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Tanger, mon amour English translation pending
by Izanora · 2007-01-31 · 54 replies
Tanger, au mois de juillet : je tombe amoureuse.

Paris, au mois d'aout : je négocie ma démission de mon poste d'animatrice socio culturel.

Village berbere au mois de septembre : je me marie devant Dieu.

Paris, au mois d'octobre : je liquide tout c'est à dire pas grand chose, mon appartement et le peu qu'il contient que j'abandonne à mon cher ami et compagnon de route, Haitham.

Tanger, au mois de novembre : je commence ma nouvelle vie d'habitante de la casba.

Tanger, au mois de janvier : je commence ce journal, dans un cybercafé, une clope au bec, une bouteille de sidi ali à mes cotés, pour mon plus grand plaisir et peut etre pour partager ce plaisir des mots d'ailleurs, des mots d'ici et maintenant avec quelques cyber voyageurs.

Je ne sais trop par quoi commencer, le commencenement peut être ?...peut être pas. A voir, a vous de voir peut être ? peut être pas... à bientot.
Un autre avis sur le Riu Merengue English translation pending
by Eclipz311 · 2007-01-20 · 20 replies
Bonjour

Je viens de passer 2 semaines au Riu Merengue de Puerto Plata... voyage réservé par Nouvelles Frontières, transporteur Corsair... je vais donc faire un compte rendu... je sais qu'il y en a déjà, que beaucoup a été dit... mais je vais donner mon opinion quand même et tant pis si ça fait répétition.

Bien, allons-y...

Réservation Alors, j'ai réservé avec un ami le 19 Aout 2006 pour des vacances du 3 au 17 Janvier 2007. Si on réserver tôt, l'hotel étant un paladien, on a 15% de réduc... dans la limite du nombre de places allouées à la promotion. A titre indicatif, pour ces 2 semaines, nous avons payé un poil moins de 1500€ par personne (avec assurances, taxes aéroports, taxe d'entrée de 10$ /pers incluse mais hors taxe de sortie de 20$/pers) Lors de la réservation, les vols devaient être opérés en 747-400 de Corsair à l'aller comme au retour... on nous évoque une escale en Jamaïque au retour mais pas de certitude et horaires inconnus lors de l'achat du voyage... on veut bien nous réserver des sièges dans l'appareil et on nous imprime un papier stipulant la réservation... on paie environ 450€ chacun, le reste à payer 1 mois avant le départ.

Début Décembre nous retournons donc payer le solde... rien de spécial... on nous dit juste que nous devrons retirer les billets le jours du départ, à l'aéroport.

Par hasard je vais sur le site aéroport de Paris et je vois que le vol retour ne sera plus opéré en 747 mais en A330... étant donné que nos sièges étaient réservés pour le pont supérieur du 747 et qu'il n'y a pas de pont supérieur sur un A330, je téléphone à l'agence pour demander ce qu'il en est de nos places. La fille me dit que pour le retour, elles sont invalides (forcément) donc je demande si je peux changer la résa, elle essaie et me dit qu'elle ne peut pas, qu'elle appelle Corsair et qu'elle me rappelle... elle me rappelle et me dit que le vol est mono-classe et que donc la pré-réservation des sièges n'est techniquement pas possible... Comme je suis un gros pénible et que je suis un peu dubitatif face à l'excuse, je contacte Corsair qui me dit très exactement la même chose... et comme je suis dubitatif, je contacte quelqu'un que je connais un peu et qui y travaille... et qui confirme... ok, là j'ai confiance ! Après coup je tilte et je rappelle l'agence pour demander si mon siège à l'aller est toujours OK... réponse non, le vol est passé en mono-classe aussi... si je veux un bon siège, j'ai le droit d'arriver tôt à l'aéroport.

Début Décembre, peu après avoir payé, je reçois une lettre me donnant les horaires de vol, disant qu'il faut se présenter à l'enregistrement 2h avant le départ et qu'il faut confirmer le vol retour 72h avant en appelant un numéro de téléphone... Il est aussi écrit qu'il ne faut pas oublier les 20$/pers pour le retour... ok, ça roule pour moi... à ceci près que le vol retour est indiqué le 17 à 23h59 sur le papier... et le 18 à 00h40 sur le site aéroport de Paris... pas de quoi faire un cake pour 40 minutes, on imagine une raison purement administrative à ce "23h59"

Le départ Bien, décollage prévu à 10h, on ne va pas faire les cons et arriver à 8h comme demandé, on va arriver pour 7h... et on arrive à 6h30... c'est le désert et l'avantage c'est qu'on peut retirer nos billets sans la moindre queue... on se présente aux comptoirs d'enregistrement, ils sont encore fermés... ils ouvrent 10 minutes plus tard... quasi pas de queue... un petit problème avec l'impression des cartes d'embarquement mais ça va, on les a vite quand même, on demande avec gentillesse une place sympa... et le monsieur nous sort rangée X, siège A et C... j'ai un peu peur qu'il y ait quelqu'un entre mon pote et moi donc j'embete le monsieur pour qu'il me confirme que les sièges sont bien l'un à côté de l'autre... il confirme. Vu le numéro de siège on est soit tout au fond, soit en haut... passons... petit café... petit tour pour acheter journaux et magazine... petit tour sur les écrans, l'avions est prévu avec 10 minutes de retard (pas de quoi fouetter un chat)... on se pointe en salle d'embarquement histoire d'avoir de la place pour s'assoir (après une visite des boutiques détaxées)... et notre avion vient d'arriver de Fort de France, les premiers passagers débarquent... ça sent le retard. Effectivement, on aura un peu de retard... environ 3/4 d'h... hop, embarquement "en haut des escaliers messieurs"... et hop, royal, nous sommes assis en classe Grand Large (merci m'sieur)... Alors le vol est mono-classe donc on est assis en grand large, on a le siège qui va bien (avec coussins, couverture, reglage lombaire, plein de place, un siège qui bascule beaucoup, une télécommande, des lampes reglables, le repose pied, l'écrans individuel, etc etc etc) mais il n'y a pas de prestation Grand Large (pas de champagne, même programmation de films qu'en Eco, même choix de repas)... nous sommes bien contents... personnel sympa, repas tout à fait correct... top Durant le vol on nous remet la carte d'entrée à 10$ et un formulaire à remplir pour les autorités (nom, prénom, date de naissance, adresse, profession, motif de visite, adresse en RD, ...)

Les 8h45 de vol se passent vraiment très bien, nous arrivons avec environ 1/2h de retard à Puerto Plata sous une petite pluie... On passe un filtre où on donne sa petite carte à 10$ et on arrive en salle bagages... beaucoup de monde, pas beaucoup de place et un tapis qui s'arrête à peu près toutes les 4 minutes et 27 secondes... on prend son mal en patience... Hop, valises récup, on sort de l'aérogare, y a un petit comptoir NF qui nous demande "Merengue ?" "oui" "Bus numéro X"... et hop, on va au bus X... on y dépose sa valise, un mec nous la met dedans et nous montre une pièce... non non, pas d'argent pour lui, il a porté la valise 12 secondes pour la déplacer de 15cm, faut pas pousser mémé dans les orties...

On monte dans le bus, y en a pour environ 30/40 minutes... mine de rien c'est déjà long quand on est bien fatigués... on nous distribue une enveloppe (avec invit à la réunion d'info, liste des excursions possibles, ...) et une feuille à remplir par chambre... ensuite quelqu'un passe dans le bus pour demander le nom et indiquer le numéro de chambre.

Nous arrivons enfin... débarquement des valises, petit cocktail de bienvenue dans le hall de l'hotel... et grossse grosse cohue... forcément, l'arrivée NF est probablement la plus grosse... 300 personnes environ le jour de notre arrivée... et tout ce petit monde veut la même chose : son enveloppe... alors tout le monde fait + ou - la queue dans le hall (pas à la réception, sur une table à part) pour avoir ça... et cette enveloppe contient les clefs de la chambre et du coffre, des cartes pour les serviettes (on y reviendra), un plan de l'hotel pour localiser la chambre et des auto-collants avec le numéro de chambre écrit dessus...

L'auto-collant, on nous explique qu'on le colle sur nos valises de façon visible... et qu'on laisse nos valises là où elles sont, dans le halls (on est quand même pas trop cons, on évite de les laisser dans le chemin et on évite de les jeter dans le magnifique sapin de Noel qui trone au milieu du hall)... on peut partir faire ce qu'on veut, quelqu'un nous portera nos valises à la chambre dans quelques minutes...

Nous, nous décidons direct de voir un peu la plage... mine de rien il est bien 17h, plus beaucoup de monde en train de bronser... on retire nos pompes, on met les pieds dans l'eau... c'est chaud, ça fait du bien... On finit par se dire qu'il va peut-être falloir aller à la chambre... un animateur NF est dans les allée pour expliquer aux gens comment trouver leur chambre... nous y arrivons, nos valises attendent devant la porte...

Les chambres Les chambre sont dans des petits batiments regroupant 8 chambres... 4 au RDV, 4 en haut... toutes avec terrasse/balcon La notre a une vue pas terrible terrible mais on décide que ça fera bien l'affaire, on ne compte pas vraiment y faire autre chose que dormir et se laver...

Au niveau équipement : un coffre-fort... on nous explique qu'on peut laisser la clef de chambre à la réception si on part pour la journée mais on ne doit surtout pas laisser la clef du coffre... on ne s'en sépare pas, on ne la donne à personne... sinon forcément ça pourrait créer des tentations... mais attention, on ne la perd pas non plus sinon c'est 20$ à payer pour que le coffre soit défoncé et ouvert... nous voila prévenus... et elle nous fera suer cette clef mal attachée... alors on la réattachera mieux hein !

bref, je continue sur l'équipement : mini-bar contenant 1 gallon de flotte purifiée (because on ne doit pas boire l'eau du robinet, non potable), 2 pepsi, 1 pepsi diet (light en bon français ;), 2 bieres, 1 limonade, 1 genre de schweppes (ortho ?) et je crois que c'est tout... rempli tous les 2 jours et complètement gratuit... précision, bouteilles de 25cl si ma mémoire est bonne)... seule exception au remplissage : si on n'a pu de flotte pour se laver les dents, aucun problème, il suffit d'aller en demander à la réception même si les 2j ne sont pas passés une chose, il est demandé de laisser ces boissons dans la chambre et de ne pas sortir avec (ça n'empêche pas que certains le fassent mais on le verra, c'est inutile)

au dessus du bar, 4 bouteilles de taille standatd d'alcool... vodka je crois, rhum... et après je sais plus... pour les alcoolo, non, on ne peux pas emporter ces bouteilles, elles sont dans un casier vérouillé et juste les verseurs dépassent... et toc... bouteilles changées si vides toutes les semaines je crois... mais pas certain car nous n'y avons pour ainsi dire pas touché

tout ça c'est dans le "couloir" d'entrée... dans un placard... dans la même pièce, un autre placard contenant une penderie avec plein de ceintres... et le coffre par terre...

dans la chambre, tv avec près de 10 chaines, une seule en français (tv5), une majorité en espagnole et pas mal en anglais (cnn, warner bros tv, fox, mtv, ...) hormis la TV, ventilo au plafond, clim, 2 lits de 2 places côte à côté, quelques meubles, 1 fenêtre et une porte fenetre (tous 2 avec moustiquaire glissant)

dans la SdB : toilettes, baignoire avec douche intégrée, sèche cheveux, le plein de serviettes (pour le sol, pour les mains et pour le corps), des savons, des bonnets de douche, du gel douche, des sachets pour les tampons de madame, etc etc etc... Un truc, ils sont très hygiène... donc à côté des toilettes, au cas où on oublierait, un petit message en 4 langues indique qu'il serait bon de se laver les mains après avoir fini... Un autre message à côté de lévier invistant (toujours en 4 langues...) à ne demander le changement des serviettes (en les mettant dans la baignoire) que si elles sont salles... ça économise du détergent et comme le détergent est polluant, c'est + mieux (j'imagine que ça économise aussi des sous mais c'est pas marqué dessus)

Sans être magnifiques, elles sont agréables, d'une taille bien suffisante... moi j'ai juste regretté que ma valise ne rentre pas sous le lit

voila donc pour la chambre...

Se nourrir bien, il est l'heure de manger hein maintenant... allons-y... nous, un peu bête, on n'a rien lu donc on y va à l'arrache (oui, dans la chambre, un petit fascicule (en 4 langues, pour changer) explique le fonctionnement de l'hotel, les heures de repas, etc etc)... on se pointe au resto près de la piscine, on le trouve un poil désert mais c'est pas grave, on prend des assiettes et là une brave dame nous dit "no buffey"... moi sur le coup je comprends "no bouffer" ce que je trouve un peu limite mais bon... le français n'est pas sa langue natale... alors ça me fait rire en fait... mon pote un poil moins con que moi comprend "no buffet" ce qui est déjà plus cohérent... donc on va à l'autre resto... une salle assez grande mais pas moche du tout, pas cantine du tout et pas vraiment bruyante... et là voila, un buffet pour les entrées... une tripotée de choix pour les plats... du fromage, des gateaux, de la glace en guise déssert... beaucoup de choix... on se sert l'entrée, on s'installe à une table prête à nous recevoir et hop, en moins d'une minute on nous sert de l'eau et on nous demande si on veut de la bière, un jus de fruit, du vin, un soda... voila donc si on demande on nous l'apporte... sinon, pour éviter d'être un emmerdeur, on a aussi le droit de se lever et d'aller se servir soi même...

bref, la règle est la suivante... le Riu Merengue est dans un complexe de 3 riu... le matin et le midi, on mange là où ça nous chante pourvu qu'on soit dans les horaires du resto voulu... le soir en revanche, on demande aux gens du Merengue de manger dans un resto du Merengue, aux gens du Bachata de manger dans un resto du Bachata et idem pour ceux du Riu Mambo... c'est aussi simple que ça.

Niveau horaires, on peut toujours manger quelque part... le petit dej au resto principale commence à 7h du mat (pour ceux qui sont vachement matinaux on peut demander un petit dej préparé plus tôt, suffit de prévenir avant) jusque 10h du mat ensuite, de 10à 12 ou 13h, le petit dej est servi au snack près de la piscine (mais plus au resto principal) Le déjeuner est de 13h à je sais pas quelle heure (15h sans doute) au resto principale à partir de 13h je crois, le snack passe en vrai mode snack (buffet de crudité + plein de trucs qui font grossir) la brochure annonce un mode "gouté" de 16 à 17h au snack... heu... à priori non... le soir, de 18h30 à 22h, diner au resto principale ou service à la carte (steack house ou resto italien) au snack durant les mêmes horaires... et à 22h, le snack redevient snack jusque je ne sais pas quelle heure le matin... En réalité le service à la carte se fait pas à proprement dans la zone snack... c'est dans le même batiment ouvert mais les 2 zones sont "séparées"... au resto à la carte, il y a 2 services et pour y manger, il faut réserver le matin, à 7h ou à 10h (et je n'ai pas dit entre 7h et 10h) à l'entrée du resto principale (je cherche encore la logique mais bon, c'est pas bien méchant). Nous n'y avons pas mangé mais il parrait que le steack house sert vraiment de la bonne viande... et oui, le service à la carte est tout aussi gratuit que les buffet et on peut y manger souvent si ça nous chante...

Grosso modo, déjeuners et diners au resto principale sont du même style... c'est bon, on peut avoir une alimentation très équilibrée, il y a toujours un plat local et des légumes locaux mais il y a aussi de la cuisine plus classique pour gens venus d'Europe ou d'Amérique... seul truc, au bout de 2 semaines, on commence à pas mal manger la même chose... en même temps il est difficile de diversifier à fond sur 2 semaines surtout si les gens prennent 4 ou 5 légumes à chaque fois et plusieurs viandes ou poissons par repas (oui, il y a toujours de la viande et toujours du poisson)

Sur les 2 semaines, 2 fois un repas à la thématique mexicaine... et c'est bon !

Tous les jours, à midi trentre, midi et demi (oui, je sais, c'est la même chose mais c'est une ref au Merengue), une animation autour de la piscine ou près de la plage avec un repas spécial à l'endroit de l'animation... ça change, c'est sympa, c'est souvent drôle...

Pour les petits dej, il y atous les styles... le seul vrai truc qui manque, c'est un vrai jus d'orange... mais compensé par des jus faits mains de banane, melon, etc etc (pour certains, jus avec du lait... ça donne des os costauds)

En résumé, c'est bien, c'est bon, c'est agréable et si on veut manger des frites à 4h de l'après midi ou à 1h du mat, oui, on peut et ça ne dérange personne

Note sur les vêtements... on ne va pas manger en étant tout mouillé, on ne va pas manger en maillot de bain, on ne va certainement pas manger torse nu, on ne mange pas en maillot de bain seul et le soir, pour les messieurs, on ne va pas manger en exposant ses poils de dessous de bras (pas de sans manche... courtes manches oui, sans manche non)... sinon on vous demandera très poliment d'aller vous changer... Une fois on nous a demandé de déposer nos serviettes humides à l'entrée... on les a recup à la sortie, c'est sans problème

Se mettre au soleil Bien, il est l'heure d'aller bronzer un peu (enfin pas moi, j'suis blanc comme pas possible donc je brule ou je prends des couleurs mais je ne bronze pas, c'est ainsi)... Tout bronzeur qui se respecte va aller chercher sa serviette de plage à la petite cabane près de la piscine... donc on tend les cartes qu'on a eu dans l'enveloppe le jour de notre arrivée et le monsieur nous donne une serviette/carte... à priori, je crois qu'on ne peut pas changer de serviette plusieurs fois le même jour... par contre, on peut évidemment garder sa serviette d'un jour sur l'autre... et si on veut rendre sa serviette tard le soir quand la cabane est fermée, c'est simple, on la garde avec nous la nuit, on y retourne le lendemain matin, on rend les serviettes et le monsieur demande si on veut récupérer nos cartes ou si on veut de nouvelles serviettes... c'est aussi simple que ça. Note sur les cartes : si on en paume une, c'est 20$... donc le mieux c'est de les donner au début et de jour en jour, demander une nouvelle serviette... ne redemander la carte que le dernier jour... comme ça, aucun risque de perte... à moins que vous ne paumiez carrément la serviette auquel cas le monsieur vous rendra autant de cartes que de serviettes...

Bref, pour le soleil, 2 choix : la piscine d'un des 3 hotels (avec bar dans la piscine au bachata) la plage

Pour la plage, les transats sont en nombre largement suffisants... aucun problème.. on peut se mettre au soleil ou alors un peu sous les arbres... c'est chacun comme il veut. Le sable n'est pas blanc mais ça va, il est pas mal quand même... pour la mer... bon, on a vu mieux, c'est certain... il y a du relief sous-marin assez proche du bord... donc on marche et on a de l'eau jusqu'au coup, on avance de 30cm et on peut s'assoir dans l'eau sur les cailloux... pas fantastique mais pas ultra génant non plus... et un peu plus loin, à environ 15 mètres du bord, il y a une ligne de bouée qui indique du récif à fleur d'eau avec oursins etc... là on évite de poser les pieds... Pour ceux qui se demande s'il faut des petites chaussures plastique pour aller dans l'eau, je dirai que non si on n'approche pas de la ligne des bouées... le relief sous-marin à proximité n'est pas coupant ni quoi que ce soit...

Précision concernant la plage... elle est venteuse... quand il fait grand soleil, c'est agréable... si des nuages passent devant le soleil, on peut avoir le poil qui dresse un peu... mais ça va, on est loin de geler quand même. Autre point, le soleil est au dessus des terres et non au dessus de la mer... donc les bronzeurs se mettent en position dos à la mer, face au soleil... inconvénient, vers 17h, le soleil bas passe derrière les arbres... la bronzette est finie, la plage rafraichie d'un coup (alors qu'il fait toujours très bon dans le reste de l'hotel où on ne sent pas le vent et où la végétation garde la chaleur)

Pour les piscines, il y a un peu moins de places... les espaces ne sont pas géants donc il vaut mieux arriver le matin un peu tôt (pas super tôt non plus, soyez rassurés)... La piscine du Merengue fait 1m40 de profondeur partout avec un petit pont qui passe au dessus à un endroit... interdit de plonger... il y a aussi un petit bassin pour les enfants... et des douches autour de la piscine pour se mouiller/rincer ou ce que vous voulez Après 20h, la piscine est fermée pour traitement de l'eau... Il arrive que la piscine soit fermée pour une journée complète... ça arrive quand un enfant s'oublie dedans à priori...

Et sinon, il y a les sports aquatiques, situés un peu après le Riu Bachata, sur une autre plage... Tout ce qui n'est pas motorisé est gratuit, le prêt de masques et tubés est offert mais il faut laisser un dépot (qui sera rendu en même temps que le matériel en bon état)... pour les pédalo et trucs du genre je pense qu'on peut les prendre directement s'il y en a de dispo sinon on nous recommande d'y aller un peu avant et de prévenir qu'on voudrait un pédalo par exemple (genre "dans 1h je voudrais faire du pédalo si possible" et hop, à l'heure prévu un pédalo sera dispo et réservé pour vous... ça évite d'attendre 3 plombes que quelqu'un revienne de sa ballade en mère qui vient de commencer) Pour les sportsmotorisés, je n'ai pas les tarifs...

Se désalterer Il fait chaud, il faut boire... 3 bars au Merengue... et aucune idée dans les autres... Au Bachata il y a un bar ouvert 24/24... donc étancher sa soif de pepsi à 4h du mat', oui, c'est possible... Grosso modo le bar près de la piscine et de la plage est ouvert du matin au soir... mais je ne connais pas les horaires... ça doit être idem pour le bar du snack... tandis que le bar du théatre n'ouvre que le soir... Sodas en libre service, idem pour les cafés, capuccino, etc etc... tout gratuit, pour changer... Au bar, boisons alcoolisées, cocktails avec ou sans alcool sont également gratuits et à volonté... certains sont préparés à la main, d'autres tournent dans des machines à mélanger... personnellement, mention spéciale pour le Mojito... c'est le plus chiant à préparer pour les serveurs mais c'est le meilleur... pendant quelques jours ils semblaient à court d'ingrédients, j'ai eu peur de partir sans un dernier mojito mais heureusement ils sont revenus 2j après la rupture... l'honneur est sauf ! Le jour, tout est servi dans des gobelets en plastique, le soir dans de vrais verres.

Même si on choisira de préférence un truc marqué dans la carte, ça ne pause absolument aucun problème aux barmen (et barwomen, ne soyons pas sexistes) de faire le mélange qui vous chante... it's up to you.

A peu près tous les jours, un cocktail spécial... commandable ce jour là et pas un autre... et toc ! Le jour de la fête de la coco, le cocktail du jour est servir à midi trente, midi et demai dans une vraie noix de coco... ça fait classe...

Truc bien, pour se désaltérer, on peut aussi se contenter de rester le cul sur sa chaise longue (plage ou piscine)... tôt ou tard un animateur ou un barman passera avec un plateau de gélatine, de cocktails ou de fruits et en donnera à qui voudra... c'est super appréciable

Sinon on a eu le cocktail de la réception... "champagne" pour tout le monde

Have fun Tous les jours ont un programme d'activité bien complet... si on ne veut remplir sa journée que de ça, c'est possible... un animateur fait une annonce au micro ou passe à la plage et à la piscine à la recherche de volontaires... on ne nous force pas, si on dit "non", ils comprennent "non"... Aquagym, beach volley, volley dans la piscine, fitness, flechettes, cours de danse, lot/bingo, ping pong, foot, bowling et un certain nombre d'autres que j'oublie forcément... difficile de faire mieux, vraiment. Si c'est un tournoi, le soir, avant le spectacle, vous aurez le privilège de monter sur scène pour recevoir votre diplôme et votre petit cadeau de récompense... si vous êtes trop timide, vous n'y allez pas, personne ne vous en voudra.

Tous les midi, une activité spéciale marrante à voir, sans doute à faire aussi...

Tout cela est très bonne ambiance, rythmé par de la musique sympa et entrainante, avec des gens géniaux...

Le soir à 21h30, spectacle... le plus souvent c'est une troupe de danseurs, c'est sympa à voir... mais on a aussi eu un super magicien (et pourtant j'suis pas fan) sacré showman, une élection du couple idéal à mourrir de rire, du karaoké... tout se passe au théatre sauf une osirée sur la plage et une soirée rue caribéenne (j'en reparlerai si j'y pense) si le temps le permet.

Ensuite il y a la discothèque, tous les jours sauf le lundi de 22h à 2h je crois... je n'y suis jamais allé, il parrait que ça peut être sympa les jours où c'est pas le point de rendez-vous des poivrots... à ce propos, nous n'avons rencontré qu'une seule personne un peu trop joyeuse du fait de l'alcool... les gens sont-ils raisonnables ou discretement raccompagnés, je n'en sais rien...

L'hygiene Comme je l'ai dit, l'hygiène ça compte là bas... tout est très propre, la chambre est impeccable tous les jours (et pourtant on a super cradé la chambre sans le vouloir une fois)... et même sans donner de pour-boire, la femme de ménage nous faisait de jolies "sculptures" avec les serviettes... comme quoi la notion de service et de gentillesse spontané, ça existe à priori...

Autre chose concernant l'hygiène, en sortant des toilettes de l'hotel (pas de ceux de votre chambre, faut pas pousser) une dame est là en permanence pour vos metre quelques goutes d'une gel désinfectant sur les mains... Même procédé à l'entrée du resto... nous avons trouvé cela remarquable et très appréciable.

Sur la plage et au bord de la piscine il y a des poubelles et des sceaux... on peut boire et manger sur la plage, il suffit de mettre les déchets et assiettes dans les sceaux et tout est récolté par un employé un peu plus tard... Bien entendu il y a toujours des blaireaux indisciplinés qui vont laisser leur verre ou leur mégot (j'ai du mal avec les gens qui fument à la plage mais bon) sur le sable... forcément, ça fait super crade... alors un employé de l'hotel ramasse tout ça régulièrement...

Et le soir, les transats sont rangés, la plage est nickel, prête pour le lendemain

Les personne Les gens de l'hotel sont d'une gentillesse admirable... aussi bien l'équipe d'animation que le reste du personnel... Sur le coup on peut se demander s'ils n'ont pas un super moyen d'attirer le pour-boirre, mais c'est vraiment autre chose...

Je parlais tout à l'heure de cette pauvre femme de ménage à qui on a laissé une chambre dégueu un jour... nous sommes revenus, la chambre était nickel, notre towel art refait à neuf... quelques jours plus tard, elle s'apprétait à faire notre chambre au moment où nous sommes sortis... pour nous excuser et la remercier de son travail, nous lui avons donné un petit billet... ça lui a fait un super plaisir (d'ailleurs ils préfèrent les euros ou les dollars ceci dit en passant... le peso est moins avantageux pour eux) et elle a tappé la discut un moment... après on s'en est encore plus voulu parce qu'on faisait cramer des trucs anti-moustiques, elle nous a dit qu'elle était asmatique et que ça la génait pour respirer... mais que surtout fallait pas qu'on arrête juste pour elle... Après le pour-boirre la chambre a continué à être nickelle, ni +, ni -... et ça c'est top

Au bar ou derrière les fournaux, les gens n'hésitent pas à "checker" et à demander comment ça va... hop, une tappe dans la main, un ptit tappage de poing, une serrage de main... ça cré un lien super sympathique et c'est un moyen génial pour abattre la relation employé/client qui pourrait sinon devenir un peu lourde... les gens sont tellement aux petits soins qu'on a presque l'impression d'abuser... alors sympathiser avec eux ça fait plaisir et ça leur prouve je pense qu'on a une infinie reconnaissance pour leur travail

Concernant les serveur... bah nous on se mettait grosso modo toujours dans le même coin au resto... donc on avait toujours le même serveur... un mec super gentil, toujours attentif à nos verres et à nos attentes... un mec génial... on a commence à sympathiser... le dernier jour il a vu qu'on était en jean, il a bien compris qu'on partait... alors à peine il nous a vu arriver, hop, on a eu le droit à un gros calin chacun... trop trop gentil... on a vraiment apprécié...

Pour l'équipe d'animation, des gens sympa également... des français et des dominicains... une patate d'enfer... là encore on peut sympathiser... de tps en tps ils demandent s'ils peuvent manger avec nous, ils parlent, s'intéressent, c'est appréciable... idem, en journée ou le soir ils font un peu le tour des gens pour papoter, demander si ça va, dire bonjour... Il est arrivé plusieurs fois qu'une animatrice nous dise "je vais là", " je vaus chez untel" ou "je vais en ville" et nous demander si ça nous disait de l'accompagner... honte sur nous, on a toujours refusé... elle s'est vangée, j'ai pas eu le droit à ma bise en partant... mais j'ai eu le droit de la prendre en photo en échange d'une danse...

Le reste de l'hotel Lhotel est très beaux, les jardins sont superbes...

Il y a une rue commercante (la rue caribéenne dont j'ai parlé plus tôt) avec divers commerces... dont une salle de muscu gratuite je crois, la maison des docteurs très chere (on nous dit de vraiment essayer de ne pas tomber malade... ça coute très cher la consultation et encore plus les médicaments), une bijouterie, etc etc

Il y a aussi des commerces près du hall où on peut trouver des timbres, de l'alcool, des souvenirs pas terribles, à manger (des fois qu'on ne mangerait pas assez à l'hotel), des cigarettes, la presse (y compris française)... A ce propos, les timbres sont à 40pesos, cad environ 1€... et on nous dit clairement que la carte va arriver sous 3 semaines, 3 mois... ou jamais...

le lendemain de l'arrivée, pot d'information... un verre offert (en même temps comme tout est quasi gratuit...) et des explications... autant y aller, ils vont présenter tout le monde (y compris votre correspondant NF en cas de problème), expliquer le fonctionnement de l'hotel, dire qu'en fait (contrairement à ce qu'indique le papier NF) il est inutile de confirmer le vol retour, juste regarder le tableau des horaires pour savoir à quelle heure on part, à quelle heure on décolle, s'il y a du changement, etc etc), présenter les excursions, etc etc etc Peu après, visite de l'hotel organisée... ça n'est vraiment utile que si on n'a pas réellement tout compris... mais ce sera encore le fonctionnement de l'hotel (où on peut aller, à quelle heure, ce qu'il faut payer, etc etc)

A l'hotel le tel portable ne passe pas... il faut faire environ 2.5km pour avoir du réseau... sinon on peut appeler de l'hotel mais c'est cher... sinon internet... chaque hotel a sa salle internet, on peut aller dans celle qu'on veut... on demande 15min, 30min ou 60min... ça coute respectivement 3, 8 et je ne sais plus combien... c'est cher... bref, on ns donne un ticket, on attend qu'un poste se libère ou on en prend un libre... on rentre le username (pas de mot de passe) et c'est parti, on a un compteur... ça ne va pas très vite, le clavier est qwerty... au début on met 15min à faire ce qu'on pense faire en 5... si on a trop de temps, on déconnecte et on peut revenir plus tard avec son ticket pour consommer le temps restant... Petite astuce, quand le temps expire ou qu'on déconnecte, ça ne ferme pas la cession windows... si ça vérouille sur votre boite mail, le suivant arrivera dans votre boite mail... donc pensez à bien quitter proprement vos boites mails...

Concernant des broutilles du style "puis-je laisser mon sac sans surveillance sur la plage s'il y a mon appareil photo numérique et les clefs de la chambre dedans le temps de faire pipi ou de marcher sur la plage"... je dirais oui... on l'a fait des dizaines de fois, il n'a jamais rien manqué... maintenant la clef de la chambre et surtout du coffre, vaut mieux l'avoir avec soi dans une poche ou autour du cou, c'est certain...

A part ça il y a 2 clubs enfants : un international, l'autre français... le français est celui de NF, ouvert uniquement pendant les vacances scolaires... voila, c'est tout ce que j'en sais... tous les soirs vers 20h, les enfants présentent un petit spectacle au théatre... jamais vraiment regardé...

Un truc... au cour de notre séjour on a remarqué que notre paumeau de douche faisait un petit jet de côté... rien de bien génant donc nous n'avons prévenu personne... manifestement la femme de ménage s'en est rendu compte, le lendemain on avait un paumeau tout neuf...

2 fois on nous a téléphonne à la chambre (du moins 2 fois pendant qu'on était dans la chambre) pour nous demander si tout allait bien... et une fois au resto on nous a demandé de remplir une rapide fiche satisfaction avec, pour chaque service "très bien", "bien", "pas bien"... en nous demandant de tenir compte du niveau de l'hotel... on a rempli ça et on rendu les fiches... le lendemain on s'est renseigné là dessus auprès d'une animatrice qui nous a dit "très bien" est à mettre si on est pas content... "bien" c'est considéré comme négatif et "pas bien" ça revient à "pourri"... si le score finale est négatif (que des "bien" par exemple) alors hop, un peu de personnel est renouvelé... donc voila, si vous pensez que c'est "bien", ne mettez pas "bien", ça n'est pas assez, ça ne reflette pas votre satisfaction

Sinon au Bachata il y a un Casino... pas essayé...

Pour l'argent, tout est payable en € mais on rend en peso... et les peso on ne peut pas les changer en France... on peut aussi tout payer en $, c'est pareil... on peut faire du change à l'hotel mais pas regardé les tarifs... facheuse tendance à considérer que 1€=1$... or c'est loin d'être le cas... à voir s'il vaut mieux payer un peu de change avant de partir ou pas...

Les excursions Alftour.com On a fait 2 excursions... Buggy : on a le choix entre 3 et 6h... dans celui de 6h, on a un repas compris, dans les 2, il y a un arret boisson... on a pris celui de 6... Bon, on devait faire ça le lundi... le lundi on se pointe à la réception de l'hotel... et on poireaute 1h... personne... on se casse... on se dit que c super moyen quand même... limite on va boycoter la 2ème excursion parce que ça ne fait pas serieux... Le soir le téléphonne sonne à la chambre et la fille dit "vous étiez censé avoir une excursion, vous êtes pas venus" direct ça m'a assez énervé donc g dit "nous, VOUS n'êtes pas venu" "on a téléphoné à la chambre ce matin à 9h00 pour vous dire que c'était annulé à cause de la pluie, vous n'étiez pas là" (sans blague ? à 9h00 on était censé attendre le bus pour l'excursion... et puis il a plu que 1/2h comme tous les matins)... "on peut la faire demain si vous voulez, à 9h" "ok" hop, je raccroche... ça resonne "ah non, demain c'est 8h" "ok"

hop, le lendemain à 8h on est là... pas mal de monde dans le hall qui part pour diverses excursions, qui attendent des taxis... un mec arrive et reste là un moment... sans rien dire... au bout d'une demi-heure il vient nous voir et dit "buggy ?" "oui" "j'vous attends depuis 1/2h"... non mais serieux, on le devine comment nous

bref, on y va, on attend là bas sans que personne ne s'occupe de nous à part pour dire "asseyez vous" et d'un seul coup on nous explik vite fait comment fonctionne le buggy... c'est parti... le buggy s'est très sympa mais il ne faut pas s'attendre à voir de jolies paysages dans cette excursion... on passe dans les champs de canne à sucre où on trouve des décharges naturelles, on passe de temps en temps un peu sur la route, dans des villages et sur une plage bien bien dégueulasse on est été rhabillé de piqures de moustiques pour l'année... entre temps on s'arrete qque part pour les toilettes et pour boirre un coup (et pour nous montrer des trucs qu'on peut acheter)... et aussi pour constater ce que produit le buggy sur les vetements... il a plu la nuit, il pleut encore tout le matin (et il pleuvra encore l'après-midi... mais ce coup-ci, pas d'annulation du tour), on roule dans des grosses flaques, on prend les projections des autres... on est super crades... heureusement que l'appreil photo numérique est dans un bon sac impermeable... on est couvert de boue, un peu de merde sur lequel notre prédecesseur aura roulé et pulvérisé sur nous... et l'eau dépassant le fond du buggy, nos chaussures sont passées dans les flaques... on nous vend un DVD... 40$ ou 30€ de l'excursion... c'est cher mais on est 2 alors vu qu'on se marre quand même bien, on partage en 2 et ça fera un bon souvenir... au bout d'un moment on séparre les buggy en 2... ceux qui ont pris 3h et ceux qui ont pris 6h... le mec qui fait le DVD repart avec le groupe de 3h, nous on fait un peu de chemin, on s'arrête là où on a bu le verre tout à l'heure pour manger... gros gros repas... mais le lendemain nous sommes bien bien malades... coincidence ? à voir... on refait un peu de chemin... et après 4h de buggy (en comptant les divers arrêt), on revient au point de départ (en ayant emprunté à peu près les mêmes routes qu'à l'aller)... on poireaute pour qu'on nous rammenne à l'hotel et un mec nous prend dans sa voiture ultra climatisée... alors que nous sommes trempés... et toujours très très crades (pas de douche)... il nous demande si on est bien au Merengue, on dit oui donc très logiquement il nous dépose au Mambo (en même temps c'est à 5 minutes à pied) on convient qu'on passera chercher le DVD à la réception à 8h le soir... on va la plage pour se nettoyer du gros de la boue dans un coin tranquil... sur le chemin tout le monde est mort de rire en nous voyant dans cet état (jamais aussi sale de ma vie)... le soir à 8h on attend 45 minutes otre dvd, on vérifie s'ils sont pas allés au Mambo puis on va manger... entre 2 plats je vais vérifier si le dvd n'est pas là... rien le lendemain soir on nous appelle à la chambre "vous êtes pas venu à la réception pour le dvd" "on a attendu 45min" "ce soir à 8h, ça vs va ?" "oui" on attend 20min et on a notre dvd... de retour ici, l'image est moche, ça dure 16min et dans les 16min, il y a 10min de buggy, 2 où on boit un coup, 2 où on est sur la plagé dégueu et 4 où il film des canards... et le son c'est l'enregistrement de là pièce où a été fait le DVD... avec la radio qui était allumée... on s'attendait un peu à de l'arnaque mais là c'est énorme quand même...

Pour cette excursions, on a vraiment adoré le buggy... mais vraiment dégouté par l'organisation merdique, l'arnaque de première du dvd et du nombre d'heures du tour... ils mettent aussi visite d'une cascade... on en a pas vu la couleur... ils disent que les buggy sont neufs... tout le monde a calé au moins une fois (alors qu'ils sont automatiques, il y a un frein, un accelerateur, c'est tout)... 4 fois pour notre buggy... et quand quelqu'un cale... on attend qu'ils arrivent à le redémarrer...

On a fait une 2ème excursions avec eux... Playa grande... ils indiquent 1h de route, c'est quasi 2... ils parlent d'une ferme fruitière... c'est un jardin boueux d'un habitant chez qui il y a des arbres fruitiers... on a le droit à une dégustation de fruits... bateau dans la laguna gri-gri et grotte aux hirondelles... c'est sympa, mais ça ne dure pas super longtemps... en même temps ça n'est pas immense... à ce stade, si on veut aller aux toilettes, c'est payant... ensuite, playa grande... on mange vite fait et les boissons sont payantes... à ce stade, les toilettes c'est la nature, à l'abri des gens si possible... mais la plage est sympa avec de bonnes grosses vagues... on y reste 3 heures... et on repart... sur le trajet retour il y a du coca, du 7up et du rhum dans le minibus... le mec peine à laisser la bouteille de rhum à dispo... voila ce qu'ils entendent par "boissons comprises"... un couple d'allemands qui avait bien bu à la plage déjà se finit donc au rhum dans le minibus... ils sont ivres... génial...

bon... on a adoré la plage, apprécié la lagune... la "ferme frutière" c'est tout pourri...

Le retour Alors, la chambre doit être libérée avant 12h... la seule chose qu'ils vérifient c'est qu'on rend bien la clef de la chambre, celle du coffre, les cartes à serviette... et si on a émis des appels de la chambre (puisque ça c'est payant)... pouce levé, tout est ok

nous on devait quitter l'hotel à 19h30... donc en attendant on laisse la valise dans le hall... et on continue de profiter des bars, des restos, de la plage, de la piscine... de tout en fait... on a vraiment pu profiter à fond de notre dernière journée... et si on aime prendre une douche vers 17h après la plage, no problème... on va à la réception, on demande une chambre de courtoisie et hop, on a les clefs... difficile de faire mieux

dans l'après-midi on passe dansle hall... petit affollement, les horaires sont barrés, tout décallé de 30min... départ à 20h de l'hotel, décollage à 00h30... y a de quoi s'exciter, y a pas à dire... le pire dans tout ça c'est qu ec'était prévisible puisque, comme déjà expliqué, même si NF mettait une décollage à 23h59, il était en fait prévu à 00h40... donc avec la 1/2h de retard, on s'est juste recallé sur les vrais horaires mais les gens ont pris ça pour un retard et pour 1/2h, ça les a super fait raler...

à 20h, 4 bus... le 1er principalement pour les gens avec enfants ou avec handicap (ce qui me fait penser qu'il y avait plusieurs handicapés à l'hotel et que les accès au hall, aux bars, aux resto sont pourvus de rampes à cet effet... par contre j'imagine qu'il faut demander une chambre au rez-de-chaussée et il n'y a pas vraiment d'installation particulière dans les chambres... tout au plus un truc pour se redresser dans la baignoire) bref, je reviens aux bus... une fois les familles montées, ons nous laisse monter... hop on file... à l'aéroport on enregistre assez vite... on passe la douane avec encore un petit papier à remplir (même infos qu'à l'aller... des fois qu'on aurait changé de sexe, qu'on aurait déménagé ou que le motif de notre visite aurait changé durant le séjour)... Alors attention, à la douane on donne ce petit papier rempli, on montre notre carte d'identité... et là, un truc énorme... sur les guichets, une affiche dit grosso modo qu'à la douane, aucun argent ne s'échange... bah ça n'a carrément pas empêché le douanier de demander au type devant nous 10$... le mec devant ne parlait pas trop espagnol alors il avait du mal à comprendre... le douanier lui reste à payer les 20$ de sortie plus tard, le gars lui dit "ok, 10 maintenant et 10 + tard ?" "non non, les 20 c'est après" "mais moi j'ai que 20$ tout juste, si je vous en donne 10, j'aurai plus assez pour après" "vous avez des peso ?" "oui" "ok, donnez les moi" hop, le mec donne ses peso et le douanier lui rend ses 10$ et disant "ok, you can go"... le tout dans un mélange d'espagnol, d'anglais et de français... le mec n'a carrément pas compris ce qu'il lui arrivait... il venait juste de se faire arnaquer... et comme le douanier avait l'air super pas commode, qu'il dévisageait tout le monde en comparant très explicitement la tête du touriste en vrai et la tête du touriste sur sa carte d'identité ou son passeport, qu'il posait des questions bizarres... il faisait super flipper les gens...

voila, donc nous on passe sans problème... et c'est une fois en salle d'embarquement qu'on doit payer la taxe de sortie... en échange le gars tamponne la carte d'embarquement...

l'avion arrive d'Orly, débarque ses nouveaux vacanciers à la vue de ceux pour qui les vacances sont finies (monde cruel) et hop, on repart à l'heure... cette fois-ci nous sommes en éco, le vol de 7h40 est fatigant, le repas est correct, on a assez peu de places mais tout se passe bien si ce n'est un blaireau qui a décidé de fumer dans les toilettes... donc l'équipage est obligé de faire une annonce pour demander que le coupable se dénonce et dise où il a mis le mégot... chapeau au blaireau, c'est super malin !!!

On arrive avec un peu d'avance à Orly, c'est venteux mais on ne sent 3 fois rien ce qui n'empêche pas la femme devant moi de laisser par voie orale un jolie petit souvenir odorant dans l'avion...

L'heure du Bilan Pour Alftour mon opinion est contrasté... j'avais eu une excellente 1re approche lors des réservation, la fille était super sympa... mais l'organisation c'est du n'importe quoi et même sir les excursions valent le coup, elles ne correspondent pas au descriptif... certes les descriptifs sont toujours généreux... mais quand même !

Nos vols Corsair n'ont pas subi de lours retards, le service à bord était correct compte tenu de l'activité du transporteur... ça n'est pas du haut de gamme alors la nourriture est correcte et on a peu de place mais le personnel est sympa et le vol se passe bien... pas de reproche à faire...

Nous avons passé d'excellents vacances.. il a plu 1h par jour pendant environ 9jours, 2 jours avec beaucoup de pluie (et là on s'emmerde sévère) et 3j sans pluie... l'hotel est absolument génial, les gens sont adorables, le cadre est extrement agréable et très jolie... Aucune hésitation, c'est un très très très bon hotel.

Voila, merci aux gens qui auront eu le courage de lire cette immense tartine (et encore, je suis certain d'avoir oublié des trucs)... j'espère que ça servira à certains.
Migrations des homosapiens English translation pending
by Mohikan · 2006-06-29 · 628 replies
C'est la saison des migrations En europe, l'été, les homosapiens sont profusion Après avoir travaillé, consommé et pollué Pour leur boite ou leur patron Dans les grandes villes bétonnées Utilisent leur argent, recompense comme un os a son chien Pour aller envahir et consommer les plages en profiteurs citadins Ou autres lieux touristiques dans le monde La surpopulation humaine augmentant a chaque seconde Comme les mammifères, phoques ou morses Comme les gros bourges qui vont frimer en corse A Ibiza ou autres lieux devenus corruption La nature ayant été remplacé par des boites et autres perversions Ils vont s'ammasser a la saison d'accouplement Sur les plages et se griller au soleil, comme un regiment (Soleil devenu dangereux a cause du rechauffement climatique et cause de cancers futurs pour ces homosapiens en rut) Donc fric, sexe et consommations à outrance Sans respect ni bienveillance Juste l'égoisme et l'avidité de consommer avant de mourir Les males les plus frimeurs vont sortir leur porte monnaie Leurs voitures de sports et leur virilité dépravée Les femelles vont afficher leurs hormones fecondables Dans le but de s'accoupler a la chaine, et pour certaines se faire engrosser Usines de consommation actuelle, les femmes sont devenus le reflet De cette société de consommation -pollution, qu'elles alimentent chaque jour Avec de nouvelles naissances de pauvres enfants humains Qui se demandent comment ils vont bien pouvoir embarquer dans ce train Les femmes multiplient donc les relations kleenex, pour le sexe souvent Et les hommes qu'elles convoient ou consomment sont du meme fonctionnement Des machos frimeurs sans coeur, qui les utilisent autant qu'elles Les réveurs, réservés, romantiques n'ont pas leur place dans cette société poubelle Ils sont donc souvent out of system ou society Pour leur chance, malchance ou leur survie Chaque jour alors, la paix, l'amour et la nature Reculent devant ces homosapiens produisant toujours plus d'ordures Les femelles ne se rappellent meme plus le nombre de leurs "ex" Produits jettables comme cette société spontex Et de nouvelles gestations et ventres gonflés Se preparent sans cesse a augmenter ce flot d'insensés Toujours assoifés on ne sait vers où A part vers leur fin, qui est toujours la meme, ici ou ailleurs, partout
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-09 · 10 replies
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.

Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...

Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…

Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.

Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…

Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.

Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.

Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.

Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.

A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!

Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!

Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.

Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.

Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!

Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.

Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!

Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…

Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!

Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.

Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.

Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…

Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!

Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.

Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...

Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Retour de Siem Reap au Cambodge: un guide English translation pending
by Nush · 2006-04-27 · 27 replies
bien, je rentre de 15 jours au cambodge, et je veux "mettre en circulation" le nom d'un chauffeur pour visiter angkor. Il a 30 ans, pas de voiture mais, soit tuk tuk, soit moto, et est absolument adorable. il a ete vraiment très disponible, il a essayé de me montrer non seulement les sites les plus proches mais aussi ceux qui sont beaucoup plus lointains comme le temple des femmes, la riviere aux mille lingas, la cité lacustre (différent du village vietnamien, beaucoup plus touristique).

comme j etais seule, j ai préféré l'option moto, cela permet d'aller plus vite, je trouve personnelment ca moins dangereux, et cela permet aussi d aller dans des chemins plus difficiles;

nous partions a 6h30 le matin, et le soir on s arretait quand je voulais...6, 7 et meme 8 heures le dernier soir, il ne comptait vraiment pas ses heures, etait extremement enthousiaste, contrirement a certains (conversation avec des voyageurs rencontrés) qui n'ont qu'une hate, c est de rentrer chez eux;;vers 4/5 heures.....il est parfaitement francophone, ce qui ne gate rien, et a une ambition, c 'est de devenir guide...maais il est marié, a deja 2 enfants, il luit faut 3 mois de cours qui coutent 1000 dollars...un peu dur...mais si deja il avait davantage de travail, il serait bien content. il est parfaitement éduqué, et nous avons eu de longues conversations sur le bouddisme etc....

ses coordonnes :

KOSAL (85) 12 95 31 52

kosarito@yahoo.com

je suis a votre disposition pour d'autres enseignements sur angkor, nush
Evolution politique en Thaïlande English translation pending
by Phénixthai · 2006-03-07 · 32 replies
" Evolution politique en Thaïlande: les policiers mobilisés 03/06/2006 -- 09:59(GMT+7)

Bangkok, 6 mars (AVI) - 150 policiers de Bangkok ont été mobilisés dimanche autour de la résidence du Premier ministre sortant Thaksin Shinawatra, suite à la nouvelle d'éventuelles manifestations de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD). 150 autres agents de police ont été envoyés à la place Sanam Luang, où des milliers de personnes se sont rassemblées pour demander le départ du Premier ministre. Un groupe de docteurs, d'académiciens et d'hommes d'affaires thaïlandais ont demandé au roi de désigner un gouvernement provisoire qui dirigera le pays, mènera la réforme politique et amendera la Constitution, jusqu'à la prochaine élection présidentielle. -AVI"

Ma question est de connaitre la perception du probleme depuis la France, ici ca prend une certaine empleure, les gens ne parlent que de cela. quand je prend le taxi, une fois sur deux la radio est allumer pour suivre les evolutions, parle t'on du plobleme Thaksin chez nous ?
Que vous suggère l'Afrique? English translation pending
by Opai · 2006-02-07 · 52 replies
On dit souvent "L'AFRIQUE"....

C'est quoi, pour vous qui la connaissez, l'Afrique? Que vous suggère ce continent?
Les chemins qui ont du coeur (Inde) English translation pending
by Manugy · 2005-08-14 · 11 replies
Toujours choisir les chemins ''qui ont du coeur''. Je traine au Temple d'une cite perdue dans la jungle en Inde. La un indien en tunique se met a gambader en jouant de la flute. Moi: Ouais, t'aurais pas une flute pour que j'apprenne. Ramesh: Si, ala fin de la pouja, viens dans ma hutte, j'en ai pleins. Moi; ouais!!!

Je lui achete une flute, relativemennttres cher, mais je me dis que c'est surement bon pour lui qui est loge, nourri par le temple, mais qua pas un rond. Alors je lui donne ses roupees.

Je prends le bus une semaine apres, pour Bangalore pour traverser d'ouest en est l'Inde du Sud. Et La, Je fais tombe mon sac sur la flute. Quel con et au dernier moment, on dirait vraiment que je l'ai fait expres. J'etais assis sur une chaise en train de lire un bouquin et attendre que le bus arrive, mon gros sac lui aussi, assis sur l'autre chaise d'a cote, et mon petit sac a dos par terre avec la flute qui depasse. Je lis, et d'un coup sans reflechir je prends mon gros sac pour le mettre par terre, en pensant que peut etre il derange. Et je le laisse tomber sur la flute qui fait un de ces sons degueulasses, un de ces sons qui fait mal aux oreilles, et qui font presque pleurer ''CRACKKKKKK", le morceau de Bambou instrument de musique est redevenu en un instant un vulgaire morceau de bambou bon a rien, juste a pleurer. Moi qui penser que ce bon viel indien l'avait construite de ses mains et que moi enfant gaté, je la detruis. Je m'en voulais et puis pour me reconforter je me dis que peut etre que c'est pour me mener quelque part!!! Alors je me dis: Ouais, une nouvelle quete!!

Pendant 3 semaines je tente de retrouver une flute, de Maison en maison de centre de musique en magasins, ... rien. Et puis a une fete, je renconte un robin des bois a longue criniere qui tournicotait dans d'etranges sandales medievales en jouant de flute en dansant. Sur la table a coté, d'autres flutes. J'en touche une posee sur la table, l'air interessé, je sens que le moment tant attendu est venu, je sens que la malchance que j'accumulais depuis une semaine (des amis que je considérais comme disparus dans le Tsunami) était en train de tourner.

En tournant sur lui meme, il me dit en anglais avec un accent flamand. "Oh l'ami. Qui ose touchait cette flute?? Elle t'interesse? Tu la convoite? Tu veux apprendre? Je fais venir mes flute de Delhi construite par le meilleur Master indien ''Harsh". Si tu veux jouer de la flute...celle ci est pour toi, je te la donne!!! Et il s'est remis a tournicoter sur des rythmes erotiques.

Plus tard, il me fait venir dans sa maison dans la foret, du genre ou il faut se suspendre a une liane pour descendre. La, je lui raconte l'objet de mon voyage, que je cherche a guerir d'une maladie inconnue et patati et patata. Il me dit, "tu dois rencontrer mon ami que j'ai rencontré dans la toundra en Russie. Il est medecin sorcier et pourra t'aider".

Je vois la bete, et "elle" me fait des supplices, me fais des sortileges ancestraux, me broie quelque os, me brule le corps, me perce de milles aiguilles le dos et les jambes, m'ouvre les veines du sacrum et aspire le sang, me fait boire des potions douteuses. Et le dernier jours me serre fort contre ses bras de geants, apres avoir reciter des prieres russes pour ma guerison. Et me demande de venir le voir monter sa communite de medecin en Oural. Alex est un sorcier russe, il a fait la guerre contre l'Afganisthan ya 20 ou 30 ans et il a recu une roquette pas loin de lui qui lui a bien abime un bras et une jambe. Quand il etait a terre, il a recu une balle dans la tete sur le sourcil qui l'a en fait efleuré et qui est resortie. Il est alors reste 40 jours dans le coma et s'est retrouve a Moscou a l'hopital ou Il est devenu presque aveugle a cause de la balle. ils voulaient l'amputer. Il a pas voulu. Il a bu pendant un an. il s'est pendu. Mais un de ces amis l'en a empeche. Alors qu'il buvait dans un parc, un mec est venu le voir et lui a dit qu'a partir de maintenant sa vie allait changer, qu il etait fait pour aute chose. Il lui a dit de prendre son sac et de partir. Il est parti en Siberie alors presque aveugle, a traverse tout le desert, a rencontre des sorcier pres du lac baikal qui l'ont gueris de ces membres, puis en Mongolie dans le desert de Gobi, puis il a traverse la Chine et est arrive au Tibet ou il est reste un an au pres d'un guerisseur. Encore presque aveugle, il a regardé les lever et coucher de soleil tous les jours pendant un an en recitant des mantras et il a retrouve la vue petit a petit. Maintenant il construit une communaute de guerisseur, medecin et compagnie dans l'Oural.

Voila comment d'une malheureuse flute, j'en arrive sans depenser un centime avec la plus belle flute indienne, une therapie completement dingue, et aussi des connaissance de gens, de nouvelles fetes dansantes.

C'est pourquoi il faut choisir les chemins qui ont du coeur, et parfois une mauvaise est necessaire pour amener la suivante qui est pure cadeau!!!

a+
Préparez bien votre voyage English translation pending
by Jaisalmer · 2005-07-03 · 11 replies
Bonjour,

Récemment un troll (sujet polémique) est apparu sur le forum Asie du Sud (sous-continent indien) à propos de mauvaises surprises lors d’un voyage au Rajasthan. J’ai d’abord cru rêver. Puis j’ai compris que c’était sérieux. Les plombs ont sauté.

Comment est-ce encore possible ? Et de quelqu’un qui dit avoir l’habitude des voyages !

L’avantage de ce forum est qu’il donne non seulement les informations “stables” sur les pays que vous allez visiter, ce que vous trouvez dans tous les guides un peu sérieux (L.P. Indian Handbook, Rough Guide), mais aussi des nouvelles fraîches.

En 1995 j’ai lu dans le L.P. un avertissement quant à la qualité désastreuse de l’hygiène qu’on pouvait constater dans l’hôpital de Jaisalmer. J’en ai les moyens financier (ce n’est pas si cher), j’ai acheté une trousse avec ce qu’il fallait pour une intervention “stérilisée”. Ainsi qu’une couverture de survie laquelle a servi pour un Bolivien gravement accidenté perdu au fond du Pando et qui devait subir trois heures de bus avant d’atteindre l’hôpital.

Je suis passé depuis au travers de quelques aventures un peu risquées, mais seul (ce n'est pas mon style de mettre la vie d'un autre en péril) : je n’ai pas abandonné ma façon de préparer mes voyages (plutôt ceinture et bretelles). Pas de bricoles vraiment sérieuses pour l’instant.

En suivant les conseils de base d’un bouquin, tout simplement.

Alors, comment peut-on encore arriver à lire des mails “déçus / surpris “ par de si mauvaises conditions de voyages dans un endroit labouré, re-labouré, retourné de fond en comble au point d'être un des coins les plus occidentalisés de l'Inde ?

Le moindre des respects pour un pays et des gens auxquels nous allons rendre visite est de les aimer et, pour cela, d’essayer de bien les connaître avant de partir.

Prenez-vous la peine, que dis-je la joie d’aimer, de faire connaissance avec cet ami que vous aller découvrir ?

Et l’hôpital de Jaisalmer dans tout ça ? En 1998 je fus obligé d’y aller. Et alors ? Qu’en j’en parle, les copains sont tordus de rire. Grave de chez grave, je peux vous le confirmer. Mais je m'en suis sorti.

A venir - Voir Ambikapur et... -
Namibie - Mai 2005 English translation pending
by Nancy · 2005-05-30 · 11 replies
Je rentre d'un voyage de 2 grosses semaines (15 nuits sur place) en Namibie. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

Je remercie dès à présent Laurent (Afbé75) pour l'aide et les conseils très pertinents qu'il nous a apportés pour construire ce voyage. C'est lors du premier repas VF à Paris au Zango, en juin 2004 qu'il nous a convaincus de nous rendre en Namibie .... Nous hésitions alors entre Afrique du Sud, Tanzanie et Kenya ... Aujourd'hui, nous sommes enchantés de lui avoir fait confiance. Et aussi, merci à Christine du Chameleon GH(voir plus bas, j'explique ...) 🙂

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Pour une fois, pas de vestiges culturels, pas de vieilles pierres ... Un voyage tout en harmonie avec la Nature à s'émerveiller devant ce qu'elle a de plus beau à nous offrir : les paysages et les animaux.

Jeu 5 Mai - Vols AirFrance + British Airways Paris/Windhoek via Johannesbourg - Ven - Arrivée à Windhoek vers 13h00 - Récupération du 4X4 - Quelques courses de base - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam - Départ à 10h pour Sesriem via Gamsberg Pass - Pause à Solitaire pour déguster les Apfelstrudel réputés ! - Arrivée à Sesriem vers 16h - Nuit à Sesriem (camping) Dim - Dead Vlei - Sossusvlei - Dune 45 - Nuit à Sesriem (camping) Lun - Naukluft : randonnée Olive Trail - Nuit à Sesriem (camping) Mar - Sesriem Canyon - Départ pour Walvis Bay - Pause à Solitaire pour petit déjeuner : les Apfelstrudel sont déjà prêts ! - Caub Pass et Kuiseb Pass - Walvis Bay : lagon et flamants roses - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Mer - Welwitschia Drive - Quelques courses de base - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Jeu - Départ pour Cape Cross - Colonie d'otaries à fourrure - Départ vers midi pour The White Lady - Nuit à Ugab Wilderness Camp (camping) Ven - The White Lady- Petrified Forest - Twyfelfontein - Organ Pipes - Nuit à Aba Huab Camp (B&B) Sam - Départ pour Etosha - Pause déjeuner à Outjo - Quelques courses de base - Arrivée à Okaukuejo vers 15h - Nuit à Okaukuejo (camping) Dim - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Okaukuejo (camping) Lun - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Halali (camping) Mar - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Mer - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Jeu - Dernier safari matinal (fructueux !!!!) - Départ pour Okonjima - On abandonne le Waterberg ... - Nuit à Okonjima Lodge (Dîner + B&B)Ven - Départ pour Okahandja - Achat d'artisanat sur les 2 marchés d'Okahandja - Départ pour Windhoek - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam 21 Mai - Restitution du 4X4 - Encore quelques achats au Craft Center juste derrière la GH ... - Vols BA et AF Windhoek/Paris via Jo'Bourg.

BUDGET :

2 devises s'utilisent indifféremment, avec la même parité, en Namibie : le Dollar Namibien ou bien le Rand Sud Africain. 1 N$ = 1 R = 0, 13 Euros Distributeurs de billets et banques (pour le change des Euros) présents dans les grandes villes. US$ inutiles ... Paiements fréquents en CB, sauf aux stations services où une commission importante est appliquée (5 à 6%) ...

Voici le détail de notre budget sur place (hors vol), pour nous 2 : 4610 N$ pour l'hébergement 9000 N$ pour le 4X4 et le matériel de camping 2350 N$ pour l'essence (4000 km parcourus et 4x4 gros consommateur) 3260 N$ pour les repas (dont quelques extras au restaurant) 950 N$ pour l'entrées des sites et autres permis (en incluant la navette à Sossusvlei) Attention, à partir du mois de juillet 2005, le prix d'entrée de nombreux sites augmente considérablement 😕.

TRANSPORTS :

1 - Vols

Billets d'avion achetés en Décembre 2004 sur Internet auprès de Go Voyages :
http://www.govoyages.comRécupérés sans frais à leur agence rue de Cléry à Paris. Prix = 1088 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.

2 - 4X4

Sur les excellents conseils de Christine (voir plus bas, § hébergement), nous avons loué un 4X4 auprès de l'agence Out of Africa : http://www.namibia-rent-a-car.com/Pour 600 N$ par jour (X15j = 9000 N$) nous avons eu un Toyota Condor 4X4 - Km illimité plus tout le matériel de camping souhaité (tente, matelas, sacs de couchage, table, chaises, glacière, gas cooker (le "petit bleu"), vaisselle, grille pour le barbecue ("braai" en local), jerrycan eau, jerrycan essence, ... ) Ils nous proposaient même une 2ème roue de secours qu'on a vaillamment refusée faisant confiance aux pneus qui paraissaient en très bon état. On a eu raison, nous n'avons pas crevé, pas une seule fois en 4000 km ! Excellente voiture qui n'a eu aucune défaillance. Caution de 10 000 N$, pas débitée. Nous avons tout réglé par mail très facilement avec Wilma : outofafrica@iway.na

Un représentant nous attendait à l'aéroport avec le 4X4 qu'il nous a donné aussitôt pour expérimenter la conduite à gauche. Petit passage par le bureau d'Out of Africa où on a chargé l'équipement, signé 2-3 papiers, récupéré gratuitement une carte de Namibie très précise et très à jour et écouté les conseils pour passer en 4 roues motrices et pour changer une roue ... Nous n'aurons finalement eu besoin ni des uns ni des autres .... En effet, notre périple ne nous a pas amenés à utiliser le second levier. Néanmoins, aucun regret ! Le 4X4 offre d'autres avantages par rapport à une voiture de ville classique : une assise bien plus haute (et pour observer les animaux, c'est intéressant), des pneus apparemment plus solides, une suspension plus souple et enfin plus de place !! Au départ, nous hésitions vraiment à cause du prix. La proposition d'Out of Africa nous a convaincus ! Une alternative intéressante, c'est peut-être le Toyota Condor en 2X4 (même carrosserie en version 2 roues motrices) puisque, sur un tel périple, les 4 roues motrices sont inutiles. Les 2 jerrycans que j'avais réclamés ne nous ont servi à rien et nous ont bien encombrés ! J'avais un peu flippé par rapport aux stations services. Même si parfois elles sont assez distantes, il y en a quand même suffisamment pour ne jamais être en difficulté pourvu qu'on fasse le plein dès que l'occasion se présente. La carte de Namibie trouvée sur place indique toutes les stations.

3 - Taxi

Chameleon GH - Aéroport : 180 N$ pour nous 2 (durée 30 minutes) Nous ne l'avons pris qu'au retour puisqu'à l'aller, l'agence Out of Africa était venue nous chercher.

HEBERGEMENT :

Les capacités d'hébergement bon marché et bien situé étant limitées, il nous a paru prudent de réserver à l'avance. Grâce aux conseils avisés de Laurent, nous nous sommes adressés dès Décembre 2004 au Chameleon Guesthouse pour nos réservations d'hébergement. Christine, consultante française adorable et très professionnelle, a tout traité avec une écoute, une rapidité et une efficacité remarquables ! En une semaine, tout était fait 🙂!

http://www.namibia-info.net/accommodation/chameleon_backpacker.htm

Le fait de passer par un intermédiaire n'alourdit pas la facture (au contraire même). En fait, ils se rémunèrent entre eux, le client y gagne. J'ai donc adressé mon parcours à Christine. Très rapidement, elle m'a proposé un ensemble d'hébergements mixant le camping, le B&B et pour finir une nuit en safari lodge. Ca répondait exactement à notre demande. Seul regret pour ce carnet, je n'ai pas demandé le détail des coûts de chaque nuit ... J'ai réglé 30% à la commande et le solde 1 mois avant le départ. A l'arrivée à Windhoek, un dossier était prêt avec tous les vouchers et l'itinéraire précis pour se rendre à chaque endroit. Aucune mauvaise surprise, toutes les réservations étaient bien effectuées. Un vrai bonheur 😎.

Tous ces hébergements figurent dans le Lonely Planet.Windhoek - Chameleon Guesthouse Guesthouse sympa, ambiance backpackers : on peut s'y faire à manger (frigo et cuisine à dispo) ou profiter du copieux barbecue que fait Freddy le soir (pour 30-35 N$ par personne). Le matin, petit déjeuner (oeuf dur, toasts, confit, yaourt, beurre de cacahuète ...). Chacun se prépare sa version ... Les chambres ont des noms d'animaux. La nôtre (Lion) était très vaste (oh que c'était bien pour faire les bagages le dernier soir !), sanitaires ultra propres, ventilo. Piscine. Parking sécurisé. Bref, rien à redire, une excellente adresse. Encore une fois (et je le regrette un peu) je ne peux pas vous donner le prix puisque j'ai payé tout ensemble ... sans demander de détail ....

Camping

Généralités Quelques généralités d'abord : c'était notre première expérience de camping !! Donc, en plus de trouver nos marques dans un pays inconnu, il nous a fallu trouver nos marques dans un mode de vie totalement nouveau pour nous .... on a mis 2-3 jours 🤪 et puis ... on a adoré 😎 !!!!!!! Chaque emplacement de camping est ombragé (la plupart du temps, en tous cas, ce fut toujours notre cas) et équipé d'un robinet, d'un barbecue en dur plus ou moins sophistiqué avec ou sans grille, parfois d'une lampe et de table et tabourets en dur. Il suffit donc de choisir l'endroit où poser sa tente et de lancer le feu de camp. Sesriem Sans aucun doute le moins bien des campings qu'on ait faits. L'emplacement est fixé (il faut dire qu'il était bondé), bien délimité par un petit muret circulaire, ombragé. Sanitaires propres sans plus ... Epicerie vide. Beaucoup de monde. Ugab Wilderness Camp (Brandberg) Superbe. On choisit son emplacement. Très ombragé. Les sanitaires sont répartis dans tout le camp. Certaines douches sont très natures : juste quelques cloisons de bois, pas de plafond, on se douche sous les arbres (eau chaude !), un vrai régal (en tout cas, moi, j'adore ce genre de retour aux sources !). Pas vu (pas cherché) d'épicerie.

Aba Huab Camp (Twyfelfontein) Très sympa aussi, cadre magnifique au bord du lit d'une rivière (à sec pour nous). On avait ici une chambre en dur (B&B). On a néanmoins investi un emplacement (le camping était vide !) pour notre barbecue du soir ; finalement autant camper. Petit déjeuner très copieux pris sur la terrasse dominant le camp.

Okaukuejo (Etosha) Le plus vaste des 3 campings d'Etosha. On choisit son emplacement, ils ne se valent pas tous ... Certains ne sont pas du tout ombragés. Sol dur. Impossible d'enfoncer les piquets. Après en avoir tordu 2, on a abandonné ... Et en fait, la tente tenait très bien sans, même par grand vent. C'est d'ailleurs ce que fait tout le monde. Lumière à chaque emplacement. Les 3 campings d'Etosha ont aménagé un point d'eau voisin, éclairé et accessible à pied 24h/24. A la nuit tombée, c'est dans un véritable recueillement que les gens viennent surprendre les animaux dans leur vie quotidienne. Celui d'Okaukuejo attire de nombreux rhinos. C'est le seul endroit où on en ait vu. Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et secouer votre tente (quand c'est pas un mec bourré qui s'affale dessus à minuit 🤪 !!). Ne laissez pas vos chaussures dehors ou mettez-les dans les arbres.

Halali (Etosha) Plus sympa que le précédent. Emplacement plus vaste (qu'on choisit aussi à l'arrivée). Lumière. Sol tout aussi dur ... Le point d'eau est le plus beau. On y a vu un troupeau de 25 éléphants ...

Namutoni (Etosha) Le plus agréable des 3. Le plus petit aussi. Là encore, on choisit. Un peu de pelouse entretenue par une famille de 7 phacochères qui la tond en permanence. Mais c'est encore trop dur (de toute façon, on n'essayait même plus) pour y enfoncer les piquets. Point d'eau plus petit, on n'y a rien vu ...

Dans ces 3 camps : station service, épicerie relativement bien garnie (bois, viande fraîche, quelques bouteilles de vin, conserves, quelques légumes frais ...), restaurant (cantine plutôt) cher et bien peu appétissant. Ouverture et fermeture des portes du camp strictes : de 6h15 à 17h30 à cette époque (fonction du soleil).

Swakopmund - Brigadoon B&B Petit lodge (chambre, cuisine, sanitaire) très confortable. Le patron nous a offert un petit verre de porto à notre arrivée. Il est charmant sans être envahissant. Emplacement de parking sécurisé sur l'avant du lodge. Vraiment une bonne adresse à 2 pas du centre ville (Swakop est une toute petite ville, comme toutes les villes en Namibie)Okonjima Lodge - Sur la route entre Etosha et Windhoek Bon, alors là ... C'est différent. Pour notre dernière nuit avant Windhoek, nous voulions tester les safari lodges. Christine nous avait donc réservé une chambre dans le "main camp" de l'Okonjima Lodge. Pour notre plus grand bonheur, à notre arrivée, nous avons été surclassés et nous avons eu droit à un "luxury chalet" dans le "bush camp". Le site parlera pour moi : http://www.okonjima.com/site/lodge/main/index.htmlC'est absolument extraordinaire. Ambiance de luxe raffiné. A faire une fois dans sa vie quand on a un événement à fêter ! Le soir (le dîner est compris, heureusement il n'y a rien à 50 km à la ronde !) grande table commune censée accueillir l'ensemble des convives. Beuh ... alors ça, pas notre truc du tout ... Sans rien demander, on s'est vu proposer une table séparée ! Leur professionalisme va jusqu'à détecter les vieux sauvages 😛 ! Repas à la hauteur du reste. Nous avons pris une bouteille de vin, certes payée plus cher qu'ailleurs (120 N$). Le lodge propose des safaris pour voir les léopards et les guépards dont il s'occupe (c'est le centre de la Fondation Africat). Nous avons décliné tant à cause du prix (300 N$/p/activité) que pour profiter du lieu. Aucune pression de leur part.

REPAS :

En camping, que faut-il prévoir ? Du bois : il est vendu par sac de 10 kg. C'est du bois très sec, qui fait un très beau feu (prévoyez les allume-feu, et encore, on en trouve aussi sur place) et de très belles braises qui durent très longtemps. Avec un sac de 10 kg on fait 2 à 3 soirées. Inutile d'acheter du charbon de bois, ça ne sert à rien ... De la viande fraîche emballée sous vide : steak de kudu, diverses saucisses ... On a testé une fois ... bon ...à dire vrai, nous, on s'est senti un peu con de manger ce qu'on était venu admirer ... Bref, là, on ne donnera ni avis ni conseil ... En tous cas, on en trouve facilement et ce n'est pas cher du tout. De la glace pour réfrigérer la glacière : elle est vendue en pack plus ou moins gros. Les petits packs tiennent 24h, après c'est de l'eau ... Du vin d'Afrique du Sud, pas mal du tout ... Pas trop cher (30-50 N$) De l'eau plate (still) ou gazeuse (sparkling), elle est vendue en bouteille d'1l ou en bonbonne de 5l beaucoup plus avantageuse.

On trouve tout cela assez facilement : dans les supermarchés en ville (au meilleur prix, 10 N$ le sac de bois contre 22 à Solitaire), à l'épicerie de Solitaire, très bien garnie, dans les épiceries des 3 camps d'Etosha. Pour notre parcours, nous avons fait des courses d'abord à Windhoek, à Swakopmund, à Outjo puis dans les épiceries des 3 camps d'Etosha (on y touve même des Magnum au chocolat, le péché gourmand de mes voyages !!). L'épicerie du camp de Sesriem est quasiment vide. Aucune épicerie à White Lady (pourtant il y a un restau mais je ne me souviens pas y avoir vu une épicerie) ni à Aba Huab Camp. Donc, ça demande un peu de planification, mais à peine ... Au delà des barbecues, on peut aussi faire chauffer de l'eau sur les braises (à une vitesse incroyable) et se cuire des oeufs, des pâtes ... Bon, les habitués du camping vont trouver que j'infantilise mais, nous, on a découvert toute cette organisation .... A 43 ans, il était temps 😛 !! A la nuit (qui tombait à 18h), chaque emplacement brillait de son feu de camp, sous un ciel étoilé que la pollution et la lumière de Paris ne permettent jamais de voir. C'est extraordinaire de siroter un petit Merlot au milieu d'une telle pureté.

Quelques prix : 1 sac de bois 10kg : 10 N$ en supermarché, 22N$ en épicerie à Solitaire 1 litre d'eau plate : 7-8 N$ 1 bonbonne de 5l d'eau plate : 16-17N$ 1 bière (500ml) : 7-8 N$ Du gouda en tranche : 13 N$ 6 oeufs : 5, 5 N$ 2 steak de Kudu : 18 N$ Pack de lait UHT (20cl-pratique pour les céréales du matin) : 3N$ (trouvé uniquement en supermarché) Fruits au sirop ½ boite : 6-8 N$

Nos extras au restau : Diner buffet au Sossuvlei Lodge (juste à côté du Camping de Sesriem, on y va à pied) : 160 N$/p le buffet (c'est cher, mais ça les vaut : grand buffet d'entrées, de plats, de grillages de poissons, de viandes locales ou classiques, de dessert - cadre agréable - service chaleureux, pas snob) + 8N$ la bouteille d'eau (pareil qu'au camping) + 50 N$ la bouteille de vin blanc Simonsvlei Chenin Blanc (on s'est régalé, merci Laurent encore 🙂!). Ca, vraiment, pour marquer le début du voyage, je le conseille 🙂 ...

Le Raft à Walvis Bay Superbe restau sur pilotis. On était au bord d'une baie vitrée au dessus de l'océan, tellement près que j'en ai attrapé le mal de mer 🤪 ! Véridique ! (et ridicule !) 200 N$ pour nous 2 pour 2 plats de poisson, 2 banana split et 1 bouteille de vin

Le Lighthouse Pub à Swakopmund Ambiance chaleureuse et décontractée pour un repas simple. Salades et bières pour 100 N$ pour nous 2.En plus, il est tout près du Brigadoon B&B.

L'Erichs Restaurant à Swakopmund Ambiance plus formelle. Poissons et vins : 210 N$ pour nous 2. Un peu cher, j'ai préféré le Lighthouse Pub.

L'Etosha Garten Hotel à Outjo Dans un jardin magnifique, petit hôtel magnifiquement décoré, mais la nourriture n'est pas à la hauteur. Des plats en sauce qui allèchent sur la carte mais qui s'avèrent décevants. Les viandes sont cuites (trop cuites) au barbecue et la sauce est rajoutée après. Quant à la mienne, elle n'était pas fraîche 😠 .... 70 N$ le plat ... Ça ne les vaut pas ...

Tous ces restaurants sont référencés dans le Lonely Planet

SITES :

Ceux qui ont lu mes précédents carnets vont être surpris ! Ici, pas de vieilles pagodes, pas de temples, allez si, quand même, quelques pétroglyphes 😏 ! Les sites sont ici des sites naturels, tous différents, tous surprenants, tous hauts en couleurs, tous d'une rare beauté.

Budget total entrées des sites : 950 N$/ nous 3 (notre voiture et nous 2)

Désert du Namib Permis : 30 N$/j/p + 20 N$ pour la voiture (soit 300 N$ pour nous 2 pour 3 jours) On achète son permis à la réception du camping. Comme partout, on paye par jour et par personne et un forfait pour la voiture. Les portes qui donnent sur Sossusvlei se trouvent à l'intérieur du camping et ouvrent à 5h15, 1h avant celles du camping lui-même. Ceci privilégie donc les campeurs d'une petite heure par rapport aux "extérieurs". La route qui mène à Sossusvlei est une piste sablonneuse de 60 km. Elle se termine sur un "parking" ombragé d'où partent des "navettes" 4X4 conduites par des chauffeurs habitués au sable profond pour effectuer les 5 derniers km. Ces 5 km sont ouverts aux 4X4 mais on ne s'y est pas risqué ... malgré le prix exhorbitant de la navette (80 N$/p l'A/R). Elle nous a déposés au parking de Dead Vlei. Dead Vlei : depuis le parking, il faut encore marcher 1 km pour accéder, derrière une dune, à un paysage époustouflant de beauté : dunes rouges, sol blanc parsemé d'arbres morts. Le tout sous un ciel bleu pur, c'est d'un incroyable graphisme ! On s'y est promené plus de 2 heures. Sossusvlei : de retour au parking de DeadVlei, nous avons rejoint Sossusvlei à pied en 10 minutes. Magnifiques dunes rouges, longues et hautes, mais après Dead Vlei, on cherche un peu l'événement visuel ... Peut-être vaut-il mieux commencer par Sossusvlei pour terminer en beauté par Dead Vlei ... Enfin, arrêtons, tout ça reste magnifique. 30 minutes de balade ici. Nous sommes repartis directement de Sossusvlei (sans repasser par le parking de Dead Vlei) par la première navette disponible. Dune 45 : sur la route de retour au camping, nous nous arrêtons à la Dune 45, fort jolie ... Canyon de Sesriem : accessible depuis le camping (c'est à 5 minutes), à l'opposé de la route de Sossusvlei. Bôf, bôf, après l'Olive Trail du Naukluft (voir juste en dessous), c'est un peu plat !

Olive Trail Randonnée gratuite Dans le parc du Naukluft, à 100km du camping de Sesriem (piste assez mauvaise, prévoir 2h). Randonnée, en boucle, de 4 heures, sans grosse difficulté mais il faut avoir les mains libres. Le sentier démarre du parking et est très bien balisé par des empreintes de pas peintes en blanc sur les rochers. Aucune hésitation du début à la fin de cette boucle. 1ère étape : 1 h - montée lente et régulière - On arrive sur un plateau, à gauche un arbre qui abrite un nid HLM (vous comprendrez sur place) sert de point de repère au Lonely Planet. 2ème étape : ¼ h - la descente commence par une épingle à cheveu qui amène à l'entrée de la gorge. 3ème étape : 2h30 - cette fois, on est dans le lit de la rivière et c'est là que le spectacle commence ! Parois abruptes et hautes, couleurs et structures des roches extraordinaires, végétation surprenante ! C'est fabuleux ! Pas de grosses difficultés, néanmoins, on descend sur des galets en permanence, galets qui se transforment parfois en véritables rochers dont le passage nécessite l'aide des mains. Un passage un peu plus délicat quand même à signaler : vers la fin de la gorge, une petite mare occupe le fond du lit. Les parois sont à pic et des chaînes ont été fixées de chaque côté pour faciliter le passage. Plus d'émotion que de véritable difficulté ... Même moi qui suis plutôt empotée devant ce genre d'obstacle, je suis passée ! Certes Philippe m'a bien encouragée et il ne s'est moquée de moi qu'après 😛 !!... 4ème étape : ¼ h - nous sortons de la gorge et rejoignons le parking par la piste. Le compte y est : 4 heures d'un grand bonheur. C'est une des plus belles rando qu'on ait jamais faites. J'insiste et la recommande à tous !! C'est notre coup de coeur paysage ! Prévoir beaucoup d'eau (on a bu 3 litres d'eau).

Welwitschia Drive Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Nous avons acheté notre permis à Swakopmund. Une notice l'accompagne indiquant comment s'y rendre (c'est tout près de Swakop) et donnant l'explication des 13 points d'intérêt. Les 2 intérêts majeurs de cette boucle en voiture de 3 heures en plein désert sont la Moon Valley, paysage lunaire comme son nom le laisse supposer, et le Welwitschia, drôle de plante pieuvre fossile. Le reste n'est que prétexte pour agrémenter la balade. C'est très sympa et contrairement à ce que j'imaginais, on en voit beaucoup, beaucoup ! Et puis la vieille maman welwitschia (1500 ans quand même !) est encore très bien conservée et a quelque chose d'émouvant.

Cape Cross Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Ca ouvre à 10h. Colonie d'otaries sur le bord de l'océan. Elles peuvent être 80 000. Je fais confiance au Lonely Planet, je n'ai pas vérifié ... D'abord on les entend, puis on les voit enfin ... on les sent. Que ça pue ! À vomir ! ... Bon, on s'habitue et nous, on a passé plus d'une heure à regarder ces otaries et leurs petits (on est à moins d'1 mètre) vivre sous nos yeux. Qu'il est drôle de détecter les différents caractères : les froussards, les courageux, les curieux, les maladroits ...

The White Lady Permis : 25 N$/p Le guide est obligatoire. Nous, nous sommes arrivés à 7h45 et comme il n'y avait personne nous avons commencé à avancer. On s'est fait rattraper 20 minutes plus tard par un guide et au retour on s'est fait engueuler par le responsable. On aurait dû attendre. "La pochaine fois, vous paierez une amende" ... Oh oui, j'aimerais bien qu'il y ait une prochaine fois 😏 .... C'est un peu décévant, elle est toute petite. J'ai vraiment préféré Twyfelfontein ... Compter 45 minutes de marche pour y aller (décor sympa), 15 minutes (en traînant) pour l'admirer sous toutes ses coutures, 45 minutes pour revenir (même décor sympa). Bref, vous aurez compris que ce n'est pas ma balade préférée ...

Petrified Forest Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Petite promenade de 30 minutes, guidée, dans une sorte de jardin botanique où on peut admirer des troncs pétrifiés impressionnants et quelques welwitschias qui font pâle figure à côté de ceux de Swakop. Sympa, sans plus.

Twyfelfontein Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Promenade guidée de 45 minutes à travers un dédale de rochers gravés. Les explications de Mona Lisa, la guide, apportèrent beaucoup à cette visite, la plus intéressante du coin. Superbe décor de roches rouges au milieu d'une végétation de Silver Bush. Comme d'habitude : du meilleur effet. La Nature a le don ici (en Namibie) de faire ressortir les couleurs. Et puis, pas de pastel ! Ça pète ! La multitude des pétroglyphes et la beauté du décor (on se croirait dans un jardin botanique aménagé !) rend ce site très intéressant.

Organ Pipe Gratuit Bon, alors là, c'est très perso. On adore ces formations volcaniques géométriques ! Mais bon, j'ai bien conscience qu'on peut trouver ça totalement dénué d'intérêt. Nous, on ferait des km pour voir un organ pipe ! Alors, si je dis que c'est extraordinaire, vous aurez compris qu'il faut peut-être minimiser mon enthousiasme. Cela dit, c'est dans le coin, c'est gratuit, c'est totalement désert, ça prend 10 minutes pour faire le tour de ce petit canyon (nous, on y a passé 1 heure ! si, si !!😊). A vous de voir ...

Burnt Mountain pas fait

Etosha Permis : 30 N$/p/j + 20 N$ pour la voiture (soit 320 N$ pour nous 2 pour 5 jours) A l'entrée du parc, vous passez à un bureau d'enregistrement qui note combien de temps vous allez rester. Là, vous ne payez rien. Ce n'est qu'à la réception de votre premier camping que vous achetez votre permis. Celui-ci sera vérifié à votre sortie du parc, pour nous 5 jours plus tard. Impératif : avant votre premier safari, achetez la carte du parc (35N$) en vente dans les épiceries des campings. Pendant les self-drive safari (vous n'êtes pas guidés, vous êtes seuls à débusquer les animaux, c'est tout l'intérêt d'Etosha) vous devez rester à l'intérieur de votre voiture, mais vous pouvez ouvrir vos vitres et même vous pencher en dehors pourvu que vous fassiez toujours corps avec votre voiture. Le parc est pourvu de quelques arrêts protégés de grillages dans lesquels vous rentrez votre véhicule et qui procurent WC, point d'eau, table et chaises pour un picnic. En 5 jours, nous avons parcouru environ 1000 km dans le parc, c'est dire qu'il y a des possibilités (le parc couvre 22 000 km2). Pistes en bon état. Nous avons passé 5 nuits à Etosha et testé les 3 campings. Pas de safari le premier jour à l'arrivée. Par contre, après, on partait à l'ouverture du camping (6h15), on petit-déjeunait dans une aire protégée, on rentrait au camping entre 13 et 15h. Repas frugal. Philippe repartait ensuite pour un deuxième safari d'1 ou 2 heures (fermeture des campings vers 17h30). Moi, je préférais me poser ... Chacun son rythme ! A la réception de chaque camping se trouve un grand cahier dans lequel les touristes notent les animaux qu'ils ont vus précisant lieu, date et heure. Ca permet d'orienter ses safaris. En 5 jours, nous avons eu la chance de tout voir (hormis guépard et léopard), en quantité, y compris les groupes de lionnes/lionceaux, les élands du Cap, les koudous .... Voici les quelques points d'eau qu'on a trouvés particulièrement beaux (du style jardin d'Eden avec tous ces animaux !) : Homob - Rietfontein - Goas - Klein Okevi. Notre coup de coeur, c'est Goas. Gemsbokvlakte est moins joli mais reçoit aussi de de grands troupeaux. Lors de notre dernier safari, nous avons eu la chance, au sortir d'un virage, de tomber sur un jeune couple de lion/lionne allongé sur la piste. Aussi étonnés que nous ils étaient ! A 1 mètre ! C'était la séquence émotion, juste avant de quitter Etosha. J'avais la gorge tellement nouée que je ne pensais même plus à photographier ... Croiser le regard du lion, c'est magique. Alors, croyez-y jusqu'à la dernière minute !

GUIDES :

Je n'ai utilisé ces 2 guides que pour préparer mon voyage. Une fois sur place, je ne les ai quasiment pas ouverts sauf pour les restau ... Lonely Planet 1ère édition - version anglaise - complet Petit Futé 4ème édition - a l'avantage d'être en Français. Carte d'Etosha : achetée à l'épicerie du premier camping. 35 N$. Elle est absolument indispensable. Elle indique toutes les pistes, tous les points d'eau et, sur plusieurs pages, présentent les animaux que l'on est susceptible de voir. Les illustrations sont extrêmement précises et permettent une identification immédiate de l'animal en chair et en os.

DIVERS :

L'itinéraire - C'est une boucle qu'on pouvait aussi faire dans l'autre sens ... Je vois 2 intérêts à la faire dans ce sens là : 1-la qualité des campings va croissant et 2-on achète l'artisanat à la fin, à Okahandja.Il nous a sans doute manqué quelques jours (comme à chaque fois !). Sur la base du même itinéraire, on aurait aimé avoir 1 jour de plus dans le Naukluft pour faire une autre randonnée (c'était vraiment trop beau !) et 1 jour de plus dans le Damaraland pour profiter là-aussi des splendides paysages. 5 nuits à Etosha ne nous ont pas semblé trop ... on ne s'est pas lassé des safaris. Mais tout ça c'est bien personnel ... Les photos - Nous sommes toujours à l'argentique (ben oui, on a un peu de mal à se décider). Canon avec 2 zooms 28-80 et 70-300. Le 300 dans Etosha c'est un minimum. Nous, ça nous a suffi, nous sommes contents du résultat, on a des photos sympas. Mais bon, pas de quoi faire une expo quand même !.... Par contre, on a oublié d'emporter un pied et pour les photos de nuit autour des points d'eau des campings, c'est vraiment nécessaire. On a essayé sans pied, c'est flou ... Dommage pour le rhino ! Et puis aussi, je vous conseille de bonnes jumelles. A défaut de photo si l'animal est trop loin, au moins, ça permet de l'observer confortablement. Le climat - En mai, climat très très agréable : l'équivalent d'un beau mois de juin chez nous. Pas une goutte de pluie - Ciel bleu pur - Journée chaude sans être étouffante, sèche (on transpire peu), aérée. Le soir, ça se rafraîchit et on supporte volontiers une petite polaire. Nuit fraîche sans être froide, on dort très bien. Le camping - Pensez à emporter une lampe frontale. A 18h il fait nuit noire. (Le soleil se levait à 5h45 et se couchait à 17h45). On avait apporté aussi du sopalin, du sel, du poivre, des allume-feu, des allumettes ... Bien sûr, on trouve tout ça sur place à Windhoek. A cette période, ni moustique, ni araignée. Que des chacals ! La poussière - Les allergiques à la poussière, n'allez pas en Namibie .... Le climat sec, le sol sablonneux, le vent, tous les ingrédients sont réunis pour avoir de la poussière partout en permanence. Les appareils photos souffrent (pensez aux sacs de congélation hermétiques pour les protéger autant que possible). A côté de ça, on ne se salit pas. On se secoue, le sable tombe : inutile de se charger en vêtement ... gardez de la place pour ce que vous rapporterez ... Les pistes - Notre itinéraire nous a amenés à parcourir 4000 km dont surement 3500 km de pistes ! Les 4 roues motrices n'ont jamais été nécessaires. Pistes de sable, de graviers, tôle ondulée ... à part quelques tronçons plus difficiles, on y roule bien (jusqu'à 80km/h) et ... c'est quand même vraiment plus sympa que du goudron ! Le plus méchant, ce sont les "radiers", ces espèces de goulets qui passent une rivière (asséchée). Certains sont en V et il faut vraiment les passer doucement. Signalisations excellentes des moindres petites pistes. L'artisanat - On a consacré quelques heures à l'achat d'artisanat dans les grands marchés d'Okahandja. C'est agréable, facile, il y a du choix, les vendeurs sont sympas. Négociation de rigueur (en payant 1/3 du prix annoncé, ils étaient satisfaits et nous aussi). Nous avions emporté quelques vieux tee shirts qui nous ont servi à conclure des négociations. "30 ? - non 40 - 30 et un tee shirt ? - ok !!" Ils faisaient leur marché dans notre sac, c'était sympa et drôle. Bonne ambiance. Aucune arnaque. Ils sont aussi très amateurs de casquette. Beaucoup de jolies choses à acheter. Un bon souvenir et beaucoup d'achats ... On y a passé 4 heures environ ... Attention aux sculptures de pierre. Nous avions acheté une magnifique sculpture d'oiseaux en pierre qu'on a mise en soute, pourtant bien protégée. On l'a retrouvée totalement broyée 😕... Dommage pour nous. Prenez en bagage à main tous ces objets évidés qui, même en pierre ou en bois, sont finalement fragiles et ne résistent pas à la pression ou aux chocs ... Ah ! qu'on s'en veut !

On a beaucoup aimé : 🙂 Vivre en communion avec la nature, en camping, au rythme du soleil La liberté apportée par le self-drive safari dans Etosha Les pistes ! Le climat Le ciel Le vin sud-africain Les Apfelstrudel de Solitaire

On a moins aimé : 😕 Euh ?....... cherchons un peu .... Le prix de l'alimentation dans les petites épiceries des campings (beacoup plus chère qu'en supermarché) La route B1 entre Tsumeb et Windhoek, grand ruban goudronné tout droit, barbant !

En conclusion ... La Namibie offre une magnifique réserve animalière où le self-drive convenait parfaitement à nos habitudes et à nos caractères. Par ailleurs, le voyage ne se limite pas au safari et c'est là aussi tout l'intérêt de ce pays. Le désert du Namib, le parc du Naukluft et le Damaraland offrent des paysages variées, colorées, originaux, de toute beauté. Voyage nature s'il en est (couchés à 8h30, levés à 5h30) au rythme d'un soleil brillant sans être brûlant, voila bien un voyage qui vide la tête ! Ca demande un peu de préparation au départ (pour nous tellement simplifiée grâce à Christine) pour permettre de profiter au maximum une fois sur place.
conseil achat billets transsibérien English translation pending
by Kerouac · 2005-05-10 · 76 replies
un conseil enfin pour tous : ACHETEZ VOS BILLETS SUR PLACE, les agences de partout dans le monde se prenne une commision de 100 a 200 %, le prix triple rapidement, c'est honteux... ALLEZ ACHETER VOS TICKETS A L AGENCE CENTRALE DES CHEMINS DE FER MENTIONNEE DANS LE LONELY< METRO CHISTYE PRUDY OU TURGENEVSKAYA parce qu'il n'y a personne, donc meme si vous ne parlez pas un mot de russe, comme moi, la fille a le temps, alors il est toujorus possible de franchir la barriere du Niet et de s'expliquer avec les mains... possible de payer en Visa mastercard and co autre conseil : voyagez en plastkartny, deux fois moins cher que le kupe, 3eme classe et non 2nde, plus facile de rencontrer des gens, et quasimment le meme confort relatif... la difference de prix entre les deux classes ne s'explique pas a mon avis ! cela ne vaut peut-etre pas pour l'ete, ou les prix grimpent et ou les trains se remplissent plus vite perso, j'ai paye mon ticket a 14h pour partir a minuit le meme jour, moskva-irkutsk pour 1700 roubles en 3eme classe, soit 45 euros, trajet vendu 200 ou meme 250 euros pour un billet 2nde par des agences sans scrupules a vous de voir !! a votre disposition tom
Histoires de rencontres... English translation pending
by Parvat · 2004-08-20 · 42 replies
Toutoubidou, mes congés ont été acceptés, je vais voir Lou Reed. Mais... J'ai congé aussi lundi, et mardi? Et mercredi? Et jeudi? Lou Reed en Belgique, ou Lotus et Sandrine dans le sud??? C'est tout choisi! Entre Lou Reed et Lotus, ni une ni deux je fais mon sac, et je descends rencontrer cette forumeuse que j'aime beaucoup à travers ses posts. Le courant passera-t-il autant en "vrai" que sur le net?

Le voyage se passe et je suis plongée dans "Mohini", que la belle p'tite Marie m'a prêté.

J'arrive à la gare... Une jolie eurasienne et moi nous nous regardons, un grand sourire sur nos lèvres. Emues, heureuses et bavardes, nous sortons de la ville, la route est bordée de pins parasols, pins maritimes, d'oliviers, le soleil tape. Arrivées dans un mignon petit village, Lotus me montre ma chambre, je m'installe, prends une douche et elle m’emmène visiter le coin. Petite mauresque à 3h de l'après midi??? Ben quoi? C'est pas l'heure de l'apéro? 😇 ah bon... 😄

Les cigales chantent, nous partons faire les courses. Merci pour la belle bouteille de pastis, et les autres spécialités du coin... De retour à la maison, Lotus s'affaire à la cuisine. Les cigales chantent, mais je sens le Vietnam... J'ai encore les narines en folies... Canard au gingembre et riz cantonais... Je suis gâtée et reçue comme une reine. Waouh ce canard!!! Waouh Lotus!

Le lendemain, revisite de la région. Lotus la connaît bien, je n'aurais pas pu trouver meilleur guide. Le Castelet... Le rosé qui coûte moins cher que le perrier, les petites ruelles minuscules, d'autres touristes bien sur, c'est tellement joli.

Le soir dans le hamac, une petite mauresque en main, les montagnes de l'Esterel en face, je suis bien, vraiment bien. Et sidérée d'un tel accueil. Merci Lotus, mille fois merci! (le pantalon de soie vietnamien est super confortable!!! Je l'adore:))

Lundi, avant de partir bosser, tu me déposes à la gare, et je suis triste de te quitter. Entre Lou Reed et toi, je suis ravie d'avoir fait le bon choix! 😎/... Gare de Draguignan...

SandrineInde vient me chercher. On s'est déjà vue plusieurs fois, on s’étreint, heureuses de se revoir. La route jusque chez elle est bien belle encore... Nous passons l'après midi dans l'eau, à papoter entre Amies. Au soir nous partons vers la côte. Cannes, Nice, et rebelotte, accueil monumental.

Le lendemain, visite des petits villages des Alpes Maritimes, pic nic à 1200 mètres, quelle nature prodigieuse... Quel moment prodigieux... Voir photos :)

Au soir, surprise!!! Seshat arrive!!! 😎 waouh les petits farcis niçois, le barbecue, la glace italienne... On est bien... Amitiés d'ordinateurs est devenu amitiés réelles... Merci François! On en a bu des verres à ta santé!

Le lendemain, balade en Harley Davidson autour de Nice... Le délire...

Sans toi François, jamais nous ne nous serions rencontrés, jamais ces amitiés auraient pu naître, jamais je n'aurais passé d'aussi bons moments... J'avais les larmes aux yeux quand la porte du train, destination Bruxelles, s'est refermée...

J'aurais aimé rencontrer d'autres forumeurs du coin, mais je suis partie assez précipitamment. Yann, Ouais, Chris51, Fabricia, Douya, ... je suis sure que ce n'est que partie remise...

Voilà quelques photos montrant mon bonheur... (zut, trop lourdes, patience alors...)

En tout cas merci, merci et mille fois merci!!! 😎

Quand est ce que vous (re) montez????
Sécurité pour deux femmes en Turquie English translation pending
by Karine0005 · 2004-03-27 · 22 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si vous pensez que c'est sécuritaire pour 2 jeunes femmes d'aller en Turquie. Nous prévoyons aller entre autres à Istanbul et à Bodrum. J'en parle autour de moi, mais j'ai des messages contradictoires.

Je vous remercie à l'avance pour votre réponse!

Karine
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant l�� à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
A whimsical taste of coming back!
by Pondy · 2026-04-27 · 24 replies
I left my heart’s country eight days ago and returned to my adopted one—or was it the other way around? Scotland-Morvan, Morvan-Scotland, I’m not quite sure anymore.

After a quarter without dragging my slippers around here, even though I’d loudly declared I had no interest left in this site, here I am again!

My imagination never stays fallow for long. Just enough time for my inner land to rest. It gets overgrown with fresh nettles, the kind you can pick without getting stung. Then, it’s time to till the fragrant earth and let the story grow.

I hesitated over where to set this story. Maybe the Highlands, maybe the Hebrides, maybe the Orkney Islands, maybe the Shetland Islands. All of Scotland is myth—easy to embroider. But in the end, no. I’d almost be too afraid to bare my soul.

The story will take place at home. Simple, practical.

1)

This morning, I was up well before dawn, feeling a bit grumpy, but nothing a bowl of coffee won’t fix. I love my bowl, and no one dares take it. It’s porcelain, edged with intertwined blue flowers. On the bottom, it says "Revol." The factory has existed long before the Revolution. It was my great-grandmother’s bowl. She drank roasted barley from it during the war, then her Leroux chicory.

Last year, a little guy dropped it. My bowl broke into three pieces. A black anger vibrated deep inside me. The little boy was so upset, on the verge of tears. How could I scold him!

I picked up the three pieces and took Little Boy in my arms. His hair smelled of the light, sweet sweat of toddlers. A gentle hug that healed—his budding sorrow and my anger—everything vanished, and time carried on.

Today, my bowl is even prettier. Man fixed it using the traditional kintsugi technique, except he didn’t use gold powder or lacquer but superglue, and he delicately painted the cracks with woad blue. And my bowl is even more beautiful now.

I’m lingering, I can tell—it’s just that a story wraps itself in life, and life can’t be told in the snap of a finger. Life is long. Like in architecture, you start with a rough sketch, called a "sous-cul" (the initial pencil drawing), then you make a tracing, which is the work itself, the one you later carefully roll up in a wooden tube. Life is like that: you erase, you start over, you use the nub of the pencil until it’s tiny, but you keep going—dreaming, loving.

"Living is a full-time occupation, a unique adventure. Always a surprise and a wonder, which sometimes turns into astonishment. And, from time to time, happiness."*

Alright, enough digressing—this introduction is definitely too long. Tomorrow, I’ll get to the heart of the matter. (I hate that expression; it feels like I’m cutting into someone’s skin.)

*Jean d’Ormesson

2)

December Photo Contest Discussion: One or Multiple Shots of Towers
by Gaura · 2025-12-02 · 60 replies
This is the place to chat about December’s theme! I’ll start with a little TOUR of the world’s TOURS.

















Of course, you can submit multiple photos of the same tower in the contest—it’s the quality of the photo that’ll be judged during voting, not just the subject!
Where to eat well in Finistère?
by Ducono · 2020-06-22 · 84 replies
Leaving in 15 days for Brittany, specifically the southern Finistère and Bénodet...

Tourists expected to boost the culinary restaurant industry!

Haven’t read the guide for latecomers yet, and I’m really wary of online reviews. Where can I eat without getting ripped off, enjoy quality food—crêperies, seafood, nice atmosphere... Thanks to all you savvy foodies!
Scottish trip! English translation pending
by Michel85200 · 2019-06-25 · 133 replies
Destination nouvelle pour moi après de nombreux séjours sud-africains, la petite histoire de notre tour écossais.

Les faits:

Trois semaines en Mai. En Mai parce que c'est le printemps...des fleurs, le jaune des genêts, le vert tendre des arbres. Mai parce que ce mois est dit "moins pluvieux", que les journées sont longues (soleil dès 4 heures du matin et nuit pas avant 22 heures passées). Mai parce que les midges ne sont pas encore présentes (petites mouches noires qui piquent et repiquent). En Mai parce que l'affluence de touristes ne serait pas encore trop importante. Parce que les prix des locations diverses ne devrait pas être au plus haut et que de nombreux endroits pas encore "fully booked".

En vrai:

Pour le printemps et le vert tendre mêlé de jaune, ok. Quasiment aucune "midges". Journée effectivement longues. Pas encore la grande foule mais quand même un nombre étonnamment élevé de touristes en goguette. Pas trop de difficultés à trouver des logements mais la préparation / réservation s'est faite en Décembre !

La météo. Si vous voulez du soleil changez de destination. Et encre nous avons eu de la chance. La première semaine a été miraculeuse avec un soleil omniprésent et des températures élevées (presque 20°, celsius!). Durant les 15 jours suivants...une alternance de jours "couverts" que l'on considérera comme bons et de jours de pluie constante. Ce sont ces jours qui peinent le voyageur. Pluie permanente, plafond bas...on se traîne dans un brouillard de pluie sans voir à plus de 500 mètres. Là, c'est dur. Nous avons fait notre parcours ourself et choisi et réservé nos logements idem.

D'une manière générale, les hôtels sont chers et pas tous aux normes attendues...et encore, je crois avoir évité les pires. De même, on trouve de tout et n'importe quoi comme B§B ou guest house. Du très bien au "comment peut-on proposer cela?". La recherche doit donc être méticuleuse et fouillée.
Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? English translation pending
by Diamina · 2018-08-25 · 413 replies
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉

Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!

Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)

Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊

C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!! Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.

Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.

Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.

Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.

Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?

Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!

Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.

Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪

Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.

Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.

De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:

nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.

après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration, d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers, d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!

Jour 1 Arrivée à Leh



a) l'aéroport et les taxis!!

Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.

Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça. C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.

b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!



Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??

Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!

Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.



Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇

Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.





Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.



J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.

Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,



La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite. Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.



Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.



Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.

De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.



Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.

Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.

Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊

Voilà!!! Fin du 1er jour.
Pourquoi je ne serai jamais une "tourdumondiste" English translation pending
by Solene40 · 2017-06-02 · 135 replies
Coucou les voyageurs

Alors ces derniers temps, plusieurs voyageurs au long cours sont venus ici nous expliquer combien ils étaient mal compris par « le commun des mortels », combien ils n'étaient pas chanceux mais volontaires, combien on les fatiguait avec nos questions basiques et bassement matérielles.…

Alors j'ai eu envie de prendre un peu le contre pied en tant que "petite voyageuse bi annuelle" 😉

Et oui parce que du coup quand je les croise au bout du monde les Tourdumondistes, les Tourd'Asieistes, les Toursd'Ameriquesudistes » (parce qu'ils sont partout maintenant et qu'on les rencontre à chaque fois) ben je me sens parfois un peu écrasée de leur sentiment de supériorité quand ils me disent qu'ils voyagent durant 2 ans et que je leur réponds que moi ...je suis là pour 2 semaines !!

Du coup, en 2017, la surprise n'est plus là quand on croise la « famille Ricoréee autour du monde » mais bien quand on trouve des « confrères » qui repartent au TAF la semaine suivante « aaaah vous aussi!! »😛.

Alors je vais les étonner et c'est là où je voulais en venir, mais on peut aussi adorer les voyages et pour autant ne pas les envier, ni rêver d'être à leur place. Oui la sédentarité peut aussi être un choix tout à fait éclairé et non subi.

Donc surtout ne nous plaignez pas, nous les petites gens à la si petite vie (c'est quand même comme ça qu'on se perçoit dans leur regard des fois non ??) parce qu'on peut tout à fait adorer découvrir le monde... et adorer sa vie en France (si si je vous jure) :

Parce que c'est ici que se trouve les gens que j'aime et que je n'envisage pas de les quitter au long cours,

Parce que c'est ici que j'ai mon travail qui donne du sens à ma vie et dans lequel je me sens très utile aux autres,

Parce que c'est ici que règne un vent festif où on prend plaisir à se retrouver autour d'un verre entre amis et en musique,

Parce que c'est ici que j'ai ma maison, mon jardin, mes poules, mes moutons et mes 2 chats 😉 !!

Et parce que non, j'ai pas envie de refaire mon sac ttes les semaines et de ne ressembler à rien pendant des mois (parce que je sais pas vous mais moi quand je pars c'est 0 bijoux, 0 maquillage et 0 brushing!),

que non j'ai pas envie de croiser plein de monde superficiellement mais de ne jamais nouer de relations « profondes » parce qu'il faut partir ailleurs,

parce que non j'ai pas envie de passer mon temps à compter mes sous et calculer si je peux me payer une bière ou si je dois attendre la semaine prochaine eu égard au budget prévisionnel (vu et revu à plusieurs reprises),

Parce que je n'ai aucune envie de chercher des partenaires, ou des sponsorts pour financer mon « rêve de liberté » et de me retrouver au final avec l'impression de créer une entreprise où je vais devoir rendre des comptes,

Parce que non je n'ai pas envie de voir 40 pays avant 50 ans et que je veux garder plein de rêve, d'envie et de curiosité pour mes 30 prochaines années,

Et parce que « au secours le retour » quand on n'a plus de boulot, ni de logement et qu'on a pris l'habitude de faire ce qu'on veut à l'heure qu'on veut (et je parle même pas des gamins qui doivent retourner poser leurs fesses sur les bancs de l'école !!).

Bref, vous l'aurez compris, ma conclusion elle est très simple : vive la vie qu'on s'est choisie 😎 !!

Et de grosses bises à mes voyageurs au long cours préférés; pour leur humilité, leur humour et leur humeur (tjs trés bonne l'humeur 😉 ) j'ai nommé : les Pfyffer, Denis007 et les Grossacs (bon y en a plein d’autres mais je peux pas passer ma vie à regarder tout ça sur le net non plus!!)

Adishatz les amis (et j'ose...merci de noter que, comme d’hab dans mes posts la bonne humeur est ici obligatoire 😄)
Comment payer en Namibie English translation pending
by Helene118 · 2016-04-13 · 21 replies
Bonjour,

Je pars avec une amie au mois de juin en Namibie. Les hébergements sont déjà payés via le tour opérator. Mais concernant les dépenses diverses: essence, nourriture, souvenirs.. Avec quel argent me conseillez vous de payer? Dollars ? Dollars Namibien ? j'ai cru comprendre que l'euro était accepté mais peur de me faire avoir ou que ce soit trop compliqué si les prix sont affichés en dollars ou dollars namibien. Merci d'avance pour vos réponses.

Hélène
Ouest américain avec jeunes enfants English translation pending
by Kirkorian · 2016-02-22 · 28 replies
Bonjour,

Nous partons cette été avec nos deux enfants de 7 et 4 ans en Californie pour 21 jours. Suivant les différents postes vus sur ce forum (merci d'ailleurs aux contributeurs), j'ai élaboré le trajet suivant:

J1+J2+J3 SF (3 nuits) J4+J5 Départ pour Monterey (2 nuits) J6+J7 Yosemite (2 nuits) J8 Mammoth lake (1 nuit) J9 Death Valley (1 nuit) J10 Las vegas (1 nuit) J11 Zion Park (1 nuit) J12 Bryce Canyon (1 nuit) J13+J14 Lake Powell (2 nuits) J15 Grand Canyon (1 nuit) J16 Needles (1 nuit) J17 Barstow (1 nuit) J18+J19 St Diego (2 nuits) J20+21 LA (1 nuit)

Etant donné le nombre de kilomètres (2017 miles), j'hésite à aller du côté de Las Vegas, Grand Canyon, ..et couper à vallée de la mort pour revenir vers San Diego. Mes enfants ont l'habitude la route mais j'hésite je dois dire.

J'aimerais avoir l'expérience de personne qui ont fait ce périple en 3 semaines avec des jeunes enfants et leur avis et sur le programme ci-dessus et sur le fait de le faire avec des jeunes enfants,

Merci de votre aide Florence
Boissons MSC English translation pending
by Karine02100 · 2016-02-02 · 9 replies
Bonjour

Jai reservé une croisiere avec msc ( 3 adultes et un enfant )....les forfaits cheers sont offerts.

D'habitude quand je part avec ma propre famille on prend toujours les forfaits all pour etre tranquille et c'est vite rentabilisé.

Donc la les boissons sont offertes au repas si je ne me trompe pas. Par contre comment faire en dehors des repas ?? Si je veux prendre une boisson en matinée ?? en apres midi ?? un apero au bar avant le repas ??? Sachant que nous serons 2 a consommer de l'alcool........une personne ne boit que de l'eau et ma fille boit tres peu.

Comme je n'ai jamais prit autre que le all je suis perdue je ne sais pas quoi faire ??

Des avis ??

Merci a vous
Circuit 4 semaines Ouest américain avec 2 bébés (moins de 2 ans) en juin 2015 English translation pending
by Geoffroy777 · 2015-08-30 · 42 replies
Bonjour,

Nous sommes partis pour 4 Semaines en road trip dans l'ouest américain avec 2 bébés en Juin 2015.

Voici quelques retours...

Le vol : Les compagnies ne proposent pas le même niveau de service les uns aux autres. Il faut donc bien comparer pour connaître le « vrai » prix. En particulier le nombre de valise pour les bébés. Certains proposant un bagage de 23 kg et un bagage cabine par bébé (comme Air Canada) quand d’autres propose aucun bagage supplémentaire !

Sinon, pour le prix des vols, j’ai découvert il y a peu : www.optionway.com/

Pour notre part, nous avions choisi Air Canada. L’avantage, c’est francophone et donc plus pratique avec des enfants (Attention, aux USA (ou à Toronto), ils ne seront que peu à parler français...;)). L'avantage aussi, c'est que pour une « place bébé » sur les genoux, vous pouvez emporter en plus de votre valise et de vos deux sacs cabines, une autre valise, un autre sac cabine, une poussette pliante et un siège auto ! Le prix de cette place bébé coute environ 10% du prix du billet…

Vient la question : Avec ou sans escales ? Nous avons tenté le avec escale et un départ juste vers 13h00. Cela a bien correspondu à mes espérances. Une première partie de vol débuté rapidement sous le signe de la sieste. Une pause défoulement dans l'aéroport, suivi d'un bout de nuit de sommeil...:) Je recommande donc, et conseil une escale d'au moins 2h30 (Pour garantir une pause défoulement à vos enfants), surtout si vous passez la douane (douane USA en particulier, et ce même au canada) ! Note : A la douane américaine de correspondance, pensez à dire que vos deux poussettes sont 2 bagages, sinon, vous aller perdre facilement 10 minutes ou plus (Car il n'auront pas le compte de vos bagages soutes, et votre nom restera en attente en orange !).

Les pièges à éviter : - Avec deux enfants, pour deux adultes, c'est quand même compliqué. Pour un peu tout, mais en particulier les repas. Surtout quand on vous annonce que contrairement à ce qui était prévu lors de la réservation, vous n'aurez pas de repas bébé et/ou enfant ! Je vous conseille donc de prévoir un siège enfant payant pour plus de confort pour vous. :) - Avec deux enfants, vous ne pourrez pas être à côté ! On ne vous prévient pas et lors de votre réservation, aucun avertissement. Pourtant, c'est impossible pour des raisons de sécurité sur le nombre de masque à gaz... Enfin, ça a été finalement possible lors de la première partie de notre vol à l'aller... o_O C'est à prendre en compte, car vous ne serez plus à côté du tout et vous serez obligé de vous prendre la tête avec une hôtesse pour lui expliquer que si vous mettez 10 personnes entre une mère et son fils, vous allez déranger fortement 12 personnes ! Préférez donc deux sièges côte à côte, séparer par le couloir... Sauf si vous avez prévu une vraie place pour votre deuxième bébés.

Pour info, nous avons eu à l'aller Paris-Montréal (AC871), deux places « normal » tout devant (pensez à les réserver sur internet). L'espace aux jambes en plus est utile ! Sur le Montréal-Los Angeles (AC775), nous avons pu avoir une place en plus libre au fond de l'appareil (grâce à une dame qui a gentiment préféré nous laisser son siège), mais ma femme était sur la rangée devant moi. Ce fut un vrai confort, car 15 kg de poids mort pendant 5 heures, c’est lourd ! Sur le San Francisco-Toronto (AC756), nous avons fait fort. En effet, après avoir réservé 2 places sur deux rangés côte à côte séparer par un couloir, à l'enregistrement, on nous dit qu’on peut être à côté ! On change donc et à 1h de l'embarquement, on nous dit, qu’en fait c'est plus possible ! Finalement, nous avons eu le droit à une place en plus et en négociant un hublot contre un couloir avec un passager avons pu être tous à côté !:) On a senti le confort non inutile (d'où mon conseil d’une place en plus en cas de deux bébés). Enfin, sur le Toronto-Paris (AC886), nous étions côte à côte, mais séparé par le couloir. Vol rythmé par le sommeil des petits et un peu des grands... :)

Coté anecdote, la douane américaine voulait me saisir mes 4 bouteilles de lait chocolaté Nesquick au départ de SFO car faisant 240 ml. Le fait que ce soit chocolaté le rendait non obligatoire. En lui indiquant le fait que c’était la seule chose que mes enfants avait pour manger, il nous les as laissé (en nous précisant que théoriquement il aurait dû les garder)….

La voiture : Nous avons loué un mini-van 7 places chez Budget via Air Canada (946 $ pour 4 semaines – Payement à la fin du périple.). Ce fut une Chrysler Town&Chrysler. C'est une superbe voiture très confortable et très bien pensé avec plein de petit rangement, et la possibilité de rentrer les siège de la deuxième rangé dans le sol (pour avoir un sol plat à cet endroit !:)) Je la recommande ! Hélas, au bout de quelques jours nous avons eu un témoin nous demandant de changer l'huile... Nous avons donc amené la voiture chez Budget Las Vegas ou on nous a dit qu'il allait faire un changement de véhicule. On nous a demandé de faire le plein (pour ne pas payer 9$ du gallon). Sympa de devoir ressortir pour faire le plein sur une voiture indiquant un problème qui n'est pas de notre faute... Puis, on nous a dit que finalement, il n'avait pas de mini-van pour un trajet jusqu'à SFO ! Ils ont voulu nous donner un petit SUV (Euh, mes 4 valises, mes 4 bagages à main, mon porte bébé, ma glacière, mes deux enfants, je les mets où ?). Après leur avoir montrer la perte d'espace et exigé un véhicule pouvant contenir la même chose, après qu'avis, partenaire de Budget (même maison mère) ne voulait rien donner non plus, après s'être vu refusé de reprendre le mini-van dans lequel on était venu, après avoir perdu presque 3 heures, nous sommes finalement repartit à bord d'un GMC Yukon XL, vendu comme un équivalent de la Tahoe.

Les hôtels/motels : Globalement beaucoup plus cher qu’avant… :( Par sécurité, nous avions pris toutes les chambres avant notre séjour pour éviter de risquer une nuit dans la voiture (Pas pratique avec des enfants). Le détails sera dans notre parcours...

Les parcs/Villes : Toujours aussi beau... :) Et accessible pour les couples avec bébés. On est USA, les coins piqueniques sont nombreux et sont souvent couplés avec des aires de jeux pour enfants ! :)

La nourriture: Une découverte cette année, la chaine Baja Fresh. Des salades très bonnes, copieuses et pas très cher!!!

Les gens : La politesse est remarquable. Nous avons été surpris lorsqu'un serveur est venu nous chercher dans la file pour nous faire passer devant tout le monde au restaurant (Bryce canyon) car nous avions des petits. Mais tout le monde est agréable et respectueux.

La différence avec la France a été le plus marqué à SFO. Quand à Paris, avec une poussette, on vous regarde de travers, à SFO, un mendiant handicapé en fauteuil roulant qui nous a vu arriver s'est décalé pour nous laisser passer convenablement sur le trottoir !!! Alors même qu'on avait prévu de passer sur la route...

Le parcours viendra un peu plus tard, quand j'aurais commencé à trier mes 10 000 photos... :)
Partir seule: comment voyager en toute sécurité? English translation pending
by Gooya56 · 2015-07-29 · 15 replies
Bonjour,

Je souhaite partir seule en voyage pour me ressourcer, me recentrer. Cependant, je ne veux pas prendre de risques inutiles et voyager en toute sécurité. Pouvez vous donner des conseils ?

Merci
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou English translation pending
by Toth · 2015-03-04 · 126 replies
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou.

1. Guizhou

Préambule

Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.

2.Sichuan

3. Sichuan, un moine taoïste.
Concours Photo Novembre 2014 "C'est ma tournée!" English translation pending
by Masterpo · 2014-10-30 · 226 replies
Bonsoir,

Je déclare ouvert ce jour le 52e concours de photo VF. 52... C'est dire le nombre d'idées déjà prises, de découragements passagers, de frustrations pénibles, que la recherche d'un tel thème génère.

Je voulais initialement un thème purement graphique, mais conscient du tollé que je risquais de rencontrer, j'ai délaissé cette idée. Une couleur ? Rouge ? Trop facile. Et en relisant pour la x-ième fois la liste des 51 thèmes déjà abordés, une idée, plus consensuelle, a germé.

L'avant-dernier thème de l'année sera donc : C'est ma tournée ! (novembre 2014).

Un café abandonné près de la route 66, des rousses irlandaises buvant d'autres rousses irlandaises dans un pub de Limerick, une taverne bavaroise, des bédouins sirotant un thé à la menthe sous la fraîcheur des acacias, un distributeur de boissons, des moines bhoutanais avalant de la tsampa à l'abri des murs d'un dzong, un verre de Cola US dans un McDo... passe-temps ou réconfort, boire est pratiqué sous toutes les latitudes.

Votre photo présentera aussi bien des gens en train de boire ou des boissons typiques que des endroits où l'on trouve les premiers et les secondes.

il lui apporta du vin et il se mit à boire.

Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.

Vous avez jusqu'au samedi 22 novembre 2014, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 23 novembre, zéro heure au samedi 29 novembre, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.

Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de décembre qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.

Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 23, seulement les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert.

Bon concours ! Ganbatte kudasai !

Fil parallèle consacré aux discussions : ici Diaporama présentant les photos proposées : là
Pratique: Bien "vivre" un circuit organisé English translation pending
by VoyageForum · 2013-10-16 · 2 replies
Participants d'un côté, accompagnateur de l'autre et au milieu un environnement ou un contexte nouveau pour tout le monde. Dès lors comment faire pour que chacun vive au mieux son voyage organisé ?

1- Les participants

Partir en organisé c'est partir en groupe (une évidence !) avec des gens parfois très différents sur bien des aspects. Logiquement cela implique son lot de petites contraintes et, dans l'absolu, l'idéal reste donc que chacun y mette un peu du sien afin que le voyage se passe au mieux. Ce qui heureusement est assez souvent le cas.

Malgré tout il faut savoir que certaines situations ou sujets sont des sources potentielles de polémiques ou de conflits. Avec pour conséquence d'ailleurs que dans certains groupes le "contrevenant" s'expose à se voir progressivement rejeté de celui-ci... au point que pour certains le rêve se transformera vite en cauchemar. A moins qu'assez rapidement des clans se forment; les uns insupportant les autres et inversement.

1.1- Sujets ou situations à polémique

Respect des horaires: c'est la base du voyage de groupe. Donc pas vraiment de possibilités de trainer le matin avant un départ ou de prolonger une visite ou une pause café au delà de ce qui a été prévu par le guide ou l'accompagnateur. Assez rapidement on se fait vite repérer et détester des autres qui doivent attendre.

Suivre le programme: avec les horaires, c'est généralement la contrainte de base. Donc, le plus souvent, peu d'espoir de voir ou de faire autre chose que ce qui est décrit dans la brochure. Tout est planifié et minuté à l'avance et le fait de vouloir bouleverser un peu l'ordre des choses n'est pas toujours bien perçu des autres ni même souvent de l'accompagnateur. Reste cependant les "journées libres" au programme de certains circuits qui permettent justement un peu plus de liberté.

Notion de groupe: il arrive parfois que la notion de groupe prenne une place plus importante que prévue. Dès lors celui qui ne participe pas à l'activité et à la vie commune, visite et/ou mange de son côté sera à la longue ignoré des autres.

Meneur : assez souvent dans un groupe se détachent des personnalités et notamment celle de meneur. Même si il ou elle n'est pas le chef (c'est le guide ou l'accompagnateur), il n'en demeure pas moins que la personne revendiquera très rapidement son statut de sous-chef ou en tous cas de "référant" au niveau du groupe. Et gare à ceux qui voudraient piquer la place ou remettre en question cet état de fait...

Chacun sa place: c'est un peu caricatural, mais on remarque souvent dans un groupe qu'il existe une règle tacite sur la place des uns et des autres - ou tout du moins de certains - dans les transports ou au restaurant. Et si par hasard quelqu'un s'avise à ne pas respecter cet ordre "préétabli" il risque d'y avoir problème...

Patience et encore patience: c'est le maître-mot dans nombre de situations. A utiliser entre autres contre les râleurs en tous genres, les têtes en l'air ou encore les "je sais tout mieux que tout le monde".

Photos de vacances: rien de pire que d'être passionné de photos dans un groupe qui ne l'est pas vraiment ou à l'inverse peu intéressé par la chose parmi des photographes avertis. En effet, visites et même transports avec ses pauses photos seront au final souvent rythmés par la tendance majoritaire.

L'addition: sujet polémique s'il en est, l'addition lorsque chacun "paye sa part" peut devenir dans certains voyages un moment mémorable. Qui a mangé quoi, qui a bu quoi et en quelle quantité, etc, et on divise au centime près. Bref, une bonne source de frictions récurrentes.

Tomber malade: au risque de ralentir le groupe dans son programme, voire même pire d'obliger à changer ce qui était prévu. Un petit bobo qui n'entrave en rien la bonne marche des choses ça va, mais quand c'est plus grave certains n'hésiteraient pas à vous achever sur place de peur de louper leurs vacances à cause de vous...

Et c'est donc par rapport à tout cela que doit se positionner l'accompagnateur...

2- L'accompagnateur

2.1- Son rôle

On rappelle qu'un accompagnateur n'est pas un guide. Déjà, il n'existe pas vraiment de formation ou de diplôme pour le premier contrairement au second.

Schématiquement, le guide "explique" un pays ou des lieux alors que l'accompagnateur gère le quotidien du groupe; c'est à dire qu'il s'occupe du transport, de l'hébergement, établit le planning des visites et gère le budget du groupe, plus le cas échéant essaye de résoudre tous les problèmes qui peuvent survenir en cours de route. Donc deux fonctions différentes quoique souvent liées dans les faits.

Autre chose, un accompagnateur n'est ni une nounou, ni un psy, ni un boy et n'est pas là non plus pour faire de l'assistanat. En clair, c'est aussi à chacun de se prendre un minimum en charge même lorsqu'on voyage en organisé !

2.2- Questions au sujet de l'accompagnateur

Sans vouloir généraliser, on s'aperçoit que les petites structures disposent souvent de meilleurs accompagnateurs que les grosses. Il est en effet plus facile d'en trouver un ou deux de bons que cinquante sur une même destination. Mais au delà de ça, c'est vrai que ce sont d'abord la "personnalité" de ce dernier et son envie de faire partager quelque chose qui font généralement la différence.

Question légitime que se posent souvent les participants à un voyage: l'accompagnateur connaît-il la destination et/ou parle-t-il la langue? Même si cela est bien sûr un plus, cela ne garantit pas pour autant la "qualité" de celui-ci. Dans les faits, connaître la région à défaut du pays et maîtriser un minimum l'anglais sont le plus souvent suffisants. Car n'oublions pas que le point fort de l'accompagnateur doit plutôt se situer dans sa capacité à se débrouiller et s'adapter aux situations et à trouver des solutions à tous les problèmes ou manques qui pourraient surgir lors du voyage. Bref, il n'est peut-être pas toujours utile de trop se focaliser sur ses "connaissances".

Autre question parfois posée: est-il salarié du voyagiste? Sous-entendu que cela impliquerait de meilleures compétences. Là aussi les choses ne sont pas aussi simples. Pour commencer, ce ne sont pas les accompagnateurs qui choisissent mais les T.O. avec pour certains le filon du bénévolat (et de l'offre/demande) exploité à outrance. En clair certains accompagnateurs "bénévoles" travaillent depuis des années pour des agences et n'ont de fait rien à envier en terme de compétences à d'autres qui sont salariés. Par contre, c'est vrai aussi qu'il peut arriver que ce bénévolat démotive un accompagnateur ("je me fait exploiter par un TO qui se fait de l'argent sur mon dos") ou en tous cas ne le motive pas vraiment ("pourquoi s'impliquer dans ces conditions; autant profiter du voyage comme les autres").

Bref, ce n'est pas toujours évident. D'où l'intérêt de pouvoir rencontrer ou même simplement dialoguer avec son accompagnateur avant le départ.

2.3- Devenir accompagnateur

Pour ceux qui auraient envie de tenter l'expérience, quelques conseils préalables...

Le tourisme demeure au niveau mondial le premier secteur d'emplois saisonniers. Gros avantage, celui-ci ne nécessite pas forcément de compétences particulières, du moins pour qui est habitué à voyager. Les clubs de vacances, les hôtels, mais aussi les tour-opérateurs avec leurs besoins en accompagnateurs ou animateurs sont autant de pistes à explorer depuis la France et qui permettent de partir aux quatre coins du monde. Attention quand même, car la rémunération et les destinations lointaines ne sont pas toujours au rendez-vous, en tous cas au début, et les "contrats" possibles se résument le plus souvent à la durée du voyage. Bref, le plus souvent, devenir accompagnateur c'est d'abord en d'autres termes "comment voyager à l'oeil ?".

Dans la pratique

Voyager gratuitement est en effet une chose possible grâce à certains voyagistes qui cherchent régulièrement des accompagnateurs pour encadrer leurs circuits en France ou à l'étranger.

On le rappelle, un accompagnateur n'est pas un guide; le travail demandé à ce dernier n'est pas le même (la rémunération non plus d'ailleurs). Schématiquement, le guide "explique" un pays alors que l'accompagnateur gère le quotidien du groupe. Donc deux fonctions différentes quoique souvent liées dans les faits.

Dans la pratique, devenir accompagnateur n'est pas trop difficile même si désormais de plus en plus de voyagistes optent aussi pour des accompagnateurs de réceptifs (en clair déjà sur place). Avec un peu d'expérience des voyages ou d'un secteur particulier, plus une bonne connaissance au moins de l'anglais, on a toutes ses chances (une formation tourisme ne sert à rien dans ce domaine). Malgré tout, ceux qui ne sont guère dynamiques, patients, capables d'initiatives et diplomates - des qualités plus que nécessaires pour ce genre de travail - n'auront que peu de chances d'être retenus. Car il faut savoir qu'encadrer un groupe n'est pas tout à fait synonyme de vacances. Sans pour autant être la maman des participants, ni une encyclopédie de connaissances sur le pays, ni même le simple comptable du groupe, l'accompagnateur doit toutefois arriver à trouver le juste milieu afin de permettre aux voyageurs d'être au maximum satisfaits dans un strict respect du pays. Vaste programme...

A de rares exceptions près, on ne peut pas dire qu'être accompagnateur est un métier. Dans de trop nombreux cas encore le travail repose sur du bénévolat ou presque (les TO auraient-ils le sens de l'économie, voire de l'exploitation ?); seuls les frais étant remboursés. Et si les voyages sont au rendez-vous, l'emploi à temps plein ou le salaire régulier demeurent très rares. Mais il est vrai que ce sont à la base des emplois dits "saisonniers".

Quant aux destinations, ne vous attendez pas à partir à coup sûr vers les pays les plus lointains ou pour les meilleurs circuits du catalogue. Même si c'est possible, on vous demandera souvent de faire vos preuves sur des pays que vous connaissez déjà ou des destinations proches, ce qui d'ailleurs peut être très chouette aussi.

Enfin, pour les contacts, sachez que c'est plutôt à la fin de l'été que les voyagistes cherchent pour l'année à venir leurs accompagnateurs; donc contactez-les à cette époque. Très souvent par la suite, une sélection par questionnaire et/ou entretien déterminera le choix des candidats.

2.4- L'accompagnateur-réceptif

Depuis quelques temps déjà, par souci d'économies, de plus en plus de voyagistes remplacent leurs accompagnateurs au départ de l'hexagone par ceux de réceptifs sur place. Charge à eux de récupérer les groupes à la descente d'avion avant de les encadrer pendant tout le périple puis de les remettre ensuite dans l'avion.

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Tour historique de la RC 4 entre Lang Son et Cao Bang English translation pending
by Larsay · 2013-08-12 · 49 replies
Bonjour

De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !

POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?

J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"

La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).

Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.

LES ACTEURS:

Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE

Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.

LES PRÉMICES

Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME

Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.

LA HONTE

Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON

C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :

Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.

La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.

Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.

JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE

Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.

Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :

UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)

Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.

II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).

2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.

JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA

Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.

JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO

Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.

Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !

JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE

Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.

Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
Voyage de six mois en Amérique du Sud: que faire? English translation pending
by Smilex0x · 2013-06-25 · 9 replies
Bonjour,

Je compte partir 6 mois en Amérique du Sud en janvier 2014. Je n'ai pas encore planifié mon itinéraire et j'aimerais connaître vos favoris sur le continent. Je veux bouger et voir de tout, autant la nature que l'architecture et la culture.

Je pars seule et je sais que quelques endroits sont dangereux. Si vous avez des conseils de sécurité, je les prends aussi !

Merci

Leylo

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