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Première découverte du Vietnam, en juin, à partir d'une croisière de l'Austral English translation pending
by Maclaro · 2017-07-30 · 11 replies
Bonjour,

Après avoir décidé d'aller au Vietnam en juin, nous avons lu un peu partout : ce n'est pas le bon moment, il va faire très chaud, c'est le début de la mousson et des typhons, il va pleuvoir, il y aura du vent et des insectes. Alors nous avons consciencieusement promené nos imperméables dans le sac à dos, mais ils n'ont jamais servi. Nous avons croisé 3 orages mais à chaque fois nous nous trouvions à l'intérieur d'un bâtiment, d'un bus ou d'un bateau fermé. Le Dieu des voyageurs devait être avec nous ... ou la mousson était un peu en retard cette année ... ou c'est juste de la chance.

Nous devons embarquer sur l'Austral à Hong Kong et le voy age sera bien long !

Jeudi 8 juin 1ère étape : Aller à Roissy Nous passons une nuit à Roissy et le lendemain nous partons pour Hong Kong.

vendredi 9 Juin 2ème étape, Hong Kong via Singapour Notre avion est un A 380 de Singapore Airlines Comme notre place est à l'étage, nous rentrons par la même porte que les business, mais hélas, pas en business ! Puis, c'est 12 h 30 de vol jusqu'à Singapour, une après midi et une nuit.

Samedi 10 juin Nous arrivons à 7 h à Singapour Changi pour repartir 3 h plus tard vers Hong Kong. Encore 4 h 15 de vol, et nous arrivons au dessus de Hong Kong l'arrivée est impressionnante car on survole la baie et la ville pendant plusieurs minutes ...



Un bus nous emmène en ville. Après ce long voyage nous apprécions de nous installer dans une chambre confortable à l’hôtel Marco Polo et de retrouver les amis, qui plus chanceux sont venus par un vol direct Paris - Hong Kong. Nous partons alors explorer le quartier à pied et nous découvrons cette petite tour de granite et de briques rouges, la Tour de l'Horloge, de l'ancienne gare ferroviaire démolie depuis 1970.

Dans la baie, d'anciennes jonques promènent des touristes



A cette latitude, la nuit arrive vite et les immeubles commencent à s'éclairer



Nous restons pour profiter du spectacle





C'était superbe !

Vous pouvez voir plus de photos ici :

https://subantarctiques.blogspot.fr/2017/06/lyon-hong-kong.html
Escales Costa à Phuket, Langkawi, Penang et Malacca English translation pending
by Jeanmich14 · 2017-07-17 · 49 replies
Bonjour Qu'un peut il me dire comment et où accostent les navires costa lors d'une escale à phuket, langkawi, penang et malacca. Est ce depuis un embarcadère au pied de chaque ville ou y a t.il une navette costa ? sur Phuket, y'a t.il une ou des agences sérieuses qui peuvent nous emmener à 4 pour une excursion privée dans la baie de phang Nga , Enfin Phuket Town vaut elle vraiment le détour ? Si oui quel est le meilleur moyen de s'y rendre depuis le débarcadère de costa ? Nous serons en croisière du 27 janvier au 3 fevrier 2018. Merci à l'avance, et très sincèrement, pour vos réponses.
De retour à Luang Prabang après 2 ans English translation pending
by Larsay · 2017-07-11 · 46 replies
Retour à Luang Prabang après 2 ans. Quel plaisir ! Tout d’abord, arrivant de Hanoi, quelle joie de ne plus avoir de bruit : plus de hauts-parleurs de rue, de concerts de klaxons, de braillements, et plus de détritus dans tous les coins. Cela change agréablement ! Ensuite, on est tout de suite prix par la fameuse indolence laotienne ; le temps n’a plus d’importance ! Je me demande souvent si ce ne sont pas les Lao qui ont raison.

Multiplication des hôtels, restaurants et agences de voyage dans le centre historique ; on peut se demander comment ils trouvent des clients. J’ai séjourné à l’excellent Lao Lu Lodge (35$ avec pt déj). En moins cher, j’avais signalé il y a 2 ans le Tephavong, avec pt jardin à 15$ (demander les chambres au 1er étage, + lumineuses). En moins cher encore, j’ai repéré la jolie Suan Keo GH (Ban Va That).

La cuisine laotienne est vraiment remarquable. Je me suis régalé au Khaiphen 100 Sisavangvatana St, qui remplace le Couleur Café fermé (la mousse au chocolat est divine !) ; au célèbre Elephant, pas cadeau mais exceptionnel – Je vs conseille leur menu-dégustation de cuisine laotienne, très copieux et pas cher à 165 000 K (1 dollar = 3300 K quand j’y étais) ; au café Ban Vat Sene (excellentes copieuses salades). Pour changer, diner indien au Nisha, King Kit Salah St (le Nazim est fermé), OK. Les restos pullulent en terrasse surplombant le Mékong et, pour pas un sou, on dine très bien (mais serrés comme des sardines) dans la petite ruelle à gauche juste après l’Office du tourisme, un vrai souk à mangeaille.

Ensuite, que du bonheur, sauf le prix des scooters de location, 3 fois + cher qu’au Vietnam (15$ manuelle, 17 automatique). Premier jour aux chutes de Khuang Xi. Arrêt en route à l’étonnant Ock Pop Tok (chemin à droite juste après le marché Phousy). Développé par une Anglaise et une Lao, Ock Pop Tok (« l’Est rencontre l’Ouest ») était au départ un centre artisanal destiné à promouvoir la teinture et le tissage traditionels de la soie. Elles ont commencé avec 5 employées et font maintenant travailler plus de 400 réparties dans les villages alentours. Atelier de teinture, atelier de tissage avec 20 employées permanentes, cours de teinture et de tissage. Boutiques (une sur place et deux dans Luang Prabang : Boutique pour des textiles aux motifs traditionnels et Heritage Shop pour des motifs plus modernes, les deux face à l’hôtel Naga 3, rue Sakharine). Excellent restaurant avec une grande terrasse sur le Mékong offrant une vue exceptionnelle du fleuve et des montagnes. Petit hôtel de 4 chambres très élégantes (2 avec balcon vue Mékong et 2 vue jardin) ; basse saison (avril-fin sept) 95 et 60 $, haute saison 115 et 75$.

Deuxième découverte extra à 200 m avant l’entrée du parc des chutes, le restaurant Carpe Diem. Développé par le Français Olivier, le Suisse Alex et sa femme Céline, c’est un endroit extraordinaire. Neuf mois de travaux pour contruire un magnifique ensemble de terrasses sur multiples niveaux autour d’une petite chute (piscine naturelle au pied). De plus, on se régale d’une cuisine raffinée préparée par un jeune chef niçois. A ne pas manquer !!!!

Autre découverte au retour, sur la droite à la sortie du village de Ban Muang Khay (ou à gauche à l’entrée en arrivant de LP), la Laos Buffalo Dairy. Créée par l’Australienne Susie et l’Américaine Rachel, c’est la seule laiterie de lait de buffalonne au Laos. Elles achètent le lait aux fermiers locaux, ce qui leur procure un bon revenu supplémentaire. Fabrication de mozarella, ricotta, feta, youghourts, et de délicieuses glaces. Visite du complexe, dégustation et vente. Je me suis regalé de mozarella aux pt déj suivants.

Deuxième jour, les chutes de Tad Sae, hélas sans eau (pour de l’eau c’est à partir d’août). Pas aussi spectaculaire que Kuang Xi, mais c’est sympa. Balade possible à dos d’éléphant. Sur la route repérer le grand panneau Elephant Village. On ne peut guère faire plus élégant et charmant ! Petits bâtiments traditionnels en bois locaux dans un très grand jardin tropical surplombant la rivière Nam Khan, abritant les éléphants, un musée des éléphants, deux restaurants sur la rivière et 4 chambres de rêve avec grande terrasse sur pilotis surplombant la rivière.C’est surtout le seul camp d’éléphants sur lesquels on s’assoit à crû, pas de howddha, qui finissent par blesser les animaux ; préférer donc ce centre pour cette raison. Bateau pour les chutes de Tad Sae. Visite 10 000 kips, balade à dos d’éléphant 31$ ; chambres 50$ les twins, 60$ les doubles petit-déjeuner compris.

Troisème jour, traversée du Mékong en face de LP (10 000 K avec la moto, 5000 sans). En haut de la berge, prendre à droite pour le village de Xieng Men. Grimper beaucoup de marches pour arriver au temple de Chompet, pour la superbe vue de LP ; continuer à pied jusqu’au temple de Long Khoun ; un endroit charmant et surtout de superbes fresques à l’intérieur, hélas très dégradées ; quel dommage ! Il est vrai que, vu que tous les sous passent à Singapour ou à Hong kong, il ne reste rien pour réhabiliter quoique ce soit, on attend tranquillement que les Occidentaux, Indiens, Japonais et Coréens se réveillent (et « on » se sert au passage !).

Bref, que du bonheur !
Maman solo 3 mois en Asie du Sud-Est avec 2 enfants (5 et 9 ans) English translation pending
by Gomar · 2017-07-09 · 29 replies
Hello !

Je viens chercher des idées d'itinéraire, des conseils, des avis, pour notre prochain grand voyage à 3. Nous avons entre 2 mois et demi et 3 mois (selon l'accord que me donnera ma chef 😄 ) pour découvrir l'Asie du Sud Est. Nous avons souvent voyagé en Europe et sur des destinations plus lointaines comme le Brésil, la Malaisie, Singapour... Mes enfants ont donc l'habitude de voyager sac au dos, ils s'endorment instantanément dans tout ce qui roule/vole/navigue, et s'adaptent très facilement. On aimerait découvrir le Vietnam, le Cambodge, le Laos et la Thailande. L'idée étant d'éviter de bouger tous les jours (2/3 jours au même endroit serait idéal), et de faire quelques pauses détentes/baignades pendant le trajet. Je me suis un peu inspirée de cet itinéraire trouvé sur Google, en réduisant les étapes avec seulement 10 jours sur les plages du Sud de la Thailande (1 ou 2 plages max).

Si je devais raccourcir mon trajet de 2/3 semaines je zapperai cette étape ainsi que le nord du Vietnam et je ferais surement le trajet en sens inverse (arrivée à Bangkok pour finir à HCMV).

Merci à tous ceux qui auront un petit avis à me donner !
Voyager en Thaïlande et au Vietnam seuls ou avec guide English translation pending
by Labougnate · 2017-06-26 · 17 replies
Bonjour Mon mari et moi projetons un voyage en Thaïlande pour cette fin d'année 2017 . Nous aimerions visiter ce pays seuls , sans agence de voyage ....sortir des terrains battus ! Pouvez vous nous conseiller ? Prendre un guide ? Ou? Votre expérience ? Prévus 15j minimum ..voir 3 semaines . Budget moyen à votre avis?? Pensez vous que la visite du Vietnam peut être envisagée de la même façon ?? Ou s'adresser Avec nos remerciements
E-visa pour le Vietnam English translation pending
by Flandebiche · 2017-05-30 · 23 replies
bonjour, Je souhaite partir dans 3 mois au Vietnam. Puis-je faire la demande de E-Visa déjà aujourd'hui afin d'être tranquille ou dois-je le faire à une date plus proche du départ ? merci
Le Vietnam du sud au nord English translation pending
by Mariespagne · 2017-05-27 · 0 replies
VIETNAM DU SUD AU NORD

Je commence ce récit en évoquant quelques mots sur le pays. Le Vietnam faisait partie de l'Indochine avec le Laos et le Cambodge. On ne peut parler du Vietnam sans penser à la guerre la plus destructrice du monde au 20ème siècle (entre le nord et le sud). Les américains ont répendu sur les trois pays le terrible "agent orange", un liquide à base de dioxine. Ils en ont largué 72 millions de mètres cube dont 60 millions sur le Vietnam. C'est surtout le sud qui a été le plus touché. Treize à quinze millions de bombes et d'explosifs ont également été largués de 1962 à 1975 soit trois à quatre plus que pendant la 2ème guerre mondiale. Deux à quatre millions de personnes ont été atteintes ainsi qu’animaux et forêts (16% des terres). Aujourd'hui encore, des enfants naissent avec des cancers ou des malformations. Le sol vietnamien serait encore bourré de 150.000 tonnes d'engins non encore explosés. Après la chute de Saigon en 1975, on ne sait toujours pas où se trouve le trésor du sud de la république (des tonnes de lingots d'or). Ho Chi Ming (surnommé oncle Ho) qui luttait pour l’indépendance du sud est mort en 1969 et n'aura donc pas assisté à l'indépendance. Des chars d'assaut de l'armée Nord-Vietnamienne (communiste) défoncèrent les lourdes grilles de fer forgé du parc. C'est la fin. 30 années de guerre. Saigon portera désormais le nom de Ho Chi Ming Ville.

Départ le 17 avril 2017 A 19H25 avec Turkish Airlines (3h20 de vol), courte escale à Istanbul puis 10H de vol pour Saigon (Ho Chi Ming). J’arrive le 18. Il me faudra attendre environ 45 minutes pour obtenir le visa (25 USD) et autant pour faire 8 km... (9USD). Je change 100 € à l'aéroport (même taux qu'en ville quasiment). Je prends aussi ma carte Sim à l'aéroport (19USD) pour internet illimité et 4 USD de crédit.

HO CHI MING VILLE que beaucoup appelle encore Saigon est peuplée de 8.000.000 d'habitants. L'air y est très chaud et humide en cette saison (avril). La circulation est vertigineuse tant il y a des motos. Il y aurait 4.000.000 de mobylettes; c’est à couper le souffle quand on arrive pour la première fois; C’est un passage obligatoire pour faire le delta du Mékong.

Le soir, j'ai été prendre l'apéro puis manger deux sandwichs dans la rue, très bons. Dans chaque bar ou resto, il y a des filles en mini jupe qui entraînent les clients à boire.

Je suis à My hôtel, réservé avec booking.com. Il est simple mais très propre et il y a tout ce qu'il faut dans la salle de bain. Le prix sans petit déjeuner est de 19 USD la nuit. Je le recommande vivement. Il se situe dans le quartier des routards où il y a beaucoup de bruit et de musique. C'est à qui va le plus fort! Mais l’hôtel se trouve dans une ruelle calme. Je suis prise par la chaleur et fatiguée du voyage. Je vais faire un massage des pieds pour me détendre.

Le 19 avril C'est chez les aveugles que je fais faire un body-massage d'une heure pour la somme de 3,5€ (en face du marché). Par contre, je ne fais aucune visite et me balade juste un peu. Il me faut un temps d'adaptation à cause de la forte chaleur de 36 degrés à l'ombre. Un avantage de voyager seule; je me repose ou je visite quand je veux… Je rentre à 2H du matin étant prise par l’ambiance; l’hôtel a fermé ses volets. Un petit vent de panique mais je sonne et on vient m’ouvrir.

Le 20 avril: Vu ma virée de hier soir, c'est assez tard que je me mets en route vers le Palais de la Réunification. J’y vais à pied ce qui est pénible car les trottoirs sont en travaux et il y a du trafic de mobylettes et la pollution qui va avec. La visite dure deux heures et coûte 40.000 dongs (1,7€). Avant la réunification, le Vietnam était coupé en deux et c'est le 30/04/1975 que les chars ont arraché la pelouse avec des chenilles. C'est ainsi que la prise du Palais marqua la fin des conflits. La visite est agréable bien que pas trop joyeuse. Je n'ai pas fait le musée de la guerre ni les tunnels de Cu Chi volontairement car trop d'horreurs de la guerre. Je me laisse tenter par un mototaxi qui propose de me faire voir la Pagode de l’Empereur de Jade (en vietnamien Pagode Ngnoc Hoang). Elle est belle et je ne regrette pas. Elle a beaucoup de postures à l‘aspect un peu guignol. L'intérieur est spécial, mélangeant bouddhisme et taoïsme; c‘est l‘intérieur le plus étrange de Saigon. L'étang adjacent est peuplé de centaines de tortues d'espèces différentes. On l’appelle aussi Pagode de tortue. Elle date de 1909, Barak Obama l'a visitée lors de sa venue. Avant de continuer mon récit, je dois expliquer la différence entre une Pagode et un Temple. Dans la Pagode, on vénère le Bouddha et dans le Temple, on vénère les Génies. Toujours en mototaxi, je me rends en direction de la Général Post office d'où j'ai envoyé mes cartes postales. C’est un bijou de l'époque de l'Indochine à l'architecture Française. Elle fut construite de 1886 à 1891. Elle est supportée par une immense charpente métallique œuvre de Mr. Eiffel. Elle se visite et m'a fait penser à la gare Victoria en Inde.... Magnifique. En face, se trouve la Cathédrale Notre-Dame. Il y avait un office et je n'ai pas pu entrer. Je me suis contentée d'admirer l'extérieur. Je regrimpe sur la moto, pour passer devant l'Hôtel de Ville, fermé aussi; l’extérieur est grandiose. Mon chauffeur me rapproche de l'hôtel. J'ai payé 7 USD pour ces quelques heures de visite. Je terminé la journée par un foot massage pour 6€ et un succulent repas. J'adore la cuisine vietnamienne (jusqu'à présent). Je rentre préparer ma valise et écrire mon récit. Demain départ à 8 H pour de nouvelles aventures vers le Delta du Mékong. J’ai décidé de faire le Delta avec l’agence francophone Khoa Viet Travel dont je n’aurais jamais été déçue.

Le 21 avril: Je me lève à 7 H et quand je descends, mon chauffeur et ma guide sont déjà à la réception. Direction Delta du Mékong. Environ deux heures de route pour arriver à MY TO.

Le Delta du Mékong se situe à l'extrémité sud du pays, faisant frontière avec le Cambodge. On l'appelle le grenier du riz. Ma guide francophone me dit qu'il est le 3ème exportateur du monde après la Thaïlande et le sud américain mais le guide du routard dit que le 2ème, c’est l'Inde! Qui a raison??? Les plaines sont très fertiles grâce aux alluvions et aux sédiments du fleuve. Il y a trois récoltes par an contre une récolte par an dans le nord. Ici dans le sud, on sème le riz tandis que dans le nord, on le plante... En cet endroit, le Mékong est reparti en neuf bras appelés les neufs dragons. Le pays aussi a la forme d'un dragon. Dans le Delta, c'est un monde mi-terrain et mi-aquatique, constitué d'arroyos (petits canaux naturels), de rizières et de vergers. Tout se passe au rythme du Mékong aussi bien courses, mariages, cortèges funèbres ...la vie et la mort....et où il est préférable d'avoir une barque qu'un vélo…

De My To, nous passons à BEN TREE sur l'Ile de la Licorne. Il y a aussi l'île de la tortue où l'on pratique principalement la culture maraîchère. Aussi, l'île du dragon où l'on fabrique les bateaux et l'île du Phoenix où l'on cultive la noix de. Coco. Mais je reste sur la plus grande, j'ai cité l'île de la Licorne.

C'est d'abord en bateau à moteur que je rejoins un premier petit village. Là, on y fait des briques à la main. J'ai vu tout le processus de la boue à la brique cuite. Beaucoup de femmes y travaillent. Le four est alimenté d'écorces de riz. La suie est mélangée à je ne sais plus quoi puis est reversée sur les champs de riz. Un cercle de vie écologique.

Au deuxième village, on y travaille la noix de coco de manière artisanale pour les locaux et les touristes. Pour l'exportation, il y a une industrie. On a droit à une démonstration: un ouvrier sort la noix de son écorce. Avec les filaments, ils font des paillassons et des brosses; avec le bois de la noix, ils font du feu ou des ustensiles divers et avec la chair, ils font des confiseries. Il y a une dégustation de plusieurs variantes suivie d'une dégustation de thé au miel et un plateau de fruits exotiques..... Après tout ça, je n'ai déjà plus faim et le diner prévu chez l'habitant approche. Après une marche de 10 minutes, nous prenons un tuc-tuc pour nous rendre dans le troisième village où ils font des nattes, paniers, sous-verres, etc… avec le jonc. C'est là que j'achète mon chapeau conique que j’oublierai plus tard dans une chambre d’hôtel… Nous naviguons dans une petite barque à rame a travers les méandres du Mékong pour aller diner dans le quatrième petit village. Il y aura un petit pont en bambou à traverser après le diner mais pendant que nous mangions, un monsieur bien portant et son guide sont tombés dans l'eau (plutôt la boue) car la vieille rampe en bambou de ce petit pont a cédé.... Pour une fois, je ne suis pas de la partie!!! J'étais spectatrice. Ce pauvre homme n'arrivait pas à en sortir malgré les secours prodigués. Au final, plus de peur que de mal et grosse douche chez habitant (tout habillé) pendant que son épouse tentait de sécher leurs passeports boueux. Ceci étant dit, bon repas local (sauf la carpe grillée). Puis passage sur le fameux petit pont de 40 cm de large dont on a plus ou moins réparé la rampe en bambou. Avec ma guide, nous faisons une agréable balade à pied dans la nature luxuriante. Il fait très chaud. Le long du Mékong, j'aperçois beaucoup de paniers à crevettes faits en palétuvier. Avec cet arbre tropical, on fabrique aussi des piliers pour les maisons sur pilotis ainsi que du papier. Le toit des maisons de villages ruraux sont faits en branches de palmiers. Pour rester dans les arbres, il y a les mangroves dont les racines protègent les terres.

Nous retrouvons notre bateau à moteur qui nous ramène à la voiture. Nous avons encore deux heures de route pour arriver à Ben Tree chez l’habitant à la charmante maison d’hôte" le jardin du Mékong" inaccessible en voiture… une moto viendra chercher nos bagages. Repos dans mon hamac devant mon entrée puis cours de cuisine pour quelques visiteurs et moi: La crêpe de riz au lait de coco farcie. Après le diner, on nous amène un bassin d'eau tiède à la citronnelle et moi perso, en option, petit massage de pieds.

Le 22 avril Ce matin vers 8H45, départ à vélo pour rejoindre le marché de Lach. Ce qui fera un aller-retour de 8 km environ. Ce marché est petit mais agréable. Par contre, faire du vélo en plein soleil relève de l'inconscience. Mais ça va, j’ai mon chapeau et de l’eau. Puis ça m’amuse quand même de parcourir cette nature tropicale. A mon retour, le chauffeur attend pour nous conduire, la guide et moi, à Can Tho que je ne voyais pas comme ça...sais pas pourquoi.

CAN THO se trouve à 160 km de Saigon. Cette région est gravement menacée car chaque année, le fleuve reprend la terre. Il est dit que d'ici 2100, il ne restera pas grand chose de Can Tho.

J'ai visité l'extérieur d'un Temple Cambodgien et l'intérieur d'une Pagode Chinoise. Alors ça, c'est spécial avec les génies à l'entrée (l’équivalent de nos anges à l'Église) et tous les serpentins d'encens au plafond avec les vœux des fidèles. Petit tour au marché de Can Tho pour découvrir la variété saisissante de légumes, fruits et poissons. Arrivée à l'hôtel pour deux nuits, confortable mais un peu éloigné, pas grave!

Le 23 avril Départ à 6h30 pour le marché flottant de CAN RANG qui se trouve à 4 km du centre; je l’ai trouvé plus petit que ce que je ne l’imaginais… Plus de touristes que de barques commerçantes Vietnamiennes. Ça devait être authentique autrefois mais plus maintenant. Il doit avoir mieux. Je le déconseille plutôt attrape touristes

L'embarquement est difficile; la marche de la digue est loin du bateau; de plus, le plancher (si je peux dire) est en aluminium... Mon chapeau géant est tombé dans le Mékong et moi, je suis arrivée tête en avant comme une déesse qui a la souplesse d'un hippopotame. Sur le coup, mal au tibia puis plaie mais ça va, j'ai survécu… Moralité: il ne faut jamais rire des autres car presque comme le gros monsieur d'il y a quelques jours, j'ai failli me retrouver, non pas dans le petit ruisseau boueux mais dans le Mékong.

La visite se poursuit dans les arroyos (petits canaux naturels du Mékong). Puis visite d'une plantation où il y a beaucoup d'arbres fruitiers. Le reste de la journée sera consacrée au repos et aux adieux avec la guide et le chauffeur.

Le 24 avril Ce matin, l’agence m’a envoyé une voiture pour me conduire à l’aéroport de Can Tho où je prends l'avion (Viet jet) pour DANANG dans le centre du pays (même pas une heure de vol). A l’arrivée, un autre chauffeur m’attend pour me conduire dans la jolie ville de HOI AN où je resterai trois jours seule. J'ai pu me balader longuement, voir les boutiques, la vie de cette ville est plus chère que dans le sud. En allant vers le pont japonais, je suis attirée par des chansons de Brassens au café des amis. C'est là-bas que je prendrai mon repas du soir. Ensuite je crois rejoindre le pont japonais mais je m‘apercevrais plus tard que ce n‘est pas ce pont là. Le passage est gratuit après 20H. Je le traverse sous les lampions et apprécie l'ambiance qui y règne ainsi que le marché de nuit de l’autre côté de la rive et toutes les échoppes où l’on mange de tout. Ce n'est pas sans difficulté que je rejoins mon hôtel à 3\4 km de là. J'ai mon plan mais il fait noir et je ne suis pas douée. De surcroît, j'ai mal aux pieds.

Le 25 avril Aujourd'hui, je parcours la ville de long en large. Tout d'abord, je trouve le vrai pont japonais qui est tout petit (20 mètres de long) qui a résisté aux guerres depuis 1593. Autant dire qu'ici, il est vénéré...on le dit indestructible! Ensuite, je visite une panoplie de Temples et/ou Pagodes chinois, japonais, vietnamiens...je ne m'y retrouve plus et j'en ai fait une overdose.... Je visite aussi jusqu’à en avoir assez des anciennes maisons ayant appartenu à une ancienne famille ou l'autre … mais ça se termine toujours par de la vente.... Dans une des maisons, j’ai acheté un livre: la bibliographie de Ho Chi Ming (l’oncle HO). Je me promène au marché central mais c'est franchement désagréable autant je suis abordée avec insistance, au point de me tenir le bras. On dirait qu'ici, c'est pire que dans les autres pays et pourtant je connais l'Inde, le Maroc, etc... Je rentre en moto - taxi car je suis fatiguée. Je passe un accord avec lui pour le lendemain aller voir les environs vu que le centre ville est terminé. En rentrant à l'hôtel: Rhum coca et foot massage!

Le 26 avril Je pars en moto - taxi pour voir le tombeau d'un commerçant japonais en pleine pampa; ce tombeau est dirigé vers le Japon. Pour y arriver, on passe le long des rizières des deux côtés. Après cette courte visite, droit vers la plage d'An Bang à 7 km de Hoi An. On peut avoir un transat gratuit et se changer si on mange au resto. Ceux-ci se succèdent. Le prix est correct. La plage est propre. L'eau est plus que bonne. Après quelques heures, je vais boire un café frappé à la plage de Cua Dai qui est bien aussi.

De retour à l'hôtel, douche puis je loue un vélo pour me balader dans la vieille ville et un peu aussi dans la nouvelle. Je me suis bien amusée jusqu’à la tombée de la nuit où je suis restée un moment à admirer les bateaux et les lanternes voguant sur l’eau. En rentrant, J'ai failli faire un face à face avec une mobylette. J'ai au-moins frôlé 20 piétons. Il y avait un monde fou. Je ne trouvais pas mon chemin pour revenir (pas de lampe au vélo). Toute une histoire!!!

Le 27 avril Départ à 8H du matin en taxi (envoyé par l’agence) pour rejoindre Hué à environ 130 km. Je m'endors jusqu'à la fabrique de statues en marbre provenant de la montagne à 10 km de Danang. Puis le paysage devient de plus en plus beau, surplombant la plage de Lang Co. Puis on arrive au col des nuages (le HAI VAN QUAN). C’est vraiment exceptionnel. On est vraiment dans les nuages… Je m’y arrête, comme tout le monde, pour aller me balader vers le fort construit par la dynastie Nguyen Minh Mang en 1826. Certaines fortifications sont reconstruites par les français pendant la guerre d’Indochine et ensuite par les américains. J’ai adoré cet endroit entre HUE et HOI AN. C’est à mon sens un arrêt indispensable. Arrivée à HUE. Repos puis balade en bateau sur la rivière des parfums. Hué est situé au centre du pays à 20 km du golf du Tonkin. C'est la cité des Empereurs NGUYEN et des Tombeaux Royaux dispersés dans les campagnes au bord des collines. La ville est séparée par la rivière des parfums: d'un côté, les tombeaux royaux, la citadelle avec sa cité impériale et la cité interdite et de l'autre côté, la ville moderne avec ses boutiques, ses hôtels, ses restos et ses marchés.

Le 28 avril Aujourd'hui, je suis accompagnée d’une guide francophone pour me faire découvrir la ville. On part en bateau sur la rivière des parfums pour arriver à la Pagode Thien Mu ou Pagode de la Dame Céleste, avec ses 7 étages dont le dernier renfermait un Bouddha en or qui fut volé. Il est remplacé maintenant par un Bouddha en marbre. Ensuite, visite du tombeau Ming Mang qui est majestueux. Pour y arriver, on doit passer plusieurs étapes pour enfin se trouver face à un immense terrain rond au pied de la montagne. Personne ne sait où est placé exactement le tombeau, afin qu'on ne vienne pas voler les présents qui accompagnent l’Empereur dans la tombe. Ce sont donc des prisonniers à mort qui l'ont enterré. On les exécutait ensuite. Ensuite, arrêt à la Pagode de Ti Hieu. Après-midi, visite de la Cité Impériale dans la Citadelle ainsi que la Cité Interdite beaucoup plus ravagée par la guerre des américains. J'ai terminé la journée par le marché de Dong Ba. La spécialité c'est le chapeau conique brodé. Ils sont harcelants encore une fois. Je n'y ai pas fais long feu.

Le 29 avril Ce matin, après le petit déjeuner: Repos. Après-midi, je désespère car les taxis me demandent une somme folle (y compris les cyclo-pousses) pour aller voir le tombeau de Tu Duc. Je renonce. Je vais manger puis décide de me balader.

Il se trouve qu'il n'y a pas de hasard. Je vois le passage à niveau fermé et comme j'aime les trains, j'attends sur le quai 10 minutes avant qu'il n'arrive. Ensuite, je vais trouver le "chef de gare" pour demander le chemin du musée Ho Chi Ming. Il était accompagné d'un copain qui parlait français. Celui-ci m'a proposé de m'emmener en moto voir le fameux tombeau de l'empereur Tu Duc, sa femme et son successeur. Je n'ai pas regretté. Ensuite, le gars m'a conduit au musée Ho Chi Ming, que je voulais visiter, puis m'a ramené à l'hôtel. 15 USD, pas trouvé mieux. A 18 H, le chauffeur de l’agence est venu me chercher à l'hôtel pour me conduire à l'aéroport de Hué pour un vol sur HANOI où j’ai réservé, sur booking.com, l’hôtel MOON GUESTHOUSE. J’y ferai une halte à chaque retour d’excursions (trois fois).

Le 30 avril Une guide francophone et son mari chauffeur, toujours de l’agence l’agence Khoa Viet Travel viennent me chercher à l’hôtel MOON GUESTHOUSE. Ils ont pris leur petite fille avec car c’est un grand congé et ils n’ont personne pour la garder. Elle ne me dérange pas. Elle est assise devant près de son père.

Départ pour NING MING dite la baie terrestre d'Halong. Beaucoup de trafic vu le long congé pour les vietnamiens. Le 30 avril, c'est la fête de la réunification du pays puis il y a le 1er mai qui est la fête du travail. Et comme le 30 avril tombait un dimanche, ils récupéraient. Donc full partout. En quittant Hanoï, plus on s’approchait, plus le paysage se dessinait de collines les unes après les autres. C'est très très beau. Je visite le Mausolée du premier Roi empoisonné par son frère cadet. A 300 mètres, celui de la femme du 2ème roi et son 2ème mari qui était mandarin avant d'être roi (grâce à son mariage). Après le diner, tour en Sampan (barque à rame) en passant par trois grottes dont une de 500 mètres de long. La rameuse rame avec ses pieds, ça lui donne plus de force. On continue sur un autre bateau vers la vallée des oiseaux mais d’abord, on traverse une grotte à pied sur un pont flottant en bambou qui bouge bien. C’est magnifique. La grotte est illuminée en rouge et bleu. Je passe la nuit dans un charmant hôtel que j’ai réservé sur booking.com: « la belle vie » à TAM COC.

Le 1er mai Nous partons tôt pour le parc national mais on ne pourra jamais y arriver tellement il y a du monde et c'est une petite route unique. Nous sommes en plein bouchon et il reste 15 km. La guide me conseille de renoncer et d’aller plutôt visiter le centre des primates. J'ai été assez déçue car je voulais voir les singes à mon aise mais on était obligé de rester en groupe, accompagné d'un guide local anglophone. Pas même le temps de prendre des photos ni de les regarder jouer. C'était des espèces différentes que je n'avais jamais vues. Je râlais mais pas le choix car pas de visite individuelle surtout avec le monde qu’il y a. Ensuite, le centre des tortues y compris celles aux oreilles rouges qui sont dangereuses et peuvent arracher un doigt.... Cela me passionne moins que les primates; là, c’est visite libre. Retour sur Hanoï et sa pollution, mes adieux à ma guide, mon chauffeur et leur petite fille. Je retourne dormir à MOON GUESTHOUSE pour la 2ème fois.

Le 2 mai Une navette commune vient me chercher à 8h du matin pour la croisière de deux jours à la baie d'Halong. Le guide ne parle qu’anglais et ne fait aucun effort pour que je comprenne les instructions. Il demande à un jeune couple en voyage de noces de tout me traduire. Quand ils m’ont dit ça, j’étais honteuse et ai bien sûr refusé la demande du guide, juste me communiquer les heures de rendez-vous… le chemin est assez long (4 H). A Halong, nous embarquons sur un petit bateau qui nous conduit sur le plus grand: le V’SPIRIT. Nous nous installons dans nos cabines respectives puis le guide nous informe du programme. Je n'ai rien compris. Il y a 10 portugais, 4 indiens, 2 polonaises, 2 argentins, 2 français en voyage de noces que je n'irai pas embêter puis moi belge purement francophone. Nous allons visiter une grotte puis passer une heure et demie sur la plage de TI TOP.

A cause du manque de communication, j'ai passé une journée triste de solitude au milieu de cette beauté naturelle sur terre. Le coucher du soleil entre ces pains de sucre est juste merveilleux. Après le souper, je rentre dans ma cabine. Je n’assiste pas à la pêche aux calamars.

Le 3 mai La journée a commencé par une séance de thaï chi à 6H30 du matin. Aujourd'hui, ceux qui ont pris, comme moi, deux Jours sur le bateau, avons été transférés sur un plus petit bateau à 8h30. Nous avons un autre guide, beaucoup plus sympathique. Nous commençons par voir la cave (non pas la cave à vin) mais la cave grotte de Sung Sot, une des plus belles grottes de la baie. Des passages à franchir à quatre pattes, ce qui m'a valu de perdre mon pull attaché à ma taille. Je m'en suis rendue compte sur le bateau... Ensuite balade en kayak. Étant seule, le guide l'a fait avec moi. Encore bien sinon à ma vitesse, je n’aurais pas été loin, peut-être juste le tour du bateau et encore. Ce moment fut très agréable et dans un silence de plomb, c’était juste du bonheur… Diner puis sieste sur le pont avant d’aller visiter une ferme perlière avant de rentrer sur le grand bateau. La visite de la ferme est intéressante mais ça fini toujours par du commerce. Après le coucher du soleil, je mange à la table des deux jeunes français et de deux jeunes coréens sympathiques. Le chef de cuisine vient faire flamber des crevettes dans le resto! Je suis plus détendue que la veille; j’assiste à la pêche aux calamars.

Le 4 mai Je suis la seule à assister au cours de thaï chi à 6H30. Puis visite d’une très belle grotte classée a l’Unesco, appelée aussi la grotte des surprises. Nous retournons sur le bateau préparer nos bagages pendant que nous naviguons. Ensuite, nous avons un cours de cuisine; le chef nous apprend à faire des nems que nous mangeons au fur et à mesure. Retour en navette vers Hanoï, toujours à MOON GUESTHOUSE;

Le 5 mai J’ai réservé mon séjour en montagne avec l’agence francophone MONVIETNAM ou FLEUR DE LOTUS; c’est Gérard qui dirige les opérations. Il ne peut m’accompagner comme il pensait le faire donc désigne un guide francophone. Il se trouve que ce guide, c’est le patron de l’hôtel « la belle vie à Tam Coc » où j’ai séjourné une nuit. Ce guide s’avère ne pas être un gai luron mais je vais faire avec, pensais-je au départ!!!

Au Vietnam, il y a 54 ethnies minoritaires. La plus grande ethnie est les Viet Minh représentant 84% de la population. Les 16 autres % sont les ethnies minoritaires. J’aurai le bonheur d'en côtoyer quelques unes.

Nous partons à 10H vers HA GIANG mais on s’arrête à mi-chemin pour faire une halte et y passer la nuit. Toan, le guide, m’emmène chez des amis à lui. C’est une maison sur pilotis, comme toutes les autres. J’ai une grande chambre dortoir pour moi seule. Je dors sur un matelas à terre. Il y a une moustiquaire. Le nom de l’ethnie minoritaire où je me trouve s’appelle les Dao aux pantalons noirs. Accueil très sympathique par la maîtresse de maison habillée de ses habits traditionnels. Je vais faire une balade avec le guide puis cours de cuisine au retour. Nous allons couper des feuilles, des épinards et déterrer des racines de curcuma. J’aide à la cuisine en préparant des nems ou rouleaux de printemps dont voici la recette: Emballer dans de jeunes feuilles de courgettes ou feuilles de riz le mélange suivant: champignons noirs, échalotes, vermicelles transparents, ciboulette, ail, œuf entier battu. Le tout coupé en petits morceaux. Autre recette, on peut faire des feuilles de courgettes sautées à l’ail frais et morceaux de gingembre frais coupés. Nous mangeons tous ensemble autour de la table mais là, j'ai une altercation avec le guide. Vu le prix de mon repas, je lui dis qu'en fait, c'est moi qui paye pour tout le monde.... Hou là là, il s'est vexé, s'est mis en colère; Il dit ne pas vouloir continuer le circuit avec moi car je suis une femme difficile et avare…. Car je demande le prix de tout…. Je suis bien embarrassé car le chauffeur n'a jamais fait ce circuit là et ne parle que vietnamien. Gérard, responsable de l'agence, aussi est très embêté et va chercher un autre guide. La nuit portant conseil, tout le monde va dormir. Je suis énervée après cette si belle journée.

Le 6 mai Le matin, le guide me dit qu'il ne pourrait pas me supporter 8 jours, car je ne lui fait pas confiance. dit-il! ...bon voilà, en plein dans la tronche... Je commence à pleurer et là, il a pitié de moi. Il reste. Ce que je ne savais pas, c’est qu’entre-temps, Gérard m’avait trouvé un autre guide. Zut alors, si j’avais su avant de pleurer… Maintenant, j’ai deux guides… Ils se sont arrangés entre-eux et c’est Toan qui est resté. Dommage pour moi…

Nous partons donc à HA GIANG encore chez des amis à lui. Les conditions pour dormir changent car je dois dormir dans la même chambre que la famille, le guide et le chauffeur. Seule une fine tenture nous sépare. Contre toute attente, je dors bien. Là, je suis chez l'ethnie des Tay. Les habits sont différents. Je fais une balade de 20 minutes avec Toan puis il me laisse quartier libre. Je repars seule à la découverte des habitants très sympathiques. Je fais des magnifiques photos. Je rencontre d'autres touristes qui se promènent avec leur guide. J'en fais part à Toan, au risque d'encore le vexer. Il me répond que les autres sont payés mieux que lui et qu’il travaille pour le salaire qu'il a eu....pas marrant le gars! Gérard n’est pas très heureux d’apprendre ça! Pour en revenir à ma balade seule, j’ai quand même vraiment apprécié d’être sans lui et de pouvoir saluer les habitants et faire des photos à mon aise. Le souper est à 20 H. Ils ont cuit un canard à la vapeur. Je ne peux pas avaler une bouchée tellement c'est dur. Je me lance sur les délicieux nems. Le guide est petit et mince mais alors, il mange pour quatre. Il mangera tout le canard avec le chauffeur et le chef de maison.

Le 7 mai Départ pour une longue journée vers DONG VAN, à 150 km de distance, avec des routes serpentées. Le matin, nous faisons d’abord un marché local. Plus on avance, plus les paysages deviennent majestueux. Nous entrons dans les villages de l’ethnie des Dao rouges. On arrive ensuite chez les H'Mongs blancs, un peuple nomade qui vient de Mongolie et qui changent d'endroit tous les vingt ans. Les montagnes deviennent de plus en plus belles. Nous sommes à trois kilomètres de la Chine. On s'arrête pour visiter le Palais du roi des H'Mongs. Il fut bâti en 1859. L'architecture est en partie française et chinoise. Il y a des tombeaux des rois.

Toan me raconte alors (enfin une explication) leurs traditions ici pour les funérailles, valable aussi pour les Vietnamiens en général. Ils ne peuvent pas se faire incinérer. On les enterre deux fois. La première fois, on met le cercueil pendant trois ans dans les rizières puis on ouvre le cercueil, on prend les os pour les transférer dans un autre cercueil et là, ils vont au cimetière pour les urbains et pour les ruraux, ils sont enterrés dans leur champ ou jardin. Toan me raconte qu'il a du aller, à 12 ans, déterrer son grand père avec sa mère. Mais le corps était toujours en décomposition. Ils ont été chercher deux couteaux et racler la chair jusqu'aux os afin de pouvoir le transférer dans le 2ème cercueil. Et dire que j’écris ça juste avant de dormir. On continue notre chemin vers Dong Van où on cultive surtout le mais (mais aussi du cannabis). Arrêt a la porte du ciel où il faut monter 147 marches pour y découvrir un magnifique paysage donnant sur la montagne et la vallée. Nous sommes à 1900 mètres d’altitude.

Après 8 heures de route avec les arrêts, nous arrivons à DONG VAN appelé aussi « plateau de pierre ». C'est un parc géologique unique en Asie, formé de pics et de canyons calcaires;

Le 8 mai Aujourd'hui visite du petit centre historique de Dong Van avant de démarrer. En route pour des paysages encore plus spectaculaire.

Nous voyons les montagnes de la Chine séparée du Vietnam par une rivière. On s'arrête à un point de vue superbe. C'est là que je profite d'acheter des champignons locaux séchés, noirs et marrons, pour faire des nems quand je serai rentrée. J’achète aussi du laurier et du curcuma jaune et blanc (je ne savais pas qu’il y avait du curcuma blanc)… On continue vers MEO VAC où la route est encore plus sauvage. On passe par l’ethnie des San Chi. Le guide m'emmène sous le soleil de plomb de midi faire un petit trek d'une heure. Je suis trempée. On reste dans ce village pour diner. Le reste du parcours, je m'endors un peu puis nous arrivons à BAO LAC. Nous avons parcouru 110 km sur ces serpentées et en mauvais état. Début de soirée, petit tour au marché de Bao Lac où je vois, pour la première fois, du chien découpé en vitrine... J'achète des vermicelles transparents et des feuilles de riz toujours pour faire mes nems au retour. Logement dans un petit hôtel où la clim ne va pas et je dégouline.

Le 9 mai A 7 km de Bao Lac, se trouve l'ethnie des Lo Lo noirs, petite minorité de 4000 habitants. Ils sont originaires du sud de la Chine, arrivés il y a 400 ans. Ils vivent dans des maisons sur pilotis; les animaux en bas; eux à l'unique étage. C'est la seule ethnie qui utilise encore des anciens tambours en bronze lors des cérémonies funéraires. « Terre inconnue » a tourné un documentaire là. Malheureusement, arrivé au moment du trek, le guide m'annonce qu'il y a 7 km de pente raide (idem pour la descente)... Il fait très chaud. J'ai mal au dos. Je ne me sens pas capable de faire ce périple...je regarderai l'émission sur France 2! On continue donc la route faisant un arrêt chez les Man. Petite ethnie sympa. On s'arrête. Les vieilles dames boivent de l'alcool de maïs. Je les prends en photo; elle m'offre un verre de leur breuvage. Je sens où ça passe. C'est plus fort que l'alcool de riz que j'ai bu chez les Dao rouges. J'espère qu'il n'y avait pas de serpent dans la bouteille. Enfin, sinon, c'est trop tard. Je passe à Tinh Tuc où il y a une mine de fer. On s’arrête pour manger. A chaque restaurant, dehors, il y a une table avec un thermo d'eau chaude pour le thé, du tabac et une pipe à l'eau en bois. C'est gratuit. Nous arrivons vers 14 H à CAO BANG où l'on cultive en premier le maïs, puis le riz et enfin, le tabac. A 17 H, je vais au plus grand marché du nord. J'achète des sandales pour 8 €; le guide me dit que normalement c'est 5€ et que je me suis fait arnaquer, j’avais déjà négocié!!!

Le 10 mai Nous partons pour les cascades de BAN GIOC. Ce sont les plus belles du Vietnam. Altercation avec le guide. Il ne veut pas que je fasse un tour en radeau, prétextant que c'est uniquement pour les chinois. Au final, je rencontre des touristes canadiens qui vont faire le tour et m'invite à les suivre. Mon guide raconte n'importe quoi...ce qui l'arrange. Je ne suis pas prête de l'oublier celui-là. Deux kilomètres plus loin, il y a l'immense grotte de Nguom Ngao mais il fait trop chaud et il faut marcher 4 km aller / retour. Je décline. Nous rentrons à Cao Bang pour la nuit.

Le 11 mai En route pour BA BE. On arrive vers 14 H et le guide m'abandonne. Je fais une sieste. Je rencontre un couple suisse et je passe une excellente soirée avec eux et leur guide.

Le 12 mai Je suis à Ba Be où j'ai fait 5 heures de bateau et visité une caverne souterraine. La situation avec mon guide ne s'arrange pas du tout. Il me laisse seule. Fini très tôt son " service". Je serai contente de ne plus le voir. Encore une fois, je rencontre des touristes anglais qui passent la soirée avec leur guide. Le mien, il est parti chez des amis....

Le 13 mai Retour sur Hanoï. Contente de quitter le guide. Il m’a tapé sur les nerfs. Sinon, en ce qui concerne mon circuit dans le nord, ce n’était que du bonheur pour les yeux tous ces magnifiques paysages dans le nord-est du Vietnam. Le chauffeur était prudent et sympa. Gérard toujours soucieux de la situation. Dommage pour le guide!

Cette fois, à HANOI, j’ai changé d’hôtel pour un plus central, proche de la cathédrale et du lac. Je le recommande vraiment, propre, agréable, grande chambre: l’hôtel Golden Land L’après-midi, je prends un cyclo -pousse après 30 minutes de marche pour trouver un atelier de couture pour réparer mon sac qui a cédé sous le poids....

Le soir, je me dirige vers le lac où il y avait une foule incroyable (Samedi). Il y règne une ambiance de fête avec chants, danses, jeux, marché nocturne. J’aperçois sur le lac de l'épée restituée (Toan Kiem) le pont rouge The Huc. Je l'emprunte pour visiter la Pagode Ngoc Son au milieu du lac. Je rentre à pied me perdant à tous les coins de rues.

Depuis que je suis rentrée à Hanoï, harcèlement par Hang, ma guide francophone de la baie terrestre, ex-amie de Toan, pour que j'écrive un commentaire négatif sur lui. Finalement, sous la pression, je l'écrit en fin de soirée et le poste sur facebook. Le lendemain, Toan me harcèle à son tour et j’enlève le commentaire. Qu’ils se débrouillent entre-eux!

Le 14 mai Gérard m’invite à diner. Nous discutons du circuit dans le nord et du guide qu’il n’est pas prêt de réengager, me semble t’il… Ensuite Gérard me guide sur le chemin car je veux me rendre au Musée de la femme vietnamienne. Je retrouve des explications sur les ethnies minoritaires, leurs modes de vie et les magnifiques costumes de cérémonies notamment. On y parle également de la femme pendant la guerre, qui avait une large place au niveau de la résistance. Aussi bien en partant qu’en revenant, je passe devant la Cathédrale St Joseph où il y a beaucoup d’enfants qui s’adonnent à des activités.

Je terminerai ma journée par un massage de pied dans un centre qui m’est renseigné par Gérard, le moins cher d’Hanoï, je pense. Je décide de ne pas aller au Musée ethnographique car j’ai déjà vu les costumes au musée de la femme. Les maisons reconstruites, je les ai vues en vrai dans les villages en montagne.

Le 15 mai Je me lève tôt car j'ai une journée bien remplie. Je pars en mototaxi pour me conduire au lac Ouest voir la plus ancienne et la plus grande Pagode de Hanoï; c'est la Pagode Tran Quoc. Je ne regrette vraiment pas d'y être allée. Elle a un charme particulier. On s'y sent bien surtout que c'est lundi et qu'il n'y a pas beaucoup de monde. Ensuite, je longe le lac à pied pour arriver au Musée de Ho Chi Ming qui ferme à 11H. Je passe devant le Mausolée Ho Chi Ming mais là, c'est fermé... j'aperçois la garde qui s'en va. J'arrive au Musée de Ho Chi Ming que je trouve intéressant puisqu'il me prend l'envie de mieux le connaître depuis mon arrivée à Saigon. J'ai d'ailleurs acheté sa bibliographie. Reste plus qu'à lire!!! En sortant du musée, il drache (comme on dit en Belgique)...donc il pleut fort! Je suis obligée de prendre un taxi pour me conduire au Temple de la Littérature. Il me demande quatre fois le prix...je ne sais pas ce qu'il a magouillé avec son compteur mais je ne lui donne que le tiers. Il rouspète. Je ne m'en soucie guère car je sais qu'il a voulu m'arnaquer. C’est quasi le prix pour arriver à l’aéroport qu’il me demande alors que là, je n’ai fait qu’un petit bout de chemin…

Enfin, me voici au Temple de la Littérature. J'imaginais bêtement que c'était comme une bibliothèque (n'ai pas bien travaillé avant de partir…). En fait, c'est un immense Temple consacré au culte de Confucius. C'est la première Université du Vietnam. Il y a 4 cours. La dernière abritait le Collège. Dans la 3ème, il y a 82 stèles portées par des tortues en pierre. Ce sont les lauréats dont 1307 docteurs. La plus ancienne date de 1442 et la plus récente de 1779. C'est vraiment le lieu à voir à Hanoï....

Je fais une halte pour manger. Je commande un plat dont je crois être des crevettes. Au visuel, ça n'y ressemble pas trop mais c'est une bébête de 5 cm au goût de mer mais pas tendre comme une grosse crevette ou gambas. Je mange. Je suis là pour ça. Mais je ne saurais jamais ce que j'ai mangé (j'ai pris une photo pour les habitués qui pourraient me renseigner)....

Je compte aller à la prison mais en chemin (à pied car il fait soleil), je vois une Pagode cachée. Je traverse la rue au péril de ma vie et je rentre timidement dans la déserte Pagode Chua Thien Phuc. J'ai tout simplement adoré. J'étais seule avec tous ces Bouddhas, ces Génies. Ça sentait bon l'encens. Vrai moment de plaisir et de recueillement. Les touristes ne doivent pas trop connaître ce merveilleux endroit.

Je continue mon chemin, non sans demander dix fois, pour la prison de Hoa La. C'est fou, les gens du coin ont du mal à s'y retrouver eux même...ou c'est moi qui baragouine si bien l'anglais qui doit les perturber. Mais aussi, beaucoup ne parlent pas anglais.

Ceci étant dit, j'arrive à la maison carcérale. C'est une visite assez troublante. On y voit les horreurs de la guerre, les conditions de vie des détenus et détenues. Les cachots, la guillotine etc.... Après la visite, je vais faire un massage.

Le 16 mai

Voilà mon voyage au VIETNAM se termine ici. C’est un beau voyage, plein de belles choses à voir et de beaux paysages. Je consacre une partie de la journée à l’achat de cadeaux et à faire ma valise.

A 18 H, un taxi vient me chercher pour me conduire à l’aéroport.

MARIE Le 25 mai 2017
En Isaan: une famille, un village English translation pending
by GeorgesOZ · 2017-04-07 · 270 replies
1 Frères et Soeurs

Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.

Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.

Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.

Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.

Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.

Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.

Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.

La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.

Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.

Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.

Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.

Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.

La suite bientôt!
"Authenticité" et tourisme de masse English translation pending
by Djackx67 · 2017-03-25 · 189 replies
Bonjour, je me permet une petite réflexion suite aux posts de plus en plus nombreux de voyageurs qui semblent être , de plus en plus, en quête d'authenticité lors de leurs voyages. On se dit en permanence que voyager "hors des sentiers battus" nous permettrait de découvrir plus de culture et des gens plus authentiques. Eh bien pour ma part je pense que c'est un concept qui va bientôt devenir une mode touristique. Trouver de l'"authentique" selon moi dépend de l état d'esprit dans lequel on voyage. Je prend l'exemple de Bali, c'est a Kuta (endroit le plus touristique et le plus débauché de l'ile) que j'ai découvert le Bali authentique et traditionnel, la ou j'ai appris le plus sur la culture balinaise, les traditions, les cérémonies etc....(j'y suis resté 3 mois) .Je trouve, a titre personnel, que beaucoup trop de voyageurs cherchent à avoir l'authenticité d'un pays, d'une population, servi sur un plateau ( c'est un constat, pas une critique). Si on prend le temps de se poser un temps soit peu dans un lieu, même ultra touristique, et de discuter avec les gens, de s'attarder un peu, les locaux seront ravis de vous faire découvrir autres choses que les boites, la bintang et la plage (en parlant de Kuta). Je suis le premier a fustigé le tourisme de masse qui malheureusement défigure beaucoup de lieux, mais je suis heureux de constaté qu'en creusant un peu, le coté culturel demeure encore bien ancrée dans la population locale. Donc amis voyageurs, prenez un peu plus le temps de creuser votre sujet :) car l'authentique se cache partout, même dans les hauts lieux du tourisme. (je n'en dirais malheureusement pas autant pour ce qui est des paysages :( ......)

Pensez vous aussi que tourisme de masse et authenticité peuvent coexister?
Augmentation des droits d'entrée dans la baie d'Along English translation pending
by Larsay · 2017-03-01 · 51 replies
Les droits, qui étaient inclus dans le prix des croisières par les oparateurs des jonques, augmentent à partir du 1er avril : 8$ par personne pour une croisière de 2 jours et 10$ pour 3 jours, donc à ajouter sur les prix publiés par les opérateurs et agences

ATTENTION : valable pour les jonques partant d'Halong City seulement, les jonques basées à Cat Ba ne sont pas concernées.
Visiter la baie d'Along terrestre English translation pending
by Duster86 · 2017-02-20 · 78 replies
Bonjour à toutes et tous,

Pour fignoler l'organisation d'un voyage prévue en novembre 2017, ( Vietnam et Cambodge ) je recherche les infos suivantes .

Combien de jour pour visiter la baie d'Halong terrestre ? Nous souhaiterions séjourné Chez Loan, qui connaît ? Combien de temps pour aller de l'hotel à l'aéroport d' Hanoi ?

Merci de vos réponses et commentaires.
Juillet 2016 : l’ouest le retour... en famille avec papy et mamie English translation pending
by Sebangel · 2017-01-22 · 236 replies
Juillet 2016 : l’ouest le retour...en famille avec papy et mamie

Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci en juillet 2016 pour 30 jours.

Nouveauté pour ce périple puisque papy et mamie était de la partie, premier grand voyage pour eux ! Il a donc fallu jongler entre les « incontournables » que nous avions déjà visiter et de nouveaux sites à découvrir tous ensemble.

Lors de la préparation du voyage en début d’année 2015, j’avais quelques priorités notamment : l’Independance Day et les Cheyenne Frontier Days…. Juillet 2016 devenait le point de départ de ce voyage.

Février 2015 : Premières réflexions sur notre futur parcours : découvrir de nouvelles « contrées » mais aussi revoir et approfondir quelques « spots » marquants du Road trip effectué en 2012. C'est décidé, l'année prochaine nous partirons à la découverte du Parc National de Yellowstone !

Avril 2015 : Le parcours est « ficelé », les grandes étapes sont calées dont 2 escales indispensables : - Visiter le Mt Rushmore à l'occasion de l'independance day le 4 juillet ; - Assister au Cheyenne Frontier Days entre les 22 et 31 juillet. A ce stade, pas de date précise pour les vols, l’aéroport de Denver devenait le point d’entrée et de sortie !

Voici notre parcours :



8000 kilomètres parcourus

Ayant carte blanche pour préparer ce voyage, je me suis amusé à faire un petit clip de présentation, avec les moyens du bord, pour faire patienter toute la famille durant presque un an. De nombreuses séances ont eu lieu pour discuter du parcours, des visites et de la préparation du roadbook.

youtu.be/CfuSS1R3ULk

1ère priorité fut la réservation des nuits pour le Yellowstone, compte-tenu d’un forte demande, j’étais devant mon écran lors de l’ouverture des réservation le 1er mai...plus d’un an avant le départ !

Après quelques soucis avec le site de réservation, visiblement saturé, le soir même les 4 nuits étaient réservées….youpi !

48 heures après, le site affichait déjà complet pour la période achetée notamment pour le Old Faithfull Inn…ouf !



En mode « nature » pour ce road trip, nous avons intégré pour l’hébergement 11 nuits en camping KOA. J’avais pris soin de prendre la carte d’adhérent permettant ainsi d’obtenir une remise lors des réservations effectuées par internet. Ayant peu d’aventuriers dans le groupe je me suis résigné à réserver des cabins...excellente expérience, les enfants ont adoré !



Budget hébergements : 3000 €uros

Septembre 2015 : Achat des billets pour ICELANDAIR.

Après de nombreuses recherches et la programmation d'une alerte email pour suivre l'évolution du prix des billets, la décision fut prise le 16 septembre….c'est le moment d'acheter !

Paris CDG – Denver – Paris CDG avec ICELANDAIR sur Boeing 757-200 (escale à Keflavik – Island)

Les + : 1 heure de transit pour le vol transatlantique et 2 bagages par personne :)

Les - : j'ai pas trouvé !

Budget (2 adultes+2 enfants) : 3900 €uros

Décembre 2015 : En route avec Titine...réservation du véhicule ok !

Pour 6 personnes nous avions besoin d'un véhicule adapté à ce road trip.

Confort de conduite tant sur route que sur piste, avoir un accès facile à nos bagages en tout temps (sans jouer à Tetris)...le choix se porte donc pour une catégorie SUV XL chez HERTZ !

Excellente communication avec le loueur, puisque lors de notre descente d’avion à Denver je recevais un mail m’indiquant le type de véhicule et son numéro d’emplacement. Inutile donc de passer par le guichet (gain de temps)

8000 kilomètres parcourus, pas de soucis technique et un excellent confort tant pour le chauffeur que pour les passagers.

Budget : - budget carburant : 500 $ - budget location SUV XL (1680 euros) : 840 euros/couple



A plus tard pour la suite ! ;)
Vietnam hors des sentiers battus English translation pending
by Thienan · 2017-01-22 · 21 replies
Je suis allée 3 fois au Vietnam. Le premier voyage était ne 1988 à une époque où le pays, communistes, était encore fermé aux étrangers. Puis en 2000. Le pays d'aujourd'hui a énormément changé au fil des années. Voici une belle expérience vécue en famille. Celle d'un voyage vers les origines.

Le culte des ancêtres au Vietnam, c'est quoi? C'est une tradition bien ancrée dans la culture et les traditions du pays. Selon la tradition, l'esprit des ancêtres protège et veille sur leurs descendants. Dans la plupart des familles vietnamiennes, se trouve un petit autel avec une photo des parents devant lequel on brûle de l'encens et l'on rend hommage au dit ancêtre. Ces esprits vivent dans le monde des esprits, parrallèle au nôtre et se nourrissent de nos offrandes: pour les repas, on dispose un met chaud sorti du four dont l'odeur nourrira l'ancêtre. Pour qu'il ait de l'argent à dépenser dans le monde des esprits, on brûle des billets (factices). Je ne pense pas que dans les jeunes, beaucoup croient à tout cela, mais, par tradition, on continue le culte des ancêtres, car c'est l'occasion de réunions familiales. Lors de la période communiste, le régime, pourtant opposé au principe même de la religion, n'avait pas détruit ces innombrables lieux de culte, car trop ancrés dans la culture nationale.

Nous voilà donc en pleine immersion vietnamienne: nous avons prévu de faire la "tournée" : car chaque ancêtre est susceptible d'avoir son propre autel, entretenu par ses descendants, de sorte qu'au fil des générations, on fréquente des cousins d'un rang inconnu qui viennent rendre hommage à un ancêtre commun. Pour l'occasion, ma mère a réservé un minibus avec chauffeur et proposé aux parents proches ou lointains de se joindre à l'équipée de la journée. Nous voilà une dizaines de cousins, oncles, tante, neveux, nièces mélés pêle mêle: je ne me pose même pas la question de savoir que est qui. Plus on est de fous plus on rit, on est tous de la même famille, inutile d'en savoir plus. Départ de Hanoï, après 2 heures de route, nous arrivons au village de mon grand père maternel. Perdu dans une ruelle, nous arrivons devant un petit batiment flanqué d'une maisonnette pour le gardien.

C'est temple dédié à la mémoire d'un ancien ancêtre. Je crois qu'il fonda le village (qui ressemble à une petite ville aujourd'hui), les lieux sont simples et authentiques.



Une fois le porche passé, on se trouve dans un préau dont les boiseries sont du siècle dernier, et je suis agréablement surprise de voir qu'elles sont bien entretenues. On se repose, prend un thé et zou... dans l'arrière salle, on va rendre hommage à l'ancêtre défunt



Ma fille Marie allume des baguettes d'encens, on dispose des biscuits en offrande pour l'ancêtre afin qu'il se nourrisse de l'odeur. Nous mortels nous nourrirons plus tard de la partie solide des biscuits (ben oui, puisque les ancêtres ne consomment que l'odeur, autant que nous profitions du reste...)

Au bout de l'autel, une représentation du vénérable ancêtre. Une fois que tout est installé, un des descendants prononce quelques paroles à l'intention de l'ancêtre, il donne des nouvelles des uns des autres, explique que certains de ses descendants viennent aujourd'hui depuis la France pour lui rendre visite et qu'ils se portent bien ... je me dis que si l'ancêtre existe et nous écoute, il doit être bien content.



Marie fait comme tout le monde. Elle joint les mains et s'incline d'avant en arrière, rendant hommage à son arrière grand père, sous le flots de paroles vietnamiennes dont elle ne comprend pas un traitre mot. Ca c'est de l'immersion!

Nous quittons les lieux et marchons un peu plus loin, il y a un autre ancêtre, plus ancien, à honorer.

Marie s'intéresse à un petit chiot ce qui fait grimacer les autres: trop sale pour eux, il pourrait avoir des puces.

Marie n'en a cure, il est si mignon

Et zou, quelques petites baguettes d'encens...

Même cérémonial. On bavarde avec le gardien des lieux

il y a même un livre ou figurent l'arbre généalogique du défunt, mon nom y figure, parmi un millier de noms... je ne sais même pas à combien de générations je suis remontée.



Petite photo de famille: à droite, dans les mains de ma cousine, le fameux livre généalogique.

et nous voilà repartis.

J'aime bien cette tante. Elle est très discrète et gentille. En route pour le cimetière. Comme beaucoup d'autres, il se dresse au milieu de rizières, sans aucune barrière.

L'ambiance est très calme et campagnarde.



Voilà, la tombe de l'arrière grand père (ben oui, parce qu'après avoir prié devant l'autel du défunt, il faut bien aller prier devant la tombe du défunt...). Avec Marie nous réfléchissons à ce qu'il représente. C'est lui le point de départ de toute la famille Vietnamienne que Marie et Pierre fréquentent tous les étés, lui de point de départ des cousins et cousines parisiens que nous connaissons. Certains sont restés au Vietnam, d'autres ont fui en France, aux Etats Unis et voilà, en une génération tout un lot de frères, soeurs, originaires d'un même village minuscule et éparpillés aux quatre coins du monde. Sur ces réflexions hautement philosophiques, on remet un petit coup d'encens...

En sortant, nous faisons halte à une pagode du XIVème

Ou se vendent un tas de choses à offrir aux défunts

Ordinateurs (c'est ça le XXIème sièvle...), chapeau, argent, sandales...: du papier que l'on brûle devant l'autel afin que l'objet aille à celui à qui on l'a offert... Il y a même des vélos! Et des jouets! eh oui, les enfants aussi mouraient... et leurs proches ne les oublient pas!

Le lendemain, autre ballade, autre cimetière, autres ancêtres (ben c'est que si on remonte jusqu'au XIème siècle, ça en fait des ancêtres...) Toujours perdus au milieu des rizières, ce qui donne une sympathique ambiance champêtre.

Les lumières sont agréables.

Et hop, un petit coup d'encens...

Suivies de quelques paroles et prières à l'intention du défunt... Je m'habitue au rituel maintenant.

Là c'est la tombe d'une cousine de ma mère.

Ma mère me raconte qu'elle a été enterrée vive toute jeune par les communistes parce que justement elle n'était pas communiste. Quelle horreur.

Mais voilà, qu'une discussion s'installe 50 ans après sur l'identité des meurtriers.

Les parents qui sont ou ont été communistes affirment que c'était les catholiques qui ont fait ça. "Pas possible!" réplique furieusement ma mère. Elle était là quand on a retrouvé le corps et dans le coin il n'y avait que des communistes. et bla bla bla bla 50 ans après, la blessure fait encore mal.

Mais bon, on est pas là pour se facher hein? de toute façon, maintenant, on va plus rien changer. Alors, on se réconcilie et on se remet en route

En sortant, nous passons par une autre maison d'ancêtre... Bigre, c'est que si on garde une maison pour chacun, au fil des siècles, ça en fait des ancêtres à visiter!

Ici, c'est l'autel de l'arrière grand père. On entend parler des histoire anciennes. Il parait que cet ancêtre là n'a pas toujours été sérieux. Il était maire du village et avec l'argent des administrés il est allé tout perdre au jeu... comme quoi...

Bref, des légendes orales qui amusent les visiteurs autour dune tasse de thé. Pour le coup, j'entraine mon vietnamien comme jamais. Je dois avoir un accent français horrible mais tant pis, c'est sans complexe que j'échange quelques mots avec tous ces parents éloignés.

Au fur et à mesure de nos allées et venues sur Hanoï, nous ferons d'autres "pélerinages" qui seront autant d'occasion de voir le pays hors des sentiers battus.

La suite et d'autres jolies photos sur mon blog... 1plus1blog.com/
Du nord au sud du Vietnam en décembre 2016 English translation pending
by Goudette · 2017-01-18 · 7 replies
Vietnam 2016 (de Hanoï à Saïgon)

Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare

Les photos du 1er jour

A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.

A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.

Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.

Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï

Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.

A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏

Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.

A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.

Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.

Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï

Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,

Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.

Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.

Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.

Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.

Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.

Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.

Les photos du 3e jour

Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide

Les photos du 4e jour

A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …

Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.

Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.

Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.

Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.

Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.

Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?

Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.

La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.

A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.

Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.

Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.

Les photos du 4e jour

Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh

Les photos du 5e jour

Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.

Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.

Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.

Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.

Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !

Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !

Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.

Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.

Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.

Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.

Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.

Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.

Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong

Les photos du 6e jour

Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.

Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !

Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.

Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.

Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.

La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.

Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !

L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.

La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.

Les photos du 6e jour

Mercredi 21 décembre : Baie de Halong

Les photos du 7e jour

Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.

De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.

Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !

Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !

Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.

A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.

Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.

Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.

Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.

Les photos du 7e jour

Jeudi 22 décembre à Hoï An

Les photos du 8e jour

Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.

Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.

Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.

Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.

Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.

Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.

Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.

Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.

En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.

La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.

La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.

Les photos du 8e jour

Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué

Les photos du 9e jour

Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.

Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.

Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.

A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.

A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.

A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.

Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.

Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.

Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.

Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.

Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.

A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.

Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.

80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.

Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.

Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????

Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.

Les photos du 9e jour

Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.

Les photos du 10e jour

Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.

Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.

La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.

Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.

Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.

Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.

Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.

Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.

L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.

Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.

Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.

Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.

La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.

Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.

Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.

Les photos du 10e jour

Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.

Les photos du 11e jour

Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.

Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.

Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!

Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.

Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.

Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !

Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.

Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !

Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.

Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.

Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !

Les photos du 11e jour

Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac

Les photos du 12e jour

La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.

Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.

Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.

Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !

Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.

A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …

Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.

De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !

Les photos du 12e jour

Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon

Les photos du 13e jour

Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.

A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.

C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.

A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.

A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.

La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !

Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.

Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !

Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.

Les photos du 13e jour

Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon

Les photos du 14e jour

Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.

Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.

Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.

Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.

Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.

Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.

Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.

Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.

Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.

A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !

Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.

Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Hôtel à Bangkog et circuit Thaïlande avec enfants English translation pending
by Naky · 2016-12-11 · 19 replies
Bonjour,

j'espere trouver une aide sur ce site car je suis en pleine préparation de mon circuit thailande et à la recherche d'hotel dans un premier temps sur Bankgog. Nous sommes 2 adultes et 2 enfants de 9 ans et 13 ans. Mes dates d'arrivée 19 décembre 2016 avec un retour le 2 janvier 2017.

C'est un voyage qui s'est fait à la derniere minute, je suis un peu dans l'urgence pour trouver des hotels et établir un circuit appréciable pour les enfants et nous, avec visite historique, et plages, j'ai pensé deux jours sur bankgog, aprés la thailande du nord avec ayutthaya et chiang mai puis je recherche des plages qui soient assez belles et pas trop fréquentées par les touristes.

Mes enfants veulent absolument aller voir des éléphants mais où aller ?

Quels hotels me conseillez vous sur Bangkok assez accessibles, pas trop cher, on peut s'adapter, c'est juste pour dormir et se reposer.

Je sais que c'est la période des fetes, j'ai peur de me retrouver sans hotel pour les prochaines excursions.

J'attends vos réponses, par avance merci.
Location de voiture avec chauffeur au Vietnam English translation pending
by Mathilde7880 · 2016-12-03 · 19 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'un chauffeur/guide avec location de voiture pour un circuit de 14 jours dans le nord du Vietnam au départ d'Hanoi.

Quelqu'un à t'il une idée du tarif pour 2 personnes pour cette location sur 14 jours?

Par ailleurs, combien faut-il compter pour une nuit d'hotel 3/4 * avec piscine si possible dans ce pays et quel est le tarif de la nourriture?

Car nous avons un budget limité!

Merci pour vos réponses.
Tarif visa simple entrée au Vietnam English translation pending
by Gabey · 2016-11-14 · 22 replies
Bonjour

Je souhaiterais connaître le tarif d'un visa simple entrée pour un mois pour le vietnam, visa pris à l'ambassade à Paris. J'ai eu connaissance d'un coût de 60 euros mais en 2015; Merci de vos réponses
De retour du Vietnam: Bai Tu Long - Bac Ha - RN32 English translation pending
by Bkkaset · 2016-11-03 · 10 replies
Bonjour à tous, Je souhaite faire un retour sur notre voyage au vietnam car nous avons trouvé beaucoup d’infos sur ce forum (grâce notamment des contributeurs réguliers sur ce pays). En espérant que les infos postées ici pourront servir à d’autres. Je vous fait un petit topo sur l’itinéraire et après je vous donne mon ressenti.

Voici le trajet, seulement 15 jours sur place.

Arrivée à Hanoi, séjour au Dahlia hôtel, très bien, 26 euros la nuit, à deux pas de la cathédrale mais au calme. Taxi depuis l’aéroport jusqu’au centre sans problème, prix de 350 000 environ, ce qui devait être le cout d’après l’hôtel je pense. Comme nous n’avions rien organisé avant de partir nous avons pris le taxi mais pour le retour on a utilisé la navette Vietnam Airlines, très pratique si vous logez dans ce quartier.

Nous avons beaucoup aimé Hanoi, son ambiance, son architecture et le fait que l’on puisse faire beaucoup de choses à pied. C’est une ville agréable à vivre et à visiter malgré le déluge de moto et de klaxon. La ville a gardé une identité forte. Premier contact avec ces petits tabourets bleus ;-)

Puis départ pour Cua Ong (100 000 D)depuis la gare routière de Nuok Gnam ( ?) à 9h45 (savoir que les bus pour cette région partent plus de My Dinh, qui est plus loin du centre). 6h plus tard, trois dvd des tubes de Modern talking plus tard on atteint Cua Ong. De là on prend le petit bus local pour Cai Rong juste au croisement on nous a lâché le bus. Puis on marche environ 15 min jusqu’à l’embarcadère. On trouve un hôtel très bien sur le port, chambre immense 300 000 sans petit déjeuner. Balade le soir sur le port superbe vue, les gens sont vraiment sympas et accueillants.

Départ le lendemain matin à 7h pour Quann Lan avec le bateau lent 60 000D. On arrive Quann Lan, le chauffeur de tuktuk à 10 000 veut nous montrer sa pension : il est jeune et sympa on accepte. C’est tout neuf et dans la rue central : on prend, 200 000 la nuit. On loue des vélos pour traverser l’ile, déserte car en semaine et hors saison. La balade (12 km aller) est sympa.

Ensuite départ pour Along avec le bateau rapide de 7h 160 000 par personne je crois. De là on prend un taxi pour la gare routière de Bai Chai où on prend un bus dans la foulée pour My Dinh (80 000).

On passe l’après-midi dans le coin de la gare, car on prend le bus du soir pour Bac Ha (250 000). On trouve derrière la gare des petites rues sympas avec des bars et des restaurants, des petits magasins, bref le temps passera vite malgré tout. Le bus pour Bac Ha part à 19h30 mais contrairement à ce que nous avions vu, il arrive à …3h30 sur bac ha ! Donc on se pose devant l’hôtel Bac Hac New, on attendra l’ouverture à 6h sur le perron !

A 5h l’hôtel ouvre et très sympa on nous offre un thé puis on nous laissera dormir gratuitement dans une chambre en attendant l’arrivée du patron (nous avions prévu la veille cet hôtel de notre arrivée). On restera deux nuits avec une très belle chambre au dernier étage avec un balcon et PDJ pour 17US$ la nuit. Le proprio qui parle anglais est super sympa. On loue une moto est sur ses conseils le matin nous allons jusqu’au village de Ban Ven, superbe balade. L’après-midi nous partons au petit bonheur la chance, on laissera la moto à la fin d’un chemin puis nous marcherons à travers les villages avec un accueil toujours chaleureux.

A bac Ha nous faisons le choix de ne partir avant le marché et de ne pas faire de trek avec nuit chez l’habitant. Cela doit être super, mais nous devons faire un choix et pour la rencontre avec les gens nous faisons le choix du volontariat quand nous avons plus de temps. Nous partons donc pour Mu Cang Chai . Malgré le manque d’infos, le trajet Bac Ha- Mu Cang Chai se fait très bien dans la journée en transport locaux avec changement à Lao Cai. Départ de Bac Ha à 8h, bus de Lao Cai à MCG passe nous prendre à 10h15. Le prix serait normalement de 130 000, mais un espèce de mafieux de LaoCai monte dans le bus et exige que l’on paye 150 000. On dit non, le chauffeur du bus ne dis rien et baisse les yeux, on se prend pas la tête plus que cela et on paye la somme demandée en comprenant bien que cela sera bloqué. Le Gars donne notre argent au chauffeur qui lui rend la différence. Cela sera la seule « arnaque » - à moins de 2 euros- du séjour. Sinon pour le transport départ de 8h à Bac Ha, arrivée vers 14h30-15h à MCG.

A MCG le bus nous lâche devant une guesthouse , la Moon. Chambre très bien, avec un petit balcon, pour 250 000 la nuit. On voit derrière sur un panneau les tarifs des chambres et même si on ne parle pas viet on comprend que la même chambre peut monter jusqu’à 400 000 pour têt et 350 000 dans la haute saison ( à savoir pour ceux qui veulent organiser un voyage dans le coin).

Car oui en effet nous savions en arrivant là-bas que la récolte du riz avait déjà eu lieu. Mais nous ne regrettons pas notre choix. Le coin est superbe malgré tout (avec les rizières vertes il doit devenir tout simplement fabuleux). Je ne pense pas que le tourisme occidental soit développé dans le coin (personne ne parle anglais, les gens sont assez curieux de nous, bon d’un côté ma tête de blond 1m90 et ma copine rousse ca change, vous disent tous bonjour. Certains habitants viendront nous voir pour se prendre en photo avec nous, cela nous rappelle l’Iran).

Le lendemain on loue une moto avec notre hôtel et on se rend à Tule, superbe point de vue en haut du col, Lapantan, et deux trois villages sur le chemin dont j’ai oublié le nom. On fait d’ailleurs un jolie balade vers ll’un d’eux, le premier en partant de MCG vers un pont. Puis nous partons vers Niaghlo, petite bourgade sympathique, pour couper le chemin du retour vers Hanoï. Les 100 kms prendront 4 heures. Nous dormons à l’hôtel Muon Long (300 000 sans petit déjeuner, literie très très dure), à défaut d’avoir pu organiser un passage dans la maison d’hôte recommandée par Larsay. Nous mangeons dans un petit restaurant super sympa à deux pas de cet hotel, où ne parlant pas viet on commande à l’aveugle un très bon poulet au gingembre et du bœuf sauté aux légumes. Le lendemain retour vers Hanoi pour des dernières visites, photos, souvenirs et pleins de repas.

D’une manière générale nous avons beaucoup aimé ce court séjour pour l’authenticité du pays et la gentillesse des gens. De par des retours de personnes et des lectures nous avions un peu peur des arnaques et autres entourloupes, et bien il en fut tout autre. Je vous donne un exemple : j’ai du aller en urgence chez le dentiste à mon arrivée à Hanoi (j’avais pas pris le temps –boulotboulot- de me faire soigner avant de partir : pas le bon plan !). le dentiste qui m’a soigné a refusé de me faire payer la consultation. A cairong des gens nous ont invité pour boire avec eux et partager leur repas.

Dans la vallée de MCG, malgré la frontière de la langue les gens étaient accueillants. C’est un pays vraiment dépaysant, qui est resté très asiatique dans ses traditions, modes de vie et mode tout court. Nous avons croisé que quelques touristes occidentaux sur Bac Ha, personne dans la baie de Tu Long et à MCG.

Bref vraiment un superbe séjour. Je vous posterai un lien vers des photos plus tard.
Agences de voyages locales au Vietnam English translation pending
by Oklouisok · 2016-10-30 · 11 replies
Bonjour je part au vietnam avec ma conjointe pour 23 jours en mars 2017. Je voudrais en savoir plus sur les agences locales.

Avez vous des agences a me suggérer qui sont fiable et pas trop dispendieuses.

Merci
Les 9 raisons pour visiter la région de Bac Ha English translation pending
by HuongGP · 2016-10-28 · 39 replies
La ville de BAC HA vous dit quelque chose ? Située à 321 km au Nord-Ouest de la capitale de Hanoi et à 90km à l’Est de la ville de Sapa, sur des hauts plateaux à plus de 1000 mètres d’altitude au-dessus de la mer, à la frontière avec la Chine, Bac Ha est une région montagneuse dans le Nord du Vietnam, encore préservée par le tourisme de masse, et d’après nous. Ci-dessous, les 9 BONNES RAISONS, qui vous expliquent «Pourquoi il ne vous faut pas manquer cette ville pour votre voyage au Vietnam ? » : 1. LA DIVERSITÉ DES ETHNIES MINORITAIRES : Bac Ha est la région commune de 14 groupes ethniques tels que Tay, Nung, Phu La, Hoa, Kinh, Dao Noir, Hmong, etc. Là-bas, les minorités représentent 85% de la population de Bac Ha (presque 68 milles d’habitants) dont les Hmongs occupent 47%. Bac Ha est ainsi célèbre en tant que capitale de la région des Hmongs Fleurs, ou Hmongs bariolés, un des 6 groupes de la minorité Hmong, dont les femmes portent un remarquable costume bariolé à dominante orange (il faut entre 4 et 6 mois pour faire un costume complet tout à la main). Venir à Bac Ha est une belle occasion, pour vous, de découvrir la culture et la tradition de différentes ethnies de la région. 2. ÉLÉMENT PAYSAGE : PATRIMOINE RÉGIONALE « VALLÉE DE BAN GIA- TA CU TY » Par rapport à Sapa, Bac Ha est encore un «nouveau lieu», pour les touristes étrangers. Ses paysages sont quasiment sauvages et authentiques. Situé à plus de 1000m d'altitude au niveau de la mer, Bac Ha présente un grand nombre de vues magnifiques et des montagnes majestueuses. Bac Ha est également connu sous le nom de «le plateau blanc », parce qu’au printemps, le plateau de Bac Ha est inondé par le blanc des fleurs des pruniers, abricotiers, poiriers et aussi par des brumes blanches sur la montagne. À 30 km au Nord-Est du centre de la ville de Bac Ha, la vallée de Ban Gia-Ta Cu Ty et ses rizières en terrasse, les plus belles de la région, sont considérés comme «Patrimoine» des hauts plateaux de Bac Ha. À la saison de la récolte du riz, fin Septembre, début Octobre, Ban Gia et Ta Cu Ty sont vêtus d'une chemise jaune brillante exceptionnelle, que vous ne devez pas rater. Bien que ce ne soit pas une destination réputée pour les rizières en terrasse comme à Sapa, à Hoang Su Phi, les rizières en terrasse se caractérisent par un charme identique, qui émerveille les visiteurs. 3. ÉLÉMENT HUMAIN : LES HABITANTS SONT SOURIANTS ET AIMABLES L'un des facteurs qui rend intéressant le site de Bac Ha, c’est les habitants de Bac Ha: hospitalité, convivialité, amabilité et simplicité des gens d’ici. Ce serait un manque en passant à Bac Ha de ne pas passer une nuitée chez l’habitant. En effet, cette occasion vous permettra de vous immerger dans la vie quotidienne des locaux et de comprendre mieux la vie quotidienne et la culture des habitants. En outre, à Bac Ha, vous êtes tranquilles en marchant sur la route, sur les sentiers des villages, aucune « menace » venant des vendeuses, aucune perturbation des locaux ici. 4. TERRAIN DES PASSIONNÉS DE LA NATURE, DE LA RANDONNÉE ET DES TREKKINGS « MOYENNE MONTAGNE » Pour les professionnels du trekking, Bac Ha est beaucoup moins connu que Sapa, Ha Giang, Cao Bang, etc. Cependant, cette région saura faire plaisir aux gens qui aiment la nature, les randonnées et les montagnes. Le dénivelé pour les jours de trek varie entre 200et 800 mètres. Cette région conduit les marcheurs dans des villages isolés encore sauvages avec des paysages exceptionnels. En outre, la découverte avec la moto et aussi à vélo est également appréciée. 5. LA COULEUR EXOTIQUE DES MARCHÉS HEBDOMADAIRES Lorsque l’on parle de Bac Ha, on pense tout de suite aux marchés hebdomadaires colorés qui se déroulent chaque jour de la semaine, et où les minorités de toute la région se réunissent pour commercer et se rencontrer : Marché de Coc Ly, à 20 km, au Sud-Ouest de la ville de Bac Ha, tous les mardis Marché de Nam Det, à 22km, au Sud-Est, tous les mercredis Marché de Ban Lien, à 30 km à L’Est, tous les jeudis Marché de Can Cau, à 20 km au Nord, tous les samedis Marché de Lung Phin, à 13 km, Nord-Est, tous les dimanches, à côté de la route 153- la route unique reliant Bac Ha et la bourgade frontalière de Si Mai Cai (district Si Mai Cai, province de Lao Cai) Et enfin, le plus important, le plus époustouflant, c’est le marché de Bac Ha, qui est reconnu comme un des 10 marchés forains les plus authentiques en Asie du Sud-Est, tous les dimanches, au centre de la ville de Bac Ha. C’est le marché idéal pour découvrir l’identité culturelle des minorités ethniques au Nord-Ouest Vietnam. 6. LA FACILITÉ DU TRANSPORT ET LE COUT DE VOYAGE EST RAISONNABLE Pour joindre Bac Ha, de Hanoï, deux possibilités : - train de jour ou, de préférence, de nuit arrivant le lendemain matin vers 5h30 à Lao Cai, avec connexion immédiate en minibus pour Bac Ha (2 heures de route) -bus de nuit direct Hanoi-Bac Ha (départ à19h30, arrivée à 3h30). Le bus de nuit est plus apprécié parce que : + Le prix est moins cher + La commodité, c’est-à-dire, le bus va directement au centre-ville de Bac Ha. Donc, grâce à cette commodité, le prix de voyage à Bac Ha est normalement plus « souple» que dans les autres régions au grand Nord. 7. EXPÉRIENCE GASTRONOMIQUE : LA VARIÉTÉ DE LA GASTRONOMIE La gastronomie à Bac Ha est assez abondante. Vous pouvez profiter de nombreuses spécialités lors que vous allez découvrir la ville de Bac Ha et aussi ses marchés hebdomadaires : + Thang Co : C’est la spécialité à ne pas rater lors de la visite de la ville de Bac Ha et de son marché hebdomadaire. Ce plat est fait avec de la viande, (entrailles du cheval) en ajoutant des pièces spéciales et des feuilles et des plantes de la forêt. Bien que ce soit une spécialité de la région ce n’est pas facile pour manger pour certains! + Vin de maïs : C’est la spécialité des Hmongs au village de Ban Pho +Men Men: Ce plat est fabriqué à partir de grains de maïs les plus fins de la province. Après la récolte du maïs, les grains du maïs sont écrasés par les moulins. Après on ajoute de l’eau et puis mélange. Et on faire cuire dans une casserole. + Le Pho Rouge de Bac Ha : Les pâtes de riz de la soupe de Bac Ha sont rouges pas blanches comme à Hanoi. Les riz rouges sont plantés uniquement à Lung Phinh Bac Ha. + Riz gluant de 5 couleurs : Le riz gluant de 5 couleurs est un plat populaire de la ville de Bac Ha en particulier et aussi du Nord-Ouest Vietnam. Pour avoir du riz gluant délicieux, il nous demande beaucoup d’étapes différentes. Toutes les couleurs ont été teintées par les feuilles "propres" prélevées dans la nature (pas de produits chimiques) En outre, Bac Ha est aussi connu par la viande de cochon Bac Ha et aussi les poulets noirs. 8. LE CLIMAT EST AGREABLE Le climat de Bac Ha très agréable. La température moyenne est de 25 degrés, similaire à Sapa, ou bien Da Lat, donc Bac Ha est vraiment une destination touristique idéale pour les voyageurs cherchant le repos. 9. LE PALAIS DU ROI DE HOANG A TUONG Le château a été construit par les Français au début du XXe siècle (de 1914 à 1921). C'est un travail de construction unique, qui harmonise les styles architectures Oriental et Occidental. Son propriétaire était Hoang Yen Chao, il est le père de Hoang A Tuong, un mandarin tribal au temps de la colonie française. Ce palais est composé de 36 chambres, 1000m2. Sa visite demande juste une demi-heure. La royale demeure constitue une destination incontournable pour les touristes de passage à Bac Hà.

Tommy qn
Ha Giang - Dong Van à moto avec enfants English translation pending
by Emmaguit · 2016-10-26 · 19 replies
Bonjour, je parts une semaine début novembre au Vietnam et j'ai l'intention de passer 4 jours dans la région de Ha Giang. J1: Hanoï J2-3: baie d'Halong. Le dernier soir départ en bus de nuit pour Ha Giang J4-J7: ca se corse.... là est mon problème pendant ces 4 jours. L'idée est de faire une boucle vers Dong Van- Meo Vac. J'hésite car nous avons nos deux enfants: 16 et 13 ans. Pensez-vous qu'il soit possible de louer 2 motos pour nous et de mettre les enfants derrière? Mon mari est à l'aise en moto, moi j'ai l'habitude de conduire un scooter mais pas en moto... je suis un peu inquiète si j'ai un enfant en plus à l'arrière... compte tenu de l'état des routes! Pensez-vous qu'il soit possible d'embaucher un vietnamien qui viendrait avec nous afin de prendre un enfant derrière sa moto?

J7 au soir: bus de nuit pour Hanoï J8 Hanoï+départ Merci pour vos conseils avisés aussi quant à l'itinéraire pendant ces 4 jours.
Amalgame English translation pending
by Vietalier · 2016-10-09 · 41 replies
Bonjour aux Forumistes de tout horizon, Revenu en France depuis six mois, le ras-le-bol et, surtout, la nostalgie m'ont poussé vers un peu d'exotisme en relisant certaines rubriques de notre Forum préféré, en terminant par les réponses qui furent faites à certains de mes posts. C'est ainsi que je retrouve ce que Williama disait le 8 septembre 2010 à 10h47 :

<< ... Concernant le manque de respect général des gens à l'étranger, je ne suis pas certain que, pendant les périodes colonialistes, les Français, Belges ou Anglais se conduisaient spécialement bien dans les pays colonisés... >> Et ce fragment appelle une petite mise au point personnelle :

1 — Il ne faut pas confondre colonie et colonialisme. 2 — Mettre dans un même sac " les Français, Belges ou Anglais ", donc sans aucune nuance, tous les ressortissants de ces nations (?), quel amalgame !

S'il y eut certains excès coloniaux - Afrique du Sud, Namibie, Japon (en Mandchourie et Chine), Amérique du Sud (conquêtes espagnoles) - je répondrais, quant à la période coloniale en ex-Indochine française, que, bien sûr, il y eut des comportement et se produisirent des actes condamnables, mais qui, pour autant, ne sont pas le reflet systématique de la politique qu'y menèrent les Français. Dans ce sens, un bref retour sur cette période de notre histoire peut éclairer certains esprits quelque peu confus :

— Lors de la signature des accords de protectorat de la France sur le Royaume Khmer (le Cambodge), le premier ministre du roi Norodom 1er remercia la France qui apportait la sécurité des biens et des personnes et supprimait les châtiments corporels (sic)... — Au début du siècle dernier, Lyautey (alors chef d'état major de Gallieni à Ha Noi) écrivait à sa sœur, .. la matinée commence par la bastonnade des justiciables - trente à cinquante coups de bâton, voire plus - ; c'est l'apéritif du mandarin !...

Détestant toute polémique, je m'arrêterai là ; on peut, en effet longuement étaler l'œuvre que les Français des colonies ont bâtie outre-mer - Indochine, Maghreb, Afrique Noire - mais, bien que restant dans le sujet, cela nécessiterait de longs développements et des controverses passionnées, qui seraient mieux à leur place dans d'autres lieux. Cela dit, ayant pris le parti d'aller vivre six à huit mois chaque année au Viet Nam, si certaines et certains forumistes veulent correspondre avec moi, ce sera avec grand plaisir que j'échangerai avec elles et eux, sachant que mon prochain départ est fixé au 2 novembre qui arrive à grands pas (billet d'avion déjà acheté pour HCM City/Sai Gon). Amitiés bien cordiales pour tous qui aimez les voyages et... le savoir-vivre dont il ne faut jamais se départir, où que l'on soit (pas toujours aisé, mais souhaitable !). Bien à vous, — Vietalier
Comment obtenir un visa par voie terrestre depuis la Chine via le Vietnam English translation pending
by LatribuF · 2016-08-07 · 12 replies
Bonjour, nous sommes une famille avec 3 enfants qui avons débuté notre TDM à Hong kong puis en chine depuis 3 semaines. Vendredi 12 aout nous prenons un train de nuit vers Nanning, pour ensuite prendre soit un train vers Hanoi soit un bus. Là arrive mes premières questions. J'avais pleins de supers sites favoris sur mon ordi, mais je ne savais pas que tout ou presque allait être bloqué en Chine ! Heureusement ce site fonctionne et passe en Chine, du coup tout mes espoirs reposent sur vous après des jours de recherches en vain. Je sais qu'il est possible d'atteindre le vietnam via les postes frontières suivants : Mong Cai, Huu nghi, Dong dang, Laa Cai . Ma première question, nous souhaitons rejoindre Hanoi. Je pense qu'il faut que je me dirige vers le poste frontière de Mong Cai, c'est bien ca ? car là aussi je n'arrive plus à aller sur les sites qui me renseignait sur notre poste frontière idéale pour Hanoi. Ensuite comment faisons nous, je trouve un bus ou un train qui nous arrete dans cette ville depuis Nanning ? Devons nous y passer à pieds ou bien pouvons nous prendre un train nanning/hanoi et arriver au vietnam sans visas et les faire sur place (je ne pense pas, mais je prèfère tout de même poser la question) ? Je suis désolée de vous embeter avec cela mais je ne trouve pas beaucoup de réponses, beaucoup obtiennent leur visa via le Cambodge, qui sera notre destination suivante. Nous venons de galerer pendant une semaine pour faire nos visas pour la Chine à Hong kong donc je prefere prendre les devant et connaître toutes les procédures à suivre . Merci merci beaucoup en avance pour votre aide. A très bientôt. Audrey
Obtention du visa vietnamien à la frontière terrestre? English translation pending
by Enora296 · 2016-06-26 · 28 replies
Bonjour, Nous sommes actuellement au Cambodge, a la frontiere avec le Vietnam. Plutot que de repasser par Phnom Pen, nous aimerions obtenir directement notre visa a la frontiere (Comme ca se fait pour le Cambodge). Est ce possible? J'ai cherche sur plusieurs sites mais je ne trouve pas de reponse... Merci dávance. Enora
Visa pour le Vietnam English translation pending
by Mga7841 · 2016-05-06 · 46 replies
Bonjour, J'ai besoin d'infos sur un visa à l'entrée au Vietnam. Qui peut-il me dire à comment faire pour l'obtenir?

Merci d'avance!

Marie
Agences locales sérieuses et efficaces au Cambodge / Vietnam English translation pending
by Gilles21379 · 2016-04-25 · 42 replies
Bonjour,

Je souhaiterai organiser un circuit de découverte pour 4 personnes en 15 jours au Sud du Vietnam et Cambodge (ou Cambodge - Vietnam): Ho Chi Minh-ville, Delta du Mékong (My Tho, Cai Be, Can Tho, Chau Doc), 3-4 jours à Phu Quoc et les merveilleux temples d'Angkor. C'est notre premier voyage dans ces deux pays, j'envisage plutôt de faire appel à une agence locale au Vietnam ou Cambodge parce que nous connaissons peu les pays et surtout nous sommes incapables de préparer nous-mêmes à cause du manque de temps. Je me demande quelles sont les agences à recommander pour notre séjour et comment bien choisir une agence sérieuse et efficace ? Merci pour vos expériences !
Thaïlande, Vietnam ou Philippines avec mon fils? English translation pending
by Gaspar78 · 2016-04-08 · 71 replies
bonjour, j ai déjà lancé un topic , nous souhaitons faire un beau voyage qui satisferait tout le monde. ma femme , mes deux enfants ( fille de 9ans , et garçon 13ans ) , ainsi que moi . nous étions fixé sur la Polynésie , mais l Asie serait peut être mieux finalement . compte tenu du fait que l on recherche à la fois un cadre aux eaux turquoises très ensoleillées, mais aussi des activités pour tout le monde , et le tout dans un rapport qualité prix intéressent , je viens donc vers vous afin de glaner des conseils . nous comptons partir deux fois une semaine sur 2 endroits différents pas trop loin l un de l autre ( disons dans le même pays mais deux endroits différents ) . Nous aimons les endroits pas trop touristiques , mais encore faut il qu il y ai des activités pour les gosses : jeux d eau , belle plage , a la limite quad en forêt pour mon fils etc etc ... pour moi , il faudrait des lieux de plongé assez sympa aussi . je compte sur votre aide et je vous en remercie d avance .
Itinéraire deux mois Asie du Sud-Est English translation pending
by Enamor77 · 2016-04-02 · 6 replies
bonjour, jeune couple nous aimerions prendre la route de l'Asie du sud est en mai/ juin pour une première virée hors d'Europe. :) DEUX MOIS donc !

notre question principale est celle de savoir OU PARTIR ?

sinon, en ce qui concerne le lieux, nous avons eu un coup de coeur pour le LAOS suite à diverses lectures et documentaires mais, avec quoi COMBINER ce pays ? le plus traditionnel étant de poursuivre le voyage au cambodge mais, je me demandais si ces deux pays ne sont pas trop semblable.. je n'entends par la rien de condescendant envers le cambodge, c'est juste au niveau des paysages et des cultures.. qu'est-ce qui change ? bien sur, les temples d'angkor mais, certains sont visibles me semble t-il au sud du laos.. pour une si courte durée n'y a t-il pas la possibilité d'un itineraire nous ouvrant à des paysages et des culltures différentes et ce, sans prendre l'avion (ou si c'est peu cher, budget restreint) ?

sinon, auriez vous des IDEES D'ITINERAIRES a nous conseiller ? un itinéraire assez diversifié.. et, a la roots !

nous pensions aussi à la BIRMANIE mais visiblement la situation politique est assez dangereuse, quelqu'un a des infos du terrain ? beaucoup de zones en rouge.. la violence des temps passés se ressent elle toujours en tant qu'étrangers ? ou bien il me semble aussi que des conflits inter-ethniques reviennent depuis peu sur le devant de la scène comme dans l'état de Rakhine ou au nord de l'état Shan ainsi que toutes les zones frontalières "sensibles".. est-il alors safe de se rendre en Birmanie meme si le reste du pays semble etre plutot tranquille ? simples "crises" momentanées ou dangers sur le long terme ? quelq'un aurait-il un retour d'un voyage recent ?

et la thailande, n'est elle pas trop gangrenée par le tourisme ?

merci de prendre le temps de me lire, de me repondre, de m'aider
Itinéraire 4x4 dans le nord du Vietnam English translation pending
by Bribristef · 2016-03-22 · 28 replies
Bonjour à tous, Au mois d'octobre, nous avons le projet avec mon compagnon d'aller visiter le nord Vietnam sur 3 semaines. Nous pensons passer un jour à Hanoi puis prendre le train de nuit ou le car couchette pour aller jusqu'à Lao Cai puis SAPA. Nous avons bien vu qu'ensuite, il nous faudrait prendre un 4 x 4 avec chauffeur. Nous avons élaboré un trajet, mais il nous semble que ça va être un peu la course !!!

JOUR 1 – Départ pour le VIETNAM JOUR 2 – Arrivée à HANOI 1 Nuit à HANOI JOUR 3 - Visite de HANOI 1 Nuit dans le train JOUR 4 – Arrivée à SAPA 1 Nuit à SAPA - JOUR 5 – Départ l’après midi pour BAC HA 1 Nuit à BAC HA (3 H de route)) JOUR 6 – Visite de BAC HA 1 Nuit à BAC HA JOUR 7 – Départ pour HA GIANG 1 Nuit à HA GIANG (8 H de route) JOUR 8 – Visite HA GIANG 1 Nuit à HA GIANG JOUR 9 – Départ pour DONG VAN 1 Nuit à DONG VAN (7 H de route) JOUR 10 – Visite de DONG VAN 1 Nuit à DONG VAN JOUR 11 – Départ pour BAO LAC 1 Nuit à BAO LAC (6 H de route) JOUR 12 – Visite de BAO LAC 1 Nuit à BAO LAC JOUR 13 – Départ pour BABE 1 nuit à BABE (178 kms ) JOUR 14 – Visite de BABE 1 Nuit à BABE JOUR 15 – Départ pour CAO BANG 1 Nuit à CAO BANG JOUR 16 – Visite de CAO BANG et BAN GIOC 1 Nuit à CAO BANG (95 Kms) JOUR 17 – Départ CAO BANC pour LANG SON 1 Nuit à LANG SON JOUR 18 – Départ pour BAIE D’ALONG et CAT BA 1 Nuit à BAIE D’ALONG JOUR 19 – Visite de CAT BA + Retour HANOI 1 Nuit à HANOI JOUR 20 – Départ pour la FRANCE Qu'en pensez-vous ? Si vous avez déjà fait ce trajet pouvez-vous nous dire si c'est réalisable de cette manière là ? Sinon, pouvez-vous nous faire une proposition ou nous dire ce que nous pouvons supprimer ? Est-ce que vous avez des adresses de chauffeurs sérieux, intéressants parlant un peu le français ? Nous parlons très peu l'anglais. Merci pour vos renseignements. Brigitte
Deux "trouvailles" à Saïgon English translation pending
by Larsay · 2016-03-10 · 13 replies
"Trouvailles" en ce qui me concerne car je n'avais jamais vu !

Le 74 Hai Ba Trung

Un endroit étonnant ! On entre par une porte cochère et débouche sur un grand patio, la cour de l'azncienne raffinerie d'opium des Français (et oui, à cette époque, le Gouvernement avait le monopole de la raffinerie et de la vente de l'opium en Indochine ! 😕 ) où on ne compte pas moins de 7 restaurants, la plupart avec terrasse : The Refinery, bistrot français (200 000-400 000 D) ; Beirut, restaurant libanais avec spectacle de danse du ventre à 20h sauf le lundi (130 000-300 000 D) ; Annz, petit resto japonais (100 000 – 250 000 et menu fixe à 2750 000) ; Hoa Tuc, excellent petit restaurant de cuisine vietnamienne (125 000-300 000) ; Cava, à la cuisine franco-espagnol-italienne plus élaborée (250 000-420 000) ; Jaspas, italo-espagnol et plats japonais (200 000-350 000D) et El Gaucho, resto réputé pour ses viandes d’Argentine…et ses prix, 450 000-700 000 D et plus ! « Japantown »

Autre endroit étonnant, un véritable « Japantown » dans le district 1 au bout de la rue Le Than Ton. Un dédale de ruelles pleines de petits hôtels, innombrables restaurants, bars, salons de massage (avec des belles, les japonais ayant les finances !) et boutiques strictement japonais. La bonne adresse pour déguster l’excellente cuisine japonaise !

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