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Circuit Liban-Syrie ou Liban-Syrie-Jordanie pas cher? English translation pending
Bonjour, avec ma meilleure amie nous souhaiterions idéalement visiter le Liban, la Syrie et la Jordanie en une dizaine de jours. Toutefois aprés quelques recherches sur le forum, le circuit semble impossible en une dizaine de jours. Nous allons donc " zapper" la Jordanie mais cela me fais mal au coeur de ratter Petra et la mer rouge, mon amie souhaitant à tout prix faire de la plonger la bas.
Nous recherchons donc un itiniraire plus réalisable, intéressant et économique. Nous allons surement attérir à Beyrouth, le voyage est prévu fin septembre, début octobre.
Merci de votre aide.
Nous recherchons donc un itiniraire plus réalisable, intéressant et économique. Nous allons surement attérir à Beyrouth, le voyage est prévu fin septembre, début octobre.
Merci de votre aide.
Choisir la Jordanie ou la Syrie pour une dizaine de jours? English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis longue date le site de Pétra me faisait rêver et je prévoyais de me rendre dans la région au printemps prochain, et, in extenso, de visiter la Jordanie. Je disposerai d'une dizaine de jours de congé. Cependant, au gré de mes recherches et lectures de témoignages sur le forum, j'ai comme l'impression de la Syrie serait peut être plus intéressante, chaleureuse...et Pétra une énorme machine à touristes lui enlevant son "âme". Quelqu'un qui aurait visiter ces 2 pays pourrait il me le confirmer/infirmer ? Hormis Pétra, selon vous, est-il plus intéressant de visiter la Jordanie ou la Syrie ? Je suis à la recherche d'authenticité mais aussi de cultures et paysages. Pensez vous vous qu'il serait envisageable d'aller en Syrie et de juste "faire" Pétra 2 jour via un A/R Damas/Aqaba ou serait-ce une hérésie ?
Merci de vos avis et témoignages !
Depuis longue date le site de Pétra me faisait rêver et je prévoyais de me rendre dans la région au printemps prochain, et, in extenso, de visiter la Jordanie. Je disposerai d'une dizaine de jours de congé. Cependant, au gré de mes recherches et lectures de témoignages sur le forum, j'ai comme l'impression de la Syrie serait peut être plus intéressante, chaleureuse...et Pétra une énorme machine à touristes lui enlevant son "âme". Quelqu'un qui aurait visiter ces 2 pays pourrait il me le confirmer/infirmer ? Hormis Pétra, selon vous, est-il plus intéressant de visiter la Jordanie ou la Syrie ? Je suis à la recherche d'authenticité mais aussi de cultures et paysages. Pensez vous vous qu'il serait envisageable d'aller en Syrie et de juste "faire" Pétra 2 jour via un A/R Damas/Aqaba ou serait-ce une hérésie ?
Merci de vos avis et témoignages !
Voyage au Japon avec une petite fille de 5 mois: décalage horaire English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes à considérer un voyage au Japon en octobre avec notre fille qui aura alors 5 mois. Du Québec, on parle de 12h de décalage horaire et 15-20h de voyage. J'y suis allé seul par affaire il y'a quelques années et je me souviens avoir été plutôt déboussolé au retour.... je me réveillais dans la nuit vers les 2h du matin et plus moyen de dormir. Ça nous inquiète donc un peu avec un bébé si jeune... en fait, on a peur qu'elle arrête de nous faire de longues nuits et de revenir à la case départ pendant plusieurs semaines. Si je me souviens bien, au retour on quitterait Tokyo en fin d'après-midi et on arriverait à Montréal en fin de soirée de la même journée, après 18h de voyage. Donc on se sentirait le matin mais ce serait l'heure de dormir.
Quelles sont vos expériences?
Merci
Fred
Nous sommes à considérer un voyage au Japon en octobre avec notre fille qui aura alors 5 mois. Du Québec, on parle de 12h de décalage horaire et 15-20h de voyage. J'y suis allé seul par affaire il y'a quelques années et je me souviens avoir été plutôt déboussolé au retour.... je me réveillais dans la nuit vers les 2h du matin et plus moyen de dormir. Ça nous inquiète donc un peu avec un bébé si jeune... en fait, on a peur qu'elle arrête de nous faire de longues nuits et de revenir à la case départ pendant plusieurs semaines. Si je me souviens bien, au retour on quitterait Tokyo en fin d'après-midi et on arriverait à Montréal en fin de soirée de la même journée, après 18h de voyage. Donc on se sentirait le matin mais ce serait l'heure de dormir.
Quelles sont vos expériences?
Merci
Fred
Reconnaissance d'un enfant thaïlandais English translation pending
bonjour à vous tous
voilà ma question :
est-il possible pour un français qui épouse une femme thaie, de reconnaitre son enfant non reconnu par le pére thai
merci pour les réponses
Népal: un mois de voyage dans le Teraï en décembre? English translation pending
Hello à tous!
Je pars 3 mois au Népal (octobre-décembre) et, jusque-là, j'ai "booké" les 2 premiers mois. Pour le 3ème, je pensais voyager dans le Terraï.
J'imaginais un itinéraire partant de Butwal et longeant le Terraï pour arriver à Dharan Bazaar à la fin du mois avant de passer la frontière pour l'Inde à Kakarbhitta et monter sur Darjeeling.
Je n'ai pas encore regarder précisément les villages par lesquels je voudrais passer (je dois encore aller acheter un VRAIE carte!), mais j'aurais voulu savoir si l'itinéraire vous paraissait faisable niveau temps, routes, maoïstes et logement chez l'habitant... Et si, par tous les hasards, quelqu'un pensait passer au même endroit que moi à la même période?!!
Je vous remercie déjà pour vos messages et conseils à propos de la région du Terraï, coins à ne pas manquer, etc... 🙂
Marycil
Je pars 3 mois au Népal (octobre-décembre) et, jusque-là, j'ai "booké" les 2 premiers mois. Pour le 3ème, je pensais voyager dans le Terraï.
J'imaginais un itinéraire partant de Butwal et longeant le Terraï pour arriver à Dharan Bazaar à la fin du mois avant de passer la frontière pour l'Inde à Kakarbhitta et monter sur Darjeeling.
Je n'ai pas encore regarder précisément les villages par lesquels je voudrais passer (je dois encore aller acheter un VRAIE carte!), mais j'aurais voulu savoir si l'itinéraire vous paraissait faisable niveau temps, routes, maoïstes et logement chez l'habitant... Et si, par tous les hasards, quelqu'un pensait passer au même endroit que moi à la même période?!!
Je vous remercie déjà pour vos messages et conseils à propos de la région du Terraï, coins à ne pas manquer, etc... 🙂
Marycil
Impôts des Français en Thaïlande ou tout autre pays English translation pending
Bonjour à tous !
Voici un post qui devrait intéresser pas mal d'entre nous mais aussi les touristes piqués par l'envie d'aller vivre en Thailande ou tout autres pays d'ailleurs.
Cadre de discussion et de polémique ( il devrait y en avoir ) !
TOUTE PERSONNE DE NATIONALITÉ FRANÇAISE DOIT OBLIGATOIREMENT FAIRE UNE DÉCLARATION DE REVENU QU'IMPORTE SI LA PERSONNE VIE EN FRANCE OU A L'ÉTRANGER. C'EST UNE OBLIGATION ! LA NON IMPOSITION EST CLAIREMENT DÉFINIE LE CODE DES IMPÔTS ET SES ANNEXES.
Le terme de revenu veut dire Salaire, émolument, pension et revenu immobilier ou patrimoine.
On retiendra seulement les salaires et les émoluments des Français qui travaillent à l'étranger ayant leur domicile fiscale en France ou non à l'étranger terme retenu est " Résident ou Non-résident"
1er régime fiscale Convention fiscale internationale du droit commun Afin de mettre un terme à pas mal de fantaisie chez certain il y actuellement 177 conventions fiscales qui encadrent l'imposition des Français à l'étranger ces dernières déterminent où vous devez payer vos impôts ce qui veut dire qu'il faut payer si vous êtes dans le cadre ! Une particularité de ces conventions c'est que si vous ne payez pas d'impôts dans le pays de résidence et que vous avez des revenus de sources Françaises ou autres pays sous convention vous êtes soumis à l'impôt sur la base du taux fictif.
Ne déplaise à certain si vos revenus proviennent d'un pays qui n'est pas la France mais un autre pays sous convention il vous faudra prouver que vous avez payez dans le pays émetteur qui lui même est sous convention fiscale La boucle est bouclée pas d'échappatoire !....
2em régime fiscale
Pour ceux comme moi qui ont une source de salaire venant de France ou d'un autre pays nous sommes encadré par le Le Bulletin B05-15-06 N° 63 du 6 avril 2006 art 81A1 & A2 qui défini clairement les modalité d'exonération total ou partielle
Les choses ont beaucoup évoluées et surtout sont mieux encadrées pour la définition du régime fiscale des Français à l'étranger il est préférable de faire face aux textes que d'essayer de faire le canard cette dernière attitude étant taxée de fraude ou évasion fiscale au sens des services fiscaux Français.
Je m'adresse donc à ceux qui ne comprennent pas très bien dans quelle situation ils se trouvent et quelle sont les dispositifs les plus favorables tout en restant en règle avec les services du fisc
Ce post ne concerne pas les revenus immobiliers ni l'ISF des français à l'étranger
Voici un post qui devrait intéresser pas mal d'entre nous mais aussi les touristes piqués par l'envie d'aller vivre en Thailande ou tout autres pays d'ailleurs.
Cadre de discussion et de polémique ( il devrait y en avoir ) !
TOUTE PERSONNE DE NATIONALITÉ FRANÇAISE DOIT OBLIGATOIREMENT FAIRE UNE DÉCLARATION DE REVENU QU'IMPORTE SI LA PERSONNE VIE EN FRANCE OU A L'ÉTRANGER. C'EST UNE OBLIGATION ! LA NON IMPOSITION EST CLAIREMENT DÉFINIE LE CODE DES IMPÔTS ET SES ANNEXES.
Le terme de revenu veut dire Salaire, émolument, pension et revenu immobilier ou patrimoine.
On retiendra seulement les salaires et les émoluments des Français qui travaillent à l'étranger ayant leur domicile fiscale en France ou non à l'étranger terme retenu est " Résident ou Non-résident"
1er régime fiscale Convention fiscale internationale du droit commun Afin de mettre un terme à pas mal de fantaisie chez certain il y actuellement 177 conventions fiscales qui encadrent l'imposition des Français à l'étranger ces dernières déterminent où vous devez payer vos impôts ce qui veut dire qu'il faut payer si vous êtes dans le cadre ! Une particularité de ces conventions c'est que si vous ne payez pas d'impôts dans le pays de résidence et que vous avez des revenus de sources Françaises ou autres pays sous convention vous êtes soumis à l'impôt sur la base du taux fictif.
Ne déplaise à certain si vos revenus proviennent d'un pays qui n'est pas la France mais un autre pays sous convention il vous faudra prouver que vous avez payez dans le pays émetteur qui lui même est sous convention fiscale La boucle est bouclée pas d'échappatoire !....
2em régime fiscale
Pour ceux comme moi qui ont une source de salaire venant de France ou d'un autre pays nous sommes encadré par le Le Bulletin B05-15-06 N° 63 du 6 avril 2006 art 81A1 & A2 qui défini clairement les modalité d'exonération total ou partielle
Les choses ont beaucoup évoluées et surtout sont mieux encadrées pour la définition du régime fiscale des Français à l'étranger il est préférable de faire face aux textes que d'essayer de faire le canard cette dernière attitude étant taxée de fraude ou évasion fiscale au sens des services fiscaux Français.
Je m'adresse donc à ceux qui ne comprennent pas très bien dans quelle situation ils se trouvent et quelle sont les dispositifs les plus favorables tout en restant en règle avec les services du fisc
Ce post ne concerne pas les revenus immobiliers ni l'ISF des français à l'étranger
Questions les plus débiles sur la Thaïlande English translation pending
Bonjour
Je vous propose de poster ci apres les questions les plus débiles qu'on a pu vous poser sur la Thailande , je mettrais a jour le premier post avec les perles !!
Pour donner le ton :
On m'a deja demandé ceci : Y a t-il des tigres en liberté en Thailande dans la vie de tous les jours ? Ma réponse : Oui oui a chaque coin de rue c'est comme les vaches sacrées en Inde Que dois je faire si j'en rencontre un ? Crier plus fort que le tigre si il prend peur tu as gagné !!
A vous les studios
Je vous propose de poster ci apres les questions les plus débiles qu'on a pu vous poser sur la Thailande , je mettrais a jour le premier post avec les perles !!
Pour donner le ton :
On m'a deja demandé ceci : Y a t-il des tigres en liberté en Thailande dans la vie de tous les jours ? Ma réponse : Oui oui a chaque coin de rue c'est comme les vaches sacrées en Inde Que dois je faire si j'en rencontre un ? Crier plus fort que le tigre si il prend peur tu as gagné !!
A vous les studios
Compte-rendu de la Transat Mer des Caraïbes sur le Costa Mediterranea English translation pending
Nous voilà revenu de notre Transatlantique (3eme croisière pour nous) qui était "Perles des Antilles" du 10 au 29 avril 2010.
Un voyage fabuleux, de tres beaux paysages, bref que du bonheur, malheureusement trop court 😉
C'était trop bien, on a adoré.
Allez je vais essayé de résumer tout ca.
Samedi 10 avril :
Lever prévu ce matin à 5h00, mais on est réveillés avant. Toutes les valises sont prêtes, On doit venir nous chercher à 5h45 pour nous emmener à l’aéroport de Marseille. Allez c’est parti pour 45 minutes de voiture, le voyage ne fait que commencer.
Nous récupérons nos billets électroniques aux bornes interactives pour pouvoir pénétrer dans la salle d’embarquement. Nous attendons devant notre porte et l’avion arrive aux alentours de 7h45. Des passagers en sortent et la navette Marseille/Paris est nettoyée. Nous commençons à embarquer vers 8h30, décollage prévu à 9h. Nous arrivons à Paris à 10h30 environ à Orly. Nous cherchons notre hall de départ pour Pointe à Pitre et attendons l’heure dans la salle d’embarquement.
Nous pouvons commencer à embarquer vers 14h25. Les passagers du fond de l’avion sont d’abord appelés. Ca tombe bien, on en fait parti. Nous entrons donc dans le Boeing 777. Il est complet, il va donc falloir attendre que les 500 passagers s’installent, un peu long, mais nous partons à l’heure, à 15h20. C’est parti pour 7h50 de vol.
Nous avons chacun un petit écran interactif, nous pouvons choisir parmi plusieurs films, récents ou anciens, épisodes de séries diverses, les radios, des albums musicaux, des documentaires, ou bien la caméra de vol et ainsi suivre tout notre itinéraire dans les moindres détails.
Nous arrivons à PTP aux alentours de 23h15, soit 17h15, heure locale. Nous ne nous occupons pas de nos valises depuis Marseille, nous les retrouverons plus tard directement dans notre cabine. Nous prenons les bus Costa, destinés à emmener tous les passagers au bateau.
Le trajet dure environ 15/20 minutes.
Ca y est, on l’aperçoit !!!!!!!!!!!! Le fameux Costa Mediterranea (CM). Il est beau et très grand dans le port.
Nous embarquons assez rapidement, un gros quart d’heure. Nous nous dirigeons vers notre chambre, une cabine avec grand balcon.
Nous prenons nos marques et allons faire un tour sur le bateau.
Nous allons à la réunion d’informations pour les nouveaux arrivants francophones et ensuite au restaurant pour manger et récupérer nos tickets de boissons (forfaits eaux et boys and girls).
Il est très tard pour nous et allons vite nous coucher vers 22h30, heure locale, soit 4h30 de chez nous, donc 24h sans dormir. Mais c’est pour la bonne cause !!!!
C’est parti pour la première nuit sur le bateau.
Samedi 10 avril :
Lever prévu ce matin à 5h00, mais on est réveillés avant. Toutes les valises sont prêtes, On doit venir nous chercher à 5h45 pour nous emmener à l’aéroport de Marseille. Allez c’est parti pour 45 minutes de voiture, le voyage ne fait que commencer.
Nous récupérons nos billets électroniques aux bornes interactives pour pouvoir pénétrer dans la salle d’embarquement. Nous attendons devant notre porte et l’avion arrive aux alentours de 7h45. Des passagers en sortent et la navette Marseille/Paris est nettoyée. Nous commençons à embarquer vers 8h30, décollage prévu à 9h. Nous arrivons à Paris à 10h30 environ à Orly. Nous cherchons notre hall de départ pour Pointe à Pitre et attendons l’heure dans la salle d’embarquement.
Nous pouvons commencer à embarquer vers 14h25. Les passagers du fond de l’avion sont d’abord appelés. Ca tombe bien, on en fait parti. Nous entrons donc dans le Boeing 777. Il est complet, il va donc falloir attendre que les 500 passagers s’installent, un peu long, mais nous partons à l’heure, à 15h20. C’est parti pour 7h50 de vol.
Nous avons chacun un petit écran interactif, nous pouvons choisir parmi plusieurs films, récents ou anciens, épisodes de séries diverses, les radios, des albums musicaux, des documentaires, ou bien la caméra de vol et ainsi suivre tout notre itinéraire dans les moindres détails.
Nous arrivons à PTP aux alentours de 23h15, soit 17h15, heure locale. Nous ne nous occupons pas de nos valises depuis Marseille, nous les retrouverons plus tard directement dans notre cabine. Nous prenons les bus Costa, destinés à emmener tous les passagers au bateau.
Le trajet dure environ 15/20 minutes.
Ca y est, on l’aperçoit !!!!!!!!!!!! Le fameux Costa Mediterranea (CM). Il est beau et très grand dans le port.
Nous embarquons assez rapidement, un gros quart d’heure. Nous nous dirigeons vers notre chambre, une cabine avec grand balcon.
Nous prenons nos marques et allons faire un tour sur le bateau.
Nous allons à la réunion d’informations pour les nouveaux arrivants francophones et ensuite au restaurant pour manger et récupérer nos tickets de boissons (forfaits eaux et boys and girls).
Il est très tard pour nous et allons vite nous coucher vers 22h30, heure locale, soit 4h30 de chez nous, donc 24h sans dormir. Mais c’est pour la bonne cause !!!!
C’est parti pour la première nuit sur le bateau.
Cuba, Guatemala, Costa Rica ou Californie? English translation pending
Hello!
Je viens m'en remettre à vos avis de voyageurs.
Je pars le 22 mai faire un 'tour' du Mexique de 3 semaines.
Le 28 juin je serai à NYC mais entre les deux, du 12 au 27, un ami me rejoint et pour la destination, hésitation !
Avec départ du Mexique et retour sur NYC, j'ai trouvé des vols raisonnables pour:
= Cuba
= Guatemala
= Costa Rica
= California (enfin Vegas, LA et surtout les parcs)
Ce que j'aime surtout c'est la nature (faune, flore, parcs, petites rando, snorkeling, sport) , et culture (histoire, vestiges, etc) mais je veux aussi rencontrer du monde de temps en temps, je n'aime pas rester plusieurs jours sans croiser personne.
Si certains d'entre vous connaissent ces destinations, j'attends vos avis :) Merci! Sophie
Ce que j'aime surtout c'est la nature (faune, flore, parcs, petites rando, snorkeling, sport) , et culture (histoire, vestiges, etc) mais je veux aussi rencontrer du monde de temps en temps, je n'aime pas rester plusieurs jours sans croiser personne.
Si certains d'entre vous connaissent ces destinations, j'attends vos avis :) Merci! Sophie
Budget pour la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu? English translation pending
Bonjour à tous!
Après plusieurs années j'ai enfin mon billet pour Nouméa, départ début Octobre 2010.
Ne trouvant pas beaucoup de renseignements sur cette ile je viens vous demander quelques conseils:
Nous prévoyions mon ami et moi de partir voyager 6 mois en Asie du sud est et de faire un crochet par la nouvelle Calédonie.
J'y ai une amie dans le nord à Koumac qui peut nous accueillir.
Cependant nous souhaitons bouger un peu, visiter les iles loyautés, circuler sur l'ile et perso réaliser un autre rêve, celui d'aller sur la Vanuatu, et crapahuter sur le volcan le krakatau.
Nous ne souhaitons pas plomber notre budget pour le reste de notre périple.
Nous resterons entre deux et trois semaines en nouvelle Calédonie.
Connaissez vous les tarifs pour aller sur les iles ( bateaux, avion...?) et une fois sur place tarifs logements, alimentation, éventuellement location de voiture...
De même pour le Vanuatu.
Également les tarifs de location de parapente car nous pratiquons.
Je suis preneuse de votre expérience, conseils, durée conseillée...nous sommes ouvert pour changer nos plans, mais notre priorité reste la suite du voyage en Asie du sud est.
Merci pour tout!
Ségolenn
Ségolenn
Circuit d'une semaine en Jordanie au mois d'octobre: vos avis? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir une semaine en Jordanie pour faire un circuit courant Octobre. Etant novice, j'ai préféré m'orienté vers un circuit proposé par une agence de voyage, mais je souhaiterais avoir votre avis sur ce dernier....
C'est le circuit "Charmes de Jordanie" proposé par Transat, il me semble mieux que les autres (nvlle frontière ect..) mais je ne connais pas Transat plus que ça...
Jour 1 : France / Amman
Jour 2 : Amman / Jerash / Ajloun / Amman
Jour 3 : Amman / Um Qais / Pella / Mer Morte / Amman
Jour 4 : Amman / Mont Nebo / Madaba / Kerak / Petra
Jour 5 : Petra
Jour 6 : Petite Petra / Beidah / Désert du Wadi Rum / Amman
Jour 8 : Amman / Francehôtel Imperial Palace 4*
Beit Zaman 5*
Je sais bien qu'il est préférable de le faire en "Routard" mais étant donné que c'est mon premier vrai voyage à l'étranger, je préfère y aller doucement... ! Concernant la période, Octobre, c'est le bon moment pour la Jordanie ?
Merci d'avance pour vos retours/commentaires !
Je sais bien qu'il est préférable de le faire en "Routard" mais étant donné que c'est mon premier vrai voyage à l'étranger, je préfère y aller doucement... ! Concernant la période, Octobre, c'est le bon moment pour la Jordanie ?
Merci d'avance pour vos retours/commentaires !
Recherche personne pour partir avec un "sac à dos" en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour aprés avoir lu toutes les pages pour partir en nouvelle caledonie je me rend compte que se n'est pas evidant.
J'ai quand même l'intention de partir avec "mon sac a dos" alors si des personnes veulent partir tenait moi au courant😉
Je souhaiterai partir en 2010 quand les billet d'avion son les moins chers....
Se déplacer à partir de Bodrum (Turquie) English translation pending
Bonjour!
Je prépare 1 semaine de vacances en Turquie, fin Avril/début Mai.
C'est mon premier séjour dans ce pays, j'ai donc besoin de votre aide!!!
Je pense aller à Bodrum, à l'hotel Bantur. J'aimerais visiter les alentours, surtout Ephèse et Pammukale.
Quelqu'un a t-il séjourné dernièrement dans cet hôtel?
Y a t-il des bus pour se déplacer de Bodrum à Ephèse, Pammukale, etc...?
Avez-vous des tuyaux pour louer un scooter et une voiture sur Bodrum? Les tarifs?
Quel temps fait-il à Bodrum fin Avril/début Mai?
Merci de votre aide!
Merci de votre aide!
Retour de Halong et question sur Tam Coc English translation pending
bonjour
je reviens de halong ou j ai fait le tour en individuel
je ne comprends pas d ailleurs pourkoi tout le monde passe par les agences de hanoi c est tellement facile et moins cher en indepedendant
mais bon la n est pas la question
venant d halong et connaissant guilin je me demandais si aller a tam coc valait le coup notamment avec les rameuses qui vous font de la vente forcee..
dans le bateau du tour a halong c est vrai que la fille du bateau a essaye de vendre ses colliers pendant 30mn mais au moins on pouvait refuser
or apparemment a tam coc ce n est pas le cas?
que se passe t il si on refuse toute transaction?
autre question tam coc et perfume pagoda c est le meme paysage?
Avez-vous été confrontés à la sorcellerie durant vos voyages en Afrique de l'Ouest? English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis à la recherche d'informations sur la sorcellerie et j'aimerais beaucoup recueillir vos témoignages sur le sujet en tant que voyageurs. Vous en a-t-on beaucoup parlé pendant vos voyages?Y avez vous été confronté directement? Avez vous rencontré des sorciers, des guérisseurs, des mages...? Je m'interesse particulièrement au Burkina Faso, à la Gambie, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Nigéria et la Côte d'Ivoire mais tout vos témoignages me seront précieux, même s'ils ne concernent pas directement ces pays! En ce qui me concerne on m'a parlé des voleurs de sexes et des femmes chassées de leurs villages car soupçonnées d'être sorcières lors de mon voyage au Burkina, ça m'a semblé très intéressant donc j'ai décidé de creuser un peu le sujet :-) Merci d'avance pour vos futures réponses! Lucile
Je suis à la recherche d'informations sur la sorcellerie et j'aimerais beaucoup recueillir vos témoignages sur le sujet en tant que voyageurs. Vous en a-t-on beaucoup parlé pendant vos voyages?Y avez vous été confronté directement? Avez vous rencontré des sorciers, des guérisseurs, des mages...? Je m'interesse particulièrement au Burkina Faso, à la Gambie, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Nigéria et la Côte d'Ivoire mais tout vos témoignages me seront précieux, même s'ils ne concernent pas directement ces pays! En ce qui me concerne on m'a parlé des voleurs de sexes et des femmes chassées de leurs villages car soupçonnées d'être sorcières lors de mon voyage au Burkina, ça m'a semblé très intéressant donc j'ai décidé de creuser un peu le sujet :-) Merci d'avance pour vos futures réponses! Lucile
Divertissements à New York - février 2010? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Voila, je souhaiterais avoir quelques petits bonus de la part des "forumeurs" pour mon voyage à New York du 5 au 15 février 2010.
Je voulais donc savoir les coins à absolument ne pas rater, les endroits les plus avantageux pour faire un peu de shopping, pour voir des spectacles si possibles. Je me suis procuré le guide Michelin NY qui a l'air pas mal, mais je souhaiterais tout de même des avis des personnes du forum ayant séjourné sur place. Etant étudiant nous aurons à peu près 1500€ par personne pour la durée de notre séjour, je voulais savoir si cela était suffisant par ailleurs.
Nous logerons à l'hotel Wellington pas très loin de central park et quelques petites infos sur le fonctionnement du métro ne serait pas de trop car étant du sud de la France (Var), le métro je n'ai jamais connut malheuresement...
Merci à vous.
Voila, je souhaiterais avoir quelques petits bonus de la part des "forumeurs" pour mon voyage à New York du 5 au 15 février 2010.
Je voulais donc savoir les coins à absolument ne pas rater, les endroits les plus avantageux pour faire un peu de shopping, pour voir des spectacles si possibles. Je me suis procuré le guide Michelin NY qui a l'air pas mal, mais je souhaiterais tout de même des avis des personnes du forum ayant séjourné sur place. Etant étudiant nous aurons à peu près 1500€ par personne pour la durée de notre séjour, je voulais savoir si cela était suffisant par ailleurs.
Nous logerons à l'hotel Wellington pas très loin de central park et quelques petites infos sur le fonctionnement du métro ne serait pas de trop car étant du sud de la France (Var), le métro je n'ai jamais connut malheuresement...
Merci à vous.
Pourquoi et où partez vous à vélo? English translation pending
Salut à tous,
Bravo pour ce forum ! Je m'interroge quand même de voir autant de " post " aussi divers et aussi riches sur la question du voyage à vélo .
Cyclo tranquille depuis très longtemps, j'ai l'impression qu'il y a maintenant des destinations un peu à la mode, des pays qui se sont ouverts, des routes qui font rêver, et des boucles qui peuvent être bouclées. Des vélos et accessoires qui se fabriquent pour répondre à la demande de plus en plus grandissante. Des blogs qui foisonnent, des bouquins et des films qui naissent chaque instant, des festivals pour rassembler et s'exposer.
Le monde du voyage et du vélo est en plein essor. J'aurais envie d'en savoir plus sur les cyclos ... occasionnels, passionnés, fanatiques...etc.
Alors si vous avez envie de répondre cela pourrait lancer une discussion sur la sociologie du voyage à vélo.
Quel genre de cyclo êtes vous ?
Si vous deviez partir pour une première expérience cyclo , seul(e), à deux, en famille, en groupe. Quel serait votre premier désir ?
Qu'est ce qui vous fait rêver le plus ?
Quelle a été votre première expérience ?
Si vous deviez partir une deuxième fois . Ou iriez vous cette fois ci ?
En général qu'attendez vous d'un voyage à vélo ?
Qu'est ce qui vous pousse à avoir ce désir ?
Qu'est ce qui vous fait revenir ?
Pourquoi partir maintenant ?
Merci d'avance.🙂
Sak
Bravo pour ce forum ! Je m'interroge quand même de voir autant de " post " aussi divers et aussi riches sur la question du voyage à vélo .
Cyclo tranquille depuis très longtemps, j'ai l'impression qu'il y a maintenant des destinations un peu à la mode, des pays qui se sont ouverts, des routes qui font rêver, et des boucles qui peuvent être bouclées. Des vélos et accessoires qui se fabriquent pour répondre à la demande de plus en plus grandissante. Des blogs qui foisonnent, des bouquins et des films qui naissent chaque instant, des festivals pour rassembler et s'exposer.
Le monde du voyage et du vélo est en plein essor. J'aurais envie d'en savoir plus sur les cyclos ... occasionnels, passionnés, fanatiques...etc.
Alors si vous avez envie de répondre cela pourrait lancer une discussion sur la sociologie du voyage à vélo.
Quel genre de cyclo êtes vous ?
Si vous deviez partir pour une première expérience cyclo , seul(e), à deux, en famille, en groupe. Quel serait votre premier désir ?
Qu'est ce qui vous fait rêver le plus ?
Quelle a été votre première expérience ?
Si vous deviez partir une deuxième fois . Ou iriez vous cette fois ci ?
En général qu'attendez vous d'un voyage à vélo ?
Qu'est ce qui vous pousse à avoir ce désir ?
Qu'est ce qui vous fait revenir ?
Pourquoi partir maintenant ?
Merci d'avance.🙂
Sak
États-Unis: l'état que vous avez le plus aimé? English translation pending
bonsoir,
Juste par curiosité pour tous ceux qui ont visité les ETATS-UNIS (côte ouest, est...) j'aurai aimé connaître quel ETAT avez vous le plus aimé ? Et pourquoi ? (beauté paysage, accueil, nourriture....).
Quelle ville des Etats Unis préférées vous ? Pourquoi celle ci plus qu'une autre ?
Quel parc avez vous le plus aimé, pourquoi ?
Merci à tous ceux qui prendront une petite minute pour répondre.
Juste par curiosité pour tous ceux qui ont visité les ETATS-UNIS (côte ouest, est...) j'aurai aimé connaître quel ETAT avez vous le plus aimé ? Et pourquoi ? (beauté paysage, accueil, nourriture....).
Quelle ville des Etats Unis préférées vous ? Pourquoi celle ci plus qu'une autre ?
Quel parc avez vous le plus aimé, pourquoi ?
Merci à tous ceux qui prendront une petite minute pour répondre.
Avis sur itinéraire en Equateur English translation pending
Salut,
j ai besoin de vous pour m' eclaircir sur quelques points pour l' Equateur **Lieux: n hesiter pas à me citer des coins les plus reclus. j ai pas mal d' Avis mais je suis gourmande et à l' affut de coins non polluer par les touristes, pour ceux qui on pu prendre le tps de parcourir ces pays dans l' intimité, des endroits inhabituel ( pas si souvent cité / sans risk, fille solo, je mets au Kzou), à voir absolument et les routes que vous avez emprunter.
QUESTIONS PRECEDEES D UN TIRET si vous voulez faire rapide !
80 jrs (pas facile de trouver un itineraire, jai dc décidé de faire le pays en zigzagant ) Catacocha: jr 1 Saraguro: jr 1 ou 2 jima: jr 1 Cuenca: jr 1: Visite de la ville jr 2 et 3: Visite Culturel de Mama Kinna + Kushi Waira jr 4 à 7 : Ingapirca / chemin de l inca et Banos Guayaquil: jr 2 Montanitas: jr 1 - Aller à Ayampe ou Isla de la Plata pour observer les balleines? y a til un meilleur endroit pour les contempler? - De Montanitas à Mompiche quel itineraire vous me conseiller: itineraire 1 : Portoviejo: Quevedo: parrait que la route de Latucunga à Quevedo jusqu a la cote est sublime, c' est pour cela que je voulais faire la route de Portoviejo à Quevedo mais m arreter coucher à portoviejo me tente pas du tout! sinon je peux aussi la zapper. - Est-ce que le détour vaut le cou? - Avez vous un autre point de chute entre Montanitas et Quevedo sympa a faire partager? Chuihuilpe ( à 12 km de santo Domingo ) et El Poste: jr 2 ou plus Monpiche: jr 2 ITINERAIRE 2 Portoviejo: un autre point de chute entre Montanitas et Chone, mais lequel ??? Chone El Carmen Chuihuilpe et El Poste jr 2 ou plus Monpiche jr 2 - Quelqu'un a-t il eu des problème de vol / agressions dans le bus touristique dans la zone Manabi!? ( il parrait que c est de plus en plus courant, j aimerais quand meme vos avis) - Lequel de ces deux itineraires??? la plus belle route entre les 2 ? et la mieux hors des sentiers battus ? - pensez- vous qu il y est un chemin plus interressant entre Montanitas et Monpiche? mon but est de passer par les montagnes et arrivee à Monpiche suivre la cote jusqu a St Lorenzo - Reserves Rio Palenque ou Mache Chindul vallent - t elles le détour?dur de choisir... Bilsa, parrait que c est mieux??? Celle de Mache me tenter pour ces cascades et piscine naturelle, si pas trop de touristes??? y a plein d autres endroits avec des cascades, surement mieux encore???? ( justement moins touristique) Same Tonchigue - pour ces deux là un petit conseil??? je cherche des plages sympa plutot desertique Sua: jr 1 - Dans cette zone, y a t il d autres endroits que je devrais visiter avant de rejoindre Muisne? Muisne Olmedo jrs 2-3 Limones St Lorenzo jrs 10 pour ces 4 là + Reserves Manglares/ Playa de Oro quelques jrs - J hesite de faire les traversée en bateau pour ces deux derniers? On peu faire plusieurs traversée aussi...ca depend ce que l on recherche, ca peu etre plus sympa que le bus à la longue, et c est pas ce qui manque les trajets en bus!! Des Avis? Otavalo: jr 2 4 jrs environs par les sentiers des lacs de montagnes et villages Indigènes la laguna Mojanda et Cayambe (moins sure) Lago Agrio: Chirtza à Zabolo le long du Rio Guario ( ca depend si je fait Cotopaxie je zappe!) - Des avis sur ce trajet? Limoncocha Pompeya pour ces deux derniers compter 7jrs plus ou moins Dureno - s y arreter vaut le cou surement? Quito: jrs 3 ( visite de la ville y el museo del banco central) - El teleferiquo ? je peu m en passer ? je suis pas sure de vouloir le faire, je suis pas fan des teleferique ni des fils d attentes interminables, mais le trek d en haut doit etre pas mal!? Papallacta Tena et region Misahualli Ahuano Rio Napo compter environ 10 jrs ou plus ! ;) Ambato Banos Guranda Riobamba Alausi - Riobamba - Alausi en train? Quel est le plus sympa ? Vilcabamba la descente en 6 jrs environs - Des avis pr Zaruma et alentours ?? je sais pas trop si je m' attardes dans ce coin! j ai oublier la boucle de Quilotoa, (je vais me faire gronder, lol)!! Pour etre sincere ca me tente pas du tout!! sauf peut etre si vs me dites que pour les villages indigenes et la route ca vaut vraiment vraiment le detour et que c est aussi beau et demeusuré que pour aller chez les monghs aux vietenam meme si ca n a rien avoir avec l Asie, bin si c est le cas, alors je prend, et 7 jrs en plus ??? ( ca me dit que moyen car je prefere la foret que les volcans! mais il ne faut pas s arreter à ca!? donc je demande à ceux pour qui c ets pareil et qui on fait le circuit )
...j aurais le temps de rester plus longtps à un endroit ou de faire d autres visites
Dernieres ptites questions, courage .... pour le rafting vous me conseillez un endroit?? pour les bains thermaux, meme question ( pas trop touristique de preference) Que pensez vous de cet itineraire ??? Avez-vous mieux ou plus avantageux à me proposer ? d autres reserves sympa ou trek à faire pour ceux qui aiment s isoler? Est ce que je devrais rester plus longtemps à un endroit?
En résumer je cherche un itenéraire pratique...des endroits pas trop visiter - trankil Des liaisons entre les communautés... Vos cou de coeur!
Pour finir je pensais faire une boucle perou, equateur, perou, Bolivie, perou puisque j arrive à Lima. Ca me semblais mieux ds ce sens plutot que l inverse!! Le choix depend du tps justement mais à ce que j ai compris ca ne change pas grand chose de mai à novembre à part plus de pluie sur la fin et prevoir selon les région du plus au moins chaud ect..?
Merci de m avoir suivie jusqu au bout 😉
j ai besoin de vous pour m' eclaircir sur quelques points pour l' Equateur **Lieux: n hesiter pas à me citer des coins les plus reclus. j ai pas mal d' Avis mais je suis gourmande et à l' affut de coins non polluer par les touristes, pour ceux qui on pu prendre le tps de parcourir ces pays dans l' intimité, des endroits inhabituel ( pas si souvent cité / sans risk, fille solo, je mets au Kzou), à voir absolument et les routes que vous avez emprunter.
QUESTIONS PRECEDEES D UN TIRET si vous voulez faire rapide !
80 jrs (pas facile de trouver un itineraire, jai dc décidé de faire le pays en zigzagant ) Catacocha: jr 1 Saraguro: jr 1 ou 2 jima: jr 1 Cuenca: jr 1: Visite de la ville jr 2 et 3: Visite Culturel de Mama Kinna + Kushi Waira jr 4 à 7 : Ingapirca / chemin de l inca et Banos Guayaquil: jr 2 Montanitas: jr 1 - Aller à Ayampe ou Isla de la Plata pour observer les balleines? y a til un meilleur endroit pour les contempler? - De Montanitas à Mompiche quel itineraire vous me conseiller: itineraire 1 : Portoviejo: Quevedo: parrait que la route de Latucunga à Quevedo jusqu a la cote est sublime, c' est pour cela que je voulais faire la route de Portoviejo à Quevedo mais m arreter coucher à portoviejo me tente pas du tout! sinon je peux aussi la zapper. - Est-ce que le détour vaut le cou? - Avez vous un autre point de chute entre Montanitas et Quevedo sympa a faire partager? Chuihuilpe ( à 12 km de santo Domingo ) et El Poste: jr 2 ou plus Monpiche: jr 2 ITINERAIRE 2 Portoviejo: un autre point de chute entre Montanitas et Chone, mais lequel ??? Chone El Carmen Chuihuilpe et El Poste jr 2 ou plus Monpiche jr 2 - Quelqu'un a-t il eu des problème de vol / agressions dans le bus touristique dans la zone Manabi!? ( il parrait que c est de plus en plus courant, j aimerais quand meme vos avis) - Lequel de ces deux itineraires??? la plus belle route entre les 2 ? et la mieux hors des sentiers battus ? - pensez- vous qu il y est un chemin plus interressant entre Montanitas et Monpiche? mon but est de passer par les montagnes et arrivee à Monpiche suivre la cote jusqu a St Lorenzo - Reserves Rio Palenque ou Mache Chindul vallent - t elles le détour?dur de choisir... Bilsa, parrait que c est mieux??? Celle de Mache me tenter pour ces cascades et piscine naturelle, si pas trop de touristes??? y a plein d autres endroits avec des cascades, surement mieux encore???? ( justement moins touristique) Same Tonchigue - pour ces deux là un petit conseil??? je cherche des plages sympa plutot desertique Sua: jr 1 - Dans cette zone, y a t il d autres endroits que je devrais visiter avant de rejoindre Muisne? Muisne Olmedo jrs 2-3 Limones St Lorenzo jrs 10 pour ces 4 là + Reserves Manglares/ Playa de Oro quelques jrs - J hesite de faire les traversée en bateau pour ces deux derniers? On peu faire plusieurs traversée aussi...ca depend ce que l on recherche, ca peu etre plus sympa que le bus à la longue, et c est pas ce qui manque les trajets en bus!! Des Avis? Otavalo: jr 2 4 jrs environs par les sentiers des lacs de montagnes et villages Indigènes la laguna Mojanda et Cayambe (moins sure) Lago Agrio: Chirtza à Zabolo le long du Rio Guario ( ca depend si je fait Cotopaxie je zappe!) - Des avis sur ce trajet? Limoncocha Pompeya pour ces deux derniers compter 7jrs plus ou moins Dureno - s y arreter vaut le cou surement? Quito: jrs 3 ( visite de la ville y el museo del banco central) - El teleferiquo ? je peu m en passer ? je suis pas sure de vouloir le faire, je suis pas fan des teleferique ni des fils d attentes interminables, mais le trek d en haut doit etre pas mal!? Papallacta Tena et region Misahualli Ahuano Rio Napo compter environ 10 jrs ou plus ! ;) Ambato Banos Guranda Riobamba Alausi - Riobamba - Alausi en train? Quel est le plus sympa ? Vilcabamba la descente en 6 jrs environs - Des avis pr Zaruma et alentours ?? je sais pas trop si je m' attardes dans ce coin! j ai oublier la boucle de Quilotoa, (je vais me faire gronder, lol)!! Pour etre sincere ca me tente pas du tout!! sauf peut etre si vs me dites que pour les villages indigenes et la route ca vaut vraiment vraiment le detour et que c est aussi beau et demeusuré que pour aller chez les monghs aux vietenam meme si ca n a rien avoir avec l Asie, bin si c est le cas, alors je prend, et 7 jrs en plus ??? ( ca me dit que moyen car je prefere la foret que les volcans! mais il ne faut pas s arreter à ca!? donc je demande à ceux pour qui c ets pareil et qui on fait le circuit )
...j aurais le temps de rester plus longtps à un endroit ou de faire d autres visites
Dernieres ptites questions, courage .... pour le rafting vous me conseillez un endroit?? pour les bains thermaux, meme question ( pas trop touristique de preference) Que pensez vous de cet itineraire ??? Avez-vous mieux ou plus avantageux à me proposer ? d autres reserves sympa ou trek à faire pour ceux qui aiment s isoler? Est ce que je devrais rester plus longtemps à un endroit?
En résumer je cherche un itenéraire pratique...des endroits pas trop visiter - trankil Des liaisons entre les communautés... Vos cou de coeur!
Pour finir je pensais faire une boucle perou, equateur, perou, Bolivie, perou puisque j arrive à Lima. Ca me semblais mieux ds ce sens plutot que l inverse!! Le choix depend du tps justement mais à ce que j ai compris ca ne change pas grand chose de mai à novembre à part plus de pluie sur la fin et prevoir selon les région du plus au moins chaud ect..?
Merci de m avoir suivie jusqu au bout 😉
Visite du Parc National White Sands English translation pending
Hello les ami(e)s,
Pour notre prochain trip aux States, courant 2010, nous souhaitons inclure une visite dans le parc national de White Sands.
Nous suivrons ce trajet: Nashville-Memphis-Dallas-San Antonio-El Paso-Tucson...
Voilà ce que nous prévoyons pour le moment. Dormir une nuit entre San Antonio - El Paso (de préférence à un endroit où on pourra admirer le Rio Grande); puis une nuit à White Sands (faire le coucher et le lever du soleil), puis direction Tucson avec un crochet sur Tombstone.
J'aimerais connaître votre avis sur White Sands N.P. Est-ce un bel endroit à visiter ?Durée de la visite (sans grande marches)Les bons coins pour les photos et filmsLes éventuels bons plans situés dans la régionHôtelsRestosMerci par avance pour vos conseils et infos qui me permettront à peaufiner cette étape.
A + et bonne journée à vous 😎
Pour notre prochain trip aux States, courant 2010, nous souhaitons inclure une visite dans le parc national de White Sands.
Nous suivrons ce trajet: Nashville-Memphis-Dallas-San Antonio-El Paso-Tucson...
Voilà ce que nous prévoyons pour le moment. Dormir une nuit entre San Antonio - El Paso (de préférence à un endroit où on pourra admirer le Rio Grande); puis une nuit à White Sands (faire le coucher et le lever du soleil), puis direction Tucson avec un crochet sur Tombstone.
J'aimerais connaître votre avis sur White Sands N.P. Est-ce un bel endroit à visiter ?Durée de la visite (sans grande marches)Les bons coins pour les photos et filmsLes éventuels bons plans situés dans la régionHôtelsRestosMerci par avance pour vos conseils et infos qui me permettront à peaufiner cette étape.
A + et bonne journée à vous 😎
Un peu d'Eire! English translation pending
Voici le récit de notre séjour dans l' ouest de l' Irlande du 02 au 07 juillet 2009 , une "échappée" de quelques jours entre petites villes et Nature à la découverte d' un pays Adorable !!!
Je rentre peut-être un peu trop dans les détails mais cela nous permet de conserver nos souvenirs intacts 😊... Peut-être pourra t 'il également aider certaines personnes à préparer leur périple là bas .... J' ai essayé de donner à cette intention, pas mal d' infos sur la préparation du parcours avant de rentrer dans les détails de nos visites jour par jour ...
TOUT COMMENCE PAR UN CADEAU D ANNIVERSAIRE :
Début mai 2009 , l' anniv de Ced approche et je n' ai toujours pas trouvé de cadeau 😕 ... Quelques semaines de vacances déja plannifiées en Bretagne pour cet été , mais une bonne petite envie d 'évasion qui me trotte dans la tête mine de rien ...J 'essayerai bien de plannifier une petite échappée à deux pendant ces congés là ...Je farfouille sur le net histoire de me donner des idées ... Juillet est déja pas mal chargé partout ! Jersey : ouais ...bof ...pas bien folichon tout ça ...il appréciera pas spécialement et moi non plus.... Tiens !!! Ryanair propose des vols au départ de Nantes pour l' Irlande !!!! Nantes-Shannon : pile de bons tarifs du 02 au 07 juillet!!! Ok c' est court mais ça permettra de passer quand meme pas mal de temps sur Erdeven après !!!
C' est décidé je lui fais la surprise de l 'emmener au "Pays des Moutons" (tout en me faisant plaisir à moi aussi ) 😎😎!!! Je réserve juste les billets pour le moment et nous deciderons du parcours ensemble plus tard . J' ai également repris contact avec une vieille copine irlandaise que je n' ai pas revu depuis presque 10 ans et on a plannifié de se voir à Galway .Tout s' annonce très bien !
Je trépignais d'impatience de lui offrir son cadeau et lui de le recevoir car il me posait pas mal de questions ! J ai du pourtant lui mettre la puce a l' oreille en lui faisant comprendre qu' on ne passerait pas completement toutes nos vacances en Bretagne mais c'est tout ...
"Ah je te vois venir, me dit-il , tu sais si c'est pour conduire à gauche je peux le faire 😉 !!!" "et un petit we à Jersey je dis pourquoi pas !" (Quoi ????!!! mais comment a t' il su ça 🤪🤪🤪!!!!?? j 'ai pourtant bien pris soin d' effacer tout l' historique de mes recherches sur internet et de n' en parler à personne !!! Mais tu te plantes un chouilla mon grand hi hi hi 😏...) Gênée je lui répond que "euh.. non désolée mais j' ai pas trop les moyens en ce moment et que ben ...non c 'est pas du tout ça" ... Mais je jubile intérieurement sur le fait qu 'il soit persuadé que ce soit Jersey ...
Et je l 'ai laissé croire ça jusqu'au 16 mai , jour de son anniv où je lui ai offert une petite carte couverte de trèfles , "fabriquée maison" sous forme de petit jeu avec des images clichés de l' Irlande à décacheter pour découvrir la destination au fur et à mesure de la lecture . C'était plutot sympa de voir son sourire s 'éclairer lorsqu il découvrait un mouton ou un Leprechaun par-ci par-là !! Très surpris et super content , nous nous mettons déja à rêver sur le pays ...
LA PREPARATION DU PARCOURS ET QUELQUES ADRESSES QUI NOUS ONT ETE UTILES:

La préparation n' a pas été franchement évidente , j' avoue qu' il est assez difficile de plannifier un parcours là bas surtout sur si peu de temps ... Nous nous sommes rendus à la "Maison de l' Irlande", 33 rue de Miromesnil 75008 PARIS pour y prendre plein d' infos. Une personne très sympa nous a reçu et nous a fourni pas mal de brochures , de cartes , et un guide complet des B&B.
Dur de s' y retrouver entre tout ça même après la lecture de quelques carnets de voyages en ligne et recherches sur certains sites (www.sejour-en-irlande.com ou www.terresceltes.net ou encore www.guide-irlande.com).
Entre cette personne de la "Maison de l' Irlande" qui nous affirme que l'on roule parfois en moyenne a 25km/h sur certaines routes, et Googlemaps qui nous indique finalement des temps de trajets assez court et bien ...on nage 🤪!!!...
Et on en a mis du temps a trouver "THE parcours" et c'est grace notamment aux intervenants de www.Voyageforum.com ( Jalan22, Boumbastic, Lilie82 ..) et ceux du forum IRISH PUB du site www.guide-irlande.com ( Celtic Girl, Phil1908, Pitchoune et Caro ) que l'on a reussi à trouver enfin notre bonheur !! Un grand merci à vous tous si vous avez l'ocasion de me lire 😉!!!
Inutile de vouloir trop en faire mais il vaut mieux se concenter sur une région en particulier . Notre arrivée sur Shannon nous a permis de profiter des verts paysages typiques de l' Irlande nous ne souhaitions pas voir Dublin de toutes façons. Voici la carte du parcours effectué (détaillé jour par jour plus tard ):

Vol aller Nantes le 02/07/2009 decollage a 09h30 arrivée Shannon a 10h10
1 Nuit à Clifden 2 nuits à Galway 2 nuits à Killarney
Vol retour Shannon le 07/07/2009 decollage a 15h45 arrivée Nantes a 18h20
Au compteur à l 'arrivée 1300 kms, pas mal de route finalement !!! Tout ça sous un soleil de plomb ... non je déconne évidemment 😛😛😛!!! Un temps plutôt maussade mais de belles éclaircies durant nos balades , ambiance un coup chaleur et un coup fraîcheur constamment .
LE CHOIX DES HEBERGEMENTS :
Non, là j' avoue le camping sous un risque de pluie ça nous attire pas trop 🤪...les hotels proposent des tarifs exhorbitants et les Auberges de Jeunesse sont majoritairement complètes en chambres privées à nos dates et dormir dans un dortoir de 30 personnes séparé de mon homme pour un voyage en amoureux et ben c' est pas mon truc non plus 🤪....
Le B&B , tarif petit dèj inclus à prix très raisonnables souvent ( en moyenne 35 a 45 euros /personne /nuit) est parfait !!!
Nous avons décidé de réserver des B&B en centre ville ou du moins proches, car comme on allait faire pas mal de voiture , la laisser le soir et se balader à pieds nous semblait idéal . Les B&B ont été reservés sur internet à l' avance pour juillet c'est ce que l'on nous avait conseillé de faire . Pas mal d' entres eux affichaient cependant des panneaux "vacancies" une fois sur place mais on ne voulait pas se risquer à ne pas réserver sur si peu de temps ...
Voici les sites de reservations utilisés (pratique si comme moi vous n' aimez pas trop donner votre CB par téléphone ou sur un simple mail non sécurisé) : www.goireland.com et www.Hostelworld.com entre autres . On y paye une garantie d'environ 10% et le reste est a payer sur place .
LES B&B CHOISIS :
CLIFDEN: le KINGSTOWN HOUSE : (www.kingstownhouse.com) Hotel très bien situé au centre ville de Clifden calme et simple, une dizaine de chambres décorées à "l'anglaise", tout le confort nécessaire , chambre somme toute assez petite mais très correcte. Hotes acceuillants , excellent petit dèj pas mal de choix ( pancakes , irish breakfast , assiette de fromages, fruits et céréales ..etc... ). parking gratuit entre 18h00 et 11h30 dans la rue où se situe l hotel sinon parking payant un peu plus haut .
GALWAY: le RONCALLI HOUSE ( www.roncallihouse.com) Situé à 10 /15 minutes a pieds du centre ville . Proche du bord de mer et très au calme . Chambre sympa vue partielle sur la mer . On a apprécié la bouilloire /thé et café dans la chambre . Hotel tenu par un couple de personnes assez agées et charmants . Petit dej avec pas mal de choix également, j' ai juste moyennement apprécié qu' on nous demande la veille quel petit déj on souhaitait pour le lendemain matin ça donne presque l impression de devoir "se presser" et du coup tant pis si on change d' avis le fameux matin ...mais je pense que c'était pour bien faire ! chambre très bien mais salle de bain minuscule ... accueil sympa et parking privé . Très bonne impression générale .
KILLARNEY : le SUNNYBANK B&B (http://www.sunnybankbb.com/) Situé à peine à 3 minutes à pieds du plein centre de Killarney , B&B très propre , chambres spacieuses et modernes .. très bonne salle de bains avec enfin une pomme de douche qui a un bon débit !! Peu de choix au niveau du petit dèj cependant : soit Irish breakfast soit céreales et toasts . Accueil extrêmement chaleureux de Brendan le propriétaire ( on a meme eu le droit a la bise en partant)! mais sa femme reste très en retrait et est très "froide" ( pas un seul bonjour, ni merci ni au revoir, je me demande ce qu'elle fiche ici d' ailleurs...) une dizaine de chambres , hotel calme et moderne . Voie de chemin de fer a coté mais pas gênante du tout .
LA VOITURE :
Je savais qu' il était inutile de louer un 4x4 en Irlande surtout pour une première expérience de conduite à gauche alors on a opté pour une petite voiture un peu en Kit 😉 ( boite à gants qui se décrochait , 1 enjoliveur manquant et les 3 autres "rafistolés maison" et de belles rayures sur le coté ) : la Nissan Micra ! Parfaite pour rouler sur les petites routes et se ranger sur le bas côté pour laisser passer les "gros" . Coffre minuscule mais ok pour 2 petites valises . Bref on a eu un bon prix alors on peut pas se plaindre 😏 ! Voiture réservée auprès de Holidays Autos , récupérée au comptoir de Budget à l'aéroport de Shannon louée de 12h00 à 12h00 malgré nos horaires pour éviter une journée de location en plus .. et bien... on a bien poireauté à l' aller avant de la récuperer ayant attérri a 10h10 et comme on l' a rendu a 12h00 au retour aussi on a re-poireauté jusque 15h00 pour l' embarquement 🤪... Bref on connait par coeur l'aéroport de Shannon maintenant 😉 !!

NOTRE AVIS SUR RYANAIR :
Très bonne compagnie mine de rien, qui n' a pas pourtant forcément très bonne réputation, mais bonne surprise ! Aucun retard sur le vol. Bon accueil . Seule compagnie que je connaisse qui ne donne pas de numéro de sièges attribués et où l'on se place où l' on veut , où les hotesses ne cessent de passer dans la rangée pour vendre des pizzas , hot dogs , le nouveau parfum de Jennifer Lopez et des cartes à gratter pour jouer à la Lotterie de Ryanair !!! Le plus marrant c' est qu' à chaque attérrissage retentit un fulgurant bruit de trompette "TaTa TaTa TaTa !!!!!!!!!!" et là tout le monde applaudit .. Nous, tout ce petit "cirque" nous a fait marrer 😏😏😏!!

LE GUIDE DE VOYAGE :
J' avais acheté le Guide du Routard Irlande 2009 pour l'offrir à Ced en meme temps que ma petite carte d' anniv.. Et bien on l' a trouvé hyper mal foutu ... je ne saurais pas trop quel guide papier conseiller du coup mais pas le GDR 😠🏴☠️!!
Celui pour notre dernier voyage pour l' ouest des USA était précis et bien fait , pas pour tout bien sur, mais a été utile au moins!!! Alors que là .... rien de bien impressionnant , des descriptifs très succincts voire presques érronés par endroits sur les lieux interressants ( exemple la randonnée que nous avons fait au parc national du Connémara est décrite comme se faisant en 2h et assez facile: resultat 3 heures de marche aller retour et ce n' est pas une promenade du dimanche :toute en escaliers de pierres ! ) , des adresses de restos qui sentent un peu l' arnaque et qui ne valent pas le coup ... bref je le déconseille complètement ...
LE PARCOURS JOUR PAR JOUR :
Jeudi 02/07/2009 :
Ouh la la le réveil est dur ce matin , il est 05h00 du mat , on a à peine dormi 4h ayant trainé tard en famille la veille, mais on préfère "partir large" pour l' aéroport quitte à devoir patienter sur place . On arrive à Nantes Atlantique vers 07h00 seulement du coup on prendra un petit café-croissant avec mes parents qui nous ont gentiment emmené ce matin.
Le décollage a lieu à l' heure et on attérri à Shannon à 10h10 sous un temps aussi pluvieux qu' à Nantes , il fait un peu plus frais tout de meme... reste à récuperer les bagages et la voiture .. On poireautera 2 heures dans l'aéroport pour pouvoir la récuperer au centre Budget .
Midi arrive (enfin !) et on découvre notre petite voiture. On bourre tant bien que mal nos 2 valises dans le mini-coffre , quelques bonnes secondes de réaction avant de s'appercevoir qu' on est chacun plantés du mauvais coté pour rentrer dans la voiture ( volant à droite oblige ça perturbe beaucoup au debut 😛!!) , on échange les places conducteur/passager (d'ailleurs on reproduira cette petite danse autour de la voiture de nombreuses fois durant le séjour lors de nos arrêts , se trompant très souvent de côté !) , on branche le GPS en priant pour qu'il fonctionne , on respire bien fort et "Zzzzouuuu Vogue la Galère", direction le Connemara et Clifden 😎!!
Ca fait tout bizarre d 'emprunter notre premier rond-point à l'envers , l' adrénaline monte un peu quand on se retrouve sur quelques "grandes" routes en quittant l 'aéroport , on reste sur la file complètement à gauche qui d'après ce qu'on arrive à assimiler est la voie pour les véhicule plus lents , tout à l'inverse de nous quoi .... En tant que co-pilote je rectifie le tir quand Ced roule trop à gauche et rase de trop près les murets exterieurs.. difficile pour lui d' évaluer la largeur de la voiture de mon coté mais il s'habitue assez vite .. moi j'aurais été morte de trouille de conduire à sa place mais il m' avait bien dit que conduire à gauche ne l' embetait pas !!! 😉
Nous faisons route vers Clifden en passant par Galway , la traversée se fait sans encombres . On décide de s' arreter aux alentours du Lac Corrib un peu avant Oughterard pour aller visiter le "Aughnanure Castle" , toujours sous un temps partiellement humide mais avec de jolies éclaircies . Arrivés au parking du chateau nous sommes accueillis par un chien ma foi fort sympatique qui nous escorte jusqu' à l'entrée du site .


Aughnanure est un vieux chateau du 16ème siècle assez bien conservé qui a gardé pas mal de cachet . L entrée est de 2 ou 3 euros . Nous grimpons dans les étages de la vieille tour , pas grand chose à voir dedans mais ce sont surtout les exterieurs qui sont sympas .
Nous reprenons la route vers Leenane sous une pluie toujours aussi désespérante, mais les paysages parsemés de lacs et peuplés de moutons sont somptueux, les orages grondent au loin et les nuages s'accrochent aux versants des montagnes vertes . Partout des petits torrents s'écoulent en cascades vers la vallée.


Nous arrivons à Leenane , un charmant petit bourg tout coloré aux pied du seul Fjord irlandais que nous avions envie de voir mais le temps n' étant pas avec nous on décide d'aller se mettre à l'abri dans un pub pour déguster notre toute première GUINNESS 🙂!!!
Sous le porche deux petits vieux irlandais édentés rigolent de nous voir arriver trempés et nous saluent au passage . Ils avaient des "trombines" bien typiques et j'aurais bien voulu les photographier mais je n' ai pas osé .. Nous nous installons au comptoir observant le barman tirer notre GUINNESS en plusieures fois . Elle est plutot agréable à boire et nous cale bien l 'estomac . Nous faisons un brin de causette avec un Ecossais de passage ici , attablé à coté de nous .

(On reprend la route toujours sous la pluie en passant près de Letterfarck et l ' Abbaye de Kylemore que l' on apperçoit du bord de le route devant son lac, mais il fait trop sombre pour la photographier et nous y reviendrons demain de toutes façons! )
Sur la route vers Clifden ...
Nous arrivons à Clifden vers 18h30 et prenons possession de notre chambre au Kingstown House en plein centre . On crève de faim et on est explosés ( levés depuis 5h du mat ) . Une bonne douche et on décide de sortir se balader dans cette petite ville très colorée et mignonne . Il y a beaucoup de restaurants et de pubs sur place mais on décide de suivre les conseils de la proprio du B&B qui nous a conseillé le "GUY' S BAR" pour diner .

Tout le monde mange tot vers 18h00 en Irlande et la plupart des restaus ne servent plus après 21h .. On se reboit une petite mousse en terrasse et on profite un peu du soleil qui a décidé de revenir avant d 'entrer déguster un très bon Fish and Chips à l 'interieur . Assez écoeurant sur la fin j'avoue mais le poisson est très frais , ça fait du bien ... On rentre vers 21h à l'hotel et on tombe comme des mouches...
Vendredi 03/07/2009 :
Reveil tranquile vers 08h00 on descend prendre notre excellent petit dèj .. Mon estomac n' apprecie pas trop le sâlé dès le matin , et meme si j'aimerai bien tester l 'Irish Breakfast ( saucisse , lard , oeufs brouillés et beans ) je me régale de délicieux pancakes au sirop d'érable et Ced d' une assiette de fromages. Nous quittons nos hôtes vers 09h00. Au programme ce matin, randonnée dans le Parc National du Connémara ! On a de la chance, le temps est à peu près avec nous , du moins il ne pleut pas c' est l' essentiel 😉!!!
Nous arrivons au parking du NP et enfilons nos chaussures de randos pour entamer l'ascenscion du Diamond Hill . Plusieures pistes s'offrent à nous classées par difficulté/temps de parcours. On a réellement envie d 'aller jusqu'en haut alors on suit la piste rouge . Comme je l' ai dit plus haut le Guide du Routard raconte un peu n' importe quoi . La jaune est effectivement extrêmement facile mais n' apporte pas grand chose , la bleue est moyenne, sympa mais ne va pas très haut et la rouge est assez difficile et le tour complet se fait en 3 heures .

Diamond Hill
C' est superbe nous croisons quelques chevaux au début, et au fur et a mesure de la montée les paysages sont à couper le souffle ( la marche aussi !! 😛 ) avec un panorama sublime sur la vallée , jusqu' à la mer ... De longs pontons en bois ont été aménagés pour passer a travers les zones marécageuses . Par moment nous avons le droit à quelques superbes faisceaux de lumière traversant les nuages pour venir éclairer la lande , ça donne presque une ambiance "religieuse" aux lieux....


Nous sommes suivis par une famille et nous nous faisons vite rattraper par leurs enfants agés à peine d' une dizaine d' années .. mais c' est qu'ils grimpent vite eux!!! Et ils ont la patate dis donc !!!! je sais pas comment ils font car on a déja un peu beaucoup de mal 🤪.... Ils nous abandonnent au début de la piste rouge (ouf l'honneur est sauf !!😛) ... et on continue à grimper vers le sommet malgré le vent qui vient de se lever et le tonnerre qui gronde un peu au loin 🤪...

Je suis ereintée à force de monter ces milliers de marches de pierres , en arrivant au sommet Cedric est assez loin devant et je ne le vois plus , le vent souffle tellement fort que j'arrive meme plus à avancer et il commence à pleuvoir à grosses gouttes...
J' appelle Ced dans un petit élan de panique et entre les rafales de vent il ne peut meme pas m 'entendre , j' arrive au sommet le retrouvant à terre il venait de glisser sur un rocher... Merde ...C'est pas le moment de se blesser 🤪... Et on doit tout redescendre ... On se pose quelques minutes histoire de récuperer un peu , ça va mieux , finalement rien de grave ..On prends quelques clichés d' en haut entre 2 éclaircies avec vue sur la Kylemore Abbey minuscule tout en bas mais le vent nous gifle tellement fort qu' on attend pas plus longtemps pour redescendre de l' autre coté .

Il faut également un assez bon jeu de jambes pour la descente et le vent se calme enfin à mi-parcours . Nous observons le soleil qui glisse et ondule doucement à travers les nuages caressant les vertes prairies dans un mouvement très doux ....Nous regagnons la sortie du parc à travers les marécages où poussent des fleurs appelées "bog cotton" en appercevant quelques moutons perchés tout en equilibre au sommet du mont Diamond.
Un petit arrêt a Letterfrack, "une barre de céréales, une petite GUINNESS et ça repart" 😎!!!
Nous reprenons la route vers Kylemore Abbey , que nous ne visiterons pas mais que l' on peut facilement photographier de la route ou bien en allant se garer au parking un peu plus loin . On attend patiemment les éclaircies avant de shooter mais elles se font très timides 😕...


On se perd un peu sur la péninsule de Renvyle avant de tomber sur une plage magnifique digne des Caraïbes , avec une eau bleu turquoise transparente et du sable très blanc...sublime et étonnante , on ne pensait pas à en trouver de si belles en Irlande !

Nous décidons de reprendre la route vers Galway en passant par la Inagh Valley , superbes lacs, très beaux paysages de collines verdoyantes et à nouveau des moutons partout au milieu des tourbières ...


Nous arrivons à Galway vers 17h00, on trouve le Roncalli House très facilement , contents d 'être aussi bien accueillis, la chambre est très sympa avec vue sur la mer . Un article de journal affiché dans l 'entrée nous apprend que Chelsea Clinton a séjourné là il y a quelques temps et les proprios en sont super fiers!
Hop une bonne petite douche et on part se balader à pieds dans Galway . La ville est sympa , c 'est a priori la 3ème plus grande ville d ' Irlande . On passe à travers une des rues principales "Quay Street" , blindée de Pubs et de monde , ça et là des musiciens font la manche , les rues sont très animées .
Nous ne savons pas trop où diner , il y a tellement de choix !!! On jette quand meme un oeil dans le guide du routard qui parle en bien d' un petit restau appelé le "Fennigans" .. va pour un Irish Stew , le plat typique que l' on avait envie de tester .. Sorte de ragoût de mouton accompagné de pommes de terre , carottes et poireaux, sauce "gravy" ... très lourd à digerer, un bon plat d' hiver qui tient bien au corps quoi !! mais on aura testé au moins 😛!!
Nous rentrons à l'hotel en longeant les quais et observons des pêcheurs à la mouche dans la Corrib River. L' hotel n' est qu 'a 10 /15 minutes à pieds du centre et la balade nous a fait digérer ...
Samedi 04/07/2009 :
Départ vers 09h30 de l' hotel Roncalli après quelques bons pancakes (qui ressemblaient plus à des crêpes d' ailleurs!😛) pour remonter à nouveau vers Clifden et faire un tour sur la fameuse "Sky Road".
Il fait assez beau aujourd 'hui . Le début de la route est très joli , avec de belles petites maisons colorées et fleuries entourées de murets de pierres ou de haies de Fuschias . Nous nous arrêtons pour admirer en contrebas un très beau chateau en ruines ( le Clifden Castle) , et de beaux panoramas sur le bras de mer au loin .


Arrive une bifurcation : upper Sky Road et lower Sky road .. On opte à tort pour lower n' ayant pas assez lu d' infos sur le net dessus avant de partir... Et encore une fois le GDR en parle très peu mis à part dire qu 'elle est très belle , il ne mentionne pas cette bifurcation 😠... Il aurait fallu selon ce que j' ai lu au retour la prendre par en haut 😕!! ... On se retrouve dans des coins assez "crados" sur la fin ...des rochers souillés par les algues avec des vieilles machines d' ostreîculture toutes rouillées ... c 'est moche et tellement décevant.... mais je suis sure que par en haut les paysages sont différents ... à vérifier donc ...
On se paume sur la fin de la route et notre GPS aussi ( on avait oublié de l' actualiser avant le départ 🤪....) On continue de longer la côte pour un arrêt a Roundstone , un petit port de pêche tout tranquile . Un petit snack où l' on poireautera bien 1 heure avant d' être servis alors qu' il n'y avait que 2 autres clients attablés à côté de nous, les serveuses ont l' air débordées et viennent à 3 servir le plat de ces clients sans venir vers nous 😐 😐... mais bon il fait un beau soleil et on se sent bien , assis là en terrasse ...
On reprend la route toujours en longeant la côte , c' est mignon , plein de maisons par-ci par -là , des paysages un peu "lunaires" jonchés de petits rochers au milieu de la verdure et remplis de moutons ...
Nous traversons le parc du chateau de Ballinahinch (sans s' y arrêter vraiment car on ne voulait pas trop trainer on avait RDV avec ma vieille copine irlandaise à Galway ce soir là!) . A la sortie des jardins du chateau nous tombons sur une jolie rivière avec 3 pêcheurs à la mouche , l' ambiance est si paisible... On entend l 'eau couler doucement et se mêler au bruit de la ligne que les pêcheurs font virevolter autour d'eux ...et nous restons là à les observer un petit moment en silence... Cela m'a fait penser au très beau film "2 jours à tuer" de Jean Becker avec Albert Dupontel , il a été tourné en partie dans le Connémara mais je ne sais pas où exactement ...

Des moutons qui surgissent de nulle part juste à côté de nous nous font sortir de notre rêverie et nous reprenons la route vers Galway .

"Ced !!!!!!!!!!!!!!!!!!" "Quoi ??????????????!!!!!!" " Mais tu roules à DROOOOOOOOOITE !!!!!!" " Ah !!!! M... Désolé !!!!" et on reprend vite fait bien fait la voie de gauche ...ouf.....juste à temps ....un conducteur en face de nous nous fait un appel de phares et arrivé à notre hauteur nous fait un signe de la main genre "complètement tarés ceux là" !!!!! Bon ben ça va ..on a pas fait exprès 😊😊😊 ....
On du mal également sur toutes ces petites routes, à comprendre comment on peut atteindre la vitesse maximum autorisée presque partout de 100km/h alors qu 'on arrive à peine à rouler à 60kms/h 😐...
Arrivés à l 'hotel on saute dans la douche et on se prépare pour sortir . Nous avons rendez vous avec Tracy à 19h00 au SKEFF' Bar situé sur la place de Eyesquare . On l' attend en terrasse , je suis un peu anxieuse ... est ce qu 'on va se reconnaitre au bout de presque 10 ans ???... A t 'elle changé ??? J 'observe une fille qui lui ressemble vaguement et qui me regarde bizzarement aussi... mais non ce n 'est pas elle , elle me regarde tout simplement car je dois la regarder avec insistance 😛!!!
On passe le temps à observer la "Faune" d 'un samedi soir à Galway autour de Eyesquare : entre les petits "djeunes" dont le seul membre majeur du groupe a pu aller acheter un pack de bières au supermarché du coin , la fille très rondouillette et déja complètement bourrée qui agiche tout le monde assise sur un banc , maquillée à outrance et vétue d ' une archi-mini-robe rose fluo "à ras du bonbon" et d 'un manteau en fourrure sans manche et qui nous fait bien marrer 😏....et entre toutes ces filles qui sont super pomponnées , tous ces enterrements de vies de jeunes filles au même endroit, on a pas de quoi s'ennuyer !!! On a pas pensé à emmener une tenue de gala dans nos valises, alors habillés très simples on passe bien pour des touristes au final 😏!!
Tracy arrive enfin , toute belle et également bien pomponnée au bras de son ami Steven , on se reconnait aussitôt finalement , grandes ambrassades et on fait les présentations de nos moitiés respectives. On passe une excellente soirée à rigoler et à se raconter nos vieux souvenirs lorsqu' on etait colocataires pendant 4 mois en été 2000 .... Et on enchaîne les pintes de bière chacun payant sa tournée ... On se retrouve vite avec 2 pintes chacun remplies devant nous avant d' avoir pu en finir une seule ...Misère la soirée va être dure 🤪😉...

Mais comment font ils pour boire tout ça et tenir le coup 😮😮😮??? Au bout de 3 pintes on est déja bien guillerets mais ça réenchaine sur de nouvelles tournées 🤪😏 !!! L'ambiance est super sympa on rigole bien, le Pub est rempli et se transforme doucement en boite de nuit. Des amis à eux nous rejoignent et un nouveau tour de table s 'annonce !!! Ouh là là doucement je vois plus très clair moi 😛... Ils décident alors de faire la tournée des Pubs . Il est déja tard , on est claqués et j' avoue que je marchais plus bien droit 😊...en plus on doit se lever tôt demain pour rejoindre Killarney ... On les accompagne jusqu' à Quays Street et puis on se dit au revoir désolés de pas pouvoir tenir la route en promettant de ne surtout pas attendre 10 ans pour se revoir cette fois !!! J ' hallucine encore aujourd'hui sur leur bonne descente !!! On retrouve tous les deux un peu émèchés le chemin de l 'hotel tout de meme et on s' endort très facilement à "Guinness grand G" ..euh ...je veux dire à "Vitesse grand V" 😉!!!
Dimanche 05/07/2009:
Aujourd'hui au planning : Aspirine +++ 😉 et traversée du comté de Clare pour rejoindre le Kerry à travers les paysages typiques du Burren et ses champs de pierres. On s' arrête quelques minutes pour aller visiter les restes d' une vieille chapelle en ruines au bord de la route entourée de pierres tombales et de croix celtes :

Puis nous nous rendons aux "Cliffs of Moher", ces fameuses falaises plutôt impressionnantes qui méritent le détour mais qui sont blindées de monde.... les touristes y affluent par bus entiers .

Nous y passerons une petite heure avant de reprendre la route et s' arreter dans un Pub non loin dans une petite ville sympa que Tracy et Steven nous avaient conseillé : Lehinch . C ' est une petite ville ambiance " balnéaire" avec une grande plage remplie de surfeurs et d' écoles de voile .
Nous reprenons la route pour Killimer afin d 'emprunter le bac , 20 minutes de traversée pour rejoindre Tarbert (bien pratique car cela évite un détour de plus de 2 heures de route !) Ce gain de temps et de Kms mérite bien les 18 euros versés pour monter sur le bac: www.shannonferries.com/timetable/ . Les paysages ne sont pas terribles pendant la traversée , loin de là , mais on a trouvé ce petit phare mignon tout perdu au milieu des usines :

Nous poussons jusqu' à Dingle via un superbe col de montagne appelé "Connor Pass" , superbe de ce que l' on a réussi tout juste à en appercevoir car nous y passons au milieu des nuages et sous des trombes d 'eau 🏴☠️🏴☠️😕.. La route était cerclée de rochers et de cascades . C 'est dommage ça avait l' air sublime ... Arrivés en bas , le temps se calme enfin et nous nous arrêtons en bord de route pour aller câliner 2 superbes poneys :

Nous arrivons à Dingle vers 16h30 , la ville est très mignonne et donne envie de rester à y flâner . Le centre ville est très coloré , rempli de petites boutiques , un petit port de pêche agréable et un arbre sculpté juste à coté de l'église qui attire notre attention : le Trinity Tree .


Tout comme le monstre du Loch Ness en Ecosse , Dingle possède aussi sa petite attraction locale : "Fungie le Dauphin" qui vit là parait-il depuis quelques années . Apres quelques petits achats , un petit arrêt au Murphy's Pub nous reprenons la route vers Killarney .
On trouve sans problème le Sunnybank B&B et nous sommes accueillis chaleureusement par un bon gros pataud de labrador, et Brendan le propriétaire nous ouvre la porte de son très bel hotel avec un grand sourire et nous accueille comme si nous étions des amis de longue date . Ca fait vraiment plaisir et se sent tout de suite comme à la maison 🙂!
Une bonne douche et nos estomacs criants famine on part crapahuter dans Killarney à la recherche d' un petit resto. Le plein centre est à peine a 3 minutes à pieds de l' hôtel . Killarney est une ville qui fait assez "bourgeoise" avec de nombreux hotels de luxe proche des jardins du parc , animée ce soir là on tombe en pleine "foire d'été" , manèges et spectacles de rue un peu partout.
On a du mal à trouver un resto qui nous branche... Brendan nous a conseillé tout simplement le Murphy's pub mais on a envie de changer des pubs un peu ce soir . On trouve un resto qui a l' air pas trop mal le " O' Donoghue's Public House" en fait c' est finalement assez "graillon" . Un groupe de 4 chanteurs s ' installent pendant que nous finissons de diner , et nous embarquent dans une ambiance "chants de marins" irlandais franchement sympa ! Nous restons un petit moment à les écouter puis nous rentrons tranquilement à l 'hotel .
Lundi 06/07/2009:
Nous quittons le Sunnybank ce matin là vers 09h30 pour rejoindre la péninsule de Beara juste au dessous de celle du Kerry , ce fut notre choix de ne pas visiter cette dernière lors de ce ce premier voyage ...
Nous traversons le Parc National de Killarney, et de très beaux paysages s' offrent à nous , remplis de sous bois mousseux arrosés de soleil qui prennent alors une couleur verte presque fluo, quelques petits ruisseaux viennent alimenter de petites casacades .
Un premier arrêt au bord de la route devant un petit chateau en ruines posé là au milieu de nulle part étouffé un peu par de vielles racines, puis ârret au fameux point de vue de "Ladies View", sublime... On attend le soleil quelques minutes en observant de jolis petits rouges-gorges qui viennent nous quémander un peu de nourriture avec insistance et qui n'ont pas froid aux yeux , limite prêts à embarquer dans les voitures garées là !!! Ced leur donne des petits bouts de gateaux lorsque je m' écrie tout à coup : "une éclaircie !! le soleil arrive !!! Sors ton appareil photo !!!" ... tout ça pour un résultat assez sombre ... mais c' est quoi ce pays où il pleut tout le temps 😏😛??? Tant pis pour la photo , mais la vue est superbe et mérite de le voir de ses propres yeux ...


Nous reprenons la route entre Kenmare et Glengariff , celle ci est très belle , remplies de petits lacs entre les montagnes . Continuation de la route vers Adrigole puis nous empruntons un col montagneux qui porte le nom de "Healy Pass" jusque Lauragh. Le paysage est somptueux , c' est une petite route sinueuse toute en lacets et evidemment encore une fois peuplée de moutons !!! Certains sont colorés en bleu rouge ou vert , probablement pour signifier leur appartenance... je sais pas trop (???)... On se fait escorter doucement par toute une famille : le père la mère et le bébé , puis les oncles et tantes qui se rajoutent au groupe et qui bêlent à qui mieux mieux ....
Healy Pass

Nous poursuivons la route vers Castletownbere un peu plus au sud pour aller jeter un coup d' oeil sur les ruines du Dunboy Castle et du Puxley Manor . Pas facile à trouver , c' est super mal indiqué , on apperçoit juste une petite route sur notre gauche avec une entrée qui ressemble un peu à celle d ' une vieille forteresse ... On tente ... On s' attend rééllement à un chateau en ruines mais il est complètement refait à neuf et encore en travaux , en train d' être transformé en hotel de luxe .. On hallucine à nouveau sur les conseils du "super GDR Irlande" (soit disant de 2009 , d ' une précision étonnante 🤪!!!) et qui nous parle d ' un chateau en ruines ....En effet il y a les vieilles ruines de la bâtisse de Dunboy quelques centaines de mètres plus loin mais ça ne ressemble en rien à un chateau mais tout juste 4 murs...en ruines certes ... le Manoir de Puxley s' il était resté en l 'état aurait eu un cachet fou...mais le GDR ne précise pas tout ça ...J ' ai filmé le futur hotel de luxe mais on a meme pas pris la peine de le prendre en photo , on était déçus ...Juste en face subsiste les restes d' une vieille épave de bateau .

Il est 14h00 ... on se tâte .. je meurs d 'envie d' aller voir les ruines du château de Ballycarbery mais c 'est au bout du Ring of Kerry et ça ne semble pas raisonnable du tout de tenter autant de route juste pour ça... Tant pis on fera la péninsule de Kerry en entier le jour où on reviendra en Irlande !!!
A la place nous nous arrêtons dans un petit pub à Kenmare après être repassé par par le "Healy Pass" juste par pur plaisir et décidons d' aller se balader ensuite dans le Parc National de Killarney . Une petite balade ça nous fera du bien ! Mine de rien on a fait pas mal de voiture ce jour encore !
On s 'arrete aux abords du National Parc direction les "Torc Waterfalls", une rando balisée comme pour le Connémara de couleurs jaune, bleue ou rouge en rapport avec la durée et difficulté du parcours . On se contentera de la jaune car il fait presque froid , la rouge est partiellement fermée de toutes façons ... Le sentier est très joli , petite balade très agréable et tranquile en fôret, on atteint vite la cascade assez impressionnante puis on grimpe jusqu' en haut du parc pour la contourner avant de redesendre vers la voiture tout en observant la flore tout autour de nous .


Nous continuons pour rentrer dans le parc côté jardins vers la Muckross House, grosse attraction touristique blindée de monde . C' est certes un très joli parc bien entretenu où passent souvent des calèches ...mais... nos petits moutons et les paysages naturels nous manquent déja....

On termine la journée sur Ross Castle qui est en train de fermer ses portes , on en fait juste le tour vite fait , il fait très gris et le vent est glacial .

Dernière soirée en Irlande , une dernière petite Guinness au Murphy's Bar et nous dînons dans un super petit resto juste en face de celui ci: le CRONIN' S RESTAURANT . Très bon accueil , super bon , on se régale d' un superbe "Seafood Chowder" ( sorte de soupe de poisson mais à base de crème fraîche , de vrais morceaux de poissons et crustacés ...) exquis ! suivi pour moi de cotelettes d 'agneau grillées délicieuses ( et Ced , qui me culpabilise à mort en imittant le bêlement du mouton me voyant me régaler nous qui en avions vu partout auparavant ... mais j' ai craqué 😊😊😊....) . Pour lui ce sera un succulent poisson grillé . Vraiment on se régale et ce n' est franchement pas trop cher .
Mardi 07/07/2009:
Jour du départ 😕 .... On quitte l' hotel vers 09h00 non sans une bise de Brendan, qui m' a tout d' abord surprise mais j' ai trouvé ça rigolo et hyper sympa de sa part, "çai keume ça cuon féai en Fwrance ness pâ 😉 ???" me lance t' il avec une grosse poignée de main chaleureuse pour Ced !
La route est assez monotone jusque Shannon .. On passe à travers Limerick , un mélange entre le style anglais et le type de bâtiments que l' on voit à Roubaix dans le Nord ... Un ville toute en briques rouges....tout bof... On arrive vers 11h30 à l' aéroport pour rendre notre petite voiture et on erre dans les couloirs de Shannon Airport jusqu' au décollage de 15h45 ....Arrivés vers 18h30 à Nantes on retrouve un temps malheureusement tout aussi maussade ...mais on rentre avec plein de belles images en tête , on a vu l 'Irlande tout comme on se l 'imaginait , c' est un pays magnifique et je suis sure qu' on y reviendra !!!
Et cette nuit là devinez évidemment de quoi j' ai rêvé 🙂?????? J' ai rêvé que j' avais adopté un bébé mouton dont je ne n' arrivais absolument pas à retrouver le nom et ça me perturbait beaucoup..... peut être l' avais-je tout simplement appelé "Guinness" qui sait ??? 😛...
Alex et Ced
TOUT COMMENCE PAR UN CADEAU D ANNIVERSAIRE :
Début mai 2009 , l' anniv de Ced approche et je n' ai toujours pas trouvé de cadeau 😕 ... Quelques semaines de vacances déja plannifiées en Bretagne pour cet été , mais une bonne petite envie d 'évasion qui me trotte dans la tête mine de rien ...J 'essayerai bien de plannifier une petite échappée à deux pendant ces congés là ...Je farfouille sur le net histoire de me donner des idées ... Juillet est déja pas mal chargé partout ! Jersey : ouais ...bof ...pas bien folichon tout ça ...il appréciera pas spécialement et moi non plus.... Tiens !!! Ryanair propose des vols au départ de Nantes pour l' Irlande !!!! Nantes-Shannon : pile de bons tarifs du 02 au 07 juillet!!! Ok c' est court mais ça permettra de passer quand meme pas mal de temps sur Erdeven après !!!
C' est décidé je lui fais la surprise de l 'emmener au "Pays des Moutons" (tout en me faisant plaisir à moi aussi ) 😎😎!!! Je réserve juste les billets pour le moment et nous deciderons du parcours ensemble plus tard . J' ai également repris contact avec une vieille copine irlandaise que je n' ai pas revu depuis presque 10 ans et on a plannifié de se voir à Galway .Tout s' annonce très bien !
Je trépignais d'impatience de lui offrir son cadeau et lui de le recevoir car il me posait pas mal de questions ! J ai du pourtant lui mettre la puce a l' oreille en lui faisant comprendre qu' on ne passerait pas completement toutes nos vacances en Bretagne mais c'est tout ...
"Ah je te vois venir, me dit-il , tu sais si c'est pour conduire à gauche je peux le faire 😉 !!!" "et un petit we à Jersey je dis pourquoi pas !" (Quoi ????!!! mais comment a t' il su ça 🤪🤪🤪!!!!?? j 'ai pourtant bien pris soin d' effacer tout l' historique de mes recherches sur internet et de n' en parler à personne !!! Mais tu te plantes un chouilla mon grand hi hi hi 😏...) Gênée je lui répond que "euh.. non désolée mais j' ai pas trop les moyens en ce moment et que ben ...non c 'est pas du tout ça" ... Mais je jubile intérieurement sur le fait qu 'il soit persuadé que ce soit Jersey ...
Et je l 'ai laissé croire ça jusqu'au 16 mai , jour de son anniv où je lui ai offert une petite carte couverte de trèfles , "fabriquée maison" sous forme de petit jeu avec des images clichés de l' Irlande à décacheter pour découvrir la destination au fur et à mesure de la lecture . C'était plutot sympa de voir son sourire s 'éclairer lorsqu il découvrait un mouton ou un Leprechaun par-ci par-là !! Très surpris et super content , nous nous mettons déja à rêver sur le pays ...
LA PREPARATION DU PARCOURS ET QUELQUES ADRESSES QUI NOUS ONT ETE UTILES:
La préparation n' a pas été franchement évidente , j' avoue qu' il est assez difficile de plannifier un parcours là bas surtout sur si peu de temps ... Nous nous sommes rendus à la "Maison de l' Irlande", 33 rue de Miromesnil 75008 PARIS pour y prendre plein d' infos. Une personne très sympa nous a reçu et nous a fourni pas mal de brochures , de cartes , et un guide complet des B&B.
Dur de s' y retrouver entre tout ça même après la lecture de quelques carnets de voyages en ligne et recherches sur certains sites (www.sejour-en-irlande.com ou www.terresceltes.net ou encore www.guide-irlande.com).
Entre cette personne de la "Maison de l' Irlande" qui nous affirme que l'on roule parfois en moyenne a 25km/h sur certaines routes, et Googlemaps qui nous indique finalement des temps de trajets assez court et bien ...on nage 🤪!!!...
Et on en a mis du temps a trouver "THE parcours" et c'est grace notamment aux intervenants de www.Voyageforum.com ( Jalan22, Boumbastic, Lilie82 ..) et ceux du forum IRISH PUB du site www.guide-irlande.com ( Celtic Girl, Phil1908, Pitchoune et Caro ) que l'on a reussi à trouver enfin notre bonheur !! Un grand merci à vous tous si vous avez l'ocasion de me lire 😉!!!
Inutile de vouloir trop en faire mais il vaut mieux se concenter sur une région en particulier . Notre arrivée sur Shannon nous a permis de profiter des verts paysages typiques de l' Irlande nous ne souhaitions pas voir Dublin de toutes façons. Voici la carte du parcours effectué (détaillé jour par jour plus tard ):
Vol aller Nantes le 02/07/2009 decollage a 09h30 arrivée Shannon a 10h10
1 Nuit à Clifden 2 nuits à Galway 2 nuits à Killarney
Vol retour Shannon le 07/07/2009 decollage a 15h45 arrivée Nantes a 18h20
Au compteur à l 'arrivée 1300 kms, pas mal de route finalement !!! Tout ça sous un soleil de plomb ... non je déconne évidemment 😛😛😛!!! Un temps plutôt maussade mais de belles éclaircies durant nos balades , ambiance un coup chaleur et un coup fraîcheur constamment .
LE CHOIX DES HEBERGEMENTS :
Non, là j' avoue le camping sous un risque de pluie ça nous attire pas trop 🤪...les hotels proposent des tarifs exhorbitants et les Auberges de Jeunesse sont majoritairement complètes en chambres privées à nos dates et dormir dans un dortoir de 30 personnes séparé de mon homme pour un voyage en amoureux et ben c' est pas mon truc non plus 🤪....
Le B&B , tarif petit dèj inclus à prix très raisonnables souvent ( en moyenne 35 a 45 euros /personne /nuit) est parfait !!!
Nous avons décidé de réserver des B&B en centre ville ou du moins proches, car comme on allait faire pas mal de voiture , la laisser le soir et se balader à pieds nous semblait idéal . Les B&B ont été reservés sur internet à l' avance pour juillet c'est ce que l'on nous avait conseillé de faire . Pas mal d' entres eux affichaient cependant des panneaux "vacancies" une fois sur place mais on ne voulait pas se risquer à ne pas réserver sur si peu de temps ...
Voici les sites de reservations utilisés (pratique si comme moi vous n' aimez pas trop donner votre CB par téléphone ou sur un simple mail non sécurisé) : www.goireland.com et www.Hostelworld.com entre autres . On y paye une garantie d'environ 10% et le reste est a payer sur place .
LES B&B CHOISIS :
CLIFDEN: le KINGSTOWN HOUSE : (www.kingstownhouse.com) Hotel très bien situé au centre ville de Clifden calme et simple, une dizaine de chambres décorées à "l'anglaise", tout le confort nécessaire , chambre somme toute assez petite mais très correcte. Hotes acceuillants , excellent petit dèj pas mal de choix ( pancakes , irish breakfast , assiette de fromages, fruits et céréales ..etc... ). parking gratuit entre 18h00 et 11h30 dans la rue où se situe l hotel sinon parking payant un peu plus haut .
GALWAY: le RONCALLI HOUSE ( www.roncallihouse.com) Situé à 10 /15 minutes a pieds du centre ville . Proche du bord de mer et très au calme . Chambre sympa vue partielle sur la mer . On a apprécié la bouilloire /thé et café dans la chambre . Hotel tenu par un couple de personnes assez agées et charmants . Petit dej avec pas mal de choix également, j' ai juste moyennement apprécié qu' on nous demande la veille quel petit déj on souhaitait pour le lendemain matin ça donne presque l impression de devoir "se presser" et du coup tant pis si on change d' avis le fameux matin ...mais je pense que c'était pour bien faire ! chambre très bien mais salle de bain minuscule ... accueil sympa et parking privé . Très bonne impression générale .
KILLARNEY : le SUNNYBANK B&B (http://www.sunnybankbb.com/) Situé à peine à 3 minutes à pieds du plein centre de Killarney , B&B très propre , chambres spacieuses et modernes .. très bonne salle de bains avec enfin une pomme de douche qui a un bon débit !! Peu de choix au niveau du petit dèj cependant : soit Irish breakfast soit céreales et toasts . Accueil extrêmement chaleureux de Brendan le propriétaire ( on a meme eu le droit a la bise en partant)! mais sa femme reste très en retrait et est très "froide" ( pas un seul bonjour, ni merci ni au revoir, je me demande ce qu'elle fiche ici d' ailleurs...) une dizaine de chambres , hotel calme et moderne . Voie de chemin de fer a coté mais pas gênante du tout .
LA VOITURE :
Je savais qu' il était inutile de louer un 4x4 en Irlande surtout pour une première expérience de conduite à gauche alors on a opté pour une petite voiture un peu en Kit 😉 ( boite à gants qui se décrochait , 1 enjoliveur manquant et les 3 autres "rafistolés maison" et de belles rayures sur le coté ) : la Nissan Micra ! Parfaite pour rouler sur les petites routes et se ranger sur le bas côté pour laisser passer les "gros" . Coffre minuscule mais ok pour 2 petites valises . Bref on a eu un bon prix alors on peut pas se plaindre 😏 ! Voiture réservée auprès de Holidays Autos , récupérée au comptoir de Budget à l'aéroport de Shannon louée de 12h00 à 12h00 malgré nos horaires pour éviter une journée de location en plus .. et bien... on a bien poireauté à l' aller avant de la récuperer ayant attérri a 10h10 et comme on l' a rendu a 12h00 au retour aussi on a re-poireauté jusque 15h00 pour l' embarquement 🤪... Bref on connait par coeur l'aéroport de Shannon maintenant 😉 !!
NOTRE AVIS SUR RYANAIR :
Très bonne compagnie mine de rien, qui n' a pas pourtant forcément très bonne réputation, mais bonne surprise ! Aucun retard sur le vol. Bon accueil . Seule compagnie que je connaisse qui ne donne pas de numéro de sièges attribués et où l'on se place où l' on veut , où les hotesses ne cessent de passer dans la rangée pour vendre des pizzas , hot dogs , le nouveau parfum de Jennifer Lopez et des cartes à gratter pour jouer à la Lotterie de Ryanair !!! Le plus marrant c' est qu' à chaque attérrissage retentit un fulgurant bruit de trompette "TaTa TaTa TaTa !!!!!!!!!!" et là tout le monde applaudit .. Nous, tout ce petit "cirque" nous a fait marrer 😏😏😏!!
LE GUIDE DE VOYAGE :
J' avais acheté le Guide du Routard Irlande 2009 pour l'offrir à Ced en meme temps que ma petite carte d' anniv.. Et bien on l' a trouvé hyper mal foutu ... je ne saurais pas trop quel guide papier conseiller du coup mais pas le GDR 😠🏴☠️!!
Celui pour notre dernier voyage pour l' ouest des USA était précis et bien fait , pas pour tout bien sur, mais a été utile au moins!!! Alors que là .... rien de bien impressionnant , des descriptifs très succincts voire presques érronés par endroits sur les lieux interressants ( exemple la randonnée que nous avons fait au parc national du Connémara est décrite comme se faisant en 2h et assez facile: resultat 3 heures de marche aller retour et ce n' est pas une promenade du dimanche :toute en escaliers de pierres ! ) , des adresses de restos qui sentent un peu l' arnaque et qui ne valent pas le coup ... bref je le déconseille complètement ...
LE PARCOURS JOUR PAR JOUR :
Jeudi 02/07/2009 :
Ouh la la le réveil est dur ce matin , il est 05h00 du mat , on a à peine dormi 4h ayant trainé tard en famille la veille, mais on préfère "partir large" pour l' aéroport quitte à devoir patienter sur place . On arrive à Nantes Atlantique vers 07h00 seulement du coup on prendra un petit café-croissant avec mes parents qui nous ont gentiment emmené ce matin.
Le décollage a lieu à l' heure et on attérri à Shannon à 10h10 sous un temps aussi pluvieux qu' à Nantes , il fait un peu plus frais tout de meme... reste à récuperer les bagages et la voiture .. On poireautera 2 heures dans l'aéroport pour pouvoir la récuperer au centre Budget .
Midi arrive (enfin !) et on découvre notre petite voiture. On bourre tant bien que mal nos 2 valises dans le mini-coffre , quelques bonnes secondes de réaction avant de s'appercevoir qu' on est chacun plantés du mauvais coté pour rentrer dans la voiture ( volant à droite oblige ça perturbe beaucoup au debut 😛!!) , on échange les places conducteur/passager (d'ailleurs on reproduira cette petite danse autour de la voiture de nombreuses fois durant le séjour lors de nos arrêts , se trompant très souvent de côté !) , on branche le GPS en priant pour qu'il fonctionne , on respire bien fort et "Zzzzouuuu Vogue la Galère", direction le Connemara et Clifden 😎!!
Ca fait tout bizarre d 'emprunter notre premier rond-point à l'envers , l' adrénaline monte un peu quand on se retrouve sur quelques "grandes" routes en quittant l 'aéroport , on reste sur la file complètement à gauche qui d'après ce qu'on arrive à assimiler est la voie pour les véhicule plus lents , tout à l'inverse de nous quoi .... En tant que co-pilote je rectifie le tir quand Ced roule trop à gauche et rase de trop près les murets exterieurs.. difficile pour lui d' évaluer la largeur de la voiture de mon coté mais il s'habitue assez vite .. moi j'aurais été morte de trouille de conduire à sa place mais il m' avait bien dit que conduire à gauche ne l' embetait pas !!! 😉
Nous faisons route vers Clifden en passant par Galway , la traversée se fait sans encombres . On décide de s' arreter aux alentours du Lac Corrib un peu avant Oughterard pour aller visiter le "Aughnanure Castle" , toujours sous un temps partiellement humide mais avec de jolies éclaircies . Arrivés au parking du chateau nous sommes accueillis par un chien ma foi fort sympatique qui nous escorte jusqu' à l'entrée du site .
Aughnanure est un vieux chateau du 16ème siècle assez bien conservé qui a gardé pas mal de cachet . L entrée est de 2 ou 3 euros . Nous grimpons dans les étages de la vieille tour , pas grand chose à voir dedans mais ce sont surtout les exterieurs qui sont sympas .
Nous reprenons la route vers Leenane sous une pluie toujours aussi désespérante, mais les paysages parsemés de lacs et peuplés de moutons sont somptueux, les orages grondent au loin et les nuages s'accrochent aux versants des montagnes vertes . Partout des petits torrents s'écoulent en cascades vers la vallée.
Nous arrivons à Leenane , un charmant petit bourg tout coloré aux pied du seul Fjord irlandais que nous avions envie de voir mais le temps n' étant pas avec nous on décide d'aller se mettre à l'abri dans un pub pour déguster notre toute première GUINNESS 🙂!!!
Sous le porche deux petits vieux irlandais édentés rigolent de nous voir arriver trempés et nous saluent au passage . Ils avaient des "trombines" bien typiques et j'aurais bien voulu les photographier mais je n' ai pas osé .. Nous nous installons au comptoir observant le barman tirer notre GUINNESS en plusieures fois . Elle est plutot agréable à boire et nous cale bien l 'estomac . Nous faisons un brin de causette avec un Ecossais de passage ici , attablé à coté de nous .
(On reprend la route toujours sous la pluie en passant près de Letterfarck et l ' Abbaye de Kylemore que l' on apperçoit du bord de le route devant son lac, mais il fait trop sombre pour la photographier et nous y reviendrons demain de toutes façons! )
Nous arrivons à Clifden vers 18h30 et prenons possession de notre chambre au Kingstown House en plein centre . On crève de faim et on est explosés ( levés depuis 5h du mat ) . Une bonne douche et on décide de sortir se balader dans cette petite ville très colorée et mignonne . Il y a beaucoup de restaurants et de pubs sur place mais on décide de suivre les conseils de la proprio du B&B qui nous a conseillé le "GUY' S BAR" pour diner .
Tout le monde mange tot vers 18h00 en Irlande et la plupart des restaus ne servent plus après 21h .. On se reboit une petite mousse en terrasse et on profite un peu du soleil qui a décidé de revenir avant d 'entrer déguster un très bon Fish and Chips à l 'interieur . Assez écoeurant sur la fin j'avoue mais le poisson est très frais , ça fait du bien ... On rentre vers 21h à l'hotel et on tombe comme des mouches...
Vendredi 03/07/2009 :
Reveil tranquile vers 08h00 on descend prendre notre excellent petit dèj .. Mon estomac n' apprecie pas trop le sâlé dès le matin , et meme si j'aimerai bien tester l 'Irish Breakfast ( saucisse , lard , oeufs brouillés et beans ) je me régale de délicieux pancakes au sirop d'érable et Ced d' une assiette de fromages. Nous quittons nos hôtes vers 09h00. Au programme ce matin, randonnée dans le Parc National du Connémara ! On a de la chance, le temps est à peu près avec nous , du moins il ne pleut pas c' est l' essentiel 😉!!!
Nous arrivons au parking du NP et enfilons nos chaussures de randos pour entamer l'ascenscion du Diamond Hill . Plusieures pistes s'offrent à nous classées par difficulté/temps de parcours. On a réellement envie d 'aller jusqu'en haut alors on suit la piste rouge . Comme je l' ai dit plus haut le Guide du Routard raconte un peu n' importe quoi . La jaune est effectivement extrêmement facile mais n' apporte pas grand chose , la bleue est moyenne, sympa mais ne va pas très haut et la rouge est assez difficile et le tour complet se fait en 3 heures .
C' est superbe nous croisons quelques chevaux au début, et au fur et a mesure de la montée les paysages sont à couper le souffle ( la marche aussi !! 😛 ) avec un panorama sublime sur la vallée , jusqu' à la mer ... De longs pontons en bois ont été aménagés pour passer a travers les zones marécageuses . Par moment nous avons le droit à quelques superbes faisceaux de lumière traversant les nuages pour venir éclairer la lande , ça donne presque une ambiance "religieuse" aux lieux....
Nous sommes suivis par une famille et nous nous faisons vite rattraper par leurs enfants agés à peine d' une dizaine d' années .. mais c' est qu'ils grimpent vite eux!!! Et ils ont la patate dis donc !!!! je sais pas comment ils font car on a déja un peu beaucoup de mal 🤪.... Ils nous abandonnent au début de la piste rouge (ouf l'honneur est sauf !!😛) ... et on continue à grimper vers le sommet malgré le vent qui vient de se lever et le tonnerre qui gronde un peu au loin 🤪...
Je suis ereintée à force de monter ces milliers de marches de pierres , en arrivant au sommet Cedric est assez loin devant et je ne le vois plus , le vent souffle tellement fort que j'arrive meme plus à avancer et il commence à pleuvoir à grosses gouttes...
J' appelle Ced dans un petit élan de panique et entre les rafales de vent il ne peut meme pas m 'entendre , j' arrive au sommet le retrouvant à terre il venait de glisser sur un rocher... Merde ...C'est pas le moment de se blesser 🤪... Et on doit tout redescendre ... On se pose quelques minutes histoire de récuperer un peu , ça va mieux , finalement rien de grave ..On prends quelques clichés d' en haut entre 2 éclaircies avec vue sur la Kylemore Abbey minuscule tout en bas mais le vent nous gifle tellement fort qu' on attend pas plus longtemps pour redescendre de l' autre coté .
Il faut également un assez bon jeu de jambes pour la descente et le vent se calme enfin à mi-parcours . Nous observons le soleil qui glisse et ondule doucement à travers les nuages caressant les vertes prairies dans un mouvement très doux ....Nous regagnons la sortie du parc à travers les marécages où poussent des fleurs appelées "bog cotton" en appercevant quelques moutons perchés tout en equilibre au sommet du mont Diamond.
Un petit arrêt a Letterfrack, "une barre de céréales, une petite GUINNESS et ça repart" 😎!!!
Nous reprenons la route vers Kylemore Abbey , que nous ne visiterons pas mais que l' on peut facilement photographier de la route ou bien en allant se garer au parking un peu plus loin . On attend patiemment les éclaircies avant de shooter mais elles se font très timides 😕...
On se perd un peu sur la péninsule de Renvyle avant de tomber sur une plage magnifique digne des Caraïbes , avec une eau bleu turquoise transparente et du sable très blanc...sublime et étonnante , on ne pensait pas à en trouver de si belles en Irlande !
Nous décidons de reprendre la route vers Galway en passant par la Inagh Valley , superbes lacs, très beaux paysages de collines verdoyantes et à nouveau des moutons partout au milieu des tourbières ...
Nous arrivons à Galway vers 17h00, on trouve le Roncalli House très facilement , contents d 'être aussi bien accueillis, la chambre est très sympa avec vue sur la mer . Un article de journal affiché dans l 'entrée nous apprend que Chelsea Clinton a séjourné là il y a quelques temps et les proprios en sont super fiers!
Hop une bonne petite douche et on part se balader à pieds dans Galway . La ville est sympa , c 'est a priori la 3ème plus grande ville d ' Irlande . On passe à travers une des rues principales "Quay Street" , blindée de Pubs et de monde , ça et là des musiciens font la manche , les rues sont très animées .
Nous ne savons pas trop où diner , il y a tellement de choix !!! On jette quand meme un oeil dans le guide du routard qui parle en bien d' un petit restau appelé le "Fennigans" .. va pour un Irish Stew , le plat typique que l' on avait envie de tester .. Sorte de ragoût de mouton accompagné de pommes de terre , carottes et poireaux, sauce "gravy" ... très lourd à digerer, un bon plat d' hiver qui tient bien au corps quoi !! mais on aura testé au moins 😛!!
Nous rentrons à l'hotel en longeant les quais et observons des pêcheurs à la mouche dans la Corrib River. L' hotel n' est qu 'a 10 /15 minutes à pieds du centre et la balade nous a fait digérer ...
Samedi 04/07/2009 :
Départ vers 09h30 de l' hotel Roncalli après quelques bons pancakes (qui ressemblaient plus à des crêpes d' ailleurs!😛) pour remonter à nouveau vers Clifden et faire un tour sur la fameuse "Sky Road".
Il fait assez beau aujourd 'hui . Le début de la route est très joli , avec de belles petites maisons colorées et fleuries entourées de murets de pierres ou de haies de Fuschias . Nous nous arrêtons pour admirer en contrebas un très beau chateau en ruines ( le Clifden Castle) , et de beaux panoramas sur le bras de mer au loin .
Arrive une bifurcation : upper Sky Road et lower Sky road .. On opte à tort pour lower n' ayant pas assez lu d' infos sur le net dessus avant de partir... Et encore une fois le GDR en parle très peu mis à part dire qu 'elle est très belle , il ne mentionne pas cette bifurcation 😠... Il aurait fallu selon ce que j' ai lu au retour la prendre par en haut 😕!! ... On se retrouve dans des coins assez "crados" sur la fin ...des rochers souillés par les algues avec des vieilles machines d' ostreîculture toutes rouillées ... c 'est moche et tellement décevant.... mais je suis sure que par en haut les paysages sont différents ... à vérifier donc ...
On se paume sur la fin de la route et notre GPS aussi ( on avait oublié de l' actualiser avant le départ 🤪....) On continue de longer la côte pour un arrêt a Roundstone , un petit port de pêche tout tranquile . Un petit snack où l' on poireautera bien 1 heure avant d' être servis alors qu' il n'y avait que 2 autres clients attablés à côté de nous, les serveuses ont l' air débordées et viennent à 3 servir le plat de ces clients sans venir vers nous 😐 😐... mais bon il fait un beau soleil et on se sent bien , assis là en terrasse ...
On reprend la route toujours en longeant la côte , c' est mignon , plein de maisons par-ci par -là , des paysages un peu "lunaires" jonchés de petits rochers au milieu de la verdure et remplis de moutons ...
Nous traversons le parc du chateau de Ballinahinch (sans s' y arrêter vraiment car on ne voulait pas trop trainer on avait RDV avec ma vieille copine irlandaise à Galway ce soir là!) . A la sortie des jardins du chateau nous tombons sur une jolie rivière avec 3 pêcheurs à la mouche , l' ambiance est si paisible... On entend l 'eau couler doucement et se mêler au bruit de la ligne que les pêcheurs font virevolter autour d'eux ...et nous restons là à les observer un petit moment en silence... Cela m'a fait penser au très beau film "2 jours à tuer" de Jean Becker avec Albert Dupontel , il a été tourné en partie dans le Connémara mais je ne sais pas où exactement ...
Des moutons qui surgissent de nulle part juste à côté de nous nous font sortir de notre rêverie et nous reprenons la route vers Galway .
"Ced !!!!!!!!!!!!!!!!!!" "Quoi ??????????????!!!!!!" " Mais tu roules à DROOOOOOOOOITE !!!!!!" " Ah !!!! M... Désolé !!!!" et on reprend vite fait bien fait la voie de gauche ...ouf.....juste à temps ....un conducteur en face de nous nous fait un appel de phares et arrivé à notre hauteur nous fait un signe de la main genre "complètement tarés ceux là" !!!!! Bon ben ça va ..on a pas fait exprès 😊😊😊 ....
On du mal également sur toutes ces petites routes, à comprendre comment on peut atteindre la vitesse maximum autorisée presque partout de 100km/h alors qu 'on arrive à peine à rouler à 60kms/h 😐...
Arrivés à l 'hotel on saute dans la douche et on se prépare pour sortir . Nous avons rendez vous avec Tracy à 19h00 au SKEFF' Bar situé sur la place de Eyesquare . On l' attend en terrasse , je suis un peu anxieuse ... est ce qu 'on va se reconnaitre au bout de presque 10 ans ???... A t 'elle changé ??? J 'observe une fille qui lui ressemble vaguement et qui me regarde bizzarement aussi... mais non ce n 'est pas elle , elle me regarde tout simplement car je dois la regarder avec insistance 😛!!!
On passe le temps à observer la "Faune" d 'un samedi soir à Galway autour de Eyesquare : entre les petits "djeunes" dont le seul membre majeur du groupe a pu aller acheter un pack de bières au supermarché du coin , la fille très rondouillette et déja complètement bourrée qui agiche tout le monde assise sur un banc , maquillée à outrance et vétue d ' une archi-mini-robe rose fluo "à ras du bonbon" et d 'un manteau en fourrure sans manche et qui nous fait bien marrer 😏....et entre toutes ces filles qui sont super pomponnées , tous ces enterrements de vies de jeunes filles au même endroit, on a pas de quoi s'ennuyer !!! On a pas pensé à emmener une tenue de gala dans nos valises, alors habillés très simples on passe bien pour des touristes au final 😏!!
Tracy arrive enfin , toute belle et également bien pomponnée au bras de son ami Steven , on se reconnait aussitôt finalement , grandes ambrassades et on fait les présentations de nos moitiés respectives. On passe une excellente soirée à rigoler et à se raconter nos vieux souvenirs lorsqu' on etait colocataires pendant 4 mois en été 2000 .... Et on enchaîne les pintes de bière chacun payant sa tournée ... On se retrouve vite avec 2 pintes chacun remplies devant nous avant d' avoir pu en finir une seule ...Misère la soirée va être dure 🤪😉...
Mais comment font ils pour boire tout ça et tenir le coup 😮😮😮??? Au bout de 3 pintes on est déja bien guillerets mais ça réenchaine sur de nouvelles tournées 🤪😏 !!! L'ambiance est super sympa on rigole bien, le Pub est rempli et se transforme doucement en boite de nuit. Des amis à eux nous rejoignent et un nouveau tour de table s 'annonce !!! Ouh là là doucement je vois plus très clair moi 😛... Ils décident alors de faire la tournée des Pubs . Il est déja tard , on est claqués et j' avoue que je marchais plus bien droit 😊...en plus on doit se lever tôt demain pour rejoindre Killarney ... On les accompagne jusqu' à Quays Street et puis on se dit au revoir désolés de pas pouvoir tenir la route en promettant de ne surtout pas attendre 10 ans pour se revoir cette fois !!! J ' hallucine encore aujourd'hui sur leur bonne descente !!! On retrouve tous les deux un peu émèchés le chemin de l 'hotel tout de meme et on s' endort très facilement à "Guinness grand G" ..euh ...je veux dire à "Vitesse grand V" 😉!!!
Dimanche 05/07/2009:
Aujourd'hui au planning : Aspirine +++ 😉 et traversée du comté de Clare pour rejoindre le Kerry à travers les paysages typiques du Burren et ses champs de pierres. On s' arrête quelques minutes pour aller visiter les restes d' une vieille chapelle en ruines au bord de la route entourée de pierres tombales et de croix celtes :
Puis nous nous rendons aux "Cliffs of Moher", ces fameuses falaises plutôt impressionnantes qui méritent le détour mais qui sont blindées de monde.... les touristes y affluent par bus entiers .
Nous y passerons une petite heure avant de reprendre la route et s' arreter dans un Pub non loin dans une petite ville sympa que Tracy et Steven nous avaient conseillé : Lehinch . C ' est une petite ville ambiance " balnéaire" avec une grande plage remplie de surfeurs et d' écoles de voile .
Nous reprenons la route pour Killimer afin d 'emprunter le bac , 20 minutes de traversée pour rejoindre Tarbert (bien pratique car cela évite un détour de plus de 2 heures de route !) Ce gain de temps et de Kms mérite bien les 18 euros versés pour monter sur le bac: www.shannonferries.com/timetable/ . Les paysages ne sont pas terribles pendant la traversée , loin de là , mais on a trouvé ce petit phare mignon tout perdu au milieu des usines :
Nous poussons jusqu' à Dingle via un superbe col de montagne appelé "Connor Pass" , superbe de ce que l' on a réussi tout juste à en appercevoir car nous y passons au milieu des nuages et sous des trombes d 'eau 🏴☠️🏴☠️😕.. La route était cerclée de rochers et de cascades . C 'est dommage ça avait l' air sublime ... Arrivés en bas , le temps se calme enfin et nous nous arrêtons en bord de route pour aller câliner 2 superbes poneys :
Nous arrivons à Dingle vers 16h30 , la ville est très mignonne et donne envie de rester à y flâner . Le centre ville est très coloré , rempli de petites boutiques , un petit port de pêche agréable et un arbre sculpté juste à coté de l'église qui attire notre attention : le Trinity Tree .
Tout comme le monstre du Loch Ness en Ecosse , Dingle possède aussi sa petite attraction locale : "Fungie le Dauphin" qui vit là parait-il depuis quelques années . Apres quelques petits achats , un petit arrêt au Murphy's Pub nous reprenons la route vers Killarney .
On trouve sans problème le Sunnybank B&B et nous sommes accueillis chaleureusement par un bon gros pataud de labrador, et Brendan le propriétaire nous ouvre la porte de son très bel hotel avec un grand sourire et nous accueille comme si nous étions des amis de longue date . Ca fait vraiment plaisir et se sent tout de suite comme à la maison 🙂!
Une bonne douche et nos estomacs criants famine on part crapahuter dans Killarney à la recherche d' un petit resto. Le plein centre est à peine a 3 minutes à pieds de l' hôtel . Killarney est une ville qui fait assez "bourgeoise" avec de nombreux hotels de luxe proche des jardins du parc , animée ce soir là on tombe en pleine "foire d'été" , manèges et spectacles de rue un peu partout.
On a du mal à trouver un resto qui nous branche... Brendan nous a conseillé tout simplement le Murphy's pub mais on a envie de changer des pubs un peu ce soir . On trouve un resto qui a l' air pas trop mal le " O' Donoghue's Public House" en fait c' est finalement assez "graillon" . Un groupe de 4 chanteurs s ' installent pendant que nous finissons de diner , et nous embarquent dans une ambiance "chants de marins" irlandais franchement sympa ! Nous restons un petit moment à les écouter puis nous rentrons tranquilement à l 'hotel .
Lundi 06/07/2009:
Nous quittons le Sunnybank ce matin là vers 09h30 pour rejoindre la péninsule de Beara juste au dessous de celle du Kerry , ce fut notre choix de ne pas visiter cette dernière lors de ce ce premier voyage ...
Nous traversons le Parc National de Killarney, et de très beaux paysages s' offrent à nous , remplis de sous bois mousseux arrosés de soleil qui prennent alors une couleur verte presque fluo, quelques petits ruisseaux viennent alimenter de petites casacades .
Un premier arrêt au bord de la route devant un petit chateau en ruines posé là au milieu de nulle part étouffé un peu par de vielles racines, puis ârret au fameux point de vue de "Ladies View", sublime... On attend le soleil quelques minutes en observant de jolis petits rouges-gorges qui viennent nous quémander un peu de nourriture avec insistance et qui n'ont pas froid aux yeux , limite prêts à embarquer dans les voitures garées là !!! Ced leur donne des petits bouts de gateaux lorsque je m' écrie tout à coup : "une éclaircie !! le soleil arrive !!! Sors ton appareil photo !!!" ... tout ça pour un résultat assez sombre ... mais c' est quoi ce pays où il pleut tout le temps 😏😛??? Tant pis pour la photo , mais la vue est superbe et mérite de le voir de ses propres yeux ...
Nous reprenons la route entre Kenmare et Glengariff , celle ci est très belle , remplies de petits lacs entre les montagnes . Continuation de la route vers Adrigole puis nous empruntons un col montagneux qui porte le nom de "Healy Pass" jusque Lauragh. Le paysage est somptueux , c' est une petite route sinueuse toute en lacets et evidemment encore une fois peuplée de moutons !!! Certains sont colorés en bleu rouge ou vert , probablement pour signifier leur appartenance... je sais pas trop (???)... On se fait escorter doucement par toute une famille : le père la mère et le bébé , puis les oncles et tantes qui se rajoutent au groupe et qui bêlent à qui mieux mieux ....
Nous poursuivons la route vers Castletownbere un peu plus au sud pour aller jeter un coup d' oeil sur les ruines du Dunboy Castle et du Puxley Manor . Pas facile à trouver , c' est super mal indiqué , on apperçoit juste une petite route sur notre gauche avec une entrée qui ressemble un peu à celle d ' une vieille forteresse ... On tente ... On s' attend rééllement à un chateau en ruines mais il est complètement refait à neuf et encore en travaux , en train d' être transformé en hotel de luxe .. On hallucine à nouveau sur les conseils du "super GDR Irlande" (soit disant de 2009 , d ' une précision étonnante 🤪!!!) et qui nous parle d ' un chateau en ruines ....En effet il y a les vieilles ruines de la bâtisse de Dunboy quelques centaines de mètres plus loin mais ça ne ressemble en rien à un chateau mais tout juste 4 murs...en ruines certes ... le Manoir de Puxley s' il était resté en l 'état aurait eu un cachet fou...mais le GDR ne précise pas tout ça ...J ' ai filmé le futur hotel de luxe mais on a meme pas pris la peine de le prendre en photo , on était déçus ...Juste en face subsiste les restes d' une vieille épave de bateau .
Il est 14h00 ... on se tâte .. je meurs d 'envie d' aller voir les ruines du château de Ballycarbery mais c 'est au bout du Ring of Kerry et ça ne semble pas raisonnable du tout de tenter autant de route juste pour ça... Tant pis on fera la péninsule de Kerry en entier le jour où on reviendra en Irlande !!!
A la place nous nous arrêtons dans un petit pub à Kenmare après être repassé par par le "Healy Pass" juste par pur plaisir et décidons d' aller se balader ensuite dans le Parc National de Killarney . Une petite balade ça nous fera du bien ! Mine de rien on a fait pas mal de voiture ce jour encore !
On s 'arrete aux abords du National Parc direction les "Torc Waterfalls", une rando balisée comme pour le Connémara de couleurs jaune, bleue ou rouge en rapport avec la durée et difficulté du parcours . On se contentera de la jaune car il fait presque froid , la rouge est partiellement fermée de toutes façons ... Le sentier est très joli , petite balade très agréable et tranquile en fôret, on atteint vite la cascade assez impressionnante puis on grimpe jusqu' en haut du parc pour la contourner avant de redesendre vers la voiture tout en observant la flore tout autour de nous .
Nous continuons pour rentrer dans le parc côté jardins vers la Muckross House, grosse attraction touristique blindée de monde . C' est certes un très joli parc bien entretenu où passent souvent des calèches ...mais... nos petits moutons et les paysages naturels nous manquent déja....
On termine la journée sur Ross Castle qui est en train de fermer ses portes , on en fait juste le tour vite fait , il fait très gris et le vent est glacial .
Dernière soirée en Irlande , une dernière petite Guinness au Murphy's Bar et nous dînons dans un super petit resto juste en face de celui ci: le CRONIN' S RESTAURANT . Très bon accueil , super bon , on se régale d' un superbe "Seafood Chowder" ( sorte de soupe de poisson mais à base de crème fraîche , de vrais morceaux de poissons et crustacés ...) exquis ! suivi pour moi de cotelettes d 'agneau grillées délicieuses ( et Ced , qui me culpabilise à mort en imittant le bêlement du mouton me voyant me régaler nous qui en avions vu partout auparavant ... mais j' ai craqué 😊😊😊....) . Pour lui ce sera un succulent poisson grillé . Vraiment on se régale et ce n' est franchement pas trop cher .
Mardi 07/07/2009:
Jour du départ 😕 .... On quitte l' hotel vers 09h00 non sans une bise de Brendan, qui m' a tout d' abord surprise mais j' ai trouvé ça rigolo et hyper sympa de sa part, "çai keume ça cuon féai en Fwrance ness pâ 😉 ???" me lance t' il avec une grosse poignée de main chaleureuse pour Ced !
La route est assez monotone jusque Shannon .. On passe à travers Limerick , un mélange entre le style anglais et le type de bâtiments que l' on voit à Roubaix dans le Nord ... Un ville toute en briques rouges....tout bof... On arrive vers 11h30 à l' aéroport pour rendre notre petite voiture et on erre dans les couloirs de Shannon Airport jusqu' au décollage de 15h45 ....Arrivés vers 18h30 à Nantes on retrouve un temps malheureusement tout aussi maussade ...mais on rentre avec plein de belles images en tête , on a vu l 'Irlande tout comme on se l 'imaginait , c' est un pays magnifique et je suis sure qu' on y reviendra !!!
Et cette nuit là devinez évidemment de quoi j' ai rêvé 🙂?????? J' ai rêvé que j' avais adopté un bébé mouton dont je ne n' arrivais absolument pas à retrouver le nom et ça me perturbait beaucoup..... peut être l' avais-je tout simplement appelé "Guinness" qui sait ??? 😛...
Alex et Ced
Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
Le grand Iwan
Frontière iranienne.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Visite de Chefchaouen, sa région et le Rif (Maroc) English translation pending
Bonjour à tous, et particulièrement aux amoureux de la ville de Chefchaouen.
Je projète de visiter prochainement Chefchaouen, sa région, et le Rif et aimerais avoir le plaisir de voir quelques photographies, également votre avis et toutes info (logements, restauration, chemins escarpés...)
Merci d'avance à tous les Vforumistes qui répondront à mes attentes.
Je projète de visiter prochainement Chefchaouen, sa région, et le Rif et aimerais avoir le plaisir de voir quelques photographies, également votre avis et toutes info (logements, restauration, chemins escarpés...)
Merci d'avance à tous les Vforumistes qui répondront à mes attentes.
Moyens de transport de Hoi An ou Danang à My Son? English translation pending
bonjour a tous. je serai au vietnam la derniere quinzaine d aout et j aimerais me rendre a my son a partir de hoi an ou de danang. quelqu un peut il me dire quels sont les moyens de transport disponibles. merci d avance quitucet
Louxor, ville de la tentation (Égypte) English translation pending
Louxor, ville de la tentation.
Depuis que nous avons quitté le plateau accidenté et la chaine de montagnes volcaniques bordant la Mer Rouge, un nouvel horizon s’offre à nous. Un paysage dénudé. Le regard cherche un frais bosquet, un arbuste où reposer la vue ; mais c’est le leurre des mirages. La chaude atmosphère sature l’habitacle de la voiture, cuit nos visages et inonde de sueur nos vêtements trop pesants. Nous roulons. Une heure encore avant de voir cette terre ondulante. Une danseuse semblable à un mince fil vert tendu sur le jaune vide et désolé du désert. - C’est le Nil, les enfants. - On peut aller se baigner dedans ? me demande Morgann. Quarante bornes avalées, le désert de sable cesse. Faisant place à des arbres, des cultures et des villages. Ce berceau, qui nourrit encore aujourd’hui tous les manuels d’histoire, est une succession de jardins descendant en pente douce vers son lit. Je me mets à croire à l’enchantement d’une terre promise, il me semble d’ailleurs respirer l’odeur enivrante des orangers. Une grande paix descend du ciel aux innombrables palmeraies… Nos regards sont béats et nos bouches béantes, ébaubis par la beauté du Nil et la chaleur en Haute Egypte. Nous arrivons sur Louxor lorsque le soleil est à son zénith. Le véhicule longe la corniche, passe devant le temple de Louxor .Grandiose. Je n’imaginais pas une telle excitation à la vue de cet édifice. Le chauffeur bifurque sur la gauche et nous dépose devant le petit hôtel que nous lui avons indiqué. Un peu vieillot, mais merveilleusement bien placé. Nous entrons dans le hall, puis rejoignons la réception. Cool, il n’y a pas foule. Je m’adresse à une jeune femme et lui demande si l’établissement à une chambre de libre. Chou blanc. Tout est complet. Je suis surpris du remplissage des chambres, compte tenu du standing peu élégant de l’étape. Peu nous importe, la ville compte plusieurs hôtels de catégorie moyenne. Nous sortons de l’hôtel, un homme nous accoste et s’adresse en anglais dans la même foulée. - Vous cherchez un hôtel ? Bien vu….Comment pouvions nous passer inaperçu avec quatre gros sacs sur le dos. - Oui. - Je peux vous aider car il est difficile d’en trouver un en cette période.. - Pourtant c’est la saison basse. Je lui rétorque. - Bien sûr mon ami, mais depuis que votre président de la république et Carla sont venus, Louxor vit une période d’affluence record ! Si importante que le taux de remplissage des hôtels atteint des sommets depuis début Janvier 2008. Il existe même un Sarkozy tour, wallah ! Je peux vous l’organiser si vous souhaitez emprunter les pas de Mr Sarkozy, mais ne tardez pas trop car les réservations sont prises d’assaut. Par ailleurs, les seules chambres libres de la ville sont à l’Old Winter, le même hôtel où est descendu votre président. Sic…je n’avais rien prévu de cela. A l’accoutumée, je ne suis pas un avaleur de couleuvres et il m’est difficile de croire une minute aux propos tenus, mais le bon samaritain semble si candide et spontané que nous acceptons son aide. - J’ai ma voiture à deux pas d’ici, patientez quelques minutes et j’arrive. Une vieille Peugeot 504 blanche pointe le bout de sa calandre, ralentit puis stoppe sa course branlante devant nous. Soucieux, je questionne le gars : - Il est loin le Cold winter ? - Le Old winter mon ami, vieux hiver…me traduit il le sourire aux lèvres. La carriole rebrousse à l’identique le parcours que nous avions pris en arrivant sur la ville ; roule de courtes minutes avant de nous déposer devant un palace en bord du Nil. Le palais d’hiver ; le Old Winter palace. Le bâtiment est dandy, les jardins bichonnés ; la façade date du dix neuvième siècle, oeuvrée dans le style victorien. L’hôtel a un charme certain. Notre carrosse et notre allure dépareillent tant au pied de ce somptueux havre de luxe. Comme pour l’élite des familles royales, et les plus grands noms; nous faisons l’objet de toutes les attentions. La porte passagère s’ouvre en grinçant à mes oreilles un air sinistre. - Welcome Sir. S’ensuit alors un défilé de bagagistes, d’amabilités de service, de servilités et de courbettes endimanchées. Natures ; nous gravissons les marches du tapis rouge en bermuda sponsorisés par « Décathlon ». Afin de paraître moins verrues dans un cadre belle époque, nous imitons les postures et bonnes manières des milords que nous croisons. Bouche en cul de poule, balancement des bras sans fléchir les coudes, bermuda (à défaut d’un tweed) monté jusqu’aux adducteurs en moule biloute, nous montons les marches. Nous sommes tant habiles à l’œuvre que nous devenons inapparents malgré notre vêture peu appropriée. Le chauffeur emboîte nos pas et finit par les devancer à l’approche de la réception. Il nous négocie une chambre. - C’est bon, je suis parvenu à vous trouver une chambre. Une très belle chambre avec la vue sur le Nil. - Vous savez, nous ne sommes pas très fortunés et je ne sais pas… Stricto sensu, le gars me coupe la parole. - Vous êtes en Egypte, souriez ! Souris Monsieur, souris Madame…Combien de nuits ? Six, sept ? - Holà ! tout doux. Non, juste trois. Juste trois. Pauvre fou….. Porqua miseria… Les sourires sont envolés, tout comme les mille euros que la réception vient de débiter sur notre carte bleue…. Figurément et proprement parlant, nous partons à la découverte de Louxor plus légers. Les ventres sont creux, mais nous sommes attirés par le temple de la ville comme une aiguille vers son pôle. Nous souhaitons en premier lieu rassasier nos yeux. L’hôtel est à deux pas, il ne nous faut pas once de temps pour rejoindre à pied le temple d’Amon. L’ensemble, aux proportions olympiennes mais harmonieuses, enferme en son sein une colonnade haute d’une quinzaine de mètres…Trop loin pour apprécier les colosses de Ramsès II, nous contournons le temple par sa droite ; peut être les verrons nous davantage depuis la place de Sharia el Souk. - Calèche, calèche… ? nous propose un ancien en galabiah. - Non, nous marchons et cherchons un coin pour manger. - Je connais, je sais où vous mener. Montez ce n’est pas cher. Le caléchier insiste encore un peu. Nous résistons. Nous montons. - Aujourd’hui grand marché Egyptien. Seulement aujourd’hui ! Papyrus, …VRAI papyrus ! statues Ramsès, Osiris… - Nous souhaitons juste manger. - Souris Monsieur, tu es en Egypte ! Tiens, j’ai déjà entendu cette réplique. Le souvenir de celle-ci raisonne en moi comme un signe annonciateur. Celui de l’entourloupette. Le cheval qui tire l’attelage est très émacié. Toute l'épine dorsale, les côtes, les pointes des hanches, et le haut de la queue sont très saillants. L'encolure est creuse. Les os des épaules et du garrot sont facilement apparents. Et puisque son état corporel ne suffit pas à sa peine, il conduit quatre occidentaux mafflus se remplir la panse. Nous sommes tristes d’assister à ce pitoyable spectacle. Mais espérons que les quelques livres que nous laisserons au caléchier, rempliront l’auge de cette pauvre bête.
- Nous y voilà…je vous attendrai ici. - Mais ce n’est pas un restaurant ni un baladi ! lui fais-je remarquer. - Marché d’abord, le manger après… Nous sommes déposés au pied d’une devanture. Le caléchier nous guide jusqu’ à son entrée. L’impression première est surtout un effet de couleurs. C'est comme un grand panneau de pierre sur lequel un artiste aurait peint des décorations. L'architecte a voulu éviter la pâleur froide des magasins monochromes, et cherché la coloration par la variété des matériaux gardant leurs nuances naturelles. Jolie vitrine. Nous nous apprêtons à entrer dans la caverne des papyrus. Le caléchier signe un registre à la caisse du commerce et ressort de celui-ci en nous souhaitant bonne visite et surtout bonnes dépenses…la commission n’en sera que plus rondelette. Un jeune homme nous accueille dans un français impeccable. - Soyez les bienvenus ! Savez-vous comment les Egyptiens fabriquaient le papyrus ? Désirez-vous un soda ou un karkadé frais (Thé à l’hibiscus) ? Entrés avec la sensation de s’être fait enjôlé et l’ultime conviction de sortir d’ici les mains vides, nous n’osons plus rembarrer le boutiquier. Ses apports théoriques et ses démonstrations techniques sont intéressants ; et les réponses à ma curiosité, nourrissantes. - Maintenant que vous savez faire la différence entre un authentique et faux papyrus ; profitez de notre magnifique exposition vente et admirez le travail des artistes peintres. C’est vrai. Rien à redire. Les faisceaux de lumière dont on voit d’abord la trace élégante sur un mur noir dans une pièce assez sombre, dessinent et soulignent harmonieusement les figures peintes sur les papyrus. - Celui-ci représente le jugement dernier, on l’appelle aussi le tribunal d’Osiris. C’est le préféré de Carla Sarkozy, vous connaissez n’est ce pas ? me dit-il sans sourciller. - Euh ?! oui…pourquoi le couple présidentiel est venu dans cette boutique aussi ? - Oui en début d’année ! L’histoire devient tout simplement incroyable. Purement invraisemblable. - Ils nous en ont acheté plus d’une soixantaine d’exemplaires. Je reste sans voix. Soixante papyrus….ça laisse pensif. Ils doivent nous retapisser l’Elysée… - Votre président a même souhaité en personnaliser certains. Il se dirige vers le fonds de la salle et pointe l’index ; - Regardez celui là. Le tout dernier en haut, représentant le temple d’Abu Simbel. - C’est vrai qu’il est réussi. Pense tout haut Loïck. - Mr Sarkozy a souhaité que nous remplacions sur le dessin les quatre statues de Ramsès II par son profil. Il nous est possible de faire la même chose pour vous. Je marque un blanc. Où sont les caméras ? Les figurants ? Ossam Beliveau va sortir d’une cachette avec sa pancarte surprise surprise, c’est certain… Mais rien ne se passe. Me vient alors un fou rire, si babillard que le vendeur semble mal à l’aise. Flutte, il est sérieux. Ce n’est pas non plus un argument commercial. L’œil rieur, la larme abondante je me confonds en excuses et le rassure qu’il n’est pour rien dans cette gausserie. C’est tellement énorme ; personne ne me croira lorsque je vais le raconter sur mon carnet. Les potes vont être sciés. Nous poursuivons la visite et en achetons cinq, histoire de se racheter. Nous sortons. La calèche est là. - Faites un tour dans le souk maintenant ! - Non. Nous voulons manger. Lui dis-je fermement. - Suivez-moi… D’un pas décidé, limite agacé, le caléchier fonce droit dans le souk… Restés à l’entrée, nous le laissons courir seul. Il parcourt cinquante mètres, stoppe sa course et s’agite comme un flic à son carrefour. - Là, là, ici et là…partout le manger ! Venez ! Ces Egyptiens ne sont pas possibles. Ils vous collent au train en permanence. Atteints de la maladie de ceux qui ne savent pas dire non, nous lui disons pathologiquement oui. - Que désirez-vous manger ? - Egyptien. - Ok pas de problème, je vous fais un mezze des spécialités du pays. Les enfants font la moue et craignent le pire. Isa aussi. Ils auraient préféré la cantine à touriste juste à côté. Faut dire que côté hygiène, je n’ai pas choisi le top. Des mouches grosses comme mon pouce copulent sur la viande ; les rats grignotent en cuisine ; et le cuistot, cigarette au bec, dégouline sur les fitirs (Sorte de pizza avec de la feuille de briks). Vingt minutes passent. Quatre cortèges de touristes aussi. - Enjoy your lunch ! Nous encourage le serveur. Des plats sont posés sur toute la table. De quoi rassasier un régiment. Non loin, le caléchier me nomme chaque plat. - Ce plat c’est le foul, ici la tahina, le houmous, la fitir, le kochery…. A l’œil tout semble assez spécial et peu recommandable pour les estomacs fragiles. Je fais l’impasse sur la fitir au thon, arrosé d’un jus de front ; et tente en premier la Mouloukhya. Mouais…peu ragoûtant ces trucs verts et marrons qui flottent ; la texture semble gluante, dans le genre mucus nasal. Je saisis un bout de khobz baladi tari (pain) et le trempe dans cette soupe avant de le porter timidement à ma bouche. Soupe à la grimace… - Pouah ! C’est spé… M’enfile rapidement un verre d’eau pour oublier l’agression gustative, et lorgne sur le plat attenant. La fetta. Avec deux « T » oui, car il ne s’agit pas de fromage grec. Là encore c’est particulier, surtout par cette chaleur. Imaginez-vous un ragoût de mouton dans lequel vous remplacez les carottes, le thym, les oignons et les navets par du pain. Un matelas de mie de pain, gorgé du bouillon de la viande. Certes c’est bourratif, mais vomitique aussi. Point par le goût insidieux des arômes, je viens tout simplement, ou malheureusement de voir l’état des ongles des mains qui ont émietté le pain. Le cuistot est un éleveur, un encaveur de micro-organismes. Morgann qui n’a rien raté du façonnage amibifère, me fait remarquer que les touristes dans la cantoche voisine ont les babines léchées. - Mais goûtes y au moins ! Lui dis je. - Dis moi carrément de téter les doigts du cuisinier. En plus regarde ce chien, il est plein de puces, steu plait… - Bon ok, on s’en va. J’hèle le serveur et lui demande notre dû. Il jette un œil sur ce que nous avons sur la table et me présente un bout de papier. Trois cent livres Egyptiennes (40 euros) !! L’addition Egyptienne, elle, est relevée…nous sommes une fois de plus le dindon de la farce. Louxor commence à être un purgatoire luxueux… Seize heures. Il fait chaud. Très chaud. Pas moins de 43 degrés. Nous décidons de marcher jusque la Corniche pour admirer le Nil. Nous trouverons peut être un arbre ou un coin d’ombre. Nous traversons alors une petite rue au nord du temple et percevons, au loin, les voiles voguant sur le Nil. Le cadre est vraiment chouette. Relaxant. - Regarde Papa, on peut descendre par là. M’indique mon fiston. Nous empruntons les marches menant sur la berge, et trouvons un banc sous l’ombre d’un palmier. De plus le quai ménage nos tympans et une intimité sans pareil ; terminé les klaxons et les sollicitations incessantes des caléchiers. Nous jouissons uniquement des sons du Nil. Des voiles se gonflant d’air et de l’écoulement doux du fleuve. Nous entendons l’eau. Ecoutons la nature, et oublions le stress du quotidien. Le temps est à la relaxation… - Felucca, felucca ? La magie du paysage est une fois de plus brisée par l’artifice. - Non pas maintenant. Nous souhaitons rester tranquille là, à admirer le Nil. - Quand la felouque ? - On ne sait pas encore. Demain peut être. - Ce soir c’est mieux, il y’a du vent. Tomorrow no wind, maybe. - Juste pour le coucher de soleil alors ? A peine acquiescé, les voiles sont montées et déployées dans les minutes suivantes. Le capitaine est un homme d’âge mûr, vêtu de la galabiah bleue traditionnelle. Les traits sont doux et le regard paternel. Il m’est sympathique. Je le questionne. - Il n’est que seize heures et le coucher de soleil n’est pas avant deux ou trois heures ; si on emprunte le Nil vers le Nord, existe- il des îles ou îlots habitées ? - Pas loin au sud il y’a l’île aux bananes, mais au nord il n’ y a seulement que des temples. Dendera, Abydos… - L’île aux bananes ? C’est un piège à touristes non ? Notre préférence va pour un coucher de soleil sur les temples, c’est possible d’ y aller ? - Bien sûr ! Je vous amène au Caire si vous voulez !! Au gré de l’eau et du vent, nous remontons vers Dendera. Le fleuve n’a de cesse de taquiner le désert, où dunes et falaises calcaires alternent parfois avec jardins et palmeraies. Mais les scènes du pays sont sur les lèvres du Nil. Les fellahs sortent des villages de briques rouges, outil sur l’épaule. Des enfants, couleur limon, sautent des cailloux hirsutes de cannes à pêches, des pêcheurs disparaissent sous leur faix de nasses en osier, des ballets d’Ibis défilent sous nos yeux comme des images d’archives. La vogue sur le Nil nous offre un visage différent ; des paysages d’une autre Egypte. - De quelle origine êtes vous ? - Nous sommes Français. - Je pensais que vous étiez japonais. Comme le chien, je marque l’arrêt. Mais ne flaire rien. Le felouquier pointe alors l’index vers mon reflex. L’Egyptien est chambreur et je le comprends. Je suis étonné aussi parfois des sujets photographiques que les Japonais choisissent par chez nous. En pointant les voiles de son embarcation, il trouve également le sujet incongru. - Si vous êtes Français, vous n’êtes pas sans savoir que votre président a fait un présent à notre président Moubarak. Encore lui. C’est incroyable. Pas suffisant de bouffer du Nicolas dans tous les médias français, il faut encore qu’il traque ses cons citoyens en voyage. - Non, non je ne suis au courant de rien. - Cela ne fait seulement quelques mois que le monument est arrivé en terre Egyptienne. Les statues sont arrivées en Mai sur le site d’Abydos. Vous souhaitez les voir ? - Des statues ? Tu as pris connaissance de cela Isabelle ? - Non, mais cela me rend assez curieuse de voir ce qu’il a offert avec l’argent des cons tribuables. Le felouquier rajoute - Notre quotidien Akhbar Elyom expliquait que votre président est un épris d’histoire, et plus particulièrement sur la gouverne de Méhémet Ali, le fondateur de l’Egypte moderne. Il est d’ailleurs à l’origine de l’offre à Charles X , de l’ Obélisque qui trône sur votre place de la Concorde à Paris. - Abydos c’est beaucoup plus loin que Denderah, non ? - Oui il faudra passer la nuit sur le bateau. Ce n’est pas cher mon ami. - Mouais… avec les mille euros du Old Winter, je ne suis pas certain. Allons y …
Tombés comme des masses, nous nous levons courbaturés. Dormir à même le pont, sur des matelas peu généreux vous fait prendre dix ans en une seule nuit. - Nous arrivons. M’indique le felouquier, resté à la barre toute la nuit. Nous accostons un quai. Et au petit bonheur nous nous engageons dans des dédales de ruelles, flanquées de maisons en torchis. Les palissages défilent, nous passons de modestes ponts de terre, croisons des porteuses d’eau, de foin….avant d’aboutir au pied du temple d’Abydos. Nous nous acquittons du droit d’entrée, et pressons le pas jusqu’ au cadeau de la France aux Egyptiens.

Faux. Tout est faux. Heureusement. Pas de papyrus, pas de repas à 40 euros, pas de felouque jusqu’ à Abydos et encore moins de Old Winter. Ce carnet est une entourloupette. Mon arnaque Egyptienne au lecteur ! Il s’est bien entendu nourrit des instants que l’on a vécu dans ce joli pays, et je ne souhaitai pas écrire un carnet comme on en lit des tonnes. Coléreux, négatifs, bougonnants, aigris et j’en passe. C’est vrai les sollicitations sur Louxor sont parfois oppressantes pour le voyageur, mais il faut les appréhender avec l’humour. N’oublions pas que ces assauts et quémandages font avant tout, vivre des enfants, des femmes et des hommes. Seules exactitudes de ce carnet : la sublime et la beauté du Nil, et le bellissime des temples Egyptiens.
Depuis que nous avons quitté le plateau accidenté et la chaine de montagnes volcaniques bordant la Mer Rouge, un nouvel horizon s’offre à nous. Un paysage dénudé. Le regard cherche un frais bosquet, un arbuste où reposer la vue ; mais c’est le leurre des mirages. La chaude atmosphère sature l’habitacle de la voiture, cuit nos visages et inonde de sueur nos vêtements trop pesants. Nous roulons. Une heure encore avant de voir cette terre ondulante. Une danseuse semblable à un mince fil vert tendu sur le jaune vide et désolé du désert. - C’est le Nil, les enfants. - On peut aller se baigner dedans ? me demande Morgann. Quarante bornes avalées, le désert de sable cesse. Faisant place à des arbres, des cultures et des villages. Ce berceau, qui nourrit encore aujourd’hui tous les manuels d’histoire, est une succession de jardins descendant en pente douce vers son lit. Je me mets à croire à l’enchantement d’une terre promise, il me semble d’ailleurs respirer l’odeur enivrante des orangers. Une grande paix descend du ciel aux innombrables palmeraies… Nos regards sont béats et nos bouches béantes, ébaubis par la beauté du Nil et la chaleur en Haute Egypte. Nous arrivons sur Louxor lorsque le soleil est à son zénith. Le véhicule longe la corniche, passe devant le temple de Louxor .Grandiose. Je n’imaginais pas une telle excitation à la vue de cet édifice. Le chauffeur bifurque sur la gauche et nous dépose devant le petit hôtel que nous lui avons indiqué. Un peu vieillot, mais merveilleusement bien placé. Nous entrons dans le hall, puis rejoignons la réception. Cool, il n’y a pas foule. Je m’adresse à une jeune femme et lui demande si l’établissement à une chambre de libre. Chou blanc. Tout est complet. Je suis surpris du remplissage des chambres, compte tenu du standing peu élégant de l’étape. Peu nous importe, la ville compte plusieurs hôtels de catégorie moyenne. Nous sortons de l’hôtel, un homme nous accoste et s’adresse en anglais dans la même foulée. - Vous cherchez un hôtel ? Bien vu….Comment pouvions nous passer inaperçu avec quatre gros sacs sur le dos. - Oui. - Je peux vous aider car il est difficile d’en trouver un en cette période.. - Pourtant c’est la saison basse. Je lui rétorque. - Bien sûr mon ami, mais depuis que votre président de la république et Carla sont venus, Louxor vit une période d’affluence record ! Si importante que le taux de remplissage des hôtels atteint des sommets depuis début Janvier 2008. Il existe même un Sarkozy tour, wallah ! Je peux vous l’organiser si vous souhaitez emprunter les pas de Mr Sarkozy, mais ne tardez pas trop car les réservations sont prises d’assaut. Par ailleurs, les seules chambres libres de la ville sont à l’Old Winter, le même hôtel où est descendu votre président. Sic…je n’avais rien prévu de cela. A l’accoutumée, je ne suis pas un avaleur de couleuvres et il m’est difficile de croire une minute aux propos tenus, mais le bon samaritain semble si candide et spontané que nous acceptons son aide. - J’ai ma voiture à deux pas d’ici, patientez quelques minutes et j’arrive. Une vieille Peugeot 504 blanche pointe le bout de sa calandre, ralentit puis stoppe sa course branlante devant nous. Soucieux, je questionne le gars : - Il est loin le Cold winter ? - Le Old winter mon ami, vieux hiver…me traduit il le sourire aux lèvres. La carriole rebrousse à l’identique le parcours que nous avions pris en arrivant sur la ville ; roule de courtes minutes avant de nous déposer devant un palace en bord du Nil. Le palais d’hiver ; le Old Winter palace. Le bâtiment est dandy, les jardins bichonnés ; la façade date du dix neuvième siècle, oeuvrée dans le style victorien. L’hôtel a un charme certain. Notre carrosse et notre allure dépareillent tant au pied de ce somptueux havre de luxe. Comme pour l’élite des familles royales, et les plus grands noms; nous faisons l’objet de toutes les attentions. La porte passagère s’ouvre en grinçant à mes oreilles un air sinistre. - Welcome Sir. S’ensuit alors un défilé de bagagistes, d’amabilités de service, de servilités et de courbettes endimanchées. Natures ; nous gravissons les marches du tapis rouge en bermuda sponsorisés par « Décathlon ». Afin de paraître moins verrues dans un cadre belle époque, nous imitons les postures et bonnes manières des milords que nous croisons. Bouche en cul de poule, balancement des bras sans fléchir les coudes, bermuda (à défaut d’un tweed) monté jusqu’aux adducteurs en moule biloute, nous montons les marches. Nous sommes tant habiles à l’œuvre que nous devenons inapparents malgré notre vêture peu appropriée. Le chauffeur emboîte nos pas et finit par les devancer à l’approche de la réception. Il nous négocie une chambre. - C’est bon, je suis parvenu à vous trouver une chambre. Une très belle chambre avec la vue sur le Nil. - Vous savez, nous ne sommes pas très fortunés et je ne sais pas… Stricto sensu, le gars me coupe la parole. - Vous êtes en Egypte, souriez ! Souris Monsieur, souris Madame…Combien de nuits ? Six, sept ? - Holà ! tout doux. Non, juste trois. Juste trois. Pauvre fou….. Porqua miseria… Les sourires sont envolés, tout comme les mille euros que la réception vient de débiter sur notre carte bleue…. Figurément et proprement parlant, nous partons à la découverte de Louxor plus légers. Les ventres sont creux, mais nous sommes attirés par le temple de la ville comme une aiguille vers son pôle. Nous souhaitons en premier lieu rassasier nos yeux. L’hôtel est à deux pas, il ne nous faut pas once de temps pour rejoindre à pied le temple d’Amon. L’ensemble, aux proportions olympiennes mais harmonieuses, enferme en son sein une colonnade haute d’une quinzaine de mètres…Trop loin pour apprécier les colosses de Ramsès II, nous contournons le temple par sa droite ; peut être les verrons nous davantage depuis la place de Sharia el Souk. - Calèche, calèche… ? nous propose un ancien en galabiah. - Non, nous marchons et cherchons un coin pour manger. - Je connais, je sais où vous mener. Montez ce n’est pas cher. Le caléchier insiste encore un peu. Nous résistons. Nous montons. - Aujourd’hui grand marché Egyptien. Seulement aujourd’hui ! Papyrus, …VRAI papyrus ! statues Ramsès, Osiris… - Nous souhaitons juste manger. - Souris Monsieur, tu es en Egypte ! Tiens, j’ai déjà entendu cette réplique. Le souvenir de celle-ci raisonne en moi comme un signe annonciateur. Celui de l’entourloupette. Le cheval qui tire l’attelage est très émacié. Toute l'épine dorsale, les côtes, les pointes des hanches, et le haut de la queue sont très saillants. L'encolure est creuse. Les os des épaules et du garrot sont facilement apparents. Et puisque son état corporel ne suffit pas à sa peine, il conduit quatre occidentaux mafflus se remplir la panse. Nous sommes tristes d’assister à ce pitoyable spectacle. Mais espérons que les quelques livres que nous laisserons au caléchier, rempliront l’auge de cette pauvre bête.
- Nous y voilà…je vous attendrai ici. - Mais ce n’est pas un restaurant ni un baladi ! lui fais-je remarquer. - Marché d’abord, le manger après… Nous sommes déposés au pied d’une devanture. Le caléchier nous guide jusqu’ à son entrée. L’impression première est surtout un effet de couleurs. C'est comme un grand panneau de pierre sur lequel un artiste aurait peint des décorations. L'architecte a voulu éviter la pâleur froide des magasins monochromes, et cherché la coloration par la variété des matériaux gardant leurs nuances naturelles. Jolie vitrine. Nous nous apprêtons à entrer dans la caverne des papyrus. Le caléchier signe un registre à la caisse du commerce et ressort de celui-ci en nous souhaitant bonne visite et surtout bonnes dépenses…la commission n’en sera que plus rondelette. Un jeune homme nous accueille dans un français impeccable. - Soyez les bienvenus ! Savez-vous comment les Egyptiens fabriquaient le papyrus ? Désirez-vous un soda ou un karkadé frais (Thé à l’hibiscus) ? Entrés avec la sensation de s’être fait enjôlé et l’ultime conviction de sortir d’ici les mains vides, nous n’osons plus rembarrer le boutiquier. Ses apports théoriques et ses démonstrations techniques sont intéressants ; et les réponses à ma curiosité, nourrissantes. - Maintenant que vous savez faire la différence entre un authentique et faux papyrus ; profitez de notre magnifique exposition vente et admirez le travail des artistes peintres. C’est vrai. Rien à redire. Les faisceaux de lumière dont on voit d’abord la trace élégante sur un mur noir dans une pièce assez sombre, dessinent et soulignent harmonieusement les figures peintes sur les papyrus. - Celui-ci représente le jugement dernier, on l’appelle aussi le tribunal d’Osiris. C’est le préféré de Carla Sarkozy, vous connaissez n’est ce pas ? me dit-il sans sourciller. - Euh ?! oui…pourquoi le couple présidentiel est venu dans cette boutique aussi ? - Oui en début d’année ! L’histoire devient tout simplement incroyable. Purement invraisemblable. - Ils nous en ont acheté plus d’une soixantaine d’exemplaires. Je reste sans voix. Soixante papyrus….ça laisse pensif. Ils doivent nous retapisser l’Elysée… - Votre président a même souhaité en personnaliser certains. Il se dirige vers le fonds de la salle et pointe l’index ; - Regardez celui là. Le tout dernier en haut, représentant le temple d’Abu Simbel. - C’est vrai qu’il est réussi. Pense tout haut Loïck. - Mr Sarkozy a souhaité que nous remplacions sur le dessin les quatre statues de Ramsès II par son profil. Il nous est possible de faire la même chose pour vous. Je marque un blanc. Où sont les caméras ? Les figurants ? Ossam Beliveau va sortir d’une cachette avec sa pancarte surprise surprise, c’est certain… Mais rien ne se passe. Me vient alors un fou rire, si babillard que le vendeur semble mal à l’aise. Flutte, il est sérieux. Ce n’est pas non plus un argument commercial. L’œil rieur, la larme abondante je me confonds en excuses et le rassure qu’il n’est pour rien dans cette gausserie. C’est tellement énorme ; personne ne me croira lorsque je vais le raconter sur mon carnet. Les potes vont être sciés. Nous poursuivons la visite et en achetons cinq, histoire de se racheter. Nous sortons. La calèche est là. - Faites un tour dans le souk maintenant ! - Non. Nous voulons manger. Lui dis-je fermement. - Suivez-moi… D’un pas décidé, limite agacé, le caléchier fonce droit dans le souk… Restés à l’entrée, nous le laissons courir seul. Il parcourt cinquante mètres, stoppe sa course et s’agite comme un flic à son carrefour. - Là, là, ici et là…partout le manger ! Venez ! Ces Egyptiens ne sont pas possibles. Ils vous collent au train en permanence. Atteints de la maladie de ceux qui ne savent pas dire non, nous lui disons pathologiquement oui. - Que désirez-vous manger ? - Egyptien. - Ok pas de problème, je vous fais un mezze des spécialités du pays. Les enfants font la moue et craignent le pire. Isa aussi. Ils auraient préféré la cantine à touriste juste à côté. Faut dire que côté hygiène, je n’ai pas choisi le top. Des mouches grosses comme mon pouce copulent sur la viande ; les rats grignotent en cuisine ; et le cuistot, cigarette au bec, dégouline sur les fitirs (Sorte de pizza avec de la feuille de briks). Vingt minutes passent. Quatre cortèges de touristes aussi. - Enjoy your lunch ! Nous encourage le serveur. Des plats sont posés sur toute la table. De quoi rassasier un régiment. Non loin, le caléchier me nomme chaque plat. - Ce plat c’est le foul, ici la tahina, le houmous, la fitir, le kochery…. A l’œil tout semble assez spécial et peu recommandable pour les estomacs fragiles. Je fais l’impasse sur la fitir au thon, arrosé d’un jus de front ; et tente en premier la Mouloukhya. Mouais…peu ragoûtant ces trucs verts et marrons qui flottent ; la texture semble gluante, dans le genre mucus nasal. Je saisis un bout de khobz baladi tari (pain) et le trempe dans cette soupe avant de le porter timidement à ma bouche. Soupe à la grimace… - Pouah ! C’est spé… M’enfile rapidement un verre d’eau pour oublier l’agression gustative, et lorgne sur le plat attenant. La fetta. Avec deux « T » oui, car il ne s’agit pas de fromage grec. Là encore c’est particulier, surtout par cette chaleur. Imaginez-vous un ragoût de mouton dans lequel vous remplacez les carottes, le thym, les oignons et les navets par du pain. Un matelas de mie de pain, gorgé du bouillon de la viande. Certes c’est bourratif, mais vomitique aussi. Point par le goût insidieux des arômes, je viens tout simplement, ou malheureusement de voir l’état des ongles des mains qui ont émietté le pain. Le cuistot est un éleveur, un encaveur de micro-organismes. Morgann qui n’a rien raté du façonnage amibifère, me fait remarquer que les touristes dans la cantoche voisine ont les babines léchées. - Mais goûtes y au moins ! Lui dis je. - Dis moi carrément de téter les doigts du cuisinier. En plus regarde ce chien, il est plein de puces, steu plait… - Bon ok, on s’en va. J’hèle le serveur et lui demande notre dû. Il jette un œil sur ce que nous avons sur la table et me présente un bout de papier. Trois cent livres Egyptiennes (40 euros) !! L’addition Egyptienne, elle, est relevée…nous sommes une fois de plus le dindon de la farce. Louxor commence à être un purgatoire luxueux… Seize heures. Il fait chaud. Très chaud. Pas moins de 43 degrés. Nous décidons de marcher jusque la Corniche pour admirer le Nil. Nous trouverons peut être un arbre ou un coin d’ombre. Nous traversons alors une petite rue au nord du temple et percevons, au loin, les voiles voguant sur le Nil. Le cadre est vraiment chouette. Relaxant. - Regarde Papa, on peut descendre par là. M’indique mon fiston. Nous empruntons les marches menant sur la berge, et trouvons un banc sous l’ombre d’un palmier. De plus le quai ménage nos tympans et une intimité sans pareil ; terminé les klaxons et les sollicitations incessantes des caléchiers. Nous jouissons uniquement des sons du Nil. Des voiles se gonflant d’air et de l’écoulement doux du fleuve. Nous entendons l’eau. Ecoutons la nature, et oublions le stress du quotidien. Le temps est à la relaxation… - Felucca, felucca ? La magie du paysage est une fois de plus brisée par l’artifice. - Non pas maintenant. Nous souhaitons rester tranquille là, à admirer le Nil. - Quand la felouque ? - On ne sait pas encore. Demain peut être. - Ce soir c’est mieux, il y’a du vent. Tomorrow no wind, maybe. - Juste pour le coucher de soleil alors ? A peine acquiescé, les voiles sont montées et déployées dans les minutes suivantes. Le capitaine est un homme d’âge mûr, vêtu de la galabiah bleue traditionnelle. Les traits sont doux et le regard paternel. Il m’est sympathique. Je le questionne. - Il n’est que seize heures et le coucher de soleil n’est pas avant deux ou trois heures ; si on emprunte le Nil vers le Nord, existe- il des îles ou îlots habitées ? - Pas loin au sud il y’a l’île aux bananes, mais au nord il n’ y a seulement que des temples. Dendera, Abydos… - L’île aux bananes ? C’est un piège à touristes non ? Notre préférence va pour un coucher de soleil sur les temples, c’est possible d’ y aller ? - Bien sûr ! Je vous amène au Caire si vous voulez !! Au gré de l’eau et du vent, nous remontons vers Dendera. Le fleuve n’a de cesse de taquiner le désert, où dunes et falaises calcaires alternent parfois avec jardins et palmeraies. Mais les scènes du pays sont sur les lèvres du Nil. Les fellahs sortent des villages de briques rouges, outil sur l’épaule. Des enfants, couleur limon, sautent des cailloux hirsutes de cannes à pêches, des pêcheurs disparaissent sous leur faix de nasses en osier, des ballets d’Ibis défilent sous nos yeux comme des images d’archives. La vogue sur le Nil nous offre un visage différent ; des paysages d’une autre Egypte. - De quelle origine êtes vous ? - Nous sommes Français. - Je pensais que vous étiez japonais. Comme le chien, je marque l’arrêt. Mais ne flaire rien. Le felouquier pointe alors l’index vers mon reflex. L’Egyptien est chambreur et je le comprends. Je suis étonné aussi parfois des sujets photographiques que les Japonais choisissent par chez nous. En pointant les voiles de son embarcation, il trouve également le sujet incongru. - Si vous êtes Français, vous n’êtes pas sans savoir que votre président a fait un présent à notre président Moubarak. Encore lui. C’est incroyable. Pas suffisant de bouffer du Nicolas dans tous les médias français, il faut encore qu’il traque ses cons citoyens en voyage. - Non, non je ne suis au courant de rien. - Cela ne fait seulement quelques mois que le monument est arrivé en terre Egyptienne. Les statues sont arrivées en Mai sur le site d’Abydos. Vous souhaitez les voir ? - Des statues ? Tu as pris connaissance de cela Isabelle ? - Non, mais cela me rend assez curieuse de voir ce qu’il a offert avec l’argent des cons tribuables. Le felouquier rajoute - Notre quotidien Akhbar Elyom expliquait que votre président est un épris d’histoire, et plus particulièrement sur la gouverne de Méhémet Ali, le fondateur de l’Egypte moderne. Il est d’ailleurs à l’origine de l’offre à Charles X , de l’ Obélisque qui trône sur votre place de la Concorde à Paris. - Abydos c’est beaucoup plus loin que Denderah, non ? - Oui il faudra passer la nuit sur le bateau. Ce n’est pas cher mon ami. - Mouais… avec les mille euros du Old Winter, je ne suis pas certain. Allons y …
Tombés comme des masses, nous nous levons courbaturés. Dormir à même le pont, sur des matelas peu généreux vous fait prendre dix ans en une seule nuit. - Nous arrivons. M’indique le felouquier, resté à la barre toute la nuit. Nous accostons un quai. Et au petit bonheur nous nous engageons dans des dédales de ruelles, flanquées de maisons en torchis. Les palissages défilent, nous passons de modestes ponts de terre, croisons des porteuses d’eau, de foin….avant d’aboutir au pied du temple d’Abydos. Nous nous acquittons du droit d’entrée, et pressons le pas jusqu’ au cadeau de la France aux Egyptiens.

Faux. Tout est faux. Heureusement. Pas de papyrus, pas de repas à 40 euros, pas de felouque jusqu’ à Abydos et encore moins de Old Winter. Ce carnet est une entourloupette. Mon arnaque Egyptienne au lecteur ! Il s’est bien entendu nourrit des instants que l’on a vécu dans ce joli pays, et je ne souhaitai pas écrire un carnet comme on en lit des tonnes. Coléreux, négatifs, bougonnants, aigris et j’en passe. C’est vrai les sollicitations sur Louxor sont parfois oppressantes pour le voyageur, mais il faut les appréhender avec l’humour. N’oublions pas que ces assauts et quémandages font avant tout, vivre des enfants, des femmes et des hommes. Seules exactitudes de ce carnet : la sublime et la beauté du Nil, et le bellissime des temples Egyptiens.
Découverte de Cuba pour une femme routarde? English translation pending
bonjour a tous, je désire découvrir CUBA, j' ai pris note de beaucoup d' infos sur ce forum merci .
J' aimerais avoir des recommandations afin de pouvoir passer un bon séjour et en méme temps aider la population .
Adresses de casas prés de la havane, vinales, cienfuegos, trinidad, baracoa, moron !
Egalement infos sur horaires des bus locaux ou touristes .
Connaitre le vocabulaire cubain et des sites interessants avec photos de ces villes !
Merci d' avance
Merci d' avance
Livre: "Kuyatè, la force du serment" (Mali) English translation pending
« On dirait qu’une faculté qui nous semblait inaliénable, la mieux assurée de toutes venait de nous faire défaut : la faculté d’échanger nos expériences. » (Walter Benjamin, Le Narrateur)
Drissa Diakité : Kuyatè, La Force du Serment. Aux origines du griot mandingue. L’Harmattan, Paris / La Sahélienne, Bamako. 2009.
Kuyatè, la force du serment repose opportunément la problématique de la tradition orale comme source de l’histoire africaine. Au moment où les fétichistes de l’écriture reviennent à la charge, arguant que le passé lointain de l’Afrique est absent du fait de la non-existence de document écrit (sic), Kuyatè, la force du serment apporte la magistrale démonstration que la parole ancienne est en pays mandingue un merveilleux réservoir de connaissances historiques, de savoir-faire et de savoir-être.
Le titre Kuyatè réfère aux griots (jeli, en bamana), ces détenteurs par excellence de la mémoire historique chez les peuples mandingues ; les Kuyatè (Kouyaté) sont les tout premiers à exercer la jeliya, « fonction de griots » : dans la plupart des versions de l’épopée de Soundiata, le jeune héros est en compagnie de son jeli qui recevra plus tard le patronyme de Kuyatè. L’histoire suggère que de tous les temps, les sociétés Mande on eu des jeli. Drissa Diakité nous donne à lire un récit captivant relatant les principaux événements qui ont conduit à l’avènement de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Il met en scène plusieurs figures historiques : Soundiata Keïta, Soumaworo Kanté, l’adversaire de et vaincu par Soundiata, Tiramagan Traoré, l’un des généraux de Soundjata, Fakoli Kourouma, Kamadian Kamara, etc. et porte un éclairage nouveau sur le rôle des grands clans constitutifs du Manden.
Avec force, Kuyatè retrace en quelque sorte la genèse des héros fondateurs de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Au cours des siècles qui suivirent, d’autres personnalités emblématiques poursuivront cette grande aventure humaine jusqu’au-delà des limites du continent africain.
A recommander vivement à tous ceux et celles qui s’intéressent à l’aire culturelle Mande en général, ainsi qu’au Mali et son histoire glorieuse en spécial.
Drissa DIAKITÉ est historien, professeur à l’ÉNSup de Bamako de 1982 à 1996, ancien doyen de la faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Bamako. Il a publié de nombreux travaux consacrés à l’histoire de l’Afrique et du Mali (dont une contribution pour l’ouvrage actuel, Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, réponse au révoltant discours politique du Président français, tenu à l’Université Cheikh-Anta-Diop/Dakar, à l’occasion de sa première visite officielle en Afrique).
Drissa Diakité : Kuyatè, La Force du Serment. Aux origines du griot mandingue. L’Harmattan, Paris / La Sahélienne, Bamako. 2009.
Kuyatè, la force du serment repose opportunément la problématique de la tradition orale comme source de l’histoire africaine. Au moment où les fétichistes de l’écriture reviennent à la charge, arguant que le passé lointain de l’Afrique est absent du fait de la non-existence de document écrit (sic), Kuyatè, la force du serment apporte la magistrale démonstration que la parole ancienne est en pays mandingue un merveilleux réservoir de connaissances historiques, de savoir-faire et de savoir-être.
Le titre Kuyatè réfère aux griots (jeli, en bamana), ces détenteurs par excellence de la mémoire historique chez les peuples mandingues ; les Kuyatè (Kouyaté) sont les tout premiers à exercer la jeliya, « fonction de griots » : dans la plupart des versions de l’épopée de Soundiata, le jeune héros est en compagnie de son jeli qui recevra plus tard le patronyme de Kuyatè. L’histoire suggère que de tous les temps, les sociétés Mande on eu des jeli. Drissa Diakité nous donne à lire un récit captivant relatant les principaux événements qui ont conduit à l’avènement de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Il met en scène plusieurs figures historiques : Soundiata Keïta, Soumaworo Kanté, l’adversaire de et vaincu par Soundiata, Tiramagan Traoré, l’un des généraux de Soundjata, Fakoli Kourouma, Kamadian Kamara, etc. et porte un éclairage nouveau sur le rôle des grands clans constitutifs du Manden.
Avec force, Kuyatè retrace en quelque sorte la genèse des héros fondateurs de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Au cours des siècles qui suivirent, d’autres personnalités emblématiques poursuivront cette grande aventure humaine jusqu’au-delà des limites du continent africain.
A recommander vivement à tous ceux et celles qui s’intéressent à l’aire culturelle Mande en général, ainsi qu’au Mali et son histoire glorieuse en spécial.
Drissa DIAKITÉ est historien, professeur à l’ÉNSup de Bamako de 1982 à 1996, ancien doyen de la faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Bamako. Il a publié de nombreux travaux consacrés à l’histoire de l’Afrique et du Mali (dont une contribution pour l’ouvrage actuel, Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, réponse au révoltant discours politique du Président français, tenu à l’Université Cheikh-Anta-Diop/Dakar, à l’occasion de sa première visite officielle en Afrique).
Voyage au Vénézuela seul: sécurité? English translation pending
Hola! j'ai pris tout récemment mon billet pour caracas, je compte rester 2 mois en Amérique du Sud, mais les propos sur caracas dans les forums m'inquiètent un peu.. d'autant que je parle espagnol moyen. je voudrais rejoindre la colombie en bus après m'être un peu déplacé sur la partie ouest du venezuela . Mais c'est un peu pour ma sécu que j'ai un doute.. (je suis pas particulierement peureux mais ca a l'air assez serieux)
Est-ce que vous pourriez m'aider à en savoir plus ? Merci ++ Adrien
Est-ce que vous pourriez m'aider à en savoir plus ? Merci ++ Adrien
Passage Panama-Colombie possible? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais passer en Colombie depuis le panama et rejoindre bogota, est-ce possible?? ou voyez vous d'autres alternatives?
Merci Orane
j'aimerais passer en Colombie depuis le panama et rejoindre bogota, est-ce possible?? ou voyez vous d'autres alternatives?
Merci Orane
République Dominicaine: meilleur hôtel et météo à Samana ou Boca Chica en juin? English translation pending
Bonjour,
C'est décidé je pars pour la Rep Dom, je réalise un rêve!!! J'ai lu bcp de messages sur ce site (!!!) et je me dis que je vais tenter le coup malgré la saison des pluies, les previsions météo peu heureuses... Qu'en pensez-vous? 🤪
Je pars ce jeudi 4 juin normalement. Il me reste a decider où... Samana ou Boca Chica? Quelqu'un peut-il m'eclairer?
ou alors au niveau des hôtels, quelqu'un est il deja allé dans l'un des hotels suivants:Hotel Viva Wyndham Tangerine, Cabarete, Samana, 4 etoilesHotel Club Aligio Beach, Samana, 3 etoilesHotel Dominican Bay, Boca Chica, 3 étoilesEnfin, quelle que soit l'hotel et la ville, que faut il faire a tout prix en Rep Dom, qu'est ce qu'il ne faut surtout pas oublier de faire avant de partir? Un conseil particulier? (on m'a deja conseillé l'ecran total, le smecta pour la "tourista", des vetements longs le soir pour les moustiques...)
Merci beaucoup par avance pour vos reponses!!! 🙂
C'est décidé je pars pour la Rep Dom, je réalise un rêve!!! J'ai lu bcp de messages sur ce site (!!!) et je me dis que je vais tenter le coup malgré la saison des pluies, les previsions météo peu heureuses... Qu'en pensez-vous? 🤪
Je pars ce jeudi 4 juin normalement. Il me reste a decider où... Samana ou Boca Chica? Quelqu'un peut-il m'eclairer?
ou alors au niveau des hôtels, quelqu'un est il deja allé dans l'un des hotels suivants:Hotel Viva Wyndham Tangerine, Cabarete, Samana, 4 etoilesHotel Club Aligio Beach, Samana, 3 etoilesHotel Dominican Bay, Boca Chica, 3 étoilesEnfin, quelle que soit l'hotel et la ville, que faut il faire a tout prix en Rep Dom, qu'est ce qu'il ne faut surtout pas oublier de faire avant de partir? Un conseil particulier? (on m'a deja conseillé l'ecran total, le smecta pour la "tourista", des vetements longs le soir pour les moustiques...)
Merci beaucoup par avance pour vos reponses!!! 🙂