’aurais aimé passer une nuit de plus de plus vers Ninh-Binh Tam Coc (en enlevant une nuit à Hoi An ou à Ho Chi Minh) mais à part ça, c’était un itinéraire qui nous a permis de bien profiter sans courir. Pour les hôtels et les tours, on avait rien réservé de France à part les 2 premières nuits à Hanoi. Pour les déplacements, à part le train, on n'avait rien réservé c'est pour ça qu'on a quelquefois du passer un peu plus de temps dans quelques endroits (Hoi An, HCMV), mais je ne me voyais organiser tout l’itinéraire jour par jour depuis la France.
Hanoi Hotel : Hanoi Old Centre Hotel. 35 USD. Bien situé près du lac Hoan Kiem. Propre, assez calme (en tous cas en étage élevé).
Tour Baie Along/Baie d’Along terrestre : tour de 2 nuits et 3 jours en Baie de Tu Long avec un groupe de 9 personnes (nuit en homestay sur l’ile de Cai Rang) et baie d’Halong (nuit sur une jonque) + transfert vers Ninh Binh et nuit en homestay entre Ninh Binh et Tam Coc (et balades en barque) en groupe de 5 personnes organisé par Ethnik Travel pour 182 USD par personne (tous les repas compris). On a été très contents de ce tour même si le homestay de Cai Rang n’était pas à la hauteur des hébergements des deux autres nuits. Je peux vous donner plus de détails en MP si vous voulez.
Trajet Ninh Binh – Danang en train (wagon couchette Livitrans réservé depuis la France sur leur site : 70USD + 2.3% BANK CHARGE pour le paiement par CB). 70 USD c’est le prix Hanoi-Danang mais on a changé nos plans après avoir réservé et on est monté dans le train à Ninh Binh… Je ne sais pas s'il y aurait eu des places en prenant les billets au dernier moment ... (je ne pense pas car déjà en prenant la résa un mois avant, il n'y avait plus de place pour le jour qu'on voulait, mais il faut dire que c'était la fin des fêtes du Nouvel An et le wagon qui était habituellement sur le train SE1 a été déplacé sur le SE3)
Danang - Hoi An : taxi Mai Linh 400 000 dongs (mais 15 USD soit 300 000 dongs pour le retour, en voiture réservée par l’hôtel...Oui, c’est moins cher. Malgré le fait qu’il fasse le retour à vide. Donc… ben je sais pas, j’ai renoncé à comprendre la logique des prix …)
Hoi An : Hotel Hoang Trinh. 23 USD. LE bon plan ! Bien situé, chambres clean, breakfast pantagruélique, personnel adorable.
Danang-HCMV en avion (réservé 3 jours avant) : 1 990 000 dongs (environ 100 USD).
HCMV : Hotel : le Beautiful Saigon 3. 40 USD. Je suis persuadée qu’on peut trouver moins cher dans le quartier mais rien à redire pour celui-ci en tous cas. Presque calme (presque car bizarrement, ici, le fait d’être en étage nous a desservi car il y a une boite de nuit sur un toit pas très loin et on entend bien la musique au 6e, alors que dans les étages inférieurs : moins !)
Delta du Mekong : tour 3 jours 2 nuits, une nuit vers Ben Tre, une nuit vers Can Tho par Ethnik Travel puisqu’on en en avait été contents dans le Nord. En outre, c’était un des seuls qui voulait bien nous faire un circuit « personnalisé » (on voulait aller à Rach Gia et donc être vers Can Tho pour la 2e nuit du « tour » mais toutes les autres agences du coup ne proposaient qu’un tour de deux jours une nuit sinon pour deux nuits fallait aller à Chau doc). On était que tous les deux, on a payé 178 dollars mais cette fois, on n’a pas été très satisfaits, notamment des homestays. Plus de détails en MP si vous voulez.
Can Tho – Rach Gia : bus local Phuong Trang 95 000 dongs. Grand, confortable. 3:30 de trajet.
Rach Gia : hotel Thanh Nhan Hotel : je ne conseille pas… Ce n’est pas cher (9 dollars) mais c’est un peu cracra. On voulait à celui d’à côté mais le taxi nous a un peu forcé la main. On pensait qu’il y avait une navette gratuite entre la gare routière et l’embarcadère et on ne s’est donc pas méfié quand ce taxi (estampillé Mai Linh c’est ça qui nous a mis en confiance) nous a proposé de nous emmener gratuitement. Quand on lui a dit le nom de l’hôtel où on voulait aller il nous a dit que c’était complet et nous a montré sur mon guide l’hôtel où il voulait nous emmener. Comme cet hotel était aussi sur le guide et dans le quartier qu’on voulait (près de l’embarcadère, on a dit OK on va voir. Puis une fois sur place, on a visité les chambres, c’était bof bof mais on a quand même pris alors on peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. Mais je voulais quand même signaler cela car je n’ai toujours pas très bien compris à ce jour ce système de navette gratuite…
Rach-Gia_Phu Quoc : Ferry Savanna 320 000 dongs.
Phu Quoc Hotel réservé trois jours avant donc plus trop le choix dans les best de Trip Advisor… On a trouvé des superior garden rooms au Than Kieu Resort à 68 dollars la chambre. C’est cher par rapport à tout le reste c’est vrai, mais bon c’est la fin des vacances …. On est contents de ces bungalows mais je pense qu’on aurait été tout aussi contents des bungalows de la catégorie inférieure à 10 dollars de moins (mais tous complets).
Phu Quoc - HCMV : avion (réservé une semaine avant) : 990 000 dongs (environ 50 USD).
PS : Je réponds également à la question que je me suis posée avant de partir : sac à dos ou une valise à roulette ? J'ai un peu mal au dos alors j'ai hésité longtemps car je savais que ce n'était pas possible de se déplacer sur les trottoirs avec une valise à roulette mais je n'ai pas regretté d'avoir quand même choisi la valise. En fait, dans les villes aux trottoirs encombrés (c'est le moins qu'on puisse dire) il y avait toujours un taxi pour nous emmener à l’hôtel donc pas besoin de se déplacer sur les dits trottoirs.
Voilà, si vous avez besoin de précisions supplémentaires, n'hésitez pas à me contacter.
lylo
Monnaie kips-riel ou dollars? English translation pending
Bonjour,
je voulaisavoir si il est préférable d utiliser les riel , kips , baths ou dollars au laos et au cambodge. j ai lu de tout donc j aimerai savoir comment vous avez fait!? merci
Retour au coeur du Cambodge English translation pending
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.
La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

Prendre l'avion des Etats-Unis ou du Canada pour sauver des $$ vers Las Vegas et l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Je Suis de la région de MTL et nous partont 16 jours en Aout vers l'ouest américain avec une arrivée à Las vegas et un retour par la région de San Francisco.
Nous sommes 5 (2 adultes - 3 enfants) et le prix des billets n'est pas compétitif quand on part de Mtl. Présentement, les meilleurs options que j'ai trouvé sont les suivantes:
Partir d'Ottawa avec une escale à New York: (3 heures entre les vols) Je peux avoir des billets à un excellent prix (sauve environ 200$ par billet versus partir de MTL) Évidemment on doit faire 2.5 heures pour faire le trajet MTL-Ottawa. Pour le retour, le moins cher et de revenir par San Jose ou Sacramento qui sont assez proche de San Francisco. Par contre les billets abordables sont des vols à 2 escales (Denver (1h) heure et Chicago (1h45) : 14 heures de trajet avec le décalage, 2 changements d'avion et moins de 2 heures entre chaque, beaucoup de stress à prévoir pour finir le voyage!
Partir de New York (en sol américain): Le prix des billets est comparable à Ottawa mais j'ai un vol direct au lieu d'un vol avec escale. aussi bien à l'allé qu'au retour et je peux revenir directement pas San Francisco au lieu de devoir passé pas Sacramento ou San Jose. Aussi beaucoup plus de flexibilité dans les choix d'heures de vols. Le seul hic. 6 heures de voitures pour rejoindre New York.
J'hésite donc entres les 2 options. Me femme préfère le vol d'Ottawa mais moi je prenche plus pour partir de New York et sauver les escales. Est-ce que de faire un extra de 3 heures de routes pour avoir des vols sans escales à des heures plus raisonnables vaux la peine?
Aussi, est ce que c'est compliqué pour un voyageur canadien qui traverse au USA pour voyager? On est habitué de passer les douanes en voiture mais j'ai jamais pris l'avion des états unis? Est ce que ca se passe bien quand tu est un canadien qui veut prendre l'avion aux USA? Pour les douanes aussi, mes 2 plus jeunes ne parlent pas anglais (6 ans et 10 ans) Est-ce que je pourrais passer les douanes avec eux?
Merci!
Je Suis de la région de MTL et nous partont 16 jours en Aout vers l'ouest américain avec une arrivée à Las vegas et un retour par la région de San Francisco.
Nous sommes 5 (2 adultes - 3 enfants) et le prix des billets n'est pas compétitif quand on part de Mtl. Présentement, les meilleurs options que j'ai trouvé sont les suivantes:
Partir d'Ottawa avec une escale à New York: (3 heures entre les vols) Je peux avoir des billets à un excellent prix (sauve environ 200$ par billet versus partir de MTL) Évidemment on doit faire 2.5 heures pour faire le trajet MTL-Ottawa. Pour le retour, le moins cher et de revenir par San Jose ou Sacramento qui sont assez proche de San Francisco. Par contre les billets abordables sont des vols à 2 escales (Denver (1h) heure et Chicago (1h45) : 14 heures de trajet avec le décalage, 2 changements d'avion et moins de 2 heures entre chaque, beaucoup de stress à prévoir pour finir le voyage!
Partir de New York (en sol américain): Le prix des billets est comparable à Ottawa mais j'ai un vol direct au lieu d'un vol avec escale. aussi bien à l'allé qu'au retour et je peux revenir directement pas San Francisco au lieu de devoir passé pas Sacramento ou San Jose. Aussi beaucoup plus de flexibilité dans les choix d'heures de vols. Le seul hic. 6 heures de voitures pour rejoindre New York.
J'hésite donc entres les 2 options. Me femme préfère le vol d'Ottawa mais moi je prenche plus pour partir de New York et sauver les escales. Est-ce que de faire un extra de 3 heures de routes pour avoir des vols sans escales à des heures plus raisonnables vaux la peine?
Aussi, est ce que c'est compliqué pour un voyageur canadien qui traverse au USA pour voyager? On est habitué de passer les douanes en voiture mais j'ai jamais pris l'avion des états unis? Est ce que ca se passe bien quand tu est un canadien qui veut prendre l'avion aux USA? Pour les douanes aussi, mes 2 plus jeunes ne parlent pas anglais (6 ans et 10 ans) Est-ce que je pourrais passer les douanes avec eux?
Merci!
Avis sur circuit de 17 jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour
Voilà, en septembre du 12 au 28 nous partons à deux potes pour l'ouest américain.
Notre voyage se fera en voiture de location :
Voici l'itinéraire
Arriver à san Francisco en fin d'après midi
13 et 14 septembre San Francisco 15 septembre départ pour Yosemite 16 visite Yosemite plus départ dans laprem pour bishop pour couper le trajet en deux vers death valley 17. Traverse de death valley arrêt à furnace creek pour dormir 18 départ pour las vegas visite et sortie le soir 19 départ pour le skywalk que nous feront pas mais sûrement helico :) nous dormiront à kingman 20 départ de kingman pour los angeles
Reste du séjour à los angeles en parcourant la côte
Cette itinéraire est t'il réalisable ? Pas trop rapide ? 8 jours à LA cest pas trop ?
Savez vous si le prix des tentes est raisonnab ? Y a t'il des statins essence à l'entre et sortie des parcs nationaux surtout à la sortie de Yosemite !
Les camping son ils libre en septembre? Et dernière question ou se loger à san Francisco e L.A pour pas trop chère sachant que l'ont à 23 ans et que le confort optimale n'est pas notr priorité
Merci d'avance pour vos réponse
Voilà, en septembre du 12 au 28 nous partons à deux potes pour l'ouest américain.
Notre voyage se fera en voiture de location :
Voici l'itinéraire
Arriver à san Francisco en fin d'après midi
13 et 14 septembre San Francisco 15 septembre départ pour Yosemite 16 visite Yosemite plus départ dans laprem pour bishop pour couper le trajet en deux vers death valley 17. Traverse de death valley arrêt à furnace creek pour dormir 18 départ pour las vegas visite et sortie le soir 19 départ pour le skywalk que nous feront pas mais sûrement helico :) nous dormiront à kingman 20 départ de kingman pour los angeles
Reste du séjour à los angeles en parcourant la côte
Cette itinéraire est t'il réalisable ? Pas trop rapide ? 8 jours à LA cest pas trop ?
Savez vous si le prix des tentes est raisonnab ? Y a t'il des statins essence à l'entre et sortie des parcs nationaux surtout à la sortie de Yosemite !
Les camping son ils libre en septembre? Et dernière question ou se loger à san Francisco e L.A pour pas trop chère sachant que l'ont à 23 ans et que le confort optimale n'est pas notr priorité
Merci d'avance pour vos réponse
Taux de change - Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous,
Je part dans moins de deux semaine à Las Vegas ( précisément le lundi 18 mars ), et comme c'est mon tout premier voyage j'aurai quelque question à vous posez.
Je voulais savoir déjà si vous connaissiez les taux de change les plus intérréssant. J'habite à Toulouse et j'ai appeler plusieurs bureaux de change hier et il y en à un qui est sorti du lot c'est C2E ( Capitol Echange Estimation ) qui, sachant que hier 1€ était égal 1.3007$, elle me proposait pour 1000€ -->1252$ et je rajoute 1.5€ pour la transaction, sachant qu'après elle me passe les dollars tout de suite. Je trouve cela pas mal mais je voulais savoir si l'on peut trouver moins cher!!
Autre questions, on vient seulement de me parler qu'ils fallait faire une ESTA pour aller sur le sol américains mais de faire attention aux arnaque!! Où puis-je faire ceci en toute sécurité?
Dernière petite demande, je vais rester 5 nuit et 6 jour sur place qu'elles sont les endroit à ne pas manquer?
Par avance merci!!
Cordialement Jéjé!!
Je part dans moins de deux semaine à Las Vegas ( précisément le lundi 18 mars ), et comme c'est mon tout premier voyage j'aurai quelque question à vous posez.
Je voulais savoir déjà si vous connaissiez les taux de change les plus intérréssant. J'habite à Toulouse et j'ai appeler plusieurs bureaux de change hier et il y en à un qui est sorti du lot c'est C2E ( Capitol Echange Estimation ) qui, sachant que hier 1€ était égal 1.3007$, elle me proposait pour 1000€ -->1252$ et je rajoute 1.5€ pour la transaction, sachant qu'après elle me passe les dollars tout de suite. Je trouve cela pas mal mais je voulais savoir si l'on peut trouver moins cher!!
Autre questions, on vient seulement de me parler qu'ils fallait faire une ESTA pour aller sur le sol américains mais de faire attention aux arnaque!! Où puis-je faire ceci en toute sécurité?
Dernière petite demande, je vais rester 5 nuit et 6 jour sur place qu'elles sont les endroit à ne pas manquer?
Par avance merci!!
Cordialement Jéjé!!
Santiago du Chili: conseil pour éviter des mésaventures? English translation pending
Bonjour!
Nous partons bientot pour l'île de paques avec une escale ( à l'allez et au retour) de plus de 20 heures à Santiago du Chili. Nous allons en profiter pour visiter cette ville que nous ne connaissons pas ( en fait, nous n'avons jamais été en Amérique latine)
Je dois confesser que nous ne sommes pas de grands voyageurs ( enfin, si, mais pas de vrais aventuriers, on voyageait surtout pour le boulot et tout été arrangé par des agents de la compagnie sur place) et nous ne savons pas à quoi nous attendre.
Donc, très humblement, je cherche conseil auprès de voyageurs qui connaissent le Chili, et plus particulièrement Santiago:
A quoi faut-il faire attention pour éviter les mésaventures et autres possibles(?) arnaques?
Nous comptons prendre le bus pour aller de l'aéroport à l'hotel et marcher en ville.
Tout conseil ( concernant n'importe quel aspect d'un voyage au Chili) est le bienvenu!
Nous partons bientot pour l'île de paques avec une escale ( à l'allez et au retour) de plus de 20 heures à Santiago du Chili. Nous allons en profiter pour visiter cette ville que nous ne connaissons pas ( en fait, nous n'avons jamais été en Amérique latine)
Je dois confesser que nous ne sommes pas de grands voyageurs ( enfin, si, mais pas de vrais aventuriers, on voyageait surtout pour le boulot et tout été arrangé par des agents de la compagnie sur place) et nous ne savons pas à quoi nous attendre.
Donc, très humblement, je cherche conseil auprès de voyageurs qui connaissent le Chili, et plus particulièrement Santiago:
A quoi faut-il faire attention pour éviter les mésaventures et autres possibles(?) arnaques?
Nous comptons prendre le bus pour aller de l'aéroport à l'hotel et marcher en ville.
Tout conseil ( concernant n'importe quel aspect d'un voyage au Chili) est le bienvenu!
Équateur: nouvel aéroport à Quito English translation pending
L'aéroport Mariscal Sucre de Quito qui se trouvait auparavant dans le nord de la ville vient de déménager à Tarabela.
Suivant l'endroit où vous vous rendez en ville, la distance est d'environ 40 KM.
Comme les routes spécifiques d'accès ne sont pas terminées, compter deux heures en journée pour faire le trajet.
Possibilités de transport:
BUS PUBLICS: 0,68 usd (Jusqu'à RIO COCA - Nord) --
BUS SPECIAUX SEMI-DIRECTS
Depuis/jusqu'à Rio Coca (Terminal Ecovia Nord): 2 usd Depuis/jusqu'à Quitumbe (Terminal Buss Sud): 2 usd
Entre 04.45 HR et 24.00 HR
--
BUS ou VAN "EJECUTIVO" avec WIFI AEROSERVICIOS
Toutes les 15 minutes aux heures de pointe Toutes les 30 minutes le reste de la journée
Coût: Bus: 8 usd / Van: 12 usd
--
TAXIS
Tarifs prédéterminés variant entre 20 usd (INCA - Nord près de Rio Coca) et 33,50 usd (GUAMANI - Sud). Le prix du trajet aller peut différer légèrement du trajet retour.
La taxe d'aéroport a augmenté mais est incluse dans le prix du billet.
Etant donné la distance de l'aéroport par rapport à la ville et la difficulté actuelle d'accès, si vous faites un trajet intérieur, il faut mieux évaluer s'il vaut mieux prendre l'avion ou le bus, surtout si vous êtes dans le sud de Quito.
Pour ceux qui sont dans le sud de la ville, l'aéroport de Latacunga offre quelques vols vers Guayaquil.
Bus:
Prix moyens: Quito - Guayaquil: 7 - 10 usd Quito - Esmeraldas: 7-9 usd Quito - Puerto Lopez: 7 - 9 usd
Il existe aussi des taxis collectifs entre Quito et d'autres villes (Ibarra, Ambato, etc) voir mail précédent
Suivant l'endroit où vous vous rendez en ville, la distance est d'environ 40 KM.
Comme les routes spécifiques d'accès ne sont pas terminées, compter deux heures en journée pour faire le trajet.
Possibilités de transport:
BUS PUBLICS: 0,68 usd (Jusqu'à RIO COCA - Nord) --
BUS SPECIAUX SEMI-DIRECTS
Depuis/jusqu'à Rio Coca (Terminal Ecovia Nord): 2 usd Depuis/jusqu'à Quitumbe (Terminal Buss Sud): 2 usd
Entre 04.45 HR et 24.00 HR
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BUS ou VAN "EJECUTIVO" avec WIFI AEROSERVICIOS
Toutes les 15 minutes aux heures de pointe Toutes les 30 minutes le reste de la journée
Coût: Bus: 8 usd / Van: 12 usd
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TAXIS
Tarifs prédéterminés variant entre 20 usd (INCA - Nord près de Rio Coca) et 33,50 usd (GUAMANI - Sud). Le prix du trajet aller peut différer légèrement du trajet retour.
La taxe d'aéroport a augmenté mais est incluse dans le prix du billet.
Etant donné la distance de l'aéroport par rapport à la ville et la difficulté actuelle d'accès, si vous faites un trajet intérieur, il faut mieux évaluer s'il vaut mieux prendre l'avion ou le bus, surtout si vous êtes dans le sud de Quito.
Pour ceux qui sont dans le sud de la ville, l'aéroport de Latacunga offre quelques vols vers Guayaquil.
Bus:
Prix moyens: Quito - Guayaquil: 7 - 10 usd Quito - Esmeraldas: 7-9 usd Quito - Puerto Lopez: 7 - 9 usd
Il existe aussi des taxis collectifs entre Quito et d'autres villes (Ibarra, Ambato, etc) voir mail précédent
Balade cubaine... en six étapes English translation pending
Plus grande île des Antilles, Cuba s’étend sur 1200 kilomètres d’Est en Ouest c’est même un archipel vous affirme avec une certaine fierté les cubains, effectivement les côtes sont bordées de nombreuses îles et îlots …
Aussi, n’évoquer Cuba qu’en seulement six étapes peut paraître un peu restrictif, c’est certain ! Mais ce sont là les lieux que j’ai eu l’occasion de découvrir lors d’un récent voyage. Des étapes certes classiques pour tous les voyageurs qui abordent pour une première visite l’île cubaine.

Une balade qui à travers ce récit illustré vous emmène des étonnantes mogotes de la vallée de Viñales à la découverte du patrimoine et de l’atmosphère de la capitale La Havane et également de Trinidad … sans oublier, bien entendu, le superbe littoral et ses paradisiaques plages de sable blanc.
C’est par un des paysages parmi les plus spectaculaires de l’île que débute ce voyage. Pas par une vue du littoral ou celle d’une superbe plage de sable blond comme l’on pourrait s’y attendre, mais par un panorama rural de l’intérieur de l’île. La vallée de Viñales, à l’ouest de Cuba, impressionne d’abord par sa beauté et ensuite par son originalité, nous sommes au pays des fameuses mogotes.

Les mogotes ? Comme certains d’entre vous, je ne connaissais pas ce terme avant ce périple. Alors voici quelques explications … Les mogotes désignent ces formations géologiques à l’aspect de collines calcaires au sommet arrondi et couvert de végétation. Depuis ce belvédère, la vue s’étend sur toute la vallée jusqu’aux contreforts au relief émoussé de la Sierra de los Organos. Les mogotes sont disséminées parmi cette plaine fertile où la terre brun-rouge est si propice à la culture du très renommé tabac cubain. Il faut un peu d’imagination pour comprendre la formation d’un tel paysage : à l’époque jurassique, l’ensemble de cette vallée n’était qu’un réseau de grottes dont les parties supérieures se sont progressivement effondrées laissant ainsi comme seul relief les mogotes. Ce type de paysage n’est pas sans évoquer celui, plus connu, de la Baie d’Halong au Vietnam … en effet, sur le plan géomorphologique il y a une certaine ressemblance, sauf qu’ici, la mer s’est retirée depuis bien longtemps.
Le sous-sol de cette région a lui aussi été façonné au fil du temps par la lente érosion, sa découverte ne manque pas d’intérêt. Nous voici à l’entrée d’une des plus grandes grottes de la vallée. Si elle a été appelée Grotte de l’Indien, c’est que l’histoire locale rapporte que les premiers habitants, les Indiens Guanahatabeys, s’y étaient réfugiés lors de l’invasion de l’île par les colons espagnols.

A l’intérieur, on chemine d’abord entre des parois rocheuses hérissées de pierres acérées en se faufilant entre les nombreuses stalagmites. La balade s’effectue le plus souvent le « nez en l’air » afin d’observer les encore plus nombreux stalactites. Durant la saison sèche, seuls les tons verts recouvrant certaines concrétions évoquent la forte humidité du lieu. Quant à la rivière souterraine, on l’aborde après 300 mètres de parcours, elle donne lieu à une plaisante promenade en barque qui laisse le loisir de contempler la gigantesque voûte supérieure de la grotte …. jusqu’à ce que l’on soit ébloui par la forte luminosité extérieure marquant la sortie du souterrain.

L’arbre est un des emblèmes du pays, il faut reconnaître que l’on en voit partout dans la vallée de Viñales (et ailleurs également). Ces palmiers ont belle allure avec leur tronc rectiligne à l’écorce claire et leur panache de palmes vertes. Ce ne sont pas des palmiers communs mais des palmiers royaux … Une espèce « royale » à Cuba, le pays de la Revolución et du Socialisme version Castro, on pourrait ironiser !

Une visite à ne pas rater lorsqu’on se balade dans cette étonnante vallée, pas très loin de la grotte de l’Indien, une fresque immense a pour support les rochers d’une colline. Que les silhouettes humaines paraissent minuscules en comparaison de la taille des représentations colorées peintes à même la paroi de pierre. Une monumentale fresque qui s’étend sur 120 mètres de hauteur pour 180 de large, rien que ça ! Le thème ? L’évolution biologique de la région depuis la préhistoire allant des dinosaures aux humains symbolisés par ces géants rouges.

Viñales est le nom de la vallée mais c’est aussi le nom d’une petite ville à l’atmosphère typique des bourgades rurales de Cuba. Une avenue centrale bordée de maisons aux teintes chatoyantes, un alignement de colonnes le long des boutiques et des marchands ambulants proposant aux passants de beaux ananas et des goyaves … Les villageois vaquent à leurs occupations, discutent ou tout simplement se reposent à l’ombre devant leur maison. Ici, des enfants se déplacent en vélo, plus loin c’est une calèche à cheval qui passe là, une vielle voiture rouge lourdement chargée tourne au coin de la rue. Sur la place principale trône une église au clocher blanc et à l’ombre des arbres, je rencontre ce cubain, assis sur un banc, fumant tranquillement un gros cigare … Muchas gracias Señor d’accepter que je vous prenne en photo !

Le tabac, les cigares … un savoir faire, une spécialité, surtout une ressource économique et une vraie fierté pour les Cubains. Le tabac est une des principales cultures de la région devant celle de la canne à sucre. La plante nécessite beaucoup d’attention et de travail manuel de la part des agriculteurs, la culture est peu mécanisée. Ici, dans les champs, on aperçoit régulièrement des cultivateurs labourant leurs champs à l’aide de charrues tractées par des bœufs, une vision qui évoque pour nous les images des campagnes d’antan … Voyons de plus près ce célèbre tabac lors d’une pause entre Viñales et La Havane.


Au milieu d’un champ, nous pénétrons dans un séchoir à tabac où sont suspendues, bien alignées, les feuilles récoltées … on est encore bien loin du produit fini, le cigare cubain de qualité supérieure. Ensuite le travail de mains expertes entre en œuvre, les étapes se succèdent : tri des feuilles, écotage afin de retirer la nervure centrale, puis confection de la tripe, l’intérieur du cigare. L’ultime étape conditionne grandement la qualité, à savoir la lente combustion, l’arôme et le goût, elle consiste en l’enroulage. L’expérience du doigté est à ce stade indispensable pour un roulage accompagné d’une bonne pression de la cape enveloppant le précieux cigare …
Les autres étapes du voyage sont à suivre dans les messages suivant … Prochaine étape La Havane.

Une balade qui à travers ce récit illustré vous emmène des étonnantes mogotes de la vallée de Viñales à la découverte du patrimoine et de l’atmosphère de la capitale La Havane et également de Trinidad … sans oublier, bien entendu, le superbe littoral et ses paradisiaques plages de sable blanc.
C’est par un des paysages parmi les plus spectaculaires de l’île que débute ce voyage. Pas par une vue du littoral ou celle d’une superbe plage de sable blond comme l’on pourrait s’y attendre, mais par un panorama rural de l’intérieur de l’île. La vallée de Viñales, à l’ouest de Cuba, impressionne d’abord par sa beauté et ensuite par son originalité, nous sommes au pays des fameuses mogotes.

Les mogotes ? Comme certains d’entre vous, je ne connaissais pas ce terme avant ce périple. Alors voici quelques explications … Les mogotes désignent ces formations géologiques à l’aspect de collines calcaires au sommet arrondi et couvert de végétation. Depuis ce belvédère, la vue s’étend sur toute la vallée jusqu’aux contreforts au relief émoussé de la Sierra de los Organos. Les mogotes sont disséminées parmi cette plaine fertile où la terre brun-rouge est si propice à la culture du très renommé tabac cubain. Il faut un peu d’imagination pour comprendre la formation d’un tel paysage : à l’époque jurassique, l’ensemble de cette vallée n’était qu’un réseau de grottes dont les parties supérieures se sont progressivement effondrées laissant ainsi comme seul relief les mogotes. Ce type de paysage n’est pas sans évoquer celui, plus connu, de la Baie d’Halong au Vietnam … en effet, sur le plan géomorphologique il y a une certaine ressemblance, sauf qu’ici, la mer s’est retirée depuis bien longtemps.
Le sous-sol de cette région a lui aussi été façonné au fil du temps par la lente érosion, sa découverte ne manque pas d’intérêt. Nous voici à l’entrée d’une des plus grandes grottes de la vallée. Si elle a été appelée Grotte de l’Indien, c’est que l’histoire locale rapporte que les premiers habitants, les Indiens Guanahatabeys, s’y étaient réfugiés lors de l’invasion de l’île par les colons espagnols.

A l’intérieur, on chemine d’abord entre des parois rocheuses hérissées de pierres acérées en se faufilant entre les nombreuses stalagmites. La balade s’effectue le plus souvent le « nez en l’air » afin d’observer les encore plus nombreux stalactites. Durant la saison sèche, seuls les tons verts recouvrant certaines concrétions évoquent la forte humidité du lieu. Quant à la rivière souterraine, on l’aborde après 300 mètres de parcours, elle donne lieu à une plaisante promenade en barque qui laisse le loisir de contempler la gigantesque voûte supérieure de la grotte …. jusqu’à ce que l’on soit ébloui par la forte luminosité extérieure marquant la sortie du souterrain.

L’arbre est un des emblèmes du pays, il faut reconnaître que l’on en voit partout dans la vallée de Viñales (et ailleurs également). Ces palmiers ont belle allure avec leur tronc rectiligne à l’écorce claire et leur panache de palmes vertes. Ce ne sont pas des palmiers communs mais des palmiers royaux … Une espèce « royale » à Cuba, le pays de la Revolución et du Socialisme version Castro, on pourrait ironiser !

Une visite à ne pas rater lorsqu’on se balade dans cette étonnante vallée, pas très loin de la grotte de l’Indien, une fresque immense a pour support les rochers d’une colline. Que les silhouettes humaines paraissent minuscules en comparaison de la taille des représentations colorées peintes à même la paroi de pierre. Une monumentale fresque qui s’étend sur 120 mètres de hauteur pour 180 de large, rien que ça ! Le thème ? L’évolution biologique de la région depuis la préhistoire allant des dinosaures aux humains symbolisés par ces géants rouges.

Viñales est le nom de la vallée mais c’est aussi le nom d’une petite ville à l’atmosphère typique des bourgades rurales de Cuba. Une avenue centrale bordée de maisons aux teintes chatoyantes, un alignement de colonnes le long des boutiques et des marchands ambulants proposant aux passants de beaux ananas et des goyaves … Les villageois vaquent à leurs occupations, discutent ou tout simplement se reposent à l’ombre devant leur maison. Ici, des enfants se déplacent en vélo, plus loin c’est une calèche à cheval qui passe là, une vielle voiture rouge lourdement chargée tourne au coin de la rue. Sur la place principale trône une église au clocher blanc et à l’ombre des arbres, je rencontre ce cubain, assis sur un banc, fumant tranquillement un gros cigare … Muchas gracias Señor d’accepter que je vous prenne en photo !

Le tabac, les cigares … un savoir faire, une spécialité, surtout une ressource économique et une vraie fierté pour les Cubains. Le tabac est une des principales cultures de la région devant celle de la canne à sucre. La plante nécessite beaucoup d’attention et de travail manuel de la part des agriculteurs, la culture est peu mécanisée. Ici, dans les champs, on aperçoit régulièrement des cultivateurs labourant leurs champs à l’aide de charrues tractées par des bœufs, une vision qui évoque pour nous les images des campagnes d’antan … Voyons de plus près ce célèbre tabac lors d’une pause entre Viñales et La Havane.


Au milieu d’un champ, nous pénétrons dans un séchoir à tabac où sont suspendues, bien alignées, les feuilles récoltées … on est encore bien loin du produit fini, le cigare cubain de qualité supérieure. Ensuite le travail de mains expertes entre en œuvre, les étapes se succèdent : tri des feuilles, écotage afin de retirer la nervure centrale, puis confection de la tripe, l’intérieur du cigare. L’ultime étape conditionne grandement la qualité, à savoir la lente combustion, l’arôme et le goût, elle consiste en l’enroulage. L’expérience du doigté est à ce stade indispensable pour un roulage accompagné d’une bonne pression de la cape enveloppant le précieux cigare …
Les autres étapes du voyage sont à suivre dans les messages suivant … Prochaine étape La Havane.
Adresse étrange pour une location de voiture à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Je désire louer une voiture de cette succursale d'Enterprise à Las Vegas. Sur le site de la compagnie figure cette adresse ;
Enterprise Rent-A-Car 5429 LAS VEGAS STH CNTRL 3110 E SUNSET RD LAS VEGAS, NV 89120-2799
Par contre la page pour la location , il ne figure que 5429 las Vegas STH CNTRL . une adresse qui ne correspond a rien sur Google. Et je dois ramasser la voiture à cette adresse.
L'adresse 3110 Sunset fonctionne et on voit l'édifice Enterprise
Quel est la bonne ? J'ai envoyé un couriel a la compagnie et j'attend une réponse.
Si quelqu'un a une réponse.
Merci
Je désire louer une voiture de cette succursale d'Enterprise à Las Vegas. Sur le site de la compagnie figure cette adresse ;
Enterprise Rent-A-Car 5429 LAS VEGAS STH CNTRL 3110 E SUNSET RD LAS VEGAS, NV 89120-2799
Par contre la page pour la location , il ne figure que 5429 las Vegas STH CNTRL . une adresse qui ne correspond a rien sur Google. Et je dois ramasser la voiture à cette adresse.
L'adresse 3110 Sunset fonctionne et on voit l'édifice Enterprise
Quel est la bonne ? J'ai envoyé un couriel a la compagnie et j'attend une réponse.
Si quelqu'un a une réponse.
Merci
Les voyageurs n'existent (presque) plus English translation pending
Il part le temps des bohémiens
Qui traçaient libres leur chemin
De ceux qui méritaient leur route
Car le monde part en déroute
Tu achètes tes vols directs Autoroutes aériennes abjectes Et pour aller du Caire au zen Tu déverses leur kérosene
Planète sillonnées de rails Reliant ces villes qui déraillent Surpeuplement et pollution Aveuglement sans solution
Rares sont les vrais voyageurs L'heure est aux sombres âges voyeurs Laissant la vie au numérique Tu pilles la nature pour du fric
Blogs, fastfood, sexe, mépris et zappe Tu brules le pétrole sur la mappe Mais tu n'es ni juste ni libre Tu suis ce vieux déséquilibre
Mouton des sociétés urbaines Tu te crois maitre de ta vie Mais conditionnements et chaines Sont ton lot pour payer ce prix
Systèmes sans amour ni âme L'argent, le dieu que tu venères Pour de vulgaires murs et rames Qui détruisent toujours plus la terre
Ni voyageur, ni découvreur Tu es lambda consommateur Et ton égo en veut encore Tu t'arretes quand, avant la mort ?
Tu achètes tes vols directs Autoroutes aériennes abjectes Et pour aller du Caire au zen Tu déverses leur kérosene
Planète sillonnées de rails Reliant ces villes qui déraillent Surpeuplement et pollution Aveuglement sans solution
Rares sont les vrais voyageurs L'heure est aux sombres âges voyeurs Laissant la vie au numérique Tu pilles la nature pour du fric
Blogs, fastfood, sexe, mépris et zappe Tu brules le pétrole sur la mappe Mais tu n'es ni juste ni libre Tu suis ce vieux déséquilibre
Mouton des sociétés urbaines Tu te crois maitre de ta vie Mais conditionnements et chaines Sont ton lot pour payer ce prix
Systèmes sans amour ni âme L'argent, le dieu que tu venères Pour de vulgaires murs et rames Qui détruisent toujours plus la terre
Ni voyageur, ni découvreur Tu es lambda consommateur Et ton égo en veut encore Tu t'arretes quand, avant la mort ?
Passage par Ah-Shi-Sle-Pah entre les routes 550 et 371 au Nouveau-Mexique English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis quelques jours, je parcours le Forum et les sites personnels de certain des membres et j'ai découvert Ah-shi-sle-pah.
Dans les nombreux posts sur le sujet, j'ai un peu de mal à m'y retrouver et une réelle difficulté à valider un parcours que j’aimerais faire.
La journée du 25 mars 2013 de mon parcours au Nouveau Mexique serait Jemez Springs vers Durango.
Initialement, j'envisageais de suivre la route 550 en direction de Farmington mais depuis que j'ai vu ces endroits, j'aimerais bien y passer quelques heures.
- Est-t-il possible depuis la route 550 de traverser Ah-shi-sle-pah pour rejoindre la route 371, si oui :
- Ou se trouve l'entrée du site de Ah-shi-sle-pah depuis la route 550, est-elle indiquée (panneau?) - Faut-il un 4X4 ou un simple SUV 2X4 permet-il de faire ce trajet ? - Comment est l'état des différentes pistes ?
- Sur les plans on remarque qu'il y a pas mal de pistes allant en direction de la route 371, lesquelles faut-il prendre ?
- Pour se diriger sur place, les pistes sont elles indiquées ?(panneaux ou N°?)
- En voiture sur le terrain, un GPS nomade de type Tom tom permet -il de visualiser et suivre les piste ou faut-il un GPS de rando
Merci de vos réponses
Depuis quelques jours, je parcours le Forum et les sites personnels de certain des membres et j'ai découvert Ah-shi-sle-pah.
Dans les nombreux posts sur le sujet, j'ai un peu de mal à m'y retrouver et une réelle difficulté à valider un parcours que j’aimerais faire.
La journée du 25 mars 2013 de mon parcours au Nouveau Mexique serait Jemez Springs vers Durango.
Initialement, j'envisageais de suivre la route 550 en direction de Farmington mais depuis que j'ai vu ces endroits, j'aimerais bien y passer quelques heures.
- Est-t-il possible depuis la route 550 de traverser Ah-shi-sle-pah pour rejoindre la route 371, si oui :
- Ou se trouve l'entrée du site de Ah-shi-sle-pah depuis la route 550, est-elle indiquée (panneau?) - Faut-il un 4X4 ou un simple SUV 2X4 permet-il de faire ce trajet ? - Comment est l'état des différentes pistes ?
- Sur les plans on remarque qu'il y a pas mal de pistes allant en direction de la route 371, lesquelles faut-il prendre ?
- Pour se diriger sur place, les pistes sont elles indiquées ?(panneaux ou N°?)
- En voiture sur le terrain, un GPS nomade de type Tom tom permet -il de visualiser et suivre les piste ou faut-il un GPS de rando
Merci de vos réponses
Masoala: contribution au voyage (Madagascar) English translation pending
Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil)
Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Juillet-août en Australie avec enfants de 9 mois et 5 ans English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaiterions découvrir l'Australie en juillet- aout mais vu que c'est l'hiver plutôt privilégier le Nord. J'ai vu qu'il y avait pas mal de choses à faire en 4x4... est ce possible avec des jeunes enfants ou est ce que ça risque de tourner en "mal des transports, vomissements etc..."? Faut-il être un "pro" du 4x4 ou est ce accessible à tout le monde?
D'autre part, est ce qu'on peut voir une partie de la grande barrière de corail à cette période là? Quelle est la température de l'eau?
Savez vous s'il existe des villages vacances dans le Nord avec mini club au cas nous voudrions passer une journée ou deux "en amoureux", faire de la plongée bouteille ou autre....
Camper avec la tente... possible et pas trop risqué avec toutes les bestioles???!!!!
Merci pour vos réponses
F.
Voyage à vélo pendant l'été 2013 vers le Danemark, l'Angleterre ou l'Allemagne English translation pending
Bonjour, je m'appelle Prishan, j'ai 21 ans, j'habite dans le nord et je suis nouveau sur le forum.
Et je souhaite depuis l'été dernier faire une cyclo-randonnée. Ca serait courant juillet ou août 2013.
Après avoir vu un reportage sur Arte, j'ai jeté mon dévolu sur le Danemark ! Mais j'ai un peu peur au niveau du nombre de kilomètres à parcourir, et je pourrais bien me rabattre sur l'Angleterre ou l'Allemagne.
Mon projet serai d'aller de Lille à Esjberg au Danemark. Je pensais utiliser une partie de l'eurovélo. Puis de prendre le ferry en direction de Harwich en Angleterre, pour rejoindre Douvres, puis Calais par le Tunnel sous la manche. Le tout ferait environ 1400 kilomètres de vélo. Je pense que 22 à 25 jours seront suffisants pour ce voyage. Au niveau hébergement, je voudrais faire soit du camping sauvage soit aller dans un véritable camping; mon budget étant un poil limité.
Malheureusement, pour l'instant, je suis tout seul et j'aimerai bien trouver un ou des compagnons d'aventure pour faire ce petit voyage sympathique =) Je me pose pas mal de questions également, par exemple concernant les risques la nuit en camping sauvage, et/ou le vol du vélo devant la tente, etc.
Voilà voilà, si vous êtes intéressés ou si vous avez d'autres destinations et que vous habitez dans les alentours de Lille, n'hésitez pas à me contacter ! Bonne route à tous les voyageurs !
Mon projet serai d'aller de Lille à Esjberg au Danemark. Je pensais utiliser une partie de l'eurovélo. Puis de prendre le ferry en direction de Harwich en Angleterre, pour rejoindre Douvres, puis Calais par le Tunnel sous la manche. Le tout ferait environ 1400 kilomètres de vélo. Je pense que 22 à 25 jours seront suffisants pour ce voyage. Au niveau hébergement, je voudrais faire soit du camping sauvage soit aller dans un véritable camping; mon budget étant un poil limité.
Malheureusement, pour l'instant, je suis tout seul et j'aimerai bien trouver un ou des compagnons d'aventure pour faire ce petit voyage sympathique =) Je me pose pas mal de questions également, par exemple concernant les risques la nuit en camping sauvage, et/ou le vol du vélo devant la tente, etc.
Voilà voilà, si vous êtes intéressés ou si vous avez d'autres destinations et que vous habitez dans les alentours de Lille, n'hésitez pas à me contacter ! Bonne route à tous les voyageurs !