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Madagascar: recherche d'une personne sur place English translation pending
by Babylone0726 · 2013-08-13 · 31 replies
Bonjour a tous , Voilà je compte partir à Madagascar , je suis une passionnée de nature et je voudrais m engager par des actions dans la protection de l environnement et des animaux , je fait aussi de la photos et je voudrais m en servir pour faire une exposition sur Madagascar pour sensibiliser les gens . Donc voici ma demande je recherche une personne de Madagascar qui pourrais m aider pour mon projet . Je n ai bientôt plus d emplois donc je peut partir sur un long terme , je profite de cet situation pour réalisée ce projet qui me tien à cœur depuis plusieurs année .

Je vous remercie d avance .
2013 Renseignements pratiques pour visiter Angkor English translation pending
by Schnacke67 · 2013-08-03 · 45 replies
Bonjour à tous Voici quelques renseignements pratiques pour visiter les temples d'Angkor. Mon texte initial datait du 20/12/2008. Depuis il y a eu des changements, ce qui suit est une version actualisée.

Première partie : Pass Accès aux temples Les guides Livres sur la description des temples - autres ouvrages - la bibliothèque de l'EFEO Sites internet Musées et la conservation d'Angkor

Deuxième partie : Programme de 3 jours de visite Programme de 7 jours de visite

Troisième partie : Quelques particularités des temples d'Angkor Temples en dehors du site d'Angkor : Beng Mealea – Preah Vihear Autres temples : Banteay Chhmar – Koh ker – Sambor Prei Kuk

Jacques
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
by Kashtin · 2013-08-01 · 32 replies
Bonjour tout le monde,

En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.

Itinéraire:

2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.

9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.

11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.

14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.

16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).

26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.

Mercredi 2 mai. San Francisco

Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.

À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !

Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…

Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.

Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.

Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.

Jeudi 3 mai. San Francisco

Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.

Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !

La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…

Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.

Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.

Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)

Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.

De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.

Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.

Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.

Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.

À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.

Samedi 5 mai. Redwood NP

Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.

En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !

Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.

Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?

Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…

Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)

Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.

Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.

Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.

Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…

Lundi 7 mai. Loneliest Road of America

On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.

La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.

Mardi 8 mai. Moab (Utah)

La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.

De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.

Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…

Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…

Mercredi 9 mai. Moab

Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.

Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !

L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.

Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley

Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.

Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.

Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.

Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.

Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.

Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…

Vendredi 11 mai. Direction Escalante

Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.

Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.

Samedi 12 mai. Escalante

Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.

Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.

Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.

Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road

Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…

Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…

Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.

Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place

Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.

Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.

Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.

Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.

Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.

Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.

Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.

Mardi 15 mai. Coyote Buttes South

Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .

Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.

Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.

Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.

Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord

Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.

Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.

Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.

Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...

Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)

Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.

Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.

Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.

Vendredi 18 mai. Snow Canyon

Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.

Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…

La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…

Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)

Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.

Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…

Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.

Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)

Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…

La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.

A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.

Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !

Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?

Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.

Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…

Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers

Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.

La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.

La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.

Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.

Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.

Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…

Mardi 22 mai. Sequoia NP

Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.

Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.

Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).

Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.

Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte

Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.

Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.

Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.

Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.

Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…

Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.

Jeudi 24 mai. Big Sur

Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !

Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.

La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.

On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.

Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.

Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.

A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…

Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.

Vendredi 25 mai

Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…

La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.

Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.

A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.

Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.

Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.

Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.

Samedi 26 mai. San Francisco

Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.

Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland

Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.

Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.

Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.

En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !

Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.

Lundi 28 mai. Départ

Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Récit de mon séjour à New York English translation pending
by Elyzabeth · 2013-07-31 · 16 replies
Bonjour à tous,

Pour les forumeurs en partance pour New York prochainement, j'ai retrouvé mon carnet de notes prises sur le vif au cours de mon séjour en 2011. Voici donc mon journal de voyage, tel quel.

lundi 29 aout 2011

- Arrivée à l’hôtel en début d’après-midi . Check-in - Exploration du quartier. Repérages. Achat de la métro card - Time square - Office du tourisme ( 810 7th street – entre 52nd et 53rd str ) ouvert jusqu’à 18 h

J'arrive vers 12 h 30 heure locale, juste après l'avion en provenance de Hong Kong. A cause 2 ressortissants chinois qui on eu des problèmes au guichet qui m'a été attribué, j'ai passé un bon bout de temps avant d'entrer aux USA. Mieux valait en rire et c'est ce que j'ai fait avec un touriste danois qui attendait avec moi : ouvrez les chacras, relax, on est en vacance.

Bien accueillie par le douanier, chose assez RARE pour être signaler. Transfert DSK - Manathan : sans problème. Les New Yorkais sont des fous du volant ! Ils conduisent comme dans un jeux vidéo. Et en plus, la chaussée est déformée : je vous dis pas les bonds que fait le minibus....

Arrivée à l'hôtel vers 16 h 30 : STAYBRIDGE SUITE TIMES SQUARE : bien situé sur la 40ème rue Ouest. Allez hop, je fonce au Tourist Center pour 53ème. Je prends même pas mon plan de ville . Et je traîne pas car çà ferme tôt. Mon explorer pass et ma metro card en poche , retour sur Times Square où là je peux prendre mon temps . Premières photos. C'est GEANT !!! Première exploration des boutiques aussi et premiers dollars dépensés.

Acheté en solde : un T-Shirt XXL "I LOVE NEW YORK" oui .. mais avec Mickey dessus ... quand même !!! au Disney Store : j'avais jamais vu une telle boutique. Tout est trop "cute"

M&Ms Store : Jamais vu un truc pareil ! Mais j'ai pas succombé à la gourmandise. Cà sera pour plus tard. J'ai juste fait plein de photos. Je suis comme une gamine : j'écarquille les yeux sur tout.

Je vois un truc : BROADWAY VISITOR CENTER . C'est plein de lumières. Çà scintille de partout. En fait on peut y réserver les comédies musicales. Et puis il y a une petite rétro des comédies musicales et de l'histoire de Broadway. Comme j'adore FRED ASTAIRE, je me fais photographier devant sa photo et les lettres Broadway illuminées. Je touche mon rêve... Je suis DANS LA CAPITALE de la comédie musicale....

Près des escaliers de la tribune TIKETS blindés de monde, petite photo avec un policier à cheval qui compte ses contraventions (le policier, pas le cheval).Apparemment, la journée a été bonne....

Bon, c'est pas tout çà, mais faut que j'étudie la visite du jour : j'ai réservé le socle de la Statue de la Liberté avec un embarquement prévu à 9 h. Donc : c'est première découverte du métro de New York . L'Aventure en Terre Inconnue. Il y aura bien un sympathique new yorkais pour m'aider. Prévu : - Départ très tôt pour profiter de la ville qui s’éveille - The Charging Bull (Bowling Green Park ) - RDV vers 8h30 pour embarquement Liberty Park. Visite de la Statue de la Liberté (piédestal+musée+extérieur – révervé : billet imprimé) - Elis Island (visite et déjeuner ) - Retour à Battery Park

- Exploration de Wall Street

MARDI 30 AOUT 2011

Ce matin j’ai RDV à 9h à Clinton Castle pour embarquer pour « les Portes de l’Espoir » : Liberty et Ellis Islands. Je descends au petit-déjeuner pour le début du service dès 6 h 30 . Je fais un véritable repas complet. Vers 7h30, premiers pas matinaux dans New York. Je flâne et je prends le métro vers Times Square. J’ai le plan des lignes et je n’ai pas de problèmes pour me repérer : c’est la ligne 1 , terminus South Ferry. Petite mise en jambe dans les couloirs interminables de la station de métro. Ils sont sportifs les new yorkais... lol

Une vingtaine de minutes plus tard, me voici le Sud de Manhattan, me rendant tranquillement à l’embarcadère via un joli square où je photographie la Sphère rescapée du WTC . Séquence émotion.

A l’embarquement pour le bateau, çà bouchonne déjà et il n’est pas 9h. Et pour cause : on doit passer quasiment les mêmes contrôles qu’à l’aéroport. Impressionnant. Mais une fois sur le bateau, la magie opère et comme je fais la traversée au grand air, je sens que le soleil commence à cogner.

Découverte de Liberty Island. Vue panoramique sur la skyline. Purée que c'est beau. Miss Liberty : qu'est-ce qu'elle est belle. Comme je l'ai réservé à l'avance, je visite donc le petit musée : Bof ... avant d'attaquer les 136 marches qui mènent à la plateforme du socle.

Je prends tout mon temps à la Statue de la Liberté dont je visite le piédestal. Les ouvertures de la plateforme sont minuscules et ce n'est pas très large. Par chance, à cette heure là, il n'y a pas trop de monde. Ensuite, c’est Ellis Island où je passe quelques heures , car je trouve le musée hyper intéressant.

Je ne retourne à Manathan que vers 15 h … Une fois débarquée, je longe la promenade de Battery park qui me mène jusqu’à North Cove, la petite marina surplombée par l'immense verrière qui renferme des palmiers comme j’en ai rarement vu. J'en profite pour faire une pause glace car l'endroit est climatisé et dehors, c'est la fournaise.

Je poursuis par Ground Zéro. Devant le site en travaux je pense aux tours que j’avais vues au même endroit en mai 2001 et je visite St Paul Chapel : émouvant les témoignages des pompiers et des familles. Le petit cimetière attenant semble d'un autre temps avec ses vieilles pierres tombales. C'est un lieu paisible et j'y fais des découvertes intéressantes... trop long à raconter....

Poursuite de mon exploration : le Woolworth Building : très belle architecture. Mais j'aurais bien été voir à l'intérieur. Impossible. J'essaie d'amadouer le Cerbère, je lui montre le contenu de mon sac, mon passeport. Ben NON !!! NIET !!! Tout comme pour les autres buildings et immeubles d'habitation. Impossible de photographier les halls somptueux, même en demandant la permission avec un beau sourire.

Trinity Church : jolie avec ses vitraux. Je suis surprise de voir une telle merveille ici, à New York. Comme on se prépare à commémorer le 11 septembre, il y a des rubans partout sur les grilles. Et comme je suis très solidaire, je vais m'en procurer un que je noue aussi...

A partir de Trinity, je "plonge" dans Wall Street . Me voilà dans l'antre de la finance mondiale. Au Stock Exchange, je me fais photographier avec des policiers . Cool.

Cà y est. Je suis dans l’antre de la finance mondiale. Wahou …. Impressionnant.

De contours en détours je découvre le Vieux Manhattan, celui de Peter Stuyvesant et des premiers new yorkais. Hélas, les petites rues pavées aux maisons typiques autour de Faunces Tavern. J'ai plaisir à me perdre. Je navigue sans carte, allant de surprise en surprise : Pearl Street : une rue pavée avec des vieux lampadaire. Plein de tables car plein de restaus. Dommage, çà gâche un peu l'esprit des lieux.

Je ne sais pas trop comment me voici arrivée à Bowling Green, devant le Charging Bull . Je veux faire ma petite photo quand je me retrouve nez à nez avec un mec qui a des serpents autour du cou.Je me trouve mal, mais alors vraiment mal, au point que je dois aller m'assoir dans le petit square juste à côté. Je hurle " enfoiré". J'ai la phobie des serpents et je peux même pas les voir en photo. Alors en vrai et bien vivant....

Après avoir repris mes esprits, je remonte sur Broadway à la recherche de la bonne ligne de métro, car la fatigue me gagne et je ne me sens pas le courage de marcher davantage aujourd’hui, bien que j’aie encore pas mal de choses à voir dans les alentours. J’ai les pieds en cloques et j’inaugure la boîte de Compeed de retour à l’hôtel.

MERCREDI 31 AOUT 2011

Grand beau temps, très chaud mais ciel voilé.

Aujourd’hui je prends mon temps et je descends à South Street Seaport (métro ligne 2 arrêt Fulton Street).

La promenade de Fulton jusqu’à la jetée est agréable car il n’y a pas grand monde et les terrasses ne sont pas encore en place. En fait, la veille j’étais tout près de ce secteur qui est le prolongement de Pearl Street. Mais la fatigue m’a fait renoncer. Pas grave … Il reste quelques traces de la tempête Irène comme en témoignent les sacs à l’entrée d’une boutique de la zone piétonne.

Le quartier a été très bien restauré après avoir failli disparaître. J’adore le style de ces vieux bâtiments. Et puis, dans le port, il y a des vieux bateaux dont certains contrastent avec les immeubles à l'architecture quelque peu futuriste.

Je me promène un peu dans le centre commercial de Pier 17 qui est climatisé. J'y découvre une super boutique d'articles de Noêl qu'on peut personnaliser. Ça fait des petits souvenirs sympas. Ça s'appelle Christmas in New York".

Je fais un petit break sur une terrasse pour grignoter et prendre le soleil. Je trouve l’ endroit très sympa. Je regarde le pont de Brooklyn au loin. Hélas, il est bâché à cause des travaux. Mais ça ne m’empêchera pas d’y aller prochainement

Je remonte ensuite jusqu'au City Hall où il y a un petit parc avec une très belle fontaine. C'est très agréable.

Pour la deuxième partie de la journée je reprends le métro pour monter magasiner et flâner sur la 5ème avenue. Au moins, çà, ce sera fait. Je passe donc l'après-midi à déambuler sur Lexington, Madison, Park Avenue. Que des petites adresses chics et pas chères ...lol

Je m’offre une petite part rêve chez Tiffany : une mug en porcelaine de Chine et une petite babiole en argent. Je ne crame pas trop la VISA, seulement 300 dollars : allez acheter des fringues chez Abercrombie un peu plus bas et vous dépenserez beaucoup plus, comme j'ai pu le constater en regardant les prix. La photo avec le beau mec de l'entrée du magasin, ça, c'est gratuit !.

Chez Tiffany, l’ambiance du magasin est feutrée et les clients y sont choyés. Vous n’appuyez même pas sur les boutons de l’ascenseur. Un liftier le fait pour vous. Il y a aussi un petit salon pour faire une pause. Le top du raffinement. J’aime beaucoup. Ça me fait penser au magasin Fortnum and Mason à Londres (où le seul truc que vous pouvez vous offrir, c'est un pot de confiture ou une boîte de thé...ndlr)

Ensuite, un petit crochet pour goûter à Central Park où j'ai vu les calèches. Je ne fais pas la promenade car c'est très cher.

Un coup de soleil plus tard, je ne résiste pas à la visite de FAO Schwartz. Trop bien la nursery des poupées avec la dame en infirmière (je l'avais vue à la télé dans un documentaire sur New York). Trop bien aussi l'accueil des grooms à l'entrée. Whaouh le rayon des peluches !!! Et que dire du rayon LEGO avec Indiana Jones grandeur nature .... Au premier étage se trouve le rayon des Muppets. On peut fabriquer sa propre marionnette. Quelqu’un est là pour vous y aider. Trop bien ! Et que dire du rayon confiserie du rez-de-chaussée avec les sucettes géantes et les bonbons de toutes les tailles et de toutes les couleurs. C'est irrésistible. Avis aux parents : préparez vos dollars !...

Après ce passionnant intermède, je poursuis en déambulant dans le coin. Prada, Vuitton, Chanel... Que de belles vitrines et si originales pour certaines qu'elles valent bien une petite photo.

Je lève les yeux car il y partout des belles façades ouvragées. Aux principaux carrefours, des policiers en gants blancs font la circulation. Surprenant. Il n'y a plus çà chez nous.

Et puis j'arrive enfin au Waldorf Astoria. J'y entre en toute décontraction.Me voici dans le plus bel hôtel de New York, un des plus beaux hôtels du monde. Je m’assieds et m’enfonce dans un des fauteuils moelleux du hall principal. C’est un moment délicieux.

Je reste de longues minutes à contempler le décor somptueux , à commencer par la fabuleuse horloge qui trône fièrement au centre de la Réception. Après quoi, je décide de partir en exploration.Me voilà dans devant des escaliers. Je n’hésite pas. Je monte et j’arrive à l’étage du restaurant et des salles de réception qui sont ouvertes. Je croise un membre du staff et je lui demande si je peux visiter et prendre quelques photos. C’est OK. Je peux aller où je veux . Apparemment je suis chanceuse aujourd’hui.

QUE DU BONHEUR !!!! Je déambule dans les couloirs. Il n'y a personne. Je suis seule au monde. Je savoure ces instants. C'est grandiose. J'adore.

Je finis cette journée épuisée et pleine de courbatures, mais super contente.

JEUDI 1er SEPTEMBRE 2011

Et dire qu'avant de partir, je faisais la fière avec mes sandales spécial trek urbain !! Je ne sais pas si c'est la lourdeur du climat, mais je ne sens plus mes jambes et une tortue pourrait presque marcher plus vite que moi .

Il n’empêche : une fois de plus je me lève tôt (vers 7 h) et après le petit-déj, je pars « goûter » l’ambiance matinale dans le quartier (j’adore) avant de filer à l'Empire State building.

Il est un peu plus de 9 h quand j’y arrive. Là aussi contrôle draconien pour accéder aux ascenseurs. Mais comme il n’y a pas foule, en un quart d’heure, l’affaire est réglée. Une fois sur la plateforme du 86ème étage, c'est que du bonheur.

Après l'Empire State building, cap sur le Flat Iron, dont j'aime beaucoup l'architecture. Mais comme je prends les chemins de traverse, j'arrive dans le quartier de Gramercy Park. C’est un endroit très privé et hors du temps que j’ai la chance d’explorer en compagnie d’une charmante habitante des lieux qui en a la clé. Je découvre ainsi des trésors de verdure et de bâtiments.

Après 1 heure dans cette oasis de calme qui ressemble à un quartier anglais, je reviens sur mes pas et je me pose au Madison Square Park pour déjeuner en compagnie d'écureuils farceurs. J'arrive à en caresser un. Trop mimi. Mais çà ne dure qu’une fraction de seconde. Ils sont rapides comme des éclairs. Le déjeuner du jour se compose de spécialités italiennes que je suis allée acheter au super marché italien juste de l'autre côté de la rue. Je me régale, là, sur mon banc, en compagnie des écureuils.

Je passe l'après-midi qui est déjà bien avancée au Rockfeller Center. Flute de Zut !!! J’ai zappé Limelight Market , ce centre commercial qui a été aménagé dans une ancienne église !!! Bon … ben se sera pour un autre jour …

Au Rockfeller Center, le contrebas de la plaza est envahi par les terrasses (c’est très cher de s’y poser boire un verre). J’ai de la chance, car c’est la fin de l’après-midi et les parasols sont repliés. Si non, çà gâche singulièrement la perspective. J’essaie de faire quelques images correctes de cette statue de Prométhée et de sa fontaine que je trouve superbes.

Sur un côté du patio, il y a un petit marché fermier qui se termine. Attiré par une bonne odeur de fromage, je ne résiste pas. Ainsi me voilà à déguster du fromage fermier accompagné d'un petit verre de vin de Long Island, en plein New York. Un pure délice. Elle est pas belle la vie ?

Après la nourriture corporelle, retour à la nourriture spirituelle. Je tente de décrypter les quelques détails de la façade qui sont à portée de mon objectif (un 28-600 m).

Pour finir, je souhaiterais monter au Top of the Rock, mais il y a un queue assez longue : au moins 2 ou 3 groupes attendent de pouvoir entrer. Pas grave. Je reviendrai.

Je rentre l’hôtel à pied . C’est à 15 minutes de marche.

VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2011

J'ai quelques cartes à poster, je commence la journée par General Post Office avant de filer dans le quartier de Chelsea que j'ai décidé de visiter.

Je commence par visiter Chelsea Market où j'arrive vers 10 h. Il n'y a pas encore foule. Je peux observer les artisans au travail : le boulanger à son fournil, des cuisiniers japonais préparant des sushis... tout ce petit monde travaillant derrière de grandes baies vitrées.

J'achète de quoi pique niquer avant d'enchaîner avec la promenade de la Highline. C'est un chef d'oeuvre de réhabilitation de friches industrielles.

Je poursuis la journée dans la zone résidentielle de Chelsea, aux petites rues calmes. C'est très plaisant. Il y a aussi des galeries d'art. Malheureusement, aujourd'hui, beaucoup sont fermées. Malgré tout, en ouvrant bien grand les yeux, on peut voir des choses intéressantes, voire carrément insolites.

Je pousse jusqu'à un "monument" du quartier : le Chelsea Hotel, ancien repère des artistes et écrivains bohêmes. Je franchis la porte et un gardien très mal aimable m'interdit d'aller plus loin. C'est interdit !!! Mais j'explique que c'est pas marqué sur la porte que l'hôtel est en réfexion car il y a visiblement des clients. Le monsieur ou, devrais-je dire, l'espèce de pittbull, le prend très mal. Inutile d'insister.

Une fois terminée la visite de Chelsea, je rentre à l'hôtel pour un petit break, mais c'est surtout pour changer de chaussures avant de repartir chez MACY'S : mon sentiment : bof !! Je me fais tout de même maquiller en vue de la soirée comédie musicale que j'ai réservée.

En fin d’après-midi, visite de la Public Library, GRANDIOSE. Je passe de salle en salle et je suis scotchée par la richesse de la déco. Quel bonheur çà doit être d'étudier dans ses lieux ...

Derrière la bibliothèque, il y a Bryant Park, mon gros coup de coeur : on y voit des joueurs d'échec et une bibliothèque en plein air. Là aussi, c'est que du bonheur.

Soirée comédie musicale. Je dois être au théâtre pour 19 h. Ensuite, balade sur Times Square dont je ne me lasse pas de l’ambiance. Ce n’est qu’à 5 mn de « chez moi », j’ai pas de métro à prendre, alors j’en profite à fond, et je rentre …vers 2 h du matin. Sister Act, c'était génial ; j'étais dans les 5 premiers rangs.

Demain Samedi, c’est "ma grande journée" au MET.

SAMEDI 3 SEPTEMBRE

MA journée au Metropolitan Museum. Comme d’habitude, je me lève tôt après une nuit assez courte (eh oui : rentrée à 2 h du mat). Je voudrai arriver au musée pour l’ouverture vers 9h30 – 10h. Je prends le métro ligne R arrêt 5th av/59th street. Mauvaise pioche : je dois me faire la remontée de Central Park Est jusqu’à 82nd street et çà me coûte plus d’un bon kilomètre.

Pas de queue à l’entrée du musée.

Je sais les départements que je veux voir en priorité et dans lesquels je veux prendre mon temps, donc j’ai juste à prendre un plan. Seulement voilà, le musée est immense et certains départements ne sont pas accessibles cette semaine (c’était pas indiqué sur le site du musée). Adieu donc le département de la mode qui est fermé et la collection Lehman qui est en restructuration.

Je ne sais pas trop comment, je me retrouve aux Arts Décos du 18ème siècle. Dans cette section, les intérieurs de certains hôtels particuliers et de châteaux européens ont été reconstitués avec du mobilier d’époque. C’est top génial pour moi car j’adore ce siècle. Comme il n’y a pas grand monde, je papote avec la Volontaire qui surveille les salles. Elle me dit très heureuse de parler avec une française sur un sujet qu’elle affectionne elle aussi. Nous voilà donc parties sur un délire au sujet de Louis XV - in English please. Cela suscite l'intérêt de quelques visiteurs qui nous posent des questions et j'entends des français dire "elle peut pas traduire la jeune??" Ben... demandé sur ce ton, allez vous faire voir ! Je poursuis la visite par la section des peintres impressionnistes du département peinture : le MET possède quelques tableaux intéressants : Renoir, Monet, Van Gogh...

Un de mes objectifs du jour c’est aussi le département des antiquités grecques et romaines.

Whaow, whaow, whaow… Je ne m’attendais pas à voir une collection d’une telle richesse !!! Des fresques en provenance de Pompéi, des bijoux, des bustes en marbre de toute beauté ....

Je finis la visite du musée par le département « arts décos américains » : on circule dans des intérieurs de maison reconstitués. Ces salles sont en enfilade autour d’un magnifique patio recouvert d’une verrière qui crée un magnifique puits de lumière. Il fait bon s’y poser C’est vraiment très bien fait et çà me permet de m’initier à l’histoire et à l’évolution du mobilier et des objets américains. J’adore !!

Après un tour au bar de la terrasse du musée qui surplombe Central Park et qui est blindé de monde, je passe par le monumental temple de Dendur où il y a foule. Il est plus de 17 h quand je sors du musée.

Je suis lessivée. J’ai mal partout, surtout dans le dos. Je peine respirer et j’ai peine à marcher, même après avoir changé de chaussures (j’étais bien inspirée d’en avoir embarqué une deuxième paire dans le sac à dos). Après avoir tenté vainement d'arrêter un taxi à la façon des new yorkais, je dois me résoudre reprendre le métro sur Lexington Avenue, avec une correspondance pour la 42nd street pour rentrer (car cette portion de la 5th avenue n'est pas desservie par le métro).

J’ai tellement mal que je demande l’adresse d’un kiné à la réception de l’hôtel. Ils ont les coordonnées d’un kiné qui peut se déplacer, mais à 150 dollar la consultation, je préfère prendre une douche bouillante et avaler des Advil et voir si çà ira mieux le lendemain.

DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2011

Je suis tellement claquée que je ne me lève que vers midi. J'ai loupé la messe de 9 h 30 à Harlem. Je souhaitais aller à cette heure là pour me mélanger aux fidèles et ne pas être cantonnée direct dans "la tribune des touristes". Je reviendrai....

Après ce réveil difficile et un petit-déj avalé à Times Square, je prends la ligne de métro n°2 arrêt Clark Street, à Brooklyn. Sur place, j'enchaîne les rues : Pierrepont, Willow, Orange, ... J'adore le calme et les jolies maisons avec jardinet de ce quartier. Je fais ensuite promenade des Heights jusqu'à Fulton Ferry Landing, puis Brooklyn Bridge Park qui est en partie fermé car il y a eu des gros dégâts lors de la tempête...

En fin d'après-midi, je passe le Brooklyn Bridge qui est en travaux à pied. Pas top pour les photos, mais il y a quand quelques beaux points de vue.

A la sortie du pont, je me dirige sur Chinatown où je découvre un monde extraordinaire plein de couleurs et quelque peu mystérieux si j'en juge par les denrées inconnues que je vois sur les quelques étales de marchands et dans les boutiques. Je me perds joyeusement, et j'arrive au plus grand temple bouddhiste d'Amérique du Nord. On me laisse entrer. J'y médite quelques minutes et je fais une offrande avant de sortir. J'ai été chanceuse car il paraît que ce lieu n'est pas toujours ouvert et qu'il faut faire des pieds et des mains pour pouvoir le visiter.

Je file ensuite sur Colombus Park qui est très animé ce dimanche. J'écoute un orchestre de musique traditionnelle et sa chanteuse, je croise des moines et un prêtre shinto, j'assiste à une leçon de taÏ shie... J'adore...

Je démarre la soirée dans Little Italy qui est collé à Chinatown. Rien de bien transcendant dans ce coin-là : avec les restaus plus ou moins bons, c'est un vrai piège à touristes. Je me commande une glace en italien et là, on m'explique que les italiens ont migré dans le Bronx et que c'est là-bas que je pourrai parler la langue de Dante en dégustant de la bonne cuisine traditionnelle. J'en prends bonne note... En attendant, ce soir, c'est salade grecque et falafel dans un restau yiddish près de l'hôtel. Je me régale...

LUNDI 5 SEPTEMBRE 2011

C'est la fête du travail américaine. C'est donc jour férié.

Aujourd'hui, au programme, c'est Soho et Greenwich. Je prends le métro ligne A, mais je pourrais aussi prendre la ligne C.

A soho, je fais le tour des cast iron buildings. J'ai le routard à la main pour repérer les plus bâtiments, mais je ne suis pas longtemps l'itinéraire proposé, si bien que je me retrouve dans une caserne des pompiers dont une partie est aménagée en musée. C'est très émouvant. Je jette aussi un oeil à quelques unes des nombreuses galeries d'art. Et puis en marchant, je finis par me retrouver dans Greenwich.

Voilà un quartier que j'aime beaucoup. Je me promène dans Commerce street et Bedford street. Certains endroits sont très calmes. Il y a plein de jolies maisons et plein de jolis jardins bien cachés; aussi il faut bien regarder.

Me voilà dans Washington Square dont une partie est en réfection. C'est plein d'animations. J'adore. Non loin se trouvent les bâtiments de l'Université de New York.

Entre University Square et 5th avenue se trouve les Washington Mews. Cette étonnante petite rue est là, coincée, à l'écart de l'agitation et de la circulation. J'apprécie le calme et le charme de l'endroit.

Je reprends le métro en fin d'après-midi et j'ai dans la tête de me pointer à Top of the Rock pour voir le coucher du soleil. Pas d'attente pour monter. Toujours les contrôles draconiens. Le spectacle commence dans l'ascenseur avec un son et lumière. Arrivé en haut, c'est tout simplement magique...

Je ne sais pas combien de temps j'y passe, mais il fait bien nuit quand je redescend. Comme je suis tout près, je profite de l'occasion pour aller faire de la photo de nuit. Et bien sûre, comme chaque soir, je finis sur Times Square dont je ne me lasse pas....

MARDI 6 SEPTEMBRE 2011

I 'm singing in the rain Just singin' in the rain What a glorius feelin' I'm happy again I walk down the lane With a happy refrain I'm singing and dancing in the rain lalalala

Il ne fait pas un temps à mettre un touriste dehors, mais crotte de bique ! C'est pas cette maudite pluie qui va entamer ma bonne humeur et je fais quelques pas de claquette sur Broadway....

Ils sont trop cool les new yorkais. Ils sont "happy". Faut voir cette marée de parapluies. Faut éviter les grosse flaques d'eau et je fais "holé" chaque fois que je traverse en évitant de me faire arroser....

Aujourd'hui, c'est donc activités d'intérieur, dont shopping.

A 10h j'ai rendez-vous pour visiter le Radio City Music Hall. On n'est pas nombreux dans le groupe. On a donc droit à une visite presque VIP. La salle de spectacle de 6000 place est très impressionnante. Et avec les anecdotes du guide, je me régale.

Ensuite, je descends voir les buildings de Midtown. J'entre dans le hall du Chrysler puis je file visiter Grand Central Station. Je suis archi trempée. Du coup, je reprends le métro pour rentrer à l'hôtel. Le temps de me sécher et de me changer, et je repars pour une séance de magasinage. C'est les soldes de Labour Day et je vais dévaliser le magasin AEROPOSTALE de Times Square. Chez AMERICAN EAGLE, tout à côté, on peut se faire prendre en photos pour voir ensuite sa bobine affichée quelques secondes sur le panneau American Eagle de Times Square. Bon, ben moi, vue mon allure d'épouventail, je n'ai pas pris la photo de ma photo. Ce sera pour une autre fois. En attendant, je préfère me rentrer à l'hôtel où c'est "happy hour". J'en profite pour dîner. Soirée lecture....

MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011

Le temps est couvert, il bruine, mais il ne fait pas froid... J'enfile mon super poncho rouge souvenir du park Astérix et je prends le métro pour monter sur Central Park West.

Je fais une petite incursion dans le musée d'histoire naturelle (celui qui figure dans le film "Une nuit au musée"), et je fais une petite photos des squelettes de dinosaures qui trône dans le hall d'entrée.

Ensuite je prends mon temps pour regarder les belles façades le long du park, dont le Dakota building qui est remarquable. Je perds un peu dans le quartier où l'on peut voire de très belles brownstones.

Dans l'après-midi, j'ai juste le temps de traverser Central Park pour passer de l'autre côté qu'il se met à pleuvoir. Je m'abrite au musée Guggenheim. Vu de l'extérieur, ça ressemble à une grosse tasse posée sur sa soucoupe. A l'intérieur, les lignes sont très sobres, très belles. Vu le temps qu'il fait dehors, j'ai tout le loisir de les admirer, mais pas trop envie d'aller plus loin car l'entrée est assez chère et je suis pas fan de peinture contemporaine.

Après la pluie, le beau temps. Je retourne dans Central Park. Je file jusqu'à la fontaine de Bethesda qui est très jolie et qu'on voit souvent dans les films et les séries US.

Hélas, l'éclaircie ne dure pas et je reprends le métro pour rentrer.

JEUDI 8 SEPTEMBRE 2011

C'est ma dernière journée. Il fait de nouveau beau et chaud, alors je remonte me perdre dans le West End. Pour la première fois de ma vie je croise un dog watcher qui promène plusieurs toutous en laisse.

A un carrefour, j'assiste à une scène surréaliste : en plein milieu, un monsieur tente d'arrêter un taxi en brandissant son parapluie. Je fais alors ce que j'espère être le cliché de l'année...

Je continue ma promenade, sans but précis, juste pour le plaisir. En fin d'après-midi, je me retrouve sur Grand Army Plaza. J'en profite pour entrer dans l'hôtel Plaza, et comme c'est l'heure du thé, je m'offre un petit moment de détente dans le magnifique jardin d'hiver, sous la verrière. 20 dollar le thé, mais pour ce prix-là, j'ai des petits fours délicieux, un thé qui n'est pas en sachet, un service top classe... et un pianiste qui joue en live.

Je redescends tranquillement le long de 5th avenue, et je m'arrête à la boutique Build a Bear. Je n'ai jamais vu un endroit pareil. Le concept : on prend une enveloppe de peluche qu'on fait fourrer, on met un petit coeur dedans en faisant un voeux, puis on passe au rayon habillage pour choisir des vêtements, des chaussures et des accessoires. Puis on passe au dressing pour habiller le nounours. Après le passage en caisse, on peut éditer un certificat de naissance. La boutique de New York est sur 2 niveaux. Autant dire que je ne sais pas quoi choisir et que j'y passe un bon moment. C'est l'occasion d'une grosse rigolade avec des touristes sud américains. Tu me prends en photos, je te prends en photo....

Retour à l'hôtel tranquillement pour déposer la boîte. Puis dernière soirée sur Times Square. J'y croise des marins américains en uniforme blanc impeccable, comme dans les films. Je leur demande si je peux poser avec eux pour une photo. On fait la photo. J'explique " I am French"... Ah ... Paris ... On sympathise et on passe la soirée autour d'un hamburger/frites/ coca... Mais ce qui me touche le plus, c'est qu'il y en a un qui va m'acheter un nounours en peluche en tenue de base ball. Je rentre très tard car je savoure à fond cette dernière soirée.... assurément la meilleure de tout mon séjour....

Demain vendredi, j'ai la matinée libre avant de filer à l'aéroport.

...

Voilà : c'était le récit de mon séjour à New York en 2011 J'espère ne pas vous avoir trop ennuyé.... Depuis, je suis aller explorer Washington et j'ai fait un road trip en Californie. Mais je retournerai à New York, dès que je le pourrai....

Itinéraire d'un mois au Quennsland English translation pending
by Gatchette · 2013-07-30 · 17 replies
Bonjour !

Besoin de vos conseils avisés : nous sommes 2 et partons 1 mois en octobre dans le queensland.

Nous souhaitons louer un 4X4 ou van pour faire Sydney-Cairns (ou vice versa) et dormir dans les parcs nationaux et camping.

Voici tout ce que nous voudrions faire mais le temps nous manquera donc merci d'avance pour vos conseils qui guideront nos choix !!

Sydney Brisbane: Lone Pine Koala Sanctuary PN de LAMINGTON Warwick et Toowamba Maryborough Bundaberg : plongée directement de la côte, et snorkelling possible ? Harvey bay : baleine + fraser island (et Lady Elliot ?) Ile de la Gde Barriere : la meilleure pour snorkelling et plongée et bon marché ???? Great Keppel ? Près de Gladstone : immension dans un ranch a Kroombit Tourist Park Rockhampton : capricorn caves Les Gem Fields : Emerald et/ou Clermont pour chercher des pierres précieuses :) Eungella NP Airlie Beach : kayak Whitsunday : snorkelling ? Long Island ou Hook Island ? (point de vue financier) Townsville : aquarium Magnetic Island Hinchinbrook Island Mission beach : rando avec tribu Girramay Cairns : Tjapukai Aboriginal Danse, Josephine Falls, funiculaire entre Smithfield et kuranda Alentour Cairns : Undarra sur savannah way et Georges town Atherton : yungaburra pour baignade lac tinar Port douglas : Hartley s crocodile à Palm cove + Plongée Ribbon Reef, snorkelling possible ? Cap Tribulation Parc de Daintree Lizard Island sur Cod Hole pour snorkelling et plongée Retour Cairns

Voila qui fait beaucoup .. On voudrait : Snorkelling, plongée, saut parachute, éviter la foule, découvrir les animaux, séjourner 1 jour ou 2 dans un ranch, découvrir site aborigène, culture canne a sucre, rando. A prix abordable bien sur :) :)

Merci d'avance pour vos conseils !!
Récit de voyage à Cuba, juillet 2013 English translation pending
by Jordanscam · 2013-07-28 · 28 replies
13/07/2013 – 11h30 Départ pour Cuba !!! Avec Yanis. Vu mon petit incident au Bénin, j'ai préféré sécuriser Yanis et choisir pour une fois de voyager avec une agence. J'ai choisit Allibert, une agence d'éco-tourisme. Nous allons nous retrouver dans un petit groupe, dont je sais déjà qu'il y a une maman avec sa fille de 11 ans. Voyage spécial famille :) Je ne pense pas voyager souvent comme çà, question budget, mais je pense que c'est une bonne alternative avec un enfant. Nous verrons bien. Let's go to Havana !!!

14/07/2012 – 6h15 Réveil de bonne heure. Décalage horaire de 6h qui rend maboule ;) On a du se coucher à 10h du soir (4h du mat. En France)... J'ai comme çà le temps d'écrire un peu sur la soirée d'hier. Nous sommes 4, ce qui pour moi est génial ! Une autre maman et sa fille, habituées à se laisser guider totalement dans leurs voyages, alors que pour moi, c'est dur, et pour Yanis, carrément nouveau. Mais Yanis est content de pouvoir poser pleins de questions à notre guide, Alejandro (alias Alex). La Havane : comme je l'imaginais, vieille ville coloniale, en ruine ou très mauvais état dans certains quartiers, en pleine rénovation dans d'autres : magnifique !!! Nous sommes dans un superbe hôtel colonial restauré, tout près du vieux quartier. Chose étrange, nous sommes samedi, c'est les vacances, mais vraiment pas grand monde dans les rues. Alex nous a dit que la saison des pluies (et il avait plu ce jour), et le week-end, les familles restent chez elles. Étrange, je ne voyais pas le caractère cubain ainsi, mais plutôt fêtard ! Que de belles voitures américaines, c'est un régal. L'atmosphère cubain est là, çà c'est sur …
Retour de croisière Princess Cruises Spitzberg English translation pending
by Comarthe1945 · 2013-07-22 · 96 replies
Juste un tout petit compte rendu pour donner mes impressions sur Princess avec le Crown , pardon pour l'absence de photographies ( pour Chamadou surtout ) , elles se trouvent encore sur un téléphone LG et je ne sais pas trop comment les faire imprimer déjà ! De plus, la présentation du forum a changé ...en informatique, il faut vraiment être " dans le coup" et je crois que ce n'est pas trop ma tasse de thé ...et j'en ai vu passé des tasses de thé sur le paquebot , beaucoup plus de britaniques ( hélas ?) que d'américains du nord !

Le Crown Princess est impressionnant, paraît plus gigantesque que la dernière génération de Celebrity, plus carré. On craignait la foule mais à l'intérieur tout est très fluide , compartimenté. C'est très différent des Celebrity plus classiques avec le restaurant, le théâtre, l'escalier atrium ( enfin distribution à l'ancienne ) . La décoration de ce bâtiment est élégante et classique, comme j'aime ! Boiseries de bon goût, moquette élégante et moelleuse, laiton/ cuivre et marbre, cela " date " par rapport à Celebrity qui est plus actuel voire d'avant garde en décoration mais pour ma part le Crown est moins froid , plus "cosy" que celebrity. Les spectacles sont de qualité bien sûr, l'offre est plus que généreuse, la musique est assurée par de vrais orchestres, la restauration est parfaite et très diversifiée, le grill ( à supplément ) offre viande Angus et homard dans un cadre distingué et élégant digne d'un grand restaurant français ! . Les excursions sont bien sûr hors de prix ..tout comme le reste ! Le service est parfait mais Celebrity a " un truc en plus " que je n'ai jamais retrouvé ailleurs ( ils sont hors concours là dessus ) ...l'animation est plus présente aussi ( un peu trop pour moi mais sans être envahissant tout de même ) , immense écran cinema sur le pont . Vous avez moyennant finance accès au sanctuary ...un havre de paix raffiné ( pont extérieur avec peignoir ) avec buffet et réservé aux adultes ! Soirée de gala avec smoking ( ouf !).

En conclusion , expérience que je vais renouveller car j'ai préfèré à Celebrity ( déco des paquebots actuels , ici sur le Crown j'ai retrouvé un genre de classe Millenuim que j'aimais tant )mais les deux sont bien et vraiment Premium sans être Deluxe. Celebrity est plus " hype " et " innovant " que Princess ( attention c'était ma première croisiere ) , Princess plus chaleureux , jovial ...il est vrai que je trouve le restaurant Blu froid par exemple ou le martini bar ( enfin avant ) un peu glacial aussi alors que les bars du Crown sont cosy et feutrés. Bref tout cela est bien subjectif.

Les derniers comptes- rendus Celebrity étaient mauvais tout simplement. Pour ma part, je n'ai jamais eu ce type de désagrément avec Celebrity donc je dirai que les deux compagnies sont semblables mais si Celebrity a " baissé " , Princess non alors ( il suffit de voir la qualité des ingrédients des assiettes, le linge de service ( sans être du Frette comme chez Celebrity )).

Par contre, et à titre personnel je m'attendais à des paysages plus grandioses et j'espérais plus de neige , iceberg etc , j'ai été déçu tout simplement. J'ai du aussi faire preuve d'imagination pour "canaliser" les frustrations de mon épouse qui elle ne jure que par la Méditerranée ! Il est vrai qu'on est loin des iles grecques ou de Capri ...elle a trouvé les escales entre sordides et lugubres .....bon j'ai arrangé cela et cela n'a pas dérangé Princess non plus aux vues de l'addition finale que j'ai réglé ! Voilà pour le ressenti personnel , je ne suis pas prêt de faire les capitales nordiques l'année prochaine ou bien alors seul !

Je vous remerçie pour avoir lu ce petit topo , pas évident d'essayer d'égaler les merveilleux comptes-rendus offerts ici sur les croisières Celebrity et Princess postés dernièrement ici par les forumeurs et je reste à votre disposition pour toute information complémentaire

Bonne semaine à toutes et à tous !
Avis sur circuit de 17 jours au Sri Lanka? English translation pending
by Hestia06 · 2013-07-19 · 23 replies
Bonjour à tous !

Je pars 17 jours au Sri Lanka du 28 out au 14 septembre en couple. Nous avons besoin de vos conseils précieux pour finaliser notre parcours. l'objectif est de mixer temples, plantations, parcs naturels et un peu de plages.

Jour 1 : Arrivée 14h puis Anuradhapura > Possible d' y allé directement depuis l'aéroport ou mieux de le faire le lendemain. L'avantage est que ça évite de perdre une nuit je trouve. Jour 2 : Anuradhapura > vraiment incontournable ? Jours 3 et Jour 4 : Trincomalae > étape pas trop loin d'Anuradhapura ? La route n'est pas trop dégueulasse ? Jour 5 : Sigirija Jours 6 et 7 : Kandy Jours 8 et 9 : Nuwara  Eliya Jours 10 et 11 : Ella > pas trop loin du parc Uda Walawe ? Jour 12 : Tissa > pour faire 1/2 journée à Yala Jours 13 et 14 : Tangalle Jours 15 et 16 : Galle > si vous connaissez d'autres spots de plages plus intéressants je suis preneuse ! Jour 17 : negombo Jour 18 : Retour à 11h

Merci d'avance pour vos retours! Bonn week-end Sonia
Combien de temps consacrer à San Francisco? English translation pending
by Sabbi75015 · 2013-07-18 · 14 replies
Bonjour à tous,

je me rends en Californie cet été pour mes vacances, et je me pose quelques questions sur San Francisco.

Combien de jours me conseillez-vous d'y passer ?

Je lis beaucoup de posts où il est dit de privilégier SF à Los Angeles.. je pense en effet que Los Angeles est plus une ville à vivre, qui a probablement moins de charme que sa "voisine" un peu plus au nord, mais à quel point ? Nous ne partons, mon amie et moi que 2 semaines en Californie, avec un petit circuit qui nous fera passer par la Death Valley et Yosemite, alors nous essayons d'évaluer au mieux combien de temps nous pouvons passer à San Francisco.

Nous hésitons entre 3 ou 4 nuits .. pensez-vous que cela soit suffisant pour visiter les principaux sites d’intérêts ?

Merci de vos conseils

sébastien
L'Ouest américain des plus de 60 ans English translation pending
by YellowRock · 2013-07-14 · 118 replies
Bonjour!

J'aimerai faire un petit sondage parmi vous afin de mieux construire mon prochain voyage.

Pour mon 4e voyage dans l'ouest, je souhaite emmener mes parents afin de leur faire découvrir ces endroits que j'aime tant ! Pour la construction de ce voyage, plusieurs problème se posent à moi.

En premier lieu, j'aurai tendance à orienter le trip selon mes goûts (c'est à dire deep into the wild 😎😛). Pourtant, mes parents n'ont pas de réelle expérience de voyage, encore moins dans l'ouest et dans le wilderness.

Aussi, je me demande comment on supporte, apprécie et perçoit les roadtrip à plus de 60 ans. Quels sont les parcs préféré des jeunes seniors, ce qu'ils recherchent ou non...

Du coup, j'apprécierai beaoucoup si les personnes ayant le même profil qu'eux ou ceux qui ont fait un trip avec leurs parents pouvaient me faire un retour d'expérience.

Mes parents ont plus de 60 ans, ils ne sont pas sportifs, ma mère a même quelques problèmes de santé qui peuvent restreindre parfois sa capacité à se déplacer.

Vous l'aurez compris, je cherche à créer le voyage parfait pour leurs attentes et leurs goût 🙂.

Merci d'avance pour vos retours!

Cha
Téléphone portable pour New York? English translation pending
by Muuchette07 · 2013-07-12 · 24 replies
bonjour,

je souhaite savoir quel opérateur me conseillez vous pour new York et l'est. J'ai soit la possibilité de mettre une carte ds mon i phone soit pourquoi pas d'acheter un portable pas cher la bas. C'est ce que ns avions fait à miami mais quand notre famille ns appelait de France ça ns décompté du tps. Et c'est dommage car avec sfr depuis la France on ne paye pas sue les portables.

merci de vos conseils.
Compte rendu de notre croisière en Écosse et en Irlande sur le MSC Magnifica English translation pending
by Grandpierreg · 2013-07-11 · 30 replies
Bonjour à tous,

Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.

L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.

Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.

Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…

Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
Doit-on tout partager ou "tourner trois fois dans son post" certains "bons plans" en message public? English translation pending
by Yellowmop · 2013-07-10 · 162 replies
🙂Bonjour Camarades Forumistes,

Je ne sais pas vous, mais il m'arrive de bondir sur ma chaise quand je lis des posts publics sur le forum qui conseillent, parfois même en flagrant décalage avec la question/le "profil" du demandeur (bref, passons...), des hébergements/activités/visites ou autres qui ne "demandent" qu'à rester dans la confidentialité pour ne pas dire parfois la "clandestinité" du voeu même de leurs proprios/habitants, pour le coup foulé au pied...

Si ces conseils partent toujours d'un élan de générosité de leur auteur, ils procèdent aussi souvent , selon moi, de l'inconscience (des périls de la "publicité", effet boule-de-neige d'une info livrée sur le net...), du manque de respect pour la chose recommandée, de la fanfaronade (ça c'est moins nuisible), au final de l'égo (qui n'en n'a pas, certes??!!), à tel point que je me demande parfois si leur intervention publique n'est pas surtout un prétexte pour se mettre en valeur personnellement, en se singularisant, et du coup pas forcément altruiste.

Je ne veux pas ici, notez bien, ni polémiquer, ni "régler leur compte" à cette catégorie minoritaire de forumistes, généralement très active dans les discussions (merci sincère à eux pour "l'ensemble de leur oeuvre"), mais plutôt soumettre à leur réflexion, avec bienveillance et modestie, la question de la portée en message public de leurs conseils.

Pour cela, quelques simples questions:

- Si vous habit(i)ez un petit "hâvre de paix", un coin joli, préservé, tranquille, y "rameute(rie)z"-vous du monde en message public sur un forum? ou préfer(ie)z-vous "sélectionner/filtrer" vos invités/visiteurs?? Quid de l'empathie?du respect de l'Autre? Ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse, je ne le fais pas aux autres...

-Que pensez-vous de la responsabilité individuelle? (pour ceux qui seraient tentés de répondre:c'est pas moi, c'est lui/eux qui conseille/nt !!)

-Ne faut-il pas "peser le pour et le contre" d'un conseil public sur un forum en se posant en tout premier la question de l'impact qu'il peut avoir sur le lieu/la personne concernés (à qui vous n'avez pas d'ailleurs au préalable demander son avis...)?

-Quand vous kiffez quelque chose, notamment parce qu'elle est préservée/tranquille, ne pensez-vous pas que la moindre des choses polies, pour la remercier, c'est, à votre propre échelle, de ne rien faire (et surtout pas de la publicité sur le net) pour déranger cette "virginité"/quiétude ?? Je pars de l'idée bien évidemment qu'on ne doît pas cacher sa responsabilité individuelle derrière la collective, question de principes/valeurs dans la vie.... : je suis au clair avec moi-même, je n'assume pas l'Autre.

C'est une démarche égoîste, me direz-vous? Pas du tout, on peut donner de "bons conseils" dans une discussion publique, sans nuire pour autant à la chose conseillée.Question de mesure, de respect.Certains "spécialistes" de destinations le font très bien tout en, j'en suis persuadé, gardant pour eux et les personnes de leur choix, quelques "petites adresses secrètes"... Et si partager un "super plan" "démange" un contributeur, pourquoi ne pas l'adresser en message privé à une personne dont il a l'intime conviction qu'elle en fera un usage "respectueux" ??!!

Vous préjugez des forumistes en ne leur accordant pas tous la "présomption" de respect, rajouterez-vous? Oui, exactement, je ne suis pas dupe, je ne suis pas un optimiste béât qui pense que tous les forumistes/touristes savent respecter les sites/Hommes (ils sont même minoritaires à mon avis, quand je lis les centres d'intérêt de la plupart des posts et que j'observe leur comportement en "vacances"...).Je ne suis pas né de la dernière pluie!!!! Même si je reconnais à chacun le droit de voyager.

What else?? Je ne sais pas anticiper tous les contre-arguments... lol

Tout ça pour dire: je suis pour le partage, mais le partage raisonné, respectueux et l'usage réfléchi et ciblé du pour les conseils "sensibles" (les "perles oubliées"...).

Merci de votre attention et, à l'avance, de vos réactions pas forcément bien-sûr d'adhésion, mais que j'espère dans les règles de la courtoisie et non "purement polémistes".Je souhaite avant tout prêter gentiment et modestement à réfléchir sur leur responsabilité de "prescripteurs"/conseilleurs ceux qui se sentiront visés par le thème.

Cordialement,

Yellowmop.😉
Parcs nationaux en Floride English translation pending
by Sylvie4400 · 2013-07-01 · 22 replies
Bonjour, Nous partons en famille faire un circuit de 18 jours en Floride au mois d'août 2013 dans lequel seront inclus de nombreuses visites dans les parc nationaux. Une amie m'a dit que lorsqu'elle y était allée il y a plusieurs années, il était possible d'acheter un "package" qui incluait l'entrée dans tous les parc nationaux et que c'était pécunièrement fort intéressant. J'ai beau essayer de trouver sur la toile, je ne trouve nulle part mention de ce "package". Quelqu'un sait-il plus exactement de quoi il s'agit ?

Merci
Compte rendu de sept jours passés en Israël / Palestine English translation pending
by Jrmo1810 · 2013-06-29 · 43 replies
Première partie de mon compte rendu qui j'espère sera utile à quelques personnes

PREAMBULE

Résumé de notre semaine passée en Israël / Palestine. Du fait de notre confession, ce parcours intéressera certainement d’avantage un lecteur musulman qu’un lecteur non-musulman.

Nous nous sommes munis du Lonely Planet ‘Israël et les territoires palestiniens’ édité en 2012. Les informations générales, la présentation du pays, et la partie consacrée à Jérusalem et à la partie israélienne sont d’un très bon niveau. Par contre la partie dédiée aux territoires palestiniens est insuffisante : peu de descriptions, absence de cartes géographiques pour certaines villes. J’ai lu sur un forum que le Guide du Routard est mieux adapté à la visite des territoires palestiniens. Cela semble vrai.

Le Lonely Planet est plus axé Judaïsme & Christianisme et reste approximatif sur les lieux coraniques, voire contient quelques erreurs. Nous avons donc préparé avant le voyage la liste des lieux coraniques à visiter. L’Atlas du Coran (Chawqi Abu Khalil) est un excellent support pour cet exercice.

L’arrivée à l’aéroport Ben Gourion s’est plutôt bien passée. Nous avons été questionnés deux fois sur l’objet de notre visite, mais rien de bien méchant, tant que votre planning de visite officielle ne contient pas des zones sensibles.

Le retour a été un peu plus compliqué. Les normes de sécurités sont impressionnantes, le terminal 1 tout entier est dédié à la sécurité. Ma femme étant musulmane de religion mais aussi ‘d’origine’ nous avons eu le droit à une fouille minutieuse des bagages. Nous avons remarqué que les jeunes femmes occidentales étaient aussi fouillées. Plusieurs questions durant les contrôles : où êtes-vous allés ? Connaissez-vous quelqu’un ? etc… Au final ce fut bien moins terrible qu’annoncé sur les forums. Après, si 4 hommes débarquent ensemble, je ne dis pas que cela sera aussi simple !

Les transferts aéroport / Jérusalem sont faciles. Le plus cher est le taxi privé, le moins cher le bus public, nous avons opté pour une solution intermédiaire à 62 NIS par personne : les sherout (taxi partagés) de la compagnie Nesher. Pour l’aller ils sont immédiatement à la sortie du terminal. Pour le trajet retour, réserver 1 jour avant si départ en semaine, 2 jours avant si départ le week-end. Ils demandent l’heure de votre vol car ils savent à quelle heure vous devez arriver compte tenu des consignes de sécurité à l’aéroport.

Nous avons logé à Jérusalem toute la semaine, afin de passer nos soirées à Al-Aqsa. La vieille ville dort, et est déserte, à partir de 18h, il n’est donc pas indispensable de s’établir dans ce quartier.

A Jérusalem, nous avons mangé sur le pouce, entre les visites. Je conseille toutefois Abu Shukri à la sortie du Haram al-sharif, près de la porte bab-al-qatanin. Bonne petite adresse avec un très bon hummus, des excellents kibbeh, et peu cher.

Les températures en cette fin de mois étaient parfaites, pas trop chaudes pour les visites, assez chaudes pour la baignade !

DIMANCHE : JERUSALEM

Arrivée à notre hôtel Commodores. Cet hôtel est situé sur la route du Mont des Oliviers. Il se situe à 20 minutes à pied de la porte de Damas ou bien à 5 minutes avec le bus 75 (5 NIS par trajet). Les logements sont très chers à Jérusalem, aussi cet hôtel à moins de 100 USD par nuit était une très bonne surprise. Nous logions au 3ème étage dans des chambres propres et spacieuses (nettoyage parfait tous les jours). Demandez une chambre à l’arrière du bâtiment car il y a un peu de circulation à l’avant. Pour ceux qui aiment le petit déjeuner méditerranéen (olives, œufs, hummus, salades, pain, miel, confitures etc..), celui de l’hôtel leur conviendra parfaitement. Le personnel de l’hôtel est d’une extrême gentillesse, très flexible et disponible (notamment le personnel à l’accueil : Anetta & Leila).

Après-midi passée au Haram al-sharif (esplanade des mosquées). Après 10h30 du matin, ce dernier n’est accessible qu’aux musulmans. Il y a parfois quelques questions qui ont pour but de vérifier ce point (shahada, fatiha, 5 piliers etc..), surtout si comme moi vous avez un physique un peu trop occidental. Les tensions sont énormes autour de cet endroit entre les communautés musulmanes et les communautés juives, des provocations sur lesquelles je ne souhaite pas m’attarder sur ce forum sont multiples. Aussi, ces plages horaires et ces interrogatoires sont malheureusement nécessaires. 1er contact avec le dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa. Grand moment d’émotion. Prier dans le dôme, sous le rocher, puis à Al-Aqsa est un privilège mais aussi un devoir pour tout musulman qui en a les moyens.

Nous avons ensuite marché à travers le quartier juif : mur des lamentations, quartier des synagogues (Hurva etc..). L’accès au mur est fortement contrôlé, ce qui est là encore logique au regard des tensions communautaires. La vue sur le mur avec en arrière plan Al-Aqsa est saisissante. Le contraste entre le quartier juif et le quartier musulman est important : les moyens financiers sont clairement différents.

Prière du soir à la mosquée Omar, construite par le calife lui-même à côté de l’Eglise du Saint-Sépulcre.

Soirée passée dans l’enceinte du Haram al-sharif. Les soirées à cet endroit sont magnifiques : les familles s’y retrouvent, discutent, mangent ensemble. Les enfants jouent sur cette esplanade grande comme plusieurs terrains de football. Les gens vont prier lorsqu’ils sont appelés, puis se réunissent à nouveau. D’autres étudient le Coran dans la mosquée. Les nationalités, les couleurs, les habits sont multiples. Après y avoir passé la première soirée, nous n’imaginions plus passer les autres soirées à un autre endroit.

LUNDI : BETHLEEM / HEBRON

Depuis la gare routière située porte de Damas nous avons pris le bus 21 pour Bethléem (30 / 45 minutes – 7 NIS)

Arrivés à Bethléem, de l’autre côté du mur de séparation, les taxis sont nombreux. Les gens ont clairement besoin de travailler et proposent donc des tarifs à la journée très intéressants. Nous avions besoin de deux taxis, et avons obtenu un prix de 500 NIS tout compris pour la journée, comprenant le transfert vers le centre ville de Bethléem, le monastère de Mar Saba, Hébron. Ce montant divisé par 6 personnes représente une somme relativement faible.

La gentillesse des chauffeurs, leurs excellentes explications, leurs histoires personnelles nous ont touchés, aussi ce que nous leur avons donné à la fin était plus important, mais toujours très abordable. Je me permets de noter sur ce forum les coordonnées de Nabil, très éduqué, dont l’anglais est excellent. Il aime sa terre plus que tout, s’y accroche, a essayé de lutter contre la construction du mur de la honte. A cause de cela il n’a d’ailleurs plus le droit n’y d’aller à Jérusalem, ni d’aller à l’étranger. Il décrit très bien la situation, nous a donné une bonne leçon de géopolitique. Très serviable, il a été aux petits soins avec nous. Bref n’hésitez pas à le contacter si vous allez là-bas !

NABIL => Tel 0598 950 488. Email : nbl1_m@htmail.com

Bethléem est très intéressante, les monuments célébrant Marie (Meryem) & Jésus (Isa) sont nombreux. La basilique de la Nativité, bien qu’étonnante par sa sobriété, et l’église Sainte-Catherine où a lieu la plus célèbre messe de Noël font partie des visites incontournables. Nous n’avons pu accéder à la grotte de la nativité, l’attente était trop longue bien que nous y soyons allés en semaine. La chapelle de la grotte du Lait est également un lieu à visiter.

Nous sommes ensuite allés vers le monastère Mar Saba. Le chemin y menant, à travers le désert de Judée et avec en toile de fond la mer Morte, est fantastique. Et que dire du monastère, nous nous sommes positionnés en face de ce dernier, sur les hauteurs, c’était superbe !

Hébron : cette ville illustre parfaitement le conflit. Une partie de la ville est occupée par 500 colons, protégés par beaucoup plus de soldats. Nous avons pu accéder à cette partie de la ville, à laquelle les palestiniens n’accèdent plus. Elle est déserte, nous n’avons pas vu un seul colon. A l’extérieur, les rues du marché palestinien sont recouvertes d’un filet, pour se protéger des détritus et autres objets lancés des hauteurs par les colons. Donc visite très particulière. L’accès à la mosquée Ibrahim se fait via un checkpoint…. La mosquée est coupée en deux, une partie est devenue une synagogue. Les tombeaux de Sarah & Ibrahim sont visibles des deux côtés. Ceux de Jacob et de Yussuf sont du côté synagogue, tandis que ceux d’Isaac et Rebecca sont du côté mosquée. L’émotion ressentie à la vue du lieu de repos de ces personnes si importantes pour les différentes religions est indescriptible. Nous sommes restés plusieurs heures à cet endroit, et avons eu l’honneur d’y avoir fait la prière de l’après-midi en communauté. Chose étonnante : le muezzin frappe à la porte de la synagogue pour pouvoir accéder au minaret et faire l’appel à la prière.

MARDI : RAMALLAH / NABLUS

Depuis l’ancienne gare routière de Jérusalem, bus n°18 pour Ramallah (1 h / 7 nis)

Le bus passe le checkpoint de Qalandia, le plus gros du pays. De l’autre côté du mur (sur lequel de très beaux grafitis ont été faits avec des messages revendicatifs), nous pénétrons dans les territoires palestiniens sensés être autonomes, mais vu le nombre de colonies présentes sur le chemin Ramallah / Nablus, ils n’ont d’autonomes que le nom !

A Ramallah nous avons trouvé un taxi pour 6 personnes pour la journée (350 NIS).

Ramallah : visite de la Mouqata’a, siège du gouvernement palestinien. S’y trouve également le tombeau de Yasser Arafat.

Nablus : la vieille ville à l’architecture ottomane est très belle. Il faut goûter le Kunefe, ce dessert spécialité de Nablus est terrible ! Le marché entourant la magnifique mosquée Al-Kebir (voir l’intérieur !) est vivant est plein de couleurs. Si vous avez du temps, profitez de l’un des hammams turcs (hammam Al-Hana : ouverts aux femmes le mardi jusqu’à 17h, puis aux hommes à partir de 17h). L’accès y coûte 35 NIS avec le nécessaire pour se nettoyer. Les massages sont en supplément.

Au retour il faut traverser le checkpoint de Qalandia à pied. C’est une expérience en soit. Il n’y avait que 8 personnes devant nous, il a fallu attendre 30 minutes. Nous passions 2 par 2. Accueil très froid à l’intérieur de cette ‘prison’. Je n’aurais pas la patience de faire cela tous les matins. Je ne sais pas comment les habitants arrivent à gérer cette situation.

MERCREDI : JAFFA / TEL AVIV

Nous avons loué une voiture monospace pour 6 personnes pour 2 jours chez Sixt à Jérusalem, à proximité de la porte de Jaffa (180 eur pour 2 jours). Très pro, la voiture demandée était bien là, le service rapide. Attention à bien faire le plein avant de restituer le véhicule car la pénalité est très lourde (quelque chose comme 6 USD / litre).

Jaffa, située sur la côte méditerranéenne, est tout simplement magnifique. Plusieurs fois millénaire, cette ville majoritairement arabe est faite de ruelles à la pierre claire, de jardins, d’une très belle vue sur la Méditerranée. Tel Aviv englobe désormais cette ville. Dire que Tel Aviv n’était qu’une dune de sable il y a un peu plus de 100 ans !

Nous avons eu l’honneur de prier dans la mosquée Mahmudiya : d’une beauté incroyable, avec un jardin tel un petit paradis en son centre, et une magnifique fontaine aux ablutions reproduisant en miniature les coupoles de la mosquée.

Nous avons ensuite passé l’après-midi à sillonner Tel Aviv. Pas de problème de parking contrairement à ce que dit le Lonely : il y a des tas de parkings payants au prix raisonnable. Ceux à proximité du Carmel coûte 4 / 5 NIS par heure.

Le marché du Carmel est magnifique, les odeurs, les couleurs font travailler les papilles et les yeux. J’y ai mangé les meilleures dattes de ma vie. Nous avons pu acheter des tas de produits frais, puis pique-niquer dans la mosquée Hassan Bek, qui reste debout malgré plusieurs projets de destructions.

JEUDI : MER MORTE

Fatigués par les journées précédentes, nous n’avons pas réussi à nous lever pour faire l’ascension de Massada avant le lever du soleil L

Nous sommes donc contentés d’aller à Ein Bobek à travers les paysages lunaires offerts par la mer Morte. Baignade sur place. Nous étions contents d’être en voiture car attendre un bus le long des routes désertiques de la mer Morte sous la chaleur ne doit pas être simple.

Au retour nous nous sommes arrêtés à Nabi Musa, lieu de pèlerinage important pour les musulmans. Cette mosquée au milieu d’une plaine désertique est très belle.

VENDREDI : JERUSALEM

Nous sommes allés dès 10h au Haram al-sharif pour la prière du vendredi. Des milliers de personnes se pressent à Al-Aqsa ce jour-là. C’était un évènement exceptionnel. A la fin de la prière du vendredi, des dizaines de palestiniens crient leur colère et leur désespoir. Des milliers d’entre eux aimeraient venir à Al-Aqsa mais ne peuvent pas passer les checkpoint.

Nous avons ensuite parcouru les monuments chrétiens de la vieille ville : chemin de Croix, église du Saint-Sépulcre. Voir ce lieu où le christ aurait été crucifié et remis à sa mère, voir cette ferveur, ces personnes se prosterner sur la pierre où son corps aurait été déposé après sa mort, était saisissant. L’endroit est magnifique.

Nous sommes ensuite allés vers le mur des lamentations pour voir le début des festivités du Shabbat, avant le coucher du soleil. L’apparence musulmane ne plait clairement pas à cet endroit à ce moment là, ce n’était pas une bonne idée d’y aller.

SAMEDI : JERUSALEM

Mont des Oliviers : très bel endroit pour clôturer le séjour. Le bus 75 mène au sommet du Mont. Mosquée de l’ascension, tombeau de Selman-i Farisi (qui a combattu aux côtés du prophète), église du Paster Noster. Dans la descente après celle-ci surgit une vue magnifique sur la vieille ville.

Puis suivent l’église de la Marie-Madeleine, le jardin de Gethsémani, le tombeau de la vierge Marie.

Enfin, la vallée de Kidron avec le tombeau de Zacharie et le pilier d’Absalon.

Un peu plus tard dans l’après-midi nous sommes allés au Mont Sion, voir le Tombeau de David. Sans énergie, nous n’avons pas pris la peine d’entrer l’église de la Dormition L

Au final, un énorme séjour, culturel, humain, spirituel. C’est un voyage qui se prépare à l’avance. Lorsque le temps est limité il faut bien sélectionner ce que l’on veut visiter car les possibilités sont multiples.

Retour de croisière "Capitales baltiques" sur le Costa Fortuna English translation pending
by PapaCraft · 2013-06-20 · 22 replies
Bonjour à tous, On relate souvent de l'arrivée au bateau mais personne ne parle jamais de retour de croisière : Qui a tenté le vol direct AF de 10:20 CPH/RMS (Copenhague/Marseille) sachant que l'heure de retour annoncée de Costa Fortuna est 8:30 ? Est-ce que 8:30 est juste une heure indicative et que l'on peut quitter le bateau bien plus tôt ?

Du vécu! Réussi ou raté, merci!
Emirates élue compagnie aérienne de l'année English translation pending
by VoyageForum · 2013-06-19 · 47 replies
Chaque année Skytrax qui est LA référence mondiale en la matière désigne sur nombre de critères les meilleures compagnies aériennes. Pour 2013, la gagnante est Emirates devant Qatar Airways et Singapore Airlines. Le classement complet...
Que ne faut-il pas faire pour réussir son voyage en Thaïlande? English translation pending
by Mcvn · 2013-06-18 · 48 replies
booké un voyage en Thailande pour le mois de novembre... Je pars avec un groupe (seule), un avis, une suggestion de ce qu'il faut ou ne faut pas faire pour que le voyage soit réussi... tout est organisé, mais bon!
Concernant l'entretien à l'ambassade de France à Manille English translation pending
by Nestonia · 2013-06-15 · 26 replies
Bonjour, ma compagne philippine doit se rendre prochainement à l'ambassade de FRANCE à Manille pour l'entretien et le dépôt de son dossier visa. Quelqu'un saurait-il me dire quelle est la durée de cet entretien et quelles sont les questions posées ? Par ailleurs, nous devons aller au DFA pour le BC (birth certificate) assorti du red ribbon (le DFA se trouve à Pasay semble-t-il). Combien de temps ou de jours cela demande-t-il ? Toute info et/ou conseils sont bienvenus ... Je vous remercie à l'avance !
Six jours en Ukraine: de Kiev à Chernobyl English translation pending
by Picti90 · 2013-06-14 · 9 replies
Bonjour à tous cher forumeurs et forumeuses 😊

Voilà mon tout premier carnet de voyage, même si en réalité, c'est loin d'être ma première expédition à l'étranger.

Je suis donc parti le 3 juin avec un pote (je vais le nommer K ^^) et ceci jusqu'au 8 juin. Ça a été un très bon voyage : le pays est vraiment magnifique, les gens plutôt sympas, les denrées très accessibles financièrement et les filles... wow 😊

Bref, sans plus attendre, je vais essayer de résumer ces 6 jours de voyages.

JOUR 1 - DEPART POUR KIEV (UKRAINE)

Malgré une grève à la RATP (comme par hasard le jour ou je pars en vacances), qui a occasionné moult soucis pour atteindre l'aéroport (CDG), nous sommes finalement bien arrivé à l'heure à bord de l'appareil, un petit Boeing 737-400 bien remplie de la compagnie Ukraine International Airlines.



Nous sommes arrivés à Kiev à l'heure et très fatigué de notre voyage (on avait quasiment pas dormis de la nuit), nous n'avons pas trop cherché la navette et avons craqué aux sollicitations des chauffeurs de taxi. L'un d'eux nous a donc proposé une course vers notre auberge de jeunesse au centre de Kiev pour seulement 20€ ! 😮 (l'aéroport est à 40km). Bon, arrivé dans le taxi, nous nous sommes aperçu qu'il s'agissait en fait d'un taxi clandestin (pas de lumineux sur le toi). Bref, on a fait le trajet en vieille Logan, mais c'était tout de même très agréable. Le monsieur parlait anglais (avec un fort accent local ^^) et nous a même donné des conseils sur les endroits à visiter. Il nous a également décrit les différents endroits où nous passions avec le taxi. Bref très sympa !

Nous sommes ensuite arrivés à l'auberge de jeunesse. Elle s'appelle Mini Hostel Kiev (
http://www.minihostelkiev.com/) et elle est tenue par un allemand qui a la cinquantaine. L'immeuble ne paie pas de mine mais l'auberge (de la taille d'un appartement donc avec moins d'une dizaine de voyageurs) est très conviviale, propre et en parfait état ! A notre arrivé, le patron allemand nous a salué d'un "Vive la France !" et avec 2 de ses employés, nous avons aidé à préparer le Bordj (photo ci-dessous), une spécialité en Europe de l'Est. Délicieux ! 🙂 Et en plus, l'aubergiste nous a offert quelques shots de Vodka locale ! 😎 Ensuite, il nous a emmené avec plusieurs autres clients de l'auberge dans des bars très sympathiques où nous avons, disons, testé en grande quantité la vodka et la bière locale et pu faire connaissance avec la gente féminine locale, très abordable et sympathique ! J'ai d'ailleurs vraiment été impressionné par ce dernier point (ça change de la France ^^). Mais bref, ce n'est pas non plus le sujet de ce carnet, même si ça fait partie d'une de mes grandes constatations de ce voyage.



JOUR 2 - VISITE DE KIEV C'est avec une terrible gueule de bois et la fatigue du voyage du jour précédent que nous nous levons. Aujourd'hui on visite Kiev ! Etant juste à côté du stade Olympique (ou s'est notamment déroulé l'Euro 2012 et où joue encore le Dynamo Kiev), on décide d'aller faire un tour par la-bas et au passage d'aller faire quelques courses pour les prochains jours.

Le stade et ses alentours :





Il y a d'autres gratte-ciel à voir dans le coin mais je vais les poster après car je suis retourné dans cette partie du quartier un peu plus tard dans la semaine, exprès pour photographier les buildings.

Suite à ce passage dans le quartier, nous nous sommes dirigés vers Khrechtchatik, une avenue surnommée les champs Elysées de Kiev. A la fois parce que l'avenue est vraiment très grosse, mais aussi parce que c'est un endroit très chic, avec beaucoup de boutiques de luxe. Mais n'ayant pas trop de moyens, on y est surtout allé pour l'architecture. En nous y rendant nous tombons sur un brésilien (qui étudie le français à Paris !) et qui séjourne dans notre auberge. Nous avons fait sa connaissance le soir d'avant en festoyant et donc on décide de visiter le ville ensemble. Mais passons... Voilà 2 photos de l'avenue, dont une avec les superbes bus jaune de la ville (et qui n'ont pas l'air en très bon état 😛)





Bon alors cette avenue a une architecture très soviétique mais ça reste très beau. En suivant Khrechtchatik, on tombe sur Maidan Nezalezhnosti : la place de l'indépendance. Un lieu historique (ou s'est déroulé la révolution orange notamment) et très beau avec sa haute colonne et ses nombreuses fontaines.





Toujours en suivant l'avenue, on tombe sur l'arche de l'amitié Ukraine-Russie, très impressionnante ! Et ce qui est assez étrange, c'est que malgré que ça soit un grand monument, on retrouve au pied de l'arche une mini-fête foraine (avec de la musique très occidentale d'ailleurs) et des tas de vendeurs ambulants. Ça serait impensable en France 😠 : mais nous sommes en Ukraine, et ce genre de choses on en voit partout en fait ! 🙂 Ensuite depuis l'Arche, on accède à un Belvédère qui donne une vue magnifique sur les faubourgs de la ville (une forêt de tours HLM 😮 - qu'on ne voit pas sur les photos ci-dessous) et sur la basse-ville !





Après nous nous baladons dans le parc environnant. Il fait très chaud et très lourd : l'orage approche ! Et rapidement on tombe sous une terrible averse (quand il pleut la-bas, c'est quelque chose !). Une fois l’accalmie, on poursuit vers le Palais (inaccessible aux touristes malheureusement) et ensuite vers la Laure des Grottes. C'est un gigantesque complexe avec des cathédrales et monastères orthodoxes, des musées et... des grottes. Dans ces grottes (ou je n'ai malheureusement pas pu prendre des photos), on a vécu une sorte d'expérience mystique. En fait, il s'agit de mini-chapelle sous-terrains et de tombaux ! Les gens s'y déplacent dans le noir avec des petites chandelles et viennent se recueillir dans des chapelles et embrasser des momies de moines. 😮 C'était assez étrange et bouleversant. L'ambiance très particulière était accentuée par les moines orthodoxes : ils avaient un air très sévère et leurs tenues, complètement noires, rajoutaient une touche austère en plus du décor déjà assez glauque. Suite à cela, nous avons visité les différentes cathédrales et également assisté à quelques minutes d'une messe.







Après cela nous sommes retournés au centre ville ou nous avons vu notamment Sainte Sophie. Je ne mettrais pas de photos car ça ressemble assez à celles plus haut. Nous avons ensuite vu la porte dorée, qui est un vestige des vieilles murailles de Kiev.



Suite à cette longue journée de visite, nous sommes retournés vers 20H à l'auberge. Nous avons décidé avec notre nouvel ami brésilien de sortir à nouveau, car il quitte le pays demain et va en Grèce. Après un bar, des Ukrainiens rencontrés dans la rue nous on proposé de les accompagner dans une boite à l'autre bout de la ville. Très sympa comme soirée et les filles... 😊 Nous sommes rentrés à 6H du matin. Le lendemain, une nouvelle journée de visites nous attends !

JOUR 3 - VISITE DE KIEV Bon on s'est forcément levé tard (11H). Mais bien décidé à ne pas rater notre journée, nous partons rapidement. On se dirige vers la statue de la mère Patrie, située à la sortie de la ville (Sud-Est). On prend le métro, 0,2€ le ticket ! 😮 Puis le trolleybus (0,15€ !). La Statue est vraiment gigantesque : 102 mètres de haut, soit plus que la statue de liberté à NY ! La statue est entourée d'un très gros complexe avec à la fois des expositions de véhicules militaires (chars, lances-missiles géants, hélicoptères...), mais aussi un très beau musée sur l'Armée Rouge, la Grande Guerre Patriotique (2e GM) et la guerre froide (musée malheureusement qu'en cyrillique mais dont l'entrée ne coûte que 0,5€ pour les étudiants ^^). Quelques photos du complexe et de la statue :









C'est vraiment un très bel endroit et il y a une vue magnifique. Etant encore fatigué de la veille et de notre nuit de fête, sans compter la chaleur écrasante, on est resté près d'une heure assis à regarder la vue. C'était reposant. Nous sommes ensuite partis vers 18H en direction du bas du Podil, du côté du Kiev River Port, sur le bord de la Dnieper. On fait un tour dans les environs, un petit McDo pour reprendre des forces, et on se dirige vers le Parkovy Bridge (un pont pédestre qui mène à Trukhaniv Island). On a pas mal grimpé pour y aller, alors qu'en réalité il suffisait de longer l'autoroute 😠 Mais comme ça on aura découvert un petit parc bien sympa. On arrive donc à se pont pile au moment du coucher de soleil !!! (timing parfait 😎 )







Arrivé à Trukhaniv Island, la nuit tombe. Du coup on y fait pas grand chose. Peut être y aurait-il fallut y aller de jour. On se ballade un peu sur la plage (assez sale), les gens y commencent l'apéro et certains se baignent. Nous on se fait dévorer par des centaines de moustiques. On passe vite fait dans la forêt, mais de nuit on y voit pas grand chose. On décide donc de battre en retraite et de retourner en ville. On se ballade un peu, on achète quelques bières locales et on va se poser à l'auberge.

JOUR 4 - VISITE DE KIEV On peut dire que la, c'est la journée de l'échec. Mon pote est un gros dormeur et il n'arrive pas à se lever 😠 Moi n'étant pas parti si loin pour dormir, je vais en ballade le temps qu'il se réveille. Je retourne du côté du stade Olympique pour prendre des photos des gratte-ciel (pour mon blog : http://grattecielpassion.unblog.fr/ ). Voilà quelques photos (si vous voulez en voir plus, allez sur mon blog !).







Ensuite je repars chercher mon pote à l'auberge et on file au resto. Pour une fois on décide d'aller dans un restaurant "de luxe". 25€ le repas : c'est très très cher la-bas !! (ici on mange très très bien pour 5/6€ 🙂). Le repas est délicieux : Poulet à la Kiev + accompagnement + un Napoleon Cake et café en dessert.

Nous partons ensuite en quête du village des Cossacks, où est justement reconstituée leur vie. Et la c'est l'échec. C'est à l'autre bout de la ville. Mais arrivé à l'arrêt de bus, j'ai oublié le nom de l'arrêt ou nous devons descendre ! Et dans cette partie assez pauvre de la ville, personne ne parle anglais 🏴‍☠️ On se ballade donc dans le quartier : un vrai brouhaha, avec des voitures partout, des centaines d'étales sur les trottoirs... c'est assez typique. C'est un quartier populaire, mais à part ça il n'y a pas grand chose à voir. On décide donc d'aller au musée de Chernobyl ! Mais la c'est à nouveau l'échec (décidément, sale journée 😕 ). On ne trouve pas le musée ! Les pancartes indiquent des directions différentes. Lorsqu'on y arrive (il était bien caché !), le musée est en train de fermer. Du coup on se ballade dans le quartier : le Podil ! Il s'agit de la vieille ville de Kiev. Les bâtiments sont assez typiques. En remontant sur la ville haute, on croise l'Eglise Saint André et un ministère très impressionnant.







Et comme jamais 2 sans 3, un nouvel échec fatal ! Nous arrivons au parc botanique vers l'université pour aller nous balader tranquillement. Et la, orage + vent + pluie digne d'une mousson + grêle. Heureusement, j'ai acheté un parapluie à un vendeur ambulant 2 jours avant, mais ça n'est pas suffisant : on est trempé et le parc est à moitié inondé ! 😮 On rentre donc trempé à l'auberge (alors que le métro était bondé à un niveau incroyable !). Demain on va à Chernobyl et il faut se lever tôt !

JOUR 5 - CHERNOBYL ET PRYPIAT

C'est le jour tant attendu. Nous nous levons tôt, on se dirige vers Khrechtchatik ou nous devons rencontrer notre guide. Avec notre groupe (nous sommes seulement 5 !) nous embarquons à bord d'un mini-van (qui est en fait un corbillard reconvertit en mini-bus !!!! 😮 ). Notre guide, une superbe Ukrainienne à l'anglais parfait, nous donne les consignes de sécurité et on nous passe (sur une télé dans le bus) un reportage pour avoir un historique complet de l'événement.

Ah, au fait, pour ceux que ça intéresse, cette journée à Chernobyl nous a coûté 150$ US (moins de 130€ avec les frais). Ça comprend le guide + le transport depuis Kiev + le repas de midi + les formalités pour accéder à la zone). Je ne vais pas mentionner le nom de l'agence ici car l'Etat Ukrainien n'autorise pas les visiteurs à entrer dans les bâtiments de la zone, or, comme vous allez le voir, notre guide a été très sympa et nous a laissé rentrer (apparemment elle n'est pas la seule à faire ça). Toutefois, je peux vous conseiller des agences par message privé si vous êtes intéressé pour y aller.

Bref, nous y arrivons après environ 1h30/2H de route où nous avons croisés pas mal de Lada !! ^^ Nous nous arrêtons au Checkpoint militaire, que nous n'avons pas le droit de prendre en photo. Par contre j'ai une photo du panneau de mise en garde d'arrivé dans une zone irradiée :

Une fois nos passeports contrôlés, nous rentrons dans la zone. Nous faisons un premier arrêt dans un vieux Kolkhoze soviétique abandonné après la catastrophe nucléaire, puis un second dans un jardin d'enfants abandonné. L'ambiance se met en place... 🙁 A cela viennent s'ajouter les moustiques et moucherons : ils sont des milliers et nous attaquent constamment (ça sera comme ça toute la journée). On se croirait en pleine forêt tropicale ! J'imagine que c'est du au fait que les humains ne sont plus la pour les chasser. En tout cas c'est pénible mais on fait avec.







Après on arrive au village de Chernobyl, à nouveau habité (cf. mon texte un peu plus bas). Ca n'est pas très grand et les 2 choses assez intéressantes à voir c'est le parc/monument commémoratif ET le cimetière de robots ! Ces petits engins ont été utilisés pour déblayer les décombres du réacteur 4 afin de construire le premier sarcophage. Evidemment à l'époque, personne ne pouvait se risquer d'aller aussi proche du réacteur, d'où l'utilisation de ces robots (dont certains étaient normalement utilisés pour les programmes spatiaux soviétiques si j'ai bien compris).



Ensuite on se dirige vers la centrale !! Nous faisons un premier tour autour avec le mini-bus et la guide nous explique quelques données techniques, et notamment (je ne savais pas) que les autres réacteurs de la centrale ont été remis en route ! Par ailleurs, un nouveau sarcophage est en construction, par des entreprises françaises (Vinci et Bouygues Travaux). Ainsi, près de 3000 personnes vivent dans le village de Chernobyl (ça n'est pas non plus tout près de la centrale) qui est d'ailleurs habitable et compte même un hôpital, des immeubles, quelques boutiques, mais pas d'école car les enfants sont interdits dans la zone. Des mesures de sécurité ont été prises dans la ville, comme par exemple les canalisations d'eau qui ne sont pas dans le sol (qui est irradié) mais situé en hauteur. Et disons que... c'est assez moche ^^

Bref, après avoir fait un tour de la centrale, nous nous arrêtons à un monument commémoratif, juste en face du réacteur 4. Voici une photo (je vous épargne celle ou je suis devant 😊 ) :



Ensuite on se dirige vers la ville fantôme de Prypiat. Elle est souvent confondue avec le village de Chernobyl, mais en réalité c'est bien plus grand. La ville comptait auparavant 50 000 habitants et était très moderne : des supermarchés, un cinéma, des piscines, une petites fête foraine, de très grands immeubles, de nombreux parcs... Mais la ville a été évacué en moins de 2H (plusieurs jours après l'explosion de la centrale) et personne n'est jamais revenu y habiter. Aujourd'hui la ville commence à tomber en ruine, mais elle est visitable car les radiations ne sont plus très dangereuse (même si cela dit, on a repérer des taux assez importants à certains endroits 😕 ).

Arrivé à Prypiat :



Les immeubles abandonnés :





Petite photo du compteur Geiger d'un des membres du groupe (un Anglais très sympa). Nous l'avons posé sur la terre (plus irradié) et ici nous sommes à presque 56 millisievert / heure. Or, il faut savoir que la réglementation française fixe à 1 millisievert (mSv) PAR AN la dose efficace maximale admissible résultant des activités humaines en dehors de la radioactivité naturelle et des doses reçues en médecine 😮

Ensuite nous avons vu les 3 endroits les plus connus de Prypiat, rendu célèbre par le jeu-vidéo Call of Duty. Notre guide nous a d'ailleurs dit que des fans du jeu rentraient parfois illégalement dans la zone pour y simuler des batailles ! Voici donc : la grande-roue, les auto-tamponneuses et la piscine principale !





Nous avons poursuivis notre visite par une visite de l'école où se mélangeaient montagne de masques à gaz, posters de propagande communistes, piles de livres et de diapos au sol... assez glauque comme endroit.

Nous sommes ensuite revenu dans le village de Chernobyl pour manger un délicieux repas à la cantine locale puis nous sommes dirigés vers la sortie de la zone ou nous (le bus puis le groupe) avons passé 2 portiques détecteurs de radiations. Voilà le portique pour les piétons :



Par chance nous sommes passés sans encombre. Si nous avions trop été exposés, nous aurions du passer 24H à l'hôpital de Chernobyl, et ainsi, nous aurions raté notre avion 🤪

Le soir en rentrant, nous avons voulu nous faire une sorte de fast-food local (qui avait plus l'allure d'une cafèt' de bonne qualité). Pour l'équivalent de 5€ (50 UAH), nous avons dégusté des spécialités délicieuses. Les panneaux du restaurants n'avaient pas de traduction anglaise et les serveuses ne parlaient pas anglais, donc nous avons décidé de commander un peu de tout (pour 5€ je vous le rappel !). C'était délicieux, regardez (il n'y a pas tout sur la photo) :



JOUR 6 - RETOUR EN FRANCE Nous avons tenté d'attraper l'airport shuttle à la gare centrale de Kiev, mais impossible de la trouver tellement l'endroit est grand et surtout tellement c'est le bordel ! 😮 Résultat nous avons accepté de prendre un taxi, avec un mec un peu louche. On lui disait qu'on ne parlait pas l'Ukrainien mais il continuait à nous demander des choses dans sa langue et s'énervait comme un fou. En arrivant à l'aéroport, je crois qu'en comptant les billets il nous a enflé de 50 UAH (5€). C'est pas énorme, mais c'est dommage de finir le voyage comme ça (même si je garde un très bon souvenir de ce pays malgré tout).

Nous sommes donc ensuite rentré à Paris via Ukraine International Airlines. Sans encombre ? Pas vraiment ^^ Le pilote n'avait jamais atterrit à CDG et il s'est perdu !!! LOL. Il a même pilé 2 fois sur le tarmac en allant vers le terminal (et un avion qui pile, ça vous fait de drôles de sensations 🤪 ). Mais sinon ça c'est très bien passé.

Voilà voilà, j'espère que ce carnet vous aura plus. J'ai adoré ce pays et ce voyage était vraiment parfait. Si vous avez des questions ou besoin d'infos, des remarques sur mon carnet... n'hésitez pas !! 🙂
Nice - Thaïlande en voilier English translation pending
by Tontonthai · 2013-06-12 · 52 replies
bonjour je suis en train d acheter un voilier pour vivre dessus, l ete sur antibes et partir fin septembre pour la thailande via le canal de suez et retour au mois de mai et si l experience est concluante pourquoi pas tous les ans.le bateau fait 11 metres, je suis debutant a 52 ans mais tres motive, si des personnes ont deja fait ce periple je suis preneur de toutes les infos, merci par avance, yannick.
Planning de dix jours à New York City English translation pending
by Celine2501 · 2013-06-07 · 19 replies
Bonsoir à tous,

Je viens vers vous, car mon frère et moi partons pour New York le 18 juin prochain... Et j'ai besoin d'aide sur mon planning. Je sais je m'y prend vraiment à la bourre, mais plusieurs circonstances ont fait que je n'ai pas pu creuser plus que ça mon séjour dans la ville qui ne dort jamais. Nous logeons au Z NYC Hotel dans le long Island juste à coté du Queensborough Bridge et nous y restons 10 jours.

Voici une ébauche de mon planning en photo ci dessous. J'ai pas réussi à tout remplir et il y a peut être des absurdités, dites le moi, je peux tout entendre.

Merci d'avance

Céline
New York – Balade dans l’East MidTown English translation pending
by Alanay · 2013-06-01 · 32 replies
Manhattan : East 42nd Street, selon Google map, ce sont 3 km de bitume qui se parcourent à pied en 40 minutes. Certes…

Pour nous, cette 42 ème rue à l’Est de la 6 ème avenue, (donc West 42nd St. pour la petite partie entre la 6ème et la 5 ème avenue puis East 42nd St. jusqu’à l’East River), ce sera presque toute une journée de découvertes et d’enchantements : des tulipes colorées aux froides façades de verre, du building au surnom de « Radiator » à ceux dont seul un nombre suffit à les identifier tel le « One United Plaza », des livres anciens aux tablettes de l’Apple Store, du centre de Manhattan à la zone d’extra-territorialité…

En route, ou plutôt à pied, pour revivre cette belle journée du 30 Avril 2013. Let's go !!!

Commençons à Bryant Park, (
http://www.bryantpark.org) rectangle de verdure compris entre les 40 ème et 42 éme rues, bordé à l’ouest par la 6ème Avenue et jouxtant à l’est la NY Public Library. En voici une vue prise de l’Empire State Building qui se situe quelques blocs plus au sud (Entre W 33rd et W 34th, sur la 5 ème Av.). De haut, il paraît bien petit et pourtant c’est un vrai lieu de détente pour les new yorkais.



Bordant la 6 ème avenue, l’immeuble MetLife, compagnie d’assurance. Peu d’immeubles de Manhattan affichent ainsi aussi ouvertement leur dénomination. Etonnant, d’autant qu’au cas présent, la MetLife n’est pas le seul occupant de l’immeuble … en un tour du périphérique parisien, ou une déambulation sur le parvis de La Défense, on enregistre inconsciemment les noms de grandes sociétés… ici, sobriété quasi absolue. Pourquoi ?



Haut de 192 m avec 41 étages, cet immeuble MetLife, dit également le 1095 Avenue of the Americas (6ème avenue) fut construit en 1972-1974. En 2006, d’importants travaux de rénovation (260 M USD) y furent menés afin de surclasser les bureaux et d’en augmenter le loyer. Cette même année, MetLife aurait signé un bail de …. 21 ans…. (on est loin des 3-6-9 traditionnels en France !) pour y installer 1.100 associés et aurait par la suite sous-loué la partie vacante.

De l’autre coté de la 42nd, jouxtant la 6th Av. , la Tour de la Bank of America (sans affichage, celle-ci ) domine le quartier du haut de ses 365 m et 58 étages. Elle a été construite en 2004-2008, pour un coût d’un milliard de dollars. Cet immeuble est dit « eco-friendly » : dans l’une des tours du bâtiment est installée une éolienne qui génère l’électricité consommée in situ. Les urinoirs sont « waterless », ce qui permet d’économiser 3 M de gallons d’eau par an (soit 11,3 M de litres). http://www.emporis.com/building/bankofamericatower-newyorkcity-ny-usa



(NB : de retour en France, je m'aperçois que je n'ai pas de photos de cette belle tour de verre; la photo ci dessus a été trouvée sur le net).

Son hall est accessible à tous, tables et chaises y sont installés pour y boire un café ou pour discuter.

Autre immeuble remarquable, le WR Grace Building, construit en 1974 pour la société éponyme, puis occupé par Deloitte & Touch. En 2005, l’Université de NY y a ouvert un Welcome Center au RDC. Ses façades de verre sont concaves sur les côtés nord et sud (soit sur les 43 et 42 èmes rues) et se reflètent joliment dans les surfaces voisines.



Un peu plus à l’est, du WR Grace Building, au 11 West 42, toujours face au Bryant Park, une tour de 32 étages achevée en 1927, bâtie sur une charpente en acier avec des façades de briques et une belle ornementation de l’entrée.



Chacun des 12 mois, avec le symbole associé du zodiaque y est gravé.



La tour de plus de 88.000 m2 serait à commercialiser (http://fr.tishmanspeyer.com/properties/11-west-42nd-street ) .

Revenons au Bryant Park, surnommé le « Petit Luxembourg » à cause de ses chaises et tables métalliques vertes Fermod et de son carrousel.

En cette fin avril, il éclate de couleurs tulipes, jacinthes, jonquilles, les hommes d’affaires s’occupent, ...



les touristes planifient leur séjour…



les jardiniers s’affairent.



Le parc a été en 2002, le premier wireless park de la ville de NY ; on ne s’étonnera donc pas d’y trouver des prises électriques. (regardez bien !)



Avant de quitter ce havre de tranquilité , jetons un oeil, sur l’ American Standard Building , construit en 1923-24, cet immeuble de 21 étages « seulement » est reconnaissable entre tous : Noir et or et de forme assez massive. Les briques ont été trempées dans le manganèse afin d’être aussi sombres et la couleur dorée brille de mille feux à la nuit tombée. Ce faisant, l’architecte recherchait à créer une image de charbons ardents pour ses commanditaires, propriétaires initiaux, qui fabriquaient des installations de chauffage. D’où le surnom de « Radiator ». L’immeuble a été reconverti il y a quelques années en hôtel : le Bryant Park Hotel.



Bordant le coté est de Bryant Park, le bâtiment principal de la New York Public Library , inauguré en 1911, est construit dans un style aujourd’hui considéré comme l’apogée du style Beaux arts.



Deux lions de pierre en gardent l’entrée. Ils ont été surnommés « Patience » et « Force d’âme », par le maire LaGuardia , en symbole de la population qui subissait patiemment La Grande Dépression des années 1930.

L’intérieur, tout de marbre, est à la fois solennel et convivial. On s’y promène avec facilité et dans l’esprit des fondateurs qui souhaitaient que la culture soit accessible à tous. Dans cette même idée, la NYPL s’est liée avec Google afin de numériser ses ouvrages du domaine public et les mettre ainsi à disposition d’un plus grand nombre via le net.



Les salles de lecture, sont pour la plupart accessibles aux visiteurs, dont la Rose Reading Room.



Toujours partants pour nous suivre ? …. Pour ne pas se perdre en route, revêtez votre dossard et tenez la file 😉😉

ArcticRoadtrip - 10 jours, 3 pays, 1770 km - Norvège, Suède & Finlande English translation pending
by Zapo64 · 2013-05-24 · 46 replies
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de carnets de voyage, ceci dit on ne voyage pas tous les jours 😛. Mais voilà en février dernier nous sommes parties de nouveau en Laponie pour un road trip de 10 jours entre la Norvège la Suède et la Finlande. Alors j'espère que vous êtes parés pour le voyage!

Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr

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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.

Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.

Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !

L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.



On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.

La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.

On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.





Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.



L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.





On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.

Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.







Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.







Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.

Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.



Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.

Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.

On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.



Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...

La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.







On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.







On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.





Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.





La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.

On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »







Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !



Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.

La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.

Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.







La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.



Quatorze jours à New York, Las Vegas, Zion, Bryce, Page, Monument Valley et Grand Canyon English translation pending
by Carolebucher · 2013-05-22 · 48 replies
Bonjour à tous, Je n'ai pas beaucoup posté pendant ma préparation de voyage mais j'ai lu enormement de post et de carnets de voyage qui m'ont permis de bien préparer ce voyage de 2 semaines. Je n'ai sans doute pas le talent de certain pour raconter mais j'ai envie de vous donner le max de détails pratiques ...

J'ai 30 ans et j'ai déja vécu quelques mois aux US (Indiana), j'en ai à l'époque profité pour visiter Chicago, Mammoth Cave dans le Kentucky (que je conseille) New York et le sud de la Floride..Je savais donc que voyager aux US est très facile et je maitrise très correctement l'anglais.

Le voyage dont je vais vous parler, je l'ai fait avec mes parents qui ont 65 ans. Ca explique le choix de faire New York et l'Ouest car ce voyage avait pour but de leur faire découvrir les Etats-Unis et ne pas voir New York serait une grave erreur dans ce cas là...

Nous sommes partis du 28 avril au 11 mai.

Jour 1 Départ de Zurich pour un vol direct pour l'aéroport de Newark avec la compagnie United Airlines. Le vol s'est très bien passé malgré un atterissage un peu désagréable à Newark... Chaque siège est équipé d'un ecran tactile qui il faut l'avouer permet de faire passer le temps beaucoup plus rapidement. La nourriture est correcte avec un choix vegetarien et ça c'est top!

Environ une heure avant l'arrivée aux US on nous distribue un formulaire par famille sur les eventuels crimes de guerre que nous avons commis ou plus grave les produits frais que nous importerions.Il faut aussi completer l'adresse de son hotel aux US. D'autres personnes dans l'avion (les americains je supose?) reçoivent un autre formulaire qui lui semble personnel. A la douane, il y a environ 45 minutes d'attente et ils nous font passer famille par famille. Chacun doit enregistrer ses empreintes digitales (les 10 au cas ou on s'est fait greffer le pouce de quelqu'un d'autre) et se fait prendre en photo par une webcam. Aucune question de la part du douanier, nous allons récuperer nos bagages. Aux US, ils ont l'habitude d'enlever les bagages du tapis roulant et de les poser à coté, donc avant de paniquer il vaut mieux faire le tour du tapis roulant. Il y a alors un second controle ou on donne simplement un papier à un gentil douanier.

Nous avons ensuite pris le Airtrain pour rejoindre New York. Le train se prend directement dans le terminal jusqu'au terminus et la il faut changer de quai pour prendre un train jusqu'au centre. Le tarif est de 12,5$ l'aller simple par personne et nous arrivons à la New York Penn Station (attention il y a aussi un arret Newark Penn Station). Les billets sont vendus dans des distributeurs automatiques. Il faut valider son billet dans un tourniquet puis le remontrer au controleur. Nous arrivons donc en plein centre de NY juste à coté du Madison Square Garden. Nous sommes à moins de 800 m de notre hotel: The Wolcott Hotel qui est juste à coté de l'empire state building. C'est un hotel qui a un charme fou et qui en plus n'est vraiment pas cher (aux standard new yorkais: 943$ pour 4 nuits à 3). Nous avons une double chambre avec 3 lits singles, pleins de moulures aux plafond et des placards qui permettent d'accrocher ses robes longues). Le matin, dans le lobby il y a du café et du thé et un choix de délicieux muffins à disposition des clients.

Après s'etre un peu rafraichi nous partons faire une première balade dans New York. Quand on évalue les distances il ne faut pas sous estimer le temps que l'on met à attendre pour traverser à chaque rue... C'est bien sur l'eblouissement le plus total. le petit circuit: (4.7km )

§ Remontée de la 5th avenue

§ Empire state building

§ Passage devant la grande librairie de NY

§ Gare central

§ Chrysler building

§ Bâtiment des nations unies (dessiné par Le Corbusier)

§ On revient sur nos pas jusqu’à Time square ou nous rencontrons le Cow Boy tout nu!! Mes parents sont émerveillés (pas par le cow boy tout nu, enfin je crois..) mais par Time Square et l'ambiance de folie, la nuit commence à tomber et c'est vraiment magique.. Nous entamons notre retour à l’hôtel par Broadway

§ Passage devant le magasin Macy’s (magasin ouvert le dimanche). Malgré la fatigue ma mère et moi passons quelque temps dans ce magasin. Assez de temps pour se promettre de revenir dans les prochains jours...

Nous rentrons à l'hotel et tombons comme des masses vers les 21h

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