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Quel visa pour la Thaïlande en venant d'Inde par avion? English translation pending
by Marien33 · 2018-11-08 · 15 replies
Bonjour, Après mes 90 jours maxi en Inde, je vais partir une dizaine/douzaine de jours en Thaïlande à partir du 23 ou 24 janvier. J'ai cherché ici sur VF quelle sorte de visa je devais demander mais c'est assez confus pour moi. J'arriverai en Thaïlande par avion venant d'Inde... Comme ce voyage obligatoire n'était pas du tout dans mes projets, je n'ai acheté aucun guide. Je n'ai rien lu. Je suis un peu perduMerci si vous avez des suggestions de compagnie aérienne, de lieux où se poser pour 12 jours ou à visiter en si peu de temps, hôtels ou guesthouses... Merci beaucoup
Guide en Éthiopie English translation pending
by Joël53 · 2018-11-06 · 8 replies
Bonjour Nous souhaitons visiter l'Ethiopie en février prochain , le nord et la vallée de l'omo . Quelqu'un peut-il me conseiller un chauffeur-guide ou une petite agence locale parlant bien français ? Merci d'avance .
Échange de motorisé Québec - France pour février-mars 2019 English translation pending
by Marioetlise · 2018-10-30 · 8 replies
bonjour je voudrais faire l'échange de mon motorisé pour la France pour la période février mars peux être avril
Avis sur Swissair pour vol Paris - Bangkok English translation pending
by Cribeka · 2018-10-27 · 23 replies
Bonjour, Nous partons quasiment tout les ans en Thaïlande. Les compagnies que nous avons déjà essayé avec plus ou moins de contentement sont: La thaï😁 Malaysia😁 Qatar😁 Ethyad😁 Emirates😁 Air china😬😬😕 J'ai vu des tarifs sympa avec swiss Airlines. Donc un Paris /bangkok J'ai lu qu'il y avait pas mal de retard, ou du moins que c'était récurrent... Comment est la vie à bord, repas? Open bar? Bonne soirée à vous
Voyage entre amies Thaïlande - Cambodge English translation pending
by Puce123 · 2018-10-14 · 5 replies
Bonjour à tous,

Trois petites questions pour mon information :

1- Nous serons 4 amies à Chiang Mai pour le festival des fleurs, vaut-il la peine d'y rester un peu plus pour le nouvel an chinois ?

2- De Chiang Rai vers le Cambodge, quel itinéraire nous conseillez-vous ? Traverser Issan ou s'y rendre directement ?

3- A Pattaya, au central festival, il y a un salon de massage pour facial, connaissez-vous le nom ? Peut-on avoir ce type de massage dans d'autres villes thaïlandaises ?

Merci à l'avance pour vos réponses !
Pourquoi choisir un ryokan si inconfortable pour dormir au Japon? English translation pending
by Kafouniet · 2018-10-07 · 48 replies
J'avoue mon scepticisme après avoir dormi dans 2 Ryokan : Une pièce ou on est contraint de vivre à 4 pattes On dort sur une pièce de tissu molle de 3cm d'épaisseur à même le sol en paille qui garde les odeurs de pied : c'est mon ostéopathe qui va être content ... Une absence d'insonorisation avec les couloirs et chambres voisines.

Pour le même prix et moins cher on peut utiliser les hôtels modernes 3/4etoiles qui ne manquent pas.

Est ce pour le plaisir de s'immerger dans la vie au moyen âge du temps des Samouraïs au Japon ?
Harcèlement des femmes au Maroc English translation pending
by Chantalzen · 2018-09-24 · 85 replies
Bonjour à tous, Je vais passer une semaine à Fès avec une amie pour le festival soufi en octobre, j’entends pas mal d’avertissements concernant le harcèlement des femmes occidentales , comme nous allons beaucoup nous déplacer à pied, j’aimerai savoir si cette inquiétude est vraiment justifiée ou si c’est l’effet loupe anxiogène adoré par les médias, j’espere avoir des retours récents, car malheureusement l’epoque a beaucoup changé depuis quelques années. Merci de m’eclairez
Temple de Ramsès II à Abou Simbel avec enfants English translation pending
by Pierreyvesb · 2018-09-19 · 16 replies
Bonjour à tous,

Quelqu'un a-t-il déjà logé à Abou Simbel?

ou été présent à Abou Simbel un 22 février ou 22 octobre (journée spéciale).

Ramsès II a orienté son temple à Abou Simbel de manière à ce que le sanctuaire intérieur (naos) ne laisse pénétrer les rayons du soleil que 2 fois par an : le 22 février pour son anniversaire, et le 22 octobre pour commémorer son accession au trône. Au petit matin, les statues de Ramsès II et des dieux Rê-Horakhty et Amon, dans une pièce au fond du temple, sont alors éclairées par le soleil qui les « régénère ». Seule celle de Ptah, le dieu des Ténèbres, reste dans l’ombre. La combinaison des prouesses humaines et d’un phénomène naturel provoque une vision des plus spectaculaires. Ce phénomène insolite, du au génie des architectes de l’Égypte ancienne, donne lieu chaque année à une grande fête sur ce site exceptionnel : musique, danse, etc.

Un voyageur expliquait sur un forum qu'il était parti à 1 h du mat avec un taxi pour arriver à temps pour tout voir ( beaucoup de circulation les 22 février et 22 octobre, d'où un départ plus matinal) et on loge sur une île à Aswan, donc départ de l'hôtel vers minuit j'imagine: l'horreur avec 2 enfants, du coup on se pose la question de dormir là-bas.

Les prix des hôtels sont très élevés. Je sais que Abou Simbel est petit, qu'il n'y a pas beaucoup d'hôtels, et que c'est sans doute la loi de l'offre et de la demande, mais bon, si quelqu’un a une idée, un bon plan ( même si j'y crois pas trop), merci de partager!

Pierre-Yves.
Quelles îles thaïlandaises? English translation pending
by Vanilla2209 · 2018-08-27 · 15 replies
Bonjour,

Avec mon mari nous avons choisi la voyage pour voyage de noce =)

Nous aimerions terminer notre périple par deux ou trois iles.

Ce que nous aimons sont les paysages avec du relief, une mer cristaline qui nous permettra de faire du sorkeling et une ambiance modérée donc ni une île trop calme ni une île trop fêtarde qui nous empêcherait de dormir la nuit.

Des suggestions? =)

Un grand merci!
Quel club choisir pour plonger en Guadeloupe? English translation pending
by Romain1973 · 2018-08-19 · 4 replies
bonjour , je pars du 10/04/19 au 24/04/19 sur la Guadeloupe , je ne sais pas encore ou je vais loger , ( nous sommes 4 adultes +4 enfants ). je suis le seul plongeur , et je désire avoir un club sérieux pour faire de belle plongée sous marine pendant mon séjour , auriez vous des club a me recommander ?

que pensez vous de l'UCPA aux saintes ?

quelle est le tarif plongée a cette période de vacance a bientôt et encore merci romain1973
Carte SIM en Italie English translation pending
by Danybernier · 2018-08-08 · 9 replies
Bonjour, nous allons en Italie en septembre et j’ai vue plusieurs fournisseurs qui peuvent nous vendre une carte SIM d’avance et nous l’expédier ici avant notre départ. Est ce que quelqu’un a déjà fais ça et si oui qu’elle est le meilleur fournisseur?

Est ce que cette option est a privilégier? Ou les carte sim sont très facile à trouver rendu en Italie 🇮🇹? Nous arrivons à Venise!!!

Merci de votre aide.
Tadjikistan et argent English translation pending
by Sarana · 2018-08-07 · 12 replies
J'ai vu que beaucoup de prestations se paient en dollars. Peut-on se procurer des dollars sur place, ou bien faut-il avoir une provision sur soi. Dans ce cas comment faites-vous car il y a forcément un risque d'avoir une grosse somme en liquide sur soi ? Je compte rester 3 semaines au Tajikistan en arrivant par Osh, ce qui complique les choses car il n'y a pas beaucoup de banques au Pamir. Peut-on se procurer des dollars à Osh ? Les euros sont-ils facilement acceptés (apparemment le taux de change serait 1 euro = 1 dollar) ?
Voyage à vélo de Hendaye à Fatima (Portugal) par le Nord-Ouest espagnol English translation pending
by Lausandr · 2018-07-31 · 5 replies
Bonjour à tous !

Je pars la semaine prochaine pour un petit périple à vélo. Je pensais longer la cote depuis Hendaye, et bifurquer ensuite pour prendre la route AS 114 qui longe les gorges entre Panes et Cangas de Onis. Sachant que je suis novice à vélo et que je n'ai qu'un mois ou deux (le retour ce fera en train), que conseilleriez vous pour la suite de mon itinéraire? Tous vos conseils et expériences me seront précieux: routes à éviter ou à prendre absolument, spots à ne pas manquer, coins sympa pour dormir, tout ce que vous jugerez utile de partager pour m'aider à faire de cette expédition une épopée fantastique!

Merci !

Sandra
Se loger à La Spezia English translation pending
by Normanddufor · 2018-07-31 · 15 replies
Bonjour

Nous irons dans les Cinque Terre en octobre et nous voulons demeurer à la Spezia. Plus central.

Avez vous des suggestions ou se loger 4 nuits avec déjeuner inclus. Nous n avons pas de voitures. Aririverond à la gare.

Merci

Louise et Normand. Montreal
Festival Esala Perahera 2018 à Kandy English translation pending
by Joyita · 2018-07-30 · 1 reply
Bonjour, nous allons rater ce splendide festival de peu… il nous était impossible de faire concorder les dates avec les vols. Pensez vous qu'il serait possible de voir des répétitions ou préparatifs quelques jours avant le debut? Si oui combien de temps a l'avance a Kandy? et ou aller?

Merci !
États-Unis à moto et question argent English translation pending
by Pilou069 · 2018-07-29 · 27 replies
Bonjour à tous! Et bien voilà nous partons le 10 Septembre, pour 16 jours de Roadtrip dans l'Ouest des Etats Unis….. en moto 😎 On a bien tout prévu, mais la grande discussion actuelle, est "Doit on faire du change (d'€ en $ pas en petite culottes 😊 ou bien doit on attendre d'être sur place et retirer aux distributeur, voir payer en CB au maximum????? " Pour vous en dire plus, on a tous des Visa Premier, et on est soit au Credit Agricole, soit à la Banque Postale, soit à la BNP ……… J'avoue me perdre complétement…….. une explication simple et amicale, me permettrait de faire le tri dans toutes ces histoire de taux de change, de commission de pourcentage de truc, de machin et de bidule ….. sinon je vais chez Travelex et basta….. Je vous remercie vraiment par avance de m'expliquer tout ça, de me faire un petit retour de vos expériences (et si vous avez des chiffres a me donner pour les différentes banque pas de soucis je suis preneuse 😛)

Bonne fin de journée
La Géorgie en solo 3 mois English translation pending
by Fifties · 2018-07-23 · 1 reply
La Géorgie en solo 3 mois

Voici quelques réflexions et suggestions suite à mon parcours, cette fois-ci j’apporte une contribution détaillée !

Pour la liste des sites touristiques, les descriptions culturelles ou de paysages les guides sont en général bien faits, j’avais le Petit Futé et Peuples du Monde, qui m’ont bien servi et le livre de Marie-Eve Martel, « Gaumarjos !» que j’ai adoré, plein de détails sur la vie des gens, entre autre.

Je me suis donc baladée seule, en Géorgie 3 mois, 20 avril- 20 juillet, tranquillement, c’est un pays qui ne pose pas de difficultés particulières, je n’ai pas fait de treks, que de petites randos de 3-4 heures maxi.

Les déplacements sont faciles en marshroutka, parfois de longs temps d’attente, il y en a pour presque toutes les directions, sinon c’est le stop comme font couramment les locaux, ou le taxi.

Je pense que c’est le pays le plus sûr que j’ai visité, la religion omniprésente, le fait que tout le monde connaît tout le monde, l’honnêteté inculquée au biberon ? Saluons cette probité qui devient rare.

Surprise, il y a beaucoup de touristes partout: Russes et Ukrainiens (la palme !), Japonais, Chinois, Israéliens, Allemands, Français, Polonais etc… Dans (presque) toutes les villes et même villages un Office du Tourisme (TO), qui offre de super cartes de toutes les régions (j’ai remisé au fond de la valise ma carte générale), et plein de renseignements, pratiquement ouvert tous les jours.

La plus grosse difficulté que j’ai eu c’était pour sélectionner un hébergement qui me convienne: chambre avec private bathroom et breakfast, les guesthouses poussent comme des champignons sur un bon terreau, sur Booking elles sont toutes « exceptionnel », va faire un choix au milieu de cette offre délirante !

Quand on est seul, mieux vaut une guesthouse qu’un hôtel, les mieux organisées proposent des excursions, on rencontre d’autres voyageurs et on goûte à la délicieuse cuisine home made (pas toujours, il y en a qui n’offrent que le gîte). Parfois j’ai choisi l’hôtel pour sa tranquillité, il faut varier les plaisirs… Mais il faut savoir que la plupart des hôtels vous font payer le prix d’une chambre double, et très souvent les GH aussi.

Pour un européen la cuisine n’est pas trop exotique, pour moi trois mois sans lassitude, il y a de la variété dans les plats et plein de fruits sur les marchés, mieux vaut ne pas être allergique aux laitages, les végétariens peuvent se débrouiller, je n’ai pas mangé énormément de viande.

J’ai pris une carte SIM locale pour mon téléphone chez Magti (un office dans toues les villes), bien et pas cher, forfait renouvelable tous les mois, pratique entre autre pour zapper Booking, pour maps.me et WhatsApp. La wifi existe pratiquement partout, sauf dans les villages reculés en montagne mais les téléphones passent.

Des distributeurs d’argent partout (j’ai une carte Visa) et de charmants employés de banque qui ne font aucune difficulté pour vous changer vos gros billets de 100 laris contre de plus petites coupures, allez demander cela dans une banque en France !

Un accueil chaleureux, les Géorgiens sont très famille, le voisinage en fait aussi parti, on se sent très vite à l’aise. Tout le monde fume, boit du vin, de la chacha ou de la Vodka. J’ai bu plus de vin en trois mois que je n’en bois en une année en France (ne suis pas grande buveuse), sans effets indésirables, j’en conclus qu’il ne contient ni sulfites ni sans doute pesticides.

Le top de mes hébergements:

Family Guesthouse à Oni, demi-pension 65 laris, une famille chaleureuse et désintéressée, Nika vous emmène en excursion dans son 4x4, les soirées sont conviviales et on mange bien.

Volodia’s Cottage à Vardzia, demi-pension 75 laris, pour son emplacement, ses chambres agréables et sa super cuisine bio, je crois que c’est l’endroit où j’ai dégusté les plats les plus délicieux.

Hôtel New House à Bakuriani, demi-pension 70 laris, Vladimir parle français et organise des excursions.

GH David Zandarashvili à Sighnaghi, une bonne adresse pour l’organisation des excursions, de la convivialité, un vrai professionnalisme.

GH Greenrose à Borjomi, demi-pension 70 laris, une belle maison bien située, une terrasse sous une tonnelle de vigne, une cuisine pour se préparer des repas si on le souhaite, une jeune pianiste à la maison (les Géorgiens sont férus de musique).

Hôtel Newland à Chiatura, deux filles sympas Irina et Salomé qui parlent anglais et se mettent en quatre pour vous aider (en fait j’ai dormi à l’hôtel Imereti, ch+pdj 35 laris, tout neuf à côté, car Newland complet, la dame ne parle pas anglais).

GH Raul Gulbani à Khe (entre Ushguli et Mestia) pour visiter tranquillement les églises alentour sans payer un taxi et me retrouver seule au calme sans touristes sur la terrasse surplombant le torrent sirotant un bon thé en feuilles et dégustant un gâteau de miel sur du pain en lisant un bon bouquin. (Ce sont les deux seules fois avec la GH Maxvshi à Ushguli où je n’ai pas eu mon bête sachet de thé pas terrible dans un mug, il y a comme ça des plaisirs qui disparaissent avec l’industrialisation, j’ai des nostalgies de Kirghizstan: thé dans la théière avec la passoire accrochée au bec, pain délicieux et confitures succulentes à s’en lécher les doigts).

GH Taliko Shantadze à Khulo, c’est basique mais l’hôtesse a un café-restaurant juste à côté où on peut goûter toutes les spécialités locales.

Pour les autres endroits c’était pas mal aussi mais vous pouvez trouver pareil ou peut-être mieux selon vos priorités, l’offre est large.

Pour les déplacements: avec les TO et les renseignements dans les GH ou gares routières on s’en sort très bien.

De Gori, of course un TO, facile de se rendre dans tous les sites touristiques proches en marchrout (sauf Rouissi et Ourbnissi où je suis allée en taxi, plus simple), Uplistsikhe j’étais sur les lieux à 10 h, pratiquement personne, le flot de touristes arrive à 11 h.

David Gareja vous pouvez y aller au départ de Sighnaghi à la GH Zarandashbili, David et son frère ont un véhicule et si besoin vont recruter des volontaires à l’arrivée des minibus pour partager les frais, idem pour le parc Lagodekhi et le parc Vashlovani à l’extrême sud. Pour le parc Vashlovani j’ai partagé un taxi 4x4 avec une Allemande, nous avons payé 100 laris chacune pour une journée de déplacement, paysage fabuleux. (En été ça doit être une fournaise...)

Chiatura, ex ville minière que j’ai adorée, se mérite, transports pas si évidents, bien se renseigner.

La route Tbilisi-Tsalka-Ninotsminda-Akhaltsikhe est très jolie, il y a des transports dans les deux sens, je l’ai prise au départ de Tbilisi à la gare routière de Samgori.

Prendre le petit train de Borjomi à Bakuriani, c’est long, 3 heures, mais sympa. Je me suis offert pour 250 laris cinq heures de super qad avec Levane, nous avons arpenté la montagne jusqu'au lac Tabatskuri, c'était fabuleux !

Pour Okatse Canyon j’ai pris un taxi de Kutaisi à l’aller 32 laris mais il peut y avoir un minibus (?)(moi c’était au dernier moment), suis restée dormir sur place, pas cher, le marchrout de retour passe à 8 h le matin.

Il y a des marchroutkas de Mestia à Ushguli, 30 laris, idem Ushguli à Mestia.

Pour les petits marcheurs deux excursions faciles à Mestia: louer un taxi à plusieurs (80 laris) qui vous amène au début du chemin pour le glacier Lavlaadash (la route est affreusement poussiéreuse, tout le long des travaux pour l’adduction d’eau), ensuite 3 heures de marche aller-retour. Et par temps bien dégagé prendre successivement les deux télésièges qui ouvrent à 10 h, il y a une vue superbe sur le mont Ushba ( je n’ai rien vu, ciel nuageux, Mestia ne m’a pas été propice) et un chemin suit la ligne de crête jusqu’au mont Mentashi.

Il pleut beaucoup partout en mai et juin, beaucoup d’orages mais le ciel se dégage ensuite; moi j’ai adopté le parapluie-parasol Vieux Campeur (pub !) hyper léger et qui ne se retourne pas.

Opinion personnelle, Mestia est l’endroit que j’ai le moins apprécié, c’est un peu la foire aux touristes et je suis très sensible aux ambiances...

Pour Shatili un marshroutka part de la gare routière de Didube à Tbilisi le mercredi et le samedi à 9h, retour le jeudi et le dimanche à midi. J’ai bien aimé, pas trop de monde, la vallée est étroite et le village petit. Véhicule 4x4 pas obligatoire, mais c’est mieux. J’ai préféré loger en bas, près du torrent, environnement plus ouvert qu’en haut où les maisons sont serrées les une contre les autres et où j’ai passé ma première nuit, j’étais morte de chaud dans la surélévation en bois sans isolation (mais confort et bons repas). Avec un co-pensionnaire de la GH Twins, en bas, on a loué un taxi local, une vieille Mercedes, 60 laris, pour aller à Mutso, à 12 km.

Pour Omalo des 4x4 partent de Telavi ou de Kvemo Alvani 50 laris/pers pour 4 personnes.

Moi j’ai pioché des infos dans le Forum, j’ai téléphoné à Zemo Alvani, je vous donne le numéro que l’on m’a conseillé sur place: Nino (qui parle anglais): +995 593 98 15 57 Elle sert d’intermédiaire pour qu’Alexandre vous trouve un 4x4 et cherche du monde pour le remplir, en tout 4 personnes au départ de Zemo Alvani, 50 laris chacun.

Je suis partie de Tbilisi en marchrout de la gare routière d’Ortachala à 9h10 (mais il y a un autre départ l’après-midi j’ai jeté le papier, renseignements au TO de Liberty Square) et j’ai dormi une nuit chez Mary et Alexandre 60 laris la demi-pension, belle maison à la campagne. J’ai réservé mon séjour en Touchétie dans leur GH, la GH Mirgvela et le lendemain j’avais mon transport et 3 compagnons de route.

La GH Mirgvela est située à 3,5 km d, Omalo du Haut, isolée dans un bel environnement, tout le confort; le personnel, Nazi, Sofia et un homme, ne parle pas anglais, mais on a souvent des traducteurs, guides ou Russes. J’ai payé ma demi-pension 65 laris. Avec un véhicule pas de pb, moi j’ai trouvé l’endroit bien placé car je suis allée à pied aux tours d’Omalo à 3,5 km, au village de Bochorna à 3,5 km et j’ai fait du stop pour Dartlo, magnifique village à 10 km, les bons marcheurs peuvent y aller à pied. Tout cela pour moi en trois jours, pour bien profiter.

Le taxi 4x4 sur place c’est 100 laris pour aller visiter un village dans une vallée (je n’en ai pas pris). Il y a 3 vallées, donc je n’ai pas tout vu, mais Dartlo est superbe. J’ai fait la grimpette jusqu’à Kvalvo, au-dessus de Dartlo, une tour branlante, un vieux village et de la vue.

Mais il y a des GH partout, donc à vous de voir ce qui vous convient le mieux, des guides pour des randonnées à cheval, souvent des circuits, ça semble très chouette, pas mal de touristes, beaucoup de randonneurs, et pas mal de véhicules qui circulent. La Touchétie région quasi inaccessible c’est terminé. Ça conserve cependant une certaine intimité. Et, je ne l’ai pas dit, le paysage est très beau !

Derniers jours à Tbilisi, me parvient une info intéressante, j’aime beaucoup les petits bijoux conception et fabrication 100% géorgienne argent (ou or) et émail et je voulais en acheter: il faut aller faire un tour au sous-sol de Tbilisi Central Railway Station, il y a un marché de l’or et on trouve plein d’artisans proposant leurs productions. Ça vaut la peine d’aller y jeter un coup d’œil et de comparer les prix, métro arrêt Station Square. J’y ai trouvé des pièces plutôt originales, à des prix raisonnables. On peut aussi se promener le soir sur Rustaveli avenue, beaucoup de stands divers.

Hors vol aller-retour de France, j'ai dépensé par jour (en incluant les petits achats) 37€/jour.
Compagnies sérieuses pour trajets intérieurs en Colombie? English translation pending
by Paname0712 · 2018-07-20 · 6 replies
Bonjour

Qui a trouvé un moyen simple/rapide de faire Bogota-Manizales (j'ai trouvé juste le bus qui met 8h!) Et pour aller visiter San Agustin comment faire de Cali, Neiva ou???

Merci pour les idées et conseils Michèle (départ du 26/11 au 16/12/18)
Visiter Brasilia et Salvador de Bahia English translation pending
by Kullboys · 2018-07-09 · 1 reply
Bonjour, Je souhaite visiter Brasilia en Novembre, et me demande si visiter Salvador au retour est smpa ? Y a t il des choses a visiter entre Brasilia ent Salvador, faire le trajet par la route est interessant ou il n'y a pas grand chose a voir ? Merci.
Les vendeurs à la "sauvette" de Barcelone, un phénomène envahissant English translation pending
by Patxi1 · 2018-07-08 · 380 replies
Hola !!

Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" d��ballés à la sauvette sur les trottoirs.

A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).

Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.

Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!

A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.

Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.

Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390

Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.

Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...

Hasta luego 😎
Demande de visa pour le Cameroun English translation pending
by Patrice79 · 2018-07-01 · 23 replies
Bonjour à tous, Je dois me rendre au Cameroun en 2019 pour 1 mois ou 2. Je suis novice dans les voyages à l'étranger. Je ne sais pas trop comment faire pour obtenir le visa. Faut-il le faire à l'Ambassade du Cameroun à PARIS ou peut-on le faire via internet ? ça m'arrangerait de le faire par internet, car je ne suis pas tout près de PARIS. Est-ce que les sites sur internet sont fiables ? J'ai le passeport en règle, les photos d'identités. Merci pour votre aide. Cordialement.
Location de voiture à Ottawa: carte de débit? English translation pending
by VP44 · 2018-06-29 · 27 replies
Bonjour, Je pars bientôt à Ottawa et souhaite louer une voiture.

Beaucoup de sites comme Hertz ou Avis, précise qu'une carte de débit (type Visa) fonctionne pour le paiement mais qu'une carte de crédit est nécessaire pour retirer la voiture.

Or, la quasi-totalité des cartes françaises sont de débit.

Des retours d'expériences pour éviter de réserver sur une internet une voiture que l'on ne pourra pas retirer à l'agence ?

Des agences qui acceptent cette situation à me conseiller à Ottawa ?

Bonne journée !
Emballage à prévoir pour vélo sur vol Corsair France - Canada English translation pending
by Marcoouest · 2018-06-06 · 6 replies
Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce qu'il faut prévoir en terme d'emballage. Départ d'Orly. Sac + renfort carton ? Merci
Vol Paris - Katmandou English translation pending
by Carol38 · 2018-06-02 · 22 replies
Bonjour, Je pars visiter le Dolpo en septembre depuis la Réunion. D'habitude je vol vers Maurice / Dubai ou Delhi puis Katmandou mais cette année je passe par la métropole et j'hésite sur la compagnie aérienne. On me propose presque toujours Indian Airline mais je n'aime pas trop transiter par Delhi. Que pensez-vous de Turkish Airline (Paris/Istanbul/Katmandou). Et Quatar Airline ? J'ai l'impression qu'ils ne déservent plus Katmandou comme avant. Merci d'avance Caroline
Étudiant au Canada partant au Cuba avec son passeport marocain English translation pending
by Aliboughaba · 2018-05-31 · 3 replies
Bonjour tout le monde, je suis un étudiant au canada à l'ontario et je désire partir au cuba pour 7 á 9 jours avec mon passeport marocain. Est-ce que j'ai besoin d'un visa ou c'est comment que je dois faire s'il vous plaît? Merci!!
Vol pour Chicago Lufthansa - United Airlines English translation pending
by Alcalain · 2018-05-20 · 33 replies
Bonjour Je pars à Chicago le mois prochain. J'ai acheté un billet à la Lufthansa mais mon vol est opéré par United Air Lines . 1 ère question Alors dois je m'enregistrer sur la Lufthansa ou sur United ? 2ème question A quel comptoir devrai je me présenter à Roissy pour avoir ma carte d'embarquement ? Lufthansa ou United ? Merci de vos réponses .
Sumatra: "booking or not booking"? English translation pending
by Michael7759 · 2018-05-07 · 1 reply
Bonjour

je prépare mon voyage de 3 semaines en aout à Sumatra.

Pour les logements, nous avons opté pour des réservations en hôtel, bungalows ou chez l'habitant via les plateformes genre b**ing.com et RbNb... (vous voyez ?)

Pourtant, j ai eu pas mal de réponses des propriétaires du logement me disant que la chambre m est réservé et de ne pas réserver par ces plateformes voire d annuler la réservation. La conversation entre le propriétaire et moi servirait de preuve de la "réservation".

Avez vous eu ce genre de pratique (à Sumatra ou ailleurs ?). Quel bilan en tirez vous ? Est ce fiable ? Merciiiiiiii
Iran et carnet de passage en douane? English translation pending
by Perju · 2018-05-04 · 27 replies
Bonjour, Je recherche depuis quelques temps une information fiable concernant le carnet de passage en douane.

Est-il oui ou non obligatoire pour se rendre en Iran avec son propre véhicule ? D'après le site d'infos du gouvernement (Français) , aucune évocation de ce carnet ..... D'après l'automobile club ( Français ) il en faut un ....mais comme ils ont tout intérêt à en faire prendre un ......est-ce réellement obligatoire ?

Un ami, Suisse, vient de se renseigner auprès du service compétant de son pays ...ils lui ont dit qu'il n'était pas nécessaire de faire ce carnet, uniquement dans le cas de véhicule particulier (style véhicule d'exposition, rallye ...) et également dans le cas d'une vente dans le pays. Sur le guide Lonely Planet, ils font état de ce carnet ...mais d'après quelles sources ????

Quelqu'un a-t-il une information "officielle" concernant ce CPD pour l'Iran, et quand je dis officielle, c'est évidemment un texte précis émanant d'un site gouvernemental de l'Iran ou de la France, ou extraite d'un document douanier ...etc .... Merci de vos réponses.
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient English translation pending
by Lumpyoli · 2018-04-28 · 26 replies
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

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by Clara33000 · 2018-04-25 · 6 replies
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