Results for "Palais+des+Doges+|+9+>+215"
26786 results found.
Parfums et ambiance du Laos English translation pending
Une seule ambition en écrivant ce récit : partager avec vous mes sentiments et quelques anecdotes de notre voyage au Laos. Même si, pour des raisons de temps, nous avons choisi un parcours assez classique, Vientiane, Vang Vieng et Luang Prabang, nous sûmes très vite que nous reviendrions au «royaume du million d’éléphants.»
Quel contraste quand à la descente des avions successifs qui nous amenèrent de Paris à Vientiane, le temps pressé, le temps stressé s’évanouit subitement pour laisser la place au temps long, délicat et si doux à saisir. Déjà un autre monde, celui du temps de vivre. Au Laos il faut savoir prendre son temps. Le temps de voguer sur le Mékong, le temps de vivre les moments d’un village, le temps d’apprécier la culture locale. Il y a une part de mystère et de discrétion qui séduit au Laos. Pas de mer au Laos mais l’eau est partout : le Mékong et ses affluents qui traversent le pays ne jouent pas qu’un rôle économique. Ces fleuves et rivières sont des lieux d ‘échanges, de vie de tous les jours et depuis toujours, comme un berceau de civilisation.
Ce récit n’a rien d’un guide touristique. C’est une modeste transmission du bonheur et de l’émerveillement qui nous ont transportés tout au long de notre rencontre avec ce pays si serein, chaleureux et accueillant.
Bienvenue dans les coulisses de nos souvenirs.
Nous quittons Paris par un temps maussade, gris et glacial pour nous retrouver 11 heures plus tard dans l’ambiance agitée et tellement occidentale de l’aéroport ultra-moderne de Bangkok. Heureusement la traditionnelle soupe thaïlandaise du snack du premier étage (celle au magret de canard, la meilleure !) nous donne un avant-goût de l’Asie. Cette soupe est devenue pour nous une habitude à chacun de nos passages dans cet aéroport. Transit, transfert et après un nouveau vol d’une heure nous sommes à Vientiane. 30° de différence avec Roissy, de quoi regretter de ne s’être changé à Bangkok !🤪 Pour l’obtention du visa, un vrai gag à la Tati ! 😏Quatre personnes dont deux en uniforme, derrière leur guichet et qui se passe consciencieusement nos passeports. Les uns tamponnent avec frénésie, les autres agrafent avec soin, les derniers font payer avec insistance. Mieux vaut être rapide car il n’y a aucun rapport entre la vitesse de sortie des passagers de l’avion et le calme olympien de ces fonctionnaires, souriants malgré tout.
C’est la nuit tombée que le taxi nous dépose devant le guest-house que nous avions réservé. A la vue du bâtiment délabré, je lui demande de nous attendre afin de vérifier si nous sommes au bon endroit. Je ne me vois pas du tout passer une seule nuit dans ce taudis ! 😕Longue discussion entre le propriétaire des lieux et le chauffeur. Nous ne sommes pas à la bonne adresse. La discussion se prolonge comme si l’autre adresse, la bonne, était tout à fait à l’autre bout de Vientiane. Elle est au coin de la rue, à exactement 15 mètres ! Là nous sommes attendus par Diamond dans le nouveau guest-house. Même nom, même famille : le chauffeur de taxi est pardonné ! C’est le Dorkett Garden guest-house : accueil très chaleureux et Versailles ! 🙂Diamond s’empresse d’allumer toutes les lumières du jardin et de mettre en route les jets d’eau du bassin au milieu duquel trône une divinité agenouillée. Belle chambre confortable, sacs déposés et ventre toujours creux ! Par crainte que nous nous perdions, Diamond nous accompagne au restaurant de l’un de ses amis. Premier repas, premières senteurs et parfums des épices de l’Asie : par pitié, pas trop spicy…. Trop tard : c’est le remake de «hot lips» toute la nuit ! Lendemain matin : rencontre avec Aurèlie et son mari, les propriétaires. Tous deux Lao-américains venus de l’Orégon. Ils sont revenus au pays et lui, architecte a construit ce guest-house magnifique pour «occuper» Aurèlie qui a une petite fille d’un an. Dorkett Garden, c’est une recherche minutieuse tout en raffinement : jusqu’au savon à la papaye, décoration simple et agréable, tout en bois vernis, des jardins luxuriants aux fleurs magnifiques et, le tout, à deux pas du Mékong, au bout de la rue. Le Talat Sao et les anciens temples ne sont pas très loin non plus. Promis, nous vous ferons de la pub ! Mail à Lonely Planet et diffusion de l’@mail dk_gardenguesthouse@yahoo.com 20$ la nuit pour une chambre magnifique, clim, douche, eau chaude, tv et petit déjeuner.
Diamond est adorable : elle nous réserve le bus VIP pour nous rendre, le lendemain, à Vang Vieng, passe des coups de fils pour un guest-house pour notre prochaine étape et va jusqu’à négocier le prix du tuk-tuk pour visiter le Pha That Luang (10, 000 kips pour deux – 80 cents d’€). Nous sommes tout de suite séduits par ce temple qui domine la ville au bout des « Champs Elysées » de Vientiane. Il symbolise à la fois la religion et la souveraineté du pays. Très peu de monde, juste un moine novice avec qui Daniel entame déjà la conversation !
Nouvelle négociation avec un tuk-tuk qui doit nous emmener au Patuxai : premier prix 30, 000 kips mais face aux experts que nous sommes grâce à Diamond, 😏il accepte nos 10, 000 kips pour deux. Le français d’Arcachon qui se trouve déjà dans le tuk-tuk a négocié dur pour obtenir 20, 000 kips pour lui tout seul. Il n’est pas fier !
Au Patuxai, pas la peine de monter en haut de « l’arc de triomphe » Envahis par la poussière, des étalages de souvenirs à chaque étage et, au sommet, une vue loin de ce que les guides promettent !
Promenade sur le Th Lan Xang, les fameux « Champs Elysées ». Visite à l’autorité touristique nationale du Laos où nous sommes immédiatement reconnus comme français. Mais comment sait il ? Allures, vêtements, signes particuliers, the french touch !!! Très sympa, de toute manière !
Un peu plus loin, c’est la découverte du marché Talat Sao. Flâneries parmi tous les étals d’étoffes, de vêtements, de bijoux, d’appareils électriques et électroniques. Il semble que l’on puisse tout trouver ici ! Mieux que chez Casto ! ! Je deviens « folle » au premier étage, chez les orfèvres. Mais il y trop de choix, ça tue l’envie…. Je n’achète rien. 😛Daniel, dans son coin, attend en faisant la conversation avec un agent de police.
Nous nous installons pour déjeuner au milieu du marché parmi toutes les savoureuses préparations culinaires, très colorées et parfumées et nous dégustons une délicieuse Larb Tao (soupe de nouilles et bœuf) et une beerlao (3$ pour nous deux). Ambiance sympa, animée mais qu’est ce qu’il fait chaud ! 😐Recherche ventilateur désespérément ! Ne pas manquer de visiter la cuisine ! En plein air, ouverte au passage de centaines de badauds, des assiettes et des verres empilés n’importe comment : de quoi faire fuir la plupart de nos amis plus « continental cuisine »😛
En route vers le Palais présidentiel, visite des Vat Si Saket et Haw Pha Kaew, de la marche et encore de la marche sous un soleil accablant et 100% d’humidité ! On n’en peut plus ! Retour au guest-house. Douche et sieste bien méritées.
Ne ratez pas les magnifiques coucher du soleil sur le Mékong, insistent les guides. Devant nos beerlao nous attendons ce moment magique. Dommage, trop de brume.🙁 En repartant nous assistons à un cours de gym tonic avec au moins une centaine de filles, plus ou moins douées mais bien coordonnées. Heureusement car la place manque !
Arrêt massage au White Lotus, pour gâter nos pauvres pieds meurtris par les kilomètres parcourus depuis le matin. Le rêve à l’état pur : ambiance feutrée, musique douce, la voix harmonieuse de Bocelli et en prime, une promotion : massage des bras et de la tête pour le même prix. Une heure de bonheur !🙂
Pour dîner, nous suivons les conseils de Lonely Planet. Leur coup de cœur nous amène au «Bounmala» un restaurant un peu en dehors de la ville. Nous « éclatons » notre budget pour un repas royal : salade aux nouilles, soupe aux pousses de bambou, canard laqué, poisson grillé, riz gluant, boissons et pastèques en dessert, 12$. Combien aurions nous payé à Paris ?
Départ pour Vang Vieng.
Diamond s’est occupée de tout : le tuk-tuk pour nous emmener à la gare routière pour un départ à 9 heures, un petit déjeuner simple mais suffisant, un petit paquet de «goodies» pour le voyage : chips de bananes séchées, et un paquet de café du Laos. Une vraie mère pour nous ! Faute de clients, le bus est retardé. Nous ne partons qu’à 10h30. Ce n’est pas grave, et nous nous apprêtons à faire un tour quand on nous rappelle : départ dans 10 minutes ! Faudrait savoir ! A la gare, quelle frénésie ! Il y a des gens partout, qui vont et viennent, des sacs, des cageots, un vrai capharnaüm. Le chargement des bus est un spectacle incroyable.
Des paquets envoyés adroitement vers le toit, des motos hissées sur le porte-bagage, quelle technique ! Où sont les cages à poules ? Il fait une chaleur insupportable et nous attendons dans la poussière que soulèvent des dizaines de tuk tuk qui arrivent, déversent leur chargement de passagers et de bagages et repartent. 2 heures ! Ne nous énervons pas ! Finalement le bus annoncé à 9 heures, retardé à 10h30 et avancé ensuite à 9h30 partira à 11heures !
Oublions nos valeurs occidentales et prenons les choses comme elles viennent, après tout, nous sommes en vacances !😎
Trois heures de route, dans un bus dont les suspensions brillent par leur absence, trimballé de gauche à droite, une clim qui rend l’âme au bout d’une heure, des banquettes couvertes d’une housse plastique qui nous colle à la peau moite de chaleur et une musique à tue tête du dernier tube laotien ! Je réalise alors que mon profil de routard bourgeois s’oriente de plus en plus du côté bourgeois et s’éloigne inexorablement du routard !
C’est décidé, pour 1$ de plus nous prendrons le mini bus pour aller à Luang Prabang, notre troisième étape !
Vang Vieng : village écrasé par le soleil et des travaux partout ! 😐Les rues sont complètement défoncées pour l’installation du tout à l’égout : quel luxe ! Le site est cependant d’une beauté saisissante. Nous sommes sous le charme de ces paysages majestueux qui nous rappellent beaucoup Guilin, en Chine avec ses montagnes en forme de pomme de pin. Saisissant spectacle que ces immenses pics de rochers au milieu desquels la nature reprend ses droits en dressant des arbres accrochés comme par miracle. Nous restons au Bungalow Thavonsouk, dans un cadre magnifique, directement sur le Nam Song, la rivière qui traverse le village et près du pont en bambou. Un de ces ponts qui semble tenir par hasard sur ses piles de bambous et sur lequel passent des centaines de personnes, des vélos chargés à outrance et même des motos. Le pont a été construit par les villageois et c’est pourquoi c’est un pont….à péage ! Tout se paye au Laos, certes pas cher, mais on paye pour n’importe quoi. Pour traverser la rivière on doit débourser 0, 55 cents d’euros pour l’aller et le retour. Nous sommes à la saison sèche et pour faire des économies beaucoup traversent à pied. La rivière doit faire à peine 50 centimètres de profondeur en son milieu. De l’autre côté, nous faisons une merveilleuse balade de quelques heures dans la nature, à travers des rizières desséchées, et quelques fermes isolées. Visite de grottes pour lesquelles il faut encore payer. Les pancartes indiquent « grottes à 600m » et nous parcourons près de 6 kilomètres pour les atteindre !🤪 Belle promenade, juste avant la tombée de la nuit.
Le lendemain, journée très sympa sur le Nam Song. Nous choisissons la formule kayak avec visite de grottes et de quelques villages. On partage notre jumbo (gros tuk tuk) avec un groupe de jeunes israéliens, qui viennent juste de quitter l’armée. Longue conversation amicale et grand étonnement quand Daniel leur dit qu’il habitait à Jaffa en 1948 ! Non, ce n’est pas une blague ! C’est tellement loin pour eux, ils ont tout juste 20 ans. Je ne sais pas ce qui les étonne le plus : qu’il soit «si vieux» ou qu’il soit encore «routard» à son âge !!!😛 Nous passons la journée avec un couple d’anglais de Liverpool, (évocation de notre voyage d’il y a 35 ans pour nous recueillir au sanctuaire des Beatles) Ils sont sur la route depuis 3 mois et nous les retrouverons quelques jours plus tard à Luang Prabang. Journée délicieuse : la première grotte nous rappelle les plongées que nous avons faites dans les cénotes au Mexique, mais ici la balade se fait en chambre à air, en tirant sur la corde fixée sur la paroi. C’est amusant et la baignade en fin de parcours est une belle récompense rafraîchissante ! Rien de très compliqué pour pagayer en kayak, le Nam Song à cette époque est un cours d’eau assez calme, pas réellement de forts rapides mais on trouve quand même le moyen de se retourner. Quelle honte ! Daniel en perd sa casquette, sa chevalière et sa fierté !
L’eau est pure et transparente et les paysages que nous traversons sont magnifiques. Au détour d’un bras de la rivière, un véritable centre d’attraction aquatique avec des plongeoirs géants, des buvettes où le beerlao coule à flots (on y retrouve nos israéliens dans un état…un peu avancé) Le site est un peu dénaturé par ce Disneyland rustique fait de cordages et de bambou, mais l’expansion du tourisme et l’amélioration de la vie des habitants de la région peut excuser ce «débordement » ! Nous avons cependant passé une excellente journée ! Rien à regretter !😎
Nouveau voyage (en mini bus cette fois) que nous traduisons aujourd’hui en Vraiment Inconfortable et Pourri !!! Six heures difficiles, toujours sans clim et moi, sur un strapontin !😕 mais nous sommes éblouis par les somptueux paysages montagneux que nous traversons.🙂
Nous arrivons à Luang Prabang en fin de journée. Luang Prabang, un site privilégié, niché entre les montagnes. Nous sommes tout de suite séduits par l’architecture coloniale des maisons anciennes et les nombreux temples. Ce qui nous surprend également et que l’on ressent immédiatement, c’est ce sentiment de tranquillité que dégage le goût exquis de la décoration des villas transformées en guest- houses, en restaurants, en boutiques d’artisanats ou en galeries d’art. On sent le tourisme mais on conserve le pittoresque. Nous logeons au Senesouk guest house, ancien magasin colonial, face au temple Vat Saen avec un balcon en bois vernis où nous serons en première loge pour la procession des bonzes au petit matin.
Premier aperçu de Luang Prabang : nous montons au Phousi qui domine la ville et d’où la vue est splendide. Au pied de l’immense escalier qui mène au sommet, nous achetons une petite cage avec deux minuscules oiseaux à une vieille dame qui nous fait comprendre que nous devons leur redonner la liberté, ce que nous sommes heureux de faire immédiatement. Nous les regardons s’envoler au milieu d’une végétation luxuriante. Cette tradition qui est supposée apporter le bonheur et que nous avons souvent rencontré en Asie ne me plait pas beaucoup, surtout si l’on voit les cages s’accumuler avec leurs habitants dans des sacs poubelles pour être vendus le lendemain ! Notre bonheur peut-être, mais le leur, sûrement pas ! De même la pratique de garder des singes attrapés dans la jungle et attachés à un arbre par des cordes ou des chaînes me révolte.
Les concessions culturelles inévitables !
En y repensant, on n’aurait peut être pas dû acheter ces petits oiseaux. On se souvient tout d’un coup de la grippe aviaire et on s’empresse de se laver les mains. Nouveaux réflexes ! 
Le marché d’artisanat, installé le long de Th Sisavangvong tous les soirs nous enchante. Une ambiance chatoyante à la fin du jour avec des ampoules électriques qui s’allument les une après les autres. On y vend de tout : des céramiques, les fameuses lampes en bambou, des bijoux et beaucoup de soieries, draperies et des couvertures. Souvent des coups de foudres pour de beaux souvenirs qui termineront leur existence au fond d’un placard, une fois de retour à la maison ! Une paire de pantoufle pour Daniel ! Devant le charme et la grâce des petites filles qui se baladent avec leur plateaux remplis de bijoux et de verroteries, je me trouve en possession d’une belle collection de bracelets de toutes les couleurs. En guise de remerciement, un si beau sourire.
Chaque matin, vers 6 heures les moines défilent pour l’aumône. Des boulettes de riz que des croyants leur glissent dans leur gamelle. Une procession qui se déroule dans une grande sérénité dans le silence du matin. Certains touristes se mêlent aux croyants : un peu déplacé à mon goût, comme cet américain, seul à Luang Prabang, et qui s’est trouvé en manque de bras pour à la fois donner les offrandes et prendre des photos !
Comique mais sympa, l’américain, notre voisin de chambre !
Les fameuses grottes de Pak Ou se trouvent le long du Mékong à l’embouchure de la Nam Ou. Fleuve impétueux, avec une vie très intense et animée, pêcheurs, baignade, lessive, et même quelques chercheurs d’or. Rien de très exceptionnel mais à voir tout de même pour prendre la mesure de l’importance du Mekong dans la vie quotidienne de ses riverains. Démenti ! On m’avait signalé sur le forum lors de ma préparation le vol de tous les bouddhas des grottes. Je peux vous garantir qu’il en reste, et des milliers !😉 Arrêt dans plusieurs villages qui bordent le Mékong, où les habitants distillent le lào-lào local (alcool de riz), pratiquent le tissage des cotonnades et des soieries, et fabriquent le papier saa fait d’écorce de mûrier et confectionnent les grandes étoiles en papier éclairées de l’intérieur par des bougies et que l’on accroche devant sa maison.
Retour au centre ville : visite du Palais Royal, construit au début de la période coloniale française avec ses magnifiques jardins, promenade tranquille qui nous emmène de Vat en Vat, balade nonchalante sur les berges du Mékong et du Nam Ou, derniers achats dans les boutiques sur le Sisavangveng. Tout contribue à ce sentiment de calme et de bien être qu’offre la ville de Luang Prabang.
Just for fun (et pour la photo), nous prenons un tuk-tuk, genre rickshaw pour aller au Vat Xieng Thong, temple somptueux, véritable havre de paix, tout près du Mékong et dans un cadre reposant et verdoyant. Nous sommes un peu surpris par le contact chaleureux des bonzes, loin de la sévérité et des contraintes que nous pensions attachées à la pratique du bouddhisme. Ils engagent facilement la conversation, plaisantent avec nous et sont curieux de nos us et coutumes. Un groupe, à l’ombre étudie et nous les aidons pour un devoir d’anglais. D’autres étudient les civilisations et nous posent des questions sur la Sorbonne, s’étonnent que tous les élèves n’étudient pas dans cette université. Ils sont heureux d’échanger les quelques mots de français qu’ils possèdent. Le soir au Vat Sene nous participons discrètement à la cérémonie de la prière et retrouvons les bonzes novices rencontrés le matin. Ils nous font un signe de bienvenue.
Un après-midi délicieux aux chutes Tat Kuang Si. Nous partons à 2 dans un tuk-tuk et au bout du parcours nous sommes 8. Nous prenons en stop 3 grand mères avec qui nous avons bien « parlé », uniquement par gestes. Elles veulent savoir si nous sommes mariés et elles s’étonnent des cheveux tout blancs de Daniel, et lorsque j’ote ma casquette pour lui faire comprendre que moi aussi, ça commence, l’une d’elles nous fait comprendre qu’à 73 ans elle n’a pas un cheveux blanc ! A 10 km des chutes on récupère 2 hollandais et un anglais en panne. Plus on est des fous, plus on rit !😎 Malgré le monde, beaucoup de locaux, car nous sommes dimanche, nous arrivons à nous isoler pour prendre quelques photos et pour nous baigner dans ces bassins d’une belle couleur turquoise.
Au retour, arrêt dans un village où se déroule la fête du dimanche. Nous sommes les seuls « farangs » et nous sommes accueillis avec beaucoup de sympathie. Les femmes sont habillées en vêtements traditionnels, un orchestre joue de la musique locale et pour danser, il vaut mieux connaître les pas ! Un peu «square dance» ! Nous n’avons pas prit le risque de nous ridiculiser !
De retour d’une belle journée par une route que nous n’oublierons pas de si tôt ! Poussière, secousses dans tous les sens, mais nos yeux remplis de paysages magnifiques, de belles rizières bien vertes, villages typiques et d’une population accueillante si souriante et si aimable.
Passage obligé avant notre départ pour notre croisière plongée dans les Similans : massage et sauna traditionnel au Lotus de Laos. What a dream! Douche-massage aux huiles essentielles, contact d’appui par les billes et pierres plates chauffées par la vapeur, 20 minutes de sauna pour éliminer tous les toxiques, douche froide et une sensation de bien être, une heure et demi de détente inoubliable. On prend vite goût !
En conclusion, nous, amoureux de l’Asie depuis si longtemps, nous pouvons rajouter, sans hésiter, le Laos aux plaisirs que nous apporte cette région du monde. Nous avons fait un parcours certes classique, nous ne sommes pas vraiment sortis des sentiers battus et il nous reste à parcourir les régions sauvages du nord, le Boloven et le sud. Nous avons eu notre échantillon, en quelque sorte. Mais un échantillon des plus attrayants, des plus délicieux. De ceux qui donnent plus que l’envie de revenir, de ceux qui vous en procure le besoin et presque le devoir ! mars 2006
Quel contraste quand à la descente des avions successifs qui nous amenèrent de Paris à Vientiane, le temps pressé, le temps stressé s’évanouit subitement pour laisser la place au temps long, délicat et si doux à saisir. Déjà un autre monde, celui du temps de vivre. Au Laos il faut savoir prendre son temps. Le temps de voguer sur le Mékong, le temps de vivre les moments d’un village, le temps d’apprécier la culture locale. Il y a une part de mystère et de discrétion qui séduit au Laos. Pas de mer au Laos mais l’eau est partout : le Mékong et ses affluents qui traversent le pays ne jouent pas qu’un rôle économique. Ces fleuves et rivières sont des lieux d ‘échanges, de vie de tous les jours et depuis toujours, comme un berceau de civilisation.
Ce récit n’a rien d’un guide touristique. C’est une modeste transmission du bonheur et de l’émerveillement qui nous ont transportés tout au long de notre rencontre avec ce pays si serein, chaleureux et accueillant.
Bienvenue dans les coulisses de nos souvenirs.
Nous quittons Paris par un temps maussade, gris et glacial pour nous retrouver 11 heures plus tard dans l’ambiance agitée et tellement occidentale de l’aéroport ultra-moderne de Bangkok. Heureusement la traditionnelle soupe thaïlandaise du snack du premier étage (celle au magret de canard, la meilleure !) nous donne un avant-goût de l’Asie. Cette soupe est devenue pour nous une habitude à chacun de nos passages dans cet aéroport. Transit, transfert et après un nouveau vol d’une heure nous sommes à Vientiane. 30° de différence avec Roissy, de quoi regretter de ne s’être changé à Bangkok !🤪 Pour l’obtention du visa, un vrai gag à la Tati ! 😏Quatre personnes dont deux en uniforme, derrière leur guichet et qui se passe consciencieusement nos passeports. Les uns tamponnent avec frénésie, les autres agrafent avec soin, les derniers font payer avec insistance. Mieux vaut être rapide car il n’y a aucun rapport entre la vitesse de sortie des passagers de l’avion et le calme olympien de ces fonctionnaires, souriants malgré tout.
C’est la nuit tombée que le taxi nous dépose devant le guest-house que nous avions réservé. A la vue du bâtiment délabré, je lui demande de nous attendre afin de vérifier si nous sommes au bon endroit. Je ne me vois pas du tout passer une seule nuit dans ce taudis ! 😕Longue discussion entre le propriétaire des lieux et le chauffeur. Nous ne sommes pas à la bonne adresse. La discussion se prolonge comme si l’autre adresse, la bonne, était tout à fait à l’autre bout de Vientiane. Elle est au coin de la rue, à exactement 15 mètres ! Là nous sommes attendus par Diamond dans le nouveau guest-house. Même nom, même famille : le chauffeur de taxi est pardonné ! C’est le Dorkett Garden guest-house : accueil très chaleureux et Versailles ! 🙂Diamond s’empresse d’allumer toutes les lumières du jardin et de mettre en route les jets d’eau du bassin au milieu duquel trône une divinité agenouillée. Belle chambre confortable, sacs déposés et ventre toujours creux ! Par crainte que nous nous perdions, Diamond nous accompagne au restaurant de l’un de ses amis. Premier repas, premières senteurs et parfums des épices de l’Asie : par pitié, pas trop spicy…. Trop tard : c’est le remake de «hot lips» toute la nuit ! Lendemain matin : rencontre avec Aurèlie et son mari, les propriétaires. Tous deux Lao-américains venus de l’Orégon. Ils sont revenus au pays et lui, architecte a construit ce guest-house magnifique pour «occuper» Aurèlie qui a une petite fille d’un an. Dorkett Garden, c’est une recherche minutieuse tout en raffinement : jusqu’au savon à la papaye, décoration simple et agréable, tout en bois vernis, des jardins luxuriants aux fleurs magnifiques et, le tout, à deux pas du Mékong, au bout de la rue. Le Talat Sao et les anciens temples ne sont pas très loin non plus. Promis, nous vous ferons de la pub ! Mail à Lonely Planet et diffusion de l’@mail dk_gardenguesthouse@yahoo.com 20$ la nuit pour une chambre magnifique, clim, douche, eau chaude, tv et petit déjeuner.
Diamond est adorable : elle nous réserve le bus VIP pour nous rendre, le lendemain, à Vang Vieng, passe des coups de fils pour un guest-house pour notre prochaine étape et va jusqu’à négocier le prix du tuk-tuk pour visiter le Pha That Luang (10, 000 kips pour deux – 80 cents d’€). Nous sommes tout de suite séduits par ce temple qui domine la ville au bout des « Champs Elysées » de Vientiane. Il symbolise à la fois la religion et la souveraineté du pays. Très peu de monde, juste un moine novice avec qui Daniel entame déjà la conversation !
Nouvelle négociation avec un tuk-tuk qui doit nous emmener au Patuxai : premier prix 30, 000 kips mais face aux experts que nous sommes grâce à Diamond, 😏il accepte nos 10, 000 kips pour deux. Le français d’Arcachon qui se trouve déjà dans le tuk-tuk a négocié dur pour obtenir 20, 000 kips pour lui tout seul. Il n’est pas fier !
Au Patuxai, pas la peine de monter en haut de « l’arc de triomphe » Envahis par la poussière, des étalages de souvenirs à chaque étage et, au sommet, une vue loin de ce que les guides promettent !Promenade sur le Th Lan Xang, les fameux « Champs Elysées ». Visite à l’autorité touristique nationale du Laos où nous sommes immédiatement reconnus comme français. Mais comment sait il ? Allures, vêtements, signes particuliers, the french touch !!! Très sympa, de toute manière !
Un peu plus loin, c’est la découverte du marché Talat Sao. Flâneries parmi tous les étals d’étoffes, de vêtements, de bijoux, d’appareils électriques et électroniques. Il semble que l’on puisse tout trouver ici ! Mieux que chez Casto ! ! Je deviens « folle » au premier étage, chez les orfèvres. Mais il y trop de choix, ça tue l’envie…. Je n’achète rien. 😛Daniel, dans son coin, attend en faisant la conversation avec un agent de police.
Nous nous installons pour déjeuner au milieu du marché parmi toutes les savoureuses préparations culinaires, très colorées et parfumées et nous dégustons une délicieuse Larb Tao (soupe de nouilles et bœuf) et une beerlao (3$ pour nous deux). Ambiance sympa, animée mais qu’est ce qu’il fait chaud ! 😐Recherche ventilateur désespérément ! Ne pas manquer de visiter la cuisine ! En plein air, ouverte au passage de centaines de badauds, des assiettes et des verres empilés n’importe comment : de quoi faire fuir la plupart de nos amis plus « continental cuisine »😛
En route vers le Palais présidentiel, visite des Vat Si Saket et Haw Pha Kaew, de la marche et encore de la marche sous un soleil accablant et 100% d’humidité ! On n’en peut plus ! Retour au guest-house. Douche et sieste bien méritées.
Ne ratez pas les magnifiques coucher du soleil sur le Mékong, insistent les guides. Devant nos beerlao nous attendons ce moment magique. Dommage, trop de brume.🙁 En repartant nous assistons à un cours de gym tonic avec au moins une centaine de filles, plus ou moins douées mais bien coordonnées. Heureusement car la place manque !
Arrêt massage au White Lotus, pour gâter nos pauvres pieds meurtris par les kilomètres parcourus depuis le matin. Le rêve à l’état pur : ambiance feutrée, musique douce, la voix harmonieuse de Bocelli et en prime, une promotion : massage des bras et de la tête pour le même prix. Une heure de bonheur !🙂
Pour dîner, nous suivons les conseils de Lonely Planet. Leur coup de cœur nous amène au «Bounmala» un restaurant un peu en dehors de la ville. Nous « éclatons » notre budget pour un repas royal : salade aux nouilles, soupe aux pousses de bambou, canard laqué, poisson grillé, riz gluant, boissons et pastèques en dessert, 12$. Combien aurions nous payé à Paris ?
Départ pour Vang Vieng.
Diamond s’est occupée de tout : le tuk-tuk pour nous emmener à la gare routière pour un départ à 9 heures, un petit déjeuner simple mais suffisant, un petit paquet de «goodies» pour le voyage : chips de bananes séchées, et un paquet de café du Laos. Une vraie mère pour nous ! Faute de clients, le bus est retardé. Nous ne partons qu’à 10h30. Ce n’est pas grave, et nous nous apprêtons à faire un tour quand on nous rappelle : départ dans 10 minutes ! Faudrait savoir ! A la gare, quelle frénésie ! Il y a des gens partout, qui vont et viennent, des sacs, des cageots, un vrai capharnaüm. Le chargement des bus est un spectacle incroyable.
Des paquets envoyés adroitement vers le toit, des motos hissées sur le porte-bagage, quelle technique ! Où sont les cages à poules ? Il fait une chaleur insupportable et nous attendons dans la poussière que soulèvent des dizaines de tuk tuk qui arrivent, déversent leur chargement de passagers et de bagages et repartent. 2 heures ! Ne nous énervons pas ! Finalement le bus annoncé à 9 heures, retardé à 10h30 et avancé ensuite à 9h30 partira à 11heures !
Oublions nos valeurs occidentales et prenons les choses comme elles viennent, après tout, nous sommes en vacances !😎
Trois heures de route, dans un bus dont les suspensions brillent par leur absence, trimballé de gauche à droite, une clim qui rend l’âme au bout d’une heure, des banquettes couvertes d’une housse plastique qui nous colle à la peau moite de chaleur et une musique à tue tête du dernier tube laotien ! Je réalise alors que mon profil de routard bourgeois s’oriente de plus en plus du côté bourgeois et s’éloigne inexorablement du routard !
C’est décidé, pour 1$ de plus nous prendrons le mini bus pour aller à Luang Prabang, notre troisième étape !Vang Vieng : village écrasé par le soleil et des travaux partout ! 😐Les rues sont complètement défoncées pour l’installation du tout à l’égout : quel luxe ! Le site est cependant d’une beauté saisissante. Nous sommes sous le charme de ces paysages majestueux qui nous rappellent beaucoup Guilin, en Chine avec ses montagnes en forme de pomme de pin. Saisissant spectacle que ces immenses pics de rochers au milieu desquels la nature reprend ses droits en dressant des arbres accrochés comme par miracle. Nous restons au Bungalow Thavonsouk, dans un cadre magnifique, directement sur le Nam Song, la rivière qui traverse le village et près du pont en bambou. Un de ces ponts qui semble tenir par hasard sur ses piles de bambous et sur lequel passent des centaines de personnes, des vélos chargés à outrance et même des motos. Le pont a été construit par les villageois et c’est pourquoi c’est un pont….à péage ! Tout se paye au Laos, certes pas cher, mais on paye pour n’importe quoi. Pour traverser la rivière on doit débourser 0, 55 cents d’euros pour l’aller et le retour. Nous sommes à la saison sèche et pour faire des économies beaucoup traversent à pied. La rivière doit faire à peine 50 centimètres de profondeur en son milieu. De l’autre côté, nous faisons une merveilleuse balade de quelques heures dans la nature, à travers des rizières desséchées, et quelques fermes isolées. Visite de grottes pour lesquelles il faut encore payer. Les pancartes indiquent « grottes à 600m » et nous parcourons près de 6 kilomètres pour les atteindre !🤪 Belle promenade, juste avant la tombée de la nuit.
Le lendemain, journée très sympa sur le Nam Song. Nous choisissons la formule kayak avec visite de grottes et de quelques villages. On partage notre jumbo (gros tuk tuk) avec un groupe de jeunes israéliens, qui viennent juste de quitter l’armée. Longue conversation amicale et grand étonnement quand Daniel leur dit qu’il habitait à Jaffa en 1948 ! Non, ce n’est pas une blague ! C’est tellement loin pour eux, ils ont tout juste 20 ans. Je ne sais pas ce qui les étonne le plus : qu’il soit «si vieux» ou qu’il soit encore «routard» à son âge !!!😛 Nous passons la journée avec un couple d’anglais de Liverpool, (évocation de notre voyage d’il y a 35 ans pour nous recueillir au sanctuaire des Beatles) Ils sont sur la route depuis 3 mois et nous les retrouverons quelques jours plus tard à Luang Prabang. Journée délicieuse : la première grotte nous rappelle les plongées que nous avons faites dans les cénotes au Mexique, mais ici la balade se fait en chambre à air, en tirant sur la corde fixée sur la paroi. C’est amusant et la baignade en fin de parcours est une belle récompense rafraîchissante ! Rien de très compliqué pour pagayer en kayak, le Nam Song à cette époque est un cours d’eau assez calme, pas réellement de forts rapides mais on trouve quand même le moyen de se retourner. Quelle honte ! Daniel en perd sa casquette, sa chevalière et sa fierté !
L’eau est pure et transparente et les paysages que nous traversons sont magnifiques. Au détour d’un bras de la rivière, un véritable centre d’attraction aquatique avec des plongeoirs géants, des buvettes où le beerlao coule à flots (on y retrouve nos israéliens dans un état…un peu avancé) Le site est un peu dénaturé par ce Disneyland rustique fait de cordages et de bambou, mais l’expansion du tourisme et l’amélioration de la vie des habitants de la région peut excuser ce «débordement » ! Nous avons cependant passé une excellente journée ! Rien à regretter !😎Nouveau voyage (en mini bus cette fois) que nous traduisons aujourd’hui en Vraiment Inconfortable et Pourri !!! Six heures difficiles, toujours sans clim et moi, sur un strapontin !😕 mais nous sommes éblouis par les somptueux paysages montagneux que nous traversons.🙂
Nous arrivons à Luang Prabang en fin de journée. Luang Prabang, un site privilégié, niché entre les montagnes. Nous sommes tout de suite séduits par l’architecture coloniale des maisons anciennes et les nombreux temples. Ce qui nous surprend également et que l’on ressent immédiatement, c’est ce sentiment de tranquillité que dégage le goût exquis de la décoration des villas transformées en guest- houses, en restaurants, en boutiques d’artisanats ou en galeries d’art. On sent le tourisme mais on conserve le pittoresque. Nous logeons au Senesouk guest house, ancien magasin colonial, face au temple Vat Saen avec un balcon en bois vernis où nous serons en première loge pour la procession des bonzes au petit matin.
Premier aperçu de Luang Prabang : nous montons au Phousi qui domine la ville et d’où la vue est splendide. Au pied de l’immense escalier qui mène au sommet, nous achetons une petite cage avec deux minuscules oiseaux à une vieille dame qui nous fait comprendre que nous devons leur redonner la liberté, ce que nous sommes heureux de faire immédiatement. Nous les regardons s’envoler au milieu d’une végétation luxuriante. Cette tradition qui est supposée apporter le bonheur et que nous avons souvent rencontré en Asie ne me plait pas beaucoup, surtout si l’on voit les cages s’accumuler avec leurs habitants dans des sacs poubelles pour être vendus le lendemain ! Notre bonheur peut-être, mais le leur, sûrement pas ! De même la pratique de garder des singes attrapés dans la jungle et attachés à un arbre par des cordes ou des chaînes me révolte.
Les concessions culturelles inévitables !
En y repensant, on n’aurait peut être pas dû acheter ces petits oiseaux. On se souvient tout d’un coup de la grippe aviaire et on s’empresse de se laver les mains. Nouveaux réflexes ! 
Le marché d’artisanat, installé le long de Th Sisavangvong tous les soirs nous enchante. Une ambiance chatoyante à la fin du jour avec des ampoules électriques qui s’allument les une après les autres. On y vend de tout : des céramiques, les fameuses lampes en bambou, des bijoux et beaucoup de soieries, draperies et des couvertures. Souvent des coups de foudres pour de beaux souvenirs qui termineront leur existence au fond d’un placard, une fois de retour à la maison ! Une paire de pantoufle pour Daniel ! Devant le charme et la grâce des petites filles qui se baladent avec leur plateaux remplis de bijoux et de verroteries, je me trouve en possession d’une belle collection de bracelets de toutes les couleurs. En guise de remerciement, un si beau sourire.

Chaque matin, vers 6 heures les moines défilent pour l’aumône. Des boulettes de riz que des croyants leur glissent dans leur gamelle. Une procession qui se déroule dans une grande sérénité dans le silence du matin. Certains touristes se mêlent aux croyants : un peu déplacé à mon goût, comme cet américain, seul à Luang Prabang, et qui s’est trouvé en manque de bras pour à la fois donner les offrandes et prendre des photos !
Comique mais sympa, l’américain, notre voisin de chambre !Les fameuses grottes de Pak Ou se trouvent le long du Mékong à l’embouchure de la Nam Ou. Fleuve impétueux, avec une vie très intense et animée, pêcheurs, baignade, lessive, et même quelques chercheurs d’or. Rien de très exceptionnel mais à voir tout de même pour prendre la mesure de l’importance du Mekong dans la vie quotidienne de ses riverains. Démenti ! On m’avait signalé sur le forum lors de ma préparation le vol de tous les bouddhas des grottes. Je peux vous garantir qu’il en reste, et des milliers !😉 Arrêt dans plusieurs villages qui bordent le Mékong, où les habitants distillent le lào-lào local (alcool de riz), pratiquent le tissage des cotonnades et des soieries, et fabriquent le papier saa fait d’écorce de mûrier et confectionnent les grandes étoiles en papier éclairées de l’intérieur par des bougies et que l’on accroche devant sa maison.
Retour au centre ville : visite du Palais Royal, construit au début de la période coloniale française avec ses magnifiques jardins, promenade tranquille qui nous emmène de Vat en Vat, balade nonchalante sur les berges du Mékong et du Nam Ou, derniers achats dans les boutiques sur le Sisavangveng. Tout contribue à ce sentiment de calme et de bien être qu’offre la ville de Luang Prabang.
Just for fun (et pour la photo), nous prenons un tuk-tuk, genre rickshaw pour aller au Vat Xieng Thong, temple somptueux, véritable havre de paix, tout près du Mékong et dans un cadre reposant et verdoyant. Nous sommes un peu surpris par le contact chaleureux des bonzes, loin de la sévérité et des contraintes que nous pensions attachées à la pratique du bouddhisme. Ils engagent facilement la conversation, plaisantent avec nous et sont curieux de nos us et coutumes. Un groupe, à l’ombre étudie et nous les aidons pour un devoir d’anglais. D’autres étudient les civilisations et nous posent des questions sur la Sorbonne, s’étonnent que tous les élèves n’étudient pas dans cette université. Ils sont heureux d’échanger les quelques mots de français qu’ils possèdent. Le soir au Vat Sene nous participons discrètement à la cérémonie de la prière et retrouvons les bonzes novices rencontrés le matin. Ils nous font un signe de bienvenue.
Un après-midi délicieux aux chutes Tat Kuang Si. Nous partons à 2 dans un tuk-tuk et au bout du parcours nous sommes 8. Nous prenons en stop 3 grand mères avec qui nous avons bien « parlé », uniquement par gestes. Elles veulent savoir si nous sommes mariés et elles s’étonnent des cheveux tout blancs de Daniel, et lorsque j’ote ma casquette pour lui faire comprendre que moi aussi, ça commence, l’une d’elles nous fait comprendre qu’à 73 ans elle n’a pas un cheveux blanc ! A 10 km des chutes on récupère 2 hollandais et un anglais en panne. Plus on est des fous, plus on rit !😎 Malgré le monde, beaucoup de locaux, car nous sommes dimanche, nous arrivons à nous isoler pour prendre quelques photos et pour nous baigner dans ces bassins d’une belle couleur turquoise.
Au retour, arrêt dans un village où se déroule la fête du dimanche. Nous sommes les seuls « farangs » et nous sommes accueillis avec beaucoup de sympathie. Les femmes sont habillées en vêtements traditionnels, un orchestre joue de la musique locale et pour danser, il vaut mieux connaître les pas ! Un peu «square dance» ! Nous n’avons pas prit le risque de nous ridiculiser !
De retour d’une belle journée par une route que nous n’oublierons pas de si tôt ! Poussière, secousses dans tous les sens, mais nos yeux remplis de paysages magnifiques, de belles rizières bien vertes, villages typiques et d’une population accueillante si souriante et si aimable.Passage obligé avant notre départ pour notre croisière plongée dans les Similans : massage et sauna traditionnel au Lotus de Laos. What a dream! Douche-massage aux huiles essentielles, contact d’appui par les billes et pierres plates chauffées par la vapeur, 20 minutes de sauna pour éliminer tous les toxiques, douche froide et une sensation de bien être, une heure et demi de détente inoubliable. On prend vite goût !
En conclusion, nous, amoureux de l’Asie depuis si longtemps, nous pouvons rajouter, sans hésiter, le Laos aux plaisirs que nous apporte cette région du monde. Nous avons fait un parcours certes classique, nous ne sommes pas vraiment sortis des sentiers battus et il nous reste à parcourir les régions sauvages du nord, le Boloven et le sud. Nous avons eu notre échantillon, en quelque sorte. Mais un échantillon des plus attrayants, des plus délicieux. De ceux qui donnent plus que l’envie de revenir, de ceux qui vous en procure le besoin et presque le devoir ! mars 2006
Que visiter à Bangkok en deux jours? English translation pending
On va avoir deux jours complet a bangkok les deux autres jours sont en partie du voyage ... Alors durant ses deux jours complet que faire de mieux ? de toutes facon 1 jours sur le Chao avec visite des temples
et le deuxièmes ??? Ayuttaya ? Marché flottant(avec un petit pas facile?).... Quoi d'autres de mieux ?
Voyage en Equateur English translation pending
Je voudrai entrer en contact avec quelqu'un qui connait l'Equateur qui y a voyagé merci
Conseils sur hôtel à Panama city English translation pending
Bonjour,
Pourriez vous me conseiller un hotel à moins de 40 dollars dans un quartier sûr de jour comme de nuit à Panama city. Je pars à la fin du mois pour une quinzaine de jours et suis également preneur de toutes informations utiles pour visiter ce pays en bus ou autres transports collectifs...
Merci
Pourriez vous me conseiller un hotel à moins de 40 dollars dans un quartier sûr de jour comme de nuit à Panama city. Je pars à la fin du mois pour une quinzaine de jours et suis également preneur de toutes informations utiles pour visiter ce pays en bus ou autres transports collectifs...
Merci
Retour de Lahore (Pakistan) English translation pending
L'empereur moghol Shah Jahan avait fait dessiner un jardin par amour et son nom a inspiré un parfum...En lisant cette histoire romantique il y a quelques années je m'étais promis de visiter un jour les jardins de Shalimar à Lahore.

Novembre 2019 : après une année trés difficile et voyant que certains voyagistes culturels se lançaient sur la destination "Pakistan" j'ai sauté le pas et décidé de passer 10 jours à Lahore pour visiter, m'imprégner et rêver... Je suis partie du 8 au 18 janvier 2020. Billet : j'ai voulu essayer Etihad , Emirates étant trop cher et Turkish m'inspirais moyen à cause des intempéries hivernales fréquentes à Istanbul. Visa : l'ambassade demande le formulaire rempli à la main, une copie du billet d'avion, une confirmation d'hôtel (j'avais réservé sur booking le Tourist Inn), une lettre d'agence de voyage locale qui s'occupe de vous sur place (j'ai été pistonné par une copine qui travaille chez un voyagiste qui a un correspondant local), 2 photos d'identité, le passeport avec 2 pages vierges se faisant face et 32 euros en espèce. Je suis allée à l'ambassade un jeudi matin (10 mn d'attente : j'étais la seule touriste au comptoir "visa touristique") et le vendredi de la semaine suivante j'avais mon visa valable pour 6 mois avec une entrée maxi d'un mois possible ! Hôtel : finalement j'ai trouvé par hasard dans le témoignage d'une voyageuse anglaise le Fort View Height hotel and restaurant : trés bien placé dans la vieille ville que l'on peut assimiler à une médina avec ses ruelles étroites surtout piétonnes qui grouille de vie et de vestiges. Hôtel à 5800 rpk (37 euros) par nuit en single avec petit déj, une dizaine de chambre, j'étais la seule cliente ! L'hôtel ne répond jamais aux mails il faut leur téléphoner ! Dans la chambre 104 qui est la plus grande, j'ai eu froid (12 degrés la nuit) , les toilettes sont "à la turque" et la douche "à l'indienne" (sans baquet) mais il y a l'eau chaude et la vue depuis le petit salon sur la porte du fort est sympa !! Change : avant de partir je vais convertir 700 euros en roupies pakistanaises à Change Magenta près de la gare de l est à Paris : leur commission n'était que de 12 euros ! Lecture : je suggère l'excellent livre "Pakistan" de Ardavan Amir-Aslani qui permet avant le départ de bien comprendre le pays de sa fondation à aujourd'hui, pour moi ce fut la clef de tout ce que j'ai vu et ressentie dans la ville. Départ : Etihad avait des horaires corrects : 2h d'escale à l'aller, 3 au retour...mais en retard au départ de Paris à l'aller, j'ai raté la correspondance à Abu Dhabi et ai dû dormir à l'Ibis pour ma première nuit de vacances...Même prise en charge (transferts a-r, nuit, repas) j'étais contrariée car j'avais perdu une journée complète...J'ai trouvé le choix de films et musiques pas terrible ! Climat : en cette période hivernale, j'ai eu entre 6 et 15 degrés avec un jour de pluie, brouillard jusqu'à 10h du matin, soleil et ciel bleu jusqu'à 15h puis ciel voilé et couché de soleil à 17h. Le séjour : le matin je faisais les visites culturelles : - musée : compter minimum 2 heures : passionnant, préférence pour la partie sikh et art gandara - mosquée Badshahi : 2 heures, prendre le temps aussi de s'imprégner de l'ambiance

- Hammam + mosquée Wazar : près de la porte de Delhi

- tombeaux : au nord de la riviére Ravi : 3h, ai négocié avec un tuk tuk 2000 rpk entrées non incluses

- jardins de shalimar : 1h voir plus s'il fait beau et que l'on aime rêvasser

- Fort : 3h

puis à 13h je retournais dans la rue de mon hôtel qui est dans une rue gardée et sécurisée car c'est l'une des 3 "food street" de la ville. Là je déjeunais sur une terrasse au soleil dans l'un des bons restaurants vue sur la mosquée Badshahi.

Vers 15h30 je partais dans la vieille ville afin de voir vivre cette population aimable, curieuse mais pas intrusive, et surtout admirer les vestiges d'une autre époque : vieille porte indienne, murs en briques, balcon en bois...Les gens trés respectueux m'adressaient des sourires timides.

Je me déplaçais aussi en tuktuk que l'on trouve partout et leur prix étaient toujours justes ! On peut rentrer dans la médina par 13 portes, la porte de Delhi étant la plus "soignée", sous le porche existe un mini office de tourisme où dès 10h des guides sont là prêt à vous faire visiter les points principaux de la médina.

Le jour de pluie j'ai emprunté le "métro bus", un long bus qui sillonne la ville du nord au sud sur un pont spécial pour éviter le traffic. Je suis allée au Package Mall, un des centres commerciaux immenses où les classes aisées viennent manger, s'habiller, se distraire (cinéma). Rien à voir avec les souk de Old Anarkali où salwar kameez colorées et odeur de viandes grillées titillent vos sens !

Je me suis sentie bien au milieu de cette population courtoise même le soir ayant pris un tuktuk pour gawalamandi, une autre "food street". Je n'ai jamais hésité à m'arrêter pour boire un chai, assise sur un banc, au milieu souvent d'une population masculine qui m'ignorait ! Idem au restaurant, j'allais dans la partie occupée par des hommes les "families room" étant à l'étage dans des pièces sans vue sur rue !! Avant l'heure du déjeuner et du diner les odeurs et couleurs des petits restaurants de rue sont incroyables. Chacun a sa marmite avec sa spécialité locale, des bancs devant son échoppe en attendant les consommateurs...Les boulangers proches font des tas de naan et galettes au sésame dorées qui embaument...Un vrai plaisir des sens, c'est bon et propre !

Dans les différents marchés selon les quartiers on trouve des spécialistes : ceux qui font des babouches, des instruments de musiques, des robes de mariés, des tissus qu'ils viennent de teindre et accrochés aux fenêtres en train de sécher...Et puis le graal c'est lorsqu'au détour d'une ruelle vous êtes en face d'un haveli, ces petits palais décorés par des peintures magnifiques.

Conclusion : ce séjour a répondu à mon attente de découverte d'une culture à travers ses vestiges, son architecture, sa cuisine et ses habitants. Au retour il me restait 120 euros (soit 580 euros hôtel+repas+visites+déplacements) cela reste une destination économique ce qui compense avec le prix du billet d'avion ! J'ai découvert comment on vis ailleurs et encore une fois cela fut un voyage intérieur également. "Celui qui n'a pas vu Lahore n'est pas encore né" dit un adage local. Alors oui ce voyage fut pour moi une renaissance. J'étais tellement relaxée que j'ai oublié d'aller à la cérémonie de wagah border, cette fameuse mise en scène entre pakistanais et indiens où l'on abaisse les drapeaux nationaux et qui font hurler et siffler les supporter assis chacun d'un côté de la frontière...J'ai également oublié que le jeudi soir on peut assister à des cérémonies sufis.... Je conseille cette destination à ceux qui veulent se plonger en terre inconnue. On y oublie ses points de repères dans un environnement où des gens bienveillants vous regardent, prêts à vous aider dès qu'ils sentent une hésitation dans vos pas ou votre regard... Je reste à votre écoute si besoin de plus de détails quand à l'organisation d'un séjour dans cette surprennante Lahore. Laurence


Novembre 2019 : après une année trés difficile et voyant que certains voyagistes culturels se lançaient sur la destination "Pakistan" j'ai sauté le pas et décidé de passer 10 jours à Lahore pour visiter, m'imprégner et rêver... Je suis partie du 8 au 18 janvier 2020. Billet : j'ai voulu essayer Etihad , Emirates étant trop cher et Turkish m'inspirais moyen à cause des intempéries hivernales fréquentes à Istanbul. Visa : l'ambassade demande le formulaire rempli à la main, une copie du billet d'avion, une confirmation d'hôtel (j'avais réservé sur booking le Tourist Inn), une lettre d'agence de voyage locale qui s'occupe de vous sur place (j'ai été pistonné par une copine qui travaille chez un voyagiste qui a un correspondant local), 2 photos d'identité, le passeport avec 2 pages vierges se faisant face et 32 euros en espèce. Je suis allée à l'ambassade un jeudi matin (10 mn d'attente : j'étais la seule touriste au comptoir "visa touristique") et le vendredi de la semaine suivante j'avais mon visa valable pour 6 mois avec une entrée maxi d'un mois possible ! Hôtel : finalement j'ai trouvé par hasard dans le témoignage d'une voyageuse anglaise le Fort View Height hotel and restaurant : trés bien placé dans la vieille ville que l'on peut assimiler à une médina avec ses ruelles étroites surtout piétonnes qui grouille de vie et de vestiges. Hôtel à 5800 rpk (37 euros) par nuit en single avec petit déj, une dizaine de chambre, j'étais la seule cliente ! L'hôtel ne répond jamais aux mails il faut leur téléphoner ! Dans la chambre 104 qui est la plus grande, j'ai eu froid (12 degrés la nuit) , les toilettes sont "à la turque" et la douche "à l'indienne" (sans baquet) mais il y a l'eau chaude et la vue depuis le petit salon sur la porte du fort est sympa !! Change : avant de partir je vais convertir 700 euros en roupies pakistanaises à Change Magenta près de la gare de l est à Paris : leur commission n'était que de 12 euros ! Lecture : je suggère l'excellent livre "Pakistan" de Ardavan Amir-Aslani qui permet avant le départ de bien comprendre le pays de sa fondation à aujourd'hui, pour moi ce fut la clef de tout ce que j'ai vu et ressentie dans la ville. Départ : Etihad avait des horaires corrects : 2h d'escale à l'aller, 3 au retour...mais en retard au départ de Paris à l'aller, j'ai raté la correspondance à Abu Dhabi et ai dû dormir à l'Ibis pour ma première nuit de vacances...Même prise en charge (transferts a-r, nuit, repas) j'étais contrariée car j'avais perdu une journée complète...J'ai trouvé le choix de films et musiques pas terrible ! Climat : en cette période hivernale, j'ai eu entre 6 et 15 degrés avec un jour de pluie, brouillard jusqu'à 10h du matin, soleil et ciel bleu jusqu'à 15h puis ciel voilé et couché de soleil à 17h. Le séjour : le matin je faisais les visites culturelles : - musée : compter minimum 2 heures : passionnant, préférence pour la partie sikh et art gandara - mosquée Badshahi : 2 heures, prendre le temps aussi de s'imprégner de l'ambiance

- Hammam + mosquée Wazar : près de la porte de Delhi

- tombeaux : au nord de la riviére Ravi : 3h, ai négocié avec un tuk tuk 2000 rpk entrées non incluses

- jardins de shalimar : 1h voir plus s'il fait beau et que l'on aime rêvasser

- Fort : 3h

puis à 13h je retournais dans la rue de mon hôtel qui est dans une rue gardée et sécurisée car c'est l'une des 3 "food street" de la ville. Là je déjeunais sur une terrasse au soleil dans l'un des bons restaurants vue sur la mosquée Badshahi.

Vers 15h30 je partais dans la vieille ville afin de voir vivre cette population aimable, curieuse mais pas intrusive, et surtout admirer les vestiges d'une autre époque : vieille porte indienne, murs en briques, balcon en bois...Les gens trés respectueux m'adressaient des sourires timides.

Je me déplaçais aussi en tuktuk que l'on trouve partout et leur prix étaient toujours justes ! On peut rentrer dans la médina par 13 portes, la porte de Delhi étant la plus "soignée", sous le porche existe un mini office de tourisme où dès 10h des guides sont là prêt à vous faire visiter les points principaux de la médina.

Le jour de pluie j'ai emprunté le "métro bus", un long bus qui sillonne la ville du nord au sud sur un pont spécial pour éviter le traffic. Je suis allée au Package Mall, un des centres commerciaux immenses où les classes aisées viennent manger, s'habiller, se distraire (cinéma). Rien à voir avec les souk de Old Anarkali où salwar kameez colorées et odeur de viandes grillées titillent vos sens !

Je me suis sentie bien au milieu de cette population courtoise même le soir ayant pris un tuktuk pour gawalamandi, une autre "food street". Je n'ai jamais hésité à m'arrêter pour boire un chai, assise sur un banc, au milieu souvent d'une population masculine qui m'ignorait ! Idem au restaurant, j'allais dans la partie occupée par des hommes les "families room" étant à l'étage dans des pièces sans vue sur rue !! Avant l'heure du déjeuner et du diner les odeurs et couleurs des petits restaurants de rue sont incroyables. Chacun a sa marmite avec sa spécialité locale, des bancs devant son échoppe en attendant les consommateurs...Les boulangers proches font des tas de naan et galettes au sésame dorées qui embaument...Un vrai plaisir des sens, c'est bon et propre !

Dans les différents marchés selon les quartiers on trouve des spécialistes : ceux qui font des babouches, des instruments de musiques, des robes de mariés, des tissus qu'ils viennent de teindre et accrochés aux fenêtres en train de sécher...Et puis le graal c'est lorsqu'au détour d'une ruelle vous êtes en face d'un haveli, ces petits palais décorés par des peintures magnifiques.

Conclusion : ce séjour a répondu à mon attente de découverte d'une culture à travers ses vestiges, son architecture, sa cuisine et ses habitants. Au retour il me restait 120 euros (soit 580 euros hôtel+repas+visites+déplacements) cela reste une destination économique ce qui compense avec le prix du billet d'avion ! J'ai découvert comment on vis ailleurs et encore une fois cela fut un voyage intérieur également. "Celui qui n'a pas vu Lahore n'est pas encore né" dit un adage local. Alors oui ce voyage fut pour moi une renaissance. J'étais tellement relaxée que j'ai oublié d'aller à la cérémonie de wagah border, cette fameuse mise en scène entre pakistanais et indiens où l'on abaisse les drapeaux nationaux et qui font hurler et siffler les supporter assis chacun d'un côté de la frontière...J'ai également oublié que le jeudi soir on peut assister à des cérémonies sufis.... Je conseille cette destination à ceux qui veulent se plonger en terre inconnue. On y oublie ses points de repères dans un environnement où des gens bienveillants vous regardent, prêts à vous aider dès qu'ils sentent une hésitation dans vos pas ou votre regard... Je reste à votre écoute si besoin de plus de détails quand à l'organisation d'un séjour dans cette surprennante Lahore. Laurence

Un mois au Cambodge avec 2 enfants - Très cool... English translation pending
Bonjour,
nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum. Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...
C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux). Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).
--
Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.
14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35) 15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG 16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…) 17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…) 18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville 19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…) 20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos) 21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…) 22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial) 23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres 24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade) 25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial) 26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos) 27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong) 28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP 29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national) 30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep 31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais 01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor) 02 août : balade sur l’île de KOH PAEN 03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo) 04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo 05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi 06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville 07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon) 08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei) 09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…) 10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon) 11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK 12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES
--
On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite ! Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.
--
J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)
Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant). Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).
Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.
Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30 Prix : 2100 Baths Conducteur : Mr Montree Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99 Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.
Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge
Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance. On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.

Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé... Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.
En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking ! Que demander de plus ?
Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).
Guesthouse à Battambang
Blue Guest House Street 106 Téléphone : 855 93 778 808 Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.

nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum. Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...
C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux). Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).
--
Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.
14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35) 15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG 16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…) 17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…) 18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville 19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…) 20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos) 21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…) 22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial) 23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres 24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade) 25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial) 26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos) 27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong) 28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP 29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national) 30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep 31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais 01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor) 02 août : balade sur l’île de KOH PAEN 03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo) 04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo 05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi 06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville 07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon) 08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei) 09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…) 10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon) 11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK 12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES
--
On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite ! Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.
--
J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)
Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant). Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).
Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.
Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30 Prix : 2100 Baths Conducteur : Mr Montree Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99 Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.
Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge
Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance. On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.

Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé... Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.
En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking ! Que demander de plus ?
Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).
Guesthouse à Battambang
Blue Guest House Street 106 Téléphone : 855 93 778 808 Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.

Les premiers temps du tourisme en Afrique Australe English translation pending
Je suis en verve actuellement et j'ouvre - encore lui diront certains- une nouvelle discussion sur ces pays qui nous attirent: "les premiers temps du tourisme en Afrique Australe -Namibie, Zimbabwe, Zambie, Botswana."
Photos, réflexions, souvenirs, etc....comment avons nous choisi ces pays comme destination de vacances?

Grootfontein
fort de Namutoni
Femme Herrero
quand un donkey cart rencontre un crazy truck !!

Grootfontein
fort de Namutoni
Femme Herrero
quand un donkey cart rencontre un crazy truck !!Retour de 4 semaines au Brésil (juillet - août 2017) English translation pending
Bonjour,
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
Deux idées de premier séjour en Inde English translation pending
Bonjour à tous,
je souhaite me rendre en couple en Inde pour notre 1er séjour là bas. La date serait fin octobre pour 8 jours.
Dans un 1er temps, nous pensions faire le parcours plutôt classique au Rajasthan à partout de New Delhi, Jaipur Agra etc...
Cependant, il semble que ce soit une région très touristique, nous nous demandons donc si c'est le meilleur endroit pour découvrir ce pays ; il y a certes le côté culturel mais cela ne fait pas tout. D'autre part, nous aimerions profiter de ces vacances pour quelques jours de plage si possible, comme nous avions fait en Thailande...
Du coup j'envisage une 2ème idée, partir de Bombay et descendre en 6 jours jusqu'à Goa pour finir par 2 jours de plage avant de reprendre l'avion Goa-Bombay et le retour à Paris.
Qu'en dites-vous ? Est-ce que cela sera un voyage plus "authentique" ? Sur ce trajet, les points d'intérêt sont-ils assez nombreux ? La saison est-elle propice à 2 jours de plage sur Goa ?
Merci pour vos avis et conseils
je souhaite me rendre en couple en Inde pour notre 1er séjour là bas. La date serait fin octobre pour 8 jours.
Dans un 1er temps, nous pensions faire le parcours plutôt classique au Rajasthan à partout de New Delhi, Jaipur Agra etc...
Cependant, il semble que ce soit une région très touristique, nous nous demandons donc si c'est le meilleur endroit pour découvrir ce pays ; il y a certes le côté culturel mais cela ne fait pas tout. D'autre part, nous aimerions profiter de ces vacances pour quelques jours de plage si possible, comme nous avions fait en Thailande...
Du coup j'envisage une 2ème idée, partir de Bombay et descendre en 6 jours jusqu'à Goa pour finir par 2 jours de plage avant de reprendre l'avion Goa-Bombay et le retour à Paris.
Qu'en dites-vous ? Est-ce que cela sera un voyage plus "authentique" ? Sur ce trajet, les points d'intérêt sont-ils assez nombreux ? La saison est-elle propice à 2 jours de plage sur Goa ?
Merci pour vos avis et conseils
Du nord au sud du Vietnam en décembre 2016 English translation pending
Vietnam 2016 (de Hanoï à Saïgon)
Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Chine pendant trois semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets d'écrire sur le forum car j'ai pour projet de partir eux voire trois semaines en Chine l'été prochain. J'aimerai savoir en fonction de vos expériences respectives quel parcours peut être intéressant à faire ? (Pékin, Changhai, Hong Kong...?)
Je suis ouverte à toute proposition : grande ville et petite ville d'escale...
Merci de votre retour :)
Je me permets d'écrire sur le forum car j'ai pour projet de partir eux voire trois semaines en Chine l'été prochain. J'aimerai savoir en fonction de vos expériences respectives quel parcours peut être intéressant à faire ? (Pékin, Changhai, Hong Kong...?)
Je suis ouverte à toute proposition : grande ville et petite ville d'escale...
Merci de votre retour :)
Retour de 21 jours entre Laos et Cambodge (Angkor) English translation pending
Bonjour,
Vu que je puise pas mal d’informations sur ce forum, je me dis que mon carnet de voyage pourra resservir !
Le voyage s'est déroulé entre février et mars 2013.
Avant de commencer le carnet de voyage à proprement parler, pour résumer, nous (ma femme et moi) avons beaucoup aimé ce voyage. Non pas que les paysages soient impressionnants comme dans certains des pays voisins (je pense notamment au Vietnam), mais nous avons vécu de très belles rencontres humaines. La chaleur, la simplicité et la gentillesse des personnes que nous avons cotoyées ont rendu ce voyage inoubliable. Bonne lecture !
J1 Paris - Chiang Rai Le voyage commence en fait à Bangkok (AR moins cher avec Etihad). Nous changeons d’aéroport en bus pour le national, puis direction Chiang Rai. Sur place, on rate de 10 min le bus qui pouvait nous emmener à Chiang Khong, à la frontière laotienne. Grand bien nous en a pris, puisque nous sommes tombés pendant le Food Festival! La ville était en effervescence durant la soirée, concerts dans les parcs, animations, illuminations, un très bon moment passé sur place ! Nuit au « Tourist Inn », propre et bien situé.
J2 Chiang Rai - VIeng Phukha Bus pour Chiang Khong, puis bateau pour traverser le Mekong vers Huay Xai. Formalités douanières, personne dans le village, un sawngthaew (tuktuk local) nous attend pour nous emmener à la gare routière. Je crois que la plupart des personnes descendent le Mekong, nous préférons remonter vers le nord du pays. Direction Luang Nam Tha. Nous recommandons à un autre couple de descendre en chemin à Vieng Phukha et nous sommes tout seuls à descendre. A la recherche d’une GH, nous sommes rapidement repérés par LE guide du village, Boun, qui nous propose ses services pour le lendemain. L’autre couple n’est pas intéressé, nous serons donc tout seuls pour la rando Akha Trail, chouette ! Boun nous indique la Thonmyxai GH à l’entrée du village. Rustique, mais agréable en bord de rivière.
J3 Vieng Phukha - Ban Nam O Les coqs chantent très tôt ici J. Boun nous emmène au début de la balade vers Ban Nam Ô, point de chute de la rando. Une heure de marche pas très intéressante avant d’entrer dans la ZNP de Nam Ha. Les arbres deviennent beaucoup plus impressionnants, a priori moins de déforestation par ici. Pas d’animaux mais beaucoup d’insectes. Il fait chaud mais les arbres nous couvrent bien ! 4 heures de marche pas très compliquée, pause déjeuner sur des feuilles de bananier, puis arrivée à Ban Nam Ô. Et là, c’est le « choc ». Le village est très isolé, poussiéreux, grouillant d’animaux, très bruyant. Les gamins, dépenaillés, légèrement farouches viennent nous aborder, les parents sont plus en retrait. Les cabanes sont sommaires, nous sommes logés dans une petite cabane un peu à l’écart pour ne pas les déranger. Après un tour rapide du village, arrivée à l’école, les enfants se dérident un peu, nous jouons avec eux à la pétanque, aux billes, ou simplement avec un bout de bois pour ramasser des fourmis, auprès du bétail et des familles qui se lavent ou font leur linge au seul point d’eau boueux. Les traditions des akha sont ancestrales et leur conception de l’enfance, du mariage notamment sont assez étonnantes. Ils ne vivent pas en tenue traditionnelle, mais avec de vieux habits provenant vraisemblablement de la Chine voisine. Une vraie claque en arrivant ici… Les petits parlent akha, peu d’entre eux lao et notre guide tache de se faire comprendre, ils semblent contents d’avoir de la visite. Repas avec les petits dans notre cabane et au lit très tôt.
J4 Ban Nam O - Vieng Phukha Fin de nuit très difficile, la horde de coqs s’est réveillée très tôt…On entend les chants patriotiques de l’école en contrebas. Ambiance un peu surréaliste avec un épais brouillard qui recouvre le village. On quitte le village pour aller marcher sur les crêtes le long d’un joli chemin, puis redescente vers un village akha où l’on ne s’arrête pas, puis khmu où l’on se baigne dans la rivière et où l’on déjeune. La forêt est belle, le village enherbé. Les gens sont plus chaleureux semble-t-il. Nous continuons à descendre, un sawngthaew nous attend pour nous emmener dans une grotte sans grand intérêt. Le chemin est cahoteux jusqu’à Vieng Phukha. On s’arrête dans d’autres villages un peu moins isolés, lahu, hmong. Les traditions ne sont ici pas les mêmes. Retour à la GH, puis traversée de la rivière pour aller à l’école d’en face. On tombe sur une ribambelle de jeunes profs qui font du sport après les cours. De fil en aiguille, on se retrouve à chanter dans un karaoké thaï avec eux…un moment inoubliable !
J5 Vieng Phukha - Luang Nam Tha Départ pour Luang Nam Tha. 2h de décalage (je n’appelle pas ça du retard, tout est tellement zen ici…) et on trouve finalement un petit taxi qui nous emmène là-bas. 1h de route vers LNT, plus touristique (tout est relatif !). On choisit la Zuela GH, belle chambre confortable. On loue des vélos pour sillonner les environs. Chemin caillouteux vers Ban Nam Di, avec ses chutes d’eau presque à sec, dommage. Jolie piste près des rizières et des buffles cherchant le moindre point d’eau. Retour à LNT vers le nouveau stupa notamment. Dîner au sympathique marché de nuit.
J6 Luang Nam Tha - Muang Khua On est tout seuls à partir vers Udomxai. Le bus « local » est chargé de sacs de riz, de poules, ...et est bien rempli ! Nous sommes bien serrés ! 3h de bus jusqu’à destination, ville sans intérêt très chinoise. Le bus pour Muang Khua part aussitôt. Nous sommes encore plus serrés, mais qu’importe, la route est belle et sinueuse. Arrêt repas à Pak Nam Noi. 3 heures de route supplémentaires jusqu’à Muang Khua. On choisit la Nam Ou GH. Visite du village, terrain de badminton dans la rue, célébrations religieuses au temple pleines d’allégresse. Les jeunes moines apprécient de venir parler anglais et partager leur expérience.
J7 Muang Khua - Muang Ngoi Neua Un peu de monde à l’embarcadère, beaucoup de falang (blancs). Le long boat est surchargé de gens et de sacs. Les paysages tout au long du trajet sont très beaux, mais nos fessiers ont bien souffert du voyage sur les planches en bois. Drôle de mélange avec de vieux moines et des petites américaines en mini short et décolleté affriolant. 5 heures de bateau puis arrivée à Muang Ngoi Neua. Ce village isolé nous a bien plu, même si on voit que le tourisme l’a transformé. On part à pied vers les villages voisins avant que la nuit ne tombe. Une route hideuse est en construction et devrait désenclaver ces villages. Nous finissons dans les rizières. Dans le dernier village, on tombe sur une école où jouent des enfants. Nous nous prenons à leurs jeux, rondes, foot, balançoires pour les plus petits. Ils essaient de parler français et partent dans de grands fous rires, ils sont adorables avec nous. Un peu tristes de repartir, ils nous poursuivent avec des fleurs pour nous remercier d’être venus. Un très beau moment !
J8 Muang Ngoi Neua On décide de descendre vers l’aval de la rivière à pied. La balade est très jolie. On croise plusieurs pêcheurs et villages. Dans le dernier, un pêcheur engage la « conversation » avec nous, et nous sommes invités chez lui, nous restons finalement pas loin de 3 heures avec lui et son fils qui arrive ensuite ! Journée reposante.
J9 Muang Ngoi Neua - Luang Prabang Bateau vers Nong Khiaw, 45 min de long boat (3 mis à disposition, mais nous sommes encore bien serrés !). On se serait bien arrêté dans ce village qui avait l’air sympa…mais nous sommes un peu juste en temps. Le niveau d’eau est bien bas. Départ illico vers Luang Prabang – 3h30 de sawngthaew. Nous optons pour la GH Nam Sok 3, bien située. L’ambiance est très détendue dans la ville, mais il y a beaucoup de touristes ! Nous montons au Phu Si bondé pour le coucher du soleil, puis marché de nuit.
J10 Luang Prabang Bus pour l’Elephant Camp, puis pirogue. Nous sommes tout seuls car nous sommes partis tôt. 1 heure très chouette de balade à dos d’éléphant, puis baignade avec eux dans la rivière, inoubliable. A proximité, les chutes de Tad Sae sont à sec, dommage, ce doit être joli. De retour à LP, visite du Palais Royal et des jolis vats environnants. Bon poisson au marché de nuit, il fait encore très chaud !
J11 Luang Prabang Emouvante procession matinale des moines. Certains touristes sont vraiment très irrespectueux de cette procession en collant leur objectif tout près des visages…C’est dommage. Nous filons vers le Vat Xieng Thong, très joli, ainsi que d’autres vats clinquants (dons de l’UNESCO). Il y a également de bien jolies maisons dans la ville qui respire la sérénité, très végétalisée au bord de la Nam Khan et du Mekong. Visite très intéressante du musée TAEC sur les ethnies montagnardes. Départ l’après-midi pour les chutes de Kuang Si où il y a encore beaucoup d’eau ! Passage par le Centre de Protection des Ours. Grimpette glissante jusqu’au sommet des chutes puis redescente vers un bassin où il n’y a pas grand monde pour se baigner ; l’eau est fraîche ! Le site est très beau. De retour à LP, repas au Dyen Sabai, très chouette !
J12 Luang Prabang Location de vélos pour sillonner les environs. On longe le Mekong à travers des villages de tisserandes et de travail du papier. Au bout du chemin, on trouve une gargotte où mangent les locaux, magnifique soupe au menu ! On décide ensuite de partir vers le Sud et le Santi Chedi, monument pour la paix. Dommage le ciel est très « blanc » et ne permet pas de voir la ville. Retour dans les bouchons ( !). Enfin, massage laotien quelque peu vigoureux puis dîner sur les berges du Mekong.
J13 Luang Prabang - Vang Vieng Petit déjeuner avec les traditionnels et inimitables fruit shakes. Départ pour la gare routière où nous patientons plus de 2 heures avant que notre bus ne parte (quelle organisation… ! J ). Le trajet est long et assez pénible, le minivan est vieux et chaud, le chauffeur peu amène et brusque. Quelques arrêts « obligatoires » dans des échoppes. 6 heures après, nous voici arrivés à Vang Vieng. On choisit la Paradise GH, un peu à l’écart mais pas mal. La ville est étrange et ne nous plait pas beaucoup, drôle de mélange que de voir des moines qui se baladent au milieu de cette rue des bars où sont diffusés à grand bruit les Simpson ou encore Friends et où les amateurs de tubing reviennent avec une bouée autour de la taille… Je m’attendais à plus de « déchéance » par rapport à tout ce que j’avais lu mais force est de constater qu’il y a eu du ménage…
J14 Vang Vieng On loue des vélos pour aller voir les environs. On visite une grotte encore sans grand intérêt, où on nous demande de payer 50000 à la sortie… On continue le long d’une piste en plein cagnard et caillouteuse, on aurait peut-être dû prendre une moto, la route n’est vraiment pas agréable. Arrivée au Lagon Bleu, la grotte vaut ici le détour. Baignade agréable dans l’eau bleutée. Retour à VV, baignade dans la rivière (peut-être pas une très bonne idée…) et repos à la GH, où les bars crient à plein tube en face.
J15 Vang Vieng - Vientiane 3h30 de bus vers Vientiane. Route ici sans grand intérêt. La capitale semble très paisible, à l’image de tout le pays. Nous logeons au Dong Deuane 2, qui ressemble un peu à une cellule, sans attrait, mais pas cher. Nous commençons la balade du Lonely jusqu’au Patuxai, sorte d’Arc de Triomphe, la circulation en moins ! Visite d’un vat où il y a une célébration. Les femmes nous convient à participer et nous choient, nous apportent du café notamment…nous passons plus d’une heure et c’est un excellent souvenir de notre voyage. Enfin, visite du marché de la ville au bord du Mekong, plein de locaux en ce samedi soir.
J16 Vientiane Le temps se couvre, une fois n’est pas coutume, il fait gris. On finit la balade du Lonely pour aller au beau Vat Si Saket, puis direction le Buddha Park. Bouchons dus à la frontière thaïe – 1h30 de route. Le parc, rempli de sculptures de bouddhas, est très surprenant ! Un sawngthaew nous ramène au centre-ville. Direction le Pha That Luang, joli temple vietnamien. La pluie arrive, il pleut fort toute la nuit !
J17 Vientiane - Siem Reap Lever 3h pour aller prendre le premier avion vers Siem Reap. Nous sommes bien sûr tout seuls à l’aéroport pour son ouverture, tout petit aéroport où les panneaux sont encore changés à la main. Ambiance et situation assez irréelles ! 1er avion vers Pakse où nous devons descendre pour les formalités douanières, puis 2nd avion vers le Cambodge. Visa ultra-efficace à la douane. Un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener à notre GH Prohm Roth, très bien située. Petit tour de la ville bien plus touristique qu’au Laos, beaucoup plus de sollicitations et de mendicité, ça nous fait bizarre. Beaucoup beaucoup de chinois ! La rue centrale est assez déconcertante. Coucher de soleil sur le Phnom Bakheng. De retour à la GH, nous négocions 3 jours de tuktuk pour 50$.
J18 Siem Reap Début du circuit avec Angkor Thom et ses très beaux Bayon et Baphuon. Il fait très chaud ! S’ensuivent Preah Khan, Ta Prohm (très joli !). Notre chauffeur n’est vraiment pas très sympa et peu causant, tant pis. Belle journée sur les principaux sites, qui se termine par le coucher du soleil sur le légendaire Angkor Vat, malheureusement en partie en travaux. De retour à SR, marchés de nuit.
J19 Siem Reap Lever très matinal pour aller voir le lever du soleil sur Angkor Vat. Grande boucle avec comme points forts les 2 anciens : Mebon et Pre Rup. Déjeuner dans un restaurant au bord de Sra Srang. Après-midi consacré aux Roluos. Sur le Bakong, le plus joli des sites, on est envahi par des cars d’étudiants cambodgiens J Retour à SR dîner au Khmer Kitchen, bon et pas cher !
J20 Siem Reap Sites les plus au nord, Banteay Srei est à plus de 50 km. C’est notre site préféré, le cadre est superbe et les statues et gravures très bien conservées. Nous poussons jusqu’à Kbal Spean, rivière aux 1000 lingas, mais il y a très peu d’eau, dommage. Enfin, arrêt au Ta Keo sur le retour.
J21 Siem Reap - Paris Retour à Bangkok, 14 heures d’un voyage en bus épique et interminable où nous avons failli rater notre avion…
Voilà, notre voyage touche à sa fin. Nous avons vraiment beaucoup aimé ce voyage, surtout d’un point de vue humain car nous avons fait de très belles rencontres. L’ambiance sereine tout au long du voyage laotien, la douceur et la tranquillité des villes et villages nous ont fait beaucoup de bien. Les temples d’Angkor, notamment Banteay Srei, font également partie des points forts de ce voyage.
Bon voyage !
Vu que je puise pas mal d’informations sur ce forum, je me dis que mon carnet de voyage pourra resservir !
Le voyage s'est déroulé entre février et mars 2013.
Avant de commencer le carnet de voyage à proprement parler, pour résumer, nous (ma femme et moi) avons beaucoup aimé ce voyage. Non pas que les paysages soient impressionnants comme dans certains des pays voisins (je pense notamment au Vietnam), mais nous avons vécu de très belles rencontres humaines. La chaleur, la simplicité et la gentillesse des personnes que nous avons cotoyées ont rendu ce voyage inoubliable. Bonne lecture !
J1 Paris - Chiang Rai Le voyage commence en fait à Bangkok (AR moins cher avec Etihad). Nous changeons d’aéroport en bus pour le national, puis direction Chiang Rai. Sur place, on rate de 10 min le bus qui pouvait nous emmener à Chiang Khong, à la frontière laotienne. Grand bien nous en a pris, puisque nous sommes tombés pendant le Food Festival! La ville était en effervescence durant la soirée, concerts dans les parcs, animations, illuminations, un très bon moment passé sur place ! Nuit au « Tourist Inn », propre et bien situé.
J2 Chiang Rai - VIeng Phukha Bus pour Chiang Khong, puis bateau pour traverser le Mekong vers Huay Xai. Formalités douanières, personne dans le village, un sawngthaew (tuktuk local) nous attend pour nous emmener à la gare routière. Je crois que la plupart des personnes descendent le Mekong, nous préférons remonter vers le nord du pays. Direction Luang Nam Tha. Nous recommandons à un autre couple de descendre en chemin à Vieng Phukha et nous sommes tout seuls à descendre. A la recherche d’une GH, nous sommes rapidement repérés par LE guide du village, Boun, qui nous propose ses services pour le lendemain. L’autre couple n’est pas intéressé, nous serons donc tout seuls pour la rando Akha Trail, chouette ! Boun nous indique la Thonmyxai GH à l’entrée du village. Rustique, mais agréable en bord de rivière.
J3 Vieng Phukha - Ban Nam O Les coqs chantent très tôt ici J. Boun nous emmène au début de la balade vers Ban Nam Ô, point de chute de la rando. Une heure de marche pas très intéressante avant d’entrer dans la ZNP de Nam Ha. Les arbres deviennent beaucoup plus impressionnants, a priori moins de déforestation par ici. Pas d’animaux mais beaucoup d’insectes. Il fait chaud mais les arbres nous couvrent bien ! 4 heures de marche pas très compliquée, pause déjeuner sur des feuilles de bananier, puis arrivée à Ban Nam Ô. Et là, c’est le « choc ». Le village est très isolé, poussiéreux, grouillant d’animaux, très bruyant. Les gamins, dépenaillés, légèrement farouches viennent nous aborder, les parents sont plus en retrait. Les cabanes sont sommaires, nous sommes logés dans une petite cabane un peu à l’écart pour ne pas les déranger. Après un tour rapide du village, arrivée à l’école, les enfants se dérident un peu, nous jouons avec eux à la pétanque, aux billes, ou simplement avec un bout de bois pour ramasser des fourmis, auprès du bétail et des familles qui se lavent ou font leur linge au seul point d’eau boueux. Les traditions des akha sont ancestrales et leur conception de l’enfance, du mariage notamment sont assez étonnantes. Ils ne vivent pas en tenue traditionnelle, mais avec de vieux habits provenant vraisemblablement de la Chine voisine. Une vraie claque en arrivant ici… Les petits parlent akha, peu d’entre eux lao et notre guide tache de se faire comprendre, ils semblent contents d’avoir de la visite. Repas avec les petits dans notre cabane et au lit très tôt.
J4 Ban Nam O - Vieng Phukha Fin de nuit très difficile, la horde de coqs s’est réveillée très tôt…On entend les chants patriotiques de l’école en contrebas. Ambiance un peu surréaliste avec un épais brouillard qui recouvre le village. On quitte le village pour aller marcher sur les crêtes le long d’un joli chemin, puis redescente vers un village akha où l’on ne s’arrête pas, puis khmu où l’on se baigne dans la rivière et où l’on déjeune. La forêt est belle, le village enherbé. Les gens sont plus chaleureux semble-t-il. Nous continuons à descendre, un sawngthaew nous attend pour nous emmener dans une grotte sans grand intérêt. Le chemin est cahoteux jusqu’à Vieng Phukha. On s’arrête dans d’autres villages un peu moins isolés, lahu, hmong. Les traditions ne sont ici pas les mêmes. Retour à la GH, puis traversée de la rivière pour aller à l’école d’en face. On tombe sur une ribambelle de jeunes profs qui font du sport après les cours. De fil en aiguille, on se retrouve à chanter dans un karaoké thaï avec eux…un moment inoubliable !
J5 Vieng Phukha - Luang Nam Tha Départ pour Luang Nam Tha. 2h de décalage (je n’appelle pas ça du retard, tout est tellement zen ici…) et on trouve finalement un petit taxi qui nous emmène là-bas. 1h de route vers LNT, plus touristique (tout est relatif !). On choisit la Zuela GH, belle chambre confortable. On loue des vélos pour sillonner les environs. Chemin caillouteux vers Ban Nam Di, avec ses chutes d’eau presque à sec, dommage. Jolie piste près des rizières et des buffles cherchant le moindre point d’eau. Retour à LNT vers le nouveau stupa notamment. Dîner au sympathique marché de nuit.
J6 Luang Nam Tha - Muang Khua On est tout seuls à partir vers Udomxai. Le bus « local » est chargé de sacs de riz, de poules, ...et est bien rempli ! Nous sommes bien serrés ! 3h de bus jusqu’à destination, ville sans intérêt très chinoise. Le bus pour Muang Khua part aussitôt. Nous sommes encore plus serrés, mais qu’importe, la route est belle et sinueuse. Arrêt repas à Pak Nam Noi. 3 heures de route supplémentaires jusqu’à Muang Khua. On choisit la Nam Ou GH. Visite du village, terrain de badminton dans la rue, célébrations religieuses au temple pleines d’allégresse. Les jeunes moines apprécient de venir parler anglais et partager leur expérience.
J7 Muang Khua - Muang Ngoi Neua Un peu de monde à l’embarcadère, beaucoup de falang (blancs). Le long boat est surchargé de gens et de sacs. Les paysages tout au long du trajet sont très beaux, mais nos fessiers ont bien souffert du voyage sur les planches en bois. Drôle de mélange avec de vieux moines et des petites américaines en mini short et décolleté affriolant. 5 heures de bateau puis arrivée à Muang Ngoi Neua. Ce village isolé nous a bien plu, même si on voit que le tourisme l’a transformé. On part à pied vers les villages voisins avant que la nuit ne tombe. Une route hideuse est en construction et devrait désenclaver ces villages. Nous finissons dans les rizières. Dans le dernier village, on tombe sur une école où jouent des enfants. Nous nous prenons à leurs jeux, rondes, foot, balançoires pour les plus petits. Ils essaient de parler français et partent dans de grands fous rires, ils sont adorables avec nous. Un peu tristes de repartir, ils nous poursuivent avec des fleurs pour nous remercier d’être venus. Un très beau moment !
J8 Muang Ngoi Neua On décide de descendre vers l’aval de la rivière à pied. La balade est très jolie. On croise plusieurs pêcheurs et villages. Dans le dernier, un pêcheur engage la « conversation » avec nous, et nous sommes invités chez lui, nous restons finalement pas loin de 3 heures avec lui et son fils qui arrive ensuite ! Journée reposante.
J9 Muang Ngoi Neua - Luang Prabang Bateau vers Nong Khiaw, 45 min de long boat (3 mis à disposition, mais nous sommes encore bien serrés !). On se serait bien arrêté dans ce village qui avait l’air sympa…mais nous sommes un peu juste en temps. Le niveau d’eau est bien bas. Départ illico vers Luang Prabang – 3h30 de sawngthaew. Nous optons pour la GH Nam Sok 3, bien située. L’ambiance est très détendue dans la ville, mais il y a beaucoup de touristes ! Nous montons au Phu Si bondé pour le coucher du soleil, puis marché de nuit.
J10 Luang Prabang Bus pour l’Elephant Camp, puis pirogue. Nous sommes tout seuls car nous sommes partis tôt. 1 heure très chouette de balade à dos d’éléphant, puis baignade avec eux dans la rivière, inoubliable. A proximité, les chutes de Tad Sae sont à sec, dommage, ce doit être joli. De retour à LP, visite du Palais Royal et des jolis vats environnants. Bon poisson au marché de nuit, il fait encore très chaud !
J11 Luang Prabang Emouvante procession matinale des moines. Certains touristes sont vraiment très irrespectueux de cette procession en collant leur objectif tout près des visages…C’est dommage. Nous filons vers le Vat Xieng Thong, très joli, ainsi que d’autres vats clinquants (dons de l’UNESCO). Il y a également de bien jolies maisons dans la ville qui respire la sérénité, très végétalisée au bord de la Nam Khan et du Mekong. Visite très intéressante du musée TAEC sur les ethnies montagnardes. Départ l’après-midi pour les chutes de Kuang Si où il y a encore beaucoup d’eau ! Passage par le Centre de Protection des Ours. Grimpette glissante jusqu’au sommet des chutes puis redescente vers un bassin où il n’y a pas grand monde pour se baigner ; l’eau est fraîche ! Le site est très beau. De retour à LP, repas au Dyen Sabai, très chouette !
J12 Luang Prabang Location de vélos pour sillonner les environs. On longe le Mekong à travers des villages de tisserandes et de travail du papier. Au bout du chemin, on trouve une gargotte où mangent les locaux, magnifique soupe au menu ! On décide ensuite de partir vers le Sud et le Santi Chedi, monument pour la paix. Dommage le ciel est très « blanc » et ne permet pas de voir la ville. Retour dans les bouchons ( !). Enfin, massage laotien quelque peu vigoureux puis dîner sur les berges du Mekong.
J13 Luang Prabang - Vang Vieng Petit déjeuner avec les traditionnels et inimitables fruit shakes. Départ pour la gare routière où nous patientons plus de 2 heures avant que notre bus ne parte (quelle organisation… ! J ). Le trajet est long et assez pénible, le minivan est vieux et chaud, le chauffeur peu amène et brusque. Quelques arrêts « obligatoires » dans des échoppes. 6 heures après, nous voici arrivés à Vang Vieng. On choisit la Paradise GH, un peu à l’écart mais pas mal. La ville est étrange et ne nous plait pas beaucoup, drôle de mélange que de voir des moines qui se baladent au milieu de cette rue des bars où sont diffusés à grand bruit les Simpson ou encore Friends et où les amateurs de tubing reviennent avec une bouée autour de la taille… Je m’attendais à plus de « déchéance » par rapport à tout ce que j’avais lu mais force est de constater qu’il y a eu du ménage…
J14 Vang Vieng On loue des vélos pour aller voir les environs. On visite une grotte encore sans grand intérêt, où on nous demande de payer 50000 à la sortie… On continue le long d’une piste en plein cagnard et caillouteuse, on aurait peut-être dû prendre une moto, la route n’est vraiment pas agréable. Arrivée au Lagon Bleu, la grotte vaut ici le détour. Baignade agréable dans l’eau bleutée. Retour à VV, baignade dans la rivière (peut-être pas une très bonne idée…) et repos à la GH, où les bars crient à plein tube en face.
J15 Vang Vieng - Vientiane 3h30 de bus vers Vientiane. Route ici sans grand intérêt. La capitale semble très paisible, à l’image de tout le pays. Nous logeons au Dong Deuane 2, qui ressemble un peu à une cellule, sans attrait, mais pas cher. Nous commençons la balade du Lonely jusqu’au Patuxai, sorte d’Arc de Triomphe, la circulation en moins ! Visite d’un vat où il y a une célébration. Les femmes nous convient à participer et nous choient, nous apportent du café notamment…nous passons plus d’une heure et c’est un excellent souvenir de notre voyage. Enfin, visite du marché de la ville au bord du Mekong, plein de locaux en ce samedi soir.
J16 Vientiane Le temps se couvre, une fois n’est pas coutume, il fait gris. On finit la balade du Lonely pour aller au beau Vat Si Saket, puis direction le Buddha Park. Bouchons dus à la frontière thaïe – 1h30 de route. Le parc, rempli de sculptures de bouddhas, est très surprenant ! Un sawngthaew nous ramène au centre-ville. Direction le Pha That Luang, joli temple vietnamien. La pluie arrive, il pleut fort toute la nuit !
J17 Vientiane - Siem Reap Lever 3h pour aller prendre le premier avion vers Siem Reap. Nous sommes bien sûr tout seuls à l’aéroport pour son ouverture, tout petit aéroport où les panneaux sont encore changés à la main. Ambiance et situation assez irréelles ! 1er avion vers Pakse où nous devons descendre pour les formalités douanières, puis 2nd avion vers le Cambodge. Visa ultra-efficace à la douane. Un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener à notre GH Prohm Roth, très bien située. Petit tour de la ville bien plus touristique qu’au Laos, beaucoup plus de sollicitations et de mendicité, ça nous fait bizarre. Beaucoup beaucoup de chinois ! La rue centrale est assez déconcertante. Coucher de soleil sur le Phnom Bakheng. De retour à la GH, nous négocions 3 jours de tuktuk pour 50$.
J18 Siem Reap Début du circuit avec Angkor Thom et ses très beaux Bayon et Baphuon. Il fait très chaud ! S’ensuivent Preah Khan, Ta Prohm (très joli !). Notre chauffeur n’est vraiment pas très sympa et peu causant, tant pis. Belle journée sur les principaux sites, qui se termine par le coucher du soleil sur le légendaire Angkor Vat, malheureusement en partie en travaux. De retour à SR, marchés de nuit.
J19 Siem Reap Lever très matinal pour aller voir le lever du soleil sur Angkor Vat. Grande boucle avec comme points forts les 2 anciens : Mebon et Pre Rup. Déjeuner dans un restaurant au bord de Sra Srang. Après-midi consacré aux Roluos. Sur le Bakong, le plus joli des sites, on est envahi par des cars d’étudiants cambodgiens J Retour à SR dîner au Khmer Kitchen, bon et pas cher !
J20 Siem Reap Sites les plus au nord, Banteay Srei est à plus de 50 km. C’est notre site préféré, le cadre est superbe et les statues et gravures très bien conservées. Nous poussons jusqu’à Kbal Spean, rivière aux 1000 lingas, mais il y a très peu d’eau, dommage. Enfin, arrêt au Ta Keo sur le retour.
J21 Siem Reap - Paris Retour à Bangkok, 14 heures d’un voyage en bus épique et interminable où nous avons failli rater notre avion…
Voilà, notre voyage touche à sa fin. Nous avons vraiment beaucoup aimé ce voyage, surtout d’un point de vue humain car nous avons fait de très belles rencontres. L’ambiance sereine tout au long du voyage laotien, la douceur et la tranquillité des villes et villages nous ont fait beaucoup de bien. Les temples d’Angkor, notamment Banteay Srei, font également partie des points forts de ce voyage.
Bon voyage !
Dangers au Sri Lanka? English translation pending
Bonjour,
Cet été j'aurai souhaité partir au Sri Lanka en couple. Mais en me documentant, j'ai l'impression que c'est une destination dangereuse que ce soit en terme de sécurité (agression sexuelle) ou de maladie (dengue!!!!!!). Qu'en pensez-vous?
Par exemple le site France Diplomatie explique que la dengue est très présente...
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/sri-lanka-12338/
Merci d'avance pour vos retours!
Cet été j'aurai souhaité partir au Sri Lanka en couple. Mais en me documentant, j'ai l'impression que c'est une destination dangereuse que ce soit en terme de sécurité (agression sexuelle) ou de maladie (dengue!!!!!!). Qu'en pensez-vous?
Par exemple le site France Diplomatie explique que la dengue est très présente...
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/sri-lanka-12338/
Merci d'avance pour vos retours!
Choix d'hôtel et club de plongée aux alentours de Phuket English translation pending
Bonjour tout le monde.
Du 28/12/2013 au 03/01/2014 nous allons faire un tour du côté de Phuket et ses iles. Je commence à m'intéresser aux hôtels plutôt sympa dans le coin mais je suis confronté à une jungle d'hôtel qui me vendent leurs avantages plus alléchants les uns que les autres. Je n'arrive pas à faire mon choix. Durant notre séjour, nous souhaiterions profiter de la région de Phuket pour faire de la plongée et visiter les iles aux alentours. L'idée de l'hôtel que nous recherchons est assez précises mais lorsque nous nous rendons sur les sites, je vous confesse qu'il est bien dur de savoir si nous allons nous plaire parmi ceux qui nous vendent des monts et merveilles. L'idée est de trouver un hôtel assez calme, pas trop loin d'un endroit où nous pourrions aller manger le soir dans la rue ou des petits restaurants locaux, faire les touristes dans les marchés de nuit et pouvoir profiter des services d'un hôtel confortable. Notre budget est d'environ 1500-2000 euros pour les 6 nuits. Le fait de loger à Phuket même n'est pas une obligation mais je me dis que cela semble être un endroit assez central pour faire ce que nous voulons. Nous sommes évidement ouvert aux autres endroits qui pourraient rentrer dans nos critères de choix.
De plus, nous sommes à Bangkok quelques jours avant de descendre à Phuket. Nous logerons surement à l'hôtel Lebua tower. quels sont les moyens les plus rapides pour nous rendre à Phuket à partir de cet hôtel ou tout simplement à partir de Bangkok ?
Nous sommes plongeurs confirmés et nous souhaiterions effectués quelques plongées du côté de Phuket. Connaissez vous un club de plongée (si possible francophone) qui proposerait des plongées dans des endroits divers sur les différentes iles aux alentours de Phuket ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Du 28/12/2013 au 03/01/2014 nous allons faire un tour du côté de Phuket et ses iles. Je commence à m'intéresser aux hôtels plutôt sympa dans le coin mais je suis confronté à une jungle d'hôtel qui me vendent leurs avantages plus alléchants les uns que les autres. Je n'arrive pas à faire mon choix. Durant notre séjour, nous souhaiterions profiter de la région de Phuket pour faire de la plongée et visiter les iles aux alentours. L'idée de l'hôtel que nous recherchons est assez précises mais lorsque nous nous rendons sur les sites, je vous confesse qu'il est bien dur de savoir si nous allons nous plaire parmi ceux qui nous vendent des monts et merveilles. L'idée est de trouver un hôtel assez calme, pas trop loin d'un endroit où nous pourrions aller manger le soir dans la rue ou des petits restaurants locaux, faire les touristes dans les marchés de nuit et pouvoir profiter des services d'un hôtel confortable. Notre budget est d'environ 1500-2000 euros pour les 6 nuits. Le fait de loger à Phuket même n'est pas une obligation mais je me dis que cela semble être un endroit assez central pour faire ce que nous voulons. Nous sommes évidement ouvert aux autres endroits qui pourraient rentrer dans nos critères de choix.
De plus, nous sommes à Bangkok quelques jours avant de descendre à Phuket. Nous logerons surement à l'hôtel Lebua tower. quels sont les moyens les plus rapides pour nous rendre à Phuket à partir de cet hôtel ou tout simplement à partir de Bangkok ?
Nous sommes plongeurs confirmés et nous souhaiterions effectués quelques plongées du côté de Phuket. Connaissez vous un club de plongée (si possible francophone) qui proposerait des plongées dans des endroits divers sur les différentes iles aux alentours de Phuket ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Inde du Nord: trois semaines pour voyager English translation pending
Bonjouuuur,
Voilà, nous sommes trois filles qui allons partir en Inde en aout pendant trois semaines! On a bouclé notre itinéraire et j'aimerais avoir votre avis, vos astuces...
Notre voyage débute à l'aéroport de Mumbai, de là on s'envole directement vers Udaipur - Ranakpur- Jodhpur Jasailmer - Ajmer - Pushkar - Jaipur - Agra et retour sur Mumbai en vol direct par Dehli.
Merci d'avance :)
Voilà, nous sommes trois filles qui allons partir en Inde en aout pendant trois semaines! On a bouclé notre itinéraire et j'aimerais avoir votre avis, vos astuces...
Notre voyage débute à l'aéroport de Mumbai, de là on s'envole directement vers Udaipur - Ranakpur- Jodhpur Jasailmer - Ajmer - Pushkar - Jaipur - Agra et retour sur Mumbai en vol direct par Dehli.
Merci d'avance :)
Itinéraire à moto dans le nord du Vietnam English translation pending
bonjour a tous et a toute.
projetant un voyage de 4 mois en asie du sud est dont 1 mois au vietnam.
arrivant a ha giang le samedi 19 octobre 2013 , j'ai 10 jours a consacré du coter de dong van, meo vac et les alentours.
je compte voyager en moto que je louerais a ha giang en meme temp que le permis que je me procurerais aussis a Ha giang.
j'aimerais aussi consacrer apres cette etape 1 ou 2 journées sur bac ha avant de retourner sur Hanoi.
merci d'anvance a tous pour vos conseils d'itineraire.
bien a vous.
merci d'anvance a tous pour vos conseils d'itineraire.
bien a vous.
Conseils pour itinéraire au Rajasthan? English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons pour l'Inde de Nord (Rajasthan) fin Octobre pour 15 jours. Je vais prendre le temps de lire bien sur la rubrique concernée, mais si certains peuvent me conseiller pour un itinéraire sympa, je suis preneuse. Nous souhaitons faire: Delhi Agra Jasailmer Fathepur Sikri Jaipur Udaipur ou Jodhpur Delhi Merci d'avance pour votre aide!
Nous partons pour l'Inde de Nord (Rajasthan) fin Octobre pour 15 jours. Je vais prendre le temps de lire bien sur la rubrique concernée, mais si certains peuvent me conseiller pour un itinéraire sympa, je suis preneuse. Nous souhaitons faire: Delhi Agra Jasailmer Fathepur Sikri Jaipur Udaipur ou Jodhpur Delhi Merci d'avance pour votre aide!
Neige à Sapa (30 décembre 2012) English translation pending
Venez vite! De la neige est annoncée pour ce soir et demain matin. Il fait un froid à ne pas mettre un canard dehors aujourd'hui 😏 mais la perspective d'avoir de la neige me réchauffe le coeur!

Et pour tous les autres qui n'auraient pas la chance de voir les rizières sous un beau manteau blanc, sachez qu'à partir du 4-5 janvier, il refera beau avec des températures d'une quinzaine de degrés.
Comme quoi, y a pas que du brouillard en hiver. Pour l'instant on a dû en avoir qu'une quizaine de jours depuis octobre!

Et pour tous les autres qui n'auraient pas la chance de voir les rizières sous un beau manteau blanc, sachez qu'à partir du 4-5 janvier, il refera beau avec des températures d'une quinzaine de degrés.
Comme quoi, y a pas que du brouillard en hiver. Pour l'instant on a dû en avoir qu'une quizaine de jours depuis octobre!
Lettre birmane English translation pending
Lettres birmanes
en image sur http://laliberteautourdumonde.blogs-de-voyage.fr/
En route vers ce merveilleux pays, Inscrit depuis de longues années à notre programme de voyage, et que seule la junte birmane avait à de nombreuses fois contrecarrée notre projet. Nous nous posions un certain nombre de questions : Fallait il ou ne faillait il pas visiter ce pays ? Séjourner dans ce pays ce n’était pas cautionner le régime qui gardait emprisonnés ? Aung San Suu Kyi, assignée à résidence depuis 20 ans, n’avait elle pas appelée au boycott des intérêts de la junte ? La firme Total et nous français ne serions nous pas coupables de soutenir la junte au pouvoir en faisant travailler de force les paysans ? (lire l’avis du guide du routard) Nous avons suivi ses conseils à la lettre comme d’habitude (pas d’hôtel d’état etc) Et bien temps pis nous partirons ! et comme d’habitude nous irons nous faire une idée sur place même si les élections sont proches de notre jour d’arrivée, même si l’on peut craindre des mouvements de révolte comme celui des moines de 2007 qui nous avait fait écarter de notre route du tour du monde les merveilles birmanes. Et puis ne va t’on pas libérer une nouvelle fois « LA DAME DE RANGOON ».
Le voyage Après avoir obtenu nos visas (25€ par personne) nous avons choisi de partir avec MALAYSIAN AIRWAY pour 825€ par personne). Départ le 16 novembre 2010 avec un stop de 7 h à KUALA LUMPUR . Yangoon la capitale déchue Nous avions réservé dans l’ancienne capitale Rangoon au Three seasons hôtel dans la vieille ville phyuang@mptmail.net.mn) (20 us $ la chambre) Après 20 h de voyage nous découvrons enfin YANGOON ! La ville a perdu son statut de capitale en 2005, les militaires dans un délire paranoïaque ont transféré la capitale à 300 km au nord, peur de la concentration de personnes dans l’ancienne capitale difficile à contrôler ? (nous apercevrons du train cette nouvelle ville Naypyidawen construite en rase campagne, cela a nécessité le déménagement de tout le personnel ce qui explique un peu le déclin de Yangoon). Arrivée à l’hôtel nous effectuons le change, ici le taux est variable selon la valeur des billets à changer. Le taux plus faible que celui pratiqué au marché et dans la rue mais attention au change dans la rue (voir l’anecdote à lire en fin de récit, où nous avons voulu tester cette pratique).
L’hôtel est vraiment sympa ambiance familiale et routarde la patronne très avenante est aux petits soins.
Nos premiers pas dans la ville Toujours ce même enchantement que l’Asie nous procure, cette activité dans les rues, elles sont pleines de petits commerces, les visages sont souriants. Mais YANGOON dégage déjà une autre atmosphère que les autres grandes cités de cette partie du monde, notre première remarque fut cette ressemblance avec LA HAVANNE à CUBA, même bâtiments aux façades décrépies même fils électriques à la pendouille dans tous les sens, même caniveaux à ciel ouvert, Ici les bâtiments révèlent l’ancienne présence coloniale anglaise, tout semble à l’abandon, des jardins aux herbes folles, ou jonchés de détritus, des bâtiments abandonnés, même celui du misnister’s office où sont basés des éléments de la police qui ressemble plus à un squat qu’a une caserne. La ville est comme stoppée dans un élan, sans aucune comparaison avec HANOI, SAIGON, BANGKOK ou les villes chinoises que nous avons traversées, ces villes sont dans une autre époque. Le temps semble s’être figé, il y a 50 ans lors de l’instauration de la dictature, pourtant au fil de nos pas nous trouvons que la ballade est agréable, pas de harcèlement des vendeurs, pas de mobylettes pétaradantes, (elles sont interdites ou réservées aux collaborateurs du pouvoir) . Mais au delà des sourires, nous côtoyons aussi au détour des ruelles des scènes qui nous rappellent la pauvreté des habitants, (le Myanmar malgré ses richesses est classé dans les pays les plus pauvres d’Asie). Nous resterons longtemps marqués par la vue de ces femmes accroupies autour d’un crâne de vache dont elles pèlent avec une lame de rasoir de fines pellicules de chair restées collées à l’os. La pagode Shwedagon Depuis 2500 ans elle veille sur la ville du haut de la colline, elle est vraiment impressionnante, les touristes accèdent par un ascenseur après avoir réglé le ticket (5$). La surprise est totale lorsque nous accédons sur le plateau, autour de l’immense stupa centrale de 100m de haut 43 m de diamètre, recouvert de 700 kg d’or, il y a une multitude de petites pagodes, petits temples, aires de repos de statues colorées. . Ces petits bâtiments ont été offerts par de riches familles, nous découvrons des petits oratoires représentant tous les jours de la semaine, les birmans arrosent la tête des différentes statues représentant le jour de leur naissance. En rentrant nous passons à la gare centrale pour acheter nos billet de train pour Mandalay, la gare est vraiment étrange, cela se complique un peu car toutes les informations sont en caractères birmans et peu de birman parle l’anglais. Après avoir présenté nos passeports, l’employé rédige trois formulaires papier avec Carbonne….(nous avions oublié l’existence du papier carbone). Nous réglons les 30$ par personne départ demain matin 6 h
LE TRAIN Les trains birmans partent parfois en retard mais parfois aussi en avance. Difficile de trouver son wagon, nous obtenons assez rapidement de l’aide de la part des passagers birmans, ils sont vraiment sympas. Le train démarre à l’heure et le spectacle commence. Le train brinqueballe dans tous les sens. Dès la sortie de la ville après avoir circulé auprès des quartiers chics de Yangon, nous découvrons la campagne avec ces rizières à perte de vue, les paysans au travail dans les champs, les buffles qui tractent des chariots, les femmes qui lavent leur linge dans de petits étangs. A chaque traversée de village le train est pris d’assaut par des nuées de vendeurs ambulants, nous voyons arriver le bibliothécaire qui tire d’une grande besace des bouquins tous couverts, des BD, des mangas, chaque passager choisit et le bibliothécaire note la place et les références des livres empruntés sur un petit calepin. Passe aussi de la nourriture, riz, soupe, friandises, boissons, poissons séchés, un homme passe avec une demi-douzaine de canards fumés.
Un arrêt en gare de la nouvelle capitale Naypyidawen. La ville est entièrement bétonnée en rase campagne. Elle ressemble à un bunker.
Malgré la fatigue, nous passerons 19 heures dans le train dont les sièges ne sont pas dès plus confortables, mais nous ne nous sommes pas ennuyés.
MANDALAY L’ancienne capitale Birmane est située à 600 km de Yangon au centre du pays. Avec ses 150 monastères, on ressent ici l’importance de la foie Bouddhique, Nous dormons au ROYAL CITY HOTEL un petit hôtel de type chinois à proximité du palais. Nous ferons le tour des remparts qui ferme le palais. Le long des douves se pressent les habitants pour faire leur jogging ou des exercice physiques à la chinoise ou tout simplement profiter de la fraicheur.
Notre première visite sera pour la maison du roi Mindon avec son architecture particulière, il est entièrement construit en teck, le toit est superbe et les façades sont couvertes de sculptures finement ciselées.
A côté le monastère d’ATUMASHI KYAUNG ne présente aucun intérêt. La pagode de KUTHODAW est par contre très agréable avec ses petits stupas qui renferment chacune une stèle (il y en a 729 ) où est gravé « le canon » qui est la règle de décisions solennelles du bouddhisme.
Nous attaquons l’ascension de la colline Mandalay par l’un des trois chemins couverts, 1700 marches, le parcours est entrecoupé par des paliers où sont installés de petits temples et oratoires, toute une population de vie accrochée à la colline . Au sommet sur la plateforme de la pagode, la vue sur la ville est très belle, nous découvrons l’étendue de la vallée et les nombreux monastères au pied de la colline. Comme dans tous les temples de nombreux birmans prient et font des offrandes.
Nous quittons la pagode par la route et visitons le palais royal. Il est situé au milieu d’un parc occupé par l’armée, il sert de garnison ce qui ne nous empêche pas de croiser un troupeau de vaches ?. L’accès est sévèrement gardé et des panneaux vous informent des zones interdites.
Le palais reconstruit après la dernière guerre n’est pas en très bon état, les planches disjointes, les toitures en tôles, les peintures rouge et or font de cet ensemble une représentation un peu pauvre, il est vide. Un repas BIRMAN dans la soirée pour 6200 Ks vraiment très bon. En rentrant nous négocions le Taxi bleu. Une voiturette pétaradante avec deux banquettes à l’arrière, le tarif est de 17000ks pour la journée.
LES TEMPLES AUTOUR DE MANDALAY
Tôt le matin nous retrouvons notre taxy bleu. Nous partons pour AMARAPURA situé à 13 km de la ville. La circulation est intense. Nous découvrons ce pont de U Bein construit en teck, il surplombe un lac sur 1,2 km. Beaucoup de birmans se promènent ou traversent ce pont pour rejoindre les temples, ils sont accostés par une noria de photographes qui leur proposent d’immortaliser leur visite. Nous rejoignons le monastère pour assister au déjeuner des moines, ils forment une longue file et se font servir par des bénévoles. Le calme est gâché par de nombreux touristes débarquant de cars, c’est l’attraction.
Nous quittons ce lieu, un peu honteux d’avoir participé à cette mascarade, nous flânons dans le monastère pour entrevoir les salles d’études et les habitations des moines.
INWA Après avoir traversé le fleuve en barque et refusé d’emprunter les calèches qui sont un vrai attrape-touriste, nous parcourons la petite île à pied. Nous sommes dans un autre univers, c’est la campagne avec ses petites maisons sur pilotis, les enfants courent, tendent une ficelle en travers de la route pour empocher quelques bonbons, ils sont souriants. Nous découvrons le temple da Manhagand hayon entièrement en bois sculpté. Nous décidons de faire du stop et une camionnette s’arrête rapidement avec à bord toute une famille. Ils nous feront faire l’ensemble de la visite jusqu’à la pagode de Kyauktawgyi. Nous continuons la visite par le temple de Maha Aung Mye Bon Zan, puis le monastère de BAGAYA lui aussi entièrement en bois avec des très beaux ornements sculptés. Il abrite une école pour enfants défavorisés, nous déposons nos stylos auprès du moine chargé de leur instruction. Nous terminerons par la tour penchée dite « tour du pays » haute de 27 m, elle offre une belle vue sur l’ile, le fleuve et le pont qui nous mènera à SAGAING.
La visite de l’ensemble des sites est impossible, si l’on souhaite faire le tour des trois citées dans la journée. La calèche est surement le bon moyen, mais attention c’est aussi un attrape touriste, le prix annoncé n’est pas toujours respecté.
SAGAIN La ville comprenant plusieurs centaines de monastères, BOUDHA en personne serait venu sur cette colline. La vue du haut de la plateforme du temple est vraiment superbe, on peut y voir les dizaines de stupas, les différents monastères bâtis au flanc de la colline qui surplombe le fleuve.
Nous passerons la soirée à flâner dans les rues, c’est dimanche, nous assisterons à une partie de CHINION, ce sport de balle est très apprécié des birmans. Les joueurs doivent maintenir la balle le plus longtemps en l’air en la frappant avec les pieds.
Dernier jour, nous partons faire un tour de marché et terminer notre séjour par la visite de la pagode de Mahamuni. C’est la plus prestigieuse, le monde est partout il y a de nombreuses boutiques qui se trouvent de chaque coté des longues allées couvertes menant à la pagode, des statues de marbre, de bois, en métal, des offrandes de toutes les sortes, fleurs, fruits etc. Au centre trône le BOUDHA que seuls les hommes sont autorisés à approcher pour coller des feuilles d’or, la statue est toute difforme, la couche d’or mesure près de 20 cm sur sa poitrine (dixit le GDR), les femmes restent prier dans une zone réservée à l’écart. Dans la cour nous trouvons les très belles statues KHMERES ramenées du temple d’ANKOR. Dans la cour il y a de nombreux mendiants, l’ambiance est toutefois très agréable et nous passons un bon moment parmi les sculpteurs.
Demain nous partons pour BAGAN par le speed boat (prix des billets 66€.) La route de MANDALAY c’est ainsi que l’on nomme le fleuve IRRAWADDY, il mesure 2710 Km de long et descend des cimes de l’Himalaya jusqu’ au golfe du Bengale. Artère vitale du pays, compte tenu de l’état des routes, le fleuve est large et les berges très hautes.
Par endroit des accès aux villages ont été creusés dans la berge pour permettre le débarquement des passagers ou de marchandises. Nous entrevoyons quelques scènes de la vie locale, de petites navettes fluviales traversent le fleuve. Le bateau local que nous croisons met plusieurs jours à faire la remontée mais il semble réservé au Birmans.
BAGAN
Nous sommes attendus au débarcadère par le service des taxes (20 $ pour deux). Nous logeons au May kha la chambre à 15$ est spacieuse et agréable l’accueil est vraiment très charmant, la patronne très gentille et serviable tout au long de notre séjour, une bonne adresse.
Nous démarrons notre visite en taxi collectif pour rejoindre OLD BAGAN ou se situe le site. Imaginer sur 50 Km2 près de 2000 temples pagodes et stupas, un vrai rêve. Ils ont été construits entre le XI et le XIII siècle. Nous sommes émerveillés par toutes ces constructions disséminées dans la campagne, toutes différentes, qu’elles soient de taille modeste ou majestueuse, ressemblant à des pyramides en briques ou en stuc.
La vue du haut de l’un de ces édifices est magnifique, nous resterons assis au sommet une bonne heure à profiter du calme.
Pour notre seconde journée nous avons loué des vélos. Nous continuons notre visite en poussant vers new Bagan et les bords du fleuve. Sur le chemin du retour nous nous perdons dans un village d’artisans. Demain nous quittons ce magnifique site pour rejoindre le lac INLE par le bus : 38 $ pour deux. Le bus est surchargé, la route très rapidement se transforme en chemin de terre. LE LAC INLE Nous avons choisi de nous installer à Nyaungshwe, situé au nord du lac, nous logeons à la Guest-house « for sisters »en fait elles ne sont plus que deux.
Les chambres sont correctes mais petite sans fenêtre nous sommes au bord du canal, l’ambiance est très familiale.
Le lac Inle mesure 20km de long sur 8 à 10 de large. C’est un vrai jardin flottant. Les pêcheurs rament avec une de leur jambe.
Le canal est l’artère principale du lac et des barques à moteur circulent toute la journée. C’est un incessant va et vient de longues pirogues noires. Un vrai cordon ombilical où tout transit pour l’approvisionnement des 40 villages flottants qui sont disséminés sur le lac, transport de personnes de marchandises, des fruits et légumes cultivés sur les iles flottantes du lac
Des tonnes de tomates arrivent, elles sont déchargées, triées, misent en caisse puis transférées dans des camions par des portefaix.
Ces camions reprennent la route chaque soir pour ravitailler Rangoon, un vrai défi car la routes est si étroite. Le soir les jeunes femmes rentrent sous les toits de tôle avec leur gamelle et un petit sachet de tomates. Le lendemain nous partons sur le lac accompagnés par notre hôtesse nous visiterons les villages principaux autour du lac des pagodes
Le lendemain nous partons pour une longue marche qui nous conduira vers « LE MONT CAVE « nous visiterons une école et comme partout autour du monde donnerons des stylos à la maitresse
Nous passerons ensuite prendre un verre à « DEVIN RED MONTAIN ESTATE » Une vigne gérée par un français. il produit un sauvignon blanc il vend essentiellement aux hôtels à touristes de Rangoon. Pour notre avant dernière journée nous partons visiter le monastère de SHWE YANPAY le l’autre coté de la ville les marais sont protégés par une longue digue entourée de villages, la ballade est très animée et certains paysages font penser à la Brière. Nous ne quitterons pas la ville sans la traditionnelle visite au marché
Demain retour su RANGOON
Le bus part à 15h et nous arriverons après un voyage assez éprouvant à 4h15 du matin à la gare de bus central de Rangoon. Une animation assez indescriptible règne, des bus partout, des taxis, nous finissons par négocier un taxi collectif pour rejoindre la ville.
Nous retournons à l’hôtel Three seasons hôtel », malgré notre réservation celui-ci est complet, la patronne toujours aussi charmante malgré l’heure nous installera dans la cour et nous servira le thé. Le petit déjeuner sera le bienvenu. Nous retournons manger une dernière fois dans notre restaurant favori heik san PH 295015 N° 71/51 middle. Nous consacrerons notre dernière journée à la visite de la ville et du quartier musulman et d’un magnifique parc où se retrouvent les peintres et les amoureux.
Départ pour Paris il nous reste 2$ en poche Promis nous reviendrons Ce pays est trop beau rene et marie claire
En route vers ce merveilleux pays, Inscrit depuis de longues années à notre programme de voyage, et que seule la junte birmane avait à de nombreuses fois contrecarrée notre projet. Nous nous posions un certain nombre de questions : Fallait il ou ne faillait il pas visiter ce pays ? Séjourner dans ce pays ce n’était pas cautionner le régime qui gardait emprisonnés ? Aung San Suu Kyi, assignée à résidence depuis 20 ans, n’avait elle pas appelée au boycott des intérêts de la junte ? La firme Total et nous français ne serions nous pas coupables de soutenir la junte au pouvoir en faisant travailler de force les paysans ? (lire l’avis du guide du routard) Nous avons suivi ses conseils à la lettre comme d’habitude (pas d’hôtel d’état etc) Et bien temps pis nous partirons ! et comme d’habitude nous irons nous faire une idée sur place même si les élections sont proches de notre jour d’arrivée, même si l’on peut craindre des mouvements de révolte comme celui des moines de 2007 qui nous avait fait écarter de notre route du tour du monde les merveilles birmanes. Et puis ne va t’on pas libérer une nouvelle fois « LA DAME DE RANGOON ».
Le voyage Après avoir obtenu nos visas (25€ par personne) nous avons choisi de partir avec MALAYSIAN AIRWAY pour 825€ par personne). Départ le 16 novembre 2010 avec un stop de 7 h à KUALA LUMPUR . Yangoon la capitale déchue Nous avions réservé dans l’ancienne capitale Rangoon au Three seasons hôtel dans la vieille ville phyuang@mptmail.net.mn) (20 us $ la chambre) Après 20 h de voyage nous découvrons enfin YANGOON ! La ville a perdu son statut de capitale en 2005, les militaires dans un délire paranoïaque ont transféré la capitale à 300 km au nord, peur de la concentration de personnes dans l’ancienne capitale difficile à contrôler ? (nous apercevrons du train cette nouvelle ville Naypyidawen construite en rase campagne, cela a nécessité le déménagement de tout le personnel ce qui explique un peu le déclin de Yangoon). Arrivée à l’hôtel nous effectuons le change, ici le taux est variable selon la valeur des billets à changer. Le taux plus faible que celui pratiqué au marché et dans la rue mais attention au change dans la rue (voir l’anecdote à lire en fin de récit, où nous avons voulu tester cette pratique).
L’hôtel est vraiment sympa ambiance familiale et routarde la patronne très avenante est aux petits soins.
Nos premiers pas dans la ville Toujours ce même enchantement que l’Asie nous procure, cette activité dans les rues, elles sont pleines de petits commerces, les visages sont souriants. Mais YANGOON dégage déjà une autre atmosphère que les autres grandes cités de cette partie du monde, notre première remarque fut cette ressemblance avec LA HAVANNE à CUBA, même bâtiments aux façades décrépies même fils électriques à la pendouille dans tous les sens, même caniveaux à ciel ouvert, Ici les bâtiments révèlent l’ancienne présence coloniale anglaise, tout semble à l’abandon, des jardins aux herbes folles, ou jonchés de détritus, des bâtiments abandonnés, même celui du misnister’s office où sont basés des éléments de la police qui ressemble plus à un squat qu’a une caserne. La ville est comme stoppée dans un élan, sans aucune comparaison avec HANOI, SAIGON, BANGKOK ou les villes chinoises que nous avons traversées, ces villes sont dans une autre époque. Le temps semble s’être figé, il y a 50 ans lors de l’instauration de la dictature, pourtant au fil de nos pas nous trouvons que la ballade est agréable, pas de harcèlement des vendeurs, pas de mobylettes pétaradantes, (elles sont interdites ou réservées aux collaborateurs du pouvoir) . Mais au delà des sourires, nous côtoyons aussi au détour des ruelles des scènes qui nous rappellent la pauvreté des habitants, (le Myanmar malgré ses richesses est classé dans les pays les plus pauvres d’Asie). Nous resterons longtemps marqués par la vue de ces femmes accroupies autour d’un crâne de vache dont elles pèlent avec une lame de rasoir de fines pellicules de chair restées collées à l’os. La pagode Shwedagon Depuis 2500 ans elle veille sur la ville du haut de la colline, elle est vraiment impressionnante, les touristes accèdent par un ascenseur après avoir réglé le ticket (5$). La surprise est totale lorsque nous accédons sur le plateau, autour de l’immense stupa centrale de 100m de haut 43 m de diamètre, recouvert de 700 kg d’or, il y a une multitude de petites pagodes, petits temples, aires de repos de statues colorées. . Ces petits bâtiments ont été offerts par de riches familles, nous découvrons des petits oratoires représentant tous les jours de la semaine, les birmans arrosent la tête des différentes statues représentant le jour de leur naissance. En rentrant nous passons à la gare centrale pour acheter nos billet de train pour Mandalay, la gare est vraiment étrange, cela se complique un peu car toutes les informations sont en caractères birmans et peu de birman parle l’anglais. Après avoir présenté nos passeports, l’employé rédige trois formulaires papier avec Carbonne….(nous avions oublié l’existence du papier carbone). Nous réglons les 30$ par personne départ demain matin 6 h
LE TRAIN Les trains birmans partent parfois en retard mais parfois aussi en avance. Difficile de trouver son wagon, nous obtenons assez rapidement de l’aide de la part des passagers birmans, ils sont vraiment sympas. Le train démarre à l’heure et le spectacle commence. Le train brinqueballe dans tous les sens. Dès la sortie de la ville après avoir circulé auprès des quartiers chics de Yangon, nous découvrons la campagne avec ces rizières à perte de vue, les paysans au travail dans les champs, les buffles qui tractent des chariots, les femmes qui lavent leur linge dans de petits étangs. A chaque traversée de village le train est pris d’assaut par des nuées de vendeurs ambulants, nous voyons arriver le bibliothécaire qui tire d’une grande besace des bouquins tous couverts, des BD, des mangas, chaque passager choisit et le bibliothécaire note la place et les références des livres empruntés sur un petit calepin. Passe aussi de la nourriture, riz, soupe, friandises, boissons, poissons séchés, un homme passe avec une demi-douzaine de canards fumés.
Un arrêt en gare de la nouvelle capitale Naypyidawen. La ville est entièrement bétonnée en rase campagne. Elle ressemble à un bunker.
Malgré la fatigue, nous passerons 19 heures dans le train dont les sièges ne sont pas dès plus confortables, mais nous ne nous sommes pas ennuyés.
MANDALAY L’ancienne capitale Birmane est située à 600 km de Yangon au centre du pays. Avec ses 150 monastères, on ressent ici l’importance de la foie Bouddhique, Nous dormons au ROYAL CITY HOTEL un petit hôtel de type chinois à proximité du palais. Nous ferons le tour des remparts qui ferme le palais. Le long des douves se pressent les habitants pour faire leur jogging ou des exercice physiques à la chinoise ou tout simplement profiter de la fraicheur.
Notre première visite sera pour la maison du roi Mindon avec son architecture particulière, il est entièrement construit en teck, le toit est superbe et les façades sont couvertes de sculptures finement ciselées.
A côté le monastère d’ATUMASHI KYAUNG ne présente aucun intérêt. La pagode de KUTHODAW est par contre très agréable avec ses petits stupas qui renferment chacune une stèle (il y en a 729 ) où est gravé « le canon » qui est la règle de décisions solennelles du bouddhisme.
Nous attaquons l’ascension de la colline Mandalay par l’un des trois chemins couverts, 1700 marches, le parcours est entrecoupé par des paliers où sont installés de petits temples et oratoires, toute une population de vie accrochée à la colline . Au sommet sur la plateforme de la pagode, la vue sur la ville est très belle, nous découvrons l’étendue de la vallée et les nombreux monastères au pied de la colline. Comme dans tous les temples de nombreux birmans prient et font des offrandes.
Nous quittons la pagode par la route et visitons le palais royal. Il est situé au milieu d’un parc occupé par l’armée, il sert de garnison ce qui ne nous empêche pas de croiser un troupeau de vaches ?. L’accès est sévèrement gardé et des panneaux vous informent des zones interdites.
Le palais reconstruit après la dernière guerre n’est pas en très bon état, les planches disjointes, les toitures en tôles, les peintures rouge et or font de cet ensemble une représentation un peu pauvre, il est vide. Un repas BIRMAN dans la soirée pour 6200 Ks vraiment très bon. En rentrant nous négocions le Taxi bleu. Une voiturette pétaradante avec deux banquettes à l’arrière, le tarif est de 17000ks pour la journée.
LES TEMPLES AUTOUR DE MANDALAY
Tôt le matin nous retrouvons notre taxy bleu. Nous partons pour AMARAPURA situé à 13 km de la ville. La circulation est intense. Nous découvrons ce pont de U Bein construit en teck, il surplombe un lac sur 1,2 km. Beaucoup de birmans se promènent ou traversent ce pont pour rejoindre les temples, ils sont accostés par une noria de photographes qui leur proposent d’immortaliser leur visite. Nous rejoignons le monastère pour assister au déjeuner des moines, ils forment une longue file et se font servir par des bénévoles. Le calme est gâché par de nombreux touristes débarquant de cars, c’est l’attraction.
Nous quittons ce lieu, un peu honteux d’avoir participé à cette mascarade, nous flânons dans le monastère pour entrevoir les salles d’études et les habitations des moines.
INWA Après avoir traversé le fleuve en barque et refusé d’emprunter les calèches qui sont un vrai attrape-touriste, nous parcourons la petite île à pied. Nous sommes dans un autre univers, c’est la campagne avec ses petites maisons sur pilotis, les enfants courent, tendent une ficelle en travers de la route pour empocher quelques bonbons, ils sont souriants. Nous découvrons le temple da Manhagand hayon entièrement en bois sculpté. Nous décidons de faire du stop et une camionnette s’arrête rapidement avec à bord toute une famille. Ils nous feront faire l’ensemble de la visite jusqu’à la pagode de Kyauktawgyi. Nous continuons la visite par le temple de Maha Aung Mye Bon Zan, puis le monastère de BAGAYA lui aussi entièrement en bois avec des très beaux ornements sculptés. Il abrite une école pour enfants défavorisés, nous déposons nos stylos auprès du moine chargé de leur instruction. Nous terminerons par la tour penchée dite « tour du pays » haute de 27 m, elle offre une belle vue sur l’ile, le fleuve et le pont qui nous mènera à SAGAING.
La visite de l’ensemble des sites est impossible, si l’on souhaite faire le tour des trois citées dans la journée. La calèche est surement le bon moyen, mais attention c’est aussi un attrape touriste, le prix annoncé n’est pas toujours respecté.
SAGAIN La ville comprenant plusieurs centaines de monastères, BOUDHA en personne serait venu sur cette colline. La vue du haut de la plateforme du temple est vraiment superbe, on peut y voir les dizaines de stupas, les différents monastères bâtis au flanc de la colline qui surplombe le fleuve.
Nous passerons la soirée à flâner dans les rues, c’est dimanche, nous assisterons à une partie de CHINION, ce sport de balle est très apprécié des birmans. Les joueurs doivent maintenir la balle le plus longtemps en l’air en la frappant avec les pieds.
Dernier jour, nous partons faire un tour de marché et terminer notre séjour par la visite de la pagode de Mahamuni. C’est la plus prestigieuse, le monde est partout il y a de nombreuses boutiques qui se trouvent de chaque coté des longues allées couvertes menant à la pagode, des statues de marbre, de bois, en métal, des offrandes de toutes les sortes, fleurs, fruits etc. Au centre trône le BOUDHA que seuls les hommes sont autorisés à approcher pour coller des feuilles d’or, la statue est toute difforme, la couche d’or mesure près de 20 cm sur sa poitrine (dixit le GDR), les femmes restent prier dans une zone réservée à l’écart. Dans la cour nous trouvons les très belles statues KHMERES ramenées du temple d’ANKOR. Dans la cour il y a de nombreux mendiants, l’ambiance est toutefois très agréable et nous passons un bon moment parmi les sculpteurs.
Demain nous partons pour BAGAN par le speed boat (prix des billets 66€.) La route de MANDALAY c’est ainsi que l’on nomme le fleuve IRRAWADDY, il mesure 2710 Km de long et descend des cimes de l’Himalaya jusqu’ au golfe du Bengale. Artère vitale du pays, compte tenu de l’état des routes, le fleuve est large et les berges très hautes.
Par endroit des accès aux villages ont été creusés dans la berge pour permettre le débarquement des passagers ou de marchandises. Nous entrevoyons quelques scènes de la vie locale, de petites navettes fluviales traversent le fleuve. Le bateau local que nous croisons met plusieurs jours à faire la remontée mais il semble réservé au Birmans.
BAGAN
Nous sommes attendus au débarcadère par le service des taxes (20 $ pour deux). Nous logeons au May kha la chambre à 15$ est spacieuse et agréable l’accueil est vraiment très charmant, la patronne très gentille et serviable tout au long de notre séjour, une bonne adresse.
Nous démarrons notre visite en taxi collectif pour rejoindre OLD BAGAN ou se situe le site. Imaginer sur 50 Km2 près de 2000 temples pagodes et stupas, un vrai rêve. Ils ont été construits entre le XI et le XIII siècle. Nous sommes émerveillés par toutes ces constructions disséminées dans la campagne, toutes différentes, qu’elles soient de taille modeste ou majestueuse, ressemblant à des pyramides en briques ou en stuc.
La vue du haut de l’un de ces édifices est magnifique, nous resterons assis au sommet une bonne heure à profiter du calme.
Pour notre seconde journée nous avons loué des vélos. Nous continuons notre visite en poussant vers new Bagan et les bords du fleuve. Sur le chemin du retour nous nous perdons dans un village d’artisans. Demain nous quittons ce magnifique site pour rejoindre le lac INLE par le bus : 38 $ pour deux. Le bus est surchargé, la route très rapidement se transforme en chemin de terre. LE LAC INLE Nous avons choisi de nous installer à Nyaungshwe, situé au nord du lac, nous logeons à la Guest-house « for sisters »en fait elles ne sont plus que deux.
Les chambres sont correctes mais petite sans fenêtre nous sommes au bord du canal, l’ambiance est très familiale.
Le lac Inle mesure 20km de long sur 8 à 10 de large. C’est un vrai jardin flottant. Les pêcheurs rament avec une de leur jambe.
Le canal est l’artère principale du lac et des barques à moteur circulent toute la journée. C’est un incessant va et vient de longues pirogues noires. Un vrai cordon ombilical où tout transit pour l’approvisionnement des 40 villages flottants qui sont disséminés sur le lac, transport de personnes de marchandises, des fruits et légumes cultivés sur les iles flottantes du lac
Des tonnes de tomates arrivent, elles sont déchargées, triées, misent en caisse puis transférées dans des camions par des portefaix.
Ces camions reprennent la route chaque soir pour ravitailler Rangoon, un vrai défi car la routes est si étroite. Le soir les jeunes femmes rentrent sous les toits de tôle avec leur gamelle et un petit sachet de tomates. Le lendemain nous partons sur le lac accompagnés par notre hôtesse nous visiterons les villages principaux autour du lac des pagodes
Le lendemain nous partons pour une longue marche qui nous conduira vers « LE MONT CAVE « nous visiterons une école et comme partout autour du monde donnerons des stylos à la maitresse
Nous passerons ensuite prendre un verre à « DEVIN RED MONTAIN ESTATE » Une vigne gérée par un français. il produit un sauvignon blanc il vend essentiellement aux hôtels à touristes de Rangoon. Pour notre avant dernière journée nous partons visiter le monastère de SHWE YANPAY le l’autre coté de la ville les marais sont protégés par une longue digue entourée de villages, la ballade est très animée et certains paysages font penser à la Brière. Nous ne quitterons pas la ville sans la traditionnelle visite au marché
Demain retour su RANGOON
Le bus part à 15h et nous arriverons après un voyage assez éprouvant à 4h15 du matin à la gare de bus central de Rangoon. Une animation assez indescriptible règne, des bus partout, des taxis, nous finissons par négocier un taxi collectif pour rejoindre la ville.
Nous retournons à l’hôtel Three seasons hôtel », malgré notre réservation celui-ci est complet, la patronne toujours aussi charmante malgré l’heure nous installera dans la cour et nous servira le thé. Le petit déjeuner sera le bienvenu. Nous retournons manger une dernière fois dans notre restaurant favori heik san PH 295015 N° 71/51 middle. Nous consacrerons notre dernière journée à la visite de la ville et du quartier musulman et d’un magnifique parc où se retrouvent les peintres et les amoureux.
Départ pour Paris il nous reste 2$ en poche Promis nous reviendrons Ce pays est trop beau rene et marie claire
Hôtels à Ha Giang et environs? English translation pending
Bonjour.
En parcourant le forum je trouve 2 hôtels recommandés pour la ville de Ha Giang :
* Truong Xuan resort
* Ha Giang resort
En regardant les descriptions j'ai l'impression qu'il s'agit d'un seul et même hôtel. Ai-je raison ?
Avez-vous d'autres hôtels à me recommander sur Ha Giang et sur la région comprise entre Bac Ha et Dong Van ?
Merci.
Jean Michel.
Le Sri Lanka en famille pendant 15 jours en juillet 2012 English translation pending
VOYAGE EN FAMILLE (2 ADULTES- 2 ENFANTS 7 ET 9 ANS ) AU SRI-LANKA PENDANT 15 JOURS
Départ le jeudi 19 juillet 2012 à 11h40 depuis Genève.
L’enregistrement se fait rapidement mais le contrôle de sécurité nécessite toujours du temps et mieux vaut compter 30’ pour franchir cette étape.
Au programme, 6h00 de vol jusqu’à Doha. Nous voyageons avec Qatar et les enfants sont ravis car il y a la TV et menus enfants ( que l’on peut choisir lors de la réservation des billets). Le premier repas sera riz-poulet.
Nous avons peu de temps pour prendre la correspondance Doha – Colombo et nous devons courir pour arriver à la porte d’embarquement. Deuxième repas riz-poulet qui nous met déjà dans l’ambiance sri-lankaise. Petit vol de 4h30 pour Colombo.
Vendredi 20 juillet 2012, 3h30 du matin.
Les formalités sont vite remplies. Après la zone de sécurité, il y a un bancomat pour retirer de l’argent ou plusieurs bureaux de change. Nous avons choisi « Thomas Cook » et changé des dollars pour des roupies Sri-Lankaise. (cours à 130 rps pour 100 $ sans frais). Ce sera le meilleur taux trouvé durant le voyage par rapport aux banques à Dambulla, Haputale ou Tissa.
Notre chauffeur nous attend à la sortie comme prévu. Premier contact avec les gens, la température et les odeurs. Il est 3h45 du matin et il fait très sombre à l’extérieur de l’aéroport. Il ne semble pas facile de trouver un bus pour rejoindre Negombo. On charge les sacs à dos dans la voiture et direction l’hôtel Angel Inn à Negombo. La conduite est à gauche comme en Angleterre, pas de lumière au bord des routes, pas de signalisation. Après 20’, nous arrivons à l’hôtel. Nous prenons possession de deux chambres dans la nouvelle partie de l’établissement. On se couche pour récupérer du trajet.
10h00, on se lève et nous partons à la découverte de Negombo et du Sri-Lanka. Nous longeons une petite rue pour rejoindre la plage qui s’étend à perte de vue. La Dephanie Guest House est située sur la plage. Il fait déjà très chaud et casquettes, crème et bouteille d’eau sont indispensables pour commencer notre découverte. Nous reprenons la rue principale qui grouille de TukTuk, bus, vélos et personnes à pied. C’est le dépaysement total. Nous achetons nos premiers beignets de poisson pour 10 centimes pièces. Ils sont forts et la réputation d’une cuisine sri-lankaise très épicées est justifiée.Nous passons devant une église catholique et assistons à un cours scolaire dans un petit bâtiment à côté de l’église. Tout le monde nous regarde avec curiosité et de grands sourires. Nous visitons notre premier temple boudhiste. Les chaussures doivent restés à l’extérieur et une personne se chargera de les garder pour vous moyennant une rétribution. Il faut compter 10 rps par paire de chaussures. Cette pratique nous accompagnera tout au long du voyage et permet aux plus démunis de gagner de l’argent.
Après 10 minutes de marche, nous atteignons un carrefour. Si vous prenez à gauche, vous rejoindre le centre-ville de Negombo. Nous décidons de continuer tout droit en direction du port et son marché aux poissons. Il y a des milliers de poissons qui sèchent sur des tapis. Une personne nous aborde et nous explique les différentes espèces qui sèchent au soleil puis petit tour dans le marché où il y a langouste, homards, crevettes…. Après cette explication, le guide improvisé nous demande des francs suisse, dollar ou rps. Tout travail mérite salaire, nous lui donnons x rps. Nous reprenons notre chemin en direction de centre-ville. Nous croisons une personne que nous aurions rencontré le matin à l’hôtel et entamons la discussion sur d’où on vient… Il est 13h et nous avons faim et soif. Il nous amène dans un petit restaurant où nous mangerons du riz, crevettes, poulet. Cela se corse lorsqu’il faut payer le repas car le prix est exorbitant. Il faut se rendre à l’évidence, on se fait arnaquer tel le touriste lambda. Est-ce le décalage, la fatigue ou la chaleur mais nous avons été vraiment naïf de faire confiance à cette personne. Nous refusons de payer le prix et payons la moitié de ce qu’il demande. Cela nous a servi de leçon et nous serons vigilants pour le reste du voyage.
Nous arrivons vers l’horloge de la ville et prenons la direction de la gare routière pour nous renseigner sur les horaires de bus pour Kandy. Sur le chemin, il y a des petites boutiques, magasins qui vendent de tous. Un restaurant « Nayomis » propose des jus de fruits, poulet-riz à de très bon prix. Si vous avez soif ou faim, n’hésitez pas à vous y arrêter. C’est très bien servi et c’est bon. (Eau 50rps, Poulet-riz 400rps, gâteaux 40-90 rps.)
Plusieurs bus partent pour toutes les villes SriLankaises. Les gens n’hésitent pas à vous renseigner sur le bus à prendre et à quelle heure.Un bus pour Kandy est prévu pour 9h30 le lendemain.
Nous décidons de visiter un temple à l’extérieur de la ville. Nous choisissons un TukTuk et discutons du prix pour un aller-retour. Il faudra à chaque fois discuter du prix pour les déplacements en TukTuk.
Visite du Temple qui est en cours de restauration. Le chauffeur nous amène dans un jardin d’épices médicinales. Visite du jardin et de sa boutique où il y a des produits Ayrév…, crèmes, huiles et autres potions magiques. Nous n’achetons rien car les prix sont trops élevés. Bien sur , il ne faut pas oublier notre futur médecin-guide.
Nous retournons au centre ville pour continuer notre visite. Le temps passe vite et il est déjà 17h00. Nous décidons de manger au Nayomis. Un plat poulet-riz, jus de citron pour les 4 sera amplement suffisant. La nuit commence à tomber vers 18h30 et nous prenons un TukTuk pour rentrer à l’hôtel.
Nous nous couchons tôt car nous devons nous lever vers 8h00 pour partir à la gare.
Astuces :
Attention :
Samedi 21 juillet 2012.
Départ pour Kegalle-Kandy. Petit problème avec l’hôtel car il veut nous facturer deux nuits alors que nous nous étions bien mis d’accord sur le prix des chambres et transport. Nous trouvons un terrain d’entente mais le propriétaire n’est pas très content. Deux expériences négatives en deux jours ne nous laissent pas une bonne impression sur les gens et nous redoutons la suite du voyage. Un TukTuk nous amène à la gare pour 200 rps. Vous pouvez trouver à manger et à boire juste avant la gare. Le bus a 30 minutes de retard et profitons de ce temps là pour faire connaissance avec une hollandaise qui voyage 3 semaines seul. Elle va aussi à Kandy et nous faisons le voyage avec elle.Nous embarquons dans le bus avec les locaux et nous prenons une deuxième bouffée d’exotisme. Les portes avant-arrière sont ouvertes, la musique débite une musique sri-lankaise, les gens nous regardent avec de grands sourires.
Nous regardons à droit et à gauche pour admirer le paysage assez plat mais très verdoyant. Les routes sont en bon état mais la conduite est très sportive. Les coups de klaxons et dépassements à entre plusieurs véhicules seront monnaie courante pendant tout le périple. Le trajet durera 2h45 jusqu’à Kegalle ou nous devrons changer de bus.Chaque bus possède un chauffeur et un « poinçonneur ». Ceux-ci encaissent les billets et crient la destination finale du bus afin de ramener le plus de clients. C’est à eux qu’il faut demander des renseignements si vous ne savez pas quel bus prendre.
Nous prenons le deuxième bus Kegalle-Kandy et le trajet durera 1h30 car le bus s’arrête souvent pour prendre des passagers.Nous arrivons à Kandy près de l’horloge. Il y a deux gares à Kandy
Gare-Horloge pour les trajets locaux et Gare-Train pour les trajets plus longs. Elles sont distantes de 5 minutes à pied.
Nous nous séparons avec l’hollandaise et prenons un TukTuk pour rejoindre l’hôtel Glen Forest qui est situé à l’extérieur de Kandy. Il faut compter 250rps pour le trajet. Nous traversons le ville et entamons une montée à travers la forêt qui surplombe Kandy. L’hôtel est entouré par une forêt luxuriante mais ne donne pas sur Kandy. C’est un concert de chants d’oiseaux qui nous accueille à l’hôtel. Indra la propriétaire des lieux nous montre notre chambre. Il y a trois lits que nous rapprocherons pour dormir tous ensemble. Une petite douche puis nous partons à pied au centre-ville. Il faut compter 15’ pour rejoindre le centre. Lorsque vous arrivez en bas de la route ( à gauche vous avez une poste), prenez à gauche pour rejoindre le centre et le lac. Comme à Negombo, il y a de petites échoppes pas très larges mais sur deux étages.Nous repérons un supermarché et nous décidons d’y aller pour voir les produits qu’il propose. Nous achetons de l’eau et des biscuits et nous trouvons de l’huile de citronnelle qui s’avèrera efficace contre les moustiques. Indra nous conseille un spectacle de danse cinghalaise au YMCA. Un individu nous propose des billets pour 500rps mais nous restons méfiants car nous pensons que ce sont de faux tickets. Après vérification, nous le prenons mais le doute sera présent jusqu’à l’ouverture des portes. Nous avons 1 heure à attendre et nous décidons de longer le lac pour admirer le paysage sur le Temple de la Dent. Retour au YMCA où Il n’y a que des touristes. A l’entrée les tickets sont à 5$. Cette fois, nous aurons fait une affaire. Le spectacle est magnifique puis on assiste également à un « marché sur la braise ». Nous retournons en ville pour trouver un restaurant. Sur le chemin, nous croisons une personne qui nous a vu à l’hôtel. Une fois mais pas deux, nous lui demandons le nom de l’hôtel et miracle il n’insiste pas et disparaît sans rien demander.
Nous choisissons le « Muslin » et nous mangerons riz-poulet, pois chiche et nam. Retour à l’hôtel à pied. Nous nous badigeonnons d’huile et sprayons la moustiquaire.
Astuces
Attention
22 juillet 2012 :
L’hôtel est entouré d’une forêt tropical et on se réveille avec le chant des oiseaux. Petite déjeuner à la GH puis départ à pied pour visite le Temple de la DENT. Ensuite nous prenons le bus pour rejoindre le jardin botanique. Il faut compter 15 minutes. L’entrée est assez chère mais le parc est magnifique, l’exposition des orchidées incroyables. Si vous avez le temps, prenez un pic-nic que vous pourrez déguster au bord du petit lac qui se trouve dans le parc. Retour à Kandy pour visiter le marché aux poissons et fruits dans le bâtiment bétonné en face de l’horloge. Vous rentrez dans ce bâtiment et vous trouverez au rez-de-chaussée une multitudes d’échoppes qui proposent des fruits, du thé, des saris..Si vous continuez à l’intérieur du bâtiment au fond côté droit, il y a le marché aux poissons et légumes. Très typique. Ce soir, nous dînons chez Paiva’s. L’endroit est quelconque, peu de choix mais la nourriture est bonne.
23 juillet 2012 :
Nous nous levons sous les nuages et la pluie. Déjeuner puis départ pour continuer la visite de Kandy sous une petite pluie fine. Nous nous arrêtons dans une boulangerie « Devon » sur la rue principale (à côté du supermarché X) pour y prendre des hot-dog et hamburgers au poisson pour la pause de midi.
Dans la continuité de la rue, nous découvrons un marché aux vêtements et accessoires. La pluie cesse de tomber et nous décidons d’aller visiter le grand boudha qui trône sur la colline en face de Kandy.
Nous prenons un TukTuk pour 5 minutes de trajet. Nous avons une magnifique vue sur Kandy, son lac, le temple et les alentours. On descend à pied pour rejoindre la gare ferroviaire afin de voir les horaires de train Kandy-Haputale et un bus pour Sigiriya. Il n’y a plus de places dans le wagon panoramique et les billets 2 et 3 classes ne peuvent pas être réservés. A prendre le jour même. Il y a trois horaires pour Haputale ( 8h20, 11h45 et 20h00). Le bus est à prendre en face de la gare.
On a décidé de rester une nuit supplémentaire car la célèbre parade des éléphants commence ce soir.
C’est l’hôtel Queen qui organise la manifestation et propose des places. Il propose des places à 80$ mais après négociation, nous arrivons à avoir des billets pour 40$ et les enfants sur nos genoux. Si vous ne voulez pas payer, il y a la possibilité d’assister au défilé gratuitement en s’installant par terre. Il faut être 3 heurs à l’avance pour avoir une place parterre parmi la population. Les touristes sont assis dans des restaurants, agences de voyage ou autre locaux réaménagés pour l’occasion. Prévoyez la pause pipi, de l’eau et nourriture car il y a du retard dans le départ du défilé. Cette parade est vraiment magnifique. Il y a des danseurs, musiciens et éléphants qui vont défilés pendant 3h00 de temps. Le spectacle se termine vers 23h00 et nous rentrons à l’hôtel car le lendemain nous partons pour Sigiriya via Dambulla au nord de Kandy pour visiter la région des cités anciennes.
Nous réservons une chambre à la GH car nous revenons dans trois jours pour prendre le train en direction du sud. Nous demandons à Indra de réserver un tuktuk pour demain matin afin de nous amener à la gare routière. Nous prenons un seul sac et laissons l’autre à l’hôtel.
24 juillet 2012 :
Bus Station Goods Sheed et bus pour Dambulla puis Sigiriya notre point de chute pendant 3 jours. Comme à l’accoutumée, le poinçonneur crie la destination du bus afin d’attirer les voyageurs. De plus, la destination est écrite sur le devant du bus et vous ne pouvez pas vous tromper. Départ pour 3 heures de bus avec les sri-lankais. Nous découvrons de magnifiques paysages. La conduite est toujours aussi sportive et la musique ski-lankaise nous berce pendant le trajet. Les enfants jouent sur l’Iphone. Ils s’avèreront très pratiques pour les occuper dans ces longs trajets. Nous devons changer de bus à Dambulla. Il s’arrête au centre de la ville et il suffit de traverser la route pour prendre le bus pour Sigiriya. La route est en cours de réfection et il faut compter 45 minutes pour effectur le trajet Dambulla-Sigiriya. Nous logeons au LakminiLodge que nous avions réservé à l’avance. La chambre possède deux lits double avec douche et ventilateur. L’hôtel a construit une sorte de pergola pour vous pouvez prendre votre petit déjeuner (350rps) en admirant le rocher. Nous partons à pied pour découvrir le village de Sigiriya. Il y a quelques boutiques et restaurants puis nous arrivons au « old village ».Deux restaurants proposent du poulet-riz. Depuis le vieux village et la route principale, il faudrait compter 20 minutes de marche. Depuis la route principale, il faut prendre une route en terre qui vous amène au Visitor Center, le musée et la billeterie. On prend un tuktuk pour effectuer ce trajet. Visite du musée. Prévoyez la pause pipi, de l’eau car vous ne trouverez rien après l’entrée au Rocher de Sigiriya. La montée est rude mais l’endroit et la vue depuis le haut du rocher mérite ces efforts. Il faut compter 3h00 entre la montée, la pause et la descente. Nous verrons également des nids d’abeilles suspendus au rocher. Incroyable vision. Nous retournons à l’hôtel pour une douche bien méritée. L’hôtel fait à manger sur commande. Il nous recommande un petit restaurant « Ashina » au centre du village.Nous faisons connaissance du propriétaire Raijan. Il prépare de succulents plats de légumes , riz et poulet. C’est une personne attachante et nous mangerons les trois soirs chez lui.
25 juillet 2012 :
Aujourd’hui, nous partons pour Anadhapura . Nous prenons le bus pour Dambulla afin de prendre la correspondance pour Anadhapura. Devant l’arrêt de bus, il y a une boutique-restaurant où vous pouvez trouver à manger et à boire. Nous achetons de l’eau, sandwiches et biscuits pour le trajet. C’est parti pour 3h00 de bus. Cette route est également en réfection. On commence à s’habituer à la musique. Nous traversons des champs de rizières. Le bus nous dépose dans la vieille-ville d’Anadhapura. Trois sri-lankais nous invitent à monter dans un petit bus car ils vont au même endroit que nous. C’est eux qui paieront le trajet. Nous les remercions chaleureusement. Nous marchons 5 minutes pour atteindre le premier monument à visiter, l’arbre sacré. Selon l’endroit par lequel vous entrez, il faudra vous acquitter d’une entrée (côté Nord ). Comme dans tous les temples, nous devons laisser les chaussures à l’entrée. Il fait tellement chaud que la pierre nous brûle les pieds. Après avoir admirer l’arbre, nous partons pour la célèbre Dagoba blanche. Ce sera l’un des monument plus beau que nous aurons vu. Il y a d’autres monuments à visiter mais ils sont assez éloignés entre eux et la chaleur extrème nous pousse à écourter la visite. Nous décidons de partir pour rejoindre la ville. Un tuktuk propose de nous faire visiter d’autres monuments. Nous hésitons car nous suspectons une arnaque. Après discussion sur le prix, nous acceptons et partons en TukTuk pour faire le tour des autres monuments. Nous verrons un site de cérémonie, ancien palais, le lac, des ruines, un boudha. Il s’avèrera que cette option a été la bonne car nous n’aurions jamais pu faire ces visites à pied. Il faut louer des vélos ou un tuktuk pour pleinement profiter des vestiges.Dépose à la gare routière, achat de nourriture et d’eau et retour en bus pour Dambulla-Sigiriya.
On retourne chez Raijan pour dîner.Une coupure d’électricité de 30 minutes nous permet d’apprendre les rudiments du Jass aux enfants. Le repas sera excellent.
26 juillet 2012 :
Aujourd’hui , nous partons pour visiter Polonnaruva. Bus jusqu’à la Jonction Inavulewa et changement pour prendre un autre bus direction Polo. 2h00 de trajet. Le paysage est différent. Cela ressemble à la savane. Le bus nous dépose au centre-ville. Nous partons en direction du Musée afin d’acheter les billets d’entrée. Visite du Musée. Nous observons les gens qui lavent leur linge dans la rivière à côté du musée.
L’entrée du site se trouve à 800 mètres après la musée sur la route principale. Comme à Anadhapura vous pouvez visiter le site à pied, à vélo ou en tuktuk.Il fait très chaud et nous décidons de prendre un tuktuk pour visiter le site.Nous visitons 6 sites majeurs sous une chaleur écrasant. La pierre est tellement chaude que nous n’arrivons pas à marcher pied nu pour visiter les monuments. Un seul bémol sur ce site, ce sont les marchands ambulants qui essayent de vous vendre des petits sculptures.
Nous reprenons le bus direction Dambulla et ces fabuleuses grottes troglodites. Arrêt à Dambulla, achat d’eau dans notre cantine. Nous cherchons une banque pour changer nos dollars. Malheureusement, elles ferment à 3h00 et nous devrons retirer de l’argent à un bancomat. Nous prenons un bus direction Kandy car il passe devant les grottes. 30rps pour les 4 au lieu de 150 rps en TukTuk.
Les grottes sont incroyables et méritent la visite.
Bus pour Sigiriya et dîner chez Raijan. Nous discutons de sa famille qui vit à Negombo, comment il vit à Sigiriya…Nous lui demandons une adresse d’hôtel à Negombo pour notre retour et il propose de dormir chez lui et sa femme la veille de notre retour en Suisse. Nous nous échangeons les adresses et téléphones. Nous n’irons pas dormir chez lui car nous aurons changé de programme à la fin de notre voyage mais nous gardons en mémoire cette offre spontanée.
27 juillet 2012 :
Nous prenons le déjeuner chez Raijan avant notre départ pour Kandy. Bus pour Dambulla pour trouver une banque ouverte, acheter le nécessaire pour notre voyage jusqu’à Kandy. Après 2h30 de voyage, nous arrivons à Kandy. Nous retournons au supermarché Lanksar pour dévaliser le rayon Citronnelle.
Nous arrivons à l’hôtel pour une bonne douche. Il est 3h00 et profitons de l’après-midi pour écrire nos cartes postales. Vers 18h00, nous descendons en ville pour aller manger. Sur Senaya road, nous choisissons un restaurant au hasard. Le « middle Deli ». Nous nous installons sur le balcon qui donne sur la rue principale. Nous commandons curry, riz, rouleaux de printemps et légumes. C’est bien servi et très bon. Chaque soir , la parade défile dans plusieurs quartiers et nous décidons de rentrer à l’hôtel car nous partons tôt demain matin pour Haputale. En chemin, nous apercevons des lucioles.
28 juillet 2012 :
On se lève à 6h30 pour prendre le petit déjeuner car le tuktuk arrive à 7h30 pour nous amener à la gare ferroviaire.Le guichet ouvre à 7h45 et nous prenons des billets 2ème Classe. Le train arrive dans un fracas de ferraille. Nous montons pour un court trajet car nous devons changer de train à Perediniya Jonction.
Les fenêtres et portes sont ouvertes.Il y a beaucoup de monde sur le quai. Le train arrive et les gens sont déjà sur les marches pieds. Il s’arrête et c’est la prise d’assaut pour monter dans le train. On joue des coudes pour monter. Nous sommes entre les deux wagons et sommes très inquiets car nous n’arriverons pas à faire 5h30 de trajet dans ces conditions. Il n’y a plus de places en 2ème class. Il se vend plus de billets qu’il n’y a de place.Après 45 minutes, les wagons se vident un peu et nous pouvons nous installer sur une table. Nous traversons la région des théiers. Les collines sont parsemées par les arbustes de thé. C’est superbe. La première partie jusqu’à Oya est incroyable mais le trajet est très long.Nous arrivons à Haputale où un rabatteur nous tend sa carte d’hôtel. Cela tombe bien car c’est un des hôtel que nous avons sélectionné. Nous visitons l’hôtel et trouvons un arrangement sur le prix de la chambre. La vue sur la vallée est sublime. Nous mangeons quelque chose sur la terrasse.Il faut compter 50% d’augmentation sur les prix.L’hôtel nous organise l’excursion à Horton Plain’s and World End.
Nous pensions rester deux jours mais revenons sur notre idée et décidons de faire la ballade demain matin et partir en début d’après-midi. L’hôtel accepte notre changement et nous donne une adresse de GH à TISSA.
Demain est dimanche et tout est fermé et nous ne pourrons pas visiter une fabrique. Nous visitons le minuscule village. Nous descendons la route principale à la recherche d’une fabrique de thé. Nous pouvons observer de près les plantations de théiers et ramasser quelques feuilles de thé. Nous mangeons dans une petite échoppe puis rentrons à l’hôtel pour dormir car nous nous levons à 5h00.
Les gens sont souriants mais sont également plus distants
29 juillet 2012
Nous partons à 5h00 pour Hortons. 1h30 de trajet en mini-hub pour rejoindre le parc.Magnifique levé du soleil.Nous arrivons à l’entrée où il faut s’acquitter du billet très chère. Il fait froid et nuageux. Nous ne sommes pas très bien équipés pour attaquer cette visite. Heureusement les enfants ont des couvertures pour s’emmitoufler dedans. Le soleil se lève et les nuages commencent à se dissiper lorsque nous entamons notre trekking. Nous parcourons 1 kilomètre puis nous devons choisir entre gauche et droite. Nous choisissons le parcours gauche. Le chemin mène à World’s End où le fond de la vallée se situe 800 mètres plus bas. Très impressionnant.Nous continuons notre marche pour rejoindre une jolie chute d’eau. Ce parc présente de beaux points vues et paysages. Il faut compter 3 heures pour parcourir une partie du parc. Si on compte le bus + l’entrée du parc, cela revient quand même chère.
Nous retournons à l’hôtel pour régler les factures et prendre les sacs car nous partons pour Tissa. Nous achetons du thé, eau et biscuits puis prenons le bus.Nous passerons devant deux fabriques qui sont ouvertes puis devant la cascade Uliw. Le poinçonneur nous fait signe de regarde avec gauche pour voir la cascade. Nous demandons au chauffeur de s’arrêter car les enfants ont besoin de faire pipi.
Nous arrivons à Wellawaya pour changer de bus. Une personne nous accoste et nous demande où nous voulons aller. Il nous explique qu’il y a un bus express dans 2 heures ou un autre dans 30 minutes mais qui s’arrête très souvent et que ce sera très long. Il propose de nous transporter pour 2000 rps. Nous refusons car il est très insistant et prétend que les bus seront surchargés. Il ne nous inspire pas confiance et partons à la recherche d’informations plus fiables. Nous trouvons un bus qui part dans 10 minutes pour TISSA et il est vide.Nous devons changer une fois pour continuer sur TISSA.
Après 2h00, nous arrivons à TISSA. Une passagère nous indique l’arrêt où il faut descendre pour rejoindre notre GH. Par chance, l’arrêt est en face de la rue de la GH. Nous confirmons avec la GH le prix et demandons pour organiser le Safari pour demain. L’hôtel est près d’une rivière et les moustiques sont déjà présents. Je commence la chasse aux moustiques dans la chambre. Nous commandons le repas à la GH et rencontrons l’organisateur du Safari. Il y a trois parcours qui couvreront une partie ou tout le parc.
1. 6h00 to 10h00
2. 6h00 to 12h00
3. 6h00 to 16h00
Nous choisissons le 2 pour être sur de voir tout le parc. Nous discutons des prix car ils ne correspondent plus au tarif indiqué dans le guide.
30 juillet 2012 :
Debout à 4h20 afin d’être prêt pour partir à 5h00. Nous nous arrêtons en route pour prendre un couple qui fera la visite avec nous. Nous parcourons 10 minutes de route puis 20 de piste pour rejoindre l’entrée du parc. Nous arrivons avec de l’avance et devons attendre l’ouverture du parc à 6h00.
De nombreux 4x4 sont également présents et nous constatons que notre véhicule est plus confortable que certains 4x4. La hauteur, les sièges et leur position peuvent être différents et pendant les 4 heures de ballade dans le parc, nous apprécieront d’avoir un véhicule récent et adapté à ce type de visite.
C’est parti pour notre premier safari. Nous apercevrons beaucoup d’animaux mais le léopard ne voudra jamais se montrer. Les conducteurs se contactent régulièrement pour dire que tel animal est à cet endroit. Cela évite de parcourir le parc dans tous les sens. Pour finir le tour, nous faisons une halte sur une plage de sable magnifique. Le tsunami de 1995 a frappé cette partie de l’ile et une sculpture rend hommage aux personnes décédées.Nous avons beaucoup apprécié ce safari pour sa faune et son paysage. Nous retournons à l’hôtel et nous demandons au chauffeur de s’arrêter en ville afin que l’on puisse changer de l’argent. Nous payons la chambre et le repas du soir. L’arrêt de bus est au bout du chemin et nous attendons 5 minutes le bus. Nous prenons la direction de Matara (3h30) où nous decouvrons la côte Sud du Sri-Lanka. Nous découvrons de magnifiques plages et toujours parsemé de petits villages. Nous devons changer de bus à Matara pour Unamera…( 1 h).Le bus nous dépose sur la route principale qui mène à Gallé. Nous avons sélectionné deux-trois hôtels. Le premier est un peu à l’extérieur . Il y a une piscine et les chambres semblent correctes. Malheureusement il est complet.Nous retournons sur l’axe principale où se trouve l’autre hôtel. C’est un ancien bâtiment colonial réaménagé. Après avoir visiter plusieurs chambres ainsi que le jardin, la piscine, nous décidons de rester dans cette hôtel. Les prix sont plus élevés que dans les autres villes.Après 11 jours de voyage en bus, train, nous nous octroyons une pause bien méritée. Nous avons deux chambres avec un lit double et un lit où les enfants pour dormir ensemble. Nous prenons à peine 10 minutes pour défaire les bagages et direction la piscine pour nous rafraichir. Nous passons deux heures dans l’eau afin de nous détendre. En fin d’après-midi, nous partons pour le village. Le chemin pour y accèder n’est pas très loin de l’hôtel. En sortant de l’hôtel, éviter les tuktuk qui vous proposent de vous y emmener en prétendant que c’est loin. Vous tourner à gauche du portail, longer la route sur 100 mètres puis on prend le chemin à droite.. Elle doit faire 800 mètres de long et nous parcourons cette petite rue pleines d’échoppes en tout genre.Nous nous attablons au restaurant « onelove Rest » qui donne sur la plage. Le repas sera composé de crevettes et calamars fait maison. Retour à l’hôtel pour une nuit de repos bien méritée.
31 août 2012 :
Nous prenons notre premier petit déjeuner à l’hôtel, buffet saucisses, omelettes, toast, jus de fruit, fruits frais. Nous décidons de tester leur centre de massage et toute la famille y passe. Le massage se fait avec une huile chaude et sans trop d’intensité. Ce sera très apprécié par tout le monde. Nous profitons de la piscine en fin de matinée. Vers 13h00, nous partons au village à la recherche d’un restaurant. Nous découvrons la plage. Le sable est clair et fin, l’eau turquoise et assez agitée. C’est magnifique.Nous avons l’embarras du choix concernant le restaurant car tout le long de la plage, il y a hôtel-restaurant- transat.
On choisit un restaurant au hasard et savourons ce moment de détente avec bonheur. Les enfants jouent avec les vagues et nous prenons notre temps pour commander. Les vendeurs d’accessoires se succèdent ( robes, paérot, jouets en noix de coco, bracelets, colliers…). Nous achetons des bracelets en tissus pour les enfants. Le repas sera bon et les serveurs attentionnés. Nous observons les baigneurs se faire renverser par les vagues. Nous retournons à l’hôtel pour profiter de la piscine. Un petit repos dans la chambre puis c’est l’heure de retourner au village pour chercher un restaurant. La plupart des restaurants proposent du poisson frais, crevettes, homards, crabes. Nous choississons le « Samson » qui est également au bord de l’eau. Nous mangerons des beignets de crevettes et des spaguettis au poulet pour les enfants vraiment excellents. De plus, l’accueil est chaleureux et nous discuterons du Tsunami et de la reconstruction des hôtels après la catastrophe. Ils ont reconstruit au même endroit alors qu’il était recommandé de reculer les constructions à l’intérieur des terres. Retour à l’hôtel en TukTuk car les enfants sont exténués.
1 août 2012 :
C’est la fête nationale suisse et nous pensons à nos amis et famille restées en Suisse pour fêter l’évènement. Départ pour GALLE. L’arrêt de bus est devant l’hôtel et nous refusons les Tuktuk qui veulent nous y emmener. Il demande 200/300 rps pour vous y emmener. Le bus coûte 50 rps et il faut juste 10’ pour atteindre la ville. Vous descendez devant le stade de cricket qui se trouve en face d la gare centrale et de la station de bus. L’entrée de la ville fortifiée est à 5 minutes à pied. Vous aurez des locaux vous proposent de faire le tour de la ville en tuktuk mais la découverte des ruelles peut se faire à pied.
Les églises et bâtiments sont superbes. Nous montons sur les fortifications pour avoir une vue sur la mer. Nous longeons ensuite la muraille en direction du phare.Nous assistons un match de cricket sur les remparts. Nous retournons vers la gare routière afin de nous informer des horaires de bus pour Colombo. Derrière la gare, vous trouverez un supermarché et des petits magasins. Nous prenons un repas dans une petit restaurant. Retour à l’hôtel puis au village pour assister aux préparatifs de stands pour une fête religieuse qui va durer 7 jours. Une personne va réciter des textes ou chants non-stop pendant ces 7 jours. Nous mangerons de nouveau au XX.
2 août 2012 :
Petit déjeuner puis nous faisons un dernier massage avant notre départ le lendemain. Ensuite, nous profitons de la piscine jusqu’à 11h00 car après le soleil tape fort et nous ne voulons pas prendre des coups de soleil. Petit jus de lime en jouant aux cartes. Nous partons pour la plage afin de manger quelque chose et profitez de ces derniers instants de vacances. En fin d’après-midi nous décidons d’aller voir le temple qui se trouve à la pointe de la plage. Il y a une magnifique vue depuis le temple. Nous achetons de l’encens et puis allons manger chez Upul au bord de la plage.
3 août 2012 :
Voilà c’est notre dernier jour.Déjeuner et les enfants profitent de la piscine car nous prenons le bus vers 11h00. Nous avons estimé à 6-7h de trajet entre Galley-Colombo-Negombo Aéroport. Nous achetons une théière en noix de coco avant de partir. A Galley, nous hésitons avec le bus standard ou « luxueux » qui est plus rapide. Nous prenons le bus rapide mais le prix est nettement plus élevé et vous devez payer es bagages si ils prennent une place. Il ne semble pas vraiment plus rapide, il s’arrête pour prendre les passagers mais il a la climatisation. Nous mettrons 3h15 pour atteindre Colombo. Le bus nous s’arrête à la gare routière, près du marché YY. Pour prendre la correspondance pour Negombo-Aéroport, il faut traverser la route qui longe la gare. Nous apercevons un bus qui prends la direction de l’aéroport et nous sautons dedans. Le trafic est important et il s’arrête beaucoup. Nous mettrons 1h30 pour rejoindre le terminus. Ensuite il faut prendre un tuk-tuk car l’entrée de l’aéroport est un peu loin. Il faut compter 15’ à pied. Nous avons 45’ à attendre dans le hall car il ne vous laisse pas rentrer pour faire le check-in tant que le guichet n’est pas annoncé. Nous nous changeons et dépensons nos dernières roupies.
Nous avons beaucoup aimé ce pays, ses paysages, sa nourriture et surtout l’accueil de la population avec leur sourire et toujours là pour vous aider.
Départ le jeudi 19 juillet 2012 à 11h40 depuis Genève.
L’enregistrement se fait rapidement mais le contrôle de sécurité nécessite toujours du temps et mieux vaut compter 30’ pour franchir cette étape.
Au programme, 6h00 de vol jusqu’à Doha. Nous voyageons avec Qatar et les enfants sont ravis car il y a la TV et menus enfants ( que l’on peut choisir lors de la réservation des billets). Le premier repas sera riz-poulet.
Nous avons peu de temps pour prendre la correspondance Doha – Colombo et nous devons courir pour arriver à la porte d’embarquement. Deuxième repas riz-poulet qui nous met déjà dans l’ambiance sri-lankaise. Petit vol de 4h30 pour Colombo.
Vendredi 20 juillet 2012, 3h30 du matin.
Les formalités sont vite remplies. Après la zone de sécurité, il y a un bancomat pour retirer de l’argent ou plusieurs bureaux de change. Nous avons choisi « Thomas Cook » et changé des dollars pour des roupies Sri-Lankaise. (cours à 130 rps pour 100 $ sans frais). Ce sera le meilleur taux trouvé durant le voyage par rapport aux banques à Dambulla, Haputale ou Tissa.
Notre chauffeur nous attend à la sortie comme prévu. Premier contact avec les gens, la température et les odeurs. Il est 3h45 du matin et il fait très sombre à l’extérieur de l’aéroport. Il ne semble pas facile de trouver un bus pour rejoindre Negombo. On charge les sacs à dos dans la voiture et direction l’hôtel Angel Inn à Negombo. La conduite est à gauche comme en Angleterre, pas de lumière au bord des routes, pas de signalisation. Après 20’, nous arrivons à l’hôtel. Nous prenons possession de deux chambres dans la nouvelle partie de l’établissement. On se couche pour récupérer du trajet.
10h00, on se lève et nous partons à la découverte de Negombo et du Sri-Lanka. Nous longeons une petite rue pour rejoindre la plage qui s’étend à perte de vue. La Dephanie Guest House est située sur la plage. Il fait déjà très chaud et casquettes, crème et bouteille d’eau sont indispensables pour commencer notre découverte. Nous reprenons la rue principale qui grouille de TukTuk, bus, vélos et personnes à pied. C’est le dépaysement total. Nous achetons nos premiers beignets de poisson pour 10 centimes pièces. Ils sont forts et la réputation d’une cuisine sri-lankaise très épicées est justifiée.Nous passons devant une église catholique et assistons à un cours scolaire dans un petit bâtiment à côté de l’église. Tout le monde nous regarde avec curiosité et de grands sourires. Nous visitons notre premier temple boudhiste. Les chaussures doivent restés à l’extérieur et une personne se chargera de les garder pour vous moyennant une rétribution. Il faut compter 10 rps par paire de chaussures. Cette pratique nous accompagnera tout au long du voyage et permet aux plus démunis de gagner de l’argent.
Après 10 minutes de marche, nous atteignons un carrefour. Si vous prenez à gauche, vous rejoindre le centre-ville de Negombo. Nous décidons de continuer tout droit en direction du port et son marché aux poissons. Il y a des milliers de poissons qui sèchent sur des tapis. Une personne nous aborde et nous explique les différentes espèces qui sèchent au soleil puis petit tour dans le marché où il y a langouste, homards, crevettes…. Après cette explication, le guide improvisé nous demande des francs suisse, dollar ou rps. Tout travail mérite salaire, nous lui donnons x rps. Nous reprenons notre chemin en direction de centre-ville. Nous croisons une personne que nous aurions rencontré le matin à l’hôtel et entamons la discussion sur d’où on vient… Il est 13h et nous avons faim et soif. Il nous amène dans un petit restaurant où nous mangerons du riz, crevettes, poulet. Cela se corse lorsqu’il faut payer le repas car le prix est exorbitant. Il faut se rendre à l’évidence, on se fait arnaquer tel le touriste lambda. Est-ce le décalage, la fatigue ou la chaleur mais nous avons été vraiment naïf de faire confiance à cette personne. Nous refusons de payer le prix et payons la moitié de ce qu’il demande. Cela nous a servi de leçon et nous serons vigilants pour le reste du voyage.
Nous arrivons vers l’horloge de la ville et prenons la direction de la gare routière pour nous renseigner sur les horaires de bus pour Kandy. Sur le chemin, il y a des petites boutiques, magasins qui vendent de tous. Un restaurant « Nayomis » propose des jus de fruits, poulet-riz à de très bon prix. Si vous avez soif ou faim, n’hésitez pas à vous y arrêter. C’est très bien servi et c’est bon. (Eau 50rps, Poulet-riz 400rps, gâteaux 40-90 rps.)
Plusieurs bus partent pour toutes les villes SriLankaises. Les gens n’hésitent pas à vous renseigner sur le bus à prendre et à quelle heure.Un bus pour Kandy est prévu pour 9h30 le lendemain.
Nous décidons de visiter un temple à l’extérieur de la ville. Nous choisissons un TukTuk et discutons du prix pour un aller-retour. Il faudra à chaque fois discuter du prix pour les déplacements en TukTuk.
Visite du Temple qui est en cours de restauration. Le chauffeur nous amène dans un jardin d’épices médicinales. Visite du jardin et de sa boutique où il y a des produits Ayrév…, crèmes, huiles et autres potions magiques. Nous n’achetons rien car les prix sont trops élevés. Bien sur , il ne faut pas oublier notre futur médecin-guide.
Nous retournons au centre ville pour continuer notre visite. Le temps passe vite et il est déjà 17h00. Nous décidons de manger au Nayomis. Un plat poulet-riz, jus de citron pour les 4 sera amplement suffisant. La nuit commence à tomber vers 18h30 et nous prenons un TukTuk pour rentrer à l’hôtel.
Nous nous couchons tôt car nous devons nous lever vers 8h00 pour partir à la gare.
Astuces :
Attention :
Samedi 21 juillet 2012.
Départ pour Kegalle-Kandy. Petit problème avec l’hôtel car il veut nous facturer deux nuits alors que nous nous étions bien mis d’accord sur le prix des chambres et transport. Nous trouvons un terrain d’entente mais le propriétaire n’est pas très content. Deux expériences négatives en deux jours ne nous laissent pas une bonne impression sur les gens et nous redoutons la suite du voyage. Un TukTuk nous amène à la gare pour 200 rps. Vous pouvez trouver à manger et à boire juste avant la gare. Le bus a 30 minutes de retard et profitons de ce temps là pour faire connaissance avec une hollandaise qui voyage 3 semaines seul. Elle va aussi à Kandy et nous faisons le voyage avec elle.Nous embarquons dans le bus avec les locaux et nous prenons une deuxième bouffée d’exotisme. Les portes avant-arrière sont ouvertes, la musique débite une musique sri-lankaise, les gens nous regardent avec de grands sourires.
Nous regardons à droit et à gauche pour admirer le paysage assez plat mais très verdoyant. Les routes sont en bon état mais la conduite est très sportive. Les coups de klaxons et dépassements à entre plusieurs véhicules seront monnaie courante pendant tout le périple. Le trajet durera 2h45 jusqu’à Kegalle ou nous devrons changer de bus.Chaque bus possède un chauffeur et un « poinçonneur ». Ceux-ci encaissent les billets et crient la destination finale du bus afin de ramener le plus de clients. C’est à eux qu’il faut demander des renseignements si vous ne savez pas quel bus prendre.
Nous prenons le deuxième bus Kegalle-Kandy et le trajet durera 1h30 car le bus s’arrête souvent pour prendre des passagers.Nous arrivons à Kandy près de l’horloge. Il y a deux gares à Kandy
Gare-Horloge pour les trajets locaux et Gare-Train pour les trajets plus longs. Elles sont distantes de 5 minutes à pied.
Nous nous séparons avec l’hollandaise et prenons un TukTuk pour rejoindre l’hôtel Glen Forest qui est situé à l’extérieur de Kandy. Il faut compter 250rps pour le trajet. Nous traversons le ville et entamons une montée à travers la forêt qui surplombe Kandy. L’hôtel est entouré par une forêt luxuriante mais ne donne pas sur Kandy. C’est un concert de chants d’oiseaux qui nous accueille à l’hôtel. Indra la propriétaire des lieux nous montre notre chambre. Il y a trois lits que nous rapprocherons pour dormir tous ensemble. Une petite douche puis nous partons à pied au centre-ville. Il faut compter 15’ pour rejoindre le centre. Lorsque vous arrivez en bas de la route ( à gauche vous avez une poste), prenez à gauche pour rejoindre le centre et le lac. Comme à Negombo, il y a de petites échoppes pas très larges mais sur deux étages.Nous repérons un supermarché et nous décidons d’y aller pour voir les produits qu’il propose. Nous achetons de l’eau et des biscuits et nous trouvons de l’huile de citronnelle qui s’avèrera efficace contre les moustiques. Indra nous conseille un spectacle de danse cinghalaise au YMCA. Un individu nous propose des billets pour 500rps mais nous restons méfiants car nous pensons que ce sont de faux tickets. Après vérification, nous le prenons mais le doute sera présent jusqu’à l’ouverture des portes. Nous avons 1 heure à attendre et nous décidons de longer le lac pour admirer le paysage sur le Temple de la Dent. Retour au YMCA où Il n’y a que des touristes. A l’entrée les tickets sont à 5$. Cette fois, nous aurons fait une affaire. Le spectacle est magnifique puis on assiste également à un « marché sur la braise ». Nous retournons en ville pour trouver un restaurant. Sur le chemin, nous croisons une personne qui nous a vu à l’hôtel. Une fois mais pas deux, nous lui demandons le nom de l’hôtel et miracle il n’insiste pas et disparaît sans rien demander.
Nous choisissons le « Muslin » et nous mangerons riz-poulet, pois chiche et nam. Retour à l’hôtel à pied. Nous nous badigeonnons d’huile et sprayons la moustiquaire.
Astuces
Attention
22 juillet 2012 :
L’hôtel est entouré d’une forêt tropical et on se réveille avec le chant des oiseaux. Petite déjeuner à la GH puis départ à pied pour visite le Temple de la DENT. Ensuite nous prenons le bus pour rejoindre le jardin botanique. Il faut compter 15 minutes. L’entrée est assez chère mais le parc est magnifique, l’exposition des orchidées incroyables. Si vous avez le temps, prenez un pic-nic que vous pourrez déguster au bord du petit lac qui se trouve dans le parc. Retour à Kandy pour visiter le marché aux poissons et fruits dans le bâtiment bétonné en face de l’horloge. Vous rentrez dans ce bâtiment et vous trouverez au rez-de-chaussée une multitudes d’échoppes qui proposent des fruits, du thé, des saris..Si vous continuez à l’intérieur du bâtiment au fond côté droit, il y a le marché aux poissons et légumes. Très typique. Ce soir, nous dînons chez Paiva’s. L’endroit est quelconque, peu de choix mais la nourriture est bonne.
23 juillet 2012 :
Nous nous levons sous les nuages et la pluie. Déjeuner puis départ pour continuer la visite de Kandy sous une petite pluie fine. Nous nous arrêtons dans une boulangerie « Devon » sur la rue principale (à côté du supermarché X) pour y prendre des hot-dog et hamburgers au poisson pour la pause de midi.
Dans la continuité de la rue, nous découvrons un marché aux vêtements et accessoires. La pluie cesse de tomber et nous décidons d’aller visiter le grand boudha qui trône sur la colline en face de Kandy.
Nous prenons un TukTuk pour 5 minutes de trajet. Nous avons une magnifique vue sur Kandy, son lac, le temple et les alentours. On descend à pied pour rejoindre la gare ferroviaire afin de voir les horaires de train Kandy-Haputale et un bus pour Sigiriya. Il n’y a plus de places dans le wagon panoramique et les billets 2 et 3 classes ne peuvent pas être réservés. A prendre le jour même. Il y a trois horaires pour Haputale ( 8h20, 11h45 et 20h00). Le bus est à prendre en face de la gare.
On a décidé de rester une nuit supplémentaire car la célèbre parade des éléphants commence ce soir.
C’est l’hôtel Queen qui organise la manifestation et propose des places. Il propose des places à 80$ mais après négociation, nous arrivons à avoir des billets pour 40$ et les enfants sur nos genoux. Si vous ne voulez pas payer, il y a la possibilité d’assister au défilé gratuitement en s’installant par terre. Il faut être 3 heurs à l’avance pour avoir une place parterre parmi la population. Les touristes sont assis dans des restaurants, agences de voyage ou autre locaux réaménagés pour l’occasion. Prévoyez la pause pipi, de l’eau et nourriture car il y a du retard dans le départ du défilé. Cette parade est vraiment magnifique. Il y a des danseurs, musiciens et éléphants qui vont défilés pendant 3h00 de temps. Le spectacle se termine vers 23h00 et nous rentrons à l’hôtel car le lendemain nous partons pour Sigiriya via Dambulla au nord de Kandy pour visiter la région des cités anciennes.
Nous réservons une chambre à la GH car nous revenons dans trois jours pour prendre le train en direction du sud. Nous demandons à Indra de réserver un tuktuk pour demain matin afin de nous amener à la gare routière. Nous prenons un seul sac et laissons l’autre à l’hôtel.
24 juillet 2012 :
Bus Station Goods Sheed et bus pour Dambulla puis Sigiriya notre point de chute pendant 3 jours. Comme à l’accoutumée, le poinçonneur crie la destination du bus afin d’attirer les voyageurs. De plus, la destination est écrite sur le devant du bus et vous ne pouvez pas vous tromper. Départ pour 3 heures de bus avec les sri-lankais. Nous découvrons de magnifiques paysages. La conduite est toujours aussi sportive et la musique ski-lankaise nous berce pendant le trajet. Les enfants jouent sur l’Iphone. Ils s’avèreront très pratiques pour les occuper dans ces longs trajets. Nous devons changer de bus à Dambulla. Il s’arrête au centre de la ville et il suffit de traverser la route pour prendre le bus pour Sigiriya. La route est en cours de réfection et il faut compter 45 minutes pour effectur le trajet Dambulla-Sigiriya. Nous logeons au LakminiLodge que nous avions réservé à l’avance. La chambre possède deux lits double avec douche et ventilateur. L’hôtel a construit une sorte de pergola pour vous pouvez prendre votre petit déjeuner (350rps) en admirant le rocher. Nous partons à pied pour découvrir le village de Sigiriya. Il y a quelques boutiques et restaurants puis nous arrivons au « old village ».Deux restaurants proposent du poulet-riz. Depuis le vieux village et la route principale, il faudrait compter 20 minutes de marche. Depuis la route principale, il faut prendre une route en terre qui vous amène au Visitor Center, le musée et la billeterie. On prend un tuktuk pour effectuer ce trajet. Visite du musée. Prévoyez la pause pipi, de l’eau car vous ne trouverez rien après l’entrée au Rocher de Sigiriya. La montée est rude mais l’endroit et la vue depuis le haut du rocher mérite ces efforts. Il faut compter 3h00 entre la montée, la pause et la descente. Nous verrons également des nids d’abeilles suspendus au rocher. Incroyable vision. Nous retournons à l’hôtel pour une douche bien méritée. L’hôtel fait à manger sur commande. Il nous recommande un petit restaurant « Ashina » au centre du village.Nous faisons connaissance du propriétaire Raijan. Il prépare de succulents plats de légumes , riz et poulet. C’est une personne attachante et nous mangerons les trois soirs chez lui.
25 juillet 2012 :
Aujourd’hui, nous partons pour Anadhapura . Nous prenons le bus pour Dambulla afin de prendre la correspondance pour Anadhapura. Devant l’arrêt de bus, il y a une boutique-restaurant où vous pouvez trouver à manger et à boire. Nous achetons de l’eau, sandwiches et biscuits pour le trajet. C’est parti pour 3h00 de bus. Cette route est également en réfection. On commence à s’habituer à la musique. Nous traversons des champs de rizières. Le bus nous dépose dans la vieille-ville d’Anadhapura. Trois sri-lankais nous invitent à monter dans un petit bus car ils vont au même endroit que nous. C’est eux qui paieront le trajet. Nous les remercions chaleureusement. Nous marchons 5 minutes pour atteindre le premier monument à visiter, l’arbre sacré. Selon l’endroit par lequel vous entrez, il faudra vous acquitter d’une entrée (côté Nord ). Comme dans tous les temples, nous devons laisser les chaussures à l’entrée. Il fait tellement chaud que la pierre nous brûle les pieds. Après avoir admirer l’arbre, nous partons pour la célèbre Dagoba blanche. Ce sera l’un des monument plus beau que nous aurons vu. Il y a d’autres monuments à visiter mais ils sont assez éloignés entre eux et la chaleur extrème nous pousse à écourter la visite. Nous décidons de partir pour rejoindre la ville. Un tuktuk propose de nous faire visiter d’autres monuments. Nous hésitons car nous suspectons une arnaque. Après discussion sur le prix, nous acceptons et partons en TukTuk pour faire le tour des autres monuments. Nous verrons un site de cérémonie, ancien palais, le lac, des ruines, un boudha. Il s’avèrera que cette option a été la bonne car nous n’aurions jamais pu faire ces visites à pied. Il faut louer des vélos ou un tuktuk pour pleinement profiter des vestiges.Dépose à la gare routière, achat de nourriture et d’eau et retour en bus pour Dambulla-Sigiriya.
On retourne chez Raijan pour dîner.Une coupure d’électricité de 30 minutes nous permet d’apprendre les rudiments du Jass aux enfants. Le repas sera excellent.
26 juillet 2012 :
Aujourd’hui , nous partons pour visiter Polonnaruva. Bus jusqu’à la Jonction Inavulewa et changement pour prendre un autre bus direction Polo. 2h00 de trajet. Le paysage est différent. Cela ressemble à la savane. Le bus nous dépose au centre-ville. Nous partons en direction du Musée afin d’acheter les billets d’entrée. Visite du Musée. Nous observons les gens qui lavent leur linge dans la rivière à côté du musée.
L’entrée du site se trouve à 800 mètres après la musée sur la route principale. Comme à Anadhapura vous pouvez visiter le site à pied, à vélo ou en tuktuk.Il fait très chaud et nous décidons de prendre un tuktuk pour visiter le site.Nous visitons 6 sites majeurs sous une chaleur écrasant. La pierre est tellement chaude que nous n’arrivons pas à marcher pied nu pour visiter les monuments. Un seul bémol sur ce site, ce sont les marchands ambulants qui essayent de vous vendre des petits sculptures.
Nous reprenons le bus direction Dambulla et ces fabuleuses grottes troglodites. Arrêt à Dambulla, achat d’eau dans notre cantine. Nous cherchons une banque pour changer nos dollars. Malheureusement, elles ferment à 3h00 et nous devrons retirer de l’argent à un bancomat. Nous prenons un bus direction Kandy car il passe devant les grottes. 30rps pour les 4 au lieu de 150 rps en TukTuk.
Les grottes sont incroyables et méritent la visite.
Bus pour Sigiriya et dîner chez Raijan. Nous discutons de sa famille qui vit à Negombo, comment il vit à Sigiriya…Nous lui demandons une adresse d’hôtel à Negombo pour notre retour et il propose de dormir chez lui et sa femme la veille de notre retour en Suisse. Nous nous échangeons les adresses et téléphones. Nous n’irons pas dormir chez lui car nous aurons changé de programme à la fin de notre voyage mais nous gardons en mémoire cette offre spontanée.
27 juillet 2012 :
Nous prenons le déjeuner chez Raijan avant notre départ pour Kandy. Bus pour Dambulla pour trouver une banque ouverte, acheter le nécessaire pour notre voyage jusqu’à Kandy. Après 2h30 de voyage, nous arrivons à Kandy. Nous retournons au supermarché Lanksar pour dévaliser le rayon Citronnelle.
Nous arrivons à l’hôtel pour une bonne douche. Il est 3h00 et profitons de l’après-midi pour écrire nos cartes postales. Vers 18h00, nous descendons en ville pour aller manger. Sur Senaya road, nous choisissons un restaurant au hasard. Le « middle Deli ». Nous nous installons sur le balcon qui donne sur la rue principale. Nous commandons curry, riz, rouleaux de printemps et légumes. C’est bien servi et très bon. Chaque soir , la parade défile dans plusieurs quartiers et nous décidons de rentrer à l’hôtel car nous partons tôt demain matin pour Haputale. En chemin, nous apercevons des lucioles.
28 juillet 2012 :
On se lève à 6h30 pour prendre le petit déjeuner car le tuktuk arrive à 7h30 pour nous amener à la gare ferroviaire.Le guichet ouvre à 7h45 et nous prenons des billets 2ème Classe. Le train arrive dans un fracas de ferraille. Nous montons pour un court trajet car nous devons changer de train à Perediniya Jonction.
Les fenêtres et portes sont ouvertes.Il y a beaucoup de monde sur le quai. Le train arrive et les gens sont déjà sur les marches pieds. Il s’arrête et c’est la prise d’assaut pour monter dans le train. On joue des coudes pour monter. Nous sommes entre les deux wagons et sommes très inquiets car nous n’arriverons pas à faire 5h30 de trajet dans ces conditions. Il n’y a plus de places en 2ème class. Il se vend plus de billets qu’il n’y a de place.Après 45 minutes, les wagons se vident un peu et nous pouvons nous installer sur une table. Nous traversons la région des théiers. Les collines sont parsemées par les arbustes de thé. C’est superbe. La première partie jusqu’à Oya est incroyable mais le trajet est très long.Nous arrivons à Haputale où un rabatteur nous tend sa carte d’hôtel. Cela tombe bien car c’est un des hôtel que nous avons sélectionné. Nous visitons l’hôtel et trouvons un arrangement sur le prix de la chambre. La vue sur la vallée est sublime. Nous mangeons quelque chose sur la terrasse.Il faut compter 50% d’augmentation sur les prix.L’hôtel nous organise l’excursion à Horton Plain’s and World End.
Nous pensions rester deux jours mais revenons sur notre idée et décidons de faire la ballade demain matin et partir en début d’après-midi. L’hôtel accepte notre changement et nous donne une adresse de GH à TISSA.
Demain est dimanche et tout est fermé et nous ne pourrons pas visiter une fabrique. Nous visitons le minuscule village. Nous descendons la route principale à la recherche d’une fabrique de thé. Nous pouvons observer de près les plantations de théiers et ramasser quelques feuilles de thé. Nous mangeons dans une petite échoppe puis rentrons à l’hôtel pour dormir car nous nous levons à 5h00.
Les gens sont souriants mais sont également plus distants
29 juillet 2012
Nous partons à 5h00 pour Hortons. 1h30 de trajet en mini-hub pour rejoindre le parc.Magnifique levé du soleil.Nous arrivons à l’entrée où il faut s’acquitter du billet très chère. Il fait froid et nuageux. Nous ne sommes pas très bien équipés pour attaquer cette visite. Heureusement les enfants ont des couvertures pour s’emmitoufler dedans. Le soleil se lève et les nuages commencent à se dissiper lorsque nous entamons notre trekking. Nous parcourons 1 kilomètre puis nous devons choisir entre gauche et droite. Nous choisissons le parcours gauche. Le chemin mène à World’s End où le fond de la vallée se situe 800 mètres plus bas. Très impressionnant.Nous continuons notre marche pour rejoindre une jolie chute d’eau. Ce parc présente de beaux points vues et paysages. Il faut compter 3 heures pour parcourir une partie du parc. Si on compte le bus + l’entrée du parc, cela revient quand même chère.
Nous retournons à l’hôtel pour régler les factures et prendre les sacs car nous partons pour Tissa. Nous achetons du thé, eau et biscuits puis prenons le bus.Nous passerons devant deux fabriques qui sont ouvertes puis devant la cascade Uliw. Le poinçonneur nous fait signe de regarde avec gauche pour voir la cascade. Nous demandons au chauffeur de s’arrêter car les enfants ont besoin de faire pipi.
Nous arrivons à Wellawaya pour changer de bus. Une personne nous accoste et nous demande où nous voulons aller. Il nous explique qu’il y a un bus express dans 2 heures ou un autre dans 30 minutes mais qui s’arrête très souvent et que ce sera très long. Il propose de nous transporter pour 2000 rps. Nous refusons car il est très insistant et prétend que les bus seront surchargés. Il ne nous inspire pas confiance et partons à la recherche d’informations plus fiables. Nous trouvons un bus qui part dans 10 minutes pour TISSA et il est vide.Nous devons changer une fois pour continuer sur TISSA.
Après 2h00, nous arrivons à TISSA. Une passagère nous indique l’arrêt où il faut descendre pour rejoindre notre GH. Par chance, l’arrêt est en face de la rue de la GH. Nous confirmons avec la GH le prix et demandons pour organiser le Safari pour demain. L’hôtel est près d’une rivière et les moustiques sont déjà présents. Je commence la chasse aux moustiques dans la chambre. Nous commandons le repas à la GH et rencontrons l’organisateur du Safari. Il y a trois parcours qui couvreront une partie ou tout le parc.
1. 6h00 to 10h00
2. 6h00 to 12h00
3. 6h00 to 16h00
Nous choisissons le 2 pour être sur de voir tout le parc. Nous discutons des prix car ils ne correspondent plus au tarif indiqué dans le guide.
30 juillet 2012 :
Debout à 4h20 afin d’être prêt pour partir à 5h00. Nous nous arrêtons en route pour prendre un couple qui fera la visite avec nous. Nous parcourons 10 minutes de route puis 20 de piste pour rejoindre l’entrée du parc. Nous arrivons avec de l’avance et devons attendre l’ouverture du parc à 6h00.
De nombreux 4x4 sont également présents et nous constatons que notre véhicule est plus confortable que certains 4x4. La hauteur, les sièges et leur position peuvent être différents et pendant les 4 heures de ballade dans le parc, nous apprécieront d’avoir un véhicule récent et adapté à ce type de visite.
C’est parti pour notre premier safari. Nous apercevrons beaucoup d’animaux mais le léopard ne voudra jamais se montrer. Les conducteurs se contactent régulièrement pour dire que tel animal est à cet endroit. Cela évite de parcourir le parc dans tous les sens. Pour finir le tour, nous faisons une halte sur une plage de sable magnifique. Le tsunami de 1995 a frappé cette partie de l’ile et une sculpture rend hommage aux personnes décédées.Nous avons beaucoup apprécié ce safari pour sa faune et son paysage. Nous retournons à l’hôtel et nous demandons au chauffeur de s’arrêter en ville afin que l’on puisse changer de l’argent. Nous payons la chambre et le repas du soir. L’arrêt de bus est au bout du chemin et nous attendons 5 minutes le bus. Nous prenons la direction de Matara (3h30) où nous decouvrons la côte Sud du Sri-Lanka. Nous découvrons de magnifiques plages et toujours parsemé de petits villages. Nous devons changer de bus à Matara pour Unamera…( 1 h).Le bus nous dépose sur la route principale qui mène à Gallé. Nous avons sélectionné deux-trois hôtels. Le premier est un peu à l’extérieur . Il y a une piscine et les chambres semblent correctes. Malheureusement il est complet.Nous retournons sur l’axe principale où se trouve l’autre hôtel. C’est un ancien bâtiment colonial réaménagé. Après avoir visiter plusieurs chambres ainsi que le jardin, la piscine, nous décidons de rester dans cette hôtel. Les prix sont plus élevés que dans les autres villes.Après 11 jours de voyage en bus, train, nous nous octroyons une pause bien méritée. Nous avons deux chambres avec un lit double et un lit où les enfants pour dormir ensemble. Nous prenons à peine 10 minutes pour défaire les bagages et direction la piscine pour nous rafraichir. Nous passons deux heures dans l’eau afin de nous détendre. En fin d’après-midi, nous partons pour le village. Le chemin pour y accèder n’est pas très loin de l’hôtel. En sortant de l’hôtel, éviter les tuktuk qui vous proposent de vous y emmener en prétendant que c’est loin. Vous tourner à gauche du portail, longer la route sur 100 mètres puis on prend le chemin à droite.. Elle doit faire 800 mètres de long et nous parcourons cette petite rue pleines d’échoppes en tout genre.Nous nous attablons au restaurant « onelove Rest » qui donne sur la plage. Le repas sera composé de crevettes et calamars fait maison. Retour à l’hôtel pour une nuit de repos bien méritée.
31 août 2012 :
Nous prenons notre premier petit déjeuner à l’hôtel, buffet saucisses, omelettes, toast, jus de fruit, fruits frais. Nous décidons de tester leur centre de massage et toute la famille y passe. Le massage se fait avec une huile chaude et sans trop d’intensité. Ce sera très apprécié par tout le monde. Nous profitons de la piscine en fin de matinée. Vers 13h00, nous partons au village à la recherche d’un restaurant. Nous découvrons la plage. Le sable est clair et fin, l’eau turquoise et assez agitée. C’est magnifique.Nous avons l’embarras du choix concernant le restaurant car tout le long de la plage, il y a hôtel-restaurant- transat.
On choisit un restaurant au hasard et savourons ce moment de détente avec bonheur. Les enfants jouent avec les vagues et nous prenons notre temps pour commander. Les vendeurs d’accessoires se succèdent ( robes, paérot, jouets en noix de coco, bracelets, colliers…). Nous achetons des bracelets en tissus pour les enfants. Le repas sera bon et les serveurs attentionnés. Nous observons les baigneurs se faire renverser par les vagues. Nous retournons à l’hôtel pour profiter de la piscine. Un petit repos dans la chambre puis c’est l’heure de retourner au village pour chercher un restaurant. La plupart des restaurants proposent du poisson frais, crevettes, homards, crabes. Nous choississons le « Samson » qui est également au bord de l’eau. Nous mangerons des beignets de crevettes et des spaguettis au poulet pour les enfants vraiment excellents. De plus, l’accueil est chaleureux et nous discuterons du Tsunami et de la reconstruction des hôtels après la catastrophe. Ils ont reconstruit au même endroit alors qu’il était recommandé de reculer les constructions à l’intérieur des terres. Retour à l’hôtel en TukTuk car les enfants sont exténués.
1 août 2012 :
C’est la fête nationale suisse et nous pensons à nos amis et famille restées en Suisse pour fêter l’évènement. Départ pour GALLE. L’arrêt de bus est devant l’hôtel et nous refusons les Tuktuk qui veulent nous y emmener. Il demande 200/300 rps pour vous y emmener. Le bus coûte 50 rps et il faut juste 10’ pour atteindre la ville. Vous descendez devant le stade de cricket qui se trouve en face d la gare centrale et de la station de bus. L’entrée de la ville fortifiée est à 5 minutes à pied. Vous aurez des locaux vous proposent de faire le tour de la ville en tuktuk mais la découverte des ruelles peut se faire à pied.
Les églises et bâtiments sont superbes. Nous montons sur les fortifications pour avoir une vue sur la mer. Nous longeons ensuite la muraille en direction du phare.Nous assistons un match de cricket sur les remparts. Nous retournons vers la gare routière afin de nous informer des horaires de bus pour Colombo. Derrière la gare, vous trouverez un supermarché et des petits magasins. Nous prenons un repas dans une petit restaurant. Retour à l’hôtel puis au village pour assister aux préparatifs de stands pour une fête religieuse qui va durer 7 jours. Une personne va réciter des textes ou chants non-stop pendant ces 7 jours. Nous mangerons de nouveau au XX.
2 août 2012 :
Petit déjeuner puis nous faisons un dernier massage avant notre départ le lendemain. Ensuite, nous profitons de la piscine jusqu’à 11h00 car après le soleil tape fort et nous ne voulons pas prendre des coups de soleil. Petit jus de lime en jouant aux cartes. Nous partons pour la plage afin de manger quelque chose et profitez de ces derniers instants de vacances. En fin d’après-midi nous décidons d’aller voir le temple qui se trouve à la pointe de la plage. Il y a une magnifique vue depuis le temple. Nous achetons de l’encens et puis allons manger chez Upul au bord de la plage.
3 août 2012 :
Voilà c’est notre dernier jour.Déjeuner et les enfants profitent de la piscine car nous prenons le bus vers 11h00. Nous avons estimé à 6-7h de trajet entre Galley-Colombo-Negombo Aéroport. Nous achetons une théière en noix de coco avant de partir. A Galley, nous hésitons avec le bus standard ou « luxueux » qui est plus rapide. Nous prenons le bus rapide mais le prix est nettement plus élevé et vous devez payer es bagages si ils prennent une place. Il ne semble pas vraiment plus rapide, il s’arrête pour prendre les passagers mais il a la climatisation. Nous mettrons 3h15 pour atteindre Colombo. Le bus nous s’arrête à la gare routière, près du marché YY. Pour prendre la correspondance pour Negombo-Aéroport, il faut traverser la route qui longe la gare. Nous apercevons un bus qui prends la direction de l’aéroport et nous sautons dedans. Le trafic est important et il s’arrête beaucoup. Nous mettrons 1h30 pour rejoindre le terminus. Ensuite il faut prendre un tuk-tuk car l’entrée de l’aéroport est un peu loin. Il faut compter 15’ à pied. Nous avons 45’ à attendre dans le hall car il ne vous laisse pas rentrer pour faire le check-in tant que le guichet n’est pas annoncé. Nous nous changeons et dépensons nos dernières roupies.
Nous avons beaucoup aimé ce pays, ses paysages, sa nourriture et surtout l’accueil de la population avec leur sourire et toujours là pour vous aider.
Italie du Nord, face B: les villes de la plaine du Pô et les Dolomites - carnet pratique English translation pending
Sur la face A de l'Italie du Nord, il y aurait forcément Venise, Milan et les Lacs. En ce mois d'août, nous sommes partis découvrir la face B à travers 3 régions : Lombardie, Vénétie et Emilie-Romagne.
La période n’était sans doute pas idéale, les villes de la plaine, désertées par les italiens en vacances, étaient endormies sous une chaleur permanente dépassant parfois les 35°, sans un souffle d'air... Ce n’était pas non plus le moment d’aller chercher du calme et de la solitude à la montagne… Mais cela reste un très beau voyage pour 17 jours de découvertes culturelles, de randonnée dans des paysages de montagnes époustouflants, et même (un peu) de plage...
Programme : J1 : trajet depuis la France ; nuit à Certosa di Pavia. J2 : Certosa di Pavia, Pavia, Sabbionetta ; nuit à Mantova. J3 : Mantova ; nuit à Mantova. J4 : Verona ; nuit à Mantova. J5 : Treviso ; nuit à Cibiana di Cadore (Dolomites). J6 à J9 : randonnées à la journée dans les Dolomites ; nuits à Cibiana di Cadore. J10 : Belluno, Feltre, villa Maser, Asolo ; nuit à Padova. J11 : Padova ; nuit à Padova. J12 : Vicenza ; nuit à Padova. J13 : riviera de la Brenta ; nuit à Padova. J14 : Chioggia, abbaye de Pomposa, plage à Lido di Volano ; nuit à Ferrara. J15 : Ferrara ; nuit à Ferrara. J16 : Ravenna, plage à Lido di Spina ; nuit à Ferrara. J17 : Bologna, Piacenza ; nuit à Piacenza.
Itinéraire J1 à J5, de Pavia aux Dolomites :
Itinéraire J10 à J17, des Dolomites à Piacenza :
Généralités
Bibliographie : - guide Michelin « vert » Italie : bien pour le culturel, mais ne pas compter sur lui pour le pratique, ni pour un regard critique ; - guide du Routard « Italie du Nord » : bon mix entre culturel et pratique, mais en plus d’exclure Milan, les lacs, Venise (qui font l’objet d’autres GDR), il ignore complètement les Dolomites ; - et enfin les plus que moyens Petit Futé « Alpes Italiennes » et « Italie du Nord » (à noter que le premier ne couvre pas certaines vallées des Dolomites, qui sont couverte par le deuxième, et vice versa : comprenne qui pourra !). Le seul mérite du PF est donc de couvrir partiellement les Dolomites…
Transports : voiture. Autoroutes payantes (les péages peuvent se calculer par ex avec le site ViaMichelin). Les centre-villes sont interdits aux voitures et ça ne plaisante pas (surveillance par caméras). Il faut donc absolument respecter la signalisation rond blanc cerclé de rouge ! Les parkings gratuits ou pas chers en périphérie du centre sont bien indiqués dans le GDR. Nous n’avons jamais eu à payer de parking exhorbitant. Logement : mis à part Vérone et les bords de mer, les villes de la plaine du Pô ont une fréquentation touristique moyenne - basse en août. De plus les Italiens sont majoritairement en vacances donc il n’y a pas de voyageurs d’affaires, de salons ou autres. Nous avons tout réservé 15 jours avant de partir par internet et obtenu des promos de dernière minute intéressantes du style pour 2 nuits payées, une nuit offerte. Attention pour les Dolomites : ne pas y aller sans réserver à moins de vouloir craquer son CODEVI ! La région est archi pleine en été et il est difficile de trouver une réservation un mois avant ! La plupart des hébergements n’ont pas de site internet ou du moins pas de disponibilité en ligne, et il faut les contacter un par un pour connaître la disponibilité. Bref à moins d’avoir un budget de 250 euros la nuit, ne pas prendre le risque de débarquer sans réservation. Informations touristiques sur les Dolomites : une fois qu’on a compris que le massif des Dolomites court sur 3 régions (Trentin Haut-Adige, Vénétie, Vénétie Frioul-Julienne), chacune gérant à sa manière les sites web de ses diverses offices du tourisme, on met le doigt sur la difficulté à se renseigner sur les Dolomites via internet. Surtout si on ajoute que les guides touristiques français sont archi nuls sur cette région. Pour ajouter à la confusion, il y a aussi le massif des Dolomites de Brenta qui s’appelle un peu pareil mais ce n’est pas le même massif. Bref, bon courage à tous ceux qui veulent découvrir les Dolomites, j’imagine que c’est comme vouloir planifier ses vacances dans les Alpes françaises sans connaître le nom d’un seul endroit précis… une belle galère. Températures : en plaine nous avons eu constamment des températures au dessus de 30° et jusqu’à 38° certains jours ! A noter aussi beaucoup de moustiques dans certains coins dès qu’on était en bord d’une rivière - pas de problème en ville. Dans les Dolomites, températures classiques de montagne en été, et temps parfois pluvieux…
Les lieux visités
Certosa di Pavia *** (la Chartreuse de Pavie) : ce lieu de toute beauté, dans un village au milieu des rizières, est encore aujourd'hui occupé par des moines ; la façade est un extraordinaire assemblage de marbres de diverses couleurs, et les cloîtres offrent un calme plaisant.
Façade de la Chartreuse
Pavia (Pavie)** : située à une dizaine de km au Sud de la Chartreuse, au bord du fleuve Ticino. Ville étudiante un peu provinciale comparée à sa grande voisine Milan, elle garde un caractère médiéval prononcé : les nombreuses constructions en briques, les rues pavées, la vieille université et ses multiples patios, les tours de garde médiévales hautes de plusieurs dizaines de mètres (un peu inquiétantes, on se demande si elles vont nous tomber sur la tête au passage : il y en a une qui s’est écroulée il y a quelques années), une très vieille et belle église romane (Basilica di San Michele Maggiore), le vieux pont couvert. Les villes de la plaine du Pô et de ses affluents sont LE paradis du vélo, tout le monde circule à vélo de l’étudiant au retraité en passant par le monsieur costard-cravaté.
Une place du centre de Pavie
Sabbioneta *** : village classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco (un peu comme la moitié de l’Italie du Nord serait-on tenté de dire…), c’est une sorte de « ville nouvelle », un Cergy-Pontoise à la mode Renaissance : elle a été conçue par un rejeton des ducs de Mantoue comme une future grande ville, avec tout l’équipement : les remparts en étoile, la place principale avec le palais et sa grande galerie à colonnes, le théâtre couvert, les édifices publics, les églises… Le duc avait vu un peu grand, son plan est resté inachevé, et la ville n’a jamais été aussi peuplée qu’il l’avait prévu… Une bonne partie de la ville n’a donc jamais été construite, les remparts sont par endroit ouverts, donnant vue sur la plate campagne environnante, les touristes sont rares à affronter la canicule du mois d’août, quelques cafés sont ouverts, mais de manière générale il n’y a pas grand monde dans les rues… La splendeur de la ville n’a pas à proprement parler « décliné », elle n’a en fait jamais vraiment existé, elle a seulement été rêvée. Aurait-elle inspiré à Italo Calvino « les villes invisibles », son conte mélangeant le rêve et l’urbanisme ?
Galerie du Palazzo Giardino à Sabbioneta
Mantova*** (Mantoue) : le centre-ville comprend beaucoup de zones piétonnes et de petites rues agréables. Nous n’avons pas pu visiter la Rotonda mais avons admiré la Basilica Sant Andrea impressionnante, les murs et les voutes sont entièrement décorés avec des trompe l’œil. La visite du palais ducal est un incontournable qui permet de mesurer la puissance des seigneurs de Mantoue à la Renaissance. On se perd dans un nombre impressionnant de bâtiments, d’ailes, de corridors, de galeries couvertes, de cours intérieures. Nous goûtons à la Torta Mantovana, gâteau aux pignons qu’on pourra qualifier, selon qu’on est poli ou non, soit d’ « un peu sec », soit carrément d’étouffe-chrétien. Les bords du « lac » offrent des possibilités de promenade ou de pique nique agréables : en fait de lac, c’est une boucle du fleuve Mincio qui fait de la ville une péninsule entouré de tous les côtés sauf au Sud. La vue sur le palais ducal est grandiose quand on entre dans la ville par le pont situé côté Est.
Vue de Mantova et du palais ducal
Verona*** (Vérone) : la ville est très agréable, l’architecture générale des maisons est assez semblable à ce qu’on retrouve à Mantoue. La fréquentation touristique est au moins 10 fois plus importante qu'à Mantoue, notamment dans le secteur autour des arènes et de la piazza delle Erbe ; à la maison de Juliette, on frise l’hystérie collective. Heureusement, comme dans tous les lieux touristiques, il suffit de s’éloigner de 100m et on se retrouve un peu plus au calme.
Poignée de porte dans une rue de Vérone
La Piazza dei Signori
Treviso** (Trévise) : la vieille ville est charmante, l’architecture ressemble aux villes que nous avons déjà visitées : de la brique, de la pierre, des maisons à arches, des façades peintes par endroit, un édifice public surmonté d’une haute tour de briques crénelée. La personnalité de Trévise, ce sont ses petits canaux sillonnent la ville, pas des canaux paisibles comme sur la lagune de Venise, mais des sortes de petits torrents domestiqués.
Le calme d'un dimanche au centre de Trévise
Les randonnées dans les Dolomites : nous avons acheté pour environ 6 euros dans les offices du tourisme des « cartes touristiques » au 1 :30 000 éditées par la province de Belluno (côté Vénétie donc !) qui sont suffisamment détaillées pour des randonnées à la journée et ont l’avantage de couvrir des secteurs assez grands : par exemple secteur Cortina d’Ampezzo, secteur San Vito di Cadore. Les randonnées effectuées : Tour des Cinque Torri *** (près de Cortina d'Ampezzo), Monte Rite ** (dans la vallée de Cibiana di Cadore), Rifugio Galassi ** au départ du lieu-dit Praciadelan (randonnée dans le Nord du massif de l’Antelao). Bilan des randonnées : prévoir des dénivelés importants (a minima 700m de positif) car les parkings sont très bas en altitude (en dessous de 1500m), la montée est censée être facilitée par les nombreux télésièges mais impossible pour nous avec un jeune enfant… C’est évidemment le pays des via ferrata, mais là encore… Les paysages sont impressionnants mais en randonnant à la journée nous n’avons jamais eu l’impression d’être loin de la civilisation : toujours un refuge, un remonte pente pas trop loin pour nous empêcher d’oublier que Cortina d’Ampezzo n’est à quelques kilomètres ! Cibiana di Cadore : c’est un village isolé à l’écart de la route principale reliant Pieve di Cadore à Cortina d’Ampezzo. Il nous faut, chaque jour, faire 5 km de route sinueuse et très pentue pour rejoindre la vallée principale à hauteur de Vodo di Cadore. L’avantage c’est que la circulation devant l’hôtel est très réduite et nous avons l’impression d’être vraiment « à la montagne ». Contrairement par exemple à San Vito di Cadore, qui souffre de bouchons à certaines heures et où le stationnement est payant, comme dans une grande ville !
Vue sur le Sassolungo depuis Cibiana di Cadore
Randonnée du tour des Cinque Torri
Randonnée du Monte Rite : vue sur le Monte San Pelmo
Sur le trajet entre les Dolomites et Padova :
Belluno * la porte d’entrée des Dolomites, et Feltre * : deux petites villes pas désagréables où l’on retrouve des éléments d’architecture typiques de la Vénétie : les fameuses fenêtres en ogive, les lions de Venise, les arcades…
Maison à fenêtres vénitiennes à Belluno
La villa Maser ** et la chapelle voisine construites par Palladio, que nous n'avons pu pas visiter.
La villa Maser... depuis la route
Asolo *, classé parmi les plus beaux villages d’Italie, qui nous a un peu déçu, c’est joli, sans plus, avec une belle vue sur la plaine du haut du château.
Padova ** (Padoue) : le centre-ville est très vivant avec ses nombreux marchés. Visite du palazzo de la Raggione. Nous ne visitons pas la chapelle des Scrovegni qui est pourtant immanquable, parait-il (attention il y a un système de réservation à l'avance sans lequel point de salut). L'autre centre de Padoue se situe autour du Prato de la Valle, avec sur cette très grande place la basilique Sainte-Justine et un peu plus loin la basilique de Saint-Antoine. Les marchands du temple sont là en nombre, pour vendre leurs produits aux pèlerins venus du monde entier voir les reliques de St Antoine. La basilique n’a en elle-même rien d’extraordinaire, de jolis cloîtres et c’est à peu près tout.
Marché à Padova
Vicenza *** (Vicence), la ville de Palladio, célèbre architecte de la Renaissance. Le centre-ville est très agréable à parcourir à pied. L’attraction principale est le Théâtre Olympique, construit par Palladio, c’est un théâtre couvert avec un extraordinaire décor en trompe l’œil et en relief, c’est superbe. Plusieurs autres musées se visitent avec le billet d’entrée mais nous n’en visiterons qu’un, un superbe palais baroque avec des décors extraordinairement exhubérants, le Palazzo Thiene. Nous visitons également les extérieurs de la Villa Rotonda située en dehors de la ville. La villa présente des formes simples et élégantes qui donnent l’illusion qu’elle a été facile à concevoir et à construire. Des générations d’architectes ont ensuite copié le style de Palladio, à travers toute l’Europe. A noter que la Vénétie abrite des dizaines de villas de Palladio qui sont classées dans leur ensemble au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. On trouve des brochures sur internet répertoriant ces constructions.
Villa Rotonda à côté de Vicenza
Riviera de la Brenta *. C’est une portion de canal allant de Padoue à la lagune de Venise et qui était bordée de résidences d’agrément construites par les riches vénitiens, dont plusieurs se visitent. Avouons-le, pour profiter pleinement de la visite, il faut faire un certain travail d’imagination et faire abstraction de la route, très passante, longeant le canal. Les demeures sont très nombreuses, variées, surprenantes, mais l’endroit manque aujourd’hui de ce charme un peu campagnard auquel j’avais rêvé… Chioggia*** : cité portuaire située à l'extrême Sud de la lagune de Venise. Les constructions sont beaucoup moins riches qu’à Venise, mal entretenues parfois, mais les canaux sont là, les arcades, les églises majestueuses, les quartiers des pêcheurs, les vues sur la lagune. Vous l’aurez compris, Chioggia nous a ravis.
Un canal à Chioggia
L'abbaye de Pomposa** : isolée dans la plaine de l'embouchure du Pô, elle abrite une très belle église, très ancienne et bien restaurée. Fondée dans des conditions très défavorables, au beau milieu d’un delta malsain, elle a été abandonné par les moines lorsque l’endroit s’est retrouvé au beau milieu des eaux après la rupture des digues du Pô. Par manque de temps nous n'avons pas pu visiter Commachio pourtant toute proche.
Détail de la façade de l'abbaye de Pomposa
Ferrara *** (Ferrare) : la ville est très jolie, calme en ce mois d’août où la température frise les 35° l’après-midi… La ville est assez étendue. Les époques se juxtaposent à Ferrara, mais se mélangent peu. La ville s’est agrandie par à coups, selon les impulsions données par ses Ducs. Ce qui frappe c’est l’unité architecturale de la ville, majoritairement construite de briques roses, avec des rues pavées. Ensuite chaque quartier a sa personnalité, depuis le premier centre historique médiéval, avec ses maisons incluant des passages couverts par-dessus les ruelles, à l’extension Renaissance, plus aérée avec ses palais, ses portes en arc et ses balcons avec des décorations en terre cuite, et enfin la majestueuse extension Ercoléenne, la plus tardive et la moins achevée. On y découvre un impressionnant cimetière situé intra muros, on longe des rues bordées de palais renaissance et de constructions qui vont en s’éclaircissant… pour aller se perdre dans une sorte de campagne dans les murs de la ville… On évoque évidemment le souvenir du jardin des Finzi-Contini de Giorgio Bassani, qui est imaginairement situé quelque part dans cette frontière mal définie entre la ville et la campagne ; on longe le cimetière juif où commence son roman, on lit dans le vieux centre la plaque apposée sur le mur de l’ancienne synagogue… Au centre de la ville, le Duomo et le Castello Estenze impressionnent et écrasent les autres constructions de par leur masse. La visite du château vaut le détour avec notamment de nombreuses explications sur l’histoire de la ville. Ferrara fut sans conteste le coup de cœur du voyage.
Castello Estenze à Ferrare
Ravenna*** (Ravenne) : les mosaïques de Ravenne sont exceptionnelles, avec une nette préférence de ma part pour la Basilica di San Vitale, qui avec une architecture typiquement byzantine, avec coupoles et plan rond, associées à la richesse des mosaïques donne un ensemble réellement grandiose.
Basilica San Vitale
Bologna** (Bologne) : visitée en coup de vent, elle donne une impression de très grande ville par rapport à celles dont nous venons, mais en conservant un certain charme "historique" : les hautes tours médiévales, le Duomo etc.
Détail de la fontaine de Neptune à Bologne
Piacenza* (Plaisance), la déception du voyage ; la ville souffre de la comparaison avec nos étapes précédentes. Mis à part l’hypercentre qui est assez bien mis en valeur, avec des rues piétonnes et quelques édifices historiques comme le Duomo, la ville est plutôt d’une architecture quelconque, et manque du charme que nous avions trouvé par exemple à Pavia.
Carnet d'adresses : hôtels
J1 : Certosa di Pavia - Hôtel Italia. 80 euros pour 2 avec petit déjeuner. Hôtel pas vraiment bon marché et son restaurant-pizzeria est aussi sympathique qu’un grill Campanile en France… Mais la chambre avec clim est très confortable (3* méritées). Anti-moustiques obligatoire en soirée si l’on expose sa peau plus de 10 secondes à l’extérieur… J2 à J4 : Mantova - Hôtel ABC Mantova. L’hôtel est tout confort 3*, pour 55 euros la nuit avec petit déjeuner (promotion voyages-sncf). Il est situé face à la gare ce qui n’est pas trop loin du centre-ville. Le plus : une cour intérieure au calme pour passer les soirées. J5 à J9 : Cibiana di Cadore (Dolomites) – Albergo Remauro. 130 euros / nuit en demi-pension, réservé via le site Venere. Le coup de coeur du voyage. Le restaurant gastronomique est excellent, l’ambiance familiale, le confort des chambres simple mais tout à fait correct. Le fils de la famille, à la fois propriétaire et chef cuisinier, nous attribue une chambre très spacieuse car nous voyageons avec un bébé. Ce sont des gens très sympathiques qui nous feront nous sentir comme à la maison. La clientèle est majoritairement italienne, quelques français, beaucoup d’habitués et notamment des personnes revenant voir leur famille dans le coin. Le soir, de nombreux villageois se retrouvent au bar de l’hôtel autour d’une glace ou d’une partie de cartes. La vue depuis l’auberge est magnifique sur le Sassolungo di Cibiana. J10 à J13 : Padova - Hôtel Methis. Un hôtel 4* pour 55 euros / nuit avec petit déjeuner sur 4 nuits au total, réservé avec voyages-sncf. Un hôtel destiné à la clientèle d'affaires, à peu près désert au mois d'août, situé à 10 min à pied de la place principale, au calme au bord d’un canal… En plein mois d’août le bar de l’hôtel est fermé et tous les restaurants proches de l’hôtel sont fermés pour congés ; il faut aller en plein centre-ville ou au Prato della Valle pour dîner. J14 à J16 : Ferrara – Hôtel Touring. C’est un hôtel 3* idéalement situé à côté du château Castello Estense, en plein centre-ville. 3 nuits réservées en promotion directement sur le site de l’hôtel, pour 54 euros/nuit pour deux avec petit-déjeuner. Plusieurs restaurants et snacks à proximité immédiate de l’hôtel pour dîner. J17 : Piacenza – Euro Hotel. L’hôtel 3*, situé à 1.5km du centre à travers un quartier terne et inintéressant, n’est pas bon marché (80 euros la nuit pour 2 avec petit déjeuner) et la chambre, certes bien aménagée, est vraiment toute petite...
La période n’était sans doute pas idéale, les villes de la plaine, désertées par les italiens en vacances, étaient endormies sous une chaleur permanente dépassant parfois les 35°, sans un souffle d'air... Ce n’était pas non plus le moment d’aller chercher du calme et de la solitude à la montagne… Mais cela reste un très beau voyage pour 17 jours de découvertes culturelles, de randonnée dans des paysages de montagnes époustouflants, et même (un peu) de plage...
Programme : J1 : trajet depuis la France ; nuit à Certosa di Pavia. J2 : Certosa di Pavia, Pavia, Sabbionetta ; nuit à Mantova. J3 : Mantova ; nuit à Mantova. J4 : Verona ; nuit à Mantova. J5 : Treviso ; nuit à Cibiana di Cadore (Dolomites). J6 à J9 : randonnées à la journée dans les Dolomites ; nuits à Cibiana di Cadore. J10 : Belluno, Feltre, villa Maser, Asolo ; nuit à Padova. J11 : Padova ; nuit à Padova. J12 : Vicenza ; nuit à Padova. J13 : riviera de la Brenta ; nuit à Padova. J14 : Chioggia, abbaye de Pomposa, plage à Lido di Volano ; nuit à Ferrara. J15 : Ferrara ; nuit à Ferrara. J16 : Ravenna, plage à Lido di Spina ; nuit à Ferrara. J17 : Bologna, Piacenza ; nuit à Piacenza.
Itinéraire J1 à J5, de Pavia aux Dolomites :

Itinéraire J10 à J17, des Dolomites à Piacenza :

Généralités
Bibliographie : - guide Michelin « vert » Italie : bien pour le culturel, mais ne pas compter sur lui pour le pratique, ni pour un regard critique ; - guide du Routard « Italie du Nord » : bon mix entre culturel et pratique, mais en plus d’exclure Milan, les lacs, Venise (qui font l’objet d’autres GDR), il ignore complètement les Dolomites ; - et enfin les plus que moyens Petit Futé « Alpes Italiennes » et « Italie du Nord » (à noter que le premier ne couvre pas certaines vallées des Dolomites, qui sont couverte par le deuxième, et vice versa : comprenne qui pourra !). Le seul mérite du PF est donc de couvrir partiellement les Dolomites…
Transports : voiture. Autoroutes payantes (les péages peuvent se calculer par ex avec le site ViaMichelin). Les centre-villes sont interdits aux voitures et ça ne plaisante pas (surveillance par caméras). Il faut donc absolument respecter la signalisation rond blanc cerclé de rouge ! Les parkings gratuits ou pas chers en périphérie du centre sont bien indiqués dans le GDR. Nous n’avons jamais eu à payer de parking exhorbitant. Logement : mis à part Vérone et les bords de mer, les villes de la plaine du Pô ont une fréquentation touristique moyenne - basse en août. De plus les Italiens sont majoritairement en vacances donc il n’y a pas de voyageurs d’affaires, de salons ou autres. Nous avons tout réservé 15 jours avant de partir par internet et obtenu des promos de dernière minute intéressantes du style pour 2 nuits payées, une nuit offerte. Attention pour les Dolomites : ne pas y aller sans réserver à moins de vouloir craquer son CODEVI ! La région est archi pleine en été et il est difficile de trouver une réservation un mois avant ! La plupart des hébergements n’ont pas de site internet ou du moins pas de disponibilité en ligne, et il faut les contacter un par un pour connaître la disponibilité. Bref à moins d’avoir un budget de 250 euros la nuit, ne pas prendre le risque de débarquer sans réservation. Informations touristiques sur les Dolomites : une fois qu’on a compris que le massif des Dolomites court sur 3 régions (Trentin Haut-Adige, Vénétie, Vénétie Frioul-Julienne), chacune gérant à sa manière les sites web de ses diverses offices du tourisme, on met le doigt sur la difficulté à se renseigner sur les Dolomites via internet. Surtout si on ajoute que les guides touristiques français sont archi nuls sur cette région. Pour ajouter à la confusion, il y a aussi le massif des Dolomites de Brenta qui s’appelle un peu pareil mais ce n’est pas le même massif. Bref, bon courage à tous ceux qui veulent découvrir les Dolomites, j’imagine que c’est comme vouloir planifier ses vacances dans les Alpes françaises sans connaître le nom d’un seul endroit précis… une belle galère. Températures : en plaine nous avons eu constamment des températures au dessus de 30° et jusqu’à 38° certains jours ! A noter aussi beaucoup de moustiques dans certains coins dès qu’on était en bord d’une rivière - pas de problème en ville. Dans les Dolomites, températures classiques de montagne en été, et temps parfois pluvieux…
Les lieux visités
Certosa di Pavia *** (la Chartreuse de Pavie) : ce lieu de toute beauté, dans un village au milieu des rizières, est encore aujourd'hui occupé par des moines ; la façade est un extraordinaire assemblage de marbres de diverses couleurs, et les cloîtres offrent un calme plaisant.
Façade de la ChartreusePavia (Pavie)** : située à une dizaine de km au Sud de la Chartreuse, au bord du fleuve Ticino. Ville étudiante un peu provinciale comparée à sa grande voisine Milan, elle garde un caractère médiéval prononcé : les nombreuses constructions en briques, les rues pavées, la vieille université et ses multiples patios, les tours de garde médiévales hautes de plusieurs dizaines de mètres (un peu inquiétantes, on se demande si elles vont nous tomber sur la tête au passage : il y en a une qui s’est écroulée il y a quelques années), une très vieille et belle église romane (Basilica di San Michele Maggiore), le vieux pont couvert. Les villes de la plaine du Pô et de ses affluents sont LE paradis du vélo, tout le monde circule à vélo de l’étudiant au retraité en passant par le monsieur costard-cravaté.
Une place du centre de PavieSabbioneta *** : village classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco (un peu comme la moitié de l’Italie du Nord serait-on tenté de dire…), c’est une sorte de « ville nouvelle », un Cergy-Pontoise à la mode Renaissance : elle a été conçue par un rejeton des ducs de Mantoue comme une future grande ville, avec tout l’équipement : les remparts en étoile, la place principale avec le palais et sa grande galerie à colonnes, le théâtre couvert, les édifices publics, les églises… Le duc avait vu un peu grand, son plan est resté inachevé, et la ville n’a jamais été aussi peuplée qu’il l’avait prévu… Une bonne partie de la ville n’a donc jamais été construite, les remparts sont par endroit ouverts, donnant vue sur la plate campagne environnante, les touristes sont rares à affronter la canicule du mois d’août, quelques cafés sont ouverts, mais de manière générale il n’y a pas grand monde dans les rues… La splendeur de la ville n’a pas à proprement parler « décliné », elle n’a en fait jamais vraiment existé, elle a seulement été rêvée. Aurait-elle inspiré à Italo Calvino « les villes invisibles », son conte mélangeant le rêve et l’urbanisme ?
Galerie du Palazzo Giardino à SabbionetaMantova*** (Mantoue) : le centre-ville comprend beaucoup de zones piétonnes et de petites rues agréables. Nous n’avons pas pu visiter la Rotonda mais avons admiré la Basilica Sant Andrea impressionnante, les murs et les voutes sont entièrement décorés avec des trompe l’œil. La visite du palais ducal est un incontournable qui permet de mesurer la puissance des seigneurs de Mantoue à la Renaissance. On se perd dans un nombre impressionnant de bâtiments, d’ailes, de corridors, de galeries couvertes, de cours intérieures. Nous goûtons à la Torta Mantovana, gâteau aux pignons qu’on pourra qualifier, selon qu’on est poli ou non, soit d’ « un peu sec », soit carrément d’étouffe-chrétien. Les bords du « lac » offrent des possibilités de promenade ou de pique nique agréables : en fait de lac, c’est une boucle du fleuve Mincio qui fait de la ville une péninsule entouré de tous les côtés sauf au Sud. La vue sur le palais ducal est grandiose quand on entre dans la ville par le pont situé côté Est.
Vue de Mantova et du palais ducalVerona*** (Vérone) : la ville est très agréable, l’architecture générale des maisons est assez semblable à ce qu’on retrouve à Mantoue. La fréquentation touristique est au moins 10 fois plus importante qu'à Mantoue, notamment dans le secteur autour des arènes et de la piazza delle Erbe ; à la maison de Juliette, on frise l’hystérie collective. Heureusement, comme dans tous les lieux touristiques, il suffit de s’éloigner de 100m et on se retrouve un peu plus au calme.
Poignée de porte dans une rue de Vérone
La Piazza dei SignoriTreviso** (Trévise) : la vieille ville est charmante, l’architecture ressemble aux villes que nous avons déjà visitées : de la brique, de la pierre, des maisons à arches, des façades peintes par endroit, un édifice public surmonté d’une haute tour de briques crénelée. La personnalité de Trévise, ce sont ses petits canaux sillonnent la ville, pas des canaux paisibles comme sur la lagune de Venise, mais des sortes de petits torrents domestiqués.
Le calme d'un dimanche au centre de TréviseLes randonnées dans les Dolomites : nous avons acheté pour environ 6 euros dans les offices du tourisme des « cartes touristiques » au 1 :30 000 éditées par la province de Belluno (côté Vénétie donc !) qui sont suffisamment détaillées pour des randonnées à la journée et ont l’avantage de couvrir des secteurs assez grands : par exemple secteur Cortina d’Ampezzo, secteur San Vito di Cadore. Les randonnées effectuées : Tour des Cinque Torri *** (près de Cortina d'Ampezzo), Monte Rite ** (dans la vallée de Cibiana di Cadore), Rifugio Galassi ** au départ du lieu-dit Praciadelan (randonnée dans le Nord du massif de l’Antelao). Bilan des randonnées : prévoir des dénivelés importants (a minima 700m de positif) car les parkings sont très bas en altitude (en dessous de 1500m), la montée est censée être facilitée par les nombreux télésièges mais impossible pour nous avec un jeune enfant… C’est évidemment le pays des via ferrata, mais là encore… Les paysages sont impressionnants mais en randonnant à la journée nous n’avons jamais eu l’impression d’être loin de la civilisation : toujours un refuge, un remonte pente pas trop loin pour nous empêcher d’oublier que Cortina d’Ampezzo n’est à quelques kilomètres ! Cibiana di Cadore : c’est un village isolé à l’écart de la route principale reliant Pieve di Cadore à Cortina d’Ampezzo. Il nous faut, chaque jour, faire 5 km de route sinueuse et très pentue pour rejoindre la vallée principale à hauteur de Vodo di Cadore. L’avantage c’est que la circulation devant l’hôtel est très réduite et nous avons l’impression d’être vraiment « à la montagne ». Contrairement par exemple à San Vito di Cadore, qui souffre de bouchons à certaines heures et où le stationnement est payant, comme dans une grande ville !
Vue sur le Sassolungo depuis Cibiana di Cadore
Randonnée du tour des Cinque Torri
Randonnée du Monte Rite : vue sur le Monte San PelmoSur le trajet entre les Dolomites et Padova :
Belluno * la porte d’entrée des Dolomites, et Feltre * : deux petites villes pas désagréables où l’on retrouve des éléments d’architecture typiques de la Vénétie : les fameuses fenêtres en ogive, les lions de Venise, les arcades…
Maison à fenêtres vénitiennes à BellunoLa villa Maser ** et la chapelle voisine construites par Palladio, que nous n'avons pu pas visiter.
La villa Maser... depuis la routeAsolo *, classé parmi les plus beaux villages d’Italie, qui nous a un peu déçu, c’est joli, sans plus, avec une belle vue sur la plaine du haut du château.
Padova ** (Padoue) : le centre-ville est très vivant avec ses nombreux marchés. Visite du palazzo de la Raggione. Nous ne visitons pas la chapelle des Scrovegni qui est pourtant immanquable, parait-il (attention il y a un système de réservation à l'avance sans lequel point de salut). L'autre centre de Padoue se situe autour du Prato de la Valle, avec sur cette très grande place la basilique Sainte-Justine et un peu plus loin la basilique de Saint-Antoine. Les marchands du temple sont là en nombre, pour vendre leurs produits aux pèlerins venus du monde entier voir les reliques de St Antoine. La basilique n’a en elle-même rien d’extraordinaire, de jolis cloîtres et c’est à peu près tout.
Marché à PadovaVicenza *** (Vicence), la ville de Palladio, célèbre architecte de la Renaissance. Le centre-ville est très agréable à parcourir à pied. L’attraction principale est le Théâtre Olympique, construit par Palladio, c’est un théâtre couvert avec un extraordinaire décor en trompe l’œil et en relief, c’est superbe. Plusieurs autres musées se visitent avec le billet d’entrée mais nous n’en visiterons qu’un, un superbe palais baroque avec des décors extraordinairement exhubérants, le Palazzo Thiene. Nous visitons également les extérieurs de la Villa Rotonda située en dehors de la ville. La villa présente des formes simples et élégantes qui donnent l’illusion qu’elle a été facile à concevoir et à construire. Des générations d’architectes ont ensuite copié le style de Palladio, à travers toute l’Europe. A noter que la Vénétie abrite des dizaines de villas de Palladio qui sont classées dans leur ensemble au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. On trouve des brochures sur internet répertoriant ces constructions.
Villa Rotonda à côté de VicenzaRiviera de la Brenta *. C’est une portion de canal allant de Padoue à la lagune de Venise et qui était bordée de résidences d’agrément construites par les riches vénitiens, dont plusieurs se visitent. Avouons-le, pour profiter pleinement de la visite, il faut faire un certain travail d’imagination et faire abstraction de la route, très passante, longeant le canal. Les demeures sont très nombreuses, variées, surprenantes, mais l’endroit manque aujourd’hui de ce charme un peu campagnard auquel j’avais rêvé… Chioggia*** : cité portuaire située à l'extrême Sud de la lagune de Venise. Les constructions sont beaucoup moins riches qu’à Venise, mal entretenues parfois, mais les canaux sont là, les arcades, les églises majestueuses, les quartiers des pêcheurs, les vues sur la lagune. Vous l’aurez compris, Chioggia nous a ravis.
Un canal à ChioggiaL'abbaye de Pomposa** : isolée dans la plaine de l'embouchure du Pô, elle abrite une très belle église, très ancienne et bien restaurée. Fondée dans des conditions très défavorables, au beau milieu d’un delta malsain, elle a été abandonné par les moines lorsque l’endroit s’est retrouvé au beau milieu des eaux après la rupture des digues du Pô. Par manque de temps nous n'avons pas pu visiter Commachio pourtant toute proche.
Détail de la façade de l'abbaye de PomposaFerrara *** (Ferrare) : la ville est très jolie, calme en ce mois d’août où la température frise les 35° l’après-midi… La ville est assez étendue. Les époques se juxtaposent à Ferrara, mais se mélangent peu. La ville s’est agrandie par à coups, selon les impulsions données par ses Ducs. Ce qui frappe c’est l’unité architecturale de la ville, majoritairement construite de briques roses, avec des rues pavées. Ensuite chaque quartier a sa personnalité, depuis le premier centre historique médiéval, avec ses maisons incluant des passages couverts par-dessus les ruelles, à l’extension Renaissance, plus aérée avec ses palais, ses portes en arc et ses balcons avec des décorations en terre cuite, et enfin la majestueuse extension Ercoléenne, la plus tardive et la moins achevée. On y découvre un impressionnant cimetière situé intra muros, on longe des rues bordées de palais renaissance et de constructions qui vont en s’éclaircissant… pour aller se perdre dans une sorte de campagne dans les murs de la ville… On évoque évidemment le souvenir du jardin des Finzi-Contini de Giorgio Bassani, qui est imaginairement situé quelque part dans cette frontière mal définie entre la ville et la campagne ; on longe le cimetière juif où commence son roman, on lit dans le vieux centre la plaque apposée sur le mur de l’ancienne synagogue… Au centre de la ville, le Duomo et le Castello Estenze impressionnent et écrasent les autres constructions de par leur masse. La visite du château vaut le détour avec notamment de nombreuses explications sur l’histoire de la ville. Ferrara fut sans conteste le coup de cœur du voyage.
Castello Estenze à FerrareRavenna*** (Ravenne) : les mosaïques de Ravenne sont exceptionnelles, avec une nette préférence de ma part pour la Basilica di San Vitale, qui avec une architecture typiquement byzantine, avec coupoles et plan rond, associées à la richesse des mosaïques donne un ensemble réellement grandiose.
Basilica San VitaleBologna** (Bologne) : visitée en coup de vent, elle donne une impression de très grande ville par rapport à celles dont nous venons, mais en conservant un certain charme "historique" : les hautes tours médiévales, le Duomo etc.
Détail de la fontaine de Neptune à BolognePiacenza* (Plaisance), la déception du voyage ; la ville souffre de la comparaison avec nos étapes précédentes. Mis à part l’hypercentre qui est assez bien mis en valeur, avec des rues piétonnes et quelques édifices historiques comme le Duomo, la ville est plutôt d’une architecture quelconque, et manque du charme que nous avions trouvé par exemple à Pavia.
Carnet d'adresses : hôtels
J1 : Certosa di Pavia - Hôtel Italia. 80 euros pour 2 avec petit déjeuner. Hôtel pas vraiment bon marché et son restaurant-pizzeria est aussi sympathique qu’un grill Campanile en France… Mais la chambre avec clim est très confortable (3* méritées). Anti-moustiques obligatoire en soirée si l’on expose sa peau plus de 10 secondes à l’extérieur… J2 à J4 : Mantova - Hôtel ABC Mantova. L’hôtel est tout confort 3*, pour 55 euros la nuit avec petit déjeuner (promotion voyages-sncf). Il est situé face à la gare ce qui n’est pas trop loin du centre-ville. Le plus : une cour intérieure au calme pour passer les soirées. J5 à J9 : Cibiana di Cadore (Dolomites) – Albergo Remauro. 130 euros / nuit en demi-pension, réservé via le site Venere. Le coup de coeur du voyage. Le restaurant gastronomique est excellent, l’ambiance familiale, le confort des chambres simple mais tout à fait correct. Le fils de la famille, à la fois propriétaire et chef cuisinier, nous attribue une chambre très spacieuse car nous voyageons avec un bébé. Ce sont des gens très sympathiques qui nous feront nous sentir comme à la maison. La clientèle est majoritairement italienne, quelques français, beaucoup d’habitués et notamment des personnes revenant voir leur famille dans le coin. Le soir, de nombreux villageois se retrouvent au bar de l’hôtel autour d’une glace ou d’une partie de cartes. La vue depuis l’auberge est magnifique sur le Sassolungo di Cibiana. J10 à J13 : Padova - Hôtel Methis. Un hôtel 4* pour 55 euros / nuit avec petit déjeuner sur 4 nuits au total, réservé avec voyages-sncf. Un hôtel destiné à la clientèle d'affaires, à peu près désert au mois d'août, situé à 10 min à pied de la place principale, au calme au bord d’un canal… En plein mois d’août le bar de l’hôtel est fermé et tous les restaurants proches de l’hôtel sont fermés pour congés ; il faut aller en plein centre-ville ou au Prato della Valle pour dîner. J14 à J16 : Ferrara – Hôtel Touring. C’est un hôtel 3* idéalement situé à côté du château Castello Estense, en plein centre-ville. 3 nuits réservées en promotion directement sur le site de l’hôtel, pour 54 euros/nuit pour deux avec petit-déjeuner. Plusieurs restaurants et snacks à proximité immédiate de l’hôtel pour dîner. J17 : Piacenza – Euro Hotel. L’hôtel 3*, situé à 1.5km du centre à travers un quartier terne et inintéressant, n’est pas bon marché (80 euros la nuit pour 2 avec petit déjeuner) et la chambre, certes bien aménagée, est vraiment toute petite...
Thaïlande pour quatorze jours: Bangkok - Ayutthaya - Chiang Mai - îles de la mer d'Andaman English translation pending
Bonjour a tous,
mon copain et moi prevoyons de pqrtir en Thailande pour 2 semain en Avril/Mai; plus precisemment 14 jours complet sur place du 22 Avril au 7 Mai. 1ere fois en Thailande pour tous les deux, et tres peu de vacances en generale du coup nous voulons en voir le plus possible, tout en sachant que sur une duree si courte il va falloir prioretiser! Pour le moment nous pensons faire: Bangkok: 2 jours Ayutthaya: 1 jour Train de nuit de bangkok a Chiang Mai Chiang Mai: 4 jours (2 jours temples / ville + 2 jours trek) Vol interne de chiang Mai au sud (Phukett?) 6 jours dans les iles (Nous avons du mal a nous decider entre mer d'Andaman et golfe de Thailande...) Retour su Bangkok le dernier jour.
qu'en pensez vous? est ce trop? est ce que nous avons omis qq chose d'absolument inratable?
je suis egalement preneuse de tous conseils / experience pour: - un bon trek (2 jours) a Chiang Mai (marche / elephant ride / rafting / Hill tribe night) - tout avis et idees qui nous permettrais de faire notre choix entre les iles de la mer d'Andaman et les iles du Golfe de Thailande.
Merci a tous d'avance pour vos conseils et partage d'experience (Pub perso pour les treks a Chiang Mai s'abstenir, merci :)
Lyloo
mon copain et moi prevoyons de pqrtir en Thailande pour 2 semain en Avril/Mai; plus precisemment 14 jours complet sur place du 22 Avril au 7 Mai. 1ere fois en Thailande pour tous les deux, et tres peu de vacances en generale du coup nous voulons en voir le plus possible, tout en sachant que sur une duree si courte il va falloir prioretiser! Pour le moment nous pensons faire: Bangkok: 2 jours Ayutthaya: 1 jour Train de nuit de bangkok a Chiang Mai Chiang Mai: 4 jours (2 jours temples / ville + 2 jours trek) Vol interne de chiang Mai au sud (Phukett?) 6 jours dans les iles (Nous avons du mal a nous decider entre mer d'Andaman et golfe de Thailande...) Retour su Bangkok le dernier jour.
qu'en pensez vous? est ce trop? est ce que nous avons omis qq chose d'absolument inratable?
je suis egalement preneuse de tous conseils / experience pour: - un bon trek (2 jours) a Chiang Mai (marche / elephant ride / rafting / Hill tribe night) - tout avis et idees qui nous permettrais de faire notre choix entre les iles de la mer d'Andaman et les iles du Golfe de Thailande.
Merci a tous d'avance pour vos conseils et partage d'experience (Pub perso pour les treks a Chiang Mai s'abstenir, merci :)
Lyloo
Journal de voyage en famille (Inde, juillet 2008) English translation pending
1 juillet 2008
Lorsque notre avion, air France, atterri sur le tarmac de New Delhi, ce premier juillet 2008, un nœud à l’estomac, comme une angoisse diffuse, m’étreint ; et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On n’aborde pas ce pays, comme n’importe quelles autres destinations. Le pays aux trois cents millions de Dieux, qui compte plus d’un milliard habitants, et dont la culture et l’histoire, plusieurs fois millénaires, a contribué à l’élévation spirituelle et scientifique de l’humanité, suscite crainte et humilité. Pays du paradoxe par excellence. Violence et douceur, beauté et laideur, richesse et pauvreté, plus que partout ailleurs, se mélangent, dans un gigantesque et extravagant maelström de vie. Certains détestent irrévocablement, et veulent immédiatement quitter ce pays monstrueux. D’autres, aiment viscéralement, et savent, qu’un jour ils y reviendront. On aime passionnément, ou l’on déteste, jamais d’entre deux. Je comprends les deux points de vue. Car dans une même journée, on passe plusieurs fois, en alternance, de l’amour à la haine, et de la haine à l’amour, etc. Combien de fois me suis-je entendu dire : mais, qu’est-ce que je fais ici, il faut être complètement timbré pour venir dans ce pays. On risque de finir comme l’inspecteur Dreyfus, dans un cabanon, avec la camisole de force, et les paupières clignotantes. Il n’y a pas plus exaspérant qu’un Indien, et pas plus gentil… Mais si à la fin de la journée, le positif l’emporte, et bien voilà, vous êtes conquis. Combien de générations sont venus ici ; en voyages initiatiques, se confronter à soi-même. D’ailleurs, curieusement, on rencontre beaucoup de jeunes femmes seules, plus que dans le sud-est Asiatique. Moi le premier, j’ai accompli ce voyage, et jamais je ne l’ai oublié. Un jour, je m’étais juré, de revenir avec les gens que j’aime. Et je l’ai fait. Lorsque la porte de l’avion s’ouvre, tout de suite l’odeur. Je l’avais senti, deux ans auparavant. Une odeur reconnaissable entre toutes. Une senteur d’un milliard d’âmes, un remugle d’un milliard de peaux. Odeur de poussière, de merde, une senteur d’épice, un soupçon d’encens, une bonne dose de pétrole, une pincée d’humidité, de pourriture. Le tout, touillé par les trois cents millions de divinités, et vous obtenez : l’odeur de l’Inde. Je sais c’est grandiloquent, mais quand on parle de ce pays, il est impossible de faire autrement. La chaleur est suffocante. Dans le sas d’entrée de l’aéroport un papier est affiché avec des noms, dont celui de Nicolas ! Son sac a été perdu. Voilà un voyage qui commence bien ! On nous le ramènera, si on le retrouve, à hôtel le « Namaskar ». Ah, le Namaskar (bonjour en Hindi) tout un poème. Quelqu’un qui vient en Inde pour la première fois, et arrive ici ; eh bien le lendemain, il appelle son ambassade, et demande son rapatriement psychiatrique d’urgence. Il faut oublier ses critères d’hygiènes, de savoir vivre. Car l’Indien est l’homme le plus bruyant et impoli qui soit. Le Chinois, je crois, n’est pas mal non plus, paraît-il. Rien ne peut y être comparé. Les routards (pas de troupeau en territoire conquis, ici) du monde entier choisissent ce quartier : « Paharganj » qui jouxte la gare de New Delhi, d’où son principal intérêt. D’abord le prix : 400 roupies une chambre pour deux, soit 7 euros. L’autre intérêt du lieu est le professionnalisme et la semi- gentillesse des hôteliers. Tout peut-être organisé, dans la minute ; train, avion, bus, taxi, pour toutes les destinations Indiennes. Que sais-je encore ? Tout est possible en Inde ! Ça commence ici. Nicolas est un peu inquiet, la vétusté du lieu pour ne pas dire la crasse, le met mal à l’aise, il veut qu’on prenne une chambre ensemble. Devant notre porte un homme est couché à même le sol, sur du carrelage, il doit travailler ici. Pas de carreau à la fenêtre sans rideau, promesse d’une nuit blanche. Les garçons sont à l’étage, les filles au ré de chaussée. Pas de drap, pas de meuble, peinture miteuse et sale, toilette à la turque (il vaut mieux). Bienvenu en Inde ! Nous sommes un peu masochistes, car nous reviendrons ici, encore deux fois, au cours de notre voyage. Pour être sincère, je préfère le Namaskar, au Hilton. Bon d’accord, le palais de Jaipur est mieux. Mais ça c’est pour plus tard ; une petite folie familiale.
Lorsque notre avion, air France, atterri sur le tarmac de New Delhi, ce premier juillet 2008, un nœud à l’estomac, comme une angoisse diffuse, m’étreint ; et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On n’aborde pas ce pays, comme n’importe quelles autres destinations. Le pays aux trois cents millions de Dieux, qui compte plus d’un milliard habitants, et dont la culture et l’histoire, plusieurs fois millénaires, a contribué à l’élévation spirituelle et scientifique de l’humanité, suscite crainte et humilité. Pays du paradoxe par excellence. Violence et douceur, beauté et laideur, richesse et pauvreté, plus que partout ailleurs, se mélangent, dans un gigantesque et extravagant maelström de vie. Certains détestent irrévocablement, et veulent immédiatement quitter ce pays monstrueux. D’autres, aiment viscéralement, et savent, qu’un jour ils y reviendront. On aime passionnément, ou l’on déteste, jamais d’entre deux. Je comprends les deux points de vue. Car dans une même journée, on passe plusieurs fois, en alternance, de l’amour à la haine, et de la haine à l’amour, etc. Combien de fois me suis-je entendu dire : mais, qu’est-ce que je fais ici, il faut être complètement timbré pour venir dans ce pays. On risque de finir comme l’inspecteur Dreyfus, dans un cabanon, avec la camisole de force, et les paupières clignotantes. Il n’y a pas plus exaspérant qu’un Indien, et pas plus gentil… Mais si à la fin de la journée, le positif l’emporte, et bien voilà, vous êtes conquis. Combien de générations sont venus ici ; en voyages initiatiques, se confronter à soi-même. D’ailleurs, curieusement, on rencontre beaucoup de jeunes femmes seules, plus que dans le sud-est Asiatique. Moi le premier, j’ai accompli ce voyage, et jamais je ne l’ai oublié. Un jour, je m’étais juré, de revenir avec les gens que j’aime. Et je l’ai fait. Lorsque la porte de l’avion s’ouvre, tout de suite l’odeur. Je l’avais senti, deux ans auparavant. Une odeur reconnaissable entre toutes. Une senteur d’un milliard d’âmes, un remugle d’un milliard de peaux. Odeur de poussière, de merde, une senteur d’épice, un soupçon d’encens, une bonne dose de pétrole, une pincée d’humidité, de pourriture. Le tout, touillé par les trois cents millions de divinités, et vous obtenez : l’odeur de l’Inde. Je sais c’est grandiloquent, mais quand on parle de ce pays, il est impossible de faire autrement. La chaleur est suffocante. Dans le sas d’entrée de l’aéroport un papier est affiché avec des noms, dont celui de Nicolas ! Son sac a été perdu. Voilà un voyage qui commence bien ! On nous le ramènera, si on le retrouve, à hôtel le « Namaskar ». Ah, le Namaskar (bonjour en Hindi) tout un poème. Quelqu’un qui vient en Inde pour la première fois, et arrive ici ; eh bien le lendemain, il appelle son ambassade, et demande son rapatriement psychiatrique d’urgence. Il faut oublier ses critères d’hygiènes, de savoir vivre. Car l’Indien est l’homme le plus bruyant et impoli qui soit. Le Chinois, je crois, n’est pas mal non plus, paraît-il. Rien ne peut y être comparé. Les routards (pas de troupeau en territoire conquis, ici) du monde entier choisissent ce quartier : « Paharganj » qui jouxte la gare de New Delhi, d’où son principal intérêt. D’abord le prix : 400 roupies une chambre pour deux, soit 7 euros. L’autre intérêt du lieu est le professionnalisme et la semi- gentillesse des hôteliers. Tout peut-être organisé, dans la minute ; train, avion, bus, taxi, pour toutes les destinations Indiennes. Que sais-je encore ? Tout est possible en Inde ! Ça commence ici. Nicolas est un peu inquiet, la vétusté du lieu pour ne pas dire la crasse, le met mal à l’aise, il veut qu’on prenne une chambre ensemble. Devant notre porte un homme est couché à même le sol, sur du carrelage, il doit travailler ici. Pas de carreau à la fenêtre sans rideau, promesse d’une nuit blanche. Les garçons sont à l’étage, les filles au ré de chaussée. Pas de drap, pas de meuble, peinture miteuse et sale, toilette à la turque (il vaut mieux). Bienvenu en Inde ! Nous sommes un peu masochistes, car nous reviendrons ici, encore deux fois, au cours de notre voyage. Pour être sincère, je préfère le Namaskar, au Hilton. Bon d’accord, le palais de Jaipur est mieux. Mais ça c’est pour plus tard ; une petite folie familiale.
Quelle ville choisir pour un week-end? English translation pending
Bonjour à vous tous,
Avec une très bonne amie, nous avons comme projet de partir un week-end.
Mais nous ne savons pas quelle ville choisir, merci de me donner vos avis :
Bari (Italie) Londres (Angleterre) Porto (Portugal) Stockholm (Suède) Trapani (Sicile)
Merci.
Avec une très bonne amie, nous avons comme projet de partir un week-end.
Mais nous ne savons pas quelle ville choisir, merci de me donner vos avis :
Bari (Italie) Londres (Angleterre) Porto (Portugal) Stockholm (Suède) Trapani (Sicile)
Merci.
Croatie: choisir Hvar ou Split pour une semaine avec peu de moyens? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Malgré toutes les informations collectées à droite et à gauche (merci d'ailleurs à ceux qui partagent leurs bonnes et mauvaises expériences), nous n'arrivons pas à faire notre choix.
Pour un jeune couple, pour un voyage d'une semaine avec peu de moyen, nous n'arrivons toujours pas à nous décider quant à la destination exacte. Nous cherchons donc à voir le maximum de choses, sans prendre trop de transports (car cela engendre bien évidemment des coûts...).
Certains disent de l'île de Hvar qu'elle regorge de petites criques et qu'il est nécessaire de rester une semaine pour tout voir (en sortant des sentiers battus, évidemment) mais d'autres donnent un écho différent parlant de Petit Saint-Tropez et qu'une journée est bien suffisante pour faire le tour (surtout de la côte Ouest, l'Est n'ayant pas, apparemment, grand intérêt).
Donc, se baser sur Split paraîtrait offrir un meilleur compromis (pour aller faire le tour de la côte : Zadar, Dubrovnik...). Mais la location de voiture n'est pas trop chère (cela tourne toujours autour de 40€ la journée pour une voiture lambda ?).
Difficile de se faire une idée avec les avis du net, chacun ayant eu une expérience et des attentes différentes...
Dans l'attente de vos avis (tous sont bons à prendre), d'avance, merci !
Malgré toutes les informations collectées à droite et à gauche (merci d'ailleurs à ceux qui partagent leurs bonnes et mauvaises expériences), nous n'arrivons pas à faire notre choix.
Pour un jeune couple, pour un voyage d'une semaine avec peu de moyen, nous n'arrivons toujours pas à nous décider quant à la destination exacte. Nous cherchons donc à voir le maximum de choses, sans prendre trop de transports (car cela engendre bien évidemment des coûts...).
Certains disent de l'île de Hvar qu'elle regorge de petites criques et qu'il est nécessaire de rester une semaine pour tout voir (en sortant des sentiers battus, évidemment) mais d'autres donnent un écho différent parlant de Petit Saint-Tropez et qu'une journée est bien suffisante pour faire le tour (surtout de la côte Ouest, l'Est n'ayant pas, apparemment, grand intérêt).
Donc, se baser sur Split paraîtrait offrir un meilleur compromis (pour aller faire le tour de la côte : Zadar, Dubrovnik...). Mais la location de voiture n'est pas trop chère (cela tourne toujours autour de 40€ la journée pour une voiture lambda ?).
Difficile de se faire une idée avec les avis du net, chacun ayant eu une expérience et des attentes différentes...
Dans l'attente de vos avis (tous sont bons à prendre), d'avance, merci !
Nos huit jours à Istanbul English translation pending
Suite de : http://voyageforum.com/v.f?post=3374244;search_string=edirne;
12e jour :
Petit café à l'hôtel, puis on demande de nous appeler un taxi pour le centre ville.
Il arrive depuis le centre ville (env. 8-9 km) d'où il a enclenché son compteur, retour au centre, bilan du trajet 45 TL...
Nous avons un billet de bus qui part de la place à côté de la grande mosquée (acheté hier à 20 TL pour les deux). Une navette gratuite Ulusoy est prévue de la place jusqu'à la gare routière (otogar) en env. 20 min. Sinon, il y a des tas de minibus en ville, dont le no 4, qui vont à l'otogar pour 1 TL (on achète le billet au chauffeur).
A 10 h, comme prévu, nous prenons le bus Ulusoy pour Istanbul (il va en fait à Ankara ensuite).
Nous sortons de l'otogar pour prendre l'autoroute proche, à l'arrivée avant la barrière de péage, une voiture de police, contrôle inopiné des tachygraphes et des papiers des 3 bus qui venaient de quitter l'otogar, dont le nôtre. Ca dure environ 10 min. et on repart. Une autoroute à 3 voies où il n'y a pas grand monde, jusqu'à environ 30 km avant Istanbul où cela commence à s'animer. Puis bouchon à l'entrée de la ville, on traîne environ 15 min. Finalement, nous arrivons à l'otogar à 13 h 15 au lieu de 12 h 30.
Là, nous traversons le bâtiment en nous retrouvons face à l'entrée du métro.
Nous mangeons dans un restaurant au 1er étage pour 23 TL à deux.
J'ai remarqué qu'il y avait un hôtel au dessus du restaurant et un autre en face, donc en fait carrément dans l'otogar.
Après le repas, je vais acheter 2 jetons pour le métro (1.50 TL par personne), nous verrons pour les Abkils et autres cartes de bus plus tard.
Très bien fléché, nous prenons le métro pour Aksaray. Trajet, env. 15 min.
Puis, nous allons à pied à l'hôtel Barin.
Nous nous installons. Chambre tranquille dans une cour intérieure, de plus les rues semblent plus ou moins piétonnes à côté de l'hôtel.
Dans la chambre, il y a un coffre fort (on peut y mettre un PC portable + encore de la place pour des papiers, argent, clefs, etc).
Nous repartons à pied pour voir où est le bus no 1 pour demain, à 5 min. de l'hôtel, et allons voir le Grand Bazar, aucun intérêt pour moi (vente de contrefaçons) si ce n'est l'architecture du bâtiment.
Repas simple vers l'arrêt de bus Aksaray, 23 TL pour les deux et retour à l'hôtel.
Sur mon plan, il y a un arrêt de tram « Laleli » devant la mosquée, il n'existe apparemment pas, l'arrêt Aksaray est env. 100 m plus loin.
13e jour :
Petit déjeuner très varié et copieux, il y en a pour tous les goûts.
Nous allons prendre le tram en direction de Sultanhamet. Nous en laissons passer 2 ou 3 archi-pleins...
Vers 8 h 30, nous sommes sur place. Nous regardons l'obélisque et autres colonnes tout proche.
Puis, nous entrons dans un bazar (avec de très beaux magasins de tapis, de céramiques, de tableaux) et depuis ce bazar, nous entrons dans le musée des mosaïques (8 TL par personne). Très intéressant.
Nous continuons à flâner dans le quartier et allons voir la mosquée bleue. Très belle mosquée, la plus belle à mes yeux pour l'instant.
En sortant, nous voyons la possibilité d'entrer dans l'un des nombreux tombeaux de la ville, c'est intéressant car il y a contre les murs des carreaux bleus d'Izmit comme dans la mosquée bleue, mais là à hauteur des yeux, donc nous pouvons voir les détails à 5 cm de nous (nous pourrions même toucher, mais c'est interdit).
Ensuite, nous descendons visiter la citerne et ses colonnes (entrée 10 TL par personne). L'éclairage rend le lieu magique.
Nous nous écartons ensuite dans une rue arrière pour trouver un petit restaurant. Repas simple, 22 TL pour les deux.
Nous revenons ensuite vers l'église Sainte-Sophie, il est 13 h, pratiquement plus personne ne fait la queue, nous rentrons facilement (20 TL par personne).
Il y a encore 2 petits échafaudages qui ne gênent en rien la visite ou les photographies. Les plus belles choses pour moi sont les mosaïques, essentiellement situées sur la galerie où l'on monte par une rampe. En revanche, j'ai été très déçue de l'état général des plafonds notamment, pas restaurés à mon avis, et un peu déçue par le peu d'éclairage qui rend l'ensemble un peu tristounet.
Ensuite, nous sommes rentrés tranquillement à pied à l'hôtel, en traversant quelques bazars, tombeaux, mosquées en route. La mosquée de Laleli est également très belle, très sobre.
Repas simple près de l'hôtel, 20 TL à deux, puis l'on descend faire un tour dans un centre commercial vers la station de tram Aksaray.
14e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram pour aller au Dolmabace, nous y arrivons vers 8 h 50.
Nous voyons au passage le MSC Magnifica à quai. Il partira d'ailleurs vers 17 h.
Entrée 20 TL par personne, y compris pour le harem (pas 15 TL de plus pour le harem comme mentionné dans nos guides). 1 h de visite organisée en anglais par groupes de 10 personnes dès 9 h 25. Ca dure 1 heure, au pas de charge d'une salle à l'autre... Puis, le guide nous abandonne et nous pouvons aller voir le harem à notre rythme.
Vers 11 h, nous avons fini et sortons prendre le funiculaire pour monter à la place Taksim.
Repas simple, 28 TL pour les 2.
Ensuite nous descendons toute la rue piétonne Istikial (il y a un petit tram ancien qui fait le même trajet) et voyons différents magasins et passages couverts de cette rue.
Nous descendons toujours jusqu'à la Tour de Galata. Entrée 10 TL par personne, ascenseur + env. 3 étages d'escaliers. La vue est vraiment splendide de là-haut.
Puis, nous descendons jusqu'au bord de la Corne d'Or, il y a des petits restos, un marché de poissons et nous prenons le pont de Galata à pied.
Nous allons voir au bout du pont la Mosquée de Yeni. De magnifiques carreaux bleus. L'une des plus belles mosquées de la ville à mon goût.
Nous prenons la rue derrière la mosquée et allons à la gare de Sirkeci. Petit tour dans la gare ancienne. Un brin de nostalgie pour l'Orient Express...
Nous reprenons le tram devant pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier. 28 TL pour les deux.
15e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, puis départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram jusqu'à Sultanhamet et descendons la rue pour aller voir Topkapi en entrant du côté du parc Gulhane. Nous passons devant le musée archéologique et nous demandons s'il sera bien ouvert le samedi 1er mai. On nous confirme que oui à 9 h du matin comme d'habitude. Puis, nous arrivons à 9 h à l'entrée du Topkapi. 20 TL par personne, sans le harem. Nous n'irons pas voir le harem à l'intérieur car nous avons déjà vu celui du Dolmabace hier. Apparemment, ici, il faut reprendre un autre billet à l'intérieur de la cour pour y entrer.
Le parc et les bâtiments sont magnifiques, très différents du Dolmabace, ici plutôt exposition d'objets, au Dolmabace, meubles, lustres, etc.
Nous avons terminé vers 11 h 15, il y a un monde fou et nous ressortons.
Nous descendons en direction du pont de Galata.
En route, repas, 34 TL pour les deux.
Nous allons à Erminonu pour prendre le bateau faisant l'excursion sur le Bosphore à 14 h. Ca dure 1 h 30 et ça coûte 10 TL par personne. Le tour est magnifique et l'on voit de beaux palais au bord du Bosphore.
Le Costa Splendida est à quai aujourd'hui.
Au retour, petite promenade au dessus de l'embarcadère dans les rues marchandes, puis retour à l'hôtel en tram.
Repas simple 23 TL pour deux.
16e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons à pied à la station de métro Aksaray.
Nous voulions descendre du métro 2 stations plus loin à Ulubatu-Topkapi, dans l'idée de longer la muraille.
Le Guide du Routard disait que c'était possible, mais 200 mètres après le métro, il y a un chantier et la route est coupée; là c'est mal parti, mais heureusement, j'ai avec moi un plan assez précis de la ville qui nous permet de contourner avec peine l'obstacle pour enfin arriver à la mosquée de Mirhima Camii. A nouveau, un problème, elle est en restauration et l'on ne peut pas du tout entrer.
Nous allons donc au musée dans l'église Saint-Sauveur-in-Chora (= Kariye Müzesi) où nous arrivons à 10 h. Les mosaïques sont une merveille. Nous restons un grand moment. Entrée 15 TL par personne. Quelques personnes mais moins qu'à Sainte-Sophie.
Ensuite, nous poursuivons pour aller voir d'autres mosaïques dans le musée de la Mosquée de Fethiye. Entrée 5 TL. Là, nous sommes tout seuls. La mosquée est plus petite que Saint-Sauveur in Chora, mais les mosaïques sont tout aussi belles, un peu mieux visibles car plus basses qu'à Saint-Sauveur-in-Chora.
Nous continuons et regardons en passant la mosquée de Sultan Selim. Rien d'extraordinaire, mais de belles vues sur Istanbul depuis la terrasse.
Ensuite, repas simple en route. 20 TL pour deux.
Puis, nous allons voir la mosquée de Fatih. On peut entrer, mais il y a des échafaudages, donc on ne voit pratiquement rien. En revanche, c'est la seule mosquée que j'ai vue à Istanbul où il y a de vrais tapis au sol (et non de la moquette). Il y a une partie avec de la moquette aussi.
Puis, nous allons voir l'aqueduc de Valens et la mosquée de Sehzade où il n'y a rien de particulier, et nous rentrons à l'hôtel.
Plus tard, nous ressortons, 2 gâteaux et 2 cafés expresso, 18 TL à deux.
17e jour :
Nous sommes le samedi 1er mai, mais nous ne nous en rendrons pas vraiment compte, tout est ouvert ou presque. Les manifestations sont organisées Place Taksim.
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous prenons le tram pour aller visiter le Musée Archéologique, arrêt Gulhane. Nous comptions visiter « à côté » la mosquée Aya Irini pour voir les mosaïques. Vers le musée, on nous explique qu'elle est dans l'enceinte du Topkapi et seulement accessible lors de concerts le soir...
Nous visitons dès 9 h le musée archéologique, entrée 10 TL par personne. De très riches collections, très intéressant et très grand, nous en ressortons vers 11 h 30. Tout ou presque est traduit en anglais.
Nous traversons le magnifique parc Gulhane à côté. Reposant... Puis, nous longeons la route à gauche pour revenir vers la gare de Sirkeci.
Repas simple en face de la gare, 23 TL pour les deux.
Ensuite, nous voulions aller à Yedikule pour voir, entre autres, si on la trouvait ouverte, le pavement de la mosquée (en ruine). Là, commence une discussion dans la gare de Sirkeci d'un guichet à l'autre pour savoir comment y aller avec le train de banlieue.
J'ai vu qu'il y avait dans la gare de Sirkeci quelques casiers de consignes automatiques jaunes, les petits 4 TL pour 4 heures et les grands 7 TL pour 4 heures. Ensuite, il faut repayer avec un tarif dégressif.
Nous finissons par comprendre qu'il faut un jeton à 1.5 TL pour monter dans le train, mais que ce jeton est différent de ceux utilisés pour le tram. Bien, nous achetons 2 jetons pour le train à droite dans le hall central, devant l'entrée des trains. Le train est là, en 10 min. env. nous arrivons à Yedikule.
Nous y voyons de belles maisons en bois anciennes et d'autres malheureusement complètement en ruine. Nous finissons par trouver la mosquée, nous frappons à la porte, mais seul un chien répond... Nous renonçons. Nous allons ensuite voir le château, mais sans entrer (entrée 5 TL) et passons la porte de Yedikule à pied pour aller voir la porte des Empereurs qui se trouve contre l'arrière du château. Le passage de la porte est assez folklorique, les voitures ne croisant pas, il y a un « gardien » avec un sifflet qui tente de faire passer alternativement les voitures... Ensuite, nous voyons mal sur la gauche la porte des Empereurs et finissons par entrer dans un cimetière et sommes obligés d'enjamber des tombes pour pouvoir nous approcher un tant soi peu (il n'y a pas de chemin proprement dit entre les tombes...).
Nous revenons dans Yedikule et testons une glace turque. Comme on nous l'avait dit, assez compacte, presque du « chewing gum », mais très bonne et au moins, elle ne coule pas !
Nous reprenons le chemin de la gare, 2 jetons à 150 TL et revenons à la gare de Sirkeci et rentrons à l'hôtel avec le tram.
Repas simple, 21 TL pour les deux.
18e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 30.
Nous prenons le tram pour Kabatas et le funiculaire pour Taksim.
Nous redescendons à pied la rue piétonne vue l'autre jour, une petite halte pour voir quelques habits dans un passage en face du Palais de Hollande. Des t-shirts d'occasion à 5 TL, vraiment rien d'extraordinaire...
Nous continuons de descendre, passons près de la tour de Galata, puis nous prenons le pont de Galata et tournons à droite.
Nous allons voir la mosquée de Rustem Pasa. A nouveau, de magnifiques carreaux bleus d'Iznik. Beaucoup aimé cette mosquée.
Puis marché aux puces dans les rues arrière. De nombreuses chaussures d'occasion, chemises, etc, essentiellement pour hommes. C'est déjà un peu mieux que ce que nous avons vu ce matin en face du Palais de Hollande...
Repas dans un petit resto au milieu de ce marché, 33 TL à deux.
Puis nous continuons à flâner dans le quartier et rejoignons le tram vers Gulhane. Nous montons le long de la voie de tram. Enormément de touristes cet après-midi dans les environs de Sainte-Sophie.
Nous nous arrêtons ensuite voir la mosquée de Beyazit. Rien de notoire, si ce n'est qu'un ancien tapis est exposé verticalement derrière une vitrine dans la mosquée.
A l'arrière, nous voyons la porte d'entrée du parc de l'Université, apparemment, impossible d'entrer dans ce parc, sinon nous aurions coupé à travers du parc pour voir la tour de Beyazit.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l'hôtel.
Le soir, repas simple dans le quartier, 19 TL à deux.
19e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel à 7 h.
Puis, vers 7 h 30, nous parons pour prendre le tram jusqu'au terminus de Kabatas. dans le but de prendre ensuite le bateau pour aller à Buyukada, l'une des îles des Princes, la plus grande, le terminus, à 24 km d'Istanbul.
Vers 8 h nous arrivons à l'embarcadère juste en face du tram. Il faut acheter au guichet des jetons.
1 jeton = 3 TL pour un aller simple par personne. Nous en avons donc pour 12 TL à deux car j'achète les 4 jetons en même temps.
Pour un lundi, il y avait beaucoup de monde, 15 min. avant le départ, ils ouvrent la porte et l'on peut monter sur le bateau, c'est un peu la course poursuite et la bousculade, certains voulant absolument occuper une place précise... Enfin, nous laissons les agités passer et nous nous installons à l'intérieur en bas vers la vitre. Pas une excellente idée car il y a des siège à l'extérieur devant les vitres, donc notre vue est quelque peu masquée. Au retour, nous irons en haut à l'intérieur pour éviter cela.
Le bateau fait d'abord un arrêt sur la rive asiatique, nous voyons au passage la gare de trains située sur cette rive, puis au moins 3 arrêts dans d'autres îles, et arrive au bout de 1 h 30 à Buyukada. Il est 10 h 20.
Nous décidons de faire à pied le tour de l'île, sans prendre les calèches ou les vélos de location. Nous partons sur la droite sur la même route que les calèches, de magnifiques maisons en bois anciennes restaurées ou non, des vues sur les autres îles. Nous nous arrêtons environ 20 min dans un café vers midi. C'est vraiment un havre de paix à côté d'Istanbul...
Nous arrivons au port à 13 h 20 en prenant le petit tour, c'est-à-dire sans faire le tour de la pinède au bout de l'île. L'autre côté de l'île est moins joli à mon goût.
A 13 h 30, repas simple sur la place où partent les calèches. Etonnamment 12 TL pour deux. Ensuite, café sur le port en attendant.
Le bateau de retour est à 15 h. A nouveau, déjà 20 min. avant, il y a une file, et ça recommence, ils courent tous pour monter dans ce bateau... Nous nous installons en haut à l'intérieur, c'est parfait.
Vers 16 h 30, nous arrivons à Kabatas et reprenons le tram pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier, 28 TL pour deux.
Nous avons essayé plusieurs restos à proximité de l'hôtel, celui qui a le meilleur choix et des prix assez modiques est situé tout près de l'arrêt de tram Aksaray, Ordu Caddesi 286, et s'appelle Mis Diyar Iskender Kebap. De plus, le personnel y est charmant, ce qui n'est pas forcément le cas des autres restos du quartier...
20e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, nous partons prendre le tram vers 8 h.
Nous prenons le tram jusqu'à l'arrêt Eminonu pour aller prendre le bateau pour aller à Uskudar sur la rive asiatique. Nous avons reculé à pied et finalement, il aurait été mieux je pense de descendre du tram à l'arrêt précédent, Sirkeci.
Encore une machine à jetons... et des jetons différents pour les bateaux, mais coûtant toujours 1.5 TL par passage par personne. Nous en prenons 4 directement.
Le bateau met environ 15 min. pour traverser, il y en a beaucoup, nous le prenons à 8 h 50.
Nous visitons la mosquée Mirimah Cami en face du débarcadère, rien d'extraordinaire, puis nous prenons la grande rue qui mène à la mosquée de Atik Valide que nous trouvons avec peine, mais nous y arrivons. Très joli parc à l'entrée, la mosquée est effectivement assez grande.
Ensuite, un peu plus facilement, nous trouvons celle que nous voulions surtout voir, la mosquée Cinili Cami, un vrai petit bijou ancien avec de merveilleux carreaux. Elle n'est peut-être pas toujours ouverte, mais nous sommes apparemment arrivés au bon moment, il y avait 2 autres touristes. Quand nous sommes sortis, la personne présente a refermé à clef la mosquée derrière nous, ce qui me fait penser qu'elle n'est peut-être pas ouverte toute la journée comme toutes les autres vues jusqu'à maintenant.
Ensuite repas simple, 24 TL pour les deux.
Puis, nous redescendons vers l'embarcadère pour prendre un Dolmus pour aller à la gare de Haydarpasa à Kadikoy. Cela a coûté 3,50 TL pour deux. Il nous dépose un peu au dessus de la gare et nous allons voir de près l'intérieur délicieusement ancien et bien rénové, puis l'extérieur et un embarcadère ancien devant la gare (également avec carreaux bleus).
Dans cette gare, il y a quelques casiers à consigne. Les petits et les grands coûtent 5 TL pour 5 heures, puis tarif dégressif.
Ensuite, nous revenons à pied sur le quai à Kadikoy et nous montons la rue marchande en suivant le petit tram 20 en direction de Moda. Nous voyons en chemin 2 églises arméniennes malheureusement fermées.
Nous redescendons par le même chemin et prenons le bateau à Kadikoy pour retourner à Eminonu, env. 20 min. de trajet. Puis le tram pour rentrer à l'hôtel, tram une fois de plus archi-bondé. Nous descendons même un arrêt avant Aksaray et finissons à pied.
21e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel et départ vers 7 h 45.
Nous allons tranquillement à pied avec les valises à l'arrêt de métro Aksaray en 15 min. environ et prenons le métro jusqu'à la gare routière (Otogar), vers 8 h 30, nous y sommes.
J'achète 2 billets de car pour Edirne pour 9 h, toujours à la même compagnie Ulusoy. Aujourd'hui, c'est 13 TL par personne.
Nous arrivons à 11 h 25 à la gare routière d'Edirne, à côté de notre bus, il y a un minibus de la même compagnie qui nous amène en ville en 15 min.
Nous mangeons sous les arbres devant la mosquée, repas simple pour les deux 19 TL.
Nous cherchons ensuite le dolmus qui nous amènera à l'hôtel Arslanli à 5 km après Edirne. Nous le prenons à 14 h (3.5 TL pour les deux). Vers 14 h 20, nous retrouvons notre voiture devant l'hôtel. Je comprends à mi-mots que le « surveillant » attend un pourboire, je lui donne 20 TL et il lave la voiture.
Nous rangeons nos affaires et restons tranquilles un moment au café.
Nous retournons ensuite nous promener au centre ville d'Edirne. Je me gare comme d'habitude, tiens aujourd'hui le papy encaissant habituellement 3 TL n'est pas là et il y a un jeune homme qui lui veut 2 euros, je lui tends royalement 3 TL et pas 4, il n'y a pas eu de suites...
Ensuite, nous mangeons dans le harem de Tahtakale transformé en restaurant. Excellent repas, 2 steaks avec légumes, une énorme salade, 1 coca et 1 verre de vin, le tout = 37 TL. Le lieu est très beau et très calme. Apparemment, je ne sais pas pourquoi, dans ce restaurant il est permis de fumer alors que c'est interdit partout ailleurs... Puis nous allons encore manger 1 gâteau en ville (6 TL pour les deux) et nous rentrons à l'hôtel.
Demain, nous partons pour la Grèce via Pazarkule.
12e jour :
Petit café à l'hôtel, puis on demande de nous appeler un taxi pour le centre ville.
Il arrive depuis le centre ville (env. 8-9 km) d'où il a enclenché son compteur, retour au centre, bilan du trajet 45 TL...
Nous avons un billet de bus qui part de la place à côté de la grande mosquée (acheté hier à 20 TL pour les deux). Une navette gratuite Ulusoy est prévue de la place jusqu'à la gare routière (otogar) en env. 20 min. Sinon, il y a des tas de minibus en ville, dont le no 4, qui vont à l'otogar pour 1 TL (on achète le billet au chauffeur).
A 10 h, comme prévu, nous prenons le bus Ulusoy pour Istanbul (il va en fait à Ankara ensuite).
Nous sortons de l'otogar pour prendre l'autoroute proche, à l'arrivée avant la barrière de péage, une voiture de police, contrôle inopiné des tachygraphes et des papiers des 3 bus qui venaient de quitter l'otogar, dont le nôtre. Ca dure environ 10 min. et on repart. Une autoroute à 3 voies où il n'y a pas grand monde, jusqu'à environ 30 km avant Istanbul où cela commence à s'animer. Puis bouchon à l'entrée de la ville, on traîne environ 15 min. Finalement, nous arrivons à l'otogar à 13 h 15 au lieu de 12 h 30.
Là, nous traversons le bâtiment en nous retrouvons face à l'entrée du métro.
Nous mangeons dans un restaurant au 1er étage pour 23 TL à deux.
J'ai remarqué qu'il y avait un hôtel au dessus du restaurant et un autre en face, donc en fait carrément dans l'otogar.
Après le repas, je vais acheter 2 jetons pour le métro (1.50 TL par personne), nous verrons pour les Abkils et autres cartes de bus plus tard.
Très bien fléché, nous prenons le métro pour Aksaray. Trajet, env. 15 min.
Puis, nous allons à pied à l'hôtel Barin.
Nous nous installons. Chambre tranquille dans une cour intérieure, de plus les rues semblent plus ou moins piétonnes à côté de l'hôtel.
Dans la chambre, il y a un coffre fort (on peut y mettre un PC portable + encore de la place pour des papiers, argent, clefs, etc).
Nous repartons à pied pour voir où est le bus no 1 pour demain, à 5 min. de l'hôtel, et allons voir le Grand Bazar, aucun intérêt pour moi (vente de contrefaçons) si ce n'est l'architecture du bâtiment.
Repas simple vers l'arrêt de bus Aksaray, 23 TL pour les deux et retour à l'hôtel.
Sur mon plan, il y a un arrêt de tram « Laleli » devant la mosquée, il n'existe apparemment pas, l'arrêt Aksaray est env. 100 m plus loin.
13e jour :
Petit déjeuner très varié et copieux, il y en a pour tous les goûts.
Nous allons prendre le tram en direction de Sultanhamet. Nous en laissons passer 2 ou 3 archi-pleins...
Vers 8 h 30, nous sommes sur place. Nous regardons l'obélisque et autres colonnes tout proche.
Puis, nous entrons dans un bazar (avec de très beaux magasins de tapis, de céramiques, de tableaux) et depuis ce bazar, nous entrons dans le musée des mosaïques (8 TL par personne). Très intéressant.
Nous continuons à flâner dans le quartier et allons voir la mosquée bleue. Très belle mosquée, la plus belle à mes yeux pour l'instant.
En sortant, nous voyons la possibilité d'entrer dans l'un des nombreux tombeaux de la ville, c'est intéressant car il y a contre les murs des carreaux bleus d'Izmit comme dans la mosquée bleue, mais là à hauteur des yeux, donc nous pouvons voir les détails à 5 cm de nous (nous pourrions même toucher, mais c'est interdit).
Ensuite, nous descendons visiter la citerne et ses colonnes (entrée 10 TL par personne). L'éclairage rend le lieu magique.
Nous nous écartons ensuite dans une rue arrière pour trouver un petit restaurant. Repas simple, 22 TL pour les deux.
Nous revenons ensuite vers l'église Sainte-Sophie, il est 13 h, pratiquement plus personne ne fait la queue, nous rentrons facilement (20 TL par personne).
Il y a encore 2 petits échafaudages qui ne gênent en rien la visite ou les photographies. Les plus belles choses pour moi sont les mosaïques, essentiellement situées sur la galerie où l'on monte par une rampe. En revanche, j'ai été très déçue de l'état général des plafonds notamment, pas restaurés à mon avis, et un peu déçue par le peu d'éclairage qui rend l'ensemble un peu tristounet.
Ensuite, nous sommes rentrés tranquillement à pied à l'hôtel, en traversant quelques bazars, tombeaux, mosquées en route. La mosquée de Laleli est également très belle, très sobre.
Repas simple près de l'hôtel, 20 TL à deux, puis l'on descend faire un tour dans un centre commercial vers la station de tram Aksaray.
14e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram pour aller au Dolmabace, nous y arrivons vers 8 h 50.
Nous voyons au passage le MSC Magnifica à quai. Il partira d'ailleurs vers 17 h.
Entrée 20 TL par personne, y compris pour le harem (pas 15 TL de plus pour le harem comme mentionné dans nos guides). 1 h de visite organisée en anglais par groupes de 10 personnes dès 9 h 25. Ca dure 1 heure, au pas de charge d'une salle à l'autre... Puis, le guide nous abandonne et nous pouvons aller voir le harem à notre rythme.
Vers 11 h, nous avons fini et sortons prendre le funiculaire pour monter à la place Taksim.
Repas simple, 28 TL pour les 2.
Ensuite nous descendons toute la rue piétonne Istikial (il y a un petit tram ancien qui fait le même trajet) et voyons différents magasins et passages couverts de cette rue.
Nous descendons toujours jusqu'à la Tour de Galata. Entrée 10 TL par personne, ascenseur + env. 3 étages d'escaliers. La vue est vraiment splendide de là-haut.
Puis, nous descendons jusqu'au bord de la Corne d'Or, il y a des petits restos, un marché de poissons et nous prenons le pont de Galata à pied.
Nous allons voir au bout du pont la Mosquée de Yeni. De magnifiques carreaux bleus. L'une des plus belles mosquées de la ville à mon goût.
Nous prenons la rue derrière la mosquée et allons à la gare de Sirkeci. Petit tour dans la gare ancienne. Un brin de nostalgie pour l'Orient Express...
Nous reprenons le tram devant pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier. 28 TL pour les deux.
15e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, puis départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram jusqu'à Sultanhamet et descendons la rue pour aller voir Topkapi en entrant du côté du parc Gulhane. Nous passons devant le musée archéologique et nous demandons s'il sera bien ouvert le samedi 1er mai. On nous confirme que oui à 9 h du matin comme d'habitude. Puis, nous arrivons à 9 h à l'entrée du Topkapi. 20 TL par personne, sans le harem. Nous n'irons pas voir le harem à l'intérieur car nous avons déjà vu celui du Dolmabace hier. Apparemment, ici, il faut reprendre un autre billet à l'intérieur de la cour pour y entrer.
Le parc et les bâtiments sont magnifiques, très différents du Dolmabace, ici plutôt exposition d'objets, au Dolmabace, meubles, lustres, etc.
Nous avons terminé vers 11 h 15, il y a un monde fou et nous ressortons.
Nous descendons en direction du pont de Galata.
En route, repas, 34 TL pour les deux.
Nous allons à Erminonu pour prendre le bateau faisant l'excursion sur le Bosphore à 14 h. Ca dure 1 h 30 et ça coûte 10 TL par personne. Le tour est magnifique et l'on voit de beaux palais au bord du Bosphore.
Le Costa Splendida est à quai aujourd'hui.
Au retour, petite promenade au dessus de l'embarcadère dans les rues marchandes, puis retour à l'hôtel en tram.
Repas simple 23 TL pour deux.
16e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons à pied à la station de métro Aksaray.
Nous voulions descendre du métro 2 stations plus loin à Ulubatu-Topkapi, dans l'idée de longer la muraille.
Le Guide du Routard disait que c'était possible, mais 200 mètres après le métro, il y a un chantier et la route est coupée; là c'est mal parti, mais heureusement, j'ai avec moi un plan assez précis de la ville qui nous permet de contourner avec peine l'obstacle pour enfin arriver à la mosquée de Mirhima Camii. A nouveau, un problème, elle est en restauration et l'on ne peut pas du tout entrer.
Nous allons donc au musée dans l'église Saint-Sauveur-in-Chora (= Kariye Müzesi) où nous arrivons à 10 h. Les mosaïques sont une merveille. Nous restons un grand moment. Entrée 15 TL par personne. Quelques personnes mais moins qu'à Sainte-Sophie.
Ensuite, nous poursuivons pour aller voir d'autres mosaïques dans le musée de la Mosquée de Fethiye. Entrée 5 TL. Là, nous sommes tout seuls. La mosquée est plus petite que Saint-Sauveur in Chora, mais les mosaïques sont tout aussi belles, un peu mieux visibles car plus basses qu'à Saint-Sauveur-in-Chora.
Nous continuons et regardons en passant la mosquée de Sultan Selim. Rien d'extraordinaire, mais de belles vues sur Istanbul depuis la terrasse.
Ensuite, repas simple en route. 20 TL pour deux.
Puis, nous allons voir la mosquée de Fatih. On peut entrer, mais il y a des échafaudages, donc on ne voit pratiquement rien. En revanche, c'est la seule mosquée que j'ai vue à Istanbul où il y a de vrais tapis au sol (et non de la moquette). Il y a une partie avec de la moquette aussi.
Puis, nous allons voir l'aqueduc de Valens et la mosquée de Sehzade où il n'y a rien de particulier, et nous rentrons à l'hôtel.
Plus tard, nous ressortons, 2 gâteaux et 2 cafés expresso, 18 TL à deux.
17e jour :
Nous sommes le samedi 1er mai, mais nous ne nous en rendrons pas vraiment compte, tout est ouvert ou presque. Les manifestations sont organisées Place Taksim.
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous prenons le tram pour aller visiter le Musée Archéologique, arrêt Gulhane. Nous comptions visiter « à côté » la mosquée Aya Irini pour voir les mosaïques. Vers le musée, on nous explique qu'elle est dans l'enceinte du Topkapi et seulement accessible lors de concerts le soir...
Nous visitons dès 9 h le musée archéologique, entrée 10 TL par personne. De très riches collections, très intéressant et très grand, nous en ressortons vers 11 h 30. Tout ou presque est traduit en anglais.
Nous traversons le magnifique parc Gulhane à côté. Reposant... Puis, nous longeons la route à gauche pour revenir vers la gare de Sirkeci.
Repas simple en face de la gare, 23 TL pour les deux.
Ensuite, nous voulions aller à Yedikule pour voir, entre autres, si on la trouvait ouverte, le pavement de la mosquée (en ruine). Là, commence une discussion dans la gare de Sirkeci d'un guichet à l'autre pour savoir comment y aller avec le train de banlieue.
J'ai vu qu'il y avait dans la gare de Sirkeci quelques casiers de consignes automatiques jaunes, les petits 4 TL pour 4 heures et les grands 7 TL pour 4 heures. Ensuite, il faut repayer avec un tarif dégressif.
Nous finissons par comprendre qu'il faut un jeton à 1.5 TL pour monter dans le train, mais que ce jeton est différent de ceux utilisés pour le tram. Bien, nous achetons 2 jetons pour le train à droite dans le hall central, devant l'entrée des trains. Le train est là, en 10 min. env. nous arrivons à Yedikule.
Nous y voyons de belles maisons en bois anciennes et d'autres malheureusement complètement en ruine. Nous finissons par trouver la mosquée, nous frappons à la porte, mais seul un chien répond... Nous renonçons. Nous allons ensuite voir le château, mais sans entrer (entrée 5 TL) et passons la porte de Yedikule à pied pour aller voir la porte des Empereurs qui se trouve contre l'arrière du château. Le passage de la porte est assez folklorique, les voitures ne croisant pas, il y a un « gardien » avec un sifflet qui tente de faire passer alternativement les voitures... Ensuite, nous voyons mal sur la gauche la porte des Empereurs et finissons par entrer dans un cimetière et sommes obligés d'enjamber des tombes pour pouvoir nous approcher un tant soi peu (il n'y a pas de chemin proprement dit entre les tombes...).
Nous revenons dans Yedikule et testons une glace turque. Comme on nous l'avait dit, assez compacte, presque du « chewing gum », mais très bonne et au moins, elle ne coule pas !
Nous reprenons le chemin de la gare, 2 jetons à 150 TL et revenons à la gare de Sirkeci et rentrons à l'hôtel avec le tram.
Repas simple, 21 TL pour les deux.
18e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 30.
Nous prenons le tram pour Kabatas et le funiculaire pour Taksim.
Nous redescendons à pied la rue piétonne vue l'autre jour, une petite halte pour voir quelques habits dans un passage en face du Palais de Hollande. Des t-shirts d'occasion à 5 TL, vraiment rien d'extraordinaire...
Nous continuons de descendre, passons près de la tour de Galata, puis nous prenons le pont de Galata et tournons à droite.
Nous allons voir la mosquée de Rustem Pasa. A nouveau, de magnifiques carreaux bleus d'Iznik. Beaucoup aimé cette mosquée.
Puis marché aux puces dans les rues arrière. De nombreuses chaussures d'occasion, chemises, etc, essentiellement pour hommes. C'est déjà un peu mieux que ce que nous avons vu ce matin en face du Palais de Hollande...
Repas dans un petit resto au milieu de ce marché, 33 TL à deux.
Puis nous continuons à flâner dans le quartier et rejoignons le tram vers Gulhane. Nous montons le long de la voie de tram. Enormément de touristes cet après-midi dans les environs de Sainte-Sophie.
Nous nous arrêtons ensuite voir la mosquée de Beyazit. Rien de notoire, si ce n'est qu'un ancien tapis est exposé verticalement derrière une vitrine dans la mosquée.
A l'arrière, nous voyons la porte d'entrée du parc de l'Université, apparemment, impossible d'entrer dans ce parc, sinon nous aurions coupé à travers du parc pour voir la tour de Beyazit.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l'hôtel.
Le soir, repas simple dans le quartier, 19 TL à deux.
19e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel à 7 h.
Puis, vers 7 h 30, nous parons pour prendre le tram jusqu'au terminus de Kabatas. dans le but de prendre ensuite le bateau pour aller à Buyukada, l'une des îles des Princes, la plus grande, le terminus, à 24 km d'Istanbul.
Vers 8 h nous arrivons à l'embarcadère juste en face du tram. Il faut acheter au guichet des jetons.
1 jeton = 3 TL pour un aller simple par personne. Nous en avons donc pour 12 TL à deux car j'achète les 4 jetons en même temps.
Pour un lundi, il y avait beaucoup de monde, 15 min. avant le départ, ils ouvrent la porte et l'on peut monter sur le bateau, c'est un peu la course poursuite et la bousculade, certains voulant absolument occuper une place précise... Enfin, nous laissons les agités passer et nous nous installons à l'intérieur en bas vers la vitre. Pas une excellente idée car il y a des siège à l'extérieur devant les vitres, donc notre vue est quelque peu masquée. Au retour, nous irons en haut à l'intérieur pour éviter cela.
Le bateau fait d'abord un arrêt sur la rive asiatique, nous voyons au passage la gare de trains située sur cette rive, puis au moins 3 arrêts dans d'autres îles, et arrive au bout de 1 h 30 à Buyukada. Il est 10 h 20.
Nous décidons de faire à pied le tour de l'île, sans prendre les calèches ou les vélos de location. Nous partons sur la droite sur la même route que les calèches, de magnifiques maisons en bois anciennes restaurées ou non, des vues sur les autres îles. Nous nous arrêtons environ 20 min dans un café vers midi. C'est vraiment un havre de paix à côté d'Istanbul...
Nous arrivons au port à 13 h 20 en prenant le petit tour, c'est-à-dire sans faire le tour de la pinède au bout de l'île. L'autre côté de l'île est moins joli à mon goût.
A 13 h 30, repas simple sur la place où partent les calèches. Etonnamment 12 TL pour deux. Ensuite, café sur le port en attendant.
Le bateau de retour est à 15 h. A nouveau, déjà 20 min. avant, il y a une file, et ça recommence, ils courent tous pour monter dans ce bateau... Nous nous installons en haut à l'intérieur, c'est parfait.
Vers 16 h 30, nous arrivons à Kabatas et reprenons le tram pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier, 28 TL pour deux.
Nous avons essayé plusieurs restos à proximité de l'hôtel, celui qui a le meilleur choix et des prix assez modiques est situé tout près de l'arrêt de tram Aksaray, Ordu Caddesi 286, et s'appelle Mis Diyar Iskender Kebap. De plus, le personnel y est charmant, ce qui n'est pas forcément le cas des autres restos du quartier...
20e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, nous partons prendre le tram vers 8 h.
Nous prenons le tram jusqu'à l'arrêt Eminonu pour aller prendre le bateau pour aller à Uskudar sur la rive asiatique. Nous avons reculé à pied et finalement, il aurait été mieux je pense de descendre du tram à l'arrêt précédent, Sirkeci.
Encore une machine à jetons... et des jetons différents pour les bateaux, mais coûtant toujours 1.5 TL par passage par personne. Nous en prenons 4 directement.
Le bateau met environ 15 min. pour traverser, il y en a beaucoup, nous le prenons à 8 h 50.
Nous visitons la mosquée Mirimah Cami en face du débarcadère, rien d'extraordinaire, puis nous prenons la grande rue qui mène à la mosquée de Atik Valide que nous trouvons avec peine, mais nous y arrivons. Très joli parc à l'entrée, la mosquée est effectivement assez grande.
Ensuite, un peu plus facilement, nous trouvons celle que nous voulions surtout voir, la mosquée Cinili Cami, un vrai petit bijou ancien avec de merveilleux carreaux. Elle n'est peut-être pas toujours ouverte, mais nous sommes apparemment arrivés au bon moment, il y avait 2 autres touristes. Quand nous sommes sortis, la personne présente a refermé à clef la mosquée derrière nous, ce qui me fait penser qu'elle n'est peut-être pas ouverte toute la journée comme toutes les autres vues jusqu'à maintenant.
Ensuite repas simple, 24 TL pour les deux.
Puis, nous redescendons vers l'embarcadère pour prendre un Dolmus pour aller à la gare de Haydarpasa à Kadikoy. Cela a coûté 3,50 TL pour deux. Il nous dépose un peu au dessus de la gare et nous allons voir de près l'intérieur délicieusement ancien et bien rénové, puis l'extérieur et un embarcadère ancien devant la gare (également avec carreaux bleus).
Dans cette gare, il y a quelques casiers à consigne. Les petits et les grands coûtent 5 TL pour 5 heures, puis tarif dégressif.
Ensuite, nous revenons à pied sur le quai à Kadikoy et nous montons la rue marchande en suivant le petit tram 20 en direction de Moda. Nous voyons en chemin 2 églises arméniennes malheureusement fermées.
Nous redescendons par le même chemin et prenons le bateau à Kadikoy pour retourner à Eminonu, env. 20 min. de trajet. Puis le tram pour rentrer à l'hôtel, tram une fois de plus archi-bondé. Nous descendons même un arrêt avant Aksaray et finissons à pied.
21e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel et départ vers 7 h 45.
Nous allons tranquillement à pied avec les valises à l'arrêt de métro Aksaray en 15 min. environ et prenons le métro jusqu'à la gare routière (Otogar), vers 8 h 30, nous y sommes.
J'achète 2 billets de car pour Edirne pour 9 h, toujours à la même compagnie Ulusoy. Aujourd'hui, c'est 13 TL par personne.
Nous arrivons à 11 h 25 à la gare routière d'Edirne, à côté de notre bus, il y a un minibus de la même compagnie qui nous amène en ville en 15 min.
Nous mangeons sous les arbres devant la mosquée, repas simple pour les deux 19 TL.
Nous cherchons ensuite le dolmus qui nous amènera à l'hôtel Arslanli à 5 km après Edirne. Nous le prenons à 14 h (3.5 TL pour les deux). Vers 14 h 20, nous retrouvons notre voiture devant l'hôtel. Je comprends à mi-mots que le « surveillant » attend un pourboire, je lui donne 20 TL et il lave la voiture.
Nous rangeons nos affaires et restons tranquilles un moment au café.
Nous retournons ensuite nous promener au centre ville d'Edirne. Je me gare comme d'habitude, tiens aujourd'hui le papy encaissant habituellement 3 TL n'est pas là et il y a un jeune homme qui lui veut 2 euros, je lui tends royalement 3 TL et pas 4, il n'y a pas eu de suites...
Ensuite, nous mangeons dans le harem de Tahtakale transformé en restaurant. Excellent repas, 2 steaks avec légumes, une énorme salade, 1 coca et 1 verre de vin, le tout = 37 TL. Le lieu est très beau et très calme. Apparemment, je ne sais pas pourquoi, dans ce restaurant il est permis de fumer alors que c'est interdit partout ailleurs... Puis nous allons encore manger 1 gâteau en ville (6 TL pour les deux) et nous rentrons à l'hôtel.
Demain, nous partons pour la Grèce via Pazarkule.
Nord Vietnam: les lieux et jours de marché dans la région de Sapa et Ha Giang English translation pending
L'objectif de ce message est de rassembler dans un lieu unique tous les renseignement que j'ai pu glaner sur les marchés dans cette région.Ce message est une collection de "copier coller" d'autres auteurs sur ce forum.
Malheureusement je n'ai pas conservé mes sources et ne puis attribuer.
Que les auteurs me pardonnent.
J'ai complété, rectifié, au gré de mes lectures
Des renseignements manquent ou méritent des compléments. A votre clavier....
MARCHES dans la région de SAPA et HA GIANG
D’abord une remarque générale concernant les fameux marchés ethniques locaux ou régionaux du Nord-Vietnam. Traditionnellement, ces marchés sont des lieux de rencontres pour des populations qui vivent dans des villages isolés les uns des autres. Lieux d’échanges de marchandises, de troc, aussi. Ces marchés ont inventé le speed dating avant la lettre, car ils servent aussi aux jeunes pour rencontrer l’âme sœur (les marchés de l’amour). Qui dit lieu de rencontre, dit mélange de populations, c’est pour cela que l’on peut croiser dans ces marchés, des représentants de diverses ethnies locales, habillés naturellement de leurs habits traditionnels. Comme on dit en France : « Ils se mettent sur leur 31 ! ». Le tourisme vietnamien, depuis très longtemps a très vite su tirer parti de ces endroits bariolés et vivants, pour le côté animation, pictural et « authentique », en les inscrivant dans les circuits. Mais, avec le développement exponentiel de ce qu’on appelle ici l’industrie sans fumée, l’authenticité a fait place au spectacle. Ainsi des marchés hebdomadaires, comme celui de Sapa, sont devenus de véritables show room où une population se donne en spectacle, souvent à son corps défendant, à des milliers de touristes qui arrivent par cars entiers. Corollairement l’alibi écotourisme qui sert à vendre cette exploitation de particularités locales, commence à battre de l’aile devant la pollution inhérente au rassemblement artificiel de plusieurs milliers de personnes en un même lieu : pollution environnementale, mais aussi sociale. Mais cela, est une autre histoire, celle du tourisme de masse qui suit inéluctablement celle du tourisme de découverte. Aujourd’hui, il reste encore des endroits oubliés des tours opérateurs, où vibre encore l’âme de ces minorités ethniques. Egoïstement je conserve pour mes amis, et pour ceux que j’ai le plaisir d’accueillir au Vietnam, ces adresses de petits marchés, perdus dans les montagnes, où un occidental met rarement les pieds. Par contre, je peux avec plaisir, donner des infos sur les marchés que tu as cités, en me permettant de t’en donner mon avis :
MARDI COC LY, 64 km à l’Ouest EST de Lao Cai, par An Hô. 2 ou 3 changements de bus. Marché du mardi. Jusqu’à présent le moins fréquenté, mais il est inscrit sur nombre de programmes de tours opérateurs…
MERCREDI Cao-song
JEUDI Coc Ly à 35 km de Bac Ha Lung Khau Nhin NNE de Lao Cai
SAMEDI SAPA, facile à atteindre, par train de nuit ou pas, pour Lao Cai, puis bus pour Sapa, à 1 ou 2h de route, selon que tu prennes un bus local ou un bus touristique. Marché du samedi matin, universellement connu, mais selon moi totalement surfait. Sapa vaut mieux que çà, par ses randonnées aux alentours… CAN CAU, à 110 km au NNE de Sapa, par Lao Cai, Bac Ngam et Bac Ha. Par bus, 3 à 4 changements, presque une journée ! En voiture privée, 3h .Marché du Samedi matin, traditionnel, mais déjà très couru par les touristes. Quyet Tien Entre HA GIANG et YEN MINH
DIMANCHE BAC HA, à 22 km au Sud de Can Cau. C’est un des marchés dominicaux les plus colorés du Nord, fréquenté par d très nombreuses ethnies. Mais c’est en passe de devenir un second Sapa ! LUNG PHIN à 12 km de entre Bac Ha & Can Cau plus authentique Hoang Su Phi (Vinh Quang) Xin Man (Coc Pai)
MUONG HUM, 50 km au NNO de Sapa, mais pas facile d’accès, sauf en 4x4 ou en moto. Par Lao Cai, plus facile, à 40 km au NNO. Marché du dimanche, célèbre pour son commerce de cardamome. Commence à être très connu par les routards… MUONG KHUONG, à 55 km de Lao Cai, au NNE, en longeant la frontière chinoise. Zone frontalière ouverte depuis peu, donc encore peu connu, mais çà vient vite ! Marché du dimanche. Bus depuis Lao Cai
Marchés de Méo Vac et Dong Van
carte détaillée du Vietnam,
Quand vous serez au Vietnam, achetez la carte détaillée du Vietnam, publiée par NHA XUAT BAN BAN DO ( Maison de publication cartographique), qui se présente sous forme d’atlas routier. Repérez toutes les petites routes, les petits villages , chefs-lieux de district, vous aurez de fortes chances d’y trouver de véritables et authentiques marchés ethniques, hors des autoroutes touristiques…
Des renseignements manquent ou méritent des compléments. A votre clavier....
MARCHES dans la région de SAPA et HA GIANG
D’abord une remarque générale concernant les fameux marchés ethniques locaux ou régionaux du Nord-Vietnam. Traditionnellement, ces marchés sont des lieux de rencontres pour des populations qui vivent dans des villages isolés les uns des autres. Lieux d’échanges de marchandises, de troc, aussi. Ces marchés ont inventé le speed dating avant la lettre, car ils servent aussi aux jeunes pour rencontrer l’âme sœur (les marchés de l’amour). Qui dit lieu de rencontre, dit mélange de populations, c’est pour cela que l’on peut croiser dans ces marchés, des représentants de diverses ethnies locales, habillés naturellement de leurs habits traditionnels. Comme on dit en France : « Ils se mettent sur leur 31 ! ». Le tourisme vietnamien, depuis très longtemps a très vite su tirer parti de ces endroits bariolés et vivants, pour le côté animation, pictural et « authentique », en les inscrivant dans les circuits. Mais, avec le développement exponentiel de ce qu’on appelle ici l’industrie sans fumée, l’authenticité a fait place au spectacle. Ainsi des marchés hebdomadaires, comme celui de Sapa, sont devenus de véritables show room où une population se donne en spectacle, souvent à son corps défendant, à des milliers de touristes qui arrivent par cars entiers. Corollairement l’alibi écotourisme qui sert à vendre cette exploitation de particularités locales, commence à battre de l’aile devant la pollution inhérente au rassemblement artificiel de plusieurs milliers de personnes en un même lieu : pollution environnementale, mais aussi sociale. Mais cela, est une autre histoire, celle du tourisme de masse qui suit inéluctablement celle du tourisme de découverte. Aujourd’hui, il reste encore des endroits oubliés des tours opérateurs, où vibre encore l’âme de ces minorités ethniques. Egoïstement je conserve pour mes amis, et pour ceux que j’ai le plaisir d’accueillir au Vietnam, ces adresses de petits marchés, perdus dans les montagnes, où un occidental met rarement les pieds. Par contre, je peux avec plaisir, donner des infos sur les marchés que tu as cités, en me permettant de t’en donner mon avis :
MARDI COC LY, 64 km à l’Ouest EST de Lao Cai, par An Hô. 2 ou 3 changements de bus. Marché du mardi. Jusqu’à présent le moins fréquenté, mais il est inscrit sur nombre de programmes de tours opérateurs…
MERCREDI Cao-song
JEUDI Coc Ly à 35 km de Bac Ha Lung Khau Nhin NNE de Lao Cai
SAMEDI SAPA, facile à atteindre, par train de nuit ou pas, pour Lao Cai, puis bus pour Sapa, à 1 ou 2h de route, selon que tu prennes un bus local ou un bus touristique. Marché du samedi matin, universellement connu, mais selon moi totalement surfait. Sapa vaut mieux que çà, par ses randonnées aux alentours… CAN CAU, à 110 km au NNE de Sapa, par Lao Cai, Bac Ngam et Bac Ha. Par bus, 3 à 4 changements, presque une journée ! En voiture privée, 3h .Marché du Samedi matin, traditionnel, mais déjà très couru par les touristes. Quyet Tien Entre HA GIANG et YEN MINH
DIMANCHE BAC HA, à 22 km au Sud de Can Cau. C’est un des marchés dominicaux les plus colorés du Nord, fréquenté par d très nombreuses ethnies. Mais c’est en passe de devenir un second Sapa ! LUNG PHIN à 12 km de entre Bac Ha & Can Cau plus authentique Hoang Su Phi (Vinh Quang) Xin Man (Coc Pai)
MUONG HUM, 50 km au NNO de Sapa, mais pas facile d’accès, sauf en 4x4 ou en moto. Par Lao Cai, plus facile, à 40 km au NNO. Marché du dimanche, célèbre pour son commerce de cardamome. Commence à être très connu par les routards… MUONG KHUONG, à 55 km de Lao Cai, au NNE, en longeant la frontière chinoise. Zone frontalière ouverte depuis peu, donc encore peu connu, mais çà vient vite ! Marché du dimanche. Bus depuis Lao Cai
Marchés de Méo Vac et Dong Van
carte détaillée du Vietnam,
Quand vous serez au Vietnam, achetez la carte détaillée du Vietnam, publiée par NHA XUAT BAN BAN DO ( Maison de publication cartographique), qui se présente sous forme d’atlas routier. Repérez toutes les petites routes, les petits villages , chefs-lieux de district, vous aurez de fortes chances d’y trouver de véritables et authentiques marchés ethniques, hors des autoroutes touristiques…
Les grandes boucles nord-est et nord-ouest du Nord Vietnam English translation pending
Bonjour
Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
LANGSON
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:
je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :
- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn
- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.
DONG KHÉ
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard
Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.
HANOI - HA GIANG - HANOI
Au départ de Hanoi
- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.
- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).
- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !
- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
LA VILLE DE HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.
Dormir et manger
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.
Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.
Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee
- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée
- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.
- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
LE NORD-OUEST DU VIETNAM
UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi
Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.
Chua Tay (Thien Phuc)
C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.
Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !
Chua Tay Phuong (Sung Phuc)
10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.
Entrée 5000 dong pour chaque pagode.
Le parc national de Ba Vi
A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.
Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.
TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)
Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.
Y ALLER :
- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !
- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.
- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h
- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.
Y COUCHER ET MANGER
On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.
QUOI Y FAIRE ?
- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).
- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).
A voir absolument :
- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.
- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.
- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.
PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.
HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA
La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.
Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.
Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
AUTOUR DE MAI CHAU
La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.
Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.
Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.
MAI CHAU - SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).
A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.
Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.
DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)
A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).
A faire : Deo Van Long
Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!
Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.
En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA
On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).
- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !
Ce que j’ai moins aimé
Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours.
En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s��est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
A faire absolument : du trekking fantastique dans la région
M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.
MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.
ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.
PRIX
La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.
Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.
Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.
MARCHE A SUIVRE
Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.
PAIEMENT
Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.
Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :
1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.
2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)
> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...
Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!
Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!
3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !
4) bonjour
de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle
5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.
. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.
PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.
ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE
Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.
Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!
Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.
Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !
Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :
- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;
- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;
- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité
- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.
En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!
Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).
Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».
Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!
Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).
Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.
J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)
Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.
- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.
En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.
En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.
- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.
- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.
Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.
- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.
Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).
Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.
Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.
Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).
Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.
Voici quelques prix de transport à partir de Hué :
- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).
- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
LANGSON
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:
je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :
- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn
- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.
DONG KHÉ
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard
Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.
HANOI - HA GIANG - HANOI
Au départ de Hanoi
- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.
- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).
- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !
- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
LA VILLE DE HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.
Dormir et manger
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.
Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.
Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee
- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée
- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.
- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
LE NORD-OUEST DU VIETNAM
UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi
Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.
Chua Tay (Thien Phuc)
C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.
Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !
Chua Tay Phuong (Sung Phuc)
10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.
Entrée 5000 dong pour chaque pagode.
Le parc national de Ba Vi
A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.
Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.
TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)
Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.
Y ALLER :
- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !
- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.
- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h
- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.
Y COUCHER ET MANGER
On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.
QUOI Y FAIRE ?
- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).
- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).
A voir absolument :
- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.
- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.
- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.
PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.
HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA
La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.
Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.
Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
AUTOUR DE MAI CHAU
La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.
Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.
Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.
MAI CHAU - SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).
A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.
Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.
DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)
A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).
A faire : Deo Van Long
Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!
Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.
En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA
On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).
- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !
Ce que j’ai moins aimé
Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours.
En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s��est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
A faire absolument : du trekking fantastique dans la région
M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.
MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.
ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.
PRIX
La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.
Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.
Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.
MARCHE A SUIVRE
Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.
PAIEMENT
Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.
Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :
1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.
2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)
> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...
Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!
Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!
3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !
4) bonjour
de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle
5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.
. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.
PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.
ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE
Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.
Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!
Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.
Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !
Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :
- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;
- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;
- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité
- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.
En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!
Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).
Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».
Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!
Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).
Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.
J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)
Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.
- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.
En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.
En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.
- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.
- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.
Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.
- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.
Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).
Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.
Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.
Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).
Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.
Voici quelques prix de transport à partir de Hué :
- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).
- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Une semaine en Sicile au mois de septembre? English translation pending
Bonjour,
Cette année, c'est la Sicile ! Nous partons à 2 en Sicile une semaine en Septembre (nous n'aurons malheureusement pas plus de congés...) . A priori plutôt dans l'est, car j'ai cru comprendre que c'est dans l'est que les paysages sont les plus beaux.
Je cherche donc un coin reposant pour poser mes valises unes semaine (pas d'hôtel club, plutôt un petit hôtel calme, avec une belle vue, et un bon petit déjeuner pour bien démarrer la journée !). Mais j'ai l'impression que les prix des hôtels sont tout de suite assez cher en Sicile, j'avais un budget de 40 euros max par nuit.. Alors si vous avez des conseils....
Questions d'ordre pratique maintenant : Si je suis basée dans l'est, est-il possible de faire l'aller-retour jusqu'à Palerme pour visiter cette ville en une journée ? Même question pour les îles Eoliennes. Est-il possible d'y passer une journée complète, de faire l'ascension du Stromboli ? Ou, pour pouvoir profiter du Stromboli le soir, vaut-il mieux dormir sur l'île ? (éventuellement un camping, propre bien sur !) Côté ballade / rando je souhaite aussi "faire" l'Etna
En fait, je cherche à allier le repos (pouvoir passer la fin de la journée tranquille sur la plage) et les ballades / visites (pas trop de villes, grandes balades dans de beaux paysages et des petits villages).
Donc si vous avez des conseils, car j'ai un peu du mal à me faire une idée de ce que je peux faire en 1 semaine...
Merci d'avance !
Cette année, c'est la Sicile ! Nous partons à 2 en Sicile une semaine en Septembre (nous n'aurons malheureusement pas plus de congés...) . A priori plutôt dans l'est, car j'ai cru comprendre que c'est dans l'est que les paysages sont les plus beaux.
Je cherche donc un coin reposant pour poser mes valises unes semaine (pas d'hôtel club, plutôt un petit hôtel calme, avec une belle vue, et un bon petit déjeuner pour bien démarrer la journée !). Mais j'ai l'impression que les prix des hôtels sont tout de suite assez cher en Sicile, j'avais un budget de 40 euros max par nuit.. Alors si vous avez des conseils....
Questions d'ordre pratique maintenant : Si je suis basée dans l'est, est-il possible de faire l'aller-retour jusqu'à Palerme pour visiter cette ville en une journée ? Même question pour les îles Eoliennes. Est-il possible d'y passer une journée complète, de faire l'ascension du Stromboli ? Ou, pour pouvoir profiter du Stromboli le soir, vaut-il mieux dormir sur l'île ? (éventuellement un camping, propre bien sur !) Côté ballade / rando je souhaite aussi "faire" l'Etna
En fait, je cherche à allier le repos (pouvoir passer la fin de la journée tranquille sur la plage) et les ballades / visites (pas trop de villes, grandes balades dans de beaux paysages et des petits villages).
Donc si vous avez des conseils, car j'ai un peu du mal à me faire une idée de ce que je peux faire en 1 semaine...
Merci d'avance !